Comité régional de la Méditerranée orientale Soixante-troisième session Point 3 c) de l’ordre du jour provisoire
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Rapport de situation sur les maladies émergentes et réémergentes, y compris la dengue et la dengue hémorragique Introduction 1. Les pays de la Région de la Méditerranée orientale restent des zones à risque pour les maladies infectieuses émergentes et réémergentes. Les flambées épidémiques de ce type de maladies ont un impact important sur le développement sanitaire et économique de la Région. Ces 10 dernières années, au moins 11 des 22 pays de la Région ont fait état d’une épidémie de maladies infectieuses émergentes ayant un potentiel de propagation mondiale. Ces menaces épidémiques peuvent nuire considérablement au développement de la Région en faisant baisser la productivité, en entraînant des frais médicaux évitables, ainsi qu’une perte de revenus dans les secteurs du tourisme et des transports, en envoyant un signal négatif aux investisseurs et en gâchant des opportunités économiques pour les particuliers. Les voyages internationaux en partance ou à destination de la Région et les différents niveaux de capacités en matière de dépistage précoce et de diagnostic face à un agent pathogène inconnu sont d’importants facteurs de risque d’une propagation rapide à l’échelle internationale après l’émergence d’infections ou de maladies de ce type dans la Région. La nécessité de prévenir et de détecter toute maladie infectieuse qui constitue une menace persistante pour la sécurité sanitaire mondiale, et de riposter à cette dernière, demeure une priorité nationale, régionale et internationale. 2. Les principaux facteurs de risque contribuant à l’émergence et à la propagation rapide des maladies épidémiques dans la Région comprennent les crises humanitaires aigües et prolongées, qui fragilisent les systèmes de santé, l’augmentation de la mobilité des populations (voyages et déplacements), l’urbanisation rapide, le changement climatique, une faible surveillance et une capacité diagnostique en laboratoire limitée, et l’augmentation de l’interaction entre l’homme et l’animal. Les crises humanitaires complexes et les conflits prolongés ont eu un profond impact sur les systèmes de santé déjà fragilisés dans de nombreux pays de la Région, rendant les efforts pour lutter contre les maladies et les éliminer extrêmement difficiles à mener. 3. L’instabilité politique et les conflits civils menacent les progrès réalisés en matière de prévention des maladies infectieuses et de lutte contre ces maladies et favorisent le développement de menaces sanitaires émergentes, sans tenir compte des frontières politiques. 4. En 2011 le Comité régional de la Méditerranée orientale a examiné la situation de la dengue et de la dengue hémorragique et a adopté la résolution EM/RC58/R.4 dans laquelle le Directeur régional est prié de rendre compte périodiquement au Comité régional des progrès réalisés en matière de lutte contre ces deux infections dans la Région. Mise à jour de la situation Au cours des 10 dernières années, les pays de la Région ont été confrontés à des flambées répétées de maladies infectieuses émergentes pouvant être à l’origine d’une urgence sanitaire mondiale. Parmi les flambées de maladies infectieuses de grande ampleur ayant fait l’objet d’une détection, d’une investigation et d’un endiguement rapides au cours des cinq dernières années figurent la fièvre jaune au Soudan (2012), le syndrome respiratoire du Moyen-Orient en Arabie saoudite, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, à Oman, au Qatar et au Yémen (2013-2015), le choléra en Iraq (2015), la grippe aviaire A(H5N1) en Égypte, et la dengue au Yémen, au Soudan et au Pakistan (2012-2015). Les efforts de réponse de santé publique déployés de manière efficace et en
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temps opportun ont aidé à prévenir les situations d’urgence sanitaire internationale de grande ampleur que ces flambées épidémiques auraient pu provoquer. 6. Les cas de dengue et de dengue sévère, la plus répandue parmi les infections transmises par le moustique chez l’homme, restent un problème de santé publique émergent dans les pays de la Région de la Méditerranée orientale. Les pays, et plus particulièrement ceux situés le long de la mer Rouge, rapportent fréquemment des cas sporadiques ainsi que des flambées épidémiques de dengue au cours de la saison de forte transmission. La maladie est endémique dans au moins huit pays de la Région sur 22 avec un grand nombre de vecteurs compétents tels que les moustiques du genre Aedes. Tandis que des flambées de dengue et de dengue sévère ont été enregistrées dans le passé en Égypte (2015), au Pakistan (2011 et 2014), au Soudan et au Yémen (2012-2015), Oman (2014 et 2015) n’a signalé que des cas importés alors que Djibouti et la Somalie ont rapporté des cas sporadiques indiquant la présence de vecteurs compétents dans ces pays avec un risque de transmission locale. Les principaux facteurs de risque de transmission des cas de dengue et de dengue sévère dans la Région sont le développement de l’urbanisation, la croissance démographique incontrôlée dans les zones urbaines et péri-urbaines, l’augmentation sans précédent du transport aérien ainsi qu’une faible intervention de la lutte antivectorielle. 7. En juin 2016, aucun des pays de la Région de la Méditerranée orientale n’a notifié de cas d’infection à virus Zika mais le risque reste considérable. La propagation potentielle de la flambée actuelle à l’extérieur de la Région des Amériques est préoccupante, comme on l’a vu récemment avec une importation probable depuis le Brésil de la souche du Zika responsable de la flambée au Cabo Verde. Le risque de transmission locale après introduction du virus soulève d’autres préoccupations. Ce risque est plus élevé dans huit pays (Arabie saoudite, Djibouti, Égypte, Oman, Pakistan, Somalie, Soudan et Yémen) où sont présents les moustiques de l’espèce Aedes aegypti. De plus, le moustique invasif du genre Aedes albopictus, autre vecteur de maladies transmises par les moustiques, se développe dans la Région et a été récemment signalé en République Islamique d’Iran, au Liban, en Palestine et en République arabe syrienne. La densité des moustiques du genre Aedes culmine en général pendant les mois d’été et pendant la saison des pluies, lorsque l’eau est stockée temporairement dans les conteneurs des habitations, en particulier dans les zones urbaines en proie à des pénuries d’eau. La température joue un rôle dans la survie du vecteur adulte, la réplication virale et la période infectieuse. Le changement climatique mondial peut favoriser l’expansion géographique de la répartition du moustique Aedes dans la Région et par conséquent le risque de propager le virus Zika et d’autres arboviroses. 8. Le chikungunya, autre maladie transmise par les moustiques, est prévalent au Yémen, en Somalie et au Soudan. Le Yémen a été confronté à deux grandes flambées épidémiques en 2011 et 2012, et des cas sporadiques ont été signalés au Soudan et récemment en Somalie. En raison de la réactivité avec d’autres arboviroses et de la similarité dans l’apparition des symptômes à un stade précoce de la maladie, le diagnostic du chikungunya demeure un défi dans les pays où le virus de la dengue est endémique ou circule en parallèle. 9. Le Soudan est le seul pays de la Région à signaler des épidémies majeures de fièvre jaune, autre maladie transmise par les moustiques et se manifestant par des hémorragies. En 2012 et 2013, le pays a notifié une flambée de fièvre jaune avec des taux élevés de morbidité et de mortalité. En Somalie et à Djibouti, des études sérologiques montrent que la fièvre jaune circule dans ces pays. 10. L’émergence du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) dans la Région et la persistance de sa transmission depuis 2012 constituent actuellement l’une des plus grandes menaces pour la sécurité sanitaire mondiale. Suite à son identification, le nombre de cas a continué d’augmenter au cours des trois dernières années et des centaines d’infections chez l’homme ont été notifiées à l’échelle mondiale, dont approximativement 36 % ont été mortelles. À ce jour, la majorité des cas signalés (plus de 85 %) proviennent de pays de la Région, notamment d’Arabie
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saoudite (plus de 95 % des cas), des Émirats arabes unis, de Jordanie, du Koweït, d’Oman et du Qatar. Des cas d’infection chez l’homme confirmés en laboratoire, survenus suite à un voyage dans l’un de ces pays, ont également été signalés dans certains autres pays de la Région, notamment en Égypte, en République islamique d’Iran, au Liban, en Tunisie et au Yémen, ce qui porte à 11 sur 22 le nombre total de pays de la Région concernés par des cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire. 11. Le choléra a réapparu dans la Région en 2015. Les trois principaux pays d’endémie cholérique, l’Afghanistan, le Pakistan et la Somalie, continuent à signaler des cas sporadiques. Des cas importés de choléra ont été notifiés en 2015 en provenance de Bahreïn, de la République Islamique d’Iran, du Liban, d’Oman et du Qatar. Après presque trois années d’interruption, l’Iraq a fait état d’une flambée épidémique. Celle-ci a menacé de déborder vers d’autres pays compte tenu des fréquents mouvements transfrontaliers entre l’Iraq et d’autres pays voisins affectés par les conflits. Les données disponibles sur la surveillance montrent que le choléra est endémique dans neuf pays de la Région sur 22, cette situation étant liée à l’insuffisance de l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à de mauvaises conditions d’hygiène et de sécurité sanitaire des aliments. En raison de l’aggravation de la situation humanitaire et sécuritaire dans la Région, le risque potentiel lié au choléra est renforcé surtout dans les pays accueillant un grand nombre de réfugiés et de populations déplacées. 12. La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC), infection virale transmise par les tiques chez l’homme, continue à provoquer des infections chez l’homme dans la ceinture endémique de la Région comprenant le Pakistan, l’Afghanistan et la République Islamique d’Iran. Au cours des dernières années, le virus de la FHCC a été retrouvé à Oman, ce qui montre que ce virus émergent peut se propager vers des pays où la maladie n’est pas endémique et où le réservoir animal du virus demeure inconnu. Le commerce des animaux et des peaux d’animaux au Pakistan et entre l’Afghanistan, le Pakistan et la République Islamique d’Iran, joue probablement un rôle majeur dans la propagation du virus de la FHCC chez les personnes qui manipulent les animaux ou leur peau, abattent des animaux infectés ou sont en contact proche avec des tiques ou des patients infectées par le virus de la FHCC. 13. La grippe provoque un problème de santé publique sérieux accompagné d’un fort impact social et économique dans la région. Les infections respiratoires aigües étant les raisons les plus courantes de consultations médicales et les principales causes de morbidité chez les enfants et les adultes de la région, il existe un risque de saturation des services de soins de santé primaires et secondaires. Ces cinq dernières années, une flambée de grippe saisonnière provoquée par la grippe A(H1N1) pdm09 a été notifiée en Égypte, en République Islamique d’Iran, en Iraq, en Jordanie, au Koweït, en Libye et en Tunisie. L’Égypte est le seul pays de la Région à continuer de signaler des cas d’infections chez l’homme dus à la grippe aviaire A(H5N1). Le pays compte actuellement le plus grand nombre d’infections chez l’homme provoquées par la grippe aviaire A(H5N1) dans le monde et le deuxième taux de mortalité le plus élevé de tous les pays affectés par le virus H5N1 dans le monde. Malgré cette augmentation sans précédent du nombre de cas chez l’homme en Égypte, le risque d’une pandémie liée au A(H5N1) ne semble pas avoir sensiblement évolué. Le schéma de transmission du virus A(H5N1) en Égypte semble rester globalement le même malgré la forte augmentation des cas. L’an dernier, l’Égypte a également rapporté deux cas d’infections chez l’homme causés par le virus grippal A(H9N2), virus enzootique dans les populations de volailles de certaines parties de la Région. Progrès à ce jour 14. L’OMS continue à fournir un soutien stratégique, opérationnel et technique aux pays de la Région pour la détection des maladies infectieuses émergentes, l’évaluation de leurs risques et la riposte rapide à ces infections, et à prévenir leur propagation internationale. 15. Dans les zones où sévissent des cas de dengue et de dengue sévère, une stratégie de surveillance, de riposte aux flambées, de mobilisation sociale et de lutte antivectorielle a été lancée à
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la suite d’une réunion infrarégionale tenue en 2012 sur la lutte contre la dengue le long de la mer Rouge. Par ailleurs, le Bureau régional a déployé du personnel et des experts internationaux pour endiguer les flambées de dengue/dengue sévère au Pakistan en 2012 et 2014, au Soudan en 2013 et 2015 et au Yémen en 2012, 2013 et 2015. L’OMS a également aidé à la formation de participants provenant d’Arabie saoudite, de Djibouti, de Somalie, du Soudan et du Yémen dans les domaines de la surveillance épidémiologique et entomologique et du diagnostic en laboratoire au Environmental Health Institute de Singapour, centre collaborateur de l’OMS servant de référence pour la recherche sur les arbovirus et leurs vecteurs associés. 16. Le 1er février 2016, l’OMS a déclaré que le groupe de cas de microcéphalie et de troubles neurologiques potentiellement associé au virus Zika constituait une urgence de santé publique de portée internationale. Le Bureau régional a mené trois séries de réunions d’urgence convoquant tous les États Membres et les institutions clés partenaires dans l’objectif d’améliorer les mesures de préparation et de capacité opérationnelle dans la Région. La réunion a conduit à un plan de préparation régional pour le virus Zika avec un ensemble d’actions préconisées afin de renforcer la surveillance et l’organisation de la riposte pour dépister précocement tout cas importé de l’infection à virus Zika et endiguer rapidement la transmission locale. Une gamme d’activités intégrées couvrant la prévention, la surveillance et les interventions pour lutter contre les moustiques du genre Aedes a débuté dans la ceinture endémique de la Région qui compte un grand nombre de vecteurs compétents. 17. Le Soudan a lancé ses toutes premières campagnes de vaccination préventive massive contre la fièvre jaune en décembre 2014 en vaccinant près de 7,5 millions de personnes âgées de neuf mois à 60 ans dans sept états à haut risque du pays. La campagne de vaccination a été précédée d’une évaluation des risques associant une étude de prévalence sérologique et des études entomologiques menées en 2012-2013 et couvrant quatre zones écologiques. Sur la base des conclusions de cette évaluation des risques, les zones de circulation active du virus de la fièvre jaune ont été ciblées pour y mener des campagnes de vaccination préventive en vue d’éliminer le risque de fièvre jaune au Soudan. 18. Depuis l’émergence du MERS-CoV, l’OMS a œuvré main dans la main avec les États Membres de la Région concernés en poursuivant trois objectifs principaux : améliorer la préparation en matière de santé publique ; riposter aux flambées ; et combler les graves lacunes en termes de connaissances afin de mieux comprendre l’épidémiologie et les schémas de transmission de la maladie causée par le virus. Pour renforcer les capacités en matière de dépistage et d’intervention face à ce nouveau virus, les efforts de surveillance ont rapidement été intensifiés dans l’ensemble des pays de la Région grâce à une formation appropriée des agents de santé de première ligne à la surveillance, aux enquêtes de terrain, à la lutte contre les infections et au diagnostic de laboratoire, ainsi que grâce à la mise en commun des meilleures pratiques. L’OMS a mené des missions techniques dans plusieurs pays notifiant des cas (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, République Islamique d’Iran, Jordanie, Qatar, Tunisie), pour mener une enquête de terrain ainsi que pour préconiser des mesures de santé publique appropriées. Pour ce qui est de combler les graves lacunes en matière de connaissances, l’OMS a déjà organisé quatre réunions scientifiques internationales sur le MERS-CoV. Ces réunions ont permis de définir le programme de recherche en santé publique sur le MERS-CoV en identifiant les lacunes critiques en matière de connaissances. L’OMS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE) et d’autres organismes sanitaires internationaux collaborent pour définir un programme de recherche approprié, à la fois pour la santé animale et humaine, afin de remédier à ces graves lacunes. 19. Un cadre stratégique pour la préparation et la riposte en cas de choléra a été défini pour guider les États Membres dans l’élaboration de plans de préparation et de riposte adaptés à chaque pays. Les efforts pour consolider les capacités de riposte face aux épidémies comprenaient le renforcement de la surveillance de la maladie, l’amélioration de la prise en charge des cas grâce à la formation d’agents de santé et à l’approvisionnement en fournitures médicales, et le déploiement d’experts pour soutenir
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les autorités et les partenaires en santé. Les efforts régionaux pour endiguer et prévenir les flambées de choléra sont entrés dans une nouvelle ère suite à la mise en œuvre de la première campagne de vaccination massive au moyen d’un vaccin anticholérique oral prélevé sur le stock mondial pour riposter à la flambée en Iraq. 20. Face à la menace d’une importation de la maladie à virus Ebola, le Comité régional (résolution EM/RC61/R.2) a instamment invité les États Membres à procéder à l’évaluation mondiale de leurs capacités de prise en charge d’une importation potentielle d’Ebola afin d’identifier les principales lacunes et d’y remédier. À la demande des États Membres, l’OMS a mené des évaluations dans 20 pays. Les résultats ont permis de préparer et de mettre en œuvre un plan d’action de 90 jours, de mars à mai 2015, pour combler les principales lacunes identifiées dans les pays en termes de prévention, de détection et de riposte à la menace d’une importation de maladie à virus Ebola. 21. Des systèmes de surveillance du syndrome grippal et des infections respiratoires aiguës sévères ont été mis en place dans 16 pays de la Région afin de renforcer les capacités locales de dépistage précoce, de reconnaissance et de riposte pour tout nouveau virus grippal susceptible de donner lieu à une pandémie. Un total de 16 centres nationaux de la grippe a été ouvert dans la Région pour procéder à l’isolement, au séquençage et au test de résistance antiviral du virus grippal. De plus, le cadre de préparation à la grippe pandémique, initiative de partenariat public-privé spécifique, a été lancé dans sept pays à revenu faible et intermédiaire en vue de renforcer les capacités de dépistage du virus grippal potentiellement pandémique et de riposte à celui-ci, et d’augmenter l’accès aux vaccins et autres fournitures liées aux pandémies. 22. Face à l’expansion géographique de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, le Bureau régional intensifie ses efforts visant à prévenir les infections et lutter contre celles-ci chez l’homme, notamment dans les domaines de la surveillance pour le dépistage précoce de cas chez l’homme, des choix thérapeutiques et de la lutte contre les tiques. 23. En réaction à la fréquence accrue, à l’augmentation de la durée et à l’ampleur croissante des flambées de maladies dans la Région, un réseau régional d’experts et d’institutions techniques s’est mis en place pour faciliter le soutien à la riposte internationale aux flambées épidémiques. En octobre 2014 la soixante et unième session du Comité Régional a adopté une résolution (EM/RC61/R.1) appelant à l’élaboration d’un cadre national d’experts en gestion de situations d’urgence et la création d’une liste régionale d’experts de réserve à déployer en situations d’urgence. Défis 24. Les pays de la Région qui traversent des crises humanitaires prolongées et persistantes sont actuellement plus nombreux et plus de 56 millions de personnes sont affectées. Les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les réfugiés et les communautés d’accueil environnantes sont très exposés aux flambées potentielles de maladies infectieuses. Les menaces épidémiques sont souvent exacerbées par ces situations, du fait de la fragilisation des systèmes de santé publique et de l’affaiblissement, et de la fragmentation des capacités de surveillance et de détection des menaces. 25. Les efforts à l’échelle régionale de préparation et de lutte contre la dengue/dengue sévère et d’autres arboviroses comme le chikungunya et la fièvre jaune se heurtent à des défis de taille. Premièrement, les capacités de surveillance du vecteur dans les pays de la ceinture endémique de ces arboviroses transmises par les moustiques restent extrêmement faibles. Deuxièmement, une collaboration multidisciplinaire et intersectorielle et une approche de gestion vectorielle intégrée avec l’implication de différents secteurs et communautés s’imposent face à la nature complexe des arboviroses. Troisièmement, la perception du risque lié à ces infections est faible, probablement en raison des lacunes en matière de connaissances sur un ensemble de problèmes y compris le spectre des complications et la charge à long terme. Enfin, il existe d’importants déficits de financement dans
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le domaine de la prévention et de la lutte contre les arboviroses. À l’échelle mondiale et plus particulièrement dans la Région, les donateurs ne considèrent pas les arboviroses telles que la dengue, le chikungunya et l’infection à virus Zika et leurs complications comme une urgence de santé publique, ce qui a considérablement limité la mobilisation des ressources. En l’absence de ces éléments essentiels, la plupart des efforts de prévention et de lutte resteront vains. 26. Les efforts de prévention et de lutte contre les maladies émergentes sont confrontés à d’autres défis majeurs, parmi lesquels des lacunes en matière de connaissances sur les facteurs de risque de transmission des infections émergentes, une faiblesse et une inégalité des systèmes de surveillance pour le dépistage précoce et la riposte, des capacités diagnostiques en laboratoire limitées, une insuffisance des investissements pour les activités de surveillance des maladies et de riposte, la détérioration des services de santé publique dans les zones affectées par des conflits et d’autres situations d’urgence et l’absence d’un plan de préparation et d’intervention complet et inclusif pour prévenir et détecter un problème potentiel de santé publique et organiser rapidement la riposte. 27. La sécurité sanitaire dans la Région est un problème essentiel. La mise en place des principales capacités de santé publique requises au titre du Règlement sanitaire international (2005) est toujours fortement compromise en raison de graves lacunes dans les systèmes de santé publique. Malgré l’engagement politique des pays de la Région, certains pays manquent encore de capacités et de ressources en matière de santé publique pour renforcer leurs efforts de surveillance et de riposte pour maîtriser les infections émergentes. Actions recommandées
28. Les pays doivent accélérer les efforts pour développer et renforcer un système de santé publique résilient permettant de détecter toutes les menaces aigües pour la santé publique et d’y riposter. En outre, les actions doivent se concentrer sur la sécurité sanitaire, à savoir, tous les pays doivent se conformer complètement aux capacités de base requises au titre du RSI (2005). Même si les auto-évaluations des pays indiquaient des niveaux assez élevés de mise en œuvre du Règlement, des missions d’évaluation ont été menées ultérieurement face à la menace d’une importation potentielle d’Ebola et ont révélé de nombreuses lacunes graves dans les pays qui déclaraient avoir rempli leurs obligations. Ces lacunes, telles que l’absence de structures opérationnelles de coordination, de centres opérationnels d’urgence et de surveillance en temps réel des menaces sanitaires aigües, doivent être comblées grâce à des efforts concertés. Le Bureau régional a défini des actions spécifiques que les pays doivent entreprendre et fourni un appui technique ainsi qu’un renforcement des capacités pour aider à l’application totale du RSI (2005). 29. Compte tenu de la menace et des problèmes imminents que la dengue/dengue sévère fait peser sur la santé publique et de la récente propagation de la flambée de Zika dans les Amériques et à l’extérieur, il est urgent d’intensifier les efforts de préparation et de réponse dans la Région notamment en demandant aux pays affectés de déclarer chaque année leurs cas d’infections chez l’homme. Cela nécessite de renforcer et de concerter les actions entre l’ensemble des parties prenantes, y compris les gouvernements, les partenaires de développement, la société civile et les communautés. L’OMS continuera à diriger et à coordonner ces efforts et ces actions, à fournir un appui technique et des orientations aux pays, à identifier les priorités et à réviser les stratégies pour la prochaine phase de riposte, à convoquer et à engager un plus grand nombre de partenaires, et à intensifier la mobilisation de ressources à tous les niveaux pour s’attaquer à la dengue/dengue sévère, à l’infection à virus Zika et aux autres arboviroses. 30. La poursuite de l’évaluation du risque mondial et de l’atténuation des menaces sanitaires associées à la transmission et à la propagation du coronavirus MERS-CoV et du virus H5N1 dans la Région constitue une autre priorité. La vigilance de santé publique doit être maintenue grâce à une amélioration des mesures de préparation, de surveillance et de capacité opérationnelle pour détecter
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rapidement tout signal montrant que l’un ou l’autre de ces deux virus se propage désormais plus facilement d’une personne à l’autre. Il faudrait intensifier de toute urgence les efforts nationaux et internationaux pour combler les lacunes actuelles en matière de connaissances afin d’améliorer les actions de santé publique et d’endiguer les menaces associées à ces virus. 31. En vertu de leur responsabilité collective pour la protection de la santé mondiale, tous les pays doivent accélérer leurs efforts en cours pour développer, renforcer et maintenir leur système de santé publique afin de prévenir et de détecter toute menace émergente pour la santé et d’y riposter avant qu’elle ne se transforme en urgence internationale. La protection de la sécurité sanitaire publique grâce à la préparation, à la disponibilité opérationnelle et à la riposte ainsi qu’au redressement est une entreprise essentielle qui doit être constamment maintenue à tous les niveaux. Le RSI (2005) demeure l’élément clé pour orienter les efforts nationaux et internationaux en faveur de la sécurité sanitaire nationale et mondiale. 32. L’OMS continuera à apporter son soutien aux pays à haut risque dans les domaines de la surveillance, du dépistage précoce des épidémies de maladies infectieuses émergentes et de l’organisation de la riposte. Compte tenu de la complexité des efforts de prévention et de lutte contre les maladies émergentes, surtout dans des situations d’urgence complexes, le Bureau régional développera des plans complets et intégrés de préparation et de riposte pour les maladies à tendance épidémique, sur la base d’une évaluation exhaustive des risques et d’un recensement des zones de « points chauds ».
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اللجنة اإلقليمية لشـرق المتوسط الدورة الثالثة والستون البند ( 3ج) من جدول األعمال
تقرير مرحلي حول األمراض المستجدة والتي تعاود الظهور ،بما في ذلك حمى الضنك وحمى الضنك النزفية المقدمة ةمنهاوتلكاليتتعاودالظهور. .1تزالبلدانإقليمشرقاملتوسطتشكلبؤرةساخنةلألمراضاملعديةاملستجد ت 11بلداًعلىاألقلمن ولفاشياتتلكاألمراضتأثريكبريعلىالصحةوالتنميةاالقتصاديةيفاإلقليم.وقدأبلغ بلداناإلقليم،البالغعددها 22بلدا،عنحدوثأوبئةلألمراضالـم ِ َّةعلىمدارالسنواتالعشر ـمستجد عديةال ُ ً ُ ِ رةُمتملة دم اقبم و ربع نذ ت الالتهديداتالوبائية ز نتهلاالقدرةعلىاالنتشارعلىالصعيدالعاملي.والت املاضيةكا ُ ِّ ُ ُ على التنمية يف اإلقليم عرب تناقُص اإلنتاجية ،وتكبُّد تكاليف طبية من املمكن تالفيها ،وخسارة اإليرادات من كةالسفرالدولية السفر،وتقدميحافزسليبلالستثمار،وخسارةالفرصاالقتصاديةاملتاحةأمامالناس.فحر السياحةو رامافتئا درةعلىاكتشافأحدمسبِّباتاألمراضيرياملعروفةوتشييصهمبك ق مناإلقليموإليهوتفاوتمستوياتال ُ ُ ً يعاعلىالصعيدالعامليمبجردظهورالعدوىأواملرضيفاإلقليم. ُ ُيثِّالنعواملخطركبريةالنتشاراألمراضسر ً ٍ امستمراعلىاألمنالصحيالعامليوالكشفعنهواالستجابة لخطر وتظلاحلاجةإىلالوقايةمنأيمرضمعدُيث ً ً لهأولويةوطنيةوإقليميةودولية. ن عوامل اخلطر الرئيسية اليت تسهم يف ظهور األمراض الوبائية أو سرعة انتشارها يف اإلقليم حاالت .2وتتضم كةتنقلالسكان(سفراً الطوارئاإلنسانيةاحلادةواملمتدةألجلطويلممايتسببيفنظمصحيةهشة،وتزايدحر يع،وتغرياملناخ،وضعفالرتصد،والقدرةالتشييصيةامليتربيةاحملدودة،وتزايداالختالطبني ونزوحاً)،والتحضرالسر ُّ البشرواحليوان .ولقدكانحلاالتالطوارئاإلنسانيةاملعقدةوالنزاعاتطويلةاألمدتأثريعميقعلىالنُظُمالصحية اكبريا. اهلشةيفالعديدمنبلداناإلقليم،مماجعلجهودمكافحةاألمراضوالقضاءعليهاصعبةللغايةومتثِّلحتديً ً ماحملرزيفجمالالوقايةمناألمراضاملعدية اعاملدينهتديداتعلىالتقد ُّ .3ويفرضاالضطرابالسياسيوالصر ومكافحتها،كمايُهيئانالفرصةلظهورأخطارصحيةمستجدة،دونالنظرإىلاحلدودالسياسية.
ك النزفية ،وأصدرت القرار ك ومحى الضن .4ويف ،2011ناقشت اللجنة اإلقليمية لشرق املتوسط محى الضن شم/لإ/58ق،4-الذيطلبتمبوجبهمناملديراإلقل يميتقدميتقاريردوريةإىلاللجنةاإلقليميةبشأنمايتم كالنزفيةيفاإلقليم. كومحىالضن ازهمنتقدميفجمالمكافحةمحىالضن ُّ إحر مستجدات الوضع ةكانتهلاالقدرة رم،شهدتبلداناإلقليمفاشياتمتكررةلألمراضاملعديةاملستجد .5علىمدارالعقداملنص علىالتسبب يفحدوثطارئةصحيةعاملية.وطيلةالسنواتاخلمساملاضية،حدثتفاشياتاألمراضاملعديةمت يعا،لعلأبرزهافاشيةاحلمىالصفراءيفالسودان(،)2012ومتالزمةالشرق الكشفعنهااستقصاؤهاواحتواءهاسر ً
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األوسط التنفسية يف البحرين وعُمان وقطر واململكة العربية السعودية واإلمارات العربية املتحدة واليمن ( 2013- ىالضنكيفاليمن ،)2015والكولريايفالعراق(،)2015والعدوىبفريوسأنفلونزاالطيور( )H5N1يفمصر،ومح والسودانوباكستان( .)2015-2012ولقدجاءتجهوداستجابةالصحةالعموميةيفحينهااتسمتبالفاعلية،مما ساعدعلىجتنُّبحاالتطوارئصحيةدوليةكربىكانتقدتنشأعنتلكالفاشيات. كالوخيمةمنأكثرحاالتالعدوىاملنتشرةاليتتنتقلإىلاإلنسانعن د حاالتمحىالضنكومحىالضن .6تـُع ُّ كثريا طريقالبعوض،وتظلتلكاحلاالتإحدىمشاكلالصحةالعموميةاملستجدةيفبلدانإقليمشرقاملتوسط .و ً ماتبلغالبلدان،خاصةتلكالواقعةعلىشريطالبحراألمحر،عنحاالتمتفرقةأوفاشياتانفجاريةحلمىالضنك بلدا، خاللموسمذروةسرايتها .وتتوطنمحىالضنكيف 8بلدانعلىاألقلمنبلداناإلقليمالبالغعددها 22 ً يوجدهباكثريمننواقلاألمراضالقويةمثلالبعوضالزاعج .وبينماكانيبلغيفاملاضيعنفاشياتمحىالضنك ومحى الضنك الوخيمة من مصر ( ،)2015وباكستان ( 2011و ،)2014والسودان واليمن ( ،)2015-2012فقد أبلغتعمان( 2014و) 2015عناحلاالتالوافدةفقطيفحنيأبلغتكلمنجيبويتوالصومالعنحاالت ُ متفرقة تدل على وجود نواقل أمراض قوية يف كال البلدين مع وجود خطر السراية احمللية .وتتضمن عوامل اخلطر جعن الرئيسيةلسرايةحاالتمحىالضنكومحىالضنكالوخيمةيفاإلقليمتزايدالتحضر،والنموالسكايناخلار ايدالسفرجواعلى حنويريمسبوق ،باإلضافةإىلضعف السيطرةيفاملناطقاحلضريةواملناطقشبهاحلضرية،وتز ً التدخالتاملتعلقةمبكافحةنواقلاألمراض. .7ويفحزيران/يونيو،2016ملي بلغأيمنبلدانإقليمشرقاملتوسطعنأيحاالتعدوىبفريوسزيكا،إال يكتنييشكلمصدراللقلق،حيثثبت جإقليماألمر أناخلطريظلكبرياً .واليزالاحتمالانتشارالفاشيةاحلاليةخار ً ؤولةعنالفاشيةيفالرأساألخضركانتوافدةمنالربازيلعلىاألرجح.كماُيثلخطر مؤخراأنساللةالزيكااملس ً ايةاحملليةعقبقدومالفريوسمصدراآخرللقلق .ويبلغاخلطرذروتهيفمثانيةبلدان،أالوهي:باكستان،جيبويت السر ً والسودانوالصومالوعُمانومصرواململكةالعربيةالسعوديةواليمن ،حيثيوجدالبعوضالزاعجاملصري .وعالوة علىذلك،فإنالبعوضاملغريمننوعالبعوضةالزاعجةاملنقطةباألبيض،واليتتُعتربناقالًآخراًلألمراض،منتشريف ة اإلقليم،ومتمؤخرااإلبالغعنوجودهيفمجهوريةإيراناإلسالميةواجلمهوريةالعربيةالسوريةوفلسطنيولبنانوعاد ً ً اخاللموسماملطر،حيثُتزناملياه أيض و اعجإىلذروهتاخاللأشهرالصيف ز ماتصلكثافةجتمعاتالبعوضال ُ ً ٍ ارةدورايفمدة مؤقتًايفأوان منزلية،خاصةيفاملناطقاحلضريةاليتتعاينمنانعداماألمناملائي .وتلعبدرجةاحلر ً بقاءنواقل األمراضالبالغةعلىقيداحلياةوتكاثرالفريوسات وفرتةالعدوى.كماقديصبتغرياملناخالعاملييف صاحلالتوسعاجلغرايفلتوزيعالبعوضةالزاعجةيفاإلقليم،ومنمثحيمليف طياتهخطرانتشارفريوسزيكاويريهمن حاالتالعدوىاملنقولةباملفصليات. .8وينتشرداءالشيكونغونيا،وهوأحد األمراضاملنقولةعنطريقالبعوض،يفالسودانوالصومال واليمن .ولقد مؤخرامنالصومال. شهداليمنفاشيتنيرئيسيتنييف2011و،2012ومتاإلبالغعنحاالتمتفرقةمنالسودان، و ً ونظرا للتفاعل مع األمراض األخرى املنقولة باملفصليات ،وتشابه األعراض يف املراحل األولية لظهور املرض ،يظل ً تشييصالشيكونغونيايشكلحتديًايفالبلداناليتيتوطنأوينتشرهبافريوسمحىالضنكعلىحنومتزامن. ويظلالسودانالبلدالوحيديفاإلقليمالذييُبلغعنفاشياتكربىللحمىالصفراء،وهيمرضآخرينتقل .9 عنطريقالبعوضمعأعراضنزفية .ويفعامي 2012و،2013أبلغالسودانعنفاشيةاحلمىالصفراء،أدتإىل
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ارتفاع معدالت املراضة والوفيات .ويف الصومال وجيبويت ،أظهرت دراسات مصلية عن وجود بيِّنات على انتشار احلمىالصفراءيفكلمنجيبويتوالصومال. ـمسبِّب ملتالزمةالشرقاألوسطالتنفسية يفاإلقليمواستمرار .10وُيثلظهورالفريوسالتاجي (فريوسكورونا)ال ُ وبعدالتعرفعلى سرايتهمنذعام 2012أحدالتهديداتالكربىاحملدقةباألمنالصحيالعاملييفالوقتاحلايل. ُّ جلتاملئاتمنحاالتاإلصابة ماهيةالفريوس،استمرتاحلاالتيفالزيادةطيلةالسنو اتالثالثةاملاضية،كماس ِّ ُ كانتيالبيةاحلاالتاليتأُبلِغعنهاحىتاليوم بنيالبشرعلىالصعيدالعاملي، %36منهاتقريبًاحاالتمميتة .و (أكثر من )%85يف بلدان باإلقليم ،خاصةً اململكة العربية السعودية (مبا يزيد على %95من احلاالت) واألردن واإلماراتالعربيةاملتحدةوعُمانوقطروالكويت .كماأبلغتبعضالبلداناألخرىيفاإلقليم(تونسومجهوريةإيران يةمؤَّ كدةخمتربيًاهلاتاريخسفرإىلأحدتلكالبلدان،ليصل اإلسالميةولبنانومصرواليمن)عنحاالتإصابةبشر ُ إمجايلعددالبلداناملبلغةعنحاالتإصابةمؤَّ بلدايفاإلقليم. بلدامنبني22 ً كدةخمتربيًابفريوسكوروناإىل11 ً ُ .11وعاودت الكولريا الظهور يف اإلقليم عام .2015وال تزال أفغانستان وباكستان والصومال تبلغ عن حاالت متفرقةمنالكولريا،وهيمنأكثرالبلداناملتوطنهباذلكاملرضعلىمستوىاإلقليم.كماأُبلغعنحاالتكولريا وافدة يف 2015من البحرين ومجهورية إيران اإلسالمية وعُمان وقطر ولبنان والكويت .وبعد توقف اإلبالغ ملدة ومثلتهذهالفاشيةهتديداخشيةانتقاهلاإىلالبلداناألخرى 3سنواتتقريباً،أُبلغعناندالعفاشيةيفالعراق. ً كةالكثريةعرباحلدودبنيالعراقوالبلداناجملاورةاملتأثرةبالنزاعات .وتوضحبياناتالرتصداملتاحةأن نتيجةللحر لداتتوطنهباالكولريا،ويرتبطذلكبعدم كفايةإمداداتاملياه وخدمات 9منبلداناإلقليمالبالغعددها 22ب ً اإلصحاح ،وسوءمستوىالنظافة،وييابسالمةالغذاء.وبالنظرإىلالوضعاإلنساينواألمينالذييزدادسوءًايف اكبريامنالالجئنيوالسكانالنازحني. اإلقليم،يزداداخلطراحملتملللكولري ً ا،خاصةيفالبلداناليتتستضيفعدد ً قراد ،يف التسبب يف .12تستمر محى القرم-الكونغو النزفية ،وهي إحدى حاالت العدوى الفريوسية املنقولة بال ُ حاالت عدوى بشرية يف حزام البلدان املتوطن هبا املرض يف اإلقليم ،ومنها أفغانستان وباكستان ومجهورية إيران اتاألخريةيفعمان،ممايعددليالًعلىأن اإلسالمية.ولقد اُكتشففريوسمحىالقرم-الكونغوالنزفيةخاللالسنو ُ هذاالفريوساملستجدقدينتقلإىلبلدانأخرىيريمتوطنهبا ،حيث اليزالاملستودعاحليواينهلذاالفريوسيري معروف .ويٌعتقدأنالتجارةيفاحليواناتوجلوداحليواناتداخلباكستانمنناحيةوبنيأفغانستانومجهوريةإيران دورا رئيسيًا يف انتشار محى القرم-الكونغو النزفية فيما بني األشياص الذين اإلسالمية من ناحية أخرى تلعب ً قرادأوخيالطونمرضىمصابنيحبمى يتعاملونمعاحليواناتأوجلودهاأويذحبوناحليواناتاملصابةويتعرضونلل ُ القرم-الكونغوالنزفية. .13تسبباألنفلونزامشكلةكبريةيفجمالالصحةالعمومية،باإلضافةإىلماهلامنتأثرياجتماعيواقتصادييف اإلقليم .وتُ ُّ عد حاالت العدوى التنفسية احلادة أكثر األسباب الشائعة وراء زيارة العيادات ومن ضمن األسباب الرئيسيةلإلصابةباملرضبنياألطفالوالبالغنييفاإلقليم،مماقديؤديإىلإرباكخدماتالرعايةالصحيةاألولية والثانوية .وخاللاخلمسسنواتاملنصرمة،أُبلغعنطفرةمومسيةمناألنفلونزا( )Aتتسببفيهاالساللة ()H5N1 ومصر .ومصرهي pdmogمنفريوساألنفلونزامناألردنوتونسومجهوريةإيراناإلسالميةوالعراقوالكويتوليبيا البلدالوحيديفاإلقليمالذياليزاليبلغعنحاالتعدوىبشريةنامجةعنفريوسأنفلونزاالطيور.(H5N1) A ويوجديفمصريفالوقتالراهنأعلىعددحاالتإصابةبشريةنامجةعنفريوسأنفلونزاالطيور(H5N1) A عامليًا،كماحتتلاملرتبةالثانيةعامليًامنحيثارتفاعمعدالتالوفياتبنيمجيعالبلداناملتأثرةبذلكالفريوس.وعلى 3
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الريممنهذهالطفرةيرياملسبوقةيفحاالتاإلصابةالبشريةاليتشهدهتامصر،فاليبدوأنخطرحدوثجائحة تغرياًملحوظًا .ويبدوأنمنطسرايةأنفلونزاالطيور H5N1يفمصراليزالعلى قدتغري ُّ أنفلونزاالطيور H5N1 َّ حالهبصورةأساسيةبغضالنظرعنالطفرةاليتحدثت .ويفالعاماملاضي،أبلغتمصرعنحاليتإصابةبشرية نامجتنيعنفريوساألنفلونزا H9N2 Aوهوفريوسمتوطنيفجتمعاتالدواجنيفأجزاءمناإلقليم. .14تواصلمنظمة الصحةالعامليةتقدميالدعماالسرتاتيجيوامليداينوالتقينلبلداناإلقليمللكشفعناألمراض يعاملنعانتشارحاالتالعدوىدوليًا. املعديةاملستجدةوتقييماملياطراملرتبطةهباواالستجابةهلاسر ً للرتصد، شر ع يف تنفيذ اسرتاتيجية ُّ .15ويف املناطق اليت يوجد هبا حاالت محى الضنك ومحى الضنك الوخيمةُ ، واالستجابة للفاشيات ،والتعبئة االجتماعية ،ومكافحة النواقل ،وذلك عقب اجتماع دون إقليمي عُقد يف 2012 حولمكافحة محى الضنكيف شريط البحر األمحر .وباإلضافة إىل ذلك ،نشر املكتب اإلقليمي موظفني وخرباء دولينيالحتواءفاشياتمحىالضنك/الضنكالوخيمةيفباكستانخالل2012و،2014ويفالسودانخالل2013 كنيمنجيبويت و،2015ويفاليمنخالل 2012و 2013و.2015كمادعمتمنظمةالصحةالعامليةتدريبًاملشار وترصد احلشرات ،والتشييص الرتصد الوبائيُّ ، والسودان والصومال واململكة العربية السعودية واليمن يف جماالت ُّ امليتربي،وذلكيفمعهدالصحةالبيئيةيفسنغافورة،وهوأحداملراكزاملرجعيةالبحثيةاملتعاونة معاملنظمةيفجمال املفصلياتوالنواقلاملرتبطةهبا. قا دوليًا فيما يتعلق شباط/فرباير ،2016أعلنت منظمة الصحة العاملية طارئةً صحيةً عموميةً تثري قل ً .16ويف 1 ُ ِ مبجموعاتحاالتصغرحجمالرأسواالضطراباتالعصبيةاحملتملارتباطهابفريوسزيكا.وعقداملكتباإلقليمي كاالتالشريكةالرئيسيةهبدفتعزيزتدابري ثالثجوالتمناالجتماعاتالطارئةضمتمجيعالدولاألعضاءوالو أسفراالجتماعاألخريعنخطةتأهبإقليميةلفريوسزيكامعجمموعة التأهبواالستعداديفمجيعأرجاءاإلقليم .و ُّ ُّ يزالرتصدواالستجابةمنأجلالكشفاملبكرعنأيحالةإصابةوافدةبفريوس مناإلجراءاتاملوصىهبالتعز ُّ يعا .ويفحزاماإلقليماملتوطنبهالفريوسويوجدبهالكثريمننواقلاألمراض،متالبدء زيكا،واحتواءالسرايةاحملليةسر ً يفتنفيذجمموعةمناألنشطةاملتكاملةاليتتشملتدخالتالوقايةمنالبعوضالزاعجوترصدهومكافحته. .17وأطلق السودان أوىل محالت التطعيم الوقائي اجلماعية ضد احلمى الصفراء يف كانون األول/ديسمرب ،2014 عامايفالوالياتالسبعاليت حيثمتتطعيممايقربمن 7.5مليونشيصترتاوحأعمارهمبني 9أشهرو 60 ً يرتفع هبا خطر اإلصابة هبذا املرض .وسبق محلة التلقيح تقييم املياطر اشتمل على إجراء مسح حول االنتشار املصليللفريوسودراسات عناحلشراتيف 2013-2012مشلتأربع مناطقإيكولوجية.وبناءعلىنتائجعملية تقييماملياطر،استُهدفتاملناطقاليتينتشرهبافريوساحلمىالصفراءبصورةنشطةحبمالتتطعيموقائيبغرض القضاءعلىخطراحلمىالصفراءيفالسودان. ـمسبِّب ملتالزمة الشرق األوسط التنفسية ،تتعاون املنظمة عن كثب مع الدول .18ومنذ ظهور فريوس كورونا ال ُ التأهب على مستوى الصحة العمومية؛ واالستجابة املتضررة يف ثالثة جماالت رئيسية؛ وهي :حتسني ُّ األعضاء ِّ للفاشيات؛ومعاجلةالثغراتالكربى يفاملعارف،مبايُس ِ هميف فهمأفضللليصائصالوبائيةللفريوسوأمناطسراية ثفتجهودالرتصديف ك ُّ دراتالكشفعنالفريوساجلديدواالستجابةله، ُ املرضالذييسببه .ويفسبيلحتسنيقُ ُ يبالعاملنييفجمالالرعايةالصحيةيفاخلطوطاألماميةعلىالرتصدواالستقصاء مجيعبلداناإلقليممنخاللتدر ُّ 4
ُّ المحرز حتى اآلن التقدم َ
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الً عنتبادلاإلرشاداتاخلاصةبأفضل امليداينوالوقايةمنالعدوىومكافحتهاووسائلالتشييصامليتربية،فض املمارسات .ولقدأوفدت منظمةالصحةالعامليةبعثاتتقنيةإىلالعديدمنالبلداناليتأبلغتعنحاالتإصابة (األردنواإلماراتالعربيةاملتحدةوتونسومجهوريةإيراناإلسالميةوقطرواململكةالعربيةالسعودية)إلجراءاستقصاء ميداينوتقدمياملشورةبشأنتدابريالصحةالعمومية املالئمة .ويفجمالمعاجلةالثغراتاجلوهريةيفاملعارف،عقدت ـمسبِّبملتالزمةالشرقاألوسطالتنفسية .ولقد املنظمةحىتاليومأربعةاجتماعاتعلميةدوليةحولفريوسكوروناال ُ ـمسبِّب ملتالزمة الشرق أسهمت تلك االجتماعات يف إعداد خطة حبوث الصحة العمومية حول فريوس كورونا ال ُ األوسطالتنفسيةعنطريقحتديدالثغراتالكربى يفاملعارف .ولقدعملتمنظمةالصحةالعامليةعنكثبمع كاالتالعامليةاألخرىاملعنية منظمةاأليذيةوالزراعةلألمماملتحدة(الفاو)واملنظمةالعامليةلصحةاحليوانوسائرالو بالصحةإلعدادخطةحبوثمناسبةيفجمايلصحةاإلنسانوصحةاحليوانمنأجلسدتلكالثغراتالكربى. االستجابةهلاكيتسرتشدبهالدولاألعضاءيفإعدادخططالتأهب اتيجيللتأهبللكولرياو ووضعإطاراسرت ُّ ُّ ُ .19 يزترصداألمراض،وحتسنيالتدبري واالستجابةاخلاصةهبا.وتضمنتجهودتعزيزالقدراتعلىاالستجابةلألوبئةتعز ُّ العالجي للحاالت من خالل تدريب العاملني يف جمال الصحة ،وتوفري اإلمدادات الطبية ،ونشر اخلرباء لدعم كاء .ولقد دخلت اجلهود اإلقليميةملكافحة فاشيات الكولريا والوقايةمنها مرحلةجديدة السلطات الصحية والشر عقبتنفيذمحلةالتطعيماجلماعيةاألوىلباستيداماللقاحاتالفمويةاملضادةللكولريامنامليزونالعاملياستجابةً للفاشيةاليتاندلعتيفالعراق. .20وبالنظرإىلخطروفادةمرضفريوساإليبوال،حثَّتاللجنةاإلقليميةيفقرارهاشم/لإ/61ق 2-()2014 دراهتاعلىالتعاملمعأيوفادةُمتملةحلاالتاإليبوال،منأجلحتديد الدولاألعضاءعلىإجراءتقييمشاملل ُ قُ ِّيهلا .وبناءً علىطلبالدولاألعضاء،أجرتمنظمةالصحةالعامليةعمليات تقييميف الثغراتالرئيسيةوالتصد يوما ونُ ِّ فذت يف الفرتة بني آذار/مارس 20 ً بلدا .و ً استنادا إىل نتائج عمليات التقييم ،أٌعدت خطة عمل ملدة 90 ً وأيار/مايو 2015 للتصديللثغراتالرئيسيةاليتمتحتديدهايفجماالتالوقايةمنخطروفادةمرضفريوسإيبوال والكشفعنهواالستجابةله. بلدايفاإلقليم وو ُّ ضعتأنظمةلرتصداألمراضاملشاهبةلألنفلونزاوأنواعالعدوىالتنفسيةاحلادةالوخيمةيف16 ً ُ .21 لبناءالقدراتاحملليةعلىالكشفاملبكرعنأيفريوسأنفلونزاجديدلهالقدرةعلىإحداثجائحةوالتعرفعليه كزاوطنيًالألنفلونزايفاإلقليملعزلفريوساألنفلونزاوحتديدتسلسله واالستجابةله .كمامتإنشاءماجمموعه 16مر ً عيفتنفيذإطارالتأهبملواجهةاألنفلونزااجلائحة، وعالوةعلىماسبق،شر واختبارمقاومتهملضاداتالفريوسات. ُّ ُ وهوعبارةعنمبادرةمتفردةللشراكةبنيالقطاعنيالعامواخلاص،يف 7بلدانمتوسطةومنيفضةالدخلهبدف كذلك لزيادة تعزيز قدرات الكشف عن عدوى األنفلونزا اليت هلا القدرة على إحداث جائحة واالستجابة هلا ،و إمكانيةاحلصولعلىاللقاحاتويريهامناإلمداداتاملرتبطةباجلوائح. .22وبالنظر إىل اتساع النطاق اجلغرايف حلمى القرم -الكونغو النزفية ،فإن املكتب اإلقليمي يعمل على تكثيف الرتصد للكشف املبكر عن اجلهود الرامية إىل الوقاية من حاالت اإلصابة البشرية ومكافحتها ،خاصة يف مناطق ُّ قراد. حاالتاإلصابةالبشرية،وإتاحةاخلياراتالعالجية،ومكافحةال ُ .23وأنشئتشبكةإقليميةمناخلرباءواملؤسساتالتقنيةلتيسريدعماالستجابةللفاشياتالدولية،وذلكاستجابة للمعدل املتزايد الندالع فاشيات األمراض يف اإلقليم ومدة استمرارها ونطاقها .ويف تشرين األول/أكتوبر ،2014 5
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أقرتاللجنةاإلقليميةيفدورهتااحلاديةوالستنيالقرارشم/لإ/61ق،1-والذييدعوإىلإعدادكوادروطنيةمن اخلرباءيفجمالإدارةالطوارئوإعدادقائمةإقليميةمناخلرباءمنأجلاالنتشارالسريعيفحاالتالطوارئ. التحديات .24يشهدحاليًامزيدمنالبلدانيفاإلقليمحاالتطوارئإنسانيةممتدةومستمرة،تضررعلىأثرهايفالوقت احلايلأكثرمن56مليونشيص .ويواجهالنازحونداخليًاوالالجئونواجملتمعاتاحمليطةاملستضيفةهلمخطراًشديداً بسبباندالعفاشياتُمتملةلألمراضاملعدية.ويالبًاماتزدادحدةالتهديداتالوبائيةيفمثلهذهاملواقف،ويُعزى اتالرتصدوالكشفعنهذهالتهديدات. ذلكإىلهشاشةنُظُمالصحةالعموميةوضعفأوتشتتقدر ُّ حتدياتكبريةعلىمستوىاإلقليمأمامجهودالتأهبحلمىالضنك/محىالضنكالوخيمةويريهامن .25وتوجد ُّ واحلمىالصفراءومكافحتها.وتشملهذهالتحدياتمايلي :أوالً،بعضالدول األمراضالفريوسيةمثلالشيكونغونيا ٍ التعاينمنضعفشديديف يفاحلزامالذيتتوطنفيهالعدوىالفريوسيةاملنقولةعنطريقاملفصلياتوالبعوضالتز نظرا لطبيعة األمراض املنقولة باملفصليات املعقدة ،فإهنا تتطلب تعاوناً متعدد قدراهتا على ُّ ترصد النواقل .ثانيًاً ، التيصصات ومتعدد القطاعات ،باإلضافة إىل اتباع هنْج للتدبري املتكامل لنواقل األمراض تشرتك فيه خمتلف القطاعاتواجملتمعات .ثالثًا،اخنفاضالوعيباملياطراملتعلقةبتلكاألمراض،وقديكونذلكبسببالثغراتيف أخريا،وجودثغرات املعارفاملتعلقةمبجموعةمناملسائل،ومنها نطاقاملضاعفاتوالعبءعلىاألمدالطويل .و ً متويليةكربىفيمايتعلقبالوقايةمنحاالتالعدوىاملنقولةباملفصلياتومكافحتها.واليرىاملاحنونعلىالصعيد العاملي،وخاصةعلىمستوىاإلقليم،أنحاالتالعدوىاملنقولةباملفصلياتمثلمحىالضنكوداءالشيكونغونيا ومرضفريوسزيكاومضاعفاهتاتشكلطارئةصحيةعمومية،مبايفذلك،مماقلصبشدةتعبئةاملوارد .وبدونتوافر مجيعتلكالعناصرالبالغةاألمهية،ستظلمعظمجهودالوقايةواملكافحةمهددةبالفشل. .26وهناكحتدياتأخرى كربى أمامجهودالوقايةمناألمراضاملستجدةومكافحتهامنهاالثغراتاجلوهريةيف الرتصدللكشفاملبكرعناألمراض املعارفبعواملاخلطراملتعلقةبسرايةاألمراضاملستجدة،وضعفوتفاوتنظم ُّ ية،وعدمكفايةاالستثماريفأنشطةترصداألمراضواالستجابة واالستجابةهلا،وضعفالقدرةالتشييصيةامليترب ُّ هلا،وتعطُّلخدماتالصحةالعموميةيفاملناطقاملتضررةبالنزاعاتوحاالتالطوارئاألخرى،وييابخطةشاملة كشفه واالستجابة ملقتضياته يف الوقت للتأهب واالس تجابة للوقاية من أي خطر ُمتمل على الصحة العمومية و ُّ املناسب. ول بشدةدون اًبالغاألمهية .والتزالالثغراتيفالنظمالصحةالعموميةحت األمنالصحييفاإلقليمأمر د .27يـُع ُّ استيفاءالقدراتاألساسيةالالزمةيفجمالالصحةالعموميةمبوجباللوائحالصحيةالدولية(.)2005وعلىالريم منااللتزامالسياسيعلىمستوىبلداناإلقليم،التزالنظمالصحةالعموميةيفكثريمنالبلدانتفتقرإىلالقدرات يزجهودالرتصدواالستجابةملكافحةحاالتالعدوىاملستجدة. واملواردالالزمةلتعز ُّ .28حتتاجالبلدانإىلتسريعوتريةاجلهوداليتتبذهلاإلقامةنظامصحيمرنواحلفاظعليهمنأجلالكشفعنأي هتديداتحادةعلىالصحةالعموميةواالستجابةهلا.وباإلضافةإىلتكثيفتلكاجلهودوتوسيعنطاقها،جيبأن ة التزام مجيع البلدان التام بالقدرات األساسية الالزمة مبوجب اللوائح تر كز اإلجراءات على األمن الصحي ،خاص ً 6
الموصى بها اإلجراءات َ
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ش م/ل إ/63وثيقة
الصحيةالدولية( .)2005وعلىالريممنأنتقييماتالبلدانالذاتيةقدأظهرتمستوياتمرتفعةإىلحدمامن وفِدتاستجابةًالحتمالوفادةفريوساإليبوال،ثغراتكربىيف تنفيذاللوائح،وجدتبعثاتالتقييمالالحقة،اليتأُ يرا تفيد الوفاء بالتزاماهتا .وينبغي بذل اجلهود املتضافرة للتغلب على تلك الثغرات ،واليت البلدان اليت رفعت تقار ً تتضمنييابهياكلالتنسيقالتنفيذي،ومراكزعملياتالطوارئ،ورصدالتحدياتالصحيةاحلادةيفحينها.ولقد حدد املكتب اإلقليمي خطوات معينة يلزم على البلدان اُتاذها ،ويقدم يف الوقت نفسه املساعدة التقنية وبناء اتدعمالاللتزامالتامباللوائحالصحيةالدولية. القدر ً
.29وبالنظر إىل التهديدات الوشيكة أمام الصحة العمومية والتحديات اليت تفرضها محى الضنك/محى الضنك يكااليتاندلعتمؤخرايفاألمريكتنيوانتشرتخارجهما،فهناكحاجةملحةإىلتكثيفجهود الوخيمةوفاشيةز ً التأهب واالستجابة يف اإلقليم وتوسيع نطاقها ،بوسائل منها قيام البلدان املتضررة باإلبالغ عن حاالت اإلصابة البشريةبصفةسنوية .ويتطلبذلكزيادةاجلهودوتضافرهامنجانبكافةاجلهاتاملعنيةذاتاملصلحة،مبافيها كاءيفجمالالتنميةواجملتمعاملدينواجملتمعاتاحمللية.وستواصلمنظمةالصحةالعامليةتوجيهوتنسيق احلكوماتوالشر تلك اجلهود والتدابري ،وتقدمي الدعم التقين واإلرشاد للبلدان ،وحتديد األولويات ومراجعة االسرتاتيجيات اخلاصة كتهم،وتكثيفتعبئةاملواردعلىاملستوياتكافة كاءوزيادةمشار باملرحلةالتاليةمناالستجابة،وتوسيعقاعدة الشر للتصديحلمىالضنك/محىالضنكالوخيمة،وعدوىفريوسزيكا،ويريهامناألمراضالفريوسيةاملنقولةعنطريق املفصليات. .30وهناكأولويةأخرىتتمثليفمواصلةتقييماخلطرالعامليوالتيفيفمنوطأةاألخطارالصحيةاملرتبطةبسراية ـمسبِّبملتالزمةالشرقاألوسطالتنفسيةوفريوسأنفلونزاالطيور H5N1 وانتشارالعدوىبكلمنفريوسكوروناال ُ يقحتسنيتدابريالتأهب يفاإلقليم .كماجيباحلفاظعلىاحلذروالتيقظعلىمستوىالصحةالعموميةعنطر ُّ اميةإىلالكشفمبكراعنأيعالمةتدلعلىأنكالالفريوسنيقدأصبحاأكثركفاءةيف الرتصدواالستعدادالر و ُّ ً ليةعلىحد سواءمنأجلسد ٍّ االنتقالمنشيصآلخر.وينبغيعلىوجهعاجلتكثيفاجلهودالوطنيةوالدو يؤدي إىل حتسني استجابة الصحة العمومية واحتواء األخطار املرتبطة هبذين الثغرات احلالية يف املعارف ،وهو ما ِّ الفريوسني. عوتريةماتبذلهمنجهود ويتعنيعلىكلالبلدان،يفإطارمسؤولياهتااجلماعيةحلمايةالصحةالعاملية،أنتُسر َّ .31 متواصلةلبناءنظامصحيعموميقادرعلىالوقايةبكفاءةمنأيخط ٍ رقبلأنيصبحطارئةعاملية،والكشفعن محايةأمنالصحةالعموميةمنخاللالتأهب و ِّيلهبسرعة،واستمرارهذاالنظامواحلفاظعليه . هذااخلطروالتصد ُّ واالستعداد واالستجابة والتعايف مهمة حيوية ينبغي احلفاظ عليها يف كل األوقات وعلى مجيع املستويات .وتظل اللوائحالصحيةالدوليةهياحملركالرئيسيللجهودالوطنيةوالدوليةمنأجلتعزيزاألمنالصحيوطنياًوعامليًا. الرتصد .32وستواصل منظمة الصحة العاملية دعم البلدان اليت تواجه مستويات عالية من املياطر يف جماالت ُّ كا مناملكتباإلقليميملاتواجهه والكشفاملبكرعنفاشياتاألمراضاملعديةاملستجد ةواالستجابةهلا .وإدرا ً ارئاملعقدة،فإنهسيعملعلىإعدادخططتأهب جهودالوقايةواملكافحةمنتعقيدات،خاصةيفحاالتالطو ُّ استنادا إىل عملية تقييم شاملة للمياطر وحتديد مناطق البؤرات واستجابة شاملة ومتكاملة لألمراض الوبائية، ً الساخنة.
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Regional Committee for the Eastern Mediterranean Sixty-third session Provisional agenda item 3(c)
EM/RC63/INF.DOC 2 Rev.2 September 2016
Progress report on emerging and re-emerging diseases including dengue
and dengue haemorrhagic fever Introduction 1. Countries in the Eastern Mediterranean Region continue to be hotspots for emerging and reemerging infectious diseases. Outbreaks of such diseases have a significant impact on health and economic development in the Region. At least 11 of the 22 countries in the Region have reported epidemics of emerging infectious diseases over the past 10 years with the potential for global spread. These epidemic threats remain potentially devastating to development in the Region, through decreased productivity, avoidable medical costs, loss of revenues from tourism and travel, negative incentive for investment, and loss of economic opportunities for people. International travel to and from the Region and the varying levels of capacity to early detect and diagnose an unknown pathogen remain significant risk factors for rapid international spread once such infections or diseases emerge in the Region. The need to prevent, detect and respond to any infectious disease that poses a persistent threat to global health security remains a national, regional and international priority. 2. The principal risk factors contributing to the emergence and rapid spread of epidemic diseases in the Region include acute and protracted humanitarian emergencies resulting in fragile health systems, increased population mobility (travel and displacement), rapid urbanization, climate change, weak surveillance and limited laboratory diagnostic capacity, and increased human–animal interaction. The complex humanitarian emergencies and protracted conflicts have had a profound impact on the already fragile health systems in many countries in the Region, making the disease control and elimination efforts extremely difficult and challenging. 3. Political instability and civil conflict pose threats to the progress being made in the prevention and control of infectious diseases and provide opportunities for emerging health threats to evolve, without heed to political boundaries. 4. In 2011 the Regional Committee for the Eastern Mediterranean discussed dengue and dengue haemorrhagic fever and issued resolution EM/RC58/R.4 in which it requested the Regional Director to report to the Regional Committee periodically on the progress made in control of dengue and dengue haemorrhagic fever in the Region. Situation update
5. Over the past decade, countries of the Region have faced repeated outbreaks from emerging infectious diseases with the potential to cause a global health emergency. Major infectious disease outbreaks that were detected, investigated and rapidly contained over the past five years include yellow fever in Sudan (2012), Middle East respiratory syndrome in Bahrain, Oman. Oatar, Saudi Arabia, United Arab Emirates and Yemen (2013–2015), cholera in Iraq (2015), avian influenza A (H5N1) infection in Egypt, and dengue fever in Yemen, Sudan and Pakistan (2012–2015). Timely and effective public health response efforts helped avert major international health emergencies from these outbreaks. 6. Dengue and severe dengue fever cases, the most widespread mosquito-borne infection in humans, remain an emerging public health problem in the countries of the Eastern Mediterranean Region. Countries, especially those on the Red Sea rim, frequently report sporadic cases to explosive 1
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outbreaks of dengue fever during high transmission season. At least 8 of the 22 countries in the Region are endemic for dengue with a high abundance of competent vectors such as Aedes mosquitoes. While outbreaks of dengue and severe dengue fever were reported in the past from Egypt (2015), Pakistan (2011 and 2014), Sudan and Yemen (2012–2015), Oman (2014 and 2015) has reported imported cases only while both Djibouti, Somalia have reported sporadic cases signifying presence of competent vectors in these countries with the risk of local transmission. The principal risk factors for dengue and severe dengue cases transmission in the Region include increased urbanization, uncontrolled population growth in urban and peri-urban areas, unprecedented increase in travel by air as well as poor vector control intervention. 7. As of June 2016, none of the countries in the Eastern Mediterranean Region has reported Zika virus infection but the risk remains considerable. The potential for the current outbreak to spread beyond the Region of the Americas is a concern, as it was shown recently that the Zika strain responsible for the outbreak in Cabo Verde was most likely imported from Brazil. The risk of local transmission following introduction of the virus poses further concern. This risk is highest in eight countries, Djibouti, Egypt, Oman, Pakistan, Saudi Arabia, Somalia, Sudan and Yemen, where Aedes aegpti mosquitoes exist. Furthermore, the invasive mosquito Aedes albopictus, another vector of mosquito-borne disease, is spreading in the Region and has been recently reported in the Islamic Republic of Iran, Lebanon, Palestine and Syrian Arab Republic. The density of Aedes mosquitoes usually peaks during the summer months and also during the rainy season, when water is temporarily stored in household containers, especially in water-insecure urban areas. Temperature plays a role in adult vector survival, viral replication and infective period. Global climate change may favour the geographic expansion of the Aedes mosquito distribution in the Region and thus the risk of spread of Zika virus and other arboviral infections. 8. Chikungunya, another mosquito-borne disease, is prevalent in Yemen, Sudan and Somalia. Yemen faced two major outbreaks in 2011 and 2012, and sporadic cases have been reported from Sudan and recently from Somalia. Owing to reactivity with other arboviral diseases and similarity in presenting symptoms at the initial stage of disease manifestation, diagnosis of chikungunya remains a challenge in the countries where dengue virus is endemic or concurrently circulating. 9. Sudan remains the only country in the Region with reports of major outbreaks of yellow fever, another mosquito-borne disease with haemorrhagic manifestations. In both 2012 and 2013, the country reported an outbreak of yellow fever with high morbidity and mortality. In Somalia and Djibouti, Serological studies show evidence of circulation of yellow fever in Djibouti and Somalia. 10. The emergence of Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV) in the Region and its continuing transmission since 2012 currently poses one of the biggest threats to global health security. Following its identification, cases have continued to increase over the past three years and hundreds of human infections have been reported globally, of which approximately 36% were fatal. The majority of cases (over 85%) reported to date have been from the countries of the Region, notably from Saudi Arabia (more than 95% of cases), Jordan, Kuwait, Oman, Qatar and the United Arab Emirates. Laboratory-confirmed human infections with history of travel to one of these countries have also been reported from other countries including Egypt, Islamic Republic of Iran, Lebanon, Tunisia and Yemen, bringing the total number of countries reporting laboratory-confirmed cases of MERSCoV to 11 out of 22 in the Region. 11. Cholera re-emerged in the Region in 2015. Afghanistan, Pakistan and Somalia, the three most cholera endemic countries in the Region, continue to report sporadic cases. Imported cases of cholera were reported in 2015 from Bahrain, Islamic of Iran Kuwait Lebanon, Oman and Qatar. An outbreak was reported from Iraq after a gap of nearly 3 years. The outbreak threatened to spill over to other countries owing to frequent cross-border movement between Iraq and other neighbouring countries affected by conflict. Available surveillance data show that nine of the 22 countries in the Region are
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endemic for cholera, which is linked to insufficient water supply, sanitation, poor hygiene and food safety. Given the worsening humanitarian and security situation in the Region, the potential risk of cholera is heightened especially countries hosting a high number of refugees and displaced populations. 12. Crimean–Congo haemorrhagic fever (CCHF), a tick-borne viral infection, continues to cause human infections in the endemic belt of the Region that includes Pakistan, Afghanistan and the Islamic Republic of Iran. In recent years the CCHF virus has been found in Oman, which is a sign that this emerging virus may spread to other non-endemic countries where the animal reservoir of the virus remains unknown. Trade in animals and animal skins within Pakistan, and between Afghanistan, Islamic Republic of Iran and Pakistan, is thought to play a major role in the spread of CCHF among people who handle animals or their skins, slaughter infected animals and come into close contact with ticks or CCHF patients. 13. Influenza causes significant public health problem together with social and economic impact in the region. Acute respiratory infections are the most common causes for clinic visits and the leading causes of morbidity among children and adults in the region, and this has the potential to overwhelm primary and secondary health care services. Over the past 5 years, a seasonal surge of influenza caused by influenza A (H1N1) pdm09 was reported from Egypt, Islamic Republic of Iran, Iraq, Jordan, Kuwait, Libya and Tunisia. Egypt is the only country in the Region that is continuing to report human infections caused by avian influenza A (H5N1). The country, currently, has the highest number of human infections caused by avian influenza A (H5N1) globally and second-highest mortality among all countries affected by H5N1 globally. Despite the unprecedented surge in human cases in Egypt, it does not appear that the risk of an H5N1 pandemic has changed appreciably. The transmission pattern of influenza H5N1 in Egypt appears to remain predominantly the same despite the upsurge. Egypt, last year, also reported two human infections caused by influenza A (H9N2) which are enzootic in poultry populations in parts of the Region. Progress to date 14. WHO continues to provide strategic, operational and technical support to the countries in the Region for detection, risk assessment and rapid response to emerging infectious diseases and to prevent international spread of these infections. 15. In the areas with dengue and severe dengue cases, a strategy for surveillance, outbreak response, social mobilization and vector control has been rolled out following a subregional meeting held in 2012 on the control of dengue fever in the Red Sea rim. Additionally, the Regional Office deployed staff and international experts to contain outbreaks of dengue/severe dengue in Pakistan during 2012 and 2014, Sudan during 2013 and 2015 and in Yemen during 2012, 2013 and in 2015. WHO also supported training for participants from Djibouti, Saudi Arabia, Somalia, Sudan and Yemen in the areas of epidemiological surveillance, entomological surveillance and laboratory diagnosis at the Environmental Health Institute of Singapore, which is a WHO collaborating centre for reference and research of arbovirus and its associated vectors. 16. On 1 February 2016 WHO declared a public health emergency of international concern with regard to clusters of microcephaly and neurological disorders potentially associated with Zika virus. The Regional Office conducted three rounds of emergency meetings convening all Member States and key partner agencies with a view to enhancing preparedness and readiness measures across the Region. The meeting resulted in a regional Zika preparedness plan with a set of recommended actions to strengthen surveillance and response to early detect any imported case of Zika virus infection and rapidly contain local transmission. A range of integrated activities covering prevention, surveillance and control interventions for Aedes mosquitoes have been initiated in the endemic belt of the Region with high abundance of competent vectors.
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17. Sudan launched its first ever yellow fever mass preventive vaccination campaigns in December 2014 vaccinating close to 7.5 million people aged between 9 months and 60 years in seven high risk states in the country. The vaccination campaign was preceded by a risk assessment combining a serological prevalence survey and entomological studies conducted in 2012–2013 covering four ecological zones. Based on the findings of this risk assessment the areas with active circulation of yellow fever virus were targeted for preventive vaccination campaigns with a view to eliminating the risk of yellow fever in Sudan. 18. Since the emergence of MERS-CoV, WHO has worked closely with the affected Member States in three main areas: improving public health preparedness; outbreak response; and addressing critical knowledge gaps to better understand the epidemiology and transmission patterns of the disease caused by the virus. In order to improve detection and response capacity for this novel virus, surveillance efforts were intensified across all countries in the Region through training front-line health care workers on surveillance, field investigation, infection prevention and control and laboratory diagnostics, as well as through sharing best practice guidance. WHO led technical missions to several countries reporting cases (Islamic Republic of Iran, Jordan, Qatar, Saudi Arabia, Tunisia, United Arab Emirates), to conduct field investigation and also to advise on appropriate public health measures. In the area of addressing critical knowledge gaps, WHO has convened four international scientific meetings on MERS-CoV so far. These meetings have shaped the public health research agenda for MERS-CoV by identifying critical knowledge gaps. WHO is working closely with the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) and the World Organisation for Animal Health (OIE) as well as other international health agencies to come up with an appropriate research agenda for both animal and human health to bridge these critical gaps. 19. A strategic framework for cholera preparedness and response has been developed to guide Member States in developing country-specific preparedness and response plans. Efforts to strengthen the epidemic response capacity included enhancing disease surveillance, improving case management through training of health workers and provision of medical supplies, and deployment of experts to support health authorities and partners. Regional efforts to control and prevent cholera outbreaks entered a new era following the implementation of the first mass vaccination campaign with oral cholera vaccine from the global stockpile in response to the outbreak in Iraq. 20. In view of the threat of importation of Ebola virus disease, the Regional Committee in resolution EM/RC61/R.2 (2014) urged Member States to undertake a comprehensive assessment of their capacity to deal with a potential importation, in order to identify and address the main gaps. At the request of Member States, WHO conducted assessments in 20 countries. Based on results of the assessments, a 90-day action plan was drawn up and implemented between March and May 2015 to address the critical gaps identified in the areas of prevention, detection and response to the threat of Ebola virus disease importation. 21. Surveillance systems for influenza-like illness and severe acute respiratory infections were established in 16 countries in the Region to build local capacity for early detection, recognition and response to any novel influenza virus with pandemic potential. A total of 16 national influenza centres have been established in the Region for influenza virus isolation, sequencing and antiviral resistance testing. In addition, the Pandemic Influenza Preparedness Framework, a unique public–private partnership initiative, was rolled out in 7 middle-income and low-income countries with a view to strengthening capacities for detection and response to influenza with pandemic potential and increasing access to vaccines and other pandemic-related supplies. 22. In view of the geographic expansion of Crimean–Congo haemorrhagic fever, the Regional Office is scaling up efforts aimed at the prevention and control of human infections, particularly in the areas of surveillance for early detection of human cases, therapeutic options and tick control.
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23. A regional network for experts and technical institutions has been established to facilitate support for international outbreak response in response to the growing frequency, duration and scale of disease outbreaks in the Region. In October 2014 the 61st Session of the Regional Committee adopted a resolution (EM/RC61/R.1) calling for the development of national cadre of emergency management experts and the creation of a regional surge roster of experts for rapid deployment in emergencies. Challenges 24. More countries in the Region are currently experiencing protracted and persistent humanitarian emergencies, with over 56 million people currently affected. These internally displaced persons, refugees and surrounding host communities are at high risk of the potential outbreaks from infectious diseases. Epidemic threats are often exacerbated in such situations, owing to fragile public health systems and weakened or fragmented surveillance and threat detection capacities. 25. Regional preparedness and control efforts for dengue/severe dengue fever and other arboviral infections such as chikungunya and yellow fever face major challenges. First, the vector surveillance capacity of countries in the endemic belt of these mosquito-borne arboviral infections remains critically poor. Second, arboviral diseases, because of their complex nature, require multidisciplinary and intersectoral collaboration and an integrated vector management approach involving different sectors and communities. Third, risk perception of these infections is low, which may be the result of knowledge gaps on a range of issues including the spectrum of complications and long-term burden. Finally, significant funding gaps exist for the prevention and control of arboviral infections. Globally and particularly in the Region, donors do not see arboviral infections such as dengue, chikungunya and Zika virus infection and their complications as a public health emergency, which has severely limited the mobilization of resources. Without all of these critical elements in place, most prevention and control efforts will remain unsuccessful. 26. Other major challenges in prevention and control efforts for emerging diseases include knowledge gaps on the risk factors for transmission of emerging infections, weak and variable surveillance systems for early detection and response, limited laboratory diagnotic capacity, insufficient investment in disease surveillance and response activities, disruption of public health services in areas affected by conflict and other emergencies and absence of a comprehensive and inclusive preparedness and response plan to prevent, detect and timely respond to any event of potential public health concern. 27. Health security in the Region is a critical concern. Fulfillment of the core public health capacities required under the International Health Regulations (2005 remains severely compromised owing to critical gaps in public health systems. Despite the political commitment among countries in the Region, some countries still lack the public health capacity and resources required to strengthen their surveillance and response efforts for control of emerging infections. Recommended actions
28. Accelerated efforts are needed by countries to build and maintain a resilient public health system for detection and response to all acute public health threats. In addition to scaling up such efforts, actions must be focused on health security, namely, full compliance by all countries with the core capacities required under the IHR (2005). Although country self-assessments indicated fairly high levels of implementation of the Regulations, subsequent assessment missions in response to potential importation of Ebola found many critical gaps in countries that reported having met their obligations. These gaps, such as the absence of operational coordination structures, emergency operating centres and real-time monitoring of acute health threats, need to be bridged through a concerted effort. The Regional Office has defined specific steps countries must take and is providing technical assistance and capacity building to support full IHR (2005) compliance. 5
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29. In view of the imminent public health threat and challenges caused by dengue/severe dengue and the recent Zika outbreak spreading in the Americas and beyond, there is an urgent need to step up preparedness and response efforts in the Region including reporting of human cases on an annual basis by affected countries. This requires intensified and concerted actions by all stakeholders, including governments, development partners, civil society and communities. WHO will to continue leading and coordinating these efforts and actions, providing technical support and guidance to countries, identifying priorities and revising strategies for the next phase of response, convening and engaging a broader range of partners, and intensifying resource mobilization at all levels to address dengue/severe dengue fever, Zika virus infection and other arboviral diseases. 30. Another priority is to continue to assess the global risk and mitigate the health threats associated with transmission and spread of both MERS-CoV and H5N1 infections in the Region. Public health vigilance must be maintained through better preparedness, surveillance and readiness measures to detect early any signal that either of these two viruses has become more efficient in spreading from person to person. Both national and international efforts should be intensified urgently in order to fill the current gaps in knowledge, so as to improve the public health response and contain the threats associated with these viruses. 31. As part of the collective responsibility to protect global health, all countries need to accelerate their ongoing efforts to build, maintain and sustain a public health system that is able to effectively prevent, detect and rapidly respond to any health threat before it becomes an international emergency. Protecting public health security through preparedness, readiness, response and recovery is a critical undertaking and must be maintained at all times and all levels. The IHR (2005) remains the key driver in national and international efforts to strengthen national and global health security. 32. WHO will continue to support the high-risk countries in the areas of surveillance, early detection and response to emerging infectious disease outbreaks. In recognition of the complexity of prevention and control efforts for emerging diseases, especially in complex emergency situations, the Regional Office will develop comprehensive and integrated preparedness and response plans for epidemic diseases based on a comprehensive risk assessment and mapping of hotspot areas.
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