ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE Rapport Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikalé, Province du Nord Kivu République Démocratique du Congo Moniteurs externes Dr François BANYOMBO, Chef d’Equipe M. René Richard YAMA Moniteurs internes : Dr MUTEBA KOLONGO Dr SIMUNA GODE KUYANGISA Dr ESSUMBU BOLONDA M. PUETA KINKELA Juin 2010 Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 TABLE DES MATIERES Sigles et Abréviations Remerciements Résumé opérationnel Introduction Méthodologie Objectifs du monitorage Echantillonnage Composition des équipes Collecte des données Analyse des données Chronogramme du monitorage Résultats du monitorage Participation et appropriation communautaire Approvisionnement en Mectizan, Collection et Distribution Couverture Travail des distributeurs communautaires Education Sanitaire, Mobilisation et Sensibilisation Formation, Monitorage et Supervision Intégration Questions du Genre et Groupes Minoritaires Partenariat avec les ONGD, OCB, Sous-Comités ou Sous-Districts Sanitaires Contribution en ressources (financières et autres) par les partenaires Conclusion Recommandations Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Sigles et abréviations APOC : Programme Africain de Lutte Contre l’Onchocercose CG : Couverture Géographique CT : Couverture Thérapeutique DC : Distributeur Communautaire ESG : Effets Secondaires Graves ESPM : Education, Sensibilisation, Plaidoyer et Mobilisation GTNO : Groupe de Travail National sur l’Onchocercose IT : Infirmier Titulaire MCZS : Médecin Chef de la Zone de Santé MIP : Médecin Inspecteur Provincial MPI : Monitorage Participatif Indépendant OCB : Organisation à Base Communautaire OMS : Organisation Mondiale de la Santé ONGD : Organisation Non Gouvernementale de Développement PNLO : Programme National de Lutte contre l’Onchocercose RECO : Relais Communautaires RDC : République Démocratique du Congo TDR : Termes De Référence TIDC : Traitement par l’Ivermectine sous Directives Communautaires Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Remerciements Nous voudrions adresser tous nos sincères remerciements à Madame la Directrice du Programme Africain de lutte contre l’Onchocercose (APOC). Ces remerciements vont également à l’endroit du Management d’APOC pour nous avoir choisi afin de réaliser ce monitorage participatif. Nous tenons à remercier le Bureau de la Représentation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Kinshasa, République Démocratique du Congo (RDC) et le Sous Bureau de l’OMS à Goma pour avoir facilité l’exécution de cette importante mission. Nos remerciements vont aussi à l’endroit des autorités du Ministère de la Santé de la RDC pour toute l’attention qu’elles ont accordée à l’équipe de monitorage du projet TIDC de Masisi-Walikalé. Ce qui a facilité la collaboration avec toutes les autorités sanitaires locales. Que les Chefs de villages, le personnel des zones de santé de Masisi et Minova, les Distributeurs Communautaires (Relais Communautaires), les guides locaux et toute la population de Nord et Sud Kivu reçoivent ici l’expression de nos sentiments de profond respect. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Résumé opérationnel La République Démocratique du Congo est l’un des 23 pays africains endémiques de l’onchocercose qui constitue un problème majeur de santé publique. L’exercice de Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikalé s’est déroulé du 12 au 20 Juin 2010 dans les zones de santé de Masisi et Minova, situées respectivement dans le Nord et le Sud Kivu en République Démocratique du Congo. Le but de cet exercice est d’évaluer le niveau de mise en œuvre de ce projet. Le premier cycle de distribution d’Ivermectine dans ces deux zones a eu lieu vers la fin de 2009 et au début de 2010, alors que le TIDC a été introduit dans ces localités en 2007. L’échantillon d’étude était constitué de 30 communautés dont 15 à Masisi et 15 à Minova, réparties sur 6 aires de santé. Au total, 6 instruments de collecte des données ont été appliqués respectivement aux leaders communautaires, distributeurs communautaires, agents de santé de première ligne et aux ménages. Des guides ont été utilisés pour l’organisation des réunions communautaires et des focus group. Après analyse des données collectées sur le terrain, l’équipe de MPI a fait des constats (forces et faiblesses) qui sont résumés comme suit : Les moniteurs ont noté avec satisfaction l’existence des relais communautaires dans toutes les communautés visitées et une forte adhésion de celles-ci au traitement à l’Ivermectine. Elles ont bien apprécié l’effet bénéfique de ce médicament sur leur état de santé. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Cependant, le Projet TIDC de Masisi-Walikalé, bien que structuré, connait des difficultés énormes à tous les niveaux pour sa mise en œuvre. Ce projet est caractérisé par le manque ou l’insuffisance d’informations de la quasi-totalité des communautés sur leurs responsabilités concernant le programme de TIDC. Les équipes cadres des zones et aires de santé n’observent pas les directives d’APOC. Par ailleurs, les médicaments sont très mal distribués, parce que les DC sont très mal formés. Le MPI a aussi relevé que la mise en œuvre de ce projet reste tributaire du financement externe, notamment d’APOC. En somme, le Projet TIDC de Masisi-Walikalé, tel qu’il fonctionne, ne pourra être ni viable ni durable si des mesures correctrices ne sont pas prises dans les meilleurs délais. A cet effet, des recommandations ont été formulées et adressées aux différents niveaux en vue du renforcement des capacités des agents de santé et des distributeurs communautaires (DC). Deux réunions de restitution a été organisée à Goma et à Kinshasa pour partager avec les différents acteurs les principaux résultats obtenus. Le leadership, comme dans beaucoup d’autres zones, doit être restitué à la communauté. Introduction Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 En RDC, il y’a 11 province s endémiques. Près de 27.000.000 d’habitants, soit 39% de la population totale (estimée à 70.000.000 d’habitants en 2009) sont exposées à l’onchocercose. Cette maladie y constitue un réel problème de santé publique. Le Gouvernement de la RDC avec l’appui du principal partenaire qu’est l’OMS/APOC a progressivement installé 20 projets TIDC parmi lesquels celui de Masisi Walikale. La philosophie du TIDC traduit l’implication d’un partenariat actif établi entre les communautés endémiques, le Gouvernement et les autres partenaires. Le TIDC est une stratégie dont l’objectif est de mettre en place un système durable de distribution de l’ivermectine dans les communautés endémiques. Fort de cela, l’APOC a mis en œuvre des outils de monitorage afin de déterminer le niveau d’avancement du processus de mise en œuvre du TIDC dans les communautés. Le Projet TIDC de Masisi-Walikalé est constitué de quatre zones de santé : Masisi, Walikalé, Minova et Pinga. Mais, seulement deux zones, notamment Masisi et Minova ont reçu la visite de l’équipe de Monitorage Participatif Indépendant. Elles font partie des 24 zones de santé fonctionnelles sur les 34 prévues dans la Province du Nord Kivu. Le site du projet compte 1 300 communautés dont 697 ont réellement démarré le TIDC à ce jour. Ces deux zones de santé comptent au total 558.076 habitants dont 347.070 habitants pour Masisi et 211.076 habitants pour Minova, (estimation faite en 2007). Certains cours d’eau traversent les zones de santé. Ils appartiennent tous au bassin du fleuve Congo et ne sont pas poissonneux pour la plupart. Facteurs environnementaux et/ou comportementaux à impact sur la santé de la population. On peut noter, entre autres, la faible couverture en eau potable (26%) Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 occasionnant une prévalence élevée des maladies hydriques, dans certaines localités, interdiction est faite aux femmes enceintes d’accoucher à la maternité car une femme digne est celle qui est capable d’accoucher d’elle-même à la maison, la population recourt fréquemment à l’automédication, la consommation excessive d'alcool due à la coutume, la polygamie avec ses multiples conséquences sociales : insuffisance dans la prise en charge des enfants nés (malnutrition, absence de scolarisation…) La première distribution de l’Ivermectine a été effectuée dans ces zones en 2009, c'est-à-dire quelques années plus tard après la formation qui avait eu lieu en 2007. Les couvertures géographique et thérapeutique tournent respectivement autour de 60% et 20%. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Carte de localisation de Masisi Carte de localisation de Minova Sources : Plans de développement de ces localités, 2007 Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Termes de référence du Monitorage Participatif Indépendant de Masisi Walikale Objectif général ● Déterminer le niveau de mise en œuvre du TIDC dans les communautés de Masisi Walikale. Objectifs spécifiques Les objectifs spécifiques qui ont guidé ce monitorage sont les suivants : ● Déterminer le niveau d’appropriation du PNLO par les communautés ● Vérifier la bonne application de la stratégie TIDC dans le site du projet ● Vérifier le degré d’intégration des activités TIDC dans le système de santé ● Déterminer le niveau d’implication des femmes dans le processus de mise en œuvre du TIDC ● Vérifier la concordance des résultats de traitements obtenus au cours des campagnes de distribution. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Méthodologie Dans cette rubrique, il apparaît est nécessaire de présenter l’échantillonnage de ce monitorage, de procéder à la sélection des villages, X de présenter les instruments de collecte des données, de relever les limites de cette étude et d’analyser les données collectées. Echantillonnage Comme indiqué plus haut, le Projet TIDC de Masisi-Walikalé concerne quatre (4) zones de santé : Masisi, Walikalé, Minova et Pinga. De ces quatre zones, deux seulement ont été visitées pour le monitorage participatif indépendant. Il s’agit de Masisi et Minova. La raison de ce choix est simple. Les projets TIDC de Walikale et de Pinga ne répondent pas aux critères de choix. Pour ce monitorage, un échantillonnage au hasard et intentionnel des zones de santé, des aires de santé et des communautés a été déterminé. L’équipe des moniteurs a tenu compte des recommandations du guide dans la détermination de l’échantillon. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Ainsi, 2 zones de santé, 6 aires de santé, 30 communautés, 300 ménages (à raison de 10 ménages par communauté visitée) ont été choisis. Sélection des villages Le monitorage s’est déroulé dans la Province du Nord Kivu (Masisi) et du Sud Kivu (Minova). Dans chaque zone de santé choisie, 3 aires de santé ont été tirées au hasard. Dans chaque aire de santé, 5 communautés ont été sélectionnées aussi au hasard. Ce qui donne, au total, 15 villages par zone de santé. Pour les deux zones de santé sélectionnées pour ce monitorage, l’équipe a sélectionné 30 villages, conformément aux instructions contenues dans le guide. Pour le choix des communautés, le tirage d’un premier village de façon aléatoire à partir de la liste des communautés a été effectué. Sur cette base, la technique de pas de sondage a été adoptée pour sélectionner les villages. C’est cette démarche qui a été appliquée pour obtenir la liste des aires de santé et des villages pour ce monitorage comme le tableau ci-dessous l’indique. Tableau de répartition des villages/communautés Province Zone de Santé Aire de Santé Villages Province du Nord Kivu Masisi Kitsulé Bihito 1 Bihito 2 Kalinga Katale Kitsule Loashi Mukohwa Loashi Lwa Bonde Mulamba Plantation Ngesha Masisi Birere Mutiri Camp Saio Mont Ngahewa Neele Nzele Province Zone de Santé Aire de Santé Villages Province du Sud Kivu Minova Bulenga Kagarama Bulenga Butumba Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Tshondo Kadjedje Kalungu Katolo Bihirigisi Av. CEBCA Bazoka 1 Bazoka 2 Minova Av. Poste Bundondo Bigilimana Kalere Kabuye Après le choix des villages, les ménages ont été sélectionnés sur la base de la technique de pas de sondage. Tout ceci a été fait après le décompte du nombre des ménages et le tri du premier ménage au hasard. Au total, 300 ménages ont été sélectionnés pour cet exercice de monitorage. Instruments Les membres de l’équipe de MPI ont utilisé sept instruments élaborés par le Management d’APOC pour la collecte des données sur le terrain. Il s’agit des outils suivants : ■ Interview de l’Informateur Clé. Il s’agit du chef de village ou de son représentant. Souvent, le chef de village s’est fait assisté par un notable ou c’est le notable qui a répondu à toutes les questions. Cet interview a concerné 30 chefs de village. ■ Interview approfondi des Distributeurs Communautaires. Le monitorage s’est déroulé pendant la saison pluvieuse. La plupart des DC étaient n’étaient pas disponibles pour les interviews. Souvent, un ou deux DC étaient interrogés dans chaque village. A la fin de chaque interview, les moniteurs ont demandé à voir les outils dont ils se sont servis pour les activités de la distribution (bâton de mesure, registres et reste des médicaments). ■ Fiche d’enquête Ménage. Elle a été appliquée à trente (30) ménages choisis au hasard dans les 30 villages sélectionnés pour ce monitorage à raison de 10 ménages par village. Les noms des différents membres de chaque ménage ont été relevés pour faciliter les interviews. Des femmes, des enfants éligibles et des hommes ont été soumis à cet exercice. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 ■ Questionnaire d’Interview du Personnel de Santé. Cet instrument a été appliqué à tous les agents de santé qui ont été identifiés sur les sites visités . Au total, 6 agents de santé, qui sont les responsables de 6 aires de santé de la zone du projet ont été interviewés. ■ Guide d’Interview des Politiques/WR. Cet interview a été réalisé à Kinshasa avec la Direction de la lutte contre la maladie. ■ Guide de discussion de groupe. Nous avons choisi intentionnellement 6 villages pour les séances de discussion de groupe. Le choix a porté sur 3 villages dans chaque zone de santé. Un village a été retenu pour des discussions avec un groupe de minorité. Il s’est agit principalement des personnes qui sont venues s’installer dans le village à cause de la guerre dans la région des grands lacs. La taille maximale de chaque groupe de discussion était de 8 à 10 personnes. Chaque séance a durée environ une heure de temps. ■ Guide pour les réunions communautaires. Organisées dans 4 villages choisis intentionnellement, les réunions communautaires ont rassemblé différentes couches sociales pour permettre à chaque catégorie sociale de participer au débat et d’émettre des avis. Elles ont regroupé au moins 30 personnes des deux sexes et d’âge différents dans chaque village retenu. Chaque réunion communautaire a duré en moyenne une heure et trente minutes du fait des difficultés de traduction de la langue locale en français. A l’aide de ces instruments, les principales informations sur les indicateurs contenus dans le guide ont été collectées et analysées. Analyse des données Les données quantitatives collectées ont été saisies et analysée à partir du logiciel Epi Data. Les données qualitatives ont été dépouillées manuellement. Autrement dit, les données issues des Discussions de Groupe et des Réunions Communautaires ont été regroupées par thème. L’analyse de contenu de ces données été faite. Difficultés rencontrées Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Un certain nombre de difficultés ont freiné la bonne marche de ce monitorage. Il s’agit principalement des situations suivantes : - Le Sud et le Nord Kivu étant des zones récurrentes de conflits armés, l’équipe n’a pas pu travailler dans certains villages pourtant retenus dans l’échantillonnage ; - Les communautés visitées n’ont pas été informées de la date de l’exercice du monitorage dans leur localité. Ce qui a eu des effets non attendus sur le programme établi ; - Certains sites inaccessibles géographiquement n’ont pas été visités ; RESULTATS DU MONITORAGE Au cours de ce monitorage, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Projet TIDC de Masisi Walikale ont fourni des informations qui servent de réponses aux questions qui leur ont été posées par les moniteurs. Ces réponses sont présentées dans les lignes qui suivent selon les indicateurs prévus à cet effet. 1.0 Participation et appropriation communautaires Proportion et nombre de communautés cibles qui ont choisi la période ou la méthode de traitement. Tableau N° 1 : Choix de la période ou de la méthode de traitement. Différentes réponses Communautés DC Nombre % Nombre % A une réunion de village 1 3,8 1 4,3 Par l’agent de santé 24 92,4 21 91,4 Par le Comité communautaire de santé 0 0 1 4,3 Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Autres 1 3,8 0 0 Total 26 100% 23 100% L’examen de ce tableau montre que sur les 26 communautés interviewées, 24 soit 92,4% n’ont pas choisi la période ou la méthode de distribution de l’Ivermectine. Ce choix est fait par l’agent de santé. Un habitant du village Bihirigisi a déclaré ceci concernant la responsabilité de la communauté : « les gens ne savent pas d’où vient le médicament. Ils ne savent pas qui distribue ce médicament et comment». Cet habitant précise que « le manque d’information les désoriente ». Dans le village Kagarama, un autre habitant reconnait qu’il n’y a «pas de réunion pour parler du Mectizan ». Cette tendance est confirmée par 21 distributeurs communautaires (DC), soit 91,4%. L’exercice du monitorage dans les sites retenus a révélé que seulement 1 communauté sur 26, soit 3,8% a choisi la période ou la méthode de distribution du Mectizan. Cela signifie que, dans 25 communautés sur 26, l’agent de santé a joué un rôle prépondérant dans ce choix. Dans la plupart des communautés visitées, aucune réunion communautaire n’a été organisée avant la distribution du Mectizan. En conséquence, les informations sur la philosophie du TIDC ne sont pas bien perçues par les agents eux-mêmes et, par ricochet, par les populations. La forte implication des chefs de centre de santé ou des agents de santé dans les prises de décision produit des effets contraires à l’adoption de cette philosophie. Si le choix de la période ou de la méthode de traitement n’est pas fait par les populations, il va de soit que le processus de participation et d’appropriation des mécanismes est très loin d’être mis en marche. Proportion et nombre de communautés cibles où la “communauté” a sélectionné ses propres DDC. Tableau N° 2 : Communautés cibles où la population a sélectionné ses propres DDC. Différentes réponses Communautés DC Nombre % Nombre % A une réunion de village 4 15,4 2 8,7% Par l’agent de santé 20 76,9% 21 87% Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Par le Comité communautaire de santé 0 0% 1 4,3% Autres 2 7,7% 0 0% Total 26 100% 23 100% Il ressort des résultats du monitorage que sur 26 communautés visitées, 4 seulement, soit 15,4 % ont choisi leurs propres DC. En revanche, dans 20 communautés, soit 76% ce sont les agents de santé qui les ont sélectionnés. Les entretiens avec les DC interrogés ont permis de confirmer cette pratique courante dans la région, car 21 DC sur les 23, soit 87% soumis aux interviews ont soutenu cette affirmation. Il y’a une opportunité dans la région. C’est l’existence des relais communautaires. La réalisation des objectifs et de la philosophie du TIDC sur la base des réunions communautaires pourrait aider à mettre en place des mécanismes d’utilisation rationnelle de ces relais. Or, des dispositions ne sont encore prises pour faire de ces relais de véritables DC. Si les relais font les autres activités comme la sensibilisation, force est de reconnaitre qu’ils sont sélectionnés par les agents de santé. Le manque de sensibilisation appropriée, le choix ma fait des DC et l’insuffisance de formation donnée à ces derniers a conduit les populations à développer une perception négative vis-à-vis de ces DC. Lors des réunions communautaires et des interviews, les populations ont exprimé leur mécontentement face aux pratiques de certains DC. Dans le village Bihito II, le mari d’une femme a témoigné : « Ma femme avait pris le médicament et pourtant, elle était en grossesse. Ce médicament a failli la tuer. J’ai couru partout pour chercher du lait afin d’atténuer les effets ». Dans la région, la distribution a été également faite par les chefs du village, à cause des récompenses. Unanimement, les populations ont déclaré qu’elles ne savent pas comment ces distributeurs ont été choisis. Certains membres des communautés visitées vont jusqu’à traiter certains DC de voyous à cause de leurs comportements, « car ce sont des ivrognes ». Un homme du quartier Bijito II a menacé : « s’il n’y a pas d’explication sur ce médicament, on ne le prendra pas ». Une femme du même village de compléter : « Si celui qui distribue vient officiellement, nous l’accepterons ». Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 En conséquence, après la première distribution, de nombreux membres de la communauté n’ont pas pris leurs comprimés. Ils les ont gardés à la maison, en attendant d’y voir un peu plus clair. Il y’a même ceux qui les ont gardés jusqu’aujourd’hui parce que : « ils n’ont pas confiance ». ■ Proportion et nombre de communautés cibles qui enlèvent l’ivermectine du point d’enlèvement/centre de santé. Figure N° 1 : Communautés cibles qui enlèvent l’ivermectine du point d’enlèvement. 7,7 69,2 23,1 Oui Non Ne sait pas L’analyse de la figure ci-dessus révèle que seulement 2 communautés cibles, soit 7,7% sur les 26 visitées procèdent elles-mêmes à l’enlèvement de l’Ivermectine du point de ravitaillement au centre de santé. Cependant, dans 18 communautés, soit 69,2%, ce ne sont pas les communautés cibles qui vont chercher le Mectizan au centre de santé. Par ailleurs, dans 6 autres communautés, les membres de la communauté interviewée, soit 23,1%, ne savent pas qui est chargé de ce travail. 2.0 Approvisionnement en Mectizan, Collection et Distribution Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Tableau N° 3 : Communautés/projets ayant connu des retards d’approvisionnement ou des pénuries d’ivermectine. Acteurs/Membres de la communauté Oui Non Total Nombre % Nombre % Leader communautaire 18 69,2 8 30,8 26 DC 4 17,4 19 82,6 23 IT 4 80 1 20 5 Globalement, le Mectizan était disponible dans les certains centres de santé. Cependant, les interviews ont révélé que 18 communautés sur 26, soit 69,2% ont connu des retards d’approvisionnement ou des pénuries d’ivermectine. Cette situation est également confirmée par les Infirmiers Titulaires et les DC dont respectivement 80% et 17,4% reconnaissent qu’il y’a eu des retards ou des pénuries d’approvisionnement d’ivermectine. Mais, les entretiens approfondis avec les acteurs de la mise en œuvre du TIDC ont révélé que certaines communautés n’ont pas reçu le Mectizan alors qu’elles ont été bien approvisionnées. De ces entretiens, il ressort que ces communautés ont été bien approvisionnées et que les comprimés de Mectizan ont plutôt été vendus aux populations cibles au lieu de les recevoir gratuitement. Lors de entretiens avec certains IT et les membres de la communauté, des contradictions ont été décelées. Par exemple, dans un quartier de la ville de Minova (Avenue Poste), il a été dit que « les 7 avenues ont reçu le Mectizan. Dans chaque Avenue, il y’a des sous-cellules qui ont reçu le médicament ». De même, « la sensibilisation dans les 7 avenues a été faite. Une quantité suffisante de l’ivermectine a été donné aux DC ». Ces déclarations ont été battues en brèche par les membres des communautés. « Aucune sensibilisation n’a été faite sur l’importance du Mectizan ». « Dans les quartiers, on n’a jamais vu du Mectizan ». « Les autres sous-cellules n’ont pas reçu, ni vu du Mectizan ». L’un des IT reconnait que « ça a échoué parce nous avons directement pris des relais communautaires », sans doute, sans les former. Cette déclaration porte à Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 croire que eux-mêmes, ne sont pas très bien informés sur le Mectizan et sur le TIDC. 3.0 Couverture Figure N° 2 : Données sur la couverture 0,6 30,6 19,8 2,6 1,4 27,7 17,3 Absents Refus Enceintes Enfant moins 5 ans Malades Pas informés Autres ■ Proportion et nombre de refus traités deux mois après la distribution Le taux de couverture thérapeutique est d’environ 20%. Les données disponibles relatives à 2 aires de santé dans la zone de santé de Masisi, montrent que, la population totale représente 30. 476 habitants. De ce chiffre, nous avons extrait les personnes traitées qui sont au nombre de 18.142. Les personnes non traites représentent 12.334. Les refus représentent 2288 personnes. Les interviews ont permis de dénombrer 14 personnes, soit 1,4% qui ont refusé de prendre l’ivermectine. Les recherches ont montré qu’aucune de ces personnes n’a été traitée deux mois après la distribution. Les raisons sont multiples : il y’a ceux qui n’ont aucune information précise sur le Mectizan, il y’a ceux qui sont dépendant des Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 alcoolisées, il y’a ceux qui ont peur des effets secondaires parce qu’ils en ont entendu parler. Il y’a enfin un groupe de gens qui vivent sous le poids des croyances Outre les motifs évoqués ci-haut, il faut retenir principalement celui de déficit en information. L’information, non seulement est une stratégie d’action mais elle est aussi la condition de la libération d’une communauté. ■ Proportion et nombre d’absents qui ont été traités plus tard Sur la base de la documentation disponible, comme indiqué ci-dessus, 2452 personnes ont été absentes lors de la dernière distribution. Des interviews, il ressort que soit 27,7% ont été absents lors de la dernière distribution. Il s’agit, aussi bien des femmes enceintes, des enfants de moins de 5 ans, des migrants qui ont connu une période d’absence de longue durée, et des malades qui n’ont pas pris le Mectizan. Le constat est qu’aucun d’entre eux n’a été traité plus tard. L’autre constat, est qu’après les trois jours de distribution, le reste des comprimés de Mectizan est ramené aussitôt au centre ou poste de santé. Ce qui fait que les absents ne peuvent pas être rattrapés. ■ Proportion et nombre de villages à risque traités Figure N° 3 : Proportion et nombre de villages à risque traités Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Villages à risque traités (93,3%) Villages à risque non traités (6,7%) Il ressort de cette figure que 93,3% ont été traités à l’ivermectine. Les 2 villages à risque non traités (6,7%) sont les suivants : Ngesha (Zone de santé de Masisi) et Avenue Poste (Zone de santé de Minova). ■ Proportion et nombre de personnes âgées de 5 ans et plus qui ont reçu de l’ivermectine En référence aux documents cités plus haut, il apparait que Kitsule et Loashi totalisent 24.651 personnes de plus de 5 ans. De ce chiffre, il faut déduire les personnes qui ont été effectivement traitées. Elles représentent 6509 qui ont reçu le Mectizan. Ces résultats reflètent globalement le travail qui a été fait lors de la première distribution dont la couverture géographique tourne autour de 60% et la couverture thérapeutique avoisine 20%. 4.0 Travail des DDC Proportion et nombre de communautés où les DDC ont été changés par la communauté après le traitement Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 La première distribution du Mectizan effectuée par le Projet TIDC de Masisi Walikale a eu lieu en 2009-2010, alors que ce Projet a été introduit dans la zone enquêtée en 2007. Depuis lors, il n’y a pas eu une seconde distribution devant permettre une bonne appréciation de ces activités. Néanmoins, sur la base des données existantes, il ressort qu’aucune communauté n’a changé de DC après le premier passage. Proportion et nombre de DDC ayant des outils de mesure de la taille Tableau N° 4 : Proportion et nombre de DDC ayant des outils de mesure de la taille Réponses Effectif Pourcentage Oui 22 95,7 Non 1 4,3 Total 23 100,0 Sur les 23 DC interviewés, 22 (95,7%) disposent des outils de mesure de la taille. Avec ces outils, déclarent l’un des interviewés, « les DC mesurent la taille avant de donner le médicament ». Mais dans d’autres communautés, les outils ne sont utilisés avant de donner le Mectizan. Cela est dû à la jeunesse du projet dans la région. Proportion et nombre de communautés ayant des registres de traitement précis Presque toutes les communautés ont des registres de traitement. Mais, ces registres ne sont pas bien tenus. Dans certains cas, les registres ne prennent pas en compte les personnes qui ne sont pas traitées comme les femmes enceintes, les personnes malades, les absents etc. En outre, dans certains villages, l’examen de la liste de contrôle a permis de se rendre compte que les informations sur la population totale sont parcellaires ou inexistantes. Cet examen de registres a aussi mis en exergue quelques uns seulement des districts visités qui ont des synthèses de distribution. Les autres districts ont des synthèses mal faites ou ne sont pas à jour. La plupart des registres comportent de nombreuses incohérences et imprécisions sur certaines données. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Entre autres raisons, l’enquête a permis de relever que de nombreux DC n’ont pas reçu une formation adéquate pour accomplir correctement une telle tâche conforme aux normes. Proportion et nombre de DC qui ont cessé de mener des activités du TIDC Il ressort des entretiens avec les interviewés que 26 DC, soit 100% n’ont pas cessé de mener des activités de TIDC. En revanche, dans les zones de santé visitées, il y’a un nombre insuffisant de DC. 5.0 Education Sanitaire, Mobilisation et Sensibilisation ▪ Proportion et nombre de communautés ayant reçu une éducation sur l’importance du traitement prolongé par l’ivermectine Il y’a une faible proportion des communautés qui ont reçu une éducation sur l’importance du traitement prolongé par l’ivermectine. Dans les communautés, selon l’enquête, les femmes qui n’ont pas reçu une éducation sanitaire sur l’importance du traitement prolongé par l’ivermectine représentent 34,6%. En général, le constat est que ce sont les femmes qui prennent une part active aux séances d’éducation qui sont organisées lors des consultations prénatales dans les formations sanitaires. Les hommes ne s’intéressent pas aux séances d’éducation sanitaire, encore moins à celles portant sur l’importance du traitement prolongé par l’ivermectine. Il en découle une méconnaissance généralisée des vecteurs de maladies, de leurs symptômes, de leur traitement et de leurs conséquences. Proportion et nombre de décideurs politiques de districts/LGA qui ont été sensibilisés sur le TIDC Les décideurs politiques des deux zones de santé visitées ont été sensibilisés sur le TIDC. Cela est dû à leur position sociale qui les autorise à avoir la primeur des informations en direction de leur communauté. Ils ont été, non seulement sensibilisés, mais ils sont l’objet de plaidoyer de toutes sortes. Proportion et nombre de leaders communautaires qui ont été sensibilisés sur le TIDC Tableau N° 5 : Leaders communautaires ayant été sensibilisés sur le TIDC Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Différentes réponses Communautés Pourcentage Oui 6 23% Non 20 77% Total 26 100 Il y a une faible proportion des leaders communautaires (23%) qui ont été sensibilisés pour les activités du TIDC. La plupart de ces leaders communautaires (77%) n’ont pas été sensibilisés sur le TIDC. Un interviewé de Loashi a déclaré que « il y’a un manque d’organisation de réunion de sensibilisation et d’information sur pour avoir les différents avis avant de réaliser les activités ». Nous comprenons pourquoi les communautés interrogées ont refusé de prendre le Mectizan, car selon une femme, « dans le village, les habitants ont besoin de protéger leur santé ». ▪ Proportion et nombre de leaders communautaires qui ont été mobilisés pour les activités de TIDC Les leaders communautaires ont été faiblement mobilisés pour les activités de TIDC. Ils ont été faiblement impliqués dans l’éducation sanitaire et la supervision des activités de TIDC. Proportion et nombre de leaders communautaires qui ont été impliqués dans la mobilisation/éducation sanitaire/supervision des activités de TIDC Tableau N° 6 : Leaders communautaires qui ont été impliqués dans la mobilisation/éducation sanitaire/supervision des activités de TIDC Réponses Effectif Pourcentage Invitation aux réunions 1 3,8 Par rapport à mon statut de chef 1 3,8 Par réunions de sensibilisation 10 38,5 Pas impliqué 14 53,8 Total 26 100,0 Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Il ressort des interviews avec les leaders communautaires que 14 d’entre eux sur 26, soit 53,8% n’ont pas été impliqués dans la mobilisation/éducation/supervision. 6.0 Formation, Monitorage et Supervision Proportion et nombre de communautés ayant des DDC formés Figure N° 4 : Communautés ayant des DDC formés 73,1 100 0 0 26,9 00 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 % Oui Non Ne sait pas Différentes réponses Communauté DC Il ressort des travaux de terrain que dans 19 communautés sur 24, soit 73,1%, il y’a des DC formés. Les entretiens avec les DC interrogés confirment cette idée. Tous les DC, soit 100% ont précisé que toutes les communautés visitées ont des distributeurs formés. Mais, des entretiens approfondis avec les membres de la communauté et observations faites, il ressort ce qui suit selon une femme de Muhimanyi : « on leur a dit que la Mectizan est donné pour lutter contre les vers intestinaux ». Au village Mukoluva, un homme, très enthousiasmé d’avoir eu l’information sur le Mectizan, a bien voulu nous rapporter le contenu de la formation reçue par les DC. Selon lui, il a été dit au DC que : « Une maladie est en train de venir dans la localité. Cette maladie se manifestera dans la peau et laissera des trâces. Pour se protéger contre cette Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 maladie dont il ignorent le nom, il faut prendre le médicament qu’on a distribué. C’est ainsi que nous attendons l’arrivée de cette maladie pour voir la force du médicament reçu ». Le DC, après avoir reçu sa lettre de mission, va vers la communauté pour exécuter ce qu’il a appris. Après avoir traduit tout ceci à ceux qui l’attendaient, le DC a posé la question suivante aux habitants : « Est-ce que vous prendrez ce médicament ? ». L’un des habitants rétorquent : « puisque cette maladie n’est pas encore apparue, nous allons voir ce qu’il représente » Dans le village Ngesha, une femme qui participe à une réunion communautaire a rapporté ce qu’a dit un DC après la première distribution. Le DC aurait dit : « C’est après 5 ou 15 ans qu’on passera pour le 2è tour de la distribution ». Tout ce qui précède montre qu’il y’a un réel problème au niveau des DC, qu’ils soient formés ou non. Proportion et nombre de communautés dont les structures sanitaires les plus proches ont des données ’’d’effets secondaires graves” Dans les communautés traitées, les structures sanitaires les plus proches n’ont enregistré aucun cas d’effets secondaires graves (ESG) lors de la dernière distribution. Proportion et nombre de communautés cibles qui ont été supervisées/suivies pendant la dernière distribution de Mectizan Figure N° 5 : Communautés cibles ayant été supervisées/suivies pendant la dernière distribution de Mectizan. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 50 73,9 50 26,1 0 10 20 30 40 50 60 70 80 % Oui Non Différentes réponses Communauté DC Les résultats de cet exercice de monitorage ont révélé que la moitié des communautés, c’est-à-dire 13 sur 26, soit 50% ont été supervisées pendant la dernière distribution du Mectizan. Les DC interrogés (73,9%) ont confirmé cette idée. Cette supervision a été faite par l’équipe du district. 7.0 Intégration Proportion et nombre de programmes de santé qui ont adopté l’approche TIDC pour les services de santé Les travaux de terrain ont permis de constater qu’aucun programme de santé n’a adopté l’approche TIDC pour les services de santé dans la région. Les différents entretiens réalisés ont révélé qu’aucune initiative n’a été prise dans ce sens. Proportion et nombre de districts/LGA qui ont intégré le TIDC dans les plans/budgets annuels Non applicable Proportion et nombre d’agents de santé qui combinent le TIDC avec d’autres activités sanitaires. Non applicable ■ Proportion et nombre d’agents de santé qui combinent le TIDC avec d’autres activités sanitaires. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Il ressort des entretiens avec l’équipe du district de santé que tous les responsables de formations sanitaires (100%) de première ligne combinent le TIDC avec d’autres activités sanitaires. Proportion et nombre de communautés cibles qui ont entrepris l’auto- monitorage communautaire intégré Aucune communauté n’a entrepris l’auto-monitorage communautaire intégré. 8.0 Questions du genre et des Groupes Minoritaires Proportion et nombre de communautés où il y a des DC femmes L’enquête a révélé que 19 communautés traitées, soit 73,0% ont des DC femmes. Sur 23 DC interrogés, 20 soit 86,9% le confirment. Au Camp Saio et dans les autres communautés, les femmes sont déterminées à participer à la distribution du Mectizan, pourvu que des explications et des informations soient données sur le TIDC. Lors du focus réalisé dans ce camp, 7 femmes sur 7 ont accepté d’être DC. ▪ Proportion et nombre d’agents de santé femmes Sur les 5 agents de santé interviewés, 2 ont déclaré qu’il existe 6 agents de santé femmes. Parmi celles-ci, il y’a des femmes responsables dans les aires ou les centres de santé. ▪ Proportion et nombre de communautés qui reconnaissent que les femmes peuvent être des DDC En référence aux données disponibles, 80% des 26 communautés visitées reconnaissent que les femmes peuvent aussi être des DC. En fait, la plupart des femmes présentes aux différentes réunions aimeraient être des DC. Mais, il y’a des contraintes qui freinent leurs ambitions. Parmi celles-ci, il y’a des femmes qui ne savent ni lire, ni écrire. Il y’a celles dont les maris s’opposent farouchement à leur volonté de devenir DC, bien que la communauté soit favorable à l’idée d’avoir des DC femmes. Dans certains villages, les femmes sont très peu impliquées dans les réunions communautaires. Mais, dans les communautés où elles sont impliquées, la plupart Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 participent aux réunions et d’autres ne participent pas parce qu’elles sont mal informées sur la pertinence du sujet. Proportion et nombre de femmes qui participent aux séances d’éducation sanitaire. Il ressort des entretiens réalisés qu’aucune femme n’a déclaré avoir participé à l’éducation sanitaire sur le TIDC. Proportion et nombre de femmes qui ont été traitées pendant la dernière distribution Des registres de traitement exploités dans les 2 aires de santé retenus à cause de la disponibilité des registres, il ressort que, sur 18 142 personnes traitées, on peut dénombrer 8842 femmes qui ont été traitées au cours de la dernière distribution. ■ Proportion et nombre d’agents de santé qui ont participé à la sélection des DC Tous les Infirmiers Titulaires (6 soit 100%), responsables des aires de santé visitées, ont participé à la sélection des DC. Mieux, ce sont eux qui ont choisi les DC en lieu et place des membres de la communauté. C’est pourquoi, les DC n’agissent pas en tenant compte des exigences de la communauté. Au village Ngesha, on nous a rapporté que « le Mectizan est vendu aux membres de la communauté. Ceux des membres qui en veulent doivent l’acheter. Et ils l’achètent. » Proportion et nombre de femmes qui ont participé au choix du jour de distribution Les fiches ménage ont été exploitées. Les discussions de groupe avec les femmes ont été organisées. Il ressort de ces sources qu’aucune femme n’a participé au choix du jour de distribution. 9.0 Partenariat avec les ONGD, OCB, Districts, sous-comités ou sous- districts sanitaires Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Il n’y a pas de partenaires locaux ni d’ONGD qui fournissent un appui technique au projet TIDC de Masisi-Walikalé. L’enquête a permis d’enregistrer 91,3% d’interviewés qui ont répondu négativement à la question de savoir s’il y’a dans la région des partenaires locaux ou des ONGD qui fournissent un appui technique au projet. Proportion et nombre de partenaires/ONGD participant à la planification et à la budgétisation de routine des activités de TIDC. En dehors du Programme Africain de Lutte contre l’Onchocercose (APOC) et le Ministère de la Santé de la RDC, aucun autre partenaire/ONGD ne participe à la planification et à la budgétisation de routine des activités de TIDC. Proportion et nombre de partenaires/ONGD menant le plaidoyer pour les activités de TIDC Aucun partenaire en dehors du programme APOC et le Ministère de la Santé ne mène le plaidoyer pour les activités de TIDC. 10.0 Contribution en ressources (finances et autres) par les partenaires. Proportion et nombre de communautés qui soutiennent leurs DDC. Dans les communautés traitées, les DC ne sont pas soutenus par les populations. Des entretiens que nous avons eus avec ces populations, il ressort que ces DC sont victimes de préjugés défavorables. En effet, la grande majorité des participants pensaient que « que c’est le centre de santé qui donne une petite motivation aux DC comme une bouteille de boisson ». Un habitant de camp Saio, reconnait que cela est dû au problème de sensibilisation. « Les campagnes de sensibilisation n’ont pas été organisés en collaboration avec les membres de la communauté pour débattre du problème de la motivation des DC». Il a ajouté que « d’habitude pour les activités de santé, on sensibilise tout le monde. Mais, pour le Mectizan, rien n’a été fait. Donc les gens ne sont pas intéressés ». Cette incompréhension est imputable au manque d’information sur les principes du TIDC. Ces principes précisent, entre autres, que les populations, volontairement, Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 fournissent des ressources, quelle qu’en soit la nature, aux DC pour les motiver à continuer leur travail. Par ailleurs, les initiatives communautaires visant à soutenir les DC sont loin d’être envisagées. Proportion et nombre de partenaires qui contribuent en liquide à la mise en œuvre du TIDC. Il n’y a aucun partenaire, en dehors du Programme APOC, qui contribue en liquide à la mise en œuvre du TIDC. Proportion et nombre d’ONGD/Organisations gouvernementales qui ont contribué aux finances du TIDC Aucune ONGD/Organisation gouvernementale ne contribue aux finances du TIDC. Conclusion Les résultats de ce monitorage révèlent que ce projet est confronté à d’énormes problèmes de mise en œuvre. Les responsabilités dévolues aux communautés sont entièrement exercées par les agents de santé. Elles sont insuffisamment sensibilisées sur la philosophie du TIDC et sur l’importance du Mectizan. Le projet ne bénéficie d’aucun partenaire technique ou financier pour appuyer la mise en œuvre du TIDC, en dehors du Ministère de la santé publique et de l’APOC. En somme, la mission a relevé une application inappropriée des mécanismes de mise en en œuvre des activités du TIDC. Dans certaines localités, le poids des pratiques sociales et de l’environnement socioculturel entraînent l’inobservance des principes du TIDC. L’équipe des moniteurs a noté avec satisfaction l’engouement des femmes pour exécuter les tâches de DC et la volonté manifestée des communautés qui réclament le Mectizan. Ce projet, pour être viable, gagnerait a être redynamisé à tous les niveaux de sa mise en œuvre. La solution idéale serait, prioritairement, de restituer le leadership à la communauté, d’organiser de grandes campagnes de sensibilisation, d’ESPM dans toutes les communautés éligibles. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Recommandations a. Aux leaders communautaires 1. Sensibiliser la communauté sur la nécessité de choisir et de motiver les DC 2. Augmenter leur nombre, surtout les DC femmes 3. Collaborer avec le personnel de santé pour la mise en œuvre de la stratégie du TIDC. b. Aux équipes cadres des aires de santé 1. Transférer le plein pouvoir de décision à la communauté pour la mise en œuvre des activités du TIDC 2. Sensibiliser et éduquer les communautés sur leurs responsabilités dans le programme de TIDC. 3. Impliquer les agents de santé femmes dans les activités TIDC 4. Favoriser l’organisation des réunions communautaires et susciter la mobilisation des femmes de toutes catégories 5. Appliquer les normes de gestion du stock de l’ivermectine 6. Renforcer les capacités des DC dans l’estimation des besoins en Mectizan 7. Renforcer la sensibilisation et l’éducation sanitaire des communautés 8. Impliquer davantage les leaders communautaires dans la mobilisation/éducation sanitaire/supervision des activités de TIDC 9. Former et recycler périodiquement les DC c. Aux équipes cadres des zones de Santé Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 1. Relancer les activités du TIDC en respectant les étapes de leur mise en œuvre; 2. Renforcer les capacités techniques du personnel de santé au niveau des aires de santé pour l’amélioration du processus de mise en œuvre du TIDC dans les communautés; 3. Intégrer le TIDC dans le Paquet Minimum d’Activités (PMA) d. A la Coordination du Projet de Masisi-Walikalé 1. Faire régulièrement des visites de supervision au niveau des zones/aires de santé et des communautés pour développer la confiance. 2. Former et recycler les agents de santé de première ligne dans les meilleurs délais; 3. Avant toute distribution, évaluer les indicateurs de sensibilisation et de mobilisation. 4. Faire le plaidoyer pour obtenir l’adhésion et la contribution des partenaires locaux à la mise en œuvre des activités du TIDC. e. A la Coordination nationale 5. Faire le plaidoyer pour impliquer les partenaires à tous les niveaux dans la mise en œuvre des activités du TIDC; 6. Elaborer avec le Projet une micro planification des activités au niveau des communautés avec un accent particulier sur l’ESPM; f. Au Ministère de la santé 1. Promouvoir l’intégration des activités des autres programmes dans l’approche TIDC; 2. Promouvoir l’auto-monitorage communautaire intégré . Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 A N N E X E S Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 COMPTE RENU DES DEUX REUNIONS DE RESTITUTION DE MONITORAGE PARTICIPATIF INDEPENDANT DU PROJET TIDC DE MASISI-WALIKALE, PROVINCE DU NORD ET DU SUD KIVU REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) ____________________________________________________________________________ La réunion de restitution de Monitorage Participatif Indépendant (MPI) du Projet TIDC de Masisi-Walikale s’est tenue successivement le Mardi 22 Juin 2010 au niveau provincial et le Vendredi 26 Juin 2010 à Kinshasa, pour le niveau national. A Goma, Chef lieu de la Province du Nord Kivu, la séance de travail a été présidée par le Médecin Provincial de la Santé. Celle de Kinshasa a été présidée par le Représentant du Secrétaire Général du Ministère de la Santé de la RDC. La liste des présents est jointe en annexe. Dans son exposé, le Chef d’équipe a d’abord rappelé à l’attention de l’auditoire les termes de référence du MPI, son but et la stratégie du TIDC avant de s’appesantir sur les points forts et les points faibles de ce projet, points relevés au cours de cet exercice. Cette présentation a été suivie des débats riches en enseignements. Les participants ont axé leurs interventions autour des points suivants : Relais Communautaires utilisés comme Distributeurs Communautaires (DC); Insuffisance de mobilisation sociale ; Manque ou insuffisance de partenariat ; Non rattrapage des absents pendant la distribution de l’Ivermectine ; Vente de Mectizan par certains DC ; Manque de supports d’information sur le TIDC ; Dysfonctionnement du projet TIDC de Masisi-walikale. A l’issue des discussions, l’équipe de MPI a formulé les recommandations suivantes à l’endroit des responsables du projet susmentionné : L’existence des Relais Communautaires est une bonne approche. Cependant, en ce qui concerne le traitement de masse par l’Ivermectine, la stratégie appropriée est le TIDC. Pour ce faire, le personnel de santé de première ligne devra amener les communautés à choisir elles-mêmes leurs DC. Il faut éviter de leur imposer. L’approche de comité villageois de santé, ne cadrant pas avec la philosophie d’APOC, les Moniteurs externes demandent à la Coordination du Projet TIDC de Masisi- Walikale de se conformer aux instructions du Management d’APOC. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 Pour la mobilisation des communautés affectées par l’endémie onchocerquienne, il faut faire une bonne communication englobant Education Sanitaire, Plaidoyer et Mobilisation (ESPM). La Coordination du projet devra impliquer tous les partenaires locaux, car sans le partenariat, rien ne peut se faire. A la fin des trois jours consacrés à la distribution de Mectizan, il faut continuer le traitement afin de rattraper les absents, dans le but de parvenir à casser la chaine de transmission de la maladie. Pour justifier le non traitement des absents, les responsables de santé au niveau national ont fait savoir qu’ils ne font que suivre les instructions du Comité Consultatif Technique (CCT) d’APOC concernant les zones là où il y a co-endémicité de la Loase et de l’Onchocercose, en arrêtant le traitement après 3 jours pour faire le suivi des cas d’encéphalopathie. Or, les trois jours de suivi ne veulent pas dire arrêt de traitement. La Coordination du projet TIDC de Masisi-Walikale devra mener des actions vigoureuses pour mettre un terme à la vente du Mectizan par les DC et mener des investigations pour déceler les indélicats. Concernant le manque de supports informationnels, l’équipe des Moniteurs externes a demandé au Coordonnateur du projet de multiplier ce qui est en leur possession et de les partager à ceux qui en manquent. Toutefois, ils ont promis leur envoyer par courrier électronique une copie du manuel relatif à la philosophie d’APOC et la stratégie du TIDC. Pour éviter le dysfonctionnement des activités, la Coordination du Projet, les districts et les aires de santé doivent s’impliquer davantage, en mettant en pratique la Philosophie d’APOC et la stratégie du TIDC, condition de l’appropriation du programme par les communautés. Les autorités sanitaires de la RDC ont tenu à remercier la Direction d’APOC pour l’organisation de ce monitorage qui leur a permis de jauger le degré de ce qui se fait sur le terrain. Le Représentant du Secrétaire Général du Ministère de la Santé de la RDC a déclaré avoir pris acte de tout ce qui a été dit au cours de ces réunions. Elles prendront les mesures nécessaires pour mettre fin au laisser-aller constaté au sein de la Coordination du PNLO, laquelle devra faire des efforts pour améliorer les points faibles relevés lors du Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikalé. Toutes ces deux réunions se sont déroulées sans incident. Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE LA SANTE PROGRAMME NATIONAL DE LUTTE CONTRE L’ONCHOCERCOSE (P.N.L.O.) BP 8081 KINSHASA I KINSHASA / GOMBE REUNION DE RESTITUTION DU MONITORAGE PARTICIPATIF INDEPENDANT DU PROJET TIDC DE MASISI-WALIKALE Kinshasa, le 25 Juin 2010 LISTE DE PRESENCE N° NOM ET PRENOMS FONCTION/INSTITUTION ADRESSE 1 Dr WELEY TSHIZUGU Coordonnateur TIDC/LUBUTU LUBUTU 2 Dr NSALA LOMANGA GTNO/RDC PNLO/Secrétariat Exécutif 3 Dr BOLONDA Simon Coordonnateur TIDC/UBANGUI-SUD GEMENA 4 Dr ENGENDJO MBULA Nicolas Coordonnateur /PNLO 36, AV. DE LA JUSTICE 5 Dr BEYA EFINI Christian Représentant SG/Ministère de la Santé 36, AV. DE LA JUSTICE 6 Mme KAMUVANYA MBAYA Superviseur PNLO 36, AV. DE LA JUSTICE 7 Dr MUTEBA KOLONGO Superviseur PNLO/ESG 36, AV. DE LA JUSTICE 8 Dr GODE KUYANGISA Coordonnateur TIDC/BANDUNDU KIKURE/BANDUNDU 9 Dr BUHENDWA KALIMBA Superviseur PNLO 36, AV. DE LA JUSTICE 10 Dr Akoh-Arrey Matilde CUR/SME, Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Ituri Nord Délégation Régionale Douala/Cameroun 11 Dr MBUYI Georges Coordonateur Projet Kasaï/PNLO 18, AV. TSHIBUMBO MBUJUMBAY 12 Dr LOKA Adrien Coordonnateur TIDC/SANKUR Telé II,33, LEMSA/KIN 13 KALUMBI NGOY Paul Coordonnateur CBM/RDC C% CRHP 14 TANKWEY Jean DAF/PNLO 36, AV. DE LA JUSTICE 15 Pr ABE Claude Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Ituri Nord B.P. 11628 Yaoundé Cameroun 16 Dr BANYOMBO François Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Masisi CD/ Sociologie - Université de Bangui/ Bangui/RCA 17 YAMA René Richard Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Masisi Ministère de la Santé Publique B.P 783 Bangui/RCA 18 Dr MEBENGA TAMBA Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Rutshuru-Goma Université de Yaoundé 1 B.P. 755 Yaoundé/Cameroun 19 Pr TAKOUGANG Innocent Consultant Temporaire OMS, Moniteur Externe Projet TIDC/Rutshuru-Goma Fondation pour la Recherche B.P 8526 Yaoundé/Cameroun 20 PUETA KINKELA Coordonnateur a.i TIDC/BAS Congo INGA-BAS CONGO (RDC) 21 NABOBANGO PNLO Monitorage Participatif Indépendant du Projet TIDC de Masisi-Walikale, Juin 2010 22 Dr YOKA Parfait Coordonnateur TIDC/Equateur Kiri MBANDAKA Ville 23 A.G. TENDA-TENDA Administrateur/D5 36, AV. DE LA JUSTICE 24 NALO-KINSWARA Comptable 36, AV. DE LA JUSTICE 25 LIETE-LOBOLA Reprographe 36, AV. DE LA JUSTICE 26 LUNTADILA-TONY AAF/OMS-APOC 42, AV. DES CLINIQUES/GOMBE 27 AKONGO Serge Conseiller Technique/APOC Bureau OMS/RDC 28 MPANE- ATOXI Surveillant PNLO 29 MAKELELE Surveillant PNLO
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Monitorage participatif indépendant du projet TIDC de Masisi-Walikalé, province du Nord Kivu : République Démocratique du Congo
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