WHO-based tropical disease research programme to focus on emerging diseases On 22 June 2007, the WHO-based Special Programme for Research and Training in Tropical Diseases (TDR) adopted a new strategy for strengthening and expanding research to prevent and control “infectious diseases of poverty.” The strategy builds on the programme’s 30-year record of developing new drugs, delivery strategies and enhancing research capacity in countries where parasitic tropical diseases are endemic. The new plan addresses some of the emerging disease challenges facing developing countries, such as TB-HIV coinfection.
Le programme de recherche de l’OMS concernant les maladies tropicales s’oriente vers les maladies émergentes Le 22 juin 2007, le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) basé à l’OMS a adopté une nouvelle stratégie visant à renforcer et élargir la recherche pour prévenir et combattre les «maladies infectieuses de la pauvreté». La stratégie poursuit sur la lancée des 30 années d’activité au cours desquelles le Programme a mis au point de nouveaux médicaments, des stratégies d’administration et renforcé la capacité de recherche dans les pays où les maladies tropicales parasitaires sont endémiques. Le nouveau plan vise à faire face à certains problèmes que les pays en développement rencontrent dans le domaine des maladies émergentes, par exemple la coinfection tuberculose-VIH. Au cours de la décennie à venir, TDR s’attachera avant tout à supprimer les goulets d’étranglement qui empêchent de faire profiter les populations pauvres et peu accessibles des soins de santé dont elles ont besoin et favorisera la recherche et l’engagement Le Conseil conjoint de coordination de TDR a approuvé la nouvelle stratégie pour 10 ans. Le Conseil regroupe les 4 organismes coparrainants de TDR – le Programme des Nations Unies pour le développement, l’UNICEF, la Banque mondiale et l’OMS – ainsi que 30 représentants des gouvernements de pays développés et en développement. Selon les termes de sa stratégie, le TDR, l’un des principaux programmes du système des Nations Unies consacrés à la recherche en santé dans les pays en développement, est appelé à «favoriser un effort mondial de recherche efficace sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté dans lequel les pays d’endémie jouent un rôle décisif». Au cours des 30 dernières années, TDR a parrainé des travaux de recherche qui ont facilité la lutte contre la lèpre, l’onchocercose, la maladie de Chagas, la filariose lymphatique et la leishmaniose viscérale. Ces 5 maladies tropicales négligées, qui provoquaient précédemment des millions de décès ou d’incapacités chaque année, peuvent désormais être éliminées au niveau mondial ou régional, en grande partie grâce à des outils et à des stratégies mis au point grâce à des activités coordonnées par l’intermédiaire de TDR. TDR a également lancé et parrainé les premiers essais de terrain à grande échelle de moustiquaires imprégnées d’insecticide au milieu des années 90, qui ont démontré qu’elles pouvaient sauver des vies dans le domaine de la lutte antipaludique. Dans le cadre de la nouvelle stratégie, l’expérience et les réseaux de TDR concernant la recherche sur le terrain seront utilisés pour résoudre l’un des plus grands problèmes auxquels la communauté sanitaire mondiale doit faire face, à savoir l’accès aux soins de santé primaires des populations pauvres. Une recherche sur l’application – c’est-à-dire une recherche qui vise à déterminer quels sont les meilleurs moyens d’utiliser les outils et les médicaments de manière plus efficace dans les communautés et les systèmes de santé – a toujours été un élément clé de l’activité de TDR. Au milieu des années 90, par exemple, TDR a mis au point un modèle de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires contre l’onchocercose, responsable de la cécité des rivières. Ce système d’administration est devenu le principal 243
Over the coming decade, TDR will focus on addressing key bottlenecks in providing health-care treatments to poor and remote populations, and fostering research and policy leadership in countries where these diseases create significant health problems. The TDR Joint Coordinating Board approved the new 10-year strategy and vision. The Board includes the 4 TDR cosponsors – the United Nations Development Programme, UNICEF, the World Bank and WHO – as well as 30 representatives of governments of developed and developing countries. The vision calls on TDR, one of the major UN-based programmes dedicated to health research in the developing world, to “foster an effective global research effort on infectious disease of poverty in which disease-endemic countries play a pivotal role”. Over the past 3 decades, TDR has sponsored research that paved the way for the control of leprosy, onchocerciasis (river blindness), Chagas disease, lymphatic filariasis and visceral leishmaniasis. These 5 neglected tropical diseases, which previously killed or disabled millions of people every year, are now targeted for global or regional elimination, largely as a result of tools and strategies developed through TDR-coordinated activities. TDR also initiated and sponsored the first large-scale field trials of insecticide-impregnated bednets in the mid-1990s, demonstrating their lifesaving value in malaria control. Under the new strategy, TDR’s field research experience and networks will be harnessed to address one of the biggest challenges faced by the global health community: access to primary health treatments for poor people. Implementation research – that is, research to investigate how best to use health tools and drugs more effectively in communities and health systems – has traditionally been a key element in TDR’s work.
In the mid-1990s, for instance, TDR created a model for community-directed treatment with ivermectin for onchocerciasis, which causes river blindness. This delivery system has become the backbone for control RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, Nos 26/27, 29 JUIN 2007
strategies in remote, rural African communities where there are no doctors or health-care centres. Communitydirected treatment systems now cover 60 million Africans, and by 2010 will cover some 100 million people, nearly one-sixth of the sub-Saharan population. The onchocerciasis control effort has been described as “one of the most triumphant public health campaigns ever waged in the developing world” (UNESCO, 2005). Today, TDR is supporting African scientists to explore how community-directed systems could be used to deliver other essential primary health-care interventions that are still underutilized – such as insecticide-treated bednets, home-based malaria treatment, TB diagnosis and treatment, and vitamin A supplements. TDR-supported research has made a difference because of a long-term commitment from countries and donors to research as a critical factor in disease control.Together with experts around the world, particularly those from disease-endemic countries, we identify key disease control problems or gaps that research needs to address. Research in partnerships is sponsored, leading to evidence-based solutions that can be taken up by health ministries, global health agencies and disease-control officials.
axe des stratégies de lutte dans des communautés rurales africaines peu accessibles où il n’y a pas de médecin ou de centre de santé. Les systèmes de traitement sous directives communautaires desservent désormais quelque 60 millions d’Africains, et d’ici 2010, couvriront près d’un million de personnes, soit près d’un sixième de la population sub-saharienne. L’effort de lutte contre l’onchocercose a été décrit comme l’une des campagnes de santé publique les plus réussies jamais menées dans les pays en développement (UNESCO, 2005). Aujourd’hui, TDR aide des chercheurs africains à déterminer comment les systèmes sous directives communautaires pourraient être utilisés pour d’autres interventions essentielles de soins de santé primaires qui restent sous-utilisées, par exemple les moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement antipaludique à domicile, le diagnostic et le traitement de la tuberculose et la supplémentation en vitamine A. La recherche soutenue par TDR a apporté un réel changement en raison d’un engagement à long terme des pays et des donateurs en faveur de la recherche en tant qu’élément déterminant de la lutte contre la maladie. Avec des experts du monde entier, surtout ceux des pays d’endémie, les problèmes de lutte contre la maladie ou les lacunes qu’il s’agit de résoudre ou de combler par la recherche sont répertoriés. On parraine des travaux de recherche dans le cadre de partenariats pour arriver à des solutions fondées sur des bases factuelles pouvant être utilisées par les ministères de la santé, les organisations sanitaires mondiales et les responsables de la lutte contre la maladie. La recherche sur les moyens d’appliquer les solutions joue un rôle critique en vue d’atteindre le but plus large que s’est fixé l’OMS d’améliorer l’accès à des médicaments et à des outils permettant de sauver des vies. Grâce à son expérience, le TDR possède certains des meilleurs modèles dans ce domaine et, à long terme, l’investissement en faveur de ce type de recherche permet de gagner du temps et de l’argent. Au-delà des instances réservées aux experts, la nouvelle stratégie permettra d’associer des groupes élargis de partenaires qui seront appelés à évaluer et à proposer de nouvelles orientations pour la recherche contre certaines maladies et dans certains domaines thématiques. Une nouvelle plate-forme de gestion du savoir fondée sur le Web, TropIKA.net, est en train d’être mise sur pied avec plusieurs partenaires ainsi qu’une série de publications sur les tendances et les innovations concernant les maladies tropicales. Parmi les exemples d’autres activités, on peut mentionner la recherche visant à définir comment et quand le traitement doit commencer pour ceux qui sont atteints de co-infection tuberculose-VIH et la mise au point de tests diagnostiques fiables et rapides pour des maladies telles que la tuberculose et la syphilis, notamment pour les communautés peu accessibles. D’autre part, TDR met sur pied et élargit des réseaux étendus de découverte de médicaments avec le public et des partenaires industriels afin d’accélérer le criblage et l’identification de nouvelles filières novatrices potentielles pour des maladies telles que le paludisme, qui ne retiennent pas assez l’attention de la Recherche et du Développement du secteur privé. Alors que l’OMS se prépare à écrire l’histoire de ses 60 premières années, tout chapitre sur les maladies tropicales mettrait en lumière l’immense contribution apportée par TDR aux stratégies de lutte de l’OMS. Ⅲ WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NOS. 26/27, 29 JUNE 2007
Research on how to implement is critical to WHO’s broader goal of improving access to critical healthsaving medications and tools. TDR’s experience offers some of the best models for doing that – and in the long term, investment in that kind of research saves time and money. Moving beyond expert-only arenas, the new strategy will involve broad-based groupings of stakeholders to evaluate and propose new research directions for particular diseases and thematic areas. A new webbased knowledge management platform, TropIKA.net, is being developed with several partners, along with a new publications series on trends and developments in tropical diseases. Examples of other new activities include research to define how and when treatment should begin for people with TB/HIV coinfections, and developing and identifying reliable, rapid diagnostic tests for diseases such as TB and syphilis, particularly for use in remote communities. TDR is also establishing and expanding broad networks of drug discovery with public and industry partners to accelerate the screening and identification of potential new and innovative drug leads for diseases such as malaria, which receive insufficient focus from private sector research and development. As WHO prepares to write the history of its first 60 years, any chapter on tropical diseases should highlight the immense contribution of TDR to WHO’s control strategies. Ⅲ 244