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Préparation des pays aux situations d'urgence sanitaire et RSI : unité de préparation et renforcement des capacités : Bureau OMS de Lyon : appui technique renforcé aux pays : rapport d'activité oct.2016 - oct.2017

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PRÉPARATION DES PAyS AUx SITUATIONS D’URGENCE SANITAIRE ET RSI (CPI) UNITÉ DE PREPARATION ET RENFORCEMENT DES CAPACITES

BUREAU OMS DE LYON : APPUI TECHNIQUE RENFORCÉ AUX PAYS

EMERGENCIES programme

HEALTH

PROGRAMME OMS DE GESTION DES SITUATIONS D’URGENCE SANITAIRE

RAPPORT D’ACTIVITÉ OCT. 2016—OCT. 2017

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général de l’OMS

En septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté les 17 objectifs de développement durable et les 169 cibles présentés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Il s’agit d’une dynamique positive pour le monde. Toutefois, les membres de l’Assemblée générale ont également incité à la prudence : “Les menaces sanitaires mondiales, les catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses, la recrudescence des conflits, le terrorisme et les crises humanitaires connexes, et les déplacements forcés de populations risquent de réduire à néant une grande partie des progrès accomplis au cours des dernières décennies”. De fait, le coût des urgences sanitaires ne cesse d’augmenter à l’échelle mondiale. Depuis 2011, plus de 1100 épisodes épidémiques ont eu lieu dans le monde et en 2016, plus de 80 millions de personnes ont eu besoin de l’aide des partenaires en santé lors de 25 situations d’urgence humanitaire. Ces situations peuvent avoir des effets politiques, 1 économiques et sociaux considérables, une forte incidence sur la santé publique et des conséquences à long terme.

“Je veux un monde où chacun peut mener une vie saine et productive, quelle que soit son identité ou son lieu de vie.”

LE BUREAU OMS DE LYON : En 2016, le G20 a placé le thème de la santé à l’ordre du jour, COMPOSANTE publié le Plan d’action relatif au Programme de développement à l’horizon 2030, et s’est engagé à “soutenir les initiatives CLÉ DU NOUVEAU durable internationales, y compris celles de l’OMS, menées pour gérer les risques et les crises sanitaires de manière globale, depuis la préparation et le recensement précoce PROGRAMME des risques de maladies jusqu’à la riposte efficace et aux efforts de relèvement dans le cadre du Règlement DE GESTION sanitaire international (RSI).” Dans la Déclaration de Berlin, publiée en mai 2017 DES SITUATIONS lors du tout premier G20 des ministres de la santé, ces derniers ont fait savoir que “la gestion efficace D’URGENCE SANITAIRE des crises sanitaires mondiales ne peut être assurée qu’en respectant le Règlement sanitaire international (RSI). En conséquence, nous agirons dans le cadre des obligations qui nous incombent en vertu du RSI et soutiendrons le rôle de leadership et de coordination de l’OMS en cas de crise sanitaire de portée internationale…” Les ministres ont expressément souligné qu’il importait de développer les capacités de santé publique et d’assurer une qualité des systèmes sanitaires au niveau national, régional et mondial pour déployer rapidement du personnel formé en cas d’urgence et de flambée, et ont reconnu que la première priorité était de mettre en œuvre le Règlement sanitaire international (RSI 2005), notamment en acquérant et renforçant les principales capacités requises dans le contexte du renforcement des systèmes de santé à des fins de prévention, de détection, de préparation et de riposte. Tous les acteurs, partenaires et donateurs intervenant dans le domaine de la santé mondiale sont favorables à ce que l’ensemble du RSI soit mis en œuvre rapidement au niveau national, régional et international. Ainsi, en avril 2017, la France a donné son accord à l’octroi d’une subvention de 5 millions d’euros pour soutenir les activités du Bureau OMS de Lyon visant à renforcer la préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire. Ce projet vise notamment à renforcer et à coordonner l’assistance accordée aux pays pour mettre en œuvre le RSI. Dans ce contexte mondial, le Bureau OMS de Lyon est un élément essentiel du nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, notamment de son département Préparation des pays aux urgences sanitaires et RSI (CPI), car il soutient les efforts mondiaux, régionaux et nationaux consentis en matière de préparation des pays et de renforcement des capacités. |3

Vision WHE : Protéger la santé et sauver des vies au cours des épidémies et situations d’urgence

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1 Le Bureau OMS de Lyon est l’unité technique Préparation et renforcement des capacités essentielles dans le Département Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI (CPI)

Temps forts des équipes techniques

BUREAU OMS DE LYON : APPUI TECHNIQUE RENFORCÉ AUX PAYS

BILAN OCT. 2016—2017  9 des 11 pays Priorité 1 WHE  10 des 17 pays Priorité 2 WHE

 25 des 49 pays Priorité 3 WHE

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© Organisation mondiale de la Santé 2017

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SOMMAIRE

Renforcement des capacités nationales de surveillance pour l’alerte et le diagnostic précoce en laboratoire 1 — Renforcement des laboratoires et gestion des risques biologiques 2 — Appui à la surveillance nationale

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Protection de la santé publique en matière de voyages, de tourisme et de transports, et renforcement des capacités dans les ports, aéroports et postes frontières 1 — Promotion du travail intersectoriel en matière de voyage et de tourisme, et renforcement des capacités requises dans les ports, aéroports et postes-frontières 2 — Appui à la préparation aux rassemblements de masse

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P 34

Résumé financier

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P 38

Publications, formations en ligne et outils de référence

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Soutien pour le développement des compétences du personnel de santé dans le domaine de la sécurité sanitaire et l’application du RSI 1 — Solutions d’apprentissage et soutien à la formation

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Perspectives d’avenir

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS NATIONALES DE SURVEILLANCE POUR L'ALERTE ET LE DIAGNOSTIC PRÉCOCE EN LABORATOIRE

| Rapport d’activité | Oct. 2016-Oct. 2017

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

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1. RENFORCEMENT DES LABORATOIRES ET GESTION DES RISQUES BIOLOGIQUES Les services de laboratoire sont essentiels pour mettre en évidence et confirmer l’existence des agents responsables d’événements de santé publique majeurs, notamment les agents susceptibles de provoquer des urgences de santé publique de portée internationale. Afin d’appliquer les dispositions du RSI (2005), chaque État Partie doit avoir accès à des services de laboratoire sûrs et fiables, au niveau national ou international, grâce à des systèmes adaptés de transport des échantillons. En outre, il est indispensable de disposer de services de laboratoire dans les domaines de la biochimie, de l’hématologie ou de la sécurité transfusionnelle pour assurer des soins essentiels lors de situations d’urgence autre que sanitaire, telles que les catastrophes naturelles ou les crises humanitaires. Dans ce contexte, dans de nombreux pays vulnérables, la marge de progression à réaliser reste importante en matière de renforcement des laboratoires. Le taux de participation et le degré de satisfaction des participants (évalué grâce à une enquête utilisateur) étaient très élevés. Les résultats étaient satisfaisants pour la plupart des laboratoires participants. Néanmoins, s’agissant de la première série (arbovirus), 30% des participants ont envoyé un ou plusieurs résultats erronés et s’agissant de la deuxième série (fièvre jaune), 29% des participants ont soumis un ou plusieurs résultats incorrects. Les différents résultats ont été communiqués aux participants et aux points focaux de l’OMS des bureaux régionaux respectifs afin que des mesures correctives puissent être prises pour améliorer les résultats futurs de ces laboratoires. Une réunion des partenaires a été organisée par l’équipe de l’OMS au Panama en mai 2017 pour réexaminer ce programme d’évaluation, et il a été décidé de renouveler l’initiative en 2018 étant donné l’excellent retour reçu des participants et des centres collaborateurs de l’OMS qui ont pris part au projet. Parallèlement au programme mondial sur les arbovirus, l’équipe a apporté son soutien traditionnel pour coordonner les programmes d’évaluation externe de la qualité en microbiologie appliqués par l’OMS en Afrique et dans la Région de la Méditerranée orientale, qui visent à évaluer les performances de plus de 100 laboratoires de référence deux ou trois fois par an pour de nombreuses maladies endémiques ou épidémiques, bactériennes ou virales telles que la méningite, le choléra, la peste ou l’hépatite. Le programme exécuté en Afrique a également fait l’objet d’une évaluation externe ; les conclusions de cette évaluation contribueront à remédier aux lacunes mises en évidence lorsque le programme sera réexaminé. Comme indiqué dans les précédents rapports d’activité1, l’équipe a élaboré un Outil de mise en œuvre par étape du système de gestion de la qualité en laboratoire (LQSI) qui fournit des orientations, des modèles et des listes de contrôle détaillés pour aider tout laboratoire à se conformer à la norme ISO 151892. Afin qu’il soit mieux connu, l’outil a été traduit en espagnol et en arabe. De plus, trois vidéos ont été produites et publiées pour promouvoir la mise en œuvre de systèmes de gestion de la qualité en laboratoire3 et faciliter l’emploi de l’outil4. Le module de formation en ligne “Basics”, qui aborde les bases du système de gestion de la qualité en laboratoire, a été mis au point en collaboration avec le Bureau régional de l’Europe en anglais (en juillet 2017) et en russe (en septembre 2017).

ACTIVITÉS Amélioration de la qualité en laboratoire e 2016 à 2017, l’équipe a continué à promouvoir et faire connaître certains outils en vue de l’application progressive de normes reconnues au plan international pour l’accréditation des laboratoires médicaux et la mise en place de programmes d’évaluation externe de la qualité (EQA) ou d’essais d’aptitude (PT). La participation à un programme d’évaluation externe de la qualité est un élément essentiel de tout système solide de gestion de la qualité en laboratoire.

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Après avoir mis en place le premier programme d’évaluation mondial pour le MERS CoV et d’autres coronavirus humains en 2016, et compte tenu de l’émergence et de la réémergence d’arboviroses telles que l’infection à virus Zika et la fièvre jaune, l’équipe a élaboré le premier programme OMS mondial d’évaluation externe de la qualité destiné à détecter les arbovirus par PCR. Au total, 107 laboratoires de référence de 84 pays ont reçu une série d’échantillons pour détecter les virus de la dengue, du chikungunya et du Zika par PCR, et 96 laboratoires de 75 pays ont envoyé leurs résultats. En outre, une série optionnelle destinée à réaliser des tests moléculaires pour la fièvre jaune a été transmise à 71 laboratoires participants, dont 58 ont envoyé leurs résultats. Toutes les régions de l’OMS étaient représentées.

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107 laboratoires de référence de 84 pays ont reçu une série d’échantillons pour détecter les arbovirus par PCR

Sûreté et sécurité biologiques La sûreté et la sécurité biologiques en laboratoire demeurent d’une importance cruciale pour protéger le personnel de laboratoire et le grand public de la dissémination accidentelle ou intentionnelle de matières infectieuses provenant des laboratoires. En 2017, la plupart des ressources de l’équipe ont été allouées à la révision du Manuel OMS de sécurité biologique en laboratoire. Depuis 1983, date de sa première parution, ce manuel fournit aux laboratoires de biologie et aux laboratoires médicaux des orientations pratiques et rigoureuses sur la sûreté biologique. Publiée en 2004, l’édition actuelle - la troisième - a été traduite dans plus de 10 langues ; elle est considérée comme un document de référence par l’ensemble des spécialistes de la question.

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Des progrès considérables ont été faits au cours de la dernière décennie dans ce domaine en constante évolution, et une révision devenait indispensable pour que la teneur du manuel soit actualisée et reste pertinente. Proposée initialement en 2014 au Groupe consultatif élargi sur la sûreté biologique, mécanisme consultatif de l’OMS, la révision du manuel a été examinée à la réunion suivante du groupe, qui s’est tenue en décembre 2016, et a rassemblé plus de 30 représentants de partenaires multiples, notamment les centres collaborateurs de l’OMS, les gouvernements nationaux, les organisations de santé publique, les organisations internationales intéressées, les associations internationales et régionales œuvrant en matière de sûreté biologique et les bureaux régionaux de l’OMS. Un comité éditorial formé d’éminents spécialistes externes a été mis sur pied et s’est réuni quatre fois entre septembre 2016 et septembre 2017. D’autres contributeurs et experts ont été sélectionnés, et le manuel devrait être publié en 2018. L’exposition à des matières infectieuses peut survenir en laboratoire, mais aussi au cours du transport d’échantillons vers un laboratoire ou entre plusieurs laboratoires. Une version actualisée du Guide pratique de l’OMS sur l’application du Règlement relatif au transport des matières infectieuses a été publiée au début de l’année 20175. L’OMS continue à recevoir de nombreuses demandes de pays à ressources limitées qui souhaitent faire certifier les expéditeurs de matières infectieuses conformément au règlement international, et l’équipe investit actuellement des ressources pour mettre à jour le contenu des formations destinées aux expéditeurs et leur faciliter l’accès aux possibilités de formation, notamment en recourant davantage aux cours à distance et en élargissant l’accès à ces cours, qui complètent ou remplacent les sessions présentielles. De nouveaux modules de formation sont élaborés actuellement et seront publiés au cours du prochain exercice biennal 2018/2019. Le cours en ligne de remise à niveau sur le transport des substances infectieuses (e-ISST v2.0 ; août 2017) vise

à assurer aux expéditeurs de ces substances une formation sur les réglementations applicables en matière de transport international, en vue d’une nouvelle certification. Il cible les professionnels de la santé publique qui ont déjà obtenu une première certification pour l’expédition. En outre, l’OMS élabore actuellement un modèle de réglementation sur la sûreté biologique susceptible d’apporter des orientations aux États Membres qui s’emploient à mettre à jour leur cadre règlementaire en la matière. L’OMS a chargé l’Université des sciences appliquées de Lübeck de réaliser une étude approfondie des réglementations en vigueur dans les pays développés et les pays en développement, et de proposer des options pour l’élaboration d’un modèle. Dans ce contexte, l’OMS collabore étroitement avec le Groupe international d’experts des réglementations sur la sûreté et la sécurité biologiques (IEGBBR), et a pris part à sa 6e réunion, qui s’est tenue à Canberra (Australie) en mars 2017. Enfin, l’équipe a organisé les inspections biennales des deux centres autorisés dépositaires du virus variolique. Le Centre de recherche d’État en virologie et biotechnologie (VECTOR) (région de Novossibirsk, Fédération de Russie) a été inspecté en octobre 2016, et les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (Atlanta, États-Unis d’Amérique), en mai 2017. Ces inspections visent à s’assurer que les conditions dans lesquelles le virus est stocké et les recherches sont menées dans les laboratoires sont conformes aux exigences les plus strictes en matière de sûreté et de sécurité biologiques.

aux flambées, la question des capacités des laboratoires est souvent abordée, mais de façon très superficielle. Après deux exercices réalisés avec succès au Ghana et en Côte d’Ivoire en 2016, l’équipe a mis la dernière main à une série de quatre scénarios désormais disponibles en français et en anglais, qui peuvent être adaptés et utilisés sur le terrain. De nouveaux exercices devraient être prévus pendant l’exercice biennal 2018/2019, car d’autres bureaux régionaux ont exprimé un intérêt pour cette initiative.

Résistance aux antimicrobiens L’équipe prête une assistance à la mise en œuvre du Plan d’action mondial de l’OMS pour combattre la résistance aux antimicrobiens, adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015. Il a notamment pour objectif d’améliorer la surveillance mondiale via le Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS), qui se fonde largement sur les données des laboratoires. Toutefois, de nombreux pays ne disposent pas de la capacité et de la formation nécessaires pour réaliser des tests de sensibilité aux antibiotiques conformément aux normes reconnues sur le plan international. L’équipe a continué d’apporter un soutien à la production de courtes vidéos de formation qui présentent la méthode employée par le Comité européen pour les tests de susceptibilité (EUCAST) pour effectuer un test. Ces vidéos se trouvent sur le site Web du comité6, et sont maintenant disponibles dans 8 langues. En outre, l’équipe a assisté à trois réunions sur la résistance aux antimicrobiens consacrées à la définition des politiques et à des questions techniques (Suisse, décembre 2016 ; Danemark, mars 2017) ; Suède, avril 2017), et a pris part à une mission destinée à examiner la capacité du Ministère de la santé jordanien à entreprendre une surveillance de la résistance à l’échelle nationale en janvier 2017.

des laboratoires deviennent des dirigeants efficaces. Le programme prévoit un ensemble de modules didactiques liés entre eux et combinés à des expériences de travail pratique encadrées constituant ainsi un cursus et un modèle complets adaptables aux besoins des autorités et entités compétentes partout dans le monde. L’OMS, l’Association of Public Health Laboratories et les Centres for Disease Control and Prevention ont noué un dialogue avec la FAO, l’OIE et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, lequel s’est engagé à contribuer à l’élaboration du cursus et des matériels de formation, et à s’assurer que le programme présente aussi un intérêt pour les directeurs de laboratoires vétérinaires, dans le cadre de l’approche “One Health” (“Une seule santé”). Il est prévu que le matériel de formation du programme mondial soit publié en 2018 afin d’être diffusé et utilisé au cours des prochaines années.

Après deux exercices de simulation en laboratoire réalisés avec succès au Ghana et en Côte d’Ivoire en 2016, l’équipe a finalisé une série de quatre scénarios désormais disponibles en français et en anglais, qui peuvent être adaptés et utilisés sur le terrain.

Partenariat OMS-Union européenne pour “renforcer les laboratoires de santé afin de minimiser les risques biologiques potentiels” En collaboration avec le Bureau régional de l’Europe et le Bureau régional de la Méditerranée orientale, l’équipe a continué de mettre en œuvre un projet de 6 millions de dollars, financé par la DG Coopération internationale et développement de la Commission européenne (UE DEVCO), ainsi qu’un projet de 1 million de dollars exécuté au Pakistan. Adopté en octobre 2016 par la 63e session du Comité régional de la Méditerranée orientale, le Cadre stratégique régional pour le renforcement des services des laboratoires de santé sur la période 2016-2020 est l’une des principales réalisations du projet. Par la suite, ce cadre a été examiné lors de la réunion interpays des directeurs de laboratoires de santé publique de la Région de la Méditerranée orientale, qui a eu lieu à Oman en octobre 2016 et a rassemblé 48 participants, dont 27 représentants de 19 États Membres. Le projet a également permis de soutenir d’autres activités prévues par l’initiative OMS/EURO “De meilleurs laboratoires pour une meilleure santé.7” Celle-ci vise à aider les États Membres (à ce jour, le Kirghizistan, la République de Moldova, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan) à tenir les engagements qu’impose le Règlement sanitaire international (2005) pour riposter aux situations d’urgence sanitaire en renforçant les services de laboratoire. L’année a été marquée par la publication de guides pratiques pour l’élaboration de politiques et de plans stratégiques nationaux sur les laboratoires8, qui tiennent compte de l’expérience acquise en Asie centrale ces dernières années. Une 2e réunion des partenaires s’est tenue en Géorgie en décembre 2016 afin d’examiner les progrès réalisés dans ces domaines depuis la 1ère réunion de juin 2014. Un projet d’encadrement pour la mise en œuvre de systèmes de gestion de la qualité en laboratoire a été soumis, et plusieurs modèles de systèmes de laboratoires de santé publique ont été présentés et examinés. Le rapport de réunion est disponible en ligne9. 9 - www.euro.who.int/en/health-topics/Health-systems/ laboratory-services/publications/better-labs-for-better-healthsecond-partners-meeting,-december-2016-report

Programme mondial pour les directeurs de laboratoire (GLLP) Pour être mieux préparé à faire face aux problèmes de santé publique, y compris aux situations d’urgence, il est indispensable d’améliorer les compétences des personnels de laboratoire. Depuis longtemps, l’équipe souligne la nécessité d’assurer aux directeurs de laboratoire des formations spécialisées pour l’encadrement et la gestion, et une première consultation des partenaires a eu lieu en 2011. Depuis, quelques initiatives ont vu le jour, qui répondent en partie aux besoins mis en évidence ; toutefois, davantage de ressources et de possibilités de formation restent nécessaires. Dans ce contexte, l’OMS, les US Centres for Disease Control and Prevention et la US Association of Public Health Laboratories (APHL) se sont à nouveau engagés à collaborer pour définir les compétences essentielles des responsables de laboratoire, et pour élaborer un programme mondial sur la direction de laboratoire (GLLP), qui se fondera sur un cursus et un cadre de mise en œuvre normalisés, conçus pour que les cadres moyens et les scientifiques

Exercices de simulation en laboratoire au titre du Cadre de suivi et d’évaluation du RSI Les exercices de simulation sont un moyen utile de tester l’état de préparation des pays en vue de la riposte en cas de situation d’urgence. L’OMS propose d’apporter un soutien aux pays pour qu’ils effectuent des exercices de simulation au titre du nouveau Cadre de suivi et d’évaluation du RSI. Lors des exercices de simulation portant sur la riposte

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1 - www.who.int/ihr/publications/activity_report/en/ 2 - https://extranet.who.int/lqsi 3 - (https://youtu.be/WqBsVyxbuag) 4 -https://youtu.be/V_7ofaDtMBQ 5 - www.who.int/ihr/publications/WHO-WHE-CPI-2017.8/en/

6 - www.eucast.org/videos_from_eucast/ 7 - www.euro.who.int/en/health-topics/Health-systems/ laboratory-services/better-labs-for-better-health 8 - www.euro.who.int/en/health-topics/Health-systems/ laboratory-services/publications

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

2. APPUI À LA SURVEILLANCE NATIONALE Le Règlement sanitaire international (2005) prévoit plusieurs procédures de gestion des événements et comporte des dispositions sur les systèmes nationaux de surveillance des maladies et de riposte. Les pays sont censés utiliser/améliorer les structures et les ressources nationales existantes en vue de se doter des principales capacités requises par le Règlement, notamment pour s’acquitter de leurs activités de surveillance, de déclaration, de notification, de vérification, d’action et de collaboration. En matière d’appui à la surveillance nationale, l’engagement général pris par l’équipe vise à apporter un soutien solide aux pays les plus vulnérables pour qu’ils renforcent la fonction d’alerte précoce et de réponse (EWAR), composante clé de leur système national de surveillance. La trousse pédagogique devrait comprendre : Partie 1 : l’outil d’évaluation des capacités nationales existantes pour la surveillance de la santé publique. Partie 2 : des orientations pour élaborer un plan d’action sur mesure et des modes opératoires nationaux normalisés (SOP) afin de mettre en place et de renforcer le système d’alerte et d’action rapide. Partie 3 : des modules de formation pour mettre en œuvre le système d’alerte et de réponse précoce. En outre, compte tenu de l’importance de la contribution des communautés pour détecter précocement les événements de santé publique et y riposter, l’équipe a entrepris d’élaborer des orientations et des outils afin de favoriser la mise en place d’une surveillance à base communautaire efficace dans les pays. La première étape consistait à répertorier les termes qui renvoient au concept de surveillance communautaire dans la littérature, à s’intéresser aux moyens employés pour assurer cette surveillance dans différents contextes, à recenser et décrire les orientations et les recommandations qui facilitent la mise en place ou le renforcement d’un système de surveillance communautaire et à identifier les principaux acteurs de la surveillance au niveau national et international. Une revue documentaire est actuellement menée dans ce but. Les prochaines étapes consisteront à réunir des informations sur les bonnes pratiques et les procédures utilisées pour mettre en place une surveillance à base communautaire, ainsi qu’à élaborer des modules de formation ou actualiser ceux qui existent déjà.

En étroite collaboration avec les bureaux régionaux et les bureaux de pays de l’OMS, l’équipe tient compte des besoins recensés par les pays et concentre ses activités sur quatre domaines principaux : • Mise en œuvre/amélioration des capacités nationales en matière d’alerte et d’action rapide • Meilleure coordination de la surveillance entre points d’entrée et systèmes nationaux de surveillance sanitaire • Mise au point de mécanismes et d’outils destinés à améliorer la qualité et l’utilisation des données de santé publique • Renforcement des moyens humains dans le domaine de la surveillance

L’outil d’évaluation a fait l’objet d’essais pilotes en Inde, en République islamique de Gambie, au Liban et au Togo en 2016 et en 2017.

Meilleure coordination de la surveillance entre points d’entrée et systèmes nationaux de surveillance sanitaire Il est indispensable que les informations sur la surveillance de la santé publique disponibles aux points d’entrée (ports, aéroports et postes-frontières) soient intégrées dans le système national de surveillance sanitaire. Pour apporter une assistance aux pays soucieux de mieux coordonner les informations sur la surveillance entre deux entités, l’équipe a mis au point un guide intitulé “Coordination de la surveillance épidémiologique entre points d’entrée et systèmes nationaux de surveillance10” en 2014. Afin d’actualiser le guide et de mettre la dernière main aux outils qui l’accompagnent, une consultation technique réunissant 22 experts internationaux a eu lieu à Lyon (France) du 20 au 22 juin 2017. Les objectifs de la réunion ont été atteints, et les participants ont convenu d’une feuille de route détaillée pour réviser le guide et l’ensemble des outils.

ACTIVITÉS Mise en œuvre/amélioration des capacités nationales en matière d’alerte et d’action rapide uite à la consultation technique qui s’est déroulée à Lyon en mars 2016 et qui a permis d’actualiser le guide “Détection précoce, évaluation et riposte lors d’une urgence de santé publique - Mise en œuvre de l’alerte précoce et riposte, notamment la surveillance fondée sur les événements”, et conformément à la feuille de route, il a été décidé de mettre au point

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un ensemble d’outils permettant de faciliter, de façon globale et intégrée, la mise en application des principes exposés dans le guide. Ce kit comprend un outil d’évaluation et des orientations pour l’élaboration de plans d’action nationaux, des modes opératoires normalisés pour la surveillance de la santé publique et des modules de formation. L’outil d’évaluation a fait l’objet d’essais pilotes en Inde, en République islamique de Gambie, au Liban et au Togo en 2016 et en 2017. Une version définitive reprenant les informations fournies au cours de la phase d’essai devrait être élaborée au premier trimestre 2018.

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Mise au point de mécanismes et d’outils destinés à améliorer la qualité et l’utilisation des données de santé publique À l’échelle nationale, la surveillance de la santé publique est souvent assurée par des entités diverses : programmes de lutte contre différentes maladies, unités de surveillance et départements responsables des systèmes de gestion de l’information sanitaire. L’équipe apporte sa contribution à l’initiative “Collaboration sur les données sanitaires.” Il s’agit d’un partenariat réunissant des institutions internationales, des gouvernements, L’OMS a mis au point une des organismes philanthropiques, application informatique desdonateurs et des universitaires, utilisant le SMS appelée qui ont pour objectif commun ARGUS, qui a fait l’objet d’améliorer la disponibilité, d’essais pilotes en Inde, la qualité et l’utilisation des en République Centrafricaine données pour la prise de décisions et au Togo. au niveau local et pour le suivi des progrès réalisés en vue des objectifs de développement durable liés à la santé (ODD). L’équipe est chargée de coordonner les activités du groupe de travail sur la surveillance épidémiologique en collaboration avec les Centers for Disease Control and Prevention. Ce groupe de travail a pour tâche de mettre au point des normes, des indicateurs et d’autres outils qui aident les pays à collecter, analyser et utiliser des données sanitaires fiables. Pour permettre aux établissements de santé isolés de transmettre des données sur la surveillance de la santé publique et d’informer le système de santé de la survenue d’un événement

de santé publique, pour analyser les données et établir des bulletins épidémiologiques en vue de détecter les événements en temps utile et d’agir rapidement, l’équipe a mis au point une application informatique utilisant le SMS, appelé ARGUS qui a fait l’objet d’essais pilotes en République centrafricaine et au Togo. Grâce à ces essais, on a pu mettre en évidence les améliorations à apporter pour mieux tenir compte des besoins des utilisateurs. L’équipe s’est employée à intégrer l’application informatique à l’application DHIS2, utilisée dans de nombreux pays d’Afrique pour gérer les données sanitaires ; elle élabore actuellement une série d’outils qui comprendra l’application informatique, ainsi que des documents et des guides permettent d’aider les pays à utiliser cette application de façon autonome.

Renforcement des ressources humaines en vue de la surveillance de la santé publique au titre du Cadre de suivi et d’évaluation du RSI et soutien apporté au Malawi suite à une évaluation extérieure conjointe Les évaluations extérieures conjointes réalisées actuellement pour mesurer les progrès de la mise en œuvre du RSI (2005) ont montré la nécessité de renforcer les ressources humaines pour mettre en place les capacités prévues par le RSI (2005). Apporter un soutien aux États Membres pour l’élaboration et la mise en application des plans de formation à la surveillance contribue largement à renforcer la surveillance et à développer les effectifs de santé, ce qui facilite la mise en œuvre du RSI.

Pour tenir compte de cette nécessité, l’équipe a élaboré des orientations, des outils et des modèles afin d’aider les États Membres à évaluer les besoins et les capacités requises pour assurer des formations en matière de surveillance de la santé publique, ainsi qu’à établir des plans de formation à la surveillance. Les orientations se fondent sur les expériences du Maroc (2010) et du Malawi (2016). Elles définissent précisément les étapes préparatoires que doivent franchir les pays avant d’effectuer l’évaluation et de concevoir un plan de formation à la surveillance. Cette trousse à outils comporte divers instruments qui faciliteront l’évaluation des besoins et des capacités requises pour la formation, ainsi que l’élaboration d’un plan de formation. Elle a été présentée lors d’un atelier organisé en marge de la 9e Conférence scientifique mondiale TEPHINET, qui s’est déroulée à Chiang Mai (Thaïlande) du 6 au 11 août 2017. La trousse à outils a été testée avec succès au Malawi, ce qui a permis de déterminer les mesures à prendre en priorité pour renforcer les personnels chargés de la surveillance. En 2018, deux membres du Ministère de la santé prendront part au programme sud-africain de formation à l’épidémiologie de terrain en deux ans, en vue d’acquérir les compétences d’épidémiologistes seniors. La mise au point de la trousse à outils et de son packaging sera bientôt achevée ; ces outils permettront aux pays de réaliser leurs propres évaluations et d’élaborer leurs plans nationaux de formation à la surveillance.

Des orientations, des outils et des modèles afin d’aider les États Membres à évaluer les besoins et les capacités requises pour assurer des formations en matière de surveillance de la santé publique, ainsi qu’à établir des plans de formation à la surveillance.

10 - Coordinated public health surveillance between points of entry and national health surveillance systems: www.who.int/ihr/publications/ WHO_HSE_GCR_LYO_2014.12/en/

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

PROTECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN MATIÈRE DE VOYAGE, DE TOURISME, ET DE TRANSPORTS, ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DANS LES PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES CHAPITRE | Rapport d’activité | Oct. 2016-Oct. 2017

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

1. PROMOTION DU TRAVAIL INTERSECTORIEL EN MATIÈRE DE VOYAGE ET DE TOURISME, ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS REQUISES DANS LES PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES Pour l’équipe chargée de ce domaine de travail, l’année 2016 a été marquée par l’élaboration du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire et par des transformations. Axées initialement sur l’assistance accordée aux pays pour acquérir les principales capacités requises par le RSI en vue de renforcer la préparation et la résilience face aux urgences et aux événements sanitaires dans les ports, les aéroports et aux postes-frontières, et sur l’appui technique en matière normative, les activités de l’équipe se sont développées, et comprennent désormais le renforcement de la préparation pour les rassemblements de masse et les destinations caractérisées par un tourisme de masse.

et les modes opératoires normalisés nationaux ou propres à un site pour gérer les événements de santé publique pendant le transport aérien ; - aider les autorités sanitaires de l’aviation à utiliser le modèle de gestion des risques pour : a) la détection et la notification des événements ; b) la vérification des événements ; c) les dispositions initiales prises pour parer à l’urgence ; d) l’évaluation des risques ; e) l’action de santé publique ; et f) le suivi et l’évaluation.

Appui technique aux pays pour la préparation aux situations d’urgence au titre du Cadre de suivi et d’évaluation du RSI et soutien apporté aux régions et aux pays vulnérables suite à une évaluation extérieure conjointe Pour appliquer les dispositions du RSI, selon lesquelles les principales capacités doivent permettre de fournir les services d’un personnel qualifié pour l’inspection des moyens de transport, l’équipe a organisé trois ateliers de formation sur l’inspection des navires et les certificats sanitaires de navire, qui se sont déroulés fin 2016 et au premier semestre 2017 ; au total, 970 inspecteurs de navire ont été formés dans le monde grâce au programme d’apprentissage de l’OMS.

ACTIVITÉS Élaboration d’orientations et d’outils destinés à améliorer la capacité de plusieurs secteurs à se préparer aux situations d’urgence sanitaire équipe a mis au point un programme d’apprentissage pour la gestion des événements de santé publique dans le transport aérien. Ce programme s’adresse aux points focaux nationaux RSI, aux autorités de santé publique et au personnel de l’aviation,

L

aux transporteurs, aux membres de l’équipage des aéronefs et aux autres acteurs qui interviennent pour gérer les événements de santé publique dans le domaine de l’aviation. Il vise à aider les autorités sanitaires portuaires à prendre des mesures cohérentes en cas d’événement et à décider d’interventions proportionnées aux risques, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux et en privilégiant le recours à une approche multisectorielle. L’objectif est de renforcer la capacité des participants à : - aider les autorités sanitaires de l’aviation à mettre en place, réviser et/ou mettre à jour les plans opérationnels

Une formation sur la gestion des événements dans l’aviation a eu lieu à titre pilote à Accra (Ghana), du 8 au 10 mai 2017. Comme l’essai a été couronné de succès, le Bureau régional OMS de l’Afrique a demandé que la formation soit organisée dans l’ensemble de la région. Cela permettra à une trentaine de pays africains d’organiser leurs propres formations sur la gestion des événements de santé publique dans le transport aérien au cours des deux prochaines années.

inspecteurs de navire ont été formés dans le monde grâce au programme d’apprentissage de l’OMS

970

20|

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Plate-forme Internet sur l’identification des vecteurs pour les points d’entrée La plate-forme Internet d’identification des vecteurs pour les points d’entrée (POE) a pour objectif d’aider les pays, dans le cadre du RSI, à renforcer leurs capacités de base en matière de surveillance et de contrôle des vecteurs aux points d’entrée, à travers une collaboration avec le Département OMS en charge des maladies tropicales négligées, les bureaux régionaux et les bureaux de pays de l’OMS. Grâce à un outil de recherche en ligne, cette plate-forme apporte un appui aux experts POE responsables de la surveillance et du contrôle des vecteurs, pour la détermination des principaux vecteurs exotiques et endémiques des maladies humaines. Les utilisateurs peuvent accéder à l’outil depuis le site Web du réseau PAGnet (réseau OMS spécialisé pour les ports, aéroports et postesfrontières)1 pour identifier les vecteurs de maladies chez les moustiques, les rongeurs, les puces et les tiques. Il est prévu que cette plate-forme mondiale soit partagée par tous les pays, aidant ainsi les autorités sanitaires nationales aux points d’entrée tant à la prise de décisions en matière d’alerte précoce qu’à la prise de mesures de contrôle sanitaire appropriées afin de réduire les effets des maladies à transmission vectorielle. L’objectif à long terme, pour les 2 à 4 prochaines années, est d’apporter un appui aux pays pour le renforcement de leurs capacités dans ce domaine par la mise en place d’un réseau pérenne ainsi que d’une base mondiale de données sur l’entomologie et l’écologie vectorielles aux points d’entrée, favorisant le partage d’informations, de connaissances et de compétences et permettant une assistance à distance pour l’identification des vecteurs. Il sera également possible aux utilisateurs de la plate-forme de proposer des mises à jour des données disponibles : nouvelles espèces, nouvelles caractéristiques, nouvelles illustrations qui seront soumises à l’examen et à l’approbation des experts de ce domaine. La plate-forme d’identification des vecteurs est actuellement en phase 2 de son développement et des essais ont été effectués par un groupe d’utilisateurs internationaux sélectionnés afin de s’assurer qu’elle apporte les avantages attendus et couvre la gamme de vecteurs voulue. La plate-forme est en cours de perfectionnement sur la base des résultats de ces essais.

Les programmes d’apprentissage de l’OMS sur l’inspection des navires et la délivrance de certificats sanitaires de navire comportent des aspects théoriques et des simulations d’inspections pour aider les bénéficiaires à acquérir les connaissances théoriques requises ainsi qu’une expérience pratique en matière d’inspection et de délivrance de certificats. Deux formations principales ont été assurées dans le cadre du programme d’apprentissage sur l’inspection des navires. La première, une formation nationale, a porté sur l’inspection des moyens de transport dans les ports, les aéroports et aux postes-frontières. Elle s’est déroulée à Accra du 28 au 30 septembre 2016, et a rassemblé 30 agents de santé publique chargés de gérer les services sanitaires portuaires et/ou d’inspecter les navires. La deuxième formation, consacrée à l’inspection des navires, s’est déroulée à Visakhapatnam (Inde) du 16 au 21 Octobre 2016. Elle a réuni 44 personnes, notamment des agents des autorités chargées de la gestion des services sanitaires portuaires et/ou des inspections de navires, des agents du centre national de lutte contre les maladies, de la FDA et du programme de lutte contre les maladies à transmission vectorielle. D’autres sessions sur la surveillance et la lutte contre les vecteurs aux points d’entrée et sur la gestion des événements d’origine chimique en mer ont été assurées par des experts indiens et britanniques. Du 20 au 27 mai 2017, le Bureau régional des Amériques a organisé un atelier sur la délivrance de certificats sanitaires de navire et sur les principes à prendre en considération pour élaborer le volet sanitaire des plans d’urgence applicables aux ports, aéroports et postes-frontières ; 33 personnes originaires de 15 pays2 des Caraïbes ont été invitées à participer à cette formation, qui apporte des connaissances théoriques et une expérience pratique. L’atelier a permis de présenter les principes dont il faut tenir compte pour élaborer le volet sanitaire des plans d’urgence applicables aux ports, aéroports et postes-frontières, et d’examiner les plans d’urgence exécutés actuellement dans la sous-région des Caraïbes. Enfin, une session de groupe a été consacrée à la gestion d’un événement de santé publique sur la base d’un scénario. L’équipe accorde un appui technique aux régions et pays qui s’emploient à renforcer les principales capacités dans les ports, les aéroports et aux postes-frontières, notamment pour les évaluations nationales et les évaluations extérieures conjointes.

participants issus de

SUR LA PÉRIODE 2016-2017, LES FAITS MARQUANTS SONT LES SUIVANTS : - Assistance pour la réunion régionale organisée par le Bureau régional du Pacifique occidental OMS en vue de renforcer les principales capacités requises par le RSI aux ports, aéroports et postes-frontières ; la réunion s’est tenue à Xiamen (Chine), du 2 au 4 novembre 2016. 56 participants de 14 pays de la région ont assisté à cet événement, notamment des observateurs de plusieurs organisations internationales et régionales.

pays de la région pacifique formés sur les capacités essentielles aux points d’entrée

56 14

- Assistance technique apportée au gouvernement chinois du 6 au 11 novembre 2016 en collaboration avec le Bureau de l’OMS en Chine ; l’évaluation nationale dans un aéroport et deux ports, au titre du RSI.

PA C IF IQ UE

- Participation à la mission d’évaluation extérieure conjointe à Bangkok (Thaïlande), du 26 au 30 juin 2017. La mission était constituée d’une équipe d’experts internationaux en santé humaine et animale, et visait à recenser les domaines prioritaires en matière de renforcement des capacités, afin d’améliorer les possibilités de détecter les événements de santé publique et d’agir pour y faire face.

Participation à l’atelier interpays de Kolkata (Inde), du 21 au 23 août 2017. L’atelier était consacré aux principales capacités des points d’entrée, à la collaboration entre postes-frontières et à la collaboration transfrontalière. Présentation du projet de manuel de l’OMS sur la santé publique aux postes-frontières. Cet événement a permis d’avoir un retour d’information sur les principaux critères à prendre en considération dans le manuel, et de s’informer sur le niveau de sécurité sanitaire aux postes-frontières dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est.

Soutenir la collaboration et les réseaux multisectoriels au niveau international pour promouvoir l’échange d’informations et les meilleures pratiques en vue de gérer les situations d’urgence sanitaire et les risques de catastrophe L’Accord de coopération pour la prévention de la dissémination de maladies transmissibles par le transport aérien (CAPSCA) instaure une coopération mondiale avec le secteur de l’aviation civile, qui est supervisée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en coordination avec l’OMS et d’autres partenaires. Il s’agit de contribuer à réduire le risque de propagation grave de maladies transmissibles par le transport aérien via des accords de coopération entre États participants. La coopération prévoit des séminaires,

des ateliers et des visites d’assistance, assurés par des spécialistes de l’aviation et de la santé publique, en vue d’élaborer et de mettre en œuvre des plans d’urgence dans les aéroports. L’OMS soutient les activités du CAPSCA en prêtant un concours aux États pour qu’ils appliquent des plans d’action concernant les urgences de santé publique dans le transport aérien, dans le cadre des principales capacités requises par le RSI pour les ports, les aéroports et les postes-frontières.

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1 - https://extranet.who.int/pagnet/ 2 - Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Dominique, Grenade, Guyana, Îles vierges britanniques, Jamaïque, Montserrat, Sainte-Lucie, Saint-Kitts, SaintVincent-et-les-Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago.

CAPSCA AFRIQUE/Réunion mondiale, Livingstone (Zambie), 24-28 juillet 2017. À cette occasion, l’équipe a mis l’accent sur la sensibilisation et la promotion de la collaboration intersectorielle dans le cadre du RSI. Plus de 100 membres du CAPSCA se sont familiarisés à la gestion d’événements de santé publique dans le transport aérien et ont participé à des scénarios.

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Consultation technique er sur les outils permettant d’évaluer les risques 2017 sanitaires lors de rassemblements de masse, Djeddah (Arabie Saoudite). Elle a été accueillie par le Centre mondial pour la médecine des rassemblements de masse – relevant du Ministère de la santé du royaume d’Arabie Saoudite – en collaboration avec l’OMS. Elle visait à recenser les outils d’évaluation des risques liés aux rassemblements de masse, les orientations techniques et les formations pouvant être adaptés pour faire face aux risques dans la Région OMS de la Méditerranée orientale.

31 janv. 1 fév.

2. APPUI À LA PRÉPARATION AUX RASSEMBLEMENTS DE MASSE Les rassemblements de masse sont des événements auxquels participe un nombre de personnes suffisamment important pour exposer les ressources sanitaires d’une communauté ou d’un État à une forte pression. Le programme sur les rassemblements de masse apporte des orientations aux pays qui accueillent des événements attirant un nombre de personnes exceptionnellement élevé.

21 — 22 fév. 2017 Consultation interpays sur la préparation et la gestion des rassemblements de masse, Djakarta (Indonésie). Cette consultation a rassemblé des experts de 5 pays (Bangladeshe, Inde, Indonésie, Maldives, Thaïlande) et de 4 centres collaborateurs de l’OMS pour les rassemblements de masse, ainsi que des membres du personnel des bureaux de pays, des bureaux régionaux et du Siège.

ACTIVITÉS

27 — 31 mars 2017

4 — 10 déc. 2016

Soutien technique à la 5e édition des Jeux asiatiques des sports en salle et des arts martiaux à Ashkabad (Turkménistan), en septembre 2017.  Exercice

Mission exploratoire organisée conjointement avec le Bureau régional de l’Europe OMS, à la demande du Ministère de la santé du Turkménistan, afin de planifier et de réaliser des exercices de simulation pour tester l’état de préparation de plusieurs secteurs en vue des 55 Jeux asiatiques des sports en salle. Un exercice théorique sur la prise en charge d’une affection respiratoire grave pendant les jeux a été effectué.

 Exercice sur le terrain pour tester la prise en charge opérationnelle d’un cas présumé de maladie non-endémique au village olympique : détection, admission dans un hôpital d’Ashkabad choisi préalablement et analyse d’échantillons au laboratoire national.

fonctionnel destiné à tester le processus de coordination et de communication, notamment la communication sur les risques au sein du Ministère de la santé, dans le cadre de la prise en charge d’un cas présumé de maladie non-endémique au village olympique.3

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3 - Pour plus d’informations : www.euro.who.int/en/health-topics/ emergencies/international-healthregulations/news/news/ 2017/05/ successful-simulation-exercises-in-turkmenistan-strengthen-emergencypreparedness

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

SOUTIEN AU DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DU PERSONNEL EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE ET D’APPLICATION DU RSI

| Rapport d’activité | Oct. 2016-Oct. 2017

CHAPITRE

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

ACTIVITÉS

1. SOLUTIONS POUR LA FORMATION ET L’APPRENTISSAGE Dans le cadre du nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, il convient de mettre à jour les activités d’apprentissage concernant la préparation à ces situations et d’en élargir considérablement la portée, notamment en faveur des pays les plus vulnérables. Pour tenir compte de cette nécessité, l’OMS propose aux États Membres de mettre en œuvre une stratégie durable de perfectionnement du personnel pour développer ses compétences concernant la préparation aux situations d’urgence sanitaire et le RSI (2005). Le programme d’apprentissage sur la “préparation aux situations d’urgence sanitaire dans le cadre du RSI” contribue à développer les compétences de professionnels de divers domaines (laboratoires, points d’entrée, surveillance), y compris de domaines autres que sanitaires, qui jouent un rôle primordial en matière de sécurité sanitaire. Le programme d’apprentissage sur la préparation aux situations d’urgence sanitaire dans le cadre du RSI vise à : a) renforcer les compétences de professionnels nationaux de différents domaines chargés de préparer les pays aux situations d’urgence sanitaire et d’assurer la mise en œuvre pérenne du RSI, en s’intéressant en particulier aux points focaux nationaux RSI ; b) veiller à ce que les questions concernant la préparation aux situations d’urgence sanitaire dans le cadre du RSI soient intégrées de manière cohérente et durable dans les programmes d’apprentissage actuels et futurs destinés aux professionnels intéressés ; et c) s’assurer que les pays ont les moyens d’organiser eux-mêmes un apprentissage sur la préparation aux situations d’urgence sanitaire dans le cadre du RSI, en adaptant les approches et les matériels de formation à la situation et aux besoins nationaux.

Formation des équipes d’intervention rapide EIR a formation des équipes d’intervention rapide (EIR) au niveau national vise à renforcer la capacité et les compétences des équipes multidisciplinaires et de leurs membres en vue de détecter précocement les flambées et d’y riposter efficacement. Elle s’adresse aux professionnels nationaux : épidémiologistes, cliniciens, médecins, infirmiers, experts de laboratoire, responsables de la communication, spécialistes de la mobilisation sociale et anthropologues, logisticiens, experts en soutien psychosocial, gestionnaires de données, experts en matière de prévention et de lutte/en matière environnementale. L’équipe a mis au point un programme en anglais et en français destiné à former les formateurs des équipes d’intervention rapide. Ce programme de formation comprend un ensemble structuré de ressources, d’outils et de documents d’orientation permettant d’assurer une formation des formateurs sur 5 jours et de l’évaluer ; cet ensemble peut être adapté selon la situation, les besoins et les difficultés de chaque pays. Il s’adresse aux professionnels chargés de planifier, d’organiser, d’assurer et d’évaluer une formation nationale destinée aux équipes d’intervention rapide. La formation des formateurs vise à permettre aux futurs formateurs de planifier, d’organiser, d’assurer et d’évaluer une formation destinée aux équipes d’intervention rapide, en se fondant sur le programme de formation et en l’adaptant selon la situation, les besoins et les difficultés de chaque pays. Elle s’adresse aux agents nationaux chargés d’organiser, de coordonner et d’animer les formations des équipes d’intervention rapide dans leur pays.

L

Un programme de formation révisé a été rendu public sur la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire en mars 20171. Le programme permettra désormais aux ministères de préparer une formation destinée à l’équipe d’intervention rapide au niveau national, et cible un ensemble de formateurs nationaux potentiels.

Soutenir la mise en place d’équipes d’intervention rapide en Tanzanie continentale, dans le cadre du soutien apporté aux régions et aux pays vulnérables suite à une évaluation extérieure conjointe L’équipe a collaboré avec le Bureau régional OMS de l’Afrique et le Bureau de l’OMS en Tanzanie pour apporter une assistance au Ministère en charge de la santé, du développement communautaire, de l’égalité hommes-femmes, des personnes âgées et des enfants afin qu’il mette en place une formation relative aux équipes d’intervention rapide en Tanzanie via 3 activités principales. Cette formation vise à permettre aux futurs coordinateurs et animateurs de formations de planifier, d’organiser, d’assurer et d’évaluer une formation destinée aux équipes d’intervention rapide afin d’augmenter le nombre de professionnels de la santé à même de détecter précocement les événements de santé publique et d’y faire face efficacement. L’équipe des animateurs comptait 5 experts nationaux qui ont bénéficié du soutien de l’OMS avant et pendant la mise en place de la formation ; 34 participants rigoureusement sélectionnés, représentant plusieurs disciplines des différents niveaux du Ministère de la santé et d’autres administrations compétentes (telles que le Bureau du Premier ministre chargé de la coordination nationale en cas de catastrophe et le Ministère de l’agriculture et de l’élevage) ont assisté à la formation de 8 jours.

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Un atelier visant à adapter la formation destinée aux équipes d’intervention rapide s’est déroulé du 12 au 16 juin 2017 à Morogoro (Tanzanie), pour examiner le programme général de formation des équipes d’intervention rapide et l’adapter en tenant compte du contexte du pays. Les principes de la formation pour adultes ont été présentés aux participants, et leur ont servi à réviser les modules, les activités et le plan de formation. Au nombre des participants figuraient 24 experts d’institutions clés qui apportent une assistance au ministère pour l’adoption de mesures destinées à faire face aux événements de santé publique, et deux animateurs de l’OMS. Dans le cadre du renforcement de l’action de santé publique les autorités de l’OMS en Tanzanie et à Zanzibar ont assuré un atelier de sensibilisation avec le concours de l’équipe chargée des solutions d’apprentissage et de la formation. Il visait à recenser les mesures prises actuellement pour riposter aux événements de santé publique et à recommander une structure adéquate pour les équipes d’intervention rapide de Zanzibar. Le Ministère de la santé collabore avec les différents secteurs, sous la direction du Bureau du second vice-président de Zanzibar, pour mener des activités destinées à se préparer aux situations d’urgence et y faire face. L’atelier a réuni vingt participants de différentes administrations et secteurs : municipalités, bureau de l’agriculture, hôpital de premier recours et antennes du Ministère de la santé des îles de Pemba et Unguja (les deux îles principales de Zanzibar). À la fin de l’atelier, les participants ont convenu que les équipes d’intervention rapide de Zanzibar compteraient au moins quatre membres du secteur de la santé : un spécialiste de la prise en charge des cas, un spécialiste de laboratoire, un responsable de la salubrité de l’environnement (eau, assainissement et hygiène, mobilisation sociale) et un responsable de la surveillance épidémiologique.

Lieu et date de la formation Formation de formateurs d’équipes d’intervention rapide (EIR), 19-28 avril 2017, Bagamoyo (Tanzanie) Atelier destiné à adapter la formation sur les EIR, 12-16 juin 2017, Morogoro (Tanzanie) Atelier de sensibilisation pour la mise en place d’EIR, 18-24 juin 2017, Zanzibar (Tanzanie)

Nombre de participants

Nombre de pays

34

1

24

1

20

1

TOTAL

78

3

Le réseau EIR compte actuellement 604 membres (417 participants et 177 animateurs), originaires de 35 pays de la Région africaine et de la Région de la Méditerranée orientale de l’OMS. Grâce à la newsletter trimestrielle (intitulée “Bourdonnements dans la ruche”), et avec le concours de son Secrétariat, le réseau transmet régulièrement des actualités et des informations sur les équipes d’intervention rapide, sur les formations assurées en la matière par les membres et sur les mesures visant à faire face aux événements de santé publique. Les sujets des débats sont définis par le réseau lui-même. En 2017, il a mis au point un programme de débats sur l’initiative “One Health” ; le programme a bénéficié du soutien de l’équipe de l’OMS chargée de l’initiative et de l’équipe chargée des solutions d’apprentissage et de la formation. La série de débats sur l’initiative “One Health” concernait 3 principaux domaines : a) les principes de l’initiative “One Health”, b) l’environnement politique international, et c) l’expérience des pays concernant l’initiative. Les débats avaient pour objet de mieux comprendre les stratégies nationales appliquées en vue d’une collaboration intersectorielle concernant les équipes d’intervention rapide, et de s’intéresser aux avantages que présente la collaboration entre secteurs et disciplines divers et à l’environnement politique international qui favorise le recours aux initiatives “One Health”. Une édition spéciale de la newsletter trimestrielle apporte des informations complètes sur cette activité2.

Lieu et date de la formation Formation pilote - Cadre de suivi et d’évaluation du RSI, Bratislava (Slovaquie), 6-8 déc. 2016 Cadre de suivi et d’évaluation du RSI - Formation mondiale destinée aux formateurs, Amman (Jordanie), 29-31 août 2017 Cadre de suivi et d’évaluation du RSI - Formation régionale au Bureau régional de l’Asie du Sud-Est, Katmandou (Népal), 01-02 nov.2017

Nombre de participants

Nombre de pays

17 16

11 3

26

9

TOTAL

59

23

Outil d’évaluation extérieure conjointe du RSI L’équipe prête un concours au Secrétariat des évaluations extérieures conjointes en concevant, élaborant et mettant en place les formations voulues, notamment : • Une formation destinée aux responsables des équipes d’évaluation (JEE team lead). Cette formation vise à doter les bénéficiaires des compétences nécessaires pour encadrer efficacement l’équipe chargée de l’évaluation extérieure conjointe lors de 3 phases de l’évaluation - qui en compte 4 : i) la planification et la préparation de l’évaluation ; ii) la visite de l’équipe d’évaluation et iii) l’établissement d’un rapport d’évaluation. Elle s’adresse aux responsables des équipes, actuels ou futurs. • Une formation préparatoire pour les membres des équipes d’évaluation. Il s’agit d’un cours en ligne obligatoire visant à préparer chaque membre de l’équipe aux missions d’évaluation. Il présente les principales étapes de l’évaluation extérieure conjointe et le rôle que jouent les membres de l’équipe pour animer les discussions techniques et établir le rapport définitif. Ce module permet aussi aux futurs membres des équipes de déterminer les compétences culturelles indispensables à une interaction efficace au sein de l’équipe comme avec les partenaires. La formation est destinée aux futurs membres des équipes d’évaluation. Ce cours en ligne a été rendu public en mars 2017. Au 11 juillet, 75 professionnels l’avaient suivi. Lieu et date de la formation Formation pilote destinée aux responsables des équipes d’évaluation extérieure conjointe Brazzaville (Congo), 19-20 oct. 2016 Formation mondiale destinée aux responsables des équipes d’évaluation extérieure conjointe, Lyon (France), 31 janv.-1er fév. 2017 Nombre de participants Nombre de pays

Soutien à la mise en place d’équipes d’intervention rapide au Mali, en Mauritanie et en Côte d’Ivoire Lieu et date de la formation Formation destinée aux EIR Fana (Mali), 4-13 octobre 2016 Atelier destiné aux EIR, Abidjan (Côte d’Ivoire), 8-12 mai 2017 Formation de formateurs EIR, Nouakchott (Mauritanie), 13-17 févr. 2017 Nombre de participants Nombre de pays

34 27 28 89

1 1 1 3

TOTAL

Apprentissage concernant le RSI : formation sur le cadre de suivi et d’évaluation du RSI La formation sur le Cadre de suivi et d’évaluation du RSI vise à permettre aux points focaux nationaux RSI et aux responsables nationaux d’appliquer le cadre pour évaluer dans quelle mesure le RSI est mis en œuvre dans le pays. Elle porte sur l’acquisition des principes de mise en œuvre, sur les étapes de l’instauration des quatre composantes du cadre (établissement de rapports annuels, examen a posteriori, exercices de simulation et évaluation extérieure conjointe) et sur les problèmes liés à cette instauration. Elle s’adresse aux agents d’institutions ayant fonction de points focaux nationaux RSI et aux autres agents chargés du suivi et de l’évaluation du RSI. Le matériel de formation est censé former un module clé du kit pédagogique de formation au RSI, accessible sur la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire3. L’équipe chargée de la formation a apporté une assistance pour la conception du programme de formation et son application, contribuant aux activités qui suivent : 2 - https://user-Exj7YLk.cld.bz/Special-Edition-BeehiveBuzzfeed-No-6-7 3 - https://extranet.who.int/hslp/?q=build-your-course/ modules/ihr-monitoring-evaluation-framework-mef

Débat sur l’initiative “One Health” (“Une Seule Santé”) avec le réseau de connaissances des équipes d’intervention rapide (EIR) dans le cadre du soutien apporté aux régions et aux pays vulnérables suite à une évaluation extérieure conjointe Créé en 2015, le réseau de connaissances des équipes d’intervention rapide est un mécanisme destiné à garder le contact avec les anciens participants aux formations sur les EIR afin de voir comment ils utilisent les compétences acquises pour faire face aux événements de santé publique, en vue d’en tirer des enseignements.

16

6

24

14

1 - Disponible à l’adresse : https://extranet.who.int/hslp/?q=content/ training-trainers-rapid-response-teams-training.

Formation du Bureau régional de 19 l’Afrique destinée aux responsables des équipes d’évaluation extérieure conjointe, Dakar (Sénégal), 3-4 juil. 2017

13

30|

TOTAL

59

33

|31

Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Créer un environnement propice accessible aux pays : plateforme d’apprentissage de l’OMS sur la sécurité sanitaire La Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire est un environnement d’apprentissage virtuel créé pour aider les États Membres à appliquer des plans de développement des compétences du personnel et assurer des formations continues destinés aux responsables de la santé publique. Elle propose un large éventail de programmes, d’activités et de matériels d’apprentissage visant à répondre aux besoins d’organisations et de personnes qui exercent des compétences en matière de santé publique et dans des secteurs afférents jouant un rôle dans la préparation aux situations d’urgence sanitaire et la mise en œuvre du RSI. La plateforme comporte un nombre croissant de cours en ligne, dont certains sont mentionnés dans les diverses activités décrites plus haut. Programmes et matériels de formation de la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire La plateforme donne également accès à d’autres cours et programmes de formation en ligne : • Programme de formation des équipes d’intervention rapide au niveau national • Programme de formation de formateurs EIR • Programme d’apprentissage sur le RSI : a) introduction au RSI et b) exercices pour l’évaluation en vue de la notification en vertu du RSI • Kit pédagogique - Formation au RSI • Programme d’apprentissage sur l’inspection sanitaire des navires et la délivrance de certificats sanitaires de navire • Programme de formation sur la maladie à virus Ebola • Système de Gestion de la qualité au Laboratoire - Outil de formation

Le coin du partage Enfin, le “coin du partage” de la plateforme permet d’héberger des réseaux de connaissances virtuels et des initiatives d’apprentissage collaboratif.

Il permettra d’aborder les fondements de la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale. À terme, il vise à mieux comprendre l’intérêt que présente l’initiative pour appliquer les dispositions du RSI (2005) sur la prévention et la détection d’événements de santé publique et sur l’action destinée à y faire face. Plus précisément, le cours permettra aux bénéficiaires de décrire l’apparition et les éléments fondamentaux du concept “One Health” ; d’expliquer les principes d’une coordination intersectorielle prévoyant des activités conjointes de préparation et de riposte aux événements sanitaires ; et de montrer comment une initiative “One Health” contribue à la mise en œuvre du RSI. La formation s’adresse aux points focaux nationaux RSI et aux professionnels d’autres domaines chargés d’assurer la mise en œuvre du RSI. Le cours “Fondements de la collaboration intersectorielle à l’interface de la santé humaine, animale et environnementale” devrait être téléchargé en décembre 2017. Volet en ligne de la formation à l’encadrement des exercices de simulation de l’OMS Ce cours est conçu pour améliorer les compétences nécessaires à l’élaboration, la mise en place et l’évaluation d’exercices de simulation et d’examens a posteriori. Il s’adresse aux professionnels chargés d’élaborer et de mettre en place, au sein du Ministère de la santé et en collaboration avec les partenaires et l’OMS, des programmes nationaux proposant des exercices de simulation. Volet en ligne de la formation à l’encadrement des exercices de simulation de l’OMS (octobre 2017).

Appui aux activités de formation du département CPI Initiative “Une seule santé” (One Health) : B.A.-BA de la collaboration intersectorielle à l’interface de la santé humaine, animale et environnementale Ce cours en ligne, mis en place grâce au soutien financier du programme EPT-2 d’USAID, est élaboré en coopération avec l’équipe chargée de l’initiative “One Health” au sein du département CPI.

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

RÉSUMÉ FINANCIER

| Rapport d’activité | Oct. 2016-Oct. 2017

CHAPITRE

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Remarque : les chiffres sont indiqués en dollars US et ne sont fournis qu’à titre indicatif. Ils ne sauraient être retenus à des fins de contrôle.

Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

Autres

Dépenses liées au personnel et aux activités par donateur (Janvier – Septembre 2017) * Les fonds flexibles comprennent une contribution du Japon de 16% (spécifique à WHE)

DTRA Canada USDOS Fonds communs Fonds flexibles* Adressées aux Régions

3% 4% 5% 6% 6%

3%

4%

CE

52%

27%

Répartition des contributions volontaires pour le Bureau de Lyon (2016-17) * à l’exclusion des Dépenses d’Appui au Programme (PSC)

TOTAL 4.3 m 8% 9%

TOTAL 17.5 m* 50% A a ecter au prochain exercice biennal

USAID

France (Grand Lyon inclus)

23% PCB

CDC

Bureau du Directeur

27% 15% Coordination et Administration

MIL LE R S

Dépenses liées au personnel et aux activités par équipe (Janvier – Septembre 2017)

Renforcement de la Surveillance Nationale

Renforcement des Laboratoires et Sécurité biologique

8 000 7 000 6 000 4 645 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 2 320 1 692 701 541 6 721

4% 14%

Répartition des contributions volontaires pour le Bureau de Lyon par donateur (2016-17)

TOTAL 4.3 m

489

260 DTRA

188 Brésil

20% 20% Transport, Tourisme et Rassemblements de masse

Formation et Solutions d’Apprentissage

France (Gr. Lyon inclus)

CE

CDC

USAID

USDOS

DFATD

FONDS COMMUNS

D O N AT E U R S

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Notes: 1) à l’exclusion des Dépenses d’Appui au Programme (PSC) 2) Contribution non financière du Grand Lyon (locaux) non comprise (USD 550K par exercice biennal)

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Préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et RSI

PUBLICATIONS FORMATIONS EN LIGNE ET OUTILS DE RÉFÉRENCE CHAPITRE | Rapport d’activité | Oct. 2016-Oct. 2017

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RENFORCEMENT DES LABORATOIRES ET GESTION DES RISQUES BIOLOGIQUES Guide pratique sur l'application du Règlement relatif au Transport des matières infectieuses 2017–2018 www.who.int/ihr/publications/WHO-WHE-CPI-2017.8/en/

PROTECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE AUX PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES

Manuel de gestion des évènements de santé publique dans le transport aérien Mis à jour en intégrant les informations sur la maladie à virus Ébola et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient Version espagnole

www.who.int/ihr/publications/9789241510165_eng/es/ Outil de mise en œuvre par étape du système de gestion de la qualité en laboratoire (LQSI). Série de 3 vidéos

Gestion des événements aux points d’entrée Étape par étape - version russe Gestion des événements dans les transports aériens  Gestion des événements à bord des navires  Protection sanitaire aux points d’entrée : Surveillance et lutte anti vectorielles 

Pourquoi la gestion de la qualité importe tant dans les laboratoires de santé ? https://www.youtube.com/watch?v=WqBsVYxbuag&feature=youtu.be  

Mise en place d’un système de gestion de la qualité au laboratoire. https://youtu.be/rl9vKY3FJUs

www.who.int/ihr/ports_airports/ru/

Didacticiel sur l’outil de mise en œuvre par étape de la qualité au laboratoire https://www.youtube.com/watch?v=V_7ofaDtMBQ&feature=youtu.be 

Consultation technique sur l’élaboration de politiques nationales sur les laboratoires de santé, 26 au 28 avril 2016, Lyon, France - Rapport de réunion www.who.int/ihr/publications/WHO-HSE-GCR-LYO-2016.14/en/

SOLUTIONS POUR LA FORMATION ET L’APPRENTISSAGE Formation en ligne de la formation à l’encadrement des exercices de simulation de l’OMS www.who.int/ihr/ports_airports/ru/

NEWSLETTER POUR LES PARTENAIRES RSI ET PARTIES PRENANTES Newsletter du Bureau OMS de Lyon

Cadre de suivi et d’évaluation du RSI (JEE) formation en ligne destinée aux responsables des équipes d’évaluation https://extranet.who.int/hslp/training/

www.who.int/ihr/publications/oms_lyon_newsletters/en/

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ALLER DE L’AVANT

Qu’il s’agisse de prévention, de préparation, d’alerte précoce, d’intervention ou de relèvement rapide, le nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire apporte son concours aux pays pour l’ensemble du cycle de gestion des risques, de nouvelles capacités opérationnelles venant compléter les capacités techniques et normatives traditionnelles de l’Organisation, représentant ainsi un changement fondamental pour l’OMS. L’augmentation des ressources et des fournitures, le développement des formations dans les pays, la mise au point de stratégies et de services standardisés pour l’action d’urgence, le renforcement de nos accords de partenariat et le soutien aux activités de préparation des pays sont les mesures à prendre dans les meilleurs délais. Depuis le 1er août 2016, l’OMS applique de nouvelles procédures de gestion des situations d’urgence pour l’évaluation des risques, la classification des situations d’urgence et la gestion des incidents, et les actions d’urgence menées récemment ont permis de tester le Programme en continu et de l’ajuster. Le nouveau Cadre de suivi et d’évaluation du RSI met l’accent sur la responsabilisation mutuelle, la transparence, le partage d’expériences et le dialogue entre les États Membres et l’OMS, ce qui contribue à la sécurité sanitaire mondiale. Grâce aux rapports annuels, aux évaluations extérieures conjointes volontaires, aux exercices de simulation et aux examens a posteriori, le Cadre donne une vue d’ensemble complète et multisectorielle des capacités et des fonctionnalités dont dispose un pays pour détecter, notifier et riposter face aux urgences de santé publique. Partie intégrante du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire et du département CPI, le Bureau OMS de Lyon va continuer à jouer un rôle clé dans ce cycle de progrès et à apporter une assistance aux États Membres pour qu’ils évaluent leur préparation aux situations d’urgence sanitaire et qu’ils élaborent et appliquent des plans nationaux, permettant ainsi remédier aux importantes lacunes concernant les capacités. Le Bureau OMS de Lyon va poursuivre son travail de stimulation et prêter son concours aux pays dans l’évaluation des progrès réalisés en vue d’atteindre les cibles du Règlement sanitaire international (2005), de pérenniser les améliorations et recenser les besoins les plus urgents de leur système de sécurité sanitaire afin de donner la priorité aux moyens d’améliorer la préparation, la riposte et l’action.

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Bureau OMS de Lyon 24 rue Jean Baldassini F-Lyon 69007 TEL : +33 4 72 71 64 77 who.int/ihr/lyon

Plateforme d’apprendissage de l’OMS sur la sécurité sanitaire https://extranet.who.int/hslp/training Some rights reserved. This work is available under the Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 IGO licence (CC BY-NC-SA 3.0 IGO;

https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo) WHO/WHE/CPI/LyO/2017.52 Agence : lcaandco

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization