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Rapport d’activités et résultats entomologiques de l’OCP dans le bassin du Bas Bandama-N’zi : 1974-1998

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WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION @ ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTF-REGION DE L'AFRIQUE :i'.î oNCHocERCIASIS coNrRoL PRoGRAMME IN wEST AFRICA pRoCRAMMT »Èlurrp C6NTRE L'6NCH9CERC9SE EN AFRIQUE DE L'SUEST B.P. 549 oUAGADoUGoU, Burkina Faso Télégr.: oNCHo oUAGADoUGoU . Té1.: 3429 53.-3429 59 ;429 60Télex: ONCHO 5241 BF Fax:342875 Original: Anglais RAPPORT D'ACTIVITÉS TT NÉSUT-TATS ENTOMOLOGIQUES DE L'OCP DANS LE BASSIN DU BAS BANDAMA-N' Zr (197 4-1998) \ t f( d ( I I t Par f u Samuel A. Sowah * Sous contrat de service avec l'OCP * EntomoËgistes Médicaux, prècédemrnent membres du pêrsonnel du Programme OMS de lutte contre I' Onchocercose. Or-ragadougou. Juin 2002 ii,' i.-,. 1l5- ,-- : Le présent rapport a été revu.pàr le Ûf, Hyaèinthe AGOUA sur la base d'un contrat de service avec'ocp "§.ffi" aboration _ ry:iîr,,."îï, ;t des chefs.:,:r.:,,r, rechniques ..lt:+ '..1.;,{," .i Nor20/q2^lcu/çt/19 .'. ' .'' . .' . . *i .,---,*rt*!;ï,'"- -Yi -:1.# i' I3 { Versrorr lrançarse. octobre 2002 2SOMMAIRE 1. INTRODUCTION 2. GENERALITES SUR LE PROGRAMMB DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST 3. DESCRIPTION DE LA RÉGION DU BASSIN DU BAS BANDAMA-N'ZI 4. ACTIVITÉS ENTOMOLOGIQUES VECTEUR) (EVALUATION ET LUTTE CONTRE LE 4.1. Sr,rrveillance entomologique. 4. I .1. Gites larvaires. 4.1 .2. Points de capture. 4. I .3. Prospections entomologiques. 4.2. Historique des traitements larvicides. 4.2.1 . Traiternents larvicides aériens. 4.2.2. Traitelrents larvicides au sol. 4.2.3. Insecticides utilisés (rotation des insecticides). 4.3. Résultats entomologiques. 4.3. I . Identification des vecteurs. 4.3.2. Identification des parasites. 4.3.3. Transmission. 5. SURVEILLANCE DE LA FAT]NE AQUATIQUB 6. ÉvaluluoNs ÉPr»ÉmroLoGIQUES 6.1. Résultats épidémiologiques avant le début de la lutte anti-vectorielle. 6.2. Résultats épidémiologiques pendant Ia lutte anti-vectorielle. 6.3. Derniersrésultatsépidémiologiqtres. 8. BNQUÊTBS SOCIOLOGIQUES. '[]i 9. SENSIBILISATiOMDES PPPULATIONS J l o. orftussloNs. "B I I. CONCLUSION 12, RBMERCIEMENTS I3. BIBLIOGRAPHIE It I t n I4. ANNEXES t \ JI. INTRODUCTION Ce rapport a été rédigé suite à I'accord de service contractuel passé entre l'OCP et l'auteur. Ce document a pour but de donner la situation globale des activités de I'OCP dans le bassin du Bas Bandama-N'zi ainsi que les résultats obtenus depuis le démarrage des activités du Programme onchocercose, jusqu'à la fin des opérations de lutte coutre le vecteur dans ce bassin en 1998. Le rapport couvrira non seulement les activités entornologiques mais également tous les aspects des activités de I'OCP comme, les investigations épidémiologiques, la distribution de l'ivermectine, les recherches sociologiques au besoin, la sensibilisation menée par les agents de terrain. et toutes autres informations pertinentes disponibles. 2. GENERALITES SUR LE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST Le Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) a commencé ses activités en 1974, et intéressait alors 7 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo). II couvrait dans sa zone initiale de savane, utle superficie de 654 000 km2. C'est la zone où sévissait I'onchocercose sous sa forme grave, cécitante entraînant la désertion des vallées. Avec les extensions effectuées en Côte d'lvoire en 1978-1979,\a superficie du Programme a été portée à764 000 km2 ; ce qui représente environ 18 000 km de rivières traitées. Compte tenu des bons résultats obtenus et pour prévenir la réinvasion, des extensions ont été effectuées vers le sud et I'ouest en 1987-1988. Actuellement, le Programme couvre l1 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'lvoire, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Togo), et s'étend sur environ I 300 000 km'?(fig. l). L'objectif du Programme est de lutter contre I'onchocercose afin que cette maladie ne soit plus un problème de santé publique, ni un obstacle au développement socio-économique, et de s'assurer que les pays participants sont en mesure de maintenir cette réalisation. Sur ie plan administratif, la Direction du Programme de Lutte contre I'Onchocercose est basée à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle possède des Unités : Administrative, Planification. Evaluation et Transfèrt et de Lutte contre le Vecteur.tr4' Sur le plai opérationnel. I'Unité de Lutte contre,le Vecteur s'appuie !LrJ' 2 zones (Est et Ouest), des secteurs. des.sous-secteurs et des ba$ës opérationnelles, toutes refiês pat radio, ce qui permet la transmissioq rgpide dçp données entoiffogiques et des directives scientifiques et administratives. En 1ggO,ffiÀistâit dans la zone initiàle de I'OCP et en extension sud, 5 secteurs. 20 sous-dÜteurs et une anÎènne à Bandiagara (Mali). En Eyension-ouest, 8 secteurs et 25 bases opérationnelles. Le Conseil d'Administration de I'OCP est le Comité Conjoint du Programme (CCP) cgnstitué des représentants des Pays participants, les Agences Parrainantes et les délégués des 23 Organisnrcs ct Pays donateurs. Le Courité Consr-rltatif d'Experts et Ie Groupe écologique donnent des avis techniclues alr C('P. Le Comité 'des Agences Parrainantes (CAP) comprend I'Organisatiorr Mondizrle de la Santé (OMS)." qui est ['Ageuce cliargée de I'exécution dr-r I)rogramnre. l'Organisation clcs Natit-rns Unies pour I'Alinreutation et l'Agriculture (FAO). le I)rogramnre clcs Natiorrs Llnies 1'rour [e Développement (PNLID) et la l]anque Mondiale. i I \ 4Conpte tenu des résultats satisfaisants obtenus sur la plr-rpart des bassins fluviaux. certaines activités du Programnle ont été progressivement réduites à partir du milieu des années 1990 ; ce qui a entraîné la fermeture d'un certain nombre de secteurs, de sous-secteurs et de bases opérationnelles. Il est prévu que les activités de I'OCP prennent fin au 3 I décembre 2002- 3. DESCRIpTION DE LA nÉCtON DU BASSIN DU BAS BANDAMA-N'ZI. Toute la zone du bassin du Bas Bandama-N'zi se situe dans la partie centrale de la République de la Côte d'Ivoire entre les longitudes 4 degrés Ouest et 6 degrés Ouest et les latitudes 5 degrés 30 minutes Nord et 8 degrés 30 minutes Nord. La majeure partie du bassin se situe dans la zone à végétation mosaïque de la savane fbrestière. La zone fbrestière se trouve dans la partie sud du bassin tandis que la savane se situe dals la partie nord avec une zone intermédiaire. Il est important de noter que du fait des intenses activitéi agricoles et d'exploitation des produits forestiers cornme le bois dans le bassin depuis plusieurs années, Ia partie forestière a été fortement dégradée. La savane s'étend pour occuper progressivement tout le bassin. Cette transition de la forêt vers la savane a également été observée clans l'évolution de la dynamique des populations simulidiennes. Il y a deux types de conditions climatiques, à savoir: la saison pluvieuse et la saison sèche. La zone de végétation mosaique "savane-forestière" a deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches. La première saison des pluies commence aux environs de la mi-nlars et s'achève vers la 6i-juillet alors que la seconde saison des puies commence en septembre pour finir en fin octobre - début novembre . La pluviométrie annuelle moyenne varie entre 1000 mm et 1300 mm. A la différence des zones de savane soudanienne et de savane guinéenne, où il n'y a qu'une seule saison sèche (qui dure 7 mois environ), la mosaTque de savane forestière a deux saisons sèches. La première va de novembre à mi-mars et la seconde de mi-juillet à août. Le bassin, comme son nom l'indique, est irrigué par deux rivières: le Bas Bandama et le N'zi (figure 1). Le Bas Bandama Le Bas BflSama est alimentéI partir de la rivière Marahoue et du Lac de Kossou. Sur ce bassin fluvial existe le lac de Taabo. Ces deux l4cs artificiels ont été créés suitp:à Ja construction cle deux barrages hydroélectriques qui influencènt.lg.qgement I9§ débits du llas Éndama. Par exemple, à Oumé (une station au bas du barrage d#ossou), pendant la saison sèche (anvier à ptars). les débits oscillent entre 100 et 200 mètrés cube seconde. Au plus fort de la saison pluui"rse.t: débit peut atteindre un maximum de 761 tnètres cube seconde. Ce maximum a été observé en 1991. une année exceptionnellement humide. A Taabo (station située au bas du barrage de Taabo) Ies débits oscillent autour de 150 mètres cube seconde la rnajeure partie de l'année. avec des pics exceptionnels autour de 200 à250 mètres cubes seconde. Cependant. des pics de plus de 350 mètres cube seconde ont eté enregistrés etr 1994. A Tiassalé (station en aval de la station de Taabo) tout corlme à Oumé,.les débits oscillent entre 100 et 200 mètres cube seconde pendant les semaines I à 26. On a observideux pics à Tiassalé. Le premier s'est produit entre les semaines 26 à 3l en I 995 (467 tnètres aübes seconde) et le second es,t survellu entre les sernaines 34 à 50 en 1994 (858 mètres cubes seconde). (Fig.2. 3. et 4) t 5t Le N'zi Le N'zi est Ie principal affluent du Bas Bandama dans lequel il se jette au sud de la latitude 6 degrés Nord près de Tiassalé. Le principal affluent du N'zi est le Kan. Un débit maximum de 321 mètres cubes seconde a été enregistré sur le N'zi à N'zinoua au cours de la semaine 43 en 1994. Plus au nord, le débit maximum atteignait 246 mètres cube seconde à M'Bahiakro au cours de la semaine 28. Sur le N'zi où il n'y a pas de lac artificiel, l'existence des deux saisons sèches typiques au bassin est clairement démontrée par I'observation de deux pics dans les courbes de débit des stations hydrologiques. Un pic de débit maximum survient toujours en juillet avec un creux au mois d'août qui indique la période de la seconde courte saison sèche. Un second pic est observé en septembre, ce qui indique la fin de la saison sèche et le retour des pluies(fig.5à9). 4. ACTIVITÉS ENTOMOLOGIQUES (EVALUATION ET LUTTE CONTRE LE VECTEUR) 4.1. Surveillance entomologique La majeure partie du bassin du Bas Bandama-N'Zi appartient à la zone du Programme couverte par la Phase IV , mais une petite partie appartient également à la région couverte par la phase I (le cours supérieur du N'Zi, à savoir à partir du point de capture de Fétékro en allant vers l'amont). La surveillance entomologique a donc commencé dans la Phase I en août 1974 et dans la Phase IV en mars 1977. (Fig. l). \j 4.1.1. Gîtes larvaires Les gîtes larvaires les plus importants dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi se trouvent sur le Bas Bandama (la rivière principale). Toutefois, d'importants gîtes larvaires ont été également trouvés sur le N'Zi (fig. l0). 4.1.1.1. Le Bas Bandama De nombreux gites larvaires ont été trouvés sur le Bas Bandama, mais les plus importants en allant de l'arffrt vers l'aval sont: l) Béri-Aboukro, 2) les rapides de Ndénou, 3) les rapides 1 et 2 de Mbrimbo, 4) les rapides de Ahouati, 5) Ies rapides de Gauthier (c.onnpÉs sogs le nom de Chutes Gauthier) et 6) les rapides de Tiassalé '* Rapides de Béri-Aboukro f-".gi," larvaire en aval de Béri-Aboukro est long de 4km environ; le fleuve est divisé en de multiples bras. Du premier bras sur la rive gauche au dernier bras sur la rive droite le fleuve s'étale sur près de 2km à son point le plus large. Ce gîte larvaire est le plus important en aval du barrage de Kossou. La nature du gîte est fortement influencée par les débits du déversoir du barrage de Kossou; (fig. I l). \ F 6t, Rapides de Ndénou Le premier gîte larvaire en aval du barrage de Taabo est constitué des rapides de Ndénou. Ce gîte se compose d'une succession de rapides depuis le barrage jusqu'à la confluence avec la rivière Pesse (environ à 8 km du barrage). Le point le plus large de la chaîne de gîtes mesure 800 mètres environ (fig. 12). Raprdqq !_4b9!q1i La deuxième chaîne de rapides après le barrage de Taabo constitue le gîte d'Ahouati. Le gîte s'étend sur 7 kilomètres environ et sur près de lkm de large (fig. 13). Rapides de Mbrimbo Il y a deux ensembles de rapides à Mbrimbo. Le premier ensemble (en amont) se situe à l'ouest de la route Mbrimbo-Sindresou et le second ensemble (en aval) se situe à I'est de la route. Le premier ensemble mesure environ 4 km de long avec une largeur de près de 1.2 km à son point le plus large. Le second ensemble a une longueur de 2 km et mesure environ 1 km de large; (fig. 14). Rapides de Gauthier (Chutes Gauthier) Les rapides de Gauthier se composent d'une série de rapides à partir de la confluence avec le N'Zi jusqu'à la confluence avec la rivière Kassi. Ce gîte qui est le plus grand après celui de Béri-Aboukro (2 km) est long de 4 km environ et sur une largeur de 1,6 km environ (fig.15). Rapides de Tiassalé Le gîte larvaire de Tiassalé est le dernier gîte important sur le Bas Bandama. Il est long de 3km environ et mesure près de I km de large; (fig. l5). 4.1.1.2. Le N'Zi Il y a p.tfu" gîtes larvaires importants sur le N'Zi. Certains de ces gîtes se trouvent au niveau des villages de Fétékro, Dimbokro et. Galégoua. Les plus itr"lport#fis ,1ont ceux de Kravassou à 4 degrés 42 minutes Ouest et 6 degrés 16 minutes Nord..ët en'avafide N'Zinoua presque à Ia confluence avec le Bas Bandama près des Chutes Gauthier (fig. 10). 4.1.2. Points de ca ture. 4.1.2.1. Bas Bandama (figure 16) Toute la vallée du Bas Bandama est située entièrement dans I'aire de la Phase IV du Programme ou la surveillance entomologique a commencé en mars 1979. Cependant, les captures ont débuté en septembre 1978 à Tiassalé (code 2836), à Taabo (code 2838), à Oumé (code 2839) et en octobre 1978 aux Chutes Gauthier (code 2837). I I ) tl I ,! 7I Tiassalé Tiassalé a été un point de capture régulier de 1978 à 1982 (Point A), puis il a été tranformé en point de capture "8" en 1983. Aucune capture n'a été effectuée à Tiassalé en 1988; en 1989 ce point a été de nouveau transformé en point "C". Aucune autre capture n'a été faite à Tiassalé de 1990 jusqu'à la fin des activités de lutte contre le vecteur au 31 décembre 1998. Taabo Depuis la création du point de capture de Taabo en 1978, il a été utilisé comme point de surveillance régulier (point de capture "A") jusqu'à la fin des activités de lutte contre le vecteur dans le bassin en 1998. Oumé (près de Bériaboukro). Oumé n'a été utilisé comme point de capture régulier que sur une période allant de septembre lg78 à 1984, aucune capture n'ayant été îaite à ce point par la suite. Chutes Gauthier du Bas âJîiiiï'îB;îliJJéîîi:;L';.Ti,i::ff:lJïflt',§i#iï,1:J:i:î:l'il:"1:.liiÏ i (point "A"). 4.1.2.2. N',Zi Comme mentionné plus haut, la vallée du N'Zi se situe dans l'aire des deux Phases. Le cours supérieur du N'Zi est situé dans l'aire de la Phase I tandis que le cours inférieur est dans l'aire de la Phase IV. La surveillance entomologique sur le N'Zi a donc commencé en deux périodes différentes selon la situation de la rivière dans l'une ou l'autre phase. Les points comme Fétékro Pont (code 1001), Fétékro viltage (code 1007), Timbé (code 1008), Namayérédougou (code 1019) et Mafa, qui sont dans I'aire de la Phase I, ont connu leur première surveillance en 1974-1975; (figure l6). ,+ Tous les autres points de capture dans l'aire de la Phase IV, exception ftite dp Kravassou (code 2847) où la première capture a été effectuée en avril 1991, oàt rorru ISr première surveillance en 1978. Ces points sont: 1) M'Bahiakro (code 2832), 2) Bocanda (code 2833),3) Dimbokro (code 2834),4) Galégoua (code 2842) et 5) Asséréko (code 2846) sur le Kan. Fétékro Pont Ce point a été créé en 1975 et a été régulièrement visité comme point de capture "A" .iusqu'à Ia cessation des activités de lutte contre le vecteur en 1993. Fétékro Villaee Ce point créé en 1974 a servi comme point de capture "C" pendant deux années seulement. A partir de 1976, aucune capture n'a été faite sur ce point. I tl \\ ) 8I Timbé Timbé créé en 1,974 a d'abord été utilisé comme point de capture "A" de 1974 à 1982, puis comme point de capture "8" de 1983 à 1987, avant de redevenir finalement un point "A" de 1988 à 1993 avant la cessation des activités de lutte contre le vecteur sur ce point. Namavérédougou Ce point de capture qui a été utilisé initialement comme point "B" en 1975 et 1976, a été transformé en point "A" en 1977 pour devenir finalement un point "C" de 1978 à 1979. Après cette date aucune capture n'a été faite sur Namayérédougou. Mafa Le point de capture de Mafa a été utilisé pendant seulement une année en 1975. Aucune capture n'y a été faite après cette date. 4.1.3. Prospections entomologiques De nombreuses prospections aériennes ont été entreprises sur le Bas-Bandama et le N'Zi pour diverses raisons. Certaines de ces prospections ont été effectuées pour des raisons de recherches, d'essais d'insecticide, de cartographie des nouveaux gîtes larvaires non identifiés, de recherche sur les échecs de traitement, etc. Certaines de ces prospections aériennes ont conduit à | la confection de cartes détaillées des divers rapides situés sur le Bas Bandama déjà mentionnés t ci-dessus. Le point de capture de Kravassou en l99l a été uée suite à I'une de ces prospections I aériennes. 4.2. Historique des traitements larvicides La lutte contre le vecteur a débuté dans la vallée du N'Zi (aire initiale) en décembre 1975 et sur le Bas Bandama dans la lOème semaine de l'année 1979.Il est important de noter que la lutte contre le vecteur a commencé sur ces deux rivières avec du téméphos (un organophosphoré), mais moins de l6 mois plus tard, en mai 1980, une résistance au téméphos a été décelée chez les simulies de forêt du Bas-Bandama aux Chutes Gauhier (Guillet et al 1980). Après la détection de cette résistance, plusieurs tests de sensibilité effectués sur le Bas-Bandama ont montré que la résistance au téméphos a longtemps persisté dans ce bassin. En effet, les essais effectués de 1981 à 1998 ont prouvé que cette résistance au téméphos apersisté en 1981, 1983, 1985, 1988,1991, et 1996. D'autre part la sensibilité au pyraclofos, (un autre organophosphoré) était tout à fait ncrfrrnale jusqu'en 1996 où une forte résistance à ce produit a été décelée sur le Bas Bandama. Ces résultats ont largement influencé le choix de I'insecticide'à utilisefdaqs les bassins du Bas Bandama-N'Zi. .Ë 4.2.1. Traitements larvicides aériens 4.2.1.1. Bas Bandama Comme déjà mentionné le traitement larvicide aérien a commencé sur le Bas Bandama dans la lOème semaine de 1979 avec [e téméphos qui a été utilisé toute I'année sans interruption sur tous les biefs de la rivière. à savoir du -BRl00 au 8R400 (fig. l7). * 4/in de /acilitet' les actit'ilés des Opérations aériennes dons le cadre de la lutte contre le vecteur de I'onchocercose les biefs des cours d'eau ont été codifiés en tenant{ompte du nom du brrs.çin et en ujoultutl un chiffr'e allant de t00 à 900. Excrnpla . BR 100 et 8R400 signifient : Bos Bandqmabie.fs 100 er 100. \ I \ 9En 1980 le téméphos a de nouveau été utilisé sur tous les biefs de la semaine I à la senraine 42.Darc la semaine 43 le chlorphoxime a été introduit dans le bassin pour la première fois sur les biefs 8R200, 300 et 400 (tableaux l, 2 et 3)' En 1981 le téméphos a été utilisé pendant 2 cycles seulement sur tous les biefs, (semaines 20 et2l). Puis de la semaine22 à la semaine 47 le chlorphoxime a été le seul produit utilisé. La résistance croisée au chlorphoxime est apparue en novembre 1981 aux Chutes Gauthier sur les espèces forestières. Puis à la semaine 49,\e Teknaro (8.t. H-14) a été introduit pour la première fois dans le bassin pendant quatre cycles. En 1981 les insecticides utilisés dans le bassin étaient le téméphos, le Teknar@ et le chlorphoxime. À ta aifference de l98l le téméphos a été intensivement utilisé dans le bassin en 1982. Il a été utilis é sur 27 cycles pendant I'année. Il y a eu huit cycles avec le Teknar@ sur les biefs BR 300-400 er 16 cycles sur le bief BR 200. En 1982, les insecticides utilisés dans le bassin étaient le téméphos et le Teknar@. En 1983 le Teknar@ a été intensivement utilisé dans le bassin: sur 40 cycles (de la semaine 12 àla semaine 5l), tandis que le téméphos a été utilisé pendant ll cycles seulement. En 1983, les insecticides utilisés dans le bassin étaient le téméphos et le Teknar@. En 1984, le téméphos n'a pas été utilisé dans le bassin. Le Teknar@ a été utilisé sans interruption de la semaine I à Ia semaine 47 sur les biefs 8R200 à 8R400. Le seul insecticide utilisé était le Teknar@. En 1985, le traitement dans le bassin a été très limité. Le seul insecticide utilisé était le Teknaro (9 cycles). En 1986, seul le chlorphoxime a été utilisé (27 cycles) Les principaux évènements en 1987 étaient l) la suspension du traitement sur le bief 8R100 et 2) I'introduction de la perméthrine dans le bassin à la semaine 47 sur les biefs 8R200 à 8R400. Le Vectobact 18.r. H-14) a été utilisé plus que tout autre produit. En 1987, les insecticides utilis{s étaient le carbosulfan (l cycle au BR300), le chlorphoxime (3 cycles au 8R300), la perméthrine (1 cycle au BR400 et 2 cycles à chacun des biefs BR200 eJ 8R300) En 1988, aucun traitement n'aétéeffectué sur le 8R100. Les insecti.ia., utitirés étaient le B.t. H-l4,la perméthrine et le carbosulfan. En 1989, aucun traitement n'a été effectué sur le BRl00. La perméthrine et le carbosulfan ont été intensivement utilisés. Un maximum de 22 cycles de carbosulfan a été effectué sur le bief 8R400 et pour la perméthrine un maximum de 12 cycles. Le chlorphoxime a été utilisé sur les biefs 8R200 (7 cycles) et BR300 (2 cycles). Peu de B.r. H-14 a été épandu. En 1989, les insecticides utilisés sont la perméthrine, le carbosulfan, le chlorphoxime et le B.t. H-14. En1990 le B t. H-14 a été très peu utilisé et aucun cycle de chlorphoxime n'a été effectué. Le carbosulfan et la permétlirine ont de nouveau été intensivement utilisés. Les insecticides épandus en 1990 étaient la perméthrine, le carbosulfan etle B.t. H-14- ,i t tu l \ {h l0 En 1991, l'événement majeur a été I'introduction du pyraclofos dans le bassin pour la première fois à la semaine 44 sur les biefs 8R300 et BR400. La perméthrine et le carbosulfan ont été intensivement utilisés. En 1991, les insecticides épandus sont la perméthrine, le carbosulfan et le pyraclofos. En l992,le pyraclofos a été intensivement épandu dans le bassin. En raison de I'utilisation du pyraclofos le nombre de cycles de carbosulfan et de perméthrine a été très fortement réduit. En 1992, les insecticides utilisés étaient la perméthrine, le carbosulfan, et le pyraclofos. En 1993, le scénario a été similaire à celui de 1992, les insecticides utilisés sont la perméthrine, le carbosulfan et le pyraclofos. L'année 1994 a connu le même scénario qu'en 1993, exception faite de l'introduction de l'étofenprox dans le bassin pour la première fois à la semaine 51. En 1994, les insecticides utilisés étaient la perméthrine, le carbosulfan, le pyraclofos et l'étofenprox. A la difference des années précédentes, en 1995, l'utilisation du carbosulfan et de la perméthrine a été réduite à 06 cycles par bief et par an. Le pyraclofos et l'étofenprox ont été utilisés en remplacement du carbosulfan et de la perméthrine. Les insecticides utilisés en 1995 étaient la perméthrine, le carbosulfan, le pyraclofos et l'étofenprox. De 1996 à 1998 le même scénario a été employé avec I'utilisation des mêmes produits Pour plus de détails sur tout le traitement du Bas Bandama, voir le Tableau I en annexe au présent rapport. 4.2.1.2.N'.2i Le traitement larvicide aérien a commencé sur le haut N'Zi en 1975 avec le téméphos. En 1976, les biefs NIl00 à NI300 ont été traités au téméphos. Il faut mentioirner que, les données sur les traitements larvicides de 1975 à 1976 n'ont pas toutes été retrouVÉes à cause du système d'archivage qui n'était pas au point au tout début du Programme. Cependant, le haut N'ZI a bien été traité au téméphos en 1975 au début des écoulements. ù En 1977,le chlorphoxime a été introduit pour la première fois dans le bassin du N'Zi à la semaine 24 sur les biefs NI100 et NI200 (essai de traiternents) et plus tard à la semaine 32 sur le bief NI300 ainsi que les deux précédents. Par ailleurs, le téméphos a été également utilisé. Les insecticides utilisés en 1977 étaient le téméphos et le chlorphoxime. En 1978, le téméphos a été le seul produit utilisé dans le bassin du N'Zi. Seuls les biefs NIl00 à NI300 ont été traités comme en 1976 et 1977 . l \ En 1979, tous les biefs (de NIl00 à NI700) ont été traités au téméphos (fig. l8) 1l E1 1980, le téméphos a été épandu de la semaine 1 à la semaine 4l; puis le chlorphoxime de la semaine 43 à la semaine 52. Les insecticides utilisés en 1980 étaient le téméphos et le chlorphoxime. En 1981, le téméphos a été épandu sur deux semaines et par la suite, le chlorphoxime a été inrensivement utilisé. Le Teknaro (8.t. H-14) a été introduit pour la première fois dans le N'zi à la semaine 48. Les insecticides utilisés en l98l étaient le téméphos, le chlorphoxime et le Teknar@. En 1982, le Teknar@ a été le principal insecticide utilisé sur tous les biefs; il y a eu peu de cycles de téméphos et de chlorphoxime. Les insecticides utilisés en 1982 étaient le téméphos, le chlorphoxime et le Teknaro. En 1983, 1984, et 1985 le Teknar@ a été le seul produit utilisé dans le bassin sur tous les biefs (de NI100 à NI700). En 1986, le seul produit utilisé était le chlorphoxime En 1987, le Vectobac@ ç8.t. H-14) a été introduit. Il a été utilisé avec quelques cycles de carbosulfan et de chlorphoxime. Le carbosulfan a été introduit pour la première fois à la semaine 44. En 1988, l'événement majeur a été I'introduction de la perméthrine dans le bassin à la senraine 37. Encore une fois, le B.t. H-14 a été le principal produit utilisé. Le chlorphoxime a aussi été épandu. En 1989, le B.t. H-14 (le principal produit), la perméthrine, le chlorphoxime et le carbosulfan ont été utilisés. En 1990, le pyraclofos a été introduit pour la première fois dans le bassin à la semaine 39. Bien que ce produit ait été utilisé pendant plusieurs semaines, le B.t. H-14 a été largement épandu. En plus de ces larvicides, le chlorphoxime et le carbosulfan ont été également utilisés. Il convient de noter que le traitement a été suspendu sur le bief NIl00. En 1991, les produits suivants ont été utilisés dans le bassin du N'Zi, l) le B.t. H-14,2) le phoxime, 3) la peïtnéthrine, 4) le carbosulfan et 5) le pyraclofos. En 1992,le bief NI200 n'a bénéficié que de 03 cycles de traitement au B.t. H-14 tout au long de I'année. Les autres biefs ont été traités avec du B.t. H-l4,le phoxime et le pyraclofos (fig. 1 e). En 1993, le traitement a été suspendu sur NI200. Sur le reste des biefs NI300 à NI700, les produits suivants ont été utilisés, l) le B.t. H-14, 2) le phoxime, 3) le carbosulfan et 4) le pyraclofos (fig.20). E n 1994, le traitement a été suspendu sur les biefs NI300 à NI500. A partir de 1994 seuls les bieti NI600 et NI700 ont été traités. Les produits utilisés étaient le B.t. H-14, le pyraclofos, la pennéthrine et le carbosulfan (fig. 2l). l t \ \ I i'r t2 En 1995, l'étofenprox a été introduit pour la première fois dans le bassin du N'Zi à la semaine 19. En plus de ce produit, les insecticides suivants ont été également utilisés: le B.t. H- 14, le pyraclofos, le phoxime, Ia perméthrine et le carbosulfan' En 1996, le scénario était semblable à celui de 1995. Les insecticides utilisés étaient l'étofenprox ,le B.t. H-14, le pyraclofos, le phoxime, la perméthrine et le carbosulfan. En 1997,les insecticides utilisés étaient l'étofenprox,le B.t. H-14, le pyraclofos et le phoxime. Le scénario de 1998 a été semblable à celui de 1997 où les produits utilisés étaient l'étofenprox,le B.t. H-14, le pyraclofos et le phoxime' 4.2.2 Traitements Iarvicides au sol Dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi, le traitement larvicide au sol n'a pas été employé comme principal moyen de lutte contre le vecteur mais plutôt comme moyen d'appui aux traitements larvicides aériens en cas d'échec. Ces échecs sont soit dûs au mauvais passage de l'insecticide, soit à des gîtes larvaires accidentellement non traités par l'hélicoptère. Le traitement au sol a été largement employé en saison sèche au moment où le Bas Bandama et le bas N'Zi étaient en écoulement. Ces traitements au sol ont été effectués par le sous secteur de Bouaké afin d'économiser des heures de vol. l 4.2.3. Insecticides utilisés (rotation des insecticides ) En 1982-1983 trois insecticides utilisés par le Programme (téméphos, chlorphoxime et B.t. H-14) étaient déjà épandus de façon rotative dans les bassins du Bas Bandama et du Nzi. Les raisons de la rotation des insecticides sont les suivantes: 1. Pour contrôler la résistance qui avaitété détectée sur le Bas Bandama (Guillet et al 1980). En effet, il s'agit d'éviter l'apparitiop dq nouveaux cas de résistance à d'autres produits en utilisant un seul insecticide, comme ce fut'le cas de I'Abate.au.début du Programme. Il est déconseillé d'utiliser à répétition les insecticides d'une même famille chimique si I'on veut prévenir une résistance croisée. 2. La rotation des insecticides s'applique également par souci de la rentabilité du traitement (rapport coût/efficacité). Par exemple, I'utilisation du B.r. H-l4,lorsque le débit est très élevé, nécessitera une grosse quantité d'insecticide et, par conséquent, beaucoup de navettes de l'hélicoptère pour le ravitaillement. Par ailleurs, un insecticide comme la perméthrine qui est très toxique s'applique à une très faible dose à des débits élevés permettant ainsi de couvrir avec une quantité réduite d'insecticide une plus grande partie du cours d'eau à traiter. 3. La rotation des insecticides se fait aussi en fonction de la toxicité de I'insecticide à différents débits sur des organismes non-cibles. Par exemple,le B.t. H-14 qui est peu toxique sur les organismes non-cibles est utilisé à de faibles débits, notamment de 1m3/sec. à 3Smr/sec. environ. Par contre, la perméthrine et le carbosulfan qr-ri sont très toxiques ne sont épandus que l3 lorsque Ie débit dépasse 70m3/sec. et ne peuvent être utilisés pour plus de six cycles de traitement pu. ân. on utilise le pyraclofos pour des débits de 15m3/sec. et plus. Par ailleurs, des insecticides relativement peu toxiques comme I'Abate, le phoxime et le chlorphoxime, peuvent être épandus même à de faibles débits. 4. Enfin, la rotation des insecticides dépend de la portée du produit. Par exemple, le ^8.t. H- 14 qui a une très faible portée nécessitera beaucoup de points de traitement à des débits plus élevès ; ce qui le rend inefficace pour le traitement à de forts débits parce que la quantité du produit utilise sera trop important, comme cela a déjà été mentionné plus haut. Cependant, un insecticide comme I'Abate qui a une très bonne portée assortie d'une faible toxicité sur la faune ,on-cible peut être utilisé à presque tous les débits. Le pyraclofos a aussi une bonne portée, mais à cause dssa toxicité, on I'utilise à des débits de 15m3/sec. et plus. '! I 4.3. 4.3.t. Résultats entomologiques Identification des vecteurs. pour identifier les vecteurs du bassin du Bas Bandama-N'Zi, des simulies adultes ont été capturées selon la méthode décrite par W alsh et al ( 1978) et sont séparées en différents groupes sur la base de l'examen des touffes alaires en utilisant la méthode de Kurtak et al (1981). Ces groupes ont été classifiés en 01, 02,03,04 et 05. Les simulies du groupe 01 sont celles qui ont des touffes alaires claires. Dans le groupe 02, la plupart ont des soies alaires claires mais avec quelques poils noires (moins de 50% du nombrà total des poils). On estime que ces deux groupes appartiennent aux espèces de savane, notamment S damnosum s.s. et S. sirbanum Les simulies du groupe 03 sont celles dont 50% des touffes alaires sont pâles et 50olo sont noires. Elles pourraient être soit des espèces de savane G.lg4qg§U!q-§§.), soit de forêt (S. squamosum ou S. soubrense). Les touffes alaires de la majorité des simulies du groupe 04 sont noires avec quelques soies claires, tandis que pour le groupe 05, elles sont toutes noires. Ces deux groupes font partie de I'espèce forestière S. sanctipauli ou S. soubrense [même s'il a été dit que certaines des simulies adulte; morphologiquement semblables à S. soubrense du type Beffa ont des touffes alaires claires (Garms 1978 et Meredith et al 1983), celles-ci ont disparu suite à Ia sécheresse de 1983 (Cheke et al 1987)1. 4.3.1.1. Bas Bandama Les Taux Annuels de Piqûres (TAP) pour les divers points de capture du Bas Bandama ont montré que la population simulidienne était à prédominance forestière au début de la lutte anti-vectorielle. La situation s'est cependant inversée vers la fin de l'année 1987 (après 08 années de lutte contre le vecteur). Les simulies de savane sont devenues la population dominante depuis cette date jusqu'à la fin des opérations de lutte anti-vectorielle dans le bassin. Voir les 5istogrammes des TAP pour les simulies de forêts et de savane pour tous les points de capture du Bas Bandama dans I'annexe de ce rapport (fig. 26 et 3l). La popu latiol larvaire selon les données cytotaxonomiques disponibles (de 1980 à 1998) aLl ne tendance similaire: S uli s.s notamment était dominant au début de la lutte altivectorielle. Cette population a considérablement diminué depuis 1987. Puis, après avoir \ \ l4 disparu complètement jusqu'en 1996,elle est réapparue mais n'a plus été observée-iusqu'à la fin des activités de lutte contre le vecteur dans le bassin en décembre 1998; (tableau 7 etfrg.25). S. damnosum s.s était la deuxième population dominante. Cette espèce n'a pas disparu avec les activités de lutte antivectorielle comme S. sanctipauli S. vahense a également été décelée dans la vallée du Bas Bandama de 1983 à 1987- puis elle a aopu* .t n'a plus jamais été mise en évidence dans le bassin du Bas Bandama jusqu'à la Iln des activités de lutte antivectorielle en 1998. S. sirbanum constituait la plus petite population du Bas Bandama; mais cette espèce est restée présente pendant toute la durée de la lutte contre le vecteur. Elle n'a pas disparu comme S. yahense ou S. sancllipggli euant à I'espèce S. soubrense, elle n'a pas été mise en évidence sur le Bas Bandama- pendant ou après la lutte antivectorielle. 4.3.1.2. N'Zi Comme sur le Bas Bandama au début de la lutte antivectorielle. S. sanctipauli constituait la population dominante dans le bassin du N'Zi mais elle a disparu en 1987 pour réapparaître en 1995. Les raisons probables de cette réapparition seront discutées plus loin dans ce rapport. La deuxième population dominante était celle de S. damnosum s.s. Celle-ci n'a cependant pas disparu avec les activités de lutte antivectorielle. S. yahense a été mise en évidence dans le bassin du N'Zi en 1988 mais elle a dispam .iusqu'en 1997. année au cours de laquelle elle a de nouveau réapparu. S. soubrense s.s et la forme Comoé ont été trouvées pour la première tbis dans Ia r allee du N'Zi en 1997 Voir les détails dans I'annexe de èe rapport; (tableau 8 et figures 32 à 40) 4.3.2. Identification des parasites. Les simulies capturées sont disséquées pour la détermination de leur âge physiologique. L-es simulies jeunes ou nullipares sont rejetées mais les vieilles mouches ou pares subissent une dissection totale pour la recherche de parasites. Toutes ces opérations sont fàites sous loupe ['rinoculaire. Les parasites sont identifiés soit comme Onchocerca soit comme non-Onchocercf,. Depuis la création du laboratoire de biotogie moléculaire. il a été possible d'identifier Onchocerca r olvulus souches de savane et de forêt ainsi que Onchocerca ochengi \ 'f \ \ l.-3.2.1. Bas Bandam:r t5 Sur le bassin du Bas Bandama la majorité des larves identifiées est de type savane. Des 77 parasites Onchocerca volvulus décelés dans les simulies et identifiés par le laboratoire des sondes d'ADN les résultats ont montré que de 1992 à 1998, seulement 19 larves appartenaient à la souche de forêt et 48 sont de la souche de savane. Aucune larve d'Onchocerca ochengi n'a été trouvé dans le bassin du Bas Bandama (tableau 9). 4.3.2.2.N'zi Les résultats du laboratoire d'ADN ont montré que la majorité des parasitet,r*trni5 dans la vallée du N'Zi sont de la souche de savane. Sur les 125 parasites Onchocerca volvulus trouvés dans les simulies identifiées par le laboratoire des sondes d'ADN de 1992 à 1998, 48 se sont avérés de souche de forêt. Les 17 restants étant de souche de savane. Une larve d'Onchocerca ochengi a été trouvée dans le bassin du N'Zi en 1994; (tableau l0). 4.3.3. Transmission Il n'y avait pratiquement aucune donnée pouvant servir de référence concemant Ia transmission avant le début de la lutte antivectorielle dans le bassin du Bas Bandama. La raison est que la surveillance entomologique selon les nornes de I'OCP a commencé dans le bassin en septembre 1978 comme déjà mentionné et les opérations de lutte contre le vecteur ont commencé en mars 1979. Cela signifie que les données de référence d'avant la lutte antivectorielle sur la surveillance entomologique dataient de moins d'une année (7 mois seulement). Par conséquent, pour la rédaction de ce rapport, les données collectées par I'OCP de janvier 1979 à décembre 1982 seront considérées comme datant d'avant la lutte antivectorielle. 4.3.3.1. Transmission avant le début de la lutte antivectorielle 4.3.3.1.1. Bas Bandama Le Potentiel Annuel de Transmission (PAT) le plus élevé avant le début de la lurte antivectorielle (PAT de 2667) sur le Bas Bandama a été enregistré aux Chutes Gauthier en 1980. Une autre forte transmission (PAT de {81) a été enregistrée au même point en 1982. Exception faite de ces deux données djavant kvffrtte antivectorielle, les PAT enregistrés dans les autres points de surveillance étaient inferieurs à 300. Il est important de noter ici que I'essentiel de la transmission pendant la période avant le début de la lutte contre le vecteur était dû aux simulies forestières. Ce rôle a été inversé à partir de 1987,Ia majeuie partie de la transmission étant due aux simulies de savane. Voir les histogrammes des PAT pour les divers points de capture sur le Bas Bandama à l'annexe de ce rapport; (tableau I I et fig. 41 à 45). 4.3.3.1.2. N'Zi Comme précédemment mentionné, le traitement larvicide aérien a commencé sur le N'Zi en décembre 1975 et la surveillance entomologique a débuté sur le cours supérieur du N'Zi en décembre 1974 et à Timbé et Fétékro Pont en janvier 1975. D'autre part. la surveillance entomologique a commencé sur le cours inférieur du N'Zi en septembre 1978. La transmission avant le début de la lutte antivectorielle sur le N'Zi se limiterait donc aux points de capture de Fétékro Pont et Timbé. La période à considérer comme prétraitement serait donc de 1975 à 1978. Le PAT le plus élevé (2105) sur le N'Zi a été enregistré à Fétékro Pont en 1978. En 1975 des \ T \ t6 pAT de 1592 et 1357 avaient été enregistrés à Fétékro et Timbé. À la différence du cas du Bas Bapdama. Ia transmission par les espèces forestères s'est faite sur une période plus longue parce que jusqu'e1 1 993 la transmission par les simulies de forêt était importante dans tous les points de capture iur le N'Zi. Voir les histogrammes des PAT à I'annexe de ce rapport; (tableau 11 et fig. 46 à s3). 4.3.3.2. Transmission pendant la lutte antivectorielle 4.3.3.2.1. Bas Bandama Pendant la lutte antivectorielle les PAT sur le Bas Bandama ont commencé à baisser rapidement rnalgré les problèmes de résistance aux téméphos observés dès 1980. En 1983. [e pAT de 2081 d'avant la lutte enregistré en1982 aux Chutes Gauthier tombait à428, tandis que clals la même année, les autres points avaient des PAT allant de 0 à 320. En 1984, soit 5 années seulement après le début de la lutte contre le vecteur, tous les points avaient enregistré des PAT relativement bas. Par exemple, Oumé, Taabo, et Tiassalé avaient des PAT de 0 et les Chutes Gauthier et Béri-Aboukro présentaient des PAT de 70 et 18 respectivement. Entre 1985 et 1990, à l'exception de Tiassalé où les PAT n'ont pas dépassé 100, les autres points avaient des PAT oscillant entre 59 et 615. De l99l à décembre 1998, tous les PAT enregistrés sur le Bas Bandama ont été inférieurs à 100. 4.3.3.2.2.N',zi Sur le N'Zi et son affluent le Kan, en 1986 tous les points avaient des PAT inférieurs à 500. En 1991 à l'exception de Kravassou, tous les points avaient des PAT de moins de 300 et en 1994, tous les points avaient des PAT inférieurs à 100, excepté Kravassou. 5. SURVEILLANCE DE LA FAUNE AQUATIQUE Les insecticides chimiques utilisés par I'OCP sont dégradables, et ne s'accumulent pas dans la chaîne alinentaire. Les doses utilisées pour tuer les larves de simulies ne sont pas toxiques pour l'homrne et les mammifères. C'est la première condition pour le choix d'un insecticide antisimulidien par I'OCP. ,",. Les ilsecticides qui remplissenFces conditions subissent ensuite la procédure du criblage mise en place par Ie Programnie OCP et son Groupe Ecologique. I I Ce groupe écologique indépendant composé d'Experts scientifiques internationaux analyse les résultats et oriente les actions de I'OCP dans le cadre de la surveillance et de la protection de I'environnement aquatique. La surveillance de la faune aquatique est assurée par les équipes nationales cl'hyclrobiologistes (invertébrés et poissons). La localisation des stations de surveillance aquatique cst présentée à Ia figure 54. gu yue de déceler tout irtrpact des larvicides anti-simulidiens utilisés sur la faune aquatique 16n cible. des stations de sulr,'eillance hydrobiologique out été mises en place sur le Bas- ig r i{ I Ë t t t1 \ i Bandama et sur Ie N'Zi. La collecte des échantillons a été exécutée en un premler temps par I'ORSTOM (qui est devenu IRD) puis par I'IDESSA (CNRA) en collaboration avec le service de surveillance aquatique du Programme ONCHO. Sur le Bas Bandama, une seule station a été échar-rtillonnée, Tiassalé. Une surveillance sporadique des poissons y a été effectuée en 1981, 1986 et 1987. Les résultats enregistrés au cours de ces trois années d'échantillonnage ont permis d'identifier 39 espèces de poissons sur le bas Bandarna. Les prises par Unité d'Effort (PUE) en nombre et en poids de poissons ont été plus élevées en l98l qu'en 1986 et 1987. Contrairement aux PUE, la richesse spécifique a été importante en 1987 (29 espèces) par rapport à l98l (24 espèces). Dans l'ensemble, la faiblesse dtr nombre d'échantillonnages ne permet pas de tirer une conclusion fiable sur l'effet à long terme des traitements larvicides sur la faune ichtyologique de cette rivière. La surveillance des invertébrés aquatiques y a été instaurée de 1992 à 1996 pour suivre l'impact du pyraclofos sur la faune non cible. Les échantillonnages effectués ont concerné particulièrement la faune colonisant Ia surface des dalles rocheuses et les résultats enregistrés ont permis de noter l'absence des Oligoneuriidae, des Tricorythidae et des Neoperla sp au niveau de cette station. Les prélèvements de dérives de nuit réalisés en 1995 et 1996 ont permis non seulement de confirmer l'absence de ces trois taxons cor-rsidérés comme sensibles aux larvicides anti-simulidiens mais aussi de noter Ia présence de Caridinu sp sur ce site de surveillance. Sur le N'Zi, une surveillance régulière a été également mise en place au Pont routier de Dabakala pour le suivi des poissons et des invertébrés aquatiques. La période d'échantillonnage des poissons s'est étalée de 1976 à 1985 tandis que le suivi des invertébrés aquatiques est intervenu entre 1975 et 1986. Un échantillonnage ponctuel de poissons a été réalisé en outre à M'Bahiakro en septembre et novembre 1981. L'analyse de ces différents échantillonnages de poissons fait ressortir une relative stabilité des prises par unité d'effort en nombre et en poids malgré quelques variations saisonnières. Sur toute la période de surveillance, 52 espèces de poissons ont été rencontrées sur le N'Zi. Par échantillonnage, les richesses spécifiques étaient comprises entre l0 et 28 espèces avec une légère tendance à la hausse à partir de l979jusqu'à l'arrêt de la surveillance ichtyologique en 1985. S'agissant des invertébrés aqùatiques, les richesses taxonomiques annuelles de 1975 à 1986 sont, dans l'ensemble. compaiables d'une année à l'autre. La richesse taxononlique observée dans les dérives de nuit aux cours des deux prernières années de surveillance était de 31 taxons. A la fin de la période de surveillance, la valeur notée était de 30 en 1986. Quant aux clensités de Ia faune totale récoltée sur les dalles rocheuses pendant les mois de janvier entre 1976 et 1986, elles indiquent une tendance à la hausse malgré I'épandage des larvicides anti- simulidiens. Il semble donc, à partir de ces données de suivi des invertébrés aquatiques qu'il n'y a pas d'irnpact des traitements larvicides sur ['entomofaune' 6. Éva.luauoNs ÉpIoÉutoLoGIQtrES \ l8 pour illustrer la situation épidémiologique dans les bassins du Bas Bandama et du N'Zi, six villages ont été choisis. Ce choix était basé sur le fait que ces villages ont été suivis sur plusieures années et parconséquent ont bénéficié de plusieures enquêtes épidémiologiques. Deux rrillug", ont été sélectionnés sur le Bas Bandama, deux sur le N'Zi et deux sur le Kan; (fig. 55)' 6.1. Résultats avant le début de la lutte 6.1.1. Bas Bandama Sur le Bas Bandama les deux villages choisis sont: l) Aowati , code 4I5 et 7) Sawa- code 42t. A Aowati, la prévalence avant le début de la lutte antivectorielle était de 64,8Yo avec un taux de cécité ae o,irl". A Sawa, la prévalence était de78,7%o avec un taux de cécité de l-3oÂ:. (fig. 56 et 57). 6.1.2. N'Zi Sur le N'Zi les deux villages choisis sont: l) Fétékro, code 272 et 2) Laourebo, code 375; $rg.62 et 63). A Fétékro, la prévalence avant le début de la lutte antivectorielle était de 76,6%o avec un taux de cécité de 8o/o. A Laourebo la prévalence avant la lutte était de 75,3yo avec un taux de cécité de 5.7oÂ. 6.1.3. Kan Sur le Kan, les deux villages choisis sont: l) Assérékro, code 374 et 2) Lomo Nord' code 389. A Assérékro, la prévalence "précontrol" était de 8l,7yo avec un taux de cécité de 9.9%io. A Lomo Nord, la prévalence "précontrol" était de72%o avec un taux de cecité de3%o; (fig. 6a et 65)' 6.2. Résultats épidém pendant la lutte antivectorielle Les enquêtes de 1992 ont mont(que pendant la période de la lutte contre le vecteur la prévalence de l'onchocercose a baissé 'üvec 'hne bonne tendance" dans tous les villages du tassin. Cependant. la tendance à Aowati sur le Bas Bandarha.èdt restée constante autour de 52%;o de la 7.',,. à lu 13t'" année de lutte contre le vecteur. C'est le seul village pour lequel on peut dke qu'il y avait un problème (figure 56). Dans les autres villages il n'y avait pas de problème particulier. A Sag.a sur le Bas Bandama. laprévalence qui était de78.70 (avant la lune) est passée à 28.8% en 1992 après l3 années de lutte antivectorielle' A Fétékro sur le N'Zi. Ia prévalence a baissé de 76-6% (avant la lutte) à 16,29/o après l3 années de lutte antivectorielle. A Laourébo. toujours sur le N'Zi. la prér'alence qui était de 75-3Yo (avant la lutte.; est passée à38-6% après l3 années de lutte contre le vecteur' Ë \ il 19 A Lor-no Nord sur le Kan, la prévalence est passée de72o (avant la lutte) à 14,5% après 13 arurées de lutte contre le vecteur. A Assérékro sur le Kan également, la prévalence qui était de 81,7o (avant la lutte) est passée à 47 ,lolo après l3 années de lutte antivectorielle. 6.3. Derniersrésultats épidémiolosiques 6.3.1. Bas Bandama Sur Ie Bas Bandama le résultat épidémiologique le plus récent a été enregistré à Aowati en mai 1997 oir laprévalence avait chuté de 52,40 (après l3 années de lutte antivectorielle)à8.2% après l8 années de lutte antivectorielle. L'on doit souligner ici que la distribution de liivermectile à grande échelle a été effectuée dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi pow la première fois en 1992 comme indiqué plus loin dans ce rapport. A Sawa, la dernière évaluation date de lgg2,13 années après le début de la lutte antivectorielle comme déjà indiqué. 6.3.2.N',2i Sur le N'Zi, Ia dernière évaluation épidémiologique à Fétékro a été îaite en janvier 1994. La prévalence avait chuté de 16,20 (résultats après 13 années de lutte antivectorielle) à l,2o après 15 années de lutte. A Laourébo sur le N'Zi, le dernier résultat en date de mai 1997 donnait une prévalence de 3,7%o (après 18 années de lutte antivectorielle). 6.3.3. Kan Sur |e Kan, la dernière évaluation a été faite à Assérékro en mai 1997 (après l8 années de lutte contre le vecteur). La prévalence est passée de 47,1o (résultats après l3 années de lutte) à 4S%. 7. DISTRIBUTION DE L'IVERME*CTINE. Il colvient de noter ici que, de 1992 à 1996,les équipes mobiles nationales, dirigées par le coordonnateur national ont effectué une distribution à grande'échelle de I'ivermectine dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi, impliquant les formations sanitaires locales. La distribution de l'ivernrectine s'est faite dans Ie bassin pour la première fois en avrrl 1992 et a couverl 335 villages. L'année suivante, en avril 1993; 305 villages ont été couverts. Puis, en 1994, la clistribution a concerné 340 villages. Deux distributions ont été effectuées en 1995: la première de r-rrars à avril couvrant 362 villages et Ia seconde de septembre à octobre 1995, couvrant 353 vi[[ages. Puis d'avril à mai 1996; 369 i'illages ont été couverts: (tableau l2). Etr.janvier 1997, les colrmrurautés villageoises ont été formées pour effectuer elles- 1rêrnes la clistribution de l'ivermectiue à grande éclielle. C'est [c TIDC qui a été depuis lors. appliqui' sur lc tcrritilt. t,. 'î ,\ 1 I 20 8. RECHERCHES SOCTOLOGTQUES Aucune recherche sociologique n'a été entreprise dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi. 9. ACTIVITES DE SENSIBILISATION ET DE MOBILISATION DES POPULATIONS En ce qui concerne la sensibilisation et la mobilisation des populations il est important de rappeler que dèpüs 1974,les responsables du Programrne OCP ont manifesté un constant désir de iaire participer à leur action les differents éléments sociaux des collectivités dans tous les domaines où cela s'avérait possible. Dès 1975 une campagne d'information par la presse et les services d'éducation sanitaire a permis de sensibiliser les populations aux dangers de I'onchocercose. La publicité par affiches- àussi bien que les médias ont été utilisés. Les communautés ont assez vite compris les relations qui existenientre la simulie et la cécité, ainsi que les objectifs du Programme. Elles ont compris I'intervention des avions et des hélicoptères qui assuraient le traitement hebdomadaire des rivières. Cet effort d'information ne s'est pas limité aux populations à risque, il s'est adressé aux autorités administratives et médicales dont il devrait entraîner I'adhésion totale. Il a également été dirigé vers les pays donateurs soucieux de suivre les progrès d'une action à laquelle ils ont apporté leur soutien. Les activités de sensibilisation et de mobilisation des populations sont faites par les équipes VCU lors des prospections entomologiques et par les Equipes nationales avant les ér-aluations épidémiologiques et la distribution de I'ivermectine. Cette sensibilisation s'adresse à toutes les couches sociales des localités visitees par les équipes ; (enseignants, guérisseurs traditionnels, responsables sanitaires et religieux etc...) et les autorités politico-administratives. Des causeries-débats sont organisées dans les villages avec des distributions de dépliants sur les activités de I'OCP et chaque fois que cela est possible, des projections de films sont réalisées. Au cours de ces causeries, les thèmci§ suivants sont développés Transmission de I'Onchocercose ; lien entre Ie cogrs d'eau. les piqûres de simulies et la maladie. Les manifestations cliniques de la maladie : les démangeaisons. Ies lésions aigües (derrnatite onchocerquienne), les nodules. les manifestations cutanées chroniques (dépigmentations). les troubles de la vue (baisse de I'acuité visuelle. la cécité) : Les conséquences socio-économiques : les invalidités (cécité) I'abandon des villages de première ligne (les plus près de la rivièrel donc des rallees tèniles constituant ainsi un frein au développement socio-économique. La lutte contre la maladie ; la lutte antivectorielle. les traitements au sol. la chimiothérapi e (traitement ivermectine). a rf T l 2t E,n ce qui concerne la lutte antivectorielle, l'adhésion des populations est sollicitée pour le gardiennage des dépôts de kérosène et insecticides afin d'éviter les vols. A propos clu traitement à I'ivermectine, un accent particulier est mis sur les doses à adrninistrer en fonction de la taille, les contre-indications, la périodicité, la régularité de la prise du médicament, les effets secondaires et la conduite à tenir. L'intelsification de la sensibilisation a permis d'augmenter graduellement le taux de couverture lors de la distribution de l'ivermectine. Elle a permis aussi aux populations d'accepter plus facilement la biopsie cutanée lors des enquêtes épidémiologiques. Sgr le plan de la lutte antivectorielle, la sensibilisation des populations a contribué à réduire de façon significative les vols de kérosène et d'insecticides sur la plupart des dépôts. IO. DISCUSSIONS. 10.1. Le débit sur le Bas Bandama en aval du barrage hydroélectrique de Kossou est considérablement influencé par les débits des turbines et du déversoir du barrage. Le débit du barrage est lui aussi largement influencé par la quantité de courant électrique fournie par le barrage. En outre. le barrage de Kossou est également utilisé comme réservoir pour le barrage de Taabo en aval. Ainsi donc, au moment de I'alimentatiou du barrage de Taabo, le débit de la portion de la rivière entre Kossou et Taabo est considérablement affecté par la quantité d'eau transferée. En raison de ces deux facteurs l'on peut voir qu'il y a toujours un fort écoulement au niveau de cette section du fleuve. Par conséquent, de la semaine I à la semaine 52 d'une année clonnée il y a un débit minimum de 100 mètres cubes environ par seconde. Cette situation rend donc cette partie du fleuve propice à la reproduction des stades préimaginaux de S. damnosum s.l. tout au long de l'arutée guelle que soit la situation pluviométrique dans la région. La quantité de pluie recueillie en une année donnée joue un rôle important dans le débit du fleuve. Cela s'observe habituellement en août et en septembre au moment où les débits maximum sont enregistrés au niveari'de cette section du fleuve (voir les courbes de débits à la station hydrologique d'Oumé; fig. 3). En 1993, lorsqu'il s'est produit une grave sécheresse dans la région, le débit maximum à Oumé n'a pas atteint 200 mètres cubes par seconde, tandis qu'en 1991, une année de pluies abondantes, le débit maximum enregistré à Oumé était de 761 mètres cubes par seconde. Les débits de la section du fleuve en aval du barrage hydroélectrique de Taabo sont également influencés par les débits des turbines et du déversoir du barrage tout comme le barrage de Kossou. 10.2. Sur le N'Zi les deux saisons de pluie caractéritiqttes de la région apparaissent clairement sur toLrs les graphiques de débits dans toutes les statious hydrologiques du fleuve sous forure de deux pics. Le prernier pic se prodLrit habituellement ell.iuillet et le second en septetnbre; (fig. 5 et 7). .I T 1 ) 22 10.3. Au début de la lutte antivectorielle les simulies de forêt, S. sanctipauli et S yahense étaient présentes sur le Bas Bandama. Leur rôle dans la transmission au niveau du bassin était très important. En outre, leur rôle dans le développement de la résistance au téméphos était également important. Comme déjà mentionné, la résistance au téméphos a été détectée pour la première fois sur le Bas Bandama dans le groupe de S. sanctipauli dès mai 1980 (Guillet et al 1980). C'était seulement 16 mois après le début de l'utilisation du téméphos sur le Bas Bandama- Cette situation ne s'est pas produite dans le bassin des affluents du Niger au Bénin où S. sanctipauli était absent. Dans le bassin des affluents du Niger au Bénin où S. sirbanum était I'espèce dominante, le téméphos a été le seul produit utilisé dans le bassin pendant dix années consécutives sans aucun problème. Un autre point important est que les simulies de forêt du Bas Bandama-N'Zi ont rapidement disparu pendant la période de la lutte antivectorielle. Sur le Bas Bandama, elles ont complètement disparu après seulement huit années de lutte antivectorielle. Cela signifirait que le bassin n'était pratiquement pas réenvahi par des simulies de forêt. D'autre part, les espèces de savane quoiqu'en nombre réduit, sont demeurées dans le bassin tout au long de la lutte antivectorielle. 10.4. Sur le N'Zi- les espèces forestières étaient présentes corlme dans le cas du Bas Bandama. La seule différence était qu'elles ont continué à transmettre la maladie jusqu'au début des années 1990 avant leur disparition. Elles sont revenues en force après 1995 lorsque les biefs corlme NI100 à NI500 ont été exclus du traitement larvicide aérien et au sol. 10.5. Pour ce qui concerne les villages de suivi épidémiologique, il convient de noter qu en raison de I'effet masquant de I'ivermectine, seulement des évaluations particulières ont été effectuées. Ceci explique le nombre réduit de villages ayant fait l'objet d'un suivi continu. 11. CONCLUSION. L'analyse des résultats entomologiques montre que, les opérations de lutte contre le vecteur dans le bassin du Bas Bandama-N'Zi ont été un succès. Ce succès a été clairement démontré par les PAT enregistrés au niveau des divers points de capture. Le succès de la lutte antivectorielle a été confirrré par la baisse de la prévalence de l'onchocercose observée dans tous les villages de suivi épidémiologique. 12. REMERCIEMENTS Mes sincères remerciements s'adressent'au Directeur du'Programme OCP. ainsi qu'au Chef de l'Unité de Lutte Antivectorielle (VCU) pour l'insigne hûnneur qu'ils m'ont fait en m'invitant à Ouagadougou en vue de la rédaction du présent rapport. La rédaction du présent rapport n'aurait pas été possible sans l'aide de tout le personnel de l'Unité de Lutte Contre le Vecteur tant à OuagadougoLr que sur le terrain. Je leur dis un grand merci. Mes remerciements particuliers vont à M. AKE Flavien pour les suggestions combien indispensables qu'il m'a faites pour ce qui est de l'utilisation de l'ordinateur pour la rédaction de mon rapport et la réalisation des différents graphiques et cartes. Merci à M. N'GADJAGA pour toutes les installations informatiques qui m'ont fàcilite Ia rédaction du rapport. T I l :) Je voudrais égalemer-rt exprimer ma sincère gratitude à l'Unité PET pour toutes les ilfbrmations épidérniologiques qu'elle m'a fournies, ainsi qLre pour les données sur la distribution à grande échelle de I'ivermectine. I3. BIBLIOGRAPHIE Cheke R. 4., Garms R., Ouedraogo J., Some A., Sowah S.. (1978). The Beffa form of Simulium soubrense of S. damnosum complex in Togo and Benin. 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I'r ô0 '''ltr o sils30 I a *t N(oÿo)o)o)PPP +++ 5 3 t o\ oô 19 6, (5 q I 15 q, <e q, ee le ôè8 z '.Ë an s o É.Y - o = ol- o IU o + 1è 01 </ 91 + 1z 6' I c tt V aoaoooorrotoo6(ÿ)Nc!- o\ c) tr à0 .Ft lri o sI1830 Figure 1O -----l- LEGENDE Gîtes simulidiens Biefs de rivière Rivière principale 10 GITES SIMULIDIENS DU BAS.BANDAMA.N'ZI DABAKALA "l T I ï t a I a I CÙ a ++J I , l ) L @ @5oo .o L .o co oo x a) Io z a a o I = a a o !?z KATIOLA \, BOUAKE C Mbahiakro \, ) Cr ïrassale .4t o +g 9H--t <!?(D\ _(rHHü -JUJJcgHHigo LL O O) c') cL o) @\ -fi-6È rQ "5!ga&Y<= :to5- QôÀUo.ô E O C\., rr) o r.r) o (!. \\ ç o o o o oG E5 cD8 J )o I z 3 I 1ô ol LL cî C\\, E o)C\ f ' II a ; ï ! I o F1 F{ 0.)lr ô0 .Fir 9 t I{t F N e G P .'q I I , t !E ôi^ siioG-lo*Uô 'o6 rIE I ï tr lo :c l§ ù loz trJoz fc!oz UJo z ) \. eE = ; B û ÿ I o@ t- _> s3ag zL^éëI 2^;u 'd-1sEyc<o lc oF J o8vv-t 30 39VU uv8 N olr) ô0 tr , : UJ .J LÔ LN F G Etn TU x.oz La|\ \^. :r cô FT IoG :<o U) c! t : : ? J , d E :< o .i.L .!i,1j---_ .:tL î ,9 't \ o cÔ : I I Ê À t x R o rÔoÉ.(, zô \ rffi\- e I t E <Llor E 3 ô o lo UJo z. I t: I f G II c G a Iû c qIcl F{ c) tr è0 '.1r o@oU o_ E_9{3 <Oocor <\ É.;g uP,i ;;CI *lu / I , >.z- N issYro3gR é*YgP,i EEIU.J<Ur/l U t! LL @ 9? E c!\1 oê o, c1 C\ Ex O lotn lrJc ^O çz_ o ua) IAÀ^ -;ô aÀoy<<gq= J(,-UO Its= 9@ -fB L q U ô -u- o E oDC o ac O9 oo o o d) æ @ o o o ,o o tr q ô z :'. !i :...i''" \ .-a 3 a !I o rooG =o(r) J 1 a \1 r-l I tI t ÀI a I ! 9 I .f OJf{ è0 .H h t !>> o trJfo z o o o o (/)tq !,J Ë =tn+aü<F oz 2 o a o o o a a o o o o, a -Br I z c Cô t I 9 9 a UJ =<*3iBz3oâutI 6g :6u1 <j uFt, H;3 tFE l) \6 - Èzrts5Ie wt-5 §:§$liit=UU;<-fuXÈ oô r-Ë3 E Cî c! o oo o bJË fo co o 0 oo o o t! (.o { u...rû --lln- F EI o coz üô : i d 3 I o1 OO o G t.r)uJ Lrj TFFfl :E<(J(, 9 o a?- o o F.l r I o 11 a à0 .rl h I o o o Io i { I I II Figure 16 16 POINTS DE CAPTURE DU BAS BANDAMA N'ZI YEREDOUGOU DABAI(ALA o I(^TIOLA C BOUAKE C Mbahiako C ïEBtSSOU o CHUTES Ti.sL o^ = I oa \ LEGENDES j Point de capture Limite de I'aire iniüale du programme .o L{)(D Figure 17 t7 BIEFS DU BAS BANDAMA _ N'ZI %\ il l, t. I \ t À-èoa KAN N'Z z oo (! 7àoo @ zo I I I i 1"t.: -:t sËgË;ËtËtClHPgPfôEôàû E*ssitôdt &*ü À .LÀoo É. É. É. À ù o-É. É. É.o o F F FNo É. ul u,l tTJ É. È Èo o É. É. É. É. É. É.o () F F l- l- t-o À È È (LÉ. É. É. É. É. .L .L (Lo t- F F F oI o (L .L É. É. É. É TL .Lt- F F oot () o É. aÉ. É. É. É.F t-@rt o o rL .L À É. É. É. É. É. Èo F F F F F o (LN\t o (L À (LÉ, É. É É. É.F F F F FC) o È ÀÉ. É. É. É. É. É. É. É.F- D- F F F- F.(-) o o o À È ÈÉ. É. É. TL tL (L À .L ÈF F F F F t-T o o o o (L À .L (L È (L À .L È .L ùF F. 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PREV CMFC cEct l5/1979 sll 3sl 331 195 ar,8 17.æ o,21 30/1986 sfl 37o æ 118 52,6 9,92 o,27 10/1989 sfl s61 300 158 58,3 13,87 0,19 x2t1gg2 sfl tza 468 27 52,4 5,41 o,14 E/1997 s[ æe 464 41 8,3 0,3 0,16 DATE EXA PREV CMFC lncld. )5/1979 19 89,5 12.æ )3/1986 19 73,7 6,79 t0/1989 19 u,2 14,12 9,70666 )2t1992 19 78,9 8,æ 3,7ru tJt tJvt 19 15,8 0,13 o,&5æ DATE EX PREV CMFC lncld. l5/1979 'tæ 90,5 17,57 l3/1986 66 86,4 11,75 tu198Et 36 91,7 30,æ 9,70666 fl1W2 58 æ,2 13,(x 3.72æ4 l5/19S)7 53 æ,8 0,3 0,105æ ( I 100 90 80 70 60 50 40 30 20 't0 0 Tenda nces Epidémiologiques .ô. ç- I t 1975 1 980 +PREV . 1985 1990 1995 2000 Dates Cil/FL- -o- -PFEVCoh- - - -CIvfLCoh- -x- -lt{C 30/10/2002 I f t 66Figure 57 WHO/OCP/PET/BIS Lu tle conl r( l'( hL hlce rL o r i DONNEES DES EVÀIUATIONS EPIDEMIOLOGIQT ES PAR VILLAGE VILLAGE : SAWA lCode 421 ) Point de capture le plus proche TAABO District sanitaire AGNIBILEKRO Région sanitaire MOYEN-COMOE Pays COTE D'|VO|RE Bassin BANDAMA Traitements Larvicides févrrer 1975 A décembre 1998 DANS L.4 POPUIÀTION DANS I./I COHORTE DANS ILISEMI-COHORTE I t rve( nsc EXA POS. PREV CMFC cEct rsrrszsl q 1ss 170 130 7A,7 æ,13 1,æ )3/1ss6l sll 1a 127 n æ.2 16,æ 1,46 ronsesl sl] 247 156 60 39,8 3,45 0,95 nnæzl s| æ7 133 42 28,8 1,æ 0,46 I DATE lncld. DATE ory1 oTl t1U1 o2t1 citFc hcld. 0 0 n --I Tenda nces Epidé miologiques c 120 100 80 60 40 20 0 ô - - -'ê-- 1978 1980 +PFE/ . 1ç*,2 1984 1986 1988 1æ0 1992 1994 Hes C[\rfl- - -o- -FFEVCoh - - - -C[/FLCoh - -x- -lt€ OATE ExA PREV CMFC Ét't979 13 100 27,24 14,1903/'1986 13 92,3 6,53tutw 13 76,9 t2t1sv 13 53,8 1,73 EX PREV æ.4379 94.9 38 89.5 17,æ 5,8§)x) 69,2 2065 2.93 -t0/I0/2002 67Pigure 58 WHO/OCP/PET/BIS Lutle contre l'Onchocercose DONNEES DES EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES PAR VILLAGE VILLAGE: FODIOLOKAHA (Code 89 ) Point de capture le plus proche BADIIGHA District sanitaire FERKE Région sanitaire SAVANES Pays COTE D'IVO|RE Bassin BANDAMA Traitements Larvicides février 1975 A décembre 1998 DANS I./I POPULATION DANS I^/I COHORTE DANS I}I SEMI-COHORTE ) OATE xe( nec EXA POS. PREV CMFC cEcl 11t1975 s{ 311 292 1fl) 59,5 2..94 1,32 12J1979 sll æ1 251 96 41,6 9,08 0,67 yt11à82 qæ6 25 æ æ,5 7,8§) 0,53 l4l1985 sll 335 166 30 15,6 1.12 0,61 11n989 sll 327 24 0 0 0 0 19n993 sil 4oo 276 0 0 0 0 l7l1gSb q 4os zæ 0 0 0 0 t4l1 99S) sll 34s) 274 0 0 0 0 DATE EXA PREV CMFC lncld. 11t1975 18 94,4 æ,63 t2t1979 18 83,3 19,58 vn9fi2 18 €8t,3 18,æ 0 ){/1985 18 55,6 2,72 0,69444 )1/19&' 18 0 0 0 l9/1*E 18 0 0 0 )7/1996 18 0 0 0 vtlsæ 18 0 0 0 OATE EXA PREV CMFC lncld. 11t1975 13'l 93,9 2.,94 12t1979 87 79,3 11,14 )1t19t32 92 69,6 I,et 0 x/1985 65 41,5 1,56 0,69444 )1/19e9 75 0 0 0 )9/1990 65 0 0 0 )7/1æ6 60 0 0 0 x/t9§x) 46 0 0 0 Te nda nces Epldémiologiques 100 90 EO 70 60 50 40 30 20 10 0 o -o I o I I t I I ---lI---}I-.jl-1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 --+PFEV t Ètes CtlFt- -o- -PFB/Coh- - - -Cil/FLCoh- -x- -hE 30/10/2002 68Figure 59 WHO/OCP/PET/BIS DONNEES DES E\ZAIUATIONS Lu I 1c cott I rc l'( )r tcltocc rc o : t EPIDEMIOLOGIQUES PAR VILI,ÀGE VILLAGE: LoNGo (Code 181 ) Point de capture le plus proche BEMA AMONT District sanitaire DALOA Région sanitaire MARAHOUE Pays COTE D'IVOIRE Bassin BANDAMA Traitements Larvicides février 1975 A décembre 1998 DANS I.A POPULATION DANS I}I COHORTE DANS IÀ SEMI-COHORTE f t t à. 't DATE rve( nec EXA PiOS. PREI' CMFC cEcl c31976 ol æz 335 b4 B',t,2 45,85 9,44 oi eæ 268 't87 70,8 19,78 6,O2 0-ÿ1984 ol azo 243 157 56,1 15,16 7,U 12t1!85 Di 3e1 æ5 124 17,1 6,69 3,4 11t1987 Mi 384 2æ 72 26,5 2,æ 3,17 13/1991 sl æo æ1 25 a,7 0,34 )31993 si aze 178 6 3,2 o,09 )4/1995 Mi 411 z37 0 0 0 2,æ vrærn ziz 1 2,43 981 351 o,2 OATE EXA PRE\' CMFC lncld. )3/1976 æ 100 50,53 l5/1981 z3 95,7 21,æ ]0/1984 ZJ 78,3 13,51 0 t2t1æ5 n 92,6 7,88 2,1ffi I 1/1 987 z3 39,1 2,43 o,71472 l3199l æ 21,7 0,53 ]0/19§r3 z3 8,7 0,14 0)4/1995 z3 0 æ 0,361441 0 4, OATE 981 2t1 1t1 tB/1æ1 03ÿ1 ut1 hcld. U 215633 o.71472 o.§144 0 0 001 o 31716 120 100 EO 60 40 20 0 -o, t 1 975 1 980 +PREV . Te nda nces Epidémiologiques *ô Ê--.---_ 1985 1990 I Ehtes CtvFL - -o- - PFEV Coh +:-!-.!- 1 995 2000 2005 CillfL Coh - -x- - ll'€ EXA PREV CITFC nnszel Â1 sz,2 45,53 90 %.4 n.% ntrse{ gl 81.1 13,56 81 74.1 6.14 1.94 1 T7 68 0,3 41 4,9 0.07 0590 ll sz 1s 30/10/2()02 I Figure 6O 69 WHO/OCP/PET/BIS Lutte contre l'Onchocercose DONNEES DES E\TAIUATTONS EPIDEMIOLOGIQUES PAR VILI,AGE VILLAGE : TANWARA-(DJERO) ( Code 47 ) Point de capture le plus proche TAWARA District sanitaire KORHOGO Région sanitaire SAVANES Pays COTE D'|VO|RE Bassin BANDAMA Traitements Larvicides février 1975 A décembre 1998 DANS I.A POPUI}ITION DANS I-4 COHORTE DANS I-4SEMI-COHORTE ÈI i T F DATE rYPq REc EXA POS. PREV CMFC cEcl J7t'1975 q 3o8 n2 130 53,2 14,09 1.13 1211979 sll 312 265 114 48,6 11,17 1,06 3/,l19{32 q 310 1æ 75 49,3 9,55 o,75 )4/1985 sll Æ 1 30 27 1,67 0,6 c111989 sll 3oo 167 2 'l,9 0,05 o,7 35/1995 s[ Bo 56 0 0 0 c6/1998 sll z1z 153 o 0 0 DATE EXA PREV CMFC lncld. )7t1975 21 95,2 æ,87 t2!'t979 21 't00 21,æ yt1t82 21 85,7 10,æ o,874Æ;2 x/l985 21 47,6 1,47 o 1111989 21 0 0 0 l5/1995 21 16/1æ8 21 DATE EXA PREV CMFC lncld. )7t1975 12. 78,7 1,t,09 t2t1979 96 æ,2 11,44 )4t19g2 ô2 82,3 9,15 o,87Æ2 )4/1985 41 51,2 1,6 0 )1/1989 20 0 0 0 )ÿ1995 )6/1998 Te nda nces Epidémiologiques 120 100 80 60 40 20 o" 'o t I q I f ) a 'ü.- 0 e lD- 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 Dates CI\/fL- -o- -FFB/Coh- - - -cIlrFLC.oh- -x- -ltlc -+-PFEV . 30/10/2002 Figure 61 70 I1.H0/OCP/PET/RIS Lulc corttre l't )* lrcrte rcott DONNEES DES E\IAIUATTONS EPTDEMIOLOGIQUES PÀR VTLI,AGE VILLAGE : GUIENDANA Point de capture le plus proche pOtNT 7 (RTE KONG- NGOLO) Régionsanitaire SAVANES Bassin Pays COTE D'|VO|RE Traitements Larvicides mars 1979 DANS ILI COHORTE lncid. (Code 87 ) District sanitaire FERKE DANS I.A POPAIÀTION A décembre 2002 DANS IÀ SEMI-COHORTE OATE 04t1 ] lndd 0 0 0 0 0 0 0 0 0 00 0É,IzJol 150 c4 0 120 100 EO 60 40 20 \.7 Tenda nces Epidémiologiques ù -o b rl a 0 1970 1975 1980 19E5 1990 1995 2ooo 2005 +-PREV r hes Cf\,fL - -o- - FREV Coh - CtvFLCoh - -r- -ll'1c OATE rYPq REc EXA PC'S. PREV citFc cEc! 11t1975 ql ffi m 141 66,1 23,73 0,03 Ætwv s[ æ4 213 85 47,7 15,56 1,æ §t 3o5 191 52 37,6 6,56 1,21 c#1986 sil 31s '194 æ 20,6 1,53 1,2A 31 /1 989 qi w 197 5 3,1 o,12 0,69 l9/1993 s[ 2r1 117 0 o 0 0,66§t 2Æ &l 0 0 0 0,4§) sl 2so u 1 0,3 0,(X o,37 sl, zæ 102 1 0,5 0,æ 0,65 OATE EXA PREV CMFC 11t1975 ai rm 't4,57 04/1 980 475 12,æ l5/1983 475 7,Æ l4l1986 450 2,æ 11l1 989 0 l9/1993 40 40 0 Jtttvfi U Jtrtw 40 40 0 EXA PREV ICMFCttnstsl 1oo ssl nj3 59 83,1 I 21.94 rgr l 0 tt.s', B,6s x/19e61 42 47.61 2.42 t1 11,11 0 1 00 36 27 :zrræol 16 o o oznæal ls o o f/' -10/t0/2002 I Figure 62 WHO/OCP/PET/BIS Lulle contre l'Onchoce rcose DONNEES DES EVAIUATIONS EPIDEMIOLOGIQT ES PAR \/ILLAGE VILLAGE : FETEKRO lCode 272 ) Point de capture le plus proche MAFA (CONFLUENT) District sanitaire BOUAKE Région sanitaire VALLEE- BANDAMA Pays COTE D'|VO|RE Bassin N'ZUBANDAMA Traitements Larvicides mars 1979 A décembre 2002 DANS ILI POPULATION DANS LA COHORTE DANS I.A SEMI-COHORTE OATE rYPq REc EXA POS. PREV CMFC cEcr )4t tvt I Dll 167 154 't13 76,6 u,12 8,79 )ÿ1981 Dll 168 136 110 74,8 30,79 7,21 )4t19134 ql 166 1æ 84 66,6 24.17 3,66 I 1/1986 q 14€) 8€ 50 49,3 10,12 4,53 i2n 98S, oll 1s4 s 48 43,8 3,91 r0/1989 oll 1.€ 82 41 æ,1 2.33 lzt1991 ql 17o 1n 24 16,2 o,7 )1/19S4 sll i6o 150 2 1,2 0,03 OATE EXA PREV CMFC lncld. ]AtlCt I t5 ca,3 æ,36 )5/1981 15 86,7 Æ,44 ,4t1æ4 15 æ,7 19,6 0 1 1/1986 15 73,3 9,17 2,æO73 mhw 15 53,3 2,æ 2,Tm8 10/1989 15 Æ,7 1,44 8.8245 1211æ1 t5 æ,7 0,53 2,1978r' 01/1 994 15 0 0 0 7l OATE EXA PRE\/ CMFC lncH. vt19n 7',l 97,2 u,'12 l5/1981 56 94,6 32,97 vt1æ4 45 q,,3 æ.u 0 r 1/1986 41 78 9,73 2,ffi73 t2t1989 35 6-2,9 3,15 2,Tm8 t0l198S 35 60 2,æ a,a245 l2l1æ1 34 æ,1 0,Bt 2,19784 )1t1Sg4 52 0 0 0 { { T Te nda nces Epidé miologiques 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 o. 0 1975 1980 1985 1990 199s lhtes r CtvfL - -c,- - PFËV Coh CI/FL Coh - -x- - ll.lC+PFEV J 30/r0/2002 c e Pigure 63 WHO/OCP/PE'I7BIS Luttc conlrc l'()ncfu,tert,'.- DONNEES DES E\/ATUATTONS EPTDEMTOLOGTQUES PAR VTLT.,AGE VILLAGE : LAOUREBO ( Code 375 ) Point de capture !e plus proche ASSEREKRO District sanataire AGNIBILEKRO Région sanitaire MOYEN-COMOE Pays COTE D'IVOIRE Bassin N'ZI/BANDAMA TraitementsLarvicides mars1979 A déæmbre2OO2 DANS LÀ POPUL/ITION DANS ILICOHORTE DANS 1.4 SEMI-COHORTE 72 CMFC hÉid.rvn{ nec EXA POS. PREV CMFC cEct oll 242 21 161 75,3 26,68 5,7 11,'r OtA n1 11 76 57,4 12,87 2,æ Dl 239 12. 52 42,'l 3,8§) 15() 55 38,6 2,5 lJc|t t l, / sl res l 135 4 0,07 OATE 3, lncld. DATE û3ÿ1 1U1 0 0 t2h l 0 0 n4. 0 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 o. 1975 1980 1985 +PRB/ . Tenda nces Epidémiologiques -a. o I I 1990 1995 hes CillfL- -o- -PFÉl/Coh- - - -Clyf]-Coh- -x- -n€ 2000 DATE EXA 1 PREV ctFc )31978 161 93,8 2.,æ )3/1986 161 7s 10,31 tu1989 161 50 3,76 161 56,3 3,5 JCrl \,lr/ 160 0 EXA PREV 114 sr.zl æ.æ s2 az.tl tzæ 507 392 37 36 oz,ol --t 66.71 .h"i _ily I0/2002 sll 211 Figure 64 WHO/OCP/PET/BIS l,utîe contre l'Onchocercose DONNEES DES EVATUATTONS EPTDEMTOLOGTQUES PAR VTLT,AGE point de capture ," ;',t"i:"i" i::il=fft Disrrict "j"ï:: :'Jr"l-" Région sanitaire N'ZI-COMOE Pays COTE D'IVO|RE Bassin KAN/N'ZI/BANDAMA Traitements Larvicides mars 1979 A décembre 2002 DANS I-4 POPUL,ATION DANS LACOHORTE DANS LA SEMI-COHORTE DATE rve{ nec EXA POS. PREV CMFC cEct )31978 q 116 94 82 81,7 81,a8 I,C2 l3/1986 q ill 86 67 72,1 2j5,æ 9,(E 1ul989 q 110 60 Æ 57,3 u,n nn992 sfl i36 u 51 47,1 5,/B 118 5 4,9 o,12/J tw, l5/æ01 sll 17o 127 4 2,7 0,04 4,æ DATE EXA PREV CMFC lncld. t3/1978 10 1m 7't,82 t3/1986 10 90 u,2 r0/1989 10 90 20,5 ru19ÿ2 10 80 10,27 0 l5/1997 10 0 o 0 l5/æo1 73 DATE EXA PREV CMFC lncld. ]3/1978 53 98,1 81,Æ l3/1986 35 94,3 æ,17 t0l198S x5 92 18,65 )2t1æ2 24 91,7 9,æ 0 )5n907 15 0 0 0 )srxu I l t 120 100 80 60 40 20 1985 1990 1995 2000 2005 Dates cil/fl- -o- -FFB/Coh- - - -ct\,fl_Coh- -x- -lt!c Te nda nces Epidémiologiques --'+--ê. 1980 .lê 1 0 +PRB/ . 1975 :r f 30/10/2002 sll 135 74Figure 65 WHO/OCP/PET/BIS l.u lt? Lonlre l'( )nclnce rco :, DONNEES DES EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQT'ES PAR VILI,AGE VILLAGE: LOMO NORD (Code 389 ) Point de capture le plus proche ASSEREKRO District sanitaire AGNIBILEKRO Région sanitaire MOYEN-COMOE Pays COTE D'|VO|RE Bassin KAN/N'ZI Traitements Larvicides mars 1979 A décembre 2002 DANS I.,A POPUIÀTION DANS LACOHORTE DANS I.A SEMI-COHORTE ( rvn{ nsc ExA FGS. PREV CMFC cEct 03y1979 sfl 2861 24s 190 72 32,æ 3,01 si 282 171 106 52,7 z,3.81 2,67 s]l 3s5 1e3 n 32,5 4,18 0,68 sl 4æ 2ss 49 14,5 0,63 o,52 OATE lncE. OATE hcld. 0lttul 0 0 Tenda nces Epidémiologiques 120 100 80 60 40 20 ü ü 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 Dates cil,fl- -o- -p6gycoh- - - -cil/FLooh- -x- -r€ 1978 1980 +PRÉV C DATE EXA PREV CMFC 131979 27 96,3 32.19 x/1986 27 88,9 30,4S) to1989 27 81,5 6,&3 )z't992 27 37 0,59 EXA .PREV CMFC tznstsl 138 97,1 32.æ xnseol 70 a7l 28,61 rorrsesl 44 72.7 5.ÿ rutwzl .ls 31.3 054 rl 30/10/2002 0 Lr\f'- r ,r riz F.O tEl\-à rd i rdâ z o Fp Êq üFa I L \ § N o FlI(ü H a CD f- tL o oz o(r)(o N@ (o(o @t- tr) tri c.)o @ q F-F- o, NÈ- @ F- N O) F-- N O) O) lr) §iÈ-oo(o s F-tr) tr) |r) c.; rr)(o tr) F.- O)N f..- lr) o) o) c!o rOo@of.- rq @ O) c!È- rr) +lr) @(O F- o) o, o, @ |r)((, COlr) .û (o N@ .û CO O) o,§ r.rJF o rr) e o_ o N ico; so)lo)lô o-l o-l (§ <l<i>tt lr)l@ o, lo) âlËolo- a14 N O) oz § O) oz I oo lr) o, I oz N o, I oz s O) o o Â- 0) U) rr) O)âq) a (o e «, À o tr- cr) o) Ic f -) td) I o tr) O) I o (o O)c f -I o s tr, o # [U oo q lr) r.- O) o, F- t- co(o ÿ CO(o @d F- F- lri F- .1 r.- q @(o (t? NÈ- : F.- O c.i(o (o rri(o (o + F.- ot F* a @ r.- tr)§F- ÿ It- -q F.-N f.- c"j l'- o LrJ F- r.rJ É.t- l§lo iF- ! i lr) c{ c! c! F- (o c.) tr)(o I I I I @Nt- c.tlr) @ Nôltr, (f,§t@ cvr- (0(ooq cr) @olF lr) @q) O)olr) @r- r^c,Nlr) t-st 3CO@ @oo 3 o,N(o rr)(o §§l (o(0 F-(r)o(f) lr) 3ôl (f, (f)(.) (f) tr)N cr) U)laz ulo F.-@@(o rr) (f, @ 3 r..-$ o, C! § o) F-(o(o (f) ct, rO(o ro o) rN o,@(o tô 3lr § !r§lr- (f, @ r@ri- lr) st- o) rr) tr) oo 3 3@ §l o(ÿ) @ lr,o(o(o @ ) (?)o rr) r- (o o) o)(o @ Nt- s bt- a Ll.J o 5J LL o oz o s r.()o(f) tr)(.,(O CO rr) cf) c!(o(r) o)(o(., o(eôt rr)ÿc! (f)$N sN $ôl ocr)c{ tr)cf)N @c.)c! b(oN 3 t (o(o sF- z a co oz s Nz oz co\ Nz o z q NZ ôz s Nz oz (D\ Nz oz d) Nz tul oI É LUl oI É tul oI É LUl oI É tu o o o TU o oO I I uJ o o O L.lj o o() tU o oo lrl É. ôz FJ o TU É. oz t-"- -) o Lrlt ôz FJ o tll É. ôz F) o U)É. t_ll tr) O) o, lr) O) O) ÿ O) o, co o, O) c! O) O) (o o) O) c! o) o) (f) O) o, § O) O) tr) O) O) C.) O) O) N O) O) 9 O) O) rr) O) O) (o o) O) (O o, o, 3 O) tr) o, o, (o O) O) Iÿ I Dénomination française Siglefrançais Sigle anglais Acide désoxyribonucléique ADN DNA Bureau Régional (de I'OMS) pour I'Afrique AFRO AFRO Unité de Biostatistique et d'Informatique BIS Banque mondiale BIRD IBRD Vnrld Flqn Comité des Agences parrainantes CAP CSA Comité conjoint de Coordination CCC JCC oint Coordinatin Comité consultatif d'Experts CCE EAC Comité conjoint du Programme CCP JPC Joint Prograûlme Charge microfilarienne communautaire CMFC CMFL Organisation des Nations Unies pour I'Agriculture et l'Alimentation FAO Diéthycarbamazine DEC DEC Unité d'Evaluation épidémiologique EPI EPI Institut Pierre Richet IPR IOTA Microfilaires par biopsie cutanée Mflb Mfls Merck Sharp et Dohme MSD MSD Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afriquo de I'Ouest OCP Organisation mondiale de l*frpnté OMS wHo Institut français de Recherche scientifique pour le développement enCoopération ,': ORSTOM I Potentiel annuel de Transmissioh PAT ATP Amplification génétique par la polymérase T. PCR Potentiel hebdomadaire de TransmisJion PHT WTP Pofentiel mensuel de Transmission PMT MTP Programme des Nations Unies pour le Développement PNUD LINDP Tàux annuel de piqûres TAP ABR Prograrqme PNUDÆanque rlondiale/OMS pour la Reôherche et la Formation concemant les Malàdies tropicales TDR TDR Taux mensuel de piqûres TMP MBR Agence des Etats Unis pour le Dévèloppement intemational USAID Unité de Lutte antivectorielle VCU -nnfrnl f Tr Unité de Planification, Evalüation et Transfert PËT PET h Tableau 13 tut I'Afrique ABREVIATIONS 76 Dénomination anglaise ,ïc Acid WHO Regional Office for Africa Bio ystem Unit Community microfi larial Load Food and Agricultural Organization Unit a per srup Merck Sha.p Onchocerciasis West Africa Programme ln World H rganization Polymefase Chain Reaction * Weekly Transmission Potential Monttüy Potential nl Nations De I t rgrê \ t Programme Annual rtrng Rate UNDP/World Bank/WHO special Programme for Research and Training in tropical Diseases Monthly rtrng ;States Agehcy Vector Unit Committee of Sponsoring Agencie

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Document type Technical Documents
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