ACTES OFFICIELS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ No 243
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1976 -1977 Rapport biennal du Directeur général d l'Assemblée mondiale de la Santé
et aux Nations Unies
trav ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE 1978
RÉSOLUTIONS On trouvera les textes des résolutions de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif mentionnées dans le présent rapport dans le Recueil des résolutions et décisions de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif; Volume I, 1948 -1972, et Volume II, Deuxième édition (1973 -1976). Les résolutions adoptées en 1977 figurent, quant t elles, dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé NOS 238 (EBS9.R -), 240 (wHA3o. -) et 242 (EB6o.R-), 1977.
ABRÉVIATIONS Les abréviations suivantes sont employées dans ce rapport : AID
AIEA BIRD
Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique Agence internationale de l'Energie atomique
FAO FISE
- Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance vités en matière de Population
BIT BSP CAC CEA
Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement Bureau international du Travail Bureau sanitaire panaméricain Comité administratif de Coordination Commission économique pour l'Afrique
FNUAP - Fonds des Nations Unies pour les ActiFNULAD - Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues HCR
- Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
CEAO
Commission économique pour l'Asie occidentale Commission économique pour l'Europe Commission économique pour l'Amérique latine Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Centre international de Recherche sur le Cancer
CEE CEPAL CESAP CIOMS CIRC
- Organisation internationale du Travail OMS - Organisation mondiale de la Santé ONUDI - Organisation des Nations Unies pour le OIT Développement industriel OPS OUA PAM
PNUD PNUE
- Organisation panaméricaine de la Santé - Organisation de l'Unité africaine - Programme alimentaire mondial - Programme des Nations Unies pour le Développement
- Programme des Nations Unies pour l'Environnement l'Education, la Science et la Culture
CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement
UNESCO - Organisation des Nations Unies pour
ISBN 92 4 260243 4 © Organisation mondiale de la Santé, 1978 Les publications de l'Organisation mondiale de la Santé bénéficient de la protection prévue par les dispositions du Protocole No z de la Convention universelle pour la Protection du Droit d'Auteur. Pour toute reproduction ou traduction partielle ou intégrale, une autorisation doit étre demandée au Bureau des Publications, Organisation mondiale de la Santé, Genève, Suisse. L'Organisation mondiale de la Santé sera toujours très heureuse de recevoir des demandes à cet effet. Les appellations employées dans cette publication et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Secrétariat de l'Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l'appellation « pays ou zones » apparaît dans le titre de tableaux, elle couvre les pays, territoires, villes ou zones. La mention de firmes et de produits commerciaux n'implique pas que ces firmes et produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé de préférence à d'autres. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu'il s'agit d'un nom déposé. IMPRIMÉ EN SUISSE
II
Table des matières
Pages
Avant -propos
VII IX
Introduction I.
Organes délibérants : Assemblée mondiale de la Santé, Conseil exécutif et comités régionaux Principes directeurs du budget programme Coopération technique Sixième programme général de travail Comité du Programme du Conseil exécutif Etudes organiques du Conseil exécutif Discussions techniques Tendances et priorités du programme 3
6
7 8
9 ii
2.
Développement général du programme Développement des programmes sanitaires nationaux Développement du programme général de l'OMS Evaluation des programmes sanitaires Programme de systèmes d'information
16 16 r8
19
20
3
Coordination Fonds extrabudgétaires Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Programme des Nations Unies pour le Développement Programme alimentaire mondial Opérations de secours d'urgence
24 25
26 27 27 z8
4.
Promotion et développement de la recherche Recherche à l'échelle mondiale Aspects éthiques de la recherche biomédicale et de la recherche sur les services de santé Sécurité de la manipulation des micro -organismes et des cellules Formation à la recherche Activités régionales
31 32 33 33
34 34
Renforcement des services de santé Soins de santé primaires Développement des services de santé Médecine traditionnelle
37 37
42 49
III
Pages
6.
Santé de la famille Santé maternelle et infantile Nutrition Education pour la santé Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine
52 53
58 61
63
7.
Développement des personnels de santé Production des personnels de santé Déploiement des personnels de santé Développement des personnels de santé dans le cadre d'autres programmes
72 74 83
86
8.
Lutte contre les maladies transmissibles Surveillance épidémiologique Paludisme et autres maladies parasitaires Eradication de la variole Programme élargi de vaccination Maladies bactériennes et virales Santé publique vétérinaire Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales Prévention de la cécité
96 96 97 1o8 112
114 123
124 129 132
9.
Lutte contre les maladies non transmissibles Santé mentale Cancer Centre international de Recherche sur le Cancer Maladies cardio -vasculaires Autres maladies non transmissibles chroniques Santé bucco- dentaire Médecine radiologique Génétique humaine Immunologie Santé des travailleurs
135 135
142 145
148 152 153 155 158 159 16o
Io.
Substances prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques Politique et gestion pharmaceutiques Préparations pharmaceutiques Produits biologiques Technologie de laboratoire de santé
163 163 165 167
168
11.
Promotion de la salubrité de l'environnement Mesures d'assainissement de base Planification préinvestissement pour les services d'assainissement de base Lutte contre la pollution de l'environnement et contre les risques liés à l'environnement Planification nationale de la salubrité de l'environnement Sécurité des produits alimentaires
170 170 175
176 179 18o
1 z.
Statistiques sanitaires Méthodologie des statistiques sanitaires Diffusion des renseignements statistiques Développement des services de statistiques sanitaires Classification internationale des Maladies
184 185 185
186 187
13.
Information sanitaire et biomédicale Services de documentation Publications de l'OMS IV
189 190 191
Pages
Information pour la santé Services linguistiques Terminologie technique Distribution et vente
192
194 194 195
14.
Questions constitutionnelles, juridiques et administratives Questions constitutionnelles et juridiques Questions administratives
197 197 198
15.
Tendances régionales Région africaine Région des Amériques Région de l'Asie du Sud -Est Région européenne Région de la Méditerranée orientale Région du Pacifique occidental
201 201 zo3 208 215
224 zz8
Annexe 1. Membres et Membres associés de l'Organisation mondiale de la Santé au 31 décembre 1977 Annexe 2. Annexe 3.
235
Réunions constitutionnelles et réunions connexes en 1976 et 1977.
.
237
Organisations intergouvernementales ayant conclu avec l'OMS des accords officiels approuvés par l'Assemblée mondiale de la Santé, et
organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS, au 31 décembre 1977 Annexe 4. Index
238 241 245
Structure de l'Organisation mondiale de la Santé au 31 décembre 1977
v
Avant-propos
La Vingt- Huitième Assemblée mondiale de la Santé a, en 1976, estimé souhaitable que le Directeur général publie dans les Actes officiels les années paires, à partir de 1978,
un rapport complet sur l'activité de l'OMS pendant les deux années précédentes (résolution wHAz8.29). Le présent rapport, qui couvre les années premier de ces rapports complets. 1976
et
1977,
est le
VII
Introduction
1976 et 1977 ont été fertiles en événements pour l'OMS. Les organes directeurs ont adopté de nouvelles politiques qui imprimeront aux actions de l'OMS dans les dix années qui viennent une inflexion grâce à laquelle elles deviendront plus conformes que jamais aux besoins des Etats Membres, en particulier des pays en développement. Les Etats Membres ont participé comme jamais auparavant au travail de l'Organisation en traçant au sein de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et des comités régionaux de nouvelles orientations politiques et programmatiques qui reflètent l'évolution du climat politique mondial. Les relations entre l'OMS et ses Etats Membres sont entrées dans une ère de véritable association qui relègue dans le passé les rapports de donateur à bénéficiaire. La volonté des pays en développement d'améliorer le sort de leurs populations s'est exprimée par la proclamation du nouvel ordre économique international, et c'est dans ce contexte qu'il faut considérer les développements dynamiques qui se sont produits à l'OMS au cours des deux dernières années. Guidée par le principe de la justice sociale, l'OMS a récemment adopté des politiques qui traduisent son souci croissant de mettre l'accent sur la finalité sociale de la promotion de la santé et sur la contribution de la santé à la promotion du développement social et économique.
Ainsi, pour réduire l'écart entre le niveau sanitaire des pays développés et celui des pays en développement, on a adopté une politique visant à réorienter l'activité de l'Organisation de façon que les crédits du budget programme ordinaire affectés à la coopération technique avec les pays atteignent en 1980 au moins 6o% du total en termes réels. Cette politique est pleinement conforme aux fonctions constitutionnelles de l'Organisation. La stratégie élaborée pour la mettre en oeuvre repose sur la formulation et l'exécution énergique de programmes de coopération technique socialement pertinents, orientés vers des objectifs sanitaires nationaux clairement définis, qui favorisent l'autoresponsabilité nationale en matière de santé et qui concourent directement et notablement à l'amélioration de l'état de santé des populations concernées. Pour dégager les fonds nécessaires au financement de ces nouveaux programmes de coopération technique avec les pays, il a fallu opérer des réductions draconiennes de personnel, particulièrement au Siège, mais aussi dans les bureaux régionaux. Il sera ainsi possible de disposer d'un montant total de plus de US $ ¢1 millions de crédits du budget ordinaire pour la période 1978 -1981. On aurait tort de penser que ces compressions de personnel ont été faciles à faire, tant s'en faut, mais le sacrifice sera amplement justifié s'il contribue à assurer à ceux qui en ont le plus besoin une part plus équitable des ressources que le monde peut affecter à la santé. Une répartition équitable des ressources pour la santé ne saurait être réalisée uniquement par le biais de la coopération technique entre l'OMS et ses Etats Membres. La coopération technique TX
ACTIVITÉ DE L'OMS
entre pays, en particulier entre pays en développement, est encore plus importante. L'OMS se doit de compléter ces programmes dans le cadre des actions coopératives de plus vaste envergure qui pourront se révéler nécessaires en tirant pleinement parti des capacités et des potentialités des pays en développement, qu'il s'agisse de personnels, de moyens de formation et de recherche ou
d'échange d'informations techniques. Cette conception ressort implicitement de notre structure régionale, mais il nous reste beaucoup à faire pour qu'elle imprègne intégralement notre programme. Il nous faudra pour cela nous employer encore davantage à promouvoir l'autoresponsabilité nationale et régionale en matière de santé, même si cela doit nous conduire à donner à nos interventions un caractère plus marginal.
Encouragée par cette première initiative majeure dans le sens de la justice internationale en matière de santé, l'Organisation en a pris une autre en décidant que le principal objectif social des gouvernements et de l'OMS dans les prochaines décennies devrait être de faire accéder d'ici l'an 2000 tous les habitants du monde à un niveau de santé qui leur permette de mener une vie socialement et économiquement productive. Si le recul manque pour saisir toutes les implications de cette audacieuse décision, on ne perd pas un instant pour engager les actions requises en vue d'atteindre le but fixé. L'entreprise exigera non seulement la formulation par les gouvernements de programmes de santé dynamiques, mais aussi un appui international massif. Des signes encourageants montrent que les organismes bilatéraux et multilatéraux sont conscients de cette nécessité,
cela en partie grâce aux efforts que fait l'OMS pour consolider la place que tient la santé sur l'échiquier économique et social du monde. Par exemple, des organismes tels que le PNUD et la BIRD manifestent un intérêt grandissant envers le développement sanitaire. C'est ainsi que la BIRD a maintenant accepté de fournir des fonds pour la composante « santé» de programmes de développement économique, même s'il ne lui est pas possible de financer des projets sanitaires indépendants en tant que tels. Comme le développement et la préservation de la santé sont un élément essentiel d'un très grand nombre de programmes de développement économique, cette nouvelle politique recèle d'immenses possibilités que nous devons nous mettre en mesure d'exploiter pleinement.
Les grandes options politiques prises par l'OMS en 1976 et en 1977 ont établi les fondations du développement sanitaire jusqu'à la fin du siècle. Le sixième programme général de travail, adopté par l'Assemblée de la Santé en 1976, pose de solides principes directeurs pour les activités de l'OMS dans l'avenir immédiat. L'Organisation appliquera ce programme de travail avec souplesse pour l'orientation de ses activités au cours des années 1978 à 1983, en tirant le meilleur parti possible des fonds tant budgétaires qu'extrabudgétaires. A cet effet, elle prendra comme point de départ les besoins sanitaires définis par les Etats Membres, puis traduira sa réaction à ces besoins par des programmes à moyen terme, établira ensuite des budgets programmes constituant des fractions biennales de ces programmes à moyen terme, enfin bouclera la boucle en évaluant les programmes
de santé afin de pouvoir les améliorer constamment tant au niveau des Etats Membres qu'à celui de l'Organisation. La mise sur pied de ce programme général de travail, fruit des efforts conjugués de gens de tous les pays réunis dans des assises nationales et internationales, est en soi une remarquable réalisation sociale internationale. Dans la mesure même où ce résultat a été rendu possible par des efforts concertés au sein des Etats Membres, des organes directeurs et du Secrétariat, on peut affirmer avec confiance que le programme général de travail est une authentique incarnation de l'unité de l'OMS. Il faut toutefois bien se dire que les Etats Membres n'en tireront profit que s'ils savent l'utiliser correctement. S'ils l'analysent méthodiquement en y puisant ce qui est valable
x
INTRODUCTION
pour leur cas particulier, ils pourront faire en sorte que les programmes de l'Organisation répondent
véritablement à leurs besoins. Une telle collaboration est essentielle pour que le programme prenne véritablement naissance.
Un autre canevas qui a été tracé en 1977 indique comment procéder pour atteindre le principal objectif social évoqué ci- dessus de « la santé pour tous d'ici l'an 2000 ». Une de ses caracté-
ristiques essentielles est l'allocation préférentielle des ressources pour la santé à la périphérie sociale tant à l'intérieur des pays qu'au niveau de la communauté mondiale. Pour atteindre cet objectif, on a recensé des programmes prioritaires et décrit les mécanismes nécessaires pour le développement sanitaire, on a commencé à évaluer les ressources requises et on a mis l'accent sur l'appui politique indispensable à la réussite de l'entreprise. Parmi les programmes prioritaires nécessaires, la toute première place doit aller aux programmes de soins de santé primaires, car ils constituent la condition sine qua non de la prestation effective de soins de santé essentiels aux grandes masses de la population du monde, quelles que soient les conditions sociales et économiques
des pays où elles vivent. Il faut certes que les soins de santé primaires s'intègrent à un système de santé plus étendu, de même qu'il faut que les autres composantes de ce système soient organisées de façon à les étayer. La malnutrition étant probablement le plus important des problèmes de santé auxquels sont confrontés les pays en développement, nous devons à tout prix faire en sorte que des activités efficaces et réalistes dans le domaine de la nutrition constituent une des pierres angulaires
des soins de santé primaires. Un autre impératif majeur du développement sanitaire est l'approvisionnement en eau. L'OMS s'est engagée à participer à l'effort mondial déployé pour atteindre l'objectif adopté par la conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat), celui de «l'eau pour tous d'ici 1990 ». La vaccination contre les maladies courantes de l'enfance est un autre programme hautement prioritaire, et l'OMS fera tout ce qui est en son pouvoir pour que tous les enfants du monde soient vaccinés contre ces affections d'ici 1990. D'immenses efforts s'imposent encore, en particulier dans les pays en développement, pour maîtriser les maladies transmissibles. Il faudra que les soins de santé primaires s'appuient sur une technologie sanitaire plus appropriée que nombre de celles qui sont utilisées aujourd'hui ; c'est pourquoi l'élaboration d'une telle technologie occupe un rang élevé dans la liste des programmes prioritaires. Par exemple,
l'expérience a montré qu'il est possible d'assurer la distribution d'eau saine et l'évacuation hygiénique des déchets par une technologie peu conteuse utilisant au maximum les ressources naturelles, la main -d'oeuvre et les matériaux locaux. Les médicaments étant inséparables de la techno-
logie sanitaire, il faudra accorder beaucoup plus d'attention que jusqu'ici à la formulation de nouvelles politiques nationales concernant leur fabrication, le contrôle de leur qualité et de leur prix, leur importation et leur exportation. Un récent comité d'experts de l'OMS est parvenu à cette conclusion d'une importance capitale qu'il suffirait d'environ 200 médicaments essentiels pour couvrir la très grande majorité des besoins. Ce qui importe enfin par -dessus tout, c'est de disposer d'hommes et de femmes capables de concevoir, de gérer et d'appliquer les programmes nécessaires. L'OMS a énoncé les principes à appliquer pour que l'enseignement et la formation que reçoivent les personnels de santé répondent aux besoins sociaux des populations plutôt qu'aux diktats techniques du professionnalisme ; il appartient maintenant aux pays de passer à l'action.
Le passage des canevas politiques à l'action sanitaire concrète requiert une planification énergique et, avec la programmation sanitaire par pays, nous nous sommes dotés d'un mécanisme qui est à la fois utile et d'application relativement aisée dans des contextes nationaux extrêmement variés. La programmation sanitaire par pays est un processus national permanent de dévelopXI
ACTIVITÉ DE L'OMS
pement sanitaire qui est étroitement lié au développement social et économique en général. L'OMS a surtout pour rôle de mettre à la disposition des pays une méthodologie appropriée et, sur leur
demande, de collaborer avec eux à son application concrète. C'est là un excellent exemple d'exercice par l'OMS du rôle qui lui incombe au double plan de la coordination internationale des actions de santé et de la coopération technique avec ses Etats Membres. Des actions en faveur de la santé ne pourront cependant être engagées et leur continuité dynamique assurée que moyennant
une volonté politique nationale et internationale qui seule permettra de surmonter les obstacles politiques, sociaux, économiques et professionnels qui se dressent devant nous. Le défi qu'ont à relever l'OMS et ses Etats Membres est formidable, mais le défi n'est -il pas le meilleur des aiguillons ?
Ces réflexions sur l'activité de l'OMS en 1976 et en '977 seraient incomplètes si elles passaient sous silence l'éradication de la variole. L'objectif est presque atteint, et je suis certain que nous l'atteindrons dans un proche avenir. La seule none à faire problème est la corne de l'Afrique, particulièrement la Somalie, où la variole mineure sévissait récemment encore. Le nombre des cas dans cette région a régulièrement diminué et était tombé à zéro au moment où ces lignes étaient écrites, mais de nombreuses difficultés continuent à gêner les opérations d'éradication et un appui suivi reste essentiel pour garantir un succès complet. Lorsque nous l'aurons remporté, il sera possible d'envisager la suppression de la vaccination antivariolique dans le monde entier, ce qui représentera une économie annuelle de plus d'un milliard de dollars pour la communauté mondiale. Je ne puis que répéter ce que j'ai déclaré récemment au Bangladesh en signant le certificat de décès de la variole en Asie : « L'unité - l'unité mondiale - est le moyen le plus puissant dont nous disposions pour rompre le cercle vicieux de la misère et de la maladie ».
Directeur général
XI
Chapitre .r
Organes délibérants: Assemblée mondiale de la Santé, Conseil exécutif et comités régionaux I.I
JAMAIS depuis l'origine de l'Orga-
nisation les organes délibérants n'ont joué un rôle aussi capital dans la définition des politiques générales et des
lignes d'action pour l'avenir. Les années 1976 et 1977 ont été marquées par de pro-
fonds changements dans l'orientation de l'Organisation, à la suite d'initiatives prises par les Etats Membres à l'Assemblée de la Santé, au Conseil exécutif et dans les comités régionaux. Outre les grands principes
priait le Directeur général de continuer à étudier les moyens les plus efficaces de fournir et d'accroître cette assistance, en utilisant toutes les sources de financement possibles, et invitait les pays en développement à accorder une attention prioritaire aux programmes de santé publique dans la répartition des fonds du PNUD qui
leur étaient alloués. Dans la résolution wHAZ8.76, l'Assemblée de la Santé décidait
que le budget programme ordinaire devait assurer une expansion substantielle de
directeurs énoncés par l'Assemblée de la Santé, la période biennale s'est caractérisée
par une tendance à un engagement plus actif du Conseil exécutif et des comités régionaux dans les travaux de l'Organisation. On trouvera dans les sections qui suivent un aperçu de quelques -uns des grands problèmes qui ont été débattus au cours de ces deux années.
l'assistance technique et des services aux pays en développement de 1977 à la fin de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement ; elle invitait également le Directeur général à aménager le
Principes directeurs du budget programme Les résolutions WHA28.75 et 1.2 wHA28.76, adoptées en 1975, annonçaient les changements dans les principes directeurs et les programmes qui ont fait de la période 1976 -1977 un tournant dans l'histoire de l'OMS. Dans la résolution WHA28.75, l'Assemblée de la Santé rappelait les voies essentielles par lesquelles l'OMS fournissait une assistance aux pays, I
projet de budget programme pour l'exercice 1977 en conformité de cette même résolution et à en tenir compte quand il préparerait le projet de budget programme pour 1978 -1979. On a alors procédé à un réexamen complet du budget programme de 1977 afin de dégager dans le budget ordinaire des fonds supplémentaires pour les pays en développement et d'identifier les activités qui pourraient être réellement considérées comme relevant de la coopération technique, de façon à établir une base valable pour évaluer les résultats de la mise en oeuvre de la résolution. 1.3
En mai 1976, l'Assemblée de la
Santé a adopté une résolution plus ferme
ACTIVITÉ DE L'OMS
encore (wHAZ9.48) dans laquelle elle invi-
tait l'OMS a réorienter son activité de façon que les affectations de crédits du budget ordinaire pour la coopération
grammes régionaux et l'adoption de mesures appropriées pour renforcer chaque fois que possible la coopération technique. 1.5
technique et la prestation de services aux Etats Membres représentent en 198o au moins 6o % du total en termes réels. Elle soulignait la nécessité de supprimer toutes les dépenses évitables et non indispensables
Les mesures prises par l'Organi-
sation pour répondre à la résolution WHA29.48 ont été soumises en janvier 1977 à la cinquante- neuvième session du Conseil
exécutif dans un rapport du Directeur général sur la politique et la stratégie de développement de la coopération technique.' Ce rapport donnait un aperçu complet de la politique mise au point et de la stratégie appliquée et, après avoir évoqué le développement du rôle et des fonctions de l'OMS et les mesures envisagées pour accroître l'efficience et l'efficacité des travaux de l'OMS, indiquait la réorientation que comportait le projet de budget programme pour 1978 -1979 et les implications de ces mesures pour 19801981 et pour l'avenir. La mise en ceuvre de la résolution était résumée comme suit : i) Suppression de toutes les dépenses évitables et non indispensables de personnel et d'administration. Il a été proposé
de personnel et d'administration, à la fois au Siège et dans les bureaux régionaux, d'assurer une organisation rationnelle des cadres professionnels et administratifs, de mettre fin progressivement aux projets ayant porté tous leurs fruits et d'utiliser au mieux les ressources administratives et techniques disponibles dans les divers
pays en développement. Cette stratégie a été mise
en
application
pendant
le
deuxième semestre de 1976, de sorte que US $ 41 millions supplémentaires figurant ou prévus au budget ordinaire ont pu être dégagés aux fins des programmes de coopération technique pour la période 19781981. 1.4
Pour mettre en oeuvre la résolution
WHA29.48, il
a fallu procéder à de très
fortes réductions du personnel de l'OMS, en particulier au Siège mais aussi dans les
Régions. Répondant à la demande formulée dans la résolution, le Comité régio-
de supprimer 363 postes, représentant 11,z % des postes inscrits au budget ordinaire. Des propositions ont par ailleurs été faites en vue de réduire les coûts des réunions, des publications, de l'administration, des services budgétaires, des services financiers et des services généraux. z) Organisation rationnelle des cadres pro-
nal de l'Afrique a institué un groupe de travail chargé d'aider le Directeur régional
à étudier les structures de l'OMS dans la Région africaine, à analyser les activités du Bureau régional, à revoir le rôle des repré-
sentants de l'OMS et du personnel au niveau des pays, à réorienter les activités régionales et à restructurer le Bureau régional. Ce groupe devait également entreprendre une étude sur la distinction entre services administratifs et coopération technique (résolution AFRJRc26 /R8). Dans les autres Régions, la résolution WHA29.48 a suscité de même un réexamen
fessionnels et administratifs. Outre les compressions de personnel men-
tionnées, il est prévu de recourir à des programmes de développement et de formation du personnel et de faire un usage accru d'équipes et de groupes d'action pour le développement du programme. 1 OMS, Actes officiels, No 238, 5977, p. 189. 2
approfondi de tous les aspects des pro-
ORGANES DÉLIBÉRANTS 3)
Cessation progressive des projets ayant porté tous leurs fruits. On a mis fin à de tels projets à tous les échelons de l'Organisation en vue de dégager des
1.6 A sa cinquante- neuvième session, le Conseil exécutif a procédé à un examen approfondi des principes directeurs et de
la
stratégie du budget programme de
ressources pour de nouvelles activités de coopération technique. 4) Utilisation des ressources administratives et techniques disponibles dans les
l'OMS,2 tels qu'ils étaient décrits dans le
rapport du Directeur général et dans le rapport du Comité du Programme du Conseil exécutif.3 Interprétant l'esprit des résolutions wHA28.75,
\HA28.76
et
divers pays en développement. On s'y est
wHA29.48, le Conseil exécutif a examiné
employé en accroissant l'engagement
en développement dans l'action de l'OMS, en renforçant la collaboration et la coopération de l'OMS avec les Etats Membres, et des pays
en détail le rôle de l'OMS en matière de coopération technique et de coordination, l'identification et la définition de la coopération technique, les tendances nouvelles dans l'élaboration et l'exécution du programme ainsi que les implications budgétaires et financières, insistant sur ces dernières et sur certains autres sujets dans son
enfin en développant les capacités de
coordination et de transfert d'informations de l'Organisation pour lui permettre de mobiliser des ressources d'origine bilatérale et multilatérale en faveur de la coopération technique
et de faire en sorte que les résultats de la recherche et de la technologie soient appliqués à la satisfaction des besoins sanitaires des populations, en particulier dans les pays en dévelop-
rapport à l'Assemblée. En conclusion, le Conseil a souscrit à la stratégie proposée par le Directeur général pour le budget programme, estimant qu'elle correspondait pleinement aux directives énoncées dans les résolutions de l'Assemblée sur les principes directeurs du budget programme (résolution EB 59.R9). Cette stratégie a ensuite été approuvée par l'Assemblée de la Santé (résolution wHA3o.3o).
pement, par des moyens qui soient à la portée de leurs ressources financières et techniques.
Le tableau r.i traduit l'effet net de ces mesures en termes budgétaires et financiers.'
Coopération technique L'adoption du concept de coopération technique en tant que ligne direc1.7
Tableau 1.1 Proportion du budget programme ordinaire consacrée à la coopération technique projetée pour 1978 -1981 en prenant pour base le niveau du budget de 1977 et les coûts de 1977 (organes délibérants compris)
(en dollars des Etats -Unis) Année 1977 1978
1979
1980
1981
Coopération technique Autres activités (organes délibérants compris) Total (organes délibérants compris) Coopération technique par rapport au total (organes délibérants compris) . .
75 208 719 71 691 081 146 900 000
81 848 000 65 052 000 146 900 000
83 726 000 63 174 000 146 900 000
85 689 000 61 211 000 146 900 000
87 820 000 59 080 000 146 900 000
51,2%
55,7%
57,0%
58,3%
59,8%
2
OMS, Actes officiels, No 238, 1977, p. 118. OMS, Actes officiels, No 238, 1977, p. 171.
OMS, Actes officiels, No 238, 1977, p. 208.
3
ACTIVITÉ DE L'OMS
trice pour l'action de l'Organisation a eu une importance majeure pour la réorientation des principes directeurs du budget programme au cours de la période considérée. L'emploi de l'expression « coopération technique », de préférence à celle d'assistance technique, a été adopté dans les propositions
action concertée, un élan durable au développement de la santé.
Cette définition conceptuelle de la coopération technique a été entérinée par 1.8
le
Conseil
exécutif 3
à
sa
cinquante -
neuvième session, en janvier 1977, lors-
révisées concernant le
qu'il a confirmé son approbation antérieure 4 du terme « coopération technique » qui devrait être utilisé uniformément dans
budget programme pour 1977 1 pour traduire la prise de conscience d'un changement fondamental intervenu ces dernières années dans l'approche de l'OMS. Dans le passé prédominait la relation traditionnelle d'organisme donateur à pays bénéficiaire, mais celle -ci n'était plus acceptable
toute l'Organisation et dans la documentation officielle de l'OMS. Le Conseil a également examiné le concept de coopération technique eu égard à l'esprit de la Constitution de l'OMS.' La toute première
ni adaptée à la situation. Compte tenu des débats qui avaient eu lieu à la Vingt Neuvième Assemblée mondiale de la Santé en 1976, le Directeur général a indiqué ce qu'il entendait par coopération technique: 2 il
fonction de l'Organisation est d'agir en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international.6 Cette fonction de coordination, qui comprend le transfert international - dans les
s'agit des activités qui répondent par-
faitement aux préoccupations sociales des Etats Membres, c'est -à -dire qui visent la réalisation d'objectifs sanitaires nationaux
deux sens - de l'information
sur les
donnés et qui contribuent directement et notablement à l'amélioration de l'état de santé des populations par l'application de méthodes que les pays sont actuellement en mesure d'utiliser, pour un coût qu'ils sont également en mesure de supporter ; lors de la planification de ces activités, il
questions de santé, est intimement liée à la quatrième fonction conférée à l'OMS par sa Constitution, à savoir fournir l'assistance technique appropriée et, dans les cas
d'urgence, l'aide nécessaire, à la requête des gouvernements ou sur leur accceptation.' On avait tendance dans le passé à voir une opposition entre le rôle d'assistance technique et le rôle de coordination. Or, l'idée de coopération entre Etats Membres à travers l'OMS se retrouve dans l'esprit même de la Constitution de l'OMS, dont le préambule souligne que les Parties contractantes établissent l'Organisation
convient de toujours garder présent
à
l'esprit l'important principe qui doit guider la coopération technique tout au long de la prochaine décennie, à savoir qu'il faut aider les pays à développer leur auto responsabilité dans le domaine de la santé ;
mondiale de la Santé dans le but de coopérer entre elles et avec tous autres pour améliorer et protéger la santé de tous les 3 OMS, Actes officiels, No 238, 1977, p. 122. 4 OMS, Actes officiels, No 231, 1976, p. xz8, paragraphe 15. 5 OMS, Actes officiels, No 238, 1977, pp. 119 -120.
il faut abandonner l'idée que l'OMS fait quelque chose pour les pays et la remplacer par le concept de coopération avec les pays et de promotion de la coopération entre les pays eux -mêmes afin d'imprimer, par une
1 OMS, Actes officiels, No 231, 1976, pp. 147 -149 et 204 -211.
6 OMS, Documents fondamentaux, z8° éd., 1978, p. z, article 2 a).
2 OMS, Actes officiels, N° 238, 2977, P. 194.
' OMS, Documents fondamentaux, zée éd., 1978, p. z, article z d). 4
ORGANES DÉLIBÉRANTS
peuples.' Les membres du Conseil ont admis que, par un effet de catalyse, la stimulation et la coordination de la coopération technique entre les pays étaient
principes de base sont les suivants :
ces
pays doivent établir des programmes précis,
un élément fondamental de la fonction coordonnatrice de l'Organisation et un moyen prometteur de renforcer la coopération technique dans l'esprit des résolutions WHA28.75, wHA28.76 et WHA29.48
adoptées par l'Assemblée de la Santé. Loin
de s'opposer l'un à l'autre, les deux rôles de coordination et de coopération technique de l'OMS s'étayent mutuellement. Pour traduire cette relation, le Conseil a adopté dans sa résolution EB59.R9 une formule indiquant que la stratégie proposée en matière de budget programme est destinée à « renforcer le rôle de coordina-
fondés sur la coopération technique entre eux, que les organisations internationales pourront compléter dans le cadre de projets plus vastes de coopération ; les pays en développement doivent apporter leur contribution aux établissements nationaux et régionaux situés dans d'autres pays en développement et s'en servir pour la formation ; les organisations internationales doivent utiliser au maximum les capacités et le potentiel des pays en développement,
notamment en matière de personnel, de formation et de recherche et par l'échange d'informations techniques ; il faut accorder la priorité financière aux activités régionales
et interrégionales que ce système
tion de l'OMS et, dans le cadre de cette approche, [à]
réorienter
l'activité
de
l'Organisation dans l'intérêt de l'accroissement et de l'efficacité de la coopération technique avec les gouvernements ainsi que des services qui leur sont assurés ». Cette formule a ensuite été approuvée par l'Assemblée de la Santé (résolution wHA3o.3o). Le Conseil a estimé que la co-
permettra de dégager ; enfin, les pays les moins développés et les pays en développement géographiquement désavantagés doivent bénéficier d'une attention spéciale. 1.1c)
Il ne s'agit pas là de concepts
nouveaux pour l'OMS : implicites dans sa structure régionale, ils se reflètent dans bien des activités interrégionales. Plusieurs
opération technique était un concept sujet à évolution et que l'interprétation donnée, ainsi que les vues des comités régionaux à
ce sujet (par exemple celles du Comité régional du Pacifique occidental 2), devaient
mesures ont été adoptées au cours de la période biennale en vue de promouvoir, d'accélérer et de faciliter l'autoresponsabilité en matière de santé aux niveaux national et régional : renforcement du rôle des comités régionaux ; création de tableaux
continuer à être examinées non seulement par le Comité du Programme du Conseil exécutif mais par le Conseil lui -même.
régionaux d'experts afin de garantir un échange de compétences et d'expérience entre pays ; création de comités consultatifs régionaux de la recherche biomédicale et de la recherche sur les services de santé pour amener des experts de divers pays à s'intéresser aux besoins de la recherche et aux politiques de recherche dans les Régions. D'autres mesures sont envisagées pour l'avenir, notamment la mise en place
La mise en avant de la coopération 1.9 technique doit être vue dans le contexte des
initiatives prises dans tout le système des Nations Unies en 1976 pour contribuer à mettre en oeuvre le nouvel ordre économique international grâce à la coopération technique entre pays en développement. Les 1 OMS, Documents fondamentaux, z8e éd., 1978, p. 1, préambule. 2 Résolution wPR /RCZ7/R18 (y compris l'annexe I). 5
de centres régionaux pour la recherche opérationnelle, le développement et la
formation dans certains secteurs de programme, où les pays pourront travailler
ACTIVITÉ DE L'OMS
ensemble à résoudre des problèmes communs et constituer des cadres nationaux de personnel sanitaire formés de manière à compter sur leurs propres forces pour l'élaboration du programme concerné dans leur pays. Un aperçu général des antécédents, de la situation actuelle et des perspectives d'avenir de la coopération technique entre pays en développement, préparé en réponse
devrait être de faire accéder d'ici l'an z000 tous les habitants du monde à un niveau de santé qui leur permette de mener une vie socialement et économiquement productive ; 2.
LANCE UN APPEL à tous les pays pour qu'ils colla-
borent d'urgence à la réalisation de cet objectif, d'une
part en élaborant des politiques et des programmes sanitaires appropriés aux échelons national, régional et interrégional, d'autre part en produisant, en mobilisant et en transférant des ressources au profit de la santé de manière qu'elle deviennent plus équitablement réparties, en particulier parmi les pays en voie de développement; 3.
à la demande formulée dans la résolution EB 5 9. R 5 2, a été examiné par le Conseil
exécutif à sa soixantième session en mai 1977 ; le Conseil a approuvé les propositions du Directeur général concernant les activités de l'OMS dans ce domaine et, dans la résolution EB6o.R4, a invité tous les Etats Membres à participer activement aux discussions techniques qui se tiendront sur ce sujet à la Trente -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé en 1979. signification que I.i1 revêt pour l'Organisation et les Etats La profonde
PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général de
poursuivre la réorientation de l'activité de l'OMS en faveur du développement de la coopération technique
et du transfert de ressources au profit de la santé, conformément à l'une des plus importantes fonctions de
l'Organisation qui est d'agir en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international.
Sixième programme général de travail Conformément à ses fonctions constitutionnelles, le Conseil exécutif a 1.12
Membres l'évolution du concept de copération technique avec et entre les pays en développement est attestée par la réso-
participé étroitement à l'élaboration du sixième programme de travail pour la période 1978 -1983, en étroite consultation
lution wHA3o.43 qui a été adoptée par l'Assemblée de la Santé en mai 1977 et qui,
avec les Etats Membres et les comités régionaux.
à cause de son importance en tant que directive prééminente de politique générale pour l'avenir, est citée ici en entier : La Trentième Assemblée mondiale de la Santé,
Lorsque 1.13 a approuvé le
l'Assemblée de la Santé
programme (résolution w}A29.2o), elle a prié le Conseil : I) de procéder à une révision annuelle du sixième programme général de travail, compte tenu des événements ultérieurs à son adoption ;
Considérant l'ampleur des problèmes de santé ainsi que la répartition inadéquate et intolérablement inéquitable des ressources sanitaires dans le monde d'aujourd'hui; Considérant que la santé est un droit fondamental de l'homme et une finalité sociale universelle et qu'en outre elle est essentielle à la satisfaction des besoins fondamentaux de l'homme et à la qualité de la vie;
z) de procéder, selon qu'il y aura lieu, à des études en
profondeur et à une évaluation de certains programmes particuliers pour s'assurer que le travail d'ensemble de l'Organisation se déroule conformément au sixième programme général de travail;
Réaffirmant que le but ultime que sa Constitution assigne à l'OMS est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ; Rappelant les résolutions WHA28.73, WHA28.76 et WHA29.48 relatives aux principes régissant la coopération technique avec les pays en voie de développement, I.
3) de poursuivre l'étude des tendances à long terme qui figurent dans le sixième programme général de
travail pour une période déterminée et de leurs incidences sur les programmes futurs de l'Organisation.
DÉCIDE que le principal objectif social des gouver-
nements et de l'OMS dans les prochaines décennies 6
En fait, dans cette résolution, l'Assemblée, ayant relevé que le sixième programme
ORGANES DÉLIBÉRANTS
général de travail énonçait des directives générales appropriées pour la formulation
date à laquelle il a examiné la politique et
de programmes à moyen terme et
de
la stratégie de développement de la coopération technique, revu le sixième programme général de travail, examiné diverses
budgets programmes pendant la période envisagée et reconnu que le programme de l'Organisation était en continuelle évolution, a chargé le Conseil de poursuivre l'étude de tous les aspects de l'élaboration des programmes.
Comité du Programme du Conseil exécutif 1.14 En 1976, l'Assemblée de la Santé a noté le rôle de plus en plus efficace que jouait le Conseil exécutif dans la définition de la politique de l'Organisation et l'assistance qu'il apportait au travail de l'Assemblée (résolution wHAz9.62). Compte tenu de ses responsabilitées plus étendues, le Conseil a décidé, dans la résolution
propositions concernant son action future et soumis un rapport au Conseil exécutif.' La deuxième réunion du Comité du Programme a eu lieu en novembre 1977. A cette occasion le Comité a étudié comment étaient appliqués les principes directeurs du budget programme et la stratégie en la matière, et il a procédé à l'examen des projections budgétaires provisoires pour la période biennale 1980 -1981. Il a également examiné la manière dont l'Organisation développe son programme au moyen
EB58.RII, de créer un comité du programme chargé : i) de conseiller le
Directeur général touchant
les
questions de politique générale et de stratégie qu'im-
de la programmation sanitaire par pays, les tendances à long terme en matière de santé, la programmation à moyen terme pour l'exécution du sixième programme général de travail, le développement de l'évaluation du programme et celui du programme de systèmes d'information de l'OMS. Il a enfin étudié les procédures à suivre pour introduire des modifications dans le sixième programme général de travail. Sur tous ces sujets, il a formulé des recommandations à l'intention du Conseil exécutif. 1.15
plique la mise en ceuvre effective des résolutions wHAZ8.75, wHAZ8.76 et wHA29.48 relatives à la coopération technique avec les pays en voie de développement et aux principes directeurs du budget programme ;
La méthode de travail de l'Assem-
z) de réviser les programmes généraux de travail pour des périodes déterminées conformément à la résolution wHAZ9.zo, et en particulier à ses dispositions
blée de la Santé et du Conseil exécutif a
été examinée par un comité ad hoc du Conseil créé par la résolution EB 57.R53. Après avoir pris connaissance du rapport de ce comité, le Conseil et l'Assemblée, dans les résolutions EB59.R8 et w11A3o.5o
relatives aux propositions du Directeur général concernant le budget programme biennal.
Ainsi était institué un mécanisme qui non seulement assurait l'entière participation
du Conseil au développement du programme, mais encore facilitait son action et celle de l'Assemblée en permettant à l'un
respectivement, ont décidé d'apporter des changements à leurs modalités de fonction-
comme à l'autre de porter leur attention sur les questions particulièrement importantes, identifiées comme telles par le Comité du Programme. Le Comité du Programme du Conseil exécutif s'est réuni pour la première fois en novembre 1976, 7
nement de façon à rationaliser et à améliorer leurs travaux, notamment en ce qui concerne l'examen du budget programme, le rôle des représentants du Conseil à l'Assemblée de la Santé, la mise en relief de questions importantes dans les rapports 1OMS, Actes officiels, No z38, 1977, p. 171.
ACTIVITÉ DE L'OMS
des comités régionaux, et la manière dont le Directeur général devrait donner suite
aux demandes de rapports qui lui sont faites par l'Assemblée de la Santé. Enfin, les amendements nécessaires aux articles 34 et 55 de la Constitution étant entrés en vigueur à la suite de leur acceptation par les deux tiers des Etats Membres, l'Assemblée de la Santé a décidé que le budget pro-
gramme de l'OMS couvrirait une période de deux ans à partir de la période biennale 1980 -1981 et serait examiné et approuvé par l'Assemblée de la Santé tous les deux ans (résolution WHA3o.2o).
sation mondiale de la Santé joue un rôle directeur ou seulement un rôle marginal dans la mobilisation des ressources et le développement des programmes de santé au bénéfice de tous les pays et de toutes le populations du monde ».1 Dans un sens plus étroit, le problème était de savoir comment l'OMS pouvait mobiliser des ressources extérieures additionnelles pour renforcer son propre budget programme. Ce sont les répercussions profondes de ces
questions qu'a analysées le Conseil dans son étude. Reconnaissant que l'étude consti-
tuait une base adéquate pour permettre à l'OMS de mieux s'acquitter de sa fonction constitutionnelle, l'Assemblée de la Santé, dans la résolution wHAz9.32, a instamment
Etudes organiques du Conseil exécutif 1.16
Les études organiques du Conseil
exécutif sont pour celui -ci comme pour l'Assemblée de la Santé un moyen pratique
demandé que toutes les sources actuelles et potentielles de fonds extrabudgétaires apportent un appui accru à l'Organisation en vue du développement de ses efforts dans
d'examiner en détail certains aspects du travail, des politiques, des procédures et des relations de l'OMS qui semblent revêtir une
le domaine de la santé et prié le Directeur général, dans le cadre de la politique adoptée par l'Organisation : s)
importance particulière pour l'Organisation dans son ensemble. Les études durent une année ou deux, selon la complexité du
de prendre en considération, en particulier, la promotion de ceux des programmes planifiés de santé qui sont susceptibles de provoquer l'octroi de ressources additionnelles dans l'intérêt des pays en voie de développement;
sujet, qui est choisi au moins un an à l'avance.
z) de continuer à mettre au point des mécanismes appropriés pour susciter et coordonner un volume accru d'aide bilatérale et multilatérale à des fins de santé ;
En 1976, le Conseil exécutif a transmis à l'Assemblée de la Santé, par la résolution EBS7.x33, son étude organique sur la planification des ressources extra1.17
budgétaires et leurs effets sur les programmes et la politique générale de l'OMS. Le mot « extrabudgétaire» désigne tous les fonds affectés au programme qui n'ont pas
3) de poursuivre ses efforts, sur une base inter- institutions, pour harmoniser les cycles du budget programme et les procédures de planification et d'opération des grandes institutions de financement des Nations Unies avec ceux qui sont appliqués aux programmes ordinaires des organisations du système des Nations Unies.
pour origine les contributions des Etats Membres au budget ordinaire et, au sens le plus large, les contributions volontaires et les fonds mis à la disposition de l'Orga-
nisation au titre de programmes de coopération intéressant l'action sanitaire internationale. Dans l'étude organique, le Conseil cherchait à savoir « si c'est la
I.18 Dans la résolution WHAZ9.33, adoptée elle aussi en 1976, l'Assemblée de la Santé a décidé que l'étude suivante por-
terait sur « Le rôle de l'OMS au niveau des pays, et en particulier le rôle des 1 OMS, Actes officiels, No 231, 1976, pp. 71 -72, paragraphe 3.1. 8
volonté des Etats Membres que l'Organi-
ORGANES DÉLIBÉRANTS
représentants de l'OMS ». Au cours de l'étude, le Conseil a relevé en janvier 1977
un certain nombre de questions d'une grande importance (résolution EB59.R33) a) l'orientation nouvelle des relations entre l'OMS et ses Etats Membres ; b) le renforcement de la capacité de collaboration active des pays avec l'OMS en matière de
blissements humains ont immédiatement précédé la conférence Habitat : Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, et la politique générale énoncée par l'Assemblée de la Santé dans la
résolution wHA29.46 a été portée à
l'attention des participants à la Conférence.
développement sanitaire national conformément aux politiques et principes définis par l'Assemblée mondiale
de la Santé, le Conseil exécutif et les comités régionaux ; c) l'application pratique des nouvelles modalités de coopération technique non seulement entre l'OMS et ses Membres mais encore entre les Etats Membres eux -mêmes ;
Les répercussions de cette résolution et d'autres résolutions qui lui sont apparentées (wHAz9.45 et w11A29.47) ainsi que
les conséquences de la conférence Habitat
et d) l'utilisation, dans la collaboration
pour les Etats Membres et l'OMS sont évoquées ailleurs dans le présent rapport (voir pagel 73). L'un des principaux sujets examinés par les comités régionaux a été
avec l'OMS à l'échelon des pays, de mécanismes nationaux tels que des coordonnateurs, des comités de coordination et des directeurs de programmes nationaux.
celui des soins de santé primaires, qui comprend le développement de l'infrastructure médico- sanitaire, l'extension de la couverture sanitaire de la population et la participation de la collectivité. Les discussions qui ont eu lieu sur divers aspects de cette question au cours des sessions des comités régionaux des Amériques, de l'Asie du Sud -Est, de la Méditerranée
Etant donné l'importance de la question pour les travaux futurs de l'Organisation, il a été décidé que l'étude se poursuivrait pendant une année encore et que le rapport
la contenant serait soumis à la Trente et Unième Assemblée mondiale de la Santé en 1978 (résolution wHA3o.16).
orientale et du Pacifique occidental ont Discussions techniques Les discussions techniques, introduites à la Quatrième Assemblée mondiale I.19
de la Santé en 1951, ont eu lieu depuis chaque année sauf une fois. Des discussions
constitué un prélude à la conférence internationale sur les soins de santé primaires, qui aura lieu à Alma Ata (URSS) en septembre 1978. Dans le cas des Amériques, les discussions ont conduit à la décision (résolution AMR /RC28/R32) de convoquer une réunion des ministres de la santé en vue
analogues sont régulièrement organisées lors des réunions des comités régionaux. Elles sont pour l'Assemblée de la Santé et les comités régionaux l'occasion d'un examen assez détaillé de certaines questions
d'adapter la politique et la stratégie de l'hémisphère pour atteindre le plus rapidement possible les buts du plan décennal de santé dans ce domaine. 1.z 1 « L'importance pour la santé des politiques nationales et internationales d'alimentation et de nutrition» a fait l'objet des discussions techniques de la Trentième Assemblée mondiale de la Santé, en 1977 ;
d'importance mondiale ou régionale en santé publique. On trouvera au tableau 1.2 ci -après la liste des sujets, regroupés par
grands thèmes, sur lesquels ont porté les discussions techniques au cours de la période biennale.
I.zo Les discussions techniques de la Vingt- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé sur les aspects sanitaires des éta9
cette question a également été inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée, sur la demande du Gouvernement de la Suède, qui a proposé un projet de résolution à ce
sujet.
Dans
la
résolution adoptée
ACTIVITÉ DE L'OMS Tableau 1.2 Sujets des discussions techniques de l'Assemblée mondiale de la Santé et des comités régionaux, 1 976-1 977 Année Sujet 1976 1977
Etablissements humains Aspects sanitaires des établissements humains Assemblée de la Santé
Soins de santé primaires Le développement de l'infrastructure des services de santé, compte tenu de la nécessité d'en étendre la couverture Les soins de santé primaires dans la Région du Pacifique occidental : Services de santé de base dans les zones rurales de Chine Systèmes d'information sanitaire appliqués en particulier aux soins de santé primaires et au développement communautaire Education pour la santé, eu égard en particulier aux soins de santé primaires Amériques Pacifique occidental Asie du Sud -Est Méditerranée orientale
Nutrition Développement des programmes nationaux de nutrition, compte tenu en particulier des secteurs les plus vulnérables de la population .
L'importance pour la santé des politiques nationales et internationales d'alimentation et de nutrition L'importance de la nutrition pour le développement socio- économique
Asie du Sud -Est
Assemblée de la Santé Afrique
Développement des personnels de santé Le rôle du personnel infirmier dans le domaine de la santé dans les Développement des services des personnels de santé année 1980
Europe
Méditerranée orientale
Autres aspects du développement des services de santé La médecine traditionnelle et son rôle dans le développement des services de santé en Afrique publique Les systèmes d'information dans les services sanitaires Politique et gestion pharmaceutiques au niveau national
Coordination entre les systèmes de sécurité sociale et la santé
Afrique Amériques Europe
Pacifique occidental
(wHA3o.5 i), l'Assemblée a demandé notam-
ment d'éliminer les formes graves de mal-
réunion d'une consultation de haut niveau pour examiner les rapports existant entre d'une part les divers établissements d'enseignement responsables de la formation des personnels de santé et de l'autre les minis-
nutrition en tant que problèmes de santé publique, d'intensifier les programmes de nutrition, de déterminer les groupes les plus vulnérables, d'établir une échelle de priorités et d'élaborer des systèmes de surveillance nutritionnelle et de lutte contre la contamination des produits alimentaires.
La nutrition a également été au premier plan des discussions qui ont eu lieu lors des sessions des Comités régionaux de l'Afrique
tères de la santé et autres organismes du secteur public ou du secteur privé responsables du développement des services de santé, afin d'instaurer une collaboration plus étroite entre tous les intéressés. 1.22 Quatre autres aspects du développement des services de santé ont fait l'objet des discussions techniques tenues lors des
et de l'Asie du Sud -Est. Dans le domaine du développement des personnels de santé, le
rôle du personnel infirmier dans les
sessions de comités régionaux en 1976 -1977:
années 198o a été examiné par le Comité régional de l'Europe, tandis que dans la Région de la Méditerranée orientale les discussions ont conduit à l'adoption d'une résolution (EM/Rc26A/R1z) demandant la IO
la médecine traditionnelle et son rôle dans le développement des services de santé en Afrique (Région africaine) ; la coordination entre les systèmes de sécurité sociale et la santé publique (Région des Amériques) ;
ORGANES DÉLIBÉRANTS
les systèmes d'information dans les services sanitaires (Région européenne) ; la politique et la gestion pharmaceutiques au niveau national (Région du Pacifique occidental). Cette dernière question a été choisie comme thème des discussions tech-
zones de programme, l'allocation des ressources et la détermination du ou des niveaux auxquels il convient d'entreprendre telle ou telle activité. Une importance parti-
culière est accordée au critère de base donnant la priorité aux problèmes des pays en
niques de la Trente et Unième Assemblée mondiale de la Santé, sous le titre « Politiques et pratiques nationales concernant les produits médicinaux et problèmes internationaux connexes» (résolution EB58.R8).
développement. Le sixième programme général de travail constitue une base
d'orientation solide pour la formulation plus détaillée des activités de l'OMS dans les années à venir. En prenant comme point de départ les besoins sanitaires défi-
Tendances et priorités du programme 1.23
Outre
les
principes
directeurs
énoncés par l'Assemblée de la Santé, les décisions prises par les organes délibérants
dans des domaines techniques ont établi dans le programme certaines tendances et certaines priorités qui auront à l'avenir d'importantes répercussions sur l'activité
nis au niveau national, puis en adaptant l'action de l'OMS à ces besoins dans des programmes à moyen terme, des budgets programmes et une action d'évaluation, l'Organisation se servira du sixième programme général de travail pour guider son action au cours des années 1978 -1983, en utilisant au mieux les crédits du budget ordinaire et les fonds extrabudgétaires et en apportant les modifications et les corrections nécessaires en cours de route. 1.24
de l'OMS. On en trouvera
ci- dessous
quelques exemples (la cote des résolutions pertinentes de l'Assemblée de la Santé, du Conseil exécutif ou des comités régionaux
A mesure que les activités
de
étant indiquée dans chaque cas). L'adoption en 1976 par l'Assemblée de la Santé (WHA29.2o)
du sixième programme général
de travail pour la période 1978 -1983, qui avait été préparé et soumis par le Conseil (Es 57.R4S), a constitué un tournant dans l'histoire de l'Organisation.' Le programme est divisé en six sections
l'OMS dans les pays s'orientent davantage vers les politiques sanitaires nationales et s'intègrent dans les programmes nationaux d'action sanitaire et de développement,
exécutif
correspondant à six domaines primordiaux d'intérêt : mise en place de services de santé complets, lutte contre la maladie, promotion de la salubrité de l'environnement,
développement des personnels de santé, promotion et développement de la recherche
biomédicale et de la recherche sur les services de santé, enfin développement et soutien du programme. Pour chaque domaine des objectifs précis sont définis, diverses approches possibles sont indiquées
l'Organisation doit développer corrélativement son travail de planification. L'approche adoptée jusqu'à présent a consisté à établir le budget de l'OMS à partir d'un agrégat de projets, demandés à titre individuel, dont chacun était établi et chiffré en détail deux ou trois ans avant sa mise en oeuvre. Cette méthode trop rigide n'était plus adaptée à la situation et c'est dans ce contexte que des propositions concernant l'élaboration des budgets programmes et la gestion des ressources de l'OMS au niveau des pays ont été soumises
à quatre comités régionaux, qui les ont approuvées EM /RC26A /R8, (AFR /RC26 /R7, SEA /RC29 /R4,
et des critères sont fixés pour le choix des 1 Voir page 6. II
et
WPR /RC27 /RI).
Par la
suite, le rapport du Directeur général sur la question et les propositions qu'il conte-
ACTIVITÉ DE L'OMS
nait ont été entérinées par le Conseil exécutif (EB 5 9. R 5 o) et approuvés par l'Assem-
discussion entre Etats Membres, l'Assemblée de la Santé a recommandé (wHA29.22) la mise en oeuvre des propositions énoncées
blée de la Santé (wHA3o.23). Ce change-
ment de méthode, qui permet une plus grande souplesse, facilitera la programmation au niveau des pays. 1.2 5
par le Directeur général afin d'améliorer le contenu analytique, la couverture et la
chronologie du rapport. 1.27 Les activités de l'OMS en cas de désastres et catastrophes naturelles ont été
Compte tenu des progrès mani-
festes réalisés dans l'élaboration des budgets
programmes et la gestion des ressources de l'OMS, le Comité régional de l'Asie du Sud -Est s'est inquiété des mesures prises récemment pour créer dans le système des Nations Unies un organe central de planification et de contrôle en matière de développement social et économique et de l'éventualité, par voie de conséquence, d'une réduction des contributions à l'OMS qui seraient canalisées vers un fonds prévu à cet effet. Le Comité a fermement souligné qu'il fallait sauvegarder la fonction consti-
mises en évidence par l'Assemblée de la Santé (wHA29.39), qui a invité l'OMS à concentrer son action sur la nutrition, la lutte contre les maladies transmissibles et l'amélioration des
prestations
médico-
sanitaires en préparant des plans à court et à moyen terme en vue d'apporter une
aide aux pays du Sahel frappés par la sécheresse. Pour l'aide d'urgence aux pays des Amériques, il a été décidé (AMR /RC28/ Rio) que les Etats Membres devaient
tutionnelle de l'Organisation consistant à fournir une assistance technique adéquate et il a prié le Directeur régional et le Directeur général de faire part aux Etats Membres de sa préoccupation face à cette évolution (sEA /RC3o /R7).
assurer les préparatifs nécessaires tandis que le Bureau régional créerait un service spécial soutenu par un fonds bénévole de secours en cas de catastrophe naturelle. 1.28
La nécessité d'élaborer un pro-
gramme complet à long terme de développement et de coordination de la recherche
La nécessité d'intensifier la col1.26 laboration avec les Etats Membres en vue
biomédicale ainsi que de maintenir un équilibre raisonnable entre le renforcement des institutions de recherche existantes et l'établissement de nouveaux centres a été soulignée par l'Assemblée de la Santé, qui a demandé en 1976 que soit établi un rapport complet sur cette question (wHA29.64); les lignes directrices indiquées dans le rapport ont été approuvées en 1977
d'une évaluation systématique de l'exécution du programme de l'Organisation et de ses répercussions sur la situation sanitaire des pays a été affirmée dans la résolution EB 5 7. R17 relative au développement de l'évaluation à l'OMS et confirmée ensuite par deux comités régionaux (AFR/Rc26/R4, AMR /RC26/R28 et AMR/ RC26 /R3 z). Des directives provisoires pour
(wHA3o.4o). La participation active des Régions au programme de recherche de
l'évaluation des programmes de santé ont été élaborées et diffusées en vue d'essais et d'examens préliminaires aux
l'OMS a été assurée par la création de comités
niveaux
régional et national. Passant en revue les méthodes à utiliser pour produire les
rapports sur la situation sanitaire dans le monde, qui présentent une analyse et une évaluation de cette situation en vue d'une I2
consultatifs régionaux de la recherche médicale et confirmée dans plusieurs résolutions, portant : sur la désignation de l'Institut national de Dermatologie du Venezuela comme centre panaméricain de recherche et de formation concernant la lèpre et les autres maladies tropicales
ORGANES DÉLIBÉRANTS
(AMR /Rc28/R27),
sur l'augmentation des crédits des budgets régionaux pour les activités de promotion et de développement de la recherche biomédicale et de la recherche sur les services de santé (SEA/ RC29 /RI et SEA /RC30 /R5), et sur le renfor-
d'établir un programme à long terme de développement des personnels de santé. Parmi les autres aspects du développement des services de santé généraux choisis pour faire l'objet d'une analyse particulière figurent la prévention de l'invalidité et la réadaptation (wHAZ9.68), la prévention des accidents de la circulation routière (EB 5 7.R3o et EuR /RC26 /R2), les services médicaux
cement de l'Institut de Recherche médicale de Kuala Lumpur, en Malaisie, en vue de sa désignation comme centre régional OMS de
recherche et de formation concernant les maladies tropicales (wPR /Rc27 /R9).
d'urgence (EM /RC26A /R9), le rôle des sys-
tèmes traditionnels de médecine dans les soins de santé (sEA /Rc29 /RI I, SEA /RC3O /R13
Après avoir examiné les rapports du Directeur général sur la promotion des 1.29
et wHA3o.49), les soins aux personnes âgées
services nationaux de santé et la technologie
(EuR/Rc27/R6) ainsi que la santé et les jeunes (AMR /Rc29 /RI 5).
sanitaire en ce qui concerne les soins de santé primaires et le développement rural, l'Assemblée de la Santé (wHA29.74) a
affirmé que l'OMS devait en priorité aider les pays à appliquer des mesures qui aient pour effet d'améliorer la santé des populations insuffisamment desservies. Elle a
Etant donné la chute spectaculaire de l'incidence de la variole et l'éradication de celle -ci dans la plupart des régions du monde où elle était auparavant endémique, I.3o
il a été décidé que seuls certains centres collaborateurs de l'OMS conserveraient des
estimé que l'OMS devait instituer et élaborer un programme de technologie sanitaire relative aux soins de santé primaires et
au développement rural et aider les Etats
Membres à mettre en ceuvre leurs programmes de soins de santé primaires. Différents aspects de cette même question ont été repris lors de sessions de comités régionaux (AFR /RC26 /R4, AMR /RC28 /R3 2, AMR /RC29 /R14 et EM /RC26A /RII), qui, tout
stocks de virus variolique et qu'il fallait assurer des réserves de vaccin suffisantes pour les cas de situation d'urgence imprévue (wHA3o.52). Au programme d'éradication de la variole est tout naturellement venu succéder le programme élargi de vaccination, dont les principes directeurs et la stratégie ont été approuvés par l'Assemblée de la Santé (wHA3o.53), qui en a recommandé l'application et a souligné la nécessité d'identifier et d'aider les centres
comme l'Assemblée de la Santé (wHA30.48),
ont souligné la nécessité d'une formation appropriée (AMR /RC28 JRI I, SEA /RC29 /R6, SEAJRC29 /R8, SEA /RC3OJRI2 et wPR /RC27/
qui pourraient développer les capacités régionales de production de vaccins (wHA3o.5 4). Dans le domaine des maladies
Rio). Auparavant, l'Assemblée de la Santé (wHA29.72) avait fait ressortir le rôle de
tropicales, le Conseil exécutif a insisté sur
l'Organisation dans la promotion d'une approche rationnelle, systématique et intégrée de la planification, de la production et de la gestion des personnels de santé, rôle
la nécessité d'adopter une approche plus souple et plus réaliste pour le programme antipaludique, en intensifiant la coordination afin de mobiliser davantage de ressources et en insistant sur la formation dans les établissements et sur le terrain ainsi que sur la mise au point, la production et la distribution de médicaments antipaludiques et d'insecticides (EB57.R26). Cette approche a été approuvée par l'Assemblée (wHA29.73) 13
qui a été par la suite développé par les comités régionaux (AFRJRcZ6JR9, AMR /Rc29/ R32, SEA /RC29 /R6, SEA /RC29JR9, SEA /RC29J
RIO et EMJRCZ6AJRIZ). Dans ce contexte,
l'Assemblée a prié le Directeur général
ACTIVITÉ DE L'OMS
et sa pertinence confirmée par le Conseil, qui a instamment invité les pays à accorder une haute priorité nationale aux activités antipaludiques (EB59.R13). Dans les Amériques, le Comité régional a réaffirmé que l'éradication du paludisme était l'objectif final, les activités de lutte constituant un stade intermédiaire (AMR /Rcz9 /R25) ; le Comité a également souligné la nécessité de
Dans la résolution wHA29.2I, le Directeur général a été prié de mettre en oeuvre les
propositions contenues dans son rapport en vue d'un programme multidisciplinaire consacré aux facteurs psycho- sociaux et à la
santé. Des résolutions adoptées ultérieurement ont attiré l'attention sur la nécessité d'une action concernant l'arriération mentale (wHA3o.38 et SEA /RC3o /R4)
et
la
mesures de lutte contre la dengue, la fièvre jaune et le vecteur Aedes aegypti (AMR /Rc29/
nécessité d'établir un programme spécial de
coopération technique en santé mentale (wHA3o.45). L'Assemblée de la Santé a également insisté sur le fait que les Etats Membres et l'OMS devaient développer les services de médecine du travail (wHA29. S 7)
R16). Après avoir approuvé la conduite et
la stratégie du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales telles que les décrivait le
Directeur général dans son rapport, l'Assemblée de la Santé (wHA29.71) a recommandé d'élargir le réseau des centres et établissements scientifiques collaborateurs et de prendre contact avec des universités,
et elle a demandé que soit soumis en 1979, à la Trente -Deuxième Assemblée mondiale
de la Santé, un rapport sur les progrès réalisés.
Deux
comités
régionaux ont
exprimé leur inquiétude devant l'importance croissante du coût des produits pharmaceutiques et biologiques et des fournitures médicales dans des résolutions (AFR/ RC26 /RII, AFR /RC27 /R8 et EM /RC26A /RII)
des institutions de recherche appropriées et le secteur pharmaceutique pour l'élaboration de nouvelles méthodes de lutte contre
les maladies tropicales et la mise au point de nouvelles substances prophylactiques et thérapeutiques. 1.31
où ils ont demandé une amélioration des possibilités d'achat de ces produits à un coût raisonnable et une étude sur la possibilité de les fabriquer dans les Régions mêmes. 1.32 Outre la résolution wHAz9.45, qui traçait la voie à suivre par l'OMS dans son programme concernant la santé et l'envi-
En ce qui concerne les maladies
non transmissibles, le Conseil exécutif (EB 5 9. R3 2)
a décidé de créer un comité
ad hoc chargé de faire à l'Assemblée des recommandations concernant toutes les
activités de l'OMS dans le domaine du cancer, y compris celles du CIRC, afin d'établir une stratégie rationnelle de coopé-
raton internationale. L'Assemblée de
la
Santé, reconnaissant le caractère incontestable des preuves scientifiques établissant que l'usage du tabac est une cause majeure de bronchite chronique, d'emphysème et de
ronnement, l'Assemblée de la Santé a adopté des résolutions traitant plus particulièrement des aspects sanitaires des établissements humains (wHA29.46) ainsi que
sur l'approvisionnement public en eau et l'élimination des excreta (wrrAz9.47), dans lesquelles elle réaffirmait l'importance d'une amélioration de l'environnement en vue de
cancer du poumon ainsi qu'un facteur majeur de risque en ce qui concerne l'infarc-
tus du myocarde de même que certains troubles liés à la grossesse et à la période néonatale, a instamment invité les gouvernements des Etats Membres à prendre des mesures anti -tabac efficaces (wHA29.5 5). 14
contribuer à la prévention non seulement des maladies transmissibles, mais aussi des
maladies non transmissibles et dégénératives et des affections liées à la pollution. Après avoir examiné le rapport du Directeur
ORGANES DÉLIBÉRANTS
général relatif à la conférence des Nations Unies sur l'eau, l'Assemblée (wHA3o.33) a instamment demandé aux Etats Membres d'évaluer l'état de leurs installations et services d'approvisionnement en eau et d'assai-
et les options possibles pour la coopération internationale (wHA30.47). 1.33
Pour clore par un dernier exemple
cet aperçu de la portée et de l'ampleur des orientations générales données par les organes délibérants au cours de la période biennale, il convient de mentionner la
nissement, et de formuler et mettre en ceuvre des plans et politiques pour la décennie 198o -199o, que la conférence des
Nations Unies sur l'eau a recommandé de désigner comme décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. Inquiète du nombre croissant de diffusions acciden-
telles de substances chimiques dans l'environnement, qui entraînent pour la santé des effets adverses prenant des proportions épidémiques, et reconnaissant que jusqu'à présent les programmes nationaux ou internationaux existants n'ont pas pu couvrir de façon adéquate les aspects à long terme de
résolution wHA3o.44, dans laquelle l'Assemblée de la Santé a reconnu l'importance primordiale d'une législation sanitaire appropriée pour le développement des services de santé et prié le Directeur général de renforcer le programme de l'Organisation dans ce domaine ; l'Assemblée a en outre prié le Conseil exécutif de réexaminer les critères du Recueil international de Législation sanitaire et invité les Etats Membres à
l'exposition des êtres humains aux substances chimiques, l'Assemblée de la Santé a demandé que soient étudiés le problème
communiquer à l'OMS leurs lois et règlements importants concernant la santé, conformément à l'article 63 de la Constitution.
15
Chapitre 2
Développement général
du programme 'ORGANISATION a vigoureusement poursuivi son action de sement développement du programme, afin de pouvoir collaborer avec les pays Membres à l'élaboration de plans et de programmes nationaux de santé intégrés dans leurs plans de développement socio- éconoz.I
ment de critères et de principes directeurs pour la formulation et l'exécution des programmes suivant les décisions du Conseil exécutif et de l'Assemblée mondiale de la Santé, dans le renforcement des mécanismes d'information qui soutiennent les pro-
grammes, dans l'examen des projets de programmes à moyen terme et des budgets
mique général et d'être mieux à même, grâce à une meilleure conception des programmes, de répondre de façon rationnelle aux besoins des pays. La période biennale écoulée a vu se poursuivre l'évolution du système OMS de gestion des programmes dans toutes ses composantes : planification, budgétisation, exécution, évaluation et information. C'est au niveau des pays mêmes que l'action de l'Organisation dans ces domaines revêt le plus d'importance. 2.2
programmes - une attention particulière étant consacrée aux nouveaux programmes
de coopération technique -, et dans l'évatuation périodique de certains aspects des programmes. Enfin, pour coordonner le développement et la gestion de son programme à l'échelle mondiale, l'Organisalion a créé en mars 1977 le Comité pour le Programme mondial, composé du Directeur
général, du Directeur général adjoint, des Directeurs régionaux et des Sous -Directeurs
Au sein du Secrétariat de l'OMS, la
gestion du programme est coordonnée à trois niveaux : régional, central et mondial. Les fonctions des comités du programme régionaux varient suivant les Régions, mais leur rôle consiste essentiellement à traduire
généraux. C'est à ce niveau élevé que sont organisées les tables rondes consacrées aux grands problèmes que pose la gestion des programmes de toute l'Organisation.
sous forme de programmes concrets, au niveau national et inter -pays, les instructions reçues des organes délibérants en matière de priorités et les voeux exprimés par les Etats Membres. Le Comité du Siège
Développement des programmes sanitaires nationaux z.3 Les efforts poursuivis ces dernières années pour mettre au point une méthodologie de planification sanitaire susceptible d'être intégrée dans la planification d'en-
pour le Programme a un rôle consultatif important dans le développement général du programme du Siège (notamment en ce qui concerne la recherche), dans l'établisse16
semble du développement socio- économique ont abouti à la programmation sani-
DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL DU PROGRAMME
taire par pays - processus simple et souple
qui s'est révélé adaptable aux situations socio- économiques diverses des différents Aussi les programmes sanitaires intégrés dans les plans socio- économiques nationaux tendent -ils à remplacer désormais les projets isolés à objectif particulier. Six pays.
directives à ce sujet ont été mises à jour et sont essayées et des activités de formation sont en cours dans nombre de pays de cinq des six Régions de l'Organisation. Les connaissances et l'expérience accumulées en
pays ont inauguré cette programmation sanitaire par pays en 1976 et, en 1977, huit autres pays l'ont soit appliquée à leur tour, soit fait connaître leur intention de l'appliquer. Ces chiffres ne tiennent pas compte
matière d'application pratique de la programmation sanitaire dans différents contextes nationaux incitent à penser que le moment est venu de mettre en commun l'expérience acquise pour aider à déterminer
de la Région des Amériques où, dans beaucoup de pays, on applique un processus analogue, mais non identique, à la programmation sanitaire par pays. En aidant les pays à pratiquer cette programmation nationale l'Organisation poursuit ses efforts pour les amener à assumer eux -mêmes la responsabi-
l'évolution future du concept de programmation sanitaire par pays. C'est à cette fin qu'a été organisé en février 1977, à New Delhi, un séminaire interrégional auquel ont participé des planificateurs sanitaires
nationaux et des membres du personnel OMS des six Régions, des fonctionnaires du Siège de l'OMS, ainsi que de hauts fonctionnaires du PNUD, du FNUAP, de la BIRD et de PAID des Etats -Unis d'Amé-
lité de la planification de leur développement sanitaire. Elle les aide à adapter les méthodes et leur application pratique, tout en préservant le caractère essentiellement national du processus. Il résulte des chiffres dont on dispose pour 1976 et d'estimations
rique. Les participants ont été unanimes à estimer que la programmation sanitaire par pays est un instrument utile de planification
et de gestion du développement sanitaire. Le séminaire a également souligné le caractère intersectoriel de ce processus. Ses recommandations ont essentiellement porté sur les points ci- après: i)
réalistes faites pour 1977 que les apports nationaux au cours de ces années ont été d'environ 30o mois /homme, tandis que l'effort de l'OMS a été d'environ zoo mois/ homme, dont 150 fournis par le personnel des bureaux régionaux et 5o par celui du Siège. Dans les Amériques, dans le cadre d'un projet OPS /OMS de méthodologie de la planification sanitaire, on étudie depuis les derniers mois de 1976 les déterminants et les variables des processus de planification
formation de personnel national
pour constituer des noyaux de personnel spécialisé en programmation sanitaire par pays, et soutien technique de l'OMS grâce à la création et au renforcement de noyaux analogues dans les Régions et au Siège ; ii)
sanitaire en cours dans un certain nombre de pays, en développement ou développés, des six Régions de l'OMS.
mise en place, dans les bureaux régionaux et au Siège, de mécanismes
Il apparaît donc clairement qu'en un laps de temps relativement court un grand 2.4
appropriés de collecte, d'analyse et d'échange d'informations sur la programmation sanitaire par pays à l'in-
progrès a été accompli dans la mise en ceuvre de la programmation sanitaire par pays, considérée comme une approche systéiii)
tention des pays et des différents échelons de l'OMS ;
promotion de la recherche en programmation sanitaire par pays comme élément de la recherche sur
matique mais pragmatique de la planification du développement sanitaire. Des 17
ACTIVITÉ DE L'OMS
les services de santé, dans le cadre du
programme de recherche de l'OMS, en vue d'améliorer encore la méthodologie de la programmation sanitaire par pays ; et
méthodologie est l'accent mis sur l'approche par pays. Les méthodes et les mécanismes
de la programmation à moyen terme ont été appliqués jusqu'ici, sur le plan mondial,
nécessité pour l'OMS de promouvoir l'introduction de techniques de planification et de gestion dans les programmes de formation de toutes les catégories de personnels de santé.
au grand programme de développement des personnels de santé, et, au niveau régional (Région européenne), au programme détaillé concernant les accidents de la circulation routière. En outre, une approche analogue à celle qui fait l'objet des directives relatives à la programmation à moyen terme a été appliquée à l'élaboration du programme de santé mentale. 2.6 Le groupe de travail sur la programmation à moyen terme a fait, en juillet 1977,
Développement du programme général de l'OMS 2.5
La
Vingt- Neuvième
Assemblée
mondiale de la Santé a approuvé en mai 1976 le sixième programme général de travail pour une période déterminée (19781983),1
le point des progrès réalisés dans l'élaboration de programmes à moyen terme et a entrepris, au niveau d'un pays, le Honduras, une étude spécifique des problèmes qui se posent quand il s'agit d'assigner des objectifs aux activités de l'OMS sur la base des objectifs nationaux. L'enquête effectuée au Honduras a également permis de procéder
« considérant que ce programme
énonce des directives générales appropriées
pour la formulation de programmes à moyen terme» (résolution wxAZ9.2o). Afin de concrétiser ce programme de travail en
programmes opérationnels, le groupe de travail du Secrétariat qui l'avait rédigé a été
à un examen critique de la pertinence des objectifs du sixième programme général de
constitué en groupe de travail sur la programmation à moyen terme, avec mandat d'élaborer les méthodes de programmation à moyen terme de l'Organisation. Composé
travail et de la programmation OMS en général dans le contexte national, c'est -àdire en termes de besoins locaux et de sché-
mas de planification et de programmation
des six Directeurs des Services de Santé régionaux et d'un certain nombre de fonctionnaires supérieurs du Siège, ce groupe, réuni pour la première fois en juillet 1976,
nationales. Lors de la même réunion, le groupe de travail a décidé d'entreprendre une programmation à moyen terme systématique qui s'étendra à toutes les zones de programme du sixième programme général de travail avant 198o (année au cours de laquelle doit commencer le travail concer-
a formulé des recommandations et des directives provisoires en matière de programmation à moyen terme. En janvier Conseil exécutif a approuvé (résolution E11S9.R9) une description som1977, le
nant le septième programme général de travail). Cette préparation des programmes à moyen terme offrira l'occasion de réexa-
maire de la méthodologie, des processus et des mécanismes prévus dans les directives
applicables à la programmation à moyen terme.2
Un aspect important de cette
miner et de réorienter complètement les programmes de l'Organisation et contribuera à une approche plus réaliste de la préparation du septième programme général de travail. Les directives actuellement
1 OMS, Actes officiels, No 233, 1976, p. 63. 2 OMS, Actes officiels, No 238, 1977, p. 242. 18
appliquées à la programmation à moyen terme seront périodiquement révisées, et
DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL DU PROGRAMME
cela particulièrement en 1978 à la lumière de l'expérience acquise dans l'élaboration du
luation de l'Organisation et par le recours à
programme mondial à moyen terme de développement des personnels de santé.
une méthode d'évaluation plus systématique. L'objectif à long terme est de collaborer avec les autorités sanitaires nationales
Le groupe de travail a également formulé, à l'intention du Comité du Siège z.7
à l'adaptation de méthodes d'évaluation pour permettre au personnel national d'évaluer lui -même les programmes et les services sanitaires du pays. A la base de l'élaboration
pour le Programme, des recommandations relatives à une nouvelle classification des programmes de l'OMS qui serait alignée sur celle du sixième programme général de travail. On disposera ainsi d'un instrument utile à des fins de planification et d'adminis-
du processus d'évaluation, il y a la reconnaissance du fait que l'évaluation fait partie intégrante des mécanismes de gestion sanitaire d'ensemble, à savoir : planification, programmation, mise en oeuvre, contrôle et (après évaluation) reprogrammation. L'éva-
tration dans des domaines tels que la programmation à moyen terme, l'établissement
des budgets programmes, l'évaluation, la notification et les systèmes d'information. Le groupe de travail a, d'autre part, recom-
luation doit être en réalité un processus continu et non un simple outil destiné à produire tel ou tel résultat particulier. Son
mandé vivement d'élaborer progressive-
succès suppose à tout moment un état d'esprit objectif et critique. Il est essentiel que l'évaluation se fasse à tous les niveaux, même si pour le moment on ne dispose que d'outils insuffisants. Il en résulte que quiconque participe au travail de l'Organisation doit se livrer à une activité d'évaluation: gouvernements, Assemblée mondiale de la Santé, Conseil exécutif, comités régionaux, personnels sanitaires nationaux, personnel de l'OMS dans les pays, dans les Régions et au Siège. 2.10 Une équipe interdisciplinaire travaillant au Siège en collaboration étroite avec les Régions, sous les auspices du Comité du Siège pour le Programme, s'est attachée à définir des règles d'évaluation
ment une méthodologie permettant de traduire les programmes à moyen terme sous forme de budgets programmes - ces derniers devenant les instruments de base pour l'exécution des programmes. En janvier 1977, le Conseil exécutif a prié son Comité du Programme de revoir z.8
l'étude des tendances à long terme en matière de santé et de leurs implications pour les programmes futurs de l'Organisation (résolution EB59.R27). Dans cet
ordre d'idées, on a procédé à une analyse systématique des réponses (plus de 1 oo) reçues lors d'une consultation sur « L'Organisation mondiale de la Santé et les
perspectives à long terme de son programme ». Les résultats de cette analyse ont été communiqués au Comité du Programme du Conseil exécutif en novembre 1977.
pratiques et souples. Une première série de
projets de directives a été communiquée pour observations au personnel des Régions et du Siège. Pour la rédaction de ces directives, on s'est inspiré du document Développement de l'évaluation à l'OMS 1 soumis à la cinquante- septième session du Conseil exécutif en janvier 1976, de recommandations
Evaluation des programmes sanitaires 2.9
Depuis janvier 1976,
le
travail
d'évaluation des programmes sanitaires a été principalement caractérisé par l'élaboration de directives pour le processus d'éva19
formulées dans la Série de Rapports tech1 OMS, Actes officiels, N° 231, 1976, P. 225.
ACTIVITÉ DE L'OMS
niques de l'OMS, de documents relatifs à l'évaluation utilisés dans les Régions, ainsi que de l'expérience pratique de ceux qui participent au travail d'évaluation. Ces projets de directives mettent l'accent sur les principes généraux et sur l'approche
complètement opérationnel. L'essai de ces directives nationales aura lieu en 1978 dans un pays au moins de chaque Région.
pas à pas du processus d'évaluation
Programme de systèmes d'information z.iz Une liaison constante est maintenue, à des fins de coordination, entre tous les éléments interdépendants du déve-
à
l'OMS. On y montre également les liens qui existent entre le processus d'évaluation et celui de planification et de programma-
tion sanitaires et on souligne la nécessité pour une bonne évaluation de s'appuyer sur des systèmes d'information.
loppement du programme. On étudie les
besoins en information de la programmation à moyen terme, de la programmation sanitaire par pays, de l'élaboration des budgets programmes et de l'évaluation des programmes. On s'emploie à déterminer la nature du soutien à fournir par le nouveau
Les échanges de vues qui ont eu lieu à la Trentième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 1977, et au Comité du Programme du Conseil exécutif ont fait 2.11
système d'information de l'OMS; il doit être bien entendu qu'il ne s'agit pas là d'un
apparaître l'urgente nécessité d'élaborer
des directives d'évaluation que puissent utiliser les pays. La formulation de telles directives n'est pas seulement conforme à par laquelle le Conseil exécutif, en janvier 1976, a recomla résolution EBS7.x17
processus unique, mais bien plutôt d'un continu d'utilisation/perfectionnement /utilisation du système. cycle 2.13 La coordination des activités d'information à l'intérieur de l'OMS a principalement été le fait, durant la période
mandé à tous les Etats Membres d'appliquer une approche nouvelle à l'évaluation des programmes de santé, elle s'inscrit aussi dans le cadre d'une politique dont l'objectif
biennale, de groupes focaux du Siège et des
est avant tout d'aider les Etats Membres à améliorer leurs activités sanitaires, plutôt que de renforcer l'efficience et l'efficacité de la seule Organisation. Aussi le deuxième projet révisé de directives contenait -il une
section consacrée à l'évaluation des programmes sanitaires des pays par leur personnel sanitaire national. Une raison supplé-
Régions pour le développement des systèmes d'information. Cette coordination a été renforcée grâce à la création d'un Comité permanent de l'Information comprenant ceux qui, au sein de l'OMS, ont la responsabilité de fournir des services et des systèmes d'information. Le Comité donne des avis sur les problèmes d'information au nom du Bureau du Directeur
général et du Comité du Siège pour le Programme et coordonne celles des activités de coopération technique de l'Organisation
mentaire d'élaborer des directives d'évaluation à l'usage des pays est que des pays
de plus en plus nombreux, adoptant la programmation sanitaire nationale, demandent qu'on leur fournisse une méthode
qui intéressent les services d'information et le développement des systèmes d'information de l'OMS. 2.14
valable pour évaluer leurs propres programmes de santé. Le deuxième projet de
Pour remplir, tout en produisant
directives sera mis à l'épreuve dans les Etats Membres et à l'OMS avant que le nouveau processus d'évaluation devienne 20
des informations, les deux fonctions essen-
tielles que sont la coopération technique avec les Etats Membres et la promotion des
DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL DU PROGRAMME
échanges internationaux d'expérience et de renseignements dans le domaine de la santé et les domaines voisins, l'Organisation doit elle -même disposer d'informations pour ses programmes. De même, une planification,
2.16
Le
système
d'in formation
de
l'OMS comprend a) le système d'information pour la gestión des programmes, qui fournit des renseignements au sujet des
une mise en oeuvre et une évaluation rationnelles des programmes doivent pou-
programmes de l'Organisation et couvre aussi le système révisé de notification ainsi que le système d'information des services administratifs et financiers, et b) divers
voir s'appuyer sur des types particuliers d'information. Pour que les informations requises soient fournies sous la forme et au moment voulus et soient coordonnées avec la réorientation évolutive des programmes
systèmes d'information spéciaux traitant principalement des données techniques et scientifiques et des informations destinées aux programmes de l'Organisation. 2.17 Dans le développement des systèmes d'information de l'OMS, on s'efforce en premier lieu de mettre en place l'infrastructure nécessaire au fonctionnement du système d'information pour la
de l'Organisation, le Directeur général a proposé, dans le cadre des projets de budget programme pour 1974, 1975 et 19761977, d'élaborer un nouveau système OMS d'information. 2.15
A l'origine des travaux visant à
mettre sur pied des systèmes d'information pour l'OMS, on trouve le groupe de travail pour le développement de systèmes d'information, qui a été créé en décembre 1973 pour préparer des recommandations en vue
de l'établissement d'un nouveau système d'information OMS qui soit axé sur les besoins des usagers, réponde aux exigences
gestion des programmes de l'OMS et, une fois ce travail suffisamment avancé, d'analyser et de rationaliser les systèmes d'information spécialisés. Les travaux sont menés, dans l'exercice d'une responsabilité collective décentralisée, par des groupes focaux pour le développement des systèmes d'information établis dans chacune des Régions
et au Siège ; ainsi, la coordination est incorporée au mécanisme de mise en oeuvre. z. i 8
du Secrétariat, des Etats Membres, de
l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil économique et social des Nations Une
méthode
normalisée
de
Unies, et satisfasse aux impératifs de la coordination à l'intérieur du système des Nations Unies. Au cours d'un mandat de deux ans, le groupe de travail a effectué un
stockage et de mise à jour continue de l'information relative aux pays et aux programmes, connue sous le nom de méthode du « profil », a été élaborée et appliquée à tous les niveaux de l'Organisation (l'OPS envisage un système légèrement différent). On a établi des profils de programmes et de projets dans leur forme initiale et la mise à jour périodique de ces profils fournit la base
certain nombre d'études qui ont abouti à des recommandations touchant une stratégie du développement de systèmes OMS d'information : approuvée par le Directeur général, cette stratégie s'est concrétisée
dans l'établissement, en avril 1976, d'un programme mondial de systèmes d'information. Outre son élément « développement », ce programme comporte un élément « service» : services d'information sur tous
du nouveau système de notification. On prévoit que les profils de programmes régionaux constitueront une source essentielle d'information pour les
directeurs
régionaux dans la rédaction de leurs rap-
les programmes et projets, et services de soutien de la gestion administrative et du traitement électronique des données. z1
ports aux comités régionaux et pour la préparation des profils de programmes mondiaux, et que ces derniers offriront au
ACTIVITÉ DE L'OMS
Directeur général une somme d'informations pour la préparation de ses rapports au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. Il existe en outre des profils de programmes mondiaux et régionaux auxquels ont directement accès, aux fins de référence
mier pas vers le remplacement d'une grande
partie des quelque cinquante répertoires spécialisés qui existent à l'heure actuelle. 2.20
Un nouveau système d'information
administrative et financière a été mis au point pour servir dans toute l'Organisation ; des sous -systèmes pour la comptabilité, le
et d'utilisation, les bureaux régionaux, les comités régionaux, le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé. Ce système, mis à l'essai en 1977, sera progressivement introduit en 1978. Plusieurs cycles complets de notification se dérouleront toutefois avant que le système ait son assise définitive et soit uniformément appliqué à tous les échelons et dans tous les programmes de
budget, le personnel, les fournitures, etc., ont été élaborés et font partie intégrante du
système qui, grâce à l'ordinateur, réduit le volume de travail et en augmente le rendement tant dans les Régions qu'au Siège. Ce système, qui facilite la planification
prospective et la prévision, comporte un dispositif d'alerte grâce auquel les dépenses
l'Organisation. On est très avancé dans l'établissement non seulement des profils de programmes et de projets, mais aussi des profils de pays ; ce travail est coordonné
budgétaires et extrabudgétaires pourront être maintenues dans des limites fixées. Quand il sera entièrement opérationnel, le nouveau système assurera la comparabilité directe des informations des profils de
avec l'élaboration de la méthodologie de la programmation sanitaire par pays. Outre les informations concernant 2.19 la gestion, les programmes ont besoin
programmes évoqués plus haut avec les informations administratives et financières correspondantes.
d'autres types d'information : informations scientifiques ou techniques, informations requises pour donner suite aux demandes
des Etats Membres et des organisations, répertoires et tableaux de personnes ou d'organisations présentant un intérêt pour les programmes, références bibliographiques, etc. Les systèmes d'informa-
En prévision de l'évaluation de ce nouveau programme, on a établi des critères préliminaires pour évaluer les éléments du 2.21
tion spécialisée dont on a besoin à cet effet comportent un volume d'informations
système d'information de l'OMS qui deviendront opérationnels en 1978. Le programme de systèmes d'information étant essentiellement un programme de soutien, son évaluation sera fondée en partie sur la satisfaction des usagers et en partie sur une évaluation d'éléments d'autres programmes en rapport avec l'information.
beaucoup plus important que le système
d'information pour la gestion des programmes. Une enquête effectuée en 1976, qui a permis d'identifier 290 systèmes spé-
cialisés, a fait apparaître la nécessité de rationaliser les systèmes d'information spécialisée existants et d'en créer de nouveaux, et une stratégie a été proposée à cet effet. Le premier résultat concret sera un répertoire pilote des personnes et des organisa-
Durant les phases de mise en oeuvre et d'essai de divers éléments du nouveau système à tous les échelons de 2.22
l'Organisation, on a pu recueillir certaines indications sur les avantages qu'il est possible de retirer du nouveau système d'infor-
tions présentant un intérêt pour les programmes de l'OMS, et qui renseignera aussi sur la nature de cet intérêt. Ce sera un pre22
mation de l'OMS. Il y a eu notamment, d'une manière générale, une considérable réduction du nombre et du volume des
DÉVELOPPEMENT GÉNÉRAL DU PROGRAMME
rapports officiellement transmis (sans perte quant à la substance et à la qualité de l'information). Par exemple, le nombre des documents et rapports périodiques parve-
d'amélioration se poursuivra sans doute pendant plusieurs périodes de notification. 2.24 La mise au point du système d'information qu'on vient de décrire ne s'est pas faite en isolement des autres activités d'information au sein du système des Nations Unies. En dehors des consultations directes,
nus au Bureau régional de l'Afrique est tombé de izoo en 1973 à 600 en 1974 et 8o en z. z3
1976.
ou de la contribution aux activités des Les profils de programme sont déjà
autres systèmes d'information de la famille
utilisés dans les programmes de l'Organisation mis en oeuvre aux niveaux des pays, et du monde; les Etats Membres, les comités régionaux, le Conseil des Régions
des Nations Unies, l'OMS a collaboré étroitement pendant toute la période 19761977 avec le Bureau inter -organisations
exécutif et l'Assemblée mondiale de la Santé vont les utiliser progressivement. Fait important : le système sera progressivement perfectionné compte tenu de l'expérience des divers utilisateurs ; le processus
pour les Systèmes d'information et les Activités connexes, au sein duquel elle exerce son influence sur - et est influencée
à son tour par - ceux qui travaillent au développement d'autres systèmes d'information.
23
Chdpitre 3
Coordination
3'
GRACE à la coordination de ses
travaux avec ceux des orga-
qui ont retenu l'attention du Directeur général en 1976 et 1977 ont été examinés dans le cadre du CAC, du Conseil économique et social et de l'Assemblée générale des Nations Unies. L'un de ces problèmes
3.3
Certains problèmes de coordination
nismes du système des Nations Unies, l'OMS veille à ce que les problèmes
de la santé ne soient pas négligés par les autres organisations dans l'élaboration et l'application des politiques et des programmes, d'une part, et au niveau des grandes orientations, d'autre part. Cette coordination contribue à soutenir les efforts
avait trait
à
la conférence des Nations
déployés au sein du système des Nations
Unies et permet à l'OMS de mettre ses connaissances spécialisées à la disposition d'organismes tels que le Comité adminis-
Unies sur la science et la technique au service du développement, qui doit se tenir en 1979. Un comité interne de l'OMS a passé en revue les préparatifs de l'Organisation en vue de cette conférence et a décidé que
tratif de Coordination, le Conseil économique et social, l'Assemblée générale des Nations Unies et leurs organes subsidiaires.
le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales constituait la meilleure base de la contribution de l'OMS à la conférence. Les bureaux régionaux et les représentants de l'OMS dans les pays ont été invités à offrir
Les résolutions des trentième et trente et unième sessions de l'Assemblée générale des Nations Unies qui invitaient l'OMS à préparer un projet de code d'éthique médicale s'appliquant à la pro3.2
toute l'aide nécessaire au service central créé à l'échelon national pour étudier les besoins du pays en matière de science et de technologie. 3.4
tection des personnes contre la torture ont été portées à l'attention de la cinquante septième session du Conseil exécutif et de
L'OMS a participé à la préparation
ainsi qu'aux travaux des grandes conférences de la famille des Nations Unies, telles
la Trentième Assemblée mondiale de la Santé, laquelle a prié le Directeur général de présenter l'étude entreprise à ce sujet par le CIOMS, pour le compte de l'OMS, au Conseil exécutif afin qu'il l'examine avant sa transmission à l'Assemblée générale des Nations Unies (résolution WHA3o.32). 24
que la conférence mondiale tripartite sur l'emploi, la distribution des revenus, le progrès social et la division internationale du travail, la conférence des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat), la conférence des Nations Unies sur l'eau,
la conférence des Nations Unies sur
la
COORDINATION
désertification, et la conférence mondiale sur la lutte contre l'apartheid. Le Directeur général a contribué à l'élaboration d'un grand nombre de rapports et documents très divers établis par 3.5
sommes reçues en 1977 ont également été importantes.
Un comité des ressources extrabudgétaires comprenant des membres du 3.7
Secrétariat de l'OMS a été institué en 1976
l'Organisation des Nations Unies à l'intention de différents organismes intergouvernementaux. En réponse à des demandes formulées par des organes extérieurs,
pour donner des avis sur les stratégies propres à accroître les ressources extrabudgétaires destinées aux divers secteurs prioritaires du programme de l'Organisation.
l'OMS a fourni des informations sur des questions telles que la protection des consommateurs, les établissements humains, le désarmement, les droits de l'homme et l'apartheid, le rôle de la femme
dans le développement, le développement rural, la mise en oeuvre de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, la coopération avec l'Organisation de l'Unité africaine, la stratégie internationale du développement pour
Un service central des données a été établi à l'OMS en vue de recueillir des renseignements sur les donateurs actuels et les donateurs possibles et suivre à la trace les propositions de projets et les offres de contributions. Un catalogue de projets a été 3.8
établi, qui décrit les activités prioritaires susceptibles d'être financées par des fonds extrabudgétaires, et une liste décrivant
la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, l'Année internationale des Personnes handicapées, l'Année internationale pour la Lutte contre
brièvement ces projets est communiquée régulièrement aux donateurs. Ces projets, qui s'insèrent dans le programme général de travail de l'OMS, vont des activités à
l'Apartheid et l'Année internationale de l'Enfant.
long terme qui exigent des millions de dollars à des actions qui n'exigent qu'un apport financier minimal pour favoriser dans un domaine vital l'autoresponsabilité à l'échelon national.
Fonds extrabudgétaires
Le fonds bénévole pour la pro3.6 motion de la santé, créé en 196o par l'Assemblée de la Santé (résolution WHAT 3.24) pour recueillir les contributions
Des contacts ont été maintenus systématiquement avec tous les pays dona3.9
teurs et la coopération a été intensifiée, notamment avec la République fédérale d'Allemagne et les Pays -Bas. Un fait nouveau a été la demande par laquelle le Ministère du Développement outre -mer du Royaume -Uni invitait l'OMS à établir des projets en vue de leur financement éventuel. 3.10 Le Bureau régional de la Méditerranée orientale a reçu d'importantes contri-
volontaires des gouvernements et d'autres
sources publiques et privées en vue du développement et du renforcement des activités de l'OMS, est devenu l'une des sources les plus importantes de fonds extrabudgétaires. Les dons reçus en 1975 et 1976 équivalaient à la totalité des sommes
recueillies depuis l'institution du fonds, après que le Conseil exécutif et l'Assemblée
mondiale de la Santé eurent mis l'accent sur la valeur d'une telle approche pour assurer la santé à tous d'ici l'an z000. Les 25
butions des pays arabes pour utilisation dans la Région et a exploré la possibilité d'obtenir de ces pays des fonds pour des activités extérieures à la Région.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Faisant suite à l'importante contribution précédemment offerte par la Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé), de nouveaux dons de US $ 1,5 million et de 3.1 I
nombre de cours de formation ont été maintenus, une part plus grande du programme a été consacrée à des projets exécutés dans les pays en développement eux -mêmes, conformément à la nouvelle politique visant à aligner étroitement le programme sur les principaux secteurs d'activité de l'Organisation. On peut citer à titre d'exemples le soutien accordé en 1977 au développement des services de santé
US$ 2,3 millions ont été reçus de cette institution en 1976 et en 1977.
Les efforts se poursuivent pour recueillir de nouveaux fonds destinés à faire face aux besoins de santé urgents du Viet Nam ; un programme spécial d'assis3.12
en Guinée -Bissau et à la formation d'auxiliaires au Soudan. La responsabilité adminis-
tance élaboré en 1976 par le Gouvernement de ce pays et par l'OMS porte sur un mon-
trative du programme a été transférée au Bureau régional de l'Europe.
tant total de quelque US$ 117 millions. Les principaux secteurs prioritaires aux fins de l'aide internationale sont les suivants : reconstitution des services de santé, laboratoires de santé, planification familiale, vaccinations, production pharmaceutique,
Fonds des Nations Unies pour l'Enfance 3.14 Le Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires s'est réuni à Genève
lutte contre les maladies vénériennes et, surtout, lutte contre le paludisme. L'OMS reçu d'importantes contributions de l'Australie, du Danemark, de la Malaisie, des Pays -Bas et de la Suisse, ainsi que de a
du 31 janvier au 2. février 1977. Le principal
point de l'ordre du jour était l'examen du rapport relatif à l'étude commune PISE/ OMS sur l'engagement communautaire dans les soins de santé primaires ; ce rapport
plusieurs institutions, notamment la Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon. En 1977, elle a prélevé US $ 1,5 million sur son budget ordinaire. L'Organisation a continué à collaborer avec d'autres organismes du système des Nations Unies,
a été approuvé à l'unanimité. Le Comité a
également étudié divers aspects du programme de soins de santé primaires et du programme élargi de vaccination. Reconnaissant l'importance capitale pour la santé
notamment le FISE, le HCR, l'ONUDI et le FNUAP, ainsi qu'avec le Coordonnateur de l'assistance internationale pour le relève-
d'un approvisionnement suffisant en eau potable, le Comité mixte a recommandé que l'OMS et le FISE étudient les questions de l'assainissement et de l'approvisionne -
ment du Viet Nam. La responsabilité du programme spécial a été transférée au Bureau régional du Pacifique occidental et un bureau de l'OMS a été ouvert à Hanoi.
ment en eau en tant qu'éléments des programmes de soins de santé primaires. 3.15
Les
conclusions et recomman-
La mise en oeuvre du programme conjoint DANIDA /OMS 1 s'est poursui3.13
dations du Comité mixte ont été adoptées par le Conseil d'administration du FISE, qui s'est réuni à Manille du 23 mai au 3 juin
dépenses annuelles ont été de l'ordre de US $ 600 000. Si un certain vie ; les 1 DANIDA : Agence danoise pour le Développement international.
1977. Le Conseil a recommandé au FISE et à l'OMS d'intensifier leurs activités
communes dans le domaine de la nutrition et a approuvé à nouveau la participation du
FISE, en association avec l'OMS, à 26
la
COORDINATION
conférence internationale sur les soins de santé primaires qui doit se tenir à Alma Ata (URSS), en septembre 1978. 3.16
La coopération avec la Chine s'est poursuivie. Une mission chinoise d'étude 3.18
de l'immunologie a rendu visite au Siège de
En ce
qui concerne les pro-
l'OMS et à divers instituts au Kenya, au Royaume -Uni et en Suisse. Avec le soutien
grammes d'assistance, les consultations et la coopération se sont poursuivies régulièrement sur le terrain et entre bureaux régionaux. La préparation de l'Année internationale de l'Enfant a également été menée conjointement par l'OMS et le FISE.
du PNUD, des voyages d'étude en Chine (étude des problèmes de santé publique et des services de santé de base, assistance à deux cours de formation en acupuncture, voyage d'étude interrégional pour étudier le rôle de la médecine traditionnelle dans les
Programme des Nations Unies pour le Développement 3.17
services de santé des collectivités) ont été organisés à l'intention de participants de pays en développement. La responsabilité
des activités de l'OMS en Chine a été confiée au Bureau régional du Pacifique occidental.
A ses sessions de janvier et de juin,
le Conseil d'administration du PNUD a examiné les activités et le rôle futurs en matière de coopération technique dont le PNUD pourrait s'acquitter en utilisant au mieux la programmation par pays. Le Conseil a également étudié les nouvelles possi-
Programme alimentaire mondial 3.19 Le tableau 3.1 fait ressortir une diminution de l'assistance du PAM aux activités sanitaires. En revanche, les acti-
bilités dans le domaine de la coopération technique et de l'exécution des projets par les gouvernements, ainsi que les questions de l'évaluation du programme, de la mise en
vités d'évaluation du PAM ont été renforainsi l'OMS. cées,
que la collaboration avec
place d'un groupe de travail intergouvernemental chargé d'étudier les frais généraux,
et de la création d'un groupe de travail inter -organisations des grandes orientations (ce groupe a été créé au Siège du PNUD en
3.zo Le lait écrémé en poudre destiné aux régions où sévit la xérophtalmie a été systématiquement enrichi en vitamine A.
octobre 1977). Autre fait important : on a jeté les bases d'une coopération technique entre pays en développement, afin de promouvoir l'autoresponsabilité de ces pays, ce qui est conforme à la stratégie de l'OMS en matière de coopération technique. L'Organisation a participé aux travaux de divers groupes chargés de préparer la conférence mondiale sur la coopération technique entre pays en développement, qui doit avoir lieu à Buenos Aires en 1978. La responsabilité des activités de l'OMS en matière de coopé-
Une épreuve simple de mesure sur le terrain de la teneur en vitamine A du lait écrémé en
poudre a été mise au point avec l'aide des industries suisse et hollandaise. D'autre part, les travaux se sont poursuivis en vue d'élaborer une méthode pratique de dépistage des carences infracliniques en vitamine A. 3.21
Le premier projet comportant le
recours systématique á une aide alimentaire
pour développer les services ruraux de santé de base dans le cadre du programme
ration technique entre pays en développement a été confiée au Bureau régional des Amériques. 27
OMS de soins de santé primaires a été approuvé vers la fin de 1977.
ACTIVITÉ DE L'OMS Tableau 3.1
Engagements de dépenses du PAM pour des projets en 1976 -1977 (en millions de dollars des Etats -Unis) Projets approuvés au 30 juin 1976
Projets approuvés au 30 juin 1977
Nature des projets
Nombre
Montant
Nombre
Montant
Ensemble des projets Aide au développement Secours d'urgence 83 27 110
614,5 60,7 675,2
68 25 93
350,2 44,8 395,0
Activités sanitaires et apparentées Promotion de la santé Alimentation dans des établissements Etablissements d'enseignement Logement et développement communautaire 12 15 1
10
90,7 123,6 0,2 34,7
20 7
4
14
50,5 66,7 4,8 72,6 194,6
38
249,2
45
Opérations de secours d'urgence 3.22
situation d'urgence dans ce pays, et elle a prélevé US $ 5 000 sur le fonds bénévole
Pendant la période biennale 1976-
pour la promotion de la santé (compte spécial pour les désastres et catastrophes naturelles) en vue de la fourniture de vaccins
1977, l'OMS a participé pleinement aux activités de secours d'urgence et de recons-
truction menées par les institutions du système des Nations Unies dans les pays victimes de désastres naturels et autres catastrophes. L'action entreprise par l'Organisation dans ce domaine l'a été en collaboration étroite avec le FISE, le Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les
et sérums nécessaires d'urgence pour prévenir et endiguer les maladies transmissibles. Bangladesh
secours en cas de catastrophe (UNDRO), le HCR, la FAO, le Comité international de la Croix -Rouge et la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge. L'OMS a fait face à un
3.24
A la suite des inondations qui ont
affecté le Bangladesh en mars et avril 1977,
l'UNDRO a lancé un appel, au nom du Gouvernement de ce pays et de l'OMS, pour obtenir des médicaments et des fournitures médicales destinés au réapprovisionnement des stocks d'urgence. L'Australie, les Pays -Bas et le Royaume -Uni ont répondu rapidement à cet appel. Diverses livraisons ont également été faites par des sociétés pharmaceutiques, par le FISE et par le Bureau régional OMS de l'Asie du Sud -Est. Comores
certain nombre de situations d'urgence à mesure qu'elles se présentaient, en maintenant la collaboration indispensable avec les
Etats Membres et avec les organisations internationales et autres compétentes dans ce domaine. Voici quelques indications sur certaines des activités de l'Organisation en 1976 -1977.
Angola 3.23
L'Organisation
a
affecté
deux
experts de la santé publique à la mission
des Nations Unies qui s'est rendue en Angola en juillet 1976 pour évaluer la 28
Des fournitures médicales d'urgence achetées grâce aux fonds recueillis par l'UNDRO auprès de divers donateurs (notamment les Gouvernements des Emi3.25
COORDINATION
rats arabes unis, de Maurice et des Pays -Bas)
Haïti En collaboration avec l'UNDRO, 3.28 l'Organisation a aidé le Gouvernement à mettre en place un système d'alerte nutritionnelle dans les régions frappées en 1977 par une grave sécheresse. La coopération technique et les fournitures ont été assurées grâce à des fonds de l'OPS. Honduras
ont été envoyées aux Comores en mars et avril 1976. En janvier 1977, une aide technique a été fournie, en collaboration avec
le HCR, pour assurer des prestations de santé aux ressortissants des Comores qui avaient quitté Madagascar pour rentrer dans leur pays. L'OMS a mis du personnel, des médicaments et du matériel à la disposition des Comores, ainsi qu'une somme de US$ 3o 000, prélevée sur son budget ordinaire et destinée à la rémunération du personnel des soins de santé primaires. En avril 1977, l'Organisation a donné des avis
techniques à la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge sur les secours médicaux aux victimes de l'éruption du volcan Karthala. Chypre
L'OMS a offert au Gouvernement des fournitures médicales d'urgence à la 3.29
suite des inondations dévastatrices novembre 1976. Liban 3.3o
de
En janvier 1976, l'Organisation a
3.26
A partir de mars 1976, une assis-
tance sanitaire a été offerte aux deux
régions - nord et sud - de Chypre.
affecté US $ 146 000 prélevés sur le budget ordinaire et US $ 50 000 provenant du
fonds bénévole pour la promotion de la santé (compte spécial pour les désastres et catastrophes naturelles) à l'accélération des livraisons de médicaments, de matériel et de fournitures médicales requis d'urgence.
L'OMS a accordé une aide technique au HCR pour le recrutement d'un expert en administration hospitalière ; elle a offert les services d'un consultant en paludologie et a envoyé des médicaments ainsi que des fournitures médicales achetés avec les
fonds mis à sa disposition par le HCR et une somme de US $ 5o 000 prélevée sur le budget ordinaire de l'Organisation conformément à la résolution wHA29.44 de l'Assemblée de la Santé. Guatemala
En février, l'OMS a envoyé sur place en mission à court terme des consultants en épidémiologie et en santé publique. Par la suite, elle a fait parvenir au Liban d'autres fournitures ainsi que du matériel, grâce aux fonds mis à sa disposition par le HCR et par le Comité international de la Croix -Rouge.
Conformément à la résolution wIA29.4o de l'Assemblée de la Santé, des vaccins et des médicaments ont été envoyés dans le pays, un ingénieur sanitaire et un technicien
En février 1976, l'OMS a offert une somme de US$ Ioo 000 provenant du fonds spécial du Conseil exécutif et l'OPS une somme de US $ 215 000 qui, avec une contribution de l'UNDRO, ont 3.27
de l'assainissement y ont été affectés pendant le dernier trimestre de 1976, et d'autres fournitures acquises grâce à un montant de
US $ 13o 000 prélevé sur le budget ordinaire de l'OMS et à des sommes provenant du Fonds d'affectation spéciale des Nations
servi à acheter des fournitures médicales et à soutenir le programme de santé institué à la suite du tremblement de terre. 29
Unies pour le Liban y ont encore été envoyées. En 1977, un administrateur prin-
ACTIVITÉ DE L'OMS
cipal de la santé publique de l'OMS a aidé le Ministère de la Santé à mettre sur pied son
dangers que les inondations font courir à la santé publique. Roumanie
programme de reconstruction ; l'OMS a
de plus contribué, pour une somme de US $ 207 00o prélevée sur son budget ordinaire, à l'exécution de ce programme. Mexique
L'OMS a apporté des secours médicaux aux victimes du tremblement de terre de mars 1977 grâce aux fonds et aux fournitures offerts par des gouvernements 3.34
A la suite de l'ouragan Liza, l'Or3.31 ganisation a immédiatement effectué une importante livraison de fournitures médicales.
et par d'autres donateurs par l'intermédiaire de l'UNDRO et de la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge. Lutte contre les épidémies
Mozambique
En collaboration avec l'UNDRO, 3.32 l'OMS a donné des avis techniques à des donateurs disposés à offrir une assistance sanitaire à la suite du cyclone et des inonda-
A l'aide des fonds offerts par des 3.35 gouvernements et d'autres donateurs à la suite des appels lancés par l'UNDRO, l'OMS a soutenu la lutte menée sur le terrain contre une poussée épidémique de fièvre hémorragique virale au Soudan et au Zaïre en octobre 1976, et contre une flambée de variole en Somalie pendant le premier semestre de 1977. Mouvements de libération nationale reconnus par
tions qui ont dévasté le Mozambique en février 1977. Le coût des secours médicaux a été couvert par une aide de divers gouvernements, qui a été acheminée par la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, cependant
que l'OMS collaborait avec le FISE pour livrer des médicaments et des fournitures médicales, l'Organisation prélevant US $ loo 000 sur son budget ordinaire. Pakistan
l'Organisation de l'Unité africaine
naires, le PISE, le PNUD et l'OMS ont organisé à Genève, en juin 1976, une réunion commune avec des représentants de
3.36
A la suite de négociations prélimi-
l'OUA et des mouvements de libération Une aide aux victimes des inondations a été assurée grâce à un don du 3.33
nationale reconnus par celle -ci. La réunion s'est soldée par une subvention du PNUD, d'un montant de US $ 600 000, destinée à
financer un projet triennal de formation professionnelle à Morogoro (République Unie de Tanzanie). L'OMS a été chargée de l'exécution du projet, qui a débuté en septembre 1976. Les objectifs de ce projet sont de former du personnel de santé, d'accorder des bourses d'études à du personnel médical et paramédical, et d'offrir des fournitures et du matériel médical d'urgence aux populations dont s'occupent les mouvements de libération.
Gouvernement de l'Iran au fonds bénévole pour la promotion de la santé (compte spécial pour les désastres et catastrophes naturelles). A la demande de l'OMS, ce don
a été fait sous la forme de vaccins et de sérums. L'OMS a continué à coopérer étroitement avec le FISE et l'UNDRO, ainsi qu'avec d'autres institutions apportant
leur aide aux autorités nationales de la santé dans leurs efforts pour combattre les
30
Chapitre 4
Promotion et développement
de la recherche 4.1
DANS LE DOMAINE de la DANS la période 1976 -1977 a
coopération entre les organes nationaux (tels que les conseils de la recherche médicale),
été marquée à l'OMS par
les CCRM régionaux, le CCRM Troisièmement, les
trois tendances :
mondial et le Secrétariat de l'OMS. 4.4
Premièrement, l'Organisation a mis davantage l'accent sur la recherche spéci4.2
activités
de
recherche de l'OMS ont substantiellement
fiquement orientée. La résolution wHA28.70
adoptée par l'Assemblée de la Santé en mai 1975 contenait, en matière de politique
augmenté, bien que la part du budget ordinaire allouée au soutien de la recherche (environ 5 %) n'ait pas changé. Ce montant
de recherche, des directives très importantes qui apportaient des changements dans les activités techniques de l'Organisation, en particulier dans les domaines suivants : recherche et formation concernant les maladies tropicales, recherche sur les services de santé, programme élargi de vaccination, soins de santé primaires, technologie appropriée pour la santé. Dans toutes ces activités pluridisciplinaires, on se
permet à l'Organisation de jouer un rôle sans
égal de catalyseur
sur la
scène
internationale et de promouvoir des travaux scientifiques et techniques de bonne qualité. Pour des activités plus importantes, véritables missions spécifiques, l'OMS
met en oeuvre des programmes spéciaux financés essentiellement par des fonds extrabudgétaires. Le montant total des
préoccupe avant tout de résoudre les problèmes des populations sous -privilégiées. Deuxièmement, la recherche a été décentralisée. Des comités consultatifs de 4.3
crédits alloués au programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine et au programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales a été, en 1977, de l'ordre de US$ 20 millions. Ces pro-
recherche médicale (CCRM) ont été créés et sont à l'ceuvre dans toutes les Régions ; plusieurs Régions ont institué des groupes d'action, des groupes d'étude la
grammes font appel à des centaines de scientifiques et d'institutions de toutes les régions du monde.
et d'autres mécanismes pour mobiliser les ressources humaines aux niveaux national et régional. Les résultats obtenus jusqu'ici démontrent que l'on peut faire de grands progrès en peu de temps en renforçant la 31
Le volume des recherches sur les services généraux de santé, s'il est faible comparé aux besoins, a néanmoins aug4.5
menté parce qu'un nombre considérable
ACTIVITÉ DE L'OMS
de recherches opérationnelles sont faites dans le cadre d'autres grands programmes. Les fonds extrabudgétaires spécialement affectés à la recherche sur les services de santé en 1977 ont tout juste dépassé million. Les activités de recherche US $ 1
blissement des contacts et dans la coordi-
nation avec les conseils nationaux de la recherche médicale, avec les académies
scientifiques et les autres institutions du même ordre. 4.8
de l'OMS sur le développement des services de santé connaissent une extension rapide.
De nouveaux mécanismes ont été
mis en place pour améliorer la coordination : création au Siège et dans les bureaux régionaux de comités pour le développement de la recherche ; réunion interrégionale sur la coordination de la recherche, organisée au Siège après la dix neuvième session du CCRM mondial ; recours à des groupes d'action, des groupes
Recherche à l'échelle mondiale A l'échelle mondiale, la période 4.6 biennale a été caractérisée par une augmentation de la participation du Comité consul-
tatif de la Recherche médicale au travail de l'OMS, par le renforcement des mécanismes de coordination de la recherche, par un élargissement de l'approche multisectorielle des problèmes de santé et par l'intensification des activités de recherche
de travail scientifiques, et des centres de recherche et de formation dans les pays en développement.
et de formation dans les différents programmes spéciaux. 4.7
Des équipes pluridisciplinaires ont été constituées dans divers secteurs: programmation sanitaire par pays ; mise en place de systèmes d'information et d'éva4.9
luation
des
programmes ;
technologie
Le CCRM mondial a pris une plus
appropriée pour la santé ; recherche et développement dans le programme élargi de vaccination ; recherche nécessaire pour la lutte contre les maladies diarrhéiques ; recherche sur les services de santé ; et possibilités de recherche sur la chimiothérapie du cancer dans les pays en développement. 4.10
grande part aux recherches de l'OMS. L'étendue des fonctions du CCRM mondial a été soulignée par la participation à ses travaux de présidents et de membres de tous les CCRM régionaux. Des consultations ont eu lieu entre des membres des CCRM et le personnel technique des programmes de l'OMS. En outre, des membres
Le programme spécial de recherche
des CCRM ont siégé dans des comités spéciaux qui ont examiné des problèmes d'importance mondiale, tels que les aspects
et de formation concernant les maladies tropicales fait appel à de nombreux spécialistes de l'Organisation en ce qui concerne la planification et la réalisation des recherches de ses groupes de travail scientifiques. Le programme spécial de recherche,
éthiques de la recherche médicale et la sécurité de la manipulation des microorganismes et des cellules, notamment dans les expériences sur les recombinaisons
de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, auquel participent près de 7o pays (dont 39 pays en développement), représente la plus vaste
de l'ADN. Certains membres des CCRM ont consacré des périodes allant parfois jusqu'à douze mois aux activités de recherche de l'OMS pour aider celle -ci à les préparer et à les mettre au point. De plus en plus, les membres des CCRM jouent le rôle d'intermédiaires dans l'éta32
activité de recherche de l'Organisation. On trouvera ailleurs dans ce rapport un exposé détaillé de ces deux 1 programmes.1
Pages
129
et 63 respectivement.
PROMOTION ET DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE
Aspects éthiques de la recherche biomédicale et de la recherche sur les services de santé 4.11
onzième table ronde du CIOMS (Recherche
et développement en matière de médicaments. Tendances actuelles et perspectives
En mars 1976 a été convoquée
- sous les auspices de l'Association médimondiale, de l'Association internationale de Standardisation biologique, cale
d'avenir) au cours de laquelle les participants ont débattu des aspects éthiques du développement des médicaments.
du Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales ( CIOMS), du
Unis d'Amérique et de l'OMS - une
Service de la Santé publique des Etats-
Sécurité de la manipulation des microorganismes et des cellules 4.14
conférence internationale chargée d'examiner le rôle de l'individu et de la collectivité dans la recherche, le développement et l'utilisation des produits biologiques. L
A ses dix -huitième et dix -neuvième
sessions (juin 1976 et juin 1977), le CCRM a formulé des recommandations sur la poli-
En mars 1977, un comité OMS d'experts de l'emploi des rayonnements 4.12
ionisants et des radionucléides sur des êtres humains dans la recherche médicale, l'ensei-
tique de l'OMS en matière de recherche génétique et a souligné la nécessité de renforcer les éléments de sécurité (personnel, locaux et équipement) dans les laboratoires de microbiologie ; en effet, le nombre des disciplines où l'on manipule
nement et les activités non médicales a étudié les aspects éthiques du problème, a classé les projets de recherche selon les
des organismes pathogènes ne cesse de croître, alors que bien souvent une formation adéquate aux mesures de sécurité et de contrôle fait défaut. Il importe notam-
doses de rayonnements reçues par les sujets et les risques encourus, et recommandé que tous les projets de recherche comportant le recours à l'irradiation soient examinés par des comités chargés d'étudier leurs aspects éthiques.2
ment de veiller à la sécurité des manipulations microbiologiques dans le cadre de la promotion de la recherche dans les pays en développement. Aussi le programme spécial touchant les mesures de sécurité en microbiologie a -t -il insisté dès
L'Organisation a participé à plusieurs tables rondes du CIOMS sur des problèmes éthiques, en particulier sur les problèmes que posent les recherches sur 4.13
sa création sur la nécessité de mettre au point un code de pratiques visant à prévenir
des sujets humains. Un membre du CCRM
les accidents et infections dans les laboratoires de microbiologie. Les rôles respectifs des responsables de la sécurité, de l'Organisation et des comités nationaux de sécurité ont été définis et l'on a entrepris d'établir des directives.
a assisté en novembre 1976 à la dixième Assemblée générale du CIOMS, qui a examiné les aspects éthiques des recherches
biomédicales qui mettent en jeu des êtres humains et a étudié plus spécialement le rôle des comités d'éthique médicale. En décembre 1977, l'OMS a coparrainé la 1 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 54 645 (1976).
2 OMS, Série de Rapports techniques, No 611, 1977. 33
L'OMS a également entrepris la préparation d'un document destiné à faire connaître aux administrateurs de la santé publique et aux chercheurs les nouvelles techniques de la manipulation génétique, leurs avantages et leurs dangers possibles, et les règles de sécurité en vigueur dans les pays Membres. L'OMS collabore avec les 4.15
ACTIVITÉ DE L'OMS
organismes internationaux, régionaux et nationaux en vue de renforcer, compte tenu des progrès techniques, les systèmes de sécurité et les services d'urgence.
tropicales.' Une enquête épidémiologique a été effectuée sur la frémaladies
quence des six maladies visées par le programme. 4.19
Dans le bassin de la Volta, les
Formation à la recherche Dans le cadre du programme 4.16 OMS de formation à la recherche, 97 bourses ont été octroyées en 1976 et 1977
activités de recherche entreprises dans le cadre du programme inter -pays de lutte contre l'onchocercose 2 se sont poursuivies et l'on s'est particulièrement intéressé aux filaricides utilisables dans le traitement médical de masse et aux méthodes de lutte biologique contre les vecteurs. A la fin de 1976, un centre de recherche sur la chimiothérapie a été créé à Tamale (Ghana). Des études cytotaxonomiques sur les larves ont
pour permettre à des chercheurs de se perfectionner à l'étranger et d'apporter à leur retour une contribution plus efficace aux activités de recherche de leur pays. En outre, 59 bourses ont été accordées à des scientifiques pour leur permettre de rencontrer des chercheurs d'autres pays travaillant, comme eux, dans des domaines intéressant l'OMS et d'échanger leurs connaissances.
permis de déterminer la répartition des diverses espèces du complexe Simulium damnosum à l'intérieur et à l'extérieur de la
zone du programme. La réinvasion de certaines vallées au cours de la saison des pluies a fait l'objet de recherches considérables. 4.20
Activités régionales Région africaine
La deuxième session du CCRM
4.17
A sa première réunion, tenue à
régional a eu lieu à Brazzaville, en novembre -décembre 1977. Le Comité a
Brazzaville en novembre 1976, le CCRM régional a déterminé les critères à appliquer
au choix des priorités et a formulé des directives générales pour la formation des chercheurs. Il a souligné l'importance du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et de la recherche sur les services de santé, y compris la médecine traditionnelle. Il a recommandé de créer ou de renforcer les conseils nationaux de la recherche, de mettre à jour le répertoire des centres existants, de déterminer les institutions pouvant collaborer au programme régional et de mettre en place des moyens de formation des chercheurs. 4.18
recommandé l'établissement d'un réseau de centres de recherche et de formation dans la Région ; passé en revue des propositions de projets de recherche sur le paludisme et les services de santé, et recommandé des priorités dans ces domaines ; et enfin recommandé la mise sur pied : I) d'un
système régional d'information pour la recherche, 2) de groupes d'action pour la schistosomiase, l'onchocercose et la trypanosomiase, 3)
d'un programme de for-
mation d'urgence, et 4) d'un programme régional de bourses de recherche. Région des Amériques
C'est surtout le centre de Ndola,
en
en Zambie, qui s'est occupé de promouvoir Afrique le programme spécial de
En 1976 -1977, de nombreux travaux de recherche étaient en cours dans la 4.21 ' Voir également page 23o. 2 Voir également page 204.
recherche et de formation concernant les 34
PROMOTION ET DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE
Région des Amériques sur divers aspects des maladies transmissibles et non transmissibles. La recherche fondamentale et appliquée sur la santé maternelle et infantile a également été poursuivie et une aide a été accordée aux recherches immunologiques de centres situés au Brésil et au Mexique. 4.22
les recherches concernant le paludisme, la lèpre, les nouvelles méthodes de presta-
tions des soins de santé, la fièvre hémorragique dengue, et les troubles hépatiques chroniques (y compris le cancer du foie). Il a également examiné le rôle de la Région dans le programme spécial de recherche
En 1977, l'Organisation a examiné
le problème de la coordination et de la promotion de la recherche dans les pays en développement de la Région, et a procédé à des enquêtes expérimentales à ce sujet en Amérique centrale. 4.23
et de formation concernant les maladies tropicales. Il a étudié la documentation relative aux moyens de recherche sur les primates et s'est penché sur le problème des maladies diarrhéiques chez les enfants.
Se conformant à une résolution du Comité régional, le CCRM régional a 4.27
Les liens avec les organes responau
étudié la question de la médecine tradition-
sables de l'organisation de la recherche sanitaire Brésil, en
nelle et a passé en revue les activités en cours et les activités prévues dans ce domaine.
Colombie,
au
Mexique et au Venezuela ont été resserrés. On a repéré les institutions qui pourraient devenir des centres collaborateurs pour la recherche et la formation et on a entrepris
Les 27 centres collaborateurs de l'OMS dans la Région ont intensifié leurs 4.28
d'établir des répertoires des instituts de recherche, des chercheurs et des projets. 4.24
travaux, et quatre nouveaux centres ont été désignés.
Des ressources ont été affectées
aux groupes de population insuffisamment desservis dans la Région, et une aide a été accordée à des recherches sur les aspects socio- médicaux, organisationnels et administratifs des soins de santé. Le CCRM régional, qui s'est réuni à Brasilia en 1976 et à Washington en 1977, a approuvé de nouvelles politiques visant 4.25
A sa vingt- neuvième session, le Comité régional a recommandé d'affecter à la recherche 2,5 % du budget ordinaire de la Région et d'inviter le Directeur général à octroyer une subvention du même ordre. 4.29 Région européenne
à promouvoir
le
développement de la
recherche dans la Région. Région de l'Asie du Sud -Est
Le CCRM régional, composé de seize experts, s'est réuni pour la première fois en février 1977. Il a examiné les problèmes et les priorités des pays, et les domaines où la coordination et l'information seraient avantageuses pour tous. 4.30
Le Comité a recommandé d'établir des groupes de planification concernant certaines
Les deux premières sessions du CCRM régional ont eu lieu à New Delhi en janvier et en août 1976, et la troisième à Colombo en avril 1 977. Il a examiné 4.26 les
recherches
prioritaires.
Sur
sa
demande, un groupe de planification sur les systèmes d'information en recherche médicale s'est réuni à Copenhague en juin juillet 1977 ; son rapport a été présenté à
recommandations de cinq groupes
d'étude dont les travaux avaient porté sur 35
la deuxième session du CCRM régional en
ACTIVITÉ DE L'OMS
octobre 1977, et ses recommandations ont été étudiées avec d'autres questions importantes intéressant le développement de ce programme. Région de la Méditerranée orientale 4.31
étrangers) et a proposé que le programme soit initialement imputé sur le budget ordinaire de l'OMS. Une recommandation, qui demandait au Bureau régional de faire
La première réunion du CCRM 1976 et la
d'une grande bibliothèque de la Région une bibliothèque médicale régionale, est en cours de mise en oeuvre ; une autre recommandation visait à créer un groupe scientifique chargé d'aider à traduire dans les faits les propositions de recherche sur le développement des services et des personnels de santé. Ce groupe a été créé et s'est
régional a eu lieu en avril
seconde en mars 1977 ; cette dernière avait
été précédée d'un important travail préparatoire, notamment de l'élaboration d'un répertoire des institutions de recherche de la Région. Le Comité a examiné le rapport d'une équipe de consultants de l'OMS qui, après avoir visité l'Egypte, l'Irak, l'Iran et le Soudan pour déterminer le potentiel de recherche et les besoins de ces pays, avait formulé des recommandations sur les priorités en matière de recherche. 4.32
réuni en juillet -août 1977 pour formuler des projets de recherche. Région du Pacifique occidental
4.34
Lors de sa première session, en
juin -juillet 1976, le CCRM régional a créé
trois groupes d'action pour les sujets suivants : recherche sur les services de santé, maladies cardio -vasculaires, maladies para-
Le Comité a examiné un document
décrivant brièvement un cadre conceptuel réserve la priorité accordée à la recherche sur ces sujets, notamment à la recherche
pour le développement des services de santé et des effectifs ; il a approuvé sans sur les soins de santé primaires, et s'est déclaré satisfait des plans prévoyant la mise en oeuvre d'un programme englobant toute
sitaires et autres maladies transmissibles. Le premier de ces trois groupes s'est réuni deux fois et a discuté de la définition de la recherche sur les services de santé, de la portée de cette recherche et des secteurs où se posent des problèmes difficiles ; il a proposé des solutions et examiné l'état d'avancement de l'Institut coréen de Développement sanitaire, à Séoul. 4.35
la Région et consistant à entreprendre des études dans certains secteurs, en collabo-
ration avec les ministères de la santé et d'autres institutions de la Région, et à développer le potentiel de recherche dans ce domaine. 4.33
A sa deuxième session, tenue en
avril 1977, le CCRM régional a examiné des
Le Comité a approuvé les plans et
recommandations relatives aux moyens de renforcer l'Institut de Recherche médicale de Kuala Lumpur pour le mettre en mesure d'entreprendre des activités de recherche
les moyens envisagés pour la mise en oeuvre du programme régional de recherche
et de formation pour l'ensemble de plinaires sur la schistosomiase.
la
(bourses de formation à la recherche, subventions, contrats, accueil de chercheurs
Région. Le Comité a également approuvé un programme de recherches pluridisci-
Chapitre y
Renforcement
des services de santé 5.1
FAUTE D'AVOIR SU adapter leur structure et leur fonctionnement à
engagé en 1976 -1977 diverses activités
orientées vers le changement, vers l'adap-
l'évolution - qualitative
et
quantitative - des besoins, les services de santé de nombreux pays ne sont manifestement pas en mesure de satisfaire efficace-
tation à de nouvelles approches et vers l'élaboration de nouveaux programmes destinés à rendre les infrastructures sanitaires aptes à assurer la couverture des besoins fondamentaux des Etats Membres. En exécution des résolutions évoquées ci-
ment les exigences de la majorité de la population. L'Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif et les comités régionaux ont longuement débattu de cette question au cours des récentes années, ce qui a notamment abouti à l'adoption de la résolution wHAZ8.88 (mai 1975), qui soulignait l'importance qu'il y avait à promouvoir des services de santé nationaux convenablement équipés pour la prestation de soins de santé primaires, et de la résolution wHA29.74 (mai 1976), qui traitait de la promotion des services nationaux de santé
dessus, l'OMS s'est employée à préparer des directives et du matériel techniques utilisables par les pays, moyennant les ajustements nécessaires, dans leurs programmes nationaux.
Soins de santé primaires De toutes les Régions parviennent 5.3 de plus en plus d'indices montrant que de nombreux pays ont accepté le principe des soins de santé primaires. Pour assurer des soins de santé aux populations mal ou non desservies, il est de toute évidence nécessaire d'organiser au niveau local des services de santé adéquats assortis d'un système efficace d'orientation des cas. On s'y
et de la technologie sanitaire en ce qui concerne les soins de santé primaires et le
développement rural. En mai 1977, par ailleurs, l'Assemblée de la Santé a adopté la résolution wHA3o.43, où elle a décidé « que
le principal objectif social des gouverne-
ments et de l'OMS dans les prochaines décennies devrait être de faire accéder d'ici l'an woo tous les habitants du monde à un niveau de santé qui leur permette de mener
emploie progressivement, non de façon isolée, mais dans le cadre du processus de développement socio- économique global.
une vie socialement et économiquement productive ». 5.2
Beaucoup de pays fondent de grands espoirs sur le développement rural intégré, dont la santé est une des composantes, pour lever les contraintes résultant de plans sectoriels établis isolément. Des activités, tel 37
Pour renforcer les services de santé
dans les Etats Membres, l'Organisation a
ACTIVITÉ DE L'OMS
l'approvisionnement en eau potable, qui sont souvent considérées comme extérieures au secteur « santé» mais qui ont un grand impact sur la santé se voient maintenant accorder une très haute priorité, spécialement parmi les populations sous desservies. On est en train dans quelques pays d'évaluer des actions de développement rural dont la santé est partie intégrante
professionnels engagés dans la prestation des soins de santé primaires. Des études sont en cours sur divers modes de distribution des soins, par exemple sur le rôle des polycliniques en URSS et sur l'optique « soins
ambulatoires »
en
Algérie,
en
Espagne et en Turquie. Dans la Région des Amériques, les Etats Membres ont choisi le problème de la participation communautaire à l'action de santé comme thème d'une campagne éducative du public qui s'est déroulée en 5.6
pour pouvoir prendre en compte les facteurs qui ont concouru à leur succès dans l'élaboration de programmes futurs. Dans la Région africaine, dix -sept 5.4 pays ont déjà adhéré au principe des soins de santé primaires. La Région de l'Asie du Sud -Est compte huit pays ayant formulé des
1977 ; dix -sept pays ont reçu une aide tech-
nique pour l'amélioration du fonctionnement des services de développement communautaires. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, plusieurs gouvernements expérimentent diverses approches novatrices impliquant la participation de la collectivité par le truchement des agents de soins béné-
projets de soins de santé primaires en tant que partie intégrante des services de santé
de base. Sept pays de la Région de la Méditerranée orientale ont manifesté leur
intérêt pour l'approche en question ; au Soudan, un programme de soins de santé primaires a été élaboré en collaboration avec plusieurs organismes d'assistance bilatérale, tandis qu'en Iran le développement des services de santé fait actuellement l'objet de recherches mettant l'accent sur la prestation de soins de santé primaires. De nombreux Etats Membres de la Région du Pacifique occidental ont entrepris des pro-
voles, des instituteurs, des praticiens de la médecine traditionnelle, des coopératives sanitaires et des organismes d'assurance. 5.7 Chaque bureau régional a engagé des actions pour promouvoir le concept des soins de santé primaires, par exemple
en convoquant des réunions auxquelles des nationaux étaient invités à venir mettre en commun leur expérience. Ainsi, le Bureau
grammes de soins de santé primaires où une importance particulière est réservée au développement des agents de soins.
régional de l'Afrique a organisé en mars 1977 un comité d'experts sur les soins de santé primaires,1 dans le prolongement
L'idée fait aussi son chemin dans les pays développés, où, malgré leur coût 5.5
duquel des initiatives ultérieures sont prévues. Le Bureau régional des Amériques a
sans cesse croissant, les services de santé ne répondent pas nécessairement aux besoins
convoqué pour sa part trois groupes de travail inter -pays sur divers aspects des soins de santé primaires: couverture des services de santé (soins de santé primaires et participation de la collectivité), technologie, administration et organisation, pro-
de la population. Dans la Région européenne, l'organisation de soins de santé primaires paraît dépendre de quatre facteurs principaux : relations entre les services sociaux et les services de santé; augmentation rapide du coût des services de santé; rôle des soins ambulatoires et des centres de santé; enfin, fonction des 38
blèmes qui ont été débattus lors de
la
1 Organisation mondiale de la Santé. Soins de santé
primaires. Brazzaville, 1977 (Série de Rapports techniques AFRO N. 3).
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
quatrième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques en septembre 1977. 5.8
chant les secteurs prioritaires où orienter la recherche sur le développement des services de santé.
Le Bureau régional de la Méditer-
ranée orientale, en conformité avec la et afin de pro/RcZ5A /RI5 résolution EM
En République de Corée, on a 5.II recueilli des données de base pour des recherches opérationelles et établi un programme d'éducation continue à l'intention des agents de santé de riyun (district). Aux Philippines, on s'est inspiré des résultats
mouvoir les soins de santé primaires dans les pays Membres, a constitué un tableau régional d'experts des soins de santé pri-
maires composé de personnalités originaires de neuf pays. Il s'est d'autre part tenu à Alexandrie, en octobre 1977, une consultation inter -institutions FISE /OMS
d'une étude de recherche opérationnelle dans l'organisation d'un service restructuré de santé rurale où la conduite des dispensaires périphériques de soins de santé primaires est confiée à des sages- femmes ayant
sur ces soins de santé primaires en vue d'explorer les moyens de promouvoir et de soutenir ces soins au niveau des pays et de planifier les efforts futurs de programmation inter -organismes. Une étude commune FISE /OMS sur la participation de la communauté aux services de santé a été achevée en 1976 et son rapport publié en 1977.1 5.9
reçu un complément de formation.
L'OMS, en tant que membre de
l'équipe opérationnelle de développement rural du CAC, participe à des études sur le développement rural intégré conduites dans
A propos de l'acceptation de 5.1 i l'approche « soins de santé primaires », on a entrepris dans de nombreux pays d'analyser les fonctions et la formation de divers types de personnels de santé : le « vigile de santé » au Honduras, l'agent sanitaire aux Nouvelles- Hébrides et l'agent de santé barangay aux Philippines. Le principe directeur qui préside à cette analyse est que toutes les actions de santé doivent être menées à l'échelon le plus périphérique possible des services de santé par un agent
divers pays, initialement en Bolivie, au Lesotho, au Libéria, au Samoa et en Somalie. 5.10
convenablement formé pour opérer à ce La recherche revêt une importance niveau. Quelques pays sont en train de créer
capitale en ce domaine, spécialement sur l'adéquation, l'efficacité et l'efficience des technologies en cours d'élaboration ou
déjà en application, de même que sur d'autres aspects opérationnels : méthodologies de formation, organisation, mécanismes d'implication de la communauté, évaluation, etc. Les comités consultatifs mondial et régionaux de la recherche médi-
plusieurs corps de personnel auxiliaire ; d'autres utilisent des infirmiers(ères) dans les activités de soins de santé primaires pour la prestation de services ainsi que pour des tâches d'enseignement et d'encadrement.
Pendant
la
période
1976-
cale ainsi que divers groupes consultatifs
1977, on s'est efforcé dans de nombreux pays de mieux conformer l'enseignement médical et infirmier aux besoins locaux en mettant davantage l'accent sur les soins
ont formulé des recommandations tou1 Rapport pour la session 1977 du Comité mixte FISE/ OMS des Directives sanitaires - Engagement communautaire dans les soins de santé primaires: Etude sur le processus de motivation et de participation continue de la communauté
communautaires. Dans la Région de la Méditerranée orientale, ce sont les infirmiers(ères) qui constituent la plus nombreuse de toutes les catégories de personnels de santé, sans laquelle les services de santé seraient hors d'état de fonctionner ; ils sont 39
(document jczt /UNICEF-WHO/77.2 Rev.z).
ACTIVITÉ DE L'OMS
souvent les seuls travailleurs sanitaires à êtres présents dans les services communautaires et sont probablement, de tous les agents de santé, ceux qui ont le plus facilement accès aux foyers. La médecine traditionnelle 1 a été débattue par un comité régional d'experts réuni à Brazzaville en février 1976 2 et par le Comité régional de l'Afrique lors de sa session tenue à Kampala en septembre de 5.13
régionales ont été organisés à cette fin, en étroite liaison avec le FISE. D'autres institutions ont également exprimé leur intérêt
pour la conférence et ont arrangé avec TOMS des réunions préparatoires telles que le symposium OMS /Académie des Sciences
de New York sur les soins de santé primaires pour les pays industrialisés, qui s'est tenu à New York en décembre 1977. 5.15
la même année. La nécessité a été soulignée
L'Organisation est en train
de
d'améliorer, d'une part la pratique de la médecine traditionnelle, d'autre part la
réorienter ses programmes techniques, en
ne perdant jamais de vue qu'il est indis-
collaboration entre les guérisseurs traditionnels, le personnel de l'équipe de santé, le public et les autorités. Des recherches
pensable de les coordonner à tous
les
sont en cours dans de nombreux pays africains sur l'utilisation des plantes médicinales. Dans la Région de l'Asie du Sud Est, le Comité régional a insisté en 1976 sur la nécessité d'utiliser les systèmes traditionnels de médecine en complément de la médecine « moderne », afin de procurer à
la communauté la meilleur de l'une et l'autre médecine. 5.14 La collaboration avec des organismes bilatéraux et non gouvernementaux s'est poursuivie non seulement pour
niveaux pour éviter que lorsque des programmes de soins de santé primaires sont mis en oeuvre, leurs différentes activités constitutives ne soient menées isolément. Il reste beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne l'élaboration d'indices qui permettent aux Etats Membres d'apprécier les progrès accomplis dans le développement des soins de santé et l'amélioration globale de l'état sanitaire de leurs populations. Technologie appropriée pour la santé 5.16
Le nouveau programme de techno-
la mise au point de matériels promotionnels (films, etc.) mais aussi, dans quelques pays
logie appropriée pour la santé, institué comme suite à la résolution wHAZ9.74 adoptée par l'Assemblée de la Santé en mai 1976, a pris naissance en janvier 1977 avec
(par exemple au Cap -Vert, en Guinée Bissau, au Rwanda et au Soudan), sous la forme de pourparlers exploratoires, d'établissement d'estimations de coût et de prévisions budgétaires et même de formulation de projets. La préparation de la conférence
une consultation destinée à engager un processus devant déboucher sur un programme à plus long terme dont le but ultime est de promouvoir l'autoresponsabilité nationale dans la résolution des pro-
internationale sur les soins de santé primaires, qui se tiendra à Alma -Ata (URSS) en septembre 1978, s'est poursuivie et des dialogues nationaux et des conférences 1 Voir aussi page 49. 2 Organisation mondiale de la Santé. Médecine traditionnelle africaine. Brazzaville, 1976 (Série de Rapports techniques AFRO No x).
blèmes de prestation de soins de santé primaires. L'année 1977 a été une période d'intense activité où l'on s'est principalement attaché à promouvoir le concept, à préparer l'avenir par un travail de planification et de programmation, à élaborer un système d'information, à organiser des recherches et à entamer des activités dans 40
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
les pays. Une brochure explicative illustrée sur le programme a été préparée, des
articles ont paru dans les publications de l'OMS, une photothèque a été créée et un panneau illustré a été préparé pour être exposé dans les Régions. Le Bureau régional de la Méditerranée orientale a organisé en novembre 1977 une réunion à l'intention
de l'anémie et de l'hypovitaminose A et sur certaines technologies intéressant la vaccination, en particulier sur la « chaîne du froid ». L'idée est d'amener les pays en développement à participer pleinement à l'entreprise en élaborant des solutions locales, en exploitant les traditions et les ressources locales et, lorsque c'est possible, en organisant au niveau national ou inter pays la production d'outils et de techniques.
du personnel de l'OMS en poste dans les pays. 5.17 Le but primordial étant l'élaboration de technologies directement profi-
conduites dans les pays. Les Régions ont proposé des programmes (par exemple pour la République démocratique populaire lao
5-19
Les principales activités
seront
tables aux collectivités locales, une liste de
contrôle provisoire recensant les besoins avérés que pourrait satisfaire une technologie appropriée a été envoyée aux pays de toutes les Régions, avec prière d'énoncer leurs propres besoins et priorités. A la lumière des réponses fournies par les pays, une consultation réunie en décembre 1977,
et les Philippines), dont on a analysé le contenu et exploré les modalités de financement. Des dispositions préliminaires ont été prises en vue de l'organisation de conférences- ateliers et de séminaires en 1978. Par
après avoir défini des priorités pour les actions de recherche et les projets sur le terrain, a formulé un plan d'action mondial qui assigne au programme quatre missions principales : fournir une aide directe aux
ailleurs, des échanges de vues ont eu lieu avec toutes les Régions concernant l'éta-
blissement dans certains pays de zones d'étude pour l'investigation du processus de recensement des problèmes, pour la conception et l'expérimentation sur le terrain de technologies et pour l'examen de problèmes intéressant l'acceptation, la production, la diffusion et l'évaluation des technologies mises au point. 5.2o
pays, collaborer avec des institutions choisies, évaluer les progrès réalisés, enfin, récolter et diffuser des renseignements sur les technologies existantes et nouvelles. On a créé au Bureau régional de l'Afrique une banque documentaire sur des technologies sanitaires simplifiées, et un contrat a été
Dans la Région des Amériques,
passé avec l'Appropriate Health sanitaires
les pays ont été encouragés à formuler des politiques en matière de technologie appro-
Resources and Technologies Action Group
(Groupe d'action sur les ressources et les technologies
appropriées)
de
priée pour la santé ainsi qu'à évaluer de nouvelles technologies au regard de leur impact sur les installations de santé et les programmes d'entretien nationaux exis-
Londres en vue de la mise en place d'un organisme centralisateur de l'information chargé de recenser les besoins informationnels et de repérer des groupes capables d'y répondre. 5.18
tants, de leur adaptabilité aux conditions particulières du pays, de leur coût et des risques qu'elles pourraient comporter. 5.21 L'importante question de l'entretien et de la réparation du matériel a été quelque peu négligée dans le passé. On
De nombreuses recherches ont
été entreprises, par exemple sur les services
obstétricaux de village, sur la réhydratation par électrolytes oraux, sur le dépistage 41
s'est activement employé à remédier à cette situation dans la Région de la Méditerranée
ACTIVITÉ DE L'OMS
orientale où, indépendamment de la coopération fournie en liaison avec plusieurs projets nationaux, on se propose de créer
volume de l'ouvrage intitulé Planification et conception des installations de soins de santé dans les régions en développement : Approches possibles 1 ont prouvé que l'étude venait à son
un centre régional de formation en Irak. Toutes les autres Régions se sont montrées conscientes de la nécessité d'aider les pays
à organiser des programmes d'entretien des installations de santé.
heure. Elle comblait une lacune non seulement pour les pays en développement mais aussi pour les cadres de pays développés,
qui souvent ne se rendent pas compte combien leur formation et leur expérience
sont mal ajustées aux conditions et aux Développement des services de santé Installations de soins de santé
besoins des pays en développement. Il va être entrepris dans ce domaine un projet consistant en études de cas dont les objectifs seront les suivants : dégager une série
L'OMS a entrepris en 1974 une étude approfondie sur la planification, la programmation, la conception et l'archi5.22
d'options concrètes en spécifiant les contraintes et les problèmes à prendre en compte ; vérifier en pratique l'utilité de diverses normes et de divers critères ;
tecture des hôpitaux et autres établissements
de soins dans les pays en développement. L'idée était de réduire le décalage entre les connaissances et l'expérience actuelles d'une
établir la base nécessaire pour la mise en relation de technologies éprouvées de planification, de conception et de fonction-
part et leur application pratique d'autre part. L'étude doit déboucher en dernière analyse sur la mise en oeuvre d'une techno-
nement des installations de soins de santé avec des programmes et des projets pertinents des pays et de l'OMS.
logie appropriée pour le développement d'installations de soins de santé grâce à la fourniture d'avis pratiques sur toutes les phases du processus depuis la planification
à l'échelle de secteurs territoriaux entiers jusqu'à l'équipement, l'entretien, le fonctionnement et l'administration d'établissements isolés. Un groupe de chercheurs s'est réuni en novembre 1976 pour recenser les difficultés auxquelles se heurtent la pla-
Un séminaire interrégional sur 5.24 l'organisation et la gestion des consultations externes et autres services de soins ambulatoires s'est tenu à Sofia en octobre 1977, à l'intention de participants originaires de pays de langue française.
La plupart des pays de la Région 5.2 5 africaine ont entrepris une réorganisation structurelle de leurs systèmes de santé pour en améliorer la coordination ; vingt d'entre eux ont régionalisé leurs services. Le souci de rationalisation se reflète aussi dans les efforts faits pour renforcer l'administration hospitalière, par exemple aux Comores, au Mali, au Mozambique et au Togo.
nification, la conception et le fonctionne-
ment des installations de soins de santé dans les
régions
en
développement ;
explorer les moyens de résoudre les problèmes qui se posent ; enfin, examiner la pertinence de l'étude de l'OMS et donner des avis sur son contenu, sur son développement ultérieur et sur l'application de ses résultats. 5.23
1 Organisation mondiale de la Santé. Planification et
Les réactions suscitées par la publi-
cation en 1976 (en anglais) du premier 42
conception des installations de soins de santé dans les régions en développement: Approches possibles, Vol. I. Genève,
1977 (OMS, Publication offset No 29).
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
5.26
Dans la Région des Amériques,
la demande accrue de soins médicaux dans les hôpitaux nationaux et régionaux a stimulé les efforts déployés pour renforcer le rôle des hôpitaux locaux et les articuler plus efficacement avec le réseau de services de soins de santé primaires. L'introduction
ventifs et curatifs ainsi que de promotion de la santé et de réadaptation. On se préoccupe tout spécialement d'accroître la prestation de soins de santé primaires et de développer les services d'orientation
d'aval en amont (du centre de santé à l'hôpital de district et de l'hôpital de district
de la formule des soins gradués dans les hôpitaux constitue un autre moyen important d'adapter l'utilisation des ressources et des technologies aux besoins médicaux du patient et de la collectivité. L'expérience
à l'hôpital provincial) et d'amont en aval. 5.29
Dans beaucoup de pays de
la
acquise au Brésil, au Chili, en Colombie,
Région européenne, la distribution des soins médicaux laisse à désirer faute d'une participation suffisamment active des administrations publiques (centrales et locales), des régimes d'assurance, des organismes de
au Pérou et en Uruguay sera des plus précieuses pour les actions engagées en vue de réaliser une exploitation plus efficace et plus efficiente des 13 000 hôpitaux dont dispose actuellement l'Amérique latine. 5.27
protection sociale et d'autres institutions. C'est pourquoi on a particulièrement mis l'accent en 1976 -1977 sur la planification des
Au présent stade de développe-
ment des services de santé, les soins ambu-
latoires revêtent une très grande importance en milieu rural et urbain car ils constituent un précieux moyen d'étendre au
établissements médicaux, sur l'étude des aspects économiques des soins médicaux et de leur impact sur la santé, sur l'amélioration des normes de gestion ainsi que sur le recours aux modèles expérimentaux et à la recherche opérationnelle. S.3o
réseau de services de santé périphériques les technologies médicales jusqu'ici concenLes
changements
socio- écono-
trées dans les hôpitaux. Un projet majeur de développement des services de soins ambulatoires a été entrepris au Nicaragua, à Managua. 5.z8 Dans la Région de l'Asie du Sud Est, plusieurs gouvernements mènent avec la collaboration de l'OMS des projets
miques intervenus dans la Région de la Méditerranée orientale ont entraîné une prolifération de nouveaux hôpitaux accom-
pagnée d'efforts accrus de modernisation et d'agrandissement des services hospi-
taliers dans presque tous les pays de la Région. La nécessité y est évidente d'améliorer la planification, la conception et la
nationaux pour la mise en place, dans le cadre des services de santé nationaux, d'un
gestion ainsi que de réaliser l'intégration des services. Les récentes ont vu l'introduction d'améliorations notables dans l'architecture, et la régionalisation
système rationnel d'orientation des cas à l'appui des soins de santé primaires. Un exercice de programmation sanitaire natio-
années la
nale effectué en Thaïlande a conduit à la conclusion que, parmi les différents types de projets, un des plus importants était le dispositif de soins au niveau provincial, ayant pour principal objectif d'assurer à la population rurale sous -desservie
conception et l'administration hospitalières en Iran, en Jordanie, au Pakistan, en République arabe syrienne et au Yémen.
Un cours national de formation en administration hospitalière, patronné par l'OMS
en collaboration avec l'Institut national d'Administration publique, s'est déroulé à Lahore (Pakistan) en décembre 1 976. 43
un
ensemble intégré de soins médicaux pré-
ACTIVITÉ DE L'OMS 5.31
Dans la Région du Pacifique occi-
dental, on a poussé un certain nombre d'études de recherche opérationnelle et de projets d'administration des soins médicaux destinés à améliorer l'aménagement et le fonctionnement des services de santé. Aux Philippines, on a achevé la seconde phase de l'étude de recherche opérationnelle sur
taire d'urgence. En 1976, le Sous -Comité A
du Comité régional de la Méditerranée orientale, après avoir noté l'augmentation régulière du nombre des urgences médicales dans les pays de la Région, a instamment prié le Directeur régional, d'une part de veiller à ce que l'OMS continue de col-
les services de santé ruraux dont l'objet était d'élaborer un système de gestion efficace assorti d'un dispositif de contrôle de l'encadrement, des approvisionnements et de l'information pour étayer le système restructuré de prestations de soins de santé. En République de Corée, une étude a été entreprise en collaboration avec le FISE
laborer à la mise en place de services, d'autre part d'envisager la création d'un comité consultatif régional pour ce problème (résolution EM /RC26A/R9).
Pour fournir à des responsables 5.34 de l'organisation de services médicaux d'urgence l'occasion de s'informer de ce qui se fait en la matière dans d'autres pays,
afin de développer et d'améliorer l'aménagement des services de santé pour la distribution de soins à la population rurale. Utilisation des soins médicaux
l'OMS a organisé en 1976 un séminaire interrégional itinérant en Iran et en URSS.
Des fonctionnaires de sept pays de
la
Région de la Méditerranée orientale (Egypte, Irak, Iran, Jamahiriya arabe
libyenne, Koweït, Pakistan et Soudan) y ont participé. Financement des services de santé
Les résultats de l'étude collective 5.32 internationale sur l'utilisation des services
de soins médicaux à laquelle a participé
l'OMS ont été publiés en 1976.1 Une version simplifiée, à l'usage des décideurs publics, en a été publiée ensuite.$ Soins d'urgence
Dans le cadre de l'effort global de renforcement des services de santé natio5.35
naux, on a étudié diverses méthodes de financement du secteur sanitaire, y compris
Se rendant compte qu'une bonne 5.33 préparation à faire face aux catastrophes naturelles ou dues à l'homme permet de réduire notablement les pertes de vies humaines et les souffrances qui en résultent,
de sa composante non publique. Dans les pays développés, la hausse constante du coût des services de santé est un sérieux motif d'inquiétude ; dans les pays en développement, ce sont la pénurie de fonds, le manque de coordination entre les diverses sources de financement des actions de santé, ainsi que le décalage considérable entre la façon dont s'effectuent les dépenses de santé en pratique et les politiques affichées de distribution équitable des fonds et des
un nombre grandissant de pays ont entrepris d'établir des plans d'intervention saniKohn, R. & White, K. L., ed. Health care : An international study. Londres, Oxford University Press, 1976.
Kleczkowski, B. M., Purola, T. & Vukmanovie, C.
9 White, K. L., Anderson, D. O., Kalimo, E.,
services qui sont au centre des préoccupations. 5.36
Concepts et informations pour la planification et la gestion nationales des services de santé. Genève, Organisation
mondiale de la Santé, 1978 (Cahiers de Santé publique, No 67).
Le problème du coût croissant des
soins médicaux à la charge de la sécurité 44
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
sociale et les mesures envisageables d'endi-
toujours davantage préoccupés des problèmes liés à la mortalité que de l'invalidité, et les gouvernements n'ont accordé qu'une
guement des dépenses ont été extensive ment débattus lors d'une réunion d'experts organisée par l'OIT en mai 1977 avec la participation active de l'OMS. 5.37
En novembre 1977, un groupe
faible priorité à la promotion des services en faveur des handicapés. Ce n'est pas que les services de ce genre fassent défaut ou manquent de moyens financiers puisqu'ils bénéficient dans les pays en développement d'une aide de l'ordre de US $ zoo millions par an de la part de diverses organisations bénévoles et non gouvernementales, mais ils sont inégalement répartis, étant concen-
d'étude de l'OMS auquel ont participé des représentants d'un certain nombre d'institutions d'aide bilatérale et multilatérale et d'organismes techniques a examiné les données issues d'une investigation mon-
diale des méthodes de financement des services de santé. Au nombre des problèmes majeurs qu'il a recensés, et qui se posent principalement dans les pays en développement, figuraient les suivants : pénurie de fonds, absence de coordination des ressources, répartition inéquitable des
trés dans les grands centres urbains où ils fournissent à quelques patients de coûteux soins institutionnels de longue durée, souvent dispensés par des personnels étrangers qui utilisent un matériel sophistiqué.
fonds disponibles et attention insuffisante aux considérations de coût. Il a été présenté des études de cas en provenance de trois pays latino- américains, de trois pays européens ainsi que du Bangladesh, de la République de Corée et du Sénégal. Le groupe a examiné quelques approches envisageables pour résoudre les principaux problèmes, par exemple la mobilisation de nouvelles sources de financement et la rationalisation des systèmes de sécurité sociale et d'assurance- maladie dans les pays en développement. Il a par ailleurs défini des méthodes
L'année 1976 a marqué un tour5.39 nant dans l'effort entrepris pour réformer la situation. Une politique et un programme totalement nouveaux ont été en
discutés par les organes délibérants, et l'Assemblée mondiale de la Santé a recom-
mandé qu'on réoriente
les
efforts
s'attachant à introduire des mesures efficaces de prévention de l'invalidité et à mettre en place un dispositif de réadaptation au niveau des soins de santé primaires (résolution WHA29.68). Il faudra pour commencer recenser les besoins de population, et des enquêtes ont été entreprises à cet effet en 1976 -1 977 dans cinq pays avec l'appui de l'Agence suédoise pour le Développement international. On a élaboré de nouvelles politiques de personnel préconisant le recours à des agents polyvalents basés dans la collectivité et la
peu coûteuses d'examen du régime de financement du secteur sanitaire, utilisables
pour évaluer les écarts possibles entre les politiques de santé déclarées et la réalité et pour stimuler l'application de mesures correctives. Prévention de l'invalidité et réadaptation
ayant reçu une formation simple mais adéquate plutôt qu'à des équipes spécialisées de réadaptation. Des projets de prévention de l'invalidité chez les individus
Il existe probablement dans le 5.3 8 monde quelque 400 millions de handicapés,
d'âge productif sont prévus pour trois pays. La coopération avec des organismes tant intérieurs qu'extérieurs au système des Nations Unies s'est accrue depuis 1975, si bien que la concertation au niveau de la 45
dont la plupart ne reçoivent aucune aide des services de réadaptation ni d'autres services. Les services de santé se sont
ACTIVITÉ DE L'OMS
prise des options et de l'action est maintenant la règle plutôt que l'exception.
Dans la Région des Amériques, la coopération s'est poursuivie en matière d'activités de réadaptation. Une école de prothèse a été réorganisée en Argentine, cependant qu'un plan a été dressé en Bolivie pour la consolidation des services 5.4o
une équipe de spécialistes de l'ergothérapie, de l'orthopédie, de la réadaptation et de la physiothérapie a concouru à la planification, à l'organisation et à la mise en place d'une école d'ergothérapie et donné des avis touchant l'enseignement qui y est dispensé.
Elle a examiné divers problèmes d'ortho-
pédie et de réadaptation et formulé des conseils pour la planification et le développement de l'hôpital orthopédique de Kernmendine. On a d'autre part dispensé à des physiothérapeutes un cours intensif national de quatre semaines sur le rôle de la kinési-
de réadaptation sur une base nationale. Une collaboration s'est instituée avec le Centre Sarah Kubitschek de Brasilia pour la formation de personnel de réadaptation à tous les niveaux. Au Chili, une bourse d'études en orthophonie a été accordée. En Colombie, on a organisé des cours de formation en réadaptation â l'intention de médecins et intégré des cours spéciaux dans
thérapie en réadaptation. En Inde, l'OMS a collaboré à l'organisation d'une conférence- atelier nationale sur la prévention de
l'invalidité et la réadaptation médicale, la psychologie, la physiothérapie, la prothèse et l'orthèse, l'éducation sanitaire et la
un séminaire organisé
à Medellin. Des consultations ont eu lieu au Guatemala sur la possibilité d'incorporer des activités de réadaptation dans les services de santé de base existants. On a renforcé la coopéra-
promotion sociale des handicapés.
tion entre l'école de physiothérapie de la Jamaïque et des institutions d'autres pays et
La Région européenne a étroitement participé à une étude menée en Yougoslavie sur l'invalidité frappant les individus d'âge productif, problème étudié 5.42
territoires anglophones des Caraïbes. Il a par ailleurs été fourni une aide au Mexique
lors d'un symposium national réuni en février 1977. La mortalité et la morbidité croissantes provoquées en Europe par les accidents de la route ont conduit le Bureau régional a élaborer un programme européen de prévention routière qui constitue maintenant l'ossature d'un programme mondial de l'OMS. Un autre phénomène préoccupant les Etats Membres de la Région européenne est celui du vieillisse-
en liaison avec des cours universitaires s'adressant à des physiothérapeutes, à des ergothérapeutes et à des orthophonistes. Un cours de réadaptation respiratoire a été donné à l'intention de médecins, et l'Organisation a participé aux travaux d'un groupe
d'étude national sur la réinsertion sociale des
handicapés. En Uruguay, on s'est
attaché à promouvoir les services de
ment de la population, avec toutes conséquences
ses
réadaptation dans les régions rurales. Au Venezuela enfin, on a organisé un cours de réadaptation cardio -pulmonaire pour médecins et engagé des recherches en vue
économiques, sociales et sanitaires. Devant l'acuité de ce problème,
le Comité régional, à sa session tenue à Alger en 1 976, a invité le Directeur régio-
de définir les catégories de sujets ayant besoin de services de réadaptation au niveau des soins de santé primaires.
nal à élaborer un programme complet de prestation de soins de santé aux personnes âgées.
un séminaire sur la réadaptation médicale a été organisé en août 1977. En Birmanie, 46
5.41
Dans la Région de l'Asie du Sud -Est,
Dans la Région de la Méditerranée 5.43 orientale, où existent des programmes
assez étendus de réadaptation, l'OMS a
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
principalement soutenu la formation de personnel, mais elle a également collaboré à l'organisation et au renforcement de services de réadaptation ainsi qu'à la création d'ateliers d'orthopédie, tout en livrant des fournitures pour la fabrication
vador) pendant la période sous revue. Le programme panaméricain de planification sanitaire a été achevé en décembre 1976 après avoir bénéficié pendant cinq ans de l'aide du PNUD. Le projet interrégional de
planification
sanitaire intégrale qui
de prothèses. Un élément important du programme réside dans les travaux menés par le Centre régional de Formation aux Techniques orthopédiques, installé en Iran,
s'était déroulé en Colombie et dont les travaux avaient débouché sur l'élaboration de plusieurs sous -systèmes de santé a pris fin en décembre 1977. Des projets de programmation sanitaire par pays ont, dans la Région de l'Asie du Sud -Est, été formulés en Bir5.46
à Téhéran, qui a continué à former des orthopédistes /prothésistes originaires de
pays appartenant ou non à la Région. En Afghanistan, le gros des efforts de l'OMS consiste actuellement en la livraison de fournitures et de matériel pour la fabrication d'appareils de prothèse. En Arabie Saoudite, en Jordanie, au Liban, au Pakistan et en République arabe syrienne, l'OMS
manie, où six programmes de prestation de services fonctionnent actuellement, au Népal, où le service de planification sani-
taire a reçu une aide en vue de la constitution de la base de données nécessaires à l'exécution et à l'évaluation de douze projets sanitaires, et en Thaïlande, où dix -
a soutenu la formation de prothésistes et d'orthopédistes ou de physiothérapeutes et d'ergothérapeutes. Planification sanitaire
neuf projets sanitaires ont été établis. En Indonésie, la planification sanitaire nationale a fait l'objet d'un bilan critique lors de la réunion de novembre 1976 du Comité conjoint OMS /Indonésie de Coordination.
L'OMS a collaboré aux efforts 5.44 déployés par les pays pour accroître leur capacité de formulation, d'exécution et
d'évaluation de politiques, de plans et de programmes de santé propres à favoriser leur développement socio- économique. Des
l'information sur les systèmes de planification sanitaire et les actions corrélatives de formation figurent au premier rang des préoccupations. Une importance grandis-
5.47
Dans
la
Région
européenne,
activités de programmation sanitaire par pays
se sont déroulées avec l'appui de
l'OMS en Birmanie, en Guinée- Bissau, au
Nigéria et au Soudan, ainsi que lors de conférences -ateliers de formation organisées en Birmanie, au Mozambique et au Nigeria. 5.45
sante est accordée à l'évaluation et à la recherche, y compris aux études comparatives sur les approches de planification pratiquées dans divers pays. Une réunion de planification et une conférence -atelier se
sont
déroulées
à
Copenhague
en
Dans la Région des Amériques,
la redéfinition des plans de santé nationaux en vue d'étendre la couverture des soins de santé en milieu rural a été entreprise dans
neuf pays (Brésil, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique,
Nicaragua et Paraguay) et terminée dans trois autres (Bolivie, Equateur et El Sal47
décembre 1976 et en juin 1977 respectivement, pour le compte du Bureau régional des Amériques et de l'OPS. On a mis la dernière main à des études de cas en provenance de plusieurs pays européens dans le cadre d'une revue mondiale des méthodologies de planification sanitaire. Une première réunion de co5.48 ordination sur l'économie et la santé a été
ACTIVITÉ DE L'OMS
organisée en juillet 1976 à Copenhague sur la suggestion du Conseil européen de la Recherche médicale. Il y a été recommandé que le Bureau régional de l'Europe se charge de coordonner les activités menées dans le domaine de l'économie sanitaire. Un groupe de travail sur le rôle de l'économie et de la planification sanitaires dans le développement des politiques de santé nationales a été organisé à Cologne (République fédérale d'Allemagne) par le Bureau régional en juin 1977.
comités régionaux (lors de discussions
techniques dans le cas des comités régionaux de l'Asie du Sud -Est et de l'Europe). 5.5z
Dans de
l'orientation statistiques
activités
leurs de sanitaires, les
Régions ont été guidées par le souci de favoriser la mise en place à l'échelon des pays de services d'information répondant aux besoins de gestion des systèmes de prestations de santé. La mise en place d'une solide base d'informations s'est vu accorder
Les services de santé ont atteint 5.49 un tel degré de développement dans la Région de la Méditerranée orientale que beaucoup de gouvernements ont été en mesure de formuler des plans sanitaires nationaux à long terme. Trois pays (le Pakistan, le Soudan et le Yémen) ont entrepris ou poursuivent des actions de programmation sanitaire par pays. 5.5o Dans la Région du Pacifique occidental, Fidji et le Samoa se sont
beaucoup d'importance dans les pays qui ont engagé un processus de planification
sanitaire ou de réorganisation de programmes de santé spécifiques. La programmation sanitaire par pays s'est révélée un important point d'entrée et un puissant catalyseur pour le développement de systèmes d'information de gestion.
Dans la Région africaine, l'OMS 5.53 a aidé six pays (le Burundi, le Lesotho, le Nigeria, le Rwanda, le Zaïre et la Zambie) à édifier des systèmes d'information sanitaire.
engagés dans la programmation sanitaire par pays en 1976. Les activités de planification et de gestion sanitaires ont été renforcées par le biais d'un projet inter pays assurant des services de formation et de conseil en matière de planification et de programmation, de formulation et de ges-
Dans la Région des Amériques, 5.54 la Bolivie, la Colombie, le Costa Rica, El
Salvador, le Honduras et le Pérou ont entrepris l'élaboration ou la mise en place de systèmes d'information dans le cadre de leurs processus de gestion sanitaire, en s'attachant tout spécialement à les intégrer
tion des projets, de recherche opérationnelle, de
développement des systèmes
d'information et d'analyse économique. Information sur les services de santé 5.51
dans des programmes d'extension de la couverture des services de santé aux popu-
lations rurales et à celles des zones périurbaines marginales.
L'amélioration
continue
d'une
base d'informations pour la gestion des systèmes de prestations de santé dans les pays Membres est une composante majeure du programme OMS de coopération technique. Ce problème a été débattu au cours de réunions des comités consultatifs régionaux de la recherche médicale et des 48
Est, l'établissement de systèmes d'information sanitaire est considéré comme une condition primordiale d'une planification et d'une gestion efficaces. La programmation sanitaire par pays a été mise à profit pour l'organisation de projets en vue de la
5.55
Dans la Région de l'Asie du Sud -
création de systèmes de ce genre en Bir-
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
manie, au Népal et en Thaïlande. Par ailleurs, l'Indonésie a institué un certain nombre de projets expérimentaux visant à améliorer la gestion des centres de santé,
au Qatar. Au Soudan, l'établissement d'un système d'information de gestion a figuré
en bonne place dans la formulation d'un programme de soins de santé primaires. 5.58
cependant que la Mongolie a entrepris l'édification d'un système national d'information sanitaire. 5.56
Dans la Région du
Pacifique
Dans la Région européenne, un de
groupe
travail réuni
à
Nieborow
(Pologne) en mars 1977 s'est penché sur le problème de la mesure des niveaux de santé en tant que moyen d'appréciation de la nécessité et des résultats d'actions de santé. En décembre 1976 s'est tenue à Copenhague une réunion consacrée à l'examen des questions suivantes : information sur la santé des personnes âgées, utilisation des services de santé par ces personnes et prédiction des changements démographiques affectant la structure par âge de la
occidental, les activités visant à renforcer les systèmes d'information au niveau des pays ont notamment consisté à fournir à la Malaisie une aide pour la mise en place d'un système complet d'information aux fins de planification et de gestion ; un effort analogue est en cours aux Philippines.
Les recherches ont continué d'être 5-59 concentrées sur les points suivants : mise au point de meilleurs indicateurs, collecte de renseignements par des non- professionnels, soins de santé primaires et nécessité d'évaluer différents aspects des services de santé, notamment en ce qui concerne leur couverture.
population. Lors de la deuxième réunion conjointe CEE /OMS, à Genève en octobre 1976, on a examiné l'intégration de diverses
composantes des systèmes d'information d'autres systèmes (par exemple avec des systèmes d'information sanitaire avec
Médecine traditionnelle Programme d'action de l'OMS 5.6o
sociale et démographique), et un groupe de travail conjoint Fédération internationale pour le Traitement de l'Information /OMS
Après la publication du rapport
réuni à Prague en août 1976 a étudié le problème du développement de banques de données sanitaires et de leur utilisation dans la gestion des services de santé. L'OMS a collaboré avec l'Algérie, l'Islande
d'une étude commune FISE /OMS 1 recom-
mandant que l'on mobilise et que l'on forme des praticiens de la médecine traditionnelle, y
compris des accoucheuses
traditionnelles, pour la prestation de soins de santé primaires, plusieurs Etats Membres se sont enquis de la suite que l'OMS comptait donner à cette recommandation, notamment en ce qui concerne la promotion et le
le Maroc à l'élaboration de diverses composantes de leurs systèmes d'inforet
mation sanitaire. 5.57
Dans la Région de la Méditerranée
développement de leurs propres systèmes traditionnels et indigènes de médecine.
orientale, un certain nombre de pays se sont employés en collaboration avec l'OMS
à organiser des systèmes ou des sous systèmes d'information sanitaire. Des projets ont été formulés en Arabie Saoudite, dans les Emirats arabes unis, dans la Jamahiriya arabe libyenne, au Koweït et 49
Après examen du problème, d'abord par un groupe restreint, ensuite par le Conseil 1 Djukanovie, V. & Mach, E. P., ed. Comment répondre aux besoins sanitaires fondamentaux des populations
dans les pays en voie de développement. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1975.
ACTIVITÉ DE L'OMS
exécutif en janvier 1976, il a été proposé que l'OMS engage les actions suivantes : ï) rassembler un maximum de données concernant les guérisseurs traditionnels et les systèmes indigènes de médecine en
l'OMS : i) favoriser une approche réaliste
de la médecine traditionnelle, de façon à mieux la faire concourir aux soins de santé ;
z) jauger les mérites de la médecine traditionnelle à la lumière de la science moderne, afin d'encourager les pratiques utiles et efficaces et de décourager les pratiques dommageables ; 3) favoriser l'intégration
se fondant sur les résultats d'enquêtes et de recherches, d'études sur l'exercice de la médecine traditionnelle et de programmes de formation pour guérisseurs traditionnels et praticiens indigènes ; z) analyser les renseignements disponibles pour déterminer dans quelle mesure les thérapeutiques traditionnelles répondent aux besoins de soins de santé primaires des diverses populations ;
des savoirs et des compétences d'utilité avérée de la médecine traditionnelle et de la médecine scientifique.
3) étudier sur le terrain les systèmes existants de médecine traditionelle ou indigène dans chaque Région ; 4) suggérer de grands axes d'actions, spécialement en ce qui concerne la formation de guérisseurs traditionnels et leur utilisation dans le système de santé; 5) suggérer des actions ultérieures de la part des Etats Membres et du Secrétariat de l'OMS. 5.6 i
Une haute priorité serait donnée 5.6z aux pays en développement, notamment en ce qui concerne les soins de santé primaires considérés dans le contexte de la structure politique, des ressources économiques et des plans de développement de chaque pays. Le programme, exécuté en étroite collaboration avec les bureaux
régionaux, serait principalement mené au
niveau des pays et avec la participation active de la collectivité. Il serait formulé des politiques de santé nationales qui contiendraient des dispositions concernant la médecine traditionnelle et qui prévoiraient en particulier des mécanismes destinés à
Un groupe de travail interdivi-
assurer la coordination et une meilleure utilisation des éléments utiles de la médecine traditionnelle dans le système de santé du pays. Le dispositif administratif nécessaire pour assurer une planification, une utilisation et un encadrement efficaces des praticiens de la médecine traditionnelle serait examiné dans le contexte du système national de prestations de soins de santé. 5.63
sionnaire a été créé au Siège avec mission de coordonner les diverses activités. Les Régions ont entrepris des programmes de formation pour praticiens de la médecine traditionnelle, accoucheuses traditionnelles incluses, et ont organisé des cours d'orientation pour médecins, infirmiers(ères), sages- femmes et autres personnels de santé.
Des études et des recherches ont été engagées en vue du développement des services et de l'application d'une technologie simple dans le travail des praticiens traditionnels. Lors d'une réunion tenue à New Delhi en octobre 1976, des fonctionnaires s'occupant du problème de la médecine traditionnelle venus de divers bureaux
On encouragerait des investiga-
tions multidisciplinaires sur les systèmes de médecine traditionnelle en prêtant une
attention spéciale à l'exploration en laboratoire et en clinique humaine de remèdes efficaces tels que plantes médicinales, produits animaux et substances minérales. On
mènerait également des travaux sur les aspects psycho- sociaux et anthropologiques
régionaux ont proposé que les objectifs suivants soient assignés au programme de 50
de la médecine traditionnelle ainsi que sur
RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
l'acupuncture, le moxa et d'autres procédés thérapeutiques. Chaque fois que possible,
priées de financement pour les activités en cause (résolution wHA3o.49). 5.66
priorité serait donnée à l'exploitation de ressources locales telles que les simples pour la confection de substances médicinales. Recherches et études
Pour donner suite à cette réso-
lution, il a été organisé en Chine, au mois d'août 1977, un voyage d'étude sur la place de la médecine traditionnelle dans les services de santé communautaires. Il s'agissait
5.64 De nombreux succès thérapeutiques sont revendiqués par les guérisseurs et praticiens de la médecine traditionnelle.
essentiellement de fournir aux 29 participants, originaires d'autant de pays en développement, l'occasion de se rendre compte comment la Chine avait adapté son
On a récemment reçu des rapports selon lesquels des herbes médicinales sont utilisées avec de bons résultats dans plusieurs
tropicaux pour le traitement du diabète sucré et de la polyarthrite rhumatoïde. Ces allégations demandent certes à être scientifiquement corroborées ; aussi s'efforce -t -on de recenser des centres collaborateurs dotés des moyens nécessaires pour se charger de ce travail. pays 5.65 En mai 1977, l'Assemblée mondiale de la Santé a invité instamment les gouvernements intéressés à accorder une
héritage de médecine traditionnelle aux besoins de sa vaste population rurale et l'avait articulé avec la médecine occidentale. Le groupe a étudié la manière dont était assurée en Chine la formation des personnels de santé, y compris des praticiens de la médecine traditionnelle et des médecins aux pieds nus. Il a aussi examiné
la préparation et l'utilisation des herbes médicinales, la production des préparations pharmaceutiques et l'application de thérapeutiques spéciales telles que l'acupuncture. Il s'est vivement intéressé d'autre part aux procédés agricoles, aux projets d'irrigation,
importance adéquate à l'utilisation de leurs systèmes traditionnels de médecine selon
aux programmes de logement et au développement rural. 5.67 Une consultation réunie en novembre -décembre 1977 à Genève a fait le bilan du programme OMS de médecine traditionnelle, qu'elle a approuvé, et a formulé des recommandations pour l'avenir touchant la collecte et l'analyse de renseignements portant spécialement sur le rôle et les fonctions des divers praticiens de la médecine traditionnelle, y compris les accoucheuses traditionnelles, et leur formation ; l'intégration des systèmes de médecine traditionnelle et moderne ; enfin diverses activités de recherche et études à poursuivre, notamment en ce qui concerne les soins de santé primaires.
une réglementation appropriée dans le contexte de leurs systèmes sanitaires nationaux, a prié le Directeur général d'aider les les Etats Membres à organiser des activités d'enseignement et de recherche ainsi qu'à
accorder des bourses pour la formation aux techniques de la recherche, pour des études sur les systèmes de protection sanitaire et pour l'analyse des technologies
correspondant aux systèmes traditionnels/ indigènes de médecine, et a prié en outre le Directeur général et les Directeurs
régionaux de donner un rang élevé de priorité à la coopération technique dans ce domaine et d'envisager des modalités appro-
51
Chapitre G
Santé de la famille
L'OMS EST APPELÉE désormais 6.i
à promouvoir la santé
de la
famille, notamment dans le cadre des soins de santé primaires et du dévelop-
les activités sanitaires et le développement en général. Conformément à la résolution wHAz9.43 adoptée par l'Assemblée de la Santé en 1976, des groupes de travail ont étudié les questions liées au rôle des femmes
pement rural. Le besoin se fait sentir de définir plus nettement les problèmes et les besoins de la famille en général, et d'améliorer et restructurer les prestations sanitaires en considérant la famille comme l'unité fondamentale en matière de soins. En dernière analyse, la santé de la famille repose sur l'éducation de ses membres qui doivent être rendus conscients de ce qu'ils sont responsables de leur propre santé, et sur les travailleurs sanitaires, qui doivent, au -delà de l'individu, veiller à la santé de la famille et de la collectivité. 6. z
dans les programmes de l'OMS, mettant en lumière les besoins spécifiques des femmes en matière de santé et la contribution qu'elles apportent au secteur sanitaire. En 1976 -1977, l'OMS a collaboré étroitement avec l'Organisation des Nations
Unies et les institutions du système des Nations Unies pour mettre sur pied, conformément à la résolution 35 zo (xxx) de l'Assemblée générale des Nations Unies (décembre 1973), un programme inter organisations
pour la « Décennie des
Le secteur de la santé n'est pas le
Nations Unies pour la Femme : Egalité, Développement et Paix ». La solution des problèmes de population est considérée comme l'une des composantes du développement et notamment du développement de la santé. L'OMS s'emploie, par l'intermédiaire du Sous Comité de la Population du CAC, à harmo6.3
seul qui soit appelé à répondre aux besoins sanitaires fondamentaux de la famille; de nombreuses activités qui visent à les satisfaire s'inscrivent dans des programmes
intersectoriels plus vastes. En 1976 -1977, des activités spéciales visant à promouvoir
un développement intégré ont été entreprises dans les domaines de la condition de la femme, de la démographie et de la nutrition, considérées dans leurs rapports avec la santé et le développement. En 1976, le Conseil exécutif et l'Assemblée mondiale
niser les activités menées par les institutions du système des Nations Unies dans ce domaine et elle est représentée au sein du groupe inter -institutions qui est en train
d'établir un cadre conceptuel commun et des modèles. Ces modèles ne serviront pas seulement de base à la coordination natio-
de la Santé ont étudié les problèmes de la santé des femmes, leurs fonctions en tant que prestataires de soins, et leur rôle dans 52
nale des programmes dans les différents
SANTÉ DE LA FAMILLE
secteurs du développement, mais ils faciliteront aussi la coopération technique. L'Organisation prête par ailleurs son concours pour suivre, analyser et évaluer les activités entreprises dans le cadre du Plan
On trouvera au tableau 6.1 la liste des 62 pays et zones où des projets étaient en cours
d'action mondial de la Population, dont certains aspects majeurs intéressent directement le programme de travail de l'OMS. Le Plan d'action contient en particulier des résolutions sur les rapports entre fécondité
de réalisation ou prévus en 1976 et 1977, et pour lesquels l'OMS, qui est chargée de leur exécution, collabore avec le FNUAP ; des équipes OMS inter -pays s'occupant de santé de la famille ainsi que 32 fonctionnaires de l'OMS en poste sur le terrain ont
et santé ainsi que sur la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles et infantiles. Les données recueillies et analysées à cette fin constitueront une pour l'évaluation des programmes de santé, notamment de ceux qui concernent la santé maternelle et infantile base utile
apporté leur soutien à ces projets qui, menés au niveau des pays, ont absorbé 75 % des crédits totaux fournis par le FNUAP en 1977. En 1976 -1977, le nombre de nouveaux projets de pays a augmenté de
et la planification familiale.
moitié environ dans les Régions africaine et de la Méditerranée orientale. Ces projets témoignent de la diversité des programmes nouveaux ou élargis mis en ceuvre dans les différents pays. Dasn certaines parties de l'Afrique, outre les problèmes courants de
Santé maternelle et infantile Les années 1976 et 1977 ont vu se 6.4 renforcer la coopération technique au
santé maternelle et infantile, on se préoccupe beaucoup de l'infécondité ; aussi Tableau 6.1 Pays et zones bénéficiaires en 1976 -1977 de projets de santé de la famille et de planification familiale a Total
niveau des pays ; on s'emploie davantage
à élaborer des stratégies locales et l'on s'efforce d'assurer aux mères et aux enfants des prestations répondant aux besoins précis de la collectivité et au mode de vie de la population, ce qui est conforme aux Région africaine
Botswana, Burundi, Congo, Empire Centrafricain,
Gambie," Guinée, Guinée-Bissau,' Kenya, Lesotho, Liberia, Mali, Maurice, Nigeria, République -Unie
recommandations qui ont été formulées par le Comité OMS d'experts de la Santé maternelle et infantile 1 et entérinées par des réunions et des séminaires nationaux et internationaux.
de Tanzanie, Seychelles,' Sierra Leone, Souaziland et Togo Région des Amériques Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Equateur, Haiti, Honduras, Mexique, Pérou, République Dominicaine, Saint- Christophe/Nevis, Saint Vincent Région de l'Asie du Sud -Est Bangladesh, Indonésie, Mongolie, Népal, Sri Lanka, Thailande Région européenne Algérie, Maroc, Turquie Région de la Méditerranée orientale Afghanistan, Egypte, Iran, Jordanie, Pakistan, République arabe syrienne, Somalie,' Soudan, Yémen, Yémen démocratique Région du Pacifique occidental Iles Cook, Fidji, Iles Gilbert, Malaisie, Nouvelles Hébrides, Papouasie -Nouvelle- Guinée, Philip-
18
13
L'Organisation a collaboré avec presque tous les pays en développement 6.5
6 3
pour renforcer la composante « soins mater-
nels et infantiles » des services de santé, qui comprend le plus souvent une action de planification familiale. Des projets de pays visant à organiser et administrer des services de santé ou à former du personnel ont été mis en oeuvre dans plus de 7o pays. 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 600, 1976. 53
10
pines, Iles Salomon, Samoa, Tonga, Iles Tuvalu, Viet Nam
12
62
Financés par le FNUAP. encore été approuvée à la fin de 1977.
° La demande de projet a été présentée mais n'a pas
ACTIVITÉ DE L'OMS
l'Organisation a -t -elle collaboré avec le
tation a fait l'objet de séminaires organisés
Congo, l'Empire Centrafricain, le Gabon, la République -Unie du Cameroun et le
en 1976 dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental ; elle exige la mise au point de stratégies nouvelles, de meilleures méthodes de gestion et des technologies appropriées, et le développement des
Soudan pour étudier l'ampleur du problème. Au Mexique et en Thaïlande, l'accent a été mis sur le développement de
l'action de planification familiale et son extension à toute la population ; au Maroc, au Népal et au Viet Nam, on s'est occupé surtout de la promotion de la santé maternelle et infantile ainsi que de l'espacement des naissances ou de la planification familiale ; en Irak, l'accent a été mis sur l'extension aux zones rurales des soins aux mères et aux enfants. 6.6
ressources
humaines.
L'OMS élabore actuellement et s'efforce de promouvoir une stratégie de la gestion fondée sur la notion de risque : à partir d'indicateurs sanitaires, on détermine les niveaux de risque et l'on fixe des priorités
en tenant compte de la situation et des ressources locales. Il s'agit, dans le cadre de prestations de base destinées à l'ensemble
des mères et des enfants, de privilégier La plupart de ces projets de pays étaient en cours de réalisation depuis plusieurs années de sorte que, en 1976 -1977,
on s'est surtout occupé de procéder à des examens tripartites et aux analyses annuelles
des programmes faisant partie du système surveillance régulière des projets. L'OMS a de plus participé à l'évaluation de onze programmes nationaux qui, dans certains cas, ont amené les pays à procéder à de
ceux dont les besoins sont les plus grands et qui sont le plus exposés, en utilisant au maximum les ressources existantes, notamment les ressources non classiques de la collectivité : enseignants, accoucheuses traditionnelles, groupements féminins, etc. Les études sur l'approche des problèmes de santé en fonction du risque ont débuté en 1977 en Malaisie et en Turquie. A partir
des changements importants. C'est ainsi qu'au Chili et en Haïti l'évaluation a permis de repérer les secteurs où le développement des services laissait à désirer, et des modifications ont été opérées pour assurer une couverture sanitaire plus large. En Malaisie,
des données qu'a permis de rassembler l'étude OPS sur les caractéristiques de la mortalité infanto -juvénile,' une nouvelle stratégie des soins de santé a été appliquée et est en cours d'évaluation dans quelques Etats du Brésil. 6.8
l'évaluation a été suivie d'une révision du système d'information, l'accent étant mis notamment sur la mortalité maternelle, qui s'est avérée être relativement élevée par comparaison avec la mortalité néonatale et infantile. A Sri Lanka, l'évaluation a montré qu'il fallait adopter une méthode plus
Un programme entrepris en col-
laboration avec la Fédération internationale pour le Planning familial vise à réexaminer les techniques actuelles de soins aux mères et aux enfants et de planification familiale, à identifier celles auxquelles il conviendrait d'apporter des modifications pour les
simple de traitement de la gastro- entérite (par exemple, la réhydratation par voie orale).
rendre applicables à domicile ou par des auxiliaires et à identifier les secteurs où le 1 Puffer, R. R. & Serrano, C. V. Patterns of mortality in childhood: Report of the Inter -American Investigation of Mortality in Childhood - Caracteristícas de la mortalidad en la niñez: Informe de la Investigación Interamericana de Mortalidad en la Niñez, Washington, Organisation
L'OMS et les pays Membres ont cherché à réorienter les programmes de 6.7
santé maternelle et infantile dans l'optique des soins de santé primaires. Cette réorien54
panaméricaine de la Santé, 1973 (Scientific Publication - Publicación Científica No z6z).
SANTÉ DE LA FAMILLE
recours à des techniques nouvelles s'impose. La mise au point d'une technologie appropriée pour la période périnatale a été entreprise en 1977 avec l'aide du Centre latino- américain (OPS) d'Etude de la Périnatalité et du Développement humain, qui procède actuellement à des recherches pour la qualité
systématiques, sur le plan national, d'établissements destinés à répondre aux besoins des pays en prestations de santé maternelle
et infantile et de planification familiale. Sur la base de cette stratégie a été lancé en 1977 un programme de formation d'enseignants dans le domaine de la régulation de la fécondité et des soins aux mères et aux
simplifier, diminuer le coût et améliorer des techniques de soins aux
mères.
enfants. Les cours et autres activités de formation ne sont qu'un aspect d'un programme plus vaste de planification des effectifs, d'adaptation des méthodes pédagogiques et d'enseignement des techniques
D'autres activités ont été entreprises pour promouvoir de meilleures tech6.9
niques de soins maternels et infantiles à l'échelon des pays : en particulier, un guide
de gestion dans le contexte des besoins locaux. Un groupe pluridisciplinaire rassemblant des responsables de la formation
a été publié en 1976 à l'usage des travailleurs de santé au niveau des soins primaires
de toutes les catégories de personnel de santé dans le pays est chargé de mettre sur pied le programme national. La méthode adoptée est souple ; la participation et le soutien de l'OMS diffèrent suivant les pays. Ce type de programme a débuté en 1977 au
sur le traitement et la prévention de la déshydratation dans les maladies diar-
rhéiques, et, en 1977, des recherches opé-
rationnelles sur l'application de la technique de réhydratation par voie orale décrite dans le guide ont été faites dans plusieurs pays de chaque Région.'
6.,o Pour pouvoir assurer des soins de santé primaires, il est indispensable de mieux exploiter les ressources humaines et traditionnelles. Dans quatre Régions (Afrique, Amériques, Méditerranée orientale et Pacifique occidental), on locales
Soudan, où il est venu compléter le programme national de soins de santé primaires, et au Mexique, dans le cadre du nouveau programme national de planification familiale, qui vise à intégrer les activités de santé maternelle et infantile et de planification familiale destinées aux collectivités rurales. L'OPS a de son côté élaboré une méthode de diagnostic et
a entrepris d'améliorer l'utilisation, la formation et l'encadrement des accoucheuses traditionnelles pour qu'elles puissent dis-
d'évaluation en vue du développement des
penser des soins de santé généraux aux mères et aux enfants. Dans la Région des Amériques, du matériel d'enseignement a été préparé pour les accoucheuses traditionnelles.
ressources humaines au niveau national dans le domaine de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale ; cette méthode a été expérimentée au Brésil en 1976 -1977. 6., z
En matière de gestion, l'OPS a
Une stratégie visant à favoriser l'autoresponsabilité nationale a été mise 6.11
au point en 1976 -1977 pour le développe-
ment des ressources humaines. Elle met l'accent sur la création et le renforcement 1 Voir également pages s 14 -I I5. 55
collaboré avec l'Ecole de Santé publique de Mexico et avec l'Université des Indes occidentales en vue d'améliorer l'administration des services de planification familiale ; des cours régionaux ont notamment été organisés à l'intention d'administrateurs nationaux de programmes de planification familiale de treize pays. L'OPS a
ACTIVITÉ DE L'OMS
également formulé des directives pour l'utilisation d'indicateurs et de statistiques
les principales causes des taux élevés de mortalité et de morbidité périnatales enregistrés en Birmanie, en Inde et à Sri Lanka. Les données recueillies serviront à infléchir la formation des travailleurs sanitaires et à trouver des moyens d'intervention efficaces. Le problème des soins périnatals dans les
internes dans le but d'améliorer la gestion des programmes. Le développement des techniques de gestion a également été abordé dans un cours donné par l'OMS en collaboration avec le Gouvernement de la Bulgarie à l'intention de participants francophones (administrateurs supérieurs de santé maternelle et infantile) de pays en développement. L'approche systémique s'est avérée utile dans la formulation et la mise en oeuvre de projets. Au Nigeria, par exemple, 6.13
pays en développement a également été examiné à une conférence -atelier organisée
à Gimo (Suède) avec des participants de toutes les Régions ; des recommandations concrètes ont été formulées concernant les soins périnatals en dehors de l'hôpital.
les techniques de gestion et le plan de projet mis au point en 1973
dans les Etats
Le problème, d'importance majeure pour la santé publique, de l'insuf6.16
de Sokoto et du Niger par la méthode d'analyse de système ont servi de modèles pour l'élaboration de programmes dans le reste du pays en 1976 -1977. L'approche
fisance de poids à la naissance a été examiné
systémique a permis en Algérie d'améliorer le processus de sélection des techniques les plus appropriées, en fonction, d'une part, de l'étude systématique des actions possibles à chaque niveau des services, et d'autre part, des objectifs assignés au programme.
lors d'une conférence -atelier organisée en juin 1977 à Uppsala par l'Agence suédoise pour la Recherche et la Coopération avec les Pays en Développement et par l'OMS, à laquelle assistaient des représentants de diverses disciplines : économie, sociologie,
pédiatrie et obstétrique. Les participants ont été d'avis que la répartition des nouveau -nés suivant le poids à la naissance et
le pourcentage de ceux dont ce poids est insuffisant sont des critères du niveau du développement. On estime qu'il naît chaque année 22 millions d'enfants de poids insuffisant; c'est là un problème qui a des consé-
Il est important pour la formulation des politiques nationales et la planifi6.14
cation des programmes de disposer de données sur la croissance et le développement psychologique de l'enfant. Par l'intermédiaire de ses centres collaborateurs pour
quences graves non seulement pour la survie immédiate de l'enfant, mais également pour sa capacité ultérieure de développement. L'OMS a créé un groupe d'ac-
la croissance et le développement - en Roumanie, au Royaume -Uni, au Sénégal et en URSS - l'OMS rassemble actuellement des données sur ce sujet et a mis au point un manuel d'application pratique sur les méthodes normalisées. Les études entre-
tion pour étudier l'ampleur et la nature du problème de l'insuffisance de poids à la naissance, analyser les facteurs qui y contribuent avant et pendant la grossesse et déterminer les mesures concrètes de prévention qu'il conviendrait de prendre. 6.17
prises à Dakar sont tout à fait exceptionnelles : elles consistent à recueillir des
données sur la croissance et le développement de deux générations. 6.15
Les pratiques en matière d'ali-
Le Bureau régional de l'Asie du 56
Sud -Est a entrepris une série d'études sur
mentation sont d'une importance capitale pour la survie et la santé du nourrisson. En raison de l'importance de l'allaitement et du rôle de la lactation dans le maintien de
SANTÉ DE LA FAMILLE
l'aménorrhée après l'accouchement, et donc
dans presque toutes les régions du monde
dans l'espacement des naissances, l'OMS a mis sur pied un programme multinational de recherche et d'enseignement, en collabo-
ration étroite avec le FISE et la FAO et avec l'aide du FNUAP et de l'Agence suédoise pour le Développement international. Les pays qui participent à ce programme sont le Chili, l'Ethiopie, le Guatemala, la Hongrie, l'Inde, le Nigeria, les Philippines, la Suède et le Zaïre. En 1976 -1977, on a recueilli de nombreuses données épidémiologiques sur l'allaitement maternel et des enquêtes sociales complémentaires ont été faites sur la question. Sur la base des données rassemblées, une série de mesures sont actuellement prises. De nombreux autres pays et institutions ont manifesté leur intérêt pour ce programme et exprimé le désir d'y participer. 6.18
et dont l'étiologie est encore inconnue, constitue une cause majeure de mortalité maternelle et périnatale. Le pourcentage des cas parmi les femmes enceintes peut aller de o,5 à 35 %, et entre un cinquième et un tiers de tous les décès maternels sont dus à cette affection. En 1977, les participants à une réunion ont passé en revue les connaissances actuelles sur l'épidémiologie,
l'évolution clinique, la prévention et le traitement de ce syndrome. Tout en soulignant qu'il fallait poursuivre les travaux sur la détection et la prévention de l'hypertension gravidique, le groupe a fait observer que le traitement par les diurétiques, large-
ment appliqué aujourd'hui, n'avait aucune efficacité et pouvait même être nocif ; ils ont confirmé l'utilité de soins appropriés avant la naissance, en particulier d'un régime alimentaire adéquat et de l'alitement. Un certain nombre de pays, notamment d'Asie, intègrent maintenant des pres6. zo
Un Comité OMS d'experts des
Besoins sanitaires des Adolescents, réuni à Genève en 1976, a souligné la nécessité de mieux comprendre les adolescents dans le
monde d'aujourd'hui en pleine évolution et de faire preuve envers eux de plus de sympathie et de perspicacité au cours de cette période de transition.1 Lors d'une série de réunions organisées par le Bureau régional de l'Europe en 1976 -1977, on a passé en revue les problèmes des enfants et adolescents de 10 à 13 ans et de 14 à 18 ans ainsi que le rôle de la famille, de l'école
tations telles que l'interruption médicale de la grossesse et la stérilisation dans leurs programmes nationaux de santé maternelle et infantile et de planification familiale C'est
pourquoi l'OMS a préparé des directives pour la stérilisation des femmes, afin de donner des renseignements précis et à jour sur les techniques à appliquer et sur l'orga-
et de la collectivité dans la prévention et le
traitement de ces problèmes. Une
enquête a été entreprise sur l'action éducative et sur les prestations offertes aux adolescents en matière de santé de la repro-
nisation de ce type de service.2 En Inde, l'Organisation a soutenu, à l'intention de personnel sanitaire professionnel, la formation d'enseignants en matière d'interruption médicale de la grossesse.
duction, et l'on a entamé des recherches concernant les effets physiologiques de la contraception sur la maturation des adolescentes.
Les activités de l'OMS en matière 6.zi de santé maternelle et infantile sont menées en étroite collaboration avec de nombreuses organisations non gouvernementales et des organismes du système des Nations Unies
L'hypertension gravidique (toxémie prééclamptique), affection répandue 6.19 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 609, 2977. 57
actifs dans divers domaines intéressant la 2 Organisation mondiale de la Santé. La stérilisation chez la femme : Directives pour le développement de services.
Genève, 2976 (OMS, Publication offset No z6).
ACTIVITÉ DE L'OMS
santé et le développement (rôle et condition de la femme, productivité sociale des jeunes, services sociaux et dispositions législatives concernant les femmes et les enfants).
opération, on peut citer l'organisation de réunions de comités mixtes d'experts, de consultations, de conférences -ateliers et d'autres réunions scientifiques, la création de groupes de travail inter -institutions sur
Parmi ces organismes on peut citer FISE, la
le
Fédération internationale de
Gynécologie et d'Obstétrique, le Centre international de l'Enfance, l'Association internationale de Pédiatrie, la Fédération internationale pour le Planning familial, etc. En 1976 -1977, on a passé en revue la législation et les prestations relatives aux garderies d'enfants et un projet a été entre-
des sujets déterminés, et l'organisation de missions communes de collaboration technique avec les pays. Débordant la cadre du système des Nations Unies, l'Organisation a fait appel à des spécialistes de nombreuses disciplines scientifiques pour qu'ils appor-
tent leur concours à des travaux internationaux. Sur le plan des institutions, on notera la création du Sous -Comité de la Nutrition du CAC, qui est assisté par un secrétariat permanent et un groupe consul-
pris avec le FISE au Bangladesh. Des activités ont été menées à bien avec la Fédé-
ration internationale de Gynécologie et d'Obstétrique, ainsi qu'avec l'Association internationale de Pédiatrie, en vue de renforcer le rôle des organisations professionnelles dans le domaine de la pédiatrie et de l'obstétrique sociales. Les préparatifs de l'Année internationale de l'Enfant, qui aura lieu en 1979 conformément à la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies, ont commencé.
tatif et qui remplacera l'ancien Groupe consultatif des Protéines et Calories du Système des Nations Unies.
Dans quelque pays que ce soit, les problèmes de nutrition doivent être considérés dans la cadre de la stratégie 6.z3
nationale du développement. Chaque aspect de la planification et de la programmation visant à améliorer la nutrition s'inscrit dans
Nutrition Approche multisectorielle
Si le secteur sanitaire a des responsabilités précises et importantes en ce qui concerne la prévention et le traitement 6.zz
plan de développement socio- économique et la méthode adoptée doit être conçue en fonction des conditions, des ressources et des possibilités particulières du pays. Le neuvième rapport du Comité le
mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition,
des effets de la malnutrition, il ne peut sans
coopérer avec d'autres secteurs éliminer les facteurs multisectoriels en cause. L'OMS s'est donc particulièrement efforcée de
traitant des stratégies de l'alimentation et de la nutrition dans le développement national, a été publié en 1976.1 Le sujet a également été débattu au cours des discussions techniques qui ont eu lieu pendant les
coordonner ses activités dans le domaine de la nutrition avec celles d'autres institutions s'occupant d'alimentation, de nutrition et de domaines apparentés. En 19761977, elle a renforcé ses relations de travail avec le FISE, la FAO, la BIRD et les institutions bilatérales s'intéressant à la nutri-
sessions du Comité régional de l'Asie du Sud -Est en 1976 (« Développement des programmes
nationaux
de
nutrition,
compte tenu en particulier des secteurs vulnérables de la population »), du Comité régional de l'Afrique en 1977 (« Importance de la nutrition pour le développement socio- économique »), et de l'Assemblée 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 584, 1976. 58
tion. Elle a aussi commencé à collaborer avec la nouvelle Université des Nations Unies. Au nombre de ces activités de co-
SANTÉ DE LA FAMILLE
mondiale de la Santé en 1977 (« L'importance pour la santé des politiques nationales et internationales d'alimentation et de nutrition »). L'Assemblée de la Santé a adopté une résolution (wHA3o.5 i) demandant aux Etats Membres et à l'Organisation
dologie de la Surveillance nutritionnelle a été publié en 1976,' et les trois organisations
de donner une priorité plus élevée aux problèmes d'alimentation et de nutrition dans les programmes de santé et priant l'OMS de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la coopération dans ce domaine avec les Etats Membres.
ont créé un groupe de travail chargé de coordonner les activités de coopération technique avec les pays. En collaboration avec d'autres institutions travaillant dans ce domaine, l'OMS a rédigé des directives concernant la présentation et l'utilisation
des données sur la taille et le poids des enfants ainsi que des données anthropométriques de référence destinées à être utilisées sur le plan international. La signification et la validité de certains indicateurs
Dans la Région des Amériques, le personnel affecté au projet inter -institutions 6.24
sont actuellement vérifiées dans le cadre d'enquêtes sur le terrain menées avec l'appui
de politique alimentaire et nutritionnelle nationale, l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama et l'Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des
de l'OMS en Inde, en Israël, en Italie et en Yougoslavie. Aux Philippines et à Sri Lanka, on a commencé à mettre sur pied
Caraïbes ont coopéré avec la Barbade, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, Guatemala, le Honduras, la Jamaïque, le Nicaragua, le Paraguay et la Trinité -et- Tobago en vue de l'élaboration de leur politique alimentaire et nutritionnelle. Dans les autres Régions, la coordination de la coopération technique avec Cuba, le
systèmes nationaux de surveillance nutritionnelle. Des évaluations de l'état nutritionnel ont été faites dans plusieurs des
les pays dans ce domaine diffère suivant les cas :
par exemple, l'OMS collabore avec
le FISE et la FAO au Sénégal et en Malaisie, et avec la BIRD en Indonésie. Surveillance nutritionnelle 6.25
pays d'Afrique : Angola, Botswana, Cap Vert, Congo, Haute -Volta, Kenya, Mauritanie, Mozambique, Nigéria, Ouganda, République -Unie de Tanzanie, Rwanda, Sénégal et Zaïre. En Colombie, l'Organisation a aidé à élaborer un système modèle de surveillance nutritionnelle et alimentaire utilisant les données disponibles
recueillies à d'autres fins dans différents secteurs. Activités nutritionnelles des services de santé
De nombreux pays ressentent le
besoin d'établir un système de surveillance
nutritionnelle qui constituerait un dispositif d'alerte précoce en cas de catastrophe
La nutrition n'est pas une activité qui puisse se dérouler indépendamment des autres activités du secteur sanitaire ; 6.27
imminente ou encore un instrument de planification et d'évaluation des programmes. Un système de surveillance nutri-
elle doit être étroitement liée ou intégrée à des programmes apparentés du ressort des services de santé de base tels que la santé maternelle et infantile, la planification familiale, la prévention et le traitement des
tionnelle est un élément important de tout programme d'action et l'OMS s'efforce de collaborer avec les pays pour en généraliser l'emploi. 6.26
maladies diarrhéiques, la lutte contre les maladies infectieuses, etc. ; cela est partiOMS, Série de Rapports techniques, No 593, 1976. 59
Le rapport d'un Comité mixte
FAO /FISE /OMS d'experts de la Métho-
ACTIVITÉ DE L'OMS
culièrement vrai au niveau des soins de santé primaires. En 1976 -1977, l'Organisation a insisté sur la nécessité d'intégrer la nutrition dans les services généraux de santé. Trois consultations ont eu lieu pour faire le point de l'expérience nationale ou pour élaborer des directives à cet égard : à Téhéran (Iran), sur les stratégies applicables aux activités nutritionnelles des services de santé locaux ; à New Delhi (Inde), sur
Depuis de nombreuses années, on reconnaît que l'éducation est un élément majeur de l'activité des services de santé 6.z8
pour prévenir la malnutrition. Les services
nationaux n'ont cependant pas toujours possédé une expérience suffisante à cet égard et l'efficacité de leur action n'a pas été évalué soigneusement, en particulier sur
le plan des soins de santé primaires. En 1977 l'OMS a entrepris, avec la collaboration du FISE et de la FAO, une étude et une analyse approfondies de l'expérience acquise dans ce domaine. D'autre part, les directeurs d'importants cours internationaux de formation en matière de nutrition en santé publique se sont réunis en 1976 à
l'intégration opérationnelle de la nutrition dans les programmes de planification familiale ; et à Kuala Lumpur (Malaisie), sur la
nutrition considérée dans le cadre de la santé de la famille. La méthode opérationnelle des prestations nutritionnelles et des prestations connexes (par exemple, de planification familiale) a fait l'objet d'études en Inde, en République -Unie de Tanzanie, en Somalie et en Thaïlande, avec le soutien du FNUAP et de la Fédération internationale pour le Planning familial. Les discussions techniques déjà évoquées qui ont eu
Genève pour déterminer les besoins en personnel spécialisé, en termes de nombres et de compétences.
lieu en 1976 dans la Région de l'Asie du Sud -Est ont été suivies en 1977 d'une réunion régionale sur les activités nutritionnelles des services de santé. La priorité
L'horreur des catastrophes soit naturelles soit provoquées par l'homme est souvent aggravée par la malnutrition ; l'OMS, en collaboration avec d'autres institutions, a rédigé un guide 1 destiné aux 6.29
agents qui, sur le terrain, apportent une assistance nutritionnelle lors de trophes. 6.3o
catas-
ayant été donnée à l'action concrète dans le cadre des soins de santé primaires, l'Organisation a entrepris de réexaminer les tech-
Dans la plupart des pays indus-
niques et les méthodes utilisées dans le domaine de la nutrition ; bon nombre d'entre elles devront être révisées et adaptées pour être utilisées au foyer ainsi qu'à l'échelon des soins de santé périphériques,
trialisés, les problèmes nutritionnels ne sont pas associés à une sous -nutrition primaire mais ils n'en ont pas moins de l'importance sur le plan de la santé publique ; des études
et de nouvelles méthodes devront être élaborées. Un domaine oú des travaux ont débuté en 1976 -1977 est celui de la préparation au foyer d'aliments de sevrage à partir de produits alimentaires disponibles sur les marchés locaux; l'OMS a soutenu des études pratiques à ce sujet en Inde et au Soudan. Il est indispensable d'aborder de façon plus systématique la question des techniques nutritionnelles appropriées et l'OMS va s'y employer au cours des années à venir. 6o
ont été faites dans six pays de la Région européenne sur les problèmes nutritionnels des gens âgés et sur les problèmes liés à l'utilisation croissante d'aliments « prêts à servir ». Mesures contre certaines maladies de carence 6.31 La malnutrition protéino- énergétique (protéino -calorique), l'anémie nutri1 Ville de Goyet, C. de et al. Guide to the management of nutritional emergencies in populations. Genève, Organi-
sation mondiale de la Santé, 1978 (Edition française en préparation).
SANTÉ DE LA FAMILLE
tionnelle, la carence en vitamine A et le goitre endémique ont fait l'objet d'une attention particulière. On continue à observer un très haut taux de mortalité chez les enfants souffrant de malnutrition protéinoénergétique ; or, un traitement approprié
permettrait de réduire ce taux. En 1976, l'OMS a préparé un manuel sur le traitement de la malnutrition protéino- énergétique grave et elle l'a mis à l'essai dans différentes régions en 1977. Elle a fourni une
exploré la possibilité d'utiliser à cette fin d'autres aliments. En Indonésie et aux Philippines, on a étudié la possibilité et l'utilité d'une distribution périodique d'importantes doses de vitamine A. Avec la coopération technique de l'OMS, le Programme alimentaire mondial et la Communauté économique européenne ont décidé d'enrichir en vitamine A le lait écrémé destiné aux programmes d'alimentation d'appoint des pays où il existe une carence en cette vitamine. Des recherches appliquées ont été entreprises en Birmanie, au Guatemala, en Inde et en Thaïlande pour étudier les possibilités d'application et l'efficacité
aide aux pays qui cherchent à mettre au point des préparations peu coûteuses que l'on pourrait utiliser dans le cadre de programmes de prévention de cette forme de malnutrition. En 1977 également, une consultation d'experts organisée conjointement par la FAO et l'OMS a eu lieu sur l'emploi des graisses et des huiles dans la nutrition humaine.' Au cours des discussions techniques de la Trentième Assemblée mondiale de la Santé, déjà mentionnées, on
de différents moyens de lutte contre les anémies nutritionnelles ; on y a comparé le procédé d'enrichissement des aliments avec
celui de la distribution d'apports complémentaires en fer. On dispose déjà de techniques adéquates pour la prévention du goitre ; en collaboration avec le FISE,
a abordé une autre question de grande importance : comment satisfaire les besoins
l'OMS prépare un rapport commun qui passe en revue les toutes dernières informations sur sa prévalence et les mesures de lutte recommandées.
nutritionnels des femmes enceintes et des mères allaitantes.
La lutte contre la malnutrition 6.32 protéino- énergétique, en particulier chez les enfants,
est un problème complexe
Education pour la santé L'un des principaux objectifs de l'éducation pour la santé est d'amener les 6.33
exigeant des efforts multidisciplinaires dans
plusieurs secteurs y compris celui de la santé ; en revanche, pour lutter contre certaines carences nutritionnelles, il existe des techniques d'efficacité éprouvée pouvant être appliquées dans le seul secteur sanitaire.
gens à assumer eux -mêmes la responsabilité de leur santé, autrement dit de promouvoir
Ainsi, certains pays d'Amérique centrale, avec la coopération technique de l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, luttent déjà contre la carence en vitamine A grâce à l'enrichissement du
l'autoresponsabilité de l'individu, de la famille, de la collectivité et de la nation dans le domaine sanitaire. En 1976 -1977, dans le cadre de leurs études communes sur les différents moyens de satisfaire les besoins fondamentaux en matière de santé, l'OMS et le FISE ont procédé à une enquête qui a été publiée sous le titre « Engagement communautaire dans les soins de santé primaires : Etude sur le processus de moti-
sucre en cette vitamine. Ailleurs, on a
1 Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture. Rôle des graisses et des huiles alimentaires dans la nutrition humaine. Rome, 1978. 6i
vation et de participation continue de la communauté ». Les auteurs de cette étude
ACTIVITÉ DE L'OMS
ont essayé de présenter des exemples d'enga-
consiste uniquement à produire des films, des affiches,
gement communautaire, de déterminer les éléments de motivation individuelle et collective qui ont amené à créer et à maintenir des services de santé à l'échelon de la collectivité, et de décrire comment on pouvait, de l'intérieur et de l'extérieur, mobiliser et éduquer les individus et la collectivité elle -même. Des monographies ont été réalisées dans neuf collectivités des pays suivants : Botswana, Costa Rica, Indonésie, Mexique, Samoa, Sénégal, Sri Lanka, Viet
ignorer que
des opuscules, etc. C'est les programmes sanitaires,
comme les autres programmes de dévelop-
pement, visent non seulement à informer mais aussi à changer le comportement. Les participants aux discussions techniques de la session de 1977 du Sous -Comité A du Comité régional de la Méditerranée orien-
tale sur la question de l'éducation pour la santé, considérée plus particulièrement dans
l'optique des soins de santé primaires, ont
Nam et Yougoslavie.
conclusions justifient le nouvel intérêt que l'on porte au Les
développement communautaire axé sur la participation de la collectivité, et indiquent que les progrès de l'éducation tant formelle qu'informelle ont amené les gens à s'enga-
passé en revue l'expérience acquise. Un document intitulé « Contribution des recherches collectives de l'OMS sur l'éducation sanitaire à la promotion des soins de santé », établi à l'intention de la dix huitième session du Comité consultatif de la
ger davantage dans l'action communautaire. L'étude souligne le rôle important que les femmes jouent dans ce processus. Il semble que depuis les années 195o les collectivités soient beaucoup mieux disposées que jadis à accepter le changement, ce qui semble s'expliquer surtout par l'amélioration des moyens de communication
Recherche médicale en 1976, a mis en doute la valeur universelle des hypothèses sur lesquelles est fondée l'éducation sanitaire telle qu'elle est dispensée couramment.
(réseaux routiers, radio, télévision, journaux). Néanmoins, il faudrait en savoir davantage sur certains aspects de ce processus : engagement de la collectivité dans
Les recherches que l'OMS a menées en 1976 et 1977 sur l'éducation sanitaire ont porté plutôt sur les aspects opérationnels que sur les problèmes théoriques. Ces recherches se sont intéressées surtout aux situations locales et, par conséquent, visaient essentiellement à trouver les solutions et les méthodes d'éducation sanitaire les mieux adaptées à ces situations. 6.35
l'ensemble du processus de planification, importance de la structure communautaire traditionnelle dans les prises de décisions, nature et importance du soutien extérieur sur le plan tant national qu'international. 6.34 des
des pays
L'Organisation a collaboré avec de toutes les Régions pour
A mesure que la nouvelle approche
développer le potentiel national en matière d'éducation pour la santé. En Afghanistan, en Indonésie, en Malaisie, au Pakistan, aux
soins de santé primaires gagne du
terrain, les autorités sanitaires réclament une
action éducative plus énergique et plus efficace dans le cadre de leurs programmes
Philippines et à Sri Lanka, les services existants ont été renforcés, tandis qu'à Antigua, au Qatar, à Sainte -Lucie et à Saint -Vincent, l'OMS s'est efforcée de mettre des services en place. 6.36 L'éducation sanitaire permet d'établir une liaison entre le secteur de la santé et les autres secteurs. Un exemple en est
de développement des services de santé.
Un grand nombre de pays sont loin de pouvoir faire face à leurs besoins et, par ailleurs, ceux qui décident des grandes orientations, des plans et des programmes considèrent souvent que l'action éducative 6z
l'éducation sanitaire à l'école, qui a mis
SANTÉ DE LA FAMILLE
l'accent ces dernières années sur la préparation à la vie de famille. Durant la période 1976 -1977, l'OMS, l'OIT, la FAO et l'UNESCO, en collaboration avec le FISE, le PNUD, le FNUAP et la Fédération internationale pour le Planning familial, se sont efforcées d'inscrire aux programmes de
Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine 6.38 Bien qu'un certain nombre d'Etats Membres signalent des progrès dans l'exécution de leurs programmes de planification familiale, dans l'ensemble il règne à cet égard une certaine inquiétude. La « pilule », la
développement rural des notions d'éducation sanitaire qui insistent particulièrement sur la santé de la famille. Une réunion interrégionale s'est tenue en Afghanistan en 1976 ; elle sera suivie de conférences -
plus largement utilisée de toutes
les
ateliers qui seront organisées sur le plan national. En 1977, une réunion interdisciplinaire a eu lieu en Ouganda.
L'éducation pour la santé ne doit pas être considérée en dehors mais dans le cadre des autres programmes de santé. Aux 6.37
Philippines, une étude à son sujet a été entreprise conjointement avec un projet de réhydratation par voie orale. Il s'agit d'identifier les facteurs qui influent sur la réaction
de la collectivité au programme, de voir comment les populations perçoivent le problème des maladies diarrhéiques, quelle
méthodes modernes de contraception, a fait l'objet d'une grande publicité à cause de son association avec la thromboembolie. On a soulevé presque aussi souvent des questions auxquelles, pour l'instant, il n'est pas possible de répondre : Les contraceptifs hormonaux provoquent -ils le cancer ? Les dispositifs intra- utérins peuvent -ils provovoguer l'infection et la stérilité ? Le recours à l'avortement pour la limitation des naissances met -il en danger les grossesses ultérieures ? Dans quelle mesure la stérilisation, chez l'homme ou la femme, risque t -elle d'entraîner des troubles psychiques ?
La prestation de services de planification familiale, surtout dans les zones rurales des pays en développement, se révèle une tâche très difficile. Même quand ces services
idée elles se font de la réhydratation et comment elles acceptent cette méthode de
soins, de passer en revue
la
nature et
l'étendue du programme d'éducation pour la santé et d'étudier son incidence sur la
existent, ils ne sont que peu acceptés et le taux élevé des abandons est décourageant. 6.39
participation de la collectivité à l'action sanitaire. Un manuel sur l'éducation sanitaire dans le contexte de la vaccination a été rédigé et est actuellement mis à l'essai dans plusieurs pays. Indépendamment des travaux sur les aspects éducatifs des activités de planification familiale et de santé mater-
Ce sont là des problèmes réels dont
la plupart ne sauraient être résolus par un simple accroissement des services ou des moyens de financement ; ils exigent des travaux de recherche. Pourtant, l'effort global que le monde consacre à la recherche
nelle et infantile, des études ont été entreprises sur les pratiques actuelles dans les domaines de la procréation et de la puériculture et leurs incidences sur l'éducation sanitaire dans le contexte des activités de santé maternelle et infantile. Des travaux
sur les aspects biomédicaux et les prestations en matière de régulation de la fécondité est regrettablement faible : les crédits qui y sont affectés par les pouvoirs publics ne représentent qu'environ-1 % des dépenses qu'ils consacrent à la recherche sur les pro-
ont commencé aussi sur la composante éducation sanitaire des campagnes d'approvisionnement en eau des régions rurales. 63
blèmes de santé, bien que la planification familiale intéresse virtuellement tous les couples en âge de procréer. Le programme
ACTIVITÉ DE L'OMS
spécial OMS de recherche en reproduction humaine 1 sert de point focal aux maigres ressources techniques et financières dispo-
contraceptifs injectables, la continence périodique, la stérilisation chirurgicale et les
techniques d'avortement n'ont été faites que pour les femmes des pays développés. Or, les autorités des pays en développement veulent savoir dans quelle mesure les résultats de ces études sont applicables aux
nibles. Il répond aux demandes des Etats Membres tendant à intensifier la recherche dans ce domaine en lui donnant une dimension internationale et à renforcer les moyens
de recherche correspondants à l'échelon national. Sa stratégie est orientée vers des programmes précis et vise à définir des technologies adaptées aux conditions qui règnent dans les pays en développement. On entend ici par « technologie» non seule-
femmes en bonne santé de ces pays, eu égard aux différences de taille, d'habitudes alimentaires et de tableaux de reproduction, et elles se demandent ce qu'il advient quand, par exemple, la pilule, le DIU ou les injectables sont fournis à des femmes malnutries ou infestées de parasites. Tableau 6.2
ment les méthodes de régulation de la fécondité, mais aussi les moyens de les rendre acceptables et d'assurer les prestations, principalement au niveau des soins de santé primaires. Bien qu'il mette surtout
Recherches de l'OMS sur l'innocuité et l'efficacité des méthodes actuelles de contraception
l'accent sur la recherche en matière de régulation de la fécondité, le programme comprend aussi des recherches sur l'infécondité et sur la mortalité intra- utérine. Technologie pour la régulation de la fécondité Essais de pilules chez les femmes en bonne santé Pilule et lactation Pilule et malnutrition Pilule et maladies parasitaires Pilule et maladies cardio -vasculaires
Essais de contraceptifs injectables chez des femmes en
Dans le domaine de la technologie applicable à la régulation de la fécondité, la 6.40
bonne santé Contraceptifs injectables et lactation Contraceptifs injectables et malnutrition Contraceptifs injectables et infestation par la douve du foie
recherche comporte deux aspects principaux : évaluer dans les pays en développement l'innocuité, l'efficacité et l'acceptabilité des méthodes actuellement disponibles,
Essais de DIU chez des femmes en bonne santé DIU et anémie l'avortement DIU et maladies inflammatoires pelviennes Evaluation des périodique
DIU introduits immédiatement après l'accouchement ou méthodes
actuelles
de
continence
et entreprendre des recherches pour améliorer ces méthodes et en mettre au point d'entièrement nouvelles. Innocuité et efficacité des méthodes 6.41 existantes. Il est nécessaire d'évaluer les méthodes existantes dans les pays en
Evaluation des méthodes chirurgicales et fibroscopiques actuelles de stérilisation Effets à long terme de la stérilisation sur la menstruation Séquelles psychiques de la stérilisation Evaluation de différentes techniques et de différents matériels pour l'avortement Séquelles à long terme de l'avortement:
- effet sur les grosseses ultérieures
- stérilité
développement parce que, dans l'ensemble,
des études minutieuses sur l'innocuité et l'efficacité de méthodes telles que la pilule, les dispositifs intra- utérins (DIU), les 1 On trouvera une description plus complète de ce programme dans : Special programme of research, development and research training in human reproduction, Fifth
Le tableau 6.2 indique quelques projets de TOMS qui ont pour objet de 6.42
répondre à ces questions. Ces études fournissent dans un délai d'un à trois ans des
Annual Report, novembre 1976 (document OMS/HRP 76.ra Rev.,) et Sixth Annual Report, novembre 1977 (document OMS/HRP 77.3).
résultats qui sont immédiatement applicables dans le cadre des programmes de planification familiale. Par exemple, les essais visant à comparer du point de vue de leur innocuité et de leur efficacité les dif64
SANTÉ DE LA FAMILLE
férentes pilules et les différents DIU ou contraceptifs injectables actuellement disponibles fournissent aux autorités les données concernant leur propre population qui
leur permettent de décider quel médicament ou dispositif ils doivent inclure dans
dangereux dans des populations où la fonction hépatique risque d'être perturbée par une infestation parasitaire. Jusqu'à présent, les études à ce sujet menées sur le terrain dans des zones rurales de Thaïlande
n'ont en aucune façon indiqué que les contraceptifs injectables pourraient avoir un effet nocif sur la fonction hépatique chez les femmes infestées par la douve du foie. 6.44
leur programme. L'utilité d'entreprendre de telles études dans plusieurs centres à la fois est apparue clairement en 1977 lorsqu'on a analysé les données résultant de l'essai par l'OMS, dans dix centres, des contraceptifs injectables actuellement disponibles. On a relevé alors quelques différences appréciables d'une population à l'autre en ce qui concerne l'incidence de l'aménorrhée et du saignement intermenstruel provoqués par les substances injectées. En outre, les taux de défection ont révélé que la tolérance culturelle des perturbations menstruelles était extrêmement
Cependant, les résultats ne sont
pas tous aussi encourageants. Chez bien des femmes, les DIU provoquent une augmentation des pertes de sang menstruelles. Dans les pays développés, cette perte ne conduit
pas à l'anémie, mais il ressort des études faites
par l'OMS qu'elle aboutit à un
variable selon la population. Les conclusions tirées des résultats d'autres études de l'OMS ont déjà été incorporées dans les politiques gouvernementales en matière d'interruption de grossesse ; on citera à titre d'exemples le choix, par souci de sécurité, de l'aspiration par le vide de préférence à la dilatation avec curetage, et la décision,
épuisement des réserves de fer de l'organisme dans les populations souffrant de malnutrition. Les premiers résultats des études de l'OMS portant sur des femmes souffrant de malnutrition marginale et qui utilisent la pilule donnent à penser que celle -ci a peut -être un effet nuisible sur le métabolisme des vitamines. Ces problèmes font actuellement l'objet d'études complé-
mentaires en raison de leurs importantes incidences sur le plan de la santé publique. 6.45
pour des raisons de simplicité et d'écono-
mie, de pratiquer cette intervention en traitement locale.
Méthodes améliorées et méthodes nou-
ambulatoire
sous
anesthésie
velles. Ceux qui connaissent bien ce domaine
ont renoncé depuis longtemps à rechercher le « contraceptif idéal ». Ce qu'il faut, c'est
Dans certains pays en dévelop6.43 pement, les pouvoirs publics ont hésité à inclure des contraceptifs oraux dans leur programme de planification familiale parce
qu'on a fait état d'un risque accru de thromboembolie chez les femmes occidentales. En fait, les études menées par l'OMS donnent à penser que les femmes asiatiques, tout au moins, courent peut -être un moindre risque à cet égard. De même, du fait que le foie joue un rôle essentiel dans l'élimination des contraceptifs injectables par l'organisme, il a été demandé à l'OMS
tout un éventail de méthodes différentes, car en matière de planification familiale, les préférences personnelles jouent un rôle capital. De plus, la facilité avec laquelle telle ou telle méthode peut être assurée dépend des conditions dans lesquelles fonctionnent les services de santé, du
niveau d'éducation de la population et d'autres facteurs qui interviennent sur le plan local. La nécessité de diversifier les méthodes tient aussi à des considérations de santé : il en est qui provoquent dans une
si l'emploi de ces derniers ne serait pas 65
certaine proportion des effets secondaires ; d'autres sont contre -indiquées chez les
ACTIVITÉ DE L'OMS
femmes atteintes de certaines maladies ou affections ; certaines enfin semblent convenir aux femmes des pays développés, mais
ne devraient pas être utilisées, pour des raisons nutritionnelles ou autres, par celles des pays en développement. L'approche suivie par le programme pour répondre à ces besoins emprunte trois directions principales visant i) à rendre les méthodes et techniques actuelles de régulation de la fécondité plus sûres, plus efficaces, plus simples à appliquer et à dispenser, et enfin mieux accep6.46
pement parce que faciles à administrer, le programme a mis au point un système qui libère les stéroïdes à un rythme faible et constant, ce qui devrait permettre de vaincre certains des principaux effets secondaires que provoquent les préparations actuellement disponibles. Les études faites par LOMS ont révélé que l'emploi de DIU
entièrement nouveaux libérant des hormones permet de réduire considérablement
à mettre à la disposition des programmes de planification familiale des tables, z)
modalités de régulation de la fécondité entièrement nouvelles qui, de l'avis de ceux
pertes menstruelles par rapport aux niveaux antérieurs à l'insertion du dispositif ; on met en route des études cliniques sur des DIU libérant des hormones dont la durée d'utilisation potentielle serait de dix à vingt ans. Les anneaux vaginaux contenant des substances médicamenteuses qui les
sont actuellement mis au point dans le cadre du programme peuvent être mis en place ou retirés à volonté par l'utilisatrice, dès lors qu'un auxiliaire sanitaire lui aura donné des instructions élémentaires à cet effet. Les femmes qui s'en sont servi se sont déclarées satisfaites et, si les essais cliniques
qui en sont responsables, permettraient à cette planification d'être mieux acceptée et plus largement utilisée, par exemple des médicaments pour hommes, des vaccins, des préparations postcoïtales et des abortifs, et 3) à renforcer dans les pays en dévelop-
pement les ressources nationales pour la reproduction humaine et de planification familiale. recherche en matière 6.47
continuent à donner de bons résultats, ces Tableau 6.3 Recherches de l'OMS sur des méthodes de contraception améliorées ou nouvelles Pilule de papier
de
Ces travaux de recherche et de
développement (voir le tableau 6.3) seront de plus longue durée que l'évaluation des
méthodes existantes, puisque la mise au point de méthodes de limitation des naissances
Contraceptifs injectables é action prolongée Implants biodégradables DIU chargés d'hormones
exige
inévitablement
un
long
processus de démonstration de leur efficacité et de leur innocuité. Généralement, il
DIU mis en place immédiatement après l'expulsion du placenta
s'écoule de dix à quinze ans entre la découverte d'un composé et la commercialisation du produit utilisé pour la régulation des naissances. 6.48
Dispositifs intracervicaux Anneaux vaginaux Nécessaires et dispositifs pour déterminer la période féconde
Stérilisation chimique pour les femmes
Les méthodes nouvelles en sont à
Abortifs (p. ex. prostaglandines, produits végétaux) Contraceptifs postcoitaux Pilules et contraceptifs injectables pour hommes Vaccins anti- grossesse
différents stades de leur développement,
mais on a déjà relevé quelques résultats très
positifs. C'est ainsi que pour les contraceptifs injectables à action prolongée, très demandés dans nombre de pays en dévelop66
Vaccins agissant contre les spermatozoides et les ovules
SANTÉ DE LA FAMILLE
anneaux devraient être à la disposition du public dans un délai de trois à quatre ans. 6.49
ment qui ne s'étaient pas révélés prometteurs ont déjà été abandonnés. Infécondité
La mise au point de nécessaires
simples à manier et précis dans leur usage dont puissent se servir elles- mêmes, pour déterminer leur période féconde, les femmes
Nombre des travaux de recherche du programme qui portent sur la mise au 6.5 i
qui désirent une méthode fondée sur la continence périodique a nécessité de multiples travaux de recherche très complexes. On a découvert dans l'urine plusieurs substances qui se comportent d'une façon caractéristique pendant le cycle menstruel et
point de méthodes de régulation de la fécondité peuvent s'appliquer directement au diagnostic et au traitement de l'infécon-
dité. Par exemple, dans le cadre des recherches sur les méthodes immunologiques, on étudie des sérums provenant de couples stériles en vue de déceler les anticorps qui
sur lesquelles on pourrait baser des techniques simples
permettant de prévoir
l'ovulation. Le programme a mis en évidence l'utilité des prostaglandines comme méthode non chirurgicale et plus sûre pour les
pourraient expliquer leur infécondité. Diverses méthodes diagnostiques, telles que l'analyse du sperme, utilisées dans le traite-
ment clinique de l'infécondité ont été normalisées. Les moyens simples de déter-
avortements au cours du deuxième
trimestre de gestation, et les recherches à cet effet sont presque achevées. Un suppositoire aux prostaglandines a été mis au point et fait actuellement l'objet d'essais en d'être utilisé en traitement ambulatoire, par la femme elle -même, pour interrompre une grossesse pendant le premier trimestre. Cette méthode devrait alléger considérable-
miner la période féconde présentent de l'intérêt pour le traitement de l'infécondité. Parmi les autres recherches intéressantes à cet égard figurent les travaux portant sur la
régulation de la fécondité masculine, les séquelles de l'avortement provoqué et les méthodes postcoïtales.
ment le fardeau que l'avortement impose aux services de santé lorsqu'il est inclus dans les programmes de planification familiale.
En outre, en 1 976 -1977 des recherches épidémiologiques sur l'infécondité ont été menées, à la demande des Gouvernements de ces pays, dans certaines régions de la République -Unie du Cameroun et du 6.5 z
D'autres méthodes telles que les vaccins pour la régulation des naissances 6.5o
Soudan où l'incidence de la stérilité pose une grave problème de santé publique. Un
et les produits assurant une régulation de la
centre collaborateur de l'OMS pour la recherche sur les agents favorisant la
fécondité chez l'homme n'en sont encore
qu'aux débuts de leur mise au point. Il subsiste beaucoup d'incertitude à cet égard,
fécondité a formulé des directives pour l'évaluation des médicaments utilisés dans le traitement de l'infécondité. Justification sanitaire de la planification familiale 6.53
mais on a néanmoins inclus dans le programme quelques approches à haut risque dans des domaines où l'on a estimé qu'un
succès pourrait avoir des répercussions considérables. La planification du programme prévoit des points d'arrêt où les décisions se prennent quant à la poursuite des travaux : c'est ainsi que plusieurs
Bien des études faites dans des
domaines de recherche et de développe67
pays développés ont montré que l'âge qui convient le mieux à la procréation se situe pour les femmes entre zo et 3o ans, tant pour la mère que pour son enfant ; c'est
ACTIVITÉ DE L'OMS
dans les familles peu nombreuses que la santé et le développement de l'enfant sont les plus satisfaisants, et ce sont les mères qui ont le plus d'enfants qui courent le plus de risques. Les effets d'un bref espacement des naissances sont moins bien attestés. Les
Acceptabilité et prestation des services
L'acceptabilité pour les utilisatrices des différentes méthodes de régula6.5 5
tion de la fécondité, de ceux qui les dispensent et du cadre dans lequel sont assurées
autorités des pays en développement ont demandé si l'on a observé les mêmes relations dans leurs populations qui souffrent de malnutrition, d'infections et d'une insuffisance des soins de santé. Peut -être même les associations constatées sont -elles
les prestations est un élément crucial du succès des programmes de planification familiale. Cette acceptabilité varie beaucoup d'une population à l'autre. L'Assemblée mondiale de la Santé insiste de plus en plus sur l'importance de la recherche sur les
aggravées par l'environnement hostile ? Dans l'affirmative, les programmes de planification familiale de ces pays seraient encore
services de santé, et celle -ci intéresse au premier chef la planification familiale qui est un domaine d'activité relativement nouveau exigeant la couverture permanente
plus justifiés et l'on pourrait recenser les femmes qui courent le plus de risques et, partant, ont le plus besoin de soins.
d'une proportion importante de la population. Le tableau 6.4 illustre dans leurs grandes lignes les recherches sur l'acceptabilité et la prestation des services qui sont entreprises dans le cadre du programme. On dispose maintenant de données sur les attitudes des usagers et des usagers potentiels à l'égard des différentes mé6.56 Tableau 6.4 Recherches de l'OMS sur l'acceptabilité et la prestation des services en matière de contraception Questions générales d'acceptabilité:
Les résultats émanant de centres situés dans cinq des neuf pays participant à une étude collective de l'OMS visant à répondre à ces questions (Inde, Iran, Liban, Philippines et Turquie) ont été publiés." 2 Certaines des associations observées dans des pays développés ont été confirmées, tandis que d'autres ne l'étaient pas. C'est 6.54
en ce qui concerne la mortalité intra- utérine
et la mortalité chez les nourrissons et les enfants que l'on a constaté le plus clairement les effets que peuvent avoir sur la santé la période, l'espacement et le nombre
des grossesses. En revanche, les associations étaient moins nettes dans le cas de la santé, de la croissance, du développement et de l'état nutritionnel de l'enfant et de la santé de la mère. On prépare la publication des résultats obtenus dans les centres situés dans les quatre autres pays (Colombie, Egypte, Pakistan et République arabe
- voies d'administration - contraception masculine - attitudes à l'égard de la menstruation - contraceptifs injectables - anneaux vaginaux - suppositoires vaginaux à la prostaglandine - pilule de papier - stéroides pour hommes
Acceptabilité de certaines méthodes :
Facteurs concernant la méthode, le personnel et les prestations qui influent sur le choix et la poursuite de l'utilisation des pilules, des DIU et des contraceptifs injectables
syrienne) ayant participé à l'étude. 1 Omran, A. R. & Standley, C. C., ed. Family formation patterns and health. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1976.
Utilisation de personnels autres que les médecins en ce qui concerne: - les pilules, les DIU, les contraceptifs injectables - les méthodes fondées sur la continence périodique - la stérilisation de l'homme - la stérilisation de la femme Encadrement par des personnels autres que les médecins
Recours à des moyens différents pour la prestation des services en milieu urbain et en milieu rural
Standley, C. C. & Kessler, A. Impact of fertility regulation on the health and nutrition of mother and child. In : Symposium on the Mother /Child Dyad a
Association de la planification familiale à d'autres aspects des soins de santé maternelle et infantile
Nutritional Aspects, Uppsala, June 1977 (sous presse).
68
SANTÉ DE LA FAMILLE
thodes. Par exemple, les recherches sur l'acceptabilité de diverses composantes des méthodes existantes ou potentielles de contraception masculine ont révélé que la mise au point de pilules ou de contraceptifs injectables pour hommes favoriserait beaucoup la pratique de la planification familiale. Les premiers résultats d'une étude visant à déterminer si les femmes préféraient l'administration de contraceptifs par voie orale, intravaginale ou parentérale ont
mettre en place des DIU. Des services de planification familiale ont déjà demandé que leur soient fournis les manuels de formation, les listes de vérification et les formules d'enregistrement qui ont été mis au point pour ces recherches. Des études plus
novatrices donnent à penser qu'il serait possible d'apprendre aux infirmières de salle d'opérations à pratiquer la stérilisation de la femme et aux étudiants en médecine la vasectomie. Par ailleurs, à la demande des gouvernements, le champ d'activité des recherches sur la prestation des services a
montré qu'elles attachent plus d'importance à l'efficacité, aux effets secondaires et à la commodité d'une méthode qu'à la voie d'administration proprement dite. En 1978 les travaux de recherche sur l'acceptabilité engloberont un plus large éventail de problèmes d'ordre psycho -social, tels que
été étendu en 1977 à des problèmes de caractère plus général tels que l'intégration de la planification familiale à d'autres services dans le cadre des soins de santé primaires. Autoresponsabilité nationale recherche en
les attitudes et les croyances générales au sujet de la planification familiale.
matière
de
L'étude des facteurs qui influent sur le choix d'une méthode par une population et déterminent la continuation de son emploi revêt une importance fondamentale pour la planification des prestations. On commence à discerner des différences très nettes entre les pays ou entre les différentes populations (urbaines et rurales) d'un pays donné en ce qui concerne les méthodes qui recueillent le plus de suffrages. Ces renseignements permettent aux responsables des programmes de mieux combiner dans leur ensemble les méthodes à dispenser, les besoins en personnel et en formation et les 6.57
6.59
Une grande partie des activités
entreprises dans le cadre du programme en coopération avec les autorités nationales
vise à aider les pays en développement à assumer eux -mêmes la responsabilité des travaux de recherche sur la régulation de la fécondité, grâce au renforcement de leurs institutions et à un effort de formation à la recherche qui est actuellement le plus considérable qui soit dans ce domaine (tableau 6.5). Il s'agit de créer des res-
sources pour que les programmes nationaux de planification familiale puissent effectuer des travaux de recherche, adapter les techniques, interpréter les progrès réalisés ailleurs, et pour permettre aux spécialistes scientifiques de pays en développement de contribuer pleinement aux
aspects logistiques. 6.5 8
Etant donné la grave pénurie de
médecins dans les pays en développement, on a entrepris d'étudier sur le terrain l'em-
ploi d'autres catégories de personnels de santé pour diffuser les méthodes de planification familiale. Ces études ont indiqué, par
activités dans ce domaine. Ce renforcement des institutions va bien au -delà des apports techniques et financiers de l'OMS : c'est un processus « d'apprentissage par l'action»
exemple, que, moyennant une formation appropriée, les sages- femmes n'éprouvent guère de difficulté à acquérir les connais-
dans lequel les institutions des pays en développement participent activement à
sances et les compétences requises pour 69
l'effort de recherche international en y apportant leur contribution.
ACTIVITÉ DE L'OMS
6.6o
Un soutien
de base
(matériel,
Tableau 6.5
fournitures et salaires) pour aider à cons-
Renforcement des moyens de recherche
tituer ou à renforcer un noyau de recherches ainsi assuré d'un appui régulier a été fourni à un réseau de centres collaborateurs en Argentine, au Brésil, au Chili, Soutien de base et autre pour les noyaux de recherche Centres collaborateurs de l'OMS pour la reproJuction humaine: salaires - réseau de centres pour la recherche matériel clinique et la recherche sur le terrain fournitures - centres de recherche et de formation consultants formation Renforcement des moyens de recherche concernant divers projets (comme ci- dessus) Bourses de formation à la recherche Cours de formation à la recherche Contrôle de la qualité et norm alisation des méthodes de laboratoire Petites fournitures et pièces de rechange Abonnements à des revues et livres Réunions techniques Publications °
à Cuba, en Egypte, en Inde (trois), au Mexique (deux), au Nigéria, au Pakistan, aux Philippines, en République de Corée, à Singapour, en Thaïlande (deux), en Tunisie, en Yougoslavie et en Zambie. Ces centres,
ainsi que beaucoup d'autres institutions dans des pays en développement, participent aux projets de groupes d'action pour
lesquels ils bénéficient aussi d'un soutien sous forme de matériel, de fournitures et de salaires. Ces groupes d'action sont l'un des
principaux outils de la recherche et du
développement dans le cadre du programme et rassemblent en équipes des spécialistes scientifiques provenant de différents établissements, pays et disciplines en vue de planifier et d'exécuter des recherches sur diverses approches de la régulation de la fécondité, ainsi que sur leur acceptabilité et la prestation des services.
gramme :
Comptes rendus de réunions soutenues par le pro-
Cinader, B. & de Weck, A., ed. Immunological response of the female reprodutive tract, Copenhague, Scriptor, 1976. Harper, M. J. K. et al. Davelopment of vaccines for fertility regulation, Copenhague, Scriptor, 1976. Harper, M. J. K. et al., ed. Ovum transport and fertility regulation, Copenhague, Scriptor, 1976. Boettcher, B. et al., ed. Auto- and iso- antibodies to antigens of the human reproductive system, Acta pathol. microbiol. scand., suppl. 258 (1977). Diczfalusy, E. ed. Regulation of human fertility, Copenhague, Scriptor, 1977.
Les ressources en personnel ont 6.61 été renforcées de plusieurs façons. Outre le financement de postes, le programme a
6.6z
Les installations de
laboratoire
pour le titrage radio- immunologique des hormones sexuelles et la biochimie clinique ont été renforcées dans des centres situés à
pu prêter
le concours
de consultants,
notamment pour la formation de personnel
de laboratoire. Une centaine de bourses, pour la plupart d'une durée d'un an, ont été attribuées en 1976 -1977 à des chercheurs pour acquérir une formation ou se perfec-
Cuba, en Egypte, en Inde (trois centres), dans la République de Corée et en Thaïlande pour leur permettre d'effectuer les études pharmacologiques et métaboliques nécessaires à l'évaluation des méthodes de régulation de la fécondité. Un renforcement
tionner à l'étranger et plusieurs cours de formation ont été organisés, par exemple sur la méthodologie des essais cliniques et sur la normalisation des méthodes de laboratoire .1 On s'est efforcé tout spécialement de mettre à la disposition des centres des experts des sciences sociales et de l'épidémiologie.
analogue est prévu pour le centre situé en Tunisie. Les installations utilisant des primates ont été renforcées en Argentine et en
Inde. Pour assurer la comparabilité des résultats d'essais effectués dans plusieurs centres et pour aider ces derniers à contrôler les résultats de leurs propres titrages, tous les centres disposant d'installations de laboratoire participent au programme de normalisation et de contrôle de la qualité 70
1 Voir aussi page 93.
SANTÉ DE LA FAMILLE
des méthodes de laboratoire, qui s'étend maintenant à 143 laboratoires situés dans 44 pays.
butions versées au fonds bénévole pour la
Quelques institutions de pays dé6.63 veloppés ont été renforcées, surtout pour les rendre mieux aptes à assurer une formation à la recherche et à collaborer à des travaux de recherche avec des pays en dévelop-
promotion de la santé par le Canada, le Danemark, la Finlande, la Norvège et le Royaume -Uni, ainsi que par le FNUAP. 6.65
La coordination avec un grand
pement, y compris l'évaluation dans plusieurs centres des méthodes de régulation de la fécondité. Ces centres sont situés en Aus-
nombre d'autres institutions est réalisée grâce à différents mécanismes, depuis la planification et l'exécution de projets en commun jusqu'à la consultation technique.
L'OMS a invité à une réunion qu'elle a organisée en septembre 1 977 quinze institutions gouvernementales et non gouvernementales menant des programmes actifs de recherche sur la régulation de la féconCes institutions représentaient la presque totalité des investissements consa-
tralie, au Canada, aux Etats -Unis d'Amérique, en Hongrie, au Royaume -Uni, en Suède et en URSS ainsi qu'à Berlin (Ouest). Portée internationale du programme
dité.
Des spécialistes scientifiques de 69 pays, dont 45 sont des pays en développement, participent au programme en 6.64
crés par le secteur public à la recherche sur les aspects biomédicaux et l'élément « prestations » de la planification familiale.
qualité de chercheurs, de conseillers, de stagiaires, etc. En 1977, le programme a été
Les priorités et les stratégies de ces institutions ont été passées en revue, ainsi que leurs activités en cours ou prévues.
soutenu principalement grâce aux contri-
71
Chapitre 7
Développement
des personnels de santé 7.1
DÉCISIONS prises par l'As L ES semblée mondiale de la Santé en ont confirmé les travaux 1976
par l'Organisation depuis de nombreuses années et ont proclamé le nouveau rôle que l'OMS va jouer à l'égard amorcés
t -elle, lorsqu'elle collabore, sur la demande des pays, à leur planification sanitaire nationale, à ce que la préparation des personnels de santé fasse partie intégrante du plan.
des Etats Membres dans le domaine du développement des personnels de santé (résolution WHA29.72). Le nouveau programme vise essentiellement à regrouper tous les aspects du développement des personnels de santé - planification, formation (« production ») et gestion - en un tout administratif et fonctionnel entièrement axé sur le développement de services de santé structurés de manière à répondre aux besoins réels et aux demandes de populations entières. La notion de développement intégré des services et des personnels de santé a été accueillie favorablement par les pays, dont plusieurs sont en train les mesures voulues pour réformer la structure administrative de
La notion d'intégration a été énoncée dans le sixième programme général de 7.3
travail et entérinée par l'Assemblée de la Santé dans sa résolution wHAZ9.72. Cependant, bien que le principe de la priorité à la couverture sanitaire complète de la population ait été généralement accepté, la
plupart des gouvernements ne semblent pas encore en mesure de prendre la décision politique d'apporter à l'orientation de leurs services de santé et aux dépenses de ceux -ci les modifications qu'une telle priorité exige.
de prendre
La formulation d'un programme mondial OMS à moyen terme pour le développement des personnels de santé (1978 -1983), s'inspirant du sixième pro7.4
leurs services de santé ainsi que de leurs systèmes de développement des personnels de santé et pour éliminer les barrières entre l'enseignement et la prestation de services.
gramme général de travail, a constitué un
important pas en avant au cours de la période biennale. Ce programme définit clairement les principaux problèmes que posent aux pays les trois grandes composantes du processus de développement des
Cette nouvelle politique a entraîné d'importants changements au sein de l'Organisation, favorisant la coopération entre tous les secteurs qui s'occupent du développement des services de santé et de celui des personnels de santé. Aussi l'OMS veille7.2
personnels de santé - planification, production et gestion - et propose une série d'actions échelonnées par lesquelles l'OMS pourra s'associer aux efforts des Etats Membres pour résoudre systématiquement 72
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
ces problèmes et atteindre des objectifs bien définis et, si possible, quantifiés.
d'enseignement et a attribué de.''nonibreuses bourses pour l'étude de l'en-
Certains éléments du programme à moyen terme sont déjà en train de devenir opérationnels dans plusieurs pays : c'est 7.5
le cas de la tâche fondamentale qu'est la formation et le perfectionnement d'enseignants pour toutes les catégories de travailleurs sanitaires. En 1971, l'OMS avait accordé des bourses pour permettre à un nombre limité d'enseignants expérimentés des sciences de la santé de se familiariser avec les nouvelles approches éducatives dans un centre collaborateur de l'OMS aux Etats -Unis d'Amérique (Centre pour le Développement pédagogique, Ecole de Médecine de l'Université de l'Illinois, à
seignement des sciences de la santé à des infirmières, des médecins, du personnel d'hygiène du milieu et d'autres secteurs sanitaires, en particulier à ceux qui s'occupent de la formation d'auxiliaires et de praticiens indigènes. Elle a accordé son soutien à des établissements qui mettent à l'essai de nouveaux programmes d'études, organisé des cours de gestion et des conférences- ateliers sur la production et l'utilisation de matériels pédagogiques peu coû-
teux, et établi un centre de technologie éducationnelle à Genève. 7.7
L'Organisation a élaboré un pro-
Chicago). Les boursiers et d'autres personnels ayant reçu une formation poussée se sont ensuite chargés de créer huit centres régionaux, dans cinq Régions de l'OMS. Les étudiants qui ont fréquenté ces centres retournent actuellement dans leur pays et les premiers centres nationaux de formation d'enseignants ont déjà été créés en Inde, aux Philippines et en République de Corée. Dans l'exécution de ce programme, l'OMS a accordé une attention particulière à la mise au point de nouveaux matériels d'enseignement, à l'élaboration de nouvelles méthodes d'évaluation (et des instruments néces-
gramme international à long terme de formation en gestion sanitaire et a convoqué une réunion de spécialistes nationaux de la gestion sanitaire à Genève en octobre 1977 pour examiner un plan d'action ayant pour objet de coopérer avec les Etats Membres à la formation de leurs propres spécialistes en la matière.
L'étude sur la migration internationale des médecins et des infirmières a 7.8
été achevée ; 1 elle décrit ce problème com-
plexe et en évolution constante et suggère
toute une gamme de mesures à prendre en fonction des situations dans lesquelles se trouvent les différents Etats Membres. 7.9
saires à cette fin), et à la promotion de la recherche de nouvelles méthodes d'ensei-
gnement et de communication. Le programme offre aux enseignants la possibilité
L'OMS a collaboré avec l'OIT à
d'apprendre dans leur propre pays comment rendre l'acquisition des connaissances plus facile aux étudiants et comment
l'élaboration d'un projet détaillé de protocole concernant les conditions de travail et de vie du personnel infirmier,2 sur la base duquel la Conférence de l'OIT a adopté en
préparer des programmes d'enseignement qui soient mieux adaptés aux besoins locaux en matière de santé et à l'attente des populations. 7.6
1977 une convention internationale sur la question. 1 Les résultats de cette étude doivent être publiés
En 1976 -1977, l'Organisation s'est
employée davantage à promouvoir des cours sur les principes et les méthodes modernes 73
par l'OMS. Voir aussi page 85. 2 Organisation internationale du Travail. L'emploi et les conditions de travail et de vie du personnel infirmier. Genève, 1976.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Production des personnels de santé Développement des services et des personnels de santé
Kellogg, le programme latino- américain
de développement de l'enseignement en matière de santé, dont le but est d'accélérer l'intégration expérimentale de l'enseignement et des services dans les pays d'Amé-
Le développement des services et des personnels de santé souffre de la place 7.10
relativement peu importante qui est faite à la santé dans les plans nationaux de développement socio- économique. Il arrive fréquemment qu'en l'absence ou en raison
rique latine en mobilisant à cette fin des groupes nationaux de coordination (appelés centres de recherche et de développement concernant l'enseignement en matière
de l'insuffisance d'une politique nationale concernant les personnels de santé, un système national de personnels de santé bien conçu, formant partie intégrante du système de santé existant, fasse défaut. Consciente de ce problème, l'Assemblée de la
de santé). Ces groupes servent de points focaux initiaux pour la coordination entre les établissements d'enseignement et les établissements assurant des services ; en 1976 -1977, un soutien a été accordé en vue
de leur développement dans les pays suivants : Bolivie, Brésil, Costa Rica, Equateur,
Santé a noté en 1976 que sa solution « exige un nouvel et vigoureux effort impliquant la notion de l'unité de la science
Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Pérou, République Dominicaine et Venezuela.
médicale et des activités de. santé ainsi qu'une approche systématique et intégrée de la planification, de la production et de la gestion des personnels de santé, en liaison
Des représentants des secteurs de la santé et de l'éducation se sont réunis en 7.13
directe avec les besoins déterminés des populations » (résolution wHA29.72). Une
1977 afin de discuter du programme à moyen terme de la Région de l'Asie du Sud -Est pour le développement des personnels de santé.
consultation d'experts réunie en 1976 a passé en revue divers exemples de coordination entre le développement des services de santé et le développement des personnels de santé. On s'emploie actuellement à promouvoir une stratégie de l'action nationale et l'on prend des mesures en vue de
l'échange de données d'expérience entre pays. 7.11
Dans la Région européenne, un groupe de travail inter -pays s'est réuni à Berne, en avril 1977, pour discuter de la programmation sanitaire par pays, considérée comme un élément déterminant du 7.14
développement des personnels de santé.
Dans la Région africaine, les acti-
vités concernant le développement des
services de santé et des personnels de santé
ont pris la forme de consultations entre Etats Membres au sujet de l'élaboration et de l'application de mécanismes permettant la mise en pratique de la notion de développement intégré.
Lors de la dixième table ronde du CIOMS, tenue à Ulm (République fédérale d'Allemagne) en juillet 1976 et orga7.15
nisée en coopération avec l'OMS pour examiner le thème des besoins de santé de la société, les participants ont souligné la nécessité d'une planification concertée et d'un développement intégré des services et des personnels de santé et ont attiré l'attention sur les réformes requises pour adapter 74
En 1976, l'OPS/OMS a lancé, avec l'aide financière de la Fondation 7.12
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
les programmes d'études médicales aux besoins des services de santé.' Planification des personnels de santé
pation de divers organismes à la formulation de politiques et à l'élaboration de plans de développement. 7.19
Dans la Région du Pacifique occi-
Par suite d'une coordination insuffisante entre la planification des personnels 7.16
de santé et la planification dans d'autres secteurs, il y a eu jusqu'ici a) peu de rapports directs entre les responsables de la planification et de la gestion des services de santé et ceux de la formation des personnels de santé, b) un manque de planification en ce qui concerne la formation des nouvelles catégories de personnels de santé qui seraient nécessaires pour faire face aux
dental, l'OMS a collaboré avec la République démocratique populaire lao pour établir des plans couvrant la période se terminant en 1986 et visant à former le personnel nécessaire dans les services de santé remaniés. Gestion des personnels de santé
7.zo
Les problèmes rencontrés dans la
gestion des personnels de santé sont les suivants : utilisation anti- économique de
besoins reconnus en matière de soins de santé, et c) une absence de définition claire des fonctions et des relations réciproques des diverses catégories de personnels dispensant des soins de santé. 7.17
ces personnels ; déséquilibre entre différentes disciplines, catégories et niveaux ;
Un ouvrage récent sur les prin-
cipes et les méthodes de la planification des personnels de santé 2 décrit l'expérience
inégalité de la répartition géographique, aggravée par la migration du personnel qualifié ; formation inadéquate en matière de gestion chez les administrateurs sanitaires de niveau supérieur et de niveau intermédiaire responsables de la planifica-
acquise au cours de la dernière décennie, les difficultés le plus souvent rencontrées dans le processus de planification des personnels de santé et les techniques les plus
tion, de la gestion et de l'évaluation des programmes de santé. La gestion des personnels de santé dans le contexte du développement des services de santé et des per-
appropriées que l'on peut utiliser, avec leurs avantages et leurs limites.
sonnels de santé soulève des questions telles que : choix des politiques applicables
pour attirer et retenir les personnels de santé dans les zones défavorisées, perspec-
Dans la Région des Amériques, l'Organisation a coopéré avec plusieurs ministères de la santé à l'étude de problèmes théoriques et pratiques de planification des personnels ; à l'organisation de services du personnel, la préparation de leurs agents et la gestion du processus de coordination ; enfin à l'étude de la partici7.18 1 Société et santé : L'enseignement médical face à un défi.
tives de carrière, stimulants moraux et financiers, et évaluation continue (surveillance) du travail tant des agents à titre indi-
viduel que des équipes de santé - ces questions étant examinées à la fois en fonction des besoins des communautés et pour la planification de la formation permanente. 7.21 Dans le but d'améliorer les compétences des travailleurs sanitaires de tous
Publié, sous la direction de A. Gellhorn, T. Fülbp & Z. Bankowski, par l'OMS pour le compte du CIOMS, Genève, 1977.
' Hall, T. L. & Mejía, A., ed. Health manpower planning : Principles, methods and issues. Genève, Orga-
nisation mondiale de la Santé, 1978. 75
niveaux en matière de gestion, l'Organisation a lancé un programme comportant la création et le renforcement d'un réseau d'établissements. Une consultation sur la
ACTIVITÉ DE L'OMS
formation à la gestion sanitaire a eu lieu à Genève en octobre 1977 afin d'élaborer un plan d'action mondiale concertée pour résoudre les problèmes de la gestion des personnels de santé. Cette consultation a été suivie d'une conférence- atelier sur la collaboration internationale en matière de recherche et de formation en administration sanitaire, visant à identifier et à étudier
7.25
Des progrès ont été enregistrés
dans les travaux entrepris en collaboration
avec l'UNESCO en vue de la reconnaissance internationale des qualifications et de l'expérience pratique. A la suite de l'adoption d'une convention sur la question par les pays des Caraïbes, des conventions similaires ont été proposées pour les pays arabes et européens. Couverture sanitaire et nouvelles catégories de personnel de santé
divers problèmes opérationnels entravant le développement de la collaboration internationale, l'institution d'une coopération technique et de systèmes de soutien mutuel pour la formation et la recherche en administration sanitaire.
Les activités de la Région européenne dans ce domaine ont comporté 7.22
l'organisation de deux groupes de travail sur la formation de spécialistes de la gestion
L'insuffisance quantitative et qualitative des personnels de santé continue d'être l'obstacle le plus sérieux qui empêche d'assurer une protection sanitaire adé7.26
quate de la population mondiale. Cette situation est encore aggravée par l'importance excessive donnée à la formation traditionnelle de certaines catégories de personnel de santé (en particulier des médecins et des infirmières) au détriment d'autres
des services de santé, l'un à Lysebu (Norvège) en 1976 et l'autre à Düsseldorf (République fédérale d'Allemagne) en 1977.
programme de formation d'administrateurs de la santé publique, 7.23
Le
catégories, par le manque d'empressement
dont les cours sont donnés en anglais et en russe, s'est poursuivi avec la collaboration de l'OMS à l'Institut central de Perfectionnement des Médecins de Moscou. Pendant les années universitaires 1975/ 1976 et 1976/1977, 71 participants ont
à appliquer la notion d'équipe de santé, tant dans la formation que dans la presta-
tion de services, et par le fait que l'on néglige de tirer parti des meilleurs éléments
suivi ces cours, à l'issue desquels ils ont obtenu une maîtrise de médecine sociale (langue anglaise ou russe). La quatrième réunion scientifique des enseignants et élèves de ces cours, organisée en mai 1977
de la médecine traditionnelle. En conséquence, une fraction très importante de la population des pays en développement n'a pour ainsi dire pas accès aux services de santé. 7.27 En 1976 -1977, l'Organisation a donné un rang élevé de priorité à l'accroissement rapide mais équilibré des effectifs de personnels de santé et au renforcement des moyens requis à cette fin. Elle a notamment favorisé le développement des personnels susceptibles d'assurer des soins de
à Prague en collaboration avec l'OMS, a
eu lieu en présence de zoé participants appartenant à quinze pays. 7.24
Dans la Région de la Méditer-
ranée orientale, une conférence -atelier iti-
nérante sur la gestion a été organisée à l'intention de doyens d'écoles de médecine dans le cadre d'une stratégie visant à mieux adapter les études de médecine aux besoins des populations. 76
santé primaires, en particulier dans
les
collectivités sous -médicalisées. Elle a éla-
boré une stratégie axée sur l'équipe de santé, mettant l'accent sur la formation et l'utilisation d'auxiliaires et d'agents de
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
santé communautaires, y compris, s'il y a lieu, les praticiens de la médecine traditionnelle, en plus des catégories existantes de professionnels de la santé. 7.18
7.31
Dans certains pays de la Région du
Un comité d'experts de la for-
mation et de l'utilisation de personnel auxiliaire pour les équipes de santé rurale dans
les pays en développement s'est réuni en 1977 pour analyser la situation et faire des recommandations. 7.29 Un guide pratique intitulé L'agent de santé communautaire 1 a été publié en
Pacifique occidental comme Fidji et la République démocratique populaire lao, on forme maintenant des assistants médicaux que l'on utilise en qualité de travailleurs sanitaires de niveau intermédiaire. C'est aussi le cas dans d'autres Régions (Afrique, Asie du Sud -Est, Méditerranée orientale) ; au Bangladesh, par exemple, il vient d'être décidé d'utiliser des assistants médicaux. En Papouasie -Nouvelle- Guinée, les fonctions des agents des postes de soins élémentaires sont actuellement révisées en vue de rendre ces agents plus efficaces aux fins des soins de santé primaires. 7.3 z
anglais et en français ; il contient des directives pour la formation et pour l'adaptation aux situations nationales. Des adaptations
du guide dans les langues locales ont été faites au Ghana, en Iran, au Mozambique, au Pérou, dans la République démocratique populaire lao et au Soudan. Des répertoires des écoles d'assistants médicaux, des écoles d'auxiliaires dentaires et des écoles de techniciens et assistants de laboratoire médical ont également été publiés.'
Le personnel infirmier et les sages -
femmes participent de plus en plus à la formation des agents de santé communautaires dans de nombreux pays comme la Haute -Volta, le Honduras, l'Inde et l'Indonésie. Dans la République démocratique populaire lao et aux Philippines, ces personnels participent à la formation des
De nombreux pays de la Région africaine ont décidé d'utiliser dans les 7.3o
zones rurales les services de praticiens traditionnels, après leur avoir donné une for-
agents des soins de santé primaires et des accoucheuses traditionnelles tout en s'acquittant de certaines fonctions de supervision. Réforme des programmes d'études 7.33
mation adéquate. En outre, huit pays ont institutionnalisé le recyclage des accoucheuses traditionnelles ; un groupe d'étude
sur la formation et la supervision de ces dernières a été organisé par le Bureau régional. Cette formation, ainsi que celle des agents de santé de village et celle des auxiliaires de santé maternelle et infantile, contribueront à l'application du principe des soins de santé primaires. 1 Organisation mondiale de la Santé. L'agent de santé communautaire : Guide d'action, guide de formation, guide
Dans bien des cas, les programmes
d'études et les méthodes d'enseignement ne sont pas conçus pour préparer les travailleurs de santé à un travail d'équipe axé sur les besoins des communautés. Les programmes d'enseignement sont essentiellement orientés vers les soins curatifs donnés en établissement plutôt que vers des activités de promotion de la santé, de prévention et de réadaptation visant la population
d'adaptation (édition expérimentale). Genève, 1977. 2 Organisation mondiale de la Santé. Re'pertoire mondial des écoles d'assistants médicaux, 1973, Genève, 1976; Répertoire mondial des écoles d'auxiliaires dentaires, 1973, Genève, 1977 ; Re'pertoire mondial des écoles de techniciens et assistants de laboratoire médical, 1973, Genève, 1977.
tout entière. Différentes approches utilisées pour la formation de personnels de santé de différents types travaillant dans différents contextes, essentiellement orientées vers les besoins de la collectivité, sont 77
ACTIVITÉ DE L'OMS
exposées dans une publication qui décrit, en les commentant, différents programmes d'enseignement visant à assurer l'application de processus éducationnels appropriés, efficaces et efficients.1 7.34
mation de personnel technique et de personnel auxiliaire ont été intensifiés, et des centres de formation d'auxiliaires en Bolivie
et en Equateur ont reçu du matériel didac-
On a commencé à étudier
les
tique. La version espagnole d'un guide OMS succinct à l'usage des enseignants d'auxiliaires sanitaires a été publiée.2 La coopération de l'Organisation avec les Etats Membres dans le domaine de l'enseignement médical a consisté surtout à
moyens qui permettraient de remanier les programmes d'enseignement infirmier de
base pour les rendre mieux adaptés aux conditions locales et à la formation d'un personnel orienté vers l'action dans le domaine des soins de santé primaires. Conformément à la résolution wHA3o.48, adoptée par l'Assemblée de la Santé en mai 1977, concernant le renforcement du rôle des infirmiers et infirmières dans les équipes
apporter un soutien à un certain nombre d'écoles de médecine pour l'amélioration de leurs programmes d'études. Ces activités
ont pris la forme d'une participation à la révision de ces programmes et à la concep-
tion de programmes de recherches interdisciplinaires. En janvier 1976, en collabo-
de soins de santé primaires, l'Organisation a élaboré des stratégies et des approches et entrepris avec le concours des bureaux régionaux de promouvoir la collaboration
ration avec la Fédération panaméricaine des Associations d'Ecoles de Médecine, l'Organisation a convoqué à Caracas, au Venezuela, une réunion de spécialistes latino- américains chargés d'établir des principes applicables au développement de l'enseignement médical en Amérique latine et dans les Caraïbes.' Elle s'est employée à
avec les pays désireux de procéder aux changements nécessaires.
Dans la Région africaine, des pro7.35 grammes sont conçus en fonction de taches
bien déterminées et compte tenu du personnel d'encadrement disponible et de la composition des équipes de santé. Dans le cadre de cette activité, une trentaine de catégories d'auxiliaires sanitaires ont été formées jusqu'ici. Une réunion d'experts régionaux a été organisée en 1977 pour étudier les problèmes des équipes de santé. L'enseignement des sciences de l'hygiène du milieu aux ingénieurs sanitaires et aux techniciens de l'assainissement a également bénéficié d'un soutien dans cinq pro-
renforcer les méthodes pédagogiques par l'intégration des enseignements de spécialités. On peut citer comme exemples d'une telle approche le programme de formation stratégique du personnel sanitaire au Brésil et trois projets de développement des per-
sonnels de santé au Honduras, au Nicaragua et en République Dominicaine. Dans
les pays d'Amérique latine, on s'emploie à renforcer la formation de personnel particulièrement préparé à participer à l'extension de la couverture sanitaire et aux acti2 Wakeford, R. E. Métodos didácticos para un aprendizaje eficaz : Guia breve para profesores de auxiliares de
grammes nationaux et trois programmes inter -pays. 7.36
salud. Washington, Organisation panaméricaine de la
Les efforts déployés dans la Région
Santé, 1976 (Publicación Científica No. 327).
des Amériques pour promouvoir la for1 Katz, F. M. Personnel for health care : Case studies for educational programmes. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1978 (Cahiers de santé publique, No 68).
2 Organisation panaméricaine de la Santé. First meeting on basic principles for the development of medical education in Latin America and the Caribbean area : Final Report. - Primera reunión sobre principios básicos para el desarrollo de la educación médica en la América Latina
y el Caribe: Informe final. Washington, 1977 (Scientific Publication -Publicación Científica No 341).
78
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
vités de soins primaires par la reformula -
tion des fonctions et par une meilleure utilisation des diverses catégories de personnel de santé existant. L'accent est mis sur l'élargissement du rôle des infirmières, afin de pouvoir mieux les utiliser dans les services de soins de santé primaires. Dans certains pays, la
projets concernant l'enseignement de la médecine et d'autres sciences de la santé. D'autres projets se sont poursuivis en Belgique, en Islande, en Italie et en Turquie et ont commencé au Portugal.
formation en vue de
l'exercice de ces fonctions figure mainte-
nant dans les programmes de base des d'autres, les plans de révision des programmes d'études écoles d'infirmières. Dans
L'OMS a enfin coopéré dans la Région du Pacifique occidental avec les autorités des îles Gilbert, des Nouvelles Hébrides, du Samoa et des Tonga pour le 7.39
développement de leurs programmes d'enseignement infirmier. Presque tous les
prévoient d'inclure la santé de la famille dans la formation du personnel infirmier. 7.37
pays de la Région ont maintenant un programme d'enseignement infirmier de base. Formation des enseignants
Dans la Région de l'Asie du Sud -Est,
la révision des programmes d'études destinés à diverses catégories de personnel infirmier s'est poursuivie, en particulier au Bangladesh, en Birmanie et en Thaïlande.
7.40
Actuellement il y a pénurie d'ensei-
Une conférence- atelier inter -pays sur les programmes d'enseignement infirmier axés sur la collectivité a eu lieu avec la participation d'éducateurs expérimentés, et a été suivie d'une réunion de responsables qui pourraient introduire les changements nécessaires dans les
gnants pour les personnels de santé qui soient qualifiés à la fois en pédagogie et planification éducationnelle et dans leur propre spécialité. En outre, les milieux professionnels sont souvent opposés à des changements radicaux dans la formation
théorique et pratique des personnels de santé, alors même que de tels changements
divers pays de
la
Région. En outre, on travaille actuellement à la mise au point de matériels d'enseigne-
sont justifiés par les besoins avérés des services.
ment/apprentissage qui pourraient servir pour ces programmes révisés. On a continué d'axer l'enseignement médical sur la collectivité dans presque tous les pays de la Région, où l'on a attiré l'attention des gouvernements sur un projet de programme d'études destiné à renforcer l'ensei-
En octobre 1976, les directeurs de sept centres régionaux de formation 7.41
d'enseignants se sont réunis à Chiral; (Iran) avec d'éminents spécialistes de la question
pour discuter des conséquences de l'élargissement futur des fonctions des centres régionaux et nationaux (qui vont désormais entreprendre des activités de formation pluriprofessionnelles plutôt que mono -
gnement de la médecine communautaire, sur la base d'une étude de cet enseignement dans cinq pays. L'OMS a également participé à l'élaboration de nouveaux pro-
professionnelles) et de leur rôle potentiel au sein des mécanismes de développement des services et des personnels de santé. Les
grammes d'études pour ingénieurs sanitaires en Birmanie, en Inde, en Indonésie, à Sri Lanka et en Thaïlande.
participants se sont mis d'accord sur la nécessité d'une collaboration continue, de la communication, de l'échange de matériel didactique, et d'une action concertée pour l'organisation de programmes de recherche et de formation. 79
Dans la Région européenne, une coopération technique s'est instaurée avec l'Algérie, l'Espagne et la Pologne pour des 7.38
ACTIVITÉ DE L'OMS
Une attention particulière a été 7.42 accordée à la formation des enseignants d'auxiliaires dans la Région africaine où de nouvelles méthodes d'enseignement ont
occidental. Au total, 250 personnes appartenant à 12o établissements de la Région
ont suivi des cours et des conférences ateliers organisés par le centre depuis sa création en 197z. 7.48 Une version révisée du Guide pédagogique pour les personnels de santé 1 a été
été appliquées à titre d'essai au Kenya et en République -Unie de Tanzanie. Les centres latino- américains de 7.43 technologie de l'éducation dans le secteur de la santé (à Rio de Janeiro et à Mexico) ont concentré leurs efforts sur la formation d'instructeurs en pédagogie. 7.44
publiée en anglais et en français et a été traduite en huit autres langues par des Etats Membres intéressés. Cette publication
Dans la Région de l'Asie du Sud -
Est, les centres régionaux de formation d'enseignants de Peradenya (Sri Lanka) et de Bangkok (Thaïlande) ont continué leurs
englobe également un guide destiné aux enseignants, sur l'organisation d'ateliers pédagogiques de courte durée, guide qui a été essayé sur le terrain et traduit en quatre langues. 7.49 Des efforts ont été faits pour renforcer les qualifications des enseignants en ce qui concerne les programmes de formation des sages- femmes. Un centre collabo-
activités. Grâce à plusieurs cours inter pays, de nouvelles méthodes et de nouveaux programmes d'enseignement ont été introduits dans divers pays. C'est ainsi que deux établissements médicaux du Bangladesh
ont mis sur pied un département d'enseignement médical et qu'un centre national
rateur de l'OMS a publié en 1977 une monographie, destinée aux enseignants
de formation d'enseignants a été créé à l'Institut Jawaharlal d'Enseignement médical postuniversitaire et de Recherche situé à Pondichéry (Inde).
qui forment des infirmières et des sages femmes, où sont exposées les méthodes d'élaboration de modules d'apprentissage et donnés 59 exemples de modules concer-
Deux études ont été entreprises dans la Région européenne, l'une sur les 7.45
nant les soins obstétricaux et la puériculture, ainsi que la planification familiale.2 Le recours à l'approche « modulaire » faci-
problèmes particuliers de la formation
d'enseignants et l'autre sur la mesure de la compétence pédagogique des enseignants formant des professionnels de la santé. 7.46
Dans la Région de la Méditer-
ranée orientale, plusieurs écoles de médecine d'Egypte, du Pakistan et du Soudan ont établi des unités ou des départements d'enseignement médical qui commencent à disposer des compétences nécessaires pour
lite l'auto- instruction et pourrait aider à résoudre les problèmes liés à la pénurie d'enseignants qualifiés. L'Organisation a soutenu deux conférences -ateliers de formation d'enseignants portant sur l'enseignement obstétrical modulaire, l'une dans la Région de la Méditerranée orientale et l'autre dans celle du Pacifique occidental, ainsi qu'un cours inter -pays patronné par l'Agence danoise pour le Développement 1 Guilbert, J. -J. Guide pédagogique pour les personnels
planifier et exercer de leur propre chef des activités de formation d'enseignants. d'enseignants de Sydney (Australie) a étendu 7.47
de santé. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (OMS, Publication offset No 35). 2 British Life Assurance Trust Centre for Health and Medical Education. Facilitating teaching -learning with modules: An approach for nursefmidwife teachers. Londres, 1977.
Le centre régional de formation
ses activités dans la Région du Pacifique 8o
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
international sur les méthodes modernes d'enseignement infirmier dans la Région de la Méditerranée orientale. Matériels d'enseignement /apprentissage
importante dans la Région pour améliorer la situation des étudiants comme des enseignants à cet égard. 7.5 2
Dans les
Amériques, un pro-
gramme régional de formation continue a été établi, dans le but d'évaluer les besoins
7.5o
On déplore une pénurie grave
et généralisée de matériels d'enseignement et d'apprentissage pour toutès les catégories de travailleurs sanitaires, qu'il s'agisse de manuels et de guides, de matériels audiovisuels, de modules d'auto- instruction et d'autres moyens novateurs de faciliter
et les ressources en matériels d'enseignement /apprentissage puis d'établir des plans d'action pour huit pays d'Amérique latine
l'apprentissage. Au cours de la période biennale, l'OMS a publié des matériels de référence destinés aux étudiants, aux enseignants et aux responsables des programmes d'enseignement. Elle a publié en 1976 une liste de matériels de référence destinés aux auxiliaires médicaux et à leurs enseignants.' La révision d'un manuel expérimental sur les techniques fondamentales de laboratoire médical s'est poursuivie, compte tenu des remarques formulées par les bureaux régionaux et par quelque soixante -dix écoles. 7.51
et des Caraïbes. Les programmes de production de manuels d'enseignement médical et infirmier ont continué d'offrir aux étudiants de la Région des matériels d'apprentissage peu coûteux, et l'on prévoit d'étendre cette activité à l'art dentaire, à la médecine vétérinaire et au génie sanitaire.
L'Assemblée de la Santé ayant décidé d'accorder une importance particulière aux programmes de recherche et de formation concernant les maladies tro7.5 3
Les Régions africaine, de l'Asie
picales et les maladies parasitaires, l'Organisation a entrepris la production de séries de diapositives accompagnées de textes sur les parasites et a établi une banque de diapositives pour l'enseignement de la médecine tropicale. Les premières séries de
du Sud -Est et de la Méditerranée orientale ont commencé des enquêtes sur les besoins et les ressources des pays en matériels
matériel sur la schistosomiase et le paludisme diapositives ou microfiches et
textes d'accompagnement - sont prêtes à être distribuées. A la recherche d'instruments d'apprentissage plus modernes et plus efficaces, l'Organisation a mis au point un 7. S 4
d'enseignement /apprentissage. Une réunion
de doyens et de directeurs de centres universitaires des sciences de la santé a été organisée dans le but d'évaluer l'adéquation des matériels d'enseignement disponibles. Dans la Région de la Méditerranée orientale, une étude a révélé l'extrême pénurie de
processus amélioré de soins aux malades utilisant l'ordinogramme ; il s'agit de per-
matériels
d'enseignement/
mettre au personnel de santé de niveau intermédiaire et aux agents sanitaires travaillant à l'échelon périphérique, par exemple les accoucheuses traditionnelles et
apprentissage appropriés en Jordanie et au Soudan, en particulier pour les enseignements autres que celui de la médecine ;
cette constatation a déclenché une action 1 Organisation mondiale de la Santé. Matériel de référence destiné aux auxiliaires sanitaires et à leurs enseignants, Genève, 1976 (OMS, Publication offset, No 28).
les agents de soins de santé primaires, d'acquérir les compétences nécessaires pour assurer des prestations essentielles en matière de promotion, de prévention et de traitement. Les ordinogrammes consistent 8i
ACTIVITÉ DE L'OMS
en une série de conseils simples touchant des techniques précises de diagnostic et de
programmes d'instruction dans les secteurs
conduite des soins. Une série d'ordinogrammes sur les urgences obstétricales et les soins prénatals à l'usage des sages femmes va être mise à l'essai en vue de son adaptation à des pays de langues et de cultures différentes. Le système de l'ordinogramme aidera les auxiliaires sanitaires et les sages -femmes à s'occuper de manière sûre et rationnelle des malades en l'absence de tout encadrement et en dépit des nombreuses contraintes qui se rencontrent dans l'action de santé primaire. 7.55
de la santé et de l'éducation, à l'aide de petits
ordinateurs.
Ainsi, les
activités
actuelles du centre se concentrent sur les projets de recherche et de développement et sur la mise au point de mécanismes' per-
mettant de transférer à d'autres établissements de formation les acquises. 7.57
connaissances
Le projet de recours à la commudes
nication non verbale pour diffuser
messages relatifs à la santé dans des pays
en développement de langues et de cultures différentes en est arrivé à la phase d'exécution. Une histoire en séquences sur la vaccination a tout d'abord été réalisée à l'aide de diapositives et d'une bande magnétique et essayée dans trois pays. Les résul-
Dans la Région africaine, la co-
opération de l'OMS avec la Guinée -Bissau
pour assurer des soins de santé primaires dans les villages s'est traduite par l'élaboration d'affiches décrivant sept grands problèmes de santé et destinées à la formation d'agents sanitaires de village analphabètes. Les mêmes images ont été imprimées sur
tats de ces essais ont permis de produire un film d'animation qui, à son tour, a été essayé en Egypte dans des zones rurales et dans des zones urbaines, avant d'être utilisé largement comme instrument d'éducation pour la santé dans le cadre du pro-
des étiquettes permettant d'identifier
les
médicaments fournis dans les « pharmacies
de village ». En outre, huits manuels ont été traduits en portugais afin que l'équipe de santé puisse les utiliser comme ouvrages de formation et de référence.
gramme élargi de vaccination. L'OMS a également préparé une bibliographie d'extraits de la littérature relative aux
moyens de communication non verbale, dont un nombre limité d'exemplaires seront mis à l'essai sur le terrain. 7.5 8
Dans le domaine de la technologie pédagogique, le centre latino- américain de technologie de l'éducation dans le secteur 7.56
Le Bureau régional de l'Europe
de la santé situé à Rio de Janeiro a poursuivi
la mise au point de systèmes de
a établi un manuel sur le processus infirmier et recueilli des données en vue de préparer
recherche et de formation pédagogiques. Une unité de production de matériel audio-
un autre manuel sur l'organisation et la gestion des services de soins infirmiers et obstétricaux. 7.59
visuel a été établie en 1976. Au cours de l'année, des projets relatifs à l'élaboration de techniques d'auto- instruction et à la formation massive de personnel de santé ont été achevés. En 1977, les activités ont été axées sur l'adaptation des techniques aux conditions locales et sur l'élaboration de systèmes d'apprentissage de remplace-
Dans la Région du Pacifique
ment, ainsi que sur la mise au point de 8z
occidental, divers matériels, des ouvrages de référence et du matériel bibliographique ont été fournis à la Bibliothèque médicale centrale du Viet Nam pour lui permettre de produire davantage de documents et de résumés en vietnamien.
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
Déploiement des personnels de santé Formation continue et bourses d'études
7.6o
D'une manière générale, on n'a
pas pris de dispositions pour assurer la for-
mation continue de toutes les catégories de personnel en tant que partie intégrante des systèmes de soins de santé et d'éducation, et bien peu est fait pour recycler ceux
Le programme de bourses d'études est un des aspects importants des activités de l'OMS en matière de formation continue ; depuis quelques années, il a été largement décentralisé et relève désormais pour l'essentiel des bureaux régionaux. On 7.63
a ainsi l'assurance que les bourses sont octroyées en fonction des besoins des pays et gérées de manière efficace et éco-
qui sont déjà en fonction. Aussi l'OMS a -t -elle institué des programmes de spécialisation dans différentes disciplines. Le
nomique. Pendant la période de janvier 1976 à juin 1977, l'Organisation a accordé 4247 bourses d'études à proprement parler (voir tableau 7.1), tandis que 2540 bourses
premier cours postuniversitaire de santé publique en français a été organisé par la Région africaine, où un enseignement infirmier supérieur a également continué d'être assuré à Luanda. 7.61
étaient accordées de janvier à décembre 1976 en vue de la participation à des réunions ou à d'autres activités éducatives (cours, séminaires ou ateliers) organisées par l'OMS. 7.64
Dans la Région européenne, trois
Dans
la
Région africaine,
les
études ont été entreprises : l'une sur la formation spécialisée en rapport avec les besoins de santé des collectivités (hôpitaux
bourses d'études ont été octroyées par priorité en vue de la formation d'enseignants, de gestionnaires et de responsables de services. Dans la mesure du possible, les boursiers ont été envoyés dans des établissements de la Région. 7.65
exclus), une autre sur la formation des médecins de la santé publique, et une troisième sur les principes et les méthodes de contrôle de la qualité des soins de santé, qui servira à l'établissement de programmes de formation continue répondant aux besoins.
Le programme de bourses d'études
de la Région de l'Asie du Sud -Est a lui aussi mis l'accent sur la formation dans la Région même. Le Bureau régional a continué de collaborer avec le Siège à l'examen
Au cours de la septième réunion des directeurs d'écoles de santé publique 7.62
des Régions africaine, de l'Asie du Sud -Est, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental, qui a eu lieu à Téhéran en 1977, les programmes d'études postuniversitaires et les activités des écoles de santé publique
du programme de bourses d'études et à l'adaptation des bourses aux autres éléments de l'assistance de l'OMS. Bien que le programme de bourses d'études ait été progressivement régionalisé - les boursiers étant dans la mesure du possible placés dans
ont été réexaminés, dans l'optique notamment du développement intégré des ser-
des établissements de la Région - certains Etats Membres ont continué á demander au
vices et des personnels de santé et du développement des services de soins de santé primaires. Un nouveau programme d'études a été établi pour le cours de santé
Bureau régional d'octroyer des bourses pour des études en dehors de la Région, même quand des établissements d'enseignement de la Région étaient équipés pour enseigner le sujet d'étude choisi. 7.66
publique en anglais, sanctionné par une maîtrise, dispensé à l'Ecole de
Santé
Dans la Région européenne, les
publique de Téhéran. 83
échanges d'informations entre les pays sur
ACTIVITÉ DE L'OMS Tableau 7.1
Ventilation des bourses par sujets d'étude et par Régions, janvier 1976 -juin 1977 Régions
Sujets d'étude
Afrique
Amériques
Asie du Sud -Est
Europe
Méditerorientale renée
Pacifique occidental 25 14
Total
Administration de la santé publique
soins médicaux Construction d'établissements médicosanitaires Bibliothéconomie médicale Total partiel
Administration des hôpitaux et des
90 6
100 12 5
62 8
54 9
60 18 1
391
96
13 130
-
67 10 22
2
1
2
7
-
2
72 126 5
65 172 13
86
41
490 524 3
Assainissement Habitat et urbanisme Contrôle des produits alimentaires Total partiel . .
66 1
4 71
-
44 19
45 1
13 59 62
12
71
66
63 36 16 52
131 51 4
186 6 1
83 34 16
593 242 151
Soins infirmiers et obstétricaux Soins infirmiers de santé publique Action médico- sociale Total partiel . .
. .
.
53 110 1
2 9
-
4
-
3
164 12 3 15 3
55 72 46 118 12
66 44 23
50 32 10 42
396 277 111
Santé maternelle et infantile Pédiatrie et obstétrique Total partiel Santé mentale Education pour la santé Médecine du travail Nutrition Statistiques sanitaires Santé bucco- dentaire Réadaptation Contrôle des préparations pharmaceu-
63 20 83 36 8 6
54 9
63 18 3
67 15 3 7
388 96 119 65 76 112 110 80 127 785
12 11
60 1
34 17 13 15 6 20
15 1
2
3
15 2
39 35 20 18 8
23 7 7
9 21
17 24 50
19 12 15 45 9
tiques et biologiques
9
30
10
20
Total partiel
95
170
147
84
146
143
TOTAL POUR L'ORGANISATION SANITAIRE ET LES SERVICES DE SANTÉ Pourcentage
441
498 61 8 7
523 61
77
407 73
424 49 50 3 16 50 59
359 63 31 5
2652 62 122 25 78 241
Paludisme Maladies transmises par voie sexuelle Tuberculose
.
Autres maladies transmissibles Services de laboratoire Chimiothérapie, antibiotiques
.
.
2 36 14 .
1
.
.
.
53 9
22 63 50 2
32 10 19 58 56
2
-
18 47 2
-
17 16 23 3
249 7
TOTAL POUR LES MALADIES TRANSMISSIBLES Pourcentage
152 18 4 1
175
69 13 9
178 21
95 17 5
20 20 9
722 17 78 69 60 22
Chirurgie et médecine Anesthésiologie Radiologie
10 7
12
Hématologie Autres spécialités médicales et chirurgicales Total partiel
-
2
8 3
9 6 2
30 18 16 11
25 16 4
2
9
12 21
48 88 19 53 2
35 61 11
46 121
16
38 23 1
66 14 21
166 395 98 323 57 478
Sciences médicales fondamentales . Enseignement médical et apparenté Etudes universitaires de médecine Total partiel . .
6
146
.
.
18
-
8
25 94 23
14
42
152
74
19
142
49
TOTAL POUR LA MÉDECINE CLINIQUE, LES SCIENCES FONDAMÉDICAL ET APPARENTÉ Pourcentage
MENTALES ET L'ENSEIGNEMENT 80 14
173 21
162 19
80 14
263 30 865
115
873 21
20
TOTAL GÉNÉRAL
574
823
860
556
569
4 247 "
° 2 833 en 1976 (12 mois) et 1 414 en 1977 (6 mois).
84
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
le placement des boursiers, la surveillance
vention qui devraient permettre de s'attaquer à ces problèmes.
de leurs travaux et les contacts avec les anciens boursiers ont permis de resserrer la collaboration entre le Bureau régional et les fonctionnaires des Etats Membres res-
La signification, le but et l'emploi des objectifs éducationnels ont été examinés 7.68
ponsables des bourses d'études. Dans les cours donnés aux Universités d'Oslo (Norvège) et de Leeds (Royaume -Uni) sur les services de santé nationaux, on s'efforce de stimuler les échanges d'informations entre le personnel enseignant et les stagiaires ;
en 1976 par un groupe d'étude 5 qui a proposé des directives pour l'évaluation et l'établissement d'objectifs éducationnels
tenant compte des besoins des services de santé ainsi que des besoins et aspirations de la population.
ces derniers peuvent suivre l'un de ces cours ou les deux, car ils ont lieu consécu-
tivement dans le but de faciliter les confrontations d'idées. Le Bureau régional de l'Europe a organisé en 1976 23 cours de formation auxquels ont assisté au total 169 participants venus de 4o pays. Depuis janvier 1977, le Bureau régional est responsable des questions administratives et techniques concernant les boursiers (niveau du diplôme) des Régions africaine et de la Méditerranée orientale qui viennent étudier
Des recherches sur les tâches des différents membres de l'équipe de santé ont 7.69
été achevées au Brésil, en Egypte et en Hongrie.
Le centre collaborateur OMS pour l'enseignement postuniversitaire, à l'Institut central de Perfectionnement des Médecins de Moscou, a par ailleurs mené des recherches visant à définir les bases scientifiques du profil des médecins spécialistes. 7.70 7.71 Une étude de faisabilité concernant de nouvelles méthodes de formation
en Belgique, en France et en Italie. Les cours pour administrateurs de la santé publique donnés à Moscou en anglais et en russe ont bénéficié d'une aide sous forme de bourses d'études et de conférenciers étrangers. Evaluation et recherche
des agents des soins de santé primaires a été réalisée au Soudan, afin de réunir les don-
nées nécessaires à une étude qui durera deux ans. Le projet de transfert des renseignements qui en résultera devra aboutir à la mise au point d'un système amélioré de communication au niveau des villages au Soudan, qui pourra ensuite être adapté aux besoins d'autres pays. On s'emploie à répertorier les concepts et les pratiques traditionnels de certaines communautés villageoises. Les informations scientifiques que l'on tirera de ces données serviront à établir des principes et des méthodes pédagogiques adaptés aux modes de vie et de pensée des villageois. Migration des personnels de santé 7.72
Sans une surveillance systématique des activités des travailleurs sanitaires, 7.67
suivie d'un ajustement de la planification et
de la formation de ces personnels, il est fort difficile de planifier et de faire fonctionner efficacement les services de santé. Une
première tentative visant à développer le processus d'évaluation a été faite par le Bureau régional de la Méditerranée orientale, qui a entrepris de décrire les principales activités du programme de développement des personnels de santé, de déterminer les principaux problèmes à résoudre,
L'émigration
du personnel
de
santé qualifié grève lourdement les ser1 OMS, Série de Rapports techniques, N. 6o8, 5977. 85
et de proposer diverses stratégies d'inter-
ACTIVITÉ DE L'OMS
vices de santé de certains pays particuliè-
rement démunis. L'OMS a achevé une étude plurinationale sur la migration internationale des médecins et des infirmières, dont les conclusions ont été communiquées aux organismes parrainants.' L'étude
vaillant sur le terrain des informations sur les tendances et les faits nouveaux intéressant le développement des personnels de santé dans le monde entier.
montre que les départs de médecins et d'infirmières, notamment des
pays
en
développement vers les pays développés, ont sensiblement augmenté ces dernières années. Parmi les raisons de ces départs il faut citer les médiocres conditions de travail, de service et d'existence offertes aux travailleurs sanitaires, surtout dans les régions rurales, les perspectives de carrière insuffisantes,
En Amérique centrale, un système d'information a été mis en place en vue de recueillir et de diffuser des données de base sur les personnels de santé disponibles. 7.75
Développement des personnels de santé dans le cadre d'autres programmes Développement, planification et gestion personnels des services de santé des
l'insatisfaction
profession-
nelle, l'inadéquation des programmes de formation et l'absence de planification des effectifs sanitaires. Service d'information sur le développement des personnels de santé
Dans le cadre du programme de renforcement des services de santé, plusieurs conférences- ateliers ont été organisées en vue d'améliorer l'efficacité des 7.76
prestations sanitaires. D'autres conférences -
Le sixième programme général de travail pour une période déterminée 7.73
ateliers ont eu pour thème la programmation sanitaire par pays et les problèmes de et d'administration qu'elle gestion comporte.
(1978 -1983) a souligné la nécessité de créer des services dans des zones de programme spécifiques pour que les informations vou-
lues puissent être obtenues et utilisées. Un service d'information sur le développement des personnels de santé, créé en juillet 1977,
L'Institut africain de Planification sanitaire de Dakar, qui bénéficie du soutien de l'OMS, a organisé deux cours sur 7.77
la planification sanitaire, l'un en français et l'autre en anglais, à l'intention de travail-
s'est vu assigner la mission suivante : a) promouvoir des échanges d'informations entre les Etats Membres sur le développement des personnels de santé, et b) coordonner à cet effet la mise en place et le fonctionnement des mécanismes voulus, existants ou nouveaux. 7.74
leurs de la santé de nombreux pays de la Région africaine. Une conférence -atelier sur la formulation des projets, organisée en 1976, a réuni des ressortissants de plusieurs pays et des fonctionnaires de différentes institutions du système des Nations Unies. Avec la collaboration du FISE, une conférence -atelier multisectorielle
Le service a envoyé à titre d'essai
sur la
un bulletin d'information aux bureaux régionaux en septembre 1977; le but en est de fournir aux éducateurs, aux travailleurs sanitaires et aux personnels de l'OMS tra1 Voir note i à la page 73.
recherche en santé publique, qui a mis notamment l'accent sur les soins de santé primaires, s'est tenue en 1976 à Mbabane (Souaziland), à l'intention de participants du Botswana, du Lesotho et du Souaziland.
L'OMS a convoqué en 1976, à Kano (Nigeria), une conférence -atelier sur la pro86
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
grammation sanitaire par pays et la formu-
7.81
lation des projets, à l'intention de représentants du Gouvernement fédéral, des Etats de la Fédération et des universités du
Un programme de développement
Nigéria ainsi que des institutions internationales. Des réunions analogues ont eu lieu en 1977 en Angola, au Ghana, à Madagascar et au Mozambique ; elles ont toutes souligné l'importance d'une approche multisectorielle dans la planification et la programmation des services nationaux de santé. 7.78
des personnels chargés des activités de régulation de la fécondité et des soins de santé maternelle et infantile est en cours d'élaboration ; il vise la formation de travailleurs de la santé à tous les échelons. Un programme du même genre a été lancé au
Soudan en 1977, à l'appui du programme national de soins de santé primaires. Des dispositions ont été prises en vue de la mise en oeuvre du programme national mexicain de planification familiale.
Des conférences -ateliers nationales
ont également été organisées en 1976 au Bangladesh et en Mongolie, en 1977 au Bangladesh, au Népal et à Sri Lanka. Le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a mis sur pied un cours de formation professionnelle sur les principes de la programmation
Un programme régional de formation continue en matière d'administration des programmes de planification 7.82
familiale a été mis en oeuvre dans la Région des Amériques, en collaboration avec
l'Ecole de Santé publique de Mexico et avec l'Université des Indes occidentales.
sanitaire par pays, qui mettait plus particulièrement l'accent sur la programmation et la gestion des services de santé maternelle et infantile.
Un cours sur la recherche opérationnelle en santé publique a été organisé en 1976 à Bratislava (Tchécoslovaquie). L'OMS a apporté en 1977 sa contribution 7.79
à un cours, qui a eu lieu à Lisbonne, sur les
Dans le cadre du programme de collaboration entre le Gouvernement bulgare et l'OMS, un cours de formation aux méthodes de planification, d'organisation et de gestion des services de santé maternelle et infantile a eu lieu en Bulgarie, en juillet 1977, à l'intention de cadres et de directeurs de ces services, ressortissants de pays en développement francophones (il y a eu 12 participants en provenance de 7.83
applications de l'analyse de système à la gestion des services de santé. En Thaïlande, une conférence -atelier nationale a été consacrée en 1976 aux problèmes d'exécution et de gestion.
9 pays). 7.84
Le Bureau régional de l'Europe,
en collaboration avec le Centre international
de l'Enfance à Paris, a organisé dans cette ville, en octobre 1976, un cours de formation en santé de la famille et en planification
Dans la Région du Pacifique occidental, des cours de formation à la gestion ont été organisés aux Philippines en 1976 et 1977, avec la collaboration de l'OMS, qui a en outre patronné en 1977, en Papouasie Nouvelle- Guinée, un cours national sur la programmation sanitaire. Une série de 7.8o
familiale ; ce cours s'est poursuivi à Alger en octobre et novembre de la même année. Un autre cours a eu lieu à Izmir (Turquie) en octobre et novembre 1977. Dans le domaine de la planification 7.85 des services de santé mentale, la planification des personnels a été examinée à l'échelon national lors de trois conférences ateliers sur l'épidémiologie psychiatrique, 87
trois cours sur la gestion sanitaire a par ailleurs été organisée aux Philippines en 1977 avec l'aide de plusieurs institutions.
ACTIVITÉ DE L'OMS
organisées en collaboration avec les admi-
nistrations nationales de la santé de la Belgique, de l'Iran et de l'Indonésie, respectivement à Bruxelles en mars 1977, à Téhéran en avril 1977, et à Djakarta en juillet 1977. Lors de ces réunions, il a été recommandé d'intégrer les programmes de santé mentale dans la planification sanitaire générale. Pour familiariser les planificateurs des services de santé mentale des pays en développement avec les techniques modernes de planification, de mise en oeuvre, d'évaluation et de recherche, l'OMS a
à la résolution wHA26.59 adoptée en 1973 par l'Assemblée de la Santé. Une consultation organisée en décembre 1976 dans la Région européenne a passé en revue les résultats de l'enquête entreprise en 1973 sur les besoins régionaux en personnel des services d'hygiène du milieu. Une enquête similaire est en cours dans la Région de l'Asie du Sud -Est, et l'OMS met actuellement au point une méthodologie appropriée, en collaboration avec tous les bureaux
organisé des cours de formation, d'une durée de quatre mois, à Genève et dans les centres collaborateurs OMS du Danemark, de l'Inde, du Royaume -Uni et de la Tchécoslovaquie. Le Bureau régional de l'Europe
régionaux. Des dispositions ont été prises en vue de collaborer avec l'UNESCO dans le domaine de la formation des ingénieurs et des techniciens de l'environnement. Couverture sanitaire et nouvelles catégories de personnel de santé (formation spécialisée incluse) 7.88
a mis sur pied une série de cours sur la planification et l'évaluation des services de santé mentale. Trois cours portant sur la
santé mentale, à l'intention des administrateurs de la santé publique de pays en développement, ont été organisés en collaboration avec des écoles de santé publique de Belgique (mars 1977) et du Royaume Uni (mai 1976 et mai 1977). 7.86
Conformément à la résolution
Un cours international d'un mois
sur l'organisation des services de médecine
du travail a eu lieu en Bulgarie en 1976 ; l'objectif de ce cours était d'enseigner à des cadres supérieurs des services de planification sanitaire de différents pays en développement (17 participants originaires de 1 z pays des différentes Régions) comment intégrer la médecine du travail dans les services de santé publique ; un second cours identique a été organisé en 1977.
sur la promotion des services nationaux de santé en ce qui concerne les soins de santé primaires, adoptée en 1975 par l'Assemblée de la Santé, l'OMS a mis au point, dans son programme de renforcement des services de santé, une stratégie pour la formation des agents des soins de santé primaires. En 1976, des conférences ateliers ont été organisées dans la Région wHA28.88
de l'Asie du Sud -Est à l'intention des agents
de santé des collectivités ; les buts visés étaient les suivants : a) définir les objectifs
éducationnels du recyclage des agents de santé pour leur permettre d'adapter leur
action aux besoins des collectivités, et former et soutenir les agents de santé des collectivités servant à l'échelon périphérique ; b) énoncer les objectifs éducationnels de la formation des agents de santé des collectivités en fonction des tâches définies par les collectivités intéressées ; et c) indiquer quelles doivent être la forde santé
Pour satisfaire les besoins natio7.87 naux en personnel des services d'hygiène
du milieu, l'OMS a accordé en 1977
1976
et
beaucoup d'importance à la mise sur
pied d'études sur le développement des personnels dans ce domaine, conformément 88
mation et la gamme des activités des agents des collectivités travaillant à l'échelon périphérique, seuls ou en équipes.
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
7.89
Un cours de trois ans a été organisé
à l'Université du Zaïre à l'intention de diététiciens -nutritionnistes. Dans les Amériques, on a fait des efforts particuliers pour renforcer et uniformiser les programmes de formation des nutritionnistes non médecins. Dans la Région de la Méditerranée orientale, l'Ecole de Santé publique de Téhéran
humaine et en planification familiale. Le manque d'épidémiologistes et de statisti-
ciens constitue un obstacle majeur à la recherche sur les services de santé touchant la planification familiale, et notamment aux enquêtes de terrain et aux essais cliniques
a donné des cours de nutrition de santé publique.
relatifs aux méthodes de régulation de la fécondité. En 1976 -1977, le programme spécial a organisé à la London School of Hygiene and Tropical Medicine (Royaume -
La formation de spécialistes qualifiés en éducation pour la santé a été freinée 7.90
sur le plan national par le manque de moyens d'enseignement et la rareté du per-
sonnel enseignant. L'OMS s'est attachée à créer dans toutes les Régions des cours nationaux ou régionaux pour répondre aux besoins des pays. Par exemple, elle a contribué à mettre en place en Afrique le Centre régional de Formation de l'Université d'Ibadan (Nigéria), qui offre des cours
Uni) un cours sur les applications de l'épidémiologie à ce genre de recherche, qui a été suivi par des stagiaires des centres collaborateurs de l'OMS en Hongrie, en Inde, au Nigéria et en Thaïlande. Pour organiser des programmes valables et choisir les méthodes de régulation de la fécondité, il est indispensable de bien comprendre les facteurs culturels qui déterminent les attitudes et les pratiques en matière de planification familiale; en 1976 et en 1977, un
sanctionnés par un diplôme ou par une maîtrise en santé publique, avec spécialisation en éducation sanitaire; la première promotion d'éducateurs sanitaires a quitté le Centre en 1976. L'éducation pour la santé
programme d'un an de formation à
la
recherche sur l'acceptabilité des méthodes
en question a été organisé à l'Université d'Exeter (Royaume -Uni) à l'intention de spécialistes des sciences sociales de pays en
fait désormais l'objet d'un enseignement supérieur au Département d'Education sanitaire du Kenya, à l'Institut de Santé publique de Kuala Lumpur en Malaisie et à l'Institut d'Education sanitaire de la Papouasie -Nouvelle- Guinée. La formation
développement. Le programme spécial a
accordé la plus haute priorité, dans
la
recherche spécifique sur les services de santé, à l'affectation de diverses catégories de travailleurs sanitaires non médecins aux différentes tâches de la planification familiale. Le renforcement des services de laboratoire est également un objectif majeur du programme ; trois cours ont eu lieu au Costa Rica, au Royaume -Uni et en Thai-
d'auxiliaires dans ce domaine a été organisée à l'Ecole nationale d'Action sociale du Gabon, et des cours ont été organisés en Guinée -Bissau à l'intention des auxiliaires sociaux, des membres du mouvement de la jeunesse et des secouristes. 7.91
lande sur la gestion des laboratoires, les contrôles de qualité, et l'emploi de matériel spécialisé et de méthodes normalisées respectivement ; ils ont été suivis, au total, par 73 participants venus de 47 pays en développement.
Le programme spécial de re-
cherche, de développement et de formation
à la recherche en reproduction humaine lancé par l'Organisation est actuellement,
dans le monde, le plus important programme de formation de chercheurs et de techniciens à la recherche en reproduction 89
Les cours en anglais et en français donnés depuis 1966 sous l'égide de l'OMS sur l'épidémiologie des maladies transmissibles et la lutte contre ces maladies ont été 7.92
ACTIVITÉ DE L'OMS
poursuivis en collaboration avec des instituts de Côte d'Ivoire (Abidjan), d'Egypte (Alexandrie), de France (Paris), de Haute Volta (Bobo -Dioulasso), de Tchécoslovaquie (Prague), et d'URSS (Moscou). On
cides et sur les mesures à prendre en cas d'apparition de cette résistance. Dans la Région du Pacifique occidental, le premier séminaire régional sur la sécurité d'emploi des pesticides a eu lieu à Manille en 1976 ; il a été suivi, la même année, par un sémi-
a particulièrement insisté dans ces cours sur les méthodes d'évaluation et les techniques modernes d'enseignement. Depuis leur création en 1966, plus de 30o ressortissants de 79 pays ont assisté à ces cours.
naire interrégional sur les méthodes épidémiologiques applicables à
l'étude des
Un séminaire itinérant sur les activités antipaludiques a été organisé en 1976 à l'intention d'ingénieurs sanitaires ; il a débuté à Berkeley (Etats -Unis d'Amérique) et s'est terminé en El Salvador ; en 1977, un séminaire du même genre s'est réuni à Bombay (Inde). En collaboration avec le Ministère de la Santé de l'Algérie, l'OMS a organisé à l'Institut national de la Santé publique, à Alger, un séminaire sur 7.93
intoxications par les pesticides et sur les éventuels effets à long terme d'une exposition à ces produits ; ce séminaire a été organisé à Genève à l'intention d'administrateurs principaux de la santé chargés des services d'urgence.
Dans quatre pays de la Région de l'Asie du Sud -Est, l'OMS a aidé à assurer 7.94
une formation en santé mentale aux diverses
catégories de personnel sanitaire. Elle a accordé une attention particulière, dans plusieurs Régions, à la formation en santé
la formulation de projets d'hygiène du milieu mettant l'accent sur la lutte contre les vecteurs ; l'objectif essentiel de ce séminaire était d'aider à planifier et à program-
mentale des infirmières. Un système de coopération entre des écoles d'infirmières du monde entier est actuellement mis sur pied pour améliorer les échanges d'informations et la coordination de ces activités.
mer un plan national d'hygiène de l'environnement. A la demande du Gouvernement bulgare, des cours sur la biologie des vecteurs et la lutte antivectorielle ont été donnés en octobre 1977 à l'Institut d'Hygiène et d'Epidémiologie de Varna (Bulgarie), en vue de former des entomologistes aux tâches de la surveillance épidémiologique et de la lutte contre les mala-
L'OMS a patronné en République fédérale d'Allemagne et au Royaume -Uni, 7.95
de janvier à avril 1976, un cours de formation destiné à familiariser les ingénieurs et techniciens de radiologie avec les diffé-
dies transmissibles. Avec une subvention de l'Agence danoise pour le Développement international, un cours sur l'écologie des rongeurs et les moyens de les combattre a été donné en 1976 au Laboratoire danois
rents types de matériels, y compris leur entretien et leur réparation courants ; le cours a été suivi par des participants de pays de toutes les Régions de l'OMS, à l'exception de la Région européenne.
pour la lutte contre l'infestation par les nuisibles de Lyngby (Danemark), ainsi qu'au Laboratoire de lutte contre l'infestation par les
En collaboration avec son réseau de centres de formation et de recherche en 7.96
immunologie - Sao Paulo (Brésil), New Delhi (Inde),
Téhéran (Iran), Nairobi
nuisibles de
Tolworth
(Kenya), Ibadan (Nigéria) et Lausanne
(Royaume -Uni) ; ce cours a été suivi par
(Suisse) - l'OMS a organisé plusieurs cours de formation d'une durée de deux semaines à trois mois, qui ont été suivis par environ 14o participants de plus de 4o pays 90
15 participants de 11 pays en développement ; l'accent a été mis essentiellement sur
la détection d'une résistance aux rodenti-
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
en développement ; ces cours, qui sont un élément régulier du programme d'immuno-
logie de l'OMS, visaient à enseigner les notions et les techniques modernes d'immunologie applicables aux maladies d'importance nationale en santé publique. 7.97
formation à la lutte contre la pollution de l'environnement ; ces cours ont été suivis par 45 participants de pays en développement. Parmi les autres activités de formation professionnelle dans ce domaine, on peut citer : un cours interrégional sur la lutte contre la pollution des eaux côtières, organisé en 1976 à Copenhague sous l'égide
La participation de membres du
personnel de l'OMS en poste sur le terrain à plusieurs cours nationaux de formation professionnelle, le soutien accordé à divers
de l'Agence danoise pour le Développement international ; des cours régionaux sur la gestion des déchets solides (1976) et sur la lutte contre la pollution de l'eau (1977),
centres de formation et la fourniture de matériel d'enseignement ont favorisé le développement des personnels dans le
organisés par le Bureau régional du Pacifique occidental ; et plusieurs cours régio-
domaine des laboratoires de santé. C'est ainsi qu'un séminaire national sur les contrôles de qualité a été organisé à New Delhi
naux sur la surveillance de la pollution atmosphérique et les moyens de la combattre, organisés en 1977 dans toutes les Régions sauf la Région européenne.
par la Direction générale des Services de Santé du Gouvernement de l'Inde. Avec l'assistance de l'Agence danoise pour le Développement international, l'OMS a mis
sur pied des cours interrégionaux de formation destinés à améliorer l'analyse qualitative en chimie clinique ; ces cours ont eu lieu en Côte d'Ivoire (Abidjan), au Ghana
L'OMS a poursuivi ses efforts 7.99 pour améliorer la formation des spécialistes de l'hygiène des produits alimentaires. Des cours de microbiologie alimentaire ont eu lieu en 1977 au centre collaborateur FAO/ OMS pour la recherche et la formation en hygiène des produits alimentaires, à l'Institut de Médecine vétérinaire Robert von Ostertag, à Berlin, à l'Université du Surrey, à Guildford (Royaume -Uni) et à l'Institut central de Recherche sur la Nutrition et les Aliments, à Zeist (Pays -Bas). En outre, un cours sur le contrôle des produits alimentaires a eu lieu à Sofia. Réforme des programmes d'études
(Accra) en Irak (Bagdad) et en Malaisie (Kuala Lumpur), et ont été suivis par 56 participants de 42 pays ; à la suite de ces cours, tous les participants ont été soumis à des épreuves de capacité organisées par les centres collaborateurs de l'OMS. Lors d'un cours interrégional de formation à des techniques simples de diagnostic hémato-
logique en laboratoire organisé en Thaïlande à l'intention de 15 participants de 12 pays, l'accent a été mis sur l'importance du diagnostic et du traitement des anémies
L'Organisation a collaboré avec divers pays à la révision et à l'élaboration 7.100
qui présentent de l'importance en santé publique. 7.98
Il existe, surtout dans les pays en
développement, une grande pénurie de personnel qualifié dans le domaine de la lutte contre les risques liés à l'environnement. Aux termes d'un accord signé avec
de programmes d'études de nature à assurer une formation appropriée aux étudiants en médecine et autres travailleurs de la santé dans les domaines de la santé maternelle et infantile, de la planification familiale, de la
pédiatrie et de l'obstétrique. Il importe en effet d'axer davantage les études sur les tâches précises de santé maternelle et infantile que les travailleurs de la santé doivent accomplir à différents niveaux dans chaque 91
le Gouvernement bulgare, l'OMS a organisé à Sofia, en 1976 et 1977, trois cours de
ACTIVITÉ DE L'OMS
pays, compte tenu des priorités locales et
nationales. En Inde, un nouveau programme d'études mis au point par le comité spécial OMS de l'enseignement pédiatrique a été essayé dans deux écoles de médecine ; il s'agit de promouvoir de nouvelles méthodes d'enseignement de la pédiatrie aux futurs médecins ; des dispositions ont été prises pour que les chefs de département d'autres écoles de médecine
tifs éducationnels fondée sur une analyse systématique des futures activités professionnelles des étudiants, et b) l'évaluation du programme et des méthodes d'enseigne-
ment pour vérifier
si les
objectifs de
l'apprentissage ont été atteints. Formation des enseignants
rendent visite à ces deux centres.
Dans le cadre du programme de santé mentale, l'OMS a encouragé l'adoption de nouveaux programmes d'études en santé mentale à l'intention des infirmières, 7.101
Des cours ont été organisés, dans le cadre du programme OMS de santé de la famille, à l'intention d'enseignants de pédiatrie et d'administrateurs des services 7.103
de santé maternelle et infantile. En 19761977, un cours supérieur FISE /OMS a per-
l'accent étant mis sur le traitement des troubles mentaux (et plus particulièrement sur les soins dans la collectivité et le traitement ambulatoire) et sur les aspects psychologiques des soins infirmiers. Des programmes de formation dans le domaine de la pharmacodépendance et des problèmes liés
mis de former 24 futurs enseignants de santé infantile et de pédiatrie ; cette entre-
prise pédagogique concertée est en voie d'être transférée du niveau interrégional au niveau des pays dans la Région de l'Asie
à l'alcool ont été exécutés dans des
du Sud -Est, avec la participation d'une équipe de pédiatres formés en Inde, au Pérou, aux Philippines, au Soudan et en Thaïlande. 7.104
pays de trois Régions (Amériques, Europe et Asie du Sud -Est). Des mesures ont été prises dans les Régions de l'Asie du Sud -
Un manuel de statistiques sani-
Est et de la Méditerranée orientale pour renforcer l'enseignement de la psychiatrie dans les écoles de médecine ; dans tous les pays de la Région de l'Asie du Sud -Est, on a maintenant introduit la psychiatrie dans les programmes d'études médicales et amélioré l'enseignement de la santé mentale. 7.102
taires destiné aux enseignants des écoles de
médecine a été publié en 1977, sous les auspices communs de l'Association internationale d'Epidémiologie et de l'OMS ;'
l'objectif est de les aider à dispenser un enseignement statistique qui se rapporte aux
réalités de la biologie humaine, de la pratique et de la recherche médicales et de la
L'OMS a entrepris un programme
gestion des services de santé. L'OMS a organisé en 1977 à Cardiff (Royaume -Uni) une conférence -atelier sur les aspects éducatifs de l'enseignement des statistiques sanitaires, avec la collaboration du Dépar-
commun de formation avec la Fédération internationale des Organisations d'Archives médicales en vue de renforcer et d'amélio-
rer l'enseignement dans le domaine des archives médicales. Dans le cadre de ce programme, un accord de services techniques contractuels a été conclu avec la New South Wales Training School for Medical Redords Administration (Australie)
tement de l'Education de l'Université de Cardiff ; les participants - des enseignants expérimentés d'écoles de médecine (niveau universitaire et postuniversitaire), des spé1 Lowe, C. R. & Lwanga, S. K., ed. Health statistics : A manual for teachers of medical students. Oxford, Oxford University Press, 1977.
qui a été chargée d'une enquête de deux ans concernant : a) la détermination d'objec92
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
cialistes des archives médicales,, des cadres moyens des services statistiques et des professeurs de statistiques dispensant des cours
pluridisciplinaire du travail en équipe, à la gestion des services intégrés de santé maternelle et infantile et de planification familiale, et aux techniques éducatives.
internationaux de formation - ont appris comment aider leurs élèves à mieux atteindre les objectifs de leur apprentissage. Matériels d'enseignement /apprentissage
Par l'intermédiaire de son réseau de centres collaborateurs (à Buenos Aires 7.107
et Santiago en Amérique du Sud, New Delhi en Asie du Sud -Est, Stockholm et Moscou en Europe), le programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction
Afin d'améliorer l'enseignement des méthodes de régulation de la fécondité basées sur la continence périodique, l'OMS 7.105
a élaboré un schéma de programme d'études
sous la forme d'un manuel pour les enseignants, complété par du matériel d'enseignement /apprentissage ; ce manuel va prochainement faire l'objet d'essais pratiques dans différents pays. Pour répondre à des besoins pressants, l'OMS a livré à diverses institutions de toutes les Régions du matériel et des moyens auxiliaires d'enseignement sur le paludisme et les maladies parasitaires,
humaine a patronné des cours sur les méthodes modernes de laboratoire et la biologie de la reproduction. De plus, une formation supérieure à la recherche a été assurée par les deux centres collaborateurs pour la recherche clinique en reproduction
humaine d'Ibadan au Nigeria (cours de trois ans en biologie de la reproduction, destiné à des spécialistes scientifiques africains) et de Bangkok en Thaïlande (cours
y compris des trousses d'auto -
instruction. La préparation de trousses de matériel éducatif auxiliaire concernant diffé-
rents aspects de la lutte contre les risques liés à l'environnement a commencé en 1977. Du matériel d'enseignement, sous la forme
sur les méthodes de laboratoire). Le programme spécial a accordé en 1976 -1977 une centaine de bourses de formation à la recherche, essentiellement à des stagiaires de pays en développement, surtout dans
de deux sortes de notices destinées d'une part aux instructeurs et de l'autre aux participants, a également été préparé en vue de familiariser les spécialistes du codage avec
des domaines tels que les méthodes de recherche clinique et en laboratoire, les masculines de reproduction, l'immunologie et la stérilité. Pendant leur période de formation, les stagiaires sont encouragés à élaborer un projet de recherche qu'ils entreprendront, avec l'assistance de l'OMS, à leur retour dans
fonctions
l'emploi de la Neuvième Révision de la Classification internationale des Maladies. Formation continue et bourses d'études
l'établissement qui les a détachés. 7.108
Dans le cadre du programme de
7.106
Dans le programme OMS de
santé de la famille, l'accent a été mis sur la nécessité de promouvoir la formation post -
lutte contre le paludisme et les autres maladies parasitaires, l'OMS a aidé à orga-
niser des cours de longue et de courte durée destinés aux travailleurs de la santé désireux de faire carrière en santé publique dans les régions tropicales. Les cours de longue durée doivent permettre aux parti-
universitaire concernant la régulation de la fécondité et les soins de santé maternelle et infantile. En 1976 -1977, trois cours
donnés à l'Université de Singapour et suivis par 39 participants de pays en développement ont été consacrés à l'approche 93
cipants a) de déterminer les priorités
à
adopter dans les activités de santé publique
ACTIVITÉ DE L'OMS
compte tenu de ce qu'il est possible de faire dans le contexte socio- économique local, b) de planifier, mettre à exécution et gérer
OUA de formation de cadres à la lutte contre la trypanosomiase. L'objectif principal du séminaire, qui a été suivi par une cinquantaine de jeunes scientifiques de 34 pays des Régions africaine et de la Méditer-
des programmes visant à éradiquer ou endiguer le paludisme et les autres maladies
parasitaires, et c) de former le personnel subalterne ou d'organiser la formation. Le premier cours de ce genre (en anglais) a été donné de septembre 1975 à décembre 1976 à l'Ecole de Santé publique de l'Université de Téhéran ; un deuxième cours, qui a com-
ranée orientale, était de donner une formation à des diplômés sans expérience de la trypanosomiase mais qui souhaitaient faire carrière dans la lutte contre cette maladie ; l'accent a été mis sur l'interaction entre les disciplines entomologique et vétérinaire. 7.1 I T Sous l'égide de l'OMS, en collaboration avec l'Institut national des Mala-
mencé en août 1977, doit se poursuivre jusqu'en décembre 1978. Des cours analogues, d'une durée de dix mois, sont régulièrement donnés en espagnol à l'Ecole de
Santé publique de Mexico. Le Bureau régional de l'Afrique a organisé à Cotonou, en collaboration avec l'Université nationale
dies neurologiques, des Troubles de la Communication et de l'Apoplexie des
du Bénin, un cours de santé publique de niveau postuniversitaire en français, qui doit durer de septembre 1977 à juin 1978. 7.109
En
1976 -1977
le
programme
Etats -Unis d'Amérique, des cours ont été donnés à des neurologues et à des cadres supérieurs de la santé publique sur les antiépileptiques et sur les troubles génétiques du métabolisme du système nerveux. On a mis sur pied un programme de bourses de spécialisation en sciences neurologiques, destinées à des médecins diplômés, qui seront financées par l'Institut national pré-
élargi de vaccination a patronné un séminaire interrégional et six séminaires régionaux de formation qui ont réuni plus de
zoo participants de plus de 6o pays. Le séminaire interrégional répondait
à un
double objectif : mettre à l'essai dans les conditions de terrain un nouveau cours de
cité ; dans un premier temps, l'accent sera mis essentiellement sur les troubles convulsifs et cérébrovasculaires. En collaboration
formation destiné aux responsables des programmes nationaux, et préparer du personnel international à former à son tour les cadres supérieurs des programmes nationaux participant au programme élargi
avec la Fondation Menarini, à Florence (Italie), l'OMS a organisé un symposium international sur les perspectives de la psychopharmacothérapie, afin de passer en
de l'OMS. Les six séminaires régionaux ont été suivis par des cadres supérieurs de la santé publique et par des représentants d'institutions donatrices possibles ; on y a examiné les stratégies et les objectifs du programme élargi. En septembre 1977, le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales a organisé à Nairobi un cours FAO /OMS/ 7.110 94
revue les difficultés rencontrées dans le traitement des troubles mentaux et neurologiques ordinaires, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. L'Organisation a collaboré avec l'Institut national de la Santé mentale des à l'organisation d'une conférence -atelier sur la psycho pharmacothérapie, à laquelle ont participé des spécialistes de pays en développement. Des cours de formation postuniversitaire
Etats -Unis d'Amérique
en psychiatrie ont eu lieu avec l'aide de l'OMS dans six pays des Régions de l'Asie du Sud -Est, de la Méditerranée orientale
DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
et du Pacifique occidental ; l'Organisation a par exemple coopéré avec l'Arabie Saoudite à l'organisation de tels cours sur le plan local. anatomopathologistes Quinze d'Arabie Saoudite, d'Egypte, d'Irak, d'Iran, de la Jamahiriya arabe libyenne, du Soudan et de Tunisie, ainsi qu'une vingtaine 7.11 z
En collaboration avec l'Institut de Radiologie et de Médecine du Travail 7.113
de Belgrade, l'OMS a patronné un cours de toxicologie professionnelle d'une durée
d'un mois, visant à donner au personnel des services de médecine du travail une formation touchant les méthodes d'évaluation des effets toxiques des produits industriels et l'organisation d'enquêtes épidémiologiques, comportant notamment la surveillance des risques professionnels. Trente -quatre participants de chimiques
d'observateurs de l'Université de Bagdad, ont participé en 1976 à un séminaire OMS sur la
classification
histologique
des
tumeurs, qui s'est tenu à l'Ecole de Méde-
cine de l'Université de Bagdad avec la collaboration du Bureau régional de la Méditerranée orientale. Ce séminaire s'est occupé non seulement de l'exactitude du diagnostic, mais aussi du problème de la normalisation des informations diagnos-
quinze pays des diverses Régions de l'OMS ont suivi ce cours.
tiques contenues dans les rapports et les relevés ; on a souligné l'importance de cette uniformisation, qui doit faciliter les échanges internationaux de données. En collaboration avec la Société et Fédération internationale de Cardiologie, l'OMS a patronné des séminaires d'enseignement d'une durée de dix jours à Mexico (1976), et à Accra (1977) ; les thèmes choisis étaient l'épidémiologie et la prévention des maladies cardio- vasculaires. Chaque sémi-
Sous les auspices du groupe de travail inter -institutions sur l'approvisionnement en eau potable et l'assainissement des régions rurales, l'OMS a organisé en décembre 1976 à Ouagadougou, en Haute Volta, une conférence- atelier en français sur ce thème ; y ont assisté 30 planificateurs principaux et fonctionnaires des services d'eau de 15 pays des Régions africaine et européenne. Les Etats -Unis d'Amérique, la France, la Haute -Volta et la Suisse ont apporté leur aide financière et matérielle à l'organisation de cette réunion, au cours de laquelle on a insisté sur les problèmes de l'assainissement et de l'adduction d'eau en 7.114
naire a été suivi par quarante boursiers. L'OMS a d'autre part sélectionné les bénéficiaires du programme de bourses d'études patronné par l'Association nationale suédoise contre les Affections cardiaques et pulmonaires.
milieu rural et sur la plus haute priorité qu'il conviendrait d'accorder aux programmes dans ce secteur. Cette conférence -
atelier a été suivie d'enquêtes sectorielles faites dans le cadre du programme de coopération entre l'OMS et la BIRD.
95
Chapitre 8
Lutte contre les maladies transmissibles 8.i
LES ÉTUDES sur la mortalité et jJ la morbidité continuent à mettre
Surveillance épidémiologique A sa dix -neuvième session, en novembre 1976, le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles a entrepris un large examen des principes de base du Règlement sanitaire international. 8.z
en évidence l'importance épidémiologique de l'association maladies transmissibles- malnutrition- environnement mal-
sain. Si les techniques existantes de lutte contre les maladies transmissibles se sont incontestablement améliorées, cependant
Il a estimé que ce Règlement demeurait utile en dépit de l'évolution des conditions
que l'on en voit apparaître de nouvelles, leur application doit être envisagée dans le contexte du développement socio- écono-
épidémiologiques. Etant donné que
les
mique national et de l'utilisation des ressources globales. Les lacunes des systèmes de surveillance épidémiologique, de l'infra-
mesures énoncées dans le Règlement sont des mesures maximales, les Etats Membres
pourraient à tout moment alléger leurs exigences
relatives
aux voyages inter-
structure sanitaire et des services d'appui continuent à réclamer une attention particulière. Dans ces conditions, le programme de lutte contre les maladies transmissibles a été axé sur : 1) l'amélioration des services d'épidémiologie et de lutte à tous les
nationaux au vu de la situation épidémiologique. Le Comité s'est déclaré préoccupé de constater que les exigences en matière de certificats de vaccination notifiées à l'OMS par de nombreux Etats diffèrent des mesures effectivement imposées à l'entrée dans ces pays, ce qui cause souvent des difficultés inutiles aux voyageurs.
niveaux des services nationaux de santé dont il font partie ; z) la collaboration à l'étude et à l'évaluation des maladies qui sont d'importance particulière en santé publique, pour déterminer les mesures épidémiologiques et les techniques de lutte les plus prometteuses ; 3) la formation de
personnel professionnel et auxiliaire aux stades de la planification, des opérations et de la recherche ; et 4) la promotion et la coordination de la recherche fondamentale et appliquée, notamment en ce qui concerne les maladies qui sont difficiles à combattre ou insuffisamment connues. 96
Durant le deuxième semestre de 1976, une poussée épidémique de fièvre hémorragique virale s'est déclarée dans le sud du Soudan et dans le nord du Zaire, et le Comité s'est demandé s'il n'y avait pas lieu d'inclure ce type de maladie dans la 8.3
liste des maladies sous surveillance. Si une telle mesure n'a pas été recommandée, c'est en raison de la difficulté d'exclure d'autres maladies qui provoquent une morbidité et
une mortalité supérieures et parce que la
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
prompte notification des poussées importantes de maladies transmissibles est la meilleure garantie de leur élimination sur le plan international, que ces maladies figurent ou non sur une liste donnée. 8.4
gionaux des Amériques et de l'Europe, notamment, s'activent déjà dans ce domaine. La coordination interrégionale et la diffusion d'informations destinées à soute-
nir ces activités régionales incombent au Siège de l'OMS.
Entre la session du Comité et la
Trentième Assemblée mondiale de la Santé (mai 1977), qui a approuvé les recommandations et les vues du Comité ' (résolution wHA3o.19), un foyer de variole précédemment insoupçonné s'est manifesté en Somalie. Cette poussée épidémique, au cours de laquelle quelque 3000 cas ont été enregistrés, a suscité une inquiétude qui s'est
Si le laboratoire joue un rôle essentiel dans la surveillance de la grippe, il est nécessaire de recourir aux indices épidémiologiques pour donner rapidement l'a8.6
lerte si la situation sur le front de la maladie
évolue et pour évaluer l'incidence de la maladie. Afin d'aider les pays à promouvoir des systèmes nationaux de surveillance des indices épidémiologiques, l'OMS a étudié les systèmes très efficaces qui fonctionnent aux Pays -Bas et au Royaume -Uni. Des informations sur l'organisation et l'efficacité
manifestée lors du débat de l'Assemblée sur la modification, pour des raisons épidémiologiques valables, des exigences des
Etats Membres à l'égard du certificat de vaccination antivariolique. Comme l'application du Règlement sanitaire international n'a cependant pas, d'une manière générale,
épidémiologique de ces systèmes ont été communiquées aux administrations sanitaires, notamment dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.
donné lieu à des difficultés majeures en 1976 -1977, on peut considérer que la période biennale a été relativement tranquille pour ce qui est des maladies transmissibles considérées dans l'optique des voyages internationaux. 8.5
Paludisme et autres maladies parasitaires Paludisme 8.7
Les
activités de surveillance et
d'endiguement des poussées de salmonelloses
Le paludisme reste un problème
et de maladies transmises par les
aliments ont été réorientées dans le contexte
général de la surveillance des infections intestinales aiguës et de la lutte contre ces infections, ainsi que de la promotion de la salubrité de l'environnement (c'est le cas en particulier du programme commun
majeur de santé publique dans la majorité des pays tropicaux. Ces dernières années, de vastes régions d'où la maladie avait été largement extirpée se sont trouvées de nouveau impaludées (fig. 8.i). Le nombre
des cas de paludisme diagnostiqués par examen microscopique qui ont été signalés est passé de 3,2 millions en 1972 à 7,5 millions en 1976. A l'épicentre du paludisme, c'est -à -dire en Afrique tropicale, la situation est demeurée pratiquement inchangée
FAO /OMS de surveillance des contaminants alimentaires et des maladies transmises par les aliments, mis en oeuvre pour garantir la salubrité des aliments et lutter contre les maladies d'origine alimentaire). Cette activité sera progressivement confiée aux bureaux régionaux ; les Bureaux ré' OMS, Actes officiels, N° 240, 1977, annexe 1.
avec une bolo- ou une hyperendémicité dans la plupart des pays africains au sud du
Sahara. Dans l'Asie du Sud -Est, les cas notifiés sont passés de 1,9 million en 1972 à 6,5 millions en 1976. L'endémicité a de nouveau atteint les niveaux antérieurs dans 97
ACTIVITÉ DE L'OMS
GUADELOUPE DOMINIQUE MARTINIQUE
(1 Ste -LUCIE BARBADE GRENADE TOBAGO
`-'
TRINITÉ ILES DU CAP-VERT
II
II
II+
ZONES DANS LESQUELLES LE PALUDISME
Nei ap
ZONES A LA PHASE DE CONSOLI
ZONES Ob LA TRAN Illilillllllillll
Fig. 8.1
Evaluation épidémiologique
98
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
, HONG KONG
1LES RYUKYU
ILES ANDAMAN BRUNE 1111111
I¡
LES MALDIVES
IL ES NICOBAR NGA POUR '1411114k
SEYCHELLES
ZANZIBAR COMORES
111
v duo CM.,
n
MAURICE NIU
11
NOUVELLES -HEBRIDES A RÉUNION
A DISPARU, A ÉTÉ ÉRADIQUÉ OU N'A JAMAIS SÉVI
DATION (RISQUE TRES RÉDUIT)
MISSION DU PALUDISME CONTINUE OU RISQUE DE SE PRODUIRE
WNO )6/001
du paludisme, décembre 1976.
99
ACTIVITÉ DE L'OMS
plusieurs zones du Bangladesh, de l'Inde et de Sri Lanka, et la situation s'est aggravée en Thaïlande. 8.8 Aucune solution n'a encore été apportée aux problèmes techniques que
réduire les gîtes larvaires des moustiques et z) d'assigner un rang de priorité élevé à la formation du personnel d'encadrement de la lutte antipaludique. C'est ainsi qu'un cours de santé publique du niveau de la maîtrise - où l'accent est mis sur le paludisme et les autres maladies parasitaires est dispensé au Mexique depuis 1976,
posent la résistance des vecteurs aux insecticides, la résistance des parasites aux médicaments et les facteurs liés à l'écologie humaine ; les contraintes administratives et financières continuent à faire sérieusement obstacle à la mise en oeuvre de programmes de lutte efficaces, notamment dans les zones rurales des pays tropicaux. Un paludisme à
-
qu'un cours postuniversitaire d'entomologie, axé principalement sur l'épidémiologie, a été organisé à São Paulo en 1976 et en 1977, et qu'un séminaire pour ingénieurs sur la lutte contre les moustiques, et plus particulièrement sur les méthodes bio- environnementales,
falciparum résistant sévit dans des zones habitées par près de 45 millions de personnes tandis que d'autres régions, peu-
s'est
tenu en 1976 en Californie (Etats -Unis d'Amérique) et en El Salvador. Une évaluation des programmes a eu lieu au Brésil,
par 90 millions d'habitants, sont gravement menacées d'une invasion par des souches résistantes de ce parasite. plées 8.9
en Haïti et au Nicaragua et les services antipaludiques de pays voisins ont mis sur pied des réunions frontalières périodiques de coordination. Les méthodes tradition-
En application de la stratégie révisée
du programme antipaludique réclamée en 1968 par l'Assemblée de la Santé dans sa résolution WHA2I.22, un examen complet du programme a eu lieu à tous les niveaux. La politique actuelle de l'Organisation repose sur la résolution wHAz9.73 que l'Assemblée de la Santé a adoptée en 1976. 8.1 o
nelles aux critères rigides évoluent donc peu à peu dans chaque pays et sont remplacées par des méthodes opérationnelles plus souples fondées sur des bases épidémiologiques, socio- économiques, sanitaires et financières plus rationnelles.
Dans la Région africaine, on a
établi pour la période 1978 -1983 un pro-
Dans la Région de l'Asie du Sud Est, on a évalué les programmes du Bangladesh et de l'Indonésie et l'on a pris des 8.1z
gramme dont le principal objectif est la réduction de la mortalité et de la morbidité. Des études de faisabilité seront réalisées et des programmes d'éradication entrepris dans les zones où l'on dispose de ressources techniques et financières suffisantes. 8.11
mesures pour instituer en Inde un programme d'endiguement du paludisme dans des zones, habitées par 7o millions de personnes, où sévit Plasmodium falciparum. Des efforts considérables ont été faits pour
La majorité des pays de la Région
réorganiser les services antipaludiques de l'Inde, décentraliser et redistribuer le personnel technique, renforcer les activités de surveillance et concentrer les efforts dans les
des Amériques ont passé en revue leurs programmes afin i) d'y prévoir l'application de méthodes de lutte combinées faisant
zones de grande importance socio- économique.
appel à la fois aux insecticides, aux antipaludiques et aux travaux de génie civil tels
que le drainage, le comblement et le nettoyage des canaux en vue d'éliminer ou de TOO
En ce qui concerne la Région européenne, des avis ont été donnés aux 8.13
Gouvernements de l'Algérie et de la Tur-
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
quie qui souhaitaient élaborer des plans visant à arrêter la transmission du paludisme et évaluer leurs programmes. L'OMS
Parmi les domaines prioritaires de la recherche appliquée sur le paludisme, on peut citer : l'évaluation et la surveillance 8.16
a également fourni du personnel et des fonds pour lutter contre l'épidémie de paludisme qui a sévi dans la région d'Adana,
de la sensibilité aux médicaments chez P. falciparum, l'évaluation de la participation communautaire aux activités antipaludiques,
en Turquie du sud -est - 103 000 cas ont été signalés jusqu'au début d'octobre 1977 - où le vecteur local semble résister à la plupart des insecticides classiques.
Des programmes d'éradication du paludisme limités dans le temps ont, dans la Région de la Méditerranée orientale, été transformés en programmes antipaludiques sans limite de temps en Afghanistan, en 8.14
la chimioprophylaxie chez les enfants des zones d'endémicité paludique, les méthodes de lutte contre le paludisme dans les zones difficiles, l'incidence des modes d'application des insecticides, et la distribution des souches de P. falciparum. Dans le cadre du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales,
Ethiopie 1 et au Pakistan. Dans la péninsule arabique, un programme antipaludique
coordonné est en cours d'organisation ; il sera mis en oeuvre simultanément dans les Emirats arabes unis, en Oman, au Yémen et au Yémen démocratique. Pour favoriser l'autoresponsabilité et l'autoassistance, le Bureau régional a encouragé le lancement de projets de pays visant à faire participer directement les collectivités aux opérations antipaludiques et il a soutenu les efforts de coordination et de coopération inter -pays pour la mise au point de politiques et de stratégies communes.
efforts ont été faits pour aider les Régions à s'acquitter de ces tâches. Des travaux sur la différenciation des souches et sur la détermination et la surveillance continue (in vitro) de la sensibilité de P. des
falciparum aux médicaments dans les infections dues à cet hématozoaire ont été entrepris dans la Région de l'Asie du Sud Est, tandis qu'un autre projet sur la chimio-
prophylaxie dans les zones d'endémicité
paludique en Afrique est en cours de réalisation.
Un projet de recherche appliquée, en cours d'exécution dans l'Etat de Bendel 8.17
(Nigeria), devrait aider à répondre à la question suivante qui intéresse particulièrement l'Afrique tropicale : quelle stratégie de lutte antipaludique, basée sur des méthodes existantes, y a -t -il lieu de recommander et où, quand et comment doit -elle être appliquée ? Vu la diversité des situations qui existent dans l'Etat de Bendel, il
Indépendamment de la coordination entre pays des Régions de l'Asie du 8.15
Sud -Est et du Pacifique occidental (Malaisie,
Singapour et Thaïlande), il a été organisé,
dans la seconde de ces Régions, avec le
concours de l'OMS, des cours et séminaires en Malaisie,
des en Papouasie -
Nouvelle- Guinée, aux Philippines et en République démocratique populaire lao. En juillet 1976, un cours régional sur la gestion
sera possible d'extrapoler les résultats à d'autres parties du Nigeria et de l'Afrique tropicale. Les stratégies antipaludiques seront évaluées en fonction de leurs effets non seulement sur la transmission de l'infection mais aussi sur la santé des populations. 8.18
et l'évaluation des programmes antipaludiques a été organisé à Kuala Lumpur à l'intention du personnel professionnel. 1 En mai 1977 l'Assemblée de la Santé a accédé à la
L'examen des activités de re-
demande de 1'Ethiopie d'être rattachée à la Région africaine (résolution wHA3o35).
cherche menées au titre du programme spécial de recherche et de formation concerIOI
ACTIVITÉ DE L'OMS
nant les maladies tropicales a été entrepris en décembre 1977 avec la participation de paludologues, de spécialistes scientifiques, d'administrateurs de la santé publique et de représentants des pays tropicaux, des Ré-
,S'chistosomiase 8. z i
En 1976 -1977, des fonctionnaires
de l'OMS se sont rendus dans les pays suivants : Arabie Saoudite, pour donner des avis sur la chimiothérapie de la schisto-
gions de l'OMS et d'organisations internationales et bilatérales. 8.19
somiase et sur le programme national de lutte envisagé ; Brésil (où quelque six millions de personnes sont peut -être atteintes),
En chimiothérapie, l'accent a été
mis sur les essais cliniques de la méfloquine,
sur la formulation de médicaments très actifs à libération prolongée tels que les amino -8 quinoléines et les triazines, sur les
pour donner des avis sur l'application de mesures de lutte contre les infections à Schistosoma mansoni ; Cap -Vert, pour donner
essais comparatifs des médicaments exis-
des avis sur la stratégie, la tactique et la mise en oeuvre d'un plan national de lutte contre les helminthiases intestinales ; Jordanie, pour évaluer les risques de schistosomiase ; Mexique, pour informer sur l'épidémiologie de la schistosomiase et la lutte
tants et de leurs combinaisons, et sur la sélection de composés en fonction de leur activité schizontocide et sporontocide tissulaire. Les plus prometteurs de ces
produits - par exemple les médicaments du type ménoctone et les naphtoquinones apparentées, les diamino -quinazolines et les amino -8 quinoléines - ont fait l'objet
contre cette maladie et donner des avis à une réunion internationale sur la chimiothérapie des parasitoses dues aux cestodes ;
d'examens plus poussés qui ont porté sur des facteurs tels que l'interaction parasite médicament, le mécanisme de résistance aux médicaments, et la synthèse des composés selon une filière déterminée. En parvenant à réaliser la culture 8.zo continue in vitro de P. falciparum, on a ouvert
enfin Tunisie, pour évaluer le programme de lutte contre la schistosomiase. Le centre OMS de recherche sur les maladies tropicales de Ndola, en Zambie, a également été visité à l'occasion d'essais portant sur un nouveau schistosomicide. Par ailleurs, l'OMS a établi une liaison avec le CIRC au sujet de la toxicologie des médicaments. 8.zz
des horizons nouveaux à la production massive de mérozoïtes. Les laboratoires situés en dehors des zones d'endémie disposent désormais de matériel parasitaire ; par ailleurs, le succès de l'immunisation de l'homme contre les infections à P. vivax
Le projet PNUD /OMS de re-
cherche sur l'épidémiologie de la schistoso-
miase dans les lacs artificiels et sur les méthodes de lutte contre cette maladie, qui est basé à Accra et est soutenu par le Canada, les Pays -Bas et le Royaume -Uni, ainsi que
et P. falciparum à l'aide de sporozotes irradiés ainsi que les progrès récents dans le domaine des vaccins préparés à partir des gamètes faciliteront beaucoup la mise au point d'un vaccin. A plus brève échéance,
par la Fondation Edna McConnell Clark,
a pour objet de mettre au point des méthodes pratiques et acceptables de lutte contre la schistosomiase dans le lac Volta et d'autres lacs artificiels d'ici à la fin de 1978, date à laquelle le Gouvernement du Ghana assumera la responsabilité de ces travaux. Des taux de guérison acceptables
les études entreprises dans le domaine de l'immunosérologie vont sans doute aboutir
à la mise au point d'épreuves immunodiagnostiques simples et fiables, dont on a un besoin urgent dans les enquêtes épidémiologiques sur le terrain. 102
ont été obtenus au cours des trois campagnes de chimiothérapie menées de 1975 à 1977, et l'intensité de l'infection a fortement
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
diminué dans chaque groupe d'âge. La lutte contre les mollusques par l'application de moyens chimiques dans les sites où l'homme entre en contact avec l'eau a considérable-
République -Unie de Tanzanie, dont l'objet est la mise au point de méthodes simples de lutte contre la maladie que peuvent appli-
ment réduit le nombre des hôtes intermédiaires infectés. Grâce aux travaux d'adduction d'eau dans les villages riverains des lacs, les habitants ont été beaucoup moins fréquemment en contact avec l'eau des lacs. 8.23
quer les collectivités. Une étude longitudinale de la transmission de Wuchereria bancrofti a été entreprise pour déterminer les effets de diverses mesures de lutte (traite-
Aux Philippines, l'OMS a colla-
boré avec des missions FAO /BIRD /Banque asiatique de Développement à l'établis-
ment massif à la diéthylcarbamazine, lutte antivectorielle, modification de la conception de l'habitat). En Egypte, dans la zone de Qaliubieh, une enquête en rapport avec des opérations de lutte contre les infections filariennes a bénéficié de l'appui de TOMS.
sement de projets de mise en valeur des terres comportant un élément « lutte contre la schistosomiase ». 8.24
Dans le cadre d'un projet inter -pays de services épidémiologiques et de surveillance,
l'Organisation a prêté son concours, dans le Pacifique sud, aux Nouvelles- Hébrides pour la révision du système de notification, à Niue pour la planification d'une enquête de vérification des résultats des opérations
Les activités intéressant les lacs 1975
artificiels qui ont été entreprises par l'OMS conformément aux résolutions adoptées
par l'Assemblée de la Santé en
(wHAZ8.5 3) et en 1976 (wHA29.58) comprennent : la poursuite des travaux pour
de lutte, et aux Tonga pour analyser les résultats d'une enquête hémo- entomologique menée en 1976 et pour organiser la lutte à l'échelle du pays et la formation du personnel récemment recruté. 8.27
l'élaboration de directives sur les moyens de prévenir la schistosomiase et d'autres risques sanitaires dans les projets de développement des ressources hydriques, l'envoi
Le programme de lutte contre les
d'une mission en Amérique du Sud pour évaluer les problèmes de santé présents et futurs liés aux projets de développement des ressources hydriques existants et prévus,
l'onchocercose dans le bassin de la Volta en Afrique occidentale (voir ci- après) a posé
des problèmes en ce qui concerne
points particuliers suivants : méthodes de surveillance épidémiologique, dépistage précoce des personnes spécialement expo-
et l'envoi d'un questionnaire sur la lutte contre la schistosomiase à un certain
nombre d'Etats Membres. 8.25
sées à la menace de cécité, analyse des données, possibilité d'introduire la nodulectomie ou la chimiothérapie dans le programme, réinfestation de certaines parties de la zone traitée par des Simulium damnosum se déplaçant sur de grandes distances, enfin définition des critères sur lesquels on puisse se fonder pour estimer que des zones abandonnées, en raison principalement de l'onchocercose, peuvent être réoccupées
En 1977, un groupe de travail
scientifique sur la schistosomiase orga-
nisé dans le cadre du programme spécial OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales a élaboré une stratégie pour les recherches futures. Infections filariennes (y compris l'onchocercose)
8.z6
Parmi les travaux consacrés à la
lutte contre la filariose bancroftienne figure
un projet interrégional de l'OMS situé en 103
sans danger. Des avis ont été donnés au Gouvernement du Soudan pour l'élaboration de plans visant à endiguer la transmission de l'onchocercose et à traiter les
ACTIVITÉ DE L'OMS
personnes infectées menacées de cécité ou souffrant de lésions cutanées aiguës. Les fonds octroyés au programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales ont permis de développer considérablement le pro8.z8
de la Volta ont été exécutées selon les pré-
visions. Les opérations s'étendent désormais, comme prévu, à une superficie de 700 00o km2 dans sept pays d'Afrique occidentale : le Bénin, la Côte d'Ivoire, le
gramme de recherche sur les infections filariennes et de le coordonner avec les activités de recherche du programme de lutte contre l'onchocercose. Le groupe de travail scientifique sur la filariose s'est
Ghana, la Haute -Volta, le Mali, le Niger et le Togo ; quelque i z 000 km de rivières sont inspectés et traités chaque semaine pendant la saison des pluies. L'insecticide biodégradable ABATE (téméphos ') préparé spécialement pour ce programme est répandu par des hélicoptères et des avions
occupé surtout de la chimiothérapie, car il
serait urgent de disposer de macro-
basés à Tamale, dans le Ghana septentrional, et à Bobo -Dioulasso, en HauteVolta. 8.3o
filaricides améliorés (notamment de produits efficaces contre Onchocerca volvulus), de microfilaricides à action lente, et de
Les informations recueillies
en
médicaments chimioprophylactiques. Plusieurs projets de recherche visant à déterminer les moyens les plus efficaces et les plus acceptables d'utiliser les médicaments actuellement disponibles pour traiter l'onchocercose ont été lancés en Afrique. La recherche de nouveaux filaricides s'ins-
permanence par des équipes entomologiques mobiles opérant à partir de 7 bureaux de secteur et de 22 de sous - secteur ont confirmé le succès de la lutte antivectorielle
dans l'ensemble de la zone. Une modifica-
tion de la technique de pulvérisation a entraîné des progrès considérables dans l'élimination de sites larvaires difficiles
crit dans un programme à long terme comportant d'abord la synthèse chimique selon une filière préférentielle, ensuite la sélection chez des modèles animaux, enfin des études de toxicité et des essais cliniques. L'OMS a parrainé des recherches sur a) les
comme celui de Bui, sur la Volta Noire. 8.31 Des informations épidémiologiques de base recueillies dans plus de 300
possibilités de mise au point d'un vaccin, b) le mécanisme et les moyens de prévention des lésions immunopathologiques chez
villages de la zone du programme seront utilisées pour évaluer les mesures de lutte antivectorielle. Par ailleurs,
l'examen
les personnes infectées, c) les méthodes d'entretien et de culture in vitro des parasites filariens, et
ophtalmologique minutieux des malades dans un petit nombre de villages a permis de mieux comprendre comment l'onchocercose provoque la cécité. 8.32 Si la lutte contre l'onchocercose est indispensable pour améliorer le bien -
d) un programme de
recherches épidémiologiques pour la mise
au point de méthodes de dépistage des personnes particulièrement exposées et l'amélioration des méthodes de lutte contre la transmission, notamment par des mesures
être de la population atteinte, le programme
relativement simples d'autotraitement. Programme de lutte contre l'onchocercose 8.29 En 1976 et 1977, les phases II et III du programme de lutte dans le bassin 104
a surtout été conçu en vue du développement économique de la zone. Au cours de la période biennale considérée, des pays donateurs et des organisations interna-
tionales ont effectué des études préinves1 Dénomination commune internationale proposée.
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
tissement. Le service de développement économique du programme a été renforcé en 1977 pour pouvoir jouer un rôle plus actif dans la collecte, l'analyse et la diffusion d'informations sur la mise en valeur
mise au point de dispositifs d'échantillonnage ; b) lutte antivectorielle - principalement, essais de nouveaux insecticides et de nouvelles préparations ; c) aspects épidémiologiques, cliniques et parasitologiques de la maladie ; et d) chimiothérapie. Avec le lancement des opérations larvicides,
de la zone du programme. Encore que certaines terres soient déjà réoccupées et certains projets agricoles et industriels déjà en cours de réalisation, il s'agit maintenant d'établir des critères qui permettent de déterminer quand une vallée fluviale peut
on a intensifié la recherche chimiothérapique en collaboration avec le programme de recherche et de formation concernant les maladies tropicales. spécial 8.3 5
être occupée sans danger. Un groupe de travail du groupe scientifique consultatif du programme a fixé comme critères un taux annuel de piqûres de I000 simulies pour le complexe S. damnosum sensu lato et
Un programme de surveillance des eaux a montré que la faune fluviatile non cible demeurait en bonne santé malgré les applications hebdomadaires d'insecticides. 8.36
un potentiel annuel de transmission de Ioo larves infectieuses, niveaux déjà atteints dans de nombreuses vallées fluviales.
Le Comité consultatif scientifique
Au début de 1977, les responsa8.33 bilités administratives générales du programme ont été transférées du Siège de l'OMS au Bureau régional de l'Afrique, tandis que l'on nommait un nouveau direc-
et technique, le Groupe écologique et le Comité consultatif sur le Développement économique du programme se réunissent périodiquement pour examiner les divers aspects du programme : opérations, recherche, environnement. Ces organes
ont fait rapport au Comité conjoint de Coordination, qui s'est réuni en décembre 1976 et en décembre 1977 pour passer en revue les progrès réalisés et approuver le budget de l'année suivante. A la troisième session, tenue à Ouagadougou en décembre 1976, cinq pays participants ont demandé que les opérations soient étendues au -delà de leurs limites actuelles ; cette proposition est à l'étude. Trypanosomiase africaine 8.37
teur de programme pleinement responsable de toutes les activités. Toutes les opérations sont maintenant dirigées à
partir du siège du programme à Ouagadougou. En outre, un fonctionnaire chargé de la liaison a
été nommé au Bureau
régional.
Le programme est financé à l'aide 8.34 d'un fonds spécial de l'onchocercose, qui est actuellement alimenté par des dons de quatorze pays et institutions. Les crédits nécessaires pour la première période de six ans (1974 -1979) sont estimés maintenant à US $ 57 3 zo 000, ce qui représente environ US $ 4 millions de moins que la précédente estimation. Le programme a passé un cer-
Au cours de la période biennale,
l'Organisation a apporté une aide à l'Angola, à la République -Unie du Came-
roun et au Soudan à l'occasion de graves poussées épidémiques de trypanosomiase. La situation au Mozambique a été cause de préoccupation et il serait utile de procéder
tain nombre de contrats avec des institutions et des spécialistes scientifiques pour des travaux de recherche appliquée dans les domaines ci -après : a) écologie des vecteurs, y compris des études sur les diverses espèces du complexe S. damnosum et sur la I05
à un réexamen systématique des zones d'endémicité dans ce pays. La surveillance continue des populations exposées offre la meilleure garantie 8.3 8
ACTIVITÉ DE L'OMS
contre le risque de poussées importantes. Le Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Trypanosomiase africaine, qui s'est réuni
à Rome en novembre 1976, a conclu que les activités de surveillance coûtaient environ US $ 0,44 par personne et par an. Il est évident qu'à ce prix les mesures de surveillance dans certains pays ne peuvent être ni assez fréquentes ni assez complètes. Il fau-
des infections à T. gambiense. D'autre part, si elle était techniquement réalisable, la vaccination ne devrait être considérée que comme une solution temporaire. 8.41 Les programmes de recherche actuels et prévus en Afrique ont été élaborés
au cours de deux réunions organisées respectivement à Arusha (République -Unie de Tanzanie) en septembre 1976 et à Bobo Dioulasso (Haute -Volta) en avril 1977 avec des responsables du programme spécial de
drait mettre au point des méthodes de diagnostic et de lutte peu coûteuses et simples ;
divers laboratoires
d'Afrique,
d'Amérique et d'Europe poursuivent ensemble des recherches dans cette direction.
Le programme PNUD /OMS de recherche appliquée, basé à Bobo -Diou8.39
recherche et de formation concernant les maladies tropicales. A la suite de ces réunions, un groupe de laboratoires d'Afrique orientale ont entrepris des programmes intégrés de recherche en immunologie, pathologie et médecine clinique. La chimio-
lasso en Haute -Volta, donne déjà des résultats techniques satisfaisants en ce qui concerne l'application à faible dosage d'insec-
thérapie fait l'objet d'une vingtaine d'accords de recherche. Des composés trypanosomicides radiomarqués seront utilisés lors
ticides contre les glossines et l'évaluation de l'épreuve d'hémagglutination indirecte en tube capillaire effectuée sur le terrain. En
de distributions expérimentales de médicaments et des études sur leur mode d'action seront menées dans différents laboratoires.
collaboration avec l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies en Afrique occidentale et avec les Gouvernements des pays intéressés, un millier d'épreuves de ce
Un réseau de centres médicaux est actuel-
lement mis sur pied en Afrique dans le cadre du programme spécial ; ils disposeront des installations nécessaires à des essais cliniques de nouveaux composés et à des études communes d'histopathologie
genre ont été effectuées en Côte d'Ivoire et en Haute -Volta. Les résultats ayant montré qu'elle est moins sûre sur le terrain qu'en laboratoire, cette épreuve fait actuellement l'objet de nouvelles études. 8.4o
et de pathogénie, conformément à des protocoles types élaborés par des groupes de travail scientifiques. Trypanosomiase américaine 8.42 La prévalence de la trypanosomiase américaine n'est toujours pas bien connue, faute de données de base complètes et d'indications sur le pourcentage des cas d'infection à T. cruqi qui se manifestent par des symptômes cliniques. Un
Des recherches ont été entreprises
en collaboration avec l'Institut Bernhard Nocht de Hambourg (République fédérale d'Allemagne) et la London School of Hygiene and Tropical Medicine (RoyaumeUni) afin de déterminer s'il existe un réservoir animal de Trypanosoma gambiense. Si
cette hypothèse devait se confirmer, les conséquences en seraient importantes pour la stratégie de la lutte contre la maladie du sommeil due à T. gambiense. L'élimination des réservoirs humains n'apporterait plus en effet de solution définitive au problème 106
accroissement de la propagation de la maladie de Chagas dans les zones périurbaines
a causé de vives préoccupations ces dernières années. Dans le cadre du programme de l'unité OMS de recherche sur le vecteur
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
de la maladie de Chagas, au Venezuela, il est prévu d'effectuer des recherches appliquées sur des techniques simples d'amélio-
tion concernant les maladies tropicales, a
été revu lors d'une réunion d'un groupe de travail scientifique tenue à Genève en décembre r977. Les participants ont conclu que l'importance des leishmanioses sur le
ration de l'habitat susceptibles d'aider à combattre la maladie. 8.43
Une réunion du groupe de travail
scientifique du programme spécial sur la trypanosomiase américaine s'est tenue à Buenos Aires en 1977. Le programme de recherche sur les nouvelles méthodes de lutte compor-
plan de la santé publique avait été sous évaluée dans le passé et ils ont décidé de
mettre en route des programmes pour obtenir une meilleure information sur la distribution et la prévalence de ces maladies.
tera la mise au point de méthodes pour des études épidémiologiques longitudinales, des
travaux sur de nouveaux agents chimiothérapiques, et des recherches sur l'immunologie et la lutte antivectorielle. Un nouveau laboratoire collaborateur pour les épreuves applicables au diagnostic de la maladie de Chagas a été désigné à SA() Paulo (Brésil); sa mission sera de comparer les épreuves existantes et nouvelles de diagnostic sérologique. Leishmanioses
De plus, ils ont estimé que la leishmaniose offre un modèle précieux pour l'étude des principes qui régissent les mécanismes de défense de l'hôte, en particulier l'action des macrophages. Coordination des recherches
Bien que l'on ne dispose d'aucune donnée concrète sur l'incidence des leishmanioses, il semble que la leishmaniose muco- cutanée se manifeste fréquemment 8.44
lors des travaux de mise en valeur des zones forestières d'Amérique du Sud. Une recrudescence des poussées de leishmaniose
viscérale a été observée en Asie du Sud Est. En Afrique, une épidémie de leishmaniose viscérale s'est rapidement propagée en 1977 a à
Les travaux dans ce domaine ont été entrepris en étroite collaboration avec le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales. Une équipe spéciale s'est rendue au .Japon, en Malaisie, aux Philippines, en République de Corée et à Singapour en vue d'étudier la coordination des programmes et projets de recherche. A la suite de ces visites, le Comité consultatif régional de la Recherche médicale pour le Pacifique occidental a recommandé que les recherches dans le domaine des maladies parasitaires et des autres maladies transmissibles portent sur le paludisme, la schistosomiase, 8.46
les filarioses, la lèpre, la fièvre hémorragique
Machakos
(Kenya).
fourni une assistance L'Organisation technique et des médicaments au cours d'une poussée survenue dans l'Etat de Bihar (Inde) en 1977. Un consultant de l'OMS a apporté son aide à des études épidémiologiques et à des activités de formation du personnel sanitaire national en Irak. 8.45
dengue, et les maladies intestinales. Le Comité régional du Pacifique occidental a adopté une résolution (wPR /Rcz7 /R9) demandant au Directeur régional de prendre des mesures pour : 1) renforcer l'Institut de la Recherche médicale de
la
Le programme de recherche sur leishmaniose, qui fait partie du proI07
gramme spécial de recherche et de forma-
Kuala Lumpur ; z) développer la coopération avec le programme pluridisciplinaire de recherche opérationnelle en République de Corée ; et 3) constituer trois groupes d'action pour donner des avis concernant l'élaboration de programmes régionaux de recherche sur les services de santé, sur les
ACTIVITÉ DE L'OMS
maladies parasitaires et transmissibles et sur les maladies cardio -vasculaires. 8.47
A sa première séance plénière,
en juin 1977 à Genève, le groupe de travail scientifique du programme spécial sur l'épidémiologie a formulé des recom-
comprenant des nationaux et des fonctionnaires de l'OMS, l'Organisation a patronné une réunion de coordination convoquée à Nairobi en mars 1977. Des épidémiologistes nationaux et des épidémiologistes de l'OMS
venus d'Ethiopie, du Kenya, de Somalie et du Soudan ont fait le point de la situation.
mandations concernant sa structure et ses fonctions futures et concernant la mise en oeuvre du programme de recherche et de formation en épidémiologie du centre
Les participants ont reconnu le caractère décisif des opérations menées dans l'Ogaden pour le succès final de la campagne d'éradication mondiale de la variole ; aussi a -t -il
OMS de recherche sur les maladies tropicales de Ndola (Zambie).
été décidé qu'une opération commune de surveillance et d'endiguement serait menée par l'Ethiopie, le Kenya et la Somalie. 8.51
Eradication de la variole 8.48
Dans le sud de la Somalie, des
En 1976 et 1977, la variole était aux
opérations de dépistage ont révélé la présence d'épidémies étendues de variole en avril -juin 1977 et l'OMS a aidé à organiser
limitée
populations
nomades
de
l'Ogaden, qui couvre une partie du nord du Kenya, du sud de l'Ethiopie et de la Somalie (fig. 8.z). Ailleurs dans le monde,
des mesures d'urgence. Le Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les
une surveillance permanente n'a permis de déceler aucun cas de variole. Pendant cette période de deux ans, 6000 échantillons provenant de 6o pays ont été examinés par les laboratoires de diagnostic des
secours en cas de catastrophe a livré un certain nombre de véhicules, de pièces détachées et d'autres fournitures qui ont avion
dishu. En juin, au plus fort de l'épidémie,
24 épidémiologistes de l'OMS et travailleurs
3500
centres collaborateurs OMS de Moscou et d'Atlanta. A l'exception de ceux en provenance d'Ethiopie, du Kenya et de Somalie, aucun échantillon n'était positif. Durant le premier semestre de 1976, les derniers foyers de variole étaient localisés dans le sud de l'Ethiopie. Au cours 8.49
sanitaires nationaux partici-
paient aux opérations. La Somalie a enregistré quelque 3400 cas en 1977, mais une action intensive a permis de juguler rapidement les poussées épidémiques et le dernier cas connu (à fin janvier 1978) a été notifié en octobre 1977 (fig. 8.3). 8.5z
Les
opérations
de
dépistage
de l'été de la même année, alors que ces foyers étaient sur le point d'être éliminés, des cas de variole ont été signalés dans le sud de la Somalie. Ensuite, une poussée s'est produite dans le nord du Kenya à la fin de 1976, due, semble -t -il, à un cas importé du sud de la Somalie.
menées par l'Ethiopie dans l'Ogaden ont été pratiquement interrompues à partir de juillet 1976. En septembre, de nouvelles poussées épidémiques
ont été décelées
avec la collaboration du Comité international de la Croix -Rouge, mais elles ont été rapidement maîtrisées. Les derniers cas
Comme il n'a pas été possible de déterminer la nature de la chaîne de trans8.5o
connus ont été enregistrés en novembre 1976. Des mois d'opérations continues de dépistage seront cependant nécessaires pour vérifier que les foyers ont été complètement éliminés. Io8
mission entre
poussées, en dépit d'études intensives menées par des équipes ces
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
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Zones où la variole est notifiée depuis 1976.
I
Zones a risque élevé.
Les chiffres encerclés indiquent l'emplacement et le nombre des poussées en cours à la date indiquée (soit les poussées danslesquelles six semaines ne s'étaient pas encore écoulées depuis le début de l'éruption chez le dernier cas connu).
Fig. 8.2 Région de l'Ogaden : emplacement des poussées de variole en cours au 26 novembre 1977 et zones considérées comme à risque élevé pour des foyers occultes.
109
ACTIVITÉ DE L'OMS 380 360
340 320 300 280 260 240 220 200 180
160
140 120 100
80 60
40 20
o
Fig. 8.3
Cas de variole notifiés par semaine, 1976 -1977.
En 1976 et 1977, des commissions 8.53 internationales constituées par l'Organi-
sation pour certifier l'éradication de la variole se sont rendues dans sept pays d'Asie, quinze pays d'Afrique occidentale et neuf pays d'Afrique centrale. L'éradication a été certifiée dans ces trente et un pays après que les commissions eurent effectué des visites sur le terrain et étudié la documentation concernant les programmes nationaux d'éradication, notamment les activités spéciales de surveillance ayant duré
d'Afrique orientale et australe et dans la zone de la Méditerranée orientale où, jusqu'à récemment, la variole était encore épidémique ou s'était déclarée dans des pays voisins (fig. 8.4).
Au début de 1976, l'OMS a consti8.54 tué à Genève une réserve de 30o millions de
doses de vaccin antivariolique pour faire face à d'éventuelles situations d'urgence. A la fin de 1977, I zo millions de doses données par dix pays étaient en stock. 8.5 5 Sept centres collaborateurs OMS pour la variole et les orthopoxvirus appa-
plus de deux ans après le dépistage du dernier cas connu de variole. Il reste encore à certifier l'éradication dans plusieurs pays IIO
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
- Éradication certifiée par une commission internationale. Éradication à certifier par une commission internationale, 1978 -1979. Visite ou documentation spéciales nécessaires, 1978 -1979.
Fig. 8.4
Plan pour la certification mondiale de l'éradication de la variole d'ici à la fin de 1979.
rentés ont continué d'étudier le problème des réservoirs animaux de virus varioliques et d'autres orthopoxvirus. La surveillance des cas humains de monkeypox a été réalisée par des équipes mixtes de personnel national et de personnel OMS en Côte d'Ivoire,
conservent le virus a donc été fait entre 1975 et 7977, ''OMS contactant 18i pays et territoires et plus de 5 oo laboratoires. Sur les 72 laboratoires enregistrés comme
au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone en 1976, puis au Zaïre en 1977. Ces études n'ont mis en évidence aucun réservoir
conservant des virus varioliques, 6o ont détruit le virus ou remis leurs stocks à des centres collaborateurs de l'OMS. A la fin de 1977, 12 laboratoires seulement conservaient le virus ; leur nombre sera encore réduit. En août 1977, un groupe d'experts a recommandé des mesures particulières de sécurité aux laboratoires qui conservent des virus de la variole.'
animal de virus de la variole ou de poxvirus animal susceptible de compromettre le succès du programme d'éradication mondiale de la variole. Les stocks ou échantillons de virus de la variole conservés dans les laboratoires 8.56
En octobre 1977, les participants à une consultation de l'OMS sur la certi8.57 Report of a workshop meeting on safety measures in laboratories retaining variola virus (document WHO /SME/ 77-2).
constituent maintenant le seul risque de réintroduction de la variole dans la collectivité. Un recensement des laboratoires qui
III
ACTIVITÉ DE L'OMS
fication mondiale de l'éradication de la variole ont fait le point des remarquables efforts de coopération internationale qui ont permis le succès du programme. Ils ont recommandé que l'Organisation accélère, au cours des deux années à venir, les travaux en matière de certification, afin que l'éradication mondiale de la variole puisse être officiellement confirmée et proclamée, conformément aux critères établis. Lorsque ce moment sera venu, il sera recommandé de mettre fin à la vaccination antivariolique.'
gramme à plein temps a été nommé au Siège de l'OMS, où il y a maintenant une équipe d'une douzaine de personnes. Un groupe de travail OMS du programme de vaccination s'est réuni en décembre 1976
avec la participation de représentants des gouvernements et de membres du personnel
des Régions et du Siège. Les conseillers régionaux se sont réunis en mai et novem-
bre 1977 afin d'examiner les problèmes communs et de coordonner les politiques mondiales. A la fin de 1977, un séminaire interrégional et six séminaires régionaux avaient réuni des participants de plus de soixante pays ainsi que des représentants d'organisations internationales, bénévoles et nationales de développement. Des acti-
Programme élargi de vaccination 8.58 Le programme élargi de vaccination a pour fondement des résolutions
adoptées par l'Assemblée de la Santé en 1974 (WHA27. S 7), 1976 (wHA29.6z) et 1977
vités ont été entreprises dans un grand nombre des pays participants. En 1977, trois films consacrés aux différents aspects
(wHA3o.53 et WHA3o.54). Il s'agit d'un
programme concerté entrepris à l'échelle mondiale par les Etats Membres dans le but i) d'assurer d'ici à 1990 la vaccination de tous les enfants, tout particulièrement contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite et la tuber-
du programme ont été terminés avec la participation directe de l'OMS, et un quatrième était en préparation. Recherche et développement
La priorité absolue a été donnée aux recherches opérationnelles de préfé8.61
culose, et z) de réduire la morbidité et la mortalité dues à d'autres maladies importantes du point de vue de la santé publique et contre lesquelles existent ou existeront bientôt des vaccins sûrs et efficaces. Planification, formation et opérations
rence à la recherche fondamentale.
Vaccins. Une aide du PNUD a permis à l'OMS d'étudier la possibilité d'accroître la stabilité des vaccins anti8.6z
rougeoleux et antipoliomyélitique ainsi que
Les principes définis dans la résolution wHA3o.53 ont servi de base à l'établissement en 1977 d'un projet de manuel destiné à faciliter la préparation de plans régionaux et nationaux détaillés et la formation de personnel à tous les échelons. 8.59
de l'élément anticoquelucheux du vaccin antidiphtérique / antitétanique / anticoquelucheux (DTC). La possibilité de diminuer le pouvoir réactogène de l'élément anticoquelucheux de ce vaccin a également été étudiée, de même que la stabilité du vaccin BCG. 8.63
Schémas de vaccination. Des études
ont été menées afin de déterminer l'âge optimal de la vaccination antirougeoleuse. On a également étudié la possibilité d'administrer la vaccination DTC en deux doses
En 1976 -1977, les conseillers régionaux responsables du programme 8.6o
ont été désignés et un directeur de pro1 Relevé épidémiologique hebdomadaire, 53: 15 (1978).
plutôt qu'en trois comme on le fait habituellement. II2
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
8.64
Amélioration de la chaîne du froid.
8.67
Gestion du programme. On a préparé
On a travaillé à la mise au point de prototypes r) d'un réfrigérateur et d'un congélateur capables de fonctionner avec différentes sources d'énergie, z) d'une glacière adaptée au transport par véhicule des vaccins dans les pays en développement,
des études destinées à évaluer toute la gamme des activités de gestion qui sont nécessaires pour approvisionner convenablement un programme en vaccins actifs. Les informations que cette évaluation permettra de recueillir seront incorporées dans les programmes de formation des person-
et 3) d'une boîte à vaccins pouvant être utilisée par les agents des soins de santé primaires dans les pays en développement. Trois indicateurs chimiques et biologiques
à base d'enzymes, existant dans le commerce, ont été soumis à des essais en vue de déterminer s'ils pouvaient servir d'indi-
nels nationaux responsables des approvisionnements en vaccins. Des études vont également être faites pour analyser la possibilité de donner à des villageois une formation qui leur permette, dans le cadre des activités de surveillance des maladies, de faire les notifications nécessaires à l'échelon périphérique. 8.68
cateurs de l'activité des vaccins pendant le stockage. On a également testé les performances en milieu tropical d'une vaste gamme de réfrigérateurs, congélateurs, machines à glace et glacières. 8.65
Production de vaccin. Un projet sou-
tenu par le PNUD a permis à l'OMS de renforcer le contrôle de la qualité des vaccins dans les pays qui ou bien produisent
Amélioration des techniques de vacci-
nation. Des dispositions ont été prises pour
des essais comparés à grande échelle de cinq injecteurs sans aiguille existant dans le commerce. Pendant la période 1976 -1977, de nouvelles études ont en outre été menées
à bien sur la possibilité d'administrer le vaccin BCG à l'aide d'une aiguille bifurquée. Enfin, on a établi en 1977 les plans d'une étude qui sera menée en 1978 -1979
déjà des vaccins ou bien sont sur le point d'en entreprendre la production. Ce projet, encore en cours d'exécution, prévoit r) la préparation de manuels sur la production et le contrôle de la qualité du vaccin DTC, z) la mise au point et la sélection de matériel pour les laboratoires tant de production que de contrôle, 3) la formation des travailleurs de laboratoire aux méthodes de con-
pour déterminer la possibilité d'administrer une anatoxine tétanique concentrée à l'aide d'une aiguille bifurquée également. 8.66
trôle de la qualité des vaccins, et 4) une assistance à la recherche de vaccins plus stables
(voir
ci- dessus).
En 1977,
les
Amélioration de la couverture vacci-
nale. Dans deux pays en développement, l'OMS a soutenu des études sur le terrain qui visaient à déterminer les taux de couverture, les taux de séroconversion et les dépenses opérationnelles. On a également comparé les rôles respectifs des équipes sanitaires mobiles et des centres de santé fixes. En outre, l'Organisation a élaboré un
manuels ont été rédigés, des avis ont été donnés sur la conception et l'équipement des laboratoires, un séminaire sur la production et le contrôle de la qualité des vaccins a été organisé à Genève, un cours de formation sur les techniques de contrôle de la qualité des vaccins viraux a eu lieu à Londres, une réunion d'experts de la pro-
duction et du contrôle de la qualité des vaccins a été convoquée à Genève en vue d'examiner les problèmes liés au vaccin anticoquelucheux, et des progrès ont été réalisés dans plusieurs domaines de la recherche sur les vaccins. 113
projet tendant à recenser les principales motivations auxquelles on peut faire appel au niveau des villages pour promouvoir la vaccination des enfants.
ACTIVITÉ DE L'OMS Tableau 8.1
Contributions extrabudgétaires en faveur des activités de vaccination, 1976 -1977 a (en dollars des Etats -Unis) 1976
1977
(Sommes reçues)
(Sommes reçues)
( Sommes promises)
Pour des activités non spécifiées Arabie Saoudite Nigéria D' Insan Dogramaci, Ankara Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé)
10000 16 036 20 000
80 000
Pour des vaccins Royaume -Uni
Suisse Yougoslavie Medimpex, Hongrie Pour des activités spécifiées
28 730
96 590 7 843 33 813 7 960
165 000 56 797
Iran - pour le Pakistan Koweit - pour la Somalie, le Soudan et le Yémen démocratique Suède - pour des études de faisabilité au Ghana
344 876 150 000 82 898 632 540
350 000''
37422 283 628 571 797
Autres recettes Divers Intérêts
29
200
20 000 652 569 283 828 571 797
En 1975, les contributions extrabudgétaires versées au fonds bénévole pour le promotion de la santé (compte spécial du programme élargi de vaccination) se montaient au total à US $299 200 (elles provenaient principalement du Botswana, des Pays -Bas et de la Suède). A fin 1977, le montant total dont le versement a été promis (par le Royaume -Uni) s'élevait à US $182 000 pour chacune des années 1978 et 1979. En plus des contributions reçues et promises indiquées dans le tableau cidessus, une aide extrabudgétaire a été reçue du Danemark (au titre du compte spécial pour contributions diverses à objet désigné - soit US $61 336 en 1976 et US $86 090 prévus en 1977 pour des séminaires régionaux et interrégionaux) et du PNUD (US $237 200 pour un projet interrégional dont le but est de fournir à des pays en développement, en 1977 et 1978, des vaccins actifs et peu toxiques ainsi que des vaccins plus stables à température ambiante élevée). b Montant à utiliser au cours d'une période de 9 ans commençant en 1977.
Assistance financière de sources extérieures à
l'OMS 8.69 L'aide extérieure est le principal moyen d'assurer l'extension des activités du programme élargi de vaccination. On trouvera au tableau 8.1 un état résumé de l'aide extrabudgétaire dont a bénéficié le programme jusqu'à la fin de 1977.
Mecque et l'apparition de la maladie dans les îles Gilbert, dans le Pacifique, ont suscité de graves inquiétudes, et les pays touchés ont reçu une assistance technique et matérielle de l'OMS. 8.71 La période considérée a été marquée en particulier par la création au Siège et dans les bureaux régionaux de groupes de travail interdisciplinaires sur les mala-
Maladies bactériennes et virales Choléra et autres infections intestinales bactériennes
dies diarrhéiques. Tout en reconnaissant l'importance d'une approche pluridisciplinaire de la lutte contre les maladies diarrhéiques, les groupes de travail se sont attachés surtout à promouvoir la réhydra-
La recrudescence du choléra dans la zone géographique de la Méditerranée 8.7o
orientale à la veille du pèlerinage à La 114
tation par voie orale, en tant qu'élément des soins de santé primaires, pour le traitement de la déshydratation associée aux
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
maladies diarrhéiques. On a constaté que
cette méthode permettait de limiter
le
recours aux coûteuses techniques d'administration intraveineuse de liquide de réhydratation dans les cas de diarrhée grave, y compris le choléra, et aidait les enfants à reprendre du poids. Des études faites sur le terrain aux Philippines, en République démocratique populaire lao et en Turquie ont démontré l'efficacité de cette méthode. Des études analogues ont été entreprises
riennes aiguës provoquant une morbidité et une mortalité élevées (coqueluche, tétanos, diphtérie, méningite cérébro -spinale et autres infections à cocci et peste) s'est progressivement améliorée. Ces activités bénéficient de l'appui des centres collaborateurs de l'OMS, qui ont continué à coopérer à la préparation de directives simples
pour le diagnostic et le traitement de ces maladies ainsi qu'à des travaux de recherche et de référence. 8.74
dans plusieurs pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine et l'OMS a publié un guide simple sur la question.' Le DISE a collaboré étroitement avec elle dans ce domaine. L'équipe interrégionale de lutte contre le choléra s'est rendue dans quatre bureaux régionaus et dans seize pays, où elle a aidé à organiser le traitement d'urgence du choléra et à appliquer les techniques de réhydratation par voie orale.
L'opinion publique étant très pré-
occupée par les réactions secondaires graves
vaccination contre la coqueluche, l'OMS a organisé avec la participation de de la
treize laboratoires nationaux une étude collective sur la toxicité et le pouvoir réactogène des vaccins antidiphtérique / antitétanique /anticoquelucheux (DTC). Les
Un vaccin anticholérique contenant de l'hydroxyde d'aluminium comme adjuvant a fait l'objet en Indonésie d'un essai pratique qui a montré que ce vaccin conférait une meilleure protection aux enfants de moins de cinq ans, mais aucun progrès notable n'a été réalisé dans la recherche de vaccins contre d'autres infections intestinales, d'où la nécessité de promouvoir des techniques telles que la réhydratation par voie orale. Pour des considérations d'ordre épidémiologique et en 8.72
résultats de cette étude montrent qu'il est urgent de normaliser les épreuves de laboratoire actuellement utilisées pour le contrôle des propriétés toxiques et de l'activité
de ces vaccins. Des recherches touchant des vaccins anticoquelucheux de faible
toxicité, nouveaux ou améliorés, ont été entreprises. Un vaccin DTC désséché stable a été mis au point et essayé avec succès tant en laboratoire que sur le terrain. 8.75
La
stabilité des vaccins
poly-
raison du peu d'efficacité des médicaments et des vaccins, il est indispensable de conti-
nuer à promouvoir des mesures d'assainissement de base et l'éducation sanitaire. Autres maladies bactériennes aiguës
saccharidiques contre les méningocoques des groupes A et C a été améliorée et un nouveau vaccin protéinique du groupe B était suffisamment au point pour pouvoir faire l'objet d'essais sur l'homme. De nouveaux vaccins étaient à l'étude contre les infections pneumococciques et les maladies causées par Haemophilus influenzae. 8.76
La coopération technique avec les pays en développement pour le diagnostic et le traitement des autres maladies bacté8.73 1
A l'occasion d'une étude collec-
tive à laquelle ont participé vingt -deux
Organisation mondiale de la Santé. Traitement et
prévention de la déshydratation dans les maladies à diarrhée. Genève, 1976. I15
laboratoires nationaux, l'OMS a procédé à l'évaluation des activités de référence menées dans le domaine des infections streptococciques aux niveaux national et international.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Lèpre Les résolutions adoptées par 8.77 l'Assemblée mondiale de la Santé en 1974
(wHA27.58),
1975
(wHA28.56),
1976
(wHA29.7o) et 1977 (wHA3o.36) ont été à l'origine de trois faits importants en 1976-
navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé) ; et une réunion commune de représentants de la Fédération internationale des Associations contre la Lèpre et de l'Association LEPRA du Royaume -Uni, tenue à
Londres en août 1977. La réunion de Bangkok a étudié les besoins en matière de formation spécifique dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental ; à la suite de cette réunion, l'OMS a aidé à choisir dans les deux Régions des établissements qui pourraient accroître leur
la réunion du Comité d'experts de la Lèpre, le réexamen de la coopération technique directe en matière de lutte anti1977 :
lépreuse, et l'intensification des activités de recherche sur la lèpre. Comité OMS d'experts de la Lèpre.' A sa cinquième réunion, tenue à Genève en octobre 1976, le Comité a élaboré des direc8.78
potentiel de formation. Les réunions de Manille et de Londres ont formulé des directives concernant l'application de schémas de traitement sur le terrain. 8.8o
tives pour la formulation et la gestion des programmes de lutte contre la lèpre intégrés aux activités des services de santé des collectivités. Il a aussi formulé des recommandations concrètes concernant la formation du personnel. Il a jugé que la résistance secondaire de Mycobacterium leprae à la dapsone dans les cas multibacillaires posait un problème grave et a recommandé dans de tels cas le recours à des associations
Coopération technique en matière de
lutte antilépreuse. Au cours de la période 1976 -1977, un nombre croissant de pays ont accepté d'inscrire des projets de lutte antilépreuse dans leur programmation sanitaire nationale. Le rôle futur de l'OMS dans le renforcement de la lutte contre la lèpre a
de médicaments. Le Comité a également souligné la nécessité d'un soutien adéquat sur le plan de l'information. Dans l'esprit des recommandations du Comité, ''OMS a participé à trois autres réunions : la première conférence -atelier internationale sur la formation des agents 8.79
été défini. Des recommandations ont été formulées en vue d'améliorer la coordination à l'échelon des pays par l'institution de groupes consultatifs.
de la lutte antilépreuse en Asie, tenue à Bangkok en novembre 1976 sous les auspices du Gouvernement thaïlandais et de la Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé) ; la première conférence -atelier
La coopération avec le FISE et la Société internationale de la Lèpre s'est poursuivie. L'Union internationale contre la Tuberculose a de son côté commencé à coopérer avec les institutions bénévoles dans le domaine de la lutte contre la lèpre. 8.81
D'importantes contributions financières ont été versées par plusieurs institutions bénévoles, y compris le Deutsches Aussatzigen-
internationale sur la chimiothérapie de la lèpre en Asie, tenue à Manille en janvier février 1977, sous les auspices communs du Gouvernement philippin et de la Fon-
Hilfswerk e.V. de la République fédérale d'Allemagne, Emmaüs -Suisse, la Fondation
dation de l'Industrie de la Construction ' OMS, Série de Rapports techniques, No 607, 1977.
de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé), le Fonds danois de Secours à l'Enfance et le Lepers' Trust Board de Nouvelle -Zélande, ainsi que par l'Ordre de Malte. 116
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
8.8z
Dans la Région africaine, une
enquête combinée sur la tuberculose et la lèpre dans la population (1974 -mars 1977) a été achevée en Haute -Volta et a confirmé la réduction considérable (75 %) de la pré -
mation dans le domaine de la lèpre et des autres maladies tropicales. En octobre novembre 1977, le Directeur de ce centre
et le conseiller régional pour la lèpre se sont rendus dans les pays concernés pour informer les responsables des services mis à leur disposition par le centre et pour promouvoir la mise sur pied de programmes nationaux.
valence de la lèpre réalisée au cours des dernières années grâce aux unités mobiles.
Dans la Région des Amériques, dans le cadre du plan décennal de santé pour 1971-
1980, les pays concernés se sont fixé des objectifs à atteindre d'ici à 198o concernant la réduction de la prevalence de la lèpre. Dans la Région de l'Asie du Sud -Est,
les essais de traitement de masse par la rifampicine se sont poursuivis en Birmanie dans la région de Mandalay ; on en attend d'importants résultats épidémiologiques qui
La douzième conférence EtatsUnis -Japon sur la recherche concernant la lèpre, tenue à Boston (Etats -Unis d'Amérique) en septembre 1977, s'est particulièrement occupée des problèmes touchant la biologie de M. leprae et des mécanismes immunologiques intervenant dans les rap8.86
pourraient être reproduits dans d'autres pays. Dans la Région du Pacifique occidental enfin, une équipe consultative régionale a commencé ses activités en 1977 ; au Viet Nam, le renforcement du programme
ports hôte /micro- organisme. 8.87 La composante « lèpre » du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales se subdivise en deux éléments : un programme de recherche sur l'immunologie de la lèpre
de lutte antilépreuse a reçu un rang élevé de priorité, et d'importants crédits extrabudgétaires ont été mis à la disposition de ce pays par l'intermédiaire de l'OMS. 8.83
et
de recherche sur
la
Recherche. En 1976 -1977, l'OMS a
soutenu 5z projets collectifs de recherche sur la lèpre se déroulant dans vingt -quatre pays. 8.84
chimiothérapie de cette maladie ; en 1977, le programme spécial a financé 24 projets d'immunologie dans onze pays et z i projets de chimiothérapie dans neuf pays. 8.88
En immunologie, depuis qu'on a
constaté que des Mycobacterium leprae tués
atelier
En octobre 1976, une conférence tenue à Baltimore (Etats -Unis
pouvaient induire une immunité à médiation cellulaire chez les animaux d'expérience
d'Amérique) a permis de déterminer les recherches prioritaires à effectuer dans la Région des Amériques. Une deuxième conférence -atelier, sur « le tatou, modèle pour la recherche sur la lèpre », s'est tenue en mai 1977 à Caracas. Le Comité consultatif régional de la Recherche médicale a approuvé les recommandations de ces deux réunions.
et protéger les souris de l'infection à M. leprae, l'espoir de mettre au point un vaccin se trouve renforcé; d'autres études, notamment des essais de vaccin chez le tatou, sont
en préparation. Les travaux se sont poursuivis également en vue de la mise au point
d'une épreuve cutanée pour le dépistage de l'infection lépreuse subclinique ; des études sont en cours sur la purification de deux antigènes de M. leprae, dans l'espoir d'obtenir des préparations plus spécifiques. 8.89 Le comité de planification du programme de chimiothérapie, qui s'est réuni
L'Institut national de Dermatologie du Venezuela a été désigné comme 8.85
centre panaméricain de recherche et de forI17
ACTIVITÉ DE L'OMS
en avril 1976, a identifié quatre objectifs principaux : 1) l'évaluation de la prévalence
de la résistance à la dapsone au moyen d'enquêtes sur le terrain ; 2) des essais contrôlés d'associations médicamenteuses
groupe a présenté des recommandations qui forment l'esquisse d'un plan régional de recherche sur la lèpre, que le Comité consultatif régional de la Recherche médicale devait ultérieurement entériner. Dans les autres Régions aussi, les pays sont de plus en plus associés à la préparation des
dans la lèpre lépromateuse ; 3) des études de laboratoire destinées à fournir des informations sur les instruments nécessaires pour atteindre les deux premiers objectifs ; et 4) la mise au point de nouveaux médi-
plans de recherche, en coopération avec les groupes de travail scientifiques, à vocation mondiale, du programme spécial. Tuberculose et autres maladies respiratoires 8.92 La tuberculose continue à poser un important problème de santé publique dans de nombreuses régions du monde. L'évaluation des programmes nationaux
caments efficaces. Le groupe de travail scientifique compétent s'est réuni pour la première fois en avril 1977, et a adopté un protocole type pour les essais de chimiothérapie ; les essais sur des malades atteints de lèpre lépromateuse et non traités anté-
rieurement en sont au stade préparatoire dans deux centres de traitement de pays où
de lutte antituberculeuse a révélé que
la lèpre est endémique, en collaboration avec trois laboratoires spécialisés. En outre,
l'organisation de l'élément « traitement» de ces programmes laissait à désirer, d'où de
trois projets de mise au point de médicaments ont été lancés, deux portant sur la
synthèse de nouveaux analogues de
la
clofazimine, et un sur le mode d'action de l'acide chaulmoogrique. Dix -huit projets concernant les autres objectifs ont également été entrepris. 8.90
graves défaillances en ce qui concerne la continuité de la prise des médicaments, la motivation des malades et la surveillance postcure, qui sont pourtant primordiales. A l'échelon mondial, cela se traduit par la trop lente diminution des taux de mortalité malgré l'efficacité des médicaments dont on
dispose aujourd'hui. On estime que le nombre annuel de décès par tuberculose dépasse un demi -million, la plus grande part (74 %) de ce lourd tribut étant prélevée dans les pays asiatiques.
De nouveaux travaux sur l'épidé-
miologie de la lèpre et sur la culture de M. leprae sont à l'étude ; à cet égard, des préparatifs et des études pilotes ont été entrepris, en partie en association avec le groupe de travail scientifique transpathologique, sur des questions intéressant l'épidémiologie. 8.91
La nécessité d'une surveillance épidémiologique continue de la tuberculose à l'échelon national et international a été le thème d'un symposium sur la sur8.93
Dans le cadre de la composante
« lèpre » du programme spécial, et en étroite liaison avec les comités consultatifs régio-
veillance de la tuberculose organisé à Brno (Tchécoslovaquie) par le Bureau régional
OMS de l'Europe avec la participation active de l'Union internationale contre la Tuberculose. Les participants ont souligné combien il importait de se mettre d'accord sur de bons critères pratiques applicables à l'évaluation épidémiologique, sociale et économique de l'impact des programmes de lutte antituberculeuse, et de notifier et I18
naux de la recherche médicale, on s'est efforcé de renforcer le potentiel de recherche des pays affectés. Un bon exemple de
cette orientation est l'initiative prise par le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est,
qui a réuni en février 1977 un groupe d'étude des recherches sur la lèpre. Le
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
enregistrer tous les cas selon des méthodes uniformes. Il a été recommandé d'adopter
la vaccination par le BCG dans le programme élargi de vaccination. Une consultation a eu lieu sur le choix d'une souche de
un système de notification fondé sur le diagnostic bactériologique. 8.94
Pour répondre à la demande d'une
diffusion plus large et plus intensive des connaissances techniques actuelles et de directives pour la planification, l'exécution,
BCG pour la production de vaccin lyophilisé, et des guides techniques ont été rédigés sur le contrôle international de la qualité du vaccin BCG sous l'égide de l'OMS.2 Les recherches sur diverses techniques de vaccination par le BCG et sur leur
la gestion et l'évaluation de programmes nationaux intégrés de lutte antituberculeuse, trois grandes séries de mesures ont été prises : i) formation des diverses catégories d'agents essentiels aux niveaux international, régional et national ; z) participation, en étroite collaboration avec l'Union internationale contre la Tuberculose, à des séminaires (en Egypte, au Koweït, au
impact opérationnel ont été menées à terme et les essais relatifs à la protection conférée à des groupes d'âge et des groupes ethniques différents, à sa durée, à son degré de protection en fonction de la dose administrée, et aux interférences possibles avec des facteurs écologiques tels que les mycobactéries autres que celles de la tuberculose
Pérou et en République arabe syrienne) à des conférences -ateliers et des conférences (en Finlande, en République de Corée et en Turquie), à des comités scientifiques (sur les méthodes diagnostiques, sur la bactério-
se sont poursuivis au cours de la période considérée. L'Organisation a coopéré avec le Conseil indien de la Recherche médicale lors d'une consultation sur la méthodologie et la réalisation de l'essai de prévention de la tuberculose organisé par le Conseil. Les recherches sur la tuberculose se sont poursuivies dans divers domaines : épidémiologie, surveillance, immunologie, bactériologie, traitement chimiothérapique à court terme, et aspects opérationnels de l'exécution du programme.
logie et l'immunologie, sur le traitement, la prévention et l'épidémiologie, et enfin sur la tuberculose animale) ; et 3) coopération à l'exécution de programmes natio-
naux (par exemple en Afghanistan, en Algérie, en Argentine, au Bangladesh, en Birmanie, en Bolivie, au Brésil, en Indonésie, aux Maldives et au Venezuela). L'OMS et l'Union internationale contre la Tuberculose ont coopéré avec le Gouvernement de la République -Unie de Tanzanie,
Les infections respiratoires aiguës sont l'une des principales causes de morbidité et de mortalité dans de nombreux pays. 8.96
sur sa demande, pour organiser un séminaire national, puis pour reformuler son programme national de lutte antituberculeuse. Ces deux mêmes organisations ont préparé conjointement un guide technique pour l'examen des crachats.'
L'ampleur de ce problème a fait l'objet d'une étude ; on a constaté que 88 pays signalaient plus de 66o 000 décès par infections respiratoires aiguës chaque année, ce
qui représente 6,3 % du nombre total des décès et plus de zo % des décès d'enfants. Afin de mieux évaluer la situation, des
enquêtes ont été faites dans un certain nombre de pays des Régions africaine, des Amériques, européenne et de la Méditer2 Contrôle international de la qualité du vaccin BCG sous
Sur le plan de la prévention, des dispositions ont été prises en vue d'inclure 8.95 1 Union internationale contre la Tuberculose. Guide technique concernant le recueil, la conservation et le transport et l'examen des crachats pour le diagnostic de la tuberculose par microscopie directe. Paris, 1977.
l'égide de l'OMS (document WHO /TB /TECHNICAL GUIDE /77.8) ; In vitro assays of BCG products (document WHO /TB /TECHNICAL GUIDE /77.9).
119
ACTIVITÉ DE L'OMS
ranée orientale et des recherches ont été entreprises en vue de déterminer les mesures préventives et curatives qu'il serait possible d'adopter pour combattre ces infections. En 1978, les infections respiratoires aiguës
point de techniques de diagnostic et de lutte simplifiées et peu coûteuses. On a entrepris, par exemple, l'essai sur le terrain
d'un milieu de culture des gonocoques beaucoup moins coûteux que le milieu classique. Dans un pays, on a commencé à évaluer l'impact d'une approche simplifiée de la lutte pouvant être appliquée par des
feront l'objet d'un nouveau programme. Maladies transmises par voie sexuelle et tréponématoses endémiques
unités de soins de santé ne disposant pas encore de services de laboratoire pour le diagnostic. Une aide a été fournie à certains
8.97
Des résultats d'études ont montré transmises par voie
que les maladies
groupes de recherche travaillant dans des
sexuelle peuvent toucher 1 o à zo % de la population dans certains pays et entraîner des complications graves, notamment lorsque l'infrastructure sanitaire est insuffisante.
pays en développement pour leur permettre d'obtenir les données indispensables à la formulation d'un programme de
Le problème est aggravé par la résistance
croissante du gonocoque au traitement antimicrobien : dans certaines régions, la proportion des souches pleinement sensibles à la pénicilline a diminué en moyenne
de 6 à 7% par an ces dernières années. De
plus, des souches de gonocoques totalement résistantes à la pénicilline sont apparues. L'OMS a mis sur pied un système de surveillance de la propagation de ces souches. Les administrations sanitaires ont été tenues au courant de la situation mondiale et des méthodes permettant d'identifier les souches résistantes et de les combattre. Les administrations sanitaires ont d'autre part été invitées à mettre sur pied
lutte national. En 1976, un groupe scientifique de l'OMS a fait le point des progrès récents de la recherche sur les gonocoques et a indiqué les filières prometteuses de recherche fondamentale et appliquée qui permettraient d'aboutir à la mise au point de techniques améliorées de diagnostic, de traitement, de prévention et de lutte.1 Le programme de lutte contre les maladies transmises par voie sexuelle entrepris au Viet Nam a bénéficié pour son financement d'une contribution volontaire de l'Australie transmise par l'intermédiaire de l'OMS. 8.99 Au cours d'un symposium de l'OMS, les représentants de pays de la Région européenne sont convenus des
des schémas de traitement fondés sur le tableau local de la sensibilité des gonocoques au traitement, en tenant compte du rapport coût /efficacité des différents traitements possibles. Les informations en provenance de nombreux pays montrent que l'urétrite et la vaginite non gonococciques se rencontrent maintenant plus fréquemment que la gonococcie. 8.98
techniques à appliquer pour la surveillance et l'endiguement des maladies transmises par voie sexuelle (MTS) ; ils ont insisté sur la nécessité de fournir aux généralistes des conseils concernant le diagnostic et le traitement de ces maladies (un manuel sur le sujet est en préparation). Dans le cadre du
programme de la Région européenne sur les aspects économiques des maladies trans-
Les services de
diagnostic, de
missibles, on a entrepris d'élaborer des protocoles que l'on pourra utiliser pour des études plurinationales visant à évaluer
traitement et de lutte restent insuffisants dans certaines régions, et les recherches entreprises avec la coopération de l'OMS ont été principalement axées sur la mise au Izo
le fardeau économique que représentent les MTS. 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 616, 1978.
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
8.100
L'OMS a collaboré à la formu-
lation de programmes de formation et d'actualisation des connaissances sur le diagnostic en laboratoire et sur les aspects
potentielle de ces méthodes et les problèmes techniques qui se posent. 8.103 Grippe. En janvier 1976, on a constaté que le virus A /New Jersey /76, isolé lors d'une épidémie dans un camp
cliniques et épidémiologiques de la lutte contre les MTS. Elle a organisé des conférences -ateliers aux Philippines et dans la région des Andes. En outre, elle a fourni des services consultatifs à six pays.
militaire aux Etats -Unis d'Amérique, ressemblait au virus de la grippe porcine responsable de la pandémie de 1918. En moins de deux mois, un recombinant atténué a été mis à la disposition des fabricants de vaccin. En avril, une consultation informelle tenue
Le pian et le béjel, dont la pré 8.101 valence avait considérablement diminué à la suite des campagnes de masse lancées par l'OMS et le FISE, ont recommencé à
sévir dans certaines régions. L'OMS a élaboré des techniques pour l'évaluation et la surveillance active de ces maladies et
à Genève a informé les services de santé publique des mesures qu'il y aurait lieu de prendre.2 Le virus ne s'est heureusement pas propagé et, en 1976 et 1977, le variant A /Victoria /3/75 a continué à prédominer à côté du virus B /Hong Kong /5/72. Ces deux
a, en collaboration avec d'autres institutions, aidé quelques pays à mettre sur pied des programmes de lutte systématique. Maladies à virus, à Chlamydiae, à rickettsies et maladies apparentées
virus n'ont d'ailleurs provoqué que des poussées épidémiques modérées de grippe. L'OMS s'est employée à intensifier les activités de surveillance du réseau de centres nationaux de la grippe et a organisé
Le programme de l'OMS relatif aux maladies virales comprend des activités de surveillance, une aide en vue du développement des services diagnostiques de laboratoire, de la prévention et de la lutte contre ces maladies, et l'encouragement de la recherche appliquée. Les directeurs des centres collaborateurs réunis en 1977 ont formulé des recommandations techniques concernant les activités futures à entreprendre dans ce domaine, notamment la mise sur pied de services de labo8.102
trois conférences -ateliers pour familiariser les directeurs de ces centres avec les tech-
niques nouvelles. En décembre 1977, les centres nationaux de la grippe à Moscou et I-Iong Kong ont isolé un nouveau virus grippal, le A /USSR /90/77, apparenté semble -t -il au virus A /FM /1/47 (HIN1) qui
était prévalent dans le monde entier de 1947 à 1957. En moins de deux semaines tous les centres nationaux de la grippe ont été alertés et ont reçu les réactifs nécessaires
ratoire chargés de la surveillance des maladies virales dans les
pour exercer une surveillance adéquate ; une souche appropriée a été mise à la disposition des producteurs de vaccin. 8.104 Rougeole.
pays tropicaux et
subtropicaux. A la suite d'une consultation
L'âge optimal de
la
informelle tenue à l'Institut Pasteur de Paris, en 1976,1 une étude a été entreprise de concert avec des laboratoires nationaux et des centres collaborateurs de l'OMS sur des méthodes rapides d'identification des
vaccination des enfants contre la rougeole en Afrique, où la maladie sévit sous une forme particulièrement grave, n'a pas encore été déterminé avec certitude. Une étude entreprise au Kenya avec la collaboration du Ministère de la Santé a montré que I Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 53 : 313 (1976).
infections à virus, afin d'évaluer l'utilité 1 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 56, N° 1 (1978).
12I
ACTIVITÉ DE L'OMS
90 % des enfants ne possédaient plus d'anticorps maternels à 7 -8 mois, c'est -à -dire au moment où l'incidence de la rougeole com-
mence à augmenter brutalement. Presque tous les enfants vaccinés à cet âge ont présenté une séroconversion satisfaisante. 1 8.105 Poliomyélite.
appropriée de l'hépatite A et B et ont envisagé les perspectives de la vaccination dans les pays à climat chaud où l'incidence de l'hépatite B est élevée. 8.1 o8
Arboviroses et infections à virus Ebola.
L'épidémiologie de
la poliomyélite est en train d'évoluer. La surveillance active de la maladie nécessite des enquêtes sérologiques et l'identification en laboratoire des souches « sauvages » et des souches atténuées de poliovirus. On a
renforcé les services de laboratoire pour la surveillance de la poliomyélite dans les pays de la Région de la Méditerranée orientale ; les résultats ont été satisfaisants. 8.1o6
Gastro -entérite virale infantile. On a
En 1976 et 1977, des poussées limitées de fièvre jaune se sont produites en Amérique du Sud et quelques rares cas ont été notifiés en Afrique. La fièvre hémorragique dengue est devenue endémique en Indonésie et en Birmanie après s'être installée en Thaïlande, où un centre collaborateur sur l'immunopathologie de la fièvre hémorragique dengue a été créé en 1976. L'apparition en 1977 du virus de la dengue type 1 dans la zone des Caraïbes, où les types 2 et 3 existaient déjà, fait peser la menace permanente
pu caractériser des rotavirus dans des échantillons de selles au moyen de l'immunomicroscopie électronique et l'on a constaté que ces virus étaient associés à 5o -75 % des cas de gastro- entérite aiguë chez
d'épidémies de fièvre hémorragique. En
1976, l'OMS a été priée de prêter son concours pour identifier et circonscrire deux poussées spectaculaires de fièvre hémorragique virale qui s'étaient produites
les enfants en bas âge dans les régions à climat tempéré. Des études collectives ont été entreprises afin de déterminer l'importance du problème de santé publique que peuvent poser ces virus dans diverses parties du monde, en particulier dans les pays tropicaux. 8.107
simultanément dans le sud du Soudan et dans le nord du Zaïre. Un nouveau virus,
virus Ebola, qui ressemble au virus de Marburg, a été caractérisé dans des le
laboratoires de haute sécurité. Des fonction-
naires et des consultants de l'OMS ont été
envoyés sur les lieux dans le cadre des activités OMS de secours d'urgence en cas d'épidémie. Une réserve des vêtements
Hépatite virale.
Un comité d'exdans le
perts réuni en 1976 a passé en revue les importants progrès accomplis
protecteurs disponibles a été constituée. Pour aider les pays à traiter ces maladies et
domaine de l'hépatite A et B. 2 Lors d'un séminaire organisé conjointement en 1977 par le Siège de l'OMS et quatre Bureaux régionaux (Afrique, Asie du Sud -Est,
d'autres infections virales, l'Organisation a publié deux guides. 8, 4 En 1976, un symposium international sur les fièvres hémorragiques s'est tenu en Argentine, où
Méditerranée orientale et Pacifique occidental) à Kuala Lumpur, les participants ont examiné sur quelles bases on pourrait instituer dans les pays une surveillance 1 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 55 : 21
un centre national chargé d'étudier ces s Madeley, C. R. Guide pour le prélèvement et le transport des échantillons dans les maladies à virus, rickettsiae et chlamydiae. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977.
4 Simpson, D. I. H. Infections à virus Marburg et Ebola : Guide pour leur diagnostic, leur traitement et leur prophylaxie. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (OMS, Publication offset No 36).
(1977) 2 OMS, Série de Rapports techniques, No 6o2, 1977.
I22
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
fièvres a été établi, et en 1977 l'OMS a copatronné un symposium sur les fièvres hémorragiques virales organisé par l'Institut Prince Léopold de Médecine tropicale à Anvers (Belgique). 8.109 Infections à Chlamydiae. On reconnaît de plus en plus que les Chlamydiae sont
contre la rage et l'hydatidose dans les pays
méditerranéens. La lutte contre d'autres maladies (brucellose, leptospirose et cysticercose) sera progressivement introduite dans le programme du centre. On envisage de créer des centres analogues pour l'Afrique orientale, l'Afrique occidentale et centrale et certains pays de l'Asie du Sud Est et de la Méditerranée orientale. L'établissement de centres pour la lutte contre les
responsables de maladies transmises par voie sexuelle. Un résumé des critères que l'on recommande d'appliquer à leur diag-
nostic en laboratoire a été publié par l'OMS. 8.110 Rickettsioses.
zoonoses constitue un progrès important dans la prévention et l'élimination de ces maladies.
Lors d'un sympoLutte contre la rage et d'autres zoonoses
sium international sur les rickettsioses, organisé à Bratislava (Tchécoslovaquie) en 1976, les participants ont étudié l'évolution et les tendances dans ce domaine. On s'est spécialement occupé du diagnostic en labo-
Dans plusieurs pays, l'extension de la rage a créé des situations d'urgence et 8.112
l'OMS a dú intervenir, en particulier en Afrique. Des succès dans la lutte antirabique
ratoire du typhus à poux dans les régions où la maladie continue d'être endémique et est une cause importante de morbidité et de mortalité. Cinq grands laboratoires de rickettsiologie sont convenus d'élaborer des méthodes types simplifiées et de mettre les réactifs nécessaires à la disposition des pays concernés.
ont été signalés par certains pays d'Amérique du Sud. Pour améliorer les mesures de protection, on a entrepris des études comparées sur les épreuves d'activité des vaccins antirabiques et on a essayé sur le terrain différents vaccins obtenus en culture tissulaire.
Santé publique vétérinaire I Centres des zoonoses
En novembre 1977, la deuxième 8.113 conférence européenne sur la surveillance de la rage et la lutte antirabique, organisée à Francfort -sur -le -Main (République fédérale
8.111
L'exemple du Centre panaméri-
cain des Zoonoses a montré que les institutions régionales ou interrégionales, agissant comme organes coordonnateurs et cataly-
d'Allemagne), a approuvé des propositions relatives à de meilleures méthodes de lutte contre la rage des animaux sauvages, mises
au point dans le cadre du programme FAO /OMS de recherches coordonnées sur la rage sylvatique en Europe. Les services épidémiologiques qu'exige une action antirabique rationnelle ont amené à instituer un
seurs, peuvent le mieux aider les pays à mobiliser leurs ressources et à se soutenir réciproquement. Un centre de coordination
a été créé à Athènes pour promouvoir la coopération internationale dans la lutte Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 54 : 245 (1976).
système européen de surveillance de la rage.
2 Pour les activités de santé publique vétérinaire se
rapportant à l'hygiène et à la sécurité des produits alimentaires, voir page 182.
L'OMS a encouragé la coopéra8.114 tion internationale dans le domaine de la lutte contre la cysticercose et l'échinococcose (hydatidose) (réunion mixte FAO/ 123
ACTIVITÉ DE L'OMS
PNUE /OMS), contre la brucellose (consul-
rechercher les moyens de prévenir ces anomalies.1
tations OMS organisées en Espagne pour les pays méditerranéens) contre les zoonoses
mycotiques et contre la leptospirose (réunions de planification tenues à Genève). Zoonoses et pollution de l'environnement d'origine animale : Mesures de prévention et de lutte
Le programme relatif à l'écologie des virus de la grippe chez les animaux et à 8.117
leur relation avec la grippe humaine a été élargi. Les chercheurs ont isolé à partir d'un grand nombre d'espèces aviaires plusieurs nouvelles souches de virus grippal présen-
Les dangers de l'environnement animal pour la santé de l'homme ont été le 8.115
tant des propriétés nouvelles. Dans certaines régions, jusqu'à 5 % d'oiseaux migra-
principal sujet des débats d'une réunion d'experts tenue à Rome. Les experts se sont parti-
culièrement intéressés aux risques liés à l'exploitation agricole et à l'élevage intensifs. Ils ont formulé des recommandations relatives à une politique de l'OMS et à une collaboration internationale dans ce domaine, qui devraient aboutir à l'adoption de prescriptions techniques pour la prévention de la morbidité humaine à tous les stades de l'exploitation agricole, de l'élevage et de la production d'aliments d'origine animale, ainsi que de l'élimination et du recyclage des déchets animaux. Il est urgent que l'on se préoccupe des risques que les animaux dans les zones urbaines peuvent faire courir à la santé ; la réunion de Rome a recommandé que soit entreprise
teurs apparemment normaux étaient porteurs de virus. Certaines souches isolées à partir de ces oiseaux ne se distinguaient en rien des souches humaines de Victoria /75 (H3Nz).
Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle L'objectif du programme OMS de biologie des vecteurs et de lutte anti8.118
vectorielle est de mettre au point des matériels, des méthodes et des stratégies de
lutte contre les arthropodes vecteurs, les rongeurs réservoirs et les mollusques hôtes intermédiaires de maladie. Des recherches
sont menées en collaboration avec
les
une action en vue de prévenir ou de réduire ces risques. Médecine comparée
Etats Membres et certains organismes du système des Nations Unies dans tous les domaines ayant trait à la lutte antivectorielle et à la sécurité d'emploi des pesticides. Ces dernières années, la lutte antivectorielle a surtout fait appel aux produits chimiques,
La médecine comparée permet, en étudiant l'animal, de faire progresser la 8.116
ce qui a donné naissance à certains problèmes tels que la résistance aux pesticides, les risques pour les organismes non visés, y compris l'homme, et la contamination de
connaissance
des
maladies
humaines.
L'OMS a continué d'accorder son soutien à des recherches de pathologie humaine ayant recours à des modèles animaux. Elle a
convoqué une réunion de chercheurs afin d'examiner des études entreprises sur des modèles animaux pour déterminer la cause de certaines anomalies du développement non génétiques dans lesquelles certains facteurs environnementaux semblent jouer
l'environnement. Un programme de recherche est en cours pour mettre au point de meilleures méthodes de lutte chimiques et non chimiques. L'Organisation a fait un bilan de la situation et a préparé, en collaboration avec le PNUE et la FAO, un docu1 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 56, N° 1
un rôle de plus en plus important,
et 124
(1978)
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
ment sur les systèmes de lutte contre les organismes nuisibles et les vecteurs.' Ecologie et lutte chimique
telle façon que les quelques nouveaux
8.119
Résistance des vecteurs. Le Comité
OMS d'experts des Insecticides a déclaré que la résistance aux pesticides était probablement le principal obstacle auquel on se heurtait dans la lutte antivectorielle, et qu'il fallait y voir l'une des principales raisons de
produits chimiques offerts sur le marché puissent être évalués plus rapidement. Les composés déjà utilisés ont été évalués à nouveau dans de nouvelles préparations mises au point pour la lutte contre les vecteurs du paludisme et d'autres vecteurs, en particulier Simulium et Glossina. Certains pyréthroïdes de synthèse ont semblé prometteurs; leur sécurité d'emploi a fait l'objet
l'insuccès de l'éradication du paludisme dans de nombreux pays.2 Un tiers environ de tous les programmes antipaludiques se heurtent à un problème de résistance vectorielle. Au cours des deux dernières années,
d'études menées en coopération avec des centres collaborateurs de l'OMS aux EtatsUnis d'Amérique, en France, au Royaume Uni et en Yougoslavie. 8.123
cette question a été étudiée en Amérique centrale et du Sud (Anophelesalbimanus), dans
Vecteurs du paludisme.
Plusieurs
la zone géographique de la Méditerranée orientale et le sous -continent indo- pakistanais (An. culicifacies et An. stephensi), et en Turquie (An. sacharovi).
pyréthroïdes ont été mis à l'essai dans des « huttes -pièges » 3 par le centre collabora-
teur OMS de Haute -Volta, et deux ont été soumis à des essais limités à l'échelle du village contre An. gambiae et An. funestus
par l'unité OMS de recherche sur la lutte contre les anophèles située au Nigéria. Cette
On a entrepris de mettre au point de nouvelles méthodes normalisées de recherche de résistance pour les simulies, les mollusques et les poissons, ces derniers comptant parmi les plus importants organismes non visés. 8.1 zo
unité a également organisé des essais à grande échelle qui ont duré trois mois et ont démontré l'efficacité et la sécurité d'emploi de la chlorphoxime et du pyrimi-
phos- méthyl contre An. gambiae et An. funestus.
Les centres collaborateurs OMS 8.121 d'Europe et des Etats -Unis d'Amérique ont
8.124
A Kisumu (Kenya), dans une zone
poursuivi leurs travaux sur la résistance croisée et sur le temps d'apparition d'une résistance, et ont étudié tout particulièrement des insecticides qui semblent prometteurs sur le plan opérationnel. 8.1 z z
insecticides.
Essai et évaluation de nouveaux Le nombre de nouveaux pesti-
cides proposés par l'industrie a considérablement diminué depuis quelques années. Le programme OMS d'essai et d'évalua-
peuplée d'environ 50 00o habitants, s'est achevé un essai épidémiologique à grande échelle du fénitrothion.4 L'essai a donné d'excellents résultats contre An. gambiae et An. funestus et l'on a observé une diminution marquée et rapide des cas de paludisme. Les effets de la dernière tournée de pulvérisation ont duré près d'un an. Deux essais sur le terrain d'adulticides contre An. aconitus (principal vecteur du paludisme à Java) résistant au DDT et à la dieldrine ont été effectués en Indo8.125 3 Pour estimer le nombre de moustiques entrant et sortant, on construit des huttes spéciales munies de pièges. 4 Chronique OMS, 31 : 107 (1977).
tion des insecticides a été réorganisé de ' Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Etude d'ensemble du secteur prioritaire : Santé de l'homme et hygiène du milieu (PNUE, Rapport N° z), 1977.
2 OMS, Série de Rapports techniques, No 585, 1976, P. 7.
125
ACTIVITÉ DE L'OMS
nésie, par la sous -unité de Semarang, qui bénéficie du soutien de l'AID, de l'unité OMS de recherche sur la lutte contre les lecteurs et les rongeurs. Une application à
vecteurs d'arbovirus a poursuivi l'étude de la bionomie des vecteurs de la fièvre jaune. Le virus de la dengue a été isolé à l'Université d'Ibadan à partir de matériel fourni par l'unité. Aedes africanus, généralement consi-
effet rémanent de fénitrothion a donné d'excellents résultats contre An. aconitus pendant toute la période de reproduction de cette espèce. Toutefois, l'application en volume ultra -faible n'a donné que des résultats passagers. Une application à effet rémanent de malathion n'a éliminé le vecteur que pendant peu de temps. 8.126
déré comme un vecteur sylvatique, s'est révélé péridomestique dans certains cas. Des essais préliminaires de lutte contre Ae. aegypti et Ae. africanus ont été entrepris
au moyen d'un équipement manuel d'application en volume ultra -faible. 8.13o
L'Organisation a coopéré avec
Des recherches
soutenues par
l'Indonésie, le Pakistan et la Turquie pour évaluer leur action antipaludique et préparer des plans détaillés d'activités futures, et d'autre part avec la Birmanie pour
l'OMS entreprises à Bangui (Empire centrafricain) et à Dakar (Sénégal) sur la longé-
vité d'Ae. africanus, d'Ae. opok et d'une espèce du groupe Ae. taylori ont montré que ces espèces pouvaient jouer le rôle de réser-
analyser la composante « lutte antivecto-
rielle » des services de lutte contre maladies transmises par vecteurs. 8.127
les
voirs de la fièvre jaune aussi bien que de vecteurs dans les zones de savane. 8.131
Vecteurs de la filariose. Des études
Le Comité consultatif de l'OPS
sur la dynamique de la transmission de la filariose ont été réalisées en Indonésie (Java), en République -Unie de Tanzanie et au Samoa. 8.1 z8
sur la Fièvre jaune, la Dengue et Ae. aegypti
s'est réuni à Panama en mars 1976 pour examiner la politique régionale de prévention de la morbidité transmise par ce vecteur. 8.132 Vecteurs de l'onchocercose.
Des essais à grande échelle de
larvicides pour détruire Culex pipiens fatigans ont été réalisés sur le terrain, avec le soutien du Gouvernement des Pays -Bas, par l'unité OMS de recherche sur la lutte contre les vecteurs et les rongeurs dans la région de Djakarta. Un insecticide organophosphoré (le pyrimiphos -méthyl) et trois
En co-
opération avec le programme OMS de lutte contre l'onchocercose 2 et avec un laboratoire collaborateur de Côte d'Ivoire,
on a procédé sur des cours d'eau à des essais limités contre Simulium
de huit
inhibiteurs de croissance des insectes diflubenzuron, méthoprène et OMS 1390 - ont donné des résultats satisfaisants pen-
composés sous vingt -deux formulations et à des essais à grande échelle de quatre composés effets
sous
cinq
formulations; on
s'est particulièrement efforcé d'établir les
dant deux à cinq semaines. On pourrait envisager de les utiliser dans les endroits où
secondaires de ces composés sur les organismes non visés. Dans cette recherche de larvicides acceptables pour l'en-
l'on ne peut pas recourir au fenthion et au chlorpyriphos.1 Vecteurs de la fièvre jaune et de la fièvre hémorragique dengue. Dans le sud du 8.129
vironnement, un composé organophosphoré, le chlorpyriphos- méthyl,' dans une formulation micro -encapsulée, a donné des résultats prometteurs. 2 On trouvera un exposé détaillé de ce programme à la page 504.
Nigéria, l'unité OMS de recherche sur les 1 Dénomination commune internationale proposée.
Iz6
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
8.133 Aux fins du programme de lutte contre l'onchocercose, on a procédé à la
Ebola nouvellement décrit ; le matériel récolté fait actuellement l'objet d'études au Royaume -Uni. 2 8.137
surveillance chimique des résidus d'insecticide après application opérationnelle de téméphos ; 1 on a obtenu des renseigne-
Au Nigéria, on a effectué des
ments sur les mouvements de ce larvicide dans les cours d'eau et sur ce qu'il devient dans les organismes non visés et dans la boue. 8.134 Vecteurs de la trypanosomiase. Dans
études sur les rongeurs du groupe Mastomys natalensis, seul réservoir avéré du virus de la fièvre de Lassa, pour mieux connaître l'épidémiologie de cette maladie. Les diffé-
le cadre d'un projet conjoint PNUD /FAO/ OMS et avec l'aide financière de la République fédérale d'Allemagne et l'assistance technique d'un institut des Pays -Bas, on a procédé en Haute -Volta à l'évaluation de plusieurs insecticides épandus par hélicoptère en volume faible ou ultra -faible pour lutter contre la mouche tsé -tsé fluviatile.
rentes espèces du groupe M. natalensis ne peuvent actuellement être distinguées que par le nombre de leurs chromosomes. 8.138
En Indonésie, l'unité de recherche
sur la lutte contre les vecteurs et les rongeurs a entrepris d'étudier l'écologie des réservoirs et des vecteurs potentiels de la peste dans la région de Bogor -Ciloto (Java occidental) ; quelques recherches ont également été effectuées dans la ville de Djakarta.
L'endosulfan et un pyréthroïde se sont révélés particulièrement efficaces et pourraient être appliqués en aérosols pour endiguer les épidémies de maladie du sommeil. Les effets de ces insecticides sur les organismes non visés ont été minimaux dans la plupart des cas. Des études faites par l'unité OMS de recherche sur les vecteurs de la maladie de Chagas au Venezuela ont montré que la réinfestation des maisons traitées était relativement rapide et se produisait en quelques semaines lorsque la persistance de l'insecticide utilisé était faible. On a donc évalué 8.135
au DDT était
On a constaté que la résistance des puces très répandue dans ces régions et on a mis à l'essai d'autres insecticides pour les combattre.
L'unité OMS de démonstration de la lutte contre les rongeurs à Rangoon - soutenue par l'Agence danoise pour le Développement international et par le Royaume -Uni dans le cadre du Plan de Colombo -a achevé une étude de 18 mois sur l'écologie, la distribution et l'impor8.139
tance en tant que réservoir de maladies de la population de petits mammifères qui
de nouveaux insecticides susceptibles de remplacer bitat. 8.136 Vecteurs de la peste et du typhus murin et rongeurs réservoirs. Après l'épidéles
existe à Rangoon. On a constaté que six espèces de rongeurs et une espèce de musa-
composés organochlorés,
contribuant ainsi à l'amélioration de l'ha-
raignes sont très répandues dans la ville. Un pourcentage important des animaux capturés au cours de cette étude étaient séropositifs pour la peste et le typhus murin. Les travaux sur la lutte contre les rongeurs et les puces ont été poursuivis. 8.14o Mollusques hôtes
mie de fièvre hémorragique à virus qui a frappé le Soudan et le Zaïre en 1 976, on a recherché au Soudan la présence possible chez les rongeurs d'un réservoir du virus 1 Dénomination commune internationale proposée.
intermédiaires.
Les centres collaborateurs de l'OMS se sont livrés à toute une gamme de recherches '' Voir aussi page izz. 1 27
ACTIVITÉ DE L'OMS
sur la lutte contre les mollusques : examen de nouveaux molluscicides au Japon et au Royaume -Uni, études biologiques et identification de mollusques au Danemark,
d'experts de la Chimie et des Spécifications des Insecticides, qui s'est réuni en 1977, 1
a adopté une nouvelle série de spécifications pour le malathion - notamment des méthodes d'analyse spécifiques - qui empêcheront la fourniture de poudres mouillables aussi instables. 8.144
lutte biologique contre les mollusques au Brésil et au Royaume -Uni. L'Organisation a maintenu d'étroits contacts avec le PNUE pour la mise au point de stratégies de lutte contre les mollusques qui soient sans danger pour l'environnement. Production, formulation et sécurité d'emploi des pesticides 8.141
En collaboration avec le CIRC,
l'OMS a inscrit à son programme d'examen
toxicologique des nouveaux pesticides la recherche de leur mutagénicité et de leur cancérogénicité éventuelles. Lutte biologique 8.145 L'unité OMS de recherche sur la lutte contre les anophèles de Kaduna (Nigeria) a isolé sur Anopheles gambiae et An. funestus 28 micro -organismes pathogènes associés à ces vecteurs du paludisme.
En collaboration avec 1'ONUDI,
l'Organisation a procédé à une étude de faisabilité concernant la création d'une
usine de DDT au Viet Nam. Elle a en outre participé à un symposium sur les organisé à Bangkok par l'ONUDI en collaboration avec la CESAP. pesticides
Les essais en laboratoire à l'aide de plusieurs de ces agents ont été encourageants puisqu'ils ont provoqué une mortalité larvaire élevée. 8.146
Dans plusieurs pays qui emploient actuellement le malathion pour lutter contre 8.142
le paludisme, une source de difficultés est l'odeur des poudres dispersables dans l'eau les plus couramment disponibles ; une formulation améliorée de cet insecticide a été évaluée et jugée plus acceptable à cet égard. 8.143
Le premier groupe de travail
scientifique sur la lutte biologique contre les insectes vecteurs de maladies s'est réuni en 1977 dans le cadre du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales. Il a examiné les travaux projetés pour isoler et caractériser les agents de lutte biologique, les protocoles des épreuves de sécurité, et le programme des essais sur le terrain.
A la mi -1976, des poudres de
malathion dispersables dans l'eau ont provoqué des épidémies d'intoxication au Pakistan et en Iran ; plusieurs centaines d'agents pulvériseurs qui n'avaient pas pris ou avaient pris peu de mesures de protection ont été intoxiqués et cinq d'entre eux sont décédés. Une enquête menée par trois centres collaborateurs de l'OMS en Belgique, aux Etats -Unis d'Amérique et au Royaume -Uni en coopération avec des fabricants de malathion a révélé
Une réunion organisée à Kaduna a été consacrée à la lutte biologique contre 8.147
les vecteurs au Nigeria. 8.148 Plusieurs pays de la Région de la Méditerranée orientale ont poursuivi leurs opérations de lutte au moyen de poissons
que
l'intoxication était due à une activation de l'insecticide par une impureté apparue dans
larvivores. 1 Le rapport du Comité d'experts sera publié dans la Série de Rapports techniques en 1978.
la poudre au cours du transport et du stockage sur le terrain. Le Comité OMS I28
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
Génétique des vecteurs et lutte génétique
Lutte antivectorielle et santé internationale
On a procédé au Sénégal à une 8.149 étude de faisabilité sur la lutte génétique contre An. gambiae. La liaison a été mainte-
nue avec les équipes de l'AID des EtatsUnis d'Amérique se consacrant à la lutte génétique contre An. albimanus en El Salvador et contre Glossina morsitans en République -Unie de Tanzanie, ainsi qu'avec une équipe franco -allemande s'occupant
Un laboratoire collaborateur de l'OMS à Washington (Agricultural Envi ronmental Quality Institute, Département de l'Agriculture des Etats -Unis) a procédé 8.15 z
à des essais tant en laboratoire que dans des aéronefs en vol sur l'efficacité d'un nouveau
pyréthroïde - la (+) phénothrine
(d
de la lutte génétique contre Gl. palpalis gambiensis en Haute -Volta. 8.150
phenothrin, S 2539 Forte) - destiné à la désinsectisation des aéronefs. La Trentième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé en 1977 l'emploi de ce composé pour la désinsectisation des aéronefs (résolution \VHA30.19).
L'OMS a organisé une consul-
tation officieuse sur les complexes d'espèces d'insectes vecteurs de maladies. Le rapport de cette réunion a mis l'accent sur l'importance pratique que les complexes d'espèces
très voisines de vecteurs et de parasites présentent pour l'épidémiologie des maladies transmises par des vecteurs et pour la mise au point de méthodes de lutte.' Les recommandations du groupe sont en cours d'application. Matériel d'application des pesticides
Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales La période 1976 -1977 a vu s'achever la phase de planification du programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et l'on est 8.15 3
passé à la phase préparatoire de l'organisation et des activités pilotes qui doit aboutir à la mise en oeuvre proprement dite
Le Comité OMS d'experts de la Biologie des vecteurs et de la Lutte anti8.151
des projets. Lors d'une réunion tenue en décembre 1976, les représentants de trente -
vectorielle s'est réuni en 1976 afin d'étudier
les aspects techniques des opérations de lutte antivectorielle.2 Conformément à ses recommandations, l'Organisation s'emploie
à établir des centres collaborateurs pour l'évaluation et l'essai de matériel d'application des pesticides, en coopération avec les fabricants et les responsables des programmes nationaux. Le Comité a également
cinq participants au programme - gouvernements, institutions et fondations des pays tropicaux affectés aussi bien que des pays développés - ont approuvé des propositions techniques détaillées en matière de recherche et de formation. Des mesures administratives, financières et organisa-
mis à jour les spécifications relatives au matériel de pulvérisation. L'OMS a intensifié
sa coopération avec la FAO pour
l'évaluation conjointe du matériel d'application. 1 En ce qui concerne les complexes d'espèces chez les Simuliidae, voir Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 56, N° 2 (1978). 2 OMS, Série de Rapports techniques, N° 603, 1977. I 29
tionnelles d'ensemble ont été élaborées au cours de cette réunion ; il a été reconnu que le programme reposait sur de solides bases techniques et convenu que les opérations à grande échelle commenceraient en 1977. Le programme spécial vise deux 8.1 S4 objectifs étroitement solidaires : a) mettre
au point de meilleurs moyens de lutte contre les maladies tropicales, et b) ren-
ACTIVITÉ DE L'OMS
forcer le potentiel de recherche biomédicale sur ces maladies dans les pays tropi-
plusieurs sous -groupes auxquels sont assignés des objectifs particuliers (par exemple, la
caux. Le programme est fondé sur une analyse, effectuée en consultation avec de nombreux experts, concernant 1) les six maladies retenues (paludisme, schistosomiase, filariose, trypanosomiase, lèpre et leishmaniose), les problèmes actuels de lutte contre ces maladies et la direction possible des recherches ; z) une stratégie d'attaque combinée contre plusieurs maladies à la fois dans les domaines de l'épidémiologie, de la recherche biomédicale et de la
chimiothérapie, l'immunologie ou
la
recherche opérationnelle). Les groupes initiaux sur la filariose, la schistosomiase, la trypanosomiase africaine, la maladie de
Chagas et la leishmaniose se sont tous réunis en 1977. 8.157
En outre, un groupe de travail
informel, qui s'est réuni à Washington en mars 1977, a défini les domaines de haute priorité de la recherche socio- économique, parmi lesquels figurent notamment les problèmes de l'acceptation socio- culturelle des techniques et l'adaptation sociale, culturelle et économique à la maladie. Formation des personnels et renforcement des instituts de recherche
lutte biologique contre les vecteurs ;
3) la formation et le renforcement des institutions ; 4) les aspects socio- économiques; et 5) la gestion du programme. Recherche et développement 8.155
Dans le contexte du programme
spécial les recherches sont conçues, réalisées et évaluées par des groupes de travail scientifiques comprenant des spécialistes choisis
L'action de renforcement du potentiel de recherche, entreprise d'abord sur 8.158
le continent africain, va être étendue à d'autres régions d'endémie. Des activités pilotes ont déjà débuté ou débuteront
dans le monde entier en fonction de leurs connaissances et de leurs compétences.
Ces groupes de travail scientifiques sont progressivement créés pour s'occuper de tous les secteurs où il est nécessaire d'inten-
bientôt à partir de quatre centres situés à Ndola (Zambie), Nairobi (Kenya), Kuala Lumpur (Malaisie) et Cotonou (Bénin). Le groupe de travail pour le renforcement du potentiel de recherche a tenu sa première réunion en octobre 1977. Six conférences ateliers, symposiums ou séminaires ont été organisés en 1977 à l'intention de scienti-
sifier la recherche. A la fin de 1977, il en existait déjà dans les domaines de la chimio-
thérapie du paludisme, de l'immunologie du paludisme, de la schistosomiase, de la filariose, de la trypanosomiase africaine, de
l'immunologie de la lèpre, de la chimiothérapie de la lèpre, de l'épidémiologie, et de la lutte biologique contre les vecteurs. Un groupe de travail scientifique sur la recherche biomédicale sera créé en 1978.
fiques, et plusieurs bourses de formation à la recherche ont été attribuées. 8.159
Un accord officiel a été signé par
Dans chaque cas, un groupe de 8.156 travail initial spécialisé dans une maladie
donnée est convoqué tout d'abord pour passer en revue l'ensemble des problèmes relatifs à cette maladie ; il se réunit ensuite
le Gouvernement de la Zambie et l'OMS en vue de la création officielle à Ndola du Centre de Recherche sur les Maladies tropicales, où seront basées les premières études épidémiologiques du programme
spécial et où l'on procédera aussi à des essais de médicaments. 8.16o Lors de sa première réunion, tenue à Genève en octobre 1977, le groupe 130
périodiquement pour faire le point de l'avancement du programme. Ce groupe initial peut ultérieurement se diviser en
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
de travail pour le renforcement du potentiel de recherche a élaboré les grandes lignes de son action dans le cadre du programme, à savoir 1) renforcer les instituts de re;
tropicaux. Dans toute la mesure possible, la formation sera dispensée dans ces pays mêmes, en utilisant au maximum les centres des réseaux du programme spécial. Cepen-
cherche et de formation, afin d'aider les pays tropicaux à développer l'infrastructure
dant, dans certains cas, il sera nécessaire d'assurer la formation ailleurs que dans des pays tropicaux. Examen technique 8.164
dont ils ont besoin pour affronter les problèmes de la lutte contre la maladie ; z) faciliter la formation de ressortissants des pays tropicaux, pour que ces pays disposent des spécialistes scientifiques et des autres per-
Un groupe d'examen techniqus
sonnels de recherche hautement qualifiés dont ils ont besoin ; 3) encourager et promouvoir la diffusion, l'interprétation et l'intégration des connaissances nouvelles, pour orienter dans la bonne voie les politiques sanitaires et leur mise en oeuvre ; 4) aider à mettre rapidement à la disposition des pays intéressés les connaissances, les techniques et les compétences dont ils
réuni en septembre 1976 a étudié les aspects techniques et scientifiques du programme ;
il en a fermement approuvé le développement général et les objectifs, a examiné et dans l'ensemble apprécié l'équilibre des diverses activités, et a recommandé un cer-
tain nombre d'ajustements à apporter à des aspects particuliers du programme. 8.165
ont besoin pour réaliser leurs objectifs sanitaires dans le cadre du programme spécial.
Le programme ayant bénéficié
Le renforcement de la recherche est par définition une entreprise de longue haleine qui suppose un engagement explicite des gouvernements intéressés, à la différence des projets des groupes de travail scientifiques qui sont des tâches parti8.161
d'importants apports de fonds en 1977, un deuxième groupe d'examen technique, réuni en septembre 1977, a estimé que des progrès significatifs avaient été accomplis dans la voie de la mise en oeuvre du programme. Le groupe a passé en revue les plans et les opérations pilotes du programme spécial ; il en a approuvé les objectifs et la stratégie, a proposé certaines modifications et a formulé des recommandations pour la mise en
culières de durée et d'ampleur limitées. Aussi les activités seront -elles élaborées en consultation étroite avec les gouverne-
ceuvre du programme, que le Directeur général a acceptées. Le groupe a souligné la nécessité de continuer à renforcer la gestion du programme en y incorporant des systèmes efficaces de contrôle scientifique et financier. Il a demandé que le développement des activités du programme spécial
ments, les comités consultatifs régionaux de la recherche médicale et d'autres organismes régionaux compétents. 8.162
Les instituts qui auront été ren-
forcés grâce au programme spécial devien-
dront les centres de tout un réseau. Les réseaux seront organisés de façon rationnelle sur le plan régional ; ils comprendront,
se fasse en étroite consultation avec le Comité consultatif mondial et les comités consultatifs régionaux de la recherche médicale,
dans toute la mesure possible, les services de recherche et de formation dont la Région intéressée aura besoin. L'action de renforcement des instituts sera limitée aux centres des pays 8.163
les bureaux régionaux et les orga-
nismes, nationaux et autres, qui s'occupent de la planification et du financement des recherches sur les six maladies ; enfin il a insisté sur l'importance des activités, inhé-
rentes au programme, de formation des 131
ACTIVITÉ DE L'OMS
personnels et de renforcement des institutions. Financement
cette certitude d'un soutien assez prolongé,
l'OMS pourra s'assurer la confiance et la participation des milieux scientifiques et commencer à renforcer le potentiel de recherche dans les pays d'endémie. Transfert de l'information 8.168
8.166
Lors de la réunion des parties La note d'information du pro-
coopérantes en décembre 1976, un montant
total d'environ US$ 7,5 millions avait été promis pour les activités à entreprendre en 1977, et un certain nombre de participants avaient fait connaître leur intention d'apporter au programme un soutien financier à long terme. Pour la période du 1eT janvier
gramme spécial a été envoyée régulièrement
au 3 o septembre 1977, des contributions volontaires totalisant plus de US $ 6,3 millions ont été reçues pour aider à financer les activités du programme spécial, notamment des contributions des Gouvernements de Chypre, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, de la Norvège, des Pays -Bas, du Royaume -Uni, de la Suède, ainsi que du PNUD (organisation coparrainante), de la Société internationale de la Lèpre et de la Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la
aux personnes et aux institutions des pays en développement qu'intéressent ou que pourraient intéresser les activités de recherche du programme. Les rapports des groupes de travail scientifiques ont été communiqués aux personnes intéressées. Des contacts ont été établis avec des revues
scientifiques et de santé publique, et du matériel d'information a été préparé à l'in-
tention de réunions scientifiques. On a également rédigé un manuel à l'usage de tous ceux qui participent aux activités de recherche du programme spécial, et des appels ont été lancés en vue de la présentation de propositions de recherche.
Santé). Les fonds prélevés sur le budget ordinaire de l'OMS ont totalisé environ US $ 903 000 pour toute l'année 1977. Tous
Prévention de la cécité Le programme de coopération 8.169 technique pour la prévention de la cécité a été mis sur pied à la fin de 1976 en application des résolutions de l'Assemblée mondiale de la Santé, en particulier de la réso1975. Toutelution wHAz8.S4 adoptée en fois, les travaux effectifs avaient commencé dès le début de 1976. 8.170
ces fonds, complétés par les montants que se sont engagés à verser l'Autriche, la Belgique, la Finlande, le Nigeria et la Suisse, ainsi que le Centre de Recherches pour le Développement international, ont porté le soutien financier au programme spécial à environ US $ 11,5 millions au total pour l'année 1977.
Les parties coopérantes savent bien que le programme spécial ne pourra atteindre ses objectifs qu'à condition de bénéficier pendant une période de cinq à 8.167
L'OMS s'occupera en premier
lieu des maladies prioritaires réclamant son intervention urgente : trachome, xéroph-
vingt ans d'un soutien scientifique et financier régulier ; certains gouvernements et certaines institutions ont déjà annoncé leur
talmie et onchocercose. La cataracte, les traumatismes oculaires et le glaucome sont
intention de soutenir le programme pendant trois à cinq ans durant la période initiale de mise en oeuvre rapide. Grâce à 132
également jugés prioritaires. L'objectif à long terme du programme est d'introduire des soins oculaires adéquats et de promouvoir la santé des yeux au niveau périphé-
LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES
rique, en mettant plus particulièrement
l'accent sur l'éducation sanitaire, la coordination intersectorielle des activités, la pro-
aux autres pays où sévit l'onchocercose. Dans les Amériques, des contacts préliminaires ont été pris en vue d'établir le plan de travail d'un programme régional de pré-
motion de programmes nationaux et
la
mobilisation de ressources extrabudgétaires, en étroite collaboration avec les autres organisations ceuvrant dans ce domaine, en
vention de la cécité. Des études ont été effectuées sur la prévalence et la morbidité du trachome, de la xérophtalmie et de l'on -
particulier l'Organisation mondiale contre la Cécité. 8.171
chocercose et l'on a entrepris des projets pilotes visant à prévenir et enrayer le glau-
En 1976, le thème de la Journée
mondiale de la Santé a été « Prévoir et prévenir la cécité ». Cette action, jointe à l'action parallèle de l'Organisation mondiale contre la Cécité, a eu pour résultat la création dans quarante -sept pays de comi-
come. Plusieurs pays de la Région des Amériques ont examiné la possibilité de mettre en oeuvre des programmes d'action très complets. 8.173
Dans la Région de l'Asie du
tés nationaux pour la prévention de la cécité. Du matériel d'information a été largement distribué en de nombreuses langues et des cérémonies ont été organisées dans plusieurs pays pour célébrer la Journée mondiale de la Santé. Au cours de
Sud -Est, plusieurs programmes sont déjà bien établis, à savoir : des programmes de prévention et de traitement de la xérophtalmie au Bangladesh et en Indonésie et un programme de lutte contre le trachome en
Birmanie. Un autre exemple d'activités menées au niveau national est le programme destiné à prévenir et combattre la cécité que le Gouvernement de l'Inde a planifié et qui porte notamment sur la promotion de l'éducation sanitaire en matière de soins ophtal-
réunions tenues à New Delhi et Bagdad, on a tracé les grandes lignes d'une stratégie de prévention de la cécité et préconisé l'établissement de programmes d'action dans divers pays. Un exemple de collaboration entre les institutions internationales a été l'adoption, par le Programme alimen-
taire mondial, d'une recommandation de l'OMS visant à enrichir en vitamine A le lait écrémé en poudre.' En 1977, les efforts ont spécialement porté sur le développement des politiques, programmes et projets régionaux et nationaux. En Afrique, les premières me8.172
mologiques, la prestation par des unités mobiles de soins ophtalmologiques complets, et la création à différents niveaux d'une infrastructure permanente pour la santé des yeux. Parmi les autres activités, il
convient de signaler une enquête sur la cécité, le
traitement des
traumatismes
oculaires et le dépistage du glaucome en Birmanie. Dans toute la Région, on a accordé une attention spéciale aux programmes de formation et d'éducation sanitaire et à la mobilisation de fonds supplémentaires en provenance de sources multilatérales et bilatérales et d'organisations non gouvernementales. 8.174 Dans la Région de la Méditerranée orientale, l'OMS a Continué à collaborer dans la lutte contre le trachome et les autres ophtalmies transmissibles avec
sures en vue de la mise en oeuvre de programmes nationaux ont été les enquêtes menées au Ghana, au Nigeria et au Tchad et celles projetées dans d'autres pays. L'élément « soins oculaires» du programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin de la Volta a retenu l'attention ; l'expérience acquise dans cette région profitera ' Voir page 6i. 133
l'Irak, la Jamahiriya arabe libyenne, l'Oman,
ACTIVITÉ DE L'OMS
la République arabe syrienne, le Soudan et le Yémen. En outre, un comité comprenant plusieurs ministres de la santé de la Région
a été constitué pour étudier des mesures tendant à promouvoir la prévention de la cécité, notamment une étude de faisabilité concernant la création d'un centre régional. Dans la Région du Pacifique 8.175 occidental, l'OMS a collaboré à l'élaboration d'un programme national à Fidji.
Des données sur la cécité ont été 8.176 recueillies dans un certain nombre de pays, en collaboration avec l'Organisation mondiale contre la Cécité et avec l'Organisation
mondiale pour la Promotion sociale des Aveugles. Des instructions et du matériel visuel ont été préparés pour servir à la formation de personnel, en particulier de personnel auxiliaire ; en outre, des directives
ont été formulées au sujet des méthodes d'évaluation sur le terrain.
134
Chapitre 9
Lutte contre les maladies non transmissibles Santé mentale Evolution générale du programme
de santé mentale (197o- 1983), et le Bureau
régional de la Méditerranée orientale a organisé une réunion de groupe sur la la
9.1 T TN PROGRAMME de santé mentale
à moyen terme pour
période 1975 -1982, élaboré en 1974 -1975, a été lancé en 1975. Ce programme recourt à un nouvel organe : le
groupe de coordination du programme OMS de santé mentale. Ce groupe à large assise, qui se réunit tous les deux ans, comprend des fonctionnaires de l'OMS et des représentants de différentes disciplines intéressant la santé mentale, et notamment des
santé mentale au Caire ; en 1977, le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a organisé la première réunion de son groupe consultatif de la santé mentale. Des mécanismes analogues sont mis en place dans la Région des Amériques et la Région du Pacifique occidental. Dans la Région africaine, une conférence -atelier sur les services de santé
mentale et les stratégies de recherche en Afrique, chiatrie,
organisée
conjointement
par
l'OMS et l'Association africaine de Psy-
a passé en revue
les besoins
responsables de centres collaborateurs de l'OMS, des représentants d'institutions du système des Nations Unies et d'organisations gouvernementales ou non gouvernementales, et des administrateurs de la santé publique.
prioritaires en matière de santé mentale et les stratégies destinées à y répondre ; ses recommandations ont été communiquées à tous les gouvernements d'Afrique. Pour donner suite à la résolution wHA3o.45 que l'Assemblée de la Santé a adoptée en mai
1977 et qui invite les Etats Membres à A sa première réunion, en 1976, le groupe est convenu du contenu à donner au programme à moyen terme, des points focaux à instituer pour chaque activité, et des moyens de coordonner les travaux pour que les activités nationales, régionales et mondiales se complètent et se renforcent. Peu après, des mécanismes de coordination 9.2
s'attaquer aux problèmes urgents que posent les graves stress psycho- sociaux auxquels sont actuellement confrontées de nombreuses populations de pays en développement, et tout particulièrement les
ont été mis en place aux échelons régional et national. En 1976, le Bureau régional OMS
de l'Europe a convoqué à Copenhague son comité consultatif du programme européen 135
populations à haut risque d'Afrique australe, des propositions en vue d'un programme de santé mentale ont été mises au point en consultation avec les gouvernements et autorités intéressés, et des dispositions ont été prises pour obtenir les fonds extrabudgétaires nécessaires.
ACTIVITÉ DE L'OMS 9.3
A l'échelon national, divers types
généraux de santé, notamment à l'échelon périphérique.
de mécanismes de coordination ont été mis en place. Par exemple, des centres groupant des experts de diverses disciplines ont été établis en Colombie et en Inde pour coordonner les activités dans ces pays, aider dans ses travaux le groupe régional de coordination et coopérer avec d'autres pays et avec l'OMS à la mise au point de techniques et
A la fin de 1977, la deuxième étape d'une étude collective visant à déterminer la praticabilité de cette approche était bien 9.6
avancée dans des collectivités de Colombie,
de l'Inde, du Sénégal et du Soudan. Des méthodes simples de dépistage des troubles mentaux chez les adultes et chez les enfants
de programmes de formation en santé mentale. Dans un autre pays, le principal organe de coopération avec l'OMS est un groupe de liaison spécialement constitué à cet effet et qui est composé d'administrateurs de la santé publique, d'un représentant de l'association nationale professionnelle de la santé mentale et d'autres experts
ont été mises au point au cours de cette étude, et il est apparu que, dans les quatre pays, 15 % environ de tous les patients qui viennent se faire soigner à l'échelon primaire souffrent de troubles mentaux précis, souvent associés à des troubles physiques. Il est apparu également qu'une préparation même de courte durée des personnels de santé aux soins de santé mentale avait pour effet de modifier de façon très frappante leur
en santé mentale. Dans un autre pays encore, la collaboration avec l'OMS est assurée par l'intermédiaire du comité consul-
tatif d'une association d'universités participant au programme de l'OMS. La deuxième réunion du groupe de coordination s'est tenue à Manille en août 1977. L'état d'avancement du programme a été examiné dans le contexte des résolutions adoptées par l'Assemblée de la Santé depuis la première réunion. En particulier, la discussion a porté essentiellement sur la réalisation d'une coopération efficace entre l'OMS et les pays, et entre les pays eux mêmes, en vue de l'insertion de l'action de santé mentale dans la politique sanitaire et 9.4
attitude à l'égard de ces soins, les mettait
en mesure de dépister
la plupart des troubles mentaux et leur permettait d'offrir un traitement efficace dans les centres de santé. Ce travail a été facilité par la désignation d'une gamme limitée de « médicaments psychotropes essentiels » qui devraient suffire pour traiter efficacement les troubles neuropsychiatriques. Des projets similaires
ont été lancés en 1977 au Brésil et aux Philippines. 9.7 Le développement de l'élément « santé mentale » des politiques sanitaires nationales a été le trait dominant de l'action
sociale nationale. Développement des services de santé des lectivités 9.5 col-
menée dans toutes les Régions. Les bureaux
régionaux ont étroitement collaboré avec les différents pays, notamment avec la Gambie, Maurice, le Nigéria, les Seychelles,
L'OMS a entrepris, en collaboration avec un certain nombre de pays en développement, de mettre au point et d'essayer de nouvelles méthodes de soins de santé mentale caractérisées par des interventions simples d'efficacité reconnue, par une définition hautement sélective des priorités en
le Togo, la Zambie (pour la Région africaine) ; la Colombie, El Salvador, le Honduras, la Jamaïque, le Pérou, la République Dominicaine, l'Uruguay, le Venezuela (pour la Région des Amériques) ; le Bangladesh, l'Inde, l'Indonésie, la Mongolie, Sri Lanka,
santé mentale, et par l'intégration des services de santé mentale dans les services 136
la Thaïlande (pour la Région de l'Asie du Sud -Est) ; le Portugal (pour la Région
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
européenne) ; l'Arabie Saoudite, les Emi-
rats arabes unis, l'Ethiopie,' l'Irak, l'Iran, la Jamahiriya arabe libyenne, le Koweït, l'Oman, la République arabe syrienne, le
des invalidités. La priorité a été donnée à l'action menée dans le cadre des services existants et à l'action en faveur des enfants.
Des travaux ont été entrepris pour mettre au point des méthodes simples de dépistage
Soudan (pour la Région de la Méditerranée orientale) ; les Philippines
et la
République de Corée (pour la Région du Pacifique occidental). 9.8
à l'intention des personnels de santé qui assurent les soins courants aux jeunes enfants, de même que des méthodes simples d'instruction des parents d'enfants arriérés.
Les zones pilotes de services natio-
naux de santé mentale établies dans dix pays ont constitué un important mécanisme de coopération avec les pays de la Région
La Trentième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé cette nouvelle stratégie (résolution wHA3o.38). 9.10
européenne. On espère que l'étude des services de santé mentale et de leur dotation en personnel, le recensement des malades,
Le Bureau régional OMS de l'Eu-
les études de cohortes et les études coût/ efficacité permettront de développer et d'améliorer les services de santé mentale et de mieux les coordonner avec les services
rope, qui sert de point focal pour le programme de soins de santé aux personnes âgées, a réuni un groupe de travail sur la prévention des troubles mentaux chez ces personnes. Une étude a été entreprise sur les procédures d'admission d'urgence des personnes âgées dans les services de santé mentale.
généraux de santé et avec les autres services sociaux.2 Des réunions ont été tenues
pour examiner les obstacles au développement de ces services et pour formuler des recommandations concernant l'organisaDans le domaine de la santé mentale des enfants et des adolescents, des 9.11
tion, compte tenu des tendances les plus récentes apparues dans les pays d'Europe, de services communautaires complets de santé mentale.
données ont été recueillies dans des pays européens sur les programmes d'éducation sanitaire concernant l'usage et l'abus de l'alcool, du tabac et des drogues, en vue d'évaluer les effets à court et à long
Des activités ont été entreprises à l'échelon régional et interrégional pour 9.9
terme de ces programmes. Le rôle des consultations pour les jeunes et des autres services communautaires dans la prévention
mettre en place des services de santé men-
tale à l'intention de certains groupes de population. Un bilan a été dressé de l'action passée dans le domaine de l'arriération mentale, et une stratégie de l'action future a été
et le dépistage précoce des troubles men-
taux chez les jeunes a été l'objet d'une réunion convoquée en 1977, et une étude épidémiologique comparative a été entre-
mise au point qui vise à intégrer cette activité dans différents programmes existants : programmes de santé mentale, de santé maternelle et infantile, de prévention 1 En mai 1977 l'Assemblée de la Santé a accédé à la
prise pour analyser les raisons des tendances récentes constatées dans les taux de suicide des jeunes dans les pays d'Europe. La santé mentale des enfants et des adolescents a été l'un des principaux sujets étudiés dans la Région des Amériques, 9.12.
demande de l'Ethiopie d'être rattachée à la Région africaine (résolution wIA3o.35). 2 May, A. R. Les services de santé mentale en Europe. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1976 (OMS, Publication offset No 23).
comme en témoigne la résolution AMR/ Rc28 /R33 sur les jeunes et la santé qui a été adoptée en 1976 par le Comité régional. La 137
ACTIVITÉ DE L'OMS
plupart des pays de cette Région ont élaboré, dans le cadre de leurs programmes de santé de la famille, des programmes de
conclu qu'elles résultaient directement de l'application de la politique d'apartheid dans le secteur de la santé.
santé mentale qui accordent une place de choix aux services communautaires. 9.13
Deux projets relatifs à la consommation d'alcool ont été lancés en i 976 grâce 9.16
Un groupe d'étude sur l'applica-
tion des progrès des sciences neurologiques dans le traitement des troubles neurologiques a été convoqué en mars 1977. Des
à des fonds extrabudgétaires. Le premier vise à déterminer l'existence et à examiner les caractéristiques des réponses aux problèmes que pose la consommation d'alcool dans des collectivités
recommandations ont été formulées sur l'éducation du public, sur la formation des personnels médico- sanitaires aux différents niveaux, sur les recherches épidémiologiques relatives aux troubles neurologiques (en particulier l'épilepsie), et sur les autres recherches à entreprendre : mise au point de nouveaux médicaments et de nouveaux vaccins, rapport entre les troubles neurologiques et les facteurs physiologiques et sociaux de la malnutrition, etc. 9.14
du Mexique, du
Royaume -Uni et de la Zambie. Quant au deuxième projet, qui concerne la prévention
des incapacités liées à l'usage de l'alcool, des études internationales sur la nature et l'efficacité des mesures, des politiques et des programmes adoptés à cet égard ont été communiquées à une première réunion tenue en octobre 1977, et un document a été publié sur l'identification et la classification de ces incapacités.2
Beaucoup
de
pays
s'efforcent
d'améliorer leur législation en matière de soins de santé mentale. En 1975 -1976, le Bureau régional de la Méditerranée orientale a procédé à une étude détaillée de la législation spécifique des pays de la Région,
et, en 1976 -1977, une enquête internationale a été entreprise sur la législation en
Un rapport sur l'action et la politique de l'OMS touchant les problèmes de la pharmacodépendance a été soumis à la vingt- septième session de la Commission des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies. Les travaux en cours portent essentiellement sur la mise au point de sys9.17
santé mentale.' Un projet concernant la psychiatrie légale a été lancé en 1977 pour étudier les dispositions juridiques sur lesquelles on se fonde pour évaluer le danger que représentent les malades mentaux. Pour faire suite à une demande du Comité spécial des Nations Unies contre 9.15
tèmes de gestion et de programmes de traitement intégrés dans l'ensemble des activités médico- sanitaires et sociales. Le soutien du FNULAD a grandement facilité
la collaboration de l'OMS avec les
gouvernements dans ce domaine. Axée plus
particulièrement sur les pays en dévelop-
pement, l'action de l'OMS comporte la formation du personnel d'encadrement
l'Apartheid, un rapport a été préparé sur la base de l'information publiée disponible touchant les soins de santé mentale en République d'Afrique du Sud. Ce rapport a mis en relief l'inégalité raciale et les pratiques discriminatoires existant dans les services de santé mentale de ce pays et a 1 Recueil international de Législation sanitaire, 29, N° 1.
grâce à l'octroi de bourses d'études, des enquêtes épidémiologiques dans des populations cibles rurales et urbaines, la mise en
place de programmes de traitement puis & Room, R. 2 Edwards, G., Gross, M. Keller, M., Moser, J. Alcohol -related
Disabilities.
Organisation mondiale de la Santé, 1977 (OMS,
Genève,
Publication offset No 3 z) (Edition française en préparation).
138
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
l'évaluation
systématique
de
ces
pro-
grammes. Des projets de cette nature étaient en cours de réalisation en Birmanie, en Egypte, en Iran, au Pakistan et en Thaïlande et d'autres étaient prévus en Afghanistan, en Malaisie et au Pérou. 9.18
la pharmacodépendance, et s'apprête à en désigner quatre autres. Des ressources extrabudgétaires ont pu être obtenues en vue de l'organisation de deux conférences ateliers inter -pays destinées à des décideurs. Aspects humain psycho -sociaux de
Pour donner suite à la résolution
l'environnement
WPRo /RC27 /R5 adoptée par le Comité régio-
nal du Pacifique occidental, un groupe de travail sur les programmes d'intervention
En mai 1976, l'Assemblée de la Santé a adopté la résolution WHAZ9.2I 9.2o
précoce contre l'abus des drogues a été convoqué à la fin de 1976 ; il a formulé des recommandations visant à la réalisation de
par laquelle elle priait le Directeur général
d'entreprendre un programme consacré aux facteurs psycho- sociaux et à leurs incidences sur la santé et le fonctionnement
tels programmes. L'OMS a continué à collaborer avec la Malaisie en vue de la mise en place d'un système national de traitement et de réadaptation des sujets pharmacodépendants, et avec le Viet Nam pour l'organisation d'un vaste programme de lutte contre la pharmacodépendance.
des services de santé. Pour donner suite à cette résolution, l'OMS a agi dans les trois directions suivantes. 9.21
Tout d'abord, elle a projeté une
En octobre 1976 s'est tenue une 9.19 réunion d'experts chargés de donner des avis à l'OMS sur ses fonctions et ses responsabilités aux termes de la Convention sur les substances psychotropes. Un Comité
série de conférences- ateliers au cours desquelles des administrateurs de haut rang des services de santé de pays en développement
et de pays développés seraient appelés, conjointement avec des experts des sciences
d'experts de la Pharmacodépendance s'est réuni à la fin de 1977 pour examiner les procédures d'inscription des substances aux tableaux en application de la Convention ainsi que les notifications nécessaires.
sociales et des disciplines apparentées, à procéder à un examen critique des programmes de santé et à déterminer les besoins en services psycho- sociaux. La première de ces conférences -ateliers (en anglais), organisée en collaboration avec le Gouver-
On s'est particulièrement préoccupé de la mise au point de nouvelles méthodes pour évaluer l'aptitude des substances à engendrer la dépendance, les risques d'abus, l'utilité thérapeutique, et les problèmes
nement suédois et le centre collaborateur de l'OMS à Stockholm, s'est tenue vers la fin de 1976. La seconde (en français), organisée de concert avec le Gouvernement belge,
était prévue pour janvier 1978. 9.22
sociaux et de santé publique. Tous les Etats Membres ont été invités à communiquer des informations sur leur expérience de l'application des articles 3 et i o de la Convention, qui concernent notamment les
En second lieu, l'OMS s'est efforcée de promouvoir l'application pratique des connaissances actuelles en vue d'améliorer les soins médico- sanitaires et psycho-
sociaux. Un comité d'experts réuni en novembre 1976 a étudié les problèmes de la santé mentale et du développement psycho-
préparations contenant plus d'une substance et l'étiquetage des substances. L'OMS a désigné deux centres collaborateurs pour 1 OMS, Serie de Rapports techniques, No 618, 1978.
social de l'enfant.2 On a examiné à quels 2 OMS, Série de Rapports techniques, No 613, 1977.
139
ACTIVITÉ DE L'OMS
moyens d'action on pourrait recourir pour prévenir les effets sanitaires et psychosociaux adverses du déracinement résultant des transformations sociales rapides, des
Promotion de la recherche biomédicale et de la recherche sur l'action de santé 9.25
L'Organisation a mis au point une
migrations et de la réinstallation, et une bibliographie de ces questions a été préparée. Une étude collective a été entreprise dans six pays sur la prévention et la réduction de l'inadaptation sociale chez les per-
vaste stratégie visant à améliorer les moyens de traitement existants, notamment dans les pays en développement ; grâce à un réseau
de centres collaborateurs et à des publications 1 elle met à la disposition des Etats
sonnes atteintes de troubles mentaux, de même qu'un projet visant à évaluer les effets psycho- sociaux adverses de campagnes
Membres une information très complète sur les méthodes de traitement efficaces et sur la recherche fondamentale. A l'aide de ressources extrabudgétaires, elle a lancé un projet qui sera exécuté dans sept pays pour évaluer l'efficacité différente des substances
sanitaires de masse telles que celles des programmes de régulation de la fécondité.
Enfin, pour acquérir de nouvelles connaissances dans des domaines clés de l'action psycho -sociale, une vaste étude transculturelle, financée au moyen de fonds extrabudgétaires et à laquelle participent 9.23
psychotropes d'une population à l'autre en fonction, par exemple, du climat, de la nutrition, des maladies endémiques, des variantes génétiques du métabolisme des substances ou de la sensibilité organique. D'autre part, des fonds fournis par le FNULAD ont permis d'entreprendre, dans quatre pays, une étude sur l'utilité thérapeutique des dérivés de la thébaine et les risques d'abus que leur emploi comporte. Dans le cadre d'une action visant à renforcer la compréhension et la coopération dans les recherches sur les fondements biologiques des troubles mentaux, des études collectives ont été faites sur la relation entre le daltonisme et la présence d'un 9.26
des centres situés dans neuf pays en dévelop-
pement, a été entreprise en 1976. Cette
étude porte sur les éléments de la vie familiale qui protègent la santé mentale et sur les différentes façons dont les stress de la vie affectent les individus vulnérables dans différents contextes socio- culturels. A ce propos, on a passé en revue les données
dont on dispose sur les facteurs et les interventions qui favorisent le bon fonctionnement social de la famille. Développement des personnels
9.24
On a radicalement modifié l'orien-
trouble affectif, sur le rapport entre la teneur du plasma en amitriptyline et la réponse au traitement dans les troubles affectifs, et sur le reile
tation des activités régionales et interrégionales de formation, où l'accent est désormais mis sur l'acquisition par toute une gamme de personnels des services de santé et des services sociaux des compétences nécessaires à l'action de santé mentale et sur l'initiation parallèle des travailleurs des services de santé mentale aux pratiques de la santé publique. Le chapitre 7 donne d'autres renseignements sur les activités pédagogiques intéressant la santé mentale. 140
de l'immunfacteur antithymique
dans la schizophrénie. 9.27
Etant donné l'importance consi-
dérable en santé publique des troubles neu-
rologiques, l'OMS a entrepris une série d'études sur l'épilepsie, les maladies cérébrovasculaires, les maladies parasitaires et
infectieuses du système nerveux ainsi que 1 Organisation mondiale de la Santé. Advances in the drug therapy of mental illness. Genève, 1976. (L'ouvrage
contient également des communications en français.)
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
sur la pharmacocinétique des anticonvulsivants. Ces recherches sont en cours dans huit centres collaborateurs de l'OMS.
dans ces mêmes sept pays. On a entrepris dans neuf pays d'essayer sur des étudiants des formulaires d'enquête, portant sur
l'utilisation de drogue, à remplir par les Une précédente étude de l'OMS ayant mis en évidence d'importantes différences dans le pronostic des troubles mentaux graves entre pays en développement et pays développés, une nouvelle 9.28
étudiants participants eux -mêmes. Des dispositions ont été prises pour mettre à l'essai les directives antérieures de l'OMS relatives à la communication des données disponibles sur l'utilisation non médicale des drogues. Mécanismes de développement et de soutien des programmes
étude financée grâce à des fonds extrabud-
gétaires a été entreprise dans neuf pays pour déterminer les variations possibles du risque de morbidité due à ces troubles dans différents contextes culturels et pour étudier le rôle de la famille, de la communauté et de différents facteurs biologiques dans l'évolution et l'issue des maladies mentales graves.
En plus des activités de coordination qui ont été décrites ci- dessus, des méthodes d'évaluation et de classification et des systèmes d'information étaient en cours d'élaboration, qui devraient faciliter 9.31
En raison de la proportion importante, parmi les malades qui se présentent 9.29
l'identification des problèmes qui, à l'échelon national, sont d'un intérêt immédiat.
aux consultations des services de santé généraux, des sujets présentant des troubles
psychologiques et notamment différentes formes de dépression, on a entrepris une étude dans cinq pays (Canada, Inde, Iran, Japon et Suisse) pour déterminer la fréquence de ces affections et leurs formes, et pour mettre au point des méthodes grâce auxquelles les travailleurs sanitaires non spécialisés seraient mieux mis à même de traiter ces affections.
La classification multi- axiale des troubles psychiatriques de l'enfance 1 a été mise à l'essai dans plusieurs pays d'Europe 9.3 z
Au Genève, en juillet 1976, les participants ont
fait le bilan des méthodes de dépistage et d'évaluation utilisées en psychiatrie et ont formulé des propositions pour une étude
de la question qui doit commencer en 1978. Afin de faciliter la collaboration dans
Les études collectives sur l'épidémiologie de l'abus des drogues ont été poursuivies avec le soutien financier du 9.3o
le domaine de la prévention et du traitement des troubles cérébrovasculaires, on a préparé l'avant -projet d'une classification et d'un glossaire de ces troubles. 9.33
FNULAD. Une formule de notification des cas destinée à recueillir les « données essentielles minimales » sur les consommateurs de drogue qui sont en contact avec des services
Un projet relatif à la surveillance
des besoins en matière de santé mentale a été lancé dans sept pays en vue d'élaborer et de
de traitement ou d'autres
mettre à l'essai des méthodes pour la création, le maintien et l'évaluation de la composante « santé mentale » des systèmes
institutions a été mise à l'essai dans sept pays, et les résultats ont été analysés vers la fin de 1977. Une méthodologie générale d'évaluation des programmes de traitement de la pharmacodépendance a été mise au point et les méthodes seront mises à
nationaux d'information sanitaire. Le Bureau régional de l'Europe assume la respon1 Rutter, M., Schaffer, D. & Shepherd, M. Classification mufti-axiale des troubles psychiatriques de l'enfant. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1975. 141
l'épreuve au cours d'études d'évaluation
ACTIVITÉ DE L'OMS
sabilité mondiale de l'évaluation comparative du coût des soins de santé mentale. Le projet, d'abord mis en oeuvre dans un certain
dans le domaine du cancer, y compris celles du CIRC, et de fonder ces recommandations
nombre de pays européens, est étendu à d'autres parties du monde. Des renseignements statistiques recueillis systématiquement à l'échelon national sont utilisés pour constituer une série élémentaire d'indicateurs économiques et psycho- sociaux qui
sur le programme à moyen terme de l'Organisation relatif au cancer qui est décrit dans le sixième programme général de travail. Ces recommandations devront également porter sur la répartition, entre le Siège de l'OMS et le CIRC, des activités intéressant la recherche sur le cancer, ainsi que sur les mesures à prendre pour assurer la meilleure coordination possible de ces activités. Le rapport du Comité ad hoc a été
permettront de décrire les problèmes de santé mentale des pays et les moyens dont
on dispose pour les résoudre. Un autre projet, jusqu'ici mis en oeuvre dans trois pays, vise à élaborer une méthodologie qui devrait permettre de faire des projections des besoins concernant la santé mentale en
présenté au Conseil exécutif en janvier 1978.
fonction de l'évolution prévisible de
la
Un rapport sur l'importance de la chimiothérapie du cancer pour les pays en 9.36
situation sociale, économique et démographique d'un pays. Un manuel a été rédigé pour faciliter la collecte, le traitement, l'analyse et l'utilisation des données statistiques sur la morbidité et sur les services offerts dans le domaine de la santé mentale. Cancer 9.34
développement et sur les possibilités de recherche qui s'y présentent a été soumis à l'examen du Comité consultatif de la Recherche médicale. Ce rapport souligne que les tumeurs sensibles aux médicaments sont plus fréquentes dans les pays en développement que dans les pays développés. Une autre conclusion digne d'intérêt est que les pays en développement offrent de nombreuses possibilités de recherche, en raison principalement de l'expérience acquise dans l'emploi de produits naturels en médecine traditionnelle. Cette expérience pourrait permettre d'aborder de façon rationnelle le problème de l'isolement de substances biologiquement actives.
Après avoir examiné le programme
à long terme de l'Organisation en matière de cancer, la Trentième Assemblée mondiale de la Santé a demandé en mai 1977 (résolution wHA3o.41) que soit poursuivi l'effort entrepris dans le domaine du cancer, notamment en ce qui concerne le dévelop-
pement des services de santé, de la lutte anticancéreuse et de la recherche cancérologique, la formation de cancérologues qualifiés et la création de conditions favorables pour l'échange de données d'expé-
rience touchant tous les aspects du problème, aux échelons international et national.
A propos de l'aide aux pays pour la formulation de politiques nationales de lutte contre le cancer et de recherche dans ce domaine, le groupe mixte de travail sur le renforcement des activités de lutte anticancéreuse au niveau des pays a tenu une 9.37
consultation en juin 1977 à Genève. Sri Lanka et la Thaïlande (Région de l'Asie du Sud -Est) et l'Irak, le Koweït et le Soudan (Région de la Méditerranée orientale) ont été choisis pour le lancement d'activités de lutte contre le cancer. Un plan d'action a été élaboré pour 1978. 142
En janvier 1977, le Conseil exécutif a créé (résolution EBS 9.R3 2) un comité ad 9.35
hoc chargé de faire des recommandations concernant toutes les activités de l'OMS
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
9.38
En matière de thérapeutique, le
services de lutte anticancéreuse dans des zones déterminées.
progrès des connaissances ne peut résulter que de l'essai de nouveaux traitements, et il est généralement reconnu que la méthode la plus efficace est celle des essais cliniques.
Les résultats des essais peuvent toutefois être mal interprétés et il est parfois difficile
d'en appliquer les résultats à la pratique cancérologique. C'est la raison pour laquelle
une réunion sur la normalisation de la notification des résultats obtenus dans le traitement du cancer s'est tenue en Italie en juin 1977. Elle a défini des normes et des termes, et les représentants de l'Union
Poursuivant son vaste programme de classification histologique internationale des tumeurs, l'OMS a publié en 1976 -1977 des classifications concernant les tissus hématopoïétiques et lymphoïdes,' les tumeurs intestinales,' les tumeurs du testicule,' et les tumeurs de l'estomac et de l'oesophage.' On a commencé d'autre part 9.40
à réviser et à mettre à jour la première classification, relative au cancer du poumon, publiée en 1967. 9.41 L'OMS a poursuivi les travaux sur la définition de lésions précancéreuses de diverses localisations, qui visent à permettre un dépistage précoce.
internationale contre le Cancer et de l'Organisation européenne de Recherche sur le Traitement du Cancer ont estimé que les recommandations formulées au cours de
cette réunion de l'OMS pourraient être adoptées sans difficultés par leurs organisations respectives. 9.39
Des directives concernant la définition, la nomenclature et la classification de 9.42
En 1976, l'OMS a achevé la nor-
malisation des registres hospitaliers du cancer et publié à ce sujet un manuel d'instructions.1 Un système d'enregistrement hospitalier des cas des cancers, que tant les
la cirrhose, de la fibrose hépatique et de l'hépatite chronique et les rapports de ces affections avec le cancer ont été publiées en 1977.6
pays développés que les pays en développement devraient trouver acceptable et utilisable, a été proposé. La mise en oeuvre
Le programme de normalisation de la terminologie cytologique en matière de cancer s'est achevé en 1977 par la publi9.43
du programme OMS de registres hospitaliers normalisés du cancer a commencé dans un certain nombre de pays, notamment en Italie, au Kenya, au Libéria, en Ouganda, au Pakistan, en Pologne, en République -Unie du Cameroun et en URSS.
2 Mathé, G., Rappaport, H., O'Conor, G. T. & Torloni, H. Classification histologique et cytologique des
maladies néoplasiques des tissus himatopoiétiques et lym-
phoïdes. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1976 (Classification histologique internationale des tumeurs, N° 24). ' Morson, B. C. & Sobin, L. H. Classification histologique des tumeurs intestinales. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1976 (Classification histologique internationale des tumeurs, No 15). Mostofi, F. K. & Sobin, L. H. Classification histologique des tumeurs du testicule. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (Classification histologique internationale des tumeurs, No 16).
La normalisation des registres hospitaliers vise trois objectifs principaux : a) obtenir des données plus fiables pour les registres couvrant l'ensemble de la population ; b) faire des registres des documents de référence pour les études collectives inter- institutions ; et c) permettre d'évaluer les 1 Organisation mondiale de la Santé. Manuel de l'OMS : Registres normalisés du cancer (Registres hospitaliers). Genève, 1976 (OMS, Publication offset No 25). 143
6 Oota, K. & Sobin, L. H. Classification histologique des tumeurs de l'estomac et de l'asophage. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (Classification histologique internationale des tumeurs, No 18). 6 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 55 : 521 (1977).
ACTIVITÉ DE L'OMS
cation d'un volume concernant la cytologie des localisations non gynécologiques.' On
communautaires et les techniques de dépistage. 9.47
possède donc maintenant un ensemble complet de classifications couvrant tout le domaine du diagnostic cytologique du cancer. 9.44
Le Comité d'experts de la Chimio-
Les centres collaborateurs OMS
thérapie des Tumeurs solides, réuni en novembre 1976, a élaboré des directives concernant cette méthode importante de traitement des cancers courants. Parmi les sujets discutés on peut citer : les principes fondamentaux des thérapeutiques anticancéreuses, les approches du traitement de tumeurs spécifiques, les stratégies de mise au point et d'essai clinique des médicaments, et la coopération internationale.' 9.48
pour l'évaluation des méthodes de diagnostic et de traitement du mélanome, du cancer
de l'estomac et du cancer de l'ovaire ont poursuivi leurs diverses activités : réexamen des différents aspects des problèmes, essais
cliniques, enregistrement des cas, analyse
des publications récentes. De nouveaux centres collaborateurs ont été établis pour les cancers du col de l'utérus (Sofia), de la
Dans la Région des Amériques,
vessie et de la prostate (Stockholm), du poumon (Miami. Etats -Unis d'Amérique) et du côlon (Glasgow, Royaume -Uni). Dans le domaine de la biologie du cancer, l'OMS s'intéresse principalement à l'application pratique de certains résultats de la recherche fondamentale. On relèvera à cet égard les réunions tenues en 1976 sur l'immunothérapie des tumeurs solides (Vienne) et sur le devenir biologique des tumeurs et les aspects chronobiologiques du traitement (Oslo). Un symposium international sur la prolifération et la différenciation des cellules dans les organismes normaux et néoplasiques a eu lieu en octobre 1977 à Essen (République fédérale d'Alle9.45
l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Mexique, le Pérou, l'Uruguay et le Venezuela participent à un réseau
d'information sur les recherches en cours et les ressources disponibles en cancérologie, afin d'identifier des zones de programme, des priorités et des projets collectifs. Ce programme, auquel prennent part
la Bibliothèque régionale OPS /OMS de Médecine et des Sciences de la Santé et l'Ins-
titut national du Cancer des Etats -Unis d'Amérique, s'inspire d'une recommandation de la XXIIIe réunion du Conseil directeur de l'OPS et des recommandations formulées dans les résolutions WHA26.61, WHA27.63 et wHA28.85 de l'Assemblée de la Santé sur la planification à long terme de la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer. 9.49
magne).
L'OMS a fourni des services de
Afin de réviser et de coordonner les activités de l'OMS dans le domaine du cancer, des réunions interrégionales ont eu lieu à Washington en 1976 et en Tunisie en 9.46
consultants à plusieurs pays de la Région de l'Asie du Sud -Est (Bangladesh, Inde, Indo-
nésie et Sri Lanka) pour la formulation de plans nationaux de lutte anticancéreuse.
1977. On a particulièrement étudié les possi-
bilités offertes par les systèmes existants d'information sur le cancer, les approches ' Riotton, G., Christopherson, W. M. & Lunt, R. des localisations non gynécologiques. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (Classification histologique internationale des tumeurs, No 17).
Le Bureau régional de l'Europe a patronné en 1977 la réunion à Prague d'un 9.5o
groupe de travail sur la lutte contre le cancer chez les enfants. Ce groupe a examiné l'efficacité des méthodes de traitement ' OMS, Série de Rapports techniques, No 6o5, 1977.
Cytologie
144
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
et de gestion, le rôle possible des facteurs d'environnement, les conséquences du traitement et les options possibles en matière
Centre international de Recherche sur le Cancer 1
de réadaptation. Parmi les autres sujets étudiés figuraient les approches génétiques, physiques et chimiques de la préven-
Le programme du CIRC tire parti des derniers progrès de la recherche fonda9.53
tion, y compris le dépistage, ainsi que la structure des services de lutte anticancéreuse et la formation de leur personnel. Les
mentale et des nouvelles techniques dans l'étude des cancers humains et comporte recherches en vue d'extrapoler à l'homme les risques de cancérogénicité déterminés par l'expérimentation animale, des
conclusions du groupe de travail, qui ont été utilisées lors de la conférence sur la lutte totale contre le cancer mentionnée cidessous, seront incorporées dans une étude
l'étude sur le terrain de virus présumés oncogènes et la normalisation des méthodes
de dosage des cancérogènes de l'environnement. 9.54
qu'on se propose d'effectuer sur le cancer chez les enfants. La conférence régionale
sur la lutte totale contre le cancer s'est tenue en juillet 1977 à Copenhague ; les échanges de vues qui ont eu lieu à cette occasion seront d'une grande importance lorsqu'on planifiera les activités futures à mener dans la Région dans le domaine du cancer, particulièrement en ce qui concerne
Devant la pénurie mondiale de
personnels compétents en épidémiologie du
cancer et en oncologie environnementale et qui sont nécessaires pour orienter dans la bonne voie les mesures préventives décidées à l'échelon national, des bourses de formation à la recherche ont été accor-
le lancement possible d'un programme à moyen terme. 9.51
dées et l'on a organisé, tant à Lyon que dans les Régions, des cours spécialisés en vue de la prévention primaire, axés essentiellement sur les cancérogènes de l'environnement.
Dans la Région de la Méditerranée
orientale, l'OMS a organisé au Pakistan des séminaires sur les tumeurs des os et du
tractus génital féminin, et un séminaire régional sur la classification histologique internationale des tumeurs s'est tenu en Irak. L'Organisation a aussi apporté son concours à la tenue au Caire, en 1977, de la première conférence du Moyen- Orient sur le cancer. Les centres régionaux ont poursuivi leurs travaux sur le cancer de la vessie et le cancer de la tête et du cou (en Egypte), sur le cancer de l'cesophage et le lymphome (en Iran) et sur le cancer du sein et celui de
Les centres de recherche de Nairobi, Singapour et Téhéran ont été activement engagés dans le déroulement du pro9.55
gramme et, à la fin de 1977, plus de 7o accords de recherche étaient mis en oeuvre avec des laboratoires nationaux de z8 pays. Registres du cancer
Le troisième volume de Cancer 9.56 Incidence in Five Continents,2 qui contient des De plus amples renseignements sur l'activité du Centre figurent dans les rapports annuels du CIRC: Centre international de Recherche sur le Cancer, Rapport annuel, 1976, Lyon, 1976 ; Rapport annuel, 1977, Lyon, 1977.
l'utérus (en Tunisie). Un tableau régional d'experts du cancer a été constitué et un programme régional d'action défini. copatronné le troisième congrès asiatique du cancer, qui a eu lieu dans la Région du Pacifique occidental en 1977 également. 9.52
L'OMS a
enfin
2 Muir, C. S., Waterhouse, J. A. H., Correa, P. & Powell, J. Cancer Incidence in Five Continents, vol. 3, Lyon, Centre international de Recherche sur le Cancer, 1976 (IARC Scientific Publications, No i5). 145
ACTIVITÉ DE L'OMS
données comparatives de morbidité traitées par ordinateur et concernant 8o populations, a été publié et l'on a commencé à annoter et à comparer les données de ce volume avec celles des deux volumes précédents. 9.57
chimiques à l'examen sont comparés aux études signalées dans le répertoire des re-
cherches en cours en épidémiologie du cancer de manière à identifier les lacunes
qu'il reste à combler par des recherches ultérieures. La mise à jour de l'enquête sur la cancérogénicité s'est poursuivie.
Le Centre, de concert avec le Siège
de l'OMS, a continué à collaborer avec l'Association internationale des Registres du Cancer pour préparer une monographie sur les objectifs et les techniques de
Les groupes de travail réunis par le Centre ont continué à évaluer les don9.61
nées publiées sur les substances chimiques
l'enregistrement du cancer, dont le but est d'améliorer la comparabilité internationale des données figurant dans les registres.
pour lesquelles on connaît des
cas
de
contamination humaine et six volumes de la série de monographies sur l'évaluation des
La collaboration s'est également poursuivie avec le registre du cancer de Dakar et des conseils ont été donnés pour 9.5 8
risques de cancérogénicité pour l'homme résultant de substances chimiques, couvrant 116 substances, ont été achevés en 1976 -1977. 9.62 En collaboration avec le Siège de l'OMS, le Centre a contribué au programme OMS de dépistage des effets biologiques adverses en effectuant des épreuves de mutagénicité sur plusieurs pesticides et sur un schistosomicide. 9.63
l'amélioration du système d'enregistrement des données sur le cancer de l'Hôpital
Mustapha d'Alger. Le registre du cancer associé au centre de recherche de Singapour fonctionne toujours avec une grande efficacité et, sous la direction du centre de recherche de Téhéran, le registre de Babol,
qui est associé à l'étude du cancer sur le littoral de la mer Caspienne, couvre aujourd'hui presque toute la population de cette région.
On a recouru à une nouvelle
technologie pour la détection et le dosage des nitrosamines volatiles dans les boissons et les aliments recueillis lors des études sur le cancer de l'cesophage menées en France
Le centre d'échanges d'informations sur les recherches en cours en épi9.59
démiologie du cancer a publié son deuxième
répertoire annuel qui comporte un total de 908 articles concernant 71 pays.1 Cancérogènes
et en Iran. On a élaboré et normalisé une technique qui pourrait permettre d'évaluer indirectement le risque de contamination par les nitrosamines. On a procédé au dosage des nitrites dans la salive dans la zone d'étude du cancer de l'cesophage en Iran.
9.6o
Soucieux
de
coordonner
les
9.64
Le Centre a soutenu une étude
épreuves de cancérogénicité à l'échelon international, le Centre a poursuivi son enquête sur les laboratoires qui effectuent ces épreuves et sur les substances étudiées. Les rapports concernant les substances 1 Muir, C. S., Wagner, G. & Davis, W. Directory of Centre international de Recherche sur le Cancer, 1977 (IARC Scientific Publications, No r7). ongoing research in cancer epidemiology, Lyon,
collective sur les effets biologiques de
l'exposition à l'amiante et a participé à une étude épidémiologique sur les risques éventuels de cancérogénicité dans l'industrie des fibres minérales. 9.65
Une réunion de spécialistes enga-
gés dans des recherches sur la cancérogenèse, d'épidémiologistes, de responsables 146
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
de la santé publique et de l'hygiène de l'environnement et de juristes a été organisée pour étudier les risques de cancérogénicité et les stratégies d'intervention, dans le but d'établir des directives objectives pour une
tabac et de l'alcool sur l'incidence de
diverses formes de cancer. Dans une population rurale du nord de la Thaïlande, on a
constaté que les habitudes en la matière accroissaient le risque de cancer du larynx ou du poumon dans une proportion variable
prise de décision rationnelle face à un risque de cancérogénicité. Rôle des virus dans le cancer
L'étude menée en Ouganda sur le rôle possible du virus d'Epstein -Barr dans 9.66
l'étiologie du lymphome de Burkitt s'est poursuivie. De plus, on a mis à profit une campagne antipaludique expérimentale mise
selon l'acidité ou l'alcalinité de la fumée produite par différents types de cigares locaux. L'étude du cancer du poumon s'est poursuivie chez des Chinoises de Singapour ; il semble que les taux élevés de cancers constatés dans cette population ne soient pas liés au tabagisme. En collabora-
sur pied par le Gouvernement de la République -Unie de Tanzanie, en collaboration avec le Siège de l'OMS, pour chercher à voir si l'incidence du lymphome de Burkitt va elle aussi diminuer, afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle le paludisme favoriserait l'apparition de cette tumeur. 9.67
tion avec l'Institut national d'Oncologie de la Havane, le Centre a entrepris une étude de cas et de témoins pour déterminer les causes de mortalité par cancer du poumon chez les Cubaines. Cancer de l'osophage
Un symposium international sur
l'étiologie du cancer du rhino- pharynx et la
Il est confirmé qu'en Iran le cancer de l'oesophage est lié à des conditions socioéconomiques médiocres qui se prolongent. 9.70
lutte contre cette maladie a été organisé à
Kyoto, au Japon, en avril 1977. L'étude sur le cancer du rhino- pharynx a été poursuivie et le centre OMS de recherche et de formation en immunologie de Singapour a de son côté identifié un profil immunogénétique ;spécifique de cette affection et l'a interprété comme un indicateur de risque de son pronostic. 9.68
Des échantillons d'aliments prélevés dans les régions de forte et de faible incidence
ont été analysés pour y rechercher des composés N- nitrosés volatils, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des aflatoxines, mais aucune différence significative n'a été relevée. On a recherché dans
des échantillons de blé prélevés dans la région de forte incidence la présence d'agents contaminants, notamment des champignons et leurs toxines, ainsi que de graines d'origine étrangère, mais là encore aucun contaminant n'a été trouvé jusqu'ici en quantités notables.
On est de plus en plus fondé à
penser que le virus de l'hépatite B joue un rôle dans l'étiologie du cancer du foie et des études prospectives ont été lancées sur ce thème. La relation entre l'infection virale et l'exposition à des substances chimiques présentes dans l'environnement, comme les mycotoxines, doit être précisée, mais on peut espérer que ces études ouvriront la voie à la prévention. Cancer de l'appareil respiratoire On étudie actuellement les effets de 9.69 différents modes de consommation du 147
On a étudié, en Iran également, si le fait de fumer l'opium joue un rôle dans 9.71
l'apparition du cancer de l'cesophage. L'examen d'échantillons d'opium et de résidus de tabac grattés sur le culot des pipes a montré qu'ils étaient mutagènes. Il semble que les
résidus d'opium soient ingérés et même administrés aux jeunes enfants comme un médicament.
ACTIVITÉ DE L'OMS
L'incidence élevée et la distribude l'cesophage dans le département d'Ille -et- Vilaine, en France, peuvent s'expliquer de manière convaincante par la consommation élevée d'alcool et de tabac. Une étude nutritionnelle au cours de laquelle on a comparé le régime alimentaire de quelque zoo sujets atteints 9.72
tion du cancer
soit constitué un noyau de scientifiques locaux. C'est notamment le cas en Iran et en Ouganda.
Les études épidémiologiques du Centre intéressent directement les respon9.75
sables de la santé publique des pays en développement car elles leur permettent :
de cancer de l'oesophage avec celui de près de 800 témoins n'a cependant révélé aucune
- d'évaluer l'importance des problèmes que pose chez eux le cancer par rapport à d'autres maladies ; d'identifier les tumeurs d'une importance exceptionnelle sur le plan local ;
différence importante. Pour rechercher le cancérogène en cause, on a effectué des épreuves de mutagénicité sur des échantillons de calvados (eau -de -vie de cidre) ; dans un petit nombre de cas on a constaté une activité mutagène, mais sans rapport avec la teneur en nitrosamines. Consommation d'alcool et cancer
d'évaluer le nombre absolu de cas de cancer et la sollicitation des services de santé qui en découle ; de déterminer l'importance relative des
cancers associés à des modes de vie particuliers et, par là, d'explorer les possibilités de prévention primaire.
On a étudié les causes de décès 9.73 d'une cohorte d'employés de brasseries danoises en les comparant avec la population masculine générale. A la fin de 1977, plus de 3000 décès avaient été enregistrés dans la cohorte. Si aucune différence significative n'a été relevée entre le nombre observé et le nombre prévisible de décès
Maladies cardio -vasculaires La prévention et la lutte au niveau de la collectivité sont les objectifs ultimes 9.76
par cancer du côlon et du rectum, en revanche, un risque supplémentaire significatif de cancer de l'oesophage et du pharynx a été observé dans la cohorte. La mortalité observée imputable à la cirrhose du foie, à
du programme à long terme concernant les maladies cardio -vasculaires, qui a été formulé pour donner suite à la résolution WHA29.49 adoptée par l'Assemblée de la Santé en mai 1976. Ce programme est de plus en plus axé sur les besoins des pays en développement.
l'ulcère gastro- duodénal et aux accidents de la route était plus élevée que prévu. Role du Centre dans les Etats non participants
Bien que les données du problème du cancer varient dans le détail d'un pays à l'autre, les résultats des recherches menées 9.74
Une étape importante a été le lancement de programmes pilotes d'action préventive et thérapeutique de grande ampleur visant les maladies cardio -vasculaires particulières aux collectivités étudiées. Si ces 9.77
dans les pays industrialisés peuvent être intéressants pour les pays non industrialisés et vice versa. Le Centre participe au transfert de connaissances entre pays en veillant
vastes programmes s'avèrent viables et efficaces, ils seront élargis et intégrés finalement à d'autres programmes de lutte contre les maladies chroniques. 9.78
à ce que les chercheurs et les laboratoires locaux soient pleinement engagés dans l'exécution de ses programmes et à ce que 148
Dans beaucoup de pays en déve-
loppement, ce sont les cardiopathies rhumatismales qui posent le plus grand problème
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
cardio- vasculaire ayant une importance en
santé publique. Un projet multi- centres faisant appel à la collectivité pour la prévention de ces cardiopathies est en cours d'exécution dans quatre Régions (Afrique, Amériques, Asie du Sud -Est, Méditerranée orientale). Il s'agit d'identifier, en parti-
L'enquête aléatoire à double insu visant à déterminer s'il est possible de 9.8o
réduire l'incidence des cardiopathies isché-
culier parmi les enfants des écoles, les sujets souffrant de rhumatisme articulaire aigu et de cardiopathie rhumatismale. On prévient les rechutes par l'application régulière de mesures prophylactiques contre les réinfections streptococciques, notamment par des injections de benzathine-
miques en abaissant les fortes concentrations de lipides dans le sang, effectuée sur 15 000 hommes bien portants par administration de clofibrate, a été achevée en 1977. Les résultats de cette enquête qui a
été menée pendant dix ans dans quatre centres situés dans des pays européens font ressortir les aspects tant positifs que négatifs
de l'emploi de médicaments hypo-
pénicilline. Le programme a été élargi en 1976 -1977 avec la participation de sept nouveaux centres en Amérique latine et aux Philippines, si bien que quinze centres collaborent désormais dans ce domaine. Une consultation tenue en septembre 1977 a défini les activités de recherche à entreprendre en priorité et les connaissances nouvelles qu'il conviendrait d'appliquer dans la lutte rhumatismales. 9.79
lipidémiques dans la prévention des cardiopathies ischémiques. Un rapport sur l'enquête est en préparation. 9.81
Une consultation sur la prévention
de l'athérosclérose chez les enfants et les adolescents a été organisée en octobre 1977 ; cinq centres collaborateurs participent actuellement aux activités dans ce domaine. L'OMS encourage les enquêtes sur l'athéro-
contre les cardiopathies
Le projet de lutte contre l'hypertension au niveau de la collectivité, lancé
sclérose et fait office de centre d'échange d'informations, dans le but de favoriser la prévention des cardiopathies ischémiques dans les pays en développement qui, pour l'instant, ne sont pas touchés par ce problème sanitaire.
en 1972, se trouve étendu maintenant à dix -huit communautés dans divers pays développés et en développement de toutes
Les résultats d'un projet collectif lancé dans les années 196o sur l'athéro9.82
les Régions de l'OMS. A la fin de 1977, quelque 3o 000 sujets hypertensifs avaient été enregistrés; ces sujets seront suivis et traités selon les besoins. Une analyse provisoire des données recueillies a été faite lors des réunions annuelles de chercheurs tenues en 1976 et 1977. La durée prévue du projet étant de cinq ans, l'évaluation en a
sclérose de l'aorte et des artères coronaires dans cinq villes de Suède, de Tchécoslo-
vaquie et d'URSS (trois villes), ont été publiés ;1 ils fournissent des renseignements sur les observations faites lors de l'autopsie
de 17 287 sujets âgés de plus de dix ans faisant partie de populations démographiquement définies ; presque tous les sujets
commencé en 1977. Les effets qu'on en escompte à long terme sont une réduction de la prévalence de l'hypertension, de l'incidence des accidents vasculaires cérébraux et des autres complications de l'hyper-
présentaient une forme ou une autre de lésion athéroscléreuse.
En 1976 -1977, l'OMS a collaboré avec la Société et Fédération internationale 9.83 1 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 53: 485 (1976).
tension et, éventuellement, de l'incidence des cardiopathies ischémiques. Les résultats seront publiés en 1980. 149
ACTIVITÉ DE L'OMS
de Cardiologie (SFIC) à la préparation de nomenclatures internationalement acceptables concernant différentes affections cardio -vasculaires, et il y a eu plusieurs
réunions conjointes du groupe d'action OMS /SFIC pour la classification des aryth-
laquelle une concentration supérieure de cadmium dans le rein est en soi un facteur d'hypertension ; il paraît cependant probable qu'une telle causalité existe quand un excès de cadmium s'accompagne d'un déficit en zinc.
mies. Le groupe d'action pour la nomenclature des cardiopathies ischémiques a
achevé son rapport Enfin, un groupe d'action OMS /SFIC pour les myocardiopathies a été créé avec mission d'examiner la classification et la nomenclature relatives à ces affections.
De nombreuses études ont montré que la mortalité due aux maladies cardiovasculaires est plus élevée dans les zones alimentées en eau douce déminéralisée que 9.86
dans celles qui le sont en eau dure. On ignore encore la nature et la signification biomédicale de cette observation statistique, et des études coordonnées au niveau international ont été entreprises afin d'identifier les facteurs liés à l'eau qui peuvent affecter la santé cardio -vasculaire. En liaison avec
Une étude internationale sur les valeurs normales de la circulation pulmonaire, pour laquelle des données hémodynamiques ont été obtenues grâce au cathétérisme de plus de 600 personnes 9.84
exemptes de maladies cardio- vasculaires, est
le centre collaborateur OMS de référence pour les études sur les rapports entre les maladies cardio -vasculaires et la qualité de l'eau de boisson, à Ottawa, qui coordonne
maintenant terminée. Des recommandations ont été formulées sur des séries de valeurs qui peuvent être acceptées comme normales et sur les méthodes à appliquer lors des examens hémodynamiques de la circulation pulmonaire. 9.85
leurs travaux, des institutions situées au Canada, en Finlande, en Hongrie, en Italie, au Royaume -Uni et en Yougoslavie recueillent et analysent l'eau de boisson dans des
Un projet de recherche sur
les
régions où l'on est bien renseigné sur les maladies cardio -vasculaires. Des données sur la composition de l'eau sont également collectées par le réseau OMS de registres de
oligo- éléments, exécuté en collaboration avec l'AIEA, vise à déterminer si un déséquilibre entre ces éléments peut jouer un rôle dans l'étiologie et la pathogenèse de
l'infarctus du myocarde et s'il y a une relation causale entre l'hypertension artérielle et des facteurs tels que l'accumulation dans les reins de cadmium dû à la pollution. Certains résultats de ce projet ont été évalués lors d'une consultation AIEA /OMS
l'infarctus du myocarde en Europe. Les résultats obtenus font constamment apparaître des taux d'infarctus du myocarde plus
élevés dans les zones alimentées en eau douce. 9.87
La
coordination
des
activités
en septembre 1977. On a observé dans le sang et les tissus des cardiaques des concentrations de zinc supérieures et des concentrations de cuivre inférieures à celles trouvées chez les témoins. On ne sait
menées dans le monde au sujet des effets du tabac sur la santé a encore été renforcée en 1976 -1977, à la suite notamment de l'adoption en 1976 de la résolution wHAz9.5 5 par l'Assemblée de la Santé. En
pas encore s'il y a des relations de cause à effet entre ces variations et l'infarctus du myocarde. De même, on n'a pas trouvé de
preuves en faveur de l'hypothèse selon 150
collaboration avec d'autres institutions du système des Nations Unies et avec diverses organisations, non gouvernementales ou autres, l'OMS a déployé ses activités dans des domaines tels que la législation et
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
l'éducation anti- tabac, et a diffusé des informations sur les effets néfastes de
du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales et de lutte contre l'hypertension et les accidents vasculaires cérébraux. On a aussi recueilli dans ces zones des données sur la distribution géographique des maladies cardio- vasculaires et sur l'expérience acquise dans l'organisation de programmes de prévention et de lutte concernant tant les maladies cardiovasculaires que d'autres maladies non transmissibles. 9.91
l'usage du tabac. Un tableau d'experts des effets du tabac sur la santé a été créé et il est prévu de convoquer en 1978 un comité d'experts de la lutte anti- tabac. Les travaux se sont également poursuivis en vue de la
création d'un réseau de centres collaborateurs OMS dans ce domaine. Afin de renforcer le rôle du Bureau régional OMS de l'Afrique et de permettre une utilisation plus souple des compétences disponibles dans la Région africaine, une équipe interrégionale basée à Accra a été placée en janvier 1977 sous la direction du Bureau régional de Brazzaville. L'équipe a effectué chez des écoliers et des adultes des études épidémiologiques qui ont fourni des données sur la prévalence et l'incidence de 9.88
Dans le cadre du programme à
long terme concernant les maladies cardio-
vasculaires exécuté dans la Région européenne, on s'est surtout préoccupé au cours
différentes maladies cardio- vasculaires dans les populations étudiées. De nouveaux projets ayant trait à la prévention du
période biennale d'organiser des zones pilotes de lutte intensive contre ces maladies au niveau des collectivités. Des groupes de travail s'occupant de cette question, réunis à Koli (Finlande) en 1976 et à Genève en 1977, ont mis au point des méthodes d'intervention et d'évaluation en de la
rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales et à la lutte contre l'hypertension ont démarré dans des zones pilotes à Abidjan et à Dakar. 9.89
la matière. 9.92
Si les facteurs liés à l'environne-
ment et au genre de vie jouent un rôle important dans l'apparition des maladies chroniques en général et des maladies cardio -vasculaires en particulier, on a de bonnes raisons de penser qu'il sera possible d'en infléchir les effets. Cette possibilité, qui est à l'origine d'un essai de prévention multifactorielle mené en collaboration dans la Région européenne et d'un
En Amérique du Sud et en Amé-
rique centrale, le Bureau régional OMS des
Amériques a apporté son soutien à des projets de prévention du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatis-
males dans sept zones pilotes, et à des projets de lutte contre l'hypertension dans neuf régions.
projet exécuté en Carélie du Nord, en Finlande, a été examinée lors d'une conférence- atelier sur le rôle de l'activité physique dans la prévention des maladies
Dans la Région de l'Asie du Sud Est, les principaux problèmes qui se posent en matière de maladies cardio -vasculaires sont le rhumatisme articulaire aigu, l'hypertension, les cardiopathies ischémiques et les cardiopathies congénitales. Dans plu9.90
cardio -vasculaires organisée conjointement à Luxembourg, en 1977, par la Commission des Communautés européennes et par l'OMS. Enfin, le Bureau régional OMS de l'Europe a organisé avec le Gouvernement des Pays -Bas une réunion - qui s'est 9.93
sieurs zones où l'on dispose de données épidémiologiques, de ressources et d'une organisation de base, on a poursuivi la mise
en ceuvre de projets pilotes de prévention IfI
ACTIVITÉ DE L'OMS
tenue à La Haye en 1977 - sur la technique
chirurgicale du pontage coronaire, afin d'aider les
gouvernements
à
évaluer
l'impact de cette technique, à laquelle on a eu de plus en plus recours en Europe au cours des dernières années.
Des programmes pilotes visant tout particulièrement à prévenir le rhumatisme articulaire aigu et les cardiopathies 9.94
9.97 Le programme de l'OMS concernant le diabète sucré et ses complications vasculaires a été élargi, et des informations concernant environ 5 000 malades de onze pays ont été examinées lors d'une réunion, organisée par l'OMS à Genève en octobre 1977, des chercheurs participant à l'étude
plurinationale sur la maladie vasculaire chez
rhumatismales ont été lancés dans trois pays de la Région de la Méditerranée orientale (Chypre, Egypte et Iran).
les diabétiques. Une attention particulière a été accordée à la fréquence, dans la popu-
lation diabétique examinée au cours de cette étude, des affections des petits et des gros vaisseaux sanguins. 9.98
La lutte contre l'hypertension et la prévention du rhumatisme articulaire aigu et des cardiopathies rhumatismales ont rang prioritaire dans le programme à 9.95
Comme la maladie artérielle des
gros vaisseaux est souvent considérée comme la principale cause de décès dans la
long terme concernant les maladies cardiovasculaires de la Région du Pacifique occi-
dental, où l'on a créé un groupe d'action pour les maladies cardio -vasculaires sous l'égide du Comité consultatif régional de la
population diabétique, la pathogenèse de cette affection a été examinée en relation avec les divers facteurs environnementaux de risque qui entrent en ligne de compte. atteintes microvasculaires chez les diabétiques posent un autre problème socioLes
Recherche médicale. On a mis au point dans cette Région un programme systématique de formation de boursiers OMS l'épidémiologie des maladies cardiovasculaires et aux méthodes de prévention de ces maladies. En collaboration avec les gouvernements de plusieurs Etats Membres de la Région, on a entrepris de mettre en place un centre régional de formation et de à
médical et sont une cause importante de morbidité et d'invalidité ; les mesures de prévention de telles complications ont été considérées et discutées et feront l'objet d'un rapport ultérieur. 9.99
En étroite collaboration avec la internationale du
Fédération
Diabète,
recherche dans le domaine des maladies cardio- vasculaires.
l'OMS a créé en 1977 un comité chargé d'organiser un cours postuniversitaire sur le diabète sucré ; ce cours, pour lequel un programme préliminaire a été élaboré, aura lieu en 1978. 9.100
Autres maladies non transmissibles chroniques Les principaux objectifs des programmes relatifs à d'autres maladies non 9.96
Un groupe d'experts s'est réuni à Genève en juillet 1976 pour examiner
transmissibles chroniques sont d'uniformiser la terminologie, d'élaborer une classification et des critères de diagnostic recon-
la question de la définition et de la classification des maladies pulmonaires chroniques.
nus, de mettre sur pied et coordonner des programmes de formation et de lutte par l'entremise du réseau de centres collaborateurs et des pays intéressés. 152
Les propositions présentées ont été communiquées, pour examen et observations, à un certain nombre de pathologistes dans le monde entier. Les maladies pulmonaires
chroniques feront l'objet en 1978, dans divers groupes de population, d'une en-
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
quête épidémiologique pour laquelle on a établi un programme et plan préliminaire. Un groupe de travail sur les soins intensifs dans les cas d'insuffisance respiratoire s'est réuni en 1976 au Bureau 9.101
Bureau
régional OMS de l'Europe,
a
organisé en mars 1977 une conférence atelier sur les affections rhumatismales chroniques chez les enfants. 9.106
En ce qui concerne les maladies
régional de l'Europe. A la suite de cette réunion, une enquête plurinationale portant sur des patients souffrant d'insuffisance respiratoire a été entreprise avec l'appui du
chroniques du foie, une réunion de chercheurs
service de recherches sur la physiopathologie respiratoire de l'Institut national de
la Santé et de la Recherche médicale, à Nancy (France). 9.102 Après avoir examiné en 1976 un rapport de situation sur les maladies rhumatismales, l'Assemblée de la Santé a
organisée par l'OMS en novembre 1977 a examiné divers aspects épidémiologiques de ces maladies afin de déterminer quel devrait être le principal domaine des recherches à entreprendre dans différents groupes de population.
Santé bucco- dentaire 9.107
adopté la résolution wHA29.66, qui vise à promouvoir les efforts nationaux et internationaux dans le domaine de la prévention des maladies rhumatismales et de la lutte contre ces maladies.
Les problèmes de santé bucco-
dentaire auxquels les administrateurs de la santé sont confrontés dans presque tous les pays sont les suivants. Premièrement, une très grande partie de la population souffre
de l'une au moins des deux principales affections bucco- dentaires, et parfois des deux. Deuxièmement, l'une de ces affections, la carie, lorsqu'elle n'est pas traitée, cause des douleurs intenses qui réclament des soins immédiats ; la carie dentaire et la parodontopathie provoquent toutes deux
Un centre collaborateur OMS a été désigné en 1976 à Mayence (République fédérale d'Allemagne), en vue de la mise au point d'une méthodologie nor9.103
malisée pour la définition histopathologique et la classification de la polyarthrite rhumatoïde et des maladies apparentées.
la perte des dents, d'où la nécessité de prothèses. Troisièmement, aucun pays n'est
En vue de soutenir l'initiative de 9.104 la Ligue internationale contre le Rhuma-
en mesure d'offrir de bons soins buccodentaires à toute la population. 9.108
tisme tendant à faire de 1977 l'Année mondiale du Rhumatisme, l'OMS a publié un numéro spécial de Santé du Monde (juin 1977) dans lequel certains aspects des maladies rhumatismales sont passés en revue par d'éminents spécialistes de la
Les
informations
disponibles
dans la banque OMS de données sur la répartition mondiale des affections bucco-
dentaires indiquent que l'on assiste à un rapide accroissement des caries dentaires dans les pays en développement. Aussi un
question. Toujours à l'occasion de l'Année mondiale du Rhumatisme, l'OMS a parrainé et soutenu un cours supérieur sur la
nouveau programme de prévention des maladies bucco- dentaires, financé presque entièrement par des fonds extrabudgétaires, a -t -il été lancé en janvier 1976 pour donner suite à la résolution wHAZ8.64 adoptée par l'Assemblée de la Santé en 1975. Le programme complémentaire et le programme 153
recherche en rhumatologie, qui a eu lieu à Londres en 1977. 9.105
La Ligue européenne contre le est parrainée par le
Rhumatisme, qui
ACTIVITÉ DE L'OMS
d'appui, qui ont tous deux une composante « coopération technique directe» et une composante « mise au point et essai de méthodes », visent à développer les personnels et les services, l'épidémiologie mondiale et la recherche.
Dans la Région européenne, une étude sur
la formation et l'utilisation du personnel dentaire auxiliaire a été menée à terme et des
informations détaillées ont été réunies sur la structure des services de santé buccodentaire dans vingt -huit pays. En ce qui concerne le programme d'épidémiologie, les méthodes normalisées d'évaluation et de surveillance des maladies bucco -dentaires dans les populations ont 9.112
La principale activité du programme de prévention est la coopération technique directe dans le domaine de la planification et de la mise en oeuvre de programmes de prévention intégrés dans 9.109
été mises à jour. Une deuxième édition du manuel relatif aux enquêtes sur la santé bucco- dentaire a été publiée ; elle contient un chapitre sur l'évaluation des besoins de traitement spécifique, qui vise à faciliter une planification plus précise des personnels.2
les services de santé bucco- dentaire. Cette coopération technique s'exerce dans vingt quatre pays de quatre Régions de l'OMS, dans le cadre des programmes de prévention et de développement des personnels et des services. 9.110
De nouvelles méthodes de détection du cancer buccal et d'évaluation des anomalies dento -faciales et des parodontopathies ont
Les
activités
comprennent la recherche en vue de la mise au point et de
complémentaires coordination de la
l'application de nouveaux agents préventifs, et l'exécution sur le terrain, en Thaïlande et en Polynésie française, de projets de démonstration visant à essayer et évaluer diverses méthodes de prévention des affections bucco- dentaires tout en faisant bénéficier quelque zo 000 enfants de soins préventifs pendant trois ans.
fait l'objet de nouvelles études et d'essais pratiques réalisés en coopération avec la Fédération dentaire internationale. Vingt deux pays ont fait appel à la coopération technique de l'OMS pour la planification d'enquêtes épidémiologiques et l'analyse des données recueillies, et seize séries de données ont été analysées par l'Organisation. 9.113
Le
programme de
recherche
Dans le cadre du programme de développement des personnels et des services, on a achevé la rédaction d'un manuel exhaustif qui donne aux administrateurs des directives sur le choix de l'équipement et du matériel dentaires en fonction de la dotation en services et en personnel. Des exemplaires de ce manuel ont été envoyés à cinquante fabricants d'équipement den9.111
comprenait un projet relatif à l'étiologie des caries dentaires et un autre relatif à la prestation de services de santé buccodentaire. Une nouvelle étape a été franchie
dans l'enquête sur l'étiologie des caries dentaires en Papouasie- Nouvelle- Guinée. Les principales constatations, dont certaines
ont été confirmées par des observations faites dans une collectivité fortement industrialisée, concernent le rôle du lithium dans ' Organisation mondiale de la Santé, Répertoire mondial des écoles d'auxiliaires dentaires, 1973, Genève, 1977.
taire afin de promouvoir la production
d'équipement robuste et facile à entretenir dans tous les environnements possibles. Le d'auxiliaires dentaires, qui donne des détails sur les cours, Répertoire mondial des écoles
les conditions d'admission et le nombre de places disponibles, est sorti de presse.1 I5 4
2 Organisation mondiale de la Santé, Enquêtes sur la santé bucco- dentaire : Méthodes fondamentales, ze éd.,
Genève, 1977.
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
l'étiologie des caries dentaires ; son rôle exact doit cependant encore être éclairci.1 L'autre projet de recherche portait notamment sur l'élaboration d'une méthode générale d'évaluation des systèmes de prestation de soins bucco- dentaires. Cette
considérablement selon la structure clinique
et le niveau des soins de santé. Il est donc essentiel que l'évaluation des services de radiodiagnostic soit faite dans la perspective
méthode a été appliquée avec succès dans six pays : la République fédérale d'Allemagne, l'Australie, le Japon, la Norvège, la Nouvelle -Zélande et la Pologne. Les résultats montrent clairement que la mise sur pied de programmes de prévention des affections bucco- dentaires est souhaitable et faisable ; dans un pays, le taux des caries dentaires, qui était parmi les plus élevés, a été réduit d'un tiers sur une période de dix à quinze ans. Le projet est soutenu par le
générale de tout le processus d'étude, de diagnostic, de prévention et de traitement des maladies transmissibles et non transmissibles. A cette fin, un projet a été mis en oeuvre en 1976 avec le concours de la Société
internationale de Radiologie en vue de déterminer l'efficacité du radiodiagnostic et le rapport entre son coût et ses avantages
dans le contexte de la planification des services de santé. Une première consultation avec la Société, qui a eu lieu à Montreux (Suisse) en 1976, a permis d'établir un plan d'opérations visant à obtenir des informations à jour sur les services radiologiques existants. A la suite de cette consultation, des études pilotes ont été entreprises
Service de la Santé publique des EtatsUnis d'Amérique et par les pays participants. Les résultats offrent pour la première fois une base valable pour la planification de nouveaux services de soins bucco- dentaires et l'amélioration des services existants.
au Kenya, en collaboration avec le Ministère de la Santé, et au Royaume -Uni. Un groupe de chercheurs s'est réuni en novem-
bre 1977 à Bruxelles, avec une aide du Gouvernement belge, pour évaluer les don-
Médecine radiologique Le programme de médecine radiologique a été axé en 1976 -1977 sur la promotion, l'amélioration et l'optimisation des services de médecine radiologique dans le contexte des programmes de services de santé nationaux ; l'accent a été mis particulièrement sur les services radiologiques 9.114
nées déjà fournies par les études pilotes. Cette réunion a permis de tirer des conclusions et de formuler des recommandations au sujet de la façon d'organiser des études pertinentes, coordonnées sur le plan
international, et un plan détaillé d'opérations a été approuvé par les participants. Radiothérapie
de base dans les pays en développement. Radiodiagnostic 9.115
Dans ce domaine, la planification
sanitaire au niveau des pays est le plus souvent insuffisante. Les besoins en services de diagnostic radiologique varient 1 Schamschula, R. G. et al. WHO Study of dental caries
L'importance toujours croissante du cancer dans les pays en développement exige que l'on crée des services de radiothérapie appropriés dans le contexte des programmes de lutte anticancéreuse. En planifiant la création de tels services, il ne faut pas oublier qu'il leur faut parfois de cinq à dix ans pour devenir complètement opérationnels ; aussi doit -on tenir 9.116
etiology in Papua New Guinea. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1978 (OMS, Publication offset No 4o). (L'ouvrage comprend un résumé en français.) 15S
compte, pendant la période de planification,
de ce que seront dix ans plus tard les besoins en matière de lutte contre le cancer.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Pour juger de l'état actuel du développement de la radiothérapie dans le monde, définir les besoins compte tenu du stade de développement des soins de santé et fournir une base à la planification sanitaire on s'efforce, avec le concours de la Société inter-
nationale de Radiologie et des centres de radiothérapie, de recueillir des informations
la dosimétrie a été franchi avec l'établissement, en 1976, du réseau AIEA /OMS de laboratoires secondaires de dosimétrie normalisée des rayonnements, en vue d'étalonner périodiquement l'équipement dosimétrique des pays qui ne disposent pas de laboratoires primaires de dosimétrie nor-
malisée, et d'assurer une formation dans les domaines de la physique médicale et des
de la même manière qu'on l'a fait sur le radiodiagnostic. 9.117
En collaboration avec l'AIEA,
techniques de radioprotection. Tous les pays Membres ont été invités à participer à cet effort ; jusqu'à présent, quarante -deux
l'OMS a achevé de mettre au point en 1977 un atlas de plans types de traitement par la
cobaltothérapie, qui sera publié dans la série d'atlas de l'AIEA sur la distribution des doses. Conçu spécialement à l'intention des radiothérapeutes des pays en développement qui n'ont pas facilement accès aux publications concernant cette question,
d'entre eux ont répondu à cette invitation et ont soit désigné les laboratoires qui feront partie du réseau soit reçu des conseils et une aide pour la mise en place dans leurs
pays d'installations d'étalonnage. Pendant la période 1976 -1977, on a comparé par deux fois les résultats obtenus en matière de dosimétrie par les laboratoires primaires de dosimétrie normalisée et par les centres collaborateurs OMS pour la dosimétrie
l'atlas, qui contient des contributions de plus de trente centres de radiothérapie du monde entier, donne des exemples de stratégies
de traitement et de plans de
traitement individuels pour plus de vingt localisations cancéreuses les plus courantes.
secondaire normalisée, afin de vérifier la compatibilité des mesures faites dans le monde entier. Médecine nucléaire
L'une des conditions de succès de la radiothérapie est l'application à la 9.118
9.119
Une réunion sur l'organisation
tumeur de la bonne dose de rayonnements. En vue d'améliorer la dosimétrie clinique,
l'AIEA et l'OMS ont continué en 19761977 à assurer le fonctionnement de leur service postal de dosimétrie comparative. De petits dosimètres à thermoluminescence sont expédiés par la poste aux instituts de radiothérapie de toutes les Régions de l'OMS, lesquels les soumettent à une dose d'irradiation déterminée avant de les ren-
des services et sur les méthodes courantes de la médecine nucléaire a eu lieu à Bruxelles, en novembre 1977, avec l'aide
voyer pour mesure au service de dosimétrie. Des conseils concernant les moyens d'améliorer la dosimétrie sont alors donnés aux centres, s'il y a lieu. Au total, 140 centres répartis dans cinq Régions de
financière du Gouvernement belge. Les discussions ont porté essentiellement sur l'organisation des services de médecine nucléaire de base et les méthodes à appliquer, sur les relations entre la médecine nucléaire et le tableau particulier de la morbidité dans un pays donné, et sur les besoins de locaux, d'équipement, de personnel et de préparations radiopharmaceutiques. Cinq centres collaborateurs OMS pour la médecine nucléaire ont été désignés en 1976 et il en existe maintenant huit, en République fédérale d'Allemagne, au Danemark, aux Etats -Unis d'Amérique, en Inde, en Iran, au Japon, au Mexique et en
l'OMS ont participé à ce service en 1976,
et 170 centres situés dans toutes les six Régions ont pris part au programme en 1977. Un autre pas vers l'amélioration de 156
URSS. Une étude de faisabilité et une
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
analyse coût /avantages des applications de
Radioprotection
la médecine nucléaire ont été entreprises
conjointement par l'AIEA et l'OMS en 1976, et une étude pilote a été réalisée en Inde pendant la période 1976 -1977. Radiobiologie
Le quatrième volume du manuel de radioprotection dans les hôpitaux et en pratique générale, Radioprotection en art dentaire, est paru.' En 1976 -1977 comme les années précédentes, des films dosimé9.122
9.120
Un groupe scientifique pour en
l'étude des effets à long terme du radium et du thorium chez l'homme s'est réuni à Genève septembre 1977.
Plusieurs
groupes de chercheurs poursuivent des études sur les effets biomédicaux du dioxyde
triques pour la surveillance individuelle des personnes travaillant dans les services radiologiques des établissements médicaux ont été fournis ; environ 45o films ont été envoyés chaque mois par le Service central de Protection contre les Rayonnements
de thorium, qui a été utilisé comme milieu radiologique de contraste dans les années 193o et 1940 et qui a causé à retardement divers types de cancer. Au cours des vingt cinq dernières années, un certain nombre d'enquêtes et d'études épidémiologiques sur les effets chez l'homme des émetteurs alpha naturels ont été effectuées dans plu-
ionisants du Vésinet (France) à sept pays de la Région de la Méditerranée orientale, et environ 600 films par mois ont été fournis par l'Institut de Radioprotection et de Recherche sur l'Environnement de Neuherberg (République fédérale d'Allemagne)
à quatre pays de la Région de l'Asie du Sud -Est et à quatre pays de la Région du Pacifique occidental. Un cours de formation sur l'entretien et la réparation du matériel radiologique, d'une durée de dix semaines, a été organisé en 1976 avec le concours de 9.123
sieurs pays (République fédérale d'Allemagne, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Japon, Portugal, République démocratique
allemande, Royaume -Uni et URSS). Le groupe scientifique a mis à jour les informations sur ces études et a conclu que cette documentation unique sur l'expérience acquise constituait un instrument essentiel pour toute prévision sur les dangers poten-
fabricants de matériel radiologique de la République fédérale d'Allemagne, des Pays Bas et du Royaume -Uni ; il a été suivi par
tiels des isotopes transuraniens, dont les incidences sur le plan de santé publique sont de la plus haute importance en raison de
huit ingénieurs et techniciens venus de cinq Régions de l'OMS. La division de la formation et des applications médicales du Bureau of Radiological Health du Département de la Santé, de ''Education et de la Prévoyance sociale des Etats -Unis d'Amérique (Rockville, Maryland) a été désignée en 1977 comme centre collaborateur OMS pour la formation et les activités générales en médecine radiologique. Le centre aide l'OMS à réunir et diffuser des informations et du matériel 9.124 2 Koren, K. & Wuerhmann, A. H. Manuel de radioprotection dans les hôpitaux et en pratique générale. Volume
l'utilisation croissante
de
l'énergie
nucléaire. 9.121
Un comité OMS d'experts de
l'emploi des rayonnements ionisants et des radionucléides sur des êtres humains dans
la recherche médicale, l'enseignement et les activités non médicales s'est réuni à Genève en mars 1977 pour examiner la ques-
don de l'irradiation délibérée d'êtres humains, évaluer lesdangers qu'elle comporte pour la santé et recommander des mesures
visant à réglementer les irradiations.' 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 611, 1977.
4: Radioprotection en art dentaire. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977.
157
ACTIVITÉ DE L'OMS
didactique destinés au personnel des service de médecine radiologique et à préparer
une aide financière a été accordée au Département d'Anthropologie de l'Université de Delhi, au Service national iranien de Transfusion sanguine, à Téhéran,
des directives concernant la formation en matière d'applications rayonnements ionisants. médicales des
et au laboratoire de typologie histologique
de l'Hôpital Addenbrooke, à Cambridge (Royaume -Uni).
Génétique humaine Génétique clinique
Génétique des populations 9.125
9.127
L'OMS a continué à collaborer
génétique
Les données sur la structure des populations humaines
dans la recherche sur les hémoglobinopathies et les troubles apparentés avec
apportent des connaissances de base qui peuvent être utilisées pour résoudre certains problèmes de santé publique. Des études ont été entreprises au Guatemala (en
l'Université d'Ibadan (Nigeria), l'Institut Pasteur de Dakar et l'Institut de Génétique médicale de Moscou.
collaboration avec l'Université de
Genève) sur l'analyse généalogique, les unions par affinité et la fréquence de la mortalité prénatale, périnatale et infantile dans divers groupes de population ; en Bulgarie (en collaboration avec le Département de Génétique médicale de l'Académie
Les hémoglobinopathies posent un important problème de santé publique 9.128
dans des pays où l'éradication du paludisme a été réalisée récemment ou a des chances
de l'être dans un proche avenir. Dans certaines parties du monde, il est nécessaire d'améliorer les services médicaux des dispensaires et des hôpitaux en ce qui concerne ces affections. Un manuel sur les variations de l'hémoglobine 1 a été rédigé par le Département de Biochimie clinique de l'Université de Cambridge (Royaume -Uni),
de Médecine de Sofia), où quelque 3000 donneurs de sang de quatre régions ont fait l'objet d'examens visant à déceler les hémoglobinopathies, les carences en glucose -6- phosphate- déshydrogénase et la présence de certains antigènes leucocytaires et érythrocytaires ; et en Italie (en collaboration avec l'Institut de Zoologie de
qui est le centre collaborateur OMS pour les hémoglobinopathies. 9.129
l'Université de Ferrare), où l'homozygotisme et l'hétérozygotisme des systèmes
instituts - le
Une aide a été accordée à deux laboratoire
d'immuno-
ABO et Rh ont été estimés au moyen d'essais pratiqués sur 8244 donneurs de sang de z6 communes.
hématologie de l'Hôpital Saint -Louis, à Paris, et le centre d'immunogénétique et d'histocompatibilité du Conseil national de la Recherche d'Italie, situé à l'Institut de Génétique médicale de l'Université de
La sensibilité aux maladies varie selon les individus et selon les populations 9.126
dans les
zones de haute endémicité de
maladies telles que le paludisme, la schistosomiase et la lèpre, pour diverses raisons dont l'une est la diversité des réactions du
Turin - en vue de l'étude des antigènes leucocytaires humains, dont le pouvoir antigénique pourrait être utilisé dans la réponse immunitaire à certaines maladies non infectieuses et infectieuses. 1 Lehmann, H. & Kynoch, P. A. M. Human haemoglobin variants and their characteristics. Amsterdam, New
génotype humain. Pour promouvoir les études sur cette question, notamment dans ses rapports avec le problème du paludisme, 1 58
York & Oxford, North Holland, 1976.
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
Génétique biochimique
L'OMS a continué d'apporter son aide à l'Institut de Médecine expérimentale 9.13o
Un nouveau centre collaborateur OMS a été établi à l'Institut de Génétique et de Biophysique de Naples (Italie) (glucose -6p ho sphate- déshydrogénase).
de Leningrad (URSS) en vue de l'étude des mécanismes moléculaires de certains troubles congénitaux du métabolisme et de leur traitement éventuel, ainsi qu'à l'Institut de Génétique et de Biophysique de Naples (Italie) pour des recherches sur la carence en glucose-6- phosphatedéshydrogénase. Cytogénétique
Immunologie 9.133
L'OMS a réorienté son pro-
gramme d'immunologie afin d'assurer le soutien nécessaire à son programme spécial
de recherche et de formation concernant les maladies tropicales. Une assistance technique a été apportée aux différents groupes
9.131
Avec l'aide de l'OMS, un registre
international des anomalies du cariotype humain a été créé à l'Université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland, EtatsUnis d'Amérique). Une trentaine de pays ont participé à ce travail. Un résumé des différents types d'anomalie chromosomique
de travail scientifiques, et les activités de formation ont été renforcées dans les centres OMS de recherche et de formation en immunologie fonctionnant dans toutes
les Régions. Des cours sur la recherche fondamentale et appliquée en immunologie ont été organisés au Brésil (Sao Paulo), en
chez l'homme a été établi et, à fin 1977, trois ouvrages 1 avaient été publiés sur ce sujet ; largement utilisés comme manuels, ils contiennent une liste d'environ z5 000 cas d'anomalies et de variations chromosomiques différentes chez l'homme. Centres collaborateurs OMS
Inde (New Delhi), en Iran (Téhéran), au Kenya (Nairobi), au Nigéria (Ibadan) et cours de Nairobi ont bénéficié du soutien financier du Gouvernement de la République fédé-
rale d'Allemagne, et ceux de Lausanne/ Genève du soutien du Gouvernement suisse. Ce dernier a également accepté de soutenir le développement du programme de
9.13z
Une aide
a été
accordée aux
suivants : Hôpital universitaire d'Ibadan (Nigeria) (glucose -6- phosphate- déshydrogénase) ; Département de Zoologie de l'Université
centres
collaborateurs
OMS
formation du centre de Lausanne/
Genève en finançant à partir de 1978 un cours en langue française destiné principalement à des élèves d'Afrique francophone.
du Texas, Austin (Etats -Unis d'Amérique) (groupe de protéines sériques) ; Laboratoire de Génétique des Populations de l'Université d'Hawaii, Honolulu (Etats -Unis d'Amérique) (traitement des données de génétique humaine) ; Département de Biochimie clinique de l'Université de Cambridge (Royaume -Uni) (hémoglobines anormales). 1 Repository of chromosomal variants and anomalies in man.
Un programme d'implantation de laboratoires d'immunologie clinique dans la région des Caraïbes a débuté avec l'aide 9.134
financière du Gouvernement des Pays -Bas. Le programme se déroule en deux étapes :
au cours de la première, des scientifiques de différents pays de la région reçoivent une formation à Amsterdam, tandis qu'au cours de la seconde on les aidera, une fois rentrés
Second listing, April 1976 ; Third listing, November 1976 ;
Fourth listing, April 1977. Baltimore, MD,
Johns Hopkins University.
dans leur pays, à mettre sur pied des laboratoires. En 1977, des étudiants de Cuba, 159
ACTIVITÉ DE L'OMS
de la Jamaique et du Surinam ont suivi le premier cours qui a eu lieu à Amsterdam. 9.135
de la déficience immunitaire primaire a également été étudié et l'on a mis à jour la classification de cette affection. Une réunion a
Un centre collaborateur pour
l'étude de l'immunopathologie de la fièvre hémorragique dengue a été créé à Bangkok, en coopération avec les Bureaux régionaux de l'Asie du Sud -Est, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental. Le
été consacrée à la normalisation des méthodes et des réactifs utilisés pour le diagnostic des leucémies et des lymphomes.
Les maladies allergiques, qui posent un grave problème de santé publique dont l'importance va sans doute croître avec l'industrialisation, ont également fait l'objet d'une étude.
centre a commencé par organiser une réunion pour déterminer les recherches prioritaires à
effectuer
dans
son domaine
d'activité. Ce centre assurera la coordination des recherches qui doivent être menées
sur ce sujet dans plusieurs pays. Le programme a été organisé dans le même esprit que le programme spécial OMS de
Les travaux des centres OMS de recherche et de formation en immunologie ont porté essentiellement sur des affections 9.138
importantes en santé publique comme la trypanosomiase et la schistosomiase (Nairobi), la trypanosomiase et la lèpre (Genève), la leishmaniose (Lausanne) et la
recherche et de formation concernant les maladies tropicales.
maladie de Chagas (São Paulo). On a pu démontrer à Nairobi que l'éosinophile, type de cellule dont le rôle est mal élucidé,
Le programme de normalisation des réactifs et des méthodes utilisés en immunologie clinique, qui a bénéficié de 9.136
contributions spéciales offertes par la Répu-
blique fédérale d'Allemagne, le Canada et la Suède, a été exécuté en coopération avec l'Union internationale des Associations d'Immunologie. Un étalon d'anticorps de mouton, marqué à la fluorescéine, anti -Ig humaine, un anticorps de mouton, marqué à la fluorescéine, anti -IgM humaine ainsi
joue un rôle majeur dans l'immunité à l'égard des schistosomes. Le centre de Genève a montré que des mécanismes immunopathologiques contribuent pour une part importante à l'apparition des lésions constatées dans la trypanosomiase expérimentale.
qu'un étalon pour six protéines sériques ont été préparés et acceptés comme étalons internationaux OMS. En ce qui concerne la normalisation de la méthodologie, 18 mé-
Santé des travailleurs En adoptant la résolution WHA29.57 en mai 1976, la Vingt- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a avalisé la nouvelle orientation du programme de 9.139
thodes utilisées pour la détection des immuncomplexes ont été évaluées par 13 labo-
ratoires de différents pays. Un essai de normalisation des méthodes de détection des antiglobulines a également fait l'objet de travaux collectifs.
médecine du travail de l'OMS et reconnu l'influence
qu'exercent les
services
de
médecine du travail sur la situation tant sanitaire qu'économique des pays en développement. Cette nouvelle orientation est
Les effets des affections comme les maladies parasitaires et virales sur la réaction immunitaire ont été examinés par un groupe scientifique qui s'est réuni à Genève en novembre 1977. Le domaine 9.137
caractérisée avant tout par le fait que la santé est désormais envisagée dans sa totalité, les services de médecine du travail devant faire partie intégrante des services de santé publique.
i6o
LUTTE CONTRE LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES
9.140 système
On a mis au point un nouveau d'information en médecine du
mer du personnel, d'élaborer des directives et de prendre des mesures réglementaires
travail, qui repose sur l'établissement d'inventaires nationaux des problèmes de santé des travailleurs. Des inventaires de ce genre ont été dressés par les gouvernements de soixante -seize pays à travers le monde. De tels inventaires ont également été à la base
pour lutter contre la forte incidence des maladies et des accidents chez les mineurs. En outre, l'OMS a entrepris des recherches
pour étudier les problèmes de santé des mineurs en République de Corée et en Zambie. Les travailleurs migrants du monde entier sont exposés à toute une série de risques de santé qui peuvent être graves. 9.143
d'un débat organisé à la session de septembre 1977 du Comité régional OMS de l'Afrique, au cours duquel on a proposé un programme inter -pays et régional visant à assurer aux travailleurs et à leurs familles des services de santé de meilleure qualité, et à développer en Afrique des centres de recherche et de formation par la mise en commun des ressources pour aider les différents pays. Des discussions analogues doivent avoir lieu ultérieurement dans les autres comités régionaux.
A la suite d'une recommandation de la septième session du Comité mixte OIT/ OMS de la Médecine du Travail, un comité
permanent OIT /OMS de la santé des travailleurs migrants a été créé. Des rensei-
gnements ont été recueillis sur l'état de santé des travailleurs migrants dans différentes parties du monde, et des directives ont été formulées concernant les mesures à prendre pour protéger la santé des travailleurs migrants, tant dans leur pays d'origine que dans le pays d'accueil. Ces directives
En 1976 -1977, la nouvelle orientation du programme a marqué les activités 9.141
de l'OMS. L'Organisation a aidé à mettre au point dans plusieurs pays - notamment Birmanie, Egypte, Malaisie et Soudan des services de médecine du travail devant servir de modèles, services s'étendant des zones rurales périphériques jusqu'à l'échelon central. L'OMS a participé aussi à la création d'un centre de médecine du travail en Guinée, d'un département de médecine du travail au Ministère de la Santé publique
ont été examinées lors d'un symposium organisé conjointement à Dubrovnik, en novembre 1977, par le Gouvernement yougoslave, l'OIT et l'OMS. Parmi les priorités du programme de l'OMS figure la mise au point de mesures destinées à faire face aux problèmes de santé des travailleurs de la petite industrie, définie comme celle qui n'emploie pas plus 9.144
de Bahreïn et au Ministère de la Santé publique du Qatar, et à la mise en place en
Irak d'une commission nationale de coordination des services de médecine du travail sous la direction des planificateurs de
de cent personnes. Fournir à ces travailleurs très dispersés de bons services de médecine du travail est une tâche difficile. L'expérimentation de différents modèles de services de médecine du travail est actuellement en cours dans huit pays en dévelop-
la santé publique. Des consultants ont été
envoyés aux Philippines, à Sri Lanka et dans plusieurs pays d'Amérique latine. 9.142
pement. Les problèmes de santé de ce secteur vulnérable de la population laborieuse ont fait l'objet d'enquêtes sur le terrain, entreprises avec l'assistance des centres collaborateurs OMS de douze pays. 9.145
En collaboration avec l'OIT et
le Centre afro -américain du Travail, l'OMS
a organisé en 1976 une conférence sur la santé des mineurs africains. Les participants
Plus de 7o °
de la population
ont conclu à la nécessité pressante de for161
active du globe se consacre à l'agriculture,
ACTIVITÉ DE L'OMS
avec tous les risques liés à la mécanisation
que cela comporte. Les centres collabo-
gramme visant à élaborer des limites admissibles internationalement recommandées,
rateurs OMS ont étudié en
1976 -1977
l'application de l'ergonomie à la conception des machines agricoles considérée dans
basées sur des critères sanitaires, d'exposition professionnelle à des agents chimiques (résolution Es6o.Rz). 9.148
l'optique de la santé et de la sécurité des travailleurs. Des documents ont été distribués dans différents pays en vue de mettre à l'épreuve les recommandations formulées. 9.146
A
la
suite
d'une
résolution
adoptée par le Conseil exécutif en 1974 (Es53.Rz3), qui concernait notamment la mise au point de critères pour la détection précoce de l'altération de la santé résultant d'une exposition professionnelle à des agents nocifs, l'OMS a commencé en 1976 à travailler à la définition de critères relatifs à l'exposition aux solvants industriels. En 1977, une consultation d'experts a permis de déterminer des paramètres capables de révéler les premières altérations biologiques imputables à l'exposition professionnelle aux métaux lourds (cadmium, plomb,
L'efficacité du programme passe
nécessairement par la mise au point de critères et de normes et par la coordination
des programmes de recherche. En 19761977, l'OMS a aidé à coordonner les recherches sur l'exposition simultanée à des
risques multiples sur les lieux de travail, avec l'assistance des centres collaborateurs de Bulgarie, d'Egypte, des Etats -Unis
d'Amérique et du Japon. En novembre 1976, une réunion internationale tenue à Sofia a fait le point des connaissances dans
manganèse et mercure). Il s'agit là d'une entreprise énorme, étant donné que les travailleurs sont exposés à des milliers d'agents potentiellement nocifs. C'est pourquoi la priorité est accordée aux substances
ce domaine et a fait rapport sur l'interaction des facteurs extrinsèques du milieu de travail et de la vulnérabilité intrinsèque à l'exposition professionnelle. 9.147
toxiques que l'on rencontre le plus couramment sur les lieux du travail.
En août 1976, le Comité OMS
d'experts de la Méthodologie de l'Etablissement des Limites admissibles d'Exposition professionnelle à des Agents nocifs s'est réuni à Genève, avec la participation de l'OIT ; il est parvenu à réaliser un large accord entre des pays qui, jusque -là, avaient eu des méthodes d'approche très différentes.' Conformément aux recommen-
On a essayé de formuler des directives en vue de la surveillance de 9.149
l'environnement industriel par des techniques simplifiées, et l'OMS est parvenue à certains résultats en ce qui concerne d'une part les méthodes de détermination du stress dû à la chaleur et de l'exposition aux gaz et aux vapeurs et d'autre part l'enquête préliminaire sur le milieu de travail considéré dans son ensemble. La simplification et la normalisation des méthodes n'ont pas
dations de ce comité, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de mettre à exécution, aussitôt que possible, un pro1 OMS, Série de Rapports techniques, No 6o1, 1977.
encore été réalisées, mais des centres collaborateurs travaillent sur ces questions dans différentes régions du monde.
162
Chapitre zo
Substances
p rop4ylactiques,
diagnostiques et thérapeutiques Politique et gestion pharmaceutiques I o.I
des médicaments sont fabriqués dans des
ENnouveau programme de politique et de gestion pharmaceutiques
1976 A ÉTÉ LANCÉ un
pays développés), d'où un lourd déficit économique pour les pays en développement.
qui mettait l'accent surtout sur la collaboration directe avec les pays en vue d'une part de formuler des politiques nationales
3) L'utilisation excessive, inadéquate ou
hors de propos des médicaments par les travailleurs de la santé.
des médicaments dans le cadre de leurs politiques nationales de développement sanitaire et social, et d'autre part d'établir des priorités dans le secteur pharmaceutique en général pour que des médicaments
La formulation d'une politique nationale
des médicaments se heurte aux grands obstacles suivants: a)
sûrs, efficaces et économiques soient mis
à la disposition de tous ceux qui en ont besoin.
l'absence d'une approche multisectorielle et la méconnaissance des besoins en médicaments: les gouvernements n'accordent souvent qu'une faible priorité à la politique des médicaments;
Des études sur les politiques et la gestion pharmaceutiques ont été entreprises aux niveaux mondial, régional et national par le moyen d'enquêtes sur place, d'échanges d'informations et de consultations. Elles ont fait apparaître trois grands 10.2
b)
le manque de moyens permettant d'identifier les problèmes liés à la for-
mulation, à la planification et à la c)
problèmes: 1) L'insuffisance des disponibilités en médicaments essentiels, en particulier dans les zones rurales des pays en développement:
mise en oeuvre d'une telle politique ; les difficultés d'ordre économique:
faiblesse des revenus et du pouvoir d'achat, insuffisance des crédits budgétaires consacrés à la santé et pénurie de devises fortes ; d) le maintien d'un régime d'économie de marché, notamment dans le secteur privé: les médicaments sont considérés comme des biens de consom-
il est rare que le pourcentage de la popula-
tion bénéficiant de bons soins préventifs et curatifs, et notamment des médicaments et des vaccins essentiels, dépasse 20%.
2) La répartition inégale de la production pharmaceutique entre les pays développés et les pays en développement (90 163
mation à l'instar de tous les autres produits;
ACTIVITÉ DE L'OMS e)
la formidable puissance commerciale de l'industrie pharmaceutique, où prédominent des sociétés étrangères transnationales;
pement; z) législation et réglementation visant à assurer l'approvisionnement en médicaments sûrs, efficaces et économiques;
.f) l'acceptation passive et sans discer-
nement des médicaments, de l'information à leur sujet, des prix et de la technologie étrangère.
10.3
En raison
de la préoccupation
manifestée par les gouvernements face à l'importance des dépenses de médicaments, le Bureau régional des Amériques a entre-
pris des études dans plusieurs pays pour déterminer les facteurs qui agissent sur les prix et formuler des recommandations en vue de réduire ces dépenses. Formulation d'une politique pharmaceutique
sélection des médicaments essentiels; 4) contrôle de la qualité des médicaments et des vaccins; 5) approvisionnement collectif et en gros auprès de multiples fournisseurs; 6) production nationale de médicaments; 7) création de bons réseaux de distribution; 8) modalités de transfert des techniques et contrôle des prix des médicaments; 9) information sur les médicaments, surveillance de leur utilisation et éducation et formation des travailleurs de la santé; io) meilleure utilisation, pour les soins de santé, des ressources naturelles existant sur place, notamment des plantes médicinales; enfin, i 1) automédication et utilisation des médicaments au niveau de la 3)
collectivité.
Différentes stratégies ont été mises au point en ce qui concerne la formulation 10.4
de politiques nationales pharmaceutiques et la mise en oeuvre du programme visant à
améliorer la capacité nationale de gestion de l'approvisionnement en produits pharmaceutiques. Ces stratégies, établies en consultation avec des experts de pays déve-
Ces stratégies, définies à l'échelle mondiale, seront revues aux niveaux régional et national, dans le cadre en particulier de la coopération technique entre pays en développement; à cet égard, un programme 10.5
de coopération technique entre pays en développement en matière de politique et de gestion pharmaceutiques a été entrepris dans la Région de l'Asie du Sud -Est. Sélection des médicaments essentiels
loppés et en développement et avec des représentants des organismes du système des Nations Unies (PNUD, FISE, ONUDI
et CNUCED) et des organisations non gouvernementales intéressées, s'inspirent
des débats qui ont eu lieu au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé et plus particulièrement de l'exposé technique fait au cours de la vingt- huitième session du Comité régional du Pacifique occidental. Ces
10.6 Un groupe de consultants a étudié le problème de la sélection des médicaments
essentiels destinés à répondre aux besoins des services de santé primaires et secondaires. Il a dressé à titre d'exemple une liste annotée
de quelque zoo substances actives indispensables pour les soins de santé primaires et secondaires. Le rapport du groupe a été communiqué à des scientifiques, à des agents
stratégies, qui tiennent
compte aussi des résolutions adoptées par les Comités régionaux de l'Afrique (AFR/ Rcz6 /R11) et de la Méditerranée orientale (EM /Rcz6A /Rc1 i), comportent les éléments
techniques suivants: i) activités de recher-
che et de mise au point de médicaments axées sur les besoins des pays en dévelop164
des pouvoirs publics et à des responsables de l'industrie pharmaceutique; leurs observations ont été analysées en octobre 1977 par le Comité OMS d'experts de la Sélection des Médicaments essentiels. Le Comité
SUBSTANCES PROPHYLACTIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES
d'experts a établi une liste de près de 200 substances actives essentielles.' 10.7 L'OMS est prête à collaborer avec les pays, sur leur demande, en ce qui con-
cerne tant la fourniture et la production des médicaments essentiels que la coopération technique dans les domaines suivants: sélection des produits pharmaceutiques; contrôle de la qualité; information sur les
mondial de coopération entre ces pays dans le secteur pharmaceutique a été soumis en 1977 au PNUD, qui l'a entériné. L'OMS est chargée de l'exécution de ce projet qui sera menée en association avec les autres institutions.
Préparations pharmaceutiques 10.10
marchés; transfert des techniques appropriées de production, de stockage et de distribution; amélioration de l'utilisation des médicaments par l'information, l'éducation et la formation. Utilisation des plantes médicinales
L'Organisation a poursuivi ses
efforts en vue d'améliorer la qualité des médicaments importés et vendus dans les pays en développement qui ne possèdent pas de laboratoires de contrôle des médicaments. 10.11
L'utilisation conjointe pour les soins de santé des plantes médicinales, qui abondent dans les pays en développement, et des médicaments occidentaux constitue dans le secteur sanitaire l'une des meilleures approches du développement social et économique. Le séminaire OMS sur l'utiio.8
Selon la version révisée du système
de certification de la qualité des produits pharmaceutiques entrant dans le commerce
international, qui a été adoptée en 1975 par la Vingt- Huitième Assemblée mondiale de la Santé (résolution wHAZ8.65), les autorités sanitaires du pays exportateur doivent fournir un certificat attestant que la
lisation des plantes médicinales dans les soins de santé, organisé en septembre 1977
à Tokyo sous les auspices du Gouvernement japonais grâce à des contributions du fonds bénévole pour la promotion de la santé, a étudié les différentes politiques qui permettraient d'utiliser efficacement les plantes médicinales, d'identifier les plantes les plus utiles dans les Régions du Pacifique
vente du produit est autorisée à l'intérieur de ce pays et que l'usine qui fabrique ce produit est soumise à des inspections régulières. A la fin de 1977, vingt -cinq pays Membres avaient accepté de participer au
système et avaient désigné les autorités nationales responsables à cet égard.' I0.12 La mise au point d'épreuves simplifiées de contrôle des médicaments
occidental et de l'Asie du Sud -Est et de déterminer les normes de qualité et les techniques de prescription et d'utilisation de ces remèdes naturels. Approches intersectorielles dans le système des Nations Unies 10.9
c'est -à -dire de méthodes de laboratoire sim-
-
ples conçues avant tout pour confirmer l'identité des substances pharmaceutiques et vérifier qu'elles n'ont pas subi d'altération importante - est une autre approche qui vise à garantir la qualité des médica-
Un groupe d'action intersectoriel
ments tant au port d'entrée que tout au long de la chaîne de distribution, lorsqu'il n'existe pas de services de laboratoire
ONUDI /CNUCED /OMS a été créé en vue de promouvoir et de soutenir la coopération
entre pays en développement. Un projet ' OMS, Série de Rapports techniques, No 615, 1977. 165
adéquats dans le pays. En avril 1977, le 2 Supplément à la Chronique OMS, 31, No iz (1977).
ACTIVITÉ DE L'OMS
Comité d'experts des Spécifications relatives aux Préparations pharmaceutiques a recommandé que soient poursuivis les travaux sur la mise au point de ces épreuves
certainement très utile pour les autorités nationales, en particulier celles qui éprouvent des difficultés à se procurer la documentation la plus récente. I0.15
et sur leur validation par des laboratoires collaborateurs de pays climatiques extrêmes.1 I0.13
aux
conditions
Au cours de la période 1976 -1977,
quatre listes de dénominations communes
On a poursuivi la révision des
internationales proposées pour des substances pharmaceutiques ont été publiées dans la Chronique OMS et communiquées à tous les Etats Membres.' 10.16
spécifications de la Pharmacopée internationale relatives à la qualité des médicaments. Avec l'aide d'experts, des projets révisés de plus de quarante méthodes générales d'analyse ont été établis sur la base des observations formulées par des commissions nationales de pharmacopée et d'autres parties intéressées. On a commencé
Puisque l'épidémiologie de l'usage
des médicaments évolue rapidement et que de nombreuses autorités nationales chargées de la réglementation pharmaceutique sont pressées de passer en revue tous les médicaments actuellement disponibles sur leur territoire, la sécurité et l'efficacité de
à réviser les monographies concernant un cettain nombre de substances, avant tout celles qui entrent dans des produits indispensables pour les soins de santé primaires.
nombreux médicaments d'usage courant font actuellement l'objet d'un réexamen. Les
En 1976 a été publiée pour la première fois une liste récapitulative informatisée des 3500 dénominations communes internationales pour les substances pharmaceutiques.2 Une nouvelle version de cette liste a paru en 1977.3 Grâce au traitement 1 0.14
appellations sous lesquelles bon nombre de ces médicaments ont été homologués dans divers pays ont en conséquence été modifiées et d'autres médicaments ont été retirés du marché. Comme les autorités nationales ne prennent pas toujours les mêmes mesures concernant les mêmes médicaments, l'Assemblée de la Santé a en 1975
électronique des données, on a pu faire figurer dans cette liste, outre les dénominations communes internationales des substances pharmaceutiques en latin, anglais, espagnol, français et russe, des références aux dénominations communes nationales,
prié le Directeur général de communiquer
aux Etats Membres des renseignements d'évaluation sur les médicaments (résolution wHA28.66). Un nouveau bulletin trimestriel publie des renseignements géné-
aux monographies de diverses pharmacopées, aux listes des stupéfiants placés sous contrôle international et aux tableaux mentionnés dans la Convention sur les substances psychotropes. Cette nouvelle disposition de la liste récapitulative sera 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 614, 1977. 2 Organisation mondiale de la Santé. Dénominations communes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques. Liste récapitulative N° ¢. 1976. Genève, 1976. 3 Organisation mondiale de la Santé. Dénominations communes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques. Liste récapitaulative N° J. 1977. Genève, 1977.
raux sur les décisions prises ainsi que des
informations de caractère actuel sur les mesures de réglementation des produits pharmaceutiques et d'homologation des nouveaux médicaments. 1 0.17 Au cours des deux années considérées, la France et la Belgique se sont
jointes aux vingt -deux pays qui participent
activement au système international de 4 Chronique OMS, 30, N° 3 (Suppl.), No 9 (Suppl.) (1976); 31, No 3 (Suppl.), No 9 (Suppl.) (1977).
166
SUBSTANCES PROPHYLACTIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES
surveillance des réactions adverses aux médicaments. Les aspects opérationnels
10.20
Un cours de formation interrégio-
de ce programme sont en voie d'être trans-
nal sur le contrôle de la qualité des vaccins a été organisé en 1976, tandis qu'un séminaire
férés à un centre collaborateur de l'OMS situé à Uppsala (Suède); les méthodes de traitement des données resteront cependant inchangées, et le Siège de l'OMS conservera l'entière responsabilité du programme sur le plan de la politique générale, de la coor-
interrégional sur la standardisation biologique a eu lieu en 1977; tous deux ont réuni des participants de pays en développement. 10.21
De nombreuses sociétés .interna-
tionales spécialisées en hématologie, en
dination, de la participation des centres nationaux et autres, ainsi que de la diffusion de l'information. 1 0.18 Le Bureau régional de l'Europe a continué à organiser, en collaboration avec le Gouvernement de la République
allergologie et en immunologie ont fourni une aide très précieuse à l'OMS en procé-
dant à des travaux visant à établir des étalons internationaux ou préparations internationales de référence. Des - directives
concernant l'achat et la manipulation des
futures substances de référence ont été adoptées afin que les étalons et préparations proposés répondent aux critères rigoureux exigés d'eux. 10.22 Avec l'aide financière du PNUD, les travaux suivants ont été réalisés à l'intention du programme élargi de vaccina-
fédérale
d'Allemagne, des
symposiums
annuels sur l'évaluation pharmacologique clinique dans le contrôle des médicaments.
Produits biologiques Comme les années précédentes, des étalons internationaux et préparations internationales de référence ont été examinés et, le cas échéant, remplacés, tandis qu'il en était établi de nouveaux. En 19761 0.19
tion: 1) recherches sur la production et l'essai de vaccins plus stables contre la rougeole, la poliomyélite et la diphtérie/
1977, cependant, la demande a surtout porté sur des produits sanguins et des substances apparentées. Les techniques nouvelles, en particulier celles qui permettent de mesurer
coqueluche /tétanos - les premiers travaux ont montré qu'il était possible d'améliorer la stabilité de tous ces vaccins; 2) mise au
point de manuels sur la production et le contrôle des vaccins antidiphtériques, antitétaniques et anticoquelucheux; et 3) formation de personnel des pays en développe-
de façon plus précise les concentrations et l'activité des substances sanguines, et notamment celles qui concernent la coagulation sanguine, ont fait ressortir la néces-
ment en matière de production et de contrôle des vaccins. 10.23
sité de disposer de telles substances de référence. Une série complète de normes
Un centre de référence pour la
pour la production et le contrôle de la qualité des produits sanguins et des substances apparentées - série dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps - a été examinée par un comité d'experts en décembre 1977. L'Organisation a continué à promouvoir l'adoption de politiques natio-
production et le contrôle des produits biologiques a été créé au Mexique; il desservira tous les pays de la Région des Amé-
riques et contribuera ainsi au succès du programme élargi de vaccination. 10.24 L'Organisation, en coopération avec les pays intéressés et avec le FISE, a pris des mesures pour que les vaccins utilisés dans les programmes de vaccination répondent à ses critères de sécurité et 167
nales d'approvisionnement en sang et en dérivés sanguins.
ACTIVITÉ DE L'OMS
d'activité; à cet effet, elle a soit analysé les protocoles des épreuves pratiquées sur les vaccins, soit soumis des lots de vaccins à
roun, Sri Lanka et Tchad) par des fonction-
un contrôle extérieur. Onze laboratoires nationaux l'ont aidée dans cette tâche. io.z5 Le contrôle de la qualité des vaccins
antipoliomyélitiques administrés par voie
buccale s'est poursuivi sur de nouvelles semences de virus préparées à partir des souches Sabin primitives.
naires de l'OMS pour y étudier par quels moyens l'Organisation pourrait mieux coopérer avec eux pour résoudre ces problèmes, il est apparu qu'elle devrait réorienter son programme et se fixer les objectifs suivants: r) fournir une technologie simple et appropriée pour mettre les services de laboratoire à même d'aider à maîtriser les problèmes de santé les plus importants; z) améliorer l'offre, à un prix raisonnable, réactifs et matériels diagnostiques essentiels; et 3) accélérer le transfert des des
Des fonctionnaires de l'OMS se sont rendus dans des unités de production de plusieurs pays en développement afin de donner des avis sur l'intensification de la production de vaccins et l'amélioration de leur qualité. En mai 1977, un groupe de travail sur la production et le contrôle 10.26
techniques de laboratoire en organisant des activités de formation. 10.29
Aussi a -t -on diffusé des renseigne-
des vaccins bactériens s'est réuni à Zagreb, en Yougoslavie. Un séminaire interrégional sur la création d'installations pour le con-
ments détaillés sur les épreuves de laboratoire indispensables en chimie clinique qui
peuvent être pratiquées par des laboratoires de niveau intermédiaire, y compris un manuel décrivant les opérations de façon très détaillée; des documents analogues sont
trôle de la qualité a eu lieu à Genève en septembre 1977, et il a été suivi en octobre d'un cours de formation sur le même sujet donné à Londres.
en préparation concernant l'hématologie et la bactériologie. La Fédération internationale de Chimie clinique établit actuellement pour le compte de l'OMS des directives simples concernant la préparation et
Technologie de laboratoire de santé
l'évaluation des réactifs de laboratoire, y compris des trousses de diagnostic. La mise au point d'un matériel de laboratoire simple s'est elle aussi poursuivie; l'essai sur le
Dans ce domaine, le problème principal auquel se heurtent les pays à 10.27
l'heure actuelle est l'insuffisance, voire
l'absence, de services de laboratoire aux niveaux intermédiaire et périphérique; d'au-
terrain d'un photocolorimètre simple est en cours à Fidji, en Inde, en Indonésie, en Iran, en Malaisie et au Soudan.
tre part, ces services, lorsqu'ils existent, sont souvent très peu adaptés aux besoins sanitaires prioritaires des collectivités rurales, et la technologie appliquée ne convient
ni aux substances diagnostiques et aux réactifs disponibles ni aux qualifications du personnel existant. 10.28
Les travaux sur la préparation de sérums internationaux de contrôle, qui seront utilisés en biochimie clinique et pour lesquels des valeurs déterminées ont 10.30
été attribuées à un certain nombre de com-
posants, sont en voie d'achèvement. Ces sérums devraient permettre aux pays d'évaluer leurs propres préparations de contrôle et d'améliorer leurs résultats de laboratoire grâce à des programmes nationaux de contrôle de la qualité. Des directives simples 168
Au cours de visites faites dans
plusieurs pays (Malaisie, Papouasie -NouRépublique démocratique velle- Guinée, populaire lao, République -Unie du Came-
SUBSTANCES PROPHYLACTIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES
relatives aux opérations de contrôle de la
qualité au niveau intermédiaire sont en cours d'établissement.
paire sur la transfusion sanguine a été organisé à Kuala Lumpur (Malaisie) à l'intention des pays de la Région du Pacifique occiden-
tal. Des directives ont été établies en vue
L'OMS a encouragé la mise en place et le développment de services de transfusion sanguine. Dans de nombreux 10.31
de la mise en place de réseaux nationaux de
pays, il existe en effet une grave pénurie de sang pour pratiquer des transfusions, notamment en dehors des grandes villes. Un sémi-
services de transfusion sanguine. Le premier Congrès africain de Transfusion sanguine s'est par ailleurs tenu sous l'égide de l'OMS à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) en avril 977. 1
169
Chapitre zz
Promotion de la salubrité de l'environnement Mesures d'assainissement de base Evaluation de l'approvisionnement public en
terme en matière de salubrité de l'environnement (résolution AFR /RC27/RIo) et le
Bureau régional a convoqué en octobre 1976 une réunion d'experts chargés d'étudier les problèmes de l'élimination des déchets.
eau et de l'élimination des excreta dans les pays en développement
FAISANT SUITE au rapport de situation de 197o, une enquête menée en 1975 sur les cinq années précédentes a permis en 1976 à l'Assemblée de la Santé d'examiner les
"'
progrès accomplis et de fixer des objectifs régionaux déterminés pour la seconde moitié de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (résolution WHA29.47).
Un nombre considérable de pro11.4 jets d'approvisionnement public en eau et d'installation d'égouts ont été lancés dans plusieurs pays de la Région de la Méditerranée orientale ; cependant, la pénurie de
personnel qualifié a posé un problème. Pour remédier à cette difficulté, l'OMS a envoyé dans ces pays des ingénieurs sanitaires, par exemple en Arabie Saoudite et en Jamahiriya arabe libyenne. Elle a aussi
Les informations nationales et 11.2 régionales relatives à l'approvisionnement public en eau, aux services d'élimination des excreta et aux investissements consentis dans ces domaines pendant la période 1971 -1975 - qui ont été publiées en 1 976 dans le Rapport de Statistiques sanitaires mondiales (volume 29, No Io) et qui sont largement utilisées aussi bien par les pays que par les organisations du système des
prêté un concours technique à d'autres pays (par exemple l'Afghanistan, le Soudan,
le Yémen, le Yémen démocratique), où le personnel affecté par l'OMS a aidé le personnel national à formuler des projets qui seraient de nature à bénéficier d'un financement international. Il sera nécessaire dans les prochaines années de continuer à accorder une place de choix à la formation du personnel appelé à veiller au bon fonctionnement et à l'entretien des installations mises en place.
Nations Unies - ont permis à l'OMS de présenter une stratégie et un plan d'action à la
conférence des Nations Unies sur
l'eau.
Le Comité régional de l'Afrique 11.3 a approuvé l'évaluation des plans à long 170
De nombreux pays de la Région 11.5 du Pacifique occidental ont accordé à la construction et à l'entretien des égouts une moindre priorité qu'à l'approvision-
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
nement en eau. Toutefois, les progrès réalisés dans ces deux domaines ne sont nullement négligeables, si l'on considère les pressions urgentes qui de toutes parts s'exercent sur les ressources de la Région. Dans le Pacifique
II.8 Tenant compte des recommandations de la conférence, l'Assemblée de la Santé, en mai 1977, a instamment invité les
pays Membres à donner une suite
sud, les opérations
d'assainissement rural se sont poursuivies avec la coopération technique de l'OMS et l'assistance matérielle du FISE; là aussi, on s'efforce d'améliorer la situation sur le plan de la gestion et de la formation professionnelle.
immédiate à la résolution Il de la conférence en évaluant rapidement leurs programmes en cours et la possibilité de les développer utilement. Elle a prié le Directeur général de collaborer avec les Etats Membres à ces diverses activités, en liaison étroite avec les organisations compétentes du système des Nations Unies (résolution WHA30.33). Les bureaux régionaux ont pris en 1977 les mesures qui s'imposaient. 11.9 Dans la Région des Amériques, une attention particulière a été vouée au renforcement et au développement des
Conférence des Nations Unies sur l'eau, 1977
L'OMS a participé activement à la conférence des Nations Unies sur l'eau qui s'est tenue à Mar del Plata (Argentine) en mars 1977. Sans parler des documents préparés pour la conférence, les bureaux 11.6
faciliter l'extension
services des eaux et égouts, en vue de des réseaux et d'en
régionaux de l'OMS ont participé aux réunions préparatoires organisées par les commissions économiques régionales des Nations Unies. L'OMS, en collaboration avec la BIRD, a mis au point des stratégies et un plan d'action destinés à permettre aux
améliorer l'exploitation, le financement et la gestion. Avec l'aide financière des gou-
vernements, du PNUD, de la BIRD, de l'Agence canadienne pour le Développement international et de la Banque interaméricaine de Développement, l'OMS a offert sa coopération technique pour développer les installations dans la plupart des pays de la Région. II.IO Les maladies d'origine hydrique constituent toujours l'un des plus importants problèmes de santé en Asie du Sud Est. Aussi les pays de la Région ont -ils accordé une haute priorité aux mesures d'assainissement de base. Les rapports sur l'approvisionnement en eau et l'assainis-
pays d'atteindre les objectifs fixés par la conférence Habitat : Conférence des Nations Unies sur les établissements
humains ; ces stratégies et ce plan d'action ont été adoptés intégralement par la conférence sur l'eau. 11.7 La conférence a invité les pays à mettre en oeuvre des plans spécifiques et détaillés d'approvisionnement en eau et d'assainissement qui répondent à leurs besoins et à leurs conditions propres, et elle a recommandé que la collectivité internationale soutienne plus efficacement
sement ont été mis à jour afin de permettre aux pays de reconsidérer leurs objectifs en tenant compte des recommandations de la
- sur le plan financier ou autrement l'engagement accru des pays en développement dans ce domaine. Pour faciliter l'exécution du plan d'action, la décennie 1980-
conférence des Nations Unies sur l'eau. Dans plusieurs pays, l'OMS a fait office d'organisme de coordination en ce qui concerne l'évaluation des effets des mesures
1990 a été désignée comme la décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. 171
d'assainissement, dans l'intention d'améliorer la
présentation
des
projets
et
d'obtenir un surcroît d'aide extérieure.
ACTIVITÉ DE L'OMS
I I.I I En consultation avec les gouvernements intéressés, le Bureau régional de l'Europe a préparé un programme inter pays à moyen terme sur l'assainissement de base, conformément aux résolutions \HA29.46 et wHA3o.33 de l'Assemblée
de la Santé.
II.I2 A sa soixante- troisième session, le Conseil économique et social a approuvé, en juillet -août 1977, le rapport de la conférence des Nations Unies sur l'eau et le plan d'action qui y était énoncé ; il a invité le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à prendre les dispositions nécessaires en vue d'une enquête en profondeur sur les incidences de la résolution II de la conférence (« Approvisionnement public en eau ») et pour donner le coup
I1.14 Le centre international de référence pour l'approvisionnement public en eau, à Voorburg (Pays -Bas), a élargi ses activités de centre collaborateur de l'OMS pour soutenir le programme de l'Organisation dans ce domaine. Le centre a accueilli plusieurs grands séminaires internationaux en 1976 et 1977 et il est passé à la phase II d'un projet de recherches collectives concernant la filtration lente sur sable. Ce projet de recherches fait appel à
collaboration d'établissements de recherche et de services d'approvisionne ment en eau de six pays en développement. la
La phase II, qui prévoit la construction d'au moins quinze installations d'approvisionnement rural en eau avec recours à la technique de la filtration lente sur sable, comporte également des recherches dans les domaines social, économique et technique ainsi que la formation du personnel des installations de traitement et des
d'envoi à la décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement, selon les recommandations contenues dans le plan d'action. Les résultats de cette enquête
seront étudiés en 1978 lors d'une session spéciale du comité des ressources naturelles,
réseaux de distribution d'eau. En outre, le centre a publié en 1977, sous les auspices
au cours de laquelle l'OMS présentera un
rapport de situation ainsi que d'autres informations nécessaires à la planification de la décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. Transfert et adaptation de technologie 11.13
de l'OMS et du PNUE, un manuel sur les pompes à main, qui est le premier ouvrage complet sur la question.' I I .I f
Le Centre panaméricain de Génie
sanitaire et des Sciences de l'Environnement, situé à Lima, au Pérou, a poursuivi ses recherches visant à mettre au point des techniques adaptées aux besoins des pays de la Région, et notamment des méthodes peu coûteuses de traitement de l'eau et des techniques simples d'évacuation des eaux usées. En collaboration avec le Centre de Recherches pour le Développement inter2 Organisation mondiale de la Santé. Surveillance de la qualité de l'eau de boisson. Genève, 1977 (Série de Monographies No 63).
Il appartient aux pays en dévelop-
pement de formuler leurs propres critères concernant la planification et la mise en place de services d'approvisionnement public en eau, et d'adopter des techniques qui permettent de recourir le plus possible aux ressources locales. A cette fin, l'Organisation a poursuivi la préparation de guides
et de manuels destinés aux autorités de la santé et aux administrations* 2' 3 1 Salvato, J. A. Guide d'hygiène dans les établissements touristiques. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977.
3 Organisation mondiale de la Santé. Typical designs for engineering components. New Delhi, 1977 (WHO Regional Publications, South -East Asia Series, No 3). 4 Centre international de référence pour l'approvision-
nement public en eau. Hand Pumps. La Haye, 1977 (Technical Paper Series No Io).
172
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
national, le Centre panaméricain a développé ses moyens d'action dans le domaine de l'information sur le transfert de la technologie et le développement des personnels. 11.16 La nécessité d'améliorer la qualité de l'eau a été la raison principale de la convocation -- sous l'égide de l'Agence canadienne pour le Développement international, du service des eaux et égouts de la Trinité -et- Tobago et de l'OPS - de la
les suivants : i) promouvoir et faciliter la collaboration entre les établissements et
entre les personnels scientifiques et techniques des Etats Membres de la Région, et z) soutenir les efforts visant à accroître l'autoresponsabilité des pays dans le domaine de la salubrité et de la protection de l'environnement. Etablissements humains et santé 11.20
conférence panaméricaine sur l'amélioration
de la qualité de l'eau de boisson. Dans le cadre du programme d'exploitation et
Les discussions techniques de la
d'entretien, on a mis sur pied un programme régional pour le contrôle des analyses de laboratoire relatives à l'eau et aux eaux usées ; 73 laboratoires de 25 pays collaborent à des échanges de renseignements sur les méthodes, les procédures, le matériel et les installations de laboratoire. 11.17 L'Organisation a collaboré avec plusieurs Etats Membres à la préparation de plans nationaux ou régionaux visant à
Vingt- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé (mai 1976) ont porté sur « les aspects
sanitaires des établissements humains » .2 Les participants se sont mis d'accord sur l'objectif général suivant: faire en sorte que
la promotion de la santé soit considérée comme partie intégrante de la planification
et du développement des établissements humains sur les plans local, national et international. Ils ont défini comme suit les besoins prioritaires des établissements humains en matière de santé : a) une nutrition adéquate, b) un approvisionnement
la gestion des déchets solides, à la solution de problèmes particuliers, et à la formation de personnel. Deux cours régionaux sur la
suffisant en eau saine et une élimination hygiénique des déchets, et e) des prestations de soins de santé. L'Assemblée de la Santé a adopté à ce sujet la résolution WHAZ9.46. 11.21 Le rapport sur les discussions techniques et la résolution précitée de
gestion des déchets solides ont eu lieu à Buenos Aires. II. 18 En 1976, le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a publié un manuel sur la gestion des déchets solides.' Développement des institutions 11.19
l'Assemblée de la Santé ont été soumis à la conférence Habitat : Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, qui s'est tenue à Vancouver (Canada) en mai -juin 1976. Grâce à ce
La création d'un centre régional
du Pacifique occidental pour la planification de l'environnement et les études appliquées a été autorisée par la résolution wPR /Rc28/ RI3 du Comité régional. Ses objectifs sont
rapport et aux autres documents soumis par le Siège et par les bureaux régionaux de l'OMS, une place de choix a été réservée aux problèmes de santé dans la Déclaration
de principes de la conférence ; celle -ci a 2 Les aspects sanitaires des établissements humains. Etude
1 Flintoff, F. Management of solid wastes in developing
countries. New Delhi, Organisation mondiale de la Santé, 1976 (WHO Regional Publications, South -East Asia Series, No 1).
publiée sous la direction de A. E. Martin. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (Cahiers de Santé publique, No 66). 173
ACTIVITÉ DE L'OMS
adopté trois recommandations visant à une
Ces deux consultations ont abouti à des recommandations gramme d'action. concernant un
action nationale concernant tout particulièrement le domaine de la santé : la première
pro-
recommandation propose comme objectif prioritaire l'approvisionnement en eau saine et l'évacuation hygiénique des déchets dans
toutes les collectivités (pour 1990 si possible) ; la deuxième a trait à la lutte contre la pollution ; selon la troisième, la santé, la nutrition et les autres services sociaux devraient recevoir la priorité dans la planification nationale du développement et dans les affectations de crédits. 11.22 a
11.25 En 1977, le rôle de l'Organisation dans le domaine des établissements humains a fait l'objet d'un début d'évaluation. Celle -ci, fondée sur les vues des bureaux régionaux, constitue une étape préliminaire dans la définition de la future politique de l'OMS et du rôle qu'elle sera appelée à jouer dans les travaux que les
organismes nationaux
et internationaux
vont désormais consacrer aux établisseLe Comité régional de l'Afrique instamment prié les Etats Membres ments humains.
d'accorder une haute priorité aux problèmes de santé lors de la planification des établissements humains, et il a invité le
Etude commune FISE /OMS sur l'approvisionnement en eau et l'assainissement en tant qu'éléments des programmes de soins de santé primaires 11.26
Directeur général 1) à étudier les recommandations de la conférence Habitat relatives au renforcement de la collaboration technique avec les pays, et z) à participer à la mise en oeuvre des dispositions organiques prises à l'intérieur du système des Nations Unies en ce qui concerne les établissements humains (résolution AFR /Rc26/ R3).
A la suite d'une décision de la
vingt et unième session du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires, tenue en janvier 1977, une étude commune a été
entreprise sur les problèmes que pose la coordination de la planification et de l'exécution de programmes accélérés d'approvisionnement public en eau et
A la demande du Gouvernement 11.23 des Philippines, l'OMS a mis à la disposition de ce dernier des services consultatifs pour l'évaluation des aspects sanitaires
d'assainissement dans le cadre des plans et des politiques de développement général, dont les soins de santé primaires constituent
de la promotion du logement et des établissements humains, ainsi que pour la préparation de recommandations qui devraient permettre au Département de la Santé d'exercer une plus grande influence dans ces domaines. 11.24 Le Bureau régional de l'Europe a organisé deux consultations intéressant
un des éléments. Parmi ces problèmes on peut citer la volonté politique et l'engagement national, la motivation et la participation des collectivités, le développement des personnels, le choix de technologies appropriées, les besoins de financement et les problèmes de planification, l'exploitation et l'entretien des services et installations. Les conclusions de l'étude abouti-
de près
les objectifs
de la conférence
Habitat, à savoir « La salubrité de l'environnement et les établissements humains en Europe » et « Les problèmes d'assainissement dans les collectivités européennes ». 174
ront à des recommandations sur la formulation de principes directeurs visant à accélérer les travaux d'assainissement et d'approvisionnement public en eau dans le
contexte des soins de santé primaires et
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
dans le cadre de l'action générale de développement national.
émanent des gouvernements eux -mêmes ; b) plusieurs gouvernements ont inscrit dans leurs directives nationales des recom-
Planification préinvestissement pour les services d'assainissement de base Un objectif important de l'OMS est de promouvoir la santé en améliorant l'approvisionnement en eau de boisson et l'élimination des déchets. Le programme de planification préinvestissement est des11.27
mandations concernant les enquêtes sectorielles ; c) plusieurs gouvernements ont demandé à l'OMS de collaborer à leurs activités de planification nationale détaillée consécutives aux enquêtes sectorielles ; d) les pays envisagent maintenant d'utiliser
dans d'autres domaines de la salubrité de l'environnement les méthodes d'enquête nationale mises au point dans le secteur de l'approvisionnement en eau. 11.30 Le développement sectoriel national comporte des activités et des efforts
tiné à stimuler et encourager l'établissement de directives et les efforts de planification dans ce domaine. La collaboration de l'OMS vise à la fois à renforcer la capacité
de planification à l'échelon national et à fournir, sur demande, des avis d'experts. 11.28 En 1976 et 1977 ont été achevées des enquêtes sectorielles à l'échelle nationale sur l'assainissement et l'approvision-
entrepris selon une séquence rationnelle dans différents ministères - planification, intérieur, travaux publics, santé publique, finances - et cela aussi bien à l'échelon central qu'à l'échelon périphérique. L'OMS et d'autres organisations spécialisées exté-
nement en eau dans les pays suivants : Afghanistan, Congo, Egypte, Malaisie, Malawi, Pérou, Philippines, Portugal, République -Unie de Tanzanie, Somalie,
rieures sont de plus en plus fréquemment
invitées à participer non seulement aux travaux de planification générale, mais aussi à de nombreuses activités diversifiées de développement sectoriel, telles que des enquêtes sur divers « sous- secteurs » (par
Soudan, Sri Lanka et Thaïlande, ce qui porte à 4o le nombre des enquêtes faites jusqu'ici. Pendant la même période, des projets préinvestissement ont été menés à bonne fin dans 17 pays, ce qui donne au total 38 projets exécutés à ce jour sous les auspices de l'OMS. Des projets préinvestissement sont en cours d'exécution ou ont été lancés dans les pays suivants : Afghanistan, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Guinée, Indonésie, Lesotho, Malte, Maroc, Portugal, Rwanda, Sénégal, Somalie, Soudan, Turquie et Zaïre. 11.29
exemple approvisionnement en eau en milieu rural, installations d'égouts en milieu
urbain), le dépistage des pertes d'eau et l'adoption de mesures propres à y remédier,
l'amélioration de l'exploitation et de l'entretien des installations, les enquêtes tarifaires, l'amélioration de la gestion financière et organique, la définition et la préparation de projets d'investissement. 11.31 Jusqu'ici, les principaux partenaires internationaux de l'OMS dans le .
Les faits ci -après témoignent de
la place toujours plus grande que l'on accorde dans ce secteur à la planification nationale : a) il y a cinq ans, les enquêtes sectorielles n'étaient faites qu'à la demande des
développement sectoriel ont été le PNUD (qui a financé la plupart des études de projet exécutées par l'OMS) et la BIRD (avec laquelle l'OMS a entrepris depuis 1971 un
programme de coopération). En 1976 et 1977, un programme de coopération avec la
institutions
internationales,
alors
qu'aujourd'hui de nombreuses demandes I7S
Banque africaine de Développement a été
ACTIVITÉ DE L'OMS
mis en oeuvre et des activités collectives ont
été menées à bien ou projetées avec plusieurs organisations d'assistance bilatérale. Des contacts ont été établis avec un fonds national et deux fonds multinationaux de développement dans la Région de la Méditerranée orientale. L'extension de ces activités collectives démontre que la compétence de TOMS en matière de planification de l'assainissement et de l'approvisionnement public en eau est largement reconnue.
améliorer la qualité de l'environnement humain. Des progrès sensibles ont été
réalisés dans le cadre de ce programme en
1976 et 1977. Quatre documents sur les critères d'hygiène de l'environnement ont été publiés en collaboration avec le PNUE. 1
Un groupe scientifique s'est réuni à la fin de 1976 pour examiner les progrès réalisés et suggérer diverses améliorations à apporter au programme. Plusieurs nouveaux centres collaborateurs en matière d'hygiène
de l'environnement ont été désignés pour apporter leur soutien permanent au pro-
Lutte contre la pollution de l'environl'environnement 1 1.3 2
nement et contre les risques liés à
gramme, par exemple au Japon, aux Pays Bas, en Suède, en URSS. Le centre collaborateur OMS sur les effets des facteurs d'en-
Préoccupée par les effets toxiques aigus, chroniques ou tardifs de l'exposition
vironnement sur la santé, situé à l'Institut national des Sciences de la Salubrité de l'Environnement des Etats -Unis d'Amé-
aux substances chimiques présentes dans l'air, l'eau, les aliments, les produits de
rique, a non seulement donné des avis d'experts mais également apporté une contribution financière importante au programme. 11.34 Dans le cadre de la conférence du PNUE sur la couche d'ozone, qui a eu lieu
consommation ou sur les lieux du travail, notamment si elle est associée à une exposition à d'autres substances chimiques, agents infectieux ou facteurs physiques, l'Assemblée de la Santé a prié en mai 1977 le Directeur général d'étudier le problème, d'envisager les stratégies à long terme
au début de 1977, il a été procédé à une évaluation préliminaire des effets des rayons
applicables dans ce domaine, d'examiner les options possibles en matière de coopération internationale qui permettraient de prendre des dispositions plus efficaces pour évaluer les risques d'origine chimique pour
ultra -violets sur la santé. La révision des normes fondamentales de sécurité applicables aux rayonnements ionisants a été entreprise en 1977 en collaboration avec
l'OIT, l'AIEA et l'Agence de l'Energie nucléaire de l'Organisation de Coopération
la santé, d'adopter des mesures rapides et adéquates dans les situations d'urgence, et de développer les personnels (résolution WHA30.47). 11.33
Le programme de critères d'hy-
giène de l'environnement, lancé en 1973 en
étroite collaboration avec quelque vingt cinq centres nationaux et avec le PNUE, visait à obtenir, sur les risques liés à l'environnement, des renseignements qui de-
et de Développement économiques. Un accord a été conclu avec l'Association internationale de Radioprotection en vue de la préparation conjointe de documents sur les critères d'hygiène de l'environnement, plus particulièrement en ce qui concerne les rayonnements non ionisants. Organisation mondiale de la Santé. Critères d'hygiène
vraient servir de base à l'élaboration de normes nationales en la matière et à l'adop-
de l'environnement. r: Mercure, Genève, 1977. 2: Polychlorinated biphenyls and terphenyls, Genève, 1976.3: Lead,
tion d'autres mesures de lutte destinées à 176
Genève, 1977. 4: Oxides of nitrogen, Genève, 1977. (Editions françaises en préparation pour 2, 3 et 4).
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
Le Bureau régional de l'Europe a déployé une grande activité dans ce domaine.
traitement de l'eau de boisson (chloration, ozonisation, dessalement et déminéralisation). 11.38
Les normes d'hygiène de l'environnement demeurent un instrument important de lutte contre les risques liés à 1 1.3 5
Le Centre panaméricain d'Ecolo-
l'environnement. Elles doivent être fondées essentiellement sur une évaluation des risques sanitaires ; un certain nombre de travaux destinés à faciliter l'application des critères OMS d'hygiène de l'environnement aux stades de l'établissement des normes et des autres activités de contrôle ont débuté
gie et de Santé humaines créé en 1975 à Mexico a entrepris d'exécuter son programme quinquennal. Il a accordé une haute priorité à l'évaluation des incidences et des
en 1977, avec la participation du centre collaborateur OMS sur les effets des facteurs d'environnement sur la santé de Bilthoven (Pays -Bas).
effets des projets de développement sur la santé et sur l'environnement. Dans le cadre du système mon11.39 dial de surveillance de l'environnement du PNUE, l'OMS a, conjointement avec d'autres institutions internationales compétentes, entrepris de mettre en oeuvre des projets de portée mondiale concernant le
Les aspects sanitaires de la production du caoutchouc synthétique et des 11.36
contrôle de la qualité de l'air et de l'eau. Ces projets ont pour objectif de renforcer les programmes nationaux de surveillance de la qualité de l'environnement en vue de
matières plastiques ont fait l'objet, en 1976,
d'un symposium organisé conjointement avec le centre collaborateur OMS sur les effets des facteurs d'environnement sur la santé situé à l'Institut national des Sciences
la protection de la santé humaine et de recueillir les données nécessaires à une évaluation globale de l'environnement.
de la Salubrité de l'Environnement des Etats -Unis d'Amérique. L'OMS a également participé activement aux travaux du
Soixante Etats Membres ont participé au vaste programme de surveillance de la qualité de l'air, qui utilise les données des centres nationaux et dans lequel sont égale-
programme du PNUE sur l'industrie et l'environnement. A la demande du Comité
de Coordination pour l'Environnement, une enquête a été faite conjointement par le PNUD, l'ONUDI, l'OIT et la BIRD en ce qui concerne les incidences de l'industrialisation sur la salubrité de l'environnement.
ment engagés tous les bureaux régionaux de l'OMS. 1'2 La phase préparatoire d'un programme similaire de surveillance mondiale de la qualité de l'eau s'est achevée à la
fin de 1977 et des stations d'échantillonnage ont été choisies dans quelque soixante dix Etats Membres. Ces projets com-
Le Bureau régional de l'Europe a publié un rapport relatif aux incidences de 11.37
prennent une coopération technique dans les domaines suivants: fourniture de matéformation professionnelle, services techniques consultatifs, organisation d'études inter -laboratoires en vue du contrôle de la qualité des données. riel, Organisation mondiale de la Santé, Air quality in selected urban areas 1973 -1974, Genève, 1976 (OMS, Publication offset No 30).
la production d'énergie nucléaire sur la santé ; ce rapport, qui procède à une éva-
luation comparative des risques liés à divers
cycles de conversion de l'énergie, a été présenté à la conférence internationale sur l'énergie d'origine nucléaire et son cycle de
combustible qui s'est tenue à Salzbourg (Autriche) en mai 1977. Le Bureau régional de l'Europe a également étudié les risques
2 Organisation mondiale de la Santé, Etude et mise en place de programmes de surveillance de l'air dans les sec-
potentiels pour la santé des techniques de 177
teurs urbains et industriels, Genève, 1977 (OMS, Publication offset No 33).
ACTIVITÉ DE L'OMS
11.40
La surveillance de la radioactivité
ambiante s'est poursuivie, avec la participation de 27 laboratoires collaborateurs de 19
pays. En coopération avec l'AIEA,
nourrissons et les enfants. Les enquêtes épidémiologiques entreprises depuis plusieurs années par le Bureau régional de l'Europe, en collaboration avec six Etats Membres, au sujet des effets de la pollution atmosphérique sur la santé de l'enfant, ont
l'OMS a procédé à la révision d'un code de pratique concernant les principes de base applicables à la surveillance des personnels. I1.41
Une approche intégrée, compor-
tant notamment une surveillance biologique, est nécessaire pour évaluer le degré d'exposition des populations humaines aux agents de l'environnement. Cette question a été étudiée lors d'une réunion d'experts gouvernementaux organisée par l'OMS et
fait l'objet d'un examen en 1977 et il a été recommandé que des études semblables soient faites dans d'autres pays de la Région. 11.43 Le transfert de technologie est un élément important de la coopération
technique en matière de lutte contre la pol-
le PNUE; la réunion a recommandé de dépister systématiquement la présence d'un certain nombre de polluants (plusieurs mé-
taux et hydrocarbures chlorés) dans les tissus et les fluides corporels. Les méthodes utilisées dans ce genre de surveillance ont été passées en revue lors d'une conférence atelier organisée conjointement à Luxem-
lution de l'environnement. On peut citer, comme exemple d'activités de ce genre menées en 1 976 et 1 977 par le Bureau régional de l'Europe, la préparation de manuels sur la lutte contre la pollution atmosphérique d'origine industrielle (avec l'appui de la République fédérale d'Allemagne), sur la surveillance de la pollution
bourg, en avril 1977, par la Commission des Communautés européennes, l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats -Unis d'Amérique et l'OMS. Lors de réunions organisées en juillet 1976, puis à nouveau en 1977, un groupe a examiné un programme collectif de l'OMS relatif à un autre type de surveillance biologique : l'étude des aberrations chromosomiques. I1.42
de l'air et de l'eau, et sur la protection contre les rayonnements non ionisants.
Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, l'OMS a aidé à mettre au point des législations nationales, notamment en Inde, et à préparer un inventaire des sources de pollution dans la Région. Parmi les activités de
lutte contre la pollution menées dans la Région de la Méditerranée orientale, on peut citer des projets relatifs à la pollution industrielle et agricole en Iran et à la pollution atmosphérique en Israël, ainsi que le renforcement d'un centre d'étude de l'environnement au Pakistan. Dans la Région du Pacifique occidental, l'OMS a participé à diverses activités de lutte anti- pollution, et notamment à un projet de gestion de la qualité de l'eau mis en oeuvre au lac Laguna de Bay (Philippines).
En décembre 1976, un groupe
scientifique a étudié la possibilité d'utiliser les systèmes d'information sanitaire existants - notamment les statistiques de mor-
bidité et de mortalité - pour évaluer les effets de l'évolution des conditions du milieu sur la santé. Le groupe a conclu qu'il
était prématuré d'entreprendre une surveillance systématique dans ce domaine avant que les systèmes d'information sani-
taire n'aient été améliorés. Une telle surveillance pourrait toutefois être exercée avec succès sur des éléments particuliers de la population, par exemple sur les 178
L'OMS a participé au plan d'acII .44 tion du PNUE pour la Méditerranée et a joué un rôle essentiel dans la mise en oeuvre
du projet relatif à la pollution d'origine
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
tellurique en Méditerranée, qui a été exécuté
en collaboration avec la CEE, le PNUE, l'ONUDI, la FAO, l'UNESCO et l'AIEA. Les Bureaux régionaux de l'Europe et de la Méditerranée orientale ont participé à
ont été mis en oeuvre dans les pays suivants : Fidji, Malaisie, Papouasie -Nouvelle- Guinée, République démocratique populaire lao,
îles Salomon, Samoa et Tonga. Dans le domaine des
services
d'assainissement
l'exécution de ce projet, ainsi que d'un autre projet sur l'évaluation de la pollution côtière en Méditerranée. L'OMS a également participé à un projet de grande envergure lancé par le PNUE en 1977 et qui visait à évaluer et endiguer la pollution dans d'autres régions maritimes.
mis en place dans le cadre de projets de développement des services de santé de base, l'OMS a collaboré avec les Nouvelles Hébrides, les Philippines, la République de Corée et les îles Salomon. Certains pays des Régions du Pacifique occidental et de la Méditerranée orientale ont créé de nouvelles
institutions ou des commissions spécialement chargées de la lutte contre la pollution,
dont les attributions font double emploi
Planification nationale de la salubrité de l'environnement Le rôle et les tâches des administrations de la santé en matière de salubrité de l'environnement évoluent à mesure qu'un nombre croissant de pays adoptent de nouvelles stratégies pour planifier, exécuter, contrôler et coordonner les programmes relatifs à la qualité et à la protection de l'environnement. 11.45
avec celles des autorités de la santé ; il faudra bien des efforts pour harmoniser les travaux de ces institutions afin d'atteindre des objectifs communs. 11.48
Un
symposium
interrégional
réuni à Genève en juillet 1977 a passé en revue les problèmes de politique générale et de planification en matière de qualité de l'environnement dans les pays en développement. A ce symposium ont assisté des ressortissants de vingt pays ainsi que des représentants des
L'OMS a notamment étudié les méthodes qui permettraient aux pays en développement d'incorporer l'hygiène du 11.46
commissions
écono-
miques et des institutions spécialisées du système des Nations Unies. Le symposium
milieu dans leur politique de protection de l'environnement et d'en faire un élément de la planification en la matière. Cette activité fait partie du programme à long terme de l'Organisation en matière de santé humaine et d'environnement et est destinée à soutenir les programmes de coopération des bureaux régionaux avec les Etats Membres
a proposé une stratégie pour la mise en oeuvre de programmes nationaux relatifs à la qualité de l'environnement, ainsi que des
directives visant à apporter des améliorations dans divers domaines : dispositions législatives, mesures d'organisation, changements dans les méthodes de planification,
information et éducation. Il a également suggéré que chaque pays institue un organisme national supérieur de coordination de la politique générale et de la planification de l'environnement, qui serait chargé
désireux de lancer ou d'améliorer leur action de planification de la salubrité
de l'environnement et de la coordonner avec leurs autres programmes de développement national. 11.47
de l'approbation des normes ; la méthode traditionnelle qui consiste à laisser les différents ministères agir indépendamment
Dans la Région du Pacifique
occidental, des programmes de développement des institutions et d'assainissement 179
les uns des autres ne répond plus aux besoins de la situation actuelle.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Sécurité des produits alimentaires Evaluation de la sécurité des produits alimentaires 11.49 Dans ce domaine, l'OMS élabore des rapports, essentiellement à la suite de
délibérations de comités d'experts, pour donner aux pays Membres des avis au sujet
des risques qu'une contamination biologique ou chimique des aliments peut présenter pour la santé.
catégories des produits organophosphorés et des carbamates, ainsi qu'à divers autres produits chimiques pesticides. Des doses journalières admissibles d'absorption par l'homme ont été fixées pour plusieurs substances et il a été recommandé de procéder à de nouveaux travaux en ce qui concerne les substances chimiques au sujet desquelles il n'existe pas d'informations suffisantes permettant d'évaluer leurs risques potentiels pour l'homme. 1 1.5 2
En 1976, le Comité mixte FAO/ OMS d'experts des Additifs alimentaires a procédé à une évaluation toxicologique de contaminants et d'additifs alimentaires uti11.5o
Le Comité mixte FAO /AIEA/
OMS d'experts de la Salubrité des Aliments irradiés a établi des acceptations sans réserve pour le blé, les pommes de terre, les poulets,
lisés de propos délibéré. 1 Des essais toxico-
logiques ont été réalisés sur un certain nombre de substances appartenant à la classe des édulcorants artificiels, des antioxydants, des épaississants et des substances antimicrobiennes. En 1977, le Comité a entrepris l'évaluation et la réévaluation de substances appartenant aux catégories générales des acides et sels, antioxydants, colorants, édulcorants et épaississants, ainsi que
les papayes et les fraises irradiés, et des acceptations provisoires pour la morue et le saumon, les oignons et le riz. 3 11.53
Un manuel d'hygiène des fruits de
mer 4 a été publié en 1977. Il traite des maladies transmises par les fruits de mer, des facteurs (physiques et biologiques) de l'environnement marin affectant la qualité des fruits de mer, et des diverses mesures à prendre : dispositions législatives, création d'un service d'inspection, installations de traitement et de manipulation des fruits de mer contaminés, amélioration des conditions sanitaires dans les zones de production. 11.54
de divers additifs alimentaires. Le Comité a estimé que des réunions annuelles se prêtaient mal à l'évaluation d'une masse toujours plus grande d'informations toxico-
logiques et d'un nombre toujours plus important d'additifs alimentaires, parfums, auxiliaires de préparation, matériaux d'emballage et contaminants. En mai 1977, l'Assemblée de la Santé a invité le Directeur
Le Comité OMS d'experts des
Aspects microbiologiques de l'Hygiène des
général à étudier les moyens de résoudre ce problème (résolution \HA3o.47). I1.51 Les
deux réunions
conjointes
FAO /OMS sur les résidus de pesticides organisées en 1976 2 et 1977 ont permis de procéder à des évaluations toxicologiques et de fixer des limites maximales aux résidus
Denrées alimentaires s'est réuni en 1976, avec la participation de la FAO, pour étudier l'importance comparée, en santé publique, de divers agents microbiologiques des maladies d'origine alimentaire et exa-
miner les moyens propres à prévenir et endiguer ces maladies, en les considérant notamment sous les aspects suivants : pré3 OMS, Série de Rapports techniques, No 604, 1977. 4 Wood, P. C. Manuel d'hygiène des fruits de mer, Genève,
de pesticides chimiques appartenant aux 1 OMS, Série de Rapports techniques, No 599, 1976. 2 OMS, Série de Rapports techniques, N° biz, 1977.
Organisation mondiale de la Santé, Publication offset No 31).
1977 (OMS,
18o
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
paration des aliments, habitudes alimentaires locales, mouvements de population et
tourisme.' Le Comité a également discuté des normes microbiologiques relatives aux coût/ avantages du contrôle microbiologique de ces denrées, et de l'assurance de qualité du laboratoire. denrées alimentaires, des aspects 11.55
aujourd'hui 115 membres, est de protéger les consommateurs contre les risques pour la santé que peuvent présenter les aliments et contre la fraude, de veiller à l'observation de pratiques loyales dans le commerce des produits alimentaires et de faciliter les échanges internationaux de ces produits. 1 1.5 8
La deuxième consultation FAO/
La Commission du Codex alimen-
OMS d'experts des normes microbiologiques des produits alimentaires, tenue sous
l'égide du PNUE, a mis la dernière main à des directives concernant l'élaboration de critères microbiologiques, établi des
tarius, à sa onzième session tenue en avril 1976, a adopté 21 normes alimentaires internationales concernant notamment les préparations pour nourrissons, les aliments diversifiés de l'enfance, les aliments traités
normes microbiologiques pour les crevettes grises et roses congelées, et a recommandé l'adoption d'une méthode systématique de dépistage de Salmonella sur les cuisses de grenouilles.
à base de céréales pour nourrissons et enfants en bas âge, le jus de raisin, le jus d'ananas, les crevettes surgelées, certaines viandes en boîte, la marmelade d'agrumes, les beurres de cacao et le chocolat. La Com-
Un groupe de travail sur les services de restauration à bord des aéronefs s'est réuni en 1976 après que des intoxica11.56
mission a établi à ce jour 13o normes alimentaires. En outre, de nouveaux codes d'usages ont été adoptés en ce qui concerne l'inspection des animaux d'abattoir, le traitement de la viande fraîche, des produits
tions
alimentaires
d'allure
épidémique
eurent démontré la nécessité de renforcer l'organisation et la surveillance des services
de restauration à bord des avions. Le groupe a formulé un certain nombre de recommandations visant à améliorer les contrôles d'hygiène et à appliquer plus strictement les règlements en vigueur, afin de mettre à la disposition des passagers et des équipages des aéronefs des aliments et une eau offrant toute sécurité. Une nouvelle
à base d'ceufs et de la volaille, la manutention du poisson frais et le traitement et la manutention des denrées surgelées. Un
groupe de travail a préparé un projet de révision des principes généraux du Codex Alimentarius en matière d'hygiène alimentaire. A ce jour, 53 pays ont notifié, conformément à l'une des procédures d'acceptation, leur acceptation de plusieurs des normes Codex recommandées.
édition du guide d'hygiène et de salubrité dans les transports aériens a paru en anglais et paraîtra prochainement en français. 2 Elaboration de normes alimentaires et de codes de bonnes pratiques 11.57
II.59 En 1976 -1977, la Commission a procédé à une réévaluation de son programme de travail et de ses prio_ités, en accordant davantage d'attention aux besoins des pays en développement. Elle a créé des
Le but des travaux de la Com-
comités de coordination pour l'Afrique, pour l'Amérique latine et pour l'Asie, en vue d'adopter une approche concertée dans
mission du Codex Alimentarius, qui compte 1 OMS, Série de Rapports techniques, Na 598, 1976. 2 Bailey, J., Guide to hygiene and sanitation in aviation (and ed.), Genève, Organisation mondiale de la Santé, 1977 (édition française en préparation).
l'élaboration de lois et règlements à jour sur les produits alimentaires et pour étudier d'autres aspects de l'infrastructure des services de contrôle. 181
ACTIVITÉ DE L'OMS
Contrôle des produits alimentaires
L'Organisation a continué à promouvoir la création dans les Etats Membres des infrastructures nécessaires II.6o
pour garantir la sécurité, la valeur nutritionnelle et la qualité des produits alimentaires, ainsi que l'adoption de programmes de contrôle et la formation professionnelle dans ce domaine. Une stratégie du contrôle
l'établissement d'un court document décrivant sommairement les mesures adoptées par chaque pays Membre pour promouvoir la sécurité et l'hygiène des produits alimentaires et exposant les différentes façons dont ce travail est organisé. 11.65
1977
Une conférence tenue en octobre a passé en revue l'organisation et les
des produits alimentaires a été mise au point par un groupe de travail qui s'est réuni à la fin de I1.61
méthodes de travail des laboratoires de contrôle des produits alimentaires aux échelons central, régional et local. 11.66 L'OMS a continué de collaborer avec la FAO, avec l'Organisation arabe de
1977.
En collaboration avec le PNUE,
la FAO et le CIRC, un projet de lutte contre les mycotoxines, associé à une enquête au sujet de leurs effets sur le cancer du foie, a été entrepris au Souaziland ; le but est de mettre au point des mesures pratiques de prévention des mycotoxines qui puissent servir de modèle à d'autres pays africains.
Normalisation et de Métrologie et avec d'autres organismes internationaux intéressés à des activités inter -pays d'hygiène et
de contrôle des produits alimentaires. Des programmes collectifs ont été examinés lors d'une réunion commune tenue à Alexandrie en juillet 1977. Programme commun FAO /OMS de surveillance de la contamination des produits alimentaires et des aliments du bétail I1.67
L'OMS a collaboré à des études épidémiologiques sur une poussée épidémique d'intoxications alimentaires qui s'est produite en 1976 à Kayes (Mali) à la suite de la consommation de riz contaminé par 11.6z
un pesticide chloré. Sur les 27 pays africains qui ont répondu à un questionnaire, z3 ont indiqué 11.63
Ce programme, financé par le
PNUE, a été poursuivi. Ses objectifs sont : 1) réunir, évaluer et diffuser dans tous les
qu'il existait chez eux une législation en matière d'hygiène des aliments ; neuf de ces
pays du monde des informations sur la teneur des aliments en certains types de contaminants, et z) offrir une aide aux pays qui souhaitent entreprendre ou renforcer la surveillance de la contamination des aliments.
pays ont estimé que le bétail était abattu dans des conditions conformes aux règlements en vigueur. L'OMS a collaboré avec un certain nombre de pays à la mise à jour de la législation sur le contrôle des produits alimentaires. 11.64
Une consultation sur
les pro-
blèmes d'information alimentaire a eu lieu en 1976. Elle a été suivie d'une enquête qui a débuté en 1977 sur l'organisation des services administratifs du contrôle alimen-
Jusqu'à la fin de 1977, quatorze instituts avaient été désignés comme centres collaborateurs FAO /OMS pour la surveillance de la contamination des aliments. En 1977, ils ont fourni à l'OMS des renseigne11.68
taire en Europe et qui devrait aboutir à 182
ments, pour la période 1971 -1975, sur : 1) la teneur du lait complet liquide et en poudre, du beurre et du lait maternel en pesticides organochlorés et en diphényls
PROMOTION DE LA SALUBRITÉ DE L'ENVIRONNEMENT
polychlorés, et z) la teneur en plomb des fruits et jus de fruits en boîte, y compris les jus concentrés, des légumes en boîte et du lait en boîte.
leurs activités de surveillance de la contamination des aliments ou sur leur aptitude à organiser une telle surveillance. L'OMS a recueilli aussi des renseignements sur les
besoins des pays en développement en Durant le deuxième semestre de 1977, des informations ont été recueillies auprès de seize pays en développement sur 11.69
installations, matériel et personnel des services de surveillance de la contamination des aliments.
183
Chapitre 12
Statistiques sanitaires
12.1 y E PRINCIPAL OBJECTIF du
de statistiques saniL programme taires de l'Organisation est de
coopérer avec les Etats Membres à l'établissement de la base d'information nécessaire pour la planification, la gestion et l'évaluation de leurs programmes de santé. 12.2
revu et réorienté les services de statistiques sanitaires dans le cadre du système global d'information statistique. Il est donc indispensable d'établir une politique cohérente des statistiques nationales et de développer dans ce contexte les services de statistiques sanitaires.
Les politiques nationales de statis-
tiques sanitaires ont beaucoup évolué ces dernières années. Tout d'abord, on com-
prend parfaitement aujourd'hui qu'il est nécessaire d'établir un lien étroit entre les administrateurs de la santé et les services de statistiques sanitaires. Autrefois, les services nationaux de statistiques sanitaires
En troisième lieu, l'Organisation 12.4 procède à un examen critique des relations existant entre les statistiques et les autres types d'information sur lesquels s'appuient
les programmes nationaux de santé. Les administrateurs de la santé ont besoin de toute une série d'informations quantitatives
avaient le plus souvent une orientation dispersée et imprécise, s'adressant à la fois aux administrateurs de la santé, aux chercheurs, aux enseignants et aux étudiants, et au grand public. Or, si l'information statistique sert effectivement à divers usges, les services statistiques ne peuvent répondre aux besoins prioritaires s'ils tentent de satisfaire
et autres, et les données statistiques font partie intégrante de l'information totale qui leur est nécessaire. Une approche globale
de l'information sanitaire est donc considérée comme souhaitable, bien que les différents pays n'adoptent cette approche que dans une mesure variable. 12.5
à un même degré toute une série
Le programme OMS de statis-
d'utilisateurs. L'administrateur de la santé est apparu peu à peu comme le premier et le plus important utilisateur de statistiques sanitaires et, dans bien des pays, les services statistiques ont été modifiés en conséquence.
tiques sanitaires a été réorienté en fonction de ces tendances des politiques nationales,
ainsi que dans le sens de la résolution WHA29.48 qui demande un renforcement de la coopération technique avec les pays en développement. Il est désormais associé
En second lieu, comme on a com12.3 pris que la santé était un élément essentiel du développement socio- économique, on a 184
plus directement à des programmes de santé généraux ou spéciaux, alors qu'autrefois les projets statistiques distincts étaient
STATISTIQUES SANITAIRES
plus fréquents. La mise au point et l'application de méthodes appropriées aux conditions des pays en développement sont
incidences de ces trois éléments sur les grandes orientations de l'action. 12.8 Une importance croissante a été donnée aux besoins des pays en développement ainsi qu'aux moyens de transférer dans ces pays, sous une forme appropriée, les acquisitions techniques faites ailleurs en matière de statistiques appliquées, de
privilégiées dans toutes les activités statistiques du programme.
La résolution wHA3o.46 adoptée par l'Assemblée de la Santé en 1977 a prié le Directeur général de veiller à ce que les 1z.6
activités de l'OMS dans le domaine des systèmes et services d'information, notamment statistique, continuent à bénéficier du rang de priorité nécessaire au Siège et dans les Régions. Les services centraux de diffusion des statistiques sanitaires mondiales aux Etats Membres et d'établissement de normes statistiques internationales, particulièrement en ce qui concerne la Classifi-
recherche opérationnelle, d'analyse système et d'informatique médicale. 12.9
de
On a accordé une attention spé-
ciale aux problèmes opérationnels posés par
les systèmes de distribution de soins, la répartition optimale des ressources et le choix des stratégies d'intervention par les décideurs. Ces activités ont porté notamment sur les méthodes de prévision en santé
cation internationale des Maladies et les classifications apparentées, ont été maintenus et renforcés.
publique, conformément au sixième programme général de travail, et ont été stimu-
lées par la collaboration avec l'Institut international pour l'Application de l'Analyse de Système. 12.10 En Europe, d'étroits contacts ont été maintenus avec plusieurs organisations
Méthodologie des statistiques sanitaires 12.7
Les activités de méthodologie des
intergouvernementales et non gouvernementales dans le domaine de l'informatique, notamment de l'informatique médicale.
statistiques sanitaires ont été élargies de manière à fournir des services d'appui aux programmes soutenus par l'OMS, et notamment : z) une base statistique et mathématique solide pour la planification et l'exécution des projets ainsi que pour l'analyse et l'évaluation des données recueil-
Diffusion des renseignements statistiques 12.1I
lies sur le terrain; 2) une base méthodologique valide pour l'application des techniques de recherche opérationnelle, d'ana-
Après adoption par l'Assemblée
de la Santé de la résolution wHA29.22, l'Organisation a entrepris en 1976 -1977 la préparation du sixième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, qui paraîtra en 1979. Parallèlement à ce travail, elle a fait
lyse de système et de modélisation aux recherches épidémiologiques et au développement et au perfectionnement des systèmes de prestations sanitaires ; et 3) une base méthodologique appropriée pour l'utili-
progresser la préparation de la troisième édition des Services de Santé en Europe, qui doit paraître elle aussi en 1979. 12.12 Les dernières statistiques fournies par les Etats Membres ont été publiées dans
sation des moyens informatiques dans les domaines de la médecine, de l'épidémiologie et des services de santé. L'OMS a également donné des avis concernant les 185
l'Annuaire de Statistiques sanitaires mondiales,
ACTIVITÉ DE L'OMS
1973 -1976, publié en trois volumes,' ainsi que dans l'Annuaire de Statistiques sanitaires
Etats -Unis d'Amérique, a été suivie par des collaborateurs des pays participants. 12.15 Parmi les activités soutenues par le FNUAP, la collaboration internationale entre experts travaillant sur les méthodes fondamentales de l'analyse a permis la publication en 1977 d'un manuel traitant de l'analyse de la mortalité.' Le premier volume résultant d'une autre activité sou-
1977, qui comprend également trois volumes.' mondiales,
Depuis 1977, le Rapport de Statistiques sanitaires mondiales, autre moyen d'in12.13
formation sur les questions d'actualité en santé publique internationale, paraît tous les trois mois et non plus tous les mois. L'accent a été mis sur l'étude analytique de sujets spéciaux. Compte tenu de la priorité accordée par les Etats Membres à la réduction de la mortalité foetale, infantile et juvénile et de la mortalité par cancer - priorité
tenue par le FNUAP, à savoir une étude comparative des effets des facteurs sociaux et biologiques sur la mortalité périnatale, a été achevé en 1977. Les données obtenues
au moyen d'une enquête ad hoc sur
la
révélée par une enquête d'opinion auprès des utilisateurs des publications statistiques
mortalité foetale, infantile et de la petite enfance, et sur la fécondité, exécutée en Afghanistan, en Algérie et en Sierra Leone, elle aussi financée par le FNUAP, ont fait l'objet d'une analyse étendue. 12.16 La quatrième enquête sur la démographie sanitaire de la Région africaine a été menée à bonne fin ; elle portait sur
de l'OMS - on a traité dans plusieurs numéros du Rapport divers aspects de ces sujets. En outre, un numéro spécial a été consacré à l'eau et à l'assainissement. 12.14
L'Organisation a entamé, con-
jointement avec le CIRC, un projet relatif aux systèmes d'information statistique sur le cancer, dans le but d'améliorer ces statistiques aux niveaux national et international;
trois aspects des services de santé - perétablissements de formation et infrastructure - et englobait dix -sept pays. sonnel,
une première réunion portant sur les pro-
cédures s'est tenue à Minsk (URSS) en décembre 1976. Un projet pilote a également été lancé sur la surveillance des besoins
en santé mentale; le problème des procédures a été examiné lors de deux réunions, dont la première s'est tenue à Genève en mars 1976, tandis que la seconde, tenue à Washington en 1977 conjointement avec l'Institut national de la Santé mentale des 5 Organisation mondiale de la Santé. Annuaire de Statistiques sanitaires mondiales, 1973 -1976. Volume I: Mouvement de la population et causes de décès, Volume II: Maladies infectieuses: cas, décès et vaccinations et Volume III:
Développement des services de statistiques sanitaires La coopération technique avec 12.17 les Etats Membres s'est poursuivie en vue de promouvoir et renforcer les systèmes nationaux d'information sanitaire, et plus particulièrement leur élément statistique. Le programme, qui couvre une cinquan-
taine de pays en développement, vise à améliorer les services d'information sur
lesquels s'appuie la prise de décisions en matière de santé. Les Comités régionaux de l'Asie du Sud -Est et de l'Europe ont consa-
Personnel de santé et établissements hospitaliers. Genève, 5976.
cré leurs discussions techniques à l'étude des systèmes d'information dans les services de santé. ' Organisation mondiale de la Santé. Manual on mortality analysis. Genève, 1977.
2 Organisation mondiale de la Santé. Annuaire de Statistiques sanitaires mondiales, 1977. Volume I: Mouvement de la population et causes de décès, Volume II: Maladies
infectieuses: cas et décès, et Volume III: Personnel de santé et établissements hospitaliers. Genève, 5977.
186
STATISTIQUES SANITAIRES 8
I 2. I
Outre les activités entreprises au
cales
se
sont poursuivies dans quatre
titre du budget ordinaire, les crédits du fonds bénévole pour la promotion de la santé ont permis de financer un projet de développement d'un système d'information (statistiques sanitaires) au Pakistan, une
Régions (Amériques, Asie du Sud -Est, Méditerranée orientale et Pacifique occidental). Des programmes d'enseignement et de formation professionnelle en matière
de statistiques sanitaires, à l'intention de diverses catégories de personnels ainsi que d'enseignants, ont été exécutés dans toutes les Régions.
conférence -atelier sur l'établissement et le renforcement d'un système national d'in-
formation sanitaire en Tunisie, ainsi que l'analyse de système des services de statistiques démographiques au Honduras, à la Jamaïque, au Mexique, aux Philippines et en Thaïlande. 12.19 Autres activités importantes au cours de la période biennale : la réunion
Classification internationale des Maladies 12.21 La période biennale 1976 -1977 a vu l'aboutissement du programme portant
d'un groupe de travail régional sur
la
mesure des niveaux de santé, tenue conjoin-
sur la révision décennale de la Classification
tement avec l'Association internationale d'Epidémiologie, à Nieborow (Pologne) en mars 1977, et la préparation d'une publication sur la mesure des niveaux de santé ;
1
la réunion d'un groupe de travail mixte OMS /Fédération internationale pour le Traitement de l'Information sur les banques
internationale des Maladies. Les propositions pour la Neuvième Révision (CIM -9), recommandées par la Conférence internationale pour la Neuvième Révision en 1975, ont été adoptées par l'Assemblée de la Santé en 1976 (résolution WHA29.34). La nouvelle révision, qui prendra effet lé Ier janvier 1979, vise à être beaucoup plus
de données sanitaires, tenue à Prague en août 1976 ; un séminaire régional sur l'enregistrement des faits d'état civil, organisé à Washington en octobre 1977 ; un groupe de travail sur les archives de soins de santé primaires et leur utilisation dans les pays en développement, organisé conjointement avec la Faculté de Médecine et Centre de Santé de Rijeka (Yougoslavie) en octobre 1977; un séminaire régional sur les archives médicales, qui a eu lieu à Montevideo en novembre 1977 ; enfin la préparation d'une
utile au clinicien que les révisions précédentes, qui étaient davantage orientées vers
les besoins du statisticien médical. On y trouve de nouvelles définitions et recommandations concernant la morbidité et la mortalité maternelles et périnatales, ainsi qu'un projet de formule de certificat pour la cause de décès périnatal. 12.22 L'Assemblée de la Santé a également approuvé la publication de classifications supplémentaires, à titre d'essai, pour les incapacités et handicaps et pour les actes médicaux ; elle a fait sienne la recommandation de la Conférence internationale pour
esquisse de système d'information pour l'analyse des dépenses et des coûts nationaux de santé. 12.20
Les activités de création et de
renforcement des systèmes d'archives médiOrganisation mondiale de la Santé. The measurement of levels of health. Copenhague (OMS, Publications régionales, Série européenne, en préparation). 1
la Neuvième Révision visant à confier la collecte des données de morbidité et de mortalité à des personnels non médicaux ou paramédicaux dans les pays en développement ; elle a enfin demandé que l'on
étudie la possibilité d'établir une nomen187
ACTIVITÉ DE L'OMS
clature internationale des maladies pour améliorer la Classification internationale des
Une classification permettant à du personnel non médical d'établir des 12.24
Maladies à l'occasion de la Dixième Révision (résolution WHA29.3 5). 12.23
A la fin de 1977, la CIM -9 était
publiée en anglais, en français 1 et en espagnol, et l'édition russe était en préparation. En ce qui concerne les classifications supplémentaires, la Classification internationale des Actes médicaux (provisoire) ainsi que la Classification des Incapacités et
Handicaps doivent paraître en 1978. Une adaptation de la CIM à l'oncologie (ICD -O) 2 a été préparée en collaboration
rapports de morbidité et de mortalité a été préparée en collaboration avec le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est ; à la fin de 1977, elle était à l'essai sur le terrain dans un certain nombre de pays de la Région. Les travaux concernant une nomenclature médicale ont été entrepris en coopération avec le CIOMS ; des projets de textes sur les maladies respiratoires et les troubles neurologiques ont été préparés et distribués aux organismes compétents pour examen. 12.25
avec le CIRC et avec l'aide de l'Institut national du Cancer des Etats -Unis d'Amérique. La version anglaise, publiée à la fin de 1976, a immédiatement été utilisée par de nombreux registres du cancer, y compris celui des Etats -Unis d'Amérique. Les versions dans d'autres langues sont en préparation. 1 Organisation mondiale de la Santé. Manuel de la classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès, révision de 1975, Genève, 1977. 2 Organisation mondiale de la Santé. ICD -O: International classification of diseases for oncology, Genève, 1976.
En 1977, des cours destinés
à
familiariser les codeurs avec la CIM -9 ont
été organisés par les Bureaux régionaux
de l'Afrique (à Accra), de l'Europe (à Londres, Moscou et Paris) et du Pacifique occidental (à Kuala Lumpur, Singapour et Sydney). 12.26 Deux nouveaux centres internationaux pour la CIM ont été créés à
Washington (pour l'Amérique du Nord) et à São Paulo, au Brésil (pour les usagers de langue portugaise).
188
Chapitre 13
Information sanitaire et biomédicale 13.1 T A PÉRIODE BIENNALE 1976E 1977 a été pour les services d'information de l'OMS une période d'intense et difficile adaptation. Ayant déjà la charge principale de la mise en oeuvre cheurs des centres collaborateurs, les admi-
nistrateurs de la santé publique, tant dans les pays en développement que dans les pays développés, et le grand public intéressé. 13.3
de la partie de
la résolution wHAZ 5 .z6
adoptée en 197z et qui invitait l'Organisation à jouer un rôle majeur dans le développement des échanges scientifiques biomédicaux, ces services ont subi des réductions substantielles de fonds et de personnel par suite de la réaffectation des crédits du budget ordinaire, requise par la résolution wHAZ9.48, en vue d'une extension de la coopération technique entre 1977 et 1980. 13.2
Le contenu de certains périodiques
ou publications produits au Siège a été modifié, ou est en voie de l'être, de manière à faire ressortir la priorité donnée dans toute
l'Organisation aux problèmes et besoins des pays en développement. Des program-
mes de publications régionales sont mis en oeuvre ou développés pour utiliser et faire connaître les connaissances et les com-
pétences existant dans les Régions. Une place
En 1976 a été constitué le pro-
plus grande est progressivement
gramme d'information sanitaire et biomédicale, reliant le programme de publications de l'OMS, qui permet à l'Organisation d'assurer une diffusion continue de l'information biomédicale dans le monde extérieur, et les services de bibliothèque et de documentation pour la santé, dont le rôle est d'absorber pour l'Organisation l'afflux de l'information biomédicale venant de l'extérieur. Ce programme global com-
faite au système des bibliothèques médicales régionales et des services connexes de documentation sanitaire, qui existe déjà dans plusieurs Régions. Avec l'accord des Etats Membres intéressés, deux nouvelles langues de travail, l'arabe et le chinois, sont désormais utilisées de façon sélective dans la documentation destinée à l'Assem-
blée de la Santé et au Conseil exécutif, et, dans le cas de l'arabe, dans les publications, de manière à rendre service aux personnes qui emploient ces langues tout en ne distrayant qu'un minimum des crédits
prenait un troisième élément, responsable de la transmission de l'information sanitaire au grand public. Par cette réorganisation, on a essayé de mettre l'OMS à même
de répondre plus activement et de façon plus cohérente aux besoins d'utilisateurs très divers tels que, par exemple, les cher189
la coopération technique. De même, le transfert du Siège à la Région des Amériques des services de traduction en espagnol des publications techniques affectés à
ACTIVITÉ DE L'OMS
devrait permettre de maintenir, à moindres fi ais, le courant des informations essentielles dans cette langue.
Dans la perspective des résolu13.4 tions WHA29.25 et WHA29.48, on a sou-
MEDLINE n'était pas suffisamment orientée vers la solution des problèmes de santé publique de ces pays pour justifier le maintien d'un centre à l'OMS. En collaboration avec les bureaux régionaux, d'autres dispo-
mis à un examen critique la production des documents techniques au Siège, dans
sitions ont été prises pour que les Etats Membres ayant besoin du service MEDLINE puissent y avoir accès. 13.7 Afin de donner corps à l'idée de la création d'un réseau de bibliothèques et
le but d'en améliorer la qualité et d'en réduire le coût, et il a été institué en 1977 un contrôle plus strict de ces documents. En rendant leur distribution plus sélective, on a pu réduire le nombre des pages reproduites d'environ 34 % (5 millions de pages) par rapport à 1976. Cette politique restric-
de centres de documentation régionaux, en médecine et en santé publique, pouvant faciliter considérablement l'accès de cette
tive en matière de production de documents techniques sera maintenue en 1978,
et l'on en attend une nouvelle réduction du volume, résultant en économies dans les coûts de personnel, de reproduction, de traduction et de distribution.
documentation aux utilisateurs des Etats Membres, le Bureau régional de la Méditerranée orientale et la Bibliothèque de Médecine et Centre de Communication biomédicale Pahlavi de Téhéran ont pris des dispositions pour que les services de cette bibliothèque deviennent accessibles sur le plan régional à partir de janvier 1978. 13.8 Pour que les pays en développement puissent se procurer de la documen-
Services de documentation 13.5
L'action des services OMS de
tation médicale courante aux moindres frais,
bibliothèque et de documentation sur la santé a, pendant la période biennale, été essentiellement axée de manière à répondre aux dispositions de la résolution WHAZ9.48 demandant une réorientation des activités destinée à mettre des fonds supplémentaires à la disposition de la coopération technique avec les Etats Membres. Certaines activités
l'OMS a poursuivi son programme d'expédition de revues et autres ouvrages de bibliothèques de pays développés à des pays qui en ont un urgent besoin, les frais d'expédition étant couverts dans toute la mesure possible par les institutions donatrices. Une extension de ce programme est en cours pour aider d'une part à constituer les fonds de la bibliothèque du centre OMS
ont fait l'objet d'un réexamen et plusieurs initiatives nouvelles ont été proposées. 13.6
L'interruption des travaux du cen-
tre MEDLINE de l'OMS a marqué un changement important. Malgré la masse abondante d'informations sur la recherche et la médecine clinique qui pouvait être dif-
de recherche sur les maladies tropicales à Ndola (Zambie), et de l'autre à repourvoir les bibliothèques de médecine du Viet Nam qui avaient été très appauvries. 13.9
Afin de déterminer les mesures
fusée par le centre, une étude faite à la lumière de la nouvelle orientation en faveur
supplémentaires qu'elle peut et doit prendre pour assumer un rôle majeur dans le développement des échanges scientifiques bio-
de la coopération technique avec les pays
en développement a révélé que la base de
données
du
système MEDLARS/ 190
médicaux, conformément à la résolution wHA25.z6, l'OMS a établi des plans provisoires pour réunir en 1978 un groupe
INFORMATION SANITAIRE ET BIOMÉDICALE
d'experts de ces questions, venant aussi bien de pays en développement que de pays développés, comme le demandait cette résolution.
La reclassification complète d'une 13.10 grande partie des ouvrages de la bibliothè-
que du Siège de l'OMS, en fonction des programmes et projets prioritaires, était également en cours.
de langues dans lesquelles cette documentation doit être traduite. Afin de réduire ce volume, l'Assemblée de la Santé a accepté que soient diminués de moitié le rapport complet du Directeur général à l'Assemblée de la Santé et aux Nations Unies sur l'activité de l'OMS ainsi que le projet de budget
programme, qui sont présentés tous les deux ans, et le rapport financier, présenté chaque année (résolution wHA30.3o). Peu après, le Conseil exécutif a approuvé les
recommandations de son comité ad hoc Publications de l'OMS 13.11
Au cours de la période biennale
considérée, deux tendances connexes se sont dégagées du programme de publications de
l'OMS - d'une part, une réduction du nombre et du volume de certaines publications du Siège, en particulier des Actes officiels,
conformément
wHAZ9.z5
aux résolutions et wHA29.48, de manière à
libérer des crédits pour la coopération technique avec les pays en développement, et, d'autre part, une plus grande extension du programme de publications régionales.
Une coopération beaucoup plus étroite s'est instaurée entre le Siège et les bureaux régionaux. Ainsi, le Bureau régional des Amériques (qui a son propre programme de publications techniques depuis cinquante ans) a accepté de publier la traduction en espagnol de certaines publica13.1z
chargé d'étudier l'ensemble de la question de la documentation de conférence ainsi que des langues officielles et des langues de travail (résolution Es6o.R7). L'application de ces recommandations permettrait de diminuer considérablement la traduction des procès- verbaux à partir de la version originale établie en anglais; des recommandations semblables ont été formulées pour les comptes rendus in extenso et pour les procès- verbaux des séances de l'Assemblée de la Santé. Les réductions déjà approuvées et celles qui seront soumises à la Trente et Unième Assemblée mondiale de la Santé permettraient de réaffecter chaque année une somme nette d'environ US $ 900 000 à d'autres programmes. 13.14 Au nombre des périodiques publiés par le Siège, trois volumes (18 numéros) du
Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé
tions du Siège dans sa série de publications scientifiques. Le premier volume de la série OMS, Publications régionales, Série européenne
ont paru au cours de la période biennale en édition bilingue (anglais et français) et en édition russe. En outre, les préparatifs nécessaires ont été faits pour une réorientation complète du Bulletin, à partir du premier numéro de 1978, afin de mieux répondre aux besoins de coopération technique des Etats Membres. La nouvelle présentation comporte en particulier une réduction de la proportion d'articles scientifiques hautement spécialisés, lesquels seront remplacés par des articles plus généraux, faisant
a paru en 1976 et plusieurs autres ont été publiés en 1977. Le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a également commencé à faire paraître sa série régionale en 1976. 13.13 L'Assemblée de la Santé a étudié le coût élevé de la documentation destinée
aux conférences et a reconnu qu'il était imputable essentiellement 1) au volume même de la documentation, et z) au nombre 191
néanmoins autorité, qui exposeront l'état actuel des connaissances scientifiques de
ACTIVITÉ DE L'OMS
sorte que les lecteurs, surtout ceux des pays en développement qui n'ont pas accès à ce genre d'informations, pourront se tenir au courant des faits nouveaux dans les domaines qui intéressent l'OMS. 13.15
moyens de diffusion extérieurs à l'OMS des informations à publier sur des activités spécialisées qui n'intéressent qu'un nombre limité de lecteurs. De même, on s'efforce d'éviter les doubles emplois entre les publications de deux ou plusieurs organisations internationales et il a été décidé, en principe,
Deux volumes (24 numéros) de
la Chronique OMS ont été publiés séparément en anglais, en espagnol, en français et en russe. Bien que la présentation générale de la Chronique n'ait pas été modifiée, on s'est efforcé d'en améliorer l'efficacité comme instrument de transfert d'information, en y faisant paraître des articles plus
de confier à une seule institution le soin de produire une publication déterminée. 13.18 L'OMS a recouru, dans la mesure du possible, à une politique d'édition plus
vivants et de plus grande actualité, plus abondamment illustrés et faisant une plus grande place à l'actualité régionale. 13.16
Deux volumes (8 numéros) du
simple et moins coûteuse. C'est ainsi qu'elle a développé la série OMS, Publications offset, où sont reproduits des textes dactylographiés au lieu d'être composés en caractères d'imprimerie. La Série de Rapports techniques, la Série de Monographies et les Cahiers de Santé publique ont été maintenus,
Recueil international de Législation sanitaire
ainsi que les publications hors série. Les séries des « Additifs alimentaires» et des « Résidus de pesticides» ont été abandonnées,
ont été publiés séparément en anglais et en français. En janvier 1977, la responsabilité de la publication du Recueil a été transférée
de la Division juridique au Programme d'Information sanitaire et biomédicale. L'Assemblée de la Santé ayant manifesté
mais l'OMS a créé en collaboration avec le PNUE une nouvelle série intitulée Critères d'hygiène de l'environnement.
dans sa résolution wHA30.44 un regain d'intérêt pour la législation sanitaire en tant qu'instrument de coopération technique, le rôle futur du Recueil et d'autres activités de législation sanitaire fait actuellement l'objet d'un réexamen. L'OMS étudie, entre autres, la possibilité d'encoura-
Information pour la santé 13.19 Pour illustrer l'approche par problèmes adoptée dans les nouveaux programmes de lutte contre les principales maladies qui sévissent dans le monde, l'OMS a retenu pour les deux Journées
ger des institutions du monde entier
à
devenir des centres collaborateurs pour la législation sanitaire, en rassemblant des
informations sur divers aspects du problème et en assurant à l'intention des Etats Membres un service d'information. 13.17
mondiales de la Santé de la période biennale les thèmes suivants: en 1976, la prévention de la cécité, et en 1977 la vaccination contre
les six maladies évitables de l'enfance diphtérie, coqueluche, tétanos, poliomyélite, rougeole et tuberculose. Outre la campagne de presse intensive réalisée à l'occasion des Journées mondiales de la Santé, 15o réseaux de radiodiffusion de plus de cinquante pays
Pour ce qui est des publications
techniques non périodiques, les efforts ont visé à les limiter à celles qui présentent un
intérêt direct pour les Etats Membres, et en particulier pour les pays en développement. Il découle de cette politique que l'on
ont transmis des programmes spéciaux. Dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, des messages spéciaux enregistrés par les Directeurs régio192
offre de plus en plus fréquemment à des
INFORMATION SANITAIRE ET BIOMÉDICALE
naux ont été diffusés par plus de 3o réseaux
nationaux. Dans la Région européenne, une série de cinq spots télévisés produits pour le compte de l'OMS par la Croix Verte internationale et soulignant l'importance de la vaccination ont été retransmis sur sept réseaux nationaux. I 3.2o Illustrant l'intérêt considérable suscité dans le public par les thèmes des deux Journées mondiales de la Santé, un certain nombre de pays africains ont mis sur pied des organisations spéciales chargées des
13.22 Santé du Monde a continué d'améliorer sa diffusion, notamment avec la reprise
d'une édition trimestrielle en italien, ce qui
a porté le tirage total dans les différentes langues - allemand, anglais, arabe, espagnol, français, italien, persan, portugais et
russe - à environ 23o 000 exemplaires par numéro. La fréquence du programme radiodiffusé d'information de l'OMS est passée de io à iz émissions par an, qui sont retransmises par environ 250 stations dans le monde. Le rôle de la radio rurale dans la promotion de la santé a fait l'objet d'un séminaire patronné par le Bureau régional
problèmes de la prévention de la cécité. En 1977, le Président Carter des Etats -Unis
d'Amérique a lancé une vaste campagne nationale visant à atteindre les millions d'enfants qui n'ont pas encore été immunisés contre les six maladies de l'enfance. De
de l'Afrique et auquel ont participé des représentants des radios des sept pays où est réalisé le programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin de la Volta. 13.23
même, une place de choix a été accordée à la vaccination en Malaisie et à Singapour, où les hôpitaux, les centres de santé mater-
En plus des films pour la Journée
mondiale de la Santé - Le prix de la vue en 1976 et Enfant vacciné, enfant protégé en
nelle et infantile et les centres de santé locaux se sont associés aux efforts visant à encourager la vaccination. Les programmes
1977 - les films suivants ont encore été produits: Did You Take Your Tablets ?, avec
l'aide de l'Association royale néerlandaise antituberculeuse; les Semences de la santé,
de vaccination du Ghana ont fait l'objet d'un film en couleurs de zo minutes, coproduit par l'OMS et la FISE en collaboration avec la Ghana Film Industry Corporation; loo copies du film ont été vendues, ce qui montre l'intérêt qu'a suscité cette initiative. 13.21
qui traite des soins de santé primaires au Guatemala, avec l'assistance du Conseil oecuménique des Eglises; et The Powerful Protector, consacré à la fabrication des vaccins, avec l'assistance de la Croix -Verte de la République fédérale d'Allemagne.
En dehors des Journées mondiales
de la Santé, l'éradication de la variole a occupé la première place parmi les nouvelles
Le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a pour sa part produit trois films, l'un en 1976 sur la variole, intitulé India Remains Alert, et deux en 1977 - Food for Sight et Out of the Ivory Tower - qui traitent respectivement de la prévention de la cécité et du
de santé publique pendant les deux années considérées, et ce thème a fait l'objet d'un certain nombre de communiqués de presse et d'articles spéciaux d'information. L'intérêt a été particulièrement vif dans la Région africaine et la Région de l'Asie du Sud -Est, du fait que l'éradication a été certifiée dans
rôle de l'étudiant en médecine dans les soins de santé primaires. Avec l'appui financier du Gouvernement de la Nouvelle -
Zélande, le Bureau régional du Pacifique occidental achève de réaliser un film sur la filariose. Le Bureau régional de
diverses parties de l'Afrique centrale et méridionale, ainsi qu'au Bangladesh, au Bhoutan, en Birmanie, en Inde et au Népal. 193
l'Afrique travaille, en étroite collaboration avec l'Office national du Film du Canada, à la production de 32 films éducatifs des-
ACTIVITÉ DE L'OMS
tinés à la formation d'auxiliaires sanitaires
en Afrique. Plusieurs films ont été commencés en 1977 dans le cadre de ce programme, d'un coût de US$ 1,2 million, étalé sur trois ans.
nécessité de normaliser la terminologie technique, afin d'assurer une communi-
cation claire et sans obstacle entre différentes disciplines, et aussi entre l'Organisation et ses Etats Membres. C'est pourquoi
le service de terminologie technique a été
Services linguistiques Les fonctions des services lin13.24 guistiques ont été élargies par l'adoption de l'arabe et du chinois comme langues travail (résolutions wHA28.33 et wHAZ8.34 de l'Assemblée de la Santé). Il a été décidé que l'application des dispositions de ces résolutions aurait un caractère sélectif, et des programmes limités ont été de
renforcé pendant la période considérée. Par exemple, un important travail est en cours pour normaliser la définition de termes courants, mais souvent mal interprétés, qui sont employés dans le domaine des soins de santé de base. Il faut mentionner
aussi la préparation par le Bureau régional de l'Europe d'un glossaire sur la pollution atmosphérique 1 qui réunira pour la première fois en un seul volume la terminologie
élaborés en étroite coopération avec
le
Bureau régional de la Méditerranée orientale et le Conseil des Ministres arabes de la Santé dans le cas de la langue arabe, avec les autorités nationales compétentes dans le cas du chinois. Trois traducteurs arabes et quatre traducteurs chinois ont été recrutés. 13.25
recommandée dans ce domaine multidisciplinaire. De tels glossaires sont élaborés en étroite coordination entre les personnels
du Siège, des Régions et des projets et, d'autre part, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales intéressées. 13.28
La diminution d'ensemble des
Après avoir pris connaissance
activités centralisées en faveur de la coopé-
ration technique avec les Etats Membres, conformément à la résolution wHAZ9.48, a entraîné une importante réduction d'effectif dans le personnel de traduction, comme l'indique le budget programme révisé pour 1978 -1979.
Une autre mesure de décentra13.26 lisation est la création d'un centre OPS! OMS de publications et de documentation, qui sera installé à Mexico. Il est prévu que le fonctionnement de ce centre sera assuré par l'OPS et qu'il sera chargé des publica-
d'un rapport sur l'emploi en médecine des unités SI (Système international d'Unités), préparé conformément à la résolution wHA29.65, la Trentième Assemblée mondiale de la Santé a recommandé l'emploi de ces unités par « la communauté scientifique tout entière, et plus particulièrement la communauté médicale, dans le monde entier» (résolution wHA3o.39). A titre de seule exception, l'Assemblée de la Santé a recommandé que les instruments de mesure des pressions des fluides organiques soient gradués provisoirement à la fois en kilopascals et en millimètres de mercure. Dans la même résolution, l'Assemblée de la Santé a demandé que soit préparé
tions techniques en espagnol. Les préparatifs sont bien avancés et l'on espère que le centre entrera en activité en 1978.
un exposé du SI à l'intention de tous les Etats Membres de l'Organisation. La bro1 Organisation mondiale de la Santé. Glossary on air pollution. Copenhague (OMS, Publications régionales, Série européenne, sous presse).
Terminologie technique 13.27
Le développement progressif des
activités de l'OMS a mis en évidence la 194
INFORMATION SANITAIRE ET BIOMÉDICALE
chure 1 qui répond à cette demande donne
une description des unités SI, étudie les problèmes que pose leur application pratique, et indique les facteurs de conversion des anciennes unités en unités SI; le texte en a été préparé en collaboration avec une autre organisation intergouvernementale (le Bureau international des Poids et Mesures) et avec les organisations non gouvernementales compétentes en chimie
de la santé intéressés par ces questions, et elle a établi des listes de destinataires qui sont tenus régulièrement au courant des nouvelles publications parues dans les domaines de leur compétence. 13.3o Un sondage d'opinion systématique auprès de certaines catégories de
lecteurs qui reçoivent gratuitement les
clinique, hématologie, nutrition et radiologie; la publication a été faite avec leur approbation.
publications de l'OMS a permis d'éliminer ceux qui n'en tiraient aucun parti et d'étendre la distribution gratuite à de nouveaux bénéficiaires. La mise sur ordinateur des
opérations de distribution et de vente, et en particulier des listes d'adresses, a pro-
Distribution et vente
gressé de manière satisfaisante; lorsqu'elle
Les mesures de promotion des ventes ont été intensifiées, de manière à appeler l'attention d'un large éventail de groupes de lecteurs potentiels du monde entier sur les publications de l'OMS. En 1976, par exemple, les publications de 13.29
sera terminée, non seulement elle se traduira par une augmentation substantielle du réseau de distribution et de vente, mais elle permettra aussi d'assurer une distribution plus souple et plus efficace répondant mieux aux besoins des Etats Membres,
des bureaux régionaux, des représentants de l'OMS 13.31
l'OMS ont été exposées dans 87 conférences
et foires du livre nationales et internationales couvrant une trentaine de domaines; une publicité a été faite à leur sujet dans des revues techniques et scientifiques et, enfin, un service de distribution a été assuré à un nombre toujours plus grand de revues de ce genre pour qu'elles puissent en donner des comptes rendus. L'OMS a distribué des catalogues et des listes de ses publications,
Le succès de ces activités pro-
motionnelles est illustré par le fait que les
ventes ont atteint des niveaux records, malgré la récession mondiale qui, dans certains pays, a sérieusement diminué les budgets d'achats des bibliothèques. La
classées par sujets, à divers groupes de spécialistes scientifiques et de travailleurs 1 Organisation mondiale de la Santé. Le SI pour les professions de santé. Genève, 1977.
13.1 montre la répartition des ventes des publications de l'OMS en 1976, par Régions et dans certains pays de trois fig.
d'entre elles. L'ensemble des recettes provenant de la vente des publications de l'OMS a atteint US $ 1 494 000 en 1976 et US $
i 857 000 en 1977.
195
ACT'1VITÉ DE L'OMs Etats -Unis
d'Amérique (29,6 %)
AMRO: Autres pays (3,5 %)
RoyaumeUni (10,5 %)
Australie (3,0 %)
WPRO: Autres pays (1,8 %)
Rép. Féd. d'Allemagne (4,7 %)
EURO: Autres pays
Italie (3,0 %)
Pays -Bas
(8,0 %)
WHO 78034
(3,0 %)
Les sigles AFRO, AMRO, SEARO, EURO, EMRO et WPRO sont utilisés dans cette figure pour désigner respectivement les Régions africaine, des Amériques, de l'Asie du Sud -Est, européenne, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental.
Fig. 13.1
Répartition des ventes des publications de l'OMS en 1976, par Régions et dans certains pays.
196
Chapitre 14
,Questions constitutionnelles,
juridiques et administratives Questions constitutionnelles et juridiques 14.1
24 et 25 de la Constitution, qui porte à trente et un le nombre des sièges au Conseil exécutif ; ce nombre était de trente à la suite
n 1976 -1977, cinq nouveaux Etats
/ U COURS DE LA PÉRIODE
d'un amendement de 1967 qui était entré en vigueur en 1975. Le nouvel amendement prendra effet lorsque les deux tiers au
sont devenus Membres de l'Organisation : Angola, Cap -Vert, Papouasie Nouvelle- Guinée (précédemment Membre associé), Sao Tomé -et- Principe, et Surinam. Le i z juillet 1976, la République socialiste du Viet Nam a notifié au Directeur général l'unification de l'ancienne République démocratique du Viet -Nam et de la Répu-
moins des Membres auront déposé leurs instruments d'acceptation. Jusqu'à la fin de 1977, dix -huit instruments avaient été déposés. 14.3
Les amendements aux articles 34
blique du Sud Viet -Nam (toutes deux Membres de l'OMS) et a indiqué que la République socialiste du Viet Nam conti-
et 55 de la Constitution, qui ont été adoptés en 1973 et qui ménagent une transition vers
l'application du système de budgets programmes biennaux, ont pris effet le 3 février
nuerait à assumer la qualité de Membre officiel de l'OMS ; cette notification a été communiquée aux Membres et Membres associés et portée à l'attention de la Tren-
1977, lors du dépôt du centième instrument d'acceptation. Aussi la Trentième Assemblée mondiale de la Santé a -t -elle décidé que ce système entrerait en vigueur à partir de la période biennale 198o -1981. 14.4 En octobre 1977, à la suite d'une résolution du Sous- Comité A du Comité régional de la Méditerranée orientale, le Gouvernement du Koweït a proposé un
tième Assemblée mondiale de la Santé. A la suite de ces changements, l'Organisation comptait à la fin de 1977 cent cinquante
Membres et deux Membres associés.' La liste des Membres et Membres associés figure à l'annexe 1. 14.2
La
Vingt -Neuvième
Assemblée
amendement à l'article 74 de la Constitution tendant à ce que soit adopté un texte arabe
mondiale de la Santé a adopté le 17 mai 1976 un nouvel amendement aux articles 1 La qualité de Membre associé de l'un de ces derniers,
authentique de cette Constitution (en plus des textes anglais, chinois, espagnol, fran-
çais et russe) et il a soumis un tel texte pour adoption par l'Assemblée de la Santé. Le Directeur général a communiqué cette proposition aux Membres, en les informant 197
la Rhodésie du Sud, est considérée comme étant en suspens.
ACTIVITÉ DE L'OMS
que les dispositions nécessaires seraient
1976, ce qui représente une diminution d'environ 2,35 % de 1975 à 1976 et de z,6 %àlafin de 1977. Développement et formation continue du per-
prises pour que le Conseil exécutif inscrive cette question à l'ordre du jour provisoire
de la Trente et Unième Assemblée mondiale de la Santé qui se tiendra en mai 1978. 14.5
Au cours de la période 1976 -1977,
sonnel
cinq Membres (Bahamas, Grèce, République de Corée, Tonga et Uruguay) sont devenus parties à la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées et à son annexe VII relative à l'Organisation mondiale de la Santé, soit en déposant un instrument d'adhésion, soit en déclarant qu'ils se considèrent par succession comme liés par cette Convention
14.8
Le programme de développement
et de formation continue du personnel, institué en 1975, est devenu pleinement opérationnel dans les Régions. Des comités
ont été créés dans les bureaux régionaux pour donner des avis sur les besoins de formation et collaborer à l'organisation et à la direction de cours spécialement destinés au personnel de ces bureaux.
ainsi que par son annexe VII. 14.6
Aux termes d'un accord passé avec
le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, l'OMS a préparé une série d'études qui serviront de base à la rédaction d'un protocole pour la protection de la Méditerranée contre la pollution d'origine tellurique. Des avant -projets de ce protocole, qui viendra compléter la Convention signée à Barcelone le 16 février
Deux cours de gestion d'une durée de quatre semaines chacun ont été donnés à l'intention de cadres sanitaires supérieurs, tant nationaux que régionaux, l'un à Manille en 1976 et l'autre à New Delhi en 1977 ; des ressortissants de douze pays en développement y ont assisté. Ces cours ont 14.9
été suivis de cours nationaux, soutenus par l'OMS, organisés aux Philippines et en Papouasie -Nouvelle- Guinée en 1977 ;
1976, ont été examinés lors de réunions intergouvernementales organisées avec la participation de l'OMS à Athènes en février
d'autres sont prévus dans d'autres pays. Des cours de formation à la gestion, destinés
1977 et à Venise en octobre de la même année. On pense que le protocole sera signé avant la fin de 1979.
à des membres du personnel professionnel en poste sur le terrain et au Bureau régional, ont été organisés dans la
Région des Amériques, à Brasilia et
à
Washington en 1976, et à Bogotá, Panama
Questions administratives 1 Effectifs 14.7
et Washington en 1977. Le nombre des fonctionnaires de la catégorie profession-
Au 3o novembre 1977, les effectifs
nelle, qui ont tant au Siège que dans les Régions participé à des programmes intéressant différents aspects de la gestion, a été de 178.
(à l'exclusion du personnel de l'Organisation panaméricaine de la Santé) s'élevaient au total à 4226 personnes contre 4338 au 3o novembre 1975 et 4236 au 3o novembre 1 Des données budgétaires et financières sont présentées séparément dans les rapports financiers annuels.
Les cours sur le travail de bureau destinés au personnel des bureaux régionaux recruté localement, ont 14.10
en équipe,
réuni au total 135 fonctionnaires des services généraux ; ils ont été organisés dans 198
QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES, JURIDIQUES ET ADMINISTRATIVES
les Bureaux régionaux des Amériques, de l'Asie du Sud -Est et de la Méditerranée orientale. 14.11 Au Siège, les cours destinés au personnel des services généraux ont porté
fournitures et les frais de transport ont continué d'augmenter, les délais de livraison
ont été plus longs et les expéditions moins fréquentes, les fournisseurs répugnant
d'autre part à accepter de petites commandes. 14.16 Malgré ces difficultés, les achats de fournitures et de matériel effectués par le Siège pendant la période 1976 -1977 ont atteint le niveau record de 90 119 articles,
essentiellement sur la gestion ; 91 membres
du personnel ont participé à des programmes et des conférences- ateliers sur ce
thème. Au Siège également, des cours de formation ont été organisés à l'intention des membres du personnel des services généraux nouvellement recrutés. Par ailleurs, le Siège et plusieurs bureaux régionaux ont assuré une formation spécialisée dans divers domaines. 14.12
d'une valeur totale de US $ 46 551 5 z6. Sur ce montant, US $ 13 526 089 correspondaient aux achats effectués par l'OMS à charge de remboursement pour le compte
de pays Membres, de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées du système des Nations Unies, et enfin d'or-
Enfin, 53 membres du personnel
ont bénéficié de congés d'étude, dans la plupart des cas aux fins d'actualisation des connaissances.
ganisations gouvernementales et non gouvernementales. I.es achats effectués au titre de bourses et de subventions de
recherche à des chercheurs ou des instituUn plan d'action a été établi afin de donner suite aux résolutions WHA28.40 et WHA29.43 de l'Assemblée de la Santé sur le recrutement, la promotion et la formation du personnel féminin à l'OMS. 14.13
tions se sont élevés à US $ 2 I z6 732, et ont
représenté 4,57 % du montant total des achats.
Bâtiments 14.14
Une grande partie de ces achats ont été financés par des fonds extrabudgétaires. Certaines des activités importantes 14.17
La construction d'un nouveau
de cette période biennale ont été les suivantes : assistance aux pays les plus grave-
bâtiment préfabriqué au Siège de l'OMS, comprenant 132 bureaux et trois petites salles de réunion, qui avait été autorisée par la résolution wHA28.24 de l'Assemblée de la Santé, a été achevée et les locaux ont été occupés durant l'été de 1976. Cela a permis
ment touchés par
la crise économique, financée par le compte spécial du Secrétaire
général pour l'Opération d'Urgence des Nations Unies (US$ 7 389 272), reconstitution des services de santé au Liban,
de résilier quelque trois mois plus tôt que prévu la location de bureaux dans le bâtiment du BIT. Services de fournitures
financée par le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour le Liban (US$ 1 895 172), assistance
- sous forme
de fournitures et de matériel médicaux à la République démocratique populaire lao et au Viet Nam, financée par le fonds
-
Les difficultés auxquelles on s'est heurté dans ce domaine du fait de la crise de 14.15
l'énergie ont persisté en 1976 -1977, avec
cependant moins d'acuité. Les prix des 199
bénévole pour la promotion de la santé, par le compte spécial pour l'assistance humanitaire à l'Indochine, et enfin par le budget ordinaire de l'Organisation (au total US $ 2 478 855 pour ces deux pays).
ACTIVITÉ DE L'OMS
Les achats se sont poursuivis dans le cadre
14.18
L'OMS a continué à participer
du programme à long terme d'assistance humanitaire des Nations Unies à Chypre, institué par le Haut Commissariat des
aux études du groupe de travail des services d'achat inter -institutions, dont le but est de déterminer quels articles sont d'intérêt
Nations Unies pour les Réfugiés ; ces achats ont atteint au total US $ i i i 3 725 au cours de la période biennale.
commun pour les utilisateurs et d'obtenir de meilleures conditions des principaux fournisseurs grâce à des achats en gros.
200
Chapitre 1)-
Tendances régionales
Région africaine 15.1
d'administrateurs ou d'assistants d'administration. Le personnel a été réduit de Io %, le
1976 -1977, programme F Nrégional a été adapté aux nouvelles
et cela bien que le programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin de la Volta 2 vienne d'être rattaché administrativement à la Région. 15.3
orientations
du
pro-
gramme mondial ; les structures ont été transformées en conséquence et pour faire face aux problèmes de la Région sans augmenter les effectifs. En effet, la Région
Les données de
la surveillance
épidémiologique sont désormais centralisées et exploitées au Bureau régional, ce qui
africaine a accueilli sept nouveaux Etats Membres ayant récemment accédé à l'indépendance, et un Etat d'une autre Région lui a été rattaché sur sa demande. Elle compte
a permis de redéployer le personnel des trois centres épidémiologiques de Nairobi,
parmi ses Etats Membres la majorité des pays les moins avancés et les plus gravement touchés figurant sur les listes de l'Organisation des Nations Unies, pays qui sont
Brazzaville et Abidjan en cinq antennes stratégiquement situées pour promouvoir et épauler le programme élargi de vaccination. 15.4 Toutes les équipes OMS collaborant aux projets de développement des services de santé ou de formation des person-
de plus très souvent victimes de catastrophes naturelles, et elle comprend la plupart des mouvements de libération nationale reconnus par l'Organisation de l'Unité africaine. 15.2
nels de santé s'emploient à faire adopter l'approche des soins de santé primaires, déjà
Ainsi, le Bureau régional a été
réorganisé, des groupes multidisciplinaires
remplaçant les unités et des dispositions étant prises pour accroître la décentralisation et déléguer la prise de décision, autant que possible, au niveau où le problème doit être résolu. Les bureaux des représentants de l'OMS ont été renforcés par l'affectation 1 La Fig. 15.1, à la page 223, montre l'emplacement
en cours ou du moins en voie de préparation dans la plupart des pays. Une réunion d'experts régionaux a fait en 1977 le point de la situation dans ce domaine, où l'accent est mis sur la participation active des collectivités.
La plupart des pays de la Région ont un plan sanitaire faisant partie de leur plan national de développement socio15.5
des bureaux régionaux de l'OMS et les zones qu'ils desservent.
économique ; quatorze d'entre eux ont utilisé la méthode de programmation sani2 Voir aussi page 104.
20I
ACTIVITÉ DE L'OMS
taire proposée par l'OMS ou se préparent à le faire, afin de compléter ces plans par une planification stratégique, suivie généra-
Des études sont en cours en vue 15.9 de la production sur place de préparations pharmaceutiques, de substances biologiques et thérapeutiques et de vaccins, afin
lement d'une planification tactique d'où découlent des projets propres à une gestion efficace.
de réduire les coûts et de faciliter l'approvisionnement des populations les plus défavorisées en produits indispensables à la sauvegarde de leur santé. La médecine et la pharmacopée africaines traditionnelles s'ins-
Le nouveau système d'information de l'OMS, après une brève période d'essai, a été généralisé dans l'ensemble de la Région parce qu'il correspond aux deux méthodes 15.6
crivent dans cette perspective. La Banque africaine de Développement s'intéresse par-
de gestion recommandées par le Comité régional: par objectifs et par exception. Seule l'information indispensable à la prise de décision est transmise à l'échelon supérieur, ce qui a permis de réduire le travail
ticulièrement à ce type d'action, auquel apportent leur concours. 15.10
la CEA, l'ONUDI, le FISE et l'OMS La recherche scientifique se déve-
de bureau à l'échelon régional et de renforcer la coopération technique au niveau des pays sans accroître les effectifs. Le système d'information de l'OMS dans la Région africaine est en étroites relations avec les systèmes d'information des pays, qui servent de base à la planification à long terme, aux programmes à moyen terme et aux évaluations périodiques de la situation sanitaire dans le monde.
loppe tandis que s'accroît le nombre de chercheurs et d'instituts. Les recherches s'orientent suivant deux axes principaux d'intérêt : la lutte contre les maladies transmissibles et la mise au point de systèmes de prestations sanitaires susceptibles de contribuer à la solution des problèmes prioritaires, dans la limite des ressources disponibles. En matière de coordination internationale, les autorités de chaque pays 15.11
La formation des personnels de I5.7 santé reste la clé de voûte du développement sanitaire, mais elle est en pleine mutation, à la recherche des types de personnel dont l'équipe de santé a besoin pour que soient atteints les objectifs sociaux et sanitaires définis par l'Assemblée de la
assument chaque jour davantage leurs responsabilités face aux sources extérieures de coopération. Au niveau sous -régional, la coopération entre pays se renforce notam-
ment pour la mise en valeur des grands bassins fluviaux et lacustres. Au niveau régional, la conférence sur la coordination et la coopération pour la santé en Afrique offre, une fois tous les deux ans, un terrain de rencontre aux pays de la Région et aux Etats Membres de l'OMS situés hors de la Région mais qui s'intéressent au développement de l'Afrique. La distinction entre pays donateurs et pays bénéficiaires tombe en désuétude et cède le pas à la notion de collaboration entre Etats Membres de l'Organisation.
Santé dans la résolution wHA3o.43.
En ce qui concerne la salubrité de 15.8 l'environnement, la situation s'est légèrement améliorée ; si beaucoup a été fait,
beaucoup reste encore à faire. Des approches nouvelles, des techniques utilisant des matériaux et des personnels locaux sont à l'étude pour remplacer les méthodes classiques recourant à des produits importés, d'entretien difficile, et qui coûtent deux
fois plus que dans leur pays d'origine en raison des frais de transport. 202
La collaboration entre les pays de la Région continue de se développer ; 15.I2
TENDANCES RÉGIONALES
même des pays aux ressources limitées et touchés par des calamités naturelles, comme
migration des ruraux vers les villes continue
le Niger, ont apporté une contribution financière tant au programme de recherche
dans les années à venir à multiplier les bidonvilles à la périphérie des villes et, partant, les risques pour la santé, à moins bien sûr d'une nette évolution de la situation socio- économique et culturelle dans les régions rurales. 15.15
qu'à celui de coopération technique de l'OMS. La Guinée a envoyé de nombreux techniciens au Mozambique, pays qui, à son
tour, assure le transfert des connaissances récentes en matière de santé publique et de planification aux autres pays lusophones de la Région. L'entraide fait d'ailleurs partie de la tradition africaine. Pour canaliser et maîtriser toutes les nouvelles tendances qui surgissent à un rythme accéléré, il a été indispensable de 15.13
Les pays se préoccupent de plus
en plus de faire le point de la situation actuelle et commencent à se rendre compte que, pour apporter des solutions immédiates
à leurs problèmes de santé présents et futurs, il est nécessaire de mieux coordonner toutes les ressources du secteur de la santé, d'accroître la participation des secteurs sociaux et économiques, et de mettre au point une méthode unifiée et équilibrée de coopération internationale. Cette prise de conscience se traduit par une série de changements structurels et fonctionnels, tant aux niveaux de la prise de décision dans
mettre en place et d'améliorer les mécanismes de consultation et de concertation avec le Comité régional, les Etats Membres et les techniciens nationaux. Les sous -
comités et groupes de travail mis en place
au niveau régional - Comité consultatif régional de la Recherche médicale, tableaux
les pays qu'au sein des organes administratifs et exécutifs de l'OPS/ OMS. Extension de la couverture sanitaire 15.16
d'experts et comités d'experts régionaux s'y emploient. L'accroissement du nombre des nationaux nommés chefs ou directeurs de projet dans leurs pays d'origine témoigne
de l'importance que prend désormais la participation des nationaux à l'action de l'OMS. Dans deux pays, des coordonnateurs nationaux des activités de l'OMS ont remplacé les représentants de l'OMS.
Etendre la couverture sanitaire
aux secteurs les plus défavorisés des zones rurales et péri- urbaines afin d'offrir des soins de santé à tous est l'un des objectifs essentiels du programme général. Pour le
réaliser, on a recouru à l'approche des soins de santé primaires et de la participation communautaire, mais pour atteindre plus rapidement le but visé, les gouverne-
Région des Amériques 15.14 Le taux d'accroissement de la population de l'Amérique latine est d'environ 2,9 % par an. Si l'on ne s'attend à aucune augmentation de ce taux au cours des prochaines années, compte tenu de la
ments doivent s'efforcer de mieux connaître la nature des problèmes qui se posent à eux sur le plan national et adopter de nouvelles stratégies. La quatrième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques (septembre 1977) a eu pour objet d'évaluer les programmes et de redéfinir les stratégies. 15.17
baisse des taux bruts de natalité et de mortalité qui ressort des projections, l'Amérique latine n'en aura pas moins d'ici à l'an
2000 une population de quelque 65o millions d'habitants, soit deux fois l'effectif actuel. Il faut donc s'attendre que la 203
Pour implanter solidement dans
la collectivité des services de santé complets
ACTIVITÉ DE L'OMS
devant la desservir, il faut éduquer la population et l'inciter par une motivation convaincante à utiliser ces services ; par
contre les risques associés aux processus de la reproduction humaine, à la croissance et au développement physique et psychosocial des enfants et des adolescents ainsi qu'à leur environnement. D'autres activités
ailleurs, les pays doivent mettre au point des approches novatrices afin que la collectivité participe et contribue efficacement à la solution de ses propres problèmes. Le renforcement du secteur de la santé par une meilleure utilisation des ressources dispo-
sociales - dans les domaines de l'alimentation, du logement, des loisirs, de l'orien-
tation professionnelle et de l'emploi doivent être menées de front avec l'éduca-
nibles et potentielles ainsi qu'une bonne coordination des diverses institutions parti-
tion sanitaire, la promotion du sens des responsabilités dans le comportement procréateur et des conseils en matière de santé de la famille. 15.21
cipant à l'action de santé sont d'autres exemples des mesures qui ont été adoptées par les gouvernements de la Région.
Il convient d'intensifier les acti-
Le processus de participation communautaire a conduit à mettre l'accent sur le rôle de premier plan que les adolescents et les jeunes gens peuvent jouer non seulement dans la promotion de la santé et du bien -être des individus mais aussi dans la protection de la santé des collectivités. A cet égard, on met aussi en relief le rôle de 15.18
vités entreprises par les pays dans ce
domaine, ainsi que leur coopération technique avec l'Organisation. Des directives
devront être données sur le recours aux technologies appropriées, sur l'éducation, sur la formation professionnelle et sur la promotion de la recherche (de préférence appliquée) dans le domaine de la santé de la
la femme dans les prestations de santé. Les femmes ont toujours apporté une contribution plus importante aux programmes de promotion de la santé qu'aux autres programmes de développement, mais généralement à des niveaux inférieurs.
famille. A cet égard, le rôle des centres multinationaux (Centre latino- américain
d'Etude de la Périnatalité et du Développement humain, Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des Caraïbes) est crucial. Lutte contre la maladie
Il convient d'améliorer leur situation ainsi que leur participation aux prises de décisions. Services de santé maternelle et infantile 15.19
La distribution et la dynamique des maladies les plus répandues dans la 15.22
Etant le groupe de population
le plus vulnérable, les mères et les enfants
Région sont très diverses. Les taux de mortalité infantile oscillent entre 15 et plus de 100
doivent bénéficier d'une priorité élevée dans les plans nationaux de santé et dans le programme OPS /OMS de coopération technique. Afin de prémunir le groupe 15.20 familial contre des conditions défavorables pouvant conduire à une détérioration de la santé mentale de ses membres, il est nécessaire d'entreprendre d'urgence des activités 204
pour I 000 naissances vivantes, les taux les
plus élevés dénotant une plus forte fréquence des maladies évitables. Autre exemple de fortes disparités : la proportion des décès dus aux maladies cardio -vasculaires varie de 3,3 à 48,5 %. 15.23 Le groupe des maladies intestinales constitue en Amérique latine et dans la zone des Caraïbes un grave problème de santé. On est en particulier de plus en plus
TENDANCES RÉGIONALES
préoccupé dans la Région par la gastroentérite infantile qui, avec les affections des voies respiratoires et la malnutrition, continue d'y être l'une des principales causes de décès. S'il est clairement établi que des conditions d'environnement défavorables telles que l'absence de réseaux d'égouts, l'insuffisance de l'approvisionnement en eau, la prolifération des mouches
culière aux facteurs de risque qui favorisent le pouvoir pathogène de ces maladies. 15.26 L'Organisation s'attache aussi, en collaboration étroite avec les autorités sanitaires des pays Membres, à étendre les services de laboratoire et à améliorer leur
efficacité. 15.27 L'expérience montre qu'il est nécessaire de continuer à modifier le pro-
et des autres vecteurs et une hygiène personnelle et alimentaire médiocre contribuent à la propagation et à la gravité des maladies intestinales, on n'en a pas moins entrepris, sous l'égide de l'OPS et du Centre de Recherches pour le Développement international, un vaste projet de recherche pour déterminer l'étiologie et le mécanisme de transmission de la gastroentérite infantile dans les Caraïbes.
gramme de lutte antipaludique. Après quelques succès, les programmes de certains pays ont marqué le pas et il est des zones où la situation épidémiologique s'est dété-
riorée. L'Organisation doit donc continuer
à coopérer avec les pays pour mettre à l'épreuve de nouvelles stratégies et de
nouvelles méthodes et pour déterminer, dans chaque cas, les mesures les plus efficaces. Salubrité de l'environnement z 5.28 Dans le cadre de son programme de coopération technique en matière d'hy-
Pour étendre la couverture sanitaire aux populations insuffisamment desservies et dans le cadre des efforts suivis déployés dans la Région en vue de réduire la morbidité et la mortalité résultant des maladies, notamment chez les jeunes enfants, l'Organisation poursuivra sans relâche et systématiquement l'exécution du programme élargi de vaccination dans les Amériques (contre la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la tuberculose et la rougeole), et assurera la couverture totale de toutes les populations vulnérables aux niveaux de la collectivité 15.24
giène du milieu, l'OPS continue d'aider en priorité les pays de la Région à moderniser et à développer leurs services d'ap-
provisionnement en eau et d'assainissement, notamment en milieu rural et dans zones urbaines périphériques, ainsi qu'à créer et à renforcer les services nationaux appelés à gérer ces services. Les les
et de la famille. Reconnaissant qu'il importe de disposer chaque année de suffisamment
ressources de l'Organisation serviront à soutenir les efforts des Etats Membres qui élaborent des plans nationaux en vue d'atteindre les buts fixés par les conférences
de vaccins pour tous les enfants exposés, l'Organisation a élaboré un projet de fonds de roulement pour faciliter aux pays l'achat des vaccins et du matériel de vaccination. 15.25
Les maladies cardio -vasculaires,
des Nations Unies sur les établissements humains (Habitat) et sur l'eau, à savoir offrir des services d'adduction d'eau et d'assainissement à un aussi grand nombre de personnes que possible au cours de la décennie 1980 -1990. 15.29 L'une des stratégies proposées pour atteindre ce but consiste à intégrer
les tumeurs malignes et les troubles du métabolisme provoquant une morbidité et une mortalité accrues, on continue dans la Région d'accorder une attention parti205
dans les soins de santé primaires les projets
ACTIVITÉ DE L'OMS
d'approvisionnement en eau et d'assainissement. D'autre part, les pays et l'Organi-
laborateurs pour les échanges d'informations. 15.33
sation devront rechercher de nouveaux moyens d'accroître les ressources financières
La Région doit faire face à de
d'origine nationale et bilatérale ainsi que d'améliorer la coopération intergouvernementale. 15.3o
graves problèmes de médecine du travail :
accidents du travail dans
Les grands projets de développe-
ment des bassins fluviaux prévus dans la Région des Amériques devraient avoir de profondes répercussions sur la santé humaine. Pour évaluer les effets défavorables que pourraient avoir sur la santé les changements apportés aux conditions de l'environnement, le Centre panaméricain d'Ecologie et de Santé humaines coopère de plus
les usines et exposition à des substances toxiques, notamment chez les travailleurs agricoles. Malheureusement, en raison de l'état de ses ressources financières, l'Organisation ne
peut fournir qu'une assistance limitée aux gouvernements pour l'élaboration de leurs programmes de prévention et de lutte dans ce domaine. Développement des ressources humaines
en plus avec les pays Membres à la mise en oeuvre de ces projets ainsi que d'autres projets de développement. 15.31
L'industrialisation et l'urbanisa-
tion, en augmentation dans
la Région, s'accompagnent d'une aggravation des pro-
blèmes que posent la pollution de l'atmosphère et de l'eau et l'élimination des déchets solides. Les gouvernements veulent
pouvoir disposer de directives tant pour établir des normes et des critères d'hygiène de l'environnement réalistes et compatibles avec leurs plans de développement socioéconomique que pour renforcer et accroître les réseaux de surveillance existants et pour
Le développement des ressources 1 5.34 humaines est d'une importance fondamentale pour toutes les parties du programme de santé. Si les travaux se poursuivent sur tous les aspects de l'enseignement et de la formation professionnelle dans le domaine des sciences de la santé, il faut néanmoins faire un effort de planification tout particulier si l'on veut atteindre l'objectif de la couverture sanitaire totale des populations actuellement non desservies.
Dans le cadre de la coopération 5.35 technique visant à accroître les personnels de santé, on a adopté une stratégie nouvelle qui facilite l'action au niveau des pays, la comparaison des divers projets et en fin de
en créer de nouveaux afin de mesurer la pollution de l'environnement. 15.32
compte un consensus régional fondé sur l'expérience. Dans l'esprit de cette stratégie, on a mis en place de véritables « réseaux de
Le Centre panaméricain de Génie
projets» auxquels des institutions de plusieurs pays participent selon un programme de travail qui, dans chaque cas, est adapté aux conditions locales. Chaque réseau dispose d'un financement particulier et l'on met en place des mécanismes pour assurer la coordination et les échanges périodiques d'informations entre les responsables directs de chaque projet ; ces mécanismes ont des effets stimulants et fécondants et accroissent les chances de succès. 2.06
sanitaire et des Sciences de l'Environnement intensifie ses recherches pour mettre au point de nouvelles techniques et pour adapter et transférer les techniques appropriées ; il collabore à cet effet étroitement avec les institutions techniques sur le plan national, sous -régional et régional. Il aide notamment les pays à mettre en place leurs
propres systèmes d'information dans le cadre d'un réseau régional de centres col-
TENDANCES RÉGIONALES
15.36 La politique suivie en matière de développement et d'utilisation des personnels de santé doit être modifiée si l'on veut pouvoir mettre en place avec succès
la production et la fourniture de matériel pédagogique ; la formation des enseignants et la recherche pédagogique. On s'efforce particulièrement de consolider les services nationaux reliés à la Bibliothèque régionale de Médecine et des Sciences de la Santé et
des services de santé basés dans les collectivités. Il
faut recourir aux équipes de
santé, dont chaque membre doit avoir des attributions bien définies. Le chef de l'équipe - dans la plupart des cas un médecin - doit être familiarisé avec les nouvelles notions en matière de soins aux individus et à la famille. En raison de la pénurie de professionnels de la santé, il pourra être nécessaire de recourir à d'autres catégories de personnel sanitaire : infirmières cliniciennes, assistants médicaux, agents sanitaires des collectivités,
aux centres latino- américains de technologie de l'éducation dans le secteur de la santé, et qui sont responsables des programmes de médecine, soins infirmiers et odontologie ainsi que de la formation de techniciens dans toutes les disciplines de la santé.
Coopération technique entre pays en développement 15.3 8
auxiliaires
den-
taires, etc. On pourra même être amené à étendre ou modifier les attributions des actuels travailleurs de la santé. Ces changements vont exiger des programmes novateurs d'enseignement et de formation en cours d'emploi ainsi que des politiques appropriées en matière de gestion du
L'importance accrue accordée à
la coopération technique entre pays en développement est l'une des caractéristiques majeures des travaux de l'Organisation. Grâce à cette approche, on pourra mieux aider à développer les capacités et les
personnel, d'encadrement et de réglemen-
tation. Des mesures ont déjà été prises pour élargir le programme de production de manuels et l'étendre à toutes les professions de la santé et notamment au personnel intermédiaire et auxiliaire.
compétences dans les pays en développement et promouvoir leur autoresponsabilité individuelle et collective. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les pays sont de plus en plus interdépendants. En raison de
l'expérience acquise dans la Région des Amériques en matière de coopération
En résumé, la stratégie de la Région en matière de développement des ressources humaines repose sur la rationalisation de tout le processus de planification, de formation et d'utilisation de ces ressources. Parmi les initiatives les plus importantes, il faut citer : la promotion et le développement des mécanismes de co15.37
technique entre pays en développement, le Directeur général a été amené à faire du Bureau régional des Amériques le centre de cette activité au sein de l'OMS. Programmation et évaluation de la coopération
technique de l'OPS/OMS 1S.39
Le nouveau système de program-
ordination
entre les établissements
de
services et les établissements d'enseignement ; l'amélioration des méthodes de planification ; le soutien du développement des établissements et des pro-
grammes de formation des personnels à tous les niveaux ; la mise en place d'un réseau régional d'information biomédicale ; 207
mation et d'évaluation de la coopération technique de l'OPS /OMS témoigne des efforts que fait l'Organisation face à l'accroissement et à l'évolution rapides de la demande de prestations de santé. Dans ce nouveau système l'accent est mis sur une participation totale des gouvernements à toutes les étapes de la programmation et de
ACTIVITÉ DE L'OMS
l'évaluation de la coopération technique offerte par l'OPS aux programmes nationaux. Un programme intégré de coopération y remplace des projets fragmentaires et isolés ; le système permet de coordonner les éléments des processus de programma-
1S.43 Aujourd'hui, les gouvernements de la Région voient dans la santé un problème intersectoriel lié au développement
Inversement, on constate que la productivité économique socio- économique général.
est faible dans les pays où le niveau de santé de la population est médiocre. A cet égard, la programmation sanitaire par pays peut jouer un grand rôle : dans tous les pays de la Région où elle a été entreprise, elle a non seulement abouti à mieux utiliser les ressources pour résoudre les problèmes de santé prioritaires, mais encore orienté dans la bonne direction les efforts de coordination et de collaboration de l'OMS. Renforcement des services de santé
tion, de budgétisation, d'information, de contrôle et d'évaluation, et il est suffisamment souple pour s'adapter aux conditions particulières de chaque pays tout en étant compatible avec ceux de l'OMS, de l'Orga-
nisation des Nations Unies et des autres organismes extérieurs de coopération. En célébrant le 2 décembre 1977 soixante -quinzième anniversaire de sa création, l'Organisation panaméricaine de 15.40 le
la Santé a proclamé à nouveau sa conviction que la santé est un droit universel et non le
privilège de quelques -uns.1 Animée par un puissant esprit de coopération, elle poursuivra sa lutte pour que chaque homme, femme et enfant jouisse des avantages des services de santé de base.
primaires a été largement accepté dans la
15.44
Le concept des soins de santé
Région et les programmes basés sur ce concept ont connu une extension dans tous les pays. La Birmanie, le Népal et la Thaï-
lande ont formulé des projets sur la base
Région de l'Asie du Sud -Est 15.41
de leur programmation sanitaire nationale ;
Une réalisation remarquable de
la période 1976 -1977 a été l'éradication de
la variole dans trois pays de la Région. Avec la déclaration attendue de l'éradication dans deux autres pays, on espère pouvoir tirer définitivement un trait sur cette maladie qui, au cours des siècles, a tué ou
en Indonésie, le programme des soins de santé primaires a été mis sur pied dans un cadre intersectoriel en collaboration avec le FISE. Le rôle que pourraient jouer dans cet important secteur des agents de santé bénévoles, et notamment des praticiens de la médecine traditionnelle, est à l'étude dans plusieurs pays. La formation d'agents
mutilé des centaines de milliers de personnes dans la Région de l'Asie du Sud -Est.
de santé bénévoles et la rédaction de manuels et de guides, activités d'importance capitale, se poursuivent. Des programmes visant à promouvoir la médecine traditionnelle sont à l'examen, portant notamment sur les différents aspects de la
variole a ravivé l'espoir et l'aspiration des peuples à 15.42 la
Cette victoire sur
un meilleur état de santé ainsi que la détermination des gouvernements d'oeuvrer dans cette voie. 1Organisation panaméricaine de la Santé (1973). Ten-year health plan for the Americas (Official Document No. 118), P. 4 - Plan Decenal de Salud para las Américas
recherche, de la formation et des prestations. Dans le domaine des soins de santé primaires, il convient de signaler l'intérêt dont bénéficie la recherche sur les services
de santé, jugée prioritaire par le Comité consultatif régional de la Recherche médicale. 208
(Documento Oficial No. 118), p. 4. Washington.
TENDANCES REGIONALES
15.45 Tous les pays de la Région accordent la priorité au développement intégré de l'infrastructure sanitaire, l'accent étant mis sur les établissements servant de base à l'action de soins de santé primaires :
d'agents de santé, y compris les praticiens traditionnels ; en Inde, en Indonésie et en Thaïlande, recherches sur la planification familiale dans le
cadre du programme
spécial OMS de recherche, de développe-
hôpitaux de district ou hôpitaux municipaux. Ces établissements de base jouent un triple rôle : des professionnels de la santé qualifiés y planifient le programme, assurent la formation des agents chargés des
ment et de formation à la recherche en reproduction humaine. IS.49 Les études collectives sur la mortalité et la morbidité périnatales et sur
soins de santé primaires et leur apportent un soutien logistique. 15.46
l'incidence de l'insuffisance de poids à la naissance se sont poursuivies dans trois pays de la Région ; il s'agit de recueillir des informations précises sur la grossesse et ses
Dans le domaine des soins médi-
caux, la tendance générale est de former
les agents de santé de telle sorte qu'ils soient capables de dispenser de façon
issues, et sur l'importance du problème. Au cours de la période considérée, un groupe interdisciplinaire a évalué le travail réalisé dans la Région ces dernières années en néonatologie et a mis au point des directives pour l'avenir. 15.5 o Conscient qu'une réduction de la mortalité et de la morbidité des nourrissons et des enfants est indispensable à l'amélio-
correcte et sûre les indispensables soins primaires. Il convient de noter que certains pays, tels que la Mongolie et la République populaire démocratique de Corée, ont créé des services médicaux
spécialisés au niveau des collectivités. Un important programme régional de réadaptation, qui met l'accent sur la prévention de l'invalidité et la participation de la col-
ration de la qualité de la vie, le Comité régional a recommandé d'accorder une attention spéciale au problème de la santé des enfants ; un programme régional a donc
lectivité, a été accepté par de nombreux pays et intégré dans les services de santé généraux. I5 .47
été préparé et soumis pour examen aux gouvernements. Les pays
qui appliquent une 15.51 Un nouvel élan a été donné aux programmes de santé scolaire du fait de
politique nationale de planification familiale ont poursuivi leurs efforts en vue de maîtriser le problème de la fécondité anarchique et d'améliorer ainsi la santé des
leur inclusion dans la planification sanitaire
nationale. Des efforts concertés ont été faits pour élargir la formation des instituteurs, renforcer les équipes de santé scolaire et former en cours d'emploi tous les agents des programmes de santé scolaire. S.5z
mères et des enfants. Le programme concerté de l'OMS, financé en majeure partie par le FNUAP, a permis de soutenir ces efforts. IS.48
L'Organisation a également souen Inde,
La collaboration de l'OMS en
tenu les activités suivantes :
création du réseau national de moyens de formation et d'installations cliniques pour le programme d'interruption médicale de la grossesse ; à Sri Lanka, formation de base et en cours d'emploi des diverses catégories 2.09
vue d'une formation et d'un enseignement appropriés en la matière a été un élément essentiel de la promotion des soins de santé maternelle et infantile dans la Région. Parmi
les principales réalisations à cet égard, il convient de citer les programmes univer-
ACTIVITÉ DE L'OMS
sitaires d'enseignement d'une pédiatrie à vocation communautaire dans les écoles de médecine du Bangladesh et de l'Inde. En ce qui concerne la nutrition, si l'aide directe de l'OMS a été limitée, son 15.5 3
15.5 6 La régionalisation du programme de recherche de l'OMS a rendu les autorités
et les chercheurs des Etats Membres plus conscients de la nécessité de résoudre les problèmes urgents. Développement des personnels de santé 1 5.5 7
autorité technique dans ce domaine est reconnue par les pays de la Région, ainsi que par l'Organisation des Nations Unies et les autres institutions. 11 est encourageant
Pour améliorer la qualité des
de signaler à cet égard que l'OMS apporte une aide et une participation croissantes à diverses missions et études, et à la formulation de divers projets nutritionnels
du FISE, du PAM, de la FAO et de la BIRD. En application des recommandations formulées lors des discussions techniques de la vingt- neuvième session du Comité régional, une réunion inter -pays sur l'organisation et la réalisation des activités
services de santé et la couverture sanitaire des populations, il est essentiel de disposer de suffisamment de personnel ayant reçu une formation axée sur les besoins des collectivités. C'est pourquoi le Bureau régional a jugé hautement prioritaire de colla-
borer avec les Etats Membres pour les inciter à réorienter dans ce sens la formation des personnels de santé. Des programmes de formation qui tiennent compte
nutritionnelles dans le secteur sanitaire a eu lieu au Bureau régional en novembre 1977.
des besoins à satisfaire et des tâches à accomplir ont été mis sur pied et l'on s'efforce de constituer, pour fournir des soins de santé primaires aux collectivités, des équipes de santé où se trouvent représentées les différentes disciplines
Le Comité consultatif régional 15.54 de la Recherche médicale, créé en janvier 1976, s'est réuni trois fois et a jugé prioritaires pour la Région les recherches dans les domaines suivants : maladies transmissibles, nutrition, régulation de la fécondité, salubrité de l'environnement, prestations des services de santé, et étude de diverses maladies telles que les affections chroniques
et qui
comprennent notamment de nouvelles caté-
gories d'agents de santé « de base ». La plupart des pays ont adopté une infrastructure sanitaire à trois niveaux, privilégiant les niveaux local et intermédiaire. L'Organisation a collaboré avec eux dans
du foie et le cancer du foie. Des groupes d'étude ont été constitués pour mettre au point des protocoles détaillés de recherche dans ces domaines. 15.5 5
des domaines tels que l'élaboration de programmes d'études et la mise au point de méthodes, de manuels et de matériel d'enseignement et d'apprentissage, et a fourni des subsides pour l'organisation des programmes de formation.
Pour pouvoir attribuer aux tra-
vaux de recherche des priorités plus réalistes et mieux encore les organiser dans les pays
Le Bureau régional a procédé 15.5 8 dans plusieurs pays à l'examen des programmes de formation et des descriptions de postes de diverses catégories d'agents polyvalents de soins de santé primaires, et a élaboré des directives pour l'évaluation de ces programmes. D'autre part, l'Organisation a collaboré avec plusieurs pays en
Membres, on a entrepris de formuler un programme régional de recherche fondé sur l'analyse des recherches menées dans les pays, et qui pourra tirer parti du programme spécial OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales.
ce qui concerne la formation et l'emploi
2I
TENDANCES RÉGIONALES
d'agents de santé bénévoles des collectivités
des projets spécifiques de statistiques démo-
et a organisé une réunion pour étudier les attributions et l'utilisation de ces agents. Par ailleurs, elle a recueilli des informations sur des systèmes de médecine traditionnelle
graphiques et sanitaires ; ii) on s'efforce de clarifier,
en vue de ses applications
pratiques, la notion de systèmes d'information sanitaire, qui va bien au -delà des activités traditionnelles de statistiques sanitaires ; et iii) on s'emploie à rendre réaliste
et leurs praticiens, et a organisé un séminaire inter -pays pour examiner la question
de leur utilisation aux fins des soins de santé primaires. 15.59 L'Organisation a aidé les pays à former des agents de catégorie intermédiaire (assistants sanitaires ou médicaux) pour assurer la liaison entre les agents de santé polyvalents et les agents bénévoles d'une part et les centres de soins de santé primaires d'autre part et remplir des fonc-
la collecte des données là où les effectifs médicaux qualifiés sont insuffisants. 15.6z Les statisticiens ont ainsi collaboré à des projets tels que la programmation sanitaire par pays, les recherches
sur l'épidémiologie des maladies trans-
missibles, la mise au point de protocoles d'enquête sur certains problèmes de santé des zones rurales, et la mise au point de projets d'étude sur le terrain de la mortalité des nourrissons et des jeunes enfants. 15.63 Un groupe de travail sur la notification des données statistiques de morbidité et de mortalité par des non- spécialistes a établi, à l'intention du personnel non médical, une liste détaillée des « associations de symptômes et états pathologiques » ainsi que deux listes minimales destinées l'une à la notification des causes de décès, et l'autre à la notification des « raisons qui ont amené le sujet à consulter les services de santé ». Ces listes font actuellement
tions d'encadrement. Le rôle de ces agents intermédiaires a été étudié lors d'un séminaire inter -pays organisé par l'OMS. 15.6o
Un autre séminaire inter -pays,
sur l'adaptation de l'enseignement médical aux besoins des pays en développement,
a abouti à la mise au point d'une proposition de programme d'études pour l'enseignement de la médecine communautaire.
D'autre part, diverses mesures ont été prises pour réaliser l'autosuffisance régionale en matière de formation postuniversitaire et spécialisée, et les gouvernements ont été invités à déterminer soigneusement les domaines et les disciplines où cet enseignement devrait être développé. Lors de
l'objet d'essais pratiques en Birmanie, à Sri Lanka et en Thaïlande, et quelques mesures initiales à cet égard ont également été prises en Inde. Lutte contre la maladie 15.64 Les maladies transmissibles continuent à poser des problèmes majeurs de santé publique dans la Région. Les principaux obstacles à une action efficace sont les mauvaises conditions d'environnement et une couverture insuffisante par les ser-
l'octroi de bourses d'études, l'accent est mis sur la formation à l'intérieur de la Région; c'est ainsi qu'en 1977, 37 % des bourses attribuées par le Bureau régional ont financé des études faites dans la Région même.
Dans le domaine des statistiques sanitaires, trois éléments ont contribué à modifier l'orientation de l'aide apportée aux pays de la Région : i) les statisticiens participent davantage à des travaux pluri15.61
disciplinaires, au lieu de se cantonner dans 21I
vices de santé. Si la plupart des programmes de lutte contre les maladies ont été organisés verticalement, la tendance actuelle est d'intégrer ces programmes horizontale-
ACTIVITÉ DE L'OMS
ment. Ainsi, des programmes comme la lutte antilépreuse et la lutte antituberculeuse peuvent être combinés en un seul programme de lutte conrte les maladies mycobactériennes ; de même, les programmes de lutte contre les maladies trans-
lation dans le cas de la tuberculose et de l'insuffisance du dépistage et de la prise en charge des maladies dans les deux cas. A cela, il faut ajouter le problème nouveau de la résistance de Mycobacterium leprae aux médicaments. Dans plusieurs pays, des
mises par vecteurs peuvent être regroupés selon le mode de transmission de la maladie.
recherches sur la chimiothérapie et l'épidémiologie de ces maladies sont prévues ou en cours.
Le but ultime est de créer un service de santé intégré pouvant s'occuper de toutes ces maladies. 15.65
L'unité interrégionale OMS de
Pour lutter contre la gastroentérite, cause de très nombreux décès d'enfants, les pays de la Région s'emploient 15.69
recherche sur la lutte contre les vecteurs et
les rongeurs, à Djakarta et Semarang, a son propre programme de recherches et collabore aux activités menées sur le terrain contre le paludisme, la filariose, la dengue et l'encéphalite japonaise. 15.66
à rendre plus aisé le recours à la réhydratation par voie orale dans les zones rurales.
Des recherches opérationnelles sont projetées pour découvrir le meilleur moyen de distribuer les électrolytes de réhydratation orale. 15.70 Le Bangladesh, le Népal et Sri Lanka ont notifié des cas de choléra. La Birmanie est le seul pays de la Région à signaler encore des cas de peste humaine. Dans d'autres pays, notamment en Inde et en Indonésie, il existe des foyers de peste
L'unité de démonstration de la
lutte contre les rongeurs, à Rangoon,
coopère avec les autorités nationales pour combattre les rongeurs porteurs de puces
en Birmanie, où la peste sévit à l'état endémique.
Depuis plus d'une décennie, les pays de la Région s'efforcent de renforcer 15.67
sylvatique. 15.71 Les maladies transmises par voie sexuelle paraissent être en augmentation. Dans des pays comme Sri Lanka où la sur-
surveillance épidémiologique. Les ministères de la santé se sont dotés d'unités leur
et de divisions d'épidémiologie, mais le nombre des maladies surveillées et l'exactitude des données laissent encore à désirer. Les gouvernements espèrent améliorer la surveillance épidémiologique en en confiant la responsabilité au système d'information sanitaire. L'OMS aide à former du
veillance est bonne, cette tendance est
évidente. Depuis quelques années, les gouvernements comprennent mieux la gravité du problème, et certains pays ont mis sur pied des programmes de lutte en collaboration avec l'OMS. 15.72
personnel et fournit la coopération technique nécessaire. 15.68 Les programmes de lutte contre la lèpre et la tuberculose - maladies qui constituent des problèmes de santé pu-
L'importance et l'efficacité des
programmes de vaccination varient d'un pays à l'autre. Un pays de la Région a mis sur pied avec de très bons résultats un pro-
gramme national efficace de vaccination contre la tuberculose, la diphtérie, la
blique de première grandeur dans la plupart
des pays de la Région - ne se sont pas encore révélés efficaces, en raison surtout de la faible couverture vaccinale de la popu2I2
coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole et la méningite à méningocoques. Mais dans d'autres pays on ne vaccine que contre trois ou quatre de ces maladies et
TENDANCES RÉGIONALES
la couverture vaccinale n'est pas encore satisfaisante ; en effet, sauf dans le cas de la variole, seule une fraction relativement des enfants de certaines zones urbaines sont vaccinés. faible
dont la population s'élève au total à près millions d'habitants, tandis que d'autres régions comptant en tout quelque 90 millions d'habitants se trouvent exposées. On constate aussi une augmentation de la résistance des vecteurs au DDT, de sorte qu'il importe toujours plus de procéder à un contrôle régulier et minutieux de 45
Le programme élargi de vacci15.73 nation a reçu une priorité élevée dans la Région, près que le programme d'éradication de la variole eut été mené à bonne fin dans presque tous les pays. 15.74
de la sensibilité des vecteurs aux insecticides.
Les efforts visant à recycler le personnel et à promouvoir la production locale de médicaments antipaludiques se poursuivent. 15.76
En 1976, la variole a fait l'objet La filariose pose encore un pro-
d'une surveillance intensive au Bangladesh, au Bhoutan, en Inde et au Népal, et en avril 1977,
une commission internationale
a
certifié l'éradication de la maladie dans ces pays à l'exception du Bangladesh. Ce der-
nier pays a tout au long de l'année 1977 continué de surveiller la variole sur l'ensemble de son territoire. En Birmanie, le dernier cas de variole avait été enregistré en 1969. Une commission internationale a évalué en novembre -décembre 1977 le programme exécuté au Bangladesh et en Birmanie et a certifié que ces deux pays étaient désormais exempts de variole. Pour pouvoir faire face à une éventuelle réapparition de la maladie, le Bureau régional conservera à partir de 1978 en chambre froide 5o millions de doses de vaccin lyophilisé.
blème de santé publique dans de nombreux pays, et l'action antifilarienne n'a pas donné de résultats appréciables. La difficulté est de comprendre l'épidémiologie de la maladie. L'Inde étudie les effets sur l'épidémiologie
de la filariose de l'administration à toute une collectivité d'un médicament filaricide
incorporé au sel de cuisine. Après une éclipse d'une dizaine d'années, la leishmaniose viscérale (kala -azar) a fait sa réapparition en Inde dans les districts septen-
trionaux de l'Etat de Bihar. L'OMS aide le Gouvernement de l'Inde à s'approvisionner en médicaments. Les pays voisins
où les conditions écologiques sont semblables (Bangladesh, Népal, etc.) risquent d'être affectés à leur tour. 15.77 Si la formation de vétérinaires de la santé publique se poursuit, le programme
Touchant le paludisme, la situa15.75 tion est restée grave dans la Région, mais comme les pays se sont engagés à lutter plus activement contre la maladie, ils ont
n'a pas été très efficace dans la Région. Quelques pays seulement ont appliqué les recommandations préconisant de créer des services de santé publique vétérinaire au sein des ministères de la santé. 1 5.78
bénéficié d'une importante aide supplémentaire de sources bilatérales, qui a amélioré les perspectives à moyen terme de la
lutte antipaludique. Le nombre des cas diagnostiqués par examen microscopique Le programme de développement
a encore diminué en Indonésie (Java et Bali), aux Maldives, au Népal et à Sri Lanka.
des services de laboratoire de santé met principalement l'accent sur la formation de personnel de laboratoire, la création de certains laboratoires spécialisés, le contrôle de la qualité, et la normalisation des
prévalence relative de Plasmodium ,falciparum a diminué dans certains pays, Si la
un paludisme à falciparum résistant à la chloroquine s'est répandu dans des régions 213
méthodes. En Thaïlande, la construction
ACTIVITÉ DE L'OMS
du centre national d'élevage d'animaux de laboratoire a commencé à l'Université Mahidol de Bangkok ; on pense que ce centre sera achevé en 1979. En Inde, le centre de recherches virologiques a organisé un cours de deux semaines sur l'élevage
de cardiologie.
Sri Lanka a entrepris d'étudier l'épidémiologie des maladies cardio -vasculaires. L'Inde et le Népal envisagent de procéder à une enquête collective
sur la fréquence des troubles vasculaires occlusifs périphériques. 15.83 Dans le domaine de la médecine radiologique, l'OMS a continué à fournir à la plupart des pays des dosimètres pour la surveillance du personnel et elle a aidé
des souris; l'animalerie de l'Institut central de Recherche sur les Médicaments de Lucknow possède maintenant une colonie de hamsters chinois.
Dans plusieurs Etats Membres, 15.79 des comités nationaux s'occupent de la prévention de la cécité ; ils s'emploient à formuler une politique de santé des yeux et à dresser des plans d'une stratégie natio-
l'Inde à établir les plans de services de radiologie, de radiothérapie, de physique radiologique et de médecine nucléaire. De concert avec l'AIEA, elle a exploré les possibilités d'utiliser les techniques nucléaires dans les enquêtes épidémiologiques. Egale-
nale. Grâce à eux, la coordination s'est améliorée au niveau national et une plus grande collaboration s'est instaurée avec les institutions internationales et non gou-
ment avec l'AIEA, elle s'emploie à promouvoir l'autonomie des hôpitaux dans le
domaine de la réparation et de l'entretien du matériel nucléaire médical. et électro-
vernementales. L'OMS fournit une coopération technique directe à ces programmes, dans lesquels l'éducation sanitaire occupe une place prioritaire. Le cancer commence à poser un 15.80 problème dans les pays de la Région, dont plusieurs ont établi avec la collaboration de l'OMS un programme complet de lutte anticancéreuse, dans le cadre des services existants de santé publique. 15.81
15.84 Les pays de la Région de l'Asie du Sud -Est s'intéressent de plus en plus à l'intégration des services de santé mentale
dans les services généraux de santé. L'orien-
Le Comité consultatif régional
de la Recherche médicale a estimé que les maladies chroniques du foie (y compris le
cancer du foie) posaient un problème de santé publique dans la Région et a formulé
à ce sujet un projet de recherches rétrospectives et prospectives auquel collaborent presque tous les pays. 15.8z
tation et la formation dans ce domaine de personnels de toutes catégories ont été poursuivies à l'occasion de projets exécutés au Bangladesh, en Inde, en Indonésie et en Thaïlande. Si la psychiatrie fait désormais partie des études de médecine dans tous les pays de la Région, il subsiste une pénurie de psychiatres qualifiés et de personnel enseignant. Le département de psychiatrie de l'Institut postuniversitaire d'Enseignement médical et de Recherche médicale de Chandigarh (Inde) a été désigné
en 1977 comme centre collaborateur de l'OMS pour la recherche et la formation en
Les maladies cardio -vasculaires
commencent elles aussi à poser un problème de santé publique de première impor-
tance dans la Région. Plusieurs pays projettent de créer des instituts pour former des cardiologues et établissent des services 214
santé mentale. En Thaïlande et en Birmanie, le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues s'intéresse de plus en plus à l'épidémiologie de la toxicomanie et à l'évaluation des régimes et des méthodes de traitement.
TENDANCES RÉGIONALES
Salubrité de l'environnement
Dans le domaine de la salubrité 1 5.8 5 de l'environnement, l'approvisionnement
turelles, économiques et environnementales des collectivités de la Région. 15.89
en eau et l'élimination des excreta sont restés les principaux secteurs d'activité et le resteront sans doute dans les années à venir, puisque les maladies transmises par l'eau et par les déchets continuent de poser un problème majeur de santé publique en Asie du Sud -Est. Les gouvernements font preuve d'un intérêt accru pour ce secteur et s'efforcent, avec les ressources nationales, internationales et bilatérales dont ils disposent, d'élargir leurs programmes afin d'atteindre les objectifs nationaux recommandés par l'Assemblée de la Santé pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement (1971 -1980). L'OMS coopère toujours davantage à la planification et à l'exécution de ces programmes.
Dans la Région de l'Asie du
Sud -Est, les ressources extrabudgétaires
dont disposent le secteur de la santé et les secteurs apparentés proviennent essentiellement d'organismes du système des Nations Unies, en particulier du PNUD et
du FNUAP. Bien que la crise financière que traverse le PNUD continue d'affecter les programmes et les projets, cet organisme a pu fournir plus de fonds en 1977 qu'au cours des années précédentes. 15.90 L'approche multisectorielle et intégrée des problèmes de santé, une planification judicieuse et une coordination plus
étroite au niveau des pays ont permis de formuler des projets suffisamment efficaces pour attirer davantage de fonds et en outre de mieux utiliser les crédits budgétaires.
L'Organisation intensifie sa colavec Etats Membres en vue d'obtenir des crédits d'investissement ; à cette fin, elle réalise des études de faisabilité, établit des plans préinvestissement et procède à des études sectorielles dans le 15.86
Région européenne Développement général du programme 15.91 Conformément à la politique générale de l'OMS visant à ce que les Etats Membres parviennent à l'autoresponsabilité,
cadre du programme concerté BIRD /OMS. 15.87
Pour donner suite aux impor-
le Bureau régional de l'Europe a rappelé à la fin de 1976 le représentant de l'OMS en Algérie et, en 1977, l'Organisation a fermé le bureau de son dernier représentant dans la Région, en Turquie. Avec l'élimination
tantes recommandations de la conférence Habitat : Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, l'Organisation
élargit son action dans des domaines tels que la lutte contre la pollution de l'environnement, l'aménagement de l'environnement, les études préinvestissement et les systèmes d'information pertinents. 15.88 Les études en cours sur l'emploi d'une technologie appropriée au niveau des villages, en particulier pour l'approvisionnement en eau et l'élimination des déchets, devraient permettre de mieux
progressive de ce type de représentation de l'OMS dans les pays de la Région, le dialogue direct avec les gouvernements
des Etats Membres a pu être intensifié grâce à des réunions tenues soit dans chaque pays intéressé, soit au Bureau régional. Ce
système garantit de fructueux échanges de vues avec les fonctionnaires nationaux sur
le développement des programmes dans chaque pays. 15.92
adapter les efforts d'amélioration de l'envi-
L'exécution
du
programme
ronnement aux conditions sociales, cul215
régional a pour autre aspect nouveau la
ACTIVITÉ DE L'OMS
participation
accrue
des
membres
du
Comité régional à l'élaboration du programme inter -pays. En 1976, ce ne sont pas
moins de sept groupes de membres du Comité qui se sont réunis pour donner des avis, dans leurs domaines respectifs, sur la
d'étude principaux qui ont un caractère prioritaire ; on a créé des groupes de planification pour s'occuper de ces secteurs prioritaires de même que des systèmes d'information pour la recherche médicale.
planification de ce programme. En mars 1977, un groupe consultatif sur le développement du programme a passé en revue les
Avec l'adoption de l'allemand comme quatrième langue de travail dans la Région européenne, il s'est avéré nécessaire 15.94
politiques et les orientations qui doivent servir de base, dans la Région européenne, à la mise en place des futures activités et au renforcement de la collaboration avec les institutions et organisations nationales.
d'organiser une réunion pour établir un glossaire terminologique de base indiquant les équivalents allemands des termes admi-
nistratifs et de santé publique utilisés l'OMS. Renforcement des services de santé
à
Tout en reconnaissant que les besoins de santé les plus urgents se rencontrent surtout dans les pays en développement, le groupe
a souligné que les autorités sanitaires en Europe doivent elles aussi faire face à des problèmes urgents de santé, dont la solution
15.95 Il existe en Europe, de longue date ou de développement récent, une
pourra également profiter à la longue aux pays du tiers monde ; il est indispensable, en établissant des priorités pour la Région européenne, de déterminer avec soin si la solution adoptée ne pourrait pas aussi contribuer à résoudre une difficulté, réelle ou potentielle, dans un pays en développement.
grande diversité de systèmes de prestation de soins médicaux : services nationaux de santé, systèmes d'assurance -maladie et exercice de la médecine en clientèle privée. Des efforts sont déployés, dans chacun de ces systèmes, pour formuler en
vue d'évaluer l'état de santé d'une population et l'incidence des établissements
Le groupe a approuvé le maintien des programmes à moyen terme présentement exécutés par le Bureau régional. Compte tenu de ses débats, les secteurs qu'il est proposé de financer en 1978 -1979 au titre du
médicaux sur la santé, pour améliorer le niveau de la gestion, et pour faire usage des modèles expérimentaux, de l'analyse de système et de la recherche opérationnelle.
programme du Directeur régional pour le développement sont les suivants : promotion et développement de la recherche ; prévention des accidents de la circulation routière et soins aux personnes âgées (programmes dont le Bureau régional assume à l'échelle mondiale) ; technologie appropriée pour la santé ; politiques et gestion pharmaceutiques au niveau national ; problèmes de santé urgents et imprévisibles.
La stratégie qui consiste à utiliser des zones pilotes à des fins de recherche et à encourager différents établissements à 15.96
collaborer avec l'OMS dans la recherche internationale recueille aujourd'hui une large adhésion. Une enquête sur la planification sanitaire a été menée dans huit pays européens dotés de systèmes différents de prestation de soins, afin d'obtenir des éclaircissements sur les diverses approches utilisées, et une autre étude a été consacrée
la responsabilité
au système appliqué dans le district de Gabrovo, en Bulgarie. 15.97
Le Comité consultatif régional de la Recherche médicale s'est réuni en 1 5.93
Les programmes de formation
février 1977 et a délimité cinq secteurs 216
des cadres de la planification sanitaire dans
TENDANCES RÉGIONALES
la Région européenne ont été révisés de manière à encourager une participation active des étudiants. Le nouveau modèle a été utilisé avec succès pour les cours de 1976 et 1977. La nécessité d'améliorer la gestion (planification et évaluation incluses)
interrégionaux de liaison, et de réunir régulièrement les directeurs d'établissements nationaux de gérontologie ; deux réunions de ce genre ont déjà été organisées,
l'une à Copenhague et l'autre à Bethesda (Etats -Unis d'Amérique). En outre, il a été
des services de santé à tous les niveaux devient de plus en plus évidente dans les pays de la Région. Un groupe de travail s'est penché sur les besoins des cadres des services de santé en matière de formation
institué un groupe de planification de la recherche dans le cadre du programme européen de recherche biomédicale et de recherche sur les services de santé. 15.1oo A la fin de 1977 s'est achevée une enquête détaillée sur les études épidémiologiques basées sur les populations qui ont été effectuées en Europe ; le champ de cette enquête sera étendu au
à la gestion et l'on a mis l'accent sur la nécessité d'assurer aussi une telle formation
au personnel médical de niveau moyen et au personnel de gestion des services infirmiers.
monde entier. Parmi les activités connexes
Le fait que l'augmentation du prix des prestations n'est pas compensée par un accroissement correspondant des avantages qui en résultent pour la santé 15.98
relevant d'autres programmes régionaux figurent la préparation d'un protocole détaillé pour une étude épidémiologique qui sera effectuée par une série d'établisse-
suscite une inquiétude générale ; il est donc nécessaire de renforcer les compétences
ments nationaux, la réunion d'un groupe de travail sur les aspects infirmiers des soins
des administrations nationales de la santé en économie sanitaire. Un récent groupe de travail a contribué à faire mieux connaître le rôle de l'économie sanitaire dans la planification sanitaire nationale et la détermination de la politique de santé des pays. Une étude a été entreprise sur le rôle et la responsabilité du consommateur dans la planification des prestations médicales. Soins aux personnes âgées
aux personnes âgées, et une étude des besoins nutritionnels des personnes âgées. Accidents de la circulation routière 15.101 Une attention particulière est accordée par ailleurs à l'élaboration d'un autre programme mondial dont le Directeur général a confié la responsabilité au
Bureau régional en juin 1976, le programme de prévention des accidents de la circulation routière. A sa vingt- sixième session, le
A la suite de la décision prise en par le Directeur général de confier à la Région européenne le soin de mettre au 15.99
1976
Comité régional de l'Europe a approuvé la création d'un groupe consultatif régional, et celui -ci s'est réuni pour donner des avis sur la mise en place d'un programme à moyen terme ; une réunion de liaison s'est tenue en décembre 1976, en présence de représentants d'un grand nombre d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Les participants se sont pleinement rendus compte de la nécessité d'intensifier la coopération et d'améliorer la coordination sur le plan international ; 217
point un programme mondial pour les soins aux personnes âgées, le Comité régional de l'Europe a accepté en 1977 ce programme dans ses détails et a convenu de créer un groupe consultatif régional, d'organiser régulièrement des réunions de liaison, non seulement avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales mais aussi avec des groupes
ACTIVITÉ DE L'OMS
une réunion a également été organisée avec
des représentants d'autres bureaux régionaux, au cours de laquelle a été fixé un plan
d'action délimitant les responsabilités de chaque Région de l'OMS. Le directeur de projet du programme s'est rendu dans trois des autres bureaux régionaux. 15.1 oz
national de l'Enfance en vue de la préparation d'une documentation sur la santé de la famille et la planification familiale, à l'usage des pays en développement de la Région, et surtout de ceux oii sont exécutés des projets soutenus par le FNUAP. 15.106 Dans ces derniers pays, les soins de santé primaires sont devenus le point de départ, sur le plan national, du développement des programmes de planification
Un comité technique consul-
tatif a été réuni avec la participation d'experts et de représentants d'instituts de sécurité routière qui ont examiné les mesures à prendre dans le cadre du programme et ont créé des groupes techniques
familiale. Pour pallier l'insuffisance des
spéciaux chargés d'étudier certains problèmes. Une collaboration et des contacts étroits ont été maintenus avec d'autres organisations intergouvernementales, notam-
ressources humaines dans ce domaine, de nombreuses activités de formation ont été
organisées pour des équipes pluridisciplinaires composées de personnel des services sociaux et sanitaires participant à des programmes de planification familiale et de santé de la famille, et l'on a pu réaliser une décentralisation de cette formation en la faisant passer du niveau inter -pays à celui des pays.
ment l'Organisation de Coopération et de Développement économiques et la Commission économique pour l'Europe. Services de laboratoire de santé 15.103 Un groupe de travail a examiné en 1976 le rôle joué par le laboratoire pour prévenir et juguler les infections noso-
Au cours d'une réunion sur le 15.107 rôle de la nutrition en santé publique qui s'est tenue en 1976, il est apparu clairement que les principales caractéristiques en -
comiales (se contractant à l'hôpital) et il a élaboré des directives destinées à combler
les lacunes existant dans ce domaine, en soulignant l'importance des services de laboratoire comme instrument commun de liaison entre les administrations hospitalières, les programmes de surveillance et d'endiguement des maladies et l'éducation permanente du personnel. Santé de la famille 15.104 Les relations entre l'enfant et le milieu dans lequel il grandit (y compris la dimension sociale) constituent le thème d'une série de réunions sur les problèmes de l'enfant d'âge scolaire, qui seront cou-
matière de nutrition dans la plupart des pays d'Europe étaient les suivantes : augmentation des effets de la surnutrition, nocifs pour la santé et pour le développement physique et mental ; emploi plus fréquent des aliments prêts à la consommation et tendance accrue aux repas en influence beaucoup plus grande des facteurs psychologiques, médicaux et sociaux que des facteurs purement financiers ou des disponibilités alimentaires sur les mauvaises habitudes nutritionnelles
collectivité ;
chez les personnes âgées. 15.108 Dans le domaine de l'éducation pour la santé, les points cruciaux demeurent les suivants : intégration insuffisante de
ronnées en 1978 par la conférence sur l'enfant et l'adolescent dans la société. 15.105
Un accord de services contracz18
tuels a été conclu avec le Centre inter-
l'éducation pour la santé dans les services de santé publique ; absence fréquente d'une évaluation scientifique des mesures prises
TENDANCES RÉGIONALES
dans ce domaine ; pénurie de moyens de formation spécifiques. Pour s'attaquer à ces problèmes, un comité consultatif sur l'éducation pour la santé et les sciences sociales s'est réuni en 1976 et des groupes de travail
suivant actuellement. Ces travaux, de même que ceux qui portent sur les méthodes d'évaluation des soins et les méthodes
ont été organisés en 1976 et 1977 pour étudier respectivement la place de l'éducation pour la santé dans les administrations
d'examen, ont revêtu un caractère d'actualité encore plus marqué lorsque, le ter juillet 1976, la Commission des Communautés européennes a admis la libre circulation des médecins dans les pays qui en font partie à dater du 1 er janvier 1977. Soins infirmiers
sanitaires et les principes et méthodes de l'éducation pour la santé. Développement des personnels de santé
15.I09
Un comité d'orientation a exa-
miné en avril 1976 le programme régional à
moyen terme de développement des perfié
Le regain d'intérêt pour les soins infirmiers et obstétricaux confirme l'opportunité du lancement, en 1976, d'un programme européen à moyen terme de 15.11I
sonnels de santé. Ce programme a été modiet comporte maintenant trois sous programmes : formation continue, for-
soins infirmiers et obstétricaux et des discussions techniques du Comité régional de 1976
mation d'enseignants, et renforcement de la communication et de la collaboration entre autorités sanitaires et autorités responsables de l'enseignement ainsi qu'entre diverses catégories de personnels de santé.
En 1976 -1977, diverses activités ont été organisées dans le cadre de chacun de ces trois sous -programmes, notamment plusieurs études et groupes de travail. L'incidence d'activités de ce genre sur le plan national dépend en grande 15.110
sur le rôle du personnel infirmier dans le domaine de la santé dans les années 1980. Le programme, qui doit se poursuivre jusqu'à la fin de 1983, a pris de l'élan au cours des deux premières années, en collaboration avec des groupes nationaux et des experts. Il comprend quatre volets principaux : le processus des soins infirmiers, l'organisation et la gestion des
services de soins infirmiers et obstétricaux, la formation du personnel infirmier et des sages- femmes, la planification des res-
partie des politiques et des engagements des Etats Membres en matière d'éducation.
sources. Des centres participants seront désignés dans l'ensemble de la Région ; onze pays ont déjà officiellement fait con-
Une approche souple, dans le cadre du programme à moyen terme, serait sans doute celle qui répondrait le mieux aux besoins exprimés par les pays de la Région.
naître leur intérêt pour l'installation de tels centres sur leur territoire. Des groupes consultatifs nationaux pour les questions techniques et de gestion ont été organisés et une liaison étroite a été établie avec des organisations professionnelles d'infir-
Pour que le programme demeure réaliste et axé sur les pays, il convient d'accorder une place toujours plus grande à l'information sur le développement des personnels
mières en Europe. Il a été procédé à des enquêtes préliminaires et au rassemblement de données essentielles et un manuel sur le processus des soins infirmiers a été préparé. 15.112
de santé. La plupart des renseignements nécessaires figurent déjà dans l'étude de capacité sur l'enseignement de la médecine dans la Région européenne, de même que dans le répertoire des centres de formation d'enseignants, ces deux activités se pour219
Dans d'autres programmes de
la Région, par exemple ceux qui concernent la santé mentale, la santé des collectivités et
ACTIVITÉ DE L'OMS
le développement des personnels de santé, l'élément soins infirmiers s'est trouvé élargi
cardio -vasculaires a été couronnée par la
et renforcé par le recours plus fréquent à des consultants en soins infirmiers et par la participation d'infirmières à des groupes de travail et à d'autres types de réunions. Lutte contre les maladies transmissibles 15.113
création d'un certain nombre de zones pilotes où des soins complets sont dispensés au sein de la collectivité. Bien qu'il ne constitue nullement une percée définitive dans la lutte contre ces maladies axée sur la
collectivité - par opposition
à
l'approche individuelle ou à celle qui est
Bien que les maladies transmis-
orientée sur un groupe déterminé -, ce nouveau développement traduit néanmoins la part toujours plus grande que les cardio-
sibles ne constituent pas un problème de santé publique primordial dans la Région européenne, les voyages internationaux et le commerce des denrées alimentaires et des
logues et les administrateurs de la santé publique prennent à cette action. 15.116
produits d'alimentation animale ont continué à provoquer un nombre assez considérable de petites poussées épidémiques, généralement des infections intestinales d'origine bactérienne ou virale. Les recom-
A propos de la prévention pri-
mandations du groupe de travail de 1976 sur la nourriture servie dans les avions ont été fort bien accueillies et certaines compa-
maire des maladies cardio -vasculaires, les résultats de plusieurs études ont confirmé la théorie selon laquelle il est possible de prévenir ces maladies. Lentement s'accumulent divers indices qui mettent en évidence les liens complexes entre les facteurs
gnies aériennes européennes les ont déjà incluses dans les instructions destinées à leur personnel chargé de ces prestations. Les maladies transmises par voie sexuelle ont fait l'objet en 1976 d'un symposium qui a abouti à la préparation d'un manuel à l'usage des omnipraticiens sur le traitement de ces maladies. Pendant la même période, les aspects économiques des mala-
de l'environnement, du comportement et les facteurs génétiques qui interviennent dans l'étiologie de diverses maladies chroniques, l'usage du tabac constituant le meilleur exemple à cet égard. 15.117
La mortalité due aux maladies
cardio -vasculaires, et plus particulièrement aux cardiopathies ischémiques, a continué
dies transmissibles ont été étudiés lors de deux réunions, l'une sur l'hépatite virale en 1976, l'autre sur les maladies transmises par voie sexuelle en 1977. 15.114
à diminuer ou est restée stationnaire dans les pays ayant les taux de mortalité les plus
En 1977, l'épidémie de palu-
disme qui a frappé le sud -est de la Turquie a pris une ampleur telle qu'elle a justifié des
opérations de secours d'urgence, entreprises avec l'appui financier du programme
élevés. Particulièrement intéressant à cet égard est le projet exécuté en Carélie du Nord (Finlande), où une action systématique d'éducation pour la santé a incité les gens à modifier leur mode de vie, ce qui a entraîné une diminution importante de la mortalité imputable aux maladies cardiovasculaires. 15.118 La tendance observée dans la plupart des Etats Membres européens en faveur des prestations de santé mentale orientées vers la collectivité se confirme ;
du Directeur général pour le développement et d'autres ressources. Lutte contre les maladies non transmissibles 15.115
La seconde phase du programme 220
régional à long terme relatif aux maladies
il est admis qu'il est nécessaire de développer et d'élargir la gamme et la qualité des
TENDANCES RÉGIONALES
soins de santé mentale, de l'action sociale et d'autres services communautaires. 15.119 Il semble, d'après des renseignements recueillis sur les services de santé mentale dans des zones pilotes de quelques
blèmes d'assainissement de base dans les collectivités européennes, a recommandé un
programme d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets, ainsi que la formation de techniciens de l'assainissement et de personnel pour l'exploitation des ins-
européens, que 20% environ des habitants ont recours à ces services à un moment de leur existence et que, dans la Région européenne, un lit d'hôpital sur pays
tallations. Une proposition de programme inter -pays à moyen terme sur l'assainissement de base en Europe a été mise au point. 15.123
trois est occupé par un malade souffrant de troubles mentaux. Pourtant, nombreux sont les pays d'Europe qui n'accordent pas une place suffisante à l'élément santé mentale
En 1976, une consultation
a
permis de passer en revue les résultats d'une
dans leur politique sanitaire nationale, et les instruments appropriés pour le contrôle et la gestion des prestations dans ce domaine font toujours défaut. 15.120
enquête sur les besoins régionaux en personnel d'hygiène de l'environnement, afin d'évaluer les programmes actuels de formation et d'en préparer de nouveaux. Les participants ont recommandé que soit élaboré un guide à l'usage des responsables des plans de développement des personnels
Il est généralement admis qu'il
est nécessaire de redoubler d'efforts en matière de prévention primaire ; on met l'accent sur l'éducation pour la santé mentale, notamment chez les jeunes, en tenant compte des facteurs psycho- sociaux et en accordant une attention particulière à l'abus des drogues et de l'alcool. Promotion de la salubrité de l'environnement 15.121 Des études préinvestissement ont eu lieu dans plusieurs pays de la Région,
d'hygiène de l'environnement, de manière
à aider les Etats Membres à établir aux divers échelons les programmes de formation qui leur permettront de disposer des
types et des effectifs de personnel nécessaires pour faire face aux besoins. 15.124 Au titre du programme européen à moyen terme de lutte contre la pollution de l'environnement a paru en
dans le but d'obtenir des fonds de l'extérieur pour financer des projets d'approvisionnement public en eau et d'élimination
1976, sous le No 1 dans la nouvelle collection intitulée OMS, Publications régionales, Série européenne, un manuel sur la gestion de la qualité de l'air en milieu urbain. Depuis lors, des préparatifs ont commencé en vue
des déchets. C'est ainsi que la BIRD a engagé des crédits pour des projets d'approvisionnement public en eau en Algérie, au Maroc et au Portugal.
de la publication d'un volume complémentaire traitant des polluants atmosphériques d'origine industrielle. Des glossaires sur la pollution atmosphérique, la pollu-
tion de l'eau et la gestion des déchets solides paraîtront pendant la période 19781979. 15.125 a étudié
En 1976, une consultation sur la salubrité de l'environnement dans les 15.122
établissements humains d'Europe a recommandé un programme d'action portant sur
En 1976, un groupe de travail les effets
l'hygiène du logement et les aspects de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire touchant la santé publique ; une autre consultation, consacrée aux pro221
de l'absorption par
l'homme de très faibles doses de contaminants contenus dans l'eau et les aliments. Conformément aux recommandations de
ACTIVITÉ DE L'OMS
ce groupe, des études et des réunions organisées en 1977 ont été consacrées aux
péenne qui, en raison de son industrialisation et de son urbanisation, connaît des difficultés particulières toujours plus nom-
risques que présentent pour la santé les dérivés de la chloration et de l'ozonation servant au traitement de l'eau de boisson, ainsi qu'à l'apparition éventuelle d'autres risques dus à la consommation d'eau de boisson dessalée et déminéralisée. 15.126 L'analyse touchant la pollution de l'eau a continué à faire l'objet de recherches comparées en collaboration avec plus de trente laboratoires nationaux d'une
breuses du fait, notamment, du nombre croissant des substances chimiques toxiques
qui entrent dans la production industrielle et contribuent à polluer l'air et l'eau, sans compter d'autres produits d'usage général. Substances prophylactiques, thérapeutiques diagnostiques
et
vingtaine de pays d'Europe, de même qu'avec l'AIEA (pour les échantillons radioactifs). Les résultats d'une enquête sur l'eutrophisation des lacs natu-
d'eau
rels ont été publiés en 1976. 15.127
Dans le cadre des activités glo-
bales exécutées en Méditerranée avec l'appui
La série de symposiums annuels 15.130 sur le rôle de la pharmacologie clinique dans le contrôle des médicaments, inaugurée en 1972, s'est poursuivie par deux symposiums organisés pendant la période biennale pour évaluer diverses catégories de médicaments, telles que les antihypertensifs, les antirhumatismaux, les antidépresseurs, les con-
du PNUE, deux projets ont débuté en 1976 sous la conduite du Bureau régional de l'Europe en collaboration avec le Bureau régional de la Méditerranée orientale, l'un consacré à la surveillance sanitaire des plages et des eaux côtières, l'autre à l'inven-
traceptifs et les préparations utilisées pour combattre les cardiopathies coronariennes.
Jusqu'à présent, l'installation de services de pharmacologie clinique a été 15.131
limitée la plupart du temps aux grands hôpitaux universitaires, ce qui a eu pour résultat une couverture sélective de la population. Un groupe de travail réuni en avril 1977 a choisi un contexte beaucoup plus vaste pour définir le rôle des services de pharmacologie clinique et il a mis en lumière l'importance d'une participation des spécialistes de cette discipline à la mise
taire des sources de pollution telluriques. Dix -huit pays méditerranéens, ainsi que d'autres organisations internationales, participent à ce programme. 15.128
Il a été institué en 1976 deux
projets européens pour le système mondial de surveillance
de l'environnement du
PNUE, concernant respectivement la pollution de l'air et celle de l'eau ; une enquête préliminaire sur les réseaux de surveillance
au point des programmes de surveillance des médicaments, des enquêtes sur l'utilisation des médicaments et des programmes d'enseignement spécialement destinés aux équipes hospitalières et aux omnipraticiens. 15.132
dans les pays Membres d'Europe a été préparée en 1977.
Le programme de lutte contre la pollution de l'environnement a été analysé en septembre 1977 lors d'une consul15.129
Un groupe de travail sur
la
tation destinée à mettre en lumière les problèmes actuels et les tendances futures
production et le contrôle des vaccins bactériens, réuni en 1977, a étudié l'emploi de méthodes nouvelles et plus rationnelles pour la production des vaccins, ainsi que les
et à proposer des priorités pour les activités à entreprendre dans la Région euro222
modalités de coopération en matière de contrôle.
COP ENHAGUE
ZONE DESSERVIE, AU 31 DÉCEMBRE 1977, PAR:
mi le Bureau régional des Amériques/ BSP
le Bureau régional de l'Asie du Sud- Est
le Bureau régional de la Méditerranée orientale Mle Bureau régional du
Pacifique occidental
Fig. 15.1
Bureaux régionaux de l'OMS et zones qu'ils desservent.
ACTIVITÉ DE L'OMS
Région de la Méditerranée orientale 15.133
La mise en place de services de
tion de tous les secteurs de la population. En conséquence, on observe un plus grand désir de développer les activités et la planification intersectorielles en vue du dévelop-
santé nationaux complets - qui est habituellement un processus très long - est l'un des principaux domaines de coopération entre l'OMS et les gouvernements. Or, de nombreux pays de la Région de la Méditerranée orientale ont connu ces dernières années une évolution économique favorable et un développement sans précédent de leur économie, dont les effets se
pement socio- économique, et celui -ci ne pourra que bénéficier à son tour du développement et du renforcement des services et de l'administration de la santé, qui ont été réalisés depuis vingt -huit ans avec la coopération de l'OMS. Soins de santé primaires
sont fait sentir sur les services de santé dans la Région.
L'Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, l'Iran, la Jamahiriya arabe libyenne, le Koweït et le Qatar, outre leur contribution ordinaire au financement de 15.1i4
15.137 Les concepts de la programmation sanitaire par pays et des soins de santé primaires ont été acceptés par de nombreux pays de la Région, et l'OMS a aidé les Gouvernements de l'Afghanistan, du Pakistan, du Soudan et du Yémen à
l'Organisation, ont réduit en faveur d'autres pays de la Région leurs demandes de cré-
mettre au point des programmes nationaux de santé fortement axés sur la promotion
dits budgétaires à l'OMS. La généreuse aide financière apportée par les pays les plus riches de la Région aux pays les moins
des soins de santé primaires. L'introduction de la programmation sanitaire par pays
est prévue pour 1978 en Irak, en Somalie et au Yémen démocratique ; en Afghanistan et au Yémen, elle a servi de base à la prépa-
favorisés témoigne de l'esprit de coopération qui règne dans cette partie du monde. L'assistance mutuelle et la coopération technique continuent à caractériser les relations entre ces pays. Tous les pays, riches ou pauvres, 15.135 ont connu un développement social rapide, des changements importants dans le tableau de la morbidité et une forte augmentation
ration des plans nationaux de santé. Le Ministère de la Santé du Yémen s'en est également inspiré pour réorganiser sa structure et son fonctionnement. 15.138
Une consultation inter- organi-
des fonds disponibles pour la santé. De plus, la coordination de l'action des institutions gouvernementales, non gouvernementales et bilatérales et de celles du système des Nations Unies s'est considérablement renforcée et l'on note chez ces insti-
sations a eu lieu au Bureau régional en octobre 1977 en vue de promouvoir le concept de soins de santé primaires dans les pays de la Région et de développer la coordination intersectorielle afin de mettre les gouvernements à même d'offrir, compte
tenu des ressources disponibles, de meilleurs services de santé à toutes les populations ; cette consultation
tutions une nette tendance à conjuguer leurs efforts pour résoudre les problèmes de santé dans un esprit pluridisciplinaire. 15.136
devait être
suivie au début de 1978 d'un séminaire consacré à ces mêmes questions. Ces réunions devraient préluder utilement à la conférence internationale sur les soins de santé primaires qui aura lieu à Alma Ata (URSS), en septembre 1978. 224
La plupart des pays de la Région
ont établi un plan national de santé visant à mettre des services de santé à la disposi-
TENDANCES RÉGIONALES
15.139
Le
concept
de
technologie
15.142
Le programme de développe-
appropriée pour la santé est également à l'ordre du jour ; il s'agit d'aider les gouver-
ment des personnels de santé repose essen-
nements à compter davantage sur eux mêmes et à diminuer le coût des services de
santé en recourant à des techniques simplifiées pour faire face à leurs besoins en matière de santé et de développement social, notamment dans les zones rurales. Faire bénéficier de soins de 15.140 santé complets les populations rurales
tiellement, comme il l'a toujours fait, sur le développement des établissements en général, et notamment sur la formation d'enseignants. De ce fait, la Région n'a pas seulement enregistré une remarquable
augmentation du nombre des établissements de formation professionnelle, mais ces derniers sont de plus en plus à même de former les catégories de personnel de santé dont les pays ont le plus besoin. Le Bureau régional a pu réduire le nombre de
représente une tâche énorme, d'oû l'impor-
tance capitale d'une bonne formation et d'une bonne utilisation du personnel infir-
ses agents envoyés à long terme sur le terrain et a pu faire davantage appel pour les projets soutenus par l'OMS à des ressortissants nationaux bénéficiant d'une bonne
mier. Dans les pays de la Région de la Méditerranée orientale, les infirmiers et les infirmières constituent la catégorie la
plus nombreuse de personnel de santé. Ils sont indispensables au bon fonctionnement des services de santé. Développement des personnels de santé
formation. On peut penser que dans quelques années les seuls fonctionnaires internationaux à être affectés dans les pays seront
des experts à court terme, versés dans des disciplines hautement spécialisées pour lesquelles les pays ne disposeront pas encore des compétences nécessaires. 15.143
L'OMS demeure convaincue que l'une des meilleures façons pour elle de dépenser son argent et ses ressources dans la Région est de les consacrer à la formation 15.141
L'Organisation continue à pro-
du personnel de santé. Cette formation doit être de nature à assurer que le personnel de santé trouvera sa place dans un système sanitaire en pleine évolution. On s'explique ainsi l'importance du programme
mouvoir le développement intégré des services et des personnels de santé. Comme suite à une décision de la session de i 976 du
Sous -Comité A du Comité régional, une consultation ministérielle sur le développement des services et des personnels de santé
régional de bourses d'études : plus de 600 bourses ont été attribuées en 1976. Depuis le lancement de ce programme en 1949, près de Io 00o personnes travaillant dans le secteur de la santé à différents niveaux de qualification se sont ainsi trouvées au contact d'idées et de connaissances nou-
doit se tenir à Téhéran au début de 1978. Cette consultation sera une étape importante dans la voie de l'adoption, par
chacun des Etats Membres de la Région, d'une politique cohérente de promotion intégrée du développement des services et des personnels de santé. Santé de la famille 15.144 Etroitement lié au développement des services de soins de santé primaires est le programme de santé de la famille, qui est destiné surtout aux zones
velles. Après un séjour dans des pays voisins, dans des pays situés hors de la Région ou, plus récemment, dans des établissements de formation supérieure et postuniversitaire implantés dans la Région même, elles rentrent au pays pour se
consacrer à la solution des problèmes de santé de leurs concitoyens. 225
rurales écartées. La participation active de la population suppose que les activités de
ACTIVITÉ DE L'OMS
santé maternelle et infantile, de planification
Lutte contre la maladie 15.146
familiale, de nutrition et d'éducation sanitaire soient intégrées dans ce programme. Les différents objectifs sont fixés confor-
Les
maladies
transmissibles
mément aux grandes orientations nationales à l'aide de critères de santé maternelle et infantile, de santé de la famille, et parfois
continuent à représenter un risque considérable, surtout dans la population rurale. La prévalence du paludisme et de la schisto-
somiase augmente dans certaines parties
aussi de critères sociaux, économiques et démographiques. En planifiant la composante sanitaire des options et des programmes multisectoriels en matière d'alimentation et de nutrition, on cherche en fait à s'attaquer aux racines mêmes de la malnutrition et à améliorer les normes nutritionnelles. Pour résoudre les problèmes d'approvisionnement alimentaire, il importe de définir et de mettre en ceuvre une politique nationale d'alimentation et de nutrition. En coopération avec le FISE et la FAO, l'OMS offre des services consultatifs
de la Région, en raison notamment de l'extension rapide des travaux d'irrigation dans de nombreux pays. Malgré les efforts déployés par les gouvernements et par
l'OMS pour améliorer
la situation,
de
nombreux problèmes demeurent : absence de données dignes de foi sur la prévalence et la répartition géographique des maladies, moyens de diagnostic insuffisants, lacunes des connaissances concernant les rapports entre l'hôte, l'agent et le milieu. Cependant,
à plusieurs pays pour les aider à Les enfants représentent un très
avec les armes dont on dispose, des programmes de lutte bien engagés peuvent réduire sensiblement la transmission, la prévalence, l'incidence et l'intensité de l'infection. 15.147
définir cette politique. 15.145
fort pourcentage des populations sous médicalisées de la Région. Plus de deux millions d'enfants de moins de trois ans meurent chaque année dans la Région ; près de 250 000 de ces décès sont causés par six maladies que la vaccination permet d'éviter tandis que 5 00 000 autres au moins sont imputables aux maladies diarrhéiques. Des campagnes intensives de vaccination ont été lancées en 1976 et 1977, et le FISE et l'OMS coopèrent depuis 1973 à la mise au point et à l'expérimentation d'une nouvelle technique de réhydratation orale dans les cas de diarrhée infantile. Cette formule s'est avérée très efficace dans le traitement
En collaboration avec les gou-
vernements de la Région et grâce à une aide accrue de l'OMS, la lutte se poursuit contre trois autres infections parasitaires : la leishmaniose, la trypanosomiase et la filariose.
La lutte contre la lèpre s'intensifie également ; la recherche immunologique a fait
de tels progrès que l'on peut désormais espérer une domaine. 15.148
véritable
percée
dans
ce
En ce qui concerne
la cam-
du choléra au Bangladesh, et l'on espère que les résultats des essais contrôlés auxquels l'OMS participe sur le terrain avec l'Egypte, l'Iran et la Somalie donneront l'élan nécessaire à une vigoureuse campagne d'éducation et de promotion destinée à généraliser cette forme de traitement dans toute la Région. 226
pagne mondiale d'éradication de la variole, les résultats remarquables obtenus en Afghanistan et au Pakistan, désormais indemnes de variole, ne peuvent faire
oublier le grave revers que représente la récente épidémie survenue en Somalie. Cet épisode devrait inciter les Etats voisins,
comme l'a recommandé l'OMS, à faire preuve de la plus grande vigilance et à procéder à des enquêtes répétées en recourant aux moyens les plus modernes et les
TENDANCES RÉGIONALES
plus efficaces, ainsi qu'à lancer des campagnes éducatives. 15.149
Salubrité de l'environnement
Bien que le programme de labo-
15.15z Dans plusieurs Etats Membres qui disposent de ressources financières, un
ratoire de santé de la Région soit important et que l'on y fasse une large place aux cours de formation dans les différentes disciplines de laboratoire, les laboratoires ont encore trop tendance à se mettre au service des individus plutôt que de la collectivité. Bien davantage devrait être fait pour accroître, en volume et en valeur, la contri-
gros effort est consenti par les pouvoirs publics pour accélérer les travaux d'adduc-
tion d'eau. Si le fait est encourageant, il n'en demeure pas moins que dans beaucoup d'autre pays les progrès ont été minimes. Parmi les faits marquants de l'année 1977, il faut citer en Afghanistan le quasi- achèvement des plans définitifs du
bution des laboratoires aux activités épidémiologiques. Il est prévu du reste de désigner certains laboratoires comme labo-
réseau d'approvisionnement en eau de la ville de Kaboul, et l'accélération des travaux d'adduction d'eau dans les régions rurales du Yémen. Les pays les plus indus-
ratoires régionaux et de leur confier le contrôle des vaccins et d'autres activités nécessitant un personnel spécialisé. 15.150 Les efforts se poursuivent pour amener les pays de la Région à développer
trialisés de la Région doivent désormais faire face aux problèmes de la pollution de
leurs ressources dans le domaine de la psychiatrie, et l'on s'efforce tout particulièrement de former du personnel pour répondre aux divers besoins en matière de santé mentale. Les idées nouvelles qui se sont dégagées des études réalisées avec l'aide de l'OMS tant au Koweït (surveillance des besoins dans le domaine de la santé mentale) qu'au Soudan (extension des soins de santé mentale) devraient faciliter la planification et la programmation des soins de santé mentale. De toutes les maladies non trans15.151 missibles qui sévissent dans la Région, c'est
l'environnement et l'Organisation insiste sur l'intérêt qu'il y a, sur le plan économique comme sur le plan de la santé publique, à se préoccuper au plus tôt de
ces problèmes. On n'a que trop tardé à surveiller la pollution de l'air et de l'eau de mer. Services médicaux 15.153 L'évolution socio- économique de la Région s'est également traduite par la
construction d'hôpitaux, par un nouvel effort de modernisation et d'extension des services hospitaliers, et par un intérêt accru porté aux services médicaux d'urgence et aux soins intensifs. Pour faire droit à une
le cancer qui a surtout retenu l'attention. On va à l'heure actuelle vers une meilleure compréhension de l'ampleur, de la répartition et de la nature particulière du cancer dans la Région de la Méditerranée orientale,
demande formulée en 1976 par le Sous Comité A du Comité régional, on se dispose à mettre en place un comité consultatif
régional
des
services
médicaux
selon les directives du programme anticancéreux adopté en 1975 pour la Région et approfondi par le
d'urgence qui sera chargé de donner des avis sur la future coopération de l'OMS avec les pays en cas d'événements graves. Etant donné le développement et l'extension rapides des services de santé et des services hospitaliers, tout le système de dis-
tableau régional
d'experts du cancer, qui s'est réuni pour la seconde fois à Tunis en novembre 1976. 2.27
tribution et d'utilisation des médicaments dans les pays de la Région devrait être revu
d'urgence. Des études sont en cours pour
ACTIVITÉ DE L'OMS
déterminer les besoins et la consommation
1 5.15 6
Enfin, l'emploi officiel de la
de médicaments dans les hôpitaux et au niveau des soins de santé primaires, afin de
disposer de données de base pour arrêter dans chaque pays une politique pharmaceutique nationale. Recherche
langue arabe continue à se développer au Bureau régional, conformément à la résolution wHAZ8.34 adoptée en 1975 par la Vingt- Huitième Assemblée mondiale de la Santé.
15.1S4
La
recherche
biomédicale
Région du Pacifique occidental 15.157
continue d'être activement soutenue. Le Comité consultatif régional de la Recherche
La programmation sanitaire par
biomédicale, qui s'est réuni en avril 1976 et en mars 1977, oriente les travaux dans ce domaine. Deux équipes de consultants se sont en outre rendues dans différents pays pour étudier le potentiel de recherche de la
pays se développe et se poursuivra dans plusieurs pays de la Région. A cet égard, le Bureau régional va s'attacher tout particulièrement à organiser, ou à aider à organiser, des cours nationaux de gestion des services de santé. 15.158 De bons systèmes d'information sont nécessaires pour faciliter la gestion aux
Région. Un répertoire des établissements qui se consacrent à la recherche médicale a été mis au point et continue à faire l'objet d'améliorations. L'une des principales bibliothèques de la Région a été désignée comme Bibliothèque régionale de Médecine. A la suite d'une proposition du Comité consultatif régional, un petit groupe scien-
niveaux national et international. L'OMS a collaboré avec les Etats Membres de la Région à l'étude et à la mise en place de systèmes d'information pour la gestion sanitaire qui soient à la fois dynamiques, sensibles, totalement intégrés et axés sur la satisfaction des besoins d'information des ministères et des départements de la santé
tifique a été créé pour aider à la mise en oeuvre de travaux de recherche dans les secteurs prioritaires des services de santé et du développement des personnels ; ce groupe s'est réuni pour la première fois en juillet -août 1977. Questions administratives 15.15 5
en matière de planification et de gestion. Le Bureau régional a par ailleurs perfectionné son système d'information interne
pour pouvoir apporter sur le plan de la gestion le soutien nécessaire à ses activités de collaboration. 15.159 La promotion et le développement de la recherche s'orientent princi-
En matière de politique admipalement vers le renforcement du potentiel national de recherche, notamment dans les pays en développement, grâce à la création
nistrative, le Bureau régional continue à se
contenter d'un effectif réduit, ce qui lui permet de consacrer davantage de crédits aux programmes par pays. L'effectif du Bureau régional a d'ailleurs effectivement diminué au cours des cinq dernières années et, conformément à la politique générale
de conseils nationaux de la recherche, à l'institution de plans de carrière dans le domaine de la recherche, à la formation de chercheurs et à une aide aux établissements de recherche. Très important est l'objectif qui consiste à renforcer suffisamment cer-
de l'OMS et aux prévisions du budget programme pour 1978 -1979, d'autres réductions sont prévues pour l'avenir dans la mesure où elles seront compatibles avec la bonne marche des services. 228
tains établissements pour leur permettre,
TENDANCES RÉGIONALES
le moment venu, de faire partie du réseau de centres collaborateurs mis en place dans
et celui des soins de santé primaires ; inter-
la Région; ainsi seront facilités la coordination de la recherche (notamment en ce qui concerne les problèmes régionaux) et les échanges dé travailleurs scientifiques. Les échanges d'informations scientifiques et la stimulation de la recherche grâce aux bourses de recherche se poursuivent. On accorde une plus large place à la recherche sur les services de santé, à l'application des connaissances acquises, et à l'élucidation de l'histoire naturelle des maladies, notamment des maladies parasitaires et autres infections répandues dans la Région.
vention de secteurs autres que celui de la santé dans le développement rural global. L'approche intersectorielle, indispensable à tout progrès aux niveaux tant national qu'international, peut être réalisée grâce à la coopération technique entre pays en développement, conformément aux recommandations des institutions du système des
Nations Unies. Les projets nationaux ou inter -pays
en cours, auxquels l'OMS apporte son aide et qui visent à mettre en
place des services de santé complets, seront
aménagés pour tenir compte du souci de coopération technique entre pays en développement, et de nouvelles méthodes seront mises au point avec la participation du PNUD et d'autres organismes des Nations Unies. 15.162
Les activités menées dans la Région du Pacifique occidental ont partiI5.16o
culièrement visé à promouvoir le concept des soins de santé primaires, notamment dans les pays en développement, de manière
Dans le cadre du programme
à atteindre l'objectif général de «la santé pour tous en l'an z000 ». Créer ou renforcer les services de santé de type classique dans les zones rurales n'est pas vraiment le meilleur moyen de répondre aux besoins et aux
relatif aux substances prophylactiques, diag-
nostiques et thérapeutiques, l'OMS collabore avec les gouvernements dans le domaine de la politique générale, des
aspirations des populations. Le dialogue instauré sur ce point avec la coopération de l'OMS a contribué à clarifier certains aspects politiques et socio- économiques du développement sanitaire des régions sous -
médicalisées. Un certain nombre de gouvernements ont pris conscience des problèmes cruciaux qu'ils devront prendre en considération ou étudier plus à fond une fois accepté le principe de la couverture sanitaire totale. 15.161
mesures législatives, de la gestion, de la production, de l'approvisionnement et de la distribution, en vue de rationaliser les systèmes existants, notamment dans les pays en développement. L'étude des possibilités qu'offrent les plantes médicinales devrait favoriser l'accession des pays à l'autoresponsabilité et l'OMS s'efforce d'autre part de rapprocher, beaucoup plus étroitement que par le passé, la médecine traditionnelle et la médecine occidentale.
La Région du Pacifique occidental se trouve
Dans la Région, la tendance est
désormais de poursuivre les travaux de recherche et de développement dans les secteurs suivants : technologie appropriée pour la santé ; promotion de l'autoresponsabilité dans les collectivités pour qu'elles gèrent et financent en partie elles -mêmes les activités liées à la santé ; rapport entre le développement des personnels de santé 229
idéalement placée pour instaurer un programme inter -pays, étant donné l'expérience considérable acquise par certains pays de la Région dans le domaine de la médecine traditionnelle. 15.163 Dans le secteur de la santé de la famille, on continuera à privilégier l'expan-
sion des services et l'amélioration de la couverture sanitaire, particulièrement en
ACTIVITÉ DE L'OMS
faveur des pc I sonnes les plus exposées. On
constate dans la Région une évolution favorable qui va dans le sens d'un élargissement des responsabilités déléguées aux différentes catégories de travailleurs sanitaires, et notamment aux auxiliaires de la santé. C'est ainsi que l'on est en train de former de nouvelles catégories de travailleurs sanitaires «de première ligne» et que
projets intégrés de santé de la famille dans douze pays ou zones. En raison du développement de ces activités, leur évaluation est devenue nécessaire : une première éva-
luation des projets vient d'être achevée dans trois pays ou zones. 15.166
Des progrès ont également été
réalisés en ce qui concerne l'intégration des
les programmes de formation des personnels de soins infirmiers et obstétricaux sont désormais élargis pour englober les
activités de nutrition dans les services de santé maternelle et infantile ; la conséquence
soins de santé aux collectivités, l'accent étant mis sur la promotion de la santé, la prévention des maladies et les techniques de communication.
a été une amélioration de la surveillance nutritionnelle dans un certain nombre de pays. Les gouvernements s'efforcent d'améliorer la couverture des soins de santé primaires et les perspectives de progrès dans ce domaine apparaissent brillantes, à condi-
On est en train d'expérimenter des méthodes novatrices afin d'introduire la notion de soins de santé primaires dans les prestations de services de santé de la famille. On a organisé à cette fin des séminaires nationaux et régionaux sur l'intégration des prestations de santé maternelle 15.164
tion que l'on puisse offrir aux travailleurs sanitaires « de première ligne » une forma-
tion et un soutien suffisants. La formation nationale en matière de nutrition a été améliorée, notamment en Malaisie, en Papouasie -Nouvelle- Guinée et aux Philip-
pines. Cependant, l'instauration de politiques nationales d'alimentation et de nutrition s'est heurtée à des difficultés, en partie faute de données suffisantes, mais également
et infantile et de planification familiale dans les services de soins de santé primaires, et l'on s'est efforcé de promouvoir une
approche intégrée dans le domaine de la santé de la famille (par exemple aux Philippines, dans la province de Bohol).
en raison de la difficulté de coordonner l'action des différentes institutions et des différentes branches professionnelles qui s'intéressent à la nutrition et à l'alimentation. 15.167
Un net recul de la fécondité et 15.165 des taux bruts de natalité est déjà perceptible dans un certain nombre de pays et de zones de la Région. Les facteurs qui agis-
En raison de la place privilégiée
sent sur cette réduction de la fécondité sont complexes et divers, et il semble bien que les programmes de planification familiale donnent des résultats surtout lorsqu'ils
accordée à l'approche des soins de santé primaires s'appuyant sur la collectivité, l'importance de l'éducation sanitaire et de la
participation communautaire à l'action de santé s'est trouvée accrue. De grands pro-
sont mis en oeuvre dans le cadre de programmes pluridisciplinaires et intersectoriels de développement rural. L'intégration de la planification familiale dans les soins de santé maternelle et infantile et dans les autres activités de santé et de développement se généralise ; le Bureau régional a aidé à planifier et à mettre en oeuvre ces 230
grès ont été réalisés dans le domaine de l'éducation pour la santé ; une étroite collaboration a été établie entre les institutions
qui s'occupent des problèmes de santé et celles qui s'intéressent aux efforts communau-
taires de développement, et, d'autre part, au lieu d'accepter simplement les prestations de santé, les collectivités se trouvent désor-
TENDANCES RÉGIONALES
mais associées aux responsabilités de la gestion des services et des prestations de soins. Cette tendance s'est trouvée illustrée par l'organisation, au niveau national, d'un certain nombre de séminaires inter institutions destinés à promouvoir la collaboration intersectorielle et le travail
niveau intermédiaire, et la nécessité de les préparer à des responsabilités accrues est désormais admise. Pour leur permettre de jouer un plus grand rôle dans les prestations
de soins de santé, un certain nombre de pays et de zones ont entrepris de compléter
d'équipe chez tous ceux qui oeuvrent au niveau des collectivités. L'aide que les moyens d'information peuvent apporter à l'action sanitaire a été progressivement
la formation des auxiliaires dans les domaines du diagnostic clinique, du traitement, de la prévention des maladies et de la promotion de la santé. Dans de nombreuses
parties de la Région, on met au point des programmes villages. 1 5.170 Il faudra également - et c'est là une tâche redoutable - vérifier dans quelle mesure les programmes d'études existants sont adaptés aux besoins et aux activités professionnelles des différentes catégories
accrue dans de nombreuses parties de la
Région. Les moyens de formation des cadres de l'action d'éducation pour la santé ont également été fortement accrus. Toutefois, de nouveaux efforts s'imposent si l'on veut trouver des moyens pratiques permettant aux agents de santé périphériques de motiver et mobiliser les collectivités, combiner l'éducation sanitaire théorique avec
d'enseignement en même temps que l'on entreprend la formation de nouvelles catégories d'agents de santé des
l'expérience pratique, et promouvoir une conception globale de l'éducation pour la santé qui intègre les soins individuels, l'information de masse et les activités d'organisation de la collectivité. 15.168 Les Etats Membres de la Région sont de plus en plus conscients de la nécessité d'optimiser leurs investissements dans les personnels de santé grâce à la collaboration active de toutes les institutions
de travailleurs de la santé. Cette longue tâche exigera une étroite collaboration entre les gouvernements et l'OMS. 15.171 La formation continue de tous les agents de santé est une nécessité de
plus en plus évidente, car elle leur permet
de s'adapter à l'évolution des besoins en matière de soins de santé, de se perfectionner sur le plan professionnel, d'améliorer leurs perspectives de carrière et de trouver
s'occupant du développement de ces personnels. Des liens fonctionnels très étroits se nouent progressivement entre les institutions qui assurent des prestations et les services de planification, les établissements d'enseignement, et les ministères de l'éduca-
des satisfactions dans leur travail. Cette formation devra néanmoins être mieux comprise et des programmes appropriés devraient être offerts dans tous les pays à toutes les catégories de personnels de santé. 15.172 Un grand pas a été franchi avec la reconnaissance de la nécessité de perfec-
tion et de la santé. La planification systématique des besoins en personnel se trouvera facilitée à mesure que les prévisions établies par les planificateurs gagneront en précision et à mesure que l'on introduira la programmation sanitaire par pays.
tionner le personnel de santé sur le plan de la gestion. Certaines mesures ont déj à été prises dans ce sens et la formation à la gestion sera développée dans les prochaines années. 15.173
On s'intéresse de plus en plus à la formation et à l'emploi des personnels de 15.169
Pour ce qui est des activités
santé de première ligne et des personnels de 231
futures, on envisage d'oeuvrer surtout dans
ACTIVITÉ DE L'OMS
le domaine de la technologie de l'éducation,
afin de mettre au point des méthodes de formation caractérisées par un bon rapport coût /efficacité, qu'il s'agisse de la formation axée sur les tâches à accomplir, d'une meilleure sélection préliminaire des étudiants ou d'une évaluation plus significative de leurs
besoins d'autres pays en développement de la Région. soudre est l'absence de bons services épidémiologiques et de surveillance épidé15.177
Un problème qui reste
à ré-
progrès. Les centres pédagogiques nationaux seront sans doute appelés à jouer un rôle important dans ce domaine.
miologique, qui sont pourtant si indispensables pour comprendre et juguler les maladies. Aussi s'efforce -t -on de former du personnel de santé afin de remédier à la grave
Le programme de bourses d'études de l'OMS doit jouer un rôle d'impor15.174
pénurie d'épidémiologistes. La mise en place de services de soutien - services de statistiques et services de laboratoire -
doit
tance croissante dans la formation des ensei-
être poursuivie, notamment aux niveaux intermédiaire et périphérique. 15.178 Les maladies diarrhéiques, les maladies transmises par voie sexuelle, les infections à arbovirus et les affections retenues dans le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales, notamment la schisto-
gnants à mesure que les pays parviendront à se doter de moyens de formation adaptés à leurs besoins. Les bourses d'études seront mieux utilisées et les besoins de formation mieux définis et mieux évalués. 15.175
Les pays Membres, et notam-
ment les pays en développement, ont manifesté beaucoup d'intérêt pour le programme élargi de vaccination et l'OMS est de plus en plus sollicitée de développer et d'étendre
somiase, la filariose, le paludisme et la lèpre,
qui frappent une partie importante de la population de nombreux pays en développement de la Région, requièrent toujours l'attention. La recherche sur les caractéristiques épidémiologiques et autres de ces maladies, qui devrait permettre d'organiser plus efficacement la prévention et le traitement, demeure prioritaire. 15.179
son action, non seulement pour protéger une plus forte proportion de la population exposée, mais aussi pour englober dans le programme d'autres maladies pour lesquelles il existe déjà des agents immunisants. La recherche devra être intensifiée dans des
domaines tels que la logistique, la chaîne du froid, la production de vaccins de meilleure qualité, l'utilisation du personnel de santé et différents autres aspects des activités de vaccination au niveau local. 1 5.176
L'intensification de la vaccina-
tion par le BCG, dans le cadre du programme élargi de vaccination, devrait réduire la tuberculose dans la Région, mais
Il faudra également renforcer les
le dépistage, le traitement à domicile et la formation du personnel de santé devront se poursuivre. 15.18o
services nationaux de laboratoire afin de pouvoir contrôler la qualité des vaccins, et il conviendra de désigner un centre régional d'essais qui desservira les pays qui ne dis-
En ce qui concerne le paludisme,
posent pas de tels services. L'OMS continuera d'étudier les possibilités de renforcer
la capacité de production de vaccins de certains pays en développement pour leur permettre, le moment venu, de satisfaire les 232
on peut envisager l'avenir proche avec un optimisme prudent puisque des mesures antipaludiques concertées n'ont été introduites qu'assez tardivement dans un certain nombre de pays de la Région, ou ont été réorganisées ou relancées récemment. Il
TENDANCES RÉGIONALES
n'en est pas moins manifeste que l'on est en train d'atteindre un palier et que, au moins dans certaines régions de plusieurs pays, le
paludisme demeurera un grave problème de santé publique tant que l'on n'aura pas pris des mesures radicales. Le développement du personnel de lutte antipaludique et
des travaux d'adduction d'eau et d'assainissement, définition des grandes orientations et mise en oeuvre de programmes de lutte contre toutes les formes de pollution et tous les risques pour la santé qui en découlent,
mise en place de réseaux de surveillance
pour détecter à temps la pollution et la combattre, formation individuelle et collective du personnel. 15.183
de nouvelles méthodes d'exécution des projets antipaludiques dans les zones périphériques joueront un rôle désisif lorsqu'il
s'agira de surmonter certaines des difficultés opérationnelles et administratives
Les
activités de coopération
technique sont en relative augmentation
auxquelles on se heurte dans les zones reculées ; mais dans le même temps, la solution de certains problèmes techniques (qu'il s'agisse en particulier de l'apparition de souches de Plasmodium falciparum résis-
dans la plupart des secteurs de la lutte contre la pollution de l'environnement, notamment dans celui de la formation des spécialistes. Si les travaux d'adduction d'eau
et de création de réseaux d'égouts se sont accélérés, la
tantes à toute une série de médicaments et du comportement de vecteurs aussi insaisissables qu'Anopbeles balabacensis et An. jara¡di) exige une mobilisation immédiate des
coopération de l'OMS n'a
moyens de recherche en vue de la mise au point d'antipaludiques de remplacement et de mesures supplémentaires ou entièrement nouvelles de lutte antivectorielle. 15.181
pas eu à progresser au même rythme dans ce domaine parce que l'Organisation n'est pas, et de loin, la seule à offrir une aide, et parce que les pays sont en train de se doter
Même les pays en développe-
d'un certain potentiel technique qui leur permettra d'entreprendre eux -mêmes ce genre de travaux ; quoi qu'il en soit, la coopération technique de l'OMS continue d'être nécessaire à certains égards dans la planification et la gestion des programmes.
ment de la Région commencent à s'inquiéter
de la prévalence croissante de maladies chroniques et dégénératives telles que le cancer et les affections cardio- vasculaires. La création de registres du cancer, les études consacrées aux facteurs étiologiques et le lancement au sein des collectivités de campagnes contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et d'autres maladies chroniques
Etant donné la pénurie de per15.184 sonnel national qualifié, on doit s'attendre,
à mesure que se développeront les programmes nationaux, à ce que l'OMS soit davantage associée à la formation des différentes catégories de personnels d'hygiène
de l'environnement et de lutte contre la pollution. 15.185
témoignent de cette préoccupation croissante.
La plupart des pays ou zones de les
La collaboration avec les Etats Membres de la Région en matière de salu15.182
la Région n'ont pas encore entrepris les vastes études de planification de l'environ-
brité de l'environnement porte sur une vaste gamme d'activités et met l'accent sur les services consultatifs dans les domaines suivants : renforcement des institutions et
nement qui permettent de dégager
grandes options et d'orienter les stratégies de lutte. 1l s'agit là d'activités complexes, de caractère pluridisciplinaire, qui exigeront dans les années à venir une aide croissante de la part de l'OMS. 233
des programmes nationaux d'hygiène de l'environnement, promotion et planification
ACTIVITÉ DE L'OMS
15.186
L'OMS continue à collaborer
avec les pays en matière de statistiques sanitaires, s'intéressant en particulier à la mise au point de procédés simples et systé-
Neuvième Révision de la Classification internationale des Maladies est introduite dans la Région du Pacifique occidental et son utilisation fortement recommandée.
matiques de collecte, de traitement, d'ana-
lyse et de dépouillement des données de statistique sanitaire, concernant principalement les services médico- sanitaires périphériques ; à l'amélioration des archives
On s'efforce également de promouvoir l'emploi par du personnel non médical ou même par des profanes de la classification que l'on est en train de mettre au point pour
médicales, notamment dans les centres de santé et dans les hôpitaux ; et à la formation de statisticiens sanitaires nationaux. La
les données de mortalité et de morbidité, ce qui facilitera beaucoup la bonne marche des services de soins de santé primaires.
234
Annexe r
Membres et Membres associés de l'Organisation mondiale de la Santé au 31 décembre 1977
A la date du 31 décembre 1977, l'Organisation mondiale de la Santé comptait cent cinquante Membres et deux Membres associés. On en trouvera la liste ci- dessous, avec la date à laquelle ils sont devenus parties à la Constitution ou ont été admis en qualité de Membres associés. Afghanistan Afrique du Sud Albanie Algérie * Allemagne, République fédérale d' * Angola Arabie Saoudite Argentine * Australie Autriche * Bahamas * Bahreïn Bangladesh Barbade * Belgique * Bénin Birmanie Bolivie Botswana Brésil * Bulgarie * Burundi Canada Cap -Vert
19 avril 1948 7 août 1947 z6 mai 1947 8 novembre 1962 29 mai 1951 15 mai 1976 26 mai 1947 22 octobre 1948 2 février 1948 30 juin 1947
Emirats arabes unis Empire centrafricain * Equateur * Espagne * Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fidji * Finlande * France Gabon *
30 mars 1972 zo septembre 196o
I" mars 1949 28 mai 1951 21 juin 1948 11 avril 1947 1er janvier 1972 7 octobre 1947 16 juin 1948
z, novembre 1960 z6 avril 1971 8 avirl 1957 12 mars 1948 4 décembre 1974 z6 août 1949 19 mai 1959 29 juillet 1974 27 septembre 1966 12 août 1947 4 octobre 1960 8 avril 1949 17 juin 1948 12 janvier 1948 23 mai 195o 23 septembre 1947 23 novembre 1946 zo octobre 1947 17 juin 1948 21 juin 1949 11 avril 1947 16 mai 1952 21 mars 1963 16 mai 1951 7 avril 2947 17 mai 195o 27 janvier 1964
Chili * Chine Chypre * Colombie Comores Congo Costa Rica
Côte d'Ivoire * Cuba * Danemark * Egypte * El Salvador
2 novembre 1971 19 mai 1972 25 avril 1967 25 juin 1948 20 septembre 196o 1er juillet 1948 23 décembre 1949 z6 février 1975 z juin 1948 9 juin 1948 22 octobre 1962 29 août 1946 5 janvier 1976 15 octobre 1948 zz juillet 1946 16 janvier 1961 14 mai 1959 9 décembre 1975 26 octobre 196o 17 mars 1949 28 octobre 196o 9 mai 195o 19 avril 1948 I6 décembre 1947 22 juin 1948
Ghana * Grèce * Grenade Guatemala * Guinée * Guinée -Bissau
Guyane * Haiti * Haute -Volta * Honduras Hongrie * Inde * Indonésie * Irak * Iran * Irlande * Islande Israël Italie
Jamahiriya arabe lybienne * Jamaïque * Japon * Jordanie * Kampuchea démocratique * Kenya *
* Etat devenu partie à la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées et à son annexe VII. 235
ACTIVITÉ DE L'OMS Koweït * Lesotho * Liban Liberia Luxembourg * Madagascar * Malaisie * Malawi * Maldives * Mali * Malte * Maroc * Maurice * Mauritanie Mexique Monaco Mongolie * Mozambique Népal * Nicaragua * Niger * Nigeria * Norvège * Nouvelle -Zélande * Oman Ouganda Pakistan * Panama Papouasie -Nouvelle -Guinée Paraguay Pays -Bas *
Pérou Philippines * Pologne * Portugal Qatar République arabe syrienne République de Corée * République démocratique allemande * République démocratique populaire lao * République Dominicaine République populaire démocratique de Corée
9 mai 1960 7 juillet 1967 19 janvier 1949 14 mars 1947 3 juin 1949 16 janvier 1961 24 avril 1958 9 avril 1965 5 novembre 1965 17 octobre 1960 let février 1965 14 mai 1956 9 décembre 1968 7 mars 1961 7 avril 1948 8 juillet 1948 18 avril 1962 11 septembre 1975 2 septembre 1953 24 avril 1950 5 octobre 1960 25 novembre 1960 s8 août 1947 io décembre 1946 28 mai 1971 7 mars 1963 23 juin 1948 20 février 1951 29 avril 1976 4 janvier 1949 25 avril 1947 I I novembre 1949 9 juillet 1948 6 mai 1948 I3 février 1948 si mai 1972 18 décembre 1946 17 août 1949 8 mai 1973
République socialiste soviétique de Biélorussie République socialiste soviétique d'Ukraine République -Unie de Tanzanie * République -Unie du Cameroun Roumanie * Royaume -Uni de Grande -Bretagne
7 avril 1948 3 avril 1948 15 mars 1962 6 mai 1960 8 juin 1948
et d'Irlande du Nord * Rwanda * Samoa Sao Tomé -et- Principe Sénégal *
Sierra Leone * Singapour * Somalie Souaziland Soudan Sri Lanka Suède * Suisse Surinam Tchad
22 juillet 1946 7 novembre 1962 16 mai 1962 23 mars 1976 31 octobre 1960 zo octobre 1961 25 février 1966 26 janvier 1961 16 avril 1973 14 mai 1956 7 juillet 1948 28 août 1947 z6 mars 1947 25 mars 1976
Tchécoslovaquie * Thailande * Togo * Tonga * Trinité -et- Tobago * Tunisie * Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques * Uruguay * Venezuela Viet Nam Yémen Yémen démocratique Yougoslavie * Zaire * Zambie * Membres associés
I" janvier 1961 ter mars 1948 26 septembre 1947 13 mai 1960 14 août 1975 3 janvier 1963 14 mai 1956 2 janvier 1948 24 mars 1948 22 avril 1949 7 juillet 1948 17 mai 1950 zo novembre 1953 6 mai 1968 19 novembre 1947 24 février 1961 z février 1965
17 mai 1950 21 juin 1948 19 mai 1973
Namibie Rhodésie du Sud 1
16 mai 1974 16 mai 1950
* Etat devenu partie à la Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées et à son annexe VII. 1 La qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud est considérée comme étant en suspens.
236
ANNEXE 2
Annexe 2
Réunions constitutionnelles et réunions connexes r. Réunions en 1976 Conseil exécutif : Groupe de travail chargé d'examiner la préparation du sixième programme général de travail pour une période déterminée: 1978 -1983 inclusivement Conseil exécutif, cinquante- septième session Genève, 14 -30 janvier
Genève, 8, 9 et iz janvier
Conseil exécutif : Comité permanent des Organisations non gouvernementales Conseil exécutif : Comité spécial pour la Conférence internationale sur les soins de santé primaires Conseil exécutif : Comité spécial chargé d'examiner le Rapport du Commissaire aux Comptes sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1975 Vingt- Neuvième Assemblée mondiale de la Santé Assemblée mondiale de la Santé : Comité spécial d'experts chargé d'étudier la situation sanitaire des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient Conseil exécutif, cinquante- huitième session Conseil exécutif : Groupe de travail chargé d'examiner l'étude organique sur le rôle de l'OMS au niveau des pays, et en particulier le rôle des représentants de l'OMS Conseil exécutif : Comité ad hoc sur la méthode de travail de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif Comité régional du Pacifique occidental, vingt- septième session Comité régional de l'Afrique, vingt- sixième session Comité régional de l'Europe, vingt- sixième session Comité régional de l'Asie du Sud -Est, vingt -neuvième session Comité régional des Amériques, vingt- huitième session /Conseil directeur de l'OPS, XXIVe réunion Comité régional de la Méditerranée orientale : Sous- Comité A Conseil exécutif : Comité du Programme 2.
Genève, z1 janvier Genève, 29 -31 mars
Genève, 3 mai Genève, 3 -21 mai
Genève, 5 -7 mai Genève, 24 -25 mai
Genève, 24 -25 mai
Genève, 25 mai Manille, 6 -10 septembre Kampala, 8 -15 septembre
Athènes, 14 -18 septembre Srinagar (Inde), 14 -20 septembre Mexico, 27 septembre 7 octobre Karachi, r 1 -15 octobre
Genève, ter -5 novembre
Réunions en x977 Genève, 6 -10 janvier et 18 -z1 janvier
Conseil exécutif : Comité ad hoc sur la méthode de travail de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif Assemblée mondiale de la Santé : Comité spécial d'experts chargé d'étudier la situation sanitaire des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient Conseil exécutif, cinquante- neuvième session
Genève, 10-12 janvier, 14 -15 mars et 25 -27 avril
Genève, 12 -28 janvier
Conseil exécutif : Comité permanent des Organisations non gouvernementales Conseil exécutif : Groupe de travail chargé d'examiner l'étude organique sur le rôle de l'OMS au niveau des pays, et en particulier le rôle des représentants de l'OMS Conseil exécutif : Comité ad hoc chargé d'étudier la question de la documentation et des langues de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif
Genève, 17 janvier Genève, 27 janvier Genève, 4 -6 avril
237
ACTIVITÉ DE L'OMS Conseil exécutif : Comité spécial chargé d'examiner le Rapport du Commissaire aux Comptes sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 5976 Trentième Assemblée mondiale de la Santé Genève, 2 mai
Conseil exécutif : Comité ad hoc sur la planification à long terme de la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer Conseil exécutif, soixantième session Comité régional de l'Asie du Sud -Est, trentième session Comité régional de l'Europe, vingt- septième session Comité régional du Pacifique occidental, vingt- huitième session Comité régional de l'Afrique, vingt- septième session Comité régional des Amériques, vingt- neuvième session /Conseil directeur de l'OPS, XXVe réunion Comité régional de la Méditerranée orientale : Sous -Comité A
Conseil exécutif : Comité du Programme
Genève, 2-59 mai Genève, zo mai Lyon (France), 9 -10 novembre Genève, 23 -24 mai Bangkok, z -8 août Munich (République fédérale d'Allemagne), 6 -so septembre Tokyo, 6 -1z septembre Brazzaville, 7 -14 septembre Washington, 27 septembre7 octobre Koweït, 10 -13 octobre Genève, 31 octobre4 novembre
Annexe 3
Organisations intergouvernementales ayant conclu avec l'OMS
des accords officiels approuvés par l'Assemblée mondiale de la Santé au 31 décembre 1977 Banque africaine de Développement
Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires
Ligue des Etats arabes Office international des Epizooties Organisation de l'Unité africaine
Organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS au 31 décembre 1977 Académie internationale de Pathologie Association du Transport aérien international Association interaméricaine de Génie sanitaire et environemental Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau Association internationale de Logopédie et Phoniatrie
Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions affiliées Association internationale de Radioprotection Association internationale d'Ergonomie Association internationale des Distributions d'Eau Association internationale des Femmes Médecins Association internationale de Sociologie Association internationale des Sociétés de Microbiologie Association internationale des Techniciennes et Techniciens diplômés en Electro- Radiologie médicale
Association internationale de Lutte contre la Mucoviscidose
Association internationale de Médecine agricole et de Santé rurale
Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical Association internationale d'Hydatidologie Association internationale pour les Résidus solides et le Nettoiement des Villes
Association internationale de Médecine des Accidents et du Trafic Association internationale de Pédiatrie Association internationale d'Epidémiologie
238
ANNEXE ; Association médicale du Commonwealth Association médicale mondiale Association mondiale de Psychiatrie Association mondiale des Sociétés de Pathologie (anatomique et clinique) Association mondiale vétérinaire Collège international des Chirurgiens Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales Comité international de la Croix -Rouge Comité international sur les Animaux de Laboratoire Commission électrotechnique internationale Commission internationale de Protection radiologique Commission internationale des Unités et des Mesures de Radiation Commission médicale chrétienne
Fédération internationale pour l'Habitation, l'Urbanisme et l'Aménagement des Territoires Fédération mondiale de l'Hémophilie
Fédération mondiale de Médecine et de Biologie nucléaires Fédération mondiale de Neurologie Fédération mondiale des Anciens Combattants
Fédération mondiale des Associations de publique
la
Santé
Fédération mondiale des Associations des Centres de 'Toxicologie clinique et des Centres anti- poison Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies
Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail Confédération internationale des Sages- Femmes Confédération mondiale de Physiothérapie Conseil de la Population Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Conseil international de l'Action sociale Conseil international des Infirmières Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale
Fédération mondiale des Ergothérapeutes Fédération mondiale des Fabricants de Spécialités grand public Fédération mondiale des Parasitologues Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes
Fédération mondiale des Sociétés de Neurochirurgie Fédération mondiale des Sourds Fédération mondiale pour la Santé mentale Fédération mondiale pour l'Enseignement de la Médecine Fondation internationale pour la Médecine et la Recherche en Afrique Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge Ligue internationale contre l'Epilepsie Ligue internationale contre le Rhumatisme Ligue internationale des Sociétés dermatologiques Organisation internationale de Normalisation Organisation internationale de Recherche sur le Cerveau
Conseil international des Sociétés d'Anatomie pathologique Conseil international des Unions scientifiques Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies Fédération dentaire internationale Fédération internationale d'Astronautique Fédération internationale de Chimie clinique Fédération internationale de Génie médical et biologique
Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome Organisation mondiale contre la Cécité Organisation mondiale pour la Promotion sociale des Aveugles Société de Transplantation Société et Fédération internationale de Cardiologie Société internationale de Biométéorologie Société internationale de Biométrie Société internationale de Chimiothérapie Société internationale de Chirurgie orthopédique et de Traumatologie Société internationale de la Lèpre Société internationale de Mycologie humaine et animale Société internationale d'Endocrinologie Société internationale de Radiologie Société internationale de Soins aux Brillés Société internationale de Transfusion sanguine Société internationale d'Hématologie Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés
Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique Fédération internationale de l'Industrie du Médicament Fédération internationale de Médecine physique et de Réadaptation Fédération internationale de Médecine sportive Fédération internationale des Associations de la Sclérose en Plaques Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine Fédération internationale des Collèges de Chirurgie Fédération internationale des Hôpitaux Fédération internationale des Sociétés de Fertilité Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie Fédération internationale du Diabète Fédération internationale pharmaceutique Fédération internationale pour le Planning familial
Fédération internationale pour le Traitement de l'Information
Union internationale contre la Tubercolosc Union internationale contre le Cancer Union internationale contre les Maladies vénériennes et les Tréponématoses
239
ACTIVITÉ DE L'OMS Union internationale de Chimie pure et appliquée Union internationale d'Education pour la Santé Union internationale de Pharmacologie Union internationale de Protection de l'Enfance Union internationale des Architectes Union internationale des Associations d'Immunologie Union internationale des Sciences biologiques Union internationale des Sciences de la Nutrition Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux
Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources
240
Annexe 4
Structure de l'Organisation mondiale de la Santé au 31 décembre 1977
241
N N
Structure du Secrétariat de l'OMS dans son ensemble
CENTRE INTERNATIONAL SIÈGE
BUREAUX RÉGIONAUX
DE RECHERCHE SUR LE CANCER
Division de la Coordination r Division des Statistiques sanitaires SOUS- DIRECTEUR Programme spécial de Recherche
AFRIQUE DIRECTEUR RÉGIDNAL
Services de santé
GÉNÉRAL
et de Formation concernant les Maladies tropicales Programme de Systèmes
Représentants de l'OMS
1I
JServices administratifs et financiers
d'Information
Bureau de la Promotion et du Développement de la Recherche Programme d'Information sanitaire et biomédicale Division juridique Vérification intérieure des Comptes Opérations de Secours d'Urgence
LES AMÉRIQUES2 Division du Paludisme et des autres Maladies parasitaires Division des Maladies transmissibles Division de la Biologie des Vecteurs et de la Lutte artivecrorielle Programme élargi de Vaccination
Soue- Directeur
Services techniques
WHO 77891
DIRECTEUR REGIONAL HDirecteur adjoint Services
Bureaux de zone
administratifs
ASIE DU SUD-EST
Services de santé Représentants de l'OMS
\\ \\ DIRECTEUR \ RÉGIONAL Division de l'Hygiène du Milieu Division de la Santé de la Famille Division du Développement des Personnels de Santé
Services administratifs et financiers
SOUS-DIRECTEUR \ GENERAL
_
Division du Renforcement des Services de Santé Programme spécial de Recherche,
EUROPE
Services de santé Représentants
\ \Q \
de Développement et de Formation é la Recherche en Reproduction humaine
DIRECTEUR REGIONAL Services administratifs et financiers
de l'OMS
MÉDITERRANÉE ORIENTALE Division des Maladies non transmissibles Division des Substances prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques Division de la Santé mentale
Services de santé
DIRECTEUR REGIONAL Services administratifs et financiers
Représentants de l'OMS
PACIFIQUE OCCIDENTAL Division du Personnel et des Services généraux Division du Budget et des Finances
Services de santé Représentants
de l'OMS
'
Le Bureau de liaison auprès de l'ONU et les conseillers médicaux de l'OMS auprès du FISE (qui sont également chargés d'assurer la liaison avec le FNUAP) rendent compte è la Division de la Coordination.
Bureau régional des Amériques /Bureau sanitaire panaméricain. Les responsabilités de ce Sous -Directeur général comprennent la présidence du Comité du Siège pour le Programme.
Structure du Secrétariat du Siège de l'OMS
PROGRAMME D'INFORMATION SANITAIRE ET BIOMÉDICALE Division de l'Information Bureau des Publications Bureau des Services linguistiques Bureau des Services de Bibliothèque et de Documentation en matière de Santé
BUREAU DE LA PROMOTION ET DU DÉVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE DIVISION JURIDIQUE VÉRIFICATION INTÉRIEURE DES COMPTES OPÉRATIONS DE SECOURS D'URGENCE
Distribution et vente
`
o
" "N\ SOUS- DIRECTEUR GÉNÉRAL
SOUS-DIRECTEUR GÉNÉRAL
"""'""""1""""" DIVISION DE LA COORDINATION Programmes coopératifs de développement Coordination avec d'autres organisations Relations extérieures Programmes d'aide alimentaire
........
DIVISION DU PALUDISME ET DES AUTRES MALADIES PARASITAIRES Coordination de la recherche, épidémiologie et formation Paludisme
DIVISION DES MALADIES NON
DIVISION DE L'HYGIÈNE DU MILIEU Développement des institutions et services Approvisionnement public en eau et hygiène des collectivités
Schistosomiase et autres helminthiases Trypanosomiases et leishmanioses
Infections tilariennes
Lutte contre la pollution du milieu et contre les risques liés à l'environnement Planification préinvestissement Sécurité des produits alimentaires
TRANSMISSI FILES Maladies cardio -vasculaires Génétique humaine Santé bucco- dentaire Immunologie Médecine radiologique Cancer
DIVISION DU PERSONNEL ET DES SERVICES GÉNÉRAUX Développement et formation continue du personnel Personnel Conférences et services intérieurs
Médecine du travail
Foumitures Service médical commun
DIVISION DES STATISTIQUES SANITAIRES Méthodologie des statistiques sanitaires Diffusion des renseignements statistiques Développement des services de statistiques sanitaires Classification internationale des maladies
DIVISION DES MALADIES TRANSMISSIBLES Surveillance épidémiologique des maladies transmissibles Tuberculose et infections respiratoires Infections bactériennes et vénériennes Maladies é virus Eradication de la variole Lèpre
DIVISION DE LA SANTÉ DE LA FAMILLE Santé maternelle et infantile Education pour la santé
Nutrition
DIVISION DES SUBSTANCES PROPHYLACTIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES Politique et gestion pharmaceutiques Préparations pharmaceutiques Produits biologiques Technologie de laboratoire de santé
DIVISION DU BUDGET ET DES FINANCES Budget
Finances et comptabilité "HO 77896
PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION CONCERNANT LES MALADIES TROPICALES
Santé publique vétérinaire Programme de prévention de la cécité
DIVISION DU DÉVELOPPEMENT DES PERSONNELS DE SANTÉ
DIVISION DE LA SANTÉ MENTALE
H.PROGRAMME DE SYSTÈMES D'INFORMATION
DIVISION DE LA BIOLOGIE DES VECTEURS ET 0E LA LUTTE ANTI VECTORIELLE Développement et sécurité d'emploi des pesticides Génétique et biologie des vecteurs
DIVISION DU RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTÉ
Les responsabilités de ce Sous -Directeur général comprennent la présidence du Comité du Siège pour le Programme.
Ecologie des vecteurs et lutte antivectorielle Equipement, planification et opérations
PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENT ET DE FORMATION A LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION
INDEX
Index Cet index renvoie aux paragraphes du présent volume; les numéros en gras indiquent les références principales.
Aberrations chromosomiques, 11.41 registre international, 9.131 Abortifs, 6.46, 6.49 Accidents, de la circulation routière, 9.73 prévention, 1.29, 2.5, 5.42, 15.92, 15.T0T- 15.102
Agence canadienne pour le Développement international, 3.13, 11.9, 11.16
Agence danoise pour le Développement international, 7.49, 7.93, 7.97, 7.98, 8.139 11.40,
Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), 9.85, 9.117, 9.118, 9.119, 11.34, 11.44, 11.52, 15.83, 15.126
du travail, 9.142, 9.145, 55.33 Accidents vasculaires cérébraux, 9.79, 9.90 Accoucheuses traditionnelles, 5.6o, 5.61, 5.67, 6.7,
6.10,
7.30,
7.32,
Actes médicaux, classification,
7.54 12.22,
Agence suédoise pour la Recherche et la Coopération avec les Pays en Développement, 6.16 Agence suédoise pour le Développement international, 5.39, 6.17
12.23
Actes officiels OMS, 13.11, 13.13 Acupuncture, 3.18, 5.63, 5.66 Additifs alimentaires, 11.50
Agents chargés des soins de santé primaires, 7.27, 15.58 7.31, 7.32, 7.55, 7.71, 7.88,
5.4, 15.45,
Voir aussi Produits alimentaires, hygiène et sécurité Additifs alimentaires, série, 13.18 Adolescents et jeunes, 5.29, 6.21, athérosclérose, 9.81 15.18, 55.104
guides, manuels et matériel d'enseignement destinés aux, 6.9, 7.54, 7.55, 15.57
Agents de santé de village (communautaires), 7.27, 7.29, 7.30, 7.32, 7.55, 55.44, 15.58, 15.59, 15.169 7.88,
5.39, 15.36,
contraception chez les adolescentes, 6.18 développement physique et psycho -social, 15.20 éducation sanitaire, abus de l'alcool, du tabac et des drogues, 9.11, 15.120 reproduction humaine, 6.18 santé mentale, 9.15 -9.52, 15.120 Aedes aegypti, 1.30,
Agriculture, santé des travailleurs, 9.145, 15.33 AID ( Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique), 8.125, 8.149
8.129,
Aéronefs, désinsectisation, Afghanistan, 5.43,
8.131 8.152
services de restauration à bord des,
15.56,
15.113
Aide d'urgence, voir Secours d'urgence, opérations de AIEA, voir Agence internationale de l'Energie atomique Air, contrôle et gestion de la qualité, 15.39, 15.124 Voir aussi Pollution de l'air Alcool et alcoolisme, 7.501, 9.11, 9.16, 55.520 consommation d'alcool et cancer, 9.69, 9.72, 9.73 Algérie, 5.5, 5.56, 6.13, 7.38, 7.93, 8.13, 8.94, 9.58, I2.15, 15.I2I Aliments, voir Additifs alimentaires; Nutrition; Produits alimentaires Aliments de sevrage, 6.27 Aliments prêts à servir, 6.30, 15.107 Allaitement maternel, 6.17 Allemagne, République fédérale d', 3.9, 8.134, 9.113, 9.133, 9.536, 50.18, 11.43, 13.23
6.35, 8.14, 8.94, 9.17, 11.4, II.z8, 12.15, 15.137, 55.148, 15.152 Afrique, Bureau régional, 5.4, 5.17, 8.33, 9.88, 55.2 -55.3
Afrique, Comité régional, 10.4, 15.13
I.24,
1.26,
1.29,
1.31,
groupe de travail chargé d'étudier les structures et activités régionales, 1.4
Afrique, conférence sur la coordination et la coopération pour la santé en, 15.51 Afrique, Région, 4.57 -4.20, 15.1 -15.13
Afrique australe, problèmes de santé mentale, 9.z Afrique du Sud, soins de santé mentale, 9.15
Allemand, utilisation comme langue de travail dans la Région européenne, 55.94 Allergies, voir Maladies allergiques
247
ACTIVITÉ DE L'OMS Amériques, Bureau régional, 15.38
1.27,
3.17,
8.5,
personnel, 14.9, 14.10 Amériques, Comité régional, 1.29, 1.30
personnel, II.4 formation, 7.35, 11.5, 1I.26, 15.122 planification préinvestissement, 11.27 -11.31, 15.86, 15.121
1.26,
1.27,
1.28,
Amériques, Région, 4.21 -4.25, 15.14 -15.40 Amiante, exposition à, 9.64 Analyse de système, 6.13, 7.79, 12.7, 12.8, 12.18, 15.95
recherche, 11.15 rôle dans les soins de santé primaires, étude commune FISE/OMS, 11.26 technologie appropriée, ILI3 -11.18, II.z6, 15.88
Anémie, 5.18, 6.44, 7.97 Anémies nutritionnelles, 6.31, 6.32 Angola, 3.23, 6.26, 7.77, 8.37, 14.1 Animaux de laboratoire, élevage, 15.78 Voir aussi Primates
Voir aussi Génie sanitaire
Assemblée mondiale de la Santé, 1.11, 1.27, 1.13, 1.28, 1.17, 1.29, 13.13
1.1 -1.3,
1.18, 1.30,
1.23, 1.31,
1.24, 1.32,
1.6, r.8, 1.26, 1.33
comptes rendus in extenso et comptes rendus sommaires,
Année internationale de l'Enfant (1979), 3.5, 3.16, 6.21
Année internationale des Personnes handicapées (1981), 3.5
Année internationale pour la Lutte contre l'Apartheid, 3.5
méthode de travail, I.15 Assistants médicaux, 7.29, 7.31, 15.36, 15.59 Association africaine de Psychiatrie, 9.2 Association internationale de Pédiatrie, 6.21 Association internationale d'Épidémiologie, 7.104, 12.19
Année mondiale du Rhumatisme (1977), Annuaire de Statistiques sanitaires mondiales,
9.104 12.12
Anomalies chromosomiques, voir Aberrations chromosomiques Anophèles, unité de recherche sur la lutte contre, 8.123, 8.145
Association internationale de Radioprotection, 11.34 Association internationale des Registres du Cancer,
Association internationale de Standardisation biologique, 4.11 Association LEPRA (Royaume -Uni), 8.79 Association médicale mondiale, 4.11
9.57
Antigua, 6.35 Apartheid, 3.4, 3.5, 9.15 Appareils médicaux, voir Matériel médical, entretien et réparation ; Radiologie, entretien et réparation des appareils
Association nationale suédoise contre les Affections cardiaques et pulmonaires, 7.112 Association royale néerlandaise antituberculeuse, 13.23 Assurances, systèmes d', 5.6, 5.37, 15.95 Athérosclérose, 9.81 -9.82 Australie, 3.12, 3.24, 7.102, 8.98, 9.113 Automédication, 10.4 Autriche, 8.166 Auxiliaires, voir Personnels sanitaires auxiliaires Avortement provoqué, voir Grossesse, interruption médicale
Arabe, langue, utilisation à l'OMS, 15.156 Arabie Saoudite, 5.43, 5.57, 11.4, 15.134 Arboviroses, 8.108, 15.178 14.4, 8.129
13.3,
13.24,
7.112,
8.21,
9,7,
unité de recherche sur les vecteurs d'arbovirus, Voir aussi Dengue et fièvre hémorragique dengue ; Encéphalite japonaise ; Fièvre jaune ; Fièvres hémorragiques virales Archives médicales, 12.19, 12.20, 15.186 enseignement, 7.502, 7.104 Argentine, 5.40, 8.94, 8.108, 9.48 Arriération mentale, 1.31, 9.9
Asie du Sud -Est, Bureau régional, personnel, publications, 13.12 Asie du Sud -Est, Comité régional, 1.29, 1.31, 15.50 1.24, 1.25,
14.10 1.28,
Bahamas, 14.5 Bahrein, 9.141 Bangladesh, 3.24, 5.37, 6.21, 7.31, 7.37, 7.44, 7.78, 8.7, 8.t 2, 8.94, 8.173, 9.7, 9.49, 15.52, 15.70, 15.74, 15.76, 15.84, 15.145 Banque africaine de Développment, 11.31, 15.9
Banque asiatique de Développement, 8.23 Banque interaméricaine de Développement (BID), Développement (BIRD), 8.23, 11.6, 11.9, 15.86, 15.í2I
Asie du Sud -Est, Région, 4.26-4.29, 15.41-15.90 Assainissement de base, 1.32, 3.14, 8.11, 8.72, II.I- II.I2, 11.24, 11.47, 15.28, 15.29, 15.85, 15.122, 15.182 dans les zones rurales, 7.114, 11.5, 15.28
Banque internationale pour la Reconstruction et 6.22, 6.24, 7.114, 11.31, 11.36, 15.53, 5.56,
I 1.9 le
Banques de données sanitaires,
9.108,
12.19
décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement, 1.3z, 11.7, 11.12 données statistiques sur, 11.2, 12.13
Barbade, 6.24 Bassins fluviaux, voir Ressources hydriques et bassins fluviaux
248
INDEX Bâtiments du Siège, 14.14 BCG, 8.58, 8.6z, 8.65, 8.95, 15.72, 15.179 Béjel, 8.Ior Belgique, 7.38, 7.85, 8.IO8, 8.166, 9.21, 9.115, 9.119, I0.17 Bénin, 8.29 Bhoutan, 15.74 Bibliothèque de l'OMS, 13.z, 13.5, 13.Io Bibliothèques médicales, 7.59, 13.8 régionales, 4.33, 9.48, 13.3, 13.7, 15.37, 15.154
Cancer,
1.31,
4.26,
9.34-9.75,
9.112,
9.120,
II.61, 15.25, 15.8o- 15.81, 15.151, I5.181 chimiothérapie, 4.9, 9.36, 9.47 formation, 9.34, 9.5o radiothérapie, 9.115 -9.118 réadaptation médicale, 9.5o recherche, 4.9, 9.34, 9.35, 9.36, 9.45, 9.48, 9.53-9.75, 15.54, 15.81 registres, 9.39, 9.56-9.58, 12.23, 15.181 répertoire des recherches sur l'épidémiologie du cancer, 9.59, 9.6o
BID, voir Banque interaméricaine de Développement BIRD, voir Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement 5.41, 5.44, 5.46, 5.55, 6.15, 6.32, 7.37, 8.82, 8.94, 8.x08, 8.126, 8.173, 9.17, 9.141, 15.44, 15.63, 15.66, 15.70, 15.74, 15.84 Bolivie, 5.9, 5.40, 5.45, 5.54, 6.24, 7.12, 7.36, 8.94 Botswana, 6.26, 6.33 Bourses d'études, 3.36, 5.40, 5.65, 7.5, 7.6, 7.63 -7.66, 7.111, 9.17, 15.174
réunion sur la normalisation des résultats obtenus dans le traitement du cancer, Italie (1977), 9.38 statistiques, I z.13, 12.14 système d'information, 9.46, 12.14 tableau d'experts, Méditerranée orientale, 9.51, 15.151
Birmanie,
Voir aussi Tumeurs, classification Cancérogènes potentiels de l'environnement (chimiques et physiques), 8.144, 9.53-9.54, 9.60-9.65, 9.68 Cap -Vert,
5.14, 15.21
6.z6,
8.21,
14.1
nombre attribué de janvier 1976 à juin 1977 par sujets d'étude et Régions, 7.6; (tableau 7.1) régionalisation du programme, 7.63 -7.65, 15.6o, 15.141
Caraibes, Institut de l'Alimentation et de la Nutrition, 6.24,
Cardiopathies congénitales, 9.90 Cardiopathies coronariennes, contrr`,le des médicaments, 15.130
Brésil, 4.23, 5.z6, 5.40, 5.45, 6.7, 6.11, 6.24, 7.12, 7.36, 7.69, 8.11, 8.21, 8.94, 9.6, 9.48
Cardiopathies ischémiques, 15.117
9.79 -9.81,
9.83,
9.9o, 9.89,
8.1,1, 8.514 Budget programme, 2.2 Brucellose, cycle, 1.17
Cardiopathies rhumatismales, 9.90, 9.94, 9.95
9.78,
9.88,
biennal, introduction, 1.15, 14.3 forme de présentation, 13.13 pour 1977, 1.2, 1.7 pour 1978-1979, 1.2, 1.5 pour 1980 -1981, I.5, 1.14 principes directeurs, 1.2-1.6, 1.7, 1.8, 1.14 procédures d'élaboration, 1.13, 1.23, 1.24, 2.7, 2.12, 15.39
Carences nutritionnelles, 6.31 -6.32 en vitamine A, recherche, 3.zo, 5.18 Carie dentaire, 9.107, 9.508 enquéte sur l'étiologie, 9.113 Cataracte, 8.170 Catastrophes naturelles, voir Coordonnateur des Nations
Unies pour les secours en cas de catastrophe ; Désastres et catastrophes naturelles CE A, voir Commission économique pour l'Afrique
Bulgarie, 6.12, 7.83, 7.93, 7.98, 15.96 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 13.14
Cécité et perte de vision, prévention, 8.169 -8.176, 13.19,
8.27, 13.zo, 13.23, 15.79 formation des personnels, 8.173, 8.176
8.31,
Bureau international des Poids et Mesures, 13.28 Bureau inter- organisations pour les systèmes d'information et les activités connexes, 2.24 Bureaux régionaux, comités du programme, 2.2 personnel, 1.3, 1.4, 15.2, 15.155 formation continue, 14.8 -14.51 Voir aussi sous le nom des Régions
CEE, voir Commission économique pour l'Europe Centrales nucléaires, voir Energie nucléaire Centre afro -américain du Travail, 9.142
Centre de Recherches pour le Développement international, 15.105
8.166,
11.15,
15.23
Centre international de l'Enfance, 6.21,
7.84,
Burundi,
5.53
Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), 1.31, 8.21, 8.144, 9.35, 9.53-9.75, 11.61, 12.14, 12.23
CAC, voir Comité administratif de Coordination Cahiers de Santé publique, 13.18 Canada, 6.64, 8.22, 9.29, 9.136, 13.23
Centre latino- américain d'Etude de la Périnatalité et du Développement humain, 6.8, r 5 . z 1 Centre panaméricain d'Ecologie et de Santé humaines, 11.38, 15.3o
249
ACTIVITÉ DE L'OMS Centre panaméricain de Génie sanitaire et des Sciences de l'Environnement (CEPIS), 11.15, 15.32 Centre panaméricain de recherche et de formation
Cirrhose, 9.42, 9.73 Classification des Actes médicaux, 12.23
12.22,
Classification des Incapacités et Handicaps,
12.23 12.22,
concernant la lèpre et autres maladies tropicales, 1.28, 8.85
Centre panaméricain des Zoonoses,
8.111
Centres collaborateurs FAO/OMS, recherche et formation en hygiène des produits alimentaires, 7.99 surveillance de la contamination des aliments, 11.68 Centres collaborateurs OMS, 4.23, 4.28, 8.73, 9.87, 9.96, 13.16,
15.159
Classification internationale des Maladies, 7.105, 12.6, r2.21- I2.26, 15.186 Classifications des maladies, 7.112, 9.31 -9.32, 9.40-9.43, 9.51, 9.83 CNUCED, voir Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement Codex Alimentarius, 11.58
approvisionnement en eau, 11.14 biologie des vecteurs et lutte antivectorielle,
Collectivités, participation à l'action de santé, 8.121, 8.151, 5.7, 5.10, 6.37, 8.14, 8.16, 11.26, 15.16, 15.17, 15.18, 15.46, 15.144,
8.122, 8.123, 8.132, 8.140, 8.143, 8.152 cancer, 9.44 enseignement, 7.5, 7.49, 7.70 génétique humaine, 9.128, 9.13z immunologie, 4.21, 8.108, 9.55, 9.58, 9.135 maladies à virus, 8.102 maladies cardio -vasculaires, 9.78, 9.81, 9.86 maladies rhumatismales, 9.103 médecine du travail, 9.144, 9.145, 9.146, 9.149
5.6, 15.4, 15.167
étude FISE/OMS sur l'engagement communautaire dans les soins de santé primaires, 3.14, 5.8, 6.33
recherche, 15.161 Colombie, 4.23, 5.z6, 5.40, 5.45, 5.54, 6.24, 6.z6, 9.3, 9.6, 9.7, 9.48 Comité administratif de Coordination (CAC), 3.,, 3.3
équipe opérationnelle de développement rural, 4.3,
5.9
médicaments, surveillance des réactions adverses, 10.17
Sous -Comité, de la Nutrition, 6.22 de la Population, 6.3 Comité consultatif de la Recherche médicale, 4.7,
4.6,
pharmacodépendance, 9.19
pollution et risques liés à l'environnement, 11.33, 11.36, 15.32 rayonnements, 9.118, 9.119, 11.35,
4.14,
5.10,
6.34,
8.165,
9.36
Comité consultatif scientifique pour la dengue, la fièvre jaune et Aedes aegypti, Région des Amériques, 8.131
9.124,
reproduction humaine, 6.5z, 6.54, 6.63, 7.91, 7.107
11.4o 6.6o, 6.62,
Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles (1976), 8.2 -8.4 Comité des Ressources extrabudgétaires, 3.7 Comité des ressources naturelles, ONU, -11,12 Comité(s) du Programme, Régions, 2.2 Siège, 2.2, 2.7, 2.10, 2.13 Comité international de la Croix- Rouge, 8.52
santé mentale, 6.14, 7.85, 9.21, 9.25, 9.27, 15.84 standardisation des réactifs diagnostiques, 7.97 trypanosomiase, 8.40, 8.43 variole, 8.48, 8.55 Centres latino- américains de technologie de l'éducation dans le secteur de la santé, 7.43, 7.56, 15.37 Certificat international de vaccination ou de revaccina-
3.22,
3.3o,
tion contre la variole, 8.4 Certificats internationaux de vaccination ou de revaccination, 8.2 CESAP, voir Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique Chili, 5.26, 5.4o, 6.6, Chine, 3.18, 5.66 13.24
Comité permanent de l'Information, 2.13 Comité permanent OIT/OMS de la santé des travailleurs migrants, 9.143 Comité pour le programme mondial, 2.2
Comités consultatifs régionaux de la recherche mé1.so, 1.28, 4.3, 4.7, 5.10, 5.51, 8.161, 8.165 Afrique, 4.17, 4.20, 15.13 Amériques, 4.25, 8.84 Asie du Sud -Est, 4.26, 4.27, 8.91, 15.44, 15.54, 15.81 Europe, 4.30, 15.93 Méditerranée orientale, 4.31-4.33, 15.154 Pacifique occidental, 4.34-4.35, 8.46, 9.95 8.91,
6.17,
6.24,
9.48 13.3,
dicale,
Chinois, utilisation comme langue de travail, Chlamydiae, infections à, 8.109 Choléra, 8.70 -8.72, 15.70, 15.145 équipe interrégionale de lutte, 8.71 vaccin, 8.72
Chronique OMS, 13.15 Chypre, 3.26, 8.166, 14.17 CIOMS, voir Conseil des Organisations internationales
Comités d'experts, aspects microbiologiques de l'hygiène des denrées alimentaires (1976), 1154 besoins sanitaires des adolescents (1976), 6.18 biologie des vecteurs et lutte antivectorielle (1976), 8.151
des Sciences médicales CIRC, voir Centre international de Recherche sur le Cancer
chimie et spécifications des insecticides (1977),
8.143
250
INDEX
chimiothérapie des tumeurs solides (1976), 9.47 emploi des rayonnements ionisants et des radionucléides sur des êtres humains dans la recherche
Compte spécial pour les désastres et catastrophes naturelles, 3.23, 3.30, 3.33 Conférence des Nations Unies sur la désertification, 3.4 Conférence des Nations Unies sur la science et la technique au service du développement (1979), 4.3
médicale, l'enseignement et les activités non médicales (1977), 4.12, 9.121
formation et utilisation de personnel auxiliaire pour les équipes de santé rurale dans les pays en développement (1977), 7.z8 hépatite virale (1976), 8.107 insecticides (1975), 8.119 lèpre (1976), 8.78 -8.79 méthodologie de l'établissement des limites admissi-
Conférence des Nations Unies sur l'eau, Mar del Plata
Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), 10.4, 10.9 Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, voir Habitat
(5977),
1.32,
3.4,
11.2,
11.6 -11.12,
15.28
bles d'exposition professionnelle à des agents nocifs (1976), 9.147 pharmacodépendance (1977), 9.19
Conférence internationale sur l'énergie d'origine nucléaire et son cycle de combustible, Salzbourg (Autriche) (1977), 11.37 Conférence mondiale sur la coopération technique entre pays en développement, Buenos Aires (1978), 3.17
résidus de pesticides (et groupe FAO de travail), (1976, 1977), 11.51 santé maternelle et infantile (1975),
santé mentale et développement psycho -social de l'enfant (1976), 9.22
6.4
Conférence mondiale sur la lutte contre l'apartheid,
3.4
Conférence mondiale tripartite sur l'emploi, la distribution des revenus, le progrès social et la division internationale du travail (1976), Congo, 6.5, 6.26, 11.28 3.4
sélection des médicaments essentiels (1977), 10.6 spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques (1977), 10.12 standardisation biologique (1977), 10.19 Comités d'experts régionaux, Afrique, 5.7, 5.13, 15.13
Congrès africain de Transfusion sanguine, Premier, Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) (1977), 10.35 Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales(CIOMS), 3.2, 4.11, 4.13, 7.55, 12.24
Comités mixtes, FAO /AIEA /OMS d'experts de
la
salubrité des aliments irradiés (1976), 11.52 FAO /FISE /OMS d'experts de la méthodologie de la surveillance nutritionnelle (1975), 6.26
Conseil européen de la Recherche médicale, 5.48 Conseil exécutif, 1.1, 1.6, 1.8, 1.10, 1.12, 1.14, 1.24, 1.26, 1.30, 1.31
FAO /OMS d'experts de la nutrition (1974), (1976), 8.38
6.23
FAO /OMS d'experts de la trypanosomiase africaine FAO /OMS d'experts des additifs alimentaires (1976, 1977), 11.50
comité ad hoc, documentation et langues de l'Assem-
blée de la Santé et du Conseil exécutif, 13.13 méthode de travail de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif, 1.15 planification à long terme de la coopération
FISE /OMS des Directives sanitaires (1976), 3.14 -3.15,
11.26
internationale en matière de recherche sur le cancer, 2.11
OIT /OMS de la médecine du travail, 9.143 Comités régionaux, 1.,, 1.10 Voir aussi Discussions techniques et sous les Régions
1.31,
9.35
Comité du Programme, 1.6, composition, 14.2 études organiques, 1.16 -1.18 méthode de travail, 1.55 procès -verbaux, 13.13 Conseil oecuménique des Eglises, Consommateurs, protection des, 14.2 -14.4
1.8,
1.14,
2.8,
Comité spécial des Nations Unies contre l'Apartheid, 9.15
Commission des Communautés européennes, 11.41, 15.110
9.92,
Commission des Stupéfiants, ONU, 9.17 Commission du Codex Alimentarius, 11.57-11.59
13.23 3.5
Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), 8.141
Constitution de l'OMS, amendements,
1.15,
Commission économique pour l'Afrique (CEA), 15.9 Commission économique pour l'Europe (CEE), 5.56, 11.44, 15.102
Contaminants alimentaires, voir Produits alimentaires, hygiène et sécurité Continence périodique, 6.41, 6.49, 7.105 Contraceptifs, 6.56
Communauté économique européenne, 6.3z Communication, techniques de, 7.5, 7.71, 15.163 non verbale, 7.57 Comores, 3.25, 5.25 Compte spécial pour l'assistance humanitaire à l'Indochine, ONU, 14.57 251
injectables, 6.41,
6.41,
6.42, 6.44,
6.43, 6.56,
6.48,
oraux,
6.38, 15.130
6.42,
6.43,
postcoïtaux, 6.46, 6.51 Voir aussi Dispositifs intra- utérins ; Vaccins anticonceptionnels
ACTIVITÉ DE L'OMS Contraception, chez les adolescentes, 6.18 chez l'homme, 6.46, 6.50, 6.50, 6.56 Voir aussi Fécondité, régulation; Planification familiale ; Reproduction humaine Contributions volontaires, 1.17, 3.10, 3.12, 8.81, 8.166,
Déchets, gestion et élimination, 00.3, I1.27, 15.88, 15.I2I, 15.122
11.20,
11.21,
animaux, 8.115 solides, 11.17, 11.18, 15.31 cours, Région du Pacifique occidental (1976),
7.98
15.I2
Convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées, 04.5
Convention sur les substances psychotropes (1971), 9.19, 1.18,
10.14 1.2 -1.6,
préparation d'un glossaire, 15.124 maladies transmises par les, 15.85 Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, 3.5 Dengue et fièvre hémorragique dengue, 1.30, 8.108, 8.129,
Coopération technique, 2.14, 12.5,
1.7 -1.11, 1.14, 15.39 entre pays en développement, 1.7, 1.8, 0.9, I.I0, I.II, I.18, 3.17, 10.5, 15.1I- 15.I2, 15.38, 15.161
8.131,
15.65
15.12,
groupe d'action intersectoriel ONUDI /CNUCEDI OMS, 10.9
Coordination avec les organisations du système des Nations Unies, 3.1-3.36, 5.39, 6.2, 6.3, 6.21, 6.22, 9.87, 11.22, 15.39, 15.53, 15.135, 15.161
recherche, 4.26, 8.46, 9.135 Dénominations communes internationales, 10.14-10.15 Denrées alimentaires, voir Produits alimentaires Déontologie médicale, voir Ethique médicale Dépression, 9.29 médicaments antidépresseurs, contrôle, 15.130 Désarmement, 3.5 Désastres et catastrophes naturelles, 1.27, 3. z 2, 3.24, 3.27 -3.29, 3.31 -3.34,
6.29,
15.1
harmonisation des cycles du budget programme,
1.17
organe de planification et de contrôle en matière de développement socio- économique, création, 1.25
système d'information, 2.15,
2.24 Voir aussi sous le nom des organisations
compte spécial, 3.23, 3.30, 3.33 Désertification, 3.4 Désinsectisation des aéronefs, 8.152 Deutsches Aussatzigen- Hilfswerk, 8.81 Développement communautaire, 5.6, 6.33 Développement rural, 1.29, 3.5, 5.1, 5.3, 5.66, 6.1, 6.36, 15.161, 15.165 7.71, 15.88,
5.9,
15.139,
Coordonnateur de l'assistance internationale pour le relèvement du Viet Nam, 3.12 Coordonnateur des Nations Unies pour les secours en cas de catastrophe, 3.22, 3.24, 3.25, 3.27, 3.28, 3.35, 8.51 Coordonnateurs nationaux, 1.18, 15.13 3.32, 3.33, 3.34,
approvisionnement en eau et assainissement, 6.37, 8.22, 1I.5, II.14, I1.30, 15.28, 15.88, 15.152
groupe de travail inter -institutions, 7.114 Développement socio- économique et santé, 2.1, 8.68,
2.3,
Coqueluche, 8.73 vaccin et vaccination, 15.72
8.58,
8.6z,
8.74,
5.3, 5.44, 6.23, 7.10, 15.31, 15.43, 15.136
8.32,
10.8,
15.5,
Voir aussi DTC, vaccin Costa Rica, 5.45, 5.54, 6.33,
7.12, 9.48 7.92, 8.29, 8.39, 8.55, 11.28 Critères d'hygiène de l'environnement, série, 11.33, 13.18 Croix -Verte, 13.19, 13.23 Cuba, 6.24 Cysticercose, 8.III, 8.114 Cytogénétique, 9.131
Côte d'Ivoire,
organes central des Nations Unies pour la planification et le contrôle en matière de développement socio- économique, création, 1.25 Diabète, 9.97 -9.99 traitement par les plantes médicinales, 5.64 Diphtérie, 8.73 vaccination, 8.5 8, 15.72 Voir aussi DTC, vaccin Discussions techniques, Assemblée de la Santé, 1.29 -1.22,
1.10,
Cytologie,
9.43
6.23,
6.31,
I1.20 -11.21
Daltonisme, 9.26 Danemark, 3.12, 6.64, 8.166 Décennie des Nations Unies pour la Femme : Egalité, Développement et Paix, 6.2
comités régionaux, 1.19 Afrique, 1.21, 1.22, 6.23 Amériques, 1.20, 1.22 Asie du Sud -Est, 1.30, 1.21, 12.17, 15.53
5.51,
6.23,
Décennie des Nations Unies pour le développement, deuxième, 1.2,
3.5,
II.I,
15.85
Europe, I.21, I.22, 5.51, 12.17, 15.111 Méditerranée orientale, 1.20, 1.21, 6.34 Pacifique occidental, 1.20, 1.22 Dispositifs intra -utérins (DIU), 6.38, 6.40, 6.42, 6.44, 6.48,
Décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement, 1.32, I1.7, I1.12 Décès périnatal, certificat, 02.21 z52
Documentation, 13.5 -13.10,
6.56, 2.22, 13.13
6.58 13.2,
13.3,
13.4,
INDEX centre OPS/OMS de publications et de documentation, 13.26 Droits de l'homme, 3.) DTC, vaccin, 8.6z, 8.63, 8.68, 10.22
maladies cardio -vasculaires, 15.117 maladies transmissibles, 15.145, 15.148 santé de la famille, 6.i, 6.36, 6.37, 15.zo
Eau, approvisionnement en, 1.3z, 3.54, 5.3, I1.1- 11.12, II.20, 11.21, 15.28, 15.29, 15.152, 15.182, 15.183 6.37, 7.114, 8.22, 11.3o, 15.28, 15.88, 15.152 données statistiques sur, 11.z, 12.13 personnel, 11.4 formation, II.5, II.14, 11.26 15.85,
15.122,
santé de la reproduction, 6.18 santé mentale, 9.13, 15.120 santé oculaire, 8.17o, 8.171, 8.173, 15.79 formation, 7.9o, 15.167 Egouts, voir Eaux usées et égouts Egypte, 4.31, 7.46, 7.57, 7.69, 7.92, 8.z6, 11.14, 8.94,
dans les zones rurales,
9.17,
9.141,
11.28,
15.145
El Salvador, 5.45, 5.54, 8.149, 9.7 Emiratsarabesunis, 3.25, 5.57, 8.14, 9.7, Emmaüs -Suisse, 8.81
15.134
planification préinvestissement, 11.27 -11.31, 15.121
15.86,
recherche,
11.14,
11.15
rôle dans les soins de santé primaires, étude commune FISE /OMS, '1.26 technologie appropriée, 11.13 -11.16, 11.26, 15.88
Empire centrafricain, 6.5, 8.13o Encéphalite japonaise, 15.65 Energie nucléaire, 9.120, 11.37 Enfants, 6.18, 15.5o, 15.104 alimentation et nutrition, 6.17, 6.31, 6.32, 6.54 cancer, 9.5o, 9.71 croissance et développement, 6.26, 6.54, 8.116, 15.20, 15.107
Voir aussi Conférence des Nations Unies sur l'eau ; Pollution de l'eau Eau de boisson, contrôle et gestion de la qualité, 11.39, 11.43, 11.56
11.16,
développement psycho -social, 6.14, 9.22, 15.20 effets de la pollution atmosphérique sur la santé des, 11.42
conférence panaméricaine, 11.16 décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement, 1.32, 11.7, 11.12 facteurs pouvant affecter la santé cardio -vasculaire, 9.86
maladies cardio -vasculaires, 9.78, 9.81, 9.88 maladies diarrhéiques et gastro- entérite, 4.26, 8.71, 8.106, 15.23, 15.69, 15.145
risques pour la santé découlant du traitement, 15.125
11.37,
système mondial de surveillance, projet, plages
11.39
Eaux côtières, voir Pollution des eaux côtières et des Eaux usées et égouts, 11.3o, 15.183 11.4,
11.5,
11.9,
11.15,
maladies rhumatismales chroniques, 9.105 paludisme, 8.16 santé bucco- dentaire, 9.110 santé mentale, 9.6, 9.9, 9.11 -9.12, 9.22, 9.32 Voir aussi Année internationale de l'Enfant ; Mortalité infanto -juvénile ; Pédiatrie ; Santé maternelle et infantile ; Santé scolaire ; Vaccination Enseignants (médecine et disciplines apparentées), formation, 6.11, 6.20, 7.5, 7.40-7.49, 7.64, 7.103 -7.104, 15.174 12.20, 15.37, 15.109, 15.142,
Ebola, virus, 8.Io8, 8.136 Echinococcose, 8.114 Voir aussi Hydatidose Ecologie humaine, 8.8 Centre panaméricain d'Ecologie et de Santé humaines, 11.38,
15.30 5.29, 5.48, 15.98, 15.113 5.50, 5.56,
centres régionaux, 7.44, 7.47 réunion des directeurs, Chiraz (Iran) (1976), 7.41 répertoire des centres de formation, 15.110 Enseignement médical, 5.12, 7.24, 7.26, 7.38, 7.46, 15.5 2, 15.110 7.52, 7.104 programmes d'études, 7.15, 7.36, 7.72, 7.100, 15.60, 15.84 Voir aussi sous les disciplines 7.44,
Economie sanitaire, 8.99,
8.93, 7.57, 15.173 15.37
manuels,
9.33, 15.163
7.37,
7.44,
Education, systèmes de communication en, 7.71,
7.5,
technologie de, 7.5, centres, Amérique Genève, 7.6
7.33, 7.68, 15.37, latine, 7.43, 7.56,
Environnement, aspects psycho- sociaux, planification, 15.185
9.20 -9.23
Voir aussi Personnels de santé, développement ; Sciences de la santé, enseignement Education nutritionnelle, 6.28 Education pour la santé, 5.41, 6.33-6.37, 8.72, 15.108, 9.87 15.167
centre régional, Pacifique occidental, 11.19 surveillance, 11.39-11.42, 15.31, 15.128, 15.182
symposium interrégional sur la qualité de, Genève (1977), 7.57, 11.48
Voir aussi Cancérogènes potentiels de l'environnement ; Ecologie humaine ; Hygiène de l'environnement ; Pollution de l'environnement et
domaines, abus de l'alcool, du tabac et des drogues, 9.I I,
risques liés à l'environnement 253
ACTIVITÉ DE L'OMS Epidémiologie et surveillance épidémiologique, 8.z -8.6, 8.1, 8.5o, 8.53, 8.67, 8.93, 8.99, 8.103, 8.105, 8.107, 8.113,
recherche, 6.46, 15.54
8.10,, 15.67,
8.27, 8.102, 15.74
6.39, 6.40, 6.42 (tableau 6.z), 6.47 (tableau 6.3), 6.49, 6.55 6.59 -6.63,
(tableau 6.4),
6.65,
7.9 r,
centres épidémiologiques, Région africaine, 15.3 formation, 7.92, 7.93, 9.95, 15.67, 15.177 recherche, 8.95, 8.155, 8.159, 9.11, 9.13, 9.64, 9.75, 9.88, 9.106, 9.112, 15.62, 15.76, r5.82, 15.83, 15.100 Epilepsie, 9.13, 9.27 médicaments anti- épileptiques, 7.111, 9.27 Equateur, 5.45, 7.12, 7.36 Equipe de santé, 7.20, 7.26, 7.27, 7.28, 7.35, 7.69, 15.7, 15.36, 15.57 9.60, 12.7,
Fédération dentaire internationale, 9.112 Fédération internationale de Chimie clinique, 10.29 Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique, 6.21
Fédération internationale des Associations contre la Lèpre, 8.79 Fédération internationale des Organisations d'Archives médicales, 7.1oz
Fédération internationale du Diabète, 9.99 Fédération internationale pour le Planning familial, 6.8,
Ergonomie, Espagne, 13.3, 3.5,
9.145
6.21,
6.27,
6.36
Ergothérapie, formation en, 5.40, 5.5, 7.38
5.41,
)43
Fédération internationale pour le Traitement de l'Information, 5.56, 12.19 Fédération panaméricaine des Associations d'Ecoles de Médecine, 7.36 Femme, besoins et rôle en matière de développement et de santé, 3.5, 6.z, 6.7, 6.21, 6.33, 15.18 Fibrose hépatique, 9.42 Fidji, 5.50, 7.31, 8.175, 10.29, 11.47 Fièvre de Lassa, 8.137
Espagnol, traduction des publications techniques en, 13.12, 13.26 1. zo, 1.3 2,
Etablissements humains, aspects sanitaires, 11.20 -11.25, 15.122
Voir aussi Habitat; Logement Etats -Unis d'Amérique, 4.11, 7.111, 7.114, 8.103, 8.166, 9.48, 9.113, 11.41, 12.14, 12.23, 13.20 Ethiopie, 6.17, 8.14, 8.48, 8.49, 8.5o, 8.5 2, 9.7
Fièvre hémorragique dengue, voir Dengue et fièvre hémorragique dengue Fièvre jaune, 1.30, 8.108, 8.129 -8.131 Fièvres hémorragiques virales, 3.35, 8.3, 8.136 8.108,
Ethique médicale, 3.2, 4.7, 4.11 -4.13 Etudes organiques du Conseil exécutif, 1.16 -1.18 Europe, Bureau régional, 3.13, 5.48, 7.66, 8.5, 9.10, 9.33,
publications, Europe, Comité régional, 15.101
15.92, 13.12
15.99, 1.29,
15.101
Filaricides, 4.19, 8.z8, 15.76 Filarioses, 8.26 -8.36, 8.127- 8.128, 15.178 formation, 8.26 recherche, 8.26, 8.46,
15.65,
15.76,
15.147,
15.92,
15.99,
8.155,
Europe, programme du Directeur régional pour le développement, s5.92 Europe, Région, 4.30, 15.91-15.132 Eutrophisation des lacs naturels, 15.126 Excreta, élimination, 1.32, 11.1-11.5, 15.85-15.86
sur la chimiothérapie, 8.26, vaccin, 8.28 Voir aussi Onchocercose
8.156 8.28, 15.76
Films médicaux,
5.14,
7.57,
8.6o,
13.20,
13.23
Facteurs psycho- sociaux et santé, 9.20 -9.23,
1.31, 6.56, 9.z, 15.120 Famille, santé de, 6.1 -6.64, 9.12, 15.20-15.21, 15.104 -15.108, 15.144- 15.145, 15.163- 15.167 enseignement et formation, 7.36, 7.84, 15.21
Finlande, 6.64, 8.166 FISE, voir Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FNUAP, voir Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population
FNULAD, voir Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues Foie, cancer et autres maladies chroniques, 4.26, 9.42, 9.68, 9.106, 11.61, 15.54, 15.81
FAO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture Fécondité, 12.15, 15.165 rapports entre fécondité et santé, 6.3 régulation, 15.47 effets psycho- sociaux adverses, 9.2z enseignement et formation, 6.11, 7.81, 7.91, 7.105, 7.106 6.38, 6.39, 6.40 -6.50,
Fondation de l'Industrie de la Construction navale du Japon (Fonds Sasakawa pour la Santé), 3.11, 3.12,
8.79,
8.81,
8.166
Fondation Edna McConnell Clark, 8.22 Fondation Kellogg, 7.12 Fondation Menarini, 7.111 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 6.64, 10.8, 12.18, 14.17
3.6,
méthodes et techniques, 6.55-6.58
Voir aussi Compte spécial pour les désastres et catastrophes naturelles
254
INDEX
Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour le Liban, 3.3o, 14.17 Fonds danois de Secours à l'Enfance, 8.81
Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues (FNULAD), 9.17, 9.25, 9.3o, 15.84
Grèce, 54.5 Grippe, 8.6, 8.503, 8.117 vaccin, 8.75, 8.103 Grippe animale, 8.503, 8.117 Grossesse(s), 15.49 espacement, 6.17, 6.53, 6.54
Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), coopération avec, 3.12, 3.14 -3.16, 3.36, 10.4, 10.24,
interruption médicale, 6.20, 6.49,
6.38,
6.45,
6.42,
6.51,
15.48
13.20, 11.5,
15.9
approvisionnement en eau et évacuation des eaux usées, 15.145
11.26 8.71,
maladies transmissibles,
8.81,
8. roi, 6.32, 55.53,
nutrition, 15.144
6.22,
6.24,
6.z6,
6.z8,
santé de la famille, 6.17, 6.21, 6.36, 7.103 secours d'urgence, 3.22, 3.24, 3.32, 3.33 soins de santé primaires, 3.14, 5.8, 5.14, 5.31, 5.6o,
Groupe consultatif des Protéines et Calories du Système des Nations Unies, 6.22 Groupes d'étude, application des progrès des sciences neurologiques dans le traitement des troubles neurologiques (1977), 9.13 critères d'évaluation des objectifs éducationnels dans la formation des personnels de santé (1976), 7.68 financement des services de santé (1977), 5.37 Groupes scientifiques, carence immunitaire (1977), 9.137
6.33,
7.77,
15.44
Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), 3. 2, 6.5, 6.17, 6.27, 15.105
6.36,
6.64,
12.15,
15.47,
15.89,
Fonds extrabudgétaires, 15.89 -15.90
I.17,
3.6. -3.13,
8.173,
critères d'hygiène de l'environnement (1976), 11.33 étude des effets à long terme du radium et du thorium chez l'homme (1977), 9.120 infections à Neisseria et à gonocoques (1976), 8.98 surveillance des effets des facteurs d'environnement sur la santé (5976), 11.42 Guatemala, 3.27, 5.40, 5.45, 6.17, 6.24, 6.32, 13.23
affectation, 4.4, 4.5, 8.69, 8.170, 9.2, 9.56, 9.19, 9.23, 9.25, 9.28, 9.108, 14.17 Fonds spécial du Conseil exécutif, 3.27
Guérisseurs traditionnels, 5.13, 5.6o Voir aussi Médecine traditionnelle, praticiens de Guide d'hygiène et de salubrité dans les transports aériens, 11.56 Guide pédagogique pour les personnels de santé, 7.48 6.9, 6.29, 7.29, 8.94, 8.95, 8.108,
Fournitures et matériel, achat pour les Etats Membres et les autres organisations, 54.15 -14.18 coût, 1.31 livraisons d'urgence et pour les opérations de secours, 3.23 -3.34,
Guides techniques, production, 7.36, 7.48, 7.5o, 11.13, 15.s23 8.71,
50.17 Fruits de mer, manuel d'hygiène, 11.53
France, 7.92,
3.36, 8.44 7.114, 9.101,
Voir aussi Glossaires; Manuels; Sciences de la santé, guides et manuels d'enseignement Guinée, 9.141, 11.28, 15.12 Guinée - Bissau, 3.13, 5.14, 5.44,
Gabon, 6.5, 7.9o, ss.28 Gambie, 9.7, 15.28 Gastro- entérite, 6.6, 8.106, 15.23, 15.69 Génétique humaine, 4.14, 9.125-9.132 manipulations génétiques, 4.15 Génie sanitaire, enseignement et formation, 7.37, 7.87 Gériatrie, noir Personnes âgées et vieillards Gestion sanitaire, 5.29, 5.5o, 5.51-5.58, 6.7, 6.13, 7.79, 7.104, 15.97, 15.158 7.21 -7.24, 15.172 12.1 -12.2, 12.4,
7.55,
7.90
55.95,
enseignement et formation, 7.64, 7.8o,
2.4, 6.11, 6.i 2, 15.97, 15.157,
Habitat : Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, Vancouver (1976), 1.2o, 3.4, II.6, II.2I- II.22, 11.24, 15.28, 15.87 Haiti, 3.28, 5.45, 6.6, 8.15 Handicapés, Année internationale, 3.5 réadaptation médicale, 5.38-5.43 Voir aussi Réadaptation médicale Handicaps, classification, 12.22, 12.23 Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), 3.1z, 3.22, 3.25, 3.26, 3.30, 14.17 Haute -Volta, 6.26, 7.32, 7.92, 7.154, 8.29, 8.39, 8.8z, 8.134, 8.149 Helminthiases intestinales, 8.21 Hémoglobinopathies et troubles apparentés, 9.125, 9.127 -9.128
programme à long terme, 7.7 Ghana, 7.29, 7.77, 8.22, 8.29, 8.172, Gilbert, îles, 7.39, 8.70 Glaucome, 8.170, 8.172, 8.173 Glossaires, 9.32, 13.27, 15.94, 15.124 Goitre endémique, 6.31, 6.32 Gonococcie, 8.97, 8.98
13.20
Hépatite chronique, 9.42 Voir aussi Foie, cancer et autres maladies chroniques 255
ACTIVITÉ DE L'OMS Hépatite virale, 8.107, Honduras, 7.12, z.6,
Hongrie,
7.32, 6.17,
3.29, 7.36, 7.69 5.25,
9.68, 15.113 5.12, 5.45, 5.54, 9.7, 12.18
Industrialisation, effets sur l'environnement, 6.24, 15.31
11.36,
Hôpitaux, administration, entretien et planification, 3.26, 5.22, 15.153 5.26,
5.28,
5.30,
15.45,
Hydatidose, 8.,i,, 8.114 Hygiène alimentaire, voir Produits alimentaires, hygiène et sécurité Hygiène de l'environnement, 1.32, 8.5, 11.1- 11.69, 15.8, 15.28 -15.33, 15.85 -15.88, 15.121 -15.129, 15.152, 15.182 -15.185 critères, 11.33-11.35, 13.18, 15.31 formation de personnel, 7.35, 7.37, 7.87, 7.98, I1.5, I1.14, 11.15, I1.17, 11.26, I1.32, 11.39, 15.122, 15.123, 15.182- 15.184 planification nationale, 7.93, 11.45-11.48 programme à long terme, 1.32, 11.46 recherche, 11.14, 11.15, 15.54
Voir aussi Pollution industrielle Infarctus du myocarde, 9.85, 9.86 Infécondité, recherche, 6.5, 6.39, 6.5 I-6.52, 7.107 Infirmiers(ères), conditions de travail et de vie, 7 -9 formation, voir Soins infirmiers migration internationale, 7.8, 7.2o, 7.72 rôle et fonctions, 1.21, 15.36, 15.111 en matière de planification familiale, 6.58 en matière de soins de santé primaires, 5.12, 7.32, 7.34,
Information, systèmes, 5.51-5.59, 6.6, 15.67, 15.158
7.36, 15.140 1.22, 2.7, 2.10, 12.6, 12.17, 12.18,
5.50, 15.61,
deuxième réunion conjointe CEE/OMS (1976), 5.56 programme OMS, 1.14, 2.12 -2.24, 15.6, 15.158 groupe de travail pour le développement, 2.15 Voir aussi sous les sujets
Voir aussi Assainissement de base ; Déchets ; Eau ; Environnement ; Génie sanitaire ; Pollution de l'environnement et risques liés à l'environnement
Information pour la santé, 13.19-13.23 Information sanitaire et biomédicale, 13.1-13.31 Informatique, 10.14, 12.10 Informatique médicale, 12.7, 12.8, 12.Io Insecticides, application, essai et évaluation, 8.29, 8.34, 8.142 8.122- 8.125,
Hygiène et sécurité professionnelles, exposition des travailleurs 9.64, à
8.128,
8.129,
8.132 -8.135,
9.147,
des substances toxiques, 9.148, 15.33
7.113, 9.146
exposition simultanée à des risques multiples, des
Voir aussi Médecine du travail; Travailleurs, santé Hygiène industrielle, 9.64, 9.149 cours sur les méthodes d'évaluation des effets toxiques des produits chimiques industriels, 7.113 Hypertension artérielle, 9.79, 9.85, 9.88, 9.89, 9.90, 9.95
production, 1.30, 8.141 recherche sur les modes d'application, 8.16, 8.39 résistance aux, 8.8, 8.13, 8.219-8.121, 15.75 Voir aussi Pesticides Institut africain de Planification sanitaire, 7.77 Institut de l'Alimentation et de la Nutrition des Caraibes, 6.24, 15.21
Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama (INCAP), 6.24, 6.3z, 15.21
médicaments antihypertensifs, contrôle, 15.130 Hypertension gravidique, 6.19
Institut international pour l'Application de l'Analyse de Système, 12.9 Intoxications, voir Toxicologie médicale Intoxications alimentaires, 11.56, 11.62 Invalidité, prévention, 1.29, 5.38-5.43, 9.9, 15.46 liées à l'usage de l'alccol, 9.16 Voir aussi Réadaptation médicale Irak, 4.31, 6.5, 8.44, 8.174, 9.7, 9.37, 9.141,
Immunologie,
3.18, 7.107, 8.41, 8.43, 8.86, 8.87, 8.88, 8.94, 8.95, 8.155, 9.126, 9.129, 9.133- 9.138, 15.147 centres de formation et de recherche, 7.96, 9.67, 9.133, 9.138 Incapacités et handicaps, classification, 12.zz, 12.23 Inde, 5.41, 6.15, 6.17, 6.zo, 6.z6, 6.27, 6.32, 7.5, 7.32, 7.37, 7.44, 7.97, 7.100, 7.103, 8.7, 8.12, 8.44, 8.95, 8.119, 8.173, 9.3, 9.6, 9.7, 9.29, 9.49, 10.29, 11.43, 15.48, 15.52, 15.63, 15.70, 15.74, 15.76, 15.78, 15.82, 15.83, 15.84 Indonésie, 5.46, 5.55, 6.24, 6.32, 6.33, 6.35, 7.32, 7.37, 7.85, 8.12, 8.72, 8.94, 8.108, 8.125, 8.126, 8.127, 8.138, 8.173, 9.7, 9.49, 10.29, 11.28, 15.44, 15.48, 15.70, 15.75 15.84
Iran,
15.137 3.33, 4.31, 5.4, 5.30, 7.29, 7.85, 8.143, 9.7, 9.17, 9.29, 9.71, 9.74, 10.29, 11.43, 15.134, 15.145 Islande, 5.56, 7.38 Israël, 6.26, 11.43 Italie, 6.26, 7.58, 9.39
Jamahiriya arabe libyenne, 15.134
5.57,
8.174,
9.7,
11.4,
Jamaique, 5.40, 6.12, 6.24, 7.82, 9.7, Japon, 8.46, 9.29, 9.113 Jeunes, voir Adolescents et jeunes
12.18
256
INDEX Jordanie, 5.30, 5.43, 7.51, 8.21 Journée mondiale de la Santé (1976, 1977), 13.19 -13.20
8.171,
Kala -azar, 15.76 Kenya, 6.26, 7.42, 7.90, 8.5o, 8.124, 9.39 Koweït, 5.57, 8.94, 9.7,
8.44, 9.37,
8.48, 15.134,
8.49, 15.150
recherche, 4.26, 8.46, 8.83 -8.91 vaccin, 8.88 Leptospirose, 8.111, 8.114 Lesotho, 5.9, 5.53, 11.28 Leucémies, diagnostic, 9.137 Liban, 3.30, 5.43, 14.17 Liberia, 5.9, 8.55, 9.39 Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, 3.32, 3.34
3.22,
3.25,
Laboratoires de 9.134, 15.26,
santé, 3.12, 8.68, 8.10z, 8.105, 15.103, 15.149, 15.176, 15.177
Ligue européenne contre le Rhumatisme, 9.105 Ligue internationale contre le Rhumatisme, 9.104 Logement, 8.42, 8.135, 11.23, 15.20, 15.122 Lymphome de Burkitt, 9.66 Lymphomes, diagnostic, 9.137
conférence sur les laboratoires de contrôle des produits alimentaires (1977), 1 1.65 formation des personnels, 6.61, 7.91, 7.97,
7.I07, 8.I00, I0.28, 15.78 répertoire mondial des écoles de techniciens et assistants de laboratoire médical, 7.29
sécurité de la manipulation des micro -organismes et des cellules dans les laboratoires de microbiolog1e, 4.7, 4.14-4.15 techniques, 6.62, 7.50, 8.38,
8.110, 15.78
10.12, 8.24
10.27 -10.31,
8.74, 8.109, 11.16, 11.39,
Lacs artificiels,
Madagascar, 7.77 Maladie de Chagas, 8.42-8.43 recherche, 8.42, 8.43, 8.135, 8.156, 9.138 unité de recherche sur les vecteurs, 8.4z, 8.135 Maladies allergiques, 9.137 Maladies à virus, 8.102- 8.108, 9.137 Voir aussi Virologie comparée ; Virus Maladies bactériennes, 8.70 -8.101 Maladies cardio -vasculaires, 9.76 -9.95, 15.22, 15.25, 15.82, 15.I15- 15.I17, 15.181
projet PNUDIOMS de recherche sur l'épidémiologie de la schistosomiase dans les, 8.22 Lacs naturels, eutrophisation, 15.1 z6 Lactation, 6.17 L'agent de santé communautaire, 7.29 Langues employées à l'OMS, 13.3, 13.13, 13.24- 13.26, 14.4, 15.94, 15.156 Législation sanitaire, 1.33, 13.16
centre régional de formation et de recherche, Pacifique occidental, 9.95
conférence -atelier sur le r >le de l'activité physique dans la prévention, Luxembourg (1977), 9.92 équipe interrégionale, 9.88 formation, 7.112, 9.95, 15.82 médicaments, évaluation, 9.80, 15.130 programme à long terme, 9.76, 9.91, 9.95, 15.115
hygiène et contrôle des produits alimentaires, 11.59, 11.63
1.1.53,
qualité de l'environnement, 11.43, 11.48 santé maternelle et infantile, 6.21 santé mentale, 9.14 substances prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques, 10.4, 15.162 usage du tabac, 9.87 Leishmaniose, 8.44-8.45, 15.147 recherche, 8.45, 8.156, 9.138 Leishmaniose viscérale, 8.44, 15.76 Lepers' Trust Board (Nouvelle -Zélande), 8.81 Lèpre, 8.77 -8.91, 15.68, 15.147, 15.178
réadaptation médicale, 5.40 recherche, 4.34, 8.46, 9.78 Maladies cérébrovasculaires, 7.11 I, 9.27, 9.32 Maladies chroniques, 9.34-9.106, 15.116 -15.117, 15.181
Maladies de carence, voir Carences nutritionnelles Maladies diarrhéiques, 6.9, 6.27, 6.37, 8.71, 15.145, 15.j78 recherche, 4.9, 4.26 Maladies intestinales, 8.5, 8.46, 8.70-8.72, 15.23, 15.113
centre panaméricain de recherche et de formation, 1.28, 15.68 8.85
Voir aussi Gastro- entérite Maladies non transmissibles, Maladies parasitaires, 47
1.31, 15.150- 15.151
9.1-9.149,
chimiothérapie,
8.78,
8.82,
8.87,
8.89,
8.155,
6.41,
6.43,
8.7-8.47,
9.137,
formation des personnels, 8.78, 8.79 immunologie, 8.86, 8.87, 8.155, 9.126, 15.147
9.138,
programmes combinés contre la lèpre et la tuberculose, 8.82, 15.64
formation, 7.53, 7.105, 7.108, 8.11 recherche, 4.34, 8.46 -8.47, 15.159 Maladies respiratoires, voir Voies respiratoires, maladies Maladies rhumatismales, 9.102 -9.105 médicaments antirhumatismaux, contrôle, 15.130
257
ACTIVITÉ DE L'OMS Maladies transmises par l'eau, II. Io, 15.85 Maladies transmises par les aliments, 8.5, 11.53, 11.54,
11.56,
15.113
Maladies transmises par les déchets, 15.85 Maladies transmises par voie sexuelle, 3.1 2, 15.71, 15.113, 15.178 Maladies transmissibles, 3.23, 6.27, 8.1- 8.168, 15.64- 15.76, 15.113 -15.114, 15.146 -15.148, 15.178 -15.180 aspects économiques, 8.99, 15.113
Manuels d'enseignement, voir sous Sciences de la santé, enseignement Maroc, 5.56, 6.5, 1I.28, 15.121 Matériel médical, entretien et réparation, 5.21, 15.83
Voir aussi Radiologie, entretien et réparation des appareils Maurice, 3.25, 9.7 Mauritanie, 6.z6 Médecine communautaire, enseignement, 7.37, 1 5.6o Médecine comparée, 8.116 -8.117 Médecine du travail, 1.31, 9.139, 9.141, 15,33 dans la petite industrie, 9.144 formation et recherche, 7.113, 9.142, 9.146 centres, Région africaine, 9.140
8.97-8.100,
8.109,
cours interrégionaux sur l'épidémiologie et la lutte contre, 7.92 recherche, 4.34, 8.1, 15.62
8.46-8.47,
15.10,
15.54,
Voir aussi Ophtalmies transmissibles Maladies tropicales, centres de recherche, 8.41
cours sur l'organisation des services (1976, 1977), 1.30,
4.19, 1.28,
7.86
centres régionaux de recherche et de formation,
centre de Ndola (Zambie), 8.159, 13.8
4.35,
8.46,
8.158
4.18,
8.21,
8.47,
centre panaméricain concernant la lèpre et autres maladies tropicales, 1.28, 8.85 matériel d'enseignement, 7.53 médicaments, mise au point et essai, 1.30, 8.159
système d'information, 9.140 Voir aussi Agriculture, santé des travailleurs ; Hygiène et sécurité professionnelles ; Hygiène industrielle ; Travailleurs, santé des Médecine nucléaire, 9.119, 15.83 Médecine radiologique, 9.114-9.124, 15.83
Voir aussi Radiologie, entretien et réparation des appareils Médecine sociale, 7.23
programme spécial de recherche et de formation, 1.30, 3.3, 4.2, 4.10, 4.17, 4.26, 7.53, 7.110, 8.16, 8.18, 8.25, 8.28, 8.34, 8.41, 8.43, 8.45, 8.46, 8.47, 8.87, 8.91, 8.146, 8.153-8.168, 9.133, 9.135, 15.55, 15.178 financement et crédits alloués, 4.4, 8.166 -8.167
Médecine traditionnelle,
1.22, 1.29, 3.18, 5.13, 5.60-5.67, 7.26, 15.9, 15.44, 15.58, 15.162 enseignement, 5.65, 5.67 recherche, 4.17, 4.27, 5.63, 5.64-5.67
voyage d'étude sur la place de la médecine traditionnelle dans les services de santé communautaires, Chine (1977), 5.66 Voir aussi Pharmacopée traditionnelle Médecine traditionnelle, praticiens de, 5.6, 5.6o, 7.30, 5.62, 5.66, 5.67, 15.44, 15.48, 15.58 5.60,
renforcement des potentiels nationaux de recherche, 8.91,
8.154,
8.158 -8.163
Maladies vasculaires chez les diabétiques, réunion de chercheurs, Genève (1977), 9.97 -9.98 Maladies vénériennes, voir Maladies transmises par voie sexuelle Malaisie, 1.28, 3.12, 4.35, 5.58, 6.6, 6.7, 6.24, 6.35, 7.90, 8.15, 8.46, 9.17, 9.18, 9.141, 10.28, 10.29, 11.28, 11.47, 13.20, 15.166 Malawi, 11.28 Maldives, 8.94, 15.75 Mali, 5.25, 8.29, 11.62 Malnutrition, 1.21, 6.22, 6.28, 6.41, 6.44, 6.53, 8.1, 9.13, 15.23, 15.144 protéino- énergétique, 6.31, 6.32 Malte, 11.28 Manuel de la classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès, 12.23 Manuel d'hygióne des fruits de mer, 11.53 Manuels, production, 6.14, 6.31, 6.37, 7.5 5, 7.58, 8.59, 8.68, 8.99, 8.168, 9.33, 9.111, 9.II2, 9.I28, 10.22, 10.29, I1.13, 11.14, 11.18, 11.43, 12.15, 15.111, 15.113, 15.124
7.6,
5.13, 7.27,
Voir aussi Accoucheuses traditionnelles Médecine vétérinaire, enseignement, 15.77 Voir aussi Santé publique vétérinaire Médecins, libre circulation, 15.110 migration internationale, 7.8, 7.zo, 7.72 Voir aussi Enseignement médical Médecins aux pieds nus, 5.66 Médicaments, approvisionnement en, 10.2, 10.4, I0.7 contr }le de la qualité, 10.4, 10.7, 10.10 -10.13, 15.130
coût, 1.31, 10.2, 10.3, 10.4 dénominations communes, 10.14 -10.15 essentiels, sélection, 9.6, 10.4, 10.6 -10.7 évaluation et surveillance de leur efficacité et sécurité, 1 0.16,
10.17,
15.131
symposiums sur l'évaluation pharmacologique et clinique, Région européenne (1976, 1977), 10.18, 15.130 1.22, 10.1 -10.5,
politique et gestion, 15.153, 2 5A
15.92,
Voir aussi Glossaires ; Guides techniques
15.162
INDEX production, 10.2, 10.7 au niveau régional et national, 15.9,
Nationaux, emploi pour les activités de l'OMS, 1.31,
1.18,
3.12,
10.4,
15.13,
15.142
15.75,
15.162
Nations Unies, voir Coordination avec les organisations
recherche et développement, 4.13, 10.4 système de certification de la qualité, tom utilisation, I o.2, 10.4, 15.135, 15.15 3 Voir aussi Pharmacodépendance et abus des drogues; Pharmacopée traditionnelle Médicaments anticonceptionnels, voir sous Contraceptifs Médicaments psychotropes, 9.6, 9.19, 9.25, 10.14 Méditerranée, lutte contre la pollution, 11.44, 14.6, 15.127
du système des Nations Unies; Organisation des Nations Unies Néornatologie, 15.49 Népal, 5.46, 5.55, 6.5, 7.78, 15.44, 15.74, 15.75, 15.76, 15.82 Neurologie, 7.111, 9.13, 9.27 15.70,
Méditerranée orientale, Bureau régional, 15.142, 1.31,
54.50, 5.24, 1.29,
nomenclature des troubles neurologiques, 12.24 Nicaragua, 5.27, 5.45, 6.24, 7.12, 7.36, 8.12 Niger, 8.29, 15.12 Nigeria, 5.44, 5.53, 6.13, 6.17, 6.z6, 7.77, 8.17, 8.55, 8.172, 9.7 Niue, 8.26 8.129, 8.137,
15.155-15.156 15.143
8.147,
8.166,
Méditerranée orientale, Comité régional, Méditerranée orientale, Région, 15.133- 15.156
4.31-4.33,
MEDLINE, centre OMS, interruption des travaux, 13.6
Nomenclature internationale des Maladies, 12.22 Nomenclatures des maladies, 9.42, 9.83, 12.24 Normes alimentaires, 11.57 -11.59 Norvège, 6.64, 8.166, 9.113 Nouvelles- Hébrides, 5.12, 7.39, Nouvelle -Zélande, 9.113, 13.23 8.z6, 11.47
Membres et Membres associés de l'OMS, 14.1, 15.1, annexe 1 Méningite cérébro- spinale, 8.73 vaccin et vaccination, 8.75, 15.72 Mers, voir Pollution des mers Métabolisme, troubles, 15.25 génétiques, 9.130 du système nerveux, 7.111 Mexique, 3.31, 4.23, 5.40, 5.45, 6.5, 6.11, 6.12, 12.18
Nouvel ordre économique international, 1.9 Nutrition, 3.15, 6.z, 6.22 -6.32, I1.20, I1.2I, 15.20, 15.5 3,
15.107,
15.144, 8.171
15.166
alimentation complémentaire contre les maladies de carence, 3.2o,
6.32,
consultation FAO/OMS d'experts sur l'emploi des graisses et des huiles dans la nutrition humaine (1977), 6.31
6.33,
7.12,
7.82,
8.21,
9.16,
9.48,
Microbiologie alimentaire, 7.99, 11.54, :1.55 Migration internationale des personnels de santé, 7.8, 7.zo, 7.72
enseignement et formation, 7.89, 15.166 réunion des directeurs de cours internationaux de formation, Genève (1976), 6.28 politiques nationales, 1.21, 6.23 -6.24, 15.144, 15.166
Mineurs, santé des, 9.142 Ministres de la santé des Amériques, réunions, 5.7,
I.zo,
15.16 8.22,
recherche, 6.32, 15.54 surveillance nutritionnelle, 15.266
1.21,
3.28,
6.25 -6.26,
Mollusques et molluscicides, 8.140
8.118,
8.12o,
Voir aussi Malnutrition
Mongolie, 5.55, 7.78, 9.7, 55.46 Monkeypox, 8.55 Mortalité, analyse et classification, 12.15, 15.186 foetale, 6.39, 12.15,
12.24,
6.54, 9.125, infanto -juvénile, 6.3, 6.31, 15.22, 15.50,
12.13, 12.15 6.54, 9.125, 15.62, 15.145
12.13,
enquête interaméricaine, 6.7 maternelle, 6.3, 6.6, 6.19, 12.2I périnatale, 6.15, 6.19, 9.125, 52.15, 15.49
12.21,
Obstétrique, 6.21, 7.100 Voir aussi Soins obstétricaux OCDE, voir Organisation de Coopération et de Développement économiques OEil, maladies et traumatismes, voir Cécité et perte de vision OIT, voir Organisation internationale du Travail Oligo- éléments, 9.85 Oman, 8.14, 8.174, 9.7 OMS, Publications offset, 13.18 OMS, Publications régionales, Série européenne, 13.12, 15.124 Onchocercose, 8.27, 8.31, 8.132-8.133, 8.170, 8.172
Mouvements de libération nationale reconnus par l'OUA, 3.36, Moxa, 5.63 Mozambique, 7.77, 15.1
3.32, 5.25, 8.37, 15.12 Mycotoxines, 9.68, 11.61
5.44,
6.z6,
7.29,
Myocardiopathies, 9.83 2 59
bassin de la Volta, projet de lutte, 4.19, 8.29 -8.36,
8.27,
8.172,
15.2
ACTIVITÉ DE L'OMS Onchocercose (suite) chimiothérapie, 4.19, 8.27, 8.28, recherche, 4.19, 4.20, 8.28
8.34
ONUDI, voir Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel Opération d'urgence des Nations Unies, 14.17 Opérations de secours, voir Secours d'urgence, opérations de Ophtalmies transmissibles, 8.170, 8.172 -8.174 Opium, 9.71 OPS, voir Organisation panaméricaine de la Santé Ordre de Malte, 8.81 Organisation arabe de Normalisation et de Métrologie, 11.66
Organisations intergouvernementales ayant conclu avec l'OMS des accords officiels, annexe 3 Organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS, annexe 3 Orthopédie, 5.43 Orthophonie, 5.40 OUA, voir Organisation de l'Unité africaine Ouganda, 6.z6, 9.39, 9.74
Pacifique occidental, Bureau régional, 3.12, 3.18 Pacifique occidental, Comité régional, 1.24, o.z8, 1.29
Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), 55.102 Agence de l'Energie nucléaire, 11.34 Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies en Afrique occidentale (OCCGE), 8.39 Organisation de l'Unité africaine (OUA), 3.5, 7.110 Organisation des Nations Unies, 01.12, 15.39, 15.53 coopération avec, 3.5, 3.2, 3.3, 3.23, 6.2
Pacifique occidental, Région, 4.34-4.35, 15.157 -15.186 3.33, 5.30, 5.43, 5.49, 6.35, 7.46, 8.14, 8.119, 8.126, 8.143, 9.17, 9.39, 11.43, 12.18, 15.137, 15.148 Paludisme, 1.30, 3.12, 3.26, 8.7 -8.20, 8.126, 9.66, 15.75, 15.114, 15.146, 15.178 chimiothérapie et chimioprophylaxie, 8.8, 8.16, 8.19, 8.155, 15.75, 15.180 formation, 1.30, 7.53, 7.105, 7.108, 8.11, 8.15, 15.75, 15.180 immunologie, 8.155, 9.126, 9.128 médicaments, production et mise au point, 1.30, 15.75, 15.180 recherche, 4.20, 4.26, 8.16 -8.zo, 8.46, 15.180 réunions de coordination, 8.11
Pakistan,
Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), coopération avec, 3.22, 6.17, 6.36, 11.44
hygiène et contrôle des produits alimentaires, 7.99, 8.5, I1.50, 1I.51, 11.66, 11.67 -11.69 11.52, 11.55, 11.61,
maladies transmissibles, 7.110, 8.113,
8.23, 8.38, 8.154, 8.518, 8.134, 8.151 nutrition, 6.22, 6.23, 6.24, 6.26, 6.28, 6.31, 15.53, 15.144
séminaires itinérants sur les activités antipaludiques
stratégie révisée d'action antipaludique, 8.9 -8.15, 15.27, 15.180
(1976, 1977),
7.93
Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel (ONUDI), 3.52, 8.141, 10.4, 10.9, 11.36, 11.44, 15.9
vaccin et vaccination,
vecteurs, lutte contre, 8.142, 15.65
8.zo 8.122,
8.123 -8.126, 8.8,
Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), 6.36, 7.25, 7.87, 11.44
résistance 15.75
aux
insecticides,
8.13,
8.119,
PAM, voir Programme alimentaire mondial Papouasie -Nouvelle- Guinée, 7.31, 7.80, 7.90, 8.15, 9.113, 10.28, 11.47, 14.1, 15.166 Paraguay, 5.45, 6.24, 7.12 Parodontopathies, 9.107, 9.112 Pays -Bas, 3.9, 3.12, 3.20, 3.24, 3.25, 8.6, 8.22, 8.128, 8.134, 8.166, 9.93, 9.134
Organisation européenne de Recherche sur le Traitement du Cancer, 9.38 Organisation internationale du Travail (OIT), 5.36, 6.36, 8.171, 7.9,
9.142,
9.143,
9.147,
Organisation mondiale contre la Cécité, 8.176
11.34, 11.36 8.170,
Pays en développement, approvisionnement en eau et assainissement, 11.1 -11.5 besoins sanitaires fondamentaux, étude commune
Organisation mondiale de la Santé (OMS), étude organique sur son rôle au niveau des pays, 1.18 structure, annexe 4 Organisation mondiale pour la Promotion sociale des Aveugles, 8.176 Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), 15.14 -15.40
FISE/OMS sur, 5.6o santé mentale, programme spécial, 9.6, 9.25
1.31,
9.2,
9.5,
publications, 13.12 centre OPS/OMS de publications et de documentation, 53.26 soixante -quinzième anniversaire, 15.40
symposium interrégional sur la qualité de l'environnement dans, Genève (1977), 11.48 Voir aussi Coopération technique entre pays en développement Pays en développement les moins avancés et les plus touchés, 1.9, 15.1
260
INDEX Pédiatrie, 6.21 enseignement, 7.100, 7.103, 15.5z Périnatologie, 6.8, 6.15 Pérou, 5.26, 5.54, 7.12, 7.29, 7.103, 9.7, 9.17, 9.48, 11.28 Personnel de l'OMS, 14.7, 15.142
Pharmacodépendance et abus des drogues, 10.14, formation des personnels, 7.101, réadaptation médicale, 9.18
9.17 -9.19,
9.25,
9.30,
15.84, 9.17
9.11, 15.120
8.94,
développement et formation continue, 14.8 -14.13
1.5,
personnel féminin, 14.13 réduction des effectifs, 1.3-1.5, 15.155
13.25,
15.2,
Personnels de santé, développement, gestion et planification, 2.4, 2.5, 2.6, 3.13, 3.36, 7.1- 7.114, 12.16, 15.4, 15.7, 15.34-15.37, 15.57- 15.60, 15.I09- 15.110, 15.II2, 15.141 -15.142,
Pharmacologie clinique, services de, 15.131 symposiums sur le rôle de la pharmacologie clinique dans le contrôle des médicaments, Région européenne (1976, 1977), 10.18, 15.130 Pharmacopée internationale, 10.13 Pharmacopée traditionnelle, 5.63, 5.66, 9.36, 15.9 Voir aussi Plantes médicinales Pharmacovigilance, voir Médicaments, évaluation et surveillance de leur efficacité et sécurité Philippines, 5.11, 5.12, 5.19, 5.31, 5.58, 6.17, 6.26, 6.32, 6.35, 6.37, 7.5, 7.32, 8.15, 8.23, 8.46, 8.71, 8.79, 9.6, 9.141, 11.23, 11.28, 11.43, 11.47, 15.164, 15.166 Physiothérapie, formation en, 5.40, 5.41, Physique médicale, formation en, 9.118 Pian, 8.101 7.103, 9.7, 12.18, 5.43
15.168 -15.174
intégration du développement des services et des personnels de santé, 1.21, 7.1 -7.3, 7.67 -7.68, 15.37, 15.109, 15.168 programme à long terme, 1.29 recherche, 4.32, 4.33, 7.5, 7.36, 7.41, 7.67-7.71, 15.154 système d'information, 7.73 -7.75, 15.1 ro évaluation de l'éducation, 7.5, 7.67 -7.68 formation continue et spécialisation, 5.1 1, 7.20, 7.52, 7.60 -7.66, 7.82, 7.106- 7.114, 15.36, 15.48, 15.51, 15.60, 15.109, 15.171 migrations internationales, 7.8, 7.20, 7.72
7.10-7.15, 7.6z, 15.143, 15.161,
Plan d'action mondial de la Population, 6.3 Plan décennal de santé pour les Amériques, 1.20 Plan de Colombo, 8.139 Planification et conception des installations de soins de santé dans les régions en développement: Approches possibles, 5.23
Planification familiale, 6.37, 6.38, 6.39, 15.164, 15.165
reconnaissance 7.25,
internationale
des
qualifications,
3.12, 6.3, 6.53 -6.54,
6.5, 6.11, 6.27, 7.81, 15.47,
15.110
Voir aussi Education; Sciences de la santé, enseignement Personnels sanitaires auxiliaires, 3.13, 5.11, 5.12, 5.39, 7.6, 7.27-7.32, 7.35, 7.36, 9.111, 13.23, 15.36, 15.57, 15.59, 15.163, 15.169 enseignants, formation, 7.6, 7.42
documentation, Région européenne, 15.105 enseignement et formation, 6.11, 6.12, 6.57, 6.58, 7.49, 7.81, 15.48, 15.106 7.82,
7.84,
7.100,
cours sur la gestion des services intégrés de santé maternelle et infantile et de planification familiale (1976, 1977), 7.106 méthodes et techniques, 6.8, 6.zo, 6.42, 6.43, 6.45, 7.91
matériels d'enseignement et de référence destinés aux,
Voir aussi Agents de santé de village (communautaires) ; Assistants médicaux Personnes âgées et vieillards, soins aux, 15.92, 15.99 -15.100 nutrition, 6.30, 15.100, 15.107 5.56,
7.36,
7.50,
7.54,
7.55,
8.176,
15.36
6.46,
6.47,
6.49,
personnel chargé d'assurer
6.55 -6.57, 7.91 les prestations, 6.58,
1.29,
5.42,
prévention des troubles mentaux, Peste, 15.66, 15.70 recherche, 8.138-8.139 Pesticides, 8.141, 8.142 matériel d'application, 8.151 résidus de, 8.133, 11.51, 11.62, résistance aux, 7.93, 8.8, 8.13, 8.229- 8.221, 8.138, 15.75 8.73,
9.10
projets, par Régions, 6.5 (tableau 6.1) recherche, 6.46, 6.65, 7.91, 15.48 Planification sanitaire nationale, 2.1, 2.3 -2.4, 5.44-5.50, 15.136
7.2,
7.85,
15.5,
15.96,
15.98,
11.68
8.118,
sécurité d'emploi et effets adverses sur la santé, 8.118, 11.62 8.123, 8.143- 8.144,
793,
formation, 5.47, 7.77, 15.97 programme panaméricain, 5.45 recherche, 5.45, 5.47 Plantes médicinales, 5.66, 10.4, recherche, 5.13, 5.63, 5.64 Pneumococcies, vaccins, 8.75
10.8,
15.16z
9.62,
11.51,
PNUD, voir Programme des Nations Unies pour le Développement PNUE, voir Programme des Nations Unies pour l'Environnement
Voir aussi Insecticides ; Mollusques et molluscicides ; Rongeurs et rodenticides
z6r
ACTIVITÉ DE L'OMS Poids, insuffisance à la naissance, Poissons larvivores, 8.148 Poliomyélite, 8.i 05 6.16, 15.49
vaccin et vaccination, 15.72
8.58,
8.6z,
10.22,
10.25,
Pollution agricole,
Pollution de l'air, 15.129, 15.152
11.43 11.42,
programme commun FAOVOMS de surveillance des contaminants alimentaires, 8.5, 11.67 -11.69 Produits biologiques, conférence internationale sur le rôle de l'individu et de la collectivité dans le développement et l'utilisation des (1976), 4.11 coin, 1.31, 15.9
I1.43,
15.31,
15.128,
production et contrôle de la qualité, 10.28 -10.30
10.19- 10.26, 15.9
cours régionaux (1977), 7.98 préparation d'un glossaire, 13.27, 15.124 Pollution de l'eau, 11.43, 15.31, 15.128, 15.129 cours, Région du Pacifique occidental (1977), 7.98 préparation d'un glossaire, 15.124 recherche, 15.126 Pollution de l'environnement et risques liés à l'environnement, 8.118, 9.85, 11.21, 11.32- 1144, 11.47, 15.31, 15.87, 15.182, 15.183 15.124,
au niveau régional et national, 1.31, 10.23, Voir aussi Standardisation biologique Produits chimiques, voir Substances chimiques
Profils de programmes, 2.18, 2.20, Programmation à moyen terme à l'OMS, 1.23,
2.23
1.13,
1.14,
2.2,
2.7,
2.12,
15.6
15.129, 7.105,
15.152, 11.32,
groupe de travail du Secrétariat, 2.5, 2.6, 2.7 Programmation sanitaire par pays, 1.14, 2.3 -2.4, 2.11, 2.12, 2.18, 5.28, 5.44, 5.46, 5.49, 5.50, 5.52, 5.55, 15.5, 15.43, 15.44, 15.62, 15.137, 15.157, 15.168 formation, 2.4, 5.44, 7.76, 7.77, 7.78, 7.80
formation des personnels, 15.183, 15.184
7.98,
système d'information, 11.42, 15.32, 15.87 Pollution des eaux côtières et des plages, 7.98, 11.44, 15.127
groupe de travail inter -pays, Région européenne (1977), 7.14 2.4
Pollution des mers, 11.44, 11.53, 15.152 Méditerranée, 11.44, 14.6, 15.127 Pollution d'origine animale, 8.115 Pollution industrielle, 11.43, 15.124, 15.129 symposium sur les aspects sanitaires de la production du caoutchouc synthétique et des matières plastiques, Etats -Unis d'Amérique (1976), 11.36 Pologne, 7.38, 9.39, 9.113 Polyarthrite rhumatoïde, 9.103 traitement par les plantes médicinales, 5.64 Polynésie française, 9.110 Pontage coronaire, 9.93 Population, plan d'action mondial de la, 6.3 Populations, dynamique des, 6.2, 6.3, 15.14 Portugal, 7.38, 9.7, 11.28, 15.121 Poxvirus, 8.55 Préparations pharmaceutiques, i o. i o -i 0.18 Voir aussi Médicaments ; Pharmacologie clinique Prestations sanitaires, coût, 5.5, 5.35-5.37, 5.38, 9.33, 15.98, 15.139 11.20,
recherche, 2.4, 4.9 séminaire interrégional, New Delhi (1977),
Programme alimentaire mondial (PAM), 6.32, 1.14,
3.19 -3.21,
8.171,
15.53
Programme de l'OMS, développement,
1.6, 1.13, 1.24, 2.1, 2.5 -2.8, 15.39, 15.91-15.92 évaluation, 1.13, 1.14, 1.23, 1.26, 2.2, 2.7, 2.9 -2.11, 2.12, 4.9, 15.39 gestion, 2.1, 2.2 système d'information, 2.16, 2.17 priorités, 1.23-1.33, 15.92
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 1.2, 15.89 coopération avec, 3.17-3.18, 3.36, 5.45, 6.36, 10.4, 10.9, 15.161
hygiène de l'environnement, 11.9, 11.31, 11.36 maladies tropicales, 8.22, 8.39, 8.134, 8.166 vaccins et vaccinations, 8.6z, 8.68, 10.22
Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), 11.36, 13.18, 11.36
système d'information, 12.19 systèmes de, 4.26, 5.5, 5.31, 5.52, 12.7, 12.9,
8.114, 8.118, 8.140, 11.14, 11.33, 11.41, 11.44, 11.55, 11.61, 11.67, 14.6, 15.127
Comité de Coordination pour l'Environnement, conférence sur la couche d'ozone (1977), 11.34 système mondial de surveillance de l'environnement, 4.26, 11.39, 15.128
15.10, i
Prévention routière, 15.101 -15.102
15.95 . z9, 2.5,
5.42,
15.92,
Primates, emploi pour la recherche biomédicale, 6.62
Programme du Directeur général pour le Développement, 15.114 2.5,
Produits alimentaires, contrôle, 11.60 -11.66 formation de personnel, 7.99, i,.6o
Programme général de travail pour une période déterminée, sixième, 1.12 -1.13, 1.14, 1.23, 2.7, 7.3, 7.4, 7.73, 9.35 examen, 2.6 Prothésistes, formation, 5.40, 5.41, 5.43
hygiène et sécurité, 11.49- 11.56, 11.57 -11.59
1.21, 15.125
9.63,
9.70,
normes alimentaires et codes de bonne pratique,
z6z
l\DI:X Psychiatrie, 9.32 enseignement, 7.101, Psychiatrie légale, 9.14
bourses de formation et d'échange de chercheurs, 7.111, 15.84, 15.15o
4.16, 4.20, 15.159
4.33,
6.61,
7.107,
8.158,
Publications de l'OMS, 13.2 -13.3, 13.11 -13.18 distribution et vente, 13.29 -13.31 réduction, 1.5, 13.17 régionales, 13.3, 13.1 z,
13.26
programme du CIRC, 9.54 régionalisation, 1.10, 1.28, 4.3, 15.56 système d'information, 4.9, 4.20, 4.30, 15.93 Voir aussi Comité consultatif de la Recherche médicale ; Comités consultatifs régionaux de la recherche médicale ; Maladies tropicales, programme
Qatar, 5.57, 6.35, 9.141, 15.134 Questions administratives, 14.7 -14.18 Voir aussi Services administratifs Questions constitutionnelles et juridiques,
spécial de recherche et de formation; divers sujets
et sous les
Recherche opérationnelle, 14.1 -14.6
1.10,
5.31,
12.8, Recueil international de Législation sanitaire,
5.50, 6.9, 7.79, 15.69, 15.95
4.5, 5.11, 5.29, 8.46, 8.61, 12.7, 1.33, 1 ;.16
Radio rurale, rôle dans la promotion de la santé, 13.22 Radiographes, formation, 9.124 Radiologie, entretien et réparation des appareils, 7.95, 9.123, 15.83 Voir aussi Médecine radiologique Radioprotection, 4.1z, 9.120, 9.121, 11.34, 11.40, 11.43, 15.83 formation des personnels, 9.118 Radioprotection en art dentaire, 9.122 Rage, 8.111, 8.112 9.122 -9.124,
Règlement sanitaire international (1969), 8.z, 8.4 Réhydratation par voie orale, 6.6, 6.9, 6.37, 8.71, 8.72,
recherche,
15.145 5.18,
15.69
Relevé épidémiologique hebdomadaire, 8.6 Répertoire mondial des écoles d'assistants médicaux,
7.29
deuxième conférence européenne sur la surveillance de la rage et la lutte antirabique, République fédérale d'Allemagne (1977), vaccin, 8.112 8.113
Répertoire mondial des écoles d'auxiliaires dentaires, 7.29, 9.111 Répertoire mondial des écoles de techniciens et assistants de laboratoire médical, 7.29 Représentants de l'OMS, 15.2, 15.13, 15.91 r'.Ie au niveau des pays, 1.4, 1.18
Rage sylvatique en Europe, programme FAO/OMS de recherches coordonnées, 8.113 Rapport de Statistiques sanitaires mondiales,
Reproduction humaine, 6.37, 15.20 éducation sanitaire des adolescents, 6.18 programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche, 4.4, 4.10, 6.38 -6.65,
11.z,
12.13
7.91,
7.107,
15.48
Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS, 13.13
renforcement des potentiels nationaux de recherche, 6.46, 6.59 -6.63 (tableau 6.5) Voir aussi Fécondité, régulation République arabe syrienne, 5. ;0, 5.43, 8.174, 8.46, 9.7
Rapport financier sur les comptes de l'OMS, 13.13 Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, 1.26 sixième, 12.11 Rayonnements, voir Médecine radiologique; Radiologie;
8.94, 5.37, 7.5,
République de Corée, 9.7,
Radioprotection Réactifs, 10.29 fourniture de, 8.1 Io, 10.28 normalisation, 9.136, 9.137 Réadaptation médicale, 1.29, 5.38 -5.43, 9.18, 9.50, 15.46
9.142, 7.32,
4.34, 5.11, 5.31, 11.47, 14.5 8.15,
République démocratique populaire lao, 7.29, 7.31, 14.17
8.71,
5.19, 7.19, 10.28, 11.47,
formation, 5.40, 5.43 Réadaptation respiratoire, 5.40 Recherche biomédicale, aspects éthiques, 4.7, 4.11 -4.13
République Dominicaine, 7.1z, 7.36, 9.7 République populaire démocratique de Corée, 15.46 République -Unie de Tanzanie, ;.;6, 6.z6, 6.27, 7.42, 9.39, 8.94, 10.28
8.127,
8.149,
9.66,
11.28
République -Unie du Cameroun, 6.5, Résidus de pesticides,
6.5z,
8.37,
centres et instituts, 1.28, 4.8, 4.20 répertoires, 4.17, 4.23, 4.31, 15.154 centres régionaux, I.Io, 1.28, 4.35 développement et coordination, 4.1 -4.35, 15.54-15.55, 15.99,
série,
13.18
Ressources hydriques et bassins fluviaux, 15.10,
8.24,
8.32,
15.11, 15.30, 15.146 Voir aussi Lacs artificiels ; Volta
15.154,
financement et crédits alloués, 4.33, 15.12, 15.92
15.159 1.z8, 4.4,
Réunions constitutionnelles et réunions connexes en 1976 et 1977, annexe z Rhumatisme, soir Maladies rhumatismales Rhumatisme articulaire aigu, 9.78, 9.88, 9.90, 9.94, 9.95
4.19,
programme à long terme, formation, 4.16, 4.17
1.28
9.89,
263
ACTIVITÉ DE L'OMS Rhumatologie, cours sur la recherche en, 9.104 Rickettsioses, 8.110 Rongeurs et rodenticides, 8.1u 8, 8.136 -8.139 cours sur l'écologie des rongeurs (1976), 7.93 unité de démonstration de la lutte contre les rongeurs, 8.139, 15.66
pharmacothérapie, 7.111, 9.6, 9.25, 9.27 programme spécial de coopération technique, 9.5, 9.6, 9.25 recherche, 9.2, 9.25 -9.30 surveillance des besoins, 9.33, 12 -14 système d'information, 9.31, 9.33 9.2,
1.31,
unité et sous -unité de recherche sur la lutte contre les vecteurs et les rongeurs, 8.125, 8.128, 8.138, 15.65
Voir aussi Facteurs psycho- sociaux et santé
Rougeole, vaccin et vaccination, 8.104, 10.22, 15.72
8.58,
8.6z,
8.63,
Roumanie, 3.34 Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du 3.24, 5.17, 6.64, 8.22, 8.139, 8.166, 9.16 Rwanda, 5.14, 5.53, 6.26, 11.28 3.9,
Santé mentale communautaire, 9.8, 9.12, 15.118 Santé publique, administration, activités de recherche et de formation, 7.21, 7.23, 7.66 Santé publique, formation en, 7.60 -7.62, 7.108, 8.11
Nord,
7.85,
8.6,
Sages- femmes, rôle et fonctions, en matière de planification familiale, 7.54 6.58
en matière de soins de santé primaires,
5.11,
7.32,
centre régional, Région africaine, 7.90 réunion des directeurs d'écoles de santé publique, Téhéran (1977), 7.62 recherche, 7.77, 7.79 Santé publique vétérinaire, 8.111- 8.117, 15.77 Santé rurale, 7.28, 15.62 Voir aussi Développement rural ; Services de santé ruraux Santé scolaire, 9.78, 15.51 Sao Tomé -et- Principe, 14.1 Schistosomiase, 8.21 -8.25, 15.146, 15.178 chimiothérapie, 8.21, 8.22 immunologie, 8.155, 9.126, 9.138
Voir aussi Accoucheuses traditionnelles ; Soins obstétricaux Sahel, 1.27 Sainte -Lucie, 6.35 Saint -Vincent, 6.35 Salmonella et salmonelloses, Salomon, îles, 11.47 Samoa, 5.9, 5.50, 6.33,
8.5,
1.55
7.39,
8.127,
11.47
matériel d'enseignement, 7.53 recherche, 4.20, 4.35, 8.25, 8.46, 8.156 Schistosomicides, 8.21, 9.62 Schizophrénie, 9.26 Sciences de la santé, enseignement, 7.5, 7.6, 15.34
7.38, 7.36,
Sang et dérivés sanguins, 10.19 transfusion sanguine, 10.31 Santé bucco- dentaire, 9.107 -9.113 auxiliaires, emploi, 15.36 répertoire mondial des écoles, 7.29, radioprotection en art dentaire, 9.112 Santé du Monde,
guides et manuels d'enseignement, production, 7.48, 7.50, 7.52, 15.44, 15.57 9.111
7.104,
7.105,
15.36, 7.6, 7.36, 15.37,
9.104,
13.22
matériel d'enseignement, 6.Io, 7.5, 7.37, 7.50-7.59, 7.105, 9.124, 15.57, 15.II1 audio- visuel, 7.50, 7.53, 7.56,
Santé maternelle et infantile, 6.31, 6.37, 15.47- 15.52,
6.3, 6.4 -6.21, 6.27, 6.53, 6.54, 9.9, 15.19 -15.21, 15.145, 15.164- 15.166 approche en fonction du risque, 6.7, 15.163 formation d'enseignants, 6.II, 6.zo, 7.103 formation des personnels, 6.7, 6.11, 6.15, 7.30, 7.54, 7.81, 7.100, 15.52
7.57,
8.176
programme latino- américain de développement de l'enseignement en matière de santé, 7.12 programmes d'études, 7.15, 7.62, 7.72, 7.100- 7.102, 15.60, 15.170 7.33-7.39, 7.44, 7.105, 15.57,
cours sur
la
programmation et
la
gestion des
services (1976, 1977), 7.78, 7.83, 7.106 recherche, 4.21, 6.8 Santé mentale, 2.5, 9.1-9.33, 15.20, 15.84, 15.II2, 15.118 -15.120, 15.150 arriération mentale, 1.31, 9.9 formation, 7.94, 7.101, 7.III, 9.3, 9.6, 9.24, 15.84, 15.150
réunion de doyens et de directeurs des centres universitaires des sciences de la santé, 7.51 Voir aussi Education ; Enseignants Sciences neurologiques, 7.111, 9.13 Sécheresse, opérations de secours, 1.27, 3.z8 Secours d'urgence, opérations de, 1.8, I.z7, 3.22 -3.35,
8.51,
8.108,
15.114 6.33, 8.130,
Sécurité sociale, 1.22, 5.36, 5.37 Sénégal, 5.37, 6.14, 6.24, 6.z6, 8.149, 9.6, 9.58, 11.28 Série de Monographies, 13.18 Série de Rapports techniques, 13.18
cours et conférences -ateliers sur la planification des services, 7.85
groupe de travail sur la prévention des troubles mentaux chez les personnes âgées, Région européenne, 9,10
Services administratifs à l'OMS, système d'information, 2.16,
1.3,
1.4,
1.5
2.zo
264
INDEX Services de santé, développement, 1.29, 3.12, 3.13, 3.18, 5.1 -5.2, 5.22 -5.34, 15.4, 15.16-15.18, 15.44- 15.56, 15.95- 15.98, 15.133, 15.136, 15.153, 15.157-15.161 enquéte sur les services de santé en Afrique, 12,16 financement, 5.35-5.37 intégration des activités nutritionnelles, 6.27 -6.30 recherche, i.io, 4.2, 4.5, 4.9, 4.17, 4.2o, 4.24, 4.32, 4.33, 4.34, 5.4, 5.10, 5.59, 6.55, 7.91, 8.46, 15.44, 15.54, 15.95-15.96, 15.99, 15.154, 15.159 aspects éthiques, 4.11-4.13 financement et crédits alloués, 1.28, 2.4, 4.5
Soins
5.12, 7.26, 7.39, 15.163 enseignants, formation, 7.49 enseignement supérieur, 7.60 15.111 -15.112, 15.97
infirmiers,
7.49,
15.100,
formation, gestion des services infirmiers,
7.58,
santé de la famille, 7.36 santé mentale, 7.94, 7.101 manuels et matériel d'enseignement, 7.37, 7.58, 7.72 15.111
7.52,
programmes d'enseignement,
7.34,
7.36,
7.37,
Voir aussi Personnel de santé, développement; Prestations sanitaires ; Services de santé ruraux ; Soins médicaux, services de ; Soins de santé primaires Services de Santé en Europe, 5.45, Seychelles, 9.7 5.40, 5.54, 12.11
Voir aussi Infirmiers(ères) Soins médicaux, évaluation, 15.110 services de, 5.22-5.31, 15.45-15.46, ambulatoires, 5.5, 5.27
15.153
séminaire interrégional sur l'organisation et la 5.31,
Services de santé ruraux, 3.21, 6.5,
5.11, 5.28, 6.11, 15.16
gestion des, Sofia (1977), 5.24 d'urgence, 1.29, 4.15, 5.33, 15.153 séminaire itinérant, Iran et URSS (1976), intensifs, 9.101, 15.153
5.34
Siège de l'OMS, bâtiments, 14.14 personnel, I.3, 1.4, 14.11 Sierra Leone, 8.55, 12.15 Singapour, 8.15, 8.46, 13.20
Société et Fédération internationale de Cardiologie, 7.112, 9.83
Société internationale de la Lèpre, 8.81, 8.166 Société internationale de Radiologie, 9.115, 9.116 Soins de santé primaires, I.zo, 3.14, 3.21, 4.2, 5.3-5.15, 5.28, 5.40, 5.57, 6.1, 6.7, 6.,o, 6.11, 6.27, 6.z8, 6.34, 6.58, 7.30, 7.62, 15.4, 15.16, 15.29, 15.44- 15.45, 15.137- 15.140, 15.160, 15.164, 15.166, 15.167, 15.186 archives, 12.19 5.1,
utilisation des, étude collective internationale, 5.32 Soins obstétricaux, 15.iii, 15.163 formation d'enseignants, 7.49 manuels et matériel d'enseignement, 7.54, 7.58 recherche, 5.18 Voir aussi Accoucheuses traditionnelle ; Sages femmes Somalie, 3.35, 5.9, 6.27, 8.4, 8.48, 8.49, 8.5o, 8.51, 11.28,
15.137,
15.145,
15.148
Souaziland, i 1.61 Soudan, 3.13, 3.35, 5.49, 7.46, 8.37, 5.57,
conférence internationale, Alma Ata (URSS) (1978), 1.20,
3.15,
5.14,
15.138
étude commune FISE/OMS, sur l'approvisionnement
en eau et l'assainissement en tant qu'élément des soins de santé primaires, de santé primaires, de, 3.14, 11.26 5.8, 6.33
4.31, 5.4, 5.14, 5.44, 6.5, 6.11, 6.27, 6.52, 7.29, 7.51, 7.71, 7.81, 7.503, 8.3, 8.27, 8.108, 8.136, 8.174, 9.6, 9.7, 9.37, 9.141, 10.29, 11.4, I1.28, 15.1i7, 15.150 Sri Lanka, 6.6, 6.15, 6.26, 6.33, 6.35, 7.37, 7.78, 8.7, 9.7, 9.37, 9.49, 9.141, 10.28, 11.28, 15.48, 15.63, 15.70, 15.71, 15.75, 15.82 Standardisation biologique, 9.136 -9.137, 10.19, 10.21
sur l'engagement communautaire dans les soins préparation des personnels sanitaires à la prestation 7.27, 7.36, 7.54, 7.81, recherche, 4.32, 5.67, 7.77 5.12, 15.57 5. i i,
séminaire interrégional (1977), 10.20 Statistiques sanitaires, 5.5z, 6.12, 9.3 3, 12.1- 12.26,
15.61 -15.63,
15.177,
11.42, 15.186
r6le des infirmiers(ères) et des sages- femmes, 7.32, 7.34, 7.36,
7.54,
15.140
collecte et notification des données par du personnel non spécialisé, 12.22, 12.24, 15.63, 15.186 enseignement et formation, 7.104, 7.105, 12.20, 12.25, 15.186
symposium OMS/Académie des Sciences de New York sur les soins de santé primaires pour les pays industrialisés, New York (1977), 5.14 tableau d'experts, Méditerranée orientale, 5.8 technologie sanitaire appropriée, 1.29, 5.1, 5.16, 6.39, 5.6o, 15.139 5.62,
groupe de travail sur la mesure des niveaux de santé, Région européenne (1977), 5.56, 12.19 Stérilisation, 6.zo, 6.38, 6.41, 6.58 Stérilité, voir Infécondité Streptococcies, 8.76 Stress, 9.2,
utilisation de praticiens de la médecine traditionnelle, 7.27, 15.44, 15.58
9.23, 10.14
9.149
Structure de l'OMS, annexe 4 Stupéfiants,
Voir aussi Agents chargés des soins de santé primaires 265
ACTIVITÉ DE L'OMS Substances chimiques, cancérogénicité et toxicité, 15.129 exposition professionnelle aux, 7.113, limites admissibles, 9.147 recherche, 8.144, 9.60 -9.63, 9.68 1.3 2,
8.143,
11.32,
11.49- 11.51,
15.33
Trinité -et- Tobago, 6.24, 11.16 Trypanosomiase, 8.37 -8.41, 8.134, 15.147 chimiothérapie, 8.41 immunologie, 8.4,, 8.155, 9.138 recherche, 4.20, 8.38, 8.39-8.41, 8.156
Substances prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques, 1.30, Io.1- 10.31, 15.130- 15.132, 15.162 15.9,
séminaire FAO/OMS!OUA de formation de cadres à la lutte contre, Nairobi (1977), 7.110 Voir aussi Maladie de Chagas Tuberculose, 8.92 -8.95, 15.68, 15.179 chimiothérapie, 8.92, 8.95, 15.68 formation de personnel, 8.94, 15.179 immunologie, 8.94, 8.95
Voir aussi Médicaments ; Produits biologiques Suède, 6.17, 8.166, 9.21, 9.136 Suicide, 9.11 Suisse, 3.12,
3.zo,
7.114,
8.166,
9.29,
9.133
Surinam, 14.1 Surnutrition, 15.107 Surveillance épidémiologique, voir Epidémiologie et surveillance épidémiologique
programmes combinés contre la tuberculose et la lèpre, 15.72,
8.82, 15.179
15.64
vaccin et vaccination,
8.58,
8.6z,
8.65,
8.95,
Tabac, usage du, effet sur la santé, 9.72, 9.87, 15.116
1.31,
9.11,
9.69,
Tuberculose animale, 8.94 Tumeurs, classification, 9.40, 9.43, 12.23 séminaire sur la classification histologique internationale, Région de la Méditerranée orientale (1976), 7.112, 9.51 Tunisie, 8.z,, 12.18 Turquie, 5.5, 6.7, 7.38, 8.126,
Tableau d'experts des effets du tabac sur la santé, 9.87 Tableaux d'experts, régionaux, 1.10 Afrique, 15.13 Méditerranée orientale, 5.8, 9.51, 15.151 Tchad, 8.172, 10.28 Tchécoslovaquie, 7.92 Technologie sanitaire appropriée, 1.5, 1.29, 4.2, 5.16 -5.21, 5.22, 6.7, 6.8, 6.27, 6.39, 10.28, 11.13, 11.26, 12.5, 12.8, 15.21, 15.88, 15.92, 15.139 recherche, 4.9, 5.10, 5.16, 5.61, 15.32, 15.161 système d'information, 5.16 transfert, 10.4, 10.7, 10.28, 11.15, 11.43 Terminologie, normalisation, 9.38, 9.43, 9.96, 13.27 -13.28, 15.94 5.1,
8.13,
8.71,
8.119,
Typhus,
11.28, 15.114 8.110, 8.139
UNESCO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture Union des Républiques socialistes soviétiques, 5.5, 7.92, 8.93, 9.39
Union internationale contre la Tuberculose, 8.94
8.81,
Union internationale contre le Cancer, 9.38 Union internationale des Associations d'Immunologie, 9.136
Terres, mise en valeur, 8.23 Tétanos, 8.73 vaccination, 8.58, 8.65, 15.72 Voir aussi DTC, vaccin Thailande, 5.28, 5.46, 5.55, 6.5,
Unités de mesure SI, 13.28 Unités et sous -unités de recherche, sur la lutte contre les anophèles, 8.123, 8.145 sur la lutte contre les vecteurs et les rongeurs, 8.125, 8.128, 8.138, 15.65
6.27, 6.32, 6.43, 7.37, 7.79, 7.103, 8.7, 8.15, 8.79, 8.1o8, 9.7, 9.17, 9.37, 9.110, 11.28, 12.18, 15.44, 15.48, 15.63, 15.78, 15.84 Togo, 5.25, 8.29, 9.7 Tonga, 7.39, 8.26, 11.47, 14.5
sur les vecteurs d'arbovirus, 8.129 sur les vecteurs de la maladie de Chagas, 8.135
8.42,
Torture, protection des personnes contre la, 3.2 Toxicologie médicale, 7.93, 8.2 t, 8.z8, 8.144 Toxicologie professionnelle, 7.113 Trachome, 8.170, 8.172, 8.173, 8.174 Transfusion sanguine, services de, 10.31 Travailleurs, santé des, 9.139-9.149 dans l'agriculture, 9.145, 15.33 dans l'industrie, 7.113, 9.64, 9.149 Voir aussi Médecine du travail Travailleurs migrants, 9.143 Tréponématoses endémiques, 8.101
Université des Nations Unies, 6.22 Urbanisation, 15.14, 15.31 Urbanisme, 15.1z2 Voir aussi Etablissements humains Urétrite, 8.97 Uruguay, 5.26, 5.40, 9.7, 9.48, Vaccination, 15.72,
14.5
3.12, 15.145
6.37,
7.57,
13.19 -13.20,
certificats internationaux, 8.2 formation et utilisation des personnels, 15.175
8.59,
z66
INDEX 1.30, 3.14, 4.2, 4.9, 7.57, 8.58 -8.68, 8.95, 10.22, 10.23, 15.3, 15.24, 15.73, 15.175, 15.179 financement, 8.69 (tableau 8.1) recherche, 8.61, 8.63, 8.65 -8.67, 8.95, 15.175 séminaire interrégional et séminaires régionaux (1976, 5977), 7.109, 8.6o Voir aussi sous les diverses maladies Vaccins, approvisionnement en, 8.67, 10.2 fonds de roulement, Région des Amériques, 15.24 production et contrôle de la qualité, 8.68, 8.95, 10.4, 10.20, 10.22, 10.24 -10.26, 15.132, 15.175
programme élargi,
lutte biologique, 8.154, 8.155
4.19,
8.11,
8.140,
8.145- 8.148,
lutte génétique, 8.149-8.15o Voir aussi Pesticides, résistance aux ; Unités et sous unités de recherche Venezuela, 9.48
1.28,
4.23, 6.33, 14.1
5.40,
7.12, 8.82,
8.94, 8.98,
9.7,
Viet Nam, 6.5, 9.18, 13.8,
7.59,
8.141,
au niveau régional et national, 15.149, 15.176 recherche, 8.62, 8.68, 15.175
1.31,
15.9,
assistance spéciale au, 3.12, 14.17 Virologie comparée, 8.117 Virus, oncogénicité, 9.53, 9.66 -9.68 Vitamine A, carence en, 3.2o, 5.18, 6.3s, 6.32 Voies respiratoires, maladies, 8.92 -8.96, 12.24, 15.23
10.22, 15.175 stockage et transport (chaine du froid), 5.18, 8.64, 8.74 -8.75,
chroniques,
9.100
groupe de travail sur les soins intensifs dans les cas d'insuffisance respiratoire, Région européenne (1476), 4.19, 9.101
Voir aussi BCG ; DTC, vaccin ; et sous les diverses maladies
Volta, lutte contre l'onchocercose dans le bassin de la, 8.27, 8.29 -8.36,
Vaccins anticonceptionnels, 6.46, 6.5o Vaginite, 8.97 Variole, 3.35, 8.4, 13.23, 1574 cination, 8.4 éradication, 8.48-8.57, 15.148
8.172, 8.172,
15.2 8.173
Xérophtalmie, Yémen, 5.30, 15.152
3.2o, 5.49,
8.170, 8.14,
certificat international de vaccination ou de revac8.174, 11.4,
15.137,
13.21,
15.41,
15.73,
certification, 8.53, 8.57, 15.74 réunion de coordination (1977), 8.5o stocks de virus, I.3o, 8.54, 8.56, 15.74 vaccination, 8.57, 15.72 Vasectomie, 6.58
Yémen démocratique, 8.14, 11.4, 15.137 Yougoslavie, S.42, 6.26, 6.33, 7.513, 12.19 Zaïre, 3.35, 5.53, 6.17, 6.z6, 8.3, 8.55, 8.108, 8.136, 11.28 Zambie, 5.53, 8.159, 9.7, 9.16, 9.14z
Vecteurs, biologie des et lutte contre, 8.29, 8.3o, 15.180 8.31,
8.34,
8.43,
S.11, 8.z6, 8.118 -8.152, 8.11
cours et séminaires (1976, 1977),
7.93,
Zones rurales, voir Développement rural ; Santé rurale ; Services de santé ruraux Zoonoses, 8.115-8.115 mycotiques, 8.114
267
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