World Health Organization (WHO) · Journal articles

SHIGELLA = SHIGELLA

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SHIGELLA G uatemala and U nited States of A merica. — During 1969, an increase in severe dysentery was reported from towns and vil­ lages throughout Guatemala. Clinical, bacteriological, serological and autopsy studies have identified the etiological agent as Shigella dysenteriae, type 1 (Shiga’s bacillus). The epidemic has shown no signs of abating with outbreaks occurring in many communities during November. Outbreaks in neighbouring countries indicate that the disease is spreading in the region.

SHIGELLA G uatemala et E tats-U nis d ’A mérique. — Une augmentation du nombre de cas de dysenterie aiguë a été signalée en 1969 au Guatemala, dans des villes et des villages situés sur l’ensemble du territoire. Les études cliniques, bactériologiques et sérologiques et les autopsies ont permis d’identifier l’agent causal qui est Shigella dysenteriae, type 1 (bacille de Shiga). Il n ’y a eu aucun signe de fléchissement de l’épidémie, et des poussées se sont produites dans de nombreuses localités en novembre. Des poussées signalées dans les pays voisins montrent que la maladie se propage dans la région. Les enquêtes ont permis de retrouver la source commune de poussées qui atteignaient des collectivités et des familles, mais il n ’a pas été possible d’attribuer à un facteur unique la large diffu­ sion géographique de la maladie. La transmission d’individu à individu est probablement à l’origine aussi bien des cas nouveaux au sein des collectivités que des cas isolés qui ont souvent précédé les poussées explosives à source commune. Les malades n ’ont généralement pas réagi aux médicaments antimicrobiens d’usage courant, le bacille s’étant montré résistant à la tétracycline, au chloramphénicol, à la novobiocine et aux sulfamidés; toutefois, il semble qu’on ait obtenu des résultats avec l’ampicilline, l’érythromycine et la pénicilline à fortes doses. Alors que l’épidémie sévissait en Amérique centrale, on a passé en revue les cas où le bacille avait été isolé aux Etats-Unis, pour voir s’il y avait une association. Depuis janvier 1965, époque à laquelle fut inaugurée la surveillance des shigella à l’échelle nationale, jus­ qu’à novembre 1969, on a isolé 20 souches de S. dysenteriae, type 1, dans dix états, dont 9 au cours du troisième trimestre 1969. Onze personnes chez lesquelles l’organisme avait été isolé ont indiqué qu’elles avaient effectué des déplacements: 9 d’entre elles avaient été infectées au Mexique, une en Amérique centrale et une en Ethiopie. Bien qu’on n ’ait signalé aux Etats-Unis aucune transmission secondaire dans l’entourage des malades, des études sérologiques ont été entreprises pour dépister d’éventuelles atteintes asympto­ matiques parmi les contacts. Le diagnostic de dysenterie à S. dysen­ teriae, type 1, doit être envisagé chez tous les malades atteints de colite qui ont voyagé récemment en Amérique centrale.

Though community and family common source outbreaks have been documented, it has not been possible to incriminate a single vehicle for the widespread geographical transmission of the disease. Person-to-person spread is probably responsible for the introduc­ tion of new cases into communities, and for the few cases often seen preceding the explosive common source outbreaks. Patients usually did not respond to commonly used antimicrobial drugs, because the organism was resistant to tetracycline, chloram­ phenicol, novobiocin and sulfa drugs; however, ampicillin, ery­ thromycin and large doses of penicillin seemed effective. During the epidemic in Central America, isolations of the organism in the United States were reviewed for possible association. Since the beginning of nation-wide shigellosis surveillance in January 1965, 20 isolations of S. dysenteriae, type 1 had been recorded by November 1969 in ten states. Nine of the 20 were reported in the third quarter of 1969. Travel histories, obtained on 11 persons from whom this organism had been isolated, disclosed that nine had acquired infection in Mexico, one in Central America and one in Ethiopia. Though there were no reports of secondary spread among household contacts in the United States, serological studies are in progress for identification of any subclinical cases among contacts. The diagnosis of dysentery due to S. dysenteriae, type 1 should be suspected in all patients with colitis who have recently travelled in Central America.

(Based on — D ’après Morbidity and Mortality, Vol. 18, No. 51, US National Communicable Disease Center.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization