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Comité Conjoint du Programme : première session, Yamoussoukro, Côte d' Ivoire 25-27 novembre 1980 : rapport

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l-/ i t CO},IITE CONJOINT DU PROGRAMME PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L.ONCI{OCERCOSE DANS LE BASSIN DE I.A VOLTA Première session, Yamoussoukro. Côte d' Ivoire 25-27 novembre 1980 RAPPORT TABLE DES MATIERES I. INTRODUCTION ET O[,VERTURE DE rA SESSION ELECT]ON DU BUREAU .... ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE IA SANTE POUR I98O RAPPORT DU COMITE CONST'LTATIF D'EXPERTS .... DISCUSSION SUR LE RAPPORT D'ACTIVITE DE L,ORCANISATION MONDTALE DE IA SANIE POUR ET SUR LE RAPPORT DU CO}IITE CONSIJLTATIF D'EXPERIS .... rPcf L Pages 1 'i 2 3 4 5 6 1980 3 3 3 5 6 11 13 15 I6 I9 ?L 2L 22 22 23 24 32 33 7. 8. 9. 10. DEVELOPPEMENT SOCIO.ECONOMIQTJE PIAN D.ACTION ET BUDGET DU PROGRAM},IE POUR 1981 FII.IANCEMEM DU PROGRAMI'IE DE LUTTE CONTRE L'0NCHOCERCOSE RAPPORT INTERIMAIRE DE IÀ COMMISSION INDEPENDANTE SUR LES PERSPECTIVES A LONG TERME 11. DU PROGRAI'{ME RAPPORT INTERIMAIRE SUR L'ETUDE DE FAISABILITE D'UNE CAMPAGNE DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LE BASSIN DU SENEGAL VIS ITE DE TERRA]N AUTRXS QUESTIONS DATE ET LIEU DE IA DEI.IXIE},IE R.EUNION DU CCP CLOTURE DE LA SESSION ANNEXE I. ORDRE DU JOUR 12. 13. L4. 15. t a ANNEXE II. ANNEXE ]II. LISTE DES PARTICIPANTS FONDS DE L'ONCHOCERCOSE DEPUIS I CREATTON JUSQU'AU 30 MOTION DE REMERCIEMENT POUR LE TRAVAIL ACCOMPLI PAR LE PROGRAMI'IE SEPTEMBRE 1980 DIRECTEUR DUANNEXE IV. rPcf t Page 2 1 rr'rrnbouc TION ET OIIVERTURE DE tA SESSION : Point 1de l,ordre du jour 1.I La première session du Comité conjoint du Progranure de Lutte contre 1'Onchocercose dansIe bassin de la volta (cCP) s'est tenue à Yamoussoukro, côte d'Ivoire,d,u25au27novembrel9go. Le Comité conjoint du Programme a succédé au Comité conjoint de Coordination (ccc), qui a tenu six sessions de 1975 à L979. A cette session étaienÈ représentés la Belgique, le Bénin, leCanada, la Côte d'Ivoire, les Et.ats-Unis d'Amérique, 1a France, 1e Ghana, la Haute-Vo1ta, IeJapon, 1e KoweÎt, le Mali, le Niger, les Pays-Bâs, la République fédéra1e d'AIlemagne, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, Ie Togo, le prograrme des Nations Uniespour le Développement (PNUD), 1'Organisati.on des Nations Unies pour 1'Alimentation et 1'Agri- culture (FAo), la Banque mondiale (BIRD) et,1'organisation mondiale de la Santé (oMs). LaGuinée, 1e Sénéga1, la Couurission des Couurunaut,és européennes (CCE), I'Organi-sation de Coordi- nation et de Coopération Pour la Lutte cont,re les Grandes Endémies (OCCGE) et 1'Office de laRecherche scientifique et technique Outre-Mer (ORSTOM) étaient représentés par des observateursAssistaient également à la session 1e Président du ComiÈé consulÈatif d'experts (CCE) et. lePrésident de la Commission indépendante sur 1es perspectives à long terme du prograurne. Laliste des participanÈs figure à 1'annexe II. L.2 En l'absence de Son Excellence le Dr Mockey, Président par intérim désigné par 1e CCC,Ia session a êxé ouverte par Son Excellence le Président Auguste Denise, Ministre d'Etat deCôte d'Ivoirer Qui a souhaité 1a bienvenue au Comité au nom du Chef de l'Etat, le présidentHouphouët-Boigny, du Gouvernement et du peuple de Côte d'Ivoire. 11 a noté que 1a veille les ParticiPants avaient pu observer certaines activités du Prograulle en Côte d'Ivoire etconsÈater d'eux-mêmes les effets désastreux de 1'onchocercose sur Ia poputation rurale. 11 s,est déclarétrès satisfait des activités du Progranmre : par suite de Ia persévérance et de la déterminationde son personnel, les avantages deviennent déjà manifestes dans 1e nord du pays où des projetsde dévelopPement économique sont en cours et incitent la population à regagner 1es valléesfertiles. Cormne l'a déclaré le PrésidenL de la Côte d'Ivoire au CCC à sa première session àAbidjan voilà cinq ans, le but final du Prograrune esË de créer les conditions du développemenÈ économique de la région de manière que la population de 1'Afrique rurale puisse mener une vieplus pleine et plus productive. 1.3 Le Directeur du Progranrne, M. Marc Bazln, a souhaité à son tour la bienvenue aux parti- cipants au nom du Directeur généra1 eE du Directeur régional de 1'OMS pour I'Afrique. passant en revue les progrès accomplis depuis 1a signaEure de 1'Accord Cadre par les sept Egats parti- cipants en 1973, il a déclaré que l'objectif du Progranrre, à savoir la réduction de la trans- mission de 1'onchocercose à un niveau tel que la maladie ne pose plus un problème de santépublique majeur et ne consEitue plus un obsËacle au développement économique, avait pratiquementété atteint. Dâns 80 7" de la zone initiale du Prograrmne, le vecteur est contenu. Dans Les Zo % resEants subsistent des poches de réinvasion qui sont progressivement réduiges. La prévalencede 1'onchocercose a régressé de 10 à 20 "/" dans tous les villages situés dans les zones où tatransmission est inEerrompue. La maladie est devenue rare chez les enfants de moins de 1O ans et ne cause pratiquemenÈ plus de nouveaux cas de cécité. Au plan économi-que, les excellents résultats de la lutte anEivecEorielle ont rendu 276 oOO km2 de Èerres exploitables. La pression démographique en sera a1légée dans d'autres régions et la production de denrées alimentaires accrue pap suite des investissements considérables effectués par les sept. gouvernementsparticipahEs. L.4 Un certain nombre de pays et d'organismes inEernaÈionaux ont assuré un financement adéquaÈ, Fn i: cela n'est Pas Ia seule raison de la réussite du progranrne : sont égalementintervenus 1'espriÈ pionnier et le dévouement des experts techniques associés au prograurne,I'esprit h'authentique coopération internationale au sein du CCp eÈ parmi les pays africains concernés, eE 1'aide qu'a toujours apportée le pays hôte, la Haute-volta. l 1.5 L'e[<amen de I'avenir de 1'OCP a cournencé en 1978 avec l'évaluation technique eEéconomiquedes quatrle premières années d'activité du Progranme, puis avec la création de la Conunission sur les DersDectives à long terme. I1 est probable qu'après 1985 te Progranrne sera essentiel- lement cafractérisé par des extensions vers le sud et I'ouest, la prise en charge progressive du Programme par les Pays ParticipanÈs eux-mêmes, f intensification des activités de développement économique et f intégration de 1'ensemble des activités sanitaires aux activités de déve 1 oppement . r , a I IrPcfL Page 3 2. ELECTION DU BUREAU : Point 2 de L' ordre du jour 2.L Son Excellence le Président Auguste Denise, Ministre d'Etat de Côte d'Ivoire, a été élu Président de 1a session par acclamation. M. D. Lindores (Canada) a été élu Vice-Président. 2,2 Le Président a souligné qu'avec 1e lancemenE de la seconde phase en 1980 une grande partie de Ia région couverte par 1e Prograrmne entrait dans une ère de consolidation, ère pendanÈ laquelIe les Etats parÈicipants pourraient coumencer à assumer des responsabilités accrues. La réinvasion a posé un problème, en particuller dans la zone occidentale, mais son impact a êté réduit, si bien que la densité annuelle de simulies et les taux de transmission dans 80 7. de 1a zone du Progranrne sont maintenant suffisanrnent faibles pour PermetEre la réins- tallation des populations. En conséquence, tandis que 1e Prograrmne poursuit ses opérations de lutte contre 1'onchocercose afin de maintenir 1es résultats acquls et de les améliorer, i1 appartient aux Etats Membres de récolter Les fruits de ce qui a été réalisé et de développer des activl-tés économiques. En fait, la détermination qu'ils mettent à promouvoir une utilisa- tion rentable des zones Iibérées de 1'onchocercose sera pour beaucoup dans 1a décision des pays donateurs de financer l'extension vers le sud du Prograrrne actuel et le nouveau Progranrme pro- posé dans le bassin du Sénégal. Les progrès accomplis chaque année dans le développement de 1a zone devront être présentés dans les rapports préparés pour le CCP par chacun des pays partici- pants. I1 est cependant important de faire en sorte que les populations réinstallées bénéficient des équipements sanitaires nécessaires conformémenÈ à 1'objectif mondial de 1a santé pour tous d'ici lran 2OOO. 3. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR : Point 3 de l'ordre du jour 3.1 L'ordre du jour provisoire a étê adopté (voir annexe I). RÂPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGAMSATION MONDIALE DE LA SAME POUR 1980 du jour Point 4 de l'ordre 4.L Le rapport d'activité de I'OMS pour 1980 (document JPC1.2) a êté présenté par 1e Direc- teur du Progrannne. 4.2 L'année 198O a été marquée par plusieurs modlflcations structurelles, en particulier la création du Comité consultatif d'experts (CCE) et du Groupe écologiquer Qui se sont réunis pour 1a première fois cette année. Le CCE a été décrit par le Directeur général corme une assemblée de sages chargés de conseiller 1e Directeur du Progranme et Ie CCP sur les questions majeures d'ordre technique et politique que 1'OCP aurait à résoudre au cours des années à venir. Le Groupe écologique d'autre part observera f impact des insecticides utilisés par le Progranrne sur ltenvironnement. 4.3 La surveillance épidénriologique a permis d'évaluer 1'effet global de six années de lutte antivectorielle. A cette date elle a couvert un total de 132 5OO personnes réparties entre 45O villages et les résultats ont continué de confirmer que ltintensiÈé de lutte aÈteinte interrom- pait effectivement 1a Èransmission de 1'onchocercose. En 1980 certains villages ont fait 1'objet d'enquâtes pour la seconde, parfois pour la troisième fois. Dans 1'est de 1a Haute-Vo1ta, 1e nord du Togo et le Niger, la maladie a régressé de 20 % par rapport aux enquêtes initiales. Dans l'ouest de la Haute-Volta f incidence était nulle dans tous les groupes d'âge et tous les sujets négatifs en 1978 étaient restés négatifs. A la frontière entre la Haute-Volta et Ia Côte dtlvoire on nta trouvé aucun enfânt de moins de 4 ans infecté. 4.4 En ce qui concerne la recherche médicale, lors de 1'essai de chimiothérapie conduit dans la zone du Prograrrne en L979, la suramine s'est révélée totalement efficace aux doses notable- ment réduites de 60 mg/kg. Par ailIeurs, 1'examen de nodules excisés à Gaoua (Haute-Vo1ta) effectué Par une équipe du Bernhard-Nocht Institute de Hambourg a montré que 38 7" des vers femelles étaient déjà morts. Un te1 changement de la population parasitaire 1à où la lutte ant.i- vectorielle est efficace pourrait entralner une dlspariÈion de f infection onchocerquienne plus rapide qu'on ne lrattendait au départ lorsque le Progranme a été mis en route. T 4 rPcfL Page 4 4.5 Une résistance du complexe S. damnosum à l'Abate (ou téméphos) est apparue pour la pre- mière fois en mars sur la section inférieure du Bandama, en aval du lac Kossou, puis sur le cours moyen de la Marahoué et le Kan. Cette résigtance s'est révélée être circonscrite à une espèce forestière du complexe S. sanctipauli. Le taux de tolérance a augmenté de 214 à 38,7 fois. Diverses raisons pouvant expliquer ce phénomène ont été examinées : traitement mal appli- qué, doses insuffisantes, modifications de la formulation de f insecticide, résistance croisée avec des pesticides utillsés pour 1'agriculture dans la zone, ou mêrne stress physiologique résultant des variations du niveau dteau causées par 1-tinterruption du fonctionnement des Eurbines. Que1le que soit Ia cause du phénonène, il a été décelé rapidement et un larvicide de remplacement, le chlorphoxime, a été appliqué avec succès. 4.6 La priorité absolue continuera d'être accordée à la recherche et à 1'évaluation de nou- velles formulations d'insecticides; à cet égard, IrOCP a établt un plan biennal détaillé en consultation avec la Division de la Biologie des Vecteurs et de 1a Lutte antivectorielle au Siège de 1rOMS. Le plan prévoit l-'essai de plus d,e 20 for:nulations et une série de visites chez 4 fabricants d'insecticides. En conséquence, deux soclétés, Sandoz et Abbott, ont déjà accé1éré leurs recherches sur Bacillus thuringiensis sérotype H.14. LiOCP a essayé ce nouveau produit sur Ie terrain et constaté qu'en saison des pl-uies il détrulsait bien le vecteur sur une dis- tance de 20 km en aval du point d'application. Une deuxième formulation d'Abate produlte par American Cyanamid a égalemenE été essayée; 1es résultats ont confirmé que ses effets sonÈ sern- blables à ceux de la formulation Procida et conviennent aux opérations de lutte. 4.7 Les études sur l-a réinvasion se sont poursuivies en 1980 et ont confirmé que l'extension des épandages en Côte d'Ivoire en 1979 avaiÈ presque mis fin à la rélnvasion de la zone en Phase I. Les recherches ont établi que 1à où 1a réinvasion continuai.t de se produire au Mali(phase III, Ouest), à des distances dépassant 1 lcn de 1a rivière, la zone de transmission éÈait notablement réduite. Les études faites au Togo et au Bénin ont permis de rnieux connaltre f influence des facteurs météorologiques sur 1es déplacements des simulies. Dtautre partr les six semaines de traitements expérimentaux des cours dteau suspects ntont que partiellement permis de réduire la réinvasion dans 1e nord du Togo et dans le nord du Bénin, et l'essai devra être répété en 1981 sur une plus grande échelle. 4.8 Les études sur ltextension vers 1e sud de La zorte de I,'OCP se sont poursuivies au cours de l'année et le rapport final sera présenté au CCP en 1981. L'étude de faisabilité sur le Pro- gralrne de Lutte contre 1'Onchocercose dans 1e bassin du Sénégal a fait 1'objet d'un rapport intérimaire spécial présenté à l-'actuel-le réunion (document JCPl.7). 4.9 Les recherches sur les aspects soci.o-économiques du Programne ont bénéficié d'une atten- tion accrue en l-980. Une étude sur 1'association entre ltonchocercose et les techniques de cu1- ture comence de montrer que la forme la plus sévère de 1a maladle est associée à 1a culture extensive, alors que la culture intensive réduit les contacts honrme-vecteur. Quatre autres études éeonomiques ont été entreprises : a) sur 1es ressources matérielles à la disposiÈion des colons dans 1es zones couvertes par 1'Autorité des Aménagements des VaIlées des Volta (AW); b) sur Ie rôle économique et la situation sociale des aveugles; c) sur les problèmes et 1es politiques sanitaires dans les pays participant à ItOCP; d) sur 1'effet de 1'onchocercose sur la productivité des travailleurs. Les deux premières études sont achevées, et 1'étude sur les poli- tiques sanitaires a fait 1'objet dtun séminaire qui s'est tenu à 1'Universlté de Clermont-Ferrand (France) et a réuni 12 hauts fonctionnaires des pays participant à 1'OCP. Jusqu'à présent, 24 candLdatures ont été reçues pour les bourses d'études de longue durée en économie de la santé. 4.10 À 1a réunion des Comités nationaux de Lutte contre l'Onchocercose (CNO), qui a eu lieu à Ouagadougou en juin 1980, 1e Programne a présenté un document exposant les types de contribu- tion financière, technique et humaine que 1'OCP pourrait apporter dans Ia zone onchocerquienne aux efforcs sanitaires globaux des pays. EJ ce qui concerne Ia surveillance du milieu aquatique, 1'OCP continue de coopérer étroi- avlec 1'ORSTOM (Bouaké), 1'Institut de Biologie aquatique (Achimota) et 1'Unlversité de . fles équipes nationales de surveillance qui doivent prendre 1a relève sont en cours de I I 4.Ll tement Salford constitution et à la mi-1981 entreront en service au Bénin et au Togo. Celles du Ghana et de la Haute-Volta sont déjà opérationnelles et, en Côte d'Ivoire, des nationaux corrnençaient à assumer 1a surveillance dans sept stations. rPcft Page 5 1a lui a 4.12 Le Prograrnne a été honoré cette année par une visite de deux jours du Président de République de Haute-Vo1ta, pendant 1aque1le Eous les aspects des opérations du Progranuine ont été exposés. 4.L3 La dépense totale du Progranrne pour 1980 doit se monter à environ $16 408 5Oo, soit une hausse d'environ 6 % par rapport aux estimations de $15 432 5OO. La différence s'explique essen- tiellemenE par 1es augmentations du prix du carburant, f intensification des opérations aériennes, des taux de change effectifs plus bas que ceux utilisés dans 1e budget. 5. RAPPORT DU CoMITE CONSITLTATIF DTEXPERTS : poinr 5 de l,ordre du jour 5.1 Le Président du Comité consultatif drexperts (CCE), le Professeur M. G. Camus, a pré- senté le rapport de la première réunion du Comité (document JPCI.3), qui s'est tenue à Genève du 9 au 12 septembre 1980. 5.2 Lressentiel du rapport du Comité est consacré à un examen des activités de I'OCP. 11 prend acte des progrès considérables accomplis dans 1'étude du phénomène de réinvasion qui ne pourront manquer d'influencer les décisions concernant 1'extension de 1a zone opérationnelle de 1'QCP. Les connaissences acquises à cette date ont permis à 1'unité de Lutte antivectorielle d'organi.- ser les activités de surveillance et de lutte de manière à réduire à un minimum lteffet de la réinvasion. 5.3 Le CCE a crêê un groupe de travail pour examiner en détai1 le phénomène de résistance à 1'Abate récenrnent déce1é. Depuis un certain nombre d'années, 1e CCST prévoyait 1'apparition de la résistance d'abord dans Ia zor.e opérationnelle de la phase I, où la population de simulies est exposée à l'Abate depuis six ans. Àu lieu de cela, elle est apparue d'abord chez une espèce forestière, S. sanctipauli, à la limite rnéridionale de la zone de 1a phase IV. Le CCE a souligné qutil nty avait encore aucun signe de résistance chez les deux principaux vecteurs de 1a savane, S. damnosum et S. sirbanum. Néanmoins, i1 est indispensable de fournir à I'OCP les ressources nécessaires Pour effrctuer un programne de recherche poursuivant deux objectifs majeurs : a) sur- veiller 1'apparition possible d'une résistance chez Ie complexe S. damnosum dans toute La zone opérationnelle; b) accélérer le prograrnme d'essai d'autres agents de lutte écologiquement accep- tables, y compr is B. thuringiensis H.14. 5.4 Le CCE n'a pu examiner dans le déÈail les aspects concernant le développement économique, faute d'informations suffisantes. I1 a toutefois indiqué qu'i1 pourrait âtre utile que certains de ses membres assistent à la réunion annuelle des CNO. 5.5 Le Groupe écologique s'est réuni les 8 et 9 septembre 1980. 11 a noté 1es progrès consi- dérables réalisés dans 1'analyse des données de surveillance du milieu aquatiquer Qui ont montréque 1'Abate n'avait qu'un effet marginal sur 1es organismes non cibles. I1 semble peu probable que les concentrations drAbate dans les poissons puissent atteindre des seuil-s dangereux pour les consonrnateurs humains. Le Groupe écologique a souligné en outre L'importance de 1'engagement de 1'hydrobioLogisEe de 1'OCP et a instamnent demandé une coordination plus étroite des activi- tés de surveillance aquatique entre 1e Ghana et 1a Côte dtlvoire, en association avec 1'Univer- sité de Salford. 5.6 Le CCE a également examiné le rapport inEérimaire de la Conrmission indépendante sur 1es perspectives à long terme du Progranune de lutte contre ltonchocercose, présenté par le Président de Ia Conrnission, 1e Dr C. E. Gordon Smith. Le rapport, qui est clair et concis, a fait appa- raltre un certain nombre de facteurs importants, tels que 1es différences énormes dtun pays par- ticipant à un autre et 1a nécessité pour eux d'un engagement durable à fournir un appui technique et financier. Le CCE a recommandé que dans Ie rapport final qui sera présenté en 1981 la Connnission indépendante prête davantage dtattenÈion à Ia question des technologies de lutte de remplacement, à la lutte contre dtautres maladies transmises par des vecteurs dans ltaire de ItOCP, à ltexten- sion de 1'aire de 1'OCP et âux implications financières sous ces rubriques. 6rPcf L Page 6 5.7 Le CCE n'a pu examiner le rapport intérimaire sur l'étude de faisabilité d'une campagne de lutte contre 1'onchocercose dans le bassin du Sénégal, puisque Ie rapport n'a été prât qu'à 1a fin d'octobre. On espère que le rapport final sera disponible avant la prochaine réunion du CCE en 1981. DISCUSSION SUR LE RAPPORT DIÀCTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1980 ET SUR LE RAPPORT DU COMITE CONST'LTÀTIF D.EXPERIS 6.1 11 a été longuement question de 1a résistance au téméphos apparue chez une espèce du complexe S. damnosum, du rô1e du chlorphoxime contre cette espèce et de 1a nécessité d'inten- sifier la recherche d'insecticides de remplacement. Des précisions complémentaires ont été demandées sur les causes possibles de la résistance, sur la probabilité de son extension et sur le risque que des doses infra-létales n'atteignent d'autres espèces en aval de 1a zone de lutte. On a aussi demandé des détai1s sur le chlorphoxime: son utilisation; son efficacité globale contre 1'organisme ciblel son action sur 1'environnement en généraI; si son utilisation avait été approuvée par le Groupe écologique; et enfin si son emploi pouvait être considéré cortrne lirnité dans 1e temps. L'ensemble des délégués s'est déclaré satisfait des progrès réali- sés dans Ia mise au point et les essais de Bacillus thuringiensis H.14 et a demandé des préci- sions sur son cott, sa disponibiLité et les rréthodes de traitement. Un représentant stest informé des avantages résultant de Itobtention d'Abate à partir d'une seconde source, American Cyanamid. Le Comité, notant qu'il est prévu que le Groupe écologique participe à la rédaction des protocoles d'essais des insecticides, a souligné que ce groupe devrait être étroitement associé à toutes les questions en rapport avec 1es insecticides déjà employés ou devant être introduits dans 1e Progranrne. I 6.2 L'OCP a indiqué que plusieurs ca dtune résistance chez S. sanctipauli : uses peuvent être invoquées pour expliquer I'apparition exposttion prolongée à des doses infra-Iétales en aval de la zone des opérations de lutte, i-solement relatif des populations, utilisation à grande échel1e d'insecticides à usage agricole, etc. Pour faire échec à Ia première cause, i1 est désormais envisagé de traiter à 1'Abate les fleuves sur toute la longueur de leur cours et non seulement sur leur bief amont et moyen. La résistance est pour Itinstant lirnitée au bassin du bas Bandama dans le sud de 1a Côte d'Ivoire. Le chlorphoxi-me stest montré très efficace contre toutes les espèces du complexe S. damnosum à une dose inférieure de moitié à cel1e de ltAbate, mais son utilisation restera limitée aux biefs où la résistance au téméphos a été démontrée, car sa toxicité à 1'égard de 1'entomofaune aquatique est notablement plus forEe que celle de 1'Abate. Le Progranrne est parfaitement conscient de cette caractéristique et assure la surveil- lance hydrobiologique des rivières traitées au chlorphoxime en consultation avec le Groupe éco- logique. I1 entre dans les intentions drOCP de tenter 1a réintroduction de 1'Abate dans les zones précédemment traitées au chlorphoxime. 6.3 Dans les études sur Ia résistance, dans les épreuves de sensibilité connexes menées dans différentes parties de 1'aire du Programme et dans les essais de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations, une collaboration étroite a été malntenue avec 1'Institut de Recherches sur 1'Onchocercose (IRO) de 1'OCCGE de Bouaké. 6.4 En ce qui concerne 1a seconde formulation d'Abate - aussi efficace que 1'autre - actuel- lement dtrsponible, 1e Progrartrne a expliqué qu'avoir un second fourni.sseur lui donnait à la foisplus de sécurité pour les opérations et une base pour la négociation des prix. 6.5 Un membre du CCE a décrit la coopération fructueuse entre Progranrne spécial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales (TDR)/OMS et OCP dans Les essais de terrain de Bacillus thuringiensis. Initialement mis au point pour 1a destruction des ravageurs agricoles et largernent essayé dans ce domaine, i1 s'est jusqurà présent révéLé assez spécifique contre f insecte cible et très sûr pour 1'environnement. I1 est vraisemblablement peu cotteux à fabri- quer et |es pays en développement d'Afrique pourront un jour faire fabriquer leurs souches par une indu$trie artisanale, connle 1'a fait la Chine. Le sérotype H.14 est spécifique contre les larves dg diptères, ce qui veut dire qu'il peut également être utilisé contre les vecteurs du paludismf et des arbovirus. Etant donné 1es promesses que laisse entrevoir son utilisation récente fans 1a lutte contre les insectes vecteurs, 1e Comité consultatif scientifique et rPcfL Page 7 technique de TDR a décidé de dégager davantage de fonds pour Promouvoir des recherches complé- mentaires. Au Èota1, TDR participe à la mise au point de 23 composés, parmi lesquels des entomo- pathogènes dont certains pourraient donner de bons résultats dans 1a lutte antivectorielle' L,ocp a indiqué qu'après des recherches sur 1'emploi du sérotype H.14 contre sirnulium par 1'rRo, les premiers essais de grande envergure ont été effectués par le Progranrne en octobre 1980' Les résultats préliminaires ont indiqué une efficacité totale de B. thuringiensis H.14 sur une section de Zo km de cours d'eau en Côte dtlvotre au moyen dtune formule contenant seulement 1 % de 1a substance active. La faune non visée du cours d'eau n'a pas été touchée. Si 1e produit n'est pas encore opérationnel, ctest parce que tant qu'on n'aura pas mis au point de nouvelles formulations contenant de plus fortes concentrations de la substance acEive, et amé1ioré sa miscibilité avec 1'eau,1es quantités nécessaires empêchent les applications aériennes dans L'aire de 1'oCp. I1 esE indéniable que B. thuringiensis offre des perspectives particulièrement intéressantes pour le remplacement de 1'Abate et du chlorphoxime et peut-être pour 1a soluEion du problème de la résistance à 1'Àbate. 6.6 L'OMS a expliqué que 1'on détermine actuellement les normes applicables aux propriétés physico-chimiques ou biologiques de B. thuringiensis et à sa toxlcité et une réunion se tiendra sur ce sujet à Genève en mars 1981 après que des tests collectifs auront été faits dans diffé- rentes parties du monde 6.7 Tout en reconnaissant le succès évident du Programne en ce qui concerne la lutte contre 1e vecteur, on a exprimé des appréhensions nouvelles face à la réinvaslon d'insecÈes dans cer- taines parties de 1a zone, en particulier au Ma1i, dans le nord du Togo et dans le nord du Bénin. L'augurentation des simulies constatée à Madina Diassa au Mali en l98O Par rapPort à 1979 a êté jugée inquiétante et de nature, si elle se poursuivait, à compromettre les résultaEs du Progrannne. Le Comité a vivement conseillé d'accorder davantage d'attention à la question, en particulier dans les parties occidentale et orientale de la région. Les représentants ont exprimé 1'avis que 1e problème serait beaucoup moins sérieux si I'extension des activités dans le bassin du fleuve Sénégal ainsi que dans le sud du Ghana, du Togo et du Bénin était approuvée et appliquée. I1s ont demandé des éclaircissements sur les mesures Prises dans les zones réenvahies pour minimiser 1'effet de 1'afflux saisonnier des simulies et 1es ernpâcher de s'étab1ir. 6.8 En ce qui concerne tout d'abord la siEuation au Mali, I'OCP a déc1aré que sl 1e phénomène de réinvasion en un lieu s'était Eraduit en 1980 par des densités cinq fois supérieures à celIes de 1979, probablement causées par des conditions climatiques et hydrologiques plus favorables, le taux de transmission était resté pratiquement inchangé. Cependant cela avait fourni 1'occa- sion de faire des recherches sur f impact épidémiologique de la réinvasion le long des rives des cours d'eau. Ltactivité des simulies semble limitée dans la mesure où les taux d'agressivité eÈ de transmission onchocerquienne tombent de manière spectaculaire en quelques centaines de mètres à mesure qu'on s'éloigne de la berge et ne sont plus que de 10 % à plus de un kilomètre. Cette constatation, si elIe n'apporEe pas toutes 1es réponses souhaitées au problème de f inva- sion, est utile pour la planification de la réinsËallation des populations. Les investigations menées au Togo ont montré que I'invasion y était le fait de trois espèces, les deux espèces de savane et Simuliuq sqqarno§lfrn, normalement hôte des régions montagneuses et dont on pensait qu'il ne pénétrait pas à plus de cent kilornètres dans la zone couverte par les opérations. L'application expérlmentale d'insecticide durant six semaines sur une bande de 1OO kilomètres de profondeur au sud de La zone de lutte n'a pas réduit les densités des simulies le long de la vaLlée du Mô et de 1a Kara autant qu'on l'espérait. Le rapport de 1'équipe d'étude de la réinva- sion, qui doit être prêt en décembre, précisera le progranme à suivre en 1981 lorsqu'il faudra traiter expérimentalement une superficie plus importante. Pour faire face chaque année à la menace de réinvasion, i1 faut redoubler de vigilance dans le cadre du Programme et faire lteffort supplémentaire voulu pour trouver une solution. 6.9 Notant 1es avantages que les pays retirent du Programme dans la mesure où sur 80 % du territoire 1es critères établ-is pour le potentiel annuel de Eransmission (PAT) et pour le taux annuel d'agressivité (TAA) sont respectés - si bien que de plus en plus d'enfants demeurent indemnes d'onchocercose, que la maladie régresse et que ltatteinte oculaire est stabilisée - un représentant a demandé qu'à I'avenir des précisions soient fournies sur le nombre effectif de personnes bénéficiant du Programme. JPC Pag /t e8 6'Io un représentant a demandé s'i1 fallait déduire des déclarations encourageantes contenuesdans le rêPport d'activité de 1'oMS et dans Ie rapport du ccE au sujet des recherches pour lamise au point d'un médicament et en particulier de 1'efficacité de 1'essai chimiothérapeutiquede suramine à faible dose que ce médicament était envisageable pour ra chimiothérapie de massedans 1 'OCP. 6'11 En réponse,1'ocP a confirmé que la déthylcarbamazine et Ia suramine demeuraient 1esdeux seuls médicaments disponibles. or, ils n'offrent pas la sécurité vourue pour une utilisa-tion généra1isée. s'i1 est maintenant évident que des calendriers de traitement par la suramineutilisant 1a moitié de 1a dose normale de 1oo à 12o mg par kg ne rendent pas Ie médicament moins efficace, i-l n'est pas certain qu'ils le rendent plus str. 11 a été souligné que si lachimiothérapie devait prendre une place plus importante dans la stratégie du programme à longterme, 1'équipe chargée d'administrer 1a suramine aux malades, au """ Àù son emploi viendraità être approuvé, ne pourrait en Èraiter plus de 1OOO par an. 6'LZ Le CCE a suggéré 1'établissement de deux secteurs distincts de responsabilité. L,ocpdevrait fournir des informations et des avis sur 1e traitement et, si possible, établir des critères. Les pays ParticiPants formeraient les personnels et utiliseraient f infrastructurede leurs services des grandes endémies pour appliquer les traitements. 11 ne faut pas perdrede vue 1'aspect thérapeutique pour la simple raison que les moyens de lutte antivectorielleimpliquent de moindres risques. 11 pourrait y avoir prace pour un prograurme de traitement prus actif utilisant la suramine dans des cas déterminés, en particulier s'il y a risque de cécité. 6.13 L'ocP a souligné que 1'on soupçonnait fortement la suramine d'être Êoxique pour 1e nerf optique: plusieurs cas de cécité survenue après traitement à la suramine ont été signalés. Les ophtalmologistes du Progranure onË récemrent constaté que f interruption de la transmission aboutissait à la stabilisation des 1ésions oculaires. En conséquence,1'état des personnesinfectées au moment où le Programme a été mis en oeuvre n'a pas empiré, et presque aucune n,estdevenue aveugle. Le groupe à risque - personnes ayant besoin d'un traitement - est donc presqueinexis tant . 6.L4 Un représentant, se référant au rapport dractivité, a étê d'avis que les résultats de recherches chimiothérapiques aËtribués à TDR/oMS étaient peut-être un peu optimistes. Le CCE a approuvé ses dires, indiquant qu'il y avait loin entre la mise au point d'une substance active contre 1es maladies tropicales et Ia détermination de son action spécifique. Les sociétés dont1es activités doivent être rentables ne sont pas prêtes à financer cinq années de recherche, sachant que les pays intéressés n'auront pas les moyens d'acheter 1e produit fina1. C'estpourquoi TDR/OMS srest chargé des essais des médicaments prometteurs. L'OCp essaiera sur Ieterrain 1es médicaments choisis par TDR. Toutefois, à cause du vieillissement des vers adultes,du faiÈ de 1'efficacité de la lutte antivectorielle, la zone de 1'OCp devient inadaptée pour les essais chimiothérapiques. 6.15 11 a été noté que 1a recherche sur d'autres médicaments efficaces contre I'onchocercose n'était pas avancée. Certains produits sont essayés en Australie sur du bétail atteint d,une maladie qui produit des symptômes semblables à ceux de 1'onchocercose humaine. Des essais sur 1'honme, soigneusementcontrôIés, sontmenés ensuite au Centre de recherche chimiothérapique de Tamalé (Ghana). 6.L6 Au cours de la visite de terrain, un représentant a constaté la durée très différente des évaluations simples et des évaluations détaillées dans un village comme Krokokro, qui comPte 250 habitants' et a été d'avis qu'on pourrait davantage employer les équipes faisant les évaluations simples, en leur confiant par exemple 1es examens cllniques plus complets qui sontparfois nécessaires ou le recueil d'informations sur d'autres maladies. L,OCp a expliqué queles équlpes n'étaient pas sous-utilisées : tandis que les équipes ophtalmologiques examinent un villager les équipes chargées des évaluations simples rassemblent par exemple des données dans 1es vi1|ages voisins. I1 est également arrivé que ces équipes élargissent leurs investigations Pour obfenir des données pertinentes sur f incidence d'autres maladies dans la région. rPcf L Page 9 6.17 Le Directeur du Progranune a déclaré qu'à la dernière réunion des Comités nati.onaux Pour la Lutte contre 1'Onchocercose (CNO), à Ouagadougou, 1a question d'activités nationales coor- données contre différentes maladies a éLê discutée. Le Progranrne n'a pas f intention d'inter- férer avec les activités nationales ou d'élargir ses fonctions à moins qu'il n'y soit spéclale- ment invité par les pays en cause. I1 appartient aux gouvernements de fixer les priorités de leurs services nationaux, avec lesquels L'OCP pourra alors coopérer selon les besolns, et dans les limites de son mandat et des compétences techniques dont i1 dispose. 6.18 Les représentants des gouvernements participants ont souligné qu'i1 étâit souhaitable de resserrer 1es liens entre le Programe et les services de santé nationaux dans 1es cas où les moyens logistiques de I'OCP pouvaient être utilisés à des investigations sur d'autres mala- dies afin de compléter 1'action nationale. Une fois que des activités déterminées seront iden- tifiées, la coopération de 1'OCP pourra être demandée et i1 faut espérer que 1e CCP donnera son approbaÈion. Drautres représentants, mettant en avant 1'approche des soins de santé primaires, et particulièrernent 1'utilisation des agents de santé de vi1lage, onE préconisé une association précoce des autorités sanitaires nationales aux activités de I'OCP, de manière qu'au moment où la phase dtattaque sera remplacée par celle de consolidation, les services nationaux soienE prêts à se charger d'une partie des opérations et à la combiner avec 1a lutte contre d'auÈres maladies. 11 a été demandé que soit décrit, dans le rapport d'activité à la deuxième session du CCP, 1'acheminemenÈ vers la définition du rôLe que devraient jouer 1es agents de santé de village dans 1a lutte contre 1'onchocercose. 6.L9 Le Directeur du Programme a rappelé qu'à 1a réunion des CNO il avait été convenu que les problèmes posés par des maladies spécifiques dans la zone couverÈe par 1'OCP ne sont pas insurmontables. 11 y a des problèmes généraux appelant des solutions générales et des efforts coordonnés, L'OCP pourraiÈ, sur demande, aider les pays participants à établir une liste des problèmes de santé régionaux et à élaborer des plans permettant de les résoudre dans le cadre des services de santé intégrés. 6.ZO Les participants ont rendu honurage à la contribution imPortante de 1'OCCGE, de I'ORSIOM et d'autres établissements collaborant aux travaux de 1'OCP. I1 est certain que 1es équipements déjà en place pour la surveillance épidémiologique et entomologique à 1'IRO - ainsi que pour la surveillance hydrobiologique dans certaines unités naEionales - épargnent à 1'OCP du temps, des efforts et de 1'argent; i1 faut donc les renforcer plutôt que d'établir de nouvelles structures. 6.21 Un représentant a noté qu'en 1980 le taux annuel d'agressivité (TAA) et Ie potentiel annuel de transmission (PAT) dans le nord du Togo et dans Ie nord du Bénin sont restés au niveau élevé déjà enregistré en 1979 , si bien que la réinstallation de 1a population dans 1a région devra être différée. Cela aura évidement un effet défavorable sur 1'exécuÈion des plans de développement socio-économique de la région; c'est pourquoi i1 avait tendance à être partisan de I'extension du programne vers 1e sud. Toutefois, sachant que de très imPortants travaux hydrologiques et hydrobiologiques sont encore nécessaires avant que 1es opérations puissenÈ démarrer, iI a demandé si I'OCP était prêt à fournir aux Pays du matériel, des véhi- cules eÈ à pourvoir aux dépenses connexes pour permettre 1'accomplissement de ces travaux. 6.22 Le Directeur du Progranme a expliqué que 1'OCP était disposé à conclure des accords contractuels avec des unités hydrobiologiquesdéjàà1'oeuvredans la zone, comne cela a êtê fait au Ghana. Aux termes de ces accords, les véhicules et le matériel nécessaires serai.ent mis à disposition en mâme temps que l'appui financier approprié, dans les limites du budget de 1'OCP, afin de permettre la collecte des données de surveillance du milieu aquatique. En faig, un accord de principe a déjà été conclu sur la coopération avec les unités nationales d'hydrobiologie, et 1'OCP a formé un certain nombre de personnels. En ce qui concerne le réseau hydrologique, un projet d'accord tripartite avec le Bénin et 1'ORSTOI"I est en préparation, en vertu duquel chaque parÈie devra assumer certaines responsabilités. 6.23 En réponse à une question sur la composiËion du CCE, sur son rôle et son mandat, il a été indiqué que le conrité comptait des spécialistes de nornbreux domaines, mais qu'en cas de besoin i1 pouvait faire appel à des experÈs supplémentaires. La mesure dans laquelle 1es pays rPcft Page 10 participants souhaitent utiliser le comité, ainsi que les informations et les ressources misesà sa disposition, déterminera dans une large mesure 1'ampleur de ses activités, mais son mandatprévoit des relaÈions spécifiques avec les autres organes du Progra:nne avec lesquels i1 devra se concerter. Plusieurs représentants ont souligné qu'il était très important que le CCE reste un organe indépendant et ont exprimé lrespoir qu'il n'examine pas seulement 1es aspects socio-économiques de l'oCP mais se concerte avec 1es CNo sur les questions d'intérêt corrnun. 11 a étéconvenu que les raPPorts nationaux sur le développement économique devraient être mis à la dis-position du ccE. Le ccP a souligné à nouveau f importance qu'i1 attache aux observations duccE sur les rapports finals de 1a conrnission indépendante sur 1es perspectives à long terme deI'ocP et de lrétude de faisabilité dans le bassin du fleuve sénégal. 6.24 Le CCP a en outre exprimé le voeu qu'on maintienne f indépendance du Gfôupê écolo-gique du CCE et qu'on lui laisse le soin de suivre les effets des insecticides eoployés dans1e Prograurne. 6'25 Le fait que tous les pays participants aient envoyé leurs contributions pour 1979 est une source de satisfaction générale, et 1'on a exprimé 1'espoir de voir se maintenir l,appui au même niveau durant toute la seconde phase du Progranme. L'oCp a signalé en outre q,r. I"plupart des pays participants avaient déjà versé leurs contributions pour 1980, un pays ayant même versé sa contribution à l,avance pour deux ans de p1us. 6.26 Certains représentants ont noté que la dépense Eotale en 1979 avait dépassé d,environ$8oo ooo 1e montant prévu, alors que les coGts des années précédentes Èendaient à etre d,envi- ron 10 % inférieurs aux prévisions. 11 y a une augmentation d'environ 10 % du montant prévupour 1980 et i1 a été demandé si cela s'inscrivait dans le cadre d'une tendance générale. L'OCP a répondu que I'administration avait réduit les estimations des budgets de 1979 et 19gO après leur approbation. L'expérience a montré que cette mesure pêchait par excès d'optimisme.A Ia fin de 1978, iI avait été décidé de faire les études sur I'extension en 1979 sans que descrédits supplémentaires soient prévus pour couvrir les dépenses. 11 y a aussi un nouvel é1ément,qui est que les revenus de sources autres que 1e Fonds de lutte conËre 1'onchocercose, c,est-à-dire les contributions des pays participants et les recettes diverses, sont désormais compEa-bilisés à part. Autrefois, ils venaient en déduction des dépenses, et réduisaient d,autant Ia sorule totale figurant dans la rubrique dépenses. 6'27 Le budget de 1'oCP diffère de ceux des organismes des Nations Unies sur deux pointsimportants. Tout d'abord les opérations de I'ocP sont fortement tributaires de phénomènes naturels : une longue saison des pluies oblige à poursuivre les épandages, la résistance vectorielle à consacrer de 1'argent à des insecticides de remplacement. Le progranune doit sepoursui'vre, toute interruption de la lutte antivectorielle ou de 1a surveillance causant un recul' En second 1ieu, comme beaucoup d'autres organismes du système ,,onusien',, 1,OCp souffredes inconvénients d'un budgeÈ exprimé en dollars au taux de change en vigueur au moment oùi1 est étabri. or, 6o % des dépenses de 1'ocP sont effectuées dans d'autres monnaies et, aucours des deux dernières années, 1e taux de change effectif a été défavorable. Le renforcementrécent du dollar des Etats-unis par rapport à 1a ptupart des autres grandes monnaies pourraitapporter certains avantages. 6.28 Le Progranune a Pour politique de faire des achats d'insecticides à 1'avance pour anti- liper su1 les augmentations de prix; mais i1 a fallu racheter du chlorphoxime pour combattrela résis{ance, ce qui a constiÈué en l98o une dépense imprévue. i6.29 Df nombreuses sections du budget sont directement touchées par les prix des produitspétrolieis. Le Programme doit alimenter en carburant quelque25ovoituressurleterrain,ainsique 1es avions et 1es hélicoptères effectuant les épandages. Les prix du carburant ont augmentéd'environ 60 % et les billets d'avion d'environ 40 "/" - d'où hausse du coût des voyage, d., p..- sonnel eh mission. Ces augmentations, plus 1es $360 ooO dus aux fluctuations du taux de change, :::::T prande partie responsables des dépenses supplémentaires. Au sujet du budget révisé pour 1-?89_lo"frment ocP/79.1), le comité a constacé qu'il v aurair un dépassemenr de quelqueus $980 boo. rPcft Page ll 7. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE : Point 6 de l'ordre du jour 7.1 Le représentant du Bénin a présenté le rapport de son Gouvernement (document JPCl.4, partie 1) qui expose le plan de développement national. La priorité va à 1'agriculËure consi- dérée conrme la base du développement; I'industrialisation est prévue en fonction de la produc- tion agricole. Le document donne une liste complète des projets de déveloPPement économique exécutés en 1980 et des projets prévus pour 1'ensemble du pays, mais seuls les projets de 1'extrême nord sont compris dans 1'aire couverte par 1e programme de lutte contre 1'onchocer- cose. Même dans ces régions la'maladie n'est pas entièrement contrôlée. Elle reste endémique à travers presque tout 1e pays; i1 est donc essentieL pour le développement socio-économique que I'aire du Programme soit étendu davantage au sud. 7.2 Le représentant du Ghana, présentant le rapport de son Gouvernement (document JPCl.4, parEie 2), a appelé 1'attention sur la méthodologie de planification convenue entre le Ghana, le PNUD, la FAO et la BIRD en 1974, qr:,i permet d'aborder le développement socio-économique des zones 1ibérées de 1'onchocercose sur trois fronts: le projet Landsat, financé par 1'AID des Etats-Unis, qui emploie 1es images de satellites pour identifier 1es ressources terrestres, hydrologiques et minérales présentant un potentiel de développement; 1e projet d'investigation et de planification agricole pour le développement rural intégré de la région septentrionale, financé par 1'ACDI; 1e projet PNUD/FAO de planification d'un développement rural intégré dans les régions du nord duGhanaoù1'onchocercoseestenrayée.Les deux premiers projets Progressent; par contre, le projet PNUD/FAO a rencontré des difficultés sérieuses et ses fonds sont Prati- quement épuisés sans qu'on ait pu obtenir des résultats valables. 7.3 Le représentant de Ia Côte dtlvoire, présentant le rapport de son Gouvernement (document JPCl.4, partie 3), a mentionné 1es projets de développement de la culture du sucre, du riz, du soja, des fruits, du manioc, du coton et des produits maralchers dans Ie nord et Ie centre du pays. 11 est particulièrement important de développer 1'élevage du bétail dans 1es régions de savane parce que 1a Côte d'Ivoire manque sérieusement de protéines animales. De nombreux projets de grande envergure sont en cours, mais 1es efforts sont contrariés par Ia présence de la mouche tsé-tsé. I1 existe de vastes plans de développement des ressources de poisson d'eau douce. On renforce considérablement la structure sanitaire dans Ia zone opérationnelle de 1'OCP et l'on s'efforce d'améliorer 1'approvisionnement en eau des régions rurales. 7.4 Les représentants du Ma1i, présentant le rapport de leur Gouvernement (document JPCl.4, partie 4), ont expliqué qu'une unité de planification spécifique pour les zones libérées de 1'onchocercose avait êtê créée pour deux raisons : d'abord parce que Ia zone onchocerquienne coÏncide pratiquement avec la partie du Mali où sont concentrés tous 1es cours d'eau et la plupart des ressources minérales I en second lieu parce que le Gouvernement s'efforce de maintenir 1a lutte contre 1'onchocercose en choisissant des projets de développement qui produi- ront les ressources nationales nécessaires à cette lutte. En développant les activités écono- miques, i1 faut considérer la réadaptation sociale et économique des victimes de 1'onchocercose, y compris des aveugles. L'objectif fondamental est d'accrottre la production de récoltes et de bétai1. En plus des activités énumérées dans le rapport, les représentants du Mali ont appelé 1'attention sur un certain nombre de projets qui ont besoin d'un financement de toute urgence. 7.5 Les représentants du Niger ont présenté le rapport de leur Gouvernement (document JPCl.4, partie 5) et ont souligné que 1'onchocercose n'était endémique dans leur pays que dans 1'arrondissement de Say, qui est, naturellement, couvert par le Programme. Depuis L974, Le Gouvernement stefforce de créer des structures pour 1e développement de cette région qui a un potentiel économique considérab1e, en raison de la fertilité des sols, d'une bonne pluviosité, et d'importantes ressources minières. Un certain nombre d'études ont été financées par le PNUD et 1'AID des Etats-Unis et un certain nombre de projets spécifiques ont déjà été mis en route avec des aides bilatérales. D'une manière généra1e, 1e manque de ressources financières reste 1e principal obstacle au développemenÈ économique. 7.6 Le représentant du Togo, présentant le rapport de son Gouvernement (document JPCl.4, partie 6), s'est joint au représentant du Bénin pour demander 1'extension de la lutte contre 1'onchocercose à Ia totatité de son pays. La pierre angulaire du développement socio-économique JPC 1 Page 12 au Togo est la'rrévolution verte,r <[ui met 1'accent sur 1a production de récoltes et le bétai1.Le but des projets de développement décrits dans Ie rapport est de récupérer des terres aban-données à proximité des rivières. On introduit dans le pays des coopératives agricoles. 7.7 Le représentant de la Haute-Volta, présentant le rapport de son Gouvernement (documentJPCl.4, partie 7), a noté que si la zone onchocerquienne couvre 84 % du territoire national,les activités de développement se concentrent sur 1es sols les plus fertiles, à savoir 1es val1ées des Voltas et leurs affluents. L'Autorité des Aménagements des Vallées de la Volta (AW) est engaSée dans toutes sortes de projets : construction de routes et de barrages, refores- tation, approvisionnement en eau, projets agricoles. E1le a réiBstal1é plus de 2OOo familles surde petites fermes et prête une attention considérable à la formation et à 1'éducation des communautés rurales. Des Postes de santé primaires ainsi que des centres de santé et de prévo- yance sociale ont été créés; on encourage les viltageois à participer au fonctionnement des services de santé et d'éducation. 7.8 Dans la discussion qui a suivi, les représenÈants ont félicité les Erats participants de 1a présentation de leurs rapports sur le développement socio-économique. Les rapports sont Particulièrement utiles et instructifs, parce qu'ils ont été préparés par les intéressés. l.S(a)U, représentants des parties contribuantes ont signalé que 1'appui fourni par leurs gouvernenents au Progralme dépendrait vraisemblablement des résultats obtenus, non seulement au plan de la santé humaine, mais aussi à celui du développement économique, de 1'accroissement de la production alimentaire, et des possibilités de travail offertes à la population. Les infor- mations contenues dans cerÈains des rapports sur les nombres de colons nouveauxr les superficies mises en culture et 1es tyPes de cultures seront extrêmement utiles pour justifier le prograrmte aux organismes de décision dans Ies pays donateurs. 7.10 11 a été suggéré qu'à 1'avenir les rapports des pays pourraient fournir certaines indica-Èions sur f infrastructure sanitaire créée dans les zones où 1'onchocercose a été enrayée, coflEne cela a été fait dans 1e rapport de la Côte d'Ivoire. Les agriculteurs ne peuvent produire effi- cacement des denrées alimentaires s'i1s ne sont pas en bonne santé. I1 est donc nécessaire que 1es servlces de santé maintiennent la surveillance des maladies et poursulvent la lutte contre celles-cl. 7.Ll Un représentant a demandé que 1es rapports indiquent où en étaient les projets énumérés - Projets à 1'étude, projets en cours d'exécution, etc. -, de manière à ce qu'il soit plus facile pour le comité de suivre 1es progrès d'une année sur l'autre. 7.L2 La Banque mondiale a suggéré qu'à 1'avenir Ies rapports pourraient placer 1es activités menées dans les zones 1ibérées de 1'onchocercose dans le contexte des stratégies de développe- ment éconornique plus larges de chaque pays. 7.L3 Certains représentanÈs ont exprimé des doutes quant à la référence à 1'enthousiasme pour 1'utilisation de 1'énergie solaire contenue dans 1e rapport du Ma1i. Les équipements d'énergie solaire sont très coûteux à installer et à entretenir et exigent une haute technologie. I1 paraît plus judicieux de se concentrer sur 1a production de biogaz à partir de déchets végétaux et animaux. E1le aPPorte une solution beaucoup moins onéreuse au problème de 1'énergie et peut utiliser des ressources et des technologies disponibles sur place. En outrer les sous-produits Peuvent ôtre employés corrrre aliments riches en protéines pour animaux ou comme engrais. Les pays de I'OCP devraient se concerter pour dével-opper le bj-ogaz. La FAO et 1e Gouvernement des Pays-Bas et de 1a Grande-Bretagne ont f intention de faire beaucoup plus pour aider les pays en développement à rassembler et à util-iser 1'énergie rurale. 7.14 Le représentant de la Conurission des Conununautés européennes a déclaré que la CEE s'inté- ressait au développement de 1'énergie solaire et des nouvelles formes d'énergie en Afrique occidentale et était étroitement associée à 1'étude de faisabilité sur 1'utilisation de 1'énerg{e solaire à Bamako. l I l rPcf I Page 13 8. PLA'N D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR 1981 : Point 7 de l'ordre du jour 8.1 En présentant le plan d'action et Ie budget pour 1981 (document JPCI.5),le Directeur du Progranrne a infotmé Ie Comité que la dépense pour 1981 estimée à $16 L23 600 était basée sur 1es coûts moyens effectifs déterminés en mai 1980, augmentés de 11,5 7. pour les traitemenÈs des personnels de la catégorie professionnelle et des servi-ces généraux et de 8 7. pour tous Ies autres Postes. Les coûts moyens estimés pour 1981 incluent $62 5OO par poste de la catégorieprofessionnelle, $4800 par poste des services généraux, $461 par heure de vol (carburant comPris), $5200 par mois de consultant et $12 840 par véhicule. Les taux de change adoptés sont de 4,46 francs français et de 223 fraocs CFA pour un dollar des Etats-Unis; 55 % des dépenses du Prograrmne sont effectuées dans ces deux monnaies. 8.2 Corune d'habitude, la part du lion va à la lutte anrivectorielle avec 67,3 % du budget; L2,4 % sont a11oués aux activités logistiques, 1O ,5 % à la recherche et à la surveillance du milieu, 6,8 % à 1'évaluation épidémiologique et au développement économique, 3,2 % à d'autres activités. Les coûts de fonctionnement s'é1èvent à $15 236 OOO, et les dépenses d'investissement à $887 600. 8.3 On espère que $15 733 600 pourront être financés par le Fonds de I'onchocercose, $24O OO0 par les Etats ParticiPants, et le solde par des revenus divers. 8.4 Le budget prévoit un montant de $437 2OO pour financer 1a poursuite et 1'achèvement des études sur 1'extension. 8.5 Un représentant a demandé pourquoi le plan d'action prévoyait une réduction de 6 % des heures d'hélicoptère et une réduction de 22 % dt temps de vol des avions, alors qu'il n'y avait pas de réduction correspondante des besoins en insecticide. De plus, après plusieurs années de Iutte antivectorielle, i1 semble que des réductions plus importantes devraient être possibles. I1 a demandé des précisions sur la réussite de 1'expérimentation de 1'OCP consistant à arrêter le traitement de certaines zones où 1a lutte antivectorielle est pratiquée depuis un certain nombre d'années, et sur 1es réductions de coût pouvant être attendues de cette mesure. On lui a répondu que f interrupÈion des traitements amenait une économi,e d'insecticide minime, parce qu'e1le se faisait en saison sèche lorsque les doses appliquées sont faibles. La réducÈion des heures de vol n'est pas plus importanÈe parce que les avions devront encore survoler les cours d'eau non traités pour atteindre d'autres cours d'eau en traitement. I1 a été décidé de mettre fin au Èraitement de certaines rivières jusqu'à ce que le Eaux d'agressivité dépasse 10 par horure/3our ou que des femelles nullipares soient déce1ées. I1 a été ainsi nécessaire de reprendre les traitements au bout de périodes a1lant de quatre à huit semaines. La réinvasion semble extrêmement improbable; on pense qu'en saison sèche, lorsque 1es cours d'eau se divisent souvent en de nombreux petits chenaux, quelques larves réussissent à survivre eÈ à se déve- lopper. A partir de 1à, il y a redistribution des adultes vers les sites voisins, phénomène naturel chez les simulies. Ces simulies ne constituent pas un danger en soi, mais si elles ne sont pas décelées et si les mesures voulues ne sont pas prises, elles peuvent repeupler les gîtes larvaires. On revoit actuellemenE Ia politique concernant les interruptions de traite- ment; des critères moins rigoureux permettraient sans doute de réaliser des économies plus imPortantes sans compromeÈtre Ia réussite du Programme. L'ocP espère interrompre à nouveau les traitements en 1981, si possible sur une plus grande éche1le, mais naturellement pas dans les zones où se produit encore le phénomène de réinvasion. 8.6 En réponse à une autre question, le Comité a éLé informé que le budget ne prévoyait pas de crédits spécifiquement destinés à 1'exEension des épandages de larvicides sur toute la longueur des cours d'eau où 1'apparition d'une résistance à 1'Abate étaiE jugée probable, parce que la décision était récente. La mesure ne concerne que deux cours d'eau de Côte d'Ivoire et son coût pourrait être compensé par les économies d'insecticide réalisées dans d'autres parÈies de 1'aire du Progranrne. 8.7 En réponse à une autre question, le Comité a étê informé que 1a localisation des bases d'opérations aériennes était toujours à l'étude, en vue de fournir le soutien logistique et opérationnel 1e plus efficace. rPc/L Page 14 8.8 Au sujet des perspectives de réduction des activités d'évaluation entomologique, indiqué qu'une des premières tâches du statisticien réceurnent recruté serait d'évaluer données rassemblées jusqu'ici, de manière à déterminer s'il était possible de réduire fréquence ou f intensité de la surveillance. 1'OCP a 1es 1a 8.9 Un représentant a demandé ce que 1'OCP pouvait faire pour mettre au point ou essayer des méthodes simples et peu cotteuses permettant de repérer les individus hébergeant des vers adultes vivants. I1 est extrêmement important d'identifier et de traiter ces personnes car e1les constituent le réservoir à partir duquel 1'onchocercose s'étendrait en cas de réinvasionde S. damnosum. L'OCP a répondu qu'on accorderait la priorité en 1981 à 1a mise au point d,une méthode inununologique ou sérologique permettant 1e diagnostic précoce de 1'onchocercose de manière à dépister à temps tout échec de Ia lutte entomologique. Dans quelques années, ilfaudra établir une stratégie toute différente couvrant des superficies importantes de manièreà déterminer la proportion de 1a population hébergeant encore le parasiÈe. pour le moment, il est trop tôt pour inclure un tel programme dans Ie plan d'action. 8.10 A un représentant qui s'enquéraiE des installations de traitement des données, il a étéindiqué que toutes les données entomologiques et épidémiologiques étaient traitées au siège de1'oMS à Genève, où se trouve maintenant 1e statisticien du prograrrne eÈ où les installations sonË tout à fait satisfaisantes. on n'a pas f intention de transférer ces activités ailreurs.Les données de surveillance du milieu aquatique sont traitées à 1'université de Salford enraison de leur caractère hautement spécialisé; on trouve 1à aussi toutes Ies installations nécessaires. 8.11 Un autre Point soulevé concernait 1es plans visant à établir un modèle mathématique detransmission de 1'onchocercose. L'OCP a indiqu{ qu'un mathémaÈicien de l,Université de iübingentravaille sur le modèIe et qu'il devrait rendre compte d'ici peu de ses premiers travaux à 1 'oMs/TDR. 8.L2 Un représenEant a fait observer que les quatre contrats de recherche exécutés en lggopour 1'uniEé de DévelopPement économique ne paraissaient pas directement en rapport avec lestrois grandes lignes d'action de 1'unité exposées dans le plan d'acEion. Le Directeur du pro- gramme a reconnu que ces activités devraient être alignées sur les objectifs de 1'OCp. 8.13 Un certain nombre de représentants ont posé des quesEions sur 1e programme de formation. En réponse, le Directeur du Progranrne a déc1aré que $2OO OOO avaient été affectés aux boursesd'études et que par ailleurs la moitié au moins des $2oo ooo réservés à ta recherche sur I'éco- nomie de santé serait également consacrée à la formation. Le problème rée1 en ce qui concerneIa formation n'est pas le nanque de fonds, mais 1e ur,anque,de candidats. Toutefois, on a noté récerrnent une augmentation du nombre des candidats à ta foruration et i1 faut espérer que cette t.endance se maintiendra. 8.14 Le Directeur du Progranrne a indiqué à un autre représentant qu'une grande partie des acE.ivités de formation assurées jusqu'ici par 1'OCP était destinée à ses personnels. Cependant,i1 existe toujours des possibilités de formation ouvertes aux ressortissants qualifiés despays particiPanEs. On atEend de la Conrnission indépendante qu'e1le suggère dans son rapporEfinal les types de formation que le Programme devrait fournir en prévision du jour où les paysparticipants prendront la relève 8.15 es t imat 8 7" pou vufin contrat Certain et 1'on Un représentant s'est déclaré inquiet de voir que 1e budget de 1981 était basé sur lesions des dépenses de 1980 qui datent d'au moins six mois; à son avis, 1'augmentation de 'r les coûts autres que les traitements des personnels risquait de se révé1er optimiste 'flaÈion. L'ocP a souligné que 1e coût horaire des opérations aériennes était fixé par et que le facteur de 8 7" avait été appliqué à moins de la moitié du budget total. 's signes encourageants donnent à penser que f inflation esE en voie d'être maîtrisée espère que 1'estimation de 8 7" ne se révélera pas trop optimiste. rPcfr Page 15 8.16 Répondant à une auEre question, I'OCP a confirmé que le recrutement de personnel qualifié de la catégorie professionnelle posait des problèmes. Certains postes exigent des qualificaEions très spécialisées que ne possède qu'une poignée de gens à Eravers le monde; bien souvent, ces spécialistes ne sont pas disponibles lorsqu'on a besoin d'eux ou ne sont Pas disposés à venir en Afrique occident,ale. 8.17 Certaines inquiétudes ont été exprimées quant au cotÈ des véhicules. Leur cott moyen semble relat,ivement élevé; pourtant, ils paraissent avoir une durée utile limitée - cinq ans seulement. En outre, il conviendra sans doute bientôt de reconsidérer les dimensions du parc automobile. L'OCP a indiqué qu'on se préoccupe couramnent de l'importance de ce Parc et de son cott,. C'est pourquoi on essaie actuellement un type de véhicule moins onéreux afindedéterminer son utilité eE son coût d'entretien. Les véhicules du prograrmne doivent opérer sur un Èerrain extrêmement rude et sont nor-rlement remplacés au bout de IOO OOO km, ou Èous les trois ans. Les chiffres soumis au Comité sont un peu gonflés, car ils couvrent tous les véhicules figurant à f inventaire du Prograuune, y compris certains qui sont très usagés eÈ sur le point d'être vendus. 9. FINANCB,IEM DU PROGRAI'{},1E DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE : PoinÈ 8 de I'ordre du jour 9.1 Pour la discussion de ce point, le Comité était en possession d'un t,ableau résumant 1'état du recouvrement des contributions au Fonds de lutte contre I'onchocercose à la fin du troisième trimestre de 198O, eE donnant dans les notes des informat,ions sur les contributions reçues depuis lors (voir annexe III). 9.2 Le représentant de la Banque mondiale a confirmé que la position du Fonds pour Ia seconde phase du prograunre était saine. 9.3 Les représentants des parties contribuantes se sont engagés à verser en 1981, sous réserve généralement de 1'approbation des Parlements, des contributions à hauEeur des mont.ants suivants : Canadar Can. $9OO OOO (US $760 OOO) sur le toEal de Can. $6 millions annoncépourla seconde phase du Programme; France, FFr. 5 millions (US $I,2 million) sur le toÈal de FFr. 30 millions que 1a France s'est engagée à verser pour la seconde phase; République fédérale d'A1lemagne, DlI 4 millions (US $2,3 millions); Japon, l'équivalent de US §I,8 million; Kowett US $1 million sur le total de US'$6 millions pour la seconde phase; Pays-Bas, 6,5 millions de florins (US $3.3 millions); Royaume-Uni, f.3OO OOO (US $70O O0O); Etats-Unis d'Amérique, US $2 millions. 9.4 La Belgique n'a pas indiqué 1e montant exact de sa contribution mais pense la maintenir au moins au même niveau que par le passé. 9.5 Le représentant de la République fédérale d'Allemagne a déclaré que 1'engagemenE de son Gouvernement couvriraiÈ seulement une période de deux ans pendant la seconde phase et dépen- drait ensuite des conclusions du rapport de la Corrni-ssion indépendante. 9.6 Le représentant du Japon a déclaré que son GouvernemenE avait f intention de continuer à accroître ses contributions dans la mesure où Ie permettrait la situation budgétaire nationale. 9.7 Le représentant des Pays-Bas a déclaré que son GouvernemenE verserait un montant complé- mentaire de 7 millions de florins dans le courant de 1981 et qu'il auraiÈ. alors versé 74 % de sa contribution Eotale à la seconde phase. g.Ak)L" représentant des EtaÈs-Unis d'Amérique a déclaré que le maintien de son appui au Prograurne dépendrait de la disponibilité annuelle de fonds et de 1a politique de I'administra- tion de 1'AID des Etats-Unis dans 1e cadre du nouveau Gouvernement. Un projeE de rapporE esE en préparation pour la période de six années de la deuxième phase et I'on espère qu'iI sera possible diaugmenter les contributions de manière à pallier les effets de f inflation. 9.9 Le représenEant, de la Banque mondiale a déclaré que les parties contribuanÈes non repré- sentées à Ia réunion verseraient en 1981 1es contributions suivantes : Banque africaine de rPch Page 16 Développement, environ us $4oo ooo; Norvège, environ us $5oo ooo; Fonds pour le Développementinternational de 1'oPEP, us $5oo ooo; Fondarion A1 sabah, us $20 ooo; suisse, us $1,g million(dé jà reçris) ; Frfr*D<9s-ÈlÊe=€ee ; et la Banque mondiale elle-même, us g2millions. 9'10 L'Arabie saoudite s'est engagée à continuer de s'intéresser au prograrune et a décidé demaintenir les contacts en vue d'éventuelles contributions complémentaires. 9'11 un solde d'environ us $10 millions sera reporté sur 198I, ainsi qu,une contribution supplémenEaire de $1 miltion encore attendue pour 1980. on se rappellera qu'il a été décidé àla dernière réunion du ccP que la réserve pour la première phase serait reportée pour cons-tituer la réserve de la deuxième phase. compte t.enu des contributions annoncées, le totaldevrait être plus que suffisant pour couvrir les besoins de 1'OCp en 19g1. 9'L2 I1 est également aPParu que, si 1'on considérait les cont.ributions jusqu,à présent annoncées Pour 1'ensemble de la deuxième phase, jointes à une estimation raisonnable des con-tributions attendues d'autres donateurs, le Fonds aurait encore besoin d,un montant de us $to à 15 millions Pour faire face aux frais généraux de cette phase. Les contacts sont main-tenus avec les donateurs en vue de combler ce trou. Les pays participants ont montré leur attachement au Prograrûne en augmentant leurs contribuÈions, une foi-s qu'ils ont eu effectuéleurs versements pour la première phase; d'autre part, le fait q.re Ies donateurs versenÈ desconEributions anticipées permet de bien augurer de 1'avenir du financement du progranune. 10. RAPPORT INTERIMAIRE DE LA COMMISSION INDEPENDAME SUR LES PERSPECTIVES A LONG TERME DU PROGRAI{ME : Point 9 de l'ordre du jour 10.1 Le Président de la Corrnission a déclaré que, depuis l'établissement du rapport incéri- maire (document JPcl.6), envoyé à 1'o}ls à la fin de juillet, des informations inÈéressantesétaient Parvenues de 1'ocP ou auraient été obtenues lors de réunions techniques organisées sousles auspices de 1a Couurission et de la visite dans les pays participants. Les points de vueque lui-même exprimait sur les faits nouveaux intervenus depuis juillet, date de la dernière réunion de la Cormnission, éÈaient personnels; ces faits nouveaux, en particulier les informa-tions sur les zones d'entretien et sur Ia résistance aux insecticides, joints aux conclusions des groupes de travail technique de la Conurission depuis juillet 1980 et aux résultats desdiscussions actuelles au CCP, seront exposés dans 1e rapport final de la Conrnission qui sera achevé à 1a fin de juillet 1981. LO.2 basées ve 11es non. Les reconrnandations du groupe de travail sur 1a lutte antivectorielle à la Connnission, sur 1'objeccif affirmé du Prograrure, concernent deux modes d'acÈion selon que les nou- activités doivent être entreprises dans des zones contiguës à 1'aire du prograuune, ou 1O.3 Le groupe de travail a estimé qu'en 1985 Ia transmission aurait été interrompue dans 80 % de 1'aire - c'est-à-dire la totaliEé de I'aire sauf les zones réenvahies - pour despériodes de dix ans ou moins. La prévalence de 1a maladie continuera de régresser, avec un nombre faible ou nul d'infections, eE Ia mortalité progressive des vers adultes. Il ne sera pas encore prudent de relâcher les mesures de lut.te. On pourra peut-être les réduire dans une certaine mesure, bien que les récentes expériences faites à cet égard aienÈ été décourageantes. I1 faudra donc maintenir 1a surveillance vectorielle. Le groupe de travail a suggéré qu'on envisage d'employer des distributeurs auEomatiques d'insecticides dans les régions écargées, de renfotcer 1es mesures de lutte au sol dans les siE.es accessibles, et de modifier le lit des cours d'èau dans les sites où les mesures de lutEe seraient autrement difficiles ou cotteuses, en particulier à proximité des centres de population. Toutefoisr EanEquedes superficies impor- tantes doivent être Eraitées régulièrement, les traitements aériens resteronE la méthode de choix et les solutions de remplacement semblent ne devoir être rentables qu'en un nombre limité d'emplacpmenEs. on ne peut donc pas attendre de réductions majeures des coûts d'ici 1985.'l ILO.4 Afrès 1985 - à supposer qu'il n'y ait pas d'extension du Progranrne - le groupe de travail I lrévu un changement progressif : dans les régions où la prévalence est tombée à un niveau tp1 qu'une légère prolifération de simulies ne serait pas dangereuse (niveau devant rPc/L Page L7 être déterminé par le groupe de travail sur la surveillance et confirmé dans des recherches complémenEaires), 1es épandages d'insecticides pourront être arrêtés, sauf sur les lieux où la prolifération demeure intense, où 1'on pourra appLiquer 1'une des méthodes de remplacement énumérées. La surveillance du vecteur et de f infection humaine sera maintenue à travers touËe 1'aire d'une manière qui sera déterminée par le groupe de travail compétent. En cas de résur- gence de la transmission - détectée par les moyens les plus rapides possibles - Ies mesures appropriées seront prises, probablement par voie aérienne. Les opérations de lutte aérienne se poursuivront également dans 1es zones réenvahies, où une stratégie nouvelle devra être établie - à compter de 1981-1985 - parce qu'en 1'absence d'opérations d'extension leurs populations seraient soumises à un risque permanent. La Comnission envisage de recomrander pour ces zones relativement limitées des études pilotes de chimiothérapie associées à des mesures intensives de lutte au so1 - éventuellement avec repopulation organisée, puisqu'ilsembleraitque 1e risque soit limité à d'étroites bandes le long des rivières. Les cotts devraient diminuer après 1985 du fait de 1a diminution des opérations aériennes. 10.5 Si le Progranme est étendu vers 1'ouest en 1981-1985, les activités actuellement menées dans la zone occidentale de réinvasion seront déplacées, et toute I'aire de 1'OCP, à 1'exception peuÈ-être de ses limites orientales, pourra être 1'objet de la stratégie exposée pour la première hypothèse. Les cotts diminueront d'autant, mais 1es économies réalisées seront absorbées pendanÈ un certain nombre d'années par les demandes d'extension. Le groupe de travail sur la lutEe antivectorielle a vu différents avantages dans 1'extension, qui permetÈra de conserver les services des personnels expérimentés du Prograrune, 1es mécanismes établis de coordinaEion et 1es possibilités d'opérations urgentes de traiÈements aériens. 10.6 Vers 1'est, le problème de Ia réinvasion semble moins grave, à moins que 1'évaluation ne monÈre que la réinvasion par Ie Nigéria est importante. TouÈefois, t.ant que la maladie ne sera pas éradiquée de 1'Afrique - ce qui a peu de chance d'êÈre réalisable dans un avenir prévi- sible - toute zone 1ibérée peut être réinfectée par les mouvements de populations humaines(1ors de migrations) ou de simulies. I1 est donc indispensable de développer les capacités de surveillance et de lutte contre les poussées épidémiques des pays participants. 10.7 Le groupe de travail a également examiné ce qu'il faudrait faire sril éÈait prématurément mis fin au Prograrme par suite d'une crise politique ou autre dans la région. 11 recorurandera qu'on fasse porter les efforts sur la lutte au sol à longue échéance et sur la chimiothérapie dans 1es zones prioritaires. Ces mesures elles-mêmes exigeront un renforcement des capacités scientifiques nationales et des structures d'exécution et d'encadrement, avec dans de nombreux cas un soutien financier. De toute manière, un renforcement est souhaitable dans ltintérêt de 1'autonomie de chaque pays en matière de surveillance eÈ de lutte contre les maladies et pour le développement intégré de la médecine préveçrtive eÈ cortrnunautâi-re. 10.8 Le Président a attiré 1'attention du CCP sur 1e fait que dans ces recomnandations du groupe du travail sur 1a lutte antivectorielle, i1 n'était pas question de cordons saniÈaires, sujet sur lequel les points de vue ont changé depuis qu'a été préparé le rapport intérimaire enjuillet 1980. 10.9 Une estimation plus déEaillée du cott de différentes stratégies n'est pas encore possible; une réunion sur le sujet est prévue au début de 1981. 10.10 La sEratégie de 1'OCP ne pourrait être modifiée radicalement que si toutes les popula- Eions pouvaient disposer d'un médicament sûr tuant les vers adultes; la priorité numéro un devra donc aller à la découverte d'un te1 médicament. Des stimulanÈs spéciaux sont indispen- sables pour inciÈer 1es laboratoires pharmaceutiques à engager les fonds nécessaires, même pour la mise au point dtun médicament très prometteur, quand ils ne peuvent. en attendre que de petits profits. Les institutions parrainantes et 1es donateurs pourraient envisager de prendre à leur charge 1es cotts de 1a recherche et 1es coûts des essais cliniques visanE. à vérifier f innocuiEé et 1'efficacité. 10.11 Au sujet du traitement par la suramine à faible dose, le Président de la Cormnission indépendante a indiqué qu'i1 était très important de distinguer entre son utilisation pour le traitement des malades eE 1'administration de masse pour f inÈerruption de la.Èransmission. rPcf t Page 18 IO.l2 Le groupe de travail de 1a Cormnission sur la lutte antivectorielle a examiné 1a parti- cipation de 1'OCP à 1a lutte contre des vecteurs d'autres maladies et a recomandé qu'elle soit limitée à des traitements aéri-ens pour lutter contre 1es poussées de fièvre jaune humaine et de trypanosomiase par exemple. Des activités supplémentaires entraînent nécessairemenË des coûts plus élevés. Le développement des capacités nécessaires pour combattre et surveiller 1es maladies en général exige la coopération de nombreux autres organismes eË programnes. La forma- tion d'équipes nationales, 1e transfert de la technologie et 1'assistance de consultants sont utiles à cette fin. 10.13 Passant à 1'organisation des activités futures, 1e Président de la Conrnission indépen- danÈe a déc1aré que les récentes discussions avec les pays participants étaient centrées sur quatre oPtions : 1) cessation inrrédiate,2) maintien de l'OCP sous sa forme actuelle jusqu'en 1995 au moins; 3) remise progressive des responsabilités de 1a lutte contre 1'onchocercose aux gouvernements nationaux; 4) passage progressif à un progranrne régional dirigé, doté et financé en cortrnun par 1es pays participanÈs. Les options 3) et 4) ont été retenues de manière plus ou moins nette selon les caractéristiques particulières de 1a participation du pays. Tous les pays ont constaté la nécessité de combiner ces options (qui seront exposées dans le détail dans le rapport final de la Conmrission), dont chacune exige un éIément régional eE le développenent des capacités nationales voulues pour exécuter eE suivre la lutte contre Itonchocercose et contre d'autres naladies endémiques entravant sérieusement le développement. Il est indispensable que les pays puissent établir un cadre national d'experts viable, même s'il doit être réduit, et une infrastructure efficace pour les opérations périphériques de lutte et de surveillance. 10.14 En discutant des options, 1a Corrnission pèsera les résultats obtenus et les dépenses engagées Jusqu'a1ors, les souhaits des pays participants, les effets économiques actuels et prévisibles et - surtouE - la possibilité de maintenir les avantages de 1'OCP après le transfert des responsabilités. 10.15 Les réactions aux propositions contenues dans le rapport intérimaire en vue d'une remise progressive des opérations de lutte et de surveillance ont été positives. Sous réserve que l'OCP coopère au transferE eE. apporte une aide financière pour la fourniture de certains produits, 1es pays participants pensent pouvoir assumer 1a responsabilité de 1a surveillance épidémiologique dans certains villages au cours des prochaines années, ce qui peut être impor- tant come moyen de transfert de technologies et pour préparer les équipes nationales à jouer un rôle plus large dans 1a surveillance des maladies et 1'évaluation du Prograrrne en généra1. Les opérations actuelles - de lutte et de surveilLance - contre les vecteurs sonE considérées comne dépassant 1es compétences nationales; i1 est donc préférable qu'e1les soient dirigées centralement; en revanche, 1a participation aux essais pilotes de surveillance vectorielle et à certaines mesures de lutte au so1 peut constituer une excellente préparation à l'organisation du retrait des opérations systématiques de lutte antivectorielle. Le GouvernemenE du Mali a proposé qu'on fasse des essais plus extensifs des méthodes de lutte au sol dans la zone de réinvasion. 10.16 En conclusion, le Président de la Conrnission a déclaré que le Directeur régional de 1'OMS pour 1'Afrique et ses collaborateurs paraissaient sstisfaits des constatations de la Conrnission jusqu' à présent. 10.17 Lfe Président du CCE s'est félicité du changement de politique sur les cordons sani- taires ddpuis la publication du rapport intérimaire et s'est déclaré inEéressé par les straté- gies de /emplacement préconisées par le groupe de travail de la Conrnission indépendante sur 1a lul:te antivectorielle pour la poursuite des activités. I1 faut être extrêmement prudent pour rapporter des dates à ces prévisions. L0.18 Dans une discussion sur les méthodes de remplacement de la lutte contre I'onchocercose ou de 1a surveillance, il a été indiqué que le manque d'informations sur les sites de repos des insectes adultes et la nécessité de répéeer fréquemment les applications d'adulticides du faiE qu'ils n'ont pas d'effet rémanent empêchaient dtenvisager leur emploi comme moyens de rempla- cement. 11 est aussi douteux que la capture, utilisée avec certains succès pour Ia surveillance et la de§truction de 1a mouche tsé-tsé, constitue une mesure de remplacement valable, surtout avec les méthodes actuellement disponibles, en raison de la différence du taux de reproduction rPcfL Page 19 des deux types d'insectes. De même, 1a combinaison de la caPture par piège eÈ de la lutte biologique au moyen de phéromones pour ttattirertt les insectes demeure une branche de recherche hauEement conjecturelle. 10.19 Les représentants des pays participants se sont félicités de Ia coopération étroite avec la Cournission rendue possible par 1es visites fréquentes du PrésldenÈ, eÈ ont rendu honunage à la prévoyance du DirecÈeur du Prograume et de I'IRO qui ont préparé par des activités de formation 1a décenÈralisation des opérations et leur prise en charge par 1es nationaux. Ils ont confirmé que leurs gouvernements rejetaient 1'option 1) - cessation du Programne - eÈ donnaient leur préférence à la régionalisation eÈ à la remise des activités, le personnel de I'OCP assurant 1e transfert des responsabilités et 1'appui international du développement des ressources nationales eÈ de la fourniture de matérie1. LO.2O Le Représentant de 1a Côte d'Ivoire a souligné l-a nécessiÈé de concertation entre les pays pour établlr une politique régionale trnifome et a prmls 1'appui de son Gouvernement' qui offrira en particulier d'autres possibilités pour 1a formation d'entomologistes à 1'Insti- tut de Bouaké. 10.21 Le Représentant du Mall a demandé une extension de I'OCP qui aideraiÈ à éllminer 1es infections résidue1les, une définition des zones d'entretien et des critères correspondants, une étude pilote de trois à cinq ans de la stratégie de retrait coordonné des opérations au Mali, et 1'essai de technologies appropriées pour préparer les populations à des activités limitées au niveau corununautaire. tO.22 Le Représentant des Etats-Unis d'Aroérique a déc1aré que la Conrmission indépendante devrait, dans son rapport final, énumérer les arguments contre 1'option 1) - cessation de I'OCP -. I1 a instaflment demandé que la Conrnisslon fournisse des directives plus fermes pour 1'option 3) - remise des responsabilités - dont la préparation devrait comnencer en 1982-1985. Elle devrait également. faire des reconunandations spécifiques sur la mlse en place des infra- sÈructures naÈionales, la formation connexe et la technologie, et établir les grandes lignes d'une étude piLote visant à réduire les cotts à long terme. Toutefois, les pays dewont commencer par examiner sérieusement les avanÈages de 1'option 2) - poursuiEe de 1'OCP sous sa forme actuelle - sur 1'option 3) - remise des responsabilités et régionalisaÈion -. 11 serait dormnage de démanteler un mécanisme qui marche bien dans 1e seul but d'en établir un autre qui ne fonctionnera peut-être pas. La Coumission devra égalemenE aider le CCP, dans toute la mesure possible, à juger de f intérêt d'une extension de la lutte au bassin du fleuve Sénégal. LO.23 Le Président de la Connnission indépendante a déclaré qu'il avait Pris note des observa- tions et qu'i1 en serait tenu compte dans le rapport final qui contiendrait naturellement des reconnnandations plus déÈai1lées. En ce qui concerne 1'extension dans le bassin du fleuve Sénégal, la Cormission examinerait la question eu égard à son mandat et tenterait d'être aussi- utile que possible. Néanmoins, elle étaiÈ consciente qu'un autre organisme avait été créé pour réaliser une étude de faisabilité. 1O.24 En ce qui concerne 1a participation conmrunautaire, le Président a indiqué qu'i1 fallait bien reconnaître que la luÈte contre 1'onchocercose était particulièremenÈ difficile à concilier avec ces méthodes. Toutefois, la Cormnission examine actuellement quels rôles Ia population loca1e serait susceptible de jouer. 11. RAPPoRT IMERIMAIRE SUR L'ETUDE DE FAISABILITE D'IJNE CAI.{PAGNE DE LIJ"ITE CONIRE L'ONCIIO- CERCOSE DANS LE BASSIN DU SENEGAL : Point 10 de l'ordre du jour 11.1 Introduisant le rapporÈ intérimatre, le Représentant du Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique s'est excusé de n'avoir pu mettre le rapport à la disposition du CCE à sa réunion de septembre. Le lancement du projet avait déjà une année de retard à la dernière réunion du CCP en décembre 1979; après celle-ci on a établi un plan décalllé pour que les objectifs puissent êrre atteints à ladate fixée initialement. Le rapport final devrait être prêt à temps pour la prochaine réunion du CCE. rPc/L Page 20 ll.z Une bonne ParEie du travail a étê accomplie par les équipes nationales concernées et abénéficié des contributions de consultants de 1'occcE et de 1'oRSToM. 11.3 outre les conrriburions financières de la Belgique (près de us g1o7 ooo),(US $250 ooo), des Etats-Unis <l'Amérique (US $600 ooo) et du pNUD (US g2oo ooo), ont récenrment été promis par Ie Koweit. A cela s'ajoutent US $g9 OO0 de côté dansde lutte contre 1'onchocercose. des Pays-Bas us $100 000 le Fonds 11.4 Si le raPPort intérimaire est basé sur 1'expérience eE la méthodologie de l'OCp, on comPte sur les études qui doivent être faites pour fournir des données sur les modificationsà opérer suivant Ie niveau de développement et 1es ressources des pays participants. par exemple, les études socio-économiques devraient fournir des indications sur les plans concer- nanE les réseaux routiers et sur la participation comnunautaire à la lutte contre la maladie. 11 sera égalemenÈ tenu comPte des reconnnandatlons de la Corunission indépendante de 1'OCp sur les méthodes de remplacement de lutte antivectorielle. 11.5 Le Bureau régional de 1'OMS proposedesmesures pour identifier les ressources extra- budgétaires disponibles pour une étude sur la lutte intégrée contre les maladies transmisespar des vecteurs dans 1e contexte des soins de santé primaires. 11.6 Le responsable de 1'équipe chargée de l'étude de faisabilité a déclaré que 1e but du projet était de préparer une campagne de lutte contre 1'onchocercose de type savane dans le bassin du Sénégal, où la maladie affecte certaines parties de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali et du Sénégal, et d'estimer 1es cotts. Le rapport passe en revue les constat.ati-ons actuelles et esquisse une stratégie. lL.7 Les observations entomologiques et épidémiologiques ont été insuffisant.es pour fournir la base de 1a campagne au Mali, au Sénégal et dans le bassin du llaut-Niger en Guinée, et pour déterminer ses limites occidentales. Ailleurs, i1 n'a pas été fait d'évaluation systémat.ique des gîtes larvaires et 1'ét.ude a donc porÈé essentiellement sur la Guinée et la Guinée-Bissau; elle a été faite par 1es consultants de I'IRO qui forment les équipes nationales, dont l'un a fait une évaluation aérienne des gltes l-arvaires de S. damnosum pendanE la saison sèche d'avril-mai 1980. Une évaluation semblable des sections supérieures des cours d'eau vient d'être achevée en Guinée et au Sierra Leone. Les participants à la réunion du CCP ont pu étu- dier les cartes établies à 1'IRO (Bouaké) qui montrent 1a distribution des espèces vectrices de savane et permettent donc de déterminer Ia limite méridionale de 1'aire du projet. Lalimite septentrionale esË déjà fixée par Ia distance de vol du vecteur, tandis qu'à 1'est la zone est contiguë à I'OCP. 11.8 Les études hydrométriques faites par un consultant de I'ORSTOM ont fourni des données suffisantes pour 1'évaluation quantitative des besoins en insecticides pour la campagne au Mali et au Sénégal, mais le réseau hydrométrique devra être renforcé avant qu'un plan de lutte puisse être exécuté. Les routes sur 1'aire du projet sont inadéquates, rendant les conrnunica- tions extrêmement difficiles pendant 1a saison des pluies. Ia faune des cours d'eau a été étudiée en mars et en avril 198O par Ies équipes hydrobiologiques de 1'ORSTOM qui ont proposé un protocole de surveillance du milieu aquatique. 11.9 D'autres données rassemblées pour Ia planification concernent les routes, les conrnuni- cations aériennes et f infrastructure sanitaire; 1'ORSTOM doit étudier 1es aspects socio- économiques de la lutte contre I'onchocercose et faire rapport en février 1981. A cette époque, 1'évaluation entomologique de la saison sèche aura été terminée au Sierra Leone; ces données,jointes aux observations de la saison des pluies sur 1es gîtes larvaires de S. damnosum en Guinée-Bissau et à 1a première évaluation aérienne faite en Guinée et en Guinée-Bissau en décembre 1980, permettront de déterminer avec précision 1es limites de 1'aire du projet. En Guinée centrale, on achève actuellement 1' évaluation épidémiologique. 11.10 I"a stratégie, qui est actuellement la même que ce11e de 1'OCP, repose sur 1'application d'insectfcides, dont les quantités restent à calculer pour la Guinée et 1a Guinée-Bissau. Ulté- rieuremeilt, 1es opérations aériennes et leur appui au so1, 1es communications routières néces- saires, fe réseau hydrométrique et les liaisons radio devront être planifiés et i1 conviendra de déterminer les besoins en matière de surveillance entomologique, épidémiologique et hydro- biologique, ainsi que d'évaluation économique et formation. rPcfL Page 2L Il,ll Que la campagne soit considérée contrne une extension de 1'OCP ou co[trne une opération distincte, on pense pouvoir compter sur 1a collaboration des mêmes organes techniques, consul- tatifs, d'encadrement et de coordinaEion. Le Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique qui doit coordonner les mesures de lutte contre de nombreuses maladies s'intéresse aux formes de parti- cipation coûtrnunautaire suggérées. li.12 Le représentant du Niger a mis en garde contre les espoirs prématurément placés dans de nouveaux produits; i1 a été d'accord que les Etats Participants et les Parties Contribuantes devraient associer leurs efforts pour persuader 1es laboratoires de poursuivre leurs recherches sur le développement d'autres agents chimiques. ll.13 Le CCE a indiqué que 1a publication tardive du rapport intérimaire et 1'absence d'indi- cations claires permettant à lui-même, au groupe écologique et aux institutions parrainantes de prendre des décisions I'inquiétaient beaucoup. Il est absolument essentiel de faire une ana- lyse approfondie des avantages et des inconvénients que présenterait un programme additionnel par rapport à l'extension et de donner aux techniciens de I'OCP la possibilité de faire des observations détai11ées. Peut-ôtre pourrait-on élargir le mandat de la Commission indépendante pour qu'e1le puisse donner des orientations sur 1es principales questions en jeu avant que 1e rapport final sur 1'étude de faisabilité ne soit achevé. 1I.14 Il faut s'assurer que des crédits seront disponibles pour 1'achèvement de 1'étude de faisabilité, qui ne doiÈ pas être confondue avec la préparation d'un plan d'action. Le relevé de c,ompte contenu à la section 5 du rapport a été établi au 31 juillet 1980. Le représentant des Etats-Unis d'Amérique a indiqué qu'un complément d'information serait demandé à 1'Ol4S avanÈ le versement par son gouvernement de sa seconde tranche de US $3OO OOO; i1 faut espérer que les éventuelles ressources supplémentaires nécessaires viendront de 1'OMS pour que les objectifs de 1'étude puissent être atteints. 11.15 Le représentant du Mali a exposé au nom des pays concernés les difficultés et 1es retards qui ont entrâvé les activités des équipes natlonales après que 1'étude de faisabilité eut débuté en novembre L979, avec 10 mois de retard. Les données nécessaires ont pu être rassefiÈ blées au Mali et au Sénégal avec 1a collaboration de I'OCCGE. Celles de la Guinée seront prêtes rapidement; seule 1a situation en Guinée-Bissau continue de poser des problèmes. Les autorités nationales sont poliEiquement engagées à exécuter Ie progranrne, cofltrne il a été monÈré à la réunion de Conakry, et souhaitent être associées à Eous les stades de la mise en oeuvre. La formation de nationaux se poursuit en conséquence. On espère que le rapport final tiendra comPte de ces facteurs, soulignera les arguments socio-économiques et 1es aspects soins de santé primaires. Les pays concernés ont confiance que 1'étude ne restera pas lettre morte. L2. VISITE DE TERRAIN lz.L La veille de l'ouverture de la réunion, les participants ont fait une visite de terrain, organisée conjointement par I'OCP et par 1e Gouvernement de la Côte d'Ivoire, au cours de laquelle i1s ont pu observer un certain nombre d'activités du Progranrne. I1s ont assisté aux épandages d'insecticide par hélicoptère sur le Kan et par avion sur le N'Zi, ainsi qu'à une démonstration des méthodes de surveillance du milieu aquatique. Au village de Krokokro, i1s ont pu observer 1es activités de 1'équipe d'évaluation épidémiologique: examen clinique, mesure de I'acuité visuel1e, examens parasitologique et ophtalmologique. Ensuite, i1s se sont rendus à I'Institut de Recherches sur L'Onchocercose (IRO) de 1'OCCGE de Bouaké, qui avait organisé une exposition de ses activités, ainsi que de celles du secteur OCP et du Laboratoire d'Hydro- biologie de I'ORSTOM; des expLications étaient fournies par 1es membres du personnel des trois organismes. 13. AUTRES QUESTIONS : Point 11 de l'ordre du jour f3.l Plusieurs représentants ont pris la parole pour rendre hommage au Directeur du Prograrmne, M. Marc Ls Bazin, qui part, après avoir dirigé I'OCP pendant quatre années. Durant cette période, il s'est entièrement dévoué à sa tâche, et a fait preuve de remarquables qualités de directeur, d'administrateur et de diplomate. Le Comité a adopté une motion de remerciement proposée par le représentant du Bénin (voir annexe IV). rPc/L Page 22 L3-2 Le Comité a également rendu honrnage à la compétence et à 1'efficacité de 1'administra-teur du Progranrne, Mi-ss Rosemary villars, qui revient au siège de 1,oMS. 13.3 Un chaleureux accueil a été fait au Directeur du progranrne désigné,(Gambie ) . le Dr E. M. Samba L4. DATE ET LIEU DE LA DETIXIE}4E REUNION DU CCP L4.l Cormne les consultations sur la date et le lieu de terminées, le Comité a été informé que des précisions lui tribution du projet de rapport de 1a première session. 1a deuxième session du CCp ne sont pas seraient fournies au moment de la dis- 15. CLOTURE DE LA SESSION: point lZ de L'ordre du jour ont remercié le président et re Gouvernement de la côte d'rvoire de Leurils ont remercié 1e président de la maîtrise avec laquelle il avait 15 .1 Les participants généreuse hospitalité ;dirigé 1a réunion. L5'2 Dans son allocution de clôture, le Président a déclaré que Ia première session du comités'était avérée extrêmement constructive, que les discussions avaient été animées et 1es échangesde vues stimulants. r1 a été impressionné par I'esprit de collaboration entre lrocp, les orga-nismes collaborateurs, les pays Contribuants et participants, Avec les années, les différentesparties en sont venues à constituer une famille de I'ocP étroitement unie poursuivant l,objectifcormun' qui est d'améliorer le bien-être de millions de gens. Malgré des réussites incontes-tables, i1 reste beaucoup à faire. Le phénomène de réinvasion et i'apparition d,une résistanceaux insecticides Posent de sérieux problèmes et d'importantes décisions devront bientôt êtreprises au sujet de 1'extension de la lutte contre 1'onchocercose à d'autres zones et des poli-tiques à long terme du Progranrne. Le Président a déclaré close la première session du ccP du progranrne de Lutte contre1'Onchocercose dans le bassin de la Volta. 15'3 Le Président a décLaté close la première session du comité conjoint du programme deLutte contre 1'Onchocercose dans le bassin de la Volta. JPcfL Page 23 ANNEXE I ORDRE DU JOUR 1. Ouverture de la session 2. Election du Bureau 3. AdopÈion de I'ordre du jour 4. RapPort d'activité de 1'Organisation mondiale de la Santé pour l98O 5. Rapport du Comité consultatif d'experts 6. Développement socio-économique 7. Plan d'action et Budget du Progranrme pour 1981 8. Financement du Prograrnme de Lutte contre 1'Onchocercose 9. RaPPort intérimaire de la Conrmission indépendante sur les perspectives à long terme du Prograrnrne 10. RaPPort intérimaire de l'étude de faisabilité d'une campagne de lutte contre I'oncho- cercose dans la région du Bassin du Fleuve Sénégal 11. Questions diverses L2. Clôture de la preurière session JPC/ L Page 24 ANNEXE II LISTE DES PARTICIPANTS GOUVERNEMENTS PARTICIPANTS République p Iaire du Bénin Son Excellence Monsieur Paul Kpoffon Èlinistre de Ia Santé publique M. Alphonse Fonteclounon Secrétaire administratif CoroiÈé national de Lutte contre l'Onchocerchose Côte d' Ivoire Son Excellence 1e Président Auguste Denise (Président du CCP) I,linis tre d 'EtaE Dr C. L. Coulibaly Directeur du CabineE du Ministre d'Etat Ministère de la Santé publique et de Ia Population M. Vidal Directeur du Cabinet du Président Denise Mme Tenaille Secrétariat du Président Denise Dr lbrahim Koné Directeur des Relations régionales et i.nternationaies Ministère de la Santé publique et de la Population Dr F. Serie Inspecteur général de la Santé Ministère de la Santé publique et de la Population Dr K. N'Da Directeur de la Santé publique et de Ia Population I,1. L. Kéhin Directeur BSIE Ministère des Finances Dr J. M, Rive I,linistère de 1a Santé publique et de la Population Dr A. Ophta Rolland lmp logiste du Progranme national de Lutte contre 1'Onchocercose Ghana Alhaj i [ohanrmed Abdullahi DepuEy Mitist.r of Health Ministry of Health rPcf L Page 25 Annexe II Dr J. B. B. Asafu-Adjaye Executive Director National Onchocerciasis Secretariat. )linistrv of Finance and Economic Planning Dr Y. Aboagye-Atta Deputy Director of Medical Services Ministry of Health Dr N. S. Belo-Giwa Secre tary National Onchocerciasis Cornmittee Ministry of Finance and Economic planning Haute- Vol ta Son Excellence le Docteur Tinga Douamba Ministre de la Santé publique Dr Jean-Marie Kyélem Directeur général de la Santé publique M. Siméon Sorgho Directeur généra1 Autorité des Aménagements des Vallées des Volta Mal i Son Excellence le Docteur N'Golo Traoré Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Dr A. Diallo Directeur général de la Santé publique Dr Sidi Adama Konaré Médecin-Chef Division de la Médecine socio-préventive M. Bandiougou Gakou Chef Ce1lule Oncho Ministère du Plan Ni ger Son Excellence 1e Chef de Bataillon Amadou Seyni Maiga Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Dr Ibrahim Alfa Cissé Directeur de I'Hygiène et de la Médecine mobile Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales M. Abdou Aboubakar Responsable du Projet SAY Ministère du Plan rPcf t Page 26 Annexe II Togo Son Excellence Monsieur Hodabalo Bodjona Ivlinistre de la Santé publique Dr Tognidè Houenassou-Houangbe Directeur général de la Santé publique PARTIES COMRIBUANTES Arabie saoudite Belgique Professeur P. G. Janssens Membre du Comité consultatif d'experts Canada M. D. Lindores (Vice-Président du CCP) Vice- Pres idenE Multilateral Progranrmes Branch Canadian International Development Agency I'111e Anne Sutherland Head, United Nations Prograrmnes Section Canadian lnternational DevelopmenË Agency M. Yves Contamine Second Secretary (Development) Embassy of Canada Abid j an Etats-Unis d'Amérique M. E. Dennis Conroy Director, Office of Regional Affairs Bureau for Africa Agency for International Development Dr Joe L. Stockard Trbpical l"ledicine SpecialisË Office of Heâlth Bureau for Technical Assistance Agency for International Development Banque africaine de Développement (BAD) rPcf L Page 27 Annexe II France Dr B. Durand Chargé de Mission à la Sous-DirecÈion de la Santé publique et de 1'Act.ion sociale Ministère de Ia Coopération Japon M. Naotsugu Nakano Troisième secrétaire de 1'Aubassade du Japon en côte d'rvoire Koh/eÏ È Dr Rashed Abdul Aziz Al-Owaish Director, Port Health SecEion I'linistry of Public Health Dr Abdul-Karim Sadik Economic Adviser Kuwait Fund for Arab Economic Development Pays-Bas M. J. Berteling Special Programmes Division Directorat,e-General for InEernational Cooperation Minist.ry of Foreign Affairs Mlle J. M. van Vliet Troisième Secrét,aire de 1'Ambassade en Côte d'Ivoire République fédérale d'AIlemagne Dr W.-D. Ernert Ministerial Counsellor Federal Ministry for Economic Cooperation His Excellency Dr K. Schrameyer Ambassador, Federal Republic of Germany in Upper Volta Roy - Uni M. Ia/. Hobman Head of Eastern and Western Africa DepârtmenE Overseas Development Administration Dr P. T. Haskell Direc t.or Centre for Overseas pest Research Overseas Development Administration rPcf t Page 28 Annexe II AGENCES PARRAINANTES Organisation des Nations Unies pour I'Alinentation et 1'Agriculture (FAo) M. I\1. S. Nicholas Directeur, Division des Services agricoles M. Cyril G. Groom Fonctionnaire principal (Programne et Planification) Division des Services agricoles Banque mondiale (BIRD) M. BiIsel Alisbah DirecEeur, Programres I, Région Afrique de 1'Ouest M. Stephen Denning Chef de Division, Progranmes I, Région Afrique de 1'Ouest M. Salif N'Diaye Chef de la Division des Projets régionaux Bureau régional pour 1'Afrique M. I"larc Ls Bazin Directeur du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Secrétariat OI"IS M. A. Groenendijk Directeur, Division du Budget et des Finances, Siège OMS Dr C.-H. Vignes Directeur, Division juridique, Siège OMS Dr E. Samba Consultant, Directeur désigné, Prograrrne de Lutte contre 1'Onchocercose M. K. P. Supthut Chef, Administration et Gestion, Progranrne de Lutte contre 1'Onchocercose Dr H. Agoua Entomologiste, Chef du Secteur de Tamalé, Prograrnme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr O. Ba Parasitologiste, Unité d' Evaluation épidémiologique Prpgranrme de Lutte contre 1'Onchocercose I\,1 . B. Clif f Chef des Opérations aériennes, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Prograrone des NaEions Unies pour le Développement (PNUD\ Organisation mondiale de la Santé (OMS) rPcf L Page 29 Annexe II Dr Y. Dadzie OphtalmologisÈe, Unité d' Evaluation épidémiologique Programme de Lutte contre I'Onchocercose Dr J. B. Davies Chef, Evaluation entomologique, Unité de Contrôle du Vecteur Programme de LuEte contre 1'Onchocercose Mlle I"1. Desbois Chargée de f information, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr C. Gboho Entomologiste, Unité de Contrôle du Vecteur, Prograume de LutEe contre 1'Onchocercose Dr F. G. Glokpor Epidémiologiste, Projet inter-pays, Bamako Dr F. C. Grant FoncEionnaire régional, Bureau régional de 1'Afrique Progranrme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr M. Karam Parasitologiste, Programme de LuÈEe contre I'Onchocercose M. S. Ladjouan Fonctionnaire technique, Progranrne de Lutte contre I'Onchocercose M. J. D. M. Marr Fonctionnaire de Liaison avec le Programme de Lutte contre I'Onchocercose' Siège OMS Dr P. Masumbuko Unité de DéveloppemenL économique, Progranrne de Lutte conÈre I'Onchocercose Dr K. I'luIlen Statisticien, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Siège OMS Dr B. Philippon Chef de 1'Unité de Contrôle du Vecteur, Prograrnme de Lutte contre I'Onchocercose Dr A. ProsË , Parasitologiste, Unit.é d'Evaluation épidémiologique Prograrûme de Lutte contre I'Onchocercose Dr G. Quélennec Biochimiste, DévelopPement et Sécurité d'Emploi des Pesticides Division de la Biologie des VecEeurs et de la LutEe antiveclorielle, Siège OMS M. R. C. Sawadogo Sociologue, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose Dr A. Seketeli Entomologiste, chef du secteur de Bouaké, Progrannne de LutEe contre Mlle R. Villars Chargée de Progranrme, Programme de Lutte contre I'Onchocercose M. G. Zerbo Entomologiste, Unité de Contrôle du Vecteur Progranrme de Lutte contre 1'Onchocercose l'Onchocercose rPcf t Page 30 Annexe II AUTRES PARTICIPANTS Comité consulEatif d'experts Professeur G. Camus Président Dr O. T Membre Grande Conrmission indépendante Dr C. E. Gordon Smith Prés ident Mlle B. M. Stocking S ecré Eaire OBSERVATEURS Guinée Dr Mamadou Kaba Bah Directeur général de la Santé Ministère de la Santé Dr G. Su1tan Directeur généra1 des Services de Prévention I'linistère de la Santé I,1. Y. Kassa Chef du Service de Lutte contre I'Onchocercose en Guinée SénégaI Son Excellence Monsieur Mamadou Diop Ministre de la Santé publique Dr Babacar Samb Attaché de Cabinet du Ministre de la Santé publique Dr Alassane I'1'Baye Conseiller technique I'linisEère de 1a Santé publique Comité permanenE inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a rPcf I Page 31 Annexe I1 Corrnission des Cornnunautés européenne s (CCE) M. A. Lesina Dé1égué M. J. C. RosseY Conseiller économique sation de Dr Cheick Sow Secrétaire général ination et Ia Lutte Lre les randes Endémies OCtion la Reche scientifique et techn! outre-mer (Office de Dr D. Quillévéré Directeur de 1'Institut de Recherches sur I'onchocercose a rPcf L Page 32 ANNEXE III FONDS DE L'ONCHOCERCOSE DEPUIS LA CREATION JUSQU'AU 30 SEPTEMBRE I98O(en millions de dollars des Erats-Unis) RECETTES PHASE I PHASE II TOTAL DEPUIS LA CREATION DU FONDS JUSQU ,AU 3O SEPTEI',IBRE 1980 CONTRIBUTIONS Banque africaine de Développement Be 1g ique Canada France Al lemagne Iraq Côte d'Ivoire Japon KoweIt Pays-Bas Norvège Fonds de I'OPEP pour le Développement international Fondation Sabah Arabie saoudite Su isse Royaume-Uni PNUD E tats -Unis Banque mondiale Total partiel Recettes d' investissements To tal DEPENSES Avances à I'OMS Solde à reporter 1r1 2,41 3 r3 518 5,2 o ro5 2,41 5rO 6,0 615 lrl orl 3 3a 5r6 or5 717 6rO 6L,9 Lr6 63,5 56,29 713 o , 4 or7 l12 b L16 3r3 0r5 or5 o ro2 lr7 317 o14 or7 l r5 L6,2 0r9 17 ,l r3,09 ll,5 1r5 214 4ro 7rO 5,2 o,05 214 6,6 6,0 9,8 l16 or5 o,l2 5,0 3,7 6ro l12 7r7 715 78,2 2 t 5 80,7 69,2 I1 ,5 ê Ur," partie de ce montant a éEé reçue en 1980. E US $1,1 million reçus après le 3O sepEembre 1980. 9 US $Z millions reçus après le 3O sepÈembre 1980. 4 lont US $+ millions pour le premier trimestre de 1980. 9 Non cf,mpris première avance pour 1981. ( Banque mondiale 26 novembre 1980 a I ,ncf r Page 33 ANNEXE IV MOTION DE REMERCIEMENT POUR LE TRAVAIL ACCOMPLI PAR LE DIRECTEUR DU PROGRAMME, PROPOSEE PAR LE RXPRESENTANT DU BENIN Le premier Comité conjoint du Prograrnrne de Lutte contre l'Onchocercose dans la région du bassin de 1a Volta qui s'est réuni à Yamoussoukro, en République de Côte d'Ivoire, dt 24 au 27 novembre 198O, constate avec satisfaction 1es résultats remarquables enregistrés par le programre depuis sa création en 1975. 11 salue les efforts des Pays Donateurs et des pays participants qui sont tous fermemenÈ engagés pour la réussite de 1'oeuvre commune. I1 souligne que les résultats très encourageants, s'ils procèdent de la ParÈiciPation de tous et notamnent de 1'Agence d'Exécution, 1'Organisation mondiale de la SanÈé, relèvent aussi en grande partie de 1'engagement sans réserve de la Direction du Progranrne et notautrent de son Directeur, Ivl. Marc Bazin. Le Comité profite de l'occasion qui lui est offerte pour souligner à cet effet 1'acti.on particulière de son Directeur actuel, t'1. I'larc Louis Bazin, qui a su pleinement répondre à 1'attente du Comité en donnant un dynamisme soutenu à 1'exécution du Prograunre. Le Comité décide en conséquence d'adresser à M. ltarc Louis Bazin ses vives félicitations et de 1ui exprimer ses sentiments de gratitude pour la dimension qu'il a su donner à sa mission. C'est ainsi qu'il a su donner au Progrartrtre en plus d'une réalisation technique concertée et efficienÈe, le prolongement hautement humain sur le plan de 1a collaboration internationale. Le Comité conjoint en enregistrant son départ définitif et prochain du Programne se félicite du choix de son successeur qui saura s'inspirer de son exemPle. Le Comité souhaiEe plein succès à cette occasion au Dr E. M. Samba de la République de Gambie. Yamoussoukro, le 27 novembre l98O (signé) le Comité conjolnt du Progranrne, Progranrne de Lutte contre l'Onchocercose dans le Bassin de la Volta t î I ot I Onchocerciasis Control Programme in the Volta River Basin area Programme de Lutte contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta a JOINT PROGRAMME COMMIT'TEE Office of the Chairman JPC.CCP COMITÉ CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président l COMITE CONJOINT DU PP.OGRAMME Prenière session Yarnous soukro 25-27 novernbre 1980 Aoûr 1981 RAPPORT CORRIGENDA Paragra e 7.9 Lire rParagraphe 7.9 (a)' , pgrygtgph"_I-.9(q) t Le représentant du Program.ne des Nations Unies pour le Développement a tenu à donner des précisions sur les difficultés signalées par le représentant du Ghana à propos du projet PI.IUD/FAO. 11 a précisé que le problèrne nrétait nullement celui du CCP et quril ne pourrait ôtre résolu que par une réunion trioartite Ghana/FAo/PNUD. Paragraphe 9.8 Lire tParagraphe 9.8(a)' . Pu!.E.ep!" 2.§lq) : Le représentant du Programme des Nations Unies pour 1e1e Développement a rappelé que la contribution du PNUD approuvée depuis démarrage de la deuxième phase, sera de 700 000 dollars US pour lrannée 1981. Paragraphe 9.9, dernière ligne Suporirner : "PNUD, uS$ 7oo ooo" ! a a

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization