World Health Organization (WHO) · Technical Documents

Le harcèlement et les altercations physiques chez les adolescents : fiche descriptive, 15 mars 2016

World Health Organization
View original document

The full text is hosted by the publishing organisation. lawenc.com indexes the metadata and links to the official source.

Full text

© OMS 2016 LE HARCÈLEMENT ET LES ALTERCATIONS PHYSIQUES CHEZ LES ADOLESCENTS FAITS MARQUANTS ET CHIFFRES FICHE DESCRIPTIVE, 15 Mars 2016 Cet aide-mémoire présente les faits saillants du rapport international de l’enquête sur le comportement de santé des enfants d’âge scolaire (HBSC) 2013-2014. L’enquête HBSC, une étude multinationale collaborative de l’OMS, interroge tous les quatre ans des garçons et des filles âgés de 11, 13 et 15 ans sur leur santé et leur bien-être, leur environnement social et leurs comportements en matière de santé. L’enquête 2013/2014 a été menée dans 42 régions et pays de la Région européenne de l’OMS et d’Amérique du Nord. GÉNÉRALITÉS La violence chez les écoliers, sous la forme d’intimidation, de harcèlement et d’altercation physique, reste un grand sujet de préoccupation pour les parents, le personnel scolaire, les chercheurs et les responsables politiques. Ces comportements sont très répandus chez les jeunes, et exercent des conséquences négatives à court et à long termes sur leur développement. Les altercations physiques ou bagarres constituent la forme la plus visible de comportement violent chez les jeunes, et suscitent des traumatismes intentionnels ainsi que des comportements à risque. Les jeunes engageant des combats physiques sont plus susceptibles de connaître un plus faible niveau de satisfaction de vie et de bien-être psychologique, et d’entretenir des relations difficiles avec leur famille et leurs pairs. Les conséquences du harcèlement scolaire sur la santé et le bien-être des enfants sont irréfutables, et se perpétuent longtemps à l’âge adulte. Les enfants victimes d’intimidation et de brimades sont plus susceptibles de connaître tout un ensemble de problèmes, notamment : • dépression et anxiété, qui peuvent mener au suicide dans des cas extrêmes ; • adoption d’un comportement de retrait social ; • difficultés scolaires (absentéisme important, mauvais résultats scolaires et abandon des études) ; • consommation de substances psychotropes ; • auteur ou victime de violence plus tard dans la vie. Si les effets sont généralement rapides et de courte durée, ils peuvent aussi persister jusqu’à la fin de l’adolescence et l’âge adulte. Selon des études menées récemment à ce sujet, les victimes de harcèlement scolaire courent davantage le risque de connaître des problèmes de santé et d’être moins favorisées sur le plan socio-économique, et ont aussi du mal à se faire des amis à l’âge adulte et Différences selon l’âge Si les altercations physiques diminuent avec l’âge chez les garçons, les tendances liées à l’âge sont en revanche moins claires chez les filles. Différences entre les sexes et les pays Il existe d’importants écarts entre les pays en termes de harcèlement (perpétré et subi) chez les jeunes, les niveaux allant de 3 % dans certains pays et régions, à 20 % ou plus ailleurs. La cyberintimidation est moins répandue que les formes traditionnelles de harcèlement. Degré d’aisance familiale Si les adolescents issus de familles moins aisées sont le plus souvent victimes de harcèlement, aucune corrélation précise n’a pu être observée entre l’aisance familiale et les actes de harcèlement sur autrui. Différence par rapport à la précédente enquête HBSC Les taux de bagarre et d’altercation physique ont légèrement diminué chez tous les groupes d’âge depuis l’enquête HBSC réalisée en 2009/2010. FACT SHEET TOBACCO USE IN ADOLESCENCE ICHE D SCRIPTIVE LE H RCÈLEME T ET LES ALTERCATIONS PHYSIQUES CHEZ LES ADOLESCENTS © OMS 2016 à conserver ces amitiés, même après avoir pris en compte et écarté des difficultés familiales et des troubles psychiatriques de l’enfance. Les altercations physiques et le harcèlement peuvent être liés à d’autres comportements à risque, comme le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et le port d’armes, qui mettent en danger le développement des adolescents. Le sentiment d’être « déconnectés » des parents et des enseignants joue aussi un rôle à cet égard. L’accès à l’Internet et aux médias sociaux a modifié la manière dont les jeunes interagissent entre eux. Malgré les nombreux avantages qu’ils confèrent, ces nouveaux modes de communication sont aussi le théâtre de la cyberintimidation ou du harcèlement en ligne, et de leurs conséquences négatives, comme l’anxiété, la dépression et même le suicide dans les cas extrêmes, l’abus de substances psychotropes, ainsi que le décrochage et les piètres résultats scolaires. Différences selon l’âge La prévalence du harcèlement subi diminue avec l’âge, pour atteindre son paroxysme chez les garçons de 11 ans (14 %) et tomber à ses plus bas niveaux à l’âge de 15 ans (9 %). Chez les filles, les niveaux restent constants à l’âge de 11 et 13 ans (11 %) et diminuent à l’âge de 15 ans (8 %). En revanche, le harcèlement sur autrui augmente avec l’âge, notamment chez les garçons. Si les altercations physiques diminuent avec l’âge chez les garçons, les tendances liées à l’âge sont en revanche moins claires chez les filles. Ce phénomène est peut-être dû au développement, chez les jeunes, des ressources cognitives, émotionnelles, comportementales et verbales qui leur permettent de gérer les frustrations et les conflits d’une manière plus constructive et moins physique avec l’âge. Différences entre les sexes et les pays Il existe d’importants écarts entre les pays en termes de harcèlement (perpétré et subi) chez les jeunes, les niveaux allant de 3 % dans certains pays et régions, à 20 % ou plus ailleurs. Si les garçons sont plus souvent victimes de harcèlement, la différence entre les sexes est limitée dans la plupart des pays et diminue avec l’âge. Le harcèlement sur autrui est plus fréquent chez les garçons et ce, quels que soient le pays et la région, et à la plupart des âges. La cyberintimidation est moins répandue que les formes traditionnelles de harcèlement, avec des taux allant de 1 à 12 %. Bien que des différences existent entre les sexes, aucune tendance précise n’a pu être dégagée à cet égard dans les pays et les régions étudiés. a Moyenne dans tous les pays dans le rapport HBSC 0 % 3 % 6 % 9 % 12 % 9 5 11 6 12 6 FILLES GARÇONS Jeunes de 11 ans Jeunes de 13 ans Jeunes de 15 ans Jeunes ayant harcelé d’autres jeunes dans le cadre scolaire au moins deux fois par mois au cours des derniers mois a a Moyenne dans tous les pays dans le rapport HBSC 0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 19 5 15 5 12 4 FILLES GARÇONS Jeunes de 11 ans Jeunes de 13 ans Jeunes de 15 ans Jeunes s’étant bagarrés au moins trois fois au cours des 12 derniers mois a © OMS 2016 FACT SHEET TOBACCO USE IN ADOLESCENCE ICHE D SCRIPTIVE LE H RCÈLEME T ET LES ALTERCATIONS PHYSIQUES CHEZ LES ADOLESCENTS Il existe d’importants écarts entre les pays en termes d’altercation physique, surtout chez les garçons qui sont plus susceptibles de se bagarrer à tous les âges. Cette constatation s’applique à l’ensemble des pays et des régions, à l’exception de Malte (chez les adolescents de 13 ans seulement). Degré d’aisance familiale Si les adolescents issus de familles moins aisées sont le plus souvent victimes de harcèlement, aucune corrélation précise n’a pu être observée entre l’aisance familiale et les actes de harcèlement sur autrui. Les taux d’altercation physique varient en fonction de l’aisance familiale dans un petit nombre de pays et de régions seulement, mais aucune tendance constante n’a pu être dégagée chez les deux sexes. La plus grande différence est observée chez les garçons d’Arménie et de la Fédération de Russie, où les niveaux d’altercation physique sont directement proportionnels à l’aisance familiale. Différence par rapport à la précédente enquête HBSC Les taux de bagarre et d’altercation physique ont légèrement diminué chez tous les groupes d’âge depuis l’enquête HBSC réalisée en 2009/2010. Si l’on n’observe aucune évolution en ce qui concerne la prévalence du harcèlement subi, le harcèlement sur autrui diminue légèrement aux âges de 13 et 15 ans. a Haut et bas 3, et la moyenne dans tous les pays dans le rapport HBSC 5 % 10 %0 % 20 %15 % 35 %30 %25 % 35 29 26 14 11 6 5 4 7 24 27 23 4 3 Lituanie Lettonie Fédération de Russie Moyenne HBSC Grèce Suède Arménie FILLES GARÇONSJeunes de 11 ans ayant été victimes de harcèlement dans le cadre scolaire au moins deux fois par mois au cours des derniers mois a a Haut et bas 3, et la moyenne dans tous les pays dans le rapport HBSC 5 % 10 %0 % 20 %15 % 35 %30 %25 % 34 18 32 12 6 5 1 4 2 19 22 13 3 1 Lituanie Lettonie Fédération de Russie Moyenne HBSC Norvège Danemark Suède FILLES GARÇONSJeunes de 15 ans qui ont été auteurs de harcèlement dans le cadre scolaire au moins deux fois par mois au cours des derniers mois a a Haut et bas 3, et la moyenne dans tous les pays dans le rapport HBSC b Ex-République yougoslave de Macédoine. 5 % 10 %0 % 20 %15 % 35 %30 %25 % 36 11 36 19 5 11 3 10 2 4 24 8 9 2 Belgique (francophone) Arménie République tchèque Moyenne HBSC Portugal Finlande MKDb FILLES GARÇONSJeunes de 11 ans s’étant bagarrés au moins trois fois au cours des 12 derniers mois a © OMS 2016 FACT SHEET TOBACCO USE IN ADOLESCENCE ICHE D SCRIPTIVE LE H RCÈLEME T ET LES ALTERCATIONS PHYSIQUES CHEZ LES ADOLESCENTS QUEL PEUT ÊTRE L’APPORT DES POLITIQUES MENÉES ? Le document intitulé Investir dans l’enfance : la stratégie européenne pour la santé des enfants et des adolescents 2015-2020 et le Plan d’action européen pour la prévention de la maltraitance des enfants 2015-2020 ont été adoptés à l’unanimité par les 53 États membres de la Région européenne de l’OMS pour l’Europe. Ils témoignent de l’importance accordée à une enfance sans violence comme déterminant essentiel du développement sain de l’enfant. La violence dans l’enfance accroît les risques d’adoption de comportements néfastes susceptibles de nuire à la santé et au développement social à toutes les étapes de la vie, et de transmission de la violence d’une génération à l’autre. Les politiques mondiales et européennes dans ce domaine exhortent les pouvoirs public à appliquer des programmes de prévention fondés sur des bases factuelles, comme ceux qui promeuvent la parentalité positive, la discipline non violente dans tous les contextes, les programmes de lutte contre le harcèlement dans les écoles, l’acquisition d’aptitudes à la vie quotidienne et la restriction de l’accès à l’alcool et aux armes. La stratégie pour la santé des enfants et des adolescents souligne qu’un investissement dans des relations sécurisantes et épanouissantes, dans l’aide sociale et dans des environnements favorables est rentable, et peut permettre de prévenir la maltraitance et la violence. La mise en œuvre de tels programmes, ainsi que de politiques gouvernementales au sens plus large, est nécessaire pour instaurer, chez soi comme dans la communauté, un environnement sûr et propice qui permet de réduire les inégalités issues de la violence. De plus amples informations Santé de l’enfant et de l’adolescent Bureau régional de l’OMS pour l’Europe E-mail : lifecourse@euro.who.int Site web : www.euro.who.int/cah Étude sur le comportement de santé des enfants d’âge scolaire E-mail : info@hbsc.org Site web : www.hbsc.org WHO/EURO:2016-10466-50238-75714 © Organisation mondiale de la santé 2016. Tous droits réservés.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization