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Insuffisances de la lutte antituberculeuse chez l'enfant

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4. Insuffisances de la lutte antituberculeuse chez 1'enfant INTRODUCTION Un des objectifs essentiels 1 de 1'etude coope- rative internationale etait, rappelons-le, la recherche des defaillances de la lutte antituberculeuse, de- faillances que laissait supposer la persistance d'une endemie tuberculeuse notable chez l'enfant en France, en Pologne, en Suisse et en Yougoslavie. Dans le cadre geographique et demographique que nous nous etions fixe, nous avons donc essaye d'apprdcier, de fagon aussi exacte que possible durant la periode de 1'enquete (1961 i 1966), dans queUle mesure les moyens specifiques de protection etaient mis en ceuvre et de rechercher les causes susceptibles d'expliquer la contamination des en- fants. Nous etudierons successivement: - la participation des enfants aux examens sys- tematiques; - l'application de la vaccination par le BCG et ses resultats dans les effectifs prospectes; 1 Lre partie, pages 5 a 14. - les antecedents des enfants trouves tuberculeux et les mesures prises a l'occasion de la decouverte de la maladie ou de l'infection initiale; - les resultats des investigations concemant l'ori- gine de la contamination de ces enfants. Ces divers types de renseignements concernent: une periode d'une annee en Pologne; deux annees en Yougoslavie (dans la plupart des centres d'en- quete); quatre annees scolaires consecutives en France et a Geneve. Nous pouvons donc apprecier non 4eulement la situation initiale, mais aussi les modifications survenues en cours d'enquete soit dans la coborte des enfants surveilles longitudinalement, soit dans les effectifs scolaires successifs. Nous ferons etat, d'une part, des enfants d'age scolaire, toujours etudies dans les 15 zones pilotes et, d'autre part, des jeunes enfants et des adolescents dans les zones pilotes oiu ces groupes d'age ont ete prospectes. PARTICIPATION DES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE (ET DES ENFANTS D'AUTRES GROUPES D'AGE) AUX EXAMENS SYSTEMATIQUES COLLECTIFS PREMIERE PHASE DE L'ENQUETE La participation aux tests tuberculiniques stan- dards et aux examens radiophotographiques est indiquee dans le tableau 1, ainsi que dans les tableaux 1, 2 et 3 de l'Annexe et les figures 1 et 2. On constate que la proportion, par rapport 'a l'effectif des residents, des enfants ayant eu test tuberculinique standard et radiophotographie (les deux examens, ou l'un d'entre eux) est importante: 98% en Pologne, 92% a Geneve, 84% en Yougo- slavie, 82% en France. La proportion de ceux (radiophotographies ou non) auxquels a ete applique le test standard est un peu moins elevee, surtout en France et en Yougoslavie: 94% en Pologne, 92% a Geneve, 79% en Yougoslavie, 70% en France. Enfin, on remarque que si, dans la plupart des regions, le diametre de la reaction est connu pour la quasi-totalite des enfants testes, il n'en est pas de meme dans deux des zones pilotes yougoslaves: -a&(akovec, sur 73% des residents testes, 40(% de resultats connus; - Zagreb, sur 84% des residents testes, 37% de resultats connus. I1 faut incriminer: a iakovec, l'organisation de la campagne d'examens systematiques conditionn6e davantage par les horaires concernant les deplace- ments du camion radiologique mobile que par les horaires relatifs A l'execution et 'a la lecture des - 171 -- A. LOITE, S. PERDRIZET & F. HATTON Jre PHASE DE L'ENQUETE: TABLEAU 1 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; SYSTEMATIQU ES PARTICIPATION AUX EXAMENS Examens effectu6s Centres d'enqu6te Effectifs Test Test standardet/ou radio- Lu photographie Fait (diambtre connu) Bordeauxa 51 140 89,3 71,9 69,6 Lillega 22 040 78,3 62,8 61,7 Soissonsa 25 685 83,0 73,4 73,4 Strasbourg a 25 345 70,1 66,2 64,9 4 centres franqaisa 124 210 82,2 69,5 68,0 b 111 505 85,0 71,9 Katowice a 9 889 99,6 92,4 92,4 Nowy Targ b 8 380 97,7 94,8 94,8 Ostrolqka b 6 237 100 91,5 91,6 Rzesz6wa 10 026 96,7 96,7 96,7 4 centres polonais 34 532 98,4 94,1 94,1 Genbve (1 centre suisse) a 24 127 91,5 91,5 91,5 c 22 213 99,3 99,3 99,3 Bosnie: Novo-Sarajevoa 9 706 91,8 62,3 57,9 Cakoveca 19 243 72,6 72,6 39,6 Croatie ie Zagreb a 278 91,4 83,5 37,1 S Belgradea 9 692 80,0 80,0 75,5 Sabaca 10 883 98,6 98,6 97,7 Slov6nie: Kranj et Trlida 8 321 87,6 87,6 82,3 6 centres yougoslavesa 58 123 84,2 79,2 65,6 a Enfants de families r6sidentes. b Enfants de families r6sidentes pr6sents dans les 6coles des zones pilotes. c Ressortissants du S.S.J. tests; A Zagreb, un ddfaut dans la notation des resultats des r6actions tuberculiniques (parfois indi- qu6es comme etant * positives * ou e negatives *, sans pr6cision de diametre). De facon g6n6rale, on peut conclure que l'effec- tif des enfants n'a pas 6tW integralement couvert par les operations de d6pistage; la proportion de ceux qui y ont echapp6 ou dont les resultats ne sont pas connus est plus elevee en Yougoslavie et en France que dans les deux autres pays. Mais on doit faire remarquer que le degr6 de participation est plus ou moins elev6 suivant que l'on considere l'ensemble des enfants de familles r6sidentes ou les enfants inscrits dans les 6coles des zones pilotes (tableau 2 de l'Annexe). A Geneve, les enfants ayant eu test et/ou radio- 172 INSUFFISANCES DE LA LUlTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT FIG. 1 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE VACCINES OU NON: PARTICIPATION AU DtPISTAGE TUBERCULINIQUE ET AUX EXAMENS RADIOPHOTOGRAPHIQUES I CROATIE \/ SERBIE \/SLOVENIE\ - sICAKOVEC ZAGREB BELGRADE SABAC iA 1 I I KRANJ or TRZIC SUJETS TESTES ET/OU RADIOPHOTOGRAPfIIES SUJETS TESTES ( tests standards effectues) SUJETS TESTES17( esrs srandards dont le resultarest connu) YOUGOSLAVIE 7 100 _ 90 70 m102 photographie representent: 92% de l'effectif des residents, 99% de l'effectif des ressortissants du s.S.J. En France, la proportion des ecoliers soumis aux examens standards est plus elevee chez les ecoliers des zones pilotes que chez les enfants des < autres -categories)> (c'est-A-dire ceux inscrits dans des ecoles hors secteur ou sejournant dans des eta- blissements medicaux ou medico-pedagogiques spe- ciaux); cela est comprehensible puisque ces demiers ne sont pas dans la zone d'action des enqueteurs. Mais dans les secteurs geographiques directement vises par 1'enquete, la participation des enfants au depistage est meilleure dans les ecoles publiques, primaires ou secondaires, que dans les ecoles privees; ce qui traduit un comportement psychologique pro- pre a divers milieux sociaux. En effet, dans le lot des enfants ayant echappe aux tests tuberculiniques standards, le refus des familles est le motif fre- quemment invoque, plus frequemment dans les ecoles privees que dans les ecoles publiques (tableau 2). II ne s'agit pas Ia d'un phenomene nouveau. Le tableau 3 apporte la preuve que la proportion des ecoliers testes est plus importante en 1962/63 173 100 90 so 70 60 so 40 m 20 10 0 %/ BOSNIE \ NOVO-SARAJEVO 90 s0 70 '60 50 40 30 20 10 I I I I I I I I I I I I II I I I I I I I I I I II II II I1: II II I I A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON FIG. 2 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE VACCINES OU NON: EXAMENS RADIOPHOTOGRAPHIQUES EFFECTUES EN FONCTION DE LA PARTICIPATION AUX TESTS TUBERCULINIQUES BORDEAUX LILLE SOISSONS STR FRANCE SUISSE \ X 70 50 AOIE HlYTR OSRAK RZESZ1Wi POLOGNEA V. o ...... X . X ............... 990 SJETS POSITIFS 0 g . . g _ _ g ~~~~~~~~~0 SUJETS NON TESTES ° 20t|4|t ; | - TOUS SUJETS 70- so 40 30 K20 RalsvRmmJuispomibls wsm cull. fwm pew iB POL0GIt. qu'elle ne 1'dtait avant l'enquete, et cela malgrd une certaine reticence des services de sante scolaire et des familles a 1'egard de la technique intradermique. Par ailleurs, on remarque dans toutes les zones pilotes que, suivant I'age des enfants, la partici- pation au depistage tuberculinique est plus ou moins satisfaisante. En France, elle est meilleure chez les jeunes enfants de 6 ans que chez ceux de 13 ans (dont une fraction a quitte les ecoles du secteur d'enquete en cours d'annee). A Geneve, si la participation des ressortissants du S.S.J. est equivalente a tous les ages, la proportion parmi 1'effectif resident des sujets dont le resultat est connu du S.S.J. s'avere plus elevee dans le groupe 6-14 ans que dans le groupe 15-19 ans. De plus, parmi les ressortissants du S.S.J., le pourcentage des sujets testes pendant l'annee scolaire consideree est moins eleve que le pourcentage de ceux dont le test est connu, puisque les enfants etiquetes a posi- tifs )) anterieurement ne sont pas retestes. En Pologne, et surtout en Yougoslavie, la participation de la population enfantine est nettement moins bonne pour le groupe d'age prescolaire (0-6 ans) que pour le groupe d'age scolaire (7-14 ans). 174 xI I- w la ;m0 -0F ad 1M 10260 175INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU 2 CENTRES D'ENQUETE FRANCAIS: 1re PHASE DE L'ENQUETE; ENFANTS D'AGE SCOLAIRE Participation aux examens syst6matiques selon la situation scolaire Enfants chez lesquels on a effectu6 Situation scolaire Effectifs Test et/ou Test standard en 1962/63 Ts to etsadr radiophotographie (%) (%) Ecoliers des 6coles publiques 96 895 85,4 73,4 des zones pilotes ( priv6es 14 610 68,5 58,4 Autres cat6gories a 12 705 55,6 46,9 D6faut de participation au d6pistage tuberculinique et motif invoque selon la situation scolaire Enfants non testes en 1962/63 Situation scolaire Motif invoque (%) Effectifs Refus Absence Non pr6cise Ecoliers des ecoles publiques 24 530 53,3 32,3 14,4 des zones pilotes privees 5 895 61,2 22,4 16,4 Autres cat6gories a 6 075 22,7 19,1 58,2 Toutes cat6gories 36 500 52,5 28,4 19,1 a Enfants inscrits dans des ecoles hors des secteurs g4ographiques consideres ou enfants sejournant dans des 6tablissements m6dicaux ou m6dico-p6dagogiques sp6ciaux. TABLEAU 3 CENTRES D'ENQUETE FRANC,AIS: TESTS TUBERCULINIQUES CHEZ LES ECOLIERS AVANT L'ENQUETE ET LORS DE LA ire PHASE DE L'ENQUETE a Soissons fait partie de la r6gion de Lille. b Pour 12 % d'entre eux: test non effectu6 pendant l'ann6e parce que c positif * prec6demment. 176 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 4 lre PHASE DE L'ENQUETE: PARTICIPATION AUX TESTS TUBERCULINIQUES; COMPARAISON DES GROUPES D'AGE Enfants Centres . Groupes d'Age Effectifs Test6s Avec d'enquete Population (ann6es) pendant r6sultat I'annee connu 6-13 124210 70 68 Fran,cais Effectifs des r6sidents 6 ans 15 375 72 70 dont 13 ansa 7 760 67 65 0-6 14 062 81 81 Polonais Effectifs des r6sidents 7-14 34 532 94 94 Residents 6-14 24 127 92 Suisse Ressortissants du S.S.J. 6-14 22 213 91 b 99 (Geneve) Residents 15-19 18 546 58 Ressortissants du S.S.J. 15-19 11 341 72 b 95 < 7 c 35 508 39 37 Yougoslaves Effectifs des r6sidents 7-14 58 123 79 66 ~,> 1 5 d 23 297 61 51 a Enfants nes de Vil A XII/49 (dont % de la cohorte agee de 13 ans en 1962/63). b Les sujets connus comme e(positifs* ant6rieurement ne sont pas retest6s. c 0-6 ans ou 5-6 ans, suivant les zones pilotes. d 15-19 ans ou 15-16 ans, suivant les zones pilotes. Le tableau 4 met en evidence ces differences. Quant a la realisation des examens radiologiques systematiques, elle depend, comme on l'a deja vu,1 des consignes habituellement fixees dans chaque centre d'enquete, elles-memes fonction soit de la reglementation en vigueur, soit des possibilites materielles et budgetaires. A Geneve, seuls les enfants des 3e, 6e, 7e et 8e classes (dans le groupe 6-14 ans) sont assujettis a l'examen radiophotographique sys- tematique. Dans les autres pays, s'il etait convenu de prospecter tous les enfants dans les centres d'enquete polonais et dans certains centres yougo- slaves (Cakovec, Novo-Sarajevo), la plupart des zones pilotes avaient pour regle d'examiner en priorite soit les enfants tuberculino-positifs dont la reaction avait un diametre egal ou superieur L 6 mm (en France; 'a Zagreb et Sabac, en Yougo- slavie), soit seulement les sujets fortement positifs ou ceux presentant une augmentation de l'allergie tuberculinique (Belgrade, Kranj et Trzic). 1 Ire partie, pages 11 et 12. Par ailleurs, il etait convenu de soumettre au depistage radiologique un echantiHlon des sujets ( negatifs* (echantillon plus ou moins important suivant les zones pilotes) et d'examiner le plus grand nombre possible d'enfants ayant echappe au depistage tuberculinique. Aussi les pourcentages de sujets radiophoto- graphies dans chacune des grandes categories (enfants # positifs *, (( negatifs *, ( non testes #) sont- ils plus explicites que le pourcentage global, comme l'indique le tableau 5 (ainsi que la figure 2 et le tableau 3 de l'Annexe). On voit que, dans l'ensemble, les consignes ont et respectees. On remarque en particulier que la majorite des enfants a tuberculino-positifs # (vaccines ou non vaccines) a e't radiologiquement examinee. Mais il ne s'agit pas, toutefois, de la totalite des effectifs de cette categorie. Toutes ces donnees, qui denotent donc certaines in- suffisances (soit dans la participation de la population enfantine, soit dans la realisation du depistage par les services), se sont-elles modifiees en cours d'enquete? INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 177 TABLEAU 5 lre PHASE DE L'ENQUETE: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; EXAMENS RADIOLOGIQUES SYSTEMATIQUES EN FONCTION DES RESULTATS DES TESTS Pourcentage d'enfants radiophotographi4s dans les categories Centres d'enqu6te Non test6s Toute Test6s (< 6 mm) Test6s (> 6 mm) ou r6sultat Toutes b inconnu a ctgre Bordeaux 7,6 84,0 62,9 37,6 Lille 3,6 86,7 40,6 34,1 Soissons 3,3 68,1 36,0 17,4 Strasbourg 2,1 83,0 11,2 26,9 4 centres franrais 5,0 82,7 42,0 30,6 Katowice 99,6 Nowy Targ Renseignements non disponibles 65,1 Ostrolqka sous cette forme 93,5 Rzesz6w 71,5 4 centres polonais 82,0 Genbve c (1) 42,5 54,1 _ 44,8 (2) 98,7 99,0 - 98,3 Bosnie: Novo-Sarajevo 53,6 53,7 80,3 64,9 (Cakovec 99,1 99,5 54,6 72,4 Croatie Zagreb 52,9 82,6 85,7 82,7 Belgrade 3,5 6,2 2,3 4,8 Serbie gabac 14,5 94,1 6,3 52,2 Slov6nie: Kranj et Tr2id 0,1 5,4 - 1,2 6 centres yougoslaves 24,4 59,5 49,3 45,9 a Ou diambtre de la r6action non pr6cis6. b Pourcentage par rapport b 1'effectif des r6sidents (sauf pour Genbve). c (1) parmi 1'ensemble des ressortissants du S.S.J.; (2) parmi les assujettis 3 la radiophotographie. SURVEILLANCE DE LA COHORTE INrrALE ment <ne6gatifs )) (afin de detecter les nouveaux DES ENFANTS D AGE SCOLAIRE cas d'infection), mais aussi chez ceux djA e'tiquetes DANS LES CENTRES D'ENQUETE FRAN(AIS positifs * (afin d'6tudier les variations eventueles de l'allergie). De plus, on s'est efforce de tester Cette surveillance permet d'apprecier 1'effort ceux qui, pr&c6demment, etaient absents lors des accompli par les enqueteurs et les services de sante seances de depistage ou avaient refuse l'examen. publique dans la realisation des examens syste- On a ainsi recupere chaque anne'e un lot notable matiques. En effet, pendant toute la duree de d'enfants qui avaient antdrieurement echappe aux l'enquete, on a repete annuellement les tests tubercu- investigations, comme le demontre le tableau 6. liniques, non seulement chez les enfants ant6rieure- En definitive, 92% des enfants de la cohorte 12 TABLEAU 6 CENTRES D'ENQUETE FRAN(;AIS: PARTICIPATION AUX TESTS TUBERCULINIQUES, A UNE PERIODE DETERMINEE, EN CORRELATION AVEC LES RESULTATS DE L'ANNEE PRECEDENTE Tests Tests ecs rTests Tests effectues r6estes Tests effectuss repetes Tests effectues repetes en 1962/63 en 1963/64 en 1963/64 en 1964/65 en 1964/65 en 1965/66(%) (%) (%) N6gatifs= 100 80,2 N6gatifs= 100 80,3 N6gatifs= 100 81,0 Positifs= 100 51,7 Positifs= 100 72,7 Positifs= 100 73,0 Non l Absence= 100 57,0 Non Absence = 100 45,7 Non Absence = 100 32,2Noncu6 effeNon6 effectu6seffectu6s | Refus = 100 38,4 effectuAs Refus = 100 33,2 Refus = 100 35,8 Age des enfants 6-9 ans 7-10 ans 8-11 ans 9-12 ans TABLEAU 7 COHORTE DES ENFANTS AGES DE 6-13 ANS EN 1962/63 SCOLARISES DANS LES SECTEURS D'ENQUETE DE 1962/63 A 1965/66: TESTS TUBERCULINIQUES SYSTEMATIQUES PENDANT L'ENQUETE Pourcentages d'enfants ayant subi Centres d'enquOte Effectifs -_____- ____-1ou Aunscolaris6s 1 seul 2 3 4 plusieurs Aucun test tests tests tests tests test Bordeaux 37 970 8,2 12,2 24,1 45,3 89,8 10,2 Lille 14 175 17,2 20,0 30,0 22,5 89,7 10,3 Soissons 12 760 8,9 11,2 25,9 48,7 94,7 5,3 Strasbourg 14 105 5,9 16,2 34,4 40,2 96,7 3,3 Tous centres 79 010 9,6 14,2 27,2 40,8 91,8 8,3 primaires publiques 52 645 9,3 14,0 28,0 42,5 93,8 6,2 Dont 6coliers secondaires publiques 15 335 8,7 13,8 25,1 42,5 90,1 9,9 t privees 11 030 12,1 15,4 26,5 30,7 84,7 15,3i_ TABLEAU 8 COHORTE DES ENFANTS AGES DE 6 A 13 ANS EN 1962/63: POURCENTAGES D'ECOLIERS RADIOPHOTOGRAPHIES EN 1962/63 ET EN 1965/66 1962/63 1965/66 Centres d'enqukte Ecoliers Ecoliersfrancais Effectifs a radiophotographi6s Effectifs a radiophotographi6s Bordeaux 46 980 38,5 37 990 51,4 Lille 19 570 36,4 14 550 67,3 Soissons 21 130 17,7 12 770 72,4 Strasbourg 23 825 27,7 14 490 54,1 Ensemble des centres 111 505 - 31,9 79 800 58,1 a Effectifs des 6coliers de la cohorte restant inscrits dans les 6coles des secteurs d'enquete. INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 179 (restant scolarises dans les etablissements d'en- seignement des secteurs d'enquete) ont dte testes, dont 82% plusieurs fois. Ce pourcentage est un peu plus dleve a Soissons et a Strasbourg qu'A Lille et Bordeaux; il est partout plus eleve dans les dcoles publiques que dans les ecoles privees, comme l'indiquent le tableau 7 et le tableau 4 de l'Annexe. Un effort analogue a ete realise i propos des examens radiophotographiques qui ont ete repetes annuellement pendant 4 ans. Le tableau 8 met en relief l'importante amelioration obtenue, par exemple la demiere annee de l'enquete. On peut donc conclure qu'en France la plupart des ecoliers de la cohorte (vaccines ou non vaccines) ont et soumis aux examens systematiques durant la periode 1962/63 a 1965/66 (la majorite d'entre eux a plusieurs reprises) et que, par consequent, la prolongation de l'enquete 'a permis d'ameliorer tres notablement la realisation des operations de depistage. SURVEILLANCE DES EFFECTIFS ANNUELS DES ENFANTS D AGE SCOLAIRE EN FRANCE ET A GENEVE Bien entendu, cet effort a porte non seulement sur la cohorte initiale, mais aussi sur tous les enfants faisant partie annuellement des effectifs d'age scolaire. Ces donnees sont disponibles pour les zones pilotes fran9aises et genevoise (tableau 9, tableau 5 de l'Annexe). On constate que la participation au depistage, qui est excellente pour les ressortissants du S.S.J. genevois, s'est tres amelioree dans les zones pilotes franeaises, mdme si on tient compte (ce qui est le cas ici) de tous les enfants d'age scolaire inscrits ou non dans les ecoles des secteurs d'enquete. Alors que la participation au depistage tuberculinique standard collectif n'a guere varie, la proportion des enfants radiologiquement examines a plus que double en 1963/64 par rapport a 1962/63 et reste elevee jusqu'a la fin de l'enquete, c'est-W-dire jusqu'en 1965/66. Et ceci, pour toutes les categories de sujets, vaccines ou non vaccines, positifs ou negatifs (tableau 10). Tous ces resultats traduisent la volonte des enqueteurs de realiser le protocole de travail qui avait ete prealablement fixe en vue d'une etude epidemiologique complete. Mais, comme on l'a constate,1 il decoule de celle-ci qu'il est, en pratique, beaucoup plus rentable de reserver les examens radiologiques aux seules categories d'enfants haute- ment exposes (enfants ayant une forte sensibilit6 1 3e partie, pages 108 a 122. TABLEAU 9 ENFANTS D'AGE SCOLAIREa: PARTICIPATION AUX EXAMENS SYSTEMATIQUES A PLUSIEURS PERIODES Pourcentages de sujets examines Centres d'enquete Test Radiophotographie Test et/outuberculinique radiophotographie 1962/63 11963/64 11964/65 1962/63 1963/64 11964/65 1962/63 1963/64 1964/65 Bordeaux 71,9 69,1 67,3 37,6 69,4 68,2 89,3 92,0 94,3 Lille 62,8 59,4 54,5 34,11 80,6 75,3 78,3 83,3 77,9 Frangais Soissons 73,4 64,0 62,9 17,4 27,0 56,3 83,0 80,5 80,2 Strasbourg 66,2 69,2 78,7 26,9 60,6 64,7 70,11 83,7 89,4 Ensemble des residents 69,5 66,3 66,4 30,6 b 60,6 66,2 82,2 86,3 87,4 R6sidents 91,5 91,3 86,3 41,3 41,1 38,9 91,5 91,3 86,3 Suisse S.S.J. 99,3 99,4 99,5 44,8 44,8 44,8 99,3 99,4 99,5 Assujettis a la radiophoto- graphie 98,3 98,3 98,3 a Effectifs annuels ages de 6 A 13 ans en France, de 6 a 14 ans 3 Genbve (effectifs indiqu6s dans le tableau 5 de l'Annexe). b En 1959/60, 22 % des ecoliers ont et examines, mais seulement par radioscopie. 180 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 10 EFFECTIFS ANNUELS DES ENFANTS DAGE SCOLAIRE, A PLUSIEURS PtRIODES: POURCENTAGES DE SUJETS RADIOPHOTOGRAPHIES DANS LES CATEGORIES D'ENFANTS TESTES OU NON TESTES Pourcentages de sujets radiophotographi6s parmi les sujets Centres d'enquete Test6s (< 6 mm) Test6s (> 6 mm) Non testdse francais 1962/63 1963/64 1964/65 1962/63 1963/64 1964/65 1962/63 1963/64 1964/65 Bordeaux 7,6 59,1 48,7 84,0 89,4 88,2 62,9 74,3 82,5 Lille 3,6 95,1 93,4 86,7 96,1 98,1 40,6 58,8 51,6 Soissons 3,3 5,2 52,7 68,1 66,1 85,8 36,0 46,0 47,2 Strasbourg 2,1 53,8 61,1 83,0 86,4 79,3 11,2 47,2 50,3 4 centres 5,0 50,8 58,5 82,7 86,8 86,7 42,0 59,4 62,4 a Au resultat inconnu, ou test effectu6 par d'autres m6decins ou services, mais par une technique diff6rente de la technique standard. TABLEAU 11 CENTRES D'ENQUtTE YOUGOSLAVES: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; EXAMENS SYSTtMATIQUES EFFECTUES LORS DE LA lre ET DE LA 2e PHASEa Centres d'enquete Novo-Sarajevo takovec Zagreb Belgrade Sabac Kranj et Trtic Ensemble des centres Phases de l'enquete et dates 1 re 2e 1 re 2e 1 re 2e 1 re 2e 1 re 2e 1961/62 1964/65 1963 1966 1963 1964 1963/64 1964/65 1963 1964 1962/63 1963/64 1 re phase 2e phase 'Aget) dNombre(agnes de cas analys6s 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 7-14 9 181 6 575 13 978 7 325 273 261 9 688 8 477 10 734 9 901 7 289 6 390 51 143 38 929 Nombre de sujets examin6s Test Test standard et/ou radiophoto- Effectu6 Lu graphie 6 906 6 229 13 975 254 256 7 753 8 417 10 734 9 272 7 289 6 389 48 911 37 166 6 046 6 229 13 975 6 603 232 233 7 753 8 300 10 726 9 136 7 289 6 389 46 021 36 890 5 615 6 229 7 625 6 603 103 216 7 316 7 955 10 631 8 950 6 850 6 073 38 140 36 026 ] Radiophotographie effectu6e 6 299 13 930 Chiffres non transmis 230 236 462 8 244 5 683 7 415 100 13 26 704 15 908 a Enfants appartenant a la cohorte initiale (< 20 ans ou < 17 ans lors de la 1 re phase) sauf a Novo-Sarajevo (m6lange de la 1 re cohorte et d'une nouvelle cohorte) et a Cakovec (nouvelle cohorte: enfants des 2e at 3e classes et des ecoles techniques). INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L ENFANT 181 tuberculinique, specialement enfants non vaccines). Aussi convient-il d'insister encore aupres des famil- les sur l'importance preeminente chez les jeunes sujets des epreuves tuberculiniques standards. Or, en France, meme 'a la fin de l'enquete, celles-ci etaient moins facilement acceptees que ne 1'etaient les examens radiophotographiques. EXAMENS SYSTEMATIQUES EN YOUGOSLAVIE Les renseignements relatifs 'a la repetition des examens systematiques sont egalement disponibles pour les zones pilotes yougoslaves. On a analyse les rdsultats obtenus lors de deux periodes annuelles chez les enfants d'age scolaire (7-14 ans) qui, suivant les zones, representent: soit 1'effectif issu de la cohorte initialement exami- nee (agee de moins de 20 ans lors de la Ire phase), soit une nouvelle cohorte d'enfants (a' Cakovec), soit un melange de la cohorte primitive et de nou- veaux venus (a Novo-Sarajevo). Ces donnees figurent dans le tableau 11 qui met l'accent sur l'effort accompli par les enqueteurs pour soumettre la population enfantine aux epreuves tuberculiniques et aux examens radiologiques. A Zagreb et 'a abac, les enfants ont ete pour la plupart reexamines. On remarque egalement que les radiophotographies ont ete effectuees chez la plupart des enfants a Belgrade (Savski-Venac) en 1964/65 alors qu'en 1963/64 seuls ceux presentant une forte reaction ou une augmentation d'allergie avaient ete examines. Par contre, a Kranj et Trzic (ouf la morbidite tuberculeuse est tres faible, en particulier chez les enfants), on n'a pas estime utile de proceder de facon indiscriminee aux exa- mens radiologiques. Ceux-ci n'ont pas, non plus, e juges necessaires en 1964/65 a Novo-Sarajevo ou on doit cependant noter qu'en dehors des campagnes de masse organisees par l'Institut de Tuberculose, les examens systematiques sont couram- ment effectues par les services scolaires. Enfin, lors du depistage tuberculinique a Cakovec en 1966, on a recherche attentivement les cicatrices de BCG, ce qui a permis de discriminer les sujets vaccines et non vaccines beaucoup mieux qu'en 1963 et de pallier ainsi les insuffisances de l'ancienne cartotheque. VACCINATION PAR LE BCG DES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ET DES ENFANTS D'AUTRES GROUPES D'AGE Lors de la prospection des effectifs d'enfants, on a comme il 6tait convenu: 1 - recense les enfants vaccines par le BCG (en se basant sur la cartotheque et les investigations anamnestiques en France et a Geneve, sur la recherche des cicatrices en Pologne, sur la carto- theque ou la recherche des cicatrices en Yougo- slavie); -'tudie I'allergie postvaccinale; evalue la morbidite tuberculeuse chez les enfants vaccines comparativement 'a 1'effectifnon vaccine. RECENSEMENT DES ENFANTS VACCINES PAR LE BCG Recensement lors de la Jre phase de l'enquete Les resultats detailles de ce recensement sont donnes par les figures 4 'a 7 et les tableaux 6 'a 8 de I'Annexe. Ils sont resumes pour les trois groupes d'aige dans le tableau 12 o'u les effectifs Concemrs sont ceux des enfants residents en France, des ressortissants du S.S.J. 'a Geneve, des enfants testes en Pologne, des enfants prospectes en Yougoslavie. 1 Ire partie, pages 7; 2e partie, pages 39 ia 43. TABLEAU 12 lre PHASE DE L'ENQUETE: RECENSEMENT DES SUJETS VACCINAS AUPARAVANT Sujets Centres d'enquete Effectif Non SansVaccin6s vaccin6s pr6cision I(%) i(%) I(%) Groupe d'age scolaire 4 centres fran,ais 124 210 27,0 73,0 4 centres polonais 32 500 49,1 50,9 Geneve (Suisse) 22 213 16,0 84,0 6 centres yougoslaves 51143 41,2 24,0 34,8 Groupe d'age pr6scolaire 4 centres polonais 11 360 60,3 39,7 Genbve (Suisse) 3 261 8,7 91,3 6 centres yougoslaves 14 333 30,9 54,4 14,7 Groupe d'age 15-19 ans Geneve (Suisse) 11 341 43,8 56,2 6 centres yougoslaves 15 441 36,8 22,3 40,9 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON A Geneve (out la vaccination n'est pas lIgalement obligatoire), le pourcentage d'enfants ayant bEn&- ficie du BCG est faible. Toutefois, le BCG 6tant couramment conseilld et pratiqu6 en milieu scolaire, le pourcentage d'enfants vaccines augmente tres nettement avec I'age (fig. 3 et 4, tableaux 6 et 7 de l'Annexe), mais atteint seulement 30% i l'age de 14 ans. Dans les trois autres pays, la proportion des enfants vaccines, quoique plus importante, est tres 6loignee de ce qu'on aurait pu esp6rer, compte tenu des mesures reglementaires qui y sont pres- crites. En effet, en France, depuis la loi de 1950, le BCG est obligatoire 'a l'age de 6 ans et, de fagon generale, A l'age scolaire. Or 27% de vaccinds seule- FIG. 3 CENTRES D'ENQUETE FRAN,CAIS, POLONAIS a, SUISSE ET YOUGOSLAVES b: COHORTE DES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINES AVANT L'ENQUETE ET APRES LE 1r DEPISTAGE I IW I a Avec cicatrices de BCG. b Ant6cedents de BCG connus ou avec cicatrices de BCG. c Sans precision: ant6c6dents non connus, mais on n'a pas recherche les cicatrices. d Sans precision: en r6alite, tres probablement vaccines a la naissance mais non revaccin6s jusqu'a la fin de 1'ecole primaire. I 182 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT FIG. 4 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE: POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINES AU DEBUT DE L'ENQUtTE (RESULTATS PAR ANNEE D'AGE) 90 80 70 60 50 40 30 20t_ ~~~~~~~~~~~~~~10 10 11 12 13ans 6 7 8 9 1011 1213ans, 6 7 8 9 10 11 12 13 4ans -ALGIOLI IMI C en t ACA"rimZcca u es,c OVACCINES: Pr;sence de cicahicesde EcG. *YACCINES: Antecedents de B.CS. tOnnus ou presence de cicatrices. S P, Antecedents non pricises, pas de cicatrices de B.C.G. ou cicatrices non recherch e.L Mais iI semble bien qu'un grand nombre de ies sujets a it vaccin i Is naissance. ment sont recenses en 1962/63 dans les 4 zones pilotes oui l'insuffisance d'application du BCG est d'ailleurs variable (tableau 13). Cependant, le pourcentage d'enfants vaccines est en 1962/63 un peu plus Olev6 qu'en 1959/60: 15% dans l'effectif scolaire du ler degr6, A cette date. TABLEAU 13 ENFANTS VACCINES PAR LE BCG AVANT L'ENQUETE Groupe d'age scolaire Centres d'enqugte (6-13 ans) franrais (1 962/63) Effectif EnfantsEffectifIvaccin6s Bordeaux 51 140 29,9 Lille 22 040 26,5 Soissons 25 685 5,8 Strasbourg 25 345 4'2,9 Ensemble des centres 124 210 27,0 La proportion d'enfants proteges, faible a l'age de 6 ans (ce qui est normal), devrait representer a l'age de 13 ans la grande majorite de l'effectif; mais elle n'est en fait que de 6% & Soissons, 33% a Bordeaux, 45% a Lille, 49% a Strasbourg (tableau 7 de l'Annexe, fig. 4 et 5). Parmi les enfants vaccines avant l'entree a l'ecole (10% des cas en moyenne), la moitie a requ le BCG durant l'annee du 6e anni- versaire, l'autre moitie a la naissance ou dans la premiere enfance. En Pologne, oiu la vaccination est obligatoire depuis 1950 (a la suite de la campagne de masse menee sous l'egide des Croix-Rouges scandinaves), la proportion d'enfants presentant des cicatrices de BCG est sensiblement equivalente dans les 4 zones pilotes (tableau 14). Pour le groupe scolaire, les pourcentages ne different guere suivant l'annee d'age (tableau 7 de I'Annexe, fig. 4 et 6), sauf 'a Ostrolbka oiu la courbe est irreguliere. Mais 'a Katowice et Rzesz6w (tableau 12, tableau 6 de l'Annexe), les enfants presentant des cicatrices de BCG ont etd trouves plus nombreux chez les jeunes enfants (0-6 ans) que chez leurs 70 j 60 ; so zz- 40o m 30 z 20 2 in 183 bP §z A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON FIG. 5 CENTRES D'ENQUETE FRANqAIS: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINES AU DEBUT DE L'ENQUETE (RESULTATS PAR ANNEE D'AGE) 80 / BORDEAUX \80 70 z 60 I 50 I- ;2 40 w 30 20 E 10 o LILLE \ 4 SOISSONS ..I. 6 7 8 910 11 12 13ans 6 7 8 9 1011 12 13ans 6 7 8 910 11 12 13ans ANNEES D'AGE 6 7 8 9 10 1112 TABLEAU 14 POLOGNE: ENFANTS VACCINES AVANT L'ENQUtTE Groupe d'age 7-14 ans Centres d'enqu8te polonais Enfants porteurs(1964/66) j Nombre d'enfants de cicatrices de BCG test6s (% Katowice 9 142 53,2 Nowy Targ 7 945 51,5 Ostrolfka 5 714 47,1 Rzesz6w 9 699 44,3 Ensemble des centres 32 500 49,1 ames (7-14 ans); ce qui tient peut-etre a la difficulte qu'il y a a ddtecter des cicatrices anciennes et aussi au fait que jusqu'en 1955 la vaccination per os etait assez souvent utilisee. En Yougoslavie oiu, comme en Pologne, le BCG a ete decrete obligatoire en 1950 pour les nouveau-nes (a la suite de la campagne de masse commencee en 1948), la discrimination des deux categories d'enfants (vaccines et non vaccines) est rendue tres difficile en raison de l'imprecision frequente des donnees (tableau 15). Rappelons que cette discrimination est fondde lors de la Ire phase de 1'enquete:. sur la presence ou I'absence de cicatrices de BCG 'a Novo-Sarajevo ainsi qu'a gabac (oui on a egalement tenu compte de I'anamnese); sur les indications portees dans la cartotheque a Cakovec, Zagreb, Belgrade, Kranj et Trzic. On constate que le pourcentage de cas a(sans precision # est infime ou nul 'a Sabac et Zagreb, alors qu'il represente 1/4 de l'effectif scolaire 'a Novo-Sarajevo, 1/5 a Belgrade, plus de la moitie a Cakovec et les 3/4 'a Kranj et Trzic (fig. 3), ce qui est tres prejudiciable 'a une bonne connaissance de la situation. L'insuffisance des renseignements affecte en genn& ral davantage les enfants les plus ages (fig. 7, tableau 6 de ]'Annexe), nes a une epoque oui, apres la decentralisation de l'initiale cartotheque federale, les cartotheques locales n'etaient pas encore or- ganisees. Elle affecte egalement, parmi les plus jeunes, ceux qui ne sont pas nes dans les zones pilotes et dont il est par consequent plus difficile de connaitre l'anamnese. De plus, meme lorsque les cicatrices ont ete recherchees, r'absence du stigmate cutane n'equivaut pas toujours 'a l'ab- sence de vaccination, comme on l'a signale egale- ment en Pologne. Aussi les sujets de la categorie #sans precision* ou meme ceux de la categorie <# non vaccines ou 80 70 60 W._50 40 30 20 10 0 13ans uNO 10263 184 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT FIG. 6 CENTRES D'ENQUtTE POLONAIS: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINtSa AU DEBUT DE L'ENQUtTE (RtSULTATS PAR ANNtE D'AGE) 6 7 8 9 10 11 1213ans 6 7 8 9 10 11 12 13ans 6 7 t ANAkik.r n'fAr-C 12 13mns a Ave II-Lt de a Avec cicatrices de BCG. sans cicatrices > comprennent-ils tres probablement un certain nombre d'enfants (plus ou moins e1eve suivant les zones) qui ont ete en realite vaccines anterieurement. C'est le cas de Cakovec. C'est aussi le cas de Kranj et Trzic: 95% des enfants slovenes naissant dans les matemites (qui appliquent scru- puleusement le BCG), il y a tout lieu de penser que la majeure partie de 1'effectif de la zone pilote a ete protegee. I1 faut signaler egalement que dans ce centre d'enquete oiu la frequence de la tuberculose est particulierement faible, les enfants ne sont revaccines (contrairement aux prescriptions habi- tuelles) qu'A la sortie de 1'ecole (oui ils sont alors repertories au fichier du BCG); cela explique pour- quoi le pourcentage de cas <(sans precision)> est ici d'autant moins eleve que les enfants sont plus ag6s (tableau 6 de l'Annexe). Par consequent, les defaillances relatives a l'appli- cation du BCG en Yougoslavie sont vraisemblable- ment moins considerables qu'elles ne le paraissent TABLEAU 15 YOUGOSLAVIE; RECENSEMENT, LORS DE LA lre PHASE DE L'ENQUtTE, DES ENFANTS VACCINtS, NON VACCINES Ou A ANTtCtDENTS DE BCG NON PRtCIStS Groupe d'Age scolaire Centres d'enqu8te vougoslaves Efnfants(1961/64) Effectifs - Enfants___ _________prospect6s Vaccines Non vaccin6s Sans precision (%) (%) (%) Bosnie: Novo-Sarajevo 9 181 40,8 35,1 24,1 (takovec 13 978 35,1 5,7 59,2 Croatie Zagreb 273 50,2 49,8 - Belgrade 9 688 57,6 23,3 19,1 Serbie gabac 10 734 52,6 46,4 1,0 Slov6nie: Kranj et TrWid 7 289 14,1 12,4 73,5 Ensemble des centres 51 143 41,2 24,0 34,8 f-% -O L no 185 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON B8 B R B i S ao /e.) OS6 1 ^~~~~~~~~~~~96 Li~ ~~ ~ ~ ~~~~M llJI CK = LS 6 1~~~~~~~~~96 LU Z C -- _ 6*661 ir C% 44 99~~~~~~~~~~~~~~61 z 9 m ffiI_igwi 5 ZS61 Z ui~~~~~~~~~~~~~45 LU <.._...:z .;Y:Wt:: PS61 iw a- uJ< Ei S~~~~~~~~~~~~~06t : JS61 ZWZ ) RJ///2g S6[LUa LLI w~~~~~~~~~iB <: 9 _.4ZS61 D~ < Cl:.Dggjg £ ~~~~661 Yb z co~~~~~~~~~ <0//%5E__E_ZS612)=J~~~~~OS6 w L .1 1 1| I _X CD ..............z a zCK __S6 1 U LU u h.X Z~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~S I 3. U. 09- I1c-I- - n > - .//////~~~~~~~J S6 Xzc-^~ULu O Of~ ~~ - £S6[ F °i4O OX<< t~~~~~~~~~~~~~~~~S612-Ab F . \ SS~~~~~~~~~~~~~~261 a UJn MIn __S . * U:-| ISG61 \_ _ I._ .L. 1. .._1 1 1. J g < : O O O O O O O, C/) O M It ) * 186 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L ENFANT TABLEAU 16 SURVEILLANCE DES COHORTES D'ENFANTS: AUGMENTATION, PENDANT L'ENQUtTE, DU POURCENTAGEa DE SUJETS VACCINES Recensement des suiets vaccines Recensement en fin d'enqubteavant et pendant 1'enquAte Centres d'enquAte Avant Aprbs Aprbs Aprbs Aprbs Total des Dont Non Sans la 1 re Ia 1 re la 20 la 3e la 4* vaccin6s revaccin6s vaccin6s pr6cision phase phase phase phase phase (%) (%) (%) (%) Enfants Ag6s de 6-13 ou 7-14 ans au d6but de 1'enquAte 4 centres fran9ais 6-13 ans 27,0 37,8 44,5 47,5 48,1 48,1 1,9 51,9 dont 6-9 ans 22,3 36,8 45,4 49,7 50,6 50,6 2,3 49,4 4 centres polonais 49,1 76,4 76,4 20,3 23,6 6 centres yougoslaves 41,2 50,8 53,8 53,8 21,8 11,4 34,8 Enfants de moins de 7 ans au d6but de l1enquOte 2 centres polonais 60,3 90,2 90,2 32,0 9,8 6 centres yougoslaves 30,9 59,9 61,7 61,7 21,0 23,6 14,7 Sujets Ag6s de 15 ans ou plus au debut de I'enquAte 6 centres yougoslaves 36,8 39,1 41,4 41,4 17,7 40,9 a Pourcentage par rapport A 1'effectif initial, vaccin6 ou non. au premier abord. Elles existent cependant puisque, dans les zones pilotes oiu le pourcentage d'impre- cision est faible, la proportion d'enfants non vacci- nes varie suivant l'age de 30 a 60% (tableaux 6 et 8 de l'Annexe). I1 s'agit principalement d'enfants de regions rurales, nes a domicile, alors qu'en ville les nouveau-nes sejournant dans les matemites re9oivent systematiquement le BCG. Parmi les premiers, certains seront d'ailleurs recupdres avant l'age scolaire ou au debut de la scolarite. On re- marque, en effet, que dans le lot etiquete <, vaccine #, 16% seulement ont requ le BCG 'a la naissance, 36% plus tardivement; mais on ignore la date de vaccination dans 48% des cas. Progression de la vaccination en cours d'enquete dans les cohortes initiales Cette progression merite d'etre soulignee, car elle vient compenser les defaillances observees lors du debut de l'etude. La surveillance longitudinalb des cohortes est effectuee pendant 4 annees en France, une annee en Pologne, 2 annees en Yougoslavie (sauf pour Cakovec: 1 an seulement). Les renseignements ne sont pas disponibles sous cette forme a Geneve. La figure 3 indique le pourcentage d'enfants d'age scolaire vaccines 'a la fin de la Ire periode annuelle, ce qui permet de comparer les resultats polonais aux resultats fran9ais et yougoslaves. Le tableau 16 et les tableaux 9, 10 et 11 de l'Annexe font etat des renseignements complets a la fin de l'enquete. On constate une importante amelioration dans les 3 pays, tant en Pologne et en Yougoslavie qu'en France. Bien entendu, l'appreciation de la proportion de sujets vaccinds dans la cohorte reste toujours un peu faussee en Yougoslavie a cause des cas <,non precises #. Aussi les renseignements sont-ils plus explicites si on les examine pour chaque zone pilote (fig. 7, tableau 8 de l'Annexe), comme par exemple pour gabac o'u on observe que 72% des enfants de 7 ans sont vaccines apres la 2e phase de l'enquete (tableau 17). En France, la proportion finale est un peu sous- estimee pour l'ensemble de la cohorte. En effet, certains enfants ont quitte 1'ecole en cours d'en- 187 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 17 CENTRES D'ENQUETE YOUGOSLAVES: AUGMENTATION, PENDANT L'ENQUETE, DU POURCENTAGE D'ENFANTS VACCINES Centres Cat6goris Enfants ag6s, au d6but de 1'enqugte, de Centres Categories- 7 ans 10 ans 14 ans Vaccin6s avant 1'enquete 38,1 43,8 36,7 Moyenne ( Vaccin6s 52,9 57,8 46,1 des A la fin 6 centres de 1'enqudte Non vaccin6s 9,0 10,2 12,7 ' Sans pr6cision 38,1 32,0 41,2 Vaccin6s avant 1'enquete 37,2 53,1 58,3 gabac Vaccin6s 71,7 71,6 65,5 (Serbie) A la fin I de 1'enqubte Non vaccin6s 22,3 27,9 34,3 ( Sans pr6cision 6,0 0,5 0,2 quete (parce qu'ils ont atteint l'age de 14 ans) et ils restent toujours comptes dans la cohorte initiale, alors que nous ne savons pas ce qu'ils sont devenus apres leur sortie de 1'ecole; certains d'entre eux ont e't vraisemblablement vaccines CENTRES D'ENQUeTE AUGMENTATION sans que nous en soyons avertis, ce qui viendrait donc augmenter le pourcentage dont nous faisons etat sur la base des seuls renseignements que nous avons obtenus. Aussi les informations relatives 'a la partie la plus jeune de la cohorte (6-9 ans en FIG. 8 FRANQ;AIS: COHORTE DES ECOLIERS AGES DE 6 A 10 ANS AU DEBUT DE L'ENQUETE; DU POURCENTAGE D'ENFANTS VACCINES PENDANT LES 4 ANNEES DE L'ENQUETE / SO I SSONS h ---.lr -* ------et*Ss _ t ;< _ < , , ~~~~~~.*..,,,. ....,... ...... .... ........... ... ,ESEl~~~~~~~~~~~~~~~~~~~... ....S rs~~~~~~~~~~~~~~~~... ............n( U)qur ~~~~ ~ ~ ~ ~ ~ ~~.....urur X ur ur(D UZ 4 n N @ S < n NS S < ,~~~........ur Un U)ur - en ur ur Ur ur ur Sur.....I....a) O cna) aQ a) zn a) G) cn cn a.........\~~~~~~~~~~~~~~~~~~~...... ZSTRASBOURG\ _..r, ..A........ ..... CD LA < Fn CvJLA LA LA LA 0) 0) U) U0 U) ar a) a) aec /4. CENTRES %100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 LA LA Ln Ln LA CD6 LA v C~J LA Ln ui cn cn () )ol ANNEES DE NAISSANCE z z -Iui I.-C z 1r I 188 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU 18 AUGMENTATION DU POURCENTAGE D'ENFANTS VACCINES AU COURS DES 4 ANNtES DE L'ENQUtTE 1962/63 1965/66 Centres d'enqu8te Ann6e Effectif (d6but de 1'enqubte) (fin de 1'enqugte)Ceantres te de des Enfants Enfantsfrancais naissance r6sidents Age vaccines Age |aEfnts (ann6es) (%) (ann6es) (%) 1956/57 6100 6 14,9 9 34,4 Bordeaux 1952/53 7 270 10 31,6 13 41,4 1956/57 2 875 6 7,8 9 49,6 Lille 1952/53 3 030 10 26,1 13 53,5 1956/57 3 435 6 3,2 9 49,2 Soissons 1952/53 3 410 10 9,2 13 49,8 1956/57 2 965 6 10,1 9 78,1 Strasbourg 1952/53 3 500 10 55,5 13 60,3 1956/57 15 375 6 10,1 9 49,0 Ensemble des centres 1952/53 17 210 10 30,7 13 48,6 1962/63) sont-elles plus significatives: le pourcentage d'enfants vaccines a plus que double de 1962/63 a 1965/66. Mais il faut faire remarquer qu'a cette date la moitie seulement de 1'effectif est prot6gee. Toutefois, le gain obtenu est variable suivant l'age et suivant les zones (fig. 8, tableau 12 de l'Annexe). Il est particulierement important a Strasbourg oiu l'effort a porte surtout sur les enfants les plus jeunes (tableau 18). Si on considere l'effectif anterieurement vaccine, le pourcentage d'enfants qui ont ete revaccines pendant l'enquete est faible en France (sauf a Soissons et 'a Lille), important en Pologne dans toutes les zones, notable en Yougoslavie, sauf a Kranj pour les raisons que nous avons precedemment indiquees (tableau 19). Mais la consigne etant de revacciner les enfants trouves anegatifs > (c'est-a-dire, conventionnelle- ment, ceux dont la reaction tuberculinique etait inferieure a 6 mm de diametre), c'est cet effectif qu'il convient de prendre comme denominateur pour apprecier a sa juste valeur l'effort accompli. Dans cette eventualite, la proportion d'enfants revaccines passe de 7 'a 22% en France, de 41 i 92% en Pologne. Les donnees ne sont pas dis- ponibles sous cette forme en Yougoslavie. TABLEAU 19 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE REVACCIN S PENDANT L'ENQU TE Nombre Enfants revaccinds Centres d'enquOte d'enfants pendant 1'enqudtevaccin6s avant 1'enquAte Nombre % Francais (enfants residents) 33 510 2 355 7,0 Polonais (enfants testes) 15 944 6 593 41,4 Yougoslaves (enfants prospect6s) 21 046 5 040 23,9 Par ailleurs, si on considere l'effectif non vaccine avant l'enquete et trouve <(ne'gatif # lors du ler depistage, la proportion d'enfants qui on rerqu pour la lre fois le BCG pendant l'enquete represente 1/3 des cas en France et 92% en Pologne (tableau 20). En definitive, dans l'effectif initial (vaccine ou non avant l'enquete), ceux qui ont ete trouves <enegatifs>) (diametre < 6 mm) lors du ler depistage tuberculinique ont ete soumis au BCG dans les proportions indiquees dans le tableau 21. 189 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 20 SCOLAIRE NON VACCINES AVANT L'ENQUETE Effectif non vaccin6 Enfants vaccin6s avant l'enqugte pendant l'enqudte Centres d'enqu8te Dont Pourcentage Total diambtre par rapport A < 6 mm (A) (B) A B Frangais(enfants r6sidents) 90 700 79 174 28,8 32,9 Polonais (enfants test6s) 16 556 9 631 53,6 92,1 Yougoslaves Donn6es non disponibles sous cette forme TABLEAU 21 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE TROUVES ((NEGATIFS) LORS DU lbr DEPISTAGE (VACCINES OU NON AUPARAVANT); POURCENTAGE DE SUJETS VACCINES (OU REVACCINES) EN COURS D'ENQUETE Enfants vaccines Effectif Dont pendant l'enqudte initial test _ou-Centres d'enqubte (vaccin6 standard Pour- ou non) < 6 mma centage(A) (B) Nombre par rapport Frangais(enfants r6sidents) 124 210 62 315 20 780 33,3 Polonais (enfants r6sidents) 34 532 16 893 15 468 91,6 Yougoslaves (enfants prospect6s) 51143 20 852 6 499 31,2 a Effectifs 6valu6s en tenant compte des r6sultats observ6s chez les sujets testes et dont le diambtre de la r6action est connu. Recensement, au cours de l'enquete, des sujets vacci- nes dans les effectifs annuels des enfants d'dge scolaire Ces donnees sont partiellement disponibles en France pour Bordeaux et Strasbourg o'u on observe parmi les enfants de 6 ans une augmentation du pourcentage de sujets vaccines avant 1'entree 'a 1'ecole: -a Bordeaux, 5% en 1959/60, 15% en 1962/63, 27% en 1966/67; a- Strasbourg, 2% en 1959/60, 10% en 1962/63, 15% en 1966/67. FIG. 9 SUISSE (S.S.J. DE GENEVE): POURCENTAGES DES ECOLIERSa VACCINES RECENSES AU DEBUT DE CHAQUE ANNEE SCOLAIRE 80 Un z u, z LL z LU 0- LU Lo z uJ 70 60 50 40 30 20 10 0 /o 80 70 60 50 40 30 20 10 I --I I 0 6 7 8 9 10 11 12 13 14 ans ANNEES D'AGE 0WHO 10267A a Ag6s de 6 b 14 ans. Pour l'ensemble des effectifs scolaires annuels des 4 zones pilotes, on peut estimer que la propor- tion d'enfants proteges suit une progression sem- blable A celle observee dans la cohorte que l'on vient de decrire au precddent paragraphe. A Geneve, oiu I'analyse longitudinale n'a pas ete effectuee, il est important d'etudier les effectifs scolaires annuels (fig. 9, tableau 13 de l'Annexe): 10% sont vaccines a 6 ans en 1963/64 et 17% en 1966/67; 16% sont vaccines 'a 6-14 ans en 1963/64 et 24% en 1966/67; 30% sont vaccines 'a 14 ans en 1963/64 et 37% en 1966/67. 11 est interessant d'analyser ces donnees en Yougo- slavie (fig. 10), principalement i eakovec out dans le nouvel effectif examine en 1966 on trouve 89% d'enfants presentant des cicatrices, alors qu'en 1963 35% seulement dtaient catalogues # vaccines )> d'apres ENFANTS D'AGE 190 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L ENFANT FIG. 10 CENTRES D'ENQUETE FRANt;AIS ET YOUGOSLAVES: ENFANTS D'AGE SCOLAIREa; POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINES PAR LE BCG ET SANS PRECISION DE VACCINATION AU DEBUT ET A LA FIN DE L'ENQUETE /BORDEAUX\/ LILLE \iRT 60 W56 32 st1965-66 11M M49 04-6 196263sf 504o tf 40 1050U I~ / F-RANCE_\ %9WS et1966 66 50 AVANT LE 1LrDEPISTAGEI MV9u NES 40 DE L'ENQUETE | 3 NOTION DE 20 E}CCINES . _ E _ 10 APRES L'ENQUETE | NsOTION DE a France: cohorte d'enfants Ag6s de 6 13 ans au d6but de 1'enqulte, revue la fin de I'enquate. Yougoslavie: onfants 8g6s de 7 A 14 ans au d6but et A la fin de l'enquMte. b Sans pr6cision (1963): ant6c6dents non connus, mais on n'a pas recherch6 les cicatrices. c Sans pr6cision: en r6alit6, trbs probablement vaccinAs A la naissance, mais non revaccin6s jusqu'A la fin de 1'6cole primaire. la cartotheque. On observe aussi une progression tres notable dans la plupart des autres centres d'en- quete yougoslaves oui 1'effectif age de 7 'a 14 ans lors de la 2e periode emane de la cohorte initiale- ment etudiee (aigee de moins de 20 ans lors de la ire periode). Mais les resultats sont peu explicites a Kranj et Trzic en raison de l'importance de l'ef- fectif etiquete antecedents de BCG non precises >. Toutes ces donnees, resumees dans le tableau 22, font ressortir l'amelioration observee 'a des degres divers dans l'application du BCG. En conclusion, les prescriptions ou recommanda- tions relatives 'a la prevention par le BCG sont, dans 1'ensemble, beaucoup mieux respectees en Pologne et en Yougoslavie qu'elles ne le sont en France et en Suisse. Mais durant la periode de l'etude cooperative internationale, une amelioration tres notable a ete constatee: amelioration plus importante dans les deux premiers pays qu'en France (oui la campagne de vaccination n'incom- bait pas aux enqueteurs) et en Suisse (oCi la pres- cription de la vaccination est facultative). ALLERGIE TUBERCULLNIQUE POSTVACCINALE Tous les enfants, vaccines ou non, ayant etd prospectes lors de la Ire phase de l'enquete et leurs reactions tuberculiniques lues sans que le personnel ait eu connaissance des antecedents de BCG, il est possible d'evaluer dans cette population le degre de l'allergie postvaccinale. Or on a constate' qu'une proportion notable d'enfants <( negatifs)> etait recensee dans les effectifs testes par le test standard (RT 23, 2 U), et cela, dans toutes les zones pilotes et dans tous les groupes d'age. Les pourcentages de sujets dont la reaction a un diametre inferieur 'a 6 mm sont en effet les suivants pour les groupes d'age scolaire: 1 2e partie, figures 1 a 6, tableaux 7 et 8. u . - - - 191 A. LOlTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 22 CENTRES D'ENQUtTE YOUGOSLAVES: RECENSEMENT, A PLUSIEURS PtRIODES, DES ENFANTS VACCINES PAR LE BCG Enfants Groupe _ Centres d'enqugte Dates d'Age Effectifa Non Sans(ann6es) VaccinM s vaccinds precision 1961/62 7-14 9 181 40,8 35,1 24,1 Novo-Sarajevo 1964/65 7-14 6 575 81,6 12,1 6,3 1963 7-14 13 978 35,1 5,7 59,2 Cakovec 1966 7-14 6 603 89,0 11,0 - 1963 7-14 273 50,2 49,8 - Zagreb 1964 7-14 261 82,8 16,8 0,4 1963/64 7-14 9 688 57,6 23,3 19,1 Belgrade 1964/65 7-14 8 477 80,0 13,6 6,4 1963 7-14 10 734 52,6 46,4 1,0 Sabac 1964 7-14 9 901 71,5 27,2 1,3 1962/63 7-14 7 289 14,1 12,4 73,5 Kranj et TrliE 1963/64 7-14 6 390 14,9 6,5 78,6 1 re phase 7-14 51 143 41,2 24,0 34,8 6 centres yougoslaves 20 phase 7-14 38 207 68,8 15,2 16,0 a Enfants appartenant A la cohorte initiale (< 20 ans ou < 17 ans lors de la 1re phase) sauf A Novo- Sarajevo (m6lange de la 1 re cohorte et d'une nouvelle cohorte) et b takovec (nouvelle cohorte: enfants des 2e et 3e classes et des 6coles techniques). - a Geneve: 24%; - en Yougoslavie: 35% (25 i 50% suivant les centres d'enquete); en France: 38% (33 i 47% suivant les centres d'enquete); -en Pologne: 58% (41 a 68% suivant les centres d'enquete). Sans doute pourrait-on arguer que parmi les enfants vaccines avec succes longtemps avant l'en- quete, certains ont perdu ulterieurement leur aller- gie. Mais en fait, s'il s'agit lM d'une eventualite bien connue, nous pensons qu'il existe egalement un autre facteur: l'absence totale d'allergie chez un certain nombre d'enfants malgre la vaccination. Les donnees relatives a l'anciennete du BCG, non disponibles a Geneve, sont connues grace aux recherches anamnestiques en France ainsi qu'en Yougoslavie (tout au moins pour une partie de l'effectif). En Pologne, une etude prospective a ete rdalisde en cours d'enquete: certains lots d'enfants ont et6 vaccines par les enqueteurs et testes 4 a 6 mois plus tard. On peut ainsi comparer les pour- centages d'enfants # negatifs * dans l'ensemble des effectifs ant6rieurement soumis au BCG et dans les effectifs vaccines depuis moins d'un an. De ces derniers, on a exclu ceux vaccines moins de 3 mois auparavant, dont on pouvait supposer qu'ilsn'avaient pas encore acquis l'allergie. Ces resultats sont indi- ques dans le tableau 23 et la figure 11 (et dans le tableau 14 de l'Annexe). On constate que, meme chez les enfants recemment vaccines, le pourcentage de sujets < negatifs # est important, que l'on tienne compte de la limite conventionnelle de 6 mm ou de l'absence totale de reaction (< 2 mm). On remarque toutefois que 192 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU 23 ENFANTS VACCINES PAR LE BCG AVANT L'ENQUtTE: TEST STANDARD NtGATIF LORS DU 1br DtPISTAGE; COMPARAISON ENTRE LES VACCINES RtCENTS ET LENSEMBLE DES VACCINESa Groupe Dont n6gatifs sCentres d'enqu6te d'Age Cat6gories de sujets Effectif(ann6es) < 6 mm | Dont < 2 mm Ensemble Nombre 3 523 1 332 1 059 Frangais des vaccin6s % 100 38 30(6chantillon des 4 centres) 6-13 NS S ++ Vaccin6s depuis Nombre 475 178 114 moins d'1 an b % 100 38 24 Ensemble Nombre 2 245 1 311 868 Polonais des vaccin6s % 100 58 39 (tests RT 23: 3 centres) 7-14 S + + S + + Vaccin4s depuis Nombre 610 255 79 moins d'1 an b % 100 42 13 Ensemble Nombre 14 317 4 523 2 350 Yougoslaves des vaccin6s % 100 32 16 (6 centres) < 20 c S ++ S ++ Vaccin6s depuis Nombre 2 973 482 257 moinsd'1 anb % 100 16 ) 9 J a NS=diff6rence non significative; S++= diff6rence significative 3 0,01. b A 1'exclusion des sujets vaccin6s depuis moins de 3 mois. c Fraction de 1'effectif pour laquelle le d6lai entre la vaccination par le BCG et le test est connu. FIG. 11 . FRANCECb)C / POLOGNE (c) TESTS TUBERCULINIQUES ' , STANDARDS EN FRANCE, Z30 30-_ POLOGNE ET "' -ox YOUGOSLAVIE CHEZ DES Z?25 _ 475 N= 610 ECOLIERS: DISTRIBUTION CD 5 . 5 7, DES DIAMETRES DES C ' 20 - _7,05 20j 6 5,06 REACTIONS EN FONCTION > L - DE L'ANCIENNETt DE LA 1 5-_ VACCINATION PAR LE BCG 05° -4 S 40~ 40~ LLr CD 35 N=3523 35-_ N=2.245 CoMo3 dCm: 9,76 3 din.: 6,5 UJ -j 46 -.718 cr~:6,95 vl' 25-_ 25-_Lug. -m>Lu-l 20- 20 --~ -jz (a) Ecoliers vaccines depuis z 10 lo- moins de 3 mois exclus. w (b) Analyse d'un echantillon 0 5-_(6-13 ans). (c) Ecoliers Ag6s de 7-14 ans0(non inclus Katowice). I04 8 12 141614 ) "I4S lt K61416 (d) Groupe de moins de 20 ans (non inclus Sabac et DIAMETRE DE L'INDURATIC Kranj). DN (on m.) IWt$0 10269 13 M I1 4 8t1 U 4Li 16) 193 A. LOTrE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 24 DIAMtTRE MOYEN DES REACTIONS TUBERCULINIQUES: COMPARAISON DES ENFANTS VACCINES PAR LE BCG ET DES ENFANTS TUBERCULEUX Enfants vaccin6s par le BCG b Enfants Centres d'enqudte tubercu- Total c Enfants vaccin6s depuis leuxa 5 ans < 1 anC 1 et2ans 3et4ans et plus Nombre 135 3 523 475 1 028 783 719 Frangais Diambtre moyen 19,7 9,8 8,7 9,7 10,5 10,1 a 6,9 7,8 7,1 7,5 7,8 8,2 Nombre 40 2 245 610 Polonais Diambtre moyen 19,0 6,5 7,7 a 4,5 6,9 5,1 Nombre 201 9 980 2 756 1 289 1 179 4 672 Yougoslaves Diambtre moyen 19,7 9,8 10,5 9,6 8,8 9,9 a 7,2 5,9 5,5 5,6 5,7 6,3 a Enfants Ag6s de 6 A 13 ans en France, de moins de 15 ans en Pologne, de moins de 20 ans en Yougoslavie. b Echantillon des enfants Ag6s de 6 A 13 ans en France. En Pologne, effectif 7-14 ans (non inclus Katowice); lot vaccin6 depuis moins d'un an non compris dans l'effectif total vaccMnX avant l1enqu8te. Effectif des sujets Ag6s de moins de 20 ans pour lesquels le d6lai entre la vaccination par le BCG et le test est connu, en Yougoslavie (non inclus Sabac et Kranj). c Les sujets pour lesquels le d6lai entre la vaccination et le test est inf6rieur A 3 mois sont inclus dans le total des vaccin6s, mais exclus de la cat6gorie (evaccin6s depuis moins d'un an )). les pourcentages sont significativement moins eleves dans ces lots d'enfants que dans l'ensemble des effectifs. L'etude du diametre moyen des reactions tuber- culiniques des divers groupes ou echantillons de ces groupes (fig. 11, tableaux 15 et 16 de l'Annexe, tableau 24) suggere des remarques similaires et montre que, meme dans les lots d'enfants recemment vaccines, le diametre moyen des reactions est tres inferieur a celui des enfants tuberculeux testes selon la meme technique. L'insuffisance des resultats relatifs a l'allergie postvaccinale est manifeste, quelle que soit la tuber- culine utilisee pour les tests de controle. En France, des 23 205 enfants vaccines avant 1'enquete et testes en 1962/63 avec 2 unites de RT 23, 17 255 avaient ete testes par le meme personnel en 1961/62, avec 10 unites de tuberculine IP 48. Or on observe pour les 4 zones pilotes les resultats suivants: Tests 1962/63 Tests 1961/1962 Negatifs (< 6 mm) Diametre moyen (%) (mm) 38 9,8 26 10,6 a 7,8 7,0 En Pologne, des 15 944 enfants vaccines avant l'enquete, 13 699 ont ete testes avec 5 ou 10 unites de PPD polonais et 2 245 avec 1 ou 2 unites de RT 23 (a la fin de la campagne de depistage). Les sujets onengatifs* sont nombreux dans les deux groupes dont le diametre moyen est peu eleve: PPD polonais RT 23 Negatifs (< 6 mm) (%) 43 58 Diametre moyven (mm) 6,6 6,5 a 4,0 7,0 Les resultats sont meilleurs, mais encore insuffi- sants, pour un petit groupe de 148 enfants vaccines a Nowy Targ a la fin de l'enquete et testes 6 mois apr6s avec les deux tuberculines simultanement: Ne'gatifs (< 6 mm) Diametre moyen (%J (innm) PPD polonais (5U) 38 6,9 RT 23 (2 U) 24 11,0 a 3,0 5,7 On remarque que la sensibilite tuberculinique est mieux detectee par cette derniere tuberculine. Toutes les donnees examinees permettent de conclure que les enfants repertories dans les diverses 194 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 195 TABLEAU 25 CENTRES D'ENQUETE FRAN,CAIS, POLONAIS, SUISSE ET YOUGOSLAVES: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE MALADIE TUBERCULEUSE; COMPARAISON DES ENFANTS VACCINES ET NON VACCINES _______C -Tuberculoses les bacilles Cas Tubercu- respiratoires Enfants tuberculeux de cas ont e positifs respiratoires Dont ) ( (%) Total pulmonaires Vaccin6s 92 79,3 19,6 94,6 87 35,6 Non vaccin6s (ou sans precision) 464 60,1 15,9 92,2 428 40,9 Differencea entre vaccin6s et non vaccin6s S ++ NS NS NS a NS = non significative; S ++ = significative a 0,01. zones pilotes n'ont pas ete vaccines de fagon ad&e quate et qu'il faut incriminer soit le vaccin lui- meme, soit plutot les conditions dans lesquelles la vaccination a dte anterieurement effectuee: par exemple, modalites de conservation et delais de validite du BCG, technique de realisation en serie de la vaccination en milieu scolaire. MORBIDITE TUBERCULEUSE DES ENFANTS VACCINES COMPAREE A CFJLE DES ENFANTS NON VACCINE'S L'etude de la morbidite tuberculeuse des enfants d'age scolaire (et des enfants d'autres groupes d'age) au cours de I'enquete 1 apporte egalement un argument a l'appui de ce qui vient d'etre expose: l'insuffisance d'application du BCG dans la popu- lation enfantine. I1 ne s'agit pas, comme on l'a vu, d'une etude experimentale sur les resultats concer- nant un groupe vaccine et un groupe temoin, mais d'une recherche des antecedents de BCG 'a l'occasion de l'etude epidemiologique prospective. Notons tout d'abord que les deux categories d'enfants tuberculeux, anterieurement vaccines ou non vaccines, ne different pas notablement quant a la distribution des formes cliniques et 'a la fre- quence des cas bacilliferes par rapport aux cas actifs (qui ont ete bacteriologiquement examines aussi bien dans une categorie que dans l'autre), et cela, dans toutes les zones pilotes (tableau 25). Remarquons cependant que les rares cas de menin- gite tuberculeuse concernent uniquement les enfants non vaccines. 1 3e partie, pages 108 a 133. Mais, fait essentiel, les taux d'incidence de la maladie (rapportee a 100 000 enfants) different considerablement en fonction des antecedents de BCG (fig. 12, tableau 26, tableau 17 de l'Annexe), tout au moins dans les zones pilotes frangaises et genevoise. Dans ces deux pays, les resultats sont en effet tres frappants. Le taux des nouveaux cas actifs est 7 fois plus faible en France et 5 fois plus faible 'a Geneve chez les sujets vaccines que chez les enfants non vaccines pour l'ensemble de la periode. Le taux des cas bacilliferes- est 5 fois plus faible en France dans la 1 re categorie que dans la seconde; il n'existe aucun cas bacillifere 'a Geneve chez les enfants vaccines. On remarque egalement que la difference des taux de morbidite observee entre les zones pilotes francaises et genevoise pour la categorie non vaccin6e est inexistante pour la categorie vaccinee; ce qui est normal puisqu'il s'agit d'enfants proteges. Sans doute s'attendait-on 'a trouver des resultats prouvant l'efficacite du BCG. Mais l'interet de ces donnees numeriques est de permettre une evaluation de ce que l'on aurait dfu observer pendant 1'enquete si la pratique de la vaccination avait ete plus largement diffusee dans la population enfantine exploree. Si, par exemple, 80% des effectifs scolaires avaient beneficie du BCG, on aurait dfu denombrer, compte tenu du degre de protection observe: - en France: 164 cas <4 actifs )>, dont 28 BK+, au lieu de 343 et 51; - 'a Geneve: 20 cas <( actifs )>, dont 1 BK+, au lieu de 44 et 3. A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON FIG. 12 INCIDENCE ANNUELLE DE LA TUBERCULOSE, TOUTES FORMES (1962/1966): ENFANTS D'AGE SCOLAIRE VACCINgS OU NON PAR LE BCG AnVdendts de BCG non connus ou sans ccatrice de BCG. Les taux d'incidence (pour 100 000 enfants) auraient et les suivants: en France: 32 cas # actifs #, dont 5 BK+, au lieu de 67 et 10; a- Geneve: 22 cas # actifs #, dont I BK+, au lieu de 48 et 3. Les resultats concemant les zones pilotes polo- naises et yougoslaves sont beaucoup moins expli- cites (fig. 12, tableau 26, tableau 17 de l'Annexe). Sans doute existe-t-il une diffdrence dans les taux d'incidence des enfants vaccines et non vaccinds; mais elle est peu importante et elle n'est pas signi- ficative, quel que soit le groupe d'age considere. On remarque egalement que par rapport aux taux moyens a France-Geneve , les taux moyens * Po- logne-Yougoslavie)> sont: a peine plus dleves pour la categorie non vaccinee; beaucoup plus eleves pour la categorie vaccinee. Les enfants polonais et yougoslaves n'ont-ils donc pas ete proteges par le BCG? Sans doute peut-on incriminer une insuffisance relative a la qualite du vaccin et aux conditions inberentes a son application. Mais il faut aussi tenir compte des faits precedemment exposes, a savoir les difficultes de discrimination des sujets vaccines et non vaccines. Or cette discrimination est incomplete, non seulement parmi les enfants diagnostiques tuberculeux, mais aussi et surtout dans la population enfantine exposee au risque, c'est-a-dire la popu- lation de reference. Il est donc fort probable que les taux de morbidite sont ind1iment abaisses dans la categorie ((non vaccinee ou sans precision s (sans cicatrices) dont l'effectif de population est surestime et qu'ils sont indfument augmentes dans la categorie (xvaccinee # (avec cicatrices) dont l'effec- tif de population est, par contrecoup, sous-estim6. Si, toutefois, on tient pour v6ridique le taux d'inci- dence du groupe e non vaccine * en Pologne et en Yougoslavie, mais si on suppose que le groupe it vaccine'# puisse etre protege de la meme facon qu'en France, on devrait observer les resultats suivants: - en Pologne: 14 cas actifs, dont 6 bacilliferes, au lieu de 19 et 9; - en Yougoslavie: 49 cas actifs, dont 7 bacilli- feres, au lieu de 68 et 9. Les taux d'incidence seraient, rapportes a 100000 enfants: 196 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 197 TABLEAU 26 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE OU ENFANTS AGES DE MOINS DE 15 ANS: INCIDENCE DE LA MALADIE TUBERCULEUSE. SELON LES ANTECtDENTS DE BCG Taux annuel moyen (tuberculose toutes formes) pour 100 000 enfants Centres d'enquete Effectif Dont cas bacilliferes et groupes d'Age (ann6es) Antecedents de BCG annuel Cas actifs etudies moyen Observ6s Rectifi6s Taux DMff Taux DiffM- Taux DiffM-rencearencea rence a Francais (6-13) Suisse (6-14) Suisse (6-19) Fran,ais et suisse (6-14) Polonais (7-14) Polonais (< 15) Yougoslaves (7-14) Yougoslaves (< 15) Polonais et yougoslaves (7-14) Polonais et yougoslaves(< 15) Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Qui Non ou sans pr6cision Oui Non ou sans prdcision Oui Non ou sans pr6cision Oui Non ou sans precision Oui Non ou sans precision Oui Non ou sans pr6cision 50 390 76 917 3 868 19 179 9 242 25 901 54 258 96 096 16 956 17 576 25 397 23 197 23 354 34 769 32 354 67 413 40 310 52 345 57 751 90 610 15 101 13 55 11 59 15 92 47 63 95 91 98 129 96 119 77 107 95 111 S ++ S ++ S ++ NS NS NS NS NS NS 3 15 4 3 3 13 24 28 20 22 13 17 12 15 17 21 16 17 S ++ S ++ NS NS NS NS NS NS 4 26 10 8 4 23 24 28 20 22 13 20 13 19 17 23 16 20 S ++ NS NS S ++ NS NS NS NS NS NS a Diff6rence: NS = non significative; S + = significative 3 0,05; S ++= significative 3 0,01. b Chiffres th6oriques trop petits. A. LOTrE, S. PERDRIZET & F. HATrON en Pologne: 41 cas actifs, dont 17 bacilliferes, au lieu de 55 et 26; - en Yougoslavie: 84 cas actifs, dont 12 bacilli- feres, au lieu de 117 et 15. Mais si on suppose que toute la population enfantine a beneficie du BCG et que le risque de morbidite chez les vaccines est semblable 'a celui observe en France (taux d'incidence = 15 pour 100 000 pour les cas actifs, dont 3 pour 100 000 pour les cas bacilliferes), on doit s'attendre A denom- brer dans 1'effectif d'age scolaire: en Pologne: 5 cas actifs, dont 1 bacillifere; - en Yougoslavie: 9 cas actifs, dont 2 bacilliferes. On peut ainsi apprecier le gain susceptible d'etre obtenu grace i une large diffusion du BCG dans la population enfantine et 'a une stricte observance des normes relatives 'a l'application de la vaccination et a son controle. INSUFFISANCE D'APPLICATION DES MESURES DE CONTROLE CONSTATtE LORS DE LA DETECTION DES ENFANTS TUBERCULEUX Ces informations ont ete recueillies lors des re- cherches anamnestiques effectuees par les enqueteurs aupres des services de sante publique ou aupres des familles. Elles concement les enfants presentant une maladie tuberculeuse et (en France et en Suisse) une infection tuberculeuse latente, recemment de- couverte. I1 s'agit pour ces deux pays des nouveaux cas detectds pendant 1'enquete et, en Pologne et en Yougoslavie, de 1'ensemble des cas repertories (comme nous l'avons explique au debut de la 3e par- tie, pages 105 'a 108). EXAMENS SYSTIMATIQUES ANTiRIEURS A LA TUBERCULOSE DE L'ENFANT Pour l'ensemble des enfants tuberculeux, les resultats des recherches anamnestiques indiquent ENFANTS D'AGE SCOLAIRE que les sujets ayant beneficie regulierement des examens collectifs (normalement prescrits en milieu scolaire) representent la majorite de 1'effectif en France et en Suisee, la minorite en Pologne et en Yougoslavie (tableau 27). Mais la rubrique a aucun examen anterieur) comprend egalement la mention a renseignement non precise ), ce qui exprime a la fois l'insuffisance des mesures de contr6le et l'insuffisance de I'enregistre- ment des informations dans les fichiers scolaires; d'o'u la fragilite de ces renseignements anamnestiques. Si on tient compte uniquement pour toutes les zones pilotes des cas de maladie, on constate que la proportion des enfants ayant echappe soit aux epreuves tuberculiniques, soit aux examens radio- logiques est tres inegale (fig. 13). Les tests tuber- culiniques, qui font defaut dans 80% des cas en TABLEAU 27 ATTEINTS DE TUBERCULOSE: FREQUENCE ET TECHNIQUE DES EXAMENS SYSTEMATIQUES ANTERIEURS Tests tuberculiniques et/ou examens radiologiques Fr6quence des examens anterieurs Technique de ces examens Pays Total Acn Total des Tetes tuberculose R6guliers Occasionnels (ou sans cas examines tuberculinique tuberculinique seulstuberculose ) (% pr6cision) auparavant et RX seul seu) Francea 1 638 80,8 10,3 8,9 1 492 47,4 51,5 1,1 Pologne b 39 10,3 12,8 76,9 9 66,7 22,2 11,1 Suisse a 217 83,5 13,1 3,4 251 92,8 6,8 0,4 Yougoslavie b 130 9,2 34,6 56,2 57 84,2 7,0 8,8 a Cas de eviragess) latents et de maladies tuberculeuses (nouveaux cas). b Cas de maladies tuberculeuses (ensemble des cas r6pertori6s). 198 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT FIG. 13 VIRAGES LATENTS ET MALADIES TUBERCULEUSES (1962/66): ENFANTS D'AGE SCOLAIRE POURCENTAGES DE CAS OU ILN EXISTE AUCUN EXAMEN SYSTEMATIQUE TUBERCULINIOUE ANTERIEUR ALA DECOUVERTE DE LINFECTION TB LATENTE = RADIOLOGIOUE OU DE LA MALADIE TB %. RE S E YOUGOSLAVIE 5 LATENTS TB TB LATENTS TB TB TABLEAU 28 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE TUBERCULOSE (CATEGORIE VACCINEE) Tests tuberculiniques ant6rieurs b la constatation de la tuberculose Effectu6s pr6cocement Effectu6s ult6rieurement Centres d'enqu&te Nombre apr&s le BCGde cas Oui Non rSans Ou Non Sans(%) (%)~precision ui (% precision FranQais et suissea 204 25 20 55 78 3 19 Polonais et yougoslaves b 59 8 73 19 51 35 14 a En France et en Suisse: e( virages latentss> et maladies tuberculeuses (nouveaux cas). b En Pologne et en Yougoslavie: maladies tuberculeuses (ensemble des cas repertori6s). Pologne et dans 60% des cas en Yougoslavie, manquent chez 250 des enfants en France et chez 9% d'entre eux 'a Geneve. On s'explique ainsi que les lesions tuberculeuses des ecoliers fran9ais et suisses (plus regulierement examines donc plus precocement detectes que les autres) soient dans l'ensemble moins graves que celles observees chez les ecoliers polonais et yougoslaves.1 On releve egalement maintes defaillances 'a pro- 1 2e partie, pages 43 a 47. pos de la categorie des enfants vaccines atteints de tuberculose, dont il apparait que le contr6le tuber- culinique a rarement ete effectue apres le BCG ou n'a pas ete mentionnd sur la cartotheque (tableau 28). On constate en definitive que dans pres d'1/5 des cas en France et en Suisse, dans presque la moitie des cas en Pologne et en Yougoslavie, aucun contr6le tuberculinique postvaccinal (precoce ou tardif) n'avait ete effectud ou que cette notion etait impossible a preciser (tableau 18 de l'Annexe). N=1295 N=343 N= 39 N=216 N=44 Ni130 0 5 0 0~~~0 VI RAGES MALADIES MALADIES VIRAGES MALADIES MALADIES o/r-.r- ,t 199 IV 200 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON PRESCRIPTIONS CONCERNANT L ENFANT, LORS DE LA DftECTION DE L'INFECTION OU DE LA MALADIE TUBERCULEUSE Ces prescriptions ont trait a l'administration, a titre therapeutique ou prophylactique, des medi- caments antituberculeux. II importe de souligner que cette notion a ete simplement recherchee au moment otu le cas de tuberculose a et signale aux enqueteurs, mais qu'il n'a pas ete fait d'etude longitudinale a propos de la surveillance des traite- ments (probleme qui ne pouvait etre aborde dans le protocole de travail prevu). Les donnees relatives au traitement des enfants atteints de maladie tuberculeuse (avec ou sans TABLEAU 29 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE MALADIE TUBERCULEUSE: PRESCRIPTION DU TRAITEMENT Traitement prescrit Centres d'enquete Nombrede cas Oui Sans precision (%) (%) France 343 89,8 10,2 Pologne 39 97,4 2,6 Suisse 44 65,9 34,1 Yougoslavie 130 97,7 2,3 Tous centres [ 556 90,3 9,7 TABLEAU 30 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE PRtSENTANT UNE INFECTION TUBERCULEUSE LATENTE: PRESCRIPTION DE LA CHIMIOPROPHYLAXIE Chimioprophylaxie prescrite Centres d'enqubte Nombre Oui Non Sansde cas prdcision I(%) I(%) (%) Fran,ais 1 295 35,2 57,5 7,3 Suisse (Genbve) 216 14,4 67,1 18,5 confirmation bacteriologique) mettent en evidence, en France et 'a Geneve, un pourcentage notable de ( cas sans precision * (tableau 29). Comme on le sait, les jeunes malades ont souvent ete pris en charge par des medecins du secteur prive et il a parfois ete difficile, de ce fait, de recu- perer des renseignements precis. Ce qui souligne l'inconvenient, en matiere d'information sanitaire, de l'absence de centralisation de donnees aussi es- sentielles que celles relatives aux medications. Cette remarque s'applique egalement 'a la chimio- prophylaxie des cas d'infection tuberculeuse recente sans manifestations morbides (<(virage latent)> de la reaction tuberculinique). On ne peut s'emp&cher de souligner: et la relative frequence des reponses imprecises; et la faible importance des lots d'enfants soumis i la chimioprophylaxie, alors que l'efficacite de la medication dans de tels cas est depuis long- temps prouvee (tableau 30). DtTECTION DES SOURCES DE CONTAMINATION DES ENFANTS TUBERCULEUX La partie la plus importante des enquetes retro- spectives realisees A l'occasion de la decouverte des cas de tuberculose a trait a la recherche des sources de contamination. Cette recherche, effectu6e par le personnel responsable de l'etude cooperative, concerne les nouveaux cas d'infection et de maladie detectes en France et a Geneve pendant 4 ans, les cas de maladie existant au moment de la campagne de depistage en Pologne et en Yougoslavie (y compris, pour certaines zones pilotes yougoslaves, les cas detectes lors d'une seconde periode de d6pistage).1 1 3e partie, pages 105 A 108. I1 etait convenu, rappelons-le, d'effectuer les enqu&es anamnestiques de fa9on indiscriminde, c'est-i-dire pour tous les enfants etiquetes ((tuber- culeux *, quelle que soit la forme clinique ou la gravite de leur affection. Au reste, les recherches devaient commencer des que les enfants examines etaient consideres comme f suspects *, donc avant que les enqueteurs n'aient connaissance du diagnostic final. Les donnees suivantes prouvent que les consignes ont ete respectees. Elles prouvent egalement que le comportement psychologique des populations explo- rees, variable suivant les zones pilotes et suivant INSUFFISANCES DE LA LUTITE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT les groupes, est susceptible d'influer notablement sur le rendement des recherches. Elles explicitent encore une fois la difficulte et l'alea de telles en- quetes anamnestiques. Nous pouvons comparer les resultats des investi- gations pour les diverses zones pilotes, les divers groupes d'age et les diverses categories de cas et etudier certaines notions relatives aux sujets res- ponsables de la contamination des enfants. COMPARAISON DES RIESULTATS RELATIFS AU GROUPE D AGE SCOLAIRE EN FRANCE, POLOGNE, SUISSE ET YOUGOSLAVIE Les recherches ont ete effectuees dans la totalite ou la quasi-totalite des cas en Pologne et en Yougo- slavie. Elles l'ont et6 dans la grande majorite des cas en France et A Geneve oiu, cependant, les ren- seignements anamnestiques concernant les enfants pris en charge par les medecins de clientele priv6e manquent parfois, comme l'indiquent la figure 14 et le tableau 31 (et le tableau 19 de l'Annexe). On remarque que si les modalites de recherches sont semblables, leur frequence respective n'est pas identique dans toutes les zones pilotes: l'examen radiologique systematique de l'entourage a dte un peu moins souvent realise en France et 'a Geneve qu'en Pologne et en Yougoslavie; l'examen radio- logique integral de la famille a etd plus souvent obtenu en Pologne que dans les trois autres pays. Or les modalites de recherches sont susceptibles d'influer sur les resultats, puisque l'examen radio- logique systematique de l'entourage permet de depis- ter des contaminateurs ignores (tableau 32). Mais il faut egalement souligner que l'ampleur et la minutie des ( autres investigations)> revet une importance essentielle. Celles-ci ont ete parti- culierement approfondies dans les zones pilotes franraises oiu les assistantes sociales (chargees du travail de recherche) ont multiplie les demarches aupres des dispensaires, des services de sante sco- laires, des services de S6curite sociale et de m6decine du travail, et aupr6s des familles. C'est sans doute FIG. 14 CAS DE MALADIE TUBERCULEUSE (1962/66): ENFANTS D'AGE SCOLAIRE CAS DE MALADIE TB: POURCENTAGE DE CAS OU LA CONTAMINATION A ETE RECHERCHEE r EXAMENS R.X. POURCENTAGE OU ELLE EST RECHERCHEE PAR dont examen Familial IntEgral AUTRES INVESTIGATIONS _NCE POLOGNE SUISSE \ YOUGOSLAVI 201 202 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 31 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE PRESENTANT UNE MALADIE TUBERCULEUSE: RECHERCHE DE LA SOURCE DE CONTAMINATION Recherche effectu6e Recherche Par examen radiologique Centres Nombre total Prd te d'enqu6te I de cas NnNombre Faiil Familial Par d'autres effectue Effectu6e de cas (intglial) (partiel) et Total investigations(%) (%)6 (in%ga) extra-familial (9%) (%/) Frangais 343 13,7 86,3 296 44,6 14,9 59,5 40,5 Polonais 39 - 100 39 89,7 - 89,7 10,3 Suisse 44 '20,5 79,5 35 60,0 11,4 71,4 28,6 Yougoslaves 130 5,4 94,6 123 32,5 52,0 84,5 15,5 Tous centres 556 11,3 88,7 - 493 46,3 22,7 69,0 31,0 TABLEAU 32 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE TUBERCULOSEa: DETECTION DE LA SOURCE DE CONTAGION SELON LES MODALITtS DE RECHERCHESb Source de contagion Centres ~~~~~~~NombreCentres Modalit6s de recherche total Retrouvde Non retrouv6e Diff6rence c Nombre % Nombre % Examen radiologique de 1'entourage 617 144 23,2 473 76,8 Francais S Autres investigations 856 152 17,8 704 82,2 P Examen radiologique de 1'entourage 35 10 28,6 25 71,4 -Polonais j-d Autres investigations 4 1 3 Examen radiologique de 1'entourage 150 31 20,7 119 79,3 Suisse NS Autres investigations 76 12 15,8 64 84,2 Examen radiologique de 1'entourage 104 27 26,0 77 74,0 Yougoslaves NS Autres investigations 19 2 17 Examen radiologique de 1'entourage 906 212 23,4 694 76,6 Tous centres S Autres investigations 955 167 17,5 788 82,5 a Cas de maladie et aussi (en France et a Genbve) cas recents d'infection tuberculeuse latente. b Modalit6s: ou examens radiologiques et investigations diverses, ou investigations diverses sans examens radiologiques. c Diff&rence: S = significative; NS = non significative. d Effectifs th6oriques trop petits. INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU 33 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE: CAS DE MALADIE TUBERCULEUSE DONT LA SOURCE DE CONTAMINATION A tTt RETROUVEE Source de contamination recherch6e Source de contamination retrouv6e Centres Cas oO elle est Cas d'origine d'enqu6te Nombre Nombre de cas Retrouv6e Non retrouv6e de cas Familiale Extra-familiale (%) (%) (%) (%) Frangais 296 46,3 53,7 137 83,2 16,8 Polonais 39 28,2 71,8 11 100 - Suisse 35 22,9 77,1 8 50,0 50,0 Yougoslaves 123 23,6 76,4 29 89,7 10,3 Tous centres 493 37,5 62,5 185 83,8 16,2 la raison pour laquelle la source de contamination a et6 retrouvee plus souvent en France que dans les trois autres pays, la difference etant significative (tableau 33). La figure 15 et le tableau 33 font ressortir egale- ment la relative raret6 d'un resultat concluant (a peine la moitie des cas en France, 1/4 ou 1/5 des cas dans les autres pays), ainsi que la frequence predominante dans toutes les zones pilotes, sauf Geneve, de l'origine familiale de cette contagion. Les resultats sont encore moins souvent positifs si on considere, dans les zones pilotes frangaises et genevoise, l'ensemble des enfants repertories: le contaminateur presume n'est detect6 que dans 20% des cas en France et 19% des cas en Suisse. Les personnes le plus souvent incriminees (tableau 20 de I'Annexe) sont les parents (41 % des conta- minateurs detectes, pour l'ensemble des zones pilotes), ou d'autres adultes de 1'entourage familial (24%/), ainsi que les voisins (19 %); il est rare qu'il s'agisse des freres ou sceurs (5 Y.) ou des camarades d'ecole (2 %); il est assez rare egalement de retrouver dans 1'entourage familial plusieurs sources d'infec- tion (5 %). FIG. 15 CAS DE MALADIE TUBERCULEUSE (1962/66): ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; ORIGINE DE LA CONTAMINATION CAS DE MALADIE TB,0U LA SOURCE DE CONTAMINATION A ETE RECHERCHEE: ( zORIGINE FAMILIALE POURCENTAGES DECAS OU LA CONTAMINATION A ETE RETROUVEE: DONTE CDORIGINE EXTRA FAMILIALE FRANCE \ POLOGNE SUISSE I1 203 A. LOlTE, S. PERDRIZET & F. HATrON TABLEAU 34 ENFANTS TUBERCULEUX D'AGE PRtSCOLAIRE ET SCOLAIRE: DETECTION DE LA SOURCE DE CONTAMINATION Source de contamination Source de contamination Centres Groupes Nombre Diff6 Nombre- Diff6- d'enquOte d'age de Non retrouv6e Retrouv6e rencea de Familiale Extra-familiale rence a Nombrel % Nombre % Nombrel % Nombre % -~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 0-6 39 15 38,5 24 61,5 24 21 87,5 3 12,5 Pologne S ++ i NS 7-14 39 28 71,8 11 28,2 11 11 100,0 - _ 0-6 109 65 59,6 44 40,4 44 36 81,8 8 18,2 Yougoslavie S ++ NS 7-14 123 94 76,4 29 L 23,6 29 26 89,7 3 10,3 a Diff6rence: NS = non significative; S ++ = significative A 0,01. COMPARAISON DES RESULTATS SELON LES GROUPES D AGE Ces resultats sont presentes dans le tableau 21 de l'Annexe et dans le tableau 34. Comme on pouvait le supposer, la source d'in- fection a ete plus souvent retrouvee pour le groupe des jeunes malades que pour celui des malades d'age scolaire, alors meme que les recherches avaient pour tous ete similaires, et cela, aussi bien en Pologne qu'en Yougoslavie. COMPARAISON DES RkSULTATS SELON LES CATEGOREES DE CAS Une premiere analyse concerne les zones pilotes francaises et genevoise ofu on a pu comparer deux groupes d'enfants recemment detectes presentant soit une infection tuberculeuse latente, soit une maladie confirmee. Le tableau 35 prouve que les consignes ont ete respectees par les enqueteurs. Les recherches ont ete entreprises aussi bien pour les cas benins que pour les cas graves, ou meme un peu plus souvent pour les premiers dont on cherchait, en quelque sorte, i authentifier le diagnostic. II demontre egalement que la participation de l'entourage (en particulier des familles) aux examens radio- logiques souhaites a 6te moins souvent obtenue en France lorsque l'enfant etait juge a sain> que lorsqu'on l'estimait # malade *. Neanmoins, des investigations multiples ont presque toujours ete effectuees; et ceci, pour toutes les categories d'en- fants detectes. On remarque que la source d'infection est plus souvent retrouvee dans l'entourage des jeunes malades que dans l'entourage des enfants presen- tant un simple virage. La difference entre le ler et le 2e groupe, qui est peu importante a Geneve (23% et 18%), est tres notable et significative en France (46% et 13 %). On remarque egalement que l'origine familiale de la contagion, dans tous les cas prddominante, est relativement plus frequente dans le ler groupe que dans le second. Ces rdsultats sont plausibles. Ils suggerent en effet qu'il existe, a des titres divers, une liaison entre les divers facteurs etudies: la repetition des contacts, inevitable lorsque la source de contagion est familiale, est susceptible de determiner chez l'enfant une infection plus grave que celle engendree par un contact exterieur, occasionnel. Or la detection du contaminateur est plus aisee 'a realiser au sein de la famille que dans l'entourage extra-familial dont on ne peut, au reste, tracer exactement les limites. Une deuxieme analyse concerne l'ensemble des zones pilotes. Elle a trait aux groupes d'enfants soumis ou non aux examens bacteriologiques et dont la maladie etait ou n'etait pas bacteriologique- ment confirmee (tableau 36). La difference observee entre les deux premieres categories (enfants ayant eu ou non un examen bacteriologique) suggere que si l'effort realise par les enqueteurs a dans tous les cas ete important, la cooperation de l'entourage a ete plus ou moins aisement obtenue: le comportement (favorable ou non) des groupes explores s'est manifeste tant 'a l'egard des examens concernant 1'enfant qu'a l'egard de ceux visant les adultes. La source de contagion a t, par consequent, d'autant plus souvent detec- tee que la cooperation des groupes (en particulier des familles) au travail des enqueteurs a ete plus confiante. 204 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 205 TABLEAU 35 RECHERCHE DE LA SOURCE DE CONTAMINATION CHEZ LES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE PRESENTANT UNE INFECTION TUBERCULEUSE LATENTE OU UNE MALADIE TUBERCULEUSE Recherche de la source de contamination Recherche de la Recherche effectu6e parcontamination Centres Cat5gories de cas Nombre Dift- Examen radiologique Dif-d'enqugte de cas Non ~~~~~~rencee Exmnrdooau Autres rencead'enqu~~teCat6gories de cas Nonu6 Effectu6e investi-efectu6e (%)M Int6gral Partiel Au total gations Infection tuberculeuse latente 1 295 9,1 90,9 15,5 18,6 34,1 56,8 France S + I Maladie tuberculeuse 343 13,7 86,3 38,5 12,8 51,3 35,0 Infection tuberculeuse latente 216 11,6 88,4 42,1 15,7 57,8 30,6 Suisse NS INS Maladie tuberculeuse 44 20,5 79,5 47,7 9,1 j 56,8 22,7 Source de la contamination Source de contamination recherchee Source de contamination retrouv6e Centres Cat6gories d Cas oO elle est Cas d'originedenqutte gories de cas Nombre Non Diff6- Nombre Extra- Diff6- de cas retrouve Retrouv6e rencea de cas Familiale familiale rencea Infection tuberculeuse latente 1 177 86,8 13,2 155 66,5 33,5 France s ++ + Maladie tuberculeuse 296 53,7 46,3 137 83,2 16,8 Infection tuberculeuse latente 191 81,7 18,3 35 60,0 40,0 Suisse NS NS Maladie tuberculeuse 35 77,1 22,9 8 50,0 50,0 a Diff6rence: NS = non significative; S = significative a 0,05 (+) ou a 0,01 (++). TABLEAU 36 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE MALADIE TUBERCULEUSE: DETECTION DE LA SOURCE D'INFECTION, SELON LES CATEGORIES DE CAS (ENSEMBLE DES ZONES PILOTES) Source de contamination Cat6gories d'enfants tuberculeux Non Recherch6e Total Diff6 Non Trouv6e DfTotalDf6- recherch6e (%) ta renceaz trouv6e To%)l rencea Non effectue 19,1 80,9 204 68,5 31,5 165 Effectu6 6,8 93,2 352 58,9 41,1 328 Examen bacteriologique b Positif 6,9 93,1 102 57,9 42,1 95 I NegatifNS6,893,2 1 N5S N N6gatif 6,8 93,2 250 59,3 40,7 233 a Difference: NS = non significative; S = significative a 0,01 (++) ou 0,05 (+). A. LOITE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 37 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE TUBERCULOSEa: DETECTION DE LA SOURCE D'INFECTION, SELON LES ANTtCtDENTS DE BCG (ENSEMBLE DES ZONES PILOTES) Source de contamination Cat6gories d'enfants Notuberculeux recherch6el ch6e Total trouv6e Trouv6e Total Familiale Autre Total Vaccin6s 6,5 93,5 263 74,8 25,2 246 85,5 14,5 62 Non vaccin6s (ou sans pr6cision) 10,5 89,5 1 804 80,6 19,4 1 615 72,2 27,8 313 Diff6rence entre les deux cat6gories Significative A 0,05 Significative 3 0,05 Significative A 0,05 a Cas de virage latent ou de maladie. Par contre, on a la confirmation que les enquetes medico-sociales ont ete entreprises (conformement aux consignes) avant que le diagnostic definitif de la maladie de l'enfant ne soit connu: en effet, la reponse positive ou negative de 1'examen bacterio- logique du jeune malade n'a influence, comme on le constate, ni le deroulement, ni le resultat des recherches anamnestiques. Enfin, une troisieme analyse, concemant egale- ment l'ensemble des zones pilotes, a trait a la compa- raison des resultats selon que les enfants tuberculeux ont dte ou non anterieurement vaccines (tableau 37). Ces resultats incitent a penser: et que les renseigne- ments ont ete plus aisement recherches et obtenus a propos des familles d'enfants vaccines (en general repertories par les services de sante publique); et que les enfants ont ete plus volontiers vaccines dans les familles atteintes par la tuberculose que dans les milieux reputes indemnes. NOTIONS RELATIVES AU CONTAMINATEUR PRJESUMIE Une premiere notion nous parait essentielle: les sources de contagion qui, on vient de le voir, ont 'te attentivement recherchees, etaient-elles ou non connues des services de sante publique? Le tableau 38 (oui ont ete regroupees toutes les zones pilotes, la distribution des reponses y etant similaire) permet de repondre a cette question. Ces resultats suggerent plusieurs remarques. La premiere concerne l'interet et l'utilite des enquetes medico-sociales qui, malgre leur faible rendement, ont permis de detecter des tuberculeux responsables de la transmission de l'infection et de mettre en ceuvre des mesures prophylactiques appro- priees. Bien que les reponses soient toujours entach6es d'une inevitable impr6cision (en parti- culier les reponses negatives), on doit souligner que dans environ 7% des cas explores, les recherches ont conduit a la detection de sources d'infection jusque-l'a meconnues. La deuxieme met l'accent sur les failles qui existent dans le systeme de lutte antituberculeuse. En effet, 'a propos des cas que l'on vient d'envisager, on doit insister sur le fait suivant (par ailleurs demontre): meme si l'infection ne pouvait etre evitee, la plupart des enfants ainsi exposes auraient ete proteges i l'egard du risque de maladie s'ils avaient ete vaccines suivant les prescriptions et les normes requises. I1 importe egalement de souligner cet autre fait: dans 13 % des cas explores, ou dans 66% des cas dont la source de contagion a ete retrouvee, le contaminateur presume etait connu des services de sante publique. Les contacts entre le malade contagieux et l'enfant contamine ont ete estimes frequents ou permanents dans la majorite des cas, mais il existe aussi un pourcentage notable de repon- ses <.sans pr6cision), comme l'indique le tableau 39. I1 est alors important de pousserplus loin les investi- gations et d'essayer de savoir dans quelle mesure les contaminateurs incrimines avaient etd surveilles avant le depistage de la tuberculose de l'enfant. Les resultats des enquetes anamnestiques sont presentes, d'une part pour le groupe des enfants d'age scolaire et, d'autre part, pour l'ensemble des groupes d'age repertories (tableau 40). On est frappe par la gravite des faits observes: dans l'annee pr&cedant la tuberculose de l'enfant, les contaminateurs presumes ont echappe i toute 206 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU 38 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE TUBERCULOSE a: NOTIONS RELATIVES AU CONTAMINATEUR PRtSUMt (ENSEMBLE DES ZONES PILOTES) Nombre 1 de cas Nombre d'enfants tuberculeux etudi6s 2 067 Recherches anamnestiques effectu6es 1 861 100 Source de contamination retrouvee 375 20,2 Connu avant la tuberculose de 1'enfant 248 13,3 Contaminateur Non connu avant la tuberculose de 1'enfant (ou renseigne- ment non precis6) 127 6,9 Contaminateur detect6 Contaminateur connu avant la tuberculose Dans la famille Hors de la famille Au total de 1'enfant Nombre % Nombre % Nombre % Oui 192 68,8 56 58,3 248 66,1 Non ou sans pr6cision 87 31,2 40 41,7 127 33,9 Total des cas 279 100 96 100 375 100 a Cas d'infection r6cente et latente ou cas de maladie. TABLEAU 39 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ATTEINTS DE TUBERCULOSE: FRtQUENCE DES CONTACTS AVEC LE CONTAMINATEUR _ Contacts Centres d'enquate Cat6gories d'enfants NombreCentres d'enquAte tuberculeux de casa Fr6quents Rares Sans precision Dif6renceb Franiais, polonais, suisse et yougoslaves Maladie 185 78,9 6,5 14,6 Francais et suisse Infection latente 190 50,0 14,2 35,8 Maladie 145 77,9 4,8 17,3 Francais, polonais, suisse et Origine de f Familiale 279 73,1 9,3 17,6yougoslages la contamination Aur 6 3, 364,(ensemble des cas) Autre 96 38,5 13,6 47,9 Franmais, polonais, suisse et Vaccin6s 62 71,0 9,7 19,3 yougoslaves NS(ensemble des cas) Non vaccin6s 313 62,9 10,6 26,5 a Nombre de cas dont la source de contamination a 6t retrouv6e. b Diff6rence: NS = non significative; S = significative. surveillance medicale dans 1/5 ou 1/4 des cas, et 'a la surveillance bacteriologique dans plus de la moitie des cas. Lorsque l'examen bacteriologique avait 06 effectue, le resultat en etait positif dans les 2/3 ou les 3/4 des cas, et cela, sans que les mesures indispensables (protection de l'enfant par le BCG ou par la chimioprophylaxie, traitement regulier du malade bacillifere, eloignement temporaire de celui- ci) aient ete prises en temps voulu. Les failles dans le systeme de contr6le sont donc 207 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU 40 ENFANTS ET ADOLESCENTS ATTEINTS DE TUBERCULOSE (INFECTION LATENTE OU MALADIE): NOTIONS RELATIVES AU CONTAMINATEUR CONNU AVANT LA TUBERCULOSE DE L'ENFANT Surveillance du contaminateur Surveillance m6dicale Surveillance bact6riologique Centres Nombre Surveillance assur6e d'enquete de cas Oui Non ou sans Oui Non ousan Examen pr6cision pr6cision Nombre Positif N6gatifde cas Nombre % Nombre| % Nombrel % Nombre| % Nombre| % Nombrel % Enfants d'fge scolaire France 187 141 75,4 46 24,6 67 35,9 120 64,1 67 54 80,6 13 19,4 Pologne 6 6 100 - - 6 100 - - 6 3 3 Suisse 30 26 86,7 4 13,3 6 20,0 24 80,0 6 5 1 Yougoslavie 25 25 100 - - 12 48,0 13 52,0 12 5 7 Tous centres 248 198 79,8 50 20,2 91 36,7 157 63,3 91 67 73,6 24 26, Enfants de moins de 20 ans Pologne (< 15 ans) 22 20 90,9 2 9,1 20 90,9 2 9,1 20 13 65,0 7 35,0 Suisse(6-19 ans) 49 42 85,7 7 14,3 14 28,6 35 71,4 14 9 5 Yougoslavie (< 20 ans) 63 60 95,2 3 4,8 40 63,5 23 36,5 40 21 52,5 19 47,5 Tous centres y compris France I| I (7-14 ans) 321 263 81,9} 58 118,1 141 43,9 180 [ 56,1 141 [ 97 68,8 j 44 31,2 manifestes et semblent plus accusees en France et en Suisse qu'en Pologne et en Yougoslavie (quoique les differences observees ne soient pas toujours significatives). Mais il n'est pas possible, par les seules recherches retrospectives, d'en analyser les details et d'en preciser les causes. CONCLUSIONS Le travail realise dans les 15 zones pilotes fran- gaises, polonaises, suisse et yougoslaves durant la periode 1961/66 a permis de mettre en relief les insuffisances du systeme de lutte antitubercu- leuse dont l'etude etait l'un des objectifs importants de l'enquete cooperative internationale. Dans l'analyse des groupes demographiques prospectes, principalement les enfants d'age scolaire (124 210 en France, 34 532 en Pologne, 24 127 a Geneve, 58 123 en Yougoslavie), on releve tout d'abord un certain nombre de defaillances ayant trait a la lre periode annuelle de l'tude. La participation des effectifs aux examens syste- matiques reglementaires, en particulier aux tests tuberculiniques standards, n'est pas complete: 6% des ecoliers y ont dchapp6 en Pologne, 8% a Geneve, 20% en Yougoslavie, 30% en France oiu cette proportion (variable suivant les milieux so- ciaux) est plus elev6e dans les ecoles privees que dans les ecoles publiques. L'effectif d'enfants ayant echappe 'a la fois aux tests tuberculiniques standards et aux examens radiologiques systematiques est en general moins important: 2% en Pologne, 8% a Geneve, 16% en Yougoslavie, 18% en France. 208 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L ENFANT Le BCG est insuffisamment applique. La propor- tion d'enfants non vaccines est en effet de 84% a Geneve, ofu la vaccination est facultative, et de 73 % en France (94% 'a Soissons, 73% 'a Lille, 70% a Bordeaux, 57% 'a Strasbourg) oiu, cependant, la vaccination est obligatoire. La proportion d'en- fants sans cicatrices ou sans ant&cedents connus de BCG est de 51 % en Pologne et de 24% en Yougo- slavie oiu la discrimination des categories vaccinde et non vaccinee est tres difficile en raison de l'insuf- fisance des cartotheques. De plus, l'allergie post- vaccinale n'a pas toujours ete obtenue, puisqu'on a recense dans les effectifs une proportion notable d'enfants dont l'epreuve tuberculinique (RT 23, 2 unites) est negative (< 6 mm): 24% 'a Geneve, 38% en France, 32% en Yougoslavie, 58% en Pologne. Contrebalancant le caractere assez decevant de ces premieres constatations, l'amelioration, durant les annees de l'etude cooperative, de la participation des ecoliers tant a la vaccination qu'aux examens systematiques merite d'etre soulignee. En France, les enfants de la cohorte initiale ont ete, en 4 ans, testes par intradermoreaction dans 92% des cas (dont 10% une seule fois, 82% plusieurs fois). On a recense en fin d'enquete une proportion d'en- fants vaccines beaucoup plus importante qu'au debut: 24% au lieu de 16% 'a Geneve; 48% au lieu de 27% en France; 76% au lieu de 49% en Pologne; 69% de vaccinds, 15% de non-vaccines et 16% sans precision en Yougoslavie (au lieu de 41 %, 24% et 35%). Cela prouve qu'un travail approfondi et prolonge dans des zones pilotes a toujours valeur de demons- tration et a pour corollaire un renforcement de l'action prophylactique. Cette action, tout particulierement celle concer- nant la prdvention par le BCG, s'avere essentielle et permet d'escompter une reduction importante de la morbidite tuberculeuse. En effet, en France et a Geneve (ouf les resultats sont plus explicites et le BCG plus efficace, semble-t-il, que dans les deux autres pays), on a observe que les nouveaux cas de maladie etaient 5 a 7 fois moins nombreux chez les enfants anterieurement vaccines que chez les enfants non vaccines. On pourrait encore diminuer cette morbidite si on prescrivait aux enfants recemment infectes la chimioprophylaxie par l'isoniazide (dont l'effi- cacite est, par ailleurs, prouvee). Or, celle-ci n'avait ete appliquee aux enfants presentant un virage recent des tests tuberculiniques, sans manifestations morbides, que dans 35 % des cas en France et 14% des cas 'a Geneve. Outre ces donnees obtenues de faron prospective, d'autres elements relatifs aux defaillances de la lutte antituberculeuse ont e't recherches de fa9on retrospective: en particulier. ceux ayant trait a l'origine de la contamination des enfants tuber- culeux. Quoiqu'une enquete medico-sociale ait pu etre effectuee dans toutes les zones pilotes dans pres de 90% des cas et que les investigations dans l'entourage familial et extra-familial aient ete tres pouss6es, on ne retrouve pas frequemment la source de la contagion' en France, dans 13% des cas seulement pour les enr fants presentant une infection r6cente et latente; dans 46% des cas pour ceux atteints de maladie tubercu- leuse patente. Ce pourcentage est nettement plus eleve que celui observe dans les autres zones pilotes (ouf l'enquete anamnestique a probablement ete moins approfondie): 23% des cas de maladie 'a Geneve, 24% en Yougoslavie, 28 % en Pologne. I1 est enfin important de souligner les points sui- vants, qui concernent les 4 pays participant 'a l'etude: - dans la majorite des cas dont la source de contagion a dtd detectee (les 3/4 de l'ensemble des cas repertories, les 4/5 des cas de maladie), il s'agissait d'une contamination familiale; - ces contaminateurs presumes etaient, dans les 2/3 des cas, connus avant que l'on ne decouvre la tuberculose de l'enfant; - dans cette demiere eventualite, 63% de ces contaminateurs n'avaient eu aucun contr6le bac- teriologique durant l'annee precddant la maladie de l'enfant. Il importe de souligner que tous ces elements, ayant un interet 'a la fois epidemiologique et opd- rationnel, n'ont pu e-tre precises que grace it une connaissance exacte de la population de reference, a une prospection systematique et standardisee des effectifs, a des enquetes anamnestiques etendues, a un enregistrement uniforme des donnees. Celles- ci n'etaient pas exactement connues avant l'etude cooperative et elles ne le sont pas encore actuellement pour la totatlie de chacun des pays concernes. Or il est essentiel de mettre tous les faits recenses en exergue, car on ne peut concevoir que sans pallier ces defaillances on puisse ameliorer les resultats de la lutte antituberculeuse. 14 209 210 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU ANNEXE 1 PREMIERE PHASE DE L'ENQUETE: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE (SCOLARISES OU NON); PARTICIPATION AU DEPISTAGE TUBERCULINIQUE STANDARDa ET AUX EXAMENS RADIOPHOTOGRAPHIQUES Examens effectues Effectif Test standard Test standard Test standardCentres d'enquete des r6sidents et/ou radiophotographie b effectu6 Iu Nombre % Nombre % Nombre % Bordeaux 51 140 45 690 89,3 36 790 71,9 35 570 69,6 Lille 22 040 17 265 78,3 13 835 62,8 13 595 61,7 Soissons 25 685 21 315 83,0 18 865 73,4 18 845 73,4 Strasbourg 25 345 17 770 70,1 16 790 66,2 16 460 64,9 4 centres francais 124 210 102 040 c 82,2 86 280 69,5 84 470 68,0 Katowice 9 889 9 852 99,6 9 142 92,4 9 142 92,4 Nowy Targ 8 380 8 190 97,7 7 945 94,8 7 945 94,8 Ostrol}ka 6 237 6 237 100 5 714 91,6 5 714 91,6 Rzesz6w 10 026 9 701 96,7 9 699 96,7 9 699 96,7 4 centres polonais 34 532 33 980 98,4 32 500 94,1 32 500 94,1 Geneve (1 centre suisse) 24 127 22 065 91,5 22 065 91,5 22 065 91,5 Bosnie: Novo-Sarajevo 9 706 8 906 91,8 6 046 62,3 5 615 57,9 (akovec 19 243 13 975 72,6 13 975 72,6 7 625 39,6 Croatie Zagreb 278 254 91,4 232 83,5 103 37,1 { Belgrade 9 692 7 753 80,0 7 753 80,0 7 316 75,5 Serbie Sabac 10 883 10 734 98,6 10 726 98,6 10 631 97,7 Slov6nie: Kranj et Triid 8 321 7 289 87,6 7 289 87,6 6 850 82,3 6 centres yougoslaves 58 123 48 911 84,2 46 021 79,2 38 140 65,6 a R6sultats connus ou non. b Examens effectu6s, resultats connus ou non. c Ici tests standards; tous tests et/ou radiophotographie = 102 930. TABLEAU ANNEXE 2 CENTRES D'ENQUtTE FRAN,CAIS ET SUISSE: PREMIERE PHASE DE L'ENQUETE; ENFANTS SCOLARIStS; PARTICIPATION AU DtPISTAGE TUBERCULINIQUE STANDARD ET AUX EXAMENS RADIOPHOTOGRAPHIQUES Test et/ou radiophotographie Nombre % 42 890 16 225 18 580 17 035 94 730 2 22213 22 065 91,3 82,9 87,9 71,5 85,0 99,3 Examens effectu6s b Test standard Nombre % 34 460 12 955 16 605 16 115 73,4 66,2 78,6 67,6 80 135 71,9 22 065 99,3 Radiophotographie Nombre % 18 100 7 130 3 735 6 605 35 570 9 957 a Scolarises en France; ressortissants du,S.S.J. en Suisse. b,R1sultats connus ou non. 38,5 36,4 17,7 27,7 31,9 44,8 TABLEAU ANNEXE 3 CENTRES D'ENQUtTE FRANI;AIS, SUISSE ET YOUGOSLAVES: PREMItRE PHASE DE L'ENQUETE; ENFANTS D'AGE SCOLAIRE (SCOLARIStS OU NON); PARTICIPATION AUX EXAMENS RADIOPHOTOGRAPHIQUES EN FONCTION DES RESULTATS DU TEST TUBERCULINIQUE STANDARD Centres d'enquete Bordeaux Lille Soissons Strasbourg 4 centres fran,ais Geneve (1 centre suisse) R6sidents Ressortissants du S.S.J. Assujettis A la radiophoto- graphie b Bosnie: Novo-Sarajevo f Cakovec Croatie Zagreb Belgrade Serbie Sabac Slov6nie: Kranj et Trli6 6 centres yougoslaves Diambtre < 6 mm Diambtre > 6 mm Radiopho- Radiopho- Effectifs tographies Effectifs tographieseffectue'es effectudes (%) (%) 26 730 7,6 8 840 84,0 9 300 16 730 9 695 62 455 17 151 17 151 6 863 2 487 1 881 17 1 748 5 451 5 062 16 646 3,6 3,3 2,1 5,0 42,5 42,5 98,7 53,6 99,1 52,9 3,5 14,5 0,1 24,4 4 295 2 115 6 765 22 015 4 914 4 914 3 215 3 128 5 744 86 5 568 5 180 1 788 21 494 86,7 68,1 83,0 82,7 54,1 54,1 99,0 53,7 99,5 82,6 6,2 94,1 5,4 59,5 Non test6s a Radiopho- Effectifs tographies effectu6es 15 570 8 445 6 840 8 885 39 740 2 062 148 51 4 091 11 618 175 2 376 252 1 471 1 9 983 Total des r6sidents Radiopho- Effectifs tographieseffectu6es (% ;2,9 51 140 T0,6 22 040 16,0 25 685 1,2 25 345 12,0 124 210 _ 24 127 - 22 213 _ 10 129 80,3 9 706 54,6 19 243 85,7 278 2,3 9 692 6,3 10 883 - 8321 49,3 58 123 a Ou r6sultat du test standard non connu, ou diametre non precise. b Estimations faites a partir de la statistique de l'ann6e scolaire 1 966/67. Centres d'enquete Bordeaux Lille Soissons Strasbourg 4 centres fran,ais Suisse Effectif des scolaris6sa 46 980 19 570 21 130 23 825 111 505 37,6 34,1 17,4 26,9 30,6 41,3 44,8 98,3 64,9 72,4 82,7 4,8 52,2 1,2 45,9 E 4 I 1 z 212 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU ANNEXE 4 ENFANTS AGES DE 6 A 13 ANS EN 1962/63 SCOLARISES DANS LES SECTEURS D'ENQUETE DE 1962/63 A 1965/66: TESTS TUBERCULINIQUES SYSTEMATIQUES AU COURS DE L'ENQUtTEa Pourcentages d'enfants ayant subi Centres Ec lsEffectifsd'enquete Ecoles scolaris6s b 1 seul 2 3 11 Aucun test tests tests tests ou plusieurs testtests Primaires publiques 23 020 7,8 12,3 25,0 47,1 92,2 7,8 Secondaires publiques 8 820 7,5 11,7 21,6 48,0 88,8 11,2 Bordeaux Privees 6 130 10,9 12,6 23,8 34,7 82,1 17,9 Total 37 970 8,2 12,2 24,1 45,3 89,8 10,2 Primaires publiques 8 700 18,9 21,1 30,0 20,6 90,6 9,4 Secondaires publiques 2 170 14,3 20,3 31,3 24,2 90,1 9,9 Lille Priv6es 3 305 14,8 17,4 28,4 26,5 87,1 12,9 Total 14 175 17,2 20,0 30,0 22,5 89,7 10,3 Primaires publiques 10 555 8,5 10,8 25,9 50,0 95,2 4,8 Secondaires publiques 1 880 9,8 12,5 24,5 45,2 92,0 8,0 Soissons Privees 325 18,4 15,4 32,3 27,7 93,8 6,2 Total 12 760 8,9 11,2 25,9 48,7 94,7 5,3 Primaires publiques 10 370 5,3 15,0 35,0 43,2 98,4 1,6 Secondaires publiques 2 465 7,1 17,0 32,7 36,7 93,5 6,5 Strasbourg Privees 1 270 8,7 24,4 33,1 22,8 89,0 11,0 Total 14 105 5,9 16,2 34,4 40,2 96,7 3,3 Primaires publiques 52 645 9,3 14,0 28,0 42,5 93,8 6,2 Secondaires Publiques 15 335 8,7 13,8 25,1 42,5 90,1 9,9 Tous centres Priv6es 11 030 12,1 15,4 26,5 30,7 84,7 15,3 Total 79 010 c 9,6 14,2 27,2 40,8 91,8 8,2 a Tous les tests effectu6s (y compris les tests non lus). b Estimations a partir d'un 6chantillon du fichier: au 1/10 A Bordeaux et au 1/5 ailleurs. c 11 s'agit ici des enfants de familles residentes et qui sont scolaris6s dans les secteurs d'enquete. L'effectif des enfants scolaris6s (dont les familles resident ou non dans ces secteurs) est de 79 800. INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU ANNEXE 5 CENTRES D'ENQUETE FRANC,AIS ET SUISSE: EFFECTIFS ANNUELS DES ENFANTS D'AGE SCOLAIREa SUSCEPTIBLES D'TRE SOUMIS AUX EXAMENS SYSTEMATIQUES Centres d'enquete Bordeaux Lille Soissons Strasbourg 4 centres francais Residents (Suisse) Ressortissants du S.S.J. Assujettis A la radiophotographie a 6-13 ans pour les centres fran,ais; 6-14 ans pour Geneve. 213 1962/63 51 140 22 040 25 685 25 345 124 210 24 127 22 213 10 129 1963/64 51 640 22 500 26 785 26 540 127 465 24 958 22 911 1964/65 51 350 22 965 26 615 27 845 128 775 26 426 22917 1- 1 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON 00 C;Lo C) I %- 0 I'00 . ) 0) 6 ! N N " CD 0 000o cl C) D co L N _ N - N N L L) it ' _1 N Nc~~~~~~~~~~~~~~~~~ 0o co _ D M _- N 0o 0 00 00 0 0 co co ,t,D v C N N C rN N 'ad 6 -: 6a6 La CD C c) C(D N N 00 0 00 N N 00 CD 0) ) _- CO o _ c) n COD N %-,0 CD 'ao5 a ~c N CD '- w- r- m m Il N X D C4 C) t N - 00 _- N CD CD X - b 6RNw '6 C') CD C: cDt M W 0 0 r- 11 ;I N C S 0 ' - 0 _- N Co 0 N CD 00 0 0 to N C' C')W. N 00 N N N N 00 C') 00 m N 00 N CD coN N ONf co D c) 0 'a. N4 lqt C') Lo ,._ II I --ICrDoCDb 41 | ': | z X | _O (D s) sa: _ N t $ sm NN st~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~C) it LC 0.~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~a G _ C- CD 00 N C') C' C C) 00 N - 0 o LO cot lio_ N r- at c u5- zO'-i 6 d C) - C l6 6qC0 Cl) 0 CY) ) M CD am * ') w CD _ (D_ On O co 0 '0 Lo-.CC.J C' r- N CD 'a' CN C')a) 0) C~co LO CD C' -R LO C') CY) 0. C'~ ~~ ~~~ ~~~ ~~~~~~~~)N CDC C 00 C' ) CY) C) 0~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~() 'at C) N1 U-)0 U)CD N00 'a'CNCY)0 'a~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~CD~~~~~~~~~~~~~~~C')C'C')C')CD cm 0 0 0 .2 4. .. >. 0 N 0 0 N id z 0 cc ._L C 0 0Om en C 0 0 C') lot CD co N C') I CD_00) 00 (9 I n ._ I n I Q a Ia) I > a I Q I O 0 c 0CD 0 'a> O 0 6-~ 0) - .0 6~-mg 0 0 00 0 c .2 '0 0 z- 0 0 (A 0 a1) 0 CD 0) C 0 C 0. 00. C C C0 0 0 ._ co D -c 10n 0 _0cOOT*Q C 0 0.o 0- ( 8co -C -L '0A ~C0 DC.'0 000 >0 > C0 o . 0 '-0 0 @C X*. C).' C ~o. on 0 .~C Dn >C 0 CL- - ._ ,~ 0X C 0.0' °0-zDC '0 C 0 C V C C-)aoC 0n.- 0C)~ In coM C 0 a0 00 o0. *0~ 0 C0 .- I) CO C: 00C 0 0._ 214 CL o 4D C C- 0 *a zoF C.-. Z0 .T: ,M 0 CA CD 0 C) 0) cm 0 (9 0 ._ 0 0co 0) !0 0 CD C sn .~ - 0. U0 C C_ 0 Q- (a 10 CC_- -a _E 0 Cl) N L N _ r- - om w Ns N I- 0 C' N 0 N oo 0 aw r0 d 00 Nd 4.VCD C N D T- C C') £-cD CD r-: 0CM az 0 0 z -JD cn-J a -J 0 zU- cn Ui z I- Z ui Z _ z n CD 0_C I- lw x o Zc/) <z- U- z DUJ cnI- 1J z C/) 0 z C/) zj wi 0 .0 0 0 0 0 '0 1- 0 co mO D C') _ N U) Lo CD N N N 0 N- 0 d0 cr C D C* 0 C 0 0 x 0 co 0 00 ._ c C> .I-0) C 0 A -0 = 00 -J Cl) Cl) 11- I11 INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT TABLEAU ANNEXE 7 CENTRES D'ENQUtTE FRANCAIS, POLONAIS ET SUISSE: Jre PHASE DE L'ENQUtTE; ENFANTS D'AGE SCOLAIRE VACCINeSa AVANT L'ENQU TE Pourcentage de vaccin6s parmi les enfants Ag6s au debut de l'enqu6te de Centres d'enquete 6ans 7ans 8ans 9ans 10ans 1 ans |12ans [ 13ans |14ans TousAges Bordeaux 14,9 29,6 30,9 28,9 31,6 32,3 37,3 33,2 29,9 Lille 7,8 23,0 32,7 28,3 26,1 26,7 32,8 44,5 26,5 Soissons 3,2 4,0 6,3 7,3 9,2 6,5 6,1 5,6 5,8 Strasbourg 10,1 13,9 43,9 56,6 55,5 58,8 56,6 49,0 42,9 4 centres francais 10,1 19,4 28,9 30,2 30,7 31,7 34,3 31,8 27,0 Katowice 58,8 62,6 59,4 53,4 45,3 45,7 51,0 51,4 53,2 Nowy Targ 51,0 54,0 47,3 49,4 45,4 50,7 59,8 54,7 51,5 OstrolQka 72,4 46,7 45,9 34,6 28,9 59,1 42,5 47,1 Rzesz6w 40,9 57,5 49,6 35,1 40,1 40,0 43,3 46,8 44,3 4 centres polonais 49,5 60,9 51,1 45,8 41,7 41,9 52,5 49,2 49,1 Geneve (1 centre suisse) 9,8 10,7 11,7 12,3 12,8 14,6 16,7 29,9 29,8 16,0 a Vaccin6s par le BCG: ant6c6dents connus ou cicatrices de BCG. 215 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU ANNEXE 8 CENTRES D'ENQUETE YOUGOSLAVES: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; POURCENTAGES D'ENFANTS VACCINESa AVANT L'ENQUtTE ET A LA FIN DE L'ENQUETE ET POURCENTAGES, A LA FIN DE L'ENQUETE, DES ENFANTS NON VACCINES ET A ANTtCtDENTS NON PRECISES Cat6gories Vaccin6s au d6but de l'enquete (Vaccin6s Fin de l1enquAte Non vaccines , Sans pr6cision Vaccin6s au d6but de 1'enquAte (Vaccin6s Fin de l'enquete Non vaccin6s , Sans pr6cision Enfants ages au debut de l'enquete de ans 8 ans 9 ans 45,0 50,6 49,4 36,5 65,1 17,4 17,5 39,5 45,2 54,8 38,5 58,9 12,9 28,2 42,7 48,3 51,7 l 0ans 11 ans I1 2ans 13 ans 14ans 44,6 70,9 13,2 15,9 42,1 47,8 0,1 52,1 41,9 64,4 12,7 22,9 41,7 47,4 52,6 45,5 70,1 15,9 14,0 29,5 35,1 64,9 Vaccin6s au d6but de 1'enquAte 47,1 56,7 49,8 38,7 52,5 69,1 (Vaccin6s 78,6 90,0 88,2 73,8 80,0 85,4 Fin de 1'enqudte Non vaccines 21,4 10,0 11,8 26,2 20,0 14,6 , Sans precision - - - - - - Vaccines au debut de l'enquAte (Vaccines Fin de l'enqugte Non vaccines , Sans precision Vaccines au debut de l'enquete Vaccin6s Fin de l'enquete Non vaccin6s Sans precision Vaccines au debut de l'enqu8te (Vaccines Fin de lenquAte Non vaccines , Sans precision I. Vaccines au debut de l'enquete (Vaccines Fin de l1enquAte Non vaccines I Sans precision 71,2 85,7 5,4 8,9 37,2 71,7 22,3 6,0 0,6 0,8 5,3 93,9 38,1 52,9 9,0 38,1 73,7 86,5 5,7 7,8 43,2 71,3 28,2 0,5 1,5 1,5 4,2 94,4 39,6 55,6 11,1 33,3 68,6 83,8 6,0 10,2 50,0 71,1 28,3 0,6 2,2 2,6 5,8 91,6 41,7 54,8 10,4 34,8 61,6 78,0 6,5 15,5 53,1 71,6 27,9 0,5 9,2 10,3 4,7 85,0 43,8 57,8 10,2 32,0 58,6 74,8 9,2 16,0 56,4 72,0 27,7 0,3 15,4 19,9 7,6 72,5 44,6 57,5 11,1 31,4 61,3 75,3 13,2 11,5 58,8 72,4 27,4 0,2 24,3 36,4 8,7 54,9 43,4 56,8 12,2 31,0 39,3 48,9 11,0 40,1 23,7 29,3 70,7 45,8 77,8 22,2 50,1 63,4 16,0 20,6 60,0 70,1 29,5 0,4 30,0 39,0 13,0 48,0 40,0 48,3 12,9 38,8 39,3 48,9 11,0 40,1 20,9 26,5 0,1 73,4 45,8 77,8 22,2 37,4 50,0 8,7 41,3 58,3 65,5 34,3 0,2 30,0 39,0 13,0 48,0 36,7 46,1 12,7 41,2 Total des groupes d'age 40,8 62,1 13,8 24,1 35,1 40,8 59,2 50,2 81,7 18,3 57,6 71,9 9,0 19,1 52,6 70,7 28,3 1,0 14,1 18,7 7,8 73,5 41,2 53,9 11,3 34,8 216 Centres d'enquete Bosnie: Novo-Sarajevo Cakovec b Zagreb Belgrade Croatie Serbie Sabac Slovanie: Kranj b' et TrWk 6 centres yougoslaves a Antecedents connus ou presence de cicatrices de BCG. b A Cakovec et 3 Kranj et Trlid: pourcentage eleve de cas ou les antecedents ne sont pas precises. On n'a pas recherche les cicatrices. II semble bien que la plupart de ces enfants aient te vaccines A la naissance (specialement 3 Kranj). = INSUFFISANCES DE LA LU'ITE ANTITU8BERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 217 TABLEAU ANNEXE 9 COHORTE DES ENFANTS DAGE SCOLAIRE (AU DEBUT DE L'ENQUtTE): RECENSEMENT DES ENFANTS VACCINES AVANT L'ENQU.TEa ET EN COURS D'ENQUtTE (POURCENTAGES CUMULtS PAR RAPPORT A L'EFFECTIF INITIAL) Recensement des sujets vaccin6 (%) Recensement en fin d'enquAte avant et pendant 1'enqugte Centres d'enquAte initial Avant Ia Apres Ia Apres Ia Apres Ia Apres Total des Dont Non San 1re phase re phase 2* phase 30 phase 4 phase accin6s revaccin6s vaccin6s pr6cision Bordeaux 51 140 29,9 34,9 41,4 41,7 41,7 41,7 0,7 58,3 Lille 22 040 26,5 41,0 46,7 50,8 53,0 53,0 5,8 47,0 Soissons 25 685 5,8 21,3 31,9 41,8 42,7 42,7 2,7 57,3 Strasbourg 25 345 42,9 57,6 61,4 62,0 62,1 62,1 0,1 37,9 4 centres francais 124 210 27,0 37,8 44,5 47,5 48,1 48,1 1,9 51,9 Katowice 9 142 53,2 (71,3) (71,3) (18,2) (28,7) Nowy Targ 7 945 51,5 76,5 76,5 19,9 23,5 Ostrolqka 5 714 47,1 (79,5) (79,5) (17,3) (20,5) Rzesz6w 9 699 44,3 79,0 79,0 24,2 21,0 4 centres polonais 32 500 49,1 (76,4) Un seu piage (76.4) (20,3) c dp(2t3,6)apas de surveillance prolong6e 4 )C (36 Geneve (1 centre suisse) 22 213 16,0 Pas d'6tude longitudinale 1962/63 Bosnie: Novo-Sarajevo 9 181 40,8 57,0 62,1 62,1 12,7 13,8 24,1 Croatie Cakovec 13 978 35,1 40,8 Pas de surveillance prolong6e 40,8 39,2 - 59,2 Zagreb 273 50,2 57,5 81,7 81,7 39,3 18,3 - Belgrade 9 688 57,6 62,1 71,9 71,9 24,4 9,0 19,1 Serbie Sabac 10 734 52,6 70,7 70,7 70,7 18,6 28,3 1,0 Slov6nie: Kranj et Tr±id 7 289 14,1 17,5 18,7 18,7 1,1 7,8 73,5 6 centres yougoslaves 51 143 J 41,2 50,8 53,8 53,8 21,8 11,4 34,8 a France et Suisse: ant6c6dents de BCG connus; Pologne: presence de cicatrices; Yougoslavie: ant6c6dents connus ou pr6sence de cicatrices. Si la date du BCG n'est pas pr6cis6e, on a inclus les cas parmi les sujets a vaccin6s avant enquOte a. b Les effectifs concern6s ici sont ceux: des enfants r6sidents, en France; des enfants test6s, en Pologne; des ressortissants du S.S.J., en Suisse; des enfants prospect6s, en Yougoslavie. c Moyenne observ6e pour Nowy Targ et Rzesz6w, qui a 6t6 appliqu6e a Katowice et Ostro1rka oO les renseignements n'6taient pasdisponibles sous cette forme. 15 TABLEAU ANNEXE 10 CENTRES D'ENQUETE POLONAIS, SUISSE ET YOUGOSLAVES; COHORTE DES ENFANTS D'AGE PRtSCOLAIRE (AU DEBUT DE L'ENQUMTE); RECENSEMENT DES SUJETS VACCINES AVANT L'ENQUtTEa ET EN COURS D'ENQUETE (POURCENTAGES CUMULES) Recensement des sujets vaccin6s Recensement en fin d'enqugte avant et pendant l'enquete Centres d'enquSte EfnitiafTtlds ot NnSninqEtia | Avant a Apres la Apres la vaccmnes orevaccins vaccines precision 1 re phase 1 r phase 20 phase (%) (%) (%) (%) Katowice 4 936 69,5 (89,0) (89,0) (34,2) (11,0) Nowy Targ Ostroliqka Rzesz6w 6 424 53,2 91,1 91,1 30,4 8,9 Centres polonais c 11 360 60,3 (90,2) (90,2) (32,0) (9,8) Geneve (1 centre suisse) 3 261 8,7 Renseignements non disponibles sous cette forme 1962/63 Bosnie: Novo-Sarajevo 3 932 37,5 37,5 62,5 - Cakovec 3 588 15,4 58,7 58,7 55,3 - 41,3 Croatie Zagreb 233 49,4 73,0 87,1 87,1 27,1 11,2 1,7 I Belgrade 898 53,2 56,7 80,5 80,5 28,9 3,9 15,6 Serbie SBabac 5 441 33,3 79,6 79,7 79,7 12,9 15,7 4,6 Slov6nie: Kranj et Triid 241 2,1 2,1 2,1 2,1 - 2,9 95,0 6 centres yougoslaves 14 333 30,9 59,9 61,7 61,7 21,0 23,6 14,7 a En Pologne: presence de cicatrices. En Suisse: ant6c6dents de BCG connus. En Yougoslavie: antec6dents connus ou pr6sence de cicatrices (si la date du BCG n'est pas precis6e, on a inclu les cas parmi les ( vaccines avant l'enquete ))). b Les effectifs concernes ici sont ceux: des sujets Ag6s de 0 a 6 ans, en Pologne; des ressortissants du S.S.J. ag6s de 4 et 5 ans, en Suisse; des sujets prospect6s ag6s de 0 a 6 ans, en Yougoslavie (sauf Belgrade et Kranj, ou il s'agit des 6coliers de 5 ou 6 ans). c A Nowy Targ et a Ostroleka, on n'a pas prospect6 d'enfants d'Age prescolaire. TABLEAU ANNEXE 11 CENTRES D'ENQUtTE SUISSE ET YOUGOSLAVES: COHORTE DES SUJETS AGES DE 15 ANS ET PLUS (AU DEBUT DE LENQUETE); RECENSEMENT DES SUJETS VACCINES AVANT L'ENQUETEa ET EN COURS D'ENQUETE (POURCENTAGES CUMULSS) | Recensement des sujets vaccines (%) Recensement en fin d'enquete Efecif avant 1lenqugte et en cours d'enqu6te Centres d'enqu8te initial b Total des Non SansCentrsd'equ8t |init |Avant la Apros la Aprbs la vaccin6s vaccines pr6cision i re phase i re phase 20 phase (% (% (% Geneve (1 centre suisse) 11 341 43,8 Renseignements non disponibles sous cette forme 1962/63 Bosnie: Novo-Sarajevo 3 994 54,6 54,6 45,4 - Cakovec 4 386 8,2 10,8 10,8 - 89,2 Croatie Zagreb 122 58,2 63,1 65,6 65,6 34,4 - Belgrade 5 674 41,5 44,4 50,5 50,5 8,0 41,5 Serbie Sabac 1 097 58,7 64,4 - 64,4 35,3 0,3 Slov6nie: Kranj et Trlid 168 38,7 48,2 - 48,2 17,8 34,0 6 centres yougoslaves 15 441 36,8 39,1 41,4 41,4 17,7 40,9 a En Suisse: ant6c6dents de BCG connus; en Yougoslavie: ant6c6dents connus ou pr6sence de cicatrices. b Les effectifs concern6s ici sont ceux: des ressortissants du S.S.J. en Suisse; des sujets prospect6s en Yougoslavie. INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 219 TABLEAU ANNEXE 12 CENTRES D'ENQUtTE FRANQAIS: COHORTE DES tCOLIERS AGES DE 6 A 10 ANS AU DEBUT DE LENQUtTE; AUGMENTATION DU POURCENTAGE D'ENFANTS VACCINES AU COURS DES 4 ANNtES D'ENQUtTE Enfants vaccin6s Centres Ann6e Effectifd'enqutte de naissance en 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1962/63 Nombre % Nombre % Nombre [ % Nombre % 1956/57 6 100 910 14,9 1 510 24,7 2 070 33,9 2 100 34,4 1955/56 6 350 1 880 29,6 2 350 37,0 2 870 45,2 2 910 45,8 Bordeaux 1954/55 6 480 2 000 30,9 2 330 36,0 2 890 44,6 2 910 44,9 1953/54 6 640 1 920 28,9 2 220 33,4 2 620 39,4 2 630 39,6 1952/53 7 270 2 300 31,6 2 580 35,5 3 000 41,3 3 010 41,4 1956/57 2 875 225 7,8 785 27,3 1 070 37,2 1 425 49,6 1955/56 2 895 665 23,0 1 165 40,3 1 330 46,0 1 550 53,5 Lille 1954/55 2 985 975 32,7 1 340 44,9 1 535 51,4 1 785 59,8 1953/54 2 690 760 28,3 1 110 41,3 1 305 48,5 1 530 56,9 1952/53 3 030 790 26,1 1 290 42,6 1 440 47,6 1 620 53,5 1956/57 3 435 110 3,2 665 19,4 1 080 31,5 1 690 49,2 1955/56 3 655 145 4,0 770 21,1 1 320 36,1 1 825 49,9 Soissons 1954/55 3 270 205 6,3 780 23,9 1115 34,1 1 540 47,0 1953/54 3 415 250 7,3 700 20,5 1185 34,7 1 730 50,7 1952/53 3 410 245 9,2 790 25,2 1185 36,8 1 630 49,8 1956/57 2 965 300 10,1 1 995 67,3 2 285 77,1 2 315 78,1 1955/56 3 255 450 13,9 1 915 58,9 2 120 65,2 2 140 65,7 Strasbourg 1954/55 3 380 1 485 43,9 1 795 53,1 2 010 59,5 2 045 60,5 1953/54 3 475 1 965 56,6 2 050 59,0 2 160 62,2 2 220 63,9 1952/53 3 500 1 945 55,5 2 020 57,7 2 095 59,9 2 110 60,3 1956/57 15 375 1 545 10,1 4 955 32,3 6 505 42,4 7 530 49,0 4 centres 1955/56 16 155 3 140 19,4 6 200 38,4 7 640 47,3 8 425 52,2 francais 1954/55 16 115 4 665 28,9 6 245 38,7 7 550 46,8 8 280 51,4 1953/54 16 220 4 895 30,2 6 080 37,5 7 270 44,8 8 110 50,0 1952/53 17 210 5 280 30,7 6 680 38,8 7 720 44,8 8 370 48,6 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HAITON TABLEAU ANNEXE 13 CENTRE D'ENQUETE SUISSE: ENFANTS D'AGE SCOLAIRE; RECENSEMENT, LORS DES DIFFERENTES PHASES DE L'ENQUETE, DES ENFANTS VACCINES 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 aes) Enfants vaccin6s Enfants vaccin6s Enfants vaccin6s Enfants vaccin6s(ann6es) Effectif Effectif Effectif Effectif Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % 6 3135 308 9,8 3 125 394 12,6 3202 462 14,4 3 368 562 16,6 7 2 992 319 10,7 2 961 406 13,7 3 185 529 16,6 3 260 565 17,3 8 2 635 307 11,7 2 745 337 12,3 3 019 525 17,5 3 224 651 20,1 9 2 652 326 12,3 2 639 411 15,6 2 732 432 15,8 3 019 637 21,0 10 2 306 296 12,8 2 442 386 15,8 2 651 489 18,4 2 755 585 21,2 11 2 233 325 14,6 2 374 358 15,1 2 449 455 18,6 2 702 701 25,9 12 2 231 372 16,7 2 270 484 21,3 2 396 475 19,8 2 517 675 26,8 13 2 395 717 29,9 2 144 436 20,3 2 308 582 25,2 2 453 845 34,4 14 2 332 695 29,8 2 217 516 23,2 2 203 576 26,2 2 385 892 37,4 6-14 22911 3665 - 16,0 22917 3728 16,2 24145 4525 18,7 25683 6113 23,8 220 INSUFFISANCES DE LA LUTITE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 221 TABLEAU ANNEXE 14 ENFANTS D'AGE SCOLAIRE TESTES LORS DE LA PREMIERE PHASE DE L'ENQUETE; ALLERGIEa POSTVACCINALE CHEZ LES tCOLIERS VACCINtS AVANT L'ENQUeTE Ensemble Dont tests negatifs Vaccin6s Dont tests negatifsdes dep.uisDottssngtf Centres d'enqu8te vci6 onEffectftest~ <6mm <2mm d'un anb <6mm <2mmCentred' nubte Effectif teste 6n -Effectif test6l | <2m = 100% Nombre % Nombre %=100% Nombre % Nombre % Bordeaux 1 118 438 39,2 404 36,1 92 25 27,2 21 22,8 Lille 790 264 33,4 231 29,2 147 40 27,2 31 21,1 Soissons 176 82 46,6 72 40,9 56 22 39,3 16 28,6 Strasbourg 1 439 548 38,1 352 24,5 180 91 50,6 46 25,6 4 centres francais c 3 523 1 332 37,8 1 059 30,1 475 178 37,5 114 24,0 Katowice 271 112 41,3 81 29,9 Nowy Targ 477 186 39,0 51 10,7 176 85 48,3 5 2,8 Ostrolqka 255 70 27,5 14 5,5 Rzesz6w 1 497 1 013 67,7 736 49,2 179 100 55,9 60 33,5 3 centres polonais (RT 23) 2 245 1 311 58,4 868 38,7 610 255 41,8 79 13,0 4 centres polonais (PPD polonais) 13 699 5 951 43,4 774 5,6 Genbve (1 centre suisse) 3 665 887 24,2 Bosnie: Novo-Sarajevo 2 986 969 32,5 660 22,1 4 1 1 { Cakovec 1 655 383 23,1 224 13,5 1 233 166 13,5 115 9,3Croatie Zagreb 198 31 15,7 30 15,2 56 13 23,2 13 23,2 { Belgrade 5 141 995 19,4 322 6,3 1 463 224 15,3 86 5,9 Sabac 3 373 1 832 54,3 952 28,2 212 77 36,3 41 19,3 Slov6nie: Kranj et Triid 964 313 32,5 162 16,8 5 1 1 6 centres yougoslaves d 14 317 4 523 31,6 2 350 16,4 2 973 482 16,2 257 8,6 a Tests avec RT 23. b A l'exclusion des enfants dont la vaccination date de moins de 3 mois (ces cas restent par contre inclus dans la colonne a ensembledes vaccin6s s). c Analyse statistique d'un 6chantillon au 1/10 a Bordeaux et au 1/5 ailleurs. d Sujets ag6s de moins de 20 ans pour lesquels le d6lai entre la vaccination et le test est precise. 222 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATrON TABLEAU ANNEXE 15 CENTRES D'ENQUETE FRANI;AIS ET YOUGOSLAVES: RtSULTATS DES TESTS TUBERCULINIQUESa EN FONCTION DE L'ANCIENNETt DU BCGb D6lai entre BCG et test tuberculinique < 1 an c > 1 an et < 3 ans > 3 ans et < 5 ans a 5 ans Centres d'enquete N6gatifs N6gatifs N6gatifs Negatifs Testes (< 6 mm) Testes (< 6 mm) Testes (< 6 mm) Testes (< 6 mm)Tests -Nombre| % _____Nombre| % Test_s Nombrel % - ____ Nombre| % Bordeaux 92 25 27,2 317 102 32,2 238 95 39,9 288 132 45,8 Lille 147 40 27,2 174 59 33,9 143 50 35,0 171 44 25,7 Soissons 56 22 39,3 16 2 7 1 27 14 51,9 Strasbourg 180 91 50,6 521 202 38,8 395 115 29,1 233 72 30,9 4 centres fran9ais cl 475 178 37,5 1 028 365 35,5 783 261 33,3 719 262 36,4 Bosnie: Novo-Sarajevo 4 1 87 21 24,1 3 - - 2 892 947 32,7 {akovec 1 233 166 13,5 114 52 45,6 208 112 53,8 75 33 44,0 Croatie Zagreb 56 13 23,2 47 6 12,8 18 2 74 10 13,5 { Belgrade 1 463 224 15,3 1 041 223 21,4 950 242 25,5 1 631 290 17,8 Serbie Sabac 212 77 36,3 617 351 56,9 312 237 76,0 2 232 1 167 52,3 Slove n ie: Kranj et Triid 5 1 68 15 22,1 208 45 21,6 683 252 36,9 6 centres yougoslaves 2 973 482 16,2 1 974 668 33,8 1 699 638 37,6 7 587 2 699 35,6 a Tests effectues en France sur les enfants ag6s de 6 a 13 ans; en Yougoslavie, sur les sujets de moins de 20 ans. b Antecedents connus ou cicatrices de BCG. c Delais inf6rieurs a 3 mois exclus. d Analyse statistique de l'6chantillon au 1/10 h Bordeaux et au 1/5 ailleurs. TABLEAU ANNEXE 16 CENTRES D'ENQUETE FRANqAIS (ENFANTS AGES DE 6 A 13 ANS) ET YOUGOSLAVES (SUJETS DE MOINS DE 20 ANS): DIAMETRE MOYEN DES REACTIONS TUBERCULINIQUES EN FONCTION DE LUANCIENNETE DE LA VACCINATION PAR LE BCGa D6eai entre BCG et test tuberculinique b Centres d'enqugte < 1 an c 1 et 2 ans 3 et 4 ans > 5 ans Avec (0) Sans (0)d Avec (0) Sans (0) d Avec (0) [Sans (0) d Avec (0) |Sans (0) d Bordeaux Nombre 92 71 317 222 238 153 288 164 DMe 11,7 15,2 1,0 15,7 10,2 15,9 9,0 15,8 a 7,7 5,0 8,3 4,9 8,9 5,6 8,9 5,6 Lille Nombre 147 116 174 121 143 99 171 134 DM 9,4 11,9 8,7 12,6 9,5 13,7 10,2 14,3 a 6,4 4,7 7,0 4,7 7,3 4,4 7,5 5,2 Soissons Nombre 56 40 16 15 7 6 27 13 DM 7,9 1,0 12,5 13,3 8,0 16,6 a 6,3 4,4 7,4 6.9 9,6 6,6 Strasbourg Nombre 180 134 521 409 395 324 233 187 DM 6,8 9,1 9,1 11,6 10,9 13,3 10,8 13,5 a 6,6 6,2 6,9 5,8 7,2 5,7 7,5 5,7 4 centres frangais Nombre 475 361 1 028 767 783 583 719 498 DM 8,7 11,4 9,7 13,0 10,5 14,1 10,1 14,6 a 7,0 5,7 7,5 5,7 7,8 5,6 8,2 5,6 Bosnie: Novo-Sarajevo Nombre 4 3 87 73 3 3 2 892 2 247(7-14 ans) DM 9,6 11,5 9,1 11,7 a 5,9 4,5 6,5 5,0 | akovec Nombre 1 233 1 160 114 101 208 187 75 70 DM 12,2 12,9 7,1 8,0 6,0 6,7 7,8 8,3 a 5,8 5,1 5,5 5,2 5,1 4,9 5,7 5,6 Croatie _ ._ Zagreb Nombre 56 43 47 41 18 16 74 65 DM 6,3 8,3 8,1 9,4 11,8 13,3 10,8 12,3 a 4,7 3,9 4,2 3,0 6,0 4,6 5,7 4,3 Serbie: Belgrade Nombre 1 463 1 377 1 041 973 950 856 1 631 1 560 DM 9,1 9,7 9,9 10,6 9,3 10,3 11,4 11,9 a 4,8 4,3 5,6 5,1 5,7 5,0 5,6 5,2 4 centres yougoslaves f Nombre 2 756 2 583 1 289 1 188 1 179 1 062 4 672 3 942 DM 10,5 11,2 9,6 10,4 8,8 9,7 9,9 11,7 a 5,5 4,9 5,6 5,0 5,7 5,2 6,3 5,1 a Antec6dents connus ou cicatrices de BCG. d On a exclu tous les enfants dont le r6sultat du test tuberculinique etait nul. b 0 = resultat du test tuberculinique: nul. e DM = diametre moyen. c D6Iais inf6rieurs 3 3 mois exclus. f Renseignements non disponibles sous cette forme pour Sabac et Kranj. 224 A. LOTTE, S. PERDRIZET & F. HATTON TABLEAU ANNEXE 17 ENFANTS D'AGE PRtSCOLAIRE, SCOLAIRE ET ADOLESCENTS: INCIDENCE DE LA MALADIE TUBERCULEUSE SELON LES ANTtCtDENTS DE BCG; NOMBRE DE CAS ET TAUX POUR 100000 ENFANTSG Maladie tuberculeuse (toutes formes) Groupes Cas actifs Dont cas bacillifhresCentres P6riode d'Age A n d BCv E s _ri__ _ d'enqufte 6tudi6e b 6tudi6s Atcdnsd C fetf(ann6es) b Observds Corrig6s Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux 1962/63 Oui 50 390 31 15 6 3 9 4 Frangais 1963/64 6-131964/65 1965/66 Non 76 917 312 101 45 15 81 26 Oui 8 441 16 189,6 1 11,8 1 11,8 0-6 Non ou sans pr6cision 5 621 10 177,9 - - - - Oui 16 956 8 47 4 24 4 24 Polonais 1965 7-14 Non ou sans pr6cision 17 576 11 63 5 28 5 28 Oui 25 397 24 94,5 5 19,7 5 19,7 <15 Non ou sans pr6cision 23 197 21 90,5 5 21,5 5 21,5 Oui 3 868 2 13 - - - -6-i14 Non 19 179 42 55 3 4 8 10 1962/63 1963/64 Suisse Oui 5 374 2 9 - - - - (Geneve) 15-19 1964/66|_Non 6 722 19 71 - - -_ 1964/65 1965/66 Oui 9 242 4 11 - - - - 6-19 Non 25 901 61 59 3 3 8 8 Oui 9 000 8 88,9 1 11,1 1 11,1 1962 0-6 Non ou sans pr6cision 32 644 35 107,2 4 12,3 6 18,4 Oui 23 354 23 98 3 13 3 13 Yougoslaves ou 1963 7-14 Non ou sans pr6cision 34 769 45 129 6 17 7 20 Oui 32 354 31 95,8 4 12,4 4 12,4 ou 1964 < 15 Non ou sans pr6cision 67 413 80 118,6 10 14,8 13 19,2 Frangais Oui 54258 33 15 6 3 9 4 et suaisse 6| -14 | Non 96 096 354 92 48 13 89 23 Oui 40 310 31 76,9 7 17,4 7 17,4 7-14 Non ou sans pr6cision 52 345 56 106,9 11 21,0 12 22,9 Polonais et _ yougoslaves < 15 slaves Oui 57 751 55 95,2 9 15,6 9 15,6 < 15 Non ou sans pr6cision 90 610 101 111,4 15 16,6 18 20,0 a France et Suisse: effectifs annuels moyens; taux annuels moyens. Par contre, les nombres de cas sont les nombres totaux des 4 ann6es. b 11 s'agit de 1'ensemble de la periode, quel que soit le groupe d'age ou les antec6dents de BCG. INSUFFISANCES DE LA LLTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L'ENFANT 225 TABLEAU ANNEXE 18 CAS D'INFECTION TUBERCULEUSE LATENTE ET CAS DE MALADIE TUBERCULEUSE CHEZ LES ENFANTS D'AGE SCOLAIRE ANTgRIEUREMENT VACCINES Contr6les tuberculiniques postvaccinaux Effectu6s Contr6les pr6coces Contr6les tardifs Nombre ~~Non -_______Centres d'enquete Nobe effectu6s Non Nondo cas Pr6coces Pr6coces Ult6rieurs ou sans Effectu6s effectu6s Effectu6s effectu6s etult6rieurs seulement seulement pr6cision ou sans ou sans pr6cision pr6cision(%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) Frangais 191 19,4 4,7 57,1 18,8 24,1 75,9 76,5 23,5 Polonais 12 - - 16,6 83,4 - 100,0 16,6 83,4 Suisse 13 30,7 7,8 61,5 - 38,5 61,5 92,2 7,8 Yougoslaves 47 10,7 - 48,9 40,4 10,7 89,3 59,6 40,4 Tous centres 263 17,5 3,8 54,0 24,7 21,3 78,7 71,5 28,5 Fran9ais et suisse 204 20,1 4,9 57,4 17,6 25,0 75,0 77,5 22,5 Polonais et yougoslaves 59 8,5 - 42,4 49,1 8,5 91,5 50,9 49,1 r0 '0 0 D c 0 c E 'W C C 0a 0D .r M = LU 0 X C A. LOTTE, S. PERDRIZET _ .: I I & F. HATTON N ID IDO c ID _- N 0) o ,0c u o ob b . so o oo- o co cN ID co No00q)N 0)0o'_ C'xco~ ~ j ~ 6C c L le CO LO_)c0- iE N0 .N I ULLm N CO 00 0 0 co 0) CN 0 Le) CY) C& co LO 6; 0 0 66c 0) 0 o o 0 0 0 N "c3i U co 06 N1 0 0 co %- a"> U) ,v, 0 6 0 s- C)0)t ID r: N1 CO C') 0 0 Ov I ~ ~ N Nj 0 D N~E . LO 0=C C' 6; ') 6 D 00C')0 0 0 0 coI 0 ~0 co 0L (D : E a) C ') c i D :3 wco 00 .2 LO I (D XU . ~ C D0 C C') O c.co LO o c X 0 ~ 0 0 ' 0C 0 o (D C) ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ID I ID) 0 co 0 0AN N04 0. D .0 0 z 0 c -0 _ N z 0 c co CL 0 .0DE 0 z _N _- _ at1 ae 0 U).0 co .0 E 0 z 0 o 0) 0 D .0 0 z _N 0 >. DE a 00'I C LU .0 0I .2- E 0) (0 x QM (A 0 013 .° _ 'C 0m .2 co 'a 0) 0 c co 0_ c0 C co .2~ 0 0 0 o 0 0 _ _ 0 0 C D,D _ w E xooE x00 OCCW C0 _ Q Z 000n °OOo 226 CD7n0 0 -o0 80 a) . z 0 z I- z 0 LU 0 0 0 Un Ul LU0 LU I LU 0D z jLU t0 cnG w LU 'U)< ~ m~ -J 1-0 z LU cn z LnUl LUU cn D cc0 CD D z 0 Lu z 0 I. INSUFFISANCES DE LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE CHEZ L ENiAr 227 T.-, N IL I0 co co D EUC 0 co0 0 CC w 0~~~~~~~~~~~~~~L) 0 0 '-III > E 2 co D OA LO N 0 CLi C'! ec~ ~ oO - 0 LU ~ 2.Nco D .0~om 2~0 CiCw 0 DC E-C cLU *.~*~~ N C) 0 LI 0 co CD N OO)C CO C> eq m .2C )2 ECo C-4C ) C u E o 0EO N CD Nq O o - N N N- LU LU () 0 U- Ea z z o N CC ) C << ~ ~ ~ z E 0~~~CC) N N1 LO CU 0uCO N N 00 cn 0- C 0-C D Co 0 C14~~~~~CU 0> LU 0 M CU 0U m -i 0 0 ~ ~ ~ 0 D 0~~~~~~ LU10 ~ ~~~ C.C;)) LUc 228 A. LOTTE, S. PEIRDRIZET & F. HATTON TABLEAU ANNEXE 21 ENFANTS D'AGE PRgSCOLAIRE, SCOLAIRE ET ADOLESCENTS ATTEINTS DE MALADIE TUBERCULEUSE: DtTECTION DE LA CONTAMINATION Recherche de la source de contamination Recherche de la contamination Recherche effectu6e a Diff6rence Examen radiologique entre Cnrs Groupes Aurs examen d'enquAte d'Age Nobe Non Effetu6 Diff6 Nobr Partiel Autresti radiologiqueCentres(ann6es) d%eca effectue rence do casNombe familial Au total gations invetgau-doas (% (familial) et extra- M ivsga(% familial () %) tions b France 6-13 343 13,7 86,3 296 44,6 14,9 59,5 40,5 Pologne 0-6 39 - 100,0 39 84,6 2,6 87,2 12,8 NS NS 7-14 39 - 100,0 39 89,7 - 89,7 10,3 Yougoslavie 0-6 112 2,7 97,3 NS 109 44,0 53,2 97,2 2,8 S + + 7-14 130 5,4 94,6 123 32,5 52,0 84,5 15,5 Suisse 6-14 44 20,5 79,5 35 60,0 11,4 71,4 28,6 NS NS 15-19 21 9,5 90,5 19 57,8 10,6 68,4 31,6 Source de la contamination Source de contamination recherch6e Source de contamination retrouv6e Centres Groupes Cas ob elle est Cas d'origine d'enquete (ann 6es) Nombre Diffe- Nombre E Diffe-(ann es) de cas Non Retrouv6e rence b de cas Familiale falale rence bretrouv6e (% failal France 6-13 296 53,7 46,3 137 83,2 16,8 Pologne 0-6 39 38,5 61,5 24 87,5 12,5 S ++ NS 7-14 39 71,8 28,2 11 100,0 - Yougoslavie 0-6 109 59,6 40,4 44 81,8 18,2 S ++ NS 7-14 123 76,4 23,6 29 89,7 10,3 Suisse 6-14 35 77,1 22,9 8 50,0 50,0 NS NS 15-19 19 73,7 26,3 5 40,0 60,0 a Modalites de recherche: ou examens radiologiques et investigations diverses, ou investigations diverses sans examens radiologiques. b Diff6rence: NS = non significative; S ++ = significative a 0,01.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения