MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE DIVISION DE LA PREVENTION PROJET ONCHOCERCOSE DE KANKAN TiNITE ITYDROBIOI,OGIE. REPUBLIQUE DE GUINEE T ravai l-J u st i ce -So I ida rit é ICHTYOFATJNE Moussa Elimane DIOP suRvE[ LI-^\NCE DE L'EI{VIRONNEMENT ÀQSIÀTIQÜIE (MPPORT DE SYNTHESE: 1985-199) TABLE DES MATIERES INTRODUCTION. .., ... ,..4 GENERALITES. .. ....5 Collecte des données... ... .. '.. '. '...5 Activités de l'équipe -..6 Parametres physico-chimiques. ... '..7 Séquences des traitements larvicides.. . ... . -. . -...9 Hydrologie '.'------.-12 EVOLUTION DES CAPTURES Calibragedesdonnéesdebase. ..-...."15 Prises par unité d'effort (pue) totales... ... ..... .. ' . '..15 Pue par catégorie de mailles. .'..19 Richesse spécifique. . ... -....22 Condition des principales espèces. . . . . . ... ..- '..25 CONCLUSION.. . ...26 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES. ....-.28 .29 PROJET ONCHOCERCOSE - KANKA}I *-*--<tæ UMTE HYDROBIOLOGIE EQ{,IPE TCHTYOLOGIE RESUME DU RAPFORT ANNTJEL (reee) --(r- Le traitement des données de terrain collectees en 1999 et l'analyse des résultats obtenus confirment la dynamique des principaux parametres de la surveillance de l'environnement aquatique déjà observée au cours des campagnes précédentes : La qualité de l'eau a été régulièrement évaluée à chaque mission d'echantillonnage à travers ses principaux facteurs dont la températurg la salinité, la conductivité, la tubidité, les taux de nitrates et de phosphates, etc. (tableaux I, tr et m). A travers les diffirents circuits des traitements larvicides (tabl. fV), nous avons constaté une application rigoureuse de la stratégie globale de I'O.C.P. en la matière: alternance des diftrents larvicides afin de limiter les risques de résistance du vecteur, adaptation des doses d'insecticides aux conditions hydrologiques des rivieres traitees, réduction du nombre de cycles annuels des larvicides dits "durs" (permethrine) et de circuits consécutifs de pyraclofos et de phoxime. Après harmonisation de la base des données (tabl. V, VI et VII), il apparaît que les prises par unité d'effort totales (pue) en nombre et en poids évoluent parfaitement dans le même sens. Les pue obtenues en 1999 accusent une légère baisse par rapport à celles des det»( dernières années à Baranama et celles de 1998 à Mandiana (nombre) et à Boussoulé (fig. 5, 6 et 7) ; les modes apparaissent respectivement en novembre 1997 et 1998. La diminution des captures pourrait rézulter entre autres de l'avènement tardif de la crue en 1998-1999. A cet égard il faut mentionner aussi l'etat des {ilets maillants qui sont pratiquement réduits en lambeaux. La tendance générale à la hausse des pue reste cependant maintenue au plan inter annuel. Les variations saisonnières sont, dans l'ensemble, conformes au schéma d'évolution classique des années antérieures, à savoir: des p.u.e. totales élevées en étiage et faibles pendant la crue (poids) ; On remarque que pour les pue exprimées en nombre de poissons, pic d'abondance apparaît généralement à la décrue (novembre). Les p.u.e. par catégorie de mailles montrent une plus grande efiicacité des trois catégories en 1998 à Mandiana et Boussoulé et en 1997 à Baranama. (fig. 8, 9 et 10). Au plan intrinsèque, les petites mailles ont pêché le plus grand nombre de poissons en comparaison aux deux autres types de mailles tandis que les mailles moyennes ont été les illus efftcaces en terme de biomasse (poids). Les grandes mailles se révèlent être les moins efficaces, probablement à cause de l'influence des pêcheurs qui capturent les mêmes types de poissons. Les résultats cumulés de 1990 à 1999 sont comparables (fig. 11, l)., et 15).La tendance générale d'évolution des pue des trois catégories de mailles reflète celle des pue totales. La richesse spécifique évolue et se maintient à un niveau suffisamment élevé dans toutes les stations. En dépit d'une baisse relative observée à Mandiana en 1998 et 1999, la richesse spécifique présente une tendance générale à la hausse (fig. 14, 15 et 16). La richesse cumulée de 1987 à 1999 tend vers une certaine stabilité qui traduit la limite de l'effrcacité des filets maillants au niveau des stations de surveillance (fig. l7). Nous n'avons enregistré aucune disparition totale et durable d'espèces. Les coefiicients moyens de condition des principales espèces montrent une certaine constance tant au plan saisonnier qu'inter annuel , on en deduit que leur condition de santé est bonne et se conserve (fig. 19 )tt ,24 et 21,r). Nous conclurons donc ce rapport en disant que les résultats enregistrés au cours de la campagne 1999 de surveillance aquatique sont globalement bons par rapport à cetrx des années antérieures. Autant que nous le sachions, ils ne mettent pas en éüdence un effet drastique quelconque des larvicides utilisés sur la faune des poissons. Parmi les trois cas de mortalité de poissons dont deux signalés par les opérations aériennes et un par les autorités cette annéq aucun n'est imputable au Programme d'après nos investigations (cf. généralités). INTRODUCTION. La campagne de surveillance de l'environnement aquatique des rivières de Guinée soumises aux traitements anti-simulidiens a concerné les mêmes stations que les années précédentes de 1985 à 1999, à savoir le Sankarani à Mandiana, le Dion à Baranama et le Milo à Boussoulé. Le nombre de jours de sortie et la périodicité des échantillonnages, soit deux nuits de pêches par station tous les deux mois n'ont également pas varié. Il faut reconnaître que, compte tenu de la grande densité des cours d'eau en Guinée, de leur diversité (savanes, forêts et versant atlantique), et conséquemment de leur régime, les résultats enregistrés depuis 1987 ne peuvent pas être étendus à tous les bassins. Leur extrapolation n'est possible que dans des cas de stricte similarité de rivières ou de bassins hydrographiques. Par ailleurs, il est surprenant que la surveillance aquatique n'ait pas pris en compte la reproduction des espèces, paramètre très important en matière de pollution. En effet, au delà des variations de captures, de richesse et de condition des principales espèces, nous pensons que la reproduction aurait mérité autant d'attention en matière d'étude d'impact sur la dynamique des peuplements ichtyologiques. Nous avons enregistré des baisses régulières de rapports gonado-somatiques de nombreuses espèces ; celles-ci pourraient bien résulter d'impact des traitements. En effet il est connu que dans un milieu pollué, les poissons s'abstiennent de pondre par atrésie folliculaire et réabsorption des produits génitaux. En tout état de cause, pour pouvoir valablement interpréter l'ensemble des résultats de la surveillance:aquatique, il aurait fallu absolument sortir du cadre rigide et imprécis de [a macro-surveillance telle qu'elle a été conçue dcpuis bientôt plus d'un' quart de siècle. Dans cet ordre d'idées, la proposition de prendre en compte le profil des rivières pour mieux cerner tlkabfuaraquatique, bien que tardive, est déjà prometteuse ; mais il en faudrait plus encore. Nous avons suggéré depuis longtemps et en vain le choix "dc stzrtions témoins pour une éventuelle comparaison des résultats, une surveillance chimique d'appui par la recherche de possibles résidus de larvicides dans les tissus des poissons, la reprise de certains tests de sensibilité des différentes espèces qui semblent vulnérables aux tout nouveaux larvicides dits durs, etc. Ces différents aspects de 1a s.urVeillance auraient certainement contribué à côrifirmei ou'inÏir.mer.l'innocuité des larvicides sur la faune non- cible, but fondamental de la surveillance hydrobiologique. En ce qui concerne particuliÈfement l'ichtryo-faune, il ne faut pas perdre de vue que les effets pernicieu'r lpr plus nocifs des farvicides n'apparaîtront qu'à moyen ou long terme. S'agissant de nos activités proprçment dites au cours de la campagne lggg, nous avon§, €il plus dei activltés de surveillance, enregistré trois cas de 5', mortalité de poissons sur le Haut Sankarani, le Haut Balé et le Niandan. Tous ces cas ont été signalés par les opérations aériennes. S'agissant des résultats de la surveillance aquatique en 1999, ils présentés dans l'ordre habituel : généralités (A), résultats des pêches conclusion (C), annexe et références bibliographiques. Moyen seront(B), la A. GENERALITES I. COLLECTE DES DONNEES Les échantillonnages et le traitement des données récoltées au cours des campagnes qui se sont succédées de 1987 à 1999 ont connu la participation effective, à un moment ou à un autre, du personnel ci-dessous listé : 1. 2. J. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. '16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. Moussa Elimane DIOP, Koikoi SOROPOGUI, Sékouba CONDE, Boubacar DIALLO, Amadou DIOP, Moussa KOUROUMA Moussa SIDIBE, SidiKi CAMARA, Maniman Keïta, Karifa KOUROUMA, Karifa SIDIBE, Moussa CONDE, Fodé SANGARE, Mamadi KOUROUMA Sory MILLIMONO, Boubacar Tata DIALLO, Ibrahima Kalil SOW, Sama CONDE, Laye KONATE, Mamadou Dansoko BAH, Idrissa CAMARA, Joachin YOMBOUNO, Mamadou BAH Chercheur ; Technicien Supérieur ; Aide de laboratoire ; Aide de laboratoire ; Aide de laboratoire ; Pêcheur - Aide de labo. ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Pêcheur ; Chauffeur ; Chauffeur ; Chauffeur ; Chauffeur ; Chauffeur ; Chauffeur ; Chauffeur-Mécanicien, Chauffeur , Chauffeur. Il va sans dire que, conformément à l'esprit des différentes lettres d'accord, l'équipe d'Ichtyologie type de terrain ne comprend que six personnes : un chercheur ichtyologiste, un technicien supérieur, un aide de laboratoire, deux pêcheurs et un chauffeur. 6II. ACTIVITES DE L'EOUIPE EN I999. 1') Surveillance de routine L'essentiel de nos activités de surveillance sÊ résume en six sorties bimestrielles d'au moins deux nuits au niveau de chacune des trois stations : Mandiana sur le Sankarani, Baranama sur le Dion et Boussoulé sur le Milo- Contrairement à l'année précédente, l'échantillonnage a couvert exactement l'année civile allant de janvier à décembre 1999 ; en effet, au cours des années antérieures les campagnes s'arrêtaient au mois de septembre. Grâce aux efforts conjugués des uns et des autres, toutes nos missions se sont déroulées conformément aux prévisions de la lettre d'accord de 1'année 1999. 2") Autres activités de l'équipe. Elles seront axées principalement sur les aspects suivants : 2. t. au cours de la campagne l9gg, nous avons enregistré trois cas de mortalité de poissons dont deux signalés par les opérations aériennes et un par les autorités administratives. En effet, les opérations aériennes ont signalé une mortalité de poissons sur le Niandan aux environs de Sansambaya et un autre dans le Haut Sankarani. Les investigations effectuées par notre équipe sur le Niandan ont été vaines; nous n'avons trouvé ni traces, ni nouvelles concernant ce cas. A Boloroso par contre, l'enquête menée plus d'un mois après la mortalité a aboutit à la conclusion qu'elle pourrait être due à l'utilisation d'ichtyotox[ques à base de dyaba (Tephrosia vogetii) par les villageois riverains du Gbanhala, une des branches du Sankarani. Il n'y avait de przuves suffisantes compte tenu du temps écoulé entre la date des faits et celle de l'enquête. Quant au troisième cas de mortalité survenu en fin juillet lggg sur le Balé à Ménankaya, il a fait l'objet d'une plainte adressée d,abord à l,équipe nationale Oncho par le Sous-Préfet sollicitant une enquête ; n'ayant pas de suite, une deuxième plainte fut adressée au Préfet qui l'a répercutée à l'Oncho. Les explications fournies autour de Ia mortalité stipulaient que les poissons, principalement des Lqtes niloticus, ont été trouvés morts dans une mare, à environ 200 m du lit de la rivière, dès après le passage de l'hélicoptère. Sans enquête, nous avons simplement décliné la responsabilité de l'OCP dont les traitements se font sur les rivières, non sur les mares. Z. ?.. Atelier sur le traitement des données Du 26 juillet au 25 août 1999, nous avons participé à un atelier axé sur le traitement des données de la surveillance aquatique. Il s'agissait, dans le cadre de la restitution de Ia base de données aux équipes nationales, d,initier Ies hydrobiologistes à leur analyse en vue de leur valorisation ultérieure. Des TAT!O , !P Stolion ,n a: Riviere o Vllloge SURVEILLANCE DE L'ENVIRONNE. : Ronte principde ::::Routg secondqig +++++, Limib d'êrct ++++r*rr T 7notions de base d'analyse multivariée ont été acquises mais, à notre humble avis, les résultats auraient pu être meilleurs eu égard au programme de formation et au temps qui y a été consacré (voir rapport en annexe). 2. 3. Evaluation de l'habitat. S'agissant de l'évaluation de l'habitat aquatique, au terme d'une année d'activité, on se rend compte que la plupart des paramètres considérés ne varient qu'à moyen et long termes. Parmi ceux qui présentent des variations saisonnières, il faut citer le dépôt de sédiments, le niveau d'écoulement et la stabilité des rives. Ces paramètres varient parallèlement avec la pluviom étrie, l'hydrologie et tous autres facteurs qui y sont étroitement associés. Ainsi, pendant l'étiage, les lits des rivières sont partiellement nus, découvrant du sable ou des galets suivant la nature du fond; les berges sont relativement stables et les dépôts de sédiments sont limités. En période de hautes eaux, les lits débordent et les berges s'effritent entraînant des masses de sédiments avec les eaux ; en début de crue ou de décrue, les lits des cours d'eau sont plus ou moins remplis. Quant au reste des paramètres, il faut un certain nombre d'années de recul pour observer des changements significatifs au plan des rivières. Etant donné que l'habitat aquatique comprend certaines dimensions fondamentales telles que 1'espace, le temps, les aspects physique et chimiques, il serait intéressant de compléter les fïches d'évaluation avec des facteürs chimiques de l'eau comme la teneur des eaux en calcium, mag_4ésium, chlorures, phosphates, nitrates, sulfates, etc. III. P.{RAMETRES PHYSICO-CHIMIOUES (tabl. I, II et III). Les principaux paramètres de l'eau ont été régulièrement mesurés au niveau de toutes les stations et à chaque mission de terrain. Il s'agit notamment de la température, la salinité, la conductivité, la turbidité, le PH, la DCO, l'alcalinité, la teneur en nitrates et en phosphates (tabl. I, II et III). Cependant, les paramètres dont les valeurs sont peu fiables ou qui paraissent biaisées ne seront pas portés dans les tableaux. Les résultats enregistrés mettent en évidence une certaine faiblesse constante des taux de nitrates et de phosphates, toujours inférieurs à I'unité. Ceux du PH et de la DCO, dépendant d'une appréciation de couleurs, pêchent par défaut de subjectivisme: la valeur constante 6 du PH indiquerait plutôt des eaux légèrement acides ; celles de la DCO qui n'affichent que 50olo ou 100Yo ne semblent pas fiables. Les résultats enregistrés au cours de la campagne 1999 sont consignés dans les tableaux ci-dessous : Tableau I : paramètres physico-chimiques du Dion à Baranama- Dates Températures("c) Salinité @/t') Conductiüté (uS/cm) Transpar. (m) Heures 7H 18H 7H 18H 7H l8H 23t01199 2410y99 25/0U99 2r 2t 25 25 0.01 0.01 0.01 0.01 40,7 42-2 42.9 4t:2 +2 16103199 t7103199 t8103199 26 27 29 ,: 0.01 0.01 0.01 o.-0, si,t 53-5 54,5 53,1 +2 fia5199 t8105199 t9105199 ;, 28 30 30 o.ôr 0.01 0.01 o.-0, qà,s 47-2 46,4 46:4 1,30 t9107199 20107199 2y07199 26 25 28 26 o.ôo 0.00 0.00 0.00 29,3 28-8 28,3 27,1 0,30 09109199 t0/09199 1U09199 it 24 26 ,: o.oo 0.00 0.00 0._00 19,1 24-0 18,0 23,3 0,45 04trU99 05ltu99 06ltt/99 iu 26 27 27 o.ôo 0.00 0.00 ,.:o 37.9 37.1 34.8 36:3 0,55 La P-alcalinité est toujours restée nulle soit parce que les eaux sont effectivement acides, soit par vice de procédure ou dépendant de la nature des réactifs. Les autres paramètres qui présentent une certaine signification, leurs variations saisonnières sont superposables à celles des années précédentes : température, salinité et conductivité sont maximales en étiage (avril-mai), tandis que la transparence est faible pendant la période des hautes eaux. Tableau II : paramètres physico-chimiques du Sankarani à Mandiana. Dates Temoératures Salinité Conductivité fransp. tËures 7H I8H 7H l8H 7H 18H 2U0u99 2Zl0u99 2310y99 23 22 25 25 0.01 0.01 0.01 0.01 44,1 42_6 43,9 43,0 +2 14103199 tÿo3199 16103199 26 26 29 30 0.0I 0.01 0.01 0.01 56,0 52.7 57,7 57,5 +2 1ÿQ5199 t6l0s/99 rTNsl99 27 27 30 30 0.01 0.01 0.01 0.01 52.8 52.3 52,6 54,0 +2 t7107199 18107199 19/07t99 27 26 29 28 0.00 0.00 0.00 0.00 34,1 28.8 33,0 30,0 0,45 1UA9l99 t2/09/99 13109/99 25 25 26 26 0.00 0.00 0.00 000 25,2 26.8 23,8 25,1 0,50 6/11t99 7/rv99 8lru99 25 26 26 27 0.00 0.00 0.00 0.00 33.7 34.3 34.2 35.4 0,75 Tableau III : paramètres physico-chimiques du Milo à Boussoulé. Dates Temoératures Salinité Conductivité Turbidité Heures 7H 18H 7H 18H 7H l8H 2510U99 26t01199 2710u99 2t 2l 23 23 0.01 0.01 0.01 0.01 43,0 43.1 43,2 43,3 +2 12t03199 t3/03199 14t03/99 26 27 29 30 0.01 0.01 0.01 0.01 51,7 53-5 54,5 53,1 +2 Ly05l99 tzt05t99 13t05/99 29 28 32 31 0.01 0.01 0.01 0.01 45,4 435 43,4 43,4 0,80 13107199 t4107199 rst07l99 26 26 27 27 0.00 0.00 0.00 0.00 2t.3 22.6 22.9 22.5 0,45 03109199 04109199 05/09199 25 25 27 27 0.00 0.00 0.00 0.00 23.0 22.8 24.8 22.2 0,50 t0tLu99 tLltv99 rattD9 24 25 26 27 0.00 0.00 0.00 0.00 34.0 33.t 34.2 33.5 0,50 rV. SEOUENCES DES TRAITEMENTS LARVICIDES Au cours de la campagne 1999, sept types d'insecticides ont été utilisés sur l'ênsemble des rivières soumises à la surveillance ichtyologique en Guinée : l'abate ou temephos, le phoxime, le pyraclofos, le vectron ou etonfenprox, la permethrine, le Bacillus thuringiezsis (8. t.) et le teknar ou HPD. On note, selon toute apparence, qu'il n'y a eu ni nouveaux larvicides ni de nouvelles formulations d.lanciens larvicides déjà opérationnels. Le nombre cle circuits, la nature.et la quantité des larvicides utilisés ainsi que le nombre de biefs traités varient d'une rivière à 1'autre. t. Mandiana sur le Sankarani (tabl. rv). Trois points de la rivière sont traités dont le bief SN 300 que nous surveillons ; il faut dire cependant qu'au niveau de la station de surveillance se-frouve une digue de passage qui crée un gîte artificiel traité soit le plus souvent manuellement, soit rarement par l'hélicoptère. Sur le bief SN 300, il y a eu 1 I circuits de 4 insecticides en 1999 avec les premiers épandages en janvier et les derniers en mars. Les traitements ont été suspendus tout le reste de l'année. 1. 1. L'abate : 6 cycles au total ont été effectués sur le bief de janvier à novembre dont un en janvier et deux en février(début d'étiage), 3 cycles consécutifs pendant le mois de mars (étiage). l. 2. Le vectron . a été utilisé en 2 circuits seulement en janvier. l. 3. Le phoxime: ce larvicide n'a été utilisé qu'une fois en février. 1. 4. Le teknar: aété utilisé en 2 circuits en fin février début mars. lol S€nkarani/Mand.(SN 300, D6{1iEâranama (DS 400 [ilo/Boussoulé(ML 4oo Larvicides Dates LarvicidesDates Larvicirtes UATES 1 non traité 05/01/9e Teknar 06/01/99 Vectron 2 12101199 Vectron non traité 14/01/99 Vectron 19/01/99 Abate 20101199 Vectron3 19/01/99 Vectron 4 26/01/99 Abate 26tA1199 Abate 27101199 Abate Abate o3lo2l99 Abate5 02102199 Phoxime ozlozlvg 6 11lO2l9e Abate 11l0.ztss Abate 09/02/99 B. t. 7 17lgUgs Abate 17lAugs Abate 19lOA99 B. t. I 23t02199 Teknar 21102199 Teknar 24102199 B. t. o o2lo3l99 Teknar o4l03/99 Teknar 03/03/99 B. t. 10 non traité 11/03lee Teknar 10/03/9s B. t. 11 17103199 Abate t7l03/9S Abate 16/03/99 B. t. 24t03199 Abate 23103/99 B. t.12 24103199 Abate non traité 31/03/ss B. t.13 30/03/99 Abate êuspension 14-16 Suspension §usDen§lon 27104199 Abate Talo+lgs B. t.17 Susoension -suspension 04/05/99 Abate 05/05199 B. t. Abate r 1/05/9S Abate19 Suspension 11/O5r99 Teknar 2otosqe Teknar20 Suspension 20105199 25t05199 Teknar 25105/9s Teknar21 Suspension -01/06/99 Teknar 01/06/99 Teknar22 Suspension Suspension na/06199 Teknar l0/06/99 Teknar23 15/06/99 Teknar 24" Suspension l5rOOr9V Suspension Suspension2541' Suspension 42 Suspension 19/10/99 Permethrine non traité Suspension 26t10199 Permethrine 27l1otss Permethrine Pyraclofos 04/1 1/99 Permethrine44 Suspension 03r1 lree Suspension o9/11/99 Abate 11111tgs Permethrine Abate 18/1 1/9946 Suspension Abate non traité47 Suspension z5l1ltvJ 2. Baranama sur le Dion (tabl' IV)' Ils,agitdubiefDs400dontlestraitementsontreprisendébutjanvier lggg. Au total, 4 insecticides ont été utilisés en 25 circuits au cours de la période allant de janvier à novembre 1999' 2. 1. L',abate : représente le larvicide le plus utilisé sur le bief avec l2 circuits de traitement ; les épandages ont concerné globalement l'étiage avec10 circuits ù. junui.r a mai; et ù décrue en 3 circuits (novembre)' 2.2.Lapermethrine:elleaétéutiliséeenpériodededécrueen3 circuits consécutifs (octobre)' 2. 3. Le Teknar: largué essentiellement en I cycle en janvier' 3 cycles successifs au mois de mars(étiage) et 5 circuits consécutifs en fin mai débutjuin (début de crue). 2. 4. Le pyraclofos: il y a eu un seul circuit de pyraclofos effectué au mois de novembre (décrue). 11 3. Boussoulé sur le Milo (tabl. VI). Au cours de la campagne 1999 de surveillance, les traitements larvicides du bief ML 400 du Milo ont démarré en janvier, comme pour les autres stations d'ailleurs. En tout 5 insecticides ont été utilisés en 25 circuits: 3. l. Le Bacillus thuringiensis : son utilisation a été plus grande qu'au niveau des deux autres stations. Elle a couvert principalement la période d'étiage en 10 cycles dont I consécutifs en février et mars, I en avril et I en début mai. 3. 2. Le vectron : a été plus largement utilisé sur le Milo par rapport au Sankarani. Les épandages de vectron ont eu lieu surtout en début d'étiage avec 3 circuits consécutifs. 3. 3. Le teknar: a été moins utilisé qu'à Baranama; il y & eu seulement 5 cycles d'épandage consécutifs au début de la montée des eaux (mai-juin). l "! 3. 4. La permethrine : qualifiée d'insecticide dur à cause de toxicité, elle a connu plus de cycles qu'à Baranama avec consécutifs en fin octobre-novembre (décrue). sa grande 4 circuits 3. 5. . L'abate : largué en 3 cycles seulement dont 2 consécutifs en fin janvier-début mai et I en mai. En conclusion, on note premièrement la réduction du nombre de circuits 4,c phoxime et de pyraclofos utilisés respe.ctivement une seule fois à Mandiana et à Baranama. L'alternance des différents larvicides utilisés transparaît à travers les circuits de traitements. Aussi, on constate ensuite de longues périodes de suspension surtout à Mandiana où les traitements ont été arrêtés dès la fin du mois de mars. Tous ces aspects font qu'il y a eu globalement beaucoup moins de circuits de traitements, donc moins d'irtsecticides utilisés qualitativement et quantitativement en 1999 qu'en 1998: 1l circuits contre 18 à Mandiana ' 25 circuits contre 35 à Baranama ; 25 circuits contre 28 à Boussoulé. 12 V. HYDROLOGIE. Les données hydrologiques de l'année 1999 ne sont généralement pas complètes. Elles ,ont purii"llrr.nt exprimées en hauteur d'eau (cm)' La station de Boussoulé a éié remplacée par celle de Kankan' La comparaison des hauteurs d'eau des trois dernières années met en évidence un mode relativement plus important en 1997 sur l'ensemble des stations' 7 6 5 4 J 2 I 0 ...r- Kérouan§ - l(21ft2n Fig. 1 : évolution comparée des hauteurs d'eau à Kérouané et Kankan' iiriâ?rE3?âArro\.r€o6c-o\àtr-qaÉr-o\*:{)h\ô\o\o\o\oacÀO\O\O\O\$Ë Ë:EËË Les hydrogrammes 'des stations de Baranama et superposés aux *qu"n""s des traitements larvicides grâce service informatique d'Odienné. Kankan ont été au concours du Fig.2 : évolution comparée des hauteurs d'eau à Mandiana et Baranama' En ce qui est des séquences des traitements larvicides, elles ont été adaptées, comme d'habitude, à l'évolution de la crue quant aux dosages' à la fréquence et à la nature des insecticides utilisés (voir fig' : 3 et 4)' La straiégie de l'alternance des larvicides en vue de minimiser les risques de résistance du vecteut a été apparemment bien appliquée' qq 6q Ë=.-ââq BqiiO.o 'il gl É -.r \c) o\ ad E lf! IP t: 13. -s. -\ t§ l§ co çP §(trO(,,9çIto('toPëFP=9P9eooobaç>aoo6ôéôéoooo ffi ffi ffiEffitrtrE U) 8D)Pf tDB ÊD F)lJ. I Uts.o >) ü(D.. C' lrf.(+a tr-.Pod a-o HtJ FD a. SD)J.E(D V) §Pz Ed ÊDË 9D5 ÊD H 9D t U)§OO (r)(}.. ,-oÉ(D P C)(D a Èo(+E ÊDFa.(+ CD HP(D )-,c+ ÊDFË l.J. C)H.Èoa E(D.E lJ.o a.I O(D )-a O \o\o t §\o \o\o J (J) (rl { (o J G' J(rl { (O N I\)(n (')(D =N,Ë' (rl(D ,, l§{ N)(o (r) l' C'J Cr' (J)(rl { ! g{ 38 * EEs3tËiE{ 5= E tâ3 = § 14" l-rr - lrr 19 t: lJ.I l-/sf tJ;\i (D..)J. (J eÈ H.CDi+HAH f-rs6F+ C' §Do?ts6'HlJ. t4?a §)6- H'a(DaFU pz 8:^ oÊDÈH- .. ÊDH(r) iJ CD 3r è=\o i7t\,§o§ _9"\o 'e\o5\-/ j-) .() CDa a-(D .-À. I§ (, § qr O) --l e9 (O oi5ôoç>oAaooéooooo(>oo § I §(rl §\t (o N) I T\)(,g, (D?N)Ë(,(D ,,N){ i l\) '(o (-*) (,(, (.l){ (.r)(O §(» § ffi BffiEffiEEI i Ë ï §g* $â 15 B. EVOLUTION DES CAPTURES. Les prises par unité d'effort (p.u.e.), la richesse spécifique et les coefficients de condition moyens K des principales espèces sont les principaux paramètres de la surveillance aquatique. La reproduction des espèces en tant que base de la dynamique des peuplements ichtyologiques devrait également être suivie. Compte tenu de la complexité de la base des données - périodicité des échantillonnages, nombre de nuits de pêches, nombre d'individus par pêche et par espèces - il est apparu la nécessité de calibrer les données afin de rationaliser la comparaison des résultats enregistrés. I. HOMOGENEISATION DE LA BASE DES DONNEES. Depuis le début de la surveillance aquatique, le rythme des échantillonnages n'a pas toujours été le même d'une année à l'autre, ni d'une station à l'autre. De trimestrielle en 1987, la périodicité est globalement passée à bimestrielle, voire mensuelle et parfois bimensuelle (Mandiana) suivant les stations dans les années 1990. Nous avons tenu à utiliser le même nombre de pêches au niveau de toutes les stations. Pour cela, les prélèvements des premières années de surveillance, de 1987 à 1989, ont été négligés notamment à cause de l'irrégularité du nombre.d'échantillonnages. Les années 1995 et 1996 n'ont pas été prises en compte pour les mêmes raisons. Nous avons donc obtenu un total de six pêches bimestrielles pendant huit ans, soit de 1990 à 1999, sans les années 1995 et 1996. (voir tableaux V, VI et VII). rr. PRISES PAR UNITES D',EFFORT (P.U.E.) TOTALES. Elles seront analysées au double plan inter annuel et saisonnier en prenant en compte à la fois le nombre et le poids des poissons pour les pue totales et celles des différentes catégories de mailles. Compte tenu de la monotonie des variations des pue des espèces principales, leur analyse sera différée au prochain rapport. 1. Variations inter annuelles des p.u.e. totales. Les espèces de petite taille étant les plus nombreuses dans les pêches, les prises par unité d'effort en nombre et en poids varient sensiblement dans le même ordre (fig. 5, 6 et 7)' Ainsi, une tendance générale à l'augmentation se profile au niveau de toutes les stations ; dans les détails, les captures accusent cependant une légère baisse à Mandiana et à Boussoulé en 1999 et à Baranama depuis 1998. Par rapport à la campagne précédente 1997-1998, nous avons donc moins pêché à Mandiana et à Boussoulé et beaucoup moins à Baranama. Tabl. V : nombre de pêches par an prises en compte à Mandiana sur le Sankarani' AN|,lEl 1 2 3 4 5 6 7 8 910 11 12Tot lga§ 1 1986 1 1 1987 11 11 1213 11 6 19881 11 2221 21114 198911 11 222211 115 19901111 11111 11112 199111 1111 111 1212 19921111 11111 11112 1993111111111 1111 1994111111111 11 11 1§951 1 I 1996111 19971 1 1 1 1 1 6 19981 1 1 1 1 1 6 19991 1 1 1 1 1 6 Total 11 714 S121013 911 715 7124 Tabl. Vl : nombre de pêches par an prises en compte à Baranama sur le Dion. ANNEI 1 3 5 6 7 910 11 l2Total 198E 1 11 1 1 5 198911 111 1 1990111 11 1 1991111 11 1992111 11 1 1993 1 1 ',l 1 1 1 1994111 11 1 I6 1995111 1997111 1998111 1999111 Total 101210 211 I 111 1 67 Tabl. Vll : nombre de pêches par an prises en compte à Boussoulé sur le Milo' ANNEI 1 2 3 4 5 6 7 8 910 11 12Tot 1985 1 1 1986 1 1987 11 11 19881 1 1 1gE9 1 2 1 14 14 6 o 6 6 6 4 4 6 o 6 1 1 11 11 11 13 12 11 6 3 15 1990 1 1991 1992 1 1993 '.l 1994 1 1995 1 1996 1997 1 1998 1 1999 1 fr 1!r 1 1 1 1 I 1 1 I 1 1 11 11 11 11 11 11 I 11 11 6 6 6 6 6 4 4 6 6 6 75 1 1 3 I I 1 111 MOIS ANNEE 1 3 5 7 o 11 Total 1990 1 1 1 1 1 1 6 1991 1 1 1 1 1 1 6 1992 1 1 1 1 1 1 6 1993 1 1 1 1 1 1 6 1994 1 1 1 1 1 1 6 1997 1 1 1 1 1 1 6 1998 1 1 1 1 1 6 1999 ,| 1 1 1 1 1 6 Total I I 8 I I I 48 MOIS ANNEE 1 I 5 7 o 11 Total 1990 1 1 1 1 1 1 6 1991 1 1 1 1 1 1 6 1992 1 1 1 1 1 1 6 1993 1 1 1 1 1 1 6 1994 1 1 1 1 1 1 € 1 997 1 1 1 1 1 ,| € 1998 1 1 1 1 1 1 6 1999 1 1 1 1 1 1 6 Iotal I I I I I I 48 MOIS ANNEE 1 3 4 7 I 11 Iotal 1990 1 1 1 1 1 6 1991 1 1 1 1 1 1 € 1992 1 1 1 1 1 1 6 1993 1 1 1 1 1 1 6 1994 1 1 1 1 1 1 6 1997 1 1 1 I 1 1 6 1998 ,l 1 1 1 I 1 6 1999 1 1 1 1 1 1 6 Total I I I I I I 48 Total I 312 212 4 I 1 I 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 17 poros -l .- sooool Luoool l'*'1 I rsoool t I ,,oooo] ôl (ÿ)ôo)+ifc (I, EINOMBRE +POIDS Fig. 5 : évolution inter annuelle des pue totales à Mandiana sur le Sankarani (1990-1999)' NcocoO)C»b, O, O) q) g) ËàËÈË8ë4qfc=c .q .q ôto) o)ri5C .g 85+i =E o POIDS 40000 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 30000 25000 aoo) o, :ÉGT Fie. 6 : évolution inter annuelle des pue totales à Baranama sur le Dion (1990-1999)' 2. Variations saisonnières des p.u'e' totales' Leur évolution classique consiste généralement à augmenter en période des basses eaux et à diminuer dans une large mesure pendant les hautes eaux ; mais ce schéma a tendance à changer à sous l'influence de I'hydrologie surtout à Baranama et Mandiana' A Mandiana, le pic dominant en nombre de poissons a été atteint en novembre lggg et cetui en poids en mai 1999. A Baranama, les p.u.e. en nombre et en poids culminent simultanément en novembre 1998; il faut remarquer qu'au niveau de cette station, les captures de crue et de décrue 18 dominent souvent celles de l'étiage. L'explication en est qu'en septembre et novembre, les pêches sont effectuées en zone inondée avec la présence de beaucoup de juvéniles. A Boussoulé également, les eaptures sont maximales en novembre 1998, pour la même raison qu'à Baranama; en effet, cette année il a été impossible à l'équipe d'atteindre la station de Boussoulé; les pêches ont été donc effectuées en aval, dans une zone partiellement inondée. 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 n 333à+;+i aC=C O-O r----r NOMBRE -l- POIDS i Frg 7 évolutron rnter annuelle des pue totales à Boussotrlé sur le NIrlo ( I S90- I 999) Les tendances générales mises en évidence au plan itlter annuel d'él,olutign des captures transparaissent égalernent dans la succession des variations saisonnières ooNNa0)È6(,ic')o)cr)q)ilr+iJi'c-c:lc=c(o=.(§=o N@COoro)ôo)o)o)o)+>+;+lC=cf I I 1 0000 i I i 5000 l I 0 19 II. P.U.E. PAR CATEGONE DE MAILLES (Fig.$, à l5). Les p.u.e. des différentes catégories de mailles évoluent généralement suivant un schéma calqué sur celui des prises par unité d'effort totales. Au plan saisonnier ou mensuel, les variations des captures des différentes catégories de mailles montrent une tendance générale à la hausse ; les résultats enregistrés sont cependant très différents avec une efficacité décroissante des petites mailles aux grandes (Fig. 8,9 et l0). l. Les petites mailles. Elles sont composées des filets 12,5 mm et 15 mm de vide de maille. Dans I'ensemble, leur efficacité est croissante de 1990 à 1998 et légère baisse en 1999 à Mandiana et à Boussoulé; à Baranama par contre, leur efficacité augmente de 1989 à 1997, puis diminue au cours des deux dernières années. Dans les prises des petites mailles, dominent les juvéniles de toutes les espèces et les espèces de petite taille. 2. Les mailles movennes. Elles comprennent les filets de 17,5 L'évoJution de leurs captures est identique à quelques détails près avec notamment des modes frffi, 20 mm et 22,5 mm. ceJle des petites mailles à aux même périodes. Fig. 8 : évolution saisonnière des pue par catégorie de mailles à Mandiana sur le Sankarani. 3. Les srandes mailles. Cette catégorie regroupe les filets de maille 25 mm, 30 mm et 40 mm. Leurs résultats sont toujours inférieurs à ceux des autres catégories de mailles ; les captures augmentent régulièrement et atteignent leur maximum en 1999 à 2000 1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 1990 1991 1992 1993 1994 1997 1998 1999 trPtes mailles AMailles moy. aGdes mailles Æ IT Hæ tdl n ,a n rI I r Mandiana et à Boussoulé. une certaine stabilité inter 20 A Baranama, les pue enregistrées présentent plutôt annuelle. 2500 2000 1500 1000 500 0 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1997 1998 1999 trPtes mailles AMaillæ moÿ. IGdes mailles Fig. 9 : évolution saisonnière des pue par catégorie de mailles à Baranama sur le Dion. 1200 1000 800 600 400 200 0 tr Ptes mailles @Mailles moy. IGdes mailles Fig. l0 : évolution saisonnière des pue par catégorie de mailles à Boussoulé sur le Milo. Nous pensons que les bons résultats enregistrés par les petites et moyennes mailles au cours de toutes les campagnes constituent un gage certain de succès dans la dynamique et le recrutement des populations piscicoles des rivières soumises à la surveillance aquatique. Les captures des trois catégories de mailles cumulées de 1990 à 1999 au niveau de toutes les stations mettent en évidence une efficacité beaucoup plus grande des petites mailles, plus de 60yo, par rapport aux moyennes et grandes mailles (Fig. 11 , llr et l3). Les résultats enregistrés dans les stations par les trois catégories de mailles sont comparables. 21 Fig. I I : pue cumulées par catégorie de maiiles à Boussouré(r99G199» 6,29 o/o Fig. 12: pue cu 6,13 0/o tr Ptes maittes tr t\Iailles moyennes ü Gd;rrilb. Fig. 13 : pue cumulées 22 IV. RICIIESSE SPECIFIOUE(fig. 14, 15, l6 etlT). Les variations saisonnières et inter annuelles de la richesse spécifique présentent généralement le même profil que celles des prises par unité d'effort totales. Elles sont soumises à I'influence de nombreux facteurs de I'environnement dont entre autres la qualité des eaux, la pluviométrie, l'hydrologie, la surface du bassin versant, la taille des rivières, la distance des stations de surveillance à la source des rivières, la nature des différents habitats (micro biotopes), l'intensité des activités et méthodes de pêche, l'action anthropique sur les cours d'eau et leur bassin versant, etc. 1. Variations saisonnières. Au plan saisonnier, il est habituel de constater qu'en général, le nombre d'espèces capturées en période de basses eaux est supérieur à celui obtenu, dans les conditions de pêche, durant la crue. Au cas où les pêches auraient lieu en zone inondée, comme cela nous arrive en septembre et novembre à Baranama ou parfois à Boussoulé, le nombre d'espèces est généralement plus élevé à la décrue qu'à l'étiage. Le maximum d'espèces, 45, a été capturé en une pêche à Mandiana en mars 1997 (étiage) tandis qu'à Baranama et à Boussoulé, le plus grand nombre d'espèces a été pêché en novembre 1999 (décrue). 2. Variations inter annuelles. Leur tendance globale d'évolution est à l'augmentation au niveau des trois stations. La richesse spécifique dont l'accroissement a évidemment commencé à partir de 1994 reste toujours élevée, tranchant nettement avec son évolution monotone des années antérieures. Les bonnes conditions hydrologiques qui ont caractérisé les quatre dernières années pourraient y avoir joué un rôle prépondérant. 40 35 æ 25 20 15 10 5 ffi rr r 1 - . tÎ -l Ü \I \I tt r--fld ffiil r rrl.lmtrlltr Jl/ r ' n il tfl{[${trilrryü Y r lJ. lu I - 'T ' v t .r' !Q(Ol!@O)AE§(,§|o(ONc(ro)Ac9ooqrQrar§!ôôot6ôôô .4 .4 .g .! ..!. .! .! .J. .-! .-r .f, .-j .-r .= .-jqaQ(U(o!E(!(§(§(Uo(§o'(§(EEEEEEEEEEEÉÉÉÈË Fig. l4 : variations de la richesse spécifique à Mandiana sur le Sankarani(1985-99). 45 40 35 30 25 20 15 10 e Or O F §l (Y) ÿ l(r (O t\ @ Ct@@crror?qrqEoaôôgÈùÈeee.e.b,iib§AooAE(U(EoooGEEEEEEÊÈËÈËË 1^nffi1.r./\ ^/l il\.1\l \/r"-'f, lÿY Vr \ArvV Y l' rl l/ ü . -ll a 23 Fig. 15 : variations de la richesse spécifique à Baranama sur le Dion (19s8-99). 15 10 5 ,r , \[ . rt rl.-.1 l V\T .l I ^- I /t ,^/\ /L I \.^ I {-ü rü \/v[\'v'tlvIl/- ---- I I Fig. 16 : variations de la richesse spécifique à Boussoulé sur le Milo (19s8-99). Comparativement aux campagnes précédentes, la richesse spécifique a légèrement baissé en 1999 (et 1998) à Mandiana et augmenté dans le même ordre à Baranama et Boussoulé. La tendance générale d'évolution à la hausse reste tout de même maintenue. Dans le sous-système du Sankarani (à Mandiana et à Baranama), I'augmentation régulière du nombre d'espèces constatée depuis 1994 pourrait être liée à l'influence croissante du barrage de Sélingué construit en aval et dont le lac de barrage s'étend de plus en plus vers I'amont. euant à Boussoulé, la tendance à la hausse de la richesse est apparemment en contradiction avec celle à la disparition de la plupart des espèces de Mormyridae. La réalité est que, malgré leur rareté, ces dernières continuent à être capturées, ne serait-ce que très sporadiquement. Cependant, nous avons la richesse spécifique cumulée 24 remarqué depuis 1996 une certaine au niveau de toutes les stations. stabilité de 80 75 70 965 860 âuu E50 2qs 40 35 30 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 -+- Baranama -+- Baro --o- Boussoulé -o- Mandiana Fig. l7 : variations de la richesse spécifique cumulée des 4 stations échantillonnées. Cette limitation du nombre d'espèces signifie apparemment la limite deI'efficacité des filets maillants utilisés pour la capturé des différentes espèces des rivières échantillonnées (Fig. l7) Dans l'ensemble, nous n'avons pas enregistré de disparition totale etdurable d'espèces. La capture d'espèces apparemment nouvelles depuis 1996 comme Mormyrus tapirus, mormyrops caballus à Boussoulé ou Hippopotamyrus paugyi à Baranama, etc. est à présent confirmée. 3. Caractérisation des stations. La récapitulation de toutes les espèces pêchées dans les stations de surveillance depuis 1987 a été effectuée sur la base de présence-absence. Une analyse factorielle des correspondances appliquée à ces tableaux nous a permis d'isoler les espèces caractéristiques de chaque station (fig. lB). l1 r"t" B' EI9] âBEft Ë: EâRàÎàEf fl: Bàf;E occi U. Jnent'sore g- pane eYP! Ë: B3Y1 ;;fii #, ÈarË IaSC A. bare9uIrE B, macr 91*T E: î8üEââôê D. rosti ;.i D- enOV -l;iià L- seÉê âËiiü I,. sgu! Ësâ3 H: H::?rume R- seneeJ.ec c - anoumacr H- lotloviol s. i-nté §139 B: EX35 É: c.c.À.s.§.5.S. s.H. H.c-S. I. I. LaT. M.L.a Lept H. 5. S. H. G. H. P. P,,rph'*ç,+1...* Y' Tuf*Hrffiffi.,&,-Ë, Fiq.. 18-: Caractérisation des stations Plan des li 1 -z*tzl* "- "i.B, imbe }I. (lclr L 11 . rrr9c F1 c1. aur. odo ni1 ni1 1eo N LL C. catlH. beb< nrt{ A3VÎ E l" op)Ë;l YT ,/T(ch L)tr rsg .r] s M.. b-sq.sï É U1r,:rtiip*HA:ÏË;i § ü"r'l-'E:iL-:.rffi0'ir H Plan des colonnes 25 v. coNprTroN DES PRTNCTPALES ESPECES (frg. 1g à»o). Les coefficients de condition qui traduisent l'embonpoint desprincipales espèces sont également soumis aux variations saisonnièrès et inter annuelles mais celles-ci sont habituellement de faible amplitude. A travers leur évolution, on remarque assez de lacunes dues à I'irréguiarité des captures en nombres suffisants (au moins 5) d'individus de même espècè auxdifférentes périodes d'échantillonnage. En effet, en dessous de cinq individuspar espèce et par pêche, les moyennes calculées ne sont pas statiitiquement significatives. Depuis le début de la surveillance, les coefficients de condition moyens sont parmi les paramètres les plus stables. Leurs variations tant saisonnières qu, inter annuelles sont relativement limitées. Ce qui traduit une constance dans la bonne santé des différentes espèces de poissons à travers leur embonpoint. Compte tenu de la stabilité des coefficients de condition moyens, nous n'avons traité que des espèces les plus abondantes dans les captures dont : Brycinus nurse, Brycinus leuciscus, Chrysichthys auratus et Schilbe intermedius (Fig. l9,1r7, 24 et 22). Fig.49:. B. nurse à Mandiana, Baranama et Boussoulé Coefficients de condition de 1985 à 1998 FâYÀfqry{ÉU.h déc-84 déc-86 déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 dr Dates d \*^ ^s t\hAê- ^o êo o^  r^/{Y"^ Fig-$Q: B. leuciscus à Mandiana, Baranama et Boussoulé Coefficients de condition de 1985 à 1998 Mandiana 3,1 2,8 2,5 2,2 1,9 1,6 1,3 1,0 déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 Dates a *^lt Baranama 3,1 ' 2,8 2,5 2,2 1,9 1,6 1,3 1,0 déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 Dates Boussoulé déc-96 déc-98 .E 3,4Ë 3,15 2,8l 2,si, 2'2Ë 1,93 1,6 Ë 1,3E 1,0 A OYà A oo^o ÊÀét â^ déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 déc-94 déc-96 déc-98 Fig.ïrlz S. intermedius à Mandiana, Baranama et Boussoulé Coefficients de condition de 1985 à 1g9B Mandiana 1,6tro Etr oo oE' o c .9(, iE o oo 1,2 1,0 e;ÂlL" .E 1,8 .Ë E'5 1,6o o!, 1.4 1,, tr .Ë t,z oE 1,0 À "{r.qL x^ déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 déc-94 déc-96 déc-98 Dates Boussoulé tr .9 .ËEtr o(J oït o tr .9(, o o(J 1,8 1,6 1,4 1,2 1,0 À/t À V so {^ ,/\ o o'o déc-90 déc-92 déc-94 déc-96 déc-98 Dates Fig.Zrtr: C. auratus à Mandiana, Baranama et Boussouté Coefficients de condition de 1985 à lgg8 Mandiana E 2,8E 2,58 2,2 o!, 1.9o .Ë 1,6 Ë 1,3 G,6 1,0 a ê f"f##{êÉ-t*^\t' \ déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 Dates déc-98 Baranama .E 2,s =E z,z oo o 1,9!, 2 1,6o c, .l 2 o6 1,0 of*AfoooÀî^"# déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 déc-94 déc-96 déc-98 Dates Boussoulé .E 2,5 .Ëî,tr z,z oo o 1,9t É 1,6 o,(, .l 2. o6 1,0 À A 1 * r^1 "^ê qrA déc-84 déc-86 déc-88 déc-90 déc-92 déc-94 déc-96 déc-98 Dates 26 C. CONCLUSION. Les résultats enregistrés au cours de la campagne lggg ont mis enévidence les variations dans le temps des principaux paramètres de la surveillance aquatique depuis lgg7. Tous les paramètres physico-chimiques de l'eau ont été mesurés (tabl. I, II et III). Le profil de leur variation saisonnière à celui des années antérieures. régulièrement est identique Les traitements larvicides au niveau des stations de surveillance ont démarré en début (tabl. IV, V et VI). L'examen détaillé des séquences de traitement met en relief le suivi de la stratégie globale des traitements larvicides à l'O.C.P.: alternance des différents insecticides utilisés afin delimiter les risques de résistance du vecteur, ad,aptation constante des doses aux conditions hydrologiques des rivières et aux saisons, réduction du nombre de cycles annuels des larvicides dits " durs", et de cycles de pyraclofos et de phoxime (un seul en 1999). S'agissant de l'hydrologie, la crue a atteint cette année son maximum à la 37 ème 5"-4ine à Baranama et à Kankan (figr 3 et 4). Elle a apparemment été perturbée et plus tardive au niveau de toutes les stations à cause probablement de I'irrégularité des pluies en particulier. Quant aux résultats des pêches proprement dits, nous en tirons les conclusions suivantes : au plan inter annuel et après calibrage des données de base, les prises par unité d'effort (p.u.e.) totales dominent, en nombre et enpoids, celles de la dernière campagne à Mandiana. La tendance générale des captures à augmenter est cependant maintenue sur toutes les Stations de surveillance (fig. 5,6 et 7). Les variations saisonnières des p.u.e. totales sont conformes au schéma classique qui se traduit par des captures abondantes en période d'étiage et faibles durant les hautes eaux,; les pics d'abondance sont plus élevés en l99g(nombre) et 1999(poids) à Mandiana. A Boussoulé, les pue présentent leurspics (nombre et poids) en 1998 tandis qu'à Baranama le maximum des pue(nombre et poids) se situe en 1997. Au cours de la campagne L999, les trois catégories de mailles ont été moins efficaces qu'en 1998 (fig. 8, g et l0). s'agissant de l,efficacité intrinsèque des différentes catégories, les petites mailles ont pêché le plus grand nombre de poissons ; les mailles moyennes ont enregistré les meilleurs résultats en p.u.e. en poids. Les bons résultats des petites et moyennes mailles constituent un indice d'équilibre quant au recrutement des peuplements ichtyologiques dans les rivières concernées. 27 La richesse spécifique évolue et se maintient toujours à un niveau assez élevé dans les trois stations (fig. 14, 15 et 16). En dépit d'une légère baisse observée à Mandiana cette année, la tendance générale d'évolution de la richesse est à la hausse au niveau de toutes les stations. Nous n'avons donc pas noté de disparition totale et durable d'espèces; la richesse cumulée indique plutôt une limite de I'efficacité des filets maillant par sa stabilité au cours des quatre dernières années (fig. I 7). S'agissant de la condition des principales espèces, les coefficients moyens de condition montrent une certaine stabilité pour la plupart d'entre elles; pour certaines comme Brycinus nurse, Brycinus leuciscus, Chrysichthys aurotus et Schilbe intermediils au niveau de toutes les stations(fig. $ à 22ù on remarque même une légère tendance d'amélioration de condition. Nous dirons donc en guise de conclusion, que les résultals de la campagne 1999 de surveillance aquatique conservent globale-"Ht7tEilun"., générales par rapport aux années précédentes. Nous estimons qu'ils ne mettent donc pas en évidence un effet drastique quelconque des larvicides utilisés sur la faune des poissons. ---------o--------- 28 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES. l. A. V. HOLDEN. Effects of Pesticides on Fish. In Environmental Pollution by Pesticides. Edited by C. A. Edwards. Plenum Press. London and New York, 1973. 2. G. G. TEUGELS. A Systematic outline of the African species of the Genus Clarias (pisces ; Clariidae;, with an annotated Bibliography. Musée Royal de l'Afrique Centrale. Tervuren. Belgique. Annales, serie N" 8. Sciences zoologiques, N" 236, 1982' 3 . c. TEUGELS. A Systematic revision of the African species of the Genus Clarias (pisces ; Cfariiaael. Musée Rôyal de l'Afrique Centrale, Tervuren, Belgique. Sciences zoologiques. Ann. Vo|.247,1986. 4. M. E. DIOp et al. Rapports annuels de surveillance de I'Environnement Aquatique en Guinée. 1987-1998 (non publiés).Unité Hydrobiologie ; Projet Onchocercose de Kankan. 5. D. pAUGy et al. Rapports annuels 1986 à 1988. Laboratoire d'Hydrobiologie. ORSTOM, B- P.2528. Bamako; R. du Mali. 6. L. YAMEOGO. C. LEVEOUE. K. TRAORE Ct C. FAIRHURST. DiX ANS dE SUTVEiIIANCE dC IA Faune Aquatique des rivières d'Afrique de l'Ouest traitées contre les Simulies (Diptera: Simulidae), agènts vecteurs de I'Onchocercose Humaine. In naturalist Can. (Rev. Ecol. Syst.), ll5:287-.298. 1988. 7. J. R. DURAND et C. LEVEOUE. Edts. Flore et Faune Aquatiques de I'Afrique Sahélo- Soudanienne, Tome II. Editions de I'ORSTOM. Collection Initiations. Documentations Techniques, No 45, Paris, 1982. 8. C. DEJOUX. La Pollution des Eaux Continentales Africaines. Edition de I'ORSTOM. Collection Travaux et Documents N'213. Paris 1988. g. c. LEVEOUE. D. pAUGy et G. G. TEUGELS. Edts. Faune des Poissons d'Eaux Douces et Saumâtres de I'Afrique de l'Ouest. Tomes I et2. Editions de I'ORSTOM. Collection Faune Tropicale N" XXVIII. 1990, Paris ; France. 10. L. YAMEOGO. D. CALAIVI"ARI ? J. GRUNETWALD and C. FAIRHURST. The Aquatic ,nonitoring und Bioassay component of the WHO Onchocercisis Control Programme in West Africa..In Verh. [nternat. Verein Limnol. 24.2932-2935. Stuttgart, Dezember 1991. II. J. M. HOUGARD. P. PODIOUGO. P. GUILLET. C. BLACI( L. K. B. AKPOBOUA Ct D. OUILLEVERE. Criteria for the selection of larvicides by the Onchocercisis Control Programme in West Africa. In Annals of Tropical Medecine and Parasitolory, vol. 87, N" 5,Pp 435442 (1ee3). 12. L. yAMEOGO. J. M. TApSOBA. M. BIHOUM and D. OUILLEVERE. short-term Toxicity of pyraclofos used as a blackfly larvicide on non-target aquatic fauna in an Environment. In Chemosphere, vol. 27, N" 12? Pp2425-2439; 1993. Pergamon Ltd- ÀNNEXE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST. -----------0- ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME. ATELIER SUR LB TRAITEMENT DES DONNEES. (Ouagadougou, du 26juillet au 24 août 1999) RAPPORT _SYNTHESE OUAGADOUGOU, LE, 24 AOUT 1999. Moussa Elimane DIOP t-2. RAPPORT SYNTHESE EQIIPE D'ICHTYOLOGIE DE GUINEE. I. INTRODUCTION: L'atelier est organisé par le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest(O.C.P.) à l'intention des équipes nationales d'hydrobiologie de la Côte d'Ivoire, du Ghana et de la Guinee, dans la perspective du tranfert des compétences aux pays participants. Il s'agit d'initier les hydrobiologistes au traitement statistique des données en vue de la valorisation des résultats de la surveillance aquatique à travers des articles de publication, des présentations à différents colloques, des conferences scientifïques, etc. D'autre pd, @ présent atelier est sensé armer les hydrobiologistes pour une meilleure présentation des rapports d'activité annuels, y compris la confection de tous les graphiques et tableaux qui ne seront plus fournis par OCP. Les travaux de l'atelier sont dirigés par un consultant en la personne de Dr E. Baran. Compte tenu de la complexité de la base de données et des objectifs de l'atelier, le consultant a commencé par proposer un langage intelligible pour toutes les parties, biologistes d'une part statisticien de l'autre : comment poser objectivement une question biologique à un statisticien, comment présenter une base de données exploitable en statistique, questions qui se résument par la formule :"où-quand-comment-combien et pourquoi" ? Bref, il fallait passer par ce B-A-BA avant de prendre le départ. Ensuite, à travers deux exposés fondamentaux, E. Baran a expliqué les notions de base de l'analyse statistique qui pouvait être exploratoire quand on veut connaître une situation donnée ou inférentielle lorsqu'il s'agit de dégager des lois générales. Après ces premiers pas importants, le consultant a demandé à chacun ses préoccupations exprimées sous forme de questions. La structuration des questions dewait être basée sur une explication claire des variables et des variables explicatives, une présentation des méthodes utilisées et des procédures ; il faudrait en plus un examen détaillé des données brutes avec élimination des valeurs aberrantes et biaisées. En ce qui nous concerne, nous avons formulé un questionnaire qui figure ci-dessous en precisant auparavant les informations disponibles pour y répondre. Ainsi, nous avons proposé comme thème général l'impact éventuel des larvicides sur l'ichtyofaune qui préoccupe en premier lieu tout hydrobiologiste de I'OCP. Dans le cadre de la recherche complémentaire, nous avons ensuite choisi un sous-thème sur la reprduction des espèces. Ces deux thèmes englobent, à notre aüs,l'ensemble des actiütés de la surveillance aquatique. Les réponses guidées à toutes les questions posées, avec I'aide du consultant, ainsi qu'une synthèse des travaux de l'atelier figureront au bas de ce même document. Ce rapport comprendra le calendrier du déroulement de l'atelier, le questionnaire proposé et les réponses trouvées, un condensé des travaux de l'atelier et une conclusion. II. CALENDRIER DE L'ATELMR L'atelier s'est déroulé suivant le calendrier ci-dessous : o 23juillet : départ de Kankan, arrivée à Odienné ; o 24 juillet : départ d'Odienné, arrivée à Bobodioulasso ; o Z1juillet : départ de Bobodioulasso, arrivée à Ouagadougou ; o 26 juillet : début de l'atelier ; o 24 août : fin de l'atelier o 25 août : départ de Ouagadougou, arrivee à Bobodioulasso , o 26 août : départ de Bobodioulasso, arrivée à Odienné; o 27 août : départ d'Odienné, arrivee à Kankan. Itr. THEME GENERAL : IMPACT DES TRAITEMENTS LARVICIDES SI,JR L'ICHTYOFAI]NE. 1-2-I. DESCRIPTION DES DONNEES AI.. VARIABLES DU PLAN D'DGERTENCE lo). ANNEES : de 1987 à 1999, soit 13 ans d'échantillonnage. 2"). SAISONS: quatre saisons par an :' o Juillet-août-septembre: crue; o octobre-novembre-décembre: décrue ; o janvier-fewier-mars : étiage; o awil-mai-juin : début de crue. 3"). SITES : sur trois rivières pour la surveillance aquatique de routine : - le Dion (site de Baranama) ; - le Milo (site de Boussoulé) ; - le Sankarani (site de Mandiana). 4") Il faut ajouter à ces trois sites réguliers d'autres qui sont ponctuellement echantillonnés dans le sens aval-amont dans le cadre de la recherche complémentaire : - sur le Milo, dix sites : Bakonco-CisséI4 Bâté-Nafadji,Diankan4 Makono, Boussoulé, Mansaréna-Banankoro, Balarq Kérouané, Konsankoro et Diamandou. - Sur le sous-système du Sankarani, deux sites : Mandiana et Baranama. - Suf-le Niger, au niveau local, quatre sites : Fadakolomad4 Sulukudjamba" Kountoubou et Balandougou. - Sur le Niger au niveau régional- trois sites : Kankan, Mopti et Niamey. 42. VARIABLES DU MIMIEU. lo). PROFONDEUR: trois mesures par filet maillant à chaque pose, la moyenne étant notée pour le calcul des surfaces pêchantes (variable continue). 2"). TENPERATURE 1en surface, matin et soir) : mesurée en "C au thermomètre ordinaire pendant la période d' echantillonnage ( variable continue). 3o). rRauspeReNcn : une mesure en mètre une fois avec le disque de Secchi à chaque mi ssion d' échantillonnage (variable continue). 4"). runnnrrg : une mesure en JTU une fois au cours de l'echantillonnage sur chaque site à l'aide d'un kit de reactifs (variable continue) 5"). ptt : mesuré au papier indicateur une fois à chaque sortie de terrain et par site (variable continue). 6"). Sernrrrn: mesurée en dl avec du matériel de type "Bioblock" une fois par , sortie et par site (variable continue) 7"). CONDUCTIVITE : mesurée enpS/cm avec du matériel de type "Bioblock" une fois par sortie et à chaque site (variable continue). 8"). TeNguR ogs gaux gN NrTRATES Br eN pHospHeTEs : mesurée respectivement en pPM et ppm à l'aide de kits de reactifs divers une fois par sortie de terrain au niveau de chaque station (variable continue). 43. VARIABLES DU PEUPLEMENT : lo) PRISES PARUNITE D'EFFORT TOTALES (P.U.E.) : par station (l'unité d'effort égale deux nuits de pêche par deux batteries de I filets maillants multifilaments chacune, totalisant 800 m2 pour les 8 mailles utilisées (variable continue). 2") P.u.E. T0TALES PAR CATEGoRIE DE MAILLES : 3 classes : petites mailles(I2,5 et 15 mm de üde de maille), mailles moyennes(L7,5-20 ü22,5 mm) et grandes maille(25-30 et 40 mm).Variable continue. 3") P.u.E. DES ESPECES PRTNCIPALES : concernant les prises des espèces les plus abondantes au niveau de chaque station (variable continue). A4. VARIABLES BIOLOGIOI,JES : l"). TAILLE DES POISSONS : mesurée individuellement à fétat frais au millimètre près (longueur standard). Variable continue. 2o). pops »rs porssoNs : determiné individuellement à l'état frais au gramme ou au dixième de gramme près suivant la taille (variable continue). 3"). COEFFICENTS I\,IOYEI.IS oe CONDffiON « : (5 individus au moins par espèce) variable continue, calculés d'après la formule : PXl05 x 100 y3 4"). Sp>c DES poISSoNS : variable (discontinue) en deux classes : mâles(m) et femelle(f). 5o). sreoes or MATURATIoN spxuEtlE : variable (discontinue) en deux classes pour les mâles : immatures(m-) et matures(m+) ; six classes pour les femelles :immatures fl, en début de maturationf2, en maturation R, en maturation avancée f2l, mafures et prêtes à pondre f5 et ayant déjà pondu f6. 1-L2 : PROTOCOLE D'ECHANTILLONNAGE Les pêches sont effectuées aux filets maillants multifilaments, poses en deux nuits consécutives à partir de seize heures le premïer jour, et relevés à six heures le lendemain matin. Ils sont ensuite rinces et reposés suivant le même protocole pour la deuxième nuit. La pose des filets se fait dans les endroits calmes(vasques), le long des berges de la rivière. Pendant la pose, la profondeur de l'eau est sondée au début, au milieu et à la fin de chaque filet , ce qui nous permet d'obtenir la profondeur moyenne à l'endroit où le filet est posé, donnée indispensable à la détermination de sa surface pêchante. La périodicité des échantillonnages était trimestrielle au début de la surveillance aquatique(de 1987 à 1989) ; elle s'est ensuite stabilisée au rythme d'un échantillonnage tous les deux mois. Cependant, au niveau de certaines stations comme Mandiana, dites stations de recherche d'accompagnement, les echantillonnages ont eté mensuels et même bimensuels au cours des années 1988, 1989 et 1990. Aussi les années 1995 et 1996 n'ont connu que quatre échantillonnages chacune zuite une modification du protocole de surveillance. Pour etoffer les rézultats des pêches et obtenir des effectifs zuffisants pour la determination de paramàres comme les coefiicients de conditioq des éperviers(mailles 12,5- 15 et 17,5)ont eté utilisés en appui aux filets maillants. Il fart noter cependant que leurs captures ne sont pas prises en compte dans le calcul des prises par unité d'effort ni dans l'estimation de la richesse specifique. K 51-2-3. euEsrror\NATRE 41. DESCRIPTION DE L'ICT{TYOFAIJNE : 1"). Quelle est la richesse spécifique cumulée de la faune ichtyologique à Mandiana sur le Sankarani de 1987 à 1996 ? Quelles sont les fréquences de capture des differentes especes ? - Même question à Boussoulé sur le Milo ? - Même question à Baranama sur le Dion ? - Même question à Baro sur le Niandan ? 20) Peuton caractériser les peuplements des quatre riüères à partir des espèces pêchees sur chacune d'elles de 1987 à 1996 suivant le même protocole ? 3o) Quelle est la diversité spécifique de l'Ichtyofaune à Mandiana de 1987 à 1996 ? A Baranama ? A Boussoulé ? A Baro ? A2. EVOLUTION DE L'ICHTYOFAL . 1") Quelle est la tendance générale d'évolution saisonnière des captures (prises par unité d'effort totales) à Mandiana ? A Baranama? ABoussoulé ? (années cumulées de 1987 à 1999). 2") Quelle est la tendance d'évolution inter annuelle des captures totales à Mandiana sur le Sankarani de 1987 à 1999 ? A Baranama sur le Dion ? A Boussoulé sur le Milo ? 3o) Quelle est l'évolution saisonnière des p.u.e. des especes principales pêchees à Mandiana de 1987 à 1999 ? A Baranama ? A Boussoulé ? 4o) Quelles sont les variations inter annuelles des p.u.e. des principales espèces capturees à Mandiana de 1987 à 1999 ? A Baranama ? A Boussoulé ? 5o) Comment évolue la richesse spécifique des trois stations de surveillance au plan saisonnier de 1987 à 1999 ? Au plan inter annuel ? 6') La diversité spécifique évolue-t-elle différemment sur les trois stations surveillees selon les saisons de 1987 à 1999 ? Selon les annees ? 7o) Les tendances générales d'évolution (pue totales, pue des especes principales) observées au niveau des stations sont-elles significatives ? Même question pour la richesse specifique, pour la diversité specifique. 8") Si oui, sont-elles influencees par les traitements larvicides pendant la période couverte par les opérations de traitement ? A3. BIOLOGIE DE L'ICIITYO.FAUNE 1") Les coefficients de condition moyens des poissons avant le début des traitements réguliers (1989) sont-ils significativement différents de ceux observés après ? 2") Les coeffrcients de condition moyens annuels des poissons pêchés dans les trois stations de surveillance de 1987 à 1999 ont-ils augmentés ? 3") Les variations saisonnières des coefficients moyens de condition des principales espèces au niveau des trois stations (années cumulées de 1987 à 1999) sont-elles significatives ? 4") Les tendances générales d'évolution inter annuelles des coefficients de condition moyens des principales espèces observées au niveau des trois stations sont- elles significatives ? TV. SOUSTHEME : REPRODUCTION DES ESPECES. 5o) Etant donné un certain nombre de stations choisies dans le sens aval-amont d'une rivièrg existe-t-il un gradient dans l'évolution des rapports gonado-somatiques (RGS) des especes de poisson pêchées en : - Awil 1996? - Mai 1997 ? - Juin 1998 ? - Juillet 1999 ? 6") Quelle est la fiabilité des nombres, des moyennes utilisés pour les differentes opérations de calculs ? 7") Les tendances d'évolution des R.G.S observées au cours des 4 années sont-elles significatives ? 8") Les valeurs des R.G.S sont-elles dépendantes de la largeur (étroit, moyen et large) des riüères ? 9") Les R.G.S. moyens par espèce enregistrés durant les 4 années montrent-ils finalement qu'une espèce de poisson se reproduit plus precocement en amont qu'en aval de la rivière considéree ? l0o) Existe-t-il un lien entre les tendances observées et l'hydrologie des riüères concernées pendant la période 1996-1999 ? I-2.4. REPONSES : Al-1 : l") Procédure :à partir de la base de donnees(pêches sur la période considérée), on applique un filtre élaboré, sans doublorL sur les codes des poissons ; le résultat obtenu est superposé à la liste exhaustive des poissons avec leur code. Il en résulte la richesse spécifique cumulée de l'ichtyofaune par station. Quant à la fréquence, elle était déjà calculée par l'hydrobiologiste du Programme ; nous l'avons donc simplement extraite à par du logiciel Stybio. 2o) Réponses : a) Mandiana: No Espèces Nb cant I'réq(%) I 2 3 4 5 6 7 8 9 l0 1l 12 l3 t4 l5 l6 t7 l8 I9 20 2t 22 23 24 25 26 27 28 29 30 3l 32 33 34 35 36 37 P. seneplus P. bichir P. endlicheri H. niloticus P. leonensis H. bebe M. rume M. hasselquistii M. macrophthalmus M. anguiloides C. trmandua H. pictus M. senegalensis M. mento P. bane P. bovei P. anrcrgii P. pallidomaoilatus P. soudanensis H. psittacus P. peüicolus G. niloticus H. odoe H. forskalii H. vittatus A baremoze B. macrolepidotus B. nurse B.leuciscus D. rostratus D. enrycephalus C. cittrarus C. latus L. senegalensis L. coubie L. roseoprnctatus L- mrvus t2 2 44 I I 7 4 l3 t0 24 ll 62 t7 82 2 80 30 65 33 35 6 4 I 89 42 33 104 90 104 7 g2 3 3 67 63 t2 29 I 1,5 1,9 42,3 I 1 6,7 3,8 t2,5 9,6 23,r 10,6 59,6 16,3 78,8 1,9 76,9 28,8 62,s 31,7 33,7 5,8 3,8 I 85,6 q,4 31,7 100 86,5 100 25 78,8 2,9 29 64,4 60,6 I 1,5 n9 38 B. b. oocidentrlis 16 15,4 39 40 4l 42 43 u 45 4 47 48 49 50 5l 52 53 54 55 56 57 58 59 «) 6l 62 63 æ 65 « 67 68 69 70 7t 72 7' 74 10 I 7t 45 t4 l4 100 60 l9 20 27 l8 100 23 23 l5 2 38 6l 83 62 2 42 79 7 6 2t 69 3 69 7 I l9 36 48 l8 9,6 I 68,3 43,3 13,5 13,5 96,2 57,7 18,3 19,2 26 17,3 96,2 22,1 22,1 14,4 1,9 36,5 58,7 79,8 59,6 1,9 N,4 76 6,7 5,8 20,2 66,3 2,9 66,t 6,7 I 18,3 34,6 «,2 17,3 10,6 B. macrops L,ept. niloticus R senegalensis . anguillaris . gariepinus .longifilis intermedius S. mystrs S. auritus P. pellucida B. bajad docmâk . auIafus nigrodigitatus laticeps occidentalis . membranaceus . budgetti sorex eupterus filamentosus violaceus ocellifer schall . cf xiphias t. electricus . bimaculatus fasciatus .jenünki . guntheri . galilaeus nilotcus . zillii .dageü . niloticus Tableau I :richesse specifique cumulée (1987-1997) et fréquences des espèces à Mandiana b) Baranama No Espèces !i capt Fréq. I 2 J 4 5 6 7 8 9 10 ll t2 r3 T4 15 l6 t7 l8 19 20 2L 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 P. senegalus P. bichir P. endlicheri M. rume M. hasselquistii M. angrriloides C. tamandua H. pictus M. senegalensis M. mento P. bane P. bovei P. ansorgii P. pallidomaculaurs P. soudanensis H. psittacus H.paugri H. forskalii H. vittaa$ À baremoze B. macrolepidotus B. nurse B. leuciscus D. rostratus D. engrcephalus C. latus L. senegalensis L. coubie L. roseoprnctatus ll. *r*ot' lB. b. occidentalis I lB. macrops 2 2 34 7 23 24 9 24 l1 44 24 44 9 38 30 22 1 43 30 34, 50 5l 52 2 39 1 3l t7 5 10 t4 5 3,8 3,8 65,4 13,5 44,2 46,2 17,3 46,2 21,2 84,6 46,2 84,6 17,3 73,1 57,7 42,3 1,9 82,7 57,7 65,4 96,2 98, I 100,0 3,8 75,0 1,9 59,6 32,7 9,6 19,2 26,9 9,6 No Especes N cant Freq. 33 34 35 36 37 38 39 40 4t 42 43 44 45 46 47 48 49 50 5l 52 53 54 55 56 57 58 59 60 6L 62 63 R senegalensis C. anguillaris C. gariepinus H.longifilis S. intermedius S. mystus P. pellucida B. bajad B. docmak C. auratus C. nigrodigitat. C.laticeps A. occi&ntalis S. budgetti S. sorex S. euperus S. filamentosus S. ocellifer S. schall M. electricus H. bimaculatus H. fasciatus T. jentinki C. guntheri S. galilaeus O. niloticus T. zillii T. dageti L. niloticus C. kingsleyae T.lineatus 25 t5 4 5 47 20 7 8 9 49 5 l6 2l 7 3l 50 30 36 44 ) 4 28 2 JJ l3 I t4 20 42 2 6 48, I 28,8 7,7 9,6 90,4 38,s 13,5 15,4 17,3 94,2 9,6 30,8 40,4 13,5 59,6 96,2 57,7 69,2 84,6 3,8 7,7 53,8 3,8 63,5 25,0 1,9 26,9 38,5 80,8 3,8 I 1,5 Tableau II :richesse spécifique cumulée (1987-1997) et fréquences des espèces à Baranama. Il apparaît à travers ces trois tableaux que la station de Mandiana renferrne le plus grand nombre d'espèces dans la période considérée. Pour des contraintes de temps, les reponses aux questions suivantes n'intéresseront que la station de Mandiana; elles pouront être élargies ultérieurement aux autres stations. N'O. Genre I P. senegalus 2 P. bichir 3 P. endlicheri 4 M. rume ''5 M. hasselquistii 6 M. macrophthalmus 7 M. tapirus 8 M. anguiloides 9 M. caballus 10 C. tamandua 11 H. pictus 12 M. senegalensis 13 M. mento 14 P. bane 15 P. bovei 16 P. ansoqii 17 P. pallidomaculatus 1E P. soudanensis 19 H. psittacus 20 P. petricolus 21, H. paugyi 22 H. forskalii 23 H. vittatus 24 A. baremoze 25 B. macrolepidotus 26 B. nurse 27 B.leuciscus 28 D. rostratus 29 D. engycephalus 30 L. senegalensis 31 L. coubie 32 L. roseopunctatus 33 L. paruus c) Boussoulé : Fréq 3,3 3,3 51,7 8,3 16,7 6,7 1,7 40,0 1,7 18,3 61,7 23,3 83,3 15,0 88,3 81,7 70,0 80,0 55,0 3,3 3,3 71,7 68,3 31,7 90,0 88,3 86,7 30,0 60,0 23,3 53,3 13,3 60,0 Tableau Itr :richesse specifique cumulée (1987-1997) et fréquences des espèces à Boussoulé. At-2: lo) Procédure : AFC appliquée au tableau de la richesse specifique des 5 sites considérés sur la base de présence(l)-absence(0) : Mandiana, Baranama, Boussoulé, Makono et Baro. Les variables sont les sites et les repétitions, les espèces. 2") Réponse : a) Mandiana :_on obtient un plan factoriel (ares I et 2)des variables où apparemment Baranama et Boussoulé d'une part,lvlakono et Baro d'autre part ont respectivement des faunes plus proches ; Mandiana est plus ou moins individualisé. Quant aux repétitionq elles confirment les résultats présentés par les variables avec au centre de la carte factorielle la majorité des espèces communes aux diftrents sites; les espèces "marqueuses" sont projetees à la périphérie de la carte. Les résultats de tous les æres seront examinés ultérieurement. (voir figures 4 et 5). Nap 2 2 31 5 10 4 't 24 1 11 37 14 50 I 53 49 42 48 33 2 2 43 41 19 54 53 52 18 36 14 32 8 36 N" O. Genre N ap Fréq 34 B. b. occidentalis 2 3,3 35 B. macrops I 13,3 36 R. senegalensis 31 51,7 37 C. anguillaris 7 11,7 38 C. garie$nus 2 3,3 39 H. longifilis 1 1,7 40 S. intermedius 56 93,3 41 S. mystus 30 50,0 42 B. bajad I 13,3 43 B. docmak 12 20,0 44 C. auratus 53 88,3 45 C. nigrodigitatus 2 3,3 46 C.laticeps 10 16,7 47 A. occidentalis 16 26,7 48 S. budgetti 6 10,0 49 S. sorex 11 18,3 50 S. eupterus 38 63,3 51 S. filamentosus 37 61,7 52 S. violaceus 3 5,0 53 S. ocellifer 21 35,0 54 S, schall 47 78,3 55 M. electricus 2 3,3 56 H. bimaculatus 14 23,3 57 H. fasciatus 19 31,7 58 C. guntheri 22 36,7 59 S. galilaeus 1 1,7 60 T. zillii 7 11,7 61 T. dageti 15 25,0 62 Lat. niloticus 33 55,0 63 C. kingsleyae 1 '1,7 64 P. obscura 4 6,7 65 T.lineatus 4 6,7 10 N" Esoèces [/ldn Bmal Bré Bro Mknl N" Espèces Mdn Bme Bré Brc MkrI 3I il 6l II 9I 1ol 111 QI 131 141 1sl 161 nl 181 191 20l 211 221 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 P. senegalus I P. bichir I P. endlicheri I H. niloticus I P. leonensis I H. bebe I M. rume I M. hasselquistii I M. macrophthal.l M. tapirus ] M. anguiloides M. caballus C. tamandua H. pictus M. senegalensis B. niger M. mento P.sp. P. bane P. bovei P. ansoqii P. pallidomac. P. soudanensis H. psittacus lH. paugyi lP. petricotus lc. nitoticus lH. ooo" lu. rorskalii lu. rttt"t* lR. oentex lA. brr"ror" lB. macrolepidotr lg. imberi la. nro" lB. leuciscus lD. rostratus lo. engycepnatur lc. citnarus lc. t"tu, lL. senegalensis lL. coubie 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 0 1 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 1 1 I 1 1 1 1 1 1l ll ol ol0l1l1l0l 0 1 0 1 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 1 I lrt1 lr lrlrlolr lr 1 1 1 0 0 0 1 1 1 1 I 1 1 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 0 0 I 1 1l TI ol ol ol rl rl 1l o o 0 1 1 1 1 1 0 1 1 0 1 1 1 0 0 0 olrlrlrlrlr lr lrlrlo ll 1 0 1 0 0 1 0 1 1 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 1 1 1irlr Irt1lrlrIrlrlr 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 il 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 43 44 45 L. roseopunct. I L. parvus I B. b. occidental.l B. macrops I Lept. niloticus I R. senegalensis l C. anguillaris ] C. gariepinus l H.longifilis S. intermedius S. mystus S. auritus P. pellucida B. bajad B. docmak C. auratus C. nigrodigitatus C. laticeps A. occidentalis H. membranac. S. budgetti S. sorex ls. eupterus lS. filamentosus ls. riotr""r" lS. ocellifer lS. schall ls. "r*pni.tlM. elearicus lH. nimacutatus lu. tasciatus lr. jentinki lC. guntheri lS. gatitaeus Io. niloticus lr. =iuii . I r. oageü lLat. nitoticus lc. ringsteyae lp. ouscura It. tineatus I 1 1 1 1 1 1 ,| 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 l1lrlr lrtllrlolr 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 ,| 0 1 1 1 1 1 1 ,l 0 1 1 1 1 0 ,| 1 0 1 1 1 1 ,| 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 1 I 0 1 1 1 0 1 1 0 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 0 1 1 1 1 0 I 1 1 1 1 0 1 1 0 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 1 1 1 1 0 0 I 1 0 1 1 0 1 1 ,| 0 0 1 Tableau IV : richesse cumulée des 5 statims de 1985 à1997. 1l Plan des colonnes Fiq.1 et 2: Caractérisation des stations A1-3: l") Procédure . calcul de la diversité spécifique à partir de l'indice de Shannon ? Base de données composée de l'abondance totale des espèces(p.u.e en nombre), de l'abondance par espèce(nombre total) et de la fréquence des espèces 2") Réponse : diversité non calculée. AZ-t: 1") Procédure : faire un tableau croisé dynamique des données réduites (tableau du nombre des pêches)disponibles, puis découpage en bloc de saisons de 3 mois. Graphiques en nuage de points ou barres d'erreur (variance). t2 A2-2: 1") Procédure : faire un tableau croisé dynamique des données réduites (tableau du nombre des pêches)disponibles dans chaque cas(un bloc par an). Graphiques en nuage de points ou avec barres d'erreur(variance). 2o) Réponses : a)Mandiana: Tableau V : nombre de pêches (8par an) retenues pour la question. Evolution interannuelle des pue(p) à Mandiana 25000 20000 1 5000 10000 5000 0 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 Fieure 4 : évolution inter annuelle des p.u.e. totales à Mandiana. 1") Procédure : faire un tableau croisé dynamique des données réduites disponibles(un bloc par saison). Graphiques en histogrammes avec barres d'erreur(variance). 2") Réponse : a) Mandiana: avec la grande hétérogénéité notée lors du calibrage des données de base(nombre de pêches), le nombre d'espèces principales a été réduit. Parmi celles qui ont été retenues, nous n'avons pris en compte que quatre appartenant aux familles les mieux représentées dans les pêches ; Brycinus y = -1395,4x+ 3E+06 I , _ _a_- _--__ __l ta t __j_ r__i_+__ _t rl tl2-3: 13 macrolepido tus, Brycinus leucis cus, schilbe intermedius et Chrys ichthys auratus. Les figures 6 et7 montrent que .8. macrolepidofzs est plutôt abondant en période d'étiage, B. leuciscus en début et pendant la crue tandis que ,S. intermedius et C. auratus sont plus fréquents en période d'étiage et au début de la crue. Tableau VI : nombre de pêches (18 par saison) retenues pour répondre à la question. Les p.u.e. moyennes saisonnières des principales espèces montrent bien les tendances ébauchées par l'évolution de leurs captures totales. Ainsi, à travers les figures 7, on voit assez clairement une tendance à la baisse progressive des B. mocrolepidotus de l'étiage(l) vers la décrue(4). Les B. leuciscus aussi augmentent régulièrement dans les captures à partir de l'étiage, passent par un maximum en début de crue, puis diminuent vers la décrue. Quant aux,S. intermedius et C. auratzs, leurs p.u.e. sont maximales en début de crue et baissent nettement pendant la crue et la décrue. Variations saisonnièrcs des pue(Nmoy.) des pples espèccs Veriations seisonnièrcs des puc(Nmoy.) des pplcs especes I 140,00 120,00 r 00,00 80,00 60,00 40,00 20,00 0,00 -20,00 I 20,00 t00,00 80,00 60,00 40,00 20,00 0.00 Année tEriage rDébcrue Ecrue EDécrue SEriage lDébcrue Ecrue tr Décrue i Figure 6: variations saisonnières des pue des espèces principales de 1987 à 1997 à Mandiana. l4 Tcndance évolutivc d€s pue(N moy.! B.macrolepidotus I l l Evolution saisonnièrc des puc(N moy) dc B. leuciscus 50 40 Pu e30 '' 20 l0 0 200 150 Pu too e 50 0 -502 ^. 3sarsons o 1 Saisons 120 Evolution saisonnière des pue(N moy) de S. intermedius 'o a_ -o Saisons Evolution saisonnière des pue(N moy) de C. auratus _oc Saisons 200 150 Pu 1oo e 50 0 -50 100 80 Pu e60 40 Figure 7: tendance générale d'évolution des pue moyennes des principales espèces à Mandiana. A2-4 z I o) Procédure : faire un tableau croisé des données réduites disponibles dans chaque cas(un bloc par an). Graphiques en nuage de points ou barres d'erreur(variance). 2") Réponse : a) Mandiana : les variations inter annuelles des captures en nombre des principales espèces mettent en évidence une plus grande abondance des.B. leuciscus ; il apparaît à travers les figures 8 que les C. auratus ont relativement baissé dans les captures et, parallèlement, les S. intermedius y sont devenus plus nombreux. Quant aux Characidae, B. macrolepidotus et B. leuciscus,l'évolution inter annuelle de leurs p.u.e. n'ont présenté aucune tendance significative( d'où l'absence des droites de régression les concernant). l5 160 140 120 Nb 1oo ,"r go 60 40 20 0 Variations des pue (N) des pples espèces pdt l'étlage Variations des pue(N) des pples espèces pdt ladébcrue -! 1986 350 300 250 200 't50 't00 50 0 't986 1990 1992 Années 1 994 o I B. mac. C auratus ! B leuciscus - Linéaire (C. auratus) _ _L: @ s.ir oB. mac rlS. rntermed IB. leuciscus lC. auratus 150 300 250 200 150 r00 50 0 I 987 o B- mac. t987 1988 B. mac. Variations des pue(N) des pples espèces pdt la crue 1988 1989 1990 l99l 1992 1993 1994 1995 88. leuciscus AS. intermed. EC. auratus Variations des pue(N) des pples espèces pdt la décrue r80 160 140 120 100 80 60 40 20 0 1989 1990 r99r t992 1993 t! B. leuciscus 1994 1995 A S rnterm Fieures 8 : variations inter annuelles des p.u.e.(N) des principales espèces à Mandiana A2-5 z 1"). Procédure : la même que pour les questions A l-2-3 et 4. 2"). Réponses : a) Mandiana: ----- ----t- -{- - t ---I- t6 50 40 oE30! cbzoz 10 0 Evolution richesse sp.(étiage) à Mandiana 50 40 o Esoll E bzoz 10 0o 1 Mois2 3 Evolution richesse sp.(crue) à Mandiana y=4,4167x+58 fl+.29a+ !9 t Mois ,o 9 10 11 Figures 9:évolution de la richesse spécifique à Mandiana de 1989 à 1996. L'évolution saisonnière de la richesse spécifique montre un nombre d'espèces décroissant globalement de l'étiage vers la décrue (voir figures 9 ci-dessus). Les tendances apparentes (régression linéaire) ne sont généralement pas significatives. Cependant, celles observées à la crue et à la décrue montrent une certaine signification. Au plan inter annuel, la richesse spécifique est globalement croissante à Mandiana. La tendance générale d'évolution est faiblement significative (voir figure l0). La richesse moyenne par an (figure 11) montre Ia même tendance générale d'évolution. oE30! Eo20z oE30lt Eo20z 10 0 1312 Evolut. richesse sp.(déb crue) à Mandiana -o fl a t I Evolut. richesse sp.(décrue) à Mandiana l ^l^rit 1 2 1 1 1 1 1 1 11 11 11 11 11 1 1 t7 ANNEE 35 30 25 20 15 10 5 0 I 10 12 11 11 1 11 ,| 11 Total 11 11 11 11 11 11 11 2 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 1 1 1 4 1 1 1 1 1 1 1 8 1 1 1 1 11 1 1 1 1 1 1 1 12 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 67 11 11 11 11 11 11 11 1988 1989 1990 199't 1992 1993 Figure I l: évolution interannuelle de la richesse spécifique moyenne à Mandi l nombre de pêches retenues pour suivre évolution inter annue ! --- -.- 1994 a a ' û-- -i_ +;a i: 1 a - y: !.09§8x-Jf§1,8 R2 = 0.1014 at, o) o Eoz 35 30 25 20 15 10 5 0 1 987 1988 1989 1990 1991 1992 Années 1 993 1994 1995 Figure 10 : évolution inter annuelle de la r^chesse spécifique à Mandiana. A2-6 z l") Procédure : voir Al-3. 9712810101098712 de la richesse spécifique. 2o) Réponse : la diversité spécifique n'a pas été calculée. l8 A2-7 : I ") Procédure : droites de régression linéaire appliquée aux P.U.E. totales, par espèce principale, la richesse et éventuellement à la diversité spécifique(à calculer). 2') Réponse : les régressions linéaires effectuées sur les differents paramètres biologiques sont généralement non significatives à l'exception de quelques-uns unes telles que les variations inter annuelles des P.U.E. de Chrysichthys auratus et de Schilbe intermedius à Mandiana par exemple ; et même dans ce cas, la signification des tendances générales n'est pas importante A2-8 : procédure et réponse liées à celles d'A2-7. Aussi les séquences de traitement ne sont pas superposables aux dates d'échantillonnage. A3-t : I ") Procédure : tableau dynamique sur les données réduites et équilibrées sur les périodes considérées. 2") Réponses : superposition des K des deux périodes considérées, graphiques difficiles à réaliser dans xls. Compromis trouvé en alignant les années des deux périodes considérées : avant traitements et pendant traitements. Aucune tendance ne se dégage des résultats. En effet, au-delà d'une apparente variation, on constate que l'intervalle de variation des K moyens avant les traitements réguliers et pendant ces traitements est assez étroit(figures l2). K moyen de P. bovei a\rant et après traitements - _3-; lo'.t. . : 1984 B. leuciscus 3,0 2,5 2,O 't,5 1.0 ;:--:!-l-i . a 1984 1988 1992 1996 2,4 2,2 2,0 1.8 1.6 1,4 1,2 1,0 S. eupterus 3,0 2,5 2,O 1,5 1,0 1988 19961984 C. auratus 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0 , . ftl-s a t 1984 1992 1996 Fisures 12 : comparaison des K moyens avant et pendant les traitements larvicides. t9 S. intermedius y=0,0161x-29,565 P =OO1213,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 1984 1988 1992 1996 Fiqures 12 : suite. A3-2 : procédure et réponse se confondent à celles d'A3-3. A3-3: I ") Procédure : tableau dynamique sur les données réduites et équilibrées sur les périodes considérées. 2') Réponses : - les K moyens de P. bovei montrent une forte tendance à augmenter pendant l'étiage, et dans une moindre mesure en début de crue ; pendant la crue, leur tendance est légèrement inversée. - Les K moyens des C. auratus et B. leuciscrzs sont caractérisés également par une tendance relative à la hausse précisément à la décrue ; par contre, on ne voit aucune tendance significative des K n'est individualisée au cours des autres saisons à leur niveau. - Les S. intermediil.s ont une légère tendance à maigrir pendant la crue avec des K moyens qui baissent sensiblement. - S'agissant des autres espèces, B nurse, B. leuciscus et S. eupterus, aucune tendance significative n'est mise en évidence par l'évolution saisonnière de leurs coefficients moyens de condition. 2,2 2,1 2,0 1,9 1,8 1,7 B. nurse y =0,0147x -27,195 FP = 0,1017 t .-.- - a 1984 1986 1988 1990 1992 1994 20 .,.I: 'i,7" 7 113 Tableau XI : nombre de pêches (7 par saison) ayant servi variations saisonnières des K moyens. étude des ETIAGE y=0,216x+1,158 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 3,000 2,500 2,000 1,500 I,000 01 O P.bov A B. leuc l-lr:;u! = 0,9698 3,500 3,000 2,500 2,OOO 1,500 1,000 234 I Bnur -Linéaire (P bov) 123 os",ni"r. rc.à* aS. eupt Fieures l3 : évolution des K moyens pendant l'étiage. DEBUT DE CRUE 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 i_J I r--T_- -r-- o P.bov t B. nur A B leuc -Linéaire (P.bov): .s ,"l9g__.:g!19'4 --aI .r Ill ra§Er li !:'-+--- Figures 13(suite) : évolution des K moyens pendant le début la crue. 2l CRUE y=-0,0893x+2,4843â^^^ ' 2,500 2,000 1,500 1,000 = 0,4244 y=-0,1429x+3,424 -r-I! 910111213 o §.-int", -- i c"r, A S.'eupt -Linéaire (C. aur) 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 678910678910 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 o P.bov t B. nur o S. inter I C. aur !_l--li1 _ __-___rlr9!§(i999 _^_§r9ïL _ =:=.!:::q!,19rlr Fieures l3(suite) : évolution des K moyens pendant la crue. DECRUE y=0,1387x+0,9598 Y=0,0809x +0,4762 ÿ,vvv- 0,42 o R'=0J561 t 2,s00 2,000 1,500 1,000 10 '10 't 1 11 12 12 13 o P.Uor"-- ! B. nur A B:l*. _ - - -Linéaire (B leuc) A3-4: Figures 14 : évolution saisonnière des K moyens des principales espèces en décrue. 1") Procédure : voir A3-3. 2") Réponse : Année 12 34 5 6 7 891011 12 1 11 111121 1 11 11 11111 1 1 11 111 11 11 1 1 11 111 1111 1 1 11 111 111 1 1 1 11 11 1 1111 1 1 11 1'.t 1 11111 1 Total 11 11 11 11 11 11 11 1988 1989 1990 1 991 1992 1 993 1994 fotal 9712811 1010108713 I : nombre de pêches de la rn A3 questio -4. a) Mandiana: les tendances d'évolution inter annuelles des coefficients moyens de condition des principales espèces observées à Mandiana ne sont pas significatives. Il en est de même des variations interanuelles représentées individuellement, espèce par espèce(figures 17 à l9). 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 1986 rïâiï â 1988 1990 1992 1994 1996 ôP. bov IB. nur ÀE. leuc 22 Figures 15 : évolution inter annuelle des principales espèces. coefficients moyens de condition des 2,400 2,200 2,000 1,800 1,600 1,400 1,200 1,000 2,000 1,800 1,600 1,400 1,200 1,000 Evolut. des K moy./ B. nurse / Mandiana .:t':31 1 986 1988 1990 1992 1994 1986 1990 1992 I 994 Figureil6l wotution inièiannuelle aèi f moyens de P. bovei et de B. nurse. Evolut. des K mov. / S. inter. / Mandiana-^ ^^Ævol. des K mov. / B. leuciscus / MandianaYIYvY 1986 1988 1990 1992 1994 1996 2,800 2,600 2,400 2,200 2,000 1,800 1,600 1,400 1,200 1,000 3,000 2,800 2,600 2,400 2,200 2,000 1,800 1,600 1,400 1,200 1,000 I ll i3 - 3:!r' 1986 1988 1990 1992 1994 1996 3,000 2,500 2,000 1,500 1,000 1986 ââât ttl tlrllrt 1988 t990 1992 1994 1996 OS. int iC. àur a§. eupt 3. .'..??i . ..r' Fieures 17 : évolution inter annuelle des K moyens de B. leuciscus et S. intermedius 23 1,800 1,600 't,400 1,200 1,000 0,800 0,600 0,400 0,200 0.000 Evolution des K moy./C. auratus/ Mandiana Evolution des K moy./S. eupterus/ Mandiana 2,800 2,600 2,400 2,200 2,000 1,800 1,600 1,400 't,200 1.000 1 1986 1988 1990 1992 1991 1996 1n 1986 1988 1990 19s2 't994 tsgo ia Fieures l8 : évolution inter annuelle des K moyens de C. auratus et de S. eupterus. A3-5 à A3-9 : ces questions appartiennent au sous-thème : reproduction des espèces, Qui n'a pas été abordé par manque de temps. V. SYNTHESE DES TRAVAUX Au terme d'un mois de formation sur le traitement des données, nous nous proposons ' de dresser ci-dessous un bilan des résultats enregistréi. Il faut dire que les travaux de l'atelier ont débuté par des exposés introductifs riches et prometteurs sur l'analyse multivariée des données. Les cours ont été soutenus par des supports aussi documentaires qu' informatiques. La documentation, assez fournie, a consisté en un grand nombre de brochures dont : 1. Poser une question biologique en termes statistiques ;2. Principales méthodes d'analyse à deux tableaux ; 3. Fonctions essentielles dans Exel ; 4. Analyse exploratoire ; 5. Analyse des données, B-A-BA pour biologistes ;6. Principal component analysis ; 7. Exemple de réalisation d'une ACP dans ADE-4 ;8. Recent development for environmental sciences ;9. Use, overuse, and misuse of significance tests in evolutionary biology and ecology. to. Morphological correlates of diet in an assemblage of West African freswater fishes. Quant aux supports informatiques, ils comprennent des logiciels de traitement des données comme ADE-4, Claris, Snap, Win-Zip et Statview. Comme nous l'avons mentionné plus haut, il a fallu calibrer les données de base avant de traiter les questions posées. Cette étape a disproportionnellement pris trop de temps, a telle enseigne que nous avons cru qu'elle constituait le centre d'intérêt de l'atelier ; surtout que pour nous personnellement, il s'agissait d'une base de données tronquée se limitant seulement ii t r tr I iîtîilt 24 au mois de mars 1997,bien que nous ayions envoyé régulièrement les résultats de la surveillance jusqu'au mois de juillet 1999. A ce propos, nous estimons qu'à force de couper des mois et des années, de supprimer des données dans le simple souci d'équilibrer la base de données, on risque de perdre des informations importantes. Nous avons ensuite abordé l'ACP avec un exemple sur des données du milieu ; puis I'AFC, sans exemple concret. Cependant, il nous a été dit expressément que I'AFC t'appliquait exactement comme I'ACP. D'autres méthodes d'analyse multivariée de base comme I'ACM, I'analyse intra et inter groupes, la discriminant analysis, la Hill and Smith analysis, etc ont été brièvement évoquées mais sans modèles également. Nous estimons que ces méthodes d'analyse, surtout celles qui permettent d'analyser à la fois des données faunistiques et environnementales, cadre des données de la surveillance, auraient mérité des illustrations. L'analyse de nos questions listées plus haut avec le consultant a abouti à la conclusion qu'elles étaient inadaptées à l'analyse multivariée ; nous les avons donc traitées, comme d'lrabitude, par les méthodes classiques en utilisant des graphiques (plus de20 figures), tableaux (XIID, des droites de régression linéaire (quand elles ont un sens), le tout illustré parfois de barres d'erreur ou d'intervalles de confiance (voir graphes). Nous avions espéré que le consultant, avec son expérience pratique aurait pu nous aider à reformuler ces questions afin qu'elles soient adaptées à une ACP, une AFC, une ACM ou à une quelconque nouvelle méthode d'analyse de données. Une seule question (Al-2) sur la richesse spécifique basée sur la présence-absence des espèces dans les s{ations cle surveillance a fait l'objet d'une AFC. Le sous-thème de la reproduction des espèces qui ne manquait pas d'intérêt pour nous et quelques-unes des questions du thème général n'ont pas été abordés. Après les explications données sur I'ACP et I'AFC, un dernier exposé a été fait par le consultant sur les notions de base de la statistique inferentielle, notamment la moyenne et l'écart-type. Il s'en est suivi une présentation sommaire du contenu du logiciel ADE-4. vI. CONCLUSION Voilà donc brièvement ramassé l'essentiel de ce que nous avons fait au cours d'un mois d'atelier. Nous avons relativement beaucoup appris par rapport au temps imparti. Il va sans dire qu'on ne peut pas faire de nous des experts en statistique en un mois. Nous regrettons cependant, qu'à travers le questionnaire ci-dessus composé, nous n'ayons pas eu l'opportunité d'appliquer les notions d'analyse multivariée acquises au cours du présent atelier. Nous avions souhaité alors en vain avoir des exercices d'application indépendamment de mes questions, à défaut d'une reformulation de celles et leur adaptation à l'analyse multivariée ; en effet, s'il est important de pouvoir dessiner une carte factorielle de variables ou de répétitions, il l'est davantage de savoir interpréter correctement les résultats bruts qui y sont figurés. Il y a eu une documentation assez fouillée et des logiciels très pratiques en matière d'analyse des données mais nous estimons, en ce qui nous concerne, que la pratique par des exercices basés surtout sur la lecture des résultats des plans factoriels, a fait défaut à I'atelier. Par rapport aux objectifs de l'atelier et au temps qui lui a été consacré, nous avions espéré apprendre plus que ce que nous avons appris. Néanmoins, il nous appartiendra de valoriser, par tous les moyens, les notions acquises pendant cet atelier et nous promettons de le faire. 25 Nous ne saurions clore ce présent rapport sans remercier le Docteur Eric Baran pour tous les efforts consentis à notre formation. A travers le Coordonnateur de la surveillance aquatique, nos remerciements sincères et notre profonde gratitude sont exprimés au Groupe Ecologique et à la Direction du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (O.C.P.) pour avoir accepté et matérialisé une des recommandations des hydrobiologistes qui leur tenait le plus à cæur.
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Surveillance de l'environnement aquatique : rapport synthèse, 1985 - 1999, ichtyofaune
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