JPCI6 COMITE CONJOINT DU PROGRAMME PRoGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST Seizième session. Washinston. D.C. 6-8 décembre 1995 RAPPORT TABLE DES MATIERES OWERTURE DE LA SESSION . . . . 2. ELECTION DU BUREAU ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTES RAPPORT D'ACTTVITE DE L'ORGAMSATION MONDTALE DE LA SANTE POUR 1995 RAPPORT DU COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS DEVOLUTION RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES PLAN D'ACTION ET BUDGET DU PROGRAMME POUR 1996 ET PREVISIONS POUR 1997 Pages 3 4 5 1 1 I I 6 7 8 2 2 1l 15 t5 l6 16 t7 9 FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE SUNI DE LA REUNION MINISTERIELLE SUR LE PEUPLEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LA ZONE DU PROGRAMME PLAN D'OPERATIONS DE LA PERIODE DE RETRAIT PROGRESSIF LE PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (APOC) DTVERS 14, DÂTF, ET I.IEU DE LA DIX-SEPTIEME SFSSII}: 15 ADOPTION DU RAPPORT I6. CLOTURE DE LA SEIZIEME SESSION l0 ll t2 13 l8 18 l8 18 18 19CONCLUSIONS ET DECISIONS ANNEXE I(a) - ANNEXE I(b) - ANNEXE II ANNEXE III ANNEXE IV ANNEXE V ANNEXE VI ALLOCUTION DE M. JAMES WOLFENSOHN, PRESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE . . ALLOCUTION DU DR HIROSHI NAKA]IMA, DIRECTEUR GENERAL DE L'OMS ORDRE DU JOUR LISTE DES PARTICIPANTS ANNONCE DES CONTRIBUTIONS . . . OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINANTES RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LES PAYS PARTICIPANTS 20 22 24 25 32 33 36 I -ii- JPCI6 Page 1 1. OUVERTURE, DE LA SESSION : Point I de I'ordre du jour t.l A I'invitarion conjointe du Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique et de la Banque mondiale, la seizième session du Comité conjoint du Programme (CCP) de lune contre I'onchocercose en Afrique de I'Ouesr (OCP) s'est tenue au Siège de la Banque mondiale à Washington, D.C' La liste des panicipants est jointe en annexe III' l.Z Le Vice-Président de la Banque mondiale, M.E. Jaycox, a souhaité la bienvenue aux parricipants er, au nom de M. J. Wolfensohn, Président de la Banque, a donné lechue d'une àéclaràtion d'appréciation des acquis du Programme et annoncé la poursuite du soutien de la Banque à I'OCP. Une copie de cette déclaration se trouve en annexe I(a). 1.3 Le Dr Hiroshi Nakajima, Directeur général de I'Organisationmondiale de la Santé (OMS) a fait mention des réalisations de I'OCP et a exprimé sa certitude que I'objectif du Programme sera pleinement aneint d'ici I'an 2002.ll a lancé un appel pour que I'appui de tous soit maintenu jusqu'à ia f,rn des opérations et a remercié tous ceux qui sont impliqués dans le Programme, sans oublier le personnel. l,e Dr Nakajima a terminé son discours en exprirnant sa reconnaissance au Gouvernement des Etats-Unis et à la Banque mondiale d'abriter la session du CCP. 1.4 Dans son allocution de bienvenue à Washington adressée aux particiPants, M. J. Hicks. de I'Agence américaine pour le Dévetoppement international (USAID), s'est félicité que I'USAID ait été associée à I'OCP depuis ses débuts enL974, voire pendant les phases préparatoires. Le Prograrnme consrirue un remarquable exemple de ce qui pourrait être réalisé lorsque les partenaires nationaux er inrernationaux travaillent ensemble de façon constructive. M. Hicks a souhaité plein succès à la réunion OCP. 1.5 I-a session a été ouverte par M. Maurice Kakou §uikehu§, Ministrc de la Santé de Côtc d'Ivoire. 2.1 3.1 ,, 3 4 ELECTION DU BUP.EAU : Point 2 de I'ordre du jour Les Etats-Unis ont été élus à la Présidence et la République du Bénin à la Vice-Présidence' ADOpTION DE L'ORDRE DU JOLJR : Point 3 de I'ordre du jour (document JPCI6.l, révision 1) L'ordre du jour provisoire a été adopté (annexe II). OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINAi{IES : Point 4 de I'ordre du jour 4.1 M. Bruce Benton, Président du Comité des Agences parrainantes (CAP), tout en exprimant la conf,rance de son comité en I'OCP pour aneindre son objectif à la fin des sept prochaines années, a souligné l'importance de maintenir le soutien au Prograrnme de tous les partenaires - la communauté des Donateu.., l.r Pays participants et les agences parrainantes - jusqu'à l'achèvement des opérations OCP en I'an 2002. 4.2 Le processus de retrait a déjà commencé avec la réduction des activités de lune antivectorielles qui va se poursuivre jusqu'en l'an 2002. Dans le même temps, le processus de dévolution est bien engagé, et les Pays participans procedent au renforcement de leurs capacités pour la détection efficace et la maîtrise de la recrudescence de la maladie. JPCI6 page 2 4.3 Le Comité des Agences parrainantes reconnaît que la cessation progressive d'une activité de terrain de longue durée peut avoir des conséquences pénibles pour le personnel et M. Benton a félicité le Programme pour la manière humaine avec laquelle la compression du personnel a été effectuée. 4.4 S'agissant de la recherche d'un macrofilaricide utilisable sur le terrain, le CAP a réitéré son soutien au Projet Macrofil et, en collaboration avec le Directeur de TDRI, a entrepris de mobiliser des fonds en vLle d'assurer la continuation du projet au-delà de 1997, date à laquelle la contribution d'OCP prendra fin. 4.5 Enfin, M. Benton a félicité le Dr Dadzie pour sa nomination au poste de Directeur du Programme, et lui a assuré le soutien total du CAP. 4.6 Le texte des observations du Comité des Agences parrainantes est joint en annexe V *** Le Dr Samba a fait part de sa fierté d'avoir été associé à I'OCP, comme Directeur pendant 14 ans. Les acquis du Programme sont vraiment impressionnants, et il est certain que le Programme sera mené à bonne fin, et que I'appui nécessaire des donateurs sera assuré jusqu'à la fin des activités OCP. Sa conviction et son espoir reposent sur la confiance qu'il a à l'égard de son successeur, le Dr Yankum Dadzie et du personnel de I'OCP qui ont servi le Programme de façon effrcace depuis longtemps. Il compte aussi sur la compétence du personnel africain, la disponibilité des outils pour les activités de dévolution, et I'assurance donnée par Merck et Co. de fournir gratuitement I'ivermectine (Mectizan") aussi longtemps qu'il sera nécessaire. Le Dr Samba a souligné I'importance de la distinction faite par la réunion du CCP en 1994 entre la dévolution "stricto sensu" à laquelle I'appui serait assuré par I'OCP, et la dévolution "lato sensu" soutenue par I'OMS, la Banque mondiale et d'autres organisations qui participent activement au développement des systèmes de soins de santé. Le Dr Samba a enfin assuré le Comité que I'OMS collabore étroitement avec les Pays participants et I'OCP afin que le Programme puisse être mené à bien. *** 5. RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POT.JR 1995: point 5 de I'ordre du jour (document JPC16.2) RAppoRT DU COMITE CONST LTATIF D'EXPERTS : Point 5 de I'ordre du jour (document JPC16.3) 5.1 En introduisant le rapport de I'OMS sur les progrès réalisés par I'OCP en 1995, le Dr yankum Dadzie, Directeuràu Programme, a exprimé sa gratitude au Directeur général de I'OMS pour sa nomination à la direction de I'OCP et a rendu hommage à son prédécesseur, le Dr Samba, pour son oeuvre exemplaire à la direction du Programme' 5.2 Le Dr Dadzie a ensuite fait un résumé des activités de I'OCP pour I'année 1995 et a laissé aux chefs d'Unité concernés le soin de fournir de plus amples détails. Il a brièvement évoqué le problème de I'infiltration de simulies infectées en provenance de zones siruées audelà des limites de pNUD/Banque mondiale/Programme de I'OMS pour la recherche sur les nraladies troptcales JPCl6 page 3 I'OCP, pour lequel des actions correctives sont recherchées en collaboration avec les pays concernés. La situation en Sierra Leone où les activités de lutte ont été suspendues ne constitue pas, jusqu'ici, un risque de réinvasion de I'aire initiale du Programme. 5.3 Le Directeur du Programme a fait mention de la récente session de remue-méninges à laquelle onr participé des responsables OCP, des coordonnateurs nationaux, des représentants de I'OMS/AFRO et du Siège, et de la Banque mondiale, ainsi que des experts indépendants, et dont les recommandations peuvent être résumées ainsi : nécessité pour le Programme a) de laisser après lui le minimum d'infection possible et b) de renforcer le transfert des activités de dévolution aux Pays participants 5.4 La session de remue-méninges a abouti à une série de recomrnandations pour lesquelles des plans d'exécution sont en cours de préparation. Suite à une proposition de réorganisation du siège de I'OCP celui-ci ne comportera dorénavant que deux structures techniques. 5.5 Dans sa conclusion, le Dr Dadzie a rappelé le rôle de leadership de I'OCP dans le processus de dévolution rour en engageant le Programme à entretenir une étroite collaboration avec I'OMS aux niveaux régional et mondial ainsi qu'avec d'autres organisations et les bailleurs de fonds qui participent activement au développement des soins de santé tels que la Banque mondiale. Enfin, il a remercié la communauté des Donateurs ainsi que les Pays participants pour leur soutien indéfectible au Programme et leur collaboration . *** Lutte antivectorielle 5.6 Pendant la periode considérée, les traitements larvicides ont cessé sur la Daka, la Kulpawn et la Mole, er sur une partie de la basse Volta Noire au Ghana ainsi que sur le Baoulé et la Bagoé au Mali, et sur la Sota et I'Alibori au Bénin. Les traitements larvicides au sol qui ont remplacé les rrairemenrs larvicides aériens dans le bassin de la Dienkoa au Burkina Faso sont.depuis peu entièremenr effectués par les nationaux, avec I'appui technique et financier de I'OCP. 5.7 Dans les zones d'extension ouest et sud, les traitements larvicides aériens associés au trairement par I'ivermectine sont restés inchangés par rapport à I'année précédente. La siruation en Sierra Leone reste aussi inchangée. La lutte antivectorielle y est arrêtée en attendant qu'il soit permis aux hélicoptères d'accéder aux bassins fluviaux où les traitements larvicides sont essentiels. 5.8 Au total, 13 000 krn de rivières ont été traités au plus fort des traitements larvicides er 3000 krn durant la saison sèche. La rotation des larvicides a permis de poursuivre la lutte antivectorielle et d'intenompre la transrfiission au maximum. Le seul cas signalé de baisse de sensibilité, au pyraclofos, dans la région de Bamako était dt à des traitements répétés, par bateau, avec ce produit pour un trop grand nombre de cycles consécutifs. 5.9 Par rapport à I'année précédente, le nombre d'heures de vol a diminué de L2%, de 6700 heures à 5 900 heures. Toutefois, la consommation de larvicides est restée inchangée (environ 380 000 litres) avec pratiquement le même prix. 5.10 L: réduction du réseau de surveillance entomologique s'est poursuivie avec la fermerure de deux sous-secteurs (Séguéla en Côte d'Ivoire et Bobo-Dioulasso au Burkina Faso) ramenant le réseau à sept secreurs, l2 sous-secteurs et 11 bases opérationnelles. Il reste actuellement dans toute I'aire du Programme 146 points de caprure dont la moitié sont visités une fois par semaine, et I'autre moitié toutes les deux semaines. ,JPCI6 page 4 5.lt Les résultats de la lurte antivectorielle sont toujours satisfaisants. La transmission résiduelle est due essentiellement aux simulies de forêt. Ainsi, en ne considérant que la transmission impliquant l,espèce de savane, vecteur spécifique de la souche cécitante du parasite, seulement trois des 146 poiàt, onr un potentiel Annuel de Transmission (PAT) supérieur à 1002 tandis que 62% des points ont un PAT égal zero. 5.12 D'énormes progrès ont été réalisés au cours de I'année considérée dans le domaine de l,identification du paras-ite et de la simulie vectrice. L'identification des parasites (par la méthode moléculaire de RpC3 et par les sondes d'ADN) au laboratoire de Boruaké a permis de faire la distinction non seulem.ni .nt.. les parasites de bovins (Onchocerca ùchengi) et les parasites de l,homme (Onchocerca volvulus), maii aussi entre les souches écitantes ("savanicoles") et les moins cécitantes ("forestières "). 5.13 Alors que I'identificationpar la cytotaxonomie est limitée à I'identiflrcationdes simulies au stade larvaire, une nouvelle méthodologiei fondée sur I'ADN, l'hétéroduplex, pennet d'identifier les simulies à tous les stades de leur développement et, par conséquent, de déterminer le rôle vectoriel en milieu naturel des différentes espèces de Simulium damnosum. 5.14 La combinaison de la technique d'ADN, appliquée uniquement aux simulies infectieuses, et de l,examen morphologique, notarnment pour I'identification des espèces dans les zones forestières et de savane, permet àeiormais de faire les ajustements nécessaires dans le calcul des ATPs en éliminant notilnment les onchocerques d'originé animale et en faisant mieux ressortir le potentiel de transmission de la forme cecitante de I'onchocercose' 5.15 L'arrêt des traitements larvicides dans I'aire initiale du Programme est justifié par les résultats des études entomologiques de post-traitement. Dans 18 points de capture où on avait enregistré avant le début des traitements larvicides 25 àgO simulies infectieuses pour 1000 pares, le.taux d'infectivité est actuellement inférieur à un pour 1000, niveau auquel le risque d'une reprise de l'infection cécitante est insignifiant. 5.16 Suite à un appel d'Offre international, le Directeur général de I'oMS a signé un contrat avec le détenteur du contrat actuel, Evergreen Helicopters Inc., pour les opérations aériennes pendant la période 1996-1998. 5.17 La diminution des prises de poissons dans les stations d'échantillonnage traitées et non traitées, constatée par les cquipes nationales d'hydrobiologistes travaillant sous contrat de service avec le programme, est probablement due aux "oniitio* climatiques et à la pression grandissante de la peche. 5.1g S,agissant des invertébrés, les modifications de la structure et des densités de quelques taxons restent dans des limites acceptables et, de toute façon, ne sont pas mises sur le compte de la lutte antivectorielle menée Par I'OCP' 5.1g Durant la période considérée, les hydrobiologistes ont cessé l'échantilloNlage systématique de la dérive et ont instirué le contrôre ponctuel des cours d'eau où les activités de I'ocP ont pris fin pour suivre l'évolution du peuplement' Limite supérieure tolérable pour la recolonisation humaine des vallées en zone de savane Réaction de Polymérisation en chaîne Mise au point en collaboration avec le Dr Unnasch de I'Université d'Alabama' USA 2 3 4 JPCI6 page 5 5.20 Le Groupe écologique s'est réjoui de I'approbation par le CCP de la recommandation du CCE d'élargir le mandat du Groupe pour inclure des érudes et le suivi de I'impact sur I'environnement du repeuplement des zones libérées de I'onchocercose. La méthodologie employée dans l'érude pilotd sur la Léraba pourrait être utilisée dans d'autres zones pour identifier les sources potentielles des changements et évaluer le risque qu'elles constituent pour les écosystèmes aquatiques. 5.21 Le Président du Comité consultatif d'Experts (CCE), le Professeur David Molyneux, a félicité le Programme pour la façon de plus en plus rentable dont la lutte antivectorielle a été menée. La rorarion des larvicides est toujours appliquée très efficacement et tient compte du coût, de I'efficacité selon le débit du cours d'eau, et des effets possibles sur-l'environnement des sept insecticides dont dispose I'OCP. II a aussi félicité les pilotes d'hélicoptère pour I'excellent travail qu'ils ont accompli, souvent dans des conditions très difficiles. 5.22 Il s'est félicité des progrès réalisés dans I'identification des espèces simulidiennes et des différentes souches du parasite par des techniques basées sur I'ADN. Ceci a permis pour la première fois au Programme de déterminer le rôle vectoriel exact de chacune des espèces de S. datnnosum. 5.23 Le Professeur Molyneux a ensuite fait mention de zones spécifiques qui, de I'avis du CCE, requièrent une attention particulière, à savoir : la Sierra Leone, la Kulpawn, la Molé et la basse Volta Noire (la région de Bui) au Ghana (cette dernière zone exposée à I'invasion de simulies infectieuses en provenance de sources potentielles situées au sud des limites de I'OCP a été depuis peu mise sous traitement ivermectine par les équipes nationales), la frontière du Bénin, la Dienkoa et le foyer de Zoulou au Burkina Faso. Chacune de ces zones reçoit toute I'attention des différentes unités techniques d'OCP. 5.24 Le président du CCE a aussi invoqué le projet de construction du barrage de Bui et ses conséquences quant à la formation de gîtes de reproduction des simulies en amont et en aval. On a encouragé le Programme à contacter à ce sujet les autorités concernées pour leur donner des conseils et un appui à la lutte antivectorielle dans la région concernée, et d'aborder avec elles la question de la lutte contre la nuisance qui vraisemblablement s'avérera nécessaire pendant la construction du barrage. 5.25 Le Professeur Davide Calamari, Président du Groupe écologique, a souligné Ie fait que toutes les modifications de la faune des cours d'eau qui pourraient être attribuées à la lutte antivectorielle menée par I'OCP restent dans des limites acceptables. Néanmoins, on a observé une diminution des prises de poissons et de la population des invertébrés dans les zones d'échantillonnage traitées et non traitées. L'impact du peuplement et d'autres facteurs extérieurs sur la qualité de l'environnement aquatique semble être à la base de certaines préoccupations. 5.26 En ce qui concerne l'érude sur I'impact à moyen terme de l'étofenprox (Vectron) sur la faune non cible, il a recommandé de la répéter dans de nouveaux sites de surveillance de cours d'eau choisis par I'OCP. Le Comité consultatif d'Experts a entériné la recommandation du groupe de ne pas mener d'autres recherches sur de nouveaux insecticides. 5.27 A la lumière de ces faits et du nouveau mandat du groupe écologique quatre études ont été menées afin de déterminer I'impact possible sur I'environnement du peuplement et du développement dans la zone OCP, où le repeuplement a déjà commencé ou bien débutera bientôt. *** Rapport d'activité du Projet pilote sur I'Evaluation de I'Impact environnemental dans I'aire du Programme (document JPCI4.15) 5 JPCI6 page 6 5.28 A la question de savoir à quel moment la lutte antivectorielle de I'OCP va reprendre dans le nord de la Sierra Leone, le Conseiller juridique a expliqué que, tant que le problème de sécurité se situe au niveau 3 de la classifircation des Nations Unies qui implique l'évacuation du personnel non indispensable, les vols des hélicoptères sous contrat avec le Programme sont exclus. Toutefois, le Comité peut être assuré que I'OCP reprendra les activités de lutte plus intensives dès que possible, et incorporera à nouveau la Sierra Leone dans I'ensemble de ses opérations. Activités épidémioloeiques et distribution de I'ivermectine 5.Zg L'Unité d'évaluarion épidémiologique (EPI) a contribué à la prise de décisions concernant I'arrêt des traitements larvicides dans I'aire initiale du Programme (voir paragraphe 5.6). Au total, 35 villages indicateurs ont été examinés par les équipes nationales. Dans la moitié de ces villages les résultats satisfaisants - faible prévalence et CMFC6 négligeable - pernettent la cessation des gaitements larvicides alors que dans I'autre moitié les résultats nécessitent Ia poursuite de la lutte. Dans la plupart des villages, seulement la moitié de la population qui devait être examinée a pris part à ces activités. 5.30 Les érudes sur l'incidence dans l3 villages de Guinée, sous traitement larvicide/traitement ivermectine combinés, n'ont relevé aucun nouveau cas dans un tiers des villages ; dars Ie reste, I'incidence est inférieureà L% alors qu'elle aurait dépassé27% s'il n'y avait pas eu de traitement. 5.31 Dans la moitié nord de la zone d'extension ouest au Mali et au Sénégal, où I'unique moyen de lutte utilisé est la distribution de I'ivermectine une ou deux fois par an, aucune infection n'a été observée chez plus de 500 enfants âgés de cinq ans qui n'ont pas reçu le traitement à I'ivermectine. S.3Z L'examen oohtalmologique dans trois villages de suivi au Ghana, sous traitement larvicide associé à la lutte par l'ivermectine depuis sept ans, montre l'élimination presque totale des microfilaires des yèux des populations auparavant très infectées et I'amélioration sensible de I'iridocyclite et de ia kératite sclérosante récentes et avancées. Des évaluations effecruées en Guinée et au Mali ont donné les mêmes résultas. 5.33 La recherche de nouveaux outils diagnostiques qui remplaceront le test de biopsie cutanée de plus en plus impopulaire se poursuit. Les tests avec I'antigène tri-cocktail et le mono-antigène C27 ànt biendistingué les prélèvements de sang en provenance des zones avec ou sans transmission, ou des populations traitées à I'ivermectine. 5.34 [æs tests de pansement à 10% de DECT incorporé à la crème Nivéa ont montré une specificité élevée mais une faible sensibilité, sauf lorsque la lecrure est faite après 48 heures ; les tests d'ADN sur grattage de peau semblent prometteurs. 5.35 Le traitement par I'ivermectine s'est poursuivien cpmplément des traitements larvicides dans les zones d'.*t"*ionIi*i qu" dr* quelques foyers circonscrits de I'aire initiale du Programme où la lutte antivectorielle n'a pas encore cessé. Dans la moitié nord de I'extension ouest, au Mali et au Sénégal, la lutte contre I'onchocercose repose uniquement sur le traitement à I'ivermectine. 5.36 L'ivermectine est distribuée une fois par an dans la plupart des zones, et deux fois par an dans quelques cas, surtout Ià où la réduction de la prévalence onchocerquienne n'est pas satisfaisante' 5.37 Au total,2,2 millions de personnes vivant dans ll 000 villages sont sous traitement à I'ivermectine dans I'aire du programme. La distribution est toujours effectuée par les équipes Charge microfilarienne colrlmunautalre Diethylcarbamazine ( 6 1 JPCI6 pa;ge 7 nationales, avec I'appui financier et logistique de I'OCP, mais I'autotraitement communautaire est de plus en plus appliqué. Sept organisations non gouvernementales de développement (ONGD) participent activement aux programmes de distribution. Plusieurs autres ont manifesté leur intérêt à prendre part à la distribution. 5.38 La couverture moyenne de la population cible est de 73% pour la distribution à grande échelle par les équipes mobiles et de 78,6% pour le traitement à base communautaire. 5.39 Le Professeur David Molyneux, Président du Comité consultatif d'Experts, a exprimé la satisfaction de son Comité concernant les progrès réalisés dars les domaines de l'évaluation et de la surveillance épidémiologiques, et le rôle important joué par I'unité de I'OCP concernée dans la prise de décisions relatives à I'arrêt de la lune antivectorielle. 5.40 En soulignant I'importance de l'évaluation épidémiologique et de la distribution de I'ivermectine corrrme outils indipensables à I'exécution de la stratégie de I'OCP, il a recommandé au CCP de revenir sur la décision qu'il a prise I'année dernière d'arrêter le soutien de I'OCP à ces activités en 1997, afin de perrnettre au Programme de maintenir le soutien financier et logistique à l'évaluation et à la distribution de I'ivermectine, après cette date, dans les zones d'extension. 5.41 Le Professeur Molyneux a, en outre, exprimé I'appui de son Comité à l'expansion de la distribution à base communautaire de I'ivermectine, qui est la méthode la plus rentable. Il a lancé un appel pour que le passage progressif de la distribution à grande échelle à la distribution corrrmunautaire soit soigneusement suivi, en fixant éventuellement des cibles successives pour ce changement. Il a insisté sur I'importance d'établir des liens entre I'OCP et TDR pour les activités de recherches opérationnelles visant à déterminer les systèmes de distribution communautaire les plus efficaces. 5.42 Enfin, Le Professeur Molyneux a insisté sur le fait que, de I'avis du CCE, le Programme doit: (a) définir le plus rapidement possible la méthodologie appropriée de diagnostic à utiliser dans les activités de surveillance de I'onchocercose, en remplacement de la biopsie cutanée, et (b) donner des informations sur la valeur du suivi entomologique de la recrudescence par la surveillance de I'importance des L3 chez les simulies pares en utilisant les méthodes ADN de Bouaké. 5.43 Plusieurs participants ont posé des questions sur le développement de la distribution à grande échelle de I'ivermectine par les équipes mobiles et la distributionà base communâutaire. Le Directeur du Programme a expliqué que lorsque I'ivermectine était devenue acceptable pour le traitement de I'onchocercose chez I'homme, il a d'abord fallu le soumettre à des essais cornrnunautaires pour en vérifier les effets secondaires, ce qui nécessitait une surveillance très étroite et par conséquent I'utilisation d'équipes mobiles. 5.44 Une fois qu'on a pu prouvé la sûreté du médicament pour la distribution à grande échelle, I'ivermectine était devenu un complément de la lutte antivectorielle. Pendant un certain temps les équipes mobiles ont continué, seules, la distribution en utilisant les infrastrucnlres et les moyens de transport fournis pah I'OCP jusqu'au moment où le Progranune, encouragé par les expériences nationales, a corrmencé à apporter son soutien à la distribution communautaire de I'ivermectine, effectuée à titre expérimental, avant d'accorder finalement la priorité à cette méthode de distribution. 5.45 Une réunion technique aura lieu en juin 1996 avant la session du Comité consultatif d'Experts (CCE) afin d'examiner les résultats d'une étude multipays corrmune TDR/OCP de l'autotraitement corrlmunautaire avec I'ivermectine, concernant le coûUefficacité, les paramètres à utiliser pour l'évaluation et la viabilité des différentes méthodes de distribution de I'ivermectine. 5.46 En réponse à une questionsur Ia récente détectiond'une recrudescence au villagede Zoulou dans la vallée de la Bougouriba, le Directeur du Prograrlme a expliqué qu'un traitement à JPCI6 page 8 l,ivermectine pendant l0 ou l5 ans devrair permetrre de maîtriser cette réapparition limitée de la maladie, comme I'indique le modèle oNCHOSIM. OCP fournit I'appui financier et logistique à l'équipe nationale burkinabè chargée de déterminer l'étendue de la maladie' 5.47 S,agissant des tests diagnostiques destinés à remplacer ou à compléter la biopsie cutanée, le Comité a été informé que le Programme va organiser une réunion technique en février 1996 afin de comparer les résultats des tests iffectués ,u, i. terrain avec le pansement à la diethylcarbamazine (DEb), le test ADN par grartage de peau et l'immunodiagnostic. 5.48 Le Dr Dadzie a appuyé la recommandation du ccE dernandant au ccP de revenir sur sa décision de 1994 qui pr6roii I'arrêt de I'appui financier et logistique de I'OCP à l'évaluation épidémiologique à partù de 1998. En effet, ii distribution de I'ivermectine corffne complément de la lutte antivectorielle est une composante de la stratégie de lutte de I'ocP et par conséquent s'inscrit dans te cadre du mandat du programme au même titre que I'appui à l'évaluation épidémiologique' De plus, l,utilisation de I'ivermeciine comme unique ,noy.n de lutte, comme c'est le cas dars la partie nord de la zone d,extension ouest, constitue un élément clé de la stratégie de lutte de I'OCP' Projet de Chimiothérapie Macrof,rl S.4g Le Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de I'onchocercose, à Hohoe, a achevé les essais cliniques de doses élevées d'ivermectine chez des onchocerquiens. Des doses uniques d'ivermectine allant jusqu'à 800 pglkg, précédées ou non d'une dose de 150 pglkg n'ont pas provoqué plus de reaciions cliniques qu" t" àose unique habituelle de 150 Pgtkg'En outre, deux doses de 800 pgtkg d'ivermectine dônnéés à un intervalle de deux semaines, n'ont pas provoqué de réactions cliniques sPeciales. 5.50 Les malades qui ont reçu une dose unique élevée ainsi que ceux qui ont reçu deux fois 800 pglkg n,ont manif;sté aucune réaction cliniqué particutière. L'examen de nodules des malades qui ont reçu une dose unique de 800 pgtk1rnontrà qui, six mois après le traitement, il n'y a pas plus d,activité adulticide qu. .h", tes mAiOÀ traités avec la dose standard' L'examen de nodules de malades qui ont ..çu à.u* fois 800 p1lkg a donné des résultats similaires. Par corséquent Macrofil n,entreprôndra pas d'érude clinique de doses élevées ou de doses multiples' 5.51 I-a firme ciba-Geigy a transféré à I'OMS routes les informations relatives aux études précliniques et cliniques pié""d.nt.r. sur I'Amocarzine ainsi que totls les stocks du médicament valables jusqu'en Suin f»6. Un essai clinique sur 100 onchoceiquiens de la posologie optimale de 3mg/kg, deux fois par jour après les repas, penaant trois jours, est en cours au centre de Recherche sur la chimiotérapie dJ l,onc'ho".r.or". Il n;y a pas eu de-réactions cliniques graves chez les groupes de malades déjà traités (60 malades) et la .É"rg" microfilarienne est tombée à des niveaux très bas au bout d,un mois. Les résultats sur I'effet macrofilaricide de I'Amocarzine seront disponibles en 1996' ' 5.52 Actuellement, on peut conclure que la posologie fractionnée utilisée au Ghana et en Amérique latine ne provoque pas de réactions ctiniiues aif"rorlUtes qui pourraient faire exclure l'utilisation de I'Amocarzine à une plus grande échelle' 5.53 L',érude clinique de phase I sur la sûreté et Ia pharmacocinétique de I'Amocarzine chez des volontaires non infecié, . "à**"né en [nde, et si lés résultats sont satisfaisants cette étude sera suivie d,une étude de phase II chez des malades atteint de filariose lymphatique' 5.54Uneprodroguedubenzimidazole,l'UMF0TS,estencoursd'essaicontreo.ochengichez les bovins pendant que des études .ornplé*.n,aires sur Ia toxicité et Ia mutagénicité du produit s'achèvent. JPCl6 page 9 5.55 D'après I'analyse du développement planifié des macrofilaricides potentiels faite par Macrofil I'Amocarzine pourrait être utilisée dans des conditions de village à la fin de 1996 et I'UMF 078 d'ici l'an 2002, sous réserve que ces produits répondent aux paramètres toxicologiques et de sfrreté et démontrent un effet macrofilaricide satisfaisant. 5.56 Les études sur le clonage et la mise en séquence des gènæ de résistance à l'ivermectine des nématodes libres et des nématodes parasites se poursuivent en vtte de développer un outil diagnostique capable d'assurer la détection précoce de toute réduction de sensibilité d'O. volvuhu à I'ivermectine. La modélisation ONCHOSIM a indiqué que si les gènes étaient récessifs et riues, ce qui est probable dans le cas d'O. volvulus,la résistance, si elle devait se produire, n'apparaîtrait qu'après plusieurs décennies de traitement à l'ivermectine. 5.57 Le Dr W. Gutreridge, Président du Comité d'Orientation Macrofil a souligné la nécessité de poursuivre les travaux sur les macrofilaricides potentiels pour le traitement de I'onchocercose et de la filariose lymphatique. Les besoins budgétaires pour la période 1996-1999 ont été calculés, couvrant les deux dernières années de financement de I' OCP ainsi que I'exercice biennal 1998-1999 lorsque le financement du Projet Macrofil sera entièrement à la charge de TDR. Le Directeur de TDR a déjà pris des mesures pour la recherche de fonds supplémentaires nécessaires à la continuation du Projet Macrofil. 5.58 Le Président du CCE a exprimé la satisfaction de son Comité pour les efforts déployés pour poursuivre les activités Macrofil au-delà de 1997, tout en encourageant I'OCP à maintenir un niveau réaliste de financement du projet jusqu'en 1997, afrn de permettre un transfert harmonieux des activités' * * * 5.59 Plusieurs questions ont été posées concernant I'unité Macrofil et les Perspectives d'utilisation d'un macrofilaricide pour le traitement de I'onchocercose. Il a été suggéré d'accorder une attention particulière à Ia thérapeutique à base de plusieurs médicaments. A cet égard, le comité a été informé que des acrions ont été prises dans ce sens mais n'ont pas donné de résultat positif. Des essais associant I'ivermectine avec I'amocarzine sont en cours. 5.60 Il a été souligné que, nonosbtant la difficulté d'établir le traitement à grande échelle par I'Amocarzine, il serait possible d'y recourir en c:ts de recrudescence dans des foyers circonscrits. 5.61 S'agissant de Ia collaborationentre le Projet Macrofil et I'industriepharmaceutique, le Comité a été assuré que plusieurs grandes sociétés sont impliquées par le Projet dans la recherche d'un macrofilaricide utilisable sur le terrain. A travers cene collaboration, Macrofil est en mesure de mener le processus de criblage jusqu'à ta synthèse des molécules en we de l'essai préclinique. Le Président du Comité d'orienrarion de Macrofil a assuré le CCP de la bonne perspective de I'obtention de macrofilaricide utilisable sur le terrain duis un laps de temps raisonnable. 5.62 Réagissant au souci concernant le financement de Macrofil audelà de 1997, date à laquelle le financement de I'OCP prendra fin, le comité a été informé que le Directeur de TDR est en train de prendre un certain nombre de mesures pour assurer le ftnancement adéquat de Macrofil à partir de 1998. Ces mesures comprennent le lancement d'une Alliance Pour le développement de la recherche sur les maladies tropicales destinée à appuyer la recherche sur la lutte contre les maladies tropicales en général et plus particulièrement la recherche d'un macrofilaricide utilisable sur le terrain' 5.63 Le Président du Comité des Agences parrainantes a assuré les membfês du CCP qu'au cours de I'année à venir son comité veillera en priorité à ce que les dispositions pour I'appui à la recherche d'un macrofilaricide au-delà de 1997 soient prises et le financement nécessaire assuré. Il est reconnu qu'un macrofilaricide qui répondra aux critères de sûreté et de cott sera très précieux pour la lutte contre la recrudescence, contre la résistance à I'ivermectine si elle se produit, et pour I'APOC. *** JPCI6 page l0 Biostatistique et Informatique 5.64 L'unité Biostatisqueet Informatique (BIS) a poursuiviles travaux de traitement, de validation et d'analyse des données épidémiologiques et entomologiques. La révision de la banque des données administratives a été achevée et le personnelOCP a reçu une formation dans I'utilisationdes logiciels nécessaires. 5.65 Des progrès ont été réalisés dans I'utilisation des prologiciels (SEPT) permettant aux épidémiologistes nationaux, d'une part, d'échanger les résultats des évaluations avec I'OCP et, d'autre part, de faire les analyses de routine. Les activités de formation ont débuté et des plars sont en cours d'élaboration en vue du transfert des données aux Pays participants. 5.66 Par ailleurs, une cartographie informatisée a été mise au point pour la numérisation des cours d'eau et des biefs pour les traitements larvicides et autres paramètres géographiques permettant I'analyse spatiale des données entomologiques et épidémiologiques en utilisant le système d'informatiôn géographique. Les coordonnateurs nationaux seront formés au développement et à I'utilisation de ces systèmes. 5.67 Selon les conclusions des études épidémiologiques basées sur ONCHOSIM il est probable que I'ivermectine réduise de3O%, et ce de facon permanente, le niveau de production de microfilaires après chaque traitement. 5.68 De plus les simulations indiquent que dans une zone ayant une CMFC de prétraitement de 20 microfilair.r p.r biopsie cutanée, un traitement annuel pendant 15 ars avec une couverture de 65% réduit le risque àe recrudescence à 4%. Cependant, le risque de recrudescence demeure important, même après Z0 ars de traitement annuel, si le niveau de prétraitement dépassait 60 microfilaires par biopsie cutanée. Ces résultas nécessitent une validation par des observations sur le terrain afin d'arriver à des conclusions définitives. S.69 Les études avec ONCHOSTM se sont poursuivies pour prévoir dans quelle mesure le test des sondes ADN appliqué aux broyats des têtes des simulies caprurées par les villageois pourrait signaler une recrudescence. Les premiers résultats suggèrent que, cinq ans après I'arrêt des traitements larvicides, un nombre de iarves infectantes supérieur ou égal à 3% du niveau de prétraitement serait I'indice d'une recrudescence. Ces données pourraient être utilisées comrne repères pour la surveillance épidémiologique dans les zones à transmission locale. 5.70 Le professeur Molyneux a souligné que, pour le CCE, le maintien du système de prédiction informatique est essentiel pour les activités furures du Programme. *** I Administration et serviçe de soutien 5.71 La gestion du budget, des finances, du personnel, de la logistique, des infrastructures et des services a éié marquée par-la poursuite de la recherche d'un haut niveau de performance au moindre coût possible. Une-facon d'attèindre cet objectif a été d'organiser des stages de formation destinés au personnel ocP dans des domaines tels que le changement, la motivation et le leadership' 5.72 L'impacr de la dévaluation de 50% du CFA en 1994 s'est stabilisé et ses effets inflationnistes ont été maîtrisés. Au cours de 1994 il y a eu une augmentation de 25% des salaires du personnel de la catégorie des services généraux du système des Nations unies en fonction dans la zone OCP' La chute progressive du dollar US par rappport au CFA - de 580 CFA en luin 1994 à 486 CFA en novembre 1995 - se traduit p", un défrcirbudgétaire pour 1995, qut cependant devrait être résorbé par des économies sur les opérations. JPCI6 page I I 5.73 En début de I'année I'effectif OCP s'élevaità752. Depuis lors, deux Postes de la catégorie professionnelle ainsi que 19 postes de la catégorie des services généraux ont été supprimés. Au momenr de la préparation du présent rapport I'effectif s'élevait à 737 personnes réparties comme suit: 187 sous contrat OMS/OCP ; 221 salariês nationaux payés par OCP et 329 salariés nationaux payés par leurs gouvernements. *** 5.74 A la fin de I'examen du point 5 de I'ordre du jour le Comité conjoint du Programme a approuvé le rapport d'activité de I'Organisation mondiale de la Santé pour 1995 ainsi que le rapport du Comité consultatif d'Experts. Ce faisant, il revient sur la décision qu'il a prise en 1994, dans la mesure où il approuve qu'OCP poursuive au-delà de L9971'appui financier et logistique à l'évaluation épidémiologique et à la distribution de I'ivermectine dans les zones d'extension sud (sud-est et sud- ouest), et le soutien logistique à ces mêmes activités dans la partie nord de la zone d'extension ouest. G. DEVOLLI[ION : point 6 de I'ordre du jour (documents JPC16.2) (para. 92-116), JPCl6.5, JPC16.6, JPC I6INF/DOC.3, JPCI6/INFiDOC.4, JPC16/INF/DOC.5) 6.1 En rappelant le fait que la dévolution coru;titue un sujet de discussion du CCP depuis 1981, le Directeur du Programme a exprimé sa conviction qu'il existe aujourd'hui une opportunité réelle d'assurer un plein élan au processus. Un certain nombre d'évènements récents ont favorisé cette situation. 6.2 La distinction entre la dévolutioîstricto sensu et la dévolutionlato sersu faite par le CCP en 1994 et I'attribution des responsabilités en la matière avaient clarifré le rôle de I'OCP. Par ailleurs, I'engagement confirmé de I'OMS/AFRO de soutenir la dévolution serait d'un apport majeur à la réussite de cette dernière. 6.3 Le Dr Dadzie a ensuite souligné I'importance de la réunion des Ministres OCP de la santé et de la présente session du CCP au cours desquelles les Pays participants ont pris I'engagement ferme d'assurer la détection efficace et la maîtrise de la recrudescence. A cet égard, la Banque mondiale renforce aussi son soutien. 6.4 Il a aussi fait mention du document JPCI6/INFIDOC.4 sur les conclusions et recommandations de la session de remue-méninges sur la dévolution. 6.5 En conclusion, le Directeur du programme a plaidé pour un effort accru dans la mise en oeuvre de la dévolution pendant les quelques années qui restent à I'OCP afin de ne pas manquer I'occasion de pouvoir assurer le maintien des acquis du Programme après la clôture de ce dernier' 6.6 Le Chef de I'unité dévolution de I'OCP a défini le rôle du Programme comme étant consultatif et catalyseur en matière de formation, de sensibilisation, de détection et de maîtrise de la recrudescence, de mobilisation des ressources et de recherche opérationnelle. 6.7 La formation dans les domaines prioritaires pour la dévolution s'est poursuivie. ll bourses OCP ont été accordées pendant la période considérée, portant le total des bourses octroyées depuis lg74 à 441. On constate toutefois que seulement une faible proportiondes bénéficiaires de bourses OCP est utilisée dans la lutte contre I'onchocercose. Par ailleurs, 250 villageois et techniciens ont été formés à la technique des traitements larvicides au sol pour lutter contre la nüisance et préserver ainsi le développement socio4conomique. : "] 6.8 Des réunions d'information hebdomadaires ont été tenues aux niveaux des secteurs et des sous-secteurs afin de rassurer les villageois que le retour des simulies ne signife pas une reprise de JPCl6 page 12 la transmission, et aussi pour expliquer les effets de I'ivermectine, et s'assurer de la participation des communautés dans la prévention, la détection et Ia maîtrise de la recrudescence. 6.9 Une évaluation de Ia capacité des Pays participants à entreprendre efficacement les activités de dévolution a été effecruée pendant la période considérée. L'évaluation a été basée sur dix critères allant de la disponibilité des strucrures et du personnel, au degré de financement et de participation communautaire. La plupart de ces critères requis pour une dévolution réussie ne sont à ce stade que partiel lement rempl is. 6.10 L'approche furure d'OCP au soutien à la dévolution qui a été examinée lors de la session de remue-méninges ayant impliqué le personnel du Programme, un certain nombre de coordonnateurs nationaux, et des représentants du siège de I'OMS, d'AFRO et de la Banque mondiale a été résumé ainsi: I'OCP devra rechercher rapidement une méthode pour remplacer la biopsie cutanée af,rn de faciliter la surveillance épidémiologique furure ; définir le rôle et l'exécution de la surveillance entomologique par les communautés corffne complément de la surveillance épidémiologique ; promouvoir la distributionà base communautaire de l'ivermectine ; former des cadres intermédiaires dans les domaines intéressant la dévolution et ce en conformité avec les conclusions des "estimations des besoins" des Pays participants. 6.11 En introduisant lerapport desynthèse sur lesactivités de dévolution entreprisesparles 11 pays de la zone OCP, le Dr Caboré du Burkina Faso a souligné la distinction faite entre "la dévolution stricto sensu" et 'la dévohttion lalo sensu" ,la responsabilité pour la première incombant au Programme et aux Pays participants, alors que la seconde n'entre pas dans le mandat de I'OCP. 6.12 Pour que la surveillance épidémiologique de I'onchocercose soit durable, il faudrait I'intégrer aur systèmes globaux de surveillance et de lutte pluripathologiques. En conséquence les endémies énumérées dans les plans de dévolution ont été choisies en tenant compte de la possibilité de succès de cette intégration. 6.13 Quant au financement de la mise en oeuvre des plans de dévolution, Dr caboré a souligné le fait que cornme processus à long terme la dévolution devrait être financee par les budgets d'Etat, mais qu'un appui extérieur permettrait éviderffnent d'accelérer la mise en oeuvre des activités de dévolution dans le cadre des programmes de surveillance et de lutte pluripathologiques. 6.14 Il a informé le Comité de la situation actuelle concernant la nomination des comités nationaux de dévolution et de leurs activités tout en fournissant des détails sur le contenu, I'approbation et le financement de la mise en oeuvre des plans de dévolution. 6.15 Des études sur la Connaissance, I'Attitude, et les Pratiques (CAP) et des activités d'Information Education et Communication (IEC) ont été entreprises au Burkina Faso et au Niger, er ont donné des résultas appréciables en matière de partÉipation communautaire et d'amélioration de I'implication des autorités. 6.16 La surveillance épidémiologique a été effecruée dans 175 villages sentinelles sirués dans des zones où les traitements larvicides ont cessé. Le taux de prévalence y varie entre 0 et 5% et la CMFC y est inférieure à 0,5 mf/biopsie cutanée. Toutefois, Ies équipes nationales ont détecté des taux de prévalence légèrement supérieurs à L0% dans deux villages : à Zoulou sur la Bougouriba au Burkina Faso et à Tchri au Togo. Des enquêtes menées à Zoulou ont confirmé l'émergence d'une recrudescence. La situation à Tchri fera I'objet d'une enquête plus poussée en 1996. 6.17 Le Dr Ngoumou a fait une synthèse de la contribution du Bureau régional de I'OMS pour I'Afrique au processus de dévolution sous forme d'appui au renforcement des systèmes nationaux de santé, et d'appui aux Représentants OMS ainsi qu'à la formation des nationaux. JPCl6 page 13 6.18 Dans la plupart des Pays de la zone OCP, les Représentant de I'OMS ont affecté des épidémiologistes à leurs équipes pays afrn d'assurer I'intégration des activités de dévolution dans les systèmes nationaux de santé. Par ailleurs, le Directeur régional a mis en place un appui financier à I'OCP destiné à faciliter I'intégration de la détection et de la lune contre la recrudescence. 6.lg Les Représentants OMS ont reçu I'instruction d'encourager les gouvernements des Pays OCP à établir une ligne budgétaire pour la dévolution dans les allocations OMS pour les pays. On a pu ainsi mobiliser plus de 100 000 $ US à cette fin. 6.20 Dans le domaine de Ia formation et d'appui à la dévolution I'OMS/AFRO a octroyé aux Pays OCP des bourses pour des stages de perfectionnement en épidémiologie appliquée, à Bamako pour les francophones et au Kenya pour les anglophones. 6.21 Le Représentant de la Banque mondiale, le Dr Bernhard Liese, atraé les grandes lignesde la politique et de I'approche de la Banque en matière d'appui à la dévolution. [l estime que les récentes évolutions concernant le processus de la dévolution sont encourageantes. La distinction opérationnelle faite entre la dévolution stricto sensu et la dévolution lato §er6u constirue un pas important vers la définition des rôles respectifs des différents partenaires impliqués dars le processus. 6.22 Le Dr Liese a par ailleurs souligné I'importance de la réunion des ministres OCP de la Santé qui, entre autres, s'est penchée sur la nécessité de mettre en place ou de renforcer les systèmes de lutte contre les endémies dans lesquels la détection et la rnaîtrise de la recrudescence de I'onchocercose trouveront la place qui leur revient. A cet égard, il est encourageant de constater que la détection d'un foyer de réinfection dars le village Zoulou au Burkina Faso a été réalisée par l'équipe nationale. Ceci constitue une preuve de la bonne marche de la dévolution. 6.23 Le Ministre de la Santé de la Côte d'ivoire, le Professeur Maurice Guikahué, Président de la réunion des Ministres de la Santé des pays de la zone OCP tenue le mardi 5 décembre 1995, a résumé les résolutions de la réunion. Il a d'abord assuré le Comité que tous les Pays particiPants sont résolus à exécuter leurs plarn de dévolution. [,a détection de la recrudescence et les mesures de lutte seronr entreprises en même temps que la lutte contre d'autres maladies dans le cadre de systèmes renforcés de surveillance épidémiologique et de lutte. 6.24 La réunion des Ministres de la Santé a exprimé son inquiétude au sujet des dates fixées pour la cessarion de la lutte antivectorielle dans le cadre du Programme initial et a suggéré que tous les efforts devraient tendre vers la réalisation de I'objectif de I'OCP d'ici I'an 2002, tout en assurant une certaine souplesse dans la détermination des dates d'arrêt des traitements larvicides selon les régions. 6.25 A la fin de la session, les Ministres de la Santé ont adopté une résolution (ointe en annexe VI) réaffirmanr la volonté politique des Pays participants de préserver les acquis de I'OCP et d'assurer des allocations budgétaires nationales à cette fin ; reconnaissant que la méthode du traitement conununautaire à I'ivermectine devrait être la méthode de choix ; exhortant les Pays à établir des systèmes de surveillance pluripathologique qui prennent en compte la lutte contre I'onchocercose ; et invitant I'OMS, la Banque mondiale et la communauté de Donateurs OCP à soutenir les Pays participants dans leurs efforts pour mettre en place de tels systèmes intégrés de surveillance pluripathologique. 6.26 Enfin la réunion a décidé de constituer au niveau ministériel un comité qui sera chargé de prendre conracr avec les Chefs d'Etat des onze pays OCP afin de solliciter leur appui pour les activités àe dévolution intégrées dans les systèmes renforcés de surveillance et de lutte pluripathologiques. Le Comité aura à plaider auprès des Chefs d'Etat pour qu'une allocation équivalant à L0% du budget national soit consacrée à la Santé. JPCI6 pa9e 14 6.27 En ce qui concerne I'appui financier pour la mise en oeuvre des plans de dévolution, il sera demandé à la Banque mondiale d'aider dans la budgétisation et dans la présentation de ces plans afin d'en faciliter I'examen par la Banque. 6.28 Après la session, les Ministres de la Santé ont eu I'occasion de discuter des problèmes de sanré avec le Président Carter, le Dr Nakajima et des hauts fonctionnaires de Ia Banque mondiale. **{< 6.29 Le Directeur régional de I'OMS pour I'Afrique a trouvé'encourageante I'approche active de la dévolution définie à la réunion des ministres OCP de la Santé. Il a souligné I'importance de l'approche pour les Chefs d'Etat et a exprimé le souhait de faire partie du Comité qui sera chargé de préparer la visite aux Pays participants. 6.30 Le Dr Samba a confirmé I'appui de I'OMS aux systèmes de surveillance et de lutte pluripathologiques en engageant des fonds AFRO et en recherchant le soutien de la communauté des donateurs. Le processus de dévolution d'OCP servira de tremplin au développement des systèmes intégrés de soins de santé. 6.31 Plusieurs participants ont fait des observations sur les activités de formation d'OCP. L'importance d'une planification rigoureuse sur la base de I'estimation des besoins a été mise en exergue au même titre que la nécessité d'inclure le volet surveillance et lutte pluripathologiques dans le piogramme de formation. tl faudrait aussi étudier les moyens de s'assurer les services des personnels formés, là où ils sont requis. G.3Z En réponse aux questions soulevées et au( observations faites par les délégués, le Directeur du Programme a souligné le fait que l'objectif et le mandat de I'OCP sont de réduire le réservoir trumain du parasite à un niveau insignifiant sur le plan épidémiologique avant I'arrêt des activités OCp. Avant de cesser la lune antivectorielle darrs une zone donnée, il faut d'abord s'assurer que l'évaluation entomologique et l'évaluation épidémiologique répondent à des critères bien définis. C'est ce qui se passe dans des zones délimitées de I'aire initiale du Programme où les activités de lutte n'ont pas encore pris f,tn. G.33 En ce qui concerne le risque de réinvasion de la région du Bui à partir de sources situées au Ghana, au sud àes limites du Programme, le Comité a été informé que I'irstauration d'un traitement intensifié par I'ivermectine et la mise en place de stations de surveillance entomologique le long de l'axe présumé de réinvasion sont en cours. 6.34 L: lutte contre la nuisance n'entre pas dars le mandat de I'OCP aussi se cantonne-t-il dans ce domaine à la formation à la technique du traitement larvicide au sol. Par ailleurs, I'OCP prête son assistance pour informer les populations que le retour ders simulies ne signife pas une reprise de transmission de la maladie, er se propose de faire appel aüx services d'experts en sciences sociales pour l'élaboration de messages appropriés à l'éducation de ces communautés. 6.35 Le programme de formation OCP est davantage orienté pour répondre aux besoins des systèmes gtàUaux de santé intégrant la lutte contre I'onchocercose pour laquelle des modules de formation ont été mis en place. Une attention particulière a été accordée à la formation sur le tas. Le progr:mlme de bourses OCP est en cours d'élaboration en collaboration avec OMS/AFRO. 6.36 euoique I'appui direct aux programmes nationaux de surveillance et de lutte pluripathologiqu.t n "ntr. pas dans le mandat OCP, le Programme reste en contact étroit avec bU§lnfnO pour s'assurer que les activités de dévolution sont bien prises en compte dans l'élaboration de ces progriunmes. i< * + JPCI6 page 15 7 RAPPORT DU COMMISSAIRE ALIX COMPTES : point 7 de l'ordre du jour (document JPCl6.7) 7.l Le rapport qui a été présenté par le Directeur du Programme au nom du Commissaire aux Comptes fair état de la bonne tenue des comptes et des activités examinées au cours des visites faites à I'OCP. '7.2 Le Comité a pris note du rapport. *** PLAN D'ACTION ET BIJDGET DU PROGRAMME POIJR 1996 ET PREVISIONS POLJR 1997 z point 8 de l'ordre du jour (document JPC16.4) 8. I A la demande du Comité conjoint du Programme (CCP) lors de sa session de L994,les futurs Plans d'Action et Budget (PAB) doivent inclure les prévisions budgétaires provisoires pour I'année suivante. Par conséquent, le PAB de 1996 fournit des estimations provisoires pour 1997. 8.2 Au cours de I'année 1996, les traitements larvicides seront maintenus au niveau de 1995. Deux sous-secteurs et le Bureau de Bamako seront fermés tandis qu'une base opérationnelle sera réactivée, portant le réseau à sept secteurs et 2l sous-secteurs et bases opérationnelles. Le nombre de points de capture sera légèrement réduit. 8.3 Pour mesurer I'impact des opérations de lutte, l'évaluation épidémiologique comprenant des enquêtes ophtalmologiques sera poursuivie dans les zones soumises aux traitements larvicides associés aux traitements à I'ivermectine, et dans les zones traitées uniquement à I'ivermectine. On accordera une attention particulière à la distribution communautaire de l'ivermectine. 8.4 Le transfert des données épidémiologiques OCP aux Pays participants et I'appui à lcurs activités en matière d'informatique, d'analyse et d'interprétation de ces données seront accélérés. 8.5 S'agissant de I'appui à la dévolution, I'OCP poursuivra ses activités visant à amener I'onchocercose à un niveau tel que le risque de recrudescence sera insignifiant ; à promouvoir la sensibilisation durable de tous les acteurs ; et à assurer la disponibilité d'outils appropriés (moyens diagnostiques, ivermectine) et de méthodes adéquates (distribution à base cornmunautaire de I'ivermectine). 8.6 Macrofil se consacrera à l'évaluation de I'effrcacité et de la sûreté clinique de I'Amocarzine ainsi qu'au passage au niveau d'essai clinique de phase I de I'UMF 078. 8.7 L'unité d'Administration et de Gestion continuera d'apporter son appui'aux autres unités. Il s'efforcera de réduire le stock d'équipement excédentaire, d'organiser des séminaires sur la gestion pour le personnel OCP et les nationaux, et d'assurer le transfert progressif de l'équipement OCP aux Pays participants dans les zones où les opérations du Programme ont pris fin. 8.8 Le budget proposé pour 1996 s'élèvent à US$ 24278 000, ce qui est en légère diminution par rapport au budget de 1995. Les estimations provisoires pour 1997 s'élèvent à US$ 22 4% AA0. *** 8.9 En réponse à une observation selon laquelle I'effectif semble varier d'une année à I'autre, on a expliqué que les chiffres sont ajustés en fonction des activités des unités opérationnelles. Les chiffres globaux sont en diminution progressive. Les augmentations du budget des équipes nationales découlent de I'augmentation des activités assurées par ces équipes, mais elles sont compensées par les déductions 8. JPCI6 page 16 engendrées par la suppression de structures OCP. ll faudrait veiller lors des préparatifs des Plans d'Action fururs à faciliter la comparaison des catégories budgétaires et des méthodes utilisées d'une année sur I'autre. 8.10 Le personnel harmonisé comprend les anciens employés de I'OCP dont les conditions de travail ont subi des modifications en janvier 1993 pour réfléter celles du personnel national en fonction dans la zone du Programme. Ces employés devaient être repris par leurs gouvernements respectifs, mais I'OCP devant continuer à payer leurs salaires jusqu'à la fin de la quatrième Phase financière. Le Ghana assume déjà la prise en charge de cette catégorie de personnel. 8.11 Le Plan d'Action pour 1996 et le budget proposé d'un montant de US$ 24278 000 ont été approuvés. 9. FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTIE CONTRE L'ONCHOCERCOSE : point 9 de I'ordre du jour Rapport de la Banque mondiale 9.1 Monsieur Bruce Benton, Chef de I'unité Onchocercose du siège de la Banque mondiale a résumé la situation financière des deux dernières années de la quatrième Phase financière. Un exédent de plus US $ 4 millions est attendu d'ici la fin de 1997. Les estimations de dépenses pour la phase entière (1992-1997) s'élèvent à environ US $ 153 millions, soit en diminution de US $ 22 millions par rapport au montant approuvé en 1991 pour la phase. g.2 L'estimation la plus récente des engagements des Donateurs pour la Phase IV s'élève à US $ 145 millions tandis que le fonds d'urgence reporté de la Phase III atteint US $ 8,2 millions. A cette somme il faudrait ajouter US $ 4 millions représentant les intérêts; ce qui porte le financement disponible pour la Phase I- US $ 157 millions. L'excédent pour le fonds d'urgence s'élèverait ainsi à ÛS S 4 millions représentant la différence entre les dépenses prévues de US $ 153 millions et le f,rnancement disponible de US $ 157 millions. g.3 Il a été suggéré de réduire le fonds d'urgence de 1998 en épuisant I'excedent de US $ 4 miltions d'ici I'an 2000 et de le réduire encore de US $ 3 millions supplémentaires d'ici I'an 2002. Lefinancement requis des Donateurs pour la période de retrait progressif (1998'2A0» passerait ainsi de US $ 70 millions à US $ 63 millions. Annonce des contributions des Donateurs g.4 Le monrant total des contributions annoncées pendant la session s'élève pour 1996 à US $ 21,3 millions. I: liste des contributions armonéeg figure en annexe IV' 9.5 Le Directeur du Programme a exprimé ses sinceres remerciements à la communauté des Donareurs pour son appui ind?fectible non seulement au Programme mais aussi aux populations qui en bénéficient. 10. STJIVI DE LA REUMON MIMSTERIELLE SUR LE PEI.JPLBMENT ET LE DEVELOPPEMENT DLJRABLE DANS LA ZONE DU PROGRAMME : point 10 de I'ordre du jour l0.l En introduisant ce point, le Représentant de la FAO a résumé un plan d'action destiné à appuyer le développement socio-économique des zones libérées de I'onchocercose' Ce plan sera .*rrniné de près par le CAP, les Pays participants et les Donateurs en vue de sa mise en oeuvre par la FAO. JPCI6 page l7 10.2 Le représentant du PNUD a informé la réunion de l'étude menée par son organisation sur les agences existantes dans la zone OCP qui peuvent être utilisées pour le développement dans les zones libérées de I'onchocercose. Le rapport de l'érude est actuellement soumis à un examen interne. ll. PLAN D'OPERATIONS DE LA PERIODE DE RETRAIT PROGRESSIF : point 11 de I'ordre du jour (document JPCl6/INF/DOC.1) I 1.1 En réponse à la demande faite par le CCP à sa session de 1994 de lui présenter à sa session de 1996 la proposition de Plan d'Action pour le retrait progressif (1998-2W2), le Directeur du Programme a commencé Ia préparation du projet de document. ll.2 La préparation est à ses débuts, mais une estimation provisoire de besoins budgétaires indique que le coût total du Programme pour la période 1998-20cl? serait de I'ordre de US$ 70 millions, ce qui est légèrement supérieur aux prévisions du Comité consultatif d'Experts dans l'évaluation prospective à mi-parcours (Phase IV) de I'OCP. ll.3 A la suite de la présentation faite par le Directeur du Prograrnme, des critères pour la préparation du Plan d'Opérations ont été proposés et discutés. Ils comprennent : la poursuite de la lutte antivectorielle dans les zones d'extension (sud-ouest et sud-est); la poursuite de l'évaluation épidémiologique et de la distribution d'ivermectine, assortie de la diminution du budget de la lutte antivectorielle pendant la Phase de retrait pour refléter la prise en charge des responsabilités par les Pays participants; La possibilité pour OCP de venir en aide aux équipes nationales dans les cas d'urgence dans I'aire initiale du Programme (cas identifiés par les équipes nationales de surveillance épidémiologique et confirmés par I'OCP); l'élaboration de modèles de traitement larvicide au sol pour faire face aux situations d'urgence mentionnées cidessus; la poursuite des activités de dévolution, entre autres, par le renforcement des capacités et le développement des ressources humaines. 11.4 La nécessité d'établir daru le Plan d'Opérations un mécanisme CCE/OCP pour le suivi et l'évaluation des activités de lutte a été soulignée, étant entendu que la responsabilité de l'évaluation de la morbidité incombe à I'OCP. De plus une collaboration étroite entre OCP et les Pays participants sera nécessaire. ll.5 Le Plan d'Opérations devra faire apparaître le transfert proeressif des activités OCP dans I'extension sud et la partie sud de I'extension ouest afin de faciliter leur prise en charge par les Pays participants 11.6 En outre, I'OCP devrait être autorisé à intervenir dans les cas où le processus de dévolution se heurte à des difficultés qui nécessitent une aide de I'extérieur. 11.7 Par ailleurs, le Plan d'Opérations devrait prévoir la possibilité de réintégrer les anciens membres du personnel au sein des services nationaux de leurs pays d'origine. De même les équipes nationales OCP devraient être progressivement compressées à un rythme raisonnable. JPCI6 page 18 L2. LE PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (APOC) l2.l M. Bruce Benton, Président du CAP, a fait un bref résumé de I'histoire, de la structure et des operations du Progr:urrme africain de lutte contre I'onchocercose. Le montant total de I'appui requis des Donateurs pour les douze années d'opérations d'APOC s'éléve à US$ 120 millions. Lors de la première session du Forum d'Action Commun (FAC), organe suprême de I'APOC, qui a précédé la présente session du CCP, Ies Donateurs ont annoncé une contribution de US$ 30 millions pour les prochaines années. 12.2 Pour répondre à certains participants qui craignent que "l'association" des prévisions budgétaires de I'OCP et de I'APOC compromette le f,tnancement de I'OCP, le Président du CAP a rassuré le CCP qu'il n'y aura pits de concurrence pour la recherche de fonds. La priorité sera donnée à I'OCP pour le mener à bonne fin dars les délais prévus. Aucun des donateurs qui se sont engagés à financer I'APOC le 5 décembre 1995 n'a réduit sa contribution pour I'OCP. I2.3 Quant aux questions posées par les participants concernant les activités de lutte d'APOC et leur impact, la réponse à certaines d'entre elles sera donnée par les projets de recherches opérationnelles qui seront exécutés en même temps que les opérations de terrain de ce prografllme. 13. DIVER§ l3.l I-e Dr Ratph Henderson, Directeur-général adjoint de I'OMS, a informé le Comité des activités de la Division OMS de lutte contre les maladies tropicales dans le domaine du système d'information géographique (SIG). Cet outil de gestion a été utilisé avec succès dans la lutte contre la schistosomiase et, en collaboration avec I'UNICEF, dans le prograrnme d'éradication de la dracunculose ainsi que dans l'établissement de la cartographie épidémiologique rapide d'APOC. 13.2 Læ Dr Henderson a souligné la possibilité de I'utilisation de SIG aussi bien par OCP que par I'APOC et dans Ia lutte contre d'autres maladies parasitaires. L'utilisation évenruelle de SIG par les deux programmes sera bientôt examinée par le Comité des Agences parrainantes. 14. DATE ET LIEU DE LA DIX.SEPTIEME SESSION l4.l Le Comité a accepté avec gratitude I'invitation de la République du Bénin de tenir sa dix- seprième session à Cotonou. h periode du 2 au 4 décembre 1996 a été proposée pour la session qui seia suivie vraisemblablement de la deuxième session du Forum d'Action commun d'APOC, prévue également à Cotonou, du 5 au 6 décembre. 15. ADOPTION DU RAPPORT l5.l Le Comité a adopté un projet de rapport de la seizième session du CCP, sous réserve que les observations et suggestions approuvées soient incluses dans la version hnale. 16. CLOTIJRE DE LA SEIZIEME SESSION l6.l Après tes formules de politesse d'usage le Président a déclaré close la seizième session du Comité conjoint du Programme JPCl6 page 19 CONCLUSIONS ET DECISIONS ,) 3 4 5 Le Comité l0 ll A entériné la décision du Programme de suspendre les opérations aériennes dans la partie nord de la Sierra Leone jusqu'à ce que "le niveau" de sécurité évalué par les Nations Unies perrnette la reprise des activités (para. 5.28). A été rassuré sur le fait que TDR et le CSA ne ménageront aucun effort pour trouver les fonds nécessaires à la poursuite des travaux pour la recherche d'un macrofilaricide après 1997, date à laquelle le financement de I'OCP prendra frn (paras. 5.62 et 5.63)' A approuvé le rapport d'activités de 1995 et le rapport du Comité consultatif d'Experts. Ce faisant le CCP est revenu sur une décision prise en 1994, et permet de poursuivre audelà de 1997 le soutien financier et logistique à la surveillance épidémiologique et à la distribution de I'ivermectine dans les zones d'extension du sud (sud-est et sud-oucst) ainsi que le soutien logistique à ces activités dans la partie nord de la zone d'extension septentrionale (para. 5.74). A accueilli avec satisfaction et soutenu les conclusions de la réunion privée des Ministres de la Santé de I'OCP (para.6.25 et Annexe VI) et la décision de mettre en place un comité chargé de prendre contact avec les Chefs d'Etat (para. 6.26). A mis I'accent sur I'importance d'une planification rigoureuse des activités de formation de I'OCP, sur la base de l'évaluation des besoins (para. 6.31). A pris acte du rapport du Commissaire aux Comptes (pan. 7.2). A demandé que les Plans d'Action futurs soient préparés et présentés de façon à permettre de faire aisément la comparaison entre les catégories de budget et les méthodes utilisées d'une année à I'autre (para. 8.9). A approuvé le Plan d'Action de 1996 et le projet de budget d'un montant de US$ 24 278 W0 (para.8.ll). A enuméré les critères à prendre en compte lors de la préparation du Plan d'Opérations pour la période de retrait progressif (para. 11.3). A été rassuré que I'OCP et I'APOC ne feraient pas de concurrence pour la recherche de fonds (para. 12.2). A décidé de tenir sa dix-septième session à Cotonou, République du Bénin, du 2 au 4 décembre 1996 (para. 14.l). 6 7 8 9 JPCI6 page 20 ANNEXE I(a) ALLOCUTION DE M. JAMES WOLFENSOIIN, PRESTDENT DE LA BANQTJE MONDIALE Lue par M. Edward V.K. Jaycox Merci Monsieur le Président, M. Wolfensohn notre nouveau Président, aurait voulu être des nôtres ce matin. En fait, il avait projeté de venir pour I'ouverture de la session. Malheureusement, I'engagement de la Banque en Bosnie et l'évolution d'une siruation cruciale I'ont empêché d'honorer son rendez-vous. Il m'a donc prié de vous transmettre ses regrets et de présider I'ouverture de la présente session en son nom. Je vais par conséquent vous livrer le discours qu'il avait préparé à cet effet. "Tout d'abord, nous aimerions souhaiter la bienvenue à tous nos partenaires du Comité conjoint du Programme, ici présents au sein de la Banque. Je crois savoir que c'est la première fois en22 ans que le Comité conjoint du Programme se réunit au siège de la Banque. Aussi, est-ce pour nous un grand honneur et un grand plaisir d'abriter cette rencontre. l-a Banque est très fière du rôle qu'elle a joué, en participant au lancement et à I'exécution de cette initiative pleinement couronnée de succes au fil des ans - le Programme de lutte contre I'onchocercose (OCP) est la preuve que le développement centré sur les populations est payant à plus d'untitre,etquele@estparticulièrementefficient. Ce matin, je voudrais faire deux choses : dans un premier temps dresser le bilan de quelques réalisations concrètes de ce Programme remarquable, puis proposer une sratégie pour I'avenir. La première et la plus importante des réalisations du Programme est qu'il a permis d'améliorer considérablement la qualité de vie des populations. Ce résultat est d'autant plus significatif qu'il met fin à une cause majeure de souffrances. C'est cette vision centrale qui a guidé ce Programme depuis sa création, lorsque Robert McNamara, alors Président de la Banque mondiale, a rencontré cette maladie pour la première fois au Burkina Faso au début des années 1970. Nous avons maintenant pris I'habitude de considérer les problèmes de développement en terme de chiffres, et les chiffres dans le cas qui nous intéresse parlent d'eux-mêmes. 32 millions de personnes réparties dans I I pays, qui, naguère auraient été exposées au risque de contracter la cécité des rivières, en sont aujourd'hui totalement protégées. D'ici sa fermeture prévue pour I'an 200.2, ce progr:ülme aura permis à environ 600 000 personnes d'éviter de devenir aveugles et à 12 millions d'enfants nés depuis sa création de ne jamais contracter la maladie. Il a ainsi contribué à donner le sourire à un grand nombre d'enfants et à apporter la sécurité à des familles entières ; ce qui est une preuve tangible d'un développement réussi. Le second résultat important enregistré par le Programme est sa contribution appréciable au développement économique. D'ici à I'an 2002, il aura permis d'apporter l'équivalent de cinq millions d'années supplémentaires de travail productif à la sous-région ouest africaine et de rendre disponibles pour la culture et le peuplement environ 25 millions d'hectares de terres fertiles et arables, des terres qui jadis avaient été abandonnées à cause de I'onchoc.."oJe. Ce Programme aura donc contribué au développement de I'agriculture et, ainsi, aura permis d'accroître la sécurité alimentaire, de résoudre dans une certaine mesure un cenain nombre de problèmes d'ordre sanitaire et nutritionnel, et de mobiliser les ressources nationales nécessaires à I'investissement. Troisièmemenr, en contribuant à la protection de I'environnement le Programme a favorisé te développemenr durable. En effet, depuis sa mise en place, il y a de cela22 ans, bien longtemps avant que les questions liées à I'environnement soient inscrites en première place à I'ordre du jour des programmes de développement, ce Programme avait déjà instirué dans ses activités un volet concernant la protection de I'environnement, dont le suivi était assuré Par un groupe d'écologistes indépendants de renonrmée internationale, montrant ainsi comment les programmes de développement, d'une façon générale, peuvent être conçus pour inclure la protectionde I'environnement tout au long de leur évolution JPCl6 page 2l Annexe I(a) D'autre part, ce Pogramme a contribué à la création d'instirutions et à la formation des capacités en Afrique. Il a permis de développer le savoir-faire des managers africains. 97% des 500 membres du personnel de I'OCP sont des africains : ainsi une instirution extrêmement efficiente, appartenant à des africains et gérée par des africains est née. De plus, un effort important est actuellement fait pour développer les capacités nationales au niveau de chacun des Pays participants - pour ce qu'il est convenu d'appeler le processus de dévolution - afin de parer à tout risque de retour de la maladie après la fin du Programme en I'an 2002. Enfin, ce Programme témoigne de la pertinence du partenariat en matière de développement;il est en fait I'un des rares exemples réussis de collaboration régionale entre un nombre assez important de pays africains regroupés dans une zone de superfrcie égale à trois fois celle de Ia France, et comprenant des centaines de groupes ethniques et des pays ayant des héritages coloniaux aussi différents que le français, I'anglais et le portuguais. Par ailleurs, ce Programme met à contribution non seulement les l1 pays africains travaillant en coopération, mais également plus d'une vingtaine de donateurs, et une collaboration très importante du secteur privé. Il est ainsi devenu et demeure I'un des rares modèles véritables de coopération internationale. S'inspirant de ce modèle, la communauté internationale vient de décider, hier, la mise en place d'un nouveau prograrnme de lutte contre I'onchocercose dans les autres panies du continent où la maladie est endémique. Ce nouveau prograrnme baptisé APOC, Programme africain de lutte contre I'onchocercose, élargit le champ du partenariat en y associant tout un ensemble d'ONG de développement et de communautés locales. Aussi, la prévention et Ia lutte contre la cécité des rivières impliquent désormais un véritable partenariat mondial. Que devons-nous faire à présent ? Tout d'abord, je pense que chacun de ceux qui sont assis à cette table mérite d'être félicité pour ce succès remarquable. Mais nous devons prendre les dispositions nécessaires à la consolidation des acquis. Quand bien même la prévalence de la cécité des rivières diminue de jour en jour d'une façon considérable, il pourrait s'avérer de plus en plus diftrcile de maintenir le niveau d'engagement des Donateurs et des Pays participants qui font face à d'autres besoins pressants en matière de développement. Il est cependant indispensable que nous poursuivions ce programme et I'amenions à une fin réussie et durable. Nous devons nous rappeler qu'un relâchement prématuré des activités de lutte s'est soldé par le retour de certaines maladies graves, comme le paludisme, que I'on pensait avoir définitivement vaincues. Ceci doit nous inciter à rester vigilant. Je voudrais, ici, vous rassurer tous que la Banque mondiale s'attellera à sa part de besogne pour le futur, à savoir : contribuer à la fo'rmation des capacités au niveau des Pays participants, à travers des projets concernant le secteur de la santé. Nous voulons ainsi nous assurer que I'intégration verticale et les interventions entrent dans le cadre du renforcement général du secteur sanitaire de chacun des pays. Nous contribuerons à la résolution des problèmes liés au repeuplement et à I'environnement dans les régions touchées. Nous contribuerons également au-niveau de I'aide financière et apporterons I'expérience que nous avons acquis dans le cadre du Programme. Ce Programme constirue I'une des plus grandes réussites de notre temps en matière de développement et un des plus importants partenariats dans ce domaine. Nous, de la Banque mondiale, sommes très fiers d'avoir été associésrà ce Programme dans le passé. Je puis vous assurer aujourd'hui que nous continuerons à être demain I'un de ses plus fervents défenseurs. " Je vous remercie. JPCI6 pare 22 ANNEXE I(b) ALLOCI.J'TION D'OUVERTIJRE DU DR HIROSHI NAKAJTMA, DIRECTEUR GENERAL, ORGANTSATION MONDTALE DE LA SANTE Excellences, Mesdames et Messieurs, Je suis heureux d'être ici avec vous et de pouvoir vous dire quelques mots à I'occasion de cette seizième session du Comité conjoint du Programme. J'ai eu hier I'occasion de souhaiter la bienvenue au nouveau prograrnme africain de lutte contre I'onchocercose et d'assurer à son organe directeur que I'OMS, en tant qu'organisation chargée de I'exécution, n'épargnerait aucun effort pour faciliter sa réussite. Je me suis aussi félicité des liens de collaboration qui uniront I'OCP et le prograrffne africain. Je voudrais, rapidement, faire le point des progrès accomplis par I'OCP et avancer quelques projections pour I'avenir. Monsieur le Président, I'année dernière, en mai 1994, nous avons élébré le vingtième anniversaire du programme pendant I'Assemblée mondiale de la Santé. L'unanimité s'est faite sur le succès remarquable du Programme tant sous I'angle de la santé publique qu'en ce qui concerne I'appui au développement socioéconomique. A ce jour, dix millions d'enfants nés depuis le début des opèiations de I'OCP ont pu grandir sans risquer de contracter I'onchocercose. Le Programme a ainsi evitC a près de 250 000 personnes de devenir aveugles, et un million et demi de personnes infectées ont été soignées. Du point de we socioéconomique, les réalisations sont tout aussi impressionnantes. Vingt-cinq milliôns d'hectares de terres fertiles le long des fleuves - antérieurement désertées par la paui d. "ôntr..t", I'onchocercose - sont en cours de repopulation. Ces terres, une fois cultivées, produiront bientôt suffisamment de nourriture pour 17 millions de personnes par an. pour exprimer en un chiffre Ie montant total de ces réalisations, je vous renverrai à l'évaluation récente de la Banque mondiale qui conclut, en dernière analyse, que la rentabilité économique des investissements dans I'OCP avoisinerait les 20 %. C'est là un résultat très positif comparé â tout projet d'investissement dans quelque secteur que ce soit dans le monde. Le programme, Monsieur le Président, a en outre démontré la faisabilité et les avantages réciproques du dialogue et de la coopération entre le Nord et Ie Sud, ainsi qu'entre les pays en dévôloppement. Au iein de votre Comité, les pays parricipants d'Afrique de I'ouest rencontrent chaque année les donateurs pour aider conjointement I'OCP à attetndre son objectif dans un esprit de ,.rp..t mutuel et de totale ôompréhension. I De même, le Programme a confirmé que différentes organisations du système des Nations unies pouvaient travailler ensimble, en planifianr er en coordonnant conjointement leurs activités. Le Comitè des Agences parrainantes a joué un rôle déterminant dans la réussite de I'OCP. Monsieur le Président, lors de votre session à Yamoussoukro I'année dernière - sur Ia recommandation du Comité consultatif d'experts - vous avez décidé que I'oCP cesserait d'exister à la fin de I'an 2002. On estime que I'onchocercose ne sera plus alors un problème de santé publique ni un obstacle au développ.*ènt socio-éconornique dans les onze pays, et que l'objectif du Progranrme aura donc été pleinement atteint' JPCl6 page 23 Annexe I(b) Mais il est aussi stipulé dans le Programme que les pays participants préserveront ce résultat. Il est très encourageant de noter que les onze Pays participants sont activement engagés dans le processus de dévolution - avec I'appui de I'OCP - pour veiller à ce que toute recrudescence localisée de la maladie soit détectée et éliminée à temps. Le Programme entrera bientôt dans sa phase de retrait, et Ia réduction progressive des opérations - et des besoins financiers - est déjà en cours. Je suis certain que nous pouvons compter sur le soutien de tous les partenaires de I'OCP pour mener à bien ce prograrnme important et unique. Il contribue à lajustice sociale au sein de populations - trop souvent - oubliées "au bout de la rouie". Avant de conclure, Monsieur le Président, je voudrais adresser mes sincères remerciements, au nom de I'organisation chargée de I'exécution, à tous ceux qui ont participé au Programme : les pays participants, les donateurs, le Comité consultatif d'expÀrts, le Comité des Agences parrainantes et, enfin, mais ils ne sont pas les moins méritants, aux personnels de l,OCp. La compétence, le dévouement et le dur labeur des personnels ont permis le sucês du programme.A ce propos, je souhaite la bienvenue au Dr Yankum Dadzie, qui a remplacé récemment le Dr Ebrahim Samba au poste de Directeur de I'OCP, et je lui adresse mes meilleurs voeux dans l'accomplissement de ses nouvelles responsabilités. Enfin, je tiens à exprimer ma reconnaissance au Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique et à la Banque mondiale qui accueillent de manière si efficace et agréable la seizième séance du Comité conjoint du Programme. Excellences, Mesdames et Messieurs, je souhaite que cette session du Comité conjoint du Programme soit aussi fructueuse que possible. Merci, Monsieur le Président. JPCl6 pilge 24 ANNEXE II 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. t2. 13. 14. 15. 16. ORDRE DU JOIJR Ouverture de la session Election du Bureau Adoption de I'ordre du jour Observations du Comité des Agences parrainantes Rapport d'activité de I'Organisation mondiale de la Santé pour 1995 et rapport d'activité du Comité consultatif d'Experts Dévolution Rapport du Commissaire aux comptes Plan d'Action et Budget du Programme pour 1996 Financement du Programme de lutte contre I'onchocercose Suivi des conclusions de la réunion ministérielle sur le peuplement et le développement durables dans la zone du Programme Plan d'opérations de la periode de retrait progressif Programme africain de lutte contre I'onchocercose (APOC) Questions diverses Date et lieu de la dix-septième session Approbation du rapport Clôture de la seizième session JPCl6 page25 ANNEXE trI LISTE DES PARTICIPANTS GOI.IVERNMENTS PARTICIPAI\TS Bénin Son Excellence Dr Véronique LAWSON Ministre de la Santé, Cotonou M. Thaddée Koffi BOKO Secrétaire administratif du Comité national de lutte contre I'onchocercose, Cotonou Burkina Faso Son Excellence Mr Christophe DABIRE Ministre de la Santé, Ouagadougou Dr Joseph CABORE Coordonnateur national de la dévolution, Direction de la Médecine préventive, Ouagadougou Mr Dieudonné Francis SIDIBE Directeur des Etudes et Promotion, Office national d'Aménagement des Terroirs, Ouagadougou Côte d'Ivoire Son Excellence Professeur Maurice K. GUIKAHUE Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Abidjan M. Jeannot BAH BI ZORO Conseiller, Ambassade de Côte d'Ivoire, Washington Dr Gbayoro Pierre BRIKA Directeur exécutif du Programme national Oncho, Bouaké Ghana His Excellency Commodore S.G. OBIMPEH Minister of Health, Accra Mr James K. FOSU Executive Director, National Onchocerciasis Secretariat, Ministry of Finance, Accra Dr Kofi AHMED Director, Public Health, Ministry of Health, Accra Dr Joseph A. AMANKWA National Devolution Coordinator, Navrongo Guinée Son Excellence Docteur Kandjoura DRAME Ministre de la Santé, Conakry JPCl6 pa$e 26 Annexe III Dr Cyrille LOUA Conseiller chargé de la Cooperation, Ministère de la Santé, Conakry Dr Yaya KASSE Coordonnateur national du Programme de lutte contre l'onchocercose, Kankan Guinée Bissau Son Excellence Dr Eugenia SALDANHA ARAUJO Ministre de la Santé publique, Bissau Dr Antonio TAMBA NHAQUE Coordonnateur national du Programme de lutte contre I'onchocercose, Bissau Mr Antonio Paulo GOMES Dirècteur de Coordination et Gestion de I'Aide extérieure, Ministère de la Santé publique, Bissau Mali Son Excellence Mr Modibo SIDIBE Ministre de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées, KouloubaÆamako Professeur Moussa Adama MAIGA Conseiller technique en Santé publique, Ministère de la Santé, de la Solidarité et des Personnes âgées, Koulouba/Bamako Dr Mamadou Oumar TRAORE, Coordonnateur national du Programme de lutte contre I'onchocercose, Bamako Nieer Mme Kadidiatou DIORI Conseiller technique, Ministère de la Santé publique, Niamey Dr Aboubacar ALAROU Directeur de Ia Promotion de la Santé, Ministère de la Santé publique, Niamey Dr Aïssata DIOP GTJIMBA Coordonnatrice nationale de la dévolution, Ministère de la Santé publique, Niamey M. Moussa SANGARE Conseiller, Ambassade du Niger, Washington Sénéeal Son Excellence Mr Ousmane NGOM Ministre de la Santé publique et de I'Action sociale, Dakar Dr Mame Cor NDOUR Coordonnateur national du Programme de lune contre l'onchocercose, Thiès Sierra l,eone Dr S.T. KAIIÿIAIU{ Director-General of Mdical Services, Ministry of Health and Social Services, Freetown L JPC16 page 27 Annexe III Dr Idris F. JALLOH Ag. Programme Manager OCP, Makeni Togo DT Atia KPONTON.AKPABIE Directeur de Cabinet, Ministère de la Santé, de la Population et de la Solidarité nationale, Lomé Dr Assimawè PANA coordonnateur national du Programme de lutte contre I'onchocercose, Kara PARTIES CONTRIBUANTES Allemagne Dr Herbert KRUMBEIN Chief, Health and Population Policy Section, Federal Ministry for Economic Cooperation and Development, Bonn Arabie Saoudite Dr Abdullah Ahmed AL-YAFI Consultant Ophtalmologist, Director of Medical Education, King Fahd Armed Forces Hospital, Jeddah Mr Sami AL-YOUSEF Economic Specialist, Ministry of Finance and National Economy, Riyadh Banque africaine de Développement Dr Richard WANJI NGAH Principal Health Expert, Departrnent of Agriculture and Rural Development (North Region), Abidjan Belgique Dr Jacques LARUELLE Chargé de mission, Administration générale pour la Coopération au Développement, Ministère des Affaires étrangères, Bruxelles Corée (République de) Mr Onhan Shin Counsellor, Korean Embassy, Washington Etats-Unis d'Amérioue Mr John HICKS Assistant Administrator, Africa Bureau, USAID, Washington Mr John TOMARO L ' Division Chief, Environmental Health, Office of Health and Nutrition, USAID, Washington Mr Andrew ARATA Deputy Project Director, Environmental Health Project, USAID JPC16 page28 Annexe III Mr Dennis CARROLL Project Officer, Environmental Health, Office of Health and Nutrition, USAID, Washington Mr Alex ROSS Senior Technical Advisor, USAID, Bureau for Africa, Washington France M. Bernard LABORDERIE Chef du Bureau Afrique centrale et Oéan indien, Sous-Direction de la Santé et du DéveloPpement social, Ministère de la Cooperation, Paris Gulbenkian (C. Foundation) Dr Victor de SA MACHADO Trustee, Lisbon KoweÏt Dr Abdul-Redha BAHMAN Agricultural Advisor, Kuwait Fund for Arab Economic Development, Safat Luxembourg Mr Carlo KRIEGER Deputy Chief of Mission, Embassy of the Luxembourg, Washinglon Pays-Bas Mr Han-Maurits S. SCHAAPVELD Deputy Head of the West Africa Division, Ministry of Foreign Affairs, The Hague Portugal Ms Georgina LOURENÇO Conseillèie, Institut de la Coopération Pornrguaise, Ministère des Affaires étrangères, Lisbonne Suisse M. François RODUIT Chef adjàint de la Section Afrique occidentale, Direction de la Cooperation au Développement et de l'Aide humanitaire, Berne Professeur (Dr) André ROUGEMONT Conseiller technique, Directeur de I'Irstitut de Médecine sociale et préventive, Faculté de Médecine' Université de Genève, Genève Union européenne L t Dr Antonio LOPEZ PENA Administrateur, Responsable Afrique Centrale et Cararbes, dossier Oncho à I'Unité Santé, Commission européenne, Direction générale au Développement, Bruxelles JPCl6 pa$e 29 Annexe III AGENCES PARRAINANTES oreanisation des Nations unies pour l'Alimentation et I'Aericurrure (FAo) Mr Abdoulaye SAWADOGO Directeur général adjoint, Rome Mr Gérard CIPARISSE Secrétaire technique de la FAO pour I'onchocercose, Division du Développement rural et de la Réforme agraire (SDA), Rome Prosramme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Mr Daouda TOLTRE Economiste, Bureau du Directeur, New York Ms Alssatou CISSE Chargée de Programme, Abidjan Banque mondiale Mr Edward V.K. JAYCOX Vice-Président pour I'Afrique, Washington Mr Jean-Louis SARBIB Directeur, Département Afrique de I'Ouest, Washington Mr C. Ok PANNENBORG chef, Division de la Population et des Ressources humaines, washington Mr Bruce BENTON Chef, Unité Onchocercose, Washington Dr Bernhard H. LIESE Directeur, Service de Santé publique, Washington Mr Yves GENEVIER Spécialiste en Santé publique, Division de la Population et des Ressources humaines, Washington Mr David PETERS Specialiste en Santé publique, Washington Mrs Suzanne VERVALCKE Consultante, Washington Organisation mondiale de la Santé (OMS) Dr Hiroshi NAKAJIMA Directeur général, Genève Dr Ralph H. HENDERSON Directeur général adjoint, Genève Dr Ebrahim M. SAMBA Directeur régional, Blazzayitlg JPC16 page 30 Annexe III Mr Claude-Henri VIGNES Conseiller juridique, Genève Dr K. Yankum DADZIE Directeur du Programme, Programme de lutte contre l'onchocercose, Ouagadougou Secrétariat OMS DT K. BEHBEHANI Directeur, Division de la Lutte contre les Maladies tropicales, Genève Dr Boa§e A. BOATIN Chef de i'Unité de Dévolution, Programme de lutte contre I'onchocercose, Ouagadougou Dr Ole W. CHRISTENSEN Consultant, Programme de lutte contre I'onchocercose, Genève Dr Colin D. GINGER Manager, Projet de Chimiothérapie Macrofil, Programme de lutte contre I'onchocercose, Genève Dr Winston E. GUTTERIDGE Président Macrofil, Beckenham Dr Jean-Marc HOUGARD Chef de I'Unité de lutte antivectorielle, Programme de lutte contre I'onchocercose, Ouagadougou Mr Donald MILLER Programme de lutte contre l'onchocercose, Ouagadougou Dr Pierre NGOUMOU Consultant, Maladies tropicales, AFRO, Brazzaville Miss L. RAVELONANOSY Chargée de Programme, Programme de lutte æntre l'onchocercose, Ouagadougou Dr J.H.F. REMME Coordonnateur, Recherche appliquée de Terrain, Division de la Lutte contre les Maladies tropicales' Genève Dr Azodoga SEKETELI Coordonnateur, Bureau du Directeur, Programme de lutte contre l'onchocercose, Ouagadougou Mr Jean M. TRUDEL chef de I'Administration et Gestion, Programme de lutte contre l'onchocercose, ouagadougou Mr Edward E. LJHDE Contrôleur et Directeur, Division du Budget et des Finances, Genève t PARTICIPAI{TS DE DROIT Comité consultatif d'Experts Professor David H. MOLYNEUX Director, School of Tropical Medicine, Liverpool JPCl6 Page 3l Annexe III Groupe écologique Professor Davide CALAMARI Chairman Ecological Group, Faculÿ of Sciences, University of Milan, Varese OBSERVATETJRS Dr Daniel BOAKYE Section of Evolutionary Biology, University of Leiden Centre Carter Dr Donald HOPKINS Senior Consultant, Carter Center, Washington Evergreen Helicopters. Inc. Mr David Paul GARLAND Manager, Government Affairs, Washington Institut francais de Recherche scientifisue pour le Développement en Coopération (ORSTOM) Dr Bernard PHILIPPON Directeur délégué du Département Santé, Paris Nigéria Mr Jonathan Y. JIYA National Coordinator, National Onchocerciasis Control Programme, Federal Ministry of Health, Federal Secretariat, Ikoyi - Lagos Dr Uche AMAZIGO Department of Zoology, University of Nigeria, Nsukka Prof. Odalele KALE Chairman, Deparunent of Preventive and Social Medicine, University College Hospital, Ibadan Dr [.ola SADIQ Consultant, Parasitic Diseases, WHO, [:gos Oreanisation de Coordinationet de Coopération pour la lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) Dr Nanti Mathias HIEN Secrétaire général adjoint, Bobo-Dioulasso Proqramme Mectizan Dr Michael HEISLER Director, Atlanta Dr Stefanie MEREDITH Associate Director, Atlanta Dr Bruce DULL Executive Secretary, Mectizan Expert Committee, Atlanta t JPC16 Page 32 ANNEXE TV ANNONCES DES CONTRIBUTIONS DONATEI.JRS POUR 1996 TOTAL, PHASE TV Allemagne DM 1,4 million Arabie Saoudite US $ 2,33 millions US $ 14 millions Banque africaine de Développement 300 000 unités de compte (même montant pour 1997 sous réserve d'une demande de financement) Banque mondiale US $ 2,63 millions US $ 15,8 millions Belgique FB 15 millions: si approuvé (même montant prévu en 1997) Corée (absenO Danemark us $ 500 000 (absen0 Fonds de I'OPEC pour le Développement international (absent) Fondation Calouste Gulbenkian us $ s0 000 France FF 15 millions pour 1996 &.1997 FF 45 millions Italie (absent) Japon (absent) Koweit us $ 250 000 Luxembourg FL 8,5 millions OMS us $ 2s0 000 US $ 1,5 million Pays-Bas NLG 4,5 millions Portugal us $ 25 000 Royaume-Uni Ne peut pas se prononcer pour le moment Suisse FS 3 millions FS 18 millions Union européenne ECU 7,9 millions USA US $ 3,5 millions (même montant pour 1997 sous réserve de la disponibilité des fonds) t t JPC16 page 33 ANNEXE V OBSERVATIONS DU COMITE DES AGENCES PARRAINAÀITES Présentées par son Président, M. Bruce Benton Excellences, Mesdames et Messieurs, C'est pour moi un honneur et un plaisir de vous présenter les observations du Comité des Agences parrainantes (CAP) du Programme de lutte contre I'onchocercose (OCp). Tout d'abord, le CAP voudrait rendre hommage au nouveau Directeur de l'OCp, leDr Yankum Dadzie qui, à notre avis, poursuit avec brio I'excellence managériale qui a toujours caractérisé I'OCP depuis sa création. Le CAP adresse ses voeux de succès au Dr Dadzie dans sa nouvelle tâche pleine de défis et assure toute la communauté OCP que les Agences parrainantes apporteront leur soutien total au Dr Dadzie pendant toute la durée de son mandaià la tête de l,OCp. Il y a quatre points sur lesquels le CAP juge important d'apporter une attention particulière cette année. Il s'agit de : 1. la nécessité de maintenir I'engagement vis-à-vis de I'OCP, et de poursuivre le programmejusqu'à sa conclusion ; 2. I'importance d'établir une collaboration étroite entre les activités et opérations de I'OCp et le nouveau programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC) ; 3. la nécessité d'amener graduellement OCP à sa fin au cours des sept prochaines années, avec détermination et compréhension, tout en veillant à la nécessité à'assurer la perennité des acquis ; et 4. I'importance de maintenir le soutien à la recherche d'un macrofilaricide bien que I'appui à OCP sur une base permanente tire vers sa fin. Un engagement continu Nous abordons maintenant la dernière étape de notre parcours pour amener I'OCP à une fin réussie et durable. La réalisation de notre objectif, à savoir i'élimination de I'onchocercose en rant que problème majeur de santé publique dans I'ensemble de la sous-région Ouest africaine, n'est plus qu'une question de temps et de volonté à poursuivre ce Programme jusqu'à son terme, définitivement. Toutes les conditions sont déjà réunies pour :rmener le programme à son terme dans les sept ans à venir : une stratégie efficace de lutte, le soutien des donateurs, une coopération étroite au niveau régional, une Sestion efftciente. Læ seul risque majeur à craindre à I'heùre actuelle serait un trop grand contentement de soi, au vu du sucês du Programme dans l'élimination de la maladie. il est indispensable que la communauté des donateurs, les agences parrainantes et les pays bénéficiaires poursuivent leur action pour amener I'OCP jusqu'à sonierme. Sinor, il n,est p^ "i.tuque nous assistions à une recrudescence de la maladie et à un retour à la situation tragique antérieure au Programme, colnme cela a pu être observée avec d'autres prograrnmes de lutte qùi ont relaché prématurément leurs efforts. Nous estimons que nous avons toùs, i" CAp, les donateurs et,les paysparticipants, la responsabilité de maintenir le solide engagement, qui jusqu'ici a été le sceau de la réussite de I'OCP, et qui pennettra d'atteindre les objectifs, à savoir : l'éradication de la cecité des rivières, la formation des capacités pour empêcher le retour de cette maladie et I'utilisation des nouvelles possibilités de développement résultant de la victoire remportée sur cette maladie. t JPC16 page 34 Annexe V Fenneture progressive de I'OCP Pendant ces 12 derniers mois le CAP a continué de suivre de très près les réalisations de I'OCP et d'apporter au Prograrnme le soutien nécessaire dans le cadre de son mandat. Le Comité a également contribué à asseoir les structures du nouveau Programme africain de lutte contre I'onchocercose (APOC) et à l'élaboration de la documentation soumise au Forum d'Action conjoint de I'APOC qui a eu lieu ces deux derniers jours, ici même à Washington, pour le lancement de ce nouveau Programme. Le CAP entend apporter à l'avenir son soutien total à ces deux prograrnmes qui visent, dans les 12 années qui vont suivre, à réduire I'onchocercose à un niveau tel que cette maladie ne constituera plus un problème de santé publique et un obstacle au développement socioéconomique dans l'ensemble du continent africain. Une collaboration étroite entre ces deux programmes est essentielle. Nous pouvons réaliser d'importantes économies en combinant des responsabilités qui couvrent les mêmes domaines et tirer beaucoup de profrts à partager nos expériences et notre savoir- faire. La mise en place de deux programmes distincts qui font concurrence pour obtenir le soutien des donateurs, pourrait compromettre le financement de l'un des programmes ou même des deux. L'année écoulée a été riche en progrès et en réalisations pour I'OCP. Grâce à I'association de la lutte antivectorielle et du traitement à l'ivermectine, l'assainissement du réservoir humain restant du parasite se poursuit. Les traitements larvicides ont cessé dans les zones où la maladie a été ramenée à un niveau insignifiant sur le plan épidémiologique. Les progrès dans le domaine de la dévolution sont remarquables, en ce sens que les Pays participants préparent leurs infrastrucrures sanitaires pour pouvoir assurer Ia détection efficace de la recrudescence, et prévenir tout risque de retour de la maladie. L'OCP existe maintenant depuis plus de 20 ans et je voudrais ici réitérer notre sincère gratitude à toutes les parties impliquées dans ce progranrme, et plus particulièrement à la communauté des Donateurs de I'OCP qui a fait preuve d'une remarquable persévérance en apportant au Programme les ressources financières nécessaires pendant une aussi longue période, et cela en dépit du nombre croissant de demandes de financement aussi importantes les unes que les autres qu'elle reçoit. ll reste encore sept ans au Programme pour achever sa mission; mais le processus de retrait a déjà commencé, corlme le prouve la réduction des activités de lutte antivectorielle, qui, il y a seulement quelques armées couvraient encore toutes les zones des 11 pays du Programme et qui maintenant ne couvrent plus que les aires d'exterrsion. En conséquence, le nombre d'heures de vol a été réduit de 40% au cours des six dernières années, et cette tendance va se maintenir jusqu'à la fin du Programme en I'an 2002. D'autre part, le processus de dévolution avance à grand pas, OCP prenant part de moins en moins directement aux activités. Toutes les activités sur le terrain, telles que la surveillance épidémiologique et la distributionde I'ivermectine, sont effectuées par les équipes nationales des pays, I'OCP se limitant essentiellement à un rôle de conseiller et de catalyseur. De plus, les Pays participants préparent leurs systèmes de santé pour y incorporer la détection de la recrudescence de I'onchocercose et assurer son élimination. Ce sont là quelques exemples d'activités qui prendront de plus en plus d'importance au fur et à mesure que le progralnme approche de sa fin. Le CAP demeure parfaitement conscient des mesures souvent penibles liées à la fermeturg progressive d'un programme de I'envergure et de la durée de I'OCP. Des centres d'opérations doivent ètre fermés, des postes supprimés et certains membres du personnel redéployés pour améliorer le rapport coût/efficacité. Le Comité voudrait, ici, rendre hommage à I'OCP pour la manière humaine et la délicatesse avec lesquelles il a traité le problème de compression du personnel dont un bon nombre avait servi loyalement le Programme depuis ses débuts. a t tJPC16 page 35 Annexe V Recherche de macrofilaricides M. le Président, depuis la création par I'OCP du projet de chimiothérapie de I'onchocercose il y a de cela 12 années, le CAP a apporté son soutien total à la recherche d'un médicament capable de ruer le ver adulte, éliminant par la même occasion le réservoir du parasite au sein de la population humaine. Macrofil n'a pas encore réussi à découvrir un macrofilaricide qui pourrait être utilisé en toute sécurité sur le terrain, mais des composés ayant le potentiel de tuer le ver adulte font actuellement l'objet de recherches. Même si les recherches en cours n'aboutissent pas dans les délais prévus à I'obtention d'un macrofilaricide opérationnel pour raccourcir la durée de l'OCP, un macrofilaricide sera toujours d'une très grande utilité à I'avenir, pour lutter contre I'onchocercose, surtout dans le cadre de I'APOC. De plus, un tel médicament pourra mettre définitivement fin à toute possibilité de retour de la maladie dans la zone OCP. C'est pourquoi, M. le Président, le CCP a marqué son soutien pour que la recherche d'un macrofilaricide se poursuive audelà de 1997, date prévue pour la cessation du financement OCP. Le CAP se félicite du fait que le Directeur de TDR ait déjà pris les mesures nécessaires pour pourvoir au financement de Macrofil à partir de 1998. Mais ceci ne sera peut-être pas suffrsant. Aussi le CAP va-t-il, dès l'armée prochaine, chercher les moyens de compléter le financement TDR et veiller à ce que le soutien à la recherche d'un macrofilaricide opérationnel ne soit pas inférieur au niveau maintenu pendant ces dix dernières années. Conclusion M. le Président, nous nous engageons maintenant dans le tout dernier tronçon du parcours de I'OCP. Le franchissement de la ligne d'arrivée pour la victoire finale dépend pour une large part de I'engagement international, de la vigilance et du suivi du Programme. Cet engagement est essentiel pour maintenir le soutien requis jusqu'à la fin du Programme. La vigilance est indipensable pour prévenir toute recrudescence de la maladie. Et le suivi est nécessaire pour renforcer les capacités à même de préserver les acquis de I'OCP et de tirer profit des possibilités de développement socioéconomique offertes grâce à la maîtrise effective de la maladie. Si nous accordons la plus grande priorité à ces objectifs et que nous les poursuivions jusqu'au bout, les risques d'échec d'OCP seront quasiment nuls. Je vous remercie, M. le Président t JPC16 page 36 ANNEXE VI REUNTON DES MINTSTRES DE LA SANTE DES PAYS PARTICIPANTS DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L',ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST (OCP) SUR LA PRISE EN CHARGE PAR LES ETATS DES ACTTVITES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (Washington, 5 décembre 1995) RESOLUTIONS Les Ministres de la Santé des onze Pays participants du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) se sont réunis à Washington le 5 décembre 1995 pour examiner la question de la prise en charge des activités de dévolution et I'intégration de ces activités dans les systèmes nationaux de santé. Après un bilan précis des activités du Programme de Lutte contre I'Onchocercose, ils se félicitent des excellents résultats déjà enregistrés et estiment que le retrait de I'OCP peut être effectivement envisagé pour I'an 2002. Le problème de la prise en charge par les nationaux des activités de lutte contre I'onchocercose est donc d'actualité. Face à cette situation et vu la nécessité de maintenir et de renforcer les acquis du Programme tout en tenant compte des difficultés économiques des pays touchant particulièrement le secteur socio-sanitaire, la réunion : Réafirme la volonté politique des Pays participants à continuer, dans le cadre de la mise en oeuvre du processus de dévolution, la lutte contre l'onchocercose afin de maintenir et de renforcer les acquis de I'OCP et demande que les Etats prennent en charge dans leurs budgets nationaux, le volet surveillance épidémiologique au niveau des zones déià assainies en vue d'une détection précoce de toute recrudescence éventuelle de l'infection onchocerquienne ; Reconnaît la nécessité de la mise au point d'un système de distibution de l'ivermectine à moindre coût et invite instamment les gouvernements à promouvoir une plus forte Participation des communautés rurales dans les actions entreprises à cet ffit ; la généralisation d'un traitement à base communautaire à l'ivermectine adapté aux conditions socioculturelles de chnque poys concrétisera cet effort avant le retait définitif de I'OCP en 2AO2 ; hhone les gouvernements à mettre en place au niveau des Pays participants un système opérationnel de surveillance pluipathologique intégré dans les services de santé et associant la lutte contre l'onchocercose à celles des autres endémies prioitaires ; Apprécie vivement l'immense soutien des partenaires sociaux, notamment l'Organisation mondiale ie- la Santé (OMS), la Banque mondiale et la Commururuté des autres donateurs de I'OCP et les invtte à contimuer à apponer leur soutien aux Pays panicipants dnns leur frort de mise sur pted de ce système de surveillance pluripathologique intégrée. Encourage les Pays participants à s'investir dans la mise en place d'un mécanisme interpays qui conttnuera le rôle de coordination jusque là joué par I'OCP. Fait à Washington, le 5 décembre 1995 Bénin Burkina Faso Côte d'lvoire Ghana Guinée Guinée-Bissau 1 2 3 4 5 e Mali Sénéeal Sierra Leone Toqo Niger
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Comité Conjoint du Programme : rapport de la seizième session, Washington, D.C. 6-8 décembre 1995
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