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RUBELLA : Elimination of rubella and congenital rubella syndrome = RUBÉOLE : Elimination de la rubéole et du syndrome rubéolique congénital

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RUBELLA Elimination of rubella and congenital rubella syndrome U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a . - The administration o f more than 123 million doses of rubella vaccine since 1969, the year o f licen­ sure, has successfully prevented epidemics of rubella and con­ genital rubella syndrome (CRS) from occurring in the United States. Reported cases o f rubella and CRS are at all time lows. The provisional 1984 totals for rubella cases, and confirmed and compatible cases of CRS are 745 and 2, respectively. Compared to pre-vaccine years, the number o f reported rubella cases has decreased 98.7% overall, with 90% or higher declines recorded for all age groups. Similarly, the number o f reported confirmed and compatible CRS cases has declined by 97.1% since 1970, the year in which the highest number of such cases was reported. Although there is believed to be underreporting of both rubella and CRS, these figures represent considerable progress.

RUBÉOLE Elimination de la rubéole et du syndrome rubéolique congénital Etats-U n is d’A m érique . - Grâce à l’administration de plus de 123 millions de doses de vaccin antirubéolique depuis 1969, année où l’auto­ risation de mise sur le marché a été accordée, on est parvenu à faire efficacement obstacle aux épidémies de rubéole et de syndrome rubéo­ lique congénital Le nombre de cas de rubéole et de syndrome rubéolique congénital signalés reste faible. Les totaux provisoires pour 1984, en ce qui concerne les cas de rubéole et les cas confirmés ou fortement suspects de syndrome rubéolique congénital sont respectivement de 745 et de 2. Si l’on compare avec la période antérieure à l’introduction du vaccin, le nombre de cas signalés a diminué globalement de 98,7%, la diminution observée attei­ gnant 90% ou davantage pour tous les groupes d ’âge. Pareillement, le nombre de cas de rubéole congénitale confirmés ou fortement suspects qui ont été notifiés a diminué de 97,1% depuis 1970, année où l’on en avait enregistré le nombre le plus élevé. Même si les chiffres relatifs à la morbidité due à la rubéole et au syndrome congénital sont en fait infé­ rieurs à la réalité, ils n’en représentent pas moins un progrès considé­ rable. La vaccination antirubéolique a eu un effet spectaculaire sur l’inci­ dence de la rubéole et du syndrome rubéolique congénitaL Toutefois, des cas de rubéole congénitale continuent à être signalés à un niveau de fàible endémicité car le taux actuel de 10 à 20% des femmes en âge de procréer et sensibles à la rubéole s’est peu modifié par rapport à celui qui avait été constaté au cours de la période antérieure à l’introduction du vaccin. La stratégie vaccinale initiale adoptée par les Etats-Unis visait à maîtriser la rubéole chez les enfants d’âge préscolaire et chez les jeunes enfants d’âge scolaire qui sont les réservoirs connus de la transmission de la rubéole. L’objectif visé était d’éviter l’exposition au virus rubéolique des femmes enceintes sensibles. En conséquence, les enfants des deux sexes consti­ tuaient le principal groupe cible à vacciner. On s’est attaché ensuite à la vaccination des adolescents et des jeunes adultes sensibles, en particulier les femmes. Alors qu’on peut attester dorénavant que 95% des enfants entrant à l’école sont vaccinés contre la rubéole, on n’est pas parvenu à un niveau de vaccination rubéolique comparable parmi les jeunes gens, ce qui se traduit par la persistance d’une certaine endémicité rubéolique parmi les adolescents et les jeunes adultes. Comme les cohortes de jeunes enfants à forte immunité sont mainte­ nant en âge de procréer, on peut s’attendre à ce que la rubéole congénitale disparaisse du pays. Mais comme il faudra pour cela lOà 30 ans, des cas de rubéole congénitale qui auraient pu être évités se produiront encore. On estime que chaque cas représente une dépense de USS 200 000pour la durée de son existence. En outre, des fâusses-couches, des mortinais­ sances et des avortements provoqués dus à l’infection congénitale conti­ nueront à se produire inutilement

Rubella vaccination has had a dramatic effect on the occurrence of rubella and CRS. Nonetheless, CRS cases continue to be reported at a low endemic level because the current 10-20% susceptibility rate to rubella in the population of child-bearing age has changed little from that noted in pre-vaccine years. The initial vaccination strategy adopted by the United States was aimed at controlling rubella in pre-school-aged and young school-aged children, the known reservoirs for rubella transmission. The intent was to prevent exposure o f susceptible pregnant women to rubella virus. Accordingly, children of both sexes were the primary target group for vaccination. Secondary emphasis was placed on vacci­ nating susceptible adolescents and young adults, especially women. While more than 95% o f school entrants now provide evidence o f immunization against rubella, comparable levels of rubella immunization have not been achieved in the post-pubertal population. As a result, there is continuing endemic rubella activity among adolescents and young adults. As the highly immune cohorts o f young childen enter the child­ bearing age, CRS can be expected to disappear from this country. However, since this process will take 10-30 years, potentially pre­ ventable cases of CRS will occur. It is estimated that each case meurs an average lifetime cost o f over USS 200 000. Furthermore, unnecessary instances of miscarriages, still births, and induced abortions resulting from congenital infection will continue to occur.

Wkly gpidem. g e t ; Ng. 31-2 Augiui 1983

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R ffaé èpidém. hebd.; N°31 - 2 août 1965

Recent focus on the continued occurrence o f rubella in popu­ lations of child-bearing age has led to increased efforts to effec­ tively vaccinate .this population and thus hasten the elimination of CRS. The number of doses of rubella vaccine administered in the public sector to post-pubertal individuals doubled between 1978 and 1981. The trend o f increasing vaccination of this population is continuing. This has been accomplished in schools, clients of family planning clinics, hospital personnel college and university students, women following premarital screening, and women immediately post-partum. However, there are still gaps in attempts to hasten CRS elimi­ nation. A num b» o f states do not require proof of rubella immunity for post-pubertal female elementary and secondary school students. The same is true of many colleges, universities, and health profession institutions. When women are seen by in­ ternists, obstetricians or gynaecologists, rubella immune status is not commonly considered. When women are screened for rubella immunity either premaritally or prenatally or in family planning clinics, only a low proportion o f susceptibles so identified are subsequently vaccinated.

An initiative to hasten elimination o f rubella has recently begun. As with measles elimination, efforts to eliminate CRS are aimed at (X)achieving and maintaining high immunization levels, (2) inten­ sified surveillance o f rubella and CRS, and (3) prompt outbreak control Specific activities will focus on further increases in the delivery of rubella vaccine to women o f child-bearing age and enhancement o f the lay and medical communities’ awareness of the current rubella and CRS situation.

Vaccination of a population not based in school poses many logistical problems. A multi-facetted approach that involves both the public and private sectors will be needed. Furthermore, infor­ mation that may help identify select groups at increased risk o f not being vaccinated will have to be sought to help focus vaccination efforts. However, considering the economic impact o f CRS and the other outcomes o f rubella infection during pregnancy, any effort that can hasten the elimination o f CRS should be under­ taken.

Le regain d’attenuon accordé dernièrement à la persistance de la rubéole au sein de populations en âge de procréer a conduit à intensifier les efforts en vue d’une vaccination efficace qui permettrait de hâter l’élimination du syndrome rubéolique congénital Le nombre de dosesde vaccin antirubéofique administrées dans le secteur public à des sujets pubères a doublé entre 1978 et 1981. La tendance à l’intensification des vaccinations dans cette population se poursuit. Qn y est parvenu en partie en vaccinant les élèves sensibles des premier et deuxième cycle secon­ daires, les usagers des centres de planification familiale, le personnel hospitalier, les étudiants, les femmes lors de l’examen prénuptial et les femmes qui viennent d’accoucher. Toutefois, les efforts en vue de hâter l’élimination du syndrome rubéo­ lique congénital restent fragmentaires. Un certain nombre d’Etats n’exi­ gent pas la preuve que les jeunes filles pubères fréquentant les établisse­ ments du premier et du deuxième degré soient immunisées contre la rubéole. Il en est de même pour de nombreux établissements d ’enseigne­ ment supérieur et d’institutions formant aux professions de santé. Quand les femmes sont vues par des internistes, des obstétriciens ou des gyné­ cologues, on ne vérifie généralement pas si elles sont vaccinées contre la rubéole. Lorsque cette vérification a fieu, lors d’un examen prénuptial ou dans le cadre de consultations prénatales ou enfin dans des centres de planification familiale, seul un petit nombre de sujets sensibles ainsi identifiés sont vaccinés par la suite. Une initiative pour hâter l’élimination de la rubéole vient d’être prise. De même que pour l’élimination de la rougeole, les efforts entrepris pour éliminer le syndrome rubéolique congénital visent J) à atteindre et main­ tenir une forte proportion de vaccinations, 2) à assurer une surveillance accrue de la rubéole et du syndrome rubéolique congénital et 3) à com­ battre rapidement les flambées épidémiques. On s’attachera tout spécia­ lement à accroître encore le nombre de vaccinations antirubéoliques chez les femmes en âge de procréer et à sensibiliser davantage le public et le corps médical au problème que pose actuellement la rubéole et le syn­ drome rubéolique congénitaL La vaccination d’une population non scolarisée pose de nombreux problèmes de logistique. Une approche pluraliste impliquant les secteurs public et privé s’impose. En outre, pour éviter la dispersion des efforts, il faut rassembler tous les renseignements susceptibles d’aider à identifier les groupes à risque qui pourraient échapper à la vaccination. Toutefois, si l’on songe à 1 ’impact économique du syndrome rubéolique congénital et aux autres conséquences de l’infection rubéolique au cours de la gros­ sesse, tout doit être tenté pour hâter l’élimination de cette affection.

(Based on/D’après. M orbidity and M ortality Weekly Report, 198S, 34, No. S; US Centers fo r Disease Control.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization