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Rapport préliminaire d'évaluation de l'impact socioeconomique du programme de lutte contre l'onchocercose

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WCRLD HEALTI-I . oRGANtZATtON PROGRA}OTE DE TUTTE cONTP.x L9ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSI}J DE LA VOLTA ORGANISATION MONDIALI DE LA SANTÉ ECO/OCP SEPTEMBRE 1985 SEMINAIRE INTBR-P/rYS SUR LE DEVELOPPEIîENT soclo-ECoNol{IQUE DES ZONES PB.oTEGEES DE Lg ONCHOCBRCOSE Deuxième réunion Ouagadougou, 3-5 septembre 1985 RAPPOP,T PRELIMINAIP§ D!EVÀLUATION DE L1 II.iPACT socro-EcoNot'lrQuE DU PRoGRAI.!I{E DE LUTTE CoNTPJ L ? oNCHOCERCoSE WORLD HEALTH ORGANIZATION TABLE DES MATIERES PREAT,EULE PRBTâIEFN PAPJTIE . Leenjeu. DEUXIEI,IE PARTIE . Les tendances observées dans la zone.. TROISIEME PARTIE QUATRIEME PARÎIE . Conclusion.. CINQUIE},IE PARTIE . Annexes ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ PAGE L 5 " Synthèse et recommandations 49 13 57 5B -*-*-*- *-rc-*-*-*-*-*- )IT ) REAMBULE - *-*- *- *- *- *-r(- ** rr- *- -1- PREAMBULE La l.utte pour lrarnélioration des conditions cle vie a toujours été et demeure le mobile fon<lamental de toutes activités humaines. L?identification des rnaux de tour-e nature et de toute forme dortt souffre lrhrrmanité" leorgani- sation des méthodes de combat et 1a conduite de ce combat en étroite collabo- ration avec les Nations et les populations concernées, constituent quel-ques uns des objeetifs majeu:rs du système des Nations'-Unies. Crest dans ceË esprit que quatre agences spécialisées du système des i'lations-Unies (Barrque Mondiale, OMS, PtlUD, FAO) appuyées par un groupe de donateurs, ont d6cidé d'apporter depuis 1974 une assisÈance à 7 pays de la région OuesE Africaine (Bénin, Burkina, Côte-Ivoirâ, Gtrana, MaIi, Niger et Togo) f;:appés par le f léau de 1 I onchocercose. Après |C arrs dtintense activité visant au contrôle de 1a maladie, les résultats èntomologiques et parasitologiques sont largement positifs ct Ia quesE.ion qui vient à ltcsprit est,Je savoir comment ces résultats sont exploités par les Etats, les collectivités et 1es i.ndividus vivant rlans 1es régions protégées avec le support des d.onateurs. Le présent "rapport dtévaluation de ltimpact socio-économique drOCPt' qui ne peut être que préliminaire compte tenu de la complexité, de lrarnpleur du sujet et du déIai imparti, tente rle cerner quelgues aspects spécifiques de la ques ti.on . Ainsi dans un premier chapitre, leimportance économique de la zone ONCHO riaas la sous-rêgion Africaine est rnise en exergue à partir de ses cal:ac- térisEiques naturelles, de ses aptitudes en matière de production et de sa capacité rir accuoil. Dans urr deuxiènre chapitre, ltexamen des tcndances observées dans la zone et 1es enseignemeats à tirer sont faiÈs. Des phénomènes migratoires (organisés ou spontanôs) caractérisent ltaiyr: OCP à 1réchelle régionale eÈ surtout à 1téche11e villageoise. Leanalyse tente de montre-r: dans que1le mesure les indicateurs cbtenus à 1?éche1lc villageoise peuvent aider à comprendre la directi-on, le sens, leintensité et l-es motivations de ces mouvements de populations, Le.s st.atistiques révèlent un accroissemunt sensible et parfois specta- culaire des productj-ons agricoles dans la zone ONCHO ; quelle est 1a part des ressour:ces nattrrelles clans cettc évoltrtion ? Du fait de la migration,1es populations de la zone ONCHO font figure de pionniers ; quels sont les mot.eurs et les frcins dc leur dynamisme ? -2- 11 y a une nette augnentation du rythme droccupation des terres dans certaines vallées autrefois onchocerquiennes avec des conséquences écologi.ques inquiétantes et une régression cle lrintensité de la pression foncière dans dtautres rêgions ; comnent stopère le reêquilibrage dans lrexploitation ,les ressources à ltintérieur de l-a zone ? Quelles sont les modalitês draccès à Ia terre ? Dans le troisième chapitre e Le rapport tente de faire la synthèse et de formuler Ies reconrmandations qui se dêgagent de cette étude" Les enseignemenÈs tirés sur le plan des besoins en iniormation de lrexploitation des ressources naturelles et des stratégies de développement, peuvent-ils contribuer à mieux appréhen«ler les problèmes de développenent dans 1a zone ONCHO dont on sait Lrimportance pour lrensemble des pays du Prograrrme ? Tel est notre souhaiE. Prêpar6 en étroite collaboration avec Les Pays Participants eÈ avec ltassistance des agences parrainantes, ce rapport préliminaire voudrait être un document de réflexion. Lramêlioration des connaissances acguises impliquent le concours de tous ceux qui de près ou de loin sont concernés par les activités de développe- ment dans Les pays cle la zone «lu Prograrnne de Lutte contre lt0nchocercose. -=-=-=-=-= -=--=-E-=-=---=- -f) tT- P.EMIERE PARTIE _!II E N J E U -- :t --:t --:k -' * -- * -:l --:t-'*'- o() 2 fl TOItt I I ü I t Ii I , a I , a , \t II t tIII I It I I 1 It I I I II I u IIII I I ,I -1 '-4\t'r- zt = ' 1:l' I r'! 0s ro Ëtl Li- I* f, \I ï fi ti/i , II , , oo tI III I I (,I \ \ 1 I {1 t+ { t i II , i I I I II I I t I I II I t l I t I i tI I II II , , II Itf ,tIIII 1 t ,I I I' , ,tit \ t' I t I I I I l Or frI t ÿT tÀJ *J r/) rù" t,tJ .)" {t} ü, fÿr ,s t$ () ,$ ür x h(r, rJIl lrJ !rl :Ë i) * 'Jr ,(t = -.4 r. l' ! .J .,i I II t t , I , ! ,! I I It I t , , I , Çlfirdl I pfî FTD(lt (rt I { I tI t J It ro ûl: t I It \t I o(Y|)(.o F { , \ t I I t , T I I rI I I ] I ttr $ .,,à9 -7' ) / O l/ t\(Dr T a I .t ) t \ .# a o q cr,lJ'âl lo a a a a - -1. a_-\-* ..(' Ô" a o a a a \- .t -» 'f', ( \ I I L. / )x<r ,, Y I () Sst-r\t'- ' I -Y I I I t t- I t I o o o c _t o Yâ_----r-----*_' ^r :) :1T ol T o ôtt û lrJ =tr.loz lrJ ô trlzoN lrj qq o lrlg l trJo t.r) u.l = = gg Ill,ozlr,o url!r ffi 1,l - z .( e o gIlr, clzlrlÉ,lrlÀ TI .{ (Y \l O6 Eè t&IoJ ür o(f) () f-. { ;oEzo >. o rD oi -o(ez 3 o F LIJ (r tÀ & É.ÿ c, Co (g^ aft Jf 2 dl o ür E r o o(ô o §A) t' I i I I Ii/ lt I \ \ \ \ I 1 lJ a l.\ I I I sI oqr t,I I l I I I I t, ( \ a ./ ,l I ,ll. \ a a i I I i I i i I I I I I I I i I I I I I i I i I I I I l I I I I I i i i ! i i i i I -5- La zorre prinritive drOCP couvrait 654 000 kmZ, Avec les extensions effectuées en Côte-d?Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin, cette superficie st(:lève à 75O COO krn2, ce qui représente A.O Z cie 1:i porÈion de lrAfriqure de lÎ(;uest situêe ac.r Sud de lrisoligne Ce O (1) jour tle croissirnce des plantes et engiobant : 1e Burkina, Ia Côte-dlIvoire, le Bi:rrin" 1e Ghanao Le Togo, le Séni:gal, 1a Guinée, la Guini:e-Bissau, Ia Sierra Leone, le Libéria dans leur entier et la l,lauritanie, le Ma1i, 1e Niger et Ie Nigêtia par partie (2)" En moyerrn.tr ccËte zone OCP présente <1.c potantiels plrrvioméEriques, hy<iri.ques, p6,Jologiques et humains supirrieurs à la noyenne des rêgions lrenglobant" Cq,ttc situation lui ccrnfère une importance particulièrement grancle oarrs Itensemble <le la zorte soud.:rno*sahâtienne. 1.1 " Une inporÈance liée à ses caractéristiques naturelles Le ciiriiat Sfétendant primitivelqent entre le 15è eE le Bè degrê de latitude Norrl, le zone OCP a i:té étenclue partiellement jusqu'au 4"30 Sud" L?essentiel dc Ia zone <ie lutÈe contre llonchocercose se Èrouve située en régions soudano- sairéliennes, à deux saisons alternant <lans 1?annêc - lfune pluvieuse, lrautre sêche. Si la pluvionÉ:trie varie <1u Sud au Irlord de 1400 mn à 300 environ, la- saison sèche, pour sa parÈ peut durer de 6 à 9 mois, I1 nresÈ pas ni:cessaire dc rappeler 1es caract6-ristiques climatiques d.e La zone de Iutte, ceci ayant rléjà étô fait clans de tràs nombreux préc6ilents raFporÈs. Mais ,riepuis L0 a-ns environe ccEte rêgion a î:té soumise à une crise climatique grave dont i1 est indispensable de rappeler les caractéristiques et les conséquences principalcs. Au rriveau pluviom6trique la région a aEtcint son plus grand dôficit en 1983 cortrne lc inontre Ia figure 1 mettant eir S.ricience une descente consicl.É- rabie des isohyètes vers Le Sud, i.ictons ileautre plrt que la tl6cennie 1971-1980 ôtait déjà urre périocle consiCérl:e coutr)c sèche " (1) Limire Nor.l c1e la. zone où il nlexisÈe aucune période où les prècipitations dépassent ie noitiG de 1rév3potrarrspiration potentielle. (2) Ces lirnites figurent sur les cartes 3.à 8" (Ânnexe 1) 6Persistance de 1a -P9E iodc déficitairo, Depuis 19(i0, 1o" i5c:hÿè.tr:s clécennales tlescendent régtrlièremerrt '/ers le Suc'l le record a î:té état,ti par ia pCrioCe L97L"1980 et battu en 19E3 ' at "toutes Les o'Osertrations arrt6rieures pÊrtrii:ttent de nettre en 6vidence rln pirénomène cle p(rrsistanc.e <ie l.a périorJe rlêficitaiag"(L) ' Ceci -etant' La zone ONCIiO est resËôe Elans l-,.rs limites des isohyr)tcs 500 â 1200 mn, ce qui' combinô' avec les isoli-gnes Ce croissance dcs planfes ? L" a mai-ntenu clnns ulle situaEion relativement favora.ble en matière de iro.lucÈion agricolc au cours rie la rlernière ciéeennic. Raréfaction Ces P luies j ournalières de p lus de 40 rm Lîétude dcs moyennes mobiles ponrlêrées anpiiqui:es aux-fractions pluvio'- mérriques annuelles (li inrliquc: une sia,bilit6 ou une lêgère d6croissance 4es pluies journalières infé.ricures à. 40 nm, mais une forte décroissance dos ;rluiesjournaliàres suptiricures à 40 m:r qui expliquenÈ à elles seules 5C z "1e Ia variaEion plurriométrique annuelle. " LliegiÉslee-Ce-13-lqet:gre::9-sgl-.}se- Ies-eelllgee-91-s3e Loobservation des débits ces i:rincipalcs rivières inclique que la quesi tcralité cles Ctx plus basses fr6que.r"à.t uppurtient aux pério'Jes 1971-L972 ct 1933-1984. En orir.e pour 19[i3-ti4, Èoutes ]-es stations atteigncnt le mi-nimumjamais enregistrâ" CeEte si.tuation a eu <les colséquences 3vi-dentes sur lc' remplissage'les barrages et,Jes rer.errues cteau qu?ils soicnt à vocation hyrjrr:*agricolc ou hy<lro-électric.ue. Ccs obscrvations, effectui:es sur les rivii:res ée 1!aire ,lîocP .JépassenÈ, ÿat lcurs consi:quences 1a zoni-'clu Prtlgranune" En eifet' Ies barrages hyCro-élactriques situês au Suc1 de notre région: sont.tributaires' pour leur remplissage, ies pluies Èombant rians ltaire OCP qui joue le rôle ae château d,eau ,l b.:ssin du Ban<lama. <iu sassar'),dra c-t 'ies volta' En 1984 la v.Ita Lake au Ghana eE le lac de ii..,""o,, en République Je Côte-rl'rvoire ne pouvaient plus aligrenter ies c6nsomnageurs p'rrtictrliers olr les inCusEriels Je leurs Etats rcspecEif,s . Les resscurcês en sol (fig'2) pour parvenir à Ia simplification indispensable à ceÈte étuile * quj- ntesL en rien une ôt.u<le pédoLoiique: nous.avcrls chcisi la classifici'rtion française Ces scls ri(rjà utilisàe <lans le rairport PAG ct ies billans suivants : Le table$u I.l-.A, en anlre),:€lr rlc,nnc ies re-groupements effectuf'-s ct la valeur agronomirlrre affectée à ces clrrsses cn accorri ave-c le Bureau llational- <ies SoIs clu Burkin e (?-) ainsi. que la ccrrespcntiance rle ces sols avec la cLassi - ficaticn Ce la FAO. (i) Albergel et Crcuzis , "Si.cheresse au Sahel - Incidences sur 1es ressou]:cos en eau et lcs productir;ns végcitales - oRSTOt{, ouagadougou 19850"(2) qut il sc,it ici reruerciC tle son aide ' TASI-i.AU REPARTITION DES TYPES DTi SOLS [1 LEI.IR VAI'f:UR ATiRTTOI'F' I,^ÀS I-,ÂIRE D,ÙCP ET EN DI]IIORS DF CELLT'Ct I:N AFRIQU}: oCCIDENTÀI.E (EN Z DE I.^ SURFACE IOTAI'E) cf' FIüURE ll Z hors OCP Vnlr'ur agricolc? airc OCP r,l r o, 26 nrrltlt(' .t I fr's ltÙlrl!tStrl' à mrrl I Sol' lrydr.,morPhes 6,1 z l,s I 4,6 o,95 Betrocl.,r( rs()is !:il.emhle -2+l 8? 5,6 5r)[s f .rrJI It]qrreg fârb]eoant de\sJture! 5ot' ferrul itiqu"s moyeotreEt0t dc\raLurés 9,6 7 1.7 6.8 Hôvennc à honne12 I 2t,6 8,6I'lnsembi,'i.+t Sol- peu évolrréc d'aPPort o.05 1,4t) I r,6 IOt:rbrmble i+5+6 [-rr:tmble I .i h t 5,8 lloycIrte ]r t rà r honnell.9 §rrl s rerr.rl I t lnr(\c'llrrÉrlent .iessiturr'\ ll.7 Mo\'utrttr'It),7 S.r[' .à r.tqut rxtrles (rLlls tr,t'i(drlx it.'ivÉ>) 1t ,1 o ?r,6 11,5 t I '{r 5,rl s rr,'lrrrrut,lr.es 5(,1 \ Plu r'r'r'Irrc' ,lr. r'r\I'1ll r' .4 Hr,vr.rlr., .t n.ttrv.tir.' ()t4 t,9S.) I : hJ l(1n'rrllrc ' ljrr:r.rntrle ô ,r l l 1.9, 5 50 .6 I q,8 l{atrvs i\*Sril, miur;rau\ hrrrr\ Cra'rds lrrrr,rBt" |,t! î' le t.ablearr prdt,rrdcn(ù qul est certalnemênr rrnr simptificatlorr lhusivc, irrdique t{r(rt dc frâic uuÈ diffirrtlce \rÈ.llicative c.. ce qur co*,'errrc lJ vàleur r'rDnomiquc des rols' entre iïair*'tXn'tt la portirtn d'lfriqtra de I't)uest qui l,ertroure. orns l'âire ocp ies vateurs aBrononiquès movanne à tràs bonn+ i"p,é"anr"ut lz,t': ac ln superIicie tot'lê' cÈ l,ruX t()mhe à li,a z hors de la zont d,action du prograrrrc dc LuLtc corrtre lionchocercoac' InvÈrsemclrl lcs valeurs noÿelllles ; màuvirve\ repr(isentenr 70 tr trors eir rtcp conLre rculen.nL 55 Z aan* ia rone protrdrr. ccg chiffres 'c suffisant À eux môm* I \ c. E E Hn =l ;i _l : ( È\_r n y.r .r, I t_ ,4 .L-.-^ ,ÈÈ "\! E û )+ (;:I 1 È r4 ! $\i È l! rl \.t'. rl 'J --'l \Y .(t t- ,lü z ô g ô. J I I i "j { t '-".ÊI1JIÈ a0 Iffu I \" l! * ,(.. L ü E UqoE f:tl -//,:' È P 1.. o '; It4I I -- -+"Lt s lrJ :l(, 6oJo i:} trl G. lrJ(r! +t 5g n UJ ù('. -/ a-' 91- 1-' Ë I'\r t",.-.\ 1i't, i 'rill- ul ;', i. I .i"I È oII o Oû 'i * tS : , ii{r rë ! § f : àtti*-.ss;f<ist:tiiiÊ! ii rr ll I f î i Ërf ÈÈ ÈF -. rle9"^i I " r c sE lr sF 3 ,Ls s ..? ,i. ta il"r, .*Ë ii$ _É'I -a:È : i ; ii; I i iË h2r>u- l,"i a ... '.r! . i' ;r 1'' i t r E [, * È * * Ë h Ë r'". û { \ I c,' 6 L-r (-' 1,. I tÿ 5 14 l!(. .-9 '--l:. î. )" l(iE I :.:.r( 1' f J .l -\ .tr I -9- La carte qui a été ilressée est tirôo c.e- l'^tlas d?Afrique de lrouest(IFAN) et tle 1;r carte moniliale Cres sols <1e' le- FAO' L.?., Lâ p1ass de. J. I ai-re ,1 'OCP {tr f ait rle scs autiEudes en rnatière rle pr<ldtrcti-on Dans son ensenble sous région:I, l'aire ciloCP ntoccirpÈ que 40 Z d'e Ia superficie toEale, nrais ses aptituies sorrt largemenE suirérieures ,irui( $'oyênries de.s espaces situés hors de la zone de luLte, air.si qua llinciiqu+ le tablc;:u suivant (1) et 1-es figures 3 à B. Tableau I.2"a Poterrt,iel t1e producti"on agriccle.le la zone ÛCP et de sa sous-'région" Superficics aptes aux cultrrres en Z de la superficie concernée totaLe (2) " OCP IIORS O C P( ( ( IJRECULT ÀPTE APTE + TRES A?TE FIGUR-E I.JL] "TBES AFTI APTE APTE + ÏF,ES APTE. TRNS APTE I ' ) ) (( uars( soRGHo(wt( PATI\TE( r.tAr.lroc( coroN 50,3 41, $ 37 47,4 25,î) 29.7 34,8 31r 6 :;1 ,5 97 ,7 66, E 66,7 94, â 7 2,4 'cg o? 30, I 31. 5 53,6 36,0 3L,4 B1 ,9 56 ,6 66, 9 92,4 7O,7 53.O 44,3 25,8 35 ,tr 38,4 34,7 2T.6 37 ,5 rr0^0 40, I 42 rz ) ) ) ) ) ) ) ) 3 l+ 5 6 1 ü T1 appara-it ainsi clairement qr'au niv+:au des aptitudes culturâl-es' tenl pour les plarrtes vj.r,rières que pour 1es culturc:s iadustrielles, QUê 1!airc OCP reprÉsente un I,otentj-el bien supérieur à lir' part de superficie qutelle occupe ei1 afrique occicientale. Lrai-re dtOCP qui ne Ect;:Iise que 4C iZ ie la superfi-cic glc,bale .le la sous-régi<rn prise en comptc possèrie 47 ,7 "r" rlcs terres tfès :lptes à la culture du ,naîs, 48,it4 % Ce ce1les du scrgho, 44,4?' 7" <t'e celles du mil, 43126 7" de celLes Ces paEates e L3r5(, de cell.r:s du marrioc et 47,8 7" de celles du coton. (1) Source : FhC" Rapport sur le projet relatif âux zones agro-écolcgiques" Vol. 1" i{étho'lologie et rÉsultats pour l eAf rique ' (2) PlaninèErage 0CP/EC0 10- L',elevage T.1 constitue l-'un.les princi-paux atouts cies p.ays ineml,:res deOCP ciu fait de la i:osiÈion err latituCe de ce.ttÉ zone qui favo'risr-: un,t croissânce correctr' tlc la v€,.g€tation herbz.cé.e. clens des valI.i'es où la pressi-on agrieolc est f.'lj-ble et lNeau pr..êsent:r- en touEes saisons Cettcr importancL e§t encore acccntui:c pal'1a cyise climati<iue rêce-nte qrri. a abaissê en 19Bi li, prod,uct-ion des hcrba.qes sahéliens à des vaietirs irrfér:ir:ures à la cent<:na1e cl6favorable Cepenrlant Ia arajeurc Dartie ,ie cc.s espac.es à la fois favorabls:s et disponibl." po.r" 1sélevage sont infestés Ce glossines savanicoles (gLr:ssina *oràiturt") vectrice" rle la tryfanosomiase animale ert capablos cie freirrer consiCérablen,:nt 1e cl.6.vt:loppement <le 1rî:7.evr,,.ge des zébus' non trypanotolérarrts' Ls s- rs :g ger.ç9P....! 9gr Ll lrgse et minières La zone ONCHO nrest pas <1épourvue de gisemenÈs Eouristiques eÈ nirriers queil ne saurait être quest-ion de récapitul«:r ici" Dans les 4errx cas, il scmble que le potenticl cxistant ne puisse ,lôboucher Cans loirrnêd.iat sur un .-léveloppement impc)rEant " La crise intern;t'* tionale actuelle est en effct à i?origine drune parÈ d'une baisse des revenus industrieis ïnoyerrs, ce qui freine le tourismc inter-cootinental., c1 ?autre part d'une stagnaÈion^ voire Ctun recul Ces besoins des pays i-n.iustrialis6s en raatières prenirires min6rales . A terne, le dé-scncla..renent Ce la zone pclurra sans'iouEe ouvrj.r t1e rneilleures perspectives l)cjur Ie t',êvclopper:renc cie ceg activités. Ll - 1.3. Du fait do sa capacité diaccue j-1 des migrarrEs üensité et- intensi f i.cation d;:s mÉthocles cu1Èurales Avec 20 rZ hab/fur2 1'aire dIOCF est -l-oin Cÿiitre saturée en raison de ses potcintialit6s ?-gro-pâstorales" Cependant 11inégale t-epattttic'n iles trol':lir(:s sur 1er:nsernbLe Ce ce Eerritoi.l:e, 1es conl-resËDS.parfois marqu6s entre inter-' fluves et vallées font de ces ciernières dcs lieux privilégiés de colonisation agricole pr:Eentiellt:' c'est 1à qrre lcs densités humai.nes sont tes plus faibles ei elles y étaie.nt parfois t-ota1*:m.ent nuIles au débtrt du Frogramrne Ainsi, au Bur^t;ina, en lg75r 41 OOO krn2 situés en bordures des vallées étzient totalement irrhabités et i-nculËes, ce qui r'Ji?résentait 17,ii 7" ce l-e' superf i.cie burkinabé siEuâe, da.ns 1laire du Programrne, La même opposition plàte.aux ut-i1isés/va1lées vides existait atr Norrl Ghana. I,iême 1à oii les vallôes n ! étaieut Ë2-s tÔtâlement vides, drespace nise cn culture éLait ciérisoire coilM,e 1;irrdiquenE les - A.u Burkin.e, sur 1a volta Noire, seulcne-nt 3135 z des terres étaient cultivées et 86 % <ie lf espace étaiÈnt disponibles pour unêi colonisatiorl agricoie' sur la comoé ces chiffres étaient resPectivemcnt ôe 2r4 7" et 89 7" - En Côte-.d"Ivoire, sur le hauÈ sassanrlra', s*il est possible ce distinguer des zcltes tot;rlement virles, 1es tcrfês culÈivêes ne reprêsentai:nt en 1973 que 1 7" de ]ocspace total ; sur le moyen Banclanta cette valf)ur ne dépassait p.irs, sluf localenetrt, ?- Z ct ?O Z C'es t.lfïês ôtaicnt totâlenent vides" Les excrnplt-:s pourraient ôtre mu1Èipliés2 mnis sur 1a quasi-intégrr1it6 <le 1'air:e OcP, sa.rrf cxcepËions localcs, plus dc B0 Z des lerres de vallées ôtaicnC inuti-1is6es, *ême si l t on corrsi,CÈ:rt: qu'uli cirarnp sur brû1is Èst prodrrctif duri..nE 4 à 5 êns et que 15 à 20 ans <!e jachères sont rrécessaircs dans ce systèrre egtait,2, La portion chiffres suivarrcs . 'qngsÉ!É-4g.-sbergsi;. C*Ete zorre Cti,lCHO, protégée d,.: Ia transrr,ission rie 1a nala<lie pèsr-'d'un ooids diffirrent sur le dênographie et 1'économie dcs Pays Participants' La populaEion est rêpar:tie sur plus de 6S4 ooo km2 suivanE une' densité relati'n,em.ent f aible" E1le est à donrinance agri-cole" Aujour<ithui, la physionornie de l,agricul.ture qui y est pratiquéc slest profond6ncnt modifiée et fait preuve tltun dynamisi,"-e ceitein. Ceci esi tellemcnt vr.ai que 1es élérne*ts de 1'enquêta ocp/ECO, les sources statisEiques diverses rlisp'Ônibles fonÈ rÊssortir dcs qui- tcndcnt vers un équiPement moye-rt (culture-'na'nuetl' ?.i %,1e tracÈiorL anirnale, serfltlnces sé1t'-ctionn6!:s'' "') Drrrne part, 1e.s crrractéristigrres natrrrelies cle cettç; ZL\L"Lë' ses aptir-''rrl'e'r en inatj,ère ,]e proil.*",.i,lo, ,-ii:crit-es plus haut et le nivtau r"'i:quipencnE <les cxlrloitations Joa'-ltre 1arl: situenL son 1'ctentiel dc charge d'émographique' ssfr:n la- irAi, à i50 hab/kuül sur pltls de 55 7l de scrr ôtenilue et à 75 hab/t'rn2 sur le reste {i). Sur]-abasedetell;chf.ffres,olri:st'im€àprèsje9onil}ioris<le Derscnnes la charge supçrorÈable par ia zone OCP. Ptt topport à la situaticn démograph:-q,r* ,râIÀ.r..'ta p.ri.," i: *iffi.ns 'i'habi'tanEs en zone ol{Ci{o et envir,.rn 48 rnilliolrs pour lreriscmble'lcs pays du Programme) cl1e apparaît corrflie une zone d'accueil par excellelrce' exp loi tatior,s p'aYs annÊs anlôliorÉe avec Plus dr: Château t1 I eâu, coflïme tout naturcllement une notc PluÈ?it oPtiraiste <'rans son cliveloPPi'ment ' **** ** * rr* *7t * *** * **'?k ?k **** *?t LL ; c.:rs mcts vienngnt ONCHO. IIs apPortent <1e graves,l'j-f f ictrit/:s grenier, terre dtaccueil â l'esprit à Prc'Pos de la zorte t au raorlertt or'i leAfrique connait S,:ns<1outcl-espotenÈi;-r1itôsrl.-:La-z,rlrten,:.scntpasrlccellcsqrri Ê.crnet-LenE une croissanc" ar"orro*.i.q"" .p".aaculaire rl esÈ neu probabl': oiro'rile connaissç; , {ans ,r1 ter*e pr(:visibie, cles yi1les chamnignr'ns, des gratte-ci'::1-s" de granüs cr.rinplexes incrustr j els , ininiers ou touristi'ques ' t4ai's e1le c'f f rc sans doute la pc.ssibiliCê ctun rlévcL:ppenenÈ peut-être ph-rs soli'ie' qui a pour ncn "Auto*s,:f f isance alintentaire '1t.: 11 Àftj-q"* 'Je 1?our'st"' I-es Gouvernements êr-r scr11t conscierrts, qui mtrltl-plierrt 1es invcsÈissc- merits <lans les zcnr:s proti-g;ées rle 1? (-'rrch('cercgSc, alors Que ce1[:s-ci avaietrl- éte plutôt érritées pendant ries rllr:ennies ' Et r-lcs honrrnes rrt d:es fetnr'res en ijr)nt Ia pretivr: qui, slappuyant pcur partie sur ccs actions publiq"lcs? srinsEglicrLt' Jéfri-chent, cultivcr,t, 61èvenl- cles troupeaux" (1) Cf. doe. iiu nnonde FAO : "capacitS Potentielle cn c'rleve ioî-);)elnent 1' " Ce cl'irrge i6mographique Ces ierres lfrggligE-_gêBul 17 ts TENDANCEs oBSERvEES DANs LA zoNE - * - * -. * - * - * * * - * - *.- *- * - r!§.. *- *- :t * :k- /<- J< - La région ouest Afrjcaine dont fait partie la zonc Oll0HO, a tr:ujours ô85 1e char:rp Ce courants migratoires provoqués ou spontanês,. I)ans 1'histoire, c(ls mouvements dc populp-tions ont Lu âo" ."1r""s éconotniques (échanges conunerciaux' recherche dc terre, etc.), militaires (fuitt: devent des r:nvahisseurs et des f;uetfÊs)e administratives (lr:s tr..o1--j.tiques eoloniales et leur:s coercitions diverses), er-c' Plus récenfinent, le mouv(:ffiêtrt a -etê dans le scns Nord'-Su<i en parÈiculier en d.irection des',ri. llcs côtières ou des plantations Ce café, de cecao situées dans La. partie rnéridionale de la région. la colonisation, confirmêe plus tarrl compte dcs réalités ethniques nsempêchera Ces ensembles géographico-eÈhniques ' Ci:s aux frcntières actuclles des pays de'' Ia 2 .L. Une mi ation évi.clenËr: La délimit.rtion rles fronÈières par par les inrlêpendances et qui ne tient pas pas outre mesure les dêpl.acemcnts au sein mouvements migratoires sont très intenses zorLe " 13- sens caractère qui sc on peut éuat lir 11 nrexiste Pas tous ces mouvements. La transhumancê, même si elle ne constitu<: pas une migration au classique du terme, u rrâ,ltri çà et 1à ies rl6placernents de popul-atiorr à ,igratoire, Cers typcs rle uigraÈ j-ons ont surtout concern6 les éleveurs déplaçaient avec lerirs troupeaux à la recherche de pâturage et d'eau' Dans ce schéma, la zone OCP joue irrdubitablement un rôle de passage eritre- Ie Nord et 1e Sucl rje la région. Ceci. ne siSnifie pas ce:pe'nr:lant qutclle n'en gagne ou n'crr perd rien" En effet, elie a ccpendant l-ongtemps nourri- le couranE l]o:''i- Sud en fournissant ltessenÈic1 de la main-d'ce,tvre er,ployée <1ans les plant-ations et les villes. En son sein. iI y a divers mouvements inte::nes de zone-s à forte derisitd' ver:s dtautres noins pu,rp1é*, ct à potentialités cncore importantes' Le pLaËe'"u tlossi au Burkina, 1e plateau Dogon au Mali " lc: plateau Kabye au Togo, 1a z'on'e dense de Korhogo en Câte-clrlvoire sont alrtant 11?exemples de zones dc départ de ce type <ie migraEions iriEtrnes Avec la grande sécheresse quua connu 1e Sahel, la rtigration a augmcnt6 en intensitÉ et Ies forous agricoles ont pris rtrr:1-'arapleur' La zone OCP esÉ alors devenue la zone deaccueil par excellencc" En effet avec ses multiples potciltia- lités err eau et en terres, elle est dcvenue lc point dc mir:e des populctions crr détresse. Bien que co,nservalit son ancit:n staÈut ci.e zone de passage mcis à un degré moinclre, ;:11e esE dev*:nue unc zone dtarriv6:e' Aprôs dix ans <lraction de lutte contrc lronchocercosee une typolàgie grossièrc- tle ]a migration que conrlâit la aoîe" *n effitistiques Pour quantifier précisénnnent La car ta no - i llus tre ci t ai lleurs bien ce s cbé-ma " )., ""t .,St ,Ét: t/i I t t É tt, (, z 1 I t I I I I I I I '--..---:n-- !t *.". +."bÉ t / z x Q.- r^ t- I x'@ F/Er fr\ .t;t,| (. () I *(r'-ir tq o trJ zoN J lrJo z a t- cÉI lr,o al,x tnoz É.(9 .{ ,"iw .,ié, / t\l L È I .}' \f. j tl'r'tilAP/III t t i- ...t - t tü(} t ++llIrti 11 ';r)i a .lotir Û -rù q5 f :lrlO ;Fl' - j iI ,t (l - \,, \ I î t) r , a t, -,} \. l. t I ï,'.-î" I ( --J "1 ..{ É. '! 'Ér rrJl z, o i! i'/i i r.*lt- I t:-r "i'-'-' *,- '-'\ ) t.\ t- tI/' .â I I Ii lr, ,. F c f T \-..- I t irt tr, 2 ! L} .\ .}(i , 't a l(-\ 4 lrj -,\ ! ,l iI si I (I l I I I I I \ / \i I I J t9 uJ 2 tu Ct g! 't I I I I Ê& t--l 2 15 LeNorc,leNor,i-Estet,leNord.-CuestdelazorreconstiÈuentlasportes dtentréesrlesmigrantschassésdesrégionsaridespa::1.asécheresse.I'lssoirt éleveurs et/ou agriculteuL's " La- ira'''àn ptttie.restc Cans La zone et s f installe d,ans 1es vailées où l?eau et les i"t.." .sont disponibles' A part que']-q'uc's cor,f 1it-s nineurs entïc i!ltlveurs et- agriculteurs, Lrirospitalité traditiorrnelle es! acco*jée a."rx arrirrants, seiorr k:s règlts foncières coutumières" LeSudeété.etcontinued,êtrelaporte<iesortiedelazal\e^Ilseri parfois d?escale ",r* poprrarions ;J;;;";;", s.it origir.aires de la zone, soiË venues cleai1Ieurs, à destination cle la tôte" Avee les siEuations économiciues dif f iciles que conrraissent les pays africains -en gênéra1' ces,mouveruents ilord-.Sud finissent de plus en plus.ians les limites sircl de Ia zone où les canrli-daEs au dêpart storganisent Pour survivre' '2)!e:-eiere!i9g1-iller:P3rle-illrc-ze*s-ggE Les migrations inter-pays au sein de Ia zone vierrnent confi::mcr sirni:lemont que celle-ci n,est pas seulement une unjté eEtomologique mais aussi une tinité 6conomiqtre, .-utt,rroïte et socialtt. En effet, 1-a foime principale que revêtent ces rnigraEions fait fi de l-'rjxistence rle torrtc fronEj-ère' 11 s'agit des rniSre-' tions intra ethrrique"s ou inEer ethnies âFpartÊnarrt 3ux mêmes groupes' Ctest lc ces des 1obi, dcs gcurounsi, ,ra";'-;;;;u i. nt tttina eÈ lcj Ghana' d':s ewê enEr': le Togo. le Ghana à, fu Bénin, IÉs bambara et Les rlioula ent-re le 1fali et 1e Burkina, etc. Ces populations soît souulises à Ces ruouvements pendulaires très 1iés aux condi.tions étonomico-politiques qui prévarent <ians les divers p'1ys frontaliars" Elies se font duou-rr.t ""r§ oI1 Ltautre sel0n les con<iitions du momÈnt - 1) I:el-slG rat.].on§ extra zone OCP 3) leg-Eielgtiglr-illgrl91-esr-Psv-e El-Ies exisient sous quatre formus - les : les - les - 1es rnigratiorts ttrtrrâ1-rtrr 31t' rnil::ations "rura1-'trrbei"r" migrations t'urbain-urbain-' nilra ti.onr-= "urbain-rura1" (exode rural) (très rares). Lesrlonr.éesexi.stantsurlesr:jetIlePem'e^ELentPasuneanalysetrc-rs approfondie. cependant des tenda.,""o -rppnraissent, 9ui permettÊnt dei dj-stinguer deux groupes dc pays ; Ies pays sahéliens eÈ l-cs pays côtiers ' --16- a) Les s sahéli.ens Si 1'exo,ie rural corrtinue eeïtes,i?ît-re très importanE dans Les pays 1"' foru.e <le migration la pius importar,.te pour CCi] est la migration "rura-1--rura1"" Les Daÿs ".hÉ1ior6 ont conmc caractÉristiques comlnunLs la riciresse en poterrtia"-lité; agri.colcrs de leurs zones ONCHO p.vec Ces clensités cle populatton faibl-r:s clans les valLics. Au Burkina, on cbserve rle:ux types cle luouver,:ents nigraEoires "l:ur:11-ruïalt' I 1.es migrations organisêes du type AW et celles qutort peuE aPI2Clcr spont'anées" E1les vont surto.ri,1,, platcau Mcssi surpeupl6 et à sols clégrad6s vers les vallées fertiles protégées de 1?onchocercose. Les millrations orgaûis6es à cause des contrainÈes inhêrcntcs (f inancières, sociales', etc) sont dtampl-eur moin<lrc que les migrations spontan6es, Lrenquête OCP a révâl-é que des instlrll'ations de familles e*tièrers se font dans 1a zone ainsi que Ia crê'ition de nouveâux vjll':'$':s ou de repeuplemenÈ de villages autrefrris abandolrnés potrr des raisons 1i6es à lronchocercose" Ii est ég.alement apparu que drintenses nouvaments s(l fortt entre: les vilLages rle la zone méme ; certains villages ont connrr des r:léparts plus ou rnoins importanEs cie famil1es, drautres, ptrus nomt>reux, des arrivées rnassivt-t's sous ia forme ''spcntanêe''. Le solde migratoire' lsrgement positif impl"iqur: Clailleurs que li: contexte de ces mollvements soit étudiô avcc plus de précision pour que le développemcrrt de l-a zone eE son êq.uilibre écoi.ogique soienÈ trarmo* nieusement assurés " . Le Meli vi; u.ne situation presque i<lentique à celle rlu Burkina" Ln serrle différànce est qutil n,existe pas ào"oi. de migrations "organisées" dans ce f;lys' Bien enÈendu des efforts dtencaciremr,.nt sont entrepris par les auËorities pour eue la migration spontanée se fasse dans Ces conditions plus harmonieuses ' EIle est nourrie par l-es t'iigiorrs hors du proje:E <r,ui conriaissent des siEuatj'o:rs clj-:"'l- tiques et hydroiogiqulÀ défavorables. Aussi biu:n des agriculter-rrs' (iÉis êlc:veurs qrro.t", pêcheurs: sont concernês Par ces cii,pl-eceraents. Ûn observe airrsi en piusi;'-urs enriroits des apparitior.s spontanêes de nouveaux villages (22 dans Ie sous-'sÈctêur OCP de Silcasso -, 47 aar-t, celuj 'Jc Bamako, etc') ' " Le Nige::, bien quîiI ntintervienrre <!-aris le projet que pour 1,7 7' de sa superficie, cànnait le mêne type tle mouvencnt da-ns la zone' Lrexodc rural vers Niamey est certes important, mais l-ron observe (ltenquêre OCP lc ciêmontre tri'e-n) que le mouvenanË migratoire rural-rr.lral est trï'rs int,ense. Plusieurs vilieg;'s Àrrt "or.rr., ltzlrrivéc rie fanilles nouveileç. fls''botÏt nettement plus r'ombreux 'lue ceux ayanE subi un solclc migratoire né-gatif ' 17 -- b) Les pays côÈiers En inr-ensité, lrexodc rural semblc être le plus importent" Ceci s'explique Far une situation climatique moins dramatique dans ce groupe 1e pays q,r. àurrr le Sahel. Par ailleurs, ces pays ont toujours eu une tradition migra* toire Nord-Surl. Les zones OIJCHO si.tuées au Nord ont pend:rnt longtemps été,les zones de dêpart. Ceci a permis de conserver dÎénormes poÈentiels de terres de bonne qualité- Leenquête OCP a mis à jour un mouvemcnt spatial de populations au niveau {es villages dont ltampleur est notahle. Au Bénin, beauccup de vilLages ont connu dcs soldes migratoires positifs" Au- Ghana la zone OCP est indiscuÈabLemenÈ entrain de retrouver un certain -essor démographique z La Northern Region connait un <les taux de croiss'snêe les plus élevés du pays. Sur 2O villages érudiés dans Ia zone par OCP, Le solde positif génétaL a été de 81 familles" En Côte-d'Ivoire, la situation est iCentique aux précédentes \ LIexode rural continue dtavoir cours mais la migration "rure1-rura1" prend de plus en plus de l'ampleur : sur 37 villages pour lesquels on dispose d'infor- mation, 20 ont un sokle nigratoire positif et L7 accusent un déficit Cc fzurilles. Au Togo en dehors <ie lsexode rural qui continue-de drainer Ia population d!âge actif vers les centres urbains, Ia zone ONCHO a étô le champ de phénonènes directement liés à la. nigraËion t'rural-ruralt' : la création et 1'extension de réserves de faune ont entraînê drimportants mouvements de populations. Elles se sont dêplacécs vers les zones frontaLières du Ghana, du B6nin et du Burkina" Cependant les vilLages rle la zone ONCHO en ont accueilli un nombre très important" Ceci se remarque très bien dans lcs'ré-sultats de Lrétude réaliséç par OCP où sur 21 vilLages, L3 ont un solde migrstoire neËtement positif ct I seuLement ont accusé un dÉ:ficit" Au-delà de ltaspect quantitatif de ces mouvements de ponulations, au demeurant imparfaitelrent connus, un constat soimpose : ltenquête OCP prouve gutun changement de menÈalité est en train de se produire" La psychose de 1?onchocercose, la peur des "vallêes narrdites"'disparaissent" 1B- 2.2. Un accroissement sensibl:l el- p arfois specËàculaire des producËions 2 "2 t. !lÉl:y:ee Abondance de p2iturages, disponibilit6 en eeu, faible densitÉ de popula- tion font de Ia zone ONCIIO, une zone dtaccueil- pour 1es animaux,iescenllrrs du Nord, poussés par la persistence dtune longrre sêcher.gs.se" Inrlépendarnrnent de ceËte irurigration foreêe des;leveurs et cela du fait des conditions nsturelles plus favorables, 1e zone prot/.:gée de lronchocercôsÊ ùst- en passe dtêtre urr€. excellentc région pour la promotion Ce 1'élevage extensif et semi-intensif . (Tablearr n,.r. en annexe),, Cette situation est rendue possible'grâce'âux progrès de la recherche, à la vaccination eE à 1?administration de médicaments conËre les grandes épizooties qui ont pennis la sélection de races pLus trypanctol6fantes. Pour la plupart des p.lys membres drOCP, ltessentiel du bétail se trouve en- zone protég6c de I I onchocercose : ainsi, au Bénirr avec moins du Èiers de la population rurale, 1a zone ONCHO abrite 62 ? des bovins du pays et près de 5?. Z des ovins et caprins ; eu Ghana plus dc 75 7" ô.e ltélevage bovins se trouve'iansles deux rêgions du Nord, en Côte-drlvoire lc nombre de têtes de bovins a doublé dans la zone ONCHO entre L974 et 7984. (Tableau no. en annexe)" 2 .2.2.. Le-pÊsls Los ressources hal.ieutiques dans 1a zone drr Frogramne ne sont pas pleinement exploitées. Lçon esEime oue le Ni.ger pêche 10 OO0 tonres de poissons sur un poterrti-el évalué à 20 O0O tonnes,. Au Bér,in, crest u:re acEivitô qrri occupe noins de 500 professionnels. E1le est essenEiellerrcnE 1ocalis6e dans Ia val1ée du Nigcr. Le }lali exporte 1/10è des 10ê.OCO tonnes de poissons pêches clraque annêe , ce la représente l\ 7" du p,'IB et Er%Ltt,s r:xportations du pays " Le fleuve Niger apparait ici con'mre lc centre pri-ncipal des activités de pêche de la région ; iL nrest donc pas surprenant 1e frein porté à la pêche suite à La baisse excessive du niveair dÿeau du fieuve. L'on assiste à uni: énigratiorr des pôcheurs professionnels en direcËiou *ilautres r6gions (S6lingui: au l,laIi, NigÉria, Côte^d'Ivoire". "),, LtintÉ-rêt'dô la pêctre sur 1e plan Ce lralimentation eÈ iles ernplois cr6és est Ee1 qr:r'il- conviendrait de renforcer les efforts ent,rcpris rrt dren tenir compt,e dans tous les projets dîaménage* ments hydrauliqucs. 19- ?. "2.3" L$-elg§gs.!ig*s-v9eÉ!ele"- La zone protégêc de 1!<;nchocercose a bénrificiê du firrancenent de projets divers de <lêveloppemenË sectoriu'l ou intégrê. Lrimpact socio-6conomique cle tels projets reste global.ement positif même si leur portée senible ptus ou moins lirnitée selon les objecti-fs.-.te ciépart. En effet si pour 1es pays comne le Mali, 1e Niger eË Ie Surkina, lrurErr.nce esÈ 1? j.dentif icatiort"dentbjets mett3nt en valeur les potenEial-itês de val1(:es protégéês du spectre de 1'onchocerscse, pour les pays côtiers il soagit diidentifier les prc.,jets sous "par;rpluie OCP", r'i-sant à atEénuer les disparités entre llord et Sud afin de corrtribuer à ralentir ltexorie rural. En matière de producti«-lns agrieoles, dans un cas contrne dans 1!autre, la priorité a pendant longtemps étê acccrdée aux cultures de rcntes au détriment des cultures vivrières qui souffrent dorrn manque rrotoir.: d?encadremenE et dc système de prix r6munéraËeur eux producteurs" La conséquencr: dturr te1 choix cst nette. 0n a vu, dtun eôté, dcs cultnres cofirrnc Ie coton progresser assez rapidement mal"grê les a1éas climetiques de ltautre on a constatê une pro<luction cériaLière'stagner sinon regrr:sser cle manière ala.rmante. Ces cinq dernièrt.,s annêcs ont 6té n6anmoins narquêes Per une nouvelle orierrtation des poliÈioues. Elles accordent d6sormais Ia rnômc pricrrit,6 au coton et aux cér6ales ; et ceci se soldc par dcs résul Eats fort intéressanÈspour le rnil, lc sorgho, et le mais, Les graphes (G3) ci-après rendent cor{lte de la situa.tion. On rûmarque que la s6ctreresse ae 1983 a porté un coup à la production. Ccpr:nd.arrt, 1es ren«lements restent bien meiileurs Porir ces ctrlÈures en zone ONCIIO. Cette obscrva-tion gén6ra1e est une siÈuation qui caracÈérise ciracun tles pays " 2.2 "4 " $e1yg9_pel_t:iy: 1" Au Êônirr Lrévolution ries productions agricoles se présente- conme suit ' eïI 1a zone ONCIIO a prorluit lOC Z .lu mil ^ 84 7. du coton^ 92 7. àu sorgho e-t 53f igname. Dans lers <leu:< provinces clu Borgou et de lrAtako:ra" l-'acc::oissemerit des superficies, cies productionsi et des renderncnts du coton ont'eté très positifs. Pour les autres cultures ltAÈakora a obtenu dcs rés'rltats riteilleurs ![ue: c{:ux iu Borgcu. Les systèmcs dc cultures ont subi une 6volution qui se ÈraduiÈ par 1?introduction de la culture att61i:e. Dans té'''Ü&1gou, Ies chif fres obtenus pour Ia campegne 7984185 indiquent que 85 973{fc'ont été cultivés à lraicle de 15 923 atte1ages " BJ de L'.1 184 -20- LÎélevage tiovin el zorle 0NCHC 4 connu un accroissement àe 28 Z entre 1974 ct 1984 contre seulement 20 Z en tlehors cl,e la zcne OCP. 2" Au Eurkina L?6volution cler; ,1ifférents irrCicateurs relatif s à 1a production céréalière nationale reste faible. En zone ONCliO cepcnCant, 1es rendement:i Cru miI, Cu sorgho, clu riz et clu rrais attuignent des rriveau:< records (mil/ sorgho : 1100 kg/ha, ri.z : 4000 kglina/campagne, naTs : 1150 ke/ha)" La part 4e 92 7" en 74 à 87 7" à 89 7". «te la zorre ONCHO dans les productions vivrières est passée 94 Z en 80, Lcs superficies Passent rlans le même temps de 89 Z du rni1, 98 Z cu sorgho, LOO Z du rtz, th! rnais et Ce I'ignarne trallruisent, pour la campagne 1"9{}4-85, leimportance C;e la zone protégée Ce 1'anchocercose en matière de prorluctions agricoles. La culture du cctc,n a enregistrô ces succès clûs essenti.ellement à une maîtrise des techniques culturales, à llextension d.es surfaces cultivées. à un encarlremenE cles prcriucteurs eE surtouE à une poi-itique d.e prix garantis. De 496 kglha les rencleaents scnt ainsi passés à plus de 1000 kglha en 10 ans. Srr L'ensen:ble drr pays Ia culture attcié.c esË pretiqu6t' par 10 Z des agriculteurs " Le cheptel a évclué três peu entre 1975 et 1982. On peuL expli,quer cette situaticn par la sécheresse qui p()rrsse un bon n(rxxbre de paysans à se .1i:partir de leurs.znimaux jusque 1à consi<lérÉs cr:mme la forme dtépargne 1a- plus rÉi anduÉl en milieu rural, et les 6leveurs à rnigrer de plus en plus vÈrs le Surl, à la recherche de pâturages. 3. En Côte-d.'Iv.lire Les superfi cies des principales culturcs céréalières varient très peu entre L975 et 19i30 ; lcs prcCuct-ions et lûs rendements nationaux Pro$,re.îsent sensiblenent. Bien que ies cionnées sÈatistiques rjisponi-bles cluîindiquenr guère de changemcnts notables ,ler^s la producticn de ltigname, 1es enquêtors menées par OCP/FCO ::ivèlenË une évolution favorable" Afi-rr doassurer une rêclle pronotiori de 1a culturc Jes céréales, rl.cs ef f orts eccrus ont iitô cléplc,,yi,s er( f aveur <ie la- rccherche , de La vulgarisation Ce techniques rJe prorluction ç'lus pcrf ormantes. Dès L977 La missicn de 1a Conpagni.e lvoiriennc pour le D6veloppemeat ,ies lextj.tes (CIDT) a été 6largic pour couvrir la product.it;n c1e riz, Ce rnais,, de sorgho, de scj-r et,1 rarachi''rc. - 21 - Cett-e, no,rvr:lle sEratégi"e a permis une amêlioration des rendements en milieu paysa].i. En Lg83/84 le rlz encadré prorluisait plrrs rJe 2 tonncs à Lîhcctare dans Ia zone OI.ICI{O. Les rendenents du nrais et cl.e loarachitie se situaient respectivement à lrB tonne/ha et 1 t-onne/ha. Cet cncaCrÊfûc1t touche noins de 2A Z Jc le population agricole. Orr note cependrrnt un effort soutenu rJe la CIDT- Les superficies en vivriers encadrées or,t cru de 16 % entre 1981 t:t 1983 eor.rtre 9 7" pour le coton qui ne représente plus que 52 Z du total, Cela conf ir.rae 1?imporÈi''nce quîaccorde d6sormais Ia CÏ.DT à cee cultures. La culture manuelle reste prédominante (p1us de BO % des superficies cuLtivÉes en zone ONCIIO), La ctrlture attelêe connaît ccpendant un accroisse- ment sensibla" Elle touche plus de 22 Z des superficies sous coton" 4" Au Ghana La sit-uaÈion en L97g, résum6e dans le tableatr no. en annexe fait ressortir une zone ONCHO qui pêse pour 1OO 7" sur la prcduction de mil, 99 Z sur celle du pctit mi1, 78 7" sur l;arachicle eÈ 58 Z sur celle du riz' par ailleurs, la zone plotê,1ée de ltonchocercose possède 613 000 dcs 780 0OO bovins qui constituent 1e troupeau ghanéerr. Orr y i:1ève égalenent plus de 96 7. des ovi-ns et caprins <iu pays La ccnsonunaticn des engrais a connu uIIe ô.roluÈion sPectaculaire enEre L974 et 1984, La cc,ef f ici':nL multiplicater:r est r1c 1'ordrc de L24' 5. hu I'i:r1i La prcduction de rnil/sorgho a-'et€' très irr'6gu1ière surtout en zorr(.] Oi\iCHC) Dans la p§riocic 11 téËude consicl(:r6e, l.a protlucÈi.on <lu i-,,ais a êré en augmcntation tanclis qu: celle clc 1'arachirle e. accusé une baisse scnsible. Lcs chiffres suivants clonnent une ii1ée du poinds rle la zone ONCEIO rians la producÈion agricole nationale ; 83r 7 7" dt: 1a production c1e mil./sorgho ; 66 r7 Z de la prcduction <lc mar-s ( I) " (1) Données C.e 1981. "22- Les rerrdements du r,rais encadr6 (projet l'ta1i Sud) .atÈeignent 215 t/ha en 1980-81 conÈre L,6 t/\a t:n 7.976-77 " Ce-s résulrats niveau des renrlements culture des cêréales " apportent 1a- preuvc qutil est possible rie relever Ie grâce â r'les acticrns rrigo'.rreuscs de mclrlernisation de l.a Dans Ilensemble rlu p.ays, 1'êlevagc a connu un accroisscment plus «ru moins rdgulier, LrL part drc 1a zorre ONCHO rla.ns la proCuct:'-ort animale étaj.t <le 88 % pour les bovins et 1es ovins/carrrins en 1974, En 1981-, el1e tombe à 78 Z et 73 Z respecti-vennent. La culture attelée connai.t un essor parti-cu1ièrement encouraÊearrt surÈout en zon6r deintervention de la Compagnie }lalienne des Textiles (CI4DT), Elie y touclle 4O % des exploitations" En zone protêgée de 1'onchocercosee leort trc,uve plus de 92 Z des charrues. La consornmati.on <ies engrais en zone CMDT représenEe 88 7" de 1!ensemble" 6. Au Nige: Avec seulenênt 1,4 7" Ce la superfieie nationale, La zone ONCHO intervient pcur 2,7 7" et 4,8 Z de pro,luctior, de mil et de sorghr:, et eIli: rôalise les meilleurs rendemc-nts observêg Jans le pa;rs. Elle totalise en cutre près üe 5 Z Ce 1a procucti-on animal.e. LrâvoluÈion de 1a p.art Ce la zone 0NCHO dans cette producticn montre une nette inunigration ieéleveurs " LiZ'volution ilu nornbre ri?animaux est la suivante en effetu clans cette zone le cheptel bovin stest accru 4e 3rt Z entrè L982 et 1983 contre seul-ement 1B Z porir llensemble du pays" 7. 4: :gg:- Les stetistiqr:cs des dix clarnières anrrêcs montrent une évoluÈiori assr:z limitée des prorirrctions et superfici-es rie m'il/sorgho, maÏs et riz. IL sr:mble ne pês exister une différence enÈre les rende(ents obtenus en zone prot6gÉe rie ltorrchocercose et les moyennes natiortales" La zote i'eprésente 79 7",.les superficies et totalise 77 Z Ces pro,3uctions. Le tLz semble d.onnl.r cle biens mciLleurs résul"tats en zone hors OCF. Pour llarachiCe, les superficies nront guère progressli et la proCuetion tencl à la baisse par râppor:u à L974" En L9ï3 La zone ONCI{O raprêsentait 89 7. Ces suFor* ficies cultivées en a.rachide et fournissai.t 76 % <Ie la production. -2i- Quant au rnanioc et à loigna-ne, i. 1s semblent suivrr, le même évolution que les culcures céré-alières : renCernent stnble terr«lant ulutôt à la baisse La z.one du Prograurne abrite plus rle 5û 7 de tout I'élevage togoi,ais. Cn y trouvc en p.articulier 69 Z ;ies bovir':s, t-:t ti0 Z <lus i,quirlés itt pays, (lrâce au Prograrure de Lutt,c contre 1'Onchocercose, dtinrmenses zones riches cn potentialités i:gricoles ct pastoralcs r.;nt <lonc été 1tbérées et <1ui corrtribuent i la croissance génôte,L: des pays rlu Prograrnne. De mêrne, les populations se trouvênt à ltabri cle 1r: malaCie eÈ <ies nuisances causées par l"e vecteirr de 1?onchocerco-se, 1a simulie. Cette situation rlevrait théoriquc: ment augmenter la capacité de Èrav;ri1 des populations, ctest*à-dire qu'e1lt:s devra.ient tr:avai1ler plus int.ensément qurelles ne le faisaient avant la lutte contre 1a uraladie" 11 s'agit en d'autres termes de mesurer ce regain <ie dynamisme économi.<1rre cles populaticns, er Il.- ar, I F o o \c rtrr B c) È-- oFGR ù t'-ô a'oao ro a4tdEfJd ffl -4.Ës o3.>s<§+ùÀCc4 "ia3?AIr .oo I a , ÉÉ ! E ! EN !Ê -rô/1 a rJÉ\l< É, t a h it{a Æo oc TilLrb3to c 3. 4 -r: I r:) a ÿ. f{ 'ÿ'1+ -l Ji !l È, 6 a fl I rI 'J o a o ! t$3 ç o C ? c .ti a aI .J sÈ- ttFÔr. G at' r_! aaadra lt! l. ,oTP r'--i* I rd I an !o I .t* È @ s1 ro' a) tiII()EitJHIE HÉ x E 1-r 'F. q] t4 rÉt, E â È ti fl F s Fao rE) rsalF I o Ilt} o &ô t Ro o\ s oa 6 s 3 e .+ F aÉtsô ots t I t\J r§ I ( 3 PI aÈ o r.6 F E 5( s\Ô o\ g eG sI flt& I Eô IÇ ER c+ç ô\Èî ?l \ê iû o Eaa o E R \oÈ-a^ +t lota c, E u\! t\ I E () + () () o ti () o I(J o a a (fIÈ s uC I od oF €E s.* aIrôs+ oaFa t \ô<? &\o€Èô 3 -?c\R\oÀ â .o I I c)Ë "û @ û ,5 -t I o ta I\3.)\ô atsE È-rt a aa 8( Gl o Rr eoB 8,R() Fr, o t È- (ta C) f, r s ô Iao §@ §tsô. I o oFs \o I8 c E Oo tr §v,o o ts € Ç s ,ott G. 6o e E * \â O t' @ or OJ r r e\ a0 r- ,\Ô + m 6 E ,ô ff ,l f. ..t 6ts\o sis I atÀI I I R @a v) B d so\ !i (! (4 aô 6 I s o v st- I H .l v l.i ,:. ,} j-l br J i.lr1 ri c a4; t .:.,,,,: \-.t'd Ë! ÿ,f":,i:ÈJl i!.! IE,j 5'Hà9," I I i Idl f\ t\ ts -ÿ 3,tË8 1 It- I §- ; ', '1 r/t i ,11 É. fl;i, {r' *)!i,:. I t I -) l; n J\0 § .g:1'.rj lrôI J..----^- * â, È ,-] I I I i t 1 I t I I i "-l i It- iI I ! I 1*- ii 1 t ! I ; I 'J,,.': -l l i.! 1 i) 4 ,*i 4) ,r,1 i I I I I I I *-1 1 I tr, \ "r l '-^* - ----+ .:-* -' '-- u,l. i'r& or. sJ ;j , -{i ÿ.:f.Ê i *'+ alr lclt"1.\D sgf8. ,;i ""id #,, ,! h ri'r. "ÉHϧts ,.+ t7 Q 1,: -: ,- û..Jr ,1 '-:, f,9eriq|- i( ,{ ts.tu r-' t) 4J <1 i-, { ra lJ '"'ÊS E F ,q I I i.i :i,i;flr'iFi :is slbi f i .-,' .:'flf,si'ra, u_ *s lrrH lT *iS Se i,';-.1, æ - I ,l Î -ii {' r. :j 1r tl tr {(- 1 I I i 1 --i { t ----"1 I I I I ^, *,.--i i l ..1 I t I -1 I I I F-- --.-*-*- F1 SiSi I Ë-8§8 'r- --. {l r\È;"1*§ fi fi ,- Ê{ + a ! l*' i?r Ir*-' fJ È --' {.- 1, tr' -ir +)r,tri Ç ÉqOJ td !O i{l' -1 t I I t I i I I I I i I -! I 1 .il I' 'J.L ':.É:ÿ. a) oqc. +, I I I i I {,. t; ""F I 'n ,:/, -.-"*,- .-,.--+.---".,.,., il à' JNI I I I I + a" !l LJîr â tl: or.;O(}s'È88 d È'r-m\O{}fuTTJu\<\t ô(} I I t I iRHR Ht ffv$ §ÈÈ f ,ïhd n ti tJ.1)Èr;-SS §38 ÿ. râ8t 13(!.mo S ÊRR -.r14gaÉ - ttlt tlra I I ?i3A8 -::-!*- It!! Iilt8 KtÊ Itrll,fr 6-JJJ "s.F* Fr § J', [\ ,r' dôl rj (! cü \4É1ô\O uÊ89 Eggrî rL1 ..t no ü\q),4nô *.--l=-- il'r'$E ft Ëii§ s Ê888$-ôôô.*8fr6 Sird g tl ..{ d, jt .\r !* e ?: t88:!' r*,f, RË, *i§ § BFRS s É.fr,*. -4'f u'-1 A -1 ()nr6 J.'f,Qt" (:t {S O\ r{ s?33 i::il 3.î ü§ BS nJ-ÿJ iri-lil Ë â 'ÿ 'il a 1l .: fi q L: t- ï ûi ri ..1 I 1 I i -*- _.1- Ii 4. I I -**" 1, i a I J--, i i {I,i l, '*. 11 '- .1 {) .-. i " -i- I { .-'._.r-.--- I I I -i,-,-- 1 -). l Àli I I t I i ! I Ir(,NfiLt _c ÙE i,,à.:-c sut( i.f-s Pk{rlrl'C'[ I(]N!] A,Nit{/rl,F,l; )'(rl'lJL,l'l'Ir,). I " r()r/r.,] i ril\ rr:'', IAYS ,.)'i ' I Ji_ r i Ii ' l\, lq ",, I r:,lrr rr. l/irr,), r"l{i tçll 1 t,. l'" 1 rl1 I r, l,/rrj t r., I,I I BENIt.. BUP.I( I NA L(TI'F:.DI IVOIRI, r)t.., 198(r leSi )- i1 l"I /"rl . b8*r . 1,{l , l97i l'75 I r,4) i ^,, F ft( i P,llhJ(l ir , / cil^NA }IÂL I , K IGÈ,R . lli)e t-bî8 l.r,ir, ':i, t ltj6; 1J:, t '.\!1 lltt)it 'jr -,., rih,', l l'rlc .t,'; t 't') i .' /,,,, I \'. ttt t\'; 'l .1,).,ri i 8/6 ', I 'b 1., \jr I -ra i'rlil, I Jil It-rl /rlr5i 1 0c0 . .':191j tt)i/rl, 5 ..rr e : iAr) lIri,JJLlron Ylrii' 9,x,li - '''.,lulwr '4- tt lt'ti] -, t'J li r il - .r ô ., H^ ,.'. t't l, rt,5 ' $ j ,) r, ir 9 1J,, Lr, lf )i! En nillifrr d'ireclorm Ëvolutron de lq suporficiG cÔrdolière ctes puys OCP por roPport o leur xon, onchocerquienne, C ERE ALES ( sons le Ghono ) fll Poyr oce @ Zoao oCe Suporlicrr totalc 3.6*5.llï knnt Poyt O(P. Suprriicir tolclo. 6îa. OO0 f m? zont OCP. Proporlron zonr ÛCP fPeÿr OCF , Evolution <le ta prodirction cÔrÔq{rôrr ri" pCIys OCfr por ropport à leur zone on chocerqut0nne.6000 - 6C60- 5 4 6Ct'' 5000- ô000- 3000- 2000- ro00 I rff1* + r00ürt ,t,ü+ I I t i I I I II t s0o0-{. I i I i I I I I I I I i6000j' t I ! I I I I t,6?4. r,Ë+3J Il,:i5g+ I 1000+ I i I i i I i I I I 20ü0-+- I I I ,000-l I I I I i l*t7t 'tg tlo /ât, ô3;ë', t n milti.'r d'hoctctrt 7BE-r a{s 61 û- ARACHIDE ( Scnr tr Ghono ) [-] ncyr oCn ffi lenr oC? Evolution des superficies orcchidières iles poys OCP por ropport o l'ensemble dr teur zone onchoctrquieflne. Suprrlicio lotot. : t.ÔOt.t§?frf Poyr OCP Suporlicir lotol. I 5ta. 0O0 Im2 Proportica Zoao OCP / Èÿt OCP lr,5 Evolution de lo production orochidiÔro des Poys OCF por ropport o tcur rono onchoccrquiGnne 500 416 300 a 3 l, I I 2 ..I*' t7t r00 71t ,trao rt /4. ,llao alttL I U i"L U'IVOIRI: IndfPil { fYTlglilll dl lfl p,EÉÙt l!vft i rr*!rt'üJt .t das culturcs dc ranle drl Blnin, il"r Brirkiilq at {ô iir Côlr C'lvo'rs por r$pp'}rt ô trrlr tc,ne onchocnrqirnna rrÈP.ttivo f.{ait - ( Arochrde- Cot,--rn ) I 9ü0 !' !ii[ti] ; 'r t,1.1 Cutturcs Yrrriati§ :_..-l r,,,x ocp ''[ÇJ ton+ tc? '9'it, t;,diçc dt,bLL{t l{'0 - "-**t ; I i ..-1 I ftr ;- , i-t i,i. i Fj i\ r Cârêclrs ) T-^-'1I 1ÿ{t0 !ilr, É L I * .'a, t 9t,4 r 97â ts!( I i"'; =..,!.'§l { Arcchrde* Coton } :.,,,TÊ ',- ,'-, i ',i ') Iç-'i'i"t';a [ 'j1x ---b-;..r^"L-.. 1gôrr ..*.* ,..,.'.1 .-*tr-7.:1"..1. -.. \ '-/r-,! ; . -:.-.;- ,), l: t "' -'t i i..st, r.. .'1t ' t/,t', I,". .r_,.,1.{" ' ,,'.^, - -, ).2 .--...:'-'l--.--- t!rt r; r^"---t -- lar. it r,l) .,' l .\ IIt't il f-B--Ë _rid-1iL ,t, lài t I I l I l"- ;',t'1 t, il Ei\J iFJ ( {'-:r,pi: ies ) r9?r; t,J3--, 1 .j ',i-. t ÀrirchrrJe - ("'otçri i I r--'-' r t I P-_ "_- '*' '_1t' fl :l F I -I rI i{. rsô0 lgtL t$ljr 'i$t0 is§ l" { I -t I ,), 'rSrJrco 10t *fi là7t, U ii() TO (.i O I rlB C t.rltur i.'}:-, '.,i r v I . q.li P"'j 1rt,+r:r,»', i [.--,1 P ?:,'§ tr i Ê Cr-'-jL--.i 'itr't ç'. î lr!t:J1,:ir, r1',{'/':;l-?lrolt r}t i' irr;( rl:t/;rl '-,1114ffi çr' I l'r{- t'r'tiit\rr }lril'i ?t ilri' , iriiü, I;\, u l r{ i r,P 'i,,r }lr,ilr 'l'.i t''r,tt't 6Ë g' i .:l.rr'r l'ür J';i'lr{lfl '-1 lûrt{' ')l '}lt (!ll(i'r(i rl:É}li(J{'tn""+ i'gl'-itt(l'\;t 1.,',rililrcs J* r* r.tû (  r r: t; h''ir, ' i--'l-l P"' +':",'[ffi z"ru i rir l I ; I i I i l -'l I 'l j t, ,! r- - --- "--- llrrltilr i 'i {ii'i..-2.; Ë'':i\.'" (r.,ÿ1 4,r ' \', i F. r.\ -, l*."{1,;i:';; 1..t '<".it -L r : l',, ,t :*, ii;irl ,ltirillll i' t"i!-. - I |::'t't;"i. .";?' .-,,--lI .. -..,"'.- 4 --.J,.,-<1-a t- I I I +, 'i "./1 /' -J !-.f t .,i', '--I z'\- ,.I ./*- .. l1lS,i,I 974 : $*i.; tt r'i tt ER i 200J I I I , I I I I ! I I r0J I I I i I i I I i I l I IL I Câ"-+*,1 ':; f-* I I I I i I I ; I I ; lI t"); l9Tl, ?-". -' -. . 1. '-. ..-:' l i.- rt"!r' :i---' - ') l,:.i*:- -r-.,tJ--- ---"tE ,J, tn' r@lEF I [r ÿl i "1. _l-P.., jr, ?-s, ,? ;{iflJ980 'l $,t! r 1 il4 Al_ I r Â'rl:' üi* »îr i --'1 I I r- I I I II ,li I ,i I I ,I ,I : ,l) j i i-- - I | .-I 1D i....t/' !." l I i ,i:;I;Iü} ;, "it;{ \ IÏ;:':i.,:,",_, [o,: t''i, i"",,ir, " i :, .{i ,1 ,1 l. ..1,I 6 liiÇ',:,:..:l ( il+"â;lo'.; ,oo-{ i -":i, t I I 1 I l ,,\fr.:* t1 ovÇluIr(,. O, ;\cl-rtël dr; Btn'n. du l*atr, du i{iüt( por rûpport o 1r,,. rong oncnocorquiçnne ratpactrl. NIGË R Poyr OCP Zonr OCP lndicr de bglç lu i._,1 F,"rys 0ûP i.'2 Zone 0c P 1'', lL lndr{o d. base loir I 9ü4 w t974 ( Bovins ) ( Ovins ,r Cr:prrns ) 197 t, r9te\g? 4 19A$ 4 GO MALI 197L ( Bovrn:; I ( 0vins / Coprins ) t9?t, !9to t7 r9â0 19Ëd. À 1944 î.'1, B ENIi\l ( ü,.rvins ) ( O,arns I C oprrns ) r;r:' -- É,'6*',i,'t ''r' ')j ') ,.1 ) .i2- I (,0 ll t tGr/. t rl? tcrû islr r--- -32- 2.3. Un Cynami sme éconcmi-que des populations Les constats formulês aux paragraphcs prÉ:cérlentse t.ant en ce qui ccncerne les nouvements de populations que les augment;".Eions Ces prt-,ductions térnoigrrent par eux-mêmes Cu dyrrarnisme écc-'norniquc cles nopulati.ons de la zorLe" La rléconcertante i:aliriité avc:c laquel1e 1es paysaris <léveloppent pa'rfois Ia cuiEure du coton, lcrsnu;iIs y trouvent leur int6rê1, prou\rc queils scnt parfaitement en meriLlrc ,1e mo.li-f icr leur syste)rne 11 lexplcitation et rl 0.a'-loPter 'le nouvelles méthoCes de tra'rai1. Dc nême" 1a très fcrte progressiori de 1?6levage darrs la zone, liée à la venue des troupeaux fuyant la s6cheresse du sahel, s'est jusqu!à 1:résonÈ prod.uite de man.juère rclativeme.nt harrqonieuse. On ne signale pas quc lcs tradiEionnels ecnflits agriculteurs-6leveurs aient pris un tour part-iculière- ment aig,u au cours dcs clerniè.res arrnées. Ciest la preuve non st:ulement quril restait de lfespace disponible, mais 6galernent que les !)alrssnt se sont aclapt6s à une situation nouvelle. Bien plus appa.raît une nouvelle "race" Ce peysans- 6leveurs à travers cn particulier Ie d6veloppement de la culture aËte16e" i1 est 1:cssible cleaffiner quelque peu cette analyse générele grâce aux résultats fr.urnis par ltanq.uête réa1isée en 1985 1'ar oCP/ECo' Cette enquê-te seest r1érou16e Cans tc:us le:s 7 pays du Prograrnrnc et a touché 250 villages eÈ 12Ci0 faurilles ; 1es r6sultats tlu <lépouillement des fiches rentri:es et relatives à 1i.10 villages cÈ 850 farailles, stils ne const,ituent qtre des indications, ne sont pas nioins significatifs dans un ce::tain nomb;:e de domaines (1) " Un pre.r.rier fait apparaît clairenrent : plus tie Ia moitié (6L 7") des chefs de familles de 1?échantillon estiment que leur ç.roducticn v4 en augmentant" Ce résultat est aprréci:rble) compte l-enu rle l-a méciiccrité relative dcs conclitior:s; clirnatiques qui o:it prôvelu ces ,Cernières ann5es, IntCressant égalenlont sorrt 1es indicaÈicns f,;ul'nies en matiÈre dtéquipement. La. cultrrre attelôe est pratiqu6e par près de 18 Z,-i.es explci- tations et bien davantage si 1?cn ne tient pas conpËe des informations recueillies ar: Çhana et Én Côte*ri'Ivoi.re, gui en ce clornaine ne paraissent pas significatives. La crrlture attelée constitue en soi le si-gne d'une profonde Èransfor- mation cies néthodes et du nivcau.-ie la product:lon. CresÈ ainsi que lnappri:cia.- tion positive cn matière,i?6rro1ution,-1e la procJuction passe à 84 Z au sein cles explcitations conccrnées, eui par: ai-lleurs sont parEiculièremen.t bien équipiles en rnatière pât: exemple C-e charrettes et r1e mobylettes. Tr:ut ceci est le sil.1re ç1 ttrn;: inté6ration ce.rtaine dans 1'ôconomie monêtaire, tant par le volume'les investissements rôalisôs gue par la nature (moyens cle transport) de certains de ces êguipernents. (1) Pour plus Ce dÉtails sur ces r6sultirtss, rloir annexe no. II.3,b. -34-. Drune manière générale les niveaux Ctéguipemt:nts inclividuels mis en évidence rlans 1'enqr1§te sont assoz i-mportants : 15 Z des cxplrtitaÈions enquêcécs pcssèCcrrt une charrette, 27 Z une inobylette, 37 Z un toit ile tôle, Quant aux radios qui t6mr:ignent cle 1'ouverÈurc rlu monde rural sur llextéricur, elles sont très répanducs : errviron ]-es 213 cles farnilles en p«lssèdent au nriins une. Le dynamisme Ce La zctrie se nanifeste aussi oar lcz ciêvelloppement c1e,s équinements collectifs. Certes, certains dteritre cux sollt construits grâce à 1? initiative de 1 ÿ Etat ou rles sr,ciêtés de <léveloppcnent (pis tr:s , écoles , rlispensaires. I{ais, rnême pour ceux-1à, il y a parfois parti-cipation.Jes populations" Par ai1Ieurs, certains typss dtéquipernent sont très l-i6s 1arg.:'- ment dus à des initiatives 1oca1es, collectives cu individuelles. Crest le cas des puits, (moyerrne cle 1r6chanti11on - 1 puits pour 15O habitanEs), qr. sont parti-cuLièrement nombreux dans les petit,s et moyens villages. C'est Ie cas surÈout des moulins (1 pour 1 2OO habitants qui ':ux, apparaissent surÊoutdans les villages de 1 OO0 à 1500 habitarrts. Au total, les villages clispcsent erl tûoyenne «le deux des trois équipe- ments suivants ;; raarctré, bcutique-, moulin (1). On notera cnfin que 70 Z des villages cle 1réchantillon comprennent au moins un Broupement paysen, quelle que soit la forme prise par celui-ci, son importance. 11 y a 1à un élément tou.t à fait posi-tif . Ainsi lrimage que Conne lrerrquête OCP/EC0,1e 1a situation Cu mon.Jr: rural «lans la zone Oi.lCHO va à leencontre dc i:ien de clichés" On 1z l.ig.rrru ouvÈrture a-u monCt: extârieur:, une capacit6- d1.a-ri4pgagion aux situatior'.s rlou- velles, une volontÉ rl?am.i:lioraLion des siEuati.ons indivicluelles et collec* tives. Tout en se gardant d0un optimi-sme cxcessif , car 1-es progrès à acccmplir rc.stenË cr:rrsid6rables on peuL tout de nême corrsidérer ceLa corrEnc encourageant (2). Trois cc)ns tats 1émerttaires Le Cynamisri;i: des collectivité:; villager:ises est lié à trcis éléments ; 1a taille cles vil1ages, la p::ésence d'élcvage, at le nombre des ethnies présentêes. 11 scagit cle constate et ncn;irexplicaLions : ici encore eÈ plus sans doutc que dans deautres domaines, i1 ne peut être question d'établir des relati<.rns C,c caus(l à cffet simplistes. (1) Cor.une il s'agit d'une moyenne, ccla signifie que certains villages sant Èol-alemcnt <lépourvus de ces êquioements. 11 s'agit en général cles peEits villages " (2) On aurait, soui'raité pouvoir faire i:taÈ doinriicattrurs monétaires/financiers, colltr,lê par exeirrFle 1révolution clu nombre de comptes courantse comptss d'épargne, cépôts, etc." maiheurcuserflent 1es statistiques bancaires ne scnt pas ventilées gêcgraptriquenent au sein ac chaque Etat ce qui nous a interdit drisoler la zcne. 34 ' La Èail-le- Cec villages : tout se i'li'lsse comxtû slil existait un ol:timrmqui seml-'1i:rait se siLuer enÈrù 5OC et 10tt0 habitants. En c1eçà, ies villeges sont rli:favorisés (1) dr: pr-,int '1c vue rles équipements (indivic'luels et cc'llec[ifso de producticn *t cte confcrt)" Âu-deIà, tcus les indi-caE()urs se situent ;j cles niveaux inférieirrs à 1a moyenne de 1îéchaatiilcn. . La présc.rnce r1e 1'6levage : ltabsencc toÈal"c ,J'élevage rla:rs lcs vills- tes corresporrri à rles rôsultaËs nrédiocres.  contraric , son développemer:E senble bénéfique du poinÈ .le vue <ie le rrorluction et cles factours de proCucticn(jusqu'ii un ccrtain seuil). . Le nombrc d.?et-hnies : ce sont les villagcs ne comportant que deux ethnies cui cc,nr:aissent les noins bons rÉ:sulEets. Lorsque co-existent Èrois ethnies ou plusr ttrus les inrlicaÈcurs stanéliore.rt.. Quant aux villages morio- ethniquesrilssesitrrentau-d-essusdelamc'1'snnedeleéchantillorrrsaufpour la culture attclée" Peut-on formirler 1lhypr:thèse que les villages bi-eÈhniqurls sont dans une situagion de transition, avec ce que cela implique de ditficriltés, alors que les ,"'illages rrono-ethniques df rrn côté, rnulti-eÈhniques r'ie Leautre! connaissent une sorte riréquiiibre ? Sril, a 6té fait êtau <1e ces trois constats, ce nrest pas, r6rpétor,s-1e, pour avancer une sé-rie dtr:xplications rie lrivolut.ion enregistrée <lans la z'-tne, mai-s plutôt pcrrr montrer qu'une enquête riu type de cel-le r6a1iséc pr:r OCP/ECO permet de mettre en évitlence cerEains phénomènes leu visibles auEremeüt' et peut, ai.nsi constitucr le point de <iépart Crinvestigntiorrs plus aplrofond:les. 2.4. Llimpact Cre leenca<lrement ,) llp.-evs!ÈPs-s.s1esgiI Llenca,,{.rcnent concerne liensemLrie .1es Cisposititlns p::ises par lcs Gouvernemerrts des pays CCP en vuc dc la rationalisation Ces structures clu production : rii-f fusicn <ie thèmes Eechnilues, organisaticln coopérati.ve-, alpha* b6tisati.on f onctic,rrnelle ? etc , l,es maîLrcs Cro€ruvre err matière <1 rencadrement, deneurent les sr:ciôtcs de développemcnt. Cellt-:s-ci existent <lans tcus les pays de La zc'ne OliCH0. Lcurs i-utervcntions ftrs plus rêussios concernent Ies cultures cic rente, nc'8.'{4mei-rt le coton pour lrensemble Ce 1a zone" En effeÈ, i?utilisation:1e la Eraction animale, cie 1;,r fumure minéraie, les traitements phytosanitaires et 13 diffusion cles semences améliorôes ne s'organisent qutsutour de la culture du coËon" (1) sauf exc.:pti.cirr i Dar exernplc en matière de puits, mais aussi de mobylcttes" dc toits de t'ôle. -35- Et les r6sultats ,-,btenus pi:r les paysans sotit encourageants (cf . i:volr.ttion dcs rendements de cetÈe culture dans chaque pays de la zorte). I{êntt-, 1â structura' tiorr des villages en groupements cooir6ratifs vise Clabord la promotion des cultures,ier rerrte l ctest.lans ce scns qucil faur conl>renclre Ia responsabili* sation des paysens Cans lrorganisatir,rn des prêts agriccles, 1a clisËribtrtj.on des intrants ct l.q conmcrcialisati'rn coilecÈive rÏes procrrits. Corrtrairement aux cultures der renti-, les vivriers nront bénéficié r1e lrencadrement que r1e façon rnargiwrle. Ainsi lus varj-êtés tout venant cr-rnsti- tuent lterss*rrtiel des semerrces vivrières utj. lisécs par les paysâns. Ce1les-ci proviennent Ces récoltes précfi<lcntes ou sont achet6es sur les r.'rarchés " I-es furnures util.is6es rt?ont janais ûu les cultures vivrières cofime principale CesÈination. 11 en est de môare pour le créciiE agricole z La majorité des paysans nty ont pas accès ; de p1us, 1.es principaux bÉn6ficiaires sonË clcs proC'ucEeurs de cul-tures de rente. - Au Mali et plus pr:êcisément dans la zone Oi'lCHO, cn observe l'évoiu- ticn suivante dans le rlomaine du matériel agrict:Ie, de la superficie frrat6e et Jes rendements clu coton. 19 7 9- 1980 L983- 1984 /" Charru.: l{ulticulLeur + houê Charre tte Appareil d-ra traiteurent Superficie furuêe (ha) Rendernent du coÈon 52- 522 36 669 25 4L2 24 539 97 307 1 197 57 69L 4t 8e9 29 2L5 2.2 9135 93 111 L 294 'j rij L4,2 I4,9 613 4rL Br 1 Porrr ce qui. c<;ncerne Ie cr6ciit agricole, on a une augmentation du montant ries prêts conserrtis aux paysans de ia rêgion cle Bougouni : 2.L4 -'t12 780 FI{ en 1979-'1980 et 331 514 750 I'I'I en 1984-85 , s':i.t 5!+,( i4. Les associations vi.1-lageoises cr46es de,ns 1a z<tnc OllCIlO rlrr Mali passent de L22 en !977-7€-t à 446 r-:n 1981-82, soit une augmentati<;n,le 265 7'. La lirr:r,iuction réal-is6e r,ar ces assr,ciations atteint 39 lrLD zOL kg en l-'.ltJ1-82 contre 12 6[JC 698 kg en 7977-78, soit une croissance c{e 203,6 7. - Au Bénin la proviuce r1e lrÂtacora vcit ses attelages augmentcr ; 878 et L974*75 et 2 118 en L9B3-94, soi E LlL 7,." Pen<Jant la campagne 1980-it1, la superficie exploit6e err traction animale est de 1 550 r25 ha soit 113 Z ,)e La su;,erficie totale cultivije en 1982*83, e1.1-e passe à 13 658,95 ha et atteint -36- 9 rB Z d,=s suiva.ntçl tÈrr,js rnises en valeur- D:.ns l.a p::cviirce du Sr:rgou on a l-?évolucicr 1981* 1 982 198/'- 19E5 Attêlages Charrues BuÈteurs 6 755 6 777 6 77C i35,7 ('4 "763 1_5;'13 1 1 1î(II luu 11 038 u ) Pe-q-rÉs.sl!s!.e.-PeelI#§ Ltenquête CCP/ECO monÈre sans ambiguit6 que 1-'errca<lrcrnent joue un r$1e moteur rians Ie rlynarn-isme des populaticns, quelle quc soit la f orme prise par celui-'ci. Les résultats sont r"r:ts. Cn en ciEera der:x seulement : 33 Z des familles "enca.drâ:es" possèderrt un atËelage contre 6 Z tlans le reste,'le 1réch;rn*Èillon. Et 85 Z estiment produire r-r.avantêge, contre 36 7" Ces hons rêsu1tats, rapcorchés Crr caractère lêger ,le 1'encadremcnt qui sernble pr:éclcmirrcr darrs la zone. de- mêmc qur: les commenta.ires spont.anis .ies i)aysans recueillis au cours dc trenquêtc, corrrl.uiscnt à Fenselrue la f.onctic:r de lrencarlrement nre-sE pas uniquemenÈ tcchniquc. So» ::ô1' est très largemcnt psychologique : i1 cc.nstitue pcur le paysan un ponL .avec llext6rieur eË contribue à rompre son serrtiment cl eisoleme-ntr r/oire: deabandon" :iti1 csr uil€ r(lcotïrnall(iati.on que 1-:on peut f':-r::rnuler, ctest <lonc qr:?i1 serait souhaitahlc 'ic g6néra1-iscr toutû fcrrnr. cltt:ncadrement 16g,er" tsien enÈeridu, cet errca(1rcrûÊnÈ ,1oit s * apprryer: srlr d'ès appr-rrÈe concrets,, siaon i 1. sernit vit.c cc,nsidî:r1 comne parasiÈairc, Ue cc- poini Ce rrue, un thèiie pourrrit êtrc pri',zii6giô cr+iui dtr cr,i,lit Uira r1e: ,lcmon<le,i L;r plus frÉo_ircrrutent fornuléc nar 1-s 1i2ysa.as cst eii ef.fet 1'accroisseinÈnt 4es possibilitÛs.iu cré.iit, notanrnerrt 1rt'lur 1'Équiirr:ment. 11 est clair par ailleurs que 1c Cf.iva*' Iop1:emenË du crirlir agricci-e ?eut êEre orilanisrj rlans lc cadre;Je strucÈurcs communautai.res. c1l.cs-rrênes f acteur 'le dynarnismc, , -37- 2"5" Les freins au dynamisme l"liis err Câpit rles rÉsultacs prac6rlents i1 rr'y ?. pas lieu de verser ierrs 1r auto-satisf actic'n, car C.!une manière g6n6ra1c, La zone ONCIIO souff,re rlc 4i.,,ere handicaps " La s,anté Au plan sanit,:ire, der:x 61,1ments sont, à corrsidér;r : les C.iff icrrltés dlanprovisionnement cn eâu pot.able et lTinsuffisance Ce structures sanitairee(en particulier une r--,oiitiqtre rle soirrs r'.e santé primaires) " Autant d161ôm.:nusqr:i renrlent les populetions vuln6rables aux malad.ies c,rurarrtes (dir*rrhées, paludisrire, etc.) et réc.uisent lreffort qire les village-.:ois consacrent aux activitôs éconorniques . 11 est frapl:.nt ,Ce coristeter la grarr.-le sensibilité tles pcpulations aux problèmes Cr: santé, unaninemcnt exprimée. E1Le pren;l parfois une forne positive ("Je suis en bonnc santC et je travaille bien"). A noter que sar^t€ et i,r6i'ügtion sc-nt généralement prCsent6s p21'les paysans comme deux ôl6ments 6troitr:ment 1i6s. La gëne irer:sonrrelle errtraîni:e par Ia maladic n!est i'as nise en avant en tanË que telle. La potabilité de lleau est Derçuc comrue un fecteur cle br:nne sant;'r i)emcttant n(.tannlent Ceévi-ter "les diarrhées" qui semblent ôr-re considérées comme un v6ri,table fléau rl.ans l-a zone" IncontestablemenË, ii y a Ià un terrain drintervcnticrn privilégiÉe : les puits et l.es f orages scrit unanime- ment aDpr6ci ês . T1 f atrelrait 1r aj outer " sel1s aucun douÈe, une rJif f usi.on rlestech:riques sinples de fj. ltration dont 1e rôLe r:st esserrtiel en part-iculi.er de C,Écembre à juin (1) " Toutefoiso il conviendrait oue l-e- crelrsemenü rle prligs et cle foreÈes obi:isse à une ;,olitique coor:dortnêe et réf 1échie, Lrhy,irauliquc villageoise constil-ue sa.ns aucun ciorrte un élé,r,iont iroportant r1e toute i:ol.itique dram6nage* ment,it:1îes-.acc-. rura13 Çt lfgs prêciséinent dle 1çhabitat, politiquc qui devient unc impérieuse n(:cessité" Et ltonchocercosc ? l,e contrôkr rle l-tr-rnchocerc:ose Lst un g,ran:l succÈJ sur le plaa sarritai::e, Drun poir't cle v'ue éconon,ique généra1, cn a abondarment niontréo rlans 1es pages qui pr6cè<1ent, que la ri.:ussi-te,4-u Prrlgref,mne âtait all-cie Ce pair avec un renou- veau de d,ynamisrne de la zone, Ce dynenisrre est évi.JeurnenÈ l-ial aux migratior:s (1) À cette Cpooue, beaucoup cie puits sont à sec et 1?on esÈ obligé de l,uiser L'eau - quasi-'stagnânte -'des rirrières eÈ marigcts. Les cas de rl.ialrrlrdcs .ieviennent particulièreinent fréquents alors que têmarrent ias Eircs travâux agri.coles " I1 serait évicier,nnent intéressant de ont lrn irnpact psychologiquc aussi fort que tr,ourrait app(,rter ,les 6lérnents utiles pour en maÈière dc poli-l-ique rjr: santi publiquc" 38* rccherchs:r si dtautres nralaciies 1f onchocercose " Une tel1e étucle: cpérer les choix indisPensables causées Dar la. sircheresse au Sahr:l et par la surdetrsité.lc cer:Èaj-nes r/:gicns p§riphâriques. l,iais lton 1:eut penser que luabsence de'Érâitement efficace 4,: 1!onchocercose. e.urait tôt ou tar<J entraînÉ la fuiÈ,-l .le ces ncllveêux migrents " L!histoire Cu village cle Saint-Pierre au Burkir,â est exemplaire à cet égarr1(l) Au niveau inrlividtrel 1a di-spariticrr ,i.e, l0onchocercose est ôviriemnent bénéfique par 1?amélioration Ce travail qu'e1ie entraîne. 'r-7- nta p35 [95 prccé<l.ri à une qu:rntific.rtj-c,n <1e ce phd-:nomène (2). Par contrr-, I'enqrtôte OCP/ECO a mis err êvidence qrre i.es chc:fs r.le famillc sc, di:ciaranL cnchoccrquiens (12 ii ie 1rüchaatiilon) orrE cles rôsrrltats économiques inf.irieurs -'parfois nettemer,-t .' à la molrelne (-1) " Lf intérêt cle cette consÈat.-1tion rr'est pas statistique. Enparticulier, il ne fau,lraiË pas conclure qutil y a aujourd'hui 12 7" dtorrcho-- cerquii-:ns dans ltensemble c1e 1a zone... " t4ais el1e prouve une chose : 1!impacE 11 t,:ne nalaCi.e coïrme lgonch«:cercose est tràs fortenent ressentie par ceux qui soen estiment atteint.s. Peu importe, à la lirnite, guê leur percepÈion de la mala<Iie scit objectivement fondtle ou non,, l,e résult.at est queils ei: Ferderrt tout ou part.ie <le leur Cyna.misme. Lcs inf ras t-ructu]'es Lî état difcctuerrx rles route s et l,istes rlc ,lesserte esc pri-jurlicilbLe au dével4,fpencat dc la rêgicrr. Des soluticns sont progressivement a.ppcrtées à cctte siturrtion (r:rrverrture aÉ a.mélioraticn de rcutes, constrtrctian ii,e pcnE" etc.) " Elles ont 6t.; lroeuvre ries Gouvernem(nÈs ile cha(ue pays ,lu ?rograrnr:. oeuvr:e réaliscie grâcc à 1a sr;lliciturl.e des bailleurs rle ft'flds 6trangers I.a ri.:alisation clca 6quipernenÈs sanitairee et scclaires suit Ia mênc prrlcirdttrc. Toutefois au ni.veau rles iriirasÈrucr:ures scclairie , 1es corrcours :1es pc'putrc'" ticrrs sorit souvinE Cr:n:nC6s r appcrrt en tra..re.il pcu.r 1lridi-ficatiorr de cert?ins ouvrag,cs. L."l parcicipat-ion limi t4c rles populat,i.r:iis à la rôaliseticn '-1e ces infrastructures virrrt de ce que ces tler:niÈres; cxigent la r;,obilisation tl r imptrrtants iÂoyens rnaÈiriels ciue les vi llag':ois na peuvent r('r'rnir ' Par cunsêquerit le niveau .iréqui;ement <ics vi-1lages cairs les dom:,.ines ivoqu6s est moins ie fait drr dynamisrne ilus po1uLatic.,l1si,lue les r(l'sulEats Crurie pianiiicction (t,u rlircisior) gouvcrnenicntalc:" Or 1es filoyeris financiers trè-; l-ir:iti,s ies EËeLts d'une part et lc nombre élevf cte vi. liag'.'s c'a(rtre p;1rt empâchc de satisl'aire toulcs lcs populaËions. (1) ViLlage cr6ô en l-963r gui <levient très raliCerrrenE un fcyer hyliercndémi.cue d.'or-rchocercose, Err 1971, le vill-age a ,'iisnaru : ses habitanEs senE partis ou sorrt nc;rts. En 1985, iI conpte Ce nouvcau S5,rabitants? et 3ucun c.?s c1 I onchoct:rcolie c16c1aré " (2) trcir en alilexe no" II.3":._ la justification de cettû sttitude (3) ttoir annexe nrJ iI . 3 . b . pnint 2 ,4 " 39 2.6. Apoarition e.t <lôveloppement ule nouvelies modalitôs <1 f occupation rlu sc1 (1) P,'rrtcut, r,ians la zone prctég6e rie ironchocercose, bien qurà rlos degri;s Jivers selon les r6gions et les bassins ver:sants, les systt\-mes d;occ,:pation du so1 se sont rlodif iiis . pi r:r.re part 1es superf icies cultiv6es et uËilisées se sont accrues, drauÈre',-,art les modaliEés techrriques et les sysÈèmes agraires (int êvolu6? crôarrt Ces con,litions nr.uvelles de rappu-rt homrne/espace, Ces êvoluEions, favr:risées par 1a. Cisparition du .lecteur Ce ltcncho'- cercose et 1ùDuverîtr:re de vastes zones inr:ccrrpées à lragric'-rlture, sonÈ à ia fois causes et crlns;lquences d.e Èransformaliorts dcs systèmes de gestion de lfespace eE draccès à 1a terre. 2"6.L" Cestion dc et accès à 1a Eerre Les rcuvoirs a) '- Cc;uturnièrement 1'aceès Ces terres nouvellcs ile nouveaux agriculÈeur:s - autocht(ines ou allochtones * est ri:gi par deux pcuvcirs ; le pouvoir public -- chef Ce village*-- qui autorise 1?im::lantation de loirnpêtrant «lans le terroir villagecis ; le pouv,;ir reI-tgieux du eh.e-f d,e terre* qui gère l'accès Je 1e terre.llutilisati.on du sol ç:t 1es rythm.es rtes tr.lvaux agricoles" b) - L'arloption par les cij.ffi:rents états Crun droit forrcier a théorique- ment o'suspenclut'ce systènre, puisque r,artor-rt, si la terri est la possessicri '1e1'état, 1e riroit d'usufruit eppartienE à celui qtii 1e met en valeur, et ceci" sars rôférence aux <lroits coutumiers. c) .. Parfois un troisi.ème niveau de pr.ruvoi-r fortcier a été crî.ê" C0est celui ie sccii:ti:s drnrn-:nagement qui onE 1e responsabilité théoriqtre Eotale de lroccupation du soi et <le Ia mise en valeur c1e 1'espace qrli leur est dêvo1u(i;ar exeinple espacc ccnfiCr à la gestion cle 1sA'W; SOSUCO au Burlcirra; SODESUCRE en Côtt-ci'Ivcirc et ensemble dç,s aménagemarrts hydrcagricoles)" (*) Ccs Seux pouvoirs peuvent être confon4us " (1) Annexc II.6. La dynamique de I'oecupation de I'espacc 40- Les inËeractions entre les Ciff6rents niveaur: <le pcluvoir et leurs ccnsi:,querrces sur l'.:ccès à 1a terrc et la gestioir Cu sol a) LÉeislaticns nationalee et oirs couturri-ers.-.P!gY L':s l69isiati-ons nationales foncières, le d(:velr.rppernenE drun- sentimer't <1 t appr:rt,enânce r,.:lt.ionaie, mais: auss i 1t accentuation de Ia monérarisation d 'unc certaine individualisalion le 1a pro,luction onte au cours Ces clernières décennj-es. considËrablemeni réduit les J'c,uyrirs coutumiers sur l-a terre et leur contrôl-e rlela gestion des esr,aces vJ. llageois cu et.hniques. Les conséqrlÈnces cle cette situation sont partout êvidcntes 1) - fossibilité flour lrn groune hurnain cle sninsraller en dehors de son aire ethnique, avec souvent 1a complicit4,les chefs tradi.tionneis, qui p6sa s1 Eemps, y ont trouvé un moyen de r6hausser lcur prestige social e-t teurs revenus 2) - Apparitj-on à f i.ntêrieur des aires ethniqrres mêure, du nr-.n rÉs!',êct des "cc,tttum,fst'11 raccès à 1a terre et (nergence cie conflits graves en cas de saturation foncière, donr- on a cu un exernp.Le sur I.a Vclta P,lanche" Jusquoà ces clernières annéas cette situation était, Ce loin la plus fç6-quenEe. Etrle revient souvertt en fait., à r'.ne dévoluticn des clroits fonciers coutumiers des autochtones aux ailogènes ncuvellcment implantirs et renvoient a.ux siÈuations ccutumières de Ia zcne de riépart de s nigrants., b) Droit ethn lggg-e t s ociéti-.s -9lesÉlleetsrl Lrimplantatiori rlans des régi,:ns non rnises en valeur,ie soci6tés dt,eménrr'- SEInent a un impacË érridelnt sur 1es r6actions des populations se considérant corrîme dÉr-gn61i.es dlun pouvoir foncier sur les terres ainsi apprrpriôes, quant à 1'occupertiori du so1 par ces derniers, Af in d ? af f irrner: leurs rlroits sur 1a Ëerre les p'r-'pulations locales se metterrt tr:ès rapirlement à dâfricher et à exploiter dcs espaces jusrlue 1à rion cultivés" Cette clynar:rique.Je Ior:ccupaEion Cu sol ne tre-<luit pas un eccr()isse- nent ,.1es besoi.ns en tcrres cultir;ables des pcpulations autocht-ones, mais bien une volonté draffirmation de leurs J,ouvoirs fonciers ct de 1e prêservationpcur 1?rvenir de leurs riroits ri?usufruit, selon les ccCes foneiers natir:naux. Ce phi:ncmène est Fr-rticuliclre;aent net à proxitrit;i Ces terroi.rs ÀVV au Burkina où, souvent" 1r mise en valeur slrontani:e par 1es arrEochtones se Cêclanche d.ès les première-s inp!;11-.1;alions réaIisôes prr cet organisme. 11 en cst ainsi rlans les unit6s de dé'rcloppemènt (uO) de l'lankarga et ce Oualra-Igui, sur 1s Volta Blanche" 11 en a été de mêrne dans lrU.B, ie Djipologo sr:r la Bougouriba. 41 - Elfii--. iL est évicient rluê cês phénoniènas ne peuvent sc di:velopper lcrsque les soci6tis rltam,-:nr:gemenÈ ont les r-.royens techniques et li:gislat-if s ,le fai;e rÊsl,Ércter le Crcit à la gqestion ;1u s'-.1 gui l*ur a éti r3ôrrolu, c.ofimle crest ie cas ir<;ur 1-es am6nagomenËs agro-inclustriels cu f.iydro-aqricoles, Glcbale:nent, 1es dvolutions rêcentes et les cc'r.trats entre 1es Cif fé rents typ.)s de rigincs fc,ncierrs favoriseni 1'accès indirriçluei à 1a terre et malgrê des 1égi.,;latirns s.iuv€nt contraignanÈos, originaires Ce structures centraLisÉles, ei sans rêel pouvoir Ceepplication sur le ter::ain, entraînenÈ une a[.prcpriatior: effective des terres Cisponibles tanÈ par les autochtones que Far C,es alIogànes ' Cette situafion est ri:cerrtr. et sc ri6veloppe essentiellement <lans les zcnÉs,lévoiues à rrne soci6té <1 'arn6nagerneni, tel" l'Avlr sur 1es Volta, et il est trt:p, t?,t pour aouvoir en tirer des cnseignemenÈs. c) Àutochtorrec et ,s11osenes Trois grands types dgirnplanÈations allogè-nes scnt discernables ; * en ;rgriculturi,- 'tradiEionnclle" avec rrccorC des autoritôs coutunières ; .- en a[riculturc "traelitionnelle'1 sans autorisation rles autoriÉés couturnii:res - .n alricultrrre "monotcrisôe i-nrlustrielle" sans autoris'+tion des autoritÉs coutumières (tlhana ; Si.ssjlio Kulpawn : CôEi:-cltlvoirc : NcrC-Est. etc"). Ce Cévelopper:iLn-t dc La culture rnctr.'ris4e rléctrule bierl souvsnt di: i.;c,litiqucs naticnel,':s et <ies ai,lç:s apl,ortécs par leEtat à des entrePreneursàgric,ries, en règ1c génerale a.bsentéistes. Loalisence de parEicipation de c:s cierniers âux I-ré'rccupations lr:cales eltraîne bicn souveirt des ccnf lits avec les ncpulatir.rns aLrt.echtorres et parfois la riestructic'n dcs récoltes " Enfin,- cerEai.rrs df ôlijmtrnts al1ogànes et airrsi en Says S(:noufo, <1e mêr:re en pâys Eissa, l-es rares zones enc()re groufes ei:hnirlrres se préservent cle ltiruplantation flctEent eur-,irômes Leur esnacc cn culEurc. 11 en cst cant en Côce-'dolvoire qu'au Eurkina. 11 en allaitjusquren 1983, rlaùo à tr-aquclle 'ies t'tassi ont nérréErê dis'ronibLes . Bien qutà clcs CegrÉs tli.rers, ces mutations oni cntraîne des ;'ccrcissements consic-iérablcs ries superf icies cuitivées. -42 2"6"?:." Lrt:xp1 .-.----!- osion rles e9P39 es uti 1is i,:s Le corrs t.at La cornpar:aisorl cles cartes tra<lrrisant l-'occ.upation du sol au d6.:brrt Cu Prograrmne rle Lutte contre ltOrrchocercose et aprÈ-s dix ans <ie ltrtÈe i:ntilervaire itili.,ose unc cr-,,ilsÈat:rtic,n évirierrte .r o'r bien les zones vides druÈilisation humaine se sorit consiC6:ablenent rCduites. ou bien elles ont tctalenent rlisiiaruos m.rlgrê leur imporEe.nce pessée ' pour schim,ltisÉr, le 11è rlegré cle latiturle Nord senble êt-re une limite significative (1). rlu Nord de celui'-ci, il nf existe plus, malgr.â- leur irnpor;ance ,1 i.antarr, :1 oespaces inutiLisés par ltho:mte, Quê cetËe raise en valcur soit agricole t.,u past.orale. PartouÈ la pr6scnce active de L'hornmc est, Ërès sensible eE rnodifie consi<1érablemenE l-es paysagcs. Âu Surl de cette "frc,nÈière" les dynarniquesi s(rnt plus lenües et 1a colonisation,^les terres disponibles stest faite à cltrs rythmes et seLon ries nrodalités <i0occupation du sol Civerses ' Les r'rorlali tirs Trois types ce cléternin.ants influent sur les motlalités des Eerres libres proEégées ele llcnchocercose : -' 1e mcid.: d'occuçaticn ctr sc1 régicnal irrivalent avant - f irnplantation c-tu n(-.\n d'une sociôté r:'e.rnênagement et d..s populati-ons ô - loapp<,rt ou non cle pc,iruLations agriccles allogènes. de mise Èn l,aleur 1a lutte ; C ! encadrcnent Modi:s C e r''ccurratir:ri trad.itionnels i:t évolutions Dans 1cr casr qles ncri':uli'rti<,ns disl;,,lp;ant arttrefcis dPun frcnt rlc i>cutie- ment e-E ctre. crritrrrc rigide iace aux zones d.éser:tes, 1a nrise sn v'1|sua r-'ies eSpACeS ,Jilpcnitrles srest effecÈu6:e. par rinL avancé€, 'een nappe't, rég;u1ièr+:, dir frcrrt de culture cË/ou C?habitat vers les talvregs, visitrlement 1es systàmes agrair(is eE Cr: misi: en valeur du sc;I se sorrt perp6rués, malgré l'extension ccnsidÉrablc,'le lri:spacc utilis(,. 11 ntcrl va pas,le même lors d.'une rnise en valeur ancienne cenürÉt: êutour de villa5es dont les terroirs ôtaient sôpari"s les uns,:!es alltr.s ijar de vastes superfi.cies Ce brorrsse {nculte. Oans ccs cas, ltespace utilisi: et habité a "éc},rté" rlAns lrense:nble Ces terres dislonibles même si lcs supei-' fi.eies rÉe11emenÈ culiivées 1le se sont pits ci,nsiclérabiernent accrues" Ces évo,iuticns ont bien s,-.uvent fait disparaÎtre ou pc"rr le r:oins rêCuit. corrsiCé- rablernent les eslact s villes sis à prr-.xinnité ctcs tâltJeEIS, corune crest le ces sur Ia Léraba, rnêmc si 1'<-rccuitation «tu sc]. y est discontinuc'" (1) Ces ccnstatetions se ré.fère;rt p.ux seules zones où cies ôtudcs Ciachrr:niq'.res ont lju ôtre men(:es, à savoir : le Burki-na, la Côtc-d'Ivoire et le Bénin. Tahleau IIé - Lroccrl,tltlon rltt so1 et lrs dJmùr,lîuês ,lefru'r lo,l':rrl.t 'lu I'r'o-.r'ltre 1 Red Volia, C ^na r !"D d-.i.ne srrà 11'N !lr.â Yolta, Cl.ana R i.re r.:.u": c s:d Il N ','r:t1 ril e Burkinr tlor.J ll'J !l llivc d:.oitc volta 'lo r rÀve ;a'lc!.e 'Jurkinr: :1. 'l ' '! lo.l :,r-"l ral'ol'a ro:.1e - 'ru;kinâ do»t (Juô 11" Nord) Dagara ( Jlir ifor }iiIÉ Lobl Cono,i - Frtri'inn l;urt I1o N '(rIta nolr.e,j;rn'rnd'lni lcrd llo ll pourêcntâCr de trrrc utlltgCe / Suprficlo ill.toniblc avant début.ûu l'ro.:rom cn:" Po*rccntaô dc ter-e utills,!c / Su)c-îtcLc itinponll'lt an l9B4 cn li Crolosanec gloiulc da ltcspcce utillcri cn fl Croisttnco ennualle 'lG I'eonâcê utillsü Pront r11ide Pror,t rrnc,tr" CbcuJLatlon ùlacontlnuc ile Ircrpace !;ent frortr en villqlo friop avee !::ni6atlon drnllo5:ônea I lem avcc l-r:rplantatlon lntêlcalalrG tl I autocl:trnpo la. EsJrece cul'.tvd 2a. Especc cultlv,! ,, l;t 1,1 T"r.11é. 110 èrrc !t I ? , 4 5 6 't B 9 1c)6 0-1984 I r?B-1984 l9?2-r9B' ta12-Lga4 I 174 -1lB) r9r6-1918, r952-198I 1152-1481 , t 5 fl 7 ft n 10 [î]'o' [;] '' (c) zr.', (c) l),5 ,û 15 ?I,0 ?:r4 2017 a1lt ,ei)î," l6?l,t nîr,; ord{ ta 26 4rB l'îj + + + + + + + + Vol t.r tl--nc ,e rlvc droi te il'rfl-lna -'lj:),'a Vol.:a blaoclre rl,o 4tuc',c llord pirys :'acsi llurklna tlort r.fl Yolta ble,,crrc Ycril,r Bu:k Ina ',Iôl'.,1 lrl'r,lc'e l,ve :L'oite ' r:si do'I i1i" 1a tÿ,"(c ) (a) rq; 0 (c) rz (c ) or5' ' 2a U,!, 4\ ,'1 " nt" 1!, LT, 14t' 2t$." oo "15,' 'tI.4 t4q6 ,r.17!, ) nrlj u.l 21, l1{ ,n'tl,i -o.,t V:,ltr \l1nci.ô q, )or I 2nî,' \a a' + + + + (o) 1rr" 6it 11.4.', ltt5: 12r9 LOJ," t5r41 Er4" 7# 7û" rÿÉ 7 tt', lt 6rfra lrX" oJr:5 (r) (r:) 2r4," Jr5' (i') 4,1 1d' 16r 1 21i ,a4'. ,14! 5oq3 r,rü 5r1', 6.,6 + + + Lérabo occldertalG lrd ilo !l - I}ù-):lrn Léraba lltve àroitt CDte ü'Ivolrc Sud ll oN Ldrahar l.C.f. zone cêntrâk (. ) 1,6 (") (o) ,? -l/ orl Ilrl q 1q ?r$a ?re!. r20q, ltr4l, l l.6' 26.)1" + + + il 1lrc 'L' 1.udê ,7, I a, Arrx superf i cies suraj outeni: iouj oti::s Ce ailogÀrres, s1;it par .tcs consiCérable, t:t bir;qr',e zLrnânagi-s. t+4 Im;ract dr: La prês€jnce d ? un aroirn.lqeflent encairé r:iscs en valeur i:ar 1;: ;"rro:i cr de rléveLoocem'ent, se ÊcurJeaux asrraces cultivis soit 1.'61' des migranËs aut.,chtc'nes. Lc tatix .1 uoccuPation du sJI e)st elors bien sotivent les prssit ilités d I extension d-cs blcc: - I-, I anpo::t .{cs pcpulations agri-coias et 1? inpacE Ccs rnigratious ag;:aircs . Ct-s rrigrations se sont surtout ef f ectui:es vers cleux tyiies <1 t osliace s 1) ceux où |nËerviennent dcs scciétés .1 tarnénagement tlans des vall.i*.ls dÉs«:rEes, et ceci rervoic au cas précéc'lent, Z) ceux où 1ïoccupaËi-on rlu sol par'les villages autochtones i-:taient discontinuc et et où existaient, entre ceux*ci des no rrianîs lan.J disponible" 11 srest nl.ors installaj un habitat intercalaire enEre les villages anciens eE 1ÿoccupatir-'n du sc,l rél<,,nd alors à Ceur sËratégies : eelle Ces irnniqrants et celle <Jcs autochËcr:es, qui rapidcment sont bloquf:s par lrextension des supcrfici-es mises en cultrrre i-âr les allcgène s. Là encc::e les espaces libres sont clevenus rapj.,leme-nt r6rluits ou inexi-staats ' 2.(> "3. Py*e+lggg9_98 aEiales et rnr,cif icaEion des râDDOET s hcnme/rnilieu L' habi tat Non scr1lcmcnt 1es esl,aces cultiv6s ont êclaÈ6, mais rians 1îenscrroLe des zc,nes dsêÈu<le, 1es moclalités cl 1r:ccupation du sol et 1es aires d'0habitat se scnil prof cnrlérnent molif ii-its. Aux villagefi ar,rcicns s'eo sont.rjoutôs Je nouvea'.rx, peupl6s par des popui,ations ellogànes quor,-llcs aient i:tii installites par .les structurtls drenca- .frenr--nt ôu venues srôrrEânément - ert rlans tous les cas, un habj-taÈ isolô "intercalaire'o s I r,-st mis en place " Pou-l. leurs best,ins d{'rlirnenEaticrr en cau, ces iiopulatior,s sê scnt inplentées er majori*-i: â proxi.mitt!,.les talwegs, .rmciôns sites à sir,',-ulies, ()u p()rrr 1e moins., axes,le 4êplacement cla cciles*ci. Pa.t exemple,. 1es rives Ce l'ensemble rles affluenÈs de la Vclta Bianchc, ainsi <iuc les berges dc ce fler-rve sr,nt aujourCthui habitôes clue ce soit par des agri- cultcurs ou i)ar <ies 6leveurs" 11 en v.1 c'.c rnêne de ta L1rabe auËrefois déserte ou lou utilisée, i.rode Ce mise en valeur Si Ce rrombreux agrictrlteurs instaliés sur c',e rtouveaux sifes CrhabiËat ont c(lriscrvü leurs s1-stèrnes af;raires a-nciens, Ies nouvell-cs i.rnplantaticns ont souvÊnt îermis 1e déveLoppemc:nt Ctune agriculture setri-irrtensive asscciant agriculture et élevage " CoesE le cas <k: grosses ferrnes S4noufo sises près t1ela L6raba et dc'scs affluents, Là, se sont imple'ntds Ces blocs de culture discor,tinus srrr lesquels les lrabi,t-ati':ns orrt ôt6 construi ont êt4 sêl-ecti,orinÉ:s et scnt peu à neu remr,lacé-s par des 45 Ees. Karitô et tll:r6 Faidherbia albiria dont 1c germin:tion est::en<1ue pcrssible piir la pr6sance permanente d?un trc,ulrgjs gété i,'ar 1 I exploitant. Dans ces conclj Èions, vouloir cornparer les superficies crrltivôcs nar habitint, <laas I'ensemble,-l.e 1r-- zone" ou pêr aires climetiques seraiE ext::â'- mer"n€nt récluctionni-ste et ne ren.frait pas ccrel]te rles diversitis ies systèmes agr,aires nis en plnce ct tles diffôrents.'lep,rés d,'intensifi-catton, et liar li de productirrn, 'le ceux*'ci Partt,ut les polulations onÈ progress(.: vers les talwcgs:, ancicns gîtes à sirnulits, souveng nrême, jusque sur les b(lurrclÈts de berges (Léraba, Vclta B]e-rrchc" Volta Noire, portions de la Volta Êcuge, ,ctc") " PartouË lu's supcr- ficies ctrltivâes riÉi sonÈ consi'lÉrrablerlrlr-r.t AccrîJes. Lçoû 1-rgq6 ai-nsi 'rffirme:: euer sur la Volta Blanche., au Burkins, la croissance des su3erficies cultivées depuis lc Cerbut de la lutte anti"-sinulirl.ir:rrne a -êt(: de 229 5OO hect:lres reoréseritent 36 Z'les sur:feces disl:onibll.ls en 1975, date à laquclle seule' ment 9 Z des Eerres ôtaient mises en val-eur, Cette dyrramigue n?est pas ur] cas isolé : i1 n',.:xistr: pl'us <1e surfaces tot.slement vides d0occuuaticrn humaine scu: ta Léraba, où en 1983, en Côte-d'1.voi-re, 3 Z tle 1.: Eerre est cultivée,, contre 2 7" en L972 ; sur 1a rivc burh-irrabè, cc pourcentage, au cours ,1e 1a rnôrne p6riodo est passi- <ie 3r7 7" à L3,I 7," 2 "4.4 " Problèmes-Peee 1e E clc nouvelles moclaLitÉs i lgsssue! i. ql -Êg-s g-1 Déforestation et f:rc,sion L'ur. dcs problèm.es i-e plus 6vi lent et aigu est rle type ecologique" En 1975, pour sc ren<!r:e <1e taïbc i-i i{iac6;tro, sur la Volta Blanche, lton traversaii 15 11IIt.le forêt sôcheo <1onse.ro'.ir i.;r zcne Nord s.-rude.ni*nne. Il n'en reste plus rien aujour.-l 'hui sous loe,ctj-or, conjuguéc rles travaux dc l-eauÈorité- rlcs.kn6r:a- gênents cir:s Vallô-s dcs Voltas et Ccs rl.6frichements spo;rtanés des popul-aticrns autochËones, Ltcirosion est (:vidente et- orrtrc 1'ablatiorr annuêiic d?une portion importante rles EerrÉrs arables t,:at Lrér,>siorr Coiienne et hyCriclue , 1?cn assisÈe à un surcreusemcnÈ génêralisi: cles talwegs .Tffluents d.e la Vclta Blanchr: ct cie celle-ci.  terme, cette érosion pose le probièmr,: de la c<;nservaEion rie la valeur agrrrnorlique des sols qui ntavaiertË pas eLl jusqutici à subir une surexploita-tiorr 1é-gradrnte., tanCi-s quc 1a ,lispariti-on dcs fDrâts rend probli-.:-' matique lc r.avitaillernent en br-ris tles foyers des agriculteurs, le bc;is demeurant La pr,:nière source <1téncrgic utilisêe (1). (1) Une étr-rde sur lvir:4,act écolc,gique de 1a rccolonisation t1es zones protf.:gées de leoirchocercosù est en cours de réalisation (conventir;n OCP/ORSTOI'I). 46 Prob lè.mes entomo 1og ico-ép id(mio-logiques En cas i1!arrêE de 1a lutte ccntre 1'cnchocercose. 1'ensemble de Ia région Cu Programme serait actuellement rf:errvahie par des sirnulies. Or 1es nises en v.r.leur ren,.lLlcs pcssibles par 1e conErîle de 1!insectc cnt entraîn§ 1e sutrcreusement 1inôai.re des talwegs ea raison de la chargc scrlide i:levêe rie-s aaux Jr: crue, charge scli.ie trtr-eLo-vée sur les champs nouvel-- lemc+nt cLtverÈs, Ces surcrorlsements enÈr,atncnt la. r+ise à jcrur de nouveaux seuils rocheux, eccentue-nt la rapiditi,: ,je l'r:au, ct par 1à sor: oxygfrnaÈion Ëout comme af Itaval des radiers" Ces situations créent de ncuveaux gîtes potent.iels ir si.r:rulies en périr,,i',es de moyennes eâux sur 1es fleu'res majeurs et e-.: pério<le de crues sur leurs aff luents" Cette nouvelle situaticn érc.,sive pourrait Jcnc cri:er rlc:s pcÈentieis annuels rle transmissirrn supôrietrrs à ce qu'ils i-ta.isnt au dêbut iles ÈrairemenEs cn cas 4larrêt de la lutte anti- simulirlienne et de réinvasion par llinsecte vecteur. Ceci est ,-irautarrt. plus grâve que 1'espace rnis an p1-ace soit sponEanôment, pas .' ou raremcnt - (-n ccncc',rdance P-vcc gis tes " les systèmes r.l!r)ccuPêEion <lc scit rltune maniè-re encaCrée ne scnt les recommanclations des 6iridémio1o- Reppelons qrrten zone sou.lânienne e:t lcrsque les conCiti-ons <le trans- nission sorrE rC:unies, une soci6tô est conilarnnée,. à terme, lorslue 1es densitEs humaines à lrespace utj.lisé sont infôrieures rl 35 hab/km2 et que cette socié tÉ reste tràs f ragile lorsqrre ces iiensitÉs sont .'rnprises tntre 35 et 5o h:rb/km2 (1)" Or; rjans tcutes 1es zoncs ,-1e colonisaEion, ces chiffres sonÈ très rarement atteints, et les riensités humaiircs install6es par les scciétés cl?emé.nagement sont toujc'urs voisir:es Ce 35 ha:[r/kri2. 11 fauL c,:penCant tcmrré-rc-r cÊ pessimisne. Trois raiscns à cela ; a) -- Loiinplantaiicri intercalaire de r,rigrarrEs si.'onÈanés accroîL consirlérabier:enE 1a ;rrisgnce trurnairier an saisorr des cuLtures, e. lest-à-dire à 1a périoJe cie transmission potentielle. Cet effcrt .je pc'pulation i;eut. accroître les rlensités humaines au*d'r:là,lu seuii Ce 5O hab/kn2, à 1'artir duq.uel cn ccrrsidère que 1a lreladie ievienE socialenent eÊ êconorriouemeF.È i-naprrarentr: b) - La fretique- lè1r cerfeines conrnunautôs clc nombreux ErP*vaux collectifs rérluisent ii: taux indivi-due1 C'irrfesËatioii et par 1à les taux Ce cécité. 47 c) - Epfin, la:'ri-se en place irar <i;rs pcpulations r.1e plus en;lus nornbreuscs .lc syst-ènes agraircs serri-inEerrsifs associant lragriculture à 1i;';icrrage tt r-cgirf:!:ant ou créant des parcs à Faitiherbia. :ibirla, peuvent à Lerm., eugr,ente,r 1:s ,{ensitîs humaines à Itesprlgs utilisée. Un ti-cr ,;rancl clti,ni.sine quent à -1-e.ave.nir slniÈaire dt:s zcnes coriquisi:s n'( s t ccpenciar,t pas de rigueu;: . En ef f ef , 1es n('uvearrx lieux df habiEê.rt et .le culEure noi:amment à proxiniitC Les fc,rôts galr:rics placent les populacinrrs riui sty sont inst;rllÉ"es au cortt2.gr- t,e vecteurs deautres grand.e s r.:nCénies crclicales ^ Ces vect-eu::s hôtes ,les f orêts galeri es Eals ies gl..ssines, vectriccs cie Ia maladie Cu sor,mej-l - glcssina palpalis et tachinoïrles - et les noustiques du genre aedes vecteurs cle la fièvre jaunr: selvatique, y sont dl.rutant i. lus au contact r1e l-ehonune q.ue la feune sauvaEi a étê décinnée ou éliminée, cc qui accrcît les risques dvépidénic' Saturatir,n fr:nciÈre et risclue rl-e ccnf 1i.ts Une Censi,fication de ltoccupation du sol, ort I'a vue, parait possible' Mais en ltabsence cle pr,litiques et de mr-'yuns lccrus Ctintensif ication cr-riEu* rale Er.,ucha-nt 1?ensernble des explc;j.tations- Ies z.()nes protég6es Ce 10r)ncilo'- cercose risquent, à terme dtôtre confront6es aux nêmes problènes de saturaËiorr foncière que 1es plateaux surpeuplês qui encadraierrt tles vallées viCes. La situaÈion y est cependant différente car ,1ans les vallôes protégées de la cécitÉ des ri-vières cohabitent aujcurciohrri ,ies grcupes autochtones et drautres inmrigrés" Les risqnes .le conf lits violents Ceviendraient alors É:videntsr ttrut contrrrê le sont Jéjà les risques d'érosion. P lace res;. ective agricul ture et élevage Leextr:lr-si-orl corlsicié::ai:le rles sulle-fficics cultivées rlans les zarl.es prctêgCes 1e i I onchocerccse pafy6. 'l ? auEant ci'espace 1l i,levage transhutnant o, se*i-"i.:C-entsire d<:s 6leveurs Feu1. Cette e.ctinn anthropi-quc se surajcucant aux effcts n(.tastes dt: l-r- sôchcresse a exi;r-rlsô bien s';uveni:Ies 6leveurs vers Ie Su<1 " Les sup,erf icigs rle pât,rrages disponi-b1(:s sF- rari:f ierrE au ryttlri(r '1ùs d6frichemerrÈs arlrai::es, tan(1is que les zones <1 laccueil. irctt'ntie1 .1u cheptel Norrl soudanien sont infest/*es de qlossines vectrices 'le 1-a trypanosomiase anima1e,. La ncn i,ris,-, en comDte d.e ce prctlème C.e cchabitation agriculLu;:e- 'elevap,e, ::isqua-,,it l,river à terr,re, 1es Itats carncc'-rnés d:irne part notable de leurs revenus - Une ôvi.lence srimpr-,se al.,rs : i1 appat*ig inriispensatrle que t,iques tlram6n,agen,ent de ltespece rural prêfirreût €:n cr,mpte irensemble rroblènes de gestion i',e cet eslace colune les contraintes posôes par les pnli- c1c s 48- les iirar-.tles arrdôrni-es à vecleur) et en parEiculier 1'onchocercose, la saturaLion foncière ;>ri:visible, Ia cohabitati.on agriculErrr,*/ôlevage les ;:rob1èmes écologiques et '.i: érosion crÉ-i-s llar les nor1,'rl-itôs c1 roccup.ation ,'iu so1 renrlues possibles per Lr: vccteur J.: la ci-cité <1es riviÈres. n,ruve Iles Ia iutte conÈrc Des scructures citeircadrc:ment et C'iiitervcntion eff i-caces sont alclrs nÉ.:cessaires ; c€itte efficacitô ne peut ôtra atteinte qr:e [rar un cont.ect tràsétrc,it avec les rCalités humaincs o écologiques et ôconomiques <les êspacês rurârrx et une 1i:gisla.tion appropriée" BgIqIEtq.-I,}i.TiE lT- YNTI{ESE ET RECoMMANIATIONS ... 7:.- * - t! - " Jç- rt * Jt - *-. * - :k - ÿt,^ ÿ< -- ÿ<'* * -- * - 49 3,1 Vers tine n()uvelles stratêgie r1e r1êvel-oFprtrment Lr,-s Gotrv.:rnemc)nts , comrûe 1es i:ai l-lcurs (rre f onrls , sont ile 11us en 1'1i1"': conscienEs rie. 1'o:n-jeri tlue ::ei:résenr.^ la zorie. Sans ex.lgôr:ation, orr peut 'iiïc en eff.:l qu(r coest lii q,rle- se jorle 1,'evenir de 1'/''frique cte 1rQ're'sE, sur Ic plrn <les productir:ns rrivrières, ilt: 1! âil-cvage, ct '1 tune cullure- i-nCrr-qtrie1le essenticlle : 1e cotcn. M.:ris cette uone est cn uêrie lemps fr:gile ; olle êst le théâtrg,rEirrportr:nts mouvcrrelrts de poPulation) pour 1a plrrpart nolr naîtri-sôs, eL connaît iie profoûtlr)s modific:tions des s-'7stt)mcs de proCuetion *':t Jrsgg'-rpation oe 1e esp:IcÈ. De ce fai-t, t',r:s risques appara,issent, {ui sclrtE duordre êc'-rlcgique et lrum;rirr. L,-r fertilit6 rles sols peut ôtre conpromise, Ia déioresÈatiort srilcct'rrtue, 1es ccnf lits f c,nci ers se génâralisant, 1es épirli:rnies et épizooties rr:epparai-ss..nt . C t est <l.ire 1e ir,t1,r:rtrrnce rlc.s politiques ct <les zc)fie : aCrrtlLée.s, e1les accompa8rtcrcnt et rcnforc(:fcilt constaté en pr6servant Ie patrinoine naEurel, voiro en e1les accÊntueront 1es ,iâ:.séquilitrres que l t on perçcit risques s:t cof,Ipromettrcnt l t avenir. opêrations menées dans la 1e dynanisme actuellcl:ent 1e <iéveloppant. T-r:;1:Pt6es., scÈue1ler.rerrt sous forae d; intervent.ions ct i:conr:riiqucs, ci.rconsc::i::c I{CrIC 1li-,':f;râ- Cîest. clire auss.i 1?utiliEé ri?une cocrCinati-on rnirrimale des .le toutc nâtur{: entreprises .ians 1a zcne. Tcrre rl?ôch,engCs huroains la zone OhICHO ne peut ôtri cloisonnÉe et- ii scrai-i-- vain rle voulcir les effets rl'uri pr:r.rjct r1e.16.vr.lcppement r1e quclque imporÈancc à urie pliique bien 116termi-r,é,e , In4irecËcnel-rt, 1ri:cu.le untreprisa p:]r OCP/ECO f,erm€r r-ie cl6celer cc c;''ri scnblc ijt.r..e unc ,-:'rcluti.on sensiblc ii,s straiéqi-es rnises en oeuvre dans 1.e z.rie par les Couvernr:mÉnts eÈ 1cs bnilleurs r'-e 't'orr<r.s" I.etetnps,-lu.,l6velcppementpuremcnttlr,]-orrt.;.'ristesembledesorr,rais;:Ë.v<,hi. Lcs grariis in'ri,stisscrienÈs, qutil s'agissc i:,: cr,'rplexes a.qr()*'iirdustriels, <ifopàri:tions l-or-rr<1es :l'am6naicments, cu Ce rnise cn t'âleuli'e v'astes lérir-'ètri:s irri.quôs, nrc,11l- iias. cîesE Ic moins quoo;i ::,uisse r'lire, répon,lu aux espCrâriccs qui avaient ét6 p1ac6.:es ÊIt eux" Les coûf.s r:nt lË6 pius ôlevés que pr6vus, 1es gains i1e proclucti.ritôs inf érieurs , 1cs ef f ets i1 ? entraînernent linrités . Le cr:isc international-e eii rari:fiant- eE cn r:ench6rissa.rrt 1cs ressr:urces financières, Ên lj.rnitant les riôbouché-s à 1'expc,rtation, ,:t jc,uô ie riile Cc rôvélat-eur'; i1 n't'sE plus possible <1..: ccrrtinuer col,'[r.c. avent. Par ailleurs" lc recuL quasi"-g1r'î:ttl cie 1a piuvi+rni:trie :,- I ocr.li,sé 1'aÈCenti,f;1 r1c tous sur les problèmes c1 ? autc-' suffisance aLi-rr:cntgire ,-'t de -préserr76fi,)ri 4es potentialit6s na-uurelles Le vivrier nrcsE plus lE llêr:Êrrt pauvrçr- '-Les lirc''fl,rarnuies' 11 f'asse au prealier pian tles pr6occup i-ticrns , ,:',e rnêmc rlue 1 'écolt,;ic . 50 Face à ce Coublc constat, le <lCsenchanterlent, le déccrrragemenË ne scnt nas d.e rnise. C;lr apperaj-ssent Car.s 1.r. zone r1e nouvoaux dyn.atnismes" Des hÜ'fiics et r,.es f ermres sa ,1i:p1.iccnt, ries zones se I:|:'reuPlenE, i'autres, quaLii-iécs de "Censes" voienÈ lr-ui ctrargir d6rlograrhique s'aili-ger.. des centres urbl:ns seconrlaire,.s [ie: ,.tivelcplent. Des cultures * 1c coton,, I'i.p;nirme,' ^ " - conna'j'-ss€inÈ un essor inpré',ru" Le chentel s'accro:it, 1a culture attel6e se r6na-liC' 0r:, qu? (rfrt r.:rl ccmniirrr tcrls ces rlynamisrees ? Le ir:'.rsan, tout sit',p1er"-ent, dont on ,-iÉ-ccuvre" cu reciéccuvrÊ qu'i-1 est c.1l)ab1c ,f initiativc. '1 !a<laptation, r-te rat j-rrrnalitô êconcrniqu"r. I1 n;apparaît plus ,iti trrut 6rrj.c!-enE qurii f ai1le 1e trlnsformer en saLariF, ou en quasi.-sa1ari.i llour le'mener'' r-l Ia moCerniti' Le ctôvelrrppernenÈ Ce la crrlt;ire cr>tcnnière stest effectuf.,:n stappuyarit srrr le paySennat . 1es proclucÈeurs 4? ignatres sont ?!trarii Èi-cnne1s"', ies rnigra'tions spontanôes dôpassertt en importance les migrations organisôes" ainsi naît;-,,:ir à r,n, une nouvelle conrriction 'l le d('vclcppement ne p(:uÈ naître "ex niili1c,", â pirrti-r rle la settle volonté 'ic, quelqtres uns et des resscrurces qutj-1s nr:bilisc:rrt. I1 suF.pc'se qulcxistent destiynamismes, eÈ que ces rJynamismes scier.t "zlccompagni-st' Carrs leurs :ispects p,;sitif s, "canalisés" dans leurs aspÊicts n,-gatif s. Lc rôlc ics p,:uvoirs significatir:rn- L'Etat doit et circf C e rrrches tre . prrblics., r1ans cetÈe le::spective, prend devenir inventeur" ^11 sùns juridique tlu ulre ncuvc l-1c terrae (i), 3 .2. ?cur unc maîËrisc': ,iécentraiisée de 11es 3,Ce Drcrcs c,t rla..-ii.. lcs constats qui ont ['u ôtre fa.itS sur lrensqmb1':' <1i] la zonc:, et rlorrt iI a i:t,-t rerrdu confte Ca-ns le- 2lme parËie de ce râPport conciuisenÈ ii forr,ruler vigour(:uscmcnt unc rccôE:iranrlat-icn : 1e pri.rreipal "rr''bIètae cle Ii zone ONClll csË cc'lui Cr.'. ia maîtrisc <le 1'osl:lcc et dcrs solutirrrrs nerrvclles .Jcivent titre raiiiC,encni Èrc)uvées " Deux vcics ont jusgut:i p::ôsent Ë:-uÉ sui.ries, sans Sran.-l succès" L'a-':r'rcr- che techniour: (sociéf-is dt aninagenent "lourd'') '"' rr.test pas génôralis:-'ble, rr'' serait ce quten rp.isort de scn cc'ijt exhorbj-tant' (1) Au scns.juri.lique, ltinventeur est celui qui d§couvre quelque chosc de caché (1r inrr.:nteur d'un E::êscr) . Lr appr«;cl-r.: lrigislntive (lcis sur Ia nat,i.onalisation rles tcrres) ri'.'' scrn côtti, ne touctie p,r".rl i,rr:b-Lèmc essentiel qgi r:st ce-l'ui 'ie 1'exercice col:crct et quotirlien clu pouvcir sur loespace. Que loEtat se Céclare cu no'n propriôta-i-r': dcs terres ne.t.n)-lc^: rien au fait que ioca-Leiirerit, uri pouvoirioit inter:venir r,ôur crganiser l-?accis à la terre ct arbitrer les crrnflit's âver't'rr*ls' 51 - on conq-oi.t ua-1 rlue ce pouvoir soiE exerci- sentânEs ec 1?EtaÈ. Lrrr ir''ragine nieux cn rcvanchc vit6 vil-iafeuise, laquciil-e re:rcu1'craiL) sous ces 1.a rnaîtri,.I ,it''. son ''terrcir". Parailèlemènt pcul'ôviter que Ic systèr,e s'atomise et se- scléroser rJIlê pclitiquc gêr:.|ra1e c1 '.amânagement {oit ôtre mise en ceuvre' De nombrertx st'r:ix en effr.t restent à faire : tel]e- z,lne, aujour'l thui eucore peu peuplôe" Peut 'dtre ou.rertco ou noil , à ltirrnig,ration, PâË la constrlltgioo c;tune route' 11 peut être d4ci.,-]i., rle favoriser Le tugtr,rrpn*ent r1e villages afin de réali'ser rles écc.rnomies ci o i:che1Ie eri rratiôre clr inf ras tructures sociales ' de liniiter le risque cnchocerquien, Ce pernettrc 1e Ci:veloppenent dternplois rLiraux non agriccles " pr,:nCrer 'ilÇ'ur quc f ir,Èensif ication des m6tirc''ies Pour a.t.tein.t,rc ces ,:bjr:ctif s, 1e.s pouvcirs publics nc sr:rnt pâs toÈiliemcnl- rlémunis , celIes ciont 1t ef f ct r:u aLr contraire, rrouvelles. Ainsi Pc,urri:it s oarticulcr efficacemenl: et une coor<1:lnat-ir:n1 j.rrci-tatic-rn nationaltl' voire transnational (1), Ils cisi,cscilt 'tCtarmes'' cf f icaces, partj-cu1it:-rement inrtirectr Qui aboutissent à lcver cerr-a-inec contl:aintes sans cot.Èe .1.,ltis r:lrelqenf-, à en cr6ier volc.rntairernent r1e ,iirt:cteme.nË Par cics rePrii- qu'i1 Ëmano de 1a ccllecti* fcrmes nc.ruvelles i Pi:i'crse: Enfin, <1es nesures sont à cr:1turales devienne unc rôalit6. esE mais Les urias sont eonsLitu6cs trrr..ru;: 1B rÉ.rlisatic,n .1 tinfre'sEruetures (route' 1-.uits, f ,,)râ?ûs , r1i-s1,r,rns;rire, êccIes) rlcnÈ la 'p'roT,rancnr-ti-cn 'l:i.t ';béir à urtapoli.tiquc et- itl un p'lan rllense'mbl'e' D t autrcs ccnccrncllt 1r rrrrCadl:()lüêrrt C,ont oti ''ii-t qtr t i1 pCuve'it être efficace tout en restant 16ger. certains enf iri sont cles mÉ$ures gêni,rales, rnais cc'nt lrirnpact p;:rrÈ être c«,r.ts i,,,êrable en r:.,ctiàrc Cîamérragemcnt .le 1ieSP3ce., a-u besOin par tlne mcilul.ltion a1:-prcp::iÉe" I1 slagit notarrnent J-os pclitiCues tle prix (protluction eÈ int.r:ats) eÈ àc crÉrij-t (agric.le rrais arissi artisanal) " un contrôle local t1e l'tespacc - pourquoi Pas ? * (L) 0n Erouvera cn- arlnexe nr'' T'II'3 venti on di;cou1.rr.-.t C-irr:ctenent' présente étur!.e. ^ uitc liste compli-:ruentairc Ce t-hèmes Jlinter- rles constats cffectuês -!ans lc caCre de l-a 52 U::. rJernier mct I les fanrmes rte semblenl pas avoir rôussi à. jouerjusqu;à 116seat rrn rô1e essentiel orr raatièrt: Croccuiiation cle 1'espace, le choix rics tcur':s, lles parcatrles est unt: affatre-'mascul-i-ne -Mais i'l est i:vident que toute pc,liii-qure Crinte-nsific.atir-.rr t-'u "rl?urbanisine rur31ç? clevra tenir conpte,{e leurs besoj.ns et prfiocculiaËions. Et ccci cl'e'lutant plus quc 1s6vo1uti-r'n récente a que:lque peu contribué à te.ur marginalisation éconcmiquc' (cu1t-ure .rttelile notanrqent). Il. ne fau«1rait pas qu'une aggravation de ces Cilsfir;uilibres i.rhoucire urr jour c,u 11âuÈre sur <-1es ré:ctions incontrôiables' ccmne le- brusqrre acc',lôration c1e 1texoCc rural féminin. 3"3. Pour urr oi:servatoire- soci o'- f conomiq ue r-,ermanent Une nécessi-té Malgr6 f ibondance cles Eravaux réalisés cians la zi)îee tant par les Gouvernementri que par lcs opôrateurs de ,jé''reloppemerrç (enquêtes et recensements ' étuiles Je factibiU.ta, eEc^), 1a conna.issance .lu milieu rcsEe enccre imparfaite' L?nne ries .lifficulti:s rencontréês, on lea Irue rlans lcs tleux premières parties.Je ce rapporË, est de cilractériser statistiouencnt l-a zor'c OI'ICHO par r.pirora a Itcnsemt,ie ,.ie Ia régiorr Afrique cle lr0uest" (-L7-eL-ero?,-enéitê Cu contcnLt et .Jes tla.tes dcrs rrnquâtr:s, dcs i!êcoupa6,es géogr'^.phiqtles , des conCc:ptS utilis,-,',s ) . 0r, 0n seest cfforc6 ;le mcntrer que nar Jr:là les f rcntielres n:ltionales. Son uni gôcgra;,hiques (aptitrrr,e rtes so1s, p-1-uviométr ôconomiques. la zonc CI{CHO ét-ait une rr3aliÈô, tÉ: re1:r,se sur Ces consid6rations ic). rnais e.ussi hurla'incs eÈ Tout cecj in,.,, Iique quurrn frin,Js corfirun dIirrfornati-cns sccio*économiquos soi.t organisÉ 1,cur 1?enseinble de la zone afin cle regroupc::1-es nrimbreuses rJcnnées rfguliàrernenL i:rcrluites eu sein'ie chaque pays membres dtOCP' r:t riren tirer 1es synthèses r.rtilt?s a tous. I,Iais il est proposi, c'.oirller plus loirr en mettanL en place un <lispositif permanenÈ ,lot.'bservaticn socic-lcononique^ f1 sragirait' en lrcccurrence 'ie suivre rJ,: pr:ès I t i:vclutiol.i scCic,-'i,conorniqut'' de l zr zone, évr''lution rloni: 1es i;rarrrles teru:ances cnt e3tÉ esquissêes dans 1a 2êrne partie 'le ce ralpcrt' iJn farticulir:r, ii parzrît ""ro.rii"i de cc.,nnaître le 'lyrramisrne cles po1'ulations et ses ccnsérlrrences sur le miLieu' -53- Les inform.ations correspondantes devraient être : - rapi,Jement fcurnies afin,Je permettre une prise en compte efficaee, notarmrent en ce qui concerne certains aspects sensibles (par exemple le stockage des vivies au niveau des expicitations et ,1es villages); - homogènes.ians lrespace et dans le ten:ps, afin de rlistinguer les phénomènes rltampleur limitêe et ceux ce pcrÈée plus gÉnérale ; - diversifiées, afin droffrir une vision aussi complète que possible du rconde rural eE cie permettre la formulation de nombreuses hypothèses sur Ies interactions qui ne peuvent manquer rle sty manifester ; - suffisarment fines, afin de constituer un outil efficace au service cltopérations concrètes de développement. De nombreux "rrroduits" Fossibles Afin de fixer les i6ées, on donnera ici quelgues exenples cles "produits" que pourrait fournir l0observatoire. l,fais auparavant, il est nécessaire d'insister sur le fait que les ci.r:nnées éLaborôes seront pour une large part qualitaÈives, même si elles prennent la f6rrrre de chif fres. 11 sragira drin<liceteurs de tendance, du lype ae ceux qui onr éEé élaborés à partir rie lrenquête OCP/ECO.rÉalisée en 1985. Compte tenu de la métho,Ce dîobservation qui sera utilisée(villages eÈ familles Èémcins), il- serait en effet hasardeux de voulcir procêdàr 5 des extrapolati.ons aboutissant pour 1îensemble de la zone à 6es résultats quantif iés en matière de prorluctions. c1e rendements ,, Ce migrations, etc. Ceci étant, 1rêtencluc r1u champ géographique couvel:t Par 1e dispositif permettra à 1rÉ:chantil-lon rle reflêter une grande Civersit6 des situations'Àinsi, un phénomène mj-s en évidence de rnaniôre significative à' travers le réseau Crobservaticn aura Eout,e chance rle ref 16,ter une rêa1ité' Cet avertissemc+r.t - essentiel - étant formulé, il est possiblc dtimaginer, â titre purement inüicaËif, ce que Pourraient être les grandes catêgories dIinfortnations fournies par 1rc;bservatoire. -54- 1, Publications annuclles Situation tles stocks vi-vriers, des équipements, tenCances de la production, rrrigraticn, rlcctlpation rle itesPace' 2. Publi catic;rr à Péricd,i citi: bi ou tricnnale Ilsgagiraitcl?unrappcrtreprenantnctauurentles chaque année) mettant en 6vider.ce les tenrlances "lourdes" ,orru, et formulant quelques hypothêses explicatives' informaÈions PubIiées consÈatées dans la 3. Istgrrnetlese-!ggrlis:-i-1g-Ées'el9e Le st,ockage rles informations sur micro-ordinaÈeurs devrait permeLtre de fournir très rapidement tout ou partie <les données collectées aux organismes qui en feraient la Cemande" 4. Etudes fia]-,isCes à la demandc LrexisÈence d,un dispositif permenent permettra dc réaliser' à la dernande, r3es enqrrêtes légères" Crcsi ainsi par exeÏnPle que dans lrhypothèse où urr méCicament contre ltonchocercose serait mis au point, OçP serait intéressé de savc,ilJans quelle mest''rc les ruraux seraient prêts à Leacheter 16,gulièrement " Une enquôte rapicle Ce lrobservaËcire perneEtra alÜrs dtavoir une premiè-re i6ée à c* srrjàt. Quitte à lancer une étuCe plus lourde er' foncÈion Ces résultats obtcnus. Cetypecigenquêtespeutfa*ire1-oobjetcenrultiplesapplications, !lg-gusel tunit6 à saisir llne opportunité est aujottrcl'hui à saisir' En effet, 1a b;rse ce départ est excepti<rnrrelle. Au fil des ans, les enquêtes natir-rnales, les âtudes et bilans d'e scciétÉ:s «le <lirveloppement' lt:s monr:graphies de chercheurs, 1es cartes rrt phtographies aériennes se sonÈ accumulCs. Bien qurhêÈé,rogèr.es, comme cela a 6Cf: signalé, ces clocurnents nlerr constituent pas *tiin" une base fr-'urnissant cles repères génêraux et permettent certaines vôiitications sur des pcints pârticuliers ' -55- Enfin, loenquête OCP/ECO rêalisêe en 1985 ,i'une ParË prÔuve qutun rlispr:sitif Iéger .l'observation de l-errain peut fournir oes informaÈiorrs prêcieuses, d'eutre part, consEitue ,rr^" orqrrâte pilote Pêrmegtant craméliorer 1'échantillorr et les quesEionnairss' A côté cle cet ensemble cieinformations existarrtes apparaît clairement aujorirdohui 1a possi-bi-liËé dtutiliser la Ei:lÛdétection pour suivre réguLièrc'- o*ia na avec pri,cision (,Jrune r.raniè.re quantitative cetÈe fois) les taux et les mc.Jes d?oceupaEion Jes eoIs, et noiar'mrerrÈ les strperficies cultivées' les j echères , Ia cléf,crestaEion, 1! habitatt ' Situation rrivilêciée atoCPL------b- oCP est parEiculièrement bierr placé pcur jc;uer un rôle particulier dans La mise en oeuvre et Ie fonctiorrnemenË du,lisposiiif . Intêressé au premior ciref Far cê qui sc irasse clans la zone) iL a une vr:caticn eÈ unc f'ratique qrri' par nature, rovêtent un c4raetère transnational, son personnel, bir:n rnotivé et hautenent qualifié, esÈ gÉ-ographiqueme:nt ri'rparti su:r 1?ensemble de l-a zone' Lrinfrastructure cl.ont i1 Cispcse; et noÈamment ceile autorisanË des liaiscns rapi<1es est bien dâve,1-oopire. I1 L6nôficie er: outrc d?atouEs i"ans divers ,l.,ttou domaincs) colfrIe par exennple la micro"'infermatique' OCP est dorrc en mesure cle t,ravailler efficâcement avec tous ceux qui devraienÈ contri.buer.i Ia mj-se en oeuvre du rli-spositi-f 3 pays rnembres et grandes sociÉtés <1e d6veloPpemer't" " Un disuositif simtle e- :--==;f-;-;*---.--- t onéreux Pour résulrer, 1e r:lispositif rJ'observation pr6conisé esË fondé sur la confront.ation çerrtanente de ôcnnôes socio-économiques micro et nacro' I1 .lisr;oscrait rie q.uatre sources princip.ales dlinformations : - Les euquêtes nationales, <1ont l'un cles intérêts esÈ rle fournir le caCre gônêral d.arrs lco.uel se situe la zone 0NCIIO ; - Les ]:aPËorts et bilans <les sociôtÉs rie c6veloppenenË intervenanü <iarrslazone(Conni,resgérréralessurl?enca:lrern'ent'ies6quipemeflts'certaines productions, fornrulatiJn,lttrypcthèses mi:riÈant Coôtre tesÈ6es sur lferrsemble de la zone) , - La tôlêdêteetion (4onirées sur 1?occupation Ce 1'espace); - LTenqu-eite [,ernanente rians les villa8es et exploitations tômoins (tlonni,es rnicrcr-ôccnomicues 3e toute nature et infornationS sur le comporto'- nrent des ruraux) " -56- Ce ,'quaclruple atEelage" dorrne la mesure Ce-s moyens à mettre en oeuvre et des collaboratiens à obtenir. Une pren:iàre 6.,ra1uatic;n des coûÈs donne 15 000 $ lour l-es investisse- ments et 2.5O 00Û $ pour 1e foncti-c-rnnement annuel (r,oir aniiexe n(]. III"2). Aucune hypothèse noa eté formulée sur 1!éventuelle ventilation de ces coûts entrc les ,.iifférents partenaires. Ccpendani, bien que les sonmes cn questi.on soient rele.tj-vomerrt moclest-es, i1 st:rait ni:cessaire r;u'c1les viennerrt àrr complê:nent du buclget actuel drOCP. 3.4. Pour rrn renforcement de la capacité doa.cticn dcs structures nationales Depuis le début clu Prcgrarnne, des sÈrucÈures chargêes ce la pla'nifi- cation des prograïiünes rle d.évelopper1ent onL ôCé ctê'ees dans plusieurs pays' Mai's pour Ces raisons diverses, notarràent mi-tirodol-ogiques) ces structures n!ont pes o, ,""o*plir correcEement la mission qui leur était confiée. La présente éÈu'le a permis de confirmer ia nécessité de plans de cr,éveloppcment concertés conformes aux Folitiques nati.onales clont 1es fonde'- ments Jerzraient s t inspirer du rationalisme et des précccupations du monde rural ' Leexç,érience montre que La plupart <ies prca{rêilrnes et prcjets de c1éveloppenent nontés et exécutÉ:s Cans la zone ONCHO Licnt étê sarrs connaiss'1ncÈ du milieu cr sans une activité rte sui-rri et dr6ve,lue.ticn soutenue à Ee1 ç'crint qutauj,--,rrrdohui <.,n est placé <levant le constat amer rle m'lnque cl'e donnéesr Ilcn seuleàent pr:u:: faire i-'analyse des acr-ivités pass4es mais surtout pcur la prograrnrtation f uturc . L!observatc'irc permanent rlant 1a rnise en plac'- est propos/:er outil C'es p.1ys et partie intôgrante rles structures naticr.ales, devrait réponCre È ce clouble obiectif. .Cornpfe t-enu d.es m(lyens limiti:s'lcs EËats, il est recomnan'iô qur:les agencLs parraina,ntes et les bailleurs tje fo'nc1s aqccrrlent une attentjcn particulière au i.,nforcement. des structures nationales chargées de la colLccte àt au lianalyse .ies .iongôcs d,lirs La zone du l'rcgra.rme./" :tr **zt*:t* ÿtftr(*rc r(r(* ** x r()t **7t )k '- tl UAT'-I3l5r I'AI,:I IX ((-- o il c L iI S r c i{ .--:'k - à'-*-'*.- x- *- *--*-* -' -57- CONCLUSION comme annoncé <ians le préambule, ce rapPorE consLit.rre un document de r-et]3x|on sur les chalgements socj.o-.êconomiques intervenus dans les pays Èouchés par Ie Prograrrne de Lutte conÈrr: lr0nchocercosee ali cours 'le la décennie L97 4-Lget,. Les dyriamiques socio-économiques constaÈées clans cette étude montrenE que 1a zone ONCFIO est en pleine ,r.rtoiio, socio-culturelle (brassage ethnique) ut êcono*ique (contribuEion de plus en plus importarrtc au Produit Natiorral Brut) . Ltenjeu économique que constitue Ia zone ONCHO pour chacun des pays.' 1îimportance <les flux migraic,ires, la faiblesse des structures naËionales en matière de contrôle et dà coorclination de lrcxploiEation cles ressources somme toute fragiles, soulignent llurgenËe nécessiÈé de mettre en place une (des) stratégieis) adaptae(I) d'aména[ement de l"tespace rural si 1'on veut éviter à Ia zone ONCttO la spectre de Ia désertification' Dans ce combat <léjà engag6 par les paysr le rô1e des agences spécia- Lis6es ,lu système des NaËions-Utti""- et de tous las eutres pa-rtenaires des pays en matière tle clé-velopDement, s'avère prirnordiai'' CetËe étude, en dépit de ccs i.nperfections, constj.Èue unc expérienca enrichi.ssante pour i". poyo eÈ le Prograrmne darrs le cadre du suivi- des actj-vit'-'s de déveLoppemcnt socio'-ôconomique. A cet ég,ard, e1Le mêrite dtêtre approfcnciic dans ltaire actuelle rlu Prograunne;:t étentlue dans lcs zones drrextension' Errf in et de façori génêrale, la granile e:<périencc acquise par le programne laisse présaier que les opér:atiorts de conËrôle de la maladie Car's les zones C.'exter^sion seront rêalisàcs dans de bonnesi conditions et de faqon efficace. CeÈEe expi.rience degrait pouvoir êErc rnisc à profit pour 1e contrôle dtauEres en,lérnics et ce pour le bier,-ôtre des population's de la Sous-Région. -:t.-*- *-*-:t --)t-- tk-*-*- *-*- -58'- Ltéquipe de ré-daction rlu rapport préliminai're de synthèse était conrposêe cie -Ju les Dekrin Traoré c',e 1îUni.té Ce Développement Economrque Consultant Economiste, Chef dtéquipe Chef a"i ol{s / OcP l -Jean-BagÈisteZonSg-rÀgro-économisterMembrecluPerscnnelOrts/OCP - Yapi Simplice Àffou, Socio'-économiste, Consultant 0I4S/OCP - Jean-Pierre llervouët , GCogra.phe. Consrrltant OI'IS/OCP - Marcel Tatiéta, Agronome, Ccnsultant ON§/OCP - Si:kou Traorê, Statisticien-démograohe, Consc:i1-ler temporaire Oy'S/OCP - LaurenE 14. As sogba " Drrrographe, Cousultant PllUIt - l.Iichel Gaui, Economiste, Consultant Banque Tlondiale -:k- r(--x- *-*- *- *- *- *'-*-*-*-*'- :t- t«C r*SIIE:E-.EI:!IIE lr=7 NTtrE]{EIJ ::t.- ÿ<-- :Y. . *-- :t.. rt-* --. /r'-.* - II ANNEXE 60 La clynamique tie 1!c,ccupaEion de'' lrespace Les zoncs d;étuclcs spatirrlcs en Côtc"rlÿIvoirc La dynamique de lroccul:ation iu scl <lans les bassi[s 'Jes rJolta aprars lC rrns de lutEe contrc l l onchocercose L ? observatoire socio'-ôconrnnique Evaluation clu ccût de 1'observatcire sccio-6conomique Liste dsinterventions possibles dans la zone ONCHO' * *** ***r(**rtr< rr* r(* ****)t ANNEXE I].I - rr.6. : - II.6"a - rr"6"b - ITI. 1 -- III.2 - III.3 § ô *59- ÂNNEXES Un certain nombre drannexes onÈ été élaborées â partir des résultats des enquêtes de terrain OCF/ECO et des rapports -i.ssus des pays., Chaque annexe traite beaucoup plus en détai1 les principaux don,aines abordés par le rapport ^ Pour ceux qrri souhaiteraiect avoir de plus amples informaEiolls e nous les prions de se rapporter à ces annexes " ANNE)G I -- Cartes - Figure '- Figure - Figure * Figure - Figure ^ Figirre - Figure - Figure -- Figure - Figure: Ces isohyètes et des aptitudes culturales des rerres no 1 : Courbes des isohyètes no 2.a : Esquisse de la valeur agricole des sols no 2.b r Esquisse pédologique no 2"c : Regroupement des types de sols no 3 : Aptitudes agro-climatiques à 1a culÈure du mais no 4 : Aptitudes agro-climatiques à la culture du sorgho no 5 3 Âptitudes agro-ctinatiques à 1a culture du mi1 no 6 :: Apt.itudes agro*climatiques à la culture de la paEate clouce no 7 : Aptitudes agro-climatiques à 1a culture du manioc no I : Aptitudes agro*climatiques à la culÈure rlu coÈori Les mouvements de population Les procluctions vêg6tales et animales Le probl-ème de 1a rnesure <le la capacité du travail Elôments socio-Économiques ti-rés de lrenquêÈe OCP/ECC) 1985 ANNEXE II - rr.1,. - r1.2. : - II.3 a - rr"3.b

Key facts
Document type Technical Documents
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Source World Health Organization