æ,efis.r ANNEXE III-4 CONTROLE DE L'ONCHOCERCOSE DANS I.A REGION DU BASSIN DE I,.A VOLTA Rapport préparé pour les Gouvernements de Côte d'Ivoire, Dahomey, Chana , Haute-Volta, Mali, Niger et Togo ANNEXE III-4 : EVALUATIONS D,INSECTICIDES ET D'EQUIPEMEI{TS, RECENTES ET EN COURS POUR I.,A LUTTE CONTRE SIMULIUM DAMNOSUM DANS t-A REGION DU BASSIN DE T,A VOLTA Genève r973 \ Programme des Nations Unies pour le Développement organisation pour rrArimentation et I'Agricurture des Nations unies Banque Internationare pour la Reconstruction et Ie Développement Organisation Mondiale de la Santé Annexe Ill-4 Page I I. INTRODUCTIOl.I I. Depuis 1944 (Fairchild & Barreda, 1946) te DDT a été lrinsecticide le plus employé dans Ia lutte contre les simulies, notamment comme larvicide, avec différentes formulations (Chance, 19zo). Il a été à la base de presque toutes les campagnes faites contre les vecteurs de I'onchocercose ou contre les simulies en tant que nuisance, Ies applications étant faites soit depuis le sol, soit par aéronef, cette dernière méthode n'ayant été employée systématiquement qu'en Amérique du Nord pour les traitements larvicides. 2. La nécessité de disposer drinsecticides de remplacement est apparue depuis plusieurs années. D'une part certaines populations de simulies, et notamment de Simulium damnosum , ont une sensibilité décroissante vis-à-vis de cet insecticide (WHO, 1970; Walsh, I97O, Quélennec & Vervent, l9?O; Brown & Pal, 19?t; Ouédraogo, 19?3; in: Annexe IIl-2, rubrique 3.3). D'autre part, l-e DDT a une rémanence beaucoup plus grande qu'i1 est nécessaire pour le traitement des eaux courantes où, de toute façon, I'rnsecticide ne reste qu'une brève période au contact des larves de simulies, puisqu'il suit le fil de 1'eau; son remplacement par des composés plus rapidement biodégradables a donc été envisagé depuis plusieurs années (WHO, 197la). On doit noter, en outre, qu'iI est toujours dangereux de baser des campagnes importantes sur I'emploi d'un seul lnsecticide qui peut à tout moment disparaître du marché à la suite de I'interruption de sa production pour des raisons technlques, économiques ou poli.tiques. 3. La recherche de composés de remplacement, commencée il y a plus d'un quart de siècle (Chance, I9TO), constitue un des volets du programme général de recherche de I'OMS en matière d'insectrcides (tÿHO, f9?Ib) et a été considérablement intensifiée depuis environ cinq ans en dépit des problèmes posés par I'absence de procédé satls- faisant pour faire, au Iaborator.re, une évaluation prélimi.narre des insecticides supposés efficaces. Une difficulté supplémentaire réside dans les grandes différences hydrologiques et écologiques existant entre les gîtes à simulies anthropophiles d'Amérique du Nord et ceux de S. damnosum dans les savanes d'Afrique occidentale; les résultats obtenus dans la première de ces zones, où de nombreuses études ont été faites, ne sont guère transposables dans la seconde. 4. En Afrique troplcale, l'évaLuation d'insecticides susceptibles de pouvoir remplacer le DDT dans les campagnes de lutte contre S. damnosum a ainsi commencé d'emblée au niveau des essais sur Ie terrain, dans des cours d'eau de moyenne impor- tance. L'expérience acquise lors des premiers essais a permrs d'améliorer progres- slvement la méthodologie employée et de définir les caractéristiques des formulations souhaitées et des équipements res plus appropriés pour l'apprication de ces formuLations (Quélennec, 197Oc, Annexe V-1 ) . Annexe III-4 Page 2 2. EVALUATIONS RECENTES SUR LE TERRAIN 2,L Insecticides et formulations 5. Les larves de S. damnosum vivent fixées sur des supports immergés à une farb.le profondeur sous la surface de l-'eau, dans les rivières à courant raprde, et se nourrissent en filtrant les matières en suspension apportées par le courant. Les essais d'insectici.des sur Ie terrain ont notamment eu pour but de placer I'insecticide au niveau des larves, soit sous une forme propice à I'absorption par filtration (poudres mouillables, formulations colloldales), soi.t sous une forme maintenant I'insecticide à Ia surface de 1'eau (solutions de densité rnférieure à cetle de I'eau). De lombreux essais et plusr-eurs campâgnes de grande envergure ont aussi été faits avec des concentrés émulsionnables car une telIe formul-atIon peut avoir une forte concen- tration en matièr.e active et est très facrle à emplol'er sur le terrain. Les résultats de ces essais sont riches d'enser.gnements (Blanc et aL., 1958; QuéIennec, 1962, L97Oa, lg?Ob, 19?Oc et 1972; Ovazza tÈ Valade, 1963; Garms &, Post, 1967; Jamnback et al., l97O; euélennec et al., 19?O; Le Berre et al., 1971 et 1972; Qurllévéré et al., 1972 et 1973) 6. Dans I'ensemltle, les fot.mulatt.ons partrcularres ont une assez faible portée, pr(.rbablement parce <1u'elLes sédimentent raprdement et (lulttent la couche d'eau clans laquelle vivent 1es lar.r,es de simulies; la seule f ormulati<.rn colLoldale utt-lisée a cependant eu une portée assez grande, mais avec une efficaclté seulement partiel-Ie (euelennec, l9?Oa, 19?Ob et 1972); Ies seuls bons résultats ont été obtenus avec un composé solulrle dals I'eau à 1a concentration emploS'ée, qul se redistribualt proba- blc-ntent clans La rtr,ière SouS une autre forme que celle appLrquée (Quélennec et a1', 197O; Le Berre et â1. , I97I). 7. Les formulatlons flottables donnent d'excellents résultats dans les cours d'eau nord-anrérrcatns turbulents et de farble profondeur où I'rnsectlcide est constarunent mclangé à la couctre supér.reure de 1'eau, Les résuLtats obtenus en Afrique occidentale sur les gî tes à s. damnosum ont été beaucoup molns bons du fart des conditlons hydro- Loglques drfférentes; etr I'atrsence cI'une turbulenc(' sulfrsante, I'lnsectlcrde -[orme une pelLrcule supel'llcreIle passatlt au-dessus cles Iar'','es et L'actlon du traitement rt'est généralemetrt (lue partlelle; par arlleurs, ce t]'pe de formulatlon frânchrt très ma1 les zones "étales" sans courant superfrcrel et a tendance à s'accumuler dans la partle amont de ces zones (lllanc et a-t., 1958; Ovazza tL Valade, 1963; Jamnback et al., l9?O; Le llerre et al . , I97f ) . g. Les mer.I1eut.s résultats ont été obtenus à ce jour avec l-es concentrés émulsron- nables d'une densrté légèrement inférieure à ce1lc. de I'eau, se drspersant sponta- nément et raprdermer]t clans la nappe supérreure des cours d'eau et restant en maJeure partie dans cette couche (Quélennec, IgG2; Le Berre et al., I9?l et )'972)' ["r carac- térisatron de ces 1;ropriétés est en cours pour établLr ulle spécrf:-cation ldéale des aAnnexe [I 1-4 Page 3 Iarvicides anti-simulies, mais Ie problème est complexe car les différentes propriétés physiques des émulsions ne varient pas indépendamment les unes des autres et il n'est guère possible d'intervenir sur un seul facteur à Ia fois. g. Une des premières conclusions que 1'on peut tirer de ces observations faites sur Ie terrain c'est que, pour des conditions opérationnelles identiques ou très voisines, I'efficacité immédiate et Ia portée efficace au fiI de 1'eau d'un insecticide dépend pour une très grande part de sa formulation, ainsi que Ie montrent les essais r-23sur I'Abate^ faits depuis 19?1 et ceux faits sur le méthyl-Dursban, Ie phoxim et Ie 4 chlorphoxirü en Lg72 (lÊ Berre et aI., 1972; QuiIIévéré et aI,, 1972 et 1973). La liste des composés "prometteurs", dont l'efficacité sur Ie terrain est prouvée et qui 5 comprend déjà I'Abate, le chlorphoxim, Ie méthoxychlore,- le méthyl-Dursban et le phoxim et, avec une moindre priorité, le Dursburr,U ,a fenthionT et le carbaryl,S pourrait donc s'accroître, dans un proche avenir des noms de composés ayant donné des résultats peu satisfaisants dans Ie passé, mais évalués alors avec une formulation apparaissant maintenant comme défectueuse (cf. Annexe V-1, rubrique 1). 2.2 Méthodes d'application et équipement 10. Que I'insecticide soit appliqué dans les cours d'eau depuis le sol ou par aéronef, on peut, pour une dose donnée, appliquer une forte concentration pendant un temps bref ou une faible concentration pendant un temps long. [.es doses de larvicides employées contre les simulies sont d'aiIleurs traditionnellement exprimées en "A parties par million appliquées pendant B minutes" ou, plus simplement "A ppm B m". I1 avait déjà été constaté, dans le cadre de ta campaBne contre l'onchocercose organisée par Ia Côte a'Ivoire, la Haute-Vo1ta et Ie Mali, avec l'assistance du Fonds européen de Développement (FED) et de l'Organisation de Coordinâtion et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) que, dans les rivières à courant rapide et réguIier, 1'efficacité des traitements au DDT variait inversement avec Ia durée de 1'appllcation dans Ia rivière de Ia dose de concentré émulsionnable; Ies équipes de traitement, dansces conditions, en arrivaient à déverser directement la formulation concentrée dans les cours d'eau, sans dilution préalable. I 2 3 4 5 6 7 8 oMs-?86. oMS- I I 55 oMS- L 170 oMS- I 197 oMs-466, oMs -97 I . oMs-2. oMS-29, Annexe III-4 Page 4 1I. Cette observation a été faite à nouveau, dans des conditions d'observation satisfaisantes, lors de l'évaluation de 1'abate faite dans le nord de la Côte d'Ivoire en 19?2 (Quillévéré et aI . , 1972). Dans les rivières ayant un régime de saison des pluies on a donc intérêt à appliquer rapidement le traitement insecticide pour créer, en travers du cour.s d'eau, une barrière insecticide de faible largeur mais à forte concentration qui descendra Ie courant sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres en éliminant les larves de S damnosum sur son passage. Dans les rlvières dont le cours est interrompu fréquemment par des zones sans courant, ce qui correspond habituellement au régime de saison sèche, Ia portée du traitement est de toute façon très limitée et la meilleure efficacrté est obtenue en appliquant l'insecticide à une ptus faibte concentration pendant plusieurs minutes. 12. Ceci a une grande importance sur le ptan des équipements lorsque l'ôn effectue les traitements par aéronefs. l,es dispositifs d'épandage habituels permettent d'applr.quer au plus quelques litres d'insecticide par seconde. Avec un avion volant toujours à une vitesse relatrvement éIevée, cela revient à répartir I'application de l'insecticrde sur une longue distance, ce qui équivaut à un trartement à une faible concentration pendant une longue durée.I Les avions se prêtent ainsi mal à I'uti11- sation optimale des insecticides dans les conditt.ons de tra]"tement de saison des pluies, à moins de les doter d'un dispositif d'épandage à gros débit qui n'existe pas dans le commerce. Ce problème ne se pose pas avec la même acuité pour les hélicoptères clui peuvent touJours faire du sur place ou descenclre lentement le courant pendant I.a durée nécessaire à 1'émission de 1a dose requise d'insecticide. 13. En régime hvdrologrque de saison sèche les drspositifs usuels d'application aérienne des insectr.crdes liqurdes conviennent parfaitement aux traitements contre les simulies et le seul avanta[Je des hélicoptères sur les avions reste alors Ia possibrlité de sélectionner avec précision le por.nt d'application (Qui11évéré et a1., Ig?3). Cette possibilrté a néanmoins une grande lmportallce. En Amérique du Nord, les traitements aérrens anti-s:.muIies sont généralement farts tôt au printemps, Iorsque t ar. ,'on prend par exemple Ie cas du trai.tement d'une rivière coulant à I n/s devant recevoir une dose de 15 Iltres d'insectlcide, appliquée d'un avion voLant à aO nfs (I44 krr.fl.) et a),ant une rampe de traitement d'un débit de 3 lfs, la dose sera appllquée en clnq secondes et donc répartie sur 2OO m; par rapport à un point fixe de la berge le ptan d'eau traité cléfrlera en 2OO secondes; L'application aérienne faite en cinq secondes correspondra arnsi très exactement à un traitement fait au sol pendant trois minutes vingt secondes. I IAnnexe III-4 Page 5 la couverture végétaIe est minimale, contre des espèces n'ayant souvent qu'une géné- ration par an. [€s conditions d'opération sont très différentes en Afrique où les traitements doivent être appliqués pendant toute I'année et où les arbres des galeries forestières gardent leurs feuilles en toutes saisons. [æs premières études sur les traitements par avion faites dans Ia région du bassin de la Volta n'avaient pas mis cette difficulté en évidence car eIles avaient porté sur des cours d'eau importants ou largement découverts (Le Berre, 1968; Jamnback & Higgins, 1969; Jamnback et al., I97O; Quillévéré et aI. L972), mais elle est apparue lors des études ultérieures portant sur des cours d'eau plus petits et plus boisés; dans ces dernières conditions ni 1'accroissement de la dose de produit actif, ni celui de la quantité de liquide appliquée, n'ont constitué un remède satisfaisant, Ia quantité d'insecticide traversant la végétation et parvenant à la rivière restant inférieure à Ia dose efficace. Volant trop vite, les avions ne peuvent choisir les éclaircies de faible longueur des galeries forestières pour effectuer les traitements sur les petites rivières. Ce problème pourrait peut-être être résolu par une formulation appropriée de I'insecticide (granulés, globules à enveloppe plastique solubLe, etc.) mais le coût et 1'encombrement de telles formulations risqueraient de rendre leur emploi non économique. 3. ETUDES EN COURS ET EN PREPARATION 14. Les études en cours et en préparation concernent les principaux problèmes évoqués dans ce document ainsi que dans 1'Annexe V-l. 15. Un dispositif d'épandage rapide de grandes quantités d'insecticide à partir d'un avion est en construction. I1 permettra d'effectuer cette opération avec précision, sans contamination de la cabine de pilotage, et conprendra éventuellement un dispositif d'enregistrement des traitements effectués. Il sera utilisé sur le terrain au cours de la saison des pluies 1973. La même opération permettra de compléter 1'évaluation des possibitités d'intervention respective des avions et hélicoptères de taille moyenne. 16. La préparation de spécifications pour les larvicides anti-simulies est assez avancée. Dès leur mlse au pornt, ces spécifrcations seront utilisées pour formuler les différents insecticides dont les caractéristiques biologiques semblent convenir pour la lutte contre S. damnosum, Les formulations corres pondantes seront évaluées sur le terrain pour élargir Ia gamme des composés disponibles, Ces activités prendront place d'ici décembre 1973. Annexe III-4 Page 6 17. Le traitement par héticoptère et, 1à où la couverture végétale s'y prête' par avion, du bassin de ra comoé-Léraba, en Haute-volta, aura lieu entre iuilret et novembre Ig73, constituant sur 20 OOO km2 une avant-premrère du Programme de Lutte contre I,Onchocercose dans Ia région du bassin de la Volta. CeIa permettra de déter- miner l,effet sur le vecteur du traitement simultané de tout un bassin versant; 1,expérience acquise permettra peut-être d'envisager 1a diminution des doses d'insec- ticide nécessaires. 18. Les résultats de ces différentes études seront incorporés au fur et à mesure dans le plan général d'opération (cf' Annexe V-2)' 4. BIBLIOCRAPHIE BLANC,M.,D,AUBEt\tToN,F.,ovplzzL,M.&VALADE,M.(1958)Recherchessurlaprophylaxie de I'onchocercose en AOF. 1. Etude hydrobiologique de Ia Bougouri-Bâ et essais cle désinsectisation, 8u11. IFAN, 20 Sér. A 63 1-668 t]RoWN,A.!v.A.&PAL'R.(19?1)Insecticideresistanceinarthropods, wtd. Hlth org M()r-rogr. Ser 3A, 25L-252 (Srmulium) CHANCE, M. M. (1970) A review of chemical control methods for blackfly larvae' aestiones entomoL o icae 6,287-292 FAIRCHILD, C. B. &, BARREDA, E. A. (I946) DDT as a larvrclde against simulium' J. econ Ent , 38, 694-699 CARMS, R. & POST, A. (196?) Freitandversuche zur Wrrksamkeit von DDT und Baytex D gegen Larven von Srmulium damnosum in Cuinea' Westafrika' 40, 49-56 JAMNBACK, H., DUFLoT, T' & MARR' D' (I97o) AerlaI appllcation of larvicides for Simulium damnosum in Ghana - a prelimrnary trial ' 8u11. 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Nouvelles formulations' Document miméograPhié OCCGE, pp. t Bu1 I . org. mond (I9?O) Essais d'acti- larves de Simulies LEE, C. W I a Bobo-DiouIasso, 1?4/ONCHO . du lO.lI .1972, 12 Annexe III-4 Page 8 QUILLEVERE, D., ESCAFFRE, H., PENDRIEZ,8., GREBAUT, S., OUEDRAOGO, J., KULZER, H., BELLEC, C., PHILIPPON, B. & LE BERRE, R. (19?3) Lutte contre Simulium damnosum vecteur de 1'onchocercose humaine en Afrique occidentale. IV.- Expérimentation par héIicoptère de nouvelles formulations et simulation d'une campagne ins-'c- ticide, Document miméographié OCCGE, Bobo-Dioulasso, ]7@ du 5.01.1973, 29 pp. WALSH, .r. F. (197O) Evidence of reduced susceptibility to DDT in controlling Simulium damnosum (Di ptera: Simulirdae) on the River Niger, Bul1. WId. HIth. Org., 43,316-318 WHO (I97O) Insecticide resistance and vector control. Seventeenth report of the WHO Expert Commlttee on Insecticides, Wld. Hlth. Org. techn. Rep. 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Contrôle de l'onchocercose dans la région du bassin de la Volta : rapport préparé pour les Gouvernements de Côte d'Ivoire, Dahomey, Ghana, Haute-Volta, Mali, Niger et Togo; annexe III-4 évaluation d’insecticides et équipements, récentes et en cours pour la lutte contre Simulium damnosum dans la région du bassin de la volta
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