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Résultats de l’évaluation épidémiologique après 10 ans de lutte antivectorielle contre l’onchocercose dans la région du Bassin de la Volta : incidence de l’infection onchocerquienne chez les enfants nés depuis le début des traitements larvicides

Organisation mondiale de la santé
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,l "T Âe ,}l WORT,D HIIALTH ORGANIZATION za» -6t'r ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE Programme de Lutte contre lrOnchocercose dans la Région du Bassin de Ia Volta Unité d'Evalrration Epidémiologique RESIJLTATS DE L'EVALUAT]ON EPIDEMIOLOGIQUE APRES 10 ANS DE LUTTE ANTIVECTORIELLE CONT]IE L'ONCHTICgRCOSE I)ANS LA REGION DU BASSIN DE I^A VOI,TA : i. INCIDENCE DE L'INFECTION ONC}IOCE]TQIIIIiNNE C]1[Z ]-IiS ENFANTS NES DEPUIS LE DEBUT DES TRAI'IEMIiNTSi I,ARVICIDES. Par 2M. KARAM J. REMME 3 4G. ZERBO 1. Médecin de Santé Publique, Programme de Lutte contre lrOnchocercose(OCP) B.P. 549 Ouagadougou, Burkj.na Faso. Innnunologiste/Parasitologiste - OCP Biostatisti.cien - OCP Entomologiste - OCP I I]A0 2 3 4 kq? vtln, RESULTATS DE L'EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE APRES 10 ANS DE LUT'IE ANTIVECTORTELLE CONTRE LIONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LÀ VOLTA : I. INC]DENCE DE LIINFECTION ONCHOCERQUIENNE CHEZ LES ENTANTS NES DEPUIS LE DEBUT DES TRATTEMEN'IS IÀRVICIDIiS. RESUML l,'lr.rcidence de lrinfection onchocerquienne est, mer;urée ctrez les enfants nés depuis 1e débuL des traiLementrl larvici,les du Programme de LuEE,e contre lrOnchocercose dans 1a Région du Bar;sin cte la VoItlt. 8088 enfants provenant de 15ji village..; reprrrL:ls de façon homogène dans ltensenrble de I t aire drr PrograrTrrne cll)t- eL(, r,xamint;s. )?:rrmi eux, 37 ont 6té trouvés porteurs de mic'rotiltlirelr,.1 rr). volrrulrrs, ,rl.ors que 652 drentre errv- auraient dû êtrr.'normalernerrt irrl-et'trls, stil n'y avait pas eu de mesures de lutte. Dans la Région Centrale du Programme, qui occupe 9OZ de son aire, la transmission peut-être considérée interronrpue (1 .seul enfant infecté parmi les 5886 examinés de la Région). Les 36 cas restants se reparÈissenE dans deux zones marginales du Progranrne oii la transmission de lrOnchocercose persiste par suite de 1a colonisarion par des simulies origi.naires de régions non EraiEées, de la résistance des vecteurs aux insecticides eE éventuel.lement de failles dans les traiEements. Les indices entomologiques mesurées recoupenL parfaitement 1es observaLions épidémiologiques, aussi bien ,llrrrs la Itô11 i on (Jentral e que 1es zones marginales. 2INTRODUCTION La sEratégie du Progranune de Lutte contre lrOnchocercose dans la Région du Bassin de la Volta consiste en la destruction des larves des Simulies vecteurs du parasite, par épandage d'insecticides au niveau de leurs gîtes larvaires, pour briser 1a chaine de transmission. Lrévaluation de lrimpact de cette luEte antivectorielle est suivie sur 1e plan médical, par Itexamen périodique des populations de guelques 150 villages indicateurs, statistiquement, représentatifs de lrensemble du Prograrnme. Après huit années de 1utte, on constate avec satisfaction une chute remarquable de IIint.ensité de IIinfection chez les adultes (Renrne J. et a1., r9Bs). Dans cette ét,ude, nous nous somme.s int.éressés uniquement aux enfants nés depuis le début des traitements larvicides, crest-à-dire de f975 à 1978 suivanL les sîtes, jusqu'en I985. Ces enfant: ^s constituent en efl: et un indicateur approprié de I'interruption orr de la persi-stance de 1:r transmisaion du parasite. Au tocal, 8088 enf ant$ provenant tle I !,5 vi11;rges ont ét6 r:xaminés. Chaque viltage a été 1'objet <lrau moirrs rleux l)rospc.cIions donE trrre avant Ie début des opérations d'épandage. Ces 155 villages sonL reparEis dans dix zones opérationnelles (ZOP) dont chacune correspond à un territoire présenÈant un hauÈ degré drhomogenéitê aux points de vue entomologique, épidémiologique et opérationnel (cartes 1 et 2). MATERIEL ET METHODES Les méthodes drévaluation épidémiologique en usage au Prograrnme ont été décrites en détai1s par Prost À. et al., L975. A chaque passage dans un village, il est procédé à un recensement de toute la population. Sur chaque individu sont prélevés deux biopsies exsangues, une sur chaque crête iliaque, avec une pince à sclérectomie de Holth. I-es prélèvements sont examinés sorrs nicros(:ope de dissection au grossissemerrt x 25, après incubation de trerr[e minrrtes dans de 1'eau distIllée. 3Les microfilaires d'0. volvulus émergées sont compt6res. Les biopsies 24 heures rlans clu serult physiologi-négatives sont relues après incubation de que. Chez les enfants nés deptris [e débu[ des EraitmenÈs larvicides et faisant I'objet de ceEte éEude. orr zr pris Ia précauLion srrpplémerrtaire, au cours dtr même Passage, drune part cle recontirnrer letrr identité, et dtautr€ part de pratiquer plusieurs biopsies addiEionnelles en différents sîÈes (crête iliaques, omoplaEes, mollets, gril costal) aJ'in d'obtenir un diagnostic de certitude. Des missions spéciales se sont même rendues dans certains villages où avaient éËé détectés des cas d'infection d'origine inexpliquée pour procéder à des enquêtes épidémiologiques et enromologiques complémentaires. RESULTATS Les résult.ats sont consignés dans 1es trois tableaux, les trois cartes et lrhistogramtre qui suivent : Le tableau I montre que sur 8088 enfanLs examinés, 37 ont été trouvés porteurs de microfilaires d'0. volvu1us. Mais surtout, ce tableau indique que dans Iréventualité où le Progranune ntaurait pa$ exi.sté, ce sont 652 enfauts qui auraient été infectés, au lieu de 37. Ce chj.ffre dr:652 "cas attendus" a été calculé sur 1a base des prévalenr:es spéc if iqrres obsrlr.'vées dans I e,s mêmes c tasses d'âge lors de ltexamen praEiqué :lvant le cl ébrr t des opc rat j ons. [)n outre, cc Iableau f ait ressort.ir clalirement (lue Ie l,]OP 3-4 e:L 6-/ sont cel les qui hébergent la quasi-totaliré des enfants infcrctés (36 srrr 37, cl onr 20 pour la seule zoP 7). Ces ZOP sont toutes situées srrr Ics nrarges <[e L'ai.re iniriale du Programme (carte 2 , tÂîêndant orrê 1 ^ 6: tüÊ È iotr d ôie{r*b+rri.m t-t-rgà-r Cee riJlege s rie e anf inÈ^ irç .-t.6 Ia.-r r), cependanE que la situation de précontrol montre une distributiou homogène des villages avec enfants infect.és (carte 1). Le tableau II, à titre comparatif, a trait à 85 enfants de 4 villages situés donc où la transmission persiste, dans Ie Sud de la Bénin (ZOP 9). en zones non traitées, République Populaire du Parmi ces 85 enfants nés entre Avril 1979 eL Avril 1983, hébergeaient des microfilaires drO. volvulrrs. Le nombre 4 15 soit L7,657, théorique de cas attendus était seulemenÈ de 12.28. Le tableau III qui regroupe les cas dt:infer: tir.rn observés, permet de diviser I'aire du Pr:ograntrne en trois régions bien cl isIi.nctes : i) Une Région Centrale (ZOP L + 2 + 5A + B), .s'individualise nertement par la présence drun seul enfant infect6 parnri 58[16 examinrlc (sojt une incidence de o'o2Z), alors que le nombre de cas at-t(tn(luri srai]ève jr-rsqu tà qoz. A elle soule, cette Région Centrale représente près de 9()7. clr: I r a j.rr: in j,tiale tlrr progranrne. ii) LL66 L29. Une Ré ion Ouest (ZOP 3 + 4), comporranr l..L examinés (soit une incidence rle Cl .942). l,e enf.rrnts inIectés parmi nonrbrrr dc' <:as at tondus e$l de iii) Une Ré ion Est examinés (sr>it une Ce Eableau (ZOP 6 + 7), hébergeanl 25 enfanrs infeetôs parmi 1036 incidence de 2.4L2), Le nombre cle cas attendu est de 121. III est illustré par Ittristogramme figure 1. DISCUSS ION Nous avons montré que sur 8088 enfants nés clepuis le début des traitements larvicides, seuls 37 ont été trouvés porEerrrs <le microfiraires dr0. volvulus, alors qu'il aurait dû y avoir 652, s'il n'y;rvrtit pas eu le programme de Lutte contre 1 t Onchocercose. Dans l'échantillon témoin consËitrrc par une z()ne non traitée où la transmission persiste (ZOP 9), on a noLé qrre le nombre de cas observé (15), étaiE peu différent du nombre cle cas atEenclr-r O2), cjr>nt: qut, 1a val.eur Ehéolique exprimerait pour 1e mieux ce qui se pasise ré!e I I ernent 11;rris la natrrr-e. Il faudrait cependant stadresser à un échzrntilJ,rlrr pLus [;rr:ge ])our srirLuer sur la significativité de cetre différence, Fait remarquable, 1e rapporr: OtlSI,lItVFllj/^'f'IENDUSI x I O0 de ()otte ZOp g zone non Eraitée (122.L52) , est s;rttts c()rnnrurl(. ril('sLlr(: rrvt'r: ccl ui rrilrlvé clans lrensemble des zones sous traiternrrnt Ierrvi.cirit.. (5.6t2), cec.i mêmc dans 1es régions où les in<lices entomologiques sont rr:stés êlevé.s l cians la ZOp 7 par exemple le rapport nrest que L9,BoT", ce qui inclique m;rlgré touE, une baisse notable du risque drinfection nouvelle. 5L'étude épidémiologique fine des 37 cas a fair ressorrir (carte 2) : Dans les villages Togolais 131 et 139, dans la zop 7, trois enfants, nés I'année même du début du traitement dans la région, ont été trouvés positifs à lrâge de 4 ans. 11 est permis de'dire que f infection de ces enfants est certainement 1e fait drunê Èransmission simulidienne, 1'âge autorisânt drexclure 1réventualiÈé drune contamination trans-placentaire (prost A. et aL.,7979). Par contre, le cas d'une filleÈÈe de I an du village 139 peut être rapporté, sauf preuve du contraire, à une transmission in-utero. En effet, la mère de cette enfant présentait une charge parasitaire moyenne de 73 microfilaires par biopsie. Plus embarrassant est le cas du .j eune lrar'çon de 4 ans , drr vilrage p3g, dtr Burkina Faso, unique porteur de microf ilairers d'o.- vo Lvu-ürË ,167 enfants examinés dans les 55 villages dr,' liî ZOP ) p,lrI'ait(,rrent bi en conurô1ée (tableau r) . Les enquêtes épi<lémioJ.ogJ-qrres minuti.errses entrepr ises ont établi que ceI enfant esL bien né <lans Lc vi] l.age cL y â toujours demeur(! i on ne lui connait qu'un séjour rl e t-l errx rnois clilns la ville de Br>6«>-Dioulaeso, deuxiènre ville du Burkina I'aso cle part son inrporLanr:e. Ctrez 1rri., 1e diagnoetir-: dtOnchocercose est formel, et 1téventrralité cl rune infection par T. str toc erca (BA 0. et al , tg82) a été écartée après vérification. Les captures de simulies sur appât humain et sur pièges aux environs irmnédiats du village ont toujours été négatives. Par contre, il a été prouvé que ltinfection des 32 cas restants est Ia conséquence de 1a conjonction de plusieurs phénomènes : Réinvasion*, contamina- tion à partir de zones contigües non traitées, résistance des Simulies atrx insecticides organophosphorés, et quelquefois échecs de traitemenÈs aux causes variées (carÈe 3). - Dans La ZOP 3, la réinvasion parait être responsable de Ia persistance de 1a transmission dans les villages 238, P56 et Z6L. *Ré invas ion rmmigration dans 1es zoners nLln l.raitée,s <le S imulies i'eme1les éventuellemenE infectées, prr>ve,nanE de,gîtes siÈués clans cres régi-ons non Erai tées . 6Ce phénomène, dont 1t intensitê varie selon I es années, ,lssure une transrnissi«rn saisonr-rière, local-i sée aux villagrrs r iverai.ns cl tr (:otlrI; i nf ér-i eur dr-r Kankelabit (villages tSO "t ZOq) et du cour..; moyen rie l-a ll.rgoé (village 238). A Citre d'exemple, en 1979, année où les opéraEions de lutte avaient atteinL leur vitesse de croisière sur touEe It;lirt: tiu I)t'rlgritntme, <ttt t'r:1ev:tit, tttr point de caprure correspondant au village 264 r.rn '[aux Àttrtuel de l'iqûrers (T^I')** de Of lf f] +r2t 91,potentielAnnueldeTransmission(PAll),\:t(,k('l('434.l,espoprrlationssimulidien- nes envahisseuses sont très probablement originaires de La République de Guinée (z0P 10). - Dans La ZOP 4, deux faits sont à distinguer : 1) L'infection enregistrée dans 1e village L52 peut s'expliquer par Ia réinvasion, cependant très faible, du haut bassin du Solomougou, mais surtoutr Pâr le non traitement de gîtes situés en amont du petit barrage du village. 2) Trois facEeurs concourenL pour enfretenir Ia Eransmission de lrOnchocercose dans les villages 276 et 279, situ6s sur lt: haut bassin du Sassandra : i) la réinvasion, assez forte, en provenance <lt: la Républiclue de Guinée (ZOP 10) ; ii) la contamination locale par dispersion <le Simulies à partir de zones adjacentes non trait.ées ; iii) 1a résist,Ilrce' au 'lemephos (Abate ), développi:e par les espèces forestières du coml>Iexe li,.-, ,rlamntrsunr s.I , en P.IrticuIier dc S. soubrelse, prédominant dÉrns la régiorr (7,0P 5lJ). I',rr lr979, au pr:int de capLure correspondant ag vil lage 279, le» incl iccs elitorlt)logiqrr,rs enregisl:1.(:8 étaient de 9749 pour le 'llAP eE cle J5o pour I e PA'l ' - Dans les ZOP 6 eE 7. Lel; nlauva j r; r.'sultat-t; .ipidtlmiololli-ques sorrt la conséquence dtune réinv;rsion e,L rl rutre r'('(:()Jc,nisaIiorr del; vallt'e-'; tr;ri-téer» par migration ou simple dispersion des Simrll j es à p;rrti r des zoncs plus rneridionales non traiEées de la ZOP 9, plus pirrticulièrement des bassins dLr Mono au Togo et de l'Ouémé au Bénin. >t>!Taux Annuel de Piqûres (TAP) : Nombre théorique de piqûres de personne recevrait si el1e était assise sur 1a rive dtuÊ cours r.le Eolérabilité du TAPpar jour et 365 iours par an. l,e seuil l00O piqûres par hornme et Par alr. Simulies qutune dteau 11 heures a été fixé à /r/c:kpegsnliel Annuel de Transmission PAT) : Notnbre d'O. volvulus qui aura ent pu e tre transmises à êté f. ixé à 100Le seuil de tolérabilité du PAT a homme et par an. thôorique de larves infectantes 1a personne sus-mentionnée. larves infectantes Par( I 71 De plus, dans La ZOP 7, le relief constitu<: un facterrr important dans la persisLzuri:e de la transmissior-r, contribuant- riinsi à f airc de ceEte zone 1a plus rnal protégée au Programme. En cffet la quasi totalité de La ZOP 7 est occupée par Ies chaines de montagnes de ltÀt;rcora, véri-EahIe château dteau uù "pil lulent" de nombreux peEits corrrs dteat.r cachrls par une végétation luxr-rriante p.ir endroits; les tr.,riternents par: trélicoptère.s y sont difficiles, .zoire dangereux. En I979, le point de capt.ure corrcripor)dant ar.r viLlage 1.J9 accusait un TA? de 14738 et un PAT de 1O19. CONCLUS ION Lt incidenr:e de l tOnchoc<.rt'()si (, rneslrr,-'r, ('hez I r", r:nlalrts nrls depuis Ie tlébut des t raitemenls larv lcides constituc rrrr indi.t:zrt (:ur (te choix dant; 1'éval-ua- tion de L'impact de la lutte antivectorjelle sur la transmission du parasite .aux poprrlations rurales. C'est pourquoi un intér:êt tout particulier a été porÈé a ces enfarrts au cours des enquêtes effectuées par i-e Programme. Lrexamen de 8088 de ces enfants provenant de 155 villages repartis de façon homogène dans ltensemble de ltaire dr: Prograrrne fair ressortir que : f) La mise en évidence de mic::ofilaires d'0. volvulus chez rrn seu] enfant né depuis Ie début des trait.ements larvicides témoigne presque toujours d'une persistance de Ia transmission. ^ 2) Dans 1a Région Centrale du ' aire, il nty a aujourdthui Programme, corl:espond;urt à près det 9OZ de son au('lrne évid<,nt'e de tr';rnsmission d'0. volvu1us. 3) Sur 1es 37 cas d'infection dépistés, 3(, du Progiramme où 1a lutte anEivectolie'l, le' réinvasion, résistance aux irrsect ic'ictr:r; , darr s des z()nes mar5iinal es d ivers ol)stacles : dr: traiternent. S l.' trouvr?nL renc.()11 t ré rlrfticrrltcs 4) Si 1'action du Programme ntavirit [)irs titti ,:rrtrePt'ir;r', eo s()nL 6]j2 enfanl-s de notre éctrant.illon qui auraie:rrl- 6t[r i.rrIt'<:1,'l;, ]lômr'1à où <les r:as ont éLô observés, leur nombre reste t,rès inf r! ri e.ur à ce qrr' i1 .rurait été en 1 titbsence de luLLe anti-vectorieIle. dans nes et 8 Le bilan de 1'action du Programme esE donc extrêmement positif puisque 902 dc la superficie des zones autrefois l.es pLus exposées, les enfanÈs depuis Ie début des opérations sont aujourd'hui indemnes d'Onchocercose que dans 1es I0Z restants, Ieur ribque de s'infecter a notablement diminué. SUMMARY RESUI,TS OF THE EPIDEMIOLOGICAL EVAI,UA:ItON OF LO YIARS OF VECTOR CONTROL OF ONCHOCERCIASIS IN TTIII VO],TA RIVER BASIN AREA 1. INCIDENCE OF ONCHOCERCAL INFECTIONS IN (]I{ILDREN BORN AFTER THE START OF CONTROL. f ncidence of Onchocerc;t1 inf ect.ions is r,tudit'd in c hildren l>orn sin«:e the start of the larvicidal treat.metltsof Èhr: r)rrchocr,r,.iasis Control progranune, in the Volta River Ilassin Ârea (OCp). Therefore 8088 of tirese clri Ldrerr, orilii.rrati:r1i 1'rom 155 villages wiclr:1y d istributed through-out the ini r ia1 art:a r-r1 tlrr: 0C1, wore examined f or micro- f ilari:r o1. O. volvulus . 37 were found irrf ect e<l Il t,hrrre had not been control measures, 652 children would normaly have become infected in such a sample. It is considered that in the Centre of the OCP area which constitutes approximatively 9oZ of. the toÈa1, transmission tæ t,"uî'lli#)rrrorud (1 child infected among 5886 examined in the Centre). The remaining 36 cases are spread over tvro quite distinct marginal zones of Lhe OCP wlrere transmission persisted because of reinvasion or local contanination by black flies coming from untreated outside areas, {;-"::",r; S?-*"".li,,ia" vecror resisrance, or because of occasional treatment faitures. The entomological indices confirm pe'rI.r'c: tly rhe epidemiological findings in the central region as wel l as i.rr the nrarg inal zones. 9BIBLIOGRAPHIE 1. BA O. & PROST A. (1e83) Brève note complémentaire sur 1'aire de Streptocerca en Afrique de lrOuest. répartition de Tetra etalonema Ann. Parasitol. Hum. Comp., 58 (1), 93-94. 2. PROST A. & GORIM de pONSAy E (1e7e) Importance épidémiologique du Parasitismc néo-natal par microfilaires d I Onchocerca volvuius. Tropenmed. ParasiE. , 30, 477-481. 3. pROsT A., THYLEFORS B. & PAIRAULI' C (t 97 :t) Methods of mass epidemiological ev;r1ual i<>u of ()rrchocer-ciasi.s. urilisation in a vector control progr:iilme. comlnunicaLion to Conrnittee on epidemiology of Oncho«:èrciar;i r;. lrlorld Health Organisation, Gcneva. Docur*errt on<:hr.,, /r{p /75.L4. Their ctre Exper f 4. REMME J. BA O. DADZIE Y.K I(ARAI'{ M. (l985 A force of infection model for Onchocerciasis and itrs applications in the Volta River Basin Area. 10- REPARTITION PAR ZONES OPERATIONNEI,LES (ZOP) DES EMANTS NES DEPUIS LE DEBUT DIiS TRÀI]'EMENTS I.ÂRVICIDES ET AYANT CONTRÀCTE L I ONCHOCERCOSE. Tableau I Zone s opération- ne I1e s (zoP) Nombre de villages Nombre d I enfants examinés Nr:rnbre d'enf ants inf ectés observés 4 ÊL &, 4 de 6 tF ur& 55 23 t2 13 9 B L4 2L 3L67 1198 484 682 306 4L6 620 L2L5 1 o 4 7 o 5 20 o 180.90 99.09 27.98 100.84 t2.97 20.26 101 . 02 108. 96 0.55 0. o0 14.30 6.94 0.00 24.68 19.80 o. o0 155 8088 37 652.02 5.67 aE tendus Z OBS/ATT. Tableau II 11 INFECTION ONCHOCERQUIENNE CHEZ LES ENFANTS NES ENTRE AVRIL 1979 ET AVRrL 1983 DANS QUATRE VTLLAGES DE ZoNES NON TRAITEES DU SUD_BENIN, A TRANSMISSION CONTINUE (zoP 9). Nombre de cas N()lnbre de c.as; Inf ec E ion d I infection cl ?inf ection 0bs ervé s ()BS./ATT. X TOO 15 1'.t .28 722.15 Z Nombre drenfants iixaminés B5 Atl,Snd_g! l' t2- Tableau III GROUPEMENT EN TROIS REGIONS I)}.]S EMIAN'I'S NI|S DEPU]S LE DEBIJ'I D[S TRA]TEMI,]NTS I,ARVICIDES E'I' AYANT CONT'ITAC]'I] L'ONCHOCERCOiJE Nombre d'enfants infectés 1 1l 2:; '37 61t2. 02 Régions Nombre de vi 1 1 ages Nombre d I enfants examinés observés attendus Z OBS/ATT {CENTRALE \ QoPæ-lE*§A 1g VJIIJs,Ë) ouEsr 9 .f,f(ZOP : rj+rrJ/) EST(zov : 6'wlr 108 25 22 588 6 tL66 103 6 40L.92 1.28.82 r?t .28 o.25 8.53 20.61 TOTAL 155 8088 5.67 .3 .! ü9 tt. ËË oN out ::"-ut (UëË9tLrr--o oi Eo-ouuto:orcuil >c,Lorno,'9 " ,o ËI Ëc Ei=. = o o oÉ. z-oU I trJÉ. 0- UJo zo t- fl-6 ull ei i \-, /\, ) @l ,fr oi ' t l? !, _-----,_} )t -/<..:.I =O ) Uâ z a æ =ô zo oÉ)ûz oaÉ -Ozo :J É Fz UFF) U z =É caoÉ UÉ z6 @ d =É trô H l- = :E = æ(J oÉÈ JoÈ Fz 6 OÉ (J o - zo ,"71 a\'-*t,'')rt | ' l.j :1'-/ siI - Yr. '.,''i'-' V\ e @ o o<(o lr, I \l / oL t r.l I ,\À o a \( oi. o c I! + ! ,\ \l \l -t -t @ )l\ \,,., i o o ! UI c o c(ù o o1' l ao o)I l!o o- trJ z o tr f) trJ o lrJ F z (, c o O) I O 0J ç,l ,9 lC -(,,! a)p'9 mY ,* =7)c.! -oJL C o0,; -c.ou2C(n: ) ( fr- : 7 -, Y{) -,!-. 't ô o À. \-, ':f-i ,) I -lI o ,'o' J-\_-/-'ÿ/' \z a I t' 1- I J t \ -.- .--^'--aOc- I I () I t? I ,,. \-l r- .1' o ,I !. "I I '^ '-r 7 t, : . ,i,.1 §l§l@ 0- o N B.EE! :c (!) §l(r! @ @ a o<(D rn ut rrt cc.^!J €gE r,b E3 EO-o uuO=qc(Jo >ÉLoücr'g *o b'g'S= E ==oo lr, CO Or ao\ttoo)'Ol;fn â, l, @l ) ;- -,:t t' UI o c |./l c o C OJ Ul(ù ! c .9 o) =u) ù ÿ Io oJ 9 : trlo o, UJ z o $- l J UJ o lrj t- z :) =O) zû o =ô zI æ ô oO Oo -O =I) É F =oO tsF =J ô U = = æ(9 o æL É z6 oÉU É 5o h z = &(, o O æt-z O 6d OÉU - zo t) I r)rn ('' " ( .\ ,( ) I ta ,'' o l o(,l'OC, -o'o '6 Z;f!!o o/C A) rE 7))$p ! q/ E C, rr'9 .is ü .: c, c.! .!o J:- îr.1 I a _) , I \ .r. ,( ,I ') i. _-1 Ç(t I i. ! èv- I' v i_ -\/--çÈâ- _r:! 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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé