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RABIES VECTOR CONTROL = LUTTE CONTRE LES VECTEURS DE LA RAGE

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IVkljf Epldcnu Rec.: No. 9 * 2 March 1979

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Relevé ipUUm* hebd.: N° 9 - 2 mars 1979

RABIES VECTOR CONTROL C a n a d a . — Alberta remained virtually free of animal rabies for 13 years following the last serious outbreak in 1952-1957. In 1970, a sudden increase of rabies occurred with 16 cases in various species. Officials had been closely watching the situation in Saskatchewan where, since 1962, rabies had been moving progres­ sively northwest until, by 1970, it was reported at various points near the Alberta border (Fig. 1). In the 1952-1957 outbreak, originating in the Arctic, the main vectors were canines and other large carnivores. The main vector in 1970 in the great plains area of the United States and Canada was the skunk, with the bat as a secondary vector.

LUTTE CONTRE LES VECTEURS DE LA RAGE C a n a d a . — Après la dernière poussée importante de 1952-1957, l’Alberta est demeurée virtuellement exempte de rage animale pendant 13 années. En 1970, la rage a connu une recrudescence sou­ daine marquée par 16 cas chez diverses espèces animales. Les res­ ponsables avaient surveillé de près la Saskatchewan où, depuis 1962, la rage s’était propagée progressivement vers le nord-ouest jusqu’à ce que, en 1970, des cas aient été signalés à divers endroits près de la frontière albertame (Fig. J ). Au cours de la poussée de 1952-1957, qui avait pris naissance dans l’Arctique, les principaux vecteurs étaient des canidés et d ’autres grands carnivores. En 1970, le principal vecteur dans la région des prairies aux Etats-Unis et au Canada a été la mouffette; la chauve-souris a été le vecteur secondaire.

Fig. 1 Geographical Progression of Reported Rabies Cases, Saskatchewan, Canada, 1963-1970 Progression géographique des cas signalés de rage, Saskatchewan (Canada), 1963-1970

The Alberta Central Rabies Control Committee (ACRCC) which coordinated and resolved the 1952-1957 outbreak was reactivated in December 1970 to cope with the threat to humans, and domestic and wild animals. The ACRCC is a provincial coordinating, advisory and operational group with representatives from the Alberta Departments of Agriculture, Health, Municipal Affairs and Wildlife, Agriculture Canada, the Royal Canadian Mounted Police, and the Alberta Veterinary Medical Association. The following four main courses of action were undertaken to limit and contain rabies, with a final objective of disease elimination as in the 1950’s: (i) pre-exposure immunization of high risk personnel; (ii) pre-exposure immunization and control of dogs and cats; (iii) supportive research on infection rates in wildlife vector species, and to increase effectiveness and to monitor vector control programmes; and (iv) vector control programmes. It was agreed that depopulation of proven wildlife vectors, as carried out during the 1952-1957 Alberta outbreak and more recently in Montana, was a worthwhile mechanism. A detailed plan of action was prepared, making use of existing policies, programmes, staff and expertise where possible, and augmented where neoessary by special staff and material resources.

Le Comité central de lutte contre la rage de l’Alberta (CCLRA), qui avait coordonné les actions de lutte et maîtrisé la poussée de 1952-1957, a été remis sur pied en décembre 1970 pour faire face à la nouvelle menace qui planait tant sur les humains que sur les animaux domestiques et sauvages. Le CCLRA est un groupe provincial charge de fonctions coordonnatrices, consultatives et opérationnelles; il est composé de représentants des ministères albertains de l’Agriculture, de la Santé, des Affaires municipales et de la Faune, d’Agriculture Canada, de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Association des médecins vétérinaires de l’Alberta. Les quatre moyens d ’action suivants ont été adoptés pour limiter et contenir la rage, avec comme objectif ultime, l’élimination de la maladie comme dans les années 1950: i) vaccination avant exposition des personnes à haut risque; ii) vaccination avant exposition et surveillance des chiens et des chats; iii) recherche d ’appoint sur les taux d ’infection chez les espèces sauvages vectrîces, en vue d ’accroître l'efficacité des pro­ grammes de lutte contre les vecteurs et d ’en assurer la surveillance; et iv) programmes de lutte contre les vecteurs. Il a été estimé que la dépopulation des espèces sauvages vectrîces connues avec certitude, comme on l’a pratiquée en Alberta pendant la poussée de 1952-1957 et plus récemment au Montana, était une méthode valable. Un plan d’action détaillé a été préparé, en faisant appel le plus possible aux politiques, aux programmes, au personnel et aux connaissances spécialisées existants et en ajoutant au besoin des ressources spéciales en main-d’œuvre et en matériel.

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Early in 1971, skunks were proven vectors on Alberta’s east border. The coyote has not been established as a definite vector. Bats carry rabies but have not developed into significant vectors in Alberta, likely due to limited contact with man and animals (Table 1).

Au début de 1971, on a démontré que les mouffettes étaient des vecteurs de la rage à la frontière est de l ’Alberta. Le rôle du coyote n ’a pas été établi avec certitude. Les chauves-souris sont porteuses de la rage mais ne se sont pas encore révélées des vecteurs impor­ tants en Alberta, probablement parce que les contacts avec les humains et les animaux sont très limités (Tableau 1).

Table 1. Summary of Alberta Positive Rabies Cases * Tableau J. Résumé des cas de rage positifs en Alberta * Total Positives Total des cas positifs Domestic Animais Animaux domestiques Wildlife Animal^ — Animaux sauvages Skunks*» Mouffettes *• Coyotes Bats Chauves-souris Total Specimens Analyzed Nombre d ’échantillons analysés

Y ear-» Année

1970 ....................... 1971....................... 1972 ................... ... 1973 ................... ... 1974 ................... ... 1975 ............... ... . 1976 ....................... 1977 - (Nov. 30) . .

16 21 13 42 28 25 32 12

h

9 1 3 1 0 0

l ***

0 2 4 6 7 3 4 4

(1) (3) (3) (4) (0) (3) (2)

5 7 0

3 0 0 0

0

0 3 8 30 20 21 28 8

274 1 179 767 1 180 1486 1663

Totals — Totaux

.

189

26

30(16)

15

118

* Analysis by Health o f Animais Diagnostic Laboratory, Agriculture Canada, Lethbridge, Alberta. — Analyses effectuées par le Laboratoire de diagnostic de l'hygiène vétérinaire, Agriculture Canada, Lethbridge, Alberta. •• Total skunks taken. Bracketed figure is number taken in depopulation buffer zone. — Nombre total de mouffettes capturées. Le chiffre entre parenthèses indique le nombre de mouffettes capturées dans la zone tampon de dépopulation. *** A probable hybrid o f dog and wolf or coyote is included under domestic animals. — Un animal hybride, probablement le résultat d 'u n croisement entre le chien et le loup ou le coyote, est compris parmi les a n im a u x domestiques.

Control o f Skunk Rabies: The main concern during 1970-1977 has been to reduce and contain skunk-transmitied rabies. The disease has been known and studied for many years but its epidemio­ logy and control involve many complex factors that are not clearly understood. It is considered that rabies typically spreads out in a ring-wave manner from the original foci of infection. Natural and man-made barriers can limit spread and this forms the basis for the Alberta vector control programme. Two main programmes were undertaken, based on the experience of rat control in Alberta and the experience of the US Fish and Wild­ life Service in adjoining Montana.1 (1) Skunk Control Buffer Zone (Fig. 2 ): Early in 1971 a “ buffer zone” was established along the Saskatchewan border, 29 km wide

Lutte contre la rage chez les mouffettes: La principale préoccupa­ tion entre 1970 et 1977 a été de réduire et de contenir la transmission de la rage par les mouffettes. La maladie est connue et étudiée depuis plusieurs armées, mais l’épidémiologie et la prévention font appel à des facteurs complexes qui ne sont pas entièrement élucidés. On pense que la rage se propage en cercles concentriques depuis le point initial d ’infection. Des barrières naturelles et artificielles peuvent limiter cette propagation, ce concept étant à la base du pro­ gramme de lutte contre les vecteurs en Alberta. Deux programmes principaux ont été institués, inspirés de l’expé­ rience de l’Alberta dans la lutte contre les rats et de l’expérience acquise par le US Fish and Wildlife Service dans l’Etat adjacent du Montana. 1) Zone tampon de contrôle des mouffettes (Fig. 2 ): Au début de 1971, une « zone tampon » a été établie le long de la frontière de la

Fig. 2 Skunk Control Buffer Zone, Alberta, Canada, 1970 Zone tampon de contrôle des mouffettes, Alberta (Canada), 1970

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and extending 610 km from the Montana border to Cold Lake in the north. This same buffer zone has successfully kept the Norway rat from invading Alberta from Saskatchewan for 27 years. The seven District Rat Control officers became the pivot men in encouraging skunk depopulation to prevent westward spread of rabies through intraspecies contact. (2) Radial Depopulation o f Skunks: Where positive skunks were confirmed within the interior of the province a five km radial de­ population was carried out. These two concepts and control programmes have been the basis of successful rabies vector control in Alberta. During 1970-1977, 30 positive skunk cases have occurred (only 14 of these were beyond the buffer zone). The mechanics of the two programmes have been developed and modified with experience over the years. Night light surveys by Alberta Wildlife show that there are usually two to three times as many skunks on the Saskatchewan side of the border as there are in the buffer control zone on the Alberta side. For randomly collected skunks, about 3 % from the Saskatchewan side were rabid, about 1 % in the buffer zone, and a trace on the western side of the buffer zone. The effectiveness of the man-made barrier is gradually being established after eight years of operation. Since there is no precedent to follow, it is hoped that the buffer zone continues to hold until the current epidemic problem in Saskat­ chewan and Montana subsides. Radial depopulation of skunks within Alberta for each positive case has proven successful. No further positives have occurred within, or adjacent to, the depopulation area. The extra cost of skunk research and control in Alberta is about $60 000 per year. This low figure is achieved due to the use of existing staff, organizations and programmes. By coincidence, the human population in the buffer zone is about 60 000. Thus protec­ tion from rabies costs $1.00 per person per year in the buffer zone and provides a bonus for the rest of the population in Alberta.

Saskatchewan; elle mesure 29 km de largeur et 610 km de longueur, depuis la frontière du Montana jusqu’à Cold Lake dans le nord. Depuis 27 ans, cette zone tampon a réussi à empêcher le rat de Norvège d'envahir l'Alberta depuis la Saskatchewan. Les sept agents de district de lutte contre les rats sont devenus les pivots encou­ rageant la dépopulation des mouffettes pour empêcher la propagation vers l’ouest de la rage par contact entre espèces. 2) Dépopulation radiale des mouffettes: Lorsque la présence d ’une mouffette enragée était confirmée dans un endroit quelconque à l’intérieur de la province, la dépopulation était entreprise dans un rayon de cinq km autour de cet endroit. Ces deux concepts et les programmes de lutte sont à l’origine du succès de la lutte contre les vecteurs de la rage en Alberta. Entre 1970 et 1977, 30 cas positifs ont été observés chez les mouffettes (dont 14 seulement sont survenus au-delà de la zone tampon). Les rouages de ces deux programmes ont été perfectionnés et modifiés au fur et à mesure de l’expérience acquise au cours des années. Des enquêtes de nuit effectuées de part et d ’autre de la frontière par le Service de la faune de l’Alberta ont révélé qu’il y a générale­ ment deux à trois fois plus de mouffettes du côté de la Saskatchewan que dans la zone tampon de l’Alberta. Environ 3 % des mouffettes capturées au hasard du côté de la Saskatchewan étaient enragées, contre 1 % dans la zone tampon, et un pourcentage infime à l ’ouest de cette zone tampon. L ’efficacité de la barnère artificielle s’affirme graduellement après huit années d ’existence. Comme il n ’existe aucun précédent, on espère que la zone tampon continuera, à conte­ nir la propagation de la rage jusqu’à ce que l’épidémie actuelle qui sévit en Saskatchewan et au Montana se dissipe. La dépopulation radiale des mouffettes en Alberta pour chaque cas positif observé s’est révélée efficace. Aucun autre cas positif n ’a été constaté à l'intérieur ou à proximité de la zone de dépopulation. Les dépenses additionnelles engendrées par la recherche sur les mouffettes et par les mesures de lutte en Alberta s’élèvent à environ $60 000 par année. Si ce montant est aussi faible, c’est parce qu'on a recours au personnel, aux organismes et aux programmes déjà en place. Par coïncidence, la population humaine de la zone tampon est d’environ 60 000 habitants. La protection antirabique coûte donc $1.00 par personne et par année dans la zone tampon et est offerte en prime au reste de la population d’Alberta.

(Based on/D'après: Canada Diseases Weekly ReportjRapport hebdomadaire des Maladies au Canada, Health and Welfare/Santé et Bien-Etre Social, Canada, Vol. 4, No. 41, 1978.) E d it o r ia l N o t e : Whereas rabies control in fox populations has made certain progress in Europe and has been reported in the Weekly Epidemiological Record ( WER) 11 the above report is the first one published in the WER on the containment and control of wild­ life rabies spread by the skunk. The measures taken and the epi­ demiological observations are therefore o f particular interest. N o t e d e l a R é d a c t io n : Alors que la lutte antirabique dans les populations de renards a fait certains progrès en Europe et a fait l’objet de comptes rendus dans le Relevé épidémiologique hebdo­ madaire (R E H ),1 le rapport ci-dessus est le premier qui soit publié dans le R E H sur l’endiguement et la réduction de la rage des ani­ maux sauvages propagée par la mouffette. C’est pourquoi les mesure prises et les observations épidémiologiques présentent un intérêt particulier. 1 Voir N° 9, pp. 61-63, 1978, N" 10, pp. 69-71, 1978, N» 11, pp. 77-78, 1978

1 See No. 9, pp. 61-63,1978, No. 10, pp. 69-71, 1978, No. 11, pp. 77-78, 1978.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization