UNITED NATIONS
NATIONS UNIES
~ r,
•I
~
WORLD HEALTH ORGANIZATION GROOPE MIXTE D'EXPERTS OIHP/OMS POUR L'ETUDE DES RICKETTSIOSES HUMAINES EN AFRIQUE
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
i
WHO/Typhus/2 23 decembre 1949 ORIGINAL : FRANCAIS
Compte rendu de la premiere session
Le Groupe mixte d'experts OIHP/OMS pour l'etude des Rickettsioses humaines en Afrique stest reuni a l'Office International dtaygiene Publique, a Paris, du 26 au 28 septe.mbre 1949. Assistaient
a eette
reunion :
M. le Dr AUJALEU, Direoteur de 11 Hygiene sociale, Ministere de la Sante Publique, Paris.
M. le Dr Georges BLANC, Directeur de 1 1 Institut Pasteur du Maroc 1 Cas a blanc a.
M. le Dr P.c.c. GARNHAM, Mattre de Conferences, London School of aygiene and Tropical Medicine, Londres. M. le Professeur RODHAIN, Institut de Medecine Tropicale Leopold, Anvers,
Prince
M. le Medecin General Inspecteur VAUCEL, Directeur du Service de Sante de la France df Outre-Mer, Ministere de la France
d'Outre-Mer, Paris.
OIHP ' M. le Dr GAUD, Directeur de l'Offiee International dtaygiene ·P.ublique, .dirigeait les debats. OMS : M. le Dr Mohamed M·. SIDKY, Fonctionnaire medical, Organisation
Mondiale de la Sante.
Cette reunion preliminaire avait pour objet de faire le point de nos connaissances actuelles sur les Rickettsioses humaines en Afrique et de prepar~r les travaux dtune reunion elargie qtii se tiendra au debut du mois de ~evrier 1950 a Leopoldville.
WHO/Typhus/2 Page 2
1.
Historique et localisation Le
g~ographique
des Rickettsioses
Groupe d•experts a d&cide la preparation immediate dtun mais pr,cis, des. Rickettsioses humaines, ainsi que de ~eographique
historique
bre~,
leur .extension
dans les trois parties de ltAfrique a Afri-
que du Nord, Afrique du Sud, Afrique Centrale,
1.1 Afrique du Nord
pr epa.rer, pour 1' Af'ri que d u Nord I une etude Q.Ui presente Un inter~t tout particulier 1 du .f"ai. t de 1 f importance des premiers travaux ef'fectues dans les territoires africains. Le Dr Blanc est e hm:g
e de
demandera au Bureau Regional de l'OMS pour la Mediterranee orientale, de preparer cette question pour les territoires africains faisant partie de cette Organisation. 1.2 Afrique du Sud
Le Dr
Si~
Le Dr Gear sera sollicit~ pour faire l'expos6 des .travaux realises en Afrique du Sud. 1.3 Afrique oantrale Le Professeur Rodhain, pour le Congo belge,
le Dr Garnh~pour les territoires britanniques de l'Afrique centrale et de l'Afrique de l'Est, le Medecin General Vaucel, pour les territoires de l•A,O.F.
et
de
l•A.E.F.,
sont charges de la preparation de oes etudes.
1.4
Il sera egalement demame aux Autori tes sani taires portugaises et
espagnoles de bienvouloir communiquer les renseignements concernant eette question dans les territoires relevant de leur autorit6. En outre 1 le Medecin General Vauoel et le Dr Garnham recueil-
leront, en oe qui ooncerne le LibE:iria, les renseignements qui pourront leur @tre dcnnes par les meclecins americains 1 anglais et .tranQaiS comp~tents
dans cette matiere •.
2.
Etat actuel de nos connaissa:ooes
2.1 Rickettsioses connues et etudiees . Ce 'sont, de 1' avis des experts :
le typhus epidemique (ou historique) le typhus murin la fievre boutonneuse
le tick-typhus (ou tick-borne typhus) la Q. Fever
2.2 Caracteres propres 2.2 .1
a ces
Rickettsioses
Le typhus 6pidem:l.que, dent 1' agent causal est la Rickettsia circonstanoe~
Prowazeld, se manifeste dans les pays atteints sous une forme errlemique susceptible, dans des qui lui sont favorable a 1 de prerxire
une tres large extension epidendque. Lea caracteres cliniques sont essentiellement marques par la
gravite de la maladie, par l'apparition rapide dlune prostration marquee (typhos), d'un erythema maculeux s.ans localisation particuliere et par
des complications gangreneuses, le plus souvent tardives. Du point de vue anatomo-pathologique, les lesions microscopiques sont caracterisees par une thrombose des capillatres et des petits vaisseaux arterials et veineux, resultant de la l~sionde
l'endothelium
vasculaire, thrombose s'accompagnant de la production de nodules peri-
vasculaires.
Inoculation. Inocula par voie intraperitoneale avec 4
a5
c~
du sang d'un malade preleve dans les premiers jours de la periode febrile, le cobaye, qui est 1' animal de choix, presente au bout de dix jours en
moyenne, une reaction febrile qui dura de cula dans les bemigne, m~es
s· a 6
jours et se termine tou-
jours par la guerison, sans manifestation va.ginale marquee. Is rat, .ino-
conditions, ne presente qulune infection inapparente
Serolggie. La reaction de Weil Felix pratiquee avec la souche 0 .x 19 se manifeste generalement cornme positive, de fa<;on precooe, des le 6eme ou 7 eme jour de la mala die et a un taux eleve. Un taux d I ~ glutinati on inferieur a 1/200 ne doit pas ~tre considers comne un signe 'de positivite. La r~a.etion est negative avec la s ouche 0 X K,
Le serum des malades atteints de typhus epidemique que qui se manifests aussi precocement que celle de Weil m@me que oelle de la fixation du ~tre
~gglutine
les suspensions de R. Prowazeld. ·L•execution de cette reaction specifiFeli~
doit, de
complement~
qui est de haute valeur,
reservee aux
labo~atoires
hautement specialises. co~~titue
par l'homme, le pou et les dejections du pou. L'inoculation a lieu par p0netration du virus, soit
Le reservoir de virus du typhus epidemique est
a travers
lfepiderme excorie, soit par la voie
muqueuse et notamment la voie conjonctivale. 2.2.2
Le ;rphus murin, dont 1 1 agent causal est la Rickettsia Mooseri, non differenciable morphologiquement·de R, Prowazeki, est une affection sans potential epidemique qui ne donne en Afrique que des cas spora-
..
diques, generalement isoles, mais quelquefois groupes. Cliniquement, il presente des ca~acteres
semblables au typhus
epidendque' notamment une eruptipn de m@me type. Mais les symptemes
generaux, notamment la prostration, sent beaucoup moins marques et le pronostic est normalement benin. Toutefois, comme dans les Rickettsioses en gemeral, lf etat general est touche et la convalescence longl:i.G et penible.
Dupoint de vue anatomo-pathologique, on constate les m@mes lesions ~ 1 endot~eliite
que dans le typhus epidemique. '
L'inoculation intraperitoneale. de sang du malade dans les conditions precisees ci-dessus pour le typhus epidemique, donne au cobaye, apres 5
a7
jours dfincubation, une reaction febrile important.e qui dure
environ 5 jours et ne cause pas la mort de ltanimal. La reaction caracteristique est l'apparition precooe dtune orchivaginalite. Le iiquide dtexsudat et les cellules de la vaginale contiennent de nombreuses cel-
lules endotheliales bourrees de rickettsias. Ces signes cardinaux peuvent @tre peu apparents ~ !'inoculation initiale 1 mais accusant leur importance apres un ou plusieurs passages. L'inoculation au rat donne a cat animal une affection febrile grave sans vaginalite et qui peut, dans certains cas, entra!tner la mort. Serologie. La reaction de 'Vfeil Felix est positive pour 0 X 19. Elle apparatt entre le 6eme et le Seme jour, mais elle est genoralement moins constante et moins marquee que dans le typhus epidenuque o Au·-d.essous
du taux de l/150 1 la reaction ne peut @tre oonsideree comme c oncluante.
L•agglutination des rickettsias, la.deviation du complement, la mise en evidence des rickettsias pg.r culture, sont des signes de certitude pour le diagnostic, mais ces methodes sont .ftablissements specialisese Le
a reserver aux
reservoir de virus est constitue par le.rat, particuliere-
ment pendant la periode ou il fai. t une infection aigul:! et par ses actoparasites; notmment les puces.:; La transmission de la maladie se .fait soi t par les dejectious des puces infectees penetrant par 1 r epiderme excorie ou par la voie muqueuse, notamment la voie conjonctivale, soit par absorption dfaliments souilles par l'urine de rats 2.2.3 infectes~·
La Fievre boutonneuse, dont l'agent causal est la Ricketts~a
conori sevit en Afrique du Nord, comme dans tout le Bassin mediterranean, sous la forme endemique. Elle est sans potentiel epidemique. Du point de vue clinique, elle peut presenter des formes graves mais le pronostic est normalement benin. Son eruption caracteristique maculo-papuleuse qui touche tout le tegument sans epargner la palll1'le des mains et la plante des pieds, apparatt des le debut de la maladie et se prolonge souvent pendant et apres la convalescence-. Le malade n'est pas prostre, mais au.contraire, ·presente souvent une e·xcitation mentale pouvant atteindre un degre tres marque. I.es malaoos ont frequemment une escarre dlinoculation dite tache noire et une adenopathie satellite de cette lesion initiale. Dans les cas d'infection par voie oculaire 1 on note u~e
reaction conjonctivale marquee. Les
complications sent rares et sans specificite. Les lesions anatomo-pathologiques sont les lesions communes aux Rickettsioses. Inoculationo Le cob~e
inocula avec le sang du malade presente,
apres 4 Ol.5 jours, une reaction febrile avec vaginalite. Cette reaction est plus constante et plus marquee dans 1' inoculation par tiques infec-
tees. Le.rat inocule fait une infection inapparente. Dans les cellules infectees, les parasites sont intra et extra-nucleaires. Serologie. La reaction de W.Fo est inconstante. Elle est plus frequente avec 0 X 2 qulavec OX 19. Elle apparatt tardivement, souvent m~me
a la
fin de la maladie ou pendant la convalescence et les taux
d' lg glutination demeurent generalement faibles, variant de 1/50 Le taux de 1/50 est le taux minimum valable.
a 1/500.
wHO/TiPhus/2 Page 6
L' agglutination des ri·c'kettsies, la deviation du cc:llpJ.emcnt,
la .mise en evidence des rickettsias par culture sont des signes de certitude pour le diagnostico Le reS'?..£!£~~"..~e _ _v~~~~
est
hereditaire~
est la tique chez laquelle la maladie C'est la tique du chien B~cephalus sanRuineus qui
joue le r8le essentiel dans la transmission de la fievre boutonneuse, dans
le nord de
l~Afrique.
2.2.4 TzPhus
a ·~iq~~
(Tick-typhus du K6nia, Tick-borno
Typ~us
de
1' Afrique du Sud}.
L'agent causal de ces typhus, encore mal determins, est peut-@tre pour le typhus du Kenia,· Rickettsia c..2~orio
Dans les
cel~p;Jos
in!eetees' les parasites y sont
a la
fois
exJ~ra
et intra... nucleaires.
comme dans la .fi.evre boutonneuse o
. 'Le potentiel epidemique de ces affeetions. est fai ble et elles
se manifestant soUs forme de cao sporadiques formant parfois de· petits groupements~a
Le ·typhus du Kenia appa.ra.tt dans le courmt de la saison
des pluies, au moment
ou les
herbes sont hauteso
la maladie se presente sous une forme gE:meralement benigne. L'escarre dtinoculation est cons"l:,atee dans 80 %des cas et staecompagne dfune adenopathie elle appara1:t precocement et se satel~ite~;,
g~-~~-~nt,
L'eruption maculo-papuleuse mfime apres ln. chute de la tem-
touche tout le corps y compris la paume des mains et la plante des pieds, pro~onee
perature. Pendant la periode febrile; le malade presente souvent de l'excitation mentale qui fait place, apres la convalescence,
a une de-
pression tres marqueeo Du point de vue ~!!.~i'?.!!!.~o:P?~~!:.~!.9~~9.~:, on c on state chez le malade les lesions microscopiques deja definies conme caracteristiques des rickettsioses~
L' iE2~.~~!_oE tntraperi tone ale au cobaye9 de sang de ma.lade,
donne, aU bout de 4 dbnne
a7
jours, une fievre 6J.GVee qui S faccompngne
dtorchite. La rate est peu hj.~ertrophiee~ L finocuJ..A.t5.. on ala gerbille
a cet
animal une infect:ton inappa.re:rr!:,e
0
Page 7 Sorolcgie. La r6action de VT~F
:'>
pratiquee avec 0 X 2 et 0 X 19 relativ-ement plus eleve 1/100
est tres peu rnarqul-e et toujours tardive o Avec la souche 0 X K la reaction est plus frequents et 1/l50eme • sl
eleve
a un taux
a
Dans le Tick-Typhus du Kenia, les autres methodes de diagnostic de laboratoire nlont pas ete fievre boutonneuse n' a pas 6-t0 etudiees~
Ltimmunite croisee avec la
6tuc~:L~·3 .:,
Dan..s lc tick-borne typhus de 1 'Afrique du. Sud, lt immunite
croisee avec la fievre boutonneuse a
ete
consider6e comme positive .ou
negative sui vant les auteurs qui ll ont Le reservoir d~_!irus
recherches~
est
constitu~
par les tiques, et 1 1 agent Les au!:rres especes d(
transmetteur paraJ:t @tro au Kenia, soit Rhipic_eJ2halus §areuineus, soit Rhipicephalus Aineus; soi.t l'H€t~..&:})_lJY-~?.J.is.J,eac~i.-:
Rhipicephalus ont donne des resultats negat:Lfs '" En Afrique du Sud, 1 1 infection est generalement transmise par 2,.2.5 .~.~l.mblYQ!J!~-- hebraeum.
La Qo Ft3Ver, dent liagent causal cs!:i la £1iq_kettsia ~Y!'.nill_,
Burnet:t
au
Ooxiella
s 'est manifestee en Au..stralie, en Amerique du Nord et SOU3
dans le Bassin mediterraneen maintena.nt,
sa form.J epl.demique. Elle n t a, jusqut
a
ete
constat6e sur le continen-t africain que sous la forme de classique~
deux cas humains, isoles en Afrique du Nordct Cos deux cas ont prescn"te le
type pseudo-grippal not annnent c he z
Toutefois, le virus de la Qo Fever a
ete
mis en evidence en ·Afrj.qu.e du Nord chez des tiques spontanemant infecteos, t~l..oJIID... d~QIDg&l.§ *-;i.-~
L'inoculation des tiques infectees au cobaye par voie intra-
peritoneale produit, chez cet animal, unc fievre -&res elevee apparaissa.nt .deux ou trois jours apres l'inoculation et durant de 5
a7
j.ourse) Cotte
affecti.on, qui par nit b6nignc pendant la peri ode aiguf:!, entrarne frequemme'nt la mort tardivcment, a pres une convalescence apparente de 1
a2
rnois ~·
Au cours de lfaffection, on ne constate jamais de vaginalite, mais les
animaux sacrifies presentont de faQon constante une splbnomegalie tres
marquee avec perisplenite et nombreuses rickcttsies dans les cellules de llexsudat peritoneal~ Si 1 'inoculation est faite par voie intra-musculairc, le cobeyc presents, au lieu d'inoculation, un oedeme marque, des hemorragies et ulterieurement une mortification des tissus CYcc de nombreuses cellules
bourrees 'de rickettsiesc
WHO/Typhus/2 Page 8
Serolo~ie~
La
rea~tion
de
~.F.
est negative avec toutes les
eouchese L1 agglutination des rickettsias est positive plusieurs anneeso Le
a partir
du taux
de 1/5 et va jusqu 1 a 1/40. Ces signes serologiques persisteLt pendant
reservoir de virus, encore insuffisanunent etudie, paratt s~1ariennes.
@tre constitue, en Afrique du Nord, par la tique ijyaloma dromaderi et probablement d1autres tiqucs
3,
Diagnostic differential des Rickettsioses
3.1 Caracteres cliniques Gravite~
Le typhus epidemique a une hcute gravite. Par contre,
le typhus
~urin$
la fievre boutonneuse et les typhus
a tiques,
bien qu'ils
puissant rresenter des cas serieux, sont, dans l'ensemble, benins. Eruption. Dans le typhus epidemique et le typhus murin, l'eruption est maculeuse,
a petits
elements, et relativement discrete; elle
ne permet entre ces deux affections, aucun diagnostic differential, Par centre, dans la fievre boutonneuse et les typhus
a tiques,
lleruption
est tput-a-fait caracteristique : elle est importante, papulo-maculeuse
a larges
elements, peut s•etendre
a tout
le corps, y compris les regions
palmaires et plantaires, et persiste jusqutau decours de la maladie. A cette eruption, s'ajoute tres frequemment une escarre dlinoculation avec adenopathie satellite~
Phenomenes nerveux. Alo:rs que dans le typhus epidenuque et,
a un
moindre degre, dans le typhus murin, la prostration est un des
sympt8mes des plus apparents de la maladie, dans la fievre boutomneuse
et .les typhus valescence, a~
a tiques,
il existe, au cours de la periode febrile,·une ~mes
phase d'excitation psychique plus ou moins marquee. Au moment de la concontraire, les phenomenes de depression profonde se retrouvent dans toutes les rickettsioseso Phenomenes_E~lmo?aires. Les
manifestations pulmonaires qui tar~ves,
nlexistent, dans le typhus epidemique, le typhus murin et les typhus
a tiques,
quia titre de complications relativement rares et Q~
sont, des le debut de la maladie, l•un des elements essentials de diagnostic de la Fever.
_gorrrolications. Dans les compli.cations mul·:.iples qui peuvent survenir au cours des affections rickettsiennes, seules les gangr8:c.cs
que l'on ne rencontre que dans le typhus epidemique; sont caracteristiques.
3,2
Anatomie pathologigue Aucune lesion particuliere ne permet de differencier entre
elles les diverses rickettsioses qui, au contraire> presentent toutcs les m@mes lesions d 1 endotheliites, caracteristique de ces affections.
3.3 Formes epidemiologiques Le typhus epidemique est
a la
fois endemdque et epidemique.
Son haut potentiel epi.demique_,dlt aux conditions biologiques qui favorisent ltextension de la maladie, le differencie nettement des autres rickettsioseso Le typhus murin est endemique et ne se manifeste, en Afrique,
que par des cas sporadiques isoles ou des groupernents limites de cas, La fievre boutonneuse et les typhus conditions favorables
a tiques
sont endemiques resultc des
et leur apparition, sous forme de cas isoles ou
multiples~
a la multiplication ml
reservoir de virus qui est
aussi 1' agent vecteur et de ses contacts accidentcls avec l'homrne" ·La Qo Fever nta pas, jusqura maintonant,
ete
canstatee en
Afrique sous sa forme
epidemique~
3.4 Transmission de ltinfccticn Le typhus epidemique a, comme reservoir de virus~ pou~
llhomrnc, le La penetra-
pou et les dejections du poult L' animal vecteur ost le
tion de l'element infectant dans l'organisme se fait par les muqueuses ou par la peau excorieeQ Le typhus murin a, col'Ilm3 reservoir de virus, le rat, les puces
du rat et les dejections de la
puce~
Les animaux vocteurs sont le ro.t
et la puce. Le mode de contamination est le mEk1e que pour le typhus
epidemique, toutefois, la voie digestive parait jouer un r81e plus considerableG La fievre boutonneuse et los typhus
a tiques
ont' corrnne re-
servoir de virus, les tiq_ues qui sont en m6me temps les agents vecteurs, soit par lour piqftre,soit par penetration de leurs dejections par los muqueuses ou par la peau excoriee~
c-----~-~~~
La
cy;.-~Fevei;,
-a probab.Lement comme-1"' 6SC:t'Vo~r
plqsieurS'~ada.rierl§
et la contamination peut se faire, soit pa;."' los piq11res de tiques in-fectees, soit par les voies a8riennes et digestivcso
3.5 Epreuves de laboratoire La reaction de W,Fc, bien que non specifique, donne des indi-
cations de valeur pour le diagnostic Positive pr6cocement et
different~elo
a un
taux eleve dans le typhus
epi-
demique, elle est egalcmont positive dans le typhus murin, mais dlune faqo;t mains constante ot
a un
taux mains elev€L" Avec la souche 0 X K
la reaction est n6gative pour le typhus epidemique et le typhus murin. Dans la fieYre boutcnneuse, 1 i agglutination avec 0 I 19 est tardive et inconstante, le taux ?-'agglutination est touj ours fa.ible a Avec 0 X 2, 1 1 ·agglutination est plus frequente et mieux marquee e Dans les typhus
a tiques,
la reaction est tardive et peu
marquee pour 0 X 19 et 0 X 2, elle se manifeste de fac;on plus frequente et
a un
taux pllE eleve avec 0 X Kc Dans J.a Q" Fever"' la reaction de Y,J r.:? ·)
est ncgati ve
a"if8C
tout~s
les souches0 Pour toutes les rickettsioses, 1! agglutinCJ.tion des rickettsies
specifiques, la fixation du complement et bien entendu la mise en
evi-
dence, pa.r culture; de 11 agent causal sent des signes de certitude.
3.6 Inoculations Dans le typhus epidemique qu~
on co::1stato, chez le cobaye inocule
par voie intraperitonoale; une reaction febrile mar.quee, sans vaginalite. Le rat inocule ne presente
une infection inapparente· bunigne ..
Dans le typhus murin, 1 tinoculation au cobaye donne une reaction
febrile avec orchi-vaginnli.te v 11 inoculatio::t au rat donne affection febrile gravee
a1
1
ani.rr.al une
Dans la fi.evre boutonneu.se et probablement les autres typhus tiques, le cob aye inocule presf)nte une reaction febrile cu ec vaginalite mais cette reaction est souvent inconstante ot difficile
a
a mettre tr~s
en evi-
dence .. Dans la Q~.
Fcve::..--, 1 1 inoculation au cobaye donne splenom~3galie;:,
rapidement
une forte 'reaction febrile avec
3.7 Recherche de 1 t agent causal
La recherche
de l'agent causal des Rickettsioses ne peut
actuellemant @tre faite en partant du sang des maladese Par contre, elle est possible chez ltanimal inocule. Les rickettsias du typhus epidemique sont abondant0s dans le peritoine du cob~e
inocula, Celles du typhus murin sont tres facile-
ment mises en evidence dans 1! cxsudn.t de la vaginali te. Dans la fi evre boutonneuse, o.n trouve de nombreuses cellules bourrees de rickettsias dans le peritoine, la vaginale et la rate des cobayes inocules. Enfin, pour la celle-ci est Qo
Fever, llagent
c~usal
est facilement mis en
evidence dans llexsudat qui se forme au lieu d'inoculation lorsque intra-cellulaire~
Chez les rats inocules avec le typhus murin, les rickettsies se developpent dans le peritoine.
3.8 Immunite croisee Le
typhus epidemtque et le typhus murin enf~re
donnent~
vis-a-vis
l'un de ltautre, une complete irnmunite, par centre, il n'exi.ste aucune immunite croisee
ces deux typhus et les rickettsioses transmises at~
par les tiques. Quant
rapports entre 1a fievre boutonneuse et les
autres typhus
a tiques'
ils nl ont pas
ete
su.f.'fisannnent etudies pour en Q~
tirer des conclusions definitives6 Entre la
Fever et les autres
rickettsioses africaines, il n!existe aucune immunite croisee.
4.
Szn<irom.es -cliniques rapportes sans certitude
a des
Rickettsioses
4.1 Fievre r0uge congolaise DaRB le syndrOJ?lS
tres large qui a ete decrit sous le nom de rec~!ts
fievre rouge congolaise, les travaux.
des eccles belge et fran9aise t~rphus
ont montre que les Rickettsioses entraient pour une part tres importance. La plupart des formes decrites peuvent @tre rapportees soit au epid6mique, soit au typhus murin, soit au typhus Pour eviter des confusions
a tiques. il est indispensable
regrettables~
que le terme de fievre rouge congolaise disparaisse et que chacune des affections que recouvrait ce vocable reprenne sa place exacte dans la nomenclature nosologique.
4.2
Ty-phus des savanes
n
a ete decrit sous le nom de typhus des ~ant
savanes~
une affeo·...
tion epidemique grave
des caracteres communs avec le typhus epide-
mique • Tenant compte des conditions epidemiologiques, cliniques et bacteriologiques, il est actuellement impossible de se prononcer sur la nature et l'individualite de cette affe~tion.
s.
Lutte centre les Rickettsioses fa~on
5.1 De
generale, la lutte centre les Rickettsioses doit avoir
·comme base la suppression des reservoirs de virus et la lutte contra les agents vecteurs • Chacune des maladies de ce groupe dernande une prophylaxie adaptee aux conditions biologiques qui favorisent son maintien et son extension. 5.2 Ala question qui a ete posee sur les projets dlaction de llOMS centre le typhus epidemique, le Groupe d'experts a approuve le principe de la mise en oeuvre dl equipes de demonstration qualifiees' mettant en action dans des secteurs limites et bien choisis, tous les moyens susceptibles de concourir
a lferadication
de la 'maladie.
Les experts estiment toutefois qulil stagit la dtun probleme oomplexe qui 1 en raison des conditions particulieres sociales, economiques de chaque pays et autorites m~
de chaque region dans un pays' merite une etude :et medicales locales.
attentive et la preparation precise d'un plan dtaction dlaccord avec lea adm~nistratives
Du point de vue pratique 1 les experts pensent que 11 action d I un Groupe de demonstration devrait porter : a) sur la lutte centre le pou, agent vecteur et sa destruction sur lfindividu, sur ses v@tements, sur son mater~el de couchage et le petit materiel mobilier courant : tapis, couvertures, etC'.·.
Pour eviter la reproduction rapide des parasites, cette action devrait @tre totale, c'est-a-dire slexercer sur tous les individ~s de la collectivite, Elle devrait egalement ~tre reguliere~
ment repetee,. le rythm.e trimestriel pouvant ment propose. b) sur la sterilisation des dejections materiel domestique• Il est de
@'tre tempora:i.re-
poux
en mili.eu infecte,
sterilisation s•exergant sur les effets individusls et sur le
a noter
que le trempage des objets
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5 '. :..
p • . ._
WHO/Typhus/2 Page 13
danS une solution faiblement antiseptique et leur exposition ulterieure au soleil suffirait et qu'il ne serait pas necessaire d'avoir recours ala desinfection par la vapeur qui deteriore les objets qui y sont soumis et est, de ee fait, generalement mal acceptee.
e) Les experts ont egalement estime que la vaccination du secteur de demonstration fournirait une garantie complementaire.
CONCLUSIONS 6.1 Bien que l'etude des Rickettsioses africaines soit de date relativement recente, les donnees
deja
acquises nous permettent dlenvisager
la questiqn dans son ensemble.
6.2 a
En Afrique du Nord,
ou l'incidenee des
Rickettsioses et notamment
du typhus epidemtque est tres importante, la question des Rickettsioses
deja ete deja
mise au point dans ses grandes lignes. Il ~n
est de mbe en Afrique du Sud
ou
des travaux importants
ont
resolu les problemes essentials. En Afrique centrale, au dontraire,
ou les
diverses maladies
exanthematiques ont
ete
tardi-rement et incompletement individualisees,
i l est necessaire de poursuivre aetivement les etudes en cours,
6.3 Ces etudes doivent porter sur les formes oliniques, epidemiologiques et bacteriologiques des Rickettsioses ainsi que sur leur localisation. geographique. Elles doivent ~tre
poursuivies avec des methodes unifora~
mes et suivant des techniques conununes
di.tferents pays africains.
6,4 Une r€mni-Gn ·prochaine qui se tiendrait en Afrique centrale et dont le programme est en preparation, permettrait de reunir les representants qualifies des divers territoires africains. Ils pourraient y exposer les connaissances recemment acquises au cou.rs de leurs recherches et y confronter leurs divers points de vue,
6.5 Ces travaux montreront probablement que dans tons les territoires du continent africain, les Rickettsidses humaines se manifestant sous des formes. semblables.