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Comité Consultatif d'Experts : rapport de la quinzième session, Ouagadougou 6 - 10 juin 1994

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ONCHGCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITE CONSULTATIF D'EIPERTS Rapport de la quinzilme session Ouagadougou. 6 - 10 Juin 1994 TABLE DES MATIERES Page ListedesParticipants .......2 Rdsumdanalytiqueetrecommandations .....4 1. Ouverturedelasession .,.....7 2. Adoption de I'ordre du jour . . . . 7 3. Suite donnde aux recommandations de la quatorzieme session du CCE 8 4. Questions d6coulant de la quatorziEme session du CCP 8 5. Examen des questions op6rationnelles et techniques . . . . . 10 6. Evaluationprospectiveimi-parcours(PhaselV) ......20 7. Divers ....,..21 8. DateetlieuduccE.l6 .......21 9. Adoptiondurapportprovisoire .......22 10. Cl6ture de la session . . . .22 Annexe 1: Rapport de la quinziEme session du Groupe 6cologique EACl5 Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS MeFbrE Professeur (Mrs) Adenike Abiose, Medical Director, The National Eye Centre, P.M.B. 2?57, Kaduna, Nigeria Dr Y. Aboagye-Atta, Resident Medical Officer, Departrnent of Health and Nuclear Medicine, Ghana Atomic Energy Commission, P.O. Box 80, Irgon, Accra, Ghana Professeur D. Calamari, Istituto di Entomologia Agraria, Universiti degli Studi di Milano, Via Celoria 2,20133 Milano, Italie Professeur A. Degr6mont, Directeur, Institut Tropical Suisse, Socinstrasse 57, B.P. &02 Blle, Strisse Professeur J. Diallo, 51 Corniche Fleurie, [a-Roseraie, 06200 Nice, France Dr A.D. Franklin, 14 Impasse de la Cave aux h6rons, 77100 Meaux, France Dr Jorg Grunewald, Institut fiir Tropenmedizin, Wilhelmstrasse n,72W4 Tiibingen, Germany Professeur D.H. Molyneux, School of Tropical Medicine, Pembroke Place, Liverpool L3 5QA, United Kingdom Dr J. Prod'hon, ORSTOM CS No 5, 2L3 rae Lafayette, 75480 Paris Cddex 10 Dr J. Frrnk Walsh, 80 Arundel Road, Lytham St Annes, Lancashire FY8 lBN, United Kingdom Professeur G. Webbe, I-ondon School of Hygiene and Tropical Medicine (University of [ondon), Keppel Street, l-ondon WC1E 7HT, United Kingdom Orqanisrtion mondiale de Ia Sant6 Dr E.M, Samba, Directeur du Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou Dr H. Agoua, Unit6 de D6volution, Programme de Lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou Dr C. Back, Unit6 de lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre l'Onchocercose, Bouak6 Dr B.A. Boatin, Chef de l'UnitC d'Evaluation dpidemiologique, Programme de lutte contre I'Onchooercose, Ouagadougou Dr O.W. Christensen, Consultant, Prograrnme de lutte contre l'Onchocercose, Gen0ve Dr C. Ginger, Manager, Projet de chimioth6rapie Macrofil, Programme de lutte contre l'Orrchocercose, GenBve EAC15 Page 3 Dr J.M. Hougard, Unit6 de lutte antivectorielle, Programme de lutte contre l'Onchocercose, Bamako Dr I. Niutb6l6, Unit6 d'6valuation 6pid6miologique, Programme de lutte contre I'Onchocercose, Bamako Dr K. Nimaga, Unit6 d'6valuation 6piddmiologique, Programme de lutte contre l'Onchocercose Dr D. Quill6v6r6, Chef de I'Unite de lutte antivectorielle, Programme de lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou Dr P. de Raadt, Directeur de la Division de la lutte contrc les maladies tropicales, GenBve Miss L. f,avelonanosy, Cherg6e de Programme, Bureau du Directeur, Programme de lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou Dr J.H.F. Remme, Programme sp6cial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales, Gen0ve Dr A. Sfketeli, Chef de l'Unite de Ddvolution, Programme de lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou Mr E.J. Senghor, Charg6 de l'Information, Bureau du Directeur, Programme de lutte contre l'Onchoccrcose, Ouagadougou Dr E. Soumbey-Alley, Chef de I'Unit6 Biostatistique et Informatique, Programme de lutte contre l'OnchocGrcose, Ouagadougou Dr A. Ticmtor€, Coordonnateur interpays de la D6volution, OMS/AFRO, Ouagadougou Mr J.M. frudel, Chef de l'Unite Administration et Services de Soutien, Programme de lutte contre l'Onchoccrcose, Ouagadougou Dr L. Yam6ogo, Unit6 de lutte antivectorielle, Programme de lutte contre I'Orrchocetcose, Otragadougou Banoue mondiale Dr Y. Genevier, Spdcialiste en sant6 publique, Division de la Population et des Ressources humaines, Washington, D.C. Ms. A. Pfadel, D6partement de la Sant6, Washington D.C., U.S.A. hogrampe des Nations Unies pour Ie D6velopoement Mlle Aissatou Ciss6, charg6e de Programme, PNUD, Abidjan EAC15 Page 4 Autres unrticipants Dr P. Brlka, Coordonnateur national ONCHO, Bouak6, C6te d'Ivoire Dr G. K4dade, Coordonnateur national ONCHO, Niamey Dr M.C. N'Dour, Coordonnateur national ONCHO, ThiEs, S6n6gal Observatsurs Dr M. Pacqu6, Sight Savers, c/o IOTA, B.P. U8 Bamako EAC15 Page 5 RESI.'ME ANALYTIQI,JE ET RECOMMANDATIONS l. [,a quinziOme session du Comit6 consultatif d'Experts s'est tenue i Ouagadougou, Burkina Faso, au siEge du Programme de lutte contre l'Orrchocercose en AfriEre de l'Ouest, du 6 au 10juin 1994i, sous la pr6sidence du Professeur David Molyneux. Une s6ance d'information sur les o@rationr du Programme a 6t6 organis6e le samedi 4 juin. 2. La grande partie de la session a 6t6 consacr6e i l'Elaboration du Rapport de l'Evaluation i mi-parcoUrs (Phase IV) dont le CCE a €t€ ct:mrg€ par le Comit6 conjoint du Programme (voir la section 6). 3. Le Comit6 a 6t6 informd de la pr6sentation du rapport de la session de juin 1993 du CCE au CCP et des conclusions et d6cisions dudit Comite i sa session de d6cembre 1993 (voir la section 4). 4. Le CCE a not6 avec satisfaction que les operations de lutte antivectorielle ont 6t6 effectu6es sans protl0mes durant les douze derniers mois et que la sinration entomologique reste trds satisfaisante (paragraphes 44 et 51). Des sondes d'ADN pour diff6rencier les espices d'Oruhoaerca sont actuellement devenues une activite de routine (paragraphe 48 et 53). 5. Iz Comitl a uprimi sa pr4occupation qu,wr changement de compagnie a6rienne pour la p6riode & lWll99T pourrait compromettre le bon d6roulement de la lutte antivectorielle (paragratre 62). 6. I-e Groupe 6cologique a autoris6 l'utilisation d'un autre larvicide (etofenprox, Vectron) (paragra$e 65). Ir Programme ayant, par cons6quent, sept insecticides i sa disposition, le CCE soutient lh recommandation d.u Groupe €cologiquc que la rechcrchc dc nowearn lnrvicides ne soit plus mc priorit? pour le Programme (paragraphe 66). 7. Le Comitl a recommutdi que le mandat du Groupe €cologiqrc soit Abrgi pour inclure la surveillarce de l'effet du peuplement (paragraphes 70 et 71). 8. L'Gvaluation 6pid6miologique, soutenue par sa conformit6 aux pr6dictions 6pid6miologiques d'ONCHOSIM, a contribu6 i la d6cision d'arr0ter la lutte antivectorielle dans cinq bassins fluviaux situds dans I'aire initiale du Programme (paragraphe 72). k Comitd a not6 que dans la r6gion de hri la sitration 6piddmiologique n'est pas satisfaisante et a deflwde d ce qu'uru rwuvelle 6tude intercive soit ffecrude daru cette imponante zone. 9. AtrEs cinq ans de combinaison de traitement larvicide/traitement i l'ivermectine en Guin6e, les enqufres ophtalmologiques ont montr6 une quasi-dlimination des microfilaires intra-oculaires et la dispprition des l6sions pr6coces du segment ant6rieur (paragraphe 74). 10. Dos progrBs ont 6t6 r6alis6s encore dans la recherche d'une 6preuve immunodiagnostique fiable (paragraphe 76) pour la d6tection de I'onchocercose pr6coce. 11. Dzux millions de personnes sont actuellement sous traitement i l'ivermectine dans I'aire de I'OCP. L'acceptabilit6 et le respect de la posologie resteff satisfaisants (paragraphes 77 et 78). EAC15 Page 6 12. Une analyse comparative des cotts des diff6rentes m6thodes de distribution de l'ivermectine montre uue variation de US $ 0,50 e US $ 0,06 par traitement (paragraphe 80). 13. Dir Pays participants ont achev6 la r6vision de leurs plans de d6volution et neuf d'entre eux ont contacte la Banque mondiale pour le financement (paragraphes 83 et 84). L4. 116 villages ont 6t6 examin6s dans le contexte de la surveillance 6pid6miologique post- trait€menl; les r6sultats ont confirm6 la poursuite de I'absence de transmission (paragraphe 85). 15. Uu rapport sur les r6sultats d'une mission d'6valuation 6pid6miologique au Niger a fait rcssortir les aspects essentiels de la d6volution (paragraphe 9L). Iz Cornit0 a recomnaild0 Ete dcs cadres gdnlralisds pour l'exdctttion des activitAs dc dtvolwion soiert d0veloppds (paragraphe 93). 16. Ir Comit6 a accord6 une attention particuliEre aux questions relatives i l'int6gration, i la lutte et la surveillance de plusieurs maladies ainsi qu'i la relation entre les activit6s de d6volution et le syst&ne de sant6 de base (paragraphes 95-97). A ce propos, le CCE a exprim6 sa satisfaction quant i lt contribution des coordonnateurs nationaux aur travaux du Comitd (paragraphe 98). 17. En ce qui concerne le Projet Macrofil, le Comit€ a recommandA que des essais cliniqrcs sur I'Amocarviru soimt entrepris dds qtr'un examen des donndes cliniques sur les 2000 patierfis trait6s en Am6rfiue latine le justifiera (paragraphe 109); toutefois, avec l'int6r0t perdu par le fabricant pour l'Ailrocarzirre,l'analyse des stocls existants devra 0tre effectu6e avant d'autres essais. 18. Ir Comit6 consid0re qu'6tant donn6 les rdsultats signal6s par Macrofil, on peut conclure qu'il est peu probable qu'un macrofilaricide applicable sur le terrain et utilisable sur le plan cormnunilrtaire soit disponible d'ici la fin du Programme. Les activit4s dc Macrofil dcvron Atre arhes sur les essais sur I'Amocarzfuc (si des stoclcs sont disponibles), des Atudes sur d.es doses ilevdes de l'ivermectine et I'UMF 078. 19. Des simulations par le moddle 6piddmiologique, ONCHOSIM, ont conclu que l'ivermectine rdfuit le niveau de f6condit6 du vers femelle (paragraphe 111) et que 12 ans de combinaison de la lutte artivectorielle/ivermectine r6duisent le risque de recrudescence i moins de l% (paragraphe ll2). Dans ce sc6nario, l'utilisation de l'ivermectine ne sera pas n6cessaire aprds 12 ans de lutte combin6e" Dix ans de lutte combind (ivermectine/traitements larvicides) n6cessiteront la distributiOn de I'ivermectine pour l0 ans aprEs l'arr€t des traitements larvicides pour r6duire le risque de recrudescence i moins de l% (paragraphe 113). 20. Lr Comit6 a not6 avec satisfaction la rdduction consid6rable pr6vue dans les pr6visions budg6tairts pour la p6riode de l9V2-1995 (paragraphe 114). EACl5 Page 7 1. OWERTTJRE DE LA SESSION 21. La quinziEme session du Comit6 consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue au siBge du Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) i Ouagadougou, Burkina Faso, du 6 au lOjuin 1994. ?2, Dans son discours d'ouverture, le Pr6sident, le Professeur David Molyneux, a souhait6 la bienventre aux nouveaux membres du Comit6, i savoir les Drs Cdlestin Gantin, Jacques Prod'hon et Frank Walsh, dont la vaste experience dans le domaine de la santd publique et de la lutte contre I'onchocorcose constitue une contribution pr6cieuse i I'expertise dorr dispose le Comit6. 23. [,e Professeur Molyneux a 6galement souhait6 la bienvenue au Dr A. Tiemtor6 qui a repr6sen6 le Directeur du Bureau r6gional de I'OMS pour l'Afrique (AFRO), au Repr6sentant de I'OMS an Burkina Faso, aux participants de I'OMS/TDR, de I'OMS/CTD, du PNUD, de la Banque mondiale, de 'Sight Savers" et au Coordonnateurs nationaux de la Cdte d'ivoire, du Niger et du S6n6gal. U. Le Prdsident a alors indiqu6 la nature particuliEre de la session de cette ann6e, 6tant donn6 Ere le Comit6 avait 6t6 charge par le Comit6 conjoint du Programme (CCP) d'entreprendre l'Evaluation prospective i mi-parcours (Phase IV) qui prendra la grande partie du temps du Comit6. A cet 6gard, le Professeur Molyneux a exprim6 la reconnaissance du CCE au Directeur dr Programme et i son personnel pour l'excellente s6ance d'information organis6e le week-end pr€cddert, ce qui a permis au CCE de se passer de la revue habituelle des op6rations de lutte et d'autres questions, laissant ainsi du temps pour I'exercice d'6valuation. 2. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOIIR L'ordre du jour pr6sent6 ci-dessous a 6t6 adopt6 par le Comit6: Ouverture de la session Adoption de l'ordre du jour Suite donn6e aux recommandations de la quatorziEme session du CCE Questions d6coulant de la quatorzilme session du CCP Elamen du rapport de la quinzi0me session du Groupe 6cologique Etamen des questions op6rationnelles et techniques Evaluation prospective i mi-parcours (Phase IV) Divers Date et lieu du CCE16 Adoption du rapport provisoire Cl6ture de la session. [.e rapport d'une visite sur le terrain par les Dr Grunewdd et Walsh sera consid6r6 sous le H @ivers). 25. A. B. c. D. E. F. G. H. I. J. K. 26. point n. Un €amdnagement des points de I'ordre du jour a 6tE fait dans le rapport pour faciliter sa pr6sentation. EACl5 Page 8 3. SUrTE DONNEE ArIx RECOMMANDATIONS DE LA QUATORZIEME SESSION DU CCE 28. I-e Dr Ebratrim M. Samba, Directeur du Programme a r6sum6 les actions prises en r6ponse aux recohmandations faites par le CCE a sa session pr6c6dente comme suit: des efforts ont 6t6 ddployds pour maintenir l'appui des donateurs i I'OCP par ses propres contacts et ceux de la Banque mondiale auprts des donateurs individuels, et la r6union minist6rielle sur le peuplement et le d6veloppement dans l'aire de I'OCP tenue i Paris en avril 1994 et la cdl6bration du 200me anniversaire du Programme durant l'Assemblde mondiale de la Sant6 ont offert d'excellentes opportunit6s pour renforcer l'appui au Programme; ii) un rapport sur les rdles respectifs de I'OCP et d'AFRO dans le domaine de la d6volution a 6t6 6labor6; iir) la collaboration avec TDR et CTD se poursuit de fagon tGs satisfaisante. 4. QUESTIONS DECOULANT DE LA QUATORZIEME SESSION DU CCP 29. Eil r6sumant les conclusions et d6cisions qui ont eu lieu i la session de d6cembre 1993 du CCP, le Pr6sident du CCE s'est r6f6r6 i son rapport au CCP14 Eri a r6sum6 les discussions de la r€uniqn du CCE de juin 1993. Le rapport a 6td bas6 sur le r6sum6 et les recommandations de la quatolzibme session du Comitd et a €tb actualis6 suite i des rapports du Directeur, des Chefs d'unit6 ot sur les progrEs de Macrofil depuis juin 1993. L,e Pr6sident du Groupe 6cologique a fait s6par6mCnt un rapport sur les activit6s et conclusions, et une prdsentation pr6liminaire a 6t6 faite sr le pmjet pilote financ6 par le CAP sur I'utilisation et le repeuplement des sols dans la partie superieute de la zone du IJraba et son impact sur l'hydrobiologie et l'habitat forestier riverain. 30. I, CCP a souligrr6 l'importance d'une 6tude sur l'impact de la combinaison traitement larvicidddistribution de l'ivermectine sur la dur6e de la lutte antivectorielle et les implications financibles d'une telle strat6gie pour examen durant l'Evaluation i mi-parcours. 31. I, CCP a approuv6 l'avant-projet des Termes de r6f6rence de l'Evaluation prospective i mi- parcourq et a convenu qu'une telle 6valuation pourrait Otre effectu6e de fagon la plus efficace par le Comit6 conzultatif d'Experts. L'avant-projet des Termes de r6f6rence de l'dvaluation a 6t6 soumis &ux Donateurs et aux Pays participants pour commentaires avant le commencement de l'6valualion par le CCE. 32. l, CCP a demand6 au Directeur de faire un rapport sur la collaboration entre le Programme et les arlorit6s nigErianes suite i la pr6occupation historiqtre exprim6e concernant l'infiltration de la frontilre orientale du Programme par des simulies infect6es. If, CCP a demand6 i ce qu'un observaeur du Nigdria soit invit6 i assister i la prochaine session du CCP. I,e CCP a 6t6 inform6 qu'une distribution de I'ivermectine est effectu6e dans certaines zones voisines de la frontiBre orientale du Nig6ria, en particulier dans l'Etat de Kwara. 33. La Banque africaine de D6veloppement a encourag6 les Pays participants i soumettre une proposition conrmune i consid6rer pour financement dans I'ann6e i venir qui mettra I'accent sur EAC15 Page 9 la formulation et le d€veloppement des ressources humaines approprides, dans le contexte des besoins de la d6volution. Y. Le CCP a demandd i ce que les rapports futurs sur les questions li6es i la d6volution soient coordonrfes de sorte qu'un rapport commun de synth0se soit prdsent€ aux r6unions futures du CCP. l.€ CCE a not6 que cette question a 6t6 abord6e par la suite i une r6union des Coordormateurs nationaux en mars au cours de laquelle le mo&n operandi d'un tel rapport a 6t6 arr6t6. Par ailleurs, le CCP a demand6 au Programme de revoir son document sur les structures de la d6rolution afin de prOciser le r6le des diff6rents acteurs. 35. t e CCP a recommand6 que les futures d6liberations soierfi ax6es sur la surveillance et la lutte conlre I'onchocercose dans le contexte post-OCP avec l'appui n6cessaire de la surveillance et lutte contre plusieurs maladies li6es aux activit6s se rapportant i l'onchocercose dans le contexte des systBmes nationaux de soins de sant6. Pour ce faire, le CCP a consid6r6 que l'unit6 de D6volutiOn pourrait inviter un consultant appropri6 ayant une expertise dans le domaine des soins & sant6 primaires et des services de sant6 de district. k CCE a not6 que I'OCP a organis6 une r6union gn mars pour discuter de cette question et des rapports sur ladite r6union ont 6t6 mis i sa disposition. I-e Pr6sident du CCE a assist6 i cette r6union. %. Il a 6t6 soulign6 durant toute la session, en particulier dans les rapports et dans les d6clarations du Directeur G6n6ral et du Pr6sident du CAP que la poursuite de l'appui a I'OCP 6tait critiqtre, Et on a exprim6 la pr6occupation qu'une fatigue de la part des donateurs pourrait devenir un problime. 37. I-e CCP s'est pr6occup6 de la composition du CCE qui est un sujet qui ne rentre que dans la compffence du CAP. I: n6cessit6 d'une composition 6quilibr6e a 6t6 soulign6e et le CCP a exprime ton desir de voir des repr6sentants ayant une expertise dans les disciplines sociales et des sysGmes de sante de district impliqu6s. 38. I-a collaboration effective et productive entre I'OCP et TDR a 6td soulign€e tant par le Dr T. Godal, Directeur de TDR, que par le Pr6sident du CCE. Cette collaboration ainsi que celle entrc TDR et les pays ne faisant pas partie de I'OCP dans la recherche appliqu6e sur I'onchocercose sont un excellent exemple de la valeur de tels liens. k programme Macrofil illustre dlvantage les liens importants entre I'OMS et les secteurs universitaires et industriels. 39. Le Prdsident du CCE a soulign6 l'importance au Programme de la performance efficace et d6vou6e tle la compagnie a6rienne et en particulier de son personnel, I'aptitude, le d6vouement et I'sngagement des pilotes d'h6licopttre qui manipulent des dquipements complexes en volant dans des condltions difficiles et exigeantes. Ir Pr6sident du CCE considdre que le CCP devra Otre conscient du r6le critique jou6 par ce groupe dans le succOs du Programme et en particulier comment I'efficacit6 des operations a6riennes s'est am6lior6e au cours de ces derniBres ann6es. 40. Le CCP a 6t6 inform6 du progrds satisfaisant de l'harmonisation - le transfert des anciens membres du personnel de I'OCP i des conditions nationales d'emploi. Alors que ceci a cr66 des pnoblEmos dans certaines zones, il est essentiel, pour des 6conomies, que ce processus ait 6t6 initi6. Ir CCP e f6licit6 le Programme pour la fagon sensible dont ceci a 6t6 entrepris. 41. I€ CCP a considdr€ que les futures r6unions pourront Ctre limitCes i une dur6e de jours. trois EAC15 Page 10 O. I-e CCP a 6t6 inform6 des pr6paratifs pour une r6union minist6rielle sur le peuplement et le Gveloppement durables dans l'aire du Programme organis6e par le CAP qui serait tenu i Paris en avril 1994. 43. I.e CCP a estime que le progrds technique du Programme tel que rapport6 par les repr6sen0n:ts du Programme et par le Prdsident du CCE est entiOrement satisfaisant. 5. EXAMEN DES QLTESTTONS OPERATTOT\Ir\IELLES ET TECHNTQUES' Lutte antivectorielle Vue d'eruemble des op€rations et leurs r6sultats M. Durant la periode consid6r6e, i savoir la saison des pluies de 1993 et la saison sEche 1994, m a cofiinud i effectuer les traitements larvicides de fagon satisfaisante. ks biefs trait6s, essentielhment dans les zones d'extensions, allaient de 3500 km i la fin du mois de mars i 11000 km en septembre. 45. Six larvicides ont 6t6 utilis6s en rotation. Ir systime d'6pandage, I'ordinateur de bord et l'aptitudo des pilotes ainsi que les efforts du personnel de I'OCP orr permis une annde de lutte presque sans problEme. 6. En outre, l'utilisation des donn6es hydrologiques en temps rdel (i la minute) obtenues des 103 6chelles de crue Oalises) li6es i un satellite a permis l'utilisation rentable des larvicides. la collaboration avec le centre de satellite i Toulouse durant les quatre derniEres ann6es a abouti i trc grande r6duction du nombre de pannes. Par ailleurs, la comp6tence des dqurpes hydrologiques de l'OCp permet au Programme de rectifier rapidement la plupart des pannes sans recourir i des consultarts co0teux. 47. Dans toutes les zones sous lutte antivectorielle, les traitements larvicides ont 6t6 accompagn6s de la disttibution de l'ivermectine afin d'obtenir une diminution rapide des taux de morbidit6 et une pr6ventim pr6coce des manifestations oculaires. 48. [.e laboratoire de sondes e ADN et de r6action de polym6risation en chalne de Bouak6, en C6te d'Ivoire, est actuellement entiBrement fonctionnel et capable d'identifier toutes les larves collect6ec dans I'aire de I'OCP, permettant ainsi la mesure des indices de la transmission effective de diff6rontes souches d' Orrclncerca. 49. A sa r6cente session, le Groupe 6cologique a approuvd un septidme larvicide, l'etofenprox (vecron), appartenant i la famille des pseudo.pyr6thrinoides), i utiliser i des d6bits de 15 i 70 rn3/s ou plus. Des 6tudes sp6ciales sur l'effet i moyen terme de ce compos6 sur la faune non cible seront erlreprises au cours de l'ann6e 1994. I Cette section rCsume les informations fournies aux membres du CCE durant la s6ance d'informition organis6e le week-end pr6c6dent la session du Comit6. EAC15 Page 11 50. Ir fabricant du B.r. H-14 a d6velopp€ une nouvelle formulation huileuse de ce larvicide qui, si elle pourrait Otre produite sur le plan industriel, augmenterait son efficacitd quatre fois et le placerait au m6me niveau que les insecticides chimiques sans l'inconv6nient de la toxicit6 de ces derniers. 51. Suite aux traitements larvicides rdussis, la situation entomologique est restee tres satisfaisante. Ainsi, durant une semaine de la saison pluvieuse en septembre, sur plus de 4000 simulies femelles captur6es sur 153 points de captures, seules deux contenaient des larves d'Onchocerca volvuha. M0me si la moyenne hebdomadaire avait, en 1993, atteint six femelles infectanfieuses avec 14 larves infectantes, ceci est en fait une transmission r6siduelle n6gligeable dans une zone d'une superficie de plus d'un 1.000.000 km2. 52. Avant l'introduction de l'ivermectine, lorsque seule la lutte antivectorielle 6taiteffectu6e dans l'aire du Programme, le nombre de larves infectantes 6tait rdduit de2l% seulement aprds cinq ans, alors que la r6duction correspondante dans un 6chantillon de points de capture de la zone d'extension ouest est de77% aprBs trois i quatre ans de combinaison de la lutte antivectorielle avec la distrihrtion de I'ivermectine. 53. L'identification systdmatique par sondes a ADN a d6montr6 que les deux tiers des larves infectantps appartiennent i I'esp0ce d'O. volvuhu alors que la majorit6 des autres sont des parasites bovins (O. ochengil. En outre, en ce qui corrcenrc le potentiel de transmission, il a 6t6 conclu Ete la quasi+otalit6 de la transmission r6siduelle est due essentiellement aux espEces forestiEres du complexe Sirnuliwn dnnrnnrn. Ainsi, aucun des 212 points de capture suivi r6guliBtement n'a montr6 des PAT de plus de 100 d0s aux esplces savanicoles alors que dans 65% des points tous les PAT 6taient nuls en ne comptant que les simulies savanicoles. 54. Sur les 14 points of on a effectu6 des 6tudes de post-traitement, dix ont montrC un taux d'infectivit6 inf6rieur i une femelle infectieuse par 1000 simulies pares - la limite du risque pdentiel de recrudescence - et deux environ 1/1000 dans des zones ayant plusieurs migrants non trait6s, alors que le taux a d6pass6 1/1000 dans deux points oi il a fallu reprendre les traitements larvicides en attendant la mise en place d'un traitement i l'ivermectine. 55. tr CCE a note avec satisfaction la pourzuite de I'excellente performance de la lutte antivectorielle et la quasi-absence de la transmission par les cyto-espdces savanicoles partout dans I'aire du Programme. 56. I-e Comit6 a dgalement exprim6 sa satisfaction quant i l'utilisation op€rationnelle faite de la tcchndogie des sondes e ADN et a d6clar6 qu'il s'agit d'une nouvelle r6alisation importante pour le Programme. 57. Le Comit6 a convenu qu'avec la disponibilitd de six larvicides chimiques, acceptables pour l'utilisation op6rationnelle, il n'est plus n6cessaire de chercher d'autres insecticides chimiques. k Comit6 appui fermement d'autres 6tudes sur de nouvelles formulations du B./. et d'dventuels nouveaur larvicides biologiques. 58. Drns la mesure oi le contrat a6rien actuel terminera en d6cembre 1995, ne laissant que deux ans jusqu'l la fin de la quatridme phase, et 6tant donn6 la performance trEs satisfaisante de la compaguie a6rienne actuelle, le Comitd recommande vivement que le succEs global du Programme ne soit pas compromis par un changement de compagnie i partir de janvier 1996. EAC15 Page t2 59. Le systtme d'6pandage d6velopp6 au cours de huit ans, et capable de larguer les sept larvicidel en quantit6s tGs prdcises et dans une vari6t6 de configurations d'6pandage pratiErement sans pannes, appartient I la compagnie actuelle et ne pourra donc 6tre transf6r6 i un successeur sans viohtion du brevet. Il faudra pratiquement la totalit6 des deux iuls pour d6velopper, par tltonnenpnts, un nouveau systdme d'dpandage capable d'effectuer les op6rations de fagon assez efficace. 60. De plus, le systBme informatique de bord qui commande le sysGme d'6pandage a pris quatre ans pour €tre mis au point et restera 6galement la propri6t6 de la compagnie actuelle. 61. En outre, une nouvelle compagnie a6rienne am0nera ses propres pilotes qui auront besoin d'un temps consid6rable pour se familiariser et etre capable de faire face aux activit6s d'6pandage par h6licoptdre les plus exigeantes du monde. 62, Cornpte tenu des contraintes susmentionn6es, le Comit6 a exprim6 sa prdoccupation qu'un changement de compagnie adrienne pour la p6riode de 19611997 aboutirait i des dchecs des traitemefrs larvicides, ce qui conduirait i des 6pisodes de transmission, d'augmentation des heures de vol, et de sous-dosage et surdosage de larvicides co0teux i un moment particulitrement critique sur le plan 6piddmiologique2. Rapport de la quinziBme session du Groupe 6cologioue 63. Lr rapport de la quinzitme session du Groupe 6cologique est joint en annexe L. &. Le Groupe 6cologique a not6 le criblage de nouvelles formulations de B./. H-14 fournies par l'industrie et la collaboration entre l'Unitd de Recherche sur les insecticides et I'Institut Pasteur corcernalt I'identification des rdles respectifs des diff6rentes toxines du B.f. H-14,1'6valuation de I'efficacitd de nouveaux entomopathogtnes sur les simulies et le d6veloppement de nouveaux tests ponr la r[esure directe de l'activit6 larvicide du B.f. H-14. 65. ko tests ont montr6 que le vectron est 10 i 20 fois moins toxique que la permdthrine sur les crevetes et les insectes aquatiques et ?.00 fois moins toxique pour les poissons. Ir Groupe 6cologique a par consdquent autoris6 I'utilisation op6rationnelle du vectron, 6tant entendu que des informations suppl6mentaires concenunt son impact i moyen tenne sur la faune non cible seraient recueillies. 6. Eant donn6 que sept larvicides - t6m6phos, phoxime, pyraclofos, perm6thrine, carbosulfan, B.t. H-14 et etoferprox (vectron) - sont actuellement disponibles pour l'application en rotation, le Groupe cst d'avis que la recherche de nouveaux larvicides n'est plus une priorit6 pour le Programme. Toutefois, les infrastructures pour l'am6lioration des formulations des insecticides existants et le suivi de la sensibilit6 de Simuliwn dunnoswn dewont Otre maintenues. En outre, le Groupo a demand6 i ce que le syst0me pour le test de la sensibilit6 des larves aquatiques des insectes rpn cibles aux insecticides anti-simulidiens soit finalis6. 2 Un ramort technique deailld a 6t6 soumis au Comit6. EAC15 Page 13 67. lr Comitd a 6tE informd que les densit6s de l'entomofaune 6taient plus faibles enlglltgg2 qu'en t990ll99l dans toutes les stations de surveillance, sugg6rant un impact li6 i des sources de pollution autres que les traitements larvicides par I'OCP. 68. Une baisse des prises de poisson a 6t6 observ6e dans les stations d'6chantillonnage sur les rividres of l'dpandage a cess6 depuis deux i trois ans, alors que d'autres paramEtres tels que la diversit€ sp6cifique et les coefficients de condition n'ont montr6 aucune variation. Ce ph6nomEne pourrait €tre attribud i une augmentation de la pression de la p€che et i la destruction de I'habiat engendrd par une augmentation des activit6s humaines plut6t que par les traitements larvicides. 69. Un rapport sur le "Projet pilote d'6valuation de l'impact environnemental dans le bassin de la haute l..,6raba", finarcd par le CAP, a 6t6 prdsentE i la rdunion minist6rielle sur le peuplement et le d6wloppement de l'aire de I'OCP tenue i Paris en avril 1994. Cette 6tude a d6montr6 que des impacts sur les rivitres non attribuables i I'OCP existent d6ji et le document a propos6 urrc mdthodologie pour l'ex6cution des dtudes de cette nature. 70. En r6ponse i une question concernant le futur de la surveillarrce de l'environnement par I'OCP w dans le contexte de la prochaine Evaluation prospective i mi-parcours (Phase IV) corduite par le CCE, le Groupe a conclu qu'il faut a) soit l'abolir, car il est devenu de plus en plus difficile d'isoler I'impact aquatique potentiel des traitements larvicides men6s par I'OCP de celui caus6 pal le repeuplement dans les zones lib6r6es de l'onchocercose; ou b) 6largir son mandat pour y inclure des aspects plus globaux de la surveillance environnementale. 71, Et ce qui corrcerne le futur mandat du Groupe 6cologique, le CCE recomrnande que ses termes dc r6f6rence soient 6largis pour y inclure la surveillance de I'effet du peuplement, les travaux rh6mes de terrain devant Ctre effectu6s par les 6quipes nationales d'hydrobiologie aprEs une formatiot suppl6mentaire. I-es r6sultats seront pr6sentes au CCP en s'attendant i ce qu'ils soient signales, selon les besoins aux autoritEs nationales directement concernees par l'environnement. Ceci perhettra 6galement d'6viter qu'une ddgradation future de l'environnement ne soit attribu6e au op6ntions de I'OCP. Activit6s 6pid6miologioues et lutte contre la maladie par l'ivermectine Evaluatian 72. L'6valuation 6pid6miologique a 6t6 effectu6e dans sept bassins fluviaux situ6s dans I'aire initiale dU Programme afin d'appuyer la prise de ddcisions corrcenrant I'arr6t des traitements larvicides. I-a pr6valence onchocerquienne dans cinq groupe de villages parmi cerD( examines a diminu6 I un niveau auquel la lutte antivectorielle pourrait prendre fin dans les bassins fluviaux concernd8. ks valeurs de la pr6valence pour deux groupes sont rest6es supdrieures i ce niveau, sans preuve de nouvelles infections dans un groupe et dans l'autre avec l'indication Ere la transmission continuait. 73, Dans les zones d'extension oi les traitements larvicides sont accompagn6s de la distribution de l'iverrnectirre,25 villages ont 6t6 examin6s pour suiwe I'effet des mesures de lutte. En Guin€e, o) I'analyse est termin6e, de nouvelles infections n'ont pas 6t6 detect6es chez les individus appartena$ aux cohortes exclues des traitements i l'ivermectine. EACl5 Page 14 74. L'€valuation ophtalmologique men6e en Guin6e aprds cinq ans de combinaison des traitemetts larvicides et du traitement i I'ivermectine a montr6 une quasi{limination des microfilaires intra-oculaires, une disparition des ldsions pr6coces du segment antErieur et la $abilisation de la k6ratite scl6rosante et de l'iridocyclite avanc6e. Toutefois, il n'y a pas de diff6ren* statistique entre les r6sultats pour un et cinq ans. I*s l6sions pr6coces du segment pnst6riew s'am6liorent aprOs un an alors qu'il y a l6g0re d6tdrioration dans peu des cas aprEs cinq ans. 75. En ce qui corrcerne l'impact de la migration, des r6ponses i des questionnaires ont indiqud Et'une pfoportion consid6rable des nouvelles infections enregistr6es dans les villages examin6s dans I'aire initiale de I'OCP concernent des individus venus de I'ext6rieur de la zone, ou qui y ont $journ6. Immuno{iaenostic 76. Des essais comparatifs avec les antigBnes tri-coclrails (Ov7, Ovl1, Ov16) men6s par le laboratoite de Bouak6 parmi 2000 enfants ig6s de 5 a 15 ans avec une biopsie cutan6e positive dans une zone d'hyperenddmicit6 (Sierra kone) et dans une zone d'arr6t de la transmission (Burkina Faso) ont montrd une s6ro-prdvalence de 80% dans la premiOre zone. Ir niveau de I'auticorfrs des groupes cibles semble un bon indicateur de la situation d'enddmicfte. l,apossibilitd de I'utilisation du test sur le terrain sera re\nre i une r6union de TDR qui sera tenue en mars 1995. Distributlon de l'ivermectine 77. Environ deux millions de personnes dans 7000 villages de l'aire de I'OCP oil ete trait6es i I'ivernbctine de juin 1993 i mai 1994 comme suit: 70% par la distribution i grande 6chelle, V[% par l'auto-traitement communautaire et 6% par les mdcanismes sp6ciaux de traitement sur le terrain. Parmi la population totale des villages trait6s le taux d'acceptabilit6 allait de70% d75%, ce dernier concernant I'auto-traitement communautaire. la distribution a 6t6 effectu6e par des Cqutpes {ationales, aid6es dans certains cas par des ONG, avec un appui logistique de I'OCP. 78. k Comit6 a not6 avec satisfaction que I'acceptabilit6 et le respect de la posologie restent i un niveau satisfaisant. 79. Des essais effectu6s dans trois villages en Guin6e pour la ddtection d'une 6ventuelle r6sistance microfilariewrc in vivo I l'ivermectine n'ont montr6 aucune preuve d'une baisse de sensibilitd. 80. Urr analyse comparative des co0ts de la distribution i grande dchelle de l'ivermectine et de l'auto-trattement communautaire, excluant les salaires, a 6valu6 e US $ 0,50 un traitement du premier flar rapport a US $ 0,06 pour le dernier. Impact dg la distribution de l'ivermectine 81. Dms six villages du bassin fluvial de la Gambie/S6n6gal, ori le traitement i I'ivermectine deux foir par an a 6t6 effectu6 pendant cinq ans corlme le seul moyen de lutte contre EAC15 Page 15 l'onchoqercose, une 6valuation six mois aprEs la distribution du m6dicament n'a pas montrd de nouvelles infections dans le groupe d'6ge de moins de cinq ans mais une r6duction consid6rable des taux de prdvalence. D'autres 6tudes sont en cours. Activit6s de d6volution 82. De 1974 i juin 199,4, le nombre de nationaux des Pays participants ayant b6n6fici6 d'une formatior financ6e par I'OCP s'6live i 403 dont 5% de femmes. [.a formation d'6pid6miologistes, surtout au niveau district, s'est poursuivie en priorit6. A cela, il faut ajouter la formation en cours d'emploi du personnel de I'OCP et des nationaux en 6valuation 6pid6miologique, distribution de I'ivermeptine, analyse de donn6es, lutte antivectorielle et gestion. t3. Dix des onze pays de I'OCP ont acfirellement finalis6 leurs plans de d6volution r6vis6s ou ont fini hurs plans initiaux. Un pays est toujours en voie de finalisation de son plan initial. ks comit6s nationaux de d6volution ont fait des progrds certains quail e leur fonctionnement m0me dens les pays qui n'ont pas encore officialiser leur crdation par un acte administratif appropri6. E4. Neuf des dix pays qui ont achev6 leurs plans ont contacte la Banque mondiale pour le financenEnt de leur mise en oeuwe alors Ere les deux autres pays le feront lorsqu'ils seront prets. Des denandes de soutien ont dgalement 6t6 soumises i des organisations bilat6rales et non gouvernementales, et approuv6es dans certains des cas. 85. En ce qui concerne la surveillance 6pid6miologique ax6e sur la ddvolution, 230 villages sentinels ont 6t6 choisis dans l'aire initial du Programme pour des enqu€tes i intervalles de trois ans et juqu'en mars 199,4, 116 villages avaient 6t6 examin6s et avaient montrE l'absence toujours de transnission. Quelques cas positifs ont 6t6 trouv6s parmi des migrants. Irs dquipes mobiles collaboront d6ji avec les services sanitaires locaux et la participation communautaire est satisfais{tte. Des ndgociations sont en cours pour que les pays concern6s financent les 6quipes mobiles Noutenues par I'OCP. 86. T0rtes les 6quipes nationales ont entrepris des activit6s de sensibilisation en utilisant les diff6rent$ moyens disponibles. Ces activitds sont toujours renforcdes par celles entreprises par les 6qutpes de I'OCP durant leurs missions habituelles sur le terrain. 97. A ce jour, seul le Burkina Faso dont le plan de d6volution est financ6 par la Banque mondiale a rdussi i mettre en oeuvre la surveillance active et passive des maladies associ6es i l'onchoc6rcose dans le plan. Dans d'autres pays, la surveillance de ces maladies est bas6e sur des programmes nationaux de lutte contre des maladies sp6cifiques d6jn existants ou sur la lutte dans les centros fixes. 88. L'OMS/AFRO a rdcemment donn6 des instructions aux Repr6sentations de I'OMS dans les Pays parlicipants de meffre i disposition leurs 6quipes OMS-pays et en particulier leurs eryrerts en soins de eant6 primaires/ niveau district et en 6pid6miologie pour appuyer l'exdcution des plans de d6volution. 89. Le Coordonnateur inter-pays de la ddvolution de I'OMS/AFRO a organis6 des ateliers pour la formation de formateurs dans quatre pays avec la participation de 79 mCdecins et infirmiers. Un document intituld "Paquet sant6 pour tous au niveau district" 6labor6 conjointement par I'OCP EACl5 Page 16 et AFRO d6crit les activit6s minimales en ce Eri concerne la surveillance 6pid6miologique, la formatim, la mobilisation des communaut6s, les soins aux malades, le suivi et l'6valuation. 90. En ce qui concerne la clarification des r6les respectifs des autorit6s nationales, de I'OCP et d'AFRO dans la d6volution, le Comit6 a not6 que le document 6labor6 par I'Unit6 de d6volution et examin6 lors de la rdunion entre I'OCP et les Coordonnateurs nationaux en rurs 1994, souligne la respoisabilit6 pr6pond6rante des dquipes nationales et des gouvemments. En outre, bien qu'il y ait des,similaritds entre les activit6s men6es par les diff6rents partenaires, la nature et la gestion de leurs interventions respectives diff0rent. 91. Lo Comit6 a regu un rapport d'urrc mission d'6valuation 6pid6miologique effectu6e au Niger dans le cadre de la ddvolution. Le Coordonnateur National du Niger a briBvement d6crit la mission entrepriS en collaboration avec urrc ONG (Helen Keller International) et avec la participation de I'OCP pour des conseils et un contrdle de qualit6. Outre l'dvaluation dans les orue villages seffinels, pour l'onchocercose, la mission a 6galement entrepris une 6valuation de la siruation de la schistosomiase et du vers de Guin6e et a fait un rapport sur la c6cit6 non onchocerquienre. Le rapport de la mission a illustr6 le type d'dvaluation 6pid6miologique simple nEcessaire dans le cadre de la d6volution; a soulign6 la valeur d'une telle approche de surveillance de plusieurs maladies non seulDment pour les maladies traditionnellement associ6es aux plans de d6volution mais, a zuscit6 atrssi l'int6r0t des ONG pour la c€cit0 provenant des causes autres que I'onchocercose; a mis en rclief la ndcessit6 de poursuiwe I'histoire de tous les individus positifs sur le plan de I'Onchogerca par rapport i la migration; et a fourni un exemple de la fagon dont la sensibilisation porrait ,6tre effectu6e par de telles 6qurpes. En outre, la mission a soulign6 la n6cessit6 d'appliqrter i l'6valuation des autres maladies end6miques le m6me niveau de qualit6 Ere celui de l'dvaluatlon sur l'onchocercose. y2. Une 6tude a 6t6 men6e par l'Unit6 de d6volution pour identifier les 6l6ments critiques du processut de la d6volution et sugg6rer des critOres pour une 6valuation de la capacitd des pays de d6tecter ot lutter contre la recrudescence. Il s'agit surtout de ressources humaines qualifi6es, d'une stnrcture nationale de coordination, de plans de d6volution et de leur ex6cution opportune, d'un financenpnt, d'une participation communautaine et de sysGmes de surveillarrce 6piddmiologiEre. En d6terminant des critEres pour chacun des 6l6ments, il sera possible de mesurer i quel point les difErentos composantes sont conformes i de tels critBres et, au moment opportun, de d6terminer leurs lacunes. y3. I-e Comit6 a not6 que les plans de d6volution ont 6t6 soumis t diff6rentes agences. Le CCE considOre que des cadres g6n6ralis6s pour I'ex€cution des activit6s de d6volution pourraient 0tre pr6cieuxen fournissant des lignes directrices pour les op6rations et en s'assurant que les donateurs reconnaigsent les liens entre les activit6s de d6volution et les structures sanitaires existantes. Il est 6galemeil appropri6 i ce stade de d6finir ce qui est op6rationnel i l'heure actuelle dans les services nationaux de sant6 et qui est pertinent aux plans de d6volution; comment de telles activit6s et structuref sont li6es au systime actuel de sant6; quelle influence toute r6forme du secteur sanitaire pourrait lvoir sur ces structures et leur fonctionnement futur; et une 6valuation rdaliste des besoins en form*ion pertinente. La n6cessit6 de soutenir de telles activit6s dans un contexte post-OCP dans le sJrsteme sanitaire est cruciale. Le CCE consid0re que les coordonnateurs nationaux dewont jouer un r6le majeur en developpant des plans d'ex6cution et a demand6 aux parties concerndes de fournir trne s6rie de lignes directrices pour que le cadre opdrationnel des activit6s de d6volution soit clairtment vu. EAC15 Page L7 94. Lr Comit6 a 6te inform6 qu'aucun des Pays participants n'a 6tabli des systBmes entitrement op6ratioanels de surveillance 6pidCmiologique. I-e Projet d'appui i la surveillance 6pid6miologique (Projet PASE) est actuellement en train de former des 6pid6miologistes de terrain dans quatre pays de I'OCP et d'dtablir un r6seau de centres centralises d'information sanitaire ax6s sur les services pdriph6ripes de sant6. Ir Comitd a encourag6 les Comit6s nationaux de d6volution concern6s et les autros partenaires de la d6volution i maintenir des liens et collaborer avec le Projet PASE. Il fatdra consid6rer l'inclusion des indicateurs essentiels de l'onchocercose dans de tels systEmes.A cet 6gard, le Comitd a not6 avec satisfaction qu'un projet commun de formation en CpiddmiOlogie et en management comprenant les onze Pays participants, bas6 essentiellement sur la m6thodologie de PASE, est en voie de pr6paration pour 0tre soumis i la Banque africaine de D6veloppement pour financement. 95. L'intdgration de l'orrchocercose dans un prograrnme de surveillance et de lutte 6pid6miologiques contre d'autres maladies end6miques est faisable li of d'autres prograrrmes nationaur de lutte existent. Il s'agit en fait d'une approche "multi-end6mies" guidee par des activit6s et l'utilisation corlmunes de ressources plutdt qu'une vraie strat6gie d'int6gration bien que la politiErc de I'OCP s'oriente dans cette direction avec I'appui de I'OMS/CTD. 96. El rdponse i une question concernant les prirrcipes pour I'identification des maladies i inclure dans les plans de d€volution, rl a €t€ expliqu6 que plusieurs points sont consid6r6s y compris la priorit6 de la lutte sur la base de la gravit6 et de l'6tendue d'une maladie donn6e; la coinciderce g6ographique avec l'onchocercose; la possibilitE de combiner les ressources et les Iessources logistiques; la faisabilitE 6conomique; et 6ventuellement l'int6r6t des donateurs. Dans tqrs les cas, la d6cision est prise au niveau national en fonction des sinrations et priorit6s sp6cifiqrs de chaque pays. n. I.e Comite a not6 dans ce contexte que le Programme accorde actuellement une attention particulidre i I'int6gration de la surveillance et lutte contre l'onchocercose dans les systimes de soins de sant6 de base. Il faudra clarifier davantage l'approche et la m6thodologie d'une telle int6gration en prenant 6galement en compte une certaine r6sistance qui pourrait exister au niveau central. Ceci impliquera dgalement la n6cessit6 de la disponibilit6 d'une expertise ad6quate i I'OCP. 98. L,e Comit6 a f6licit6le Programme pour son appui aux Coordonnateurs nationaux y compris la tenue de r6unions annuelles les regroupant tous et la participation de certains d'entre eux aux sessions du CCE. Dans le dernier cas, le Comit6 appr6cie I'occasion d'entendre des nationaux directement impliquds dans les activit6s de terrain parler de leurs succEs, difficultds et problEmes @ratiomels. Cette approche participative a 6t6 soulign6e car elle aide i transf6rer de I'OCP aux tntionaux le m6rite du succis, le prestige et un sens de responsabilit6. 99, A la fin de I'examen de ce point de l'ordre du jour, le Directeur du Programme a exprim6 sa satisfaction qu'un certain niveau de pessimisme qui pr6valait dans certains milieux concenrant la faisabilitd de la d6volution pourrait 6tre remplacd maintenant par un optimisme r6aliste. l-e processus est en fait pragmatique et opporhrniste. EAC15 Page 18 Projet Macrofil 100. L'Ctait actuel concemant les candidats potentiels pour des macrofilaricides applicables sur le terrain r 6t6 r6sum6. On avait pr6c6demment rapporte que Ciba Geigy 6tudiait des donn6es relatives au compos6 CGP 6140 (amocarzine) pour obtenir I'approbation de l'Autorit6 Suisse d'homolDgation. 101. Prr la suite, la soci6t6 a officiellement inform6 I'OMS que suite i une rewe interne de tous les mddbaments en voie de d6veloppement, il a 6t6 d6cid€ de ne pas continuer avec l'amocarzine porr l'Onchocercose. Toutefois, la soci6t6 transf6rera toutes les informations concernant le m€dicament e I'OMS pour faciliter son d6veloppement par un autre collaborateur. [-e transfert des informadons sur les rdsultats des essais cliniques en Am6rique [,atine, les m6thodes de production et d'ana$se de m6dicaments, etc. e I'OMS a 6t6 rapidement pr6vu. QuelEres 60.0m comprim6s de I'am@arzine sont actuellement disponibles mais valables seulement jusqu'en juin 1994. Il faudra dbnc une r6analyse pour que ces Erantit6s soient utilis6es pour des essais cliniques. lV2. Des soci6t6s ont 6t6 identifi6es qui sont prOtes et capables de synth6tiser l'amocarzine pour d'autres essais cliniques. On espere reintroduire I'amocarzine en Afrique pour des essais cliniques dans un proche avenir en utilisant les doses optimisees signaldes en Am6rique latine. La mise i la disposition de I'OCP/OMS des donn6es toxicologiques pertinentes 6tait un pr6alable i tout autre essai clidque. 103. Drns de r6centes dtudes sur des doses 6lev6es de l'ivermectine, des doses uniques de I'ivermectine par voie orale, jusqu'i 800 pgikg, ont 6t6 utilis6es A I'OCRC i Hohoe au Ghana pour traiter des onchocerquiens l6gBrement infectds. lrs donn6es cliniques obtenues durant les essais seront dhcut6es avec le fabricant avant d'effectuer des posologies multiples avec ces doses plus 6lev6es. La rdussite d'une telle 6tude sur l'innocuitd pennettra l'utilisation de doses plus 6lev6es de l'ivefirectine pour une dventuelle activit6 macrofilaricide ou pour juguler toute r6sistance i l'ivermctine en cas de son apparition i I'avenir. 104. I-o compos6 UMF 078 est actuellement en phase de d6veloppement pr6clinique, et des 6tudes sur la mutag6nicit6 et la toxicologie airgue sont en cours. 105. Trois compos6s qui montrent une bonne activite contre Onclocerca ou Brugia dans le criblage gecondaire seront test6s maintenant contre B. palwngi chez les chiens et O. gibsoni oa O. xhengi chez les bovins. Ces 6tudes dewont 0tre achev6es en 1994, auquel moment le potentiel de ces cqrnpos6s pour un d6veloppement davantage comme des macrofilaricides sera 6valu6. 106. Ure comparaison, couvrant deux ans, des composds test6s dans les 6preuves in vitro contre O. gffiurcsa ainsi qu'O. volvuha a indiqu6 que les r6sultats sont trds identiques en utilisant I'une ut I'autro espdce des vers adultes. Ainsi, pour le criblage i I'avenir, on utilisera principalement le systOme O. gnnrosa (vers disponibles chez les bovins) plutOt que des vers d'O. volvuhn d'origine humaine. lW. [re travaux se sont poursuivis sur le d6veloppement de sondes moldculaires capables d'i&ntifier les vers individuels montrant une sensibilit6 r6duite i l'ivermectine. Irs m6canismes & la r6slstance qui pourraient apparaitre chez Onchocerca n'6tznt pas connus, il faudra 6tudier tontes les formes communes de r6sistance identifi6es chez les n6matodes de modlle, fucrnorlnbditis elegarc et Haemoncluu contortus, afin de d6velopper des techniques EACl5 Page 19 potentiellement utiles pour la d6tection de la r€sistance i I'ivermectine en cas de son apparition chez les malades traitds contre I'onchocercose. Des travaux actuels sont ax6s 6galement sur le clonage des g0nes r6sistant i l'ivermectine et l'identification des s6Ererrces homologues des gEnes cfuz Onclocerca. 108. 1,6 Comit6 a not6 la liste des projets de recherche actuellement financ6s par Macrofil i la date d'atril 1994. La port6e strat6gique de l'implication de l'obtention d'un macrofilaricide applicabfe sur le terrain pour tous les pays touch6s par l'onchocercose a 6t6 soulign6e errcore, mais le CCE I not6 que la probabilit6 de rdaliser cela avant l'an 2000 devient faible actuellement. 109. En conclusion, le Comit6 a recomrnand6 que les essais cliniques de l'Amocarzine I edrepretrdre par I'OCRC, Hohoe, soient ex6cut6s tGs t6t et dts qu'un examen des donn6es cliniques sur les 2000 patients trait6s en Am6rique latine le justifierait. If, CCE a r6alis6 que la probabilif6 qu'un macrofilaricide soit disponible pour utilisation par I'OCP lui-mOme dans les cditioOs de terrain est faible. Toutefois, un macrofilaricide, m€me s'il n'est utilisable que sous upervisinn m6dicale, sera d'une grande utilitd dans la lutte dans certaines zones i problEmes et dans des cas localisds de recrudescence. Activit6s biostatistiques et informatioues 110. L'unit6 chargde des activit6s biostatistiques et informatiques (BIS) a continue i faire les pt€dictions dpid6miologiques i base de modEles qui contribuent beaucoup i la prise de d6cisions concernatrt les traitements larvicides. 111. L'effet de l'ivermectine sur l'O. volvulus a, jusqu'i une date r6cente, 6t6 consid6rd comme 6tant limite i la destruction des microfilaires. Toutefois, une analyse i base de mod0le des donndes dr foyer d'Asubende or) des personnes ont regu cinq traitements annuels du mddicament a conclu actuellerlent que l'ivermectine provoque non seulement une r6duction passagDre de la production & microfilaires mais 6galement un effet irrdversible sur la f6condit6 du parasite. Ainsi, on a 6valud qu'aprBs chaque traitement, le niveau de la f6condit6 est en moyenne r6duit de 3O%, & fagon petmanente. L'implication de ce nouveau rdsultat pour l'impact predit des stratdgies de lutte basdes stn diffdrentes combinaisons de la lutte antivectorielle et du traitement I l'ivermectine est a l'6tude dans des simulations d6taill6es avec I'ONCHOSIM. Itz. Les premiEres simulations par I'ONCHOSIM bas6es sur la quantification de I'effet du traitemert i I'ivermectine sur la f6condit6 des parasites ont indiqud que 12 ans de combinaison des trait€meils larvicides avec le traitement i I'ivermectine rdduiront le risque de recrudescence i moins de l%. 113. La combinaison de la lutte antivectorielle avec l'ivermectine pour une ffriode de dix ans devra €tre suivie d'au moins 10 ans de traitement i I'ivermectine pour atteindre le m6me rdsultat i urrc cowerture de 60%. Toutefois, cette strat€gie aura des implications op€rationnelles sp6ciales. Administration et gestion ll4. tr Comit6 a 6t6 inform6 que des 6conomies de I'ordre de US $3,2 millions, soit environ ll% dt budget approuv6, ont 6t6 r6alis6es en 1993, plus de la moiti6 dans le domaine de la lutte I EAC15 Page 20 antivectorielle. Il a 6t6 pr6vu que les d6penses totales des quatre premiBres ann6es (LW2-t995) de la quDtridme Phase financiEre s'6llveront t US $ 107,9 millions par rapport au montant de US $ 120,9 millions, budg6tis6 et approuv6 dans le plan des opdrations. 115. Il est pr6vu que la d6valuation de 50% du franc CFA, au d6but de l'ann6e 1994 aboutira i des 6colomies en 1994, 6valu6es i US $1,5 million, 6tant donne qrc 40-45% des d6penses de I'OCP sont effechrdes en francs CFA. 116. Trente pour cent du budget est ddpensd pour les ressources humaines et des rdductions drastiquos ont 6t6 faites ces derniOres anndes dans le nombre des membres du personnel de toutes les catdgories y compris ceux recrut6s sur le plan international. ll7. Un principe fondamental i tous les niveaux de I'OCP est la transparence en matiEre de finances. Ceci est trls important pour le maintien de l'appui des donateurs. 6. EVALUATTON PROSPECTTVE A Mr-PARCOURS (PHASE rv) 118. PnesEre toute la session a 6t6 consacrde au travail impliqu6 dans les propositions i faire pour les pr6vfoions opdrationnelles et budg6taires pour le Programme jusqu'i sa fin et I l'dlaboration d'un rapport traduisant ces pr6visions ainsi qu'i des propositions pour les m6canismes requis pour la poursuite de la collaboration inter-pays aprBs l'arr0t des opdrations de I'OCP et congus pour maintenir les acquis du Programme. 119. I-es travaux du Comit6 ont 6t6 effectu6s dans trois groupes de travail traitant de la lutte, de l'6pid6mlologie et macrofilaricide et de la d6volution. [,a collaboration inter-pays aprBs I'OCP a 6t6 abordde s6par6ment. 120, te Comit6 a approuv6 un rapport s6pard sur ses r6sultats, conclusions et recommandations Eri, aprds examen par le CAP, sera pr6sent6 i une Confdrence des donateurs avant d'Otre soumisi la ses$ion de d6cembre 1994 du Comit6 conjoint du Programme. Il a 6t6 convenu Ere le Pr€sident finalisera le rapport sur la base des commentaires faits par les membres du CCE, le prdsentela au CAP et incorporera finalement des modifications au rapport jug6es n6cessaires par le CAP Pour son dventuelle approbation par le CCP. 121. AprBs avoir analys6 toutes les options, le CCE a recommand6 ce qui suit: - les Op6rations doivent Otre poursuivies jusqu'en I'an 20[12, bien que sur une 6chelle r6duite durant la p6riode de d6sengagement progressive, pour pennettre au Programme de r6duire la charge parasitaire i un niveau qui diminuera le risque de recrudescence i moins de L% sans la n6cessit6 de toute distribution de l'ivermectine; - la strat6gie et I'approche op6rationnelle actuelles doivent Otre maintenues jusqu'i la fin du Programme 6tant donn6 que la rewe ne peut pas envisager des d6veloppements majeurs qui modifieront de fagon signifiante la lutte actuelle contre l'onchocercose; - le mandat du Groupe 6cologiEre et des 6quipes nationales d'hydrobiologie doit Otre 6largi pour inclure la surveillance de l'effet du peuplement et d'autres activit6s qui ont des r6percussions sur les systdmes fluviaux; EACl5 Page 2l - I'OCP doit progressivement se retirer de la distribution de I'ivermectine trBs t6t, laissant toute la responsabilitd aux autorit6s nationales d'ici 1997; - I'implication de I'OCP dans le Projet Macrofil doit prendre fin d'ici 1997; - l'Unite de d6volution de I'OCP doit 0tre renforc6e conformdment i la recomrnandation faite par l'6qurpe de la Revue extenre de 1990; - un canevas d'un m6canisme propos6 pour un organisme inter-pays post-OCP a 6te approuv6 pour examen par le CCP ainsi que le processus pour une collaboration davantage si les principes g6n6raux sont acceptes. La rewe a conclu qu'une forme d'organisme est essentielle. 7. DIVERS t22. Concurremment avec leur participation i la pr6sente session du CCE, deux membres du Comit6 ont visit6 la base des operations a6riennes i Odienn6 et ont 6labor6 un rapport qui a 6t6 distribu6 i tous les membres du CCE et r6sum6 ci-dessous. Tous les deux membres ont 6t6 pr6cddemment impliqu€s 6troitement dans les operations de lutte antivectorielle de I'OCP jusqu'au milieu dos anndes 1990. 123. Il y a eu plusieurs am6liorations des op6rations a6riennes depuis 1990, y compris le remodel4ge des r6servoirs d'6pandage des h6licoptdres afin de r6duire le r6sidu et faciliter I'enldvement. ks tuyaux ont 6t6 rendus r6sistants i la corrosion et les buses pour l'6pandage pennettetrt un largage rapide des larvicides dans une vari6t6 de configurations d'6pandage. 124. L'ordinateur de bord est actuellement positionn6 pour permetre son utilisation sans gOgrrcr la nre en avant du pilote, et produit une s6lection simple et rapide des configurations d'6pandage. Ir systdne de positionrrcment global permet aux pilotes d'assurer un maximum d'6conomie en #tcrminlrt les routes des vols. 12,5. D'autres am6liorations impressionnantes sont la simplification des codes des biefs et le perfectionnement du systdme hydrologique par satellite pennettant ainsi aux pilotes d'obtenir des donrfes En temps r6el pour le calcul pr6cis de la dose des insecticides ainsi que le renforcement dr contr0le des stocks de carburant et de larvicides. L26. En corplusion, les auteurs du rapport ont exprim6 toute leur satisfaction quant alur am6liorations faites et ont soulignd les contributions majeures i un rapport co0Uefficacit6 am6lior6 des op€rntions de lutte ainsi que les performances excellentes tant des op6rations de lutte antivectorielle Ere de la compagnie a6rienne. 8. DATE ET LIEU DU CCE 16 Ln, Lr Comit6 a d6cid6 de tenir sa prochaine session au siOge de I'OCP du lundi 5 juin au vendredi 9 juin 1995, pr6c6d6e par une s6arrce d'information le samedi 3 juin. EAC15 Page 22 9. ADOPTION DU RAPPORT PROYISOIRE 128. Un projet du rapport de la session du CCE a 6t6 adopt6 par le Comitd 6tant entendu que les modifications approuv6es pendant son examen seront incorpor6es pour l'approbation finale du Pr6sidert. IO. CLOTTJRE DE LA SESSION 129. AprBs l'€change habituel de compliments, le Pr6sident a d6clar6 close la Erinzidme session du Comit6 consultatif d'Experts.

Key facts
Document type Technical Documents
Adoption date
Source World Health Organization