ri a ---.{l i\t I OCP/VCU/HYBIO/86 . 11 ORIGTNAI : FRANCAIS RESI]ME DU BILAN DES ACTIVITES DE SURVEILLANCE DE L'ICHTYOT'AIJNE DES COURS D'EAU TRAITES EN COTE DIIVOIRE DE 1980 A 1985 Par Traoré Kassoum L' Le présent rapPort est un recueil des rêsultats des pêches expériemtales effectuéesde 198o à 1985 dans 1es différents cours d!eau de Côte d'rvoire traitês aux insecticidesantisimulidiens. Le but de ce travail est de mettre en êvidence les éventuelles modifica-tions qualitatives et quantitatives susceptibles dthypothéquer le devenir des écosysÈèmes aquatiques concernés. 2' De 19Bo à 1985, la surveillance de f ichtyofaune a êté effectuée selon une périodi-cité tenant compte des différentes pêriodes hydrol-ogiques. si en 1ggo, 1gg1 et 7gg2,lesprélèvements ont êté semestriel-s, à par:tir de 1983, la pêriodicitê a êté. trimestrielle :. a) à la fin de 1rêtiage (avri.l - mai) b) en début de crue (juin - juillet) e) en pleine crue (septembre) d) en période de décrue (novembre - décemb.r:e). 3. Avant de procéder à une analyse sotrunaire des résultats, i1 apparait importanË derappeler qurà partir de 1981, suite, dtune pa,rt, à 1'apparition dtune résistance des simulies au téméphos (utilisé ayec satisfaction d,e L974 à 19Bo dans touÈe la zone du pro-granune) et face, d!autre part, aux risques d!apparition dtune résistance aux autresinsecticides, les rivières de côte dttvoire ori-cté alternativementtraitées au téméphos, au chlorphoxiræet au Bacillus thu'ringiensis (g.t. H-14). par ailleurs dans le souci detrouver des produit" ae r"mpraceme"t, q"i ""ierri "rrssi opérationnels et efficaces que 1etéroêphos, des essais opêrationnels ont étê rêa1isés avec la permdthrine d'août à décembre1984 sur 1e sassandra et avec le earbosulfan, dtaoût à décembre 1985 sur le Bandarna blanc 4' Notre actiou est donc de dêceler à moyen terme, les incidences de 1'action cumuléede ces insecticides sur 1a faune ichtyologique des cours dleau. La démarche consignéedans ce rapport comporte deux types dtapproches 3 a) le premier consiste à analyser les résultats de la surveillance de 19g5. b) le second cherche à établir le bilan de six années de surveillance. (ii l- 7 ,'/ . Ç, -7- Pege 3 a) 1révolution des peupl-ements ichtyologiques des cours d'eau traités grâce : i) aux différents inventaires faunistiques réalisés de 19g0 à 19g5 ii) aux estimations quantitatives du stock des ressources halieutiques par Iesuivi des efforts des pêches tant au niveau de ltensemble a"" r.irfes qu,àcelui de chaque maille ainsi qurau niveau de chaque espèce ;b) ttévoluti'on des coefficients de condition des principales espèces capturées ; c) Ies variations du potentiel de reproduetion des principales espèces. 10' concernant les P u E, nous avons déce1é de 1980 à 1983 une diminution généraIe etconstanEe des P u E affectant toutæ 1es mailles dans tout.es 1es stations. A cetÈe baissedes P u E' il fallait adjoindre cel1e de 1a diversité spécifique. ces différents consratsont permis dr6mettre lthypothèse que ces modifications pourraient être 1a résultanÈe desincidences nêfastes des insecticiàes, sur les écosystèmes. Mais au regard des résultatsdes surveillances de 1984 et 1985, i1- apparaît une nette amélioration de 1a situation auniveau des stations eolmle Gansé, Léraba, Dabakala et Niaka. Exception faite des stationsde la Marahoué et du sassandra. Par ailleurs, La réapparition de schilbe mystus et deMoehochidaeà1aLérabaetdessy"eg9Éisscha11..,SynodonÈisu""iiffi0reochromis *#"et -ttgçerotis nltotic@iËîffitd"s prises a"" pa"i,Ëffffun lndlcateur d'une reprise ceitaine dans 1e recrutement et 1a recolonisation. cera confir-me que 1es modifications constatées de 1980 à 1983 ne constituent pas un phénomène irré-versible' cependant il faut noter un net recul des characidae dans les prises, surtoutAl,este.bSr?moze qui cesse dtêtre lrespèce prédominante dans les captures. par ail1eurs,on peut à juste titre, stinquiéter du devenir des stations de sémien et Lenguekoro (sur1e sassandra) et de Mankono sur la Marahoué au niveau desquelles certaines modificationsapparaissent dans 1a composition des peuplements ichtyologiques ainsi qu,une diminutionsensible des stocks des ressources halieutiques disponiblà". a la décharge drocp, noussolmles en mesure dtaffirmer que 1a situation qui pràvaut dans 1e sassandra et dans 1aMarahoué nrest pas le seul fait des épandages des insecticid.es antisimulidiens. En effet,ltutilisation intempestive, incontrô1àe et clandestine des pesticides agrieoles, surtoutdans 1a Marahouér Par 1es pêcheurs professionnels est devenrr" ,rrr. pratique courante qui,malheureusement est de nature à perturber 1es milieux dans lesquers i1s sont dÉversés. Leeas le plus inquiétant est celui concernant le moyen et haut sassandra qui sont véritable-ment agressés par les eaux usées (donc poLluante"i p.o.r.rrant des vidanges des machinesdu complexe agro-industriel de Borotou et qui sont directement déversées dans le coursdreau' Depuis le confluent de 1a Boa, du Tiemba et du sassandra jusqurau pont de sémien,les peuplements ichtyologiques subissent de graves perturbations au niveau de toutes lesclasses drâge. 11' concernant les coefficients de condition moyens des principales espèces capturées,nous ntavons pas dêcelé de modifications profondes. Tout à,, pr,r", nous pouvons dire queles résultats obtenus dans les différentes stations indiquent que 1es valeurs moyennessont aléatoires et oscillent autour d tune valeur moyenne qui subit de 1égères modifica-tions en fonction de 1a tail1e des individus considérés, de leur stade de maturité sexuelleetde leur état nutritionnel. La faible condition des characidae du sassandra qui marqueune baisse Dar raoport aux années précédenÈes, peut être laconséquenceces produits toxiquesdivers déversés dans 1e cours dreau et qui peuvent diminuer la quantité de nourriture entuant les organisrges proies tels que 1es insectes. Les yariaÈions saisonnières Iiées auxcrues et à 1tétiqge ne montrent pas uu cycle annuel bien caractéristique. ï2, Par 4i11eurs, à l'examen des élêments de la fécondité (par exemple 1e diamètreet 1e norobre des oyocytes ainsi que 1e R!G.s) nous pouyons conclure qu'r,r",rr, impact desinsecticides pouvant enËraver 1a reproduetion des poissons n'a été mis en évidence. 13. En conclusion, it apparaît que, crlune façon gênêra1e, au coursréalisées de 19Bo à 1985, aucun effet drastique n'a étê aacera sur lades cours dteau traitésen Côte drlvoire des surveillances faune ichtyologique
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Resumé du bilan des activités de surveillance de l'ichtyofaune des cours d'eau traités en Côte d'Ivoire
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