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Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : rapport récapitulatif

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ENQUÊTE SUR LES POLITIQUES EN MATIÈRE DE SANTÉ SEXUELLE, REPRODUCTIVE, DE LA MÈRE, DU NOUVEAU-NÉ, DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT, 2018-2019 : Rapport récapitulatif Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : rapport récapitulatif [Sexual, reproductive, maternal, newborn, child and adolescent health policy survey, 2018-2019: summary report] ISBN 978-92-4-000758-1 (version électronique) ISBN 978-92-4-000759-8 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé 2020 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BYNC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo/deed.fr). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’oeuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’oeuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci-dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’oeuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette oeuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle oeuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette oeuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi. » Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (http://www.wipo.int/amc/en/mediation/rules/). Citation suggérée. Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019: rapport récapitulatif [Sexual, reproductive, maternal, newborn, child and adolescent health policy survey, 2018-2019: summary report]. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2020. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. 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Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives pour lesquelles il peut y avoir des désaccords. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Conception graphique, mise en page et relecture : Green Ink, Royaume-Uni (greenink.co.uk) ENQUÊTE SUR LES POLITIQUES EN MATIÈRE DE SANTÉ SEXUELLE, REPRODUCTIVE, DE LA MÈRE, DU NOUVEAU-NÉ, DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT, 2018-2019 : Rapport récapitulatif Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif4 © WHO/Patrick Brown L’enquête 2018-2019 réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé montre qu’une grande majorité de pays ont adopté des politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. En moyenne, les pays disposent de 13 politiques essentielles sur les 16 concernées par l’enquête. Introduction Dans le cadre des objectifs de développement durable et de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, tous les États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se sont engagés à améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents, avec la garantie de couverture sanitaire et l’assurance de qualité des soins dans les services de santé. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’adopter et de mettre en oeuvre des politiques fortes, basées sur des données probantes et axées sur l’équité, qui couvrent l’ensemble des soins de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent (SSRMNEA). Pour suivre les progrès concernant l’adoption des recommandations de l’OMS, le Département Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et vieillissement ainsi que le Département Santé sexuelle et reproductive, et recherche de l’Organisation ont mené une enquête mondiale sur les politiques en matière de SSRMNEA en 2018-2019. Il s’agit de la cinquième enquête sur la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent depuis 2009-2010. C’est la première fois qu’elle porte également sur la santé sexuelle et reproductive et qu’elle s’inscrit dans le cadre des ODD et de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent. Le principal objectif de l’enquête était de déterminer dans quelle mesure les pays ont intégré les recommandations de l’OMS dans leur législation, leurs politiques, leurs stratégies et leurs directives nationales de santé. L’enquête s’inscrit dans le cadre des efforts de l’OMS pour intensifier le dialogue stratégique à l’échelle mondiale et nationale, afin de stimuler l’élaboration de plans nationaux d’investissement en faveur de la SSRMNEA, et encourager la mobilisation pour accélérer les progrès vers les objectifs et les cibles de la Stratégie mondiale. Grâce à ces activités, l’OMS souhaite fournir des informations utiles aux gouvernements, aux partenaires et aux communautés sur la mise en œuvre complexe de la Stratégie mondiale. Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif 5 Les 16 domaines stratégiques concernés par l’enquête sur les politiques en matière de SSRMNEA 2018-2019 „ Planification familiale/Contraception „ Diagnostic, traitement et conseil pour les infections sexuellement transmissibles (IST) „ Prévention nationale complète du cancer du col de l’utérus „ Soins prénatals „ Accouchement „ Soins postnatals pour les mères et les nouveau-nés „ Prise en charge des nouveau-nés présentant un faible poids de naissance ou nés prématurément „ Santé et développement de l’enfant „ Développement du jeune enfant „ Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant „ Prise en charge de la pneumonie chez l’enfant „ Prise en charge de la diarrhée chez l’enfant „ Prise en charge du paludisme avec des recommandations appropriées pour les enfants (dans les pays où le paludisme est endémique) „ Prise en charge de la malnutrition aiguë chez l’enfant „ Politiques/directives spécifiques pour les personnes âgées de 10 à 19 ans „ Plans d’action et politiques/directives multisectoriels pour assurer la riposte du système de santé aux violences faites aux femmes Méthodes Le Département Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et vieillissement et le Département Santé sexuelle et reproductive, et recherche de l’OMS ont élaboré le questionnaire avec le concours d’un Groupe de référence sur les politiques créé pour l’occasion, d’autres experts de la SSRMNEA, de conseillers régionaux de l’OMS en matière de SSRMNEA, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Au cours du processus d’élaboration, les départements ont consulté 30 sources d’informations supplémentaires et ont rationalisé le questionnaire afin de réduire au minimum les redondances. Le questionnaire de l’enquête sur les politiques en matière de SSRMNEA a été élaboré sur une plateforme en ligne, et l’enquête conçue par modules (questions transversales, santé de la mère et du nouveau-né, santé de l’enfant, santé de l’adolescent, santé reproductive et violence sexiste), pour permettre aux personnes interrogées de traiter les questions relatives à leur(s) domaine(s) d’expertise. L’enquête et tous les supports de formation ont été mis à disposition dans les six langues officielles des Nations Unies (anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe) ainsi qu’en portugais. Dans chaque pays, l’administrateur de l’OMS ou un autre point focal désigné était chargé de répondre à l’enquête en coordination avec le ministère de la Santé et/ou d’autres instances des Nations Unies. „ Taux de réponse. L’enquête mondiale sur les politiques en matière de SSRMNEA a été diffusée auprès des 194 États Membres de l’OMS, et 150 d’entre eux y ont répondu, soit un taux de réponse de 77 %. Les taux de réponse ont varié selon les régions, allant de 52 % dans la Région du Pacifique occidental à 100 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est (tableau 1). Tableau 1. Taux de réponse des États Membres de l’OMS à l’enquête mondiale sur les politiques en matière de SSRMNEA 2018-2019 Région OMS Nombre d’États Membres Nombre de réponses à l’enquête Taux de réponse (%) Région africaine 47 42 89 Région de la Méditerranée orientale 21 15 71 Région européenne 53 39 74 Région des Amériques 35 29 83 Région de l’Asie du Sud-Est 11 11 100 Région du Pacifique occidental 27 14 52 Total 194 150 77 Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif6 Figure 1. Politiques nationales existantes dans les 16 domaines clés de la SSRMNEA „ Champ d’études et publications ultérieures. Les conclusions du présent rapport récapitulatif ainsi que la version complète, publiées séparément sous le titre Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif reprennent les données fournies par les 150 États Membres qui ont répondu à l’enquête. Des publications supplémentaires couvriront en profondeur les questions liées à des domaines spécifiques des services de santé. Des rapports régionaux seront également mis à disposition et pourront intégrer les données des cinq États non Membres qui ont répondu à l’enquête. En outre, toutes les réponses relatives à la législation feront l’objet de rapports distincts, puisque les données pertinentes doivent faire l’objet d’un processus de validation crucial. Les publications et les informations complémentaires seront accessibles sur la page suivante : https://www. who.int/data/maternal-newborn-child-adolescent/ national-policies. Vue d’ensemble Les réponses des États Membres à l’enquête montrent que, globalement, les pays ont des politiques dans 13 des 16 domaines clés en moyenne (83 %). Bien que la plupart des États disposent d’au moins 75 % de politiques clés, 16 des 150 pays sont en dessous de la barre des 50 % (Figure 1). Le taux de pays dotés de politiques dans les 16 domaines clés varie en fonction des régions. À une extrémité de l’échelle, 95 % des pays ayant répondu à l’enquête dans la Région de l’Asie du Sud-Est disposent de politiques nationales dans les 16 domaines. À l’autre extrémité, 69 % des pays de la Région du Pacifique occidental déclarent dans leurs réponses être dotés de politiques nationales dans les 16 domaines. Plus de 90 % des pays ont adopté des politiques ou des directives sur la santé sexuelle et reproductive, les soins prénatals, l’accouchement, les soins postnatals pour la mère et l’enfant, ainsi que la santé et le développement des enfants. La proportion de pays dotés de politiques/directives n’est inférieure à 90 % uniquement dans les catégories de la santé des adolescents et des violences faites aux femmes (Figure 2). ©OMS 2018. Tous droits réservés. N 50 %-75 % 75 %-99 % 100 % Données non applicables Non applicable Pourcentage de politiques clés disponibles 25 %-50 % Les frontières et les noms employés et la présentation de l’information sur cette carte n'impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position sur le statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, sur leurs autorités, sur le tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillés sur les cartes représentent les frontières approximatives pour lesquelles il peut y avoir encore des désaccords. Source : Enquête sur les politiques en matière de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018 Production de carte : Département Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent Organisation mondiale de la Santé Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif 7 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % Violences faites aux femmes Santé des adolescents Santé et développement de l’enfant Soins postnatals Accouchement Soins prénatals Santé sexuelle et reproductive Figure 2. Pourcentage de pays dotés de politiques/directives dans différents domaines de la SSRMNEA Santé sexuelle et reproductive „ Existence de politiques nationales. Les politiques/ directives nationales sur la santé reproductive sont presque universelles : 94 % des pays déclarent disposer de politiques ou de directives nationales en la matière. „ Thèmes des politiques. Les politiques/directives sur la santé reproductive varient en fonction de thèmes spécifiques. Elles incluent planification familiale/ contraception dans presque tous les pays (93%). Moins nombreux sont les pays intégrant les thèmes des soins préconceptionnels (71 %) et de la ménopause (55 %). „ Méthodes contraceptives. Globalement, les listes nationales de médicaments essentiels comprennent généralement la pilule contraceptive (83 %), les dispositifs intra-utérins (81 %), les contraceptifs injectables (78 %), les préservatifs masculins (74 %), la pilule contraceptive d’urgence (67 %) et les implants (67 %). Elles recensent plus rarement les préservatifs féminins (50 %) et les anneaux vaginaux (26 %). Seuls 14 % des pays répertorient ces huit méthodes contraceptives sur leur liste de médicaments essentiels. „ Infections sexuellement transmissibles (IST). Près de neuf pays sur dix (88 %) sont dotés d’une politique ou de directives nationales relatives au diagnostic, au traitement et aux conseils pour les IST. Dans les trois quarts des pays (75 %), les politiques/directives nationales sur les IST recommandent l’intégration du dépistage du VIH et des IST. La plupart des politiques/ directives nationales sur les IST (70 %) fixent des objectifs de réduction de la syphilis congénitale, et environ 52 % des pays ont fixé un objectif de réduction des infections à Neisseria gonorrhoeae. „ Cancer du col de l’utérus. Quatre pays sur cinq (80 %) sont dotés de politiques/directives nationales sur la prévention et la lutte intégrées contre le cancer du col de l’utérus. Environ les trois quarts de ces politiques abordent la question du diagnostic (77 %), du dépistage des lésions précancéreuses (77 %), du traitement des lésions précancéreuses (76 %) et du traitement du cancer du col de l’utérus (73 %). Dans trois pays sur cinq (60 %), les politiques contiennent des dispositions concernant un programme de vaccination contre le papillomavirus humain (PVH). Soins prénatals „ Existence de politiques nationales. Presque tous les pays (96 %) déclarent disposer de politiques/directives nationales sur les soins prénatals. Ce pourcentage est le plus élevé de toutes les catégories de la SSRMNEA (Figure 2). „ Nombre et calendrier des visites de soins prénatals. Dans un peu plus de la moitié des pays (52 %), les politiques recommandent au moins quatre visites de soins prénatals tandis que 39 % des États conseillent au moins huit visites au cours d’une grossesse normale, conformément aux recommandations actuelles de l’OMS. C’est dans la Région européenne (56 %) et dans la Région africaine (48 %) que les politiques nationales recommandent le plus souvent huit visites ou plus. „ Interventions dans le cadre des soins prénatals. Pour les femmes enceintes, les politiques/directives nationales relatives aux soins prénatals prévoient la prescription de fer et d’acide folique (93 %), des conseils en matière de nutrition (90 %), le dépistage d’IST (91 %), la prévention et le traitement de la syphilis (89 %), la prévention et le traitement du VIH (87 %), la préparation Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif8 à l’accouchement et aux éventuelles complications (89 %), et la vaccination (87 %). De plus, près de quatre pays sur cinq (79 %) recommandent la réalisation d’une échographie avant la 24e semaine de gestation. Accouchement „ Existence de politiques nationales. Neuf pays sur dix (91 %) sont dotés de politiques/directives nationales relatives à l’accouchement. „ Soins lors de l’accouchement. Une grande majorité de pays (87 %) ont adopté des politiques/directives nationales affirmant le droit des femmes à bénéficier de soins dispensés par un personnel qualifié lors de l’accouchement. Les éléments les plus fréquemment présents dans les politiques relatives aux soins lors de l’accouchement sont les suivants : prévention et traitement des hémorragies du post-partum (87 %), et utilisation du sulfate de magnésium dans la prévention et le traitement de l’éclampsie (86 %). La proportion de pays ayant adopté des directives sur la présence d’une personne accompagnante choisie pendant le travail et l’accouchement (59 %) ou recommandant d’autoriser la femme à choisir une position pour accoucher (46 %) est plus faible. „ Notification et examen des décès. Environ quatre pays sur cinq (81 %) sont dotés de politiques/directives/ lois nationales exigeant la notification de tous les décès maternels auprès d’une autorité centrale dans un délai de 24 heures, et 84 % des pays imposent l’examen de tous ces décès. L’obligation d’examiner les mortinaissances (43 % des pays) ou les décès néonatals (0-28 jours) (67 %) est moins fréquente. „ Médicaments essentiels. Dans la grande majorité des pays, la liste nationale des médicaments essentiels comporte le sulfate de magnésium (91 %), les comprimés de misoprostol (90 %), l’ocytocine (89 %), la gentamicine injectable (88 %), la chlorhexidine (87 %) et le métronidazole injectable (87 %). En moyenne, 81 % des 18 médicaments et équipements dont l’utilisation est indiquée pendant la grossesse, l’accouchement et les soins post-partum figurent sur les listes nationales de médicaments et produits essentiels. Soins postnatals pour les mères et les nouveau-nés „ Soins postnatals. Plus de neuf pays sur dix (92 %) sont dotés de politiques/directives sur les soins postnatals, et presque toutes recommandent la surveillance de la mère et du nouveau-né. „ Nouveau-nés présentant un faible poids de naissance ou nés prématurément. Une grande majorité de pays (85 %) ont adopté des politiques/ directives nationales relatives à la prise en charge des nouveau-nés présentant un faible poids de naissance ou nés prématurément. En outre, la plupart des politiques/directives nationales recommandent l’allaitement maternel pour les nouveau-nés présentant un faible poids de naissance ou nés prématurément (81 %) ainsi que la méthode kangourou ou le contact peau contre peau pour les nouveau-nés dont l’état clinique est stable et pesant 2 000 g ou moins à la naissance (71 %). „ Nouveau-nés malades. Plus de quatre pays sur cinq (83 %) ont adopté des normes nationales pour la prise en charge des nouveau-nés gravement malades. Aussi, 77 % des pays signalent l’existence d’unités de soins spéciaux pour les nouveau-nés et 77 % déclarent disposer d’unités de soins intensifs pour les nouveau- nés. À l’échelle mondiale, 54 % des pays sont dotés d’une politique/directive nationale sur le traitement des nouveau-nés malades et susceptibles de souffrir d’une infection bactérienne grave dans les établissements de soins de santé primaires lorsque l’orientation vers un autre établissement est impossible. Santé de l’enfant „ Existence de politiques nationales. Dans le monde, 93 % des pays disposent d’une politique/directive nationale concernant la santé et le développement des enfants. Dans 55 % des pays, les politiques concernent les enfants âgés de zéro à neuf ans, tandis qu’elles concernent uniquement les enfants âgés de zéro à cinq ans dans 37% des pays. Les politiques s’appliquant aux enfants de zéro à neuf ans sont plus fréquentes dans la Région de l’Asie du Sud-Est (73 %) et dans la Région européenne (72 %), et moins fréquentes dans la Région de la Méditerranée orientale (20 %). „ Pneumonie. Quatre pays sur cinq (80 %) sont dotés de politiques/directives nationales sur la prise en charge de la pneumonie chez l’enfant, l’une des principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Dans 30 % des pays, les politiques/directives nationales précisent que la pneumonie avec tirage sous-costal doit Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif 9 © WHO/Olivier Asselin être traitée dans les établissements de soins de santé primaires tandis que 41 % des pays recommandent le traitement dans des établissements spécialisés. En ce qui concerne le traitement, 65 % des pays recommandent l’amoxicilline en première intention pour les pneumonies avec tirage sous-costal tandis que 59 % d’entre eux recommandent l’amoxicilline dans le traitement de la pneumonie avec une simple accélération de la respiration. „ Diarrhée. 81 % des pays disposent d’une politique/ directive nationale pour la prise en charge de la diarrhée chez l’enfant. Près des trois quarts des pays (73 %) recommandent le traitement de la diarrhée par des sels de réhydratation orale, du zinc ou des liquides. „ Paludisme. Dans les régions où le paludisme est présent1, plus de quatre pays sur cinq (82 %) ont adopté des politiques/directives nationales sur la prise en charge de la maladie chez l’enfant. Quatre pays sur cinq sont dotés de politiques/directives nationales qui recommandent une confirmation parasitologique du paludisme avant le traitement. Alors que 46 % des pays procèdent à la confirmation par des tests de diagnostic rapide, 28 % utilisent le diagnostic par microscopie. „ Malnutrition. Les trois quarts des pays (75 %) ont adopté des politiques/directives nationales sur la prise 1 Les pays de la Région européenne et certains pays de la Région des Amériques ont été exclus de l’analyse, car le paludisme n’est pas présent sur leur territoire. en charge de la malnutrition aiguë chez l’enfant. Tous les pays de la Région de la Méditerranée orientale et de la Région de l’Asie du Sud-Est sont dotés de politiques de ce type. „ Surpoids ou obésité. Environ trois pays sur cinq (59 %) ont adopté des politiques/directives nationales sur la surveillance systématique du surpoids et de l’obésité chez les enfants. Dans la Région des Amériques, 83 % des pays sont dotés d’une politique ou d’une directive de ce type, mais dans les autres régions, moins de 60 % des pays disposent de politiques ou de directives dans ce domaine. „ Développement du jeune enfant. À l’échelle mondiale, plus des trois quarts des pays (77 %) disposent de politiques/directives nationales relatives au développement du jeune enfant. Ce pourcentage est plus élevé en Europe (87 % des pays), dans la Région des Amériques (83 %) et dans la Région de l’Asie du Sud-Est (82 %), mais moins élevé dans la Région africaine (69 %), la Région de la Méditerranée orientale (60 %) et la Région du Pacifique occidental (57 %). „ Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME). Environ 70 % des pays disposent d’une politique/directive nationale sur la PCIME. Presque tous les pays à faible revenu (97 %) et à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (92 %) sont dotés de politiques/ directives relatives à la PCIME. Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif10 Santé des adolescents „ Existence de politiques nationales. À l’échelle mondiale, 85 % des pays sont dotés de politiques/ directives nationales qui concernent expressément la santé des adolescents. Cependant, la proportion varie de 93 % dans la Région des Amériques à 60 % dans la Région de la Méditerranée orientale. Environ 62 % des pays disposent d’une norme nationale concernant la prestation des services de santé aux adolescents. Toutefois, seuls 44 % des pays ont clairement défini dans leurs politiques/directives un ensemble complet de services de santé et un mécanisme de suivi de leur mise en œuvre. „ Santé en milieu scolaire. Près des deux tiers des pays (64 %) sont dotés de normes nationales pour la promotion de la santé dans les établissements scolaires, et plus de la moitié (52 %) effectuent un suivi de la mise en œuvre de ces normes. Ces chiffres varient énormément d’une région à l’autre : le pourcentage s’élève à 23 % dans la Région européenne et atteint 82 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est. „ Programme de santé des adolescents. Près des deux tiers des pays (64 %) disposent de programmes de santé nationaux destinés aux adolescents, et dans 52 % des pays, au moins une personne travaille à temps complet pour le programme. Le gouvernement accorde régulièrement une enveloppe budgétaire pour soutenir le programme dans 34 % des pays seulement. Dans 29 % des pays, le programme dispose de personnel à temps complet et bénéficie d’une enveloppe budgétaire. „ Compétences. Un peu plus de la moitié des pays (53 %) sont dotés de politiques/directives nationales précisant les compétences des agents de santé en matière de santé des adolescents. Moins de la moitié des pays (47 %) disposent d’un système de formation continue pour former les agents de santé assurant les soins primaires aux particularités des adolescents. Environ un tiers des pays (32 %) intègrent la santé des adolescents dans la formation initiale des agents de santé. Dans la Région de l’Asie du Sud-Est, les pourcentages dans toutes ces catégories sont nettement supérieurs. Violences faites aux femmes „ Existence de plans multisectoriels nationaux et riposte du secteur de la santé. À l’échelle mondiale, 73 % des pays disposent de plans multisectoriels nationaux pour lutter contre les violences faites aux femmes. Une proportion plus élevée de pays (79 %) sont dotés de directives ou de protocoles relatifs à la riposte du secteur de la santé aux violences faites aux femmes/à la violence sexiste. Le pourcentage de pays dotés de directives/protocoles pour le secteur de la santé varie de 91 % dans la Région de l’Asie du Sud-Est à 57 % dans la Région du Pacifique occidental. „ Sujets abordés par les protocoles nationaux. Les sujets les plus fréquemment abordés par les protocoles nationaux de lutte contre les violences faites aux femmes sont la prophylaxie postexposition (PPE) contre le VIH, la prophylaxie contre les IST pour les survivantes d’agressions sexuelles ainsi que le soutien psychologique/en première ligne (71 % des pays pour chacune de ces catégories). Les deux tiers des pays environ, ou plus, autorisent explicitement la contraception d’urgence après une agression sexuelle (69 %) et demandent à ce que les services de prise en charge des victimes d’agressions sexuelles soient accessibles 24 heures sur 24 (65 %). „ Formation. Les deux tiers des pays (66 %) déclarent avoir mis en place des programmes nationaux de formation pour renforcer les capacités des prestataires de soins de santé en matière de riposte aux violences faites aux femmes. Questions transversales „ Coordination de la planification. Près de quatre pays sur cinq (79 %) déclarent disposer d’organismes de coordination qui examinent la SSRMNEA ou ses composantes. Une politique nationale destinée à garantir la participation des organisations de la société civile dans la planification nationale des programmes de la SSRMNEA est disponible dans 55 % des pays. „ Participation des parties prenantes à l’examen des programmes. À l’échelle mondiale, 83 % des pays sont dotés de politiques appelant les parties prenantes à participer à l’examen des programmes de la SSRMNEA. Les parties prenantes les plus fréquemment mobilisées sont le ministère de la Santé (83 %), d’autres organismes publics (77 %) ainsi que les organisations du Partenariat H62 (73 %). La société civile, le milieu universitaire, les associations professionnelles et d’autres partenaires d’exécution participent à l’examen des programmes de la SSRMNEA dans deux tiers des pays environ. Les parties prenantes les moins souvent impliquées dans l’examen des programmes nationaux de la SSRMNEA sont les adolescents/les jeunes (43 %), le secteur privé (44 %) et les donateurs (46 %). 2 Le Partenariat H6 est composé du Groupe de la Banque mondiale, de l’OMS, d’ONU-Femmes, de l’ONUSIDA, de l’UNFPA et de l’UNICEF. Il apporte un soutien technique pour faire progresser la Stratégie mondiale « Chaque femme, chaque enfant ». Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif 11 0 % 20 % 40 % 60 % 80 % 100 % 57 % 73 % 65 % 69 % 75 % 77 % 77 % Proportion de pays dans lesquels tous les domaines sont concernés Pourcentage moyen des domaines concernés Santé des adolescents Santé sexuelle et reproductive Santé de l'enfant Santé du nouveau-né Santé de la mère „ Qualité des soins. Les trois quarts des pays déclarent disposer de politiques nationales relatives à la qualité des soins en matière de santé de la mère (77 %), de santé du nouveau-né (77 %) et de santé de l’enfant (75 %) (Figure 3). Un peu plus de la moitié des pays (57 %) sont dotés de politiques pour les cinq domaines (santé reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent). Les domaines les moins fréquemment traités dans les politiques/directives nationales visant l’amélioration de la qualité des soins sont les services de santé sexuelle et reproductive (69 %) et les services de santé destinés aux adolescents (65 %). La moitié des pays seulement (51 %) ont mis en place un comité national d’orientation ou un groupe de travail technique sur la qualité des soins de la SSRMNEA. Limites de l’enquête Pour interpréter les résultats de l’enquête mondiale sur les politiques en matière de SSRMNEA 2018-2019, il convient de tenir compte d’un certain nombre de limites. Tout d’abord, l’enquête portait uniquement sur les politiques nationales. Elle ne tient pas compte des politiques adoptées à l’échelle infranationale sur ces questions. Ensuite, l’enquête reprend les réponses fournies par les différents pays. Ceux-ci ont été invités à télécharger des documents de référence. Toutefois, cela n’était pas obligatoire et, lorsque des documents ont été envoyés, ils n’ont pas été consultés pour confirmer les données fournies. La validation des documents de référence est en cours et les résultats de cet exercice seront publiés. Enfin, toutes les équipes de pays n’ont pas pu valider les données fournies dans le cadre de l’enquête. Les résultats de l’enquête seront présentés à l’échelle régionale et nationale, ce qui pourrait entraîner certaines modifications de la base de données. Ces modifications apparaîtront sur le portail des données du Département Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et vieillissement où les données de l’enquête seront également accessibles pour d’autres analyses : https://www.who.int/data/maternal-newborn- child-adolescent/national-policies. Conclusions L’enquête mondiale sur les politiques 2018-2019 constitue l’examen le plus complet des politiques relatives à la SSRMNEA puisqu’elle rassemble les données de 150 États Membres de l’OMS. Dans l’ensemble, la plupart des 16 politiques clés sont présentes dans plus de 80 % des pays (Figure 4). Cependant, il est difficile d’évaluer la corrélation entre l’existence de politiques et la couverture des interventions essentielles, notamment à cause de l’absence de données relatives à l’évolution de la couverture. Les données portant sur la couverture des interventions sanitaires n’étaient disponibles que pour la moitié des pays ayant répondu à l’enquête. Une analyse distincte de ces données n’a pas montré de relation claire entre l’existence de politiques relatives à la SSRMNEA et les niveaux de couverture des interventions. À l’avenir, il est important que chaque pays repère les éventuels écarts entre les politiques et leur mise en œuvre, en évalue les raisons et y remédie. L’adoption de lois, de politiques et de directives adaptées est essentielle, mais seule leur mise en œuvre permettra d’améliorer la santé des femmes et des enfants. Figure 3. Domaines concernés par les politiques/directives nationales visant l’amélioration de la qualité des soins de SSRMNEA Enquête sur les politiques en matière de santé sexuelle, reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, 2018-2019 : Rapport récapitulatif12 Figure 4. Pourcentage des pays ayant adopté chacune des 16 politiques clés de la SSRMNEA, dans le monde et par Région de l’OMS 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r la p la ni fic at io n fa m ili al e/ la co nt ra ce pt io n Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le ex ist e s ur le d ia gn os tic , l e t ra ite m en t et le s c on se ils p ou r l es in fe ct io ns se xu el le m en t t ra ns m iss ib le s ( IS T) Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le d e p ré ve nt io n et d e lu tte in té gr ée s c on tre le ca nc er d u co l d e l ’u té ru s e xis te Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l es so in s p ré na ta ls Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l ’a cc ou ch em en t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l es so in s po st na ta ls po ur le s m èr es et le s n ou ve au -n és P ol iti qu e/ di re ct ive n at io na le ex ist e p ou r l a p ris e e n ch ar ge d es no uv ea u- né s p ré se nt an t u n fa ib le p oi ds d e n ai ss an ce o u né s p ré m at ur ém en t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r la sa nt é e t l e d év el op pe m en t d es en fa nt s Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r le d év el op pe m en t d u je un e e nf an t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l a p ris e e n ch ar ge in té gr ée d es m al ad ie s d e l 'en fa nt (P CI M E) Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l a p ris e en ch ar ge d e l a p ne um on ie ch ez l’e nf an t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l a p ris e en ch ar ge d e l a d ia rrh ée ch ez l’e nf an t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l a p ris e e n ch ar ge d u pa lu di sm e re sp ec ta nt le s r ec om m an da tio ns co nc er na nt le s e nf an ts * Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le su r l a p ris e e n ch ar ge d e l a m al nu tri tio n ai gu ë c he z l ’e nf an t Po lit iq ue /d ire ct ive n at io na le co nc er na nt ex pr es sé m en t le s q ue st io ns d e s an té d es ad ol es ce nt s ( âg és d e 1 0 à 1 9 an s) ex ist e Pl an d ’a ct io n na tio na l m ul tis ec to rie l d e l ut te co nt re le s v io le nc es fa ite s a ux fe m m es Région africaine Région des Amériques Région de la Méditerrannée orientale Région européenne Région de l'Asie du Sud-Est Région du Pacifique occidental Régions de l’OMS: * Sont exclus les pays de la Région européenne et de la Région des Amériques dans lesquels le paludisme n’est pas endémique.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Département Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et vieillissement Organisation mondiale de la Santé 20, Avenue Appia, 1211 Genève 27 Suisse Courriel : mncah@who.int Département Santé sexuelle et reproductive, et recherche Organisation mondiale de la Santé 20, Avenue Appia, 1211 Genève 27 Suisse Courriel : reproductivehealth@who.int ISBN 978 92 4 000758 1

Key facts
Document type Publications
Adoption date
Source World Health Organization