ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
RAPPORT SUR LA FORMATION DU PERSONNEL D'ASSAINISSEMENT DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Tokyo, Japon 21 octobre - 5 novembre 1959
SEMINAIRE SUR LA
FORHATia~
DU PERSœNEL D'ASSAINISSEl'IENT
sous les ausp ices du Bureau régio nal de 1 t 00 pour le Paci fiqu e occi dent al Tokyo, Japo n 2l oc-tobre .. 5 novembre 19.59
Qrganis~
RAPPORT FmAL
Orga nisa ti on mond iale de la Sant é Bureau régio nal P9Ur le Paci fiqu e occi dent al Manillè, Phil ippin es · Janv ier 1961
WPR/3/61
Sonunaire
~
mTRODUC TION
•••••••••••a•••••q••••••••••••••••••••••••• •••••••
1
2
RAPPORT TECHNIQUE 2.~
eo•••••···•o•••••••••••••••••••••••••••••••• ••
3 3 3 4 5
Problèmes dlassainissement dans la Région du Pacifique occidental ••••••••••" ••••••••••••••••••••••••• • •••••••••• 2.1.1 Facteurs climatiques et géographiques ••••••••••••••• 2.1.2 Constellation des maladies •••••••••••••••••••••••••• 2.1.3 Activités agricoles et développement des zones rurales 2.1.4 Accroissement de la population, urbanisa ti on et industrialisation ••••••••••••••••••••••••••••••••• Manque d1 eau ••••••••• , • , •••••••• •• ••• • ••••••••••••• Milieu social ••••••••• • •••••••••••••••••••••••••••• 2,2 Utilisation du personnel ••••••••••••••·••••••••••••••••••·• 2,2,1 Organisation des services d'assainissement ••••••••• 2,3 Besoins à couvrir ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 2.4 Statut, encour.2.gement et conditions d'emploi ••••••••••••••
5 6 6 7
7 ~0
10 11 11 l2 l2
3
PERSŒNEL DfASSAINISSEMENT DISPŒIBLE ET PŒSIBTI..ITES DE FOIMA 'l'ION ~•o•••••••••••e••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
3.2 Disponibilités •o•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 3.3 Besoins présents et fUturs ·~···••••••••••••••••••••••••••
3.1 Catégories de personnel •••••••••••••••••••••••••••••••••••
4
FORMA TIŒ DU PERSOOJEL SANITATIŒ l·Iédc'J::..::l ela
•o•••••••••••••••••••••••••••••
l2 l3 13 l4
Ingénieur sanitaire oc•••·································· Inspectellrs sar.i taires o., o ••••••• , •••••••••••••••••••••••• , Autres catégories de personn31 ••••••••·····•··••••••••••••
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:?.:r~:. :5 p~;.b~--~!: :. . ~e
••••••••••••••• • •••••••• •• •••
14
5
RECHERCHE, MISE AU POINT ET DEMONSTRATION
••••••••••••••••••••••
15 ~5 ~6
Bilan et besoins Néce3sit éde créer t~~ meilleur équipement de recherche ••••• Priorités "••••••••••o••••••~·••••••••••••••••••••••••••••• Aide à 1.3. recherche au développement et à la démonstration •. 6 ETABLISSEMENT DE PRIORITES DANS IA FCR MA TION
16
17 18 18 ~8
•••••••••••••••••••
CCtiTENU DES PRŒRANMES D'ETUDE ET DE FORMATION DESTINES AU PERSONNEL DE L 1ASSATIUSSEMENT oo••••••••••••••••••••••••••••••• Fbrmation d~ médecin de la santé publique .••••••••·•••••••• Fbrrnation des ingénieurs sanitaires •••••·•••••••••••••••• 7.2,1 Fbrrr.a tien t:niversitaire •••••••••••••••••••••••••••• 7.2.2 Fbrmation post~universitaire ••••••••••••••·•••••••• ... i
l.9 20 20
Sommaire (suite) Page 7.3 7.4 7,5 7.6 7.7 •••••··· ···••••• ••••• Formation des technici ens sanitair es ••••••·• •••••• •••••••• es sanitair urs inspecte Formation des inférie ur. on 11éche1 à es sanitair urs inspecte des n Forzratio ••••••• •••••••• base de ique FOrmation du personn el scientif peu tions installa Formation des opérateu rs dans les importa ntes dtapprovisionnement en eau ••••••• .••..••• •••• 7.8 Formation du personn el des services d'hygièn e et de santé publique : institut ions •••••••• •••••••• •••••••• •·••••·• ••• ~TION
~
"
21 22 22
22 23 23
.
8
SUR PLACE OU A L'ETRANGER •••••••• ••••·•·• ·••w••• •••••
24 24 25 25 26
8.1 8,2 8.3 8.4 9
Formation à llétrang er •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••• Avantages et inccmvénients de la forrœ. tion à 11 étrange r • ••• Différe nts types de formation à l'étrang er •••••••• ••••••• Echanges univers itaires •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••
LA FORMATION OFFICIELLE EN COURS DE SERVICE DOIT...ELLE ETRE ASSUREE PAR LtADMINISTRATICN DE LA SANTE (ET SERVICES COONEXES) OU
PAR LES UNIVERSITES?
•••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••••••
27 27 27 28
9.1 Solution s adoptée s dans la Région du Pacifiqu e occiden tal •• 9.2 Avantages et inconvé nients •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• • 10
LES DEMONSTRATIONS, LA PRATIQUE ET IES TRAVAUX SUR LE TERRAIN, COMl1E C<MPLEMENT DE FORMATIC!f POOR LE PERSONNEL D'ASSAINISSEMENT 10.1 Définiti ons •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• ••••••• ••••·••• •••••••• •••••••• •••••••• 10.2 Organis ation et programme
28
10.3 Caracté ristique s de ces trois types de zones •••••••• •••••• 10.4 Disposi tions financià res •••••••• ••·••••• •••••••• •••••••• •• 10.5 Importance de l'évalua tion ••••••• ••••••• •········ ··•••••• • SEMINAIRES POUR LES CADRES SUPERIEU~ ET COURS REDUITS POUR LE PERSONNEL DIEXECUTION •••••••• •••••••• •••••••• •••••••· ·•••••• Séminaires •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• · Co~rs de perfecti onneme nt •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• • Formation auxilia ire ••••••·• •••••••• •••••••• •••••••• •••••• Evaluat ion des programmes •••••••• •••••••• •••••••• •••••••• •
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RECONNAISSANCE OFFICIELLE DU PERSaoo:L D'ASSAINlBSWNT AUX ECHELCNS Rl!n IŒAL, NATIONAL ET INTERNA TIOOL • • • • • •••••••• ••••• , • COLLABŒATION ENTRE LES DIFFERENTS ŒGANlBMES OU DEPARTEMENTS MINISTERIELS DANS IE S TRAVAUX D1ASSAnllBSEMENT • • •••••••• ••••••• 13.1 Besoin de collabo ration et de coordin ation •••••• ••·••••• •• 13.2 Collabo ration et coordin ation, clefs du succès •••••••• •••• 13.3 Corrment assurer la collabo ration et la coordin ation nécessa ires ... i i -
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Sommaire (suite)
FORMATION DU PUBLIC A L'ASSAINISSEMENT
••••••••• ·•••f•••• ••••••• 34 34
14.1 Introduct ion ••••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• • 14.2 lib ma tion des groupements professio nnels et autres •....... 14.3 Lancement dtun programme d'assainis sement ••••••••· •·••••••
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15 16 17
PARTICIPATION DU PERSOONEL SANITA mE A IA PROPAGANDE EN ~VEUR DE L'ASSAINISSEMENT ••••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• • CŒCLUSIŒS
••••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• ••••••••• •••••••
37 .39
Imi1EŒ IEI-ŒN'm • , - , • •• ~ • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • ••••••••• ••••••••• • ~ •
ANNEm I ANNEXE II
PERSONNEL DE L J CH3
LISTE DES PARTICIPAN'œ, DES OBSERVATEURS ET DU THEMES DES DISCUSSIONS DE GROUPES
(
1.
JNTRODUCTICN
Les pays de la Région du Pacifi que occide ntal de l'Orga nisati on mondiale de la Santé sont entrés dans une ère d'accr oissem ent rapide de popul ation, accompagné parfo is d'un développement urbain et indus triel leur accélé ré, alors qu'en d'autr es cas, l'écon omie rurale demeure pratiq uemen t inchan Convaincus qu'il leur est néces saire de protég er par des mesures d'assagée. inisse ment ces popul ations en voie d'accr oissem ent et consc ients de ce qu'il faut appliq uer à cette tâche des spéci aliste s convenablement formés aux discip divers es de l'assa inisse ment, les Etats Membres de 1 1 0MS dans la Région lines Pacifi que occid ental ont décidé de consa crer le premi er sémin aire régiondU al sur l'assa inisse ment à l'étud e de la forw.ation et de l'affe ctatio n des trava illeur s sanita ires, compte tenu des modif icatio ns démographiques et du milieu . Aussi les Etats Membres de la Région ont-il s envoyé à ce sémin des partic ipants plus partic ulière ment préoccupés des problèmes d'éduc aire ation, de forma tion et d'affe ctatio n du person nel d'assa inisse ment. Ces partic ipants ont pu renco ntrer sur place des consu ltants qualif iés et certai ns membr es du personne l de l'OMS. Le sémin aire s'éta it fixé pour object ifS s a) b) c) d) e) l'étud e de la situat ion actuel le de la forma tion et de l'éduc ation du person nel sanita ire dans les pays Membres; 1 1 évalua tion des besoin s présen ts et futurs de ces pays en ce qui concerne le person nel qualif ié affect é à l'assa inisse ment* ; 1 1échange d 1 idées et d'info rmatio ns sur les besoin s et les problèmes de forma tion pour toutes les catégo ries de travai lleurs sanita ires; l'éval uation des méthodes et des tendan ces dans la fomat ion à l'assa inisse ment; la mise au point de princi pes et de méthodes fondamentaux pour la coord inatio n de la forma tion et de l'affe ctatio n des travai lleurs sanita ires; la forma tion sanita ire;
f) g)
la formu lation des princi pes essen tiels susce ptible s d'amé liorer
la détect ion des champs d'acti on et d'étud e dans le domaine de la du Pacifi que occ~dental.
fonna tion, conformément aux candi tions et aux ressou rces de la Région
, ~ _Le Gouvernement japon ais a eu l'ama bilité d'inv iter les partic ipants a s~ reunJ.r au J~pon. ~ix-hui~ pa~s et territ oires de la Région du Pacifi occJ.dental ont repondu a 1 1invJ.tatJ.on de l'OMS et ont envoyé trente -neuf que
*Pour 47.
le~ besoin s du sémin aire, l'expr ession "assai nissem ent" a été défini confo;mement à la défini tion qui en a été donnéedans le deuxième rappo e rt du comité d'expe rts de l'assa inisse ment de l'OMS, Sér. Rapports techni ques 1952
,
page 2 participants. De plus, onze observateurs venus de différents pays de la Région ont également participé à la réunion, ainsi que dix membres du personnel technique de l'OMS, parmi lesquels M. Paul Bierstein, directeur du séminaire, On trouvera dans l'annexe I la liste des participants, des observateurs et du personnel technique de 1 1 0MS. Avant la réunion, un questionnaire a été envoyé à tous les participants annoncés, leur demandant des informations précises sur les moyens de formation dont disposent leurs pays ou territoires en ce qui concerne le personnel sanitaire. Le questionnaire demandait en outre le programme normal d'affectation de ce personnel ainsi qu'une énumération des sujets que les participants voudraient voir traités au cours du séminaire. Deux consultants ont été invités à donner leurs conseils sur la mise au point et l'orientation du séminaire : le professeur Gordon M. Fair de l'Université d'Harvard et le professeur Cornelius w. Krusé de l'Université Johns Hopkins. Ces consultants ont visité un assez grand nombre de pays Membres avant le séminaire, de manière à voir sur place les institutions et à discuter avec les fonctionnaires de la santé publique, des travaux publics et d'autres spécialités connexes les besoins de formation des travailleurs œ l'assainissement et leurs possibilités d'affectation. Ces visites se sont révélées des plus utiles pour la mise au point générale du séminaire et plus particulièrement pour le choix de sujets à discuter dans les groupes. On trouvera dans l'annexe II les sujets retenus. Quant aue rapports des groupes de discussions, ils ont fourni le plus clair de 1' exposé qui va suivre. INAUGURATICN ET ORGANISATION
Le 21 octobre 1959, au cours de la séance dtouverture à l'Asia Center o1' Japan à Tokyo, le Dr Ryotaro Asuma, gouverneur de la ville, a souhaité la bienvenue aux participants, aux ebservateurs et visiteurs. Le gouverneur stest déclaré enchanté de voir se réunir à Tokyo un séminaire aussi important, cbnt les effets ne manqueraient pas de se répercuter d'une manière très étendue. n a déclaré s'en réjouir d'autant plus "qu'au Japon les institutions publiques à l'échelon national comme à l'échelon local ne ménagent pas leurs efforts pour faire progresser la cause et les idéaux de llOrganisation mondiale de la Santé"• M. Yoshio Watanabe, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale, a ensui te exprimé sa gratitude aux insti tuti.ons et aux personnalités qui ont collaboré à la réalisation de ce séminaire. n a remarqué que llassainisseiJBnt est 11 une préoccupation commune à tous les pays représentés, soucieux de répondre au besoin sans cesse plus évident d'améliorer le milieu pour créer des possibilités de vie plus saine et plus agréable." En conclusion, M. Paul Bierstein, directeur du séminaire, a lu un message du Dr I.e. Fang, directeur régional, Bureau du Pacifique occidental, esquissant les objectifs essentiels du séminaire qui so~t de savoit comment former et utiliser au mieux le personnel destiné aux tâches immenses de l'assainissement.
page 3 j
Et le message de poursu ivre : nune prépa ration intell igent e des program mes d'assainis semen t dépend de l'expé rience et de la forma tion de ceux qui seron t chargé s de l'exéc uter••• LtaJ5 a assuré une haute prior ité à l'éduc ation et à la forma tion du person nel". Enfin , le message a insist é sur ce qu'il faut non seulem naître les techni ques et les méthodes ancien nes et nouve lles mais égalem ent conent ~tre décidé à les appliq uer". Après la cérémonie d'ouv erture , le direct eur du sémin aire a communiqué aux partic ipants le progrannne. Le profes seur Fair a ensui te expliq ué était la tâche du sémin aire et comment i l falla it s'ef 'orcer de rendrequelle les discussio ns fructu euses malgré les nombreuses différ ences d'orga nisati on tive et les divers es classi ficati ons nation ales du person nel. Il a admin istrainsist é sur ce que l'assa inisse ment sanita ire n'est pas le privil ège de tel ou tel profes sionn el. L'assa inisse ment est un servic e qui suppose le c:mcou groupe rs de nombreuse s discip lines à la fois profes sionn elles et semi- profes sionne lles, boran t de manière harmonieuse dans le cadre des minis tères de la santé colla ou par un système de coord inatio n entre divers minis tères. Avant que le sémin aire ne se divise en groupes de trava il, les consu ltants ont fait rappo rt sur les inform ations recue illies au cours de leurs visite s préala bles au sémin aire. De même, un certai n nombre de rappo rts nation aux et de documents de trava il ont été discut és de manière à fourn ir une sorte fond pour les discus sions à venir .· Chacun des cinq groupes de trava de toile de il a ensui te abordé l'un des sujets énumérés à l'anne xe II. Ces sujets sont au nombre de quinze répart is en trois séries de cinq. Une fois termin ée une des séries de discus sions, chaque rappo rteur des groupes de trava il a présen té un compte rendu des délibé ra tians qui a ensui te été étudié et approuvé en séance pléniè re. Ce sont les conclu sions de ces délibé ration s qui forment l'esse ntiel de ce rappo rt techni que. Comme le montre l'anne xe III, différ entes visite s sur le terrai n ont été organ isées par le pays invita nt, afin de perme ttre aux partic ipants de voir sur place et en exerci ce un certai n nombre d'acti vités d 1 assain issem ent. des films fixes et autres ont été projet és qui ont illust ré la multi De plus, plicit é des moyens que 1 1on peut utilis er pour la fb rma tion du person nel sanita ire les techni ques grâce auxqu elles on peut organ iser les effort s d'une ainsi que communauté désire use de résoud re les problèmes locaux d'assa inisse ment. 2. BAPPŒT TECHNIQUE
2.1
PROBLEMES D1ASSAllHSSEMENT DANS LA Rl!DION DU PACIFIQUE ŒCIDE NTAL
,
Facteu rs clima tiques et géographiques L'hyg iène du milieu est largem ent influe ncée par les facteu biolog iques et sociau x de la région . A cet égard, la Région du Pacifirs physiq ues, que occiden tal n'est pas homogène. Les quelque 200 millio ns d'hab itants qui sont répar tis dans deux zones, 1' une tropic ale, l'autr e tempérée. Du y viven t point de
page 4 vue physique, la Région est caractérisée par la présence d'Îles coraliennes relativement plates, par des chaînes et des systèmes d 1 tles volcaniques, par la présence du continent insulaire australien au sud et par les péninsules du continent asiatique. Les conditions orographiques et météorologiques ont abouti à la concentration de la population le long des plaines côtières et, dans certains bassins irrigués, au centre du continent. Les terres arables sont rares et requièrent un travail à la fois lourd et précis, compte tenu des précipitations atmosphériques variables et de la topographie. Quant à la nutrition, elle varie du tout au tout au sein de la Région. Alors que la consommation de calories et de protéines dans la partie méridionale tempérée est parmi les plus élevées au monde, elle se situe bien en-deça des besoins minimaux dans la région tropicale. Le manque de moyens de communication et l'isolement de certains archipels g~nent le transport des produits alimentaires et de l'équipement. Comme les sources d'énergie sont à la fois rares et onéreuses, l'économie de la plus grosse part de la Région est fondée sur l'exploitation des produits bruts de l'agriculture, des forêts et des mines. Certes, dans la plupart des pays, on constate un certain développement d'une industrie plus adaptée, mais i l reste que pour 1' essentiel de la Région, 1' industrialisation demeure bien ende ça des résultats atteints dans les parties les plus avancées, à savoir le Japon, et partiellement l'Australie. On peut dire en gros que les maladies liées au milieu se développe.nt en mesure inverse du niveau d'industrialisation et du revenu par habitant. On ne peut oublier cependant que l'industrialisation peut créer de nouveaux problèmes d'assainissement et raviver d'anciens problèmes. Constellation des maladies Les programmes d'immunisation (variole) ou d'éradication (paludisme et pian) modifient de manière considérable la constellation des maladies dans la Région du Pacifique occidental. L'espérance de vie augmente et la mortalité infantile régresse, mais l'accroissement de la population, le développement des zones urbaines et parfois le problème des réfugiés ont fait de la tuberculose le grand problème de santé publique dans plusieurs des pays Membres. Bien que l'hospitalisation, la vaccination au BCG et les méthodes modernes de traitement constituent la première ligne d'attaque contre cette maladie, il reste cependant que l'assainissement, une meilleure alimentation et la lutte contre la promiscuité sont indispensables si l'on veut en fin de compte faire disparaître la tuberculose. Dans d'autres régions, i l faut tenir compte de facteurs tels que les précipitations atmosphériques et leur distribution saisonnière, la température et l'humidité, la nature du sol, la structure géologique générale, le niveau des eaux souterraines, la na ture et l'extension de la vie végétale et animale ainsi que la situation de l'agriculture et du logement. Le paludisme demeure dans la partie tropicale de la Région une maladie importante. Du reste, dans les zones troDicales en général et également dans les pays sous-développés, où l'assainissement rural demeure ~édiocre et où l'on utilise les excréta comme engrais, on constate que les infections et les parasites intestinaux demeurent une des causes les plus importantes de maladie, de faiblesse et de décès. :
..
page 5 ., On peut dire en résUlllé qu'aux yeux des partic ipants , les princi pales malad ies contre lesque lles la lutte pourr ait se conce ntrer avec succès dans les pays récemment dévelo ppés de la région sont la tuberc ulose, les malad ies intes tinale s, les malad ies à virus, y compris les malad ies causée s par les arthro podes telles que l'encé phalit e japona ise B, Quant aux pays relativ ement sousdévelo ppés, on peut par l'assa inisse ment réduir e la fréque nce du paludi la filari ose, de la lèpre et du pian, ainsi que le second groupe des sme, de malad ies mentio nnées ci-des sus,
2.1.3
Activ ités agrico les et développement des zones rurale s
L'évo lution nature lle de malad ies comme la tuberc ulose et 1 1 enchy lostomiase peuve nt être consid érable ment modif iées par une bonne alimen tation~ De même, des mé~~odes agrico les saines peuve nt contri buer à l'assa inisse ment. L'amé liorati on de la santé publiq ue due à l'appl icatio n d 1 un program me développement rural doit pouvo ir se mesur er indire cteme nt par l 1 accro de iss~.nt du revenu par habita nt et par l'élév ation du niveau de vie. Il y a lieu qe noter toutef ois que l'étab lissem ent de nouve lles communautés ou une modif ieation radica le et à grande échell e du rrdlieu nature l peut parfoi s créer des risque s sanita ires (comme par exemple le paludi sme, l'encé phalit e, la schistoso~ase et le typhus de brous se), qui peuve nt affec ter la santé des popul ations ~ouvelles si l'adm inistr ation chargé e du développement ne trava ille pas en associ E.tion étroit e avec le8 organ:tsmes de santé. Une bonne planif icatio n peut perme ttre de détec ter ces malad ies dues a·r.:.~ changements appor tés par l'homme à son milieu . L'util isatio n de l'engr ais h~ain a été citée comme un exemple de pratiq ue agrico le malsa ine.
2.1.4
Accro isseme nt de la popul ation, urban isatio n et indus trialis ation
Lorsque la popul ation s'accrcit, soit par un proces sus natur el, par des immig rations ou par des migra tians intéri eures , certai ns problè soit mes prenne nt une acuité plus grande : approv isionn ement en eau et en produ its alime ntaire s, logem ent, évacu ation des excré ta, et d'autr es immon dices. Le dével oppement accélé r8 de vastes comple xes métro polita ins peut créer des tions parti culièr ement 5r~ves. La p ~pulation plus aisée ou plus vigour situaqui t te la ville en mas se à mesure que l a pressi on démographique s'accr euse oît. Les logements lais sés Yacant s, sant souvent mal adapté s aux besoin s des habita nts soit plus âgés sci t m oins f ortuné s . La néglig ence, la promi scuité et les taudis en vienne nt à paraly ser le commerce et 1 1 indus trie et à obé;rer vices public s. Il est d'auta nt plus diffic ile d'orga niser ces dernie les serrs dans les zones suburb aines que trop souven t l'on n'a guère prévu ni égouts , ni conduites d 1 eau,ni dr~L1age. Si l'on veut éviter ces diffic ultés, ou du moins les atténu er, i l faut que les gouvernements établi ssent des plans en foncti on des besoin s prévu s. Les techni ques d 1 ad~inistration métrop olitai ne devrai ent donc situer à l'éche lon région al et no~ lo~al la planif ica t ion e t l'étab lis sement des servic es public s. Les membres du sémin aire ont insist é sur ce que les intérê ts de la santé publiq ue doiven t être dûment défend us dans les organ i smes mis sur pied à ·cet effet.
page 6 L'organisation et l'industrialisa tion croissantes augm:ntent égal:ment la pollution de l'eau, de l'air et du sol, augmentent les mala~1es et les ~ aptitudes professionnelle s, multiplient les acc~dents du tra!a~ et de la c;rculation exigent la construction de routes, d'ecoles et d 1hop1taux. Ce phenomène d'u~banisation et d'industrialisa tion suscite souvent un sentiment d 1 in~ sécurité chez les travailleurs qui ne peuvent trouver à proximité du lieu de travail un logement convenable pour leurs familles. Des risques croissants d'exposition aux radiations ionisantes se manifestent dans certains pays de la Région du Pacifique occidental. Les membres du sémina~e ont estimé que l'on ne se préoccupe pas suffisamment de protéger la population contre ces risques. Il y a surtout lieu de noter l'abus ou l'utilisation imprudente des rayons X et des machines fluoroscopiques ainsi que l'évacuation dans l'atmosphère, dans l'eau ou sous terre de déchets radioactifs sans prendre les mesures de précaution nécessaires. Ce dernier point est particulièremen t important dans les pays où la mer constitue le principal réservoir alimentaire. Manque d'eau
La croissance rapide des villes et le développement d'industries, grandes consommatrices d'eau, a créé la disette dans beaucoup de régions. Au fUr et à mesure que les villes et les districts métropolitains iront plus avant daœ les régions rurales pour accro!tre leur approvisionnement en eau, les paysans et les anciens utilisateurs locaux peuvent voir leurs droits contestés. Dans les pays où l'eau est peu abondante, i l faut le plus tôt possible mettre sur pied une politique d'utilisation de l'eau assurant une exploitation maximum des sources disponibles pour le plus grand bien de la population. La réutilisation industrielle et agricole de déchets liquides, y compris des eaux d'égouts, peut ~tre souhaitable mais peut également avoir des effets néfastes sur la santé des habitants, si ces pratiques ne sont pas contro~ées de manière satisfaisante. 2.1.6 Milieu social
Si 1 1 on veut analyser les problèmes d'assainisseme nt dans la Région, i l faut comprendre le comportement de l'homme au sein du milieu physique et social. L'organisation sociale devraiten principe protéger les individus, mais ce n'est pas toujours le cas. Des relations sociales tendues peuvent compliquer les effets néfastes de conditions physiques et biologiques défectueuses. L'assainisseme nt suppose que l'on connaisse l'influence sociale des facteurs politiques, économiques et culturels sur le développement d'un pays ou d'une région. Il y a lieu d'observer plus particulièremen t l'inertie ou la résistance opposées aux changements du milieu social. La perte de contact avec le milieux social ou l'incapacité de s'y adapter peuvent aboutir à l'échec de l'administratio n sanitaire face aux problèmes qu'elle doit résoudre. La collectivité peut être plus ou moins capable de développer de manière coordonnée ses propres ressources. Si l'activité économique s'élève, on constate une amélioration de l'alimentation et du niveau de vie; la santé, les hÔpitaux, les services médicaux et autres de la collectivité s'en trouvent également améliorés. Il importe de mobiliser la collectivité, de l'amener à s'aider ellem~me plutôt qu'à attendre de l'administratio n des mesures paternalistes qui trop souvent aboutissent à faire dépendre la région ou le pays de sources extérieures.
page 7 La cul ture, elle aussi, peut influen cer de diverses manièr es la santé publiqu e. La magie fétich iste, les supers titions et le démonisme, l'ignor ance des causes des maladi es abouti ssant à l'assoc iation irratio nnelle d'une odeur et d'une affecti on, les obstac les linguis tiques , la co-exis tence dans une mGme collec tivité de groupes raciaux dispar ates - autant de facteur s cultur els qui ont abouti à l'échec de programmes d'assai nissem ent.
I.e niveau d'éduc ation généra le, le statut de la femme, les habitud es sociale s (comme de dormir dans une seule chambre ou de se réunir aumur du puits), les fêtes, les pèlerin age, les réunion s et autres déplace ments massif s de la popula tion peuven t égalem ent avoir des effets nocifs . Par goût du prestig e~ on verra les habita nts de telle communauté souhai ter l'insta llation d 1une fosse privée ou d'une condui te d'eau. 'Vlais ce même goût du prestig e peut amener la popula tion à recherc her des maison s de type moderne dans des régions urbain es où malheu reusem ent les risques sociaux et économiques et égalem ent les risques d'infec tion peuven t ~tre accrus . Souven t la culture europée nne heurte les popula tions d'une manièr e si soudain e que les mécanismes sociaux de protect :li>n font défaut; les habita nts s'en trouve nt exposé s à des maladi es contre lesque lles ils ne sont guère immuni sés. 2.2 UTILISATION DU PERSONNEL
Organi sation des service s d'assai nissem ent L'orga nisatio n admini strativ e de l'assai nissem ent dans les pays Membres de la Région du Pacifiq ue occide ntal se présen te sous trois formes princip ales L'équip e constit uée d'un médeci n de la santé et d'un inspec teur sanita ire Ce type d'unité admini strativ e qui s'intèg re normale ment dans des minist ères de la santé ou dans d'autre s instanc es admini strativ es gouver nement ales s 1 est dévelop pé histori queme nt à partir de l'exem ple anglai s. En généra l, cette unité assure un minimum de liaison entre les organis mes sanita ires et les organism es de travaux publics indépe ndants, aussi bien à l'échel on nation al qutà 11éche lon local. C'est le systèm e qui a prévalu en Austra lie et en Nouvel leZéland e, dans la Fédéra tion de Malais ie et dans d'autre s pays du Commonwealth , compte tenu de certain es modifi cations imposé es par la situati on rég:Wn ale. L'équip e constit uée d'un admini strateu r de la santé, d'un ingénie ur sanita ire et d 1un inspec teur sanita ire Ce type d'unité admini strativ e se situe nonnale ment dans le cadre des minist ères de la santé ou aux échelon s supérie urs de l'admi nistrat ion. C'est aux Etats-U nis qu'il est né. La liaison peut être assurée de plusieu rs manièr es dans les cas prévus par la loi ou imposés par des consid ération s financ ières; cette liaison s'étab lit entre des organis mes de santé et des organis mes de travaux public s indépe ndants. Le Japon, les Philipp ines et la Républ ique de Chine ont adopté cette f ormule du triumv irat.
page 8 L'institut d'hygiène et le conseil d'hygiène C'est la structure administrative d'origine française. On la retrouve en Polynésie française et, considérablement modifiée bien sûr, dans des pays qui viennent d'accéder à l'indépendance, comme le Viet-Nam et le Cambodge. Cette fois les activités d'assainissement font partie intégrante des services médicaux et d'hygiène à l'échelon local; ces services utilisent des assistants paramédicaux pour aider le médecin dans les tâches d 1 inspection sanitaire. Il Y a fort peu de liaison avec les organismes de travaux publics indépendants. Malgré les différences d'organisation administrative que l'on peut constater dans la Région, les besoins de fonnation sont pratiquement les m~mes lorsqu'il s'agit d'assainissement. On aura remarqué que l'inspection sanitaire est un trait connn.un de tous les types d'administration de la santé. La faiblesse principale de certains de ces systèmes c'est que l'administration a prévu une autonomie complète pour le ministère ou pour les organismes de travaux publics ou analogues, dont les activités exercent dès lors une in~ fluence sur la santé publique sans que l'administration sanitaire puisse exercer son contrÔle. On peut certes pour rendre ces organismes conscients des problèmes de santé inclure dans leur personnel un administrateur de la santé, un ingénieur de la santé publique, un chimiste ou un biologiste, mais i l reste que llon viole ainsi un principe généralement accepté, à savoir que l'organisme qui exécute une activité doit être distinct de l'organisme qui l'inspecte. Le séminaire a exprimé sa confiance dans les trois types d'organisation administrative. En effet les statistiques sanitaires montrent que les résultats finals sont identiques dans les trois cas, malgré certaines différences de détails. Etant donné les grandes différences que l'on constate d'une partie à l'autre de l a Région, entre par exemple les agglomérations urbaines industrielles " ,' ,J.,.l-'' u uu an Auot!'a.lio ot, d 1 autre part, lA jw.1glt1 L.L·ùJ:.Ilualu d(:l la NuuvelleGuinée, i l a paru impossible de rédiger actuellement un organigramme des services d'assainissement assez souple pour constituer un cadre pratique pour tous les pays Membres. Le médecin de la santé publique Dans tous les exemples cités, c'est le médecin de santé qui administre le programme de santé publique. Il doit prévoir et faire exécuter tout le progrannn.e de médecine préventive, y compris les activités d'assainissement. Ces dernières devant constituer en quelque sorte la charpente d'un programme de médecine préventive dans la Région du Pacifique occidental, l'administrateur du progrannn.e devrait avoir une formation sanitaire. Si l'on veut que le médecin de la santé travaille d1une manière utile, il ne faut pas qu'il accomplisse lui-même les t~ches d'assainissement. Il devra au contraire les confier aux membres de son équipe que l eur f onnation et de leur expérience désignent comme les plus aptes. Ces membres plus particulièr ement compétents devront, pour leur part, informer le médecin de la santé des progrès réalisés dans les travaux . d'assainissement. Clest seulement ainsi qu'ils pourront s'assurer le soutien nécessaire et obtenir éventuellement que les mesures requises soient prises
()
page 9 en haut lieu. Quant au médecin de la santé , i l doit s t intér esser au dével oppement des programmes sanit aires , à l'éva luatio n des règlem ents et de la législa~ tion en la matiè re, à l'org anisa tion de group es au sein de la communauté ainsi qu'au x études et aux enquê tes épidé miolo gique s. Bien que, dans certa ins pays, on ait pu abou tir à des réalis ation s remar quabl es sans devoi r recou rir à l'in· génie ur sanit aire, ce serai t gasp iller l e temps et le talen t du médecin de la santé que de lui confi er des respo nsabi lités dans le domai ne de la mécan ique. U vaut mieux que l'on se conte nte de recou rir à lui comme à un conse iller, bien que, dans certa ins cas, un médecin de la santé ait à surve iller l'exé cutio n pratiq ue de certa ins trava ux d'ord re sanit aire. L'ing énieu r sanit aire natio nal et provi ncial et dans les grand es zones urbai nes, i l faudr ait que les organ ismes de santé puiss ent recou rir aux conse ils d'un Aux échel ons
ingén ieur sanit aire dûment quali fié. Cette aide pourr ait être assur ée soit direct emen t par le dépar temen t de la santé , soit par tout organ serai ent attach és ces techn icien s. Si l'on adjoi nt un ingén isme auque l ieur à l'équ ipe sani~ taire , il sera d'aut ant plus facil e de proje ter et de faire appro uver et exécu ter des trava ux publi cs d'ord re sanit aire quell e que puiss e être leur comp lexité techn ique. La prése nce d'un ingén ieur perme t de même de promo uvoir l'hyg iène indus triell e et la lutte contr e la pollu tion de l'air . n faut cepen dant que les Œ<rganismes de santé puies ent parti ciper , tant du point de vue juridi que que du point de vue finan cier, a de telle s entre prise s. Le sémin aire a insis té sur l'imp ortan ce des dispo sition s légal es ou s tatut aires assur ant une coopé ration étroi te et une liaiso n suivi e entre les minis tères de la santé et des trava ux publi cs dans le domaine de l'assa inisse ment . L'ins pecte ur sanit aire Aux yeux des parti cipan ts, 1 1 inspe cteur sanit aire est une des clefs de voûte des servi ces ·génér aux d'assa inisse ment , surto ut dans les régio ns rural es des pays sous- dével oppés . n a été reconnu que trop souve nt l'insp ecteu r sanitaire doit se consa crer à des tâche s purement médic ales alors qu'il devra it plu... tôt se consa crer à des opéra tions préve ntive s d'assa inisse ment . Plutô t que de prend re part à des activ ités pour lesqu elles il n'a pas été for.mé, i l devra it, sous la direc tion du médecin sanit aire, de l'adln inistr ateur de la santé ou de toute autre perso nne respo nsabl e, s'acq uitte r des nombreuses tâche s d'ass ainis sement, dont l'imp ortan ce sur tous les secte urs de la vie de la colle ctivi té n'éch appe à perso nne et pour lesqu elles i l a été prépa ré par sa forma tion dans les scien ces physi que, biolo gique , mécanique et socia le appliq uées au programme de santé publi que. n doit non seulem ent inter préte r et appli quer la légis lation sanit aire, les ordon nance s et les règlem ents, mais aussi activ ités de reche rche et d 1 éduca tion. Ses supér ieurs devra parti ciper aux ient 11 aider à exécu ter des proje ts sur le terra in lorsq u'il est soit utile soit indisp ensab le que l'insp ecteu r sanit aire en prenn e la respo nsabi lité. Il a été recon nu que les repré senta nts d'aut res disci parfo is ~tre inclu s, eux aussi , dans 11équ ipe d'assa inisse mentpline s doive nt . Par exemple, les chim istes et les biolo giste s lorsq ulil s'agi t d'app rovisi onnem ent en eau "
~ge
10
les vétérinaire s, les chimistes et les toxicologùe s pour le contrôle sanitaire des produits alimentaire s - les toxicologue s pour llhygiène industriell e, les toxicologues et les météréologi stes pour prévent:i.r la pollution de l'atmosphèr e, les entomologis tes et les rnammalogistes pour la lutte contre les insectes et les rongeurs w et l'on pourrait allonger la liste. 2. 3 Besoins à couvrir Le séminaire ayant reconnu 1' importance de l'assainisse ment, il devient évident que l'on aura besoin dtun personnel nombreux dûment formé en la matière. C'est plus particulière ment vrai lorsqu'il s'agit de médecins et d'inspecteu rs sanitaires. Quant aux ingénieurs sanitaires, leur rôle a été reconnu dans le système américain, alors que dans le système anglais leur importance n'est pas encore parfaitemen t établie. L'importanc e de l'ingénieur sanitaire devient de plus en plus manifeste dans le domaine de l'approvisio nnenent en eau et des égouts ainsi que, plus récemment, dans les secteurs de l'hygiène industriell e et de l'évacuatio n des déchets industriels , plus particulière ment dans les zones urbaines., L'argument principal en faveur de l'inclusion d'ingénieur s dans les équipes sanitaires assignées à des régions suffisamment peuplées se fonde sur le besoin d'assurer une liaison convenable entre les organismes de santé et des travaux publics. S'il est vrai que dans ses rapports avec ses collègues le médecin de la santé doit interpréter la portée médicale des activités de santé publique et la portée sanitaire des activités médicales, de son côté, l'ingénieur sanitaire, dont le r8le est prépondéran t dans la constructio n et le développement des structures industriell es et agricoles d'un pays, doit, lui aussi, lorsqu'il s 1adresse à ses collègues, interpréter les implication s mutuelles de la technique et de la santé publique. 2.4 Statut, encouragement et conditions d'emploi Médecin de la santé Selon le séminaire, les administrat eurs médicaux des programmes d'as~ sainissemen t sont souvent mal préparés à leur rÔle. Cette formation médicale dont ils ont bénéficié peut être excellente, mais elle ne leur permet pas de ré~oudre tous les problèmes que pose l'adaptatio n du milieu à un groupe. On constate, par exemple, que les administrat eurs des programmes d'assainisse ment sont parfois affectés à ce poste après avoir exécuté des tâches bien différentes , tel un programme d'hygiène rna ternelle et infantile. C'est dire que ces administrateurs sont mal préparés à une utilisation efficace du personnel spécialisé d'assainisse ment, qu 1 il s 1 agisse d'inspecteu rs ou d'ingénieur s sanitaires. Tous les médecins sanitaires travaillant dans les régions rurales sous les tropiques! devraient avoir reçu une formation post-unive rsitaire en hygiène tropicale; quant au médecin de la santé assigné à une zone urbaine,2 il devrait avoir des diplÔmes post-unive rsitaires d'assainisse ment et de santé publique.
_.
~ns
les régions rurales sous les tropiques, les médecins de la santé publique comme tous les médecins du reste ont des tâches à la fois curatives et préventives.
2nans les zones urbaines, les médecins de la santé publique consacrent la plus grande part de leur temps à la médecine préventive.
page ll L'i ng én ieu r sa nit air e La plu s gra nd e fai ble sse du sta . tu t et des co nd i tia gé nie ur sa nit air e lo rsq u'i ns d'e mp loi de 1 1in,.. l tra va ill e dans un ser vic e de san té rés ide dan s la po sit ion mal ass uré e et da: ns les res po ns ab ili tés ma l dé fin ies de bea uco up d'o gan ism es de san té pu bli qu e rch arg és de ve ill er à l'a sp ec t sa nit air e de s tra va ux pu bli cs. Une tel le sit ua tio n ne pe nn et pas aux ing én ieu rs sa nit air es de tra va ill er au mieœx de leu rs ca pa cit és. Dans bea uco up de pay s de ce tte Ré gio n, les ing én ieu rs em plo yés pa r des org ani sm es de san té, on t une rém un éra tio n et de s po ssi bil ité s d'a van cem ent inf én ieu res à ce que leu r of fre nt d'a utr es or gan ism es pu bli cs. Le Sé mi nai re a recommandé que l'o n rem édi e à ce tte sit ua tio n. Ins pe cte urs sa nit air es ou tec hn ici en s sa nit air es
n a été gén éra lem ent rec on nu que 1 1 ins pe cte ur ou le tec hn ici tai res qu i con sac re ses ac en sa nitiv ité s à l'a ssa ini sse me nt de vr ait jou ir d'u n sta tut con ven abl e dans l'o rga nis me de san té pu bli qu e, n~n seu un n:embre im po rta nt de l'é lem en t pa rce qu 'il es t qu ipe sa nit air e ma is pa rce qu 1 en reh au ssa nt son pre stig e il do nn era égal ement plu édu qu er la po pu lat ion ou gag s de po ids à ses rec om ma nda tio ns lo rsq u'i l dev ra ner la co lla bo rat ion des aà dan s les pro jet s d'a ssa ini nin ist rat ion s loc ale s sse me nt. La sit ua tio n du pe rso nn el pe ut êtr e amélio rée ess en tie lle me nt en éle va nt le niv eau de fon na. tio n et en ve ill an t à ee que seu l un per sor me l suf fis am ne nt qu ali fié so it em plo yé. Le s pa rti cip an ts se so nt fé lic ité s de vo ir ce gro up e de tra va ill eu rs sa nit air es com pte r un nombre cro iss an t d'u niv ers ita ire s. Une for ma tio n sp éc ial isé e per me t à l'in sp ec teu r, so it d 1 ex écu ter les tâc he s qu i req uiè ren t une co nn ais san ce plu s ap pro fon die te l sec teu r pa rti cu lie r, so de it d'a ssu me r de s res po ns ab ili tés ad mi nis tra tiv es plu s va ste s ex ige an t un e co nn ais san ce plu s éte nd ue des dis cip lin es req uis es. Dès lor s, les org ani sm es de san té de vra ien t êtr e dis po sés à am éli ore r les con di ti ons de ser vic e po ur les à leu r pe rm ett re d'a cc éd er membres de ce groupe de tra va ill eu rs sa nit air es et à des po ste s plu s éle vé s. Ces sti mu lan ts pe rm ett rai en d'a tti re r dans la ca tég ori e des ca nd ida ts de plu s gra t nd e va leu r. 3. PERSOONEL D'ASSAINISSEMENT DISPCNim.E ET POSSIBTI..ITES DE FORMATION
3.1 Ca tég ori es de pe rso nn el Te lle s qu 'el les on t été fou rni es pa r les pay s Membres su r le pe rso nn el sa nit air e , les inf orm ati on s dis po nib le ne peu ven t pas êtr la cla ssi fic ati on du pe e com par ées . En ef fe t, rso nn el n'a pa s été eff ec tué e en fon cti on de cri tèr es communs. Po ur ce fai re, il fau dr ait , comme l'a rem arq qu ali fic ati on s et les fon ué le gro up e, dé fin ir les cti on s de cha qu e ca tég ori e me nt comme 1' ind iqu e le tab du pe rso nn el d'a ssa ini sse lea u I. Ce tab lea u a se rv i pa r la su i te à dé ter mi ne les ca tég ori es de tra va ill r eu rs sa nit air es aff ec tés à l'assa~ssement dan s div ers pay s Membres. Le gro up e a est im é qu 'un e ter mi no log ie se ra it sou ha ita ble bie n qu til s 1ag iss e là d'u ne tâc he qu i n'e st pas es se nti ell e et qu i, pa r su rcro !t, es t pe ut- êtr e im po ssi ble . Il su ffi t que cha qu e pay s pu iss e com par er pro pre s tra va ill eu rs sa nit ses air es aux éch elo ns co rre spo pa ys. nd an ts du pe rso nn el d'a utr es
page 12 3.2 Disponibilités Le tableau II indique le personnel d'assainissemen t disponible dans les pays Membres, selon le classement des responsabilités et des qualifications proposé dans le tableau I. 3.3 Besoins présents et futurs
Ces données montrent que, pour différentes catégories, i l y a actuellement pénurie dans la Rég;i.on. L'Australie, la Nouvelle-Zéland e, Fidji et le Samoa oriental, par exemple, n'ont qu 1 un inspecteur sanitaire qualifié {classes B et C du. .tableau I) pour 5000 à 10 000 habitants. Bien que pour la Région ces chiffres soient assez bons, ils ne sont pas suffisants. Ajoutons que pour les pays en voie de développement, la proportion est parfois d'un inspecteur pour 141 000 habi tanta. Ce chiffre est absolwnent inadéquat et devrait être modifié sans retard. Dans la plupart des pays, les ingénieurs sanitaires sont soit complètement inexistants soit très rares. On ne peut faire figurer dans la catégorie que des ingénieurs suffisamment formés. On trouve dans beaucoup de pays Membres un grand nombre de techniciens opérateurs dans les usines d' approvis:b nnement en eau et dans les usines de traitement des eaux d'égouts, mais i l y a lieu de renforcer la formation de ces éléments et de définir, pour chacune de ces ca têgories de personnel, les niveaux de qualification conformément à l'importance et à la complexité de l'usine, en procédant comme il a été fait pour le tableau I. L'estimation des besoins ne peut pas se fonder exclusivement sur le pourcentage de personnel par rapport à la population. Du reste, i l est impossible de dégager un pourcentage applicable à l'ensemble de la Région. Si l'on veut évaluer convenablement les besoins, il faut tenir compte des conditions socio-économiqu es propres à chaque pays, de sa population (population urbaine, rurale et répartition géographique), et enfin des maladies les plus répandues, sans omettre les possibilités d'accès dans les régions peuplées et quantité d 1autres facteurs. Le Japon procède actuellement à l'étude du volume de travaU effectué par son personnel d'assainisseme nt, de manière à évaluer de façon plus précise les besoins présents et futurs. D'autres pays pourraient procéder à une évaluation analogue.
4.
FORMATION DU PERSOONEL SANITAIRE
Comme i l a été indiqué à la section 3, i l est difficile de préciser clairement les diverses catégories de personnel sanitaire. Passant à 1 1 évaluation des activités de fonnation nonna.lement en cours dans la Région, le groupe a retenu quatre catégories principales : le médecin de la santé, l'ingénieur sanitaire, l'inspecteur sanitaire et enfin le personnel qui soit ne travaille pas à plein temps dans le secteur de l'assainisseme nt, soit y exerce une activité très spécialisée rarement représentée.
.
.
TABLEAU! Qualifications et ~onctions minimales pour les différentes catégorieB du personnel dtassainissement Catégories 1. A. Inspecteurs sanitaires (y compris les techniciens de l'assainissement et les inspecteurs sani ta:ir es principaux) For.mation requise Bachelier ès sciences ou formation équivalent~ et 5 années de pratique 1. 2.
Fonctions Mise au point dtun programme d'assainissement (y compris le budget) Coordination des travaux des inspecteurs sanitaires Evaluation du programme d'assainissement Aider le médecin administrateur de la santé ou l'ingénieur dans la gestion administrative Préparer ou réviser la réglementation sur l'assainissement Procéder à des enqu@tes spéciales et à la formation dl inspecteurs sm itaires Surveillance des inspecteurs Contacts avec la population (autorités locales, collectivité, groupemm ts commerciaux) Faire conna!tre le progranme dtassainisserœnt Inspection Contacts avec la population (individuels) Enqu~tes sanitaires Prélèvement dtéchantillons Travail sur le terrain comme surveillants ou contremaîtres
3. 4. 5.
6. B. (y compris les inspecteurs sanitaires en chef ou principa. ux) 12 armées de scolarité ou
C.
(y compris les inspecteurs sanitaires, les inspecteurs du paludisme et les agents sanitaires (Aides sanitaires divers)
D.
entrée à ltuniversité et dipl&le ou certificat d'assainissement, avec expérience pratique et qualifications* 9 annees de scolarité, plus formation à plein temps et certificat. Peut ~tre accepté comme stagiaire avant ce cours ** 6 années de scolarité avec fonnation en cours de service, essentiellement fonctionnelle
1. 2.
3. 1. 2.
J. 4.
*chaque année dtétudœuniversitaires équivaudra à une année dtexpérience Chaque année dl études post-universitaires équivaudra à deux années dt expé:rl. ence
**Dans certains
pays, ce certificat porte le nom de 11 dipl8ma of the Royal Society of Heal th";
i l est recommandé que dlautres pays adoptent son équivalent.
'
''
- 2 -
Catégories 2. Ingénieurs : A. Dans des organismes sanitaires (y compris des ingénieurs employés par dtautres organismes mais accomplissant ces fonctions pour des institutions sanitaires )
Format ion requise Diplôme de génie civil ou formation équivalente avec études avancées en génie sanitaire, hygiène industrielle ou santé publiq1 e
Fonctions (Les fonctions dépendent du degré d'ancienneté, de lteipérience et de ltinstruction) Conseiller les fonctionnaires sanitaires autres que les ingénieurs en matière de santé publique Représenter les organismes de santé publique dans les travaux de génie sanitaire exigeant la collaboration de plusieurs organismes Préparer les travaux et activités permettant d'améliorer l'assainissement : approvisionnements publics en eau, réseaux dtégouts, lutte contre la pollution de lteau et de ltatmosphère, hygiène industrielle et logement Etudier et approuver des plans techniques ayant trait à la santé publique et établir des contrôles et des critères Procéder à des enqu~tes sanitaires et évàuer les besoins sanitaires du pays ou de la région Par des visites appropriées, surveiller les activités sanitaires dans ltintérêt de la santé publique, y compris la sauvegarde des approvisionnements publics en eau, de la fa me aquatique, des lieux de récréation et des installations publiques, enlèvement des ordures, prévention de la pollution de ltatmos_phère_1 protection des lieux de travail_! etc. Faire procéder ou participer au rassemblement dtinfo~tions techniques de base,aux plans, à la préparation de projets dtinstallations sanitaires Surveiller la construction et la gestion de travaux sanitaires Aider les ingénieurs sanitaires Travailler dans les organismes de santé ou des travaux publics
1.
2.
6.
B. Dans les organismes de travaux publics ou institutions similaires
DiplOme de géni e ci vil ou formation équivalente avec études avancées en génie sanitaire 1
1.
2.
c.
Aides-ingénieurs
Dipl~
dt une école teclmiqi
••
'1
, .!
l
t
.,
,,
,,
1
- 3 -
Categor ies
Formatio n r equis e Diplam.e de médecine avec dipl8me de santé publique ou formatio n post-un iversita ire équivale nte 1. 2.
Fonction s Diriger et coordon ner les activité s dtassai nisseœnt Donner les conseils et l'appui nécessa ires aux programmes d'assain issemen t (aspects adminis tratifs et médicaux) Former le personn el dtassain issemen t
3. Fonctio nnaires médicaux
3.
4. Personn el dtusines de traiteme nt :
A. Grande ville avec usine à installa tion compliquée
Dipl8me de sciences ou formatio n équivale nte et 5 ans dt expérien ce 1.2 ans de scolarit é ou rmtrée à ltunive rsité, certificat, expérien ce et qualification s nécessa ires 9 ans de scolarit é plus formation à plein temps et certificat après pratique
1. 2.
B. Ville moyenne avec usine
à installa tion compliouée ou grande ville avec installa tion simple C. Bourg avec usine à installation compliquée ou petite ville avec usine à installa tion simple D. :Bourg avec usine à installation simple
Surveill ance et directio n de llusine et du personnel (y compris le budget) Respons abilité du fonction nement efficace dTune usine Tenue de fi ches et de statist iques Même que s ous A avec usine plus petite et moins compliquée
M~me qu~
saliS B mais sous surveill ance
6 ans de scolari té avec forma. L tian en cours de service , essentiell emmt fonction nelle Diplôme de sciences ou f ormation équivale nte
Gestion courante d'une usine à installa tion simple dans un bourg Fournir divers services et procéde r à la recherch e dans des domaines spéciali sés dans le but dfaider aux activité s et aux progranmes dt assainis sement
5. Personn el scientif ique : bactério logiste, chimiste , entomol ogiste, biologi ste, etc.
' 1
Il
1.
TABlEAU II Effectifs actuels du personnel dtassainissement dans les Pays Membres
Pays Australie
Population A
Inspecteurs
B 165 ~.1
C 825
D
Ingénieurs sanitaires , Travaux Aides Sant e . -~.' . :QUbli cs J.n.,.,em.eurs 1
·
Personnel
1 dtusine de traitement
Îdes eaux des
eaux dt égouts 0
10 000 000 80 000 9 800 000
22
Brunei Chine
0 0
4
il
Fid.ii Japon - Corée
346 000 2 800 000 92 200 000 21 500 000
Malaisie 6 270 000 Nouvelle2 300 000 Zélande NouvelleGuinée néer770 000 landaise Bornéo J 420 000 du Nord Papua et_N~u~ 000 velle-Gm.neel 1800 · Philippines 1 23 000 "000 Samœ. i 21 O<Xl Singapour l 1 500 000 1 13 000 000 Viet-N am Cambodge 4 800 000 Tahiti 80 000
3 10 4 23 30 887 5 (MS) 35 16
1
347 0 53 34 170 75 227'7**4500 271 1582 532 346
5 0
7 2
30 0
; 410 16 6883 77
5 1
300 13 1
2600 159
70 0
14 68 8 il
1
35
8 0
j
peu inombreux
21
1
li
l'2
4 0
2
15 1
10 1
0 1 1 0 1*
1 48 1 8
25 2011 3 66 122 34 4
1187 187 6 68
1
34 0 1
364 0
2 50
1 1
5'j7 1
10 0 9
0
22 0
3 1
17 8 22 0
46 27
3 0
0 0 0
1
1
0
1
*venu de France pour consultation **Environ 9~ des inspecteurs indiqués sont vétérinaires ou pharmaciens. N.B. : Les postes pour lesquels les chiffres n•ont pu @tre obtenus ont été laissés en blanc.
'\
,,
..'
..
TABLFAU Ill
Possibilités de formation dtinspecteurs sanitaires Durée A ustralie normale
-
Bornéo
Chine
Fidji
Personnel Catégorie I Catégorie II
Hong Japon Kong x x x x
Corée
Nl.le Samoa Singa- \Tahi- Vi etPapua PhilipZélande et NUe _ orien- pour & ti Nam pines Guinée tal Malaisie x x 1961
4ans 1 ...2 aru
x ..
1961 x
x
x x
x
!catégorie III (formation es- -6 i sentiellement 3 mo 6 !Pratique) ~atégorie IV 1 krormation ex. clus i :vement i1 3 moJ.s 1 tpratiql e)
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x i
x
x
x
x
x
x
x
x
x
x
i
!
,
x 1961
indique que le pays dispose de possibilités de fornBtion. indique que les installations seront prêtes en 1961.
..
1 •
page 13 4.1 Le médecin de la santé publ1que Pour ce groupe, la f orna tien de base est cons ti tuée par les études de médecine. Pour la Région, i l existe 76 écoles de médecine dans les pays Membres de l'OMS. Ces écoles enseignen t la médecine sociale et préventiv e, en insistant d'une manière plus ou moins poussée sur les sciences de l'assainis sement. Ayant pris connaissa nc6 d'un rapport du Bureau régional sur 1 1 importanc e et 1e contenu des cours de médecine sociale et préventiv e donnés couramment dans les écoles de médecine de la Région,l les participa nts ont abouti à la conclusio n que 1 1 admi~ nistrateu r des programmes dé santé publique devraitm cevoir une formation d'assainissem ent beaucoup plus important e que celle prévue actuellem ent. Etant donné que selon les participa nts un programme de santé publique doit viser à assurer un assainisse ment très poussé, il faudrait donner au médecin de la santé une spécialis ation post-univ ersitaire.
...
n y a, ou i l y aura sous peu, en Australie , aux Îles Fidji, au Japon, en Corée, en Nouvelle- Zélande, aux Philippin es et à Singapour des cours postuniversit aires d'une durée d'un an pour médecins de la santé. On pourrait croire que ces possibili tés sont assez grandes pour couvrir les besoins de la Région. Cependant les participa nts du séminaire ont été d'accord pour estimer nécessair e la création d'une école de santé publique destinée aux pays où le français est utilisé comme langue d'enseigne ment à l'échelon supérieur . Par ailleurs, les membres du séminaire ont abouti à la conclusio n mûrement rénéchie que, malgré le :nanque de médecins de la santé, les avantages financier s* et le prestige at- · tachés à cette spécialit é restent t~op faibles pour que l'on puisse utiliser à fond les possibili tés existante so Ces dernières ne IT'.anqueraient pas de s •avérer insuffisa ntes si on levait les deux :.obstacles qui viennent d'~tre mentionn és. 4. 2 Ingénieur sanitaire Dans les divers pays Nembres de la Région, i l existe, au niveau universitaire et au niveau post-univ ersitaire, des instituts technique s, des écoles d 1ingénieur s et des fa cul tés qui préparen t les étudiants aux différent es spécialités de l'ingénie ur., En général, l'enseigne ment de la santé publique se limite à des cours universit aires portant sur l'approvis ionnemen t en eau et sur les égouts. Ces cours sont donnés dans le cadre de la spécialit é génie civil, sans que l'on puisse bénéficie r de travaux de laboratoi re en chimie eten biologie. Cependant, il existe au Japon, aux Philippin es et. à Taiwan. des universités où les cours sont suffisamm ent étoffés pour ~tre couronnés en fin dtétude par un diplÔme universit aire d'ingénie ur sanitaire ou de la santé publique. Seuls deux pays, le Japon et les Philippin es, offrent des possibili tés d'étude
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Sud : rapport d'un groupe d'étude réuni à Manille du 16 au 29 octobre 1957 (dOcument ronéotypé Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidenta l) *on.' pourrait citer parmi les mesures d'encouragement la . . formation uruversit aJ.re pos~universitaire et en cours d'exercic e avec paiement du salaire plein, ou encore des augmenta tions pour le personne l diplômé.
~'enseignement de la médecine sociale et préventiv e dans la Région du Pacifique
page 14 post-universitaire dans cette spécialité, mais d'autres pays envisagent de suivre cette voie. Aucun des programmes actuels ne donne une part suffisante aux pro~ blèmes nouveaux que posent l'hygiène industrielle, la pollution de l'atmosphère et la lutte contre les radiations. Il a été remarqué que beaucoup d'ingénieurs sanitaires actuellement en exercice dans la Région ont reçu leur formation postuniversitaire à l'étranger~ En principe, l'ingénieur sanitaire devrait consacrer au moins une année à sa spécialité au niveau post-universitaire pour acquérir la qualification nécessaire s'il veut travailler soit dans des organismes de santé publique soit dans des organismes de travaux publics. Etant donné la grande importance des travaux sanitaires pour la santé publique, et l~s dépenses importantes qu 1 ils imposent à la collectivité, on peut exiger que seules des personnes ayant une formation et une expérience suffisantessoient chargées de la planification générale, dea recherches, de la conception et de la mise en oeuvre des structures nécessaires. Il semble, dès lors, qu'il faut organiser pour les divers groupes linguistiques toute une série de cours post-universitaires dans ce domaine. Ces cours devraient disposer d'un équipement de recherche suffisant et pourraient souvent être établis en accord avec les écoles de santé publique. Le caractère spécialisé et le coût de telles institutions devraient limiter leur nombre aux besoins des pays ou des sous-régions parlant une laneua com:nune. 4. 3 Inspecteurs sanitaires (1
Il y a dans la Région du Pacifique occidental de nombreuses possibilités de formation pour les inspecteurs sanitaires. Cependant, les p~oerammes varient considérab~ement tant par leur portée que par leur contenu et reflètent souvent l'organisation politique et administrative d'une manière trop étroite. Le tableau III dresse l'inventaire en fonction de la répartition du g~oupe des inspecteurs sanitaires en quatre catégories, selon les informa tiens reçues.
La catégorie I correspond en gros à la classification d'inspecteur sanitaire telle qu'elle figure dans le tableau I. Les membres à.u séminaire ont estimé qut il faudrait pour tous les pays instituer des cours à ce niveau 0 Dans certains pays comme en Corée, dans la République de CI1ine, à Ta.hiti et au Viet-Nam, par exemple, une telle décision imposerait un renforce~ent des programmes de formation actuels, sans cesser toutefois d'assurer des programmes de formation et l'utilisation du personnel d'une catégorie inférieu~e. Si des pays comme le Cambodge et le Laos ne pouvaient créer des centres convenables, leurs candidats devraient être envoyés dans d'autres pays où les conditions physiques et sociales sont assez sGMblables~ Comme le suggère le t~bleau III, la formation dti personnel de la catégorie III devrait être en rr:'l.jeure partie fonctionnelle; pour la catégorie IV, cette formation devrait être unique:iiënt fonctionnelle. Ceci ne signifie nullement que pour les catégoriss I et II, la formation fonctionnelle soit superflue.
4.4 Autres catégories de personnel Les écoles de santé publique de la Région donnent une fo~ation sani~ taire aux infirmières de la santé publique, à l'éducateur sanitaire .:o.il13:L qu'à d'autres catégories de personnel. Cependant, on commence à peine dlassurer
page 1.5 Q
dans la Région la fOrmation sanitaire des travailleur s affectés au développeme nt communautaire rural, des agents agricoles et des instituteur s. Or1 toutes ces catégories de travailleur s vont jouer un r8l.e sans cesse croissant dans le dé ... veloppement futur de 1 'assainissem ent, et plus particulière ment dans les régions rurales. Elles devraient bénéficier au moins d'une fo:nna.tion fonctionnel le donnée par un inspecteur sanitaire chargé de cette mission par le ministère de l.a santé. De même, aux échelons national, régional ou provincial, le ministère de la santé devrait déléguer un médecin de la santé ou un inspecteur sanitaire auprès de l'organisme de développement communautaire, pour planifier et mettre sur pied les éléments sanitaires du programme. Les ministères de la santé devraient encourager et soutenir à tous les échelons la forma tien des travailleur s du développement communautaire.
5. 5.1
RECHBRCHE, MlSE AJJ POINT ET DEHOOSTRATION
Bilan et besoins
Au cours de la discussion de ce sujet, un tableau a été préparé faisant le bilan des recherches et des travaux de mise au point et de démonstrati on ef... fectués régulièreme nt dans les pays de la Région. Les problèmes étudiés vont du plus élémentaire , comme par exemple la mise au point d'une pompe à main jusqu'aux questions les plus poussées et les plus complexes, comme par exemple la chimie de l'air pollué p:1r les industries et la lutte contre la pollution. Les problèmes qui méritent une étude constante ou des recherches ultérieures pourraient être répartis par catégories comme suit s Evacuation des déchets ... traitement des excréta, pasteurisat ion, déshydratat ion, crtk tion de bassins a~robies et anaérobies, compostage avec ou sans excréta, corros:ion des tuyaux d'égouts en béton. Approvision nement en eau - désirifectio n (bactéries, protozoaire et virus), éli... - mination des substances toxiques, particulière ment de l'arsenic et de l'acide sulfhydriqu e, élimination du fer et du manganèse, élimination des œ.ctéries entériques, des virus, des protozoaire s et des vers, dormées hydrologiqu es sur le débit des eaux de surface et sur les nappes souterraine s, utilisation des fluors et des phosphates pour la prévention des caries dentaires, pollution des eaux fluviales et côtières par l'industrie , conception et entretien de pompes manuelles installées sur les puits d'usage collectif, durée d'exploitat ion des conduites. Lutte contre le bruit dans l'industrie et à proximité des aérodromes Pollution de l'air Radiations .., méthodes de contro"'le et administrat ion responsable , déchets radio-. actifs, rayons-X, bêtatron et matériel pour Cobalt-60, retombées.
page 16 Lutte contre les rongeurs et les insectes ~ méthodes de lutte physique, méthodes de lutte chimique, méthodes de lutte biologique, problèmes de la résistance aux insecticides, IJYgiène de l'alimentation - poisson cru, mollusques et crustacés, contamination a partir d'insecticides, herbicides et autres substances ajoutées aux denrées alimentai res. Conservation de l'eau - transformation de l'eau de mer en eau fraÎche, réduction de l'evaporation dans les réservoirs, pluie artificielle. Problèmes particuliers - leptospirose, schistosomiase, moyens physiques de. lutte contre la tuberculose, gottre dÛ à l'ingestion d'eau polluée, filariose, paragonimiase, -chlonorchiase. Normalisation .- nomenclature, analyse de l'eau, des égouts et des déchets industriels, analyse du lait et d'autres produits laitiers, analyse des produits alimentaires, interprétation des résultats. 5.2 Nécessité de créer un meilleur équipement de recherche Une bonne part des recherches courantes dans le domaine de l'assainissement s'effectuent, au sein de la Région, dans des organismes métropolitains ou dans des organismes publics, soit nationaux, soit locaux de santé ou des travaux publics. Sauf au Japon, les universités et les écoles ou les instituts de santé publique n'ont J:BS joué un rÔle aussi important dans ce domaine. C'est là dans une bonne mesure la conséquence naturelle du petit nombre de cours post-universi• taires d'assainissement. Les participants ont insisté sur ce que l'un des buts de cette formation post-universitaire des ingénieurs sanitaires est précisément de leur permettre d'aborder les problèmes d'assainissement d'une manière expérimentale; c'est dire qu'il faut que ces écoles nouvelles soient munies d'instruments de recherche convenables. Etant cbnné que la recherche fondamentale a accunrulé de nombreux résultats dont on peut prendre connais-sance en parrourant les ouvrages en la matière, les recherches régionales devraient s'imposer d'étu_dier les moyens d'appliquer ces résultats dans la Région plut8t que de gaspiller les efforts des chercheurs dans une simple répétition des recherches fondamentales déjà effectuées. 5. 3 Priorités "
Il a été reconnu que l'un des tâches les plus urgentes de la Région consiste à étudier les moyens les plus aptes à mettre sur pied des services d'assainissement convenables et à organiser une administration régionale (comme par exemple un service des eaux et des égouts), capable de planifier, de concevoir, de financer, de construire et d'exploiter de manière satisfaisante, compte tenu des exigences de salubrité publique, les travaux et entreprises sanitaires indispensables. Autre problème urgent dans une bonne partie de la Région - celui du traitement des excréta et son aspect économique plus particulièrement. n a été suggéré qu'un sujet aussi vaste ne pouvait être évalué d'une manière satisfaisante que sur une base nationale ou régionale, en coordonnant et en inté... grant les efforts d 1 économistes, d'agronomes, d'anthropologistes et de psychologues, de microbiologistes, de chimistes, d'ingénieurs sanitaires et
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page 17 d'admin istrateu rs. Des études fragmen taires ne pennett ront jamais d'about ir à une solution réelle du problèm e. Voici une liste de sujets qui requière nt une étude plus poussée en ce moment : transfor mation des villes, compte terru. plus particul ièremen t de la constru ction à bon marché et des services publics - évacuat ion et utilisat ion des excréta et des ordures , traiteme nt des déchets de l'indus trie, conserv ation des ressourc es d'eau, recherch e hydrolog ique et hydraul ique, efficac ité du traiteme nt de l'eau contre les bactérie s, les virus et les parasite s, démonstra~ tion efficace d'assain issemen t rural. 5.4 Aide à la recherch e, au développ ement et à la démonst ration Actuelle ment les opératio ns sont subventi onnées essentie llement par lee pouvoir s nationau x ou locaux de la Région. L'indus trie n'a encore particip é que dans une très faible mesure. Les nations jeunes recoure nt da.ns de vastes proportions à des organis mes internat ionaux tels que 1 1 USC!'1, l'Œ'.IS et des fondatio ns d'aide financiè re. Le séminai re a exprimé l'opinio n que l'indus trie et l'université pourrai ent à l'aveni r assurer une contribu tion plus large. Les particip ants se sont réjouis de l'extens ion prise par les échange s de personn el de recherch e et d' enseigne tœnt au sein de la Région et à l'extéri eur. en pourrai t citer un certain nombre d'exemp les s le programme d' échangœ universita~ entre l'Unive rsité des Philipp ines et l'Unive rsité Johns Hopkins au coure des cinq dernière s années; bourses de 1.' USCM, de l' CMS, de la Fbnda ti on Rockefe ller, du Plan de Colombo et bourses d' études F\lllbrig ht pour les études à l'étrang er; ou encore le programme de l 'OMS à Ta iwan qui permet à ceux qui en bénéfic ient de tirer parti de l'expéri ence des ingénieu rs de la Région. Enfin, les programmes de 1 1 USCM pour les pays tiers : ils pennett ent à des travaill eurs de la santé publique de Taiwan, de Corée et d'autres pays de venir aux Philippi nes y recevoi r une fornat:io n pratique et théoriqu e.
r.
n a été reconnu qu'il est souhaita ble d'étendr e ces échanges de personnel à toutes les catégor ies et à tous les niveaux et qu'un program e convena ble devrait gtre mis sur pied à cet effet. Jusqu'à présent , la plupart des initiati ves dans ce sens ont été prises par des organis ations interna tionales . Bien qu'il faille s 1 en félicite r, i l faudrai t cependa nt que chaque pays soit encourag é à prendre davantag e d 1 initiati ves propres , plus particul ièremen t en assuran t une fonnatio n théoriqu e et pratiqu e. Les organis ations internat ionales ont aidé notablem ent certains pays de la Région à constitu er des collecti ons d'ouvrag es, de revues, de rapports et de films éducati fs dans le domaine de la santé publique . Bien que de leur côté les pays plus développ és aient travaill é dans l e m ême sens, les particip ants au séminai re ont cependa nt reconnu qu'il convena it d' intensi fier 1' échange de rapports et de journaux . Trop souvent des informa ti.ons détaillé es sur un sujet particu lier ne peuvent encore être obtenues que par contact J;e rsonnel. n faudrai t donc s'efforc er que la biblioth èque du Bureau régiona l de 1 t Q\15 à Manille soit utilisée davantag e par les pays Membres. Chacun d'eux pourrai t envoyer des docUIIlents et des rapports à cette biblioth èque qui se -charge rait
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page 18 de les reproduire et de les distribuer après traduction intégrale. Il a été remarqué que les extraits sont généralement trop oourts pour être suffisants et que, par ailleurs, les revues sont trop volumineuses pour Stre traduites. 6, ETABLISSEMENT DE PRIORITES DANS LA FORMATION
Les priorités doivent être établies conformément aux besoins les plus pressants de la Région. En général, ces besoins sont déte~inés au mieux en prenant chaque pays comme unité, bien qu'il soit parfois nécessaire au sein d'un m8me pays de descendre jusqu'au niveau du district. Par exemple, l'hydatide ne se trouve qu'en Nouvelle-Zélande, la bilharziose qui sévit dans certaines parties des Philippines ne se rencontre ni en Malaisie, ni à Taiwan; de même, la NouvelleGuinée est infectée de paludisme alors que d'autres hes du Pacifique en sont exemptes. Au cours des discussions, le groupe a décidé de demander à chaque pays de signaler par la bouche de ses représentants quels étaient les cinq problèmes d'orienter les efforts d'assainissemen t en fonction desquels i l serait utile sont très intéresenquête cette de de fo~ation et d'éducation. Les résultats peut en citer on sants, Par exemple, parmi les problèmes les plus importants 2.5% que sont liés à 1' approvisionnement en eau et à 1' évacua ti on des ordures liquides et solides des zones urbaines; 2.5% sont liés à l'approvisionne ment en eau et à l'évacuation des excréta, 14% sont liés à l'éradication du paludisme et d'autres maladies causées par les arthropodes, 12% portent sur l'amélioration des logements, 9% sur l'hygiàne des produits alimentaires, 5% sur les problèmes d'hygiène dans l'industrie, 10/& sur des problèmes locaux ou divers comme par exemple l' éduca tian sanitaire. Il semble donc qu'il faille accorder la priorité à la formation duper~ sonnel chargé de veiller à l'hygiène de l'eau et à l'évacuation des ordures dans les zones urbaines et rurales. De même, une fo~ tion judicieuse aux principes de l'assainisseme nt sanitaire, y compris les techniques industrielles, sera des plus utiles à la santé publique de la Région. 7. CŒTENU DES PROORAMMES D'ETUDE ET DE FORMATICN DESTTIŒS AU PERSOONEL DE L'ASSAJNISSEMENT
Le séminaire a étudié le problème pour chacune des catégories de person• nel qui avaient fait 1 1objet des discussions antérieures; i l a été décidé de se borner à établir une liste des sujets plutôt qu'à raffiner sur les titres des cours, ?.1 Fbrmation du médecin de la santé publique
'·
Pour figurer dans cette catégorie, il faut posséder un diplôme de médecine et, de plus, une formation spécialisée dans les sciences sanitaires. A l'échelon post-universit aire, les programmes d'étude devraient inclure les
page 19 sujets suivants : statistiques démographiques et méthodes statistiques, épidémiologie, sciences -biologiques nécessaires à la médecine préventive, (microbiologie, parasitologie, chimie de l'immunisation, etc.); administration de la santé publique, assainissement, médecine sociale pour ne rien dire de certaines spécialités à option, telles que les maladies vénériennes, l'alimentation, la tuœrculose et la santé mentale. Pour l'assainisseme nt, signalons : 1. Cours, discussions, démonstrations, travaux de laboratoire, visites sur le terrain et enqugtes sur les points suivants : approvisionnem ent en eau et évacuation des excréta dans les campagnes services publics d'approvisionne ment en eau et d 1 égouts ramassage et évacuation des ordures hygiàne des produits alimentaires et du lait principes de salubrité de l'habitation réservoirs d'animaux et vecteurs des maladies contro~e de l'hygiène industrielle analyse sanitaire 2. Cours et séminaires sur les points suivants : relations avec la population et art de la direction des hommes dans le domaine de l'assainisseme nt, dynamique des groupes, relations personnelles, délégation des pouvoirs et des fonctions, problàmes juridiques et financiers, préparation des fo~ulaires et des rapports Notions générales sur l'homme et le milieu ?.2 Fbrmation des ingénieurs sanitaires
Les qualifications requises pour figurer dans cette catégorie sont le dipl8me d'ingénieur et une formation spécialisée dans les sciences sanitaires. L'ingénieur sanitaire est particulièreme nt utile dans les quatre domaines suivants : 1) services de travaux publics, 2) services de santé publique, 3) assainissement industriel et 4) pratique privée. Dans les pays de la Région du Pacifique occidental, la formation des ingénieurs sanitaires devrait se concentrer sur les besoins des zones urbaines tout en insistant également sur l'hygiène rurale. Comme i l a été dit, on constate que divers pays Hembres ont organisé des cours universitaires aboutissant au dipl8me d'ingénieur sanitaire. L'expérience acquise aux Etats-Unis indique cependant que seul un pEtit nombre des dipl8més sortant de ces cours abordent la pratique de cette spécialité. Par contre, pour ainsi dire tous les ingénieurs qui ont choisi, apr3s leur foma.tion universitaire, une formation complémentaire dans le domaine de l'hygiène, y exercent durablement leurs activités. C'est là une des raisons pour lesquelles les membres du séminaire ont estimé que la formation sanitaire des ingénieurs devait se donner au niveau post-universit aire. Toutefois comme i l faudra quelque
-1 page 20 temps avant de disposer d'un nombre suffisant d'ingénieur s sanitaires pour ré~ pondre aux besoins minimaux des pays Membres, i l peut être nécessaire de pour" suivre pour le moment ces cours au niveau universitai re, où l'étudiant se voit administrer un programme de génie civil modifié pour tenir compte des matières sanitaires. 7.2.1 Fbrmation universitai re
Les deux premières années du programme d'ingénieur sont en gros partout semblables : sciences de base, mathématiques et arts libéraux. Les deux dernières années comprennent normalement les sujets techniques. n a été suggéré d 1 inclure les manières suivantes dans le secteur de l'hygiène : 1. Parmi les matières obligatoire s : physique, chimie et biologie du point de vue de l'hygiène, .approvisionnement en eau, égouts, hydrologie et hydraulique , purificatio n de l•eau et traitement des égouts.
2. Parmi les matières à option : chauffage, éclairage et ventilation , hygiène industriell e et hygiène de l'atmosphèr e, épidémiolog ie, biostatistique et administrat ion de la santé publi~ue, hygiène du lait et des produits alimentaire s, lutte contre les vecteurs. 7.2.2 Formation post-unive rsitaire
Aux yeux du groupe, trop d'ingénieur s ne comprennent pas suffisamment la portée théorique, chimique et biologique des modificatio ns du milieu ainsi que les travaux qu'ils doivent planifier, concevoir, construire et diriger. La fonnation deVTa combler cette lacune. Des études convenables devraient permettre à l'ingénieur sanitaire d'apparteni r réellement aux deux professions , celle d'ingénieur et celle de chimiste. n est bon qu'avant d'aborder ces études postuniversitai res les ingénieurs aient acquis une certaine expérience de l'assainiss ement. Voici les sujets qui devraient figurer au programme : Approvisionnement en eau, égouts, déchets industriels Planificati on générale, conception hydrologique et hydraulique , aspects économiques et financiers, gestion, direction et surveil~ lance de la santé publique. Chimie générale et chimie de l'eau, des égouts et des déchets industriels Biologie sanitaire. Planetologi e, bactériolog ie, virologie, parasitologie, entomologie et immunologie. Assainissem ent général. Hygiène rurale, hygiène de l'alimentat ion, logement, ramassage et évacuation des ordures, lutte contre les insectes et les rongeurs.
page 21 Hygiène industrielle. Pollution de l'air, radiations ionisantes, hygiène des complexes industriels. Epidémiologie, biostatistique et administration de la santé publique Notions générales sur l'hygiène du milieu Relations avec la population et art de la direction des hommes Ces cours devraient gtre complétés par des cours à option portant soit sur les techniques de l'hygiéniste soit sur celles de 1 1 ingénieur, dans le cadre de la spécialisation ou des recherches propres à l'étudiant.
?.3 Fbrmation des techniciens sanitaires Cette dernière catégorie est relativement neuve dans certaines parties de la Région. Elle a acquis droit de cité dans divers pays et trouve du reste son équivalent dans la personne du chef des services sanitaires ou de l'inspecteur sanitaire en chef dans d'autres pays. Lorsque les membres de cette catégorie figurent dans l'organigramme, ils doivent assumer les tâches de contro~e et de conseiller; ils doivent posséder un diplÔme ès sciences sanitaires, santé publique ou hygiène. Au cours des deux premières années, 1 1 étudiant aborde en général les sciences sociales, biologiques et physiques ainsi que certains domaines des arts libéraux. Les deux dernières années, au cours desquelles les cours peuvent se donner dans une école de santé publique ou dans une institution analogue, sont consacrés à l'instruction spécialisée. Cette dernière comprendra les sujets suivents : 1. Cours, exercices de laboratoire et sur le terrain sur 1
Architecture et art de l'ingénieur : approvisionnement en eau, drainage et égouts, chauffage, ventilation et éclairage, logement, enqu~tes, dessins et esquisses. Hygiène générale : hygiène alimentaire, lutte contre les vecteurs, ramassage et évacuation des ordures, surveillance des bassins de na ta.tion et des zones de récréation, problèmes d'assainisseme nt rural et industriel. Santé publique : textes législatifs, procédure légale, administration , biobtatistique, épidémiologie. Relations avec la population et art de la direction des hommes Matières à option : elles porteront sur des spécialités comme par exemple le logement, le travail de santé publique dans les campagnes ou l'hygiène industrielle. 2.
Formation en cours de service et sur le terrain pendant trois mois dans une zone rurale et autant dans une zone urbaine.
page 22 7.4 Formation des inspecteurs sanitaires
Pour les inspecteurs, le programme de formation devrait ~tre identique à celui des techniciens sanitaires, sauf en ce qui concerne le niveau et la longueur des études. Pour les échelons inférieurs de la catégorie des inspecteurs, la formation théorique devrait céder la place à l'instruction pratique. 7.5 Formation des inspecteurs sanitaires à l'échelon inférieur La durée de la formation· ·.des assistants sanitaires et d 1 autres ca té go ries analogues du personnel peut varier d 1 un pays à l'autre. La formation devrait gtre entièrement fonctionnelle, c'est-à-dire qu'elle devrait se concentrer sur l'acqui~ sition de certaines techniques d'assainissement telles que la construction de puits dans les campagnes, la construction de toilettes, de latrines et la pul~ vérisation aux insecticides à effet rémanent dans la lutte contre les moustiques. OUtre l'habilété pratique, il faut également développer le sens des relations humaines. Les candidats devraient ~tre choisi en fonction du prestige dont ils jouissent dans leur village; le programme devrait ~tre adapté à la formation de base dont a bénéficié le sujet. Quant aux matières, elles seront adaptées aux besoins locaux. Aux yeux du séminaire, les travailleurs sanitaires de cet éehelon devraient ~tre formés et affectés uniquement à l'assainissement. Cependant certains pays continueront de former ce personnel à l'administration des premiers secours, à la médel!ine préventive et curative, tant qu'il ne sera pas possible de former d'autres catégories de personnel affectées uniquement aux soins médicaux. Le personnel chargé d'assurer la formation fonctionnelle peut avoir les qualifications techniques requises et manquer toutefois d'expérience pédagogique. Il y a donc lieu d'organiser à son intention des réunions occasionnelles sur ces méthodes d'enseignement fonctionnel, ces réunions étant dirigées par le personnel d 1assainaissement d'un échelon supérieur. Bien que l'assainissement des viilages soit une des activités importantes des travailleurs de l'aménagement des collectivités, l'administration sanitaire est rarement m~ée aux programmes qui doivent préparer ces travailleurs à leurs fonctions. C1est là une situation regrettable à laquelle il importe de porter remède le plus tôt possible. La formation donnée par l'administration sanitaire devrait, là encore, être fonctionnelle. Un technicien sanitaire qualifié ou un inspecteur sanitaire devraient se voir assignér cette tâche et se contenter d'enseigner les techniques élémentaires d'évacuation des excréta, d'approvisionnement en eau dans les campagnes, d'évacuation des ordures ainsi. que certaines formes simples de lutte contre les vecteurs. 7.6 Formation du personnel scientifique de base Les cours d'assainissement ont pour but d'orienter ce personnel scientifique vers les problèmes d'assainissement les plus importants. Pour les deux premières années à l'université, le programme pourrait ~tre analogue au programme des techniciens sanitaires, voire des ingénieurs sanitaires. Cependant, les deux
page 23 années suivantes devraient être consacrées plus· précisément à des études dans le domaine des sciences physiques et biologiques, et même à un domaine particulier de ces deux matières. On pourrait citer à titre d'exemple de spécialisation très poussée la physique de la radiologie, la bactériologie, la parasitologie et 1' entomologie. Certains participants ont fait remarquer que le personnel de cette catégorie pouvait également se recruter parmi les sujets qui terminent leurs premières années d'école de médecine. Un diplÔme universitaire ès sciences de base est généralement souhaitable, et permet de pousser les études et la recherche plus avant. Ce personnel des sciences de base peut contribuer grandement à faire progresser l'assainissement. On pourrait citer les études sur la toxicologie de l'eau et des produits alimentaires, sur la ch:imie et la biologie des eaux de rivière, sur la lutte contre la filariose ou sur l'éradication du paludisme, sur la microbiologie de l'eau, des égouts et des eaux polluées en général. Les physiologues ont également leur mot à dire en mesurant les réactions de l'organisme A la pollution de l'air, au milieu industriel, à la chaleur, au bruit à la lumière et à d'autres éléments du milieu. 7.7 Fbnnation des opérateurs dans les installations peu importantes d'approvisionnement en eau
n existe pour eux des cours pratiques de huit ou quinze jours. Le programme devrait comporter les matières suivantes
La formation de ces opérateurs variera selon la nature des installations.
responsabilités techniques techniques : échantillonnage, tests de contrÔle {bactéries coliformes, chlore résiduel, fluor, alcabinité, etc.) et interprétation des résultats de ces tests techniques d'entretien : fonctions et entretien de l' équipemm t, procédés et matériel de rechange registres et rapports : sur les matières premières, les doses, le volume d'eau traité, etc. responsabilités juridiques et morales.
On peut compléter ou remplacer cette formation par des réunions et des conférences professionnelles ou par des cours suivis de questions et réponses ou de discussions. 7.8 Fbrmation du personnel des services d'hygiène et de santé publique insti tu tians .,
Médecin de la santé publique (au niveau post-universitaire) : Ecoles ou instituts de santé publique, avec certificat ou diplÔme de recherche ou d'aptitude professionnelle, la section de médecine préventive dans les écoles de médecine avec un programme menant au certificat ou au diplÔme de santé publique ou à un diplÔme de chercheur.
page 24 Ingénieur sanitaire (au niveau post-universitaire) : Faculté ou école d'ingénieurs, de préférence dans une université qui comprend également une école de santé publique ou une section de médecine préventive " ou des écoles et instituts de santé publique, pourvu que le personnel d'enseignement spécialisé et les laboratoires soient suffisants. Technicien sanitaire ( sani tarian) 1 Deux années dans une Faculté des Sciences suivies de deux années dans une école ou un institut de santé publique, ou encore dans la section santé publique ou h,wgiène d'une école de sciences ou d'une université. Inspecteur sanitaire : Centres de formation dirigés par le Ministère de la Santê, ou mieux par le Ministère de l'Education - instituts techniques dont les programmes aboutissent à un certificat ou diplÔme d'enseignement supérieur. On peut également mettre sur pied un progrannne à temps partiel de cours du jour ou du soir. Autre personnel : agents sanitaires, surveillants sanitaires, etc. : Centres de formation dirigês par le Ministère de la Santé selon les besoins locaux des services particuliers d'assainissement. Personnel scientifique : Ecole de Sciences délivrant un diplôme en sciences physiques ou biologiques - universités offrant un diplÔme plus avancé dans la spécialité choisie par l'étudiant- écoles ou instituts de santé publique, permettant des recherches et des études qui mènent à un dipl8me de chercheur au niveau du doctorat. gpérateurs : Fbrmation en cours de service, sous la direction de 1 1 ingênieur sanitaire ou des travaux publics. La formation porte sur le fonctionnement et l'entretien. Conférences organisées par des associations techniques. Cours à proprement parler, mais réduits, couronnés ou non par un examen et un certificat; ces cours sont or... ganisés par les ministères de la santé ou des travaux publics. 8.
·-
FORMA TICN SUR PLACE OU A L'ETRANGER
8.1 Fbrmation à l'étranger Si le pays ne peut former sur place, il y a lieu d'envoyer les étudiants à l'étranger, soit dans la Région, soit ailleurs. Si le nombre de sujets à former est et demeura élevé, le Gouvernement devrait créer sur place des possibilités de formation et assurer un niveau convenable aussi bien pour les catégories professionnelles que pour les autres. A cet effet l'on recrutera sur place ou à l'étranger un corps professoral qualifié, et l'on s'efforcera de mettre sur pied des services sanitaires qui aient valeur de démonstration pratique. On ne recourra qu'à titre temporaire aux professeurs étrangers. La formation à l'étranger est particulièrement indiquée pour le personnel des échelons supérieurs et pour les futurs enseignants, de préférence après qu'ils aient tiré parti des moyens de formation locaux ou régionaux du niveau le plus élevé.
page 25 ~
Avant de se rendre à l'étranger, les candidates devraient avoir au moins une année d'expérience pratique dans leur propre pays. 8.2 Avantages et inconvénients de la formation à l'étranger 1.
Avantages Le candidat peut se familiariser avec les méthodes modernes; i l élargit son expérience et sa manière de voir; i l y gagne un diplSme et le prestige qui s'y attache; i l y trouve une inspiration et le désir de progresser; i l accrott ses chances de promotion; i l peut discuter avec ses professeurs et ses collègues et avec les praticiens; . i l peut y gagner à son pays des sympathies; i l peut également sty spécialiser et apprendre le maniement d'un matériel spécialisé; et enfin i l peut avoir des contacts person~els et professionnels utiles. Inconvénients Le candidat peut ne s'adapter que difficilement à la langue, aux coutumes et au climat; les différences climatiques, sociales et autres peuvent être telles que l'expérience acquise n'est pas applicable à son pays d'origine; le niveau peut être trop élevé pour que llenseignement soit directement applicable; le candidat voit sa vie de famille bouleversée, et peut avoir à supporter des charges financières supplémentaires; le coût de la formation est plus élevé que pour la formation locale.
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2.
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8.3 Différents types de formation à l'étranger La formation à l'étranger peut s'effectuer sous une ou plusieurs des formes suivantes : enseignement, voyage d'observation, formation sur le tas soit dans des bureaux de l'administration, soit dans la pratique de l'ingénieur. C'est au gouvernement du pays qui désigne le candidat que revient la tâche de choisir le ou les types de formation, compte tenu des circonstances et de la qualification du candidat. Si l'on retient la formule des cours, le temps de formation devrait normalement permettre au candidat d'obtenir le diplôme ou le certificat correspondant aux cours imposés au candidat. ...
Les voyages d'observation devraient correspondre aux besoins du candidat et à ceux du pays qui l'envoie. Le voyage se limitera aux régions, pays et lieux où peut s'acquérir l'expérience souhaitée; toutefois l'itinéraire doit être suffisamment souple. Le voyage ne sera ni trop long, ni trop court. Six mois suffisent dans la plupart des cas. On évitera de multiplier les étapes au point que le candidat n'a plus le temps ni d'étudier le fonctionnement du programme ni d'y participer dans une certaine mesure.
.\ page 26 Les organismes ou les chantiers à visiter devraient être informés, consultés et avisés de l'itinéraire du candidat. On s'abstiendra d'organiser de tels voyages pendant la mauvaise saison. Il convient de signaler l'intérêt particulier des programmes qui font du candidat un travailleur engagé par un organisme d'exécution. C'est le Co.iS du programme de construction des égouts entrepris en Chine sous les auspices de 1'00. Pourraient également assurer une formation de ce type, des organisations telles que les services métropolitains des travaux publics, les fi~es d'ingénieurs-conse ils et d'autres qui seraient particulièreme nt intéressées à l'assainisseme nt. Les pays Membres de la Région du Pacifique occidental n'ont recouru que fort peu aux possibilités de formation disponibles. S'ils pouvaient se faire affecter du personnel de la Région, Us éviteraient certains des inconvénients de la formation à l'étranger, comme rar exemple, la différence de climat, les différences de niveau technique, les frais supplémentaires et la rupture temporaire des liens familiaux. Le programme ICA des pays tiers, actuellement en exercice aux Philippines est un bon exemple de ces possibilités de fonna tion au sein de la Région. Les travailleurs sanitaires des pays voisins se rendent aux Philippines pour y participer à des activités de santé publique et pour sJy former au contact de problèmes semblables à ceux qu'ils devront résoudre dans leur propre rays. 8.4 Echanges universitaires Le séminaire a recommandé les échanges de professeurs des universités. Ces professeurs devraient pouvoir se familiariser avec les conditions et les problèmes locaux avant de commencer leurs cours. Malheureusemen t leurs obligations à l'égard de leur propre université les obligent souvent à réduire leur absence à un an. Si 1' on veut pour inaugurer une chaire nouvelle s'assurer le concours d'une personnalité de premier plan, il faut souvent réduire encore davantage la durée du séjour. Mieux vaut en principe que ce dernier soit plus long. Les titulaires permanents devraient être mis en place aussitôt qu'ils sont suffisamment formés. Notons qu'en échange des services rendus, 1' enseignant retourne dans son université enrichi par cette expérience nouvelle. Les membres du séminaire ont estimé que ce programme d'échanges devrait couvrir toute la Région. Les langues sont certes un obstacle, mais qui peut s 1 aplanir dans une certaine mesure pourvu qu'on distribue des textes écrits dans la langue des étudiants, et qu'on utilise les aides visuelles, tout en s'efforçant de parler lentement et clairement.
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,. 9. LA FORHATION OFFICIELLE EN COURS DE SERVICE DOITELLE ETRE ASSUREE PAR LIADMDUSTRATI(lil DE LA SANTE (ET SERVICES COOTEXES) OU PAR LES UNIVERSITES
9.1 Solutions adoptées dans la Région
du Pacifique occidental
Le séminaire a défini comme suit la formation officielle en cours de service : c'est une formation qui peut ~tre donnée soit par une université soit par un institut de santé publique mis sur pied par les ministères de la santé ou des travaux publics ou par un organisme connexe, à des membres du personnel bénéficiant à ce titre dlun cof€é d'étude avec traitement et d'indemnité s de séjour. Le tableau IV montre quelles sont, parmi les pays Membres de la Région représentés au séminaire, les catégories de personnel qui bénéficient ou béné~ ficieront sous peu de manière habituelle de cette formation sous les auspices d'une ministère ou d'une université. 9.2 Avantages et inconvénien ts Les membres du séminaire ont estimé que l'universit é s'indique dans les cas où il faut préparer à des fonctions exigeant un diplSme assez avancé. Par contre, si la formation en cours de service porte sur l'initiatio n à des techniques ou à des orientation s nouvelles, mieux vaut la confier au ministère de la santé, à un centre connexe d'enseignem ent et de démonstrati on ou à d'autres institution s officielles . s'ensuit que les médecins de la santé, les ingénieurs sanitaires et les techniciens (sanitarian s) de la sant,é devraient ~tre formés normalement à l'universit é, tandis que les autres catégories de personnel pourraient recevoir leur formation dans des cours organisés par leur ministère ou par des instituts qui en dépendent.
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Voici les avantages et les inconvénien ts de la formation universitai res 1. ... ~
Avantages conditions matérielles plus satisfaisan tes formation meilleure et plus complète formation de base plus sûre dans un secteur plus vaste des sciences étudiées uniformité de l'enseignem ent normes plus élevées pour la valeur de l'enseignem snt les diplÔmes officiels sanctionnen t avec plus de précision les connaissanc es acquises. Inconvénien ts coût plus élevé, surtout si les étudiants sont peu nombreux 1' enseignemen t peut manquer de réalisme contacts réduits de l'étudiant avec le public les observation s sur le terrain sont moins nombreuses l'expérienc e pratique est remise à plus tard.
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page 28 La science et la pratique de la santé publique évoluant sans cesse, dea cours de perfectionnemen t et des cours spécialisés pourraient être organisés de temps à autre, à l'adresse du personnel en service, dans les universités qui disposeraient du corps professoral et de l'équipement requis.
Le groupe a recommandé que les universités et le ministère de la santé collaborent sur ce point, utilisant au mieux le personnel enseignant et 1 1équipement disponibles. Que si l'université se refuse à cette collaboration, mieux vaut, plut8t que d'accepter sans plus les propositions de l'université, que le ministère de la santé et les ministères apparentés mettent sur pied les cours requis. On notera toutef ois qu1une collaboration fructueuse a pu se réaliser en Australie, en Nouvelle-Zélande et à Singapour. 10. LES DEMCNSTRATIONS, LA PRATIQUE ET LES TRAVAUX SUR LE TERRAIN, COMME COMPLEMENT DE JroRMATION POUR LE PERSONNEL D1ASSAlNISSEMENT 10.1 Définitions Le séminaire a précisé les définitions suivantes : Zones de démonstration : Celles qui sont aménagées en we de familiariser l'étudiant avec l'équipement, les structures et les méthodes, 1 compris les méthodes récentes de lfassainissemen t. Zones de pratique :Celles où les~udiants peuvent acquérir les connaissances pratiques et la dextérité requiœs pour l'exécution des projets'"d'assainissement sanitaire. Les inspecteurs, pour ne citer qu'un exemple, pourront 1 mélanger le béton, poser des tuyaux, démonter, réparer et remonter des pompes, mesurer les niveaux, etc. Zones réservées aux travaux sur le terr ain : Celles où, vers la fin de la f orma tion, l' étudiant ira execut er, seul, certaines tâches d'assainissement. 10.2 Organisation et programme Ces trois types de zones devraient être utilisables à tous les niveaux de formation et pour toutes les catégories du personnel, Ce n'est pas encore possible dans tous les pays de la Région.
n est bon que le centre de formation organise et administre lui-même ces zones de forma ti on. Mais ce ni est pas indispensable. n pourrait suffire qu'un des membres du personnel enseignant assure la liaison avec les administrateurs locaux de la santé et avec les pouvoirs locaux. 10.3 Caractéristique s de ces t~oie
types de zones
Ces zones doivent permettre de couvrir tout 1 r éventail du programme de formation. Elles doivent l'illustrer, certes, mais aussi stimuler un élargissement de l'expérience pratique. Démonstrations et participation doivent faire l'objet d'une évaluation critique des résultats à la lumière des objectifs.
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En principe les zones de fbrmation ont deux raison d 1 être : d 1 une part, ~.Apprendre aux étudiants une pratique saine Q.e leurs techniques, et par ailleurs, montrer au public comment lutter contre les facteurs d'insalubrité. Ce second objectif n'ont pas toujours atteint. Le Gouvernement pourrait charger 1 1un des membres du personnel d'enseignement sanitaire de mettre à profit la valeur éducative de ces zones en associant les efforts des dirigeants de la collectivité aux efforts du personnel enseignant.
10,4 Dispositions financières Il ne suffit pas que ces zones soient équipées. Il faut encore qutun bud~et de fonctionnement assure les recherches et l'amélioration des techniques d'a~sainissement. Le séminaire a suggéré que ce budget soit alimenté non seulement pas les pouvoirs locaux et le gouvernement, mais aussi par des organisations internationales. Il serait regrettable que, faute d'équipement et de personnel qualifié, ces zones s'enlisent. 10.5 Importance de l'évaluation L'évaluation de ces zones comme auxiliaires de formation n'est guère plus aisée que celles des autres activités d'assainissement. Elle portera : 1) sur l'école elle~ême, y compris les zones, 2) sur le rendement des étudiants une fois rentrés chez eux. Ce travail d'évaluation effectué par le personnel enseignant permettra de revoir éventuellement le contenu de llenseign~ment et ses méthodes. Quant à l'évaluation faite par des tiers (par exemple des fonctionnaires du ministère de la santé), elle assurera une plus grande objectivité, 11. SEMINAIFtlS POUR LES CADRES SUPERIEURS ET COURS REDUITS POUR LE PERSONNEL D'EXECUTIŒ
11.1 Séminaires Le séminaire est en quelque sorte une réunion o'à l'on fait le point des connaissances et des techniques dans divers secteurs intéressant les participants. Pour ce faire ceux-ci rassemblent les informations, échangent leurs idées et discutent librement. C'est dire tout ce qui sépare le séminaire d'une réunion convoquée pour la mise au point de principes communs ou d'une ligne de condUite. C'est dire aussi l'importance des séminaires du point de vue de la formation, et qu'on aurait tort de ne les organiser que pour les cadres supérieurs. Mieux vaut les ouvrir au personnel d'un échelon moins élevé : médecins de la santé publique, ingénieurs sanitaires attachés aux ministères de la santé ou des tra~ vaux publics, techniciens sanitaires, inspecteurs sanitaires, opérateurs des usines, et autre personnel scientifique ou technique, sans oublier tous ceux qui enseignent 1' hygiène du milieu. Si 1' on réunit un séminaire spécial pour les administrateurs chargés de responsabilités importantes et générales dans des organismes de santé publique ou connexes, les thèmes devront être de ceux qui intéressent au premier chef les médecins directeurs de la santé publique, les directeurs des travaux publics, les ingénieurs sanitaires en chef, les inspecteurs principaux et les directeurs de laboratoires.
page 30 Les cadres supérieur s et le personnel d 1 exécution cagneraie nt à participer de temps à autre à des séminaire s nationaux et internatio naux. Dans le choix des participa nts et des sujets pour les séminaire s internatio naux organisés aux échelons de la région ou de la zone dans le secteur de l'assainis sement, on s'efforce ra de couvrir plusieurs disciplin es, bien que tel sujet important puisse parfois être retenu qui n'intéres se que tel groupe de la professio n. Le succès d'un séminaire dépend de sa préparati on et de son organisat ion. Il faut s 1y prendre au moins six mois à l'avance, et nonnner auparavan t un président et un secrétair e qui puissent mettre au point un ordre du jour convenab le. Ils resteron t du reste en fonctions tant que dureront les travaux d'évaluat ion et la mise en oeuvre des recommandations. Pour la Région, un secrétari at à plein temps s'impose. 11.2 Cours de perfection nement Le cours de perfection nement se borne à passer brièvemen t en revue des notions admises et des méthodes reconnues quitte à les compléter par des informations ou des procédés de dernière heure. Jusqu'à présent seuls ont été organisés dans la Région des cours destinés aux technicie ns sanitaire s (sanitari ans) et aux inspecteu rs sanitaire s. Il a été recommandé d'en instituer également à l'adresse des opérateur s d'usines, surtout pour les régions où la surveilla nce technique est peu praticabl e. On aurait tort de négliger au profit des cours de perfection nement le travail qu'accom plissent les associati ons professio nnelles pour le maintien et l'élévati on des qualités du travail. Exception sera faite toutefois pour les réunions internatio nales étant donné leur effet bénéfique sur le niveau général du bien-être dans le pays. Quant aux médecins de la santé publique et aux ingénieur s sanitaire s, les cours de perfection nement ne seront organisés que sur lee matières et pour les régions qui ne sont pas encore couvertes par les réunions des associati ons professio nnelles. 11.3 Fbrmation auxiliair e Le séminaire entend par "formatio n auxiliair e" la participa tion à des séminaire s et à des cours d'une durée restreint e dans le cadre d'une formation en cours de service. Pour les médecins et ingénieur s de la santé, c'est aux groupements professio nnels et aux universit és qu'il revient d'organis er cette formation auxiliair e. Leur aide devra ~tre sollicité e si possible par les ministère s ou par les entrepris es privées qui souhaiter aient mettre sur pied des programmes de ce type. De même ces associati ons et les universit és peuvent contribue r si possible (personnel et équipement) à un complément de formation pour les catégorie s subaltern es, telles que inspecteu rs sanitaire s en second, inspecteu rs sanitaire s adjoints et opérateur s. En général, le niveau de formation de base de ces catégorie s subaltern es est trop inégal pour qu'on puisse fondre ce groupe avec les catégorie s plus élevées. 11.4 Evaluatio n des programmes Les organisat eurs de séminaire s, de coursde perfection nement ou de programmes de formation auxiliair e devraient être encouragés à en évaluer les résultats à 1 1aide de questionn aires envoyés soit aux candidats , soit si c'est faisable à leurs supérieur s. Quant à la direction de ces activités , il faudrait
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page 31 la conf ier à des admi nistr ateur s de la santé publi que, à des prati ciens ou à des ensei gnan ts qui ont fait preuv e de compétence, trava illen t sur le terra in et se sont maintenus à la haute ur des problèmes grâce à des voyages d'obs
ervat ion.
12.
RECCW"AISS.t..NCE OFFICJELLE DU PERSc.trnEL D'ASSADTISSEMENT AUX ECHELCNS RIIDIŒAL, NATicmL ET JNTERNATIONAL
Les membres du sémi naire ont été unanimes à décla d'ass ainis seme nt gagne indén iable ment à être recon nu par rer que le perso nnel une asso ciati on professi onne lle ou techn ique dont la valeu r nst accep tée à la fois par le publ ic et par les membres de la profe ssion . Cette recot ulais sance off iciel le sanct ionne le rÔle du trava illeu r de l'ass ainis seme nt dans la socié té, permet de publ ier les qual ifica tions requi ses des diffé rente s catég ories de perso nnel et de définir leur statu t dans le corps des fonc tionn aires de l'éta t. Il n'ex iste pas à cet effet dans la Région de procédure uniforme ou bien défin ie. La remarque s'app lique , plus parti culiè reme nt au fro upe d$te chni ciens inspe cteur s. Par contr e, pour les médecins et ingén ieurs sanit aires et des cette reconna · ssance est suffi sante , du moins lorsq u'ell de la santé publ ique, e prend la forme d 1un enreg istrem ent léga l. Dans les pays qui suive nt le 11 Briti sh System of Publ ic Heal th Orga nisation11, les comi tés régio naux de la "Royal Soci ety of Heal th of Grea t Bri ta.inn demeurent 1' auto rité charg ée de procé der à cette recot ulais sance . On fixe les qual ifica tions minimales requ ises pour les catégories de perso nnel bien défin ies; ces règle s sont parf( is modi fiées pour les adap ter aux cond quli l y ait là un exemple utile , les diffé rence s de struc ition s loca les. Bien ture de pays à pays sont telle s que la recon naiss ance nta chance d'êtr e sign ifica où les exige nces ont été align ées sur celle s de la 11 Royative que dans les p~s l Socie ty of Real th 11 • Elle pour rait tou te fois se géné ralis er en fin de comp te, à 1 1 éche lle de la Région, surto ut sous 1 1.égid e de 1 1 CY.!Sw. Aux assoc iatio ns prof essio nnell es d'enc ourag er l'ado ption d'une forme de recon naiss ance valab le, quitt e à obte nir pour ce faire les dispo sitio ns légales néee ssair es. Les perso nnes non qual ifiée s ne pour raien t plus, dès lors, abusa nt de titre s devenus offic iels les vide r de leur conte et profe ssion nel. En trava illan t à cette recon naiss ance nu à la fois soci al ciati ons profe ssion nelle s sont en fait conformes à leur offic ielle , les asso obje ctif fondamental qui est de promouvoir la valeu r socia le et intel lectu elle de leurs membres, utili sant à cet effet l'info rmat ion, la discu ssion de techn amél iorée s, la publ icati on des résu ltats d'étu des en cours iques nouv elles ou , et la prése ntati on de solut ions neuves appo rtées aux problèmes impo rtant s qui se posen t dans le domaine de leur compétence. Il exist e dans la Région diver ses asso ciati ons publi que. n a été reconnu qu 1elles ont large ment contr natio nales de san~é ibué, même à défa ut d'une recon naiss ance offic ielle , à défin ir d'une mani ère plus uniforme les respo nsab ilités des diver ses catég ories de trava illeu rs de l'ass ainis seme nt. Cependant i l faut encor e préc iser les normes minima.les exig ibles .
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.l page 32 13.
COLLA. BORA TION ENTRE LES DIFFERENTS O:OCtANISNES OU
DEPAR'l'El"IENTS MINISTERIELS DANS LES TRAVAUX D1ASSAlliiSSEi"iENT
13.1 Besoin de collaboration et de coordination
Si l'on veut que les efforts soient couronnés de succès, une coordination organisée s'impose à tous les niveaux de l'assainissement entre tous les organismes ou départements ministériels. Quant aux formes que doit prendre cette coordination, elles dépendent de facteurs tels que les structures politiques, économiques et sociales, la complexité de l'organisation, la superficie et la population, le personnel disponible, sa qualification, l'importance des activités de santé publique à exécuter. Disons, par exemple, que la coordination sera plus aisée dans des petits pays tels que Tahiti ou Bornéo du Nord, que dans des pays aussi vastes, aussi complexes, aussi structurés politiquement que le Japon et certains membres du Commonwealth britarmique. De même, la coordination présente moins de difficultés dans le cadre d'une administration urbaine compétente que dans une région rurale dis para te et à peine organisée. Si le but à atteindre est commun, il importe souvent de coordormer les efforts de divers départements. Par exemple, pour la conception et la construction des écoles, une liaison officielle s'impose entre les ministères de l'éducation, de la santé et des travaux publics. Citons différents travaux effectués par d'autres départements que celui de la santé, et qui cependant impliquent dans une large mesure des problèmes d'hygiène du milieu. Travaux publics : approvisionnement en eau, égouts, construction et logement, irrigation, voirie. Agriculture, forêts et services vétérinaires : irrigation et lutte contre les vecteurs, utilisation des insecticides, herbidices et piscicides, production laitière, inspection de la viande, analyse et enrichissement des sols et des viviers. Education : plans sites et constructions scolaires, hygiène des locaux scolaires, education sanitaire des élèves, éducation sanitaire du corps enseignant dans les centres de formation. Urbanisme : développement zonal, urbain et régional (drainage, réseau sanitaire, utilisation du sol, zones de récréation, air, lumière et eau). Industrie, travail et révo nee sociale : hygiène industrielle, évacuation des déchets industriels solides, liquides et gazeux), réduction des risques d'accident, logements ouvriers. Loisirs : conditions de logement dans les hÔtels, pensions, motels, camps, terrain de camping; hygiène des aéroports, protection des réserves d 1eau, égouts et voirie en cas d'afflux; hygiène alimentaire. Police, etc. : risques d'incendie, prévention des accidents de la circulation, hygiène des prisons.
1 page 33 Inf'orrœ.tion : information et éducation sanitaires du public. Développement communautaire 1 i l s'agit là d'une entreprise qui groupe de nombreuses disciplines et exige une coordination poussée de presque toutes les branches de l'administratio n.
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13.2 Collaboration et coordination, clefs du succès Le groupe a reconnu que l'importance des résultats possibles devrait encourager cette collaboration dans les ~ches d'assainisseme nt. Citons à titre d'exemple : un meilleur état de santé réduit l'absentéisme au travail et améliore les résultats scolaires - la lutte contre les vecteurs de maladie accro1t la production agricole. Comme l'hygiène du milieu implique de nombreuses activités qui sont du ressort de l'ingénieur, i l faut disposer d'ingénieurs sanitaires soit au ministère de la santé, soit au ministère des travaux publics ou dans d'autres départements selon qu'il sera plus indiqué.
13.3 Comment assurer la collaboration et la coordination nécessaires Le meilleur moyen demeure la loi. Les ordonnances sani tairas devraient définir d'une manière simple et claire les responsabilités de chaque organisme dans les différents sec ~ eurs de l'assainissemen t. Il reste cependant que le ministère de la santé garde la responsabilité morale sinon légale en cas d'épidémie. C'est là une responsabilité qui suppose des pouvoirs correspondants. La compréhension mutuelle et les contacts officieux, surtout s 1 ils sont le prolongement de réunions inter~inistérielles officielles, sont certes utiles mais n'assurent pas à la collaboration ce caractàre juridique sans lequel il n 1est pas de responsabilité bien définie. N'oublions pas que les rivalités et la crainte des usurpations de pouvoirs peuvent souvent compromettre la collaboration. Ce n'est pas sans appréhension que les membres du séminaire ont constaté le manque de coordination entre les ministères de la santé et des travaux publics dans la mise au point et la gestion d'entreprises à caractère sanitaire. La faute en revient partiellement au ministère de la santé, s'il ne dispose pas d'un personnel capable d'étudier de tels problèmes et de conseiller les Travaux publics. Il reste cependant que trop souvent, on ignore les responsabilités du ministère de la santé, tant et si bien qutaucun ingénieur sanitaire n'est appelé à revoir ou à modifier les plans de construction ou de gestion. Les participants n'ont pu préciser la manière la plus judicieuse d'utiliser les ingénieurs sanitaires pour assurer la coordination souhaitée. Il a toutefois été reconnu unanimement que ces ingénieurs ont à jouer un roJ.e dans l'assainissemen t des régions urbaines. Etant donné la similitude des tâches qu 1 ils ont à exécuter dans les deux ministères (santé et travaux publics), certains participants ont estimé qu'il serait erroné de prévoir ces fonctions dans chacun des deux ministères. D'autres ont affirmé. que l'ingénieur sanitaire a sa place toute indiquée dans l'équipe sanitaire à la fois pour y jouer son rôle normal dans l'équipe et pour conseiller ses collègues des travaux publics sur 1 'aspect sanitaire de leur travail. Enfin, i l a été suggéré que si le ministère de la santé n'a pas d'ingénieur sanitaire à son service, le médecin de la santé publique ou le technicien sanitaire en chef pourraient assurer la coordination,
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page 34 à moins que les Travaux publics ne détachent au Ministère de la Santé un de leurs ingénieurs sanitaires chargé d'assurer la liaison dans les domaines d'intér8t. commun.
14.
FORMATION DU PUBLIC A L'ASSATIUSSE!VJENT
14.1 Introduction La fbr.mation du public à l'assainissement ne peut ~tre séparée de sa formation sanitaire générale ou du développement communautaire. En effet, les résultats d'un programme d'assainissement varient comsidérablement selon la particiJB t:ion du public, participation que l'on ne peut gagner qu'en informant le public de tous 'les aspects les plus significatifs de la santé. n va de soi que ces programmes éducatifs tiendront compte de la structure économique, culturelle, psychologique et administrative de la région ainsi que de la stru.cture de l'enseignement. 14.2 Fbrmation des groupements professionnels et autres Tbus les groupements, professionnels ou autres, susceptibles d'influencer les attitudes ou les croyances de la population devraient être formés aux principes de l'assainissement. On pourrait énumérer : chefs religieux, dirigeants des projets de développement rural, chefs de villages, leaders naturels des collectivités, guérisseurs et travailleurs sanitaires en contact étroit avec la population, sans omettre les instituteurs, les médecins, les ingénieurs et les fonctionnaires, bref toute personne qu~ par le prestige attaché à sa position et par sa propre compétencE'f s 1 est acquis le respect des habitants. Instituteurs. L'instituteur chargé de l'éducation sanitaire de base peut éveiller la conscience de la collectivité en suggérant aux parents, à travers les enfants, des idées, des attitudes et des croyances nouvelles. On assure ainsi une jeunesse plus saine à la génération qui demain prendra les rênes. A cet égard, le groupe s'est rallié à l'avis exprimé par l'eMS c*"n faut tout mettre en oeuvre pour que les enfants acquièrent à l'école le sens de l'hygiène : l'enseignement scolaire devra y contribuer, et l'on devra également mettre à la disposition des enfants les meilleures installations sanitaires possibles, de façon à les habituer, par l'usage journalier, à de saines pratiques d'hygiène." Le groupe a insisté, sur ce que dans les zones sous développées,les installations sanitaires des écoles doivent être meilleures que la moyenne des installations privées. Médecins. Les relations de médecin à malade sont pour beaucoup de gens l'initiation la meilleure à l'éducation sanitaire. En un sens tout médecin est un éducateur. E.ais souvent, ces efforts sont vains : les médecins sont
*OMS Série de rapports techniques No 77, Comité d'experts de l'assainissement, Troisième rapport, p. 12.
page 35 trop occupés, ils ne se rendent compte ni des possibilités d'enseignement, ni des lacunes les plus graves dans l'éducation des malades hospitalisés; enfin leur méthode d'enseignement est souvent inadaptée. n y aurait donc lieu de leur expliquer d'une manière plus précise ce qu'est l'éducation sanitaire et plus particulièrement l'assainissement. Ingénieurs Leurs connalssances touchant l'approvisionnement en eau, les égouts, l'aération, la chaleur et la lutte contre les accidents du travail leur permettent de contribuer à l'éducation sanitaire du public. Par contre, s'ils négligent l'aspect sanitaire de leur travail, ils risquent de créer des dangers nouveaux. Citons par exemple : la pollution des eaux, sui te à une mauvaise implantation ou à l'hygiène défectueuse des camps de travailleurs, l'introduction ou le réveil du paludisme suite à la stagnation des eaux dans des fosses non comblées ou derrière les remblais d'une route ou encore dans des réservoirs mals construits ou mal gérés. Comme pratiquement toutes les activités de l'ingénieur influencent plus ou moins la santé et le bien-être des populatione, tous les ingénieurs devraient avoir l'attention attirée sur l'assainissement. Fbnctionnaires du Gouvernement. Si l'on veut que les buts, les activités et les problèmes de l'organisme de santé soient bien compris et que cet organisme bénéficie du soutien financier auquel i l a droit, i l faut faire comprendre l'importance de l'hygiène et de l'assainissement aux fonctionnaires du Gouvernement, et plus particulièrement à ceux qui tiennent les cordons de la bourse ou ont à construire et à gérer des services publics. Les fonctionnaires du développement rural, les fonctionnaires de district et la police peuvent également, pourvu qu'on éveille leur attention sur l'importance de l'hygiène, devenir des alliés précieux pour cette oeuvre d'éducation du public. Les principes de l'éducation sanitaire devraient figurer au programme universitaire des médecins, des enseignants et des ingénieurs. Quant aux fonctionnaires déjà en service, des cours de courte durée devraient permettre de remédier à leurs faiblesses dans ce domaino. On utilisera également à cet effet les réunions des associations professionnelles. Le médecin, l'infirmière ou 1 1 inspecteur sanitaire qui visite une école ne manquera jamais de renforcer les connaissances du corps enseignant. Enfin, les fonctionnaires seront touchés, eux, par . des cours assez brefs, des réunions interdépartementales et par l'orientation personnelle. Bulletins d 1 information, brochures et réunions de comptes-rendus peuvent stimuler l'intérêt porté à l'assainissement.
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14.3 Lancement d'un programme d'assainissement Au lieu d'imposer de l'extérieur un programme d'assainissement, mieux vaut qu 1il surgisse en quelque sorte de la collectivité devenue consciente de ses besoins sanitaires et du manque d'hygiène dans le milieu où elle vit. n appartient aux organismes de la santé d'éveiller cette conscience par leur travail d 1éducation et de permettre à force de sagesse et de discrétion que ces
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page 36 programmes naissants qu'ils s'efforceront d'orienter, de stimuler et de coordonner, reflètent les particularités sociales, économiques et culturelles de la collectivité. Sans conseils avisés, un comité de village ne pourrait orienter convenablement et au rythme voulu le développement de la connnunauté. Si le programme d'assainissement doit venir de l'extérieur, on commencera par étudier de manière approfondie les us et coutumes de la population, ses va]6lrs culturelles et sanitaires et leurs effets possibles sur le prograzmne et sur la manière de le proposer. n faudra parfois recourir aux services de l' ethnologue et du socio-psychologue. Bien qu'il puisse suffire en d'autres circonstances, plus simples, de demander la réponse à des travailleurs sanitaires habitués au travail sur le terrain. Les organismes de santé ont en outre à promouvoir 1' assainisserœ nt en suggérant une législation en la matière, en attirant l'attention des autorités responsables sur les conditions insalubres, et en prenant la parole dans toutes les réunions dont les décisions pourraient affecter la santé de la population. Si l'action concertée de différents départements ne peut supprimer les risques qui pèsent sur la population, il appartient à l'organisme de santé d'en appeler plus directement au public et de l'amener ainsi à exiger que l'on remédie à cette situation dangereuse. 15. PARTICIPA TICN DU PERSONNEL SANITAIRE A LA PROPAGANDE EN ElVEUR DE L tASSAINISSEMENT • .
Le groupe avait en vue essentiellement le recours aux moyens d'information de :rœ.sse pour faire connattre au public l'état sanitaire et qu'il. y a lieu de l'améliorer. Ces activités exigent la participation du personnel sanitaire. Certaines techniques seront d'ailleurs plus efficaces que d'autres dans tel ou tel pays de la région. Enumérons, sans que llordre indique aucune priorité c émissions radiophoniques ou télévisées communiqués de presse bulletins périodiques ou occasionnels projection de films éducatifs dans les cinémas, les écoles et dans des cercles privés causeries aux associations civiques ou aux groupes de voisinage expositions, affiches, publicité
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Cependant, comme il a été dit, c'est assurément une bonne éducation à l'hygiène personnelle et à l'assainissement dans les écoles normales et dans les classes, qui constitue la pièce maîtresse parmi les auxiliaires d'une politique d 1assainisserœnt à longue portée. On peut y ajouter des subventions ou des prêts pour soutenir les efforts consentis par la comr.nmauté, ainsi que 1 1aide technique. L'application convenable des règlements sanitaires constitue en fin de compte la marque d' une bonr-e aclminis tra tion. n a déjà été dit qu 1une bonne hygiène suppose la présence de représentants du Ministère de la Santé au sein des comités régionaux et locaux de planification. Cette présence pourrait s'il y a lieu être prévue par des textes légaux. Bien que ce puisse être difficile dans des pays ou les services de santé publique sont de création
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page 37 récente et ont encore à lutter contre des forces d'iner tie. Des cours assez et de brefs sur les méthodes de planif' ica tion, dt organi sation, d'admi nistra ti on techet finance ment pourra ient prépar er utilem ent le person nel admin istratif ge nique suffisam ment expérim enté. De même, il faut mainte nant former davanta ues, publiq ns relatio des e pratiqu la à le person nel sanita ire aux techniq ues et Enfin, riel. indust et rcial qui se sont montré es si utiles dans le sec t eur comme ues on fera comprendre au person nel sanita ire les implic ations légales et juridiq de ses activi tés. Les bonnes relatio ns avec le public suppos ent que l'on obtienn e la collab oration d'assoc iations sanita ires, éducat ives ou autres non-go uverne 1 ass l'on que se mentales~ Ces groupem ents peuven t constit uer une aide précieu plus ées surera en recoura nt à certain es des techf iques de propaga nde énumér haut. Enumérons parmi ces groupe s : Groupements profess ionnels et techniq ues : santé publiqu e, génie sanige taire ou autre, eaux et êgouts , hygiène indust rielle, archite cture, chauffa cteurs d'inspe et aératio n, pour ne rien dire les associa tions de médeci ns ou de la santé. Groupements civique s : consei ls c~V1ques, associa tions sportiv es ou de ou prévoy ance, clubs de femme ou d'ancie ns combat tants, clubs tels le Rotary les Lions, mouvements de jeunes se, tels les scouts et les guides . Groupements commerciaux : fabrica nts, agricu lteurs, associa tions de lutte contre les n~ux, associa tions de produc teurs laitier s ou al~taires, chambr es de commerce. Groupements éducat ifs : associa tions de parents d'élève s, associ ations élèves d'ensei gnants , groupem ents d'éduc ation sanita ire, associ ations d'ancie ns des institu ts de santé publiqu e. 16. CONCLUSICNS
1
Les discuss ions ont abouti aux conclu sions suivan tes : L'assai nissem ent joue un roJ.e essent iel dans la préven tion des maladi es 1. nel et dans la sauveg arde de la santé. n faut de toute urgence former un person miun ver conser et qualif ié et le rémuné rer conven ableme nt si l'on veut créer lieu sain. Dans la Région du Pacifi~ue occide ntal, c'est l'appro visionn ement suf2. les fisant en eau potable qui constit ue la tâche la plus urgent e, surtou t dans une rer d'assu lieu a y n régions où l'on peut constr uire des canali sation s. priori té marquée aux progranunes prévoy ant ou assura nt cet approv isionne ment, cet surtou t si ces programmes prévoi ent 1 'auto-a mortiss ement. <h recourr a, à names organis les par offerte ière ef'fet, à l'assis tance techniq ue et financ tionaux et interna tionau x,
~! page 38 La Région du Pacifique occidental a beaucoup trop peu d'ingénieurs sanitaires qualifiés et ne possède pas encore les moyens d 1 en former un nombre suffisant. Les ingénieurs sani ta.ires engagés par les départements de la santé devraient jouir d'un statut et de possibilités d 1 avancement égaux à ceux des ingénieurs employés par d 1 autres organismes gouvernementaux .
3.
4.
Il faut protéger les sources d'approvisionne ment en eau et lutter contre la pollution des eaux par l'homme, les animaux et l'industrie. Les pays Membres devraient se pencher sur ces problèmes qui revêtent déjà une réelle gravi té dans les pays ou l'industrialisa tion et 1' urbanisation ont progressé à pas de géant au cours des dernières années. Il y a lieu de créer ou de renforcer des organismes disposant de pouvoirs juridiques, financiers et administratifs qui leur permettent d'assurer la protection des réserves d'eau et de lutter contre la pollution des eaux destinées à être utilisées par l'homme, fÛt-ce pour ses loisirs. L'organisme de la santé doit être représenté au Bureau de la pollution des eaux et au Bureau de la conservation des réserves d'eau. 5. Les IRYB Membres ne do brent JliS attendre que les organisations inter... nationales financent seules les études post-universita ires du personnel d'assainissement. Il faut au contraire qu'ils assurent eux-mêmes rout ou partie des dépenses afférentes, surtout s'il s'agit de voyages d 1 étude internationaux effectués J::ar des fonctionnaires d'un échelon élevé.
n faut égale~nt prévoir une aide financière suffisante pour le personnel de certaines professions qui souhaiterait entreprendre des études postuniversi ta.ires dans le domaine de la santé publique. Lorsque des ingénieurs sanitaires exécutent une oeuvre de génie sanitaire (plans et construction d'un service des eaux et des égouts, etc.) pour le compte d'un ministère autre que le Ministère de la Santé, les chefs des organismes intéressés ont à discuter et à adopter des dispositions officielles assurant une collabora tien étroite et durable entre les organismes et le règlement de tout conflit de compétence. Aucun pays de la Région du Pacifique occidental ne dispose d'assez dl inspecteurs sanitaires. n faut, dans plusieurs pays, améliorer leur statut et leur fonna tion. Neuf années d'école et une année de formation à plein temps peuvent suffire à la rigueur, bien qu'un~ formution de base plus étoffée soit souhaitable. Les pays où le manque d'inspecteurs est plus particulièreme nt marqué devraient contribuer au financement de leur forma tian. 8. Pour assurer une certaine normalisation au sein de la Région du Pacifique occidental, tous les pays devraient adopter au moins les qualifications minimales énoncées dans ce rapport pour les différentes catégories de personnel d'assainissement. L'OMS devrait envisager en temps voulu un projet de reconnaissance officielle des inspecteurs sanitaires, qui réponde aux possibilités de tous les pays Membres.
•
.
6.
?.
9.
Il faut créer dans la plupart des pays de la Région, des cours de formation pour les opérateurs des petits usines de traitement des eaux, des eaux d'égouts et des ordures. Les pays Hembres favoriseront 1 1 organisation!"de ces cours et les mettront sur pied pour cette catégorie de personnel.
page '.11 Chaque pays Membre devrait favoriser les recherche s sur les problàm.es 10. particuli ers dt assainisse ment, On peut ci ter à cet égard les travaux remarquab les entrepris en Chine (Taiwan) et au Japon, plus préciséme nt dans le domaine du compostag e des excreta et des ordures. L' 00 ou tout autre institutio n des Nations Unies devrait prendre les dispositio ns nécessair es pour assurer, dans la Région, un service d'extrait s et de traductio ns, de manière à informer les pays sur l'assainis sement. Lorsque les pays Membres sont placés devant un problème particuli er 11. d'assainis sement, ils peuvent avoir recours aux consultan ts mis à leur disposition par les vrganisa tions internatio nales compéten tes. Les PlYS Membres devraient en fait recourir plus fréquemment à ces consul tanta qui pourront souvent leur conseille r la solution la plus efficace et la moins onéreuse de leurs problèmes.
•
n a été relevé que ltassocia tion japonaise des services des eaux et des 12. égcuts a suggéré la fondation d'une Fédératio n asiatique des associati ons nationales des services des eaux et des égouts. Un tel organisme ayant une valeur indéniabl e. l' Oi'1S et les pays Membres devraient en favoriser activemen t la création. Les pays Membres qui n'ont pas encore d'associa tion nationale des services des eaux et des égouts devraient en cons ti tuer une.. ciations nationale s de l'assainis sement qui pourraien t ensuite devenir membres d'une Fédératio n internati onale ou asiatique . 1 ?. HEMERCmm:NTS De même, les pays Membres devraient encourage r la mise sur pied d' asso-
A la fin des discussio ns, les participa nts ont adopté les résolutio ns suivantes 1 1. Les membres du séminaire désirent J
a) Féliciter le Gouvememen t du Japon pour son important e contribut ion au succès du séminaire . La liaison et l'adminis tration ~nt été assurés d'Une maniàre exemplair e par les fonctionn aires du Ministère , tandis que le personnel technique (conseill ers et participa nts) a pris l.me part active aux discussio ns et aux démons tra ti ons, b) Remercier le Ministère de la Santé et de la Prévoyanc e sociale, le G-oltVemement de la ville de Tokyo, l'Associa tion japonaise des Eaux et Egouts, les diverses organisat ions civiques et autres et toutes les personna lités qui ont su faire preuve d'une collabora tion et d'une hospitalit~ remarquab les, c) Remercier la direction et le persormel de 1 1 "Asia Centre of Japan" pour llaide apportée au groupe et aux participa nts, grâce à quoi le séminaire a pu se dérouler sans heurt et fructueus ement.
r page 40 Les membres désirent également remercier le Directeur général de 2. 110rganisaticn mondiale de la Santé et le Directeur régional pour avoir permis la réunion d'un séminaire aussi utile; les membres tiennent à remercier chaleureuse~ ment les fonctionnaires du Bureau régional du Pacifique occidental pour avoir mis leur temps, leurs efforts et leur talent au service de ce séminaire. Les parti... cipants tiennent également à remercier les oonsultants du séminaire pour leurs contributions importantes. Grâce à leurs vastes connaissances et à lèUr eXp6rience, le séminaire a pu mener à bien le programme qutil s'était assigné.
"
~
1 ANNElŒ I
LlSTE DES PARTIClPANTS 1 DES cmERVA'I'EURS ET DU PERSONNEL DE LIŒS PARTICIPANTS Australie M. Cyril E. F.l.ower
Inspecteur sanitaire en chef Département de la Santé publique Perth Dr David lv. Johnson Directeur adjoint, Services sani ta.ires et médicaux généraux Queensland, Brisbane Brunéi Dr M.A.. Rozalla Officier de santé, Etat de Brunéi Ville de Brunéi Dr Pheng Kanthel Directeur, Service municipal d'hygiène Phnom-Penh M. Tong Chung Wu
Cambodge
Chine
Professeur assistant dlassainissement Université na tiona.le de 'IB.i'wan Taipeh M. Dah Fbng Yung
Directeur, Institut d'Assainissement Taipeh Fidji Dr T.G. Hawley Chargé de cours en médecine sociale et préventive, Ecole de Médecine de .Fidji Suva Dr William H. McDonald Directeur adjoint, Services médicaux Suva Hong Kong Dr K.H. Black Offlcider de santé Département des services urbains Hong Kong Dr Ma.sahiro Goto Chef adjoint, Service des Plans, Bureau de la Santé publique Ministère de la Santé et de la Prévoyance Tokyo
Japon
Japon (sui te)
Dr l!Ja.sami Hashimoto Chef, Département de l'Administratio n de la Santé publique, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale
Tokyo Dr Shigehisa Iwai Professeur de génie sanitaire Université de KYoto }\yoto M. Mitsuo Kamba.yashi
Chef adjoint, Bureau d'hygiène vétérinaire Service de l'hygiène alimentaire, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Tokyo M. Yotaro Kobayashi Chef, Département de l'urbanisme Institut de la Santé publique Tokyo
Dr Takashi Kodama Directeur, Laboratoire de santé publique de la préfecture de Ka.nagawa Yokohama M. Taro Komoda Chef, Département de la Santé publique (Pharmacie), Institut de la Santé publique
Tokyo Dr Takeo Ma tsui Chef, D9partement de la Santé publique (Médecine vétérinaire), Institut de la Santé publique Tokyo
_
..
Dr Tomihiro Numa ta Chef, Service d'inspection et de lutte contre les rongeurs, Bureau de la Santé de Tokyo Tokyo M. F\uni.o Olashi Chef adjoint, Service des eaux et des égouts l'Iinistère de la Santé et de la Prévoyance sociale Tokyo Dr Masao Sago Professeur adjoint, Université de Tokyo Tokyo Corée Dr Chong Ha.k Lee Directeur du Centre sanitaire national Séou1 M. Sung Kyu Park Directeur, Service d'assainissemen t Ministère de la San té et des Affaires sociales Séoul
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3-
Fédéra tion de Malai sie
Dr K.K. Berl Médec in sanita ire Centre d'ense ignem ent de l'hygi ène rurale Jitra M. Mohn. Hashim bin Abdul Malek Direc teur p.a. des inspec teurs de santé publiq ue Kuala Lumpur Dr K. Bierst eker Médecin du Gouvernement Départ ement de la Santé Hollan dia M. John Knox
Nouve lle-Gu inée néerla ndaise
.
Bornéo du Nord
Direc teur adjoin t des Travau x public s Jessel ton Dr Alan J.B. Nicho lson Direc teur adjoin t des Servic es médica ux Jessel ton M. Royle c. Lough Ingén ieur en chef (Conc eption ) Minis tère des Travau x public s 1nTellington Dr Willia m Symes Médecin région al Admin istrati on du Territ oire de Papua et Nouve lle-Gu inée Port Moresby Ingén ieur (proje t de forma tion) Enseig nemen t de 1 'hygiè ne et Inform ations Départ ement de la Santé :tJ.anillo Dr R. Lesaca Profes seur et Direct eur Départ ement de la Santé (Génie sanita ire) Instit ut d'Hygi ène Unive rsité des Philip pines IV'Janille M. :furnando Ma.nal astas M. Nestor Abaya
Nouve lle-Zé lande
Papua et Nouve lle-Gu inée
Philip pines
Ingéni eur sanita ire Départ ement de la Santé de Manil le Nan ille M. Jesus Perlas Direc teur adjoin t Travau x public s nation aux et Egouts IVJanille
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J
Samoa
M. Arthur B. Mcintyre Technicien sanitaire en chef Bureau de la Santé publique Pago Pago M. Thim Fa tt Lye
Singapour
Ingénieur de la santé publique Ministère de la Santé Singapour Dr Kah Hong Tan Officier de santé Service de Médecine du Gouvernement Singapour Tahiti Dr Michel Tauzin Directeur de la Santé publique Papéété M. Nguyen Sy Tin Chef du Bureau ûe lutte contre les insectes et les rongeurs Service de Santé publique Saigon M, Duc Hoang Tai Directeur, Bureau du contrÔle dea eaux, de l'alimentation et des habitations Département de la Santé Saigon OBSERVATEURS Chine M. Chin Yuan Chuang Ingénieur en chef Institut d'Assainissement de Taiwan Taipeh M, Joel I. Connolly Ingénieur sanitaire TaÏpeh Dr Hideo Toyoda Bureau de llAttaché scientifique Ambassade des Etats-Unie Tokyo M, P,A. Stephens Ingénieur sanitaire USCM
Viet-Nam
US CM/Chine
Japon
USOM/Corée
- 5Nouvelle- Zélande M. T.1PT. Adams Inspecteu r principa.l de la santé Départeme nt de la Santé Wellingto n
Bornéo du Nord
M. C.P. Jayasuriy a Ingénieur adjoint, Service des Eaux Départeme nt des Travaux publics Jesselton Dr Albert Talboys Ingénieur sanitaire li·mille .
USOM/Philipp:ines
US CM/ThaÏlande
M. Alexande r A. Robertson Technicie n sanitaire Cholburi Lt Vladimir Sulevich Directeur , Service d'hygiène et d'assainis sement Séoul "Ca pi taine Robert Shaw
Armée américain
Ingénieur sani tai. re Sème Année Séoul Marine américain e
M. K.Y. Francis Mau Ingénieur sanitaire Bureau des docks Honolulu PERScmŒL DE L' 00 M. Paul Bierstein
Conseille r régional de l'OMS pour l'Assainis sement 1ianille M. C. Chayabongse
Ingénieur sanitaire de l' ŒB Saigon Professeu r Professeu r Universit é Cambridge , Gordon M. Fair de génie sanitaire d'Harvard
Mass.
M. Korokuro Hiro se
Départeme nt du génie sanitaire Universit é de Tokyo Tokyo
-6-
Personnel de ltOMS (suite) Dr Isamu Hora.sawa
Directeur, Département du génie sanitaire Institut de la Santé publique Tokyo Professeur c.w. Krusé Professeur adjoint de génie sanitaire Université Johns Hopkins Baltimore, Maryland M. Gerard Murphy Technicien sanitaire de l'OMS l 1.ianille M. J .P. Sohellenberg
Traducteur M. Alfred Smythe Ingénieur s ani ta ire de 11 OMS
Tatwan Dr A.Q. Y. Tom Ingénieur sanitaire de 11 00
Manille
ANNEXE II THEMES DES DISCUSSIONS DE GROUPES
1.
Problèmes d'assainissemen t dans la Région du Pacifique occidental de l'OMS Conséquences de l'accroissemen t de la population, de l'urbanisation et de l'industrialisa tion Importance des activités agricoles et des régions rurales Répercussion de la lutte pour l'eau - usages industriels, domestiques et irrjga tion Chef de groupe J
Bierstein
2.
Moyens de formation .du persormel d'assainisseme nt : leur importance et leur niveau Catégories de personnel disponible Officiers de santé Ingénieurs Aides ingénieurs Personnel scientifique Inspecteurs sanitaires Persormel d'usine Définitions des fonctions par catégories Besoins actuels et futurs en persormel de toutes ces catégories
..
~
Chef de groupe : Tom
3.
Utilisation du personnel Organisation des services dlassainissemen t Proportion entre le persormel de toutes ces catégories et la population Besoins Statuts, mobiles et conditions d'emploi Chef de groupe 1
McDonald
4.
Enseignement
*
~ et formation pra tique .. -- du persormel d'assainisseme nt
Institutions actuelles Besoins d'institutions nouvelles Centralisation ou décentralisatio n régionales de ces installations Chef de groupe : Lesaca
*Cours, exercices de laboratoire et service **Instructions pratiques et observations
de bibliothèque
... 2 ...
5.
Recherche, développement et démonstrations Bilan et besoins Améliorations nécessaires Aide fournie par des fondations privées, l'industrie, le gouvernement et les organisations internationales Possibilités d'échange de personnel, de livres et de films Traductions à l'échelon régional et service d'extraits Liste des problèmes de recherche urgents qui attendent une solution Chef de groupe : Iway
6.
Priorités à accorder pour la fbrmation à des domaines particuliers de l'assainisseme nt. Comment satisfaire ces prioritês Les priorités doivent-elles ~tre fixées à l'échelon de la région, de la zone ou du pays ? Quelles sont les besoins de connaissances spécialisées et comment peut-on y faire face ? L'eau amenée par conduites doit-elle bénéficier d'une priorité absolue dans la Région du Pacifique occidental de 1'~5 ? Chef de grope : Biersteker
7.
Collaboration entre les différentes institutions ou services gouvernementaux en matière d'assainissemen t A quel système de coordination doiwn faire appel entre les travaux publics, la santé publique, l'aménagement des collectivités, l'agriculture, l'instruction, le tourisme et l'industrie ? Comment stimuler la coordination ? Comment créer ces stinmlants ? Chef de groupe : Knox
B.
Partie~pation
du personnel sanitaire aux efforts d'assainissemen t
Techniques qui sont ou peuvent être utilisées pour encourager les activités d'assainissemen t Participation du personnel d'assainissemen t à la mise au point des projets aux niveaux régional et local Infonnation sanitairedes administrateurs chargés d'organiser et d'administrer du point de vue juridique et financier les projets d'assainissemen t Collaboration d'organismes privés sanitaires et d'enseignement Chef de gi"Qupe s Lough
9•
Pro grammes dt étude et de formation pour le personnel d tassainissement Fbrmation de base et spécialisée pour chaque catégorie de personnel Quels sont les genres d'instituts ou d'institutions, qu'il faut créer ou encourager à cet effet ? Chef de groupe 1
Krusé
... .3 10, Séminaires destinés aux cadres supérieurs; cours de brève durée pour l.e personnel d'exécution Séminaires pour les cadres supérieurs, y compris les directeurs administra tifs de départements, etc, Cours d'entretien pour le personnel de toutes catégories Participation de sociétés professionnelles et d'universités à la formation auxiliaire Evaluation des programmes Ro~e de l'OMS comme catalyseur Chef de groupe 1
l
Ma.nalastas
11.
Education de la population en matière d'assainissement Initiation de groupes professionnels tels qu'instituteurs, médecins, ingénieurs et fonctionnaires du gouvernement Qui est chargé d'obtenir l'appui de la collectivité aux projets d'assainissement ? Quel est le rÔle des institutions sanitaires pour l'amélioration et le développement des programmes d'assainissement ? Chef de groupe 1
Black
12.
Fbrmation à l'étranger ou formation locale ou régionale ? Avantages et désavantages Valeur des visites d'observation intra- et interrégionales Valeur des programmes d'échanges universitaires Chef de groupe 1
Talboys
1.3.
Reconnaissance officielle du personnel d'assainissement aux niveaux régional, national et international Valeur d'une telle reconnaissance. Existe-t-elle ? Importance des organisations professionnelles Importance des syndicats, guildes et autres associations de même caractère Chef de groupe : Hashimoto
14. La formation officielle en cours de service, doit-elle être assurée par le Ministêre de la Santê ou dans les universHZs ? Situation dans la Région Avantages et désavantages Chef de groupe : Robertson 15. Centres de démonstration et de travaux pratiques et zones pilotes comme auxiliaires des programmes de formation Organisation et programme Caractéristiques des zones de démonstration Evalua ti on de leur importance Chef de groupe 1
Lee