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PLAGUE SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA PESTE

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PLAGUE SURVEILLANCE Epidemiology of Plague in Southern Africa Z i m b a b w e . — Plague has been endemic in the wild rodent popu­ lation of Southern Africa since early this century. It has been suggested that the gerbil Tatera brantsi is the primary reservoir in the wild. This may be the case in South Africa but m Zimbabwe the local gerbil Tatera leucogaster and also Mastomys (Praomys) coucha are very susceptible to plague usually dying quite quickly after infection, mak­ ing it unlikely that they can act as reservoir hosts. Rodents such as the rock rat Aethomys chrysophilus or Mastomys natalensis which are relatively resistant to plague infection are more likely to act as sylvatic reservoirs of infection. Mastomys coucha is closely related to M. natalensis but they have quite a different distribution and relative abundance in Zimbabwe. Both M. natalensis and M. coucha are semi­ domestic and may act as a link between man and truly sylvatic foci of plague. Because of the sylvatic nature of plague in Zimbabwe it is the rural peasant fanner population that is most at risk from the dis­ ease.

SURVEILLANCE DE LA PESTE Epidémiologie de la peste en Afrique australe Z i m b a b w e . — Depuis les premières années du siècle, la peste est endémique parmi la population des rongeurs sauvages d ’Afrique australe. On a incriminé comme principal réservoir parmi les ani­ maux sauvages une gerbille, Tatera brantsi Tel est peut-être le cas en Afrique du Sud, mais, au Zimbabwe, comme la gerbille locale Tatera leucogaster et Mastomys (Praomys) coucha sont très sensibles à la peste et meurent généralement très vite, il est improbable que ces espèces puissent jouer le rôle de réservoir. Il est plus probable que les réservoirs sylvatiques de l’affection sont constitués par des rongeurs tels que le pétroromys Aethomys chrysophilus ou Mastomys natalen­ sis, qui sont relativement résistants à la peste. Mastomys coucha est étroitement apparenté à M. natalensis, mais les deux espèces diffèrent totalement par leur distribution et leur abondance relative au Zim­ babwe. Aussi bien M natalensis que M. coucha sont semi-domesti­ ques et peuvent constituer l’un des maillons dans la chaîne reliant l’homme aux foyers véritablement sylvatiques de peste. Etant donné la nature sylvatique de la peste au Zimbabwe, ce sont les agriculteurs formant la population rurale qui sont les plus exposés à cette mala­ die. Situation épidémiologique en 1982 Le caractère sporadique des cas de peste au Zimbabwe est illustré par une poussée isolée (épisode 1) qui a eu lieu en janvier 1982 dans le district de Lupane, dans le Matabélé, et par un autre cas (épisode 2) qui s’est produit dans une autre partie du même district, en mai 1982. Episode 1 Le 13 janvier 1982, 2 sœurs âgées de 8 et de 10 ans ont été hospi­ talisées à Lupane, présentant toutes deux de la fièvre et la première (patiente A) un bubon au mveau de l’aisselle gauche et la seconde (patiente B) un abcès et un œdème au sein droit. L’une et l’autre ont d’abord été mises sous pénicilline, mais, par la suite, la patiente B a également été traitée par la streptomycine, la digoxine et l’aminophylline. Les 2 patientes ont succombé le jour de leur hospitalisation à une septicémie et, apparemment, à une congestion pulmonaire. Une autre sœur (patiente C) âgée de 6 ans et souffrant de légères douleurs gas­ triques avait été mise en observation et a reçu des sulfamides et des antibiotiques lorsqu’on a soupçonné la peste d’avoir causé la mort de ses sœurs. Chez cette patiente, une prise de sang effectuée une semaine après la mort de ses sœurs a révélé la présence d’anticorps dirigés contre la peste, au titre de 1/64. Des sulfamides-retard ont été distribués à titre prophylactique aux contacts probables vivant à proximité du kraal de la famille, notam­ ment à des proches et aux voisins immédiats, i Des échantillons de sang ont été prélevés chez tous les parents des

Epidemiological Status in 1982 The sporadic nature of plague cases in Zimbabwe is illustrated by the isolated outbreak (Episode 1) in the Lupane District of Matabeleland in January 1982, and another case (Episode 2) in a different part of the same district in May 1982. Episode 1 On 13 January 1982, 2 sisters aged 8 and 10 were admitted to hospital in Lupane, both with fever, patient A with a bubo in the left axilla and patient B with an abcess and œdema on the right breast. Both initially were given penicillin although patient B was later given streptomycin, digoxin and aminophyllm. Both patients died the day o f admission with septicaemia and evi­ dence of lung congestion. Another sister (patient C) aged 6 years with mild stomach pain had been kept under observation and later given sulphonamides and antibiotics when plague was the suspected cause of her sisters’ deaths Patient C was found to have antibodies to plague at a titre of 1:64 when blood was taken 1 week after the death o f her sisters. Prophylactic long-acting sulphonamides were issued to likely con­ tacts near the home kraal including family and immediate neigh­ bours. Blood samples were taken from all members o f the family of the

Epidemiological notes contained in this number

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro*

Choleta Surveillance, Influenza Surveillance, International Health Regulations, Meningitis Surveillance, Plague Surveil­ lance, Poliomyelitis Surveillance, Rubella Surveillance. List of Newly Infected Areas, p. 148.

Règlement sanitaire international, surveillance de la grippe, surveillance de la méningite, surveillance de la peste, surveil­ lance de la poliomyélite, surveillance de la rubéole, surveillance du choléra. Liste des zones nouvellement infectées, p. 148.

WklyEpuiem Rec No 19-13 May 1983

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Relevé éptdern hebd N° 19 - 13 ma) 1983

index cases and also from their nearest neighbours. One dog from a neighbour’s kraal also supplied a blood specimen. Sera from these samples were tested for plague antibodies and all were negative with the exception o f one sister, patient C, as mentioned above. Evaluation It was considered that the index patients represented isolated cases and that the area was not about to suffer an outbreak o f plague. Plague had probably reduced the rodent population 3 or 4 months previously and although that should have been the most likely time for human cases to occur, none were recognized. The outbreak was probably related to isolated areas o f high rodent population and not widespread m nature. Further isolated human cases were thought possible during the following few months but as the rodent population normally reaches a peak in July/August it is most likely that the plague focus would be reactivated or reach new areas at this time with a con­ comitantly greater risk o f human infection. Further, human plague cases had probably been occurring over the previous few months but not recognized at health centre level.

cas reconnus a i n s i que chez leurs plus proches voisins. Un chien du kraal d’un voisin a aussi été saigné. La recherche d’anticorps antipes­ teux Hans les échantillons sériques correspondants a été négative, sauf H a n s le cas de l’une des sœurs, la patiente C, comme on l’a déjà indiqué. Evaluation On a estimé que les patientes à l'origine des investigations consti­ tuaient des cas isolés et qu’une épidémie de peste ne menaçait pas dans la région. La peste avait probablement réduit l’effectifde la population de rongeurs 3 ou 4 mois plus tôt sans qu’aucun cas de peste humaine ne soit observé au même moment, alors qu’il s’agissait normalement de l’époque la plus favorable pour une épidémie. La poussée a pro­ bablement été associée à des zones isolées comportant une population abondante de rongeurs et présente par conséquent un caractère limité. Chi a estimé que d’autres cas isolés de peste humaine pourraient se produire au cours des quelques mois suivants mais, comme la popu­ lation des rongeurs atteint normalement son effectif maximal en juillet/aoüt, il y avait fort à parier que le foyer de peste serait réactivé ou s’étendrait à de nouvelles zones à cette époque, augmentant alors le risque d’infection humaine. De plus, d’autres cas de peste humaine s’étaient probablement produits au cours des mois précédents, mais sans être reconnus au niveau des centres de santé. Mesures prises Des mesures ont été immédiatement prises en vue d’évaluer la zone atteinte en utilisant comme indicateur le plus sensible la détection des anticorps antipesteux chez les chiens et les habitants. D’après les premiers résultats, aucun anticorps n’a été trouvé chez les 394 écoliers du voisinage immédiat qui ont été soumis à des épreuves ; par contre, des chiens se sont révélés positifs à SL Lukes (9%, n = 22) et à Tshongokwe/Totjolo (4,7%, n = 127). Les épreuves ont été négatives dans les zones intermédiaires, ce qui démontre de nouveau le carac­ tère discontinu, par foyers, de l’actuelle poussée. L’échantillonnage et les essais se poursuivent Episode 2 Le 2 mai 1982, une fillette de 8 ans (patiente D) a été hospitalisée à Lupane où le médecin expérimenté de la mission a diagnostiqué une peste bubonique et a immédiatement instauré un traitement par la streptomycine et la tétracycline. Quand les échantillons de laboratoire se sont révélés positifs, le Blair Research Laboratory en a été informé, ainsi que le médecin-chef de la province. La patiente s’est complète­ ment rétablie. Evaluation Une épizootie isolée sévissait dans la population de rongeurs (Ta­ tera leucogaster). La rareté des cas humains s’explique par 3 raisons : a) il n'existait pas de rongeurs semi-domestiques (Mastomys) suscepti­ bles d’apporter la maladie à proximité des habitations; b) les récoltes étaient terminées, supprimant le risque de contact avec les champs ; et c) l’effectif des rongeurs était trop faible pour permettre le déclenche­ ment d’une épizootie grave, entraînant la présence de nombreux cadavres de rongeurs et de puces infectées. On a estimé que la peste sévissait dans la forêt où elle avait probablement décimé la population de rongeurs plusieurs mois auparavant, et que la forêt constituait la source d’infection pour les rongeurs des champs cultivés. La forêt est abondante dans le Matabélé et elle s’étend entre Tshongokwe et Ndimbimbih. Mesures prises Des mesures ont été prises comme lors de l’épisode 1, mais étant donné les faibles dimensions du foyer actif dans ce cas, on a estimé que la propagation de la maladie pourrait être enrayée par la destruc­ tion efficace des puces. Comme l’étendue touchée était faible, on a pu faire appel à une équipe de lutte antipaludique pour l'épandage d’insecticides dans tous les terriers de rongeurs. L’opération a pris 2 semaines. Conclusions D’autres cas isolés de peste sont probables et la maladie risque de feue des victimes parmi la population rurale des districts de Lupane, de Nkayi et Tsholotsho. Il feut s’efforcer de sensibiliser la commu­ nauté et le personnel des centres de santé, de façon que ces cas spo­ radiques puissent être décelés. On n’estime pas qu'une épidémie soit imminente ni qu’il existe un risque pour les voyageurs.

Action Immediate steps were taken to begin assessment of the affected area using the detection o f plague antibodies m dogs and people as the most sensitive indicator. Initial results have shown no antibodies in 394 schoolchildren tested from the immediate vicinity but antibodies m dogs from St. Lukes (9% positive, n = 22) and Tshongokwe/Totjolo (4,7% positive, n = 127). Intervening areas were negative, again indi­ cating the patchy nature of the current outbreak. Further sampling and testing is continuing.

Episode 2 On 2 May 1982 an 8-year-old girl (patient D) was brought to hos­ pital in Lupane where the experienced mission doctor recognized bubonic plague and instituted treatment immediately with strepto­ mycin and tetracycline. When laboratory specimens proved positive the Blair Research Laboratory and Provincial Medical Officer were notified. The patient made a full recovery. Evaluation An isolated epizootic was in progress in the rodent (Tatera leucogaster) population. Few human cases were occurring for the reasons that (a) there were no semi-domesnc rodents (Mastomys) which could bring the disease into the home environment, (b) crop harvesting and therefore contact with the fields was over and (c) the rodent popula­ tion was not high enough to produce a severe epizootic with conse­ quently many dead rodents and infected fleas. Plague was considered to be present in the forest, probably reducing the rodent population there several months previously, and the forest was acting as a source of infection for rodents in the agricultural land. The forest is wide­ spread in Matabeleland and links Tshongokwe with Ndimbimbili.

Action Action continued as in Episode 1 but due to the small active focus in this case it was considered that further spread of the disease may be reduced by effective flea control. The affected area was small and a malana control team was diverted to apply insecticide to all rodent burrows. This took a period o f 2 weeks.

Conclusions Further isolated cases o f plague will probably arise and may occur in the rural populations o f Lupane, Nkayi and Tsholotsho Districts. Efforts should be made to increase community and health centre awareness of the disease in order to detect these sporadic cases. It is not considered that an epidemic is imminent or that there is a risk to travellers.

(Based on/D’après: The Central African Journal t Medicine, Vol. 28, No. 10, October/octobre 1982.)

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization