WHO/CDS/CEE/DRA/2000.12-REV.1
Distribution: Limitée
Eradication de la Dracunculose
LIGNES DIRECTRICES A L’INTENTION DES ÉQUIPES INTERNATIONALES DE CERTIFICATION
Organisation mondiale de la Santé Genève
«Ce document n’est pas destiné à être distribué au grand publique et tous les droits y afférents sont réservés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il ne peut être commenté, résumé, cité, reproduit ou traduit, partiellement ou en totalité, sans une autorisation préalable écrite de l’OMS. Aucune partie ne doit être chargée dans un système de recherche documentaire ou diffusée sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit - électronique, mécanique, ou autre - sans une autorisation préalable écrite de l’OMS. «Les opinions exprimées dans les documents par des auteurs cités nommément n’engagent que lesdits auteurs.» 1
TABLE DES MATIERES
1. 2. 3. 4. 5. 6.
INTRODUCTION ................................................................................................................................................................. 3 OBJECTIFS........................................................................................................................................................................... 3 COMPOSITION DE L’EQUIPE INTERNATIONALE DE CERTIFICATION .................................................................. 3 CHRONOLOGIE .................................................................................................................................................................. 4 PREPARATION DE LA VISITE DE L’EIC ........................................................................................................................ 4 VISITE DANS LE PAYS...................................................................................................................................................... 5 6.1 6.2 6.3 6.4 Activités dans la capitale ............................................................................................................................................... 5 Activités en rapport avec les visites sur le terrain.......................................................................................................... 6 La préparation des visites sur le terrain comprend: ....................................................................................................... 7 Déroulement de la visite sur le terrain ........................................................................................................................... 7
7. 8. 9.
LE RAPPORT DE L’EIC ...................................................................................................................................................... 8 AVANT DE QUITTER LE PAYS VISITE .......................................................................................................................... 9 APRES AVOIR QUITTE LE PAYS ..................................................................................................................................... 9
ANNEXE 1-A.............................................................................................................................................................................. 10 ANNEXE 1-B.............................................................................................................................................................................. 11 ANNEXE 2.................................................................................................................................................................................. 12
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1.
INTRODUCTION
La dracunculose sera peut être la première maladie parasitaire a être éradiquée grâce à un effort international entrepris sous l’égide de l’OMS. A la suite de la résolution WHA39.21 adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 1986, l’action visant à interrompre la transmission de Dracunculus medinensis a été intensifiée dans tous les pays d’endémie. Cela a permis de faire diminuer de manière spectaculaire l’incidence de la maladie et, déjà, quelques pays où la dracunculose était encore récemment endémique ont notifié une incidence zéro ces deux ou trois dernières années. Pour certifier l'arrêt de transmission du parasite, le pays doit prouver l'absence de cas de dracunculose pendant une période de trois ans au cours de laquelle les activités de surveillance sont intensifiées pour dépister tout cas éventuel y compris dans les zones les plus reculées. Un système de récompense pour la notification des cas est également mis en place pour augmenter la sensibilité de la surveillance. Les autorités sanitaires nationales préparent alors un rapport pays qui est examiné par la Commission internationale pour la Certification de l’Eradication de la Dracunculose (CICED). En plus de ce rapport pays, une autre évaluation de l’absence de transmission de la dracunculose est effectuée par un groupe d’experts indépendants – l’Equipe internationale de Certification (EIC) – qui examine le rapport pays, se rend sur place et établit un rapport indépendant détaillé qu’il présente à la Commission. Le présent document est destiné à la fois à guider les EIC dans leur travail et à assurer une cohérence dans la présentation de leurs évaluations concernant les différents pays. 2. OBJECTIFS
La visite d’une équipe internationale de certification dans le pays a pour but de vérifier l’exactitude et la fiabilité du rapport national et d’évaluer la probabilité que la transmission de la dracunculose ait été effectivement interrompue comme le pays le prétend et que les conditions d’introduction ou de réintroduction du parasite et de rétablissement de son cycle de vie aient vraiment été réduites au minimum. Pour ce faire, l’EIC s’assure : • qu’un système de surveillance permettant de dépister et d’isoler tout nouveau cas a été mis en place ; • qu’il existe un système d’information sanitaire et qu’il est opérationnel ; • que d’autres facteurs épidémiologiques importants pour la transmission de la dracunculose ont été pris en compte (qualité de l’approvisionnement en eau de boisson, isolement des cas, possibilité de se procurer des dispositifs de filtrage, médicaments, etc.). 3. COMPOSITION DE L’EQUIPE INTERNATIONALE DE CERTIFICATION
Les membres de l’EIC sont choisis parmi un groupe d’experts de l’OMS. L’équipe est définie par l’OMS en consultation avec le pays et le Président de la CICED. En conséquence, sa composition et sa taille peuvent varier d’un pays à l’autre. Les experts choisis doivent se montrer critiques dans leurs jugements et leurs opinions, et l’on veille à éviter d’éventuels conflits d’intérêts en se gardant de nommer dans une équipe de certification des ressortissants du pays en cours d’évaluation. Lorsque cela est possible, ou nécessaire, au moins un membre de la CICED doit faire partie de l’EIC.
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Dans les grands pays où les cas notifiés sont récents, et la surveillance peu fiable, la documentation doit être le plus détaillée possible et l’équipe de certification se rendant sur place doit être numériquement plus importante. Cette équipe devra notamment comprendre au moins deux, ou plus, membres de la CICED, ainsi que des directeurs de Programmes Nationaux d’Eradication du Ver de Guinée d’autres pays d’endémie ou d’anciens pays d’endémie. 4. CHRONOLOGIE
D’une manière générale, l’EIC se rend dans un pays après que les autorités sanitaires nationales de celui-ci ont établi leur rapport. L’OMS, en tant que Secrétariat de la CICED fournit l’assistance nécessaire : en consultation avec les pays, elle fixe la date de la visite de l’EIC. Si nécessaire, un consultant se rend sur place préalablement à la visite de l’EIC, au moment où la Commission nationale se réunit. 5. 5.1 PREPARATION DE LA VISITE DE L’EIC Le Rapport national, les Critères de Certification de l’Eradication de la Dracunculose et tous autres documents pertinents doivent être transmis à l’EIC au moins deux semaines avant la date prévue de la visite. Les membres de l’EIC doivent faire une lecture critique du rapport national et des autres documents fournis avant de se rendre dans le pays. Ils doivent arriver dans celui-ci munis d’une liste de questions à poser aux autorités nationales. Cette procédure est destinée à faciliter le travail de l’équipe. Les observations concernant le Rapport national que l’OMS a reçues des membres de la Commission sont transmises aux membres de l’EIC avant qu’ils se rendent sur place. Toutes ces observations sont prises en considération par l’EIC pour planifier et effectuer son travail. L’EIC doit préparer une liste de tous les documents dont elle a besoin pour effectuer sa tâche et la faire parvenir à l’avance au pays. Si nécessaire, un certain nombre de consultants peuvent se rendre sur place à l’avance afin d’examiner l’état de la documentation et de recommander toute disposition complémentaire à prendre avant la visite de l’équipe.
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5.3
5.4
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6.
VISITE DANS LE PAYS
L’objectif principal de la visite dans le pays est de procéder à une vérification indépendante de l’absence de maladie et à une évaluation de la qualité du programme de surveillance ainsi que de déterminer la capacité du système de santé à dépister et isoler les cas de dracunculose. Cette visite permettra également aux membres de l’EIC d’apprécier le niveau d’approvisionnement en eau potable dans les villages. Outre les rencontres avec les responsables du Ministère de la Santé, les membres de l’EIC interrogeront le personnel de santé et examineront les registres au niveau central et périphérique, et visiteront un certain nombre de villages et de communautés. Cette visite ne devrait pas se prolonger plus de 3 à 4 semaines. 6.1 Activités dans la capitale
A leur arrivée dans le pays, les membres de l’EIC passeront généralement un maximum de 2 à 3 jours dans la capitale et là où le Programme National d’Eradication du Ver de Guinée est administré afin de: • rencontrer le représentant de l’OMS dans le pays, les autorités sanitaires nationales et d’autres partenaires pour expliquer le but de leur mission; examiner le rapport national et d’autres documents avec les autorités sanitaires nationales, s’enquérir des activités menées par le Programme national d’éradication, par les partenaires et par d’autres programmes; examiner avec les responsables du Ministère de la Santé le système général de surveillance et d’information sanitaire; passer en revue avec les responsables du Programme national d’éradication les données et documents existants sur la surveillance de la dracunculose ; demander des précisions sur les observations formulées par la CICED et l’OMS sur le Rapport national.
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Des efforts particuliers seront faits pour rassembler/examiner les éléments suivants : • les données de la littérature médicale ainsi que les documents non publiés tels que les thèses, les rapports et les documents émanant du système existant de surveillance de la maladie et de tous les secteurs ayant un lien avec les activités d’éradication de la dracunculose ; les cartes des anciennes zones d’endémie, le nom et la situation géographique des villages anciennement touchés et la liste des localités où les cas les plus récents ont été recensés ; les bases de données contenant la liste de tous les villages d’endémie avec le nombre annuel de cas recensés depuis l’établissement du programme national d’éradication du ver de Guinée ; les registres des cas avérés et présumés où sont consignés tous les cas (qu’ils résultent de la transmission locale ou qu’ils soient importés des pays d’endémie voisins) et les rumeurs de cas ; le fonctionnement du système de récompense et la publicité faite autour d’éventuelles récompenses ; 5
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les études précédentes concernant la sensibilisation de la population à la maladie dans différentes parties du pays ; les données concernant la répartition géographique et la couverture en sources d’approvisionnement en eau potable dans le pays ; les preuves d’une intensification de la surveillance de la dracunculose pendant la période de précertification, y compris les messages invitant la population à signaler tout cas présumé et la désignation d’une personne responsable de la vérification des rumeurs et de la confirmation des cas ; le travail de la Commission nationale, éventuellement chargée d’assurer la supervision, l’évaluation, et l’appui de la surveillance et des autres activités d’éradication.
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L’EIC devrait aussi se procurer un organigramme du Ministère de la Santé et s’informer sur les mécanismes de notification de la maladie aux niveaux périphérique et central, sur la fréquence des notifications et sur la liste officielle des maladies infectieuses à déclaration obligatoire. En outre, l’EIC devrait prendre contact avec des secteurs autres que celui de la santé, et en particulier avec les services responsables de l’approvisionnement en eau, de la démographie et des migrations, et toute autre administration pertinente. 6.2 Activités en rapport avec les visites sur le terrain
Pour faciliter les visites dans toutes les zones importantes sur le plan épidémiologique, l’équipe peut être scindée en plusieurs groupes d’une ou deux personnes. Les zones visitées devraient être celles pour lesquelles la documentation a été jugée la moins satisfaisante ou celles qui présentent un risque particulier de persistance de la transmission, par exemple : i) les zones situées en bordure de pays d’endémie, ii) les anciennes zones de forte endémicité, iii) les zones dans lesquelles les derniers cas ont été recensés, iv) les zones à risque dans lesquelles aucun progrès n’a été accompli dans la mise à disposition de sources d’eau potable, v) les zones traditionnellement caractérisées par une mauvaise surveillance de la dracunculose, vi) les points d’arrivée des flux migratoires ou des flux de personnes déplacées, et vii) les zones qui utilisent un système de surveillance par des ONG. Pour pouvoir effectuer des enquêtes dans la communauté, il peut être nécessaire d’avoir recours à des interprètes ou à des personnes qui parlent couramment la langue locale utilisée dans les différentes parties du pays, tels que des enseignants, des étudiants ou d’autres personnes n’ayant aucun lien avec le Programme National d’Eradication du Ver de Guinée. Ces personnes peuvent être recrutées pour aider l’EIC, mais peuvent avoir besoin d’être formées à l’utilisation des questionnaires, afin de s’assurer que les questions seront correctement posées dans la langue locale.
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6.3 •
La préparation des visites sur le terrain comprend: la désignation par le Ministère de la Santé d’un homologue national affecté à chaque groupe de l’EIC ; l’examen des documents à compléter par les membres de l’EIC au cours de leur visite sur le terrain ; l’examen des questionnaires qui seront utilisés au cours des visites sur le terrain (voir l’annexe 1). Bien que ces questionnaires puissent être révisés avant d’être utilisés dans chacun des pays concernés, la plupart des éléments figurant dans les spécimens présentés en annexe au présent document devraient y figurer ; la désignation par l’EIC des zones à couvrir par chaque groupe au cours de la visite sur le terrain ; le choix des villages à visiter se fondera sur le risque d’infection déterminé par le niveau antérieur d’endémicité ou l’appartenance à des zones où il existe un risque particulier de transmission, d’introduction ou de réintroduction de la dracunculose ; le choix d’un itinéraire général pour chaque groupe de l’équipe de manière à assurer la couverture de toutes les zones pertinentes. Toutefois, chacun des groupes pourra décider de visiter d’autres villages si cela s’avère nécessaire sur la base des constatations faites et des informations recueillies au fil de sa visite. Après environ une semaine de travail sur le terrain, les membres des groupes devraient se rencontrer à nouveau pendant une journée pour discuter des progrès accomplis, comparer leurs constatations et apporter les ajustements nécessaires à leur plan de travail. Les groupes devraient ensuite reprendre leur visite en tenant compte des constatations et recommandations de leurs collègues ; l’examen par le gouvernement du pays hôte des modalités de voyage des membres de l’EIC pour leur permettre d’effectuer leur travail de manière efficace et efficiente. Il est important que le ou les membres décident eux-mêmes, au fil de leur visite, les lieux précis, zones, villages et postes de santé dans lesquels ils souhaitent se rendre. Déroulement de la visite sur le terrain Les membres de l’EIC utiliseront des formulaires (voir l’annexe 1) pour recueillir des informations sur le système de surveillance et d’enregistrement des rumeurs de cas, sur le système de récompense, etc., auprès des autorités sanitaires des provinces et districts (voir l’annexe 2 : liste récapitulative). Ils visiteront le plus grand nombre possible de villages afin de disposer d’un échantillon suffisamment représentatif des anciennes zones d’endémie, ainsi que des zones qui étaient antérieurement à haut risque sans être des zones d’endémie. Ils interrogeront le plus grand nombre possible de personnes dans chaque village ou hameau (au moins 6 personnes). Les personnes interrogées devront comprendre aussi bien des hommes que des femmes, des guérisseurs traditionnels, des agents de santé de village et autres personnes travaillant dans la communauté, ainsi que des membres de la population générale. Dans la mesure du possible, ces personnes devront avoir vécu dans le village assez longtemps pour avoir observé ou entendu parler de cas de dracunculose et un questionnaire devra être rempli pour chacune d’entre elles. Pour pouvoir interroger le nombre voulu de personnes dans chaque village, le 7
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6.4 •
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membre de l’EIC aura éventuellement besoin d’être assisté par un homologue national voyageant avec le groupe. Dans cette hypothèse, il est absolument essentiel que le nom de la personne conduisant l’interrogatoire et celui du membre de l’EIC responsable soient indiqués sur chaque questionnaire. Le membre de l’EIC devra être présent dans le village au cours des interrogatoires menés par du personnel ne faisant pas partie de l’équipe. Dans certains cas, il pourra être nécessaire que le membre de l’EIC désigne un ressortissant du pays pour aller interroger des personnes dans un village ou hameau distinct de celui où lui-même travaille. Dans cette hypothèse, c’est à lui qu’il appartiendra de prendre cette décision et de choisir la personne chargée d’aller enquêter dans tel ou tel village ou hameau. • Les membres de l’équipe prendront note dans un agenda des activités et observations pouvant être utiles pour la préparation du rapport de l’EIC et pour les délibérations de la CICED. Ils rejoindront la capitale après les visites sur le terrain pour préparer leur rapport. LE RAPPORT DE L’EIC1
• 7.
Le rapport de l’EIC comprendra : a) une brève introduction donnant des informations de base sur l’historique de la dracunculose dans le pays ainsi que sur l’organisation du travail et les principales constatations faites par l’EIC au cours de sa visite ; un descriptif des méthodes utilisées par l’EIC pour recueillir des informations au cours de sa visite. Les questionnaires et les formulaires utilisés par l’équipe devront être joints en annexe ; une description générale de la situation de l’approvisionnement en eau dans l’ensemble du pays et en particulier dans les anciennes zones d’endémie ou les zones à risque. Une description de l’approvisionnement en eau dans certaines parties du pays pourra être présentée en même temps que les autres constatations de l’EIC concernant la province ou la zone en question. les constatations de l’EIC concernant la situation de la dracunculose : ces constatations devront être détaillées, y compris en ce qui concerne les problèmes rencontrés par les membres de l’équipe au cours de leur travail, et contenir un descriptif des points forts et des points faibles des registres de surveillance du pays, ainsi que des activités d’éradication et du système de surveillance, en mettant l’accent sur les trois années écoulées depuis la notification du dernier cas ; e) Des données chiffrées devront être fournies. Le nombre de villages visités et le nombre de membres de la communauté et d’agents de santé interrogés devra être indiqué dans un paragraphe d’introduction au début de chaque section des constatations. Les résultats de l’enquête devront être ventilés par sexe et par groupe d’âge ; une carte indiquant les zones visitées par les membres de l’équipe ainsi que les endroits où les derniers cas ou les dernières rumeurs de cas ont été signalés. Le rapport de l’EIC peut faire référence aux cartes figurant dans le Rapport national ou les reproduire.
b)
c)
d)
f)
1
L’EIC doit établir son rapport dans une langue de travail de l’OMS (celle avec laquelle les membres de l’EIC sont le plus familiarisés). Si nécessaire, le rapport sera traduit en Anglais pour la CICED. 8
g)
le rapport devra faire mention des éventuelles divergences entre les constatations de l’équipe et le contenu du rapport national, et préciser la clarification apportée par les responsables du pays. une conclusion rédigée de façon claire, et une recommandation adressée à la CICED sur les questions de savoir si l’équipe considère que : l’absence de transmission de la dracunculose dans le pays est avérée ; le risque d’importation de cas est minime, possible ou élevé ; les dispositions prises par le pays en matière de surveillance de la dracunculose sont suffisamment sensibles pour permettre le dépistage de tout cas importé ou de tout cas de transmission locale ; la transmission locale pourrait ou ne pourrait pas être rétablie facilement compte tenu de la situation actuelle en matière d’approvisionnement en eau, de migration, etc… ou sur tout autre point.
h)
i) 8. 8.1
des annexes présentant l’itinéraire suivi par l’EIC, la liste des responsables consultés, les questionnaires, les cartes, les récompenses offertes et autres informations pertinentes. AVANT DE QUITTER LE PAYS VISITE L’EIC devra informer les autorités nationales du travail effectué au cours de sa visite et présenter un projet de rapport qui sera à discuter avec les autorités du pays, le Représentant de l’OMS et d’autres partenaires. Tous les formulaires d’enquête et les documents originaux devront être remis au Représentant local de l’OMS pour transmission, avec le projet de rapport de l’EIC au Programme d’éradication de la dracunculose au Siège de l’OMS à Genève. APRES AVOIR QUITTE LE PAYS L’EIC devra remettre son rapport final, dans un délai maximum d’une semaine après avoir achevé son évaluation au : Département des Maladies transmissibles : Prévention, Lutte et Eradication Certification de l’Eradication de la Dracunculose Organisation mondiale de la Santé Avenue Appia, 20 1211 Genève 27 Suisse
8.2
9. 9.1
9.2
Chaque membre de l’EIC devra conserver un exemplaire du rapport pour pouvoir s’y référer au cas où des membres de l’OMS ou de la CICED lui poseraient des questions.
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ANNEXE 1-A CERTIFICATION DE L’ERADICATION DU VER DE GUINEE MODELE DE FORMULAIRE2 A REMPLIR AU NIVEAU DU VILLAGE 1. Province 2. District 3. Village 4. Date de la visite 5. Population du village 6. Date à laquelle le dernier cas a été notifié
7. Type d’approvisionnement en eau de boisson : • Etangs • Puits • Citernes ou réservoirs à ciel ouvert • Citernes ou réservoirs couverts • Autres (préciser) : 8. Importance du réservoir en m3 (environ) 9. Etat de l’eau :
• claire • légèrement trouble • trouble 10. Caractéristiques des personnes interrogées Personne No. 1 2 3 4 5 6 Age (années) Sexe Profession Durée de résidence dans le village
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A adapter en fonction des besoins. 10
ANNEXE 1-B CERTIFICATION DE L’ERADICATION DU VER DE GUINEE MODELE DE QUESTIONNAIRE Questions (reportez dans la colonne, la lettre correspondant à la réponse choisie) 1. Avez-vous déjà vu par ici une personne présentant une lésion comme celle-ci (photo) Oui ou non Dans l’affirmative : A. Il y a moins de 3 ans B. Il y a entre 4 et 10 ans C. Il y a plus de 10 ans Dans l’affirmative : avez-vous signalé ce cas à quelqu’un ? Oui ou non Dans l’affirmative, à qui ? 2. Savez-vous comment l’on peut contracter cette maladie ? Oui ou non Dans l’affirmative, comment en avez-vous été informé ? A. Par un agent de santé B. Par des affiches C. Par le maître d’école qui a informé vos enfants D. Par d’autres moyens (radio, télévision, films.) 3. Filtrez-vous votre eau de boisson ? A. Oui, toujours B. Quelquefois C. Non 4. Y a-t-il une forme quelconque de traitement de l’eau de boisson dans le village ? A. Oui, par chloration B. Oui, par traitement chimique C. Il n’y a pas de traitement D. Ne sait pas 5. Avez-vous entendu parler d’une récompense pour ceux qui signalent cette maladie Oui ou non Rempli par : 11 Date : Réponse de la personne interrogée 1 2 3 4 5 6
ANNEXE 2 LISTE RECAPITULATIVE I. Visite aux autorités sanitaires de la province ou de l’état (par exemple, auprès du Directeur général de la Santé)
1. Discuter avec le responsable du programme des activités menées au cours des trois dernières années en matière de surveillance de la dracunculose, des problèmes rencontrés et des solutions proposées. 2. Au cours de la visite aux autorités sanitaires de la province ou de l’état, expliquer le but de la visite et la méthode de travail de l’EIC. 3. Organiser la visite des districts, des postes de santé et des villages. 4. Prendre note le soir même des observations faites au cours de la journée. Seuls les points importants doivent être mentionnés dans le rapport final. II. Visite dans le district
1. Se souvenir de noter les noms et qualité et les responsabilités dans l’éradication de la dracunculose de chacune des personnes rencontrées. 2. Examiner tous les rapports mensuels établis par les unités sanitaires de base (y compris celles signalant zéro cas) depuis le dernier cas notifié dans le district. 3. Examiner tous les formulaires sur l’isolement des cas remplis au cours des deux dernières années de notification ; examiner toutes les rumeurs de cas enregistrées depuis la notification du dernier cas dans le district. 4. Vérifier si les rapports émanant des villages correspondent à ceux établis au niveau du district. 5. Noter la date à laquelle des affiches ont été distribuées pour la dernière fois. 6. Noter le nombre d’affiches distribuées et établir la liste des villages qui ont reçu des affiches. Noter l’endroit où les affiches ont été placées dans le village. 7. Noter les détails des activités d’éducation sanitaire organisées au niveau du district (dans les maisons, les mosquées, les églises, aux points d’approvisionnement en eau, à l’école, autres). 8. Noter comment les filtres sont distribués. 9. Demander combien de réservoirs d’eau sont traités avec l’Abate dans la zone; noter la date du traitement. 10. Confirmer qu’il existe un système de récompense.
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III.
Visites dans les villages
1. Se rendre chez le chef du village et expliquer le but de la visite. 2. Rencontrer l’agent de santé ou le volontaire chargé de la lutte contre le ver de Guinée dans le village. 3. Rencontrer le directeur de l’école/le maître d’école s’il y en a un et essayer de le persuader d’être l’un de vos informateurs. 4. Vérifier comment les rapports mensuels au niveau du district sont préparés, archivés et envoyés. 5. Visiter les sources d’approvisionnement en eau potable. 6. Noter combien de personnes vont chercher de l’eau de boisson à ces sources. 7. Procéder aux interrogatoires en utilisant les questionnaires d’enquête communautaire. 8. Confirmer qu’il existe des récompenses et que la population sait quand et à qui elle doit signaler un cas présumé.
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