WPR/RC54/SR/9 PROCÈS-VERBAL DE LA NEUVIÈME SÉANCE (Salle de conférence du Bureau régional, Manille) Vendredi 12 septembre 2003 à 9 heures PRÉSIDENT : Dr Manuel DAYRIT (Philippines)
TABLE DES MATIÈRES page 1. 2. Santé de l'enfant ................................................................................................................ Examen des projets de résolutions .................................................................................... 2.1 2.2 2.3 2.4 3. 4. Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA .......................... Lutte contre la tuberculose ..................................................................................... Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et autres maladies potentiellement épidémiques .................................................................................. Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac ............................................... 204 214 214 214 214 215 216
Coordination des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et du Comité régional ....................................................................... Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine : Composition du Comité des politiques et de la coordination ......................................................................................................... Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales : Composition du Conseil conjoint de coordination ......................................... Cinquante-cinquième et cinquante-sixième sessions du Comité régional : dates et lieux ..................................................................................................................... Examens des projets de résolutions .................................................................................. 7.1 Santé de l'enfant .....................................................................................................
217 218 218 219 219 219
5. 6. 7.
8.
Clôture de la session .........................................................................................................
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1.
SANTÉ DE L'ENFANT : Point 17 de l'ordre du jour provisoire (Document WPR/RC54/11) Le DIRECTEUR RÉGIONAL déclare que la survie de l'enfant est l'une des mesures les plus
importantes du développement mondial. Réduire des 2/3 la mortalité infantile, objectif à atteindre en 2015 comparé au niveau de 1990, est donc l'un des principaux objectifs de développement de millénaire. Chaque année, plus d'un million d'enfant meurent avant leur cinquième année dans la Région du Pacifique occidental, ce qui signifie qu'environ 3 000 enfants meurent chaque jour inutilement. De nombreuses preuves montrent que des interventions simples et éprouvées pourraient facilement empêcher au moins 60 % de ces décès, mais un grand nombre des enfants et des soignants qui en ont le plus besoin n'ont pas accès à ces services. La prise en charge intégrée des maladies de l'enfance (PCIME) est une stratégie techniquement fiable, globale et fondée sur des données factuelles, centrée sur les grandes menaces qui pèsent sur la santé de l'enfant d'une façon systématique et intégrée. Elle permet la production des directives standards, adaptées aux conditions locales, sur les interventions permettant de prévenir et de prendre en charge les affections courantes les plus meurtrières pour les enfants, en les combinant avec des interventions nutritionnelles et des vaccinations. La PCIME a contribué à améliorer les compétences des professionnels de santé, à renforcer les systèmes de santé et à responsabiliser les familles par l'intermédiaire d'interventions au sein des communautés. La Banque mondiale l'a placée parmi les interventions sanitaires qui présentent le meilleur rapport coût-efficacité dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire et la considère comme l'élément le plus bénéfique pour la santé de l'enfant. La PCIME a déjà été appliquée avec succès dans la Région. Sa mise en oeuvre a été contrôlée et évaluée en détail dès le départ et les examens ont régulièrement montré qu'elle permet aux professionnels de santé d'améliorer la qualité des soins aux enfants malades. Elle a également apporté aux mères et aux autres bénévoles prodiguant les soins aux enfants une nouvelle connaissance sur la façon de veiller au bien-être des enfants, qu'ils soient malades ou en bonne santé. Les examens ont également permis de souligner qu'il faudra une politique résolue et le soutien du système de santé, une augmentation significative des ressources humaines et financières, et une coordination étroite des actions pour améliorer à grande échelle la santé de l'enfant et parvenir à réduire à long terme la mortalité de l'enfant. Il est temps d'examiner dans un esprit critique de quelle façon les obligations d'améliorer les chances de survie des enfants ont été mises en application. Il ne suffit pas de mettre en place des projets pilotes et d'organiser des dons au coup par coup. Les enfants sont particulièrement sensibles
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aux incidences de l'inégalité, de la pauvreté, de la faim, et des injustices sociales et économiques. Leur bien-être doit être l'objectif premier des efforts déployés pour réduire les inégalités dans la santé. L'OMS et ses Etats Membres se sont engagés à atteindre les Objectifs de développement de millénaire. Ils connaissent les difficultés et disposent des outils nécessaires pour y faire face. Les interventions qui ont déjà été mises en place avec succès dans de nombreux pays doivent être intensifiées et étendues sur une plus grande échelle et les besoins des enfants qui restent encore à satisfaire doivent être placés aux rangs des priorités dans les calendriers politiques et les programmes de développement. Avec du dévouement, un soutien indéfectible et la coordination des actions, l'OMS et ses Etats Membres pourraient faire des progrès considérables dans le domaine de la survie, de la croissance et du développement de l'enfant dans le Pacifique occidental. C'est pourquoi il prie instamment les Etats Membres d'adopter la PCIME comme une occasion de réduire la mortalité infantile et comme un moyen efficace et d'un bon rapport coût-efficacité d'atteindre l'Objectif de développement du millénaire concernant la réduction de la mortalité infantile. Le Dr IWAMOTO (Japon) convient qu'il est temps de prendre des mesures pour réduire la mortalité infantile et atteindre ainsi l'Objectif de développement du millénaire. La PCIME doit être au centre de cet effort. Depuis son élaboration au milieu des années 90, la mortalité infantile a cessé de baisser et la tendance s'est même inversée pour un certain nombre de raisons possibles : la complexité de la stratégie, difficile à comprendre pour les donateurs et les décideurs, le manque de données factuelles prouvant que sa mise en place a contribué à réduire la mortalité infantile, et enfin la limitation des ressources et en particulier celles nécessaires à la formation. La première mesure à prendre pour remédier à cette situation doit être l'élaboration, par le Bureau régional, des principaux indicateurs permettant de surveiller l'impact de la stratégie. Elle approuve l'intégration des interventions en faveur de la santé de l'enfant dans les politiques nationales de santé comme un élément prioritaire du renforcement des systèmes de santé. La santé de l'enfant doit être considérée comme une priorité absolue. C'est pourquoi l'OMS, en collaboration avec d'autres organisations, doit déployer tous les efforts possibles pour rendre la PCIME plus effective. Elle aimerait connaître le point de vue du Directeur régional sur la possibilité d'atteindre cet Objectif de développement du millénaire. Le Dr TANGI (Tonga), soulignant l'importance des programmes en faveur de la santé de l'enfant, fait remarquer que pendant cette session du Comité régional environ 15 000 enfants sont morts dans la Région. Et pourtant c'est la mort d'un seul soldat en Irak ou de quelques personnes tuées par une bombe terroriste qui fait les grands titres des journaux. Il demande instamment aux médias d'accorder une plus grande attention au destin des enfants du monde. L'OMS doit montrer une plus
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grande détermination en faveur de la santé de l'enfant dans la Région et à l'échelon mondial. Il est important d'investir plus de ressources dans ce domaine et de consacrer plus de temps aux discussions sur les différents problèmes évoqués. Le Dr SAFURA (Malaisie) explique que la situation sanitaire des enfants en Malaisie s'est améliorée depuis une dizaine d'années, que la mortalité des nourrissons et des enfants a considérablement baissé, que l'objectif de vaccination universelle des enfants est atteint tout comme l'objectif à cinq ans et l'allaitement au sein est beaucoup plus répandu. En outre tous les hôpitaux publics sont maintenant homologués comme hôpitaux amis des enfants. La croissance économique et l'évolution des modes de vie ont permis d'accomplir des progrès qui, en retour, se sont répercutés sur la définition des priorités sanitaires. Grâce à l'engagement politique résolu du gouvernement à l'échelon national, étatique et communautaire, le Ministère de la Santé a centré ses actions sur les maladies non transmissibles, causes de mortalité, notamment : dépistage de maladies chez les nouveau-nés, soins aux enfants dès le début de la vie, environnements sains, réseaux d'adduction d'eau et d'assainissement de qualité, santé mentale, promotion de la sécurité, prévention des traumatismes et enfin nutrition. La PCIME constitue un volet important des stratégies visant à atteindre l'Objectif de développement du millénaire et elle a été adaptée et mise en oeuvre dans un certain nombre de districts. Pour étendre davantage cette stratégie, des cours supplémentaires de formation seront organisés à l'intention des prestataires de soins de santé. Un module de formation sur la PCIME est désormais intégré dans le programme de cours des infirmiers et du personnel d'assistance médicale. Elle ne doute pas que la Malaisie atteindra l'objectif de développement du millénaire. Madame CAO Bin (Chine) approuve l'analyse du Bureau régional concernant la situation régionale et mondiale de la santé de l'enfant et soutient les mesures proposées. Le Gouvernement chinois attache une grande importance au bien-être de sa population, en même temps que l'amélioration de l'économie, l'environnement et l'exploitation des ressources comme base de développement durable. Au cours des années 90, il a respecté les engagements pris lors du Sommet mondial de 1990 sur l'enfant et a formulé un plan d'action en faveur de la santé de l'enfant. Pour le siècle qui vient de commencer, un plan de dix années en faveur de la santé de l'enfant a été lancé. Les droits de l'enfant sont inscrits dans la constitution et sont protégés par la loi. Malgré l'amélioration progressive des conditions de l'enfant, la Chine reste un pays en développement avec un nombre d'habitants très élevé et de nombreux enfants. Les maladies évitables représentent 60 % du total des décès des enfants. Cependant, les progrès ont été freinés par la lenteur
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du développement socioéconomique dans certains domaines, par les nombreuses disparités à l'intérieur du pays et en particulier entre les zones urbaines et rurales et entre les riches et les pauvres. Les services de santé restent souvent sous-utilisés par manque de sensibilisation du public et pour des raisons économiques. Atteindre l'Objectif de développement du millénaire représente un enjeu considérable, particulièrement dans l'ouest du pays. Des enquêtes ont montré que les anomalies congénitales, le faible poids à la naissance et les naissances prématurées sont en augmentation. Il faut donc déployer davantage d'efforts pour réduire le taux de mortalité néonatale. Le nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA est en augmentation et de ce fait, la transmission du VIH de la mère à l'enfant pose un autre problème. La PCIME a été introduite en 1998 et intégrée dans les directives sur le développement de l'enfant en 2001. Sa mise en oeuvre est maintenant étendue et bénéficie d'allocations financières accrues aux échelons central et local. Elle espère que l'OMS continuera d'apporter un support technique et financier, notamment aux pays en développement, pour faire en sorte que l'on donne à la santé de l'enfant la place qu'elle mérite et pour étendre la PCIME dans la Région. Le Dr LO Veasna Kiry (Cambodge) se félicite de l'insertion de ce sujet dans l'ordre du jour du Comité. Le Cambodge a ratifié la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant et ces droits sont consacrés par la constitution. Il s'est engagé à atteindre les Objectifs de développement du millénaire et reconnaît sa responsabilité à l'égard de la survie de l'enfant. Le Cambodge enregistre les taux de mortalité des nourrissons et des enfants les plus élevés dans la Région malgré les progrès considérables obtenus dans la lutte contre les maladies évitables par la vaccination. Les infections respiratoires aiguës, les maladies diarrhéiques, les infections périnatales et la malnutrition sont les principaux agents meurtriers. Le plan national stratégique du secteur de la santé pour la période 2003-2007 fixe comme priorité absolue de réduire la mortalité et de lutter contre la malnutrition des enfants. Toutefois, le pays aura besoin d'une aide extérieure pour atteindre les objectifs ambitieux fixés dans le plan. Il espère donc que l'importance accordée par le Bureau régional à ce sujet trouvera un écho auprès d'autres organisations internationales. Nous savons comment améliorer la survie de l'enfant. La difficulté est de traduire ces connaissances en actions de grande ampleur. La PCIME, qui regroupe toutes les interventions s'y rapportant, peut apporter la solution. A ce jour, la mise en oeuvre de la PCIME est limitée à des projets à petite échelle soutenus par des donneurs extérieurs. Il faut déployer de plus grands efforts pour renforcer les infrastructures des programmes sur la santé de l'enfant.
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L'expérience acquise par le Cambodge dans l'éradication de la poliomyélite et la réduction de la lèpre a permis de déterminer les principaux facteurs de succès, à savoir : la définition d'objectifs clairs, la détermination politique du gouvernement et des donateurs, la répartition claire des responsabilités et des financements suffisants. Dans le domaine de la survie de l'enfant, les deux premiers de ces facteurs sont déjà en place et, devant l'intérêt manifesté par le Bureau régional et le Comité régional, il sera possible d'obtenir une aide supplémentaire des donateurs. Il faut toutefois apporter des améliorations dans la gestion, le suivi et l'évaluation de la PCIME pour renforcer sa mise en oeuvre et développer la responsabilisation des intervenants. Par ailleurs, une plus grande attention doit être accordée aux résultats sur la santé liées directement à la mortalité infantile. Les efforts de l'OMS doivent cibler les pays et les régions dans les pays qui enregistrent des taux de mortalité élevés. Le Dr UNTALAN (Etats-Unis d'Amérique) exprime son soutien résolu à la stratégie mondiale de l'OMS sur la santé de l'enfant et de l'adolescent adoptée à la Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Elle constitue un cadre d'action intégré, fondé sur des données scientifiques, centré sur la famille et qui prend en compte le cycle de la vie dans l'optique de la santé et du développement. Il revient aux Etats Membres de traduire cette stratégie en politique publique. La santé de l'enfant et de l'adolescent doit être une priorité absolue dans les calendriers politiques et les programmes de santé, et les pays doivent s'engager à attribuer des niveaux suffisants de ressources financières, humaines et techniques. La PCIME, centrée sur des interventions éprouvées et d'un bon rapport coût-efficacité, constitue un moyen de renforcer et de soutenir les activités. Dans ce contexte, il se félicite des efforts régionaux qui ont été déployés pour réduire la mortalité et la morbidité dues à la rougeole et il espère qu'une date butoir sera définie pour éliminer cette maladie dans un proche avenir. Madame NORA'ALIA (Brunéi Darussalam) déclare soutenir sans réserve les orientations stratégiques de l'OMS visant à améliorer la santé et le développement de l'enfant et de l'adolescent. Son pays s'est engagé pleinement à prévenir les maladies et à promouvoir la santé des enfants au niveau des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires. Au niveau primaire, la couverture vaccinale est supérieure à 95 % et les services ont été décentralisés pour permettre un meilleur accès aux groupes d'enfants concernés. Au niveau des soins secondaires, un dépistage précoce a été entrepris et un nouvel hôpital réservé aux femmes et aux enfants est en projet. Des services de soins tertiaires appliquent des programmes de réadaptation précoce pour les enfants nécessitant des soins spéciaux et devant être orientés dans les services à l'étranger, avec le soutien total du gouvernement pour les enfants nécessitant des soins spécialisés.
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Le Brunéi Darussalam a signé la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant et a promulgué une loi en faveur des enfants en 2000 pour protéger la santé et le bien-être de chaque enfant. Le Dr SIPELI (Nioué) rappelle que des représentants ont souligné la nécessité d'un engagement politique dans la plupart des sujets soulevés par le Comité au cours de la présente session. Cependant, les pays décideront de leurs propres priorités. Ils décideront par exemple s'ils favorisent la santé de l'enfant ou s'ils apportent des améliorations matérielles en faveur du grand public. Les politiciens sont les principaux décideurs de ces priorités et doivent se montrer dynamiques en faisant en sorte que les interventions simples, efficaces et techniquement rationnelles qui sont disponibles soient appliquées dans le but de protéger les enfants contre les maladies et les décès prématurés. Il soutient donc l'engagement de l'OMS dans le monde sur la santé de l'enfant. M JORÉDIÉ (France) approuve l'approche de l'OMS sur la santé de l'enfant. Son pays a accordé la priorité à la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant en assurant particulièrement l'autonomie des familles dans une approche communautaire. Les programmes de santé scolaire sont aussi un moyen utile de fournir une éducation sanitaire aux enfants. Les services de santé dans les territoires français d'outre-mer ont concentré leurs efforts sur le développement des ressources humaines pour les soins maternels et infantiles dans les différentes structures de santé publique. Le nombre de centres de soins maternels et infantiles a augmenté autour de Nouméa et le nombre et la proportion des sage-femmes sont très élevés. De plus, l'éventail de leurs compétences a officiellement été élargi pour inclure les activités de prévention et particulièrement les vaccinations. Une étude approfondie est en cours pour identifier les raisons des naissances prématurées et des faibles poids à la naissance qui représentent encore 7 % du total des naissances en Nouvelle-Calédonie. M. NAIVALU (Fidji) dit que Fidji a officiellement lancé la prise en charge intégrée des maladies de l'enfance en août de cette année pendant la semaine mondiale de l'allaitement au sein, à l'occasion d'une cérémonie conjointe avec le Ministère de la Santé, l'UNICEF et l'OMS. En janvier 2004, Fidji lancera un programme de promotion de la farine enrichie en micronutriments en collaboration avec l'UNICEF, le Gouvernement de Fidji et une entreprise locale. Cette initiative est une réalisation importante pour la santé publique dans la mesure où les anémies dues à une carence martiale sont un des problèmes chroniques de santé publique dans son pays. On espère que ce programme d'enrichissement en micronutriments permettra de réduire le problème de 30 %.
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Vu l'importance de la session annuelle du Comité régional, il serait utile que les autres institutions des Nations Unies concernées puissent être présentes pour échanger leurs points de vue. Le Dr KUARTEI (Palaos) fait remarque que la formule "prise en charge intégrée des maladies de l'enfant" semble promouvoir en soi l'idée que les indicateurs sur la santé de l'enfant sont pris en compte sous un angle pathologique. Il partage l'avis du Japon que les indicateurs de la PCIME doivent être définis en tenant compte de l'intégration non seulement de la prévention et du traitement de maladie mais également de la protection et de la promotion de la santé. Cela permettrait une approche intersectorielle plus large comprenant les stratégies économiques, les systèmes juridiques et la culture qui jouent un rôle dans la prise en charge globale de l'enfant. M. VAEVAE PARE (Iles Cook) dit que depuis 1960 le Ministère de la Santé des Iles Cook a placé la santé de l'enfant dans ses priorités et qu'il soutient donc les actions proposées dans la PCIME. Il appuie également le Japon dans sa demande faite à l'OMS pour que celle-ci élabore des outils de suivi de l'avancement de la PCIME dans la Région. Dans son pays, le Ministère de l'Education élabore les programmes scolaires et les autres ministères concernés y participent dans certains domaines importants. Il recherchera une aide pour la constitution d'une banque de données dans le cadre des efforts accomplis pour assurer une couverture de 100 % de tous les enfants des Iles Cook. Le Dr GALON (Philippines) partage l'avis du Directeur régional qu'il est maintenant temps de revenir sur le sujet inachevé de la survie, de la croissance et du développement de l'enfant. Malgré une réduction significative de la mortalité infantile, les enfants meurent toujours des mêmes maladies que celles qui sévissaient il y a 20 ans. Il faut donc redoubler d'effort pour atteindre l'Objectif de développement du millénaire à savoir la réduction de la mortalité infantile des deux tiers avant la fin de l'année 2015. Le Dr CHAN (Macao, Chine) soutient la nouvelle stratégie pour la santé de l'enfant. Conformément aux directives de l'OMS, Macao a mis en place un projet d'école santé, en coopération avec le Ministère de l'Education. Ils ont bon espoir qu'un plus grand nombre d'écoles se joindront à cette initiative. Le Dr ETI ENOSA (Samoa) explique que le Samoa a pris l'initiative de demander à la Nouvelle-Zélande de financer un programme de trois ans appelé Protection de la famille et de l'enfant, qui devrait s'achever en juillet 2004. Il espère que la Nouvelle-Zélande continuera de financer de
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nouveaux projets. Le Ministère de l'Education du Samoa a participé à l'intégration de l'information sanitaire dans les programmes scolaires. Samoa, tout en rejoignant d'autres pays qui demandent une plus forte participation de partenaires donateurs comme l'UNICEF, AusAID et JICA, demande aussi que les pays océaniens bénéficient d'une assistance accrue. Le Dr MATHESON (Nouvelle-Zélande) dit que son pays approuve l'objectif qui consiste à réduire des deux tiers le taux de mortalité des moins de cinq ans avant 2015. Son pays se concentre sur l'aide apportée aux soins de santé primaires et sur la réduction des causes sous-jacentes des inégalités face à la santé, qui ont une incidence évidente sur les enfants. Sa stratégie pour la santé des Maoris met en valeur le rôle central que les familles peuvent jouer en assurant aux enfants un environnement sain et favorable à la santé. Un examen annuel garantit que la stratégie contribue effectivement au mieux-être de l'enfant. En réponse au commentaire de l'orateur précédent, il assure de la volonté de la NouvelleZélande à entretenir une collaboration avec ses voisins du Pacifique. Madame PAUL (Iles Marshall) se félicite que la santé de l'enfant soit particulièrement importante pour son pays où plus de la moitié de la population a moins de 20 ans. Une étude récemment menée dans les Iles Marshall sur les problèmes sociaux, éducatifs et sanitaires des enfants a permis de montrer que le manque de soins apportés aux enfants est l'une des causes fondamentales de ces problèmes. Cela est important et pas suffisamment souligné. Le Dr KIENENE (Kiribati) se faisant l'écho du sentiment exprimé par le Représentant de Fidji, demande pourquoi des organisations impliquées dans le bien-être de l'enfant comme l'UNICEF, le FNUAP ou ILO, ne sont pas représentées dans ces discussions. Il est satisfait également que le rapport du Directeur régional traite de nombreux autres sujets importants comme l'eau et l'assainissement, qui ne relèvent pas du Ministère de la Santé mais qui peuvent faire l'objet d'une collaboration avec d'autres ministères. Il explique que dans son pays comme un grand nombre d'enfants sont mis au monde de façon traditionnelle, ils ne sont pas enregistrés. Si les bébés ne sont pas enregistrés, ils ne sont donc pas vaccinés, ce qui les rend vulnérables aux maladies évitables par la vaccination, et cela contribue à élever le taux de mortalité infantile. Bien que Kiribati n'ait pas encore mis en oeuvre la PCIME, la santé de l'enfant est traitée dans sa globalité en tenant compte des problèmes sus-mentionnés.
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Le Dr MANN (Papouasie-Nouvelle-Guinée) fait remarquer que le taux élevé de mortalité des nourrissons et des enfants dans son pays est imputable au paludisme et aux maladies évitables par la vaccination, source de grande préoccupation. Grâce à la coopération de l'OMS et de l'UNICEF, les programmes de la PCIME ont été lancés dans des secteurs pilotes et commencent à donner des résultats en termes de bien-être de l'enfant. Son pays soutient donc pleinement cette initiative. Le DIRECTEUR RÉGIONAL, en réponse à la demande du Japon de savoir si l'Objectif de développement du millénaire concernant la réduction de la mortalité infantile peut être atteint, explique que des réussites passées ont prouvé qu'avec de la détermination, des ressources suffisantes, des stratégies efficaces et des programmes adaptés, il est possible d'atteindre les objectifs. La PCIME est une intervention d'un bon rapport coût-efficacité qui contribue déjà à réduire la mortalité infantile, même à petite échelle. En réponse à la suggestion de Fidji que des organisations partenaires concernées par la santé de l'enfant soient invitées à la session, il confirme que des invitations ont été envoyées mais que les destinataires n'ont pas pu se rendre à la session. La Chine a soulevé la question de la disparité entre les zones rurales et urbaines pour ce qui concerne la santé de l'enfant ; il convient que l'ensemble de la Région devra se concentrer sur ce sujet dans le futur pour répondre aux besoins des groupes marginalisés. Il partage l'avis de quelques orateurs que des efforts particuliers doivent être faits pour mobiliser des ressources supplémentaires. Une fois obtenus, les fonds supplémentaires seront alloués à la santé de l'enfant et aux activités menées à l'échelon national. Il attire également l'attention sur un article publié récemment par l'OMS dans The Lancet qui analyse tous les problèmes liés à la santé de l'enfant. Le MÉDECIN, SANTÉ ET DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT, en réponse à la question sur la base scientifique de la PCIME et l'élaboration d'indicateurs, point soulevé par le représentant du Japon, dit que la PCIME repose sur des interventions étayées par une solide base factuelle telles que : les sels de réhydratation évitant aux enfants de mourir de déshydratation et les antibiotiques évitant de mourir de la pneumonie. L'allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois assurerait une bonne protection contre les maladies de l'enfance et la malnutrition. Elle admet qu'il est important de démontrer plus clairement les progrès accomplis dans la baisse de la mortalité, comme l'ont fait remarquer plusieurs représentants. La recherche de
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meilleurs indicateurs est conforme aux recommandations d'une récente réunion PCIME, et devra être considérée comme prioritaire, ainsi que l'a mentionné le Directeur régional. Le DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE L'OMS POUR LA SANTÉ COMMUNAUTAIRE ET FAMILIALE prend note des inquiétudes qui ont été exprimés concernant les taux de mortalité infantile dans la Région. Elle explique à son auditoire que ce problème n'est pas spécifique à la Région : 30 000 enfants meurent dans le monde chaque jour et 10,9 millions d'enfant meurent chaque année avant d'atteindre leur cinquième anniversaire. Ce chiffre peut être comparé aux 2,8 millions de personnes qui meurent du SIDA chaque année. L'épuisement du potentiel mondial dû aux décès des enfants est donc plus de trois fois supérieur à celui causé par l'épidémie de VIH/SIDA et encore le coût des interventions destiné à réduire le carnage de 60 % ne représente-il que 10 % du coût de la lutte contre le VIH/SIDA. Paradoxalement, un enfant sauvé maintenant pourrait promouvoir la croissance économique et contribuer au développement pendant environ 40 ans alors que les adultes qui sont sauvés de l'épidémie de VIH/SIDA ne pourraient contribuer au développement que pendant dix ans ou au mieux 20 ans. En combinant les forces de tous les partenaires mondiaux, de toutes les parties prenantes nationales et de la communauté pour assurer la prévention, la prise en charge des cas, la nutrition et la vaccination, on pourrait sauver chaque jour dans la Région 1 800 jeunes vies. Et il suffit de bonne volonté pour y parvenir. Les enfants du monde veulent un lieu de vie qui leur convienne, auprès d'adultes qui soient aptes à être leurs parents. Des indicateurs sont nécessaires pour justifier leur confiance. Il faut instaurer des partenariats, élaborer des plans d'action nationaux, mobiliser des ressources et les répartir non seulement par l'OMS mais également par les pays et les donateurs. Elle soutient la vision du Directeur Général et du Directeur régional d'un environnement sain et favorable à la santé des enfants. Le DIRECTEUR, DÉPARTEMENT DE LA SANTÉ ET DU DÉVELOPPEMENT DE L'ENFANT ET DE L'ADOLESCENT, accueille favorablement le soutien de la Région à la stratégie globale en faveur de la santé et du développement de l'enfant et de l'adolescent qui a été adoptée à l'Assemblée de la Santé et à la stratégie PCIME. Comme l'a dit le Directeur régional, il est vraiment possible d'atteindre l'Objectif de développement du millénaire se rapportant à la réduction de la mortalité infantile. Des articles et des évaluations ont montré qu'il existe les interventions permettant de réduire les taux de mortalité de 60 à 70 %. Aucun nouveau vaccin ni aucune nouvelle technique ne sont nécessaires ; des interventions existantes suffisent (telles que la réhydratation orale, les antibiotiques et les moustiquaires). Il y a dix à quinze ans de cela, les Etats Membres ont prié instamment l'OMS d'intégrer les différentes interventions. La stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l'enfance ne fait que ça : promouvoir l'intégration pour une meilleure efficacité. Il s'agit d'une approche globale fondée sur des interventions existantes, éprouvées, et d'un bon rapport coût-
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efficacité. L'obstacle est la pénurie de ressources humaines et financières, et de systèmes de santé. Les outils permettant de traduire les connaissances en actions sont disponibles mais le financement mondial en faveur de la santé de l'enfant diminue depuis dix à quinze ans. Se référant aux indicateurs de suivi des progrès, il explique aux représentants que l'OMS a, par exemple, réalisé une évaluation multinationale de la prise en charge intégrée des maladies de l'enfance tout en évaluant simultanément son rapport coût-efficacité. Cette étude sera achevée en 2005. Des études analytiques ont été également réalisées et des indicateurs ont été identifiés à la fois pour suivre la progression de la prise en charge intégrée et ses résultats en matière de réduction de la mortalité infantile. Le PRÉSIDENT demande aux rapporteurs d'ébaucher un projet de résolution approprié. 2. EXAMEN DES PROJETS DE RÉSOLUTIONS Le Comité examine les projets de résolutions suivants. 2.1 Infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA (Document WPR/RC54/Conf.Paper No. 4 Rev. 1) Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE attire l'attention du Comité sur les modifications apportées aux paragraphes 1(2) et 2(3)(h) du dispositif comme convenu après les discussions entre les représentants de la France, de la Nouvelle-Zélande et des Etats-Unis d'Amérique. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir WPR/RC54.R5). 2.2 Lutte contre la tuberculose (Document WPR/RC54/Conf. Paper No. 5) Le Professeur NYMADAWA (Mongolie) propose qu'au paragraphe 2(7) du dispositif l'expression "et la prise en charge" soit introduite après "la surveillance", afin de couvrir les protocoles thérapeutiques utilisant des médicaments de seconde intention. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir WPR/RC54.R6). 2.3 Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et autres maladies potentiellement épidémiques (Document WPR/RC54/Conf. Paper No. 6) M. BHAT (Etats-Unis d'Amérique) propose que le paragraphe 1(3) du dispositif soit modifié par l'ajout de l'expression "notamment pour l'analyse des échantillons biologiques" après l'expression "la collaboration entre les laboratoires". Il demande qu'au paragraphe 1(6) du dispositif, l'expression "y compris les contrôles aux frontières" soit ajoutée après "d'ampleur internationale". Dans le paragraphe 2(4) du dispositif, l'expression "et de stimuler" devra être ajoutée après "de coordonner". Il propose l'ajout d'un nouveau sous-paragraphe 2(6) qui sera rédigé comme suit : "de tenir compte des
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enseignements tirés pendant l'épidémie de SRAS lorsqu'il préparera avec le Directeur Général les futurs conseils de santé aux voyageurs et, avec les Etats Membres, les mesures de contrôles aux frontières." Le Dr KIENENE (Kiribati) propose que dans le paragraphe 2(5) du dispositif, on ajoute l'expression "et communiqués à tous les Etats Membres" après l'expression "correctement enregistrés". Le Dr FUKUDA (Japon) demande que l'on modifie la fin du paragraphe 1(4) du dispositif comme suit : "… sur le coronavirus du SRAS uniquement dans des laboratoires d'un niveau de biosécurité approprié et agréés par les autorités compétentes ;", dans le but de permettre aux autorités de décider quels laboratoires seront agréés. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir WPR/RC54.R7). 2.4 Convention cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (Document WPR/RC54/Conf. Paper No. 7) Le Dr FUKUDA (Japon) rappelle que la négociation d'un texte de compromis prenant en compte les intérêts de toutes les parties concernées, a été longue et ardue. Son gouvernement soutient la Convention-cadre et fait tout son possible pour la ratifier. Pour éviter de repartir de nouveau dans les mêmes discussions, il suggère de s'en tenir à la formulation qui a été convenue. Dans cet esprit, il propose que l'on ajoute un paragraphe supplémentaire au préambule après le septième paragraphe, libellé comme suit : "Reconnaissant que l'adoption de la Convention-cadre est l'aboutissement de longues négociations qui ont permis de parvenir à un compromis résolvant les questions de divergence d'intérêts des Etats Membres et des parties concernées :". La seconde modification proposée consiste à remplacer le dixième paragraphe du préambule commençant par "notant avec une vive préoccupation", par le texte suivant qui reprend le terme de la Convention-cadre : "Conscient de la nécessité d'être attentifs aux efforts de l'industrie du tabac pour saper ou réduire à néant les efforts de lutte et le besoin de se tenir informés sur les activités de l'industrie du tabac qui ont un impact négatif sur ces efforts ;". A la fin du dernier paragraphe du préambule, il propose que le mot ", régional" soit inséré entre "mondial" et "et national". Il suggère que l'on modifie comme suit le paragraphe 2(2) du dispositif : "de mettre en place des politiques de taxation des produits du tabac comme moyen de réduire la consommation de tabac, sans préjuger du droit souverain des Etats Membres à définir leurs politiques ;".
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Il demande enfin que l'on supprime l'expression "par l'industrie de tabac et ses alliés" dans le paragraphe 2(4) du dispositif. Décision : Le projet de résolution, tel qu'amendé, est adopté (voir WPR/RC54.R8). 3. COORDINATION DES TRAVAUX DE L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, DU CONSEIL EXÉCUTIF ET DU COMITÉ RÉGIONAL : Point 18 de l'ordre du jour (Documents WPR/RC54/12 et WPR/RC54/INF.DOC./2) Le DIRECTEUR, DIRECTION DES PROGRAMMES, explique que le document WPR/RC54/12 se réfère aux résolutions adoptées par la Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé qui revêtent une importance particulière pour la Région du Pacifique occidental. Ces résolutions sont jointes en annexe au présent document. Les résolutions adoptées par la CinquanteSixième Assemblée mondiale de la Santé et qui se rapportent directement à d'autres points de l'ordre du jour sont annexées aux documents traitant de ces points. Il attire l'attention du Comité sur les paragraphes des dispositifs, qui traitent des activités que les Etats Membres doivent entreprendre dans la Région pour mettre en oeuvre les résolutions. La résolution WHA56.19 traite de la prévention et de la lutte contre les pandémies de grippe. Elle est particulièrement importante pour la Région du Pacifique occidental puisqu'un grand nombre de nouvelles souches de virus de la grippe sont originaires de la Région, et particulièrement du sud de la Chine. L'OMS et le Ministère chinois de la Santé ont déjà collaboré étroitement à la mise en place d'un projet quinquennal visant à améliorer la surveillance de la grippe. Il attire tout particulièrement l'attention du Comité sur les paragraphes 1(1) et 1(2) du dispositif de la résolution WHA56.19 sur les politiques nationales de vaccination contre la grippe et sur le paragraphe 1(3) du dispositif sur la nécessité d'élaborer des plans nationaux de préparation aux pandémies de grippe. La résolution WHA56.23 traite de l'évaluation conjointe FAO/OMS de la Commission du Codex alimentarius. Il attire l'attention du Comité sur le paragraphe 3 du dispositif qui invite les Comités régionaux à revoir les politiques régionales sur la définition des normes et les informations en matière de nutrition. La résolution WHA56.31 traite de la médicine traditionnelle. Cette résolution prend note de la stratégie mondiale en faveur de la médicine traditionnelle, préparée dans le même esprit que la stratégie régionale que le Comité régional a approuvée en 2001. Les demandes spécifiques de l'Assemblée de la Santé aux Etats Membres et au Directeur Général sont également dans une large mesure conformes aux activités déjà entreprises dans la Région dans les domaines de la médecine
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traditionnelle, des produits pharmaceutiques et du développement des ressources humaines et des systèmes de santé. La flambée épidémique multinationale de SRAS survenue au début de l'année a mis en lumière la nécessité de réviser d'urgence le Règlement sanitaire international. La révision de ce règlement est couverte par la résolution WHA56.28. Il dit que le Comité pourrait en particulier vouloir noter que l'Assemblée de la Santé a décidé d'instaurer un groupe de travail intergouvernemental ouvert à tous les Etats Membres pour réviser le projet de règlement. Les informations concernant ce groupe de travail intergouvernemental sont présentées aux paragraphes 2 et 5(6). 4. PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENT ET DE FORMATION À LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE : COMPOSITION DU COMITÉ DES POLITIQUES ET DE LA COORDINATION : Point 20 de l'ordre du jour (Document WPR/RC54/14) Le DIRECTEUR, DIRECTION DES PROGRAMMES, explique que le Comité des politiques et de la coordination qui est l'organe dirigeant du Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, compte au total 32 membres regroupés en quatre catégories. La catégorie 2 comprend 14 Etats Membres élus par les Comités régionaux de l'OMS pour une durée de trois ans ; trois Etats Membres doivent être sélectionnés par la Région du Pacifique occidental. Actuellement, ces trois pays de la Région du Pacifique occidental sont la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Viet Nam et Fidji. Le mandat de la Papouasie-Nouvelle-Guinée expire le 31 décembre 2003. il est donc demandé au Comité régional d'élire un Etat Membre en remplacement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont le mandat de trois ans commencera le 1 janvier 2004. En élisant les membres, il faut prendre en considération le soutient technique ou financier d'un Etat Membre au programme spécial et son intérêt dans le domaine de la reproduction humaine tels qu'ils se reflètent dans ses politiques et ses programmes nationaux. Le Comité régional peut choisir de sélectionner la République démocratique populaire lao. La prochaine réunion du Comité se tiendra entre le 30 juin et le 1er juillet 2004. Ainsi en est-il décidé (voir décision WPR/RC54(1)). Le Dr MANN (Papouasie-Nouvelle-Guinée) remercie le Comité régional d'avoir choisi son pays pour servir dans cet important comité et confirme que son pays est prêt à servir de la même façon dans le futur.
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5.
PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION CONCERNANT LES MALADIES TROPICALES : COMPOSITION DU CONSEIL CONJOINT DE COORDINATION : Point 21 de l'ordre du jour (Document WPR/RC54/15) Le DIRECTEUR, DIRECTION DES PROGRAMMES, dit que le paragraphe 2.2.2 du
Protocole d'accord sur les structures techniques et administratives du Programme spécial et de formation concernant les maladies tropicales prévoit la nomination par les Comités régionaux de l'OMS de deux Etats Membres choisis parmi les pays directement touchés par les maladies couvertes par le Programme spécial ou parmi ceux apportant une aide technique ou scientifique au Programme spécial. Les deux Etats Membres de la Région du Pacifique occidental qui sont actuellement membres du Conseil conjoint de coordination dans cette catégorie sont la République démocratique populaire lao et le Cambodge. Du fait que le mandat de trois ans du représentant désigné par la République démocratique populaire lao prend fin le 31 décembre 2003, le Comité pourra souhaiter nommer un Etat Membre qui délèguera un représentant pour la Région du Pacifique occidental à compter du 1er janvier 2004. Il peut souhaiter envisager le choix de la Mongolie pour remplacer la République démocratique populaire lao. Ainsi en est-il décidé (voir décision WPR/RC54(2)). 6. CINQUANTE-CINQUIÈME ET CINQUANTE-SIXIÈME SESSIONS DU COMITÉ RÉGIONAL : DATES ET LIEUX : Point 22 de l'ordre du jour Le Président invite le Dr Omi à dire quelques mot sur le lieu et les dates proposés pour les cinquante-cinquième et cinquante-sixième sessions. Le DIRECTEUR RÉGIONAL rappelle que durant la cinquante-troisième session, le Comité régional a accepté l'aimable invitation du Gouvernement de la Chine pour accueillir la cinquantecinquième session du Comité régional en 2004. Le Président invite le représentant de la Chine à prendre la parole. Le représentant de la Chine confirme au Comité que son pays accueillera la cinquantecinquième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental à Shanghaï, Chine. La Chine coopérera étroitement avec le Bureau régional pour préparer la réunion et en garantir le succès total. Le PRÉSIDENT remercie le représentant de la Chine.
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Le DIRECTEUR RÉGIONAL propose les dates de la session qui doivent prendre en compte celles de tous les autres Comités régionaux à la fois pour permettre au Directeur Général de participer partiellement à chaque session et pour laisser le temps nécessaire pour que les discussions de ces Comités soient prises en compte dans les documents de la réunion du Conseil exécutif en janvier 2004. Il propose donc la semaine du 13 au 17 septembre 2004. Le PRÉSIDENT demande aux rapporteurs d'ébaucher un projet de résolution dans ce sens, reflétant l'appréciation du Gouvernement de la Chine. 7. EXAMEN DES PROJETS DE RÉSOLUTIONS Le Comité examine les projets de résolution suivants. 7.1 Santé de l'enfant (Document WPR/RC54/Conf.Paper No. 8) Le Dr WAQATAKIREWA (Fidji) met en doute la formulation du paragraphe 6 du préambule, considérant que l'expression doit être non pas "les objectifs de développement du millénaire des Nations Unies" mais plutôt "les objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire des Nations Unies". Madame Blackwood (Etats-Unis d'Amérique) approuve la remarque du représentant de Fidji. Le Dr KUARTEI (Palaos) suggère que l'objectif "économique" soit inséré dans le paragraphe 1(1) du dispositif après "politique,". Le Dr MATHESON (Nouvelle–Zélande) propose que l'expression "pockets of" soit supprimée du paragraphe 1 du dispositif dans la version anglaise puisque dans certains Etats Membres, la mortalité infantile est considérablement supérieure à ce que la phrase laisse entendre. (NdT : Cette modification ne s'applique pas à la version française). Il propose par ailleurs que dans le paragraphe 1(1) du dispositif, l'expression "les soins de santé" soit placée avant "l'assistance médicale", dans la mesure où elle revêt un sens plus large. Le PRÉSIDENT dit que, concernant le point soulevé par les représentants de Fidji et des EtatsUnis d'Amérique, le secrétariat veillera à ce que la terminologie correcte soit insérée. Décision : Le projet de résolution est adopté (voir WPR/RC54.R9). 8. CLÔTURE DE LA SESSION : Point 23 de l'ordre du jour Le Dr TANGI (Tonga) remercie le PRÉSIDENT, le vice-président et les rapporteurs, tous les participants, le Directeur régional et le secrétariat.
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Le Dr THORNE (Royaume-Uni) approuve le vote de remerciement à toutes les personnes concernées. Le DIRECTEUR RÉGIONAL remercie les Etats Membres pour la confiance qu'ils lui ont témoignée en le réélisant. Il s'engage à faire de son mieux tout au long de son second mandat. Il remercie également le secrétariat pour le travail difficile qu'il effectue en coulisse. Il remercie le PRÉSIDENT et lui remet un marteau de président en gage de remerciement. Le PRÉSIDENT déclare que cette session est mémorable pour trois raisons. La première, parce que c'est la première session qui suit la flambée épidémique de SRAS, qui a aidé les Etats Membres à collaborer plus étroitement avec l'OMS. La deuxième, parce qu'elle correspond au deuxième anniversaire de l'attaque terroriste de New York qui eut lieu pendant la cinquante-deuxième session, et enfin, la troisième raison, parce que le Comité a réélu le Dr Omi au poste de Directeur régional. Il remercie tous les participants et le secrétariat pour leur travail. Il déclare que le projet de rapport de la session sera envoyé à tous les représentants avec une lettre d'accompagnement indiquant les dates limites auxquelles ils pourront envoyer leurs commentaires au Bureau régional. Passée cette date, le rapport sera considéré comme accepté. Le PRÉSIDENT déclare close la cinquante-quatrième session du Comité régional.
La séance est levée à 12 heures 15.