Q FEVER IN CANADA
LA FIÈVRE Q AU CANADA
P rovince de N ouvelle-Ecosse. — E n Nouvelle-Ecosse, la fièvre Q P rovince of N ova Scotia. — Q fever was not recognized in n’a été reconnue pour la première fois qu’en 1979, lorsque des cas Nova Scotia until 1979 when, during the study o f atypical pneu d’infection à Coxiella burnetii ont été diagnostiqués dans le cadre d’une monia, cases of Coxiella burnetii infection were diagnosed, and étude sur la pneumonie atypique. Depuis, des cas sont recensés chaque every year since then, cases have occurred. T he peak was reached in 1985, with 57 cases. Between 1979 and 1987, a total qf 170 année et leur nombre a atteint u n sommet (57) en 1985. De 1979 à 1987, on a enregistré au total 170 cas : 115 chez des sujets masculins et 55 chez cases, 115 male and 55 female, occurred. T h e mean age of these des sujets féminins. Ces sujets étaient âgés de 12 à 89 ans, leur âge moyen cases was 39.6 ± 16.4 years with a range from 12 to 89 yean. étant de 39,6 ± 1 6 ,4 ans'. Huit d’entre eux avaient plus de 70 ans. Sur le Eight of the patients were over 70 yean of age. One hundred and forty cases or 82% of the total were hospitalized with atypical total des cas, 140 (82%) ont été hospitalisés pour pneumonie atypique. Un décès a été recensé: il Vagissait d’un sujet qui, atteint de myocarpneumonia. There was 1 death in a patient with an underlying cardiomyopathy who developed an aspiration pneumonia and diopathie sous-jacente, a contracté une pneumonie de déglutition et une bactériémie à Escherichia coli En état de choc à son admission à l’hôpital, Escherichia coli bacteraemia. At the time of admission this patient ce malade présentait une insuffisance rénale et une rhabdomyolyse. was in shock with renal failuré and rhabdomyolysis. ' En Nouvelle-Ecosse, l’épidémiologie de la fièvre Q semble présenter There seem to be unique features to the epidemiology of Q des caractéristiques particulières, l’exposition à des chattes infectées qui fever in Nova Scotia in that exposure to infected parturient cats mettent bas ayant été la cause de plusieurs poussées. De 1979à 1987, il y has resulted in a number of outbreaks in this province. Indeed, from 1979 to 1987 there were 24 separate cat-related incidents of a eu en effet dans la province 24 épisodes distincts liés à des contacts avec des chats. Q fever in the province. On a aussi diagnostiqué 8 cas d’endocardite imputables à la fièvre Q, Eight cases of Q fever endocarditis, 6 in Nova Scotia and 1 each soit 6 en Nouvelle-Ecosse, 1 à l’ile du Prince-Edouard et 1 au Nouveauin Prince Edward Island and New Brunswick, have also been diagnosed. . Brunswick. Il ressort de ces données que la fièvre Q n ’est pas rare en NouvelleThese data show that Q fever is common in Nova Scotia and Ecosse, et que d’autres études doivent être faites pour déterminer la other studies are indicated to determine the prevalence of this infection. prévalence de cette infection. Province of Ontario. — After many years with no reports of Q fever in Ontario, 22 human cases, were recorded Jn,1982, and between dial year and 1986, a total o f 89 cases were reported. However, since 1982 the annual number o f cases reported has padually been declining, from 22 in 1982to 12in 1986. T he high incidence m 1982 was related to a number of cases associated with a cattle bam and an outbreak among research staff and animal handlers in the animal researcharea of a Toronto hospital. In the latter outbreak, serological surveys revealed that 97% (36/37) of the sheep, 68% (28/41) of the animal attendants, and 18% (60/331) of the staff members were seropositive for Q fever. T he most commonly reported symptom was “fever of un known origin”, 52% (46/89),-followed by weakness or fatigue, 25% (22/89) ; upper respiratory tract infection, 22% (20/89) ; head ache, 21% (19/89); myalgia, 11% (10/89); nausea, 9%, (8/89); abdominal pain, 8% (7/89); and vomiting, 3.5% (4/89). All 89 cases exhibited at least one of these symptoms. A significant proportion (33%) required hospitalization. The majority of cases occurred in men, with the incidence increasing from 21 to 60 years of age. Cases occurring in women were substantially fewer except in those older than 60 years, which may be due to a greater likelihood of occupational expo sure to infected animals. T he highest incidence occurred during the spring and early summer, i.e., April-June, with a subsequent peak in December. This may be related to seasonal parturition of sheep, goats and cows, or possibly livestock marketing practices. Serology was done on all 89 cases ; paired sera were available for 50. Thirty-one exhibited a 4-fold or greater increase in titre using the complement fixauon test (CFT); this is indicative of recent infection. A standing or single C F T titre o f 1:256 or greater was obtained in 20 of 39 cases. Such a finding is considered presump tive evidence of infection at some undetermined time.
P rovince D'Ontario. — Après de nombreuses années sans notifica tion de fièvre Q, l’Ontario a recensé 22 cas humains en 1982 et un total de 89 cas de 1982 à 1986. Pendant cette période, le nombre annuel des cas signalés a toutefois diminué progressivement, tombant de 22 en 1982 à 12 en 1986. L’incidence éleyée de 1982 était liée à u n certain nombre de cas associés à une étable, ainsi qu’à une poussée enregistrée chez le personnel (chercheurs et animaliers) du département de recherche sur l’animal d’un hôpital de Toronto. Des études sérologiques menées dans le cadre de cette dernière poussée ont révélé que 97% (36/37) des mou tons, 68% (28/41) des animaliers, et 18% (60/331) des membres du personnel étaient séropositifs pour la fièvre Q. Des symptômes signalés, le plus fréquent était «fièvre d’origine incon nue», 52% (46/89), suivi de: faiblesse ou fatigue, 25% (22/89); infection des voies respiratoires supérieures, 22% (20/89); céphalée, 21% (19/89); myalgie, 11% (10/89); nausées, 9% (8/89); douleurs abdominales, 8% (7/89); et vomissements, 3,5% (4/89). Les 89 cas ont tous présenté au moins un de ces symptômes et un pourcentage impartant d’entre eux (33%) ont dû être hospitalisés. La majorité des cas concernait des hommes, l’incidence augmentant de 21 à 60 ans. Les femmes touchées étaient beaucoup moins nombreu ses, sauf pour le$plu$4e.60 ans, ce qui s’explique peut-être par une plus grande probabilité d’exposition professionnelle à des animaux infec tés. L’incidence a été à son maximum au cours du printemps et au début de l’été, soit d’avnl à juin, et un autre pic a été enregistré en décembre. 11 faut peut-être y voir un lien avec la parturition saisonnière des brebis, des chèvres et des vaches, ou encore avec des pratiques du commerce du bétail. La sérologie a été pratiquée chez chacun des 89 cas, et des paires de sérums étaient disponibles pour 50. Chez 31, le test de fixation du complément (TFC) a révélé u n titre au moins quadruplé, augmentation révélatrice d’une infection récente. Chez 20 cas sur 39, un titre stable ou unique d’au moms 1:256 a été obtenu par TFC, résultat considéré comme un signe de présomption d’infection à un moment indéter miné.
W kly Eptdem.
: No. 21 - 26 May 1989
-
163
-
RaievÔ éptüém hebd. : N° 21 - 26 mai 1989
The extent of direct and indirect animal contact was also investigated for the 89 cases. Fifty-two per cent (46/89) indicated that they had had no animal contact; these patients were mainly urban homemakers, 'children, pensioners, or unemployed persons. Where contact had occurred, 74% (32/43) had had direct animal contact, with sheep (12) and goats (10) ranking first and second. Direct animal contact was also related to ingestion of unpasteurized dairy products such as cow’s milk (3%), goat’s milk (5%) and cheese (5%). Of the 45 cases indicating occupation, 76% (34/45) had close contact with animals. Livestock owners (18) and animal research workers (8) were the occupational groups most commonly affected. Although the trend for Q fever is decreasing, there is still concern because of the severity of the symptoms, the relatively high rate of hospitalization (29/89 or 33%), and the number of occupational cases associated with research animals and livestock (27/89 o r 30%).
Les 89 cas ont aussi été interrogés quant au degré de contact direct et indirect avec tics animaux. Au total, 52% (46/89) ont déclaré n’avoir eu aucun contact; il s’agissait surtout de citadins — petsounes au foyer, enfants, retraités ou chômeurs. Dans les cas où uncont^çt était précisé, 74% (32/43) des sujetsâyaiént eu un contact direct avec des animaux — les moutons se plaçant au premier rang (12), suivis des chèvres (10). Le contact direct avec des animaux était également lié à l’ingestion de produits laitiers non pasteurisés, comme du lait de vache (5%) et de chèvre (5%) et du fromage (5%). Sur les 45 cas pour lesquels un métier était précisé, 76% (34/45) avaient des contacts étroits avec des animaux, les propriétaires de bétail (18) et le'personnel de recherche sur l’animal (8) étant les groupes professionnels les plus touchés. Même si la fièvre Q diminue, l’inquiétude persiste en raison de la gravité des symptômes, du taux relativement élevé d’hospitalisation (29/89 ou 33%), et du nombre de cas professionnels associés à des ani maux d’expérience et au bétail (27/89 ou 30%).
(Based on/D’après: Canada Diseases Weekly Report/Rapport hebdomadaire des m aladiesau Canada, Vol. 14, No. 17, 1988; Health and Welfare/Santé et bien-être social Canada.)