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Rapport sur le développement économique et social des zones libérées de l'onchocercose en Haute-Volta, juillet 1983

Organisation mondiale de la santé
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Onchocerciasis Control Programme in the Volta River Basin area Programme de Lutte contre l'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC.CCP COMITÉ CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président JPC4.4D ORIGINAL : FRANCATS Octobre 1983 REPUBLIQI]E DE HAUTE-VOLTA Unité - Travail - Justice COMITE CONJOINT DU PROGRA},IME Quatrième session P décembre 1983I § Po in t 9 de I'ordre du iour rovlso]-re MINISTERE DU DEVELOPPEMEMT RI.]RAL I. INTRODUCTION RAPPORT SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOI,IIQIE ET SOCTAL DES ZONES LIBEREES DE L'ONCHOCERCOSE EN HAUTE-VOLTA JUILLET 1983 a L'onchocercose est une maladie largement répandue en Afrique tropicale et particulièrement dans le bassin hydrographique de 1a Volta où on estime qu'elle affecte plus d'un million de personnes sur une superficie de 7OO OOO km2. Sept pays (Côte d'Ivoire, Bénin, Haute-Volta, Ghana, Mali, Niger et Togo) sont victi-mes de ce fléau; mais la Haute-Volta est la plus affectée puisque 84 "/" de sa superficie sont touchés et 90 7. de sa population vivent dans la région où sévit 1'onchocercose; 1'une des conséquences de 1'onchocercose en Haute-Volta a été 1'abandon quasi total des Vallées des Volta qui consti- tuent Pourtant les zones les plus fertiles. Les populations se sont concentrées sur les p1a- teaux dont les possibilités agricoles déjà réduites, s'amenuisent d'année en année. La concentration démographique de ces zones à faibles productibilités a entralné en Haute- Volta un surPeuPlement absolu dont les conséquences économico-sociales sont particulièremenE graves. La nécessité de trouver un début de solution à cet épineux problèrne s'est alors imposée. Un vaste prograrnme d'éradication de I'onchocercose à 1'éche1Ie des sept pays élaboré sous l'égide de 1'OMS, de la FAO et sur financement PNUD, et une stratégie générale des opérations ont été présentés et acceptés par les gouvernements intéressés et 1es donateurs potentiels. La Banque mondiale, étroitement associée aux acEivités préparatoires a été chargée de trouver 12O millions de dollars de financement requis pour le financement du Programme d'éradication. Les moyens d'action ayant été mis en place, le programme a connu un début d'exécution sur le terrain par la lutte antivectorielle. Parallè1ement, un prograrrune de développement écono- mique et social des zones 1ibérées de 1'onchocercose, recornmandé par les donateurs a été é1a- boré sur une base nationale afin de respecter Ies options de développement de chaque paysbénéficiai.re. II. LE CADRE INSTITUTIONNEL : L.AUTORITE DES AMENAGEMENTS DES VALLEES DES VOLTA Conscient de I'importance d'une véritable planification de la mise en valeur des zones 1ibérées de I'onchocercose, le Gouvernement de Haute-Vo1ta a créé en 1974 ua Comité national de Lutte contre 1'Onchocercose, divisé en deux sous-comités, un chargé des Affaires économiques et 1'autre des affaires sanitaires. Para1lèlement, i1 a êLé créé en septembre 1974 1'Autorité des Aménagements des Va11ées des Volta (AVV), établissement public à caractère industriel et commercial doté d'une personnalité morale et d'une autonomie financière. JPC4.4D Page 2 L'objet de I'AW est la mise en valeur des zones inhabitées ou sous-peuplées des Vallées des Volta et de leurs affluents : dans les zones relevant d'aménagement défini par décret, 1'AW est chargée d'étudier, de promovoir, de coordonner, d'exécuter ou de contrôler 1'exécu- tion de 1'ensemble des opérations nécessaires au plein développement économique et social des périmè tres d' aménagement. L'AVV est particulièrement chargée - d'élaborer des schémas directeurs d'aménagement classant 1es zones; en zones à vocation agricole, pastorale ou sylvo-cynégétique et précisant les infrastructures rurales et 1es voies de communication; - d'assurer les études préalables à I'implantation de nouvelles exploitations; - d'effectuer ou coordonner les études et recherches sectorielles prévues au progrannne de mise en valeur; - de présenter par f intermédiaire de sa direction générale à une commission nationale de contrô1e, les candidatures des familles d'exploitants et de proposer en cas d'insuffisance de mise en valeur 1e retrait des lots aux attributaires; - de promouvoir directement ou indirectement 1'approvisionnement des populations installées; - d'assurer la formation de 1'encadrer,rent et des exploitants aux techniques rurales vulga- risées ou d'en confier 1a réalisation aux organismes habilités; - d'exécuter en régie ou faire exécuter à 1'entreprise tous travaux d'aménagement; - d'assurer 1'entretien et le fonctionnement de 1'ensemble des installations transférées à 1'AVV ou créées par elle; - de participer à la construction de barrages hydroélectriques ou non sur les zones des Vo1 ta; - d'installer des industries agro-industrielles pour valoriser les productions agricoles ou toutes autres industries; - d'exploiter et de développer 1'élevage dans les bassins des Volta et de leurs affluents; - de participer à la diffusion du crédit agricole en liaison et sous le contrôle de 1a struc- ture nationale de crédit intervenant dans le secteur rural. En résumé, 1'AW a donc des responsabilités précises et complètes sur environ 7 % du terri- toire national et un rô1e de coordination et de contrôle sur la quasi-totalité du territoire voltaïque, rôIe qu'e11e partage évidemment avec 1es organismes régionaux de développement (ORD). L'AVV constitue donc un instrument essentiel du développement des zones onchocerquiennes voltaïques et c'est à travers elle que sont canalisées les aides bilatérales et multilatérales concernant ces régions. III. STRATEGIE DE DEVELOPPEME}TI DES ZONES ONCHOCERQUIENNES EN HAUTE-VOLTA Politique d'aménagement de I'AVV de 1974 à 1980A) Le Projet d'Aménagement des Val1ées des Volta consiste en la mise en valeur optimale des ressources naturelles (sols, forêts, pâturage, eaux, faune) des zones sous-peup1ées des Va11ées des trois Volta et de leurs principaux affluents, 1'accent étant. particulièrement mis sur le capital so1. En tenant compte de Ia vocation de chaque type de sol, on a établi un zonage des périmètres d'aménagement, on aboutit ainsi à un schéma directeur d'aménagement général fixant des affecta- tions préférentielles du territoire. a JPC4.4D Page 3 On a pu ainsi distinguer - des zones d'agriculture sèche où seront installés des villages d'agriculteurs recrutés dans les régions à terres surexploitées; - des zones d'agriculture irriguée où 1'on rencontre des ressources en eau suffisantes et des sols adaptés où i1 est projeté d'exécuter des projets d'aménagements hydro-agricoles avec comme ressources complémentaires la pêche; - des zones d'élevage où pourront se développer des ranches et embouches; - des zones de réserves de faune sauvage où l'on doit aménager des parcs et exécuter des projets touristiques; - des zones forestières, proches des centres de consommation, où s'effectueront des planta- tions d'arbres forestiers pour 1es besoins en bois de chauffe. Toutes ces activités, tant en agriculture sèche, culture irriguée, élevage, forestation, sont au stade des réalisations et se poursuivront dans le futur. 1) Les études d'aménagement§ Les données de base permettent d'établir un document cartographique de base précisant des informations sur 1'hydrographie et 1'occupation des sol-s tandis que les études sociologiques, pédologiques et agrostologiques permettent l'élaboration des schémas directeurs d'aménagement et fait apparaltre : - 1'emplacement des villages; - 1'extension des territoires de culture de chaque village; - le tracé des dessertes routières; - la localisation des équipements collectifs. La mise en place des infrastructures Avant f installation des villages, on procède à la mise en place des équipements collectifs. a) Réseau routier L'Autorité doit non seulement construire des routes à aussi les relier au réseau routier existant. f intérieur de ses périmètres, mais Des ouvrages d'art (passage busé, radiers, ponceaux, dalot.s) sont construits à chaque passage d'eau. En attente de 1'aménagement définitif, on ouvre provisoirement des pistes qui seront au besoin rapidement reprises après 1'hivernage. b) oints d'eau Pour satisfaire les besoins estimés,4OO I d'eau par jour et par famille, 1'AVV réalise des forages de petit diamètre, de ce fait, i1s ne peuvent recevoir qu'une seule pompe d'où les normes retenues de 2 forages pour un village de 25 familles, 3 pour un de 50 et 4 pour un de 75. c ) Bâtiments Les différentes expériences de construction tentées sur le terrain ont condui-t 1,AVV à avoir recours au béton armé avec couverture en bacs-alu et avec des ouvertures métalliques. 2) JPC4 .4D Page 4 Des logements de 2 et 3 pièces sont réa1isés pour le personnel d'encadrement de terrain. Notons aussi les constructions collectives comme les dispensaires, éco1es et magasins pour 1'usage de plusieurs vi11ages. d) Mise en place des exploitations agricoles L'exploitation des terres jugées aptes à la culture est confiée à des familles sous leur responsabilité individuelle. Le système de culture a été choisi de façon à assurer le maintien de la fertilité du sol par un assolement judicieux et permettre non seulement I'autosuffisance alimentaire de la famille mais lui assurer un revenu monétaire suffisant pour dégager un sur- plus appréciable après la rémunération des facteurs de production. L'accès des exploitants aux facteurs de production (semences sélectionnées, produits phytosanitaires, engrais et attelages) est assuré par 1'AVV par le biais de son Service Crédit agricole. Une expérimentation agrono- mique d'accompagnement, conduite sur plusieurs points d'application choisie en fonction de leur représentativité agroclimatique, étudie 1es améliorations à apporter au système cultural. La rnise en oeuvre simultanée de toutes ces nouvelles techniques pour le paysan transplanté de son milieu d'origine à une nouvelle zone nécessite un encadrement relativement dense. La programmation et 1'organisation sont conçues à partir de 1'AW siège, tandis que sur le terrain un réseau d'encadreurs et animatrices contrôlés par des cadres moyens et supérieurs exécutent 1es directives venant de la Direction générale. 11 est incontestable que les acÈions de développement auront autant d'impact que les honrnes qui 1es conduisent sur le terrain y seront mieux préparés. L'AVV est ainsi obligée de former ses agents d'encadrement. Pour les paysans encadrés par I'AVV, i1 est construit des centres d'alphabétisation fonc- tionnelle et sélective, où ils apprennent à lire, à écrire et à compter en deux ans. Le développement de 1'exploitation familiale passe par 1'organisation du monde rural et la promotion de la fenrne, c'est ainsi qu'il est mis sur place des comités villageois et des comités de bloc. Les animatrices prodiguent aux fenrnes des conseils de PMI, d'éducation ménagère et leur dispensent des notions économiques et agricoles afin que les femmes participent à 1'évolution de 1'exploitation. La construction des éco1es et des dispensaires par 1'AW participe à l'amélioration de 1'environnement socio-économique des villages des périmètres AVV. Grâce au Fonds de développement villages des pharmacies villageoises, des moulins à mil, des boutiques villageoises ont été initiés, réa1isés par et pour les paysans. Les actions nombreuses et diversifiées menées par 1'AW visent à assurer aux zones libé- rées de 1'onchocercose qui représentent un potentiel vi.tal pour la Haute-Vo1ta, un développe- ment économique et social intégré et harmonieux. B) Nouvelles orientations de 1'AW Après la phase expérimentale, on a assisté de 1976 à 1980 à I'intensification des acti- vités de 1'AVV, ce qui a permis de tirer un certain nombre d'enseignements et de nouvelles orientations sur 1e plan technique ont été opérées. C'est ainsi que pour les études, i1 est désormais pris en compte 1'ensemble de toutes les ressources naturelles de 1a région, f introduction de 1a photogrannnétrie consEitue aussi une innovation importante. Au niveau de 1'encadrement, une intensification des méthodes d'animation a été opérée. Dans le cadre de 1'organisation du milieu, 1'action de 1'AVV a aidé à la mise en place des comités villageois de développement. Pour ce qui est des infrastructures (routes, bâtiments, forages) une évolution des techniques et des normes a été opérée. 11 faut noter que les sources sEades d'évolution de 1'AW. JPC4.4D Page 5 de financement ont été étroitement associées aux différents Depuis 1978, les réformes de la politique d'intervention se sont approfondies et ont abouEi en 1980 à 1'élaboration du document "réforme des méthodes d'intervention de 1'AW - résultats acquis te lOfafAO", soumis à 1'appréciation de 1a troisième conférence des sources de financement de 1'AW d'octobre 1980. L'une des conclusions de cette troisième conférence a été 1a création d'un Comité mixte de Réorientation (représentants des bailleurs de fonds * secrétaire généra1 du développement rural * secrétaire généra1 du Ministère de 1'Economie et du Plan * AW) chargé d'approfondir et de traduire dans 1es faits les grandes lignes de 1a politique de réorientation des activités de 1 'AW. Comme cela a été 1e souhait de 1a 3e Conférence des bailleurs de fonds, et afin d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés par 1e Gouvernement voltaîque, 1'autorité des aménagements des Vallées des Volta s'est orientée dans une politique de développement régional intégré prenant en compte 1a totalité des potentialités de 1a région et pour cela : toutes 1es terres, toutes les eaux doivent être utilisées au mieux de leurs potentialités pour 1'agriculture, 1'élevage, 1a forestation ou 1'entretien de 1'écologie; t.ouEes les techniques de production utilisées doivent aboutir à un tout cohérent (techni- quement, économiquement et socialement); les capacités de toutes les populations déjà en place doivent y trouver leur emploi. L'intégration de toutes ces données amène 1'AVV à : modifier 1'assolement et 1a roEation des cultures pour une adaptation à 1'ouverture de nouveaux types de sols à 1'agriculture; créer des zones consacrées à 1a sédentarisaEion de 1'élevage nomade; créer des zones à reforester et des zones à protéger. L'utilisation de tout 1e potentiel eau amène à envisager la mise en valeur de tous 1es bas-fonds utilisables. L'utilisation de tout Ie potenEiel humain amène à prendre en compte les zones déjà occu- pées des périmètres et mettre au point des techniques agricoles adaptées et des techniques de vulgarisation qui tiennent compte des contraintes du milieu physique et humain. Les infrastrucEures nécessaires à la mise en valeur des périmètres doivent être program- mées de telIe sorte que, sans que cela nuise à leur utilité sur 1e périmètre, elles aient un impact maximum sur les zones environnantes. Cette optique d'élargissement de f influence la localisation que 1a densité et f importance des à: des infrastructures concerne aussi bien constructions et aménagements nécessaires 1'enseignement et 1'éducation des jeunes; la santé; I'approvisionnement en eau potable; 1es déplacements et transports; la vulgarisation; 1a conrnercialisation. JPC4 .4D Page 6 La nouvelle approche de 1'AW peut se résumer de la manière suivante Les zones d'intervention de 1'autorité des aménagements des Vallées des Volta onL été découpées en : - uniLés de planification (UP) qui sont des entités géographiques présentant une certaine homogénéité socio-économique à I'intérieur desquelles peuvent être planifiées des actions de développement intégré et des infrastructures sociales; - unités de développement (UD) délimitées à f intérieur de lnUP et qui sont des projets cohérents dont 1a tai11e répond à un souci d'efficacité dans les possibilités de finance- ment et de gestion. Les systèmes de production int.roduits répondent aux objectifs suivants - permettre d'atteindre rapidement 1'autosuffisance alimentaire; - donner aux populations un cadre de vie satisfaisant; - assurer aux populations un revenu monétaire régulier; - sauvegarder l'équilibre écologique. Le rôle principal dévolu à 1'UP est la conduite et la coordination concourant à 1a promo- tion du monde rural d'une sous-préfecture donnée. La suivants politique d'intervention de 1'AW a permis d'obtenir sur le terrain des résultats IV. RESULTATS OBTENUS DE 1972 A 1982 JPC4.4D Page 7 æô o a j 1 o @) oE G € ao üd Ç ! a o ôo§ NiSCO N o NN@N$ô4A@ OÔNNONNO ô ô @ o éo aj o !6 o ! o ! t o Ë @ @§j d o! É ! ç o É. ..; !oJIoo Éé !ol .i€ oÉl oüto H< zopÈÉ oo !o H aa!oHâ 6l !l o? @oo@ooooôo@oo-To NOO:Oô@ô6ôjàô j o N j @ @ oô@660600OAôNiiNOaàô6NOô@O: ôOôà6ôeOaOôôiNNNN6NO6SSj;-j 6 N N : § N N a N o .T ooô ù oo ooo C c ooo o o nlt) G o j (l ooo o N occ ca o@ @ ô N ooo o ooo oj @ ooo o oooooo OO coo o$ ooo o o ô @ô ooo oo ooo o ooo o ooo o ooo o ooo oj o N @ o oo @@oo N N @ Oô@O6OONÔ§@OONOoçO OOôôiNôN60-I 4NNQ $j ô N N ô ô j o @j @ @ Nô ooo a oo j N ooo @ o o @ @ o @ o ô @ ô ooo ooo @ oôoooi oçÔa@oôoiôà oôçioJ ôê@@-j 666 j N § @ ô ô ooo @oô N N oo @ ô NÔ N N o N oi o6 o6 @ ô oô @ @ Nô o a ô æ ô @ ô ôo -TÔO@oô i@ o ô @ @ ô oôô o ooo o o @§ N ooo o @ ôo N o @ ô § j 6 ooo N @ oo ôl oo 6 oo @ ô Nô ooo o N ooo No ooo o ô oo i o oo o oo o a o s ts ts !É o ^E @À -\À!>odHÀÈ!tsaDoroo>oOU\O6\o\o!o! .iH600 uulEÉoHooo'\o >Ë!o!!o<o@É1>rzo6<ÈDr o o a6 ag I aÀ É ; d o ) o @ oi d .i !Éoo< aÉh o\-Éoo araàÈO0âdÈ <ah@aizd!hhaZSeÀÀÉÈ o! a !\o )< ! a o @ ; H H H o o a o @ 6 H É æ 6 o € ts oÀÀ ! 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FI tI I I II I JPC4.4D Page 9 6 ! oH o.Jærô-fNNN ôoôN cooiÊ NN ô o N 6006OOO€NONr aoNo oô NI iio iN§'ôidNONNôO N6 @ OO r O \T OOr@n€ÈO ô \T N ONN o æô OOo æNÔN Oæ\O€O\TôoG NOO\T \o oono ô @NoNi 6 6OO'$co \o ô ÔO N Ô ô Nô io \ooô -T oo cOcO\f\To€§\tooocoS\t NÔÔo ;N dN oooo6Oo\t \TOnN €ô 6 @ N o6ô æNN N cî 0do @ \TNô\t SN rÔ I NO co Nrô æoNrNNN.JN I næ\f§ N hc)Èo \o 60 co oôO @ o NNi6 Nii oo Q 6rô oôN NÔNiô\ONONH N N N co@Ni o oo o 6O OO € rnt\ONÊO hNÊi Nô O€6ONN Onr €ii N @ I N6c)6NiN i\o@ N o@ N§i\O N ôô OO o, Ne9 r a i i i 6O \o NNo i coNCO \O 6 o -f a ro d ô Nô \ta @ oOo N o;(1 \T côoo qI 33 ioo.XEitaè0lr 'Y E C (§ .i a ip É ; pr ! o ) a a di v :ï v o O lro o'i J i ot ^a @ o o tr .i.i>O (§ O -; d O oo^qj @rO OqO!Éa.=(0!0rÉotr@@Àa@ ,É iuEE T o'F u .d ÊtrqJ'É o (§'i o,iiv -\\0J O O 'd \o o O 6 Ê O Ê , ti O Ê i lr > (.:) ii E'i.d p É \o É u ! o!Ê o, Ir o rru ol pa0J EP! Ê (! tJ O Ê uvO O. 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I r.r rc azoH ts aH Fl Êl d. a rd Fl ttrt JPC4.4D Page 10 ùog tedo RYTHME DES INSTALU,T]ONS t97 208 397 Année d'installation t9 73 L974 797 5 t97 6 t97 7 t918 19 79 1980 198 1 Total Tiebele 8 44 L49 6 9 Linogh in 20 25 25 76 76 52 15 297 37 20 27 99 28 2lL Bombore 306 44 5 355 Rapadama I 20a Kaibo Sud 90 36 1 3 84 215 Manga- Es t 101 93 2 t96 KaÏbo Nord 23 4J 62 24 L)l Bane I 48 )\ 42 29 30 t75 Dj ipologo 40 lo1 103 244 Total AW 9 195 313 602 2t9 2 450 JPC4.4D Page 1l N @ôÊ o \t \T O(J(Jzzz æo6 iNr N\A NOO NÔ@\TÔ\T -t§ OOæ o@N\T\'Ô id 60N€i9 N N coô N\t N æ orNæi§æôN\ÿ ô\T .to Næ N o@N@oô oos çaC)@ +a€OCæi6 o æô o -a\T N @ o N 6N €ôôa§i(Jôôz Oood(J6aZooonc)€ôz N6 Nôtn§N@O§NÇà\t NO @NÔoo6 \,dN ô N o N N N N N N 6O(J OU(JÉzz dzzæç NÊrÔo ô€dN àNÔNôæ -t NN æ N o ô@()(Jdzz oô co H $ -ÿr ô @N € ô6@NN@ a ôO(Jûzz <,iooNÔiN§O N r Nô N N N ÔOCJ@zz € ôr N N6€ NçN iô \T NCJ(J@zz N Ôr NN -T o66N O\T N a N oi o\T N € @ 60€ôa€\T@ n@ N ôôæ ON€ N cooNr\Tn NO\T .oo@\tôO\Tô@ôÈi N o §6O! \ÿOr €NN@O -fooNAÈ N@O co6N nô@ -tô -t-IniNOO\\t\t@ÊÊ \,rô ô ô\tÈ ôoi6 0ÔÊON_foæ\T ON-t@æoe-Jco@HÊOÔNN qq C) o @(, \o 'ÉÀÊ .io qif.J Hÿ! .rlo u(ü,Ê.o 'Ëtro OCdtr .é@È od 0) hÀÉ ÉN @ k o)U (! h r 6 i È op o o a o\o .i o a o!! o H a 0) É oU É ou o o a o É o o@!É.C F ÿomo! !È > ÈÔo.i'ro o @ ÉE .i !uoC1ô€ 'uo }]l Ê.1 (n -Ë oàI .É'li è0trÈo.i !qÉ Ég o 'É q) & C) O.i obo 0! liH .ê o o.J o@Ê É .i U o(d lr H ^o@0) oÉ Éo o!!v q @o .io(üÉ lrOè0ÉÉoJ0Ja qJ lr! q OJ .Étr .do o.à u6 o@ O.d@ÊÉ(ü .i .d o H c) E o() zoÊF() âoûÀ fjlê aü =!il« !- æ È1 lN '^ô F-lo(J H/, aF Ér rl Da rI]ù JPC4 .4D Page 12 V. PROGRAI"II'IE DE DEVELOPPEI'TENT DE LIA\ry 1983-1986 COUTS ET RESULTATS ATTENDUS DU PROGRA}ME 1983-1986 (Cultures sèches) Coûts du progranrme AW 1983-1986 Coût des études Type d'études Superficie(ha ) Coût unitaire Fr. CFA/ha Co'ùt tota 1 50 I 55 000 000 250 275 000 000 2 000 280 000 000 1 000 225 000 000 50 55 000 000 I 200 2 70 000 000 3 500 105 000 000 50 100 o00 000 100 200 000 000 ZO 280 000 00u Couverture aérienne (1,/20 oo0) Morphopédologie de reconnaissance ( 1/1oo ooo) Phorogranrmé rrie ( l-l10 ooo) MorphopédoLoeie (L/20 ooo) Hydrogéologie de reconnaissance(1/Ioo ooo) Hydrogéologie (fracturation - géophysique) (1/2O OOO) Topographie (implantation au 1/10 000) Agrostologie (1/1oo o0o) Agrostologie (détai1 au 7/2o ooo) Schéma directeur (f/foo ooo) I loo ooo 1 IOO OOO 140 000 225 000 1 IOO OOO 225 000 30 000 600 000 200 000 I 400 000 Coût total des études I 3,13 00C-) OOO JPC4.4D Page 13 COUT D'INSTALLATION DES EXPLOITATIONS Conformément au programme 1983-1986, il sera installé en cultures sèches en 4OO exploitants sur 1'UD de Mankarga. Le programme 1983 de mise en place d'exploi- tations modèles dans le projet }4anga (UP3) n'étant pas encore connu, nous ne I'avons pas inclus dans les actions à mener cette année. 930 exploitations sur 1es UD de Mankarga (4OO), Ouayalgui (2OO), Fara-Poura (330). A cela s'ajoutent 360 familles d'éleveurs sur 1'UP8 (zone d'élevage de la Nouaho). I1 y aura au total en 1983 l29O exploitations à installer. l94O exploitations sur les UD de Iô-Est (245), Pô-Orest (58O), Ouayalgui (3OO), Sud-Bagré (815). 3 4OO exploitations sont à installer sur les UP2 (5OO), 3 (5OO) et 10 (1OOO) , ainsi que sur l'UD pilote de Ia Volta Noire (lfOO) et Ouayalgui (3OO) . 1983 - 1984 - 1985 - 1986 - Hypothèse de calcul des coûts On suppose que le coût total moyen estimatif d'installation d'une exploitation en zone de colonisation s'élève à 1 5OO OOO FT.CFA (coût mars 1983) : - 1 OOO OOO FT.CFA/exploitation en investissement d'infrastructures de base (routes, écoles, dispensaires, points d'eau, etc.) - 5OO OOO FT.CFA/exploitation en action d'aménagement foncier, élevage, reboisement, enca- drement et sensibilisation. COUT DU PROGRAMME D'INSTALI,ATION DES EXPLOITÀTIONS Coût du proiet d'é1e e sans études de base Projet élevage Nouaho : coût d'installation du village d'éleveurs de Mankarga PROJETS SPECIFIQUES (Bagre - Sourou - Fara-Poura) (cultures irriguées) Au cours de la période 1983-1986r 1es superficies sui.vantes seront. aménagées 643 000 000 30 500 000 Ba gre Sourou 5OO ha 50O ha 5OO ha 107 ha (en irrigué)(culture pluviale) (en irrigué) Année Coût unitaire(Fr. CFA) Nombre d'exploitations Coût total (Fr. cFA) 19 83 t984 19 85 19 86 Total 1 500 000 1 500 000 I 500 000 1 500 000 600 930 I 940 3 400 6 670 600 000 000 I 395 000 000 2 9LO OOO OOO 5 100 000 000 10 005 000 000 - Fara-Poura JPC4 .4D Page 14 La valeur économique des productions des projets est 1a suivante: Ces superficies aménagées donneront 1es productions suivantes Sur la base de I ha,/famil1e, 1600 familles seront installées. spécifiques pour la période 1983-1986 Surface aménagée (ha) Rendemen t tf:na Produc tion(t) Riz Céréales (blé, maÎs) 1 107 500 4,5 4 4 981,5 I OOO Cultures Produc tion(t) PrixFr. cFA/t 4 981,5 1 000 93 000 80 000 Valeur économique de la production Fr. CFA 463 279 500 80 000 000 Riz Céréa1es (maÎs, b1é) Total 543 279 500 Le revenu brut agricole moyen de chaque famille d'exploitant est 543 27g soo/aoo = 339 549 Fr.cFA/an. de RESULTATS ECONOMIQUES ATTENDUS DU PROGRAMME I983-1986 (Cultures sèches ) A la fin de 1'année 1986, il devrait être installé au total : en cultures sèches : 667O exploitations représentant en movenne, à raison de 8 personnes par exploitation, 53 360 Personnes; 360 familles d'éleveurs situées essentiellement dans 1a Nouaho. Hypothèse de calcul En année de croisière, chaque exploitation produira : coton : 22oo kg (sur 2 ha) soit 11oo kg/ha sorgho blanc : 1650 kg (sur 1,5 ha) soit IlOo kg,'/ha cultures secondai-res (mi1) : ITOO kg (sur 2 ha) soit 850 kg/ha légumineuses : 35O kg (sur O,5 ha) soit 7OO ke,h-ta. On suppose que chaque famille d'éleveurs produira au minimum 1OOO kg,/'66 de céréales par an. JPC4.4D Page 15 PRODUCTION VEGETALE ATTENDUE EN UNE ANNEE DE CROISIERE Production/' exp 1o i ta tion (ke ) Production animale (production additionnelle en année) On suppose qu'en année de croisière, chaque éleveur pourra vendre 1O têtes de boeufs(5 femelles et 5 mâles). Selon 1es résultats obtenus sur Sondré-Est, on estime le troupeau moyen d'un éleveur à 5O UBT (soit 25 vaches reproductibles). Une unité de bétai1 tropical = I bovin de 250 kg de poids vif. Si en une année de croisière on estime qu'il vend 10 boeufs à raison de 2OO FT.CFA le kg vif, on aura donc comme production animale vendue : 2OO x 250 x lO = 5OO OOO Fr.CFA. CONCLUSION Le Gouvernement de la Haute-Vo1ta en créant 1'AW, structure nationale de dévelopPement économique e: social des zones 1ibérées de 1'onchocercose, visait à promouvoir un potentiel agricole, vital pour 1'avenir du pays. Après près de dix années d'existence, 1'AW a connu des résultats concrets sur 1e terrain. Afin d'élargir f impact de ces acti.vités, une réforme de sa politique d'intervention a été introduite; le GouvernemenE voudrait compter comme par le passé sur 1'assisEance extérieure pour réaliser le progranme I983-1986. Nombre d'exploitations Produc tion to ta le (ke) Coton Sorgho blanc Culturcs sccondaires (mil) Légumineuses Total Céréales produites par les éleveurs Total général 2 200 1 650 I 700 350 I OOO 6 670 6 670 6 670 6 670 360 L4 674 lI OO5 11 339 2 334 39 353 360 39 7L3 ooo 500 ooo 500 ooc ooo ooo

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé