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No 1 5 - lOApnl 1887
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N” 1 5- 10 avril 1987
SMOKING AND HEALTH The health consequences of involuntary smoking: 1986 Surgeon General’s Report U nited States o f A merica , - Inhalation o f tobacco smoke during active cigarette smoking remains the largest single pre ventable cause of death and disability in the United States. The health consequences o f cigarette smoking and of the use of other tobacco products have been extensively documented in the 18 previous Surgeon General’s reports issued by the Public Health Service. More than 300000 premature deaths that are directly attributable to tobacco use—particularly cigarette smoking— occur each year in this country. The magnitude of the disease risk for active smokers, secondary to their high-dose exposure to tobacco smoke, suggests that the lower doses o f smoke received by involuntary smokers also puts them at risk. The 1986 Surgeon General’s Report explores the health consequences incurred by involuntary smokers. It was developed by the Office on Smoking and Health, Center for Health Promotion and Education, Centers for Disease Control (CDC) as part of the US Department of Health and Human Services’ responsibility under Public Law 91-222 to report new and current information on smoking and health to the US Congress. Data in the 1986 report present evidence that the chemical composition of sidestream smoke (smoke emitted into the envi ronment by a smoker between puffs) is qualitatively similar to the mainstream smoke inhaled by the smoker and that both main stream and sidestream smoke act as carcinogens in bioassay sys tems. Data on the environmental levels of the components of tobacco smoke and on nicotine absorption in nonsmokers suggest that nonsmokers are exposed to levels of environmental tobacco smoke (ETS) that would be expected to generate a lung cancer risk. In addition, epidemiological studies of populations exposed to ETS have documented an increased risk for lung cancer in those nonsmokers with increased exposure. O f the 13 epidemiological studies that were available for review in the scientific literature, 11 reported a positive relationship and 6 o f these observed statis tically significant results. It is rare to have such detailed exposure data or human epidemiological studies on disease occurrence when attempting to evaluate the risk of low-dose exposure to an agent with established toxicity at higher levels o f exposure. The relative abundance of data reviewed in the report, their cohesive ness, and their biological plausibility allow a judgment that invo luntary smokmg can cause lung cancer in nonsmokeis.
TABAC ET SANTÉ Conséquences pour la santé du tabagisme passif: Rapport du Surgeon General,1 1986 Etats-U nis D’A mérique . - L’mhalalion de fumée de tabac par le fumeur de cigarettes reste la principale cause évitable de mortalité et d’incapacité aux Etats-Unis. Les conséquences pour la santé de l'usage de la cigarette et d’autres produits du tabac ont été abondamment documen tées dans les 18 précédents rapports du Surgeon General publiés par le Public Health Service. Plus de 300 000 décès prématurés directement imputables au tabac — et en particulier à la cigarette — surviennent chaque année dans ce pays. L’importance du risque de maladie pour les fumeurs exposés à de fortes doses de fumée de tabac, laisse supposer que les doses plus faibles de fumée inhalées par les fumeurs passifs leur font également courir un risque. Le rapport du Surgeon General pour 1986 examine les conséquences pour la santé du tabagisme passif. Ce rapport a été mis au point par l'Office on Sm oking and Health, Center fo r Health Promotion and Education, Centers fo r Disease Control (CDC), dans le cadre des fonctions imparties au Department o f Health and Human Ser vices des Etats-Unis aux termes de la loi (Public Law 91-222) qui lut fait obligation de communiquer toute information nouvelle sur le tabac et la santé au Congrès des Etats-Unis.
The 1986 Surgeon General’s Report comes to 3 major conclu sions: • Involuntary smoking is a cause o f disease, including lung cancer, in healthy nonsmokers. • Compared with children of nonsmoking parents, children whose parents smoke have an increased frequency o f res piratory symptoms and infections. They also have slightly smaller rates o f increase in lung function as the lung matures. • Simple separation of smokers and nonsmokers within the same air space may reduce, but does not eliminate, ETS exposure. The report also reviews policies restricting smoking in public places and the work place and states that, in the 1970s, an increasing number of pubhc and private sector institutions began adopting policies to protect individuals from ETS exposure by restricting the circumstances in which smokmg is permitted. Local governments have been enacting smoking ordinances at an increasing rate since 1980. Restrictions on smoking at the work place have resulted from both governmental action and private initiative, and an increase in work place smoking policies has been a trend of the 1980s. Laws restricting smoking in public places have been implemented with few problems and at little cost to state and local go vemments. Public opinion polls document strong and growing support for restricting or banning smoking in a wide range of public places. The Surgeon General, in his preface to the report, states: “Ciga rette smoking is an addictive behavior, and the individual smoker must decide whether or not to continue that behavior; however, it is evident from the data presented in this volume that the choice to smoke cannot interfere with the nonsmokers’ right to breathe air free of tobacco smoke”. MMWR E ditorial N o t e : a review recently published by the National Academy of Sciences states that approximately 20% of
Les données contenues dans le rapport pour 1986 établissent, preuves à l’appui, que la composition chimique de la fumée rejetée dans l’environ nement par le fumeur entre deux bouffées (courant secondaire) est qua litativement analogue à la fumée inhalée par le fumeur (courant principal) et que l’une comme l’autre se révèlent cancérogènes dans des systèmes d’épreuves biologiques. Les données relatives à la teneur en constituants de la fumée de tabac dans l’air ambiant et à l’absorption de la nicotine par les non-fumeurs laissent supposer que ceux-ci sont exposés à des concen trations de fumée de tabac dans l’air ambiant susceptibles d’engendrer un risque de cancer du poumon. De plus, des études épidémiologiques de populations exposées à la fumée de tabac dans l’air ambiant ont mis en évidence un nsque accru de cancer du poumon chez les non-fumeurs en cas d’exposition accrue. Sur les 13 études épidémiologiques qui ont pu être examinées dans la littérature scientifique, 11 faisaient état d’une relation positive et, sur celles-ci, 6 rapportaient des résultats stanstiquement significatifs. Il est rare, lorsque l’on cherche à évaluer le nsque de maladie associé à l’exposition à de faibles doses d’un agent dont la toxicité est établie pour des niveaux d’exposition plus élevés, que l’on dispose de données concernant l’exposition ou d'études épidémiologiques chez l’homme qui soient aussi détaillées. La relative abondance des données analysées dans le rapport, leur cohérence et leur plausibilité biologique autorisent à penser que le tabagisme passif peut provoquer le cancer du poumon chez les non-fumeurs. Les 3 principales conclusions du rapport du Surgeon General pour 1986 sont les suivantes: • Chez un non-fumeur sain, le tabagisme passif peut entraîner diverses maladies, y compris le cancer du poumon. • Par rapport aux enfants de parents non fumeurs, les enfants dont les parents fument présentent plus fréquemment des symptômes et des infections respiratoires. On a aussi observé, chez ces enfants, un accroissement légèrement moindre des paramètres de la fonction pulmonaire. • La séparation des fumeurs et des non-fumeurs à l’intérieur d’un même local réduit l’exposition à la fumée de tabac dans l’air ambiant sans pour autant l’éliminer. Le rapport passe également en revue les politiques limitant l’usage du tabac dans les lieux publics et sur les lieux de travail et précise que, dans les années 70, un nombre croissant d’organismes publics et privés ont adopté des politiques visant à protéger l’individu de l’exposition à la fumée de tabac dans l’air ambiant en limitant les circonstances dans lesquelles il est permis de fumer depuis 1980. Les admimstations locales ont été de plus en plus nombreuses à adopter des réglementations antitabac, et de plus en plus d’entreprises ont, à la suite de décisions des pouvoirs publics et d’initiatives privées, adopté des politiques anti-tabac. Des lois limitant l’usage du tabac dans les lieux publics ont été mises en œuvre sans trop de problèmes et à peu de frais pour les administrations des Etats et des pouvoirs locaux. Les sondages montrent que l’opinion publique est de plus en plus favorable à la limitation ou à l’interdiction de l’usage du tabac dans différents lieux publics. Le Surgeon General déclare dans la préface de son rapport : « L’usage de la cigarette est un comportement qui entraîne une dépendance et c’est au fumeur qu’il appartient de décider s’il doit ou ne doit pas continuer à avoir ce comportement; néanmoins, il ressort des données figurant dans le présent volume que le choix du fumeur ne doit pas porter atteinte au droit du non-fumeur à respirer un air sans fumée de tabac. » Note de la R édaction du MMWR: Une analyse publiée dernière ment par la National Academy o f Sciences précise qu’environ 20% des
Chef du Service fédéral de lu Sanie publique des Elati-Unis d'Amérique
HVy Eptdctn Rtc No. 15 - 10 April 1987
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the estimated 12 200 lung cancer deaths occurring annually m nonsmokers are attributable to environmental tobacco smoke. This estimate falls close to the mid-point of the range published m 1985, in Environment International stating that between 500 and 5 000 lung cancer deaths may occur annually as a result o f nonsmokers’ exposure to tobacco smoke. By comparison, figures pub lished in the Journal o f the A ir Pollution Control Association esti mate that between 1 300 and 1 700 total cases of cancer resulting from other air pollutants in the general environment occur each year in the United States. Thus, while the number o f lung cancer deaths that may be related to ETS exposure is small compared with those caused by active smoking, the actual number of lung cancer deaths caused annually by involuntary smoking is large. In addi tion, ETS causes more cases of cancer annually than many other agents in the general environment that are regulated because of their potential to cause disease.
quelque 12 200 décès par cancer du poumon recensés chaque année chez des non-fumeurs sont attribuables à la fumée de tabac présente dans l’air am biant Cette estimation est très proche du point médian de la four chette donnée en 1985 par Environment International, qui situait entre 500 et 5 000 le nombre annuel de décès par cancer du poumon dus à l’exposition de non-fumeurs à la fumée du tabac. A titre de comparaison, il faut citer le Journal ofthe A ir Pollution Control Association, selon lequel il y aurait chaque année aux Etats-Unis de 1 300 à 1 700 cas de cancer dus à d’autres polluants atmosphériques. On voit donc que si le nombre de décès par cancer du poumon qui peuvent être liés à l’exposition à la fumée de tabac présente dans l’air ambiant est faible par rapport au nombre de ceux qui surviennent chez des fumeurs, le nombre effectif de décès par cancer du poumon provoqués chaque année par le tabagisme passif est important et qu’en outre la fumée de tabac présente dans l’air ambiant provoque plus de cas de cancer par an que de nombreux autres agents présents dans l’environnement qui font l’objet d’une réglementation en raison des risques de maladie qui leur sont associés.
(Based on/D’après: Morbidity and M ortality Weekly Report, 35, No. 50, 1986; US Centers fo r Disease Control.) E ditorial N o te : On 7 April 1987, World Health Day, the WHO headquarters building in Geneva became a smoke-free zone. The Regional Offices in Alexandria, Brazzaville, Manila and Washington have already banned smoking in their buildings. N ote de la R édaction : Le 7 avril 1987, Journée mondiale de la Santé, le bâtiment du Siège de l’OMS à Genève est devenu zone sans fumée. Les bureaux régionaux d’Alexandrie, de Brazzaville, de Manille et de Washington ont déjà interdit l’usage du tabac dans leurs locaux.