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Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus

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ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE:

ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE: Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes] ISBN 978-92-4-251425-4 © Organisation mondiale de la Santé 2019 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BYNC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué cidessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes]. Genève: Organisation mondiale de la Santé ; 2019. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. La marque « CDC » appartient au Department of Health and Human Services des États-Unis d’Amérique et ne peut être utilisée qu’après l’obtention d’une autorisation. L’utilisation de ce logo ne signifie en aucun cas que le Department of Health and Human Services ou les CDC se sont prononcés en faveur de l’utilisation d’un produit, d’un service ou d’une entreprise en particulier. Les informations d’orientation fournies dans ce rapport ne représentent pas nécessairement la position officielle des CDC. Mise en page: Imprimé en Espagne • Remerciements ix • Abréviations et acronymes x • Glossaire xi • Introduction à cet ensemble d’outils 1 - Le cancer du col de l’utérus dans les pays à revenu faible ou moyen 1 - Objectifs de cet ensemble d’outils 1 ° Améliorer les données disponibles pour une prise de décision informée 1 ° Suivi mondial 1 -Mode d’utilisation de cet ensemble d’outils 2 ° Domaines couverts par cet ensemble d’outils 2 ° Structure et contenu de cet ensemble d’outils 3 ° Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données 3 ° Section 2. Modules pour les enquêtes en population 4 ° Section 3. Suivi des patientes et du programme 5 ° Section 4. Enquêtes dans les structures de soins 5 ° Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus: module d’analyse et de planification pour le xdépistage et le traitement 6 SECTION 1 : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 9 • Introduction 10 • Processus d’évaluation des systèmes de données 11 - Objectifs et champ d’application 11 - Calendrier 11 - Échantillonnage 11 - Équipe du processus d’évaluation rapide 12 - Phase 1 de l’évaluation 12 ° Objectifs spécifiques 12 ° Collecte des données 12 ° Identification des contacts clés 12 ° Identification de programmes pouvant servir de modèle 13 ° Réunion de présentation initiale aux partenaires 13 - Phase 2 de l’évaluation 13 ° Objectifs spécifiques 13 ° Collecte des données 14 ° Réunion de conclusion avec les partenaires 14 - Analyse des données 14 - Gestion et protection des données 15 - Activités à mener après l’évaluation 15 ° Rédaction et diffusion du rapport d’évaluation 15 - Aspects éthiques à prendre en considération 15 - Adaptation de l’approche 15 • Outils d’évaluation des systèmes de données 16 - Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 16 - Guide de discussion approfondie 16 TABLE DES MATIÈRES iii - Phase 1. Collecte des données – Réalisation de l’enquête de conjoncture 18 ° Remplissage du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 18 ° Examen des documents disponibles 18 ° En cas d’absence de données 19 - Phase 1. Examen des données et analyses préliminaires 19 ° Résolution des réponses contradictoires 20 ° Préparation de la phase 2 20 - Phase 2. Collecte des données – Enquête approfondie sur les systèmes de données 20 ° Entretiens 20 ° Observation directe 21 ° Examen des documents disponibles 22 - Phase 2. Analyse des données et élaboration des recommandations 22 ° Examen et analyse en continu des informations obtenues 22 ° Élaboration des recommandations 22 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 24 - Listes de contrôle des rôles et responsabilités dans l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la préparation de l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la phase 1 25 ° Liste de contrôle pour la phase 2 26 ° Liste de contrôle post-évaluation 27 - Questionnaires pour l’enquête de conjoncture 28 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 28 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 29 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 31 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 33 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 36 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 39 ° Domaine 7. Laboratoire 41 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 43 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 45 - Guide de discussion approfondie 49 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 49 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 50 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 52 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 53 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 57 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 59 ° Domaine 7. Laboratoire 60 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 62 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 63 - Suggestions de documents à examiner 70 - Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle 72 iv SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 75 • Introduction 76 • Module de Base 77 • Module de Base Plus 78 • Éléments méthodologiques à prendre en considération pour les modules d’enquête 80 - Méthode d’échantillonnage 80 - Estimation de la taille de l’échantillon 81 ° Influence de l’estimation de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage sur la sélection des questions de l’enquête 81 ° Âge des personnes interrogées 82 ° Aspects à prendre en considération dans les régions à forte prévalence de l’infection à VIH 82 - Prise en compte des biais 82 ° Validation 82 - Réalisation de tests cognitifs 83 - Examen éthique et protection des sujets humains 83 - Recommandation concernant la réalisation de tests VPH dans les enquêtes en population 84 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 85 - Canevas à utiliser pour l’enquête 85 ° Module de Base 85 ° Module de Base Plus 86 -Fiches de référence 89 ° Note d’introduction 89 ° Questions de Base 90 ° Questions de Base Plus 95 - Exemples d’images explicatives à utiliser avec les notes d’introduction 103 - Modèles de tableaux prêts à l’emploi 105 ° Exemple 1 105 ° Exemple 2 106 ° Exemple 3 107 ° Exemple 4 108 SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 111 • Introduction 112 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 113 • Indicateurs 114 - Indicateurs suivis aux différents niveaux : mondial, national, infranational et structures de soins 114 ° Indicateurs suivis au niveau mondial 115 ° Indicateurs suivis au niveau national 115 ° Indicateurs suivis au niveau infranational 115 ° Indicateurs suivis au niveau des structures de soins 115 - Établissement de priorités dans le choix des indicateurs 116 - Dénominateurs des indicateurs 118 - Ventilation des indicateurs 119 ° Tranches d’âge 121 ° Statut par rapport au VIH 121 ° Type de visite de dépistage 122 v - Standardisation de la terminologie : résultats des tests de dépistage 124 ° Résultats de l’IVA 124 ° Résultats du frottis/de l’examen cytologique 124 ° Résultats du test VPH 124 ° Standardisation de la terminologie et qualité des données 124 - Standardisation de la terminologie : orientation-recours, examen différé et patientes perdues de vue 125 - Suivi des stratégies « dépistage et traitement » : classification du but de la procédure 126 ° Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure 126 - Aspects à prendre en considération dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée 127 • Marche à suivre pour la collecte et l’agrégation des données sur la prestation de services et pour la préparation des rapports 128 - Collecte des données individuelles 128 ° Formulaires individuels de dépistage et de traitement 128 ° Éléments de données individuelles concernant les clientes 129 - Compilation des données au niveau des structures de soins 130 ° Registre 130 ° Éléments de données du registre 130 - Agrégation des données et préparation des rapports 131 ° Formulaire de synthèse mensuelle des données 131 ° Formulaire de synthèse annuelle des données 131 • Analyse, visualisation et utilisation des données 132 - Points de référence pour les indicateurs 132 - Poster offrant une synthèse des principaux résultats 134 - SIGS électronique : suggestions pour le module DHIS 2 et la visualisation des données 136 ° Description du module 136 • Qualité des données 139 - Renforcement de la qualité des données 139 - Assurance de la qualité des données 139 - Protection des données 140 ° Considérations éthiques relatives à l’intégration du programme 141 ° Considérations éthiques relatives aux enfants et aux adolescentes vivant avec le VIH/sida 141 ° Considérations éthiques relatives aux systèmes électroniques 141 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux de l’OMS pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux, les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 145 ° Indicateurs mondiaux 145 ° Indicateurs de base 147 ° Indicateurs facultatifs 150 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes) 166 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux destinés au registre 170 - Outils pour la collecte et l’agrégation des données ainsi que pour la préparation des rapports 173 ° Notes générales sur l’adaptation de l’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données 173 ° Outils pour un programme « Dépistage et traitement » basé sur la réalisation d’une IVA 173 ° Outils pour un programme basé sur la réalisation d’un test VPH, suivi par un triage ar IVA et par un traitement 181 - Dictionnaire des données abrégé pour un programme utilisant l’IVA 195 vi SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 205 • Introduction 206 • Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services 207 • Processus de la supervision de soutien 209 - Considérations méthodologiques 209 ° Fréquence 209 ° Échantillonnage 209 - Planification de la visite de Supervision de soutien 209 ° Considérations éthiques 210 - Réalisation de la visite de Supervision de soutien 210 ° Réunion de présentation initiale 210 ° Collecte de données 210 ° Réunion de conclusion avec l’équipe de supervision 211 ° Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins 211 • L’outil de Supervision de soutien 212 - Remarques détaillées concernant l’adaptation 215 ° Évaluation de la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique 215 ° Nouvelles technologies de dépistage et de traitement 217 - Attribution d’un score à la performance des prestataires et à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la performance 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Tableaux de bord de synthèse de la performance et de la capacité opérationnelle de la structure de soins 218 - Saisie et gestion des données à l’aide d’un système électronique 218 ° Description de l’application 218 ° Aspects à prendre en considération 218 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 219 - Outil de supervision de soutien 219 ° Informations sur la structure de soins 219 ° Informations sur la visite 219 ° Services fournis dans la structure de soins 220 ° Tableau de bord : score de synthese de la performance, score de synthese de la capacite operationnelle de la structure de soins et code couleur 220 ° Categories relatives a la performance des prestataires et de la structure de soins 221 ° Categories relatives a la capacite operationnelle 230 ° Plan d'action 237 - Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins 237 ° Planification d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 ° Déroulement d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 - Documents d’aide à la planification de l’Évaluation de la capacité opérationnelle et de la Supervision de soutien des structures de soins 241 ° Liste de contrôle préalable à la visite 241 ° Feuille de préparation de la visite 242 - Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance 244 ° Sources des données permettant le calcul des indicateurs 245 ° Calcul des indicateurs 245 ° Éléments à prendre en considération lors de l’intégration de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des enquêtes existantes 245 vii ° Adaptation de l’outil et des indicateurs 246 ° Outil pour l’agrégation et l’analyse des données : disponibilité des services, capacité opérationnelle des structures de soins et performance 249 ° Indicateurs de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins 250 ° Indicateurs de performance des prestataires et des structures de soins 254 - Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base 254 ° Matériel et fournitures pour la réalisation de l’IVA et de la cryothérapie : remarques sur l’estimation des quantités minimales (Listes 1 à 4) 254 ° Test VPH et examen cytologique : remarque sur l’évaluation du matériel et des fournitures (Listes 5 et 6) 255 ° LISTE 1. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA 255 ° LISTE 2. Matériel consommable pour l’IVA 256 ° LISTE 3. Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie 256 ° LISTE 4. Matériel consommable pour la cryothérapie 257 ° LISTE 5. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation des tests VPH 257 ° LISTE 6. Matériel consommable pour la réalisation des tests VPH 258 ° LISTE 7. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation d’autres services 259 ° LISTE 8. Matériel consommable pour la réalisation d’autres services 259 SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 261 • Introduction 262 • Le processus d’analyse des coûts et de planification 263 - Objectif 263 - Rôles et responsabilités 263 ° Le conseiller-modérateur pour l’utilisation du C4P-ST 264 - Activités 264 ° Collecte des données préliminaire 264 ° Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires 265 ° Saisie des données 266 ° Traitement des données manquantes 266 ° Analyse des résultats 266 • L’outil C4P-ST 267 - Structure et fonctionnement 267 ° Logiciels requis 267 ° Adaptation aux besoins des utilisateurs 267 ° Comment naviguer de manière efficace 267 ° Rubriques en position ouverte ou fermée 267 ° Construction d’une feuille de calcul standardisée 267 ° Système de contrôle centralisé 269 - Coûts calculés 269 ° Coûts financiers et coûts économiques 270 ° Coûts récurrents et coûts en capital 271 - Mode d’emploi 273 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 280 - Feuille de référence concernant les entrées relatives aux hypothèses 280 • Bibliographie 302 viii ix Le projet Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus (ADPCC) et l’élaboration de cet Ensemble d’outils ont pu être menés grâce à une subvention de la Fondation Bill et Melinda Gates versée à la National Foundation for the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC Foundation). Le projet ADPCC a cherché à avoir un effet catalyseur au niveau mondial en améliorant la disponibilité et la rapidité d’obtention de données de qualité pour la planification, la mise en œuvre et l’amélioration des programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour y parvenir, le projet a évalué des systèmes de données dans certains pays d’Afrique et d’Amérique latine ; il a également élaboré cet Ensemble d’outils pour aider à réaliser la planification, différentes enquêtes, le suivi, l’évaluation et l’analyse du calcul des coûts pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. De précieuses contributions techniques ont été apportées par des organisations et des ministères du monde entier. Le projet a été mis en œuvre par un consortium de partenaires [CDC Foundation, Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, George W. Bush Institute (Bush Institute) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)], sous le leadership et avec l’aide des conseils techniques et de la coordination apportés par les membres du comité de coordination du projet ADPCC : Kevin Brady, Denise Duran, Jeffrey Glenn, Rachel Joseph, Chad Martin, Laura Porter (investigatrice principale du projet et coprésidente du Comité de coordination du projet), Mona Saraiya, Virginie Senkomago et Drew Voetsch, CDC ; Jennifer Drummond (conseillère technique principale), Cho Yau Ling (chef de projet principal), Alyssa Lowe (conseillère technique), Deborah Magsaysay (chargée de projet), Verla Neslund et Sekou Sidibe (chef de projet principal), CDC Foundation ; Crystal Cazier, Matthew Crommett (coprésident du Comité de coordination du projet), Adetoun Olateju, Doyin Oluwole, Suraj Patel, Meera Sarathy, Sharif Sawires, Celina Schocken, Julie Wieland et Bill Steiger, George W. Bush Institute (qui héberge le partenariat mondial du Pink Ribbon Red Ribbon) ; Eric Bing et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University ; Koukou Happy Agoudavi, Amelia Baker, Nathalie Broutet, Hebe Gouda, Mary-Anne Land et Leanne Riley, OMS. Cet Ensemble d’outils est le fruit des efforts conjugués de nombreuses personnes du monde entier, et chacune mérite d’être remerciée pour ses contributions et pour son engagement. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent tout d’abord remercier les personnes suivantes pour leurs contributions techniques lors de l’élaboration de cet Ensemble d’outils et pour leur implication dans la rédaction du document : Les conseillères techniques de l’ADPCC Jennifer Drummond et Alyssa Lowe, CDC Foundation. Évaluation des systèmes de données : Aggrey Keny, AMPATH Kenya ; Susan Cu-Uvin, Brown University ; Joel Lehmann, consultant ; William Monterrey, consultant ; Mercy Ngungu, consultante ; Oscar Robles, consultant ; Rose Nzoyka, Essar Telecom ; Joshua Oiro, Futures Group ; Aaron Ermel, Thomas Inui, Yee Yee Kuhn, Martin Chieng Were (responsable), et Kara Wools-Kaloustian (responsable), Indiana University ; Steven Wanyee Macharia, ITECH ; Jennell Coleman, Johns Hopkins Hospital ; Jonathan Monda, Kenyatta University ; May Maloba, KEMRI ; Janet Aika Matemu, Medic Mobile ; Thomas Mwogi, Violet Naanyu et Orang’o Elkanah Omenge, Moi University ; Michelle Cespedes, Mt. Sinai Hospital ; Rose Kosgei, University of Nairobi ; Barry Rosen, University of Toronto. Enquêtes en population : Susan Hariri, Rachel Joseph, Lauri Markowitz, Mona Saraiya (responsable) et Elizabeth Unger, CDC Atlanta ; Youjie Huang, CDC Foundation ; Gary Clifford, International Agency for Research on Cancer ; Soumya Alva, Nino Berdzuli, Nicole Davis, Barbara Knittel et Nino Lomia, John Snow International ; Leanne Riley (responsable) et Hebe Gouda, OMS Genève. Suivi des patientes et du programme et enquêtes dans les structures de soins : Karla Alfaro et Mauricio Maza (responsable), Basic Health International ; Leah Hart, Mary Rose Giattas, Katherine Lilly, Ricky Lu, Scott Merritt, Maureen Reinsel, Sarah Searle, John Varallo (responsable), et Megan Wysong (responsable), Jhpiego. Des remerciements particuliers sont également adressés à Raymond Hutubessy, OMS Genève, qui a dirigé l’élaboration initiale de la version bêta du Screening and Treatment Costing and Planning Tool et mis en place les bases pour la poursuite de son élaboration par l’équipe de calcul des coûts de l’ADPCC, composée de : Lisa O’Brien, consultante ; Ann Levin et Winthrop Morgan, Levin & Morgan (techniciens pour l’élaboration d’outils informatique) ; Eric Bing (responsable) et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent également exprimer leur gratitude aux personnes et aux organisations suivantes, qui ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration technique du document et pour atteindre les objectifs fixés pour le projet ADPCC : Janet Burnett, Sara Forhan, Florence Tangka, et Laura Viens, CDC ; Vittal Mogsale, International Vaccine Institute, République de Corée ; Gary Ginsberg, Israel Ministry of Health ; Ricky Lu, Jhpiego ; Naheed Ahmed et Rupali Limaye, Johns Hopkins University Center for Communications Programs ; Kalina Duncan, Julia Gage, Brenda Kostelecky, Douglas Puricelli Perin, Anita Das, Lisa Stevens et Amanda Vogel, the National Cancer Institute, National Institutes of Health ; Francesca Holme, Jose Jeronimo, Mercy Mvundura et Vivien Tsu, PATH ; Erica Asante, Pink Ribbon Red Ribbon ; Lisa Carty et Ani Shakrishivali, ONUSIDA ; Gina Ogilvie et Heather Pedersen, University of British Columbia ; Prebo Barango et Jean Marie Dangou, Bureau régional OMS de l’Afrique ; Silvana Luciani, Bureau régional OMS des Amériques. Pendant toute la durée du travail réalisé sur le terrain en vue de l’élaboration de ce document, plusieurs personnes appartenant ou extérieures à différents ministères et organisations ont consacré de leur temps à assurer la direction et la coordination des activités, en apportant par ailleurs de précieuses contributions techniques. Les partenaires de l’ADPCC souhaitent donc remercier tout particulièrement les personnes dont le nom figure ci- dessous ainsi que l’ensemble des personnes ayant participé aux activités sur le terrain : Rachel Masch, Basic Health International ; Gracious Ditlhabang, Tlhomamo Pheto, Sinah Phiri, Malebogo Pusoentsi, Mmakgomo Mimi Raesima et Molly Kereng Rammipi, the Republic of Botswana Ministry of Health and Wellness ; Doreen Ramagolo-Masire, the Botswana–U Penn Partnership ; Akeem Ketlogetswe, Mpho Letebele, Nkidi Moritshane et Andy Pelletier, CDC Botswana ; Rosa Elena Siliezar Morales et Sanny Northbrook-Chen, CDC Central American Regional Office ; Thomas Heller et Teklu Weldegebreal, CDC Ethiopia ; Benjamin Elly Odongo, CDC Kenya ; Deborah Carpenter, CDC Tanzania ; Fatma Soud et Martha Conkling, CDC Zambia ; Groesbeck Parham, CIDRZ ; Mario Morales, El Salvador Ministry of Health ; Kunuz Abdella, Takelech Moges Asnake et Mahlet Kifle Habtemariam, the Federal Democratic Republic of Ethiopia Ministry of Health ; Lela Sturua, Georgia Center for Disease Control ; Nino Kvesitadze, Georgia National Cancer Center ; Kofi Nyarko et Dennis Ocansey, the Republic of Ghana Ministry of Health ; Gustavo Batres, Franciso Daniel Cerezo Marlar et Edwin Morales, the Republic of Guatemala Ministry of Public Health and Social Assistance ; Claudia Camel, Instance for Health and Development ; Bakgati Ratshaa, Rosinah Dialwa, Tebogo Kenosi, Phelelo Marole et Tracey Shissler, Jhpiego Botswana ; Mary Rose Giattas et Yusuph Kulinda, Jhpiego Tanzania ; Joseph Banda, Jhpiego Zambia ; Kigen Bartolil et Agnes Nakato Jumba, the Republic of Kenya Ministry of Health ; Nino Varazashvili, M.Iashvili Children’s Center Hospital ; Salvador López Mendoza, National League Against Cancer ; Maia Akhvlediani, New Hospital, Georgia ; Mengistu Asnake et Konjit Kassahun, Pathfinder Ethiopia ; Lenganji Nanyangwe, PEPFAR Zambia ; Yvonne Mulenga, Project Concern International Zambia ; Grace Ernest Chuwa, Robert Kamala, Clement Kihinga et Safina Yuma, the United Republic of Tanzania Ministry of Health and Social Welfare ; Miriam Kombe, USAID Tanzania ; Lucy Maribe, Bureau de l’OMS au Botswana ; Asmamaw Bezebeh Workneh, Bureau de l’OMS en Éthiopie ; Guadelupe Verdejo, Bureau de l’OMS au Guatemala ; Joyce Nata, Bureau de l’OMS au Kenya ; Theopista John, Bureau de l’OMS en Tanzanie ; Sarai Bvulani-Malumo et Jacob Mufunda, Bureau de l’OMS en Zambie ; Nkandu Chikonde, Susan Chirwa, Elizabeth Chizema, Henry Kansembe, Sharon Kapambwe, Jane Matambo, Roberta Muchangwe, Rosemary Muliokela, Erasmus Mweene, Chipasha Mwicha, Angel Mwiche, Richard Nsakanya, Susan Namuswa, Hilda Shasulwe, Aaron Shibemba et Chabwela Shumba, the Republic of Zambia Ministry of Health. Enfin, les partenaires du projet ADPCC souhaitent exprimer leurs sincères remerciements à tous ceux qui, par le temps qu’ils ont passé et par leurs contributions techniques lors de leur participation aux ateliers, consultations techniques et groupes de travail de l’ADPCC, ont aidé à l’élaboration conjointe de cet Ensemble d’outils. REMERCIEMENTS INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xINTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES ADPCC Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus AFOM atouts, faiblesses, opportunités et menaces ASC-H cellules épidermoïdes atypiques ne permettant pas d’exclure une lésion intraépithéliale épidermoïde de haut grade, (en anglais atypical squamous cells: cannot exclude a high-grade squamous (intra) epithelial lesion) ASCUS cellules épidermoïdes atypiques de signification indé- terminée (en anglais atypical squamous cells of undeter- mined significance) BPLUS Module ou question de base élargie CDC Centers for Disease Control and Prevention des États- Unis CIN néoplasie cervicale intraépithéliale (en anglais : cervical intraepithelial neoplasia, CIN) CIRC Centre international de recherche sur le cancer CML cytologie en milieu liquide DCIP dépistage et conseil à l’initiative du prestataire IEC information, éducation et communication IST infection sexuellement transmissible IVA inspection visuelle à l’acide acétique IVL inspection visuelle au soluté de Lugol LIEBG lésion intraépithéliale épidermoïde de bas grade LIEHG lésion épithéliale épidermoïde de haut grade MON mode opératoire normalisé OMS Organisation mondiale de la Santé ONG organisation non gouvernementale PER processus d’évaluation rapide RAD électrorésection à l’anse diathermique SARA Évaluation de la disponibilité et de la capacité opéra- tionnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assess- ment) sida syndrome d’immunodéficience acquise SIGS système d’information pour la gestion sanitaire STEPS approche STEPwise (par étapes) de l’OMS pour la surveillance TIC technologies de l’information et de la communication VIH virus de l’immunodéficience humaine VPH virus du papillome humain xi INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS GLOSSAIRE TERME DÉFINITION ORIGINALE Actualisation Prise en compte de la préférence temporelle par le fait de calculer la valeur actuelle en appliquant un taux d’actualisation. Agrégation de données Processus consistant à combiner des données en informations utiles pour le calcul d’indicateurs. Amélioration de la qualité Approche structurée destinée à analyser la performance et à appliquer des mesures systématiques pour améliorer la qualité. Amortissement Part du capital utilisée durant une année fiscale. Amortissement linéaire Type d’amortissement qui suppose que la totalité du bénéfice du bien d’investissement se déprécie uniformément sur toute sa durée de vie. Il comprend l’annualisation des coûts totaux mais pas l’actua- lisation. Analyse coût-efficacité Évalue une activité ou un procédé, d’après le rapport entre l’effet bénéfique qu’il (elle) exerce sur une maladie ou une condition physique et son coût (en argent, en équipement ou en temps). Analyse des AFOM Cadre structuré d’analyse des atouts et des faiblesses internes d’une organisation, d’un projet ou d’un programme, ainsi que de ses opportunités et de ses menaces externes. Annualisation Division des coûts totaux par l’espérance de vie du bien, afin de déterminer le coût d’un bien d’investis- sement sur sa durée de vie. Anatomopathologie Étude de la maladie et de ses effets sur les tissus de l’organisme. Assurance de la qualité Plan de gestion global (le « système ») qui garantit la prestation d’un service de haute qualité. Cancer invasif Tumeurs cancéreuses qui ont dépassé les limites du lobule où elles ont commencé à se développer et qui ont le potentiel d’envahir d’autres parties du corps. Cohérence des données Les données doivent être cohérentes entre les différents ensembles de données, les différents sys- tèmes, les différentes institutions, etc. Colposcopie Examen du col de l’utérus, du vagin et de la vulve au moyen d’un instrument qui permet d’observer le col de l’utérus sous un fort éclairage avec grossissement, et de distinguer ainsi les différents motifs cellulaires dans la couche épithéliale (surface) et les vaisseaux sanguins avoisinants. Conformité des données Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent respecter un format prédéfini. Dans un premier temps, il faut déterminer le format des indicateurs et celui des données de suivi et d’évaluation ; les données reçues des établissements de santé et des sites doivent ensuite être vérifiées pour s’assurer qu’elles sont conformes à ce format prédéfini. Conisation à froid Exérèse au niveau du col de l’utérus d’une zone en forme de cône, y compris une partie de l’extérieur du col (exocol) et une partie de l’intérieur du col (endocol) ; cette exérèse est généralement réalisée dans un hôpital ; la quantité de tissu enlevée dépend de la taille de la lésion et de la probabilité de trouver un cancer invasif. Consultation en télémédecine Utilisation des moyens de communication électroniques (p. ex., le téléphone, la vidéoconférence ou les courriers électroniques) pour obtenir l’avis médical d’un expert ou le consensus d’experts permettant de poser un diagnostic ou de prendre des décisions lorsqu’il est difficile de réaliser une consultation en personne. Contrôle de la qualité Application d’une série de mesures (les « outils ») permettant d’évaluer la qualité des services et des établissements de santé. Coûts d’introduction Coûts s’appliquant aux activités programmatiques initiales (limitation dans le temps) incluant la mi- croplanification, les activités de formation initiale, et la sensibilisation/IEC initiales. Ils sont considérés comme des coûts en capital dans l’évaluation des coûts économiques. Coûts d’investissement Dépenses initiales intervenant dans la préparation d’une intervention. Ces dépenses comprennent les coûts d’introduction ainsi que l’acquisition de biens d’investissement tels que le matériel de cryothéra- pie, les systèmes pour réaliser la RAD et le transport. Coûts d’opportunité Coûts financiers encourus en choisissant une action plutôt qu’une autre. Coûts économiques Estimation de l’ensemble des coûts d’une intervention, indépendamment de la source de financement. Le coût d’opportunité de l’ensemble des ressources est pris en compte dans l’analyse, y compris les contributions en nature et celles de donateurs. Coûts en capital Coût des biens qui durent plus d’un an, p. ex., des équipements, des véhicules ou des bâtiments. Coûts financiers Estimation des flux monétaires réels de l’acheteur, tel que le ministère de la santé. Ils n’incluent pas la valeur des ressources déjà payées, telles que le temps consacré par le personnel, et les biens issus de donations. Coûts récurrents Coûts des biens utilisés dans la fourniture d’un service ou d’une intervention qui dure moins d’un an, p. ex., les salaires du personnel. Couverture Proportion de toutes les personnes ciblées qui bénéficient d’un service particulier pendant un temps donné. Cryothérapie Application d’un disque de métal glacé (sonde cryogénique) sur le col et congélation des zones qui présentent des anomalies (ainsi que des zones saines) couvertes par ce disque ; elle permet de détruire les lésions précancéreuses du col en les congelant (il s’agit donc d’une méthode d’ablation). Curetage endocervical Prélèvement obtenu en grattant délicatement la surface du canal endocervical pour récupérer des cellules à l’aide d’un instrument spécial ou d’une spatule ; il s’agit d’un acte simple qui prend à peine quelques minutes. xii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Cybersanté Pratiques de soins de santé assistées par des processus et des moyens de communication électro- niques et numériques. Demandes de précisions Technique qui consiste à poser des questions de suivi au cours d’un entretien afin d’obtenir de la per- sonne interrogée davantage de renseignements ou pour établir le contexte permettant à la personne interrogée de répondre avec précision à la question de l’enquête. Dépistage Intervention de santé publique conduite sur une population cible asymptomatique ; son but n’est pas de diagnostiquer une maladie, mais d’identifier les individus qui ont une forte probabilité de contracter ou de développer cette maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Dépistage de suivi post-théra- peutique Visite durant laquelle est réalisé un test de dépistage destiné à déterminer si le traitement de lésions précancéreuses réalisé lors d’une visite antérieure a donné de bons résultats. Disponibilité d’un service Présence physique d’une structure de soins ou de dispensaires mobiles fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Données obtenues en temps opportun Les données doivent être collectées et rendues disponibles en temps opportun. Doublons (plutôt que « Caractère unique des données ») Présence inutile en plusieurs exemplaires identiques de certaines données dans un ensemble de don- nées (présence de doublons). Cela fait également état de l’impossibilité d’assurer la présence en un seul exemplaire de chaque donnée dans les différents systèmes (les mêmes données sont collectées plusieurs fois). Électrorésection à l’anse diathermique (RAD) Suppression des zones anormales du col de l’utérus et de la zone de remaniement dans son entier à l’aide d’un fil métallique mince en forme d’anse (boucle) alimenté par une unité d’électrochirurgie ; cet outil en forme d’anse permet dans le même temps de couper les tissus et d’assurer la coagulation ; la coagulation est ensuite achevée à l’aide d’une électrode à boule. Élément de données La plus petite unité d’un type d’information qui a une signification unique ainsi que des unités et des valeurs spécifiques. En temps réel Information obtenue au même moment que la demande est soumise. Épidémiologie Étude de la distribution et des déterminants des états ou des événements en rapport avec la santé (y compris des maladies) et mise en application de cette étude dans la lutte contre les maladies et d’autres problèmes de santé. Évaluation Évaluation systématique et objective, en fonction d’objectifs et en prenant en compte les ressources et les structures utilisées, de différents aspects d’un ensemble d’actions : pertinence, adéquation, état d’avancement, efficience, efficacité et impact. Exactitude des données Les données disponibles doivent représenter avec exactitude les valeurs existant dans le monde réel qu’elles sont censées modéliser. Parmi les problèmes d’exactitude rencontrés, on peut citer la réalisa- tion d’un dépistage du cancer du col de l’utérus chez des hommes, la présence de résultats d’un test ne concernant pas le cancer du col de l’utérus dans les données en rapport avec le test de dépistage de ce cancer, un nombre de personnes ayant bénéficié d’un dépistage supérieur au nombre remplissant les critères pour faire ce test, etc. Exhaustivité des données Chacune des données requises sur le cancer du col de l’utérus doit être disponible (aucune donnée manquante), et les données disponibles doivent être de qualité suffisante pour être utilisées. Frottis de Papanicolaou (PAP) Test effectué pour rechercher la présence de cellules anormales au niveau du col de l’utérus. Gestion du changement Approche axée sur un processus et suivie pour la gestion des changements organisationnels et la tran- sition accompagnant la réorientation des ressources. Histologie Étude de la structure microscopique des tissus ; l’examen histologique est réalisé sur de fines tranches de tissus après coloration afin de déterminer la présence ou l’absence de maladies. Histopathologie Étude des modifications présentes dans les tissus du fait d’une maladie ; l’examen histopathologique utilise les mêmes méthodes que lors de l’examen histologique, mais il est réalisé sur des échantillons de biopsies de tissu anormal. Hystérectomie radicale Ablation chirurgicale de la totalité de l’utérus, du col de l’utérus et des tissus adjacents à l’utérus, notamment les trompes de Fallope et les ligaments ; elle s’accompagne parfois d’une ablation des ganglions lymphatiques et des ovaires. Hystérectomie simple Ablation chirurgicale de l’utérus et du col de l’utérus uniquement. Indicateur Variable qui permet de mesurer un aspect particulier d’un programme directement lié aux objectifs de ce programme ; marqueurs qui aident à mesurer les changements en montrant les avancées obtenues en vue de la réalisation d’objectifs. Infrastructures Éléments requis pour obtenir une prestation de services de qualité dans des services déterminés de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus dans un établissement de santé (p. ex., zone de lavage des mains, toilettes, aménagement physique de l’établissement de santé, salle d’examen et équipement de communication). Infrastructures requises avant la mise en œuvre Équipement préexistant qui n’a pas besoin d’être chiffré dans une analyse incrémentale. Intégration horizontale des données Capacité de systèmes d’un même niveau à partager ou agréger facilement des données entre eux et à donner une représentation d’un client dans son intégralité. Il peut s’agir, p. ex., de la capacité de partager des données entre différents systèmes de données individuelles, notamment des systèmes concernant des dossiers médicaux électroniques, la dispensation de médicaments et des résultats de tests de laboratoire. Intégration verticale des données Circulation de l’information vers le haut ou vers le bas au sein des différents systèmes (c’est-à-dire des établissements de santé vers les niveaux infranationaux puis les niveaux nationaux, ou vice versa) INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Intégrité des données Possibilité d’établir un lien entre les différents enregistrements de données dans tout le système afin qu’aucune modification ne survienne lorsque ces données sont stockées, récupérées ou traitées. Le contraire de l’intégrité des données est l’altération des données. Interface de programmation d’ap- plications (API, en anglais Appli- cation Programming Interface) Ensemble de modalités d’exécution, de protocoles et d’outils permettant de créer des applications logicielles qui décrivent la façon dont un élément du logiciel demande à un autre programme d’exécu- ter un service. IVA Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique dilué à 3-5 %. IVL Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol. Lésion précancéreuse Lésion non invasive avec une probabilité prévisible de devenir maligne. Ligne directrice Plan normalisé recommandé pour servir de guide lors de la mise en œuvre d’une politique ou d’une stratégie. Logiciel open-source Programme informatique qui permet à ses utilisateurs de le modifier et de le distribuer à n’importe qui et dans n’importe quel but. Logiciels de gestion Programmes informatiques ayant la capacité d’aider à planifier, à organiser et à gérer des ressources ainsi qu’à établir des estimations. Lugol Solution contenant de l’iode appliquée sur le vagin et le col de l’utérus pour déterminer la présence de lésions suspectes. Norme Niveau convenu de la performance escomptée d’un service particulier qui est en cohérence avec les pratiques fondées sur des données probantes et les lignes directrices nationales et internationales, et vis-à-vis duquel la performance peut être mesurée pour améliorer et assurer la qualité. Norme de performance Texte qui définit, de la manière la plus claire et la plus objective possible, un niveau de performance prédéfini pour un service particulier, en se basant sur les meilleures données probantes et les meil- leures pratiques existantes. Il indique avec précision ce qui est attendu de ce service de santé. Nouveau dépistage Visite de dépistage effectuée par une femme alors qu’un test de dépistage réalisé chez elle lors d’une visite antérieure s’est avéré négatif. Cette visite fait partie des soins préventifs de routine et doit être effectuée dans les délais recommandés pour le dépistage. Orientations Informations fournies aux partenaires sur la manière dont les outils sont censés être utilisés et sur la manière dont ils peuvent être adaptés pour répondre aux besoins d’un programme donné. Politique de santé Décisions, plans et actions mis en œuvre pour atteindre des objectifs de soins de santé spécifiques dans une société. Population cible Groupe de personnes identifiées comme des clients à qui s’adresse un service de santé particulier ; dans le cas présent, il s’agit de la population de femmes ciblée pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Population desservie Population desservie par un établissement de santé spécifique. Préférence temporelle Le fait de préférer recevoir des biens et des services à un moment plutôt qu’un autre, s’exprimant habi- tuellement par le souhait de recevoir des biens et des services immédiatement plutôt que dans l’avenir. Prévention primaire du cancer du col de l’utérus Mesures prises pour éviter l’exposition aux principales causes d’une maladie ; dans le cas du cancer du col, il s’agit de prévenir l’infection par le VPH. Prévention secondaire du cancer du col de l’utérus Niveau de la médecine préventive qui met l’accent sur le diagnostic précoce, l’utilisation des services d’orientation-recours et la mise en route rapide du traitement pour arrêter l’évolution de processus pathologiques ou d’un handicap. Programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus Un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus comprend un ensemble structuré d’activi- tés visant à prévenir ce cancer et à en réduire la morbidité et la mortalité. Le programme fournit un plan d’action exposant de manière détaillée le travail à réaliser, qui fera ce travail et le calendrier des activités, ainsi que des informations sur les moyens ou les ressources qui seront utilisés pour sa mise en œuvre. Les progrès réalisés et les résultats obtenus sont évalués régulièrement à l’aide d’un ensemble d’indicateurs mesurables. Un programme complet comprend les principales interventions reposant sur des bases factuelles destinées à diminuer la charge importante de morbidité que le cancer du col de l’utérus fait peser sur les femmes et les systèmes de santé dans les pays les moins avancés ainsi que les inégalités face à cette maladie. Radiothérapie Faisceau de rayons invisibles (rayons à haute énergie) dirigé sur une lésion cancéreuse et sur les zones atteintes dans les environs ; les rayons pénètrent dans le tissu atteint et détruisent les cellules cancé- reuses, la lésion cancéreuse étant alors entièrement ou partiellement éliminée (les cellules cancéreuses détruites sont éliminées du corps). Santé mobile Pratique de santé (médicine clinique et santé publique) reposant sur des appareils mobiles. Soins palliatifs Approche multidisciplinaire pour fournir des soins médicaux spécialisés à des personnes atteintes de maladies graves et visant à soulager leurs symptômes, leurs douleurs, leur stress physique ainsi que leur stress mental afin d’améliorer leur qualité de vie et celle de leur famille. Suivi Surveillance continue d’une activité pour aider à sa supervision et pour vérifier que les activités se déroulent selon le plan prévu ; elle implique la description précise des méthodes utilisées pour mesurer l’activité en question, des ressources utilisées et de la réponse aux services en fonction de critères préétablis. Suivi des patientes et du pro- gramme Moyen mis en œuvre de manière systématique afin d’obtenir des données individuelles sur les clients, de les analyser à l’aide d’outils appropriés permettant leur agrégation et la production de rapports et d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques au niveau de la gestion du pro- gramme. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiv Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Supervision de soutien Processus de soutien, de renforcement des compétences et d’encouragement du personnel de santé afin d’améliorer leur performance et, par conséquent, de fournir des services de qualité. Il s’agit d’une approche structurée permettant d’identifier les lacunes et d’appliquer de manière systématique des mesures pour améliorer la prestation de services tout en mesurant les résultats obtenus. Système d’information pour la gestion sanitaire Système électronique qui collecte, compile et agrège des données sur les services de soins de santé ; ces données peuvent être utilisées pour créer des tableaux de bord. Système électronique Système permettant par voie électronique de stocker des informations, de faire des recherches dans ces informations, d’accéder à ces informations, de les analyser et d’en extraire des rapports. Il s’oppose au système sur papier. Systèmes d’aide à la décision Ces systèmes fournissent au moment opportun des informations filtrées et présentées judicieusement pour améliorer la qualité et la performance du système et des prestataires. Ils comprennent les alertes et les rappels aux clientes, les listes de contrôle, les guides médicaux, les niveaux de stock, les alertes en cas d’écarts par rapport aux instructions, etc. Systèmes d’échange d’informa- tions sanitaires Systèmes permettant de mobiliser par voie électronique des informations sur les soins de santé dans différentes organisations d’une région, d’une communauté ou d’un système hospitalier. Systèmes anciens Systèmes de données antérieurs au système actuel. Technicien en cytologie Cytopathologiste/cytotechnicien/cytologiste : personne formée à l’examen microscopique des frottis pour y rechercher la présence ou l’absence de cellules anormales. Technicien en radiothérapie Membre du personnel non médical formé à la commande des appareils de radiothérapie utilisés pour le traitement par irradiation des cancers. Test VPH Test de recherche de l’ADN ou test sérologique permettant de déterminer la présence d’une infection active par le VPH. Tests diagnostiques réalisés sur le lieu des soins Tests médicaux réalisés sur le lieu même ou à proximité de l’endroit où les patients reçoivent des soins. Traitement des lésions précancé- reuses Comprend la cryothérapie, la RAD, la conisation et, dans certains cas, l’hystérectomie simple. Traitement du cancer invasif du col de l’utérus Comprend la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hystérectomie radicale. Triage Action ou procédure généralement réalisée entre le dépistage et le diagnostic ou les procédures de traitement afin de stratifier davantage les personnes pour qui le résultat du dépistage primaire est positif [Solomon, 2003]. Utilisation des services Point de référence d’un indicateur clé suivi par les structures de soins (p. ex., le nombre de dépistages réalisés chaque mois et le taux de traitement des lésions précancéreuses identifiées). Valeur actuelle Valeur actuelle de biens ou de services, habituellement appliquée aux coûts ou aux résultats attendus dans l’avenir. Virus du papillome humain (VPH) L’infection à VPH est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus courante. Le cancer du col de l’utérus est causé par des types de VPH à haut risque, les types 16 et 18 étant responsables à eux seuls d’environ 70 % des cas de cancer du col de l’utérus à travers le monde. Zone desservie Zone géographique d’où viennent les clients d’un établissement de santé. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 1INTRODUCTION LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS LES PAYS À REVENU FAIBLE OU MOYEN En 2012, près de 85 % des 528 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus diagnostiqués dans le monde ont été recensés dans les pays à revenu faible ou moyen. La même année, environ 87 % des 266 000 décès dus au cancer du col de l’utérus sont survenus dans ces pays [Globocan, 2012]. Ces statistiques illustrent clairement la charge disproportionnée que représente le cancer du col de l’utérus pour les communautés, les familles et l’ensemble des femmes vivant dans les régions les moins avancées. Dans les pays à revenu faible ou moyen, les femmes les plus à risque sont celles âgées de 30 à 49 ans. Chez ces femmes, les décès et les années de maladie dus au cancer du col de l’utérus surviennent principalement au cours des années les plus productives de leur vie. Cette situation est d’autant plus tragique que la plupart de ces cas pourraient être évités ou traités s’ils étaient identifiés de manière précoce [OMS, 2017]. Les inégalités dans cette charge de morbidité et de mortalité sont en grande partie la conséquence des nombreux défis rencontrés lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans les pays à revenu faible ou moyen, la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus se heurte fréquemment à une absence de politiques et de programmes spécifiques, à un manque de données fiables et actualisées, à un manque de ressources et à un manque de coordination. Outre l’impact que ces obstacles ont sur la disponibilité en services de prévention et sur leur accessibilité, les femmes de ces pays doivent souvent faire face à des préjugés sexistes et à des normes culturelles et sociétales qui limitent leur capacité à accéder aux services et à prendre des décisions concernant leur propre santé. Les projections montrent qu’en l’absence d’une action immédiate, l’incidence du cancer du col de l’utérus pourrait augmenter de près de 25 % au cours des 10 prochaines années [Globocan, 2012]. OBJECTIFS DE CET ENSEMBLE D’OUTILS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE Cet ensemble d’outils vise à renforcer le soutien apporté aux pays à revenu faible ou moyen pour suivre les orientations normatives mondiales actuelles. Il fournit un ensemble d’ouvrages de référence concrets et harmonisés destinés à améliorer la disponibilité et l’utilisation de données de qualité pour aider à la prise de décision dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils standardisés et les informations d’orientation proposés dans ce document sont conçus pour être adaptés au contexte national et programmatique, afin d’aider les ministères de la santé et les autres partenaires à obtenir les informations nécessaires pour planifier, mettre en œuvre, évaluer et élargir progressivement des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus tout en assurant un suivi régulier. SUIVI MONDIAL En 2013, l’Assemblée mondiale de la Santé a identifié le cancer du col de l’utérus comme une intervention prioritaire dans son Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles pour 2013- 2020. Afin de soutenir la mise en œuvre et le suivi du Plan d’action mondial, les États Membres de l’OMS ont approuvé un Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles,1 qui souligne l’importance de la lutte contre le cancer du col de l’utérus avec l’inclusion d’un indicateur pour le suivi de son dépistage au niveau mondial. Le cancer du col de l’utérus apparaît aussi dans plusieurs objectifs de développement durable des Nations Unies,2 plus précisément ceux relatifs à la réduction des maladies non transmissibles dans le monde (objectif 3) et à la santé des femmes et des filles (objectif 5) [UN, 2015]. Dans la même logique que ces initiatives mondiales, un objectif additionnel de cet ensemble d’outils est de permettre aux pays à revenu faible ou moyen de contribuer davantage à l’élargissement de l’ensemble des données disponibles au niveau mondial sur les maladies non transmissibles, l’égalité entre les sexes en matière de santé, la santé sexuelle et reproductive, la vaccination et les autres domaines sanitaires pour lesquels des informations sur le cancer du col de l’utérus sont d’une importance capitale. Avec l’amélioration en quantité et en qualité des données venant des pays les plus touchés et les plus confrontés aux difficultés, les organismes mondiaux, les organisations donatrices et les partenaires internationaux seront mieux à même d’établir et d’affiner les priorités, d’élaborer en temps opportun des orientations basées sur des données probantes et de prendre des décisions cruciales en matière de financement. 1 Voir : http://www.who.int/nmh/global_monitoring_framework/fr/ 2 Voir : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/ INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 2INTRODUCTION * L’usage du tabac est un facteur de risque supplémentaire de développer un cancer du col de l’utérus. MODE D’UTILISATION DE CET ENSEMBLE D’OUTILS La charge de morbidité et de mortalité que représente le cancer du col de l’utérus ainsi que les stratégies et la structure des programmes de lutte contre ce cancer varient d’un pays à un autre. Chaque section de cet ensemble d’outils comprend donc des informations et des suggestions sur la manière de procéder à des adaptations tout en maintenant un certain niveau de standardisation au fil du temps et entre les pays. Une adaptation minutieuse permettra une planification ainsi qu’un suivi appropriés des programmes nationaux, et la production de rapports de qualité au niveau mondial. Cet ensemble d’outils constitue une proposition de mécanisme visant à améliorer les données utilisées pour la prise de décision et, en tant que tel, il n’a pas valeur de programme contraignant, que ce soit en partie ou dans son intégralité. DOMAINES COUVERTS PAR CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils a été élaboré principalement à l’intention des ministères de la santé et de leurs partenaires chargés de la mise en œuvre des programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Il est principalement destiné aux directeurs de programme, au personnel en charge du suivi et de l’évaluation, aux personnes responsables des enquêtes, aux administrateurs de la santé et aux économistes. Cependant, un renforcement de l’harmonisation et de la coordination dans les pratiques liées aux données peut également être bénéfique pour le personnel du secteur privé, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales (ONG), les groupes de recherche universitaires ainsi que les partenaires nationaux et internationaux. Les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont constitués d’une combinaison d’activités couvrant différents domaines : la prévention primaire par la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) ; la prévention secondaire avec le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ; la prévention tertiaire avec le traitement du cancer invasif ; et les soins palliatifs (Figure 0.1). Bien que cet ensemble d’outils porte principalement sur la prévention secondaire, la prévention primaire et la prévention tertiaire sont également abordées lorsque cela est nécessaire afin d’améliorer la coordination des activités tout au long du continuum d’interventions. FIGURE 0.1 Vue d’ensemble des interventions programmatiques délivrées tout au long de la vie dans le but de prévenir les infections à VPH et le cancer du col de l’utérus [OMS, 2017] Filles de 9 à 13 ans • Vaccination contre le VPH Filles et garçons, s’il y a lieu • Information de santé et message de prévention sur l’usage du tabac* • Éducation sexuelle adaptée à l’âge et à la culture • Promotion et distribution de préservatifs à ceux qui sont déjà actifs sexuellement • Circoncision masculine Femmes de plus de 30 ans Dépistage et traitement, le cas échéant • « Dépistage et traitement » avec inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), suivie d’une cryothérapie • Dépistage des types de VPH à haut risque (par exemple, les types 16, 18 et autres) Toutes les femmes en ayant besoin Traitement du cancer invasif à tout âge • Ablation chirurgicale • Radiothérapie • Chimiothérapie 30 ANS15 ANS9 ANS 45 ANS 60 ANS P ré v a le n c e d a n s la p o p u la ti o n (é c h e ll e n o n r e sp e c té e ) Infection à VPH Lésion précancéreuse Cancer PRÉVENTION PRIMAIRE PRÉVENTION SECONDAIRE PRÉVENTION TERTIAIRE 3INTRODUCTION Cet ensemble d’outils comprend des composantes de systèmes complets de surveillance et de suivi du cancer du col de l’utérus. Cependant, il ne permet pas d’obtenir l’ensemble des informations stratégiques nécessaires. Les données obtenues à l’aide de ces outils doivent faire l’objet d’une triangulation avec celles des registres du cancer, des études de cohortes longitudinales ainsi que des travaux de recherche menés par les établissements universitaires, par différents consortiums, par des réseaux de cancérologie et par d’autres groupes. Comme le montre la Figure 0.2, la comparaison et l’analyse des données provenant de sources multiples permettent d’étayer une approche stratégique visant à renforcer les politiques, à améliorer la qualité des programmes et des services ainsi qu’à assurer le bon fonctionnement et la qualité des systèmes d’information. FIGURE 0.2 Éventail complet des informations stratégiques en rapport avec le cancer du col de l’utérus Collecte de données • Enquêtes en population périodiques • Registres du cancer • Bases de données hospitalières • Enquêtes dans les structures de soins • Suivi des patientes et des programmes • Travaux de recherche menés par des consortiums et des réseaux 1 2 3 4 Analyse et synthèse des données • Couverture du dépistage et du traitement • Morbidité et mortalité • Capacité théorique et capacité opérationnelle • Performance du programme Prise de décision • Planification stratégique • Amélioration du programme • Élaboration des politiques • Renforcement des systèmes Réduction de l’incidence du cancer du col de l’utérus, de son diagnostic à un stade avancé et des décès causés par ce cancer STRUCTURE ET CONTENU DE CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils est divisé en cinq sections : • Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données • Section 2. Modules pour les enquêtes en population • Section 3. Suivi des patientes et du programme • Section 4. Enquêtes dans les structures de soins • Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus – Module d’analyse et de planification pour le dépistage et le traitement Chaque section comprend des informations décrivant les objectifs recherchés, des instructions sur la manière d’utiliser l’ensemble des modules d’enquête et des outils de collecte de données ainsi que des suggestions pour adapter certains outils en cas de nécessité. En fin de section, on trouvera une série d’instruments (notamment des questionnaires d’enquête, des listes de contrôle, des exemples de formulaires de collecte de données, etc.), des références et des documents d’information pour la mise en œuvre des pratiques et des approches présentées au préalable. Bien que chaque section de ce document puisse être utilisée individuellement, les différentes sections ont été conçues pour se compléter mutuellement. Tout au long de ce document, les principaux points de complémentarité – ou « points de recoupement » – entre les différentes sections ont été soulignés. Il est important de les parcourir afin de rationaliser et/ou de tirer parti au mieux de la collecte des données, d’apporter des informations utiles pour la planification des programmes et de renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation ainsi que les systèmes de surveillance en standardisant les données entre les différents aspects du programme. SECTION 1. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES La section 1 décrit comment évaluer la situation des systèmes de données, avec pour but de contribuer à l’amélioration de l’ensemble des données disponibles pouvant servir à planifier et mettre en œuvre des 4INTRODUCTION systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats de cette enquête de conjoncture, de ces entretiens approfondis et de cet examen des documents disponibles pour élaborer des recommandations destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Ces résultats et ces recommandations peuvent servir de base pour la planification stratégique et être utilisés pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Ces recommandations peuvent également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Les informations décrites dans cette section portent sur neuf domaines clés. Elles sont collectées en utilisant des méthodes mixtes avec : i) un questionnaire d’enquête structuré qui permet la collecte d’informations sur le contexte du pays et sur la conjoncture dans laquelle se trouve le programme, qui est rempli lors d’entretiens avec les membres clés du personnel, et qui est complété, en fonction des besoins, par l’examen des documents disponibles ; et ii) des entretiens semi-structurés, des observations et l’étude de documents sur le terrain afin de collecter des informations supplémentaires détaillées sur les systèmes de données et sur les données. L’analyse des lacunes et des AFOM existants sert de base pour l’élaboration de recommandations. Il est important de noter que cette évaluation est une approche systématique visant à recueillir des informations et à décrire la situation actuelle pour orienter les mesures à prendre afin d’obtenir des améliorations, et non à attribuer une note ou un jugement de valeur en fonction des résultats obtenus. Les étapes et les procédures présentées dans la section 1 serviront de base pour le travail à réaliser. Elles pourront être adaptées et développées pour devenir de véritables modes opératoires normalisés (MON), des outils de collecte de données, des aide- mémoire ou autres matériels susceptibles d’aider à la mise en œuvre de l’évaluation. CONTENU DE LA SECTION 1 • Description du processus à suivre et des outils à utiliser pour l’évaluation ; • Listes de contrôle pour l’évaluation avec description des rôles et des responsabilités de chacun ainsi que des étapes à suivre lors de la mise en œuvre de chaque phase de l’évaluation ; et • Outils d’enquête et instructions pour la collecte et l’analyse des informations générales sur le contexte et la conjoncture entourant le cancer du col de l’utérus ainsi que des informations détaillées sur les systèmes d’information pertinents pour le cancer du col de l’utérus. SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION La section 2 présente les modules à utiliser lors d’une enquête en population. Ceux-ci ont été élaborés pour fournir aux partenaires des questions standardisées sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus qui peuvent être intégrées aux enquêtes en population existantes. L’utilisation de questions standardisées permet de s’assurer que les données collectées seront non seulement utiles pour la planification et l’évaluation des programmes, mais qu’elles permettront aussi des comparaisons dans le temps et entre les pays. Ces modules sont destinés à aider les pays à revenu faible ou moyen à faire le suivi des principaux aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, notamment : • La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; • Le suivi et le traitement des lésions précancéreuses ; • Les éléments permettant de faciliter le dépistage ; et, • Les obstacles au dépistage et au traitement. CONTENU DE LA SECTION 2 • Module pour l’enquête de base comprenant une note d’introduction et un ensemble de questions de base ; • Module pour l’enquête élargie comprenant une note d’introduction ainsi que des questions de Base (B) et des questions de Base Plus (BPLUS) ; • Instructions pour calculer les indicateurs et utiliser la note d’introduction ; illustrations et questions pouvant servir de référence ; 5INTRODUCTION • Éléments méthodologiques à prendre en compte pour intégrer les questions sur le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes en population existantes ; • Recommandations sur l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ; et • Exemples de tableaux pour illustrer les analyses. SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME La section 3 décrit le processus à suivre de manière systématique pour la collecte des données sur la prévention secondaire du cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) ainsi que pour leur agrégation, leur analyse et leur présentation sous forme de rapport. Les informations d’orientation figurant dans cette section aident à l’élaboration d’indicateurs et de pratiques en matière de données standardisés et expliquent comment utiliser les données pour améliorer la réactivité et l’efficacité du programme. Cette section fournit également des documents auxquels le personnel de santé, les gestionnaires des établissements de santé ainsi que le personnel des ministères et des organisations partenaires au niveau infranational et national peuvent se référer pour les aider à collecter, analyser et utiliser de manière systématique des données pour : • Planifier, cibler, adapter et mettre en œuvre à plus grande échelle les interventions ; • Évaluer si la mise en œuvre des programmes est de qualité ; • Prendre des mesures efficaces lorsque ces programmes ne sont pas mis en œuvre comme prévu ; et • Préparer des rapports sur les indicateurs mondiaux standardisés. Les outils et les informations d’orientation fournis se concentrent principalement sur la partie axée sur la prévention secondaire (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) du continuum d’interventions ; ils couvrent également l’orientation des cas de cancer invasif du col de l’utérus vers des services spécialisés, en se limitant aux mécanismes de suivi et aux processus de rétroinformation. CONTENU DE LA SECTION 3 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Ensemble d’indicateurs de base et d’indicateurs facultatifs à utiliser au niveau mondial, au niveau national, au niveau infranational et au niveau des établissements de santé ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour la collecte de données individuelles (sur chaque cliente) ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour les registres des établissements de santé ; • Exemples de formulaires pour la collecte et la compilation de données individuelles (sur chaque cliente), et pour préparer des synthèses et des rapports mensuels et annuels à partir des données des établissements de santé ; et • Descriptions et exemples d’outils permettant de visualiser les données, avec notamment un exemple de tableau de bord du module sur le cancer du col de l’utérus du Système d’information sanitaire au niveau du district (en anglais, District Health Information System) DHIS2. SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS La section 4 fournit aux responsables de l’élaboration des politiques du ministère de la santé, aux partenaires chargés de la mise en œuvre, aux administrateurs des établissements de santé et aux prestataires de services les outils nécessaires pour collecter et évaluer des informations exactes et à jour sur la disponibilité en services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus, la capacité opérationnelle de ces services, la capacité à fournir ces services et la qualité des services fournis. Cette section est structurée de manière à être conviviale et donne des instructions faciles à comprendre sur les outils proposés. Chacun de ces outils a été conçu à des fins spécifiques et est accompagné d’informations pour aider à son utilisation. Des informations d’orientation supplémentaires permettent également au lecteur d’utiliser l’ensemble complet de ces outils afin d’adopter une approche globale pour le suivi et la surveillance de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. CONTENU DE LA SECTION 4 • Instructions et documents pour planifier et mener une Supervision de soutien de la prestation de services en rapport avec la prévention secondaire ; • Instructions et documents supplémentaires pour effectuer une évaluation séparée de la capacité opérationnelle des structures de soins en utilisant une partie de l’outil utilisé pour la Supervision de soutien ; et 6INTRODUCTION • Aspects à prendre en considération et suggestions de méthodes et d’outils à utiliser pour analyser et interpréter les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance des services au niveau national (ou à tout autre niveau). SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Un outil utilisant le logiciel Excel et suivant une procédure simple a été créé pour leur permettre d’estimer, de synthétiser et d’analyser les coûts des programmes et des services, notamment : • La détection précoce du cancer du col de l’utérus ; • Le diagnostic ; • Le traitement des lésions précancéreuses et du cancer invasif ; • Les soins palliatifs en cas de maladie avancée ; • Les services périphériques et la sensibilisation dans la communauté ; • La planification, le suivi et l’évaluation du programme ; et • La Supervision de soutien. La section 5 est principalement conçue comme un manuel de référence pour les conseillers modérateurs formés. Les responsables de la planification, les responsables de la mise en œuvre et les directeurs de programmes du ministère de la santé peuvent l’utiliser pour connaître les informations à saisir dans l’outil Excel C4P-ST3 ainsi que la procédure à suivre pour calculer les coûts et réaliser la planification. Cela leur permettra de se mettre en adéquation avec les procédures existantes et de déterminer s’il est nécessaire d’avoir recours au processus simplifié C4P-ST. Il s’agit d’un outil pouvant facilement être adapté aux besoins locaux et suivant un processus interactif qui permet aux programmes de réaliser les tâches suivantes : • Estimer les coûts et la couverture des services en fonction des données et des besoins spécifiques au pays ; • Estimer les coûts financiers et économiques ainsi que les coûts de mise en œuvre et les coûts récurrents des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Estimer les taux de couverture des services en fonction de leurs coûts, de leur répartition, des besoins de la population et de l’élargissement à plus grande échelle prévu pour ces services ; et • Déterminer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en suivant différents modèles de prestation de services publics. CONTENU DE LA SECTION 5 • Informations d’orientation à l’intention des conseillers-modérateurs formés : - Instructions pour l’utilisation de l’outil, y compris les conditions à observer pour utiliser le logiciel - Informations d’orientation pour organiser des réunions avec l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts et avec d’autres partenaires dans le pays • Informations d’orientation destinées à l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts dans le pays : - Vue d’ensemble des catégories de coûts et des résultats attendus des services - Liste des éléments de données à fournir pour guider la collecte de données 3 L’outil Excel C4P-ST et d’autres informations destinées à aider les conseillers-modérateurs sont disponibles sur demande auprès de : ncdsurveillance@who.int

ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 10 Dans les pays à revenu faible ou moyen, le fonctionnement des systèmes en place pour collecter de manière systématique des informations sur les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus et sur les programmes de lutte contre ce cancer est souvent entravé par de nombreuses difficultés, notamment par un manque de normes, d’outils, de ressources humaines ou d’autres types de ressources et de procédures indispensables. Aussi, lorsqu’ils doivent prendre des décisions importantes ou planifier de manière stratégique de nouveaux objectifs, les responsables de la mise en œuvre de ces programmes manquent souvent de données actualisées sur la population, la surveillance et les coûts. Dans ces pays, la conjoncture dans laquelle sont fournis les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est généralement complexe et il est difficile de collecter les informations nécessaires pour : • Identifier les patientes tout au long du continuum de soins ; • Faire un suivi de la mise en œuvre du programme ; • Évaluer les résultats au niveau individuel et au niveau de la population ; et • Suivre la distribution et l’attribution des ressources. Les outils et les informations d’orientation figurant dans cette section représentent les différentes composantes d’une approche systématique permettant d’identifier les opportunités à saisir et les défis à relever pour mettre en œuvre ou renforcer les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, ainsi que pour formuler des recommandations concrètes et réalisables en vue d’améliorer la disponibilité de données pouvant aider à la prise de décision. Cette évaluation rapide de la situation est réalisée en obtenant et en analysant des informations sur le contexte national ainsi que sur les systèmes de données et les pratiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; elle permet ainsi d’augmenter les données probantes disponibles pour guider la conception de stratégies visant à renforcer les systèmes en place. Cette évaluation est principalement axée sur la prévention secondaire (c’est-à-dire sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses) ; cependant, étant donné la nature transversale des informations sanitaires collectées et le fait qu’il est recommandé de tirer le meilleur parti possible des systèmes et des procédures existants, des informations sont collectées tout au long du continuum des soins en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. La prévention primaire (la vaccination contre le VPH) et la prévention et les soins tertiaires (le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) font donc aussi partie de l’éventail des programmes et services considérés dans l’évaluation, mais les données et les systèmes de données qu’ils utilisent sont pris en compte de façon plus limitée. La mise en œuvre optimale de cette évaluation repose sur l’hypothèse primaire qu’il existe d’une manière ou d’une autre une prestation de services couvrant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses, la réalisation des tests diagnostiques et le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Cette prestation de services peut se faire uniquement à certains niveaux du système de santé, ou uniquement à l’extérieur du système de santé public ou gouvernemental. Elle peut être irrégulière ou opportuniste, ou faire partie d’un programme organisé de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de promotion de la santé des femmes. Dans les rares cas où il n’existe aucun de ces différents services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, la section approfondie de cette évaluation peut être adaptée pour se concentrer uniquement sur les processus et les pratiques des systèmes d’information sanitaire généraux susceptibles d’être utilisés pour mettre en place ces services. INTRODUCTION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 11 OBJECTIFS ET CHAMP D’APPLICATION Le but général de l’évaluation de la situation des systèmes de données est de contribuer à améliorer la disponibilité des données probantes pour aider à la planification et à la mise en œuvre des systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information sur le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise à atteindre les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel, de l’observation directe et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats combinés de ces différentes évaluations pour élaborer des recommandations concrètes et réalisables et destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. La liste de recommandations qui en résulte peut servir de base pour la planification stratégique et aussi être utilisée pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Elle peut également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Par exemple, les modèles de recommandations qui figurent plus loin dans cette section soulignent l’importance de disposer d’outils de collecte de données standardisés à l’échelle nationale ; pour répondre à ce besoin, des outils et des informations d’orientation sont présentés dans la section 3 du présent document. Cette évaluation de la performance n’est pas réalisée pour attribuer une note en fonction des résultats obtenus. D’autre part, ses résultats ne sont pas prévus pour tirer des conclusions statistiquement significatives ou représentatives de la situation à une plus large échelle. Cette évaluation limite à une approche systématique destinée à décrire et à obtenir des informations sur la situation existante dans le seul but d’y apporter des améliorations. La nature ciblée de l’objectif recherché est particulièrement propice à l’utilisation d’une approche d’évaluation rapide de la situation. Cette approche présente les avantages suivants : 1. Un bon rapport coût/efficacité, ce qui rend son utilisation possible même en cas de ressources limitées ; 2. Une exécution rapide, avec une mobilisation du personnel sur une courte période ; 3. Des résultats disponibles rapidement, ce qui permet de répondre immédiatement aux besoins les plus urgents ; et 4. L’utilisation de techniques participatives pour la collecte et la validation des données, ce qui permet d’intégrer les connaissances accumulées au niveau des institutions et d’aider à ce que le personnel en place s’approprie les résultats et les recommandations. CALENDRIER Les informations sont recueillies par une équipe d’évaluation en utilisant des méthodes mixtes et des techniques participatives permettant d’obtenir des données détaillées. La collecte et l’analyse des données sont divisées en deux phases : la phase 1, qui dure trois à quatre semaines, et la phase 2, qui dure environ deux semaines. Une période de trois à quatre semaines supplémentaires doit être prévue pour la rédaction du rapport, une fois l’évaluation terminée. ÉCHANTILLONNAGE L’échantillonnage des personnes interrogées lors de l’évaluation doit être orienté, en privilégiant le personnel du ministère de la santé et le personnel des organismes partenaires ayant une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines ou des thèmes couverts par cette évaluation. Des contacts clés sont initialement PROCESSUS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 12 identifiés au cours de la phase 1, puis des personnes à interroger supplémentaires sont identifiées par le biais de ces premiers contacts (échantillonnage en boule de neige) au cours de la phase 2. Au cours de cette évaluation, aucun entretien ne doit être réalisé avec des patientes ou des clientes des services. ÉQUIPE DU PROCESSUS D’ÉVALUATION RAPIDE L’équipe du processus d’évaluation rapide (PER) est responsable de la collecte et de l’analyse des données. Les membres de l’équipe doivent être choisis par le responsable de l’évaluation en fonction de leur expertise dans les systèmes de données, dans le suivi et l’évaluation, dans la surveillance ainsi qu’en informatique, ou de leur expérience dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou dans la prestation de services cliniques connexes. Tous les membres de l’équipe doivent si possible avoir une expérience dans la collecte ou l’analyse de données qualitatives. La composition de l’équipe du PER peut varier en fonction du contexte de mise en œuvre. Afin de respecter le calendrier, il est recommandé que l’équipe soit composée de cinq à six personnes : 1. Membre(s) de l’équipe du PER affilié à l’institution (1 à 2 personnes) • Lorsque l’évaluation est menée par une équipe qui nefait pas partie du département ou du ministère de la santé du pays, ou qui n’est pas originaire du pays, l’un au moins des membres de l’équipe doit provenir du ministère ou de l’un de ses partenaires chargés de la mise en œuvre. 2. Spécialistes des systèmes de données, du suivi et de l’évaluation ainsi que de l’informatique (3 personnes) • L’un de ces spécialistes sera désigné comme responsable de l’équipe du PER. 3. Spécialiste du contenu clinique (1 personne). Des informations plus détaillées sur les responsabilités spécifiques pour chacun de ces rôles se trouvent dans les listes de contrôle « Rôles et responsabilités » à la fin de cette section. Ces listes de contrôle peuvent être utilisées pour aider à planification générale, pour élaborer les termes de référence des membres de l’équipe du PER et pour s’assurer que toutes les responsabilités ont bien été attribuées lors de l’adaptation de l’approche d’évaluation au contexte local. PHASE 1 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Collecter des données ou des réponses à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture ; • Identifier les atouts et les faiblesses préliminaires du programme, ainsi que les opportunités et les menaces externes préliminaires pouvant avoir une influence sur la mise en œuvre de systèmes de données de qualité dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Analyser les résultats préliminaires pour apporter des informations utiles sur la meilleure façon de conduire la collecte des données de la phase 2 ; • Identifier les personnes clés qui seront interrogées lors des entretiens approfondis de la phase 2 ; • Identifier les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles et éventuellement être exploités COLLECTE DES DONNÉES Au cours de la phase 1, la collecte des données se fait à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture, et les réponses sont fournies directement par les membres clés du personnel ; elle est complétée par un examen des politiques, des stratégies, des rapports, des lignes directrices et de tout autre document pertinent. IDENTIFICATION DES CONTACTS CLÉS L’identification des contacts clés réalisée au cours de la phase 1 a deux objectifs principaux : 1. Obtenir des données et des réponses pour le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 2. Identifier les personnes qui seront interrogées lors d’entretiens au cours de la phase 2 Ces contacts peuvent être des membres du personnel du ministère ou du programme au niveau national, des membres du personnel de santé au niveau des districts, des prestataires de soins, des membres du personnel des organismes partenaires, etc., ou toute autre personne SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 13 ayant une bonne connaissance des domaines et des thèmes couverts par les outils de collecte de données et pouvant être contactée facilement. Un même contact peut avoir des connaissances utiles dans plusieurs des domaines ou rubriques couverts par l’enquête. Il est donc important, dans la phase 1 comme dans la phase 2, de vérifier auprès de chacune des personnes interrogées sur un domaine précis si elle peut apporter des informations dans d’autres domaines ; il faudra alors lui demander de répondre à l’ensemble des questions pertinentes dans sa situation. Le nom, le titre et des coordonnées fiables et complètes (par exemple, le numéro de téléphone, l’adresse électronique et l’adresse de travail) de chaque membre clé du personnel qui participera à un entretien au cours de la phase 1 doivent être notés dans un même document ou tableau, en fonction de ce qui est décidé par le responsable de l’évaluation. Pour planifier au mieux l’entretien et pour aider, le cas échéant, à identifier les différents outils à utiliser lors de l’évaluation, il est conseillé d’inclure un champ permettant de noter les questions spécifiques auxquelles la personne devra répondre ainsi que les types de services (dépistage, traitement, etc.) et les domaines secondaires de l’enquête pour lesquels cette personne a été sélectionnée. Au cours de cette évaluation, aucune patiente ou cliente des services ne doit faire partie des contacts ou des personnes interrogées. IDENTIFICATION DE PROGRAMMES POUVANT SERVIR DE MODÈLE Pour pouvoir servir de modèle dans le contexte de cette évaluation, un programme ou une structure de soins doit être doté d’un système opérationnel (sur support papier ou électronique) et efficace pour la collecte de données (au niveau des patients ou de la structure de soins), pour le suivi et l’évaluation, pour la surveillance ainsi que pour la gestion et l’utilisation des données. Le programme peut être entièrement géré par le ministère, ou peut être géré en partie ou en totalité par un partenaire externe au ministère et chargé de sa mise en œuvre. Lorsqu’un programme ou une structure de soins pouvant servir de modèle est identifié au cours de la phase 1, l’équipe du PER mènera un entretien spécifique au cours de la phase 2 afin de recenser les bonnes pratiques pouvant servir de modèles et d’identifier les opportunités éventuelles, en mettant à profit les systèmes de données existants et les leçons qui peuvent en être tirées. RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE AUX PARTENAIRES La réunion de présentation initiale aux partenaires est planifiée, au choix, avant la collecte des données de la phase 1 ou de la phase 2, cette dernière étant davantage participative. Son objectif est de présenter les objectifs et les méthodes de l’évaluation, de définir les attentes et d’assurer la participation des membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme ainsi que des autres partenaires et contacts clés. Lorsque l’évaluation est menée par une équipe peu familière avec la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, cette réunion de présentation initiale donne également la possibilité aux membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme d’expliquer en quoi consistent la programmation et les services actuels en rapport avec le dépistage du cancer du col de l’utérus, ainsi que les systèmes d’information sanitaire, les mécanismes d’approvisionnement et les structures et services de laboratoire connexes. PHASE 2 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Mener des entretiens approfondis afin d’obtenir des informations détaillées telles que présentées dans le Guide de discussion ; • Vérifier et étoffer les informations déjà obtenues sur les atouts et les faiblesses préliminaires du programme ainsi que sur les opportunités et les menaces externes possibles, et identifier d’éventuels AFOM supplémentaires spécifiques aux données et aux systèmes de données ; • Faire un suivi de la saturation de l’information et affiner au fur et à mesure les guides de discussion en fonction des lacunes identifiées ; • Identifier, en fonction des besoins, des personnes clés supplémentaires pouvant participer aux entretiens afin de valider les réponses existantes et d’obtenir une saturation de l’information ; • Obtenir des informations détaillées sur les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles afin d’identifier ceux qui pourraient être exploités ou dont des enseignements utiles pourraient être tirés ; • Finaliser l’analyse des AFOM et l’utiliser pour élaborer des recommandations spécifiques concrètes et réalisables pour améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus ; ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 14 • Valider les données recueillies ainsi que les recommandations qui en ont été tirées et favoriser la mise en route de l’élaboration d’un plan d’action donnant suite à ces recommandations, en organisant une réunion participative de fin d’évaluation avec les principaux partenaires et les responsables clés de l’élaboration des politiques. COLLECTE DES DONNÉES La collecte de données réalisée au cours de la phase 2 doit se faire en suivant le Guide de discussion détaillé se trouvant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les réponses fournies directement par les membres clés du personnel au cours des entretiens sont complétées par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques ainsi que par un examen systématique des politiques, des stratégies, des rapports et des lignes directrices existants et de tout autre document pouvant apporter des informations utiles. Un exemple de guide de discussion de programme modèle a également été inclus pour aider à la préparation d’entretiens spécifiques en rapport avec chaque programme ou établissement de santé identifié au cours de la phase 1 qui serait susceptible de servir de modèle. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LES PARTENAIRES La phase ultime de la collecte de données réalisée au cours de la phase 2 et de l’évaluation dans son ensemble est une réunion de fin de conclusion avec des membres du personnel du ministère et du programme ainsi qu’avec des membres du personnel des principales organisations partenaires. Les objectifs de cette réunion sont les suivants : 1. Présenter les conclusions et les recommandations de l’équipe du PER ; 2. Faire valider les résultats de l’analyse affinée des AFOM et les recommandations préliminaires par des personnes qui ont une très bonne connaissance de la situation ; 3. Effectuer des ajustements immédiats en fonction des informations obtenues en retour et établir la liste des révisions supplémentaires à effectuer au cours de la rédaction du rapport ; et 4. Commencer à discuter d’un plan d’action répondant aux recommandations déjà validées. L’ensemble des partenaires, notamment les responsables de l’élaboration des politiques du ministère et les responsables du programme, doivent si possible se retrouver lors d’une seule réunion conjointe de fin d’évaluation pour s’assurer que tous participent ensemble à cette discussion et se sont mis d’accord sur les prochaines étapes à suivre. Le responsable de l’équipe du PER sera le modérateur de cette réunion et veillera à ce que chacune des analyses et des recommandations soit examinée, que chacun donne son avis et que toutes ces informations en retour soient consignées. ANALYSE DES DONNÉES La principale méthode d’analyse utilisée lors de cette évaluation rapide de la situation est une analyse itérative de base des AFOM : • Atouts et faiblesses – Facteurs internes du programme, notamment les principales compétences et aptitudes, la gestion et les modes de fonctionnement, les structures et les pratiques en matière d’organisation, les capacités, les stratégies et les plans au sein du programme ainsi que les structures et les procédures pour la gestion et l’utilisation des données ; • Opportunités et menaces – Facteurs externes sur lesquels aucun contrôle n’est possible, notamment la volonté politique, l’attribution des ressources, les infrastructures sanitaires générales et les capacités du système de santé, les programmes des partenaires, les infrastructures et les capacités des ressources humaines en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), les systèmes d’information sanitaire existant au niveau national et leur organisation ainsi que les politiques et les priorités nationales. Les facteurs identifiés au cours de l’analyse des AFOM servent de base à l’élaboration de recommandations concrètes et réalisables et visant à améliorer la disponibilité en données de qualité destinées à étayer la prise de décision. Pour suivre une approche de gestion des changements visant à améliorer les systèmes, les recommandations sont classées en différentes catégories en fonction de l’élément central vis-à-vis duquel des mesures seront mises en place : politique, processus, personnel et technologie. Pour faciliter la planification stratégique, les recommandations peuvent être classées par ordre de priorité et par groupes en fonction de l’urgence des besoins et de la faisabilité des interventions (compte tenu des informations fournies par l’analyse des AFOM) : recommandations à mettre en place à court terme (traitées dans un délai d’un an) ; recommandations à mettre en place à moyen terme (traitées dans les 2 à 5 ans) ; et recommandations à mettre en place à long terme (traitées au-delà de 5 ans). Au cours de la collecte de données de la phase 2, moins structurée que celle de la phase 1, il est important de faire, en plus de l’analyse des AFOM, un SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 15 suivi continu de la fréquence à laquelle apparaissent de nouvelles informations (saturation de l’information). Les informations doivent être examinées et compilées régulièrement afin de rechercher la présence de lacunes et de déterminer si des vérifications sont nécessaires. GESTION ET PROTECTION DES DONNÉES Les méthodes ou plateformes utilisées pour la collecte et la gestion des données doivent être déterminées par le responsable de l’évaluation en fonction du contexte dans lequel se fait la mise en œuvre. Pour faciliter l’analyse de la grande quantité d’informations obtenues, il est préférable de faire une saisie électronique des données ; celle-ci est fortement recommandée pour la phase 2. Les mesures destinées à assurer la confidentialité des données doivent être clairement établies et faire l’objet d’un suivi tout au long de l’évaluation. ACTIVITÉS À MENER APRÈS L’ÉVALUATION RÉDACTION ET DIFFUSION DU RAPPORT D’ÉVALUATION Avant la finalisation des analyses et des recommandations et la rédaction du rapport, il faut s’assurer que l’ensemble des analyses AFOM affinées, des recommandations préliminaires validées et des informations obtenues en retour ont bien été incorporées. Le format et le contenu de ce rapport auront été ébauchés avant le début de l’évaluation, lors de discussions entre le responsable de l’évaluation et ses collaborateurs. Une fois rédigée, une version préliminaire du rapport sera distribuée aux personnes présentes à la réunion de conclusion pour qu’elles fassent leurs commentaires avant sa finalisation et sa diffusion. ASPECTS ÉTHIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Les données collectées au cours de cette évaluation ne sont pas associées à des risques importants ; il est cependant essentiel de s’assurer que chaque personne interrogée a bien compris en quoi consiste l’évaluation et à quoi serviront les informations qu’elle fournira. La participation en tant que personne interrogée doit être volontaire, et les personnes interrogées doivent se sentir libres de refuser de fournir des réponses qui les mettraient mal à l’aise. Des renseignements doivent être pris pour savoir si, dans le pays ou la situation en question, une autorisation du comité d’éthique et un consentement éclairé doivent être obtenus pour cette évaluation, et ces conditions doivent être satisfaites, le cas échéant. En l’absence de tels impératifs, il est recommandé de fournir aux personnes interrogées une fiche d’information contenant une description sommaire de l’évaluation et expliquant le caractère volontaire de leur participation, et de leur demander de donner un consentement verbal pour leur participation. ADAPTATION DE L’APPROCHE Afin d’assurer l’objectivité des réponses obtenues, cette évaluation a été conçue pour une mise en œuvre dirigée par une équipe externe au ministère. Lorsque les ressources sont insuffisantes pour engager une équipe externe, cette approche peut être adaptée de manière à être réalisée en interne, mais l’évaluation sera alors moins rigoureuse. Qu’elle soit menée à l’aide d’une équipe externe ou interne, cette évaluation ne peut se faire que si le personnel du ministère de la santé et celui des organisations partenaires participent et collaborent pleinement et s’engagent à tenir compte des recommandations qui en découleront. Les personnes qui travaillent au quotidien à la prestation de services en rapport avec le sujet auront des connaissances précieuses à partager sur les difficultés qu’elles rencontrent et probablement aussi des idées de solutions. Il est donc essentiel de faire participer les partenaires aux entretiens pour qu’ils fournissent des informations, mais aussi, dans un second temps, qu’ils contribuent à affiner et à valider les conclusions et les recommandations qui seront tirées de l’évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 16 OUTILS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture est un outil d’enquête structuré conçu pour collecter des informations sur le contexte entourant les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Afin d’identifier plus facilement les opportunités à saisir pour renforcer les systèmes de données, il est important d’évaluer non seulement les systèmes existants, mais aussi le contexte du pays et du programme dans lequel ils fonctionnent. Pour cela, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture permet de collecter des informations dans neuf domaines clés : Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie – Collecte des données démographiques et des données de surveillance de la population disponibles pour mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays ; collecte d’informations descriptives sur le registre du cancer. Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructures – Collecte d’informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance et de la gestion des programmes en rapport avec les soins de santé en général et la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques – Collecte d’informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services – Collecte de données essentielles et d’informations permettant de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et l’utilisation de ces services. Domaine 5 Ressources humaines pour la santé – Collecte de données essentielles et d’informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments – Collecte d’informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 7 Laboratoire – Collecte d’informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et description des services et des liens pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 8 Financement, budgétisation et calcul des coûts – Collecte d’informations pour décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 9 Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire – Collecte d’informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel fonctionnent les programmes et les services de traitement du cancer du col de l’utérus, et description de ces systèmes d’information ; identification des structures, systèmes et processus de collecte, de gestion, d’analyse et d’utilisation des données (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. Les réponses au Questionnaire pour l’enquête de conjoncture sont obtenues principalement au cours de la phase 1 de l’évaluation. Elles sont utilisées lors de la conceptualisation de la deuxième phase de collecte de données ainsi que pour la conduite des analyses et l’élaboration des recommandations finales. Les résultats de l’enquête de conjoncture peuvent aussi être utiles pour préparer un résumé ou un aide-mémoire sur le programme qui servira pour le plaidoyer, la recherche de partenaires et la communication. GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE Le Guide de discussion approfondie est un outil permettant de mener des entretiens semi-structurés. Il utilise des questions ouvertes, accompagnées de questions plus ciblées et destinées à obtenir des précisions, afin de SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 17 THÈME EN RAPPORT AVEC LES SYSTÈMES DE DONNÉES EXEMPLES DE QUESTIONS ET DE DEMANDES DE PRÉCISIONS Contexte Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses/la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Infrastructures pour les tech- nologies de l’information et de la communication (TIC) Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de TIC disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? Gouvernance, gestion et coordination Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des techno- logies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent-ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Politiques, plans, stratégies et lignes directrices en ma- tière de données Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus dans des registres du cancer ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? Systèmes et processus Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la collecte de ces données ? Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Échange d’informations sanitaires Ces systèmes de données sont-ils intégrés au sein d’autres systèmes ou liés à d’autres systèmes ? Les infor- mations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. Qualité des données Quelle est la qualité de ces données en fonction des sept dimensions suivantes : exactitude, exhaustivité, conformité, cohérence, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Exactitude Les données collectées et enregistrées/transmises donnent-elles une image fidèle de la situation telle qu’elle est en réalité ? Exhaustivité Les formulaires individuels (pour chaque cliente) et les registres des établissements de santé sont-ils tous remplis de manière exhaustive ? Existe-t-il certains éléments de données qui souvent sont collectés de manière incomplète ou ne sont pas collectés du tout ? Conformité Les valeurs des données sont-elles fournies dans un format conforme à celui qui a été spécifié ? Dans quels cas ne sont-elles pas conformes à ce format ? Cohérence Les valeurs ou les options de réponse pour chaque élément de données sont-elles standardisées et cohé- rentes entre les différents ensembles de données ? Caractère unique Certaines données sont-elles présentes de manière inutile en plusieurs exemplaires identiques (doublons) dans vos ensembles de données ? Arrive-t-il que les mêmes éléments de données statiques soient collectés à plusieurs reprises ? Intégrité Les relations et les liens indispensables entre les différents éléments de données sont-ils conservés à chaque échange ? Quelles sont les procédures qui semblent introduire le plus fréquemment des altérations dans les données ? Obtention en temps oppor- tun Les données sont-elles enregistrées/transmises en temps opportun ? Existe-t-il des éléments de données particuliers qui retardent systématiquement la collecte ou l’enregistre- ment/la transmission des données ? Accès aux données et utilisa- tion des données Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Si l’accès est un obstacle à l’obtention des données en temps opportun, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? Budget et financement Quel pourcentage du budget du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus est alloué aux sys- tèmes de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information ? TABLEAU 1.1 Thèmes en rapport avec les systèmes de données collecter des informations descriptives détaillées. En partant des informations contextuelles de base collectées dans le cadre de l’enquête de conjoncture, ces questions et ces demandes de précisions visent à obtenir des informations supplémentaires qui peuvent être classées en neuf thèmes standards prédéterminés en rapport avec les données et les systèmes de données (Tableau 1.1). Ces informations sont principalement collectées au moyen d’entretiens avec des membres du personnel du ministère et des organismes partenaires qui ont une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines de l’enquête de conjoncture ou des thèmes en rapport avec les systèmes de données, ou encore dans des domaines plus généraux. Les informations collectées au cours des entretiens sont complétées par un examen des documents pertinents disponibles et par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques, en s’aidant des questions et des demandes de précisions figurant dans le Guide de discussion. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 18 PHASE 1. COLLECTE DES DONNÉES – RÉALISATION DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMPLISSAGE DU QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Comme cela est indiqué au Tableau 1.2, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture doit être rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution (ou toute autre personne préalablement désignée) en utilisant l’une des méthodes suivantes : 1. Le questionnaire est rempli par un membre de l’équipe du PER ; 2. Le questionnaire, pour certains domaines, certaines sections ou certaines questions, est rempli par des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise ; 3. Un membre de l’équipe du PER pose les questions (en suivant le questionnaire) à des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise. Les réponses aux questions de l’enquête structurée et les informations sur les sources de données, le cas échéant, doivent être saisies dans l’outil ou la base de données choisi par le responsable de l’évaluation. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES L’objectif de l’examen des documents disponibles est de collecter des informations pour compléter les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture en examinant les documents, les rapports et toute autre source de données facilement accessibles. Une liste de documents clés à consulter en fonction de leur disponibilité se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les documents seront rassemblés par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution en consultant les sources disponibles dans le pays et par les autres membres de l’équipe du PER qui feront des recherches sur le Web (Tableau 1.2). Les recherches sur le Web doivent être ciblées, en utilisant des critères de recherche établis à partir des questions pertinentes de l’enquête de conjoncture. Pour cet examen, le responsable de l’équipe peut attribuer certaines questions ou certains domaines à des membres spécifiques de l’équipe du PER. Les éléments pertinents seront identifiés dans les documents sources en utilisant une combinaison d’approches (par exemple, à l’aide d’une recherche par mots-clés, en parcourant les documents, par une lecture du document complet, etc.), en se basant sur les questions de l’enquête de conjoncture pour définir les principaux éléments de contenu à consigner. En plus des éléments de contenu, les informations suivantes doivent être enregistrées pour chaque document examiné : 1. Nom du document ; 2. Informations sur la date de publication (par exemple, date ou année de publication, années couvertes par un plan stratégique à long terme, etc.) ; 3. Numéro de page où est situé le texte pertinent dans le document ; 4. URL du site Web où le document a été trouvé ou nom de fichier où le document consulté se trouve dans le disque dur partagé d’un réseau informatique. TABLEAU 1.2 Résumé des méthodes de collecte de données à utiliser au cours de la phase 1 MÉTHODE DE COLLECTE DES DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution remplit autant qu’il peut le questionnaire de l’enquête d’évaluation en fonction des domaines dans lesquels il a une expertise technique et des connaissances approfondies qu’il a du programme. Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est rempli par les membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les questions du questionnaire d’enquête structuré sont posées à des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est soumis aux membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les documents clés et les informations existantes sont examinés par l’équipe du PER Les documents sont collectés en consultant les sources disponibles dans le pays et par des recherches sur le Web. Chaque document sera ensuite examiné pour obtenir ou valider les réponses aux questions de l’enquête structurée, en fonction des besoins. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 19 EN CAS D’ABSENCE DE DONNÉES Lorsque des données spécifiques (par exemple, le nombre d’obstétriciens ou de gynécologues, le nombre annuel de cas de cancer invasif du col de l’utérus, etc.) ne sont pas facilement disponibles à partir d’un rapport, d’une base de données ou d’un autre document ou système existant, il n’est pas impératif de reconstituer ou de produire ces informations à partir de données primaires ou agrégées pour répondre aux questions de l’enquête. Le fait que ces données ne sont pas disponibles constitue en lui-même l’une des informations recherchées au cours de cette évaluation. EXEMPLES DE SCÉNARIO : • Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas accès au nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle (Domaine 5). • Au cours de l’étape suivante, ce membre de l’équipe contacte une personne du ministère censée pouvoir trouver cette information sur les ressources humaines dans une base de données, un rapport ou une autre source. • Cette personne-ressource supplémentaire (ou son équipe) ne dispose pas de cette information et suggère que le membre de l’équipe du PER prenne contact directement avec chaque établissement de santé pour obtenir le nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle de chaque établissement de santé, puis agrège ces données pour calculer leur nombre dans chaque catégorie au niveau national. • Le membre de l’équipe du PER constate alors qu’il s’agirait de données collectées à partir de données primaires dans le seul but de répondre aux questions de l’enquête de conjoncture, et choisit plutôt de répondre « Données non disponibles ». PHASE 1. EXAMEN DES DONNÉES ET ANALYSES PRÉLIMINAIRES L’équipe d’évaluation au complet doit passer en revue de manière régulière les réponses obtenues au cours de l’enquête de conjoncture en suivant un calendrier prédéfini par le responsable de l’équipe. Au cours de ces examens systématiques, les membres de l’équipe du PER doivent identifier les principales lacunes dans les informations ainsi que les AFOM éventuels : 1. Atouts – pratiques, processus, structures, stratégies, politiques, etc., existants et opérationnels dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de la prestation de services. 2. Faiblesses – absence de programme coordonné ou spécifique ; absence de stratégies, de politiques ou de documents ; existence de domaines clés non couverts dans les stratégies, les politiques ou les documents existants ; etc. 3. Opportunités – facteurs externes, par exemple des programmes, des stratégies ou des approches, dont il est possible de tirer parti ou pouvant être utilisés comme modèles pour renforcer ou élargir les activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus menées par le ministère, pour améliorer le suivi et l’évaluation, pour élaborer des politiques et des stratégies concrètes et réalisables, etc. 4. Menaces – facteurs externes pouvant représenter un danger, par exemple une forte dépendance vis-à-vis du financement de donateurs ou d’organismes partenaires pour la mise en œuvre, la gestion, le suivi ou la prestation de services du programme ; absence d’une infrastructure coordonnée pour les TIC ; etc. Cette analyse préliminaire sera validée et élargie au cours de la phase 2 afin de fournir des informations utiles pour l’analyse finale des AFOM à partir de laquelle seront élaborées les recommandations. Si l’identification des AFOM préliminaires peut se faire à l’aide de l’enquête de conjoncture, les techniques participatives utilisées au cours de la collecte de données de la phase 2 permettent d’obtenir des informations plus détaillées qui aideront à formuler des recommandations plus concrètes et davantage réalisables. EXEMPLE DE SCÉNARIO : Au cours de l’enquête de conjoncture, l’équipe d’évaluation constate que si des données de surveillance du cancer du col de l’utérus demandées dans le Domaine 1 sont bien disponibles, celles-ci ne sont pas à jour. L’équipe identifie donc ce manque de données actualisées comme une faiblesse préliminaire et formule une recommandation pour renforcer les processus afin d’assurer la saisie des données en temps opportun. Au cours des entretiens de la phase 2, l’équipe demande à un informateur clé pourquoi ces données ne sont pas à jour. Celui-ci répond que l’unité a été réduite depuis plusieurs années et que si les données sont encore saisies en temps opportun, aucun des membres du personnel restant n’a été formé pour extraire des données du système, cela expliquant pourquoi des rapports anciens ont été utilisés pour répondre aux questions de l’enquête de conjoncture. Ces informations supplémentaires permettent d’identifier une faiblesse plus spécifique (le manque de personnel qualifié), ainsi qu’une menace externe (réduction des effectifs imposée sans soutien au ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 20 cours de la période de transition). L’équipe est maintenant en mesure de formuler une recommandation davantage susceptible d’être traduite en activités, à savoir Allouer les ressources nécessaires pour former le personnel existant ; cette recommandation peut être utilisée pour plaider en faveur de la mobilisation de ressources et de la viabilité des activités. RÉSOLUTION DES RÉPONSES CONTRADICTOIRES En cas de contradictions entre des données ou des réponses, les membres de l’équipe du PER doivent examiner ces contradictions et apprécier si des facteurs caractérisant l’une des sources de données (par exemple, la qualité insuffisante des données dans un rapport ou un système, le manque de connaissances de la personne interrogée dans le domaine en question, etc.) peuvent en être responsables afin d’arriver à un consensus. Si elles ne peuvent pas être résolues, ces contradictions doivent être signalées afin qu’un suivi soit réalisé au cours de la phase 2. PRÉPARATION DE LA PHASE 2 AFFINEMENT DU GUIDE DE DISCUSSION Au cours de cette étape, toute l’équipe du PER examine ensemble toutes les informations obtenues au cours des trois semaines de collecte des données de la phase 1 afin d’identifier les lacunes qui subsistent dans l’enquête de conjoncture et qu’il faudra s’employer à résoudre au cours de la phase 2. L’équipe du PER passe ensuite en revue le Guide de discussion afin de prendre en compte les lacunes restantes en insérant des questions et des demandes de précisions (lorsque celles-ci ne font pas déjà partie du Guide) et de supprimer, le cas échéant, les questions et les demandes de précisions qui s’avèrent sans objet suite aux réponses fournies par l’enquête de conjoncture (par exemple, les questions recherchant des informations sur les systèmes et processus utilisés pour produire des données quand il n’existe aucune donnée disponible). L’équipe du PER examine ensuite la liste des contacts clés ainsi que leurs domaines de compétences, puis leur attribue les groupes de questions (ou thèmes) pertinents du Guide de discussion, en essayant de s’assurer que le guide de discussion individuel préparé pour chacun des contacts est suffisamment complet pour ne pas avoir à répéter les entretiens. Dans la mesure du possible, il est préférable que chaque question soit attribuée à plus d’un contact afin d’éviter tout biais pouvant résulter du recours à une source d’information unique. Si aucun contact n’est identifié pour répondre à certaines questions ou certains thèmes spécifiques lors des entretiens et que ces informations ne peuvent pas être collectées par observation directe ou par l’examen des documents disponibles, il faudra alors demander aux personnes interrogées de donner le nom et le contact d’autres interlocuteurs susceptibles de pouvoir fournir ces informations. PLANIFICATION DES ENTRETIENS La programmation de la première série d’entretiens de la phase 2 dépendra en grande partie de la disponibilité des contacts clés à interroger. En fonction des domaines d’expertise de la personne interrogée et du nombre de questions auxquelles elle est censée répondre, la durée de l’entretien peut varier de 30 minutes à 3 heures. Les entretiens concernant le contexte du programme (allocation budgétaire, structure du système de santé, etc.) avec les hauts fonctionnaires du ministère de la santé seront souvent beaucoup plus rapides que ceux avec les membres du personnel en charge du suivi et de l’évaluation ou de la gestion des données. Pour s’assurer que la personne qui sera interrogée a bien compris ce qui sera attendu d’elle lors de l’entretien, il est conseillé de lui remettre, lors de la demande de rendez-vous, la fiche d’information sur l’évaluation ainsi que la liste des questions qui lui ont été attribuées. Cette évaluation reposant sur un échantillonnage en boule de neige, il est important de laisser, au cours de la deuxième semaine de collecte de données de la phase 2, du temps pour le deuxième et le troisième cycles d’entretiens avec les nouveaux contacts identifiés pour couvrir les thèmes et les domaines nécessitant des investigations approfondies (systèmes de données individuelles, systèmes de données agrégées, systèmes d’orientation des patientes vers des structures spécialisées, échange d’informations sanitaires, etc.). PHASE 2. COLLECTE DES DONNÉES – ENQUÊTE APPROFONDIE SUR LES SYSTÈMES DE DONNÉES ENTRETIENS Afin d’assurer des entretiens et une collecte des données de qualité, les membres de l’équipe du PER doivent mener les entretiens en équipes de deux. Chacun aura un rôle déterminé à l’avance : une personne sera principalement responsable de la conduite de l’entretien, et l’autre principalement responsable de la prise de notes détaillées des discussions. Cependant, pour assurer la qualité de la collecte des données, LES DEUX membres de l’équipe devront à un certain degré participer à la discussion et aussi prendre des notes. Comme cela est indiqué au Tableau 1.3, les personnes ciblées pour les entretiens de la phase 2 sont les membres du personnel du ministère ou du programme SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 21 ayant des connaissances pratiques dans un ou plusieurs des neuf domaines de l’enquête de conjoncture, et le contenu des entretiens est séparé en catégories couvrant un ou plusieurs des neuf thèmes en rapport avec les systèmes de données. Les entretiens peuvent être menés avec une seule personne ou, si cela apparaît plus efficace, avec un groupe de personnes (par exemple, l’équipe ou l’unité de suivi et d’évaluation, l’unité responsable de l’approvisionnement en équipements et en fournitures, etc.) en utilisant un format de discussion participative de groupe et en suivant les indications fournies dans le Guide de discussion. Au début de chaque entretien, les membres de l’équipe du PER doivent se présenter à la personne interrogée, lui expliquer le contenu de la fiche d’information sur l’évaluation, s’assurer que cette personne consent à l’entretien et répondre aux questions qu’elle pourrait avoir sur l’évaluation. Ils commencent ensuite l’entretien en posant la première question ouverte du guide de discussion élaboré spécifiquement pour cette personne, en la laissant répondre avec ses propres mots et donner initialement autant de détails qu’elle le souhaite. Les demandes de précisions associées à chaque question ouverte sont beaucoup plus ciblées et conçues pour solliciter des informations clés sur les différents thèmes en rapport avec les systèmes de données. Si ces informations clés n’apparaissent pas spontanément dans la réponse initiale de la personne interrogée, alors les membres de l’équipe du PER utiliseront les demandes de précisions pour faire le suivi et obtenir ces éléments. En cas de lacunes dans les informations collectées ou dans les connaissances des personnes interrogées, ou lorsqu’une source secondaire n’a pas encore été identifiée, les membres de l’équipe du PER demanderont à la personne interrogée lors de l’entretien initial quelles personnes supplémentaires contacter (échantillonnage en boule de neige). Il est recommandé d’obtenir pour chaque thème des informations provenant de différentes sources afin d’obtenir une image de la situation aussi complète que possible et non biaisée. Immédiatement après l’entretien, les deux membres de l’équipe doivent examiner ensemble les informations collectées sous forme de notes au cours de l’entretien afin de s’assurer que des réponses à chacune des questions et des demandes de précisions prévues pour cette personne ont bien été obtenues. Les informations manquantes dues à un oubli de la part des membres de l’équipe du PER devront être obtenues le plus rapidement possible auprès de la même personne par un entretien, un appel téléphonique ou un courrier électronique de suivi. Les informations manquantes dues au fait que la personne interrogée n’était pas en mesure de répondre (par exemple, lorsque les informations recherchées ne relèvent pas, au final, de ses domaines de compétence) doivent être signalées dans le Guide de discussion prévu pour la prochaine personne interrogée identifiée pour répondre à chaque question ou thème concerné. Lorsque les informations recueillies au cours des entretiens ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. De nouveaux entretiens seront menés jusqu’à ce qu’il n’apparaisse plus aucune nouvelle information (saturation de l’information) pour un thème ou un ensemble de questions définis, et que toutes les réponses et les informations contradictoires aient été résolues. L’équipe du PER mènera également des entretiens avec le personnel des programmes identifiés comme pouvant servir de modèles (ainsi que des séances d’observation directe) selon les modalités convenues avec les partenaires et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution. OBSERVATION DIRECTE L’observation directe sert principalement à collecter des informations supplémentaires sur les points suivants : • Fonctionnalité et contenu des systèmes électroniques existants ainsi que les domaines couverts par ces systèmes (par exemple, par une séance de démonstration ou en se faisant montrer pas à pas comment fonctionnent les systèmes par des personnes qui les utilisent) ; • Qualité des données dans les systèmes électroniques ou sur support papier (par exemple, par un examen rapide de formulaires remplis, de registres ou de systèmes d’enregistrements, ou encore de bases et de systèmes de données) ; et • Utilisation des données (par exemple, par l’observation de posters ou de graphiques suivant l’évolution d’indicateurs spécifiques ou par l’observation de tableaux de bord électroniques) Les membres de l’équipe du PER utiliseront le Guide de discussion pour identifier les éléments à rechercher et à consigner au cours des séances d’observation. Les informations collectées lors de l’observation directe doivent être recoupées avec celles obtenues au cours des entretiens, de l’examen des documents disponibles et de l’utilisation du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture (Tableau 1.3) afin de valider les réponses qui avaient été obtenues par des méthodes autres que l’observation directe et d’identifier d’éventuelles réponses contradictoires. Lorsque les informations recueillies au cours des séances d’observation ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 22 PHASE 2. ANALYSE DES DONNÉES ET ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS EXAMEN ET ANALYSE EN CONTINU DES INFORMATIONS OBTENUES Chaque jour, l’équipe d’évaluation au complet doit examiner ensemble les réponses qui ont été obtenues grâce au Guide de discussion. Les informations collectées lors de chaque entretien et de chaque séance d’observation ainsi que tous les AFOM identifiés seront d’abord compilées en fonction des différents thèmes en rapport avec les systèmes de données afin d’identifier les principales informations encore manquantes, ainsi que les éventuelles erreurs ou AFOM dont la classification pourrait être erronée. Pour identifier les lacunes restantes, ces informations peuvent ensuite être classées par sous-thèmes [par exemple, dans le thème Systèmes et processus, les sous-thèmes Systèmes de données individuelles (clientes), Systèmes de données agrégées, etc.] ou en fonction de thèmes nouvellement identifiés. Les guides de discussion préparés pour chaque entretien spécifique doivent être affinés en fonction de l’examen des informations obtenues et des lacunes identifiées, et avant de mener les entretiens prévus pour les jours suivants. Lorsque les informations arrivent à saturation pour l’un des thèmes, l’équipe du PER doit travailler de concert pour affiner l’analyse préliminaire des AFOM et élaborer des recommandations préliminaires. La collecte des données est alors clôturée pour ce thème. Si des réponses contradictoires non résolues persistent à la fin des entretiens de la phase 2, y compris si celles- ci ont été identifiées au cours de la phase 1, le problème doit être signalé lors de la réunion de conclusion avec les partenaires et discuté afin d’obtenir un consensus. ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS L’équipe du PER doit élaborer des recommandations en suivant une approche de gestion des changements visant à l’amélioration de l’organisation et à la réorientation des ressources. Les recommandations doivent être classées en quatre groupes : politique, personnel, processus et technologie. Cette séparation en quatre groupes aide à ce que les recommandations soient plus facilement traduites directement en activités et à identifier qui sera responsable de leur mise en œuvre. Chaque conclusion des analyses AFOM affinées peut être classée dans l’un des quatre groupes, puis traduite en recommandations d’amélioration en remplaçant les formulations utilisant la voix passive par des mesures MÉTHODE DE COLLECTE DE DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Entretiens approfondis se- mi-structurés ou non structu- rés avec des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires im- pliquées dans la mise en œuvre Une approche semi-structurée suit de près le Guide de discussion ; elle est particulièrement adaptée pour les entretiens avec des personnes qui disposent de peu de temps ou qui doivent couvrir de nom- breux sujets. Une approche non structurée convient particulièrement aux entretiens dont le canevas est clairement établi (p. ex. lorsque des lacunes spécifiques ont été identifiées) ou lorsqu’une saturation de l’information semble être atteinte (c’est-à-dire lorsque les derniers entretiens n’apportent pas de nouvelles infor- mations). Pour ce type d’entretien, la personne qui pose les questions peut commencer en relatant les informations déjà collectées, afin de demander à la personne interrogée si elle les confirme ou souhaite apporter une réponse différente. Observation directe L’équipe du PER observe sur le terrain et dans les conditions habituelles la collecte de données ainsi que la gestion ou l’utilisation pratique des systèmes de données en utilisant comme guide les questions et les demandes de précisions du Guide de discussion. Examen des documents clés et des informations existantes De nouveaux documents pertinents peuvent être découverts lors des entretiens avec les membres clés du personnel. Ces documents doivent alors être examinés, en ajoutant les nouvelles informations collec- tées aux réponses obtenues plus tôt lors de l’enquête de conjoncture. Aucune observation des procédures cliniques ne doit se faire au cours de cette évaluation. De même, aucune donnée individuelle sur des patientes ne doit être collectée ou extraite des systèmes en place. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES La manière de procéder pour l’examen des documents disponibles est expliquée à la sous-section « Phase 1. Collecte de données – Réalisation de l’enquête de conjoncture » et dans le Tableau 1.3. TABLEAU 1.3 Résumé des méthodes de collecte de données de la phase 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 23 à prendre suivant une formulation à la voix active. Les analyses affinées et les recommandations préliminaires doivent être présentées aux partenaires lors de la réunion de conclusion pour être validées et pour obtenir des commentaires en retour avant leur finalisation. EXEMPLE :ANALYSE DES AFOM DU THÈME SYSTÈMES ET PROCESSUS [SOUS-THÈME DONNÉES INDIVIDUELLES] ATOUTS : • Des registres standardisés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ont été récemment créés. FAIBLESSES : • Il n’existe pas de formulaire de collecte de données standardisé au niveau national pour le dépistage. • Il n’existe pas d’ensemble de données minimal relatif au cancer invasif du col de l’utérus reconnu au niveau national. • Les ressources humaines destinées à aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles ne sont pas suffisantes. OPPORTUNITÉS : • Il existe un programme pouvant servir de modèle pour lequel des formulaires de collecte de données standardisés ont été intégralement déployés. • Une fois les formulaires nationaux standardisés élaborés, le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles pourra facilement intégrer les éléments de données figurant dans ces formulaires. MENACES : • Des données individuelles sont collectées dans plusieurs systèmes indépendants les uns des autres, ce qui rendra difficile la coordination et la standardisation des informations. • Certains prestataires ou établissements de santé n’ont pas accès au système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles car ils ne disposent pas d’une connexion Internet. • Le ministère n’est pas en mesure de fournir un financement suffisant pour prendre en charge les ressources humaines nécessaires pour aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles. RECOMMANDATIONS POLITIQUE : 1. Concevoir de manière consultative des ensembles de données minimaux pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus. 2. Standardiser de manière consultative les formulaires de collecte de données en fonction des ensembles de données minimaux convenus, en s’inspirant des formulaires et des processus utilisés dans le programme identifié comme pouvant servir de modèle. PERSONNEL : 1. Améliorer par la formation les connaissances et les capacités du personnel du ministère en matière de technologies de l’information afin qu’il puisse assurer le bon fonctionnement et garder à jour les systèmes de données individuelles. PROCESSUS : 1. Tirer parti du déploiement du nouveau registre et des formations connexes pour optimiser les processus et le flux des données suivis pour la collecte et l’assurance de la qualité des données individuelles. TECHNOLOGIE : 1. Incorporer les éléments de données sur le cancer du col de l’utérus (formulaires individuels pour chaque patiente) dans le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles. 2. Améliorer l’information et l’interopérabilité du système grâce à l’harmonisation des éléments de données, ou aider à la transition vers le système approuvé par le ministère. 3. Explorer les solutions que pourraient apporter la santé mobile ou les réseaux mobiles pour améliorer l’accès des prestataires et des établissements de santé au système électronique approuvé par le ministère. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 24 LISTES DE CONTRÔLE DES RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS L’ÉVALUATION Ces listes de contrôle sont conçues pour aider à constituer l’équipe du Processus d’évaluation rapide (PER) et créer des modes opératoires normalisés ainsi que des plans et des protocoles de mise en œuvre spécifiques à chaque pays. Bien que conçues pour être le plus large possible, ces listes de responsabilités ne sont pas nécessairement exhaustives et doivent être adaptées ou étendues en fonction des besoins. Lorsque l’évaluation est exécutée par une équipe qui ne fait pas partie du ministère ou du système gouvernemental, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution doit provenir du ministère ou du programme afin d’en assurer la collaboration et de bénéficier de bonnes connaissances des institutions. Lorsque l’évaluation est effectuée en interne, les listes ci-dessous peuvent être adaptées pour prendre en considération que l’ensemble des membres de l’équipe provient du ministère ; par exemple, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peut être remplacé par une personne ayant une expertise et des connaissances dans les systèmes de données, en informatique, dans le suivi et l’évaluation ou la surveillance, et les responsabilités assurées par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peuvent être réaffectées au responsable de l’équipe du PER (par exemple, le remplissage du questionnaire de l’enquête de conjoncture), au responsable de l’évaluation (par exemple, le travail avec le responsable de l’équipe du PER pour coordonner le calendrier et les étapes à suivre pour les entretiens) et à d’autres membres de l’équipe du PER (par exemple, la collecte des documents à examiner ainsi que l’archivage et la tenue à jour de l’ensemble des données collectées sur le terrain, etc.). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 3–4) RESPONSABILITÉS DANS LA PLANIFICATION Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies avant de commencer toute activité de collecte des données. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Établir un budget pour la mise en œuvre de l’évaluation et faire en sorte que les fonds nécessaires soient obtenus Travailler avec le ministère et les autres organismes collaborateurs pour identifier le futur membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Travailler avec le ministère, les autres organismes collaborateurs et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour élaborer un calendrier pour l’évaluation Choisir les membres de l’équipe du PER et désigner le responsable de l’équipe Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer les documents spécifiques au pays Élaborer des instruments pour la saisie et la gestion des données (par exemple, pour la collecte de données sur papier ou pour la saisie de données à l’aide d’un tableur Excel ou d’une plateforme de saisie de données sur tablette ou sur smartphone, etc.) et veiller à la protection et à l’assurance de la qualité des données Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Faire en sorte que l’équipe du PER reçoive une formation complète sur les outils et les processus d’évaluation Assigner les différentes responsabilités de la phase 1 à chaque membre de l’équipe du PER Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Travailler avec le responsable de l’évaluation pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PRÉPARATION DE L’ÉVALUATION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 25 LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 1 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 3 ou 4 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 1. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et de la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) Faire en sorte que les membres clés du personnel identifiés pour les entretiens soient représentatifs des activités menées dans le pays RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Assurer la supervision de la collecte des données de la phase 1 et présider les réunions de vérification régulières destinées à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires Travailler avec les membres de l’équipe du PER pour améliorer le Guide de discussion en fonction des informations restant manquantes une fois achevée l’enquête de conjoncture Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, et coordonner la réalisation des entretiens menés par l’équipe Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Collecter les documents clés à examiner et les transmettre au responsable de l’équipe du PER Faire en sorte qu’une réponse ait été obtenue à l’ensemble des questions de l’enquête de conjoncture par autoadministration du questionnaire ou réalisation de l’enquête auprès de membres clés du personnel et par l’examen des documents disponibles Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Identifier les membres clés du personnel du ministère et des organisations partenaires avec qui prévoir les entretiens de la phase 2 et faire en sorte que ces contacts soient représentatifs des activités menées dans le pays à tous les niveaux (national, infranational, etc.) et avec l’aide des différentes sources de financement (gouvernement, donateurs, établissements de santé privés, etc.) Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier le calendrier des entretiens de la phase 2 et planifier les entretiens avec les membres clés du personnel à interroger Servir de point de contact principal pour les membres clés du personnel à interroger et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier une réunion de présentation initiale (avant la phase 2), le cas échéant, notamment : envoyer les lettres d’invitation, réserver un lieu pour la réunion et distribuer un modèle à suivre pour les présentations SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur les services cliniques, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires SPÉCIALISTES EN SYS- TÈMES DE DONNÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur la cybersanté, les technologies de l’information, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 26 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 2 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 2. Bien que conçue pour être la plus large possible, cette liste de responsabilités n’est pas exhaustive et doit être adaptée ou étendue en fonction des besoins. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Avec les membres de l’équipe du PER qui mèneront les entretiens, examiner la version finale des guides de discussion préparés pour les entretiens spécifiques avant de réaliser ces entretiens Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (c’est-à-dire aucune nouvelle information n’est fournie) Superviser l’intégration et l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, passer en revue les guides de discussion affinés spécifiques pour chaque personne interrogée et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Servir de point de contact entre le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe du PER Présider la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, les réunions quotidiennes de coordination avec l’équipe, et coordonner et animer la réunion finale de synthèse Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Aider à l’intégration et à l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles ainsi qu’à l’amélioration et à l’organisation des différents guides de discussion spécifiques pour chaque personne interrogée Animer la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, et aider l’équipe du PER à mettre en œuvre la collecte des données (par exemple, pour les aspects logistiques, le transport, etc.). SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 27 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies après la collecte des données de la phase 2. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Superviser la rédaction du rapport d’évaluation, en portant une attention particulière à l’élaboration des recommandations Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Attribuer la rédaction de chaque section du rapport d’évaluation aux différents membres de l’équipe du PER Passer en revue les analyses et diriger la préparation du rapport d’évaluation, en s’assurant que les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse ont été pris en considération Soumettre le rapport d’évaluation au responsable de l’évaluation pour qu’il le passe en revue et vérifie les recommandations finales MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Aider à la rédaction du rapport d’évaluation en vérifiant les résultats et assurer un suivi au besoin afin de combler toute lacune éventuelle Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER LISTE DE CONTRÔLE POST-ÉVALUATION ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 28 QUESTIONNAIRES POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir les données démographiques et les données de surveillance pertinentes sur la population qui permettent de mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays. Son objectif secondaire est de déterminer la disponibilité en données démographiques et en données de surveillance sur la population actuelle et d’identifier de quelles sources proviennent ces données afin de préparer la phase suivante de collecte de données. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES 1.1 Quelle est la population totale du pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.2 Quel est le nombre total de femmes dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.3 Quel est le nombre total de femmes âgées de 21 à 29 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.4 Quel est le nombre total de femmes âgées de 30 à 59 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles MORTALITÉ ET DONNÉES DE L’ÉTAT CIVIL 1.5 Quel est le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » dans le pays ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.6 Le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : 1.7 À quel niveau existe-t-il un système d’enregistrement des données de l’état civil ? Indiquer tous les niveaux auxquels une collecte de données a lieu National Infranational Établissements de santé/Institution Communauté Il n’existe pas de système d’enregistrement des données de l’état civilt ÉPIDÉMIOLOGIE DU VIH 1.8 Quel est le taux de prévalence de l’infection à VIH ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.9 Le taux de prévalence de l’infection à VIH peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 1.10 Quel est le taux d’incidence du cancer invasif du col de l’utérus dans le pays ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 29 1.11 Quel est le nombre total de décès par cancer invasif du col de l’utérus par an (taux de mortalité par cancer du col de l’utérus) ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.12 Existe-t-il un registre du cancer ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.13 Existe-t-il un registre distinct pour le cancer invasif du col de l’utérus (différent du registre général du cancer) ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.14 Des données sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et sur le traitement des lésions précancéreuses sont-elles enregistrées dans le registre général du cancer ou dans le registre du cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Non, existe-t-il un registre séparé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.15 Existe-t-il un registre qui collecte des données sur les personnes vaccinées contre le VPH ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non Si Oui, (quel que soit le niveau), ce registre est-il différent du registre général des vaccinations ? Oui Non 1.16 En quelle année l’enquête en population la plus récente comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus a-t-elle été menée ? Année : Nom de l’étude : Aucune enquête en population comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus n’a été menée DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance, de la programmation et de la gestion en matière de soins de santé et de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ses objectifs secondaires sont d’identifier dans un premier temps les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces préliminaires associées, et d’identifier quelles sont les personnes clés à contacter pour la prochaine phase de collecte de données. INFRASTRUCTURES 2.1 Existe-t-il un cadre de base pour la prestation de services en matière d’énergie, de transport, d’eau et d’assainissement, de technologies de l’information et de la communication ? Oui Non Ne sait pas 2.2 Des actions sont-elles menées au niveau national pour collecter des informations sur les mesures prises en matière de stabilité politique, d’efficacité du gouvernement et de contrôle de la corruption, et cadrant avec les indicateurs internationaux en rapport avec la gouvernance et la corruption ? Oui Non Ne sait pas 2.3 Quelles sont les données nationales disponibles pour les indicateurs clés de l’Union internationale des télécommunications relatifs aux télécommunications et aux TIC ? Les données peuvent être obtenues sur le site : www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Pages/stat/default.aspx Score national global : Données non disponibles Augmentation en pourcentage du score national depuis 2008 : Données non disponibles Abonnements au téléphone fixe : Données non disponibles Abonnements au téléphone mobile : Données non disponibles Abonnements actifs à un service mobile à large bande : Données non disponibles Abonnements à un service câblé à large bande : Données non disponibles Ménages disposant d’un ordinateur : Données non disponibles Ménages disposant d’un accès à Internet à la maison : Données non disponibles Personnes utilisant Internet : Données non disponibles Année des données : Source des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 30 GOUVERNANCE EN MATIÈRE DE SOINS DE SANTÉ 2.4 Existe-t-il une structure organisationnelle pour la gouvernance nationale en matière de soins de santé ? Oui – Centralisée Oui – Décentralisée Non 2.5 Existe-t-il plus d’un ministère ou d’une institution du secteur public au niveau national qui supervise les soins de santé ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun(e) le nom du ministère ou de l’institution et le nom d’un contact clé. Nom : Contact clé : 2.6 Existe-t-il un diagramme ou un texte décrivant la structure et l’organisation actuelles du(des) ministères et/ou du(des) institution(s) du secteur public au niveau national qui supervise(nt) les soins de santé ? Oui – Actualisé Oui – Non Actualisé Non Non consultable Si Oui, fournir une copie ou un lien d’accès. GOUVERNANCE ET GESTION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 2.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour le dépistage du cancer du col l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses (prévention secondaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Oui Non Si Oui, quel est le nom de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : 2.8 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus et du traitement des lésions précancéreuses ? Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des différents éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.9 À quel niveau le programme de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses est-il organisé dans votre pays ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la plupart de la programmation du dépistage du cancer du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux du niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi du programme de dépistage du cancer du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus du pays, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent le dépistage, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.10 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le cancer invasif du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le cancer invasif du col de l’utérus? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.11 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 31 Ou noter les données pour chaque catégorie professionnelle figurant ci-dessous Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.12 À quel niveau le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus sont-ils supervisés et organisés dans votre pays ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux au niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.13 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant la vaccination contre le VPH et la prévention primaire du cancer du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui, – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus)? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.14 Existe-t-il en dehors du secteur public des organisations, des organismes ou des institutions responsables de certains aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, fournir le nom de chaque entité et indiquer les domaines dont elle est responsable (cocher la ou les réponses appropriées) 1. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  2. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  3. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de connaître le degré de priorité accordé à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’ensemble du système de santé et d’identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces potentielles associées à la coordination et à la gestion de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 32 3.1 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de santé ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.2 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de lutte contre le cancer ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.3 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en plus de ceux portant sur la lutte contre le cancer en général) ? Quels sont les domaines couverts ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 33 3.4 S’il existe des politiques, des plans ou des stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quelles sont les méthodes recommandées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Il n’existe pas de politique nationale, de plan national et de stratégie nationale prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus Cytologie/Frottis de Papanicolaou IVA IVL Test de recherche de l’ADN du VPH Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.5 Quelles sont les méthodes de traitement des lésions précancéreuses recommandées par les politiques, les plans ou les stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation Coagulation par la chaleur/le froid Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.6 Une approche à visite unique est-elle recommandée par les politiques, les plans ou les stratégies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement des lésions précancéreuses ? Oui Non 3.7 Existe-t-il des lignes directrices nationales standardisées pour la pratique clinique en ce qui concerne les services suivants en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Il peut s’agir de lignes directrices nationales ou de lignes directrices internationales adoptées par le pays ; ces lignes directrices peuvent être autonomes ou intégrées à d’autres lignes directrices (par exemple, à des lignes directrices en rapport avec l’infection à VIH ou la santé reproductive). Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus Il n’existe pas de lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 3.8 Existe-t-il des lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui soient spécifiques pour les femmes infectées par le VIH ? Oui Non Si Oui, ces lignes directrices forment-elles un document séparé des lignes directrices de pratique clinique pour le dépistage indiquées ci-dessus? Oui Non DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES L’objectif principal de ce domaine est de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus disponibles et l’utilisation de ces services. Les objectifs secondaires sont de déterminer si des données sur la disponibilité, la distribution et la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont disponibles et si elles sont à jour, et d’identifier les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. DISPONIBILITÉ DES SERVICES 4.1 Quels sont les services de dépistage du cancer du col de l’utérus actuellement fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Cytologie/Frottis de Papanicolaou Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique (IVA) Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol (IVL) Test VPH Autre (préciser) : 4.2 À quel niveau du système de soins de santé les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont- ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.3 À quelle occasion les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont-ils fournis de manière active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.4 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 34 Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.5 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation à froid Hystérectomie simple Autre (préciser) : 4.6 À quel niveau du système de soins de santé les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.7 À quelle occasion les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis de façon active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.8 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.9 Les services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils fournis en suivant l’approche à visite unique ? Oui, toutes les structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Oui, certaines des structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Non, il n’existe aucune structure de soins où sont fournis des services de dépistage qui utilise l’approche à visite unique 4.10 Existe-t-il un système standardisé d’orientation- recours pour les femmes ayant besoin des services suivants: Traitement des lésions précancéreuses (type CIN 2 ou CIN 3) Oui Non Lésions étendues ou suspicion de cancer du col de l’utérus Oui Non Hystérectomie radicale Oui Non Radiothérapie Oui Non Chimiothérapie Oui Non Soins palliatifs Oui Non 4.11 Quels sont les services actuellement proposés pour le diagnostic des lésions précancéreuses et des cancers invasifs du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Colposcopie Biopsie Histologie/anatomie pathologique Autre (préciser) : 4.12 Combien d’établissements de santé dans votre pays peuvent faire le diagnostic des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 35 4.13 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Hystérectomie simple Hystérectomie radicale Chimiothérapie Radiothérapie Radiothérapie endocavitaire Autre (préciser) 4.14 À quel niveau du système de soins de santé les cas de cancer invasif du col de l’utérus sont-ils traités dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.15 Existe-t-il des centres de prise en charge du cancer ou des hôpitaux spécialisés dans la prise en charge du cancer dans votre pays ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun le nom et le lieu d’implantation Nom : Lieu d’implantation : Nom : Lieu d’implantation : 4.16 Combien d’établissements de santé dans votre pays disposent du personnel et des capacités pour réaliser des hystérectomies radicales (ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens) ? Nombre TOTAL d’établissements de santé Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.17 Combien d’établissements de santé dans votre pays ont la capacité de réaliser des chimiothérapies ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.18 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.19 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie endocavitaire ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : UTILISATION DES SERVICtES Les données doivent indiquer le nombre total de femmes recevant des services à l’échelle nationale au cours de la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. 4.20 Combien de femmes sont ciblées chaque année pour bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.21 Combien de femmes ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.22 Combien de femmes ont été traitées pour des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 36 4.23 Combien de femmes ont bénéficié de services diagnostiques des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.24 Combien de femmes ont reçu le diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.25 Si le système de classification en stades de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO) est utilisé, donner le nombre de femmes chez qui le diagnostic a été posé pour chacun des stades. Si un autre système est utilisé, donner le nom du système et le nombre de femmes pour chacun des stades. Aucun système de classification en stade n’est utilisé Le système de classification en stade selon FIGO est utilisé Stade I : Stade II : Stade IIA : Stade IIB : Stade III : Stade IV : Données non disponibles Un autre système est utilisé Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : – Nom :_______________________________ Données non disponibles Année des données : Source des données : 4.26 Combien de cas de cancer invasif du col de l’utérus ont été traités/pris en charge ? Les traitements comprennent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, etc. Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.27 Combien de femmes ont été traitées par hystérectomie radicale pour un cancer invasif du col de l’utérus ? L’hystérectomie radicale consiste en l’ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens. Elle est DIFFÉRENTE de l’hystérectomie simple qui consiste uniquement en l’ablation de l’utérus et du col de l’utérus. Hystérectomie radicale non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.28 Combien de femmes ont été traitées par chimiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Inclure les femmes recevant un traitement adjuvant ou un traitement palliatif par chimiothérapie pour un cancer du col de l’utérus Chimiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.29 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.30 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie endocavitaire pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie endocavitaire non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données agrégées concernant les prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et concernant la capacité de formation du personnel de santé, de déterminer si ces données sont à jour, et d’identifier SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 37 les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. CATÉGORIE DE PRESTATAIRES 5.1 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) le dépistage du cancer du col de l’utérus dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Les méthodes de dépistage comprennent le frottis de Papanicolaou (PAP), l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), l’inspection visuelle après application de soluté de Lugol (IVL), le test de recherche d’ADN du virus du papillome humain (VPH), etc. Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.2 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par cryothérapie en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.3 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par RAD en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.4 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par conisation ou hystérectomie simple en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.5 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement des cas de cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : FORMATION DES PRESTATAIRES 5.6 Existe-t-il une stratégie nationale/régionale pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses et traitement du cancer invasif du col de l’utérus) ? Oui Non 5.7 Existe-t-il des opportunités officielles d’obtenir à l’extérieur du pays une formation en médecine générale ou en médecine spécialisée (par exemple, un internat en médecine, un mMED ou une bourse de recherche pour étudier la physique des rayonnements, les techniques en cytologie, etc.) ? Oui Non Ne sait pas 5.8 Combien existe-t-il d’écoles de médecine dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 5.9 Combien existe-t-il actuellement d’écoles d’infirmières et de sages-femmes dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 38 5.10 Dans votre pays, combien existe-t-il de programmes de formation en spécialité (internat en médecine, mMED, bourse de recherche, diplôme/ certificat) dans les disciplines suivantes : Santé reproductive (obstétrique et gynécologie) : Données non disponible Oncologie gynécologique : Données non disponible Chirurgie : Données non disponible Anesthésie : Données non disponible Médecine interne : Données non disponible Oncologie médicale : Données non disponible Radio-oncologie : Données non disponible Soins palliatifs : Données non disponible Cytologie : Données non disponible Anatomie pathologique : Données non disponible Radiologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.11 Parmi les programmes de formation suivants pour les agents de santé, combien existent dans votre pays ? Technologie des rayonnements : Données non disponible Physique des rayonnements : Données non disponible Techniciens en cytologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DISPONIBILITÉ EN PRESTATAIRES DE SERVICES 5.12 Combien d’agents de santé (dans le secteur public et privé) fournissent actuellement les services de santé suivants ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Chirurgiens : Données non disponible Anesthésistes : Données non disponible Gynéco-oncologues : Données non disponible Chirurgiens formés à la chirurgie pelvienne radicale du cancer : Données non disponible Oncologues radiothérapeutes : Données non disponible Oncologues médicaux : Données non disponible Médecins fournissant des soins palliatifs : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.13 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des dépistages du cancer du col de l’utérus? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.14 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par cryothérapie? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.15 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par RAD? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 39 5.16 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par conisation ou hystérectomie simple? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.17 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous fournissent des soins aux personnes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est d’obtenir des informations sur les systèmes et les processus connexes, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement pour le matériel de laboratoire sont collectées dans la section DOMAINE 7. LABORATOIRE. DISPONIBILITÉ EN ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS DE BASE 6.1 Le minimum nécessaire pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, l’acide acétique à 3-5 %, le Lugol, les kits pour réaliser les frottis de Papanicolaou, les kits de test VPH, etc.) figure-t-il sur la liste nationale de fournitures de base ? Oui – Tout le minimum nécessaire Oui – Une partie du minimum nécessaire (donner la liste) : Aucun élément du minimum Il n’existe pas de liste de fournitures de base Lorsqu’une liste des fournitures de base est disponible, en fournir une copie en pièce jointe ou fournir un lien URL permettant d’en obtenir une copie électronique. 6.2 Les fournitures suivantes nécessaires pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Acide acétique à 3-5 % : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Lugol : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les frottis : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les tests VPH : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Spéculums : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.3 De quel type de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle à un dépistage efficace du cancer du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Acide acétique à 3-5 %  Lugol Fournitures pour réaliser les frottis Fournitures pour réaliser les tests VPH Spéculum Autre (préciser) : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 40 6.4 Les équipements et les fournitures suivants pour le traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles ? Systèmes pour la cryothérapie : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Systèmes pour électrorésection (RAD) : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Monsel/Nitrate d’argent : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Azote liquide/dioxyde de carbone : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Embouts pour sonde cryogénique : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Anses pour électrocoagulation : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.5 De quel type d’équipement ou de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle au traitement efficace des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Systèmes pour la cryothérapie ystèmes pour électrorésection (RAD) Monsel/Nitrate d’argent Azote liquide/dioxyde de carbone Embouts pour sonde cryogénique Anses pour électrocoagulation Autre (préciser) : 6.6 Un ou des agents chimiothérapeutiques figurent-ils sur la liste nationale des médicaments essentiels ? Oui Non Il n’existe pas de liste des médicaments essentiels 6.7 Les agents chimiothérapeutiques suivants sont-ils disponibles pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Cisplatine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Paclitaxel : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Topotécan : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Gemcitabine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Autre médicament (préciser) : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.8 Des analgésiques opiacés sont-ils disponibles pour les patientes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? (Par exemple, la morphine, la dihydrocodéine, le fentanyl, la méthadone) Pour les patientes hospitalisées : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Par ordonnance : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.9 Combien de machines de radiothérapie pour traitement oncologique sont actuellement opérationnelles dans le pays? Nombre TOTAL (ensemble des établissements de santé) : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre dans d’autres types d’établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 6.10 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus dans le pays et en assure la distribution ? Nom de l’institution : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 41 6.11 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.12 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.13 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.14 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.15 Quel système électronique est utilisé pour gérer les stocks d’agents chimiothérapeutiques (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 7. LABORATOIRE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et de faire une description des services et des liens existants pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données clés pour le suivi des patientes du programme de lutte contre cancer du col de l’utérus et pour le suivi de ce programme, d’identifier les systèmes et processus de collecte et de gestion de ces données et d’identifier les sources d’où proviennent ces données. Cette étape est indispensable pour la préparation pour la phase suivante de collecte de données. ORGANISATION GÉNÉRALE ET GESTION 7.1 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale pour le développement et la gestion des laboratoires ? Oui Non 7.2 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale (distincte de celle qui précède) pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour la gestion de la qualité et de la performance des laboratoires ? Oui – Faisant partie de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Oui – Séparée de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Non 7.3 Le système de laboratoire est-il centralisé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational/régional Non 7.4 Existe-t-il un laboratoire national de référence ? Oui Non Nom du laboratoire : Lieu d’implantation : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 42 DISPONIBILITÉ ET ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES SERVICES 7.5 Combien de laboratoires disposent de services d’anatomie pathologique (y compris de cytopathologie et d’histopathologie pour le dépistage et le diagnostic du cancer du col de l’utérus) ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics et privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : 7.6 Combien de techniciens de laboratoire des secteurs public et privé des catégories suivantes fournissent actuellement des services ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Nombre de techniciens en cytologie : Données non disponibles Nombre TOTAL d’anatomopathologistes : Données non disponibles Nombre de cytopathologistes : Données non disponibles Nombre d’histopathologistes : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 7.7 Combien de laboratoires réalisent des tests VPH ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires privés réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires publics réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 43 ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 7.8 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure- t-il l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution ou organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 7.9 Existe-t-il un système utilisé pour l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et pour la gestion des stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué par ce système dans l’approvisionnement en médicaments et dans la gestion des stocks) ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : RÉSULTATS DES TESTS DE LABORATOIRE 7.10 L’ensemble des laboratoires rendent-ils les résultats de cytologie et/ou de cytopathologie en suivant une terminologie standard (par exemple, celle du système Bethesda) ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.11 Les résultats de l’examen cytologique et/ou cytopathologique des prélèvements du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.12 Les différents laboratoires rendent-ils les résultats de l’examen histologique et/ou d’histopathologique en suivant une terminologie standard [par exemple, celle des lésions intraépithéliales épidermoïdes (LIE)] ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.13 Les résultats des biopsies du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.14 Les résultats des tests VPH sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS L’objectif principal de ce domaine est de décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est de déterminer la disponibilité et l’utilisation des données, des structures et des processus pour la budgétisation et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES 8.1 Quelles sont les sources de financement pour la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 44 ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : 8.2 Existe-t-il un budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non 8.3 Existe-t-il une section, une unité ou une équipe spécifique pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Oui, quel est le nom de la section, de l’unité ou de l’équipe : Si Non, quel département ou quelle section est responsable de la budgétisation et du calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Nom du département ou de la section : 8.4 Existe-t-il un système ou un outil utilisé pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 8.5 Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le coût unitaire de chaque élément est disponible Le coût unitaire de la plupart des éléments est disponible Le coût unitaire de quelques éléments est disponible Le coût unitaire n’est disponible pour aucun élément 8.6 Le coût par personne des services suivants entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-il disponible ? Coût par femme du dépistage du cancer du col de l’utérus Coût par femme du traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus Coût par femme du traitement d’un cancer invasif du col de l’utérus Le coût par femme n’est disponible pour aucun de ces services RESSOURCES HUMAINES ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS 8.7 Existe-t-il une grille des salaires (comprenant les indemnités) pour les fonctionnaires travaillant dans le domaine de la santé ? Oui Non Si Oui, indiquer le nom du(des) document (s) ou télécharger le(s) document(s) où se trouve cette grille des salaires. 8.8 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités du personnel de santé, y compris pour les écoles de médecine, les écoles d’infirmières, la formation continue, etc. ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarité Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé □ Autre (préciser) : 8.9 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 45 DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Les principaux objectifs de ce domaine sont de collecter des informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel se fait la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et de décrire les structures, systèmes et processus employés pour la collecte, la gestion, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. L’objectif secondaire est d’identifier les opportunités et les menaces préliminaires caractérisant la conjoncture entourant le système d’information sanitaire ainsi que les atouts et faiblesses préliminaires dans les systèmes et les processus en rapport avec les données concernant le cancer du col de l’utérus. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement sont collectées dans les sections Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments et Domaine 7. Laboratoire. POLITIQUES, PLANS ET STRATÉGIES 9.1 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ? Oui Non 9.2 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté ? Oui Non 9.3 Existe-t-il un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ce plan peut être autonome ou intégré à d’autres plans, par exemple, avec le plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Oui – Plan autonome Oui – Plan intégré à un autre plan (préciser) : Non COORDINATION, GESTION ET GOUVERNANCE 9.4 Existe-t-il au sein du gouvernement un ministère, un département ou une section s’occupant spécifiquement des TIC ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de ce ministère, de ce département ou de cette section ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : Dans la négative, quel ministère, quel département ou quelle section a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de TIC ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : 9.5 Existe-t-il au sein du gouvernement une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de cybersanté ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de cybersanté ? Nom de ce ministère, de cette unité ou de cette équipe : 9.6 Qui est responsable du financement et de la budgétisation pour l’élaboration et pour le bon fonctionnement des systèmes d’information électroniques utilisés dans le domaine de la santé (y compris dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Autre (préciser) : 9.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe et le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : 9.8 Existe-t-il dans le budget des fonds alloués spécifiquement au suivi et à l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 46 9.9 Existe-t-il des institutions ou des organisations extérieures au ministère de la santé qui mènent des activités de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, donner le nom de cette ou de ces institutions : Nom de cette ou de ces institutions : RESSOURCES HUMAINES 9.10 Combien de personnes formées travaillent sur des questions ou des systèmes en rapport avec les données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Combien consacrent 100 % de leur temps de travail à des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Personnel formé au suivi et à l’évaluation : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la gestion des données (comprend la saisie et l’analyse) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la conception des systèmes : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnel de soutien informatique (technologies de l’information) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SYSTÈMES DE COLLECTE ET D’AGRÉGATION DES DONNÉES Recoupement des sources de données avec le Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services, et avec le Domaine 7. Laboratoire 9.11 Quels sont les systèmes électroniques utilisés dans le pays pour la collecte et la gestion des données individuelles des services de soins de santé ? Les systèmes peuvent collecter des données exhaustives sur les soins de santé pour des clients individuels ou des données individuelles pour chaque client pour une maladie ou un programme de santé spécifique (il peut, par exemple, s’agir de dossiers médicaux électroniques, de dossiers de santé électroniques, de systèmes de santé mobiles, etc.), ou collecter des données limitées pour chaque client recevant des services spécifiques (il peut, par exemple, s’agir de systèmes d’information utilisés dans les laboratoires ou les pharmacies). Il n’existe pas de système électronique pour collecter des données individuelles sur les clients Faire la liste de tous les systèmes existants, en fournissant pour chacun d’entre eux les informations suivantes : 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.12 Comment sont collectées les données individuelles en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Exclusivement à l’aide de formulaires papier Exclusivement avec des systèmes électroniques Combinaison de systèmes sur papier et de systèmes électroniques SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 47 9.13 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque client est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clients des services de santé ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite Aucun numéro ou code d’identification n’est utilisé pour identifier individuellement chaque client 9.14 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque cliente est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clientes des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite 9.15 Un système électronique est-il utilisé pour agréger les données des soins de santé et pour calculer les indicateurs de suivi ? 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.16 Comment les données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles agrégées et présentées dans les rapports ? Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports sous forme de formulaires papier Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports électroniques Combinaison d’agrégation et de présentation dans des rapports sous forme papier ou de manière électronique 9.17 Existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : 9.18 En cas de contexte de forte prévalence de l’infection à VIH : existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus reliés spécifiquement au statut par rapport au VIH ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 48 organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : ÉVALUATIONS ET AUDITS 9.19 Au cours des 10 dernières années, les systèmes d’information sanitaire ont-ils fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non 9.20 Au cours des 10 dernières années, le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non Si Oui, une évaluation ou un audit des données et des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il(elle) été réalisé(e) au cours de cette(ces) évaluation(s) ? Oui Non SYSTÈMES D’AIDE À LA DÉCISION ET POUR LES ORIENTATIONS-RECOURS 9.21 Parmi les éléments suivants, lesquels sont utilisés pour les consultations cliniques et/ou les orientations- recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus Dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quels systèmes sont utilisés pour les consultations et les orientations-recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus 9.22 Parmi les systèmes d’aide à la décision figurant ci- dessous, lesquels sont utilisés lors de la prestation de services de santé ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier Gestion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes Quels systèmes sont utilisés dans la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier estion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 49 GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données démographiques, données de mortalité, données de surveillance et données épidémiologiques) ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.1 À 1.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Pour chaque sous-ensemble de données (données démographiques, mortalité et données de l’état civil, épidémiologie de l’infection à VIH et épidémiologie du cancer du col de l’utérus) pour lesquels des données sont disponibles, poser les questions suivantes : 1.1 Quels sont les structures et les processus utilisés pour obtenir des données démographiques, des données sur la mortalité et des données de l’état civil, des données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et des données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus, et pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de ces données et comment les nombres figurant dans les rapports sont-ils obtenus ? • Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Quel est le nom du système, quelle entité assure son bon fonctionnement et sa mise à jour, et qui l’utilise ? • Existe-t-il des lignes directrices pour enregistrer les données dans le système (ou dans le registre) ? Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes (par exemple, s’il existe un lien entre le système des enregistrements de l’état civil et le registre du cancer, ou s’il existe un lien entre le registre du cancer et le système d’information pour la gestion sanitaire) ? 1.2 Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Ont-elles été utilisées pour la planification, l’élaboration ou l’amélioration du programme ? • Ont-elles été utilisées pour l’élaboration ou la modification de politiques ? • Ont-elles été utilisées pour déterminer l’attribution des ressources ? Ont-elles été utilisées pour l’élaboration d’une demande de subvention ? • Ont-elles été utilisées pour produire un rapport ou une présentation à usage interne ou externe ? Ont- elles été utilisées pour la rédaction d’une publication évaluée par des pairs ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel des données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 1.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour (données démographiques, données sur la mortalité et données de l’état civil, données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus) ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, existe-t-il d’autres systèmes ou processus susceptibles d’être utilisés pour collecter des données plus récentes ? • L’obtention des données en temps opportun est- elle affectée par la disponibilité en ressources pour collecter et gérer ces données ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 50 1.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données épidémiologiques et les données de surveillance requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enquêtes en population, registres du cancer) ; politiques, plans et lignes directrices ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.12 À 1.16 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 1.5 Décrire, le cas échéant, les autres registres, les autres systèmes et les autres sources de données de surveillance ou de données épidémiologiques pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui n’ont pas été décrits ci-dessus. Demandes de précisions : • Des enquêtes en population sont-elles menées de manière régulière [par exemple, des enquêtes démographiques et sanitaires, des enquêtes en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA), des enquêtes STEPS (approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance), etc.] ? • Existe-t-il des enquêtes pour collecter des données de mortalité ? Des données sur l’infection à VIH ? Des données/informations sur le cancer du col de l’utérus ? Quand la dernière enquête a-t-elle eu lieu et quand la prochaine est-elle prévue ? • Lorsqu’il existe un registre du cancer, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe- t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre où sont enregistrées les informations sur la vaccination contre le VPH, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Qui enregistre les données dans les différents systèmes ? Qui a accès aux données ? Comment les données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes ? Les informations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. • Quelle est la qualité de ces données ? DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.1 À 2.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque des informations et des données sur les infrastructures sont disponibles, poser les questions suivantes : 2.1 Comment le secteur des soins de santé est-il pris en compte et quel degré de priorité lui est-il accordé par les structures gouvernementales pour la mise à disposition d’infrastructures de base et de moyens de télécommunication, et pour assurer l’efficacité du gouvernement dans ce domaine ? Demandes de précisions : • Le cadre de base inclut-il des infrastructures spécifiques à la prestation de services de santé ? Quelles sont les lacunes dans ces infrastructures ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer ces infrastructures ? • Quel est le pourcentage d’établissements de santé ayant accès aux domaines des infrastructures de base (par exemple, à l’électricité et à l’eau) et aux technologies de télécommunication ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer l’accès à ces domaines ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 51 • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (collecte et gestion des données, suivi des patients, etc.) ? Lorsque des informations et des données sur les infrastructures ne sont PAS disponibles, poser les questions suivantes : 2.2 Quelles sont les principales lacunes auxquelles le secteur des soins de santé doit faire face en termes d’infrastructures de base (par exemple, l’accès à l’électricité et à l’eau) et de moyens de télécommunication (par exemple, la disponibilité en téléphones et en réseaux mobiles, en ordinateurs et en accès à Internet) ? Demandes de précisions : • L’accès à ces infrastructures de base et à ces moyens de télécommunication est-il meilleur pour certains niveaux du système de santé que pour d’autres ? Les établissements de santé privés ou dépendant d’une ONG ont-ils généralement un meilleur accès que les établissements de santé du secteur public ? • Existe-t-il une volonté politique de fournir en priorité au secteur de la santé un accès à certains éléments de base des infrastructures et des moyens de télécommunication ? • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? REMARQUE : les questions 9.4 à 9.7, 9.9 et 9.13 de l’enquête de conjoncture ainsi que les questions 9.4 et 9.7 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur la coordination, la gestion et la gouvernance des systèmes de données en rapport avec les technologies de l’information et avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.4 À 2.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.3 Concernant la prestation ou la programmation des services de soins de santé en général et des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier, quels sont, le cas échéant, les principaux atouts et les principales faiblesses liés à la structure de la gouvernance en matière de soins de santé ? Demandes de précisions : • Cette structure a-t-elle été récemment modifiée ou adaptée ? Quel impact cela a-t-il eu sur la prestation de services et sur l’accès aux services de santé ? • Existe-t-il un ministère/département différent qui supervise le financement des soins de santé ? Les ressources humaines pour la santé ? Les technologies de l’information pour la santé ? • Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des technologies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent- ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Lorsqu’il n’existe PAS de structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.4 Décrire comment sont fournis les soins de santé. Demandes de précisions : • Existe-t-il des organisations, des institutions ou des agences particulières chargées de fournir les services de santé ? Sont-ils(elles) privé(e)s (à but lucratif) ? Fournissent-ils(elles) des soins de santé dans tout le pays, ou seulement dans certaines zones au niveau infranational ? • Qui est responsable du financement des soins de santé et de la fourniture des infrastructures de base pour les soins de santé ? • Quelle relation existe-t-il entre les différentes entités fournissant les services de santé, les infrastructures pour les soins de santé ou le financement d’une part et le gouvernement d’autre part ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.7 À 2.13 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.5 Décrire l’organisation et la gestion des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus (vaccination contre le VPH, dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) au sein du ministère de la santé. Fournir une copie de l’organigramme, le cas échéant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 52 Demandes de précisions : • Combien d’unités et/ou de départements contrôlent les activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces unités et/ou départements contrôlent-ils(elles) également des domaines ayant rapport avec d’autres maladies ? Quels sont ces domaines ? • Existe-t-il du personnel travaillant spécifiquement sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau du département, de la section, de l’unité ou du programme ? Ce personnel est-il en nombre suffisant ? • Quelles décisions en matière de programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont prises au niveau national centralisé ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ? • Dans les contextes de forte prévalence de l’infection à VIH : quel est le niveau d’intégration entre la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et la programmation en rapport avec l’infection à VIH ? 2.6 Expliquer quel est le niveau d’interaction entre les différents programmes/les différentes unités et les autres partenaires. Demandes de précisions : • Comment les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, de traitement des lésions précancéreuses et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus communiquent-ils entre eux (par exemple, existe-t-il des réunions régulières ?) ? • Existe-t-il des échanges de données réguliers entre les différentes sections ou unités ? Le cas échéant, existe- t-il des échanges de données avec le programme de lutte contre le VIH ? • Quel est le niveau d’interaction entre le programme de prévention du cancer du col de l’utérus, le programme de dépistage et le programme de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus d’une part et les unités ou les départements responsables des systèmes d’information sanitaire et des technologies de l’information et de la communication d’autre part ? • Existe-t-il au niveau national une structure permettant les échanges et les discussions entre les différents partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage préventif ou traitement) ? L’un ou certains des partenaires conçoivent-ils ou apportent-ils un soutien à des systèmes de collecte de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ensemble des thèmes RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 2.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.7 Pour chaque organisation, agence ou institution ne faisant pas partie du secteur public et responsable d’activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, conduire des entretiens approfondis avec des contacts clés en utilisant le Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle. DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de communication des données ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 3.1 À 3.8 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : les questions 9.3 et 9.13 à 9.16 de l’Enquête de conjoncture et la question 9.5 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur le contenu du plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. 3.1 Présenter les politiques, les plans et les stratégies qui régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Le coût de ces plans ou de ces stratégies a-t-il été intégralement chiffré ? • À quelle échelle ces politiques, ces plans et ces stratégies ont-ils(elles) été diffusé(e)s ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux les politiques, les plans et les stratégies ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Quel est le champ d’application des recommandations figurant dans les politiques, les plans et les stratégies ? Sont-elles suffisamment détaillées pour fournir des orientations appropriées en matière de prestation de services ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 53 • Qui est responsable de la rédaction et de la mise à jour des plans ou des politiques ? Décrire brièvement le processus. • L’un des plans ou l’une des stratégies comprend- il(elle) un plan de suivi et d’évaluation ? 3.2 Présenter les lignes directrices pour la pratique clinique qui régissent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage ; traitement des lésions précancéreuses ; diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Demandes de précisions : • Combien existe-t-il de lignes directrices pour la pratique clinique approuvées par le ministère de la santé en rapport avec les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Existe-t-il des lignes directrices de pratique clinique traitant de l’infection à VIH ? • Les lignes directrices sont-elles élaborées au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme/des établissements de santé ? Au niveau des partenaires ? Quel département, quelle section ou quelle unité est responsable de la mise à jour et de la rédaction des lignes directrices ? • À quelle échelle ces lignes directrices ont-elles été diffusées ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux ces lignes directrices ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Ces lignes directrices sont-elles suffisamment détaillées pour servir de guide lors de la prestation de services ? • S’il n’existe pas de lignes directrices de pratique clinique, comment les prestataires prennent-ils des décisions concernant les soins aux patientes (par exemple, en s’aidant d’autres documents) ? DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.1 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les services décrits dans les politiques, les plans ou les stratégies de lutte contre le cancer du col de l’utérus obtenues en réponse aux questions 3.4 et 3.5 de l’enquête de conjoncture. 4.1 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses. Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (au niveau national et au niveau infranational) ? Sont-ils les mêmes que ceux décrits dans les politiques, dans les plans ou dans les stratégies nationales ? • Les services de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles dans des unités mobiles ? Ces unités mobiles sont-elles liées à des établissements de santé ou à des programmes particuliers ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel type de service/lieu de prestation de services est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (par exemple, dans un établissement de santé, dans une unité mobile ou lors d’une campagne) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de soins privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés utilisent-ils le frottis vaginal et les structures de soins publiques utilisent-elles l’IVA ? Les services mobiles sont-ils principalement proposés par des établissements de santé du secteur public ?) ? 4.2 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour la prise en charge et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus (au niveau national et au niveau infranational) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 54 • Quels sont les services proposés par les centres anticancéreux et les hôpitaux spécialisés en cancérologie ? Quelle est la répartition géographique de ces centres spécialisés ? Quels sont les plans pour ces hôpitaux et ces centres à l’avenir (par exemple, est-il prévu d’ouvrir d’autres centres spécialisés ?) ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel niveau d’établissement de santé est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (si ces services sont disponibles à différents niveaux de structures de soins) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de santé privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés proposent-ils des services de radiothérapie et ceux du secteur public ne proposent-ils que la chimiothérapie ?) ? Concernant le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus, existe-t-il un certain niveau d’intégration entre la prestation de services dans le secteur public et dans le secteur privé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, registre/recensement des établissements de santé) ; gouvernance, gestion et coordination ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données, accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.12 ET 4.16 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.3 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les établissements de santé et sur les services qu’ils fournissent, ainsi que pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Ces données sont-elles collectées de manière systématique et enregistrées dans le cadre de la prestation de services du programme ? Ou sont- elles collectées de manière périodique par le biais de recensements des établissements de santé ou d’enquêtes dans les structures de soins, et d’évaluations de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national des établissements de santé ? - La liste comprend-elle l’ensemble des établissements de santé du pays (ceux du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? - La liste comprend-elle des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus qu’ils fournissent ? - Quels sont les éléments de données enregistrés (par exemple, les services, les équipements, la disponibilité en eau et en électricité, etc.) ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les établissements de santé (y compris sur leur emplacement et leur répartition) et sur les services qu’ils fournissent ? • Comment ces données sont-elles utilisées ? Qui a accès à ces données ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et transmises ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Existe-t-il des liens entre ces données et d’autres systèmes, ou d’autres systèmes peuvent-ils accéder à ces données [par exemple, via des interfaces de programmation d’applications (API)] ? Comment sont établis ces liens ? À quels systèmes ces données sont-elles liées ? 4.4 Quelle est la qualité de ces données ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 55 Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.5 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des ressources pouvant être utilisées pour effectuer plus rapidement les enquêtes ou les évaluations périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.6 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données individuelles et données agrégées sur la prestation de services et l’utilisation des services) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.20 À 4.30 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes de données individuelles et sur les systèmes de données agrégées obtenues en réponse aux questions 9.9 à 9.16 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses aux questions 4.7 à 4.11 ci-dessous avec les réponses aux questions 9.9 à 9.21 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.7 Quels sont les structures, les processus et les systèmes en place pour collecter des données sur la prestation de services (données individuelles et données au niveau des établissements de santé), ainsi que pour agréger ces données et préparer les rapports ? Demandes de précisions : • Quel niveau de standardisation existe-t-il entre les structures et les processus existants et quelles sont les entités responsables de la coordination et de la gestion (par exemple, au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ou des établissements de santé ?) ? • Comment les nombres enregistrés dans les réponses à l’enquête sont-ils obtenus ? Quelles sont les sources de données disponibles ? • Qui a accès à ces données ? • Comment ces données sont-elles utilisées (par exemple : pour la prise en charge des patients ; pour l’élaboration de programmes ou de politiques ; pour déterminer la répartition des ressources ; pour obtenir des informations utiles pour la recherche ; pour préparer des rapports ; etc.) ? Ces données sont-elles utilisées fréquemment et de manière systématique ? • Ces données sont-elles stockées en toute sécurité afin de garantir leur confidentialité ? • Existe-t-il des formulaires, des registres ou des systèmes standardisés pour la collecte de données individuelles ? Et pour préparer au niveau national ou infranational des synthèses et des rapports à partir de données collectées au niveau des établissements de santé ? - Existe-t-il un ensemble d’éléments de données minimaux standardisés à collecter ? - Ces informations sont-elles suffisantes pour la prise en charge des patientes et pour le suivi du programme ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 56 • Comment les informations sont-elles échangées entre les systèmes de collecte de données individuelles et les systèmes utilisés pour l’agrégation des données ? 4.8 Quelle est la qualité des données individuelles ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? 4.9 Quelle est la qualité des données agrégées ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? • Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.10 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des éléments de données spécifiques qui empêchent la préparation en temps opportun de rapports à partir de la synthèse des données obtenues dans les établissements de santé ? • Quels sont les principaux problèmes rencontrés en ce qui concerne la collecte, la gestion et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une demande de ces données pour la prise de décision ? Pour la prise en charge des patientes et pour la gestion des programmes ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.11 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou d’autres domaines de la santé pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? • Les systèmes, les structures et les processus utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé peuvent-ils être utilisés pour obtenir également des données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; systèmes et processus (suivi des cas d’orientation-recours) ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 4.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes d’orientation-recours obtenues en réponse à la question 9.21 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses à la question 4.12 ci- dessous avec les réponses à la question 9.13 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 57 4.12 Quels sont les systèmes et les processus de suivi des femmes orientées vers des structures spécialisées suite à un dépistage positif ou à un diagnostic de cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les mécanismes d’orientation-recours fonctionnent- ils en temps opportun ? Dans la négative, identifier les principales lacunes en fonction des informations disponibles. • Existe-t-il une intégration ou des possibilités d’orientation des patientes dans un sens ou dans un autre entre les établissements publics et les établissements privés ? Pour quels services ? • Existe-t-il des formulaires papier standardisés ou des systèmes et processus électroniques standardisés utilisés dans le cadre des orientations-recours et permettant de suivre ces femmes tout au long du continuum d’interventions et lorsqu’elles passent d’un service ou d’un établissement de santé à un autre ? Quelles sont les principales lacunes dans ces systèmes et ces processus ? DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.1 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 5.1 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de santé qualifié, en se concentrant sur les personnes jouant un rôle dans la prestation des services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses, et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quelles catégories de personnel de santé fournissent généralement les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Des catégories de prestataires particulières sont- elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le personnel de santé qui fournit actuellement ces services appartient-il aux mêmes catégories que celles spécifiées dans ces documents ? • Les formations ou les qualifications requises pour les prestataires des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces prestataires sont-ils généralement formés dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Le nombre de prestataires de services qualifiés est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quelles sont les principales lacunes en matière de disponibilité de prestataires de services qualifiés ? Quel est l’impact de ces lacunes sur la prestation de services ? Des mesures sont-elles prises pour combler ces lacunes ? • Quelle entité est responsable de la formation d’un nombre suffisant de prestataires de services et d’une répartition adéquate des prestataires formés ? • Existe-t-il des possibilités à exploiter afin d’augmenter la disponibilité de prestataires formés pour fournir les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (formation du personnel de santé, systèmes de gestion de la formation et du renforcement des capacités) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.8 À 5.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et gérer les données sur la formation du personnel de santé, les programmes permettant d’obtenir les diplômes requis, la formation continue et le renforcement des capacités ? Demandes de précisions : • Existe-t-il un système centralisé de suivi de la formation des prestataires des services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Expliquer comment fonctionne ce système : quelles sont les sources de données disponibles ? Quelle entité est responsable de la mise à jour de ce système ? Quelles sont les entités qui enregistrent des données dans ce système ? • Existe-t-il un système centralisé de suivi des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 58 programmes de formation médicale continue ? Expliquer comment fonctionne ce système. • Les systèmes comprennent-ils l’ensemble des possibilités existantes d’enseignement et de formation (par exemple, celles proposées par le secteur public, les ONG, les organisations confessionnelles, le secteur privé, etc.) ? • Les systèmes de suivi de la formation des prestataires et de l’obtention des diplômes sont-ils intégrés ou connectés aux systèmes de gestion de la répartition des ressources humaines (par exemple, à l’aide d’un registre ou d’une liste de l’ensemble du personnel de santé) ? • À quelle fréquence ces informations sont-elles mises à jour ? Quels sont les processus utilisés pour la mise à jour et comment les informations sont-elles validées ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (registre/recensement du personnel de santé, systèmes d’information sur la gestion des ressources humaines) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.12 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.5 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les prestataires de services de santé et préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles (par exemple, collecte systématique et préparation régulière de rapports, enquêtes périodiques et évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services, etc.) ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national du personnel de santé ? - La liste comprend-elle toutes les catégories de personnel de santé du pays (par exemple, celles du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? Ou comprend-elle seulement un nombre limité de catégories de personnel de santé (par exemple les chirurgiens et les médecins, mais pas le personnel infirmier) ? - Quels sont les éléments de données enregistrés dans ce registre du personnel de santé (par exemple, les qualifications, le lieu d’affectation, les services fournis, la formation reçue) ? - Qui a accès à cette liste/à ce registre du personnel de santé ? • Cette liste ou ce registre national est-il(elle) intégré(e) aux données sur la formation du personnel SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 59 de santé ou aux données sur les établissements de santé ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur le personnel de santé (y compris sur son lieu d’affectation et sa répartition) et sur ses qualifications ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et synthétisées sous forme de rapports ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.6 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer des mises à jour plus rapides des informations grâce à des enquêtes, des évaluations ou d’autres méthodes systématiques pratiquées de manière périodique ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.7 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la disponibilité, des qualifications et de la répartition des prestataires de soins ? DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.1 À 6.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.1 Donner des informations sur la disponibilité en équipements et en fournitures pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels équipements, fournitures, médicaments ou produits font, lorsqu’ils ne sont pas disponibles, le plus obstacle à la continuité de la prestation des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Les fournitures et les médicaments utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus figurent- ils sur les listes nationales des fournitures et des médicaments essentiels ? Dans la négative, quels sont les processus pour les y inclure ? Quels sont les obstacles ? • Les équipements et les fournitures disponibles sont-ils suffisants pour répondre aux besoins de la population ? • Les équipements, les fournitures et les médicaments sont-ils plus souvent disponibles de manière régulière à certains niveaux du système de santé ? Ou dans les services du secteur privé par rapport à ceux du secteur public ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 60 • Les médicaments pour la prise en charge de la douleur en cas de cancer invasif du col de l’utérus et pour les soins palliatifs sont-ils disponibles sur prescription et sous forme orale pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? Ces médicaments sont-ils uniquement disponibles pour les patientes hospitalisées ? Quels sont les obstacles à leur disponibilité pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? • Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.10 À 6.15 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.2 Décrire les structures, les systèmes et les processus en place pour l’achat et la gestion des équipements, des fournitures, des médicaments et des produits pour les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’achat et de la distribution des équipements utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans le système d’approvisionnement ? • Existe-t-il une structure ou un processus permettant de déterminer de manière stratégique la répartition géographique des équipements disponibles afin d’accroître l’accessibilité aux services ? Qui gère ce processus ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures et en produits utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans les établissements de santé et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits et ceux gérant l’approvisionnement en médicaments ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment se fait le suivi de l’état de fonctionnement et de l’entretien des équipements utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Quelle entité est responsable de leur entretien ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en équipements et en fournitures dans les établissements de santé désignés pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Existe-t-il des systèmes, des structures ou des processus de gestion de l’approvisionnement et des stocks qui fonctionnent bien et qui pourraient être utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? DOMAINE 7. LABORATOIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.1 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.1 Donner des informations sur la disponibilité, l’organisation et la gestion des services de laboratoire pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Comment est organisé le système de laboratoire dans le pays ? La plupart des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont- ils fournis par des laboratoires gouvernementaux ou par des laboratoires privés ? • La plupart des laboratoires sont-ils connectés à des hôpitaux ou à des établissements de santé ? Ou alors les laboratoires sont-ils autonomes ? Le mode d’organisation varie-t-il d’un service à un autre ? • Pouvez-vous fournir un résumé de la stratégie et du plan en matière de laboratoire ? S’il n’existe pas de stratégie, existe-t-il des projets pour élaborer une telle stratégie dans le futur ? • Le nombre de laboratoires est-il suffisant pour répondre à la demande de services de dépistage et de diagnostic du cancer du col de l’utérus ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 61 • Quelles sont les principales lacunes dans le système de laboratoire ? • Donner des informations sur les processus, les plans ou les lignes directrices suivis pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour évaluer la qualité et la performance du dépistage et des tests diagnostiques du cancer du col de l’utérus (par exemple, des examens cytopathologiques, des examens histopathologiques, des tests VPH). Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, données sur les agréments délivrés aux laboratoires) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.5 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 7.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et enregistrer ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Existe-t-il des données provenant de recensements ou d’enquêtes et d’évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services de laboratoire ? • Existe-t-il des systèmes de suivi de l’agrément des laboratoires et/ou des évaluations de la qualité et de la performance pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et les tests diagnostiques (par exemple, pour les examens cytopathologiques, les examens histopathologiques, les tests VPH) ? Veuillez expliquer comment fonctionnent ces systèmes. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les membres du personnel de laboratoire (y compris sur leur lieu d’affectation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau auquel ils sont autorisés à exercer ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les laboratoires (y compris sur leur localisation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau pour lequel ils ont reçu un agrément ? • Comment sont utilisées les données sur le personnel de laboratoire, la disponibilité des services et les agréments reçus? Qui a accès à ces données ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 7.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer en temps opportun des enquêtes, des évaluations ou d’autres mises à jour systématiques périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 7.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation, de la répartition et de la qualité des services de laboratoire ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 62 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.8 ET 7.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.5 Décrire comment se passe l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour les services de dépistage et de diagnostic en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et comment se passe la distribution de ces fournitures. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus dans le pays et de la distribution de ces fournitures ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments pour les établissements de santé ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures pour les laboratoires réalisant les tests utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans ce système ? Dans quelle mesure ce système est-il utilisé ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits pour les laboratoires et ceux gérant l’approvisionnement en fournitures, en produits et en médicaments destinés aux établissements de santé ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans le laboratoire et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en fournitures de laboratoire utilisées pour réaliser les tests entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que le bon fonctionnement du système d’achats et de la chaîne d’approvisionnement ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enregistrement des résultats) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.10 À 7.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.6 Décrire les systèmes et les processus d’enregistrement et de communication des résultats des tests de laboratoire. Demandes de précisions : • Existe-t-il un système national d’information de laboratoire où sont enregistrées les données individuelles sur les résultats des examens réalisés au laboratoire (résultats pour chaque patient) ? Quelle entité est responsable d’assurer le bon fonctionnement et la mise à jour de ce système ? • Quelles sont les normes utilisées pour enregistrer et transmettre les résultats des examens cytologiques ? Les résultats des tests VPH ? Les résultats des biopsies ? La terminologie standard est-elle utilisée systématiquement ? • Existe-t-il des lignes directrices régissant la manière dont sont collectées les données sur les résultats de laboratoire et préparés les rapports à partir de ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Des contrôles de qualité des données sont-ils en place ? • Quelles informations sont échangées entre les laboratoires et les établissements de santé ? Quelles informations accompagnent les prélèvements quand ils sont envoyés au laboratoire ? Quelles informations sont fournies en retour à l’établissement de santé et au personnel de santé ? • Décrire le flux d’informations pour que les résultats parviennent des laboratoires aux clientes ? Cela se passe-t-il directement, ou par l’intermédiaire de l’établissement de santé/du personnel de santé ? • Des informations sont-elles fournies en retour à l’établissement de santé ou au personnel de santé lorsqu’un prélèvement est inadéquat ou inutilisable ? • Existe-t-il des formulaires ou des systèmes pour faciliter l’échange d’informations en temps opportun entre les établissements de santé/le personnel de santé et les laboratoires ? • Existe-t-il des tests ou des processus spécifiques au niveau des laboratoires qui retardent le rendu des résultats ? DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 63 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.1 Quelles sont les opportunités et les menaces inhérentes à la structure actuelle du financement et de la budgétisation pour les services, la programmation et les ressources humaines en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Le flux de financement actuel est-il pérenne ? Est-il menacé par des risques spécifiques ? • S’il n’existe pas de budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus, un certain pourcentage est-il attribué régulièrement aux services et à la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Qui participe à l’élaboration du budget pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (Des membres du personnel du programme ? Des prestataires de services ou des cliniciens ? Une unité nationale travaillant au calcul des coûts et à la planification, mais qui n’est pas spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? • Des ressources sont-elles spécialement attribuées au renforcement des capacités et à la formation du personnel de santé? Ces ressources sont-elles suffisantes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (calcul des coûts et budgétisation) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.2 Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la budgétisation et le calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des données sur les coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles collectées et gérées de manière systématique? La collecte des données sur les coûts se fait-elle en continu ou a-t-elle été effectuée uniquement de manière ponctuelle ? • Comment sont estimés ou déterminés les coûts unitaires de chaque élément faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Comment sont estimés les coûts des services par personne ? À quelle fréquence les coûts unitaires de chaque élément sont-ils mis à jour ? • Qui a accès à ces données et à ces systèmes ? • Les systèmes et les processus de budgétisation et de calcul des coûts ont-ils des liens avec d’autres systèmes (par exemple ceux de la gestion des achats et de l’approvisionnement) ? 8.3 Lorsque des données sur le calcul des coûts (coût unitaire de chaque élément, coûts des services par personne, demandes et attributions budgétaires globales) sont disponibles, comment ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Pour la prévision du budget du programme ? • Pour la gestion d’un inventaire et des stocks ? • Pour la réalisation d’analyses coût-efficacité ou d’analyses de l’efficience ? • Pour l’évaluation du programme ou de l’impact ? • Pour la planification de l’introduction ou l’élargissement à grande échelle des services ? • Pour mener des études de faisabilité des services ? DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.1 et 9.2 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les TIC, poser les questions suivantes : 9.1 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit les TIC. Demandes de précisions : • Quels piliers ou domaines clés ont été choisis pour être prioritaires ? Le plan traite-t-il directement de la santé ? Et/ou de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Définit-il un cadre ou une stratégie claire pour la mise en œuvre ? Pour le suivi de la mise en œuvre ? • Décrire certaines des activités figurant dans la politique, le plan ou la stratégie. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 64 • Quels sont les résultats attendus ? Y a-t-il un calendrier associé à la mise en œuvre et aux résultats ? Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.2 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit la cybersanté. Demandes de précisions : • Quelles sont les réalisations attendues de ce plan ? Le plan a-t-il un but ou une vision clairement définis ? • Existe-t-il un cadre de mise en œuvre ou une feuille de route conforme aux priorités du pays ? Quelles sont les principales priorités ? • Comprend-il un plan de suivi de la mise en œuvre ? Un plan pour évaluer les atouts et les lacunes ? • Les éléments et les ressources requis ont-ils été identifiés ? • Prend-il en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus? En l’absence de politique, de plan ou de stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.3 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? • Le besoin d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement l’élaboration et la mise en œuvre des TIC et de la cybersanté ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; ressources humaines ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.4 À 9.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.4 Décrire la structure organisationnelle de la cybersanté et des TIC, ainsi que ses principaux atouts et ses principales faiblesses. Demandes de précisions : • Existe-t-il un coordinateur pour la cybersanté ? Quel ministère ou département est responsable de la coordination de la cybersanté ? • Existe-t-il une ou plusieurs unités en charge de la supervision des systèmes d’information sanitaire ? • Existe-t-il au niveau national ou infranational des structures de coordination de la cybersanté spécifiquement conçues pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces structures associent-elles l’ensemble des partenaires clés au niveau du district/de la municipalité ? • Le personnel disponible est-il suffisant pour couvrir les besoins nationaux en matière de TIC et de cybersanté ? Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée ? • Des ressources sont-elles attribuées aux TIC et à la cybersanté ? Comment sont financés les TIC et la cybersanté, et qui est responsable de l’élaboration du budget ? • Quelles sont les principales opportunités existant dans cette structure et les principales menaces posées par cette structure et pouvant avoir un impact sur la qualité des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE S’il existe un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.5 Décrire le plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Le plan de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses est-il intégré au plan de suivi et d’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Dans la négative, décrire chacun des plans (utilisez les demandes de précisions ci-dessous pour chaque plan). SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 65 • À quelle échelle ce plan a-t-il été diffusé ? • Cette stratégie/ce plan de suivi et d’évaluation comprend-il(elle) des plans d’action ? • Ce plan donne-t-il des détails sur les processus et le calendrier à suivre ainsi que sur les rôles et responsabilités ? Expliquer. • Ce plan comprend-il une description succincte d’indicateurs spécifiques et d’un plan de collecte et d’analyse des données et de préparation des rapports ? • Ce plan prend-il en compte le renforcement des capacités du personnel impliqué dans le suivi et l’évaluation ? Ce plan prend-il en compte l’élaboration des systèmes de données et des outils ? S’il n’existe pas de plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.6 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? La capacité technique est-elle suffisante pour l’élaboration de ce plan ? • Le besoin d’un plan pour le suivi et l’évaluation a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’un plan pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.7 À 9.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.7 Présenter l’équipe responsable du suivi et de l’évaluation de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, en soulignant ses atouts, ainsi que les difficultés rencontrées et les lacunes à combler. Demandes de précisions : • Comment cette équipe est-elle structurée ? Existe- t-il des protocoles pour ces personnes et les liens hiérarchiques sont-ils clairement définis entre ces personnes ? • Le suivi et l’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses sont-ils intégrés au suivi et à l’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? • Quels sont les responsabilités et le cahier des charges pour les membres de l’équipe de suivi et d’évaluation ? • Les activités de suivi et d’évaluation sont-elles harmonisées entre les entités du secteur public et les entités du secteur privé ? Entre le gouvernement national et les partenaires chargés de la mise en œuvre ? • Existe-t-il un groupe de travail actif sur le suivi et l’évaluation, et existe-t-il des comptes rendus permettant de mesurer le travail réalisé ? • Un budget spécial est-il attribué au suivi et à l’évaluation ? Quelle(s) entité(s) finance(nt) le suivi et l’évaluation au niveau national ? • Le personnel de suivi et d’évaluation est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations pour lesquelles ce personnel est insuffisant. • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ressources humaines RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.8 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de soutien qualifié pour apporter un appui au travail en rapport avec les données et les systèmes de données. Demandes de précisions : • Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations où ce personnel est insuffisant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 66 • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? • Existe-t-il du personnel de soutien informatique ou des personnes travaillant à la conception des systèmes s’occupant spécifiquement des données et des systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Le personnel d’appui à l’utilisation des systèmes de données fait-il principalement partie du ministère de la santé ? Ou s’agit-il plutôt de sous-traitants ? Ou de consultants externes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.12 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Cette question porte principalement sur les informations pertinentes pour les systèmes et les processus de données individuelles ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.9 Décrire les systèmes de données individuelles utilisés, en notant leurs principaux atouts et leurs principales lacunes. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou fait-il partie d’un système complet de données individuelles pour les patients? • Ces systèmes collectent-ils uniquement des données provenant de services fixes ? Ou provenant des services fixes et des unités mobiles ? Collecte-t-il des données provenant des campagnes ou des activités extra-institutionnelles ? • Les données sur les campagnes sont-elles partagées avec d’autres établissements de soins ? Dans l’affirmative, quels types de données sont partagées et comment sont-elles partagées ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données individuelles ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données individuelles sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données individuelles au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes auraient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Ces questions portent principalement sur les systèmes de données et sur les processus d’agrégation des données en rapport avec la prestation des services et la surveillance des programmes, et sur les processus de préparation de rapports à partir de ces données ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et sur l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.10 Décrire les systèmes de données, les processus d’agrégation des données et les processus de préparation de rapports à partir de ces données, en soulignant les atouts et les faiblesses de ces systèmes et de tout système de suivi et d’évaluation existant. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ou existe-t-il un système national d’information sanitaire qui collecte des données sur le cancer du col de l’utérus en plus d’autres données sanitaires ? • Quels types de données sont enregistrées dans ces systèmes et qui les enregistre (par exemple, les données provenant des services fixes, des unités mobiles, des campagnes, des hôpitaux, etc.) ? • Les niveaux supérieurs du programme (par exemple, le niveau national et le niveau infranational) font-ils redescendre vers le niveau des établissements de soins des informations en retour sur la qualité des données qu’ils ont transmises? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 67 • Ces systèmes permettent-ils de calculer des indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quels sont ces indicateurs ? • Les systèmes de données agrégées sont-ils sous forme électronique ou sur support papier ? Les données sont-elles agrégées à la main? - S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Ces données sont-elles transmises au ministère de la santé ? Dans l’affirmative, quel est le processus suivi ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données agrégées ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données enregistrées et compilées sous forme de données agrégées sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données agrégées au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes aient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? 9.11 Quels indicateurs sont actuellement utilisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) ? Fournir la liste de ces indicateurs. Demandes de précisions : • Comment ces indicateurs ont-ils évolué/changé au fil du temps ? • Quels sont les plans nationaux actuels et futurs concernant les indicateurs de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses ? • Qui est responsable de l’élaboration et de la mise à jour de ces indicateurs ? • Quels sont les obstacles et les opportunités attendus lors de la mise à jour des indicateurs existants ou de l’élaboration de nouveaux indicateurs ? • Quelles autres institutions/organisations ne faisant pas partie du ministère de la santé ont mis en place des indicateurs pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ? • Certains indicateurs sont-ils liés au statut par rapport au VIH ? • Les indicateurs sont-ils conformes aux normes mondiales ? 9.12 À quelle échelle les indicateurs nationaux standardisés ont-ils été adoptés au niveau national ? Demandes de précisions : • Quelle proportion des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le pays utilisent de manière systématique ces indicateurs pour leurs propres activités de suivi et d’évaluation ? • Les établissements de santé/les régions communiquent-elles au ministère de la santé à une fréquence régulière (par exemple, au moins une fois par an) les chiffres obtenus pour ces indicateurs ? • Certains établissements de santé/certaines régions se conforment-ils(elles) davantage que d’autres aux demandes de communication de leurs données au niveau supérieur? Dans l’affirmative, quels sont ces établissements de santé/ces régions et quelles raisons permettent d’expliquer leur meilleure participation ? • Les établissements de santé privés, ou d’autres établissements de santé ne faisant pas partie du système de santé du secteur public font-ils un suivi de ces indicateurs et préparent-ils des rapports sur ces indicateurs ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.10 ET 9.21 À 9.22 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À LA QUESTION 4.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.13 Quels types de systèmes sont utilisés pour les consultations cliniques et pour les orientations- recours en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Existe-t-il des protocoles pour les orientations- recours? • Existe-t-il des systèmes de données pour aider aux orientations-recours tout au long du continuum d’interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (prévention, dépistage et traitement) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 68 • Quel est le principal système utilisé dans le pays pour orienter des femmes vers les services de dépistage ? Vers les services de traitement ? • Quel niveau d’organisation encadre ces mécanismes d’orientation-recours ? • Les systèmes de télémédecine sont-ils synchronisés/ en temps réel ou non synchronisés ? • Existe-t-il des systèmes utilisés pour la prévention, le dépistage ou le traitement qui soient basés sur des appareils mobiles ? • Existe-t-il des systèmes d’orientation-recours ou des systèmes basés sur des appareils mobiles ou des systèmes de télémédecine pouvant servir de modèles ? 9.14 Décrire les éventuels systèmes d’aide à la décision pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels éléments de la lutte contre le cancer du col de l’utérus bénéficient de l’utilisation de ces systèmes ? • Comment fonctionne chacun de ces systèmes d’aide à la décision ? • Donner des exemples de systèmes d’aide à la décision utilisés dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou des systèmes d’aides à la décision clinique utilisés dans le cadre de la prise en charge d’autres pathologies ? • S’il existe des systèmes d’aide à la décision qui ne comportent pas d’éléments faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, existe-t-il des possibilités d’intégrer dans ces systèmes une aide à la décision pour les interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.9, 9.5 ET 9.10 À 9.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.15 Quelles mesures ont été prises pour améliorer la qualité des données de suivi et d’évaluation ? Demandes de précisions : • Ces mesures sont-elles mises en œuvre de manière systématique et formelle ? • Existe-t-il des personnes chargées de comprendre les raisons des éventuels problèmes de qualité des données et d’améliorer la qualité des données dans le pays ? • Existe-t-il une supervision et un audit des données réalisés de manière systématique ? • Les mesures pour améliorer la qualité des données sont-elles appliquées de manière systématique ou seulement en fonction des circonstances ? • Existe-t-il une politique écrite officielle pour l’amélioration de la qualité ? (Dans la mesure du possible, obtenir une copie du document.) 9.16 Décrire les structures et les processus en place pour faire une sauvegarde des données relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Avec quelle régularité sont effectuées ces sauvegardes? • Existe-t-il des lignes directrices et des processus pour la sauvegarde et l’archivage des données ? • La méthode utilisée pour la sauvegarde des données est-elle standardisée ou varie-t-elle d’un établissement de santé ou d’une région à un(e) autre ? Cette sauvegarde se trouve-t-elle dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Existe-t-il des mécanismes pour sécuriser les données sauvegardées ? • Qui a accès aux données sauvegardées et archivées, et qui en est responsable ? 9.17 Quels sont les systèmes anciens pertinents pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les données anciennes sont-elles enregistrées au niveau national ? • Des mesures sont-elles prises pour que les systèmes anciens soient intégrés aux systèmes actuels ? • Comment les données anciennes sont-elles présentées dans les systèmes statistiques nationaux ? • Les données anciennes sont-elles standardisées pour cadrer avec les standards et les lignes directrices actuelles ? Thème des systèmes de données : échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À TOUTES LES SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 69 QUESTIONS DU GUIDE DE DISCUSSION SUR LE THÈME DE L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS SANITAIRES (1.1, 1.5, 2.6, 2.7, 4.3, 4.7, 4.12, 5.2, 5.5, 6.2, 7.2, 7.5, 7.6 ET 8.2) 9.18 Quelle est la situation de l’échange d’informations sanitaires dans le pays ? Demandes de précisions : • Quelles sont les méthodes utilisées pour l’échange d’informations sanitaires ? • Quel est le niveau d’interopérabilité entre les systèmes existants ? Existe-t-il une architecture d’entreprise pour la santé ? • Quel est le niveau d’intégration horizontale des informations sur les patients entre les différents points où sont dispensés les soins (par exemple, entre le laboratoire, la pharmacie, etc.) ? • Quel stade de développement a été atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Quelles sont les normes utilisées pour les données ? Quel type de matériel informatique est requis pour l’échange d’informations sanitaires ? • Dans quelle mesure les méthodes utilisées doivent- elles être adaptées aux besoins ou être élaborées en continu en fonction des circonstances ? • Quels mécanismes sont en place pour mesurer la qualité des données ? 9.19 Quelles sont les méthodes utilisées (ou qu’il est prévu d’utiliser) pour identifier de manière unique chaque cliente ? Demandes de précisions : • Les identifiants sont-ils standardisés d’un système à un autre (par exemple, d’un service de consultation ou d’un registre à un autre) ? • Quels systèmes sont en place pour créer des identifiants et pour en conserver la liste ? • Existe-t-il des lignes directrices sur la manière de créer et d’attribuer les identifiants ? • Existe-t-il des systèmes pour la gestion des identifiants anciens ? • Quelles sont les mesures prises au niveau national ou infranational pour standardiser les identifiants ? Existe-t-il des modèles pour les systèmes d’identification des clients ? • La biométrie est-elle utilisée ? 9.20 Existe-t-il une terminologie, un vocabulaire ou un codage commun utilisé dans les systèmes de données et dans les échanges de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Qui est responsable de la définition de cette terminologie ? • À quelle fréquence cette terminologie est-elle mise à jour ? • Cette terminologie suit-elle des normes internationales ? Dans l’affirmative, quelles sont les normes suivies ? • Cette terminologie est-elle approuvée par le ministère de la santé ? • S’il existe une terminologie/des définitions communes, existe-t-il une version électronique du dictionnaire ? 9.21 Décrire comment les systèmes en place au niveau des établissements de santé intègrent ou partagent des informations avec les systèmes nationaux du ministère (par exemple, les systèmes de suivi et d’évaluation et les systèmes statistiques). Demandes de précisions : • Ces systèmes sont-ils facilement accessibles ? Sont- ils conviviaux ? • Quel est le calendrier de téléchargement des données ? • Comment ces systèmes sont-ils intégrés avec le système de suivi et d’évaluation ou dans les registres ? • Les indicateurs du cancer du col de l’utérus sont-ils intégrés dans le système national d’information sanitaire ? • Quels sont les systèmes disponibles pour l’agrégation verticale des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, DHIS 2) ? Dans quelle mesure le ministère de la santé a-t-il approuvé et est-il partie prenante de ces systèmes? • Donner des exemples de systèmes pour lesquels l’intégration verticale est un succès. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 70 SUGGESTIONS DE DOCUMENTS À EXAMINER Cette liste de suggestions de documents se veut aussi complète que possible, mais elle n’est pas exhaustive. Il peut arriver que certains documents pertinents ne figurent pas dans cette liste ; ils devront cependant être examinés. Les documents figurant dans cette liste doivent être obtenus par l’équipe du PER à partir des sources existant dans le pays et de recherches sur Internet. Les documents sur papier doivent, dans la mesure du possible, être numérisés, et toutes les versions électroniques doivent être conservées conformément au protocole de gestion des données défini pour cette évaluation. Lorsqu’un document n’est disponible que dans une version préliminaire, n’est pas disponible au moment de l’enquête ou n’existe pas, cette information doit être enregistrée dans la réponse aux questions correspondantes de l’enquête. Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie • Rapport sur les données du recensement • Rapports ou fiches d’information sur les enquêtes en population • Rapports sur les registres du cancer • Rapports de synthèse sur les données du programme • Modélisation de la prévalence et de l’incidence de l’infection à VIH Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructure • Organigramme du ministère du pays • Organigramme du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des principales ONG et des principaux partenaires travaillant dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette liste comprend les organisations travaillant dans la recherche, la formation, la prestation de services, la surveillance, la promotion de la santé, etc. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques • Plan sanitaire stratégique pour le pays • Politique ou plan stratégique sur le dépistage du cancer • Politique nationale de lutte contre le cancer • Politique ou plan stratégique sur la vaccination contre le VPH • Politique ou plan stratégique national sur le traitement du cancer du col de l’utérus • Politiques pertinentes sur tous les aspects en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus • Lignes directrices concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus spécifiquement chez les femmes infectées par le VIH • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices de pratique clinique suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services • Documents et plans stratégiques décrivant les programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus • Registre du cancer, suivi national et autres rapports où il est possible d’obtenir les données permettant de calcul des indicateurs concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement et le cancer invasif du col de l’utérus • Enquêtes sur la disponibilité des services, rapports des recensements des établissements de santé et registre des établissements de santé • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) Domaine 5 Ressources humaines pour la santé • Rapports provenant des systèmes d’information concernant la gestion des ressources humaines ou du registre des agents de santé (par exemple, la liste de référence des prestataires) • Rapports budgétaires pour les dépenses salariales • Rapport sur les écoles de médecine, les formations générales, les formations spécialisées • Stratégie pour le renforcement des capacités ou la formation continue des agents de santé SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 71 Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments • Liste des fournitures essentielles et liste des médicaments essentiels • Listes des fournitures et des équipements disponibles qui sont utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (rapports d’inventaire, commandes, etc.) • Lignes directrices, procédures opératoires normalisées ou spécifications techniques en rapport avec le système utilisé pour l’achat et la distribution des équipements et des fournitures utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports ou résultats d’enquêtes dans les structures de soins (par exemple, enquêtes sur la disponibilité des services et sur la capacité opérationnelle des structures de soins) Domaine 7 Laboratoires et méthodes de diagnostic • Politique, plan ou stratégie nationale pour l’agrandissement/la construction et la gestion des laboratoires • Liste des laboratoires offrant des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (notamment la préparation et l’interprétation des frottis, la préparation et l’interprétation des examens histopathologiques sur des prélèvements de tissu cervical, la réalisation du test VPH, etc.) • Lignes directrices pour le programme national d’évaluation de la qualité des examens cytologiques et histopathologiques • Stratégies, lignes directrices ou modes opératoires normalisés concernant l’assurance, le contrôle et l’amélioration de la qualité pour les laboratoires • Formulaires de demande d’examen cytologique et histologique et formulaires de retour des résultats Domaine 8 Financement, budgétisation, et calcul des coûts • Structure salariale pour le personnel de santé du secteur public • Plans d’opérations des pays donateurs ou protocoles d’accord avec les pays donateurs faisant apparaître leurs engagements budgétaires • Documents de budgétisation ou de calcul des coûts des activités du programme antérieur (par exemple, feuilles de calcul ou rapports de synthèse) • Documents ou rapports sur l’analyse des coûts et la planification (par exemple, analyses du rapport coût-efficacité, analyse du coût moyen des services par personne) Domaine 9 Données et systèmes de données • Politiques, plans ou lignes directrices en matière de gestion des données • Stratégie, politique ou plan national en matière de cybersanté et de technologies de l’information et de la communication • Politique, stratégie ou plan en matière de santé mobile • Plan national de suivi et d’évaluation relatif à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des indicateurs nationaux standardisés relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Organigramme pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Document faisant apparaître les allocations budgétaires pour les systèmes de données et les activités de suivi et d’évaluation en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports d’évaluations spécifiques des systèmes d’information en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports des évaluations et des audits réalisés sur les systèmes d’information sanitaire et les systèmes d’information relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices relatives à l’accès aux données • Formats ou normes prédéfinis pour le suivi et l’évaluation et pour les données permettant le calcul des indicateurs ; notes techniques et dictionnaire des données du système national d’information sanitaire • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) • Lignes directrices pour enregistrer les données dans les registres de vaccination contre le VPH et dans les registres du cancer ; lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données de ces registres • Terminologie ou vocabulaire utilisé dans les systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, liste complète des termes/définitions partagé(e)s, dictionnaire des concepts national) ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 72 Vue d’ensemble du programme Question • Fournir un bref historique et une vue d’ensemble du programme, y compris son année de création. Demandes de précisions • Ce programme est-il une émanation d’un programme préexistant (par exemple, d’un programme de prise en charge de l’infection à VIH) ? Dans l’affirmative, ce programme est-il encore fortement intégré dans le programme dont il émane ? • Le programme est-il intégré dans un grand hôpital/dispensaire ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par des fonds publics ou privés ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par différents mécanismes [par exemple, les fournitures sont payées par le ministère de la santé et les salaires payés par le U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR), etc.] ? Cela affecte-t-il les achats, les commandes et les stocks ainsi que la gestion des stocks? Question • Quelle est la zone desservie par ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Donner les principales caractéristiques socioéconomiques de la population de patientes (y compris la prévalence de l’in- fection à VIH). • Quelle est la population cible pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Description de la prestation de services Question • Donner des informations sur la disponibilité des services dans ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Quelle méthode de dépistage du cancer du col de l’utérus est utilisée dans ce programme/cette structure de soins? • Le dépistage du cancer du col de l’utérus est-il proposé dans le cadre des services de santé pour les femmes/des services de santé reproductive ? Dans le cadre des services de prise en charge de l’infection à VIH ? Dans le cadre des services de soins prénatals/services liés à la maternité ? Dans le cadre de campagnes ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de dépistage (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Est-il possible de réaliser un traitement sur place ? Le traitement des lésions précancéreuses est-il le seul traitement dis- ponible ? Est-il possible de faire un traitement du cancer dans cette structure de soins ? Dans l’affirmative, quelles sont les modalités utilisées pour ce traitement ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de traitement (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Quels sont les autres services gynécologiques ou médicaux fournis, le cas échéant ? Question • Décrire la dotation en personnel de ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Où sont formés les prestataires qui réalisent le dépistage/le traitement ? (p. ex., recours à des prestataires locaux formés dans les facultés de médecine du pays, recours à des prestataires locaux formés à l’étranger, recours à des prestataires étrangers formés à l’étranger, etc.) • Des cours de mise à niveau des connaissances et des pratiques sont-ils disponibles dans le pays ? • Existe-t-il des systèmes de suivi des formations du personnel de santé et des diplômes reçus ? Capacité du programme Question • Comment ce programme/cette structure de soins s’assure d’avoir la capacité opérationnelle à fournir les services ? Demandes de précisions • Quel est le nombre total de femmes bénéficiant chaque année d’un dépistage réalisé par ce programme/cette structure de soins ? Quel est le nombre total de femmes bénéficiant d’un traitement ? • Quels sont les équipements disponibles sur place pour fournir les services ? Ces équipements sont-ils bien entretenus/en état de marche ? Dans la négative, existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes, ou cela est-il fait en fonction des circonstances ? • Y a-t-il un accès sur place à des services d’anatomie pathologique ou à des consultations en temps réel ? Dans la négative, où sont situés les services d’anatomie pathologique, et combien de temps cela prend-il habituellement pour recevoir les résultats ? • Certaines capacités sont-elles actuellement limitées (p. ex., les capacités en personnel, en équipements, en espace phy- sique, en fournitures/réactifs, en connexion Internet/au réseau et à l’électricité) ? • Existe-t-il un processus (ou un système) permettant de faire remonter aux décideurs les informations sur les lacunes en termes de capacité ? • Existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en fournitures/réactifs et les problèmes de gestion des stocks ? Question • Ce programme/cette structure de soins dispose-t-il(elle) d’un processus fonctionnel d’orientation-recours ? Demandes de précisions • Ce programme/cette structure de soins peut-il(elle) réaliser des orientations-recours ? Les patientes sont-elles orientées à l’extérieur de la structure de soins ? Dans l’affirmative, vers quelles structures les patientes sont-elles orientées ? • Existe-t-il des méthodes/systèmes pour faire le suivi des orientations-recours ? • Existe-t-il une communication bidirectionnelle entre les structures orientant les patientes pour bénéficier de services spé- cialisés et les structures vers lesquelles ces patientes sont orientées ? • Les informations collectées permettent-elles au programme/à la structure de soins de faire un suivi de différentes va- riables temporelles en rapport avec les orientations-recours (p. ex. , délai entre le dépistage dans la structure de soins et la réception du résultat, délai entre le résultat du dépistage et le traitement, etc.) ? GUIDE DE DISCUSSION PRÉPARÉ POUR UN ENTRETIEN SPÉCIFIQUE DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME POUVANT ÊTRE UTILISÉ COMME MODÈLE Ce guide de discussion est destiné à réaliser des entretiens ciblés visant à obtenir la description d’un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus mis en place par un ministère ou par un partenaire et qui dispose d’un système opérationnel de suivi et d’évaluation, de surveillance ou d’information. L’objectif de ces entretiens est de décrire en détail le programme, sa mise en œuvre ainsi que les systèmes connexes pertinents, afin d’identifier les meilleures pratiques, les enseignements qui peuvent en être tirés ainsi les systèmes existants pouvant être utilisés pour renforcer au niveau national les données et les systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 73 Pratiques relatives à la collecte, l’enregistrement et la gestion des données ainsi qu’à la préparation des rapports Question • Décrire le processus de collecte des données individuelles (sur les clientes). Demandes de précisions • Utilisez-vous des dossiers médicaux électroniques, des bases de données électroniques ou des outils de collecte de don- nées sur papier ? • Combien d’outils différents contiennent des données individuelles concernant les clientes dans une structure de soins ? Les différents outils/systèmes sont-ils intégrés les uns aux autres dans cette structure de soins ? • Les systèmes électroniques de cette structure de soins sont-ils intégrés aux systèmes d’autres structures de soins (ou au niveau infranational ou national) ? • Chaque patiente a-t-elle un numéro d’identification unique ? Dans l’affirmative, comment ce numéro est-il créé ? Cette procédure est-elle standardisée au niveau national ? Le numéro d’identification est-il utilisé dans toute la structure de soins ou à d’autres fins ? • Ce numéro peut-il être utilisé pour établir de manière fiable chez les patientes un lien entre les données produites depuis la réalisation de leur dépistage du cancer du col de l’utérus jusqu’aux résultats obtenus une fois qu’elles ont été traitées, le cas échéant ? Question • Quels membres du personnel sont responsables de la collecte et de la gestion des données ? Demandes de précisions • Qui est responsable de la collecte des données individuelles (sur chaque cliente) concernant le cancer du col de l’utérus et quel outil de collecte de données est utilisé (demander au programme ou à la structure de soins une copie du formulaire utilisé) ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de la collecte de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? Combien d’outils/de formulaires différents cette personne doit-elle remplir pour chaque patiente ? • Existe-t-il une personne différente qui est responsable de l’enregistrement des données individuelles sur le cancer du col de l’utérus dans un système électronique/un registre papier/une fiche individuelle par patiente ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de l’enregistrement de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? De combien d’outils différents cette personne doit-elle extraire des données et dans combien d’outils différents cette personne doit-elle enregistrer des données pour chaque patiente ? Question • Décrire les structures et les processus utilisés pour la préparation des rapports ainsi que pour le suivi des patientes et pour le suivi du programme. Demandes de précisions • Les informations collectées dans les dossiers des patientes ou au niveau de la structure de soins sont-elles suffisantes pour la prise en charge et le suivi des patientes ? Pour la gestion et le suivi du programme ? • Quelles sont les sources de données utilisées pour la préparation des rapports ? • Qui est responsable de la préparation des rapports (agrégation des données à partir des différentes sources de données et préparation du canevas de rapport) ? • La personne responsable de la préparation des rapports à partir des données concernant le cancer du col de l’utérus est- elle également responsable de la préparation des rapports à partir de données concernant d’autres maladies ? • Dans l’affirmative, expliquer brièvement quelle est la charge de travail pour cette personne (p. ex., le nombre de maladies, le nombre de formulaires et d’outils, le nombre d’entités pour lesquelles préparer des rapports, etc.) • À qui les rapports préparés à partir des données sont-ils destinés (p. ex, à une agence de financement, au ministère de la santé au niveau régional ou au niveau national, ou au registre sanitaire) ? À quelle fréquence un rapport doit-il être envoyé à chacune de ces entités ? • Les informations transmises sont-elles standardisées entre les différentes entités (un seul groupe d’indicateurs standardisés avec un seul formulaire de rapport standardisé) ou diffèrent-elles en fonction de l’entité bénéficiaire (p. ex., un ensemble d’in- dicateurs pour le ministère de la santé, et un ensemble d’indicateurs plus nombreux pour un donateur/mécanisme de finance- ment externe) ? • Le programme/la structure de soins reçoit-il(elle) des informations en retour sur les données/les indicateurs présenté(e)s dans le rapport ? • Les prestataires ont-ils participé à l’élaboration des indicateurs transmis au ministère de la santé ou à d’autres entités ? • Quelles sont les difficultés rencontrées lors de la préparation de ces rapports ? • Comment les données sont-elles utilisées (p. ex., commande des fournitures, attribution des ressources humaines, attri- bution du budget/des ressources, préparation de demandes de financement, rapports demandés par les partenaires du programme, apport d’informations sur la politique de santé publique, suivi du programme) ? Question • Comment la qualité des données est-elle assurée dans ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Quelle est la qualité de ces données (p. ex., exhaustivité, obtention en temps opportun, validité, etc.) ? • Existe-t-il des mécanismes opérationnels d’assurance de la qualité des données ? Des vérifications de la qualité des don- nées ont-elles été effectuées ? Calcul des coûts et budgétisation du programme Question • Quels sont les structures et les processus utilisés dans ce programme/cette structure de soins pour la budgétisation et le calcul des coûts ? Demandes de précisions • Le coût unitaire de chaque fourniture/réactif/consommable utilisé(e) pour le dépistage ou le traitement est-il disponible ? • Qui est responsable de la préparation des projections des besoins en équipements/approvisionnement pour le pro- gramme et pour l’attribution d’un budget approprié ? • Quel est le processus utilisé pour déterminer le budget pour ce programme/cette structure de soins (un outil ou un système spécifique est-il utilisé ?) ? Les coûts sont-ils estimés ou prennent-ils en compte le coût unitaire réel de chaque élément dans le pays ?

MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 76 Les enquêtes en population peuvent être utilisées pour évaluer la couverture du dépistage du cancer et pour identifier les obstacles à l’accès aux services de dépistage et de traitement. Cette section de l’Ensemble d’outils s’appuie sur l’indicateur de suivi du dépistage du cancer du col de l’utérus du Réseau mondial de surveillance et fournit aux personnes responsables des enquêtes, aux personnes responsables de la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, aux ministères de la santé et aux autres partenaires un ensemble de questions standardisées en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Le recours à cet ensemble de questions standardisées contribuera à garantir que les données collectées soient utiles à la planification et à l’évaluation des programmes, et à ce qu’elles soient comparables dans le temps et d’un pays à un autre. Les réponses à ces questions fournissent des informations sur la qualité des politiques et des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Dans les pays où de tels programmes sont opérationnels, les données obtenues permettront de calculer des estimations fiables et de qualité de la proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Dans les pays qui ne disposent pas de programmes nationaux, il conviendra de sélectionner dans les différents modules les questions permettant d’obtenir des informations utiles à la préparation d’un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre d’un programme et à la planification de ce programme. En adaptant et en intégrant ces questions standardisées, les programmes peuvent tirer parti des enquêtes démographiques existantes pour mesurer les principaux indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, notamment : 1. La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; 2. Le suivi et le traitement des femmes ayant bénéficié d’un dépistage ; et, 3. Les éléments faisant obstacle au dépistage et au traitement ainsi que les éléments facilitateurs du dépistage et du traitement. Les 13 questions standardisées sont organisés en deux modules : i) un module « de base » (B) comprenant cinq questions ; et ii) un module « de Base Plus » (BPLUS) comprenant les cinq questions de Base, plus huit questions supplémentaires. Chaque question est accompagnée de sa note d’introduction. Dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section, les modules sont présentés dans un format prêt pour l’enquête, avec des fiches de référence pour chaque note d’introduction, chaque question de Base et chaque question de Base Plus. Ces fiches de référence fournissent aux personnes responsables des enquêtes des informations générales ainsi que les instructions nécessaires pour adapter et intégrer les questions dans une enquête en population existante. Tout changement éventuel aux questions et aux notes d’introduction doit être discuté avec les superviseurs et recevoir leur approbation, y compris si le changement est basé sur les informations clés collectées au cours de la réalisation de tests cognitifs. Les fiches de référence incluent également, le cas échéant, des éléments à prendre en considération lors de l’analyse et signalent les points de recoupement avec d’autres sections de ce document (section 3 Suivi des patientes et du programme et section 4 Enquêtes dans les structures de soins). La réalisation de tests cognitifs pour ces modules a révélé que certaines femmes avaient des difficultés à comprendre la définition du col de l’utérus et la définition des méthodes utilisées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle a aussi montré que l’utilisation d’images leur permettait de mieux comprendre de quoi il s’agissait. Des exemples d’images en libre accès se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section ; ces images peuvent être adaptées en fonction du contexte et utilisées pour aider à la compréhension de la note d’introduction. INTRODUCTION SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 77 SUJET QUESTION INDICATEUR Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions conçues pour mesurer la couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus, l’intervalle entre chaque dépistage, le suivi et le traitement. Les cinq questions et les indicateurs qu’elles permettent de mesurer sont présentés dans le Tableau 2.1 ci-dessous. Il est à noter que les indicateurs liés au traitement couvrent à la fois le traitement des lésions précancéreuses et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. TABLEAU 2.1 Module de Base : mesure des aspects clés du dépistage et du traitement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 78 Le module élargi, ou module « de Base Plus », comprend les cinq questions du module de Base plus huit questions supplémentaires. Ces huit questions supplémentaires portent sur la connaissance et la sensibilisation, sur les éléments faisant obstacle au dépistage et les éléments susceptibles de le faciliter, sur le lieu où est réalisé le dépistage, sur l’approche à visite unique, sur les obstacles au traitement et sur la disposition des femmes à accepter ou pas de collecter elles-mêmes leurs prélèvements (par exemple, pour le test VPH). Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. Alors que les questions du module de Base permettent d’obtenir les informations de base essentielles, les différentes questions supplémentaires du module de Base Plus peuvent être sélectionnées par les responsables des enquêtes, selon le contexte, les priorités et les besoins du pays. Les questions du module de Base Plus et les indicateurs qu’ils mesurent sont présentés dans le Tableau 2.2. Afin de faire la distinction entre les questions de Base Plus et les questions de Base intégrées au module de Base Plus, les questions de Base ont reçu un code qui commence par « B » suivi d’un chiffre et les questions de Base Plus ont reçu un code qui commence par « BPLUS » suivi d’un chiffre. Lors de l’intégration de questions de Base ou de questions de Base Plus dans des enquêtes existantes, les responsables des enquêtes peuvent modifier cette convention de code pour suivre celle utilisée dans l’enquête existante. TABLEAU 2.2 Module de Base Plus : mesure d’aspects clés supplémentaires du dépistage et du traitement MODULE DE BASE PLUS SUJET QUESTION INDICATEUR Connaissance et sensibilisation Connaissance et sensibilisation BPLUS1 : avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? BPLUS1 : pourcentage de femmes connais- sant l’existence du cancer du col de l’utérus Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Âge au premier dépistage BPLUS2 : quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS2 : âge moyen au premier dépistage Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Élément ayant facilité le dernier dépistage BPLUS3 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS3 : pourcentage de femmes qui dé- clarent qu’un élément facilitateur particu- lier les a motivées pour faire leur dernier dépistage Endroit où a été réalisé le dernier dépistage BPLUS4 : où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’uté- rus ? BPLUS4 : pourcentage de femmes chez qui le dernier dépistage a été réalisé dans un endroit particulier Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 79 SUJET QUESTION INDICATEUR Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement Proportion de la population étudiée ayant bénéficié d’une prestation de services sui- vant une approche à visite unique BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traite- ment du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? BPLUS5 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement selon une approche à visite unique Obstacles Obstacles au traitement BPLUS6 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traite- ment suite au résultat de votre dernier test ? BPLUS6 : pourcentage de femmes non traitées chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au traitement Obstacles au dépistage BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS7 : pourcentage des femmes n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au dépistage Collecte des prélèvements par les femmes elles-mêmes Acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements BPLUS8 : seriez-vous prête à collecter vous- même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? BPLUS8 : pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 80 ÉLÉMENTS MÉTHODOLOGIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LES MODULES D’ENQUÊTE ENQUÊTE TAILLE HABITUELLE DE L’ÉCHANTILLON TRANCHE D’ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Enquête démographique et sanitaire Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille pour sélectionner les grappes. Sélection systématique des ménages à partir d’une liste de l’ensemble des ménages de la grappe. Sélection aléatoire des membres remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête et appartenant aux différents ménages sélectionnés. (Souvent, toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans sont interrogées.) Enquête en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA) Varie en fonction du contexte du pays et dépend de l’incidence et de la prévalence de l’infection à VIH dans le pays Varie en fonction du contexte du pays: 15 à 49 ans Tous les adultes >15 ans Module pour les adolescents : 10 à 14 ans Sondage en grappes à deux degrés en sélectionnant des ménages. Enquête en grappes à indicateurs multiples (MICS) Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. (Les personnes interrogées comprennent les mères ou les femmes qui s’occupent des enfants dans chaque ménage.) Enquête sur la santé reproductive Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. STEPS (Approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance) Varie en fonction du contexte du pays 18 à 69 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. Sélection aléatoire des membres du ménage remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête. Les modules d’Enquête en population permettent aux pays d’obtenir les données requises pour mesurer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Une fois ces données pondérées de manière appropriée en fonction de la structure de l’enquête et du contexte du pays, il est possible d’évaluer la couverture du dépistage et du traitement. MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Les questions des modules d’enquête sont conçues pour s’intégrer dans les enquêtes en population existantes. Il existe différents types d’enquêtes en population et les contextes dans lesquels elles sont réalisées varient d’un pays à un autre ; chacune de ces enquêtes est donc réalisée en suivant sa propre méthodologie, sa propre structure, et sa propre méthode d’échantillonnage. Des exemples des différences entre les méthodes d’échantillonnage pour différents types d’enquêtes sont présentés au Tableau 2.3. TABLEAU 2.3 Méthode d’échantillonnage en fonction de différents types d’enquêtes en population Les personnes responsables des enquêtes doivent travailler en étroite collaboration avec les biostatisticiens, les spécialistes en méthodologie et les épidémiologistes de leur enquête pour déterminer la taille de l’échantillon et l’âge des personnes interrogées. Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent être pondérées de façon appropriée en fonction de la structure de l’enquête. La section suivante traite des facteurs méthodologiques à prendre en compte lors de l’intégration de questions sur le cancer du col de l’utérus dans une enquête en population existante. Elle aborde notamment la taille de l’échantillon, la signification statistique, l’âge des personnes interrogées, le statut par rapport au VIH et les biais. PHIA : en anglais, Population-based HIV Impact Assessments survey ; MICS : en anglais, Multiple Indicator Cluster Survey. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 81 ESTIMATION DE LA TAILLE DE L’ÉCHANTILLON La taille de l’échantillon est l’un des facteurs méthodologiques les plus importants à prendre en considération dans une enquête, car elle a des conséquences sur la précision et la stabilité des estimations obtenues, ainsi que sur le coût et la durée de la collecte des données. Le budget disponible et les conditions requises pour la qualité des données doivent être pris en compte lors de l’estimation de la taille de l’échantillon, afin de s’assurer que les données produites seront utiles et que le budget pour les obtenir sera suffisant. Le calcul de la taille de l’échantillon nécessite de connaître les éléments suivants : • Le niveau de précision requis (intervalle de confiance) ; • Le niveau de confiance souhaité (valeur de p) ; • La proportion de la population appartenant au groupe cible choisi (estimation ou valeur connue) ; • Le taux prévu ou estimé, ou la prévalence/ proportion d’une caractéristique dans la population étudiée, pour un indicateur spécifique ; • L’effet du plan d’échantillonnage ; • La taille moyenne des ménages ; • L’ajustement à réaliser pour tenir compte de la perte éventuelle de ménages de l’échantillon en raison de non-réponses. Les estimations de la proportion de la couverture du dépistage et de l’effet du plan d’échantillonnage auront un impact sur les facteurs en rapport avec la précision des données, notamment sur les erreurs types et les intervalles de confiance. Les facteurs énumérés ci-dessus varient en fonction de l’indicateur et du contexte. La taille de l’échantillon de l’enquête est donc généralement basée sur les indicateurs qui exigent les tailles d’échantillon les plus grandes. Pour les enquêtes en population à grande échelle, ces indicateurs sont généralement la mortalité infantile et l’incidence de l’utilisation de la contraception ; pour les enquêtes se concentrant sur l’infection à VIH et ayant recours à des biomarqueurs, la taille de l’échantillon sera probablement basée sur l’indicateur de suivi de la suppression de la charge virale. Les personnes responsables des enquêtes devront travailler avec les biostatisticiens de leurs équipes pour déterminer si la structure de l’enquête permet d’obtenir un échantillon de taille suffisante pour mesurer les indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, et apporter les ajustements nécessaires au besoin. Au moment de sélectionner les questions et de déterminer la taille de l’échantillon, les responsables des enquêtes doivent soigneusement tenir compte de l’âge des personnes interrogées, de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et de la prévalence de l’infection à VIH. INFLUENCE DE L’ESTIMATION DE LA PROPORTION DE LA POPULATION QUI A BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE SUR LA SÉLECTION DES QUESTIONS DE L’ENQUÊTE Les différences géographiques dans la disponibilité, l’accessibilité et l’acceptabilité des méthodes de dépistage, ainsi que les différences dans la prévalence de l’infection à VPH, contribuent aux grandes variations dans les taux de cancer du col de l’utérus observées dans le monde. La proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage au niveau national influencera la précision de tous les indicateurs figurant dans les modules. Si cette proportion est faible, la taille de l’échantillon de participantes sélectionnées risque d’être insuffisante pour obtenir des estimations précises, en particulier pour les indicateurs en rapport avec le traitement. Même si la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement a bien été incluse dans les indicateurs de base, les responsables des enquêtes doivent mettre en balance le coût lié à l’inclusion des questions relatives au traitement avec l’estimation de la précision qu’ils peuvent espérer sur la base de la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage et de la taille de l’échantillon. Cependant, même dans les zones où la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement sont faibles, les modules comprennent des questions susceptibles de fournir des informations importantes pour la planification du programme. Il s’agit de la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1), de la question sur les éléments facilitant le dépistage (BPLUS3), des questions sur les obstacles (BPLUS6 et BPLUS7) et de la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles-mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). Si elles sont utilisées sans poser dans un premier temps les questions filtres sur le dépistage et le traitement, les questions sur les obstacles et sur les éléments facilitant le dépistage devront être légèrement adaptées. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 82 ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES Selon les recommandations de l’OMS, toute femme âgée de 30 à 49 ans doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au moins une fois dans sa vie, ou plus fréquemment en fonction des lignes directrices nationales [OMS, 2017]. Cependant, les enquêtes en population ciblent généralement les femmes âgées de 18 ans et plus, certaines enquêtes incluant même les adolescentes à partir de l’âge de 10 ans. Lors de la sélection des questions, les personnes responsables des enquêtes doivent tenir compte de l’âge des personnes interrogées, car la taille de l’échantillon de femmes âgées de 30 à 49 ans pourrait être insuffisante pour produire des données de qualité suffisante sur le dépistage et le traitement. Les responsables des enquêtes peuvent fournir une formation aux enquêteurs sur la façon d’adapter l’enquête en fonction de l’âge des personnes interrogées ciblées. Par exemple, si, dans une région donnée, le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est généralement recommandé qu’à partir de l’âge de 30 ans mais que des femmes âgées de moins de 30 ans font partie de la population de l’enquête, les questions sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ne seront pas appropriées pour ces femmes. Cependant, les adolescentes et les femmes plus jeunes que l’âge recommandé pour le dépistage peuvent répondre à la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1) ainsi qu’à la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES RÉGIONS À FORTE PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH Par rapport aux femmes séronégatives, les femmes vivant avec le VIH ou avec le sida ont un risque plus élevé de présenter une infection chronique au VPH et un cancer du col de l’utérus. Elles ont également un risque plus élevé de développer un cancer plus tôt dans la vie et de mourir plus tôt de cette maladie. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/ normal [OMS, 2017]. En théorie, les questions du module de Base et du module de Base Plus peuvent donc être posées à toutes les femmes séropositives au VIH ou vivant dans une région à forte prévalence de l’infection à VIH, quel que soit leur âge et dès le début de leur activité sexuelle. Il est important de noter que les modules ne comprennent pas de question sur le statut par rapport au VIH. Pour être en mesure de ventiler de manière appropriée les indicateurs clés (par exemple, celui sur la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage) en fonction du statut par rapport au VIH, il faudra donc collecter des informations sur le statut par rapport au VIH des personnes interrogées (positif, négatif ou inconnu). PRISE EN COMPTE DES BIAIS Comme à chaque fois que des données sont collectées directement sur la base des déclarations faites par les personnes interrogées, il est important d’être vigilant quant à la possible présence de biais, notamment les cas d’erreur de classification (lorsqu’une participante identifie de manière incorrecte une catégorie de réponse). Les erreurs de classification peuvent être dues à différentes causes. Par exemple, les femmes ne reçoivent pas toujours suffisamment d’informations sur les procédures effectuées lors des visites gynécologiques et peuvent confondre un examen gynécologique avec un dépistage du cancer du col de l’utérus. D’autres femmes peuvent penser à tort que les traitements prescrits (par exemple, les antibiotiques en cas d’infection) ou les procédures effectuées après le dépistage correspondent à une forme de traitement pour une lésion précancéreuse ou un cancer. La présence d’un biais de désirabilité sociale peut également contribuer à des surdéclarations, en particulier lors d’entretiens en face- à-face. Par exemple, certaines femmes peuvent changer leurs réponses pour plaire à l’enquêteur ou ne pas « perdre la face ». Un certain nombre d’études de validité ont montré que le dépistage du cancer du col de l’utérus est souvent associé à une surdéclaration. Certaines études ont permis d’établir que la correspondance entre les déclarations faites par les femmes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux (valeurs prédictives) était comprise entre 40 % et 90 % [Howard M, 2009 ; Eltoum IA, 2007 ; Rauscher GH, 2008]. Les caractéristiques sociodémographiques, notamment le statut économique, le niveau d’éducation et l’appartenance ethnique, peuvent avoir une incidence sur cette correspondance. En fonction du contexte, il est suggéré d’utiliser des facteurs d’ajustement allant de 10 % à 60 % pour corriger ces surdéclarations. La réalisation d’une étude de validation peut confirmer l’exactitude des données de dépistage et de traitement basées sur les seules déclarations faites par les personnes interrogées, et donner des informations pouvant aider à déterminer les facteurs d’ajustement à appliquer pour corriger les biais liés aux erreurs de classification. VALIDATION La validation des critères compare les déclarations faites par les personnes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux afin d’évaluer l’exactitude des données sur le dépistage et sur le traitement basées sur les déclarations faites par les personnes interrogées. Les SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 83 caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées comprennent : • La sensibilité, qui correspond à la proportion de réponses positives correctement identifiées comme étant positives ; • La spécificité, qui correspond à la proportion de réponses négatives correctement identifiées comme étant négatives ; et • La valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative, qui correspondent à la proportion de réponses positives et à la proportion de réponses négatives qui sont des réponses positives et des réponses négatives réelles. Les caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées peuvent être calculées en déterminant les ratios « déclarations faites par les personnes interrogées » par rapport aux « informations notées dans les dossiers médicaux ». Une analyse de régression multivariée peut être utilisée pour déterminer, parmi les caractéristiques démographiques, celles qui sont associées de façon indépendante à la surdéclaration et à la sous-déclaration du dépistage et du traitement. Pour ce faire, il faudra disposer d’un accès aux dossiers médicaux, disposer d’un numéro ou code d’identification permettant d’établir un lien entre les femmes ayant bénéficié d’un dépistage et celles n’ayant pas bénéficié d’un dépistage d’une part et leurs dossiers médicaux d’autre part, et avoir la certitude que les services médicaux ont été reçus au même endroit que l’étude de validation. Certains éléments d’ordre éthique doivent être pris en considération pour réaliser cette étude de validation. Il faudra notamment obtenir un consentement éclairé pour accéder aux dossiers médicaux, assurer la protection de la vie privée et de la confidentialité, offrir toutes les garanties nécessaires pour les femmes séropositives au VIH et avoir mis en place des mécanismes de suivi et des mécanismes permettant de fournir des informations en retour. RÉALISATION DE TESTS COGNITIFS Les questions de l’enquête ont été conçues pour apporter de manière standardisée les informations nécessaires au calcul des indicateurs clés. Cependant, certains termes peuvent être difficiles à comprendre ou à traduire, ce qui peut contribuer à des erreurs de classification et à un biais de réponse. Pour réduire au minimum les erreurs et produire des données de la meilleure qualité possible, il peut être nécessaire d’adapter le langage et les concepts utilisés. Il est fortement recommandé de réaliser des tests cognitifs, car ces tests peuvent aider à déterminer : • Comment adapter la formulation des questions ; • Comment les questions fonctionnent lorsqu’elles sont posées ; et • Si les questions mesurent les notions et les représentations prévues. La réalisation de tests cognitifs peut également fournir une base pour des travaux de recherche qualitative de suivi qui étudieront la manière dont sont perçus le cancer du col de l’utérus et les méthodes de dépistage. Des tests cognitifs ont été réalisés au cours de l’élaboration de ce module de Base et de ce module de Base Plus afin de tester la fiabilité des questions de l’enquête et des notes d’introduction, ainsi que pour réaliser une analyse de chaque élément. Toutes les questions ont été testées, sauf la question BPLUS7, qui a été ajoutée au vu des conclusions tirées de l’analyse des résultats des tests cognitifs. Les données collectées ont été utilisées pour ajuster la formulation et l’ordre des questions, ainsi que pour fournir des recommandations sur l’adaptation et la traduction spécifiques à chaque pays. Ces résultats ont souligné l’importance de réaliser des tests cognitifs qui tiennent compte du contexte de chaque pays, afin de s’assurer que le langage et la terminologie utilisés sont adaptés et faciles à comprendre. EXAMEN ÉTHIQUE ET PROTECTION DES SUJETS HUMAINS Toute enquête en population à grande échelle doit, sur toute sa durée, être réalisée en suivant des normes éthiques de recherche rigoureuses et des protocoles stricts concernant la protection des personnes interrogées. Bien que les spécificités puissent varier en fonction des enquêtes et des organisations chargées de l’exécution, les principes fondamentaux de l’éthique de la recherche sont relativement standardisés d’une enquête à une autre. Une description de ces principes se trouve au Tableau 2.4. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 84 PRINCIPE ÉTHIQUE EXPLICATION Examen éthique Les protocoles de recherche, y compris tous les questionnaires, doivent être examinés par un comité d’examen institutionnel. Chaque enquête possède son propre règlement, qui stipule les comités d’examen auxquels il convient de s’adresser. En général, il faudra rechercher l’approbation de plusieurs instances ; par exemple, pour une enquête démographique et sanitaire, il faudra obtenir non seulement l’approbation du comité d’examen institutionnel de ICF International, mais aussi l’approbation du comité d’examen institutionnel de chaque pays où elle se déroulera [USAID, The DHS Program, 2016]. Consentement éclairé Les personnes interrogées doivent être informées de certains ou de l’ensemble des éléments suivants, et com- prendre ce dont il s’agit : • L’objet et le contenu de l’enquête ; • Le processus suivi pour l’entretien, y compris une estimation de sa durée ; • La manière dont les données collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ;* • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la personne interrogée ; et recevoir • Les coordonnées de contact. Dans certains pays ou pour certaines enquêtes, un consentement écrit sera exigé, tandis que pour d’autres un consentement verbal suffira. * Les personnes interrogées doivent comprendre que la participation à l’enquête se fait uniquement sur la base du volontariat et qu’elles peuvent mettre fin à l’entretien à tout moment. Respect de l’intimité lors de la collecte de données Autant que faire se peut, les entretiens doivent être menés en privé. La confidentialité permet non seulement de protéger les informations personnelles communiquées par les personnes interrogées, mais aide également à réduire les biais associés au fait que la collecte des données est basée sur les déclarations faites par ces per- sonnes. En cas de question sensible, elles donneront souvent plus facilement une réponse exacte si l’entretien est mené dans un espace privé. Confidentialité tout au long du processus de recherche La confidentialité doit être assurée tout au long du processus de collecte, de saisie et d’analyse des données, ainsi que lors de la préparation et de la diffusion des rapports. Elle exige donc non seulement le respect des pratiques éthiques lors des entretiens, mais aussi lors de la gestion des données. Rendu des résultats des tests aux personnes inter- rogées (le cas échéant) Dans le cadre de certaines enquêtes, les personnes interrogées fournissent des prélèvements biologiques sur lesquels sont réalisés des tests. Dans la majorité de ces enquêtes, cette pratique n’est considérée appropriée sur le plan éthique que s’il est prévu de fournir aux personnes interrogées les résultats de ces tests. Informations en retour fournies aux familles et aux communautés Dans la plupart des enquêtes, il est prévu que les familles et les communautés recevront, le cas échéant et de manière appropriée, des informations en retour sur les résultats obtenus. Même si, dans de nombreuses commu- nautés, la taille des échantillons de personnes interrogées sera insuffisante pour obtenir des conclusions valides sur le plan statistique, les autorités locales apprécieront toutefois de recevoir des informations en retour sur la santé et le bien-être des communautés dont elles ont la charge [UNICEF, 2013]. RECOMMANDATION CONCERNANT LA RÉALISATION DE TESTS VPH DANS LES ENQUÊTES EN POPULATION Un test de recherche de l’ADN du VPH peut être utilisé au niveau d’une population pour estimer la prévalence de cette infection par différents types particuliers de VPH dans cette population. Un test de sérologie du VPH peut également être utilisé pour détecter des anticorps contre différents types particuliers de VPH afin d’identifier les personnes ayant été exposées à ces virus dans le passé. Les données collectées dans certains pays à revenu élevé sont utilisées pour mesurer l’impact des programmes de vaccination contre le VPH sur la réduction du nombre de cas d’infection par le VPH et d’anomalies au niveau du col de l’utérus, ainsi que pour faire un suivi des tendances dans la distribution des différents types de VPH responsables de la survenue de cancers ou de lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus [Soderlund-Strans A, 2014 ; Markowitz LE, 2013]. Le test VPH peut être utilisé comme test de dépistage dans les programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus et dans les projets de recherche sur le cancer du col de l’utérus. Cependant, la réalisation d’un test VPH en population est complexe et demande de disposer de ressources suffisantes sur le plan financier et logistique ainsi qu’en matière de personnel et d’infrastructures. Avant d’inclure un test de dépistage du VPH dans une enquête en population, son utilité potentielle doit être mise en balance avec les difficultés et les coûts associés à sa réalisation, notamment dans les situations où les ressources sont limitées et lorsqu’il existe de multiples priorités en matière de santé. Des documents sur le sujet ont été inclus dans les références bibliographiques et peuvent être consultés en cas de besoin. Lors de l’élaboration de cet ensemble d’outils, les avantages que pourrait apporter l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ont été évalués et comparés aux implications en termes de méthodologie et de logistique. À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé d’inclure de test VPH dans les enquêtes en population, son utilité étant limitée par la complexité et les coûts engendrés. En outre, les résultats fournis par des tests réalisés dans des conditions où les procédures ne sont pas entièrement respectées peuvent être trompeurs et, par la suite, nuire à la qualité des décisions prises lors de l’élaboration de politiques. TABLEAU 2.4 Principes de l’éthique de la recherche SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 85 CANEVAS À UTILISER POUR L’ENQUÊTE Cette sous-section contient le module d’enquête de Base et le module d’enquête de Base Plus. Ils sont fournis dans le format habituellement utilisé dans les enquêtes, ceci afin d’aider à les intégrer, dans leur totalité ou partiellement (seulement certaines de leurs questions), dans une enquête existante. Ce canevas comprend des catégories de codage des réponses obtenues ainsi que des sauts conditionnels, ce qui permet une visualisation claire du flux de chaque module. Remarque sur les catégories de codage des réponses aux questions : la manière de traiter les catégories de réponses utilisées varie d’une enquête en population à une autre. Par exemple, dans les enquêtes démographiques et sanitaires, l’enquêteur ne lit pas d’emblée aux personnes interrogées les réponses aux questions ; il le fait uniquement lorsqu’il est nécessaire d’obtenir des précisions. En revanche, dans l’approche STEPwise (par étapes) de l’OMS utilisée pour la surveillance, toutes les réponses sont lues aux personnes interrogées, sauf les réponses « Ne sait pas » et « Refuse ». Les personnes responsables des enquêtes doivent fournir à leurs enquêteurs des instructions à ce sujet, en fonction de leur pratique. MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 86 MODULE DE BASE PLUS Le module de Base Plus comprend une note d’introduction, les cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B), et huit questions supplémentaires facultatives (avec un numéro de question commençant par BPLUS). N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 Fin du module B2 Quand a été fait votre dernier test pour recher- cher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 Fin du module B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 87 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS1 Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 BPLUS7 BPLUS2 Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Âge (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 88 99 B2 Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 BPLUS3 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? Faisait partie de l’examen de routine Suivi d’un résultat anormal ou non concluant Recommandé par un agent de santé Recommandé par une autre source Présence de douleurs ou d’autres symptômes Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 88 99 BPLUS4 Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Bureau du médecin Service de consultations mobile Dispensaire dans la communauté Hôpital Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 6 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 BPLUS8 B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 ------------------> 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS6 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS5 Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 88 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS6 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? N’a pas été informée qu’elle avait besoin d’un traitement Ne savait pas comment/où recevoir ce traitement Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? ______________ _____________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -----------------> 2 -----------------> 3 -----------------> 4 -----------------> 5 -----------------> 6 -----------------> 7 -----------------> 8 -----------------> 9 -----------------> 10 ----------------> 11 -----------------> 12 ----------------> 88 ----------------> 99 ----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS7 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Ne savait pas comment/où faire faire le test Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? _______________ ______________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 88 99 BPLUS8 Seriez-vous prête à collecter vousmême un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 89 FICHES DE RÉFÉRENCE Cette sous-section contient les fiches de référence pour les notes d’introduction à l’ensemble des cinq questions de Base et des huit questions de Base Plus. Ces fiches de référence expliquent l’objet de chacune des notes d’introduction et des différentes questions, et donnent des instructions sur la manière de les utiliser et de poser les questions, la logique des sauts conditionnels, la définition de différents termes employés, des informations détaillées sur les numérateurs et les dénominateurs ainsi que des recommandations pour une éventuelle adaptation. Pour voir l’ensemble des réponses proposées pour chaque question ainsi que la façon dont chaque question s’intègre dans le module de Base et dans le module de Base Plus, consulter directement les modules dans la sous-section Canevas à utiliser pour l’enquête. NOTE D’INTRODUCTION FICHE DE RÉFÉRENCE POUR NOTE D’INTRODUCTION NOTE D’INTRODUCTION INITIALE : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » (Facultatif : montrer une image du col de l’utérus) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE FROTTIS : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE TEST VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT L’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) But : fournir à la personne interrogée des informations qui l’aideront à comprendre les questions de l’enquête, afin qu’elle puisse y répondre avec précision Instructions : Mentionner uniquement le nom et la note d’introduction supplémentaire du ou des tests pratiqués dans le pays où l’enquête est réalisée (par exemple, le frottis, le test VPH ou l’IVA) Adaptation : Modifier les termes si besoin, en fonction de la langue et du contexte culturel. Par exemple : Bâtonnet = brosse, écouvillon, coton-tige, ou instrument IVA = test au vinaigre La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. L’utilisation d’images pour expliquer ce que sont le col de l’utérus et les méthodes de test peut aider certaines femmes à mieux comprendre la note d’introduction. L’évaluation des images par la réalisation d’un test cognitif avant le début de l’enquête peut fournir des informations utiles pour choisir celles qui seront les mieux adaptées au contexte du pays. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la note d’introduction initiale peut être la suivante : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qui peuvent être réalisés pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests s’appellent le frottis, le test VPH et le test par IVA. » MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 90 QUESTIONS DE BASE FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 1 (B1) : Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion actuelle de la population ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la femme interrogée répond NON Si l’enquête ne peut inclure qu’un nombre limité de questions sur le cancer du col de l’utérus, cette question doit être incluse en priorité avant les quatre autres questions de Base. Définitions : Agent de santé = médecin, infirmière, autre personnel de santé qualifié Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage Refuse = refuse de répondre à la question Indicateur : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays, par exemple : Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage. La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la question peut être adaptée comme suit : avez-vous déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la couverture du dépistage et la disponibilité de ce service collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 91 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 2 (B2) : Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer le nombre moyen d’années écoulées depuis qu’une femme a fait son dernier dépistage du cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes chez qui le dernier test de dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Remarque : « période donnée » fait référence aux différents choix de réponse possibles (il y a moins d’1 an, il y a 1 ou 2 ans, il y a 3 à 5 ans, il y a plus de 5 ans). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a moins d’1 an • Numérateur 2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 1 ou 2 ans • Numérateur 3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 3 à 5 ans • Numérateur 4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a plus de 5 ans Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dernier = le plus récent La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 92 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 3 (B3) : Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : 1) mesurer le pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu le résultat de leur dernier test et ; 2) mesurer la proportion d’un résultat particulier parmi les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la personne interrogée répond N’A PAS REÇU LE RÉSULTAT Définitions : Normal = pas d’indication de lésions précancéreuses Anormal = suspicion de lésions précancéreuses ou présence de lésions précancéreuses confirmées Suspicion de cancer = le personnel de santé soupçonne que la patiente présente un cancer Non concluant ou Douteux = les résultats n’ont pas pu être déterminés Dernier = le plus récent Indicateur 1 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et ayant reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées déclarant avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 1 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Indicateur 2 : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat particulier pour leur dernier dépistage Remarque : « résultat particulier » fait référence aux différents choix de réponse possibles (par exemple, normal, anormal, suspicion de cancer, etc.). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 2.1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir obtenu le résultat Normal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Anormal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Suspicion de cancer à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Non concluant à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.5 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré ne pas avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 2 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Les résultats du frottis sont souvent rendus comme NORMAL ou ANORMAL. Les résultats de l’IVA et du test VPH sont souvent rendus comme NÉGATIFS ou POSITIFS. Les termes peuvent être modifiés au besoin. Par exemple : Normal = négatif Anormal = positif Non concluant = douteux Dans certains pays, les femmes ne sont pas informées qu’elles présentent une suspicion de cancer ; elles sont plutôt orientées vers les services appropriés pour bénéficier de tests supplémentaires. Pour que les données collectées soient de qualité, il est donc très important de faire un test cognitif de la réponse « Suspicion de cancer ». Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur les résultats du dépistage collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 93 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 4 (B4) : Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage chez qui un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Visite de suivi = toute visite ultérieure liée au résultat du test Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et chez qui un suivi a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer, Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant) ; pour chacun de ces indicateurs, le numérateur et le dénominateur seront limités à un type de résultat particulier (Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant) ; par exemple : pour calculer l’indicateur « pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal et pour lesquelles un suivi a été réalisé », le numérateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test et pour lesquelles un suivi a été réalisé » et le dénominateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test ». Adaptation : Le terme « suivi » peut signifier différentes choses pour les personnes interrogées. La réalisation de tests cognitifs peut aider à déterminer si le terme doit être adapté, ainsi que la meilleure façon de traduire cette question. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le suivi. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le suivi collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 94 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 5 (B5) : Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et chez qui un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Les différents traitements proposés pour le col de l’utérus sont les suivants : cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), conisation à froid, hystérectomie simple et hystérectomie radicale, radiothérapie et chimiothérapie. Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et pour lesquelles un traitement a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant). Un exemple se trouve dans la Fiche de référence pour la question B4. Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le traitement. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le traitement collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 95 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 1 (BPLUS1) : Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion de la population sensibilisée au cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Indicateur : pourcentage de femmes connaissant l’existence du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant entendu parler du cancer du col de l’utérus • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. QUESTIONS DE BASE PLUS MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 96 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 2 (BPLUS2) : Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer l’âge au premier dépistage, pour les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Écrire l’âge dans les cases, en marquant seulement un seul chiffre par case. Par exemple : Age 3 2 Indicateur : âge moyen au premier dépistage Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. Les personnes interrogées peuvent avoir de la difficulté à se souvenir de leur âge au premier dépistage. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. Analyse dans les régions où le taux d’infection à VIH est élevé : Chez les femmes vivant avec le VIH/sida, l’âge recommandé pour le premier dépistage est plus bas que chez les femmes séronégatives. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/normal. Pour plus d’informations, se référer à la section Éléments méthodologiques à prendre en considération. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 97 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 3 (BPLUS3) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer quels sont les facteurs qui facilitent le plus souvent le dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée fournit une autre raison que celles proposées, cocher la réponse AUTRE et écrire la raison dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Anormal = lésions précancéreuses suspectées ou confirmées Non concluant = les résultats n’ont pas pu être déterminés Personnel de santé = médecin, infirmière, agent de santé communautaire Indicateur : pourcentage de femmes qui déclarent avoir été motivées par un élément facilitateur particulier pour faire leur dernier test de dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées motivées par un élément facilitateur particulier • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses. Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. En fonction du programme, des réponses supplémentaires pertinentes peuvent être ajoutées : Fait partie de la prise en charge de l’infection à VIH Recommandé par le personnel de santé travaillant dans la prise en charge du VIH Fait partie de la visite de planification familiale Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 98 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 4 (BPLUS4) : Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer où les femmes font leurs tests de dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée déclare que le dépistage a été réalisé dans un endroit autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et écrire l’endroit où a été réalisé le test dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes pour lesquelles le dépistage a été réalisé dans un endroit particulier • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant fait l’objet d’un dépistage dans chaque endroit • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque endroit Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dispensaire dans la communauté = poste de santé ou établissement de santé Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), l’option de réponse PRÉLÈVEMENT RÉALISÉ PAR LA FEMME ELLE-MÊME peut être ajoutée. Des réponses supplémentaires pertinentes en fonction du programme ou du lieu de prestation de services peuvent être ajoutées : Service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Consultations de planification familiale Les options de réponse doivent être adaptées pour tenir compte des lieux de prestation de services particuliers : Établissement de santé dépendant du gouvernement Établissement de santé dépendant d’une ONG Établissement de santé privé Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et sur la disponibilité des services collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 99 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 5 (BPLUS5) : Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? But : mesurer la proportion des services fournis selon l’approche à visite unique Instructions : Cette question ne doit être posée que dans les zones où des services sont fournis selon l’approche à visite unique Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 si la personne interrogée répond OUI, NE SAIT PAS ou REFUSE Définitions : Approche à visite unique (également appelée approche « examen visuel et traitement ») : réalisation du dépistage des lésions précancéreuses et du traitement requis le même jour Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes traitées ayant reçu des services fournis selon l’approche à visite unique • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement au cours de la même visite • Dénominateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un traitement Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : cette question n’est appropriée que dans les pays où les programmes fournissent des services en suivant cette approche à visite unique. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante sur la proportion des services fournis en suivant l’approche à visite unique. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et des services utilisant l’approche à visite unique collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 100 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 6 (BPLUS6) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? But : déterminer les obstacles au traitement Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B5 ou BPLUS5 est NON Lire les options de réponse Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 Indicateur : pourcentage de femmes non traitées qui on reçu un résultat Anormal ou Positif et qui ont identifié un obstacle particulier au traitement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’un obstacle particulier a été leur PRINCIPAL obstacle au traitement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage, ayant reçu un résultat Anormal ou Suspicion de cancer et n’ayant pas reçu de traitement Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque obstacle Adaptation : Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 101 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 7 (BPLUS7) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer les obstacles au dépistage Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B1 est NON Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet Indicateur : pourcentage de femmes n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et ayant déclaré qu’un obstacle spécifique constituait l’obstacle PRINCIPAL au dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et déclarant qu’un obstacle spécifique a été leur PRINCIPAL obstacle au dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque catégorie de réponse désignant un obstacle Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 102 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 8 (BPLUS8) : Seriez-vous prête à collecter vous-même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? But : mesurer la proportion des personnes interrogées qui accepterait de se faire elles-mêmes un prélèvement Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Pour assurer une bonne compréhension de la question, des images explicatives peuvent être utilisées pour illustrer la procédure que les femmes doivent suivre pour se faire elles-mêmes un prélèvement Indicateur : Pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’elles accepteraient de se faire elles- mêmes un prélèvement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : Cette question est surtout appropriée pour les régions où la collecte des prélèvements cervicaux ou cervico-vaginaux par les femmes elles-mêmes a été introduite et/ou lorsque des études pilotes ou des essais contrôlés randomisés sont prévus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 103 a) Spatule en bois b) Brosse endocervicale c) Brosse/balai en plastique Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) EXEMPLES D’IMAGES EXPLICATIVES À UTILISER AVEC LES NOTES D’INTRODUCTION LE COL DE L’UTÉRUS Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) (A) (B) (C) Trompe de Fallope Ovaire Utérus Endomètre Endocol Exocol Vagin Vulve INSTRUMENTS UTILISÉS POUR RÉALISER UN PRÉLÈVEMENT AU NIVEAU DU COL DE L’UTÉRUS SPATULE, BROSSE ET BALAI MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 104 SPÉCULUM Source : Hesperian.org. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. TESTS UTILISÉS POUR RECHERCHER UN CANCER DU COL DE L’UTÉRUS FROTTIS ET TEST VPH Source : Where Women Have No Doctor 2014, chapitre 24, page 378, 2010, Women’s Health Exchange, Issue 1. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 105 MODÈLES DE TABLEAUX PRÊTS À L’EMPLOI Avant d’élaborer un plan d’analyse, il faut tenir compte de la structure de l’enquête existante dans laquelle seront intégrés les modules, en accordant une attention particulière à l’échantillonnage. Dans la plupart des cas, le facteur déterminant pour décider du plan d’échantillonnage et de la taille de l’échantillon ne sera pas la précision des informations que l’on souhaite obtenir à partir des questions concernant le cancer du col de l’utérus. Comme cela a été expliqué dans la sous- section Éléments méthodologiques à prendre en considération et également mentionné dans plusieurs fiches de référence, le fait de mener l’enquête dans un pays où la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage est faible peut avoir pour conséquence que la taille de l’échantillon sera insuffisante pour obtenir des résultats suffisamment précis. Cette sous-section fournit différents exemples de tableaux pouvant servir de référence lors de l’élaboration d’un plan d’analyse. Une fois ces questions intégrées dans une enquête plus vaste, les données obtenues peuvent être analysées et présentées de différentes manières. Il est par ailleurs fortement recommandé de consulter les spécialistes de la méthodologie et les biostatisticiens de l’enquête afin de déterminer quelles seront les limites de ces données. Il est important de noter que les caractéristiques démographiques et les questions utilisées pour les collecter peuvent varier en fonction de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules, et que les options de dépistage et de traitement seront différentes d’un pays à un autre. Les personnes responsables des enquêtes doivent adapter le contenu et la structure des tableaux en fonction du contexte et des besoins du pays. EXEMPLE 1 Lorsque les directeurs des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus cherchent à déterminer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage, à décrire les tendances de l’accès au dépistage ou à identifier les populations qui pourraient être ciblées pour une sensibilisation au dépistage et la création d’une demande en dépistage, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH afin d’apprécier la couverture des services dans la population séropositive au VIH. L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 1 : Statut par rapport au dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) General 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 106 EXEMPLE 2 S’il s’avère que la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage est faible, les directeurs des programmes peuvent souhaiter chercher à mieux connaître les obstacles auxquels les femmes sont confrontées pour accéder aux services de dépistage en fonction des caractéristiques démographiques de ces femmes. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 2 : obstacles au dépistage du cancer du col de l’utérus en fonction de certaines caractéristiques démographiques Remarque sur l’adaptation : ce tableau peut être facilement adapté en suivant le même format de base pour étudier les facteurs faisant obstacle au traitement. IC = intervalle de confiance OBSTACLES AU DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Caractéris- tiques démo- graphiques Manque d’informations Gêne Trop cher Manque de temps Manque de disponibilité des services Mauvaise qualité des services Peur de la procédure Croyances culturelles Opposition d’un membre de la famille Autre Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 107 EXEMPLE 3 Supposons qu’un directeur de programme souhaite obtenir des informations sur la proportion de résultats Anormal ou Suspicion de cancer aux tests de dépistage du cancer du col de l’utérus dans différents sous- groupes de la population parce qu’il voudrait mieux cibler les interventions et aider à la prise des décisions programmatiques. Il pourrait aussi désirer savoir si les femmes reçoivent ou non les résultats de leur test de dépistage. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 3 : Résultats du test de dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉSULTAT DU DERNIER TEST DE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS CHEZ LES FEMMES QUI ONT REÇU UN RÉSULTAT Caractéristiques démographiques Normal Anormal Non concluant Suspicion de cancer Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 108 EXEMPLE 4 Lorsqu’un directeur de programme veut vérifier que les lignes directrices actuelles sont respectées ou bien que le programme atteint les objectifs actuels en matière de traitement des femmes présentant des lésions précancéreuses ou un cancer invasif du col de l’utérus, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Questions venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? • Question B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? • Question B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Si l’approche à visite unique est une stratégie utilisée dans le programme, le directeur de programme peut également vouloir examiner les réponses à la question suivante : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Comme indiqué dans l’exemple ci-dessous, la présentation peut se limiter aux réponses « Oui » à certaines des questions qui précèdent. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 4 : Proportion de la population étudiée ayant bénéficié de visites de suivi et d’un traitement en fonction du résultat du dernier test de dépistage VISITE DE SUIVI ET TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Résultat Au moins une visite de suivi A reçu un traitement, quel qu’il soit Traitement lors d’une même visite Globalement Anormal Non concluant Suspicion de cancer SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 109

SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 112 Le suivi du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. Les informations et les outils présentés dans cette section sont destinés à faciliter la réalisation du suivi d’un programme complet de prévention du cancer du col de l’utérus à l’aide d’un système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) basé au niveau des établissements de santé, en faisant en sorte que les informations obtenues aident aussi à la prise de décision clinique et à la prise en charge des patientes. Tous les instruments opérationnels présentés dans cette section sont prévus pour être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies « Dépistage et traitement » présentées dans les Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014] : 1. Dépistage par IVA seule 2. Dépistage par cytologie ou test VPH, suivi d’une colposcopie 3. Dépistage par test VPH, suivi d’une IVA 4. Dépistage par test VPH seul Ces instruments opérationnels peuvent également être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies traditionnelles mises à jour mentionnées dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] : dépistage par test VPH, puis cytologie, puis, en cas de résultat positif, orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et biopsie afin de déterminer le traitement. Dans de nombreux pays, des stratégies de suivi et d’évaluation, des protocoles de suivi des patients ou des systèmes d’information en rapport avec la gestion sanitaire existent déjà ; mais ces dispositifs n’en sont parfois qu’à un stade embryonnaire, ne sont pas assez standardisés ou manquent de données et d’indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils et les informations présentés dans cette section ne sont pas destinés à remplacer les systèmes existants, mais plutôt à les développer et à les améliorer. Raisons d’investir dans l’amélioration de la collecte de données et de la préparation de rapports : • Le fait de mesurer le résultat d’une action permet de s’assurer que cette action sera réalisée ; • Sans mesure des résultats, il est impossible de distinguer la réussite de l’échec, d’identifier toute lacune et de formuler des solutions ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est se priver d’en tirer des leçons et de les partager ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est aussi s’interdire de la récompenser ; • Priver la réussite de la récompense qu’elle mérite équivaut à tolérer tout aussi bien l’échec ; • Ne pas savoir reconnaître un échec, c’est se priver de la possibilité de le corriger ; • Seules les actions ayant fait la preuve d’un rapport coût-efficacité favorable sont susceptibles d’être mises en œuvre à plus grande échelle. Remarque sur les nouvelles technologies de dépistage et de traitement : cette section traite des techniques de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Les outils fournis pourront être adaptés au fur et à mesure que les techniques progressent. Le suivi des techniques de dépistage et de triage ainsi que de certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone peut être réalisé en adaptant et en élargissant les éléments de données et les indicateurs en rapport avec l’IVA et la colposcopie. Ces outils peuvent également être adaptés de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses, comme la coagulation par la chaleur, en adaptant les éléments de données en rapport avec la cryothérapie. Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. Le suivi des patientes et du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. INTRODUCTION SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 113 Avant la mise en œuvre d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus, il convient de s’assurer de la disponibilité des ressources nécessaires pour faire le suivi et l’évaluation de ce programme et pour apporter les modifications nécessaires en cas de besoin. Les principaux rôles et responsabilités en matière de suivi et d’évaluation dans le cadre d’un programme habituel de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont présentés au Tableau 3.1. TABLEAU 3.1 Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 1 DHIS 2 est un système d’information open source et flexible disponible en ligne avec des fonctionnalités de visualisation des données et la possibilité de présenter les données sous forme de graphiques et de tableaux croisés dynamiques. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION ENTITÉ RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION Communauté : clientes Elles participent au suivi et à l’évaluation en fournissant aux prestataires des informations sur leurs antécédents en matière de dépistage et de traitement, leurs données démographiques et leurs coordonnées. Elles reçoivent en re- tour des informations sur l’utilisation des services de prévention du cancer du col de l’utérus dans leur communauté. Personnel des structures de soins : prestataires [médecins, infirmiers(ères) et sages- femmes), personnel faisant la saisie des données, infirmiers(ères) responsables] Les prestataires sont les principaux responsables de la collecte des données, en remplissant un document source (formulaires individuels) pendant la visite des clientes. Le personnel faisant la saisie des données transfère dans un registre les données figurant dans chaque formulaire individuel et calcule les indicateurs en utilisant un For- mulaire de synthèse mensuelle des données. Les infirmiers(ères) responsables doivent rencontrer les prestataires pour examiner et utiliser les données afin de guider la prise de décision au niveau des structures de soins. Ils(Elles) doivent chercher à résoudre les difficultés rencontrées par le programme et mises en évidence par les statistiques sur la prestation de services obtenues de manière systématique. Personnel au niveau infranational : supervi- seurs et personnel Ils s’assurent que les données sont vérifiées en menant des évaluations régulières de la qualité des données, si possible lors de visites de supervision de soutien. Ils aident les prestataires des structures de soins à comprendre la signification et les implications des données collectées. Ils aident et forment le personnel des structures de soins à préparer les rapports mensuels. Ils agrègent les données relatives aux structures de soins et saisies dans les Formulaires de synthèse mensuelle des données ; ils réalisent cette agrégation en utilisant un système électro- nique, par exemple le DHIS 21 (certains membres du personnel de la structure de soins sont parfois formés à cette tâche), ce qui permet de visualiser et d’utiliser ces données. Ils travaillent avec les fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial Ils utilisent les données agrégées provenant des structures de soins et du niveau infranational pour orienter la programmation générale de la prévention du cancer du col de l’utérus. Ils utilisent les données disponibles pour décider des allocations budgétaires. Ils identifient les enseignements à tirer de ces données pour faire des recom- mandations stratégiques et prendre des décisions stratégiques. Ils veillent à ce que les informations tirées des données parviennent en retour aux superviseurs des districts. Ils travaillent avec le personnel au niveau infranatio- nal à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Personnel technique du programme et par- tenaires chargés de la mise en œuvre Ils collaborent avec l’équipe de suivi et d’évaluation à l’élaboration et à la sélection des indicateurs afin d’obtenir des informations utiles pour la mise en œuvre du programme. Ils sont les usagers en bout de chaîne des informations obtenues pour la prise de décision. Ils participent aux visites de suivi. Ils donnent des conseils au personnel du minis- tère de la santé sur les progrès à réaliser en vue d’atteindre les objectifs fixés pour le niveau national. Ils apportent des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. Ils fournissent une assistance technique au ministère de la santé pour mettre en œuvre et améliorer le programme en fonction des résultats du suivi et de l’évaluation. Personne(s) contact pour le suivi et l’éva- luation Elle a un rôle de coordination. Elle forme les prestataires et les autres membres du personnel du programme à la collecte de données standardisée. Elle dirige l’analyse et la synthèse des données au niveau infranational et au niveau national. Elle fournit aux donateurs, au ministère de la santé et aux différentes structures de soins ayant collecté les données les résultats des analyses réalisées en les comparant aux niveaux de référence et aux ob- jectifs fixés. Elle aide à ce que tous les intervenants aient le sentiment d’être partie prenante du système de suivi et d’évaluation dans son ensemble et adhèrent à ce système. Elle élabore et met à jour des manuels, des lignes directrices, du matériel de formation et des rapports pour le suivi et l’évaluation du programme. Elle apporte des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 114 Le suivi des programmes de prévention du cancer du col de l’utérus a pour but principal de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des services. Le fait de collecter, d’agréger et d’analyser en temps opportun les données en tirant parti du système national d’information sanitaire permet de remédier rapidement aux problèmes. Ces activités doivent donc être menées régulièrement dans le cadre des programmes [OMS, 2015]. Pour pouvoir intégrer la collecte de données sur le cancer du col de l’utérus dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) national existant, les pratiques en matière de données doivent être standardisées, en disposant notamment d’un ensemble standardisé d’indicateurs. Une liste de suggestions d’indicateurs se trouve au Tableau 3.2, et des informations plus détaillées sur la méthode à suivre pour la mesure de ces indicateurs sont données dans des tableaux de référence figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces indicateurs sont calculés à l’aide de données obtenues lors de la prestation de services de dépistage et de traitement, et permettent de faire une mesure quantitative de l’évolution d’un programme par rapport aux résultats attendus et aux critères de jugement fixés. La liste des indicateurs proposés dans cette section et les informations d’accompagnement qui la complètent ont pour objectif d’aider à sélectionner, en vue d’une collecte systématique, les indicateurs de programme et les indicateurs de prestation de services les plus susceptibles de fournir des données pertinentes pour la prise de décision. Ces indicateurs seront utilisés par les ministères de la santé, par les partenaires chargés de la mise en œuvre ainsi que par tout autre intervenant concerné pour établir des systèmes de suivi et d’évaluation destinés aux nouveaux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans le cadre de programmes déjà opérationnels, ils peuvent être comparés aux indicateurs en place afin d’améliorer les systèmes de suivi et d’évaluation existants, en procédant, selon les besoins, à des adaptations, des suppressions ou des ajouts. Les données requises pour calculer les indicateurs doivent être compilées et présentées sous la forme de rapports sur une base mensuelle, trimestrielle ou annuelle, en fonction des cas, et analysées en temps opportun. Pour assurer que les calculs sont faits à chaque fois de la même façon, les variables requises pour le calcul des numérateurs et des dénominateurs des indicateurs présentés sous la forme de pourcentages doivent être intégrées dans le SIGS existant. Lorsque l’enregistrement des données et le suivi sont effectués de manière régulière, il devient possible de définir des objectifs et des niveaux de référence appropriés pour les structures de soins, pour les districts (ou pour l’unité infranationale concernée) et pour les programmes nationaux. INDICATEURS SUIVIS AUX DIFFÉRENTS NIVEAUX : MONDIAL, NATIONAL, INFRANATIONAL ET STRUCTURES DE SOINS Alors qu’elles sont produites au niveau des structures de soins, les données sur la prestation de services apportent des informations utiles pour la prise de décision au niveau des structures de soins, au niveau infranational et au niveau national. Cependant, l’ensemble des indicateurs n’est pas utilisé à chacun de ces niveaux. Par exemple, le fait de connaître le nombre de cas de cryothérapie différée au niveau des structures de soins peut être utile pour améliorer la communication avec les clientes et leur sensibilisation ; mais il n’est pas forcément indispensable de connaître cette information au niveau infranational et au niveau national. La Figure 3.1 montre sous la forme d’un graphique la manière dont les informations circulent depuis le niveau des structures de soins jusqu’au niveau national, et permettent aussi de produire des rapports à l’échelle mondiale. INDICATEURS SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 115 NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et pour déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial D IM IN U TI O N D U N O M B R E D ’I N D IC A T E U R S INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU MONDIAL Pour le suivi des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau national et au niveau mondial, l’OMS recommande de collecter des indicateurs d’exécution, des indicateurs de résultat et des indicateurs d’impact. Les indicateurs d’exécution recommandés par l’OMS sont en rapport avec la couverture du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses. L’indicateur d’impact recommandé évalue la mortalité. Des outils et des informations d’orientation pour aider à la collecte des données permettant de mesurer la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage à l’aide d’enquêtes en population sont disponibles à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population Les sources de données utilisées pour calculer la couverture et les indicateurs d’impact au niveau mondial n’entrent pas dans le cadre de la collecte et de l’agrégation systématiques des données sur la prestation de services. L’indicateur de couverture est traité à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population. L’indicateur d’impact est calculé à partir de données provenant du registre du cancer établi au niveau de la population ou d’hôpitaux sentinelles ; il se situe donc en dehors du cadre de cet ensemble d’outils. Les registres du cancer aident à la collecte de données sur les cas de cancer et sur les décès ; l’analyse de ces données peut aider à déterminer la survenue et les tendances de différentes maladies dans une population définie. Des informations sur l’enregistrement des cas de cancer sont disponibles sur le site Web de l’Initiative mondiale pour le développement des registres du cancer (GICR) du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) [CIRC, 2018]. Des orientations supplémentaires sur les principaux indicateurs mondiaux de couverture et d’impact de l’OMS se trouvent dans les documents La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017] et Suivi des programmes nationaux de lutte contre le cancer du col : contrôle de la qualité et assurance de la qualité des programmes basés sur l’inspection visuelle à l’acide acétique (IVA) [OMS, 2014]. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU NATIONAL Pour les programmes nationaux, les indicateurs suivis au niveau national sont calculés en utilisant des données agrégées à partir des formulaires de synthèse mensuelle des données remplis par les structures de soins et saisies dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS). Il s’agit généralement d’un petit nombre d’indicateurs clés qui donnent un aperçu ciblé mais complet de la situation et qui apportent des informations utiles pour le suivi et la gestion des programmes. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU INFRANATIONAL Le suivi au niveau infranational se fait sur un ensemble d’indicateurs plus large, ce qui permet d’avoir un aperçu plus étendu des activités du programme (par exemple, d’obtenir des informations sur la formation, de mener des activités de surveillance au niveau des structures de soins, etc.) et de la prestation de services de routine. L’utilisation de ces indicateurs permet aux unités infranationales d’examiner les données et les tendances de différentes structures de soins et de répondre rapidement à tout problème identifié. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS La majorité des données permettant le calcul des indicateurs sont collectées au niveau des structures de soins à l’aide de formulaires individuels et d’un registre. Les données provenant de ces différentes sources sont synthétisées à l’aide d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données qui permet ensuite de calculer les indicateurs suivis au niveau de chaque structure de soins. Cette synthèse des données est FIGURE 3.1 Agrégation des indicateurs et flux des informations stratégiques SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 116 ensuite transmise au niveau infranational et au niveau national. Une fois parvenues au niveau infranational, au niveau national et au niveau mondial, les données agrégées au niveau des différentes structures de soins permettent de calculer les indicateurs clés utilisés pour le suivi. ÉTABLISSEMENT DE PRIORITÉS DANS LE CHOIX DES INDICATEURS Le calcul d’un grand nombre d’indicateurs permet de faire des mesures bien au-delà des aspects programmatiques essentiels et fournit, en théorie, de nombreuses informations utiles. Cependant, la collecte, la gestion et l’analyse des données nécessaires pour le calcul de ces indicateurs supplémentaires demandent du temps et des ressources considérables. De plus, il est important que les informations soient obtenues à chaque fois de la même façon et soient facilement utilisables ; les systèmes d’information ne peuvent donc en collecter qu’une quantité limitée. Pour permettre une amélioration des programmes, il est préférable de faire le suivi d’un nombre restreint d’indicateurs, de les calculer à partir d’informations collectées à chaque fois de la même façon à l’aide d’outils cohérents, de les ventiler entièrement et de les analyser correctement plutôt que de collecter de manière inappropriée une grande quantité d’informations sans liens les unes avec les autres et qui ne seront pas toujours utilisées [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Avant d’introduire un indicateur dans la liste des indicateurs standardisés à suivre au niveau national, ses avantages et ses inconvénients doivent donc être soigneusement pesés. Ces différents aspects pris en compte, les indicateurs présentés dans cette section ont été organisés et classés en trois catégories : indicateurs mondiaux (M), indicateurs de base (B) et indicateurs facultatifs (FAC). Pour montrer comment ils s’articulent dans la liste et dans le continuum de soins, une version abrégée de ces différents indicateurs est présentée au Tableau 3.2. Pour aider à déterminer ceux à sélectionner en priorité, des tableaux de référence fournissant des informations détaillées sur les méthodes de mesure de chaque indicateur se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. TABLEAU 3.2 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS DÉPISTAGE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépis- tage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée FAC1.0.1 Échec du test de dépistage* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat* Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dé- pistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an RÉSULTATS DU DÉPISTAGE ET ORIENTATIONS-RECOURS M2.0 Taux de positivité au test de dépis- tage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour les- quelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur test de dépistage au cours d’une période donnée FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 117 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage dont le résultat était positif au cours d’une période donnée FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage, qui se sont rendues à cette visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé FAC2.2.2 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage FAC2.2.4 Ayant reçu les résultats du triage** Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont eu besoin d’un traite- ment** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus TRAITEMENT ET ORIENTATIONS-RECOURS M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thérapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothé- rapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC3.3.3 Réalisation de la cryothérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplis- sant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne rem- plissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 118 * S’applique aux méthodes de dépistage, de triage ou de diagnostic nécessitant la collecte et l’analyse de prélèvements (dépistage du VPH, frottis/examen cytologique, biopsie). ** S’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement (par exemple : un test VPH suivi d’une IVA ; un test VPH ou un examen cytologique suivi d’une colposcopie). *** S’applique au dépistage du VPH réalisé sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes. INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traite- ment et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des struc- tures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes*** Proportion des tests de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes LIENS ENTRE LES STRUCTURES DE SOINS ET LES LABORATOIRES FAC5.0 Temps d’obtention des résultats des tests réalisés* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélè- vements* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire* Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage INTÉGRATION AVEC LES SERVICES DE LUTTE CONTRE LE VIH FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC DÉNOMINATEURS DES INDICATEURS Deux grands types de dénominateurs sont utilisés pour calculer les indicateurs : les dénominateurs obtenus à partir de la population et les dénominateurs obtenus à partir du programme. Dénominateurs obtenus à partir de la population. Le dénominateur est le nombre de personnes dans un groupe, que ces personnes aient ou non eu un contact avec le système de santé. Ce type de dénominateur est pertinent pour le calcul de l’indicateur Taux de dépistage. Lors du calcul du Taux de dépistage et pour les statistiques compilées au niveau des structures de soins, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible dans la zone desservie par la structure de soins ; pour les statistiques compilées au niveau infranational ou au niveau national, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible enregistrées au niveau du district ou au niveau national lors d’un recensement. Dénominateurs obtenus à partir du programme. Ce type de dénominateur est obtenu à partir du système de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il est utilisé pour la majorité des indicateurs proposés. Par exemple, pour l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage, le dénominateur est le nombre total de femmes (dans la tranche d’âge cible) qui ont bénéficié d’un test de dépistage (pour la première fois de leur vie) au cours de la période spécifiée. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 119 VENTILATION DES INDICATEURS La ventilation sépare les données utilisées pour le calcul des indicateurs agrégés en différents sous-groupes en fonction d’éléments de données afin d’identifier et de mettre en évidence d’éventuelles différences entre les groupes [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Afin de s’assurer que les informations stratégiques produites par le système de suivi du programme sont utiles pour gérer ce programme ainsi que pour améliorer les services, et que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, les éléments de données en fonction desquels il est recommandé de faire une ventilation ont été spécifiés pour chaque indicateur. Les éléments de données fréquemment utilisés pour la ventilation des données en rapport avec le cancer du col de l’utérus sont indiqués ci-dessous. • Groupe d’âge ou tranche d’âge : dans la tranche d’âge cible, en dehors de la tranche d’âge cible ; ou tranches d’âge discrètes en fonction de l’épidémiologie ou des pratiques de données dans le pays (par exemple, <20 ans, 20 à 29 ans, 30 à 39 ans, 40 à 49 ans, >49 ans). • Géographie ou localisation : province, région, district ou toute autre frontière administrative à même de faciliter les principales analyses et permettre le retour d’informations ; milieu rural ou milieu urbain (Remarque : la géographie, le niveau de structure de soins et/ou le nom de la structure de soins doivent systématiquement faire partie des groupes de ventilation au niveau infranational et au niveau national ; ils n’ont donc pas été indiqués pour chaque indicateur). • Statut par rapport au VIH : VIH positif, VIH négatif ou Statut par rapport au VIH inconnu. • Méthode de dépistage (lorsque plusieurs méthodes sont utilisées) : IVA, IVL, test VPH, examen cytologique. • Type de visite de dépistage : premier dépistage, dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif). • Point de prestation de services : services fixes, unités mobiles (Remarque : pour permettre aux indicateurs clés de fournir d’autres informations utiles, les données peuvent aussi, le cas échéant, être ventilées en fonction d’éléments de données supplémentaires pour inclure les structures ou les points de prestation de services intégrés, par exemple les services de prise en charge de l’infection à VIH, les services de planification familiale, les services de prise en charge des IST, etc.). Plusieurs mesures doivent être respectées pour permettre la ventilation des indicateurs : la collecte des éléments de données clés au niveau individuel doit se faire dans un format standardisé ; chaque élément de données doit être intégré en suivant des processus standardisés pour la synthèse et la transmission des données ; enfin, des méthodes doivent être en place pour assurer l’intégrité des données tout au long du processus de synthèse et d’agrégation. Pour s’assurer que les données obtenues sont de qualité, il est important que celles-ci soient collectées, agrégées et préparées sous la forme de rapports en utilisant des formulaires standardisés (des exemples sont présentés à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section). Il est aussi essentiel que le personnel impliqué reçoive une formation appropriée et que les données soient examinées régulièrement. Lorsque cela est possible, la mise en place d’un lien entre le SIGS et le système de dossiers médicaux électronique utilisé pour les patientes peut améliorer considérablement la qualité des données et réduire la charge de travail ; l’agrégation des données et le calcul des indicateurs peuvent alors se faire de manière automatisée. Les principes suivis lors de l’établissement des priorités dans le choix des indicateurs doivent également être appliqués pour déterminer quels indicateurs ventiler en fonction de quels éléments de données, la qualité devant être privilégiée par rapport à la quantité. En examinant comment la ventilation influe sur les informations fournies par un indicateur, il est possible de déterminer si la valeur des informations supplémentaires obtenues justifie les investissements supplémentaires à réaliser en termes de collecte, de gestion et d’assurance de la qualité des données. Par exemple : À son niveau de base, l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (indicateur B2.0 du Tableau 3.2) doit permettre le suivi de la qualité du test de dépistage en mesurant le pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée. Comme le montre le Tableau 3.3, pour s’assurer que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, la définition de l’indicateur peut être limitée aux femmes dans la tranche d’âge cible tout en remplissant son objectif de contrôle de la qualité du test. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 120 Tel que présenté au Tableau 3.4, l’indicateur remplit toujours son objectif, mais il fournit des informations plus complètes pour prévoir les ressources à allouer. Cependant, le fait que les données soient agrégées ne permet pas de prendre en compte le fait d’appartenir ou non à une population cible vulnérable ; une ventilation des résultats permettrait de rendre cette information encore plus utile. Dans certains cas, la ventilation du numérateur fournit à elle seule suffisamment d’informations. Comme le montre le Tableau 3.5, la ventilation par groupe d’âge du numérateur uniquement permet seulement de calculer le Taux de positivité au test de dépistage global et la contribution de chaque groupe d’âge à ce taux global. TABLEAU 3.5 Ventilation du numérateur INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 35 35.0% En dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Les programmes peuvent viser à fournir des services de dépistage uniquement aux femmes appartement à une certaine tranche d’âge cible ; dans ce cas, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus fournira toutes les informations nécessaires. Cependant, si des femmes en dehors de cette tranche d’âge cible bénéficient aussi de services de dépistage, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus passe à côté d’informations importantes. Comme le montre le Tableau 3.4, la perspective commence à changer lorsque la population prise en compte dans le calcul de cet indicateur de base est élargie. TABLEAU 3.4 Taux de positivité au test de dépistage – tous âges confondus Cette ventilation limitée met en évidence qu’une proportion très élevée des tests positifs proviennent de femmes dont l’âge se situe en dehors de la tranche d’âge cible ; cependant, des informations supplémentaires doivent encore être obtenues pour pouvoir examiner cette question dans son contexte. En poussant l’analyse encore plus loin et en ventilant le numérateur et le dénominateur par groupe d’âge (Tableau 3.6), il est possible d’obtenir les informations manquantes en permettant le suivi du Taux de positivité au test de dépistage global et le suivi du Taux de positivité au test de dépistage pour chaque groupe d’âge (y compris pour les femmes les plus vulnérables). Il est alors facile de calculer également la contribution de chaque groupe au nombre total de femmes ayant un résultat positif et au nombre total de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 400 TABLEAU 3.3 Taux de positivité au test de dépistage – âges cibles uniquement SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 121 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12,5 % Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 8.8% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 16.3% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 35 35.0% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 400 50.0% En dehors de la tranche d’âge cible 400 50.0% La ventilation intégrale des indicateurs accroît la complexité des processus de collecte, de gestion et d’agrégation des données. Cependant, comme le montre cet exemple, la ventilation peut permettre d’identifier des points importants à éclaircir par des recherches plus approfondies. Dans le cas de cet exemple, la ventilation a permis d’identifier qu’une forte proportion de femmes avaient bénéficié d’un dépistage alors qu’elles se trouvaient en dehors de la tranche d’âge cible, et que cette population présentait un taux élevé de positivité. Ces particularités n’auraient pas pu être identifiées en utilisant l’un des indicateurs agrégés simples. Il convient de noter qu’un indicateur facultatif (FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible) est proposé pour permettre d’identifier si une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage ont un âge se situant en dehors de la tranche cible ; cependant, FAC1.1 ne permettra pas d’identifier si le taux de positivité au test est élevé dans cette population. Au bout du compte, l’approche adoptée pour obtenir les informations stratégiques voulues en couvrant toutes les questions pertinentes avec une sensibilité appropriée dépendra du contexte, des priorités et des ressources du programme. Les programmes doivent mettre en balance les besoins en informations nécessaires pour le suivi des patientes et des programmes avec la capacité du personnel et des systèmes à collecter et gérer des données de qualité pour pouvoir faire ce suivi. Il faut également prendre en considération la nécessité d’une harmv onisation avec les autres approches existantes. Pour les programmes dont le système de suivi est encore embryonnaire, il est souvent préférable de ventiler entièrement les indicateurs de base en fonction des éléments de données clés, et de limiter la ventilation d’indicateurs supplémentaires pour les niveaux plus élevés que le niveau des structures de soins. Ici encore, il est important de rappeler que l’un des principes directeurs clés à suivre au moment d’instituer des pratiques en matière de données est de toujours privilégier la qualité par rapport à la quantité. TRANCHES D’ÂGE Comme cela a été montré dans l’exemple ci-dessus, les tranches ou les groupes d’âge sont souvent des composantes ou des facteurs de ventilation clés pour un indicateur, car ils permettent d’obtenir des informations utiles pour déterminer si le programme atteint avec efficacité une population cible et aide au suivi des personnes les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus. La tranche d’âge cible utilisée pour calculer ou ventiler les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pertinents doit être déterminée en fonction de l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays et des lignes directrices nationales de lutte contre cette maladie. Dans un contexte de forte prévalence de l’infection à VIH, la tranche d’âge cible doit être adaptée en fonction de la positivité du statut par rapport au VIH et être conforme aux lignes directrices en vigueur dans le pays ou au niveau mondial. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans ; cependant, l’OMS recommande que toutes les femmes infectées par le VIH bénéficient, quel que soit leur âge, d’un dépistage par IVA sitôt que leur infection par le VIH a été identifiée. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans, qui sont celles les plus exposées au risque. Lorsque la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS est différente de celle recommandée dans un pays, les systèmes de données doivent être conçus de manière à pouvoir transmettre les données permettant le calcul au niveau mondial des indicateurs Taux de dépistage, Taux de positivité au test de dépistage et Taux de traitement tels qu’ils ont été définis. STATUT PAR RAPPORT AU VIH La charge de cancer du col de l’utérus étant plus élevée dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il est recommandé d’y ventiler la majorité des TABLEAU 3.6 Ventilation du numérateur et du dénominateur SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 122 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE EN DEHORS DE LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% 16.3% 12.5% Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH Positivité au test de dépistage – VIH positif 14.3% 17.1% 16.5% Positivité au test de dépistage – VIH négatif 7.1% 8.0% 7.2% Positivité au test de dépistage – femmes au statut par rapport au VIH inconnu 10.0% 16.0% 14.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 65 100 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 10 47 57 57.0% VIH négatif 20 2 22 22.0% Statut par rapport au VIH inconnu 5 16 21 21.0% B2.0 NUMÉRATEUR (aussi B0.0): nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 400 400 800 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 70 275 345 43.1% VIH négatif 280 25 305 38.1% Statut par rapport au VIH inconnu 50 100 150 18.8% indicateurs en fonction du statut par rapport au VIH afin de s’assurer que les informations collectées prennent bien en compte la population de femmes (et de jeunes filles) vivant avec le VIH, qui présente un risque élevé. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est relativement faible, il n’est pas toujours important pour le programme de faire une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et cette question peut être réexaminée. Comme le montre l’exemple ci-dessous (Tableau 3.7), une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH permet de calculer un Taux de positivité au test de dépistage spécifique pour les femmes infectées par le VIH. Dans le cas de cet exemple, la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge permet de mettre en évidence une corrélation plausible entre le fait d’avoir un statut par rapport au VIH positif et une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage en dehors de la tranche d’âge cible, et aussi de retrouver le taux élevé de positivité au test de dépistage déjà relevé dans l’exemple précédent. TABLEAU 3.7 Exemple de ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge TYPE DE VISITE DE DÉPISTAGE Pour le suivi de nombreux programmes, les données sur les services fournis sont simplement agrégées en totaux globaux, sans prendre en considération les antécédents de dépistage des clientes. Cette agrégation de l’ensemble des dépistages peut donc regrouper les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un dépistage de suivi post-thérapeutique après le traitement de lésions précancéreuses, et celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif. Au niveau des structures de soins et aux niveaux plus élevés, ce nombre agrégé est important car il permet de mieux appréhender la demande en services de dépistage et de traitement et, par conséquent, de planifier les ressources humaines et matérielles nécessaires pour répondre à cette demande. Pour le calcul des totaux et des indicateurs à partir de données agrégées, certains programmes ne prennent en compte que les données relatives aux dépistages réalisés pour la première fois. Une analyse se concentrant sur les premiers dépistages est importante pour déterminer avec précision si un programme atteint les personnes les plus à risque (c’est-à-dire celles de la tranche d’âge cible qui n’ont encore jamais bénéficié d’un dépistage) et pour obtenir des informations sur la charge de la maladie dans cette population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage. Les indicateurs recommandés par l’OMS se focalisent sur les dépistages réalisés pour la première fois afin qu’ils cadrent avec les objectifs de la plupart des programmes (par exemple, que l’ensemble des femmes de la tranche d’âge cible bénéficient au moins une fois d’un dépistage) et parce que cette information est essentielle à la mise en place d’actions coordonnées pour lutter contre le cancer du col l’utérus. Chacune de ces deux stratégies d’agrégation des données fournit des informations précieuses, mais aucune ne permet à elle seule de faire un suivi complet : SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 123 • Le suivi du nombre total de dépistages sans aucune ventilation donne une vision imprécise du taux de positivité au test de dépistage dans les sous-groupes à risque de la population cible (les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et celles ayant bénéficié d’un suivi post-thérapeutique). • Le suivi du traitement à partir du nombre total de dépistages sans aucune ventilation ne permet pas au programme de faire un suivi du succès du traitement et d’obtenir une estimation de son efficacité. Certains problèmes importants pourraient alors ne pas être détectés, par exemple la présence d’un pourcentage élevé de femmes ayant besoin d’un nouveau traitement quand le dépistage de suivi post-thérapeutique réalisé un an après le traitement de lésions précancéreuses s’avère positif (voir l’exemple présenté au Tableau 3.8). • Il est essentiel que l’ensemble des femmes qui ont besoin d’un suivi et d’un traitement (celles pour qui le dépistage et/ou le triage s’avère positif) bénéficient de ce suivi et de ce traitement. Si l’indicateur ne prend en compte que les dépistages réalisés pour la première fois, il ne sera pas possible de faire un suivi de cette composante clé des soins et des résultats pour les patientes. • Le fait de restreindre le calcul des indicateurs aux dépistages réalisés pour la première fois ne permet d’obtenir qu’une partie des informations nécessaires pour planifier des ressources suffisantes pour le programme, pour faire un plaidoyer afin de répondre à la demande dans son ensemble, et pour adapter la gestion du programme, y compris les politiques. Bien que cela la rende plus complexe, l’approche utilisée doit si possible intégrer les deux stratégies en agrégeant les données relatives à l’ensemble des dépistages pour obtenir un total (par exemple, Total des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, Total des femmes ayant un résultat positif à un test de dépistage, etc.), tout en conservant la possibilité de faire une ventilation de ce total en sous-groupes par « type de visite de dépistage » : dépistage réalisé pour la première fois, nouveau dépistage après dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et dépistage de suivi post- thérapeutique. L’intérêt de cette approche est démontré dans le Tableau 3.8 : sans une ventilation du numérateur et du dénominateur en fonction du type de visite de dépistage, il n’aurait pas été possible de mettre en évidence que le taux de positivité au test est extrêmement élevé pour les dépistages de suivi post-thérapeutique. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL NOMBRE ET POURCENTAGE PROPORTION DU TOTAL VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 14.7% 2.0% 9.0% 12.5% Ventilation en fonc- tion du type de visite de dépistage Positivité au test de dépistage – premier dépistage 12.5% 2.5% 7.8% 10.7% Positivité au test de dépistage – dépistage post-thérapeutique à 1 an 53.3% 0.0% 40.0% 40.0% Positivité au test de dépistage – nouveau dépis- tage systématique 12.5% 0.0% 0.0% 10.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat PO- SITIF à leur test de dépistage 81 1 18 100 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois et pour lesquels le résultat était positif 60 1 14 75 75.0% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an pour lesquels le résultat était positif 16 0 4 20 20.0% Nombre de nouveaux dépistages systématiques (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) pour lesquels le résultat était positif 5 0 0 5 5.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 550 50 200 800 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois 480 40 180 700 87.5% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an 30 10 10 50 6.3% Nombre de nouveaux dépistages systématiques 40 0 10 50 6.3% TABLEAU 3.8 Exemple de ventilation en fonction du type de visite de dépistage (et du statut par rapport au VIH) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 124 STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : RÉSULTATS DES TESTS DE DÉPISTAGE Pour réaliser le suivi des patientes et celui des programmes, la terminologie utilisée dans l’ensemble des points de prestation de services pour classer les résultats des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus doit être standardisée. Les prestataires et les autres personnes responsables de la collecte et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer et d’agréger correctement les tests de dépistage réalisés et leurs résultats. RÉSULTATS DE L’IVA Aux fins de suivi, les résultats possibles pour une IVA peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif (remplissant les critères pour un traitement par cryothérapie/ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) 3. Positif, suspicion de cancer Les options 2 et 3 sont toutes les deux considérées comme un résultat positif. Pour le calcul de l’indicateur, les femmes ayant bénéficié d’un test de dépistage (ou de triage) par IVA dont le résultat est « positif » ou « positif, suspicion de cancer » sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif (ou des femmes chez qui le triage s’est avéré positif). Les résultats positifs sont ventilés en « lésions précancéreuses » et « suspicion de cancer », car le cheminement à suivre pour le traitement sera différent, les cas de suspicion de cancer nécessitant une évaluation plus approfondie (colposcopie, biopsie, diagnostic) afin de déterminer quelles options de traitement envisager. Des définitions cliniques se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Résultat de l’IVA non concluant ou indéterminé Il est habituellement rare que le résultat de l’IVA soit non concluant (ou indéterminé), mais cela peut avoir un impact sur le nombre de résultats positifs. Les options possibles en cas de résultat non concluant sont les suivantes : 1. Faire une nouvelle application d’acide acétique. Si le résultat est à nouveau non concluant : 2. Demander à un collègue de faire immédiatement une consultation ou organiser une consultation après quelque temps. Si les options 1 et 2 ne sont pas disponibles : 3. Classer le résultat comme positif. RÉSULTATS DU FROTTIS/DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un examen cytologique peuvent être classés en deux options : 1. Normal (absence de lésion intraépithéliale ou de malignité) 2. Anormal (présence d’une anomalie des cellules épithéliales)1 Pour permettre une standardisation de la formulation des différents indicateurs, la seule présence d’une anomalie quelle qu’elle soit des cellules épithéliales est considérée comme un résultat positif. Bien que l’examen cytologique permette de déterminer des degrés d’anomalie et même d’identifier des lésions précancéreuses, la présence de lésions précancéreuses et la suspicion de cancer doivent toutes deux être enregistrées comme un résultat positif. Les femmes ayant un résultat anormal à un test de dépistage par frottis sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Lorsque cela est possible, une ventilation des indicateurs pertinents peut fournir des informations plus précises sur les résultats. Pour les programmes faisant appel à une stratégie de dépistage utilisant l’examen cytologique suivi de la colposcopie, il est possible d’adapter les indicateurs pour prendre en compte le seuil de résultat du dépistage avec présence d’ASCUS2 recommandé pour orienter la patiente vers une structure spécialisée pour un triage par colposcopie. RÉSULTATS DU TEST VPH Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un test VPH peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif 3. Nécessité de faire un nouveau test STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES Lors de l’enregistrement des résultats, des erreurs ayant une incidence sur la qualité des données de suivi 1 Pour connaître la définition clinique des résultats, se référer au système de classification de Bethesda : Nayar R, Wilbur DC (eds). The Bethesda system for reporting cervical cytology: definitions, criteria, and explanatory notes, ed 3. New York, Springer, 2015. 2 Atypie des cellules épidermoïdes de signification indéterminée (en anglais, atypical squamous cells of undetermined significance, ASCUS) ; Système de Bethesda 2001. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 125 peuvent se produire lorsque : 1. Les visites de dépistage au cours desquelles une suspicion de cancer est diagnostiquée sur la base d’un examen initial au spéculum ne sont pas comptabilisées comme des « visites de dépistage réalisées » ; 2. Les dépistages qui n’ont pas pu être effectués en raison d’une cervicite ou d’une infection autre sont comptabilisés comme des « dépistages réalisés » ; et 3. Les cas de suspicion de cancer ne sont pas comptabilisés comme des résultats de dépistage positifs. À titre d’exemple, imaginons une femme qui fait une visite de dépistage par IVA. Au cours de l’examen au spéculum initial, et avant l’application d’acide acétique, le prestataire identifie une masse ressemblant à du chou-fleur. Il en déduit que la femme présente une suspicion de cancer et recommande qu’elle soit orientée vers une structure spécialisée pour une évaluation plus approfondie et la pose d’un diagnostic. Bien que dans ce cas il n’y ait pas eu d’application d’acide acétique, le dépistage a bien rempli l’objectif prévu, c’est-à-dire d’identifier les personnes avec une probabilité élevée de présenter une maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Cette visite doit donc être considérée comme un dépistage réalisé pour lequel le résultat est positif avec une suspicion de cancer. Si le prestataire n’avait pas classé cette visite comme un dépistage réalisé, celle-ci ne serait pas comptabilisée dans le nombre total de dépistages pour la structure de soins en question. Si par ailleurs, au cours de l’examen au spéculum initial, le prestataire identifie une cervicite, il ne fait alors pas d’application d’acide acétique, mais prescrit des médicaments et demande à la femme de revenir pour une autre visite afin de réaliser le dépistage. Au cours de cette visite initiale, l’objectif prévu du dépistage ne sera donc pas rempli, et le dépistage ne devra donc pas être considéré comme réalisé. En outre, le prestataire doit systématiquement enregistrer le fait qu’il n’y a pas eu d’application d’acide acétique lors d’une visite de dépistage par IVA. Le dépistage vise à identifier les femmes à risque de cancer du col de l’utérus avant qu’elles ne présentent des symptômes. Cependant, une femme peut se présenter pour un dépistage parce qu’elle ressent des symptômes. Dans ce cas, il est important qu’en plus des différentes mesures qui auront été prises, le prestataire enregistre que la femme ressentait des symptômes afin de pouvoir effectuer un suivi approprié des patientes et savoir interpréter les tendances du recours aux services de dépistage. STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : ORIENTATION-RECOURS, EXAMEN DIFFÉRÉ ET PATIENTES PERDUES DE VUE Une fois qu’une femme a reçu un résultat positif à son dépistage, il est parfois nécessaire que le traitement soit différé ou de faire une orientation-recours, ces situations étant fréquemment une occasion pour ces femmes d’être perdues de vue. Chacun de ces termes peut être défini de plusieurs façons. Les définitions données ci-dessous ont été utilisées pour les indicateurs dont la liste figure au Tableau 3.2 et pour le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données présenté à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Traitement différé : • Refus de la cliente de recevoir immédiatement un traitement pour des raisons personnelles ; ou • Incapacité du prestataire/de la structure de soins à fournir immédiatement un traitement en raison de l’indisponibilité temporaire de certaines ressources. Orientation-recours : • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale n’est pas censée fournir ; ou, • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale est censée fournir mais n’est pas en mesure de fournir en raison de l’indisponibilité temporaire ou prolongée de certaines ressources. L’orientation-recours peut se faire à l’initiative du site de dépistage (par exemple, une femme pour laquelle le dépistage positif a révélé la présence de lésions de grande taille ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie est orientée vers une autre structure pour bénéficier d’une RAD) ou du site de traitement (une femme a bien été orientée vers cette structure pour bénéficier d’une RAD, mais lors de la visite pour réaliser la RAD, une suspicion de cancer est diagnostiquée et la femme est orientée vers une troisième structure pour bénéficier d’une évaluation plus poussée). Le terme « orientation-recours » peut également être utilisé pour classer le passage d’un prestataire à un autre ou d’un point de prestation de services à un autre au sein d’un même établissement de santé. En l’absence de normes mondiales pour définir le moment où une femme qui ne se conforme pas à une orientation- recours ou ne se présente pas pour bénéficier d’un traitement qui a été différé passe dans la catégorie des « perdues de vue », les programmes doivent élaborer leurs SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 126 propres définitions standardisées. Par exemple, « perdue de vue » peut être défini comme « cliente qui ne se rend pas à une visite programmée après orientation-recours » ; ou « cliente qui ne se présente pas pour un traitement programmé après que celui-ci a été différé ». Dans le cadre de définitions plus robustes, assorties d’échéances, et qui prennent en compte l’impact du manque de connexion entre les structures de soins et les insuffisances des mécanismes prévus pour le retour d’information, une classification en tant que « perdue de vue » peut être attribuée à une femme qui ne se conforme pas comme prévu à une orientation-recours ou ne se présente pas comme prévu à une visite de traitement dans les six mois suivant sa visite de dépistage. Afin d’assurer la qualité des données obtenues et de la prestation des soins prodigués aux clientes, des définitions standardisées doivent être élaborées à l’échelle nationale pour les termes « traitement différé », « orientation- recours » et « perdue de vue » en fonction de la structure du système de santé, des mécanismes d’orientation- recours et des algorithmes utilisés pour le dépistage et le traitement. Les prestataires ainsi que le personnel chargé de la saisie et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer correctement les cas de traitements différés, d’orientations-recours et de perdues de vue. SUIVI DES STRATÉGIES « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » : CLASSIFICATION DU BUT DE LA PROCÉDURE Plusieurs des stratégies de dépistage recommandées comprennent une étape d’examen de triage (après la réalisation du test de dépistage initial) pour déterminer si un traitement est nécessaire ainsi que le type de traitement que la femme devra recevoir en fonction de différents critères [OMS, 2017]. Parmi les indicateurs figurant dans la liste, plusieurs sont spécifiques au suivi des complexités supplémentaires liées à l’utilisation de stratégies « Dépistage-triage-traitement ». D’autres indicateurs plus généraux peuvent nécessiter un examen ou une adaptation supplémentaire. Des informations et des exemples pour aider à adapter ces indicateurs non spécifiques se trouvent dans les tableaux de référence et dans d’autres outils figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Dans de nombreux pays qui n’en sont qu’à la phase de mise en place d’un programme national organisé ou qui sont en train de passer d’une stratégie de dépistage à une autre, plusieurs méthodes de dépistage et/ou stratégies peuvent être employées par les prestataires en exercice ; par exemple, l’IVA peut être utilisée comme test de dépistage initial et comme test de triage ; l’examen cytologique peut également être utilisé comme test de dépistage initial, comme test de triage ou test de dépistage secondaire et en cas de contre-indication à l’IVA. Lorsque l’IVA ou l’examen cytologique est utilisé à plusieurs fins au sein d’un même programme, la terminologie utilisée pour classer les résultats doit rester la même ; cependant, une classification précise du but de la procédure (par exemple, dépistage ou triage) doit être ajoutée pour éviter la survenue de problèmes de qualité une fois les données agrégées. ÉVALUATION VISUELLE AVANT DE RÉALISER LE TRAITEMENT : ÉLÉMENT SUPPLÉMENTAIRE À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LA CLASSIFICATION DE LA PROCÉDURE En plus de son utilisation en tant que test de dépistage initial ou en tant que test de triage, l’IVA peut être utilisée en tant qu’évaluation visuelle avant de réaliser le traitement chez les femmes pour lesquelles le dépistage ou le triage s’avère positif et qui sont orientées vers une structure spécialisée pour le traitement de leurs lésions précancéreuses. À titre d’exemple, imaginons une femme pour qui un dépistage par IVA s’avère positif, avec l’identification d’une lésion de grande taille qui ne remplit pas les critères pour être traitée par cryothérapie. Cette femme est orientée vers une deuxième structure de soins pour un traitement potentiel de cette lésion par RAD. Dans cette deuxième structure de soins, le prestataire devant effectuer la RAD utilise de l’acide acétique pour visualiser la lésion et confirmer que celle-ci remplit les critères pour être traitée par RAD. Si cette inspection visuelle avant de réaliser le traitement était classée de manière erronée comme un test de dépistage par IVA, elle serait alors comptabilisée deux fois dans le total obtenu par agrégation pour le programme, ce qui aurait un impact négatif sur la qualité des données de suivi. Lorsque la colposcopie est utilisée à plusieurs fins (par exemple, pour le triage afin de déterminer si une lésion précancéreuse requiert un traitement, pour faire une évaluation supplémentaire en cas de lésions de grande taille ou de suspicion de cancer, pour aider avant de réaliser le traitement et/ou une biopsie, etc.), il faut également être vigilant lors de la classification et de l’enregistrement de la raison de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et du but de cette procédure. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 127 Pour que les patientes soient prises en charge de manière appropriée ainsi que pour éviter les doublons et autres problèmes de qualité des données, il est capital que le but de chaque procédure soit consigné avec précision et de manière cohérente en utilisant une terminologie et des formulaires standardisés, en s’assurant que le personnel soit formé et en réalisant régulièrement une supervision de soutien. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES ZONES OÙ LA PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH EST ÉLEVÉE Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, certains aspects particuliers doivent être pris en compte lors de l’adaptation des indicateurs proposés et de la mise en place de pratiques de données standardisées. Il faut notamment répondre aux questions suivantes : • Existe-t-il une différence entre l’intervalle recommandé au niveau national entre chaque dépistage pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Cela a-t-il des conséquences sur la collecte et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une différence entre la tranche d’âge cible pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Comment adapter ou ventiler au mieux les indicateurs proposés afin d’obtenir des informations utiles ? • Quel est le niveau d’intégration du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus et du programme de lutte contre le VIH ? En outre, l’écart par rapport aux points de référence acceptés à l’échelle mondiale devra être pris en compte dans le contexte de la prévalence de l’infection à VIH. Par exemple, dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est faible, le point de référence pour le taux de positivité au test par IVA est de 5 à 25 % (Tableau 3.9) [ACCP, 2004]. Dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le taux de positivité au test par IVA peut être supérieur à 25 %, en particulier dans une population n’ayant encore jamais fait de dépistage. Ces aspects à prendre en considération ont été soulignés tout au long de cette section. Des documents supplémentaires peuvent être consultés pour mettre en place un suivi de l’intégration aux services de lutte contre l’infection à VIH, notamment les directives de l’ONUSIDA sur le suivi de la lutte contre le sida de 20171 ou le guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH.2 1 http://www.unaids.org/sites/default/files/media_asset/global-aids-monitoring_fr.pdf 2 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/44558/9789241501347_eng.pdf?sequence=1 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 128 Cette section décrit un système d’information sanitaire de base dans lequel les données passent du niveau de la collecte auprès des clientes au niveau du programme national grâce à l’utilisation d’outils interconnectés cadrant avec les besoins cliniques et les indicateurs nationaux (Figure 3.2). Les outils décrits dans cette sous-section comprennent un formulaire individuel (pour chaque cliente), un registre pour compiler les données, et un formulaire de synthèse des données pour la préparation de rapports et la saisie dans le SIGS. En plus de ces trois outils de base, les programmes doivent élaborer des formulaires ou des registres supplémentaires pour collecter des informations supplémentaires sur les orientations-recours et le suivi, sur les processus de laboratoire (par exemple, pour le contrôle de la qualité), sur les processus de la chaîne d’approvisionnement et sur la gestion des cas de cancer invasif. Ces outils supplémentaires dépendant fortement du contexte du programme, ils ne sont pas présentés en détails dans cette section. FIGURE 3.2 Flux des informations entre les différents outils de collecte et d’agrégation des données Afin de disposer de davantage de données de haute qualité, des documents pratiques de référence destinés à concevoir ou améliorer les outils de base pour collecter et agréger les données pour le suivi des patientes et celui des programmes se trouvent à la sous-section Outils et documents de mise en œuvre à la fin de cette section. COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES FORMULAIRES INDIVIDUELS DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Le premier point de collecte des données est le Formulaire individuel (à remplir pour chaque cliente). Il est utilisé par les prestataires et le personnel des structures de soins pour collecter des informations sur les visites des clientes ainsi que des données sur le dépistage, les orientations-recours et le traitement des lésions précancéreuses. Les éléments de données collectés MARCHE À SUIVRE POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES SUR LA PRESTATION DE SERVICES ET POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE DES DONNÉES SYNTHÈSE MENSUELLE : fait la synthèse des visites des clientes dans une structure de soins au cours du mois précédent. Les données sont agrégées au niveau infranational et incorporées directement dans le SIGS et dans les indicateurs nationaux. SYNTHÈSE ANNUELLE : utilisé pour préparer des rapports à l’échelle mondiale et faire le suivi au niveau national dans les pays où les programmes sont encore embryonnaires. Fait la synthèse des visites des clientes au cours de l’année précédente. REGISTRE: journal de bord de la structure de soins dans lequel sont synthétisées les données du formulaire de dépistage de chaque cliente. Il crée une source de données agrégées pour la saisie dans le SIGS (via le formulaire de synthèse des données). FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE: enregistrement des visites des clientes et des données sur le dépistage, les orientations- recours et le traitement. NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous- ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 129 dans le formulaire individuel sont ensuite saisis dans le registre, celui-ci étant utilisé en fin de chaîne pour remplir le Formulaire de synthèse mensuelle des données. L’utilisation de formulaires individuels standardisés au niveau national aide à ce que les mêmes données soient collectées dans tous les sites dans un format permettant l’échange, l’agrégation et la transmission de ces données ainsi que la préparation des rapports. Pour s’assurer que les informations concernant les clientes restent confidentielles, toutes les données individuelles sur chaque cliente saisies dans ces formulaires et dans le registre doivent être stockées dans un endroit dont l’accès est contrôlé, ou dans une base de données ou un système électronique sécurisé. Pour faciliter son utilisation et la collecte de données standardisées, le formulaire individuel doit répondre aux critères suivants : • La présentation doit respecter l’ordre chronologique, afin de rendre compte du cheminement de chaque cliente dans la structure de soins et des visites qu’elle a effectuées, depuis le moment où elle accepte le dépistage jusqu’au traitement des lésions précancéreuses ou à son orientation vers une autre structure spécialisée. • L’utilisation du formulaire doit permettre la réalisation d’une évaluation complète, une prise de décision clinique standardisée et une amélioration de la continuité dans la prise en charge. • Tous les éléments de données doivent aider le prestataire dans sa prise en charge clinique et/ ou collecter des données servant au calcul des indicateurs. L’ajout de chaque élément de données dans un formulaire a un coût associé pour la collecte, la compilation et l’analyse des données, pour l’impression du formulaire, etc. • Pour enregistrer des informations sur la cliente, sur son statut par rapport au VIH, sur le type de visite et sur les procédures de dépistage et de traitement utilisées, il est préférable que le prestataire remplisse des champs spécifiques proposant des options de choix de réponse plutôt que de noter à la main des réponses non structurées. • La mise en page doit être conviviale pour les prestataires et pour le personnel chargé de la saisie de données. ÉLÉMENTS DE DONNÉES INDIVIDUELLES CONCERNANT LES CLIENTES Les éléments de données minimaux à enregistrer dans le formulaire individuel se répartissent en plusieurs grandes catégories qui s’appliquent à toutes les stratégies de dépistage et de traitement et comprennent les éléments requis pour : • Identifier de manière unique le point de prestation de services (par exemple, le nom de la structure de soins, le nom du prestataire) ; • Identifier de manière unique la cliente et permettre de la contacter ultérieurement (par exemple, identifiant unique de la cliente, numéro de téléphone de la cliente) ; • Aider à la prise de décision clinique lors de la visite en cours (par exemple, date des dernières règles, antécédents de dépistage) ; • Faire le suivi de la prestation de services (par exemple, type de visite de dépistage, réalisation ou non du dépistage, traitement fourni) ; • Faire le suivi des étapes ultérieures de la prestation de services et de soins aux clientes (par exemple, critères pour recevoir les traitements, orientation-recours). La Liste de contrôle des éléments de données du Formulaire individuel de dépistage et de traitement (qui se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) contient l’ensemble des éléments de données minimaux requis pour le suivi des indicateurs de base sur le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses. Ces éléments de données minimaux sont suffisants pour aider lors de la prise de décision clinique standard. Cependant, des éléments facultatifs supplémentaires permettant de collecter des informations plus détaillées sur certains aspects de la prise en charge des patientes et d’aider au calcul d’indicateurs facultatifs ont également été inclus dans la liste ; chacun de ces éléments peut être examiné afin de décider s’il sera retenu ou non. Cette liste de contrôle peut être utilisée par les pays et par les programmes pour 1) élaborer de nouveaux formulaires de dépistage et de traitement des clientes ; 2) déterminer si les formulaires de dépistage et de traitement existants sont adéquats ; et 3) fournir des options pour améliorer ou modifier les formulaires existants. Afin de garantir que les formulaires individuels puissent être utilisés aussi bien pour le suivi des patientes que pour le suivi du programme, les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites doivent travailler avec les prestataires de services lors de la mise en œuvre de cette liste de contrôle. Une fois qu’un formulaire individuel a été élaboré, il est essentiel de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau du programme national. Les programmes doivent également élaborer des formulaires spécifiques supplémentaires, ou en adapter la version existante. Il s’agit, par exemple, des formulaires pour les orientations-recours et des formulaires pour faire le lien avec les laboratoires (par exemple, des formulaires où sont enregistrées les principales données sur les SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 130 1 Un registre du cancer collecte des informations détaillées sur les patients atteints de cancer et sur les traitements qu’ils reçoivent ; ces données sont stockées sous forme électronique. clientes et accompagnant les prélèvements envoyés au laboratoire pour analyse). Des exemples de formulaires illustrant différentes manières de structurer les éléments de données minimaux et certains éléments de données facultatifs pour collecter des données auprès des clientes se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. S’y ajoute un Dictionnaire de données abrégé, qui donne une définition détaillée des différents éléments de données ; il doit être utilisé en complément de la liste de contrôle lors de l’incorporation d’éléments de données à saisir sous forme électronique dans un dossier médical, dans un registre ou dans le SIGS. Aspects à prendre en considération pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement pour leur test VPH Pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement (à domicile ou sur site), il est important de s’assurer, lors de l’élaboration des formulaires individuels de collecte de données, que ceux-ci comportent bien les champs permettant d’enregistrer tous les éléments de données nécessaires, aussi bien dans le cas où le formulaire est rempli par la cliente elle-même puis remis à la structure de soins avec le prélèvement que lorsqu’il est rempli par le personnel de la structure de soins au moment où la femme remet le prélèvement. Lorsque les femmes ne remettent pas directement au personnel de la structure de soins le prélèvement qu’elles ont fait elles-mêmes pour leur test VPH (par exemple, si elles le placent dans une boîte de dépôt, ou s’il est envoyé à la structure de soins), ces éléments de données minimaux doivent être enregistrés sur le formulaire (ou sur l’étiquette) qui accompagne le prélèvement. COMPILATION DES DONNÉES AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS REGISTRE Registres de dépistage et de traitement. Il s’agit de documents utilisés au niveau des structures de soins pour compiler un sous-ensemble des données enregistrées dans le formulaire individuel ; ces registres sont différents du registre national du cancer.1 Un sous-ensemble de données compilées dans ces registres est ensuite transféré dans un formulaire de synthèse des données, lequel permet de préparer des rapports selon les critères requis par le ministère de la santé et par d’autres partenaires. Les données du registre peuvent également être utilisées par les prestataires pour faire le suivi des patientes et par le personnel responsable des données dans la structure de soins afin de calculer ou de valider les indicateurs utilisés pour le suivi du programme. Le registre doit être formulé de la même manière que le formulaire individuel et suivre le même cheminement. Il doit également comprendre l’ensemble des éléments de données utilisés pour la ventilation et proposer une méthode permettant de faire des récapitulatifs (par exemple, disposer de lignes au bas de chaque colonne des tableaux, afin de calculer les totaux). Une fois qu’un registre a été élaboré, il est important de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau national. Le registre doit être conçu de manière à compiler les données en fonction des éléments permettant le calcul des indicateurs qui sont saisis dans un Formulaire de synthèse mensuelle des données, les données de ce formulaire étant ensuite saisies et agrégées à un niveau plus élevé que les structures de soins (si possible dans un SIGS sous forme électronique). Pour éviter toute perte d’informations et améliorer l’exactitude des données, il est recommandé que ces registres soient remplis quotidiennement. L’organisation des registres sera spécifique à chaque programme et dépendra de la méthodologie utilisée pour le dépistage. Par exemple, le registre pour un programme utilisant l’examen cytologique doit permettre d’enregistrer des informations individuelles pour chaque cliente au fil du temps, car les résultats du dépistage ne sont pas obtenus immédiatement. Ce registre longitudinal (ou par cliente) doit être organisé par nom de cliente, et enregistrer des éléments temporels tels que la date d’envoi du prélèvement au laboratoire, la date de réception des résultats, la date de rendu des résultats à la cliente, et la date de traitement ou de l’orientation-recours. Par contre, le registre utilisé pour un programme basé sur l’IVA enregistre généralement les informations sur les clientes en une seule fois, car le dépistage, le rendu des résultats et le traitement doivent si possible être réalisés au cours de la même visite pour la majorité des clientes. Par conséquent, un registre pour l’IVA est généralement un registre simple, structuré en fonction des visites et organisé par date. ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU REGISTRE Une Liste de contrôle des éléments de données du registre se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Elle comprend un ensemble d’éléments de données minimaux et des ensembles de données facultatifs supplémentaires pouvant être utilisés pour élaborer un registre lorsqu’il n’en existe pas encore, ou pour déterminer si le registre existant comprend l’ensemble des champs nécessaires pour SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 131 l’enregistrement des données. Tout comme la Liste de contrôle des éléments de données du formulaire individuel, la Liste de contrôle des éléments de données du registre doit être utilisée par les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites. Des modèles de registres qui illustrent comment les éléments de données peuvent être organisés pour compiler les données individuelles de chaque cliente au niveau des structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. En fonction de la stratégie utilisée pour la prestation de services, il sera plus approprié pour les programmes de disposer de registres distincts pour le dépistage et pour le traitement des lésions précancéreuses, ou au contraire il sera conseillé d’intégrer les éléments de données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des registres existants couvrant la prestation de services intégrés. AGRÉGATION DES DONNÉES ET PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Une fois nettoyés et vérifiés, les totaux exacts figurant dans les registres des différentes structures de soins doivent être enregistrés par des membres du personnel qualifiés dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données pour être transmis à l’endroit prévu pour leur centralisation (par exemple, le bureau de district, le bureau du programme national ou une plateforme de données) ; cette activité doit être réalisée chaque mois, selon un calendrier préétabli. Les personnes les plus à même de préparer cette synthèse des données sont les prestataires de soins et le personnel impliqué dans les activités cliniques, après avoir reçu une formation à l’enregistrement et au nettoyage des données ainsi qu’à la préparation des rapports. Lorsqu’ils n’ont pas encore reçu la formation nécessaire, un conseiller en suivi et en évaluation pourra les aider à préparer cette synthèse des données au cours de ses visites de supervision de soutien, lorsqu’il passe en revue et vérifie les données ; ils pourront ensuite les préparer seuls, une fois qu’ils se sentiront suffisamment à l’aise pour le faire. Les modèles de Formulaires de synthèse mensuelle des données fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section illustrent comment faire la synthèse des visites de chaque cliente du mois précédent avant de transférer ces informations directement dans le SIGS national pour le calcul des indicateurs nationaux. Si, dans un pays, un programme dispose déjà d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données, il est conseillé de le comparer avec le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données et avec les indicateurs proposés au Tableau 3.2 pour s’assurer que le formulaire existant permet d’enregistrer l’ensemble des données nécessaires. L’adaptation et la mise en œuvre du Formulaire de synthèse mensuelle des données doivent être réalisées par un membre du personnel du ministère de la santé travaillant pour le suivi et l’évaluation des programmes et responsable de la collecte des données en collaboration avec un conseiller technique pour le suivi et l’évaluation. FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES Les modèles de Formulaires de synthèse annuelle des données figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section fournissent aux programmes des pays qui en sont aux premiers stades d’élaboration et de mise en œuvre un outil d’agrégation des données standardisé simplifié pour enregistrer les données permettant de calculer les indicateurs de base. Ce formulaire est conçu comme un instrument provisoire ; il permet de répondre aux objectifs fondamentaux de suivi du programme en attendant que le système plus robuste décrit ici ait été mis en œuvre. Le Formulaire de synthèse annuelle des données peut être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour agréger les données nécessaires au calcul des indicateurs nationaux et les présenter sous forme de rapports. Il peut aussi être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau national comme moyen de transmettre chaque année à l’OMS les données permettant le calcul des indicateurs. Au cours de la phase initiale de la mise en œuvre du programme, l’agrégation des données pour le calcul de l’indicateur de base B4.0 (Proportion des structures de soins fournissant les services) se fait souvent plus facilement au niveau national qu’au niveau infranational ; cet indicateur n’a donc pas été inclus dans le modèle proposé de Formulaire de synthèse annuelle des données. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 132 L’objectif fondamental de la collecte de données est de fournir aux responsables de l’élaboration des politiques, aux décideurs en charge des programmes et aux prestataires de services les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, améliorer les programmes et fournir aux patientes une prise en charge de qualité. Cependant, il est parfois difficile de repérer des tendances et d’identifier les points d’entrée les plus importants pour les interventions par le simple examen des données brutes. Une analyse et une visualisation appropriées des données permettent de faciliter la prise de décision et d’améliorer la présentation des rapports ainsi que la communication avec les partenaires. POINTS DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS Les Points de référence proposés correspondent soit à des normes mondiales établies sur la base de travaux de recherche et par un consensus d’experts mondiaux, soit à des chiffres de référence basés sur les tendances nationales suivies au fil du temps ; ils fournissent une fourchette ou un objectif optimal pour certains indicateurs particuliers. La comparaison des résultats obtenus pour les indicateurs avec ces fourchettes optimales permet aux programmes de cibler efficacement l’allocation des ressources, d’identifier là où les performances sont insuffisantes et, au bout du compte, de fournir des services de haute qualité. Les Points de référence fournis au Tableau 3.9 ont été établis sur la base de travaux de recherche et par une consultation d’experts mondiaux. Ils peuvent être utilisés comme référence par les prestataires fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les superviseurs au niveau infranational et les responsables nationaux de l’élaboration des politiques pour suivre la performance des services et pour déterminer s’il est nécessaire de mettre en place des mesures correctives. La collecte et le suivi systématiques de données de qualité au fil du temps pour le calcul des indicateurs permettront de définir des objectifs et des Points de référence aux niveaux national, infranational et des structures de soins qui répondent spécifiquement au contexte épidémiologique du pays [des informations supplémentaires sur l’estimation des objectifs se trouvent dans le document ACCP, 2004]. TABLEAU 3.9 Points de référence pour les indicateurs clés ANALYSE, VISUALISATION ET UTILISATION DES DONNÉES INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui appartenaient à la tranche d’âge cible • Faire un dépistage chez au moins 70 % des femmes du groupe d’âge cible dans les 10 ans sui- vant la mise en route du programme [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 51-69 % • Mise en place immédiate de mesures : <50 % • Choix incorrect du groupe d’âge cible pour le dépistage. • Formulation incor- recte des messages ou absence de diffusion de messages sur le groupe d’âge cible. • Élaboration de documents d’information, d’éducation et de communication (IEC) appropriés pour les femmes appartenant au groupe d’âge cible. • Formation et encouragement des agents de santé commu- nautaires pour les aider à iden- tifier et à recruter des femmes dans la tranche d’âge cible pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. • Pourcentage de l’objectif de dépistage atteint au cours du mois précédent • Au moins 85 % de l’objectif de dépis- tage mensuel atteint [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 75-84 % • Mise en place immédiate de mesures : <75 % • Nombre insuffisant de jours par semaine durant lesquels sont fournis les services. • Nombre insuffisant de prestataires fournis- sant les services. • Mobilisation commu- nautaire insuffisante. • Augmentation du nombre de jours durant lesquels sont fournis les services chaque semaine. • Augmentation du nombre de prestataires formés. • Augmentation de la mobi- lisation communautaire en travaillant avec les groupes de femmes agissant pour l’amélio- ration de la santé et les agents de santé communautaires. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 133 INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépis- tage et pour lesquelles le résultat du test de dé- pistage s’est avéré positif • IVA : 5 à 10 % chez les femmes âgées de 30 à 60 ans [OMS, 2014] ; 5 à 25 % dans la population générale,1 les chiffres pouvant être plus élevés si le dépistage cible les femmes infectées par le VIH [ACCP, 2004] • Examen cytolo- gique : 1 à 5 % avec lésions épithéliales épidermoïdes de haut grade [ACCP, 2004] • Test de recherche de l’ADN du VPH : 5 à 25 % [ACCP, 2004] • IVA • Vigilance et poursuite du suivi : 3 à 4 % ou 10 à 19 % • Mise en place immédiate de mesures : <3 % ou >20 %.2 • Distribution en fonction de l’âge, dépistage antérieur négatif. • Prévalence de l’infec- tion à VIH. • Compétence/ confiance insuffisante du prestataire. • IVA • Forte prévalence des cas de néoplasie cervicale. • Efficacité insuffisante du vinaigre, source de lumière de qualité insuffisante. • Examen des compétences de diagnostic clinique des presta- taires au cours d’une super- vision de soutien en utilisant l’observation directe ou des images. Renouvellement de la formation. • Vérification de l’équipement et des fournitures dans la struc- ture de soins (concentration du vinaigre, source de lumière, etc.) en menant une enquête sur place. • Ensemble des indicateurs mesurant le traitement • Au moins 90 % des lésions diagnosti- quées par une IVA s’avérant positive et des cancers invasifs sont traités [OMS, 2014] • 90 à 100 % recevant un traitement dans les 6 mois suivant un dé- pistage positif [ACCP, 2004] • Vigilance et poursuite du suivi : 71 à 89 % • Mise en place immédiate de mesures : <70 %. • Mauvais fonctionne- ment de l’équipement ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du pres- tataire devant réaliser le traitement. • Rappel des clientes se faisant sur un mode passif. • Qualité insuffisante des messages expliquant le besoin de traitement. • Difficultés rencon- trées par les clientes (manque d’argent, absence de permission, difficultés psychoso- ciales, etc.). • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Mise en place d’un suivi actif des clientes qui diffèrent la réa- lisation de la cryothérapie. • Amélioration des messages. • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage, chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions présentaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite (approche à visite unique) • Au moins 80 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et remplissant les critères pour être trai- tées par cryothérapie doivent bénéficier de ce traitement le même jour que le dépistage [Anderson, 2015] • Vigilance et poursuite du suivi : 61 à 79 % • Mise en place immédiate de mesures : <60 % • Mauvais fonction- nement de l’équipe- ment ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du prestataire devant réaliser le traitement. • Messages destinés à la communauté n’infor- mant pas les femmes qu’elles peuvent être traitées le même jour. • Partenaires mascu- lins non informés à l’avance du dépistage. • Coût du traitement. • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Amélioration des messages destinés à l’ensemble de la communauté. • Formation des agents de santé communautaires pour qu’ils aident les femmes à planifier les dépenses liées au traitement. Tableau 3.9 (suite) 1 Ceci est un exemple basé sur une population générale n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui présente des facteurs de risque standards ; les chiffres peuvent changer en fonction de la population cible et d’autres facteurs pouvant avoir une influence sur la prévalence. 2 Ces pourcentages sont fondés sur un taux de positivité escompté dans la population générale de 5 à 10 %, ce qui peut varier en fonction de la population bénéficiant du dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 134 POSTER OFFRANT UNE SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX RÉSULTATS Il est suggéré aux prestataires de service de réaliser un poster offrant un aperçu rapide de l’évolution dans le temps de leurs principaux résultats. Les indicateurs clés simples et concrets qui y sont présentés seront facilement calculés à partir des données obtenues dans le registre des structures de soins ou le Formulaire de synthèse mensuelle des données. En examinant les données figurant sur ce poster, le personnel de la structure de soins peut rapidement évaluer la performance des services et les tendances. Il peut, par exemple, voir si le nombre de dépistages est en augmentation ou en diminution par rapport à l’objectif mensuel, ou si la proportion relative des dépistages fournis chaque mois aux femmes infectées par le VIH est en train de changer. Une tendance à la baisse du nombre de dépistages peut inciter à la réalisation d’une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les femmes n’accèdent pas au dépistage. Une tendance à la hausse du nombre de dépistages peut indiquer la nécessité d’augmenter le nombre de prestataires si la demande en services dépasse la capacité du(des) prestataire(s) en place. Les résultats doivent être imprimés sur un papier épais au format poster (45,72 cm x 57,15 cm), si possible en couleurs et en pleine page (sans marge). Le document sera stratifié afin de pouvoir utiliser dessus un marqueur effaçable. Des œillets peuvent être ajoutés aux quatre coins pour faciliter l’accrochage ou le montage. Le personnel ajoutera au graphique des points de données correspondant aux données obtenues chaque mois. Le poster offrant une synthèse des principaux résultats présenté à la Figure 3.3 ci-dessous a été conçu pour être utilisé pour les programmes de dépistage par IVA. Les programmes utilisant d’autres méthodes de dépistage peuvent créer des posters similaires en exploitant les données collectées avec leur Formulaire de synthèse mensuelle des données, puis s’inspirer de ce canevas pour la présentation. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 135 SYNTHÈSE DES RÉSULTATS Pays : ____ Site : ________ Année : ____ Programme de prévention et de traitement du cancer du col de l’utérus Exemple de données Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus (Formulaire de synthèse mensuelle) Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre mensuel de dépistages : 3000 de dépistages :* 250 * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre de dépistages : mensuel de dépistages :* * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Ajouter les logos ici Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Objectif mensuel : 250 FIGURE 3.3 Poster offrant une synthèse des principaux résultats – spécifique à l’IVA Taux de positivité de l’IVA et Taux d’approche à visite unique : méthodes de calcul Taux de positivité de l’IVA Nombre total de nouvelles femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive x 100 Nombre total de nouvelles femmes ayant bénéficié d’un dépistage Exemple : 4 nouvelles femmes IVA+ / Nombre total de 40 femmes ayant fait un dépistage x 100 = 10 % Taux d’approche à visite unique pour les nouvelles patientes Nombre total de femmes IVA+ traitées immédiatement par cryothérapie x 100 (Nombre total de clientes IVA+) — (Nombre total de clientes orientées vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles) Exemple : 3 femmes traitées immédiatement par cryo / [(5 femmes avec IVA+) — (1 femme orientée vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles)] x 100 = 75 % SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 136 SIGS ÉLECTRONIQUE : SUGGESTIONS POUR LE MODULE DHIS 2 ET LA VISUALISATION DES DONNÉES Pour pouvoir être utilisées lors de la prise de décision, les données doivent être collectées et mises à disposition en temps opportun sous une forme compréhensible et utile. Pour ce faire, de nombreux pays ont mis en place un SIGS électronique qui facilite l’agrégation et l’analyse des données, ainsi que leur présentation sous forme de rapports et leur visualisation. DHIS 2 est un exemple largement utilisé de ce type de système. Il s’agit d’une base de données open source disponible sur le Web et conçue pour faciliter l’interprétation et l’utilisation des données sanitaires. DHIS 2 fournit des outils qui facilitent l’ensemble du processus de traitement des informations sanitaires, depuis la saisie des données jusqu’à leur analyse et à leur présentation sous une forme standardisée, sécurisée et disponible sur Internet. La configuration d’un module destiné aux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentée ci-dessous peut être adaptée aux besoins des utilisateurs et incorporée dans un ensemble de modules DHIS 2 existant. Elle peut aussi servir de modèle pour élaborer des modules similaires pour d’autres SIGS électroniques. Ce module électronique est conçu pour prendre le relais une fois arrivé à ce qui est habituellement la dernière étape du système de collecte de données sur support papier : il permet la saisie informatique des données à partir des Formulaires de synthèse mensuelle des données, puis d’analyser et de visualiser ces données. Conçu comme une extension du SIGS destiné à faciliter le flux de données et leur utilisation depuis les structures de soins jusqu’au niveau national. Les données peuvent être saisies au niveau le moins élevé du système de santé, puis être agrégées automatiquement jusqu’au niveau le plus élevé. L’ensemble des données est ainsi stocké au même endroit, ce qui permet une grande transparence et de faire très rapidement les analyses. Ce module est destiné aux développeurs de logiciels travaillant pour le SIGS au ministère de la santé et chargés de s’assurer que le SIGS collecte l’ensemble des données pertinentes pour les programmes du ministère. DESCRIPTION DU MODULE La structure de ce module respecte une hiérarchie similaire à celle du système de santé (depuis les structures de soins jusqu’aux divisions infranationales). Le module peut être entièrement adapté aux besoins des utilisateurs pour une localisation donnée tout en conservant tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement du système dans son ensemble. Les exemples présentés ci-dessous proviennent d’un module prévu pour un programme de dépistage basé sur l’IVA, mais ils donnent aussi des informations utiles pour les autres programmes, quelle que soit la méthode de dépistage utilisée. SAISIE DES DONNÉES Le module comprend un ensemble d’écrans de saisie qui facilite la collecte des données, comme le montre l’exemple proposé à la Figure 3.4. Il est important de noter que cet exemple ne montre qu’une partie du formulaire de saisie des données. Lorsque le Formulaire de synthèse mensuelle des données est en version papier, le déroulé de la page de saisie des données du DHIS 2 doit suivre le même cheminement que le formulaire papier afin de faciliter la saisie des données et de limiter les erreurs de saisie. Comme pour les indicateurs, les pays doivent s’assurer que le module est adapté à leurs besoins et prend bien en compte les méthodes de dépistage utilisées dans leur situation. FIGURE 3.4 DHIS 2 – exemple d’écran de saisie des données SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 137 TABLEAUX DE BORD Une fois les données saisies dans le module électronique, le DHIS peut les présenter sous la forme de tableaux de bord, de tableaux, de cartes et de graphiques, ce qui facilite la visualisation de tendances et l’identification de certains profils. Différents types de tableaux et de graphiques peuvent être utilisés au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour identifier les lacunes dans le fonctionnement ou des tendances préoccupantes, ou au niveau national à des fins de supervision et pour préparer des rapports. La Figure 3.5 montre comment le module DHIS 2 peut aider à la visualisation des données en les présentant sous forme de cartes, de graphiques et de tableaux. FIGURE 3.5 DHIS 2 – tableau de bord TABLEAUX DE DONNÉES Le Tableau 3.10 donne un exemple de données trimestrielles pour les indicateurs clés d’un service. Les données sont présentées sous forme d’un tableau de bord utilisant un code couleur similaire à celui des feux de circulation pour les cases correspondant à des points de référence des indicateurs : rouge lorsque des mesures doivent être mises en place, jaune lorsque des informations supplémentaires doivent être obtenues et qu’il faut être vigilant, et vert lorsque le point de référence a été atteint et qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place des mesures. Les tableaux de bord peuvent être adaptés pour remplir des tableaux avec des données du niveau infranational ou du niveau national, avec un accès au système réservé aux personnes autorisées à chaque niveau, en fonction des besoins. TABLEAU 3.10 Tableau de bord trimestriel pour les indicateurs clés de l’IVA, en fonction du statut par rapport au VIH et du mois de l’année, avec totaux INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA Objectif pour le total mensuel : 220 Objectif pour le total trimestriel : 700 Vert : 75 %-125 % de l’objectif ; jaune : 26 %-74 % de l’objectif ; rouge : <25 % ou >125 % de l’objectif VIH+ 16 82 53 151 VIH- 140 104 96 340 Inconnu 45 42 33 120 TOTAL 201 228 182 611 Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 2 21 14 37 VIH- 15 12 12 39 Inconnu 2 4 3 9 TOTAL 19 37 29 85 Nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage VIH+ 1 11 11 23 VIH- 10 5 9 24 Inconnu 0 3 3 6 TOTAL 11 19 23 53 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 138 INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre total de clientes orientées vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille VIH+ 1 2 2 5 VIH- 2 0 0 2 Inconnu 1 0 0 1 TOTAL 4 2 2 8 Taux de positivité au test par IVA Numérateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive Dénominateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage Point de référence : 5-25 % VIH • Jaune : 3-4 % ou 10-19 % • Rouge : au-dessous de 3 % au-dessus de 19 % VIH+ 13% 25% 26% 25% VIH- 11% 12% 13% 12% Inconnu 4% 10% 9% 8% TOTAL 9% 16% 16% 14% Taux d’approche à visite unique Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée po- sitive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive (-) # orientées vers une structure spécialisée suite au diagnos- tic de lésions de grande taille Point de référence : au moins 80 % • Jaune : 61-79 % • Rouge : 60 % ou moins VIH+ 100% 58% 92% 72% VIH- 77% 42% 75% 65% Inconnu 0% 75% 100% 75% TOTAL 73% 54% 85% 69% Taux d’orientation vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions de grande taille Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 50% 10% 14% 14% VIH- 13% 0% 0% 5% Inconnu 50% 0% 0% 11% TOTAL 21% 5% 7% 9% Tableau 3.10 (suite) GRAPHIQUES DE DONNÉES Les données produites par le module DHIS 2 peuvent être exportées dans un tableur, par exemple Excel, pour créer des représentations graphiques complexes des tendances, des profils, des réussites et des difficultés observés. Ces graphiques seront utilisés pour la discussion ainsi que pour la prise de décision ; ils peuvent être préparés pour n’importe quel indicateur étudié, du moment que les données saisies dans le SIGS sont exactes et exhaustives. La Figure 3.6 donne un exemple de représentation graphique des données sur les femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 21 mois au niveau infranational, avec une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, et en signalant les événements marquants survenus au niveau du sous-district au cours de cette période. L’objectif pour le nombre de dépistages est indiqué afin d’aider à identifier l’impact des mesures mises en œuvre par le programme (par exemple, l’organisation de campagnes de dépistage de masse ou la formation de prestataires supplémentaires) sur le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. FIGURE 3.6 Femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA : Totaux mensuels en fonction du statut par rapport au VIH (déclaré par les femmes elles-mêmes) Source : données sur la prestation de services Étoile = visite d’assistance technique SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 139 Les données doivent être exactes, fiables, précises, obtenues en temps opportun et exhaustives. Elles doivent être faciles à collecter et exemptes de biais. La mise en place des mesures suivantes peut aider à l’obtention de données de qualité : 1) procédures standardisées et respectant les principes éthiques pour la collecte, la mise à jour et l’analyse des données ; 2) formation à la collecte, la conservation et l’analyse de données ; et 3) examen régulier de la qualité des données. Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). La comparaison des données avec celles de l’année précédente ou des trimestres précédents dans chaque structure de soins ainsi que l’examen des avancées obtenues pour atteindre les objectifs fixés et les points de référence permettra d’identifier toute anomalie susceptible d’indiquer un problème dans la qualité des données, des erreurs de saisie ou des lacunes dans les connaissances, les compétences ou d’autres éléments constitutifs du programme. RENFORCEMENT DE LA QUALITÉ DES DONNÉES La mise en place de systèmes de collecte de données standardisés et une bonne connaissance de leur mode d’utilisation par les usagers sont essentielles pour obtenir des données de qualité. L’un des meilleurs moyens d’y parvenir est d’impliquer des utilisateurs au moment de la conception de ces systèmes et de s’assurer que chaque utilisateur bénéficie d’une formation initiale et d’une formation continue à leur utilisation. Une bonne gestion du suivi et de l’évaluation ainsi que des informations stratégiques nécessite, à tous les niveaux, qu’un personnel suffisant soit formé à des méthodes de collecte, de gestion et d’analyse des données qui permettent d’en assurer la qualité tout en respectant les principes éthiques. Dans les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les données sont principalement collectées par les prestataires de ces services de dépistage et de traitement. Lorsque ces prestataires voient clairement que les données qu’ils collectent lors des visites des clientes et qu’ils saisissent dans le système apportent des informations utiles qui permettent d’améliorer leur propre travail de manière significative, cela les incite à s’investir davantage dans la collecte de données de qualité. En bout de chaîne, cela permet d’améliorer l’exhaustivité et la précision des résultats obtenus à tous les niveaux du système de suivi et d’évaluation. Dans certains pays, il est possible d’intégrer dans la formation initiale des prestataires sur le dépistage et le traitement une formation spécifique sur la manière de collecter des données de qualité, et sur la manière de les analyser, de les interpréter et de les utiliser ; ce scénario idéal est fortement recommandé. D’autres pays peuvent choisir de faire revenir les prestataires après leur formation initiale pour une deuxième formation plus courte centrée sur le renforcement de la qualité des données. Les domaines clés de cette formation sont présentés à la sous- section consacrée aux indicateurs. ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). L’examen et le renforcement de la qualité des données font partie intégrante de la supervision de soutien et ces aspects doivent être intégrés dans les visites de supervision de soutien des services et des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus à tous les niveaux. Pour les superviseurs, ces visites doivent être l’occasion d’examiner avec le personnel les résultats et la qualité des données au niveau de la structure de soins, et, en fonction des besoins, d’apporter des corrections et de conseiller le personnel de cette structure de soins sur la collecte de données. Une attention particulière doit être accordée aux éléments pour lesquels un plan d’action avait été élaboré lors de la visite précédente et aux erreurs communément relevées dans les rapports mensuels établis à partir des données de cette structure de soins. Des informations supplémentaires sur la supervision de soutien se trouvent à la Section 4 Enquêtes dans les structures de soins. En plus d’effectuer au minimum chaque trimestre un examen des données dans le cadre d’une supervision de soutien, le personnel du district appartenant au ministère de la santé et chargé du suivi et de l’évaluation doit aussi effectuer chaque année ou tous les deux ans des audits plus complets de la qualité des données. La qualité des données doit être évaluée à l’aide d’un outil complet d’évaluation de la qualité des données ou d’un outil complet d’évaluation externe de la qualité. Les outils complets d’évaluation de la qualité des données existants, y compris l’outil PRISM, peuvent être utilisés pour évaluer la qualité, l’exhaustivité, l’obtention en temps opportun et l’exactitude des données QUALITÉ DES DONNÉES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 140 collectées dans le cadre d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Le Cadre d’examen de la qualité des données décrit par l’OMS, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) fournit un cadre d’évaluation de la qualité des données pour différentes approches du secteur de la santé. Ce cadre se concentre sur les dimensions suivantes de la qualité des données : validité, exactitude, disponibilité, exhaustivité et obtention en temps opportun. L’approche Examen de la qualité des données, qui préconise des évaluations régulières et une évaluation annuelle des données, recommande aussi des méthodes pour réaliser cette évaluation des données et l’évaluation du système.1 PROTECTION DES DONNÉES Le suivi des patientes et des programmes nécessite la collecte, la saisie, le stockage et le partage de données médicales, certaines de ces données pouvant être personnelles et particulièrement sensibles. L’un des éléments d’ordre éthique les plus importants à prendre en considération lors du suivi des patientes et des programmes est le choix des personnes à qui confier la responsabilité de la conservation des données et la définition des méthodes que ces personnes devront appliquer. Afin de garantir la confidentialité des informations pour chaque cliente, la gestion des données doit être menée dans le respect des principes éthiques et ne jamais perdre de vue l’importance de la protection des clientes. Chaque pays dispose habituellement de ses propres normes, procédures et lois relatives à la protection des données médicales. Celles-ci doivent donc être consultées lors de l’élaboration des protocoles de gestion et de stockage des données. Cependant, comme le montre le Tableau 3.11, les principes de protection des données restent similaires quel que soit le contexte. TABLEAU 3.11 Principes de protection des données PRINCIPES DE PROTECTION DES DONNÉES EXPLICATION Propriété • Les données doivent être collectées et traitées de manière juste et conformément à la loi. • La collecte et la gestion des données doivent systématiquement être effectuées en tenant compte de l’intérêt des patients et conformément aux lois et aux normes de protection de l’information médicale en vigueur dans le pays. Utilité • Les données collectées doivent être « adéquates, pertinentes et en quantité raisonnable ». • Comme cela a été expliqué à la sous-section Établissement de priorités dans le choix des indicateurs (indi- cateurs de base vs. indicateurs facultatifs), les systèmes d’information ne peuvent collecter qu’une quantité limitée d’informations si l’on souhaite garantir que ces informations soient toujours collectées de la même manière et puissent être utilisables. Limiter la collecte des données uniquement aux informations nécessaires permet non seulement d’aider à assurer la qualité des données, mais épargne aussi aux patientes les désa- gréments causés par la collecte de données inutiles. Exactitude • Tout le personnel travaillant avec les données doit faire son possible pour assurer leur exactitude et empê- cher toute falsification, manipulation ou altération visant à fausser les résultats. Confidentialité • Les données doivent être conservées en toute sécurité. • Comme le prévoit la norme sur la gestion des données de la section Enquêtes dans les structures de soins, la confidentialité des informations sur les clientes doit être garantie dans toutes les activités de gestion et de stoc- kage des données au niveau des structures de soins et dans l’ensemble du système de suivi et d’évaluation. • Les données médicales collectées dans une structure de soins sont facilement identifiables et comprennent géné- ralement le nom et les coordonnées des clientes. Les informations permettant d’identifier à qui appartiennent les données doivent être retirées au fur et à mesure que celles-ci remontent dans le système d’information sanitaire (depuis les structures de soins jusqu’au niveau mondial). Transparence • Les processus et les résultats doivent être partagés avec l’ensemble des parties pour lesquelles les informa- tions sont pertinentes. Obtention en temps opportun • Les données de suivi et d’évaluation ainsi que les résultats de l’analyse doivent être partagés en temps op- portun. Limitation d’utilisation • Les données ne doivent pas être conservées plus longtemps que nécessaire. • Les pays doivent avoir leurs propres processus permettant de déterminer à partir de quand certaines don- nées ne sont plus utiles ou pertinentes et doivent être détruites. Responsabilité • Pour chaque personne autorisée à accéder aux données, le type et le contenu des données auxquelles cette personne a le droit d’accéder doivent être clairement définis. Les responsabilités professionnelles en matière d’éthique doivent être clairement communiquées et respectées. Impartialité • Tous les principes de collecte de données doivent être appliqués de manière cohérente à tous les niveaux de collecte, de saisie, d’analyse et de diffusion des données. 1 Des informations supplémentaires se trouvent dans la publication de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé, 2015. Disponible sur le site : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/192750/1/9789242508758_fre.pdf?ua=1. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 141 CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES À L’INTÉGRATION DU PROGRAMME Dans la plupart des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, en particulier ceux intégrés aux programmes de lutte contre le VIH, des informations sur le statut par rapport au VIH seront enregistrées dans les formulaires de collecte de données, et un lien sera établi avec les données individuelles sur le cancer du col de l’utérus du système d’information sanitaire du niveau des structures de soins et parfois à des niveaux plus élevés. Dans certains pays, il existe des mesures de protection éthique spécifiques pour les personnes vivant avec le VIH/sida ; ces mesures devront être prises en compte lors de l’élaboration des processus de collecte et de gestion des données pour que ceux-ci respectent ces principes éthiques dans le cadre de programmes intégrés. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX ENFANTS ET AUX ADOLESCENTES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour l’ensemble des femmes sexuellement actives vivant avec le VIH/sida, quel que soit leur âge. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il peut donc arriver que des données sur le dépistage et le traitement appartenant à des jeunes filles mineures soient collectées de manière systématique. Les mesures de protection éthique visant les mineurs sont souvent plus complexes et plus robustes que celles s’appliquant aux adultes. Lorsqu’ils ciblent les femmes infectées par le VIH pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, les pays doivent consulter leurs normes éthiques relatives à la protection des données médicales collectées auprès des mineurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX SYSTÈMES ÉLECTRONIQUES Certaines caractéristiques des systèmes d’information électroniques les rendent particulièrement vulnérables en ce qui concerne la confidentialité et le respect de la vie privée. Les pays utilisant l’enregistrement électronique des données doivent disposer de garanties administratives, physiques et techniques pour se protéger contre les cybermenaces. Les outils et les processus de collecte et de gestion des données sur le cancer du col de l’utérus doivent être compatibles avec les systèmes de sécurité électroniques en place. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 142 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX DE L’OMS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE INDICATEUR 1 TAUX DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population Source des données NUM : SIGS DEN : recensement de la population Fréquence Annuelle – le calcul annuel de cette information permettra de mesurer une incidence cumulative du dépistage au fil du temps Commentaires Remarques sur les limites de cet indicateur Il n’est pas toujours possible d’obtenir des données provenant d’un recensement en population pour la période considérée. Pour obtenir une estimation de la couverture du dépistage au sein de la population, le programme peut choisir d’utiliser des données pondérées sur la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage collectées dans le cadre d’une enquête en population. S’il n’existe pas de registre électronique, il faudra compter sur les déclarations faites par les clientes elles-mêmes pour déterminer s’il s’agit ou non d’un dépistage effectué pour la première fois. Cela pourra introduire un biais de classification et nécessiter un ajustement des données. Remarques sur la ventilation Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Premier dépistage : en plus des dépistages réalisés pour la première fois, certains programmes peuvent souhai- ter mesurer l’ensemble des dépistages réalisés aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Cet indicateur peut être adapté en conséquence et ventilé en séparant les dépistages réalisés pour la première fois de l’ensemble des dépistages. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de dépistage aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Cet indicateur modifié peut être ventilé en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Résultat : le taux de dépistage peut être ventilé en fonction du résultat afin de déterminer le Taux de positivité au test de dépistage. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée [Taux de dépistage, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 143 INDICATEUR 2 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : SIGS DEN : SIGS Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions Résultat positif comprend les cas de suspicion de cancer et les cas de cancer invasif. Remarques sur la ventilation Point de référence du taux de positivité au dépistage réalisé pour la première fois : chez les femmes âgées de 30 à 60 ans, la fourchette de positivité au test par IVA est de 5 à 10 % [OMS, 2014] ; cependant, ce taux de positivité varie en fonction de la distribution par âge des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, de la prévalence de l’infec- tion à VIH dans la région, de l’expérience du praticien ainsi que de la méthode et de l’algorithme de dépistage. Pour pouvoir comparer le taux de positivité au test de dépistage au niveau national et le taux de positivité attendu ainsi que pour déterminer les éventuelles mesures correctives à prendre, les pays peuvent, si nécessaire et en fonction des cas, adapter l’indicateur en fonction de l’épidémiologie au niveau national avec une ventilation en fonction de l’âge, du statut par rapport au VIH et de la méthode de dépistage utilisée. Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de positivité au test de dépistage aux ni- veaux national, infranational ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adap- tés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rapports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut par rapport au VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif [Indicateur Positivité du test par IVA, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif à un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 144 INDICATEUR 3 TAUX DE TRAITEMENT Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée (Point de référence : au moins 90 %) Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement ap- proprié complet au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) et informations sur le traitement pro- venant du registre du cancer DEN : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions : Le traitement comprend la cryothérapie (selon l’approche à visite unique ou différée), la RAD et la conisation à froid pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Remarques sur la méthodologie Les pays doivent veiller à ce qu’il y ait correspondance entre le numérateur et le dénominateur. À cette fin, il est recommandé de faire figurer la tranche d’âge cible dans chacun d’entre eux. Lorsque plusieurs méthodes ou stratégies de dépistage sont utilisées, il faut veiller à ce que le taux de traitement fasse un suivi précis de chaque femme ayant eu besoin d’un traitement pour savoir si elle a reçu ou non ce traite- ment. Par exemple, quand il existe des cas pris en charge par une approche « dépistage et traitement » utilisant l’IVA seule et des cas où le dépistage est réalisé par IVA ou test VPH, toutes les femmes positives au dépistage par IVA ont besoin d’un traitement MAIS toutes les femmes positives au test VPH n’ont pas nécessairement besoin d’un traitement (seules celles chez qui l’examen de triage par IVA réalisé dans un second temps s’avère positif ont besoin d’un traitement) ; par conséquent, le dénominateur doit comptabiliser toutes les femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et toutes les femmes chez qui le triage par IVA s’est avéré positif et NON toutes les femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif. Remarques sur la ventilation : Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de traitement aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Type de traitement : pour certains programmes proposant plusieurs options de traitement, il peut être intéressant d’être en capacité de préparer des rapports aux niveaux national, infranational ou des structures de soins en fonc- tion du traitement utilisé. Cet indicateur peut alors être adapté pour inclure le traitement d’intérêt ou en faisant une ventilation en fonction du type de traitement. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 145 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX, LES INDICATEURS DE BASE ET LES INDICATEURS FACULTATIFS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS INDICATEURS MONDIAUX Les indicateurs mondiaux sont les trois indicateurs de performance standardisés à l’échelle mondiale recommandés par l’OMS comme étant fondamentaux pour le suivi d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus : 1) Taux de dépistage ; 2) Taux de positivité au test de dépistage ; et 3) Taux de traitement. Pour qu’il soit possible de suivre les tendances dans les différents pays, ces indicateurs doivent être utilisés selon les modalités définies par l’OMS et ne doivent donc être ni adaptés, ni modifiés. Lorsque ces indicateurs utilisés tels quels (voir les informations précédentes sur la ventilation des indicateurs) permettent de répondre aux priorités du programme, ils peuvent être utilisés comme indicateurs nationaux de base pour le Taux de dépistage, le Taux de positivité au test de dépistage et le Taux de traitement. TABLEAU 3.12 Indicateurs mondiaux – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE M1.0 TAUX DE DÉPISTAGEt TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pen- dant laquelle les femmes âgées de 30 à 49 ans étaient ciblées [Indicateur Taux de dé- pistage, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCE DES DONNÉES : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (lorsque différentes méthodes sont utilisées) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de performance Taux de dépistage, OMS 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCES DES DONNÉES : niveau des structures de soins : zones desservies par les structures de soins ; niveau infranational et niveau national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. M2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur Taux de positivité au test de dé- pistage du cancer du col de l’utérus, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 146 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat du test s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de perfor- mance Taux de positivité à l’IVA, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : 5 à 25 % dans une population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage auparavant (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. M3.0 TAUX DE TRAITE- MENT TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur Taux de trai- tement, OMS, 2014]. NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement. Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend du résultat d’un test de triage, cet indicateur doit être ajusté pour connaître le nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et le nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif (ce qui représente le nombre de femmes qui ont besoin d’un traitement). En cas de combinaison d’une stratégie « Dépistage et traitement » et d’une stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : • Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traite- ment • Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, ini- tialement différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [In- dicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions précancéreuses ou un cancer invasif reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.12 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 147 INDICATEURS DE BASE Les Indicateurs de base sont un petit ensemble d’indicateurs indispensables ; ils sont considérés comme le strict minimum, et leur calcul est fondamental pour tous les programmes. Les indicateurs de base suggérés ici sont alignés sur les indicateurs mondiaux présentés ci-dessus, mais offrent assez de flexibilité pour être adaptés au contexte du programme. Cet ensemble limité d’indicateurs représente le minimum d’indicateurs faisant habituellement l’objet d’un suivi au niveau national. TABLEAU 3.13 Indicateurs de base : dépistage et traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B0.0 NOMBRE AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Ce nombre de base est essentiel pour mieux connaître la demande en services de dépistage et obtenir une estimation de cette demande, ce qui permet de prévoir et planifier les ressources nécessaires pour y répondre et les besoins en matière de traitement qui en découlent. La ventila- tion permet d’améliorer la sensibilité de cet indicateur afin d’aider à déterminer s’il est nécessaire d’intensifier les activités de sensibilisation et de mettre en œuvre d’autres enquêtes de situation aux échelons inférieurs du système de santé. • Ce total et les sous-totaux obtenus après ventilation représentent des éléments permettant le calcul d’un certain nombre d’autres indicateurs de dépistage et de traitement. Dans les pro- grammes qui ont la capacité d’obtenir ces totaux pour réaliser leurs propres prévisions, il n’est donc pas nécessaire de faire un suivi spécifique de cet indicateur. Celui-ci est en revanche par- ticulièrement utile pour les pays qui en sont au début de la mise en œuvre d’un système dont la capacité est encore limitée, et qui n’ont pas encore la capacité de faire une ventilation complète des indicateurs agrégés pertinents. B1.0 TAUX DE DÉ- PISTAGE Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéficié pour la pre- mière fois d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national dans la popu- lation au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : suivi au niveau de la structure de soins : zone desservie par la structure de soins ; suivi au niveau infranational ou national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Indicateur à adapter à la tranche d’âge cible du programme national ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dé- pistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant bénéficié d’un dépistage. B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur (et celui d’autres indicateurs de cette série), en prenant en compte le texte entre crochets, permet aux programmes de faire un suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité au test chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais béné- ficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des tests positifs, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Lorsque les systèmes ont la capacité d’agréger des données de qualité, il est alors possible d’obtenir des informations plus précises en élargissant cet indicateur et en le ventilant en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 148 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.4 SUSPICION DE CANCER Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou vers laquelle sont orientées les femmes, en fonction de la stratégie utilisée) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle (niveau national), trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur permet aux programmes de faire un suivi des cas de suspicion de cancer chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais bénéficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des cas de suspicion de cancer, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Cet indicateur global doit ensuite être ventilé en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage, ce qui permet d’obtenir des informations plus précises et de comparer les taux de suspicion de cancer dans les différentes populations. • La collecte de données pour le calcul de cet indicateur doit être mise en œuvre en fonction de la stratégie de dépistage utilisée. Par exemple, pour les stratégies basées sur la réalisation de l’IVA, il est possible d’identifier les cas de suspicion de cancer à l’étape du dépistage, alors que pour les stratégies basées sur la réalisation d’un test VPH, ces cas peuvent être identifiés à l’étape du triage ou lors de l’évaluation visuelle précédant le traitement. B3.0 TAUX DE TRAITEMENT Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer/hôpital (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (ou de triage), type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement (il est capital que toutes ces femmes reçoivent un traite- ment). Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend d’un examen de triage, seules les femmes chez qui le dépistage initial et l’examen de triage se sont avérés tous deux positifs ont besoin d’un traitement et doivent être comptées au numérateur ; - les programmes peuvent donc ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il soit mieux adap- té au contexte. Dans les pays utilisant une combinaison de stratégie « Dépistage et traitement » et de stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : - Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traitement - Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancé- reuses ; et la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.13 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 149 TABLEAU 3.14 Indicateurs de base : programme – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B4.0 PROPORTION DES STRUCTURES DE SOINS FOURNISSANT LES SERVICES Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services NUMÉRATEUR : nombre total des structures de soins qui fournissent des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (outils destinés à mesurer la disponibilité des services et la capacité opérationnelle des structures de soins, recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) DÉNOMINATEUR : nombre total des structures de soins désignées pour fournir des services en- trant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (p. ex., outils pour la supervision de soutien ou pour mesurer la capacité opérationnelle des structures de soins présentés dans ce document ; recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) FRÉQUENCE : tous les 5 ans (plus pour l’évaluation initiale/le suivi lors de l’élargissement des services) VENTILATION : niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public vs structures de soins du secteur privé, services de dépistage et de traitement, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Peut être adapté pour faire le suivi de la conformité des structures de soins à la politique nationale en matière d’élaboration des rapports et de transmission des données en aug- mentant la fréquence (en fonction du calendrier prévu pour ces activités) et en ajustant le numérateur et le dénominateur. • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur per- met de faire le suivi de la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services. Comme cela est indiqué dans la section sur les enquêtes dans les structures de soins de cet ensemble d’outils, cet indicateur peut être adapté de manière à faire le suivi de la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus en changeant le dénomi- nateur pour le nombre total de structures de soins dans le pays. En plus des indicateurs de base présentés ci-dessus, les indicateurs suivants doivent être également utilisés comme indicateurs de base pour les stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (par exemple, test VPH suivi d’une IVA, examen cytologique ou test VPH suivi d’une colposcopie). Dans les stratégies où la nécessité d’un traitement des lésions précancéreuses est déterminée par le résultat d’un test de dépistage initial, d’un test de dépistage secondaire (réalisé à la suite du dépistage initial ou simultanément) et d’un test de triage, ces indicateurs peuvent servir de modèles pour créer deux indicateurs de base supplémentaires afin de faire le suivi du test de dépistage secondaire ou du test de dépistage complémentaire. TABLEAU 3.15 Indicateurs de base : dépistage et traitement – dépistage, triage et traitement ; tous types de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.1 AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN EXAMEN DE TRIAGE (INDICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de mesurer si l’ensemble des femmes qui ont eu besoin d’un examen de triage (l’ensemble des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif) ont bénéficié de cet examen de triage. Pour les indicateurs faisant le suivi du processus d’orientation vers une autre structure pour la réalisation d’un triage, se référer aux Indicateurs facultatifs supplémentaires de la série d’indicateurs relatifs au triage (se référer à FAC2.2.1-2.2.2). SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 150 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.2 TAUX DE POSITIVITÉ DE L’EXAMEN DE TRIAGE (IN- DICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’exa- men de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’examen de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations four- nies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de faire le suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité du test de triage. Des statistiques supplémentaires pouvant aider au suivi des tendances et à l’estimation prospective des ressources matérielles et financières nécessaires peuvent être calculées en faisant une légère adaptation du numérateur ou du dénominateur (se référer à FAC2.3). INDICATEURS FACULTATIFS La plupart des indicateurs facultatifs sont particulièrement utiles lorsque leur suivi est réalisé uniquement au niveau des structures de soins et/ ou au niveau infranational. Le suivi des indicateurs en rapport avec la présence d’un cancer invasif du col de l’utérus peut cependant également être réalisé au niveau national, en plus d’être réalisé au niveau des établissements de soins tertiaires ou secondaires et au niveau infranational. Des indicateurs facultatifs peuvent être incorporés dans le système de suivi et d’évaluation, selon la maturité du programme, la fonctionnalité du système de données et les ressources disponibles. Les programmes peuvent aussi choisir d’utiliser certain indicateurs facultatifs en fonction de priorités spécifiques dont ils doivent assurer le suivi, par exemple des indicateurs sur l’intégration avec les services de lutte contre le VIH. Bon nombre des indicateurs facultatifs suggérés permettent le suivi de certains processus à un niveau très pointu ; il est donc recommandé de soigneusement mettre en balance les avantages apportés par la collecte et l’analyse de données supplémentaires avec les coûts et la capacité à collecter des données de qualité et à les gérer. Par exemple, un programme ne disposant pas d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques permettant l’échange de données individuelles entre les différentes structures de soins peut décider de n’inclure aucun des indicateurs facultatifs permettant le suivi de chacune des étapes des orientations-recours (par exemple, FAC2.2.1-FAC2.2.4) ; une autre manière de procéder consisterait à utiliser un seul des indicateurs de cet ensemble (par exemple, FAC2.2.1) et d’obtenir des données d’un seul endroit, ou d’utiliser un indicateur de base (par exemple, B2.1) comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.16 Indicateurs facultatifs : dépistage – tous types de stratégies et de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.1 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du pro- gramme NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme national au moment du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 70 % des femmes qui ont bénéficié d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que cet indicateur soit similaire aux indicateurs M1.0 et B1.0, les dénominateurs sont différents et chaque indicateur permet le suivi d’un aspect particulier du programme. Tableau 3.15 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 151 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.2 PROGRÈS RÉALISÉS EN VUE D’AT- TEINDRE L’OBJECTIF DE DÉPISTAGE Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage at- teint au cours de l’année, du trimestre, du mois pré- cédents NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de l’année, du trimestre, du mois précédents SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (données agrégées du niveau des structures de soins où est réalisé le dépistage, du niveau infranational et du niveau national) DÉNOMINATEUR : objectif de dépistage annuel, trimestriel ou mensuel SOURCE DES DONNÉES : plan de suivi pour les niveaux des structures de soins, infranational et national FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les paramètres doivent être les mêmes au numérateur et au dénominateur ; p. ex., si l’objectif de dépistage annuel (ou trimestriel ou mensuel) ne concerne que les femmes âgées de 30 à 49 ans, le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de cette période et figurant au numérateur doit être limité aux femmes âgées de 30 à 49 ans. FAC1.3 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN NOUVEAU DÉPISTAGE AU COURS DE LA PÉRIODE CIBLE Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage (après avoir eu un résultat antérieur négatif) au cours de la période recomman- dée pour un nouveau dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • À mesure qu’un programme arrive à maturité, les pays doivent envisager d’ajouter un indicateur de performance supplémentaire permettant de mesurer si les femmes qui doivent revenir pour un nouveau dépistage systématique au cours d’une période donnée reviennent comme prévu au cours de cette période (p. ex., en divisant le nombre de femmes ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours d’une période donnée par le nombre de femmes qui devaient bénéficier d’un nouveau dépis- tage au cours de cette même période). • L’OMS recommande que les femmes qui ont réalisé un test de dépistage du cancer du col de l’utérus pour lequel le résultat s’est avéré négatif fassent un nouveau test de dépistage tous les 3 à 5 ans, et tous les 3 ans si elles sont infectées par le VIH ou si leur statut par rapport au VIH est inconnu. Si le programme national a défini des intervalles de dépistages spécifiques pour certaines populations, le suivi doit se faire avec un indicateur spécifique pour chacune de ces populations. FAC1.4 SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précan- céreuses qui sont revenues pour un test de dépis- tage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente et qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année pré- cédente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informa- tions en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Dans certains programmes, un dépistage de suivi post-thérapeutique est réalisé après un délai différent de 1 an, ou en plus de celui réalisé à 1 an (par. ex., à 6 mois et à 12 mois). Cet indicateur doit alors être ajusté pour correspondre aux lignes directrices nationales concernant le dépistage de suivi post-thérapeutique. FAC2.0.1 TAUX DE GUÉRISON DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informations en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Pour cet indicateur, le « taux de guérison » est le pourcentage de femmes traitées au cours de l’année précédente qui reviennent pour un nouveau dépistage de routine et qui ont un résultat négatif à ce deuxième dépistage ; il n’est pas nécessaire que la résolution des lésions précancéreuses soit confir- mée de manière définitive par un examen histopathologique. • Cet indicateur est spécifique au traitement des lésions précancéreuses et n’inclut pas le traitement du cancer invasif. Tableau 3.16 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 152 TABLEAU 3.17 Indicateurs facultatifs : dépistage et/ou triage – stratégies de dépistage, triage et traitement ; test VPH ou examen cytopathologique INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.0.1 ÉCHEC DU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur (p. ex., erreur du technicien, coupure de courant) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes pour lesquelles un résultat de test de laboratoire ou d’examen cytolo- gique de dépistage (test VPH, frottis) est disponible SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : but de la procédure (dépistage ou traitement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage en utilisant les informations fournies en retour par le laboratoire. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le déno- minateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comp- tages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.2 PRÉLÈVE- MENT INA- DÉQUAT Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadé- quat pour réaliser le test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (infor- mations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un prélèvement a été obtenu SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (struc- ture de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, but de la procédure (dépistage ou triage), méthode de collecte des prélèvements (pour le test VPH : collecte par la femme elle-même ; collecte par un pres- tataire) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • « Inadéquat » signifie qu’un prélèvement a été obtenu mais n’a pas pu être analysé en raison de son état ; cela inclut les prélèvements perdus, les lames incorrectement fixées et les prélèvements renversés. • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage, et permet aux prestataires de s’assurer que les prélèvements qu’ils collectent sont de qualité. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le dénominateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comptages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.3 A REÇU SON RÉ- SULTAT Pourcentage de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles un résultat de test de dépistage était disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes reviennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les struc- tures de soins où sont réalisés les dépistages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de dépistage pour lesquelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et qui ne connaissent pas leurs résultats. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 153 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC5.0 TEMPS D’OBTEN- TION DES RÉSULTATS DES TESTS RÉALISÉS Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps d’obtention des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps d’obtention de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.1 TEMPS DE SOUMIS- SION DES PRÉLÈVE- MENTS Nombre de jours entre la collecte des prélève- ments et leur transport au laboratoire NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps de transport des prélèvements pour la réalisation de tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de trans- port des prélèvements pour la réalisation d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies de dépistage utilisant le test VPH : • Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.2 TEMPS DE RÉALISA- TION DES TESTS AU LABORA- TOIRE Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins NOMBRE : nombre moyen de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résul- tats à la structure de soins SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. Cet indicateur est destiné au suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour les tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). FAC5.0.3 TEMPS DE COMMU- NICATION DES RÉSUL- TATS Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la commu- nication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NUMÉRATEUR : nombre moyen de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou laboratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique, méthode utilisée pour la communication des résultats (p. ex., message SMS, en per- sonne) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Cet indicateur est destiné au suivi du temps de communication des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de communication des résultats d’autres tests (p. ex., des biopsies). Les indicateurs FAC2.2.1 à FAC2.2.3 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations- recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, un indicateur tel que B2.1 peut être suivi comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. Tableau 3.17 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 154 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.1 RÉALISATION DE L’EXAMEN DE TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont ren- dues à la visite de triage et chez qui l’exa- men de triage a été réalisé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont rendues à la visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui se sont ren- dues à la visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi de la prestation des services et du processus d’orientation-re- cours en mesurant la réalisation d’un examen de triage chez les femmes s’étant rendues à une visite de triage. Le calcul de cet indicateur est utile pour identifier les problèmes liés à la réalisation des examens de triage, qui peuvent avoir différentes causes (p. ex., des ruptures de stock, le fait que les femmes se rendant à leur visite de triage présentent une cervicite ou un autre type d’infection empêchant la réalisation de l’examen, etc.). Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.2 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.2 OBSERVANCE DE L’ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant l’observan- ce des orientations-recours. Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.3 ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant si les femmes ayant besoin d’être orientées vers une structure spécialisée ont bien été orientées. Il est impor- tant de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.2 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. TABLEAU 3.18 Indicateurs facultatifs : triage – stratégies « Dépistage, triage et traitement » ; tous types de méthodes SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 155 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.4 AYANT REÇU LES RÉSULTATS DU TRIAGE Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, en fonction du protocole natio- nal) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles le résultat d’un examen de triage est disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de triage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes re- viennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les structures de soins où sont réalisés les dépistages/triages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de triage pour les- quelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes qui ne connaissent pas le résultat de leur examen de triage. FAC2.3 FEMMES QUI ONT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE ET QUI NÉCESSITAIENT UN TRAITEMENT Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage,* méthode de dépistage *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Bien que cet indicateur semble similaire à l’indicateur B2.2, les changements apportés au numérateur et au dénominateur permettent de mesurer le pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui au bout du compte avaient besoin d’un traitement, ce qui est une tendance importante à connaître pour faire une estimation prospec- tive des ressources matérielles et financières à prévoir. • Une statistique connexe peut également être calculée en ajustant le dénominateur pour retenir les femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, plutôt que les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage. Cette adaptation permet de mesurer le « pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif », ce qui permet de compléter les informations fournies par FAC2.3 et de faire un suivi plus détaillé des tendances et de prévoir avec plus de précision les besoins ainsi que les ressources nécessaires. Tableau 3.18 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 156 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.1 TRAITE- MENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions rem- plissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage, méthode de traitement POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour un traitement des lésions pré- cancéreuses reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis ; l’objectif de cet indicateur est donc de vérifier si les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses (et qui remplissent les critères pour recevoir ce traitement) reçoivent ce traitement. Si le programme utilise une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », cet indicateur peut être adapté pour mieux convenir au contexte, tout en maintenant son objectif (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement »présentée plus haut). • Les éléments à prendre en considération fournis pour les indicateurs FAC3.3 Traitement par cryothérapie et FAC3.4 Traitement par RAD donnent des informations utiles pour le calcul de statistiques supplémentaires afin de faire un suivi plus approfondi des tendances de la prestation de services et d’estimer les besoins en services de prise en charge des lésions précancéreuses. Ceci permet de prévoir les ressources et les fourni- tures nécessaires pour répondre à cette demande. • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. FAC3.2 COMPLI- CATIONS POST-THÉ- RAPEU- TIQUES Pourcen- tage de femmes qui ont été traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui sont reve- nues avec une com- plication post-théra- peutique NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement des lésions précancéreuses ou informations en retour sur les orientations-recours réalisées par les structures de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de traitement Les indicateurs FAC3.4.1 à FAC3.4.2 et FAC3.5.1 à FAC3.5.2 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations-recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, des indicateurs tels que FAC3.4 et FAC3.5 peuvent être suivis comme indicateurs indirects permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.19 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 157 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3 TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉ- RAPIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présen- taient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont été traitées par cryothéra- pie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplis- sant les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ont bien été traitées par cryothérapie. • Le terme « ont été traitées par cryothérapie » comprend les femmes ayant reçu ce traitement le jour même (au cours de la même visite), les femmes ayant reçu ce traitement après que celui-ci a été différé et les femmes ayant reçu ce traitement après avoir été orientées vers une structure spécialisée pour le recevoir, et dans chaque cas au cours de la même période donnée. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé fré- quemment, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) FAC3.4 TRAITE- MENT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par RAD ont bien été traitées par RAD. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 158 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.4.1 LÉSIONS DE GRANDE TAILLE REMPLIS- SANT LES CRITÈRES DE TRAITE- MENT Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille pour lesquelles il a été déterminé au cours de la visite après orientation qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi du nombre de femmes iden- tifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) et chez qui il a été déterminé qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spéciali- sée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.4.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIA- LISÉE DES CAS PRÉSEN- TANT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille (lésions ne remplis- sant pas les critères pour un traitement par cryothé- rapie) NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et trai- tement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes identifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) sont orientées vers une structure spécialisée afin de déterminer si elles remplissent les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orien- tées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spécialisée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’éva- luer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indica- teur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 159 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5 TRAITE- MENT ET SUIVI DES CAS DE SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi re- commandé [Indicateur sur l’IVA supplémen- taire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer ou hôpital (diagnostic + traitement) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage + orientation-recours + diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* *Cet indicateur est présenté tel que formulé dans les orientations de l’OMS, mais il peut être adapté pour inclure d’autres méthodes de dépistage, ou pour faire un suivi du traitement et du suivi des femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté lors d’une visite de triage SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou structure de soins ayant demandé une orientation-recours) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur est complexe, car il faut obtenir les résultats du dépistage, les résultats de l’orientation-recours et les résultats du traitement ou du suivi, ces informations étant obtenues à partir des données sur la prestation de services et des données provenant du registre du cancer. FAC3.5.1 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes orientées vers une structure spécialisée pour une évaluation supplémentaire de leurs lésions faisant suspecter la présence d’un cancer se sont rendues à cette visite. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 160 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui présentaient des lésions faisant suspecter la présence d’un cancer ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémentaire. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.6 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie et qui se sont ren- dues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémen- taire par colposcopie se sont rendues à cette visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation sup- plémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adap- ter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-recours. Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 161 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.6.1 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes ayant besoin d’une évaluation supplémentaire par colposcopie ont été orientées vers une structure spécialisée pour une visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Dans les situations où la colposcopie est utilisée pour le triage, cet indicateur aide à suivre les tendances et à prévoir les besoins et les ressources nécessaires. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adapter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-re- cours. FAC3.7 CANCER CONFIRMÉ Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer + hôpital (diagnostic confirmé) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Que ce soit pour le suivi des patientes ou pour le suivi du programme, il est important de pouvoir de com- parer les taux de cancer parmi les dépistages réalisés pour la première fois, les nouveaux dépistages et les dépistages de suivi post-thérapeutique à 1 an. Une ventilation par type de visite de dépistage est donc fortement recommandée. • Pour les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », le terme chez qui le dé- pistage s’est avéré positif fait référence à l’ensemble des femmes chez qui un test de dépistage initial s’est avéré positif. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les four- nitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) ; - Pourcentage de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 162 TABLEAU 3.20 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies de dépistage ; méthodes permettant de donner les résultats le même jour L’utilisation de ces indicateurs est particulièrement appropriée lorsque les méthodes de dépistage ou de triage permettent de fournir le jour même un résultat et de déterminer si la patiente présente des lésions précancéreuses qui requièrent un traitement (par exemple par IVA, colposcopie sans biopsie, certaines méthodes de test VPH) ; les indicateurs FAC3.3.2 à FAC3.3.4 peuvent cependant être adaptés pour d’autres méthodes. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.1 TAUX D’AP- PROCHE À VISITE UNIQUE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite [Indicateur d’IVA supplé- mentaire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplis- saient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement par cryothérapie a été réalisé au cours de la même visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, mais il peut éventuellement être employé par des programmes utilisant une stratégie par test VPH seul, à condition que les résultats du test VPH soient disponibles au cours de la même visite (p. ex., en ayant recours à un test GeneXpert4 réalisé au point de prestation de services). Les programmes utilisant l’IVA (ou la colposcopie) pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du Taux d’approche à visite unique lors des visites de triage. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être cal- culé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. FAC3.3.2 CRYOTHÉRAPIE DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryo- thérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. FAC3.3.3 RÉALISATION DE LA CRYOTHÉRA- PIE APRÈS QUE CELLE-CI A ÉTÉ DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir dif- féré celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. 1 GeneXpert is a molecular diagnostic platform from Cepheid (Sunnyvale, CA, USA) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 163 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.4 ABSENCE DE RETOUR POUR ÊTRE TRAITÉE PAR CRYOTHÉRAPIE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothéra- pie après avoir différé celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.1 PROPORTION DE PRESTATAIRES DE SERVICES FORMÉS À LA PRESTATION DE SERVICES ET FOURNISSANT DES SERVICES Proportion des prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services NUMÉRATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) DÉNOMINATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : catégorie professionnelle, niveau de structure de soins, types de services de dépistage et de traitement fournis par les prestataires, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de prestataires formés four- nissant actuellement des services dans le district, par rapport au nombre total de prestataires formés dans le district) Dans certains cas, certains prestataires de services formés passent d’un service à un autre ; pour avoir une idée précise de la disponibilité en prestataires de services, il est essentiel d’éviter les doublons. FAC4.2 PROPORTION DE DÉPISTAGES RÉ- ALISÉS DANS DES STRUCTURES DE SOINS FIXES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, niveau de structure de soins, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés dans des structures de soins fixes dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). TABLEAU 3.21 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 164 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.4 PROPORTION DE PRÉLÈVEMENTS COLLECTÉS PAR LES FEMMES ELLES-MÊMES Proportion des tests VPH de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes NUMÉRATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage et collectés par les femmes elles-mêmes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structures de soins réalisant le dépistage ou laboratoire) DÉNOMINATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage Le total comprend uniquement les prélèvements obtenus chez des clientes afin de réaliser un dépis- tage ; il ne comprend pas les prélèvements obtenus pour être utilisés comme « contrôle » ou comme « référence » SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (labo- ratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH,* type de visite de dépistage * Si les prélèvements (et donc les informations sur les patientes) ne sont pas collectés dans une structure de soins, des mesures veillant à assurer la protection de la vie privée et la confidentialité doivent être mises en place. S’il n’est pas possible de garantir la confidentialité des informations, il ne faut pas collecter de données sur le statut par rapport au VIH. TABLEAU 3.22 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies de dépistage ; réalisation de tests VPH INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.2.1 PROPORTION DE DÉPISTAGES MO- BILES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indi- cateur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés lors d’activités extra-institutionnelles dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). FAC4.3 NOMBRE DE CAM- PAGNES COMMU- NAUTAIRES Nombre de campagnes communau- taires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra- institutionnelles régulières) SOURCE DES DONNÉES : données relatives à la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : type de campagne (p. ex., communication de masse, campagne de dépistage), audience cible (p. ex., femme dans le groupe d’âge cible ou en dehors du groupe d’âge cible, hommes, femmes infectées par le VIH, femmes enceintes, etc.) Tableau 3.21 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 165 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC6.0 PREMIER DÉPIS- TAGE POUR LES FEMMES INFEC- TÉES PAR LE VIH Pourcentage de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépis- tage du cancer du col de l’uté- rus au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH, dans la tranche d’âge cible et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et dans la tranche d’âge cible au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé FAC6.1 PRESTATION DE SERVICES DE TYPE DCIP Pourcentage de femmes chez qui le sta- tut par rapport au VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du presta- taire (DPIC) pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus et qui connaissent maintenant leur statut NUMÉRATEUR : nombre total de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu, qui ont reçu un résultat positif ou négatif au DCIP réalisé pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu et qui ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH (résultat final après DCIP) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le terme Statut par rapport au VIH inconnu comprend habituellement les femmes qui n’ont jamais bénéficié d’un test et celles qui ont reçu un résultat de test négatif plus de 3 mois auparavant ; cependant, la définition suivie par les directives nationales doit être indiquée en référence. FAC6.2 LIENS AVEC LES SERVICES DE PRISE EN CHARGE ET DE TRAITE- MENT DE L’INFEC- TION À VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traite- ment de l’in- fection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réa- lisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre de clientes qui ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge TABLEAU 3.23 Indicateurs facultatifs : intégration avec les services de lutte contre le VIH – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 166 LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX À ENREGISTRER LORS DE LA COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES (AUPRÈS DES CLIENTES) Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) formulaire(s) individuel(s) de dépistage et de traitement pour prendre immédiatement des décisions cliniques lors de la prise en charge des patientes et pour calculer les indicateurs de base (et certains des indicateurs facultatifs) pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation-recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) formulaire(s) utilisé(s) actuellement et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) formulaire(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Date de la visite But général de la visite (dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique) Nom du prestataire Nom de la cliente (prénom, deuxième prénom, nom de famille) Numéro d’identification de la cliente (numéro d’identification national ou autre identifiant unique utilisé par la structure de soins) Numéro(s) de téléphone de la cliente Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge de la cliente (pour classer les clientes dans ou en dehors de la tranche d’âge cible en années, ou dans la fourchette définie par le pays) Date de naissance de la cliente Date des dernières règles Adresse (lieu d’habitation) de la cliente (le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale) Statut marital Caractéristiques socioéconomiques (p. ex., niveau d’éducation, appartenance ethnique, etc.) Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH [positif ; négatif (dans les 3 derniers mois) ; inconnu (négatif >3 mois ; non concluant ; test jamais réalisé)] Si le résultat du dernier test VIH est positif : Date du test positif Nombre de CD4 initiala Date de la numération des CD4 initiale Nombre de CD4 le plus récent Date de la dernière numération des CD4 Sous traitement antirétroviral ou pas sous traitement antirétroviral Orientation-recours de la cliente pour la prise en charge et pour le traitement Pour les structures où le DCIPb est proposé : si le résultat du dernier test VIH est inconnu, le DCIP a-t-il été accepté (oui, non) Si Oui, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Résultat final du DCIP (positif, négatif) Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Statut par rapport au VIH FINAL (positif, négatif, inconnu) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 167 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Pour les structures où le DCIP n’est pas proposé : si le résultat du dernier test VIH est négatif (>3 mois), non concluant ou si la cliente n’a jamais été testée, la cliente a été orientée vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH (oui, non) Antécédents de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé (oui, non, ne sait pas) Si Oui, méthode utilisée pour le dernier dépistage (IVA ou IVL, examen cytologique/frottis, test de recherche de l’ADN du VPH, ne sait pas) Si Oui, résultat du dernier dépistage (positif, négatif, ne sait pas) Si Oui, date du dernier dépistage Si le dernier dépistage était positif, un traitement a-t-il été réalisé ? (oui, non, ne sait pas) La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeutiques ? Si Oui, méthode de traitement [cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), ne sait pas] Si Oui, date de traitement Antécédents en rapport avec la santé reproductive et facteurs de risque (p. ex., nombre de grossesses, nombre d’accouchements, méthode de contraception/planning familial, antécédents d’ISTc, tabagisme, etc.) Présence de symptômes (p. ex., douleurs pelviennes/abdominales basses, pertes vaginales, saignements anormaux au niveau du vagin, etc.) DÉPISTAGE ET TRIAGE Type de visite de dépistage [premier dépistage ; dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an ; nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif)]. Dépistage réalisé [oui, non (si non, donner la raison)] Présence de symptômes de cancer invasif signalée Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Qualité du prélèvement Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Patiente contactée pour une prise en charge en fonction des résultats (oui, non) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Numéro du kit de test VPH Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 168 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée [réalisée, non réalisée (si non réalisée, donner la raison)] REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat de l’IVA (négative ; positive ; positive, suspicion de cancer) Si positive, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Cervicographie numérique réalisée (oui, non) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL Résultat de l’IVL (négatif ; positif ; positif, suspicion de cancer) Si positif, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Résultats de l’examen des organes génitaux externes et de l’examen au spéculum Diagnostic clinique et prescriptions ORIENTATION-RECOURS Nom du site vers lequel la patiente a été orientée et raison de cette orientation Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour une colposcopie Orientation pour un autre problème gynécologique Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid ce jour Colposcopie (les résultats de l’examen histopathologique occupent une place centrale dans le formulaire de résultats de laboratoire) But (triage, orientation pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée ce jour [oui, non (si non, donner la raison)] Date de la visite pour colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour (oui, non) Résultat de la colposcopie (négative, positive – lésion précancéreuse –, positive – suspicion de cancer invasif) OU utiliser les catégories de l’impression au cours de la colposcopie Impression au cours de la colposcopie (aspect normal, inflammation, atypie/CIN1/condylome/verrue/ leucoplasie/changements dus au VPH, CIN2-3, carcinome invasif, non concluant) Résultats de la colposcopie (p. ex., JPCd visualisée entièrement, épaisseur de la lésion, % couvert par la lésion, extension, vaisseaux atypiques, mosaïque, etc.) Biopsie réalisée ce jour (oui, non) Localisation et nombre des biopsies Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 169 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Curetage endocervical réalisé ce jour (oui, non) Résultat de l’examen histopathologique (p. ex., normal, CIN1, CIN2, ASCUS, ASC-H, cellules glandulaires atypiques, adénocarcinome in situ, carcinome à cellules squameuses, adénocarcinome) Plan pour le suivi (p. ex., traitement, nouveau dépistage) Nom de la personne ayant réalisé l’examen Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé (donner la raison) Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Orientation-recours pour cryothérapie depuis le site (nom du site) Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) RAD Remplit les critères pour une RAD (oui, non) RAD réalisée (oui, non) Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Résection par RAD et examen histologique (le cas échéant) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Prescriptions fournies REMARQUES/SUIVI Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire a Nombre de CD4 : nombre de cellules CD4 par millimètre cube de sang ; b DCIP : dépistage et conseil à l’initiative du prestataire ; c IST : infection sexuellement transmissible ; d JPC : jonction pavimento-cylindrique Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 170 LISTA DE VERIFICACIÓN DE LOS ELEMENTOS DE DATOS PARA EL REGISTRO ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Mois Année ENREGISTREMENT DE LA CLIENTE Date de la visite But de la visite [dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD)] Numéro d’identification de la cliente Nom de la cliente Nom de famille Prénom(s) Numéro de téléphone Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge Date de naissance Résultat du dernier test VIH (positif, négatif, ne sait pas) DCIP accepté Statut par rapport au VIH final (positif, négatif, ne sait pas) DÉPISTAGE ET TRIAGE Initiales du prestataire ayant réalisé le dépistage Type de visite de dépistage réalisée (premier dépistage, suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage) Dépistage non réalisé Symptômes signalés Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX DESTINÉS AU REGISTRE Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) registre(s) de dépistage et de traitement mis en place dans les structures de soins. L’ensemble de données minimal standardisé pour les registres doit être un sous-ensemble de l’ensemble de données minimal du(des) formulaire(s) de données individuelles et doit être suffisant pour comptabiliser les différents services et calculer les indicateurs pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation- recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) registre(s) actuellement utilisé(s) et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) registre(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 171 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Date de rendu des résultats à la cliente Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Date d’envoi des résultats au site Date de rendu des résultats à la cliente Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL But (dépistage, triage) Application de Lugol non réalisée REMARQUE : si l’application de Lugol n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Diagnostic clinique ORIENTATION-RECOURS Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour un autre problème gynécologique Orientation pour une colposcopie Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 172 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid réalisé Colposcopie But (triage, orientation-recours pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée Date de réalisation de la colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour Résultat de la colposcopie (négative ; positive – lésion précancéreuse ; positive – suspicion de cancer invasif) Impression au cours de la colposcopie Biopsie réalisée Date de réalisation de la biopsie Date d’envoi du prélèvement par biopsie au laboratoire Curetage endocervical réalisé ce jour Date de réalisation du curetage endocervical Date d’envoi du prélèvement dans le service d’histologie/anatomopathologie Date d’envoi des résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Initiales du prestataire qui a réalisé la colposcopie Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie après orientation réalisée Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie RAD Remplit les critères pour une RAD RAD réalisée sur site RAD réalisée sur un site d’orientation-recours Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 173 OUTILS POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES AINSI QUE POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS Ces outils ont été conçus pour aider à l’élaboration ou à l’amélioration des outils destinés à la collecte et l’agrégation des données ainsi qu’à la préparation des rapports sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Chaque fiche pratique est adaptée pour être utilisée dans le cadre d’une stratégie « Dépistage et traitement », et fournit un ensemble d’indicateurs et d’exemples d’outils correspondants pour collecter et compiler les données individuelles ainsi que pour préparer une synthèse des services fournis et les rapports connexes. La liste des indicateurs spécifiques à la stratégie est une adaptation de la liste présentée au Tableau 3.2 et aux Tableaux 3.12 à 3.23. Des informations détaillées sur la méthode de mesure des indicateurs se trouvent aux Tableaux 3.12 à 3.23 (dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Les exemples de formulaires et de registres fournis ici donnent une illustration de l’utilisation opérationnelle des éléments de base généraux et des éléments spécifiques à la stratégie (ainsi que des éléments facultatifs pertinents) figurant dans les Listes de contrôle des éléments de données. Ces exemples, ainsi que les exemples de synthèse mensuelle et annuelle proposés, ne sont pas destinés à être utilisés tels que, mais devront être affinés avec la participation des partenaires et testés sur le terrain dans le contexte spécifique au pays. Cet ensemble de documents est complété par le Dictionnaire des données abrégé et par la Suggestion de module DHIS 2, qui fournissent des informations destinées à améliorer les systèmes électroniques. NOTES GÉNÉRALES SUR L’ADAPTATION DE L’EXEMPLE DE FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Le Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé peut être adapté pour ajouter des éléments supplémentaires afin de calculer les indicateurs facultatifs qui ont été inclus dans l’ensemble d’indicateurs standardisé au niveau national. Des espaces supplémentaires et des orientations pour le calcul de ces indicateurs peuvent aussi être ajoutés directement dans le formulaire pour permettre le suivi au niveau des structures de soins et pour aider à la vérification des données. L’adaptation des différents éléments du formulaire en fonction du contexte du pays peut inclure les mesures suivantes : • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires spécifiques en rapport avec les données suivantes : - Nombre de clientes chez qui le dépistage de lésions précancéreuses s’est avéré positif ; - Nombre de clientes chez qui le résultat du dépistage s’est avéré NÉGATIF, afin de vérifier les calculs. [Le nombre total de dépistages doit correspondre au nombre de dépistages POSITIFS (y compris les cas de suspicion de cancer) + le nombre de dépistages NÉGATIFS] ; - Nombre de clientes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie, et qui ont choisi de différer la cryothérapie. • Ajout ou suppression de lignes secondaires en fonction des méthodologies de dépistage utilisées dans le pays. Par exemple, si un pays ne propose que l’IVA, toutes les autres méthodes de dépistage peuvent être supprimées du formulaire. • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires en rapport avec les services fournis dans les structures de soins : - Biopsie ; - Confirmation des cas de cancer ; - Autres méthodes de traitement (coagulation à froid, chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie). • Modification du nom des lignes secondaires pour les méthodologies de dépistage combinées. Par exemple, IVA/IVL et IVA/cervicographie (ou photographie numérique). • Modification des colonnes de ventilation par : - Introduction de catégories supplémentaires pour la tranche d’âge cible (par exemple, âges <30, 30 à 49 et >50 ; ventilation plus fine des tranches d’âge ; etc.) ; - Utilisation d’intervalles d’âge cibles spécifiques au pays. • Suppression de la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, lorsque la prévalence de l’infection à VIH est faible et que l’intégration n’est pas une priorité du programme. OUTILS POUR UN PROGRAMME « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UNE IVA Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes de dépistage et de traitement basés sur la réalisation d’une IVA et suivant l’approche à visite unique (dépistage par IVA et traitement des lésions précancéreuses réalisés au cours de la même visite). L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 174 infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. L’exemple de formulaire individuel (par cliente) à usage unique/pour visite unique proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par IVA, sur le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour les orientations-recours (par exemple, en cas de suspicion de cancer ou d’un autre problème gynécologique) et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par visite proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours. Le registre étant structuré par visite, il faut s’assurer que les problèmes de doublons soient tous résolus lors du comptage et de l’agrégation des données. Si les programmes souhaitent créer des registres longitudinaux pour faciliter la prise en charge des patientes, les registres doivent être organisés par nom ou par numéro d’identification national unique des clientes plutôt que par date de visite ; il pourra également être nécessaire de remplacer les options « cocher une réponse » par la saisie de dates. L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) pour le calcul des indicateurs ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Il est important d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et enregistrés uniquement par la structure de soins qui les fournit (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales de gestion des données et les politiques nationales de suivi et d’évaluation qu’il convient de procéder différemment). Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. FIGURE 3.7 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par IVA et traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Négative Nouveau dépistage dans les 3 ans Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Positive IVA (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Suspicion de cancer Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 175 TABLEAU 3.24 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par IVA et le traitement par cryothérapie INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépis- tage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dé- pistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an FAC3.1 Traitement des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thé- rapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryo- thérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryo- thérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothé- rapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 176 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un trai- tement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adé- quate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes commu- nautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.24 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 177 FORMULAIRE POUR LE DÉPISTAGE PAR IVA ET LE TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS ET SUR LA VISITE Nom de la structure de soins :_______________________ District : ________________________________________ Date de la visite : _________________________________ Nom du prestataire : _______________________________ But de la visite : Dépistage Traitement (cryothérapie ou RAD) Complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD) INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : _________________________ Numéro d’identification de la cliente : _____________ Téléphone : ____________________________________ Âge de la cliente : _______________________________ Date des dernières règles : ________________________________________________________________________ Adresse (lieu d’habitation) : ______________________________________________________________________ Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant, ou test jamais réalisé] Antécédents de dépistage de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : _________________ Le dernier traitement : _________________ DÉPISTAGE Type de visite de dépistage : Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage par IVA réalisé ce jour ? Oui (saisir le résultat ci-dessous) Non (donner la raison) : ___________________________________________________ Résultat de l’IVA Négatif Positif Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positif, suspicion de cancer TRAITEMENT Pour une visite de dépistage Cryothérapie réalisée durant la visite de dépistage Cryothérapie différée (raison) : _____________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS Orientation vers (nom du site) : Raison pour l’orientation-recours : Cryothérapie Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Suspicion de cancer Autre problème gynécologique REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/lésions sur le col de l’utérus SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 178 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 179 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 180 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS VENTILATION VIH+ VIH- STATUT VIH INCONNU TOTAUX DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an Nouveau dépistage (après un dépistage anté- rieur dont le résultat était négatif) TOTAL Nombre de clientes pour les- quelles le résultat du dépistage était POSITIF Premier dépistage Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Nouveau dépis- tage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer TOTAL Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉ- RAPIE Premier dépistage Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Nouveau dépistage (après un dépis- tage antérieur dont le résultat était négatif) Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Orientation-recours à partir d’un autre site/ service TOTAL Nombre de clientes présen- tant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne rem- plissant pas les critères pour la cryothérapie) Traitement sur site par RAD Orientation-re- cours pour traite- ment TOTAL Nombre de clientes présen- tant des COM- PLICATIONS POST-THÉRAPEU- TIQUES Cryothérapie RAD TOTAL FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : ________________ Unité au niveau infranational : _____________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 181 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) D1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) E Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage E1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage F Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour SUSPICION DE CANCER INVASIF Indicateurs Pourcentage (ou Nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (total) : B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois) : B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois et dans la tranche d’âge cible) : B3 M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % B2.0 Taux de positivité au test de dépistage (global) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et dans la tranche d’âge cible) : C2 / B3 x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (global) : E / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et âgées de 30 à 49 ans) : E1 / B1 x 100 % M3.0 Taux de traitement : D1 + F1 / C x 100 % B3.0 Taux de traitement : D + F / C x 100 % FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/Unité au niveau infranational : ____________________________________ Mois : __________________ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer OUTILS POUR UN PROGRAMME BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UN TEST VPH, SUIVI PAR UN TRIAGE PAR IVA ET PAR UN TRAITEMENT Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes suivant une approche « Dépistage-triage-traitement » utilisant le test VPH comme test de dépistage initial, puis une IVA pour déterminer si un traitement est ou non nécessaire, et, dans l’affirmative, si les critères sont remplis pour un traitement par cryothérapie. L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 182 L’exemple de formulaire individuel (par cliente) proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA et le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Ce formulaire est conçu pour être imprimé sur du papier avec copies carbone, afin de permettre la prise en charge des patientes et la collecte des informations au cours de différentes visites et dans différents sites. Si le formulaire doit être utilisé une seule fois/pour une seule visite, certains éléments (p. ex., le nom de la structure de soins, la date de la visite, les initiales du fournisseur) peuvent être regroupés et réorganisés afin de simplifier la présentation [se référer à la sous-section Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes)]. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour accompagner l’acheminement du prélèvement et des résultats du test VPH (de la structure de soins vers le laboratoire, puis en retour du laboratoire vers la structure de soins), ainsi que pour les orientations-recours et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par cliente proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours ainsi que des informations en retour sur les orientations-recours (pour aider à la prise en charge des patientes par les prestataires). Les programmes doivent déterminer si des formulaires et des registres combinés ou séparés doivent être utilisés pour chaque service. L’enregistrement des patientes doit être minutieux et s’assurer que chacune d’entre elles est bien identifiée de manière unique et que les problèmes de doublons sont résolus au moment du calcul des totaux et lors de l’agrégation des données. Il est important aussi d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes longitudinaux structurés par cliente et présents dans chaque structure de soins permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et les données transmises au niveau central uniquement par la structure de soins ayant fourni les services (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales qu’il convient de procéder différemment). L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Cet exemple de formulaire présente une complexité supplémentaire, car par hypothèse la tranche d’âge cible nationale ne correspond pas à la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS pour le dépistage. Afin de faciliter la tâche aux programmes en cours de transition et passant d’une stratégie reposant sur l’IVA seule à une stratégie utilisant un test VPH suivi par un triage par IVA, les éléments de données permettant de déterminer si l’IVA est utilisée pour un dépistage initial ou pour un triage ont été inclus dans les exemples de formulaires. Les programmes utilisant la stratégie reposant sur le test VPH seul peuvent adapter les formulaires en supprimant les éléments en rapport avec le dépistage par IVA et les indicateurs connexes ou adapter les éléments en rapport avec l’IVA pour enregistrer des informations sur l’évaluation visuelle effectuée avant de réaliser le traitement (se référer à la sous-section Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure). Les programmes utilisant l’examen cytologique comme test secondaire de dépistage ou de triage peuvent adapter ces modèles en remplaçant les éléments en rapport avec l’IVA par ceux qui sont pertinents pour l’examen cytologique (se référer aux Listes de contrôle des éléments de données). Des éléments de données concernant la colposcopie peuvent également être ajoutés, le cas échéant. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 183 TABLEAU 3.25 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par test VPH suivi par une IVA, puis par un traitement par cryothérapie FIGURE 3.8 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les pays à forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par un test VPH, suivi par un triage par IVA et par un traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Lorsqu’un test VPH est positif, une IVA est réalisée comme second test de dépistage afin de déterminer si un traitement est ou non préconisé. Le traitement n’est réalisé que si le test VPH et l’IVA sont TOUS LES DEUX positifs. Test VPH (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Négatif Nouveau dépistage dans les 3 ans Faire un nouveau dépistage après 1 an Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Positif IVA IVA négative IVA positive Suspicion de cancer INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH ou IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage avec un résultat positif au test VPH ou à l’IVA au cours d’une période donnée B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 184 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA dont le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif (c’est- à-dire l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement) et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.0.1 Échec du test de dépistage Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois par un test VPH de dé- pistage du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test VPH de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage par test VPH FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépis- tage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage (par test VPH ou IVA) et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’at- teindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recom- mandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lé- sions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui se sont rendues à une visite de triage par IVA et chez qui l’IVA a été réalisée FAC2.2.2 Observance de l’orienta- tion vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage par IVA FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage par IVA FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui avaient besoin d’un traitement Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage par test VPH et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage par IVA au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions pré- cancéreuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-théra- peutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce trai- tement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryothé- rapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas reve- nues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci Tableau 3.25 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 185 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une struc- ture spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif ou le dépistage par IVA s’est avéré positif, et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes Proportion des tests de dépistage par test VPH réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes FAC5.0 Temps d’obtention des résul- tats des tests réalisés Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et le rendu des résultats du test VPH aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélèvements Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire Nombre de jours entre la réception des prélèvements pour le test VPH au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats des tests VPH à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.25 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 186 FORMULAIRE DE DÉPISTAGE PAR TEST VPH, TRIAGE PAR IVA ET TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : Numéro d’identification de la cliente : Âge de la cliente : ____ Date des dernières règles : ____________ Téléphone 1 : _______________ Téléphone 2 : _______________ Adresse (lieu d’habitation) : Statut par Rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant ou jamais testée] Antécédents de Dépistage de la Cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas La visite du jour est due à une complication post-thérapeutique ? Oui Non Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : ___________ Le dernier traitement : ______________________ DÉPISTAGE ET TRIAGE Test VPH Nom de la structure de soins : ____________ District : ________ Nom du prestataire : ____________ Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Méthode de collecte du prélèvement : Par la cliente Par le prestataire ou Prélèvement non collecté (raison) : ______________________________________________________________ Date de collecte du prélèvement : _________________ Date de la visite : _________________________________ ou Identique à la date de collecte __________________________________________________________________ Code du prélèvement : ___________ Date d’envoi au laboratoire : _____________ Date de réception au labo : _________ Date de réalisation du test : _________ N° de kit du test VPH : _____ Résultat rendu à la cliente : Oui (date de rendu) :_________ Non (raison) :______________________ Résultat du Test : Négatif Positif Nécessité de faire un nouveau test Date d’envoi au site de dépistage : ___________________________________________________________________ Initiales du technicien : _____________________________________________________________________________ IVA Nom de la structure de soins : __________________________________________ District : ____________________________________________________________ Nom du prestataire : _________________________________________________ Triage ou Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage réalisé ? Oui (Date de la visite) : ______________________________________________ Non (raison) : ______________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/ lésions sur le col de l’utérus Résultat de l’IVA Négative Positive Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positive, suspicion de cancer Application d’acide acétique non réalisée (donner les raisons) : _______________________________________ SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 187 TRAITEMENT Pour une visite de dépistage ou de triage par IVA Cryothérapie réalisée durant : Visite de dépistage Visite de triage ou Cryothérapie différée (raison) : __________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Nom de la structure de soins : Date de la visite : _____________________________________ Initiales du prestataire : _____________________ Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille Nom de la structure de soins : ____________________________________________________________________ Date de la visite : _______________________________________ Initiales du prestataire : ___________________ Remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS ET SUIVI Orientation-recours vers [nom du(des) site(s)] : ________________________________________________________ Raison et date de l’orientation-recours : Triage (date) : __________________ Cryothérapie (date) : ____________ Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) (date) : ___________ Suspicion de cancer (date) : ________________ Autre problème gynécologique (date) : _________________ Cancer invasif (date) : _________________ Date de RDV au site d’orientation-recours : _______________ Réalisé après le dépistage, le triage ou le traitement : Nouvelle visite de dépistage dans : 1 an 3 ans 5 ans REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 188 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 189 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 190 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 191 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 192 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par TEST VPH Premier dépistage A Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) C NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR TEST VPH D Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par IVA Premier dépistage E Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an F Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) G NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR IVA H NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un PREMIER DÉPISTAGE (A + E) I NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un DÉPISTAGE DE SUIVI POST-THÉRAPEUTIQUE À 1 AN (B + F) J NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un NOUVEAU DÉPISTAGE (C + G) K NOMBRE TOTAL – FEMMES AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE (I+J+K) OR (D+H) L Nombre de clientes avec un résultat POSITIF AU TEST VPH DE DÉPISTAGE Premier dépistage M Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an N Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) O NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TEST VPH DE DÉPISTAGE P Nombre de clientes avec un résultat POSITIF au DÉPISTAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo Q Critères non remplis pour la cryo R Suspicion de cancer S Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo T Critères non remplis pour la cryo U Suspicion de cancer V Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo W Critères non remplis pour la cryo X Suspicion de cancer Y NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU DÉPISTAGE PAR IVA Z Résultat du dépistage POSITIF : premier dépistage (M+Q+R+S) AA Résultat du dépistage POSITIF : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (N+T+U+V) AB Résultat du dépistage POSITIF : Nouveau dépistage (O+W+X+Y) AC NOMBRE TOTAL – FEMMES AVEC DÉPISTAGE POSITIF (AA+AB+AC) OR (P+Z) AD FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : Unité au niveau infranational : Mois : Année : Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 193 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes avec un résultat POSI- TIF au TRIAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo AE Critères non remplis pour la cryo AF Suspicion de cancer AG Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo AH Critères non remplis pour la cryo AI Suspicion de cancer AJ Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo AK Critères non remplis pour la cryo AL Suspicion de cancer AM NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TRIAGE PAR IVA AN CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (Q + AE) AO CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (T + AH) AP CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (W + AK) AQ NOMBRE TOTAL – CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO (AO + AP + AQ) AR CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (R + AF) AS CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (U + AI) AT CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (X + AL) AU NOMBRE TOTAL – CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO (AS + AT + AU) AV SUSPICION DE CANCER : premier dépistage (S + AG) AW SUSPICION DE CANCER : dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an (V + AJ) AX SUSPICION DE CANCER : Nouveau dépistage (Y + AM) AY NOMBRE TOTAL – SUSPICION DE CANCER (AW + AX + AY) AZ NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉRAPIE OU PAR RAD (AR + AV) BA NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT (AR + AV + AZ) BA Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉRA- PIE Premier dépistage Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BB Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BC Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BD Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BE Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BF Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BG TOTAL BH Nombre de clientes présentant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne remplissant pas les critères pour la cryo) Premier dépistage Traitées par RAD sur site BI Orientation-recours pour traitement BJ Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées par RAD sur site BK Orientation-recours pour traitement BL Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées par RAD sur site BM Orientation-recours pour traitement BN TOTAL BO TRAITÉES PAR CRYO/RAD : premier dépistage (BB + BC +BI) BP TRAITÉES PAR CRYO/RAD : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an BQ (BD + BE + BK) BR TRAITÉES PAR CRYO/RAD : nouveau dépistage (BF + BG + BM) BS NOMBRE TOTAL – TRAITÉES PAR CRYO OU RAD : (BP + BQ + BR) Nombre de clientes avec COMPLI- CATIONS POST-THÉRA- PEUTIQUES Cryothérapie BT RAD BU TOTAL BV SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 194 Éléments permettant le calcul des indicateurs Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage b 1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH b 2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH et âgées de 30 à 49 ans + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA et âgées de 30 à 49 ans) B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA) B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage b 3.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (test VPH) b 3.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (IVA) C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c 1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR TEST VPH pour lequel le résultat était POSITIF c 2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR IVA pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c 2.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat du TEST VPH était POSITIF c 2.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat de l’IVA était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA E Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA dont le résultat était POSITIF F Nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) G Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER G1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS H Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS H1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (TOTAL) : B (somme de b 1 + b 2 ) Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS) : B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE) : B3 (somme de b 3.1 + b 3.2 ) FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/unité au niveau infranational : _______________________________________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 195 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DONNÉES D’ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE District Nom officiel du district (ou équivalent) Texte ou liste déroulante Du FI au REG au SYN Date de la visite Jour, mois et année de la visite de la cliente Date Du FI au REG au SYN But de la visite Élément donnant des orientations sur la manière de remplir le formulaire ou le registre. Peut également être utilisé (conjointement avec un identifiant unique) pour faire le suivi des clientes accédant aux services Réponse catégorielle (DÉPIS- TAGE, TRAITEMENT, COMPLI- CATION POST-VISITE) Du FI au REG Nom du presta- taire Prénom et nom de famille du prestataire réalisant le dépistage Texte Du FI au REG au SYN Nom de la cliente Prénom et nom de famille de la cliente Remarque : en cas d’enregistrement électronique des données sur les clientes, le prénom et le nom de famille de la cliente doivent être saisis dans des champs séparés afin d’éviter les incohérences (cela s’applique aussi en cas de formulaire et de registre sur papier) Texte Du FI au REG Numéro d’iden- tification de la cliente Numéro national d’identification ou autre identifiant unique de la cliente utilisé par la structure de soins, par le programme ou au niveau du pays EN FONCTION DU PAYS Du FI au REG Numéro de télé- phone Numéro de téléphone principal de la cliente collecté pour aider à faire son suivi Numérique Du FI au REG Numéro de téléphone d’un parent proche Autre numéro de téléphone permettant de contacter la cliente et collecté pour aider à faire son suivi Numérique FI Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – toutes les méthodes de dépistage) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test VPH) : c 1 / b 1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – test VPH) : c 2.1 / b 3.1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test par IVA) : c 2 / b 2 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – IVA) : c 2.2 / b 3.2 x 100 % B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage : D / b 1 x 100 % B2.2 Taux de positivité à l’examen de triage : E / D x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (GLOBAL) : G / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – toutes les méthodes de dépistage) : G1 / B3 x 100 % M3.0 Taux de traitement : F1 + H1 / C x 100 % C3.0 Tasa de tratamiento: F + H / c 2 + E x 100 % DICTIONNAIRE DES DONNÉES ABRÉGÉ POUR UN PROGRAMME UTILISANT L’IVA Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 196 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Âge de la cliente Âge de la cliente en années Il permet d’identifier si la cliente se trouve dans ou en dehors de la tranche d’âge cible (en années) recommandée par l’OMS ; lorsque la tranche d’âge cible utilisée par le pays est différente, les résultats totaux peuvent être ventilés en fonction de l’âge afin de permettre le calcul des indicateurs mondiaux et des indicateurs nationaux Numérique ou calculé* *voir Date de naissance Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date de nais- sance de la cliente Jour, mois et année de naissance de la cliente Remarque : en fonction du contexte du pays, saisir la date de naissance, l’âge ou les deux. Dans les systèmes de données individuelles électroniques, il est possible de ne saisir que la date de naissance, l’âge étant alors calculé de manière auto- matique et fiable. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date des der- nières règles Donnée fournie par la cliente elle-même ; jour, mois et année des dernières règles de la cliente. Utilisé pour déterminer s’il est possible que la femme soit enceinte/la nécessité de réaliser un test de grossesse, ainsi que la présence d’autres anomalies potentielles Date FI Adresse (lieu d’habitation) Adresse principale/lieu de résidence de la cliente, pour per- mettre un suivi et/ou des analyses géographiques. Remarque : le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale. Texte Du FI au REG ANTÉCÉDENTS DE DÉPISTAGE DE LA CLIENTE A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé Antécédents de dépistage du cancer du col de l’utérus chez la cliente (a-t-elle déjà fait un dépistage ?). Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) avec accès possible à ces dossiers. Si les données sont extraites d’un système, la catégorie de réponse « NE SAIT PAS » peut être supprimée. Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI (vérifier avec la réponse « Premier dépistage » pour l’élé- ment « Type de visite de dépistage » Si OUI, mé- thode utilisée pour le dernier dépistage Méthode utilisée pour le dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (IVA, FROTTIS, TEST DE RE- CHERCHE DE L’ADN DU VPH, NE SAIT PAS) FI Résultat du der- nier dépistage Résultat du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, NE SAIT PAS) FI Si POSITIF, un traitement a-t-il été réalisé Action menée si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 197 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur [Si OUI] Type de traitement réalisé Type de traitement fourni si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (CRYOTHÉRAPIE, RAD, NE SAIT PAS) FI Date du dernier dépistage Jour, mois et année de réalisation du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI [Quand a été ré- alisé le dernier] Traitement Jour, mois et année de réalisation du dernier traitement. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le traitement/le suivi des clientes. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeu- tiques ? Indique si la cliente est revenue du fait de la présence de com- plications post-thérapeutiques. Utilisé pour faire le suivi des complications post-thérapeutiques. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Nombre de gros- sesses Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de fois où la femme a été enceinte. Numérique FI Nombre d’accou- chements Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de grossesses que la femme a poursuivies jusqu’à un âge gestationnel viable pour l’enfant. Numérique FI Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 198 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur STATUT PAR RAPPORT AU VIH Résultat du der- nier test VIH Résultat du dernier test VIH réalisé et fourni par la cliente elle-même. Cet élément est obtenu pour la prise en charge des patientes et l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et de lutte contre l’infection à VIH. Il est utili- sé comme élément primaire pour la ventilation d’indicateurs. Lorsque le DCIP est intégré dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, utiliser les éléments du DCIP indiqués ci-des- sous (tirés du guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH). Lors du transfert dans le registre, les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ à la question sur le résultat du dernier test VIH doivent être saisies comme résultat INCONNU. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques. Réponse catégorielle [POSITIF ; NÉGATIF dans les 3 derniers mois) ; INCONNU] Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = POSITIF POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque la cliente elle-même indique un « Résultat du dernier test VIH POSITIF » ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Date du dernier résultat de test VIH positif Jour, mois et année de réalisation du dernier test VIH de la cliente avec un résultat POSITIF. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) et que l’accès à ces dossiers est possible. Date Du FI au REG Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Inscription ou non des femmes séropositives au VIH dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH. La disponibilité d’une des informations suivantes permet d’évaluer de manière indirecte si les clientes sont bien ins- crites dans ce type de service : cliente ayant bénéficié d’une évaluation clinique ou d’une mesure de la numération des CD4 ou d’une mesure de la charge virale après que le diagnostic d’infection à VIH a été posé ; ou cliente actuellement sous trai- tement antirétroviral (se référer au document de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé http://apps.who. int/iris/bitstream/handle/10665/192750/9789242508758_fre. pdf?sequence=1). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Réponse catégorielle ou calculée (ÉVALUATION CLI- NIQUE RÉALISÉE, NUMÉRA- TION DES CD4 RÉALISÉE, MESURE DE LA CHARGE VI- RALE RÉALISÉE ou ACTUEL- LEMENT SOUS TRAITEMENT ANTIRÉTROVIRAL ; NON INSCRITE) Du FI au REG Première numé- ration des CD4 (ou première me- sure de la charge virale) Nombre de CD4 au moment du diagnostic de l’infection à VIH ; ou première numération des CD4 réalisée au moment de l’inscription dans un service de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH. Lorsque la numération des CD4 n’est pas réalisée au même moment (et sur le même lieu) que le test VIH, utiliser la numé- ration des CD4 réalisée au plus près du moment du diagnostic comme numération « réalisée au moment de l’inscription ». Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 199 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Date de la pre- mière numéra- tion des CD4 (ou de la première mesure de la charge virale) Jour, mois et année de réalisation de la première numération des CD4 (au moment du diagnostic ou de l’inscription). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Numération des CD4 (ou mesure de la charge virale) la plus récente Nombre de CD4 le plus récent. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Date de la numé- ration des CD4 (ou de la mesure de la charge virale) la plus récente Jour, mois et année de réalisation de la numération des CD4 la plus récente. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Si elle n’est pas inscrite, orienta- tion-recours de la cliente pour la prise en charge et le traitement Se référer à la définition de la mesure indirecte de « l’inscrip- tion » fournie pour l’élément de données « Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH ». Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle- même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « INCONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Le dépistage et le test VIH à l’ini- tiative du presta- taire (DCIP) a-t-il été accepté ? Acceptation/Non-acceptation du DCIP proposé au cours de la visite de dépistage du cancer du col de l’utérus par les clientes remplissant les critères pour en bénéficier. Enregistré pour faire le suivi des patientes et de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH. Remarque : un DCIP doit être proposé aux clientes lorsqu’elles signalent que le résultat de leur test VIH précédent était NON CONCLUANT, ou que le dernier test VIH s’est avéré NÉGATIF mais date de plus de 3 mois, ou qu’elles n’ont JAMAIS FAIT DE TEST VIH. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si OUI, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Jour, mois et année de réalisation du test VIH dans le cadre d’un DCIP. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP au cours de visites de dépistage. Date Du FI au REG Résultat final du DCIP Résultat final du test VIH réalisé au cours de la visite de dé- pistage du cancer du col de l’utérus (se référer au Statut par rapport au VIH final ci-dessous). Réponse catégorielle (POSITIF, NÉGATIF, NON CONCLUANT) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Collecte des informations pour déterminer si les clientes ont reçu le résultat de leur test VIH. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP sur le lieu de prestation des ser- vices de dépistage. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 200 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Statut par rap- port au VIH final Utilisé comme élément principal pour la ventilation d’indica- teurs. Le statut par rapport au VIH final est enregistré comme suit : POSITIF si le Résultat du dernier test VIH était POSITIF ou si le Résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était POSITIF ; NÉGATIF si le résultat du dernier test VIH (dans les 3 derniers mois) était NÉGATIF ou si le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était NÉGATIF ; INCONNU si le résultat du dernier test VIH était NON CONCLUANT ou TEST JAMAIS RÉALISÉ et le DCIP a été refusé. Remarque : lorsque le résultat du dernier test VIH (fourni par la cliente elle-même) est enregistré dans le formulaire individuel où est également enregistré le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP, cet élément de données permet d’obtenir la valeur du Statut par rapport au VIH final qui sera saisie dans le registre. Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, INCONNU) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU SI LE DCIP N’EST PAS DISPONIBLE : l’élément facultatif ci-dessous est enregistré lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle-même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « IN- CONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; il est utilisé pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Cliente orientée vers une struc- ture spécialisée pour bénéficier d’un test VIH Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH lorsque le dépistage du VIH n’est pas disponible par le biais d’un DCIP et que le résultat au dernier test VIH est TEST JAMAIS RÉALISÉ ou NON CONCLUANT, ou que le test le plus récent, dont le résultat était NÉGATIF, date de plus de 3 mois. Enregistré pour faire le suivi de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH lorsque le DCIP n’est pas proposé sur le point de prestation de services de dépistage du cancer du col de l’utérus. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 201 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DÉPISTAGE Type de visite de dépistage Indique le type de visite de dépistage à laquelle participe la cliente, en fonction de ses antécédents de dépistage (et de traitement). L’ensemble d’éléments de données en rapport avec le type de visite de dépistage est utilisé pour la ventila- tion des indicateurs. La plupart des indicateurs donnent des spécifications sur le type de visite de dépistage concerné ou des éléments à prendre en considération pour une ventilation. Lors de l’utilisation de questionnaires papiers, ces différents éléments sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : 1) différentes variables individuelles à réponse catégorielle (OUI/NON) ; ou 2) variable récapitulative unique à réponse catégorielle avec de multiples valeurs de réponse. Réponse catégorielle (PREMIER DÉPISTAGE, DÉ- PISTAGE DE SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE À 1 AN, NOU- VEAU DÉPISTAGE) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Dépistage réalisé Indique le statut par rapport au dépistage. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si NON, (dé- pistage non réalisé), donner la raison : Champ de texte ouvert pour enregistrer la raison pour laquelle le dépistage a été différé. Il s’agit habituellement de problèmes gynécologiques figurant parmi les contre-indications à la réalisation du dépistage (p. ex., présence d’une cervicite). Texte FI RÉSULTAT DE L’IVA Résultat de l’IVA Résultat du dépistage du cancer du col de l’utérus basé sur l’IVA. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de traitement (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (NÉ- GATIF ; POSITIF ; POSITIF, SUSPICION DE CANCER) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND [Si positif] Critères remplis pour la cryothé- rapie Indique si la cliente remplit ou non les critères pour que ses lésions précancéreuses soient traitées par cryothérapie, ou si celles-ci doivent être traitées par RAD car elles sont de grande taille et ne remplissent pas les critères pour la cryothérapie. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cartographie du dépistage Le prestataire enregistre les observations/lésions sur un sché- ma/une carte simplifiée du col de l’utérus. Image FI Diagnostic cli- nique Diagnostic clinique des problèmes gynécologiques (pouvant éventuellement entraîner un report du dépistage). Texte FI Résultats de l’examen génital externe et de l’examen au spé- culum Résultats de l’examen gynécologique clinique. Texte FI SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 202 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur ORIENTATION-RECOURS Orientation vers : Nom du site vers lequel est orientée la cliente pour bénéficier d’autres services. Utilisé pour faire le suivi des résultats et des orientations-recours pour les clientes. Texte FI Orientation pour la présence de lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – présence de lésion de grande taille ne remplis- sant pas les critères pour la cryothérapie et ayant besoin d’une RAD. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours des clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orien- tations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour une suspicion de cancer Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – suspicion de cancer invasif. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours pour les clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orientations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour cryothérapie Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour un autre pro- blème gynécolo- gique Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND CRYOTHÉRAPIE Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage Indique que la cryothérapie a été réalisée le même jour que le dépistage par IVA. Lors de l’utilisation de questionnaires papier, ces éléments de données relatifs au traitement et à l’orientation-recours sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : différentes variables individuelles à réponse catégorielle dichotomique (OUI/NON) ; ou variable récapitulative unique à réponse caté- gorielle avec de multiples choix de réponse. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Raison : Raison pour laquelle la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Texte FI Cryothérapie différée Indique que le dépistage par IVA a été réalisé, mais que la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Indique que la cliente a bénéficié de la cryothérapie qui avait été initialement différée après avoir reçu un résultat positif au dépistage. Utilisé pour faire le suivi du traitement des lésions précancéreuses (et de l’impact de l’utilisation de l’approche « À visite unique » ou de l’approche « Dépistage et traitement le même jour » sur la réalisation du traitement des lésions précancéreuses). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 203 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Cryothérapie réalisée ce jour après orienta- tion-recours Indique que la cliente a été traitée par cryothérapie suite à une orientation-recours. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation-re- cours pour cryo- thérapie depuis : Nom du site à partir duquel la cliente a été orientée pour son traitement par cryothérapie. Peut être inclus quand la cryo- thérapie n’est pas UNIQUEMENT réalisée dans le cadre d’une approche « À visite unique » ou « Dépistage et traitement le même jour ». Texte Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la cryo- thérapie Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Transféré à partir du Formulaire individuel de dépistage. Texte Du FI au REG RAD Remplit les critères pour une RAD Indique que la cliente remplissait les critères pour être traitée par RAD lors de la visualisation réalisée au cours de la visite de RAD. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG RAD réalisée Indique que la RAD a été réalisée pour le traitement des lé- sions précancéreuses. Utilisé pour le suivi de la prestation des services de RAD et du traitement des lésions précancéreuses. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Texte Du FI au REG REMARQUES/SUIVI Remarques/ suivi Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire. Texte FI

ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 206 Pour prendre des décisions éclairées, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus doivent disposer d’informations exactes et actualisées sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité théorique et la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir ces services, ainsi que sur la qualité des services fournis. Le terme « disponibilité des services » fait principalement référence à la présence matérielle de structures de soins ou d’unités mobiles fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour pouvoir élargir ou assurer le bon fonctionnement d’un programme national de qualité, il est indispensable d’avoir des informations sur la présence et sur la répartition des services connexes. Mais il ne suffit pas que des services soient disponibles pour que leur qualité soit garantie. Le terme « capacité opérationnelle des structures de soins » fait référence à la capacité des structures de soins ou des unités mobiles à fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; disposer de cette capacité opérationnelle constitue une condition préalable indispensable à une prestation de services de qualité. Un certain nombre d’intrants clés (par exemple, du personnel formé, des infrastructures, du matériel de base, des fournitures) et de processus clés (par exemple, des systèmes de suivi, des systèmes d’approvisionnement, des mécanismes d’orientation-recours) doivent être en place pour permettre une prestation de services de haute qualité. Cependant, comme pour la disponibilité des services, le fait qu’une structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à fournir des services ne garantit pas nécessairement que ceux-ci soient de qualité. Les outils et les méthodes présentés dans cette section permettent de faciliter la collecte et l’analyse de ces informations clés. Ils peuvent être adaptés et mis en œuvre en fonction des besoins en informations sur le programme, du contexte dans lequel le programme est mis en œuvre et des ressources disponibles. Conçu pour être le plus large possible, sans pour autant être exhaustif, cet ensemble d’outils et de méthodes est destiné à aider les programmes à : • Réaliser une planification stratégique en vue d’introduire ou d’élargir la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Collecter des données de référence sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des différents services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Faire un suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services pendant leur élargissement ou leur introduction, et pendant la programmation de routine ; et • Mettre en œuvre des processus d’amélioration de la qualité des services. Les outils proposés pour réaliser des enquêtes dans les structures de soins permettent de mesurer directement des intrants, des processus et des résultats spécifiques. Ils permettent aussi de comparer les résultats obtenus à des normes de base pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus. En complément, des informations d’orientation présentent les éléments pertinents à prendre en considération pour étudier la disponibilité et la capacité opérationnelle des services en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus ; ces informations d’orientation permettent également de prendre en compte les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes existantes menées sur un échantillon de structures de soins représentatif au niveau national. INTRODUCTION SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 207 Différentes méthodes peuvent être utilisées pour faire une évaluation et un suivi de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. Le choix de la méthodologie doit dépendre principalement des raisons motivant la collecte des informations et du but de cette collecte. D’autres facteurs doivent également être pris en compte pour déterminer l’approche la plus adaptée et la plus appropriée, notamment les ressources disponibles au niveau du programme ainsi que les éventuelles enquêtes déjà en cours et pouvant être exploitées pour obtenir des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette section présente le processus de la Supervision de soutien, qui permet d’obtenir des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle, la performance et la qualité. On y trouve aussi un document pour réaliser une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), ce qui permet de collecter des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle des structures de soins. Ces approches sont conçues pour obtenir des informations spécifiques à chaque structure de soins, et les résultats obtenus ne doivent en aucun cas être généralisés à l’ensemble du système de santé ou à d’autres structures de soins. Les outils connexes permettent de collecter les informations nécessaires pour répondre à l’ensemble des questions clés présentées au Tableau 4.1 ; ces informations serviront de base pour élargir ou introduire des services, et permettront de réaliser un suivi systématique de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services. TABLEAU 4.1 Questions auxquelles répondent l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins et la Supervision de soutien ÉVALUATION DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET DE LA QUALITÉ DES SERVICES QUESTIONS AUXQUELLES RÉPONDENT L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET LA SUPERVISION DE SOUTIEN Quels sont les services disponibles entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Où sont-ils disponibles ? Les struc- tures de soins fournissent-elles les services pour lesquels elles ont été désignées ? Les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus répondent-ils aux besoins ? Y a-t-il suffisamment de personnel qualifié fournissant les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Existe-t-il du personnel supplémentaire susceptible d’être formé pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’éventualité d’une augmentation des besoins ? Les structures de soins disposent-elles des infrastructures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’achats et de chaîne d’approvisionnement permettant d’assurer la prestation conti- nue des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et d’éviter les ruptures de stock ? Les structures de soins disposent-elles du matériel et des fournitures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles du nécessaire de base pour la prévention des infections ? Les structures de soins disposent-elles des médicaments de base et des tests à réaliser au point de service requis pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles des documents et des processus de base pour la gestion des données permettant d’aider à la réalisa- tion d’un suivi systématique et à la collecte d’informations utiles pour améliorer les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’orientation-recours fonctionnels et clairement définis permettant d’assurer la conti- nuité de la prise en charge du cancer du col de l’utérus ? Des politiques et Des lignes directrices nationales relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Dans l’affirmative, sont-elles bien comprises ? Quelles activités sont menées afin de s’assurer que la communauté est informée des services disponibles pour lutter contre le cancer du col de l’utérus et augmenter la demande pour ces services ? SUPERVISION DE SOUTIEN SEULEMENT : Les différents services en rapport avec la lutte contre cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins sont-ils de haute qualité ? Quelle est la qualité des données collectées de manière systématique ? La signification de ces données est-elle bien comprise et ces données sont-elles utilisées pour la prise de décision ? Quelles sont les perceptions des clientes et de la communauté quant à la qualité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins ? ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 208 Un outil, des indicateurs et des informations d’orientation à utiliser lors de l’agrégation des informations collectées au cours des Enquêtes dans les structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces éléments permettent notamment d’analyser les services et d’en réaliser une cartographie au niveau national ou infranational. L’évaluation périodique des structures de soins permet d’élargir encore la compréhension de la situation acquise au travers du suivi des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus basé sur la collecte systématique de données et sur les rapports issus de cette collecte, comme décrit à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Les informations détaillées relatives au calcul des indicateurs et à la qualité des données, présentées à la section 3, peuvent également servir de référence pour évaluer la gestion, la qualité et l’utilisation des données dans le cadre de la Supervision de soutien (ou de l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins). Les enquêtes menées à grande échelle au niveau national ou infranational et visant à évaluer la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des services donnés exigent généralement des ressources considérables ; en conséquence, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont rarement en mesure de les réaliser. Cependant, il peut être possible d’utiliser des enquêtes existantes ou en projet pour collecter des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et ainsi tirer le meilleur parti possible des ressources disponibles, ce qui évite de refaire des travaux qui existent déjà. Lors de la recherche de ressources potentielles à exploiter, il est important de déterminer si l’objet des enquêtes existantes prises en considération correspond aux besoins en informations du programme. L’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assessment, soit SARA) de l’OMS est un exemple d’enquête sur les structures de soins mise en œuvre à l’échelle mondiale et centrée sur le suivi de la prestation des services de santé de base. SARA collecte une quantité limitée d’informations sur la disponibilité et la capacité opérationnelle de certains services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; cependant, elle ne permet pas d’évaluer la qualité des services fournis. Les enquêtes dans les structures de soins telles que SARA, l’évaluation de la prestation de services (en anglais, service provision assessment, soit SPA) et, potentiellement, le Recensement des établissements de santé répondent aux questions de base nécessaires à l’évaluation périodique des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre du processus général de suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services de santé. Elles permettent d’obtenir dans les grandes lignes des informations sur la nécessité d’élargir ou d’introduire des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, tout en identifiant les domaines pour lesquels une évaluation plus approfondie est nécessaire. L’objectif plus général de SARA est clairement illustré par les questions de base auxquelles elle permet de répondre et dont la liste figure au Tableau 4.2. TABLEAU 4.2 Questions auxquelles répond l’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (SARA) On trouvera à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section, un outil et un ensemble d’indicateurs traceurs permettant de tirer parti des enquêtes existant déjà au niveau des structures de soins pour collecter des informations sur les services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. QUESTIONS AUXQUELLES RÉPOND SARA Quelle est la disponibilité de l’offre élémentaire de soins de santé essentiels dans les établissements de santé publics et privés ? L’établissement est-il doté d’un personnel qualifié adéquat ? Des ressources et des systèmes d’appui sont-ils disponibles pour assurer une certaine qualité des services ? Quel est le degré de capacité opérationnelle des établissements à la prestation de services très prioritaires tels que les services de santé re- productive, les services de santé maternelle et pédiatrique, ainsi que le diagnostic et le traitement des maladies infectieuses (p. ex., infection à VIH, infections sexuellement transmissibles, tuberculose et paludisme) ? Les établissements sont-ils prêts à faire face à la charge de plus en plus lourde des maladies non transmissibles ? Quels sont les points forts et les points faibles de la prestation des services essentiels dans les établissements de santé ? Source : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/149026/WHO_HIS_HSI_2014.5_fre.pdf?sequence=1 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 209 La Supervision de soutien est le processus d’évaluation, d’encadrement et d’encouragement du personnel de santé destiné à améliorer sa performance, avec pour but fondamental l’amélioration de la qualité des services. Ses principaux objectifs sont les suivants : • Identifier les problèmes de performance des prestataires et des structures de soins ; • Identifier les facteurs internes et externes pouvant avoir un impact sur la qualité des services ; • Fournir immédiatement un encadrement pour résoudre les problèmes les plus importants, et élaborer un plan d’action pratique pour remédier aux problèmes restants ; et • Aider à la mise en place de mesures d’amélioration de la qualité dans le cadre d’un processus continu d’assurance et d’amélioration de la qualité. CONSIDÉRATIONS MÉTHODOLOGIQUES FRÉQUENCE Une première visite de Supervision de soutien doit être effectuée immédiatement après la formation clinique afin de s’assurer du transfert des connaissances sur le lieu de travail et d’identifier tout facteur interne ou externe à la structure de soins qui pourrait avoir un impact sur la qualité des services. Lorsque cela n’est pas possible, cette visite doit être effectuée dans les deux à six semaines suivant la formation clinique. Les visites suivantes doivent être effectuées tous les trois à six mois au cours de la première année, puis de manière plus espacée pour les structures ayant régulièrement démontré que les normes y sont respectées. Les trois Catégories relatives à la performance peuvent être utilisées comme des outils distincts pour effectuer des évaluations entre pairs ou des autoévaluations provisoires ; cependant, une évaluation des Catégories relatives à la performance et une évaluation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle doivent être menées pour atteindre les objectifs d’une véritable visite de Supervision de soutien. ÉCHANTILLONNAGE Les principaux objectifs de la Supervision de soutien étant d’identifier et d’examiner les facteurs ayant une incidence sur la qualité des services, le processus doit être mené dans l’ensemble des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, y compris les unités mobiles. Parce qu’elles sont collectées à partir d’un échantillon par choix raisonné, ces données ont leurs limites ; aucune généralisation ou extrapolation ne peut en être tirée. Des informations supplémentaires sur la manière d’agréger, d’analyser et d’interpréter les données collectées dans différentes structures de soins lors de visites de Supervision de soutien se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, ainsi que dans « Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la performance ». PLANIFICATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN La visite de Supervision de soutien doit être organisée à une date où le formateur/superviseur clinique et le conseiller en matière de suivi et d’évaluation peuvent assister à l’ensemble de la visite, et qui convient au personnel de la structure de soins. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite, qui se trouvent dans l’ensemble de documents figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, permettent d’aider à planifier la visite de Supervision de soutien et à collecter des informations pertinentes, qui seront vérifiées pendant la visite. L’équipe de supervision doit être composée d’au moins un superviseur technique du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Elle doit être divisée en deux groupes : • Groupe 1 : dirigé par le superviseur technique, il se concentre sur l’évaluation des sections Performance des prestataires, Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et Capacité opérationnelle de la structure de soins (voir l’outil Supervision de soutien) ; PROCESSUS DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 210 • Groupe 2 : dirigé par le conseiller en matière de suivi et d’évaluation, il se concentre sur l’évaluation des sections Gestion des données et Atteinte des niveaux de référence des indicateurs clés (voir l’outil de Supervision de soutien). Les chefs d’équipe de chaque groupe doivent gérer la planification globale de la visite, organiser la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui les collecteront. En amont de la visite, les membres de l’équipe devront avoir acquis une très bonne connaissance des lignes directrices nationales, des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores de l’outil de Supervision de soutien (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Dans la mesure du possible, un atelier d’orientation sur l’outil et sur la manière de mener la visite sera organisé pour les nouveaux utilisateurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES La visite de Supervision de soutien comprend deux activités pour lesquelles un consentement éclairé doit être obtenu, en plus du consentement habituel autorisant la conduite des procédures : • L’observation de la réalisation de dépistages et de traitements des lésions précancéreuses chez des clientes, qui est nécessaire pour évaluer les Catégories relatives à la performance des prestataires ; et, • La conduite d’entretiens avec des clientes chez qui est réalisé un dépistage ou un traitement des lésions précancéreuses, dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la structure de soins : évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Avant la visite, l’équipe de supervision doit avoir prévu comment sera obtenu le consentement éclairé des clientes qui seront sujettes à ces observations ou participeront à ces entretiens. Les exigences en matière de consentement éclairé peuvent varier légèrement d’un pays et d’un programme à un autre, mais, dans la plupart des cas, le texte du consentement éclairé comprendra les informations suivantes : • Le but de l’entretien ou de l’observation ; • La manière dont se déroulera l’entretien ou l’observation ; • La manière dont les informations collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ; et • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la cliente. Les clientes et les autres personnes à qui l’on propose de participer à des entretiens ou à des observations doivent recevoir l’assurance que le fait d’accepter ou pas d’y participer n’aura aucune incidence sur leur accès à des services de qualité. Les observations sur la performance du prestataire doivent être effectuées dans une salle d’examen permettant de respecter l’intimité de la cliente (ou dans une grande pièce disposant de paravents permettant d’assurer que l’intimité de la patiente sera respectée – voir la description dans l’outil de Supervision de soutien dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins 5 : infrastructures), comme cela est généralement le cas pour les services de dépistage et de traitement. Les entretiens avec les clientes doivent être conduits de manière aussi confidentielle que possible. RÉALISATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter : • Les objectifs et le but de la visite, ainsi que les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et pour fournir des informations en retour ; et • Ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, une observation directe de la manière dont sont fournis les services, etc.). COLLECTE DE DONNÉES L’équipe d’évaluation remplit l’outil de Supervision de soutien en se basant sur les observations directes, l’examen des dossiers ou des registres, les entretiens avec le personnel de santé, les pharmaciens et leurs superviseurs, ainsi que les enquêtes auprès des clientes ou des membres de la communauté. Dans la mesure du possible, les informations collectées avant la visite (voir les documents de planification figurant dans la SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 211 sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) et celles obtenues au cours des entretiens ou de la revue des questionnaires, des dossiers et des registres doivent être vérifiées par une observation directe. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC L’ÉQUIPE DE SUPERVISION Immédiatement après la fin de la visite, les membres de l’équipe de supervision doivent se rencontrer pour partager leurs principales observations faites au cours de la visite et les scores attribués aux différentes évaluations, ainsi que pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent passer en revue chacun des scores, ainsi que les atouts et les faiblesses de la structure de soins et les lacunes à traiter en priorité, et trouver un consensus sur chacun de ces points. Enfin, sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la performance et le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), et s’entendre sur la personne qui fournira des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Chaque score de performance et/ou de capacité opérationnelle de la structure de soins insuffisant (signalé, dans les tableaux de bord, par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le tableau du Plan d’action qui figure à la fin de l’outil de Supervision de soutien, lequel fait partie de l’ensemble de documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de la présente section. Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LE PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS Le but de cette réunion est de fournir immédiatement des informations en retour, de passer en revue les observations faites au cours de la visite de Supervision de soutien et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. (Dans certains cas, une réunion de conclusion séparée devra être organisée avec le directeur médical et d’autres personnes impliquées dans l’administration.) L’équipe de supervision profitera de cette occasion pour : • Passer en revue le but de la visite de Supervision de soutien et de cette réunion de conclusion ; • Écouter ce que le personnel de la structure de soins a à dire sur ce qu’il perçoit comme étant les atouts et comme les points à améliorer ; • Passer en revue conjointement les points sur lesquels l’équipe de supervision et le personnel de la structure de soins sont d’accord ou non concernant les atouts identifiés ; • Passer en revue conjointement les domaines à améliorer, en particulier ceux qui ont un impact important sur la qualité des services et des résultats ; • Fournir un encadrement et renforcer les capacités immédiatement ; et, • Encourager une communication ouverte du personnel et faciliter sa participation active à l’élaboration du plan d’action. À la fin de cette réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision fournira à la structure de soins des copies du tableau de bord de Synthèse de la performance et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins, ainsi que le plan d’action qui aura été élaboré. Avant de quitter la structure de soins, elle devra aussi s’assurer qu’un plan de suivi des mesures correctives a bien été mis en place. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 212 L’outil de Supervision de soutien fournit une structure standardisée pour effectuer des visites de supervision et permet de produire périodiquement des informations fiables sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services, et sur la qualité de ces services. Cet outil comprend trois Catégories relatives à la performance et 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins. Il comprend aussi, pour chaque catégorie, les normes de base et un guide pour l’attribution des scores correspondants. L’outil complet à utiliser pour l’enquête se trouve parmi les documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les trois Catégories relatives à la performance facilitent la réalisation d’une évaluation directe de la qualité de la prestation de services et de la gestion des données en comparant les résultats obtenus à des normes de performance préétablies, ce qui représente un élément clé de l’assurance de la qualité dans un programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ces trois catégories sont décrites dans le Tableau 4.3, avec, pour chacune d’entre elles, la norme de performance correspondante ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. L’adaptation des Catégories relatives à la performance doit être effectuée avec soin et se limiter à une harmonisation des services, des indicateurs et des processus avec les politiques et les lignes directrices nationales. TABLEAU 4.3 Catégories relatives à la performance L’OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN L’évaluation des intrants et des processus spécifiques nécessaires à une capacité opérationnelle satisfaisante des structures de soins permet d’identifier les faiblesses systémiques susceptibles de nuire à la qualité de la performance. Les 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont décrites dans le Tableau 4.4, avec, pour chacune d’entre elles, la norme correspondante pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE DESCRIPTION DE LA NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la per- formance 1 : compétence du prestataire Le prestataire se conforme aux normes de presta- tion des services : il se prépare pour les procédures, fournit un conseil, fait une évaluation et réalise les procédures avec compétence ; il observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infec- tions ; il enregistre correctement ses constatations. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction du contexte du programme. (Voir la sous-section Remarques détaillées concernant l’adaptation ci-dessous.) Catégorie relative à la perfor- mance 2.1 : collecte et gestion des données Des données de qualité sont collectées, enregistrées et stockées correctement. Catégorie relative à la perfor- mance 2.2 : indicateurs clés et niveaux de référence Les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien com- pris, et leurs niveaux de référence sont atteints. Les indicateurs (et leurs objectifs à atteindre au niveau local) doivent être adaptés à ceux requis par le programme national. Catégorie relative à la perfor- mance 3 : évaluations de la perception des clientes et de la communauté Des évaluations des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont bonnes. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 213 TABLEAU 4.4 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins CATÉGORIE RELATIVE À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la capacité opérationnelle 1 : services La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction des cas, p. ex. : • Retrait de l’approche à visite unique ; • Évaluation de services spécifiques fournis au laboratoire, p. ex., la préparation de prélèvements et la réalisation de tests (test VPH) ; la lecture de lames ou de prélèvements (frottis ou cytologie en milieu liquide) ; l’analyse histologique/anatomopathologique (biopsie) ; • Ajout d’autres méthodes de dépistage (p. ex., la cervicographie numérique) ou de traitement (p. ex., la coagulation par la cha- leur). Des éléments pour enregistrer la fréquence de la prestation de ser- vices peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. D’autres indicateurs et objectifs importants peuvent être ajoutés aux éléments, p. ex. : • Taux d’approche à visite unique ; • Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 3 : dotation en personnel Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 4 : dotation po- tentielle en personnel Il existe un nombre suffisant de prestataires qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront dispo- nibles pour fournir des services une fois formés. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures Les éléments de base étaient présents et en état de marche/ opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés en fonction des types de services fournis et du contexte du programme, p. ex. : • Une alimentation électrique fiable est indispensable à la presta- tion de certains services (p. ex., dépistage par test VPH, RAD), mais ne l’est pas si l’IVA est le seul service fourni ; • La possibilité de transporter/stocker des prélèvements est indis- pensable pour réaliser un dépistage par test VPH ou par examen cytologique. Catégorie relative à la capaci- té opérationnelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel (mesuré par la conformité à quatre éléments). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : l’évaluation de la saisie en temps opportun des données dans les inventaires/les stocks peut être jugée indispensable, notamment lorsqu’un système d’approvisionnement électronique ou centralisé est utilisé. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 7 : matériel et fournitures Les différents éléments étaient en quantité suffisante, dispo- nibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonc- tion du contexte du programme et des types de services fournis. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 214 Tableau 4.4 (suite) Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en per- manence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonction du contexte du programme et des types de services fournis, p. ex. : • Si la RAD ne fait pas partie des services proposés dans la struc- ture de soins, le minimum requis approprié pour la lutte contre les infections est une désinfection radicale ; • Le type de stérilisation ou de désinfection radicale à utiliser peut être précisé, en fonction des directives nationales ; • Dans le cadre des unités mobiles, pour des activités extra-ins- titutionnelles menées sur une courte durée, il n’est pas indis- pensable de pouvoir effectuer une désinfection radicale si les instruments sont en quantité suffisante pour ne pas devoir être réutilisés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 9 : médicaments et tests Les différents éléments étaient disponibles et accessibles en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Les antibiotiques à utiliser pour le traitement des cas de cervicite et d’IST peuvent être spécifiés, et une liste de ces antibiotiques préparée ; • Des analgésiques supplémentaires peuvent être ajoutés. Des éléments de normes en rapport avec la date d’expiration/le stoc- kage des kits de test peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 10 : gestion des données Les différents éléments (ma- tériels et processus) étaient disponibles et état de marche/ opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments à évaluer (formulaires de dépistage, registres, etc.) peuvent être modifiés pour cadrer avec les processus suivis dans le pays pour la collecte et la gestion des données ; • Les formulaires et les processus pertinents pour le traitement des prélèvements de laboratoire (systèmes d’information des labora- toires, formulaires pour le suivi des prélèvements, etc.) peuvent être inclus. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 11 : mécanismes d’orientation-recours Les mécanismes d’orienta- tion-recours sont clairement définis et opérationnels. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments permettant d’évaluer spécifiquement les sys- tèmes électroniques utilisés pour les orientations-recours (et pour fournir des informations en retour sur les orientations-recours) peuvent être modifiés ; • Certains éléments à évaluer pour rendre compte de l’intégration des services peuvent être modifiés ; • Pour les tests VPH et l’examen cytologique, certains éléments utilisés pour évaluer la coordination entre les laboratoires et les structures de soins où sont réalisés les dépistages peuvent être modifiés (p. ex., disponibilité des formulaires de demande de tests en laboratoire, lignes directrices pour le flux des prélève- ments, processus standardisé pour le flux d’information et la communication des résultats, etc.). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 12 : politiques et lignes directrices La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affi- chée ou facilement accessible, et bien comprise. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments concernant la présentation des lignes direc- trices peuvent être modifiés pour être en cohérence avec les modes opératoires normalisés ; • Des lignes directrices pour le test des prélèvements, des instruc- tions des fabricants de kits de test, etc., peuvent être ajoutées. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la commu- nauté Les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être modifiés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Des activités peuvent être ajoutées, ou la liste de documents à utiliser peut être adaptée ; • Des évaluations des bases de données ou des systèmes d’in- formation utilisés pour la gestion des documents ou le suivi des activités peuvent être ajoutées. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 215 REMARQUES DÉTAILLÉES CONCERNANT L’ADAPTATION ÉVALUATION DE LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES POUR LA RÉALISATION DU TEST VPH ET DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE La technique de collecte des prélèvements, l’interaction entre les prestataires et les clientes et l’enregistrement des informations concernant les procédures par le prestataire peuvent être observés directement dans la structure de soins. Néanmoins, l’une des principales mesures de la performance du prestataire lors de la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique est la qualité des prélèvements. Celle-ci ne peut être déterminée qu’au laboratoire pendant la réalisation des tests et, par conséquent, ne peut généralement pas être directement observée ou évaluée lors d’une visite de Supervision de soutien. Pour en avoir une mesure indirecte, il faudra donc compléter l’observation directe en passant en revue les données disponibles, si possible correspondant aux différents prestataires en poste, pour des indicateurs de performance clés tels que la présence de prélèvements inadéquats et les résultats des tests reçus par la cliente (des informations plus détaillées sur ces indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme). En plus d’adapter les éléments de la Catégorie 5 (voir les informations supplémentaires fournies au Tableau 4.4), une triangulation avec les données utilisées pour le calcul de l’indicateur Temps de soumission des prélèvements (des informations plus détaillées sur les indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme) peut aider à évaluer si les prestataires et les structures de soins respectent la norme de stockage et de transport des prélèvements. Les éléments des Catégories relatives à la performance figurant dans cet outil peuvent être adaptés pour évaluer la performance en comparant les résultats obtenus à chacune des étapes standards des procédures décrites dans les documents Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Ces étapes standards doivent être adaptées en fonction des pratiques cliniques en vigueur dans le pays, des lignes directrices qui régissent le fonctionnement du laboratoire, et des instructions des fabricants du matériel et des kits utilisés, le cas échéant. ÉTAPES À SUIVRE POUR LE TEST VPH PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez à la femme en quoi consiste un test VPH, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuez un examen gynécologique. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LE PRESTATAIRE) 1. Collectez un prélèvement au niveau du col de l’utérus à l’aide d’une brosse ou d’un écouvillon, en suivant les instructions du fabricant en fonction du type de dispositif utilisé pour la collecte du prélèvement. 2. Placez la brosse ou l’écouvillon dans le tube de collecte contenant une solution de conservation. 3. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 4. Notez sur une étiquette placée sur le tube les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LA CLIENTE ELLE-MÊME) 1. Expliquez à la femme comment effectuer elle-même le prélèvement, en respectant les instructions du fabricant ; 2. Donnez-lui des écouvillons et un flacon contenant de la solution de conservation a. Si l’on dispose d’un endroit isolé dans le service de consultations, la femme peut collecter elle-même le prélèvement directement sur place ; elle peut aussi collecter elle-même le prélèvement à son domicile, et devra alors le ramener au service de consultations sans dépasser le délai indiqué par le fabricant du kit de test. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 2. En cas de prélèvement collecté par le prestataire : informez la femme si vous constatez quoi que ce ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 216 soit d’anormal. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez- lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. 3. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. STOCKAGE ET TRANSPORT DES TUBES DE PRÉLÈVEMENT (EXEMPLES DE CONDITIONS À RESPECTER, À ADAPTER EN FONCTION DES INSTRUCTIONS DU FABRICANT) 1. Conservez les tubes de prélèvement à température ambiante (entre 15 et 30 °C). a. Le transport au laboratoire ne nécessite pas de réfrigération. b. Les tubes peuvent être conservés pendant 2 à 3 semaines à température ambiante. c. Au laboratoire, les prélèvements peuvent être conservés jusqu’à une semaine supplémentaire à 4 °C, et jusqu’à 3 mois à □20 °C. 2. N’utilisez pas le test une fois la date d’expiration dépassée. ÉTAPES À SUIVRE POUR L’EXAMEN CYTOLOGIQUE PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez en quoi consiste la procédure, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuer un examen au spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (FROTTIS) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Étalez uniformément et délicatement les deux côtés de la spatule (ou faire tourner la brosse) sur une lame de verre. a. Si vous constatez des anomalies en dehors de la zone de prélèvement, collectez un autre prélèvement et étalez-le sur une autre lame. 3. Fixez immédiatement chaque lame avant même d’avoir retiré le spéculum du vagin (cela ne prend que quelques secondes). Cette fixation peut se faire en vaporisant un spray fixateur à angle droit, à 20 cm de distance de la lame, ou en immergeant la lame pendant au moins 5 minutes dans un récipient contenant de l’éthanol à 95° (pendant que vous procédez aux étapes suivantes). a. Si la lame n’est pas fixée immédiatement, les cellules sèchent et se déforment ; la lecture de la lame au laboratoire ne sera alors pas fiable. 4. Fermez et retirez délicatement le spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (CYTOLOGIE EN MILIEU LIQUIDE) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Transférez le prélèvement de la brosse ou de la spatule dans un flacon contenant de la solution de conservation spéciale. 3. Fermez et retirez délicatement le spéculum. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 2. Notez sur le bord dépoli de chaque lame (frottis) ou sur le flacon (cytologie en milieu liquide) les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). 3. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 4. Demandez à la cliente si elle a des questions et donnez-lui des réponses claires. 5. Expliquez à la cliente quand et comment elle recevra les résultats du test et insistez sur l’importance de bien revenir pour qu’elle reçoive ses résultats. a. Dans la mesure du possible, le laboratoire doit envoyer les résultats au service de consultations dans un délai maximum de deux à trois semaines. Il n’est pas acceptable que le laboratoire prenne plus d’un mois pour rendre les résultats. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 217 6. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez-lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. NOUVELLES TECHNOLOGIES DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Cet outil couvre l’ensemble des technologies de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Il pourra être adapté au fur et à mesure que les techniques progressent. Il peut être facilement adapté pour inclure les techniques de dépistage et de triage ainsi que certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone, en incluant en référence les directives et les spécifications techniques des fabricants et en élargissant les éléments de données en rapport avec l’IVA. Cet outil peut également être adapté de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses comme la coagulation par la chaleur, en incluant en référence les directives ainsi que les conditions techniques à remplir stipulées par les fabricants, et en adaptant les éléments en rapport avec la cryothérapie (par exemple, en enlevant le gaz de la liste des fournitures nécessaires). Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. ATTRIBUTION D’UN SCORE À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1. Performance des prestataires La performance des prestataires est évaluée à l’aide des listes de contrôle standardisées des compétences cliniques incluses dans l’outil. La Norme de performance consiste à exécuter correctement la compétence clinique en fonction des critères de vérification prédéfinis pour chaque compétence. Le Score de performance (ou de compétence) attribué aux prestataires est calculé en fonction du niveau de conformité à la norme de performance. 2. Performance des structures de soins : qualité et utilisation des données La Norme de performance repose sur la disponibilité et le bon fonctionnement en continu d’éléments de base relatifs à la gestion des données, sur le fait que les données sont collectées et utilisées de manière appropriée et sur l’atteinte des niveaux de référence de différents indicateurs clés. Le Tableau d’audit des données doit être rempli avant d’évaluer la qualité et l’utilisation des données, car cet audit permet d’obtenir une grande partie des informations requises. Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Le Score de performance des données est basé sur le niveau de conformité à la norme de performance. Des informations supplémentaires sur l’évaluation ainsi que sur le suivi de la qualité et de la gestion des données de routine se trouvent dans l’outil de Supervision de soutien et à la section 3 (Suivi des patientes et du programme). 3. Performance des structures de soins : Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté fournissent des informations sur leurs perceptions quant à la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus fournis dans la structure de soins. Des informations en retour peuvent être obtenues en menant des entretiens avec les clientes, en mettant à disposition une boîte à suggestions dans le service de consultations ou en rencontrant des membres de la communauté. Le Score de performance des données est basé sur les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté menées de manière systématique concernant leurs perceptions quant à la qualité des services fournis. ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Un score individuel est attribué à chaque élément de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins en fonction de la façon dont ces éléments répondent à la norme. Des guides pour l’attribution des scores sont fournis pour chaque catégorie afin d’aider au calcul de chaque score individuel. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en faisant la moyenne de l’ensemble des scores individuels attribués à chaque élément de cette catégorie. Des informations plus détaillées sur l’attribution des scores pour les différentes Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont disponibles dans l’outil de Supervision de soutien. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 218 TABLEAUX DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Ces tableaux fournissent une vue instantanée de la performance globale des prestataires et de la structure de soins. Les scores des Catégories relatives à la performance saisis dans le tableau comprennent : 1) les Scores moyens de performance des compétences des prestataires, 2) les Scores moyens de performance des données, et 3) le Score moyen de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Le Score de synthèse de la performance est calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour ces trois domaines de performance. Les Scores de capacité opérationnelle de la structure de soins indiqués dans ce tableau comprennent les Scores moyens de capacité opérationnelle pour chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins, ainsi que le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne des scores de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle de la structure de soins). La présentation sous forme de tableau de bord aide à visualiser la performance de la structure de soins et du prestataire ; elle est particulièrement utile pour les directeurs de programmes qui disposent de peu de temps et pour les fonctionnaires du ministère qui doivent lire de nombreux rapports. Elle permet également de suivre les progrès réalisés au fil du temps par les structures de soins ainsi que par les prestataires, et de faire des comparaisons avec les autres structures de soins. SAISIE ET GESTION DES DONNÉES À L’AIDE D’UN SYSTÈME ÉLECTRONIQUE Afin de rendre l’information plus facilement disponible et de pouvoir effectuer le suivi de la capacité et de la qualité au fil du temps, la saisie et la gestion des données collectées au cours de la Supervision de soutien et de l’enquête sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins peuvent se faire à l’aide d’un système électronique. Différentes plateformes personnalisables open-source peuvent être utilisées, ce qui permet d’économiser des ressources, ces dernières étant souvent limitées. Plusieurs de ces plateformes proposent des programmes et des applications gratuites qui peuvent être installés sur du matériel existant ou neuf (par exemple, sur des smartphones ou des tablettes), à condition que ceux-ci présentent les spécifications techniques requises. L’application de Supervision de soutien décrite ci-dessous a été élaborée sur une plateforme open-source gratuite en se basant sur la version papier de l’outil de Supervision de soutien pour créer les formulaires électroniques. Cette application a été utilisée en déplacement pour la saisie et l’analyse de données sur tablette lors de la mise en œuvre sur le terrain de la Supervision de soutien et des enquêtes sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins. DESCRIPTION DE L’APPLICATION Une application de collecte de données permet aux superviseurs, évaluateurs, prestataires et autres usagers au niveau de la structure de soins de gérer l’outil par voie électronique à l’aide d’une tablette. Cette application permet automatiquement de faire les « sauts logiques » d’une question à une autre en fonction des réponses données, d’attribuer des scores et de visualiser ces derniers selon un code couleur. Elle inclut également des règles de validation et une aide à la saisie des données. Elle dispose enfin d’un système intégré aidant à établir des priorités dans le plan d’action en indiquant à l’utilisateur quels résultats transférer de l’Application de Supervision de soutien vers la version papier du Plan d’action destiné à la structure de soins. Une fois les données collectées au niveau de la structure de soins, celles-ci peuvent être envoyées chaque fois que l’utilisateur est connecté à un réseau mobile ou à Internet. Elles sont alors intégrées dans une base de données sur le cloud, où elles sont stockées avant d’être exportées au format CSV ou visualisées en temps quasi réel sous la forme de rapports. Ce type d’agrégation et d’analyse des données permet aux superviseurs et autres partenaires de visualiser les données de séries chronologiques concernant les visites de Supervision de soutien d’une manière nouvelle, en offrant ainsi une vision plus complète de la qualité et de la capacité opérationnelle des structures de soins au fil du temps. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Même s’il n’est pas indispensable d’avoir un niveau d’expertise avancé en technologies de l’information ou en programmation informatique pour élaborer et personnaliser un grand nombre des applications actuellement disponibles gratuitement, une expérience antérieure avec d’autres plateformes de saisie ou de gestion de données électroniques permet de faciliter le travail. Pour la collecte des données, il est possible de réutiliser du matériel déjà disponible (smartphones, tablettes, etc.) ; cependant, il est important de s’assurer que ce matériel possède bien les spécifications techniques requises pour les applications de collecte de données. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 219 OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Nom de la structure de soins : Nom/coordonnées de la prin- cipale personne contact de la structure de soins : Nom :________________________________ Fonction : __________________________ Téléphone : ____________________________ Email : _____________________________ Localisation (district et ville/village) : District :_______________________________ Ville/village :________________________ Coordonnées GPS : Coordonnées GPS : ____________________ Format (p. ex., DMS, UTM) : ___________ Source : ____________________________ Validé/Collecté sur site : Oui Non Type de structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Secteur public Secteur privé Organisation non gouvernementale (ONG) Organisation confessionnelle Autre (précisez) ______________________ Niveau de la structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Unité mobile Service de consultations Centre de santé Hôpital (district) Hôpital (régional) Hôpital (national) Autre (précisez) ________________________ Nombre de femmes dans la po- pulation cible pour le dépistage (ou nombre de femmes dans la population desservie) : Date de la visite : Date de la visite la plus récente (Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou Supervision de soutien) : Nom des membres de l’équipe d’évaluation : Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS INFORMATIONS SUR LA VISITE ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 220 Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus existants pour lesquels la structure de soins a été désignée et qu’elle fournit actuellement (le cas échéant) : Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus supplémentaires prévus et en cours d’évaluation afin de déterminer si la structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à les fournir (le cas échéant) : Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Compétences des prestataires 1.1 Compétences des prestataires : IVA 1.2 Compétences des prestataires : cryothérapie 1.3 Compétences des prestataires : RAD Score de performance de compétences des prestataires (moyenne calculée des scores pour chaque compétence) 2. Qualité et utilisation des données 2.1 Collecte et gestion des données 2.2 Indicateurs clés et niveaux de référence Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données (moyenne calculée des scores pour chaque sous-catégorie relative aux données) 3. Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté SCORE DE PERFORMANCE GLOBAL (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : TABLEAU DE BORD : SCORE DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE, SCORE DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS ET CODE COULEURIÓN Instructions : pour calculer le Score de performance global, notez dans le tableau ci-dessous les Scores de performance des compétences des prestataires (moyenne des scores obtenus par les différents prestataires, pour chaque compétence évaluée), les Scores de performance de la collecte et de la gestion des données avec les Indicateurs clés et leurs Niveaux de référence, ainsi que les Scores de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Calculez le score moyen de performance pour les Catégories relatives aux compétences des prestataires et les Catégories relatives à la qualité et à l’utilisation des données. Ajoutez le Score de performance des compétences des prestataires, le Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données et le Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et divisez le total obtenu par 3. Pour calculer le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins, notez dans le tableau ci-dessous le Score de capacité opérationnelle pour chacune des catégories évaluées. Faites le total, et divisez-le par le nombre de catégories évaluées. Exemple : si l’ensemble des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle ont été évaluées et que la somme des 13 scores de capacité opérationnelle est 20, le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; ce score correspond à la couleur jaune selon le code couleur. Remarque : une fois la visite de Supervision de soutien terminée, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. SERVICES FOURNIS DANS LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : cochez avec un « X » les cases appropriées pour indiquer quels sont les services actuellement fournis (à gauche), ainsi que les services supplémentaires prévus (à droite), le cas échéant. Ces informations doivent habituellement être obtenues au moment de remplir la Feuille de préparation de la visite, avant la visite de Supervision de soutien. Transférez les informations de cette Feuille de préparation de la visite dans cette partie du document, et profitez de cette visite pour valider les informations collectées pendant la planification. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 221 CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS SCORE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté SCORE DE CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE GLOBAL DE LA STRUCTURE DE SOINS (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DE LA STRUCTURE DE SOINS CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1 : PERFORMANCE DES PRESTATAIRES CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.1 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Guide pour l’attribution des scores : utilisez les cri- tères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie relative à la performance des compétences des pres- tataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de l’IVA Certaines étapes de la Catégorie relative à la perfor- mance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette performance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du prestataire dans son entier devra être de 0. Pour l’IVA, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’IVA ; et Étape 6 : le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être ob- tenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 6 : le prestataire interprète correctement les résultats de l’IVA, le score de performance du prestataire ne peut pas dépas- ser 0 pour la compétence pour l’IVA, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simple- ment en calculant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 222 NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Le prestataire se prépare pour l’IVA, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise l’IVA avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR L’IVA : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE L’IVA (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que la pièce où sera réalisé l’examen, l’ensemble du maté- riel, la source de lumière et les fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Conseil et évaluation avant l’IVA : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il lui donne des informations sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention ; • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obstétri- caux ; il évalue ses facteurs de risque ; • Il lui fournit un conseil sur la façon dont l’IVA et la cryothérapie peuvent prévenir le cancer du col de l’utérus ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il évalue si d’autres services doivent être fournis (p. ex., la planification familiale, le dépistage du VIH). 3. Prévention et contrôle des infections : le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres, et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Examen initial : le prestataire inspecte les organes génitaux externes (il recherche la présence de lésions au niveau de la vulve, d’un lichen scléreux, de maladies infectieuses), effectue avec pré- caution un examen gynécologique, change le(s) gant(s) contaminé(s), effectue un examen au spé- culum, visualise bien le col de l’utérus, identifie avec précision la jonction pavimento-cylindrique et note ses observations (normales et anormales) avant de faire une application d’acide acétique. 5. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire réalise correctement l’IVA : • Il imbibe un tampon propre de grande taille d’acide acétique dilué à 35 %, badigeonne soigneuse- ment le col de l’utérus et élimine le tampon de façon appropriée. • Il attend au moins 1 minute entière (et jusqu’à 2 minutes), en surveillant l’heure, et examine le col de l’utérus en permanence pour guetter l’apparition de modifications acidophiles de couleur blanchâtre. 6. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA : • IVA négative, IVA positive (en déterminant si les critères pour un traitement par cryothérapie sont ou non remplis), suspicion de cancer. Les éléments concernant les explications à donner sur les résultats se trouvent à l’Étape 8 • Si le test par IVA s’avère positif, le prestataire détermine si les lésions remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie. • Le prestataire doit examiner au moins 20 cas (sur des clientes, ou à l’aide de photos standardisées conservées à cet effet ou sur une carte-questionnaire). L’interprétation doit être correcte dans au moins 85 % des cas. 7. Prévention et contrôle des infections au cours de l’IVA : • Tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contamina- tions croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfec- tion/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après l’IVA, le prestataire explique correctement les résultats dans un langage facile à comprendre, s’assure que la cliente a bien compris, l’encourage à poser des questions et répond poliment à ces questions : • En cas d’IVA négative, il explique à la femme quand revenir pour un nouveau dépistage ; • En cas d’IVA positive ou de suspicion de cancer, il lui explique la signification de ce résultat et les différentes étapes recommandées pour la suite ; • Après le conseil, il fournit le traitement nécessaire ou procède à une orientation-recours si nécessaire. 9. Prévention et contrôle des infections après l’IVA : • Après l’IVA, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants conta- minés ; il essuie la table d’examen, les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. IVA : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire IVA : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 223 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.2 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégo- rie relative à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la cryothérapie Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette per- formance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la cryothérapie, l’étape « restrictive pour le score » est la suivante : • Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la cryothérapie : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie, le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour la cryothérapie, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la prévention des infections. • Exemple 2 pour la cryothérapie : un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 4, le score de perfor- mance du prestataire est obtenu simplement en cal- culant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure qu’en plus du matériel et des fournitures nécessaires pour la réalisation de l’IVA, le matériel pour la réalisation de la cryothérapie, le gaz et les autres fournitures sont en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les embouts de sonde de cryothérapie stérilisés ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 2. Conseil et évaluation avant la cryothérapie : le prestataire explique à la femme (et à son compagnon, s’il est présent) pourquoi il est recommandé de faire un traitement, et il décrit la procédure : • Il revient sur le conseil relatif à la cryothérapie fourni antérieurement, le cas échéant, notamment sur les éléments suivants : sécurité, efficacité, et risques de la procédure ; à quoi s’attendre pendant la procédure ; à quoi s’attendre après la procédure ; les soins à réaliser par la femme elle-même à la suite de la procédure ; les signes d’alerte ; et les situations où la femme doit revenir ; • Si ce n’est déjà fait, il vérifie que la femme n’est pas enceinte ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la cryothérapie : si ce n’est déjà fait, le pres- tataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la cryothérapie : • Il applique l’embout de la sonde cryogénique sur le col de l’utérus en s’assurant que cet embout recouvre l’ensemble de la lésion acidophile de couleur blanchâtre ; • Il effectue la procédure en suivant la technique de la double congélation (congélation du col de l’utérus pendant 3 minutes, en s’assurant que la boule de glace formée mesure 4 à 5 mm, puis décongélation de la zone traitée avec fonte de la boule de glace pendant 5 minutes, puis nouvelle congélation pendant 3 minutes) ; • Après la deuxième congélation et une fois que l’embout de la sonde cryogénique n’ad- hère plus au col de l’utérus, il inspecte le col de l’utérus et s’assure de la présence d’une boule de glace blanche et dure. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 224 Tableau (suite) 5. Prévention et contrôle des infections au cours de la cryothérapie : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contaminations croisées sur le pla- teau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/ élimination appropriée. 6. Conseil : pendant et après la cryothérapie : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne ressent pas de crampes trop impor- tantes, puis l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la cryothérapie et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant) ; il lui demande com- ment elle se sent avant de l’autoriser à partir. 7. Prévention et contrôle des infections après la cryothérapie : • Après la cryothérapie, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis ferme la valve principale sur le réservoir de gaz ; • Il nettoie et désinfecte le système utilisé pour la cryothérapie en l’essuyant avec de l’alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 %, enlève l’embout de la sonde cryogé- nique et vide le gaz contenu dans la tubulure ; • Il traite l’embout de la sonde cryogénique (par stérilisation ou désinfection radicale) en suivant les instructions du fabricant, puis il le range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale ; • Il essuie la table d’examen ainsi que les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 8. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. Cryothérapie : Scores individuels de performance des compétences pour chaque presta- taire Cryothérapie : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 225 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.3 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie rela- tive à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la RAD Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette perfor- mance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la RAD, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s) ; et • Étape 6 : le prestataire réalise correctement une hémostase. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s), le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour cette compétence, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simplement en calculant la moyenne des scores attribués à l’en- semble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que les équipements, les instruments, les fournitures, la source de lumière et l’approvisionnement en électricité pour la réalisation de la RAD sont disponibles, en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les électrodes à anse et les électrodes à boule stérilisées. 2. Conseil et évaluation avant la RAD : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obs- tétricaux ; il évalue ses facteurs de risque pour ce traitement, et s’assure qu’elle n’en présente aucun ; • Il prend et enregistre sa tension artérielle et son pouls ; • En fonction des étapes indiquées ci-dessus, il décide s’il peut continuer sans danger et réali- ser la RAD, et s’il doit adapter le type d’anesthésie locale qu’il va effectuer ; • Il explique à la femme pourquoi il est recommandé de faire un traitement, décrit la procédure, et lui explique à quoi s’attendre dans les suites de la RAD ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la RAD : si ce n’est déjà fait, le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un champ stérile. 4. Préparation à la réalisation de la RAD : • Le prestataire fixe l’électrode de terre (neutre) sur la cuisse de la femme ; • Il enfile une nouvelle paire de gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau, dans un haricot ou sur une serviette stérile sur le chariot, si cela n’est pas déjà fait. • Il connecte la tubulure d’aspiration au spéculum pour RAD ; • Il insère délicatement le spéculum pour RAD et fixe ses lames en position ouverte le plus largement possible sans causer de sensation pénible ; il s’assure que les parois du vagin sont bien protégées ; • Il fait une nouvelle IVA, IVL ou colposcopie ; il détermine la taille de l’électrode ou des électrodes à anse à utiliser ainsi que le nombre de passages à prévoir ; et il s’assure que les électrodes à anse et les électrodes à boule sont prêtes sur la table. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 226 Tableau (suite) 5. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la RAD : • Il effectue une anesthésie locale (avec au total 4 à 5 ml d’anesthésique) en utilisant un anesthésique approprié ; • Il insère une électrode à anse de la taille appropriée dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie et règle convenablement l’intensité du courant pour la coupe ; • Il oriente correctement l’électrode à anse et la fait pénétrer dans les tissus tout en la gui- dant pour qu’elle suive la direction appropriée ; il réalise une excision d’une profondeur d’au moins 5 mm en dépassant de 5 mm les limites latérales de la lésion, en s’assurant que la ou les lésions ainsi que la zone de remaniement ont été excisées en totalité. • Il retire les prélèvements excisés à l’aide d’une pince à tissus longue et les place dans un flacon correctement étiqueté et contenant une solution de formol. 6. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement une hémostase et termine la procédure : • Le prestataire change les paramètres du système utilisé pour la RAD afin de les mettre en position de coagulation, il insère une électrode à boule de 5 mm dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie, et il réalise une coagulation du cratère d’ex- cision jusqu’à obtenir une hémostase complète ; • Il recouvre le fond du cratère d’excision avec de la pâte ou de la solution de Monsel. 7. Prévention et contrôle des infections : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, il élimine les objets tranchants ou coupants de manière appropriée, il élimine les éléments de matériel contaminés de ma- nière appropriée, il prévient les contaminations croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après la RAD : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne présente pas de saignements trop impor- tants et ne ressent pas de crampes trop sévères ; puis il l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller avant qu’elle quitte le service de consultations ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la RAD et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant), et il lui donne un nouveau rendez-vous. 9. Prévention et contrôle des infections après la RAD : • Après la RAD, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis il enfile une nouvelle paire de gants d’examen propre. • Il nettoie la tubulure d’aspiration, le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie ainsi que la source de lumière avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ; il nettoie avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool la table d’examen ou la toile imperméable qui la recouvre ainsi que toutes les autres surfaces qui auraient pu être contaminées ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; il suit les mesures concernant l’hy- giène des mains ; • Il nettoie avec précaution les électrodes à anse et les électrodes à boule, les stérilise, puis les range dans des contenants stériles ; il stérilise ou réalise une désinfection radicale du spéculum pour RAD et des autres instruments, puis il les range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données RAD : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire RAD : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 227 SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORE MOYEN DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES POUR CHAQUE COMPÉTENCE Remarque : les nombres figurant dans ce tableau seront ensuite transférés dans le tableau de bord. COMPÉTENCE SCORE DE PERFORMANCE Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence figurant dans le tableau précédent VISUALISATION DE LA PERFORMANCE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRES Expliquer en quelques mots, le cas échéant, la raison pour laquelle un ou plusieurs résultats se sont vu attribuer la couleur jaune ou rouge 1,8-2,0 (Vert) 1,0-1,7 (Jaune) 0,0-0,9 (Rouge) IVAA Cryothérapie RAD CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES TABLEAU D’AUDIT DES DONNÉES Utilisez ce tableau pour enregistrer les informations sur le déroulement de l’audit des données réalisé dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la qualité et de l’utilisation des données. Les données figurant dans les rapports au niveau national ou infranational peuvent être transférées dans ce tableau à partir de la Feuille de préparation de la visite préalablement remplie ; notez les chiffres dans la colonne Valeur observée. Les données permettant le calcul des indicateurs clés peuvent être obtenues en passant en revue les documents où sont enregistrées les données au niveau de la structure de soins (formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse mensuelle des données et/ou systèmes électroniques) et entrées dans ce document (notez les chiffres dans la colonne Valeur observée). Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Notez la période sur laquelle porte cet examen des données et indiquez tout problème d’accès aux données, de disponibilité des données ou de qualité des données (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun). Des informations supplémentaires pour l’évaluation des Catégories relatives à la performance 2.1 et 2.2 peuvent être obtenues par l’observation et par la discussion avec le personnel en charge de la gestion des données et avec les prestataires au niveau de la structure de soins. SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORES INDIVIDUELS DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES POUR CHAQUE PRESTATAIRE ET POUR CHAQUE COMPÉTENCE Utiliser ce tableau pour faire une synthèse des scores (1.1 à 1.3) pour chaque prestataire, puis calculer le score moyen de performance pour chaque compétence.. NOM DU PRESTATAIRE COMPÉTENCE(S) ÉVALUÉE(S) ET SCORE DE PERFORMANCE Score moyen de performance pour chaque prestataire (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour toutes les compétences pour chaque prestataire) COMMENTAIRES Score pour l’IVA Score pour la cryothérapie Score pour la RAD P1. P2. P3. P4. Score moyen de performance pour chaque compétence (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence dans le tableau suivant ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 228 NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Les données sont collectées, enregistrées et stockées correctement. 5 éléments Score 0–2 Commentaires 1. La confidentialité des informations sur les clientes est assurée. Les formulaires contenant des informations sur les clientes ne sont pas laissés à l’extérieur. Les formulaires sont soigneusement rangés dans les dossiers. Les formulaires et le registre sont conservés dans un endroit sécurisé dont l’accès est réservé au personnel autorisé. 2. Les quantités de formulaires disponibles sont suffisantes et seules les dernières versions sont utilisées. 3. Les formulaires individuels (informations sur les clientes) sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, et ces informations correspondent aux informations enregistrées dans le registre pour toutes les clientes et tout au long de la période sélectionnée. (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun) 4. Les registres sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, sans doublons entrés par erreur (exhaustivité, validité, cohérence, caractère unique) ; ils sont à jour, avec des totaux qui correspondent à ceux figurant dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données (obtention en temps opportun, exactitude). 5. Le formulaire de synthèse mensuelle est rempli correctement au niveau de la structure de soins (ex- haustivité, validité, cohérence) et correspond aux données transmises au niveau national/infranational et disponibles à ce niveau (obtention en temps opportun, exactitude). Score de performance DE LA COLLECTE ET DE LA GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.1 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Guide pour l’attribution des scores : 2 = La confidentialité est assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données sont disponibles en permanence, les données ne présentent pratiquement aucun problème de qualité ; 1 = Quelques améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données ne sont pas disponibles en permanence, quelques améliorations doivent être apportées à la qualité des données ; 0 = De nombreuses améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées pour que les documents utilisés pour la collecte des données soient disponibles en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées à la qualité des données. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données ci-dessus, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES UTILISÉES POUR LE CALCUL DES INDICATEURSDOR Les questions doivent être adaptées pour correspondre aux indicateurs devant faire l’objet d’un suivi Valeur observée/ calculée au niveau de la structure de soins Valeur figurant dans les rapports PÉRIODE ÉVALUÉE Notez les dates COMMENTAIRES Quel est l’Objectif mensuel en matière de dépistage pour cette structure de soins ? Au cours des trois derniers mois, combien de clientes ont bénéficié d’un dépis- tage ? Pour les pays à forte prévalence d’infection à VIH : au cours des trois derniers mois, combien de clientes ayant bénéficié d’un dépistage étaient séropositives pour le VIH ? Au cours des trois derniers mois, quelle a été la proportion de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage qui se trouvaient dans la tranche d’âge cible ? Au cours des trois derniers mois, quel a été le taux de positivité au test de dépis- tage chez les femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage ? SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 229 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Guide pour l’attribution des scores : des indications sont fournies dans le tableau pour chaque élément. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. Certains éléments de normes pour les Indicateurs clés et les niveaux de référence peuvent coïncider avec certains critères auxquels sont attribués des scores lors de l’évaluation de la Catégorie rela- tive à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services. L’équipe d’évaluation doit faire des re- coupements entre les éléments 2 et 5 et les scores attribués aux critères pour la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 3 : ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Guide pour l’attribution des scores : 2 = Les perceptions de la qualité des soins sont évaluées régulièrement et les perceptions de la qualité des soins sont élevées ; 1 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont éva- luées qu’occasionnellement, et/ou les perceptions de la qualité des soins indiquent qu’il faut apporter des amélio- rations ; 0 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont pas évaluées, et/ou les perceptions indiquent que la qualité des soins est insuffisante. Sources d’information : entretien(s) et observation directe NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Les indicateurs et leurs objectifs sont bien compris, et leurs niveaux de référence sont atteints. 6 éléments À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national Score 0–2 Commentaires 1. Les prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés ainsi que les objectifs et les niveaux de réfé- rence correspondants pour la structure de soins. Guide pour l’attribution des scores : 2 = La plupart ou l’ensemble des prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés et les objectifs ; 1 = Certains prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs, mais ne connaissent pas parfaitement les objectifs et les niveaux de référence ; 0 = Incapacité générale à expliquer quels sont les indicateurs clés, ainsi que les objectifs et les niveaux de référence. 2. En moyenne, la structure de soins a atteint son Objectif mensuel en matière de dépistage au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % ; 0 = ≤75 % ou >115 % 3. Au moins 70 % des femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥70 % ; 1 = 51-69 % ; 0 = ≤50 % 4. Le taux de positivité à l’IVA se situe entre 5 et 10 % lorsque le dépistage est réalisé pour la première fois (si le taux de positivité se situe en dehors de cette fourchette, une explication plausible peut être apportée). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 5-10 % ; 1 = 3-4 % ou 10-19 % ; 0 = <3 % ou ≥20 % 5. Au moins 90 % des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif ont été traitées. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥90 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % 6. Les données sont analysées, visualisées et utilisées au niveau de la structure de soins (par exemple, à l’aide d’un poster illustrant l’utilisation des données ou de graphiques/tableaux affichés dans la structure de soins et illustrant les résultats actuels). Guide pour l’attribution des scores : 2 = Fait de manière systématique ; 1 = Fait, mais pas de manière systéma- tique ; 0 = Jamais ou presque jamais fait. Score de performance DES INDICATEURS CLÉS ET DES NIVEAUX DE RÉFÉRENCE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) NORME DE PERFORMANCE DES ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont élevées. 2 éléments Score 0–2 Commentaires Des évaluations de la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté sont effectuées régulièrement (cochez toutes les réponses pertinentes) : Entretiens avec les clientes Boîte à suggestions Rencontre avec les membres ou les responsables communautaires Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que la structure de soins utilise l’ensemble de ces méthodes d’évaluation. Si la structure de soins évalue la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté, quel niveau de soins les clientes pensent-elles recevoir ? Score de performance des ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 230 CATÉGORIE 2 : UTILISATION DES SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : fourni dans le tableau, en dessous de chaque élément Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) ; lorsque cela est possible, passez en revue avant la visite les données relatives à la structure de soins. NORME Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Objectif mensuel en matière de dépistage atteint au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % de l’objectif a été atteint ; 0 = ≤75 % ou >115 % de l’objectif a été atteint Au cours des trois derniers mois, parmi les patientes ayant bénéficié d’un dépistage dans la struc- ture de soins et qui présentaient des lésions précancéreuses, 90 % ou plus ont reçu un traitement (en combinant les traitements fournis le même jour que le dépistage et les traitements fournis lors d’une visite ultérieure). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 90-100 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % ou >100 % Score de capacité opérationnelle – UTILISATION DES SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE Instructions : évaluez chaque catégorie figurant dans cette section en attribuant un score (0, 1 ou 2) à chaque élément/ critère en fonction de la conformité de la structure de soins à la norme. Un Guide pour l’attribution des scores détaillé est inclus pour chaque catégorie afin d’aider à déterminer dans quelle mesure l’établissement répond ou non à la norme. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est obtenu en calculant la moyenne des scores pour tous les éléments/critères dans chaque catégorie. CATÉGORIE 1 : SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La structure de soins fournit régulièrement et de manière continue les services pour lesquels elle a été désignée ; 1 = La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée, mais des interruptions dans la fourniture de ces services ont été observées ; 0 = La structure de soins ne fournit pas les services pour lesquels elle a été désignée. Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) NORME La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Service Désignée pour fournir ces services (Cochez avec un « X » les cases appropriées) Score (0, 1, 2) N’attribuez un score que si la case « Oui » a été cochée dans la colonne précédente. Commentaires Non Oui Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 231 CATÉGORIE 3 : DOTATION EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins de façon régulière et continue ; 1 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins ; 0 = Aucun prestataire formé n’est disponible pour fournir les services. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 4 : DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés ; 1 = Il existe un nombre insuffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés ; 0 = Aucun prestataire répondant aux critères de sélection n’est disponible pour être formé. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 232 CATÉGORIE 5 : INFRASTRUCTURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par des périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les éléments étaient présents et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Espace disponible et agencement : salle d’examen privée (ou grande salle avec des paravents pour que l’intimité des patientes soit respectée) opérationnelle, propre et non encombrée Endroit pour se laver les mains (lavabo avec eau courante/seau avec robinet ; savon) Toilettes pour l’usage des clientes Alimentation électrique fiable (Remarque : n’est pas indispensable pour certains services) Espace isolé pour le conseil (possibilité de faire un entretien en toute confidentialité) Matériel de communication (p. ex., téléphone) Endroit pour le stockage des instruments Score de capacité opérationnelle – INFRASTRUCTURES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 6 : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités se sont bien déroulés sans interruption ; 1 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou activités se sont déroulés avec quelques interruptions ; 0 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités ne se sont pas déroulés. Sources d’information : entretien(s) avec le responsable de la structure de soins ou les membres du personnel concernés NORME Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel, comme défini par les 4 éléments ci-dessous. 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Évaluation régulière du matériel et des niveaux d’approvisionnement Prévention et gestion des ruptures de stock Une fois commandées, les fournitures (y compris le gaz utilisé pour la cryothérapie) arrivent dans les délais prévus Le passage de nouvelles commandes de fournitures se fait de manière systématique (p. ex., le processus est inté- gré dans l’organisation habituelle des tâches, avec une allocation des rôles et des calendriers de commande) Score de capacité opérationnelle – ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 233 CATÉGORIE 7 : ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par de rares périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/ opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Remarque : si la structure de soins fournit des services non répertoriés ci-dessous (p. ex., test VPH, examen cytologique, RAD), l’outil doit être adapté en ajoutant ou en supprimant le matériel et les fournitures correspondant à ces services. (Voir les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base) Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments étaient en quantité suffisante, disponibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (10 éléments). Les quantités minimales suggérées pour l’IVA sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base Tables d’examen Plateau/chariot à instruments (ou tout autre élément avec une surface plane pouvant remplir la même fonc- tion) Spéculums en métal (dans la salle de consultations où est réalisé le dépistage) Pince à anneau/porte-tampon ou bâtonnets de manucure/brochettes en bois Cupules et plateaux médicaux Gants d’examen propres Source de lumière blanche intense Minuterie, horloge ou montre Tampons de coton propres/écouvillons de coton (longs) Solution d’acide acétique diluée à 3-5 % Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour l’IVA) ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (4 éléments). Les quantités minimales suggérées pour la cryothérapie sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises pour le matériel, les fournitures et les produits de base Système utilisé pour la cryothérapie Embouts de cryothérapie Réservoir pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote, avec tous les raccords nécessaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour la cryothérapie) Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES (Calculé en faisant la moyenne des scores de capacité opérationnelle obtenus pour le matériel et les fournitures utilisés pour réaliser l’IVA et la cryothérapie) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 234 CATÉGORIE 8 : PRÉVENTION DES INFECTIONS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent en quantité suffisante et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Parfois, l’élément est indisponible, ou n’est pas présent en quantité suffisante ou en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe NORME Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Savon liquide pour les mains ou désinfectant à base d’alcool pour les mains Bassines pour la collecte et le traitement des instruments contaminés Solution chlorée diluée à 0,5 % Capacité à stériliser et à stocker correctement [vérifier la (les) méthode(s) utilisée(s)] : Autoclave en état de marche, ou Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile pour le rinçage) *Remarque : seule une de ces deux méthodes doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments stérilisés Capacité à réaliser une désinfection radicale (cochez toutes les cases appropriées) : Marmite/autoclave pour réaliser une désinfection radicale Gaz en quantité suffisante pour utiliser le brûleur de la marmite/autoclave Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile ou de l’eau bouillie pour le rinçage) Alcool éthylique ou isopropylique à 7090 % (uniquement pour les embouts de cryothérapie) *Remarque : seule une des méthodes mentionnées ci-dessus doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments après une désinfection radicale Sacs à déchets et poubelles (normaux et pour déchets dangereux) Capacité d’éliminer les déchets dangereux (p. ex., incinérateur ou fosse d’enfouissement) Score de capacité opérationnelle – PRÉVENTION DES INFECTIONS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 9 : MÉDICAMENTS ET TESTS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests sont disponibles de façon continue, sont stockés de manière appropriée et n’ont pas dépassé la date d’expiration ; 1 = Certains médicaments et kits pour réaliser les tests ne sont pas toujours disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration ; 0 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests ne sont pas disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration. Sources d’information : entretiens (notamment avec le pharmacien), observation directe NORME Les différents éléments sont disponibles et accessibles en permanence 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Médicaments pour le traitement de la douleur (p. ex., paracétamol, ibuprofène, autres) Antibiotiques pour le traitement des cervicites et des infections sexuellement transmissibles (IST), en fonction des lignes directrices nationales Tubes de collecte des prélèvements pour les tests VPH et/ou kits et cartouches de test (p. ex., GeneXpert) Kits de test VIH Tests de grossesse Score de capacité opérationnelle – MÉDICAMENTS ET TESTS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 235 CATÉGORIE 10 : GESTION DES DONNÉES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données sont disponibles et en état de fonctionnement/opérationnels en permanence ; 1 = Il existe certaines lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments (matériels et processus) étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 5 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Copies vierges de la dernière version des formulaires de dépistage/traitement (le cas échéant) et des formulaires de synthèse mensuelle des données disponibles Dernière version des registres disponibles Confidentialité des informations sur les clientes garantie lors de la gestion et du stockage des données Système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) pour l’enregistrement des données sur le dépis- tage et le traitement du cancer du col de l’utérus accessible aux prestataires pour la saisie des données et/ou l’examen des résultats Personnel désigné et calendrier disponible pour assurer la préparation des rapports et la transmission des données Score de capacité opérationnelle – GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 11 : MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour les orientation- recours sont clairement définis et opérationnels ; 1 = Il existe certaines lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les mécanismes d’orientation-recours sont clairement définis et opérationnels. 6 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Les sites vers lesquels cette structure de soins doit réaliser les orientations-recours sont identifiés Des lignes directrices pour réaliser les orientations-recours sont disponibles Les formulaires pour réaliser les orientations-recours sont facilement accessibles Les mécanismes d’orientation-recours sont décrits (flux d’informations, et manière dont les résultats sont obtenus par les clientes, par les prestataires ou par les structures de soins à l’origine de l’orientation-recours) Les résultats des orientations-recours sont consignés par écrit Le personnel de la structure de soins évalue et tente d’éliminer les obstacles aux orientations-recours Score de capacité opérationnelle – MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 236 CATÉGORIE 12 : POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La dernière version des lignes directrices nationales est affichée et/ou bien comprise ; 1 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas toujours affichée et/ou bien comprise ; 0 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas affichée et pas comprise. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou facilement accessible, et bien comprise. 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou faci- lement accessible dans un classeur ou dans une chemise (p. ex., les lignes directrices du programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; d’autres politiques et lignes directrices concernant le dépistage et le traitement proposés dans la structure de soins ; les lignes directrices concernant la prévention et la lutte contre les infections). Les prestataires sont en mesure d’expliquer les points clés des lignes directrices et des politiques natio- nales (p. ex., demandez des précisions concernant la tranche d’âge cible pour le dépistage, la fréquence du dépistage). Score de capacité opérationnelle – POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 13 : SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Plusieurs types d’activités sont menées et plusieurs types de matériels sont utilisés régulièrement et sont de haute qualité (p. ex., avec des informations récentes et à jour, présentées de manière claire) ; 1 = Quelques activités sont menées et quelques types de matériels sont utilisés uniquement de manière occasionnelle et/ou sont de qualité moyenne ; 0 = Des activités sont rarement menées et le matériel est rarement utilisé, et lorsqu’ils le sont, ils sont de qualité médiocre. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Au cours des trois derniers mois, les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Activités. La structure de soins utilise différentes approches pour sensibiliser les femmes et la commu- nauté au cancer du col de l’utérus et à sa prévention. Les exemples incluent ce qui suit (cochez toutes les cases pertinentes) : TV (p. ex., projection de vidéos dans les salles d’attente de la structure de soins) ; Radio (p. ex., diffusion de messages d’information sur les services disponibles ou les campagnes à venir) ; Annonces sur la place publique (p. ex., sur les marchés, dans la communauté) ; Santé mobile/envoi de SMS ; Sensibilisation de groupes sur site ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que l’ensemble de ces activités soient menées. Matériel d’information, d’éducation et de communication (IEC). Comprend, p. ex., la diffusion de mes- sages sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention en utilisant les matériels suivants (cochez toutes les cases pertinentes) : Affiches dans les structures de soins ; Prospectus/brochures ; Affiches dans la communauté ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que tous ces types de matériels soient disponibles. Score de capacité opérationnelle – SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 237 PLAN D’ACTION Instructions : notez dans le plan d’action ci-dessous toutes les lacunes identifiées au cours de l’attribution des scores pour les différentes catégories détaillés dans les tableaux qui précèdent, puis recopiez dans le plan d’action toutes les remarques pertinentes consignées dans la colonne Commentaires. À la fin de la visite de Supervision de soutien ou de la visite d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. Il est important de séparer les lacunes et les problèmes pouvant être résolus par des actions menées au niveau de la structure de soins (par exemple, affichage/ compréhension des politiques et des lignes directrices nationales, problèmes d’approvisionnement en raison de commandes incohérentes, etc.) des lacunes et des problèmes exigeant des actions à un niveau supérieur à celui de la structure de soins (par exemple, effectifs insuffisants, défaut de livraison en raison de problèmes d’approvisionnement au niveau national/central). Problème (Couleur rouge ou jaune) Intervention proposée (décrire toutes les étapes) Ressources nécessaires Personne responsable Échéance ÉVALUATION AUTONOME DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Cette fiche pratique fournit des informations pour aider à l’utilisation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle de l’outil de Supervision de soutien afin d’évaluer la disponibilité des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans une structure de soins, et pour évaluer la capacité opérationnelle de cette structure de soins à fournir ces services et s’assurer qu’ils sont de qualité. Cette Évaluation autonome peut être menée dans toutes les structures de soins au niveau national, ou dans toutes les structures de soins d’une zone infranationale, afin d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront lors de la planification de l’élargissement ou de l’introduction de services ; elle est conçue pour donner une description pratique des besoins selon des objectifs précis, et non pour être réalisée sur un échantillon représentatif de structures de soins. Cette Évaluation autonome peut également être mise en œuvre après les étapes de planification dans les structures de soins désignées pour l’introduction de certains services afin de s’assurer de leur capacité opérationnelle à élargir/introduire ces services ; dans un même temps, elle permet d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront de base pour les évaluations et le suivi ultérieurs de l’introduction/ élargissement de ces services. L’utilisation de cette Évaluation autonome pour orienter la planification et établir une base de référence permet de faire un suivi de l’élargissement ou de l’introduction de services à l’aide de visites périodiques systématiques de Supervision de soutien en utilisant l’outil de Supervision de soutien ; cet outil permet d’obtenir toutes les informations nécessaires pour suivre l’évolution de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. PLANIFICATION D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite (disponibles dans la sous-section Documents d’aide à la planification) aident à planifier la visite et à s’assurer que les informations pertinentes sont collectées avant d’être vérifiées pendant la visite. La visite d’évaluation doit être organisée de façon à ne pas alourdir la tâche du personnel. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. Un responsable de l’équipe d’évaluation (ou un coordonnateur d’enquête, selon la méthodologie utilisée) doit être désigné pour planifier l’ensemble de la visite, déterminer la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui se chargeront de cette collecte. Avant la visite, chaque membre de l’équipe d’évaluation doit avoir acquis une bonne connaissance des lignes directrices nationales et des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores à utiliser lors de cette évaluation. DÉROULEMENT D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 238 qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter le but de la visite, les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, des entretiens avec le personnel réalisant les consultations, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, etc.), ainsi que le processus qui sera suivi pour donner les résultats et les informations en retour (par exemple, l’élaboration d’un plan d’action avec échanges de vues entre les parties prenantes). COLLECTE ET ANALYSE DES DONNÉES Sources d’information : chaque catégorie est évaluée en fonction des données collectées au cours de l’observation directe, de l’examen des dossiers ou des registres et d’entretiens avec le personnel concerné (par exemple, avec les agents de santé, les pharmaciens, les techniciens de laboratoire et les superviseurs/directeurs de programmes). Les informations collectées à l’aide de la Feuille de préparation de la visite doivent être vérifiées par observation directe au cours de la visite. Attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle : l’attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle se fait en fonction de la façon dont chacune de ces catégories répond aux normes. Le système d’attribution des scores est basé sur une échelle d’évaluation allant de 0 à 2 : 2 = Répond aux normes ; 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes ; 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes. Les normes pour chaque catégorie sont composées d’un ensemble d’éléments (ou de critères), un score étant attribué individuellement à chacun de ces éléments (ou critères) ; un Guide pour l’attribution des scores (échelle d’évaluation allant de 0 à 2) a été élaboré pour chaque catégorie. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en prenant la moyenne de chacun des scores attribués aux différents éléments (ou critères) de cette catégorie. Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins : le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins fournit un aperçu instantané de la capacité opérationnelle générale de la structure de soins à fournir des services de prévention du cancer du col de l’utérus. Ce tableau compile l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie et leur attribue la couleur vert, jaune ou rouge (comme un feu de circulation) afin de facilement visualiser le niveau de capacité opérationnelle et suivre les changements au fil du temps. Le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins est calculé en prenant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie. L’utilisation d’un code couleur dans le tableau de bord aide à visualiser rapidement la capacité opérationnelle d’une structure de soins, ce qui est particulièrement utile pour les directeurs de programmes ou les fonctionnaires du ministère qui disposent de peu de temps et doivent passer en revue de nombreux rapports. L’utilisation d’un code couleur standardisé permet de comparer rapidement la situation entre différentes structures de soins. Le processus d’attribution des scores est décrit pas à pas au Tableau 4.5. Calcul des Indicateurs concernant la disponibilité des services et la capacité opérationnelle : une fois l’ensemble des structures de soins évaluées, les données provenant de chaque structure de soins qui ont été compilées dans des Feuilles de préparation de la visite (vérifiées au cours de la visite) ainsi que les données sur les Catégories relatives aux services et à la dotation en personnel peuvent être agrégées afin de calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services (voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données). Chaque dénominateur des catégories relatives à la disponibilité des services DOIT représenter la population de la zone desservie par la structure de soins évaluée. Si cette information n’est pas disponible, une grande partie des indicateurs ne pourra pas être calculée ; la disponibilité des services ne pourra être calculée que de manière rudimentaire (par exemple, en mesurant le pourcentage des structures de soins proposant des services dans une zone définie, comme un district, une province ou le pays dans son intégralité) – voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance. Comme indiqué dans les informations d’orientation fournies dans cette section, le calcul de statistiques sur la disponibilité des services représentatives et valides au niveau national (ou infranational) nécessite d’obtenir des informations en provenance de l’ensemble des structures de soins du pays (ou de la zone concernée au niveau infranational). CONCLUSION DE LA VISITE – COMMUNICATION DES RÉSULTATS ET PLAN D’ACTION Réunion de conclusion avec l’équipe d’évaluation : immédiatement après la fin de l’évaluation, les membres de l’équipe d’évaluation doivent se rencontrer pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent trouver un consensus sur chacun des scores, et passer en revue les atouts et les faiblesses de la structure de soins ainsi que les problèmes à traiter en priorité. Sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et s’entendre sur la manière de fournir des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Enfin, ils doivent identifier les éventuelles lacunes dans les informations collectées susceptibles d’influencer l’attribution finale des scores et SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 239 TABLEAU 4.5 Attribution d’un score à la capacité opérationnelle de la structure de soins ÉTAPE 1 ÉTAPE 2 ÉTAPE 3 ÉTAPE 4 ÉTAPE 5 Attribuer un score à chaque élément apparte- nant à une catégorie en fonction de la façon dont il répond aux normes Échelle d’évaluation : 0, 1, 2 Déterminer le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie en calculant la moyenne de l’ensemble des scores attribués aux différents éléments/critères de cette catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Enregistrer les Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie dans la Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et attribuer la couleur cor- respondant au score pour chaque catégorie Déterminer le Score de synthèse de la capaci- té opérationnelle de la structure de soins en calculant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Attribuer la couleur cor- respondant au Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins 2 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Exemple : éléments aux- quels attribuer un score dans la catégorie Infrastruc- tures – Agencement : 2  Endroit pour se laver les mains : 2  Toilettes pour l’usage des clientes : 2  … etc., pour chaque élément Exemple : la catégorie Infrastructures évalue 7 élé- ments ; si le total des scores attribués à chaque élément est 12, le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 Exemple : si le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette catégorie est jaune Exemple : si l’évaluation a porté sur les 13 catégories, et la somme des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est 20, le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 Exemple : si le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette structure de soins est jaune l’élaboration du plan d’action. Chaque score de capacité opérationnelle insuffisant (signalé par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le Tableau du plan d’action (se référer à la sous-section Supervision de soutien). Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe d’évaluation travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins : le but de cette réunion est de passer en revue les observations faites au cours de la visite, de fournir immédiatement des informations en retour, et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. Pendant la réunion de conclusion, l’équipe d’évaluation doit : • Passer en revue le but de la visite et définir l’ordre du jour de la réunion de conclusion ; • Demander aux membres du personnel de la structure de soins de faire leur propre évaluation, notamment de donner la liste des atouts et des faiblesses qu’ils ont identifiés lors de la visite ; • Passer en revue les atouts de la structure de soins, en indiquant où l’équipe d’évaluation est d’accord avec l’autoévaluation faite par le personnel de la structure de soins, et en soulignant les atouts que le personnel de la structure de soins n’aurait pas mentionnés ; • Passer en revue les faiblesses identifiées et les domaines à améliorer, en particulier ceux qui peuvent compromettre la qualité des services et les résultats escomptés en matière de santé ; • Faire la distinction entre les problèmes qui doivent être traités dans la structure de soins et ceux qui doivent être résolus en dehors ; • Encourager les membres du personnel à faire des commentaires. À la suite de cette réunion de conclusion, une copie du plan d’action et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins doit être remise au directeur médical de la structure de soins, aux autorités nationales (ou locales) du ministère et aux autres partenaires concernés. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 240 TABLEAU DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : inscrivez le score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie ci-dessous, et inscrivez un X dans la case correspondant à la couleur associée à chaque score. Calculez le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins en faisant la somme de l’ensemble des scores attribués à chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle figurant dans le tableau ci-dessous et en divisant le total obtenu par le nombre total de catégories évaluées ; indiquez la couleur correspondant au score pour chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle en écrivant un X dans la case correspondante. CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE SCORE VISUALISATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE PAR COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRES 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne calculée des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 241 DOCUMENTS D’AIDE À LA PLANIFICATION DE L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE ET DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN DES STRUCTURES DE SOINS LISTE DE CONTRÔLE PRÉALABLE À LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins Date prévue pour la visite : _________________ Activité Liste de contrôle Obtenir les accords et les autorisations nécessaires pour effectuer la visite Fournir aux responsables concernés les détails et la justification de la visite proposée. Obtenir l’autorisation écrite d’effectuer la visite. Planifier la visite et préparer l’équipe qui réalisera la visite Déterminer le temps que prendra la visite (prévoir 1 jour dans la structure de soins, parfois plus, en fonc- tion de la taille/du volume des activités). Consulter le personnel de la structure de soins pour l’informer des activités qui seront réalisées lors de la visite et fixer conjointement une date pour la visite. Remarque : pour une Supervision de soutien, la visite doit avoir lieu un jour où les services sont fournis afin d’évaluer la performance des prestataires. S’assurer que l’équipe d’évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins est compo- sée d’au moins 2 personnes. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ OU S’assurer que l’équipe de Supervision de soutien est composée d’un formateur/superviseur pour les activités cliniques et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ S’assurer que le calendrier de l’équipe d’évaluation a été avalisé pour la visite. S’assurer que tous les membres de l’équipe d’évaluation ou de Supervision de soutien ont été formés à l’utilisation de l’outil et au processus à suivre. Passer en revue les rapports clés et les principales données Passer en revue les résultats de l’évaluation et de la visite de Supervision de soutien précédente. Passer en revue les Plans d’action précédents : les lacunes identifiées pour être traitées en priorité et les interventions proposées lors de la visite précédente. Passer en revue les données des trois derniers mois concernant les principaux indicateurs de perfor- mance, notamment les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs et les points de référence. S’assurer de la disponibilité de tous les documents et de tout le matériel requis Imprimer des copies papier des documents à utiliser pour la collecte des données (ou s’assurer de la disponibilité d’une version électronique) : • Outil de capacité opérationnelle de la structure de soins ou outil de Supervision de soutien, et tableau de synthèse des scores pertinent (ainsi que les listes de matériel, si nécessaire) ; • Feuilles de préparation de la visite remplies. Imprimer une copie PAPIER supplémentaire du Tableau de synthèse des scores et du Plan d’action pertinents afin de les remettre au personnel de la structure de soins après la réunion de conclusion de la visite. Imprimer des copies papier vierges des formulaires actuels de collecte et d’agrégation des données du programme (p. ex., formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse, etc.) ainsi que des ou- tils de gestion des données et pour les points de référence (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). Imprimer les résultats et les objectifs concernant les indicateurs de performance clés pour les trois derniers mois (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible). Imprimer des copies papier du résultat des visites d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou de Supervision de soutien précédentes, notamment les scores de synthèse et les Plans d’action (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 242 FEUILLE DE PRÉPARATION DE LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Localisation de la structure de soins District: _________________________________________________________________________ Ville/village: __________________________________________________________________ Coordonnées GPS:____________________________________________________ Population desservie par la structure de soins Nombre de femmes dans la population cible pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus Quels sont les services de prévention du cancer du col de l’utérus pour lesquels cette structure de soins a été désignée ? (Cochez toutes les cases appropriées) Actuellement non désignée pour fournir ces services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ Existe-t-il un plan pour que cette structure de soins (ou ce site) fournisse des services de prévention du cancer du col de l’utérus supplémentaires ? (Cochez toutes les cases appropriées) Pas de plan pour ajouter des services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 243 NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL Remplir le tableau suivant si la structure de soins prévoit d’étendre les services fournis NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 244 EXAMEN DES DONNÉES CONCERNANT LA STRUCTURE DE SOINS FIGURANT DANS LES RAPPORTS – À RÉALISER AVANT LA VISITE Période couverte par l’examen des données : ______________________________________________ REMARQUE : il est recommandé que l’examen des données permettant le calcul des indicateurs clés pour chaque établissement de santé couvre les trois derniers mois. Indicateur (À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national) Valeur Objectif ou niveau de référence L’objectif ou le niveau de référence est- il atteint ? Nombre de femmes appartenant à la tranche d’âge cible ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois Proportion des femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme Proportion de l’ensemble des femmes inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH qui ont bénéficié d’au moins un dépistage au cours des trois derniers mois Taux de positivité au test de dépistage au cours des trois derniers mois Taux d’approche à visite unique au cours des trois derniers mois Taux de traitement au cours des trois derniers mois OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES SUR LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, L’ÉTAT DE PRÉPARATION DES STRUCTURES DE SOINS ET LA PERFORMANCE L’objectif de cet outil est de faciliter l’agrégation systématique des données sur la disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur l’état de préparation des structures de soins et sur la performance des services en utilisant l’une des méthodes suivantes : • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans tous les établissements de santé publics et privés du pays ou dans une zone définie au niveau infranational (méthodologie suivant le recensement des établissements de santé) ; • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans un échantillon d’établissements de santé (publics ou privés) choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, afin de déterminer la situation de base pour chaque structure de soins ou de s’assurer de la capacité opérationnelle des structures de soins avant de mettre en place de nouveaux services ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans un échantillon d’établissements de santé choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, dans le cadre du processus de Supervision de soutien ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre de la surveillance du système et des services de santé en général grâce à une enquête représentative au niveau national des établissements de santé ou du recensement des établissements de santé. Cet outil aide à calculer les indicateurs du Tableau 4.6.1, qui permettent d’analyser la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la performance au niveau national ou à d’autres niveaux d’agrégation des données. Ces indicateurs ont pour but d’aider les responsables nationaux de l’élaboration des politiques, les directeurs de programmes et les administrateurs de la santé à planifier les services de prévention du cancer du col de l’utérus, à en faire le suivi et les améliorer. Une analyse géographique de ces informations peut aider à planifier la mise en œuvre des services et du matériel, à s’assurer que l’accès aux services et la répartition des services se font de manière équitable et à utiliser au mieux les ressources disponibles. Selon la méthodologie d’échantillonnage utilisée, les informations collectées dans ce cadre peuvent être utilisées comme entrées dans l’outil d’analyse des coûts et de planification du programme présenté à la section 5 de ce document. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 245 SOURCES DES DONNÉES PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Les données permettant le calcul des indicateurs doivent principalement être collectées à l’aide de l’évaluation des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle (au cours de l’Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins, ou dans le cadre d’une visite de Supervision de soutien) et des trois Catégories relatives à la performance (dans le cadre de la Supervision de soutien). Cependant, des données supplémentaires sont nécessaires pour calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services. Les sources de données supplémentaires permettant d’obtenir les données pour calculer les dénominateurs des indicateurs concernant la disponibilité des services doivent être exhaustives et actualisées ; il peut s’agir des sources suivantes : recensement des établissements de santé, fichier centralisé des établissements de santé, enquêtes sur les ménages, systèmes d’information sanitaire au niveau communautaire, recensement de la population, etc. Cet outil et ces indicateurs peuvent également aider à examiner et à analyser les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance de certains services spécifiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus collectées à partir de plusieurs enquêtes et de différentes sources de données ; dans ce cas, il faudra s’assurer que les éventuelles variables de confusion, comme la durée au cours de laquelle les informations ont été collectées ou le cadre d’échantillonnage, sont bien prises en compte et que leur effet a été autant que possible neutralisé afin que cette analyse secondaire reste valide. À condition qu’elle ait été menée récemment, les résultats d’une évaluation des systèmes de données (section 1) peuvent aussi être utilisés pour fournir des données sur la disponibilité des services. CALCUL DES INDICATEURS Les méthodes suivies pour le calcul, l’analyse et l’interprétation des indicateurs aux niveaux infranational et national doivent être basées sur les méthodes d’échantillonnage et sur la manière dont les informations seront utilisées ; par exemple, si les données sont collectées dans le cadre du processus d’une Supervision de soutien réalisée de manière systématique, et donc sur un échantillon par choix raisonné, l’utilisation du nombre total d’établissements de santé dans le pays comme dénominateur pour le calcul de l’indicateur concernant la disponibilité des services (indicateur DS1) ne permet d’obtenir une mesure valide et satisfaisante que si l’ensemble des établissements de santé fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont inclus dans le numérateur. Par ailleurs, lorsque les données permettant le calcul des indicateurs sont collectées par le biais d’un recensement de l’ensemble des établissements de santé du pays (ou d’une unité infranationale), le nombre total d’établissements de santé dans le pays (ou de l’unité infranationale) peut être utilisé comme dénominateur pour calculer l’indicateur DS1, ce qui permettra d’obtenir une mesure valide et satisfaisante ; en effet, l’ensemble des établissements de santé a été évalué, et l’ensemble des établissements de santé où sont fournis des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus est censé être inclus dans le numérateur. Des exemples pratiques de la façon dont différents dénominateurs et différentes méthodes d’échantillonnage influent sur les indicateurs de chaque catégorie figurent au Tableau 4.7. Remarque sur la qualité des données : dans les pays où certains prestataires de services font des rotations d’une structure de soins à une autre, il existe un risque d’enregistrer des doublons lors de l’agrégation des données concernant la dotation en personnel. Ce problème peut être résolu en intégrant des éléments de données supplémentaires permettant d’identifier les prestataires effectuant des rotations, ainsi que le nom des différentes structures de soins où ils effectuent ces rotations. ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION LORS DE L’INTÉGRATION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS DES ENQUÊTES EXISTANTES Des enquêtes qui ne sont pas spécifiques à certaines maladies et qui sont menées dans les établissements de santé au niveau mondial, par exemple les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services [en anglais service provision assessment (SPA)], sont menées régulièrement par de nombreux pays. Cependant, ces enquêtes menées à grande échelle ne permettent pas toujours de collecter les informations nécessaires pour calculer l’ensemble complet des indicateurs. Un ensemble plus restreint d’indicateurs traceurs est présenté au Tableau 4.6 ; ils peuvent être pris en compte pour tirer parti de ces enquêtes menées à grande échelle afin d’obtenir des informations sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour aider au suivi des tendances, le Tableau 4.6 donne la correspondance entre ces indicateurs traceurs et les indicateurs concernant le suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité (en spécifiant la catégorie pertinente) figurant dans l’outil de Supervision de soutien. Ces enquêtes de portée générale menées dans les établissements de santé permettent rarement d’évaluer la présence de l’ensemble du matériel, des fournitures et des médicaments nécessaires pour fournir les services (se référer aux Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base). Un ensemble d’éléments traceurs est donc proposé, chacun pouvant être éventuellement intégré dans ces enquêtes. Ces éléments traceurs correspondent aux éléments ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 246 qui, en cas de rupture de stock ou lorsqu’ils ne sont pas opérationnels, ont le plus souvent un impact négatif sur la capacité d’un établissement de santé à fournir des services. Leur liste doit être adaptée en fonction du contexte. Il est important de noter que lors de l’évaluation d’une structure de soins par le biais du processus de Supervision de soutien ou d’une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle, l’ensemble des éléments de chaque catégorie doit être évalué par rapport à la norme, le minimum nécessaire pour fournir des services de qualité étant représenté par l’ensemble des éléments. ADAPTATION DE L’OUTIL ET DES INDICATEURS VENTILATION DES INDICATEURS Des éléments de données supplémentaires peuvent être inclus dans la collecte des données pour permettre une ventilation (décomposition) plus fine des informations lors de l’analyse : types de services de dépistage et de traitement ; niveau ou type de structure de soins (par exemple, soins de santé primaires, soins tertiaires ou poste de santé, hôpital de recours) ; gestion ou propriété des structures de soins (par exemple, public, privé, ONG, etc.) ; fréquence de la prestation de services (par exemple, à plein temps, 1 à 2 jours par semaine, etc.) ; ou toute autre catégorie pertinente en fonction des priorités nationales ou du programme. CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Cet outil est actuellement prévu pour la collecte d’informations concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses et le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer. Lors de la planification de l’élargissement des services ou de l’introduction de services de dépistage, il est essentiel de bien connaître la disponibilité et la répartition géographique des services de traitement du cancer invasif et de soins palliatifs. Dans de nombreux pays, ces services de prise en charge de pointe ne sont proposés que dans un nombre très limité d’établissements de santé du niveau tertiaire. Lorsque ces services de prise en charge de pointe sont fournis dans un grand nombre d’établissements de santé, ou au contraire lorsque l’on souhaite collecter des informations pour montrer leur disponibilité limitée et utiliser ces informations pour un plaidoyer ou pour la planification, cet outil doit être adapté pour inclure les éléments de données pertinents. En fonction du contexte du programme, il sera possible d’ajouter aux listes de base des éléments et des normes figurant déjà dans les catégories pertinentes des éléments supplémentaires concernant la disponibilité en matériel de radiothérapie et de chirurgie, en médicaments pour la chimiothérapie et pour les soins palliatifs et en personnel formé pour fournir ces services. TABLEAU 4.6 Indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 1 : services DS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées** TDS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS2. Densité des structures de soins : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Catégorie relative à la ca- pacité opérationnelle 2 : utilisation des services CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objec- tifs pour les services de dépistage et de traitement*** TDS3. Utilisation des services : nombre de consultations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Catégorie relative à la capacité opération- nelle 3 : dotation en personnel CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés fournissant des services DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS4. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 247 Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 4 : dotation poten- tielle en personnel CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Catégorie relative à la capacité opération- nelle 5 : infrastructures CO5. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures de base pour fournir les services TCO2. % des structures de soins disposant des in- frastructures pour fournir les services de santé générale de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement opérationnel Catégorie relative à la capacité opération- nelle 7 : matériel et fournitures CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 8 : prévention des infections CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de ma- tériel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence TCO4. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 9 : médicaments et tests CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base TCO5. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 10 : gestion des données CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Catégorie relative à la capacité opération- nelle 11 : mécanismes d’orientation-recours CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels Catégorie relative à la capacité opération- nelle 12 : politiques et lignes directrices CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement accessible et bien comprise TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement acces- sible Catégorie relative à la capacité opération- nelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la communauté CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la population, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Catégories évaluées uniquement au cours de la Supervision de soutien Catégorie relative à la performance 1 : compé- tence du prestataire QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques TQS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Catégorie relative à la performance 2.1 : collecte et gestion des données QS2.1. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données TQS2. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Catégorie relative à la performance 2.2 : indi- cateurs clés et niveaux de référence QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Catégorie relative à la performance 3 : évaluations de la per- ception des clientes et de la communauté QS3. % des structures de soins se conformant à la norme de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus * Indicateurs calqués sur le modèle des indicateurs de SARA.1 ** Voir aussi les indicateurs de programme facultatifs à la section 3 Suivi des patientes et du programme. *** Aide à l’évaluation de l’accès aux services et de l’utilisation des services par l’examen et l’analyse des données permettant le calcul des indicateurs clés.. 1 Les indicateurs de l’enquête SARA peuvent être consultés à l’adresse suivante : http://www.who.int/healthinfo/systems/sara_reference_manual/en/. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 248 TABLEAU 4.7 CALCUL DU DÉNOMINATEUR ET VALIDITÉ SOUS DIFFÉRENTES CONDITIONS – EXEMPLES AVEC PLUSIEURS INDICATEURS INDICATEUR EXEMPLE ÉCHANTILLON PAR CHOIX RAISONNÉ OU DONNÉES COLLECTÉES DE MANIÈRE SYSTÉMATIQUE (p. ex., lors d’une Supervision de soutien) MUESTRA DIRIGIDA O DATO OBTENIDO DE ORDINARIO (por ejemplo, supervisión de apoyo) RECENSEMENT DS1. % des struc- tures de soins fournissant des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NUM Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NON NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** NON OUI CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées NUM Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON QS1. % des struc- tures de soins dont les presta- taires se confor- ment aux normes de performance des compétences cliniques NUM Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON TCO2. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures pour fournir les services de santé de base NUM Nombre des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé de base DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesu- rer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesurer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers NUM = Numérateur ; DEN = Dénominateur * Pays ou unité infranationale définie ; le dénominateur est obtenu à partir du fichier centralisé des établissements de soins ou de tout autre registre complet et actualisé des structures de soins publiques et privées. **Dans un recensement, DEN C et DEN A sont identiques. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 249 OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES : DISPONIBILITÉ DES SERVICES, CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET PERFORMANCE Cet outil a été conçu pour aider au calcul des indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services au niveau national ou infranational (par exemple, au niveau d’une province, d’un district, etc.) en permettant d’agréger les données de manière systématique. Si les informations sont collectées et analysées au niveau infranational, il conviendra de le préciser, le cas échéant, dans les tableaux ci-dessous. Les informations provenant de l’ensemble des unités infranationales du pays pourront ensuite être agrégées pour calculer les indicateurs au niveau national. Avant d’agréger et d’examiner les données, il est important de s’assurer que les questions servant à l’examen des données ont été adaptées de manière à inclure l’ensemble des variables souhaitées pour la ventilation des indicateurs (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public ou privé, etc.). INFORMATIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES Nom du pays : _________________________________________________________________________ Unité au niveau infranational (le cas échéant):_______ Nom de l’unité infranationale (le cas échéant):_________ Date d’examen des données (JJ/MM/AAAA): ________________________________________________________ Date de l’examen des données précédent (JJ/MM/AAAA):______________ _________________________________ Personnes ayant examiné les données : Nom de ces personnes et rôle joué dans l’examen des données:____________ QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES 1. Combien existe-t-il de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) ? ____________________________________ Source(s) des données:____________________ 2. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 2.1. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent chaque type de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 3. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _______________________________ Source(s) des données : ____________________ 3.1. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) chacun des différents types de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 4. Quelle est la population cible pour les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? ________________________________ Tranche d’âge cible : 30 à 49 ans Autre (préciser) __________________________ Nombre de femmes dans la tranche d’âge cible de la population (préciser s’il s’agit du niveau national ou d’une zone du niveau infranational) : __________________ Source(s) des données : _______________________ ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 250 5. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 6. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? ____________________________________ Source(s) des données : ____________________ 7. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ INDICATEURS DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A/B x 100) Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Diagnostic des lésions précancéreuses et diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus Approche à visite unique (dépistage et traitement proposés au cours de la même visite) DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE VENTILÉ PAR TYPE DE SERVICE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A2) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A2/B x 100) DÉPISTAGE Frottis IVA (dépistage ou triage) IVL Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) Colposcopie (triage) Autre : _____________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* ___________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* __________________________ TRAITEMENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES Cryothérapie RAD Autre : ______________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de traitement des lésions précancéreuses :* _____________________________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de traitement des lé- sions précancéreuses :** ____________ DIAGNOSTIC DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES ET DU CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Colposcopie (pour le diagnostic) Curetage endocervical Biopsie Examen histologique/ anatomopathologique Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :* _____________ Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :** _______________________________ * Certaines structures de soins pouvant fournir plus d’un service, le total ne correspond pas toujours à la somme des différents services comptabilisés pour chaque structure de soins. ** Le numérateur est le nombre TOTAL de structures de soins fournissant au moins l’un des services de traitement des lésions précancéreuses ou des services de diagnostic, selon le cas. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 251 DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS FACULTATIFS (DENSITÉ DES STRUCTURES DE SOINS, DENSITÉ DES UNITÉS MOBILES, DENSITÉ DES AGENTS DE SANTÉ) Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur (B) Pourcentage (A/B X 100) DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre d’unités mobiles fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (sous-ensemble du numéra- teur de DS) : Nombre dans la popula- tion cible : DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, et en comparant à un niveau de référence Nombre d’agents de santé formés fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS À FOURNIR LES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS DE BASE Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement Nombre de structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires for- més fournissant des services Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés four- nissant des services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des ser- vices une fois formés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO5. % des structures de soins disposant des in- frastructures de base pour fournir les services Nombre de structures de soins disposant des infrastructures de base pour fournir les services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’ap- provisionnement opérationnel Nombre de structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvision- nement opérationnel : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 252 Tableau (suite) CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de four- nitures en état de marche/ opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fournitures en état de marche/ opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de maté- riel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base Nombre de structures de soins disposant en permanence des médicaments et des tests de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Nombre de structures de soins où les docu- ments et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opéra- tionnels Nombre de structures de soins disposant de mécanismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement acces- sible et bien comprise Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est facilement acces- sible et bien comprise : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popu- lation, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Nombre de structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popula- tion, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 253 DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS : INDICATEURS TRACEURS (PERSONNEL ET FORMATION, MATÉRIEL, PRODUITS DE DIAGNOSTIC ET MÉDICAMENTS) Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) TDS1. % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateur de base TDS2. Infrastructures de santé : densité des struc- tures de soins  Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TDS3. Utilisation des services : nombre de consul- tations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Nombre de consultations (p. ex., dé- pistage, cryothérapie, RAD) au cours d’une période de 12 mois : Nombre de patientes uniques (au cours d’une période de 12 mois) : TDS4. Personnel de santé : densité des agents de santé Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le can- cer du col de l’utérus Nombre de structures de soins dispo- sant d’au moins 1 membre du person- nel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO2. % des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base Nombre de structures de soins dispo- sant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins dispo- sant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO4. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Nombre de structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infec- tions pour fournir les services de santé généraux de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO5. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments mini- maux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins (four- nissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’uté- rus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facile- ment accessible Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement accessible : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 254 INDICATEURS DE PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DES STRUCTURES DE SOINS QUALITÉ DES SERVICES ET DES DONNÉES : INDICATEURS DE PERFORMANCE Remarque : QS1 et QS2.1 sont des indicateurs traceurs de la qualité des services et des données (se référer au Tableau 4.6) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.1 % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Nombre de structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données :: Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Nombre de structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS3. % des structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la percep- tion des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la commu- nauté pour connaître la quali- té des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins évaluées ou nombre de structures de soins dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 LISTES DES QUANTITÉS MINIMALES REQUISES DE MATÉRIEL, DE FOURNITURES ET DE PRODUITS DE BASE Les listes d’articles de base pour chaque service présentées ci-dessous s’ajoutent aux conditions minimales requises exposées dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures et dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections (se référer à l’outil de Supervision de soutien). La disponibilité et l’état de fonctionnement de l’ensemble de ces éléments de base doivent être évalués afin de déterminer si une structure de soins donnée dispose de la capacité opérationnelle suffisante pour fournir des services ; cependant, les ressources et les capacités ne sont pas toujours suffisantes pour intégrer l’ensemble de ces éléments dans les enquêtes existantes menées au niveau national ou infranational et faisant le suivi de la prestation des services de santé générale [par exemple, les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services (SPA)]. Il est alors possible d’envisager d’y inclure un ensemble limité d’éléments traceurs. Éléments à prendre en considération dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée : chez les femmes séropositives pour le VIH, le taux de positivité au test de dépistage est généralement plus élevé (souvent deux fois plus élevé) que chez les femmes séronégatives. Le taux de femmes qui remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie peut également être inférieur en cas de séropositivité pour le VIH. Les estimations des quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous devront donc parfois être adaptées dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée ; cette adaptation se fera en fonction de l’analyse des tendances en matière de prestation de services et de l’épidémiologie de la maladie. Remarque sur le gaspillage de matériel : les quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous ne tiennent pas compte du gaspillage ; les estimations finales devront donc être ajustées en fonction du contexte. MATÉRIEL ET FOURNITURES POUR LA RÉALISATION DE L’IVA ET DE LA CRYOTHÉRAPIE : REMARQUES SUR L’ESTIMATION DES QUANTITÉS MINIMALES (LISTES 1 À 4) Les estimations des quantités sont basées sur les hypothèses suivantes : SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 255 • Le taux de positivité de l’IVA est de 5 à 10 %, l’estimation étant basée sur un taux de positivité de l’IVA de 10 % ; • Le taux de femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie est de 85 %, avec l’ensemble des femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie recevant ce traitement. Sur la base de ces hypothèses, il a dont été estimé que 10 femmes sur 100 auront un test par IVA positif, et qu’environ 9 d’entre elles seront traitées par cryothérapie. Pour faciliter le calcul, il a été retenu que 10 procédures de cryothérapie sont réalisées pour 100 femmes bénéficiant d’un dépistage. TEST VPH ET EXAMEN CYTOLOGIQUE : REMARQUE SUR L’ÉVALUATION DU MATÉRIEL ET DES FOURNITURES (LISTES 5 ET 6) Dans la majorité des cas, la collecte des prélèvements pour le dépistage du VPH et pour l’examen cytologique est réalisée dans une structure de soins, tandis que les tests sur ces prélèvements sont réalisés dans un laboratoire ; la disponibilité des services et la capacité opérationnelle devront donc être évaluées dans ces deux endroits. Certains établissements de santé comme les hôpitaux régionaux disposent parfois de laboratoires sur place ; cependant, le test lui-même est souvent réalisé dans un endroit différent de celui où le prélèvement est collecté. La disponibilité en matériel et en fournitures ainsi que la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique doivent être évaluées dans la structure de soins où est réalisé le dépistage et dans le laboratoire. Les performances des laboratoires doivent être évaluées à l’aide des mesures d’assurance de la qualité existantes. Des informations supplémentaires sur les processus à suivre dans les laboratoires pour la réalisation du test VPH se trouvent dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et dans les recommandations pertinentes des fabricants de tests. Des informations supplémentaires concernant l’examen cytologique peuvent être trouvées dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Les estimations des quantités minimales présentées dans les listes 5 et 6 sont basées sur les besoins en tests de recherche de l’ADN du VPH, en utilisant à titre d’exemple la plateforme de test CareHPV ; elles viennent s’ajouter aux quantités requises pour le fonctionnement général du laboratoire. Il est important de noter que les manuels fournis par les fabricants et spécifiques aux différents tests VPH doivent être référencés et utilisés lors de l’adaptation de ces listes. LISTE 1. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Dans la liste ci-dessous, la quantité de matériel nécessaire est prévue pour la consultation de 10 clientes par jour ou par période de travail dans une salle d’examen. Les quantités devront être ajustées si le nombre de clientes vues chaque jour est plus élevé, à moins que les instruments puissent être correctement traités pendant les heures de travail sans interrompre la succession des clientes dans les consultations. Les éléments pris en considération pour estimer le nombre de clientes ayant bénéficié d’un dépistage sont basés sur la charge de travail attendue et sont déterminés par un certain nombre de facteurs, notamment selon que les services sont ou non : 1) intégrés à d’autres services de santé reproductive, 2) fournis uniquement certains jours préétablis, 3) fournis lors d’activités extra-institutionnelles ou de services mobiles, ou 4) fournis dans le cadre d’une campagne de masse. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA Quantité minimale Commentaires Spéculums – spéculums métalliques à deux valves Graves (taille moyenne et grande taille)* 10 (8 de taille moyenne et 2 de grande taille) Pince à anneau ou porte-tampon 10 En cas d’utilisation de brochettes en bois (voir la liste des fournitures/consommables ci-dessous), les pinces à an- neau ou porte-tampon ne sont pas nécessaires. Haricots 2 Table d’examen gynécologique 1 Toile imperméable 2 L’essuyer entre chaque cliente avec une solution chlorée diluée à 0,5 %. Lampe col-de-cygne (ou toute autre source de lumière de qualité, par exemple une lampe torche) 1 Plateaux ou chariots à instruments 1 Godets à prélèvements/cupules (vinaigre) 1 Tabouret à roulettes réglable 1 Minuterie, horloge ou montre 1 Paravents de confidentialité 1 Évalués dans la Catégorie 5: infrastructures. Alèses et blouses d’hôpital 10 Il est aussi possible de faire savoir dans la communauté que les femmes venant pour un dépistage doivent appor- ter leur sarong ou un vêtement similaire qui servira d’alèse. *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 256 LISTE 2. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Matériel consommable pour l’IVA Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Gants d’examen propres, non stériles – boîte de 100 4 boîtes Prévoir 4 gants par cliente ; la taille des gants varie d’un prestataire à l’autre. Acide acétique à 3 à 5 % (vinaigre blanc) – bouteille de 1 L* 1,5 L Prévoir 15 cc/client. Rouleau de coton pour faire des boules de coton <1 Prévoir 3 boules de coton/cliente. Brochettes en bois 300 En cas d’utilisation de pinces à anneau ou de porte-tam- pon (se référer à la liste des équipements et du matériel non consommables), les brochettes en bois ne sont pas nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Rouleau de gaze non stérile <1 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Chlore pour faire une solution à 0,5 % 2 L La quantité requise varie en fonction des situations. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. Préservatifs pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Abaisse-langues pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 *Élément traceur LISTE 3. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie Quantité minimale Commentaires Système utilisé pour la cryothérapie avec des embouts pour sonde cryogénique à extrémité courte (2 de 19 mm et 1 de 25 mm)* 2 Réservoirs (pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote) 2 Un réservoir représente le strict minimum, mais il est recommandé d’en avoir deux pour prévenir les interruptions dans la prestation de services. Godet à prélèvements/cupule supplémentaire pour y conserver les boules de coton trempées d’alcool (pour nettoyer/désinfec- ter le système utilisé pour la cryothérapie) 1 Godets à prélèvements/cupules traités par désinfection radi- cale (pour conserver les embouts de sonde cryogénique, et pour procéder à une désinfection radicale de ces embouts, si celle-ci n’est pas faite à l’autoclave) 2 *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 257 LISTE 4. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA et la liste pour la prévention des infections) Matériel consommable pour la cryothérapie Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote * Un réservoir de 20 livres pour 8 à 12 traitements Un réservoir de 20 livres permet habituellement de réaliser 8 à 12 traitements ; ce chiffre varie cependant beaucoup, et dépend des conditions rencontrées sur le terrain ; le suivi des tendances dans la prestation de services aidera à obtenir une estimation du nombre de femmes ayant besoin d’un traitement par cryothérapie et des quantités de fournitures nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Spatules en bois (abaisse-langues) : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Préservatifs : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones • Pour être utilisés après lubrification, en l’absence d’abstinence de rapports sexuels pendant six se- maines (fait partie des soins effectués par la femme elle-même dans les suites de la cryothérapie) 5 50 Serviettes hygiéniques 10 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 % : • Pour désinfecter le système utilisé pour la cryothéra- pie, et pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, si ceux-ci ne sont pas désinfectés à l’autoclave • Pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, la solution doit être changée chaque semaine • Prévoir environ 100 ml par semaine Variable L’estimation du volume à prévoir dépend de l’utilisation ou non de cet alcool pour la réalisation d’une désinfection ra- dicale, et du nombre de cas de cryothérapie par semaine. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. *Élément traceur LISTE 5. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité minimale Commentaires Porte-tubes ou autre mécanisme pour stocker et transporter des prélèvements en position verticale Au moins 1 Dépend du nombre de prélèvements collectés dans la structure de soins. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin d’un porte-tubes ou d’un autre mécanisme pouvant transporter 90 tubes par lot de tests. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité minimale Commentaires Machine pour réaliser les tests, avec câbles de connexion électrique* 1 La réalisation de tests VPH avec la plateforme CareHPV requiert une machine comprenant un élément chauffant, un agitateur et un luminomètre. Pipette à volume fixe 1 L’utilisation de la plateforme CareHPV requiert une pipette à volume fixe de 50 µL. Pipette à répétition à volume variable 1 Réfrigérateur à 4 °C 1 Un réfrigérateur de 165 cm de hauteur, 70 cm de largeur et 76 cm de profon- deur peut contenir 20 kits de test CareHPV. Dispositif de protection contre les surtensions (mini- mum 1500 VA) 1 Dispositif de mesure de la température et de l’humidité 1 *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 258 LISTE 6. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Brosses ou écouvillons pour la collecte des prélèvements 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses et de 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. Milieu de transport pour les prélèvements* 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses ou 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Microplaque et réactifs pour le test (kit de test VPH)* 1 + 1 microplaque CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles). Lunettes de sécurité 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Blouse de laboratoire 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Gants non poudrés 4 à 6 par lot de tests Pour 1 technicien de laboratoire, avec un changement de gants entre chaque étape. Embouts pour micropipettes Variable Dépend du kit utilisé. L’utilisation d’un kit de test CareHPV requiert 96 embouts stériles de 200 µL avec filtre, 1 embout de 1,25µL et 4 embouts de 1,0µL Porte-tubes Variable 2 à 3 porte-tubes d’une capacité de 50 tubes sont habituellement suffi- sants pour un laboratoire où la charge de travail est modérée ; les porte- tubes en mousse pour 50 à 100 tubes peuvent être réutilisés. Papier absorbant 10 à 20 feuilles *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 259 LISTE 7. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures CYTOLOGIE Élément Commentaire Microscope optique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Élément Commentaire Colposcope* Y compris un colposcope transportable, le cas échéant. Pince à biopsie Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Pince à anneau Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Curette endocervicale RAD Élément Commentaire Générateur électrochirurgical pour RAD (avec évacuateur de fumée) et manche porte-électrode* Électrode neutre Électrode à anse et électrode à boule* Électrode de terre Manche porte-électrode Spéculum non conducteur (doublé) et tubulure Pince à anneau/porte-tampon Pince à tissus longue Tensiomètre (mesure au bras ou au poignet) Porte-aiguille long *Élément traceur. LISTE 8. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures ESTUDIO CITOLÓGICO Éléments Commentaire Lames et lamelles de verre * Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Spatule ou brosse En bois ou en plastique ; pour les prélèvements. Fixateur pour examen cytologique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Milieu de transport (liquide) dans des contenants individuels pour prélèvements* Pour la cytologie en milieu liquide. Étiquettes pour les prélèvements (et un stylo ou un marqueur pour l’identification) IVL Éléments Commentaire Solution de Lugol COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Éléments Commentaire Pâte de Monsel En cas de colposcopie avec biopsie. Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % En cas de colposcopie avec biopsie. RAD Éléments Commentaire Aiguille à ponction lombaire (22G, 25G ou 27G) de 90 mm de lon- gueur Lidocaïne (1 ou 2 %) adrénalinée (1:200 000) Ou les éléments pour préparer l’équivalent, si non disponible. Lidocaïne (1 ou 2 %) seule* Pâte de Monsel Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % Pour les RAD avec collecte de prélèvements (pour examen histopa- thologique). *Élément traceur

CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5 CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 262 Le but d’un programme complet de lutte contre le cancer du col de l’utérus est de réduire la charge de morbidité liée à cette maladie (i) en diminuant les infections par le virus du papillome humain (VPH), (ii) en détectant et en traitant les lésions précancéreuses du col de l’utérus, et (iii) en fournissant en temps voulu un traitement et des soins palliatifs en cas de cancer invasif [WHO, 2014]. Pour atteindre ce but, l’OMS recommande de mettre en œuvre deux interventions stratégiques principales: 1) l’introduction du vaccin anti-VPH chez les filles âgées de 9 à 13 ans, conformément aux directives de l’OMS ; et 2) l’introduction du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus. La planification et la mise en œuvre de programmes efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus capables d’atteindre ce but nécessitent une bonne connaissance des investissements financiers qui seront nécessaires au fil du temps. Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi que du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les questions clés permettant de déterminer la pérennité et la possibilité d’étendre les programmes comprennent notamment l’estimation et l’analyse des coûts de la prestation des services ainsi que celle des coûts associés aux interventions suivantes : mobilisation sociale ; information, éducation et communication (IEC) ; communication incitant à un changement des comportements ; formation ; supervision ; et suivi et évaluation. Cette section présente un processus et un outil qui facilitent l’analyse des coûts ainsi que la planification et qui permettent aux utilisateurs : • D’obtenir une estimation des coûts et de la couverture des services en fonction des données disponibles et des besoins au niveau national et infranational ; • D’obtenir une estimation des coûts financiers, des coûts économiques, des coûts initiaux et des coûts récurrents des programmes et des interventions de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • D’obtenir une estimation des taux de couverture des services en se basant sur leur coût, leur distribution, les besoins de la population et l’extension prévue ; et • D’explorer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en utilisant différents modèles de prestation de services publics. Le module concernant le dépistage et le traitement de l’Outil d’évaluation des coûts de la prévention et de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – Screening and Treatment, soit C4P-ST) présenté dans cette section est un outil d’analyse de données en format Excel spécialement conçu pour permettre aux directeurs et aux planificateurs de programmes d’évaluer, d’analyser et de synthétiser les coûts des programmes et des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il a été élaboré par l’OMS en complément du module traitant du calcul des coûts des programmes de vaccination contre le VPH (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – VPH, soit C4P-HPV). Le processus d’analyse et de planification pour lequel l’outil C4P-ST a été conçu est adaptable à de nombreux cas de figure. Sa conduite à bon terme nécessite la participation d’un conseiller-modérateur qualifié, ainsi que l’adhésion et l’engagement résolus du gouvernement national et des partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les rôles clés dans ce processus comprennent un(des) utilisateur(s) (la ou les personne(s) qui entrent et analysent les données à l’aide de l’outil Excel) et une équipe multidisciplinaire de partenaires qui participent au processus plus large de planification et de calcul des coûts. (L’outil C4P-ST et le soutien d’un conseiller-modérateur qualifié peuvent être demandés à l’adresse suivante : ncdsurveillance@who.int.) INTRODUCTION SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 263 OBJECTIF Dans les pays avec un programme ou un plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus et une prestation de services déjà opérationnels, le processus permet aux partenaires d’examiner, d’analyser, de vérifier et de mettre à jour de manière structurée les hypothèses essentielles de ce plan existant. Ces hypothèses peuvent avoir un impact important sur les coûts du programme. La comparaison des coûts de différents scénarios de dépistage et de traitement, en faisant varier l’importance relative accordée à certains éléments du programme, permet d’aider à élaborer de nouveaux plans en vue d’une extension à grande échelle ou d’une modification des plans existants. Par ailleurs, des analyses rétrospectives peuvent être utilisées pour valider les coûts prévisionnels des demandes de budget actuelles ainsi que pour améliorer l’exactitude des coûts et de la budgétisation au fil du temps. Dans les pays sans plan stratégique, programme ou service de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le processus peut aider à définir de manière opérationnelle les principaux éléments constitutifs du programme nécessaires à la mise en œuvre d’un tel plan, à déterminer les hypothèses essentielles connexes et à faire une estimation des coûts sur la base d’hypothèses et d’entrées (données réelles). En l’absence de données sur les coûts spécifiques au pays, les entrées pré-intégrées dans l’outil peuvent être utilisées lors du calcul des coûts des plans stratégiques initiaux. Dans de nombreux pays, des processus de planification et de calcul des coûts sont déjà en place pour des programmes de santé en général. Dans certains pays, il existe aussi des processus spécifiques pour les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Les processus et les outils opérationnels existants peuvent être comparés au processus de planification, à l’outil d’analyse des coûts, ainsi qu’aux entrées et aux hypothèses essentielles du C4P-ST (se référer à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) afin de repérer les éventuelles améliorations à apporter. S’ils n’en sont qu’à leurs débuts, les programmes peuvent également, en plus d’utiliser les informations présentées dans cette section, se référer aux recommandations exhaustives pour l’organisation et l’élaboration de programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentées dans la publication de l’OMS La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. RÔLES ET RESPONSABILITÉS Les meilleures pratiques pour le calcul des coûts du programme comprennent des processus de planification pouvant être adaptés à de nombreux cas de figure et qui requièrent une équipe de partenaires multidisciplinaires. L’équipe de planification et de calcul des coûts dans le pays doit si possible comprendre les personnes suivantes : • Un conseiller-modérateur impartial formé à l’utilisation de l’outil C4P-ST ; • Une personnalité influente au niveau national et dont l’appui facilite l’adhésion et l’engagement des différents partenaires dans le pays ; • Un responsable technique (« utilisateur ») qui a accès aux données requises et sera responsable de la collecte des données primaires ; • Un ou plusieurs économistes de la santé ou une personne ayant des compétences dans les analyses quantitatives et une formation en économie ou en financement (« utilisateur ») ; et • Des experts du cancer du col de l’utérus impliqués dans la planification stratégique et l’extension des programmes de lutte contre ce cancer, ainsi que d’autres partenaires. Les membres de l’équipe identifiés comme des « utilisateurs », c’est-à-dire ceux qui seront responsables de la saisie des données et du pilotage de l’outil Excel, doivent avoir des connaissances solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts. La composition de l’équipe sera basée principalement sur les préférences du pays, avec le soutien et les orientations apportées par le conseiller-modérateur formé. LE PROCESSUS D’ANALYSE DES COÛTS ET DE PLANIFICATION CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 264 Les experts du cancer du col de l’utérus et les partenaires engagés dans le processus peuvent comprendre : • Des directeurs de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Des planificateurs et des administrateurs travaillant dans le domaine des financements ; • Des économistes de la santé ; • Des économistes consultants ; • Des prestataires de soins de santé ; • Des chercheurs ; et • Des donateurs/partenaires externes des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. LE CONSEILLER-MODÉRATEUR POUR L’UTILISATION DU C4P-ST L’outil C4P-ST doit impérativement être utilisé avec un conseiller-modérateur. La planification et le calcul des coûts exigeant un examen critique des hypothèses les plus largement admises contribuant aux coûts et aux résultats, le processus doit être guidé par un conseiller-modérateur qualifié sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme. Cela permet d’assurer l’objectivité tout au long du processus et, par extension, l’objectivité des données collectées ainsi que la fiabilité des résultats obtenus. Dans certains cas, l’obtention d’un consensus sur l’ensemble des points clés utilisés dans la planification et l’analyse des coûts pourra être fastidieuse. Mais un bon conseiller-modérateur fera en sorte que chaque interlocuteur reste impliqué tout au long du processus, ce qui permettra en bout de chaîne d’obtenir des résultats de qualité faisant l’objet d’un consensus. Au fil des étapes, le conseiller-modérateur devra remplir des rôles variés : faire en sorte que chacun ait bien compris ce qu’est l’outil et sache comment l’utiliser ; travailler avec ses utilisateurs pour s’assurer que les données clés nécessaires pour une prise de décisions objective soient disponibles et collectées ; obtenir l’adhésion de l’équipe de calcul des coûts ; et s’assurer que chacun puisse se faire entendre. Si certaines données concernant les coûts ne sont pas disponibles, il devra s’assurer que les intervenants s’entendent sur les données indirectes appropriées à utiliser. Le conseiller-modérateur C4P-ST devra si possible avoir les compétences suivantes : • Impartialité – être sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Connaissances pratiques en matière de planification et de calcul des coûts pour les programmes de santé ; • Compétences dans l’animation de groupes, notamment dans la gestion des discussions sensibles et dans la recherche d’un consensus ; • Capacité avérée à faciliter l’utilisation d’outils de calcul des coûts (souhaitable) ; et, • Éventail de compétences solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts (souhaitable). Il est important que le gouvernement national, les planificateurs de programmes, les décideurs et les autres acteurs concernés soient parties prenantes dans le processus de planification et de prise de décision concernant le plan stratégique national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Même si le conseiller-modérateur externe pourra superviser le processus pour s’assurer que toutes les activités sont exécutées de manière impartiale et transparente, ce sera bien aux partenaires œuvrant dans le pays qu’incombera au bout du compte d’utiliser et de mettre en œuvre l’outil C4P-ST. ACTIVITÉS Le processus de planification et d’analyse des coûts de C4P-ST comprend cinq activités principales : 1. Collecte des données préliminaire ; 2. Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ; 3. Saisie des données ; 4. Traitement des données manquantes ; 5. Analyse des résultats. COLLECTE DES DONNÉES PRÉLIMINAIRE L’outil C4P-ST est un outil d’analyse et non pas de collecte des données. Les équipes de calcul des coûts des pays peuvent élaborer des outils de collecte des données en utilisant la liste des entrées et des hypothèses figurant dans le chapitre Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les données requises sont en rapport avec les coûts des services et les coûts hors services ; ces coûts peuvent être classés en plusieurs grandes catégories (Tableau 5.2). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 265 Pour réduire la charge de travail liée à la collecte des données, une collecte des données préliminaire, en utilisant les outils de collecte de données élaborés par les pays, peut commencer avant les réunions de planification formelles organisées pour obtenir l’accord et l’adhésion des partenaires (se référer à la section Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ci-dessous). SOURCES DE DONNÉES Certaines données peuvent être collectées à partir de données accessibles au public et/ou en travaillant en collaboration avec des partenaires dans le pays. Il s’agit, par exemple, des données sur la population globale du pays, la taille de la population cible, le salaire des agents de santé et le nombre de structures de soins dans le pays. D’autres données requises pour les hypothèses essentielles peuvent être extraites de données programmatiques collectées de manière systématique, de données de surveillance ou, enfin, de données d’enquête. Afin de faciliter la collecte de données concernant les coûts, une feuille de calcul intitulée « Liste de référence des prix » a été incluse dans l’outil C4P-ST. Elle comprend les coûts des équipements obtenus en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie ; ces coûts peuvent être utilisés dans des pays présentant des caractéristiques similaires, lorsque certains coûts sont inconnus ou ne sont pas disponibles. Les utilisateurs peuvent également se référer aux informations fournies dans d’autres sections de ce document, par exemple dans les Listes des quantités minimales requises de matériel et de fournitures de la section 4 Enquêtes dans les structures de soins et dans les conditions à observer pour le suivi décrites à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Lorsqu’une évaluation des données et des systèmes de données a été effectuée à l’aide des outils présentés à la section 1 Évaluation des systèmes de données, l’équipe peut obtenir des informations de base en se référant aux renseignements obtenus lors de l’évaluation du domaine Financement, budgétisation et calcul des coûts. REMARQUE CONCERNANT LES ASPECTS ÉTHIQUES La plupart des données sur les coûts proviendront d’entretiens avec des experts nationaux de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les informations collectées au cours de ces entretiens ne sont pas soumises aux règles d’éthique qui s’appliquent à la recherche classique et concernant notamment la confidentialité et la protection des sujets humains. Les personnes interrogées doivent cependant recevoir des informations sur les questions étudiées au cours du processus C4P-ST, sur les objectifs de ce processus, et sur la manière dont les données qu’elles fournissent seront utilisées et référencées. OBTENTION DE L’ACCORD ET DE L’ADHÉSION DES PARTENAIRES L’outil C4P-ST est un outil social qui permet aux partenaires d’avoir des échanges de vues sur les objectifs et les priorités du programme et de convenir des valeurs à donner aux hypothèses et aux autres entrées lors de réunions de planification et de calcul des coûts conduites par un modérateur. Une étape cruciale dans le processus de planification et de calcul des coûts est d’organiser une rencontre des principaux partenaires au cours de laquelle ils examineront conjointement les données obtenues lors de la collecte préliminaire, identifieront les données manquantes, chercheront comment résoudre les incohérences et se mettront d’accord sur les meilleures données à utiliser. La participation active des partenaires à ces réunions facilitera l’obtention d’un consensus sur les sources d’information et améliorera l’intégrité des données collectées. Le processus de discussion et de recherche d’un consensus entre les différents partenaires permet d’optimiser les résultats obtenus lors du calcul des coûts sur les options de prestation de services et sur les implications budgétaires connexes. BUT DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS CONDUITE PAR LE CONSEILLER-MODÉRATEUR La Réunion de planification et de calcul des coûts conduite par le conseiller-modérateur permet à l’ensemble des membres d’une équipe multidisciplinaire de calcul des coûts d’interagir, de parvenir à un consensus sur les données collectées, et de s’assurer qu’ils sont satisfaits par les décisions prises concernant les sources de données et les hypothèses d’analyse des coûts. Elle permet aux membres de l’équipe d’interagir avec différents partenaires responsables de la prise de décision et de la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ceux-ci allant des spécialistes de l’approvisionnement aux infirmières qui effectuent les IVA et aux oncologues qui réalisent la radiothérapie et la chimiothérapie. CONDUITE DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS Dans les pays déjà dotés d’une stratégie nationale de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le conseiller- modérateur doit utiliser cette stratégie comme base de la Réunion de planification et de calcul des coûts. Il devra se familiariser à l’avance avec les plans stratégiques, les initiatives ou les campagnes existants et les utiliser comme base de discussion. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 266 Le modérateur doit examiner les feuilles de calcul intitulées Hypothèses générales et Hypothèses relatives aux services et obtenir un consensus de l’équipe de calcul des coûts du pays sur les éléments constitutifs du programme et sur la stratégie de prestation de services à utiliser dans le pays. Les participants à la Réunion de planification doivent identifier les sites où les services seront fournis ainsi que les ressources nécessaires pour une période de cinq ans. Ils doivent également obtenir un consensus sur l’ensemble des sources de données. Les questions clés sur lesquelles doivent porter les discussions comprennent : • Où sera réalisé le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, le type et le niveau de structure de soins, ou d’autres lieux) ? • Quelle sera la tranche d’âge cible des femmes devant bénéficier d’un dépistage ? • Quel sera le plan de formation du personnel de santé ? • Le dépistage et le traitement seront-ils déployés de manière échelonnée ou fournis simultanément à l’échelle nationale ? • Quelles seront les activités non médicales à réaliser au cours du programme ? • Quelles sont les autres hypothèses à poser concernant le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus dans le pays ? SAISIE DES DONNÉES Au fur et à mesure que l’équipe de planification et de calcul des coûts du pays identifie les stratégies à chiffrer et que les données sont collectées, les utilisateurs peuvent saisir simultanément les données. Cette section comprend une série de tableaux (Tableaux 5.6 à 5.13) qui décrivent le contenu et le but des feuilles de calcul incluses dans l’outil C4P-ST et donnent, le cas échéant, des instructions simples étape par étape pour la saisie des données. TRAITEMENT DES DONNÉES MANQUANTES Au fur et à mesure que les données sont collectées et transférées dans l’outil C4P-ST, il est important d’évaluer la situation et de s’assurer qu’il ne manque aucun élément de données essentiel. En cas de données manquantes, l’équipe de calcul des coûts du pays doit tenter de les obtenir auprès du partenaire le plus approprié ou convenir avec lui des données à utiliser en remplacement. ANALYSE DES RÉSULTATS Lors de leurs discussions sur les objectifs et les priorités du programme et pour parvenir à un consensus sur la stratégie globale de lutte contre le cancer du col de l’utérus à adopter, les partenaires doivent s’appuyer sur les données collectées ainsi que sur les analyses et les résultats obtenus. Une fois la stratégie définie et approuvée, l’outil peut être utilisé pour obtenir des estimations et des projections des coûts de mise en œuvre de cette stratégie ou pour comparer les coûts de mise en œuvre de différentes stratégies. Par exemple, le gouvernement peut vouloir comparer les coûts de l’introduction du dépistage du cancer du col de l’utérus dans l’ensemble des structures de soins avec les coûts de son introduction uniquement à un niveau spécifique du système de santé (par exemple, dans les hôpitaux provinciaux). Pour comparer les coûts entre différentes stratégies, les utilisateurs doivent faire une copie de l’outil C4P-ST pour chacune des stratégies, remplir les coûts spécifiques à chaque stratégie puis faire des comparaisons. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 267 STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT LOGICIELS REQUIS L’outil est conçu pour être utilisé avec les versions 2010 ou ultérieures du logiciel Microsoft Excel. ADAPTATION AUX BESOINS DES UTILISATEURS Afin d’être logique et transparent, l’outil permet aux utilisateurs de voir l’ensemble des entrées, des calculs et des résultats. Les estimations sont basées sur les données disponibles dans le pays les plus récentes au moment de l’exercice, et les plans du programme doivent être adaptés aux besoins locaux. L’outil C4P-ST peut facilement être adapté aux besoins des utilisateurs afin d’aider les pays à échanger des points de vue et à déterminer : • La(es) population(s) cible(s) ; • Les activités de mobilisation et de sensibilisation communautaires/sociales à mener ; • Les services à fournir (des lignes directrices sur les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]) ; • Les types de prestataires fournissant les services ; • Le moment et les endroits où mettre en œuvre et élargir les services ; et • La stratégie de suivi, d’évaluation et de supervision à adopter. Cet outil est suffisamment flexible pour intégrer ces différentes hypothèses locales ; cependant, l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. COMMENT NAVIGUER DE MANIÈRE EFFICACE Pour naviguer de manière efficace d’une feuille de calcul à une autre, les utilisateurs peuvent utiliser une « Table des matières » fonctionnant avec des liens hypertextes. Cette Table des matières peut également servir de synthèse de la structure et du contenu de l’outil, en présentant une vue d’ensemble des sections relatives aux hypothèses, aux entrées, aux résultats présentés et aux annexes. Il est possible de naviguer dans l’outil en cliquant manuellement sur les onglets des différentes feuilles de calcul. Cependant, il est plus efficace d’utiliser les liens hypertextes de la Table des matières et ceux incorporés dans chaque feuille de calcul, les utilisateurs pouvant ainsi naviguer d’une feuille de calcul à une autre en deux clics. RUBRIQUES EN POSITION OUVERTE OU FERMÉE Les feuilles de calcul incluent la possibilité d’ouvrir et de fermer certaines rubriques, ce qui permet aux utilisateurs de se concentrer sur un contenu particulier. À tout moment, les utilisateurs peuvent cliquer sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. CONSTRUCTION D’UNE FEUILLE DE CALCUL STANDARDISÉE OBJET ET CONTENU DES FEUILLES DE CALCUL Chaque feuille de calcul appartient à l’une des cinq catégories ci-dessous, en fonction de son objectif. L’élément central de l’outil comprend les feuilles de calcul « Hypothèses » et « Résultats ». 1. Hypothèses. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « HB » (pour hypothèse blanche) ou « HT » (pour hypothèse temporelle). Ces feuilles permettent la saisie des entrées proposées par l’utilisateur, appelées « hypothèses », sous la forme de texte libre ou en sélectionnant l’option appropriée dans une liste. 2. Résultats. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « RB » (pour résultat blanc) ou « RT » (pour résultat temporel). Ces feuilles permettent de calculer et de présenter les résultats à partir des hypothèses fournies par l’utilisateur. 3. Navigation. Ces feuilles de calcul permettent de faciliter la navigation dans l’outil ; il s’agit de la Table des matières et de l’Index de recherche rapide, qui utilisent des liens hypertextes. L’OUTIL C4P-ST CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 268 4. Couverture des sections et des sous-sections. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « CS » (pour couverture de section) ou « CSS » (pour couverture de sous-section). Chacune de ces feuilles fournit des informations sur une section particulière de l’outil et sur les entrées requises ; elles fournissent aussi une table des matières avec des liens hypertextes pour cette section. 5. Analyse et présentation. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « P » (pour présentation). Ces feuilles, notamment celle mise en page sous forme de Tableau de bord, fournissent une synthèse des résultats calculés et d’autres informations clés présentées sous forme de tableaux ou de graphiques. Chaque feuille de calcul de l’outil contient des éléments communs, notamment le titre de la feuille de calcul, une référence au nom du modèle, des liens hypertextes pour aller vers les feuilles voisines, des contrôles d’erreur et un lien hypertexte renvoyant à la Table des matières. En plus de cette classification des feuilles de calcul par objectif, certaines feuilles sont également classées par sous-catégories en fonction de leur contenu. La plupart des feuilles qui ne sont pas des feuilles de couverture de cet outil sont classées dans la catégorie HL ou HT. PRÉSENTATION, CONTENU ET OBJECTIF DES CELLULES L’outil C4P-ST suit le principe d’une présentation basée sur des objectifs, le contenu et le but de chaque cellule étant indiqué à l’utilisateur par le biais d’une présentation cohérente et standardisée. Chaque cellule est classée selon l’un des trois types de contenus suivants : constante, formule et mixte. Un code couleur est attribué à chacun d’entre eux (Tableau 5.1). TABLEAU 5.1 Types de contenus des cellules Type de contenu Description Exemple Couleur du texte Constante Fixe, sans formule 100 Bleu Formule Formule uniquement = J20*J45 Noir Mixte Formule contenant des constantes = J20 + 100 Vert De nombreux utilisateurs savent comment distinguer les constantes et les formules ; mais cet outil permet aussi de distinguer les cellules au contenu mixte, car il existe un risque de remplacer une formule par une valeur fixe (par exemple, de faire disparaître les hypothèses dans les formules). Grâce à l’application systématique de ces trois couleurs à la police de caractères, chaque feuille de calcul fonctionne comme un dictionnaire visuel indiquant la nature du contenu de chacune de ses cellules. D’autre part, dans chacune de ces feuilles, les utilisateurs peuvent rapidement et facilement identifier toutes les constantes, les formules et les cellules mixtes. La Figure 5.1 donne un aperçu visuel des différents types de cellules et de leur fonction. FIGURE 5.1 Contenu et fonction de chaque cellule Types de cellules Constante Formule Mixte TYPES DE CONTENUS FONCTIONS Hypothèse Non hypothèse Non hypothèse Non hypothèse SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 269 Bien qu’il soit utile de pouvoir distinguer rapidement et facilement le contenu des cellules grâce aux couleurs appliqués à la police de caractères, les utilisateurs du modèle seront probablement davantage intéressés par la possibilité de localiser rapidement et facilement les feuilles de calcul et les cellules contenant des hypothèses. Les feuilles contenant des hypothèses ont un fond bleu clair, ce qui permet de les distinguer visuellement des autres feuilles de calcul, notamment des feuilles contenant les résultats, dont le fond est blanc. De plus, les cellules dans lesquelles l’utilisateur doit effectuer la saisie des entrées ou des hypothèses sont faciles à repérer par leur couleur jaune (Figure 5.2). FIGURE 5.2 Repérage grâce à l’utilisation de couleurs SYSTÈME DE CONTRÔLE CENTRALISÉ Cet outil contient un système de contrôle centralisé qui permet de localiser et de traiter toute erreur de saisie de données (par exemple, une hypothèse non valide) rapidement et facilement. Chaque point de contrôle intégré dans l’outil est indiqué dans la feuille de calcul où il se trouve et tous les contrôles sont réunis dans une feuille de calcul récapitulative « Contrôles & alertes ». Tous les messages d’alerte contiennent le nom de la cellule sur chaque feuille de calcul, ce qui permet aux utilisateurs d’accéder rapidement à la cellule à l’origine de l’alerte. COÛTS CALCULÉS L’outil C4P-ST permet à l’utilisateur d’estimer les ressources supplémentaires nécessaires pour ajouter le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus aux programmes de santé existants au niveau régional ou national. Il fournit également des estimations du coût par service de dépistage ou de traitement. Les utilisateurs peuvent également calculer le pourcentage des coûts partagés pour les fournitures, les équipements et les ressources humaines pour les éléments partagés entre les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et d’autres services de santé. Cependant, cet outil n’est pas conçu pour calculer les coûts à la charge des patientes et les coûts des services de consultations mobiles, ni pour déterminer la qualité des services ou le nombre de vies sauvées grâce aux services fournis. La structure des entrées permet de réaliser une planification et un calcul des coûts de manière rétrospective ou prospective. Une fois saisies les entrées appropriées, l’outil génère des données sur les coûts programmatiques de base qui peuvent être complétées par des données sur l’efficacité des interventions afin de calculer des rapports coûts- efficacité, ce qui permet aux utilisateurs de hiérarchiser les interventions possibles. Les résultats produits peuvent également servir de base à une analyse d’impact budgétaire. Dans cet outil, les coûts sont regroupés en plusieurs grandes catégories en fonction de l’activité à laquelle ils sont liés. Tout en étant très complètes et standardisées, ces catégories, décrites au Tableau 5.2, sont suffisamment souples pour s’appliquer à des contextes nationaux variés. Hypothèses_Essentielles_HT C4P* Outil d’analyse des coûts – Module dépistage & traitement Aller à la Table des matières Fin de l’année : décembre 2016 2017 2018 2019 2020 1. Hypothèses essentielles et chiffres A. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel Demande prévue pour le dépistage Demande prévue pour le dépistage initial (zones actives) Demande prévue pour le dépistage initial (zones inactives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones actives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones inactives) Remarques/Sources d’information 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 270 TABLEAU 5.2 Description des catégories de coûts de l’outil C4P-ST, par activité Activité Description Services de dépistage Services qui consistent à réaliser chez les femmes un dépistage du cancer et des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Les types de services proposés peuvent être définis par l’utilisateur. Jusqu’à trois mé- thodes peuvent être incluses dans la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage de la version 1.0 de cet outil. Services de diagnostic Services de diagnostic pour les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui des symptômes pou- vant être causés par un cancer ont été identifiés. Les types de services proposés (biopsie, colposcopie, examen histopathologique) peuvent être définis par l’utilisateur. Cette partie de l’outil est conçue unique- ment pour les services de diagnostic du cancer du col de l’utérus. Elle doit toujours inclure un diagnostic anatomopathologique. Si le diagnostic anatomopathologique est inclus dans le cadre d’une procédure de traitement, les coûts pour le service de diagnostic et les frais de laboratoire doivent être ajoutés au service de traitement fourni. Services de traitement Services qui consistent à traiter des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs chez les femmes. Dans la version 1.0 de cet outil, un emplacement est prévu pour sept services de traitement. Microplanification Réunions de planification opérationnelle au niveau national et au niveau infranational conçues pour faci- liter l’introduction ou l’élargissement d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par le gouvernement. Formation Formation initiale, basée sur les compétences, des prestataires de services, des formateurs et des super- viseurs, conçue pour faciliter le lancement des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et le soutien programmatique. Après les formations initiales, une formation supplémentaire est censée être incorporée dans le programme de formation systématique du gouvernement. Mobilisation sociale et commu- nication Mobilisation sociale, communication incitant à un changement des comportements et activités de soutien à l’information et à la communication éducative (initiales et continues). Supervision, suivi et évaluation Activités de supervision, de suivi et d’évaluation périodiques (initiales et continues) spécifiquement liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Autres activités Réservé aux autres coûts directs qui n’ont pas été ajoutés précédemment dans l’un des éléments ci-des- sus. Les coûts récurrents et les coûts en capital peuvent être saisis ici. Les coûts dans chaque grande catégorie d’activités sont séparés sur le plan opérationnel en coûts financiers et en coûts économiques, et aussi en coûts récurrents et en coûts en capital standards. COÛTS FINANCIERS ET COÛTS ÉCONOMIQUES L’outil C4P calcule à la fois les coûts financiers et les coûts économiques (Tableau 5.3). L’utilisateur peut choisir le mode de calcul le plus approprié selon l’objet de l’analyse. Les coûts financiers (également appelés « coûts comptables ») représentent la valeur des ressources pour le ministère de la santé et les autres institutions chargées de l’exécution et font référence aux paiements et aux dépenses monétaires réels pour l’introduction des programmes, par exemple pour les fournitures, les équipements, les formations et l’élaboration de nouveaux matériels de communication. Si les utilisateurs veulent par exemple connaître les coûts supplémentaires que devra supporter le ministère de la santé, ils doivent se concentrer sur le calcul des coûts financiers. Les coûts économiques comprennent des dépenses directement engagées lors de l’introduction d’un programme ainsi que celles qui ont déjà été effectuées ou provisionnées par le ministère de la santé ou les autres institutions chargées de l’exécution, par exemple, les salaires du personnel de santé, les équipements obtenus par donation et le temps consacré par des volontaires. Cette analyse donne une image plus complète et plus juste des ressources liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus ainsi que de leurs coûts d’opportunité. Elle peut être utilisée dans des analyses coûts-efficacité ou coûts-avantages. Une comparaison des différentes ressources incluses dans le calcul des coûts selon que les coûts calculés sont financiers ou économiques est présentée au Tableau 5.3. Pour la microplanification, par exemple, la valeur du temps consacré par le personnel aux réunions est incluse dans les coûts économiques mais pas dans les coûts financiers. La principale différence entre les coûts financiers et les coûts économiques est liée à la prise ou non en compte du « coût d’opportunité » : 1. L’évaluation économique attribue une valeur au temps consacré par le personnel de santé et les volontaires à une activité car il y a un coût d’opportunité associé à cette activité (en effet, ces personnes ne peuvent se consacrer à d’autres tâches quand elles sont occupées par le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus), mais le coût du temps consacré à ces activités n’est pas imputé aux coûts financiers car ces activités sont déjà rémunérées sous forme de salaire par les institutions chargées de l’exécution ; 2. La valeur des biens et des services issus de donations est incluse dans les coûts économiques, mais pas dans les coûts financiers car leur utilisation est liée à un coût d’opportunité. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 271 En d’autres termes, Les coûts financiers comprennent uniquement les coûts qui ont été explicitement supportés, tandis que les coûts économiques incluent les coûts d’opportunité. Dans les cas où les coûts financiers sont faibles, le fait d’ignorer les coûts économiques peut donner l’illusion que le coût de l’introduction du programme serait faible. Les coûts d’opportunité deviennent alors des coûts « cachés ». Les coûts financiers peuvent être égaux ou inférieurs aux coûts économiques, mais ne seront jamais supérieurs. TABLEAU 5.3 Exemples de coûts financiers et de coûts économiques par activité de dépistage et de traitement Activité Coûts financiers Coûts économiques Microplanification Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Temps consacré par le personnel aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Mobilisation sociale, information, éducation et communication Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression de documents Production de spots TV et/ou radio Coût du temps consacré par le personnel et les volontaires à l’élaboration du matériel didactique et autres activités Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression des affiches et brochures Production de spots TV et/ou radio Prestation de services Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Coût du temps consacré par le personnel à au dépistage et au traitement Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Suivi et évaluation Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Gestion des déchets Achat d’incinérateurs (annualisé) Carburant Transport Achat d’incinérateurs (annualisé/actualisé) Carburant Transport COÛTS RÉCURRENTS ET COÛTS EN CAPITAL Les coûts des ressources dont la liste figure au Tableau 5.3 peuvent être classés selon qu’ils doivent, dans le plus simple des cas, véritablement être payés une seule fois (coûts en capital) ou de façon régulière (coûts récurrents). Coûts récurrents (Tableau 5.4). Ils correspondent à la valeur des ressources qui durent moins d’un an : • Coûts du personnel – en utilisant le coût par personnel engagé dans une seule procédure, par minute  • Transport  • Maintenance  • Suivi, évaluation et supervision  CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 272 • Activités de formation à court terme d’une durée inférieure à un an (ne comprend pas les activités de formation initiale ni l’élaboration de matériel)  • Coûts des fournitures – en utilisant le coût par unité de chaque fourniture requise pour réaliser chaque procédure  • Autres coûts directs – en utilisant les coûts unitaires multipliés par le nombre d’unités requises pour réaliser une procédure (les tests de laboratoire, les jours de lit ainsi que les autres coûts directs en font partie). TABLEAU 5.4 Coûts récurrents associés des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Information, éducation et communication Temps consacré par le personnel, impression, production de prospectus, d’affiches, de spots radio et TV Prestation de services Temps consacré par le personnel, fournitures, médicaments, indemnités journalières, trans- port Supervision Temps consacré par le superviseur, temps consacré par le chauffeur, indemnités journalières, transport Suivi et évaluation Feuilles d’émargement, temps de saisie des données Gestion des déchets Carburant pour les incinérateurs Coûts en capital (Tableau 5.5). Ils correspondent à la valeur des investissements initiaux et des ressources qui durent plus d’un an : • Microplanification ; • Formation initiale ; • Élaboration de matériel de communication ; • Coûts des équipements – coûts d’utilisation par site (ensemble des équipements requis pour mener une ou plusieurs procédures, selon les indications données par l’utilisateur). Lors du calcul des coûts des équipements, il faut tenir compte des années de vie utile de chaque équipement et ajouter un pourcentage de coûts de maintenance défini par l’utilisateur. Par exemple : - Équipement de laboratoire ; - Besoins en véhicules ; - Incinérateurs. TABLEAU 5.5 Coûts en capital associés à des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Prestation de services Équipements – p. ex., systèmes utilisés pour la cryothérapie ou la RAD, appareils de radiothérapie Introduction Microplanification, formation initiale, élaboration du programme d’enseignement, élabora- tion de matériel de communication Gestion des déchets Incinérateurs supplémentaires Autres moyens de transport Véhicules, motocyclettes, bateaux, bicyclettes supplémentaires, etc. Le calcul des coûts en capital est annualisé et/ou actualisé, ce qui diffère des coûts récurrents. Le type spécifique d’amortissement dépendra du but de l’analyse et des préférences (coûts financiers ou coûts économiques). En termes de coûts financiers, les coûts en capital sont calculés en appliquant un amortissement linéaire. Le coût d’un bien est donc annualisé en le divisant par son nombre d’années de vie attendu. Par exemple, si l’espérance de vie d’un système utilisé pour la cryothérapie est de dix ans, le coût total devra être divisé par dix. Un amortissement linéaire suppose que les biens d’investissement sont utilisés de manière identique pendant toute leur durée de vie. En termes de coûts économiques, les biens d’investissement sont à la fois actualisés et annualisés. Ce type d’amortissement suppose que les utilisateurs ont une préférence temporelle et préfèrent utiliser les biens et les services immédiatement plutôt que dans l’avenir. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 273 MODE D’EMPLOI Les tableaux ci-dessous fournissent des instructions détaillées pour la saisie de données dans l’outil C4P-ST et sont organisés par sections qui correspondent à celles répertoriées dans l’onglet Contenu de l’outil : 1. Organisation dans le pays (Tableau 5.6) 2. Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) 3. Résultats (Tableau 5.10) 4. Analyse (Tableau 5.11) 5. Modules d’aide (Tableau 5.12) 6. Annexes (Tableau 5.13) Pour certaines feuilles de calcul, des instructions similaires sont incluses directement dans l’outil, et le conseiller- modérateur formé fournira des orientations tout au long du processus selon les besoins. Des documents complémentaires pour aider à la création d’outils de collecte de données se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. RAPPEL : l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. Pour entrer des données, l’utilisateur doit désactiver la protection de la feuille de calcul : rendez-vous dans le menu FICHIER, sélectionnez INFORMATIONS, puis sélectionnez ÔTER LA PROTECTION. TABLEAU 5.6 Organisation dans le pays ORGANISATION DANS LE PAYS RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Informations sur l’équipe Enregistrer des informations sur l’utilisateur et sur les membres de l’équipe de planification et de calcul des coûts. 1. Entrez le nom, l’organisation, l’adresse physique/postale et l’adresse électro- nique de l’utilisateur. 2. Entrez le nom, l’adresse électronique et l’organisation de l’équipe de calcul des coûts. Libellés à définir en fonction de la situation locale Enregistrer des informations sur les caractéristiques de la population cible, les types de niveau infranational, les types de structures de soins ainsi que les segments et les catégories de population. 1. Entrez les libellés pour le nom du pays et le nom des niveaux infranationaux. 2. Entrez jusqu’à dix types de structures de soins (p. ex. : clinique communautaire, hôpital provincial/régional, hôpital national, etc.) (Une fois ces informations saisies, ces noms apparaissent automatiquement dans les cellules appropriées des autres feuilles de calcul de l’outil.) 3. Définissez et remplissez les sous-segments dans la population cible. (Les sous-segments peuvent comprendre le statut par rapport au VIH, les groupes d’âge, etc.) Période Saisir le mois de fin de l’exercice financier, l’année de début du programme, la durée du pro- gramme et la dénomination de la devise locale. 1. Entrez l’année de fin de l’exercice financier. 2. Entrez l’année de début du programme (la première année de planification et de calcul des coûts du programme). Si votre programme est en cours, entrez simplement l’année au cours de laquelle vous souhaitez commencer la planifi- cation et le calcul des coûts. (Cet outil est conçu pour avoir une année « existante » de référence ainsi que des projections pour un maximum de cinq ans. Si des dépistages et des traitements sont déjà réalisés dans le pays en utilisant certaines méthodes et qu’il est envisagé d’élar- gir les services ou d’introduire d’autres méthodes, l’année de début doit être l’année existante de référence). 3. Entrez la durée du programme (années) : le nombre d’années pour lesquelles vous souhaitez réaliser une planification et un calcul des coûts. 4. Entrez la dénomination de la devise locale : le code à trois lettres correspon- dant à votre devise locale. Les sections Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) permettent à l’utilisateur d’entrer les données à partir desquelles l’outil calculera les résultats obtenus par projections ainsi que les coûts connexes. Les « hypothèses » sont définies comme des entrées utilisées pour les calculs et qui sont considérées comme vraies. Les hypothèses doivent être aussi précises que possible, sur la base des informations disponibles les plus fiables. Les sources doivent être étayées par des références qui seront indiquées dans les cellules Remarques/Sources d’information. 1. La sous-section Hypothèses générales CSS (Tableau 5.7) comprend les informations suivantes : a. Noms infranationaux et période couverte par le programme ; b. Hypothèses essentielles relatives à la population, à l’épidémiologie et aux services ; CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 274 c. Hypothèses économiques ; d. Hypothèses relatives aux prix. 2. La sous-section Hypothèses relatives aux services CSS (Tableau 5.8) comprend les informations suivantes: a. Le nom de chaque service à fournir ; b. La capacité de chaque type de structure de soins à fournir chaque service ; c. Les types et les quantités de personnel, de fournitures, d’équipements et d’autres coûts directs requis pour la prestation de chaque service ; d. Les types et le nombre de sites de services qui seront ouverts dans chaque type de structure de soins pour chaque type de service, par an. TABLEAU 5.7 Hypothèses générales HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Noms infranatio- naux et période Entrer les informations sur les niveaux infranationaux dans les- quels le programme sera actif. Les éléments de données com- prennent les régions, le nombre de districts et le début de l’an- née du programme par zone de deuxième niveau. 1. Noms des provinces : a. Dans la première colonne, entrez le nom des zones de deuxième niveau (p. ex., des régions ou des provinces) ; b. Dans la deuxième colonne, entrez le nombre des zones de troisième niveau (p. ex., des districts). Par exemple, s’il y a trois districts dans une province, l’utilisateur doit entrer « 3 » dans cette cellule. 2. Année de début du programme : a. Entrez l’année où le programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus débutera dans chaque zone de deuxième niveau. Hypothèses essen- tielles Indiquer les hypothèses de base et les nombres nécessaires pour obtenir une estimation des coûts du dépistage et du traite- ment, notamment concernant les éléments suivants : Demande prévue pour le dé- pistage ; Distribution des méthodes de dépistage de base ; Hypothèses épidémiologiques ; Hypothèses de base concernant les orientations-recours ; Hypothèses de base concer- nant le moment où réaliser un nouveau dépistage ; et Nombres annuels pour la po- pulation. 1. Hypothèses essentielles et chiffres a. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel : i. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives » (où les structures de soins fournissent des services de dépistage) ; ii. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéfi- cier d’un dépistage qui vivent dans des « zones inactives » (zones sans services de dépistage) et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives ». b. Distribution des méthodes de base utilisées pour le dépistage initial : i. Entrez le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet (jusqu’à 5 ans). c. Hypothèses épidémiologiques : entrez le pourcentage de femmes qui présen- teront des lésions précancéreuses de petite taille, des lésions précancéreuses de grande taille, et une suspicion de cancer ; entrez le pourcentage de femmes qui présenteront différents stades de cancer invasif. (Si ces informations ne sont pas disponibles au niveau national, l’utilisateur peut utiliser les données des pays voisins ou le document WHO Six-Country Study [WHO, 2012]. L’utilisateur doit s’assurer d’une comparabilité suffisante des paramètres suivants : séropositivité pour le VIH ; taille, densité et paramètres démographiques de la popula- tion ; densité des services au sein du système de santé, etc.) d. Hypothèses de base concernant les orientations-recours : entrez les hypothèses de base relatives aux proportions d’orientation-recours pour traitement et aux proportions d’orientation-recours suite à un diagnostic anatomopathologique. e. Hypothèses de base concernant le moment où réaliser un nouveau dépis- tage : entrez l’intervalle avant un nouveau dépistage pour les femmes ayant un résultat de test normal et pour les femmes qui ont bénéficié d’une orienta- tion-recours après leur dépistage. 2. Nombres annuels pour la population : entrez les nombres annuels pour la population pour chaque sous-segment de la population cible, par zone de deuxième niveau. (Les sous-segments de la population cible sont remplis automatiquement comme des sous-unités des Nombres annuels pour la population.) Hypothèses écono- miques Indiquer les taux de change entre la devise locale et les devises étran- gères ainsi que le taux d’inflation et le taux d’actualisation annuels. 1. Entrez les codes des devises et les taux de change. 2. Entrez les taux économiques. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 275 HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Liste de référence des prix Indiquer le prix des diffé- rents éléments utilisés dans le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. 1. Sélectionnez la devise dans le menu déroulant. (La feuille de calcul est préremplie avec des abréviations correspondant aux diffé- rentes devises. Une fois qu’une devise a été sélectionnée, les tableaux relatifs aux équipements se remplissent automatiquement avec les données par défaut du pays. L’utilisateur peut remplacer ces données avec des données réelles du pays.) 2. Entrez les informations sur les salaires du personnel de santé et les prix des équipements et des fournitures. (NOTE SUR LES ÉQUIPEMENTS PARTAGÉS : les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Par exemple, si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Il est possible de faire des références croisées entre cette Liste de référence des prix et les Listes de matériel figurant à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. Tableau 5.7 (suite) TABLEAU 5.8 Hypothèses relatives aux services HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au dépistage Enregistrer les hypothèses rela- tives au dépistage (jusqu’à 3 mé- thodes). 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (p. ex., inspection visuelle à l’acide acétique, frottis, etc.) et un code correspondant (p. ex., DEPIST_IVA) 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de dépistage. Indiquez le personnel requis pour le dépistage par niveau de structure de soins. De plus, pour chaque type de personnel, indiquez le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la procédure elle-même et aux activités à réaliser après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. (Remarque sur la définition en fonction des besoins locaux : la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage permet l’entrée des données pour un maximum de trois méthodes de dépistage. En cas de besoin, l’utilisateur peut ajouter d’autres méthodes de dépistage dans cette feuille de calcul, p. ex., l’IVA, l’IVL, l’examen cytologique, le test de recherche de l’ADN du VPH. Les listes des équipements pour réaliser ces procédures sont incluses dans les annexes de l’outil à la rubrique Fournitures_et_équipements_P_MS.) Hypothèses relatives au dépis- tage_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de dépistage. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de dépistage, par région et par an. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 276 HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au diagnostic Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de diagnostic utili- sées dans le pays, en particulier les services de biop- sie et d’examen histopathologique du col de l’utérus. 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (biopsie sous colposcopie, curetage endocervical, etc.) et un code correspondant. 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de méthode de diagnotics. Spécifiez le personnel requis pour le diagnostic par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de personnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure ; c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives au diagnos- tic_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de diagnostic par niveau de struc- ture de soins. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de diagnostic, par région et par an. Hypothèses rela- tives aux interven- tions Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de traitement des lésions précan- céreuses et du cancer invasif. 1. Nom et code des méthodes de traitement : entrez le nom des traitements (RAD, cryothéra- pie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.) et un code correspondant. 2. Entrez la proportion de femmes qui sont orientées vers un service spécialisé et cherchent à bénéficier des services pour chaque service, ainsi que la source d’information pour cette hypothèse. 3. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 4. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises et les sources d’information. Cela comprend les équi- pements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) b. Entrez le nombre moyen de jours de service par an, d’heures de service par jour et de minutes par service, par type de structure de soins. Spécifiez le personnel requis pour les interventions par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de per- sonnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par procédure. d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par site. e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives aux interven- tions_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins offrant chaque type de service en rapport avec le cancer du col de l’utérus. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de traitement, par région et par an, pour chaque méthode de traitement. (N’inclure que les structures de soins figurant dans la liste de la feuille de calcul Hypothèses rela- tives aux interventions.) Tableau 5.8 (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 277 TABLEAU 5.9 Hypothèses relatives aux autres coûts HYPOTHÈSES RELATIVES AUX AUTRES COÛTS La section « Hypothèses relatives aux autres coûts » ne comprend qu’une feuille de calcul (Hypothèses hors service) divisée en différentes sections. Objectif : enregistrer les hypothèses relatives aux activités qui ne sont pas en rapport avec des activités cliniques. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la section Instructions (commentaires) Microplanification 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de microplanification par niveau (national, infranational, etc.). 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de microplanification par an. (Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modérateurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Le coût économique comprend les dé- penses engagées plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel salarié, ainsi que d’autres coûts « cachés ».) Formation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques de chaque activité de formation sur la base du nombre maxi- mum de participants formés. 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de formation par an. Mobilisation so- ciale et communi- cation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité destinée à augmenter le nombre de femmes qui ont recours aux services de dépistage et de traitement 3. Entrez une estimation du nombre d’activités en rapport avec la mobilisation sociale et la communication par an. 4. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité initiale d’information, d’éducation et de com- munication/de communication incitant à un changement des comportements (par exemple, la production de brochures). 5. Entrez le coût du soutien continu comme la réimpression de prospectus ou de brochures sur la période pour laquelle une projection des coûts est calculée. 6. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme par an. 7. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication continue par an. Supervision 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise qui sera utilisée pour les coûts de supervision. 2. Supervision : entrez le coût financier et le coût économique des visites de supervision et le nombre de visites de supervision attendu par niveau. 3. Suivi : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de suivi. 4. Évaluation : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités d’évaluation. Autres coûts récurrents et coûts en capital 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser 2. Entrez le coût financier et le coût économique pour chaque élément récurrent supplémentaire. 3. Entrez une estimation du volume de chaque élément récurrent. 4. Entrez le coût financier et le coût économique par bien d’investissement supplémentaire. 5. Entrez une estimation du volume de chaque bien d’investissement supplémentaire. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 278 TABLEAU 5.11 Analyse ANALYSE Les quatre feuilles de calcul incluses dans la section Analyse permettent à l’équipe de calcul des coûts du pays de visualiser les données concernant le calcul des coûts et d’identifier en un coup d’œil les lacunes et les problèmes. Toutes les feuilles de calcul Analyse sont remplies automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans les feuilles de calcul Hypothèses. Nom de la feuille de calcul Objectif Logique du mo- dèle Permettre à l’utilisateur de suivre les patientes tout au long du continuum de soins et d’identifier le nombre de femmes qui ont recours aux services et celles qui sont perdues de vue. Coût par service Produire les coûts financiers et les coûts économiques par service. Coûts proportion- nels Produire une série de camemberts qui permettent aux utilisateurs de voir la proportion des coûts financiers et des coûts économiques par type de service et d’activité. Service par an et par zone Produire les coûts financiers et les coûts économiques de chaque service par an, ainsi que le nombre de femmes remplissant les critères pour un service, le nombre de femmes cherchant à avoir recours à ce service et la capacité disponible pour fournir chaque service. TABLEAU 5.10 Résultats et synthèses des coûts RÉSULTATS ET SYNTHÈSES DES COÛTS L’outil C4P-ST est un algorithme qui produit des résultats et une synthèse d’informations pour la planification des programmes sur la base de l’ensemble des données complet. Les résultats sont produits automatiquement sur la base des données saisies dans les feuilles de calcul Hypothèses. Ils sont produits sur la base des données les plus récentes disponibles dans le pays au moment de l’estimation, et les plans préparés pour le programme peuvent être adaptés aux besoins du pays. Les résultats de l’estimation des coûts se trouvent dans les sections Résultats et synthèses des coûts. Ils sont fournis en fonction des informations entrées dans le système : chiffres de population, nombre de dépistages par an, nombre de diagnostics par an, nombre d’interventions par an, et autres coûts. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (□) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Résultats Les feuilles de calcul Résultats indiquent la capacité, le besoin, la demande (population remplissant les critères cherchant à avoir recours à une procédure), le nombre total de procédures réalisées et les résultats pour les patientes (c’est-à-dire le nombre de femmes pour qui le résultat de l’IVA est négatif et le nombre de femmes orientées vers un service spécialisé pour un traitement par type de service). Synthèses des coûts Les feuilles de calcul Synthèse des coûts indiquent le coût par service par région infranationale sur une période de cinq ans. La feuille de calcul Synthèses des coûts du programme indique les coûts financiers et les coûts économiques des activités prévues de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par an et par élément de coût, ainsi que les coûts financiers et les coûts économiques de l’investissement initial (ressources initiales nécessaires en amont, au démarrage du programme). Elle contient également des tableaux relatifs aux coûts d’introduction (c’est-à-dire les résultats concernant la microplanification, la formation, la mobilisation sociale, les coûts récurrents et la prestation de services). Les autres feuilles de calcul Résultats et synthèses des coûts sont classées par type de service (p. ex., Synthèse des coûts IVA). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 279 TABLEAU 5.12 Modules d’aide MODULES D’AIDE L’outil C4P-ST comprend cinq modules d’aide pour aider l’équipe travaillant au calcul des coûts dans le pays à prendre des décisions sur la capacité du programme, la demande, la formation et les coûts des réunions. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (□) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Estimateur de la capacité en unités de service et des besoins en personnel Aider les utilisateurs à obtenir une estima- tion du nombre de services qui peuvent être fournis par chaque membre du per- sonnel de santé et du nombre d’employés qui doivent être disponibles pour fournir les services. Entrez les informations suivantes pour estimer le nombre de services qui peuvent être fournis par agent de santé : • Le nombre de minutes nécessaires pour fournir chaque service ; • Le nombre d’heures par jour de service ; et • Le nombre de jours de service par mois. (Ce module comprend des curseurs qui permettent aux utilisateurs d’ajuster facilement le nombre de minutes, d’heures et de jours afin d’observer leur effet sur la capacité à fournir des services.) Effet de la demande sur la capacité actuelle présumée Comparer l’estimation du nombre de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage du cancer du col de l’utérus avec la capacité à fournir des ser- vices de dépistage par an et par zone. [Le curseur de cette feuille de calcul permet aux utilisateurs d’ajuster le pourcentage de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage (demande) afin d’observer l’effet sur la capacité.] Estimateur du coût du pro- gramme de formation Estimer les coûts des formations. Entrez les informations sur les frais de déplacement et les indemnités pour les animateurs, le personnel de soutien et les participants, ainsi que les frais d’hébergement et de location de salles, les repas et les pauses-café, le matériel et les fournitures, les équipements ainsi que les autres coûts directs. Estimateur du coût des réunions – hypothèses Estimer les coûts des réunions. Entrez les hypothèses à poser pour les réunions de sensibilisa- tion, de microplanification et de mobilisation communautaire. (Les réunions de sensibilisation comprennent les réunions avec les responsables communautaires ; les réunions de microplanifi- cation comprennent les réunions opérationnelles au niveau natio- nal et au niveau infranational ; et les réunions communautaires se font avec les membres de la communauté.) Estimateur du coût des réunions – résultats Indiquer les résultats en termes de coûts financiers et de coûts économiques, par type de réunion. (Les résultats s’affichent automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans le module n° 4.) TABLEAU 5.13 Appendices APPENDICES L’outil C4P-ST comporte sept annexes intégrées. Appendice Objectif Registre des révisions Aider les utilisateurs à conserver des informations sur les révisions effectuées et à faire le suivi de ces révisions. Contrôles et alertes Détecter et isoler les problèmes, p. ex., les hypothèses non valides. Permettre aux utilisateurs de localiser et de corriger rapidement et facilement toute erreur de saisie de données. Notes Fournir aux utilisateurs un minimum d’informations sur la structure de l’outil ainsi que les coordonnées des per- sonnes ayant élaboré l’outil. Fournitures et équi- pements Fournir les listes des équipements nécessaires pour réaliser des examens gynécologiques, ainsi que : • Les méthodes de dépistages, notamment : - Examen gynécologique ; - IVA ; - Test de recherche de l’ADN du VPH. • Les biopsies. • Les traitements des lésions précancéreuses, notamment : - RAD ; - Cryothérapie. Il est possible de faire des références croisées entre ces listes des équipements et les listes de matériel figurant à la section Enquêtes dans les structures de soins. Glossaire Définir les termes utilisés dans l’outil. Feuille de styles Fournir les formats et les styles, ainsi que les conventions utilisées pour nommer les feuilles de calcul et les clés correspondant aux différents domaines afin d’améliorer la convivialité de l’outil. Index de recherche rapide Fournir les liens hypertextes vers chaque feuille de calcul afin de faciliter la navigation dans l’outil. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 280 FEUILLE DE RÉFÉRENCE CONCERNANT LES ENTRÉES RELATIVES AUX HYPOTHÈSES Cette feuille de référence définit chacune des entrées, ou hypothèses, qui seront saisies dans l’outil Excel C4P-ST. Cette liste peut être utilisée en conjonction avec l’outil lui-même par l’équipe multidisciplinaire travaillant au calcul des coûts pour élaborer des outils de collecte ou d’agrégation des données, et pour déterminer les sources de données. Lorsqu’un processus d’analyse des coûts et de planification est utilisé en dehors du processus C4P- ST, cette liste d’hypothèses peut servir de référence pour identifier les éventuelles lacunes dans le processus existant. OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES GÉNÉRALES NOMS, LIBELLÉS ET PÉRIODE Libellé du nom du pays Nom complet du pays Libellés_à_définir_HB Libellés des niveaux infranatio- naux Libellés pour chaque type de niveau administratif infranational présent dans le pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemples : région ; État ou pro- vince ; district ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellé des noms des types de structures de soins Libellés pour chaque type de structure de soins existant dans le système de santé du pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypo- thèses, résultats et feuilles de présenta- tion. Exemples : hôpital central de re- cours ; hôpital de district ; centre de santé ; poste de santé ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellés des noms des segments et des catégories de population Libellés pour les différents segments et les différentes catégories de la popu- lation cible du programme, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemple : la population cible est ventilée en segments en fonction du statut VIH+ et VIH−, ces seg- ments étant eux-mêmes ventilés en catégories de tranches d’âge cible. Libellés_à_définir_HB Clôture de l’exercice financier Mois au cours duquel se termine l’exer- cice financier du pays Période_HB Année de début du programme Année de début de ce processus de calcul des coûts et de planification. Période_HB Durée du programme Nombre d’années couvertes par ce calcul des coûts (maximum 5 ans). Période_HB Dénomination de la monnaie locale Code de 3 lettres attribué à la monnaie locale. Période_HB Noms des unités au deuxième niveau administratif Noms donnés aux différentes unités au deuxième niveau administratif. Exemple : Région de l’Ouest, Région des montagnes, etc. ; État du soleil levant, État de l’Est, etc. ; Province du Nord, Province de la capitale, etc. Noms_infranationaux_ et_période_HB Nombre de subdivisions dans chaque deuxième niveau admi- nistratif Explication de la manière dont sont sub- divisées les unités au niveau infranational. Exemple : lorsque le deuxième niveau administratif est repré- senté par les provinces et le troi- sième niveau administratif par les districts, l’entrée sera le nombre de districts dans une province particulière. Noms_infranationaux_ et_période_HB SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 281 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DEMANDE DE BASE – PAR AN Demande annuelle prévue pour le dépistage initial et le nouveau dépistage systématique dans les zones où le programme est actif et dans les zones où le pro- gramme est inactif La demande prévue est l’estimation du nombre de femmes de la population cible qui chercheront à recevoir des services au cours d’une année donnée. Les zones où le programme est actif sont les niveaux infranationaux dans lesquels les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont (ou seront) fournis. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes dans les zones [actives ou inactives] qui chercheront à recevoir des services. Dénominateur : nombre total [prévu] de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage dans toutes les zones [actives ou inactives]. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DISTRIBUTION DES MÉTHODES DE DÉPISTAGE DE BASE Distribution des méthodes utili- sées pour le dépistage initial Le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet. Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉPIDÉMIOLOGIQUES Dépistage du cancer du col de l’utérus et des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes pour qui le ré- sultat du dépistage est normal, présen- tant des lésions précancéreuses de petite taille (p. ex., remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie), et présentant des lésions précancéreuses de grande taille. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un résultat particulier [résultat normal, lésions précancéreuses de petite taille, lésions précancé- reuses de grande taille]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Cancer invasif du col de l’utérus Pourcentage de femmes identifiées comme présentant un cancer invasif du col de l’utérus à un stade précoce, un cancer invasif à un stade intermédiaire, et un cancer invasif à un stade avancé. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un diagnostic particulier [cancer in- vasif du col de l’utérus à un stade précoce, stade intermédiaire ou stade avancé]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LES ORIENTATIONS-RECOURS Proportions de dépistages suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour le traitement de lésions précancéreuses ou pour poser un dia- gnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour chaque service en rapport avec une intervention thérapeutique ou un diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Proportions de diagnostics ana- tomopathologiques suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes recevant un diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus orientées vers des services de traitement et de prise en charge du can- cer invasif du col de l’utérus. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour y recevoir des services de traitement et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes recevant un diagnostic. Hypothèses_essen- tielles_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 282 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LE MOMENT OÙ RÉALISER UN NOUVEAU DÉPISTAGE Nombre d’années avant un nou- veau dépistage (dernier résultat normal) Intervalle (en années) avant le dépistage suivant pour les femmes ayant un résultat négatif au test de dépistage (pour les femmes VIH+ et les femmes VIH−, si cet intervalle est différent). Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB Nombre d’années avant un nouveau dépistage (le dernier dépistage a dû être suivi d’une orientation-recours) Intervalle (en années) avant le dépis- tage suivant pour les femmes ayant été orientées vers un service spécialisé au moment de leur dépistage pour des évaluations supplémentaires et/ou un traitement. Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB CHIFFRES ANNUELS DE LA POPULATION Chiffres annuels de la popula- tion par niveau infranational et par segment ou catégorie de population « Annuel » signifie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. « Niveau infranational » fait référence au deuxième niveau administratif, les noms des différentes unités figurant dans l’entrée Noms des unités au deuxième niveau administratif. « Segment » fait référence au niveau le plus large de ventilation de la population cible. « Catégorie » fait référence au deuxième niveau de ventilation au sein de chaque segment de population cible. Remarque : pour obtenir une estimation plus précise, il existe également une option permettant d’entrer le taux de prévalence de l’infection à VIH. Exemple : Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 15 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; etc. pour l’ensemble des régions et des éléments de la po- pulation cible après ventilation. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉCONOMIQUES Codes des devises et taux de change Pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Hypothèses_écono- miques_RB Taux d’actualisation annuel Le taux d’intérêt utilisé pour déterminer la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs dans l’analyse standard des flux de trésorerie actualisés pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Taux générique = 3 % à 5 % Hypothèses_écono- miques_RB LISTE DE RÉFÉRENCE DES PRIX Devise principale Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts dans cette section. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 283 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coûts du personnel hospitalier Pour chaque type de personnel au niveau de l’hôpital, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Coûts de personnel dans d’autres établissements de santé Pour chaque type de personnel des autres niveaux d’établis- sements de santé, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des équipements Il s’agit de la liste de référence de tous les équipements nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipe- ment, entrez les informations suivantes : nom de l’équipement ; année de tarification ; nom du type de conditionnement/ groupe dans lequel est vendu cet équipement ; prix par condition- nement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par condi- tionnement/groupe ; et nombre d’années de vie utile de cet équipement. Les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Exemple : si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des fournitures Il s’agit de la liste de référence de toutes les fournitures nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipement, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture ; an- née de tarification ; nom du type de conditionnement/groupe dans lequel est vendue cette fourniture ; prix par conditionne- ment/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionne- ment/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 284 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Autres coûts directs Autres coûts directs liés à la prestation de services, tels que les tests de labora- toire, le carburant, etc. Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nom de l’élément ; année de tarifica- tion ; nom du type de condi- tionnement/groupe dans lequel est vendu cet élément ; prix par conditionnement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionnement/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES HYPOTHÈSES RELATIVES AU DÉPISTAGE Cet outil permet de saisir des entrées pour le groupe d’hypothèses présenté ci-dessous pour un maximum de trois méthodes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque méthode de dépistage qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque méthode de dépistage. Les noms et les codes de chaque méthode de dépistage ainsi que les hypothèses connexes seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque méthode de dépistage. Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage particulière parmi l’ensemble des dépistages Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage. Si une seule méthode de dépistage est utilisée (p. ex., l’IVA), cette proportion sera de 100 %. Identique à l’hypothèse essentielle Distribution des méthodes utilisées pour le dépistage initial.&& Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Ces chiffres doivent être fournis pour chaque méthode de dépis- tage utilisée. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit un service de dépistage particu- lier par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser le service de dépistage dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 285 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipement préalable requis pour fournir le service de dépistage Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (p. ex., un endroit permettant de réaliser un examen en respectant la confidentia- lité et disposant d’une table d’examen gynécologique, etc.). Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la procédure de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Fournitures requises pour réali- ser la procédure de dépistage Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures autres que le dépistage). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez les infor- mations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser la procédure de dépistage Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités d’équipements requis pour équiper un site. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser la procé- dure de dépistage (y compris les tests de laboratoire) Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira un service de dépistage chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Cette feuille de calcul permet d’entrer ces informations pour un maximum de trois méthodes de dépistage différentes. Hypothèses_rela- tives_au_dépistage_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 286 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AU DIAGNOSTIC Cet outil permet la saisie des entrées pour les hypothèses relatives à l’ensemble des services de diagnostic anatomopathologique, c’est-à-dire la biopsie sous colposcopie, le curetage endocervical, l’examen histopathologique, etc. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour les investigations en vue de poser un diagnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque service de diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour un diagnos- tic et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation peut avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de mi- nutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser un service de diagnostic dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipement préalable requis pour fournir les services de diagnostic Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 287 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités prépara- toire préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des procédures de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Fournitures requises pour réali- ser les procédures de diagnostic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Faites une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le diagnostic cancer du col de l’utérus). Pour chaque fourniture requise, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser le diagnostic anatomopathologique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Entrez le nom et le nombre d’uni- tés de chaque élément d’équipe- ment requis pour équiper un site afin de réaliser des investigations en vue de poser un diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser le diagnos- tic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure et comprend tous les frais de laboratoire pour traiter les prélèvements en vue de réaliser un diagnostic. Pour chaque type d’élément, en- trez le nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira des services de diagnostic anato- mopathologique chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 288 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AUX INTERVENTIONS Cet outil permet la saisie d’entrées pour le groupe d’hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept interventions différentes de traitement et de prise en charge des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus, y compris les soins palliatifs, à définir en fonction des besoins locaux. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque intervention qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque intervention thérapeutique. Les noms et les codes de chaque intervention seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque intervention. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour chaque intervention thérapeutique (les cellules doivent se remplir automatiquement). Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeu- tique. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour chaque type d’intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orienta- tion-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours par an pendant lesquels chaque type de structure de soins fournit chaque intervention théra- peutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit chaque intervention thé- rapeutique (pendant les jours au cours desquels elle fournit ce service). Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de struc- ture de soins fournit chaque intervention thérapeutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser chaque service concernant une intervention thérapeutique (y compris les activités avant la procédure et les activi- tés après la procédure) dans chaque type de structure de soins. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service concernant une intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 289 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipements préalables requis pour fournir chaque intervention thérapeutique Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il peut s’agir par exemple d’une salle d’opération standard avec un lit, du ma- tériel d’anesthésie, etc. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités pré- paratoires préalables à chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure de traitement dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la performance de chaque intervention théra- peutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Fournitures requises pour réali- ser chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le cancer du col de l’utérus). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’intervention concernant le trai- tement, entrez les informations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser chaque type d’intervention thé- rapeutique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’in- tervention thérapeutique, entrez le nom et le nombre d’unités de chaque élément d’équipement requis pour équiper un site afin de réaliser cette intervention. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser chaque type d’intervention thérapeu- tique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque interven- tion thérapeutique, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fourni- ra chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement des ser- vices de traitement ou de prise en charge peut être entré dans la rubrique « Préexistant ». Intervention_Assump- tions_TA Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 290 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES HORS SERVICES MICROPLANIFICATION Les activités de microplanification sont celles qui se concentrent aux niveaux inférieurs du système de santé pour s’assurer que les interventions approuvées au niveau national sont mises en œuvre de manière à répondre aux besoins locaux (p. ex., organisation de réunions de planification opérationnelle ciblées aux niveaux national, infranational, des structures de soins et des communautés locales). Cet outil comprend une feuille de calcul pour saisir les hypothèses présentées ci-dessous pour un maximum de quatre types d’activités de microplanification. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de microplanification et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des réunions (y compris les réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des réunions se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts en- trées dans la section Microplanification. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’ac- tivité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de microplanification à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de microplanification pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de microplanification pour chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB ACTIVITÉS DE FORMATION Les activités de formation peuvent inclure des formations cliniques pour les prestataires, des formations sur le contrôle des infections, des formations sur la gestion des données, etc., au niveau national, infranational ou des structures de soins. Cet outil comprend une feuille de calcul pour entrer les hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept types d’activités de formation. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de formation et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre formations à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des formations se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section Formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre maximum de partici- pants par formation Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et écono- miques par unité pour chaque type de formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 291 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût financier d’une activité de formation pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., formation des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, for- mation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique de chaque ac- tivité de formation pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., forma- tion des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, formation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de formation à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de formation pour chaque an- née pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de formation pour chaque type de formation doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB MOBILISATION SOCIALE ET COMMUNICATION Cet outil permet de saisir jusqu’à quatre types d’activités de mobilisation sociale, jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme et jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication continue. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des activités prévues et de l’ensemble des dispositifs d’appui à la communication prévus, ainsi que des coûts financiers et des coûts économiques connexes pour une activité ou un dispositif (c’est- à-dire pour une unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la mobilisation sociale. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’acti- vité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des pa- tientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des patientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 292 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé d’activités de mobilisation sociale à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de mobilisation sociale pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’activités de mobilisation sociale doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., élaboration et production de brochures et d’affiches, distribution/transport, élaboration et production de spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des pro- vinces, dispositif initial d’informa- tion, d’éducation et de communi- cation/de communication incitant à un changement des compor- tements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des provinces, dispositif initial d’information, d’éducation et de communication/de communica- tion incitant à un changement des comportements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., réimpression, distribution/transport, dif- fusion des spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 293 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communication liée au lancement du programme pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Généralement, le lancement est organisé pour un seul pro- gramme national ; cependant, lorsque l’introduction ou l’exten- sion des services se fait en utili- sant une approche progressive, plusieurs lancements peuvent être échelonnés au niveau infra- national. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication continue de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communica- tion continue pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de disposi- tifs d’appui à la communication continue de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB SUPERVISION, SUIVI ET ÉVALUATION Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de visites d’équipes de supervision, jusqu’à cinq types d’activités de suivi et jusqu’à quatre types d’activités d’évaluation. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de toutes les visites et activités prévues, ainsi que les coûts financiers et économiques associés à chaque visite ou activité (c’est-à-dire à chaque unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la supervision, le suivi et l’évaluation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Pourcentage alloué au dépistage et au traitement Proportion de la visite de supervision qui sera allouée au dépistage et au traite- ment du cancer du col de l’utérus. Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Proportion de la visite de super- vision de la structure de soins qui sera allouée au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 294 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de visites de l’équipe de supervision de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type de visite de l’équipe de supervision doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’activité de suivi par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., systèmes de données, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts finan- ciers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’acti- vité de suivi par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, évaluations de la capacité opéra- tionnelle des structures de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts écono- miques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’évalua- tion par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., planification de réunions, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 295 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’éva- luation par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB AUTRES COÛTS RÉCURRENTS ET AUTRES COÛTS D’INVESTISSEMENT HORS PRESTATION DE SERVICES Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de coûts récurrents hors prestation de services et jusqu’à six types de coûts d’investissement hors prestation de services. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des coûts récurrents et des coûts d’investissement prévus hors prestation de services, ainsi que les coûts financiers et économiques associés pour une unité (p. ex., un véhicule pour l’équipe de supervision, une réunion pour passer en revue le programme, la location de bureaux pour la gestion du programme au niveau national ou infranational, du crédit téléphonique pour les superviseurs, etc.). Les coûts unitaires peuvent ensuite être regroupés en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque catégorie/type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant les coûts récurrents et les coûts d’investisse- ment hors prestation de services. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités récur- rentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique des unités ré- currentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts uni- taires récurrents hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût récurrent hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité récurrente hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités d’inves- tissement hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., véhicules, ordinateurs, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 296 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique des unités d’investissement hors prestation de services pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts unitaires d’investissement hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût d’investissement hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité d’investissement hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS ET DES FORMATIONS Cet outil comprend des feuilles de calcul distinctes pour aider à planifier le budget et à estimer les coûts des réunions (y compris des réunions de microplanification) et des formations, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions et pour un maximum de quatre activités de formation, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des réunions (y compris des réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de chaque réunion. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque réunion. Les noms et les hypothèses pour chaque réunion seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque réunion. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type de réunion de microplanification, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de trois réunions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des réunions. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) animant la réu- nion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de per- sonnes animant la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de réunion. Les coûts associés à l’animation et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la réunion. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 297 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) participants lors de la réunion Les types de personnels peuvent com- prendre des employés salariés et non salariés ou à temps partiel, des contrac- tuels, etc. Les cadres peuvent com- prendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Pour chaque type d’indemnité correspondant à chaque type de personnel ou de cadre, entrez les informations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours de participation. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui apporteront un soutien à la réunion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 298 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemnité dans chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion, en- trez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indemnité ; nombre d’indemnités par per- sonne (p. ex., si chaque personne a droit à 2 repas par jour et que la réunion dure 2 jours, les in- demnités de repas par personne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemni- té) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la réunion Comprend la salle de réunion ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’héber- gement des personnes présente à la réunion. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la réunion Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les informa- tions suivantes : nombre de per- sonnes qui prendront ces repas/ pauses-café ; nombre de jours pendant lesquels ils seront four- nis ; coût financier unitaire (par personne par repas/pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la réunion au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la réunion Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la réunion (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la réunion Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la réunion (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des autres coûts directs associés à la réunion Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la réunion (p. ex., car- burant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 299 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel PLANIFICATION DU BUDGET DES FORMATIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre sessions de formation à définir en fonction des besoins locaux avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de session de formation. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque session. Les noms et les hypothèses pour chaque activité de formation seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque session. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type d’activité de formation, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de quatre sessions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des formations. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui animeront la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui animera la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui animeront la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de formation. Les coûts associés à l’anima- tion et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la formation. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la formation Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) participants lors de la formation Les types de personnels peuvent comprendre des employés salariés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des mé- decins, des agents de santé communau- taire, etc. Pour chaque type d’indemnité dans chaque type de personnel ou de cadre, entrez les infor- mations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours pendant lesquels ils participe- ront. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 300 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) qui apporteront un soutien à la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la formation Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemni- té dans chaque catégorie de personne présente à la forma- tion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indem- nité ; nombre d’indemnités par personne (p. ex., si chaque per- sonne a droit à 2 repas par jour et que la formation dure 2 jours, les indemnités de repas par per- sonne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemnité) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la formation Cela comprend la salle de formation ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’hébergement des personnes présentes à la formation. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 301 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la formation Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les infor- mations suivantes : nombre de personnes qui prendront ces re- pas/pauses-café repas ; nombre de jours pendant lesquels ils seront fournis ; coût financier unitaire (par personne par repas/ pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/ pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la formation au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la formation Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la formation (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la formation Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la formation (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des autres coûts directs associés à la formation Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la formation (p. ex., carburant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) • Alliance for Cervical Cancer Prevention (ACCP) (2004). Planning and implementing cervical cancer prevention and control programs: a manual for managers. [Disponible sur le site : http://screening.iarc.fr/doc/ACCP_screen. pdf, page consultée le 13 septembre 2018.] • Eltoum IA, Robertson J. (2007). Impact of HPV testing, HPV vaccine development, and changing screening frequency on national Pap test volume. Cancer Cytopathology, 111(1), 34–40. 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[Disponible sur le site : https://www.who.int/reproductivehealth/ publications/cancers/screening_and_treatment_of_precancerous_lesions/fr/, page consultée le 13 septembre 2018.] RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES SUR LE VPH • WHO (2009). HPV Laboratory Manual. [Disponible sur le site : http://www.who.int/immunization/hpv/learn/hpv_ laboratory_manual__who_ivb_2009_2010.pdf, page consultée le 13 septembre 2018.] • WHO (2009). Report of the meeting on HPV vaccine coverage and impact monitoring. [Disponible sur le site : http://www.who.int/immunization/hpv/learn/hpv_vaccine_coverage_and_impact_monitoring_report_ who_2009.pdf, page consultée le 13 septembre 2018.]

ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE:

ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE: Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes] ISBN 978-92-4-251425-4 © Organisation mondiale de la Santé 2019 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BYNC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué cidessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes]. Genève: Organisation mondiale de la Santé ; 2019. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. La marque « CDC » appartient au Department of Health and Human Services des États-Unis d’Amérique et ne peut être utilisée qu’après l’obtention d’une autorisation. L’utilisation de ce logo ne signifie en aucun cas que le Department of Health and Human Services ou les CDC se sont prononcés en faveur de l’utilisation d’un produit, d’un service ou d’une entreprise en particulier. Les informations d’orientation fournies dans ce rapport ne représentent pas nécessairement la position officielle des CDC. Mise en page: Imprimé en Luxembourg • Remerciements ix • Abréviations et acronymes x • Glossaire xi • Introduction à cet ensemble d’outils 1 - Le cancer du col de l’utérus dans les pays à revenu faible ou moyen 1 - Objectifs de cet ensemble d’outils 1 ° Améliorer les données disponibles pour une prise de décision informée 1 ° Suivi mondial 1 -Mode d’utilisation de cet ensemble d’outils 2 ° Domaines couverts par cet ensemble d’outils 2 ° Structure et contenu de cet ensemble d’outils 3 ° Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données 3 ° Section 2. Modules pour les enquêtes en population 4 ° Section 3. Suivi des patientes et du programme 5 ° Section 4. Enquêtes dans les structures de soins 5 ° Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus: module d’analyse et de planification pour le xdépistage et le traitement 6 SECTION 1 : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 9 • Introduction 10 • Processus d’évaluation des systèmes de données 11 - Objectifs et champ d’application 11 - Calendrier 11 - Échantillonnage 11 - Équipe du processus d’évaluation rapide 12 - Phase 1 de l’évaluation 12 ° Objectifs spécifiques 12 ° Collecte des données 12 ° Identification des contacts clés 12 ° Identification de programmes pouvant servir de modèle 13 ° Réunion de présentation initiale aux partenaires 13 - Phase 2 de l’évaluation 13 ° Objectifs spécifiques 13 ° Collecte des données 14 ° Réunion de conclusion avec les partenaires 14 - Analyse des données 14 - Gestion et protection des données 15 - Activités à mener après l’évaluation 15 ° Rédaction et diffusion du rapport d’évaluation 15 - Aspects éthiques à prendre en considération 15 - Adaptation de l’approche 15 • Outils d’évaluation des systèmes de données 16 - Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 16 - Guide de discussion approfondie 16 TABLE DES MATIÈRES iii - Phase 1. Collecte des données – Réalisation de l’enquête de conjoncture 18 ° Remplissage du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 18 ° Examen des documents disponibles 18 ° En cas d’absence de données 19 - Phase 1. Examen des données et analyses préliminaires 19 ° Résolution des réponses contradictoires 20 ° Préparation de la phase 2 20 - Phase 2. Collecte des données – Enquête approfondie sur les systèmes de données 20 ° Entretiens 20 ° Observation directe 21 ° Examen des documents disponibles 22 - Phase 2. Analyse des données et élaboration des recommandations 22 ° Examen et analyse en continu des informations obtenues 22 ° Élaboration des recommandations 22 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 24 - Listes de contrôle des rôles et responsabilités dans l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la préparation de l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la phase 1 25 ° Liste de contrôle pour la phase 2 26 ° Liste de contrôle post-évaluation 27 - Questionnaires pour l’enquête de conjoncture 28 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 28 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 29 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 31 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 33 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 36 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 39 ° Domaine 7. Laboratoire 41 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 43 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 45 - Guide de discussion approfondie 49 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 49 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 50 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 52 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 53 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 57 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 59 ° Domaine 7. Laboratoire 60 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 62 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 63 - Suggestions de documents à examiner 70 - Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle 72 iv SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 75 • Introduction 76 • Module de Base 77 • Module de Base Plus 78 • Éléments méthodologiques à prendre en considération pour les modules d’enquête 80 - Méthode d’échantillonnage 80 - Estimation de la taille de l’échantillon 81 ° Influence de l’estimation de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage sur la sélection des questions de l’enquête 81 ° Âge des personnes interrogées 82 ° Aspects à prendre en considération dans les régions à forte prévalence de l’infection à VIH 82 - Prise en compte des biais 82 ° Validation 82 - Réalisation de tests cognitifs 83 - Examen éthique et protection des sujets humains 83 - Recommandation concernant la réalisation de tests VPH dans les enquêtes en population 84 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 85 - Canevas à utiliser pour l’enquête 85 ° Module de Base 85 ° Module de Base Plus 86 -Fiches de référence 89 ° Note d’introduction 89 ° Questions de Base 90 ° Questions de Base Plus 95 - Exemples d’images explicatives à utiliser avec les notes d’introduction 103 - Modèles de tableaux prêts à l’emploi 105 ° Exemple 1 105 ° Exemple 2 106 ° Exemple 3 107 ° Exemple 4 108 SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 111 • Introduction 112 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 113 • Indicateurs 114 - Indicateurs suivis aux différents niveaux : mondial, national, infranational et structures de soins 114 ° Indicateurs suivis au niveau mondial 115 ° Indicateurs suivis au niveau national 115 ° Indicateurs suivis au niveau infranational 115 ° Indicateurs suivis au niveau des structures de soins 115 - Établissement de priorités dans le choix des indicateurs 116 - Dénominateurs des indicateurs 118 - Ventilation des indicateurs 119 ° Tranches d’âge 121 ° Statut par rapport au VIH 121 ° Type de visite de dépistage 122 v - Standardisation de la terminologie : résultats des tests de dépistage 124 ° Résultats de l’IVA 124 ° Résultats du frottis/de l’examen cytologique 124 ° Résultats du test VPH 124 ° Standardisation de la terminologie et qualité des données 124 - Standardisation de la terminologie : orientation-recours, examen différé et patientes perdues de vue 125 - Suivi des stratégies « dépistage et traitement » : classification du but de la procédure 126 ° Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure 126 - Aspects à prendre en considération dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée 127 • Marche à suivre pour la collecte et l’agrégation des données sur la prestation de services et pour la préparation des rapports 128 - Collecte des données individuelles 128 ° Formulaires individuels de dépistage et de traitement 128 ° Éléments de données individuelles concernant les clientes 129 - Compilation des données au niveau des structures de soins 130 ° Registre 130 ° Éléments de données du registre 130 - Agrégation des données et préparation des rapports 131 ° Formulaire de synthèse mensuelle des données 131 ° Formulaire de synthèse annuelle des données 131 • Analyse, visualisation et utilisation des données 132 - Points de référence pour les indicateurs 132 - Poster offrant une synthèse des principaux résultats 134 - SIGS électronique : suggestions pour le module DHIS 2 et la visualisation des données 136 ° Description du module 136 • Qualité des données 139 - Renforcement de la qualité des données 139 - Assurance de la qualité des données 139 - Protection des données 140 ° Considérations éthiques relatives à l’intégration du programme 141 ° Considérations éthiques relatives aux enfants et aux adolescentes vivant avec le VIH/sida 141 ° Considérations éthiques relatives aux systèmes électroniques 141 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux de l’OMS pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux, les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 145 ° Indicateurs mondiaux 145 ° Indicateurs de base 147 ° Indicateurs facultatifs 150 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes) 166 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux destinés au registre 170 - Outils pour la collecte et l’agrégation des données ainsi que pour la préparation des rapports 173 ° Notes générales sur l’adaptation de l’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données 173 ° Outils pour un programme « Dépistage et traitement » basé sur la réalisation d’une IVA 173 ° Outils pour un programme basé sur la réalisation d’un test VPH, suivi par un triage ar IVA et par un traitement 181 - Dictionnaire des données abrégé pour un programme utilisant l’IVA 195 vi SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 205 • Introduction 206 • Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services 207 • Processus de la supervision de soutien 209 - Considérations méthodologiques 209 ° Fréquence 209 ° Échantillonnage 209 - Planification de la visite de Supervision de soutien 209 ° Considérations éthiques 210 - Réalisation de la visite de Supervision de soutien 210 ° Réunion de présentation initiale 210 ° Collecte de données 210 ° Réunion de conclusion avec l’équipe de supervision 211 ° Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins 211 • L’outil de Supervision de soutien 212 - Remarques détaillées concernant l’adaptation 215 ° Évaluation de la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique 215 ° Nouvelles technologies de dépistage et de traitement 217 - Attribution d’un score à la performance des prestataires et à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la performance 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Tableaux de bord de synthèse de la performance et de la capacité opérationnelle de la structure de soins 218 - Saisie et gestion des données à l’aide d’un système électronique 218 ° Description de l’application 218 ° Aspects à prendre en considération 218 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 219 - Outil de supervision de soutien 219 ° Informations sur la structure de soins 219 ° Informations sur la visite 219 ° Services fournis dans la structure de soins 220 ° Tableau de bord : score de synthese de la performance, score de synthese de la capacite operationnelle de la structure de soins et code couleur 220 ° Categories relatives a la performance des prestataires et de la structure de soins 221 ° Categories relatives a la capacite operationnelle 230 ° Plan d'action 237 - Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins 237 ° Planification d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 ° Déroulement d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 - Documents d’aide à la planification de l’Évaluation de la capacité opérationnelle et de la Supervision de soutien des structures de soins 241 ° Liste de contrôle préalable à la visite 241 ° Feuille de préparation de la visite 242 - Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance 244 ° Sources des données permettant le calcul des indicateurs 245 ° Calcul des indicateurs 245 ° Éléments à prendre en considération lors de l’intégration de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des enquêtes existantes 245 vii ° Adaptation de l’outil et des indicateurs 246 ° Outil pour l’agrégation et l’analyse des données : disponibilité des services, capacité opérationnelle des structures de soins et performance 249 ° Indicateurs de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins 250 ° Indicateurs de performance des prestataires et des structures de soins 254 - Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base 254 ° Matériel et fournitures pour la réalisation de l’IVA et de la cryothérapie : remarques sur l’estimation des quantités minimales (Listes 1 à 4) 254 ° Test VPH et examen cytologique : remarque sur l’évaluation du matériel et des fournitures (Listes 5 et 6) 255 ° LISTE 1. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA 255 ° LISTE 2. Matériel consommable pour l’IVA 256 ° LISTE 3. Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie 256 ° LISTE 4. Matériel consommable pour la cryothérapie 257 ° LISTE 5. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation des tests VPH 257 ° LISTE 6. Matériel consommable pour la réalisation des tests VPH 258 ° LISTE 7. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation d’autres services 259 ° LISTE 8. Matériel consommable pour la réalisation d’autres services 259 SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 261 • Introduction 262 • Le processus d’analyse des coûts et de planification 263 - Objectif 263 - Rôles et responsabilités 263 ° Le conseiller-modérateur pour l’utilisation du C4P-ST 264 - Activités 264 ° Collecte des données préliminaire 264 ° Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires 265 ° Saisie des données 266 ° Traitement des données manquantes 266 ° Analyse des résultats 266 • L’outil C4P-ST 267 - Structure et fonctionnement 267 ° Logiciels requis 267 ° Adaptation aux besoins des utilisateurs 267 ° Comment naviguer de manière efficace 267 ° Rubriques en position ouverte ou fermée 267 ° Construction d’une feuille de calcul standardisée 267 ° Système de contrôle centralisé 269 - Coûts calculés 269 ° Coûts financiers et coûts économiques 270 ° Coûts récurrents et coûts en capital 271 - Mode d’emploi 273 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 280 - Feuille de référence concernant les entrées relatives aux hypothèses 280 • Bibliographie 302 viii ix Le projet Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus (ADPCC) et l’élaboration de cet Ensemble d’outils ont pu être menés grâce à une subvention de la Fondation Bill et Melinda Gates versée à la National Foundation for the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC Foundation). Le projet ADPCC a cherché à avoir un effet catalyseur au niveau mondial en améliorant la disponibilité et la rapidité d’obtention de données de qualité pour la planification, la mise en œuvre et l’amélioration des programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour y parvenir, le projet a évalué des systèmes de données dans certains pays d’Afrique et d’Amérique latine ; il a également élaboré cet Ensemble d’outils pour aider à réaliser la planification, différentes enquêtes, le suivi, l’évaluation et l’analyse du calcul des coûts pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. De précieuses contributions techniques ont été apportées par des organisations et des ministères du monde entier. Le projet a été mis en œuvre par un consortium de partenaires [CDC Foundation, Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, George W. Bush Institute (Bush Institute) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)], sous le leadership et avec l’aide des conseils techniques et de la coordination apportés par les membres du comité de coordination du projet ADPCC : Kevin Brady, Denise Duran, Jeffrey Glenn, Rachel Joseph, Chad Martin, Laura Porter (investigatrice principale du projet et coprésidente du Comité de coordination du projet), Mona Saraiya, Virginie Senkomago et Drew Voetsch, CDC ; Jennifer Drummond (conseillère technique principale), Cho Yau Ling (chef de projet principal), Alyssa Lowe (conseillère technique), Deborah Magsaysay (chargée de projet), Verla Neslund et Sekou Sidibe (chef de projet principal), CDC Foundation ; Crystal Cazier, Matthew Crommett (coprésident du Comité de coordination du projet), Adetoun Olateju, Doyin Oluwole, Suraj Patel, Meera Sarathy, Sharif Sawires, Celina Schocken, Julie Wieland et Bill Steiger, George W. Bush Institute (qui héberge le partenariat mondial du Pink Ribbon Red Ribbon) ; Eric Bing et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University ; Koukou Happy Agoudavi, Amelia Baker, Nathalie Broutet, Hebe Gouda, Mary-Anne Land et Leanne Riley, OMS. Cet Ensemble d’outils est le fruit des efforts conjugués de nombreuses personnes du monde entier, et chacune mérite d’être remerciée pour ses contributions et pour son engagement. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent tout d’abord remercier les personnes suivantes pour leurs contributions techniques lors de l’élaboration de cet Ensemble d’outils et pour leur implication dans la rédaction du document : Les conseillères techniques de l’ADPCC Jennifer Drummond et Alyssa Lowe, CDC Foundation. Évaluation des systèmes de données : Aggrey Keny, AMPATH Kenya ; Susan Cu-Uvin, Brown University ; Joel Lehmann, consultant ; William Monterrey, consultant ; Mercy Ngungu, consultante ; Oscar Robles, consultant ; Rose Nzoyka, Essar Telecom ; Joshua Oiro, Futures Group ; Aaron Ermel, Thomas Inui, Yee Yee Kuhn, Martin Chieng Were (responsable), et Kara Wools-Kaloustian (responsable), Indiana University ; Steven Wanyee Macharia, ITECH ; Jennell Coleman, Johns Hopkins Hospital ; Jonathan Monda, Kenyatta University ; May Maloba, KEMRI ; Janet Aika Matemu, Medic Mobile ; Thomas Mwogi, Violet Naanyu et Orang’o Elkanah Omenge, Moi University ; Michelle Cespedes, Mt. Sinai Hospital ; Rose Kosgei, University of Nairobi ; Barry Rosen, University of Toronto. Enquêtes en population : Susan Hariri, Rachel Joseph, Lauri Markowitz, Mona Saraiya (responsable) et Elizabeth Unger, CDC Atlanta ; Youjie Huang, CDC Foundation ; Gary Clifford, International Agency for Research on Cancer ; Soumya Alva, Nino Berdzuli, Nicole Davis, Barbara Knittel et Nino Lomia, John Snow International ; Leanne Riley (responsable) et Hebe Gouda, OMS Genève. Suivi des patientes et du programme et enquêtes dans les structures de soins : Karla Alfaro et Mauricio Maza (responsable), Basic Health International ; Leah Hart, Mary Rose Giattas, Katherine Lilly, Ricky Lu, Scott Merritt, Maureen Reinsel, Sarah Searle, John Varallo (responsable), et Megan Wysong (responsable), Jhpiego. Des remerciements particuliers sont également adressés à Raymond Hutubessy, OMS Genève, qui a dirigé l’élaboration initiale de la version bêta du Screening and Treatment Costing and Planning Tool et mis en place les bases pour la poursuite de son élaboration par l’équipe de calcul des coûts de l’ADPCC, composée de : Lisa O’Brien, consultante ; Ann Levin et Winthrop Morgan, Levin & Morgan (techniciens pour l’élaboration d’outils informatique) ; Eric Bing (responsable) et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent également exprimer leur gratitude aux personnes et aux organisations suivantes, qui ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration technique du document et pour atteindre les objectifs fixés pour le projet ADPCC : Janet Burnett, Sara Forhan, Florence Tangka, et Laura Viens, CDC ; Vittal Mogsale, International Vaccine Institute, République de Corée ; Gary Ginsberg, Israel Ministry of Health ; Ricky Lu, Jhpiego ; Naheed Ahmed et Rupali Limaye, Johns Hopkins University Center for Communications Programs ; Kalina Duncan, Julia Gage, Brenda Kostelecky, Douglas Puricelli Perin, Anita Das, Lisa Stevens et Amanda Vogel, the National Cancer Institute, National Institutes of Health ; Francesca Holme, Jose Jeronimo, Mercy Mvundura et Vivien Tsu, PATH ; Erica Asante, Pink Ribbon Red Ribbon ; Lisa Carty et Ani Shakrishivali, ONUSIDA ; Gina Ogilvie et Heather Pedersen, University of British Columbia ; Prebo Barango et Jean Marie Dangou, Bureau régional OMS de l’Afrique ; Silvana Luciani, Bureau régional OMS des Amériques. Pendant toute la durée du travail réalisé sur le terrain en vue de l’élaboration de ce document, plusieurs personnes appartenant ou extérieures à différents ministères et organisations ont consacré de leur temps à assurer la direction et la coordination des activités, en apportant par ailleurs de précieuses contributions techniques. Les partenaires de l’ADPCC souhaitent donc remercier tout particulièrement les personnes dont le nom figure ci- dessous ainsi que l’ensemble des personnes ayant participé aux activités sur le terrain : Rachel Masch, Basic Health International ; Gracious Ditlhabang, Tlhomamo Pheto, Sinah Phiri, Malebogo Pusoentsi, Mmakgomo Mimi Raesima et Molly Kereng Rammipi, the Republic of Botswana Ministry of Health and Wellness ; Doreen Ramagolo-Masire, the Botswana–U Penn Partnership ; Akeem Ketlogetswe, Mpho Letebele, Nkidi Moritshane et Andy Pelletier, CDC Botswana ; Rosa Elena Siliezar Morales et Sanny Northbrook-Chen, CDC Central American Regional Office ; Thomas Heller et Teklu Weldegebreal, CDC Ethiopia ; Benjamin Elly Odongo, CDC Kenya ; Deborah Carpenter, CDC Tanzania ; Fatma Soud et Martha Conkling, CDC Zambia ; Groesbeck Parham, CIDRZ ; Mario Morales, El Salvador Ministry of Health ; Kunuz Abdella, Takelech Moges Asnake et Mahlet Kifle Habtemariam, the Federal Democratic Republic of Ethiopia Ministry of Health ; Lela Sturua, Georgia Center for Disease Control ; Nino Kvesitadze, Georgia National Cancer Center ; Kofi Nyarko et Dennis Ocansey, the Republic of Ghana Ministry of Health ; Gustavo Batres, Franciso Daniel Cerezo Marlar et Edwin Morales, the Republic of Guatemala Ministry of Public Health and Social Assistance ; Claudia Camel, Instance for Health and Development ; Bakgati Ratshaa, Rosinah Dialwa, Tebogo Kenosi, Phelelo Marole et Tracey Shissler, Jhpiego Botswana ; Mary Rose Giattas et Yusuph Kulinda, Jhpiego Tanzania ; Joseph Banda, Jhpiego Zambia ; Kigen Bartolil et Agnes Nakato Jumba, the Republic of Kenya Ministry of Health ; Nino Varazashvili, M.Iashvili Children’s Center Hospital ; Salvador López Mendoza, National League Against Cancer ; Maia Akhvlediani, New Hospital, Georgia ; Mengistu Asnake et Konjit Kassahun, Pathfinder Ethiopia ; Lenganji Nanyangwe, PEPFAR Zambia ; Yvonne Mulenga, Project Concern International Zambia ; Grace Ernest Chuwa, Robert Kamala, Clement Kihinga et Safina Yuma, the United Republic of Tanzania Ministry of Health and Social Welfare ; Miriam Kombe, USAID Tanzania ; Lucy Maribe, Bureau de l’OMS au Botswana ; Asmamaw Bezebeh Workneh, Bureau de l’OMS en Éthiopie ; Guadelupe Verdejo, Bureau de l’OMS au Guatemala ; Joyce Nata, Bureau de l’OMS au Kenya ; Theopista John, Bureau de l’OMS en Tanzanie ; Sarai Bvulani-Malumo et Jacob Mufunda, Bureau de l’OMS en Zambie ; Nkandu Chikonde, Susan Chirwa, Elizabeth Chizema, Henry Kansembe, Sharon Kapambwe, Jane Matambo, Roberta Muchangwe, Rosemary Muliokela, Erasmus Mweene, Chipasha Mwicha, Angel Mwiche, Richard Nsakanya, Susan Namuswa, Hilda Shasulwe, Aaron Shibemba et Chabwela Shumba, the Republic of Zambia Ministry of Health. Enfin, les partenaires du projet ADPCC souhaitent exprimer leurs sincères remerciements à tous ceux qui, par le temps qu’ils ont passé et par leurs contributions techniques lors de leur participation aux ateliers, consultations techniques et groupes de travail de l’ADPCC, ont aidé à l’élaboration conjointe de cet Ensemble d’outils. REMERCIEMENTS INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xINTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES ADPCC Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus AFOM atouts, faiblesses, opportunités et menaces ASC-H cellules épidermoïdes atypiques ne permettant pas d’exclure une lésion intraépithéliale épidermoïde de haut grade, (en anglais atypical squamous cells: cannot exclude a high-grade squamous (intra) epithelial lesion) ASCUS cellules épidermoïdes atypiques de signification indé- terminée (en anglais atypical squamous cells of undeter- mined significance) BPLUS Module ou question de base élargie CDC Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis CIN néoplasie cervicale intraépithéliale (en anglais : cervical intraepithelial neoplasia, CIN) CIRC Centre international de recherche sur le cancer CML cytologie en milieu liquide DCIP dépistage et conseil à l’initiative du prestataire IEC information, éducation et communication IST infection sexuellement transmissible IVA inspection visuelle à l’acide acétique IVL inspection visuelle au soluté de Lugol LIEBG lésion intraépithéliale épidermoïde de bas grade LIEHG lésion épithéliale épidermoïde de haut grade MON mode opératoire normalisé OMS Organisation mondiale de la Santé ONG organisation non gouvernementale PER processus d’évaluation rapide RAD électrorésection à l’anse diathermique SARA Évaluation de la disponibilité et de la capacité opéra- tionnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assess- ment) sida syndrome d’immunodéficience acquise SIGS système d’information pour la gestion sanitaire STEPS approche STEPwise (par étapes) de l’OMS pour la surveillance TIC technologies de l’information et de la communication VIH virus de l’immunodéficience humaine VPH virus du papillome humain xi INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS GLOSSAIRE TERME DÉFINITION ORIGINALE Actualisation Prise en compte de la préférence temporelle par le fait de calculer la valeur actuelle en appliquant un taux d’actualisation. Agrégation de données Processus consistant à combiner des données en informations utiles pour le calcul d’indicateurs. Amélioration de la qualité Approche structurée destinée à analyser la performance et à appliquer des mesures systématiques pour améliorer la qualité. Amortissement Part du capital utilisée durant une année fiscale. Amortissement linéaire Type d’amortissement qui suppose que la totalité du bénéfice du bien d’investissement se déprécie uniformément sur toute sa durée de vie. Il comprend l’annualisation des coûts totaux mais pas l’actua- lisation. Analyse coût-efficacité Évalue une activité ou un procédé, d’après le rapport entre l’effet bénéfique qu’il (elle) exerce sur une maladie ou une condition physique et son coût (en argent, en équipement ou en temps). Analyse des AFOM Cadre structuré d’analyse des atouts et des faiblesses internes d’une organisation, d’un projet ou d’un programme, ainsi que de ses opportunités et de ses menaces externes. Annualisation Division des coûts totaux par l’espérance de vie du bien, afin de déterminer le coût d’un bien d’investis- sement sur sa durée de vie. Anatomopathologie Étude de la maladie et de ses effets sur les tissus de l’organisme. Assurance de la qualité Plan de gestion global (le « système ») qui garantit la prestation d’un service de haute qualité. Cancer invasif Tumeurs cancéreuses qui ont dépassé les limites du lobule où elles ont commencé à se développer et qui ont le potentiel d’envahir d’autres parties du corps. Cohérence des données Les données doivent être cohérentes entre les différents ensembles de données, les différents sys- tèmes, les différentes institutions, etc. Colposcopie Examen du col de l’utérus, du vagin et de la vulve au moyen d’un instrument qui permet d’observer le col de l’utérus sous un fort éclairage avec grossissement, et de distinguer ainsi les différents motifs cellulaires dans la couche épithéliale (surface) et les vaisseaux sanguins avoisinants. Conformité des données Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent respecter un format prédéfini. Dans un premier temps, il faut déterminer le format des indicateurs et celui des données de suivi et d’évaluation ; les données reçues des établissements de santé et des sites doivent ensuite être vérifiées pour s’assurer qu’elles sont conformes à ce format prédéfini. Conisation à froid Exérèse au niveau du col de l’utérus d’une zone en forme de cône, y compris une partie de l’extérieur du col (exocol) et une partie de l’intérieur du col (endocol) ; cette exérèse est généralement réalisée dans un hôpital ; la quantité de tissu enlevée dépend de la taille de la lésion et de la probabilité de trouver un cancer invasif. Consultation en télémédecine Utilisation des moyens de communication électroniques (p. ex., le téléphone, la vidéoconférence ou les courriers électroniques) pour obtenir l’avis médical d’un expert ou le consensus d’experts permettant de poser un diagnostic ou de prendre des décisions lorsqu’il est difficile de réaliser une consultation en personne. Contrôle de la qualité Application d’une série de mesures (les « outils ») permettant d’évaluer la qualité des services et des établissements de santé. Coûts d’introduction Coûts s’appliquant aux activités programmatiques initiales (limitation dans le temps) incluant la mi- croplanification, les activités de formation initiale, et la sensibilisation/IEC initiales. Ils sont considérés comme des coûts en capital dans l’évaluation des coûts économiques. Coûts d’investissement Dépenses initiales intervenant dans la préparation d’une intervention. Ces dépenses comprennent les coûts d’introduction ainsi que l’acquisition de biens d’investissement tels que le matériel de cryothéra- pie, les systèmes pour réaliser la RAD et le transport. Coûts d’opportunité Coûts financiers encourus en choisissant une action plutôt qu’une autre. Coûts économiques Estimation de l’ensemble des coûts d’une intervention, indépendamment de la source de financement. Le coût d’opportunité de l’ensemble des ressources est pris en compte dans l’analyse, y compris les contributions en nature et celles de donateurs. Coûts en capital Coût des biens qui durent plus d’un an, p. ex., des équipements, des véhicules ou des bâtiments. Coûts financiers Estimation des flux monétaires réels de l’acheteur, tel que le ministère de la santé. Ils n’incluent pas la valeur des ressources déjà payées, telles que le temps consacré par le personnel, et les biens issus de donations. Coûts récurrents Coûts des biens utilisés dans la fourniture d’un service ou d’une intervention qui dure moins d’un an, p. ex., les salaires du personnel. Couverture Proportion de toutes les personnes ciblées qui bénéficient d’un service particulier pendant un temps donné. Cryothérapie Application d’un disque de métal glacé (sonde cryogénique) sur le col et congélation des zones qui présentent des anomalies (ainsi que des zones saines) couvertes par ce disque ; elle permet de détruire les lésions précancéreuses du col en les congelant (il s’agit donc d’une méthode d’ablation). Curetage endocervical Prélèvement obtenu en grattant délicatement la surface du canal endocervical pour récupérer des cellules à l’aide d’un instrument spécial ou d’une spatule ; il s’agit d’un acte simple qui prend à peine quelques minutes. xii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Cybersanté Pratiques de soins de santé assistées par des processus et des moyens de communication électro- niques et numériques. Demandes de précisions Technique qui consiste à poser des questions de suivi au cours d’un entretien afin d’obtenir de la per- sonne interrogée davantage de renseignements ou pour établir le contexte permettant à la personne interrogée de répondre avec précision à la question de l’enquête. Dépistage Intervention de santé publique conduite sur une population cible asymptomatique ; son but n’est pas de diagnostiquer une maladie, mais d’identifier les individus qui ont une forte probabilité de contracter ou de développer cette maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Dépistage de suivi post-théra- peutique Visite durant laquelle est réalisé un test de dépistage destiné à déterminer si le traitement de lésions précancéreuses réalisé lors d’une visite antérieure a donné de bons résultats. Disponibilité d’un service Présence physique d’une structure de soins ou de dispensaires mobiles fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Données obtenues en temps opportun Les données doivent être collectées et rendues disponibles en temps opportun. Doublons (plutôt que « Caractère unique des données ») Présence inutile en plusieurs exemplaires identiques de certaines données dans un ensemble de don- nées (présence de doublons). Cela fait également état de l’impossibilité d’assurer la présence en un seul exemplaire de chaque donnée dans les différents systèmes (les mêmes données sont collectées plusieurs fois). Électrorésection à l’anse diathermique (RAD) Suppression des zones anormales du col de l’utérus et de la zone de remaniement dans son entier à l’aide d’un fil métallique mince en forme d’anse (boucle) alimenté par une unité d’électrochirurgie ; cet outil en forme d’anse permet dans le même temps de couper les tissus et d’assurer la coagulation ; la coagulation est ensuite achevée à l’aide d’une électrode à boule. Élément de données La plus petite unité d’un type d’information qui a une signification unique ainsi que des unités et des valeurs spécifiques. En temps réel Information obtenue au même moment que la demande est soumise. Épidémiologie Étude de la distribution et des déterminants des états ou des événements en rapport avec la santé (y compris des maladies) et mise en application de cette étude dans la lutte contre les maladies et d’autres problèmes de santé. Évaluation Évaluation systématique et objective, en fonction d’objectifs et en prenant en compte les ressources et les structures utilisées, de différents aspects d’un ensemble d’actions : pertinence, adéquation, état d’avancement, efficience, efficacité et impact. Exactitude des données Les données disponibles doivent représenter avec exactitude les valeurs existant dans le monde réel qu’elles sont censées modéliser. Parmi les problèmes d’exactitude rencontrés, on peut citer la réalisa- tion d’un dépistage du cancer du col de l’utérus chez des hommes, la présence de résultats d’un test ne concernant pas le cancer du col de l’utérus dans les données en rapport avec le test de dépistage de ce cancer, un nombre de personnes ayant bénéficié d’un dépistage supérieur au nombre remplissant les critères pour faire ce test, etc. Exhaustivité des données Chacune des données requises sur le cancer du col de l’utérus doit être disponible (aucune donnée manquante), et les données disponibles doivent être de qualité suffisante pour être utilisées. Frottis de Papanicolaou (PAP) Test effectué pour rechercher la présence de cellules anormales au niveau du col de l’utérus. Gestion du changement Approche axée sur un processus et suivie pour la gestion des changements organisationnels et la tran- sition accompagnant la réorientation des ressources. Histologie Étude de la structure microscopique des tissus ; l’examen histologique est réalisé sur de fines tranches de tissus après coloration afin de déterminer la présence ou l’absence de maladies. Histopathologie Étude des modifications présentes dans les tissus du fait d’une maladie ; l’examen histopathologique utilise les mêmes méthodes que lors de l’examen histologique, mais il est réalisé sur des échantillons de biopsies de tissu anormal. Hystérectomie radicale Ablation chirurgicale de la totalité de l’utérus, du col de l’utérus et des tissus adjacents à l’utérus, notamment les trompes de Fallope et les ligaments ; elle s’accompagne parfois d’une ablation des ganglions lymphatiques et des ovaires. Hystérectomie simple Ablation chirurgicale de l’utérus et du col de l’utérus uniquement. Indicateur Variable qui permet de mesurer un aspect particulier d’un programme directement lié aux objectifs de ce programme ; marqueurs qui aident à mesurer les changements en montrant les avancées obtenues en vue de la réalisation d’objectifs. Infrastructures Éléments requis pour obtenir une prestation de services de qualité dans des services déterminés de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus dans un établissement de santé (p. ex., zone de lavage des mains, toilettes, aménagement physique de l’établissement de santé, salle d’examen et équipement de communication). Infrastructures requises avant la mise en œuvre Équipement préexistant qui n’a pas besoin d’être chiffré dans une analyse incrémentale. Intégration horizontale des données Capacité de systèmes d’un même niveau à partager ou agréger facilement des données entre eux et à donner une représentation d’un client dans son intégralité. Il peut s’agir, p. ex., de la capacité de partager des données entre différents systèmes de données individuelles, notamment des systèmes concernant des dossiers médicaux électroniques, la dispensation de médicaments et des résultats de tests de laboratoire. Intégration verticale des données Circulation de l’information vers le haut ou vers le bas au sein des différents systèmes (c’est-à-dire des établissements de santé vers les niveaux infranationaux puis les niveaux nationaux, ou vice versa) INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Intégrité des données Possibilité d’établir un lien entre les différents enregistrements de données dans tout le système afin qu’aucune modification ne survienne lorsque ces données sont stockées, récupérées ou traitées. Le contraire de l’intégrité des données est l’altération des données. Interface de programmation d’ap- plications (API, en anglais Appli- cation Programming Interface) Ensemble de modalités d’exécution, de protocoles et d’outils permettant de créer des applications logicielles qui décrivent la façon dont un élément du logiciel demande à un autre programme d’exécu- ter un service. IVA Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique dilué à 3-5 %. IVL Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol. Lésion précancéreuse Lésion non invasive avec une probabilité prévisible de devenir maligne. Ligne directrice Plan normalisé recommandé pour servir de guide lors de la mise en œuvre d’une politique ou d’une stratégie. Logiciel open-source Programme informatique qui permet à ses utilisateurs de le modifier et de le distribuer à n’importe qui et dans n’importe quel but. Logiciels de gestion Programmes informatiques ayant la capacité d’aider à planifier, à organiser et à gérer des ressources ainsi qu’à établir des estimations. Lugol Solution contenant de l’iode appliquée sur le vagin et le col de l’utérus pour déterminer la présence de lésions suspectes. Norme Niveau convenu de la performance escomptée d’un service particulier qui est en cohérence avec les pratiques fondées sur des données probantes et les lignes directrices nationales et internationales, et vis-à-vis duquel la performance peut être mesurée pour améliorer et assurer la qualité. Norme de performance Texte qui définit, de la manière la plus claire et la plus objective possible, un niveau de performance prédéfini pour un service particulier, en se basant sur les meilleures données probantes et les meil- leures pratiques existantes. Il indique avec précision ce qui est attendu de ce service de santé. Nouveau dépistage Visite de dépistage effectuée par une femme alors qu’un test de dépistage réalisé chez elle lors d’une visite antérieure s’est avéré négatif. Cette visite fait partie des soins préventifs de routine et doit être effectuée dans les délais recommandés pour le dépistage. Orientations Informations fournies aux partenaires sur la manière dont les outils sont censés être utilisés et sur la manière dont ils peuvent être adaptés pour répondre aux besoins d’un programme donné. Politique de santé Décisions, plans et actions mis en œuvre pour atteindre des objectifs de soins de santé spécifiques dans une société. Population cible Groupe de personnes identifiées comme des clients à qui s’adresse un service de santé particulier ; dans le cas présent, il s’agit de la population de femmes ciblée pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Population desservie Population desservie par un établissement de santé spécifique. Préférence temporelle Le fait de préférer recevoir des biens et des services à un moment plutôt qu’un autre, s’exprimant habi- tuellement par le souhait de recevoir des biens et des services immédiatement plutôt que dans l’avenir. Prévention primaire du cancer du col de l’utérus Mesures prises pour éviter l’exposition aux principales causes d’une maladie ; dans le cas du cancer du col, il s’agit de prévenir l’infection par le VPH. Prévention secondaire du cancer du col de l’utérus Niveau de la médecine préventive qui met l’accent sur le diagnostic précoce, l’utilisation des services d’orientation-recours et la mise en route rapide du traitement pour arrêter l’évolution de processus pathologiques ou d’un handicap. Programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus Un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus comprend un ensemble structuré d’activi- tés visant à prévenir ce cancer et à en réduire la morbidité et la mortalité. Le programme fournit un plan d’action exposant de manière détaillée le travail à réaliser, qui fera ce travail et le calendrier des activités, ainsi que des informations sur les moyens ou les ressources qui seront utilisés pour sa mise en œuvre. Les progrès réalisés et les résultats obtenus sont évalués régulièrement à l’aide d’un ensemble d’indicateurs mesurables. Un programme complet comprend les principales interventions reposant sur des bases factuelles destinées à diminuer la charge importante de morbidité que le cancer du col de l’utérus fait peser sur les femmes et les systèmes de santé dans les pays les moins avancés ainsi que les inégalités face à cette maladie. Radiothérapie Faisceau de rayons invisibles (rayons à haute énergie) dirigé sur une lésion cancéreuse et sur les zones atteintes dans les environs ; les rayons pénètrent dans le tissu atteint et détruisent les cellules cancé- reuses, la lésion cancéreuse étant alors entièrement ou partiellement éliminée (les cellules cancéreuses détruites sont éliminées du corps). Santé mobile Pratique de santé (médicine clinique et santé publique) reposant sur des appareils mobiles. Soins palliatifs Approche multidisciplinaire pour fournir des soins médicaux spécialisés à des personnes atteintes de maladies graves et visant à soulager leurs symptômes, leurs douleurs, leur stress physique ainsi que leur stress mental afin d’améliorer leur qualité de vie et celle de leur famille. Suivi Surveillance continue d’une activité pour aider à sa supervision et pour vérifier que les activités se déroulent selon le plan prévu ; elle implique la description précise des méthodes utilisées pour mesurer l’activité en question, des ressources utilisées et de la réponse aux services en fonction de critères préétablis. Suivi des patientes et du pro- gramme Moyen mis en œuvre de manière systématique afin d’obtenir des données individuelles sur les clients, de les analyser à l’aide d’outils appropriés permettant leur agrégation et la production de rapports et d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques au niveau de la gestion du pro- gramme. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiv Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Supervision de soutien Processus de soutien, de renforcement des compétences et d’encouragement du personnel de santé afin d’améliorer leur performance et, par conséquent, de fournir des services de qualité. Il s’agit d’une approche structurée permettant d’identifier les lacunes et d’appliquer de manière systématique des mesures pour améliorer la prestation de services tout en mesurant les résultats obtenus. Système d’information pour la gestion sanitaire Système électronique qui collecte, compile et agrège des données sur les services de soins de santé ; ces données peuvent être utilisées pour créer des tableaux de bord. Système électronique Système permettant par voie électronique de stocker des informations, de faire des recherches dans ces informations, d’accéder à ces informations, de les analyser et d’en extraire des rapports. Il s’oppose au système sur papier. Systèmes d’aide à la décision Ces systèmes fournissent au moment opportun des informations filtrées et présentées judicieusement pour améliorer la qualité et la performance du système et des prestataires. Ils comprennent les alertes et les rappels aux clientes, les listes de contrôle, les guides médicaux, les niveaux de stock, les alertes en cas d’écarts par rapport aux instructions, etc. Systèmes d’échange d’informa- tions sanitaires Systèmes permettant de mobiliser par voie électronique des informations sur les soins de santé dans différentes organisations d’une région, d’une communauté ou d’un système hospitalier. Systèmes anciens Systèmes de données antérieurs au système actuel. Technicien en cytologie Cytopathologiste/cytotechnicien/cytologiste : personne formée à l’examen microscopique des frottis pour y rechercher la présence ou l’absence de cellules anormales. Technicien en radiothérapie Membre du personnel non médical formé à la commande des appareils de radiothérapie utilisés pour le traitement par irradiation des cancers. Test VPH Test de recherche de l’ADN ou test sérologique permettant de déterminer la présence d’une infection active par le VPH. Tests diagnostiques réalisés sur le lieu des soins Tests médicaux réalisés sur le lieu même ou à proximité de l’endroit où les patients reçoivent des soins. Traitement des lésions précancé- reuses Comprend la cryothérapie, la RAD, la conisation et, dans certains cas, l’hystérectomie simple. Traitement du cancer invasif du col de l’utérus Comprend la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hystérectomie radicale. Triage Action ou procédure généralement réalisée entre le dépistage et le diagnostic ou les procédures de traitement afin de stratifier davantage les personnes pour qui le résultat du dépistage primaire est positif [Solomon, 2003]. Utilisation des services Point de référence d’un indicateur clé suivi par les structures de soins (p. ex., le nombre de dépistages réalisés chaque mois et le taux de traitement des lésions précancéreuses identifiées). Valeur actuelle Valeur actuelle de biens ou de services, habituellement appliquée aux coûts ou aux résultats attendus dans l’avenir. Virus du papillome humain (VPH) L’infection à VPH est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus courante. Le cancer du col de l’utérus est causé par des types de VPH à haut risque, les types 16 et 18 étant responsables à eux seuls d’environ 70 % des cas de cancer du col de l’utérus à travers le monde. Zone desservie Zone géographique d’où viennent les clients d’un établissement de santé. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 1INTRODUCTION LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS LES PAYS À REVENU FAIBLE OU MOYEN En 2012, près de 85 % des 528 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus diagnostiqués dans le monde ont été recensés dans les pays à revenu faible ou moyen. La même année, environ 87 % des 266 000 décès dus au cancer du col de l’utérus sont survenus dans ces pays [Globocan, 2012]. Ces statistiques illustrent clairement la charge disproportionnée que représente le cancer du col de l’utérus pour les communautés, les familles et l’ensemble des femmes vivant dans les régions les moins avancées. Dans les pays à revenu faible ou moyen, les femmes les plus à risque sont celles âgées de 30 à 49 ans. Chez ces femmes, les décès et les années de maladie dus au cancer du col de l’utérus surviennent principalement au cours des années les plus productives de leur vie. Cette situation est d’autant plus tragique que la plupart de ces cas pourraient être évités ou traités s’ils étaient identifiés de manière précoce [OMS, 2017]. Les inégalités dans cette charge de morbidité et de mortalité sont en grande partie la conséquence des nombreux défis rencontrés lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans les pays à revenu faible ou moyen, la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus se heurte fréquemment à une absence de politiques et de programmes spécifiques, à un manque de données fiables et actualisées, à un manque de ressources et à un manque de coordination. Outre l’impact que ces obstacles ont sur la disponibilité en services de prévention et sur leur accessibilité, les femmes de ces pays doivent souvent faire face à des préjugés sexistes et à des normes culturelles et sociétales qui limitent leur capacité à accéder aux services et à prendre des décisions concernant leur propre santé. Les projections montrent qu’en l’absence d’une action immédiate, l’incidence du cancer du col de l’utérus pourrait augmenter de près de 25 % au cours des 10 prochaines années [Globocan, 2012]. OBJECTIFS DE CET ENSEMBLE D’OUTILS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE Cet ensemble d’outils vise à renforcer le soutien apporté aux pays à revenu faible ou moyen pour suivre les orientations normatives mondiales actuelles. Il fournit un ensemble d’ouvrages de référence concrets et harmonisés destinés à améliorer la disponibilité et l’utilisation de données de qualité pour aider à la prise de décision dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils standardisés et les informations d’orientation proposés dans ce document sont conçus pour être adaptés au contexte national et programmatique, afin d’aider les ministères de la santé et les autres partenaires à obtenir les informations nécessaires pour planifier, mettre en œuvre, évaluer et élargir progressivement des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus tout en assurant un suivi régulier. SUIVI MONDIAL En 2013, l’Assemblée mondiale de la Santé a identifié le cancer du col de l’utérus comme une intervention prioritaire dans son Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles pour 2013- 2020. Afin de soutenir la mise en œuvre et le suivi du Plan d’action mondial, les États Membres de l’OMS ont approuvé un Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles,1 qui souligne l’importance de la lutte contre le cancer du col de l’utérus avec l’inclusion d’un indicateur pour le suivi de son dépistage au niveau mondial. Le cancer du col de l’utérus apparaît aussi dans plusieurs objectifs de développement durable des Nations Unies,2 plus précisément ceux relatifs à la réduction des maladies non transmissibles dans le monde (objectif 3) et à la santé des femmes et des filles (objectif 5) [UN, 2015]. Dans la même logique que ces initiatives mondiales, un objectif additionnel de cet ensemble d’outils est de permettre aux pays à revenu faible ou moyen de contribuer davantage à l’élargissement de l’ensemble des données disponibles au niveau mondial sur les maladies non transmissibles, l’égalité entre les sexes en matière de santé, la santé sexuelle et reproductive, la vaccination et les autres domaines sanitaires pour lesquels des informations sur le cancer du col de l’utérus sont d’une importance capitale. Avec l’amélioration en quantité et en qualité des données venant des pays les plus touchés et les plus confrontés aux difficultés, les organismes mondiaux, les organisations donatrices et les partenaires internationaux seront mieux à même d’établir et d’affiner les priorités, d’élaborer en temps opportun des orientations basées sur des données probantes et de prendre des décisions cruciales en matière de financement. 1 Voir : http://www.who.int/nmh/global_monitoring_framework/fr/ 2 Voir : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/ INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 2INTRODUCTION * L’usage du tabac est un facteur de risque supplémentaire de développer un cancer du col de l’utérus. MODE D’UTILISATION DE CET ENSEMBLE D’OUTILS La charge de morbidité et de mortalité que représente le cancer du col de l’utérus ainsi que les stratégies et la structure des programmes de lutte contre ce cancer varient d’un pays à un autre. Chaque section de cet ensemble d’outils comprend donc des informations et des suggestions sur la manière de procéder à des adaptations tout en maintenant un certain niveau de standardisation au fil du temps et entre les pays. Une adaptation minutieuse permettra une planification ainsi qu’un suivi appropriés des programmes nationaux, et la production de rapports de qualité au niveau mondial. Cet ensemble d’outils constitue une proposition de mécanisme visant à améliorer les données utilisées pour la prise de décision et, en tant que tel, il n’a pas valeur de programme contraignant, que ce soit en partie ou dans son intégralité. DOMAINES COUVERTS PAR CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils a été élaboré principalement à l’intention des ministères de la santé et de leurs partenaires chargés de la mise en œuvre des programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Il est principalement destiné aux directeurs de programme, au personnel en charge du suivi et de l’évaluation, aux personnes responsables des enquêtes, aux administrateurs de la santé et aux économistes. Cependant, un renforcement de l’harmonisation et de la coordination dans les pratiques liées aux données peut également être bénéfique pour le personnel du secteur privé, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales (ONG), les groupes de recherche universitaires ainsi que les partenaires nationaux et internationaux. Les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont constitués d’une combinaison d’activités couvrant différents domaines : la prévention primaire par la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) ; la prévention secondaire avec le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ; la prévention tertiaire avec le traitement du cancer invasif ; et les soins palliatifs (Figure 0.1). Bien que cet ensemble d’outils porte principalement sur la prévention secondaire, la prévention primaire et la prévention tertiaire sont également abordées lorsque cela est nécessaire afin d’améliorer la coordination des activités tout au long du continuum d’interventions. FIGURE 0.1 Vue d’ensemble des interventions programmatiques délivrées tout au long de la vie dans le but de prévenir les infections à VPH et le cancer du col de l’utérus [OMS, 2017] Filles de 9 à 13 ans • Vaccination contre le VPH Filles et garçons, s’il y a lieu • Information de santé et message de prévention sur l’usage du tabac* • Éducation sexuelle adaptée à l’âge et à la culture • Promotion et distribution de préservatifs à ceux qui sont déjà actifs sexuellement • Circoncision masculine Femmes de plus de 30 ans Dépistage et traitement, le cas échéant • « Dépistage et traitement » avec inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), suivie d’une cryothérapie • Dépistage des types de VPH à haut risque (par exemple, les types 16, 18 et autres) Toutes les femmes en ayant besoin Traitement du cancer invasif à tout âge • Ablation chirurgicale • Radiothérapie • Chimiothérapie 30 ANS15 ANS9 ANS 45 ANS 60 ANS P ré va le n ce d an s la p o p u la ti o n (é ch e lle n o n r e sp e ct é e) Infection à VPH Lésion précancéreuse Cancer PRÉVENTION PRIMAIRE PRÉVENTION SECONDAIRE PRÉVENTION TERTIAIRE 3INTRODUCTION Cet ensemble d’outils comprend des composantes de systèmes complets de surveillance et de suivi du cancer du col de l’utérus. Cependant, il ne permet pas d’obtenir l’ensemble des informations stratégiques nécessaires. Les données obtenues à l’aide de ces outils doivent faire l’objet d’une triangulation avec celles des registres du cancer, des études de cohortes longitudinales ainsi que des travaux de recherche menés par les établissements universitaires, par différents consortiums, par des réseaux de cancérologie et par d’autres groupes. Comme le montre la Figure 0.2, la comparaison et l’analyse des données provenant de sources multiples permettent d’étayer une approche stratégique visant à renforcer les politiques, à améliorer la qualité des programmes et des services ainsi qu’à assurer le bon fonctionnement et la qualité des systèmes d’information. FIGURE 0.2 Éventail complet des informations stratégiques en rapport avec le cancer du col de l’utérus Collecte de données • Enquêtes en population périodiques • Registres du cancer • Bases de données hospitalières • Enquêtes dans les structures de soins • Suivi des patientes et des programmes • Travaux de recherche menés par des consortiums et des réseaux 1 2 3 4 Analyse et synthèse des données • Couverture du dépistage et du traitement • Morbidité et mortalité • Capacité théorique et capacité opérationnelle • Performance du programme Prise de décision • Planification stratégique • Amélioration du programme • Élaboration des politiques • Renforcement des systèmes Réduction de l’incidence du cancer du col de l’utérus, de son diagnostic à un stade avancé et des décès causés par ce cancer STRUCTURE ET CONTENU DE CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils est divisé en cinq sections : • Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données • Section 2. Modules pour les enquêtes en population • Section 3. Suivi des patientes et du programme • Section 4. Enquêtes dans les structures de soins • Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus – Module d’analyse et de planification pour le dépistage et le traitement Chaque section comprend des informations décrivant les objectifs recherchés, des instructions sur la manière d’utiliser l’ensemble des modules d’enquête et des outils de collecte de données ainsi que des suggestions pour adapter certains outils en cas de nécessité. En fin de section, on trouvera une série d’instruments (notamment des questionnaires d’enquête, des listes de contrôle, des exemples de formulaires de collecte de données, etc.), des références et des documents d’information pour la mise en œuvre des pratiques et des approches présentées au préalable. Bien que chaque section de ce document puisse être utilisée individuellement, les différentes sections ont été conçues pour se compléter mutuellement. Tout au long de ce document, les principaux points de complémentarité – ou « points de recoupement » – entre les différentes sections ont été soulignés. Il est important de les parcourir afin de rationaliser et/ou de tirer parti au mieux de la collecte des données, d’apporter des informations utiles pour la planification des programmes et de renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation ainsi que les systèmes de surveillance en standardisant les données entre les différents aspects du programme. SECTION 1. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES La section 1 décrit comment évaluer la situation des systèmes de données, avec pour but de contribuer à l’amélioration de l’ensemble des données disponibles pouvant servir à planifier et mettre en œuvre des 4INTRODUCTION systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats de cette enquête de conjoncture, de ces entretiens approfondis et de cet examen des documents disponibles pour élaborer des recommandations destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Ces résultats et ces recommandations peuvent servir de base pour la planification stratégique et être utilisés pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Ces recommandations peuvent également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Les informations décrites dans cette section portent sur neuf domaines clés. Elles sont collectées en utilisant des méthodes mixtes avec : i) un questionnaire d’enquête structuré qui permet la collecte d’informations sur le contexte du pays et sur la conjoncture dans laquelle se trouve le programme, qui est rempli lors d’entretiens avec les membres clés du personnel, et qui est complété, en fonction des besoins, par l’examen des documents disponibles ; et ii) des entretiens semi-structurés, des observations et l’étude de documents sur le terrain afin de collecter des informations supplémentaires détaillées sur les systèmes de données et sur les données. L’analyse des lacunes et des AFOM existants sert de base pour l’élaboration de recommandations. Il est important de noter que cette évaluation est une approche systématique visant à recueillir des informations et à décrire la situation actuelle pour orienter les mesures à prendre afin d’obtenir des améliorations, et non à attribuer une note ou un jugement de valeur en fonction des résultats obtenus. Les étapes et les procédures présentées dans la section 1 serviront de base pour le travail à réaliser. Elles pourront être adaptées et développées pour devenir de véritables modes opératoires normalisés (MON), des outils de collecte de données, des aide- mémoire ou autres matériels susceptibles d’aider à la mise en œuvre de l’évaluation. CONTENU DE LA SECTION 1 • Description du processus à suivre et des outils à utiliser pour l’évaluation ; • Listes de contrôle pour l’évaluation avec description des rôles et des responsabilités de chacun ainsi que des étapes à suivre lors de la mise en œuvre de chaque phase de l’évaluation ; et • Outils d’enquête et instructions pour la collecte et l’analyse des informations générales sur le contexte et la conjoncture entourant le cancer du col de l’utérus ainsi que des informations détaillées sur les systèmes d’information pertinents pour le cancer du col de l’utérus. SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION La section 2 présente les modules à utiliser lors d’une enquête en population. Ceux-ci ont été élaborés pour fournir aux partenaires des questions standardisées sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus qui peuvent être intégrées aux enquêtes en population existantes. L’utilisation de questions standardisées permet de s’assurer que les données collectées seront non seulement utiles pour la planification et l’évaluation des programmes, mais qu’elles permettront aussi des comparaisons dans le temps et entre les pays. Ces modules sont destinés à aider les pays à revenu faible ou moyen à faire le suivi des principaux aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, notamment : • La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; • Le suivi et le traitement des lésions précancéreuses ; • Les éléments permettant de faciliter le dépistage ; et, • Les obstacles au dépistage et au traitement. CONTENU DE LA SECTION 2 • Module pour l’enquête de base comprenant une note d’introduction et un ensemble de questions de base ; • Module pour l’enquête élargie comprenant une note d’introduction ainsi que des questions de Base (B) et des questions de Base Plus (BPLUS) ; • Instructions pour calculer les indicateurs et utiliser la note d’introduction ; illustrations et questions pouvant servir de référence ; 5INTRODUCTION • Éléments méthodologiques à prendre en compte pour intégrer les questions sur le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes en population existantes ; • Recommandations sur l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ; et • Exemples de tableaux pour illustrer les analyses. SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME La section 3 décrit le processus à suivre de manière systématique pour la collecte des données sur la prévention secondaire du cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) ainsi que pour leur agrégation, leur analyse et leur présentation sous forme de rapport. Les informations d’orientation figurant dans cette section aident à l’élaboration d’indicateurs et de pratiques en matière de données standardisés et expliquent comment utiliser les données pour améliorer la réactivité et l’efficacité du programme. Cette section fournit également des documents auxquels le personnel de santé, les gestionnaires des établissements de santé ainsi que le personnel des ministères et des organisations partenaires au niveau infranational et national peuvent se référer pour les aider à collecter, analyser et utiliser de manière systématique des données pour : • Planifier, cibler, adapter et mettre en œuvre à plus grande échelle les interventions ; • Évaluer si la mise en œuvre des programmes est de qualité ; • Prendre des mesures efficaces lorsque ces programmes ne sont pas mis en œuvre comme prévu ; et • Préparer des rapports sur les indicateurs mondiaux standardisés. Les outils et les informations d’orientation fournis se concentrent principalement sur la partie axée sur la prévention secondaire (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) du continuum d’interventions ; ils couvrent également l’orientation des cas de cancer invasif du col de l’utérus vers des services spécialisés, en se limitant aux mécanismes de suivi et aux processus de rétroinformation. CONTENU DE LA SECTION 3 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Ensemble d’indicateurs de base et d’indicateurs facultatifs à utiliser au niveau mondial, au niveau national, au niveau infranational et au niveau des établissements de santé ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour la collecte de données individuelles (sur chaque cliente) ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour les registres des établissements de santé ; • Exemples de formulaires pour la collecte et la compilation de données individuelles (sur chaque cliente), et pour préparer des synthèses et des rapports mensuels et annuels à partir des données des établissements de santé ; et • Descriptions et exemples d’outils permettant de visualiser les données, avec notamment un exemple de tableau de bord du module sur le cancer du col de l’utérus du Système d’information sanitaire au niveau du district (en anglais, District Health Information System) DHIS2. SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS La section 4 fournit aux responsables de l’élaboration des politiques du ministère de la santé, aux partenaires chargés de la mise en œuvre, aux administrateurs des établissements de santé et aux prestataires de services les outils nécessaires pour collecter et évaluer des informations exactes et à jour sur la disponibilité en services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus, la capacité opérationnelle de ces services, la capacité à fournir ces services et la qualité des services fournis. Cette section est structurée de manière à être conviviale et donne des instructions faciles à comprendre sur les outils proposés. Chacun de ces outils a été conçu à des fins spécifiques et est accompagné d’informations pour aider à son utilisation. Des informations d’orientation supplémentaires permettent également au lecteur d’utiliser l’ensemble complet de ces outils afin d’adopter une approche globale pour le suivi et la surveillance de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. CONTENU DE LA SECTION 4 • Instructions et documents pour planifier et mener une Supervision de soutien de la prestation de services en rapport avec la prévention secondaire ; • Instructions et documents supplémentaires pour effectuer une évaluation séparée de la capacité opérationnelle des structures de soins en utilisant une partie de l’outil utilisé pour la Supervision de soutien ; et 6INTRODUCTION • Aspects à prendre en considération et suggestions de méthodes et d’outils à utiliser pour analyser et interpréter les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance des services au niveau national (ou à tout autre niveau). SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Un outil utilisant le logiciel Excel et suivant une procédure simple a été créé pour leur permettre d’estimer, de synthétiser et d’analyser les coûts des programmes et des services, notamment : • La détection précoce du cancer du col de l’utérus ; • Le diagnostic ; • Le traitement des lésions précancéreuses et du cancer invasif ; • Les soins palliatifs en cas de maladie avancée ; • Les services périphériques et la sensibilisation dans la communauté ; • La planification, le suivi et l’évaluation du programme ; et • La Supervision de soutien. La section 5 est principalement conçue comme un manuel de référence pour les conseillers modérateurs formés. Les responsables de la planification, les responsables de la mise en œuvre et les directeurs de programmes du ministère de la santé peuvent l’utiliser pour connaître les informations à saisir dans l’outil Excel C4P-ST3 ainsi que la procédure à suivre pour calculer les coûts et réaliser la planification. Cela leur permettra de se mettre en adéquation avec les procédures existantes et de déterminer s’il est nécessaire d’avoir recours au processus simplifié C4P-ST. Il s’agit d’un outil pouvant facilement être adapté aux besoins locaux et suivant un processus interactif qui permet aux programmes de réaliser les tâches suivantes : • Estimer les coûts et la couverture des services en fonction des données et des besoins spécifiques au pays ; • Estimer les coûts financiers et économiques ainsi que les coûts de mise en œuvre et les coûts récurrents des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Estimer les taux de couverture des services en fonction de leurs coûts, de leur répartition, des besoins de la population et de l’élargissement à plus grande échelle prévu pour ces services ; et • Déterminer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en suivant différents modèles de prestation de services publics. CONTENU DE LA SECTION 5 • Informations d’orientation à l’intention des conseillers-modérateurs formés : - Instructions pour l’utilisation de l’outil, y compris les conditions à observer pour utiliser le logiciel - Informations d’orientation pour organiser des réunions avec l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts et avec d’autres partenaires dans le pays • Informations d’orientation destinées à l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts dans le pays : - Vue d’ensemble des catégories de coûts et des résultats attendus des services - Liste des éléments de données à fournir pour guider la collecte de données 3 L’outil Excel C4P-ST et d’autres informations destinées à aider les conseillers-modérateurs sont disponibles sur demande auprès de : ncdsurveillance@who.int

ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 10 Dans les pays à revenu faible ou moyen, le fonctionnement des systèmes en place pour collecter de manière systématique des informations sur les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus et sur les programmes de lutte contre ce cancer est souvent entravé par de nombreuses difficultés, notamment par un manque de normes, d’outils, de ressources humaines ou d’autres types de ressources et de procédures indispensables. Aussi, lorsqu’ils doivent prendre des décisions importantes ou planifier de manière stratégique de nouveaux objectifs, les responsables de la mise en œuvre de ces programmes manquent souvent de données actualisées sur la population, la surveillance et les coûts. Dans ces pays, la conjoncture dans laquelle sont fournis les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est généralement complexe et il est difficile de collecter les informations nécessaires pour : • Identifier les patientes tout au long du continuum de soins ; • Faire un suivi de la mise en œuvre du programme ; • Évaluer les résultats au niveau individuel et au niveau de la population ; et • Suivre la distribution et l’attribution des ressources. Les outils et les informations d’orientation figurant dans cette section représentent les différentes composantes d’une approche systématique permettant d’identifier les opportunités à saisir et les défis à relever pour mettre en œuvre ou renforcer les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, ainsi que pour formuler des recommandations concrètes et réalisables en vue d’améliorer la disponibilité de données pouvant aider à la prise de décision. Cette évaluation rapide de la situation est réalisée en obtenant et en analysant des informations sur le contexte national ainsi que sur les systèmes de données et les pratiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; elle permet ainsi d’augmenter les données probantes disponibles pour guider la conception de stratégies visant à renforcer les systèmes en place. Cette évaluation est principalement axée sur la prévention secondaire (c’est-à-dire sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses) ; cependant, étant donné la nature transversale des informations sanitaires collectées et le fait qu’il est recommandé de tirer le meilleur parti possible des systèmes et des procédures existants, des informations sont collectées tout au long du continuum des soins en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. La prévention primaire (la vaccination contre le VPH) et la prévention et les soins tertiaires (le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) font donc aussi partie de l’éventail des programmes et services considérés dans l’évaluation, mais les données et les systèmes de données qu’ils utilisent sont pris en compte de façon plus limitée. La mise en œuvre optimale de cette évaluation repose sur l’hypothèse primaire qu’il existe d’une manière ou d’une autre une prestation de services couvrant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses, la réalisation des tests diagnostiques et le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Cette prestation de services peut se faire uniquement à certains niveaux du système de santé, ou uniquement à l’extérieur du système de santé public ou gouvernemental. Elle peut être irrégulière ou opportuniste, ou faire partie d’un programme organisé de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de promotion de la santé des femmes. Dans les rares cas où il n’existe aucun de ces différents services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, la section approfondie de cette évaluation peut être adaptée pour se concentrer uniquement sur les processus et les pratiques des systèmes d’information sanitaire généraux susceptibles d’être utilisés pour mettre en place ces services. INTRODUCTION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 11 OBJECTIFS ET CHAMP D’APPLICATION Le but général de l’évaluation de la situation des systèmes de données est de contribuer à améliorer la disponibilité des données probantes pour aider à la planification et à la mise en œuvre des systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information sur le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise à atteindre les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel, de l’observation directe et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats combinés de ces différentes évaluations pour élaborer des recommandations concrètes et réalisables et destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. La liste de recommandations qui en résulte peut servir de base pour la planification stratégique et aussi être utilisée pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Elle peut également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Par exemple, les modèles de recommandations qui figurent plus loin dans cette section soulignent l’importance de disposer d’outils de collecte de données standardisés à l’échelle nationale ; pour répondre à ce besoin, des outils et des informations d’orientation sont présentés dans la section 3 du présent document. Cette évaluation de la performance n’est pas réalisée pour attribuer une note en fonction des résultats obtenus. D’autre part, ses résultats ne sont pas prévus pour tirer des conclusions statistiquement significatives ou représentatives de la situation à une plus large échelle. Cette évaluation limite à une approche systématique destinée à décrire et à obtenir des informations sur la situation existante dans le seul but d’y apporter des améliorations. La nature ciblée de l’objectif recherché est particulièrement propice à l’utilisation d’une approche d’évaluation rapide de la situation. Cette approche présente les avantages suivants : 1. Un bon rapport coût/efficacité, ce qui rend son utilisation possible même en cas de ressources limitées ; 2. Une exécution rapide, avec une mobilisation du personnel sur une courte période ; 3. Des résultats disponibles rapidement, ce qui permet de répondre immédiatement aux besoins les plus urgents ; et 4. L’utilisation de techniques participatives pour la collecte et la validation des données, ce qui permet d’intégrer les connaissances accumulées au niveau des institutions et d’aider à ce que le personnel en place s’approprie les résultats et les recommandations. CALENDRIER Les informations sont recueillies par une équipe d’évaluation en utilisant des méthodes mixtes et des techniques participatives permettant d’obtenir des données détaillées. La collecte et l’analyse des données sont divisées en deux phases : la phase 1, qui dure trois à quatre semaines, et la phase 2, qui dure environ deux semaines. Une période de trois à quatre semaines supplémentaires doit être prévue pour la rédaction du rapport, une fois l’évaluation terminée. ÉCHANTILLONNAGE L’échantillonnage des personnes interrogées lors de l’évaluation doit être orienté, en privilégiant le personnel du ministère de la santé et le personnel des organismes partenaires ayant une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines ou des thèmes couverts par cette évaluation. Des contacts clés sont initialement PROCESSUS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 12 identifiés au cours de la phase 1, puis des personnes à interroger supplémentaires sont identifiées par le biais de ces premiers contacts (échantillonnage en boule de neige) au cours de la phase 2. Au cours de cette évaluation, aucun entretien ne doit être réalisé avec des patientes ou des clientes des services. ÉQUIPE DU PROCESSUS D’ÉVALUATION RAPIDE L’équipe du processus d’évaluation rapide (PER) est responsable de la collecte et de l’analyse des données. Les membres de l’équipe doivent être choisis par le responsable de l’évaluation en fonction de leur expertise dans les systèmes de données, dans le suivi et l’évaluation, dans la surveillance ainsi qu’en informatique, ou de leur expérience dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou dans la prestation de services cliniques connexes. Tous les membres de l’équipe doivent si possible avoir une expérience dans la collecte ou l’analyse de données qualitatives. La composition de l’équipe du PER peut varier en fonction du contexte de mise en œuvre. Afin de respecter le calendrier, il est recommandé que l’équipe soit composée de cinq à six personnes : 1. Membre(s) de l’équipe du PER affilié à l’institution (1 à 2 personnes) • Lorsque l’évaluation est menée par une équipe qui nefait pas partie du département ou du ministère de la santé du pays, ou qui n’est pas originaire du pays, l’un au moins des membres de l’équipe doit provenir du ministère ou de l’un de ses partenaires chargés de la mise en œuvre. 2. Spécialistes des systèmes de données, du suivi et de l’évaluation ainsi que de l’informatique (3 personnes) • L’un de ces spécialistes sera désigné comme responsable de l’équipe du PER. 3. Spécialiste du contenu clinique (1 personne). Des informations plus détaillées sur les responsabilités spécifiques pour chacun de ces rôles se trouvent dans les listes de contrôle « Rôles et responsabilités » à la fin de cette section. Ces listes de contrôle peuvent être utilisées pour aider à planification générale, pour élaborer les termes de référence des membres de l’équipe du PER et pour s’assurer que toutes les responsabilités ont bien été attribuées lors de l’adaptation de l’approche d’évaluation au contexte local. PHASE 1 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Collecter des données ou des réponses à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture ; • Identifier les atouts et les faiblesses préliminaires du programme, ainsi que les opportunités et les menaces externes préliminaires pouvant avoir une influence sur la mise en œuvre de systèmes de données de qualité dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Analyser les résultats préliminaires pour apporter des informations utiles sur la meilleure façon de conduire la collecte des données de la phase 2 ; • Identifier les personnes clés qui seront interrogées lors des entretiens approfondis de la phase 2 ; • Identifier les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles et éventuellement être exploités COLLECTE DES DONNÉES Au cours de la phase 1, la collecte des données se fait à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture, et les réponses sont fournies directement par les membres clés du personnel ; elle est complétée par un examen des politiques, des stratégies, des rapports, des lignes directrices et de tout autre document pertinent. IDENTIFICATION DES CONTACTS CLÉS L’identification des contacts clés réalisée au cours de la phase 1 a deux objectifs principaux : 1. Obtenir des données et des réponses pour le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 2. Identifier les personnes qui seront interrogées lors d’entretiens au cours de la phase 2 Ces contacts peuvent être des membres du personnel du ministère ou du programme au niveau national, des membres du personnel de santé au niveau des districts, des prestataires de soins, des membres du personnel des organismes partenaires, etc., ou toute autre personne SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 13 ayant une bonne connaissance des domaines et des thèmes couverts par les outils de collecte de données et pouvant être contactée facilement. Un même contact peut avoir des connaissances utiles dans plusieurs des domaines ou rubriques couverts par l’enquête. Il est donc important, dans la phase 1 comme dans la phase 2, de vérifier auprès de chacune des personnes interrogées sur un domaine précis si elle peut apporter des informations dans d’autres domaines ; il faudra alors lui demander de répondre à l’ensemble des questions pertinentes dans sa situation. Le nom, le titre et des coordonnées fiables et complètes (par exemple, le numéro de téléphone, l’adresse électronique et l’adresse de travail) de chaque membre clé du personnel qui participera à un entretien au cours de la phase 1 doivent être notés dans un même document ou tableau, en fonction de ce qui est décidé par le responsable de l’évaluation. Pour planifier au mieux l’entretien et pour aider, le cas échéant, à identifier les différents outils à utiliser lors de l’évaluation, il est conseillé d’inclure un champ permettant de noter les questions spécifiques auxquelles la personne devra répondre ainsi que les types de services (dépistage, traitement, etc.) et les domaines secondaires de l’enquête pour lesquels cette personne a été sélectionnée. Au cours de cette évaluation, aucune patiente ou cliente des services ne doit faire partie des contacts ou des personnes interrogées. IDENTIFICATION DE PROGRAMMES POUVANT SERVIR DE MODÈLE Pour pouvoir servir de modèle dans le contexte de cette évaluation, un programme ou une structure de soins doit être doté d’un système opérationnel (sur support papier ou électronique) et efficace pour la collecte de données (au niveau des patients ou de la structure de soins), pour le suivi et l’évaluation, pour la surveillance ainsi que pour la gestion et l’utilisation des données. Le programme peut être entièrement géré par le ministère, ou peut être géré en partie ou en totalité par un partenaire externe au ministère et chargé de sa mise en œuvre. Lorsqu’un programme ou une structure de soins pouvant servir de modèle est identifié au cours de la phase 1, l’équipe du PER mènera un entretien spécifique au cours de la phase 2 afin de recenser les bonnes pratiques pouvant servir de modèles et d’identifier les opportunités éventuelles, en mettant à profit les systèmes de données existants et les leçons qui peuvent en être tirées. RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE AUX PARTENAIRES La réunion de présentation initiale aux partenaires est planifiée, au choix, avant la collecte des données de la phase 1 ou de la phase 2, cette dernière étant davantage participative. Son objectif est de présenter les objectifs et les méthodes de l’évaluation, de définir les attentes et d’assurer la participation des membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme ainsi que des autres partenaires et contacts clés. Lorsque l’évaluation est menée par une équipe peu familière avec la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, cette réunion de présentation initiale donne également la possibilité aux membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme d’expliquer en quoi consistent la programmation et les services actuels en rapport avec le dépistage du cancer du col de l’utérus, ainsi que les systèmes d’information sanitaire, les mécanismes d’approvisionnement et les structures et services de laboratoire connexes. PHASE 2 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Mener des entretiens approfondis afin d’obtenir des informations détaillées telles que présentées dans le Guide de discussion ; • Vérifier et étoffer les informations déjà obtenues sur les atouts et les faiblesses préliminaires du programme ainsi que sur les opportunités et les menaces externes possibles, et identifier d’éventuels AFOM supplémentaires spécifiques aux données et aux systèmes de données ; • Faire un suivi de la saturation de l’information et affiner au fur et à mesure les guides de discussion en fonction des lacunes identifiées ; • Identifier, en fonction des besoins, des personnes clés supplémentaires pouvant participer aux entretiens afin de valider les réponses existantes et d’obtenir une saturation de l’information ; • Obtenir des informations détaillées sur les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles afin d’identifier ceux qui pourraient être exploités ou dont des enseignements utiles pourraient être tirés ; • Finaliser l’analyse des AFOM et l’utiliser pour élaborer des recommandations spécifiques concrètes et réalisables pour améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus ; ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 14 • Valider les données recueillies ainsi que les recommandations qui en ont été tirées et favoriser la mise en route de l’élaboration d’un plan d’action donnant suite à ces recommandations, en organisant une réunion participative de fin d’évaluation avec les principaux partenaires et les responsables clés de l’élaboration des politiques. COLLECTE DES DONNÉES La collecte de données réalisée au cours de la phase 2 doit se faire en suivant le Guide de discussion détaillé se trouvant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les réponses fournies directement par les membres clés du personnel au cours des entretiens sont complétées par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques ainsi que par un examen systématique des politiques, des stratégies, des rapports et des lignes directrices existants et de tout autre document pouvant apporter des informations utiles. Un exemple de guide de discussion de programme modèle a également été inclus pour aider à la préparation d’entretiens spécifiques en rapport avec chaque programme ou établissement de santé identifié au cours de la phase 1 qui serait susceptible de servir de modèle. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LES PARTENAIRES La phase ultime de la collecte de données réalisée au cours de la phase 2 et de l’évaluation dans son ensemble est une réunion de fin de conclusion avec des membres du personnel du ministère et du programme ainsi qu’avec des membres du personnel des principales organisations partenaires. Les objectifs de cette réunion sont les suivants : 1. Présenter les conclusions et les recommandations de l’équipe du PER ; 2. Faire valider les résultats de l’analyse affinée des AFOM et les recommandations préliminaires par des personnes qui ont une très bonne connaissance de la situation ; 3. Effectuer des ajustements immédiats en fonction des informations obtenues en retour et établir la liste des révisions supplémentaires à effectuer au cours de la rédaction du rapport ; et 4. Commencer à discuter d’un plan d’action répondant aux recommandations déjà validées. L’ensemble des partenaires, notamment les responsables de l’élaboration des politiques du ministère et les responsables du programme, doivent si possible se retrouver lors d’une seule réunion conjointe de fin d’évaluation pour s’assurer que tous participent ensemble à cette discussion et se sont mis d’accord sur les prochaines étapes à suivre. Le responsable de l’équipe du PER sera le modérateur de cette réunion et veillera à ce que chacune des analyses et des recommandations soit examinée, que chacun donne son avis et que toutes ces informations en retour soient consignées. ANALYSE DES DONNÉES La principale méthode d’analyse utilisée lors de cette évaluation rapide de la situation est une analyse itérative de base des AFOM : • Atouts et faiblesses – Facteurs internes du programme, notamment les principales compétences et aptitudes, la gestion et les modes de fonctionnement, les structures et les pratiques en matière d’organisation, les capacités, les stratégies et les plans au sein du programme ainsi que les structures et les procédures pour la gestion et l’utilisation des données ; • Opportunités et menaces – Facteurs externes sur lesquels aucun contrôle n’est possible, notamment la volonté politique, l’attribution des ressources, les infrastructures sanitaires générales et les capacités du système de santé, les programmes des partenaires, les infrastructures et les capacités des ressources humaines en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), les systèmes d’information sanitaire existant au niveau national et leur organisation ainsi que les politiques et les priorités nationales. Les facteurs identifiés au cours de l’analyse des AFOM servent de base à l’élaboration de recommandations concrètes et réalisables et visant à améliorer la disponibilité en données de qualité destinées à étayer la prise de décision. Pour suivre une approche de gestion des changements visant à améliorer les systèmes, les recommandations sont classées en différentes catégories en fonction de l’élément central vis-à-vis duquel des mesures seront mises en place : politique, processus, personnel et technologie. Pour faciliter la planification stratégique, les recommandations peuvent être classées par ordre de priorité et par groupes en fonction de l’urgence des besoins et de la faisabilité des interventions (compte tenu des informations fournies par l’analyse des AFOM) : recommandations à mettre en place à court terme (traitées dans un délai d’un an) ; recommandations à mettre en place à moyen terme (traitées dans les 2 à 5 ans) ; et recommandations à mettre en place à long terme (traitées au-delà de 5 ans). Au cours de la collecte de données de la phase 2, moins structurée que celle de la phase 1, il est important de faire, en plus de l’analyse des AFOM, un SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 15 suivi continu de la fréquence à laquelle apparaissent de nouvelles informations (saturation de l’information). Les informations doivent être examinées et compilées régulièrement afin de rechercher la présence de lacunes et de déterminer si des vérifications sont nécessaires. GESTION ET PROTECTION DES DONNÉES Les méthodes ou plateformes utilisées pour la collecte et la gestion des données doivent être déterminées par le responsable de l’évaluation en fonction du contexte dans lequel se fait la mise en œuvre. Pour faciliter l’analyse de la grande quantité d’informations obtenues, il est préférable de faire une saisie électronique des données ; celle-ci est fortement recommandée pour la phase 2. Les mesures destinées à assurer la confidentialité des données doivent être clairement établies et faire l’objet d’un suivi tout au long de l’évaluation. ACTIVITÉS À MENER APRÈS L’ÉVALUATION RÉDACTION ET DIFFUSION DU RAPPORT D’ÉVALUATION Avant la finalisation des analyses et des recommandations et la rédaction du rapport, il faut s’assurer que l’ensemble des analyses AFOM affinées, des recommandations préliminaires validées et des informations obtenues en retour ont bien été incorporées. Le format et le contenu de ce rapport auront été ébauchés avant le début de l’évaluation, lors de discussions entre le responsable de l’évaluation et ses collaborateurs. Une fois rédigée, une version préliminaire du rapport sera distribuée aux personnes présentes à la réunion de conclusion pour qu’elles fassent leurs commentaires avant sa finalisation et sa diffusion. ASPECTS ÉTHIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Les données collectées au cours de cette évaluation ne sont pas associées à des risques importants ; il est cependant essentiel de s’assurer que chaque personne interrogée a bien compris en quoi consiste l’évaluation et à quoi serviront les informations qu’elle fournira. La participation en tant que personne interrogée doit être volontaire, et les personnes interrogées doivent se sentir libres de refuser de fournir des réponses qui les mettraient mal à l’aise. Des renseignements doivent être pris pour savoir si, dans le pays ou la situation en question, une autorisation du comité d’éthique et un consentement éclairé doivent être obtenus pour cette évaluation, et ces conditions doivent être satisfaites, le cas échéant. En l’absence de tels impératifs, il est recommandé de fournir aux personnes interrogées une fiche d’information contenant une description sommaire de l’évaluation et expliquant le caractère volontaire de leur participation, et de leur demander de donner un consentement verbal pour leur participation. ADAPTATION DE L’APPROCHE Afin d’assurer l’objectivité des réponses obtenues, cette évaluation a été conçue pour une mise en œuvre dirigée par une équipe externe au ministère. Lorsque les ressources sont insuffisantes pour engager une équipe externe, cette approche peut être adaptée de manière à être réalisée en interne, mais l’évaluation sera alors moins rigoureuse. Qu’elle soit menée à l’aide d’une équipe externe ou interne, cette évaluation ne peut se faire que si le personnel du ministère de la santé et celui des organisations partenaires participent et collaborent pleinement et s’engagent à tenir compte des recommandations qui en découleront. Les personnes qui travaillent au quotidien à la prestation de services en rapport avec le sujet auront des connaissances précieuses à partager sur les difficultés qu’elles rencontrent et probablement aussi des idées de solutions. Il est donc essentiel de faire participer les partenaires aux entretiens pour qu’ils fournissent des informations, mais aussi, dans un second temps, qu’ils contribuent à affiner et à valider les conclusions et les recommandations qui seront tirées de l’évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 16 OUTILS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture est un outil d’enquête structuré conçu pour collecter des informations sur le contexte entourant les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Afin d’identifier plus facilement les opportunités à saisir pour renforcer les systèmes de données, il est important d’évaluer non seulement les systèmes existants, mais aussi le contexte du pays et du programme dans lequel ils fonctionnent. Pour cela, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture permet de collecter des informations dans neuf domaines clés : Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie – Collecte des données démographiques et des données de surveillance de la population disponibles pour mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays ; collecte d’informations descriptives sur le registre du cancer. Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructures – Collecte d’informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance et de la gestion des programmes en rapport avec les soins de santé en général et la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques – Collecte d’informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services – Collecte de données essentielles et d’informations permettant de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et l’utilisation de ces services. Domaine 5 Ressources humaines pour la santé – Collecte de données essentielles et d’informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments – Collecte d’informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 7 Laboratoire – Collecte d’informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et description des services et des liens pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 8 Financement, budgétisation et calcul des coûts – Collecte d’informations pour décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 9 Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire – Collecte d’informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel fonctionnent les programmes et les services de traitement du cancer du col de l’utérus, et description de ces systèmes d’information ; identification des structures, systèmes et processus de collecte, de gestion, d’analyse et d’utilisation des données (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. Les réponses au Questionnaire pour l’enquête de conjoncture sont obtenues principalement au cours de la phase 1 de l’évaluation. Elles sont utilisées lors de la conceptualisation de la deuxième phase de collecte de données ainsi que pour la conduite des analyses et l’élaboration des recommandations finales. Les résultats de l’enquête de conjoncture peuvent aussi être utiles pour préparer un résumé ou un aide-mémoire sur le programme qui servira pour le plaidoyer, la recherche de partenaires et la communication. GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE Le Guide de discussion approfondie est un outil permettant de mener des entretiens semi-structurés. Il utilise des questions ouvertes, accompagnées de questions plus ciblées et destinées à obtenir des précisions, afin de SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 17 THÈME EN RAPPORT AVEC LES SYSTÈMES DE DONNÉES EXEMPLES DE QUESTIONS ET DE DEMANDES DE PRÉCISIONS Contexte Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses/la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Infrastructures pour les tech- nologies de l’information et de la communication (TIC) Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de TIC disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? Gouvernance, gestion et coordination Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des techno- logies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent-ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Politiques, plans, stratégies et lignes directrices en ma- tière de données Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus dans des registres du cancer ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? Systèmes et processus Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la collecte de ces données ? Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Échange d’informations sanitaires Ces systèmes de données sont-ils intégrés au sein d’autres systèmes ou liés à d’autres systèmes ? Les infor- mations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. Qualité des données Quelle est la qualité de ces données en fonction des sept dimensions suivantes : exactitude, exhaustivité, conformité, cohérence, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Exactitude Les données collectées et enregistrées/transmises donnent-elles une image fidèle de la situation telle qu’elle est en réalité ? Exhaustivité Les formulaires individuels (pour chaque cliente) et les registres des établissements de santé sont-ils tous remplis de manière exhaustive ? Existe-t-il certains éléments de données qui souvent sont collectés de manière incomplète ou ne sont pas collectés du tout ? Conformité Les valeurs des données sont-elles fournies dans un format conforme à celui qui a été spécifié ? Dans quels cas ne sont-elles pas conformes à ce format ? Cohérence Les valeurs ou les options de réponse pour chaque élément de données sont-elles standardisées et cohé- rentes entre les différents ensembles de données ? Caractère unique Certaines données sont-elles présentes de manière inutile en plusieurs exemplaires identiques (doublons) dans vos ensembles de données ? Arrive-t-il que les mêmes éléments de données statiques soient collectés à plusieurs reprises ? Intégrité Les relations et les liens indispensables entre les différents éléments de données sont-ils conservés à chaque échange ? Quelles sont les procédures qui semblent introduire le plus fréquemment des altérations dans les données ? Obtention en temps oppor- tun Les données sont-elles enregistrées/transmises en temps opportun ? Existe-t-il des éléments de données particuliers qui retardent systématiquement la collecte ou l’enregistre- ment/la transmission des données ? Accès aux données et utilisa- tion des données Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Si l’accès est un obstacle à l’obtention des données en temps opportun, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? Budget et financement Quel pourcentage du budget du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus est alloué aux sys- tèmes de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information ? TABLEAU 1.1 Thèmes en rapport avec les systèmes de données collecter des informations descriptives détaillées. En partant des informations contextuelles de base collectées dans le cadre de l’enquête de conjoncture, ces questions et ces demandes de précisions visent à obtenir des informations supplémentaires qui peuvent être classées en neuf thèmes standards prédéterminés en rapport avec les données et les systèmes de données (Tableau 1.1). Ces informations sont principalement collectées au moyen d’entretiens avec des membres du personnel du ministère et des organismes partenaires qui ont une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines de l’enquête de conjoncture ou des thèmes en rapport avec les systèmes de données, ou encore dans des domaines plus généraux. Les informations collectées au cours des entretiens sont complétées par un examen des documents pertinents disponibles et par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques, en s’aidant des questions et des demandes de précisions figurant dans le Guide de discussion. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 18 PHASE 1. COLLECTE DES DONNÉES – RÉALISATION DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMPLISSAGE DU QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Comme cela est indiqué au Tableau 1.2, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture doit être rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution (ou toute autre personne préalablement désignée) en utilisant l’une des méthodes suivantes : 1. Le questionnaire est rempli par un membre de l’équipe du PER ; 2. Le questionnaire, pour certains domaines, certaines sections ou certaines questions, est rempli par des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise ; 3. Un membre de l’équipe du PER pose les questions (en suivant le questionnaire) à des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise. Les réponses aux questions de l’enquête structurée et les informations sur les sources de données, le cas échéant, doivent être saisies dans l’outil ou la base de données choisi par le responsable de l’évaluation. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES L’objectif de l’examen des documents disponibles est de collecter des informations pour compléter les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture en examinant les documents, les rapports et toute autre source de données facilement accessibles. Une liste de documents clés à consulter en fonction de leur disponibilité se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les documents seront rassemblés par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution en consultant les sources disponibles dans le pays et par les autres membres de l’équipe du PER qui feront des recherches sur le Web (Tableau 1.2). Les recherches sur le Web doivent être ciblées, en utilisant des critères de recherche établis à partir des questions pertinentes de l’enquête de conjoncture. Pour cet examen, le responsable de l’équipe peut attribuer certaines questions ou certains domaines à des membres spécifiques de l’équipe du PER. Les éléments pertinents seront identifiés dans les documents sources en utilisant une combinaison d’approches (par exemple, à l’aide d’une recherche par mots-clés, en parcourant les documents, par une lecture du document complet, etc.), en se basant sur les questions de l’enquête de conjoncture pour définir les principaux éléments de contenu à consigner. En plus des éléments de contenu, les informations suivantes doivent être enregistrées pour chaque document examiné : 1. Nom du document ; 2. Informations sur la date de publication (par exemple, date ou année de publication, années couvertes par un plan stratégique à long terme, etc.) ; 3. Numéro de page où est situé le texte pertinent dans le document ; 4. URL du site Web où le document a été trouvé ou nom de fichier où le document consulté se trouve dans le disque dur partagé d’un réseau informatique. TABLEAU 1.2 Résumé des méthodes de collecte de données à utiliser au cours de la phase 1 MÉTHODE DE COLLECTE DES DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution remplit autant qu’il peut le questionnaire de l’enquête d’évaluation en fonction des domaines dans lesquels il a une expertise technique et des connaissances approfondies qu’il a du programme. Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est rempli par les membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les questions du questionnaire d’enquête structuré sont posées à des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est soumis aux membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les documents clés et les informations existantes sont examinés par l’équipe du PER Les documents sont collectés en consultant les sources disponibles dans le pays et par des recherches sur le Web. Chaque document sera ensuite examiné pour obtenir ou valider les réponses aux questions de l’enquête structurée, en fonction des besoins. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 19 EN CAS D’ABSENCE DE DONNÉES Lorsque des données spécifiques (par exemple, le nombre d’obstétriciens ou de gynécologues, le nombre annuel de cas de cancer invasif du col de l’utérus, etc.) ne sont pas facilement disponibles à partir d’un rapport, d’une base de données ou d’un autre document ou système existant, il n’est pas impératif de reconstituer ou de produire ces informations à partir de données primaires ou agrégées pour répondre aux questions de l’enquête. Le fait que ces données ne sont pas disponibles constitue en lui-même l’une des informations recherchées au cours de cette évaluation. EXEMPLES DE SCÉNARIO : • Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas accès au nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle (Domaine 5). • Au cours de l’étape suivante, ce membre de l’équipe contacte une personne du ministère censée pouvoir trouver cette information sur les ressources humaines dans une base de données, un rapport ou une autre source. • Cette personne-ressource supplémentaire (ou son équipe) ne dispose pas de cette information et suggère que le membre de l’équipe du PER prenne contact directement avec chaque établissement de santé pour obtenir le nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle de chaque établissement de santé, puis agrège ces données pour calculer leur nombre dans chaque catégorie au niveau national. • Le membre de l’équipe du PER constate alors qu’il s’agirait de données collectées à partir de données primaires dans le seul but de répondre aux questions de l’enquête de conjoncture, et choisit plutôt de répondre « Données non disponibles ». PHASE 1. EXAMEN DES DONNÉES ET ANALYSES PRÉLIMINAIRES L’équipe d’évaluation au complet doit passer en revue de manière régulière les réponses obtenues au cours de l’enquête de conjoncture en suivant un calendrier prédéfini par le responsable de l’équipe. Au cours de ces examens systématiques, les membres de l’équipe du PER doivent identifier les principales lacunes dans les informations ainsi que les AFOM éventuels : 1. Atouts – pratiques, processus, structures, stratégies, politiques, etc., existants et opérationnels dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de la prestation de services. 2. Faiblesses – absence de programme coordonné ou spécifique ; absence de stratégies, de politiques ou de documents ; existence de domaines clés non couverts dans les stratégies, les politiques ou les documents existants ; etc. 3. Opportunités – facteurs externes, par exemple des programmes, des stratégies ou des approches, dont il est possible de tirer parti ou pouvant être utilisés comme modèles pour renforcer ou élargir les activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus menées par le ministère, pour améliorer le suivi et l’évaluation, pour élaborer des politiques et des stratégies concrètes et réalisables, etc. 4. Menaces – facteurs externes pouvant représenter un danger, par exemple une forte dépendance vis-à-vis du financement de donateurs ou d’organismes partenaires pour la mise en œuvre, la gestion, le suivi ou la prestation de services du programme ; absence d’une infrastructure coordonnée pour les TIC ; etc. Cette analyse préliminaire sera validée et élargie au cours de la phase 2 afin de fournir des informations utiles pour l’analyse finale des AFOM à partir de laquelle seront élaborées les recommandations. Si l’identification des AFOM préliminaires peut se faire à l’aide de l’enquête de conjoncture, les techniques participatives utilisées au cours de la collecte de données de la phase 2 permettent d’obtenir des informations plus détaillées qui aideront à formuler des recommandations plus concrètes et davantage réalisables. EXEMPLE DE SCÉNARIO : Au cours de l’enquête de conjoncture, l’équipe d’évaluation constate que si des données de surveillance du cancer du col de l’utérus demandées dans le Domaine 1 sont bien disponibles, celles-ci ne sont pas à jour. L’équipe identifie donc ce manque de données actualisées comme une faiblesse préliminaire et formule une recommandation pour renforcer les processus afin d’assurer la saisie des données en temps opportun. Au cours des entretiens de la phase 2, l’équipe demande à un informateur clé pourquoi ces données ne sont pas à jour. Celui-ci répond que l’unité a été réduite depuis plusieurs années et que si les données sont encore saisies en temps opportun, aucun des membres du personnel restant n’a été formé pour extraire des données du système, cela expliquant pourquoi des rapports anciens ont été utilisés pour répondre aux questions de l’enquête de conjoncture. Ces informations supplémentaires permettent d’identifier une faiblesse plus spécifique (le manque de personnel qualifié), ainsi qu’une menace externe (réduction des effectifs imposée sans soutien au ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 20 cours de la période de transition). L’équipe est maintenant en mesure de formuler une recommandation davantage susceptible d’être traduite en activités, à savoir Allouer les ressources nécessaires pour former le personnel existant ; cette recommandation peut être utilisée pour plaider en faveur de la mobilisation de ressources et de la viabilité des activités. RÉSOLUTION DES RÉPONSES CONTRADICTOIRES En cas de contradictions entre des données ou des réponses, les membres de l’équipe du PER doivent examiner ces contradictions et apprécier si des facteurs caractérisant l’une des sources de données (par exemple, la qualité insuffisante des données dans un rapport ou un système, le manque de connaissances de la personne interrogée dans le domaine en question, etc.) peuvent en être responsables afin d’arriver à un consensus. Si elles ne peuvent pas être résolues, ces contradictions doivent être signalées afin qu’un suivi soit réalisé au cours de la phase 2. PRÉPARATION DE LA PHASE 2 AFFINEMENT DU GUIDE DE DISCUSSION Au cours de cette étape, toute l’équipe du PER examine ensemble toutes les informations obtenues au cours des trois semaines de collecte des données de la phase 1 afin d’identifier les lacunes qui subsistent dans l’enquête de conjoncture et qu’il faudra s’employer à résoudre au cours de la phase 2. L’équipe du PER passe ensuite en revue le Guide de discussion afin de prendre en compte les lacunes restantes en insérant des questions et des demandes de précisions (lorsque celles-ci ne font pas déjà partie du Guide) et de supprimer, le cas échéant, les questions et les demandes de précisions qui s’avèrent sans objet suite aux réponses fournies par l’enquête de conjoncture (par exemple, les questions recherchant des informations sur les systèmes et processus utilisés pour produire des données quand il n’existe aucune donnée disponible). L’équipe du PER examine ensuite la liste des contacts clés ainsi que leurs domaines de compétences, puis leur attribue les groupes de questions (ou thèmes) pertinents du Guide de discussion, en essayant de s’assurer que le guide de discussion individuel préparé pour chacun des contacts est suffisamment complet pour ne pas avoir à répéter les entretiens. Dans la mesure du possible, il est préférable que chaque question soit attribuée à plus d’un contact afin d’éviter tout biais pouvant résulter du recours à une source d’information unique. Si aucun contact n’est identifié pour répondre à certaines questions ou certains thèmes spécifiques lors des entretiens et que ces informations ne peuvent pas être collectées par observation directe ou par l’examen des documents disponibles, il faudra alors demander aux personnes interrogées de donner le nom et le contact d’autres interlocuteurs susceptibles de pouvoir fournir ces informations. PLANIFICATION DES ENTRETIENS La programmation de la première série d’entretiens de la phase 2 dépendra en grande partie de la disponibilité des contacts clés à interroger. En fonction des domaines d’expertise de la personne interrogée et du nombre de questions auxquelles elle est censée répondre, la durée de l’entretien peut varier de 30 minutes à 3 heures. Les entretiens concernant le contexte du programme (allocation budgétaire, structure du système de santé, etc.) avec les hauts fonctionnaires du ministère de la santé seront souvent beaucoup plus rapides que ceux avec les membres du personnel en charge du suivi et de l’évaluation ou de la gestion des données. Pour s’assurer que la personne qui sera interrogée a bien compris ce qui sera attendu d’elle lors de l’entretien, il est conseillé de lui remettre, lors de la demande de rendez-vous, la fiche d’information sur l’évaluation ainsi que la liste des questions qui lui ont été attribuées. Cette évaluation reposant sur un échantillonnage en boule de neige, il est important de laisser, au cours de la deuxième semaine de collecte de données de la phase 2, du temps pour le deuxième et le troisième cycles d’entretiens avec les nouveaux contacts identifiés pour couvrir les thèmes et les domaines nécessitant des investigations approfondies (systèmes de données individuelles, systèmes de données agrégées, systèmes d’orientation des patientes vers des structures spécialisées, échange d’informations sanitaires, etc.). PHASE 2. COLLECTE DES DONNÉES – ENQUÊTE APPROFONDIE SUR LES SYSTÈMES DE DONNÉES ENTRETIENS Afin d’assurer des entretiens et une collecte des données de qualité, les membres de l’équipe du PER doivent mener les entretiens en équipes de deux. Chacun aura un rôle déterminé à l’avance : une personne sera principalement responsable de la conduite de l’entretien, et l’autre principalement responsable de la prise de notes détaillées des discussions. Cependant, pour assurer la qualité de la collecte des données, LES DEUX membres de l’équipe devront à un certain degré participer à la discussion et aussi prendre des notes. Comme cela est indiqué au Tableau 1.3, les personnes ciblées pour les entretiens de la phase 2 sont les membres du personnel du ministère ou du programme SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 21 ayant des connaissances pratiques dans un ou plusieurs des neuf domaines de l’enquête de conjoncture, et le contenu des entretiens est séparé en catégories couvrant un ou plusieurs des neuf thèmes en rapport avec les systèmes de données. Les entretiens peuvent être menés avec une seule personne ou, si cela apparaît plus efficace, avec un groupe de personnes (par exemple, l’équipe ou l’unité de suivi et d’évaluation, l’unité responsable de l’approvisionnement en équipements et en fournitures, etc.) en utilisant un format de discussion participative de groupe et en suivant les indications fournies dans le Guide de discussion. Au début de chaque entretien, les membres de l’équipe du PER doivent se présenter à la personne interrogée, lui expliquer le contenu de la fiche d’information sur l’évaluation, s’assurer que cette personne consent à l’entretien et répondre aux questions qu’elle pourrait avoir sur l’évaluation. Ils commencent ensuite l’entretien en posant la première question ouverte du guide de discussion élaboré spécifiquement pour cette personne, en la laissant répondre avec ses propres mots et donner initialement autant de détails qu’elle le souhaite. Les demandes de précisions associées à chaque question ouverte sont beaucoup plus ciblées et conçues pour solliciter des informations clés sur les différents thèmes en rapport avec les systèmes de données. Si ces informations clés n’apparaissent pas spontanément dans la réponse initiale de la personne interrogée, alors les membres de l’équipe du PER utiliseront les demandes de précisions pour faire le suivi et obtenir ces éléments. En cas de lacunes dans les informations collectées ou dans les connaissances des personnes interrogées, ou lorsqu’une source secondaire n’a pas encore été identifiée, les membres de l’équipe du PER demanderont à la personne interrogée lors de l’entretien initial quelles personnes supplémentaires contacter (échantillonnage en boule de neige). Il est recommandé d’obtenir pour chaque thème des informations provenant de différentes sources afin d’obtenir une image de la situation aussi complète que possible et non biaisée. Immédiatement après l’entretien, les deux membres de l’équipe doivent examiner ensemble les informations collectées sous forme de notes au cours de l’entretien afin de s’assurer que des réponses à chacune des questions et des demandes de précisions prévues pour cette personne ont bien été obtenues. Les informations manquantes dues à un oubli de la part des membres de l’équipe du PER devront être obtenues le plus rapidement possible auprès de la même personne par un entretien, un appel téléphonique ou un courrier électronique de suivi. Les informations manquantes dues au fait que la personne interrogée n’était pas en mesure de répondre (par exemple, lorsque les informations recherchées ne relèvent pas, au final, de ses domaines de compétence) doivent être signalées dans le Guide de discussion prévu pour la prochaine personne interrogée identifiée pour répondre à chaque question ou thème concerné. Lorsque les informations recueillies au cours des entretiens ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. De nouveaux entretiens seront menés jusqu’à ce qu’il n’apparaisse plus aucune nouvelle information (saturation de l’information) pour un thème ou un ensemble de questions définis, et que toutes les réponses et les informations contradictoires aient été résolues. L’équipe du PER mènera également des entretiens avec le personnel des programmes identifiés comme pouvant servir de modèles (ainsi que des séances d’observation directe) selon les modalités convenues avec les partenaires et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution. OBSERVATION DIRECTE L’observation directe sert principalement à collecter des informations supplémentaires sur les points suivants : • Fonctionnalité et contenu des systèmes électroniques existants ainsi que les domaines couverts par ces systèmes (par exemple, par une séance de démonstration ou en se faisant montrer pas à pas comment fonctionnent les systèmes par des personnes qui les utilisent) ; • Qualité des données dans les systèmes électroniques ou sur support papier (par exemple, par un examen rapide de formulaires remplis, de registres ou de systèmes d’enregistrements, ou encore de bases et de systèmes de données) ; et • Utilisation des données (par exemple, par l’observation de posters ou de graphiques suivant l’évolution d’indicateurs spécifiques ou par l’observation de tableaux de bord électroniques) Les membres de l’équipe du PER utiliseront le Guide de discussion pour identifier les éléments à rechercher et à consigner au cours des séances d’observation. Les informations collectées lors de l’observation directe doivent être recoupées avec celles obtenues au cours des entretiens, de l’examen des documents disponibles et de l’utilisation du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture (Tableau 1.3) afin de valider les réponses qui avaient été obtenues par des méthodes autres que l’observation directe et d’identifier d’éventuelles réponses contradictoires. Lorsque les informations recueillies au cours des séances d’observation ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 22 PHASE 2. ANALYSE DES DONNÉES ET ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS EXAMEN ET ANALYSE EN CONTINU DES INFORMATIONS OBTENUES Chaque jour, l’équipe d’évaluation au complet doit examiner ensemble les réponses qui ont été obtenues grâce au Guide de discussion. Les informations collectées lors de chaque entretien et de chaque séance d’observation ainsi que tous les AFOM identifiés seront d’abord compilées en fonction des différents thèmes en rapport avec les systèmes de données afin d’identifier les principales informations encore manquantes, ainsi que les éventuelles erreurs ou AFOM dont la classification pourrait être erronée. Pour identifier les lacunes restantes, ces informations peuvent ensuite être classées par sous-thèmes [par exemple, dans le thème Systèmes et processus, les sous-thèmes Systèmes de données individuelles (clientes), Systèmes de données agrégées, etc.] ou en fonction de thèmes nouvellement identifiés. Les guides de discussion préparés pour chaque entretien spécifique doivent être affinés en fonction de l’examen des informations obtenues et des lacunes identifiées, et avant de mener les entretiens prévus pour les jours suivants. Lorsque les informations arrivent à saturation pour l’un des thèmes, l’équipe du PER doit travailler de concert pour affiner l’analyse préliminaire des AFOM et élaborer des recommandations préliminaires. La collecte des données est alors clôturée pour ce thème. Si des réponses contradictoires non résolues persistent à la fin des entretiens de la phase 2, y compris si celles- ci ont été identifiées au cours de la phase 1, le problème doit être signalé lors de la réunion de conclusion avec les partenaires et discuté afin d’obtenir un consensus. ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS L’équipe du PER doit élaborer des recommandations en suivant une approche de gestion des changements visant à l’amélioration de l’organisation et à la réorientation des ressources. Les recommandations doivent être classées en quatre groupes : politique, personnel, processus et technologie. Cette séparation en quatre groupes aide à ce que les recommandations soient plus facilement traduites directement en activités et à identifier qui sera responsable de leur mise en œuvre. Chaque conclusion des analyses AFOM affinées peut être classée dans l’un des quatre groupes, puis traduite en recommandations d’amélioration en remplaçant les formulations utilisant la voix passive par des mesures MÉTHODE DE COLLECTE DE DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Entretiens approfondis se- mi-structurés ou non structu- rés avec des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires im- pliquées dans la mise en œuvre Une approche semi-structurée suit de près le Guide de discussion ; elle est particulièrement adaptée pour les entretiens avec des personnes qui disposent de peu de temps ou qui doivent couvrir de nom- breux sujets. Une approche non structurée convient particulièrement aux entretiens dont le canevas est clairement établi (p. ex. lorsque des lacunes spécifiques ont été identifiées) ou lorsqu’une saturation de l’information semble être atteinte (c’est-à-dire lorsque les derniers entretiens n’apportent pas de nouvelles infor- mations). Pour ce type d’entretien, la personne qui pose les questions peut commencer en relatant les informations déjà collectées, afin de demander à la personne interrogée si elle les confirme ou souhaite apporter une réponse différente. Observation directe L’équipe du PER observe sur le terrain et dans les conditions habituelles la collecte de données ainsi que la gestion ou l’utilisation pratique des systèmes de données en utilisant comme guide les questions et les demandes de précisions du Guide de discussion. Examen des documents clés et des informations existantes De nouveaux documents pertinents peuvent être découverts lors des entretiens avec les membres clés du personnel. Ces documents doivent alors être examinés, en ajoutant les nouvelles informations collec- tées aux réponses obtenues plus tôt lors de l’enquête de conjoncture. Aucune observation des procédures cliniques ne doit se faire au cours de cette évaluation. De même, aucune donnée individuelle sur des patientes ne doit être collectée ou extraite des systèmes en place. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES La manière de procéder pour l’examen des documents disponibles est expliquée à la sous-section « Phase 1. Collecte de données – Réalisation de l’enquête de conjoncture » et dans le Tableau 1.3. TABLEAU 1.3 Résumé des méthodes de collecte de données de la phase 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 23 à prendre suivant une formulation à la voix active. Les analyses affinées et les recommandations préliminaires doivent être présentées aux partenaires lors de la réunion de conclusion pour être validées et pour obtenir des commentaires en retour avant leur finalisation. EXEMPLE :ANALYSE DES AFOM DU THÈME SYSTÈMES ET PROCESSUS [SOUS-THÈME DONNÉES INDIVIDUELLES] ATOUTS : • Des registres standardisés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ont été récemment créés. FAIBLESSES : • Il n’existe pas de formulaire de collecte de données standardisé au niveau national pour le dépistage. • Il n’existe pas d’ensemble de données minimal relatif au cancer invasif du col de l’utérus reconnu au niveau national. • Les ressources humaines destinées à aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles ne sont pas suffisantes. OPPORTUNITÉS : • Il existe un programme pouvant servir de modèle pour lequel des formulaires de collecte de données standardisés ont été intégralement déployés. • Une fois les formulaires nationaux standardisés élaborés, le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles pourra facilement intégrer les éléments de données figurant dans ces formulaires. MENACES : • Des données individuelles sont collectées dans plusieurs systèmes indépendants les uns des autres, ce qui rendra difficile la coordination et la standardisation des informations. • Certains prestataires ou établissements de santé n’ont pas accès au système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles car ils ne disposent pas d’une connexion Internet. • Le ministère n’est pas en mesure de fournir un financement suffisant pour prendre en charge les ressources humaines nécessaires pour aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles. RECOMMANDATIONS POLITIQUE : 1. Concevoir de manière consultative des ensembles de données minimaux pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus. 2. Standardiser de manière consultative les formulaires de collecte de données en fonction des ensembles de données minimaux convenus, en s’inspirant des formulaires et des processus utilisés dans le programme identifié comme pouvant servir de modèle. PERSONNEL : 1. Améliorer par la formation les connaissances et les capacités du personnel du ministère en matière de technologies de l’information afin qu’il puisse assurer le bon fonctionnement et garder à jour les systèmes de données individuelles. PROCESSUS : 1. Tirer parti du déploiement du nouveau registre et des formations connexes pour optimiser les processus et le flux des données suivis pour la collecte et l’assurance de la qualité des données individuelles. TECHNOLOGIE : 1. Incorporer les éléments de données sur le cancer du col de l’utérus (formulaires individuels pour chaque patiente) dans le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles. 2. Améliorer l’information et l’interopérabilité du système grâce à l’harmonisation des éléments de données, ou aider à la transition vers le système approuvé par le ministère. 3. Explorer les solutions que pourraient apporter la santé mobile ou les réseaux mobiles pour améliorer l’accès des prestataires et des établissements de santé au système électronique approuvé par le ministère. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 24 LISTES DE CONTRÔLE DES RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS L’ÉVALUATION Ces listes de contrôle sont conçues pour aider à constituer l’équipe du Processus d’évaluation rapide (PER) et créer des modes opératoires normalisés ainsi que des plans et des protocoles de mise en œuvre spécifiques à chaque pays. Bien que conçues pour être le plus large possible, ces listes de responsabilités ne sont pas nécessairement exhaustives et doivent être adaptées ou étendues en fonction des besoins. Lorsque l’évaluation est exécutée par une équipe qui ne fait pas partie du ministère ou du système gouvernemental, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution doit provenir du ministère ou du programme afin d’en assurer la collaboration et de bénéficier de bonnes connaissances des institutions. Lorsque l’évaluation est effectuée en interne, les listes ci-dessous peuvent être adaptées pour prendre en considération que l’ensemble des membres de l’équipe provient du ministère ; par exemple, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peut être remplacé par une personne ayant une expertise et des connaissances dans les systèmes de données, en informatique, dans le suivi et l’évaluation ou la surveillance, et les responsabilités assurées par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peuvent être réaffectées au responsable de l’équipe du PER (par exemple, le remplissage du questionnaire de l’enquête de conjoncture), au responsable de l’évaluation (par exemple, le travail avec le responsable de l’équipe du PER pour coordonner le calendrier et les étapes à suivre pour les entretiens) et à d’autres membres de l’équipe du PER (par exemple, la collecte des documents à examiner ainsi que l’archivage et la tenue à jour de l’ensemble des données collectées sur le terrain, etc.). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 3–4) RESPONSABILITÉS DANS LA PLANIFICATION Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies avant de commencer toute activité de collecte des données. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Établir un budget pour la mise en œuvre de l’évaluation et faire en sorte que les fonds nécessaires soient obtenus Travailler avec le ministère et les autres organismes collaborateurs pour identifier le futur membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Travailler avec le ministère, les autres organismes collaborateurs et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour élaborer un calendrier pour l’évaluation Choisir les membres de l’équipe du PER et désigner le responsable de l’équipe Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer les documents spécifiques au pays Élaborer des instruments pour la saisie et la gestion des données (par exemple, pour la collecte de données sur papier ou pour la saisie de données à l’aide d’un tableur Excel ou d’une plateforme de saisie de données sur tablette ou sur smartphone, etc.) et veiller à la protection et à l’assurance de la qualité des données Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Faire en sorte que l’équipe du PER reçoive une formation complète sur les outils et les processus d’évaluation Assigner les différentes responsabilités de la phase 1 à chaque membre de l’équipe du PER Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Travailler avec le responsable de l’évaluation pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PRÉPARATION DE L’ÉVALUATION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 25 LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 1 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 3 ou 4 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 1. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et de la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) Faire en sorte que les membres clés du personnel identifiés pour les entretiens soient représentatifs des activités menées dans le pays RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Assurer la supervision de la collecte des données de la phase 1 et présider les réunions de vérification régulières destinées à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires Travailler avec les membres de l’équipe du PER pour améliorer le Guide de discussion en fonction des informations restant manquantes une fois achevée l’enquête de conjoncture Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, et coordonner la réalisation des entretiens menés par l’équipe Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Collecter les documents clés à examiner et les transmettre au responsable de l’équipe du PER Faire en sorte qu’une réponse ait été obtenue à l’ensemble des questions de l’enquête de conjoncture par autoadministration du questionnaire ou réalisation de l’enquête auprès de membres clés du personnel et par l’examen des documents disponibles Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Identifier les membres clés du personnel du ministère et des organisations partenaires avec qui prévoir les entretiens de la phase 2 et faire en sorte que ces contacts soient représentatifs des activités menées dans le pays à tous les niveaux (national, infranational, etc.) et avec l’aide des différentes sources de financement (gouvernement, donateurs, établissements de santé privés, etc.) Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier le calendrier des entretiens de la phase 2 et planifier les entretiens avec les membres clés du personnel à interroger Servir de point de contact principal pour les membres clés du personnel à interroger et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier une réunion de présentation initiale (avant la phase 2), le cas échéant, notamment : envoyer les lettres d’invitation, réserver un lieu pour la réunion et distribuer un modèle à suivre pour les présentations SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur les services cliniques, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires SPÉCIALISTES EN SYS- TÈMES DE DONNÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur la cybersanté, les technologies de l’information, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 26 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 2 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 2. Bien que conçue pour être la plus large possible, cette liste de responsabilités n’est pas exhaustive et doit être adaptée ou étendue en fonction des besoins. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Avec les membres de l’équipe du PER qui mèneront les entretiens, examiner la version finale des guides de discussion préparés pour les entretiens spécifiques avant de réaliser ces entretiens Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (c’est-à-dire aucune nouvelle information n’est fournie) Superviser l’intégration et l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, passer en revue les guides de discussion affinés spécifiques pour chaque personne interrogée et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Servir de point de contact entre le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe du PER Présider la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, les réunions quotidiennes de coordination avec l’équipe, et coordonner et animer la réunion finale de synthèse Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Aider à l’intégration et à l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles ainsi qu’à l’amélioration et à l’organisation des différents guides de discussion spécifiques pour chaque personne interrogée Animer la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, et aider l’équipe du PER à mettre en œuvre la collecte des données (par exemple, pour les aspects logistiques, le transport, etc.). SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 27 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies après la collecte des données de la phase 2. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Superviser la rédaction du rapport d’évaluation, en portant une attention particulière à l’élaboration des recommandations Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Attribuer la rédaction de chaque section du rapport d’évaluation aux différents membres de l’équipe du PER Passer en revue les analyses et diriger la préparation du rapport d’évaluation, en s’assurant que les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse ont été pris en considération Soumettre le rapport d’évaluation au responsable de l’évaluation pour qu’il le passe en revue et vérifie les recommandations finales MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Aider à la rédaction du rapport d’évaluation en vérifiant les résultats et assurer un suivi au besoin afin de combler toute lacune éventuelle Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER LISTE DE CONTRÔLE POST-ÉVALUATION ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 28 QUESTIONNAIRES POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir les données démographiques et les données de surveillance pertinentes sur la population qui permettent de mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays. Son objectif secondaire est de déterminer la disponibilité en données démographiques et en données de surveillance sur la population actuelle et d’identifier de quelles sources proviennent ces données afin de préparer la phase suivante de collecte de données. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES 1.1 Quelle est la population totale du pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.2 Quel est le nombre total de femmes dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.3 Quel est le nombre total de femmes âgées de 21 à 29 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.4 Quel est le nombre total de femmes âgées de 30 à 59 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles MORTALITÉ ET DONNÉES DE L’ÉTAT CIVIL 1.5 Quel est le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » dans le pays ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.6 Le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : 1.7 À quel niveau existe-t-il un système d’enregistrement des données de l’état civil ? Indiquer tous les niveaux auxquels une collecte de données a lieu National Infranational Établissements de santé/Institution Communauté Il n’existe pas de système d’enregistrement des données de l’état civilt ÉPIDÉMIOLOGIE DU VIH 1.8 Quel est le taux de prévalence de l’infection à VIH ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.9 Le taux de prévalence de l’infection à VIH peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 1.10 Quel est le taux d’incidence du cancer invasif du col de l’utérus dans le pays ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 29 1.11 Quel est le nombre total de décès par cancer invasif du col de l’utérus par an (taux de mortalité par cancer du col de l’utérus) ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.12 Existe-t-il un registre du cancer ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.13 Existe-t-il un registre distinct pour le cancer invasif du col de l’utérus (différent du registre général du cancer) ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.14 Des données sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et sur le traitement des lésions précancéreuses sont-elles enregistrées dans le registre général du cancer ou dans le registre du cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Non, existe-t-il un registre séparé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.15 Existe-t-il un registre qui collecte des données sur les personnes vaccinées contre le VPH ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non Si Oui, (quel que soit le niveau), ce registre est-il différent du registre général des vaccinations ? Oui Non 1.16 En quelle année l’enquête en population la plus récente comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus a-t-elle été menée ? Année : Nom de l’étude : Aucune enquête en population comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus n’a été menée DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance, de la programmation et de la gestion en matière de soins de santé et de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ses objectifs secondaires sont d’identifier dans un premier temps les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces préliminaires associées, et d’identifier quelles sont les personnes clés à contacter pour la prochaine phase de collecte de données. INFRASTRUCTURES 2.1 Existe-t-il un cadre de base pour la prestation de services en matière d’énergie, de transport, d’eau et d’assainissement, de technologies de l’information et de la communication ? Oui Non Ne sait pas 2.2 Des actions sont-elles menées au niveau national pour collecter des informations sur les mesures prises en matière de stabilité politique, d’efficacité du gouvernement et de contrôle de la corruption, et cadrant avec les indicateurs internationaux en rapport avec la gouvernance et la corruption ? Oui Non Ne sait pas 2.3 Quelles sont les données nationales disponibles pour les indicateurs clés de l’Union internationale des télécommunications relatifs aux télécommunications et aux TIC ? Les données peuvent être obtenues sur le site : www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Pages/stat/default.aspx Score national global : Données non disponibles Augmentation en pourcentage du score national depuis 2008 : Données non disponibles Abonnements au téléphone fixe : Données non disponibles Abonnements au téléphone mobile : Données non disponibles Abonnements actifs à un service mobile à large bande : Données non disponibles Abonnements à un service câblé à large bande : Données non disponibles Ménages disposant d’un ordinateur : Données non disponibles Ménages disposant d’un accès à Internet à la maison : Données non disponibles Personnes utilisant Internet : Données non disponibles Année des données : Source des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 30 GOUVERNANCE EN MATIÈRE DE SOINS DE SANTÉ 2.4 Existe-t-il une structure organisationnelle pour la gouvernance nationale en matière de soins de santé ? Oui – Centralisée Oui – Décentralisée Non 2.5 Existe-t-il plus d’un ministère ou d’une institution du secteur public au niveau national qui supervise les soins de santé ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun(e) le nom du ministère ou de l’institution et le nom d’un contact clé. Nom : Contact clé : 2.6 Existe-t-il un diagramme ou un texte décrivant la structure et l’organisation actuelles du(des) ministères et/ou du(des) institution(s) du secteur public au niveau national qui supervise(nt) les soins de santé ? Oui – Actualisé Oui – Non Actualisé Non Non consultable Si Oui, fournir une copie ou un lien d’accès. GOUVERNANCE ET GESTION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 2.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour le dépistage du cancer du col l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses (prévention secondaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Oui Non Si Oui, quel est le nom de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : 2.8 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus et du traitement des lésions précancéreuses ? Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des différents éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.9 À quel niveau le programme de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses est-il organisé dans votre pays ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la plupart de la programmation du dépistage du cancer du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux du niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi du programme de dépistage du cancer du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus du pays, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent le dépistage, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.10 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le cancer invasif du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le cancer invasif du col de l’utérus? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.11 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 31 Ou noter les données pour chaque catégorie professionnelle figurant ci-dessous Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.12 À quel niveau le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus sont-ils supervisés et organisés dans votre pays ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux au niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.13 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant la vaccination contre le VPH et la prévention primaire du cancer du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui, – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus)? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.14 Existe-t-il en dehors du secteur public des organisations, des organismes ou des institutions responsables de certains aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, fournir le nom de chaque entité et indiquer les domaines dont elle est responsable (cocher la ou les réponses appropriées) 1. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  2. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  3. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de connaître le degré de priorité accordé à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’ensemble du système de santé et d’identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces potentielles associées à la coordination et à la gestion de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 32 3.1 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de santé ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.2 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de lutte contre le cancer ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.3 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en plus de ceux portant sur la lutte contre le cancer en général) ? Quels sont les domaines couverts ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 33 3.4 S’il existe des politiques, des plans ou des stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quelles sont les méthodes recommandées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Il n’existe pas de politique nationale, de plan national et de stratégie nationale prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus Cytologie/Frottis de Papanicolaou IVA IVL Test de recherche de l’ADN du VPH Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.5 Quelles sont les méthodes de traitement des lésions précancéreuses recommandées par les politiques, les plans ou les stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation Coagulation par la chaleur/le froid Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.6 Une approche à visite unique est-elle recommandée par les politiques, les plans ou les stratégies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement des lésions précancéreuses ? Oui Non 3.7 Existe-t-il des lignes directrices nationales standardisées pour la pratique clinique en ce qui concerne les services suivants en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Il peut s’agir de lignes directrices nationales ou de lignes directrices internationales adoptées par le pays ; ces lignes directrices peuvent être autonomes ou intégrées à d’autres lignes directrices (par exemple, à des lignes directrices en rapport avec l’infection à VIH ou la santé reproductive). Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus Il n’existe pas de lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 3.8 Existe-t-il des lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui soient spécifiques pour les femmes infectées par le VIH ? Oui Non Si Oui, ces lignes directrices forment-elles un document séparé des lignes directrices de pratique clinique pour le dépistage indiquées ci-dessus? Oui Non DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES L’objectif principal de ce domaine est de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus disponibles et l’utilisation de ces services. Les objectifs secondaires sont de déterminer si des données sur la disponibilité, la distribution et la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont disponibles et si elles sont à jour, et d’identifier les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. DISPONIBILITÉ DES SERVICES 4.1 Quels sont les services de dépistage du cancer du col de l’utérus actuellement fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Cytologie/Frottis de Papanicolaou Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique (IVA) Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol (IVL) Test VPH Autre (préciser) : 4.2 À quel niveau du système de soins de santé les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont- ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.3 À quelle occasion les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont-ils fournis de manière active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.4 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 34 Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.5 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation à froid Hystérectomie simple Autre (préciser) : 4.6 À quel niveau du système de soins de santé les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.7 À quelle occasion les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis de façon active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.8 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.9 Les services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils fournis en suivant l’approche à visite unique ? Oui, toutes les structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Oui, certaines des structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Non, il n’existe aucune structure de soins où sont fournis des services de dépistage qui utilise l’approche à visite unique 4.10 Existe-t-il un système standardisé d’orientation- recours pour les femmes ayant besoin des services suivants: Traitement des lésions précancéreuses (type CIN 2 ou CIN 3) Oui Non Lésions étendues ou suspicion de cancer du col de l’utérus Oui Non Hystérectomie radicale Oui Non Radiothérapie Oui Non Chimiothérapie Oui Non Soins palliatifs Oui Non 4.11 Quels sont les services actuellement proposés pour le diagnostic des lésions précancéreuses et des cancers invasifs du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Colposcopie Biopsie Histologie/anatomie pathologique Autre (préciser) : 4.12 Combien d’établissements de santé dans votre pays peuvent faire le diagnostic des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 35 4.13 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Hystérectomie simple Hystérectomie radicale Chimiothérapie Radiothérapie Radiothérapie endocavitaire Autre (préciser) 4.14 À quel niveau du système de soins de santé les cas de cancer invasif du col de l’utérus sont-ils traités dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.15 Existe-t-il des centres de prise en charge du cancer ou des hôpitaux spécialisés dans la prise en charge du cancer dans votre pays ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun le nom et le lieu d’implantation Nom : Lieu d’implantation : Nom : Lieu d’implantation : 4.16 Combien d’établissements de santé dans votre pays disposent du personnel et des capacités pour réaliser des hystérectomies radicales (ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens) ? Nombre TOTAL d’établissements de santé Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.17 Combien d’établissements de santé dans votre pays ont la capacité de réaliser des chimiothérapies ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.18 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.19 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie endocavitaire ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : UTILISATION DES SERVICtES Les données doivent indiquer le nombre total de femmes recevant des services à l’échelle nationale au cours de la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. 4.20 Combien de femmes sont ciblées chaque année pour bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.21 Combien de femmes ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.22 Combien de femmes ont été traitées pour des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 36 4.23 Combien de femmes ont bénéficié de services diagnostiques des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.24 Combien de femmes ont reçu le diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.25 Si le système de classification en stades de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO) est utilisé, donner le nombre de femmes chez qui le diagnostic a été posé pour chacun des stades. Si un autre système est utilisé, donner le nom du système et le nombre de femmes pour chacun des stades. Aucun système de classification en stade n’est utilisé Le système de classification en stade selon FIGO est utilisé Stade I : Stade II : Stade IIA : Stade IIB : Stade III : Stade IV : Données non disponibles Un autre système est utilisé Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : – Nom :_______________________________ Données non disponibles Année des données : Source des données : 4.26 Combien de cas de cancer invasif du col de l’utérus ont été traités/pris en charge ? Les traitements comprennent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, etc. Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.27 Combien de femmes ont été traitées par hystérectomie radicale pour un cancer invasif du col de l’utérus ? L’hystérectomie radicale consiste en l’ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens. Elle est DIFFÉRENTE de l’hystérectomie simple qui consiste uniquement en l’ablation de l’utérus et du col de l’utérus. Hystérectomie radicale non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.28 Combien de femmes ont été traitées par chimiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Inclure les femmes recevant un traitement adjuvant ou un traitement palliatif par chimiothérapie pour un cancer du col de l’utérus Chimiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.29 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.30 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie endocavitaire pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie endocavitaire non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données agrégées concernant les prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et concernant la capacité de formation du personnel de santé, de déterminer si ces données sont à jour, et d’identifier SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 37 les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. CATÉGORIE DE PRESTATAIRES 5.1 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) le dépistage du cancer du col de l’utérus dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Les méthodes de dépistage comprennent le frottis de Papanicolaou (PAP), l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), l’inspection visuelle après application de soluté de Lugol (IVL), le test de recherche d’ADN du virus du papillome humain (VPH), etc. Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.2 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par cryothérapie en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.3 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par RAD en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.4 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par conisation ou hystérectomie simple en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.5 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement des cas de cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : FORMATION DES PRESTATAIRES 5.6 Existe-t-il une stratégie nationale/régionale pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses et traitement du cancer invasif du col de l’utérus) ? Oui Non 5.7 Existe-t-il des opportunités officielles d’obtenir à l’extérieur du pays une formation en médecine générale ou en médecine spécialisée (par exemple, un internat en médecine, un mMED ou une bourse de recherche pour étudier la physique des rayonnements, les techniques en cytologie, etc.) ? Oui Non Ne sait pas 5.8 Combien existe-t-il d’écoles de médecine dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 5.9 Combien existe-t-il actuellement d’écoles d’infirmières et de sages-femmes dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 38 5.10 Dans votre pays, combien existe-t-il de programmes de formation en spécialité (internat en médecine, mMED, bourse de recherche, diplôme/ certificat) dans les disciplines suivantes : Santé reproductive (obstétrique et gynécologie) : Données non disponible Oncologie gynécologique : Données non disponible Chirurgie : Données non disponible Anesthésie : Données non disponible Médecine interne : Données non disponible Oncologie médicale : Données non disponible Radio-oncologie : Données non disponible Soins palliatifs : Données non disponible Cytologie : Données non disponible Anatomie pathologique : Données non disponible Radiologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.11 Parmi les programmes de formation suivants pour les agents de santé, combien existent dans votre pays ? Technologie des rayonnements : Données non disponible Physique des rayonnements : Données non disponible Techniciens en cytologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DISPONIBILITÉ EN PRESTATAIRES DE SERVICES 5.12 Combien d’agents de santé (dans le secteur public et privé) fournissent actuellement les services de santé suivants ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Chirurgiens : Données non disponible Anesthésistes : Données non disponible Gynéco-oncologues : Données non disponible Chirurgiens formés à la chirurgie pelvienne radicale du cancer : Données non disponible Oncologues radiothérapeutes : Données non disponible Oncologues médicaux : Données non disponible Médecins fournissant des soins palliatifs : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.13 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des dépistages du cancer du col de l’utérus? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.14 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par cryothérapie? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.15 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par RAD? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 39 5.16 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par conisation ou hystérectomie simple? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.17 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous fournissent des soins aux personnes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est d’obtenir des informations sur les systèmes et les processus connexes, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement pour le matériel de laboratoire sont collectées dans la section DOMAINE 7. LABORATOIRE. DISPONIBILITÉ EN ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS DE BASE 6.1 Le minimum nécessaire pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, l’acide acétique à 3-5 %, le Lugol, les kits pour réaliser les frottis de Papanicolaou, les kits de test VPH, etc.) figure-t-il sur la liste nationale de fournitures de base ? Oui – Tout le minimum nécessaire Oui – Une partie du minimum nécessaire (donner la liste) : Aucun élément du minimum Il n’existe pas de liste de fournitures de base Lorsqu’une liste des fournitures de base est disponible, en fournir une copie en pièce jointe ou fournir un lien URL permettant d’en obtenir une copie électronique. 6.2 Les fournitures suivantes nécessaires pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Acide acétique à 3-5 % : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Lugol : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les frottis : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les tests VPH : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Spéculums : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.3 De quel type de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle à un dépistage efficace du cancer du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Acide acétique à 3-5 %  Lugol Fournitures pour réaliser les frottis Fournitures pour réaliser les tests VPH Spéculum Autre (préciser) : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 40 6.4 Les équipements et les fournitures suivants pour le traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles ? Systèmes pour la cryothérapie : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Systèmes pour électrorésection (RAD) : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Monsel/Nitrate d’argent : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Azote liquide/dioxyde de carbone : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Embouts pour sonde cryogénique : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Anses pour électrocoagulation : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.5 De quel type d’équipement ou de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle au traitement efficace des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Systèmes pour la cryothérapie ystèmes pour électrorésection (RAD) Monsel/Nitrate d’argent Azote liquide/dioxyde de carbone Embouts pour sonde cryogénique Anses pour électrocoagulation Autre (préciser) : 6.6 Un ou des agents chimiothérapeutiques figurent-ils sur la liste nationale des médicaments essentiels ? Oui Non Il n’existe pas de liste des médicaments essentiels 6.7 Les agents chimiothérapeutiques suivants sont-ils disponibles pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Cisplatine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Paclitaxel : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Topotécan : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Gemcitabine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Autre médicament (préciser) : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.8 Des analgésiques opiacés sont-ils disponibles pour les patientes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? (Par exemple, la morphine, la dihydrocodéine, le fentanyl, la méthadone) Pour les patientes hospitalisées : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Par ordonnance : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.9 Combien de machines de radiothérapie pour traitement oncologique sont actuellement opérationnelles dans le pays? Nombre TOTAL (ensemble des établissements de santé) : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre dans d’autres types d’établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 6.10 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus dans le pays et en assure la distribution ? Nom de l’institution : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 41 6.11 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.12 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.13 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.14 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.15 Quel système électronique est utilisé pour gérer les stocks d’agents chimiothérapeutiques (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 7. LABORATOIRE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et de faire une description des services et des liens existants pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données clés pour le suivi des patientes du programme de lutte contre cancer du col de l’utérus et pour le suivi de ce programme, d’identifier les systèmes et processus de collecte et de gestion de ces données et d’identifier les sources d’où proviennent ces données. Cette étape est indispensable pour la préparation pour la phase suivante de collecte de données. ORGANISATION GÉNÉRALE ET GESTION 7.1 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale pour le développement et la gestion des laboratoires ? Oui Non 7.2 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale (distincte de celle qui précède) pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour la gestion de la qualité et de la performance des laboratoires ? Oui – Faisant partie de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Oui – Séparée de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Non 7.3 Le système de laboratoire est-il centralisé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational/régional Non 7.4 Existe-t-il un laboratoire national de référence ? Oui Non Nom du laboratoire : Lieu d’implantation : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 42 DISPONIBILITÉ ET ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES SERVICES 7.5 Combien de laboratoires disposent de services d’anatomie pathologique (y compris de cytopathologie et d’histopathologie pour le dépistage et le diagnostic du cancer du col de l’utérus) ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics et privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : 7.6 Combien de techniciens de laboratoire des secteurs public et privé des catégories suivantes fournissent actuellement des services ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Nombre de techniciens en cytologie : Données non disponibles Nombre TOTAL d’anatomopathologistes : Données non disponibles Nombre de cytopathologistes : Données non disponibles Nombre d’histopathologistes : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 7.7 Combien de laboratoires réalisent des tests VPH ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires privés réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires publics réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 43 ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 7.8 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure- t-il l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution ou organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 7.9 Existe-t-il un système utilisé pour l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et pour la gestion des stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué par ce système dans l’approvisionnement en médicaments et dans la gestion des stocks) ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : RÉSULTATS DES TESTS DE LABORATOIRE 7.10 L’ensemble des laboratoires rendent-ils les résultats de cytologie et/ou de cytopathologie en suivant une terminologie standard (par exemple, celle du système Bethesda) ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.11 Les résultats de l’examen cytologique et/ou cytopathologique des prélèvements du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.12 Les différents laboratoires rendent-ils les résultats de l’examen histologique et/ou d’histopathologique en suivant une terminologie standard [par exemple, celle des lésions intraépithéliales épidermoïdes (LIE)] ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.13 Les résultats des biopsies du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.14 Les résultats des tests VPH sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS L’objectif principal de ce domaine est de décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est de déterminer la disponibilité et l’utilisation des données, des structures et des processus pour la budgétisation et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES 8.1 Quelles sont les sources de financement pour la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 44 ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : 8.2 Existe-t-il un budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non 8.3 Existe-t-il une section, une unité ou une équipe spécifique pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Oui, quel est le nom de la section, de l’unité ou de l’équipe : Si Non, quel département ou quelle section est responsable de la budgétisation et du calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Nom du département ou de la section : 8.4 Existe-t-il un système ou un outil utilisé pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 8.5 Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le coût unitaire de chaque élément est disponible Le coût unitaire de la plupart des éléments est disponible Le coût unitaire de quelques éléments est disponible Le coût unitaire n’est disponible pour aucun élément 8.6 Le coût par personne des services suivants entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-il disponible ? Coût par femme du dépistage du cancer du col de l’utérus Coût par femme du traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus Coût par femme du traitement d’un cancer invasif du col de l’utérus Le coût par femme n’est disponible pour aucun de ces services RESSOURCES HUMAINES ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS 8.7 Existe-t-il une grille des salaires (comprenant les indemnités) pour les fonctionnaires travaillant dans le domaine de la santé ? Oui Non Si Oui, indiquer le nom du(des) document (s) ou télécharger le(s) document(s) où se trouve cette grille des salaires. 8.8 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités du personnel de santé, y compris pour les écoles de médecine, les écoles d’infirmières, la formation continue, etc. ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarité Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé □ Autre (préciser) : 8.9 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 45 DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Les principaux objectifs de ce domaine sont de collecter des informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel se fait la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et de décrire les structures, systèmes et processus employés pour la collecte, la gestion, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. L’objectif secondaire est d’identifier les opportunités et les menaces préliminaires caractérisant la conjoncture entourant le système d’information sanitaire ainsi que les atouts et faiblesses préliminaires dans les systèmes et les processus en rapport avec les données concernant le cancer du col de l’utérus. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement sont collectées dans les sections Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments et Domaine 7. Laboratoire. POLITIQUES, PLANS ET STRATÉGIES 9.1 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ? Oui Non 9.2 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté ? Oui Non 9.3 Existe-t-il un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ce plan peut être autonome ou intégré à d’autres plans, par exemple, avec le plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Oui – Plan autonome Oui – Plan intégré à un autre plan (préciser) : Non COORDINATION, GESTION ET GOUVERNANCE 9.4 Existe-t-il au sein du gouvernement un ministère, un département ou une section s’occupant spécifiquement des TIC ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de ce ministère, de ce département ou de cette section ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : Dans la négative, quel ministère, quel département ou quelle section a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de TIC ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : 9.5 Existe-t-il au sein du gouvernement une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de cybersanté ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de cybersanté ? Nom de ce ministère, de cette unité ou de cette équipe : 9.6 Qui est responsable du financement et de la budgétisation pour l’élaboration et pour le bon fonctionnement des systèmes d’information électroniques utilisés dans le domaine de la santé (y compris dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Autre (préciser) : 9.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe et le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : 9.8 Existe-t-il dans le budget des fonds alloués spécifiquement au suivi et à l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 46 9.9 Existe-t-il des institutions ou des organisations extérieures au ministère de la santé qui mènent des activités de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, donner le nom de cette ou de ces institutions : Nom de cette ou de ces institutions : RESSOURCES HUMAINES 9.10 Combien de personnes formées travaillent sur des questions ou des systèmes en rapport avec les données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Combien consacrent 100 % de leur temps de travail à des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Personnel formé au suivi et à l’évaluation : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la gestion des données (comprend la saisie et l’analyse) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la conception des systèmes : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnel de soutien informatique (technologies de l’information) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SYSTÈMES DE COLLECTE ET D’AGRÉGATION DES DONNÉES Recoupement des sources de données avec le Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services, et avec le Domaine 7. Laboratoire 9.11 Quels sont les systèmes électroniques utilisés dans le pays pour la collecte et la gestion des données individuelles des services de soins de santé ? Les systèmes peuvent collecter des données exhaustives sur les soins de santé pour des clients individuels ou des données individuelles pour chaque client pour une maladie ou un programme de santé spécifique (il peut, par exemple, s’agir de dossiers médicaux électroniques, de dossiers de santé électroniques, de systèmes de santé mobiles, etc.), ou collecter des données limitées pour chaque client recevant des services spécifiques (il peut, par exemple, s’agir de systèmes d’information utilisés dans les laboratoires ou les pharmacies). Il n’existe pas de système électronique pour collecter des données individuelles sur les clients Faire la liste de tous les systèmes existants, en fournissant pour chacun d’entre eux les informations suivantes : 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.12 Comment sont collectées les données individuelles en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Exclusivement à l’aide de formulaires papier Exclusivement avec des systèmes électroniques Combinaison de systèmes sur papier et de systèmes électroniques SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 47 9.13 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque client est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clients des services de santé ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite Aucun numéro ou code d’identification n’est utilisé pour identifier individuellement chaque client 9.14 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque cliente est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clientes des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite 9.15 Un système électronique est-il utilisé pour agréger les données des soins de santé et pour calculer les indicateurs de suivi ? 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.16 Comment les données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles agrégées et présentées dans les rapports ? Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports sous forme de formulaires papier Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports électroniques Combinaison d’agrégation et de présentation dans des rapports sous forme papier ou de manière électronique 9.17 Existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : 9.18 En cas de contexte de forte prévalence de l’infection à VIH : existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus reliés spécifiquement au statut par rapport au VIH ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 48 organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : ÉVALUATIONS ET AUDITS 9.19 Au cours des 10 dernières années, les systèmes d’information sanitaire ont-ils fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non 9.20 Au cours des 10 dernières années, le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non Si Oui, une évaluation ou un audit des données et des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il(elle) été réalisé(e) au cours de cette(ces) évaluation(s) ? Oui Non SYSTÈMES D’AIDE À LA DÉCISION ET POUR LES ORIENTATIONS-RECOURS 9.21 Parmi les éléments suivants, lesquels sont utilisés pour les consultations cliniques et/ou les orientations- recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus Dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quels systèmes sont utilisés pour les consultations et les orientations-recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus 9.22 Parmi les systèmes d’aide à la décision figurant ci- dessous, lesquels sont utilisés lors de la prestation de services de santé ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier Gestion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes Quels systèmes sont utilisés dans la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier estion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 49 GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données démographiques, données de mortalité, données de surveillance et données épidémiologiques) ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.1 À 1.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Pour chaque sous-ensemble de données (données démographiques, mortalité et données de l’état civil, épidémiologie de l’infection à VIH et épidémiologie du cancer du col de l’utérus) pour lesquels des données sont disponibles, poser les questions suivantes : 1.1 Quels sont les structures et les processus utilisés pour obtenir des données démographiques, des données sur la mortalité et des données de l’état civil, des données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et des données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus, et pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de ces données et comment les nombres figurant dans les rapports sont-ils obtenus ? • Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Quel est le nom du système, quelle entité assure son bon fonctionnement et sa mise à jour, et qui l’utilise ? • Existe-t-il des lignes directrices pour enregistrer les données dans le système (ou dans le registre) ? Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes (par exemple, s’il existe un lien entre le système des enregistrements de l’état civil et le registre du cancer, ou s’il existe un lien entre le registre du cancer et le système d’information pour la gestion sanitaire) ? 1.2 Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Ont-elles été utilisées pour la planification, l’élaboration ou l’amélioration du programme ? • Ont-elles été utilisées pour l’élaboration ou la modification de politiques ? • Ont-elles été utilisées pour déterminer l’attribution des ressources ? Ont-elles été utilisées pour l’élaboration d’une demande de subvention ? • Ont-elles été utilisées pour produire un rapport ou une présentation à usage interne ou externe ? Ont- elles été utilisées pour la rédaction d’une publication évaluée par des pairs ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel des données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 1.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour (données démographiques, données sur la mortalité et données de l’état civil, données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus) ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, existe-t-il d’autres systèmes ou processus susceptibles d’être utilisés pour collecter des données plus récentes ? • L’obtention des données en temps opportun est- elle affectée par la disponibilité en ressources pour collecter et gérer ces données ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 50 1.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données épidémiologiques et les données de surveillance requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enquêtes en population, registres du cancer) ; politiques, plans et lignes directrices ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.12 À 1.16 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 1.5 Décrire, le cas échéant, les autres registres, les autres systèmes et les autres sources de données de surveillance ou de données épidémiologiques pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui n’ont pas été décrits ci-dessus. Demandes de précisions : • Des enquêtes en population sont-elles menées de manière régulière [par exemple, des enquêtes démographiques et sanitaires, des enquêtes en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA), des enquêtes STEPS (approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance), etc.] ? • Existe-t-il des enquêtes pour collecter des données de mortalité ? Des données sur l’infection à VIH ? Des données/informations sur le cancer du col de l’utérus ? Quand la dernière enquête a-t-elle eu lieu et quand la prochaine est-elle prévue ? • Lorsqu’il existe un registre du cancer, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe- t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre où sont enregistrées les informations sur la vaccination contre le VPH, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Qui enregistre les données dans les différents systèmes ? Qui a accès aux données ? Comment les données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes ? Les informations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. • Quelle est la qualité de ces données ? DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.1 À 2.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque des informations et des données sur les infrastructures sont disponibles, poser les questions suivantes : 2.1 Comment le secteur des soins de santé est-il pris en compte et quel degré de priorité lui est-il accordé par les structures gouvernementales pour la mise à disposition d’infrastructures de base et de moyens de télécommunication, et pour assurer l’efficacité du gouvernement dans ce domaine ? Demandes de précisions : • Le cadre de base inclut-il des infrastructures spécifiques à la prestation de services de santé ? Quelles sont les lacunes dans ces infrastructures ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer ces infrastructures ? • Quel est le pourcentage d’établissements de santé ayant accès aux domaines des infrastructures de base (par exemple, à l’électricité et à l’eau) et aux technologies de télécommunication ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer l’accès à ces domaines ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 51 • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (collecte et gestion des données, suivi des patients, etc.) ? Lorsque des informations et des données sur les infrastructures ne sont PAS disponibles, poser les questions suivantes : 2.2 Quelles sont les principales lacunes auxquelles le secteur des soins de santé doit faire face en termes d’infrastructures de base (par exemple, l’accès à l’électricité et à l’eau) et de moyens de télécommunication (par exemple, la disponibilité en téléphones et en réseaux mobiles, en ordinateurs et en accès à Internet) ? Demandes de précisions : • L’accès à ces infrastructures de base et à ces moyens de télécommunication est-il meilleur pour certains niveaux du système de santé que pour d’autres ? Les établissements de santé privés ou dépendant d’une ONG ont-ils généralement un meilleur accès que les établissements de santé du secteur public ? • Existe-t-il une volonté politique de fournir en priorité au secteur de la santé un accès à certains éléments de base des infrastructures et des moyens de télécommunication ? • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? REMARQUE : les questions 9.4 à 9.7, 9.9 et 9.13 de l’enquête de conjoncture ainsi que les questions 9.4 et 9.7 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur la coordination, la gestion et la gouvernance des systèmes de données en rapport avec les technologies de l’information et avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.4 À 2.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.3 Concernant la prestation ou la programmation des services de soins de santé en général et des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier, quels sont, le cas échéant, les principaux atouts et les principales faiblesses liés à la structure de la gouvernance en matière de soins de santé ? Demandes de précisions : • Cette structure a-t-elle été récemment modifiée ou adaptée ? Quel impact cela a-t-il eu sur la prestation de services et sur l’accès aux services de santé ? • Existe-t-il un ministère/département différent qui supervise le financement des soins de santé ? Les ressources humaines pour la santé ? Les technologies de l’information pour la santé ? • Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des technologies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent- ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Lorsqu’il n’existe PAS de structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.4 Décrire comment sont fournis les soins de santé. Demandes de précisions : • Existe-t-il des organisations, des institutions ou des agences particulières chargées de fournir les services de santé ? Sont-ils(elles) privé(e)s (à but lucratif) ? Fournissent-ils(elles) des soins de santé dans tout le pays, ou seulement dans certaines zones au niveau infranational ? • Qui est responsable du financement des soins de santé et de la fourniture des infrastructures de base pour les soins de santé ? • Quelle relation existe-t-il entre les différentes entités fournissant les services de santé, les infrastructures pour les soins de santé ou le financement d’une part et le gouvernement d’autre part ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.7 À 2.13 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.5 Décrire l’organisation et la gestion des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus (vaccination contre le VPH, dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) au sein du ministère de la santé. Fournir une copie de l’organigramme, le cas échéant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 52 Demandes de précisions : • Combien d’unités et/ou de départements contrôlent les activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces unités et/ou départements contrôlent-ils(elles) également des domaines ayant rapport avec d’autres maladies ? Quels sont ces domaines ? • Existe-t-il du personnel travaillant spécifiquement sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau du département, de la section, de l’unité ou du programme ? Ce personnel est-il en nombre suffisant ? • Quelles décisions en matière de programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont prises au niveau national centralisé ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ? • Dans les contextes de forte prévalence de l’infection à VIH : quel est le niveau d’intégration entre la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et la programmation en rapport avec l’infection à VIH ? 2.6 Expliquer quel est le niveau d’interaction entre les différents programmes/les différentes unités et les autres partenaires. Demandes de précisions : • Comment les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, de traitement des lésions précancéreuses et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus communiquent-ils entre eux (par exemple, existe-t-il des réunions régulières ?) ? • Existe-t-il des échanges de données réguliers entre les différentes sections ou unités ? Le cas échéant, existe- t-il des échanges de données avec le programme de lutte contre le VIH ? • Quel est le niveau d’interaction entre le programme de prévention du cancer du col de l’utérus, le programme de dépistage et le programme de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus d’une part et les unités ou les départements responsables des systèmes d’information sanitaire et des technologies de l’information et de la communication d’autre part ? • Existe-t-il au niveau national une structure permettant les échanges et les discussions entre les différents partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage préventif ou traitement) ? L’un ou certains des partenaires conçoivent-ils ou apportent-ils un soutien à des systèmes de collecte de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ensemble des thèmes RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 2.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.7 Pour chaque organisation, agence ou institution ne faisant pas partie du secteur public et responsable d’activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, conduire des entretiens approfondis avec des contacts clés en utilisant le Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle. DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de communication des données ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 3.1 À 3.8 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : les questions 9.3 et 9.13 à 9.16 de l’Enquête de conjoncture et la question 9.5 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur le contenu du plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. 3.1 Présenter les politiques, les plans et les stratégies qui régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Le coût de ces plans ou de ces stratégies a-t-il été intégralement chiffré ? • À quelle échelle ces politiques, ces plans et ces stratégies ont-ils(elles) été diffusé(e)s ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux les politiques, les plans et les stratégies ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Quel est le champ d’application des recommandations figurant dans les politiques, les plans et les stratégies ? Sont-elles suffisamment détaillées pour fournir des orientations appropriées en matière de prestation de services ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 53 • Qui est responsable de la rédaction et de la mise à jour des plans ou des politiques ? Décrire brièvement le processus. • L’un des plans ou l’une des stratégies comprend- il(elle) un plan de suivi et d’évaluation ? 3.2 Présenter les lignes directrices pour la pratique clinique qui régissent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage ; traitement des lésions précancéreuses ; diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Demandes de précisions : • Combien existe-t-il de lignes directrices pour la pratique clinique approuvées par le ministère de la santé en rapport avec les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Existe-t-il des lignes directrices de pratique clinique traitant de l’infection à VIH ? • Les lignes directrices sont-elles élaborées au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme/des établissements de santé ? Au niveau des partenaires ? Quel département, quelle section ou quelle unité est responsable de la mise à jour et de la rédaction des lignes directrices ? • À quelle échelle ces lignes directrices ont-elles été diffusées ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux ces lignes directrices ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Ces lignes directrices sont-elles suffisamment détaillées pour servir de guide lors de la prestation de services ? • S’il n’existe pas de lignes directrices de pratique clinique, comment les prestataires prennent-ils des décisions concernant les soins aux patientes (par exemple, en s’aidant d’autres documents) ? DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.1 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les services décrits dans les politiques, les plans ou les stratégies de lutte contre le cancer du col de l’utérus obtenues en réponse aux questions 3.4 et 3.5 de l’enquête de conjoncture. 4.1 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses. Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (au niveau national et au niveau infranational) ? Sont-ils les mêmes que ceux décrits dans les politiques, dans les plans ou dans les stratégies nationales ? • Les services de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles dans des unités mobiles ? Ces unités mobiles sont-elles liées à des établissements de santé ou à des programmes particuliers ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel type de service/lieu de prestation de services est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (par exemple, dans un établissement de santé, dans une unité mobile ou lors d’une campagne) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de soins privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés utilisent-ils le frottis vaginal et les structures de soins publiques utilisent-elles l’IVA ? Les services mobiles sont-ils principalement proposés par des établissements de santé du secteur public ?) ? 4.2 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour la prise en charge et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus (au niveau national et au niveau infranational) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 54 • Quels sont les services proposés par les centres anticancéreux et les hôpitaux spécialisés en cancérologie ? Quelle est la répartition géographique de ces centres spécialisés ? Quels sont les plans pour ces hôpitaux et ces centres à l’avenir (par exemple, est-il prévu d’ouvrir d’autres centres spécialisés ?) ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel niveau d’établissement de santé est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (si ces services sont disponibles à différents niveaux de structures de soins) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de santé privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés proposent-ils des services de radiothérapie et ceux du secteur public ne proposent-ils que la chimiothérapie ?) ? Concernant le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus, existe-t-il un certain niveau d’intégration entre la prestation de services dans le secteur public et dans le secteur privé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, registre/recensement des établissements de santé) ; gouvernance, gestion et coordination ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données, accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.12 ET 4.16 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.3 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les établissements de santé et sur les services qu’ils fournissent, ainsi que pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Ces données sont-elles collectées de manière systématique et enregistrées dans le cadre de la prestation de services du programme ? Ou sont- elles collectées de manière périodique par le biais de recensements des établissements de santé ou d’enquêtes dans les structures de soins, et d’évaluations de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national des établissements de santé ? - La liste comprend-elle l’ensemble des établissements de santé du pays (ceux du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? - La liste comprend-elle des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus qu’ils fournissent ? - Quels sont les éléments de données enregistrés (par exemple, les services, les équipements, la disponibilité en eau et en électricité, etc.) ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les établissements de santé (y compris sur leur emplacement et leur répartition) et sur les services qu’ils fournissent ? • Comment ces données sont-elles utilisées ? Qui a accès à ces données ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et transmises ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Existe-t-il des liens entre ces données et d’autres systèmes, ou d’autres systèmes peuvent-ils accéder à ces données [par exemple, via des interfaces de programmation d’applications (API)] ? Comment sont établis ces liens ? À quels systèmes ces données sont-elles liées ? 4.4 Quelle est la qualité de ces données ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 55 Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.5 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des ressources pouvant être utilisées pour effectuer plus rapidement les enquêtes ou les évaluations périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.6 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données individuelles et données agrégées sur la prestation de services et l’utilisation des services) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.20 À 4.30 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes de données individuelles et sur les systèmes de données agrégées obtenues en réponse aux questions 9.9 à 9.16 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses aux questions 4.7 à 4.11 ci-dessous avec les réponses aux questions 9.9 à 9.21 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.7 Quels sont les structures, les processus et les systèmes en place pour collecter des données sur la prestation de services (données individuelles et données au niveau des établissements de santé), ainsi que pour agréger ces données et préparer les rapports ? Demandes de précisions : • Quel niveau de standardisation existe-t-il entre les structures et les processus existants et quelles sont les entités responsables de la coordination et de la gestion (par exemple, au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ou des établissements de santé ?) ? • Comment les nombres enregistrés dans les réponses à l’enquête sont-ils obtenus ? Quelles sont les sources de données disponibles ? • Qui a accès à ces données ? • Comment ces données sont-elles utilisées (par exemple : pour la prise en charge des patients ; pour l’élaboration de programmes ou de politiques ; pour déterminer la répartition des ressources ; pour obtenir des informations utiles pour la recherche ; pour préparer des rapports ; etc.) ? Ces données sont-elles utilisées fréquemment et de manière systématique ? • Ces données sont-elles stockées en toute sécurité afin de garantir leur confidentialité ? • Existe-t-il des formulaires, des registres ou des systèmes standardisés pour la collecte de données individuelles ? Et pour préparer au niveau national ou infranational des synthèses et des rapports à partir de données collectées au niveau des établissements de santé ? - Existe-t-il un ensemble d’éléments de données minimaux standardisés à collecter ? - Ces informations sont-elles suffisantes pour la prise en charge des patientes et pour le suivi du programme ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 56 • Comment les informations sont-elles échangées entre les systèmes de collecte de données individuelles et les systèmes utilisés pour l’agrégation des données ? 4.8 Quelle est la qualité des données individuelles ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? 4.9 Quelle est la qualité des données agrégées ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? • Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.10 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des éléments de données spécifiques qui empêchent la préparation en temps opportun de rapports à partir de la synthèse des données obtenues dans les établissements de santé ? • Quels sont les principaux problèmes rencontrés en ce qui concerne la collecte, la gestion et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une demande de ces données pour la prise de décision ? Pour la prise en charge des patientes et pour la gestion des programmes ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.11 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou d’autres domaines de la santé pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? • Les systèmes, les structures et les processus utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé peuvent-ils être utilisés pour obtenir également des données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; systèmes et processus (suivi des cas d’orientation-recours) ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 4.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes d’orientation-recours obtenues en réponse à la question 9.21 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses à la question 4.12 ci- dessous avec les réponses à la question 9.13 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 57 4.12 Quels sont les systèmes et les processus de suivi des femmes orientées vers des structures spécialisées suite à un dépistage positif ou à un diagnostic de cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les mécanismes d’orientation-recours fonctionnent- ils en temps opportun ? Dans la négative, identifier les principales lacunes en fonction des informations disponibles. • Existe-t-il une intégration ou des possibilités d’orientation des patientes dans un sens ou dans un autre entre les établissements publics et les établissements privés ? Pour quels services ? • Existe-t-il des formulaires papier standardisés ou des systèmes et processus électroniques standardisés utilisés dans le cadre des orientations-recours et permettant de suivre ces femmes tout au long du continuum d’interventions et lorsqu’elles passent d’un service ou d’un établissement de santé à un autre ? Quelles sont les principales lacunes dans ces systèmes et ces processus ? DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.1 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 5.1 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de santé qualifié, en se concentrant sur les personnes jouant un rôle dans la prestation des services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses, et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quelles catégories de personnel de santé fournissent généralement les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Des catégories de prestataires particulières sont- elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le personnel de santé qui fournit actuellement ces services appartient-il aux mêmes catégories que celles spécifiées dans ces documents ? • Les formations ou les qualifications requises pour les prestataires des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces prestataires sont-ils généralement formés dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Le nombre de prestataires de services qualifiés est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quelles sont les principales lacunes en matière de disponibilité de prestataires de services qualifiés ? Quel est l’impact de ces lacunes sur la prestation de services ? Des mesures sont-elles prises pour combler ces lacunes ? • Quelle entité est responsable de la formation d’un nombre suffisant de prestataires de services et d’une répartition adéquate des prestataires formés ? • Existe-t-il des possibilités à exploiter afin d’augmenter la disponibilité de prestataires formés pour fournir les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (formation du personnel de santé, systèmes de gestion de la formation et du renforcement des capacités) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.8 À 5.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et gérer les données sur la formation du personnel de santé, les programmes permettant d’obtenir les diplômes requis, la formation continue et le renforcement des capacités ? Demandes de précisions : • Existe-t-il un système centralisé de suivi de la formation des prestataires des services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Expliquer comment fonctionne ce système : quelles sont les sources de données disponibles ? Quelle entité est responsable de la mise à jour de ce système ? Quelles sont les entités qui enregistrent des données dans ce système ? • Existe-t-il un système centralisé de suivi des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 58 programmes de formation médicale continue ? Expliquer comment fonctionne ce système. • Les systèmes comprennent-ils l’ensemble des possibilités existantes d’enseignement et de formation (par exemple, celles proposées par le secteur public, les ONG, les organisations confessionnelles, le secteur privé, etc.) ? • Les systèmes de suivi de la formation des prestataires et de l’obtention des diplômes sont-ils intégrés ou connectés aux systèmes de gestion de la répartition des ressources humaines (par exemple, à l’aide d’un registre ou d’une liste de l’ensemble du personnel de santé) ? • À quelle fréquence ces informations sont-elles mises à jour ? Quels sont les processus utilisés pour la mise à jour et comment les informations sont-elles validées ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (registre/recensement du personnel de santé, systèmes d’information sur la gestion des ressources humaines) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.12 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.5 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les prestataires de services de santé et préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles (par exemple, collecte systématique et préparation régulière de rapports, enquêtes périodiques et évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services, etc.) ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national du personnel de santé ? - La liste comprend-elle toutes les catégories de personnel de santé du pays (par exemple, celles du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? Ou comprend-elle seulement un nombre limité de catégories de personnel de santé (par exemple les chirurgiens et les médecins, mais pas le personnel infirmier) ? - Quels sont les éléments de données enregistrés dans ce registre du personnel de santé (par exemple, les qualifications, le lieu d’affectation, les services fournis, la formation reçue) ? - Qui a accès à cette liste/à ce registre du personnel de santé ? • Cette liste ou ce registre national est-il(elle) intégré(e) aux données sur la formation du personnel SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 59 de santé ou aux données sur les établissements de santé ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur le personnel de santé (y compris sur son lieu d’affectation et sa répartition) et sur ses qualifications ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et synthétisées sous forme de rapports ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.6 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer des mises à jour plus rapides des informations grâce à des enquêtes, des évaluations ou d’autres méthodes systématiques pratiquées de manière périodique ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.7 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la disponibilité, des qualifications et de la répartition des prestataires de soins ? DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.1 À 6.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.1 Donner des informations sur la disponibilité en équipements et en fournitures pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels équipements, fournitures, médicaments ou produits font, lorsqu’ils ne sont pas disponibles, le plus obstacle à la continuité de la prestation des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Les fournitures et les médicaments utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus figurent- ils sur les listes nationales des fournitures et des médicaments essentiels ? Dans la négative, quels sont les processus pour les y inclure ? Quels sont les obstacles ? • Les équipements et les fournitures disponibles sont-ils suffisants pour répondre aux besoins de la population ? • Les équipements, les fournitures et les médicaments sont-ils plus souvent disponibles de manière régulière à certains niveaux du système de santé ? Ou dans les services du secteur privé par rapport à ceux du secteur public ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 60 • Les médicaments pour la prise en charge de la douleur en cas de cancer invasif du col de l’utérus et pour les soins palliatifs sont-ils disponibles sur prescription et sous forme orale pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? Ces médicaments sont-ils uniquement disponibles pour les patientes hospitalisées ? Quels sont les obstacles à leur disponibilité pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? • Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.10 À 6.15 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.2 Décrire les structures, les systèmes et les processus en place pour l’achat et la gestion des équipements, des fournitures, des médicaments et des produits pour les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’achat et de la distribution des équipements utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans le système d’approvisionnement ? • Existe-t-il une structure ou un processus permettant de déterminer de manière stratégique la répartition géographique des équipements disponibles afin d’accroître l’accessibilité aux services ? Qui gère ce processus ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures et en produits utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans les établissements de santé et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits et ceux gérant l’approvisionnement en médicaments ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment se fait le suivi de l’état de fonctionnement et de l’entretien des équipements utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Quelle entité est responsable de leur entretien ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en équipements et en fournitures dans les établissements de santé désignés pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Existe-t-il des systèmes, des structures ou des processus de gestion de l’approvisionnement et des stocks qui fonctionnent bien et qui pourraient être utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? DOMAINE 7. LABORATOIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.1 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.1 Donner des informations sur la disponibilité, l’organisation et la gestion des services de laboratoire pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Comment est organisé le système de laboratoire dans le pays ? La plupart des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont- ils fournis par des laboratoires gouvernementaux ou par des laboratoires privés ? • La plupart des laboratoires sont-ils connectés à des hôpitaux ou à des établissements de santé ? Ou alors les laboratoires sont-ils autonomes ? Le mode d’organisation varie-t-il d’un service à un autre ? • Pouvez-vous fournir un résumé de la stratégie et du plan en matière de laboratoire ? S’il n’existe pas de stratégie, existe-t-il des projets pour élaborer une telle stratégie dans le futur ? • Le nombre de laboratoires est-il suffisant pour répondre à la demande de services de dépistage et de diagnostic du cancer du col de l’utérus ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 61 • Quelles sont les principales lacunes dans le système de laboratoire ? • Donner des informations sur les processus, les plans ou les lignes directrices suivis pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour évaluer la qualité et la performance du dépistage et des tests diagnostiques du cancer du col de l’utérus (par exemple, des examens cytopathologiques, des examens histopathologiques, des tests VPH). Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, données sur les agréments délivrés aux laboratoires) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.5 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 7.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et enregistrer ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Existe-t-il des données provenant de recensements ou d’enquêtes et d’évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services de laboratoire ? • Existe-t-il des systèmes de suivi de l’agrément des laboratoires et/ou des évaluations de la qualité et de la performance pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et les tests diagnostiques (par exemple, pour les examens cytopathologiques, les examens histopathologiques, les tests VPH) ? Veuillez expliquer comment fonctionnent ces systèmes. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les membres du personnel de laboratoire (y compris sur leur lieu d’affectation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau auquel ils sont autorisés à exercer ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les laboratoires (y compris sur leur localisation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau pour lequel ils ont reçu un agrément ? • Comment sont utilisées les données sur le personnel de laboratoire, la disponibilité des services et les agréments reçus? Qui a accès à ces données ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 7.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer en temps opportun des enquêtes, des évaluations ou d’autres mises à jour systématiques périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 7.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation, de la répartition et de la qualité des services de laboratoire ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 62 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.8 ET 7.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.5 Décrire comment se passe l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour les services de dépistage et de diagnostic en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et comment se passe la distribution de ces fournitures. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus dans le pays et de la distribution de ces fournitures ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments pour les établissements de santé ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures pour les laboratoires réalisant les tests utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans ce système ? Dans quelle mesure ce système est-il utilisé ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits pour les laboratoires et ceux gérant l’approvisionnement en fournitures, en produits et en médicaments destinés aux établissements de santé ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans le laboratoire et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en fournitures de laboratoire utilisées pour réaliser les tests entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que le bon fonctionnement du système d’achats et de la chaîne d’approvisionnement ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enregistrement des résultats) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.10 À 7.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.6 Décrire les systèmes et les processus d’enregistrement et de communication des résultats des tests de laboratoire. Demandes de précisions : • Existe-t-il un système national d’information de laboratoire où sont enregistrées les données individuelles sur les résultats des examens réalisés au laboratoire (résultats pour chaque patient) ? Quelle entité est responsable d’assurer le bon fonctionnement et la mise à jour de ce système ? • Quelles sont les normes utilisées pour enregistrer et transmettre les résultats des examens cytologiques ? Les résultats des tests VPH ? Les résultats des biopsies ? La terminologie standard est-elle utilisée systématiquement ? • Existe-t-il des lignes directrices régissant la manière dont sont collectées les données sur les résultats de laboratoire et préparés les rapports à partir de ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Des contrôles de qualité des données sont-ils en place ? • Quelles informations sont échangées entre les laboratoires et les établissements de santé ? Quelles informations accompagnent les prélèvements quand ils sont envoyés au laboratoire ? Quelles informations sont fournies en retour à l’établissement de santé et au personnel de santé ? • Décrire le flux d’informations pour que les résultats parviennent des laboratoires aux clientes ? Cela se passe-t-il directement, ou par l’intermédiaire de l’établissement de santé/du personnel de santé ? • Des informations sont-elles fournies en retour à l’établissement de santé ou au personnel de santé lorsqu’un prélèvement est inadéquat ou inutilisable ? • Existe-t-il des formulaires ou des systèmes pour faciliter l’échange d’informations en temps opportun entre les établissements de santé/le personnel de santé et les laboratoires ? • Existe-t-il des tests ou des processus spécifiques au niveau des laboratoires qui retardent le rendu des résultats ? DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 63 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.1 Quelles sont les opportunités et les menaces inhérentes à la structure actuelle du financement et de la budgétisation pour les services, la programmation et les ressources humaines en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Le flux de financement actuel est-il pérenne ? Est-il menacé par des risques spécifiques ? • S’il n’existe pas de budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus, un certain pourcentage est-il attribué régulièrement aux services et à la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Qui participe à l’élaboration du budget pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (Des membres du personnel du programme ? Des prestataires de services ou des cliniciens ? Une unité nationale travaillant au calcul des coûts et à la planification, mais qui n’est pas spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? • Des ressources sont-elles spécialement attribuées au renforcement des capacités et à la formation du personnel de santé? Ces ressources sont-elles suffisantes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (calcul des coûts et budgétisation) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.2 Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la budgétisation et le calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des données sur les coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles collectées et gérées de manière systématique? La collecte des données sur les coûts se fait-elle en continu ou a-t-elle été effectuée uniquement de manière ponctuelle ? • Comment sont estimés ou déterminés les coûts unitaires de chaque élément faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Comment sont estimés les coûts des services par personne ? À quelle fréquence les coûts unitaires de chaque élément sont-ils mis à jour ? • Qui a accès à ces données et à ces systèmes ? • Les systèmes et les processus de budgétisation et de calcul des coûts ont-ils des liens avec d’autres systèmes (par exemple ceux de la gestion des achats et de l’approvisionnement) ? 8.3 Lorsque des données sur le calcul des coûts (coût unitaire de chaque élément, coûts des services par personne, demandes et attributions budgétaires globales) sont disponibles, comment ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Pour la prévision du budget du programme ? • Pour la gestion d’un inventaire et des stocks ? • Pour la réalisation d’analyses coût-efficacité ou d’analyses de l’efficience ? • Pour l’évaluation du programme ou de l’impact ? • Pour la planification de l’introduction ou l’élargissement à grande échelle des services ? • Pour mener des études de faisabilité des services ? DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.1 et 9.2 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les TIC, poser les questions suivantes : 9.1 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit les TIC. Demandes de précisions : • Quels piliers ou domaines clés ont été choisis pour être prioritaires ? Le plan traite-t-il directement de la santé ? Et/ou de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Définit-il un cadre ou une stratégie claire pour la mise en œuvre ? Pour le suivi de la mise en œuvre ? • Décrire certaines des activités figurant dans la politique, le plan ou la stratégie. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 64 • Quels sont les résultats attendus ? Y a-t-il un calendrier associé à la mise en œuvre et aux résultats ? Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.2 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit la cybersanté. Demandes de précisions : • Quelles sont les réalisations attendues de ce plan ? Le plan a-t-il un but ou une vision clairement définis ? • Existe-t-il un cadre de mise en œuvre ou une feuille de route conforme aux priorités du pays ? Quelles sont les principales priorités ? • Comprend-il un plan de suivi de la mise en œuvre ? Un plan pour évaluer les atouts et les lacunes ? • Les éléments et les ressources requis ont-ils été identifiés ? • Prend-il en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus? En l’absence de politique, de plan ou de stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.3 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? • Le besoin d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement l’élaboration et la mise en œuvre des TIC et de la cybersanté ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; ressources humaines ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.4 À 9.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.4 Décrire la structure organisationnelle de la cybersanté et des TIC, ainsi que ses principaux atouts et ses principales faiblesses. Demandes de précisions : • Existe-t-il un coordinateur pour la cybersanté ? Quel ministère ou département est responsable de la coordination de la cybersanté ? • Existe-t-il une ou plusieurs unités en charge de la supervision des systèmes d’information sanitaire ? • Existe-t-il au niveau national ou infranational des structures de coordination de la cybersanté spécifiquement conçues pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces structures associent-elles l’ensemble des partenaires clés au niveau du district/de la municipalité ? • Le personnel disponible est-il suffisant pour couvrir les besoins nationaux en matière de TIC et de cybersanté ? Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée ? • Des ressources sont-elles attribuées aux TIC et à la cybersanté ? Comment sont financés les TIC et la cybersanté, et qui est responsable de l’élaboration du budget ? • Quelles sont les principales opportunités existant dans cette structure et les principales menaces posées par cette structure et pouvant avoir un impact sur la qualité des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE S’il existe un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.5 Décrire le plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Le plan de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses est-il intégré au plan de suivi et d’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Dans la négative, décrire chacun des plans (utilisez les demandes de précisions ci-dessous pour chaque plan). SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 65 • À quelle échelle ce plan a-t-il été diffusé ? • Cette stratégie/ce plan de suivi et d’évaluation comprend-il(elle) des plans d’action ? • Ce plan donne-t-il des détails sur les processus et le calendrier à suivre ainsi que sur les rôles et responsabilités ? Expliquer. • Ce plan comprend-il une description succincte d’indicateurs spécifiques et d’un plan de collecte et d’analyse des données et de préparation des rapports ? • Ce plan prend-il en compte le renforcement des capacités du personnel impliqué dans le suivi et l’évaluation ? Ce plan prend-il en compte l’élaboration des systèmes de données et des outils ? S’il n’existe pas de plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.6 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? La capacité technique est-elle suffisante pour l’élaboration de ce plan ? • Le besoin d’un plan pour le suivi et l’évaluation a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’un plan pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.7 À 9.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.7 Présenter l’équipe responsable du suivi et de l’évaluation de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, en soulignant ses atouts, ainsi que les difficultés rencontrées et les lacunes à combler. Demandes de précisions : • Comment cette équipe est-elle structurée ? Existe- t-il des protocoles pour ces personnes et les liens hiérarchiques sont-ils clairement définis entre ces personnes ? • Le suivi et l’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses sont-ils intégrés au suivi et à l’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? • Quels sont les responsabilités et le cahier des charges pour les membres de l’équipe de suivi et d’évaluation ? • Les activités de suivi et d’évaluation sont-elles harmonisées entre les entités du secteur public et les entités du secteur privé ? Entre le gouvernement national et les partenaires chargés de la mise en œuvre ? • Existe-t-il un groupe de travail actif sur le suivi et l’évaluation, et existe-t-il des comptes rendus permettant de mesurer le travail réalisé ? • Un budget spécial est-il attribué au suivi et à l’évaluation ? Quelle(s) entité(s) finance(nt) le suivi et l’évaluation au niveau national ? • Le personnel de suivi et d’évaluation est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations pour lesquelles ce personnel est insuffisant. • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ressources humaines RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.8 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de soutien qualifié pour apporter un appui au travail en rapport avec les données et les systèmes de données. Demandes de précisions : • Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations où ce personnel est insuffisant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 66 • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? • Existe-t-il du personnel de soutien informatique ou des personnes travaillant à la conception des systèmes s’occupant spécifiquement des données et des systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Le personnel d’appui à l’utilisation des systèmes de données fait-il principalement partie du ministère de la santé ? Ou s’agit-il plutôt de sous-traitants ? Ou de consultants externes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.12 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Cette question porte principalement sur les informations pertinentes pour les systèmes et les processus de données individuelles ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.9 Décrire les systèmes de données individuelles utilisés, en notant leurs principaux atouts et leurs principales lacunes. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou fait-il partie d’un système complet de données individuelles pour les patients? • Ces systèmes collectent-ils uniquement des données provenant de services fixes ? Ou provenant des services fixes et des unités mobiles ? Collecte-t-il des données provenant des campagnes ou des activités extra-institutionnelles ? • Les données sur les campagnes sont-elles partagées avec d’autres établissements de soins ? Dans l’affirmative, quels types de données sont partagées et comment sont-elles partagées ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données individuelles ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données individuelles sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données individuelles au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes auraient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Ces questions portent principalement sur les systèmes de données et sur les processus d’agrégation des données en rapport avec la prestation des services et la surveillance des programmes, et sur les processus de préparation de rapports à partir de ces données ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et sur l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.10 Décrire les systèmes de données, les processus d’agrégation des données et les processus de préparation de rapports à partir de ces données, en soulignant les atouts et les faiblesses de ces systèmes et de tout système de suivi et d’évaluation existant. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ou existe-t-il un système national d’information sanitaire qui collecte des données sur le cancer du col de l’utérus en plus d’autres données sanitaires ? • Quels types de données sont enregistrées dans ces systèmes et qui les enregistre (par exemple, les données provenant des services fixes, des unités mobiles, des campagnes, des hôpitaux, etc.) ? • Les niveaux supérieurs du programme (par exemple, le niveau national et le niveau infranational) font-ils redescendre vers le niveau des établissements de soins des informations en retour sur la qualité des données qu’ils ont transmises? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 67 • Ces systèmes permettent-ils de calculer des indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quels sont ces indicateurs ? • Les systèmes de données agrégées sont-ils sous forme électronique ou sur support papier ? Les données sont-elles agrégées à la main? - S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Ces données sont-elles transmises au ministère de la santé ? Dans l’affirmative, quel est le processus suivi ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données agrégées ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données enregistrées et compilées sous forme de données agrégées sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données agrégées au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes aient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? 9.11 Quels indicateurs sont actuellement utilisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) ? Fournir la liste de ces indicateurs. Demandes de précisions : • Comment ces indicateurs ont-ils évolué/changé au fil du temps ? • Quels sont les plans nationaux actuels et futurs concernant les indicateurs de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses ? • Qui est responsable de l’élaboration et de la mise à jour de ces indicateurs ? • Quels sont les obstacles et les opportunités attendus lors de la mise à jour des indicateurs existants ou de l’élaboration de nouveaux indicateurs ? • Quelles autres institutions/organisations ne faisant pas partie du ministère de la santé ont mis en place des indicateurs pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ? • Certains indicateurs sont-ils liés au statut par rapport au VIH ? • Les indicateurs sont-ils conformes aux normes mondiales ? 9.12 À quelle échelle les indicateurs nationaux standardisés ont-ils été adoptés au niveau national ? Demandes de précisions : • Quelle proportion des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le pays utilisent de manière systématique ces indicateurs pour leurs propres activités de suivi et d’évaluation ? • Les établissements de santé/les régions communiquent-elles au ministère de la santé à une fréquence régulière (par exemple, au moins une fois par an) les chiffres obtenus pour ces indicateurs ? • Certains établissements de santé/certaines régions se conforment-ils(elles) davantage que d’autres aux demandes de communication de leurs données au niveau supérieur? Dans l’affirmative, quels sont ces établissements de santé/ces régions et quelles raisons permettent d’expliquer leur meilleure participation ? • Les établissements de santé privés, ou d’autres établissements de santé ne faisant pas partie du système de santé du secteur public font-ils un suivi de ces indicateurs et préparent-ils des rapports sur ces indicateurs ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.10 ET 9.21 À 9.22 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À LA QUESTION 4.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.13 Quels types de systèmes sont utilisés pour les consultations cliniques et pour les orientations- recours en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Existe-t-il des protocoles pour les orientations- recours? • Existe-t-il des systèmes de données pour aider aux orientations-recours tout au long du continuum d’interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (prévention, dépistage et traitement) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 68 • Quel est le principal système utilisé dans le pays pour orienter des femmes vers les services de dépistage ? Vers les services de traitement ? • Quel niveau d’organisation encadre ces mécanismes d’orientation-recours ? • Les systèmes de télémédecine sont-ils synchronisés/ en temps réel ou non synchronisés ? • Existe-t-il des systèmes utilisés pour la prévention, le dépistage ou le traitement qui soient basés sur des appareils mobiles ? • Existe-t-il des systèmes d’orientation-recours ou des systèmes basés sur des appareils mobiles ou des systèmes de télémédecine pouvant servir de modèles ? 9.14 Décrire les éventuels systèmes d’aide à la décision pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels éléments de la lutte contre le cancer du col de l’utérus bénéficient de l’utilisation de ces systèmes ? • Comment fonctionne chacun de ces systèmes d’aide à la décision ? • Donner des exemples de systèmes d’aide à la décision utilisés dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou des systèmes d’aides à la décision clinique utilisés dans le cadre de la prise en charge d’autres pathologies ? • S’il existe des systèmes d’aide à la décision qui ne comportent pas d’éléments faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, existe-t-il des possibilités d’intégrer dans ces systèmes une aide à la décision pour les interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.9, 9.5 ET 9.10 À 9.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.15 Quelles mesures ont été prises pour améliorer la qualité des données de suivi et d’évaluation ? Demandes de précisions : • Ces mesures sont-elles mises en œuvre de manière systématique et formelle ? • Existe-t-il des personnes chargées de comprendre les raisons des éventuels problèmes de qualité des données et d’améliorer la qualité des données dans le pays ? • Existe-t-il une supervision et un audit des données réalisés de manière systématique ? • Les mesures pour améliorer la qualité des données sont-elles appliquées de manière systématique ou seulement en fonction des circonstances ? • Existe-t-il une politique écrite officielle pour l’amélioration de la qualité ? (Dans la mesure du possible, obtenir une copie du document.) 9.16 Décrire les structures et les processus en place pour faire une sauvegarde des données relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Avec quelle régularité sont effectuées ces sauvegardes? • Existe-t-il des lignes directrices et des processus pour la sauvegarde et l’archivage des données ? • La méthode utilisée pour la sauvegarde des données est-elle standardisée ou varie-t-elle d’un établissement de santé ou d’une région à un(e) autre ? Cette sauvegarde se trouve-t-elle dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Existe-t-il des mécanismes pour sécuriser les données sauvegardées ? • Qui a accès aux données sauvegardées et archivées, et qui en est responsable ? 9.17 Quels sont les systèmes anciens pertinents pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les données anciennes sont-elles enregistrées au niveau national ? • Des mesures sont-elles prises pour que les systèmes anciens soient intégrés aux systèmes actuels ? • Comment les données anciennes sont-elles présentées dans les systèmes statistiques nationaux ? • Les données anciennes sont-elles standardisées pour cadrer avec les standards et les lignes directrices actuelles ? Thème des systèmes de données : échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À TOUTES LES SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 69 QUESTIONS DU GUIDE DE DISCUSSION SUR LE THÈME DE L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS SANITAIRES (1.1, 1.5, 2.6, 2.7, 4.3, 4.7, 4.12, 5.2, 5.5, 6.2, 7.2, 7.5, 7.6 ET 8.2) 9.18 Quelle est la situation de l’échange d’informations sanitaires dans le pays ? Demandes de précisions : • Quelles sont les méthodes utilisées pour l’échange d’informations sanitaires ? • Quel est le niveau d’interopérabilité entre les systèmes existants ? Existe-t-il une architecture d’entreprise pour la santé ? • Quel est le niveau d’intégration horizontale des informations sur les patients entre les différents points où sont dispensés les soins (par exemple, entre le laboratoire, la pharmacie, etc.) ? • Quel stade de développement a été atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Quelles sont les normes utilisées pour les données ? Quel type de matériel informatique est requis pour l’échange d’informations sanitaires ? • Dans quelle mesure les méthodes utilisées doivent- elles être adaptées aux besoins ou être élaborées en continu en fonction des circonstances ? • Quels mécanismes sont en place pour mesurer la qualité des données ? 9.19 Quelles sont les méthodes utilisées (ou qu’il est prévu d’utiliser) pour identifier de manière unique chaque cliente ? Demandes de précisions : • Les identifiants sont-ils standardisés d’un système à un autre (par exemple, d’un service de consultation ou d’un registre à un autre) ? • Quels systèmes sont en place pour créer des identifiants et pour en conserver la liste ? • Existe-t-il des lignes directrices sur la manière de créer et d’attribuer les identifiants ? • Existe-t-il des systèmes pour la gestion des identifiants anciens ? • Quelles sont les mesures prises au niveau national ou infranational pour standardiser les identifiants ? Existe-t-il des modèles pour les systèmes d’identification des clients ? • La biométrie est-elle utilisée ? 9.20 Existe-t-il une terminologie, un vocabulaire ou un codage commun utilisé dans les systèmes de données et dans les échanges de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Qui est responsable de la définition de cette terminologie ? • À quelle fréquence cette terminologie est-elle mise à jour ? • Cette terminologie suit-elle des normes internationales ? Dans l’affirmative, quelles sont les normes suivies ? • Cette terminologie est-elle approuvée par le ministère de la santé ? • S’il existe une terminologie/des définitions communes, existe-t-il une version électronique du dictionnaire ? 9.21 Décrire comment les systèmes en place au niveau des établissements de santé intègrent ou partagent des informations avec les systèmes nationaux du ministère (par exemple, les systèmes de suivi et d’évaluation et les systèmes statistiques). Demandes de précisions : • Ces systèmes sont-ils facilement accessibles ? Sont- ils conviviaux ? • Quel est le calendrier de téléchargement des données ? • Comment ces systèmes sont-ils intégrés avec le système de suivi et d’évaluation ou dans les registres ? • Les indicateurs du cancer du col de l’utérus sont-ils intégrés dans le système national d’information sanitaire ? • Quels sont les systèmes disponibles pour l’agrégation verticale des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, DHIS 2) ? Dans quelle mesure le ministère de la santé a-t-il approuvé et est-il partie prenante de ces systèmes? • Donner des exemples de systèmes pour lesquels l’intégration verticale est un succès. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 70 SUGGESTIONS DE DOCUMENTS À EXAMINER Cette liste de suggestions de documents se veut aussi complète que possible, mais elle n’est pas exhaustive. Il peut arriver que certains documents pertinents ne figurent pas dans cette liste ; ils devront cependant être examinés. Les documents figurant dans cette liste doivent être obtenus par l’équipe du PER à partir des sources existant dans le pays et de recherches sur Internet. Les documents sur papier doivent, dans la mesure du possible, être numérisés, et toutes les versions électroniques doivent être conservées conformément au protocole de gestion des données défini pour cette évaluation. Lorsqu’un document n’est disponible que dans une version préliminaire, n’est pas disponible au moment de l’enquête ou n’existe pas, cette information doit être enregistrée dans la réponse aux questions correspondantes de l’enquête. Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie • Rapport sur les données du recensement • Rapports ou fiches d’information sur les enquêtes en population • Rapports sur les registres du cancer • Rapports de synthèse sur les données du programme • Modélisation de la prévalence et de l’incidence de l’infection à VIH Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructure • Organigramme du ministère du pays • Organigramme du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des principales ONG et des principaux partenaires travaillant dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette liste comprend les organisations travaillant dans la recherche, la formation, la prestation de services, la surveillance, la promotion de la santé, etc. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques • Plan sanitaire stratégique pour le pays • Politique ou plan stratégique sur le dépistage du cancer • Politique nationale de lutte contre le cancer • Politique ou plan stratégique sur la vaccination contre le VPH • Politique ou plan stratégique national sur le traitement du cancer du col de l’utérus • Politiques pertinentes sur tous les aspects en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus • Lignes directrices concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus spécifiquement chez les femmes infectées par le VIH • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices de pratique clinique suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services • Documents et plans stratégiques décrivant les programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus • Registre du cancer, suivi national et autres rapports où il est possible d’obtenir les données permettant de calcul des indicateurs concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement et le cancer invasif du col de l’utérus • Enquêtes sur la disponibilité des services, rapports des recensements des établissements de santé et registre des établissements de santé • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) Domaine 5 Ressources humaines pour la santé • Rapports provenant des systèmes d’information concernant la gestion des ressources humaines ou du registre des agents de santé (par exemple, la liste de référence des prestataires) • Rapports budgétaires pour les dépenses salariales • Rapport sur les écoles de médecine, les formations générales, les formations spécialisées • Stratégie pour le renforcement des capacités ou la formation continue des agents de santé SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 71 Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments • Liste des fournitures essentielles et liste des médicaments essentiels • Listes des fournitures et des équipements disponibles qui sont utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (rapports d’inventaire, commandes, etc.) • Lignes directrices, procédures opératoires normalisées ou spécifications techniques en rapport avec le système utilisé pour l’achat et la distribution des équipements et des fournitures utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports ou résultats d’enquêtes dans les structures de soins (par exemple, enquêtes sur la disponibilité des services et sur la capacité opérationnelle des structures de soins) Domaine 7 Laboratoires et méthodes de diagnostic • Politique, plan ou stratégie nationale pour l’agrandissement/la construction et la gestion des laboratoires • Liste des laboratoires offrant des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (notamment la préparation et l’interprétation des frottis, la préparation et l’interprétation des examens histopathologiques sur des prélèvements de tissu cervical, la réalisation du test VPH, etc.) • Lignes directrices pour le programme national d’évaluation de la qualité des examens cytologiques et histopathologiques • Stratégies, lignes directrices ou modes opératoires normalisés concernant l’assurance, le contrôle et l’amélioration de la qualité pour les laboratoires • Formulaires de demande d’examen cytologique et histologique et formulaires de retour des résultats Domaine 8 Financement, budgétisation, et calcul des coûts • Structure salariale pour le personnel de santé du secteur public • Plans d’opérations des pays donateurs ou protocoles d’accord avec les pays donateurs faisant apparaître leurs engagements budgétaires • Documents de budgétisation ou de calcul des coûts des activités du programme antérieur (par exemple, feuilles de calcul ou rapports de synthèse) • Documents ou rapports sur l’analyse des coûts et la planification (par exemple, analyses du rapport coût-efficacité, analyse du coût moyen des services par personne) Domaine 9 Données et systèmes de données • Politiques, plans ou lignes directrices en matière de gestion des données • Stratégie, politique ou plan national en matière de cybersanté et de technologies de l’information et de la communication • Politique, stratégie ou plan en matière de santé mobile • Plan national de suivi et d’évaluation relatif à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des indicateurs nationaux standardisés relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Organigramme pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Document faisant apparaître les allocations budgétaires pour les systèmes de données et les activités de suivi et d’évaluation en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports d’évaluations spécifiques des systèmes d’information en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports des évaluations et des audits réalisés sur les systèmes d’information sanitaire et les systèmes d’information relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices relatives à l’accès aux données • Formats ou normes prédéfinis pour le suivi et l’évaluation et pour les données permettant le calcul des indicateurs ; notes techniques et dictionnaire des données du système national d’information sanitaire • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) • Lignes directrices pour enregistrer les données dans les registres de vaccination contre le VPH et dans les registres du cancer ; lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données de ces registres • Terminologie ou vocabulaire utilisé dans les systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, liste complète des termes/définitions partagé(e)s, dictionnaire des concepts national) ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 72 Vue d’ensemble du programme Question • Fournir un bref historique et une vue d’ensemble du programme, y compris son année de création. Demandes de précisions • Ce programme est-il une émanation d’un programme préexistant (par exemple, d’un programme de prise en charge de l’infection à VIH) ? Dans l’affirmative, ce programme est-il encore fortement intégré dans le programme dont il émane ? • Le programme est-il intégré dans un grand hôpital/dispensaire ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par des fonds publics ou privés ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par différents mécanismes [par exemple, les fournitures sont payées par le ministère de la santé et les salaires payés par le U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR), etc.] ? Cela affecte-t-il les achats, les commandes et les stocks ainsi que la gestion des stocks? Question • Quelle est la zone desservie par ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Donner les principales caractéristiques socioéconomiques de la population de patientes (y compris la prévalence de l’in- fection à VIH). • Quelle est la population cible pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Description de la prestation de services Question • Donner des informations sur la disponibilité des services dans ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Quelle méthode de dépistage du cancer du col de l’utérus est utilisée dans ce programme/cette structure de soins? • Le dépistage du cancer du col de l’utérus est-il proposé dans le cadre des services de santé pour les femmes/des services de santé reproductive ? Dans le cadre des services de prise en charge de l’infection à VIH ? Dans le cadre des services de soins prénatals/services liés à la maternité ? Dans le cadre de campagnes ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de dépistage (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Est-il possible de réaliser un traitement sur place ? Le traitement des lésions précancéreuses est-il le seul traitement dis- ponible ? Est-il possible de faire un traitement du cancer dans cette structure de soins ? Dans l’affirmative, quelles sont les modalités utilisées pour ce traitement ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de traitement (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Quels sont les autres services gynécologiques ou médicaux fournis, le cas échéant ? Question • Décrire la dotation en personnel de ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Où sont formés les prestataires qui réalisent le dépistage/le traitement ? (p. ex., recours à des prestataires locaux formés dans les facultés de médecine du pays, recours à des prestataires locaux formés à l’étranger, recours à des prestataires étrangers formés à l’étranger, etc.) • Des cours de mise à niveau des connaissances et des pratiques sont-ils disponibles dans le pays ? • Existe-t-il des systèmes de suivi des formations du personnel de santé et des diplômes reçus ? Capacité du programme Question • Comment ce programme/cette structure de soins s’assure d’avoir la capacité opérationnelle à fournir les services ? Demandes de précisions • Quel est le nombre total de femmes bénéficiant chaque année d’un dépistage réalisé par ce programme/cette structure de soins ? Quel est le nombre total de femmes bénéficiant d’un traitement ? • Quels sont les équipements disponibles sur place pour fournir les services ? Ces équipements sont-ils bien entretenus/en état de marche ? Dans la négative, existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes, ou cela est-il fait en fonction des circonstances ? • Y a-t-il un accès sur place à des services d’anatomie pathologique ou à des consultations en temps réel ? Dans la négative, où sont situés les services d’anatomie pathologique, et combien de temps cela prend-il habituellement pour recevoir les résultats ? • Certaines capacités sont-elles actuellement limitées (p. ex., les capacités en personnel, en équipements, en espace phy- sique, en fournitures/réactifs, en connexion Internet/au réseau et à l’électricité) ? • Existe-t-il un processus (ou un système) permettant de faire remonter aux décideurs les informations sur les lacunes en termes de capacité ? • Existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en fournitures/réactifs et les problèmes de gestion des stocks ? Question • Ce programme/cette structure de soins dispose-t-il(elle) d’un processus fonctionnel d’orientation-recours ? Demandes de précisions • Ce programme/cette structure de soins peut-il(elle) réaliser des orientations-recours ? Les patientes sont-elles orientées à l’extérieur de la structure de soins ? Dans l’affirmative, vers quelles structures les patientes sont-elles orientées ? • Existe-t-il des méthodes/systèmes pour faire le suivi des orientations-recours ? • Existe-t-il une communication bidirectionnelle entre les structures orientant les patientes pour bénéficier de services spé- cialisés et les structures vers lesquelles ces patientes sont orientées ? • Les informations collectées permettent-elles au programme/à la structure de soins de faire un suivi de différentes va- riables temporelles en rapport avec les orientations-recours (p. ex. , délai entre le dépistage dans la structure de soins et la réception du résultat, délai entre le résultat du dépistage et le traitement, etc.) ? GUIDE DE DISCUSSION PRÉPARÉ POUR UN ENTRETIEN SPÉCIFIQUE DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME POUVANT ÊTRE UTILISÉ COMME MODÈLE Ce guide de discussion est destiné à réaliser des entretiens ciblés visant à obtenir la description d’un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus mis en place par un ministère ou par un partenaire et qui dispose d’un système opérationnel de suivi et d’évaluation, de surveillance ou d’information. L’objectif de ces entretiens est de décrire en détail le programme, sa mise en œuvre ainsi que les systèmes connexes pertinents, afin d’identifier les meilleures pratiques, les enseignements qui peuvent en être tirés ainsi les systèmes existants pouvant être utilisés pour renforcer au niveau national les données et les systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 73 Pratiques relatives à la collecte, l’enregistrement et la gestion des données ainsi qu’à la préparation des rapports Question • Décrire le processus de collecte des données individuelles (sur les clientes). Demandes de précisions • Utilisez-vous des dossiers médicaux électroniques, des bases de données électroniques ou des outils de collecte de don- nées sur papier ? • Combien d’outils différents contiennent des données individuelles concernant les clientes dans une structure de soins ? Les différents outils/systèmes sont-ils intégrés les uns aux autres dans cette structure de soins ? • Les systèmes électroniques de cette structure de soins sont-ils intégrés aux systèmes d’autres structures de soins (ou au niveau infranational ou national) ? • Chaque patiente a-t-elle un numéro d’identification unique ? Dans l’affirmative, comment ce numéro est-il créé ? Cette procédure est-elle standardisée au niveau national ? Le numéro d’identification est-il utilisé dans toute la structure de soins ou à d’autres fins ? • Ce numéro peut-il être utilisé pour établir de manière fiable chez les patientes un lien entre les données produites depuis la réalisation de leur dépistage du cancer du col de l’utérus jusqu’aux résultats obtenus une fois qu’elles ont été traitées, le cas échéant ? Question • Quels membres du personnel sont responsables de la collecte et de la gestion des données ? Demandes de précisions • Qui est responsable de la collecte des données individuelles (sur chaque cliente) concernant le cancer du col de l’utérus et quel outil de collecte de données est utilisé (demander au programme ou à la structure de soins une copie du formulaire utilisé) ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de la collecte de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? Combien d’outils/de formulaires différents cette personne doit-elle remplir pour chaque patiente ? • Existe-t-il une personne différente qui est responsable de l’enregistrement des données individuelles sur le cancer du col de l’utérus dans un système électronique/un registre papier/une fiche individuelle par patiente ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de l’enregistrement de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? De combien d’outils différents cette personne doit-elle extraire des données et dans combien d’outils différents cette personne doit-elle enregistrer des données pour chaque patiente ? Question • Décrire les structures et les processus utilisés pour la préparation des rapports ainsi que pour le suivi des patientes et pour le suivi du programme. Demandes de précisions • Les informations collectées dans les dossiers des patientes ou au niveau de la structure de soins sont-elles suffisantes pour la prise en charge et le suivi des patientes ? Pour la gestion et le suivi du programme ? • Quelles sont les sources de données utilisées pour la préparation des rapports ? • Qui est responsable de la préparation des rapports (agrégation des données à partir des différentes sources de données et préparation du canevas de rapport) ? • La personne responsable de la préparation des rapports à partir des données concernant le cancer du col de l’utérus est- elle également responsable de la préparation des rapports à partir de données concernant d’autres maladies ? • Dans l’affirmative, expliquer brièvement quelle est la charge de travail pour cette personne (p. ex., le nombre de maladies, le nombre de formulaires et d’outils, le nombre d’entités pour lesquelles préparer des rapports, etc.) • À qui les rapports préparés à partir des données sont-ils destinés (p. ex, à une agence de financement, au ministère de la santé au niveau régional ou au niveau national, ou au registre sanitaire) ? À quelle fréquence un rapport doit-il être envoyé à chacune de ces entités ? • Les informations transmises sont-elles standardisées entre les différentes entités (un seul groupe d’indicateurs standardisés avec un seul formulaire de rapport standardisé) ou diffèrent-elles en fonction de l’entité bénéficiaire (p. ex., un ensemble d’in- dicateurs pour le ministère de la santé, et un ensemble d’indicateurs plus nombreux pour un donateur/mécanisme de finance- ment externe) ? • Le programme/la structure de soins reçoit-il(elle) des informations en retour sur les données/les indicateurs présenté(e)s dans le rapport ? • Les prestataires ont-ils participé à l’élaboration des indicateurs transmis au ministère de la santé ou à d’autres entités ? • Quelles sont les difficultés rencontrées lors de la préparation de ces rapports ? • Comment les données sont-elles utilisées (p. ex., commande des fournitures, attribution des ressources humaines, attri- bution du budget/des ressources, préparation de demandes de financement, rapports demandés par les partenaires du programme, apport d’informations sur la politique de santé publique, suivi du programme) ? Question • Comment la qualité des données est-elle assurée dans ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Quelle est la qualité de ces données (p. ex., exhaustivité, obtention en temps opportun, validité, etc.) ? • Existe-t-il des mécanismes opérationnels d’assurance de la qualité des données ? Des vérifications de la qualité des don- nées ont-elles été effectuées ? Calcul des coûts et budgétisation du programme Question • Quels sont les structures et les processus utilisés dans ce programme/cette structure de soins pour la budgétisation et le calcul des coûts ? Demandes de précisions • Le coût unitaire de chaque fourniture/réactif/consommable utilisé(e) pour le dépistage ou le traitement est-il disponible ? • Qui est responsable de la préparation des projections des besoins en équipements/approvisionnement pour le pro- gramme et pour l’attribution d’un budget approprié ? • Quel est le processus utilisé pour déterminer le budget pour ce programme/cette structure de soins (un outil ou un système spécifique est-il utilisé ?) ? Les coûts sont-ils estimés ou prennent-ils en compte le coût unitaire réel de chaque élément dans le pays ?

MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 76 Les enquêtes en population peuvent être utilisées pour évaluer la couverture du dépistage du cancer et pour identifier les obstacles à l’accès aux services de dépistage et de traitement. Cette section de l’Ensemble d’outils s’appuie sur l’indicateur de suivi du dépistage du cancer du col de l’utérus du Réseau mondial de surveillance et fournit aux personnes responsables des enquêtes, aux personnes responsables de la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, aux ministères de la santé et aux autres partenaires un ensemble de questions standardisées en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Le recours à cet ensemble de questions standardisées contribuera à garantir que les données collectées soient utiles à la planification et à l’évaluation des programmes, et à ce qu’elles soient comparables dans le temps et d’un pays à un autre. Les réponses à ces questions fournissent des informations sur la qualité des politiques et des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Dans les pays où de tels programmes sont opérationnels, les données obtenues permettront de calculer des estimations fiables et de qualité de la proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Dans les pays qui ne disposent pas de programmes nationaux, il conviendra de sélectionner dans les différents modules les questions permettant d’obtenir des informations utiles à la préparation d’un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre d’un programme et à la planification de ce programme. En adaptant et en intégrant ces questions standardisées, les programmes peuvent tirer parti des enquêtes démographiques existantes pour mesurer les principaux indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, notamment : 1. La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; 2. Le suivi et le traitement des femmes ayant bénéficié d’un dépistage ; et, 3. Les éléments faisant obstacle au dépistage et au traitement ainsi que les éléments facilitateurs du dépistage et du traitement. Les 13 questions standardisées sont organisés en deux modules : i) un module « de base » (B) comprenant cinq questions ; et ii) un module « de Base Plus » (BPLUS) comprenant les cinq questions de Base, plus huit questions supplémentaires. Chaque question est accompagnée de sa note d’introduction. Dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section, les modules sont présentés dans un format prêt pour l’enquête, avec des fiches de référence pour chaque note d’introduction, chaque question de Base et chaque question de Base Plus. Ces fiches de référence fournissent aux personnes responsables des enquêtes des informations générales ainsi que les instructions nécessaires pour adapter et intégrer les questions dans une enquête en population existante. Tout changement éventuel aux questions et aux notes d’introduction doit être discuté avec les superviseurs et recevoir leur approbation, y compris si le changement est basé sur les informations clés collectées au cours de la réalisation de tests cognitifs. Les fiches de référence incluent également, le cas échéant, des éléments à prendre en considération lors de l’analyse et signalent les points de recoupement avec d’autres sections de ce document (section 3 Suivi des patientes et du programme et section 4 Enquêtes dans les structures de soins). La réalisation de tests cognitifs pour ces modules a révélé que certaines femmes avaient des difficultés à comprendre la définition du col de l’utérus et la définition des méthodes utilisées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle a aussi montré que l’utilisation d’images leur permettait de mieux comprendre de quoi il s’agissait. Des exemples d’images en libre accès se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section ; ces images peuvent être adaptées en fonction du contexte et utilisées pour aider à la compréhension de la note d’introduction. INTRODUCTION SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 77 SUJET QUESTION INDICATEUR Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions conçues pour mesurer la couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus, l’intervalle entre chaque dépistage, le suivi et le traitement. Les cinq questions et les indicateurs qu’elles permettent de mesurer sont présentés dans le Tableau 2.1 ci-dessous. Il est à noter que les indicateurs liés au traitement couvrent à la fois le traitement des lésions précancéreuses et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. TABLEAU 2.1 Module de Base : mesure des aspects clés du dépistage et du traitement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 78 Le module élargi, ou module « de Base Plus », comprend les cinq questions du module de Base plus huit questions supplémentaires. Ces huit questions supplémentaires portent sur la connaissance et la sensibilisation, sur les éléments faisant obstacle au dépistage et les éléments susceptibles de le faciliter, sur le lieu où est réalisé le dépistage, sur l’approche à visite unique, sur les obstacles au traitement et sur la disposition des femmes à accepter ou pas de collecter elles-mêmes leurs prélèvements (par exemple, pour le test VPH). Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. Alors que les questions du module de Base permettent d’obtenir les informations de base essentielles, les différentes questions supplémentaires du module de Base Plus peuvent être sélectionnées par les responsables des enquêtes, selon le contexte, les priorités et les besoins du pays. Les questions du module de Base Plus et les indicateurs qu’ils mesurent sont présentés dans le Tableau 2.2. Afin de faire la distinction entre les questions de Base Plus et les questions de Base intégrées au module de Base Plus, les questions de Base ont reçu un code qui commence par « B » suivi d’un chiffre et les questions de Base Plus ont reçu un code qui commence par « BPLUS » suivi d’un chiffre. Lors de l’intégration de questions de Base ou de questions de Base Plus dans des enquêtes existantes, les responsables des enquêtes peuvent modifier cette convention de code pour suivre celle utilisée dans l’enquête existante. TABLEAU 2.2 Module de Base Plus : mesure d’aspects clés supplémentaires du dépistage et du traitement MODULE DE BASE PLUS SUJET QUESTION INDICATEUR Connaissance et sensibilisation Connaissance et sensibilisation BPLUS1 : avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? BPLUS1 : pourcentage de femmes connais- sant l’existence du cancer du col de l’utérus Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Âge au premier dépistage BPLUS2 : quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS2 : âge moyen au premier dépistage Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Élément ayant facilité le dernier dépistage BPLUS3 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS3 : pourcentage de femmes qui dé- clarent qu’un élément facilitateur particu- lier les a motivées pour faire leur dernier dépistage Endroit où a été réalisé le dernier dépistage BPLUS4 : où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’uté- rus ? BPLUS4 : pourcentage de femmes chez qui le dernier dépistage a été réalisé dans un endroit particulier Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 79 SUJET QUESTION INDICATEUR Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement Proportion de la population étudiée ayant bénéficié d’une prestation de services sui- vant une approche à visite unique BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traite- ment du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? BPLUS5 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement selon une approche à visite unique Obstacles Obstacles au traitement BPLUS6 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traite- ment suite au résultat de votre dernier test ? BPLUS6 : pourcentage de femmes non traitées chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au traitement Obstacles au dépistage BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS7 : pourcentage des femmes n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au dépistage Collecte des prélèvements par les femmes elles-mêmes Acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements BPLUS8 : seriez-vous prête à collecter vous- même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? BPLUS8 : pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 80 ÉLÉMENTS MÉTHODOLOGIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LES MODULES D’ENQUÊTE ENQUÊTE TAILLE HABITUELLE DE L’ÉCHANTILLON TRANCHE D’ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Enquête démographique et sanitaire Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille pour sélectionner les grappes. Sélection systématique des ménages à partir d’une liste de l’ensemble des ménages de la grappe. Sélection aléatoire des membres remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête et appartenant aux différents ménages sélectionnés. (Souvent, toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans sont interrogées.) Enquête en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA) Varie en fonction du contexte du pays et dépend de l’incidence et de la prévalence de l’infection à VIH dans le pays Varie en fonction du contexte du pays: 15 à 49 ans Tous les adultes >15 ans Module pour les adolescents : 10 à 14 ans Sondage en grappes à deux degrés en sélectionnant des ménages. Enquête en grappes à indicateurs multiples (MICS) Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. (Les personnes interrogées comprennent les mères ou les femmes qui s’occupent des enfants dans chaque ménage.) Enquête sur la santé reproductive Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. STEPS (Approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance) Varie en fonction du contexte du pays 18 à 69 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. Sélection aléatoire des membres du ménage remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête. Les modules d’Enquête en population permettent aux pays d’obtenir les données requises pour mesurer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Une fois ces données pondérées de manière appropriée en fonction de la structure de l’enquête et du contexte du pays, il est possible d’évaluer la couverture du dépistage et du traitement. MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Les questions des modules d’enquête sont conçues pour s’intégrer dans les enquêtes en population existantes. Il existe différents types d’enquêtes en population et les contextes dans lesquels elles sont réalisées varient d’un pays à un autre ; chacune de ces enquêtes est donc réalisée en suivant sa propre méthodologie, sa propre structure, et sa propre méthode d’échantillonnage. Des exemples des différences entre les méthodes d’échantillonnage pour différents types d’enquêtes sont présentés au Tableau 2.3. TABLEAU 2.3 Méthode d’échantillonnage en fonction de différents types d’enquêtes en population Les personnes responsables des enquêtes doivent travailler en étroite collaboration avec les biostatisticiens, les spécialistes en méthodologie et les épidémiologistes de leur enquête pour déterminer la taille de l’échantillon et l’âge des personnes interrogées. Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent être pondérées de façon appropriée en fonction de la structure de l’enquête. La section suivante traite des facteurs méthodologiques à prendre en compte lors de l’intégration de questions sur le cancer du col de l’utérus dans une enquête en population existante. Elle aborde notamment la taille de l’échantillon, la signification statistique, l’âge des personnes interrogées, le statut par rapport au VIH et les biais. PHIA : en anglais, Population-based HIV Impact Assessments survey ; MICS : en anglais, Multiple Indicator Cluster Survey. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 81 ESTIMATION DE LA TAILLE DE L’ÉCHANTILLON La taille de l’échantillon est l’un des facteurs méthodologiques les plus importants à prendre en considération dans une enquête, car elle a des conséquences sur la précision et la stabilité des estimations obtenues, ainsi que sur le coût et la durée de la collecte des données. Le budget disponible et les conditions requises pour la qualité des données doivent être pris en compte lors de l’estimation de la taille de l’échantillon, afin de s’assurer que les données produites seront utiles et que le budget pour les obtenir sera suffisant. Le calcul de la taille de l’échantillon nécessite de connaître les éléments suivants : • Le niveau de précision requis (intervalle de confiance) ; • Le niveau de confiance souhaité (valeur de p) ; • La proportion de la population appartenant au groupe cible choisi (estimation ou valeur connue) ; • Le taux prévu ou estimé, ou la prévalence/ proportion d’une caractéristique dans la population étudiée, pour un indicateur spécifique ; • L’effet du plan d’échantillonnage ; • La taille moyenne des ménages ; • L’ajustement à réaliser pour tenir compte de la perte éventuelle de ménages de l’échantillon en raison de non-réponses. Les estimations de la proportion de la couverture du dépistage et de l’effet du plan d’échantillonnage auront un impact sur les facteurs en rapport avec la précision des données, notamment sur les erreurs types et les intervalles de confiance. Les facteurs énumérés ci-dessus varient en fonction de l’indicateur et du contexte. La taille de l’échantillon de l’enquête est donc généralement basée sur les indicateurs qui exigent les tailles d’échantillon les plus grandes. Pour les enquêtes en population à grande échelle, ces indicateurs sont généralement la mortalité infantile et l’incidence de l’utilisation de la contraception ; pour les enquêtes se concentrant sur l’infection à VIH et ayant recours à des biomarqueurs, la taille de l’échantillon sera probablement basée sur l’indicateur de suivi de la suppression de la charge virale. Les personnes responsables des enquêtes devront travailler avec les biostatisticiens de leurs équipes pour déterminer si la structure de l’enquête permet d’obtenir un échantillon de taille suffisante pour mesurer les indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, et apporter les ajustements nécessaires au besoin. Au moment de sélectionner les questions et de déterminer la taille de l’échantillon, les responsables des enquêtes doivent soigneusement tenir compte de l’âge des personnes interrogées, de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et de la prévalence de l’infection à VIH. INFLUENCE DE L’ESTIMATION DE LA PROPORTION DE LA POPULATION QUI A BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE SUR LA SÉLECTION DES QUESTIONS DE L’ENQUÊTE Les différences géographiques dans la disponibilité, l’accessibilité et l’acceptabilité des méthodes de dépistage, ainsi que les différences dans la prévalence de l’infection à VPH, contribuent aux grandes variations dans les taux de cancer du col de l’utérus observées dans le monde. La proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage au niveau national influencera la précision de tous les indicateurs figurant dans les modules. Si cette proportion est faible, la taille de l’échantillon de participantes sélectionnées risque d’être insuffisante pour obtenir des estimations précises, en particulier pour les indicateurs en rapport avec le traitement. Même si la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement a bien été incluse dans les indicateurs de base, les responsables des enquêtes doivent mettre en balance le coût lié à l’inclusion des questions relatives au traitement avec l’estimation de la précision qu’ils peuvent espérer sur la base de la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage et de la taille de l’échantillon. Cependant, même dans les zones où la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement sont faibles, les modules comprennent des questions susceptibles de fournir des informations importantes pour la planification du programme. Il s’agit de la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1), de la question sur les éléments facilitant le dépistage (BPLUS3), des questions sur les obstacles (BPLUS6 et BPLUS7) et de la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles-mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). Si elles sont utilisées sans poser dans un premier temps les questions filtres sur le dépistage et le traitement, les questions sur les obstacles et sur les éléments facilitant le dépistage devront être légèrement adaptées. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 82 ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES Selon les recommandations de l’OMS, toute femme âgée de 30 à 49 ans doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au moins une fois dans sa vie, ou plus fréquemment en fonction des lignes directrices nationales [OMS, 2017]. Cependant, les enquêtes en population ciblent généralement les femmes âgées de 18 ans et plus, certaines enquêtes incluant même les adolescentes à partir de l’âge de 10 ans. Lors de la sélection des questions, les personnes responsables des enquêtes doivent tenir compte de l’âge des personnes interrogées, car la taille de l’échantillon de femmes âgées de 30 à 49 ans pourrait être insuffisante pour produire des données de qualité suffisante sur le dépistage et le traitement. Les responsables des enquêtes peuvent fournir une formation aux enquêteurs sur la façon d’adapter l’enquête en fonction de l’âge des personnes interrogées ciblées. Par exemple, si, dans une région donnée, le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est généralement recommandé qu’à partir de l’âge de 30 ans mais que des femmes âgées de moins de 30 ans font partie de la population de l’enquête, les questions sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ne seront pas appropriées pour ces femmes. Cependant, les adolescentes et les femmes plus jeunes que l’âge recommandé pour le dépistage peuvent répondre à la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1) ainsi qu’à la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES RÉGIONS À FORTE PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH Par rapport aux femmes séronégatives, les femmes vivant avec le VIH ou avec le sida ont un risque plus élevé de présenter une infection chronique au VPH et un cancer du col de l’utérus. Elles ont également un risque plus élevé de développer un cancer plus tôt dans la vie et de mourir plus tôt de cette maladie. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/ normal [OMS, 2017]. En théorie, les questions du module de Base et du module de Base Plus peuvent donc être posées à toutes les femmes séropositives au VIH ou vivant dans une région à forte prévalence de l’infection à VIH, quel que soit leur âge et dès le début de leur activité sexuelle. Il est important de noter que les modules ne comprennent pas de question sur le statut par rapport au VIH. Pour être en mesure de ventiler de manière appropriée les indicateurs clés (par exemple, celui sur la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage) en fonction du statut par rapport au VIH, il faudra donc collecter des informations sur le statut par rapport au VIH des personnes interrogées (positif, négatif ou inconnu). PRISE EN COMPTE DES BIAIS Comme à chaque fois que des données sont collectées directement sur la base des déclarations faites par les personnes interrogées, il est important d’être vigilant quant à la possible présence de biais, notamment les cas d’erreur de classification (lorsqu’une participante identifie de manière incorrecte une catégorie de réponse). Les erreurs de classification peuvent être dues à différentes causes. Par exemple, les femmes ne reçoivent pas toujours suffisamment d’informations sur les procédures effectuées lors des visites gynécologiques et peuvent confondre un examen gynécologique avec un dépistage du cancer du col de l’utérus. D’autres femmes peuvent penser à tort que les traitements prescrits (par exemple, les antibiotiques en cas d’infection) ou les procédures effectuées après le dépistage correspondent à une forme de traitement pour une lésion précancéreuse ou un cancer. La présence d’un biais de désirabilité sociale peut également contribuer à des surdéclarations, en particulier lors d’entretiens en face- à-face. Par exemple, certaines femmes peuvent changer leurs réponses pour plaire à l’enquêteur ou ne pas « perdre la face ». Un certain nombre d’études de validité ont montré que le dépistage du cancer du col de l’utérus est souvent associé à une surdéclaration. Certaines études ont permis d’établir que la correspondance entre les déclarations faites par les femmes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux (valeurs prédictives) était comprise entre 40 % et 90 % [Howard M, 2009 ; Eltoum IA, 2007 ; Rauscher GH, 2008]. Les caractéristiques sociodémographiques, notamment le statut économique, le niveau d’éducation et l’appartenance ethnique, peuvent avoir une incidence sur cette correspondance. En fonction du contexte, il est suggéré d’utiliser des facteurs d’ajustement allant de 10 % à 60 % pour corriger ces surdéclarations. La réalisation d’une étude de validation peut confirmer l’exactitude des données de dépistage et de traitement basées sur les seules déclarations faites par les personnes interrogées, et donner des informations pouvant aider à déterminer les facteurs d’ajustement à appliquer pour corriger les biais liés aux erreurs de classification. VALIDATION La validation des critères compare les déclarations faites par les personnes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux afin d’évaluer l’exactitude des données sur le dépistage et sur le traitement basées sur les déclarations faites par les personnes interrogées. Les SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 83 caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées comprennent : • La sensibilité, qui correspond à la proportion de réponses positives correctement identifiées comme étant positives ; • La spécificité, qui correspond à la proportion de réponses négatives correctement identifiées comme étant négatives ; et • La valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative, qui correspondent à la proportion de réponses positives et à la proportion de réponses négatives qui sont des réponses positives et des réponses négatives réelles. Les caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées peuvent être calculées en déterminant les ratios « déclarations faites par les personnes interrogées » par rapport aux « informations notées dans les dossiers médicaux ». Une analyse de régression multivariée peut être utilisée pour déterminer, parmi les caractéristiques démographiques, celles qui sont associées de façon indépendante à la surdéclaration et à la sous-déclaration du dépistage et du traitement. Pour ce faire, il faudra disposer d’un accès aux dossiers médicaux, disposer d’un numéro ou code d’identification permettant d’établir un lien entre les femmes ayant bénéficié d’un dépistage et celles n’ayant pas bénéficié d’un dépistage d’une part et leurs dossiers médicaux d’autre part, et avoir la certitude que les services médicaux ont été reçus au même endroit que l’étude de validation. Certains éléments d’ordre éthique doivent être pris en considération pour réaliser cette étude de validation. Il faudra notamment obtenir un consentement éclairé pour accéder aux dossiers médicaux, assurer la protection de la vie privée et de la confidentialité, offrir toutes les garanties nécessaires pour les femmes séropositives au VIH et avoir mis en place des mécanismes de suivi et des mécanismes permettant de fournir des informations en retour. RÉALISATION DE TESTS COGNITIFS Les questions de l’enquête ont été conçues pour apporter de manière standardisée les informations nécessaires au calcul des indicateurs clés. Cependant, certains termes peuvent être difficiles à comprendre ou à traduire, ce qui peut contribuer à des erreurs de classification et à un biais de réponse. Pour réduire au minimum les erreurs et produire des données de la meilleure qualité possible, il peut être nécessaire d’adapter le langage et les concepts utilisés. Il est fortement recommandé de réaliser des tests cognitifs, car ces tests peuvent aider à déterminer : • Comment adapter la formulation des questions ; • Comment les questions fonctionnent lorsqu’elles sont posées ; et • Si les questions mesurent les notions et les représentations prévues. La réalisation de tests cognitifs peut également fournir une base pour des travaux de recherche qualitative de suivi qui étudieront la manière dont sont perçus le cancer du col de l’utérus et les méthodes de dépistage. Des tests cognitifs ont été réalisés au cours de l’élaboration de ce module de Base et de ce module de Base Plus afin de tester la fiabilité des questions de l’enquête et des notes d’introduction, ainsi que pour réaliser une analyse de chaque élément. Toutes les questions ont été testées, sauf la question BPLUS7, qui a été ajoutée au vu des conclusions tirées de l’analyse des résultats des tests cognitifs. Les données collectées ont été utilisées pour ajuster la formulation et l’ordre des questions, ainsi que pour fournir des recommandations sur l’adaptation et la traduction spécifiques à chaque pays. Ces résultats ont souligné l’importance de réaliser des tests cognitifs qui tiennent compte du contexte de chaque pays, afin de s’assurer que le langage et la terminologie utilisés sont adaptés et faciles à comprendre. EXAMEN ÉTHIQUE ET PROTECTION DES SUJETS HUMAINS Toute enquête en population à grande échelle doit, sur toute sa durée, être réalisée en suivant des normes éthiques de recherche rigoureuses et des protocoles stricts concernant la protection des personnes interrogées. Bien que les spécificités puissent varier en fonction des enquêtes et des organisations chargées de l’exécution, les principes fondamentaux de l’éthique de la recherche sont relativement standardisés d’une enquête à une autre. Une description de ces principes se trouve au Tableau 2.4. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 84 PRINCIPE ÉTHIQUE EXPLICATION Examen éthique Les protocoles de recherche, y compris tous les questionnaires, doivent être examinés par un comité d’examen institutionnel. Chaque enquête possède son propre règlement, qui stipule les comités d’examen auxquels il convient de s’adresser. En général, il faudra rechercher l’approbation de plusieurs instances ; par exemple, pour une enquête démographique et sanitaire, il faudra obtenir non seulement l’approbation du comité d’examen institutionnel de ICF International, mais aussi l’approbation du comité d’examen institutionnel de chaque pays où elle se déroulera [USAID, The DHS Program, 2016]. Consentement éclairé Les personnes interrogées doivent être informées de certains ou de l’ensemble des éléments suivants, et com- prendre ce dont il s’agit : • L’objet et le contenu de l’enquête ; • Le processus suivi pour l’entretien, y compris une estimation de sa durée ; • La manière dont les données collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ;* • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la personne interrogée ; et recevoir • Les coordonnées de contact. Dans certains pays ou pour certaines enquêtes, un consentement écrit sera exigé, tandis que pour d’autres un consentement verbal suffira. * Les personnes interrogées doivent comprendre que la participation à l’enquête se fait uniquement sur la base du volontariat et qu’elles peuvent mettre fin à l’entretien à tout moment. Respect de l’intimité lors de la collecte de données Autant que faire se peut, les entretiens doivent être menés en privé. La confidentialité permet non seulement de protéger les informations personnelles communiquées par les personnes interrogées, mais aide également à réduire les biais associés au fait que la collecte des données est basée sur les déclarations faites par ces per- sonnes. En cas de question sensible, elles donneront souvent plus facilement une réponse exacte si l’entretien est mené dans un espace privé. Confidentialité tout au long du processus de recherche La confidentialité doit être assurée tout au long du processus de collecte, de saisie et d’analyse des données, ainsi que lors de la préparation et de la diffusion des rapports. Elle exige donc non seulement le respect des pratiques éthiques lors des entretiens, mais aussi lors de la gestion des données. Rendu des résultats des tests aux personnes inter- rogées (le cas échéant) Dans le cadre de certaines enquêtes, les personnes interrogées fournissent des prélèvements biologiques sur lesquels sont réalisés des tests. Dans la majorité de ces enquêtes, cette pratique n’est considérée appropriée sur le plan éthique que s’il est prévu de fournir aux personnes interrogées les résultats de ces tests. Informations en retour fournies aux familles et aux communautés Dans la plupart des enquêtes, il est prévu que les familles et les communautés recevront, le cas échéant et de manière appropriée, des informations en retour sur les résultats obtenus. Même si, dans de nombreuses commu- nautés, la taille des échantillons de personnes interrogées sera insuffisante pour obtenir des conclusions valides sur le plan statistique, les autorités locales apprécieront toutefois de recevoir des informations en retour sur la santé et le bien-être des communautés dont elles ont la charge [UNICEF, 2013]. RECOMMANDATION CONCERNANT LA RÉALISATION DE TESTS VPH DANS LES ENQUÊTES EN POPULATION Un test de recherche de l’ADN du VPH peut être utilisé au niveau d’une population pour estimer la prévalence de cette infection par différents types particuliers de VPH dans cette population. Un test de sérologie du VPH peut également être utilisé pour détecter des anticorps contre différents types particuliers de VPH afin d’identifier les personnes ayant été exposées à ces virus dans le passé. Les données collectées dans certains pays à revenu élevé sont utilisées pour mesurer l’impact des programmes de vaccination contre le VPH sur la réduction du nombre de cas d’infection par le VPH et d’anomalies au niveau du col de l’utérus, ainsi que pour faire un suivi des tendances dans la distribution des différents types de VPH responsables de la survenue de cancers ou de lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus [Soderlund-Strans A, 2014 ; Markowitz LE, 2013]. Le test VPH peut être utilisé comme test de dépistage dans les programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus et dans les projets de recherche sur le cancer du col de l’utérus. Cependant, la réalisation d’un test VPH en population est complexe et demande de disposer de ressources suffisantes sur le plan financier et logistique ainsi qu’en matière de personnel et d’infrastructures. Avant d’inclure un test de dépistage du VPH dans une enquête en population, son utilité potentielle doit être mise en balance avec les difficultés et les coûts associés à sa réalisation, notamment dans les situations où les ressources sont limitées et lorsqu’il existe de multiples priorités en matière de santé. Des documents sur le sujet ont été inclus dans les références bibliographiques et peuvent être consultés en cas de besoin. Lors de l’élaboration de cet ensemble d’outils, les avantages que pourrait apporter l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ont été évalués et comparés aux implications en termes de méthodologie et de logistique. À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé d’inclure de test VPH dans les enquêtes en population, son utilité étant limitée par la complexité et les coûts engendrés. En outre, les résultats fournis par des tests réalisés dans des conditions où les procédures ne sont pas entièrement respectées peuvent être trompeurs et, par la suite, nuire à la qualité des décisions prises lors de l’élaboration de politiques. TABLEAU 2.4 Principes de l’éthique de la recherche SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 85 CANEVAS À UTILISER POUR L’ENQUÊTE Cette sous-section contient le module d’enquête de Base et le module d’enquête de Base Plus. Ils sont fournis dans le format habituellement utilisé dans les enquêtes, ceci afin d’aider à les intégrer, dans leur totalité ou partiellement (seulement certaines de leurs questions), dans une enquête existante. Ce canevas comprend des catégories de codage des réponses obtenues ainsi que des sauts conditionnels, ce qui permet une visualisation claire du flux de chaque module. Remarque sur les catégories de codage des réponses aux questions : la manière de traiter les catégories de réponses utilisées varie d’une enquête en population à une autre. Par exemple, dans les enquêtes démographiques et sanitaires, l’enquêteur ne lit pas d’emblée aux personnes interrogées les réponses aux questions ; il le fait uniquement lorsqu’il est nécessaire d’obtenir des précisions. En revanche, dans l’approche STEPwise (par étapes) de l’OMS utilisée pour la surveillance, toutes les réponses sont lues aux personnes interrogées, sauf les réponses « Ne sait pas » et « Refuse ». Les personnes responsables des enquêtes doivent fournir à leurs enquêteurs des instructions à ce sujet, en fonction de leur pratique. MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 86 MODULE DE BASE PLUS Le module de Base Plus comprend une note d’introduction, les cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B), et huit questions supplémentaires facultatives (avec un numéro de question commençant par BPLUS). N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 Fin du module B2 Quand a été fait votre dernier test pour recher- cher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 Fin du module B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 87 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS1 Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 BPLUS7 BPLUS2 Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Âge (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 88 99 B2 Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 BPLUS3 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? Faisait partie de l’examen de routine Suivi d’un résultat anormal ou non concluant Recommandé par un agent de santé Recommandé par une autre source Présence de douleurs ou d’autres symptômes Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 88 99 BPLUS4 Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Bureau du médecin Service de consultations mobile Dispensaire dans la communauté Hôpital Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 6 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 BPLUS8 B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 ------------------> 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS6 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS5 Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 88 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS6 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? N’a pas été informée qu’elle avait besoin d’un traitement Ne savait pas comment/où recevoir ce traitement Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? ______________ _____________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -----------------> 2 -----------------> 3 -----------------> 4 -----------------> 5 -----------------> 6 -----------------> 7 -----------------> 8 -----------------> 9 -----------------> 10 ----------------> 11 -----------------> 12 ----------------> 88 ----------------> 99 ----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS7 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Ne savait pas comment/où faire faire le test Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? _______________ ______________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 88 99 BPLUS8 Seriez-vous prête à collecter vousmême un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 89 FICHES DE RÉFÉRENCE Cette sous-section contient les fiches de référence pour les notes d’introduction à l’ensemble des cinq questions de Base et des huit questions de Base Plus. Ces fiches de référence expliquent l’objet de chacune des notes d’introduction et des différentes questions, et donnent des instructions sur la manière de les utiliser et de poser les questions, la logique des sauts conditionnels, la définition de différents termes employés, des informations détaillées sur les numérateurs et les dénominateurs ainsi que des recommandations pour une éventuelle adaptation. Pour voir l’ensemble des réponses proposées pour chaque question ainsi que la façon dont chaque question s’intègre dans le module de Base et dans le module de Base Plus, consulter directement les modules dans la sous-section Canevas à utiliser pour l’enquête. NOTE D’INTRODUCTION FICHE DE RÉFÉRENCE POUR NOTE D’INTRODUCTION NOTE D’INTRODUCTION INITIALE : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » (Facultatif : montrer une image du col de l’utérus) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE FROTTIS : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE TEST VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT L’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) But : fournir à la personne interrogée des informations qui l’aideront à comprendre les questions de l’enquête, afin qu’elle puisse y répondre avec précision Instructions : Mentionner uniquement le nom et la note d’introduction supplémentaire du ou des tests pratiqués dans le pays où l’enquête est réalisée (par exemple, le frottis, le test VPH ou l’IVA) Adaptation : Modifier les termes si besoin, en fonction de la langue et du contexte culturel. Par exemple : Bâtonnet = brosse, écouvillon, coton-tige, ou instrument IVA = test au vinaigre La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. L’utilisation d’images pour expliquer ce que sont le col de l’utérus et les méthodes de test peut aider certaines femmes à mieux comprendre la note d’introduction. L’évaluation des images par la réalisation d’un test cognitif avant le début de l’enquête peut fournir des informations utiles pour choisir celles qui seront les mieux adaptées au contexte du pays. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la note d’introduction initiale peut être la suivante : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qui peuvent être réalisés pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests s’appellent le frottis, le test VPH et le test par IVA. » MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 90 QUESTIONS DE BASE FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 1 (B1) : Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion actuelle de la population ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la femme interrogée répond NON Si l’enquête ne peut inclure qu’un nombre limité de questions sur le cancer du col de l’utérus, cette question doit être incluse en priorité avant les quatre autres questions de Base. Définitions : Agent de santé = médecin, infirmière, autre personnel de santé qualifié Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage Refuse = refuse de répondre à la question Indicateur : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays, par exemple : Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage. La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la question peut être adaptée comme suit : avez-vous déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la couverture du dépistage et la disponibilité de ce service collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 91 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 2 (B2) : Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer le nombre moyen d’années écoulées depuis qu’une femme a fait son dernier dépistage du cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes chez qui le dernier test de dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Remarque : « période donnée » fait référence aux différents choix de réponse possibles (il y a moins d’1 an, il y a 1 ou 2 ans, il y a 3 à 5 ans, il y a plus de 5 ans). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a moins d’1 an • Numérateur 2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 1 ou 2 ans • Numérateur 3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 3 à 5 ans • Numérateur 4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a plus de 5 ans Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dernier = le plus récent La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 92 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 3 (B3) : Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : 1) mesurer le pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu le résultat de leur dernier test et ; 2) mesurer la proportion d’un résultat particulier parmi les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la personne interrogée répond N’A PAS REÇU LE RÉSULTAT Définitions : Normal = pas d’indication de lésions précancéreuses Anormal = suspicion de lésions précancéreuses ou présence de lésions précancéreuses confirmées Suspicion de cancer = le personnel de santé soupçonne que la patiente présente un cancer Non concluant ou Douteux = les résultats n’ont pas pu être déterminés Dernier = le plus récent Indicateur 1 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et ayant reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées déclarant avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 1 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Indicateur 2 : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat particulier pour leur dernier dépistage Remarque : « résultat particulier » fait référence aux différents choix de réponse possibles (par exemple, normal, anormal, suspicion de cancer, etc.). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 2.1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir obtenu le résultat Normal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Anormal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Suspicion de cancer à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Non concluant à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.5 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré ne pas avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 2 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Les résultats du frottis sont souvent rendus comme NORMAL ou ANORMAL. Les résultats de l’IVA et du test VPH sont souvent rendus comme NÉGATIFS ou POSITIFS. Les termes peuvent être modifiés au besoin. Par exemple : Normal = négatif Anormal = positif Non concluant = douteux Dans certains pays, les femmes ne sont pas informées qu’elles présentent une suspicion de cancer ; elles sont plutôt orientées vers les services appropriés pour bénéficier de tests supplémentaires. Pour que les données collectées soient de qualité, il est donc très important de faire un test cognitif de la réponse « Suspicion de cancer ». Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur les résultats du dépistage collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 93 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 4 (B4) : Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage chez qui un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Visite de suivi = toute visite ultérieure liée au résultat du test Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et chez qui un suivi a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer, Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant) ; pour chacun de ces indicateurs, le numérateur et le dénominateur seront limités à un type de résultat particulier (Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant) ; par exemple : pour calculer l’indicateur « pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal et pour lesquelles un suivi a été réalisé », le numérateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test et pour lesquelles un suivi a été réalisé » et le dénominateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test ». Adaptation : Le terme « suivi » peut signifier différentes choses pour les personnes interrogées. La réalisation de tests cognitifs peut aider à déterminer si le terme doit être adapté, ainsi que la meilleure façon de traduire cette question. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le suivi. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le suivi collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 94 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 5 (B5) : Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et chez qui un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Les différents traitements proposés pour le col de l’utérus sont les suivants : cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), conisation à froid, hystérectomie simple et hystérectomie radicale, radiothérapie et chimiothérapie. Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et pour lesquelles un traitement a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant). Un exemple se trouve dans la Fiche de référence pour la question B4. Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le traitement. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le traitement collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 95 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 1 (BPLUS1) : Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion de la population sensibilisée au cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Indicateur : pourcentage de femmes connaissant l’existence du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant entendu parler du cancer du col de l’utérus • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. QUESTIONS DE BASE PLUS MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 96 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 2 (BPLUS2) : Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer l’âge au premier dépistage, pour les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Écrire l’âge dans les cases, en marquant seulement un seul chiffre par case. Par exemple : Age 3 2 Indicateur : âge moyen au premier dépistage Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. Les personnes interrogées peuvent avoir de la difficulté à se souvenir de leur âge au premier dépistage. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. Analyse dans les régions où le taux d’infection à VIH est élevé : Chez les femmes vivant avec le VIH/sida, l’âge recommandé pour le premier dépistage est plus bas que chez les femmes séronégatives. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/normal. Pour plus d’informations, se référer à la section Éléments méthodologiques à prendre en considération. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 97 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 3 (BPLUS3) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer quels sont les facteurs qui facilitent le plus souvent le dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée fournit une autre raison que celles proposées, cocher la réponse AUTRE et écrire la raison dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Anormal = lésions précancéreuses suspectées ou confirmées Non concluant = les résultats n’ont pas pu être déterminés Personnel de santé = médecin, infirmière, agent de santé communautaire Indicateur : pourcentage de femmes qui déclarent avoir été motivées par un élément facilitateur particulier pour faire leur dernier test de dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées motivées par un élément facilitateur particulier • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses. Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. En fonction du programme, des réponses supplémentaires pertinentes peuvent être ajoutées : Fait partie de la prise en charge de l’infection à VIH Recommandé par le personnel de santé travaillant dans la prise en charge du VIH Fait partie de la visite de planification familiale Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 98 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 4 (BPLUS4) : Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer où les femmes font leurs tests de dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée déclare que le dépistage a été réalisé dans un endroit autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et écrire l’endroit où a été réalisé le test dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes pour lesquelles le dépistage a été réalisé dans un endroit particulier • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant fait l’objet d’un dépistage dans chaque endroit • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque endroit Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dispensaire dans la communauté = poste de santé ou établissement de santé Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), l’option de réponse PRÉLÈVEMENT RÉALISÉ PAR LA FEMME ELLE-MÊME peut être ajoutée. Des réponses supplémentaires pertinentes en fonction du programme ou du lieu de prestation de services peuvent être ajoutées : Service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Consultations de planification familiale Les options de réponse doivent être adaptées pour tenir compte des lieux de prestation de services particuliers : Établissement de santé dépendant du gouvernement Établissement de santé dépendant d’une ONG Établissement de santé privé Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et sur la disponibilité des services collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 99 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 5 (BPLUS5) : Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? But : mesurer la proportion des services fournis selon l’approche à visite unique Instructions : Cette question ne doit être posée que dans les zones où des services sont fournis selon l’approche à visite unique Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 si la personne interrogée répond OUI, NE SAIT PAS ou REFUSE Définitions : Approche à visite unique (également appelée approche « examen visuel et traitement ») : réalisation du dépistage des lésions précancéreuses et du traitement requis le même jour Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes traitées ayant reçu des services fournis selon l’approche à visite unique • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement au cours de la même visite • Dénominateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un traitement Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : cette question n’est appropriée que dans les pays où les programmes fournissent des services en suivant cette approche à visite unique. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante sur la proportion des services fournis en suivant l’approche à visite unique. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et des services utilisant l’approche à visite unique collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 100 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 6 (BPLUS6) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? But : déterminer les obstacles au traitement Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B5 ou BPLUS5 est NON Lire les options de réponse Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 Indicateur : pourcentage de femmes non traitées qui on reçu un résultat Anormal ou Positif et qui ont identifié un obstacle particulier au traitement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’un obstacle particulier a été leur PRINCIPAL obstacle au traitement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage, ayant reçu un résultat Anormal ou Suspicion de cancer et n’ayant pas reçu de traitement Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque obstacle Adaptation : Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 101 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 7 (BPLUS7) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer les obstacles au dépistage Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B1 est NON Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet Indicateur : pourcentage de femmes n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et ayant déclaré qu’un obstacle spécifique constituait l’obstacle PRINCIPAL au dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et déclarant qu’un obstacle spécifique a été leur PRINCIPAL obstacle au dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque catégorie de réponse désignant un obstacle Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 102 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 8 (BPLUS8) : Seriez-vous prête à collecter vous-même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? But : mesurer la proportion des personnes interrogées qui accepterait de se faire elles-mêmes un prélèvement Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Pour assurer une bonne compréhension de la question, des images explicatives peuvent être utilisées pour illustrer la procédure que les femmes doivent suivre pour se faire elles-mêmes un prélèvement Indicateur : Pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’elles accepteraient de se faire elles- mêmes un prélèvement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : Cette question est surtout appropriée pour les régions où la collecte des prélèvements cervicaux ou cervico-vaginaux par les femmes elles-mêmes a été introduite et/ou lorsque des études pilotes ou des essais contrôlés randomisés sont prévus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 103 a) Spatule en bois b) Brosse endocervicale c) Brosse/balai en plastique Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) EXEMPLES D’IMAGES EXPLICATIVES À UTILISER AVEC LES NOTES D’INTRODUCTION LE COL DE L’UTÉRUS Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) (A) (B) (C) Trompe de Fallope Ovaire Utérus Endomètre Endocol Exocol Vagin Vulve INSTRUMENTS UTILISÉS POUR RÉALISER UN PRÉLÈVEMENT AU NIVEAU DU COL DE L’UTÉRUS SPATULE, BROSSE ET BALAI MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 104 SPÉCULUM Source : Hesperian.org. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. TESTS UTILISÉS POUR RECHERCHER UN CANCER DU COL DE L’UTÉRUS FROTTIS ET TEST VPH Source : Where Women Have No Doctor 2014, chapitre 24, page 378, 2010, Women’s Health Exchange, Issue 1. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 105 MODÈLES DE TABLEAUX PRÊTS À L’EMPLOI Avant d’élaborer un plan d’analyse, il faut tenir compte de la structure de l’enquête existante dans laquelle seront intégrés les modules, en accordant une attention particulière à l’échantillonnage. Dans la plupart des cas, le facteur déterminant pour décider du plan d’échantillonnage et de la taille de l’échantillon ne sera pas la précision des informations que l’on souhaite obtenir à partir des questions concernant le cancer du col de l’utérus. Comme cela a été expliqué dans la sous- section Éléments méthodologiques à prendre en considération et également mentionné dans plusieurs fiches de référence, le fait de mener l’enquête dans un pays où la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage est faible peut avoir pour conséquence que la taille de l’échantillon sera insuffisante pour obtenir des résultats suffisamment précis. Cette sous-section fournit différents exemples de tableaux pouvant servir de référence lors de l’élaboration d’un plan d’analyse. Une fois ces questions intégrées dans une enquête plus vaste, les données obtenues peuvent être analysées et présentées de différentes manières. Il est par ailleurs fortement recommandé de consulter les spécialistes de la méthodologie et les biostatisticiens de l’enquête afin de déterminer quelles seront les limites de ces données. Il est important de noter que les caractéristiques démographiques et les questions utilisées pour les collecter peuvent varier en fonction de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules, et que les options de dépistage et de traitement seront différentes d’un pays à un autre. Les personnes responsables des enquêtes doivent adapter le contenu et la structure des tableaux en fonction du contexte et des besoins du pays. EXEMPLE 1 Lorsque les directeurs des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus cherchent à déterminer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage, à décrire les tendances de l’accès au dépistage ou à identifier les populations qui pourraient être ciblées pour une sensibilisation au dépistage et la création d’une demande en dépistage, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH afin d’apprécier la couverture des services dans la population séropositive au VIH. L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 1 : Statut par rapport au dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) General 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 106 EXEMPLE 2 S’il s’avère que la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage est faible, les directeurs des programmes peuvent souhaiter chercher à mieux connaître les obstacles auxquels les femmes sont confrontées pour accéder aux services de dépistage en fonction des caractéristiques démographiques de ces femmes. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 2 : obstacles au dépistage du cancer du col de l’utérus en fonction de certaines caractéristiques démographiques Remarque sur l’adaptation : ce tableau peut être facilement adapté en suivant le même format de base pour étudier les facteurs faisant obstacle au traitement. IC = intervalle de confiance OBSTACLES AU DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Caractéris- tiques démo- graphiques Manque d’informations Gêne Trop cher Manque de temps Manque de disponibilité des services Mauvaise qualité des services Peur de la procédure Croyances culturelles Opposition d’un membre de la famille Autre Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 107 EXEMPLE 3 Supposons qu’un directeur de programme souhaite obtenir des informations sur la proportion de résultats Anormal ou Suspicion de cancer aux tests de dépistage du cancer du col de l’utérus dans différents sous- groupes de la population parce qu’il voudrait mieux cibler les interventions et aider à la prise des décisions programmatiques. Il pourrait aussi désirer savoir si les femmes reçoivent ou non les résultats de leur test de dépistage. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 3 : Résultats du test de dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉSULTAT DU DERNIER TEST DE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS CHEZ LES FEMMES QUI ONT REÇU UN RÉSULTAT Caractéristiques démographiques Normal Anormal Non concluant Suspicion de cancer Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 108 EXEMPLE 4 Lorsqu’un directeur de programme veut vérifier que les lignes directrices actuelles sont respectées ou bien que le programme atteint les objectifs actuels en matière de traitement des femmes présentant des lésions précancéreuses ou un cancer invasif du col de l’utérus, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Questions venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? • Question B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? • Question B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Si l’approche à visite unique est une stratégie utilisée dans le programme, le directeur de programme peut également vouloir examiner les réponses à la question suivante : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Comme indiqué dans l’exemple ci-dessous, la présentation peut se limiter aux réponses « Oui » à certaines des questions qui précèdent. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 4 : Proportion de la population étudiée ayant bénéficié de visites de suivi et d’un traitement en fonction du résultat du dernier test de dépistage VISITE DE SUIVI ET TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Résultat Au moins une visite de suivi A reçu un traitement, quel qu’il soit Traitement lors d’une même visite Globalement Anormal Non concluant Suspicion de cancer SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 109

SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 112 Le suivi du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. Les informations et les outils présentés dans cette section sont destinés à faciliter la réalisation du suivi d’un programme complet de prévention du cancer du col de l’utérus à l’aide d’un système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) basé au niveau des établissements de santé, en faisant en sorte que les informations obtenues aident aussi à la prise de décision clinique et à la prise en charge des patientes. Tous les instruments opérationnels présentés dans cette section sont prévus pour être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies « Dépistage et traitement » présentées dans les Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014] : 1. Dépistage par IVA seule 2. Dépistage par cytologie ou test VPH, suivi d’une colposcopie 3. Dépistage par test VPH, suivi d’une IVA 4. Dépistage par test VPH seul Ces instruments opérationnels peuvent également être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies traditionnelles mises à jour mentionnées dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] : dépistage par test VPH, puis cytologie, puis, en cas de résultat positif, orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et biopsie afin de déterminer le traitement. Dans de nombreux pays, des stratégies de suivi et d’évaluation, des protocoles de suivi des patients ou des systèmes d’information en rapport avec la gestion sanitaire existent déjà ; mais ces dispositifs n’en sont parfois qu’à un stade embryonnaire, ne sont pas assez standardisés ou manquent de données et d’indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils et les informations présentés dans cette section ne sont pas destinés à remplacer les systèmes existants, mais plutôt à les développer et à les améliorer. Raisons d’investir dans l’amélioration de la collecte de données et de la préparation de rapports : • Le fait de mesurer le résultat d’une action permet de s’assurer que cette action sera réalisée ; • Sans mesure des résultats, il est impossible de distinguer la réussite de l’échec, d’identifier toute lacune et de formuler des solutions ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est se priver d’en tirer des leçons et de les partager ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est aussi s’interdire de la récompenser ; • Priver la réussite de la récompense qu’elle mérite équivaut à tolérer tout aussi bien l’échec ; • Ne pas savoir reconnaître un échec, c’est se priver de la possibilité de le corriger ; • Seules les actions ayant fait la preuve d’un rapport coût-efficacité favorable sont susceptibles d’être mises en œuvre à plus grande échelle. Remarque sur les nouvelles technologies de dépistage et de traitement : cette section traite des techniques de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Les outils fournis pourront être adaptés au fur et à mesure que les techniques progressent. Le suivi des techniques de dépistage et de triage ainsi que de certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone peut être réalisé en adaptant et en élargissant les éléments de données et les indicateurs en rapport avec l’IVA et la colposcopie. Ces outils peuvent également être adaptés de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses, comme la coagulation par la chaleur, en adaptant les éléments de données en rapport avec la cryothérapie. Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. Le suivi des patientes et du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. INTRODUCTION SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 113 Avant la mise en œuvre d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus, il convient de s’assurer de la disponibilité des ressources nécessaires pour faire le suivi et l’évaluation de ce programme et pour apporter les modifications nécessaires en cas de besoin. Les principaux rôles et responsabilités en matière de suivi et d’évaluation dans le cadre d’un programme habituel de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont présentés au Tableau 3.1. TABLEAU 3.1 Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 1 DHIS 2 est un système d’information open source et flexible disponible en ligne avec des fonctionnalités de visualisation des données et la possibilité de présenter les données sous forme de graphiques et de tableaux croisés dynamiques. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION ENTITÉ RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION Communauté : clientes Elles participent au suivi et à l’évaluation en fournissant aux prestataires des informations sur leurs antécédents en matière de dépistage et de traitement, leurs données démographiques et leurs coordonnées. Elles reçoivent en re- tour des informations sur l’utilisation des services de prévention du cancer du col de l’utérus dans leur communauté. Personnel des structures de soins : prestataires [médecins, infirmiers(ères) et sages- femmes), personnel faisant la saisie des données, infirmiers(ères) responsables] Les prestataires sont les principaux responsables de la collecte des données, en remplissant un document source (formulaires individuels) pendant la visite des clientes. Le personnel faisant la saisie des données transfère dans un registre les données figurant dans chaque formulaire individuel et calcule les indicateurs en utilisant un For- mulaire de synthèse mensuelle des données. Les infirmiers(ères) responsables doivent rencontrer les prestataires pour examiner et utiliser les données afin de guider la prise de décision au niveau des structures de soins. Ils(Elles) doivent chercher à résoudre les difficultés rencontrées par le programme et mises en évidence par les statistiques sur la prestation de services obtenues de manière systématique. Personnel au niveau infranational : supervi- seurs et personnel Ils s’assurent que les données sont vérifiées en menant des évaluations régulières de la qualité des données, si possible lors de visites de supervision de soutien. Ils aident les prestataires des structures de soins à comprendre la signification et les implications des données collectées. Ils aident et forment le personnel des structures de soins à préparer les rapports mensuels. Ils agrègent les données relatives aux structures de soins et saisies dans les Formulaires de synthèse mensuelle des données ; ils réalisent cette agrégation en utilisant un système électro- nique, par exemple le DHIS 21 (certains membres du personnel de la structure de soins sont parfois formés à cette tâche), ce qui permet de visualiser et d’utiliser ces données. Ils travaillent avec les fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial Ils utilisent les données agrégées provenant des structures de soins et du niveau infranational pour orienter la programmation générale de la prévention du cancer du col de l’utérus. Ils utilisent les données disponibles pour décider des allocations budgétaires. Ils identifient les enseignements à tirer de ces données pour faire des recom- mandations stratégiques et prendre des décisions stratégiques. Ils veillent à ce que les informations tirées des données parviennent en retour aux superviseurs des districts. Ils travaillent avec le personnel au niveau infranatio- nal à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Personnel technique du programme et par- tenaires chargés de la mise en œuvre Ils collaborent avec l’équipe de suivi et d’évaluation à l’élaboration et à la sélection des indicateurs afin d’obtenir des informations utiles pour la mise en œuvre du programme. Ils sont les usagers en bout de chaîne des informations obtenues pour la prise de décision. Ils participent aux visites de suivi. Ils donnent des conseils au personnel du minis- tère de la santé sur les progrès à réaliser en vue d’atteindre les objectifs fixés pour le niveau national. Ils apportent des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. Ils fournissent une assistance technique au ministère de la santé pour mettre en œuvre et améliorer le programme en fonction des résultats du suivi et de l’évaluation. Personne(s) contact pour le suivi et l’éva- luation Elle a un rôle de coordination. Elle forme les prestataires et les autres membres du personnel du programme à la collecte de données standardisée. Elle dirige l’analyse et la synthèse des données au niveau infranational et au niveau national. Elle fournit aux donateurs, au ministère de la santé et aux différentes structures de soins ayant collecté les données les résultats des analyses réalisées en les comparant aux niveaux de référence et aux ob- jectifs fixés. Elle aide à ce que tous les intervenants aient le sentiment d’être partie prenante du système de suivi et d’évaluation dans son ensemble et adhèrent à ce système. Elle élabore et met à jour des manuels, des lignes directrices, du matériel de formation et des rapports pour le suivi et l’évaluation du programme. Elle apporte des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 114 Le suivi des programmes de prévention du cancer du col de l’utérus a pour but principal de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des services. Le fait de collecter, d’agréger et d’analyser en temps opportun les données en tirant parti du système national d’information sanitaire permet de remédier rapidement aux problèmes. Ces activités doivent donc être menées régulièrement dans le cadre des programmes [OMS, 2015]. Pour pouvoir intégrer la collecte de données sur le cancer du col de l’utérus dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) national existant, les pratiques en matière de données doivent être standardisées, en disposant notamment d’un ensemble standardisé d’indicateurs. Une liste de suggestions d’indicateurs se trouve au Tableau 3.2, et des informations plus détaillées sur la méthode à suivre pour la mesure de ces indicateurs sont données dans des tableaux de référence figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces indicateurs sont calculés à l’aide de données obtenues lors de la prestation de services de dépistage et de traitement, et permettent de faire une mesure quantitative de l’évolution d’un programme par rapport aux résultats attendus et aux critères de jugement fixés. La liste des indicateurs proposés dans cette section et les informations d’accompagnement qui la complètent ont pour objectif d’aider à sélectionner, en vue d’une collecte systématique, les indicateurs de programme et les indicateurs de prestation de services les plus susceptibles de fournir des données pertinentes pour la prise de décision. Ces indicateurs seront utilisés par les ministères de la santé, par les partenaires chargés de la mise en œuvre ainsi que par tout autre intervenant concerné pour établir des systèmes de suivi et d’évaluation destinés aux nouveaux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans le cadre de programmes déjà opérationnels, ils peuvent être comparés aux indicateurs en place afin d’améliorer les systèmes de suivi et d’évaluation existants, en procédant, selon les besoins, à des adaptations, des suppressions ou des ajouts. Les données requises pour calculer les indicateurs doivent être compilées et présentées sous la forme de rapports sur une base mensuelle, trimestrielle ou annuelle, en fonction des cas, et analysées en temps opportun. Pour assurer que les calculs sont faits à chaque fois de la même façon, les variables requises pour le calcul des numérateurs et des dénominateurs des indicateurs présentés sous la forme de pourcentages doivent être intégrées dans le SIGS existant. Lorsque l’enregistrement des données et le suivi sont effectués de manière régulière, il devient possible de définir des objectifs et des niveaux de référence appropriés pour les structures de soins, pour les districts (ou pour l’unité infranationale concernée) et pour les programmes nationaux. INDICATEURS SUIVIS AUX DIFFÉRENTS NIVEAUX : MONDIAL, NATIONAL, INFRANATIONAL ET STRUCTURES DE SOINS Alors qu’elles sont produites au niveau des structures de soins, les données sur la prestation de services apportent des informations utiles pour la prise de décision au niveau des structures de soins, au niveau infranational et au niveau national. Cependant, l’ensemble des indicateurs n’est pas utilisé à chacun de ces niveaux. Par exemple, le fait de connaître le nombre de cas de cryothérapie différée au niveau des structures de soins peut être utile pour améliorer la communication avec les clientes et leur sensibilisation ; mais il n’est pas forcément indispensable de connaître cette information au niveau infranational et au niveau national. La Figure 3.1 montre sous la forme d’un graphique la manière dont les informations circulent depuis le niveau des structures de soins jusqu’au niveau national, et permettent aussi de produire des rapports à l’échelle mondiale. INDICATEURS SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 115 NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et pour déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial D IM IN UT IO N D U N O M BR E D ’IN D IC AT EU RS INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU MONDIAL Pour le suivi des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau national et au niveau mondial, l’OMS recommande de collecter des indicateurs d’exécution, des indicateurs de résultat et des indicateurs d’impact. Les indicateurs d’exécution recommandés par l’OMS sont en rapport avec la couverture du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses. L’indicateur d’impact recommandé évalue la mortalité. Des outils et des informations d’orientation pour aider à la collecte des données permettant de mesurer la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage à l’aide d’enquêtes en population sont disponibles à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population Les sources de données utilisées pour calculer la couverture et les indicateurs d’impact au niveau mondial n’entrent pas dans le cadre de la collecte et de l’agrégation systématiques des données sur la prestation de services. L’indicateur de couverture est traité à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population. L’indicateur d’impact est calculé à partir de données provenant du registre du cancer établi au niveau de la population ou d’hôpitaux sentinelles ; il se situe donc en dehors du cadre de cet ensemble d’outils. Les registres du cancer aident à la collecte de données sur les cas de cancer et sur les décès ; l’analyse de ces données peut aider à déterminer la survenue et les tendances de différentes maladies dans une population définie. Des informations sur l’enregistrement des cas de cancer sont disponibles sur le site Web de l’Initiative mondiale pour le développement des registres du cancer (GICR) du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) [CIRC, 2018]. Des orientations supplémentaires sur les principaux indicateurs mondiaux de couverture et d’impact de l’OMS se trouvent dans les documents La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017] et Suivi des programmes nationaux de lutte contre le cancer du col : contrôle de la qualité et assurance de la qualité des programmes basés sur l’inspection visuelle à l’acide acétique (IVA) [OMS, 2014]. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU NATIONAL Pour les programmes nationaux, les indicateurs suivis au niveau national sont calculés en utilisant des données agrégées à partir des formulaires de synthèse mensuelle des données remplis par les structures de soins et saisies dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS). Il s’agit généralement d’un petit nombre d’indicateurs clés qui donnent un aperçu ciblé mais complet de la situation et qui apportent des informations utiles pour le suivi et la gestion des programmes. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU INFRANATIONAL Le suivi au niveau infranational se fait sur un ensemble d’indicateurs plus large, ce qui permet d’avoir un aperçu plus étendu des activités du programme (par exemple, d’obtenir des informations sur la formation, de mener des activités de surveillance au niveau des structures de soins, etc.) et de la prestation de services de routine. L’utilisation de ces indicateurs permet aux unités infranationales d’examiner les données et les tendances de différentes structures de soins et de répondre rapidement à tout problème identifié. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS La majorité des données permettant le calcul des indicateurs sont collectées au niveau des structures de soins à l’aide de formulaires individuels et d’un registre. Les données provenant de ces différentes sources sont synthétisées à l’aide d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données qui permet ensuite de calculer les indicateurs suivis au niveau de chaque structure de soins. Cette synthèse des données est FIGURE 3.1 Agrégation des indicateurs et flux des informations stratégiques SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 116 ensuite transmise au niveau infranational et au niveau national. Une fois parvenues au niveau infranational, au niveau national et au niveau mondial, les données agrégées au niveau des différentes structures de soins permettent de calculer les indicateurs clés utilisés pour le suivi. ÉTABLISSEMENT DE PRIORITÉS DANS LE CHOIX DES INDICATEURS Le calcul d’un grand nombre d’indicateurs permet de faire des mesures bien au-delà des aspects programmatiques essentiels et fournit, en théorie, de nombreuses informations utiles. Cependant, la collecte, la gestion et l’analyse des données nécessaires pour le calcul de ces indicateurs supplémentaires demandent du temps et des ressources considérables. De plus, il est important que les informations soient obtenues à chaque fois de la même façon et soient facilement utilisables ; les systèmes d’information ne peuvent donc en collecter qu’une quantité limitée. Pour permettre une amélioration des programmes, il est préférable de faire le suivi d’un nombre restreint d’indicateurs, de les calculer à partir d’informations collectées à chaque fois de la même façon à l’aide d’outils cohérents, de les ventiler entièrement et de les analyser correctement plutôt que de collecter de manière inappropriée une grande quantité d’informations sans liens les unes avec les autres et qui ne seront pas toujours utilisées [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Avant d’introduire un indicateur dans la liste des indicateurs standardisés à suivre au niveau national, ses avantages et ses inconvénients doivent donc être soigneusement pesés. Ces différents aspects pris en compte, les indicateurs présentés dans cette section ont été organisés et classés en trois catégories : indicateurs mondiaux (M), indicateurs de base (B) et indicateurs facultatifs (FAC). Pour montrer comment ils s’articulent dans la liste et dans le continuum de soins, une version abrégée de ces différents indicateurs est présentée au Tableau 3.2. Pour aider à déterminer ceux à sélectionner en priorité, des tableaux de référence fournissant des informations détaillées sur les méthodes de mesure de chaque indicateur se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. TABLEAU 3.2 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS DÉPISTAGE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépis- tage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée FAC1.0.1 Échec du test de dépistage* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat* Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dé- pistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an RÉSULTATS DU DÉPISTAGE ET ORIENTATIONS-RECOURS M2.0 Taux de positivité au test de dépis- tage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour les- quelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur test de dépistage au cours d’une période donnée FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 117 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage dont le résultat était positif au cours d’une période donnée FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage, qui se sont rendues à cette visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé FAC2.2.2 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage FAC2.2.4 Ayant reçu les résultats du triage** Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont eu besoin d’un traite- ment** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus TRAITEMENT ET ORIENTATIONS-RECOURS M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thérapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothé- rapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC3.3.3 Réalisation de la cryothérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplis- sant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne rem- plissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 118 * S’applique aux méthodes de dépistage, de triage ou de diagnostic nécessitant la collecte et l’analyse de prélèvements (dépistage du VPH, frottis/examen cytologique, biopsie). ** S’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement (par exemple : un test VPH suivi d’une IVA ; un test VPH ou un examen cytologique suivi d’une colposcopie). *** S’applique au dépistage du VPH réalisé sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes. INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traite- ment et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des struc- tures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes*** Proportion des tests de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes LIENS ENTRE LES STRUCTURES DE SOINS ET LES LABORATOIRES FAC5.0 Temps d’obtention des résultats des tests réalisés* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélè- vements* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire* Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage INTÉGRATION AVEC LES SERVICES DE LUTTE CONTRE LE VIH FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC DÉNOMINATEURS DES INDICATEURS Deux grands types de dénominateurs sont utilisés pour calculer les indicateurs : les dénominateurs obtenus à partir de la population et les dénominateurs obtenus à partir du programme. Dénominateurs obtenus à partir de la population. Le dénominateur est le nombre de personnes dans un groupe, que ces personnes aient ou non eu un contact avec le système de santé. Ce type de dénominateur est pertinent pour le calcul de l’indicateur Taux de dépistage. Lors du calcul du Taux de dépistage et pour les statistiques compilées au niveau des structures de soins, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible dans la zone desservie par la structure de soins ; pour les statistiques compilées au niveau infranational ou au niveau national, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible enregistrées au niveau du district ou au niveau national lors d’un recensement. Dénominateurs obtenus à partir du programme. Ce type de dénominateur est obtenu à partir du système de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il est utilisé pour la majorité des indicateurs proposés. Par exemple, pour l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage, le dénominateur est le nombre total de femmes (dans la tranche d’âge cible) qui ont bénéficié d’un test de dépistage (pour la première fois de leur vie) au cours de la période spécifiée. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 119 VENTILATION DES INDICATEURS La ventilation sépare les données utilisées pour le calcul des indicateurs agrégés en différents sous-groupes en fonction d’éléments de données afin d’identifier et de mettre en évidence d’éventuelles différences entre les groupes [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Afin de s’assurer que les informations stratégiques produites par le système de suivi du programme sont utiles pour gérer ce programme ainsi que pour améliorer les services, et que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, les éléments de données en fonction desquels il est recommandé de faire une ventilation ont été spécifiés pour chaque indicateur. Les éléments de données fréquemment utilisés pour la ventilation des données en rapport avec le cancer du col de l’utérus sont indiqués ci-dessous. • Groupe d’âge ou tranche d’âge : dans la tranche d’âge cible, en dehors de la tranche d’âge cible ; ou tranches d’âge discrètes en fonction de l’épidémiologie ou des pratiques de données dans le pays (par exemple, <20 ans, 20 à 29 ans, 30 à 39 ans, 40 à 49 ans, >49 ans). • Géographie ou localisation : province, région, district ou toute autre frontière administrative à même de faciliter les principales analyses et permettre le retour d’informations ; milieu rural ou milieu urbain (Remarque : la géographie, le niveau de structure de soins et/ou le nom de la structure de soins doivent systématiquement faire partie des groupes de ventilation au niveau infranational et au niveau national ; ils n’ont donc pas été indiqués pour chaque indicateur). • Statut par rapport au VIH : VIH positif, VIH négatif ou Statut par rapport au VIH inconnu. • Méthode de dépistage (lorsque plusieurs méthodes sont utilisées) : IVA, IVL, test VPH, examen cytologique. • Type de visite de dépistage : premier dépistage, dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif). • Point de prestation de services : services fixes, unités mobiles (Remarque : pour permettre aux indicateurs clés de fournir d’autres informations utiles, les données peuvent aussi, le cas échéant, être ventilées en fonction d’éléments de données supplémentaires pour inclure les structures ou les points de prestation de services intégrés, par exemple les services de prise en charge de l’infection à VIH, les services de planification familiale, les services de prise en charge des IST, etc.). Plusieurs mesures doivent être respectées pour permettre la ventilation des indicateurs : la collecte des éléments de données clés au niveau individuel doit se faire dans un format standardisé ; chaque élément de données doit être intégré en suivant des processus standardisés pour la synthèse et la transmission des données ; enfin, des méthodes doivent être en place pour assurer l’intégrité des données tout au long du processus de synthèse et d’agrégation. Pour s’assurer que les données obtenues sont de qualité, il est important que celles-ci soient collectées, agrégées et préparées sous la forme de rapports en utilisant des formulaires standardisés (des exemples sont présentés à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section). Il est aussi essentiel que le personnel impliqué reçoive une formation appropriée et que les données soient examinées régulièrement. Lorsque cela est possible, la mise en place d’un lien entre le SIGS et le système de dossiers médicaux électronique utilisé pour les patientes peut améliorer considérablement la qualité des données et réduire la charge de travail ; l’agrégation des données et le calcul des indicateurs peuvent alors se faire de manière automatisée. Les principes suivis lors de l’établissement des priorités dans le choix des indicateurs doivent également être appliqués pour déterminer quels indicateurs ventiler en fonction de quels éléments de données, la qualité devant être privilégiée par rapport à la quantité. En examinant comment la ventilation influe sur les informations fournies par un indicateur, il est possible de déterminer si la valeur des informations supplémentaires obtenues justifie les investissements supplémentaires à réaliser en termes de collecte, de gestion et d’assurance de la qualité des données. Par exemple : À son niveau de base, l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (indicateur B2.0 du Tableau 3.2) doit permettre le suivi de la qualité du test de dépistage en mesurant le pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée. Comme le montre le Tableau 3.3, pour s’assurer que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, la définition de l’indicateur peut être limitée aux femmes dans la tranche d’âge cible tout en remplissant son objectif de contrôle de la qualité du test. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 120 Tel que présenté au Tableau 3.4, l’indicateur remplit toujours son objectif, mais il fournit des informations plus complètes pour prévoir les ressources à allouer. Cependant, le fait que les données soient agrégées ne permet pas de prendre en compte le fait d’appartenir ou non à une population cible vulnérable ; une ventilation des résultats permettrait de rendre cette information encore plus utile. Dans certains cas, la ventilation du numérateur fournit à elle seule suffisamment d’informations. Comme le montre le Tableau 3.5, la ventilation par groupe d’âge du numérateur uniquement permet seulement de calculer le Taux de positivité au test de dépistage global et la contribution de chaque groupe d’âge à ce taux global. TABLEAU 3.5 Ventilation du numérateur INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 35 35.0% En dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Les programmes peuvent viser à fournir des services de dépistage uniquement aux femmes appartement à une certaine tranche d’âge cible ; dans ce cas, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus fournira toutes les informations nécessaires. Cependant, si des femmes en dehors de cette tranche d’âge cible bénéficient aussi de services de dépistage, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus passe à côté d’informations importantes. Comme le montre le Tableau 3.4, la perspective commence à changer lorsque la population prise en compte dans le calcul de cet indicateur de base est élargie. TABLEAU 3.4 Taux de positivité au test de dépistage – tous âges confondus Cette ventilation limitée met en évidence qu’une proportion très élevée des tests positifs proviennent de femmes dont l’âge se situe en dehors de la tranche d’âge cible ; cependant, des informations supplémentaires doivent encore être obtenues pour pouvoir examiner cette question dans son contexte. En poussant l’analyse encore plus loin et en ventilant le numérateur et le dénominateur par groupe d’âge (Tableau 3.6), il est possible d’obtenir les informations manquantes en permettant le suivi du Taux de positivité au test de dépistage global et le suivi du Taux de positivité au test de dépistage pour chaque groupe d’âge (y compris pour les femmes les plus vulnérables). Il est alors facile de calculer également la contribution de chaque groupe au nombre total de femmes ayant un résultat positif et au nombre total de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 400 TABLEAU 3.3 Taux de positivité au test de dépistage – âges cibles uniquement SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 121 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12,5 % Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 8.8% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 16.3% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 35 35.0% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 400 50.0% En dehors de la tranche d’âge cible 400 50.0% La ventilation intégrale des indicateurs accroît la complexité des processus de collecte, de gestion et d’agrégation des données. Cependant, comme le montre cet exemple, la ventilation peut permettre d’identifier des points importants à éclaircir par des recherches plus approfondies. Dans le cas de cet exemple, la ventilation a permis d’identifier qu’une forte proportion de femmes avaient bénéficié d’un dépistage alors qu’elles se trouvaient en dehors de la tranche d’âge cible, et que cette population présentait un taux élevé de positivité. Ces particularités n’auraient pas pu être identifiées en utilisant l’un des indicateurs agrégés simples. Il convient de noter qu’un indicateur facultatif (FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible) est proposé pour permettre d’identifier si une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage ont un âge se situant en dehors de la tranche cible ; cependant, FAC1.1 ne permettra pas d’identifier si le taux de positivité au test est élevé dans cette population. Au bout du compte, l’approche adoptée pour obtenir les informations stratégiques voulues en couvrant toutes les questions pertinentes avec une sensibilité appropriée dépendra du contexte, des priorités et des ressources du programme. Les programmes doivent mettre en balance les besoins en informations nécessaires pour le suivi des patientes et des programmes avec la capacité du personnel et des systèmes à collecter et gérer des données de qualité pour pouvoir faire ce suivi. Il faut également prendre en considération la nécessité d’une harmv onisation avec les autres approches existantes. Pour les programmes dont le système de suivi est encore embryonnaire, il est souvent préférable de ventiler entièrement les indicateurs de base en fonction des éléments de données clés, et de limiter la ventilation d’indicateurs supplémentaires pour les niveaux plus élevés que le niveau des structures de soins. Ici encore, il est important de rappeler que l’un des principes directeurs clés à suivre au moment d’instituer des pratiques en matière de données est de toujours privilégier la qualité par rapport à la quantité. TRANCHES D’ÂGE Comme cela a été montré dans l’exemple ci-dessus, les tranches ou les groupes d’âge sont souvent des composantes ou des facteurs de ventilation clés pour un indicateur, car ils permettent d’obtenir des informations utiles pour déterminer si le programme atteint avec efficacité une population cible et aide au suivi des personnes les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus. La tranche d’âge cible utilisée pour calculer ou ventiler les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pertinents doit être déterminée en fonction de l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays et des lignes directrices nationales de lutte contre cette maladie. Dans un contexte de forte prévalence de l’infection à VIH, la tranche d’âge cible doit être adaptée en fonction de la positivité du statut par rapport au VIH et être conforme aux lignes directrices en vigueur dans le pays ou au niveau mondial. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans ; cependant, l’OMS recommande que toutes les femmes infectées par le VIH bénéficient, quel que soit leur âge, d’un dépistage par IVA sitôt que leur infection par le VIH a été identifiée. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans, qui sont celles les plus exposées au risque. Lorsque la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS est différente de celle recommandée dans un pays, les systèmes de données doivent être conçus de manière à pouvoir transmettre les données permettant le calcul au niveau mondial des indicateurs Taux de dépistage, Taux de positivité au test de dépistage et Taux de traitement tels qu’ils ont été définis. STATUT PAR RAPPORT AU VIH La charge de cancer du col de l’utérus étant plus élevée dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il est recommandé d’y ventiler la majorité des TABLEAU 3.6 Ventilation du numérateur et du dénominateur SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 122 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE EN DEHORS DE LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% 16.3% 12.5% Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH Positivité au test de dépistage – VIH positif 14.3% 17.1% 16.5% Positivité au test de dépistage – VIH négatif 7.1% 8.0% 7.2% Positivité au test de dépistage – femmes au statut par rapport au VIH inconnu 10.0% 16.0% 14.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 65 100 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 10 47 57 57.0% VIH négatif 20 2 22 22.0% Statut par rapport au VIH inconnu 5 16 21 21.0% B2.0 NUMÉRATEUR (aussi B0.0): nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 400 400 800 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 70 275 345 43.1% VIH négatif 280 25 305 38.1% Statut par rapport au VIH inconnu 50 100 150 18.8% indicateurs en fonction du statut par rapport au VIH afin de s’assurer que les informations collectées prennent bien en compte la population de femmes (et de jeunes filles) vivant avec le VIH, qui présente un risque élevé. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est relativement faible, il n’est pas toujours important pour le programme de faire une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et cette question peut être réexaminée. Comme le montre l’exemple ci-dessous (Tableau 3.7), une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH permet de calculer un Taux de positivité au test de dépistage spécifique pour les femmes infectées par le VIH. Dans le cas de cet exemple, la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge permet de mettre en évidence une corrélation plausible entre le fait d’avoir un statut par rapport au VIH positif et une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage en dehors de la tranche d’âge cible, et aussi de retrouver le taux élevé de positivité au test de dépistage déjà relevé dans l’exemple précédent. TABLEAU 3.7 Exemple de ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge TYPE DE VISITE DE DÉPISTAGE Pour le suivi de nombreux programmes, les données sur les services fournis sont simplement agrégées en totaux globaux, sans prendre en considération les antécédents de dépistage des clientes. Cette agrégation de l’ensemble des dépistages peut donc regrouper les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un dépistage de suivi post-thérapeutique après le traitement de lésions précancéreuses, et celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif. Au niveau des structures de soins et aux niveaux plus élevés, ce nombre agrégé est important car il permet de mieux appréhender la demande en services de dépistage et de traitement et, par conséquent, de planifier les ressources humaines et matérielles nécessaires pour répondre à cette demande. Pour le calcul des totaux et des indicateurs à partir de données agrégées, certains programmes ne prennent en compte que les données relatives aux dépistages réalisés pour la première fois. Une analyse se concentrant sur les premiers dépistages est importante pour déterminer avec précision si un programme atteint les personnes les plus à risque (c’est-à-dire celles de la tranche d’âge cible qui n’ont encore jamais bénéficié d’un dépistage) et pour obtenir des informations sur la charge de la maladie dans cette population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage. Les indicateurs recommandés par l’OMS se focalisent sur les dépistages réalisés pour la première fois afin qu’ils cadrent avec les objectifs de la plupart des programmes (par exemple, que l’ensemble des femmes de la tranche d’âge cible bénéficient au moins une fois d’un dépistage) et parce que cette information est essentielle à la mise en place d’actions coordonnées pour lutter contre le cancer du col l’utérus. Chacune de ces deux stratégies d’agrégation des données fournit des informations précieuses, mais aucune ne permet à elle seule de faire un suivi complet : SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 123 • Le suivi du nombre total de dépistages sans aucune ventilation donne une vision imprécise du taux de positivité au test de dépistage dans les sous-groupes à risque de la population cible (les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et celles ayant bénéficié d’un suivi post-thérapeutique). • Le suivi du traitement à partir du nombre total de dépistages sans aucune ventilation ne permet pas au programme de faire un suivi du succès du traitement et d’obtenir une estimation de son efficacité. Certains problèmes importants pourraient alors ne pas être détectés, par exemple la présence d’un pourcentage élevé de femmes ayant besoin d’un nouveau traitement quand le dépistage de suivi post-thérapeutique réalisé un an après le traitement de lésions précancéreuses s’avère positif (voir l’exemple présenté au Tableau 3.8). • Il est essentiel que l’ensemble des femmes qui ont besoin d’un suivi et d’un traitement (celles pour qui le dépistage et/ou le triage s’avère positif) bénéficient de ce suivi et de ce traitement. Si l’indicateur ne prend en compte que les dépistages réalisés pour la première fois, il ne sera pas possible de faire un suivi de cette composante clé des soins et des résultats pour les patientes. • Le fait de restreindre le calcul des indicateurs aux dépistages réalisés pour la première fois ne permet d’obtenir qu’une partie des informations nécessaires pour planifier des ressources suffisantes pour le programme, pour faire un plaidoyer afin de répondre à la demande dans son ensemble, et pour adapter la gestion du programme, y compris les politiques. Bien que cela la rende plus complexe, l’approche utilisée doit si possible intégrer les deux stratégies en agrégeant les données relatives à l’ensemble des dépistages pour obtenir un total (par exemple, Total des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, Total des femmes ayant un résultat positif à un test de dépistage, etc.), tout en conservant la possibilité de faire une ventilation de ce total en sous-groupes par « type de visite de dépistage » : dépistage réalisé pour la première fois, nouveau dépistage après dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et dépistage de suivi post- thérapeutique. L’intérêt de cette approche est démontré dans le Tableau 3.8 : sans une ventilation du numérateur et du dénominateur en fonction du type de visite de dépistage, il n’aurait pas été possible de mettre en évidence que le taux de positivité au test est extrêmement élevé pour les dépistages de suivi post-thérapeutique. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL NOMBRE ET POURCENTAGE PROPORTION DU TOTAL VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 14.7% 2.0% 9.0% 12.5% Ventilation en fonc- tion du type de visite de dépistage Positivité au test de dépistage – premier dépistage 12.5% 2.5% 7.8% 10.7% Positivité au test de dépistage – dépistage post-thérapeutique à 1 an 53.3% 0.0% 40.0% 40.0% Positivité au test de dépistage – nouveau dépis- tage systématique 12.5% 0.0% 0.0% 10.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat PO- SITIF à leur test de dépistage 81 1 18 100 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois et pour lesquels le résultat était positif 60 1 14 75 75.0% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an pour lesquels le résultat était positif 16 0 4 20 20.0% Nombre de nouveaux dépistages systématiques (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) pour lesquels le résultat était positif 5 0 0 5 5.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 550 50 200 800 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois 480 40 180 700 87.5% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an 30 10 10 50 6.3% Nombre de nouveaux dépistages systématiques 40 0 10 50 6.3% TABLEAU 3.8 Exemple de ventilation en fonction du type de visite de dépistage (et du statut par rapport au VIH) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 124 STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : RÉSULTATS DES TESTS DE DÉPISTAGE Pour réaliser le suivi des patientes et celui des programmes, la terminologie utilisée dans l’ensemble des points de prestation de services pour classer les résultats des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus doit être standardisée. Les prestataires et les autres personnes responsables de la collecte et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer et d’agréger correctement les tests de dépistage réalisés et leurs résultats. RÉSULTATS DE L’IVA Aux fins de suivi, les résultats possibles pour une IVA peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif (remplissant les critères pour un traitement par cryothérapie/ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) 3. Positif, suspicion de cancer Les options 2 et 3 sont toutes les deux considérées comme un résultat positif. Pour le calcul de l’indicateur, les femmes ayant bénéficié d’un test de dépistage (ou de triage) par IVA dont le résultat est « positif » ou « positif, suspicion de cancer » sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif (ou des femmes chez qui le triage s’est avéré positif). Les résultats positifs sont ventilés en « lésions précancéreuses » et « suspicion de cancer », car le cheminement à suivre pour le traitement sera différent, les cas de suspicion de cancer nécessitant une évaluation plus approfondie (colposcopie, biopsie, diagnostic) afin de déterminer quelles options de traitement envisager. Des définitions cliniques se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Résultat de l’IVA non concluant ou indéterminé Il est habituellement rare que le résultat de l’IVA soit non concluant (ou indéterminé), mais cela peut avoir un impact sur le nombre de résultats positifs. Les options possibles en cas de résultat non concluant sont les suivantes : 1. Faire une nouvelle application d’acide acétique. Si le résultat est à nouveau non concluant : 2. Demander à un collègue de faire immédiatement une consultation ou organiser une consultation après quelque temps. Si les options 1 et 2 ne sont pas disponibles : 3. Classer le résultat comme positif. RÉSULTATS DU FROTTIS/DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un examen cytologique peuvent être classés en deux options : 1. Normal (absence de lésion intraépithéliale ou de malignité) 2. Anormal (présence d’une anomalie des cellules épithéliales)1 Pour permettre une standardisation de la formulation des différents indicateurs, la seule présence d’une anomalie quelle qu’elle soit des cellules épithéliales est considérée comme un résultat positif. Bien que l’examen cytologique permette de déterminer des degrés d’anomalie et même d’identifier des lésions précancéreuses, la présence de lésions précancéreuses et la suspicion de cancer doivent toutes deux être enregistrées comme un résultat positif. Les femmes ayant un résultat anormal à un test de dépistage par frottis sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Lorsque cela est possible, une ventilation des indicateurs pertinents peut fournir des informations plus précises sur les résultats. Pour les programmes faisant appel à une stratégie de dépistage utilisant l’examen cytologique suivi de la colposcopie, il est possible d’adapter les indicateurs pour prendre en compte le seuil de résultat du dépistage avec présence d’ASCUS2 recommandé pour orienter la patiente vers une structure spécialisée pour un triage par colposcopie. RÉSULTATS DU TEST VPH Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un test VPH peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif 3. Nécessité de faire un nouveau test STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES Lors de l’enregistrement des résultats, des erreurs ayant une incidence sur la qualité des données de suivi 1 Pour connaître la définition clinique des résultats, se référer au système de classification de Bethesda : Nayar R, Wilbur DC (eds). The Bethesda system for reporting cervical cytology: definitions, criteria, and explanatory notes, ed 3. New York, Springer, 2015. 2 Atypie des cellules épidermoïdes de signification indéterminée (en anglais, atypical squamous cells of undetermined significance, ASCUS) ; Système de Bethesda 2001. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 125 peuvent se produire lorsque : 1. Les visites de dépistage au cours desquelles une suspicion de cancer est diagnostiquée sur la base d’un examen initial au spéculum ne sont pas comptabilisées comme des « visites de dépistage réalisées » ; 2. Les dépistages qui n’ont pas pu être effectués en raison d’une cervicite ou d’une infection autre sont comptabilisés comme des « dépistages réalisés » ; et 3. Les cas de suspicion de cancer ne sont pas comptabilisés comme des résultats de dépistage positifs. À titre d’exemple, imaginons une femme qui fait une visite de dépistage par IVA. Au cours de l’examen au spéculum initial, et avant l’application d’acide acétique, le prestataire identifie une masse ressemblant à du chou-fleur. Il en déduit que la femme présente une suspicion de cancer et recommande qu’elle soit orientée vers une structure spécialisée pour une évaluation plus approfondie et la pose d’un diagnostic. Bien que dans ce cas il n’y ait pas eu d’application d’acide acétique, le dépistage a bien rempli l’objectif prévu, c’est-à-dire d’identifier les personnes avec une probabilité élevée de présenter une maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Cette visite doit donc être considérée comme un dépistage réalisé pour lequel le résultat est positif avec une suspicion de cancer. Si le prestataire n’avait pas classé cette visite comme un dépistage réalisé, celle-ci ne serait pas comptabilisée dans le nombre total de dépistages pour la structure de soins en question. Si par ailleurs, au cours de l’examen au spéculum initial, le prestataire identifie une cervicite, il ne fait alors pas d’application d’acide acétique, mais prescrit des médicaments et demande à la femme de revenir pour une autre visite afin de réaliser le dépistage. Au cours de cette visite initiale, l’objectif prévu du dépistage ne sera donc pas rempli, et le dépistage ne devra donc pas être considéré comme réalisé. En outre, le prestataire doit systématiquement enregistrer le fait qu’il n’y a pas eu d’application d’acide acétique lors d’une visite de dépistage par IVA. Le dépistage vise à identifier les femmes à risque de cancer du col de l’utérus avant qu’elles ne présentent des symptômes. Cependant, une femme peut se présenter pour un dépistage parce qu’elle ressent des symptômes. Dans ce cas, il est important qu’en plus des différentes mesures qui auront été prises, le prestataire enregistre que la femme ressentait des symptômes afin de pouvoir effectuer un suivi approprié des patientes et savoir interpréter les tendances du recours aux services de dépistage. STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : ORIENTATION-RECOURS, EXAMEN DIFFÉRÉ ET PATIENTES PERDUES DE VUE Une fois qu’une femme a reçu un résultat positif à son dépistage, il est parfois nécessaire que le traitement soit différé ou de faire une orientation-recours, ces situations étant fréquemment une occasion pour ces femmes d’être perdues de vue. Chacun de ces termes peut être défini de plusieurs façons. Les définitions données ci-dessous ont été utilisées pour les indicateurs dont la liste figure au Tableau 3.2 et pour le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données présenté à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Traitement différé : • Refus de la cliente de recevoir immédiatement un traitement pour des raisons personnelles ; ou • Incapacité du prestataire/de la structure de soins à fournir immédiatement un traitement en raison de l’indisponibilité temporaire de certaines ressources. Orientation-recours : • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale n’est pas censée fournir ; ou, • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale est censée fournir mais n’est pas en mesure de fournir en raison de l’indisponibilité temporaire ou prolongée de certaines ressources. L’orientation-recours peut se faire à l’initiative du site de dépistage (par exemple, une femme pour laquelle le dépistage positif a révélé la présence de lésions de grande taille ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie est orientée vers une autre structure pour bénéficier d’une RAD) ou du site de traitement (une femme a bien été orientée vers cette structure pour bénéficier d’une RAD, mais lors de la visite pour réaliser la RAD, une suspicion de cancer est diagnostiquée et la femme est orientée vers une troisième structure pour bénéficier d’une évaluation plus poussée). Le terme « orientation-recours » peut également être utilisé pour classer le passage d’un prestataire à un autre ou d’un point de prestation de services à un autre au sein d’un même établissement de santé. En l’absence de normes mondiales pour définir le moment où une femme qui ne se conforme pas à une orientation- recours ou ne se présente pas pour bénéficier d’un traitement qui a été différé passe dans la catégorie des « perdues de vue », les programmes doivent élaborer leurs SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 126 propres définitions standardisées. Par exemple, « perdue de vue » peut être défini comme « cliente qui ne se rend pas à une visite programmée après orientation-recours » ; ou « cliente qui ne se présente pas pour un traitement programmé après que celui-ci a été différé ». Dans le cadre de définitions plus robustes, assorties d’échéances, et qui prennent en compte l’impact du manque de connexion entre les structures de soins et les insuffisances des mécanismes prévus pour le retour d’information, une classification en tant que « perdue de vue » peut être attribuée à une femme qui ne se conforme pas comme prévu à une orientation-recours ou ne se présente pas comme prévu à une visite de traitement dans les six mois suivant sa visite de dépistage. Afin d’assurer la qualité des données obtenues et de la prestation des soins prodigués aux clientes, des définitions standardisées doivent être élaborées à l’échelle nationale pour les termes « traitement différé », « orientation- recours » et « perdue de vue » en fonction de la structure du système de santé, des mécanismes d’orientation- recours et des algorithmes utilisés pour le dépistage et le traitement. Les prestataires ainsi que le personnel chargé de la saisie et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer correctement les cas de traitements différés, d’orientations-recours et de perdues de vue. SUIVI DES STRATÉGIES « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » : CLASSIFICATION DU BUT DE LA PROCÉDURE Plusieurs des stratégies de dépistage recommandées comprennent une étape d’examen de triage (après la réalisation du test de dépistage initial) pour déterminer si un traitement est nécessaire ainsi que le type de traitement que la femme devra recevoir en fonction de différents critères [OMS, 2017]. Parmi les indicateurs figurant dans la liste, plusieurs sont spécifiques au suivi des complexités supplémentaires liées à l’utilisation de stratégies « Dépistage-triage-traitement ». D’autres indicateurs plus généraux peuvent nécessiter un examen ou une adaptation supplémentaire. Des informations et des exemples pour aider à adapter ces indicateurs non spécifiques se trouvent dans les tableaux de référence et dans d’autres outils figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Dans de nombreux pays qui n’en sont qu’à la phase de mise en place d’un programme national organisé ou qui sont en train de passer d’une stratégie de dépistage à une autre, plusieurs méthodes de dépistage et/ou stratégies peuvent être employées par les prestataires en exercice ; par exemple, l’IVA peut être utilisée comme test de dépistage initial et comme test de triage ; l’examen cytologique peut également être utilisé comme test de dépistage initial, comme test de triage ou test de dépistage secondaire et en cas de contre-indication à l’IVA. Lorsque l’IVA ou l’examen cytologique est utilisé à plusieurs fins au sein d’un même programme, la terminologie utilisée pour classer les résultats doit rester la même ; cependant, une classification précise du but de la procédure (par exemple, dépistage ou triage) doit être ajoutée pour éviter la survenue de problèmes de qualité une fois les données agrégées. ÉVALUATION VISUELLE AVANT DE RÉALISER LE TRAITEMENT : ÉLÉMENT SUPPLÉMENTAIRE À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LA CLASSIFICATION DE LA PROCÉDURE En plus de son utilisation en tant que test de dépistage initial ou en tant que test de triage, l’IVA peut être utilisée en tant qu’évaluation visuelle avant de réaliser le traitement chez les femmes pour lesquelles le dépistage ou le triage s’avère positif et qui sont orientées vers une structure spécialisée pour le traitement de leurs lésions précancéreuses. À titre d’exemple, imaginons une femme pour qui un dépistage par IVA s’avère positif, avec l’identification d’une lésion de grande taille qui ne remplit pas les critères pour être traitée par cryothérapie. Cette femme est orientée vers une deuxième structure de soins pour un traitement potentiel de cette lésion par RAD. Dans cette deuxième structure de soins, le prestataire devant effectuer la RAD utilise de l’acide acétique pour visualiser la lésion et confirmer que celle-ci remplit les critères pour être traitée par RAD. Si cette inspection visuelle avant de réaliser le traitement était classée de manière erronée comme un test de dépistage par IVA, elle serait alors comptabilisée deux fois dans le total obtenu par agrégation pour le programme, ce qui aurait un impact négatif sur la qualité des données de suivi. Lorsque la colposcopie est utilisée à plusieurs fins (par exemple, pour le triage afin de déterminer si une lésion précancéreuse requiert un traitement, pour faire une évaluation supplémentaire en cas de lésions de grande taille ou de suspicion de cancer, pour aider avant de réaliser le traitement et/ou une biopsie, etc.), il faut également être vigilant lors de la classification et de l’enregistrement de la raison de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et du but de cette procédure. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 127 Pour que les patientes soient prises en charge de manière appropriée ainsi que pour éviter les doublons et autres problèmes de qualité des données, il est capital que le but de chaque procédure soit consigné avec précision et de manière cohérente en utilisant une terminologie et des formulaires standardisés, en s’assurant que le personnel soit formé et en réalisant régulièrement une supervision de soutien. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES ZONES OÙ LA PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH EST ÉLEVÉE Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, certains aspects particuliers doivent être pris en compte lors de l’adaptation des indicateurs proposés et de la mise en place de pratiques de données standardisées. Il faut notamment répondre aux questions suivantes : • Existe-t-il une différence entre l’intervalle recommandé au niveau national entre chaque dépistage pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Cela a-t-il des conséquences sur la collecte et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une différence entre la tranche d’âge cible pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Comment adapter ou ventiler au mieux les indicateurs proposés afin d’obtenir des informations utiles ? • Quel est le niveau d’intégration du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus et du programme de lutte contre le VIH ? En outre, l’écart par rapport aux points de référence acceptés à l’échelle mondiale devra être pris en compte dans le contexte de la prévalence de l’infection à VIH. Par exemple, dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est faible, le point de référence pour le taux de positivité au test par IVA est de 5 à 25 % (Tableau 3.9) [ACCP, 2004]. Dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le taux de positivité au test par IVA peut être supérieur à 25 %, en particulier dans une population n’ayant encore jamais fait de dépistage. Ces aspects à prendre en considération ont été soulignés tout au long de cette section. Des documents supplémentaires peuvent être consultés pour mettre en place un suivi de l’intégration aux services de lutte contre l’infection à VIH, notamment les directives de l’ONUSIDA sur le suivi de la lutte contre le sida de 20171 ou le guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH.2 1 http://www.unaids.org/sites/default/files/media_asset/global-aids-monitoring_fr.pdf 2 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/44558/9789241501347_eng.pdf?sequence=1 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 128 Cette section décrit un système d’information sanitaire de base dans lequel les données passent du niveau de la collecte auprès des clientes au niveau du programme national grâce à l’utilisation d’outils interconnectés cadrant avec les besoins cliniques et les indicateurs nationaux (Figure 3.2). Les outils décrits dans cette sous-section comprennent un formulaire individuel (pour chaque cliente), un registre pour compiler les données, et un formulaire de synthèse des données pour la préparation de rapports et la saisie dans le SIGS. En plus de ces trois outils de base, les programmes doivent élaborer des formulaires ou des registres supplémentaires pour collecter des informations supplémentaires sur les orientations-recours et le suivi, sur les processus de laboratoire (par exemple, pour le contrôle de la qualité), sur les processus de la chaîne d’approvisionnement et sur la gestion des cas de cancer invasif. Ces outils supplémentaires dépendant fortement du contexte du programme, ils ne sont pas présentés en détails dans cette section. FIGURE 3.2 Flux des informations entre les différents outils de collecte et d’agrégation des données Afin de disposer de davantage de données de haute qualité, des documents pratiques de référence destinés à concevoir ou améliorer les outils de base pour collecter et agréger les données pour le suivi des patientes et celui des programmes se trouvent à la sous-section Outils et documents de mise en œuvre à la fin de cette section. COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES FORMULAIRES INDIVIDUELS DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Le premier point de collecte des données est le Formulaire individuel (à remplir pour chaque cliente). Il est utilisé par les prestataires et le personnel des structures de soins pour collecter des informations sur les visites des clientes ainsi que des données sur le dépistage, les orientations-recours et le traitement des lésions précancéreuses. Les éléments de données collectés MARCHE À SUIVRE POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES SUR LA PRESTATION DE SERVICES ET POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE DES DONNÉES SYNTHÈSE MENSUELLE : fait la synthèse des visites des clientes dans une structure de soins au cours du mois précédent. Les données sont agrégées au niveau infranational et incorporées directement dans le SIGS et dans les indicateurs nationaux. SYNTHÈSE ANNUELLE : utilisé pour préparer des rapports à l’échelle mondiale et faire le suivi au niveau national dans les pays où les programmes sont encore embryonnaires. Fait la synthèse des visites des clientes au cours de l’année précédente. REGISTRE: journal de bord de la structure de soins dans lequel sont synthétisées les données du formulaire de dépistage de chaque cliente. Il crée une source de données agrégées pour la saisie dans le SIGS (via le formulaire de synthèse des données). FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE: enregistrement des visites des clientes et des données sur le dépistage, les orientations- recours et le traitement. NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous- ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 129 dans le formulaire individuel sont ensuite saisis dans le registre, celui-ci étant utilisé en fin de chaîne pour remplir le Formulaire de synthèse mensuelle des données. L’utilisation de formulaires individuels standardisés au niveau national aide à ce que les mêmes données soient collectées dans tous les sites dans un format permettant l’échange, l’agrégation et la transmission de ces données ainsi que la préparation des rapports. Pour s’assurer que les informations concernant les clientes restent confidentielles, toutes les données individuelles sur chaque cliente saisies dans ces formulaires et dans le registre doivent être stockées dans un endroit dont l’accès est contrôlé, ou dans une base de données ou un système électronique sécurisé. Pour faciliter son utilisation et la collecte de données standardisées, le formulaire individuel doit répondre aux critères suivants : • La présentation doit respecter l’ordre chronologique, afin de rendre compte du cheminement de chaque cliente dans la structure de soins et des visites qu’elle a effectuées, depuis le moment où elle accepte le dépistage jusqu’au traitement des lésions précancéreuses ou à son orientation vers une autre structure spécialisée. • L’utilisation du formulaire doit permettre la réalisation d’une évaluation complète, une prise de décision clinique standardisée et une amélioration de la continuité dans la prise en charge. • Tous les éléments de données doivent aider le prestataire dans sa prise en charge clinique et/ ou collecter des données servant au calcul des indicateurs. L’ajout de chaque élément de données dans un formulaire a un coût associé pour la collecte, la compilation et l’analyse des données, pour l’impression du formulaire, etc. • Pour enregistrer des informations sur la cliente, sur son statut par rapport au VIH, sur le type de visite et sur les procédures de dépistage et de traitement utilisées, il est préférable que le prestataire remplisse des champs spécifiques proposant des options de choix de réponse plutôt que de noter à la main des réponses non structurées. • La mise en page doit être conviviale pour les prestataires et pour le personnel chargé de la saisie de données. ÉLÉMENTS DE DONNÉES INDIVIDUELLES CONCERNANT LES CLIENTES Les éléments de données minimaux à enregistrer dans le formulaire individuel se répartissent en plusieurs grandes catégories qui s’appliquent à toutes les stratégies de dépistage et de traitement et comprennent les éléments requis pour : • Identifier de manière unique le point de prestation de services (par exemple, le nom de la structure de soins, le nom du prestataire) ; • Identifier de manière unique la cliente et permettre de la contacter ultérieurement (par exemple, identifiant unique de la cliente, numéro de téléphone de la cliente) ; • Aider à la prise de décision clinique lors de la visite en cours (par exemple, date des dernières règles, antécédents de dépistage) ; • Faire le suivi de la prestation de services (par exemple, type de visite de dépistage, réalisation ou non du dépistage, traitement fourni) ; • Faire le suivi des étapes ultérieures de la prestation de services et de soins aux clientes (par exemple, critères pour recevoir les traitements, orientation-recours). La Liste de contrôle des éléments de données du Formulaire individuel de dépistage et de traitement (qui se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) contient l’ensemble des éléments de données minimaux requis pour le suivi des indicateurs de base sur le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses. Ces éléments de données minimaux sont suffisants pour aider lors de la prise de décision clinique standard. Cependant, des éléments facultatifs supplémentaires permettant de collecter des informations plus détaillées sur certains aspects de la prise en charge des patientes et d’aider au calcul d’indicateurs facultatifs ont également été inclus dans la liste ; chacun de ces éléments peut être examiné afin de décider s’il sera retenu ou non. Cette liste de contrôle peut être utilisée par les pays et par les programmes pour 1) élaborer de nouveaux formulaires de dépistage et de traitement des clientes ; 2) déterminer si les formulaires de dépistage et de traitement existants sont adéquats ; et 3) fournir des options pour améliorer ou modifier les formulaires existants. Afin de garantir que les formulaires individuels puissent être utilisés aussi bien pour le suivi des patientes que pour le suivi du programme, les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites doivent travailler avec les prestataires de services lors de la mise en œuvre de cette liste de contrôle. Une fois qu’un formulaire individuel a été élaboré, il est essentiel de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau du programme national. Les programmes doivent également élaborer des formulaires spécifiques supplémentaires, ou en adapter la version existante. Il s’agit, par exemple, des formulaires pour les orientations-recours et des formulaires pour faire le lien avec les laboratoires (par exemple, des formulaires où sont enregistrées les principales données sur les SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 130 1 Un registre du cancer collecte des informations détaillées sur les patients atteints de cancer et sur les traitements qu’ils reçoivent ; ces données sont stockées sous forme électronique. clientes et accompagnant les prélèvements envoyés au laboratoire pour analyse). Des exemples de formulaires illustrant différentes manières de structurer les éléments de données minimaux et certains éléments de données facultatifs pour collecter des données auprès des clientes se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. S’y ajoute un Dictionnaire de données abrégé, qui donne une définition détaillée des différents éléments de données ; il doit être utilisé en complément de la liste de contrôle lors de l’incorporation d’éléments de données à saisir sous forme électronique dans un dossier médical, dans un registre ou dans le SIGS. Aspects à prendre en considération pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement pour leur test VPH Pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement (à domicile ou sur site), il est important de s’assurer, lors de l’élaboration des formulaires individuels de collecte de données, que ceux-ci comportent bien les champs permettant d’enregistrer tous les éléments de données nécessaires, aussi bien dans le cas où le formulaire est rempli par la cliente elle-même puis remis à la structure de soins avec le prélèvement que lorsqu’il est rempli par le personnel de la structure de soins au moment où la femme remet le prélèvement. Lorsque les femmes ne remettent pas directement au personnel de la structure de soins le prélèvement qu’elles ont fait elles-mêmes pour leur test VPH (par exemple, si elles le placent dans une boîte de dépôt, ou s’il est envoyé à la structure de soins), ces éléments de données minimaux doivent être enregistrés sur le formulaire (ou sur l’étiquette) qui accompagne le prélèvement. COMPILATION DES DONNÉES AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS REGISTRE Registres de dépistage et de traitement. Il s’agit de documents utilisés au niveau des structures de soins pour compiler un sous-ensemble des données enregistrées dans le formulaire individuel ; ces registres sont différents du registre national du cancer.1 Un sous-ensemble de données compilées dans ces registres est ensuite transféré dans un formulaire de synthèse des données, lequel permet de préparer des rapports selon les critères requis par le ministère de la santé et par d’autres partenaires. Les données du registre peuvent également être utilisées par les prestataires pour faire le suivi des patientes et par le personnel responsable des données dans la structure de soins afin de calculer ou de valider les indicateurs utilisés pour le suivi du programme. Le registre doit être formulé de la même manière que le formulaire individuel et suivre le même cheminement. Il doit également comprendre l’ensemble des éléments de données utilisés pour la ventilation et proposer une méthode permettant de faire des récapitulatifs (par exemple, disposer de lignes au bas de chaque colonne des tableaux, afin de calculer les totaux). Une fois qu’un registre a été élaboré, il est important de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau national. Le registre doit être conçu de manière à compiler les données en fonction des éléments permettant le calcul des indicateurs qui sont saisis dans un Formulaire de synthèse mensuelle des données, les données de ce formulaire étant ensuite saisies et agrégées à un niveau plus élevé que les structures de soins (si possible dans un SIGS sous forme électronique). Pour éviter toute perte d’informations et améliorer l’exactitude des données, il est recommandé que ces registres soient remplis quotidiennement. L’organisation des registres sera spécifique à chaque programme et dépendra de la méthodologie utilisée pour le dépistage. Par exemple, le registre pour un programme utilisant l’examen cytologique doit permettre d’enregistrer des informations individuelles pour chaque cliente au fil du temps, car les résultats du dépistage ne sont pas obtenus immédiatement. Ce registre longitudinal (ou par cliente) doit être organisé par nom de cliente, et enregistrer des éléments temporels tels que la date d’envoi du prélèvement au laboratoire, la date de réception des résultats, la date de rendu des résultats à la cliente, et la date de traitement ou de l’orientation-recours. Par contre, le registre utilisé pour un programme basé sur l’IVA enregistre généralement les informations sur les clientes en une seule fois, car le dépistage, le rendu des résultats et le traitement doivent si possible être réalisés au cours de la même visite pour la majorité des clientes. Par conséquent, un registre pour l’IVA est généralement un registre simple, structuré en fonction des visites et organisé par date. ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU REGISTRE Une Liste de contrôle des éléments de données du registre se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Elle comprend un ensemble d’éléments de données minimaux et des ensembles de données facultatifs supplémentaires pouvant être utilisés pour élaborer un registre lorsqu’il n’en existe pas encore, ou pour déterminer si le registre existant comprend l’ensemble des champs nécessaires pour SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 131 l’enregistrement des données. Tout comme la Liste de contrôle des éléments de données du formulaire individuel, la Liste de contrôle des éléments de données du registre doit être utilisée par les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites. Des modèles de registres qui illustrent comment les éléments de données peuvent être organisés pour compiler les données individuelles de chaque cliente au niveau des structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. En fonction de la stratégie utilisée pour la prestation de services, il sera plus approprié pour les programmes de disposer de registres distincts pour le dépistage et pour le traitement des lésions précancéreuses, ou au contraire il sera conseillé d’intégrer les éléments de données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des registres existants couvrant la prestation de services intégrés. AGRÉGATION DES DONNÉES ET PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Une fois nettoyés et vérifiés, les totaux exacts figurant dans les registres des différentes structures de soins doivent être enregistrés par des membres du personnel qualifiés dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données pour être transmis à l’endroit prévu pour leur centralisation (par exemple, le bureau de district, le bureau du programme national ou une plateforme de données) ; cette activité doit être réalisée chaque mois, selon un calendrier préétabli. Les personnes les plus à même de préparer cette synthèse des données sont les prestataires de soins et le personnel impliqué dans les activités cliniques, après avoir reçu une formation à l’enregistrement et au nettoyage des données ainsi qu’à la préparation des rapports. Lorsqu’ils n’ont pas encore reçu la formation nécessaire, un conseiller en suivi et en évaluation pourra les aider à préparer cette synthèse des données au cours de ses visites de supervision de soutien, lorsqu’il passe en revue et vérifie les données ; ils pourront ensuite les préparer seuls, une fois qu’ils se sentiront suffisamment à l’aise pour le faire. Les modèles de Formulaires de synthèse mensuelle des données fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section illustrent comment faire la synthèse des visites de chaque cliente du mois précédent avant de transférer ces informations directement dans le SIGS national pour le calcul des indicateurs nationaux. Si, dans un pays, un programme dispose déjà d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données, il est conseillé de le comparer avec le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données et avec les indicateurs proposés au Tableau 3.2 pour s’assurer que le formulaire existant permet d’enregistrer l’ensemble des données nécessaires. L’adaptation et la mise en œuvre du Formulaire de synthèse mensuelle des données doivent être réalisées par un membre du personnel du ministère de la santé travaillant pour le suivi et l’évaluation des programmes et responsable de la collecte des données en collaboration avec un conseiller technique pour le suivi et l’évaluation. FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES Les modèles de Formulaires de synthèse annuelle des données figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section fournissent aux programmes des pays qui en sont aux premiers stades d’élaboration et de mise en œuvre un outil d’agrégation des données standardisé simplifié pour enregistrer les données permettant de calculer les indicateurs de base. Ce formulaire est conçu comme un instrument provisoire ; il permet de répondre aux objectifs fondamentaux de suivi du programme en attendant que le système plus robuste décrit ici ait été mis en œuvre. Le Formulaire de synthèse annuelle des données peut être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour agréger les données nécessaires au calcul des indicateurs nationaux et les présenter sous forme de rapports. Il peut aussi être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau national comme moyen de transmettre chaque année à l’OMS les données permettant le calcul des indicateurs. Au cours de la phase initiale de la mise en œuvre du programme, l’agrégation des données pour le calcul de l’indicateur de base B4.0 (Proportion des structures de soins fournissant les services) se fait souvent plus facilement au niveau national qu’au niveau infranational ; cet indicateur n’a donc pas été inclus dans le modèle proposé de Formulaire de synthèse annuelle des données. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 132 L’objectif fondamental de la collecte de données est de fournir aux responsables de l’élaboration des politiques, aux décideurs en charge des programmes et aux prestataires de services les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, améliorer les programmes et fournir aux patientes une prise en charge de qualité. Cependant, il est parfois difficile de repérer des tendances et d’identifier les points d’entrée les plus importants pour les interventions par le simple examen des données brutes. Une analyse et une visualisation appropriées des données permettent de faciliter la prise de décision et d’améliorer la présentation des rapports ainsi que la communication avec les partenaires. POINTS DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS Les Points de référence proposés correspondent soit à des normes mondiales établies sur la base de travaux de recherche et par un consensus d’experts mondiaux, soit à des chiffres de référence basés sur les tendances nationales suivies au fil du temps ; ils fournissent une fourchette ou un objectif optimal pour certains indicateurs particuliers. La comparaison des résultats obtenus pour les indicateurs avec ces fourchettes optimales permet aux programmes de cibler efficacement l’allocation des ressources, d’identifier là où les performances sont insuffisantes et, au bout du compte, de fournir des services de haute qualité. Les Points de référence fournis au Tableau 3.9 ont été établis sur la base de travaux de recherche et par une consultation d’experts mondiaux. Ils peuvent être utilisés comme référence par les prestataires fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les superviseurs au niveau infranational et les responsables nationaux de l’élaboration des politiques pour suivre la performance des services et pour déterminer s’il est nécessaire de mettre en place des mesures correctives. La collecte et le suivi systématiques de données de qualité au fil du temps pour le calcul des indicateurs permettront de définir des objectifs et des Points de référence aux niveaux national, infranational et des structures de soins qui répondent spécifiquement au contexte épidémiologique du pays [des informations supplémentaires sur l’estimation des objectifs se trouvent dans le document ACCP, 2004]. TABLEAU 3.9 Points de référence pour les indicateurs clés ANALYSE, VISUALISATION ET UTILISATION DES DONNÉES INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui appartenaient à la tranche d’âge cible • Faire un dépistage chez au moins 70 % des femmes du groupe d’âge cible dans les 10 ans sui- vant la mise en route du programme [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 51-69 % • Mise en place immédiate de mesures : <50 % • Choix incorrect du groupe d’âge cible pour le dépistage. • Formulation incor- recte des messages ou absence de diffusion de messages sur le groupe d’âge cible. • Élaboration de documents d’information, d’éducation et de communication (IEC) appropriés pour les femmes appartenant au groupe d’âge cible. • Formation et encouragement des agents de santé commu- nautaires pour les aider à iden- tifier et à recruter des femmes dans la tranche d’âge cible pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. • Pourcentage de l’objectif de dépistage atteint au cours du mois précédent • Au moins 85 % de l’objectif de dépis- tage mensuel atteint [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 75-84 % • Mise en place immédiate de mesures : <75 % • Nombre insuffisant de jours par semaine durant lesquels sont fournis les services. • Nombre insuffisant de prestataires fournis- sant les services. • Mobilisation commu- nautaire insuffisante. • Augmentation du nombre de jours durant lesquels sont fournis les services chaque semaine. • Augmentation du nombre de prestataires formés. • Augmentation de la mobi- lisation communautaire en travaillant avec les groupes de femmes agissant pour l’amélio- ration de la santé et les agents de santé communautaires. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 133 INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépis- tage et pour lesquelles le résultat du test de dé- pistage s’est avéré positif • IVA : 5 à 10 % chez les femmes âgées de 30 à 60 ans [OMS, 2014] ; 5 à 25 % dans la population générale,1 les chiffres pouvant être plus élevés si le dépistage cible les femmes infectées par le VIH [ACCP, 2004] • Examen cytolo- gique : 1 à 5 % avec lésions épithéliales épidermoïdes de haut grade [ACCP, 2004] • Test de recherche de l’ADN du VPH : 5 à 25 % [ACCP, 2004] • IVA • Vigilance et poursuite du suivi : 3 à 4 % ou 10 à 19 % • Mise en place immédiate de mesures : <3 % ou >20 %.2 • Distribution en fonction de l’âge, dépistage antérieur négatif. • Prévalence de l’infec- tion à VIH. • Compétence/ confiance insuffisante du prestataire. • IVA • Forte prévalence des cas de néoplasie cervicale. • Efficacité insuffisante du vinaigre, source de lumière de qualité insuffisante. • Examen des compétences de diagnostic clinique des presta- taires au cours d’une super- vision de soutien en utilisant l’observation directe ou des images. Renouvellement de la formation. • Vérification de l’équipement et des fournitures dans la struc- ture de soins (concentration du vinaigre, source de lumière, etc.) en menant une enquête sur place. • Ensemble des indicateurs mesurant le traitement • Au moins 90 % des lésions diagnosti- quées par une IVA s’avérant positive et des cancers invasifs sont traités [OMS, 2014] • 90 à 100 % recevant un traitement dans les 6 mois suivant un dé- pistage positif [ACCP, 2004] • Vigilance et poursuite du suivi : 71 à 89 % • Mise en place immédiate de mesures : <70 %. • Mauvais fonctionne- ment de l’équipement ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du pres- tataire devant réaliser le traitement. • Rappel des clientes se faisant sur un mode passif. • Qualité insuffisante des messages expliquant le besoin de traitement. • Difficultés rencon- trées par les clientes (manque d’argent, absence de permission, difficultés psychoso- ciales, etc.). • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Mise en place d’un suivi actif des clientes qui diffèrent la réa- lisation de la cryothérapie. • Amélioration des messages. • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage, chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions présentaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite (approche à visite unique) • Au moins 80 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et remplissant les critères pour être trai- tées par cryothérapie doivent bénéficier de ce traitement le même jour que le dépistage [Anderson, 2015] • Vigilance et poursuite du suivi : 61 à 79 % • Mise en place immédiate de mesures : <60 % • Mauvais fonction- nement de l’équipe- ment ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du prestataire devant réaliser le traitement. • Messages destinés à la communauté n’infor- mant pas les femmes qu’elles peuvent être traitées le même jour. • Partenaires mascu- lins non informés à l’avance du dépistage. • Coût du traitement. • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Amélioration des messages destinés à l’ensemble de la communauté. • Formation des agents de santé communautaires pour qu’ils aident les femmes à planifier les dépenses liées au traitement. Tableau 3.9 (suite) 1 Ceci est un exemple basé sur une population générale n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui présente des facteurs de risque standards ; les chiffres peuvent changer en fonction de la population cible et d’autres facteurs pouvant avoir une influence sur la prévalence. 2 Ces pourcentages sont fondés sur un taux de positivité escompté dans la population générale de 5 à 10 %, ce qui peut varier en fonction de la population bénéficiant du dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 134 POSTER OFFRANT UNE SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX RÉSULTATS Il est suggéré aux prestataires de service de réaliser un poster offrant un aperçu rapide de l’évolution dans le temps de leurs principaux résultats. Les indicateurs clés simples et concrets qui y sont présentés seront facilement calculés à partir des données obtenues dans le registre des structures de soins ou le Formulaire de synthèse mensuelle des données. En examinant les données figurant sur ce poster, le personnel de la structure de soins peut rapidement évaluer la performance des services et les tendances. Il peut, par exemple, voir si le nombre de dépistages est en augmentation ou en diminution par rapport à l’objectif mensuel, ou si la proportion relative des dépistages fournis chaque mois aux femmes infectées par le VIH est en train de changer. Une tendance à la baisse du nombre de dépistages peut inciter à la réalisation d’une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les femmes n’accèdent pas au dépistage. Une tendance à la hausse du nombre de dépistages peut indiquer la nécessité d’augmenter le nombre de prestataires si la demande en services dépasse la capacité du(des) prestataire(s) en place. Les résultats doivent être imprimés sur un papier épais au format poster (45,72 cm x 57,15 cm), si possible en couleurs et en pleine page (sans marge). Le document sera stratifié afin de pouvoir utiliser dessus un marqueur effaçable. Des œillets peuvent être ajoutés aux quatre coins pour faciliter l’accrochage ou le montage. Le personnel ajoutera au graphique des points de données correspondant aux données obtenues chaque mois. Le poster offrant une synthèse des principaux résultats présenté à la Figure 3.3 ci-dessous a été conçu pour être utilisé pour les programmes de dépistage par IVA. Les programmes utilisant d’autres méthodes de dépistage peuvent créer des posters similaires en exploitant les données collectées avec leur Formulaire de synthèse mensuelle des données, puis s’inspirer de ce canevas pour la présentation. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 135 SYNTHÈSE DES RÉSULTATS Pays : ____ Site : ________ Année : ____ Programme de prévention et de traitement du cancer du col de l’utérus Exemple de données Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus (Formulaire de synthèse mensuelle) Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre mensuel de dépistages : 3000 de dépistages :* 250 * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre de dépistages : mensuel de dépistages :* * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Ajouter les logos ici Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Objectif mensuel : 250 FIGURE 3.3 Poster offrant une synthèse des principaux résultats – spécifique à l’IVA Taux de positivité de l’IVA et Taux d’approche à visite unique : méthodes de calcul Taux de positivité de l’IVA Nombre total de nouvelles femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive x 100 Nombre total de nouvelles femmes ayant bénéficié d’un dépistage Exemple : 4 nouvelles femmes IVA+ / Nombre total de 40 femmes ayant fait un dépistage x 100 = 10 % Taux d’approche à visite unique pour les nouvelles patientes Nombre total de femmes IVA+ traitées immédiatement par cryothérapie x 100 (Nombre total de clientes IVA+) — (Nombre total de clientes orientées vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles) Exemple : 3 femmes traitées immédiatement par cryo / [(5 femmes avec IVA+) — (1 femme orientée vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles)] x 100 = 75 % SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 136 SIGS ÉLECTRONIQUE : SUGGESTIONS POUR LE MODULE DHIS 2 ET LA VISUALISATION DES DONNÉES Pour pouvoir être utilisées lors de la prise de décision, les données doivent être collectées et mises à disposition en temps opportun sous une forme compréhensible et utile. Pour ce faire, de nombreux pays ont mis en place un SIGS électronique qui facilite l’agrégation et l’analyse des données, ainsi que leur présentation sous forme de rapports et leur visualisation. DHIS 2 est un exemple largement utilisé de ce type de système. Il s’agit d’une base de données open source disponible sur le Web et conçue pour faciliter l’interprétation et l’utilisation des données sanitaires. DHIS 2 fournit des outils qui facilitent l’ensemble du processus de traitement des informations sanitaires, depuis la saisie des données jusqu’à leur analyse et à leur présentation sous une forme standardisée, sécurisée et disponible sur Internet. La configuration d’un module destiné aux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentée ci-dessous peut être adaptée aux besoins des utilisateurs et incorporée dans un ensemble de modules DHIS 2 existant. Elle peut aussi servir de modèle pour élaborer des modules similaires pour d’autres SIGS électroniques. Ce module électronique est conçu pour prendre le relais une fois arrivé à ce qui est habituellement la dernière étape du système de collecte de données sur support papier : il permet la saisie informatique des données à partir des Formulaires de synthèse mensuelle des données, puis d’analyser et de visualiser ces données. Conçu comme une extension du SIGS destiné à faciliter le flux de données et leur utilisation depuis les structures de soins jusqu’au niveau national. Les données peuvent être saisies au niveau le moins élevé du système de santé, puis être agrégées automatiquement jusqu’au niveau le plus élevé. L’ensemble des données est ainsi stocké au même endroit, ce qui permet une grande transparence et de faire très rapidement les analyses. Ce module est destiné aux développeurs de logiciels travaillant pour le SIGS au ministère de la santé et chargés de s’assurer que le SIGS collecte l’ensemble des données pertinentes pour les programmes du ministère. DESCRIPTION DU MODULE La structure de ce module respecte une hiérarchie similaire à celle du système de santé (depuis les structures de soins jusqu’aux divisions infranationales). Le module peut être entièrement adapté aux besoins des utilisateurs pour une localisation donnée tout en conservant tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement du système dans son ensemble. Les exemples présentés ci-dessous proviennent d’un module prévu pour un programme de dépistage basé sur l’IVA, mais ils donnent aussi des informations utiles pour les autres programmes, quelle que soit la méthode de dépistage utilisée. SAISIE DES DONNÉES Le module comprend un ensemble d’écrans de saisie qui facilite la collecte des données, comme le montre l’exemple proposé à la Figure 3.4. Il est important de noter que cet exemple ne montre qu’une partie du formulaire de saisie des données. Lorsque le Formulaire de synthèse mensuelle des données est en version papier, le déroulé de la page de saisie des données du DHIS 2 doit suivre le même cheminement que le formulaire papier afin de faciliter la saisie des données et de limiter les erreurs de saisie. Comme pour les indicateurs, les pays doivent s’assurer que le module est adapté à leurs besoins et prend bien en compte les méthodes de dépistage utilisées dans leur situation. FIGURE 3.4 DHIS 2 – exemple d’écran de saisie des données SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 137 TABLEAUX DE BORD Une fois les données saisies dans le module électronique, le DHIS peut les présenter sous la forme de tableaux de bord, de tableaux, de cartes et de graphiques, ce qui facilite la visualisation de tendances et l’identification de certains profils. Différents types de tableaux et de graphiques peuvent être utilisés au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour identifier les lacunes dans le fonctionnement ou des tendances préoccupantes, ou au niveau national à des fins de supervision et pour préparer des rapports. La Figure 3.5 montre comment le module DHIS 2 peut aider à la visualisation des données en les présentant sous forme de cartes, de graphiques et de tableaux. FIGURE 3.5 DHIS 2 – tableau de bord TABLEAUX DE DONNÉES Le Tableau 3.10 donne un exemple de données trimestrielles pour les indicateurs clés d’un service. Les données sont présentées sous forme d’un tableau de bord utilisant un code couleur similaire à celui des feux de circulation pour les cases correspondant à des points de référence des indicateurs : rouge lorsque des mesures doivent être mises en place, jaune lorsque des informations supplémentaires doivent être obtenues et qu’il faut être vigilant, et vert lorsque le point de référence a été atteint et qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place des mesures. Les tableaux de bord peuvent être adaptés pour remplir des tableaux avec des données du niveau infranational ou du niveau national, avec un accès au système réservé aux personnes autorisées à chaque niveau, en fonction des besoins. TABLEAU 3.10 Tableau de bord trimestriel pour les indicateurs clés de l’IVA, en fonction du statut par rapport au VIH et du mois de l’année, avec totaux INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA Objectif pour le total mensuel : 220 Objectif pour le total trimestriel : 700 Vert : 75 %-125 % de l’objectif ; jaune : 26 %-74 % de l’objectif ; rouge : <25 % ou >125 % de l’objectif VIH+ 16 82 53 151 VIH- 140 104 96 340 Inconnu 45 42 33 120 TOTAL 201 228 182 611 Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 2 21 14 37 VIH- 15 12 12 39 Inconnu 2 4 3 9 TOTAL 19 37 29 85 Nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage VIH+ 1 11 11 23 VIH- 10 5 9 24 Inconnu 0 3 3 6 TOTAL 11 19 23 53 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 138 INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre total de clientes orientées vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille VIH+ 1 2 2 5 VIH- 2 0 0 2 Inconnu 1 0 0 1 TOTAL 4 2 2 8 Taux de positivité au test par IVA Numérateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive Dénominateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage Point de référence : 5-25 % VIH • Jaune : 3-4 % ou 10-19 % • Rouge : au-dessous de 3 % au-dessus de 19 % VIH+ 13% 25% 26% 25% VIH- 11% 12% 13% 12% Inconnu 4% 10% 9% 8% TOTAL 9% 16% 16% 14% Taux d’approche à visite unique Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée po- sitive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive (-) # orientées vers une structure spécialisée suite au diagnos- tic de lésions de grande taille Point de référence : au moins 80 % • Jaune : 61-79 % • Rouge : 60 % ou moins VIH+ 100% 58% 92% 72% VIH- 77% 42% 75% 65% Inconnu 0% 75% 100% 75% TOTAL 73% 54% 85% 69% Taux d’orientation vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions de grande taille Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 50% 10% 14% 14% VIH- 13% 0% 0% 5% Inconnu 50% 0% 0% 11% TOTAL 21% 5% 7% 9% Tableau 3.10 (suite) GRAPHIQUES DE DONNÉES Les données produites par le module DHIS 2 peuvent être exportées dans un tableur, par exemple Excel, pour créer des représentations graphiques complexes des tendances, des profils, des réussites et des difficultés observés. Ces graphiques seront utilisés pour la discussion ainsi que pour la prise de décision ; ils peuvent être préparés pour n’importe quel indicateur étudié, du moment que les données saisies dans le SIGS sont exactes et exhaustives. La Figure 3.6 donne un exemple de représentation graphique des données sur les femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 21 mois au niveau infranational, avec une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, et en signalant les événements marquants survenus au niveau du sous-district au cours de cette période. L’objectif pour le nombre de dépistages est indiqué afin d’aider à identifier l’impact des mesures mises en œuvre par le programme (par exemple, l’organisation de campagnes de dépistage de masse ou la formation de prestataires supplémentaires) sur le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. FIGURE 3.6 Femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA : Totaux mensuels en fonction du statut par rapport au VIH (déclaré par les femmes elles-mêmes) Source : données sur la prestation de services Étoile = visite d’assistance technique SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 139 Les données doivent être exactes, fiables, précises, obtenues en temps opportun et exhaustives. Elles doivent être faciles à collecter et exemptes de biais. La mise en place des mesures suivantes peut aider à l’obtention de données de qualité : 1) procédures standardisées et respectant les principes éthiques pour la collecte, la mise à jour et l’analyse des données ; 2) formation à la collecte, la conservation et l’analyse de données ; et 3) examen régulier de la qualité des données. Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). La comparaison des données avec celles de l’année précédente ou des trimestres précédents dans chaque structure de soins ainsi que l’examen des avancées obtenues pour atteindre les objectifs fixés et les points de référence permettra d’identifier toute anomalie susceptible d’indiquer un problème dans la qualité des données, des erreurs de saisie ou des lacunes dans les connaissances, les compétences ou d’autres éléments constitutifs du programme. RENFORCEMENT DE LA QUALITÉ DES DONNÉES La mise en place de systèmes de collecte de données standardisés et une bonne connaissance de leur mode d’utilisation par les usagers sont essentielles pour obtenir des données de qualité. L’un des meilleurs moyens d’y parvenir est d’impliquer des utilisateurs au moment de la conception de ces systèmes et de s’assurer que chaque utilisateur bénéficie d’une formation initiale et d’une formation continue à leur utilisation. Une bonne gestion du suivi et de l’évaluation ainsi que des informations stratégiques nécessite, à tous les niveaux, qu’un personnel suffisant soit formé à des méthodes de collecte, de gestion et d’analyse des données qui permettent d’en assurer la qualité tout en respectant les principes éthiques. Dans les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les données sont principalement collectées par les prestataires de ces services de dépistage et de traitement. Lorsque ces prestataires voient clairement que les données qu’ils collectent lors des visites des clientes et qu’ils saisissent dans le système apportent des informations utiles qui permettent d’améliorer leur propre travail de manière significative, cela les incite à s’investir davantage dans la collecte de données de qualité. En bout de chaîne, cela permet d’améliorer l’exhaustivité et la précision des résultats obtenus à tous les niveaux du système de suivi et d’évaluation. Dans certains pays, il est possible d’intégrer dans la formation initiale des prestataires sur le dépistage et le traitement une formation spécifique sur la manière de collecter des données de qualité, et sur la manière de les analyser, de les interpréter et de les utiliser ; ce scénario idéal est fortement recommandé. D’autres pays peuvent choisir de faire revenir les prestataires après leur formation initiale pour une deuxième formation plus courte centrée sur le renforcement de la qualité des données. Les domaines clés de cette formation sont présentés à la sous- section consacrée aux indicateurs. ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). L’examen et le renforcement de la qualité des données font partie intégrante de la supervision de soutien et ces aspects doivent être intégrés dans les visites de supervision de soutien des services et des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus à tous les niveaux. Pour les superviseurs, ces visites doivent être l’occasion d’examiner avec le personnel les résultats et la qualité des données au niveau de la structure de soins, et, en fonction des besoins, d’apporter des corrections et de conseiller le personnel de cette structure de soins sur la collecte de données. Une attention particulière doit être accordée aux éléments pour lesquels un plan d’action avait été élaboré lors de la visite précédente et aux erreurs communément relevées dans les rapports mensuels établis à partir des données de cette structure de soins. Des informations supplémentaires sur la supervision de soutien se trouvent à la Section 4 Enquêtes dans les structures de soins. En plus d’effectuer au minimum chaque trimestre un examen des données dans le cadre d’une supervision de soutien, le personnel du district appartenant au ministère de la santé et chargé du suivi et de l’évaluation doit aussi effectuer chaque année ou tous les deux ans des audits plus complets de la qualité des données. La qualité des données doit être évaluée à l’aide d’un outil complet d’évaluation de la qualité des données ou d’un outil complet d’évaluation externe de la qualité. Les outils complets d’évaluation de la qualité des données existants, y compris l’outil PRISM, peuvent être utilisés pour évaluer la qualité, l’exhaustivité, l’obtention en temps opportun et l’exactitude des données QUALITÉ DES DONNÉES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 140 collectées dans le cadre d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Le Cadre d’examen de la qualité des données décrit par l’OMS, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) fournit un cadre d’évaluation de la qualité des données pour différentes approches du secteur de la santé. Ce cadre se concentre sur les dimensions suivantes de la qualité des données : validité, exactitude, disponibilité, exhaustivité et obtention en temps opportun. L’approche Examen de la qualité des données, qui préconise des évaluations régulières et une évaluation annuelle des données, recommande aussi des méthodes pour réaliser cette évaluation des données et l’évaluation du système.1 PROTECTION DES DONNÉES Le suivi des patientes et des programmes nécessite la collecte, la saisie, le stockage et le partage de données médicales, certaines de ces données pouvant être personnelles et particulièrement sensibles. L’un des éléments d’ordre éthique les plus importants à prendre en considération lors du suivi des patientes et des programmes est le choix des personnes à qui confier la responsabilité de la conservation des données et la définition des méthodes que ces personnes devront appliquer. Afin de garantir la confidentialité des informations pour chaque cliente, la gestion des données doit être menée dans le respect des principes éthiques et ne jamais perdre de vue l’importance de la protection des clientes. Chaque pays dispose habituellement de ses propres normes, procédures et lois relatives à la protection des données médicales. Celles-ci doivent donc être consultées lors de l’élaboration des protocoles de gestion et de stockage des données. Cependant, comme le montre le Tableau 3.11, les principes de protection des données restent similaires quel que soit le contexte. TABLEAU 3.11 Principes de protection des données PRINCIPES DE PROTECTION DES DONNÉES EXPLICATION Propriété • Les données doivent être collectées et traitées de manière juste et conformément à la loi. • La collecte et la gestion des données doivent systématiquement être effectuées en tenant compte de l’intérêt des patients et conformément aux lois et aux normes de protection de l’information médicale en vigueur dans le pays. Utilité • Les données collectées doivent être « adéquates, pertinentes et en quantité raisonnable ». • Comme cela a été expliqué à la sous-section Établissement de priorités dans le choix des indicateurs (indi- cateurs de base vs. indicateurs facultatifs), les systèmes d’information ne peuvent collecter qu’une quantité limitée d’informations si l’on souhaite garantir que ces informations soient toujours collectées de la même manière et puissent être utilisables. Limiter la collecte des données uniquement aux informations nécessaires permet non seulement d’aider à assurer la qualité des données, mais épargne aussi aux patientes les désa- gréments causés par la collecte de données inutiles. Exactitude • Tout le personnel travaillant avec les données doit faire son possible pour assurer leur exactitude et empê- cher toute falsification, manipulation ou altération visant à fausser les résultats. Confidentialité • Les données doivent être conservées en toute sécurité. • Comme le prévoit la norme sur la gestion des données de la section Enquêtes dans les structures de soins, la confidentialité des informations sur les clientes doit être garantie dans toutes les activités de gestion et de stoc- kage des données au niveau des structures de soins et dans l’ensemble du système de suivi et d’évaluation. • Les données médicales collectées dans une structure de soins sont facilement identifiables et comprennent géné- ralement le nom et les coordonnées des clientes. Les informations permettant d’identifier à qui appartiennent les données doivent être retirées au fur et à mesure que celles-ci remontent dans le système d’information sanitaire (depuis les structures de soins jusqu’au niveau mondial). Transparence • Les processus et les résultats doivent être partagés avec l’ensemble des parties pour lesquelles les informa- tions sont pertinentes. Obtention en temps opportun • Les données de suivi et d’évaluation ainsi que les résultats de l’analyse doivent être partagés en temps op- portun. Limitation d’utilisation • Les données ne doivent pas être conservées plus longtemps que nécessaire. • Les pays doivent avoir leurs propres processus permettant de déterminer à partir de quand certaines don- nées ne sont plus utiles ou pertinentes et doivent être détruites. Responsabilité • Pour chaque personne autorisée à accéder aux données, le type et le contenu des données auxquelles cette personne a le droit d’accéder doivent être clairement définis. Les responsabilités professionnelles en matière d’éthique doivent être clairement communiquées et respectées. Impartialité • Tous les principes de collecte de données doivent être appliqués de manière cohérente à tous les niveaux de collecte, de saisie, d’analyse et de diffusion des données. 1 Des informations supplémentaires se trouvent dans la publication de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé, 2015. Disponible sur le site : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/192750/1/9789242508758_fre.pdf?ua=1. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 141 CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES À L’INTÉGRATION DU PROGRAMME Dans la plupart des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, en particulier ceux intégrés aux programmes de lutte contre le VIH, des informations sur le statut par rapport au VIH seront enregistrées dans les formulaires de collecte de données, et un lien sera établi avec les données individuelles sur le cancer du col de l’utérus du système d’information sanitaire du niveau des structures de soins et parfois à des niveaux plus élevés. Dans certains pays, il existe des mesures de protection éthique spécifiques pour les personnes vivant avec le VIH/sida ; ces mesures devront être prises en compte lors de l’élaboration des processus de collecte et de gestion des données pour que ceux-ci respectent ces principes éthiques dans le cadre de programmes intégrés. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX ENFANTS ET AUX ADOLESCENTES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour l’ensemble des femmes sexuellement actives vivant avec le VIH/sida, quel que soit leur âge. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il peut donc arriver que des données sur le dépistage et le traitement appartenant à des jeunes filles mineures soient collectées de manière systématique. Les mesures de protection éthique visant les mineurs sont souvent plus complexes et plus robustes que celles s’appliquant aux adultes. Lorsqu’ils ciblent les femmes infectées par le VIH pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, les pays doivent consulter leurs normes éthiques relatives à la protection des données médicales collectées auprès des mineurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX SYSTÈMES ÉLECTRONIQUES Certaines caractéristiques des systèmes d’information électroniques les rendent particulièrement vulnérables en ce qui concerne la confidentialité et le respect de la vie privée. Les pays utilisant l’enregistrement électronique des données doivent disposer de garanties administratives, physiques et techniques pour se protéger contre les cybermenaces. Les outils et les processus de collecte et de gestion des données sur le cancer du col de l’utérus doivent être compatibles avec les systèmes de sécurité électroniques en place. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 142 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX DE L’OMS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE INDICATEUR 1 TAUX DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population Source des données NUM : SIGS DEN : recensement de la population Fréquence Annuelle – le calcul annuel de cette information permettra de mesurer une incidence cumulative du dépistage au fil du temps Commentaires Remarques sur les limites de cet indicateur Il n’est pas toujours possible d’obtenir des données provenant d’un recensement en population pour la période considérée. Pour obtenir une estimation de la couverture du dépistage au sein de la population, le programme peut choisir d’utiliser des données pondérées sur la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage collectées dans le cadre d’une enquête en population. S’il n’existe pas de registre électronique, il faudra compter sur les déclarations faites par les clientes elles-mêmes pour déterminer s’il s’agit ou non d’un dépistage effectué pour la première fois. Cela pourra introduire un biais de classification et nécessiter un ajustement des données. Remarques sur la ventilation Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Premier dépistage : en plus des dépistages réalisés pour la première fois, certains programmes peuvent souhai- ter mesurer l’ensemble des dépistages réalisés aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Cet indicateur peut être adapté en conséquence et ventilé en séparant les dépistages réalisés pour la première fois de l’ensemble des dépistages. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de dépistage aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Cet indicateur modifié peut être ventilé en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Résultat : le taux de dépistage peut être ventilé en fonction du résultat afin de déterminer le Taux de positivité au test de dépistage. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée [Taux de dépistage, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 143 INDICATEUR 2 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : SIGS DEN : SIGS Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions Résultat positif comprend les cas de suspicion de cancer et les cas de cancer invasif. Remarques sur la ventilation Point de référence du taux de positivité au dépistage réalisé pour la première fois : chez les femmes âgées de 30 à 60 ans, la fourchette de positivité au test par IVA est de 5 à 10 % [OMS, 2014] ; cependant, ce taux de positivité varie en fonction de la distribution par âge des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, de la prévalence de l’infec- tion à VIH dans la région, de l’expérience du praticien ainsi que de la méthode et de l’algorithme de dépistage. Pour pouvoir comparer le taux de positivité au test de dépistage au niveau national et le taux de positivité attendu ainsi que pour déterminer les éventuelles mesures correctives à prendre, les pays peuvent, si nécessaire et en fonction des cas, adapter l’indicateur en fonction de l’épidémiologie au niveau national avec une ventilation en fonction de l’âge, du statut par rapport au VIH et de la méthode de dépistage utilisée. Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de positivité au test de dépistage aux ni- veaux national, infranational ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adap- tés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rapports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut par rapport au VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif [Indicateur Positivité du test par IVA, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif à un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 144 INDICATEUR 3 TAUX DE TRAITEMENT Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée (Point de référence : au moins 90 %) Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement ap- proprié complet au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) et informations sur le traitement pro- venant du registre du cancer DEN : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions : Le traitement comprend la cryothérapie (selon l’approche à visite unique ou différée), la RAD et la conisation à froid pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Remarques sur la méthodologie Les pays doivent veiller à ce qu’il y ait correspondance entre le numérateur et le dénominateur. À cette fin, il est recommandé de faire figurer la tranche d’âge cible dans chacun d’entre eux. Lorsque plusieurs méthodes ou stratégies de dépistage sont utilisées, il faut veiller à ce que le taux de traitement fasse un suivi précis de chaque femme ayant eu besoin d’un traitement pour savoir si elle a reçu ou non ce traite- ment. Par exemple, quand il existe des cas pris en charge par une approche « dépistage et traitement » utilisant l’IVA seule et des cas où le dépistage est réalisé par IVA ou test VPH, toutes les femmes positives au dépistage par IVA ont besoin d’un traitement MAIS toutes les femmes positives au test VPH n’ont pas nécessairement besoin d’un traitement (seules celles chez qui l’examen de triage par IVA réalisé dans un second temps s’avère positif ont besoin d’un traitement) ; par conséquent, le dénominateur doit comptabiliser toutes les femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et toutes les femmes chez qui le triage par IVA s’est avéré positif et NON toutes les femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif. Remarques sur la ventilation : Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de traitement aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Type de traitement : pour certains programmes proposant plusieurs options de traitement, il peut être intéressant d’être en capacité de préparer des rapports aux niveaux national, infranational ou des structures de soins en fonc- tion du traitement utilisé. Cet indicateur peut alors être adapté pour inclure le traitement d’intérêt ou en faisant une ventilation en fonction du type de traitement. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 145 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX, LES INDICATEURS DE BASE ET LES INDICATEURS FACULTATIFS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS INDICATEURS MONDIAUX Les indicateurs mondiaux sont les trois indicateurs de performance standardisés à l’échelle mondiale recommandés par l’OMS comme étant fondamentaux pour le suivi d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus : 1) Taux de dépistage ; 2) Taux de positivité au test de dépistage ; et 3) Taux de traitement. Pour qu’il soit possible de suivre les tendances dans les différents pays, ces indicateurs doivent être utilisés selon les modalités définies par l’OMS et ne doivent donc être ni adaptés, ni modifiés. Lorsque ces indicateurs utilisés tels quels (voir les informations précédentes sur la ventilation des indicateurs) permettent de répondre aux priorités du programme, ils peuvent être utilisés comme indicateurs nationaux de base pour le Taux de dépistage, le Taux de positivité au test de dépistage et le Taux de traitement. TABLEAU 3.12 Indicateurs mondiaux – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE M1.0 TAUX DE DÉPISTAGEt TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pen- dant laquelle les femmes âgées de 30 à 49 ans étaient ciblées [Indicateur Taux de dé- pistage, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCE DES DONNÉES : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (lorsque différentes méthodes sont utilisées) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de performance Taux de dépistage, OMS 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCES DES DONNÉES : niveau des structures de soins : zones desservies par les structures de soins ; niveau infranational et niveau national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. M2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur Taux de positivité au test de dé- pistage du cancer du col de l’utérus, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 146 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat du test s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de perfor- mance Taux de positivité à l’IVA, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : 5 à 25 % dans une population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage auparavant (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. M3.0 TAUX DE TRAITE- MENT TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur Taux de trai- tement, OMS, 2014]. NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement. Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend du résultat d’un test de triage, cet indicateur doit être ajusté pour connaître le nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et le nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif (ce qui représente le nombre de femmes qui ont besoin d’un traitement). En cas de combinaison d’une stratégie « Dépistage et traitement » et d’une stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : • Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traite- ment • Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, ini- tialement différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [In- dicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions précancéreuses ou un cancer invasif reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.12 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 147 INDICATEURS DE BASE Les Indicateurs de base sont un petit ensemble d’indicateurs indispensables ; ils sont considérés comme le strict minimum, et leur calcul est fondamental pour tous les programmes. Les indicateurs de base suggérés ici sont alignés sur les indicateurs mondiaux présentés ci-dessus, mais offrent assez de flexibilité pour être adaptés au contexte du programme. Cet ensemble limité d’indicateurs représente le minimum d’indicateurs faisant habituellement l’objet d’un suivi au niveau national. TABLEAU 3.13 Indicateurs de base : dépistage et traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B0.0 NOMBRE AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Ce nombre de base est essentiel pour mieux connaître la demande en services de dépistage et obtenir une estimation de cette demande, ce qui permet de prévoir et planifier les ressources nécessaires pour y répondre et les besoins en matière de traitement qui en découlent. La ventila- tion permet d’améliorer la sensibilité de cet indicateur afin d’aider à déterminer s’il est nécessaire d’intensifier les activités de sensibilisation et de mettre en œuvre d’autres enquêtes de situation aux échelons inférieurs du système de santé. • Ce total et les sous-totaux obtenus après ventilation représentent des éléments permettant le calcul d’un certain nombre d’autres indicateurs de dépistage et de traitement. Dans les pro- grammes qui ont la capacité d’obtenir ces totaux pour réaliser leurs propres prévisions, il n’est donc pas nécessaire de faire un suivi spécifique de cet indicateur. Celui-ci est en revanche par- ticulièrement utile pour les pays qui en sont au début de la mise en œuvre d’un système dont la capacité est encore limitée, et qui n’ont pas encore la capacité de faire une ventilation complète des indicateurs agrégés pertinents. B1.0 TAUX DE DÉ- PISTAGE Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéficié pour la pre- mière fois d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national dans la popu- lation au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : suivi au niveau de la structure de soins : zone desservie par la structure de soins ; suivi au niveau infranational ou national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Indicateur à adapter à la tranche d’âge cible du programme national ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dé- pistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant bénéficié d’un dépistage. B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur (et celui d’autres indicateurs de cette série), en prenant en compte le texte entre crochets, permet aux programmes de faire un suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité au test chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais béné- ficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des tests positifs, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Lorsque les systèmes ont la capacité d’agréger des données de qualité, il est alors possible d’obtenir des informations plus précises en élargissant cet indicateur et en le ventilant en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 148 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.4 SUSPICION DE CANCER Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou vers laquelle sont orientées les femmes, en fonction de la stratégie utilisée) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle (niveau national), trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur permet aux programmes de faire un suivi des cas de suspicion de cancer chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais bénéficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des cas de suspicion de cancer, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Cet indicateur global doit ensuite être ventilé en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage, ce qui permet d’obtenir des informations plus précises et de comparer les taux de suspicion de cancer dans les différentes populations. • La collecte de données pour le calcul de cet indicateur doit être mise en œuvre en fonction de la stratégie de dépistage utilisée. Par exemple, pour les stratégies basées sur la réalisation de l’IVA, il est possible d’identifier les cas de suspicion de cancer à l’étape du dépistage, alors que pour les stratégies basées sur la réalisation d’un test VPH, ces cas peuvent être identifiés à l’étape du triage ou lors de l’évaluation visuelle précédant le traitement. B3.0 TAUX DE TRAITEMENT Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer/hôpital (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (ou de triage), type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement (il est capital que toutes ces femmes reçoivent un traite- ment). Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend d’un examen de triage, seules les femmes chez qui le dépistage initial et l’examen de triage se sont avérés tous deux positifs ont besoin d’un traitement et doivent être comptées au numérateur ; - les programmes peuvent donc ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il soit mieux adap- té au contexte. Dans les pays utilisant une combinaison de stratégie « Dépistage et traitement » et de stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : - Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traitement - Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancé- reuses ; et la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.13 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 149 TABLEAU 3.14 Indicateurs de base : programme – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B4.0 PROPORTION DES STRUCTURES DE SOINS FOURNISSANT LES SERVICES Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services NUMÉRATEUR : nombre total des structures de soins qui fournissent des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (outils destinés à mesurer la disponibilité des services et la capacité opérationnelle des structures de soins, recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) DÉNOMINATEUR : nombre total des structures de soins désignées pour fournir des services en- trant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (p. ex., outils pour la supervision de soutien ou pour mesurer la capacité opérationnelle des structures de soins présentés dans ce document ; recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) FRÉQUENCE : tous les 5 ans (plus pour l’évaluation initiale/le suivi lors de l’élargissement des services) VENTILATION : niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public vs structures de soins du secteur privé, services de dépistage et de traitement, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Peut être adapté pour faire le suivi de la conformité des structures de soins à la politique nationale en matière d’élaboration des rapports et de transmission des données en aug- mentant la fréquence (en fonction du calendrier prévu pour ces activités) et en ajustant le numérateur et le dénominateur. • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur per- met de faire le suivi de la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services. Comme cela est indiqué dans la section sur les enquêtes dans les structures de soins de cet ensemble d’outils, cet indicateur peut être adapté de manière à faire le suivi de la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus en changeant le dénomi- nateur pour le nombre total de structures de soins dans le pays. En plus des indicateurs de base présentés ci-dessus, les indicateurs suivants doivent être également utilisés comme indicateurs de base pour les stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (par exemple, test VPH suivi d’une IVA, examen cytologique ou test VPH suivi d’une colposcopie). Dans les stratégies où la nécessité d’un traitement des lésions précancéreuses est déterminée par le résultat d’un test de dépistage initial, d’un test de dépistage secondaire (réalisé à la suite du dépistage initial ou simultanément) et d’un test de triage, ces indicateurs peuvent servir de modèles pour créer deux indicateurs de base supplémentaires afin de faire le suivi du test de dépistage secondaire ou du test de dépistage complémentaire. TABLEAU 3.15 Indicateurs de base : dépistage et traitement – dépistage, triage et traitement ; tous types de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.1 AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN EXAMEN DE TRIAGE (INDICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de mesurer si l’ensemble des femmes qui ont eu besoin d’un examen de triage (l’ensemble des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif) ont bénéficié de cet examen de triage. Pour les indicateurs faisant le suivi du processus d’orientation vers une autre structure pour la réalisation d’un triage, se référer aux Indicateurs facultatifs supplémentaires de la série d’indicateurs relatifs au triage (se référer à FAC2.2.1-2.2.2). SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 150 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.2 TAUX DE POSITIVITÉ DE L’EXAMEN DE TRIAGE (IN- DICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’exa- men de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’examen de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations four- nies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de faire le suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité du test de triage. Des statistiques supplémentaires pouvant aider au suivi des tendances et à l’estimation prospective des ressources matérielles et financières nécessaires peuvent être calculées en faisant une légère adaptation du numérateur ou du dénominateur (se référer à FAC2.3). INDICATEURS FACULTATIFS La plupart des indicateurs facultatifs sont particulièrement utiles lorsque leur suivi est réalisé uniquement au niveau des structures de soins et/ ou au niveau infranational. Le suivi des indicateurs en rapport avec la présence d’un cancer invasif du col de l’utérus peut cependant également être réalisé au niveau national, en plus d’être réalisé au niveau des établissements de soins tertiaires ou secondaires et au niveau infranational. Des indicateurs facultatifs peuvent être incorporés dans le système de suivi et d’évaluation, selon la maturité du programme, la fonctionnalité du système de données et les ressources disponibles. Les programmes peuvent aussi choisir d’utiliser certain indicateurs facultatifs en fonction de priorités spécifiques dont ils doivent assurer le suivi, par exemple des indicateurs sur l’intégration avec les services de lutte contre le VIH. Bon nombre des indicateurs facultatifs suggérés permettent le suivi de certains processus à un niveau très pointu ; il est donc recommandé de soigneusement mettre en balance les avantages apportés par la collecte et l’analyse de données supplémentaires avec les coûts et la capacité à collecter des données de qualité et à les gérer. Par exemple, un programme ne disposant pas d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques permettant l’échange de données individuelles entre les différentes structures de soins peut décider de n’inclure aucun des indicateurs facultatifs permettant le suivi de chacune des étapes des orientations-recours (par exemple, FAC2.2.1-FAC2.2.4) ; une autre manière de procéder consisterait à utiliser un seul des indicateurs de cet ensemble (par exemple, FAC2.2.1) et d’obtenir des données d’un seul endroit, ou d’utiliser un indicateur de base (par exemple, B2.1) comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.16 Indicateurs facultatifs : dépistage – tous types de stratégies et de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.1 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du pro- gramme NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme national au moment du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 70 % des femmes qui ont bénéficié d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que cet indicateur soit similaire aux indicateurs M1.0 et B1.0, les dénominateurs sont différents et chaque indicateur permet le suivi d’un aspect particulier du programme. Tableau 3.15 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 151 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.2 PROGRÈS RÉALISÉS EN VUE D’AT- TEINDRE L’OBJECTIF DE DÉPISTAGE Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage at- teint au cours de l’année, du trimestre, du mois pré- cédents NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de l’année, du trimestre, du mois précédents SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (données agrégées du niveau des structures de soins où est réalisé le dépistage, du niveau infranational et du niveau national) DÉNOMINATEUR : objectif de dépistage annuel, trimestriel ou mensuel SOURCE DES DONNÉES : plan de suivi pour les niveaux des structures de soins, infranational et national FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les paramètres doivent être les mêmes au numérateur et au dénominateur ; p. ex., si l’objectif de dépistage annuel (ou trimestriel ou mensuel) ne concerne que les femmes âgées de 30 à 49 ans, le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de cette période et figurant au numérateur doit être limité aux femmes âgées de 30 à 49 ans. FAC1.3 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN NOUVEAU DÉPISTAGE AU COURS DE LA PÉRIODE CIBLE Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage (après avoir eu un résultat antérieur négatif) au cours de la période recomman- dée pour un nouveau dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • À mesure qu’un programme arrive à maturité, les pays doivent envisager d’ajouter un indicateur de performance supplémentaire permettant de mesurer si les femmes qui doivent revenir pour un nouveau dépistage systématique au cours d’une période donnée reviennent comme prévu au cours de cette période (p. ex., en divisant le nombre de femmes ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours d’une période donnée par le nombre de femmes qui devaient bénéficier d’un nouveau dépis- tage au cours de cette même période). • L’OMS recommande que les femmes qui ont réalisé un test de dépistage du cancer du col de l’utérus pour lequel le résultat s’est avéré négatif fassent un nouveau test de dépistage tous les 3 à 5 ans, et tous les 3 ans si elles sont infectées par le VIH ou si leur statut par rapport au VIH est inconnu. Si le programme national a défini des intervalles de dépistages spécifiques pour certaines populations, le suivi doit se faire avec un indicateur spécifique pour chacune de ces populations. FAC1.4 SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précan- céreuses qui sont revenues pour un test de dépis- tage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente et qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année pré- cédente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informa- tions en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Dans certains programmes, un dépistage de suivi post-thérapeutique est réalisé après un délai différent de 1 an, ou en plus de celui réalisé à 1 an (par. ex., à 6 mois et à 12 mois). Cet indicateur doit alors être ajusté pour correspondre aux lignes directrices nationales concernant le dépistage de suivi post-thérapeutique. FAC2.0.1 TAUX DE GUÉRISON DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informations en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Pour cet indicateur, le « taux de guérison » est le pourcentage de femmes traitées au cours de l’année précédente qui reviennent pour un nouveau dépistage de routine et qui ont un résultat négatif à ce deuxième dépistage ; il n’est pas nécessaire que la résolution des lésions précancéreuses soit confir- mée de manière définitive par un examen histopathologique. • Cet indicateur est spécifique au traitement des lésions précancéreuses et n’inclut pas le traitement du cancer invasif. Tableau 3.16 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 152 TABLEAU 3.17 Indicateurs facultatifs : dépistage et/ou triage – stratégies de dépistage, triage et traitement ; test VPH ou examen cytopathologique INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.0.1 ÉCHEC DU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur (p. ex., erreur du technicien, coupure de courant) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes pour lesquelles un résultat de test de laboratoire ou d’examen cytolo- gique de dépistage (test VPH, frottis) est disponible SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : but de la procédure (dépistage ou traitement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage en utilisant les informations fournies en retour par le laboratoire. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le déno- minateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comp- tages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.2 PRÉLÈVE- MENT INA- DÉQUAT Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadé- quat pour réaliser le test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (infor- mations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un prélèvement a été obtenu SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (struc- ture de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, but de la procédure (dépistage ou triage), méthode de collecte des prélèvements (pour le test VPH : collecte par la femme elle-même ; collecte par un pres- tataire) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • « Inadéquat » signifie qu’un prélèvement a été obtenu mais n’a pas pu être analysé en raison de son état ; cela inclut les prélèvements perdus, les lames incorrectement fixées et les prélèvements renversés. • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage, et permet aux prestataires de s’assurer que les prélèvements qu’ils collectent sont de qualité. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le dénominateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comptages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.3 A REÇU SON RÉ- SULTAT Pourcentage de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles un résultat de test de dépistage était disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes reviennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les struc- tures de soins où sont réalisés les dépistages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de dépistage pour lesquelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et qui ne connaissent pas leurs résultats. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 153 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC5.0 TEMPS D’OBTEN- TION DES RÉSULTATS DES TESTS RÉALISÉS Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps d’obtention des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps d’obtention de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.1 TEMPS DE SOUMIS- SION DES PRÉLÈVE- MENTS Nombre de jours entre la collecte des prélève- ments et leur transport au laboratoire NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps de transport des prélèvements pour la réalisation de tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de trans- port des prélèvements pour la réalisation d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies de dépistage utilisant le test VPH : • Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.2 TEMPS DE RÉALISA- TION DES TESTS AU LABORA- TOIRE Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins NOMBRE : nombre moyen de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résul- tats à la structure de soins SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. Cet indicateur est destiné au suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour les tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). FAC5.0.3 TEMPS DE COMMU- NICATION DES RÉSUL- TATS Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la commu- nication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NUMÉRATEUR : nombre moyen de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou laboratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique, méthode utilisée pour la communication des résultats (p. ex., message SMS, en per- sonne) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Cet indicateur est destiné au suivi du temps de communication des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de communication des résultats d’autres tests (p. ex., des biopsies). Les indicateurs FAC2.2.1 à FAC2.2.3 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations- recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, un indicateur tel que B2.1 peut être suivi comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. Tableau 3.17 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 154 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.1 RÉALISATION DE L’EXAMEN DE TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont ren- dues à la visite de triage et chez qui l’exa- men de triage a été réalisé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont rendues à la visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui se sont ren- dues à la visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi de la prestation des services et du processus d’orientation-re- cours en mesurant la réalisation d’un examen de triage chez les femmes s’étant rendues à une visite de triage. Le calcul de cet indicateur est utile pour identifier les problèmes liés à la réalisation des examens de triage, qui peuvent avoir différentes causes (p. ex., des ruptures de stock, le fait que les femmes se rendant à leur visite de triage présentent une cervicite ou un autre type d’infection empêchant la réalisation de l’examen, etc.). Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.2 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.2 OBSERVANCE DE L’ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant l’observan- ce des orientations-recours. Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.3 ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant si les femmes ayant besoin d’être orientées vers une structure spécialisée ont bien été orientées. Il est impor- tant de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.2 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. TABLEAU 3.18 Indicateurs facultatifs : triage – stratégies « Dépistage, triage et traitement » ; tous types de méthodes SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 155 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.4 AYANT REÇU LES RÉSULTATS DU TRIAGE Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, en fonction du protocole natio- nal) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles le résultat d’un examen de triage est disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de triage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes re- viennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les structures de soins où sont réalisés les dépistages/triages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de triage pour les- quelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes qui ne connaissent pas le résultat de leur examen de triage. FAC2.3 FEMMES QUI ONT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE ET QUI NÉCESSITAIENT UN TRAITEMENT Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage,* méthode de dépistage *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Bien que cet indicateur semble similaire à l’indicateur B2.2, les changements apportés au numérateur et au dénominateur permettent de mesurer le pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui au bout du compte avaient besoin d’un traitement, ce qui est une tendance importante à connaître pour faire une estimation prospec- tive des ressources matérielles et financières à prévoir. • Une statistique connexe peut également être calculée en ajustant le dénominateur pour retenir les femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, plutôt que les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage. Cette adaptation permet de mesurer le « pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif », ce qui permet de compléter les informations fournies par FAC2.3 et de faire un suivi plus détaillé des tendances et de prévoir avec plus de précision les besoins ainsi que les ressources nécessaires. Tableau 3.18 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 156 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.1 TRAITE- MENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions rem- plissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage, méthode de traitement POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour un traitement des lésions pré- cancéreuses reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis ; l’objectif de cet indicateur est donc de vérifier si les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses (et qui remplissent les critères pour recevoir ce traitement) reçoivent ce traitement. Si le programme utilise une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », cet indicateur peut être adapté pour mieux convenir au contexte, tout en maintenant son objectif (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement »présentée plus haut). • Les éléments à prendre en considération fournis pour les indicateurs FAC3.3 Traitement par cryothérapie et FAC3.4 Traitement par RAD donnent des informations utiles pour le calcul de statistiques supplémentaires afin de faire un suivi plus approfondi des tendances de la prestation de services et d’estimer les besoins en services de prise en charge des lésions précancéreuses. Ceci permet de prévoir les ressources et les fourni- tures nécessaires pour répondre à cette demande. • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. FAC3.2 COMPLI- CATIONS POST-THÉ- RAPEU- TIQUES Pourcen- tage de femmes qui ont été traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui sont reve- nues avec une com- plication post-théra- peutique NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement des lésions précancéreuses ou informations en retour sur les orientations-recours réalisées par les structures de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de traitement Les indicateurs FAC3.4.1 à FAC3.4.2 et FAC3.5.1 à FAC3.5.2 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations-recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, des indicateurs tels que FAC3.4 et FAC3.5 peuvent être suivis comme indicateurs indirects permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.19 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 157 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3 TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉ- RAPIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présen- taient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont été traitées par cryothéra- pie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplis- sant les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ont bien été traitées par cryothérapie. • Le terme « ont été traitées par cryothérapie » comprend les femmes ayant reçu ce traitement le jour même (au cours de la même visite), les femmes ayant reçu ce traitement après que celui-ci a été différé et les femmes ayant reçu ce traitement après avoir été orientées vers une structure spécialisée pour le recevoir, et dans chaque cas au cours de la même période donnée. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé fré- quemment, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) FAC3.4 TRAITE- MENT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par RAD ont bien été traitées par RAD. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 158 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.4.1 LÉSIONS DE GRANDE TAILLE REMPLIS- SANT LES CRITÈRES DE TRAITE- MENT Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille pour lesquelles il a été déterminé au cours de la visite après orientation qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi du nombre de femmes iden- tifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) et chez qui il a été déterminé qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spéciali- sée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.4.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIA- LISÉE DES CAS PRÉSEN- TANT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille (lésions ne remplis- sant pas les critères pour un traitement par cryothé- rapie) NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et trai- tement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes identifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) sont orientées vers une structure spécialisée afin de déterminer si elles remplissent les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orien- tées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spécialisée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’éva- luer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indica- teur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 159 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5 TRAITE- MENT ET SUIVI DES CAS DE SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi re- commandé [Indicateur sur l’IVA supplémen- taire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer ou hôpital (diagnostic + traitement) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage + orientation-recours + diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* *Cet indicateur est présenté tel que formulé dans les orientations de l’OMS, mais il peut être adapté pour inclure d’autres méthodes de dépistage, ou pour faire un suivi du traitement et du suivi des femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté lors d’une visite de triage SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou structure de soins ayant demandé une orientation-recours) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur est complexe, car il faut obtenir les résultats du dépistage, les résultats de l’orientation-recours et les résultats du traitement ou du suivi, ces informations étant obtenues à partir des données sur la prestation de services et des données provenant du registre du cancer. FAC3.5.1 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes orientées vers une structure spécialisée pour une évaluation supplémentaire de leurs lésions faisant suspecter la présence d’un cancer se sont rendues à cette visite. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 160 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui présentaient des lésions faisant suspecter la présence d’un cancer ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémentaire. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.6 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie et qui se sont ren- dues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémen- taire par colposcopie se sont rendues à cette visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation sup- plémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adap- ter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-recours. Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 161 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.6.1 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes ayant besoin d’une évaluation supplémentaire par colposcopie ont été orientées vers une structure spécialisée pour une visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Dans les situations où la colposcopie est utilisée pour le triage, cet indicateur aide à suivre les tendances et à prévoir les besoins et les ressources nécessaires. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adapter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-re- cours. FAC3.7 CANCER CONFIRMÉ Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer + hôpital (diagnostic confirmé) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Que ce soit pour le suivi des patientes ou pour le suivi du programme, il est important de pouvoir de com- parer les taux de cancer parmi les dépistages réalisés pour la première fois, les nouveaux dépistages et les dépistages de suivi post-thérapeutique à 1 an. Une ventilation par type de visite de dépistage est donc fortement recommandée. • Pour les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », le terme chez qui le dé- pistage s’est avéré positif fait référence à l’ensemble des femmes chez qui un test de dépistage initial s’est avéré positif. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les four- nitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) ; - Pourcentage de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 162 TABLEAU 3.20 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies de dépistage ; méthodes permettant de donner les résultats le même jour L’utilisation de ces indicateurs est particulièrement appropriée lorsque les méthodes de dépistage ou de triage permettent de fournir le jour même un résultat et de déterminer si la patiente présente des lésions précancéreuses qui requièrent un traitement (par exemple par IVA, colposcopie sans biopsie, certaines méthodes de test VPH) ; les indicateurs FAC3.3.2 à FAC3.3.4 peuvent cependant être adaptés pour d’autres méthodes. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.1 TAUX D’AP- PROCHE À VISITE UNIQUE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite [Indicateur d’IVA supplé- mentaire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplis- saient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement par cryothérapie a été réalisé au cours de la même visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, mais il peut éventuellement être employé par des programmes utilisant une stratégie par test VPH seul, à condition que les résultats du test VPH soient disponibles au cours de la même visite (p. ex., en ayant recours à un test GeneXpert4 réalisé au point de prestation de services). Les programmes utilisant l’IVA (ou la colposcopie) pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du Taux d’approche à visite unique lors des visites de triage. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être cal- culé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. FAC3.3.2 CRYOTHÉRAPIE DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryo- thérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. FAC3.3.3 RÉALISATION DE LA CRYOTHÉRA- PIE APRÈS QUE CELLE-CI A ÉTÉ DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir dif- féré celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. 1 GeneXpert is a molecular diagnostic platform from Cepheid (Sunnyvale, CA, USA) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 163 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.4 ABSENCE DE RETOUR POUR ÊTRE TRAITÉE PAR CRYOTHÉRAPIE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothéra- pie après avoir différé celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.1 PROPORTION DE PRESTATAIRES DE SERVICES FORMÉS À LA PRESTATION DE SERVICES ET FOURNISSANT DES SERVICES Proportion des prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services NUMÉRATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) DÉNOMINATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : catégorie professionnelle, niveau de structure de soins, types de services de dépistage et de traitement fournis par les prestataires, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de prestataires formés four- nissant actuellement des services dans le district, par rapport au nombre total de prestataires formés dans le district) Dans certains cas, certains prestataires de services formés passent d’un service à un autre ; pour avoir une idée précise de la disponibilité en prestataires de services, il est essentiel d’éviter les doublons. FAC4.2 PROPORTION DE DÉPISTAGES RÉ- ALISÉS DANS DES STRUCTURES DE SOINS FIXES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, niveau de structure de soins, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés dans des structures de soins fixes dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). TABLEAU 3.21 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 164 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.4 PROPORTION DE PRÉLÈVEMENTS COLLECTÉS PAR LES FEMMES ELLES-MÊMES Proportion des tests VPH de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes NUMÉRATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage et collectés par les femmes elles-mêmes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structures de soins réalisant le dépistage ou laboratoire) DÉNOMINATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage Le total comprend uniquement les prélèvements obtenus chez des clientes afin de réaliser un dépis- tage ; il ne comprend pas les prélèvements obtenus pour être utilisés comme « contrôle » ou comme « référence » SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (labo- ratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH,* type de visite de dépistage * Si les prélèvements (et donc les informations sur les patientes) ne sont pas collectés dans une structure de soins, des mesures veillant à assurer la protection de la vie privée et la confidentialité doivent être mises en place. S’il n’est pas possible de garantir la confidentialité des informations, il ne faut pas collecter de données sur le statut par rapport au VIH. TABLEAU 3.22 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies de dépistage ; réalisation de tests VPH INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.2.1 PROPORTION DE DÉPISTAGES MO- BILES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indi- cateur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés lors d’activités extra-institutionnelles dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). FAC4.3 NOMBRE DE CAM- PAGNES COMMU- NAUTAIRES Nombre de campagnes communau- taires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra- institutionnelles régulières) SOURCE DES DONNÉES : données relatives à la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : type de campagne (p. ex., communication de masse, campagne de dépistage), audience cible (p. ex., femme dans le groupe d’âge cible ou en dehors du groupe d’âge cible, hommes, femmes infectées par le VIH, femmes enceintes, etc.) Tableau 3.21 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 165 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC6.0 PREMIER DÉPIS- TAGE POUR LES FEMMES INFEC- TÉES PAR LE VIH Pourcentage de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépis- tage du cancer du col de l’uté- rus au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH, dans la tranche d’âge cible et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et dans la tranche d’âge cible au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé FAC6.1 PRESTATION DE SERVICES DE TYPE DCIP Pourcentage de femmes chez qui le sta- tut par rapport au VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du presta- taire (DPIC) pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus et qui connaissent maintenant leur statut NUMÉRATEUR : nombre total de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu, qui ont reçu un résultat positif ou négatif au DCIP réalisé pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu et qui ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH (résultat final après DCIP) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le terme Statut par rapport au VIH inconnu comprend habituellement les femmes qui n’ont jamais bénéficié d’un test et celles qui ont reçu un résultat de test négatif plus de 3 mois auparavant ; cependant, la définition suivie par les directives nationales doit être indiquée en référence. FAC6.2 LIENS AVEC LES SERVICES DE PRISE EN CHARGE ET DE TRAITE- MENT DE L’INFEC- TION À VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traite- ment de l’in- fection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réa- lisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre de clientes qui ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge TABLEAU 3.23 Indicateurs facultatifs : intégration avec les services de lutte contre le VIH – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 166 LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX À ENREGISTRER LORS DE LA COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES (AUPRÈS DES CLIENTES) Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) formulaire(s) individuel(s) de dépistage et de traitement pour prendre immédiatement des décisions cliniques lors de la prise en charge des patientes et pour calculer les indicateurs de base (et certains des indicateurs facultatifs) pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation-recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) formulaire(s) utilisé(s) actuellement et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) formulaire(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Date de la visite But général de la visite (dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique) Nom du prestataire Nom de la cliente (prénom, deuxième prénom, nom de famille) Numéro d’identification de la cliente (numéro d’identification national ou autre identifiant unique utilisé par la structure de soins) Numéro(s) de téléphone de la cliente Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge de la cliente (pour classer les clientes dans ou en dehors de la tranche d’âge cible en années, ou dans la fourchette définie par le pays) Date de naissance de la cliente Date des dernières règles Adresse (lieu d’habitation) de la cliente (le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale) Statut marital Caractéristiques socioéconomiques (p. ex., niveau d’éducation, appartenance ethnique, etc.) Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH [positif ; négatif (dans les 3 derniers mois) ; inconnu (négatif >3 mois ; non concluant ; test jamais réalisé)] Si le résultat du dernier test VIH est positif : Date du test positif Nombre de CD4 initiala Date de la numération des CD4 initiale Nombre de CD4 le plus récent Date de la dernière numération des CD4 Sous traitement antirétroviral ou pas sous traitement antirétroviral Orientation-recours de la cliente pour la prise en charge et pour le traitement Pour les structures où le DCIPb est proposé : si le résultat du dernier test VIH est inconnu, le DCIP a-t-il été accepté (oui, non) Si Oui, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Résultat final du DCIP (positif, négatif) Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Statut par rapport au VIH FINAL (positif, négatif, inconnu) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 167 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Pour les structures où le DCIP n’est pas proposé : si le résultat du dernier test VIH est négatif (>3 mois), non concluant ou si la cliente n’a jamais été testée, la cliente a été orientée vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH (oui, non) Antécédents de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé (oui, non, ne sait pas) Si Oui, méthode utilisée pour le dernier dépistage (IVA ou IVL, examen cytologique/frottis, test de recherche de l’ADN du VPH, ne sait pas) Si Oui, résultat du dernier dépistage (positif, négatif, ne sait pas) Si Oui, date du dernier dépistage Si le dernier dépistage était positif, un traitement a-t-il été réalisé ? (oui, non, ne sait pas) La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeutiques ? Si Oui, méthode de traitement [cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), ne sait pas] Si Oui, date de traitement Antécédents en rapport avec la santé reproductive et facteurs de risque (p. ex., nombre de grossesses, nombre d’accouchements, méthode de contraception/planning familial, antécédents d’ISTc, tabagisme, etc.) Présence de symptômes (p. ex., douleurs pelviennes/abdominales basses, pertes vaginales, saignements anormaux au niveau du vagin, etc.) DÉPISTAGE ET TRIAGE Type de visite de dépistage [premier dépistage ; dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an ; nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif)]. Dépistage réalisé [oui, non (si non, donner la raison)] Présence de symptômes de cancer invasif signalée Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Qualité du prélèvement Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Patiente contactée pour une prise en charge en fonction des résultats (oui, non) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Numéro du kit de test VPH Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 168 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée [réalisée, non réalisée (si non réalisée, donner la raison)] REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat de l’IVA (négative ; positive ; positive, suspicion de cancer) Si positive, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Cervicographie numérique réalisée (oui, non) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL Résultat de l’IVL (négatif ; positif ; positif, suspicion de cancer) Si positif, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Résultats de l’examen des organes génitaux externes et de l’examen au spéculum Diagnostic clinique et prescriptions ORIENTATION-RECOURS Nom du site vers lequel la patiente a été orientée et raison de cette orientation Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour une colposcopie Orientation pour un autre problème gynécologique Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid ce jour Colposcopie (les résultats de l’examen histopathologique occupent une place centrale dans le formulaire de résultats de laboratoire) But (triage, orientation pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée ce jour [oui, non (si non, donner la raison)] Date de la visite pour colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour (oui, non) Résultat de la colposcopie (négative, positive – lésion précancéreuse –, positive – suspicion de cancer invasif) OU utiliser les catégories de l’impression au cours de la colposcopie Impression au cours de la colposcopie (aspect normal, inflammation, atypie/CIN1/condylome/verrue/ leucoplasie/changements dus au VPH, CIN2-3, carcinome invasif, non concluant) Résultats de la colposcopie (p. ex., JPCd visualisée entièrement, épaisseur de la lésion, % couvert par la lésion, extension, vaisseaux atypiques, mosaïque, etc.) Biopsie réalisée ce jour (oui, non) Localisation et nombre des biopsies Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 169 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Curetage endocervical réalisé ce jour (oui, non) Résultat de l’examen histopathologique (p. ex., normal, CIN1, CIN2, ASCUS, ASC-H, cellules glandulaires atypiques, adénocarcinome in situ, carcinome à cellules squameuses, adénocarcinome) Plan pour le suivi (p. ex., traitement, nouveau dépistage) Nom de la personne ayant réalisé l’examen Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé (donner la raison) Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Orientation-recours pour cryothérapie depuis le site (nom du site) Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) RAD Remplit les critères pour une RAD (oui, non) RAD réalisée (oui, non) Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Résection par RAD et examen histologique (le cas échéant) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Prescriptions fournies REMARQUES/SUIVI Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire a Nombre de CD4 : nombre de cellules CD4 par millimètre cube de sang ; b DCIP : dépistage et conseil à l’initiative du prestataire ; c IST : infection sexuellement transmissible ; d JPC : jonction pavimento-cylindrique Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 170 LISTA DE VERIFICACIÓN DE LOS ELEMENTOS DE DATOS PARA EL REGISTRO ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Mois Année ENREGISTREMENT DE LA CLIENTE Date de la visite But de la visite [dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD)] Numéro d’identification de la cliente Nom de la cliente Nom de famille Prénom(s) Numéro de téléphone Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge Date de naissance Résultat du dernier test VIH (positif, négatif, ne sait pas) DCIP accepté Statut par rapport au VIH final (positif, négatif, ne sait pas) DÉPISTAGE ET TRIAGE Initiales du prestataire ayant réalisé le dépistage Type de visite de dépistage réalisée (premier dépistage, suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage) Dépistage non réalisé Symptômes signalés Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX DESTINÉS AU REGISTRE Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) registre(s) de dépistage et de traitement mis en place dans les structures de soins. L’ensemble de données minimal standardisé pour les registres doit être un sous-ensemble de l’ensemble de données minimal du(des) formulaire(s) de données individuelles et doit être suffisant pour comptabiliser les différents services et calculer les indicateurs pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation- recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) registre(s) actuellement utilisé(s) et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) registre(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 171 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Date de rendu des résultats à la cliente Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Date d’envoi des résultats au site Date de rendu des résultats à la cliente Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL But (dépistage, triage) Application de Lugol non réalisée REMARQUE : si l’application de Lugol n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Diagnostic clinique ORIENTATION-RECOURS Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour un autre problème gynécologique Orientation pour une colposcopie Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 172 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid réalisé Colposcopie But (triage, orientation-recours pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée Date de réalisation de la colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour Résultat de la colposcopie (négative ; positive – lésion précancéreuse ; positive – suspicion de cancer invasif) Impression au cours de la colposcopie Biopsie réalisée Date de réalisation de la biopsie Date d’envoi du prélèvement par biopsie au laboratoire Curetage endocervical réalisé ce jour Date de réalisation du curetage endocervical Date d’envoi du prélèvement dans le service d’histologie/anatomopathologie Date d’envoi des résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Initiales du prestataire qui a réalisé la colposcopie Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie après orientation réalisée Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie RAD Remplit les critères pour une RAD RAD réalisée sur site RAD réalisée sur un site d’orientation-recours Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 173 OUTILS POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES AINSI QUE POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS Ces outils ont été conçus pour aider à l’élaboration ou à l’amélioration des outils destinés à la collecte et l’agrégation des données ainsi qu’à la préparation des rapports sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Chaque fiche pratique est adaptée pour être utilisée dans le cadre d’une stratégie « Dépistage et traitement », et fournit un ensemble d’indicateurs et d’exemples d’outils correspondants pour collecter et compiler les données individuelles ainsi que pour préparer une synthèse des services fournis et les rapports connexes. La liste des indicateurs spécifiques à la stratégie est une adaptation de la liste présentée au Tableau 3.2 et aux Tableaux 3.12 à 3.23. Des informations détaillées sur la méthode de mesure des indicateurs se trouvent aux Tableaux 3.12 à 3.23 (dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Les exemples de formulaires et de registres fournis ici donnent une illustration de l’utilisation opérationnelle des éléments de base généraux et des éléments spécifiques à la stratégie (ainsi que des éléments facultatifs pertinents) figurant dans les Listes de contrôle des éléments de données. Ces exemples, ainsi que les exemples de synthèse mensuelle et annuelle proposés, ne sont pas destinés à être utilisés tels que, mais devront être affinés avec la participation des partenaires et testés sur le terrain dans le contexte spécifique au pays. Cet ensemble de documents est complété par le Dictionnaire des données abrégé et par la Suggestion de module DHIS 2, qui fournissent des informations destinées à améliorer les systèmes électroniques. NOTES GÉNÉRALES SUR L’ADAPTATION DE L’EXEMPLE DE FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Le Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé peut être adapté pour ajouter des éléments supplémentaires afin de calculer les indicateurs facultatifs qui ont été inclus dans l’ensemble d’indicateurs standardisé au niveau national. Des espaces supplémentaires et des orientations pour le calcul de ces indicateurs peuvent aussi être ajoutés directement dans le formulaire pour permettre le suivi au niveau des structures de soins et pour aider à la vérification des données. L’adaptation des différents éléments du formulaire en fonction du contexte du pays peut inclure les mesures suivantes : • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires spécifiques en rapport avec les données suivantes : - Nombre de clientes chez qui le dépistage de lésions précancéreuses s’est avéré positif ; - Nombre de clientes chez qui le résultat du dépistage s’est avéré NÉGATIF, afin de vérifier les calculs. [Le nombre total de dépistages doit correspondre au nombre de dépistages POSITIFS (y compris les cas de suspicion de cancer) + le nombre de dépistages NÉGATIFS] ; - Nombre de clientes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie, et qui ont choisi de différer la cryothérapie. • Ajout ou suppression de lignes secondaires en fonction des méthodologies de dépistage utilisées dans le pays. Par exemple, si un pays ne propose que l’IVA, toutes les autres méthodes de dépistage peuvent être supprimées du formulaire. • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires en rapport avec les services fournis dans les structures de soins : - Biopsie ; - Confirmation des cas de cancer ; - Autres méthodes de traitement (coagulation à froid, chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie). • Modification du nom des lignes secondaires pour les méthodologies de dépistage combinées. Par exemple, IVA/IVL et IVA/cervicographie (ou photographie numérique). • Modification des colonnes de ventilation par : - Introduction de catégories supplémentaires pour la tranche d’âge cible (par exemple, âges <30, 30 à 49 et >50 ; ventilation plus fine des tranches d’âge ; etc.) ; - Utilisation d’intervalles d’âge cibles spécifiques au pays. • Suppression de la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, lorsque la prévalence de l’infection à VIH est faible et que l’intégration n’est pas une priorité du programme. OUTILS POUR UN PROGRAMME « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UNE IVA Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes de dépistage et de traitement basés sur la réalisation d’une IVA et suivant l’approche à visite unique (dépistage par IVA et traitement des lésions précancéreuses réalisés au cours de la même visite). L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 174 infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. L’exemple de formulaire individuel (par cliente) à usage unique/pour visite unique proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par IVA, sur le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour les orientations-recours (par exemple, en cas de suspicion de cancer ou d’un autre problème gynécologique) et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par visite proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours. Le registre étant structuré par visite, il faut s’assurer que les problèmes de doublons soient tous résolus lors du comptage et de l’agrégation des données. Si les programmes souhaitent créer des registres longitudinaux pour faciliter la prise en charge des patientes, les registres doivent être organisés par nom ou par numéro d’identification national unique des clientes plutôt que par date de visite ; il pourra également être nécessaire de remplacer les options « cocher une réponse » par la saisie de dates. L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) pour le calcul des indicateurs ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Il est important d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et enregistrés uniquement par la structure de soins qui les fournit (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales de gestion des données et les politiques nationales de suivi et d’évaluation qu’il convient de procéder différemment). Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. FIGURE 3.7 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par IVA et traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Négative Nouveau dépistage dans les 3 ans Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Positive IVA (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Suspicion de cancer Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 175 TABLEAU 3.24 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par IVA et le traitement par cryothérapie INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépis- tage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dé- pistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an FAC3.1 Traitement des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thé- rapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryo- thérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryo- thérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothé- rapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 176 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un trai- tement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adé- quate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes commu- nautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.24 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 177 FORMULAIRE POUR LE DÉPISTAGE PAR IVA ET LE TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS ET SUR LA VISITE Nom de la structure de soins :_______________________ District : ________________________________________ Date de la visite : _________________________________ Nom du prestataire : _______________________________ But de la visite : Dépistage Traitement (cryothérapie ou RAD) Complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD) INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : _________________________ Numéro d’identification de la cliente : _____________ Téléphone : ____________________________________ Âge de la cliente : _______________________________ Date des dernières règles : ________________________________________________________________________ Adresse (lieu d’habitation) : ______________________________________________________________________ Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant, ou test jamais réalisé] Antécédents de dépistage de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : _________________ Le dernier traitement : _________________ DÉPISTAGE Type de visite de dépistage : Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage par IVA réalisé ce jour ? Oui (saisir le résultat ci-dessous) Non (donner la raison) : ___________________________________________________ Résultat de l’IVA Négatif Positif Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positif, suspicion de cancer TRAITEMENT Pour une visite de dépistage Cryothérapie réalisée durant la visite de dépistage Cryothérapie différée (raison) : _____________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS Orientation vers (nom du site) : Raison pour l’orientation-recours : Cryothérapie Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Suspicion de cancer Autre problème gynécologique REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/lésions sur le col de l’utérus SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 178 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 179 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 180 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS VENTILATION VIH+ VIH- STATUT VIH INCONNU TOTAUX DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an Nouveau dépistage (après un dépistage anté- rieur dont le résultat était négatif) TOTAL Nombre de clientes pour les- quelles le résultat du dépistage était POSITIF Premier dépistage Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Nouveau dépis- tage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer TOTAL Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉ- RAPIE Premier dépistage Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Nouveau dépistage (après un dépis- tage antérieur dont le résultat était négatif) Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Orientation-recours à partir d’un autre site/ service TOTAL Nombre de clientes présen- tant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne rem- plissant pas les critères pour la cryothérapie) Traitement sur site par RAD Orientation-re- cours pour traite- ment TOTAL Nombre de clientes présen- tant des COM- PLICATIONS POST-THÉRAPEU- TIQUES Cryothérapie RAD TOTAL FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : ________________ Unité au niveau infranational : _____________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 181 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) D1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) E Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage E1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage F Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour SUSPICION DE CANCER INVASIF Indicateurs Pourcentage (ou Nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (total) : B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois) : B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois et dans la tranche d’âge cible) : B3 M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % B2.0 Taux de positivité au test de dépistage (global) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et dans la tranche d’âge cible) : C2 / B3 x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (global) : E / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et âgées de 30 à 49 ans) : E1 / B1 x 100 % M3.0 Taux de traitement : D1 + F1 / C x 100 % B3.0 Taux de traitement : D + F / C x 100 % FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/Unité au niveau infranational : ____________________________________ Mois : __________________ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer OUTILS POUR UN PROGRAMME BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UN TEST VPH, SUIVI PAR UN TRIAGE PAR IVA ET PAR UN TRAITEMENT Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes suivant une approche « Dépistage-triage-traitement » utilisant le test VPH comme test de dépistage initial, puis une IVA pour déterminer si un traitement est ou non nécessaire, et, dans l’affirmative, si les critères sont remplis pour un traitement par cryothérapie. L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 182 L’exemple de formulaire individuel (par cliente) proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA et le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Ce formulaire est conçu pour être imprimé sur du papier avec copies carbone, afin de permettre la prise en charge des patientes et la collecte des informations au cours de différentes visites et dans différents sites. Si le formulaire doit être utilisé une seule fois/pour une seule visite, certains éléments (p. ex., le nom de la structure de soins, la date de la visite, les initiales du fournisseur) peuvent être regroupés et réorganisés afin de simplifier la présentation [se référer à la sous-section Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes)]. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour accompagner l’acheminement du prélèvement et des résultats du test VPH (de la structure de soins vers le laboratoire, puis en retour du laboratoire vers la structure de soins), ainsi que pour les orientations-recours et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par cliente proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours ainsi que des informations en retour sur les orientations-recours (pour aider à la prise en charge des patientes par les prestataires). Les programmes doivent déterminer si des formulaires et des registres combinés ou séparés doivent être utilisés pour chaque service. L’enregistrement des patientes doit être minutieux et s’assurer que chacune d’entre elles est bien identifiée de manière unique et que les problèmes de doublons sont résolus au moment du calcul des totaux et lors de l’agrégation des données. Il est important aussi d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes longitudinaux structurés par cliente et présents dans chaque structure de soins permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et les données transmises au niveau central uniquement par la structure de soins ayant fourni les services (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales qu’il convient de procéder différemment). L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Cet exemple de formulaire présente une complexité supplémentaire, car par hypothèse la tranche d’âge cible nationale ne correspond pas à la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS pour le dépistage. Afin de faciliter la tâche aux programmes en cours de transition et passant d’une stratégie reposant sur l’IVA seule à une stratégie utilisant un test VPH suivi par un triage par IVA, les éléments de données permettant de déterminer si l’IVA est utilisée pour un dépistage initial ou pour un triage ont été inclus dans les exemples de formulaires. Les programmes utilisant la stratégie reposant sur le test VPH seul peuvent adapter les formulaires en supprimant les éléments en rapport avec le dépistage par IVA et les indicateurs connexes ou adapter les éléments en rapport avec l’IVA pour enregistrer des informations sur l’évaluation visuelle effectuée avant de réaliser le traitement (se référer à la sous-section Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure). Les programmes utilisant l’examen cytologique comme test secondaire de dépistage ou de triage peuvent adapter ces modèles en remplaçant les éléments en rapport avec l’IVA par ceux qui sont pertinents pour l’examen cytologique (se référer aux Listes de contrôle des éléments de données). Des éléments de données concernant la colposcopie peuvent également être ajoutés, le cas échéant. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 183 TABLEAU 3.25 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par test VPH suivi par une IVA, puis par un traitement par cryothérapie FIGURE 3.8 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les pays à forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par un test VPH, suivi par un triage par IVA et par un traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Lorsqu’un test VPH est positif, une IVA est réalisée comme second test de dépistage afin de déterminer si un traitement est ou non préconisé. Le traitement n’est réalisé que si le test VPH et l’IVA sont TOUS LES DEUX positifs. Test VPH (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Négatif Nouveau dépistage dans les 3 ans Faire un nouveau dépistage après 1 an Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Positif IVA IVA négative IVA positive Suspicion de cancer INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH ou IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage avec un résultat positif au test VPH ou à l’IVA au cours d’une période donnée B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 184 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA dont le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif (c’est- à-dire l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement) et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.0.1 Échec du test de dépistage Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois par un test VPH de dé- pistage du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test VPH de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage par test VPH FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépis- tage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage (par test VPH ou IVA) et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’at- teindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recom- mandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lé- sions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui se sont rendues à une visite de triage par IVA et chez qui l’IVA a été réalisée FAC2.2.2 Observance de l’orienta- tion vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage par IVA FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage par IVA FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui avaient besoin d’un traitement Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage par test VPH et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage par IVA au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions pré- cancéreuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-théra- peutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce trai- tement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryothé- rapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas reve- nues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci Tableau 3.25 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 185 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une struc- ture spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif ou le dépistage par IVA s’est avéré positif, et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes Proportion des tests de dépistage par test VPH réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes FAC5.0 Temps d’obtention des résul- tats des tests réalisés Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et le rendu des résultats du test VPH aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélèvements Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire Nombre de jours entre la réception des prélèvements pour le test VPH au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats des tests VPH à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.25 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 186 FORMULAIRE DE DÉPISTAGE PAR TEST VPH, TRIAGE PAR IVA ET TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : Numéro d’identification de la cliente : Âge de la cliente : ____ Date des dernières règles : ____________ Téléphone 1 : _______________ Téléphone 2 : _______________ Adresse (lieu d’habitation) : Statut par Rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant ou jamais testée] Antécédents de Dépistage de la Cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas La visite du jour est due à une complication post-thérapeutique ? Oui Non Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : ___________ Le dernier traitement : ______________________ DÉPISTAGE ET TRIAGE Test VPH Nom de la structure de soins : ____________ District : ________ Nom du prestataire : ____________ Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Méthode de collecte du prélèvement : Par la cliente Par le prestataire ou Prélèvement non collecté (raison) : ______________________________________________________________ Date de collecte du prélèvement : _________________ Date de la visite : _________________________________ ou Identique à la date de collecte __________________________________________________________________ Code du prélèvement : ___________ Date d’envoi au laboratoire : _____________ Date de réception au labo : _________ Date de réalisation du test : _________ N° de kit du test VPH : _____ Résultat rendu à la cliente : Oui (date de rendu) :_________ Non (raison) :______________________ Résultat du Test : Négatif Positif Nécessité de faire un nouveau test Date d’envoi au site de dépistage : ___________________________________________________________________ Initiales du technicien : _____________________________________________________________________________ IVA Nom de la structure de soins : __________________________________________ District : ____________________________________________________________ Nom du prestataire : _________________________________________________ Triage ou Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage réalisé ? Oui (Date de la visite) : ______________________________________________ Non (raison) : ______________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/ lésions sur le col de l’utérus Résultat de l’IVA Négative Positive Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positive, suspicion de cancer Application d’acide acétique non réalisée (donner les raisons) : _______________________________________ SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 187 TRAITEMENT Pour une visite de dépistage ou de triage par IVA Cryothérapie réalisée durant : Visite de dépistage Visite de triage ou Cryothérapie différée (raison) : __________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Nom de la structure de soins : Date de la visite : _____________________________________ Initiales du prestataire : _____________________ Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille Nom de la structure de soins : ____________________________________________________________________ Date de la visite : _______________________________________ Initiales du prestataire : ___________________ Remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS ET SUIVI Orientation-recours vers [nom du(des) site(s)] : ________________________________________________________ Raison et date de l’orientation-recours : Triage (date) : __________________ Cryothérapie (date) : ____________ Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) (date) : ___________ Suspicion de cancer (date) : ________________ Autre problème gynécologique (date) : _________________ Cancer invasif (date) : _________________ Date de RDV au site d’orientation-recours : _______________ Réalisé après le dépistage, le triage ou le traitement : Nouvelle visite de dépistage dans : 1 an 3 ans 5 ans REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 188 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 189 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 190 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 191 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 192 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par TEST VPH Premier dépistage A Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) C NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR TEST VPH D Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par IVA Premier dépistage E Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an F Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) G NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR IVA H NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un PREMIER DÉPISTAGE (A + E) I NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un DÉPISTAGE DE SUIVI POST-THÉRAPEUTIQUE À 1 AN (B + F) J NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un NOUVEAU DÉPISTAGE (C + G) K NOMBRE TOTAL – FEMMES AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE (I+J+K) OR (D+H) L Nombre de clientes avec un résultat POSITIF AU TEST VPH DE DÉPISTAGE Premier dépistage M Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an N Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) O NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TEST VPH DE DÉPISTAGE P Nombre de clientes avec un résultat POSITIF au DÉPISTAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo Q Critères non remplis pour la cryo R Suspicion de cancer S Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo T Critères non remplis pour la cryo U Suspicion de cancer V Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo W Critères non remplis pour la cryo X Suspicion de cancer Y NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU DÉPISTAGE PAR IVA Z Résultat du dépistage POSITIF : premier dépistage (M+Q+R+S) AA Résultat du dépistage POSITIF : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (N+T+U+V) AB Résultat du dépistage POSITIF : Nouveau dépistage (O+W+X+Y) AC NOMBRE TOTAL – FEMMES AVEC DÉPISTAGE POSITIF (AA+AB+AC) OR (P+Z) AD FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : Unité au niveau infranational : Mois : Année : Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 193 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes avec un résultat POSI- TIF au TRIAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo AE Critères non remplis pour la cryo AF Suspicion de cancer AG Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo AH Critères non remplis pour la cryo AI Suspicion de cancer AJ Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo AK Critères non remplis pour la cryo AL Suspicion de cancer AM NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TRIAGE PAR IVA AN CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (Q + AE) AO CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (T + AH) AP CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (W + AK) AQ NOMBRE TOTAL – CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO (AO + AP + AQ) AR CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (R + AF) AS CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (U + AI) AT CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (X + AL) AU NOMBRE TOTAL – CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO (AS + AT + AU) AV SUSPICION DE CANCER : premier dépistage (S + AG) AW SUSPICION DE CANCER : dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an (V + AJ) AX SUSPICION DE CANCER : Nouveau dépistage (Y + AM) AY NOMBRE TOTAL – SUSPICION DE CANCER (AW + AX + AY) AZ NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉRAPIE OU PAR RAD (AR + AV) BA NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT (AR + AV + AZ) BA Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉRA- PIE Premier dépistage Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BB Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BC Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BD Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BE Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BF Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BG TOTAL BH Nombre de clientes présentant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne remplissant pas les critères pour la cryo) Premier dépistage Traitées par RAD sur site BI Orientation-recours pour traitement BJ Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées par RAD sur site BK Orientation-recours pour traitement BL Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées par RAD sur site BM Orientation-recours pour traitement BN TOTAL BO TRAITÉES PAR CRYO/RAD : premier dépistage (BB + BC +BI) BP TRAITÉES PAR CRYO/RAD : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an BQ (BD + BE + BK) BR TRAITÉES PAR CRYO/RAD : nouveau dépistage (BF + BG + BM) BS NOMBRE TOTAL – TRAITÉES PAR CRYO OU RAD : (BP + BQ + BR) Nombre de clientes avec COMPLI- CATIONS POST-THÉRA- PEUTIQUES Cryothérapie BT RAD BU TOTAL BV SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 194 Éléments permettant le calcul des indicateurs Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage b1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH b2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH et âgées de 30 à 49 ans + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA et âgées de 30 à 49 ans) B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA) B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage b3.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (test VPH) b3.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (IVA) C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR TEST VPH pour lequel le résultat était POSITIF c2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR IVA pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c2.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat du TEST VPH était POSITIF c2.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat de l’IVA était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA E Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA dont le résultat était POSITIF F Nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) G Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER G1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS H Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS H1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (TOTAL) : B (somme de b1 + b2) Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS) : B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE) : B3 (somme de b3.1 + b3.2) FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/unité au niveau infranational : _______________________________________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 195 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DONNÉES D’ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE District Nom officiel du district (ou équivalent) Texte ou liste déroulante Du FI au REG au SYN Date de la visite Jour, mois et année de la visite de la cliente Date Du FI au REG au SYN But de la visite Élément donnant des orientations sur la manière de remplir le formulaire ou le registre. Peut également être utilisé (conjointement avec un identifiant unique) pour faire le suivi des clientes accédant aux services Réponse catégorielle (DÉPIS- TAGE, TRAITEMENT, COMPLI- CATION POST-VISITE) Du FI au REG Nom du presta- taire Prénom et nom de famille du prestataire réalisant le dépistage Texte Du FI au REG au SYN Nom de la cliente Prénom et nom de famille de la cliente Remarque : en cas d’enregistrement électronique des données sur les clientes, le prénom et le nom de famille de la cliente doivent être saisis dans des champs séparés afin d’éviter les incohérences (cela s’applique aussi en cas de formulaire et de registre sur papier) Texte Du FI au REG Numéro d’iden- tification de la cliente Numéro national d’identification ou autre identifiant unique de la cliente utilisé par la structure de soins, par le programme ou au niveau du pays EN FONCTION DU PAYS Du FI au REG Numéro de télé- phone Numéro de téléphone principal de la cliente collecté pour aider à faire son suivi Numérique Du FI au REG Numéro de téléphone d’un parent proche Autre numéro de téléphone permettant de contacter la cliente et collecté pour aider à faire son suivi Numérique FI Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – toutes les méthodes de dépistage) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test VPH) : c1 / b1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – test VPH) : c2.1 / b3.1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test par IVA) : c2 / b2 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – IVA) : c2.2 / b3.2 x 100 % B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage : D / b1 x 100 % B2.2 Taux de positivité à l’examen de triage : E / D x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (GLOBAL) : G / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – toutes les méthodes de dépistage) : G1 / B3 x 100 % M3.0 Taux de traitement : F1 + H1 / C x 100 % C3.0 Tasa de tratamiento: F + H / c2 + E x 100 % DICTIONNAIRE DES DONNÉES ABRÉGÉ POUR UN PROGRAMME UTILISANT L’IVA Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 196 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Âge de la cliente Âge de la cliente en années Il permet d’identifier si la cliente se trouve dans ou en dehors de la tranche d’âge cible (en années) recommandée par l’OMS ; lorsque la tranche d’âge cible utilisée par le pays est différente, les résultats totaux peuvent être ventilés en fonction de l’âge afin de permettre le calcul des indicateurs mondiaux et des indicateurs nationaux Numérique ou calculé* *voir Date de naissance Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date de nais- sance de la cliente Jour, mois et année de naissance de la cliente Remarque : en fonction du contexte du pays, saisir la date de naissance, l’âge ou les deux. Dans les systèmes de données individuelles électroniques, il est possible de ne saisir que la date de naissance, l’âge étant alors calculé de manière auto- matique et fiable. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date des der- nières règles Donnée fournie par la cliente elle-même ; jour, mois et année des dernières règles de la cliente. Utilisé pour déterminer s’il est possible que la femme soit enceinte/la nécessité de réaliser un test de grossesse, ainsi que la présence d’autres anomalies potentielles Date FI Adresse (lieu d’habitation) Adresse principale/lieu de résidence de la cliente, pour per- mettre un suivi et/ou des analyses géographiques. Remarque : le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale. Texte Du FI au REG ANTÉCÉDENTS DE DÉPISTAGE DE LA CLIENTE A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé Antécédents de dépistage du cancer du col de l’utérus chez la cliente (a-t-elle déjà fait un dépistage ?). Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) avec accès possible à ces dossiers. Si les données sont extraites d’un système, la catégorie de réponse « NE SAIT PAS » peut être supprimée. Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI (vérifier avec la réponse « Premier dépistage » pour l’élé- ment « Type de visite de dépistage » Si OUI, mé- thode utilisée pour le dernier dépistage Méthode utilisée pour le dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (IVA, FROTTIS, TEST DE RE- CHERCHE DE L’ADN DU VPH, NE SAIT PAS) FI Résultat du der- nier dépistage Résultat du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, NE SAIT PAS) FI Si POSITIF, un traitement a-t-il été réalisé Action menée si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 197 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur [Si OUI] Type de traitement réalisé Type de traitement fourni si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (CRYOTHÉRAPIE, RAD, NE SAIT PAS) FI Date du dernier dépistage Jour, mois et année de réalisation du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI [Quand a été ré- alisé le dernier] Traitement Jour, mois et année de réalisation du dernier traitement. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le traitement/le suivi des clientes. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeu- tiques ? Indique si la cliente est revenue du fait de la présence de com- plications post-thérapeutiques. Utilisé pour faire le suivi des complications post-thérapeutiques. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Nombre de gros- sesses Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de fois où la femme a été enceinte. Numérique FI Nombre d’accou- chements Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de grossesses que la femme a poursuivies jusqu’à un âge gestationnel viable pour l’enfant. Numérique FI Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 198 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur STATUT PAR RAPPORT AU VIH Résultat du der- nier test VIH Résultat du dernier test VIH réalisé et fourni par la cliente elle-même. Cet élément est obtenu pour la prise en charge des patientes et l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et de lutte contre l’infection à VIH. Il est utili- sé comme élément primaire pour la ventilation d’indicateurs. Lorsque le DCIP est intégré dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, utiliser les éléments du DCIP indiqués ci-des- sous (tirés du guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH). Lors du transfert dans le registre, les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ à la question sur le résultat du dernier test VIH doivent être saisies comme résultat INCONNU. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques. Réponse catégorielle [POSITIF ; NÉGATIF dans les 3 derniers mois) ; INCONNU] Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = POSITIF POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque la cliente elle-même indique un « Résultat du dernier test VIH POSITIF » ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Date du dernier résultat de test VIH positif Jour, mois et année de réalisation du dernier test VIH de la cliente avec un résultat POSITIF. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) et que l’accès à ces dossiers est possible. Date Du FI au REG Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Inscription ou non des femmes séropositives au VIH dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH. La disponibilité d’une des informations suivantes permet d’évaluer de manière indirecte si les clientes sont bien ins- crites dans ce type de service : cliente ayant bénéficié d’une évaluation clinique ou d’une mesure de la numération des CD4 ou d’une mesure de la charge virale après que le diagnostic d’infection à VIH a été posé ; ou cliente actuellement sous trai- tement antirétroviral (se référer au document de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé http://apps.who. int/iris/bitstream/handle/10665/192750/9789242508758_fre. pdf?sequence=1). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Réponse catégorielle ou calculée (ÉVALUATION CLI- NIQUE RÉALISÉE, NUMÉRA- TION DES CD4 RÉALISÉE, MESURE DE LA CHARGE VI- RALE RÉALISÉE ou ACTUEL- LEMENT SOUS TRAITEMENT ANTIRÉTROVIRAL ; NON INSCRITE) Du FI au REG Première numé- ration des CD4 (ou première me- sure de la charge virale) Nombre de CD4 au moment du diagnostic de l’infection à VIH ; ou première numération des CD4 réalisée au moment de l’inscription dans un service de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH. Lorsque la numération des CD4 n’est pas réalisée au même moment (et sur le même lieu) que le test VIH, utiliser la numé- ration des CD4 réalisée au plus près du moment du diagnostic comme numération « réalisée au moment de l’inscription ». Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 199 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Date de la pre- mière numéra- tion des CD4 (ou de la première mesure de la charge virale) Jour, mois et année de réalisation de la première numération des CD4 (au moment du diagnostic ou de l’inscription). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Numération des CD4 (ou mesure de la charge virale) la plus récente Nombre de CD4 le plus récent. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Date de la numé- ration des CD4 (ou de la mesure de la charge virale) la plus récente Jour, mois et année de réalisation de la numération des CD4 la plus récente. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Si elle n’est pas inscrite, orienta- tion-recours de la cliente pour la prise en charge et le traitement Se référer à la définition de la mesure indirecte de « l’inscrip- tion » fournie pour l’élément de données « Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH ». Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle- même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « INCONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Le dépistage et le test VIH à l’ini- tiative du presta- taire (DCIP) a-t-il été accepté ? Acceptation/Non-acceptation du DCIP proposé au cours de la visite de dépistage du cancer du col de l’utérus par les clientes remplissant les critères pour en bénéficier. Enregistré pour faire le suivi des patientes et de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH. Remarque : un DCIP doit être proposé aux clientes lorsqu’elles signalent que le résultat de leur test VIH précédent était NON CONCLUANT, ou que le dernier test VIH s’est avéré NÉGATIF mais date de plus de 3 mois, ou qu’elles n’ont JAMAIS FAIT DE TEST VIH. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si OUI, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Jour, mois et année de réalisation du test VIH dans le cadre d’un DCIP. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP au cours de visites de dépistage. Date Du FI au REG Résultat final du DCIP Résultat final du test VIH réalisé au cours de la visite de dé- pistage du cancer du col de l’utérus (se référer au Statut par rapport au VIH final ci-dessous). Réponse catégorielle (POSITIF, NÉGATIF, NON CONCLUANT) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Collecte des informations pour déterminer si les clientes ont reçu le résultat de leur test VIH. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP sur le lieu de prestation des ser- vices de dépistage. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 200 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Statut par rap- port au VIH final Utilisé comme élément principal pour la ventilation d’indica- teurs. Le statut par rapport au VIH final est enregistré comme suit : POSITIF si le Résultat du dernier test VIH était POSITIF ou si le Résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était POSITIF ; NÉGATIF si le résultat du dernier test VIH (dans les 3 derniers mois) était NÉGATIF ou si le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était NÉGATIF ; INCONNU si le résultat du dernier test VIH était NON CONCLUANT ou TEST JAMAIS RÉALISÉ et le DCIP a été refusé. Remarque : lorsque le résultat du dernier test VIH (fourni par la cliente elle-même) est enregistré dans le formulaire individuel où est également enregistré le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP, cet élément de données permet d’obtenir la valeur du Statut par rapport au VIH final qui sera saisie dans le registre. Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, INCONNU) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU SI LE DCIP N’EST PAS DISPONIBLE : l’élément facultatif ci-dessous est enregistré lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle-même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « IN- CONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; il est utilisé pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Cliente orientée vers une struc- ture spécialisée pour bénéficier d’un test VIH Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH lorsque le dépistage du VIH n’est pas disponible par le biais d’un DCIP et que le résultat au dernier test VIH est TEST JAMAIS RÉALISÉ ou NON CONCLUANT, ou que le test le plus récent, dont le résultat était NÉGATIF, date de plus de 3 mois. Enregistré pour faire le suivi de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH lorsque le DCIP n’est pas proposé sur le point de prestation de services de dépistage du cancer du col de l’utérus. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 201 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DÉPISTAGE Type de visite de dépistage Indique le type de visite de dépistage à laquelle participe la cliente, en fonction de ses antécédents de dépistage (et de traitement). L’ensemble d’éléments de données en rapport avec le type de visite de dépistage est utilisé pour la ventila- tion des indicateurs. La plupart des indicateurs donnent des spécifications sur le type de visite de dépistage concerné ou des éléments à prendre en considération pour une ventilation. Lors de l’utilisation de questionnaires papiers, ces différents éléments sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : 1) différentes variables individuelles à réponse catégorielle (OUI/NON) ; ou 2) variable récapitulative unique à réponse catégorielle avec de multiples valeurs de réponse. Réponse catégorielle (PREMIER DÉPISTAGE, DÉ- PISTAGE DE SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE À 1 AN, NOU- VEAU DÉPISTAGE) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Dépistage réalisé Indique le statut par rapport au dépistage. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si NON, (dé- pistage non réalisé), donner la raison : Champ de texte ouvert pour enregistrer la raison pour laquelle le dépistage a été différé. Il s’agit habituellement de problèmes gynécologiques figurant parmi les contre-indications à la réalisation du dépistage (p. ex., présence d’une cervicite). Texte FI RÉSULTAT DE L’IVA Résultat de l’IVA Résultat du dépistage du cancer du col de l’utérus basé sur l’IVA. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de traitement (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (NÉ- GATIF ; POSITIF ; POSITIF, SUSPICION DE CANCER) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND [Si positif] Critères remplis pour la cryothé- rapie Indique si la cliente remplit ou non les critères pour que ses lésions précancéreuses soient traitées par cryothérapie, ou si celles-ci doivent être traitées par RAD car elles sont de grande taille et ne remplissent pas les critères pour la cryothérapie. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cartographie du dépistage Le prestataire enregistre les observations/lésions sur un sché- ma/une carte simplifiée du col de l’utérus. Image FI Diagnostic cli- nique Diagnostic clinique des problèmes gynécologiques (pouvant éventuellement entraîner un report du dépistage). Texte FI Résultats de l’examen génital externe et de l’examen au spé- culum Résultats de l’examen gynécologique clinique. Texte FI SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 202 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur ORIENTATION-RECOURS Orientation vers : Nom du site vers lequel est orientée la cliente pour bénéficier d’autres services. Utilisé pour faire le suivi des résultats et des orientations-recours pour les clientes. Texte FI Orientation pour la présence de lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – présence de lésion de grande taille ne remplis- sant pas les critères pour la cryothérapie et ayant besoin d’une RAD. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours des clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orien- tations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour une suspicion de cancer Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – suspicion de cancer invasif. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours pour les clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orientations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour cryothérapie Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour un autre pro- blème gynécolo- gique Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND CRYOTHÉRAPIE Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage Indique que la cryothérapie a été réalisée le même jour que le dépistage par IVA. Lors de l’utilisation de questionnaires papier, ces éléments de données relatifs au traitement et à l’orientation-recours sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : différentes variables individuelles à réponse catégorielle dichotomique (OUI/NON) ; ou variable récapitulative unique à réponse caté- gorielle avec de multiples choix de réponse. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Raison : Raison pour laquelle la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Texte FI Cryothérapie différée Indique que le dépistage par IVA a été réalisé, mais que la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Indique que la cliente a bénéficié de la cryothérapie qui avait été initialement différée après avoir reçu un résultat positif au dépistage. Utilisé pour faire le suivi du traitement des lésions précancéreuses (et de l’impact de l’utilisation de l’approche « À visite unique » ou de l’approche « Dépistage et traitement le même jour » sur la réalisation du traitement des lésions précancéreuses). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 203 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Cryothérapie réalisée ce jour après orienta- tion-recours Indique que la cliente a été traitée par cryothérapie suite à une orientation-recours. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation-re- cours pour cryo- thérapie depuis : Nom du site à partir duquel la cliente a été orientée pour son traitement par cryothérapie. Peut être inclus quand la cryo- thérapie n’est pas UNIQUEMENT réalisée dans le cadre d’une approche « À visite unique » ou « Dépistage et traitement le même jour ». Texte Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la cryo- thérapie Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Transféré à partir du Formulaire individuel de dépistage. Texte Du FI au REG RAD Remplit les critères pour une RAD Indique que la cliente remplissait les critères pour être traitée par RAD lors de la visualisation réalisée au cours de la visite de RAD. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG RAD réalisée Indique que la RAD a été réalisée pour le traitement des lé- sions précancéreuses. Utilisé pour le suivi de la prestation des services de RAD et du traitement des lésions précancéreuses. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Texte Du FI au REG REMARQUES/SUIVI Remarques/ suivi Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire. Texte FI

ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 206 Pour prendre des décisions éclairées, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus doivent disposer d’informations exactes et actualisées sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité théorique et la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir ces services, ainsi que sur la qualité des services fournis. Le terme « disponibilité des services » fait principalement référence à la présence matérielle de structures de soins ou d’unités mobiles fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour pouvoir élargir ou assurer le bon fonctionnement d’un programme national de qualité, il est indispensable d’avoir des informations sur la présence et sur la répartition des services connexes. Mais il ne suffit pas que des services soient disponibles pour que leur qualité soit garantie. Le terme « capacité opérationnelle des structures de soins » fait référence à la capacité des structures de soins ou des unités mobiles à fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; disposer de cette capacité opérationnelle constitue une condition préalable indispensable à une prestation de services de qualité. Un certain nombre d’intrants clés (par exemple, du personnel formé, des infrastructures, du matériel de base, des fournitures) et de processus clés (par exemple, des systèmes de suivi, des systèmes d’approvisionnement, des mécanismes d’orientation-recours) doivent être en place pour permettre une prestation de services de haute qualité. Cependant, comme pour la disponibilité des services, le fait qu’une structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à fournir des services ne garantit pas nécessairement que ceux-ci soient de qualité. Les outils et les méthodes présentés dans cette section permettent de faciliter la collecte et l’analyse de ces informations clés. Ils peuvent être adaptés et mis en œuvre en fonction des besoins en informations sur le programme, du contexte dans lequel le programme est mis en œuvre et des ressources disponibles. Conçu pour être le plus large possible, sans pour autant être exhaustif, cet ensemble d’outils et de méthodes est destiné à aider les programmes à : • Réaliser une planification stratégique en vue d’introduire ou d’élargir la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Collecter des données de référence sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des différents services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Faire un suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services pendant leur élargissement ou leur introduction, et pendant la programmation de routine ; et • Mettre en œuvre des processus d’amélioration de la qualité des services. Les outils proposés pour réaliser des enquêtes dans les structures de soins permettent de mesurer directement des intrants, des processus et des résultats spécifiques. Ils permettent aussi de comparer les résultats obtenus à des normes de base pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus. En complément, des informations d’orientation présentent les éléments pertinents à prendre en considération pour étudier la disponibilité et la capacité opérationnelle des services en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus ; ces informations d’orientation permettent également de prendre en compte les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes existantes menées sur un échantillon de structures de soins représentatif au niveau national. INTRODUCTION SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 207 Différentes méthodes peuvent être utilisées pour faire une évaluation et un suivi de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. Le choix de la méthodologie doit dépendre principalement des raisons motivant la collecte des informations et du but de cette collecte. D’autres facteurs doivent également être pris en compte pour déterminer l’approche la plus adaptée et la plus appropriée, notamment les ressources disponibles au niveau du programme ainsi que les éventuelles enquêtes déjà en cours et pouvant être exploitées pour obtenir des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette section présente le processus de la Supervision de soutien, qui permet d’obtenir des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle, la performance et la qualité. On y trouve aussi un document pour réaliser une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), ce qui permet de collecter des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle des structures de soins. Ces approches sont conçues pour obtenir des informations spécifiques à chaque structure de soins, et les résultats obtenus ne doivent en aucun cas être généralisés à l’ensemble du système de santé ou à d’autres structures de soins. Les outils connexes permettent de collecter les informations nécessaires pour répondre à l’ensemble des questions clés présentées au Tableau 4.1 ; ces informations serviront de base pour élargir ou introduire des services, et permettront de réaliser un suivi systématique de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services. TABLEAU 4.1 Questions auxquelles répondent l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins et la Supervision de soutien ÉVALUATION DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET DE LA QUALITÉ DES SERVICES QUESTIONS AUXQUELLES RÉPONDENT L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET LA SUPERVISION DE SOUTIEN Quels sont les services disponibles entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Où sont-ils disponibles ? Les struc- tures de soins fournissent-elles les services pour lesquels elles ont été désignées ? Les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus répondent-ils aux besoins ? Y a-t-il suffisamment de personnel qualifié fournissant les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Existe-t-il du personnel supplémentaire susceptible d’être formé pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’éventualité d’une augmentation des besoins ? Les structures de soins disposent-elles des infrastructures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’achats et de chaîne d’approvisionnement permettant d’assurer la prestation conti- nue des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et d’éviter les ruptures de stock ? Les structures de soins disposent-elles du matériel et des fournitures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles du nécessaire de base pour la prévention des infections ? Les structures de soins disposent-elles des médicaments de base et des tests à réaliser au point de service requis pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles des documents et des processus de base pour la gestion des données permettant d’aider à la réalisa- tion d’un suivi systématique et à la collecte d’informations utiles pour améliorer les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’orientation-recours fonctionnels et clairement définis permettant d’assurer la conti- nuité de la prise en charge du cancer du col de l’utérus ? Des politiques et Des lignes directrices nationales relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Dans l’affirmative, sont-elles bien comprises ? Quelles activités sont menées afin de s’assurer que la communauté est informée des services disponibles pour lutter contre le cancer du col de l’utérus et augmenter la demande pour ces services ? SUPERVISION DE SOUTIEN SEULEMENT : Les différents services en rapport avec la lutte contre cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins sont-ils de haute qualité ? Quelle est la qualité des données collectées de manière systématique ? La signification de ces données est-elle bien comprise et ces données sont-elles utilisées pour la prise de décision ? Quelles sont les perceptions des clientes et de la communauté quant à la qualité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins ? ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 208 Un outil, des indicateurs et des informations d’orientation à utiliser lors de l’agrégation des informations collectées au cours des Enquêtes dans les structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces éléments permettent notamment d’analyser les services et d’en réaliser une cartographie au niveau national ou infranational. L’évaluation périodique des structures de soins permet d’élargir encore la compréhension de la situation acquise au travers du suivi des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus basé sur la collecte systématique de données et sur les rapports issus de cette collecte, comme décrit à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Les informations détaillées relatives au calcul des indicateurs et à la qualité des données, présentées à la section 3, peuvent également servir de référence pour évaluer la gestion, la qualité et l’utilisation des données dans le cadre de la Supervision de soutien (ou de l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins). Les enquêtes menées à grande échelle au niveau national ou infranational et visant à évaluer la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des services donnés exigent généralement des ressources considérables ; en conséquence, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont rarement en mesure de les réaliser. Cependant, il peut être possible d’utiliser des enquêtes existantes ou en projet pour collecter des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et ainsi tirer le meilleur parti possible des ressources disponibles, ce qui évite de refaire des travaux qui existent déjà. Lors de la recherche de ressources potentielles à exploiter, il est important de déterminer si l’objet des enquêtes existantes prises en considération correspond aux besoins en informations du programme. L’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assessment, soit SARA) de l’OMS est un exemple d’enquête sur les structures de soins mise en œuvre à l’échelle mondiale et centrée sur le suivi de la prestation des services de santé de base. SARA collecte une quantité limitée d’informations sur la disponibilité et la capacité opérationnelle de certains services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; cependant, elle ne permet pas d’évaluer la qualité des services fournis. Les enquêtes dans les structures de soins telles que SARA, l’évaluation de la prestation de services (en anglais, service provision assessment, soit SPA) et, potentiellement, le Recensement des établissements de santé répondent aux questions de base nécessaires à l’évaluation périodique des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre du processus général de suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services de santé. Elles permettent d’obtenir dans les grandes lignes des informations sur la nécessité d’élargir ou d’introduire des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, tout en identifiant les domaines pour lesquels une évaluation plus approfondie est nécessaire. L’objectif plus général de SARA est clairement illustré par les questions de base auxquelles elle permet de répondre et dont la liste figure au Tableau 4.2. TABLEAU 4.2 Questions auxquelles répond l’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (SARA) On trouvera à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section, un outil et un ensemble d’indicateurs traceurs permettant de tirer parti des enquêtes existant déjà au niveau des structures de soins pour collecter des informations sur les services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. QUESTIONS AUXQUELLES RÉPOND SARA Quelle est la disponibilité de l’offre élémentaire de soins de santé essentiels dans les établissements de santé publics et privés ? L’établissement est-il doté d’un personnel qualifié adéquat ? Des ressources et des systèmes d’appui sont-ils disponibles pour assurer une certaine qualité des services ? Quel est le degré de capacité opérationnelle des établissements à la prestation de services très prioritaires tels que les services de santé re- productive, les services de santé maternelle et pédiatrique, ainsi que le diagnostic et le traitement des maladies infectieuses (p. ex., infection à VIH, infections sexuellement transmissibles, tuberculose et paludisme) ? Les établissements sont-ils prêts à faire face à la charge de plus en plus lourde des maladies non transmissibles ? Quels sont les points forts et les points faibles de la prestation des services essentiels dans les établissements de santé ? Source : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/149026/WHO_HIS_HSI_2014.5_fre.pdf?sequence=1 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 209 La Supervision de soutien est le processus d’évaluation, d’encadrement et d’encouragement du personnel de santé destiné à améliorer sa performance, avec pour but fondamental l’amélioration de la qualité des services. Ses principaux objectifs sont les suivants : • Identifier les problèmes de performance des prestataires et des structures de soins ; • Identifier les facteurs internes et externes pouvant avoir un impact sur la qualité des services ; • Fournir immédiatement un encadrement pour résoudre les problèmes les plus importants, et élaborer un plan d’action pratique pour remédier aux problèmes restants ; et • Aider à la mise en place de mesures d’amélioration de la qualité dans le cadre d’un processus continu d’assurance et d’amélioration de la qualité. CONSIDÉRATIONS MÉTHODOLOGIQUES FRÉQUENCE Une première visite de Supervision de soutien doit être effectuée immédiatement après la formation clinique afin de s’assurer du transfert des connaissances sur le lieu de travail et d’identifier tout facteur interne ou externe à la structure de soins qui pourrait avoir un impact sur la qualité des services. Lorsque cela n’est pas possible, cette visite doit être effectuée dans les deux à six semaines suivant la formation clinique. Les visites suivantes doivent être effectuées tous les trois à six mois au cours de la première année, puis de manière plus espacée pour les structures ayant régulièrement démontré que les normes y sont respectées. Les trois Catégories relatives à la performance peuvent être utilisées comme des outils distincts pour effectuer des évaluations entre pairs ou des autoévaluations provisoires ; cependant, une évaluation des Catégories relatives à la performance et une évaluation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle doivent être menées pour atteindre les objectifs d’une véritable visite de Supervision de soutien. ÉCHANTILLONNAGE Les principaux objectifs de la Supervision de soutien étant d’identifier et d’examiner les facteurs ayant une incidence sur la qualité des services, le processus doit être mené dans l’ensemble des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, y compris les unités mobiles. Parce qu’elles sont collectées à partir d’un échantillon par choix raisonné, ces données ont leurs limites ; aucune généralisation ou extrapolation ne peut en être tirée. Des informations supplémentaires sur la manière d’agréger, d’analyser et d’interpréter les données collectées dans différentes structures de soins lors de visites de Supervision de soutien se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, ainsi que dans « Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la performance ». PLANIFICATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN La visite de Supervision de soutien doit être organisée à une date où le formateur/superviseur clinique et le conseiller en matière de suivi et d’évaluation peuvent assister à l’ensemble de la visite, et qui convient au personnel de la structure de soins. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite, qui se trouvent dans l’ensemble de documents figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, permettent d’aider à planifier la visite de Supervision de soutien et à collecter des informations pertinentes, qui seront vérifiées pendant la visite. L’équipe de supervision doit être composée d’au moins un superviseur technique du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Elle doit être divisée en deux groupes : • Groupe 1 : dirigé par le superviseur technique, il se concentre sur l’évaluation des sections Performance des prestataires, Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et Capacité opérationnelle de la structure de soins (voir l’outil Supervision de soutien) ; PROCESSUS DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 210 • Groupe 2 : dirigé par le conseiller en matière de suivi et d’évaluation, il se concentre sur l’évaluation des sections Gestion des données et Atteinte des niveaux de référence des indicateurs clés (voir l’outil de Supervision de soutien). Les chefs d’équipe de chaque groupe doivent gérer la planification globale de la visite, organiser la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui les collecteront. En amont de la visite, les membres de l’équipe devront avoir acquis une très bonne connaissance des lignes directrices nationales, des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores de l’outil de Supervision de soutien (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Dans la mesure du possible, un atelier d’orientation sur l’outil et sur la manière de mener la visite sera organisé pour les nouveaux utilisateurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES La visite de Supervision de soutien comprend deux activités pour lesquelles un consentement éclairé doit être obtenu, en plus du consentement habituel autorisant la conduite des procédures : • L’observation de la réalisation de dépistages et de traitements des lésions précancéreuses chez des clientes, qui est nécessaire pour évaluer les Catégories relatives à la performance des prestataires ; et, • La conduite d’entretiens avec des clientes chez qui est réalisé un dépistage ou un traitement des lésions précancéreuses, dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la structure de soins : évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Avant la visite, l’équipe de supervision doit avoir prévu comment sera obtenu le consentement éclairé des clientes qui seront sujettes à ces observations ou participeront à ces entretiens. Les exigences en matière de consentement éclairé peuvent varier légèrement d’un pays et d’un programme à un autre, mais, dans la plupart des cas, le texte du consentement éclairé comprendra les informations suivantes : • Le but de l’entretien ou de l’observation ; • La manière dont se déroulera l’entretien ou l’observation ; • La manière dont les informations collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ; et • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la cliente. Les clientes et les autres personnes à qui l’on propose de participer à des entretiens ou à des observations doivent recevoir l’assurance que le fait d’accepter ou pas d’y participer n’aura aucune incidence sur leur accès à des services de qualité. Les observations sur la performance du prestataire doivent être effectuées dans une salle d’examen permettant de respecter l’intimité de la cliente (ou dans une grande pièce disposant de paravents permettant d’assurer que l’intimité de la patiente sera respectée – voir la description dans l’outil de Supervision de soutien dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins 5 : infrastructures), comme cela est généralement le cas pour les services de dépistage et de traitement. Les entretiens avec les clientes doivent être conduits de manière aussi confidentielle que possible. RÉALISATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter : • Les objectifs et le but de la visite, ainsi que les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et pour fournir des informations en retour ; et • Ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, une observation directe de la manière dont sont fournis les services, etc.). COLLECTE DE DONNÉES L’équipe d’évaluation remplit l’outil de Supervision de soutien en se basant sur les observations directes, l’examen des dossiers ou des registres, les entretiens avec le personnel de santé, les pharmaciens et leurs superviseurs, ainsi que les enquêtes auprès des clientes ou des membres de la communauté. Dans la mesure du possible, les informations collectées avant la visite (voir les documents de planification figurant dans la SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 211 sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) et celles obtenues au cours des entretiens ou de la revue des questionnaires, des dossiers et des registres doivent être vérifiées par une observation directe. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC L’ÉQUIPE DE SUPERVISION Immédiatement après la fin de la visite, les membres de l’équipe de supervision doivent se rencontrer pour partager leurs principales observations faites au cours de la visite et les scores attribués aux différentes évaluations, ainsi que pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent passer en revue chacun des scores, ainsi que les atouts et les faiblesses de la structure de soins et les lacunes à traiter en priorité, et trouver un consensus sur chacun de ces points. Enfin, sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la performance et le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), et s’entendre sur la personne qui fournira des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Chaque score de performance et/ou de capacité opérationnelle de la structure de soins insuffisant (signalé, dans les tableaux de bord, par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le tableau du Plan d’action qui figure à la fin de l’outil de Supervision de soutien, lequel fait partie de l’ensemble de documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de la présente section. Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LE PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS Le but de cette réunion est de fournir immédiatement des informations en retour, de passer en revue les observations faites au cours de la visite de Supervision de soutien et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. (Dans certains cas, une réunion de conclusion séparée devra être organisée avec le directeur médical et d’autres personnes impliquées dans l’administration.) L’équipe de supervision profitera de cette occasion pour : • Passer en revue le but de la visite de Supervision de soutien et de cette réunion de conclusion ; • Écouter ce que le personnel de la structure de soins a à dire sur ce qu’il perçoit comme étant les atouts et comme les points à améliorer ; • Passer en revue conjointement les points sur lesquels l’équipe de supervision et le personnel de la structure de soins sont d’accord ou non concernant les atouts identifiés ; • Passer en revue conjointement les domaines à améliorer, en particulier ceux qui ont un impact important sur la qualité des services et des résultats ; • Fournir un encadrement et renforcer les capacités immédiatement ; et, • Encourager une communication ouverte du personnel et faciliter sa participation active à l’élaboration du plan d’action. À la fin de cette réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision fournira à la structure de soins des copies du tableau de bord de Synthèse de la performance et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins, ainsi que le plan d’action qui aura été élaboré. Avant de quitter la structure de soins, elle devra aussi s’assurer qu’un plan de suivi des mesures correctives a bien été mis en place. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 212 L’outil de Supervision de soutien fournit une structure standardisée pour effectuer des visites de supervision et permet de produire périodiquement des informations fiables sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services, et sur la qualité de ces services. Cet outil comprend trois Catégories relatives à la performance et 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins. Il comprend aussi, pour chaque catégorie, les normes de base et un guide pour l’attribution des scores correspondants. L’outil complet à utiliser pour l’enquête se trouve parmi les documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les trois Catégories relatives à la performance facilitent la réalisation d’une évaluation directe de la qualité de la prestation de services et de la gestion des données en comparant les résultats obtenus à des normes de performance préétablies, ce qui représente un élément clé de l’assurance de la qualité dans un programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ces trois catégories sont décrites dans le Tableau 4.3, avec, pour chacune d’entre elles, la norme de performance correspondante ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. L’adaptation des Catégories relatives à la performance doit être effectuée avec soin et se limiter à une harmonisation des services, des indicateurs et des processus avec les politiques et les lignes directrices nationales. TABLEAU 4.3 Catégories relatives à la performance L’OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN L’évaluation des intrants et des processus spécifiques nécessaires à une capacité opérationnelle satisfaisante des structures de soins permet d’identifier les faiblesses systémiques susceptibles de nuire à la qualité de la performance. Les 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont décrites dans le Tableau 4.4, avec, pour chacune d’entre elles, la norme correspondante pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE DESCRIPTION DE LA NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la per- formance 1 : compétence du prestataire Le prestataire se conforme aux normes de presta- tion des services : il se prépare pour les procédures, fournit un conseil, fait une évaluation et réalise les procédures avec compétence ; il observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infec- tions ; il enregistre correctement ses constatations. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction du contexte du programme. (Voir la sous-section Remarques détaillées concernant l’adaptation ci-dessous.) Catégorie relative à la perfor- mance 2.1 : collecte et gestion des données Des données de qualité sont collectées, enregistrées et stockées correctement. Catégorie relative à la perfor- mance 2.2 : indicateurs clés et niveaux de référence Les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien com- pris, et leurs niveaux de référence sont atteints. Les indicateurs (et leurs objectifs à atteindre au niveau local) doivent être adaptés à ceux requis par le programme national. Catégorie relative à la perfor- mance 3 : évaluations de la perception des clientes et de la communauté Des évaluations des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont bonnes. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 213 TABLEAU 4.4 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins CATÉGORIE RELATIVE À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la capacité opérationnelle 1 : services La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction des cas, p. ex. : • Retrait de l’approche à visite unique ; • Évaluation de services spécifiques fournis au laboratoire, p. ex., la préparation de prélèvements et la réalisation de tests (test VPH) ; la lecture de lames ou de prélèvements (frottis ou cytologie en milieu liquide) ; l’analyse histologique/anatomopathologique (biopsie) ; • Ajout d’autres méthodes de dépistage (p. ex., la cervicographie numérique) ou de traitement (p. ex., la coagulation par la cha- leur). Des éléments pour enregistrer la fréquence de la prestation de ser- vices peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. D’autres indicateurs et objectifs importants peuvent être ajoutés aux éléments, p. ex. : • Taux d’approche à visite unique ; • Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 3 : dotation en personnel Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 4 : dotation po- tentielle en personnel Il existe un nombre suffisant de prestataires qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront dispo- nibles pour fournir des services une fois formés. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures Les éléments de base étaient présents et en état de marche/ opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés en fonction des types de services fournis et du contexte du programme, p. ex. : • Une alimentation électrique fiable est indispensable à la presta- tion de certains services (p. ex., dépistage par test VPH, RAD), mais ne l’est pas si l’IVA est le seul service fourni ; • La possibilité de transporter/stocker des prélèvements est indis- pensable pour réaliser un dépistage par test VPH ou par examen cytologique. Catégorie relative à la capaci- té opérationnelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel (mesuré par la conformité à quatre éléments). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : l’évaluation de la saisie en temps opportun des données dans les inventaires/les stocks peut être jugée indispensable, notamment lorsqu’un système d’approvisionnement électronique ou centralisé est utilisé. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 7 : matériel et fournitures Les différents éléments étaient en quantité suffisante, dispo- nibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonc- tion du contexte du programme et des types de services fournis. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 214 Tableau 4.4 (suite) Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en per- manence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonction du contexte du programme et des types de services fournis, p. ex. : • Si la RAD ne fait pas partie des services proposés dans la struc- ture de soins, le minimum requis approprié pour la lutte contre les infections est une désinfection radicale ; • Le type de stérilisation ou de désinfection radicale à utiliser peut être précisé, en fonction des directives nationales ; • Dans le cadre des unités mobiles, pour des activités extra-ins- titutionnelles menées sur une courte durée, il n’est pas indis- pensable de pouvoir effectuer une désinfection radicale si les instruments sont en quantité suffisante pour ne pas devoir être réutilisés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 9 : médicaments et tests Les différents éléments étaient disponibles et accessibles en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Les antibiotiques à utiliser pour le traitement des cas de cervicite et d’IST peuvent être spécifiés, et une liste de ces antibiotiques préparée ; • Des analgésiques supplémentaires peuvent être ajoutés. Des éléments de normes en rapport avec la date d’expiration/le stoc- kage des kits de test peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 10 : gestion des données Les différents éléments (ma- tériels et processus) étaient disponibles et état de marche/ opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments à évaluer (formulaires de dépistage, registres, etc.) peuvent être modifiés pour cadrer avec les processus suivis dans le pays pour la collecte et la gestion des données ; • Les formulaires et les processus pertinents pour le traitement des prélèvements de laboratoire (systèmes d’information des labora- toires, formulaires pour le suivi des prélèvements, etc.) peuvent être inclus. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 11 : mécanismes d’orientation-recours Les mécanismes d’orienta- tion-recours sont clairement définis et opérationnels. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments permettant d’évaluer spécifiquement les sys- tèmes électroniques utilisés pour les orientations-recours (et pour fournir des informations en retour sur les orientations-recours) peuvent être modifiés ; • Certains éléments à évaluer pour rendre compte de l’intégration des services peuvent être modifiés ; • Pour les tests VPH et l’examen cytologique, certains éléments utilisés pour évaluer la coordination entre les laboratoires et les structures de soins où sont réalisés les dépistages peuvent être modifiés (p. ex., disponibilité des formulaires de demande de tests en laboratoire, lignes directrices pour le flux des prélève- ments, processus standardisé pour le flux d’information et la communication des résultats, etc.). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 12 : politiques et lignes directrices La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affi- chée ou facilement accessible, et bien comprise. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments concernant la présentation des lignes direc- trices peuvent être modifiés pour être en cohérence avec les modes opératoires normalisés ; • Des lignes directrices pour le test des prélèvements, des instruc- tions des fabricants de kits de test, etc., peuvent être ajoutées. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la commu- nauté Les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être modifiés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Des activités peuvent être ajoutées, ou la liste de documents à utiliser peut être adaptée ; • Des évaluations des bases de données ou des systèmes d’in- formation utilisés pour la gestion des documents ou le suivi des activités peuvent être ajoutées. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 215 REMARQUES DÉTAILLÉES CONCERNANT L’ADAPTATION ÉVALUATION DE LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES POUR LA RÉALISATION DU TEST VPH ET DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE La technique de collecte des prélèvements, l’interaction entre les prestataires et les clientes et l’enregistrement des informations concernant les procédures par le prestataire peuvent être observés directement dans la structure de soins. Néanmoins, l’une des principales mesures de la performance du prestataire lors de la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique est la qualité des prélèvements. Celle-ci ne peut être déterminée qu’au laboratoire pendant la réalisation des tests et, par conséquent, ne peut généralement pas être directement observée ou évaluée lors d’une visite de Supervision de soutien. Pour en avoir une mesure indirecte, il faudra donc compléter l’observation directe en passant en revue les données disponibles, si possible correspondant aux différents prestataires en poste, pour des indicateurs de performance clés tels que la présence de prélèvements inadéquats et les résultats des tests reçus par la cliente (des informations plus détaillées sur ces indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme). En plus d’adapter les éléments de la Catégorie 5 (voir les informations supplémentaires fournies au Tableau 4.4), une triangulation avec les données utilisées pour le calcul de l’indicateur Temps de soumission des prélèvements (des informations plus détaillées sur les indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme) peut aider à évaluer si les prestataires et les structures de soins respectent la norme de stockage et de transport des prélèvements. Les éléments des Catégories relatives à la performance figurant dans cet outil peuvent être adaptés pour évaluer la performance en comparant les résultats obtenus à chacune des étapes standards des procédures décrites dans les documents Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Ces étapes standards doivent être adaptées en fonction des pratiques cliniques en vigueur dans le pays, des lignes directrices qui régissent le fonctionnement du laboratoire, et des instructions des fabricants du matériel et des kits utilisés, le cas échéant. ÉTAPES À SUIVRE POUR LE TEST VPH PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez à la femme en quoi consiste un test VPH, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuez un examen gynécologique. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LE PRESTATAIRE) 1. Collectez un prélèvement au niveau du col de l’utérus à l’aide d’une brosse ou d’un écouvillon, en suivant les instructions du fabricant en fonction du type de dispositif utilisé pour la collecte du prélèvement. 2. Placez la brosse ou l’écouvillon dans le tube de collecte contenant une solution de conservation. 3. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 4. Notez sur une étiquette placée sur le tube les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LA CLIENTE ELLE-MÊME) 1. Expliquez à la femme comment effectuer elle-même le prélèvement, en respectant les instructions du fabricant ; 2. Donnez-lui des écouvillons et un flacon contenant de la solution de conservation a. Si l’on dispose d’un endroit isolé dans le service de consultations, la femme peut collecter elle-même le prélèvement directement sur place ; elle peut aussi collecter elle-même le prélèvement à son domicile, et devra alors le ramener au service de consultations sans dépasser le délai indiqué par le fabricant du kit de test. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 2. En cas de prélèvement collecté par le prestataire : informez la femme si vous constatez quoi que ce ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 216 soit d’anormal. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez- lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. 3. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. STOCKAGE ET TRANSPORT DES TUBES DE PRÉLÈVEMENT (EXEMPLES DE CONDITIONS À RESPECTER, À ADAPTER EN FONCTION DES INSTRUCTIONS DU FABRICANT) 1. Conservez les tubes de prélèvement à température ambiante (entre 15 et 30 °C). a. Le transport au laboratoire ne nécessite pas de réfrigération. b. Les tubes peuvent être conservés pendant 2 à 3 semaines à température ambiante. c. Au laboratoire, les prélèvements peuvent être conservés jusqu’à une semaine supplémentaire à 4 °C, et jusqu’à 3 mois à −20 °C. 2. N’utilisez pas le test une fois la date d’expiration dépassée. ÉTAPES À SUIVRE POUR L’EXAMEN CYTOLOGIQUE PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez en quoi consiste la procédure, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuer un examen au spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (FROTTIS) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Étalez uniformément et délicatement les deux côtés de la spatule (ou faire tourner la brosse) sur une lame de verre. a. Si vous constatez des anomalies en dehors de la zone de prélèvement, collectez un autre prélèvement et étalez-le sur une autre lame. 3. Fixez immédiatement chaque lame avant même d’avoir retiré le spéculum du vagin (cela ne prend que quelques secondes). Cette fixation peut se faire en vaporisant un spray fixateur à angle droit, à 20 cm de distance de la lame, ou en immergeant la lame pendant au moins 5 minutes dans un récipient contenant de l’éthanol à 95° (pendant que vous procédez aux étapes suivantes). a. Si la lame n’est pas fixée immédiatement, les cellules sèchent et se déforment ; la lecture de la lame au laboratoire ne sera alors pas fiable. 4. Fermez et retirez délicatement le spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (CYTOLOGIE EN MILIEU LIQUIDE) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Transférez le prélèvement de la brosse ou de la spatule dans un flacon contenant de la solution de conservation spéciale. 3. Fermez et retirez délicatement le spéculum. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 2. Notez sur le bord dépoli de chaque lame (frottis) ou sur le flacon (cytologie en milieu liquide) les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). 3. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 4. Demandez à la cliente si elle a des questions et donnez-lui des réponses claires. 5. Expliquez à la cliente quand et comment elle recevra les résultats du test et insistez sur l’importance de bien revenir pour qu’elle reçoive ses résultats. a. Dans la mesure du possible, le laboratoire doit envoyer les résultats au service de consultations dans un délai maximum de deux à trois semaines. Il n’est pas acceptable que le laboratoire prenne plus d’un mois pour rendre les résultats. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 217 6. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez-lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. NOUVELLES TECHNOLOGIES DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Cet outil couvre l’ensemble des technologies de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Il pourra être adapté au fur et à mesure que les techniques progressent. Il peut être facilement adapté pour inclure les techniques de dépistage et de triage ainsi que certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone, en incluant en référence les directives et les spécifications techniques des fabricants et en élargissant les éléments de données en rapport avec l’IVA. Cet outil peut également être adapté de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses comme la coagulation par la chaleur, en incluant en référence les directives ainsi que les conditions techniques à remplir stipulées par les fabricants, et en adaptant les éléments en rapport avec la cryothérapie (par exemple, en enlevant le gaz de la liste des fournitures nécessaires). Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. ATTRIBUTION D’UN SCORE À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1. Performance des prestataires La performance des prestataires est évaluée à l’aide des listes de contrôle standardisées des compétences cliniques incluses dans l’outil. La Norme de performance consiste à exécuter correctement la compétence clinique en fonction des critères de vérification prédéfinis pour chaque compétence. Le Score de performance (ou de compétence) attribué aux prestataires est calculé en fonction du niveau de conformité à la norme de performance. 2. Performance des structures de soins : qualité et utilisation des données La Norme de performance repose sur la disponibilité et le bon fonctionnement en continu d’éléments de base relatifs à la gestion des données, sur le fait que les données sont collectées et utilisées de manière appropriée et sur l’atteinte des niveaux de référence de différents indicateurs clés. Le Tableau d’audit des données doit être rempli avant d’évaluer la qualité et l’utilisation des données, car cet audit permet d’obtenir une grande partie des informations requises. Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Le Score de performance des données est basé sur le niveau de conformité à la norme de performance. Des informations supplémentaires sur l’évaluation ainsi que sur le suivi de la qualité et de la gestion des données de routine se trouvent dans l’outil de Supervision de soutien et à la section 3 (Suivi des patientes et du programme). 3. Performance des structures de soins : Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté fournissent des informations sur leurs perceptions quant à la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus fournis dans la structure de soins. Des informations en retour peuvent être obtenues en menant des entretiens avec les clientes, en mettant à disposition une boîte à suggestions dans le service de consultations ou en rencontrant des membres de la communauté. Le Score de performance des données est basé sur les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté menées de manière systématique concernant leurs perceptions quant à la qualité des services fournis. ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Un score individuel est attribué à chaque élément de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins en fonction de la façon dont ces éléments répondent à la norme. Des guides pour l’attribution des scores sont fournis pour chaque catégorie afin d’aider au calcul de chaque score individuel. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en faisant la moyenne de l’ensemble des scores individuels attribués à chaque élément de cette catégorie. Des informations plus détaillées sur l’attribution des scores pour les différentes Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont disponibles dans l’outil de Supervision de soutien. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 218 TABLEAUX DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Ces tableaux fournissent une vue instantanée de la performance globale des prestataires et de la structure de soins. Les scores des Catégories relatives à la performance saisis dans le tableau comprennent : 1) les Scores moyens de performance des compétences des prestataires, 2) les Scores moyens de performance des données, et 3) le Score moyen de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Le Score de synthèse de la performance est calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour ces trois domaines de performance. Les Scores de capacité opérationnelle de la structure de soins indiqués dans ce tableau comprennent les Scores moyens de capacité opérationnelle pour chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins, ainsi que le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne des scores de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle de la structure de soins). La présentation sous forme de tableau de bord aide à visualiser la performance de la structure de soins et du prestataire ; elle est particulièrement utile pour les directeurs de programmes qui disposent de peu de temps et pour les fonctionnaires du ministère qui doivent lire de nombreux rapports. Elle permet également de suivre les progrès réalisés au fil du temps par les structures de soins ainsi que par les prestataires, et de faire des comparaisons avec les autres structures de soins. SAISIE ET GESTION DES DONNÉES À L’AIDE D’UN SYSTÈME ÉLECTRONIQUE Afin de rendre l’information plus facilement disponible et de pouvoir effectuer le suivi de la capacité et de la qualité au fil du temps, la saisie et la gestion des données collectées au cours de la Supervision de soutien et de l’enquête sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins peuvent se faire à l’aide d’un système électronique. Différentes plateformes personnalisables open-source peuvent être utilisées, ce qui permet d’économiser des ressources, ces dernières étant souvent limitées. Plusieurs de ces plateformes proposent des programmes et des applications gratuites qui peuvent être installés sur du matériel existant ou neuf (par exemple, sur des smartphones ou des tablettes), à condition que ceux-ci présentent les spécifications techniques requises. L’application de Supervision de soutien décrite ci-dessous a été élaborée sur une plateforme open-source gratuite en se basant sur la version papier de l’outil de Supervision de soutien pour créer les formulaires électroniques. Cette application a été utilisée en déplacement pour la saisie et l’analyse de données sur tablette lors de la mise en œuvre sur le terrain de la Supervision de soutien et des enquêtes sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins. DESCRIPTION DE L’APPLICATION Une application de collecte de données permet aux superviseurs, évaluateurs, prestataires et autres usagers au niveau de la structure de soins de gérer l’outil par voie électronique à l’aide d’une tablette. Cette application permet automatiquement de faire les « sauts logiques » d’une question à une autre en fonction des réponses données, d’attribuer des scores et de visualiser ces derniers selon un code couleur. Elle inclut également des règles de validation et une aide à la saisie des données. Elle dispose enfin d’un système intégré aidant à établir des priorités dans le plan d’action en indiquant à l’utilisateur quels résultats transférer de l’Application de Supervision de soutien vers la version papier du Plan d’action destiné à la structure de soins. Une fois les données collectées au niveau de la structure de soins, celles-ci peuvent être envoyées chaque fois que l’utilisateur est connecté à un réseau mobile ou à Internet. Elles sont alors intégrées dans une base de données sur le cloud, où elles sont stockées avant d’être exportées au format CSV ou visualisées en temps quasi réel sous la forme de rapports. Ce type d’agrégation et d’analyse des données permet aux superviseurs et autres partenaires de visualiser les données de séries chronologiques concernant les visites de Supervision de soutien d’une manière nouvelle, en offrant ainsi une vision plus complète de la qualité et de la capacité opérationnelle des structures de soins au fil du temps. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Même s’il n’est pas indispensable d’avoir un niveau d’expertise avancé en technologies de l’information ou en programmation informatique pour élaborer et personnaliser un grand nombre des applications actuellement disponibles gratuitement, une expérience antérieure avec d’autres plateformes de saisie ou de gestion de données électroniques permet de faciliter le travail. Pour la collecte des données, il est possible de réutiliser du matériel déjà disponible (smartphones, tablettes, etc.) ; cependant, il est important de s’assurer que ce matériel possède bien les spécifications techniques requises pour les applications de collecte de données. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 219 OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Nom de la structure de soins : Nom/coordonnées de la prin- cipale personne contact de la structure de soins : Nom :________________________________ Fonction : __________________________ Téléphone : ____________________________ Email : _____________________________ Localisation (district et ville/village) : District :_______________________________ Ville/village :________________________ Coordonnées GPS : Coordonnées GPS : ____________________ Format (p. ex., DMS, UTM) : ___________ Source : ____________________________ Validé/Collecté sur site : Oui Non Type de structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Secteur public Secteur privé Organisation non gouvernementale (ONG) Organisation confessionnelle Autre (précisez) ______________________ Niveau de la structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Unité mobile Service de consultations Centre de santé Hôpital (district) Hôpital (régional) Hôpital (national) Autre (précisez) ________________________ Nombre de femmes dans la po- pulation cible pour le dépistage (ou nombre de femmes dans la population desservie) : Date de la visite : Date de la visite la plus récente (Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou Supervision de soutien) : Nom des membres de l’équipe d’évaluation : Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS INFORMATIONS SUR LA VISITE ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 220 Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus existants pour lesquels la structure de soins a été désignée et qu’elle fournit actuellement (le cas échéant) : Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus supplémentaires prévus et en cours d’évaluation afin de déterminer si la structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à les fournir (le cas échéant) : Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Compétences des prestataires 1.1 Compétences des prestataires : IVA 1.2 Compétences des prestataires : cryothérapie 1.3 Compétences des prestataires : RAD Score de performance de compétences des prestataires (moyenne calculée des scores pour chaque compétence) 2. Qualité et utilisation des données 2.1 Collecte et gestion des données 2.2 Indicateurs clés et niveaux de référence Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données (moyenne calculée des scores pour chaque sous-catégorie relative aux données) 3. Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté SCORE DE PERFORMANCE GLOBAL (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : TABLEAU DE BORD : SCORE DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE, SCORE DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS ET CODE COULEURIÓN Instructions : pour calculer le Score de performance global, notez dans le tableau ci-dessous les Scores de performance des compétences des prestataires (moyenne des scores obtenus par les différents prestataires, pour chaque compétence évaluée), les Scores de performance de la collecte et de la gestion des données avec les Indicateurs clés et leurs Niveaux de référence, ainsi que les Scores de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Calculez le score moyen de performance pour les Catégories relatives aux compétences des prestataires et les Catégories relatives à la qualité et à l’utilisation des données. Ajoutez le Score de performance des compétences des prestataires, le Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données et le Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et divisez le total obtenu par 3. Pour calculer le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins, notez dans le tableau ci-dessous le Score de capacité opérationnelle pour chacune des catégories évaluées. Faites le total, et divisez-le par le nombre de catégories évaluées. Exemple : si l’ensemble des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle ont été évaluées et que la somme des 13 scores de capacité opérationnelle est 20, le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; ce score correspond à la couleur jaune selon le code couleur. Remarque : une fois la visite de Supervision de soutien terminée, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. SERVICES FOURNIS DANS LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : cochez avec un « X » les cases appropriées pour indiquer quels sont les services actuellement fournis (à gauche), ainsi que les services supplémentaires prévus (à droite), le cas échéant. Ces informations doivent habituellement être obtenues au moment de remplir la Feuille de préparation de la visite, avant la visite de Supervision de soutien. Transférez les informations de cette Feuille de préparation de la visite dans cette partie du document, et profitez de cette visite pour valider les informations collectées pendant la planification. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 221 CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS SCORE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté SCORE DE CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE GLOBAL DE LA STRUCTURE DE SOINS (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DE LA STRUCTURE DE SOINS CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1 : PERFORMANCE DES PRESTATAIRES CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.1 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Guide pour l’attribution des scores : utilisez les cri- tères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie relative à la performance des compétences des pres- tataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de l’IVA Certaines étapes de la Catégorie relative à la perfor- mance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette performance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du prestataire dans son entier devra être de 0. Pour l’IVA, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’IVA ; et Étape 6 : le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être ob- tenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 6 : le prestataire interprète correctement les résultats de l’IVA, le score de performance du prestataire ne peut pas dépas- ser 0 pour la compétence pour l’IVA, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simple- ment en calculant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 222 NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Le prestataire se prépare pour l’IVA, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise l’IVA avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR L’IVA : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE L’IVA (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que la pièce où sera réalisé l’examen, l’ensemble du maté- riel, la source de lumière et les fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Conseil et évaluation avant l’IVA : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il lui donne des informations sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention ; • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obstétri- caux ; il évalue ses facteurs de risque ; • Il lui fournit un conseil sur la façon dont l’IVA et la cryothérapie peuvent prévenir le cancer du col de l’utérus ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il évalue si d’autres services doivent être fournis (p. ex., la planification familiale, le dépistage du VIH). 3. Prévention et contrôle des infections : le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres, et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Examen initial : le prestataire inspecte les organes génitaux externes (il recherche la présence de lésions au niveau de la vulve, d’un lichen scléreux, de maladies infectieuses), effectue avec pré- caution un examen gynécologique, change le(s) gant(s) contaminé(s), effectue un examen au spé- culum, visualise bien le col de l’utérus, identifie avec précision la jonction pavimento-cylindrique et note ses observations (normales et anormales) avant de faire une application d’acide acétique. 5. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire réalise correctement l’IVA : • Il imbibe un tampon propre de grande taille d’acide acétique dilué à 35 %, badigeonne soigneuse- ment le col de l’utérus et élimine le tampon de façon appropriée. • Il attend au moins 1 minute entière (et jusqu’à 2 minutes), en surveillant l’heure, et examine le col de l’utérus en permanence pour guetter l’apparition de modifications acidophiles de couleur blanchâtre. 6. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA : • IVA négative, IVA positive (en déterminant si les critères pour un traitement par cryothérapie sont ou non remplis), suspicion de cancer. Les éléments concernant les explications à donner sur les résultats se trouvent à l’Étape 8 • Si le test par IVA s’avère positif, le prestataire détermine si les lésions remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie. • Le prestataire doit examiner au moins 20 cas (sur des clientes, ou à l’aide de photos standardisées conservées à cet effet ou sur une carte-questionnaire). L’interprétation doit être correcte dans au moins 85 % des cas. 7. Prévention et contrôle des infections au cours de l’IVA : • Tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contamina- tions croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfec- tion/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après l’IVA, le prestataire explique correctement les résultats dans un langage facile à comprendre, s’assure que la cliente a bien compris, l’encourage à poser des questions et répond poliment à ces questions : • En cas d’IVA négative, il explique à la femme quand revenir pour un nouveau dépistage ; • En cas d’IVA positive ou de suspicion de cancer, il lui explique la signification de ce résultat et les différentes étapes recommandées pour la suite ; • Après le conseil, il fournit le traitement nécessaire ou procède à une orientation-recours si nécessaire. 9. Prévention et contrôle des infections après l’IVA : • Après l’IVA, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants conta- minés ; il essuie la table d’examen, les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. IVA : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire IVA : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 223 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.2 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégo- rie relative à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la cryothérapie Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette per- formance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la cryothérapie, l’étape « restrictive pour le score » est la suivante : • Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la cryothérapie : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie, le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour la cryothérapie, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la prévention des infections. • Exemple 2 pour la cryothérapie : un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 4, le score de perfor- mance du prestataire est obtenu simplement en cal- culant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure qu’en plus du matériel et des fournitures nécessaires pour la réalisation de l’IVA, le matériel pour la réalisation de la cryothérapie, le gaz et les autres fournitures sont en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les embouts de sonde de cryothérapie stérilisés ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 2. Conseil et évaluation avant la cryothérapie : le prestataire explique à la femme (et à son compagnon, s’il est présent) pourquoi il est recommandé de faire un traitement, et il décrit la procédure : • Il revient sur le conseil relatif à la cryothérapie fourni antérieurement, le cas échéant, notamment sur les éléments suivants : sécurité, efficacité, et risques de la procédure ; à quoi s’attendre pendant la procédure ; à quoi s’attendre après la procédure ; les soins à réaliser par la femme elle-même à la suite de la procédure ; les signes d’alerte ; et les situations où la femme doit revenir ; • Si ce n’est déjà fait, il vérifie que la femme n’est pas enceinte ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la cryothérapie : si ce n’est déjà fait, le pres- tataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la cryothérapie : • Il applique l’embout de la sonde cryogénique sur le col de l’utérus en s’assurant que cet embout recouvre l’ensemble de la lésion acidophile de couleur blanchâtre ; • Il effectue la procédure en suivant la technique de la double congélation (congélation du col de l’utérus pendant 3 minutes, en s’assurant que la boule de glace formée mesure 4 à 5 mm, puis décongélation de la zone traitée avec fonte de la boule de glace pendant 5 minutes, puis nouvelle congélation pendant 3 minutes) ; • Après la deuxième congélation et une fois que l’embout de la sonde cryogénique n’ad- hère plus au col de l’utérus, il inspecte le col de l’utérus et s’assure de la présence d’une boule de glace blanche et dure. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 224 Tableau (suite) 5. Prévention et contrôle des infections au cours de la cryothérapie : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contaminations croisées sur le pla- teau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/ élimination appropriée. 6. Conseil : pendant et après la cryothérapie : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne ressent pas de crampes trop impor- tantes, puis l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la cryothérapie et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant) ; il lui demande com- ment elle se sent avant de l’autoriser à partir. 7. Prévention et contrôle des infections après la cryothérapie : • Après la cryothérapie, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis ferme la valve principale sur le réservoir de gaz ; • Il nettoie et désinfecte le système utilisé pour la cryothérapie en l’essuyant avec de l’alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 %, enlève l’embout de la sonde cryogé- nique et vide le gaz contenu dans la tubulure ; • Il traite l’embout de la sonde cryogénique (par stérilisation ou désinfection radicale) en suivant les instructions du fabricant, puis il le range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale ; • Il essuie la table d’examen ainsi que les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 8. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. Cryothérapie : Scores individuels de performance des compétences pour chaque presta- taire Cryothérapie : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 225 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.3 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie rela- tive à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la RAD Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette perfor- mance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la RAD, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s) ; et • Étape 6 : le prestataire réalise correctement une hémostase. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s), le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour cette compétence, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simplement en calculant la moyenne des scores attribués à l’en- semble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que les équipements, les instruments, les fournitures, la source de lumière et l’approvisionnement en électricité pour la réalisation de la RAD sont disponibles, en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les électrodes à anse et les électrodes à boule stérilisées. 2. Conseil et évaluation avant la RAD : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obs- tétricaux ; il évalue ses facteurs de risque pour ce traitement, et s’assure qu’elle n’en présente aucun ; • Il prend et enregistre sa tension artérielle et son pouls ; • En fonction des étapes indiquées ci-dessus, il décide s’il peut continuer sans danger et réali- ser la RAD, et s’il doit adapter le type d’anesthésie locale qu’il va effectuer ; • Il explique à la femme pourquoi il est recommandé de faire un traitement, décrit la procédure, et lui explique à quoi s’attendre dans les suites de la RAD ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la RAD : si ce n’est déjà fait, le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un champ stérile. 4. Préparation à la réalisation de la RAD : • Le prestataire fixe l’électrode de terre (neutre) sur la cuisse de la femme ; • Il enfile une nouvelle paire de gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau, dans un haricot ou sur une serviette stérile sur le chariot, si cela n’est pas déjà fait. • Il connecte la tubulure d’aspiration au spéculum pour RAD ; • Il insère délicatement le spéculum pour RAD et fixe ses lames en position ouverte le plus largement possible sans causer de sensation pénible ; il s’assure que les parois du vagin sont bien protégées ; • Il fait une nouvelle IVA, IVL ou colposcopie ; il détermine la taille de l’électrode ou des électrodes à anse à utiliser ainsi que le nombre de passages à prévoir ; et il s’assure que les électrodes à anse et les électrodes à boule sont prêtes sur la table. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 226 Tableau (suite) 5. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la RAD : • Il effectue une anesthésie locale (avec au total 4 à 5 ml d’anesthésique) en utilisant un anesthésique approprié ; • Il insère une électrode à anse de la taille appropriée dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie et règle convenablement l’intensité du courant pour la coupe ; • Il oriente correctement l’électrode à anse et la fait pénétrer dans les tissus tout en la gui- dant pour qu’elle suive la direction appropriée ; il réalise une excision d’une profondeur d’au moins 5 mm en dépassant de 5 mm les limites latérales de la lésion, en s’assurant que la ou les lésions ainsi que la zone de remaniement ont été excisées en totalité. • Il retire les prélèvements excisés à l’aide d’une pince à tissus longue et les place dans un flacon correctement étiqueté et contenant une solution de formol. 6. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement une hémostase et termine la procédure : • Le prestataire change les paramètres du système utilisé pour la RAD afin de les mettre en position de coagulation, il insère une électrode à boule de 5 mm dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie, et il réalise une coagulation du cratère d’ex- cision jusqu’à obtenir une hémostase complète ; • Il recouvre le fond du cratère d’excision avec de la pâte ou de la solution de Monsel. 7. Prévention et contrôle des infections : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, il élimine les objets tranchants ou coupants de manière appropriée, il élimine les éléments de matériel contaminés de ma- nière appropriée, il prévient les contaminations croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après la RAD : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne présente pas de saignements trop impor- tants et ne ressent pas de crampes trop sévères ; puis il l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller avant qu’elle quitte le service de consultations ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la RAD et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant), et il lui donne un nouveau rendez-vous. 9. Prévention et contrôle des infections après la RAD : • Après la RAD, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis il enfile une nouvelle paire de gants d’examen propre. • Il nettoie la tubulure d’aspiration, le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie ainsi que la source de lumière avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ; il nettoie avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool la table d’examen ou la toile imperméable qui la recouvre ainsi que toutes les autres surfaces qui auraient pu être contaminées ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; il suit les mesures concernant l’hy- giène des mains ; • Il nettoie avec précaution les électrodes à anse et les électrodes à boule, les stérilise, puis les range dans des contenants stériles ; il stérilise ou réalise une désinfection radicale du spéculum pour RAD et des autres instruments, puis il les range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données RAD : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire RAD : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 227 SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORE MOYEN DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES POUR CHAQUE COMPÉTENCE Remarque : les nombres figurant dans ce tableau seront ensuite transférés dans le tableau de bord. COMPÉTENCE SCORE DE PERFORMANCE Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence figurant dans le tableau précédent VISUALISATION DE LA PERFORMANCE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRESExpliquer en quelques mots, le cas échéant, la raison pour laquelle un ou plusieurs résultats se sont vu attribuer la couleur jaune ou rouge 1,8-2,0 (Vert) 1,0-1,7 (Jaune) 0,0-0,9 (Rouge) IVAA Cryothérapie RAD CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES TABLEAU D’AUDIT DES DONNÉES Utilisez ce tableau pour enregistrer les informations sur le déroulement de l’audit des données réalisé dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la qualité et de l’utilisation des données. Les données figurant dans les rapports au niveau national ou infranational peuvent être transférées dans ce tableau à partir de la Feuille de préparation de la visite préalablement remplie ; notez les chiffres dans la colonne Valeur observée. Les données permettant le calcul des indicateurs clés peuvent être obtenues en passant en revue les documents où sont enregistrées les données au niveau de la structure de soins (formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse mensuelle des données et/ou systèmes électroniques) et entrées dans ce document (notez les chiffres dans la colonne Valeur observée). Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Notez la période sur laquelle porte cet examen des données et indiquez tout problème d’accès aux données, de disponibilité des données ou de qualité des données (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun). Des informations supplémentaires pour l’évaluation des Catégories relatives à la performance 2.1 et 2.2 peuvent être obtenues par l’observation et par la discussion avec le personnel en charge de la gestion des données et avec les prestataires au niveau de la structure de soins. SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORES INDIVIDUELS DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES POUR CHAQUE PRESTATAIRE ET POUR CHAQUE COMPÉTENCE Utiliser ce tableau pour faire une synthèse des scores (1.1 à 1.3) pour chaque prestataire, puis calculer le score moyen de performance pour chaque compétence.. NOM DU PRESTATAIRE COMPÉTENCE(S) ÉVALUÉE(S) ET SCORE DE PERFORMANCE Score moyen de performance pour chaque prestataire (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour toutes les compétences pour chaque prestataire) COMMENTAIRES Score pour l’IVA Score pour la cryothérapie Score pour la RAD P1. P2. P3. P4. Score moyen de performance pour chaque compétence (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence dans le tableau suivant ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 228 NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Les données sont collectées, enregistrées et stockées correctement. 5 éléments Score 0–2 Commentaires 1. La confidentialité des informations sur les clientes est assurée. Les formulaires contenant des informations sur les clientes ne sont pas laissés à l’extérieur. Les formulaires sont soigneusement rangés dans les dossiers. Les formulaires et le registre sont conservés dans un endroit sécurisé dont l’accès est réservé au personnel autorisé. 2. Les quantités de formulaires disponibles sont suffisantes et seules les dernières versions sont utilisées. 3. Les formulaires individuels (informations sur les clientes) sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, et ces informations correspondent aux informations enregistrées dans le registre pour toutes les clientes et tout au long de la période sélectionnée. (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun) 4. Les registres sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, sans doublons entrés par erreur (exhaustivité, validité, cohérence, caractère unique) ; ils sont à jour, avec des totaux qui correspondent à ceux figurant dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données (obtention en temps opportun, exactitude). 5. Le formulaire de synthèse mensuelle est rempli correctement au niveau de la structure de soins (ex- haustivité, validité, cohérence) et correspond aux données transmises au niveau national/infranational et disponibles à ce niveau (obtention en temps opportun, exactitude). Score de performance DE LA COLLECTE ET DE LA GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.1 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Guide pour l’attribution des scores : 2 = La confidentialité est assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données sont disponibles en permanence, les données ne présentent pratiquement aucun problème de qualité ; 1 = Quelques améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données ne sont pas disponibles en permanence, quelques améliorations doivent être apportées à la qualité des données ; 0 = De nombreuses améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées pour que les documents utilisés pour la collecte des données soient disponibles en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées à la qualité des données. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données ci-dessus, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES UTILISÉES POUR LE CALCUL DES INDICATEURSDOR Les questions doivent être adaptées pour correspondre aux indicateurs devant faire l’objet d’un suivi Valeur observée/ calculée au niveau de la structure de soins Valeur figurant dans les rapports PÉRIODE ÉVALUÉE Notez les dates COMMENTAIRES Quel est l’Objectif mensuel en matière de dépistage pour cette structure de soins ? Au cours des trois derniers mois, combien de clientes ont bénéficié d’un dépis- tage ? Pour les pays à forte prévalence d’infection à VIH : au cours des trois derniers mois, combien de clientes ayant bénéficié d’un dépistage étaient séropositives pour le VIH ? Au cours des trois derniers mois, quelle a été la proportion de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage qui se trouvaient dans la tranche d’âge cible ? Au cours des trois derniers mois, quel a été le taux de positivité au test de dépis- tage chez les femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage ? SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 229 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Guide pour l’attribution des scores : des indications sont fournies dans le tableau pour chaque élément. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. Certains éléments de normes pour les Indicateurs clés et les niveaux de référence peuvent coïncider avec certains critères auxquels sont attribués des scores lors de l’évaluation de la Catégorie rela- tive à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services. L’équipe d’évaluation doit faire des re- coupements entre les éléments 2 et 5 et les scores attribués aux critères pour la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 3 : ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Guide pour l’attribution des scores : 2 = Les perceptions de la qualité des soins sont évaluées régulièrement et les perceptions de la qualité des soins sont élevées ; 1 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont éva- luées qu’occasionnellement, et/ou les perceptions de la qualité des soins indiquent qu’il faut apporter des amélio- rations ; 0 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont pas évaluées, et/ou les perceptions indiquent que la qualité des soins est insuffisante. Sources d’information : entretien(s) et observation directe NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Les indicateurs et leurs objectifs sont bien compris, et leurs niveaux de référence sont atteints. 6 éléments À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national Score 0–2 Commentaires 1. Les prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés ainsi que les objectifs et les niveaux de réfé- rence correspondants pour la structure de soins. Guide pour l’attribution des scores : 2 = La plupart ou l’ensemble des prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés et les objectifs ; 1 = Certains prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs, mais ne connaissent pas parfaitement les objectifs et les niveaux de référence ; 0 = Incapacité générale à expliquer quels sont les indicateurs clés, ainsi que les objectifs et les niveaux de référence. 2. En moyenne, la structure de soins a atteint son Objectif mensuel en matière de dépistage au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % ; 0 = ≤75 % ou >115 % 3. Au moins 70 % des femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥70 % ; 1 = 51-69 % ; 0 = ≤50 % 4. Le taux de positivité à l’IVA se situe entre 5 et 10 % lorsque le dépistage est réalisé pour la première fois (si le taux de positivité se situe en dehors de cette fourchette, une explication plausible peut être apportée). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 5-10 % ; 1 = 3-4 % ou 10-19 % ; 0 = <3 % ou ≥20 % 5. Au moins 90 % des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif ont été traitées. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥90 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % 6. Les données sont analysées, visualisées et utilisées au niveau de la structure de soins (par exemple, à l’aide d’un poster illustrant l’utilisation des données ou de graphiques/tableaux affichés dans la structure de soins et illustrant les résultats actuels). Guide pour l’attribution des scores : 2 = Fait de manière systématique ; 1 = Fait, mais pas de manière systéma- tique ; 0 = Jamais ou presque jamais fait. Score de performance DES INDICATEURS CLÉS ET DES NIVEAUX DE RÉFÉRENCE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) NORME DE PERFORMANCE DES ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont élevées. 2 éléments Score 0–2 Commentaires Des évaluations de la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté sont effectuées régulièrement (cochez toutes les réponses pertinentes) : Entretiens avec les clientes Boîte à suggestions Rencontre avec les membres ou les responsables communautaires Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que la structure de soins utilise l’ensemble de ces méthodes d’évaluation. Si la structure de soins évalue la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté, quel niveau de soins les clientes pensent-elles recevoir ? Score de performance des ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 230 CATÉGORIE 2 : UTILISATION DES SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : fourni dans le tableau, en dessous de chaque élément Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) ; lorsque cela est possible, passez en revue avant la visite les données relatives à la structure de soins. NORME Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Objectif mensuel en matière de dépistage atteint au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % de l’objectif a été atteint ; 0 = ≤75 % ou >115 % de l’objectif a été atteint Au cours des trois derniers mois, parmi les patientes ayant bénéficié d’un dépistage dans la struc- ture de soins et qui présentaient des lésions précancéreuses, 90 % ou plus ont reçu un traitement (en combinant les traitements fournis le même jour que le dépistage et les traitements fournis lors d’une visite ultérieure). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 90-100 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % ou >100 % Score de capacité opérationnelle – UTILISATION DES SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE Instructions : évaluez chaque catégorie figurant dans cette section en attribuant un score (0, 1 ou 2) à chaque élément/ critère en fonction de la conformité de la structure de soins à la norme. Un Guide pour l’attribution des scores détaillé est inclus pour chaque catégorie afin d’aider à déterminer dans quelle mesure l’établissement répond ou non à la norme. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est obtenu en calculant la moyenne des scores pour tous les éléments/critères dans chaque catégorie. CATÉGORIE 1 : SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La structure de soins fournit régulièrement et de manière continue les services pour lesquels elle a été désignée ; 1 = La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée, mais des interruptions dans la fourniture de ces services ont été observées ; 0 = La structure de soins ne fournit pas les services pour lesquels elle a été désignée. Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) NORME La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Service Désignée pour fournir ces services (Cochez avec un « X » les cases appropriées) Score (0, 1, 2) N’attribuez un score que si la case « Oui » a été cochée dans la colonne précédente. Commentaires Non Oui Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 231 CATÉGORIE 3 : DOTATION EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins de façon régulière et continue ; 1 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins ; 0 = Aucun prestataire formé n’est disponible pour fournir les services. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 4 : DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés ; 1 = Il existe un nombre insuffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés ; 0 = Aucun prestataire répondant aux critères de sélection n’est disponible pour être formé. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 232 CATÉGORIE 5 : INFRASTRUCTURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par des périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les éléments étaient présents et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Espace disponible et agencement : salle d’examen privée (ou grande salle avec des paravents pour que l’intimité des patientes soit respectée) opérationnelle, propre et non encombrée Endroit pour se laver les mains (lavabo avec eau courante/seau avec robinet ; savon) Toilettes pour l’usage des clientes Alimentation électrique fiable (Remarque : n’est pas indispensable pour certains services) Espace isolé pour le conseil (possibilité de faire un entretien en toute confidentialité) Matériel de communication (p. ex., téléphone) Endroit pour le stockage des instruments Score de capacité opérationnelle – INFRASTRUCTURES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 6 : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités se sont bien déroulés sans interruption ; 1 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou activités se sont déroulés avec quelques interruptions ; 0 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités ne se sont pas déroulés. Sources d’information : entretien(s) avec le responsable de la structure de soins ou les membres du personnel concernés NORME Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel, comme défini par les 4 éléments ci-dessous. 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Évaluation régulière du matériel et des niveaux d’approvisionnement Prévention et gestion des ruptures de stock Une fois commandées, les fournitures (y compris le gaz utilisé pour la cryothérapie) arrivent dans les délais prévus Le passage de nouvelles commandes de fournitures se fait de manière systématique (p. ex., le processus est inté- gré dans l’organisation habituelle des tâches, avec une allocation des rôles et des calendriers de commande) Score de capacité opérationnelle – ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 233 CATÉGORIE 7 : ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par de rares périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/ opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Remarque : si la structure de soins fournit des services non répertoriés ci-dessous (p. ex., test VPH, examen cytologique, RAD), l’outil doit être adapté en ajoutant ou en supprimant le matériel et les fournitures correspondant à ces services. (Voir les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base) Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments étaient en quantité suffisante, disponibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (10 éléments). Les quantités minimales suggérées pour l’IVA sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base Tables d’examen Plateau/chariot à instruments (ou tout autre élément avec une surface plane pouvant remplir la même fonc- tion) Spéculums en métal (dans la salle de consultations où est réalisé le dépistage) Pince à anneau/porte-tampon ou bâtonnets de manucure/brochettes en bois Cupules et plateaux médicaux Gants d’examen propres Source de lumière blanche intense Minuterie, horloge ou montre Tampons de coton propres/écouvillons de coton (longs) Solution d’acide acétique diluée à 3-5 % Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour l’IVA) ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (4 éléments). Les quantités minimales suggérées pour la cryothérapie sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises pour le matériel, les fournitures et les produits de base Système utilisé pour la cryothérapie Embouts de cryothérapie Réservoir pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote, avec tous les raccords nécessaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour la cryothérapie) Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES (Calculé en faisant la moyenne des scores de capacité opérationnelle obtenus pour le matériel et les fournitures utilisés pour réaliser l’IVA et la cryothérapie) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 234 CATÉGORIE 8 : PRÉVENTION DES INFECTIONS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent en quantité suffisante et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Parfois, l’élément est indisponible, ou n’est pas présent en quantité suffisante ou en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe NORME Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Savon liquide pour les mains ou désinfectant à base d’alcool pour les mains Bassines pour la collecte et le traitement des instruments contaminés Solution chlorée diluée à 0,5 % Capacité à stériliser et à stocker correctement [vérifier la (les) méthode(s) utilisée(s)] : Autoclave en état de marche, ou Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile pour le rinçage) *Remarque : seule une de ces deux méthodes doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments stérilisés Capacité à réaliser une désinfection radicale (cochez toutes les cases appropriées) : Marmite/autoclave pour réaliser une désinfection radicale Gaz en quantité suffisante pour utiliser le brûleur de la marmite/autoclave Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile ou de l’eau bouillie pour le rinçage) Alcool éthylique ou isopropylique à 7090 % (uniquement pour les embouts de cryothérapie) *Remarque : seule une des méthodes mentionnées ci-dessus doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments après une désinfection radicale Sacs à déchets et poubelles (normaux et pour déchets dangereux) Capacité d’éliminer les déchets dangereux (p. ex., incinérateur ou fosse d’enfouissement) Score de capacité opérationnelle – PRÉVENTION DES INFECTIONS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 9 : MÉDICAMENTS ET TESTS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests sont disponibles de façon continue, sont stockés de manière appropriée et n’ont pas dépassé la date d’expiration ; 1 = Certains médicaments et kits pour réaliser les tests ne sont pas toujours disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration ; 0 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests ne sont pas disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration. Sources d’information : entretiens (notamment avec le pharmacien), observation directe NORME Les différents éléments sont disponibles et accessibles en permanence 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Médicaments pour le traitement de la douleur (p. ex., paracétamol, ibuprofène, autres) Antibiotiques pour le traitement des cervicites et des infections sexuellement transmissibles (IST), en fonction des lignes directrices nationales Tubes de collecte des prélèvements pour les tests VPH et/ou kits et cartouches de test (p. ex., GeneXpert) Kits de test VIH Tests de grossesse Score de capacité opérationnelle – MÉDICAMENTS ET TESTS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 235 CATÉGORIE 10 : GESTION DES DONNÉES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données sont disponibles et en état de fonctionnement/opérationnels en permanence ; 1 = Il existe certaines lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments (matériels et processus) étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 5 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Copies vierges de la dernière version des formulaires de dépistage/traitement (le cas échéant) et des formulaires de synthèse mensuelle des données disponibles Dernière version des registres disponibles Confidentialité des informations sur les clientes garantie lors de la gestion et du stockage des données Système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) pour l’enregistrement des données sur le dépis- tage et le traitement du cancer du col de l’utérus accessible aux prestataires pour la saisie des données et/ou l’examen des résultats Personnel désigné et calendrier disponible pour assurer la préparation des rapports et la transmission des données Score de capacité opérationnelle – GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 11 : MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour les orientation- recours sont clairement définis et opérationnels ; 1 = Il existe certaines lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les mécanismes d’orientation-recours sont clairement définis et opérationnels. 6 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Les sites vers lesquels cette structure de soins doit réaliser les orientations-recours sont identifiés Des lignes directrices pour réaliser les orientations-recours sont disponibles Les formulaires pour réaliser les orientations-recours sont facilement accessibles Les mécanismes d’orientation-recours sont décrits (flux d’informations, et manière dont les résultats sont obtenus par les clientes, par les prestataires ou par les structures de soins à l’origine de l’orientation-recours) Les résultats des orientations-recours sont consignés par écrit Le personnel de la structure de soins évalue et tente d’éliminer les obstacles aux orientations-recours Score de capacité opérationnelle – MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 236 CATÉGORIE 12 : POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La dernière version des lignes directrices nationales est affichée et/ou bien comprise ; 1 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas toujours affichée et/ou bien comprise ; 0 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas affichée et pas comprise. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou facilement accessible, et bien comprise. 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou faci- lement accessible dans un classeur ou dans une chemise (p. ex., les lignes directrices du programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; d’autres politiques et lignes directrices concernant le dépistage et le traitement proposés dans la structure de soins ; les lignes directrices concernant la prévention et la lutte contre les infections). Les prestataires sont en mesure d’expliquer les points clés des lignes directrices et des politiques natio- nales (p. ex., demandez des précisions concernant la tranche d’âge cible pour le dépistage, la fréquence du dépistage). Score de capacité opérationnelle – POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 13 : SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Plusieurs types d’activités sont menées et plusieurs types de matériels sont utilisés régulièrement et sont de haute qualité (p. ex., avec des informations récentes et à jour, présentées de manière claire) ; 1 = Quelques activités sont menées et quelques types de matériels sont utilisés uniquement de manière occasionnelle et/ou sont de qualité moyenne ; 0 = Des activités sont rarement menées et le matériel est rarement utilisé, et lorsqu’ils le sont, ils sont de qualité médiocre. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Au cours des trois derniers mois, les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Activités. La structure de soins utilise différentes approches pour sensibiliser les femmes et la commu- nauté au cancer du col de l’utérus et à sa prévention. Les exemples incluent ce qui suit (cochez toutes les cases pertinentes) : TV (p. ex., projection de vidéos dans les salles d’attente de la structure de soins) ; Radio (p. ex., diffusion de messages d’information sur les services disponibles ou les campagnes à venir) ; Annonces sur la place publique (p. ex., sur les marchés, dans la communauté) ; Santé mobile/envoi de SMS ; Sensibilisation de groupes sur site ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que l’ensemble de ces activités soient menées. Matériel d’information, d’éducation et de communication (IEC). Comprend, p. ex., la diffusion de mes- sages sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention en utilisant les matériels suivants (cochez toutes les cases pertinentes) : Affiches dans les structures de soins ; Prospectus/brochures ; Affiches dans la communauté ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que tous ces types de matériels soient disponibles. Score de capacité opérationnelle – SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 237 PLAN D’ACTION Instructions : notez dans le plan d’action ci-dessous toutes les lacunes identifiées au cours de l’attribution des scores pour les différentes catégories détaillés dans les tableaux qui précèdent, puis recopiez dans le plan d’action toutes les remarques pertinentes consignées dans la colonne Commentaires. À la fin de la visite de Supervision de soutien ou de la visite d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. Il est important de séparer les lacunes et les problèmes pouvant être résolus par des actions menées au niveau de la structure de soins (par exemple, affichage/ compréhension des politiques et des lignes directrices nationales, problèmes d’approvisionnement en raison de commandes incohérentes, etc.) des lacunes et des problèmes exigeant des actions à un niveau supérieur à celui de la structure de soins (par exemple, effectifs insuffisants, défaut de livraison en raison de problèmes d’approvisionnement au niveau national/central). Problème (Couleur rouge ou jaune) Intervention proposée (décrire toutes les étapes) Ressources nécessaires Personne responsable Échéance ÉVALUATION AUTONOME DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Cette fiche pratique fournit des informations pour aider à l’utilisation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle de l’outil de Supervision de soutien afin d’évaluer la disponibilité des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans une structure de soins, et pour évaluer la capacité opérationnelle de cette structure de soins à fournir ces services et s’assurer qu’ils sont de qualité. Cette Évaluation autonome peut être menée dans toutes les structures de soins au niveau national, ou dans toutes les structures de soins d’une zone infranationale, afin d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront lors de la planification de l’élargissement ou de l’introduction de services ; elle est conçue pour donner une description pratique des besoins selon des objectifs précis, et non pour être réalisée sur un échantillon représentatif de structures de soins. Cette Évaluation autonome peut également être mise en œuvre après les étapes de planification dans les structures de soins désignées pour l’introduction de certains services afin de s’assurer de leur capacité opérationnelle à élargir/introduire ces services ; dans un même temps, elle permet d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront de base pour les évaluations et le suivi ultérieurs de l’introduction/ élargissement de ces services. L’utilisation de cette Évaluation autonome pour orienter la planification et établir une base de référence permet de faire un suivi de l’élargissement ou de l’introduction de services à l’aide de visites périodiques systématiques de Supervision de soutien en utilisant l’outil de Supervision de soutien ; cet outil permet d’obtenir toutes les informations nécessaires pour suivre l’évolution de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. PLANIFICATION D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite (disponibles dans la sous-section Documents d’aide à la planification) aident à planifier la visite et à s’assurer que les informations pertinentes sont collectées avant d’être vérifiées pendant la visite. La visite d’évaluation doit être organisée de façon à ne pas alourdir la tâche du personnel. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. Un responsable de l’équipe d’évaluation (ou un coordonnateur d’enquête, selon la méthodologie utilisée) doit être désigné pour planifier l’ensemble de la visite, déterminer la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui se chargeront de cette collecte. Avant la visite, chaque membre de l’équipe d’évaluation doit avoir acquis une bonne connaissance des lignes directrices nationales et des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores à utiliser lors de cette évaluation. DÉROULEMENT D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 238 qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter le but de la visite, les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, des entretiens avec le personnel réalisant les consultations, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, etc.), ainsi que le processus qui sera suivi pour donner les résultats et les informations en retour (par exemple, l’élaboration d’un plan d’action avec échanges de vues entre les parties prenantes). COLLECTE ET ANALYSE DES DONNÉES Sources d’information : chaque catégorie est évaluée en fonction des données collectées au cours de l’observation directe, de l’examen des dossiers ou des registres et d’entretiens avec le personnel concerné (par exemple, avec les agents de santé, les pharmaciens, les techniciens de laboratoire et les superviseurs/directeurs de programmes). Les informations collectées à l’aide de la Feuille de préparation de la visite doivent être vérifiées par observation directe au cours de la visite. Attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle : l’attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle se fait en fonction de la façon dont chacune de ces catégories répond aux normes. Le système d’attribution des scores est basé sur une échelle d’évaluation allant de 0 à 2 : 2 = Répond aux normes ; 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes ; 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes. Les normes pour chaque catégorie sont composées d’un ensemble d’éléments (ou de critères), un score étant attribué individuellement à chacun de ces éléments (ou critères) ; un Guide pour l’attribution des scores (échelle d’évaluation allant de 0 à 2) a été élaboré pour chaque catégorie. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en prenant la moyenne de chacun des scores attribués aux différents éléments (ou critères) de cette catégorie. Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins : le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins fournit un aperçu instantané de la capacité opérationnelle générale de la structure de soins à fournir des services de prévention du cancer du col de l’utérus. Ce tableau compile l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie et leur attribue la couleur vert, jaune ou rouge (comme un feu de circulation) afin de facilement visualiser le niveau de capacité opérationnelle et suivre les changements au fil du temps. Le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins est calculé en prenant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie. L’utilisation d’un code couleur dans le tableau de bord aide à visualiser rapidement la capacité opérationnelle d’une structure de soins, ce qui est particulièrement utile pour les directeurs de programmes ou les fonctionnaires du ministère qui disposent de peu de temps et doivent passer en revue de nombreux rapports. L’utilisation d’un code couleur standardisé permet de comparer rapidement la situation entre différentes structures de soins. Le processus d’attribution des scores est décrit pas à pas au Tableau 4.5. Calcul des Indicateurs concernant la disponibilité des services et la capacité opérationnelle : une fois l’ensemble des structures de soins évaluées, les données provenant de chaque structure de soins qui ont été compilées dans des Feuilles de préparation de la visite (vérifiées au cours de la visite) ainsi que les données sur les Catégories relatives aux services et à la dotation en personnel peuvent être agrégées afin de calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services (voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données). Chaque dénominateur des catégories relatives à la disponibilité des services DOIT représenter la population de la zone desservie par la structure de soins évaluée. Si cette information n’est pas disponible, une grande partie des indicateurs ne pourra pas être calculée ; la disponibilité des services ne pourra être calculée que de manière rudimentaire (par exemple, en mesurant le pourcentage des structures de soins proposant des services dans une zone définie, comme un district, une province ou le pays dans son intégralité) – voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance. Comme indiqué dans les informations d’orientation fournies dans cette section, le calcul de statistiques sur la disponibilité des services représentatives et valides au niveau national (ou infranational) nécessite d’obtenir des informations en provenance de l’ensemble des structures de soins du pays (ou de la zone concernée au niveau infranational). CONCLUSION DE LA VISITE – COMMUNICATION DES RÉSULTATS ET PLAN D’ACTION Réunion de conclusion avec l’équipe d’évaluation : immédiatement après la fin de l’évaluation, les membres de l’équipe d’évaluation doivent se rencontrer pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent trouver un consensus sur chacun des scores, et passer en revue les atouts et les faiblesses de la structure de soins ainsi que les problèmes à traiter en priorité. Sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et s’entendre sur la manière de fournir des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Enfin, ils doivent identifier les éventuelles lacunes dans les informations collectées susceptibles d’influencer l’attribution finale des scores et SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 239 TABLEAU 4.5 Attribution d’un score à la capacité opérationnelle de la structure de soins ÉTAPE 1 ÉTAPE 2 ÉTAPE 3 ÉTAPE 4 ÉTAPE 5 Attribuer un score à chaque élément apparte- nant à une catégorie en fonction de la façon dont il répond aux normes Échelle d’évaluation : 0, 1, 2 Déterminer le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie en calculant la moyenne de l’ensemble des scores attribués aux différents éléments/critères de cette catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Enregistrer les Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie dans la Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et attribuer la couleur cor- respondant au score pour chaque catégorie Déterminer le Score de synthèse de la capaci- té opérationnelle de la structure de soins en calculant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Attribuer la couleur cor- respondant au Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins 2 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Exemple : éléments aux- quels attribuer un score dans la catégorie Infrastruc- tures – Agencement : 2  Endroit pour se laver les mains : 2  Toilettes pour l’usage des clientes : 2  … etc., pour chaque élément Exemple : la catégorie Infrastructures évalue 7 élé- ments ; si le total des scores attribués à chaque élément est 12, le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 Exemple : si le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette catégorie est jaune Exemple : si l’évaluation a porté sur les 13 catégories, et la somme des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est 20, le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 Exemple : si le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette structure de soins est jaune l’élaboration du plan d’action. Chaque score de capacité opérationnelle insuffisant (signalé par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le Tableau du plan d’action (se référer à la sous-section Supervision de soutien). Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe d’évaluation travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins : le but de cette réunion est de passer en revue les observations faites au cours de la visite, de fournir immédiatement des informations en retour, et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. Pendant la réunion de conclusion, l’équipe d’évaluation doit : • Passer en revue le but de la visite et définir l’ordre du jour de la réunion de conclusion ; • Demander aux membres du personnel de la structure de soins de faire leur propre évaluation, notamment de donner la liste des atouts et des faiblesses qu’ils ont identifiés lors de la visite ; • Passer en revue les atouts de la structure de soins, en indiquant où l’équipe d’évaluation est d’accord avec l’autoévaluation faite par le personnel de la structure de soins, et en soulignant les atouts que le personnel de la structure de soins n’aurait pas mentionnés ; • Passer en revue les faiblesses identifiées et les domaines à améliorer, en particulier ceux qui peuvent compromettre la qualité des services et les résultats escomptés en matière de santé ; • Faire la distinction entre les problèmes qui doivent être traités dans la structure de soins et ceux qui doivent être résolus en dehors ; • Encourager les membres du personnel à faire des commentaires. À la suite de cette réunion de conclusion, une copie du plan d’action et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins doit être remise au directeur médical de la structure de soins, aux autorités nationales (ou locales) du ministère et aux autres partenaires concernés. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 240 TABLEAU DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : inscrivez le score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie ci-dessous, et inscrivez un X dans la case correspondant à la couleur associée à chaque score. Calculez le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins en faisant la somme de l’ensemble des scores attribués à chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle figurant dans le tableau ci-dessous et en divisant le total obtenu par le nombre total de catégories évaluées ; indiquez la couleur correspondant au score pour chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle en écrivant un X dans la case correspondante. CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE SCORE VISUALISATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE PAR COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRES 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne calculée des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 241 DOCUMENTS D’AIDE À LA PLANIFICATION DE L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE ET DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN DES STRUCTURES DE SOINS LISTE DE CONTRÔLE PRÉALABLE À LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins Date prévue pour la visite : _________________ Activité Liste de contrôle Obtenir les accords et les autorisations nécessaires pour effectuer la visite Fournir aux responsables concernés les détails et la justification de la visite proposée. Obtenir l’autorisation écrite d’effectuer la visite. Planifier la visite et préparer l’équipe qui réalisera la visite Déterminer le temps que prendra la visite (prévoir 1 jour dans la structure de soins, parfois plus, en fonc- tion de la taille/du volume des activités). Consulter le personnel de la structure de soins pour l’informer des activités qui seront réalisées lors de la visite et fixer conjointement une date pour la visite. Remarque : pour une Supervision de soutien, la visite doit avoir lieu un jour où les services sont fournis afin d’évaluer la performance des prestataires. S’assurer que l’équipe d’évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins est compo- sée d’au moins 2 personnes. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ OU S’assurer que l’équipe de Supervision de soutien est composée d’un formateur/superviseur pour les activités cliniques et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ S’assurer que le calendrier de l’équipe d’évaluation a été avalisé pour la visite. S’assurer que tous les membres de l’équipe d’évaluation ou de Supervision de soutien ont été formés à l’utilisation de l’outil et au processus à suivre. Passer en revue les rapports clés et les principales données Passer en revue les résultats de l’évaluation et de la visite de Supervision de soutien précédente. Passer en revue les Plans d’action précédents : les lacunes identifiées pour être traitées en priorité et les interventions proposées lors de la visite précédente. Passer en revue les données des trois derniers mois concernant les principaux indicateurs de perfor- mance, notamment les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs et les points de référence. S’assurer de la disponibilité de tous les documents et de tout le matériel requis Imprimer des copies papier des documents à utiliser pour la collecte des données (ou s’assurer de la disponibilité d’une version électronique) : • Outil de capacité opérationnelle de la structure de soins ou outil de Supervision de soutien, et tableau de synthèse des scores pertinent (ainsi que les listes de matériel, si nécessaire) ; • Feuilles de préparation de la visite remplies. Imprimer une copie PAPIER supplémentaire du Tableau de synthèse des scores et du Plan d’action pertinents afin de les remettre au personnel de la structure de soins après la réunion de conclusion de la visite. Imprimer des copies papier vierges des formulaires actuels de collecte et d’agrégation des données du programme (p. ex., formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse, etc.) ainsi que des ou- tils de gestion des données et pour les points de référence (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). Imprimer les résultats et les objectifs concernant les indicateurs de performance clés pour les trois derniers mois (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible). Imprimer des copies papier du résultat des visites d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou de Supervision de soutien précédentes, notamment les scores de synthèse et les Plans d’action (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 242 FEUILLE DE PRÉPARATION DE LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Localisation de la structure de soins District: _________________________________________________________________________ Ville/village: __________________________________________________________________ Coordonnées GPS:____________________________________________________ Population desservie par la structure de soins Nombre de femmes dans la population cible pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus Quels sont les services de prévention du cancer du col de l’utérus pour lesquels cette structure de soins a été désignée ? (Cochez toutes les cases appropriées) Actuellement non désignée pour fournir ces services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ Existe-t-il un plan pour que cette structure de soins (ou ce site) fournisse des services de prévention du cancer du col de l’utérus supplémentaires ? (Cochez toutes les cases appropriées) Pas de plan pour ajouter des services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 243 NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL Remplir le tableau suivant si la structure de soins prévoit d’étendre les services fournis NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 244 EXAMEN DES DONNÉES CONCERNANT LA STRUCTURE DE SOINS FIGURANT DANS LES RAPPORTS – À RÉALISER AVANT LA VISITE Période couverte par l’examen des données : ______________________________________________ REMARQUE : il est recommandé que l’examen des données permettant le calcul des indicateurs clés pour chaque établissement de santé couvre les trois derniers mois. Indicateur (À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national) Valeur Objectif ou niveau de référence L’objectif ou le niveau de référence est- il atteint ? Nombre de femmes appartenant à la tranche d’âge cible ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois Proportion des femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme Proportion de l’ensemble des femmes inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH qui ont bénéficié d’au moins un dépistage au cours des trois derniers mois Taux de positivité au test de dépistage au cours des trois derniers mois Taux d’approche à visite unique au cours des trois derniers mois Taux de traitement au cours des trois derniers mois OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES SUR LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, L’ÉTAT DE PRÉPARATION DES STRUCTURES DE SOINS ET LA PERFORMANCE L’objectif de cet outil est de faciliter l’agrégation systématique des données sur la disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur l’état de préparation des structures de soins et sur la performance des services en utilisant l’une des méthodes suivantes : • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans tous les établissements de santé publics et privés du pays ou dans une zone définie au niveau infranational (méthodologie suivant le recensement des établissements de santé) ; • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans un échantillon d’établissements de santé (publics ou privés) choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, afin de déterminer la situation de base pour chaque structure de soins ou de s’assurer de la capacité opérationnelle des structures de soins avant de mettre en place de nouveaux services ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans un échantillon d’établissements de santé choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, dans le cadre du processus de Supervision de soutien ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre de la surveillance du système et des services de santé en général grâce à une enquête représentative au niveau national des établissements de santé ou du recensement des établissements de santé. Cet outil aide à calculer les indicateurs du Tableau 4.6.1, qui permettent d’analyser la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la performance au niveau national ou à d’autres niveaux d’agrégation des données. Ces indicateurs ont pour but d’aider les responsables nationaux de l’élaboration des politiques, les directeurs de programmes et les administrateurs de la santé à planifier les services de prévention du cancer du col de l’utérus, à en faire le suivi et les améliorer. Une analyse géographique de ces informations peut aider à planifier la mise en œuvre des services et du matériel, à s’assurer que l’accès aux services et la répartition des services se font de manière équitable et à utiliser au mieux les ressources disponibles. Selon la méthodologie d’échantillonnage utilisée, les informations collectées dans ce cadre peuvent être utilisées comme entrées dans l’outil d’analyse des coûts et de planification du programme présenté à la section 5 de ce document. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 245 SOURCES DES DONNÉES PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Les données permettant le calcul des indicateurs doivent principalement être collectées à l’aide de l’évaluation des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle (au cours de l’Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins, ou dans le cadre d’une visite de Supervision de soutien) et des trois Catégories relatives à la performance (dans le cadre de la Supervision de soutien). Cependant, des données supplémentaires sont nécessaires pour calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services. Les sources de données supplémentaires permettant d’obtenir les données pour calculer les dénominateurs des indicateurs concernant la disponibilité des services doivent être exhaustives et actualisées ; il peut s’agir des sources suivantes : recensement des établissements de santé, fichier centralisé des établissements de santé, enquêtes sur les ménages, systèmes d’information sanitaire au niveau communautaire, recensement de la population, etc. Cet outil et ces indicateurs peuvent également aider à examiner et à analyser les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance de certains services spécifiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus collectées à partir de plusieurs enquêtes et de différentes sources de données ; dans ce cas, il faudra s’assurer que les éventuelles variables de confusion, comme la durée au cours de laquelle les informations ont été collectées ou le cadre d’échantillonnage, sont bien prises en compte et que leur effet a été autant que possible neutralisé afin que cette analyse secondaire reste valide. À condition qu’elle ait été menée récemment, les résultats d’une évaluation des systèmes de données (section 1) peuvent aussi être utilisés pour fournir des données sur la disponibilité des services. CALCUL DES INDICATEURS Les méthodes suivies pour le calcul, l’analyse et l’interprétation des indicateurs aux niveaux infranational et national doivent être basées sur les méthodes d’échantillonnage et sur la manière dont les informations seront utilisées ; par exemple, si les données sont collectées dans le cadre du processus d’une Supervision de soutien réalisée de manière systématique, et donc sur un échantillon par choix raisonné, l’utilisation du nombre total d’établissements de santé dans le pays comme dénominateur pour le calcul de l’indicateur concernant la disponibilité des services (indicateur DS1) ne permet d’obtenir une mesure valide et satisfaisante que si l’ensemble des établissements de santé fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont inclus dans le numérateur. Par ailleurs, lorsque les données permettant le calcul des indicateurs sont collectées par le biais d’un recensement de l’ensemble des établissements de santé du pays (ou d’une unité infranationale), le nombre total d’établissements de santé dans le pays (ou de l’unité infranationale) peut être utilisé comme dénominateur pour calculer l’indicateur DS1, ce qui permettra d’obtenir une mesure valide et satisfaisante ; en effet, l’ensemble des établissements de santé a été évalué, et l’ensemble des établissements de santé où sont fournis des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus est censé être inclus dans le numérateur. Des exemples pratiques de la façon dont différents dénominateurs et différentes méthodes d’échantillonnage influent sur les indicateurs de chaque catégorie figurent au Tableau 4.7. Remarque sur la qualité des données : dans les pays où certains prestataires de services font des rotations d’une structure de soins à une autre, il existe un risque d’enregistrer des doublons lors de l’agrégation des données concernant la dotation en personnel. Ce problème peut être résolu en intégrant des éléments de données supplémentaires permettant d’identifier les prestataires effectuant des rotations, ainsi que le nom des différentes structures de soins où ils effectuent ces rotations. ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION LORS DE L’INTÉGRATION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS DES ENQUÊTES EXISTANTES Des enquêtes qui ne sont pas spécifiques à certaines maladies et qui sont menées dans les établissements de santé au niveau mondial, par exemple les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services [en anglais service provision assessment (SPA)], sont menées régulièrement par de nombreux pays. Cependant, ces enquêtes menées à grande échelle ne permettent pas toujours de collecter les informations nécessaires pour calculer l’ensemble complet des indicateurs. Un ensemble plus restreint d’indicateurs traceurs est présenté au Tableau 4.6 ; ils peuvent être pris en compte pour tirer parti de ces enquêtes menées à grande échelle afin d’obtenir des informations sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour aider au suivi des tendances, le Tableau 4.6 donne la correspondance entre ces indicateurs traceurs et les indicateurs concernant le suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité (en spécifiant la catégorie pertinente) figurant dans l’outil de Supervision de soutien. Ces enquêtes de portée générale menées dans les établissements de santé permettent rarement d’évaluer la présence de l’ensemble du matériel, des fournitures et des médicaments nécessaires pour fournir les services (se référer aux Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base). Un ensemble d’éléments traceurs est donc proposé, chacun pouvant être éventuellement intégré dans ces enquêtes. Ces éléments traceurs correspondent aux éléments ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 246 qui, en cas de rupture de stock ou lorsqu’ils ne sont pas opérationnels, ont le plus souvent un impact négatif sur la capacité d’un établissement de santé à fournir des services. Leur liste doit être adaptée en fonction du contexte. Il est important de noter que lors de l’évaluation d’une structure de soins par le biais du processus de Supervision de soutien ou d’une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle, l’ensemble des éléments de chaque catégorie doit être évalué par rapport à la norme, le minimum nécessaire pour fournir des services de qualité étant représenté par l’ensemble des éléments. ADAPTATION DE L’OUTIL ET DES INDICATEURS VENTILATION DES INDICATEURS Des éléments de données supplémentaires peuvent être inclus dans la collecte des données pour permettre une ventilation (décomposition) plus fine des informations lors de l’analyse : types de services de dépistage et de traitement ; niveau ou type de structure de soins (par exemple, soins de santé primaires, soins tertiaires ou poste de santé, hôpital de recours) ; gestion ou propriété des structures de soins (par exemple, public, privé, ONG, etc.) ; fréquence de la prestation de services (par exemple, à plein temps, 1 à 2 jours par semaine, etc.) ; ou toute autre catégorie pertinente en fonction des priorités nationales ou du programme. CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Cet outil est actuellement prévu pour la collecte d’informations concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses et le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer. Lors de la planification de l’élargissement des services ou de l’introduction de services de dépistage, il est essentiel de bien connaître la disponibilité et la répartition géographique des services de traitement du cancer invasif et de soins palliatifs. Dans de nombreux pays, ces services de prise en charge de pointe ne sont proposés que dans un nombre très limité d’établissements de santé du niveau tertiaire. Lorsque ces services de prise en charge de pointe sont fournis dans un grand nombre d’établissements de santé, ou au contraire lorsque l’on souhaite collecter des informations pour montrer leur disponibilité limitée et utiliser ces informations pour un plaidoyer ou pour la planification, cet outil doit être adapté pour inclure les éléments de données pertinents. En fonction du contexte du programme, il sera possible d’ajouter aux listes de base des éléments et des normes figurant déjà dans les catégories pertinentes des éléments supplémentaires concernant la disponibilité en matériel de radiothérapie et de chirurgie, en médicaments pour la chimiothérapie et pour les soins palliatifs et en personnel formé pour fournir ces services. TABLEAU 4.6 Indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 1 : services DS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées** TDS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS2. Densité des structures de soins : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Catégorie relative à la ca- pacité opérationnelle 2 : utilisation des services CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objec- tifs pour les services de dépistage et de traitement*** TDS3. Utilisation des services : nombre de consultations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Catégorie relative à la capacité opération- nelle 3 : dotation en personnel CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés fournissant des services DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS4. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 247 Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 4 : dotation poten- tielle en personnel CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Catégorie relative à la capacité opération- nelle 5 : infrastructures CO5. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures de base pour fournir les services TCO2. % des structures de soins disposant des in- frastructures pour fournir les services de santé générale de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement opérationnel Catégorie relative à la capacité opération- nelle 7 : matériel et fournitures CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 8 : prévention des infections CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de ma- tériel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence TCO4. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 9 : médicaments et tests CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base TCO5. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 10 : gestion des données CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Catégorie relative à la capacité opération- nelle 11 : mécanismes d’orientation-recours CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels Catégorie relative à la capacité opération- nelle 12 : politiques et lignes directrices CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement accessible et bien comprise TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement acces- sible Catégorie relative à la capacité opération- nelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la communauté CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la population, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Catégories évaluées uniquement au cours de la Supervision de soutien Catégorie relative à la performance 1 : compé- tence du prestataire QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques TQS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Catégorie relative à la performance 2.1 : collecte et gestion des données QS2.1. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données TQS2. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Catégorie relative à la performance 2.2 : indi- cateurs clés et niveaux de référence QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Catégorie relative à la performance 3 : évaluations de la per- ception des clientes et de la communauté QS3. % des structures de soins se conformant à la norme de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus * Indicateurs calqués sur le modèle des indicateurs de SARA.1 ** Voir aussi les indicateurs de programme facultatifs à la section 3 Suivi des patientes et du programme. *** Aide à l’évaluation de l’accès aux services et de l’utilisation des services par l’examen et l’analyse des données permettant le calcul des indicateurs clés.. 1 Les indicateurs de l’enquête SARA peuvent être consultés à l’adresse suivante : http://www.who.int/healthinfo/systems/sara_reference_manual/en/. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 248 TABLEAU 4.7 CALCUL DU DÉNOMINATEUR ET VALIDITÉ SOUS DIFFÉRENTES CONDITIONS – EXEMPLES AVEC PLUSIEURS INDICATEURS INDICATEUR EXEMPLE ÉCHANTILLON PAR CHOIX RAISONNÉ OU DONNÉES COLLECTÉES DE MANIÈRE SYSTÉMATIQUE (p. ex., lors d’une Supervision de soutien) MUESTRA DIRIGIDA O DATO OBTENIDO DE ORDINARIO (por ejemplo, supervisión de apoyo) RECENSEMENT DS1. % des struc- tures de soins fournissant des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NUM Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NON NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** NON OUI CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées NUM Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON QS1. % des struc- tures de soins dont les presta- taires se confor- ment aux normes de performance des compétences cliniques NUM Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON TCO2. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures pour fournir les services de santé de base NUM Nombre des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé de base DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesu- rer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesurer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers NUM = Numérateur ; DEN = Dénominateur * Pays ou unité infranationale définie ; le dénominateur est obtenu à partir du fichier centralisé des établissements de soins ou de tout autre registre complet et actualisé des structures de soins publiques et privées. **Dans un recensement, DEN C et DEN A sont identiques. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 249 OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES : DISPONIBILITÉ DES SERVICES, CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET PERFORMANCE Cet outil a été conçu pour aider au calcul des indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services au niveau national ou infranational (par exemple, au niveau d’une province, d’un district, etc.) en permettant d’agréger les données de manière systématique. Si les informations sont collectées et analysées au niveau infranational, il conviendra de le préciser, le cas échéant, dans les tableaux ci-dessous. Les informations provenant de l’ensemble des unités infranationales du pays pourront ensuite être agrégées pour calculer les indicateurs au niveau national. Avant d’agréger et d’examiner les données, il est important de s’assurer que les questions servant à l’examen des données ont été adaptées de manière à inclure l’ensemble des variables souhaitées pour la ventilation des indicateurs (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public ou privé, etc.). INFORMATIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES Nom du pays : _________________________________________________________________________ Unité au niveau infranational (le cas échéant):_______ Nom de l’unité infranationale (le cas échéant):_________ Date d’examen des données (JJ/MM/AAAA): ________________________________________________________ Date de l’examen des données précédent (JJ/MM/AAAA):______________ _________________________________ Personnes ayant examiné les données : Nom de ces personnes et rôle joué dans l’examen des données:____________ QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES 1. Combien existe-t-il de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) ? ____________________________________ Source(s) des données:____________________ 2. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 2.1. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent chaque type de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 3. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _______________________________ Source(s) des données : ____________________ 3.1. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) chacun des différents types de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 4. Quelle est la population cible pour les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? ________________________________ Tranche d’âge cible : 30 à 49 ans Autre (préciser) __________________________ Nombre de femmes dans la tranche d’âge cible de la population (préciser s’il s’agit du niveau national ou d’une zone du niveau infranational) : __________________ Source(s) des données : _______________________ ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 250 5. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 6. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? ____________________________________ Source(s) des données : ____________________ 7. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ INDICATEURS DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A/B x 100) Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Diagnostic des lésions précancéreuses et diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus Approche à visite unique (dépistage et traitement proposés au cours de la même visite) DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE VENTILÉ PAR TYPE DE SERVICE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A2) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A2/B x 100) DÉPISTAGE Frottis IVA (dépistage ou triage) IVL Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) Colposcopie (triage) Autre : _____________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* ___________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* __________________________ TRAITEMENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES Cryothérapie RAD Autre : ______________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de traitement des lésions précancéreuses :* _____________________________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de traitement des lé- sions précancéreuses :** ____________ DIAGNOSTIC DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES ET DU CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Colposcopie (pour le diagnostic) Curetage endocervical Biopsie Examen histologique/ anatomopathologique Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :* _____________ Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :** _______________________________ * Certaines structures de soins pouvant fournir plus d’un service, le total ne correspond pas toujours à la somme des différents services comptabilisés pour chaque structure de soins. ** Le numérateur est le nombre TOTAL de structures de soins fournissant au moins l’un des services de traitement des lésions précancéreuses ou des services de diagnostic, selon le cas. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 251 DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS FACULTATIFS (DENSITÉ DES STRUCTURES DE SOINS, DENSITÉ DES UNITÉS MOBILES, DENSITÉ DES AGENTS DE SANTÉ) Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur (B) Pourcentage (A/B X 100) DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre d’unités mobiles fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (sous-ensemble du numéra- teur de DS) : Nombre dans la popula- tion cible : DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, et en comparant à un niveau de référence Nombre d’agents de santé formés fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS À FOURNIR LES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS DE BASE Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement Nombre de structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires for- més fournissant des services Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés four- nissant des services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des ser- vices une fois formés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO5. % des structures de soins disposant des in- frastructures de base pour fournir les services Nombre de structures de soins disposant des infrastructures de base pour fournir les services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’ap- provisionnement opérationnel Nombre de structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvision- nement opérationnel : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 252 Tableau (suite) CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de four- nitures en état de marche/ opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fournitures en état de marche/ opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de maté- riel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base Nombre de structures de soins disposant en permanence des médicaments et des tests de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Nombre de structures de soins où les docu- ments et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opéra- tionnels Nombre de structures de soins disposant de mécanismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement acces- sible et bien comprise Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est facilement acces- sible et bien comprise : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popu- lation, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Nombre de structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popula- tion, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 253 DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS : INDICATEURS TRACEURS (PERSONNEL ET FORMATION, MATÉRIEL, PRODUITS DE DIAGNOSTIC ET MÉDICAMENTS) Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) TDS1. % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateur de base TDS2. Infrastructures de santé : densité des struc- tures de soins  Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TDS3. Utilisation des services : nombre de consul- tations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Nombre de consultations (p. ex., dé- pistage, cryothérapie, RAD) au cours d’une période de 12 mois : Nombre de patientes uniques (au cours d’une période de 12 mois) : TDS4. Personnel de santé : densité des agents de santé Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le can- cer du col de l’utérus Nombre de structures de soins dispo- sant d’au moins 1 membre du person- nel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO2. % des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base Nombre de structures de soins dispo- sant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins dispo- sant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO4. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Nombre de structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infec- tions pour fournir les services de santé généraux de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO5. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments mini- maux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins (four- nissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’uté- rus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facile- ment accessible Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement accessible : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 254 INDICATEURS DE PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DES STRUCTURES DE SOINS QUALITÉ DES SERVICES ET DES DONNÉES : INDICATEURS DE PERFORMANCE Remarque : QS1 et QS2.1 sont des indicateurs traceurs de la qualité des services et des données (se référer au Tableau 4.6) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.1 % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Nombre de structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données :: Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Nombre de structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS3. % des structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la percep- tion des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la commu- nauté pour connaître la quali- té des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins évaluées ou nombre de structures de soins dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 LISTES DES QUANTITÉS MINIMALES REQUISES DE MATÉRIEL, DE FOURNITURES ET DE PRODUITS DE BASE Les listes d’articles de base pour chaque service présentées ci-dessous s’ajoutent aux conditions minimales requises exposées dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures et dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections (se référer à l’outil de Supervision de soutien). La disponibilité et l’état de fonctionnement de l’ensemble de ces éléments de base doivent être évalués afin de déterminer si une structure de soins donnée dispose de la capacité opérationnelle suffisante pour fournir des services ; cependant, les ressources et les capacités ne sont pas toujours suffisantes pour intégrer l’ensemble de ces éléments dans les enquêtes existantes menées au niveau national ou infranational et faisant le suivi de la prestation des services de santé générale [par exemple, les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services (SPA)]. Il est alors possible d’envisager d’y inclure un ensemble limité d’éléments traceurs. Éléments à prendre en considération dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée : chez les femmes séropositives pour le VIH, le taux de positivité au test de dépistage est généralement plus élevé (souvent deux fois plus élevé) que chez les femmes séronégatives. Le taux de femmes qui remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie peut également être inférieur en cas de séropositivité pour le VIH. Les estimations des quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous devront donc parfois être adaptées dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée ; cette adaptation se fera en fonction de l’analyse des tendances en matière de prestation de services et de l’épidémiologie de la maladie. Remarque sur le gaspillage de matériel : les quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous ne tiennent pas compte du gaspillage ; les estimations finales devront donc être ajustées en fonction du contexte. MATÉRIEL ET FOURNITURES POUR LA RÉALISATION DE L’IVA ET DE LA CRYOTHÉRAPIE : REMARQUES SUR L’ESTIMATION DES QUANTITÉS MINIMALES (LISTES 1 À 4) Les estimations des quantités sont basées sur les hypothèses suivantes : SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 255 • Le taux de positivité de l’IVA est de 5 à 10 %, l’estimation étant basée sur un taux de positivité de l’IVA de 10 % ; • Le taux de femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie est de 85 %, avec l’ensemble des femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie recevant ce traitement. Sur la base de ces hypothèses, il a dont été estimé que 10 femmes sur 100 auront un test par IVA positif, et qu’environ 9 d’entre elles seront traitées par cryothérapie. Pour faciliter le calcul, il a été retenu que 10 procédures de cryothérapie sont réalisées pour 100 femmes bénéficiant d’un dépistage. TEST VPH ET EXAMEN CYTOLOGIQUE : REMARQUE SUR L’ÉVALUATION DU MATÉRIEL ET DES FOURNITURES (LISTES 5 ET 6) Dans la majorité des cas, la collecte des prélèvements pour le dépistage du VPH et pour l’examen cytologique est réalisée dans une structure de soins, tandis que les tests sur ces prélèvements sont réalisés dans un laboratoire ; la disponibilité des services et la capacité opérationnelle devront donc être évaluées dans ces deux endroits. Certains établissements de santé comme les hôpitaux régionaux disposent parfois de laboratoires sur place ; cependant, le test lui-même est souvent réalisé dans un endroit différent de celui où le prélèvement est collecté. La disponibilité en matériel et en fournitures ainsi que la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique doivent être évaluées dans la structure de soins où est réalisé le dépistage et dans le laboratoire. Les performances des laboratoires doivent être évaluées à l’aide des mesures d’assurance de la qualité existantes. Des informations supplémentaires sur les processus à suivre dans les laboratoires pour la réalisation du test VPH se trouvent dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et dans les recommandations pertinentes des fabricants de tests. Des informations supplémentaires concernant l’examen cytologique peuvent être trouvées dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Les estimations des quantités minimales présentées dans les listes 5 et 6 sont basées sur les besoins en tests de recherche de l’ADN du VPH, en utilisant à titre d’exemple la plateforme de test CareHPV ; elles viennent s’ajouter aux quantités requises pour le fonctionnement général du laboratoire. Il est important de noter que les manuels fournis par les fabricants et spécifiques aux différents tests VPH doivent être référencés et utilisés lors de l’adaptation de ces listes. LISTE 1. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Dans la liste ci-dessous, la quantité de matériel nécessaire est prévue pour la consultation de 10 clientes par jour ou par période de travail dans une salle d’examen. Les quantités devront être ajustées si le nombre de clientes vues chaque jour est plus élevé, à moins que les instruments puissent être correctement traités pendant les heures de travail sans interrompre la succession des clientes dans les consultations. Les éléments pris en considération pour estimer le nombre de clientes ayant bénéficié d’un dépistage sont basés sur la charge de travail attendue et sont déterminés par un certain nombre de facteurs, notamment selon que les services sont ou non : 1) intégrés à d’autres services de santé reproductive, 2) fournis uniquement certains jours préétablis, 3) fournis lors d’activités extra-institutionnelles ou de services mobiles, ou 4) fournis dans le cadre d’une campagne de masse. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA Quantité minimale Commentaires Spéculums – spéculums métalliques à deux valves Graves (taille moyenne et grande taille)* 10 (8 de taille moyenne et 2 de grande taille) Pince à anneau ou porte-tampon 10 En cas d’utilisation de brochettes en bois (voir la liste des fournitures/consommables ci-dessous), les pinces à an- neau ou porte-tampon ne sont pas nécessaires. Haricots 2 Table d’examen gynécologique 1 Toile imperméable 2 L’essuyer entre chaque cliente avec une solution chlorée diluée à 0,5 %. Lampe col-de-cygne (ou toute autre source de lumière de qualité, par exemple une lampe torche) 1 Plateaux ou chariots à instruments 1 Godets à prélèvements/cupules (vinaigre) 1 Tabouret à roulettes réglable 1 Minuterie, horloge ou montre 1 Paravents de confidentialité 1 Évalués dans la Catégorie 5: infrastructures. Alèses et blouses d’hôpital 10 Il est aussi possible de faire savoir dans la communauté que les femmes venant pour un dépistage doivent appor- ter leur sarong ou un vêtement similaire qui servira d’alèse. *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 256 LISTE 2. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Matériel consommable pour l’IVA Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Gants d’examen propres, non stériles – boîte de 100 4 boîtes Prévoir 4 gants par cliente ; la taille des gants varie d’un prestataire à l’autre. Acide acétique à 3 à 5 % (vinaigre blanc) – bouteille de 1 L* 1,5 L Prévoir 15 cc/client. Rouleau de coton pour faire des boules de coton <1 Prévoir 3 boules de coton/cliente. Brochettes en bois 300 En cas d’utilisation de pinces à anneau ou de porte-tam- pon (se référer à la liste des équipements et du matériel non consommables), les brochettes en bois ne sont pas nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Rouleau de gaze non stérile <1 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Chlore pour faire une solution à 0,5 % 2 L La quantité requise varie en fonction des situations. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. Préservatifs pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Abaisse-langues pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 *Élément traceur LISTE 3. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie Quantité minimale Commentaires Système utilisé pour la cryothérapie avec des embouts pour sonde cryogénique à extrémité courte (2 de 19 mm et 1 de 25 mm)* 2 Réservoirs (pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote) 2 Un réservoir représente le strict minimum, mais il est recommandé d’en avoir deux pour prévenir les interruptions dans la prestation de services. Godet à prélèvements/cupule supplémentaire pour y conserver les boules de coton trempées d’alcool (pour nettoyer/désinfec- ter le système utilisé pour la cryothérapie) 1 Godets à prélèvements/cupules traités par désinfection radi- cale (pour conserver les embouts de sonde cryogénique, et pour procéder à une désinfection radicale de ces embouts, si celle-ci n’est pas faite à l’autoclave) 2 *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 257 LISTE 4. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA et la liste pour la prévention des infections) Matériel consommable pour la cryothérapie Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote * Un réservoir de 20 livres pour 8 à 12 traitements Un réservoir de 20 livres permet habituellement de réaliser 8 à 12 traitements ; ce chiffre varie cependant beaucoup, et dépend des conditions rencontrées sur le terrain ; le suivi des tendances dans la prestation de services aidera à obtenir une estimation du nombre de femmes ayant besoin d’un traitement par cryothérapie et des quantités de fournitures nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Spatules en bois (abaisse-langues) : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Préservatifs : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones • Pour être utilisés après lubrification, en l’absence d’abstinence de rapports sexuels pendant six se- maines (fait partie des soins effectués par la femme elle-même dans les suites de la cryothérapie) 5 50 Serviettes hygiéniques 10 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 % : • Pour désinfecter le système utilisé pour la cryothéra- pie, et pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, si ceux-ci ne sont pas désinfectés à l’autoclave • Pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, la solution doit être changée chaque semaine • Prévoir environ 100 ml par semaine Variable L’estimation du volume à prévoir dépend de l’utilisation ou non de cet alcool pour la réalisation d’une désinfection ra- dicale, et du nombre de cas de cryothérapie par semaine. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. *Élément traceur LISTE 5. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité minimale Commentaires Porte-tubes ou autre mécanisme pour stocker et transporter des prélèvements en position verticale Au moins 1 Dépend du nombre de prélèvements collectés dans la structure de soins. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin d’un porte-tubes ou d’un autre mécanisme pouvant transporter 90 tubes par lot de tests. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité minimale Commentaires Machine pour réaliser les tests, avec câbles de connexion électrique* 1 La réalisation de tests VPH avec la plateforme CareHPV requiert une machine comprenant un élément chauffant, un agitateur et un luminomètre. Pipette à volume fixe 1 L’utilisation de la plateforme CareHPV requiert une pipette à volume fixe de 50 □L. Pipette à répétition à volume variable 1 Réfrigérateur à 4 °C 1 Un réfrigérateur de 165 cm de hauteur, 70 cm de largeur et 76 cm de profon- deur peut contenir 20 kits de test CareHPV. Dispositif de protection contre les surtensions (mini- mum 1500 VA) 1 Dispositif de mesure de la température et de l’humidité 1 *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 258 LISTE 6. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Brosses ou écouvillons pour la collecte des prélèvements 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses et de 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. Milieu de transport pour les prélèvements* 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses ou 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Microplaque et réactifs pour le test (kit de test VPH)* 1 + 1 microplaque CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles). Lunettes de sécurité 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Blouse de laboratoire 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Gants non poudrés 4 à 6 par lot de tests Pour 1 technicien de laboratoire, avec un changement de gants entre chaque étape. Embouts pour micropipettes Variable Dépend du kit utilisé. L’utilisation d’un kit de test CareHPV requiert 96 embouts stériles de 200 □L avec filtre, 1 embout de 1,25□L et 4 embouts de 1,0□L Porte-tubes Variable 2 à 3 porte-tubes d’une capacité de 50 tubes sont habituellement suffi- sants pour un laboratoire où la charge de travail est modérée ; les porte- tubes en mousse pour 50 à 100 tubes peuvent être réutilisés. Papier absorbant 10 à 20 feuilles *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 259 LISTE 7. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures CYTOLOGIE Élément Commentaire Microscope optique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Élément Commentaire Colposcope* Y compris un colposcope transportable, le cas échéant. Pince à biopsie Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Pince à anneau Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Curette endocervicale RAD Élément Commentaire Générateur électrochirurgical pour RAD (avec évacuateur de fumée) et manche porte-électrode* Électrode neutre Électrode à anse et électrode à boule* Électrode de terre Manche porte-électrode Spéculum non conducteur (doublé) et tubulure Pince à anneau/porte-tampon Pince à tissus longue Tensiomètre (mesure au bras ou au poignet) Porte-aiguille long *Élément traceur. LISTE 8. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures ESTUDIO CITOLÓGICO Éléments Commentaire Lames et lamelles de verre * Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Spatule ou brosse En bois ou en plastique ; pour les prélèvements. Fixateur pour examen cytologique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Milieu de transport (liquide) dans des contenants individuels pour prélèvements* Pour la cytologie en milieu liquide. Étiquettes pour les prélèvements (et un stylo ou un marqueur pour l’identification) IVL Éléments Commentaire Solution de Lugol COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Éléments Commentaire Pâte de Monsel En cas de colposcopie avec biopsie. Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % En cas de colposcopie avec biopsie. RAD Éléments Commentaire Aiguille à ponction lombaire (22G, 25G ou 27G) de 90 mm de lon- gueur Lidocaïne (1 ou 2 %) adrénalinée (1:200 000) Ou les éléments pour préparer l’équivalent, si non disponible. Lidocaïne (1 ou 2 %) seule* Pâte de Monsel Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % Pour les RAD avec collecte de prélèvements (pour examen histopa- thologique). *Élément traceur

CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5 CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 262 Le but d’un programme complet de lutte contre le cancer du col de l’utérus est de réduire la charge de morbidité liée à cette maladie (i) en diminuant les infections par le virus du papillome humain (VPH), (ii) en détectant et en traitant les lésions précancéreuses du col de l’utérus, et (iii) en fournissant en temps voulu un traitement et des soins palliatifs en cas de cancer invasif [WHO, 2014]. Pour atteindre ce but, l’OMS recommande de mettre en œuvre deux interventions stratégiques principales: 1) l’introduction du vaccin anti-VPH chez les filles âgées de 9 à 13 ans, conformément aux directives de l’OMS ; et 2) l’introduction du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus. La planification et la mise en œuvre de programmes efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus capables d’atteindre ce but nécessitent une bonne connaissance des investissements financiers qui seront nécessaires au fil du temps. Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi que du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les questions clés permettant de déterminer la pérennité et la possibilité d’étendre les programmes comprennent notamment l’estimation et l’analyse des coûts de la prestation des services ainsi que celle des coûts associés aux interventions suivantes : mobilisation sociale ; information, éducation et communication (IEC) ; communication incitant à un changement des comportements ; formation ; supervision ; et suivi et évaluation. Cette section présente un processus et un outil qui facilitent l’analyse des coûts ainsi que la planification et qui permettent aux utilisateurs : • D’obtenir une estimation des coûts et de la couverture des services en fonction des données disponibles et des besoins au niveau national et infranational ; • D’obtenir une estimation des coûts financiers, des coûts économiques, des coûts initiaux et des coûts récurrents des programmes et des interventions de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • D’obtenir une estimation des taux de couverture des services en se basant sur leur coût, leur distribution, les besoins de la population et l’extension prévue ; et • D’explorer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en utilisant différents modèles de prestation de services publics. Le module concernant le dépistage et le traitement de l’Outil d’évaluation des coûts de la prévention et de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – Screening and Treatment, soit C4P-ST) présenté dans cette section est un outil d’analyse de données en format Excel spécialement conçu pour permettre aux directeurs et aux planificateurs de programmes d’évaluer, d’analyser et de synthétiser les coûts des programmes et des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il a été élaboré par l’OMS en complément du module traitant du calcul des coûts des programmes de vaccination contre le VPH (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – VPH, soit C4P-HPV). Le processus d’analyse et de planification pour lequel l’outil C4P-ST a été conçu est adaptable à de nombreux cas de figure. Sa conduite à bon terme nécessite la participation d’un conseiller-modérateur qualifié, ainsi que l’adhésion et l’engagement résolus du gouvernement national et des partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les rôles clés dans ce processus comprennent un(des) utilisateur(s) (la ou les personne(s) qui entrent et analysent les données à l’aide de l’outil Excel) et une équipe multidisciplinaire de partenaires qui participent au processus plus large de planification et de calcul des coûts. (L’outil C4P-ST et le soutien d’un conseiller-modérateur qualifié peuvent être demandés à l’adresse suivante : ncdsurveillance@who.int.) INTRODUCTION SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 263 OBJECTIF Dans les pays avec un programme ou un plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus et une prestation de services déjà opérationnels, le processus permet aux partenaires d’examiner, d’analyser, de vérifier et de mettre à jour de manière structurée les hypothèses essentielles de ce plan existant. Ces hypothèses peuvent avoir un impact important sur les coûts du programme. La comparaison des coûts de différents scénarios de dépistage et de traitement, en faisant varier l’importance relative accordée à certains éléments du programme, permet d’aider à élaborer de nouveaux plans en vue d’une extension à grande échelle ou d’une modification des plans existants. Par ailleurs, des analyses rétrospectives peuvent être utilisées pour valider les coûts prévisionnels des demandes de budget actuelles ainsi que pour améliorer l’exactitude des coûts et de la budgétisation au fil du temps. Dans les pays sans plan stratégique, programme ou service de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le processus peut aider à définir de manière opérationnelle les principaux éléments constitutifs du programme nécessaires à la mise en œuvre d’un tel plan, à déterminer les hypothèses essentielles connexes et à faire une estimation des coûts sur la base d’hypothèses et d’entrées (données réelles). En l’absence de données sur les coûts spécifiques au pays, les entrées pré-intégrées dans l’outil peuvent être utilisées lors du calcul des coûts des plans stratégiques initiaux. Dans de nombreux pays, des processus de planification et de calcul des coûts sont déjà en place pour des programmes de santé en général. Dans certains pays, il existe aussi des processus spécifiques pour les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Les processus et les outils opérationnels existants peuvent être comparés au processus de planification, à l’outil d’analyse des coûts, ainsi qu’aux entrées et aux hypothèses essentielles du C4P-ST (se référer à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) afin de repérer les éventuelles améliorations à apporter. S’ils n’en sont qu’à leurs débuts, les programmes peuvent également, en plus d’utiliser les informations présentées dans cette section, se référer aux recommandations exhaustives pour l’organisation et l’élaboration de programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentées dans la publication de l’OMS La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. RÔLES ET RESPONSABILITÉS Les meilleures pratiques pour le calcul des coûts du programme comprennent des processus de planification pouvant être adaptés à de nombreux cas de figure et qui requièrent une équipe de partenaires multidisciplinaires. L’équipe de planification et de calcul des coûts dans le pays doit si possible comprendre les personnes suivantes : • Un conseiller-modérateur impartial formé à l’utilisation de l’outil C4P-ST ; • Une personnalité influente au niveau national et dont l’appui facilite l’adhésion et l’engagement des différents partenaires dans le pays ; • Un responsable technique (« utilisateur ») qui a accès aux données requises et sera responsable de la collecte des données primaires ; • Un ou plusieurs économistes de la santé ou une personne ayant des compétences dans les analyses quantitatives et une formation en économie ou en financement (« utilisateur ») ; et • Des experts du cancer du col de l’utérus impliqués dans la planification stratégique et l’extension des programmes de lutte contre ce cancer, ainsi que d’autres partenaires. Les membres de l’équipe identifiés comme des « utilisateurs », c’est-à-dire ceux qui seront responsables de la saisie des données et du pilotage de l’outil Excel, doivent avoir des connaissances solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts. La composition de l’équipe sera basée principalement sur les préférences du pays, avec le soutien et les orientations apportées par le conseiller-modérateur formé. LE PROCESSUS D’ANALYSE DES COÛTS ET DE PLANIFICATION CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 264 Les experts du cancer du col de l’utérus et les partenaires engagés dans le processus peuvent comprendre : • Des directeurs de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Des planificateurs et des administrateurs travaillant dans le domaine des financements ; • Des économistes de la santé ; • Des économistes consultants ; • Des prestataires de soins de santé ; • Des chercheurs ; et • Des donateurs/partenaires externes des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. LE CONSEILLER-MODÉRATEUR POUR L’UTILISATION DU C4P-ST L’outil C4P-ST doit impérativement être utilisé avec un conseiller-modérateur. La planification et le calcul des coûts exigeant un examen critique des hypothèses les plus largement admises contribuant aux coûts et aux résultats, le processus doit être guidé par un conseiller-modérateur qualifié sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme. Cela permet d’assurer l’objectivité tout au long du processus et, par extension, l’objectivité des données collectées ainsi que la fiabilité des résultats obtenus. Dans certains cas, l’obtention d’un consensus sur l’ensemble des points clés utilisés dans la planification et l’analyse des coûts pourra être fastidieuse. Mais un bon conseiller-modérateur fera en sorte que chaque interlocuteur reste impliqué tout au long du processus, ce qui permettra en bout de chaîne d’obtenir des résultats de qualité faisant l’objet d’un consensus. Au fil des étapes, le conseiller-modérateur devra remplir des rôles variés : faire en sorte que chacun ait bien compris ce qu’est l’outil et sache comment l’utiliser ; travailler avec ses utilisateurs pour s’assurer que les données clés nécessaires pour une prise de décisions objective soient disponibles et collectées ; obtenir l’adhésion de l’équipe de calcul des coûts ; et s’assurer que chacun puisse se faire entendre. Si certaines données concernant les coûts ne sont pas disponibles, il devra s’assurer que les intervenants s’entendent sur les données indirectes appropriées à utiliser. Le conseiller-modérateur C4P-ST devra si possible avoir les compétences suivantes : • Impartialité – être sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Connaissances pratiques en matière de planification et de calcul des coûts pour les programmes de santé ; • Compétences dans l’animation de groupes, notamment dans la gestion des discussions sensibles et dans la recherche d’un consensus ; • Capacité avérée à faciliter l’utilisation d’outils de calcul des coûts (souhaitable) ; et, • Éventail de compétences solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts (souhaitable). Il est important que le gouvernement national, les planificateurs de programmes, les décideurs et les autres acteurs concernés soient parties prenantes dans le processus de planification et de prise de décision concernant le plan stratégique national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Même si le conseiller-modérateur externe pourra superviser le processus pour s’assurer que toutes les activités sont exécutées de manière impartiale et transparente, ce sera bien aux partenaires œuvrant dans le pays qu’incombera au bout du compte d’utiliser et de mettre en œuvre l’outil C4P-ST. ACTIVITÉS Le processus de planification et d’analyse des coûts de C4P-ST comprend cinq activités principales : 1. Collecte des données préliminaire ; 2. Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ; 3. Saisie des données ; 4. Traitement des données manquantes ; 5. Analyse des résultats. COLLECTE DES DONNÉES PRÉLIMINAIRE L’outil C4P-ST est un outil d’analyse et non pas de collecte des données. Les équipes de calcul des coûts des pays peuvent élaborer des outils de collecte des données en utilisant la liste des entrées et des hypothèses figurant dans le chapitre Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les données requises sont en rapport avec les coûts des services et les coûts hors services ; ces coûts peuvent être classés en plusieurs grandes catégories (Tableau 5.2). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 265 Pour réduire la charge de travail liée à la collecte des données, une collecte des données préliminaire, en utilisant les outils de collecte de données élaborés par les pays, peut commencer avant les réunions de planification formelles organisées pour obtenir l’accord et l’adhésion des partenaires (se référer à la section Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ci-dessous). SOURCES DE DONNÉES Certaines données peuvent être collectées à partir de données accessibles au public et/ou en travaillant en collaboration avec des partenaires dans le pays. Il s’agit, par exemple, des données sur la population globale du pays, la taille de la population cible, le salaire des agents de santé et le nombre de structures de soins dans le pays. D’autres données requises pour les hypothèses essentielles peuvent être extraites de données programmatiques collectées de manière systématique, de données de surveillance ou, enfin, de données d’enquête. Afin de faciliter la collecte de données concernant les coûts, une feuille de calcul intitulée « Liste de référence des prix » a été incluse dans l’outil C4P-ST. Elle comprend les coûts des équipements obtenus en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie ; ces coûts peuvent être utilisés dans des pays présentant des caractéristiques similaires, lorsque certains coûts sont inconnus ou ne sont pas disponibles. Les utilisateurs peuvent également se référer aux informations fournies dans d’autres sections de ce document, par exemple dans les Listes des quantités minimales requises de matériel et de fournitures de la section 4 Enquêtes dans les structures de soins et dans les conditions à observer pour le suivi décrites à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Lorsqu’une évaluation des données et des systèmes de données a été effectuée à l’aide des outils présentés à la section 1 Évaluation des systèmes de données, l’équipe peut obtenir des informations de base en se référant aux renseignements obtenus lors de l’évaluation du domaine Financement, budgétisation et calcul des coûts. REMARQUE CONCERNANT LES ASPECTS ÉTHIQUES La plupart des données sur les coûts proviendront d’entretiens avec des experts nationaux de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les informations collectées au cours de ces entretiens ne sont pas soumises aux règles d’éthique qui s’appliquent à la recherche classique et concernant notamment la confidentialité et la protection des sujets humains. Les personnes interrogées doivent cependant recevoir des informations sur les questions étudiées au cours du processus C4P-ST, sur les objectifs de ce processus, et sur la manière dont les données qu’elles fournissent seront utilisées et référencées. OBTENTION DE L’ACCORD ET DE L’ADHÉSION DES PARTENAIRES L’outil C4P-ST est un outil social qui permet aux partenaires d’avoir des échanges de vues sur les objectifs et les priorités du programme et de convenir des valeurs à donner aux hypothèses et aux autres entrées lors de réunions de planification et de calcul des coûts conduites par un modérateur. Une étape cruciale dans le processus de planification et de calcul des coûts est d’organiser une rencontre des principaux partenaires au cours de laquelle ils examineront conjointement les données obtenues lors de la collecte préliminaire, identifieront les données manquantes, chercheront comment résoudre les incohérences et se mettront d’accord sur les meilleures données à utiliser. La participation active des partenaires à ces réunions facilitera l’obtention d’un consensus sur les sources d’information et améliorera l’intégrité des données collectées. Le processus de discussion et de recherche d’un consensus entre les différents partenaires permet d’optimiser les résultats obtenus lors du calcul des coûts sur les options de prestation de services et sur les implications budgétaires connexes. BUT DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS CONDUITE PAR LE CONSEILLER-MODÉRATEUR La Réunion de planification et de calcul des coûts conduite par le conseiller-modérateur permet à l’ensemble des membres d’une équipe multidisciplinaire de calcul des coûts d’interagir, de parvenir à un consensus sur les données collectées, et de s’assurer qu’ils sont satisfaits par les décisions prises concernant les sources de données et les hypothèses d’analyse des coûts. Elle permet aux membres de l’équipe d’interagir avec différents partenaires responsables de la prise de décision et de la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ceux-ci allant des spécialistes de l’approvisionnement aux infirmières qui effectuent les IVA et aux oncologues qui réalisent la radiothérapie et la chimiothérapie. CONDUITE DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS Dans les pays déjà dotés d’une stratégie nationale de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le conseiller- modérateur doit utiliser cette stratégie comme base de la Réunion de planification et de calcul des coûts. Il devra se familiariser à l’avance avec les plans stratégiques, les initiatives ou les campagnes existants et les utiliser comme base de discussion. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 266 Le modérateur doit examiner les feuilles de calcul intitulées Hypothèses générales et Hypothèses relatives aux services et obtenir un consensus de l’équipe de calcul des coûts du pays sur les éléments constitutifs du programme et sur la stratégie de prestation de services à utiliser dans le pays. Les participants à la Réunion de planification doivent identifier les sites où les services seront fournis ainsi que les ressources nécessaires pour une période de cinq ans. Ils doivent également obtenir un consensus sur l’ensemble des sources de données. Les questions clés sur lesquelles doivent porter les discussions comprennent : • Où sera réalisé le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, le type et le niveau de structure de soins, ou d’autres lieux) ? • Quelle sera la tranche d’âge cible des femmes devant bénéficier d’un dépistage ? • Quel sera le plan de formation du personnel de santé ? • Le dépistage et le traitement seront-ils déployés de manière échelonnée ou fournis simultanément à l’échelle nationale ? • Quelles seront les activités non médicales à réaliser au cours du programme ? • Quelles sont les autres hypothèses à poser concernant le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus dans le pays ? SAISIE DES DONNÉES Au fur et à mesure que l’équipe de planification et de calcul des coûts du pays identifie les stratégies à chiffrer et que les données sont collectées, les utilisateurs peuvent saisir simultanément les données. Cette section comprend une série de tableaux (Tableaux 5.6 à 5.13) qui décrivent le contenu et le but des feuilles de calcul incluses dans l’outil C4P-ST et donnent, le cas échéant, des instructions simples étape par étape pour la saisie des données. TRAITEMENT DES DONNÉES MANQUANTES Au fur et à mesure que les données sont collectées et transférées dans l’outil C4P-ST, il est important d’évaluer la situation et de s’assurer qu’il ne manque aucun élément de données essentiel. En cas de données manquantes, l’équipe de calcul des coûts du pays doit tenter de les obtenir auprès du partenaire le plus approprié ou convenir avec lui des données à utiliser en remplacement. ANALYSE DES RÉSULTATS Lors de leurs discussions sur les objectifs et les priorités du programme et pour parvenir à un consensus sur la stratégie globale de lutte contre le cancer du col de l’utérus à adopter, les partenaires doivent s’appuyer sur les données collectées ainsi que sur les analyses et les résultats obtenus. Une fois la stratégie définie et approuvée, l’outil peut être utilisé pour obtenir des estimations et des projections des coûts de mise en œuvre de cette stratégie ou pour comparer les coûts de mise en œuvre de différentes stratégies. Par exemple, le gouvernement peut vouloir comparer les coûts de l’introduction du dépistage du cancer du col de l’utérus dans l’ensemble des structures de soins avec les coûts de son introduction uniquement à un niveau spécifique du système de santé (par exemple, dans les hôpitaux provinciaux). Pour comparer les coûts entre différentes stratégies, les utilisateurs doivent faire une copie de l’outil C4P-ST pour chacune des stratégies, remplir les coûts spécifiques à chaque stratégie puis faire des comparaisons. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 267 STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT LOGICIELS REQUIS L’outil est conçu pour être utilisé avec les versions 2010 ou ultérieures du logiciel Microsoft Excel. ADAPTATION AUX BESOINS DES UTILISATEURS Afin d’être logique et transparent, l’outil permet aux utilisateurs de voir l’ensemble des entrées, des calculs et des résultats. Les estimations sont basées sur les données disponibles dans le pays les plus récentes au moment de l’exercice, et les plans du programme doivent être adaptés aux besoins locaux. L’outil C4P-ST peut facilement être adapté aux besoins des utilisateurs afin d’aider les pays à échanger des points de vue et à déterminer : • La(es) population(s) cible(s) ; • Les activités de mobilisation et de sensibilisation communautaires/sociales à mener ; • Les services à fournir (des lignes directrices sur les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]) ; • Les types de prestataires fournissant les services ; • Le moment et les endroits où mettre en œuvre et élargir les services ; et • La stratégie de suivi, d’évaluation et de supervision à adopter. Cet outil est suffisamment flexible pour intégrer ces différentes hypothèses locales ; cependant, l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. COMMENT NAVIGUER DE MANIÈRE EFFICACE Pour naviguer de manière efficace d’une feuille de calcul à une autre, les utilisateurs peuvent utiliser une « Table des matières » fonctionnant avec des liens hypertextes. Cette Table des matières peut également servir de synthèse de la structure et du contenu de l’outil, en présentant une vue d’ensemble des sections relatives aux hypothèses, aux entrées, aux résultats présentés et aux annexes. Il est possible de naviguer dans l’outil en cliquant manuellement sur les onglets des différentes feuilles de calcul. Cependant, il est plus efficace d’utiliser les liens hypertextes de la Table des matières et ceux incorporés dans chaque feuille de calcul, les utilisateurs pouvant ainsi naviguer d’une feuille de calcul à une autre en deux clics. RUBRIQUES EN POSITION OUVERTE OU FERMÉE Les feuilles de calcul incluent la possibilité d’ouvrir et de fermer certaines rubriques, ce qui permet aux utilisateurs de se concentrer sur un contenu particulier. À tout moment, les utilisateurs peuvent cliquer sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. CONSTRUCTION D’UNE FEUILLE DE CALCUL STANDARDISÉE OBJET ET CONTENU DES FEUILLES DE CALCUL Chaque feuille de calcul appartient à l’une des cinq catégories ci-dessous, en fonction de son objectif. L’élément central de l’outil comprend les feuilles de calcul « Hypothèses » et « Résultats ». 1. Hypothèses. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « HB » (pour hypothèse blanche) ou « HT » (pour hypothèse temporelle). Ces feuilles permettent la saisie des entrées proposées par l’utilisateur, appelées « hypothèses », sous la forme de texte libre ou en sélectionnant l’option appropriée dans une liste. 2. Résultats. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « RB » (pour résultat blanc) ou « RT » (pour résultat temporel). Ces feuilles permettent de calculer et de présenter les résultats à partir des hypothèses fournies par l’utilisateur. 3. Navigation. Ces feuilles de calcul permettent de faciliter la navigation dans l’outil ; il s’agit de la Table des matières et de l’Index de recherche rapide, qui utilisent des liens hypertextes. L’OUTIL C4P-ST CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 268 4. Couverture des sections et des sous-sections. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « CS » (pour couverture de section) ou « CSS » (pour couverture de sous-section). Chacune de ces feuilles fournit des informations sur une section particulière de l’outil et sur les entrées requises ; elles fournissent aussi une table des matières avec des liens hypertextes pour cette section. 5. Analyse et présentation. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « P » (pour présentation). Ces feuilles, notamment celle mise en page sous forme de Tableau de bord, fournissent une synthèse des résultats calculés et d’autres informations clés présentées sous forme de tableaux ou de graphiques. Chaque feuille de calcul de l’outil contient des éléments communs, notamment le titre de la feuille de calcul, une référence au nom du modèle, des liens hypertextes pour aller vers les feuilles voisines, des contrôles d’erreur et un lien hypertexte renvoyant à la Table des matières. En plus de cette classification des feuilles de calcul par objectif, certaines feuilles sont également classées par sous-catégories en fonction de leur contenu. La plupart des feuilles qui ne sont pas des feuilles de couverture de cet outil sont classées dans la catégorie HL ou HT. PRÉSENTATION, CONTENU ET OBJECTIF DES CELLULES L’outil C4P-ST suit le principe d’une présentation basée sur des objectifs, le contenu et le but de chaque cellule étant indiqué à l’utilisateur par le biais d’une présentation cohérente et standardisée. Chaque cellule est classée selon l’un des trois types de contenus suivants : constante, formule et mixte. Un code couleur est attribué à chacun d’entre eux (Tableau 5.1). TABLEAU 5.1 Types de contenus des cellules Type de contenu Description Exemple Couleur du texte Constante Fixe, sans formule 100 Bleu Formule Formule uniquement = J20*J45 Noir Mixte Formule contenant des constantes = J20 + 100 Vert De nombreux utilisateurs savent comment distinguer les constantes et les formules ; mais cet outil permet aussi de distinguer les cellules au contenu mixte, car il existe un risque de remplacer une formule par une valeur fixe (par exemple, de faire disparaître les hypothèses dans les formules). Grâce à l’application systématique de ces trois couleurs à la police de caractères, chaque feuille de calcul fonctionne comme un dictionnaire visuel indiquant la nature du contenu de chacune de ses cellules. D’autre part, dans chacune de ces feuilles, les utilisateurs peuvent rapidement et facilement identifier toutes les constantes, les formules et les cellules mixtes. La Figure 5.1 donne un aperçu visuel des différents types de cellules et de leur fonction. FIGURE 5.1 Contenu et fonction de chaque cellule Types de cellules Constante Formule Mixte TYPES DE CONTENUS FONCTIONS Hypothèse Non hypothèse Non hypothèse Non hypothèse SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 269 Bien qu’il soit utile de pouvoir distinguer rapidement et facilement le contenu des cellules grâce aux couleurs appliqués à la police de caractères, les utilisateurs du modèle seront probablement davantage intéressés par la possibilité de localiser rapidement et facilement les feuilles de calcul et les cellules contenant des hypothèses. Les feuilles contenant des hypothèses ont un fond bleu clair, ce qui permet de les distinguer visuellement des autres feuilles de calcul, notamment des feuilles contenant les résultats, dont le fond est blanc. De plus, les cellules dans lesquelles l’utilisateur doit effectuer la saisie des entrées ou des hypothèses sont faciles à repérer par leur couleur jaune (Figure 5.2). FIGURE 5.2 Repérage grâce à l’utilisation de couleurs SYSTÈME DE CONTRÔLE CENTRALISÉ Cet outil contient un système de contrôle centralisé qui permet de localiser et de traiter toute erreur de saisie de données (par exemple, une hypothèse non valide) rapidement et facilement. Chaque point de contrôle intégré dans l’outil est indiqué dans la feuille de calcul où il se trouve et tous les contrôles sont réunis dans une feuille de calcul récapitulative « Contrôles & alertes ». Tous les messages d’alerte contiennent le nom de la cellule sur chaque feuille de calcul, ce qui permet aux utilisateurs d’accéder rapidement à la cellule à l’origine de l’alerte. COÛTS CALCULÉS L’outil C4P-ST permet à l’utilisateur d’estimer les ressources supplémentaires nécessaires pour ajouter le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus aux programmes de santé existants au niveau régional ou national. Il fournit également des estimations du coût par service de dépistage ou de traitement. Les utilisateurs peuvent également calculer le pourcentage des coûts partagés pour les fournitures, les équipements et les ressources humaines pour les éléments partagés entre les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et d’autres services de santé. Cependant, cet outil n’est pas conçu pour calculer les coûts à la charge des patientes et les coûts des services de consultations mobiles, ni pour déterminer la qualité des services ou le nombre de vies sauvées grâce aux services fournis. La structure des entrées permet de réaliser une planification et un calcul des coûts de manière rétrospective ou prospective. Une fois saisies les entrées appropriées, l’outil génère des données sur les coûts programmatiques de base qui peuvent être complétées par des données sur l’efficacité des interventions afin de calculer des rapports coûts- efficacité, ce qui permet aux utilisateurs de hiérarchiser les interventions possibles. Les résultats produits peuvent également servir de base à une analyse d’impact budgétaire. Dans cet outil, les coûts sont regroupés en plusieurs grandes catégories en fonction de l’activité à laquelle ils sont liés. Tout en étant très complètes et standardisées, ces catégories, décrites au Tableau 5.2, sont suffisamment souples pour s’appliquer à des contextes nationaux variés. Hypothèses_Essentielles_HT C4P* Outil d’analyse des coûts – Module dépistage & traitement Aller à la Table des matières Fin de l’année : décembre 2016 2017 2018 2019 2020 1. Hypothèses essentielles et chiffres A. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel Demande prévue pour le dépistage Demande prévue pour le dépistage initial (zones actives) Demande prévue pour le dépistage initial (zones inactives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones actives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones inactives) Remarques/Sources d’information 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 270 TABLEAU 5.2 Description des catégories de coûts de l’outil C4P-ST, par activité Activité Description Services de dépistage Services qui consistent à réaliser chez les femmes un dépistage du cancer et des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Les types de services proposés peuvent être définis par l’utilisateur. Jusqu’à trois mé- thodes peuvent être incluses dans la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage de la version 1.0 de cet outil. Services de diagnostic Services de diagnostic pour les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui des symptômes pou- vant être causés par un cancer ont été identifiés. Les types de services proposés (biopsie, colposcopie, examen histopathologique) peuvent être définis par l’utilisateur. Cette partie de l’outil est conçue unique- ment pour les services de diagnostic du cancer du col de l’utérus. Elle doit toujours inclure un diagnostic anatomopathologique. Si le diagnostic anatomopathologique est inclus dans le cadre d’une procédure de traitement, les coûts pour le service de diagnostic et les frais de laboratoire doivent être ajoutés au service de traitement fourni. Services de traitement Services qui consistent à traiter des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs chez les femmes. Dans la version 1.0 de cet outil, un emplacement est prévu pour sept services de traitement. Microplanification Réunions de planification opérationnelle au niveau national et au niveau infranational conçues pour faci- liter l’introduction ou l’élargissement d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par le gouvernement. Formation Formation initiale, basée sur les compétences, des prestataires de services, des formateurs et des super- viseurs, conçue pour faciliter le lancement des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et le soutien programmatique. Après les formations initiales, une formation supplémentaire est censée être incorporée dans le programme de formation systématique du gouvernement. Mobilisation sociale et commu- nication Mobilisation sociale, communication incitant à un changement des comportements et activités de soutien à l’information et à la communication éducative (initiales et continues). Supervision, suivi et évaluation Activités de supervision, de suivi et d’évaluation périodiques (initiales et continues) spécifiquement liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Autres activités Réservé aux autres coûts directs qui n’ont pas été ajoutés précédemment dans l’un des éléments ci-des- sus. Les coûts récurrents et les coûts en capital peuvent être saisis ici. Les coûts dans chaque grande catégorie d’activités sont séparés sur le plan opérationnel en coûts financiers et en coûts économiques, et aussi en coûts récurrents et en coûts en capital standards. COÛTS FINANCIERS ET COÛTS ÉCONOMIQUES L’outil C4P calcule à la fois les coûts financiers et les coûts économiques (Tableau 5.3). L’utilisateur peut choisir le mode de calcul le plus approprié selon l’objet de l’analyse. Les coûts financiers (également appelés « coûts comptables ») représentent la valeur des ressources pour le ministère de la santé et les autres institutions chargées de l’exécution et font référence aux paiements et aux dépenses monétaires réels pour l’introduction des programmes, par exemple pour les fournitures, les équipements, les formations et l’élaboration de nouveaux matériels de communication. Si les utilisateurs veulent par exemple connaître les coûts supplémentaires que devra supporter le ministère de la santé, ils doivent se concentrer sur le calcul des coûts financiers. Les coûts économiques comprennent des dépenses directement engagées lors de l’introduction d’un programme ainsi que celles qui ont déjà été effectuées ou provisionnées par le ministère de la santé ou les autres institutions chargées de l’exécution, par exemple, les salaires du personnel de santé, les équipements obtenus par donation et le temps consacré par des volontaires. Cette analyse donne une image plus complète et plus juste des ressources liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus ainsi que de leurs coûts d’opportunité. Elle peut être utilisée dans des analyses coûts-efficacité ou coûts-avantages. Une comparaison des différentes ressources incluses dans le calcul des coûts selon que les coûts calculés sont financiers ou économiques est présentée au Tableau 5.3. Pour la microplanification, par exemple, la valeur du temps consacré par le personnel aux réunions est incluse dans les coûts économiques mais pas dans les coûts financiers. La principale différence entre les coûts financiers et les coûts économiques est liée à la prise ou non en compte du « coût d’opportunité » : 1. L’évaluation économique attribue une valeur au temps consacré par le personnel de santé et les volontaires à une activité car il y a un coût d’opportunité associé à cette activité (en effet, ces personnes ne peuvent se consacrer à d’autres tâches quand elles sont occupées par le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus), mais le coût du temps consacré à ces activités n’est pas imputé aux coûts financiers car ces activités sont déjà rémunérées sous forme de salaire par les institutions chargées de l’exécution ; 2. La valeur des biens et des services issus de donations est incluse dans les coûts économiques, mais pas dans les coûts financiers car leur utilisation est liée à un coût d’opportunité. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 271 En d’autres termes, Les coûts financiers comprennent uniquement les coûts qui ont été explicitement supportés, tandis que les coûts économiques incluent les coûts d’opportunité. Dans les cas où les coûts financiers sont faibles, le fait d’ignorer les coûts économiques peut donner l’illusion que le coût de l’introduction du programme serait faible. Les coûts d’opportunité deviennent alors des coûts « cachés ». Les coûts financiers peuvent être égaux ou inférieurs aux coûts économiques, mais ne seront jamais supérieurs. TABLEAU 5.3 Exemples de coûts financiers et de coûts économiques par activité de dépistage et de traitement Activité Coûts financiers Coûts économiques Microplanification Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Temps consacré par le personnel aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Mobilisation sociale, information, éducation et communication Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression de documents Production de spots TV et/ou radio Coût du temps consacré par le personnel et les volontaires à l’élaboration du matériel didactique et autres activités Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression des affiches et brochures Production de spots TV et/ou radio Prestation de services Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Coût du temps consacré par le personnel à au dépistage et au traitement Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Suivi et évaluation Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Gestion des déchets Achat d’incinérateurs (annualisé) Carburant Transport Achat d’incinérateurs (annualisé/actualisé) Carburant Transport COÛTS RÉCURRENTS ET COÛTS EN CAPITAL Les coûts des ressources dont la liste figure au Tableau 5.3 peuvent être classés selon qu’ils doivent, dans le plus simple des cas, véritablement être payés une seule fois (coûts en capital) ou de façon régulière (coûts récurrents). Coûts récurrents (Tableau 5.4). Ils correspondent à la valeur des ressources qui durent moins d’un an : • Coûts du personnel – en utilisant le coût par personnel engagé dans une seule procédure, par minute  • Transport  • Maintenance  • Suivi, évaluation et supervision  CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 272 • Activités de formation à court terme d’une durée inférieure à un an (ne comprend pas les activités de formation initiale ni l’élaboration de matériel)  • Coûts des fournitures – en utilisant le coût par unité de chaque fourniture requise pour réaliser chaque procédure  • Autres coûts directs – en utilisant les coûts unitaires multipliés par le nombre d’unités requises pour réaliser une procédure (les tests de laboratoire, les jours de lit ainsi que les autres coûts directs en font partie). TABLEAU 5.4 Coûts récurrents associés des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Information, éducation et communication Temps consacré par le personnel, impression, production de prospectus, d’affiches, de spots radio et TV Prestation de services Temps consacré par le personnel, fournitures, médicaments, indemnités journalières, trans- port Supervision Temps consacré par le superviseur, temps consacré par le chauffeur, indemnités journalières, transport Suivi et évaluation Feuilles d’émargement, temps de saisie des données Gestion des déchets Carburant pour les incinérateurs Coûts en capital (Tableau 5.5). Ils correspondent à la valeur des investissements initiaux et des ressources qui durent plus d’un an : • Microplanification ; • Formation initiale ; • Élaboration de matériel de communication ; • Coûts des équipements – coûts d’utilisation par site (ensemble des équipements requis pour mener une ou plusieurs procédures, selon les indications données par l’utilisateur). Lors du calcul des coûts des équipements, il faut tenir compte des années de vie utile de chaque équipement et ajouter un pourcentage de coûts de maintenance défini par l’utilisateur. Par exemple : - Équipement de laboratoire ; - Besoins en véhicules ; - Incinérateurs. TABLEAU 5.5 Coûts en capital associés à des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Prestation de services Équipements – p. ex., systèmes utilisés pour la cryothérapie ou la RAD, appareils de radiothérapie Introduction Microplanification, formation initiale, élaboration du programme d’enseignement, élabora- tion de matériel de communication Gestion des déchets Incinérateurs supplémentaires Autres moyens de transport Véhicules, motocyclettes, bateaux, bicyclettes supplémentaires, etc. Le calcul des coûts en capital est annualisé et/ou actualisé, ce qui diffère des coûts récurrents. Le type spécifique d’amortissement dépendra du but de l’analyse et des préférences (coûts financiers ou coûts économiques). En termes de coûts financiers, les coûts en capital sont calculés en appliquant un amortissement linéaire. Le coût d’un bien est donc annualisé en le divisant par son nombre d’années de vie attendu. Par exemple, si l’espérance de vie d’un système utilisé pour la cryothérapie est de dix ans, le coût total devra être divisé par dix. Un amortissement linéaire suppose que les biens d’investissement sont utilisés de manière identique pendant toute leur durée de vie. En termes de coûts économiques, les biens d’investissement sont à la fois actualisés et annualisés. Ce type d’amortissement suppose que les utilisateurs ont une préférence temporelle et préfèrent utiliser les biens et les services immédiatement plutôt que dans l’avenir. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 273 MODE D’EMPLOI Les tableaux ci-dessous fournissent des instructions détaillées pour la saisie de données dans l’outil C4P-ST et sont organisés par sections qui correspondent à celles répertoriées dans l’onglet Contenu de l’outil : 1. Organisation dans le pays (Tableau 5.6) 2. Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) 3. Résultats (Tableau 5.10) 4. Analyse (Tableau 5.11) 5. Modules d’aide (Tableau 5.12) 6. Annexes (Tableau 5.13) Pour certaines feuilles de calcul, des instructions similaires sont incluses directement dans l’outil, et le conseiller- modérateur formé fournira des orientations tout au long du processus selon les besoins. Des documents complémentaires pour aider à la création d’outils de collecte de données se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. RAPPEL : l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. Pour entrer des données, l’utilisateur doit désactiver la protection de la feuille de calcul : rendez-vous dans le menu FICHIER, sélectionnez INFORMATIONS, puis sélectionnez ÔTER LA PROTECTION. TABLEAU 5.6 Organisation dans le pays ORGANISATION DANS LE PAYS RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Informations sur l’équipe Enregistrer des informations sur l’utilisateur et sur les membres de l’équipe de planification et de calcul des coûts. 1. Entrez le nom, l’organisation, l’adresse physique/postale et l’adresse électro- nique de l’utilisateur. 2. Entrez le nom, l’adresse électronique et l’organisation de l’équipe de calcul des coûts. Libellés à définir en fonction de la situation locale Enregistrer des informations sur les caractéristiques de la population cible, les types de niveau infranational, les types de structures de soins ainsi que les segments et les catégories de population. 1. Entrez les libellés pour le nom du pays et le nom des niveaux infranationaux. 2. Entrez jusqu’à dix types de structures de soins (p. ex. : clinique communautaire, hôpital provincial/régional, hôpital national, etc.) (Une fois ces informations saisies, ces noms apparaissent automatiquement dans les cellules appropriées des autres feuilles de calcul de l’outil.) 3. Définissez et remplissez les sous-segments dans la population cible. (Les sous-segments peuvent comprendre le statut par rapport au VIH, les groupes d’âge, etc.) Période Saisir le mois de fin de l’exercice financier, l’année de début du programme, la durée du pro- gramme et la dénomination de la devise locale. 1. Entrez l’année de fin de l’exercice financier. 2. Entrez l’année de début du programme (la première année de planification et de calcul des coûts du programme). Si votre programme est en cours, entrez simplement l’année au cours de laquelle vous souhaitez commencer la planifi- cation et le calcul des coûts. (Cet outil est conçu pour avoir une année « existante » de référence ainsi que des projections pour un maximum de cinq ans. Si des dépistages et des traitements sont déjà réalisés dans le pays en utilisant certaines méthodes et qu’il est envisagé d’élar- gir les services ou d’introduire d’autres méthodes, l’année de début doit être l’année existante de référence). 3. Entrez la durée du programme (années) : le nombre d’années pour lesquelles vous souhaitez réaliser une planification et un calcul des coûts. 4. Entrez la dénomination de la devise locale : le code à trois lettres correspon- dant à votre devise locale. Les sections Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) permettent à l’utilisateur d’entrer les données à partir desquelles l’outil calculera les résultats obtenus par projections ainsi que les coûts connexes. Les « hypothèses » sont définies comme des entrées utilisées pour les calculs et qui sont considérées comme vraies. Les hypothèses doivent être aussi précises que possible, sur la base des informations disponibles les plus fiables. Les sources doivent être étayées par des références qui seront indiquées dans les cellules Remarques/Sources d’information. 1. La sous-section Hypothèses générales CSS (Tableau 5.7) comprend les informations suivantes : a. Noms infranationaux et période couverte par le programme ; b. Hypothèses essentielles relatives à la population, à l’épidémiologie et aux services ; CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 274 c. Hypothèses économiques ; d. Hypothèses relatives aux prix. 2. La sous-section Hypothèses relatives aux services CSS (Tableau 5.8) comprend les informations suivantes: a. Le nom de chaque service à fournir ; b. La capacité de chaque type de structure de soins à fournir chaque service ; c. Les types et les quantités de personnel, de fournitures, d’équipements et d’autres coûts directs requis pour la prestation de chaque service ; d. Les types et le nombre de sites de services qui seront ouverts dans chaque type de structure de soins pour chaque type de service, par an. TABLEAU 5.7 Hypothèses générales HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Noms infranatio- naux et période Entrer les informations sur les niveaux infranationaux dans les- quels le programme sera actif. Les éléments de données com- prennent les régions, le nombre de districts et le début de l’an- née du programme par zone de deuxième niveau. 1. Noms des provinces : a. Dans la première colonne, entrez le nom des zones de deuxième niveau (p. ex., des régions ou des provinces) ; b. Dans la deuxième colonne, entrez le nombre des zones de troisième niveau (p. ex., des districts). Par exemple, s’il y a trois districts dans une province, l’utilisateur doit entrer « 3 » dans cette cellule. 2. Année de début du programme : a. Entrez l’année où le programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus débutera dans chaque zone de deuxième niveau. Hypothèses essen- tielles Indiquer les hypothèses de base et les nombres nécessaires pour obtenir une estimation des coûts du dépistage et du traite- ment, notamment concernant les éléments suivants : Demande prévue pour le dé- pistage ; Distribution des méthodes de dépistage de base ; Hypothèses épidémiologiques ; Hypothèses de base concernant les orientations-recours ; Hypothèses de base concer- nant le moment où réaliser un nouveau dépistage ; et Nombres annuels pour la po- pulation. 1. Hypothèses essentielles et chiffres a. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel : i. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives » (où les structures de soins fournissent des services de dépistage) ; ii. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéfi- cier d’un dépistage qui vivent dans des « zones inactives » (zones sans services de dépistage) et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives ». b. Distribution des méthodes de base utilisées pour le dépistage initial : i. Entrez le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet (jusqu’à 5 ans). c. Hypothèses épidémiologiques : entrez le pourcentage de femmes qui présen- teront des lésions précancéreuses de petite taille, des lésions précancéreuses de grande taille, et une suspicion de cancer ; entrez le pourcentage de femmes qui présenteront différents stades de cancer invasif. (Si ces informations ne sont pas disponibles au niveau national, l’utilisateur peut utiliser les données des pays voisins ou le document WHO Six-Country Study [WHO, 2012]. L’utilisateur doit s’assurer d’une comparabilité suffisante des paramètres suivants : séropositivité pour le VIH ; taille, densité et paramètres démographiques de la popula- tion ; densité des services au sein du système de santé, etc.) d. Hypothèses de base concernant les orientations-recours : entrez les hypothèses de base relatives aux proportions d’orientation-recours pour traitement et aux proportions d’orientation-recours suite à un diagnostic anatomopathologique. e. Hypothèses de base concernant le moment où réaliser un nouveau dépis- tage : entrez l’intervalle avant un nouveau dépistage pour les femmes ayant un résultat de test normal et pour les femmes qui ont bénéficié d’une orienta- tion-recours après leur dépistage. 2. Nombres annuels pour la population : entrez les nombres annuels pour la population pour chaque sous-segment de la population cible, par zone de deuxième niveau. (Les sous-segments de la population cible sont remplis automatiquement comme des sous-unités des Nombres annuels pour la population.) Hypothèses écono- miques Indiquer les taux de change entre la devise locale et les devises étran- gères ainsi que le taux d’inflation et le taux d’actualisation annuels. 1. Entrez les codes des devises et les taux de change. 2. Entrez les taux économiques. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 275 HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Liste de référence des prix Indiquer le prix des diffé- rents éléments utilisés dans le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. 1. Sélectionnez la devise dans le menu déroulant. (La feuille de calcul est préremplie avec des abréviations correspondant aux diffé- rentes devises. Une fois qu’une devise a été sélectionnée, les tableaux relatifs aux équipements se remplissent automatiquement avec les données par défaut du pays. L’utilisateur peut remplacer ces données avec des données réelles du pays.) 2. Entrez les informations sur les salaires du personnel de santé et les prix des équipements et des fournitures. (NOTE SUR LES ÉQUIPEMENTS PARTAGÉS : les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Par exemple, si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Il est possible de faire des références croisées entre cette Liste de référence des prix et les Listes de matériel figurant à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. Tableau 5.7 (suite) TABLEAU 5.8 Hypothèses relatives aux services HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au dépistage Enregistrer les hypothèses rela- tives au dépistage (jusqu’à 3 mé- thodes). 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (p. ex., inspection visuelle à l’acide acétique, frottis, etc.) et un code correspondant (p. ex., DEPIST_IVA) 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de dépistage. Indiquez le personnel requis pour le dépistage par niveau de structure de soins. De plus, pour chaque type de personnel, indiquez le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la procédure elle-même et aux activités à réaliser après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. (Remarque sur la définition en fonction des besoins locaux : la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage permet l’entrée des données pour un maximum de trois méthodes de dépistage. En cas de besoin, l’utilisateur peut ajouter d’autres méthodes de dépistage dans cette feuille de calcul, p. ex., l’IVA, l’IVL, l’examen cytologique, le test de recherche de l’ADN du VPH. Les listes des équipements pour réaliser ces procédures sont incluses dans les annexes de l’outil à la rubrique Fournitures_et_équipements_P_MS.) Hypothèses relatives au dépis- tage_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de dépistage. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de dépistage, par région et par an. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 276 HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au diagnostic Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de diagnostic utili- sées dans le pays, en particulier les services de biop- sie et d’examen histopathologique du col de l’utérus. 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (biopsie sous colposcopie, curetage endocervical, etc.) et un code correspondant. 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de méthode de diagnotics. Spécifiez le personnel requis pour le diagnostic par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de personnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure ; c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives au diagnos- tic_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de diagnostic par niveau de struc- ture de soins. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de diagnostic, par région et par an. Hypothèses rela- tives aux interven- tions Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de traitement des lésions précan- céreuses et du cancer invasif. 1. Nom et code des méthodes de traitement : entrez le nom des traitements (RAD, cryothéra- pie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.) et un code correspondant. 2. Entrez la proportion de femmes qui sont orientées vers un service spécialisé et cherchent à bénéficier des services pour chaque service, ainsi que la source d’information pour cette hypothèse. 3. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 4. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises et les sources d’information. Cela comprend les équi- pements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) b. Entrez le nombre moyen de jours de service par an, d’heures de service par jour et de minutes par service, par type de structure de soins. Spécifiez le personnel requis pour les interventions par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de per- sonnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par procédure. d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par site. e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives aux interven- tions_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins offrant chaque type de service en rapport avec le cancer du col de l’utérus. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de traitement, par région et par an, pour chaque méthode de traitement. (N’inclure que les structures de soins figurant dans la liste de la feuille de calcul Hypothèses rela- tives aux interventions.) Tableau 5.8 (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 277 TABLEAU 5.9 Hypothèses relatives aux autres coûts HYPOTHÈSES RELATIVES AUX AUTRES COÛTS La section « Hypothèses relatives aux autres coûts » ne comprend qu’une feuille de calcul (Hypothèses hors service) divisée en différentes sections. Objectif : enregistrer les hypothèses relatives aux activités qui ne sont pas en rapport avec des activités cliniques. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la section Instructions (commentaires) Microplanification 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de microplanification par niveau (national, infranational, etc.). 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de microplanification par an. (Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modérateurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Le coût économique comprend les dé- penses engagées plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel salarié, ainsi que d’autres coûts « cachés ».) Formation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques de chaque activité de formation sur la base du nombre maxi- mum de participants formés. 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de formation par an. Mobilisation so- ciale et communi- cation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité destinée à augmenter le nombre de femmes qui ont recours aux services de dépistage et de traitement 3. Entrez une estimation du nombre d’activités en rapport avec la mobilisation sociale et la communication par an. 4. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité initiale d’information, d’éducation et de com- munication/de communication incitant à un changement des comportements (par exemple, la production de brochures). 5. Entrez le coût du soutien continu comme la réimpression de prospectus ou de brochures sur la période pour laquelle une projection des coûts est calculée. 6. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme par an. 7. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication continue par an. Supervision 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise qui sera utilisée pour les coûts de supervision. 2. Supervision : entrez le coût financier et le coût économique des visites de supervision et le nombre de visites de supervision attendu par niveau. 3. Suivi : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de suivi. 4. Évaluation : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités d’évaluation. Autres coûts récurrents et coûts en capital 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser 2. Entrez le coût financier et le coût économique pour chaque élément récurrent supplémentaire. 3. Entrez une estimation du volume de chaque élément récurrent. 4. Entrez le coût financier et le coût économique par bien d’investissement supplémentaire. 5. Entrez une estimation du volume de chaque bien d’investissement supplémentaire. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 278 TABLEAU 5.11 Analyse ANALYSE Les quatre feuilles de calcul incluses dans la section Analyse permettent à l’équipe de calcul des coûts du pays de visualiser les données concernant le calcul des coûts et d’identifier en un coup d’œil les lacunes et les problèmes. Toutes les feuilles de calcul Analyse sont remplies automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans les feuilles de calcul Hypothèses. Nom de la feuille de calcul Objectif Logique du mo- dèle Permettre à l’utilisateur de suivre les patientes tout au long du continuum de soins et d’identifier le nombre de femmes qui ont recours aux services et celles qui sont perdues de vue. Coût par service Produire les coûts financiers et les coûts économiques par service. Coûts proportion- nels Produire une série de camemberts qui permettent aux utilisateurs de voir la proportion des coûts financiers et des coûts économiques par type de service et d’activité. Service par an et par zone Produire les coûts financiers et les coûts économiques de chaque service par an, ainsi que le nombre de femmes remplissant les critères pour un service, le nombre de femmes cherchant à avoir recours à ce service et la capacité disponible pour fournir chaque service. TABLEAU 5.10 Résultats et synthèses des coûts RÉSULTATS ET SYNTHÈSES DES COÛTS L’outil C4P-ST est un algorithme qui produit des résultats et une synthèse d’informations pour la planification des programmes sur la base de l’ensemble des données complet. Les résultats sont produits automatiquement sur la base des données saisies dans les feuilles de calcul Hypothèses. Ils sont produits sur la base des données les plus récentes disponibles dans le pays au moment de l’estimation, et les plans préparés pour le programme peuvent être adaptés aux besoins du pays. Les résultats de l’estimation des coûts se trouvent dans les sections Résultats et synthèses des coûts. Ils sont fournis en fonction des informations entrées dans le système : chiffres de population, nombre de dépistages par an, nombre de diagnostics par an, nombre d’interventions par an, et autres coûts. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (−) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Résultats Les feuilles de calcul Résultats indiquent la capacité, le besoin, la demande (population remplissant les critères cherchant à avoir recours à une procédure), le nombre total de procédures réalisées et les résultats pour les patientes (c’est-à-dire le nombre de femmes pour qui le résultat de l’IVA est négatif et le nombre de femmes orientées vers un service spécialisé pour un traitement par type de service). Synthèses des coûts Les feuilles de calcul Synthèse des coûts indiquent le coût par service par région infranationale sur une période de cinq ans. La feuille de calcul Synthèses des coûts du programme indique les coûts financiers et les coûts économiques des activités prévues de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par an et par élément de coût, ainsi que les coûts financiers et les coûts économiques de l’investissement initial (ressources initiales nécessaires en amont, au démarrage du programme). Elle contient également des tableaux relatifs aux coûts d’introduction (c’est-à-dire les résultats concernant la microplanification, la formation, la mobilisation sociale, les coûts récurrents et la prestation de services). Les autres feuilles de calcul Résultats et synthèses des coûts sont classées par type de service (p. ex., Synthèse des coûts IVA). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 279 TABLEAU 5.12 Modules d’aide MODULES D’AIDE L’outil C4P-ST comprend cinq modules d’aide pour aider l’équipe travaillant au calcul des coûts dans le pays à prendre des décisions sur la capacité du programme, la demande, la formation et les coûts des réunions. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (−) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Estimateur de la capacité en unités de service et des besoins en personnel Aider les utilisateurs à obtenir une estima- tion du nombre de services qui peuvent être fournis par chaque membre du per- sonnel de santé et du nombre d’employés qui doivent être disponibles pour fournir les services. Entrez les informations suivantes pour estimer le nombre de services qui peuvent être fournis par agent de santé : • Le nombre de minutes nécessaires pour fournir chaque service ; • Le nombre d’heures par jour de service ; et • Le nombre de jours de service par mois. (Ce module comprend des curseurs qui permettent aux utilisateurs d’ajuster facilement le nombre de minutes, d’heures et de jours afin d’observer leur effet sur la capacité à fournir des services.) Effet de la demande sur la capacité actuelle présumée Comparer l’estimation du nombre de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage du cancer du col de l’utérus avec la capacité à fournir des ser- vices de dépistage par an et par zone. [Le curseur de cette feuille de calcul permet aux utilisateurs d’ajuster le pourcentage de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage (demande) afin d’observer l’effet sur la capacité.] Estimateur du coût du pro- gramme de formation Estimer les coûts des formations. Entrez les informations sur les frais de déplacement et les indemnités pour les animateurs, le personnel de soutien et les participants, ainsi que les frais d’hébergement et de location de salles, les repas et les pauses-café, le matériel et les fournitures, les équipements ainsi que les autres coûts directs. Estimateur du coût des réunions – hypothèses Estimer les coûts des réunions. Entrez les hypothèses à poser pour les réunions de sensibilisa- tion, de microplanification et de mobilisation communautaire. (Les réunions de sensibilisation comprennent les réunions avec les responsables communautaires ; les réunions de microplanifi- cation comprennent les réunions opérationnelles au niveau natio- nal et au niveau infranational ; et les réunions communautaires se font avec les membres de la communauté.) Estimateur du coût des réunions – résultats Indiquer les résultats en termes de coûts financiers et de coûts économiques, par type de réunion. (Les résultats s’affichent automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans le module n° 4.) TABLEAU 5.13 Appendices APPENDICES L’outil C4P-ST comporte sept annexes intégrées. Appendice Objectif Registre des révisions Aider les utilisateurs à conserver des informations sur les révisions effectuées et à faire le suivi de ces révisions. Contrôles et alertes Détecter et isoler les problèmes, p. ex., les hypothèses non valides. Permettre aux utilisateurs de localiser et de corriger rapidement et facilement toute erreur de saisie de données. Notes Fournir aux utilisateurs un minimum d’informations sur la structure de l’outil ainsi que les coordonnées des per- sonnes ayant élaboré l’outil. Fournitures et équi- pements Fournir les listes des équipements nécessaires pour réaliser des examens gynécologiques, ainsi que : • Les méthodes de dépistages, notamment : - Examen gynécologique ; - IVA ; - Test de recherche de l’ADN du VPH. • Les biopsies. • Les traitements des lésions précancéreuses, notamment : - RAD ; - Cryothérapie. Il est possible de faire des références croisées entre ces listes des équipements et les listes de matériel figurant à la section Enquêtes dans les structures de soins. Glossaire Définir les termes utilisés dans l’outil. Feuille de styles Fournir les formats et les styles, ainsi que les conventions utilisées pour nommer les feuilles de calcul et les clés correspondant aux différents domaines afin d’améliorer la convivialité de l’outil. Index de recherche rapide Fournir les liens hypertextes vers chaque feuille de calcul afin de faciliter la navigation dans l’outil. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 280 FEUILLE DE RÉFÉRENCE CONCERNANT LES ENTRÉES RELATIVES AUX HYPOTHÈSES Cette feuille de référence définit chacune des entrées, ou hypothèses, qui seront saisies dans l’outil Excel C4P-ST. Cette liste peut être utilisée en conjonction avec l’outil lui-même par l’équipe multidisciplinaire travaillant au calcul des coûts pour élaborer des outils de collecte ou d’agrégation des données, et pour déterminer les sources de données. Lorsqu’un processus d’analyse des coûts et de planification est utilisé en dehors du processus C4P- ST, cette liste d’hypothèses peut servir de référence pour identifier les éventuelles lacunes dans le processus existant. OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES GÉNÉRALES NOMS, LIBELLÉS ET PÉRIODE Libellé du nom du pays Nom complet du pays Libellés_à_définir_HB Libellés des niveaux infranatio- naux Libellés pour chaque type de niveau administratif infranational présent dans le pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemples : région ; État ou pro- vince ; district ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellé des noms des types de structures de soins Libellés pour chaque type de structure de soins existant dans le système de santé du pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypo- thèses, résultats et feuilles de présenta- tion. Exemples : hôpital central de re- cours ; hôpital de district ; centre de santé ; poste de santé ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellés des noms des segments et des catégories de population Libellés pour les différents segments et les différentes catégories de la popu- lation cible du programme, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemple : la population cible est ventilée en segments en fonction du statut VIH+ et VIH−, ces seg- ments étant eux-mêmes ventilés en catégories de tranches d’âge cible. Libellés_à_définir_HB Clôture de l’exercice financier Mois au cours duquel se termine l’exer- cice financier du pays Période_HB Année de début du programme Année de début de ce processus de calcul des coûts et de planification. Période_HB Durée du programme Nombre d’années couvertes par ce calcul des coûts (maximum 5 ans). Période_HB Dénomination de la monnaie locale Code de 3 lettres attribué à la monnaie locale. Période_HB Noms des unités au deuxième niveau administratif Noms donnés aux différentes unités au deuxième niveau administratif. Exemple : Région de l’Ouest, Région des montagnes, etc. ; État du soleil levant, État de l’Est, etc. ; Province du Nord, Province de la capitale, etc. Noms_infranationaux_ et_période_HB Nombre de subdivisions dans chaque deuxième niveau admi- nistratif Explication de la manière dont sont sub- divisées les unités au niveau infranational. Exemple : lorsque le deuxième niveau administratif est repré- senté par les provinces et le troi- sième niveau administratif par les districts, l’entrée sera le nombre de districts dans une province particulière. Noms_infranationaux_ et_période_HB SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 281 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DEMANDE DE BASE – PAR AN Demande annuelle prévue pour le dépistage initial et le nouveau dépistage systématique dans les zones où le programme est actif et dans les zones où le pro- gramme est inactif La demande prévue est l’estimation du nombre de femmes de la population cible qui chercheront à recevoir des services au cours d’une année donnée. Les zones où le programme est actif sont les niveaux infranationaux dans lesquels les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont (ou seront) fournis. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes dans les zones [actives ou inactives] qui chercheront à recevoir des services. Dénominateur : nombre total [prévu] de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage dans toutes les zones [actives ou inactives]. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DISTRIBUTION DES MÉTHODES DE DÉPISTAGE DE BASE Distribution des méthodes utili- sées pour le dépistage initial Le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet. Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉPIDÉMIOLOGIQUES Dépistage du cancer du col de l’utérus et des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes pour qui le ré- sultat du dépistage est normal, présen- tant des lésions précancéreuses de petite taille (p. ex., remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie), et présentant des lésions précancéreuses de grande taille. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un résultat particulier [résultat normal, lésions précancéreuses de petite taille, lésions précancé- reuses de grande taille]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Cancer invasif du col de l’utérus Pourcentage de femmes identifiées comme présentant un cancer invasif du col de l’utérus à un stade précoce, un cancer invasif à un stade intermédiaire, et un cancer invasif à un stade avancé. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un diagnostic particulier [cancer in- vasif du col de l’utérus à un stade précoce, stade intermédiaire ou stade avancé]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LES ORIENTATIONS-RECOURS Proportions de dépistages suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour le traitement de lésions précancéreuses ou pour poser un dia- gnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour chaque service en rapport avec une intervention thérapeutique ou un diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Proportions de diagnostics ana- tomopathologiques suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes recevant un diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus orientées vers des services de traitement et de prise en charge du can- cer invasif du col de l’utérus. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour y recevoir des services de traitement et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes recevant un diagnostic. Hypothèses_essen- tielles_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 282 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LE MOMENT OÙ RÉALISER UN NOUVEAU DÉPISTAGE Nombre d’années avant un nou- veau dépistage (dernier résultat normal) Intervalle (en années) avant le dépistage suivant pour les femmes ayant un résultat négatif au test de dépistage (pour les femmes VIH+ et les femmes VIH−, si cet intervalle est différent). Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB Nombre d’années avant un nouveau dépistage (le dernier dépistage a dû être suivi d’une orientation-recours) Intervalle (en années) avant le dépis- tage suivant pour les femmes ayant été orientées vers un service spécialisé au moment de leur dépistage pour des évaluations supplémentaires et/ou un traitement. Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB CHIFFRES ANNUELS DE LA POPULATION Chiffres annuels de la popula- tion par niveau infranational et par segment ou catégorie de population « Annuel » signifie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. « Niveau infranational » fait référence au deuxième niveau administratif, les noms des différentes unités figurant dans l’entrée Noms des unités au deuxième niveau administratif. « Segment » fait référence au niveau le plus large de ventilation de la population cible. « Catégorie » fait référence au deuxième niveau de ventilation au sein de chaque segment de population cible. Remarque : pour obtenir une estimation plus précise, il existe également une option permettant d’entrer le taux de prévalence de l’infection à VIH. Exemple : Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 15 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; etc. pour l’ensemble des régions et des éléments de la po- pulation cible après ventilation. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉCONOMIQUES Codes des devises et taux de change Pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Hypothèses_écono- miques_RB Taux d’actualisation annuel Le taux d’intérêt utilisé pour déterminer la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs dans l’analyse standard des flux de trésorerie actualisés pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Taux générique = 3 % à 5 % Hypothèses_écono- miques_RB LISTE DE RÉFÉRENCE DES PRIX Devise principale Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts dans cette section. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 283 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coûts du personnel hospitalier Pour chaque type de personnel au niveau de l’hôpital, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Coûts de personnel dans d’autres établissements de santé Pour chaque type de personnel des autres niveaux d’établis- sements de santé, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des équipements Il s’agit de la liste de référence de tous les équipements nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipe- ment, entrez les informations suivantes : nom de l’équipement ; année de tarification ; nom du type de conditionnement/ groupe dans lequel est vendu cet équipement ; prix par condition- nement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par condi- tionnement/groupe ; et nombre d’années de vie utile de cet équipement. Les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Exemple : si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des fournitures Il s’agit de la liste de référence de toutes les fournitures nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipement, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture ; an- née de tarification ; nom du type de conditionnement/groupe dans lequel est vendue cette fourniture ; prix par conditionne- ment/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionne- ment/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 284 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Autres coûts directs Autres coûts directs liés à la prestation de services, tels que les tests de labora- toire, le carburant, etc. Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nom de l’élément ; année de tarifica- tion ; nom du type de condi- tionnement/groupe dans lequel est vendu cet élément ; prix par conditionnement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionnement/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES HYPOTHÈSES RELATIVES AU DÉPISTAGE Cet outil permet de saisir des entrées pour le groupe d’hypothèses présenté ci-dessous pour un maximum de trois méthodes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque méthode de dépistage qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque méthode de dépistage. Les noms et les codes de chaque méthode de dépistage ainsi que les hypothèses connexes seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque méthode de dépistage. Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage particulière parmi l’ensemble des dépistages Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage. Si une seule méthode de dépistage est utilisée (p. ex., l’IVA), cette proportion sera de 100 %. Identique à l’hypothèse essentielle Distribution des méthodes utilisées pour le dépistage initial.&& Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Ces chiffres doivent être fournis pour chaque méthode de dépis- tage utilisée. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit un service de dépistage particu- lier par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser le service de dépistage dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 285 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipement préalable requis pour fournir le service de dépistage Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (p. ex., un endroit permettant de réaliser un examen en respectant la confidentia- lité et disposant d’une table d’examen gynécologique, etc.). Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la procédure de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Fournitures requises pour réali- ser la procédure de dépistage Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures autres que le dépistage). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez les infor- mations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser la procédure de dépistage Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités d’équipements requis pour équiper un site. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser la procé- dure de dépistage (y compris les tests de laboratoire) Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira un service de dépistage chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Cette feuille de calcul permet d’entrer ces informations pour un maximum de trois méthodes de dépistage différentes. Hypothèses_rela- tives_au_dépistage_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 286 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AU DIAGNOSTIC Cet outil permet la saisie des entrées pour les hypothèses relatives à l’ensemble des services de diagnostic anatomopathologique, c’est-à-dire la biopsie sous colposcopie, le curetage endocervical, l’examen histopathologique, etc. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour les investigations en vue de poser un diagnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque service de diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour un diagnos- tic et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation peut avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de mi- nutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser un service de diagnostic dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipement préalable requis pour fournir les services de diagnostic Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 287 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités prépara- toire préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des procédures de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Fournitures requises pour réali- ser les procédures de diagnostic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Faites une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le diagnostic cancer du col de l’utérus). Pour chaque fourniture requise, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser le diagnostic anatomopathologique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Entrez le nom et le nombre d’uni- tés de chaque élément d’équipe- ment requis pour équiper un site afin de réaliser des investigations en vue de poser un diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser le diagnos- tic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure et comprend tous les frais de laboratoire pour traiter les prélèvements en vue de réaliser un diagnostic. Pour chaque type d’élément, en- trez le nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira des services de diagnostic anato- mopathologique chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 288 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AUX INTERVENTIONS Cet outil permet la saisie d’entrées pour le groupe d’hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept interventions différentes de traitement et de prise en charge des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus, y compris les soins palliatifs, à définir en fonction des besoins locaux. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque intervention qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque intervention thérapeutique. Les noms et les codes de chaque intervention seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque intervention. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour chaque intervention thérapeutique (les cellules doivent se remplir automatiquement). Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeu- tique. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour chaque type d’intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orienta- tion-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours par an pendant lesquels chaque type de structure de soins fournit chaque intervention théra- peutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit chaque intervention thé- rapeutique (pendant les jours au cours desquels elle fournit ce service). Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de struc- ture de soins fournit chaque intervention thérapeutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser chaque service concernant une intervention thérapeutique (y compris les activités avant la procédure et les activi- tés après la procédure) dans chaque type de structure de soins. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service concernant une intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 289 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipements préalables requis pour fournir chaque intervention thérapeutique Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il peut s’agir par exemple d’une salle d’opération standard avec un lit, du ma- tériel d’anesthésie, etc. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités pré- paratoires préalables à chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure de traitement dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la performance de chaque intervention théra- peutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Fournitures requises pour réali- ser chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le cancer du col de l’utérus). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’intervention concernant le trai- tement, entrez les informations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser chaque type d’intervention thé- rapeutique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’in- tervention thérapeutique, entrez le nom et le nombre d’unités de chaque élément d’équipement requis pour équiper un site afin de réaliser cette intervention. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser chaque type d’intervention thérapeu- tique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque interven- tion thérapeutique, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fourni- ra chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement des ser- vices de traitement ou de prise en charge peut être entré dans la rubrique « Préexistant ». Intervention_Assump- tions_TA Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 290 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES HORS SERVICES MICROPLANIFICATION Les activités de microplanification sont celles qui se concentrent aux niveaux inférieurs du système de santé pour s’assurer que les interventions approuvées au niveau national sont mises en œuvre de manière à répondre aux besoins locaux (p. ex., organisation de réunions de planification opérationnelle ciblées aux niveaux national, infranational, des structures de soins et des communautés locales). Cet outil comprend une feuille de calcul pour saisir les hypothèses présentées ci-dessous pour un maximum de quatre types d’activités de microplanification. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de microplanification et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des réunions (y compris les réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des réunions se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts en- trées dans la section Microplanification. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’ac- tivité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de microplanification à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de microplanification pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de microplanification pour chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB ACTIVITÉS DE FORMATION Les activités de formation peuvent inclure des formations cliniques pour les prestataires, des formations sur le contrôle des infections, des formations sur la gestion des données, etc., au niveau national, infranational ou des structures de soins. Cet outil comprend une feuille de calcul pour entrer les hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept types d’activités de formation. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de formation et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre formations à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des formations se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section Formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre maximum de partici- pants par formation Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et écono- miques par unité pour chaque type de formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 291 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût financier d’une activité de formation pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., formation des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, for- mation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique de chaque ac- tivité de formation pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., forma- tion des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, formation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de formation à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de formation pour chaque an- née pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de formation pour chaque type de formation doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB MOBILISATION SOCIALE ET COMMUNICATION Cet outil permet de saisir jusqu’à quatre types d’activités de mobilisation sociale, jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme et jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication continue. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des activités prévues et de l’ensemble des dispositifs d’appui à la communication prévus, ainsi que des coûts financiers et des coûts économiques connexes pour une activité ou un dispositif (c’est- à-dire pour une unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la mobilisation sociale. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’acti- vité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des pa- tientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des patientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 292 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé d’activités de mobilisation sociale à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de mobilisation sociale pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’activités de mobilisation sociale doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., élaboration et production de brochures et d’affiches, distribution/transport, élaboration et production de spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des pro- vinces, dispositif initial d’informa- tion, d’éducation et de communi- cation/de communication incitant à un changement des compor- tements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des provinces, dispositif initial d’information, d’éducation et de communication/de communica- tion incitant à un changement des comportements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., réimpression, distribution/transport, dif- fusion des spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 293 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communication liée au lancement du programme pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Généralement, le lancement est organisé pour un seul pro- gramme national ; cependant, lorsque l’introduction ou l’exten- sion des services se fait en utili- sant une approche progressive, plusieurs lancements peuvent être échelonnés au niveau infra- national. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication continue de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communica- tion continue pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de disposi- tifs d’appui à la communication continue de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB SUPERVISION, SUIVI ET ÉVALUATION Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de visites d’équipes de supervision, jusqu’à cinq types d’activités de suivi et jusqu’à quatre types d’activités d’évaluation. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de toutes les visites et activités prévues, ainsi que les coûts financiers et économiques associés à chaque visite ou activité (c’est-à-dire à chaque unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la supervision, le suivi et l’évaluation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Pourcentage alloué au dépistage et au traitement Proportion de la visite de supervision qui sera allouée au dépistage et au traite- ment du cancer du col de l’utérus. Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Proportion de la visite de super- vision de la structure de soins qui sera allouée au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 294 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de visites de l’équipe de supervision de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type de visite de l’équipe de supervision doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’activité de suivi par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., systèmes de données, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts finan- ciers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’acti- vité de suivi par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, évaluations de la capacité opéra- tionnelle des structures de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts écono- miques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’évalua- tion par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., planification de réunions, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 295 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’éva- luation par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB AUTRES COÛTS RÉCURRENTS ET AUTRES COÛTS D’INVESTISSEMENT HORS PRESTATION DE SERVICES Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de coûts récurrents hors prestation de services et jusqu’à six types de coûts d’investissement hors prestation de services. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des coûts récurrents et des coûts d’investissement prévus hors prestation de services, ainsi que les coûts financiers et économiques associés pour une unité (p. ex., un véhicule pour l’équipe de supervision, une réunion pour passer en revue le programme, la location de bureaux pour la gestion du programme au niveau national ou infranational, du crédit téléphonique pour les superviseurs, etc.). Les coûts unitaires peuvent ensuite être regroupés en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque catégorie/type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant les coûts récurrents et les coûts d’investisse- ment hors prestation de services. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités récur- rentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique des unités ré- currentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts uni- taires récurrents hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût récurrent hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité récurrente hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités d’inves- tissement hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., véhicules, ordinateurs, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 296 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique des unités d’investissement hors prestation de services pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts unitaires d’investissement hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût d’investissement hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité d’investissement hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS ET DES FORMATIONS Cet outil comprend des feuilles de calcul distinctes pour aider à planifier le budget et à estimer les coûts des réunions (y compris des réunions de microplanification) et des formations, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions et pour un maximum de quatre activités de formation, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des réunions (y compris des réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de chaque réunion. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque réunion. Les noms et les hypothèses pour chaque réunion seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque réunion. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type de réunion de microplanification, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de trois réunions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des réunions. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) animant la réu- nion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de per- sonnes animant la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de réunion. Les coûts associés à l’animation et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la réunion. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 297 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) participants lors de la réunion Les types de personnels peuvent com- prendre des employés salariés et non salariés ou à temps partiel, des contrac- tuels, etc. Les cadres peuvent com- prendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Pour chaque type d’indemnité correspondant à chaque type de personnel ou de cadre, entrez les informations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours de participation. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui apporteront un soutien à la réunion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 298 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemnité dans chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion, en- trez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indemnité ; nombre d’indemnités par per- sonne (p. ex., si chaque personne a droit à 2 repas par jour et que la réunion dure 2 jours, les in- demnités de repas par personne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemni- té) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la réunion Comprend la salle de réunion ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’héber- gement des personnes présente à la réunion. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la réunion Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les informa- tions suivantes : nombre de per- sonnes qui prendront ces repas/ pauses-café ; nombre de jours pendant lesquels ils seront four- nis ; coût financier unitaire (par personne par repas/pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la réunion au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la réunion Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la réunion (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la réunion Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la réunion (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des autres coûts directs associés à la réunion Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la réunion (p. ex., car- burant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 299 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel PLANIFICATION DU BUDGET DES FORMATIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre sessions de formation à définir en fonction des besoins locaux avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de session de formation. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque session. Les noms et les hypothèses pour chaque activité de formation seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque session. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type d’activité de formation, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de quatre sessions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des formations. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui animeront la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui animera la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui animeront la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de formation. Les coûts associés à l’anima- tion et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la formation. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la formation Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) participants lors de la formation Les types de personnels peuvent comprendre des employés salariés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des mé- decins, des agents de santé communau- taire, etc. Pour chaque type d’indemnité dans chaque type de personnel ou de cadre, entrez les infor- mations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours pendant lesquels ils participe- ront. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 300 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) qui apporteront un soutien à la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la formation Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemni- té dans chaque catégorie de personne présente à la forma- tion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indem- nité ; nombre d’indemnités par personne (p. ex., si chaque per- sonne a droit à 2 repas par jour et que la formation dure 2 jours, les indemnités de repas par per- sonne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemnité) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la formation Cela comprend la salle de formation ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’hébergement des personnes présentes à la formation. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 301 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la formation Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les infor- mations suivantes : nombre de personnes qui prendront ces re- pas/pauses-café repas ; nombre de jours pendant lesquels ils seront fournis ; coût financier unitaire (par personne par repas/ pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/ pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la formation au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la formation Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la formation (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la formation Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la formation (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des autres coûts directs associés à la formation Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la formation (p. ex., carburant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) • Alliance for Cervical Cancer Prevention (ACCP) (2004). Planning and implementing cervical cancer prevention and control programs: a manual for managers. [Disponible sur le site : http://screening.iarc.fr/doc/ACCP_screen. pdf, page consultée le 13 septembre 2018.] • Eltoum IA, Robertson J. (2007). Impact of HPV testing, HPV vaccine development, and changing screening frequency on national Pap test volume. Cancer Cytopathology, 111(1), 34–40. 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ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE:

ENSEMBLE D’OUTILS POUR LES PROGRAMMES DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE: Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes] ISBN 978-92-4-251425-4 © Organisation mondiale de la Santé 2019 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BYNC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué cidessous. 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Améliorer des données disponibles pour une prise de décision informée : ensemble d’outils pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus [Improving data for decision-making: a toolkit for cervical cancer prevention and control programmes]. Genève: Organisation mondiale de la Santé ; 2019. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. 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Mise en page: Imprimé en Luxembourg • Remerciements ix • Abréviations et acronymes x • Glossaire xi • Introduction à cet ensemble d’outils 1 - Le cancer du col de l’utérus dans les pays à revenu faible ou moyen 1 - Objectifs de cet ensemble d’outils 1 ° Améliorer les données disponibles pour une prise de décision informée 1 ° Suivi mondial 1 -Mode d’utilisation de cet ensemble d’outils 2 ° Domaines couverts par cet ensemble d’outils 2 ° Structure et contenu de cet ensemble d’outils 3 ° Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données 3 ° Section 2. Modules pour les enquêtes en population 4 ° Section 3. Suivi des patientes et du programme 5 ° Section 4. Enquêtes dans les structures de soins 5 ° Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus: module d’analyse et de planification pour le xdépistage et le traitement 6 SECTION 1 : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 9 • Introduction 10 • Processus d’évaluation des systèmes de données 11 - Objectifs et champ d’application 11 - Calendrier 11 - Échantillonnage 11 - Équipe du processus d’évaluation rapide 12 - Phase 1 de l’évaluation 12 ° Objectifs spécifiques 12 ° Collecte des données 12 ° Identification des contacts clés 12 ° Identification de programmes pouvant servir de modèle 13 ° Réunion de présentation initiale aux partenaires 13 - Phase 2 de l’évaluation 13 ° Objectifs spécifiques 13 ° Collecte des données 14 ° Réunion de conclusion avec les partenaires 14 - Analyse des données 14 - Gestion et protection des données 15 - Activités à mener après l’évaluation 15 ° Rédaction et diffusion du rapport d’évaluation 15 - Aspects éthiques à prendre en considération 15 - Adaptation de l’approche 15 • Outils d’évaluation des systèmes de données 16 - Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 16 - Guide de discussion approfondie 16 TABLE DES MATIÈRES iii - Phase 1. Collecte des données – Réalisation de l’enquête de conjoncture 18 ° Remplissage du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 18 ° Examen des documents disponibles 18 ° En cas d’absence de données 19 - Phase 1. Examen des données et analyses préliminaires 19 ° Résolution des réponses contradictoires 20 ° Préparation de la phase 2 20 - Phase 2. Collecte des données – Enquête approfondie sur les systèmes de données 20 ° Entretiens 20 ° Observation directe 21 ° Examen des documents disponibles 22 - Phase 2. Analyse des données et élaboration des recommandations 22 ° Examen et analyse en continu des informations obtenues 22 ° Élaboration des recommandations 22 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 24 - Listes de contrôle des rôles et responsabilités dans l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la préparation de l’évaluation 24 ° Liste de contrôle pour la phase 1 25 ° Liste de contrôle pour la phase 2 26 ° Liste de contrôle post-évaluation 27 - Questionnaires pour l’enquête de conjoncture 28 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 28 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 29 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 31 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 33 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 36 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 39 ° Domaine 7. Laboratoire 41 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 43 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 45 - Guide de discussion approfondie 49 ° Domaine 1. Données démographiques et épidémiologie 49 ° Domaine 2. Gouvernance, gestion et infrastructures 50 ° Domaine 3. Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques 52 ° Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services 53 ° Domaine 5. Ressources humaines pour la santé 57 ° Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments 59 ° Domaine 7. Laboratoire 60 ° Domaine 8. Financement, budgétisation et calcul des coûts 62 ° Domaine 9. Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire 63 - Suggestions de documents à examiner 70 - Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle 72 iv SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 75 • Introduction 76 • Module de Base 77 • Module de Base Plus 78 • Éléments méthodologiques à prendre en considération pour les modules d’enquête 80 - Méthode d’échantillonnage 80 - Estimation de la taille de l’échantillon 81 ° Influence de l’estimation de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage sur la sélection des questions de l’enquête 81 ° Âge des personnes interrogées 82 ° Aspects à prendre en considération dans les régions à forte prévalence de l’infection à VIH 82 - Prise en compte des biais 82 ° Validation 82 - Réalisation de tests cognitifs 83 - Examen éthique et protection des sujets humains 83 - Recommandation concernant la réalisation de tests VPH dans les enquêtes en population 84 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 85 - Canevas à utiliser pour l’enquête 85 ° Module de Base 85 ° Module de Base Plus 86 -Fiches de référence 89 ° Note d’introduction 89 ° Questions de Base 90 ° Questions de Base Plus 95 - Exemples d’images explicatives à utiliser avec les notes d’introduction 103 - Modèles de tableaux prêts à l’emploi 105 ° Exemple 1 105 ° Exemple 2 106 ° Exemple 3 107 ° Exemple 4 108 SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 111 • Introduction 112 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 113 • Indicateurs 114 - Indicateurs suivis aux différents niveaux : mondial, national, infranational et structures de soins 114 ° Indicateurs suivis au niveau mondial 115 ° Indicateurs suivis au niveau national 115 ° Indicateurs suivis au niveau infranational 115 ° Indicateurs suivis au niveau des structures de soins 115 - Établissement de priorités dans le choix des indicateurs 116 - Dénominateurs des indicateurs 118 - Ventilation des indicateurs 119 ° Tranches d’âge 121 ° Statut par rapport au VIH 121 ° Type de visite de dépistage 122 v - Standardisation de la terminologie : résultats des tests de dépistage 124 ° Résultats de l’IVA 124 ° Résultats du frottis/de l’examen cytologique 124 ° Résultats du test VPH 124 ° Standardisation de la terminologie et qualité des données 124 - Standardisation de la terminologie : orientation-recours, examen différé et patientes perdues de vue 125 - Suivi des stratégies « dépistage et traitement » : classification du but de la procédure 126 ° Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure 126 - Aspects à prendre en considération dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée 127 • Marche à suivre pour la collecte et l’agrégation des données sur la prestation de services et pour la préparation des rapports 128 - Collecte des données individuelles 128 ° Formulaires individuels de dépistage et de traitement 128 ° Éléments de données individuelles concernant les clientes 129 - Compilation des données au niveau des structures de soins 130 ° Registre 130 ° Éléments de données du registre 130 - Agrégation des données et préparation des rapports 131 ° Formulaire de synthèse mensuelle des données 131 ° Formulaire de synthèse annuelle des données 131 • Analyse, visualisation et utilisation des données 132 - Points de référence pour les indicateurs 132 - Poster offrant une synthèse des principaux résultats 134 - SIGS électronique : suggestions pour le module DHIS 2 et la visualisation des données 136 ° Description du module 136 • Qualité des données 139 - Renforcement de la qualité des données 139 - Assurance de la qualité des données 139 - Protection des données 140 ° Considérations éthiques relatives à l’intégration du programme 141 ° Considérations éthiques relatives aux enfants et aux adolescentes vivant avec le VIH/sida 141 ° Considérations éthiques relatives aux systèmes électroniques 141 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux de l’OMS pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 142 - Fiches de référence pour les indicateurs mondiaux, les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 145 ° Indicateurs mondiaux 145 ° Indicateurs de base 147 ° Indicateurs facultatifs 150 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes) 166 - Liste de contrôle des éléments de données minimaux destinés au registre 170 - Outils pour la collecte et l’agrégation des données ainsi que pour la préparation des rapports 173 ° Notes générales sur l’adaptation de l’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données 173 ° Outils pour un programme « Dépistage et traitement » basé sur la réalisation d’une IVA 173 ° Outils pour un programme basé sur la réalisation d’un test VPH, suivi par un triage ar IVA et par un traitement 181 - Dictionnaire des données abrégé pour un programme utilisant l’IVA 195 vi SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 205 • Introduction 206 • Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services 207 • Processus de la supervision de soutien 209 - Considérations méthodologiques 209 ° Fréquence 209 ° Échantillonnage 209 - Planification de la visite de Supervision de soutien 209 ° Considérations éthiques 210 - Réalisation de la visite de Supervision de soutien 210 ° Réunion de présentation initiale 210 ° Collecte de données 210 ° Réunion de conclusion avec l’équipe de supervision 211 ° Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins 211 • L’outil de Supervision de soutien 212 - Remarques détaillées concernant l’adaptation 215 ° Évaluation de la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique 215 ° Nouvelles technologies de dépistage et de traitement 217 - Attribution d’un score à la performance des prestataires et à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la performance 217 ° Attribution d’un score aux Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins 217 ° Tableaux de bord de synthèse de la performance et de la capacité opérationnelle de la structure de soins 218 - Saisie et gestion des données à l’aide d’un système électronique 218 ° Description de l’application 218 ° Aspects à prendre en considération 218 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 219 - Outil de supervision de soutien 219 ° Informations sur la structure de soins 219 ° Informations sur la visite 219 ° Services fournis dans la structure de soins 220 ° Tableau de bord : score de synthese de la performance, score de synthese de la capacite operationnelle de la structure de soins et code couleur 220 ° Categories relatives a la performance des prestataires et de la structure de soins 221 ° Categories relatives a la capacite operationnelle 230 ° Plan d'action 237 - Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins 237 ° Planification d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 ° Déroulement d’une visite d’évaluation de la capacité opérationnelle d’une structure de soins 237 - Documents d’aide à la planification de l’Évaluation de la capacité opérationnelle et de la Supervision de soutien des structures de soins 241 ° Liste de contrôle préalable à la visite 241 ° Feuille de préparation de la visite 242 - Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance 244 ° Sources des données permettant le calcul des indicateurs 245 ° Calcul des indicateurs 245 ° Éléments à prendre en considération lors de l’intégration de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des enquêtes existantes 245 vii ° Adaptation de l’outil et des indicateurs 246 ° Outil pour l’agrégation et l’analyse des données : disponibilité des services, capacité opérationnelle des structures de soins et performance 249 ° Indicateurs de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins 250 ° Indicateurs de performance des prestataires et des structures de soins 254 - Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base 254 ° Matériel et fournitures pour la réalisation de l’IVA et de la cryothérapie : remarques sur l’estimation des quantités minimales (Listes 1 à 4) 254 ° Test VPH et examen cytologique : remarque sur l’évaluation du matériel et des fournitures (Listes 5 et 6) 255 ° LISTE 1. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA 255 ° LISTE 2. Matériel consommable pour l’IVA 256 ° LISTE 3. Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie 256 ° LISTE 4. Matériel consommable pour la cryothérapie 257 ° LISTE 5. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation des tests VPH 257 ° LISTE 6. Matériel consommable pour la réalisation des tests VPH 258 ° LISTE 7. Équipements et matériel non consommable pour la réalisation d’autres services 259 ° LISTE 8. Matériel consommable pour la réalisation d’autres services 259 SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 261 • Introduction 262 • Le processus d’analyse des coûts et de planification 263 - Objectif 263 - Rôles et responsabilités 263 ° Le conseiller-modérateur pour l’utilisation du C4P-ST 264 - Activités 264 ° Collecte des données préliminaire 264 ° Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires 265 ° Saisie des données 266 ° Traitement des données manquantes 266 ° Analyse des résultats 266 • L’outil C4P-ST 267 - Structure et fonctionnement 267 ° Logiciels requis 267 ° Adaptation aux besoins des utilisateurs 267 ° Comment naviguer de manière efficace 267 ° Rubriques en position ouverte ou fermée 267 ° Construction d’une feuille de calcul standardisée 267 ° Système de contrôle centralisé 269 - Coûts calculés 269 ° Coûts financiers et coûts économiques 270 ° Coûts récurrents et coûts en capital 271 - Mode d’emploi 273 • Outils et autres documents pour la mise en œuvre 280 - Feuille de référence concernant les entrées relatives aux hypothèses 280 • Bibliographie 302 viii ix Le projet Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus (ADPCC) et l’élaboration de cet Ensemble d’outils ont pu être menés grâce à une subvention de la Fondation Bill et Melinda Gates versée à la National Foundation for the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC Foundation). Le projet ADPCC a cherché à avoir un effet catalyseur au niveau mondial en améliorant la disponibilité et la rapidité d’obtention de données de qualité pour la planification, la mise en œuvre et l’amélioration des programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour y parvenir, le projet a évalué des systèmes de données dans certains pays d’Afrique et d’Amérique latine ; il a également élaboré cet Ensemble d’outils pour aider à réaliser la planification, différentes enquêtes, le suivi, l’évaluation et l’analyse du calcul des coûts pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. De précieuses contributions techniques ont été apportées par des organisations et des ministères du monde entier. Le projet a été mis en œuvre par un consortium de partenaires [CDC Foundation, Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis, George W. Bush Institute (Bush Institute) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)], sous le leadership et avec l’aide des conseils techniques et de la coordination apportés par les membres du comité de coordination du projet ADPCC : Kevin Brady, Denise Duran, Jeffrey Glenn, Rachel Joseph, Chad Martin, Laura Porter (investigatrice principale du projet et coprésidente du Comité de coordination du projet), Mona Saraiya, Virginie Senkomago et Drew Voetsch, CDC ; Jennifer Drummond (conseillère technique principale), Cho Yau Ling (chef de projet principal), Alyssa Lowe (conseillère technique), Deborah Magsaysay (chargée de projet), Verla Neslund et Sekou Sidibe (chef de projet principal), CDC Foundation ; Crystal Cazier, Matthew Crommett (coprésident du Comité de coordination du projet), Adetoun Olateju, Doyin Oluwole, Suraj Patel, Meera Sarathy, Sharif Sawires, Celina Schocken, Julie Wieland et Bill Steiger, George W. Bush Institute (qui héberge le partenariat mondial du Pink Ribbon Red Ribbon) ; Eric Bing et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University ; Koukou Happy Agoudavi, Amelia Baker, Nathalie Broutet, Hebe Gouda, Mary-Anne Land et Leanne Riley, OMS. Cet Ensemble d’outils est le fruit des efforts conjugués de nombreuses personnes du monde entier, et chacune mérite d’être remerciée pour ses contributions et pour son engagement. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent tout d’abord remercier les personnes suivantes pour leurs contributions techniques lors de l’élaboration de cet Ensemble d’outils et pour leur implication dans la rédaction du document : Les conseillères techniques de l’ADPCC Jennifer Drummond et Alyssa Lowe, CDC Foundation. Évaluation des systèmes de données : Aggrey Keny, AMPATH Kenya ; Susan Cu-Uvin, Brown University ; Joel Lehmann, consultant ; William Monterrey, consultant ; Mercy Ngungu, consultante ; Oscar Robles, consultant ; Rose Nzoyka, Essar Telecom ; Joshua Oiro, Futures Group ; Aaron Ermel, Thomas Inui, Yee Yee Kuhn, Martin Chieng Were (responsable), et Kara Wools-Kaloustian (responsable), Indiana University ; Steven Wanyee Macharia, ITECH ; Jennell Coleman, Johns Hopkins Hospital ; Jonathan Monda, Kenyatta University ; May Maloba, KEMRI ; Janet Aika Matemu, Medic Mobile ; Thomas Mwogi, Violet Naanyu et Orang’o Elkanah Omenge, Moi University ; Michelle Cespedes, Mt. Sinai Hospital ; Rose Kosgei, University of Nairobi ; Barry Rosen, University of Toronto. Enquêtes en population : Susan Hariri, Rachel Joseph, Lauri Markowitz, Mona Saraiya (responsable) et Elizabeth Unger, CDC Atlanta ; Youjie Huang, CDC Foundation ; Gary Clifford, International Agency for Research on Cancer ; Soumya Alva, Nino Berdzuli, Nicole Davis, Barbara Knittel et Nino Lomia, John Snow International ; Leanne Riley (responsable) et Hebe Gouda, OMS Genève. Suivi des patientes et du programme et enquêtes dans les structures de soins : Karla Alfaro et Mauricio Maza (responsable), Basic Health International ; Leah Hart, Mary Rose Giattas, Katherine Lilly, Ricky Lu, Scott Merritt, Maureen Reinsel, Sarah Searle, John Varallo (responsable), et Megan Wysong (responsable), Jhpiego. Des remerciements particuliers sont également adressés à Raymond Hutubessy, OMS Genève, qui a dirigé l’élaboration initiale de la version bêta du Screening and Treatment Costing and Planning Tool et mis en place les bases pour la poursuite de son élaboration par l’équipe de calcul des coûts de l’ADPCC, composée de : Lisa O’Brien, consultante ; Ann Levin et Winthrop Morgan, Levin & Morgan (techniciens pour l’élaboration d’outils informatique) ; Eric Bing (responsable) et Radhika Rajgopal, Southern Methodist University. Les partenaires du projet ADPCC souhaitent également exprimer leur gratitude aux personnes et aux organisations suivantes, qui ont joué un rôle essentiel dans l’élaboration technique du document et pour atteindre les objectifs fixés pour le projet ADPCC : Janet Burnett, Sara Forhan, Florence Tangka, et Laura Viens, CDC ; Vittal Mogsale, International Vaccine Institute, République de Corée ; Gary Ginsberg, Israel Ministry of Health ; Ricky Lu, Jhpiego ; Naheed Ahmed et Rupali Limaye, Johns Hopkins University Center for Communications Programs ; Kalina Duncan, Julia Gage, Brenda Kostelecky, Douglas Puricelli Perin, Anita Das, Lisa Stevens et Amanda Vogel, the National Cancer Institute, National Institutes of Health ; Francesca Holme, Jose Jeronimo, Mercy Mvundura et Vivien Tsu, PATH ; Erica Asante, Pink Ribbon Red Ribbon ; Lisa Carty et Ani Shakrishivali, ONUSIDA ; Gina Ogilvie et Heather Pedersen, University of British Columbia ; Prebo Barango et Jean Marie Dangou, Bureau régional OMS de l’Afrique ; Silvana Luciani, Bureau régional OMS des Amériques. Pendant toute la durée du travail réalisé sur le terrain en vue de l’élaboration de ce document, plusieurs personnes appartenant ou extérieures à différents ministères et organisations ont consacré de leur temps à assurer la direction et la coordination des activités, en apportant par ailleurs de précieuses contributions techniques. Les partenaires de l’ADPCC souhaitent donc remercier tout particulièrement les personnes dont le nom figure ci- dessous ainsi que l’ensemble des personnes ayant participé aux activités sur le terrain : Rachel Masch, Basic Health International ; Gracious Ditlhabang, Tlhomamo Pheto, Sinah Phiri, Malebogo Pusoentsi, Mmakgomo Mimi Raesima et Molly Kereng Rammipi, the Republic of Botswana Ministry of Health and Wellness ; Doreen Ramagolo-Masire, the Botswana–U Penn Partnership ; Akeem Ketlogetswe, Mpho Letebele, Nkidi Moritshane et Andy Pelletier, CDC Botswana ; Rosa Elena Siliezar Morales et Sanny Northbrook-Chen, CDC Central American Regional Office ; Thomas Heller et Teklu Weldegebreal, CDC Ethiopia ; Benjamin Elly Odongo, CDC Kenya ; Deborah Carpenter, CDC Tanzania ; Fatma Soud et Martha Conkling, CDC Zambia ; Groesbeck Parham, CIDRZ ; Mario Morales, El Salvador Ministry of Health ; Kunuz Abdella, Takelech Moges Asnake et Mahlet Kifle Habtemariam, the Federal Democratic Republic of Ethiopia Ministry of Health ; Lela Sturua, Georgia Center for Disease Control ; Nino Kvesitadze, Georgia National Cancer Center ; Kofi Nyarko et Dennis Ocansey, the Republic of Ghana Ministry of Health ; Gustavo Batres, Franciso Daniel Cerezo Marlar et Edwin Morales, the Republic of Guatemala Ministry of Public Health and Social Assistance ; Claudia Camel, Instance for Health and Development ; Bakgati Ratshaa, Rosinah Dialwa, Tebogo Kenosi, Phelelo Marole et Tracey Shissler, Jhpiego Botswana ; Mary Rose Giattas et Yusuph Kulinda, Jhpiego Tanzania ; Joseph Banda, Jhpiego Zambia ; Kigen Bartolil et Agnes Nakato Jumba, the Republic of Kenya Ministry of Health ; Nino Varazashvili, M.Iashvili Children’s Center Hospital ; Salvador López Mendoza, National League Against Cancer ; Maia Akhvlediani, New Hospital, Georgia ; Mengistu Asnake et Konjit Kassahun, Pathfinder Ethiopia ; Lenganji Nanyangwe, PEPFAR Zambia ; Yvonne Mulenga, Project Concern International Zambia ; Grace Ernest Chuwa, Robert Kamala, Clement Kihinga et Safina Yuma, the United Republic of Tanzania Ministry of Health and Social Welfare ; Miriam Kombe, USAID Tanzania ; Lucy Maribe, Bureau de l’OMS au Botswana ; Asmamaw Bezebeh Workneh, Bureau de l’OMS en Éthiopie ; Guadelupe Verdejo, Bureau de l’OMS au Guatemala ; Joyce Nata, Bureau de l’OMS au Kenya ; Theopista John, Bureau de l’OMS en Tanzanie ; Sarai Bvulani-Malumo et Jacob Mufunda, Bureau de l’OMS en Zambie ; Nkandu Chikonde, Susan Chirwa, Elizabeth Chizema, Henry Kansembe, Sharon Kapambwe, Jane Matambo, Roberta Muchangwe, Rosemary Muliokela, Erasmus Mweene, Chipasha Mwicha, Angel Mwiche, Richard Nsakanya, Susan Namuswa, Hilda Shasulwe, Aaron Shibemba et Chabwela Shumba, the Republic of Zambia Ministry of Health. Enfin, les partenaires du projet ADPCC souhaitent exprimer leurs sincères remerciements à tous ceux qui, par le temps qu’ils ont passé et par leurs contributions techniques lors de leur participation aux ateliers, consultations techniques et groupes de travail de l’ADPCC, ont aidé à l’élaboration conjointe de cet Ensemble d’outils. REMERCIEMENTS INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xINTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES ADPCC Améliorer les données pour une prise de décision informée dans les programmes mondiaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus AFOM atouts, faiblesses, opportunités et menaces ASC-H cellules épidermoïdes atypiques ne permettant pas d’exclure une lésion intraépithéliale épidermoïde de haut grade, (en anglais atypical squamous cells: cannot exclude a high-grade squamous (intra) epithelial lesion) ASCUS cellules épidermoïdes atypiques de signification indé- terminée (en anglais atypical squamous cells of undeter- mined significance) BPLUS Module ou question de base élargie CDC Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis CIN néoplasie cervicale intraépithéliale (en anglais : cervical intraepithelial neoplasia, CIN) CIRC Centre international de recherche sur le cancer CML cytologie en milieu liquide DCIP dépistage et conseil à l’initiative du prestataire IEC information, éducation et communication IST infection sexuellement transmissible IVA inspection visuelle à l’acide acétique IVL inspection visuelle au soluté de Lugol LIEBG lésion intraépithéliale épidermoïde de bas grade LIEHG lésion épithéliale épidermoïde de haut grade MON mode opératoire normalisé OMS Organisation mondiale de la Santé ONG organisation non gouvernementale PER processus d’évaluation rapide RAD électrorésection à l’anse diathermique SARA Évaluation de la disponibilité et de la capacité opéra- tionnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assess- ment) sida syndrome d’immunodéficience acquise SIGS système d’information pour la gestion sanitaire STEPS approche STEPwise (par étapes) de l’OMS pour la surveillance TIC technologies de l’information et de la communication VIH virus de l’immunodéficience humaine VPH virus du papillome humain xi INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS GLOSSAIRE TERME DÉFINITION ORIGINALE Actualisation Prise en compte de la préférence temporelle par le fait de calculer la valeur actuelle en appliquant un taux d’actualisation. Agrégation de données Processus consistant à combiner des données en informations utiles pour le calcul d’indicateurs. Amélioration de la qualité Approche structurée destinée à analyser la performance et à appliquer des mesures systématiques pour améliorer la qualité. Amortissement Part du capital utilisée durant une année fiscale. Amortissement linéaire Type d’amortissement qui suppose que la totalité du bénéfice du bien d’investissement se déprécie uniformément sur toute sa durée de vie. Il comprend l’annualisation des coûts totaux mais pas l’actua- lisation. Analyse coût-efficacité Évalue une activité ou un procédé, d’après le rapport entre l’effet bénéfique qu’il (elle) exerce sur une maladie ou une condition physique et son coût (en argent, en équipement ou en temps). Analyse des AFOM Cadre structuré d’analyse des atouts et des faiblesses internes d’une organisation, d’un projet ou d’un programme, ainsi que de ses opportunités et de ses menaces externes. Annualisation Division des coûts totaux par l’espérance de vie du bien, afin de déterminer le coût d’un bien d’investis- sement sur sa durée de vie. Anatomopathologie Étude de la maladie et de ses effets sur les tissus de l’organisme. Assurance de la qualité Plan de gestion global (le « système ») qui garantit la prestation d’un service de haute qualité. Cancer invasif Tumeurs cancéreuses qui ont dépassé les limites du lobule où elles ont commencé à se développer et qui ont le potentiel d’envahir d’autres parties du corps. Cohérence des données Les données doivent être cohérentes entre les différents ensembles de données, les différents sys- tèmes, les différentes institutions, etc. Colposcopie Examen du col de l’utérus, du vagin et de la vulve au moyen d’un instrument qui permet d’observer le col de l’utérus sous un fort éclairage avec grossissement, et de distinguer ainsi les différents motifs cellulaires dans la couche épithéliale (surface) et les vaisseaux sanguins avoisinants. Conformité des données Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent respecter un format prédéfini. Dans un premier temps, il faut déterminer le format des indicateurs et celui des données de suivi et d’évaluation ; les données reçues des établissements de santé et des sites doivent ensuite être vérifiées pour s’assurer qu’elles sont conformes à ce format prédéfini. Conisation à froid Exérèse au niveau du col de l’utérus d’une zone en forme de cône, y compris une partie de l’extérieur du col (exocol) et une partie de l’intérieur du col (endocol) ; cette exérèse est généralement réalisée dans un hôpital ; la quantité de tissu enlevée dépend de la taille de la lésion et de la probabilité de trouver un cancer invasif. Consultation en télémédecine Utilisation des moyens de communication électroniques (p. ex., le téléphone, la vidéoconférence ou les courriers électroniques) pour obtenir l’avis médical d’un expert ou le consensus d’experts permettant de poser un diagnostic ou de prendre des décisions lorsqu’il est difficile de réaliser une consultation en personne. Contrôle de la qualité Application d’une série de mesures (les « outils ») permettant d’évaluer la qualité des services et des établissements de santé. Coûts d’introduction Coûts s’appliquant aux activités programmatiques initiales (limitation dans le temps) incluant la mi- croplanification, les activités de formation initiale, et la sensibilisation/IEC initiales. Ils sont considérés comme des coûts en capital dans l’évaluation des coûts économiques. Coûts d’investissement Dépenses initiales intervenant dans la préparation d’une intervention. Ces dépenses comprennent les coûts d’introduction ainsi que l’acquisition de biens d’investissement tels que le matériel de cryothéra- pie, les systèmes pour réaliser la RAD et le transport. Coûts d’opportunité Coûts financiers encourus en choisissant une action plutôt qu’une autre. Coûts économiques Estimation de l’ensemble des coûts d’une intervention, indépendamment de la source de financement. Le coût d’opportunité de l’ensemble des ressources est pris en compte dans l’analyse, y compris les contributions en nature et celles de donateurs. Coûts en capital Coût des biens qui durent plus d’un an, p. ex., des équipements, des véhicules ou des bâtiments. Coûts financiers Estimation des flux monétaires réels de l’acheteur, tel que le ministère de la santé. Ils n’incluent pas la valeur des ressources déjà payées, telles que le temps consacré par le personnel, et les biens issus de donations. Coûts récurrents Coûts des biens utilisés dans la fourniture d’un service ou d’une intervention qui dure moins d’un an, p. ex., les salaires du personnel. Couverture Proportion de toutes les personnes ciblées qui bénéficient d’un service particulier pendant un temps donné. Cryothérapie Application d’un disque de métal glacé (sonde cryogénique) sur le col et congélation des zones qui présentent des anomalies (ainsi que des zones saines) couvertes par ce disque ; elle permet de détruire les lésions précancéreuses du col en les congelant (il s’agit donc d’une méthode d’ablation). Curetage endocervical Prélèvement obtenu en grattant délicatement la surface du canal endocervical pour récupérer des cellules à l’aide d’un instrument spécial ou d’une spatule ; il s’agit d’un acte simple qui prend à peine quelques minutes. xii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Cybersanté Pratiques de soins de santé assistées par des processus et des moyens de communication électro- niques et numériques. Demandes de précisions Technique qui consiste à poser des questions de suivi au cours d’un entretien afin d’obtenir de la per- sonne interrogée davantage de renseignements ou pour établir le contexte permettant à la personne interrogée de répondre avec précision à la question de l’enquête. Dépistage Intervention de santé publique conduite sur une population cible asymptomatique ; son but n’est pas de diagnostiquer une maladie, mais d’identifier les individus qui ont une forte probabilité de contracter ou de développer cette maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Dépistage de suivi post-théra- peutique Visite durant laquelle est réalisé un test de dépistage destiné à déterminer si le traitement de lésions précancéreuses réalisé lors d’une visite antérieure a donné de bons résultats. Disponibilité d’un service Présence physique d’une structure de soins ou de dispensaires mobiles fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Données obtenues en temps opportun Les données doivent être collectées et rendues disponibles en temps opportun. Doublons (plutôt que « Caractère unique des données ») Présence inutile en plusieurs exemplaires identiques de certaines données dans un ensemble de don- nées (présence de doublons). Cela fait également état de l’impossibilité d’assurer la présence en un seul exemplaire de chaque donnée dans les différents systèmes (les mêmes données sont collectées plusieurs fois). Électrorésection à l’anse diathermique (RAD) Suppression des zones anormales du col de l’utérus et de la zone de remaniement dans son entier à l’aide d’un fil métallique mince en forme d’anse (boucle) alimenté par une unité d’électrochirurgie ; cet outil en forme d’anse permet dans le même temps de couper les tissus et d’assurer la coagulation ; la coagulation est ensuite achevée à l’aide d’une électrode à boule. Élément de données La plus petite unité d’un type d’information qui a une signification unique ainsi que des unités et des valeurs spécifiques. En temps réel Information obtenue au même moment que la demande est soumise. Épidémiologie Étude de la distribution et des déterminants des états ou des événements en rapport avec la santé (y compris des maladies) et mise en application de cette étude dans la lutte contre les maladies et d’autres problèmes de santé. Évaluation Évaluation systématique et objective, en fonction d’objectifs et en prenant en compte les ressources et les structures utilisées, de différents aspects d’un ensemble d’actions : pertinence, adéquation, état d’avancement, efficience, efficacité et impact. Exactitude des données Les données disponibles doivent représenter avec exactitude les valeurs existant dans le monde réel qu’elles sont censées modéliser. Parmi les problèmes d’exactitude rencontrés, on peut citer la réalisa- tion d’un dépistage du cancer du col de l’utérus chez des hommes, la présence de résultats d’un test ne concernant pas le cancer du col de l’utérus dans les données en rapport avec le test de dépistage de ce cancer, un nombre de personnes ayant bénéficié d’un dépistage supérieur au nombre remplissant les critères pour faire ce test, etc. Exhaustivité des données Chacune des données requises sur le cancer du col de l’utérus doit être disponible (aucune donnée manquante), et les données disponibles doivent être de qualité suffisante pour être utilisées. Frottis de Papanicolaou (PAP) Test effectué pour rechercher la présence de cellules anormales au niveau du col de l’utérus. Gestion du changement Approche axée sur un processus et suivie pour la gestion des changements organisationnels et la tran- sition accompagnant la réorientation des ressources. Histologie Étude de la structure microscopique des tissus ; l’examen histologique est réalisé sur de fines tranches de tissus après coloration afin de déterminer la présence ou l’absence de maladies. Histopathologie Étude des modifications présentes dans les tissus du fait d’une maladie ; l’examen histopathologique utilise les mêmes méthodes que lors de l’examen histologique, mais il est réalisé sur des échantillons de biopsies de tissu anormal. Hystérectomie radicale Ablation chirurgicale de la totalité de l’utérus, du col de l’utérus et des tissus adjacents à l’utérus, notamment les trompes de Fallope et les ligaments ; elle s’accompagne parfois d’une ablation des ganglions lymphatiques et des ovaires. Hystérectomie simple Ablation chirurgicale de l’utérus et du col de l’utérus uniquement. Indicateur Variable qui permet de mesurer un aspect particulier d’un programme directement lié aux objectifs de ce programme ; marqueurs qui aident à mesurer les changements en montrant les avancées obtenues en vue de la réalisation d’objectifs. Infrastructures Éléments requis pour obtenir une prestation de services de qualité dans des services déterminés de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus dans un établissement de santé (p. ex., zone de lavage des mains, toilettes, aménagement physique de l’établissement de santé, salle d’examen et équipement de communication). Infrastructures requises avant la mise en œuvre Équipement préexistant qui n’a pas besoin d’être chiffré dans une analyse incrémentale. Intégration horizontale des données Capacité de systèmes d’un même niveau à partager ou agréger facilement des données entre eux et à donner une représentation d’un client dans son intégralité. Il peut s’agir, p. ex., de la capacité de partager des données entre différents systèmes de données individuelles, notamment des systèmes concernant des dossiers médicaux électroniques, la dispensation de médicaments et des résultats de tests de laboratoire. Intégration verticale des données Circulation de l’information vers le haut ou vers le bas au sein des différents systèmes (c’est-à-dire des établissements de santé vers les niveaux infranationaux puis les niveaux nationaux, ou vice versa) INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiii Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Intégrité des données Possibilité d’établir un lien entre les différents enregistrements de données dans tout le système afin qu’aucune modification ne survienne lorsque ces données sont stockées, récupérées ou traitées. Le contraire de l’intégrité des données est l’altération des données. Interface de programmation d’ap- plications (API, en anglais Appli- cation Programming Interface) Ensemble de modalités d’exécution, de protocoles et d’outils permettant de créer des applications logicielles qui décrivent la façon dont un élément du logiciel demande à un autre programme d’exécu- ter un service. IVA Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique dilué à 3-5 %. IVL Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol. Lésion précancéreuse Lésion non invasive avec une probabilité prévisible de devenir maligne. Ligne directrice Plan normalisé recommandé pour servir de guide lors de la mise en œuvre d’une politique ou d’une stratégie. Logiciel open-source Programme informatique qui permet à ses utilisateurs de le modifier et de le distribuer à n’importe qui et dans n’importe quel but. Logiciels de gestion Programmes informatiques ayant la capacité d’aider à planifier, à organiser et à gérer des ressources ainsi qu’à établir des estimations. Lugol Solution contenant de l’iode appliquée sur le vagin et le col de l’utérus pour déterminer la présence de lésions suspectes. Norme Niveau convenu de la performance escomptée d’un service particulier qui est en cohérence avec les pratiques fondées sur des données probantes et les lignes directrices nationales et internationales, et vis-à-vis duquel la performance peut être mesurée pour améliorer et assurer la qualité. Norme de performance Texte qui définit, de la manière la plus claire et la plus objective possible, un niveau de performance prédéfini pour un service particulier, en se basant sur les meilleures données probantes et les meil- leures pratiques existantes. Il indique avec précision ce qui est attendu de ce service de santé. Nouveau dépistage Visite de dépistage effectuée par une femme alors qu’un test de dépistage réalisé chez elle lors d’une visite antérieure s’est avéré négatif. Cette visite fait partie des soins préventifs de routine et doit être effectuée dans les délais recommandés pour le dépistage. Orientations Informations fournies aux partenaires sur la manière dont les outils sont censés être utilisés et sur la manière dont ils peuvent être adaptés pour répondre aux besoins d’un programme donné. Politique de santé Décisions, plans et actions mis en œuvre pour atteindre des objectifs de soins de santé spécifiques dans une société. Population cible Groupe de personnes identifiées comme des clients à qui s’adresse un service de santé particulier ; dans le cas présent, il s’agit de la population de femmes ciblée pour les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Population desservie Population desservie par un établissement de santé spécifique. Préférence temporelle Le fait de préférer recevoir des biens et des services à un moment plutôt qu’un autre, s’exprimant habi- tuellement par le souhait de recevoir des biens et des services immédiatement plutôt que dans l’avenir. Prévention primaire du cancer du col de l’utérus Mesures prises pour éviter l’exposition aux principales causes d’une maladie ; dans le cas du cancer du col, il s’agit de prévenir l’infection par le VPH. Prévention secondaire du cancer du col de l’utérus Niveau de la médecine préventive qui met l’accent sur le diagnostic précoce, l’utilisation des services d’orientation-recours et la mise en route rapide du traitement pour arrêter l’évolution de processus pathologiques ou d’un handicap. Programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus Un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus comprend un ensemble structuré d’activi- tés visant à prévenir ce cancer et à en réduire la morbidité et la mortalité. Le programme fournit un plan d’action exposant de manière détaillée le travail à réaliser, qui fera ce travail et le calendrier des activités, ainsi que des informations sur les moyens ou les ressources qui seront utilisés pour sa mise en œuvre. Les progrès réalisés et les résultats obtenus sont évalués régulièrement à l’aide d’un ensemble d’indicateurs mesurables. Un programme complet comprend les principales interventions reposant sur des bases factuelles destinées à diminuer la charge importante de morbidité que le cancer du col de l’utérus fait peser sur les femmes et les systèmes de santé dans les pays les moins avancés ainsi que les inégalités face à cette maladie. Radiothérapie Faisceau de rayons invisibles (rayons à haute énergie) dirigé sur une lésion cancéreuse et sur les zones atteintes dans les environs ; les rayons pénètrent dans le tissu atteint et détruisent les cellules cancé- reuses, la lésion cancéreuse étant alors entièrement ou partiellement éliminée (les cellules cancéreuses détruites sont éliminées du corps). Santé mobile Pratique de santé (médicine clinique et santé publique) reposant sur des appareils mobiles. Soins palliatifs Approche multidisciplinaire pour fournir des soins médicaux spécialisés à des personnes atteintes de maladies graves et visant à soulager leurs symptômes, leurs douleurs, leur stress physique ainsi que leur stress mental afin d’améliorer leur qualité de vie et celle de leur famille. Suivi Surveillance continue d’une activité pour aider à sa supervision et pour vérifier que les activités se déroulent selon le plan prévu ; elle implique la description précise des méthodes utilisées pour mesurer l’activité en question, des ressources utilisées et de la réponse aux services en fonction de critères préétablis. Suivi des patientes et du pro- gramme Moyen mis en œuvre de manière systématique afin d’obtenir des données individuelles sur les clients, de les analyser à l’aide d’outils appropriés permettant leur agrégation et la production de rapports et d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques au niveau de la gestion du pro- gramme. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS xiv Tableau (suite) TERME DÉFINITION ORIGINALE Supervision de soutien Processus de soutien, de renforcement des compétences et d’encouragement du personnel de santé afin d’améliorer leur performance et, par conséquent, de fournir des services de qualité. Il s’agit d’une approche structurée permettant d’identifier les lacunes et d’appliquer de manière systématique des mesures pour améliorer la prestation de services tout en mesurant les résultats obtenus. Système d’information pour la gestion sanitaire Système électronique qui collecte, compile et agrège des données sur les services de soins de santé ; ces données peuvent être utilisées pour créer des tableaux de bord. Système électronique Système permettant par voie électronique de stocker des informations, de faire des recherches dans ces informations, d’accéder à ces informations, de les analyser et d’en extraire des rapports. Il s’oppose au système sur papier. Systèmes d’aide à la décision Ces systèmes fournissent au moment opportun des informations filtrées et présentées judicieusement pour améliorer la qualité et la performance du système et des prestataires. Ils comprennent les alertes et les rappels aux clientes, les listes de contrôle, les guides médicaux, les niveaux de stock, les alertes en cas d’écarts par rapport aux instructions, etc. Systèmes d’échange d’informa- tions sanitaires Systèmes permettant de mobiliser par voie électronique des informations sur les soins de santé dans différentes organisations d’une région, d’une communauté ou d’un système hospitalier. Systèmes anciens Systèmes de données antérieurs au système actuel. Technicien en cytologie Cytopathologiste/cytotechnicien/cytologiste : personne formée à l’examen microscopique des frottis pour y rechercher la présence ou l’absence de cellules anormales. Technicien en radiothérapie Membre du personnel non médical formé à la commande des appareils de radiothérapie utilisés pour le traitement par irradiation des cancers. Test VPH Test de recherche de l’ADN ou test sérologique permettant de déterminer la présence d’une infection active par le VPH. Tests diagnostiques réalisés sur le lieu des soins Tests médicaux réalisés sur le lieu même ou à proximité de l’endroit où les patients reçoivent des soins. Traitement des lésions précancé- reuses Comprend la cryothérapie, la RAD, la conisation et, dans certains cas, l’hystérectomie simple. Traitement du cancer invasif du col de l’utérus Comprend la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hystérectomie radicale. Triage Action ou procédure généralement réalisée entre le dépistage et le diagnostic ou les procédures de traitement afin de stratifier davantage les personnes pour qui le résultat du dépistage primaire est positif [Solomon, 2003]. Utilisation des services Point de référence d’un indicateur clé suivi par les structures de soins (p. ex., le nombre de dépistages réalisés chaque mois et le taux de traitement des lésions précancéreuses identifiées). Valeur actuelle Valeur actuelle de biens ou de services, habituellement appliquée aux coûts ou aux résultats attendus dans l’avenir. Virus du papillome humain (VPH) L’infection à VPH est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus courante. Le cancer du col de l’utérus est causé par des types de VPH à haut risque, les types 16 et 18 étant responsables à eux seuls d’environ 70 % des cas de cancer du col de l’utérus à travers le monde. Zone desservie Zone géographique d’où viennent les clients d’un établissement de santé. INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 1INTRODUCTION LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS LES PAYS À REVENU FAIBLE OU MOYEN En 2012, près de 85 % des 528 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus diagnostiqués dans le monde ont été recensés dans les pays à revenu faible ou moyen. La même année, environ 87 % des 266 000 décès dus au cancer du col de l’utérus sont survenus dans ces pays [Globocan, 2012]. Ces statistiques illustrent clairement la charge disproportionnée que représente le cancer du col de l’utérus pour les communautés, les familles et l’ensemble des femmes vivant dans les régions les moins avancées. Dans les pays à revenu faible ou moyen, les femmes les plus à risque sont celles âgées de 30 à 49 ans. Chez ces femmes, les décès et les années de maladie dus au cancer du col de l’utérus surviennent principalement au cours des années les plus productives de leur vie. Cette situation est d’autant plus tragique que la plupart de ces cas pourraient être évités ou traités s’ils étaient identifiés de manière précoce [OMS, 2017]. Les inégalités dans cette charge de morbidité et de mortalité sont en grande partie la conséquence des nombreux défis rencontrés lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans les pays à revenu faible ou moyen, la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus se heurte fréquemment à une absence de politiques et de programmes spécifiques, à un manque de données fiables et actualisées, à un manque de ressources et à un manque de coordination. Outre l’impact que ces obstacles ont sur la disponibilité en services de prévention et sur leur accessibilité, les femmes de ces pays doivent souvent faire face à des préjugés sexistes et à des normes culturelles et sociétales qui limitent leur capacité à accéder aux services et à prendre des décisions concernant leur propre santé. Les projections montrent qu’en l’absence d’une action immédiate, l’incidence du cancer du col de l’utérus pourrait augmenter de près de 25 % au cours des 10 prochaines années [Globocan, 2012]. OBJECTIFS DE CET ENSEMBLE D’OUTILS AMÉLIORER LES DONNÉES DISPONIBLES POUR UNE PRISE DE DÉCISION INFORMÉE Cet ensemble d’outils vise à renforcer le soutien apporté aux pays à revenu faible ou moyen pour suivre les orientations normatives mondiales actuelles. Il fournit un ensemble d’ouvrages de référence concrets et harmonisés destinés à améliorer la disponibilité et l’utilisation de données de qualité pour aider à la prise de décision dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils standardisés et les informations d’orientation proposés dans ce document sont conçus pour être adaptés au contexte national et programmatique, afin d’aider les ministères de la santé et les autres partenaires à obtenir les informations nécessaires pour planifier, mettre en œuvre, évaluer et élargir progressivement des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus tout en assurant un suivi régulier. SUIVI MONDIAL En 2013, l’Assemblée mondiale de la Santé a identifié le cancer du col de l’utérus comme une intervention prioritaire dans son Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles pour 2013- 2020. Afin de soutenir la mise en œuvre et le suivi du Plan d’action mondial, les États Membres de l’OMS ont approuvé un Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles,1 qui souligne l’importance de la lutte contre le cancer du col de l’utérus avec l’inclusion d’un indicateur pour le suivi de son dépistage au niveau mondial. Le cancer du col de l’utérus apparaît aussi dans plusieurs objectifs de développement durable des Nations Unies,2 plus précisément ceux relatifs à la réduction des maladies non transmissibles dans le monde (objectif 3) et à la santé des femmes et des filles (objectif 5) [UN, 2015]. Dans la même logique que ces initiatives mondiales, un objectif additionnel de cet ensemble d’outils est de permettre aux pays à revenu faible ou moyen de contribuer davantage à l’élargissement de l’ensemble des données disponibles au niveau mondial sur les maladies non transmissibles, l’égalité entre les sexes en matière de santé, la santé sexuelle et reproductive, la vaccination et les autres domaines sanitaires pour lesquels des informations sur le cancer du col de l’utérus sont d’une importance capitale. Avec l’amélioration en quantité et en qualité des données venant des pays les plus touchés et les plus confrontés aux difficultés, les organismes mondiaux, les organisations donatrices et les partenaires internationaux seront mieux à même d’établir et d’affiner les priorités, d’élaborer en temps opportun des orientations basées sur des données probantes et de prendre des décisions cruciales en matière de financement. 1 Voir : http://www.who.int/nmh/global_monitoring_framework/fr/ 2 Voir : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/ INTRODUCTION À CET ENSEMBLE D’OUTILS 2INTRODUCTION * L’usage du tabac est un facteur de risque supplémentaire de développer un cancer du col de l’utérus. MODE D’UTILISATION DE CET ENSEMBLE D’OUTILS La charge de morbidité et de mortalité que représente le cancer du col de l’utérus ainsi que les stratégies et la structure des programmes de lutte contre ce cancer varient d’un pays à un autre. Chaque section de cet ensemble d’outils comprend donc des informations et des suggestions sur la manière de procéder à des adaptations tout en maintenant un certain niveau de standardisation au fil du temps et entre les pays. Une adaptation minutieuse permettra une planification ainsi qu’un suivi appropriés des programmes nationaux, et la production de rapports de qualité au niveau mondial. Cet ensemble d’outils constitue une proposition de mécanisme visant à améliorer les données utilisées pour la prise de décision et, en tant que tel, il n’a pas valeur de programme contraignant, que ce soit en partie ou dans son intégralité. DOMAINES COUVERTS PAR CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils a été élaboré principalement à l’intention des ministères de la santé et de leurs partenaires chargés de la mise en œuvre des programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Il est principalement destiné aux directeurs de programme, au personnel en charge du suivi et de l’évaluation, aux personnes responsables des enquêtes, aux administrateurs de la santé et aux économistes. Cependant, un renforcement de l’harmonisation et de la coordination dans les pratiques liées aux données peut également être bénéfique pour le personnel du secteur privé, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales (ONG), les groupes de recherche universitaires ainsi que les partenaires nationaux et internationaux. Les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont constitués d’une combinaison d’activités couvrant différents domaines : la prévention primaire par la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) ; la prévention secondaire avec le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ; la prévention tertiaire avec le traitement du cancer invasif ; et les soins palliatifs (Figure 0.1). Bien que cet ensemble d’outils porte principalement sur la prévention secondaire, la prévention primaire et la prévention tertiaire sont également abordées lorsque cela est nécessaire afin d’améliorer la coordination des activités tout au long du continuum d’interventions. FIGURE 0.1 Vue d’ensemble des interventions programmatiques délivrées tout au long de la vie dans le but de prévenir les infections à VPH et le cancer du col de l’utérus [OMS, 2017] Filles de 9 à 13 ans • Vaccination contre le VPH Filles et garçons, s’il y a lieu • Information de santé et message de prévention sur l’usage du tabac* • Éducation sexuelle adaptée à l’âge et à la culture • Promotion et distribution de préservatifs à ceux qui sont déjà actifs sexuellement • Circoncision masculine Femmes de plus de 30 ans Dépistage et traitement, le cas échéant • « Dépistage et traitement » avec inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), suivie d’une cryothérapie • Dépistage des types de VPH à haut risque (par exemple, les types 16, 18 et autres) Toutes les femmes en ayant besoin Traitement du cancer invasif à tout âge • Ablation chirurgicale • Radiothérapie • Chimiothérapie 30 ANS15 ANS9 ANS 45 ANS 60 ANS P ré va le n ce d an s la p o p u la ti o n (é ch e lle n o n r e sp e ct é e) Infection à VPH Lésion précancéreuse Cancer PRÉVENTION PRIMAIRE PRÉVENTION SECONDAIRE PRÉVENTION TERTIAIRE 3INTRODUCTION Cet ensemble d’outils comprend des composantes de systèmes complets de surveillance et de suivi du cancer du col de l’utérus. Cependant, il ne permet pas d’obtenir l’ensemble des informations stratégiques nécessaires. Les données obtenues à l’aide de ces outils doivent faire l’objet d’une triangulation avec celles des registres du cancer, des études de cohortes longitudinales ainsi que des travaux de recherche menés par les établissements universitaires, par différents consortiums, par des réseaux de cancérologie et par d’autres groupes. Comme le montre la Figure 0.2, la comparaison et l’analyse des données provenant de sources multiples permettent d’étayer une approche stratégique visant à renforcer les politiques, à améliorer la qualité des programmes et des services ainsi qu’à assurer le bon fonctionnement et la qualité des systèmes d’information. FIGURE 0.2 Éventail complet des informations stratégiques en rapport avec le cancer du col de l’utérus Collecte de données • Enquêtes en population périodiques • Registres du cancer • Bases de données hospitalières • Enquêtes dans les structures de soins • Suivi des patientes et des programmes • Travaux de recherche menés par des consortiums et des réseaux 1 2 3 4 Analyse et synthèse des données • Couverture du dépistage et du traitement • Morbidité et mortalité • Capacité théorique et capacité opérationnelle • Performance du programme Prise de décision • Planification stratégique • Amélioration du programme • Élaboration des politiques • Renforcement des systèmes Réduction de l’incidence du cancer du col de l’utérus, de son diagnostic à un stade avancé et des décès causés par ce cancer STRUCTURE ET CONTENU DE CET ENSEMBLE D’OUTILS Cet ensemble d’outils est divisé en cinq sections : • Section 1. Évaluation rapide de la situation des données et des systèmes de données • Section 2. Modules pour les enquêtes en population • Section 3. Suivi des patientes et du programme • Section 4. Enquêtes dans les structures de soins • Section 5. Calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus – Module d’analyse et de planification pour le dépistage et le traitement Chaque section comprend des informations décrivant les objectifs recherchés, des instructions sur la manière d’utiliser l’ensemble des modules d’enquête et des outils de collecte de données ainsi que des suggestions pour adapter certains outils en cas de nécessité. En fin de section, on trouvera une série d’instruments (notamment des questionnaires d’enquête, des listes de contrôle, des exemples de formulaires de collecte de données, etc.), des références et des documents d’information pour la mise en œuvre des pratiques et des approches présentées au préalable. Bien que chaque section de ce document puisse être utilisée individuellement, les différentes sections ont été conçues pour se compléter mutuellement. Tout au long de ce document, les principaux points de complémentarité – ou « points de recoupement » – entre les différentes sections ont été soulignés. Il est important de les parcourir afin de rationaliser et/ou de tirer parti au mieux de la collecte des données, d’apporter des informations utiles pour la planification des programmes et de renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation ainsi que les systèmes de surveillance en standardisant les données entre les différents aspects du programme. SECTION 1. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES La section 1 décrit comment évaluer la situation des systèmes de données, avec pour but de contribuer à l’amélioration de l’ensemble des données disponibles pouvant servir à planifier et mettre en œuvre des 4INTRODUCTION systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats de cette enquête de conjoncture, de ces entretiens approfondis et de cet examen des documents disponibles pour élaborer des recommandations destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Ces résultats et ces recommandations peuvent servir de base pour la planification stratégique et être utilisés pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Ces recommandations peuvent également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Les informations décrites dans cette section portent sur neuf domaines clés. Elles sont collectées en utilisant des méthodes mixtes avec : i) un questionnaire d’enquête structuré qui permet la collecte d’informations sur le contexte du pays et sur la conjoncture dans laquelle se trouve le programme, qui est rempli lors d’entretiens avec les membres clés du personnel, et qui est complété, en fonction des besoins, par l’examen des documents disponibles ; et ii) des entretiens semi-structurés, des observations et l’étude de documents sur le terrain afin de collecter des informations supplémentaires détaillées sur les systèmes de données et sur les données. L’analyse des lacunes et des AFOM existants sert de base pour l’élaboration de recommandations. Il est important de noter que cette évaluation est une approche systématique visant à recueillir des informations et à décrire la situation actuelle pour orienter les mesures à prendre afin d’obtenir des améliorations, et non à attribuer une note ou un jugement de valeur en fonction des résultats obtenus. Les étapes et les procédures présentées dans la section 1 serviront de base pour le travail à réaliser. Elles pourront être adaptées et développées pour devenir de véritables modes opératoires normalisés (MON), des outils de collecte de données, des aide- mémoire ou autres matériels susceptibles d’aider à la mise en œuvre de l’évaluation. CONTENU DE LA SECTION 1 • Description du processus à suivre et des outils à utiliser pour l’évaluation ; • Listes de contrôle pour l’évaluation avec description des rôles et des responsabilités de chacun ainsi que des étapes à suivre lors de la mise en œuvre de chaque phase de l’évaluation ; et • Outils d’enquête et instructions pour la collecte et l’analyse des informations générales sur le contexte et la conjoncture entourant le cancer du col de l’utérus ainsi que des informations détaillées sur les systèmes d’information pertinents pour le cancer du col de l’utérus. SECTION 2. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION La section 2 présente les modules à utiliser lors d’une enquête en population. Ceux-ci ont été élaborés pour fournir aux partenaires des questions standardisées sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus qui peuvent être intégrées aux enquêtes en population existantes. L’utilisation de questions standardisées permet de s’assurer que les données collectées seront non seulement utiles pour la planification et l’évaluation des programmes, mais qu’elles permettront aussi des comparaisons dans le temps et entre les pays. Ces modules sont destinés à aider les pays à revenu faible ou moyen à faire le suivi des principaux aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, notamment : • La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; • Le suivi et le traitement des lésions précancéreuses ; • Les éléments permettant de faciliter le dépistage ; et, • Les obstacles au dépistage et au traitement. CONTENU DE LA SECTION 2 • Module pour l’enquête de base comprenant une note d’introduction et un ensemble de questions de base ; • Module pour l’enquête élargie comprenant une note d’introduction ainsi que des questions de Base (B) et des questions de Base Plus (BPLUS) ; • Instructions pour calculer les indicateurs et utiliser la note d’introduction ; illustrations et questions pouvant servir de référence ; 5INTRODUCTION • Éléments méthodologiques à prendre en compte pour intégrer les questions sur le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes en population existantes ; • Recommandations sur l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ; et • Exemples de tableaux pour illustrer les analyses. SECTION 3. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME La section 3 décrit le processus à suivre de manière systématique pour la collecte des données sur la prévention secondaire du cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) ainsi que pour leur agrégation, leur analyse et leur présentation sous forme de rapport. Les informations d’orientation figurant dans cette section aident à l’élaboration d’indicateurs et de pratiques en matière de données standardisés et expliquent comment utiliser les données pour améliorer la réactivité et l’efficacité du programme. Cette section fournit également des documents auxquels le personnel de santé, les gestionnaires des établissements de santé ainsi que le personnel des ministères et des organisations partenaires au niveau infranational et national peuvent se référer pour les aider à collecter, analyser et utiliser de manière systématique des données pour : • Planifier, cibler, adapter et mettre en œuvre à plus grande échelle les interventions ; • Évaluer si la mise en œuvre des programmes est de qualité ; • Prendre des mesures efficaces lorsque ces programmes ne sont pas mis en œuvre comme prévu ; et • Préparer des rapports sur les indicateurs mondiaux standardisés. Les outils et les informations d’orientation fournis se concentrent principalement sur la partie axée sur la prévention secondaire (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) du continuum d’interventions ; ils couvrent également l’orientation des cas de cancer invasif du col de l’utérus vers des services spécialisés, en se limitant aux mécanismes de suivi et aux processus de rétroinformation. CONTENU DE LA SECTION 3 • Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Ensemble d’indicateurs de base et d’indicateurs facultatifs à utiliser au niveau mondial, au niveau national, au niveau infranational et au niveau des établissements de santé ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour la collecte de données individuelles (sur chaque cliente) ; • Ensemble des éléments de données minimaux (et des éléments de données facultatifs supplémentaires) pour les registres des établissements de santé ; • Exemples de formulaires pour la collecte et la compilation de données individuelles (sur chaque cliente), et pour préparer des synthèses et des rapports mensuels et annuels à partir des données des établissements de santé ; et • Descriptions et exemples d’outils permettant de visualiser les données, avec notamment un exemple de tableau de bord du module sur le cancer du col de l’utérus du Système d’information sanitaire au niveau du district (en anglais, District Health Information System) DHIS2. SECTION 4. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS La section 4 fournit aux responsables de l’élaboration des politiques du ministère de la santé, aux partenaires chargés de la mise en œuvre, aux administrateurs des établissements de santé et aux prestataires de services les outils nécessaires pour collecter et évaluer des informations exactes et à jour sur la disponibilité en services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus, la capacité opérationnelle de ces services, la capacité à fournir ces services et la qualité des services fournis. Cette section est structurée de manière à être conviviale et donne des instructions faciles à comprendre sur les outils proposés. Chacun de ces outils a été conçu à des fins spécifiques et est accompagné d’informations pour aider à son utilisation. Des informations d’orientation supplémentaires permettent également au lecteur d’utiliser l’ensemble complet de ces outils afin d’adopter une approche globale pour le suivi et la surveillance de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. CONTENU DE LA SECTION 4 • Instructions et documents pour planifier et mener une Supervision de soutien de la prestation de services en rapport avec la prévention secondaire ; • Instructions et documents supplémentaires pour effectuer une évaluation séparée de la capacité opérationnelle des structures de soins en utilisant une partie de l’outil utilisé pour la Supervision de soutien ; et 6INTRODUCTION • Aspects à prendre en considération et suggestions de méthodes et d’outils à utiliser pour analyser et interpréter les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance des services au niveau national (ou à tout autre niveau). SECTION 5. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Un outil utilisant le logiciel Excel et suivant une procédure simple a été créé pour leur permettre d’estimer, de synthétiser et d’analyser les coûts des programmes et des services, notamment : • La détection précoce du cancer du col de l’utérus ; • Le diagnostic ; • Le traitement des lésions précancéreuses et du cancer invasif ; • Les soins palliatifs en cas de maladie avancée ; • Les services périphériques et la sensibilisation dans la communauté ; • La planification, le suivi et l’évaluation du programme ; et • La Supervision de soutien. La section 5 est principalement conçue comme un manuel de référence pour les conseillers modérateurs formés. Les responsables de la planification, les responsables de la mise en œuvre et les directeurs de programmes du ministère de la santé peuvent l’utiliser pour connaître les informations à saisir dans l’outil Excel C4P-ST3 ainsi que la procédure à suivre pour calculer les coûts et réaliser la planification. Cela leur permettra de se mettre en adéquation avec les procédures existantes et de déterminer s’il est nécessaire d’avoir recours au processus simplifié C4P-ST. Il s’agit d’un outil pouvant facilement être adapté aux besoins locaux et suivant un processus interactif qui permet aux programmes de réaliser les tâches suivantes : • Estimer les coûts et la couverture des services en fonction des données et des besoins spécifiques au pays ; • Estimer les coûts financiers et économiques ainsi que les coûts de mise en œuvre et les coûts récurrents des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Estimer les taux de couverture des services en fonction de leurs coûts, de leur répartition, des besoins de la population et de l’élargissement à plus grande échelle prévu pour ces services ; et • Déterminer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en suivant différents modèles de prestation de services publics. CONTENU DE LA SECTION 5 • Informations d’orientation à l’intention des conseillers-modérateurs formés : - Instructions pour l’utilisation de l’outil, y compris les conditions à observer pour utiliser le logiciel - Informations d’orientation pour organiser des réunions avec l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts et avec d’autres partenaires dans le pays • Informations d’orientation destinées à l’équipe en charge de la planification et du calcul des coûts dans le pays : - Vue d’ensemble des catégories de coûts et des résultats attendus des services - Liste des éléments de données à fournir pour guider la collecte de données 3 L’outil Excel C4P-ST et d’autres informations destinées à aider les conseillers-modérateurs sont disponibles sur demande auprès de : ncdsurveillance@who.int

ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 10 Dans les pays à revenu faible ou moyen, le fonctionnement des systèmes en place pour collecter de manière systématique des informations sur les patientes atteintes d’un cancer du col de l’utérus et sur les programmes de lutte contre ce cancer est souvent entravé par de nombreuses difficultés, notamment par un manque de normes, d’outils, de ressources humaines ou d’autres types de ressources et de procédures indispensables. Aussi, lorsqu’ils doivent prendre des décisions importantes ou planifier de manière stratégique de nouveaux objectifs, les responsables de la mise en œuvre de ces programmes manquent souvent de données actualisées sur la population, la surveillance et les coûts. Dans ces pays, la conjoncture dans laquelle sont fournis les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est généralement complexe et il est difficile de collecter les informations nécessaires pour : • Identifier les patientes tout au long du continuum de soins ; • Faire un suivi de la mise en œuvre du programme ; • Évaluer les résultats au niveau individuel et au niveau de la population ; et • Suivre la distribution et l’attribution des ressources. Les outils et les informations d’orientation figurant dans cette section représentent les différentes composantes d’une approche systématique permettant d’identifier les opportunités à saisir et les défis à relever pour mettre en œuvre ou renforcer les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, ainsi que pour formuler des recommandations concrètes et réalisables en vue d’améliorer la disponibilité de données pouvant aider à la prise de décision. Cette évaluation rapide de la situation est réalisée en obtenant et en analysant des informations sur le contexte national ainsi que sur les systèmes de données et les pratiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; elle permet ainsi d’augmenter les données probantes disponibles pour guider la conception de stratégies visant à renforcer les systèmes en place. Cette évaluation est principalement axée sur la prévention secondaire (c’est-à-dire sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses) ; cependant, étant donné la nature transversale des informations sanitaires collectées et le fait qu’il est recommandé de tirer le meilleur parti possible des systèmes et des procédures existants, des informations sont collectées tout au long du continuum des soins en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. La prévention primaire (la vaccination contre le VPH) et la prévention et les soins tertiaires (le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) font donc aussi partie de l’éventail des programmes et services considérés dans l’évaluation, mais les données et les systèmes de données qu’ils utilisent sont pris en compte de façon plus limitée. La mise en œuvre optimale de cette évaluation repose sur l’hypothèse primaire qu’il existe d’une manière ou d’une autre une prestation de services couvrant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses, la réalisation des tests diagnostiques et le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Cette prestation de services peut se faire uniquement à certains niveaux du système de santé, ou uniquement à l’extérieur du système de santé public ou gouvernemental. Elle peut être irrégulière ou opportuniste, ou faire partie d’un programme organisé de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de promotion de la santé des femmes. Dans les rares cas où il n’existe aucun de ces différents services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, la section approfondie de cette évaluation peut être adaptée pour se concentrer uniquement sur les processus et les pratiques des systèmes d’information sanitaire généraux susceptibles d’être utilisés pour mettre en place ces services. INTRODUCTION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 11 OBJECTIFS ET CHAMP D’APPLICATION Le but général de l’évaluation de la situation des systèmes de données est de contribuer à améliorer la disponibilité des données probantes pour aider à la planification et à la mise en œuvre des systèmes nationaux de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information sur le cancer du col de l’utérus. Pour ce faire, cette évaluation vise à atteindre les objectifs suivants : 1. Identifier les atouts, les difficultés et les lacunes dans la mise en œuvre du programme, ainsi que les opportunités et les menaces relatives aux systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus, en menant une enquête pour obtenir des informations sur la conjoncture du pays en ce qui concerne le cancer du col de l’utérus. 2. Identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) ayant des répercussions sur les données et les systèmes de données en rapport avec le cancer du col de l’utérus à l’aide d’entretiens approfondis avec les membres clés du personnel, de l’observation directe et de l’examen des documents clés. 3. Utiliser l’analyse des résultats combinés de ces différentes évaluations pour élaborer des recommandations concrètes et réalisables et destinées à améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. La liste de recommandations qui en résulte peut servir de base pour la planification stratégique et aussi être utilisée pour plaider en faveur de l’attribution de ressources pour le programme. Elle peut également aider à déterminer les conditions d’application des autres sections de ce document et fournir des informations utiles pour leur utilisation. Par exemple, les modèles de recommandations qui figurent plus loin dans cette section soulignent l’importance de disposer d’outils de collecte de données standardisés à l’échelle nationale ; pour répondre à ce besoin, des outils et des informations d’orientation sont présentés dans la section 3 du présent document. Cette évaluation de la performance n’est pas réalisée pour attribuer une note en fonction des résultats obtenus. D’autre part, ses résultats ne sont pas prévus pour tirer des conclusions statistiquement significatives ou représentatives de la situation à une plus large échelle. Cette évaluation limite à une approche systématique destinée à décrire et à obtenir des informations sur la situation existante dans le seul but d’y apporter des améliorations. La nature ciblée de l’objectif recherché est particulièrement propice à l’utilisation d’une approche d’évaluation rapide de la situation. Cette approche présente les avantages suivants : 1. Un bon rapport coût/efficacité, ce qui rend son utilisation possible même en cas de ressources limitées ; 2. Une exécution rapide, avec une mobilisation du personnel sur une courte période ; 3. Des résultats disponibles rapidement, ce qui permet de répondre immédiatement aux besoins les plus urgents ; et 4. L’utilisation de techniques participatives pour la collecte et la validation des données, ce qui permet d’intégrer les connaissances accumulées au niveau des institutions et d’aider à ce que le personnel en place s’approprie les résultats et les recommandations. CALENDRIER Les informations sont recueillies par une équipe d’évaluation en utilisant des méthodes mixtes et des techniques participatives permettant d’obtenir des données détaillées. La collecte et l’analyse des données sont divisées en deux phases : la phase 1, qui dure trois à quatre semaines, et la phase 2, qui dure environ deux semaines. Une période de trois à quatre semaines supplémentaires doit être prévue pour la rédaction du rapport, une fois l’évaluation terminée. ÉCHANTILLONNAGE L’échantillonnage des personnes interrogées lors de l’évaluation doit être orienté, en privilégiant le personnel du ministère de la santé et le personnel des organismes partenaires ayant une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines ou des thèmes couverts par cette évaluation. Des contacts clés sont initialement PROCESSUS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 12 identifiés au cours de la phase 1, puis des personnes à interroger supplémentaires sont identifiées par le biais de ces premiers contacts (échantillonnage en boule de neige) au cours de la phase 2. Au cours de cette évaluation, aucun entretien ne doit être réalisé avec des patientes ou des clientes des services. ÉQUIPE DU PROCESSUS D’ÉVALUATION RAPIDE L’équipe du processus d’évaluation rapide (PER) est responsable de la collecte et de l’analyse des données. Les membres de l’équipe doivent être choisis par le responsable de l’évaluation en fonction de leur expertise dans les systèmes de données, dans le suivi et l’évaluation, dans la surveillance ainsi qu’en informatique, ou de leur expérience dans les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou dans la prestation de services cliniques connexes. Tous les membres de l’équipe doivent si possible avoir une expérience dans la collecte ou l’analyse de données qualitatives. La composition de l’équipe du PER peut varier en fonction du contexte de mise en œuvre. Afin de respecter le calendrier, il est recommandé que l’équipe soit composée de cinq à six personnes : 1. Membre(s) de l’équipe du PER affilié à l’institution (1 à 2 personnes) • Lorsque l’évaluation est menée par une équipe qui nefait pas partie du département ou du ministère de la santé du pays, ou qui n’est pas originaire du pays, l’un au moins des membres de l’équipe doit provenir du ministère ou de l’un de ses partenaires chargés de la mise en œuvre. 2. Spécialistes des systèmes de données, du suivi et de l’évaluation ainsi que de l’informatique (3 personnes) • L’un de ces spécialistes sera désigné comme responsable de l’équipe du PER. 3. Spécialiste du contenu clinique (1 personne). Des informations plus détaillées sur les responsabilités spécifiques pour chacun de ces rôles se trouvent dans les listes de contrôle « Rôles et responsabilités » à la fin de cette section. Ces listes de contrôle peuvent être utilisées pour aider à planification générale, pour élaborer les termes de référence des membres de l’équipe du PER et pour s’assurer que toutes les responsabilités ont bien été attribuées lors de l’adaptation de l’approche d’évaluation au contexte local. PHASE 1 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Collecter des données ou des réponses à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture ; • Identifier les atouts et les faiblesses préliminaires du programme, ainsi que les opportunités et les menaces externes préliminaires pouvant avoir une influence sur la mise en œuvre de systèmes de données de qualité dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Analyser les résultats préliminaires pour apporter des informations utiles sur la meilleure façon de conduire la collecte des données de la phase 2 ; • Identifier les personnes clés qui seront interrogées lors des entretiens approfondis de la phase 2 ; • Identifier les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles et éventuellement être exploités COLLECTE DES DONNÉES Au cours de la phase 1, la collecte des données se fait à l’aide du questionnaire structuré pour l’enquête de conjoncture, et les réponses sont fournies directement par les membres clés du personnel ; elle est complétée par un examen des politiques, des stratégies, des rapports, des lignes directrices et de tout autre document pertinent. IDENTIFICATION DES CONTACTS CLÉS L’identification des contacts clés réalisée au cours de la phase 1 a deux objectifs principaux : 1. Obtenir des données et des réponses pour le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture 2. Identifier les personnes qui seront interrogées lors d’entretiens au cours de la phase 2 Ces contacts peuvent être des membres du personnel du ministère ou du programme au niveau national, des membres du personnel de santé au niveau des districts, des prestataires de soins, des membres du personnel des organismes partenaires, etc., ou toute autre personne SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 13 ayant une bonne connaissance des domaines et des thèmes couverts par les outils de collecte de données et pouvant être contactée facilement. Un même contact peut avoir des connaissances utiles dans plusieurs des domaines ou rubriques couverts par l’enquête. Il est donc important, dans la phase 1 comme dans la phase 2, de vérifier auprès de chacune des personnes interrogées sur un domaine précis si elle peut apporter des informations dans d’autres domaines ; il faudra alors lui demander de répondre à l’ensemble des questions pertinentes dans sa situation. Le nom, le titre et des coordonnées fiables et complètes (par exemple, le numéro de téléphone, l’adresse électronique et l’adresse de travail) de chaque membre clé du personnel qui participera à un entretien au cours de la phase 1 doivent être notés dans un même document ou tableau, en fonction de ce qui est décidé par le responsable de l’évaluation. Pour planifier au mieux l’entretien et pour aider, le cas échéant, à identifier les différents outils à utiliser lors de l’évaluation, il est conseillé d’inclure un champ permettant de noter les questions spécifiques auxquelles la personne devra répondre ainsi que les types de services (dépistage, traitement, etc.) et les domaines secondaires de l’enquête pour lesquels cette personne a été sélectionnée. Au cours de cette évaluation, aucune patiente ou cliente des services ne doit faire partie des contacts ou des personnes interrogées. IDENTIFICATION DE PROGRAMMES POUVANT SERVIR DE MODÈLE Pour pouvoir servir de modèle dans le contexte de cette évaluation, un programme ou une structure de soins doit être doté d’un système opérationnel (sur support papier ou électronique) et efficace pour la collecte de données (au niveau des patients ou de la structure de soins), pour le suivi et l’évaluation, pour la surveillance ainsi que pour la gestion et l’utilisation des données. Le programme peut être entièrement géré par le ministère, ou peut être géré en partie ou en totalité par un partenaire externe au ministère et chargé de sa mise en œuvre. Lorsqu’un programme ou une structure de soins pouvant servir de modèle est identifié au cours de la phase 1, l’équipe du PER mènera un entretien spécifique au cours de la phase 2 afin de recenser les bonnes pratiques pouvant servir de modèles et d’identifier les opportunités éventuelles, en mettant à profit les systèmes de données existants et les leçons qui peuvent en être tirées. RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE AUX PARTENAIRES La réunion de présentation initiale aux partenaires est planifiée, au choix, avant la collecte des données de la phase 1 ou de la phase 2, cette dernière étant davantage participative. Son objectif est de présenter les objectifs et les méthodes de l’évaluation, de définir les attentes et d’assurer la participation des membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme ainsi que des autres partenaires et contacts clés. Lorsque l’évaluation est menée par une équipe peu familière avec la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, cette réunion de présentation initiale donne également la possibilité aux membres clés du personnel du ministère de la santé et du programme d’expliquer en quoi consistent la programmation et les services actuels en rapport avec le dépistage du cancer du col de l’utérus, ainsi que les systèmes d’information sanitaire, les mécanismes d’approvisionnement et les structures et services de laboratoire connexes. PHASE 2 DE L’ÉVALUATION OBJECTIFS SPÉCIFIQUES • Mener des entretiens approfondis afin d’obtenir des informations détaillées telles que présentées dans le Guide de discussion ; • Vérifier et étoffer les informations déjà obtenues sur les atouts et les faiblesses préliminaires du programme ainsi que sur les opportunités et les menaces externes possibles, et identifier d’éventuels AFOM supplémentaires spécifiques aux données et aux systèmes de données ; • Faire un suivi de la saturation de l’information et affiner au fur et à mesure les guides de discussion en fonction des lacunes identifiées ; • Identifier, en fonction des besoins, des personnes clés supplémentaires pouvant participer aux entretiens afin de valider les réponses existantes et d’obtenir une saturation de l’information ; • Obtenir des informations détaillées sur les programmes et les partenaires disposant de systèmes de suivi et d’évaluation, de systèmes de surveillance ou de systèmes d’information pouvant servir de modèles afin d’identifier ceux qui pourraient être exploités ou dont des enseignements utiles pourraient être tirés ; • Finaliser l’analyse des AFOM et l’utiliser pour élaborer des recommandations spécifiques concrètes et réalisables pour améliorer les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus ; ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 14 • Valider les données recueillies ainsi que les recommandations qui en ont été tirées et favoriser la mise en route de l’élaboration d’un plan d’action donnant suite à ces recommandations, en organisant une réunion participative de fin d’évaluation avec les principaux partenaires et les responsables clés de l’élaboration des politiques. COLLECTE DES DONNÉES La collecte de données réalisée au cours de la phase 2 doit se faire en suivant le Guide de discussion détaillé se trouvant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les réponses fournies directement par les membres clés du personnel au cours des entretiens sont complétées par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques ainsi que par un examen systématique des politiques, des stratégies, des rapports et des lignes directrices existants et de tout autre document pouvant apporter des informations utiles. Un exemple de guide de discussion de programme modèle a également été inclus pour aider à la préparation d’entretiens spécifiques en rapport avec chaque programme ou établissement de santé identifié au cours de la phase 1 qui serait susceptible de servir de modèle. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LES PARTENAIRES La phase ultime de la collecte de données réalisée au cours de la phase 2 et de l’évaluation dans son ensemble est une réunion de fin de conclusion avec des membres du personnel du ministère et du programme ainsi qu’avec des membres du personnel des principales organisations partenaires. Les objectifs de cette réunion sont les suivants : 1. Présenter les conclusions et les recommandations de l’équipe du PER ; 2. Faire valider les résultats de l’analyse affinée des AFOM et les recommandations préliminaires par des personnes qui ont une très bonne connaissance de la situation ; 3. Effectuer des ajustements immédiats en fonction des informations obtenues en retour et établir la liste des révisions supplémentaires à effectuer au cours de la rédaction du rapport ; et 4. Commencer à discuter d’un plan d’action répondant aux recommandations déjà validées. L’ensemble des partenaires, notamment les responsables de l’élaboration des politiques du ministère et les responsables du programme, doivent si possible se retrouver lors d’une seule réunion conjointe de fin d’évaluation pour s’assurer que tous participent ensemble à cette discussion et se sont mis d’accord sur les prochaines étapes à suivre. Le responsable de l’équipe du PER sera le modérateur de cette réunion et veillera à ce que chacune des analyses et des recommandations soit examinée, que chacun donne son avis et que toutes ces informations en retour soient consignées. ANALYSE DES DONNÉES La principale méthode d’analyse utilisée lors de cette évaluation rapide de la situation est une analyse itérative de base des AFOM : • Atouts et faiblesses – Facteurs internes du programme, notamment les principales compétences et aptitudes, la gestion et les modes de fonctionnement, les structures et les pratiques en matière d’organisation, les capacités, les stratégies et les plans au sein du programme ainsi que les structures et les procédures pour la gestion et l’utilisation des données ; • Opportunités et menaces – Facteurs externes sur lesquels aucun contrôle n’est possible, notamment la volonté politique, l’attribution des ressources, les infrastructures sanitaires générales et les capacités du système de santé, les programmes des partenaires, les infrastructures et les capacités des ressources humaines en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), les systèmes d’information sanitaire existant au niveau national et leur organisation ainsi que les politiques et les priorités nationales. Les facteurs identifiés au cours de l’analyse des AFOM servent de base à l’élaboration de recommandations concrètes et réalisables et visant à améliorer la disponibilité en données de qualité destinées à étayer la prise de décision. Pour suivre une approche de gestion des changements visant à améliorer les systèmes, les recommandations sont classées en différentes catégories en fonction de l’élément central vis-à-vis duquel des mesures seront mises en place : politique, processus, personnel et technologie. Pour faciliter la planification stratégique, les recommandations peuvent être classées par ordre de priorité et par groupes en fonction de l’urgence des besoins et de la faisabilité des interventions (compte tenu des informations fournies par l’analyse des AFOM) : recommandations à mettre en place à court terme (traitées dans un délai d’un an) ; recommandations à mettre en place à moyen terme (traitées dans les 2 à 5 ans) ; et recommandations à mettre en place à long terme (traitées au-delà de 5 ans). Au cours de la collecte de données de la phase 2, moins structurée que celle de la phase 1, il est important de faire, en plus de l’analyse des AFOM, un SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 15 suivi continu de la fréquence à laquelle apparaissent de nouvelles informations (saturation de l’information). Les informations doivent être examinées et compilées régulièrement afin de rechercher la présence de lacunes et de déterminer si des vérifications sont nécessaires. GESTION ET PROTECTION DES DONNÉES Les méthodes ou plateformes utilisées pour la collecte et la gestion des données doivent être déterminées par le responsable de l’évaluation en fonction du contexte dans lequel se fait la mise en œuvre. Pour faciliter l’analyse de la grande quantité d’informations obtenues, il est préférable de faire une saisie électronique des données ; celle-ci est fortement recommandée pour la phase 2. Les mesures destinées à assurer la confidentialité des données doivent être clairement établies et faire l’objet d’un suivi tout au long de l’évaluation. ACTIVITÉS À MENER APRÈS L’ÉVALUATION RÉDACTION ET DIFFUSION DU RAPPORT D’ÉVALUATION Avant la finalisation des analyses et des recommandations et la rédaction du rapport, il faut s’assurer que l’ensemble des analyses AFOM affinées, des recommandations préliminaires validées et des informations obtenues en retour ont bien été incorporées. Le format et le contenu de ce rapport auront été ébauchés avant le début de l’évaluation, lors de discussions entre le responsable de l’évaluation et ses collaborateurs. Une fois rédigée, une version préliminaire du rapport sera distribuée aux personnes présentes à la réunion de conclusion pour qu’elles fassent leurs commentaires avant sa finalisation et sa diffusion. ASPECTS ÉTHIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Les données collectées au cours de cette évaluation ne sont pas associées à des risques importants ; il est cependant essentiel de s’assurer que chaque personne interrogée a bien compris en quoi consiste l’évaluation et à quoi serviront les informations qu’elle fournira. La participation en tant que personne interrogée doit être volontaire, et les personnes interrogées doivent se sentir libres de refuser de fournir des réponses qui les mettraient mal à l’aise. Des renseignements doivent être pris pour savoir si, dans le pays ou la situation en question, une autorisation du comité d’éthique et un consentement éclairé doivent être obtenus pour cette évaluation, et ces conditions doivent être satisfaites, le cas échéant. En l’absence de tels impératifs, il est recommandé de fournir aux personnes interrogées une fiche d’information contenant une description sommaire de l’évaluation et expliquant le caractère volontaire de leur participation, et de leur demander de donner un consentement verbal pour leur participation. ADAPTATION DE L’APPROCHE Afin d’assurer l’objectivité des réponses obtenues, cette évaluation a été conçue pour une mise en œuvre dirigée par une équipe externe au ministère. Lorsque les ressources sont insuffisantes pour engager une équipe externe, cette approche peut être adaptée de manière à être réalisée en interne, mais l’évaluation sera alors moins rigoureuse. Qu’elle soit menée à l’aide d’une équipe externe ou interne, cette évaluation ne peut se faire que si le personnel du ministère de la santé et celui des organisations partenaires participent et collaborent pleinement et s’engagent à tenir compte des recommandations qui en découleront. Les personnes qui travaillent au quotidien à la prestation de services en rapport avec le sujet auront des connaissances précieuses à partager sur les difficultés qu’elles rencontrent et probablement aussi des idées de solutions. Il est donc essentiel de faire participer les partenaires aux entretiens pour qu’ils fournissent des informations, mais aussi, dans un second temps, qu’ils contribuent à affiner et à valider les conclusions et les recommandations qui seront tirées de l’évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 16 OUTILS D’ÉVALUATION DES SYSTÈMES DE DONNÉES QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture est un outil d’enquête structuré conçu pour collecter des informations sur le contexte entourant les données et les systèmes de données sur le cancer du col de l’utérus. Afin d’identifier plus facilement les opportunités à saisir pour renforcer les systèmes de données, il est important d’évaluer non seulement les systèmes existants, mais aussi le contexte du pays et du programme dans lequel ils fonctionnent. Pour cela, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture permet de collecter des informations dans neuf domaines clés : Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie – Collecte des données démographiques et des données de surveillance de la population disponibles pour mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays ; collecte d’informations descriptives sur le registre du cancer. Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructures – Collecte d’informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance et de la gestion des programmes en rapport avec les soins de santé en général et la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques – Collecte d’informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services – Collecte de données essentielles et d’informations permettant de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et l’utilisation de ces services. Domaine 5 Ressources humaines pour la santé – Collecte de données essentielles et d’informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments – Collecte d’informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 7 Laboratoire – Collecte d’informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et description des services et des liens pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 8 Financement, budgétisation et calcul des coûts – Collecte d’informations pour décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Domaine 9 Vue d’ensemble des systèmes d’information sanitaire – Collecte d’informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel fonctionnent les programmes et les services de traitement du cancer du col de l’utérus, et description de ces systèmes d’information ; identification des structures, systèmes et processus de collecte, de gestion, d’analyse et d’utilisation des données (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. Les réponses au Questionnaire pour l’enquête de conjoncture sont obtenues principalement au cours de la phase 1 de l’évaluation. Elles sont utilisées lors de la conceptualisation de la deuxième phase de collecte de données ainsi que pour la conduite des analyses et l’élaboration des recommandations finales. Les résultats de l’enquête de conjoncture peuvent aussi être utiles pour préparer un résumé ou un aide-mémoire sur le programme qui servira pour le plaidoyer, la recherche de partenaires et la communication. GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE Le Guide de discussion approfondie est un outil permettant de mener des entretiens semi-structurés. Il utilise des questions ouvertes, accompagnées de questions plus ciblées et destinées à obtenir des précisions, afin de SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 17 THÈME EN RAPPORT AVEC LES SYSTÈMES DE DONNÉES EXEMPLES DE QUESTIONS ET DE DEMANDES DE PRÉCISIONS Contexte Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses/la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Infrastructures pour les tech- nologies de l’information et de la communication (TIC) Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de TIC disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? Gouvernance, gestion et coordination Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des techno- logies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent-ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Politiques, plans, stratégies et lignes directrices en ma- tière de données Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus dans des registres du cancer ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? Systèmes et processus Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la collecte de ces données ? Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Échange d’informations sanitaires Ces systèmes de données sont-ils intégrés au sein d’autres systèmes ou liés à d’autres systèmes ? Les infor- mations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. Qualité des données Quelle est la qualité de ces données en fonction des sept dimensions suivantes : exactitude, exhaustivité, conformité, cohérence, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Exactitude Les données collectées et enregistrées/transmises donnent-elles une image fidèle de la situation telle qu’elle est en réalité ? Exhaustivité Les formulaires individuels (pour chaque cliente) et les registres des établissements de santé sont-ils tous remplis de manière exhaustive ? Existe-t-il certains éléments de données qui souvent sont collectés de manière incomplète ou ne sont pas collectés du tout ? Conformité Les valeurs des données sont-elles fournies dans un format conforme à celui qui a été spécifié ? Dans quels cas ne sont-elles pas conformes à ce format ? Cohérence Les valeurs ou les options de réponse pour chaque élément de données sont-elles standardisées et cohé- rentes entre les différents ensembles de données ? Caractère unique Certaines données sont-elles présentes de manière inutile en plusieurs exemplaires identiques (doublons) dans vos ensembles de données ? Arrive-t-il que les mêmes éléments de données statiques soient collectés à plusieurs reprises ? Intégrité Les relations et les liens indispensables entre les différents éléments de données sont-ils conservés à chaque échange ? Quelles sont les procédures qui semblent introduire le plus fréquemment des altérations dans les données ? Obtention en temps oppor- tun Les données sont-elles enregistrées/transmises en temps opportun ? Existe-t-il des éléments de données particuliers qui retardent systématiquement la collecte ou l’enregistre- ment/la transmission des données ? Accès aux données et utilisa- tion des données Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Si l’accès est un obstacle à l’obtention des données en temps opportun, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? Budget et financement Quel pourcentage du budget du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus est alloué aux sys- tèmes de suivi et d’évaluation, de surveillance et d’information ? TABLEAU 1.1 Thèmes en rapport avec les systèmes de données collecter des informations descriptives détaillées. En partant des informations contextuelles de base collectées dans le cadre de l’enquête de conjoncture, ces questions et ces demandes de précisions visent à obtenir des informations supplémentaires qui peuvent être classées en neuf thèmes standards prédéterminés en rapport avec les données et les systèmes de données (Tableau 1.1). Ces informations sont principalement collectées au moyen d’entretiens avec des membres du personnel du ministère et des organismes partenaires qui ont une connaissance approfondie dans un ou plusieurs des domaines de l’enquête de conjoncture ou des thèmes en rapport avec les systèmes de données, ou encore dans des domaines plus généraux. Les informations collectées au cours des entretiens sont complétées par un examen des documents pertinents disponibles et par des séances d’observation directe des systèmes de données et des pratiques, en s’aidant des questions et des demandes de précisions figurant dans le Guide de discussion. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 18 PHASE 1. COLLECTE DES DONNÉES – RÉALISATION DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMPLISSAGE DU QUESTIONNAIRE POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Comme cela est indiqué au Tableau 1.2, le Questionnaire pour l’enquête de conjoncture doit être rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution (ou toute autre personne préalablement désignée) en utilisant l’une des méthodes suivantes : 1. Le questionnaire est rempli par un membre de l’équipe du PER ; 2. Le questionnaire, pour certains domaines, certaines sections ou certaines questions, est rempli par des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise ; 3. Un membre de l’équipe du PER pose les questions (en suivant le questionnaire) à des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre, en fonction de leur domaine d’expertise. Les réponses aux questions de l’enquête structurée et les informations sur les sources de données, le cas échéant, doivent être saisies dans l’outil ou la base de données choisi par le responsable de l’évaluation. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES L’objectif de l’examen des documents disponibles est de collecter des informations pour compléter les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture en examinant les documents, les rapports et toute autre source de données facilement accessibles. Une liste de documents clés à consulter en fonction de leur disponibilité se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les documents seront rassemblés par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution en consultant les sources disponibles dans le pays et par les autres membres de l’équipe du PER qui feront des recherches sur le Web (Tableau 1.2). Les recherches sur le Web doivent être ciblées, en utilisant des critères de recherche établis à partir des questions pertinentes de l’enquête de conjoncture. Pour cet examen, le responsable de l’équipe peut attribuer certaines questions ou certains domaines à des membres spécifiques de l’équipe du PER. Les éléments pertinents seront identifiés dans les documents sources en utilisant une combinaison d’approches (par exemple, à l’aide d’une recherche par mots-clés, en parcourant les documents, par une lecture du document complet, etc.), en se basant sur les questions de l’enquête de conjoncture pour définir les principaux éléments de contenu à consigner. En plus des éléments de contenu, les informations suivantes doivent être enregistrées pour chaque document examiné : 1. Nom du document ; 2. Informations sur la date de publication (par exemple, date ou année de publication, années couvertes par un plan stratégique à long terme, etc.) ; 3. Numéro de page où est situé le texte pertinent dans le document ; 4. URL du site Web où le document a été trouvé ou nom de fichier où le document consulté se trouve dans le disque dur partagé d’un réseau informatique. TABLEAU 1.2 Résumé des méthodes de collecte de données à utiliser au cours de la phase 1 MÉTHODE DE COLLECTE DES DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution remplit autant qu’il peut le questionnaire de l’enquête d’évaluation en fonction des domaines dans lesquels il a une expertise technique et des connaissances approfondies qu’il a du programme. Le questionnaire d’enquête structuré est rempli par des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est rempli par les membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les questions du questionnaire d’enquête structuré sont posées à des membres clés du personnel du ministère et/ou des organisations partenaires impliquées dans la mise en œuvre Pour les questions auxquelles le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas pu répondre, le questionnaire de l’enquête est soumis aux membres compétents du personnel, qui apportent les réponses manquantes. Les documents clés et les informations existantes sont examinés par l’équipe du PER Les documents sont collectés en consultant les sources disponibles dans le pays et par des recherches sur le Web. Chaque document sera ensuite examiné pour obtenir ou valider les réponses aux questions de l’enquête structurée, en fonction des besoins. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 19 EN CAS D’ABSENCE DE DONNÉES Lorsque des données spécifiques (par exemple, le nombre d’obstétriciens ou de gynécologues, le nombre annuel de cas de cancer invasif du col de l’utérus, etc.) ne sont pas facilement disponibles à partir d’un rapport, d’une base de données ou d’un autre document ou système existant, il n’est pas impératif de reconstituer ou de produire ces informations à partir de données primaires ou agrégées pour répondre aux questions de l’enquête. Le fait que ces données ne sont pas disponibles constitue en lui-même l’une des informations recherchées au cours de cette évaluation. EXEMPLES DE SCÉNARIO : • Le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution n’a pas accès au nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle (Domaine 5). • Au cours de l’étape suivante, ce membre de l’équipe contacte une personne du ministère censée pouvoir trouver cette information sur les ressources humaines dans une base de données, un rapport ou une autre source. • Cette personne-ressource supplémentaire (ou son équipe) ne dispose pas de cette information et suggère que le membre de l’équipe du PER prenne contact directement avec chaque établissement de santé pour obtenir le nombre d’agents de santé dans chaque catégorie professionnelle de chaque établissement de santé, puis agrège ces données pour calculer leur nombre dans chaque catégorie au niveau national. • Le membre de l’équipe du PER constate alors qu’il s’agirait de données collectées à partir de données primaires dans le seul but de répondre aux questions de l’enquête de conjoncture, et choisit plutôt de répondre « Données non disponibles ». PHASE 1. EXAMEN DES DONNÉES ET ANALYSES PRÉLIMINAIRES L’équipe d’évaluation au complet doit passer en revue de manière régulière les réponses obtenues au cours de l’enquête de conjoncture en suivant un calendrier prédéfini par le responsable de l’équipe. Au cours de ces examens systématiques, les membres de l’équipe du PER doivent identifier les principales lacunes dans les informations ainsi que les AFOM éventuels : 1. Atouts – pratiques, processus, structures, stratégies, politiques, etc., existants et opérationnels dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ou de la prestation de services. 2. Faiblesses – absence de programme coordonné ou spécifique ; absence de stratégies, de politiques ou de documents ; existence de domaines clés non couverts dans les stratégies, les politiques ou les documents existants ; etc. 3. Opportunités – facteurs externes, par exemple des programmes, des stratégies ou des approches, dont il est possible de tirer parti ou pouvant être utilisés comme modèles pour renforcer ou élargir les activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus menées par le ministère, pour améliorer le suivi et l’évaluation, pour élaborer des politiques et des stratégies concrètes et réalisables, etc. 4. Menaces – facteurs externes pouvant représenter un danger, par exemple une forte dépendance vis-à-vis du financement de donateurs ou d’organismes partenaires pour la mise en œuvre, la gestion, le suivi ou la prestation de services du programme ; absence d’une infrastructure coordonnée pour les TIC ; etc. Cette analyse préliminaire sera validée et élargie au cours de la phase 2 afin de fournir des informations utiles pour l’analyse finale des AFOM à partir de laquelle seront élaborées les recommandations. Si l’identification des AFOM préliminaires peut se faire à l’aide de l’enquête de conjoncture, les techniques participatives utilisées au cours de la collecte de données de la phase 2 permettent d’obtenir des informations plus détaillées qui aideront à formuler des recommandations plus concrètes et davantage réalisables. EXEMPLE DE SCÉNARIO : Au cours de l’enquête de conjoncture, l’équipe d’évaluation constate que si des données de surveillance du cancer du col de l’utérus demandées dans le Domaine 1 sont bien disponibles, celles-ci ne sont pas à jour. L’équipe identifie donc ce manque de données actualisées comme une faiblesse préliminaire et formule une recommandation pour renforcer les processus afin d’assurer la saisie des données en temps opportun. Au cours des entretiens de la phase 2, l’équipe demande à un informateur clé pourquoi ces données ne sont pas à jour. Celui-ci répond que l’unité a été réduite depuis plusieurs années et que si les données sont encore saisies en temps opportun, aucun des membres du personnel restant n’a été formé pour extraire des données du système, cela expliquant pourquoi des rapports anciens ont été utilisés pour répondre aux questions de l’enquête de conjoncture. Ces informations supplémentaires permettent d’identifier une faiblesse plus spécifique (le manque de personnel qualifié), ainsi qu’une menace externe (réduction des effectifs imposée sans soutien au ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 20 cours de la période de transition). L’équipe est maintenant en mesure de formuler une recommandation davantage susceptible d’être traduite en activités, à savoir Allouer les ressources nécessaires pour former le personnel existant ; cette recommandation peut être utilisée pour plaider en faveur de la mobilisation de ressources et de la viabilité des activités. RÉSOLUTION DES RÉPONSES CONTRADICTOIRES En cas de contradictions entre des données ou des réponses, les membres de l’équipe du PER doivent examiner ces contradictions et apprécier si des facteurs caractérisant l’une des sources de données (par exemple, la qualité insuffisante des données dans un rapport ou un système, le manque de connaissances de la personne interrogée dans le domaine en question, etc.) peuvent en être responsables afin d’arriver à un consensus. Si elles ne peuvent pas être résolues, ces contradictions doivent être signalées afin qu’un suivi soit réalisé au cours de la phase 2. PRÉPARATION DE LA PHASE 2 AFFINEMENT DU GUIDE DE DISCUSSION Au cours de cette étape, toute l’équipe du PER examine ensemble toutes les informations obtenues au cours des trois semaines de collecte des données de la phase 1 afin d’identifier les lacunes qui subsistent dans l’enquête de conjoncture et qu’il faudra s’employer à résoudre au cours de la phase 2. L’équipe du PER passe ensuite en revue le Guide de discussion afin de prendre en compte les lacunes restantes en insérant des questions et des demandes de précisions (lorsque celles-ci ne font pas déjà partie du Guide) et de supprimer, le cas échéant, les questions et les demandes de précisions qui s’avèrent sans objet suite aux réponses fournies par l’enquête de conjoncture (par exemple, les questions recherchant des informations sur les systèmes et processus utilisés pour produire des données quand il n’existe aucune donnée disponible). L’équipe du PER examine ensuite la liste des contacts clés ainsi que leurs domaines de compétences, puis leur attribue les groupes de questions (ou thèmes) pertinents du Guide de discussion, en essayant de s’assurer que le guide de discussion individuel préparé pour chacun des contacts est suffisamment complet pour ne pas avoir à répéter les entretiens. Dans la mesure du possible, il est préférable que chaque question soit attribuée à plus d’un contact afin d’éviter tout biais pouvant résulter du recours à une source d’information unique. Si aucun contact n’est identifié pour répondre à certaines questions ou certains thèmes spécifiques lors des entretiens et que ces informations ne peuvent pas être collectées par observation directe ou par l’examen des documents disponibles, il faudra alors demander aux personnes interrogées de donner le nom et le contact d’autres interlocuteurs susceptibles de pouvoir fournir ces informations. PLANIFICATION DES ENTRETIENS La programmation de la première série d’entretiens de la phase 2 dépendra en grande partie de la disponibilité des contacts clés à interroger. En fonction des domaines d’expertise de la personne interrogée et du nombre de questions auxquelles elle est censée répondre, la durée de l’entretien peut varier de 30 minutes à 3 heures. Les entretiens concernant le contexte du programme (allocation budgétaire, structure du système de santé, etc.) avec les hauts fonctionnaires du ministère de la santé seront souvent beaucoup plus rapides que ceux avec les membres du personnel en charge du suivi et de l’évaluation ou de la gestion des données. Pour s’assurer que la personne qui sera interrogée a bien compris ce qui sera attendu d’elle lors de l’entretien, il est conseillé de lui remettre, lors de la demande de rendez-vous, la fiche d’information sur l’évaluation ainsi que la liste des questions qui lui ont été attribuées. Cette évaluation reposant sur un échantillonnage en boule de neige, il est important de laisser, au cours de la deuxième semaine de collecte de données de la phase 2, du temps pour le deuxième et le troisième cycles d’entretiens avec les nouveaux contacts identifiés pour couvrir les thèmes et les domaines nécessitant des investigations approfondies (systèmes de données individuelles, systèmes de données agrégées, systèmes d’orientation des patientes vers des structures spécialisées, échange d’informations sanitaires, etc.). PHASE 2. COLLECTE DES DONNÉES – ENQUÊTE APPROFONDIE SUR LES SYSTÈMES DE DONNÉES ENTRETIENS Afin d’assurer des entretiens et une collecte des données de qualité, les membres de l’équipe du PER doivent mener les entretiens en équipes de deux. Chacun aura un rôle déterminé à l’avance : une personne sera principalement responsable de la conduite de l’entretien, et l’autre principalement responsable de la prise de notes détaillées des discussions. Cependant, pour assurer la qualité de la collecte des données, LES DEUX membres de l’équipe devront à un certain degré participer à la discussion et aussi prendre des notes. Comme cela est indiqué au Tableau 1.3, les personnes ciblées pour les entretiens de la phase 2 sont les membres du personnel du ministère ou du programme SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 21 ayant des connaissances pratiques dans un ou plusieurs des neuf domaines de l’enquête de conjoncture, et le contenu des entretiens est séparé en catégories couvrant un ou plusieurs des neuf thèmes en rapport avec les systèmes de données. Les entretiens peuvent être menés avec une seule personne ou, si cela apparaît plus efficace, avec un groupe de personnes (par exemple, l’équipe ou l’unité de suivi et d’évaluation, l’unité responsable de l’approvisionnement en équipements et en fournitures, etc.) en utilisant un format de discussion participative de groupe et en suivant les indications fournies dans le Guide de discussion. Au début de chaque entretien, les membres de l’équipe du PER doivent se présenter à la personne interrogée, lui expliquer le contenu de la fiche d’information sur l’évaluation, s’assurer que cette personne consent à l’entretien et répondre aux questions qu’elle pourrait avoir sur l’évaluation. Ils commencent ensuite l’entretien en posant la première question ouverte du guide de discussion élaboré spécifiquement pour cette personne, en la laissant répondre avec ses propres mots et donner initialement autant de détails qu’elle le souhaite. Les demandes de précisions associées à chaque question ouverte sont beaucoup plus ciblées et conçues pour solliciter des informations clés sur les différents thèmes en rapport avec les systèmes de données. Si ces informations clés n’apparaissent pas spontanément dans la réponse initiale de la personne interrogée, alors les membres de l’équipe du PER utiliseront les demandes de précisions pour faire le suivi et obtenir ces éléments. En cas de lacunes dans les informations collectées ou dans les connaissances des personnes interrogées, ou lorsqu’une source secondaire n’a pas encore été identifiée, les membres de l’équipe du PER demanderont à la personne interrogée lors de l’entretien initial quelles personnes supplémentaires contacter (échantillonnage en boule de neige). Il est recommandé d’obtenir pour chaque thème des informations provenant de différentes sources afin d’obtenir une image de la situation aussi complète que possible et non biaisée. Immédiatement après l’entretien, les deux membres de l’équipe doivent examiner ensemble les informations collectées sous forme de notes au cours de l’entretien afin de s’assurer que des réponses à chacune des questions et des demandes de précisions prévues pour cette personne ont bien été obtenues. Les informations manquantes dues à un oubli de la part des membres de l’équipe du PER devront être obtenues le plus rapidement possible auprès de la même personne par un entretien, un appel téléphonique ou un courrier électronique de suivi. Les informations manquantes dues au fait que la personne interrogée n’était pas en mesure de répondre (par exemple, lorsque les informations recherchées ne relèvent pas, au final, de ses domaines de compétence) doivent être signalées dans le Guide de discussion prévu pour la prochaine personne interrogée identifiée pour répondre à chaque question ou thème concerné. Lorsque les informations recueillies au cours des entretiens ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. De nouveaux entretiens seront menés jusqu’à ce qu’il n’apparaisse plus aucune nouvelle information (saturation de l’information) pour un thème ou un ensemble de questions définis, et que toutes les réponses et les informations contradictoires aient été résolues. L’équipe du PER mènera également des entretiens avec le personnel des programmes identifiés comme pouvant servir de modèles (ainsi que des séances d’observation directe) selon les modalités convenues avec les partenaires et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution. OBSERVATION DIRECTE L’observation directe sert principalement à collecter des informations supplémentaires sur les points suivants : • Fonctionnalité et contenu des systèmes électroniques existants ainsi que les domaines couverts par ces systèmes (par exemple, par une séance de démonstration ou en se faisant montrer pas à pas comment fonctionnent les systèmes par des personnes qui les utilisent) ; • Qualité des données dans les systèmes électroniques ou sur support papier (par exemple, par un examen rapide de formulaires remplis, de registres ou de systèmes d’enregistrements, ou encore de bases et de systèmes de données) ; et • Utilisation des données (par exemple, par l’observation de posters ou de graphiques suivant l’évolution d’indicateurs spécifiques ou par l’observation de tableaux de bord électroniques) Les membres de l’équipe du PER utiliseront le Guide de discussion pour identifier les éléments à rechercher et à consigner au cours des séances d’observation. Les informations collectées lors de l’observation directe doivent être recoupées avec celles obtenues au cours des entretiens, de l’examen des documents disponibles et de l’utilisation du Questionnaire pour l’enquête de conjoncture (Tableau 1.3) afin de valider les réponses qui avaient été obtenues par des méthodes autres que l’observation directe et d’identifier d’éventuelles réponses contradictoires. Lorsque les informations recueillies au cours des séances d’observation ne sont pas saisies directement dans l’outil de collecte de données ou la base de données conçu pour cette évaluation, les membres de l’équipe du PER doivent les saisir avant la réunion quotidienne post-évaluation. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 22 PHASE 2. ANALYSE DES DONNÉES ET ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS EXAMEN ET ANALYSE EN CONTINU DES INFORMATIONS OBTENUES Chaque jour, l’équipe d’évaluation au complet doit examiner ensemble les réponses qui ont été obtenues grâce au Guide de discussion. Les informations collectées lors de chaque entretien et de chaque séance d’observation ainsi que tous les AFOM identifiés seront d’abord compilées en fonction des différents thèmes en rapport avec les systèmes de données afin d’identifier les principales informations encore manquantes, ainsi que les éventuelles erreurs ou AFOM dont la classification pourrait être erronée. Pour identifier les lacunes restantes, ces informations peuvent ensuite être classées par sous-thèmes [par exemple, dans le thème Systèmes et processus, les sous-thèmes Systèmes de données individuelles (clientes), Systèmes de données agrégées, etc.] ou en fonction de thèmes nouvellement identifiés. Les guides de discussion préparés pour chaque entretien spécifique doivent être affinés en fonction de l’examen des informations obtenues et des lacunes identifiées, et avant de mener les entretiens prévus pour les jours suivants. Lorsque les informations arrivent à saturation pour l’un des thèmes, l’équipe du PER doit travailler de concert pour affiner l’analyse préliminaire des AFOM et élaborer des recommandations préliminaires. La collecte des données est alors clôturée pour ce thème. Si des réponses contradictoires non résolues persistent à la fin des entretiens de la phase 2, y compris si celles- ci ont été identifiées au cours de la phase 1, le problème doit être signalé lors de la réunion de conclusion avec les partenaires et discuté afin d’obtenir un consensus. ÉLABORATION DES RECOMMANDATIONS L’équipe du PER doit élaborer des recommandations en suivant une approche de gestion des changements visant à l’amélioration de l’organisation et à la réorientation des ressources. Les recommandations doivent être classées en quatre groupes : politique, personnel, processus et technologie. Cette séparation en quatre groupes aide à ce que les recommandations soient plus facilement traduites directement en activités et à identifier qui sera responsable de leur mise en œuvre. Chaque conclusion des analyses AFOM affinées peut être classée dans l’un des quatre groupes, puis traduite en recommandations d’amélioration en remplaçant les formulations utilisant la voix passive par des mesures MÉTHODE DE COLLECTE DE DONNÉES DESCRIPTION PRATIQUE Entretiens approfondis se- mi-structurés ou non structu- rés avec des membres clés du personnel du ministère ou des organisations partenaires im- pliquées dans la mise en œuvre Une approche semi-structurée suit de près le Guide de discussion ; elle est particulièrement adaptée pour les entretiens avec des personnes qui disposent de peu de temps ou qui doivent couvrir de nom- breux sujets. Une approche non structurée convient particulièrement aux entretiens dont le canevas est clairement établi (p. ex. lorsque des lacunes spécifiques ont été identifiées) ou lorsqu’une saturation de l’information semble être atteinte (c’est-à-dire lorsque les derniers entretiens n’apportent pas de nouvelles infor- mations). Pour ce type d’entretien, la personne qui pose les questions peut commencer en relatant les informations déjà collectées, afin de demander à la personne interrogée si elle les confirme ou souhaite apporter une réponse différente. Observation directe L’équipe du PER observe sur le terrain et dans les conditions habituelles la collecte de données ainsi que la gestion ou l’utilisation pratique des systèmes de données en utilisant comme guide les questions et les demandes de précisions du Guide de discussion. Examen des documents clés et des informations existantes De nouveaux documents pertinents peuvent être découverts lors des entretiens avec les membres clés du personnel. Ces documents doivent alors être examinés, en ajoutant les nouvelles informations collec- tées aux réponses obtenues plus tôt lors de l’enquête de conjoncture. Aucune observation des procédures cliniques ne doit se faire au cours de cette évaluation. De même, aucune donnée individuelle sur des patientes ne doit être collectée ou extraite des systèmes en place. EXAMEN DES DOCUMENTS DISPONIBLES La manière de procéder pour l’examen des documents disponibles est expliquée à la sous-section « Phase 1. Collecte de données – Réalisation de l’enquête de conjoncture » et dans le Tableau 1.3. TABLEAU 1.3 Résumé des méthodes de collecte de données de la phase 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 23 à prendre suivant une formulation à la voix active. Les analyses affinées et les recommandations préliminaires doivent être présentées aux partenaires lors de la réunion de conclusion pour être validées et pour obtenir des commentaires en retour avant leur finalisation. EXEMPLE :ANALYSE DES AFOM DU THÈME SYSTÈMES ET PROCESSUS [SOUS-THÈME DONNÉES INDIVIDUELLES] ATOUTS : • Des registres standardisés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ont été récemment créés. FAIBLESSES : • Il n’existe pas de formulaire de collecte de données standardisé au niveau national pour le dépistage. • Il n’existe pas d’ensemble de données minimal relatif au cancer invasif du col de l’utérus reconnu au niveau national. • Les ressources humaines destinées à aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles ne sont pas suffisantes. OPPORTUNITÉS : • Il existe un programme pouvant servir de modèle pour lequel des formulaires de collecte de données standardisés ont été intégralement déployés. • Une fois les formulaires nationaux standardisés élaborés, le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles pourra facilement intégrer les éléments de données figurant dans ces formulaires. MENACES : • Des données individuelles sont collectées dans plusieurs systèmes indépendants les uns des autres, ce qui rendra difficile la coordination et la standardisation des informations. • Certains prestataires ou établissements de santé n’ont pas accès au système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles car ils ne disposent pas d’une connexion Internet. • Le ministère n’est pas en mesure de fournir un financement suffisant pour prendre en charge les ressources humaines nécessaires pour aider au bon fonctionnement des systèmes de données individuelles. RECOMMANDATIONS POLITIQUE : 1. Concevoir de manière consultative des ensembles de données minimaux pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus. 2. Standardiser de manière consultative les formulaires de collecte de données en fonction des ensembles de données minimaux convenus, en s’inspirant des formulaires et des processus utilisés dans le programme identifié comme pouvant servir de modèle. PERSONNEL : 1. Améliorer par la formation les connaissances et les capacités du personnel du ministère en matière de technologies de l’information afin qu’il puisse assurer le bon fonctionnement et garder à jour les systèmes de données individuelles. PROCESSUS : 1. Tirer parti du déploiement du nouveau registre et des formations connexes pour optimiser les processus et le flux des données suivis pour la collecte et l’assurance de la qualité des données individuelles. TECHNOLOGIE : 1. Incorporer les éléments de données sur le cancer du col de l’utérus (formulaires individuels pour chaque patiente) dans le système électronique approuvé par le ministère pour les données sanitaires individuelles. 2. Améliorer l’information et l’interopérabilité du système grâce à l’harmonisation des éléments de données, ou aider à la transition vers le système approuvé par le ministère. 3. Explorer les solutions que pourraient apporter la santé mobile ou les réseaux mobiles pour améliorer l’accès des prestataires et des établissements de santé au système électronique approuvé par le ministère. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 24 LISTES DE CONTRÔLE DES RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS L’ÉVALUATION Ces listes de contrôle sont conçues pour aider à constituer l’équipe du Processus d’évaluation rapide (PER) et créer des modes opératoires normalisés ainsi que des plans et des protocoles de mise en œuvre spécifiques à chaque pays. Bien que conçues pour être le plus large possible, ces listes de responsabilités ne sont pas nécessairement exhaustives et doivent être adaptées ou étendues en fonction des besoins. Lorsque l’évaluation est exécutée par une équipe qui ne fait pas partie du ministère ou du système gouvernemental, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution doit provenir du ministère ou du programme afin d’en assurer la collaboration et de bénéficier de bonnes connaissances des institutions. Lorsque l’évaluation est effectuée en interne, les listes ci-dessous peuvent être adaptées pour prendre en considération que l’ensemble des membres de l’équipe provient du ministère ; par exemple, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peut être remplacé par une personne ayant une expertise et des connaissances dans les systèmes de données, en informatique, dans le suivi et l’évaluation ou la surveillance, et les responsabilités assurées par le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution peuvent être réaffectées au responsable de l’équipe du PER (par exemple, le remplissage du questionnaire de l’enquête de conjoncture), au responsable de l’évaluation (par exemple, le travail avec le responsable de l’équipe du PER pour coordonner le calendrier et les étapes à suivre pour les entretiens) et à d’autres membres de l’équipe du PER (par exemple, la collecte des documents à examiner ainsi que l’archivage et la tenue à jour de l’ensemble des données collectées sur le terrain, etc.). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 3–4) RESPONSABILITÉS DANS LA PLANIFICATION Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies avant de commencer toute activité de collecte des données. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Établir un budget pour la mise en œuvre de l’évaluation et faire en sorte que les fonds nécessaires soient obtenus Travailler avec le ministère et les autres organismes collaborateurs pour identifier le futur membre de l’équipe du PER affilié à l’institution Travailler avec le ministère, les autres organismes collaborateurs et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour élaborer un calendrier pour l’évaluation Choisir les membres de l’équipe du PER et désigner le responsable de l’équipe Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer les documents spécifiques au pays Élaborer des instruments pour la saisie et la gestion des données (par exemple, pour la collecte de données sur papier ou pour la saisie de données à l’aide d’un tableur Excel ou d’une plateforme de saisie de données sur tablette ou sur smartphone, etc.) et veiller à la protection et à l’assurance de la qualité des données Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Faire en sorte que l’équipe du PER reçoive une formation complète sur les outils et les processus d’évaluation Assigner les différentes responsabilités de la phase 1 à chaque membre de l’équipe du PER Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Travailler avec le responsable de l’évaluation et le responsable de l’équipe du PER pour adapter les outils d’évaluation au contexte du pays et élaborer des instruments et des outils de collecte ou de saisie des données spécifiques au pays Travailler avec le responsable de l’évaluation pour faire en sorte que l’ensemble des autorisations institutionnelles nécessaires soient obtenues LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PRÉPARATION DE L’ÉVALUATION SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 25 LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 1 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 3 ou 4 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 1. RESPONSABLE DE L’ÉVA- LUATION/INVESTIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et de la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) Faire en sorte que les membres clés du personnel identifiés pour les entretiens soient représentatifs des activités menées dans le pays RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Travailler avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution pour planifier la réunion de présentation initiale (avant la phase 1 et/ou avant la phase 2) Assurer la supervision de la collecte des données de la phase 1 et présider les réunions de vérification régulières destinées à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires Travailler avec les membres de l’équipe du PER pour améliorer le Guide de discussion en fonction des informations restant manquantes une fois achevée l’enquête de conjoncture Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, et coordonner la réalisation des entretiens menés par l’équipe Servir de point de contact principal pour les collaborateurs, le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe d’évaluation Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITU- TION (1) Collecter les documents clés à examiner et les transmettre au responsable de l’équipe du PER Faire en sorte qu’une réponse ait été obtenue à l’ensemble des questions de l’enquête de conjoncture par autoadministration du questionnaire ou réalisation de l’enquête auprès de membres clés du personnel et par l’examen des documents disponibles Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Identifier les membres clés du personnel du ministère et des organisations partenaires avec qui prévoir les entretiens de la phase 2 et faire en sorte que ces contacts soient représentatifs des activités menées dans le pays à tous les niveaux (national, infranational, etc.) et avec l’aide des différentes sources de financement (gouvernement, donateurs, établissements de santé privés, etc.) Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier le calendrier des entretiens de la phase 2 et planifier les entretiens avec les membres clés du personnel à interroger Servir de point de contact principal pour les membres clés du personnel à interroger et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Travailler avec le responsable de l’équipe du PER pour planifier une réunion de présentation initiale (avant la phase 2), le cas échéant, notamment : envoyer les lettres d’invitation, réserver un lieu pour la réunion et distribuer un modèle à suivre pour les présentations SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur les services cliniques, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires SPÉCIALISTES EN SYS- TÈMES DE DONNÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Effectuer un examen des documents disponibles apportant des informations utiles sur la cybersanté, les technologies de l’information, les lignes directrices existantes, etc. en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER Participer aux réunions de vérification régulières destinées à partager les résultats de l’enquête de conjoncture et à faire le suivi des avancées dans la collecte de données et de la qualité des données Travailler en permanence avec les membres de l’équipe du PER pour déterminer quels éléments importants restent à obtenir au cours de l’enquête de conjoncture et pour déterminer les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces (AFOM) préliminaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 26 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies pendant les 2 semaines que durent la collecte et l’analyse des données de la phase 2. Bien que conçue pour être la plus large possible, cette liste de responsabilités n’est pas exhaustive et doit être adaptée ou étendue en fonction des besoins. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Faire en sorte que les lettres d’autorisation soient distribuées au personnel du ministère et des autres organismes collaborateurs ainsi qu’aux autres partenaires de l’évaluation Assurer la supervision de la saisie et de la gestion des données et faire un suivi de la protection et la qualité des données Superviser l’analyse des données en continu et l’identification préliminaire en continu des atouts, des faiblesses, des opportunités et des menaces (AFOM) RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Avec les membres de l’équipe du PER qui mèneront les entretiens, examiner la version finale des guides de discussion préparés pour les entretiens spécifiques avant de réaliser ces entretiens Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (c’est-à-dire aucune nouvelle information n’est fournie) Superviser l’intégration et l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Veiller à ce que le travail réalisé par l’équipe soit fait en conformité avec les méthodes et les processus établis pour la saisie, la gestion, la protection et l’assurance de la qualité des données Travailler directement avec le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution à la création, pour les membres de l’équipe, du calendrier et des étapes à suivre pour les entretiens, passer en revue les guides de discussion affinés spécifiques pour chaque personne interrogée et servir de coordonnateur pour les entretiens menés en équipe Servir de point de contact entre le responsable de l’évaluation, le membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et l’équipe du PER Présider la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, les réunions quotidiennes de coordination avec l’équipe, et coordonner et animer la réunion finale de synthèse Identifier les problèmes ainsi que les sujets de préoccupation éventuels, et les transmettre au membre de l’équipe du PER affilié à l’institution et au responsable de l’évaluation MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Aider à l’intégration et à l’analyse des résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles ainsi qu’à l’amélioration et à l’organisation des différents guides de discussion spécifiques pour chaque personne interrogée Animer la réunion de présentation initiale (phase 1 et/ou phase 2) et la réunion finale de synthèse, et aider l’équipe du PER à mettre en œuvre la collecte des données (par exemple, pour les aspects logistiques, le transport, etc.). SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Archiver en continu l’ensemble des données collectées sur le terrain et mener des discussions approfondies avec des personnes très diverses, en veillant à ce que les sujets à couvrir soient épuisés à la fin de l’entretien (aucune nouvelle information n’est fournie) Intégrer et analyser les résultats des entretiens et des discussions approfondis, de l’enquête de conjoncture et de l’examen des documents disponibles Organiser les questions du Guide de discussion pour les besoins de l’entretien avec chaque personne interrogée, et affiner les guides de discussion préparés spécifiquement pour chaque personne interrogée dans les domaines qui leur ont été assignés, en faisant des références croisées avec les réponses obtenues lors de l’enquête de conjoncture et les autres domaines du Guide de discussion afin d’identifier les lacunes et aussi d’éviter les doublons LISTE DE CONTRÔLE POUR LA PHASE 2 SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 27 RÔLE DANS L’ÉVALUATION (Nombre de personnes : 6–7) RESPONSABILITÉS Les tâches découlant de ces responsabilités doivent être accomplies après la collecte des données de la phase 2. RESPONSABLE DE L’ÉVALUATION/INVES- TIGATEUR PRINCIPAL (1–2) Superviser la rédaction du rapport d’évaluation, en portant une attention particulière à l’élaboration des recommandations Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation RESPONSABLE DE L’ÉQUIPE DU PER (1) Attribuer la rédaction de chaque section du rapport d’évaluation aux différents membres de l’équipe du PER Passer en revue les analyses et diriger la préparation du rapport d’évaluation, en s’assurant que les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse ont été pris en considération Soumettre le rapport d’évaluation au responsable de l’évaluation pour qu’il le passe en revue et vérifie les recommandations finales MEMBRE DE L’ÉQUIPE DU PER AFFILIÉ À L’INSTITUTION (1) Aider à la rédaction du rapport d’évaluation en vérifiant les résultats et assurer un suivi au besoin afin de combler toute lacune éventuelle Travailler avec le ministère de la santé et les autres organismes collaborateurs, ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans cette évaluation afin de finaliser le plan de diffusion du rapport d’évaluation SPÉCIALISTE DU CONTENU CLINIQUE (1) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER SPÉCIALISTES EN SYSTÈMES DE DON- NÉES, EN SUIVI ET EN ÉVALUATION, ET EN INFORMATIQUE (2) Analyser les résultats, en prenant en considération les commentaires fournis en retour lors de la réunion finale de synthèse, et rédiger les sections du rapport en fonction de ce qui est demandé par le responsable de l’équipe du PER LISTE DE CONTRÔLE POST-ÉVALUATION ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 28 QUESTIONNAIRES POUR L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir les données démographiques et les données de surveillance pertinentes sur la population qui permettent de mieux connaître l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays. Son objectif secondaire est de déterminer la disponibilité en données démographiques et en données de surveillance sur la population actuelle et d’identifier de quelles sources proviennent ces données afin de préparer la phase suivante de collecte de données. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES 1.1 Quelle est la population totale du pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.2 Quel est le nombre total de femmes dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.3 Quel est le nombre total de femmes âgées de 21 à 29 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.4 Quel est le nombre total de femmes âgées de 30 à 59 ans dans le pays ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles MORTALITÉ ET DONNÉES DE L’ÉTAT CIVIL 1.5 Quel est le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » dans le pays ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.6 Le taux brut de mortalité « toutes causes confondues » peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : 1.7 À quel niveau existe-t-il un système d’enregistrement des données de l’état civil ? Indiquer tous les niveaux auxquels une collecte de données a lieu National Infranational Établissements de santé/Institution Communauté Il n’existe pas de système d’enregistrement des données de l’état civilt ÉPIDÉMIOLOGIE DU VIH 1.8 Quel est le taux de prévalence de l’infection à VIH ? Taux global : Taux chez l’homme : Taux chez la femme : Année des données : Source des données : Données non disponibles Données ventilées par sexe non disponibles 1.9 Le taux de prévalence de l’infection à VIH peut-il être ventilé en fonction de l’âge ? Oui Non Si Oui, comment l’âge est-il ventilé [par exemple, en catégories prédéfinies (donner les catégories), en âge pour chaque personne] : ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 1.10 Quel est le taux d’incidence du cancer invasif du col de l’utérus dans le pays ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 29 1.11 Quel est le nombre total de décès par cancer invasif du col de l’utérus par an (taux de mortalité par cancer du col de l’utérus) ? Taux : Unités : Pour 100 000 femmes par an Pour 100 000 habitants par an Année des données : Source des données : Données non disponibles 1.12 Existe-t-il un registre du cancer ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.13 Existe-t-il un registre distinct pour le cancer invasif du col de l’utérus (différent du registre général du cancer) ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.14 Des données sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et sur le traitement des lésions précancéreuses sont-elles enregistrées dans le registre général du cancer ou dans le registre du cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Non, existe-t-il un registre séparé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non 1.15 Existe-t-il un registre qui collecte des données sur les personnes vaccinées contre le VPH ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational Oui – Au niveau des établissements de santé /des hôpitaux Non Si Oui, (quel que soit le niveau), ce registre est-il différent du registre général des vaccinations ? Oui Non 1.16 En quelle année l’enquête en population la plus récente comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus a-t-elle été menée ? Année : Nom de l’étude : Aucune enquête en population comportant des questions sur le cancer du col de l’utérus n’a été menée DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la structure, l’organisation et la capacité des entités responsables des politiques, de la gouvernance, de la programmation et de la gestion en matière de soins de santé et de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ses objectifs secondaires sont d’identifier dans un premier temps les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces préliminaires associées, et d’identifier quelles sont les personnes clés à contacter pour la prochaine phase de collecte de données. INFRASTRUCTURES 2.1 Existe-t-il un cadre de base pour la prestation de services en matière d’énergie, de transport, d’eau et d’assainissement, de technologies de l’information et de la communication ? Oui Non Ne sait pas 2.2 Des actions sont-elles menées au niveau national pour collecter des informations sur les mesures prises en matière de stabilité politique, d’efficacité du gouvernement et de contrôle de la corruption, et cadrant avec les indicateurs internationaux en rapport avec la gouvernance et la corruption ? Oui Non Ne sait pas 2.3 Quelles sont les données nationales disponibles pour les indicateurs clés de l’Union internationale des télécommunications relatifs aux télécommunications et aux TIC ? Les données peuvent être obtenues sur le site : www.itu.int/en/ITU-D/Statistics/Pages/stat/default.aspx Score national global : Données non disponibles Augmentation en pourcentage du score national depuis 2008 : Données non disponibles Abonnements au téléphone fixe : Données non disponibles Abonnements au téléphone mobile : Données non disponibles Abonnements actifs à un service mobile à large bande : Données non disponibles Abonnements à un service câblé à large bande : Données non disponibles Ménages disposant d’un ordinateur : Données non disponibles Ménages disposant d’un accès à Internet à la maison : Données non disponibles Personnes utilisant Internet : Données non disponibles Année des données : Source des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 30 GOUVERNANCE EN MATIÈRE DE SOINS DE SANTÉ 2.4 Existe-t-il une structure organisationnelle pour la gouvernance nationale en matière de soins de santé ? Oui – Centralisée Oui – Décentralisée Non 2.5 Existe-t-il plus d’un ministère ou d’une institution du secteur public au niveau national qui supervise les soins de santé ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun(e) le nom du ministère ou de l’institution et le nom d’un contact clé. Nom : Contact clé : 2.6 Existe-t-il un diagramme ou un texte décrivant la structure et l’organisation actuelles du(des) ministères et/ou du(des) institution(s) du secteur public au niveau national qui supervise(nt) les soins de santé ? Oui – Actualisé Oui – Non Actualisé Non Non consultable Si Oui, fournir une copie ou un lien d’accès. GOUVERNANCE ET GESTION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS 2.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour le dépistage du cancer du col l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses (prévention secondaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Oui Non Si Oui, quel est le nom de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : 2.8 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus et du traitement des lésions précancéreuses ? Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des différents éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.9 À quel niveau le programme de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses est-il organisé dans votre pays ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la plupart de la programmation du dépistage du cancer du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux du niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi du programme de dépistage du cancer du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus du pays, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent le dépistage, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.10 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant le cancer invasif du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend le cancer invasif du col de l’utérus? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.11 Combien de personnes travaillent dans la section, le programme ou l’unité en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 31 Ou noter les données pour chaque catégorie professionnelle figurant ci-dessous Cadres supérieurs : Personnel permanent : Personnel temporaire ou contractuel : Consultants externes : Épidémiologistes et statisticiens : Nombre TOTAL des membres du personnel (les catégories pouvant se chevaucher, ce total peut être différent de la somme des éléments figurant ci-dessus) : Année des données : Source(s) des données : Données non disponibles 2.12 À quel niveau le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus sont-ils supervisés et organisés dans votre pays ? Identique au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses ? Cocher l’option qui correspond le mieux : Niveau national (organisation et suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus pour le pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de bureaux au niveau infranational) Niveau infranational (autorité d’organiser et de faire le suivi de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus directement, sans être dirigé ou recevoir d’orientations du niveau national) ONG partenaires (organisation et suivi de la plupart de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, soit en collaboration avec le gouvernement, soit de manière indépendante) Niveau du programme (différents programmes ou systèmes de soins de santé organisent et gèrent de la programmation en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus, sans être dirigés ou recevoir d’orientations du niveau national ou des autorités infranationales) 2.13 Existe-t-il au sein du ministère de la santé (ou de son équivalent) une section, un programme ou une unité spécifique pour la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus) ? Autrement dit, existe-t-il une unité ou un programme qui coordonne et gère l’élaboration et la mise en œuvre des lignes directrices, des politiques et des programmes concernant la vaccination contre le VPH et la prévention primaire du cancer du col de l’utérus. Oui – Le(la) même que pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Oui – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses Non Si Oui, – Différent de celui(celle) pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses, quel est le nom de cette section, de ce programme ou de cette unité, et de quel département dépend-il(elle) ? Nom du programme ou de l’unité : Nom du département : Si Non, de quel(le) programme, unité ou autorité dépend la vaccination contre le VPH (prévention primaire du cancer du col de l’utérus)? Nom de la section ou de l’unité : Nom du département : 2.14 Existe-t-il en dehors du secteur public des organisations, des organismes ou des institutions responsables de certains aspects de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, fournir le nom de chaque entité et indiquer les domaines dont elle est responsable (cocher la ou les réponses appropriées) 1. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  2. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  3. Nom : Responsabilités : Politiques Recherche Formation Promotion de la santé Diagnostic Prestation de services (dépistage) Prestation de services (cancer invasif) Autre  DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur l’existence et les principaux éléments du contenu des politiques, des plans et des lignes directrices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de connaître le degré de priorité accordé à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’ensemble du système de santé et d’identifier les atouts, les faiblesses, les opportunités et les menaces potentielles associées à la coordination et à la gestion de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 32 3.1 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de santé ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.2 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale de lutte contre le cancer ? Ceux-ci prennent-ils en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale de santé 3.3 Existe-t-il une politique nationale, un plan national et une stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en plus de ceux portant sur la lutte contre le cancer en général) ? Quels sont les domaines couverts ? Cocher la ou les réponses appropriées, et indiquer le nom du document, la période couverte (le cas échéant) et les domaines de la lutte contre le cancer du col de l’utérus pris en compte dans chacun d’entre eux. Politique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Stratégie : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Plan stratégique : Période couverte : Vaccination contre le VPH Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Cancer invasif du col de l’utérus Ne traite pas de la lutte contre le cancer du col de l’utérus Il n’existe pas de politique nationale, de plan national ou de stratégie nationale spécifiques pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 33 3.4 S’il existe des politiques, des plans ou des stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quelles sont les méthodes recommandées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Il n’existe pas de politique nationale, de plan national et de stratégie nationale prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus Cytologie/Frottis de Papanicolaou IVA IVL Test de recherche de l’ADN du VPH Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.5 Quelles sont les méthodes de traitement des lésions précancéreuses recommandées par les politiques, les plans ou les stratégies prenant en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation Coagulation par la chaleur/le froid Autre (préciser) : Absence de recommandation 3.6 Une approche à visite unique est-elle recommandée par les politiques, les plans ou les stratégies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement des lésions précancéreuses ? Oui Non 3.7 Existe-t-il des lignes directrices nationales standardisées pour la pratique clinique en ce qui concerne les services suivants en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Il peut s’agir de lignes directrices nationales ou de lignes directrices internationales adoptées par le pays ; ces lignes directrices peuvent être autonomes ou intégrées à d’autres lignes directrices (par exemple, à des lignes directrices en rapport avec l’infection à VIH ou la santé reproductive). Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus Il n’existe pas de lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus 3.8 Existe-t-il des lignes directrices pour la pratique clinique en ce qui concerne les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui soient spécifiques pour les femmes infectées par le VIH ? Oui Non Si Oui, ces lignes directrices forment-elles un document séparé des lignes directrices de pratique clinique pour le dépistage indiquées ci-dessus? Oui Non DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES L’objectif principal de ce domaine est de décrire la conjoncture dans laquelle se trouvent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus disponibles et l’utilisation de ces services. Les objectifs secondaires sont de déterminer si des données sur la disponibilité, la distribution et la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont disponibles et si elles sont à jour, et d’identifier les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. DISPONIBILITÉ DES SERVICES 4.1 Quels sont les services de dépistage du cancer du col de l’utérus actuellement fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Cytologie/Frottis de Papanicolaou Inspection visuelle du col de l’utérus après application d’acide acétique (IVA) Inspection visuelle du col de l’utérus après application de soluté de Lugol (IVL) Test VPH Autre (préciser) : 4.2 À quel niveau du système de soins de santé les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont- ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.3 À quelle occasion les services de dépistage du cancer du col de l’utérus sont-ils fournis de manière active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.4 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 34 Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.5 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Cryothérapie RAD Conisation à froid Hystérectomie simple Autre (préciser) : 4.6 À quel niveau du système de soins de santé les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.7 À quelle occasion les services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus sont-ils fournis de façon active ? Cocher la ou les réponses appropriées Services préventifs de routine pour les femmes Services de santé maternelle et infantile Services de lutte contre le VIH Campagne spéciale pour la prévention du cancer du col de l’utérus Autre structure (préciser) : 4.8 Combien d’établissements de santé dans votre pays proposent des services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.9 Les services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils fournis en suivant l’approche à visite unique ? Oui, toutes les structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Oui, certaines des structures de soins où sont fournis des services de dépistage utilisent l’approche à visite unique Non, il n’existe aucune structure de soins où sont fournis des services de dépistage qui utilise l’approche à visite unique 4.10 Existe-t-il un système standardisé d’orientation- recours pour les femmes ayant besoin des services suivants: Traitement des lésions précancéreuses (type CIN 2 ou CIN 3) Oui Non Lésions étendues ou suspicion de cancer du col de l’utérus Oui Non Hystérectomie radicale Oui Non Radiothérapie Oui Non Chimiothérapie Oui Non Soins palliatifs Oui Non 4.11 Quels sont les services actuellement proposés pour le diagnostic des lésions précancéreuses et des cancers invasifs du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Colposcopie Biopsie Histologie/anatomie pathologique Autre (préciser) : 4.12 Combien d’établissements de santé dans votre pays peuvent faire le diagnostic des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs du col de l’utérus ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 35 4.13 Quels sont les services actuellement proposés pour le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Hystérectomie simple Hystérectomie radicale Chimiothérapie Radiothérapie Radiothérapie endocavitaire Autre (préciser) 4.14 À quel niveau du système de soins de santé les cas de cancer invasif du col de l’utérus sont-ils traités dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Primaire Secondaire Tertiaire Hôpital de recours national 4.15 Existe-t-il des centres de prise en charge du cancer ou des hôpitaux spécialisés dans la prise en charge du cancer dans votre pays ? Oui Non Si Oui, donner pour chacun le nom et le lieu d’implantation Nom : Lieu d’implantation : Nom : Lieu d’implantation : 4.16 Combien d’établissements de santé dans votre pays disposent du personnel et des capacités pour réaliser des hystérectomies radicales (ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens) ? Nombre TOTAL d’établissements de santé Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.17 Combien d’établissements de santé dans votre pays ont la capacité de réaliser des chimiothérapies ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.18 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 4.19 Combien d’établissements de santé dans votre pays réalisent des traitements par radiothérapie endocavitaire ? Nombre TOTAL d’établissements de santé : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre d’autres établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : UTILISATION DES SERVICtES Les données doivent indiquer le nombre total de femmes recevant des services à l’échelle nationale au cours de la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. 4.20 Combien de femmes sont ciblées chaque année pour bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.21 Combien de femmes ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.22 Combien de femmes ont été traitées pour des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 36 4.23 Combien de femmes ont bénéficié de services diagnostiques des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.24 Combien de femmes ont reçu le diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus ? Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.25 Si le système de classification en stades de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (FIGO) est utilisé, donner le nombre de femmes chez qui le diagnostic a été posé pour chacun des stades. Si un autre système est utilisé, donner le nom du système et le nombre de femmes pour chacun des stades. Aucun système de classification en stade n’est utilisé Le système de classification en stade selon FIGO est utilisé Stade I : Stade II : Stade IIA : Stade IIB : Stade III : Stade IV : Données non disponibles Un autre système est utilisé Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : Nom du stade et nombre : – Nom :_______________________________ Données non disponibles Année des données : Source des données : 4.26 Combien de cas de cancer invasif du col de l’utérus ont été traités/pris en charge ? Les traitements comprennent la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, etc. Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.27 Combien de femmes ont été traitées par hystérectomie radicale pour un cancer invasif du col de l’utérus ? L’hystérectomie radicale consiste en l’ablation de l’utérus, du col de l’utérus, d’une partie du vagin, et des ganglions lymphatiques pelviens. Elle est DIFFÉRENTE de l’hystérectomie simple qui consiste uniquement en l’ablation de l’utérus et du col de l’utérus. Hystérectomie radicale non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.28 Combien de femmes ont été traitées par chimiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Inclure les femmes recevant un traitement adjuvant ou un traitement palliatif par chimiothérapie pour un cancer du col de l’utérus Chimiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.29 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles 4.30 Combien de femmes ont été traitées par radiothérapie endocavitaire pour un cancer invasif du col de l’utérus ? Radiothérapie endocavitaire non disponible Nombre : Année des données : Source des données : Données non disponibles DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la disponibilité en professionnels de santé pouvant fournir les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que les possibilités de formation pertinentes. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données agrégées concernant les prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et concernant la capacité de formation du personnel de santé, de déterminer si ces données sont à jour, et d’identifier SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 37 les sources d’où proviennent ces données, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. CATÉGORIE DE PRESTATAIRES 5.1 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) le dépistage du cancer du col de l’utérus dans votre pays ? Cocher la ou les réponses appropriées Les méthodes de dépistage comprennent le frottis de Papanicolaou (PAP), l’inspection visuelle après application d’acide acétique (IVA), l’inspection visuelle après application de soluté de Lugol (IVL), le test de recherche d’ADN du virus du papillome humain (VPH), etc. Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.2 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par cryothérapie en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.3 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par RAD en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.4 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement par conisation ou hystérectomie simple en cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : 5.5 Quelle(s) catégorie(s) professionnelle(s) réalise(nt) généralement le traitement des cas de cancer invasif du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gynécologue/Obstétricien Généraliste/Médecin de famille/Médecin interniste Médecin praticien Praticien de niveau intermédiaire Personnel infirmier et sage-femme Autre (préciser) : FORMATION DES PRESTATAIRES 5.6 Existe-t-il une stratégie nationale/régionale pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses et traitement du cancer invasif du col de l’utérus) ? Oui Non 5.7 Existe-t-il des opportunités officielles d’obtenir à l’extérieur du pays une formation en médecine générale ou en médecine spécialisée (par exemple, un internat en médecine, un mMED ou une bourse de recherche pour étudier la physique des rayonnements, les techniques en cytologie, etc.) ? Oui Non Ne sait pas 5.8 Combien existe-t-il d’écoles de médecine dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 5.9 Combien existe-t-il actuellement d’écoles d’infirmières et de sages-femmes dans votre pays ? Nombre TOTAL d’écoles de médecine : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine publiques : Données non disponibles Nombre d’écoles de médecine privées : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 38 5.10 Dans votre pays, combien existe-t-il de programmes de formation en spécialité (internat en médecine, mMED, bourse de recherche, diplôme/ certificat) dans les disciplines suivantes : Santé reproductive (obstétrique et gynécologie) : Données non disponible Oncologie gynécologique : Données non disponible Chirurgie : Données non disponible Anesthésie : Données non disponible Médecine interne : Données non disponible Oncologie médicale : Données non disponible Radio-oncologie : Données non disponible Soins palliatifs : Données non disponible Cytologie : Données non disponible Anatomie pathologique : Données non disponible Radiologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.11 Parmi les programmes de formation suivants pour les agents de santé, combien existent dans votre pays ? Technologie des rayonnements : Données non disponible Physique des rayonnements : Données non disponible Techniciens en cytologie : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DISPONIBILITÉ EN PRESTATAIRES DE SERVICES 5.12 Combien d’agents de santé (dans le secteur public et privé) fournissent actuellement les services de santé suivants ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Chirurgiens : Données non disponible Anesthésistes : Données non disponible Gynéco-oncologues : Données non disponible Chirurgiens formés à la chirurgie pelvienne radicale du cancer : Données non disponible Oncologues radiothérapeutes : Données non disponible Oncologues médicaux : Données non disponible Médecins fournissant des soins palliatifs : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.13 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des dépistages du cancer du col de l’utérus? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.14 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par cryothérapie? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.15 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par RAD? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 39 5.16 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous réalisent des traitements de lésions précancéreuses par conisation ou hystérectomie simple? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : 5.17 Dans votre pays, combien d’agents de santé de chacune des catégories ci-dessous fournissent des soins aux personnes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? Gynécologues/Obstétriciens : Données non disponible Généralistes/Médecins de famille/Médecins internistes : Données non disponible Praticiens de niveau intermédiaire : Données non disponible Personnel infirmier et sage-femme : Données non disponible Autre (préciser) : Données non disponible Année des données : Source(s) des données : DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations sur la disponibilité en équipements, fournitures et médicaments de base nécessaires pour fournir des services de qualité permettant de lutter contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est d’obtenir des informations sur les systèmes et les processus connexes, cette étape servant de préparation pour la phase suivante de collecte de données. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement pour le matériel de laboratoire sont collectées dans la section DOMAINE 7. LABORATOIRE. DISPONIBILITÉ EN ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS DE BASE 6.1 Le minimum nécessaire pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, l’acide acétique à 3-5 %, le Lugol, les kits pour réaliser les frottis de Papanicolaou, les kits de test VPH, etc.) figure-t-il sur la liste nationale de fournitures de base ? Oui – Tout le minimum nécessaire Oui – Une partie du minimum nécessaire (donner la liste) : Aucun élément du minimum Il n’existe pas de liste de fournitures de base Lorsqu’une liste des fournitures de base est disponible, en fournir une copie en pièce jointe ou fournir un lien URL permettant d’en obtenir une copie électronique. 6.2 Les fournitures suivantes nécessaires pour réaliser le dépistage du cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Acide acétique à 3-5 % : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Lugol : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les frottis : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Fournitures pour réaliser les tests VPH : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Spéculums : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.3 De quel type de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle à un dépistage efficace du cancer du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Acide acétique à 3-5 %  Lugol Fournitures pour réaliser les frottis Fournitures pour réaliser les tests VPH Spéculum Autre (préciser) : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 40 6.4 Les équipements et les fournitures suivants pour le traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles ? Systèmes pour la cryothérapie : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Systèmes pour électrorésection (RAD) : Oui Non Oui – Seulement dans les services des niveaux supérieurs Monsel/Nitrate d’argent : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Azote liquide/dioxyde de carbone : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Embouts pour sonde cryogénique : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Anses pour électrocoagulation : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.5 De quel type d’équipement ou de fourniture le manque de disponibilité constitue-t-il le principal obstacle au traitement efficace des lésions précancéreuses du col de l’utérus ? Choisir la réponse la plus appropriée Systèmes pour la cryothérapie ystèmes pour électrorésection (RAD) Monsel/Nitrate d’argent Azote liquide/dioxyde de carbone Embouts pour sonde cryogénique Anses pour électrocoagulation Autre (préciser) : 6.6 Un ou des agents chimiothérapeutiques figurent-ils sur la liste nationale des médicaments essentiels ? Oui Non Il n’existe pas de liste des médicaments essentiels 6.7 Les agents chimiothérapeutiques suivants sont-ils disponibles pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Cisplatine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Paclitaxel : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Topotécan : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Gemcitabine : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Autre médicament (préciser) : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.8 Des analgésiques opiacés sont-ils disponibles pour les patientes atteintes d’un cancer invasif du col de l’utérus ? (Par exemple, la morphine, la dihydrocodéine, le fentanyl, la méthadone) Pour les patientes hospitalisées : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet Par ordonnance : Toujours disponible Ruptures de stock rares Ruptures de stock fréquentes Sans objet 6.9 Combien de machines de radiothérapie pour traitement oncologique sont actuellement opérationnelles dans le pays? Nombre TOTAL (ensemble des établissements de santé) : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur public : Données non disponibles Nombre d’établissements de santé du secteur privé : Données non disponibles Nombre dans d’autres types d’établissements de santé (par exemple, dépendant d’ONG) : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 6.10 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus dans le pays et en assure la distribution ? Nom de l’institution : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 41 6.11 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.12 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.13 Quel système électronique est utilisé pour l’approvisionnement en fournitures pour le traitement des lésions précancéreuses et pour leur distribution (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 6.14 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure-t-il l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution/organisation est responsable de l’approvisionnement en agents chimiothérapeutiques et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 6.15 Quel système électronique est utilisé pour gérer les stocks d’agents chimiothérapeutiques (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Il n’existe pas de système électronique Nom du système : Organisations utilisant ce système (en dresser une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 7. LABORATOIRE L’objectif principal de ce domaine est d’obtenir des informations afin de mieux connaître la conjoncture dans laquelle se trouve le système de laboratoire et de faire une description des services et des liens existants pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les objectifs secondaires sont de déterminer s’il existe des données clés pour le suivi des patientes du programme de lutte contre cancer du col de l’utérus et pour le suivi de ce programme, d’identifier les systèmes et processus de collecte et de gestion de ces données et d’identifier les sources d’où proviennent ces données. Cette étape est indispensable pour la préparation pour la phase suivante de collecte de données. ORGANISATION GÉNÉRALE ET GESTION 7.1 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale pour le développement et la gestion des laboratoires ? Oui Non 7.2 Existe-t-il une politique ou une stratégie nationale (distincte de celle qui précède) pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour la gestion de la qualité et de la performance des laboratoires ? Oui – Faisant partie de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Oui – Séparée de la politique, de la stratégie ou du plan national(e) de développement des laboratoires Non 7.3 Le système de laboratoire est-il centralisé ? Oui – Au niveau national Oui – Au niveau infranational/régional Non 7.4 Existe-t-il un laboratoire national de référence ? Oui Non Nom du laboratoire : Lieu d’implantation : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 42 DISPONIBILITÉ ET ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES SERVICES 7.5 Combien de laboratoires disposent de services d’anatomie pathologique (y compris de cytopathologie et d’histopathologie pour le dépistage et le diagnostic du cancer du col de l’utérus) ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics et privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique privés : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires d’anatomie pathologique publics : Données non disponibles Nombre disposant de la cytopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre disposant de l’histopathologie : Données non disponibles Pour les prélèvements du col de l’utérus : Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : 7.6 Combien de techniciens de laboratoire des secteurs public et privé des catégories suivantes fournissent actuellement des services ? Les personnes ayant plusieurs spécialités doivent être comptabilisées dans chacune des catégories pour laquelle elles sont spécialisées. Nombre de techniciens en cytologie : Données non disponibles Nombre TOTAL d’anatomopathologistes : Données non disponibles Nombre de cytopathologistes : Données non disponibles Nombre d’histopathologistes : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : 7.7 Combien de laboratoires réalisent des tests VPH ? Combien sont agréés (ou ont rempli les critères requis d’assurance de la qualité ou d’évaluation de la performance) ? Nombre TOTAL de laboratoires réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires privés réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Nombre TOTAL de laboratoires publics réalisant des tests VPH : Données non disponibles Nombre agréés : Pas de processus pour délivrer un agrément ou pour l’assurance de la qualité Année des données : Source(s) des données : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 43 ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT 7.8 Le gouvernement ou le ministère de la santé assure- t-il l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en gère-t-il les stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué dans les achats, l’approvisionnement et la gestion) ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Non, quelle institution ou organisation est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et en assure la distribution ? Nom de l’institution : 7.9 Existe-t-il un système utilisé pour l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus et pour la gestion des stocks (de manière spécifique ou dans le cadre d’un rôle plus large joué par ce système dans l’approvisionnement en médicaments et dans la gestion des stocks) ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : RÉSULTATS DES TESTS DE LABORATOIRE 7.10 L’ensemble des laboratoires rendent-ils les résultats de cytologie et/ou de cytopathologie en suivant une terminologie standard (par exemple, celle du système Bethesda) ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.11 Les résultats de l’examen cytologique et/ou cytopathologique des prélèvements du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.12 Les différents laboratoires rendent-ils les résultats de l’examen histologique et/ou d’histopathologique en suivant une terminologie standard [par exemple, celle des lésions intraépithéliales épidermoïdes (LIE)] ? Oui Non Terminologie standard utilisée : 7.13 Les résultats des biopsies du col de l’utérus sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 7.14 Les résultats des tests VPH sont-ils saisis dans un système d’information de laboratoire national ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS L’objectif principal de ce domaine est de décrire la budgétisation et le financement des services et des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. L’objectif secondaire est de déterminer la disponibilité et l’utilisation des données, des structures et des processus pour la budgétisation et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES 8.1 Quelles sont les sources de financement pour la prestation des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 44 ONG Programmes individuels Participation financière des patientes Autre (préciser) : 8.2 Existe-t-il un budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non 8.3 Existe-t-il une section, une unité ou une équipe spécifique pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Au niveau central Oui – Au niveau infranational Non Si Oui, quel est le nom de la section, de l’unité ou de l’équipe : Si Non, quel département ou quelle section est responsable de la budgétisation et du calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Nom du département ou de la section : 8.4 Existe-t-il un système ou un outil utilisé pour la planification budgétaire et le calcul des coûts du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui – Système électronique Oui – Système sur papier Non Nom du système : Organisations utilisant ce système : Organisation ayant élaboré ce système et en assurant le fonctionnement : 8.5 Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le coût unitaire de chaque élément est disponible Le coût unitaire de la plupart des éléments est disponible Le coût unitaire de quelques éléments est disponible Le coût unitaire n’est disponible pour aucun élément 8.6 Le coût par personne des services suivants entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-il disponible ? Coût par femme du dépistage du cancer du col de l’utérus Coût par femme du traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus Coût par femme du traitement d’un cancer invasif du col de l’utérus Le coût par femme n’est disponible pour aucun de ces services RESSOURCES HUMAINES ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS 8.7 Existe-t-il une grille des salaires (comprenant les indemnités) pour les fonctionnaires travaillant dans le domaine de la santé ? Oui Non Si Oui, indiquer le nom du(des) document (s) ou télécharger le(s) document(s) où se trouve cette grille des salaires. 8.8 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités du personnel de santé, y compris pour les écoles de médecine, les écoles d’infirmières, la formation continue, etc. ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarité Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé □ Autre (préciser) : 8.9 Quelles sont les sources de financement pour la formation et le renforcement des capacités des prestataires des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : Si plus d’une réponse a été cochée, quelle est la principale source de financement ? Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Organisations confessionnelles Frais de scolarit Partenariats entre le public et le privé Autre (préciser) : SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 45 DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Les principaux objectifs de ce domaine sont de collecter des informations sur le contexte des systèmes d’information sanitaire dans lequel se fait la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et de décrire les structures, systèmes et processus employés pour la collecte, la gestion, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires (données individuelles et données agrégées) pour le suivi des patientes et des programmes. L’objectif secondaire est d’identifier les opportunités et les menaces préliminaires caractérisant la conjoncture entourant le système d’information sanitaire ainsi que les atouts et faiblesses préliminaires dans les systèmes et les processus en rapport avec les données concernant le cancer du col de l’utérus. REMARQUE : des informations supplémentaires spécifiques aux achats et à la chaîne d’approvisionnement sont collectées dans les sections Domaine 6. Équipements, fournitures et médicaments et Domaine 7. Laboratoire. POLITIQUES, PLANS ET STRATÉGIES 9.1 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ? Oui Non 9.2 Existe-t-il une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté ? Oui Non 9.3 Existe-t-il un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ce plan peut être autonome ou intégré à d’autres plans, par exemple, avec le plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Oui – Plan autonome Oui – Plan intégré à un autre plan (préciser) : Non COORDINATION, GESTION ET GOUVERNANCE 9.4 Existe-t-il au sein du gouvernement un ministère, un département ou une section s’occupant spécifiquement des TIC ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de ce ministère, de ce département ou de cette section ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : Dans la négative, quel ministère, quel département ou quelle section a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de TIC ? Nom de ce ministère, de ce département ou de cette section : 9.5 Existe-t-il au sein du gouvernement une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de cybersanté ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité les politiques, la planification et la programmation nationales en matière de cybersanté ? Nom de ce ministère, de cette unité ou de cette équipe : 9.6 Qui est responsable du financement et de la budgétisation pour l’élaboration et pour le bon fonctionnement des systèmes d’information électroniques utilisés dans le domaine de la santé (y compris dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? Cocher la ou les réponses appropriées Gouvernement central/Ministère Dons privés Agences multilatérales ONG Programmes individuels Autre (préciser) : 9.7 Existe-t-il au sein du ministère de la santé une section, une unité ou une équipe s’occupant spécifiquement des questions de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, quel est le nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe et le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : Dans la négative, quelle section, quelle unité ou quelle équipe a sous sa responsabilité le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le nom du département auquel elle appartient ? Nom de cette section, de cette unité ou de cette équipe : Nom de ce département : 9.8 Existe-t-il dans le budget des fonds alloués spécifiquement au suivi et à l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 46 9.9 Existe-t-il des institutions ou des organisations extérieures au ministère de la santé qui mènent des activités de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Dans l’affirmative, donner le nom de cette ou de ces institutions : Nom de cette ou de ces institutions : RESSOURCES HUMAINES 9.10 Combien de personnes formées travaillent sur des questions ou des systèmes en rapport avec les données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Combien consacrent 100 % de leur temps de travail à des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Personnel formé au suivi et à l’évaluation : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la gestion des données (comprend la saisie et l’analyse) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnes travaillant à la conception des systèmes : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Personnel de soutien informatique (technologies de l’information) : Données non disponibles À 100 % sur des activités en rapport avec le cancer du col de l’utérus : Données non disponibles Année des données : Source(s) des données : SYSTÈMES DE COLLECTE ET D’AGRÉGATION DES DONNÉES Recoupement des sources de données avec le Domaine 4. Disponibilité et utilisation des services, et avec le Domaine 7. Laboratoire 9.11 Quels sont les systèmes électroniques utilisés dans le pays pour la collecte et la gestion des données individuelles des services de soins de santé ? Les systèmes peuvent collecter des données exhaustives sur les soins de santé pour des clients individuels ou des données individuelles pour chaque client pour une maladie ou un programme de santé spécifique (il peut, par exemple, s’agir de dossiers médicaux électroniques, de dossiers de santé électroniques, de systèmes de santé mobiles, etc.), ou collecter des données limitées pour chaque client recevant des services spécifiques (il peut, par exemple, s’agir de systèmes d’information utilisés dans les laboratoires ou les pharmacies). Il n’existe pas de système électronique pour collecter des données individuelles sur les clients Faire la liste de tous les systèmes existants, en fournissant pour chacun d’entre eux les informations suivantes : 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.12 Comment sont collectées les données individuelles en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Exclusivement à l’aide de formulaires papier Exclusivement avec des systèmes électroniques Combinaison de systèmes sur papier et de systèmes électroniques SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 47 9.13 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque client est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clients des services de santé ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite Aucun numéro ou code d’identification n’est utilisé pour identifier individuellement chaque client 9.14 Quel numéro ou code d’identification propre à chaque cliente est utilisé sur les formulaires de collecte de données ou dans les systèmes électroniques pour identifier de façon unique les clientes des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Cocher la ou les réponses appropriées Numéro ou code d’identification national unique Numéro ou code d’identification national unique pour chaque client du système de santé Numéro ou code d’identification unique attribué aux clients de services ou de programmes spécifiques (identifiant unique spécifique à une maladie) Chaque établissement de santé attribue un numéro d’identification ou un code à chaque client lors de sa première visite Chaque établissement de santé attribue un nouveau numéro d’identification ou un nouveau code à chaque client à chaque visite 9.15 Un système électronique est-il utilisé pour agréger les données des soins de santé et pour calculer les indicateurs de suivi ? 1. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 2. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 3. Nom du système : Organisations utilisant le système (fournir une liste la plus complète possible) : Organisation ayant élaboré le système : Type de données collectées : Ensemble des soins de santé Spécifiques à une maladie ou à un programme (préciser la maladie ou le programme) : Spécifiques à un service (préciser le service) : Le système collecte-t-il des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Oui Non 9.16 Comment les données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles agrégées et présentées dans les rapports ? Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports sous forme de formulaires papier Exclusivement agrégées à la main et présentées dans des rapports électroniques Combinaison d’agrégation et de présentation dans des rapports sous forme papier ou de manière électronique 9.17 Existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : 9.18 En cas de contexte de forte prévalence de l’infection à VIH : existe-t-il des indicateurs nationaux standardisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus reliés spécifiquement au statut par rapport au VIH ? Oui Non Si Oui, donner la liste des indicateurs nationaux standardisés. Si Non, existe-t-il dans le pays des institutions ou des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 48 organisations qui ont établi des indicateurs pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Oui Non Si Oui, donner leurs noms : Nom(s) de l’institution : Coordonnées : ÉVALUATIONS ET AUDITS 9.19 Au cours des 10 dernières années, les systèmes d’information sanitaire ont-ils fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non 9.20 Au cours des 10 dernières années, le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il fait l’objet d’évaluations ? Si Oui, donner une liste complète de ces évaluations Oui, menée par : Année de l’évaluation : Non Si Oui, une évaluation ou un audit des données et des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus a-t-il(elle) été réalisé(e) au cours de cette(ces) évaluation(s) ? Oui Non SYSTÈMES D’AIDE À LA DÉCISION ET POUR LES ORIENTATIONS-RECOURS 9.21 Parmi les éléments suivants, lesquels sont utilisés pour les consultations cliniques et/ou les orientations- recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus Dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, quels systèmes sont utilisés pour les consultations et les orientations-recours ? Appels téléphoniques en temps réel Télémédecine Support papier ou lettres Systèmes « stockage et transmission » sur téléphone mobile Autre (préciser) : Aucun des éléments ci-dessus 9.22 Parmi les systèmes d’aide à la décision figurant ci- dessous, lesquels sont utilisés lors de la prestation de services de santé ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier Gestion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes Quels systèmes sont utilisés dans la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Données individuelles pour chaque client sous forme électronique Données individuelles pour chaque client sur papier Suivi et évaluation sous forme électronique ou en temps réel Suivi et évaluation sur papier estion des stocks par système électronique (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Gestion des stocks sur papier (y compris pour la pharmacie et le laboratoire) Autre (préciser) : Aucun de ces systèmes SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 49 GUIDE DE DISCUSSION APPROFONDIE DOMAINE 1. DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES ET ÉPIDÉMIOLOGIE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données démographiques, données de mortalité, données de surveillance et données épidémiologiques) ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.1 À 1.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Pour chaque sous-ensemble de données (données démographiques, mortalité et données de l’état civil, épidémiologie de l’infection à VIH et épidémiologie du cancer du col de l’utérus) pour lesquels des données sont disponibles, poser les questions suivantes : 1.1 Quels sont les structures et les processus utilisés pour obtenir des données démographiques, des données sur la mortalité et des données de l’état civil, des données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et des données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus, et pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de ces données et comment les nombres figurant dans les rapports sont-ils obtenus ? • Comment les données sont-elles agrégées et analysées ? Les systèmes ou les registres utilisés sont-ils sur support papier ou sous forme électronique ? Quel est le nom du système, quelle entité assure son bon fonctionnement et sa mise à jour, et qui l’utilise ? • Existe-t-il des lignes directrices pour enregistrer les données dans le système (ou dans le registre) ? Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes (par exemple, s’il existe un lien entre le système des enregistrements de l’état civil et le registre du cancer, ou s’il existe un lien entre le registre du cancer et le système d’information pour la gestion sanitaire) ? 1.2 Comment et par qui ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Ont-elles été utilisées pour la planification, l’élaboration ou l’amélioration du programme ? • Ont-elles été utilisées pour l’élaboration ou la modification de politiques ? • Ont-elles été utilisées pour déterminer l’attribution des ressources ? Ont-elles été utilisées pour l’élaboration d’une demande de subvention ? • Ont-elles été utilisées pour produire un rapport ou une présentation à usage interne ou externe ? Ont- elles été utilisées pour la rédaction d’une publication évaluée par des pairs ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel des données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 1.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour (données démographiques, données sur la mortalité et données de l’état civil, données sur l’épidémiologie de l’infection à VIH et données sur l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus) ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, qui a actuellement accès à ces données ? Quel est le processus à suivre pour élargir l’accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, existe-t-il d’autres systèmes ou processus susceptibles d’être utilisés pour collecter des données plus récentes ? • L’obtention des données en temps opportun est- elle affectée par la disponibilité en ressources pour collecter et gérer ces données ? Pour chaque sous-ensemble pour lequel AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 50 1.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données épidémiologiques et les données de surveillance requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enquêtes en population, registres du cancer) ; politiques, plans et lignes directrices ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données ; accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 1.12 À 1.16 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 1.5 Décrire, le cas échéant, les autres registres, les autres systèmes et les autres sources de données de surveillance ou de données épidémiologiques pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus qui n’ont pas été décrits ci-dessus. Demandes de précisions : • Des enquêtes en population sont-elles menées de manière régulière [par exemple, des enquêtes démographiques et sanitaires, des enquêtes en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA), des enquêtes STEPS (approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance), etc.] ? • Existe-t-il des enquêtes pour collecter des données de mortalité ? Des données sur l’infection à VIH ? Des données/informations sur le cancer du col de l’utérus ? Quand la dernière enquête a-t-elle eu lieu et quand la prochaine est-elle prévue ? • Lorsqu’il existe un registre du cancer, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe- t-il des lignes directrices pour l’enregistrement de données sur le cancer invasif du col de l’utérus ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Lorsqu’il existe un registre où sont enregistrées les informations sur la vaccination contre le VPH, est-il sur support papier ou sous forme électronique ? Existe-t-il des lignes directrices pour l’enregistrement des données ? Existe-t-il des lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données ? • Qui enregistre les données dans les différents systèmes ? Qui a accès aux données ? Comment les données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? • Les systèmes sont-ils intégrés ou liés à d’autres systèmes ? Les informations peuvent-elles être facilement partagées entre les systèmes ? Décrire le processus. • Quelle est la qualité de ces données ? DOMAINE 2. GOUVERNANCE, GESTION ET INFRASTRUCTURES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.1 À 2.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque des informations et des données sur les infrastructures sont disponibles, poser les questions suivantes : 2.1 Comment le secteur des soins de santé est-il pris en compte et quel degré de priorité lui est-il accordé par les structures gouvernementales pour la mise à disposition d’infrastructures de base et de moyens de télécommunication, et pour assurer l’efficacité du gouvernement dans ce domaine ? Demandes de précisions : • Le cadre de base inclut-il des infrastructures spécifiques à la prestation de services de santé ? Quelles sont les lacunes dans ces infrastructures ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer ces infrastructures ? • Quel est le pourcentage d’établissements de santé ayant accès aux domaines des infrastructures de base (par exemple, à l’électricité et à l’eau) et aux technologies de télécommunication ? Quelles mesures ont été prises, le cas échéant, pour renforcer l’accès à ces domaines ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 51 • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (collecte et gestion des données, suivi des patients, etc.) ? Lorsque des informations et des données sur les infrastructures ne sont PAS disponibles, poser les questions suivantes : 2.2 Quelles sont les principales lacunes auxquelles le secteur des soins de santé doit faire face en termes d’infrastructures de base (par exemple, l’accès à l’électricité et à l’eau) et de moyens de télécommunication (par exemple, la disponibilité en téléphones et en réseaux mobiles, en ordinateurs et en accès à Internet) ? Demandes de précisions : • L’accès à ces infrastructures de base et à ces moyens de télécommunication est-il meilleur pour certains niveaux du système de santé que pour d’autres ? Les établissements de santé privés ou dépendant d’une ONG ont-ils généralement un meilleur accès que les établissements de santé du secteur public ? • Existe-t-il une volonté politique de fournir en priorité au secteur de la santé un accès à certains éléments de base des infrastructures et des moyens de télécommunication ? • Existe-t-il dans le secteur de la santé des exemples clés pour lesquels les infrastructures de technologies de l’information et de la communication disponibles ont été utilisées pour la programmation (par exemple, la collecte et la gestion des données, le suivi des patients, etc.) ? REMARQUE : les questions 9.4 à 9.7, 9.9 et 9.13 de l’enquête de conjoncture ainsi que les questions 9.4 et 9.7 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur la coordination, la gestion et la gouvernance des systèmes de données en rapport avec les technologies de l’information et avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.4 À 2.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.3 Concernant la prestation ou la programmation des services de soins de santé en général et des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus en particulier, quels sont, le cas échéant, les principaux atouts et les principales faiblesses liés à la structure de la gouvernance en matière de soins de santé ? Demandes de précisions : • Cette structure a-t-elle été récemment modifiée ou adaptée ? Quel impact cela a-t-il eu sur la prestation de services et sur l’accès aux services de santé ? • Existe-t-il un ministère/département différent qui supervise le financement des soins de santé ? Les ressources humaines pour la santé ? Les technologies de l’information pour la santé ? • Les différents ministères ou départements en charge de la supervision des soins de santé et des technologies de l’information tiennent-ils des réunions de coordination régulières et disposent- ils de groupes de travail permanents ou d’autres possibilités de collaboration ? Lorsqu’il n’existe PAS de structure organisationnelle pour la gouvernance en matière de soins de santé au niveau national, poser les questions suivantes : 2.4 Décrire comment sont fournis les soins de santé. Demandes de précisions : • Existe-t-il des organisations, des institutions ou des agences particulières chargées de fournir les services de santé ? Sont-ils(elles) privé(e)s (à but lucratif) ? Fournissent-ils(elles) des soins de santé dans tout le pays, ou seulement dans certaines zones au niveau infranational ? • Qui est responsable du financement des soins de santé et de la fourniture des infrastructures de base pour les soins de santé ? • Quelle relation existe-t-il entre les différentes entités fournissant les services de santé, les infrastructures pour les soins de santé ou le financement d’une part et le gouvernement d’autre part ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 2.7 À 2.13 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.5 Décrire l’organisation et la gestion des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus (vaccination contre le VPH, dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) au sein du ministère de la santé. Fournir une copie de l’organigramme, le cas échéant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 52 Demandes de précisions : • Combien d’unités et/ou de départements contrôlent les activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces unités et/ou départements contrôlent-ils(elles) également des domaines ayant rapport avec d’autres maladies ? Quels sont ces domaines ? • Existe-t-il du personnel travaillant spécifiquement sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau du département, de la section, de l’unité ou du programme ? Ce personnel est-il en nombre suffisant ? • Quelles décisions en matière de programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont prises au niveau national centralisé ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ? • Dans les contextes de forte prévalence de l’infection à VIH : quel est le niveau d’intégration entre la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et la programmation en rapport avec l’infection à VIH ? 2.6 Expliquer quel est le niveau d’interaction entre les différents programmes/les différentes unités et les autres partenaires. Demandes de précisions : • Comment les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, de traitement des lésions précancéreuses et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus communiquent-ils entre eux (par exemple, existe-t-il des réunions régulières ?) ? • Existe-t-il des échanges de données réguliers entre les différentes sections ou unités ? Le cas échéant, existe- t-il des échanges de données avec le programme de lutte contre le VIH ? • Quel est le niveau d’interaction entre le programme de prévention du cancer du col de l’utérus, le programme de dépistage et le programme de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus d’une part et les unités ou les départements responsables des systèmes d’information sanitaire et des technologies de l’information et de la communication d’autre part ? • Existe-t-il au niveau national une structure permettant les échanges et les discussions entre les différents partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage préventif ou traitement) ? L’un ou certains des partenaires conçoivent-ils ou apportent-ils un soutien à des systèmes de collecte de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ensemble des thèmes RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 2.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 2.7 Pour chaque organisation, agence ou institution ne faisant pas partie du secteur public et responsable d’activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, conduire des entretiens approfondis avec des contacts clés en utilisant le Guide de discussion préparé pour un entretien spécifique dans le cadre d’un programme pouvant être utilisé comme modèle. DOMAINE 3. POLITIQUES, PLANS, STRATÉGIES ET LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de communication des données ; gouvernance, gestion et coordination RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 3.1 À 3.8 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : les questions 9.3 et 9.13 à 9.16 de l’Enquête de conjoncture et la question 9.5 du Guide de discussion collectent de nombreuses informations sur le contenu du plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. 3.1 Présenter les politiques, les plans et les stratégies qui régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Combien de politiques, de plans ou de stratégies différents régissent la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Le coût de ces plans ou de ces stratégies a-t-il été intégralement chiffré ? • À quelle échelle ces politiques, ces plans et ces stratégies ont-ils(elles) été diffusé(e)s ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux les politiques, les plans et les stratégies ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Quel est le champ d’application des recommandations figurant dans les politiques, les plans et les stratégies ? Sont-elles suffisamment détaillées pour fournir des orientations appropriées en matière de prestation de services ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 53 • Qui est responsable de la rédaction et de la mise à jour des plans ou des politiques ? Décrire brièvement le processus. • L’un des plans ou l’une des stratégies comprend- il(elle) un plan de suivi et d’évaluation ? 3.2 Présenter les lignes directrices pour la pratique clinique qui régissent les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage ; traitement des lésions précancéreuses ; diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Demandes de précisions : • Combien existe-t-il de lignes directrices pour la pratique clinique approuvées par le ministère de la santé en rapport avec les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quel est le niveau d’intégration entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses et le cancer invasif du col de l’utérus ? • Existe-t-il des lignes directrices de pratique clinique traitant de l’infection à VIH ? • Les lignes directrices sont-elles élaborées au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme/des établissements de santé ? Au niveau des partenaires ? Quel département, quelle section ou quelle unité est responsable de la mise à jour et de la rédaction des lignes directrices ? • À quelle échelle ces lignes directrices ont-elles été diffusées ? • La prestation de services suit-elle à tous les niveaux ces lignes directrices ? Est-ce également le cas dans les établissements de santé privés ? • Ces lignes directrices sont-elles suffisamment détaillées pour servir de guide lors de la prestation de services ? • S’il n’existe pas de lignes directrices de pratique clinique, comment les prestataires prennent-ils des décisions concernant les soins aux patientes (par exemple, en s’aidant d’autres documents) ? DOMAINE 4. DISPONIBILITÉ ET UTILISATION DES SERVICES Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.1 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les services décrits dans les politiques, les plans ou les stratégies de lutte contre le cancer du col de l’utérus obtenues en réponse aux questions 3.4 et 3.5 de l’enquête de conjoncture. 4.1 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de dépistage du cancer du col de l’utérus et de traitement des lésions précancéreuses. Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (au niveau national et au niveau infranational) ? Sont-ils les mêmes que ceux décrits dans les politiques, dans les plans ou dans les stratégies nationales ? • Les services de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses sont-ils disponibles dans des unités mobiles ? Ces unités mobiles sont-elles liées à des établissements de santé ou à des programmes particuliers ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel type de service/lieu de prestation de services est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (par exemple, dans un établissement de santé, dans une unité mobile ou lors d’une campagne) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de soins privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés utilisent-ils le frottis vaginal et les structures de soins publiques utilisent-elles l’IVA ? Les services mobiles sont-ils principalement proposés par des établissements de santé du secteur public ?) ? 4.2 Donner des informations sur la disponibilité et l’état général des programmes et des services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Quels sont les services proposés pour la prise en charge et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus (au niveau national et au niveau infranational) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 54 • Quels sont les services proposés par les centres anticancéreux et les hôpitaux spécialisés en cancérologie ? Quelle est la répartition géographique de ces centres spécialisés ? Quels sont les plans pour ces hôpitaux et ces centres à l’avenir (par exemple, est-il prévu d’ouvrir d’autres centres spécialisés ?) ? • Les services choisis pour être fournis à chaque niveau des établissements de santé sont-ils fournis régulièrement et sans interruption ? • Le nombre d’établissements de santé fournissant des services est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quel niveau d’établissement de santé est le plus facilement accessible aux femmes cherchant à avoir recours à des services (si ces services sont disponibles à différents niveaux de structures de soins) ? • En quoi la disponibilité et la prestation de services dans les établissements de santé privés diffèrent- elles de celles du secteur public (par exemple, les établissements de santé privés proposent-ils des services de radiothérapie et ceux du secteur public ne proposent-ils que la chimiothérapie ?) ? Concernant le traitement et la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus, existe-t-il un certain niveau d’intégration entre la prestation de services dans le secteur public et dans le secteur privé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, registre/recensement des établissements de santé) ; gouvernance, gestion et coordination ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données, accès aux données et utilisation des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.12 ET 4.16 À 4.19 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.3 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les établissements de santé et sur les services qu’ils fournissent, ainsi que pour préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Ces données sont-elles collectées de manière systématique et enregistrées dans le cadre de la prestation de services du programme ? Ou sont- elles collectées de manière périodique par le biais de recensements des établissements de santé ou d’enquêtes dans les structures de soins, et d’évaluations de la disponibilité des services et de la capacité opérationnelle des structures de soins ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national des établissements de santé ? - La liste comprend-elle l’ensemble des établissements de santé du pays (ceux du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? - La liste comprend-elle des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus qu’ils fournissent ? - Quels sont les éléments de données enregistrés (par exemple, les services, les équipements, la disponibilité en eau et en électricité, etc.) ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les établissements de santé (y compris sur leur emplacement et leur répartition) et sur les services qu’ils fournissent ? • Comment ces données sont-elles utilisées ? Qui a accès à ces données ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et transmises ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Existe-t-il des liens entre ces données et d’autres systèmes, ou d’autres systèmes peuvent-ils accéder à ces données [par exemple, via des interfaces de programmation d’applications (API)] ? Comment sont établis ces liens ? À quels systèmes ces données sont-elles liées ? 4.4 Quelle est la qualité de ces données ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des six dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 55 Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.5 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des ressources pouvant être utilisées pour effectuer plus rapidement les enquêtes ou les évaluations périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.6 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données individuelles et données agrégées sur la prestation de services et l’utilisation des services) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.20 À 4.30 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes de données individuelles et sur les systèmes de données agrégées obtenues en réponse aux questions 9.9 à 9.16 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses aux questions 4.7 à 4.11 ci-dessous avec les réponses aux questions 9.9 à 9.21 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 4.7 Quels sont les structures, les processus et les systèmes en place pour collecter des données sur la prestation de services (données individuelles et données au niveau des établissements de santé), ainsi que pour agréger ces données et préparer les rapports ? Demandes de précisions : • Quel niveau de standardisation existe-t-il entre les structures et les processus existants et quelles sont les entités responsables de la coordination et de la gestion (par exemple, au niveau national ? Au niveau infranational ? Au niveau du programme ou des établissements de santé ?) ? • Comment les nombres enregistrés dans les réponses à l’enquête sont-ils obtenus ? Quelles sont les sources de données disponibles ? • Qui a accès à ces données ? • Comment ces données sont-elles utilisées (par exemple : pour la prise en charge des patients ; pour l’élaboration de programmes ou de politiques ; pour déterminer la répartition des ressources ; pour obtenir des informations utiles pour la recherche ; pour préparer des rapports ; etc.) ? Ces données sont-elles utilisées fréquemment et de manière systématique ? • Ces données sont-elles stockées en toute sécurité afin de garantir leur confidentialité ? • Existe-t-il des formulaires, des registres ou des systèmes standardisés pour la collecte de données individuelles ? Et pour préparer au niveau national ou infranational des synthèses et des rapports à partir de données collectées au niveau des établissements de santé ? - Existe-t-il un ensemble d’éléments de données minimaux standardisés à collecter ? - Ces informations sont-elles suffisantes pour la prise en charge des patientes et pour le suivi du programme ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 56 • Comment les informations sont-elles échangées entre les systèmes de collecte de données individuelles et les systèmes utilisés pour l’agrégation des données ? 4.8 Quelle est la qualité des données individuelles ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? 4.9 Quelle est la qualité des données agrégées ? Demandes de précisions : • Donner des informations sur la qualité des données en fonction des sept dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, cohérence, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? Des audits et des mises à jour de données sont-ils effectués de manière systématique ? • Quelles sont les mesures prises pour améliorer la qualité des données ? • Existe-t-il un système de sauvegarde pour ces données ? • Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 4.10 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Existe-t-il des éléments de données spécifiques qui empêchent la préparation en temps opportun de rapports à partir de la synthèse des données obtenues dans les établissements de santé ? • Quels sont les principaux problèmes rencontrés en ce qui concerne la collecte, la gestion et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une demande de ces données pour la prise de décision ? Pour la prise en charge des patientes et pour la gestion des programmes ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 4.11 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • Existe-t-il des systèmes et des processus en place permettant de fournir à certains programmes les données requises pour leur planification, leur gestion et la définition de leurs objectifs ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par d’autres programmes ou d’autres domaines de la santé pour leur planification, pour leur suivi et pour déterminer leur impact ? • Les systèmes, les structures et les processus utilisés par d’autres programmes ou par d’autres domaines de la santé peuvent-ils être utilisés pour obtenir également des données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; systèmes et processus (suivi des cas d’orientation-recours) ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 4.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE REMARQUE : faire des recoupements avec les informations sur les systèmes d’orientation-recours obtenues en réponse à la question 9.21 de l’enquête de conjoncture. Croiser les réponses à la question 4.12 ci- dessous avec les réponses à la question 9.13 afin de faire la synthèse des informations obtenues sur les données et sur les systèmes de données existants et pour s’assurer que l’ensemble des informations recherchées a bien été obtenu. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 57 4.12 Quels sont les systèmes et les processus de suivi des femmes orientées vers des structures spécialisées suite à un dépistage positif ou à un diagnostic de cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les mécanismes d’orientation-recours fonctionnent- ils en temps opportun ? Dans la négative, identifier les principales lacunes en fonction des informations disponibles. • Existe-t-il une intégration ou des possibilités d’orientation des patientes dans un sens ou dans un autre entre les établissements publics et les établissements privés ? Pour quels services ? • Existe-t-il des formulaires papier standardisés ou des systèmes et processus électroniques standardisés utilisés dans le cadre des orientations-recours et permettant de suivre ces femmes tout au long du continuum d’interventions et lorsqu’elles passent d’un service ou d’un établissement de santé à un autre ? Quelles sont les principales lacunes dans ces systèmes et ces processus ? DOMAINE 5. RESSOURCES HUMAINES POUR LA SANTÉ Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.1 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 5.1 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de santé qualifié, en se concentrant sur les personnes jouant un rôle dans la prestation des services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses, et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quelles catégories de personnel de santé fournissent généralement les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Des catégories de prestataires particulières sont- elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Le personnel de santé qui fournit actuellement ces services appartient-il aux mêmes catégories que celles spécifiées dans ces documents ? • Les formations ou les qualifications requises pour les prestataires des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles spécifiées dans les politiques, les plans, les stratégies ou les lignes directrices cliniques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces prestataires sont-ils généralement formés dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Le nombre de prestataires de services qualifiés est-il suffisant pour répondre aux besoins de la population ? • Quelles sont les principales lacunes en matière de disponibilité de prestataires de services qualifiés ? Quel est l’impact de ces lacunes sur la prestation de services ? Des mesures sont-elles prises pour combler ces lacunes ? • Quelle entité est responsable de la formation d’un nombre suffisant de prestataires de services et d’une répartition adéquate des prestataires formés ? • Existe-t-il des possibilités à exploiter afin d’augmenter la disponibilité de prestataires formés pour fournir les différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (formation du personnel de santé, systèmes de gestion de la formation et du renforcement des capacités) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.8 À 5.11 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et gérer les données sur la formation du personnel de santé, les programmes permettant d’obtenir les diplômes requis, la formation continue et le renforcement des capacités ? Demandes de précisions : • Existe-t-il un système centralisé de suivi de la formation des prestataires des services faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Expliquer comment fonctionne ce système : quelles sont les sources de données disponibles ? Quelle entité est responsable de la mise à jour de ce système ? Quelles sont les entités qui enregistrent des données dans ce système ? • Existe-t-il un système centralisé de suivi des ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 58 programmes de formation médicale continue ? Expliquer comment fonctionne ce système. • Les systèmes comprennent-ils l’ensemble des possibilités existantes d’enseignement et de formation (par exemple, celles proposées par le secteur public, les ONG, les organisations confessionnelles, le secteur privé, etc.) ? • Les systèmes de suivi de la formation des prestataires et de l’obtention des diplômes sont-ils intégrés ou connectés aux systèmes de gestion de la répartition des ressources humaines (par exemple, à l’aide d’un registre ou d’une liste de l’ensemble du personnel de santé) ? • À quelle fréquence ces informations sont-elles mises à jour ? Quels sont les processus utilisés pour la mise à jour et comment les informations sont-elles validées ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation et de la répartition des services ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (registre/recensement du personnel de santé, systèmes d’information sur la gestion des ressources humaines) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; qualité des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 5.12 À 5.17 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 5.5 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir des données sur les prestataires de services de santé et préparer des rapports à partir de ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles (par exemple, collecte systématique et préparation régulière de rapports, enquêtes périodiques et évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services, etc.) ? • Existe-t-il une liste ou un registre central national du personnel de santé ? - La liste comprend-elle toutes les catégories de personnel de santé du pays (par exemple, celles du secteur public, des ONG, des organisations confessionnelles, du secteur privé, etc.) ? Ou comprend-elle seulement un nombre limité de catégories de personnel de santé (par exemple les chirurgiens et les médecins, mais pas le personnel infirmier) ? - Quels sont les éléments de données enregistrés dans ce registre du personnel de santé (par exemple, les qualifications, le lieu d’affectation, les services fournis, la formation reçue) ? - Qui a accès à cette liste/à ce registre du personnel de santé ? • Cette liste ou ce registre national est-il(elle) intégré(e) aux données sur la formation du personnel SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 59 de santé ou aux données sur les établissements de santé ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur le personnel de santé (y compris sur son lieu d’affectation et sa répartition) et sur ses qualifications ? • Lorsque ces données proviennent de la collecte systématique de données, comment sont-elles agrégées, analysées et synthétisées sous forme de rapports ? - Lorsque des systèmes électroniques sont utilisés, quel est le nom de ces systèmes, quelle entité assure leur fonctionnement et quels en sont les utilisateurs ? • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 5.6 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer des mises à jour plus rapides des informations grâce à des enquêtes, des évaluations ou d’autres méthodes systématiques pratiquées de manière périodique ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter et mettre à jour ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 5.7 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la disponibilité, des qualifications et de la répartition des prestataires de soins ? DOMAINE 6. ÉQUIPEMENTS, FOURNITURES ET MÉDICAMENTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.1 À 6.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.1 Donner des informations sur la disponibilité en équipements et en fournitures pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus, de diagnostic et de traitement des lésions précancéreuses et de diagnostic et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels équipements, fournitures, médicaments ou produits font, lorsqu’ils ne sont pas disponibles, le plus obstacle à la continuité de la prestation des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Les fournitures et les médicaments utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus figurent- ils sur les listes nationales des fournitures et des médicaments essentiels ? Dans la négative, quels sont les processus pour les y inclure ? Quels sont les obstacles ? • Les équipements et les fournitures disponibles sont-ils suffisants pour répondre aux besoins de la population ? • Les équipements, les fournitures et les médicaments sont-ils plus souvent disponibles de manière régulière à certains niveaux du système de santé ? Ou dans les services du secteur privé par rapport à ceux du secteur public ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 60 • Les médicaments pour la prise en charge de la douleur en cas de cancer invasif du col de l’utérus et pour les soins palliatifs sont-ils disponibles sur prescription et sous forme orale pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? Ces médicaments sont-ils uniquement disponibles pour les patientes hospitalisées ? Quels sont les obstacles à leur disponibilité pour les patientes prises en charge en ambulatoire ? • Le coût unitaire est-il disponible pour chacun des éléments de matériel et des produits utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 6.10 À 6.15 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 6.2 Décrire les structures, les systèmes et les processus en place pour l’achat et la gestion des équipements, des fournitures, des médicaments et des produits pour les services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’achat et de la distribution des équipements utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans le système d’approvisionnement ? • Existe-t-il une structure ou un processus permettant de déterminer de manière stratégique la répartition géographique des équipements disponibles afin d’accroître l’accessibilité aux services ? Qui gère ce processus ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures et en produits utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans les établissements de santé et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits et ceux gérant l’approvisionnement en médicaments ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment se fait le suivi de l’état de fonctionnement et de l’entretien des équipements utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Quelle entité est responsable de leur entretien ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en équipements et en fournitures dans les établissements de santé désignés pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Existe-t-il des systèmes, des structures ou des processus de gestion de l’approvisionnement et des stocks qui fonctionnent bien et qui pourraient être utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? DOMAINE 7. LABORATOIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.1 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.1 Donner des informations sur la disponibilité, l’organisation et la gestion des services de laboratoire pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Comment est organisé le système de laboratoire dans le pays ? La plupart des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont- ils fournis par des laboratoires gouvernementaux ou par des laboratoires privés ? • La plupart des laboratoires sont-ils connectés à des hôpitaux ou à des établissements de santé ? Ou alors les laboratoires sont-ils autonomes ? Le mode d’organisation varie-t-il d’un service à un autre ? • Pouvez-vous fournir un résumé de la stratégie et du plan en matière de laboratoire ? S’il n’existe pas de stratégie, existe-t-il des projets pour élaborer une telle stratégie dans le futur ? • Le nombre de laboratoires est-il suffisant pour répondre à la demande de services de dépistage et de diagnostic du cancer du col de l’utérus ? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 61 • Quelles sont les principales lacunes dans le système de laboratoire ? • Donner des informations sur les processus, les plans ou les lignes directrices suivis pour délivrer un agrément aux laboratoires et/ou pour évaluer la qualité et la performance du dépistage et des tests diagnostiques du cancer du col de l’utérus (par exemple, des examens cytopathologiques, des examens histopathologiques, des tests VPH). Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (données sur la disponibilité des services, données sur les agréments délivrés aux laboratoires) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.5 À 7.7 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsque les données sont disponibles, poser les questions suivantes : 7.2 Quels sont les structures et les processus en place pour obtenir et enregistrer ces données ? Demandes de précisions : • Quelles sont les sources de données disponibles ? Existe-t-il des données provenant de recensements ou d’enquêtes et d’évaluations périodiques de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services de laboratoire ? • Existe-t-il des systèmes de suivi de l’agrément des laboratoires et/ou des évaluations de la qualité et de la performance pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et les tests diagnostiques (par exemple, pour les examens cytopathologiques, les examens histopathologiques, les tests VPH) ? Veuillez expliquer comment fonctionnent ces systèmes. • Quels sont les contrôles de qualité en place pour ces données ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les membres du personnel de laboratoire (y compris sur leur lieu d’affectation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau auquel ils sont autorisés à exercer ? • Quelle entité est responsable de la collecte et de la mise à jour des informations sur les laboratoires (y compris sur leur localisation et leur répartition), les services qu’ils fournissent, leur niveau de qualification et le niveau pour lequel ils ont reçu un agrément ? • Comment sont utilisées les données sur le personnel de laboratoire, la disponibilité des services et les agréments reçus? Qui a accès à ces données ? Lorsque les données sont disponibles mais ne sont PAS à jour, poser les questions suivantes (en plus des questions ci-dessus) : 7.3 Quels sont les obstacles à la collecte ou à l’obtention de données à jour ? Quelles sont les possibilités éventuelles d’améliorer la situation ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • Des ressources sont-elles disponibles pour effectuer en temps opportun des enquêtes, des évaluations ou d’autres mises à jour systématiques périodiques ? • Parmi les systèmes, les enquêtes périodiques et les évaluations périodiques existants, certains pourraient-ils être mieux coordonnés ou utilisés pour collecter ces données ? Lorsque AUCUNE donnée n’est disponible, faire des investigations supplémentaires en demandant : 7.4 Pourquoi ces données ne sont-elles pas disponibles ? Demandes de précisions : • S’agit-il d’un problème d’accès aux données ou d’un problème de disponibilité des données ? • S’il s’agit d’un problème d’accès aux données, quels sont les obstacles à l’obtention de ces données pour la prise de décision ? Qui a actuellement accès à ces données ? • S’il s’agit d’un problème de disponibilité des données, quels systèmes, enquêtes périodiques ou évaluations périodiques existants pourraient être utilisés pour collecter ces données sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Quels sont les données et les systèmes utilisés par les autres programmes ou par d’autres domaines de la santé pour la planification et le suivi de la prestation, de la répartition et de la qualité des services de laboratoire ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (systèmes de gestion des achats et des stocks) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 62 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.8 ET 7.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.5 Décrire comment se passe l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour les services de dépistage et de diagnostic en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et comment se passe la distribution de ces fournitures. Demandes de précisions : • Qui est responsable de l’approvisionnement en fournitures de laboratoire pour le diagnostic du cancer du col de l’utérus dans le pays et de la distribution de ces fournitures ? Les mêmes entités sont-elles responsables de l’approvisionnement en fournitures, produits et médicaments pour les établissements de santé ? • Quel système est utilisé pour assurer l’approvisionnement en fournitures pour les laboratoires réalisant les tests utilisés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, et pour faire le suivi des stocks ? Ce système est-il sous forme électronique ou sur support papier ? Qui enregistre les informations dans cet inventaire des stocks et qui a accès à cet inventaire ? • Dans quelle mesure le gouvernement est-il partie prenante dans ce système ? Dans quelle mesure ce système est-il utilisé ? • Existe-t-il un lien entre les systèmes de gestion des stocks de fournitures et de produits pour les laboratoires et ceux gérant l’approvisionnement en fournitures, en produits et en médicaments destinés aux établissements de santé ? Existe-t-il un lien entre ces systèmes et les systèmes qui collectent des informations sur l’utilisation des services ? • Comment sont gérés les stocks afin d’éviter les ruptures de stock dans le laboratoire et comment les ruptures de stock sont-elles surveillées et traitées ? Quels sont les atouts et les faiblesses du système de gestion des stocks ? • Des enquêtes ou des évaluations sont-elles menées de manière régulière afin de déterminer la disponibilité en fournitures de laboratoire utilisées pour réaliser les tests entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ainsi que le bon fonctionnement du système d’achats et de la chaîne d’approvisionnement ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (enregistrement des résultats) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 7.10 À 7.14 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 7.6 Décrire les systèmes et les processus d’enregistrement et de communication des résultats des tests de laboratoire. Demandes de précisions : • Existe-t-il un système national d’information de laboratoire où sont enregistrées les données individuelles sur les résultats des examens réalisés au laboratoire (résultats pour chaque patient) ? Quelle entité est responsable d’assurer le bon fonctionnement et la mise à jour de ce système ? • Quelles sont les normes utilisées pour enregistrer et transmettre les résultats des examens cytologiques ? Les résultats des tests VPH ? Les résultats des biopsies ? La terminologie standard est-elle utilisée systématiquement ? • Existe-t-il des lignes directrices régissant la manière dont sont collectées les données sur les résultats de laboratoire et préparés les rapports à partir de ces données ? • Quelle est la qualité de ces données en fonction des dimensions suivantes : exhaustivité, conformité, exactitude, caractère unique, intégrité et obtention en temps opportun ? Des contrôles de qualité des données sont-ils en place ? • Quelles informations sont échangées entre les laboratoires et les établissements de santé ? Quelles informations accompagnent les prélèvements quand ils sont envoyés au laboratoire ? Quelles informations sont fournies en retour à l’établissement de santé et au personnel de santé ? • Décrire le flux d’informations pour que les résultats parviennent des laboratoires aux clientes ? Cela se passe-t-il directement, ou par l’intermédiaire de l’établissement de santé/du personnel de santé ? • Des informations sont-elles fournies en retour à l’établissement de santé ou au personnel de santé lorsqu’un prélèvement est inadéquat ou inutilisable ? • Existe-t-il des formulaires ou des systèmes pour faciliter l’échange d’informations en temps opportun entre les établissements de santé/le personnel de santé et les laboratoires ? • Existe-t-il des tests ou des processus spécifiques au niveau des laboratoires qui retardent le rendu des résultats ? DOMAINE 8. FINANCEMENT, BUDGÉTISATION ET CALCUL DES COÛTS Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 63 RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.1 Quelles sont les opportunités et les menaces inhérentes à la structure actuelle du financement et de la budgétisation pour les services, la programmation et les ressources humaines en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Le flux de financement actuel est-il pérenne ? Est-il menacé par des risques spécifiques ? • S’il n’existe pas de budget spécifique pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus, un certain pourcentage est-il attribué régulièrement aux services et à la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Qui participe à l’élaboration du budget pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (Des membres du personnel du programme ? Des prestataires de services ou des cliniciens ? Une unité nationale travaillant au calcul des coûts et à la planification, mais qui n’est pas spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus) ? • Des ressources sont-elles spécialement attribuées au renforcement des capacités et à la formation du personnel de santé? Ces ressources sont-elles suffisantes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus (calcul des coûts et budgétisation) ; gouvernance, gestion et coordination ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 8.1 À 8.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 8.2 Quels sont les systèmes et les processus utilisés pour la budgétisation et le calcul des coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des données sur les coûts de la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles collectées et gérées de manière systématique? La collecte des données sur les coûts se fait-elle en continu ou a-t-elle été effectuée uniquement de manière ponctuelle ? • Comment sont estimés ou déterminés les coûts unitaires de chaque élément faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Comment sont estimés les coûts des services par personne ? À quelle fréquence les coûts unitaires de chaque élément sont-ils mis à jour ? • Qui a accès à ces données et à ces systèmes ? • Les systèmes et les processus de budgétisation et de calcul des coûts ont-ils des liens avec d’autres systèmes (par exemple ceux de la gestion des achats et de l’approvisionnement) ? 8.3 Lorsque des données sur le calcul des coûts (coût unitaire de chaque élément, coûts des services par personne, demandes et attributions budgétaires globales) sont disponibles, comment ces données ont-elles été utilisées au cours des 12 derniers mois ? Demandes de précisions : • Pour la prévision du budget du programme ? • Pour la gestion d’un inventaire et des stocks ? • Pour la réalisation d’analyses coût-efficacité ou d’analyses de l’efficience ? • Pour l’évaluation du programme ou de l’impact ? • Pour la planification de l’introduction ou l’élargissement à grande échelle des services ? • Pour mener des études de faisabilité des services ? DOMAINE 9. VUE D’ENSEMBLE DES SYSTÈMES D’INFORMATION SANITAIRE Thèmes en rapport avec les systèmes de données : contexte ; infrastructures pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) ; politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.1 et 9.2 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour les TIC, poser les questions suivantes : 9.1 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit les TIC. Demandes de précisions : • Quels piliers ou domaines clés ont été choisis pour être prioritaires ? Le plan traite-t-il directement de la santé ? Et/ou de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Définit-il un cadre ou une stratégie claire pour la mise en œuvre ? Pour le suivi de la mise en œuvre ? • Décrire certaines des activités figurant dans la politique, le plan ou la stratégie. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 64 • Quels sont les résultats attendus ? Y a-t-il un calendrier associé à la mise en œuvre et aux résultats ? Lorsqu’il existe une politique, un plan ou une stratégie nationale pour la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.2 Décrire la politique, le plan ou la stratégie nationale qui régit la cybersanté. Demandes de précisions : • Quelles sont les réalisations attendues de ce plan ? Le plan a-t-il un but ou une vision clairement définis ? • Existe-t-il un cadre de mise en œuvre ou une feuille de route conforme aux priorités du pays ? Quelles sont les principales priorités ? • Comprend-il un plan de suivi de la mise en œuvre ? Un plan pour évaluer les atouts et les lacunes ? • Les éléments et les ressources requis ont-ils été identifiés ? • Prend-il en compte la lutte contre le cancer du col de l’utérus? En l’absence de politique, de plan ou de stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté, poser les questions suivantes : 9.3 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour les TIC ou la cybersanté ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? • Le besoin d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie de ce type est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement l’élaboration et la mise en œuvre des TIC et de la cybersanté ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; ressources humaines ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.4 À 9.6 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.4 Décrire la structure organisationnelle de la cybersanté et des TIC, ainsi que ses principaux atouts et ses principales faiblesses. Demandes de précisions : • Existe-t-il un coordinateur pour la cybersanté ? Quel ministère ou département est responsable de la coordination de la cybersanté ? • Existe-t-il une ou plusieurs unités en charge de la supervision des systèmes d’information sanitaire ? • Existe-t-il au niveau national ou infranational des structures de coordination de la cybersanté spécifiquement conçues pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Ces structures associent-elles l’ensemble des partenaires clés au niveau du district/de la municipalité ? • Le personnel disponible est-il suffisant pour couvrir les besoins nationaux en matière de TIC et de cybersanté ? Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée ? • Des ressources sont-elles attribuées aux TIC et à la cybersanté ? Comment sont financés les TIC et la cybersanté, et qui est responsable de l’élaboration du budget ? • Quelles sont les principales opportunités existant dans cette structure et les principales menaces posées par cette structure et pouvant avoir un impact sur la qualité des systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : politiques, plans, stratégies et lignes directrices en matière de données RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.3 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE S’il existe un plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.5 Décrire le plan de suivi et d’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Le plan de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses est-il intégré au plan de suivi et d’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? Dans la négative, décrire chacun des plans (utilisez les demandes de précisions ci-dessous pour chaque plan). SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 65 • À quelle échelle ce plan a-t-il été diffusé ? • Cette stratégie/ce plan de suivi et d’évaluation comprend-il(elle) des plans d’action ? • Ce plan donne-t-il des détails sur les processus et le calendrier à suivre ainsi que sur les rôles et responsabilités ? Expliquer. • Ce plan comprend-il une description succincte d’indicateurs spécifiques et d’un plan de collecte et d’analyse des données et de préparation des rapports ? • Ce plan prend-il en compte le renforcement des capacités du personnel impliqué dans le suivi et l’évaluation ? Ce plan prend-il en compte l’élaboration des systèmes de données et des outils ? S’il n’existe pas de plan national pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, poser les questions suivantes : 9.6 Quels sont les obstacles à l’élaboration d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie nationale pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Des ressources sont-elles disponibles pour leur élaboration ? La capacité technique est-elle suffisante pour l’élaboration de ce plan ? • Le besoin d’un plan pour le suivi et l’évaluation a-t-il été identifié ? • L’élaboration d’un plan pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus est-elle prévue ? • Sur quoi se basent actuellement le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : gouvernance, gestion et coordination ; budget et financement RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.7 À 9.9 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.7 Présenter l’équipe responsable du suivi et de l’évaluation de la programmation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, en soulignant ses atouts, ainsi que les difficultés rencontrées et les lacunes à combler. Demandes de précisions : • Comment cette équipe est-elle structurée ? Existe- t-il des protocoles pour ces personnes et les liens hiérarchiques sont-ils clairement définis entre ces personnes ? • Le suivi et l’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses sont-ils intégrés au suivi et à l’évaluation du traitement et de la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus ? • Quels sont les responsabilités et le cahier des charges pour les membres de l’équipe de suivi et d’évaluation ? • Les activités de suivi et d’évaluation sont-elles harmonisées entre les entités du secteur public et les entités du secteur privé ? Entre le gouvernement national et les partenaires chargés de la mise en œuvre ? • Existe-t-il un groupe de travail actif sur le suivi et l’évaluation, et existe-t-il des comptes rendus permettant de mesurer le travail réalisé ? • Un budget spécial est-il attribué au suivi et à l’évaluation ? Quelle(s) entité(s) finance(nt) le suivi et l’évaluation au niveau national ? • Le personnel de suivi et d’évaluation est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations pour lesquelles ce personnel est insuffisant. • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : ressources humaines RÉEXAMINER LES RÉPONSES À LA QUESTION 9.10 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE 9.8 Donner des informations sur la disponibilité en personnel de soutien qualifié pour apporter un appui au travail en rapport avec les données et les systèmes de données. Demandes de précisions : • Ce personnel est-il réparti de manière adéquate et appropriée dans le pays ? Existe-t-il un biais, avec une affectation préférentielle au niveau central ? • Le nombre de personnel permet-il de répondre aux besoins ? Donner des exemples des principales situations où ce personnel est insuffisant. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 66 • Existe-t-il une harmonisation entre les différentes unités/les différents départements ? Entre les différents niveaux du système de santé ? • Existe-t-il du personnel de soutien informatique ou des personnes travaillant à la conception des systèmes s’occupant spécifiquement des données et des systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? • Le personnel d’appui à l’utilisation des systèmes de données fait-il principalement partie du ministère de la santé ? Ou s’agit-il plutôt de sous-traitants ? Ou de consultants externes ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.12 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Cette question porte principalement sur les informations pertinentes pour les systèmes et les processus de données individuelles ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.9 Décrire les systèmes de données individuelles utilisés, en notant leurs principaux atouts et leurs principales lacunes. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou fait-il partie d’un système complet de données individuelles pour les patients? • Ces systèmes collectent-ils uniquement des données provenant de services fixes ? Ou provenant des services fixes et des unités mobiles ? Collecte-t-il des données provenant des campagnes ou des activités extra-institutionnelles ? • Les données sur les campagnes sont-elles partagées avec d’autres établissements de soins ? Dans l’affirmative, quels types de données sont partagées et comment sont-elles partagées ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données individuelles ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données individuelles sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données individuelles au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes auraient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.7 À 4.11 DU GUIDE DE DISCUSSION Ces questions portent principalement sur les systèmes de données et sur les processus d’agrégation des données en rapport avec la prestation des services et la surveillance des programmes, et sur les processus de préparation de rapports à partir de ces données ; les réponses aux questions 4.7 à 4.11 fournissent des informations supplémentaires sur l’accès aux données et sur l’utilisation des données, sur les échanges d’informations sanitaires et sur la qualité des données. 9.10 Décrire les systèmes de données, les processus d’agrégation des données et les processus de préparation de rapports à partir de ces données, en soulignant les atouts et les faiblesses de ces systèmes et de tout système de suivi et d’évaluation existant. Demandes de précisions : • Le système est-il utilisé exclusivement pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Ou existe-t-il un système national d’information sanitaire qui collecte des données sur le cancer du col de l’utérus en plus d’autres données sanitaires ? • Quels types de données sont enregistrées dans ces systèmes et qui les enregistre (par exemple, les données provenant des services fixes, des unités mobiles, des campagnes, des hôpitaux, etc.) ? • Les niveaux supérieurs du programme (par exemple, le niveau national et le niveau infranational) font-ils redescendre vers le niveau des établissements de soins des informations en retour sur la qualité des données qu’ils ont transmises? SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 67 • Ces systèmes permettent-ils de calculer des indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Quels sont ces indicateurs ? • Les systèmes de données agrégées sont-ils sous forme électronique ou sur support papier ? Les données sont-elles agrégées à la main? - S’il existe des systèmes électroniques, ont-ils été approuvés par le ministère de la santé et quel stade de développement ont-ils atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Ces données sont-elles transmises au ministère de la santé ? Dans l’affirmative, quel est le processus suivi ? • Existe-t-il des programmes pouvant servir de modèles qui gèrent de façon satisfaisante des données agrégées ? Dans l’affirmative, quels sont ces programmes ? • Les données enregistrées et compilées sous forme de données agrégées sont-elles principalement sous forme de texte libre ou de données codées ? • Qu’est-il prévu pour les systèmes de données agrégées au niveau national/infranational ? Quelles sont les opportunités et les difficultés attendues ? • Au cas où des systèmes aient déjà été modifiés, quelles sont les stratégies en place pour intégrer les anciennes données ? 9.11 Quels indicateurs sont actuellement utilisés pour le suivi de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus) ? Fournir la liste de ces indicateurs. Demandes de précisions : • Comment ces indicateurs ont-ils évolué/changé au fil du temps ? • Quels sont les plans nationaux actuels et futurs concernant les indicateurs de suivi et d’évaluation du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses ? • Qui est responsable de l’élaboration et de la mise à jour de ces indicateurs ? • Quels sont les obstacles et les opportunités attendus lors de la mise à jour des indicateurs existants ou de l’élaboration de nouveaux indicateurs ? • Quelles autres institutions/organisations ne faisant pas partie du ministère de la santé ont mis en place des indicateurs pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses ? • Certains indicateurs sont-ils liés au statut par rapport au VIH ? • Les indicateurs sont-ils conformes aux normes mondiales ? 9.12 À quelle échelle les indicateurs nationaux standardisés ont-ils été adoptés au niveau national ? Demandes de précisions : • Quelle proportion des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le pays utilisent de manière systématique ces indicateurs pour leurs propres activités de suivi et d’évaluation ? • Les établissements de santé/les régions communiquent-elles au ministère de la santé à une fréquence régulière (par exemple, au moins une fois par an) les chiffres obtenus pour ces indicateurs ? • Certains établissements de santé/certaines régions se conforment-ils(elles) davantage que d’autres aux demandes de communication de leurs données au niveau supérieur? Dans l’affirmative, quels sont ces établissements de santé/ces régions et quelles raisons permettent d’expliquer leur meilleure participation ? • Les établissements de santé privés, ou d’autres établissements de santé ne faisant pas partie du système de santé du secteur public font-ils un suivi de ces indicateurs et préparent-ils des rapports sur ces indicateurs ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : systèmes et processus ; accès aux données et utilisation des données ; échange d’informations sanitaires ; qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 4.10 ET 9.21 À 9.22 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À LA QUESTION 4.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.13 Quels types de systèmes sont utilisés pour les consultations cliniques et pour les orientations- recours en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Existe-t-il des protocoles pour les orientations- recours? • Existe-t-il des systèmes de données pour aider aux orientations-recours tout au long du continuum d’interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (prévention, dépistage et traitement) ? ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 68 • Quel est le principal système utilisé dans le pays pour orienter des femmes vers les services de dépistage ? Vers les services de traitement ? • Quel niveau d’organisation encadre ces mécanismes d’orientation-recours ? • Les systèmes de télémédecine sont-ils synchronisés/ en temps réel ou non synchronisés ? • Existe-t-il des systèmes utilisés pour la prévention, le dépistage ou le traitement qui soient basés sur des appareils mobiles ? • Existe-t-il des systèmes d’orientation-recours ou des systèmes basés sur des appareils mobiles ou des systèmes de télémédecine pouvant servir de modèles ? 9.14 Décrire les éventuels systèmes d’aide à la décision pertinents pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Quels éléments de la lutte contre le cancer du col de l’utérus bénéficient de l’utilisation de ces systèmes ? • Comment fonctionne chacun de ces systèmes d’aide à la décision ? • Donner des exemples de systèmes d’aide à la décision utilisés dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou des systèmes d’aides à la décision clinique utilisés dans le cadre de la prise en charge d’autres pathologies ? • S’il existe des systèmes d’aide à la décision qui ne comportent pas d’éléments faisant partie de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, existe-t-il des possibilités d’intégrer dans ces systèmes une aide à la décision pour les interventions en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Thèmes en rapport avec les systèmes de données : qualité des données RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.15 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET AUX QUESTIONS 4.4, 4.8, 4.9, 9.5 ET 9.10 À 9.12 DU GUIDE DE DISCUSSION 9.15 Quelles mesures ont été prises pour améliorer la qualité des données de suivi et d’évaluation ? Demandes de précisions : • Ces mesures sont-elles mises en œuvre de manière systématique et formelle ? • Existe-t-il des personnes chargées de comprendre les raisons des éventuels problèmes de qualité des données et d’améliorer la qualité des données dans le pays ? • Existe-t-il une supervision et un audit des données réalisés de manière systématique ? • Les mesures pour améliorer la qualité des données sont-elles appliquées de manière systématique ou seulement en fonction des circonstances ? • Existe-t-il une politique écrite officielle pour l’amélioration de la qualité ? (Dans la mesure du possible, obtenir une copie du document.) 9.16 Décrire les structures et les processus en place pour faire une sauvegarde des données relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Demandes de précisions : • Avec quelle régularité sont effectuées ces sauvegardes? • Existe-t-il des lignes directrices et des processus pour la sauvegarde et l’archivage des données ? • La méthode utilisée pour la sauvegarde des données est-elle standardisée ou varie-t-elle d’un établissement de santé ou d’une région à un(e) autre ? Cette sauvegarde se trouve-t-elle dans le pays ou à l’extérieur du pays ? • Existe-t-il des mécanismes pour sécuriser les données sauvegardées ? • Qui a accès aux données sauvegardées et archivées, et qui en est responsable ? 9.17 Quels sont les systèmes anciens pertinents pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Les données anciennes sont-elles enregistrées au niveau national ? • Des mesures sont-elles prises pour que les systèmes anciens soient intégrés aux systèmes actuels ? • Comment les données anciennes sont-elles présentées dans les systèmes statistiques nationaux ? • Les données anciennes sont-elles standardisées pour cadrer avec les standards et les lignes directrices actuelles ? Thème des systèmes de données : échange d’informations sanitaires RÉEXAMINER LES RÉPONSES AUX QUESTIONS 9.11 À 9.18 DE L’ENQUÊTE DE CONJONCTURE ET À TOUTES LES SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 69 QUESTIONS DU GUIDE DE DISCUSSION SUR LE THÈME DE L’ÉCHANGE D’INFORMATIONS SANITAIRES (1.1, 1.5, 2.6, 2.7, 4.3, 4.7, 4.12, 5.2, 5.5, 6.2, 7.2, 7.5, 7.6 ET 8.2) 9.18 Quelle est la situation de l’échange d’informations sanitaires dans le pays ? Demandes de précisions : • Quelles sont les méthodes utilisées pour l’échange d’informations sanitaires ? • Quel est le niveau d’interopérabilité entre les systèmes existants ? Existe-t-il une architecture d’entreprise pour la santé ? • Quel est le niveau d’intégration horizontale des informations sur les patients entre les différents points où sont dispensés les soins (par exemple, entre le laboratoire, la pharmacie, etc.) ? • Quel stade de développement a été atteint (début de conception, stade pilote, stade de déploiement à grande échelle, aujourd’hui inutilisé) ? • Quelles sont les normes utilisées pour les données ? Quel type de matériel informatique est requis pour l’échange d’informations sanitaires ? • Dans quelle mesure les méthodes utilisées doivent- elles être adaptées aux besoins ou être élaborées en continu en fonction des circonstances ? • Quels mécanismes sont en place pour mesurer la qualité des données ? 9.19 Quelles sont les méthodes utilisées (ou qu’il est prévu d’utiliser) pour identifier de manière unique chaque cliente ? Demandes de précisions : • Les identifiants sont-ils standardisés d’un système à un autre (par exemple, d’un service de consultation ou d’un registre à un autre) ? • Quels systèmes sont en place pour créer des identifiants et pour en conserver la liste ? • Existe-t-il des lignes directrices sur la manière de créer et d’attribuer les identifiants ? • Existe-t-il des systèmes pour la gestion des identifiants anciens ? • Quelles sont les mesures prises au niveau national ou infranational pour standardiser les identifiants ? Existe-t-il des modèles pour les systèmes d’identification des clients ? • La biométrie est-elle utilisée ? 9.20 Existe-t-il une terminologie, un vocabulaire ou un codage commun utilisé dans les systèmes de données et dans les échanges de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Demandes de précisions : • Qui est responsable de la définition de cette terminologie ? • À quelle fréquence cette terminologie est-elle mise à jour ? • Cette terminologie suit-elle des normes internationales ? Dans l’affirmative, quelles sont les normes suivies ? • Cette terminologie est-elle approuvée par le ministère de la santé ? • S’il existe une terminologie/des définitions communes, existe-t-il une version électronique du dictionnaire ? 9.21 Décrire comment les systèmes en place au niveau des établissements de santé intègrent ou partagent des informations avec les systèmes nationaux du ministère (par exemple, les systèmes de suivi et d’évaluation et les systèmes statistiques). Demandes de précisions : • Ces systèmes sont-ils facilement accessibles ? Sont- ils conviviaux ? • Quel est le calendrier de téléchargement des données ? • Comment ces systèmes sont-ils intégrés avec le système de suivi et d’évaluation ou dans les registres ? • Les indicateurs du cancer du col de l’utérus sont-ils intégrés dans le système national d’information sanitaire ? • Quels sont les systèmes disponibles pour l’agrégation verticale des données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, DHIS 2) ? Dans quelle mesure le ministère de la santé a-t-il approuvé et est-il partie prenante de ces systèmes? • Donner des exemples de systèmes pour lesquels l’intégration verticale est un succès. ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 70 SUGGESTIONS DE DOCUMENTS À EXAMINER Cette liste de suggestions de documents se veut aussi complète que possible, mais elle n’est pas exhaustive. Il peut arriver que certains documents pertinents ne figurent pas dans cette liste ; ils devront cependant être examinés. Les documents figurant dans cette liste doivent être obtenus par l’équipe du PER à partir des sources existant dans le pays et de recherches sur Internet. Les documents sur papier doivent, dans la mesure du possible, être numérisés, et toutes les versions électroniques doivent être conservées conformément au protocole de gestion des données défini pour cette évaluation. Lorsqu’un document n’est disponible que dans une version préliminaire, n’est pas disponible au moment de l’enquête ou n’existe pas, cette information doit être enregistrée dans la réponse aux questions correspondantes de l’enquête. Domaine 1 Données démographiques et épidémiologie • Rapport sur les données du recensement • Rapports ou fiches d’information sur les enquêtes en population • Rapports sur les registres du cancer • Rapports de synthèse sur les données du programme • Modélisation de la prévalence et de l’incidence de l’infection à VIH Domaine 2 Gouvernance, gestion et infrastructure • Organigramme du ministère du pays • Organigramme du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des principales ONG et des principaux partenaires travaillant dans le domaine de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette liste comprend les organisations travaillant dans la recherche, la formation, la prestation de services, la surveillance, la promotion de la santé, etc. Domaine 3 Politiques, plans, stratégies et lignes directrices cliniques • Plan sanitaire stratégique pour le pays • Politique ou plan stratégique sur le dépistage du cancer • Politique nationale de lutte contre le cancer • Politique ou plan stratégique sur la vaccination contre le VPH • Politique ou plan stratégique national sur le traitement du cancer du col de l’utérus • Politiques pertinentes sur tous les aspects en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus • Lignes directrices concernant les pratiques cliniques suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus spécifiquement chez les femmes infectées par le VIH • Lignes directrices nationales concernant les pratiques cliniques suivies pour la prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices de pratique clinique suivies pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et pour le traitement du cancer invasif du col de l’utérus Domaine 4 Disponibilité et utilisation des services • Documents et plans stratégiques décrivant les programmes de prévention, de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus • Registre du cancer, suivi national et autres rapports où il est possible d’obtenir les données permettant de calcul des indicateurs concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement et le cancer invasif du col de l’utérus • Enquêtes sur la disponibilité des services, rapports des recensements des établissements de santé et registre des établissements de santé • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) Domaine 5 Ressources humaines pour la santé • Rapports provenant des systèmes d’information concernant la gestion des ressources humaines ou du registre des agents de santé (par exemple, la liste de référence des prestataires) • Rapports budgétaires pour les dépenses salariales • Rapport sur les écoles de médecine, les formations générales, les formations spécialisées • Stratégie pour le renforcement des capacités ou la formation continue des agents de santé SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 71 Domaine 6 Équipements, fournitures et médicaments • Liste des fournitures essentielles et liste des médicaments essentiels • Listes des fournitures et des équipements disponibles qui sont utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus (rapports d’inventaire, commandes, etc.) • Lignes directrices, procédures opératoires normalisées ou spécifications techniques en rapport avec le système utilisé pour l’achat et la distribution des équipements et des fournitures utilisés pour la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports ou résultats d’enquêtes dans les structures de soins (par exemple, enquêtes sur la disponibilité des services et sur la capacité opérationnelle des structures de soins) Domaine 7 Laboratoires et méthodes de diagnostic • Politique, plan ou stratégie nationale pour l’agrandissement/la construction et la gestion des laboratoires • Liste des laboratoires offrant des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (notamment la préparation et l’interprétation des frottis, la préparation et l’interprétation des examens histopathologiques sur des prélèvements de tissu cervical, la réalisation du test VPH, etc.) • Lignes directrices pour le programme national d’évaluation de la qualité des examens cytologiques et histopathologiques • Stratégies, lignes directrices ou modes opératoires normalisés concernant l’assurance, le contrôle et l’amélioration de la qualité pour les laboratoires • Formulaires de demande d’examen cytologique et histologique et formulaires de retour des résultats Domaine 8 Financement, budgétisation, et calcul des coûts • Structure salariale pour le personnel de santé du secteur public • Plans d’opérations des pays donateurs ou protocoles d’accord avec les pays donateurs faisant apparaître leurs engagements budgétaires • Documents de budgétisation ou de calcul des coûts des activités du programme antérieur (par exemple, feuilles de calcul ou rapports de synthèse) • Documents ou rapports sur l’analyse des coûts et la planification (par exemple, analyses du rapport coût-efficacité, analyse du coût moyen des services par personne) Domaine 9 Données et systèmes de données • Politiques, plans ou lignes directrices en matière de gestion des données • Stratégie, politique ou plan national en matière de cybersanté et de technologies de l’information et de la communication • Politique, stratégie ou plan en matière de santé mobile • Plan national de suivi et d’évaluation relatif à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Liste des indicateurs nationaux standardisés relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Organigramme pour le suivi et l’évaluation de la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Document faisant apparaître les allocations budgétaires pour les systèmes de données et les activités de suivi et d’évaluation en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports d’évaluations spécifiques des systèmes d’information en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Rapports des évaluations et des audits réalisés sur les systèmes d’information sanitaire et les systèmes d’information relatifs à la lutte contre le cancer du col de l’utérus • Politiques et lignes directrices relatives à l’accès aux données • Formats ou normes prédéfinis pour le suivi et l’évaluation et pour les données permettant le calcul des indicateurs ; notes techniques et dictionnaire des données du système national d’information sanitaire • Formulaires et registres standardisés pour les données individuelles relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; formulaires standardisés pour préparer des synthèses et des rapports ; dictionnaire des données pour les systèmes électroniques avec données individuelles (par exemple, les dossiers médicaux électroniques) • Lignes directrices pour enregistrer les données dans les registres de vaccination contre le VPH et dans les registres du cancer ; lignes directrices pour le suivi et le contrôle de la qualité des données de ces registres • Terminologie ou vocabulaire utilisé dans les systèmes en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (par exemple, liste complète des termes/définitions partagé(e)s, dictionnaire des concepts national) ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES SECTION 1 72 Vue d’ensemble du programme Question • Fournir un bref historique et une vue d’ensemble du programme, y compris son année de création. Demandes de précisions • Ce programme est-il une émanation d’un programme préexistant (par exemple, d’un programme de prise en charge de l’infection à VIH) ? Dans l’affirmative, ce programme est-il encore fortement intégré dans le programme dont il émane ? • Le programme est-il intégré dans un grand hôpital/dispensaire ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par des fonds publics ou privés ? • Ce programme/cette structure de soins est-il(elle) financé(e) par différents mécanismes [par exemple, les fournitures sont payées par le ministère de la santé et les salaires payés par le U.S. President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR), etc.] ? Cela affecte-t-il les achats, les commandes et les stocks ainsi que la gestion des stocks? Question • Quelle est la zone desservie par ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Donner les principales caractéristiques socioéconomiques de la population de patientes (y compris la prévalence de l’in- fection à VIH). • Quelle est la population cible pour le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ? Description de la prestation de services Question • Donner des informations sur la disponibilité des services dans ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Quelle méthode de dépistage du cancer du col de l’utérus est utilisée dans ce programme/cette structure de soins? • Le dépistage du cancer du col de l’utérus est-il proposé dans le cadre des services de santé pour les femmes/des services de santé reproductive ? Dans le cadre des services de prise en charge de l’infection à VIH ? Dans le cadre des services de soins prénatals/services liés à la maternité ? Dans le cadre de campagnes ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de dépistage (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Est-il possible de réaliser un traitement sur place ? Le traitement des lésions précancéreuses est-il le seul traitement dis- ponible ? Est-il possible de faire un traitement du cancer dans cette structure de soins ? Dans l’affirmative, quelles sont les modalités utilisées pour ce traitement ? • Avec quelle fréquence sont fournis ces services de traitement (sont-ils toujours disponibles ou seulement disponibles cer- tains jours de consultation prédéfinis ?) ? • Quels sont les autres services gynécologiques ou médicaux fournis, le cas échéant ? Question • Décrire la dotation en personnel de ce programme/cette structure de soins. Demandes de précisions • Où sont formés les prestataires qui réalisent le dépistage/le traitement ? (p. ex., recours à des prestataires locaux formés dans les facultés de médecine du pays, recours à des prestataires locaux formés à l’étranger, recours à des prestataires étrangers formés à l’étranger, etc.) • Des cours de mise à niveau des connaissances et des pratiques sont-ils disponibles dans le pays ? • Existe-t-il des systèmes de suivi des formations du personnel de santé et des diplômes reçus ? Capacité du programme Question • Comment ce programme/cette structure de soins s’assure d’avoir la capacité opérationnelle à fournir les services ? Demandes de précisions • Quel est le nombre total de femmes bénéficiant chaque année d’un dépistage réalisé par ce programme/cette structure de soins ? Quel est le nombre total de femmes bénéficiant d’un traitement ? • Quels sont les équipements disponibles sur place pour fournir les services ? Ces équipements sont-ils bien entretenus/en état de marche ? Dans la négative, existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes, ou cela est-il fait en fonction des circonstances ? • Y a-t-il un accès sur place à des services d’anatomie pathologique ou à des consultations en temps réel ? Dans la négative, où sont situés les services d’anatomie pathologique, et combien de temps cela prend-il habituellement pour recevoir les résultats ? • Certaines capacités sont-elles actuellement limitées (p. ex., les capacités en personnel, en équipements, en espace phy- sique, en fournitures/réactifs, en connexion Internet/au réseau et à l’électricité) ? • Existe-t-il un processus (ou un système) permettant de faire remonter aux décideurs les informations sur les lacunes en termes de capacité ? • Existe-t-il un processus/système fiable utilisé de manière systématique pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en fournitures/réactifs et les problèmes de gestion des stocks ? Question • Ce programme/cette structure de soins dispose-t-il(elle) d’un processus fonctionnel d’orientation-recours ? Demandes de précisions • Ce programme/cette structure de soins peut-il(elle) réaliser des orientations-recours ? Les patientes sont-elles orientées à l’extérieur de la structure de soins ? Dans l’affirmative, vers quelles structures les patientes sont-elles orientées ? • Existe-t-il des méthodes/systèmes pour faire le suivi des orientations-recours ? • Existe-t-il une communication bidirectionnelle entre les structures orientant les patientes pour bénéficier de services spé- cialisés et les structures vers lesquelles ces patientes sont orientées ? • Les informations collectées permettent-elles au programme/à la structure de soins de faire un suivi de différentes va- riables temporelles en rapport avec les orientations-recours (p. ex. , délai entre le dépistage dans la structure de soins et la réception du résultat, délai entre le résultat du dépistage et le traitement, etc.) ? GUIDE DE DISCUSSION PRÉPARÉ POUR UN ENTRETIEN SPÉCIFIQUE DANS LE CADRE D’UN PROGRAMME POUVANT ÊTRE UTILISÉ COMME MODÈLE Ce guide de discussion est destiné à réaliser des entretiens ciblés visant à obtenir la description d’un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus mis en place par un ministère ou par un partenaire et qui dispose d’un système opérationnel de suivi et d’évaluation, de surveillance ou d’information. L’objectif de ces entretiens est de décrire en détail le programme, sa mise en œuvre ainsi que les systèmes connexes pertinents, afin d’identifier les meilleures pratiques, les enseignements qui peuvent en être tirés ainsi les systèmes existants pouvant être utilisés pour renforcer au niveau national les données et les systèmes de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. SECTION 1ÉVALUATION RAPIDE DE LA SITUATION DES DONNÉES ET DES SYSTÈMES DE DONNÉES 73 Pratiques relatives à la collecte, l’enregistrement et la gestion des données ainsi qu’à la préparation des rapports Question • Décrire le processus de collecte des données individuelles (sur les clientes). Demandes de précisions • Utilisez-vous des dossiers médicaux électroniques, des bases de données électroniques ou des outils de collecte de don- nées sur papier ? • Combien d’outils différents contiennent des données individuelles concernant les clientes dans une structure de soins ? Les différents outils/systèmes sont-ils intégrés les uns aux autres dans cette structure de soins ? • Les systèmes électroniques de cette structure de soins sont-ils intégrés aux systèmes d’autres structures de soins (ou au niveau infranational ou national) ? • Chaque patiente a-t-elle un numéro d’identification unique ? Dans l’affirmative, comment ce numéro est-il créé ? Cette procédure est-elle standardisée au niveau national ? Le numéro d’identification est-il utilisé dans toute la structure de soins ou à d’autres fins ? • Ce numéro peut-il être utilisé pour établir de manière fiable chez les patientes un lien entre les données produites depuis la réalisation de leur dépistage du cancer du col de l’utérus jusqu’aux résultats obtenus une fois qu’elles ont été traitées, le cas échéant ? Question • Quels membres du personnel sont responsables de la collecte et de la gestion des données ? Demandes de précisions • Qui est responsable de la collecte des données individuelles (sur chaque cliente) concernant le cancer du col de l’utérus et quel outil de collecte de données est utilisé (demander au programme ou à la structure de soins une copie du formulaire utilisé) ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de la collecte de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? Combien d’outils/de formulaires différents cette personne doit-elle remplir pour chaque patiente ? • Existe-t-il une personne différente qui est responsable de l’enregistrement des données individuelles sur le cancer du col de l’utérus dans un système électronique/un registre papier/une fiche individuelle par patiente ? Cette personne a-t-elle reçu une formation sur l’utilisation des outils de collecte de données ? Dans l’affirmative, comment/quand/par qui ? • Cette personne est-elle responsable de l’enregistrement de données individuelles en rapport avec d’autres maladies ou d’autres affections ? De combien d’outils différents cette personne doit-elle extraire des données et dans combien d’outils différents cette personne doit-elle enregistrer des données pour chaque patiente ? Question • Décrire les structures et les processus utilisés pour la préparation des rapports ainsi que pour le suivi des patientes et pour le suivi du programme. Demandes de précisions • Les informations collectées dans les dossiers des patientes ou au niveau de la structure de soins sont-elles suffisantes pour la prise en charge et le suivi des patientes ? Pour la gestion et le suivi du programme ? • Quelles sont les sources de données utilisées pour la préparation des rapports ? • Qui est responsable de la préparation des rapports (agrégation des données à partir des différentes sources de données et préparation du canevas de rapport) ? • La personne responsable de la préparation des rapports à partir des données concernant le cancer du col de l’utérus est- elle également responsable de la préparation des rapports à partir de données concernant d’autres maladies ? • Dans l’affirmative, expliquer brièvement quelle est la charge de travail pour cette personne (p. ex., le nombre de maladies, le nombre de formulaires et d’outils, le nombre d’entités pour lesquelles préparer des rapports, etc.) • À qui les rapports préparés à partir des données sont-ils destinés (p. ex, à une agence de financement, au ministère de la santé au niveau régional ou au niveau national, ou au registre sanitaire) ? À quelle fréquence un rapport doit-il être envoyé à chacune de ces entités ? • Les informations transmises sont-elles standardisées entre les différentes entités (un seul groupe d’indicateurs standardisés avec un seul formulaire de rapport standardisé) ou diffèrent-elles en fonction de l’entité bénéficiaire (p. ex., un ensemble d’in- dicateurs pour le ministère de la santé, et un ensemble d’indicateurs plus nombreux pour un donateur/mécanisme de finance- ment externe) ? • Le programme/la structure de soins reçoit-il(elle) des informations en retour sur les données/les indicateurs présenté(e)s dans le rapport ? • Les prestataires ont-ils participé à l’élaboration des indicateurs transmis au ministère de la santé ou à d’autres entités ? • Quelles sont les difficultés rencontrées lors de la préparation de ces rapports ? • Comment les données sont-elles utilisées (p. ex., commande des fournitures, attribution des ressources humaines, attri- bution du budget/des ressources, préparation de demandes de financement, rapports demandés par les partenaires du programme, apport d’informations sur la politique de santé publique, suivi du programme) ? Question • Comment la qualité des données est-elle assurée dans ce programme/cette structure de soins ? Demandes de précisions • Quelle est la qualité de ces données (p. ex., exhaustivité, obtention en temps opportun, validité, etc.) ? • Existe-t-il des mécanismes opérationnels d’assurance de la qualité des données ? Des vérifications de la qualité des don- nées ont-elles été effectuées ? Calcul des coûts et budgétisation du programme Question • Quels sont les structures et les processus utilisés dans ce programme/cette structure de soins pour la budgétisation et le calcul des coûts ? Demandes de précisions • Le coût unitaire de chaque fourniture/réactif/consommable utilisé(e) pour le dépistage ou le traitement est-il disponible ? • Qui est responsable de la préparation des projections des besoins en équipements/approvisionnement pour le pro- gramme et pour l’attribution d’un budget approprié ? • Quel est le processus utilisé pour déterminer le budget pour ce programme/cette structure de soins (un outil ou un système spécifique est-il utilisé ?) ? Les coûts sont-ils estimés ou prennent-ils en compte le coût unitaire réel de chaque élément dans le pays ?

MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 76 Les enquêtes en population peuvent être utilisées pour évaluer la couverture du dépistage du cancer et pour identifier les obstacles à l’accès aux services de dépistage et de traitement. Cette section de l’Ensemble d’outils s’appuie sur l’indicateur de suivi du dépistage du cancer du col de l’utérus du Réseau mondial de surveillance et fournit aux personnes responsables des enquêtes, aux personnes responsables de la mise en place de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, aux ministères de la santé et aux autres partenaires un ensemble de questions standardisées en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Le recours à cet ensemble de questions standardisées contribuera à garantir que les données collectées soient utiles à la planification et à l’évaluation des programmes, et à ce qu’elles soient comparables dans le temps et d’un pays à un autre. Les réponses à ces questions fournissent des informations sur la qualité des politiques et des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Dans les pays où de tels programmes sont opérationnels, les données obtenues permettront de calculer des estimations fiables et de qualité de la proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Dans les pays qui ne disposent pas de programmes nationaux, il conviendra de sélectionner dans les différents modules les questions permettant d’obtenir des informations utiles à la préparation d’un plaidoyer en faveur de la mise en œuvre d’un programme et à la planification de ce programme. En adaptant et en intégrant ces questions standardisées, les programmes peuvent tirer parti des enquêtes démographiques existantes pour mesurer les principaux indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, notamment : 1. La proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage ; 2. Le suivi et le traitement des femmes ayant bénéficié d’un dépistage ; et, 3. Les éléments faisant obstacle au dépistage et au traitement ainsi que les éléments facilitateurs du dépistage et du traitement. Les 13 questions standardisées sont organisés en deux modules : i) un module « de base » (B) comprenant cinq questions ; et ii) un module « de Base Plus » (BPLUS) comprenant les cinq questions de Base, plus huit questions supplémentaires. Chaque question est accompagnée de sa note d’introduction. Dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section, les modules sont présentés dans un format prêt pour l’enquête, avec des fiches de référence pour chaque note d’introduction, chaque question de Base et chaque question de Base Plus. Ces fiches de référence fournissent aux personnes responsables des enquêtes des informations générales ainsi que les instructions nécessaires pour adapter et intégrer les questions dans une enquête en population existante. Tout changement éventuel aux questions et aux notes d’introduction doit être discuté avec les superviseurs et recevoir leur approbation, y compris si le changement est basé sur les informations clés collectées au cours de la réalisation de tests cognitifs. Les fiches de référence incluent également, le cas échéant, des éléments à prendre en considération lors de l’analyse et signalent les points de recoupement avec d’autres sections de ce document (section 3 Suivi des patientes et du programme et section 4 Enquêtes dans les structures de soins). La réalisation de tests cognitifs pour ces modules a révélé que certaines femmes avaient des difficultés à comprendre la définition du col de l’utérus et la définition des méthodes utilisées pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. Elle a aussi montré que l’utilisation d’images leur permettait de mieux comprendre de quoi il s’agissait. Des exemples d’images en libre accès se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section ; ces images peuvent être adaptées en fonction du contexte et utilisées pour aider à la compréhension de la note d’introduction. INTRODUCTION SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 77 SUJET QUESTION INDICATEUR Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions conçues pour mesurer la couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus, l’intervalle entre chaque dépistage, le suivi et le traitement. Les cinq questions et les indicateurs qu’elles permettent de mesurer sont présentés dans le Tableau 2.1 ci-dessous. Il est à noter que les indicateurs liés au traitement couvrent à la fois le traitement des lésions précancéreuses et le traitement du cancer invasif du col de l’utérus. Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. TABLEAU 2.1 Module de Base : mesure des aspects clés du dépistage et du traitement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 78 Le module élargi, ou module « de Base Plus », comprend les cinq questions du module de Base plus huit questions supplémentaires. Ces huit questions supplémentaires portent sur la connaissance et la sensibilisation, sur les éléments faisant obstacle au dépistage et les éléments susceptibles de le faciliter, sur le lieu où est réalisé le dépistage, sur l’approche à visite unique, sur les obstacles au traitement et sur la disposition des femmes à accepter ou pas de collecter elles-mêmes leurs prélèvements (par exemple, pour le test VPH). Les soins palliatifs ne sont pas abordés dans ce module. Alors que les questions du module de Base permettent d’obtenir les informations de base essentielles, les différentes questions supplémentaires du module de Base Plus peuvent être sélectionnées par les responsables des enquêtes, selon le contexte, les priorités et les besoins du pays. Les questions du module de Base Plus et les indicateurs qu’ils mesurent sont présentés dans le Tableau 2.2. Afin de faire la distinction entre les questions de Base Plus et les questions de Base intégrées au module de Base Plus, les questions de Base ont reçu un code qui commence par « B » suivi d’un chiffre et les questions de Base Plus ont reçu un code qui commence par « BPLUS » suivi d’un chiffre. Lors de l’intégration de questions de Base ou de questions de Base Plus dans des enquêtes existantes, les responsables des enquêtes peuvent modifier cette convention de code pour suivre celle utilisée dans l’enquête existante. TABLEAU 2.2 Module de Base Plus : mesure d’aspects clés supplémentaires du dépistage et du traitement MODULE DE BASE PLUS SUJET QUESTION INDICATEUR Connaissance et sensibilisation Connaissance et sensibilisation BPLUS1 : avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? BPLUS1 : pourcentage de femmes connais- sant l’existence du cancer du col de l’utérus Dépistage Proportion de la population étudiée qui a bénéficié d’un dépistage B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B1 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus Âge au premier dépistage BPLUS2 : quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS2 : âge moyen au premier dépistage Dernier dépistage B2 : quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B2 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et chez qui le der- nier dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Élément ayant facilité le dernier dépistage BPLUS3 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS3 : pourcentage de femmes qui dé- clarent qu’un élément facilitateur particu- lier les a motivées pour faire leur dernier dépistage Endroit où a été réalisé le dernier dépistage BPLUS4 : où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’uté- rus ? BPLUS4 : pourcentage de femmes chez qui le dernier dépistage a été réalisé dans un endroit particulier Résultats Résultat du dernier dépistage B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? B3 : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu le résultat de leur dernier test de dépistage Pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu chacun des différents types de résultats (p. ex., anormal, normal, etc.) pour leur dernier dépistage SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 79 SUJET QUESTION INDICATEUR Suivi et traitement Suivi après un résultat anormal/positif/dou- teux pour le dernier test de dépistage B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? B4 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un suivi Traitement après un résultat anormal/positif/ douteux pour le dernier test de dépistage B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? B5 : pourcentage de femmes chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont bénéfi- cié d’un traitement Proportion de la population étudiée ayant bénéficié d’une prestation de services sui- vant une approche à visite unique BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traite- ment du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? BPLUS5 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement selon une approche à visite unique Obstacles Obstacles au traitement BPLUS6 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traite- ment suite au résultat de votre dernier test ? BPLUS6 : pourcentage de femmes non traitées chez qui le résultat du dernier test de dépistage était anormal, positif ou douteux et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au traitement Obstacles au dépistage BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? BPLUS7 : pourcentage des femmes n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui ont signalé la présence d’un obstacle particulier au dépistage Collecte des prélèvements par les femmes elles-mêmes Acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements BPLUS8 : seriez-vous prête à collecter vous- même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? BPLUS8 : pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 80 ÉLÉMENTS MÉTHODOLOGIQUES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LES MODULES D’ENQUÊTE ENQUÊTE TAILLE HABITUELLE DE L’ÉCHANTILLON TRANCHE D’ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Enquête démographique et sanitaire Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Échantillonnage avec probabilité proportionnelle à la taille pour sélectionner les grappes. Sélection systématique des ménages à partir d’une liste de l’ensemble des ménages de la grappe. Sélection aléatoire des membres remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête et appartenant aux différents ménages sélectionnés. (Souvent, toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans sont interrogées.) Enquête en population de l’évaluation de l’impact du VIH (PHIA) Varie en fonction du contexte du pays et dépend de l’incidence et de la prévalence de l’infection à VIH dans le pays Varie en fonction du contexte du pays: 15 à 49 ans Tous les adultes >15 ans Module pour les adolescents : 10 à 14 ans Sondage en grappes à deux degrés en sélectionnant des ménages. Enquête en grappes à indicateurs multiples (MICS) Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. (Les personnes interrogées comprennent les mères ou les femmes qui s’occupent des enfants dans chaque ménage.) Enquête sur la santé reproductive Varie en fonction du contexte du pays 15 à 49 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. STEPS (Approche STEPwise de l’OMS pour la surveillance) Varie en fonction du contexte du pays 18 à 69 ans Sondage en grappes en sélectionnant des ménages. Sélection aléatoire des membres du ménage remplissant les critères d’inclusion dans l’enquête. Les modules d’Enquête en population permettent aux pays d’obtenir les données requises pour mesurer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage ou d’un traitement. Une fois ces données pondérées de manière appropriée en fonction de la structure de l’enquête et du contexte du pays, il est possible d’évaluer la couverture du dépistage et du traitement. MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Les questions des modules d’enquête sont conçues pour s’intégrer dans les enquêtes en population existantes. Il existe différents types d’enquêtes en population et les contextes dans lesquels elles sont réalisées varient d’un pays à un autre ; chacune de ces enquêtes est donc réalisée en suivant sa propre méthodologie, sa propre structure, et sa propre méthode d’échantillonnage. Des exemples des différences entre les méthodes d’échantillonnage pour différents types d’enquêtes sont présentés au Tableau 2.3. TABLEAU 2.3 Méthode d’échantillonnage en fonction de différents types d’enquêtes en population Les personnes responsables des enquêtes doivent travailler en étroite collaboration avec les biostatisticiens, les spécialistes en méthodologie et les épidémiologistes de leur enquête pour déterminer la taille de l’échantillon et l’âge des personnes interrogées. Les données sur le cancer du col de l’utérus doivent être pondérées de façon appropriée en fonction de la structure de l’enquête. La section suivante traite des facteurs méthodologiques à prendre en compte lors de l’intégration de questions sur le cancer du col de l’utérus dans une enquête en population existante. Elle aborde notamment la taille de l’échantillon, la signification statistique, l’âge des personnes interrogées, le statut par rapport au VIH et les biais. PHIA : en anglais, Population-based HIV Impact Assessments survey ; MICS : en anglais, Multiple Indicator Cluster Survey. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 81 ESTIMATION DE LA TAILLE DE L’ÉCHANTILLON La taille de l’échantillon est l’un des facteurs méthodologiques les plus importants à prendre en considération dans une enquête, car elle a des conséquences sur la précision et la stabilité des estimations obtenues, ainsi que sur le coût et la durée de la collecte des données. Le budget disponible et les conditions requises pour la qualité des données doivent être pris en compte lors de l’estimation de la taille de l’échantillon, afin de s’assurer que les données produites seront utiles et que le budget pour les obtenir sera suffisant. Le calcul de la taille de l’échantillon nécessite de connaître les éléments suivants : • Le niveau de précision requis (intervalle de confiance) ; • Le niveau de confiance souhaité (valeur de p) ; • La proportion de la population appartenant au groupe cible choisi (estimation ou valeur connue) ; • Le taux prévu ou estimé, ou la prévalence/ proportion d’une caractéristique dans la population étudiée, pour un indicateur spécifique ; • L’effet du plan d’échantillonnage ; • La taille moyenne des ménages ; • L’ajustement à réaliser pour tenir compte de la perte éventuelle de ménages de l’échantillon en raison de non-réponses. Les estimations de la proportion de la couverture du dépistage et de l’effet du plan d’échantillonnage auront un impact sur les facteurs en rapport avec la précision des données, notamment sur les erreurs types et les intervalles de confiance. Les facteurs énumérés ci-dessus varient en fonction de l’indicateur et du contexte. La taille de l’échantillon de l’enquête est donc généralement basée sur les indicateurs qui exigent les tailles d’échantillon les plus grandes. Pour les enquêtes en population à grande échelle, ces indicateurs sont généralement la mortalité infantile et l’incidence de l’utilisation de la contraception ; pour les enquêtes se concentrant sur l’infection à VIH et ayant recours à des biomarqueurs, la taille de l’échantillon sera probablement basée sur l’indicateur de suivi de la suppression de la charge virale. Les personnes responsables des enquêtes devront travailler avec les biostatisticiens de leurs équipes pour déterminer si la structure de l’enquête permet d’obtenir un échantillon de taille suffisante pour mesurer les indicateurs en rapport avec le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus, et apporter les ajustements nécessaires au besoin. Au moment de sélectionner les questions et de déterminer la taille de l’échantillon, les responsables des enquêtes doivent soigneusement tenir compte de l’âge des personnes interrogées, de la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et de la prévalence de l’infection à VIH. INFLUENCE DE L’ESTIMATION DE LA PROPORTION DE LA POPULATION QUI A BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE SUR LA SÉLECTION DES QUESTIONS DE L’ENQUÊTE Les différences géographiques dans la disponibilité, l’accessibilité et l’acceptabilité des méthodes de dépistage, ainsi que les différences dans la prévalence de l’infection à VPH, contribuent aux grandes variations dans les taux de cancer du col de l’utérus observées dans le monde. La proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage au niveau national influencera la précision de tous les indicateurs figurant dans les modules. Si cette proportion est faible, la taille de l’échantillon de participantes sélectionnées risque d’être insuffisante pour obtenir des estimations précises, en particulier pour les indicateurs en rapport avec le traitement. Même si la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement a bien été incluse dans les indicateurs de base, les responsables des enquêtes doivent mettre en balance le coût lié à l’inclusion des questions relatives au traitement avec l’estimation de la précision qu’ils peuvent espérer sur la base de la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage et de la taille de l’échantillon. Cependant, même dans les zones où la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage et la proportion de la population ayant bénéficié d’un traitement sont faibles, les modules comprennent des questions susceptibles de fournir des informations importantes pour la planification du programme. Il s’agit de la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1), de la question sur les éléments facilitant le dépistage (BPLUS3), des questions sur les obstacles (BPLUS6 et BPLUS7) et de la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles-mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). Si elles sont utilisées sans poser dans un premier temps les questions filtres sur le dépistage et le traitement, les questions sur les obstacles et sur les éléments facilitant le dépistage devront être légèrement adaptées. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 82 ÂGE DES PERSONNES INTERROGÉES Selon les recommandations de l’OMS, toute femme âgée de 30 à 49 ans doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au moins une fois dans sa vie, ou plus fréquemment en fonction des lignes directrices nationales [OMS, 2017]. Cependant, les enquêtes en population ciblent généralement les femmes âgées de 18 ans et plus, certaines enquêtes incluant même les adolescentes à partir de l’âge de 10 ans. Lors de la sélection des questions, les personnes responsables des enquêtes doivent tenir compte de l’âge des personnes interrogées, car la taille de l’échantillon de femmes âgées de 30 à 49 ans pourrait être insuffisante pour produire des données de qualité suffisante sur le dépistage et le traitement. Les responsables des enquêtes peuvent fournir une formation aux enquêteurs sur la façon d’adapter l’enquête en fonction de l’âge des personnes interrogées ciblées. Par exemple, si, dans une région donnée, le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est généralement recommandé qu’à partir de l’âge de 30 ans mais que des femmes âgées de moins de 30 ans font partie de la population de l’enquête, les questions sur le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus ne seront pas appropriées pour ces femmes. Cependant, les adolescentes et les femmes plus jeunes que l’âge recommandé pour le dépistage peuvent répondre à la question sur la connaissance et la sensibilisation (BPLUS1) ainsi qu’à la question sur l’acceptabilité pour les femmes de faire elles- mêmes leurs prélèvements (BPLUS8). ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES RÉGIONS À FORTE PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH Par rapport aux femmes séronégatives, les femmes vivant avec le VIH ou avec le sida ont un risque plus élevé de présenter une infection chronique au VPH et un cancer du col de l’utérus. Elles ont également un risque plus élevé de développer un cancer plus tôt dans la vie et de mourir plus tôt de cette maladie. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/ normal [OMS, 2017]. En théorie, les questions du module de Base et du module de Base Plus peuvent donc être posées à toutes les femmes séropositives au VIH ou vivant dans une région à forte prévalence de l’infection à VIH, quel que soit leur âge et dès le début de leur activité sexuelle. Il est important de noter que les modules ne comprennent pas de question sur le statut par rapport au VIH. Pour être en mesure de ventiler de manière appropriée les indicateurs clés (par exemple, celui sur la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage) en fonction du statut par rapport au VIH, il faudra donc collecter des informations sur le statut par rapport au VIH des personnes interrogées (positif, négatif ou inconnu). PRISE EN COMPTE DES BIAIS Comme à chaque fois que des données sont collectées directement sur la base des déclarations faites par les personnes interrogées, il est important d’être vigilant quant à la possible présence de biais, notamment les cas d’erreur de classification (lorsqu’une participante identifie de manière incorrecte une catégorie de réponse). Les erreurs de classification peuvent être dues à différentes causes. Par exemple, les femmes ne reçoivent pas toujours suffisamment d’informations sur les procédures effectuées lors des visites gynécologiques et peuvent confondre un examen gynécologique avec un dépistage du cancer du col de l’utérus. D’autres femmes peuvent penser à tort que les traitements prescrits (par exemple, les antibiotiques en cas d’infection) ou les procédures effectuées après le dépistage correspondent à une forme de traitement pour une lésion précancéreuse ou un cancer. La présence d’un biais de désirabilité sociale peut également contribuer à des surdéclarations, en particulier lors d’entretiens en face- à-face. Par exemple, certaines femmes peuvent changer leurs réponses pour plaire à l’enquêteur ou ne pas « perdre la face ». Un certain nombre d’études de validité ont montré que le dépistage du cancer du col de l’utérus est souvent associé à une surdéclaration. Certaines études ont permis d’établir que la correspondance entre les déclarations faites par les femmes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux (valeurs prédictives) était comprise entre 40 % et 90 % [Howard M, 2009 ; Eltoum IA, 2007 ; Rauscher GH, 2008]. Les caractéristiques sociodémographiques, notamment le statut économique, le niveau d’éducation et l’appartenance ethnique, peuvent avoir une incidence sur cette correspondance. En fonction du contexte, il est suggéré d’utiliser des facteurs d’ajustement allant de 10 % à 60 % pour corriger ces surdéclarations. La réalisation d’une étude de validation peut confirmer l’exactitude des données de dépistage et de traitement basées sur les seules déclarations faites par les personnes interrogées, et donner des informations pouvant aider à déterminer les facteurs d’ajustement à appliquer pour corriger les biais liés aux erreurs de classification. VALIDATION La validation des critères compare les déclarations faites par les personnes interrogées et les données figurant dans leurs dossiers médicaux afin d’évaluer l’exactitude des données sur le dépistage et sur le traitement basées sur les déclarations faites par les personnes interrogées. Les SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 83 caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées comprennent : • La sensibilité, qui correspond à la proportion de réponses positives correctement identifiées comme étant positives ; • La spécificité, qui correspond à la proportion de réponses négatives correctement identifiées comme étant négatives ; et • La valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative, qui correspondent à la proportion de réponses positives et à la proportion de réponses négatives qui sont des réponses positives et des réponses négatives réelles. Les caractéristiques des déclarations faites par les personnes interrogées peuvent être calculées en déterminant les ratios « déclarations faites par les personnes interrogées » par rapport aux « informations notées dans les dossiers médicaux ». Une analyse de régression multivariée peut être utilisée pour déterminer, parmi les caractéristiques démographiques, celles qui sont associées de façon indépendante à la surdéclaration et à la sous-déclaration du dépistage et du traitement. Pour ce faire, il faudra disposer d’un accès aux dossiers médicaux, disposer d’un numéro ou code d’identification permettant d’établir un lien entre les femmes ayant bénéficié d’un dépistage et celles n’ayant pas bénéficié d’un dépistage d’une part et leurs dossiers médicaux d’autre part, et avoir la certitude que les services médicaux ont été reçus au même endroit que l’étude de validation. Certains éléments d’ordre éthique doivent être pris en considération pour réaliser cette étude de validation. Il faudra notamment obtenir un consentement éclairé pour accéder aux dossiers médicaux, assurer la protection de la vie privée et de la confidentialité, offrir toutes les garanties nécessaires pour les femmes séropositives au VIH et avoir mis en place des mécanismes de suivi et des mécanismes permettant de fournir des informations en retour. RÉALISATION DE TESTS COGNITIFS Les questions de l’enquête ont été conçues pour apporter de manière standardisée les informations nécessaires au calcul des indicateurs clés. Cependant, certains termes peuvent être difficiles à comprendre ou à traduire, ce qui peut contribuer à des erreurs de classification et à un biais de réponse. Pour réduire au minimum les erreurs et produire des données de la meilleure qualité possible, il peut être nécessaire d’adapter le langage et les concepts utilisés. Il est fortement recommandé de réaliser des tests cognitifs, car ces tests peuvent aider à déterminer : • Comment adapter la formulation des questions ; • Comment les questions fonctionnent lorsqu’elles sont posées ; et • Si les questions mesurent les notions et les représentations prévues. La réalisation de tests cognitifs peut également fournir une base pour des travaux de recherche qualitative de suivi qui étudieront la manière dont sont perçus le cancer du col de l’utérus et les méthodes de dépistage. Des tests cognitifs ont été réalisés au cours de l’élaboration de ce module de Base et de ce module de Base Plus afin de tester la fiabilité des questions de l’enquête et des notes d’introduction, ainsi que pour réaliser une analyse de chaque élément. Toutes les questions ont été testées, sauf la question BPLUS7, qui a été ajoutée au vu des conclusions tirées de l’analyse des résultats des tests cognitifs. Les données collectées ont été utilisées pour ajuster la formulation et l’ordre des questions, ainsi que pour fournir des recommandations sur l’adaptation et la traduction spécifiques à chaque pays. Ces résultats ont souligné l’importance de réaliser des tests cognitifs qui tiennent compte du contexte de chaque pays, afin de s’assurer que le langage et la terminologie utilisés sont adaptés et faciles à comprendre. EXAMEN ÉTHIQUE ET PROTECTION DES SUJETS HUMAINS Toute enquête en population à grande échelle doit, sur toute sa durée, être réalisée en suivant des normes éthiques de recherche rigoureuses et des protocoles stricts concernant la protection des personnes interrogées. Bien que les spécificités puissent varier en fonction des enquêtes et des organisations chargées de l’exécution, les principes fondamentaux de l’éthique de la recherche sont relativement standardisés d’une enquête à une autre. Une description de ces principes se trouve au Tableau 2.4. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 84 PRINCIPE ÉTHIQUE EXPLICATION Examen éthique Les protocoles de recherche, y compris tous les questionnaires, doivent être examinés par un comité d’examen institutionnel. Chaque enquête possède son propre règlement, qui stipule les comités d’examen auxquels il convient de s’adresser. En général, il faudra rechercher l’approbation de plusieurs instances ; par exemple, pour une enquête démographique et sanitaire, il faudra obtenir non seulement l’approbation du comité d’examen institutionnel de ICF International, mais aussi l’approbation du comité d’examen institutionnel de chaque pays où elle se déroulera [USAID, The DHS Program, 2016]. Consentement éclairé Les personnes interrogées doivent être informées de certains ou de l’ensemble des éléments suivants, et com- prendre ce dont il s’agit : • L’objet et le contenu de l’enquête ; • Le processus suivi pour l’entretien, y compris une estimation de sa durée ; • La manière dont les données collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ;* • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la personne interrogée ; et recevoir • Les coordonnées de contact. Dans certains pays ou pour certaines enquêtes, un consentement écrit sera exigé, tandis que pour d’autres un consentement verbal suffira. * Les personnes interrogées doivent comprendre que la participation à l’enquête se fait uniquement sur la base du volontariat et qu’elles peuvent mettre fin à l’entretien à tout moment. Respect de l’intimité lors de la collecte de données Autant que faire se peut, les entretiens doivent être menés en privé. La confidentialité permet non seulement de protéger les informations personnelles communiquées par les personnes interrogées, mais aide également à réduire les biais associés au fait que la collecte des données est basée sur les déclarations faites par ces per- sonnes. En cas de question sensible, elles donneront souvent plus facilement une réponse exacte si l’entretien est mené dans un espace privé. Confidentialité tout au long du processus de recherche La confidentialité doit être assurée tout au long du processus de collecte, de saisie et d’analyse des données, ainsi que lors de la préparation et de la diffusion des rapports. Elle exige donc non seulement le respect des pratiques éthiques lors des entretiens, mais aussi lors de la gestion des données. Rendu des résultats des tests aux personnes inter- rogées (le cas échéant) Dans le cadre de certaines enquêtes, les personnes interrogées fournissent des prélèvements biologiques sur lesquels sont réalisés des tests. Dans la majorité de ces enquêtes, cette pratique n’est considérée appropriée sur le plan éthique que s’il est prévu de fournir aux personnes interrogées les résultats de ces tests. Informations en retour fournies aux familles et aux communautés Dans la plupart des enquêtes, il est prévu que les familles et les communautés recevront, le cas échéant et de manière appropriée, des informations en retour sur les résultats obtenus. Même si, dans de nombreuses commu- nautés, la taille des échantillons de personnes interrogées sera insuffisante pour obtenir des conclusions valides sur le plan statistique, les autorités locales apprécieront toutefois de recevoir des informations en retour sur la santé et le bien-être des communautés dont elles ont la charge [UNICEF, 2013]. RECOMMANDATION CONCERNANT LA RÉALISATION DE TESTS VPH DANS LES ENQUÊTES EN POPULATION Un test de recherche de l’ADN du VPH peut être utilisé au niveau d’une population pour estimer la prévalence de cette infection par différents types particuliers de VPH dans cette population. Un test de sérologie du VPH peut également être utilisé pour détecter des anticorps contre différents types particuliers de VPH afin d’identifier les personnes ayant été exposées à ces virus dans le passé. Les données collectées dans certains pays à revenu élevé sont utilisées pour mesurer l’impact des programmes de vaccination contre le VPH sur la réduction du nombre de cas d’infection par le VPH et d’anomalies au niveau du col de l’utérus, ainsi que pour faire un suivi des tendances dans la distribution des différents types de VPH responsables de la survenue de cancers ou de lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus [Soderlund-Strans A, 2014 ; Markowitz LE, 2013]. Le test VPH peut être utilisé comme test de dépistage dans les programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus et dans les projets de recherche sur le cancer du col de l’utérus. Cependant, la réalisation d’un test VPH en population est complexe et demande de disposer de ressources suffisantes sur le plan financier et logistique ainsi qu’en matière de personnel et d’infrastructures. Avant d’inclure un test de dépistage du VPH dans une enquête en population, son utilité potentielle doit être mise en balance avec les difficultés et les coûts associés à sa réalisation, notamment dans les situations où les ressources sont limitées et lorsqu’il existe de multiples priorités en matière de santé. Des documents sur le sujet ont été inclus dans les références bibliographiques et peuvent être consultés en cas de besoin. Lors de l’élaboration de cet ensemble d’outils, les avantages que pourrait apporter l’inclusion du test VPH dans les enquêtes en population ont été évalués et comparés aux implications en termes de méthodologie et de logistique. À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé d’inclure de test VPH dans les enquêtes en population, son utilité étant limitée par la complexité et les coûts engendrés. En outre, les résultats fournis par des tests réalisés dans des conditions où les procédures ne sont pas entièrement respectées peuvent être trompeurs et, par la suite, nuire à la qualité des décisions prises lors de l’élaboration de politiques. TABLEAU 2.4 Principes de l’éthique de la recherche SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 85 CANEVAS À UTILISER POUR L’ENQUÊTE Cette sous-section contient le module d’enquête de Base et le module d’enquête de Base Plus. Ils sont fournis dans le format habituellement utilisé dans les enquêtes, ceci afin d’aider à les intégrer, dans leur totalité ou partiellement (seulement certaines de leurs questions), dans une enquête existante. Ce canevas comprend des catégories de codage des réponses obtenues ainsi que des sauts conditionnels, ce qui permet une visualisation claire du flux de chaque module. Remarque sur les catégories de codage des réponses aux questions : la manière de traiter les catégories de réponses utilisées varie d’une enquête en population à une autre. Par exemple, dans les enquêtes démographiques et sanitaires, l’enquêteur ne lit pas d’emblée aux personnes interrogées les réponses aux questions ; il le fait uniquement lorsqu’il est nécessaire d’obtenir des précisions. En revanche, dans l’approche STEPwise (par étapes) de l’OMS utilisée pour la surveillance, toutes les réponses sont lues aux personnes interrogées, sauf les réponses « Ne sait pas » et « Refuse ». Les personnes responsables des enquêtes doivent fournir à leurs enquêteurs des instructions à ce sujet, en fonction de leur pratique. MODULE DE BASE Le module de Base comprend une note d’introduction et cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B). OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 86 MODULE DE BASE PLUS Le module de Base Plus comprend une note d’introduction, les cinq questions de Base (avec un numéro de question commençant par B), et huit questions supplémentaires facultatives (avec un numéro de question commençant par BPLUS). N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 Fin du module B2 Quand a été fait votre dernier test pour recher- cher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 Fin du module B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE NOTE D’INTRODUCTION Lire ce qui suit : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Déclaration supplémentaire concernant le frottis : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant le test VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Déclaration supplémentaire concernant l’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) Si nécessaire, apporter des clarifications sur les termes utilisés en lisant ce qui suit : « L’utérus est l’endroit où le bébé grandit quand une femme est enceinte. Le col de l’utérus relie l’utérus au vagin. » (Facultatif : montrer l’image du col de l’utérus) SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 87 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS1 Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B1 Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 -------------------> 88 99 BPLUS7 BPLUS2 Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Âge (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 88 99 B2 Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Il y a moins d’1 an Il y a 1 ou 2 ans Il y a 3 à 5 ans Il y a plus de 5 ans (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 88 99 BPLUS3 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? Faisait partie de l’examen de routine Suivi d’un résultat anormal ou non concluant Recommandé par un agent de santé Recommandé par une autre source Présence de douleurs ou d’autres symptômes Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 88 99 BPLUS4 Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Bureau du médecin Service de consultations mobile Dispensaire dans la communauté Hôpital Autre Préciser : _______________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 6 88 99 B3 Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus? N’a pas reçu le résultat Normal/négatif Anormal/positif Suspicion de cancer Non concluant (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 3 4 5 88 99 BPLUS8 B4 Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 B5 Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 ------------------> 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS6 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS5 Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -------------------> 2 88 -----------------> 99 -----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 88 N° QUESTION RÉPONSES CATÉGORIES DE CODAGE SAUTS CONDITIONNELS BPLUS6 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? N’a pas été informée qu’elle avait besoin d’un traitement Ne savait pas comment/où recevoir ce traitement Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? ______________ _____________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 -----------------> 2 -----------------> 3 -----------------> 4 -----------------> 5 -----------------> 6 -----------------> 7 -----------------> 8 -----------------> 9 -----------------> 10 ----------------> 11 -----------------> 12 ----------------> 88 ----------------> 99 ----------------> BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS8 BPLUS7 Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Ne savait pas comment/où faire faire le test Était gênée Trop cher Manque de temps Service de consultations trop éloigné Mauvaise qualité du service Peur de la procédure Peur d’être stigmatisée Croyances culturelles Interdiction par un membre de la famille Par qui (préciser la relation avec la personne répondant aux questions) ? _______________ ______________________________________ Autre Préciser : ______________________________ (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 88 99 BPLUS8 Seriez-vous prête à collecter vousmême un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? Oui Non (Ne pas lire) Ne sait pas (Ne pas lire) Refuse 1 2 88 99 FIN DU MODULE SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 89 FICHES DE RÉFÉRENCE Cette sous-section contient les fiches de référence pour les notes d’introduction à l’ensemble des cinq questions de Base et des huit questions de Base Plus. Ces fiches de référence expliquent l’objet de chacune des notes d’introduction et des différentes questions, et donnent des instructions sur la manière de les utiliser et de poser les questions, la logique des sauts conditionnels, la définition de différents termes employés, des informations détaillées sur les numérateurs et les dénominateurs ainsi que des recommandations pour une éventuelle adaptation. Pour voir l’ensemble des réponses proposées pour chaque question ainsi que la façon dont chaque question s’intègre dans le module de Base et dans le module de Base Plus, consulter directement les modules dans la sous-section Canevas à utiliser pour l’enquête. NOTE D’INTRODUCTION FICHE DE RÉFÉRENCE POUR NOTE D’INTRODUCTION NOTE D’INTRODUCTION INITIALE : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qu’un agent de santé peut faire pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests sont appelés le frottis, le test VPH et le test par IVA. » (Facultatif : montrer une image du col de l’utérus) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE FROTTIS : « Pour réaliser un frottis, l’agent de santé place un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) à l’intérieur du vagin, le passe à la surface du col de l’utérus puis envoie le prélèvement obtenu au laboratoire. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT LE TEST VPH : « Pour réaliser un test VPH, un bâtonnet ou un écouvillon (coton-tige) est placé à l’intérieur du vagin et passé à la surface du col de l’utérus, puis le prélèvement obtenu est envoyé au laboratoire. Ce prélèvement peut être fait par un agent de santé ou par la femme elle-même. » (Facultatif : montrer les images explicatives) DÉCLARATION SUPPLÉMENTAIRE CONCERNANT L’IVA : « Pour réaliser un test par IVA, l’agent de santé met du vinaigre sur le col de l’utérus et regarde si le col change de couleur. » (Facultatif : montrer les images explicatives) But : fournir à la personne interrogée des informations qui l’aideront à comprendre les questions de l’enquête, afin qu’elle puisse y répondre avec précision Instructions : Mentionner uniquement le nom et la note d’introduction supplémentaire du ou des tests pratiqués dans le pays où l’enquête est réalisée (par exemple, le frottis, le test VPH ou l’IVA) Adaptation : Modifier les termes si besoin, en fonction de la langue et du contexte culturel. Par exemple : Bâtonnet = brosse, écouvillon, coton-tige, ou instrument IVA = test au vinaigre La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. L’utilisation d’images pour expliquer ce que sont le col de l’utérus et les méthodes de test peut aider certaines femmes à mieux comprendre la note d’introduction. L’évaluation des images par la réalisation d’un test cognitif avant le début de l’enquête peut fournir des informations utiles pour choisir celles qui seront les mieux adaptées au contexte du pays. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la note d’introduction initiale peut être la suivante : « Je vais maintenant vous poser des questions sur les tests qui peuvent être réalisés pour rechercher la présence d’un cancer du col de l’utérus. Ces différents tests s’appellent le frottis, le test VPH et le test par IVA. » MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 90 QUESTIONS DE BASE FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 1 (B1) : Un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion actuelle de la population ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la femme interrogée répond NON Si l’enquête ne peut inclure qu’un nombre limité de questions sur le cancer du col de l’utérus, cette question doit être incluse en priorité avant les quatre autres questions de Base. Définitions : Agent de santé = médecin, infirmière, autre personnel de santé qualifié Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage Refuse = refuse de répondre à la question Indicateur : pourcentage de femmes ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays, par exemple : Fait un test = ayant déjà bénéficié d’un test de dépistage. La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), la question peut être adaptée comme suit : avez-vous déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la couverture du dépistage et la disponibilité de ce service collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 91 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 2 (B2) : Quand a été fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : mesurer le nombre moyen d’années écoulées depuis qu’une femme a fait son dernier dépistage du cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes chez qui le dernier test de dépistage a été réalisé au cours d’une période donnée Remarque : « période donnée » fait référence aux différents choix de réponse possibles (il y a moins d’1 an, il y a 1 ou 2 ans, il y a 3 à 5 ans, il y a plus de 5 ans). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a moins d’1 an • Numérateur 2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 1 ou 2 ans • Numérateur 3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a 3 à 5 ans • Numérateur 4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir bénéficié d’un dépistage il y a plus de 5 ans Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dernier = le plus récent La réalisation de tests cognitifs avant de commencer l’enquête peut aider à identifier les termes les plus appropriés à utiliser dans le contexte du pays. Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 92 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 3 (B3) : Quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : 1) mesurer le pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu le résultat de leur dernier test et ; 2) mesurer la proportion d’un résultat particulier parmi les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse SAUT CONDITIONNEL : FIN DU MODULE si la personne interrogée répond N’A PAS REÇU LE RÉSULTAT Définitions : Normal = pas d’indication de lésions précancéreuses Anormal = suspicion de lésions précancéreuses ou présence de lésions précancéreuses confirmées Suspicion de cancer = le personnel de santé soupçonne que la patiente présente un cancer Non concluant ou Douteux = les résultats n’ont pas pu être déterminés Dernier = le plus récent Indicateur 1 : pourcentage de femmes ayant bénéficié d’un dépistage et ayant reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Numérateur 1 : nombre de personnes interrogées déclarant avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 1 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Indicateur 2 : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat particulier pour leur dernier dépistage Remarque : « résultat particulier » fait référence aux différents choix de réponse possibles (par exemple, normal, anormal, suspicion de cancer, etc.). Cet indicateur doit être calculé pour chacun des choix de réponse possibles (pour voir les réponses dans leur contexte, se référer au module présenté sous la forme de canevas à utiliser pour l’enquête). • Numérateur 2.1 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir obtenu le résultat Normal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.2 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Anormal à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.3 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Suspicion de cancer à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.4 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré avoir reçu le résultat Non concluant à leur dernier test de dépistage • Numérateur 2.5 : nombre de personnes interrogées ayant déclaré ne pas avoir reçu le résultat de leur dernier test de dépistage • Dénominateur 2 : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage ou nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et appartenant à une tranche d’âge particulière Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la question afin de ménager les sensibilités. Les résultats du frottis sont souvent rendus comme NORMAL ou ANORMAL. Les résultats de l’IVA et du test VPH sont souvent rendus comme NÉGATIFS ou POSITIFS. Les termes peuvent être modifiés au besoin. Par exemple : Normal = négatif Anormal = positif Non concluant = douteux Dans certains pays, les femmes ne sont pas informées qu’elles présentent une suspicion de cancer ; elles sont plutôt orientées vers les services appropriés pour bénéficier de tests supplémentaires. Pour que les données collectées soient de qualité, il est donc très important de faire un test cognitif de la réponse « Suspicion de cancer ». Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur les résultats du dépistage collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 93 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 4 (B4) : Avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage chez qui un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Visite de suivi = toute visite ultérieure liée au résultat du test Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et chez qui un suivi a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un suivi a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer, Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant) ; pour chacun de ces indicateurs, le numérateur et le dénominateur seront limités à un type de résultat particulier (Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant) ; par exemple : pour calculer l’indicateur « pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal et pour lesquelles un suivi a été réalisé », le numérateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test et pour lesquelles un suivi a été réalisé » et le dénominateur sera « le nombre de personnes interrogées ayant reçu un résultat Anormal à leur dernier test ». Adaptation : Le terme « suivi » peut signifier différentes choses pour les personnes interrogées. La réalisation de tests cognitifs peut aider à déterminer si le terme doit être adapté, ainsi que la meilleure façon de traduire cette question. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le suivi. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le suivi collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 94 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE 5 (B5) : Vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? But : mesurer la proportion des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et chez qui un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Définitions : Les différents traitements proposés pour le col de l’utérus sont les suivants : cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), conisation à froid, hystérectomie simple et hystérectomie radicale, radiothérapie et chimiothérapie. Indicateur : pourcentage de femmes ayant reçu un résultat Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant et pour lesquelles un traitement a été réalisé • Numérateur : nombre de personnes interrogées pour lesquelles un traitement a été réalisé à cause du résultat de leur dernier test • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant reçu l’un des résultats suivants à leur dernier test : Anormal, Suspicion de cancer ou Non concluant Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque type de résultat (Anormal, Suspicion de cancer et Non concluant). Un exemple se trouve dans la Fiche de référence pour la question B4. Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : Dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante pour le traitement. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : Les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur le traitement collectées dans le cadre du programme à l’aide des outils et des processus présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 95 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 1 (BPLUS1) : Avez-vous déjà entendu parler du cancer du col de l’utérus ? But : mesurer la proportion de la population sensibilisée au cancer du col de l’utérus Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Indicateur : pourcentage de femmes connaissant l’existence du cancer du col de l’utérus • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant entendu parler du cancer du col de l’utérus • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. QUESTIONS DE BASE PLUS MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 96 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 2 (BPLUS2) : Quel âge aviez-vous quand on vous a fait votre premier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer l’âge au premier dépistage, pour les femmes ayant bénéficié d’un dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Écrire l’âge dans les cases, en marquant seulement un seul chiffre par case. Par exemple : Age 3 2 Indicateur : âge moyen au premier dépistage Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. La réalisation de tests cognitifs peut aider à traduire au mieux le mot « cancer » ou à adapter la note d’introduction afin de ménager les sensibilités. Les personnes interrogées peuvent avoir de la difficulté à se souvenir de leur âge au premier dépistage. Pour aider les femmes à se souvenir du moment où elles ont fait ce dépistage, les enquêteurs peuvent être formés à poser des questions supplémentaires destinées à aider ces femmes à établir un lien entre le dépistage et d’autres événements survenus au cours de leur vie. Analyse dans les régions où le taux d’infection à VIH est élevé : Chez les femmes vivant avec le VIH/sida, l’âge recommandé pour le premier dépistage est plus bas que chez les femmes séronégatives. Selon les recommandations de l’OMS, une femme séropositive au VIH doit bénéficier d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dès le début de son activité sexuelle, quel que soit son âge, et ce dépistage doit être répété tous les trois ans si le résultat est négatif/normal. Pour plus d’informations, se référer à la section Éléments méthodologiques à prendre en considération. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 97 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 3 (BPLUS3) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous avez fait votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer quels sont les facteurs qui facilitent le plus souvent le dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée fournit une autre raison que celles proposées, cocher la réponse AUTRE et écrire la raison dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Anormal = lésions précancéreuses suspectées ou confirmées Non concluant = les résultats n’ont pas pu être déterminés Personnel de santé = médecin, infirmière, agent de santé communautaire Indicateur : pourcentage de femmes qui déclarent avoir été motivées par un élément facilitateur particulier pour faire leur dernier test de dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées motivées par un élément facilitateur particulier • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Remarque : des indicateurs distincts peuvent être calculés pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses. Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque élément facilitateur proposé dans les catégories de réponses Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. En fonction du programme, des réponses supplémentaires pertinentes peuvent être ajoutées : Fait partie de la prise en charge de l’infection à VIH Recommandé par le personnel de santé travaillant dans la prise en charge du VIH Fait partie de la visite de planification familiale Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 98 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 4 (BPLUS4) : Où a été réalisé votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer où les femmes font leurs tests de dépistage Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée déclare que le dépistage a été réalisé dans un endroit autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et écrire l’endroit où a été réalisé le test dans l’espace prévu à cet effet Définitions : Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes pour lesquelles le dépistage a été réalisé dans un endroit particulier • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant fait l’objet d’un dépistage dans chaque endroit • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque endroit Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Dispensaire dans la communauté = poste de santé ou établissement de santé Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Dans les situations où les méthodes de dépistage utilisées incluent la réalisation d’un prélèvement cervical ou cervico-vaginal réalisé par les femmes elles-mêmes (par exemple, pour un test VPH), l’option de réponse PRÉLÈVEMENT RÉALISÉ PAR LA FEMME ELLE-MÊME peut être ajoutée. Des réponses supplémentaires pertinentes en fonction du programme ou du lieu de prestation de services peuvent être ajoutées : Service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Consultations de planification familiale Les options de réponse doivent être adaptées pour tenir compte des lieux de prestation de services particuliers : Établissement de santé dépendant du gouvernement Établissement de santé dépendant d’une ONG Établissement de santé privé Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et sur la disponibilité des services collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 99 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 5 (BPLUS5) : Votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? But : mesurer la proportion des services fournis selon l’approche à visite unique Instructions : Cette question ne doit être posée que dans les zones où des services sont fournis selon l’approche à visite unique Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 si la personne interrogée répond OUI, NE SAIT PAS ou REFUSE Définitions : Approche à visite unique (également appelée approche « examen visuel et traitement ») : réalisation du dépistage des lésions précancéreuses et du traitement requis le même jour Dernier = le plus récent Indicateur : pourcentage de femmes traitées ayant reçu des services fournis selon l’approche à visite unique • Numérateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage et d’un traitement au cours de la même visite • Dénominateur : nombre de personnes interrogées ayant bénéficié d’un traitement Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : cette question n’est appropriée que dans les pays où les programmes fournissent des services en suivant cette approche à visite unique. Analyse dans les zones où la proportion de femmes ayant bénéficié d’un dépistage est faible : dans ces zones, il peut arriver que la valeur du dénominateur de cet indicateur soit trop faible pour obtenir des estimations de qualité suffisante sur la proportion des services fournis en suivant l’approche à visite unique. Points de recoupement avec d’autres sections de l’Ensemble d’outils : les résultats obtenus à cette question peuvent être comparés aux données sur la disponibilité des programmes et des services utilisant l’approche à visite unique collectées à l’aide des outils et des procédures présentés à la section 3 Suivi des patientes et du programme et à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 100 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 6 (BPLUS6) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle vous n’avez pas reçu de traitement suite au résultat de votre dernier test ? But : déterminer les obstacles au traitement Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B5 ou BPLUS5 est NON Lire les options de réponse Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet SAUT CONDITIONNEL : passer à la question BPLUS8 Indicateur : pourcentage de femmes non traitées qui on reçu un résultat Anormal ou Positif et qui ont identifié un obstacle particulier au traitement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’un obstacle particulier a été leur PRINCIPAL obstacle au traitement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées ayant bénéficié d’un dépistage, ayant reçu un résultat Anormal ou Suspicion de cancer et n’ayant pas reçu de traitement Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque obstacle Adaptation : Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 101 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 7 (BPLUS7) : Quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? But : déterminer les obstacles au dépistage Instructions : Ne poser cette question que si la réponse à la question B1 est NON Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Si la personne interrogée répond INTERDIT PAR UN MEMBRE DE LA FAMILLE, demander « PAR QUI ? » et noter la réponse Si la personne interrogée signale un obstacle autre que ceux proposés, cocher la réponse AUTRE et noter l’obstacle dans l’espace prévu à cet effet Indicateur : pourcentage de femmes n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et ayant déclaré qu’un obstacle spécifique constituait l’obstacle PRINCIPAL au dépistage • Numérateur : nombre de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage et déclarant qu’un obstacle spécifique a été leur PRINCIPAL obstacle au dépistage • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées n’ayant pas bénéficié d’un dépistage Un indicateur distinct doit être calculé pour chaque catégorie de réponse désignant un obstacle Adaptation : Adapter le langage en fonction du contexte du pays : Test = dépistage Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Les différentes catégories de réponses comprennent des exemples qui peuvent être utilisés comme notes d’introduction et pour aider les enquêteurs à enregistrer avec précision la réponse à la question. Ces exemples peuvent être adaptés en fonction de la langue et du contexte culturel. Pour assurer la comparabilité entre les enquêtes, les catégories de réponses doivent autant que faire se peut être les plus larges possible et toujours identiques. Recherches complémentaires : Les informations tirées des réponses que les personnes interrogées auront faites à cette question peuvent fournir un aperçu préliminaire du comportement de recours aux soins de ces personnes ; elles pourront servir de base à des travaux de recherche qualitative à réaliser dans un second temps pour explorer de manière plus approfondie les obstacles et les éléments facilitateurs de la réalisation du dépistage, du traitement et de la prise en charge du cancer du col de l’utérus. MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 102 FICHE DE RÉFÉRENCE POUR LA QUESTION DE BASE PLUS 8 (BPLUS8) : Seriez-vous prête à collecter vous-même un prélèvement qui sera utilisé pour rechercher un cancer du col de l’utérus, cette collecte étant faite dans un centre de santé ou chez vous et après vous avoir expliqué comment la faire ? But : mesurer la proportion des personnes interrogées qui accepterait de se faire elles-mêmes un prélèvement Instructions : Ne pas lire les réponses NE SAIT PAS et REFUSE Enregistrer une seule réponse Pour assurer une bonne compréhension de la question, des images explicatives peuvent être utilisées pour illustrer la procédure que les femmes doivent suivre pour se faire elles-mêmes un prélèvement Indicateur : Pourcentage de femmes qui accepteraient de se faire elles-mêmes un prélèvement • Numérateur : nombre de personnes interrogées déclarant qu’elles accepteraient de se faire elles- mêmes un prélèvement • Dénominateur : nombre total de personnes interrogées Adaptation : Le mot « cancer » peut être difficile à traduire dans certaines langues, et le cancer peut être un sujet tabou dans certains contextes culturels. Ces particularités doivent être prises en compte pour augmenter les chances d’obtenir des données de qualité. Quand inclure cette question : Cette question est surtout appropriée pour les régions où la collecte des prélèvements cervicaux ou cervico-vaginaux par les femmes elles-mêmes a été introduite et/ou lorsque des études pilotes ou des essais contrôlés randomisés sont prévus. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 103 a) Spatule en bois b) Brosse endocervicale c) Brosse/balai en plastique Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) EXEMPLES D’IMAGES EXPLICATIVES À UTILISER AVEC LES NOTES D’INTRODUCTION LE COL DE L’UTÉRUS Source : OMS – La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles (http://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/254713/9789242548952-fre.pdf?sequence=1 ) (A) (B) (C) Trompe de Fallope Ovaire Utérus Endomètre Endocol Exocol Vagin Vulve INSTRUMENTS UTILISÉS POUR RÉALISER UN PRÉLÈVEMENT AU NIVEAU DU COL DE L’UTÉRUS SPATULE, BROSSE ET BALAI MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 104 SPÉCULUM Source : Hesperian.org. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. TESTS UTILISÉS POUR RECHERCHER UN CANCER DU COL DE L’UTÉRUS FROTTIS ET TEST VPH Source : Where Women Have No Doctor 2014, chapitre 24, page 378, 2010, Women’s Health Exchange, Issue 1. Hesperian met à disposition en ligne un certain nombre d’images gratuites et d’images pouvant être achetées : http://images.hesperian.org/libraryhome.tlx. SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 105 MODÈLES DE TABLEAUX PRÊTS À L’EMPLOI Avant d’élaborer un plan d’analyse, il faut tenir compte de la structure de l’enquête existante dans laquelle seront intégrés les modules, en accordant une attention particulière à l’échantillonnage. Dans la plupart des cas, le facteur déterminant pour décider du plan d’échantillonnage et de la taille de l’échantillon ne sera pas la précision des informations que l’on souhaite obtenir à partir des questions concernant le cancer du col de l’utérus. Comme cela a été expliqué dans la sous- section Éléments méthodologiques à prendre en considération et également mentionné dans plusieurs fiches de référence, le fait de mener l’enquête dans un pays où la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage est faible peut avoir pour conséquence que la taille de l’échantillon sera insuffisante pour obtenir des résultats suffisamment précis. Cette sous-section fournit différents exemples de tableaux pouvant servir de référence lors de l’élaboration d’un plan d’analyse. Une fois ces questions intégrées dans une enquête plus vaste, les données obtenues peuvent être analysées et présentées de différentes manières. Il est par ailleurs fortement recommandé de consulter les spécialistes de la méthodologie et les biostatisticiens de l’enquête afin de déterminer quelles seront les limites de ces données. Il est important de noter que les caractéristiques démographiques et les questions utilisées pour les collecter peuvent varier en fonction de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules, et que les options de dépistage et de traitement seront différentes d’un pays à un autre. Les personnes responsables des enquêtes doivent adapter le contenu et la structure des tableaux en fonction du contexte et des besoins du pays. EXEMPLE 1 Lorsque les directeurs des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus cherchent à déterminer la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage, à décrire les tendances de l’accès au dépistage ou à identifier les populations qui pourraient être ciblées pour une sensibilisation au dépistage et la création d’une demande en dépistage, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B1 : un agent de santé vous a-t-il déjà fait un test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH afin d’apprécier la couverture des services dans la population séropositive au VIH. L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 1 : Statut par rapport au dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) General 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 106 EXEMPLE 2 S’il s’avère que la proportion de la population qui a bénéficié d’un dépistage est faible, les directeurs des programmes peuvent souhaiter chercher à mieux connaître les obstacles auxquels les femmes sont confrontées pour accéder aux services de dépistage en fonction des caractéristiques démographiques de ces femmes. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS7 : quelle est la PRINCIPALE raison pour laquelle on ne vous a jamais fait de test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? L’analyse de ces variables peut ensuite être présentée dans un tableau en suivant le modèle proposé ci-dessous. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 2 : obstacles au dépistage du cancer du col de l’utérus en fonction de certaines caractéristiques démographiques Remarque sur l’adaptation : ce tableau peut être facilement adapté en suivant le même format de base pour étudier les facteurs faisant obstacle au traitement. IC = intervalle de confiance OBSTACLES AU DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Caractéris- tiques démo- graphiques Manque d’informations Gêne Trop cher Manque de temps Manque de disponibilité des services Mauvaise qualité des services Peur de la procédure Croyances culturelles Opposition d’un membre de la famille Autre Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance RÉALISATION DU DÉPISTAGE Caractéristiques démographiques Dépistage réalisé Dépistage non réalisé Total Pourcentage (IC à 95 %) Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 107 EXEMPLE 3 Supposons qu’un directeur de programme souhaite obtenir des informations sur la proportion de résultats Anormal ou Suspicion de cancer aux tests de dépistage du cancer du col de l’utérus dans différents sous- groupes de la population parce qu’il voudrait mieux cibler les interventions et aider à la prise des décisions programmatiques. Il pourrait aussi désirer savoir si les femmes reçoivent ou non les résultats de leur test de dépistage. L’analyse devra alors porter sur les réponses aux questions suivantes : Question venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? Questions venant de l’enquête existante dans laquelle sont intégrées les questions des modules • Quel âge avez-vous ? • Quelle est votre situation de famille actuelle ? • Quelle est la classe la plus élevée que vous ayez atteinte à l’école ? Remarque : si le programme est mis en œuvre dans un pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le directeur du programme peut également souhaiter inclure dans l’analyse une variable venant de l’enquête existante et relative au statut par rapport au VIH. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 3 : Résultats du test de dépistage en fonction de certaines caractéristiques démographiques RÉSULTAT DU DERNIER TEST DE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS CHEZ LES FEMMES QUI ONT REÇU UN RÉSULTAT Caractéristiques démographiques Normal Anormal Non concluant Suspicion de cancer Total Pourcentage (IC à 95 %) Globalement 100% Âge Groupe 1 100% Groupe 2 100% Groupe 3 100% Groupe 4 100% Lieu de résidence Milieu urbain 100% Milieu rural 100% Situation de famille Célibataire 100% Mariée 100% Cohabitation 100% Veuve 100% Divorcée 100% Niveau d’éducation Catégorie 1 100% Catégorie 2 100% Catégorie 3 100% IC = intervalle de confiance MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION SECTION 2 108 EXEMPLE 4 Lorsqu’un directeur de programme veut vérifier que les lignes directrices actuelles sont respectées ou bien que le programme atteint les objectifs actuels en matière de traitement des femmes présentant des lésions précancéreuses ou un cancer invasif du col de l’utérus, l’analyse devra porter sur les réponses aux questions suivantes : Questions venant du Module de Base • Question B3 : quel a été le résultat de votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus ? • Question B4 : avez-vous eu une visite ou des visites de suivi à cause du résultat de votre dernier test ? • Question B5 : vous a-t-on fait un traitement au niveau du col de l’utérus à cause du résultat de votre dernier test ? Si l’approche à visite unique est une stratégie utilisée dans le programme, le directeur de programme peut également vouloir examiner les réponses à la question suivante : Question venant du Module de Base Plus • Question BPLUS5 : votre dernier test pour rechercher un cancer du col de l’utérus et votre traitement du col de l’utérus ont-ils été réalisés pendant la même visite ? Comme indiqué dans l’exemple ci-dessous, la présentation peut se limiter aux réponses « Oui » à certaines des questions qui précèdent. MODÈLE DE TABLEAU PRÊT À L’EMPLOI. EXEMPLE 4 : Proportion de la population étudiée ayant bénéficié de visites de suivi et d’un traitement en fonction du résultat du dernier test de dépistage VISITE DE SUIVI ET TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Résultat Au moins une visite de suivi A reçu un traitement, quel qu’il soit Traitement lors d’une même visite Globalement Anormal Non concluant Suspicion de cancer SECTION 2MODULES POUR LES ENQUÊTES EN POPULATION 109

SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 112 Le suivi du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. Les informations et les outils présentés dans cette section sont destinés à faciliter la réalisation du suivi d’un programme complet de prévention du cancer du col de l’utérus à l’aide d’un système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) basé au niveau des établissements de santé, en faisant en sorte que les informations obtenues aident aussi à la prise de décision clinique et à la prise en charge des patientes. Tous les instruments opérationnels présentés dans cette section sont prévus pour être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies « Dépistage et traitement » présentées dans les Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014] : 1. Dépistage par IVA seule 2. Dépistage par cytologie ou test VPH, suivi d’une colposcopie 3. Dépistage par test VPH, suivi d’une IVA 4. Dépistage par test VPH seul Ces instruments opérationnels peuvent également être utilisés dans le cadre de programmes mettant en œuvre l’une des stratégies traditionnelles mises à jour mentionnées dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] : dépistage par test VPH, puis cytologie, puis, en cas de résultat positif, orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et biopsie afin de déterminer le traitement. Dans de nombreux pays, des stratégies de suivi et d’évaluation, des protocoles de suivi des patients ou des systèmes d’information en rapport avec la gestion sanitaire existent déjà ; mais ces dispositifs n’en sont parfois qu’à un stade embryonnaire, ne sont pas assez standardisés ou manquent de données et d’indicateurs en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les outils et les informations présentés dans cette section ne sont pas destinés à remplacer les systèmes existants, mais plutôt à les développer et à les améliorer. Raisons d’investir dans l’amélioration de la collecte de données et de la préparation de rapports : • Le fait de mesurer le résultat d’une action permet de s’assurer que cette action sera réalisée ; • Sans mesure des résultats, il est impossible de distinguer la réussite de l’échec, d’identifier toute lacune et de formuler des solutions ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est se priver d’en tirer des leçons et de les partager ; • Ne pas savoir reconnaître la réussite d’une action, c’est aussi s’interdire de la récompenser ; • Priver la réussite de la récompense qu’elle mérite équivaut à tolérer tout aussi bien l’échec ; • Ne pas savoir reconnaître un échec, c’est se priver de la possibilité de le corriger ; • Seules les actions ayant fait la preuve d’un rapport coût-efficacité favorable sont susceptibles d’être mises en œuvre à plus grande échelle. Remarque sur les nouvelles technologies de dépistage et de traitement : cette section traite des techniques de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Les outils fournis pourront être adaptés au fur et à mesure que les techniques progressent. Le suivi des techniques de dépistage et de triage ainsi que de certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone peut être réalisé en adaptant et en élargissant les éléments de données et les indicateurs en rapport avec l’IVA et la colposcopie. Ces outils peuvent également être adaptés de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses, comme la coagulation par la chaleur, en adaptant les éléments de données en rapport avec la cryothérapie. Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. Le suivi des patientes et du programme permet d’obtenir de manière systématique des données sur la prestation de services, d’analyser ces données à l’aide d’outils permettant de les agréger et de préparer des rapports ainsi que d’utiliser les informations obtenues pour faire des choix stratégiques concernant la gestion de ce programme. INTRODUCTION SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 113 Avant la mise en œuvre d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus, il convient de s’assurer de la disponibilité des ressources nécessaires pour faire le suivi et l’évaluation de ce programme et pour apporter les modifications nécessaires en cas de besoin. Les principaux rôles et responsabilités en matière de suivi et d’évaluation dans le cadre d’un programme habituel de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont présentés au Tableau 3.1. TABLEAU 3.1 Rôles et responsabilités dans le suivi et l’évaluation 1 DHIS 2 est un système d’information open source et flexible disponible en ligne avec des fonctionnalités de visualisation des données et la possibilité de présenter les données sous forme de graphiques et de tableaux croisés dynamiques. RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION ENTITÉ RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS LE SUIVI ET L’ÉVALUATION Communauté : clientes Elles participent au suivi et à l’évaluation en fournissant aux prestataires des informations sur leurs antécédents en matière de dépistage et de traitement, leurs données démographiques et leurs coordonnées. Elles reçoivent en re- tour des informations sur l’utilisation des services de prévention du cancer du col de l’utérus dans leur communauté. Personnel des structures de soins : prestataires [médecins, infirmiers(ères) et sages- femmes), personnel faisant la saisie des données, infirmiers(ères) responsables] Les prestataires sont les principaux responsables de la collecte des données, en remplissant un document source (formulaires individuels) pendant la visite des clientes. Le personnel faisant la saisie des données transfère dans un registre les données figurant dans chaque formulaire individuel et calcule les indicateurs en utilisant un For- mulaire de synthèse mensuelle des données. Les infirmiers(ères) responsables doivent rencontrer les prestataires pour examiner et utiliser les données afin de guider la prise de décision au niveau des structures de soins. Ils(Elles) doivent chercher à résoudre les difficultés rencontrées par le programme et mises en évidence par les statistiques sur la prestation de services obtenues de manière systématique. Personnel au niveau infranational : supervi- seurs et personnel Ils s’assurent que les données sont vérifiées en menant des évaluations régulières de la qualité des données, si possible lors de visites de supervision de soutien. Ils aident les prestataires des structures de soins à comprendre la signification et les implications des données collectées. Ils aident et forment le personnel des structures de soins à préparer les rapports mensuels. Ils agrègent les données relatives aux structures de soins et saisies dans les Formulaires de synthèse mensuelle des données ; ils réalisent cette agrégation en utilisant un système électro- nique, par exemple le DHIS 21 (certains membres du personnel de la structure de soins sont parfois formés à cette tâche), ce qui permet de visualiser et d’utiliser ces données. Ils travaillent avec les fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Fonctionnaires du ministère au niveau national et au niveau régional/provincial Ils utilisent les données agrégées provenant des structures de soins et du niveau infranational pour orienter la programmation générale de la prévention du cancer du col de l’utérus. Ils utilisent les données disponibles pour décider des allocations budgétaires. Ils identifient les enseignements à tirer de ces données pour faire des recom- mandations stratégiques et prendre des décisions stratégiques. Ils veillent à ce que les informations tirées des données parviennent en retour aux superviseurs des districts. Ils travaillent avec le personnel au niveau infranatio- nal à l’élaboration d’objectifs pour le niveau infranational et pour le niveau des structures de soins ; ces objectifs doivent être en lien avec le Taux de dépistage et la Couverture du dépistage, et tenir compte des tendances et des orientations du programme. Personnel technique du programme et par- tenaires chargés de la mise en œuvre Ils collaborent avec l’équipe de suivi et d’évaluation à l’élaboration et à la sélection des indicateurs afin d’obtenir des informations utiles pour la mise en œuvre du programme. Ils sont les usagers en bout de chaîne des informations obtenues pour la prise de décision. Ils participent aux visites de suivi. Ils donnent des conseils au personnel du minis- tère de la santé sur les progrès à réaliser en vue d’atteindre les objectifs fixés pour le niveau national. Ils apportent des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. Ils fournissent une assistance technique au ministère de la santé pour mettre en œuvre et améliorer le programme en fonction des résultats du suivi et de l’évaluation. Personne(s) contact pour le suivi et l’éva- luation Elle a un rôle de coordination. Elle forme les prestataires et les autres membres du personnel du programme à la collecte de données standardisée. Elle dirige l’analyse et la synthèse des données au niveau infranational et au niveau national. Elle fournit aux donateurs, au ministère de la santé et aux différentes structures de soins ayant collecté les données les résultats des analyses réalisées en les comparant aux niveaux de référence et aux ob- jectifs fixés. Elle aide à ce que tous les intervenants aient le sentiment d’être partie prenante du système de suivi et d’évaluation dans son ensemble et adhèrent à ce système. Elle élabore et met à jour des manuels, des lignes directrices, du matériel de formation et des rapports pour le suivi et l’évaluation du programme. Elle apporte des informations utiles pour l’élaboration des objectifs. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 114 Le suivi des programmes de prévention du cancer du col de l’utérus a pour but principal de contribuer à l’amélioration continue de la qualité des services. Le fait de collecter, d’agréger et d’analyser en temps opportun les données en tirant parti du système national d’information sanitaire permet de remédier rapidement aux problèmes. Ces activités doivent donc être menées régulièrement dans le cadre des programmes [OMS, 2015]. Pour pouvoir intégrer la collecte de données sur le cancer du col de l’utérus dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) national existant, les pratiques en matière de données doivent être standardisées, en disposant notamment d’un ensemble standardisé d’indicateurs. Une liste de suggestions d’indicateurs se trouve au Tableau 3.2, et des informations plus détaillées sur la méthode à suivre pour la mesure de ces indicateurs sont données dans des tableaux de référence figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces indicateurs sont calculés à l’aide de données obtenues lors de la prestation de services de dépistage et de traitement, et permettent de faire une mesure quantitative de l’évolution d’un programme par rapport aux résultats attendus et aux critères de jugement fixés. La liste des indicateurs proposés dans cette section et les informations d’accompagnement qui la complètent ont pour objectif d’aider à sélectionner, en vue d’une collecte systématique, les indicateurs de programme et les indicateurs de prestation de services les plus susceptibles de fournir des données pertinentes pour la prise de décision. Ces indicateurs seront utilisés par les ministères de la santé, par les partenaires chargés de la mise en œuvre ainsi que par tout autre intervenant concerné pour établir des systèmes de suivi et d’évaluation destinés aux nouveaux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Dans le cadre de programmes déjà opérationnels, ils peuvent être comparés aux indicateurs en place afin d’améliorer les systèmes de suivi et d’évaluation existants, en procédant, selon les besoins, à des adaptations, des suppressions ou des ajouts. Les données requises pour calculer les indicateurs doivent être compilées et présentées sous la forme de rapports sur une base mensuelle, trimestrielle ou annuelle, en fonction des cas, et analysées en temps opportun. Pour assurer que les calculs sont faits à chaque fois de la même façon, les variables requises pour le calcul des numérateurs et des dénominateurs des indicateurs présentés sous la forme de pourcentages doivent être intégrées dans le SIGS existant. Lorsque l’enregistrement des données et le suivi sont effectués de manière régulière, il devient possible de définir des objectifs et des niveaux de référence appropriés pour les structures de soins, pour les districts (ou pour l’unité infranationale concernée) et pour les programmes nationaux. INDICATEURS SUIVIS AUX DIFFÉRENTS NIVEAUX : MONDIAL, NATIONAL, INFRANATIONAL ET STRUCTURES DE SOINS Alors qu’elles sont produites au niveau des structures de soins, les données sur la prestation de services apportent des informations utiles pour la prise de décision au niveau des structures de soins, au niveau infranational et au niveau national. Cependant, l’ensemble des indicateurs n’est pas utilisé à chacun de ces niveaux. Par exemple, le fait de connaître le nombre de cas de cryothérapie différée au niveau des structures de soins peut être utile pour améliorer la communication avec les clientes et leur sensibilisation ; mais il n’est pas forcément indispensable de connaître cette information au niveau infranational et au niveau national. La Figure 3.1 montre sous la forme d’un graphique la manière dont les informations circulent depuis le niveau des structures de soins jusqu’au niveau national, et permettent aussi de produire des rapports à l’échelle mondiale. INDICATEURS SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 115 NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et pour déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial D IM IN UT IO N D U N O M BR E D ’IN D IC AT EU RS INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU MONDIAL Pour le suivi des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus au niveau national et au niveau mondial, l’OMS recommande de collecter des indicateurs d’exécution, des indicateurs de résultat et des indicateurs d’impact. Les indicateurs d’exécution recommandés par l’OMS sont en rapport avec la couverture du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses. L’indicateur d’impact recommandé évalue la mortalité. Des outils et des informations d’orientation pour aider à la collecte des données permettant de mesurer la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage à l’aide d’enquêtes en population sont disponibles à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population Les sources de données utilisées pour calculer la couverture et les indicateurs d’impact au niveau mondial n’entrent pas dans le cadre de la collecte et de l’agrégation systématiques des données sur la prestation de services. L’indicateur de couverture est traité à la Section 2 Modules pour les enquêtes en population. L’indicateur d’impact est calculé à partir de données provenant du registre du cancer établi au niveau de la population ou d’hôpitaux sentinelles ; il se situe donc en dehors du cadre de cet ensemble d’outils. Les registres du cancer aident à la collecte de données sur les cas de cancer et sur les décès ; l’analyse de ces données peut aider à déterminer la survenue et les tendances de différentes maladies dans une population définie. Des informations sur l’enregistrement des cas de cancer sont disponibles sur le site Web de l’Initiative mondiale pour le développement des registres du cancer (GICR) du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) [CIRC, 2018]. Des orientations supplémentaires sur les principaux indicateurs mondiaux de couverture et d’impact de l’OMS se trouvent dans les documents La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017] et Suivi des programmes nationaux de lutte contre le cancer du col : contrôle de la qualité et assurance de la qualité des programmes basés sur l’inspection visuelle à l’acide acétique (IVA) [OMS, 2014]. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU NATIONAL Pour les programmes nationaux, les indicateurs suivis au niveau national sont calculés en utilisant des données agrégées à partir des formulaires de synthèse mensuelle des données remplis par les structures de soins et saisies dans le système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS). Il s’agit généralement d’un petit nombre d’indicateurs clés qui donnent un aperçu ciblé mais complet de la situation et qui apportent des informations utiles pour le suivi et la gestion des programmes. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU INFRANATIONAL Le suivi au niveau infranational se fait sur un ensemble d’indicateurs plus large, ce qui permet d’avoir un aperçu plus étendu des activités du programme (par exemple, d’obtenir des informations sur la formation, de mener des activités de surveillance au niveau des structures de soins, etc.) et de la prestation de services de routine. L’utilisation de ces indicateurs permet aux unités infranationales d’examiner les données et les tendances de différentes structures de soins et de répondre rapidement à tout problème identifié. INDICATEURS SUIVIS AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS La majorité des données permettant le calcul des indicateurs sont collectées au niveau des structures de soins à l’aide de formulaires individuels et d’un registre. Les données provenant de ces différentes sources sont synthétisées à l’aide d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données qui permet ensuite de calculer les indicateurs suivis au niveau de chaque structure de soins. Cette synthèse des données est FIGURE 3.1 Agrégation des indicateurs et flux des informations stratégiques SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 116 ensuite transmise au niveau infranational et au niveau national. Une fois parvenues au niveau infranational, au niveau national et au niveau mondial, les données agrégées au niveau des différentes structures de soins permettent de calculer les indicateurs clés utilisés pour le suivi. ÉTABLISSEMENT DE PRIORITÉS DANS LE CHOIX DES INDICATEURS Le calcul d’un grand nombre d’indicateurs permet de faire des mesures bien au-delà des aspects programmatiques essentiels et fournit, en théorie, de nombreuses informations utiles. Cependant, la collecte, la gestion et l’analyse des données nécessaires pour le calcul de ces indicateurs supplémentaires demandent du temps et des ressources considérables. De plus, il est important que les informations soient obtenues à chaque fois de la même façon et soient facilement utilisables ; les systèmes d’information ne peuvent donc en collecter qu’une quantité limitée. Pour permettre une amélioration des programmes, il est préférable de faire le suivi d’un nombre restreint d’indicateurs, de les calculer à partir d’informations collectées à chaque fois de la même façon à l’aide d’outils cohérents, de les ventiler entièrement et de les analyser correctement plutôt que de collecter de manière inappropriée une grande quantité d’informations sans liens les unes avec les autres et qui ne seront pas toujours utilisées [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Avant d’introduire un indicateur dans la liste des indicateurs standardisés à suivre au niveau national, ses avantages et ses inconvénients doivent donc être soigneusement pesés. Ces différents aspects pris en compte, les indicateurs présentés dans cette section ont été organisés et classés en trois catégories : indicateurs mondiaux (M), indicateurs de base (B) et indicateurs facultatifs (FAC). Pour montrer comment ils s’articulent dans la liste et dans le continuum de soins, une version abrégée de ces différents indicateurs est présentée au Tableau 3.2. Pour aider à déterminer ceux à sélectionner en priorité, des tableaux de référence fournissant des informations détaillées sur les méthodes de mesure de chaque indicateur se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. TABLEAU 3.2 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS DÉPISTAGE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépis- tage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée FAC1.0.1 Échec du test de dépistage* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat* Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat* Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dé- pistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an RÉSULTATS DU DÉPISTAGE ET ORIENTATIONS-RECOURS M2.0 Taux de positivité au test de dépis- tage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour les- quelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur test de dépistage au cours d’une période donnée FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 117 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage dont le résultat était positif au cours d’une période donnée FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage, qui se sont rendues à cette visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé FAC2.2.2 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage** Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage FAC2.2.4 Ayant reçu les résultats du triage** Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont eu besoin d’un traite- ment** Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus TRAITEMENT ET ORIENTATIONS-RECOURS M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thérapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothé- rapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC3.3.3 Réalisation de la cryothérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplis- sant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne rem- plissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 118 * S’applique aux méthodes de dépistage, de triage ou de diagnostic nécessitant la collecte et l’analyse de prélèvements (dépistage du VPH, frottis/examen cytologique, biopsie). ** S’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement (par exemple : un test VPH suivi d’une IVA ; un test VPH ou un examen cytologique suivi d’une colposcopie). *** S’applique au dépistage du VPH réalisé sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes. INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé PROGRAMME ET PRESTATION DE SERVICES B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traite- ment et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des struc- tures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes*** Proportion des tests de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes LIENS ENTRE LES STRUCTURES DE SOINS ET LES LABORATOIRES FAC5.0 Temps d’obtention des résultats des tests réalisés* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélè- vements* Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire* Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage INTÉGRATION AVEC LES SERVICES DE LUTTE CONTRE LE VIH FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC DÉNOMINATEURS DES INDICATEURS Deux grands types de dénominateurs sont utilisés pour calculer les indicateurs : les dénominateurs obtenus à partir de la population et les dénominateurs obtenus à partir du programme. Dénominateurs obtenus à partir de la population. Le dénominateur est le nombre de personnes dans un groupe, que ces personnes aient ou non eu un contact avec le système de santé. Ce type de dénominateur est pertinent pour le calcul de l’indicateur Taux de dépistage. Lors du calcul du Taux de dépistage et pour les statistiques compilées au niveau des structures de soins, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible dans la zone desservie par la structure de soins ; pour les statistiques compilées au niveau infranational ou au niveau national, le dénominateur doit être le nombre de femmes dans la tranche d’âge cible enregistrées au niveau du district ou au niveau national lors d’un recensement. Dénominateurs obtenus à partir du programme. Ce type de dénominateur est obtenu à partir du système de données en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il est utilisé pour la majorité des indicateurs proposés. Par exemple, pour l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage, le dénominateur est le nombre total de femmes (dans la tranche d’âge cible) qui ont bénéficié d’un test de dépistage (pour la première fois de leur vie) au cours de la période spécifiée. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 119 VENTILATION DES INDICATEURS La ventilation sépare les données utilisées pour le calcul des indicateurs agrégés en différents sous-groupes en fonction d’éléments de données afin d’identifier et de mettre en évidence d’éventuelles différences entre les groupes [WHO Consolidated Strategic Information Guidelines, 2015]. Afin de s’assurer que les informations stratégiques produites par le système de suivi du programme sont utiles pour gérer ce programme ainsi que pour améliorer les services, et que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, les éléments de données en fonction desquels il est recommandé de faire une ventilation ont été spécifiés pour chaque indicateur. Les éléments de données fréquemment utilisés pour la ventilation des données en rapport avec le cancer du col de l’utérus sont indiqués ci-dessous. • Groupe d’âge ou tranche d’âge : dans la tranche d’âge cible, en dehors de la tranche d’âge cible ; ou tranches d’âge discrètes en fonction de l’épidémiologie ou des pratiques de données dans le pays (par exemple, <20 ans, 20 à 29 ans, 30 à 39 ans, 40 à 49 ans, >49 ans). • Géographie ou localisation : province, région, district ou toute autre frontière administrative à même de faciliter les principales analyses et permettre le retour d’informations ; milieu rural ou milieu urbain (Remarque : la géographie, le niveau de structure de soins et/ou le nom de la structure de soins doivent systématiquement faire partie des groupes de ventilation au niveau infranational et au niveau national ; ils n’ont donc pas été indiqués pour chaque indicateur). • Statut par rapport au VIH : VIH positif, VIH négatif ou Statut par rapport au VIH inconnu. • Méthode de dépistage (lorsque plusieurs méthodes sont utilisées) : IVA, IVL, test VPH, examen cytologique. • Type de visite de dépistage : premier dépistage, dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif). • Point de prestation de services : services fixes, unités mobiles (Remarque : pour permettre aux indicateurs clés de fournir d’autres informations utiles, les données peuvent aussi, le cas échéant, être ventilées en fonction d’éléments de données supplémentaires pour inclure les structures ou les points de prestation de services intégrés, par exemple les services de prise en charge de l’infection à VIH, les services de planification familiale, les services de prise en charge des IST, etc.). Plusieurs mesures doivent être respectées pour permettre la ventilation des indicateurs : la collecte des éléments de données clés au niveau individuel doit se faire dans un format standardisé ; chaque élément de données doit être intégré en suivant des processus standardisés pour la synthèse et la transmission des données ; enfin, des méthodes doivent être en place pour assurer l’intégrité des données tout au long du processus de synthèse et d’agrégation. Pour s’assurer que les données obtenues sont de qualité, il est important que celles-ci soient collectées, agrégées et préparées sous la forme de rapports en utilisant des formulaires standardisés (des exemples sont présentés à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section). Il est aussi essentiel que le personnel impliqué reçoive une formation appropriée et que les données soient examinées régulièrement. Lorsque cela est possible, la mise en place d’un lien entre le SIGS et le système de dossiers médicaux électronique utilisé pour les patientes peut améliorer considérablement la qualité des données et réduire la charge de travail ; l’agrégation des données et le calcul des indicateurs peuvent alors se faire de manière automatisée. Les principes suivis lors de l’établissement des priorités dans le choix des indicateurs doivent également être appliqués pour déterminer quels indicateurs ventiler en fonction de quels éléments de données, la qualité devant être privilégiée par rapport à la quantité. En examinant comment la ventilation influe sur les informations fournies par un indicateur, il est possible de déterminer si la valeur des informations supplémentaires obtenues justifie les investissements supplémentaires à réaliser en termes de collecte, de gestion et d’assurance de la qualité des données. Par exemple : À son niveau de base, l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (indicateur B2.0 du Tableau 3.2) doit permettre le suivi de la qualité du test de dépistage en mesurant le pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée. Comme le montre le Tableau 3.3, pour s’assurer que les populations les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus sont bien prises en compte, la définition de l’indicateur peut être limitée aux femmes dans la tranche d’âge cible tout en remplissant son objectif de contrôle de la qualité du test. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 120 Tel que présenté au Tableau 3.4, l’indicateur remplit toujours son objectif, mais il fournit des informations plus complètes pour prévoir les ressources à allouer. Cependant, le fait que les données soient agrégées ne permet pas de prendre en compte le fait d’appartenir ou non à une population cible vulnérable ; une ventilation des résultats permettrait de rendre cette information encore plus utile. Dans certains cas, la ventilation du numérateur fournit à elle seule suffisamment d’informations. Comme le montre le Tableau 3.5, la ventilation par groupe d’âge du numérateur uniquement permet seulement de calculer le Taux de positivité au test de dépistage global et la contribution de chaque groupe d’âge à ce taux global. TABLEAU 3.5 Ventilation du numérateur INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12.5% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 35 35.0% En dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Les programmes peuvent viser à fournir des services de dépistage uniquement aux femmes appartement à une certaine tranche d’âge cible ; dans ce cas, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus fournira toutes les informations nécessaires. Cependant, si des femmes en dehors de cette tranche d’âge cible bénéficient aussi de services de dépistage, l’indicateur calculé comme indiqué ci-dessus passe à côté d’informations importantes. Comme le montre le Tableau 3.4, la perspective commence à changer lorsque la population prise en compte dans le calcul de cet indicateur de base est élargie. TABLEAU 3.4 Taux de positivité au test de dépistage – tous âges confondus Cette ventilation limitée met en évidence qu’une proportion très élevée des tests positifs proviennent de femmes dont l’âge se situe en dehors de la tranche d’âge cible ; cependant, des informations supplémentaires doivent encore être obtenues pour pouvoir examiner cette question dans son contexte. En poussant l’analyse encore plus loin et en ventilant le numérateur et le dénominateur par groupe d’âge (Tableau 3.6), il est possible d’obtenir les informations manquantes en permettant le suivi du Taux de positivité au test de dépistage global et le suivi du Taux de positivité au test de dépistage pour chaque groupe d’âge (y compris pour les femmes les plus vulnérables). Il est alors facile de calculer également la contribution de chaque groupe au nombre total de femmes ayant un résultat positif et au nombre total de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 400 TABLEAU 3.3 Taux de positivité au test de dépistage – âges cibles uniquement SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 121 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 12,5 % Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 8.8% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 16.3% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 100 Ventilation par groupe d’âge Positivité au test de dépistage – dans la tranche d’âge cible 35 35.0% Positivité au test de dépistage – en dehors de la tranche d’âge cible 65 65.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 800 Ventilation par groupe d’âge Dans la tranche d’âge cible 400 50.0% En dehors de la tranche d’âge cible 400 50.0% La ventilation intégrale des indicateurs accroît la complexité des processus de collecte, de gestion et d’agrégation des données. Cependant, comme le montre cet exemple, la ventilation peut permettre d’identifier des points importants à éclaircir par des recherches plus approfondies. Dans le cas de cet exemple, la ventilation a permis d’identifier qu’une forte proportion de femmes avaient bénéficié d’un dépistage alors qu’elles se trouvaient en dehors de la tranche d’âge cible, et que cette population présentait un taux élevé de positivité. Ces particularités n’auraient pas pu être identifiées en utilisant l’un des indicateurs agrégés simples. Il convient de noter qu’un indicateur facultatif (FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible) est proposé pour permettre d’identifier si une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage ont un âge se situant en dehors de la tranche cible ; cependant, FAC1.1 ne permettra pas d’identifier si le taux de positivité au test est élevé dans cette population. Au bout du compte, l’approche adoptée pour obtenir les informations stratégiques voulues en couvrant toutes les questions pertinentes avec une sensibilité appropriée dépendra du contexte, des priorités et des ressources du programme. Les programmes doivent mettre en balance les besoins en informations nécessaires pour le suivi des patientes et des programmes avec la capacité du personnel et des systèmes à collecter et gérer des données de qualité pour pouvoir faire ce suivi. Il faut également prendre en considération la nécessité d’une harmv onisation avec les autres approches existantes. Pour les programmes dont le système de suivi est encore embryonnaire, il est souvent préférable de ventiler entièrement les indicateurs de base en fonction des éléments de données clés, et de limiter la ventilation d’indicateurs supplémentaires pour les niveaux plus élevés que le niveau des structures de soins. Ici encore, il est important de rappeler que l’un des principes directeurs clés à suivre au moment d’instituer des pratiques en matière de données est de toujours privilégier la qualité par rapport à la quantité. TRANCHES D’ÂGE Comme cela a été montré dans l’exemple ci-dessus, les tranches ou les groupes d’âge sont souvent des composantes ou des facteurs de ventilation clés pour un indicateur, car ils permettent d’obtenir des informations utiles pour déterminer si le programme atteint avec efficacité une population cible et aide au suivi des personnes les plus vulnérables au cancer du col de l’utérus. La tranche d’âge cible utilisée pour calculer ou ventiler les indicateurs de base et les indicateurs facultatifs pertinents doit être déterminée en fonction de l’épidémiologie du cancer du col de l’utérus dans le pays et des lignes directrices nationales de lutte contre cette maladie. Dans un contexte de forte prévalence de l’infection à VIH, la tranche d’âge cible doit être adaptée en fonction de la positivité du statut par rapport au VIH et être conforme aux lignes directrices en vigueur dans le pays ou au niveau mondial. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans ; cependant, l’OMS recommande que toutes les femmes infectées par le VIH bénéficient, quel que soit leur âge, d’un dépistage par IVA sitôt que leur infection par le VIH a été identifiée. Afin de permettre une comparaison entre les pays et un suivi au niveau mondial, l’OMS indique que les données sur le dépistage transmises au niveau mondial ne doivent prendre en compte que les femmes se trouvant dans la tranche d’âge cible de 30 à 49 ans, qui sont celles les plus exposées au risque. Lorsque la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS est différente de celle recommandée dans un pays, les systèmes de données doivent être conçus de manière à pouvoir transmettre les données permettant le calcul au niveau mondial des indicateurs Taux de dépistage, Taux de positivité au test de dépistage et Taux de traitement tels qu’ils ont été définis. STATUT PAR RAPPORT AU VIH La charge de cancer du col de l’utérus étant plus élevée dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il est recommandé d’y ventiler la majorité des TABLEAU 3.6 Ventilation du numérateur et du dénominateur SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 122 INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL VALEUR PROPORTION DU TOTAL DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE EN DEHORS DE LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 8.8% 16.3% 12.5% Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH Positivité au test de dépistage – VIH positif 14.3% 17.1% 16.5% Positivité au test de dépistage – VIH négatif 7.1% 8.0% 7.2% Positivité au test de dépistage – femmes au statut par rapport au VIH inconnu 10.0% 16.0% 14.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 35 65 100 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 10 47 57 57.0% VIH négatif 20 2 22 22.0% Statut par rapport au VIH inconnu 5 16 21 21.0% B2.0 NUMÉRATEUR (aussi B0.0): nombre total de femmes qui ont eu un résultat POSITIF à leur test de dépistage 400 400 800 Ventilation en fonction du statut par rapport au VIH VIH positif 70 275 345 43.1% VIH négatif 280 25 305 38.1% Statut par rapport au VIH inconnu 50 100 150 18.8% indicateurs en fonction du statut par rapport au VIH afin de s’assurer que les informations collectées prennent bien en compte la population de femmes (et de jeunes filles) vivant avec le VIH, qui présente un risque élevé. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est relativement faible, il n’est pas toujours important pour le programme de faire une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et cette question peut être réexaminée. Comme le montre l’exemple ci-dessous (Tableau 3.7), une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH permet de calculer un Taux de positivité au test de dépistage spécifique pour les femmes infectées par le VIH. Dans le cas de cet exemple, la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge permet de mettre en évidence une corrélation plausible entre le fait d’avoir un statut par rapport au VIH positif et une proportion élevée de femmes ayant bénéficié d’un dépistage en dehors de la tranche d’âge cible, et aussi de retrouver le taux élevé de positivité au test de dépistage déjà relevé dans l’exemple précédent. TABLEAU 3.7 Exemple de ventilation en fonction du statut par rapport au VIH et du groupe d’âge TYPE DE VISITE DE DÉPISTAGE Pour le suivi de nombreux programmes, les données sur les services fournis sont simplement agrégées en totaux globaux, sans prendre en considération les antécédents de dépistage des clientes. Cette agrégation de l’ensemble des dépistages peut donc regrouper les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un dépistage de suivi post-thérapeutique après le traitement de lésions précancéreuses, et celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif. Au niveau des structures de soins et aux niveaux plus élevés, ce nombre agrégé est important car il permet de mieux appréhender la demande en services de dépistage et de traitement et, par conséquent, de planifier les ressources humaines et matérielles nécessaires pour répondre à cette demande. Pour le calcul des totaux et des indicateurs à partir de données agrégées, certains programmes ne prennent en compte que les données relatives aux dépistages réalisés pour la première fois. Une analyse se concentrant sur les premiers dépistages est importante pour déterminer avec précision si un programme atteint les personnes les plus à risque (c’est-à-dire celles de la tranche d’âge cible qui n’ont encore jamais bénéficié d’un dépistage) et pour obtenir des informations sur la charge de la maladie dans cette population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage. Les indicateurs recommandés par l’OMS se focalisent sur les dépistages réalisés pour la première fois afin qu’ils cadrent avec les objectifs de la plupart des programmes (par exemple, que l’ensemble des femmes de la tranche d’âge cible bénéficient au moins une fois d’un dépistage) et parce que cette information est essentielle à la mise en place d’actions coordonnées pour lutter contre le cancer du col l’utérus. Chacune de ces deux stratégies d’agrégation des données fournit des informations précieuses, mais aucune ne permet à elle seule de faire un suivi complet : SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 123 • Le suivi du nombre total de dépistages sans aucune ventilation donne une vision imprécise du taux de positivité au test de dépistage dans les sous-groupes à risque de la population cible (les femmes ayant bénéficié d’un dépistage pour la première fois, celles ayant bénéficié d’un nouveau dépistage après la réalisation d’un test de dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et celles ayant bénéficié d’un suivi post-thérapeutique). • Le suivi du traitement à partir du nombre total de dépistages sans aucune ventilation ne permet pas au programme de faire un suivi du succès du traitement et d’obtenir une estimation de son efficacité. Certains problèmes importants pourraient alors ne pas être détectés, par exemple la présence d’un pourcentage élevé de femmes ayant besoin d’un nouveau traitement quand le dépistage de suivi post-thérapeutique réalisé un an après le traitement de lésions précancéreuses s’avère positif (voir l’exemple présenté au Tableau 3.8). • Il est essentiel que l’ensemble des femmes qui ont besoin d’un suivi et d’un traitement (celles pour qui le dépistage et/ou le triage s’avère positif) bénéficient de ce suivi et de ce traitement. Si l’indicateur ne prend en compte que les dépistages réalisés pour la première fois, il ne sera pas possible de faire un suivi de cette composante clé des soins et des résultats pour les patientes. • Le fait de restreindre le calcul des indicateurs aux dépistages réalisés pour la première fois ne permet d’obtenir qu’une partie des informations nécessaires pour planifier des ressources suffisantes pour le programme, pour faire un plaidoyer afin de répondre à la demande dans son ensemble, et pour adapter la gestion du programme, y compris les politiques. Bien que cela la rende plus complexe, l’approche utilisée doit si possible intégrer les deux stratégies en agrégeant les données relatives à l’ensemble des dépistages pour obtenir un total (par exemple, Total des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, Total des femmes ayant un résultat positif à un test de dépistage, etc.), tout en conservant la possibilité de faire une ventilation de ce total en sous-groupes par « type de visite de dépistage » : dépistage réalisé pour la première fois, nouveau dépistage après dépistage antérieur dont le résultat était négatif, et dépistage de suivi post- thérapeutique. L’intérêt de cette approche est démontré dans le Tableau 3.8 : sans une ventilation du numérateur et du dénominateur en fonction du type de visite de dépistage, il n’aurait pas été possible de mettre en évidence que le taux de positivité au test est extrêmement élevé pour les dépistages de suivi post-thérapeutique. INDICATEUR ET ÉLÉMENTS PERMETTANT SON CALCUL NOMBRE ET POURCENTAGE PROPORTION DU TOTAL VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAL B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE 14.7% 2.0% 9.0% 12.5% Ventilation en fonc- tion du type de visite de dépistage Positivité au test de dépistage – premier dépistage 12.5% 2.5% 7.8% 10.7% Positivité au test de dépistage – dépistage post-thérapeutique à 1 an 53.3% 0.0% 40.0% 40.0% Positivité au test de dépistage – nouveau dépis- tage systématique 12.5% 0.0% 0.0% 10.0% B2.0 NUMÉRATEUR : nombre total de femmes qui ont eu un résultat PO- SITIF à leur test de dépistage 81 1 18 100 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois et pour lesquels le résultat était positif 60 1 14 75 75.0% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an pour lesquels le résultat était positif 16 0 4 20 20.0% Nombre de nouveaux dépistages systématiques (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) pour lesquels le résultat était positif 5 0 0 5 5.0% B2.0 DÉNOMINATEUR (aussi B0.0) : nombre total de femmes qui ont bénéficié d’un test de dépistage 550 50 200 800 Type de visite de dépistage Nombre de dépistages réalisés pour la première fois 480 40 180 700 87.5% Nombre de dépistages post-thérapeutiques à 1 an 30 10 10 50 6.3% Nombre de nouveaux dépistages systématiques 40 0 10 50 6.3% TABLEAU 3.8 Exemple de ventilation en fonction du type de visite de dépistage (et du statut par rapport au VIH) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 124 STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : RÉSULTATS DES TESTS DE DÉPISTAGE Pour réaliser le suivi des patientes et celui des programmes, la terminologie utilisée dans l’ensemble des points de prestation de services pour classer les résultats des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus doit être standardisée. Les prestataires et les autres personnes responsables de la collecte et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer et d’agréger correctement les tests de dépistage réalisés et leurs résultats. RÉSULTATS DE L’IVA Aux fins de suivi, les résultats possibles pour une IVA peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif (remplissant les critères pour un traitement par cryothérapie/ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) 3. Positif, suspicion de cancer Les options 2 et 3 sont toutes les deux considérées comme un résultat positif. Pour le calcul de l’indicateur, les femmes ayant bénéficié d’un test de dépistage (ou de triage) par IVA dont le résultat est « positif » ou « positif, suspicion de cancer » sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif (ou des femmes chez qui le triage s’est avéré positif). Les résultats positifs sont ventilés en « lésions précancéreuses » et « suspicion de cancer », car le cheminement à suivre pour le traitement sera différent, les cas de suspicion de cancer nécessitant une évaluation plus approfondie (colposcopie, biopsie, diagnostic) afin de déterminer quelles options de traitement envisager. Des définitions cliniques se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Résultat de l’IVA non concluant ou indéterminé Il est habituellement rare que le résultat de l’IVA soit non concluant (ou indéterminé), mais cela peut avoir un impact sur le nombre de résultats positifs. Les options possibles en cas de résultat non concluant sont les suivantes : 1. Faire une nouvelle application d’acide acétique. Si le résultat est à nouveau non concluant : 2. Demander à un collègue de faire immédiatement une consultation ou organiser une consultation après quelque temps. Si les options 1 et 2 ne sont pas disponibles : 3. Classer le résultat comme positif. RÉSULTATS DU FROTTIS/DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un examen cytologique peuvent être classés en deux options : 1. Normal (absence de lésion intraépithéliale ou de malignité) 2. Anormal (présence d’une anomalie des cellules épithéliales)1 Pour permettre une standardisation de la formulation des différents indicateurs, la seule présence d’une anomalie quelle qu’elle soit des cellules épithéliales est considérée comme un résultat positif. Bien que l’examen cytologique permette de déterminer des degrés d’anomalie et même d’identifier des lésions précancéreuses, la présence de lésions précancéreuses et la suspicion de cancer doivent toutes deux être enregistrées comme un résultat positif. Les femmes ayant un résultat anormal à un test de dépistage par frottis sont donc considérées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Lorsque cela est possible, une ventilation des indicateurs pertinents peut fournir des informations plus précises sur les résultats. Pour les programmes faisant appel à une stratégie de dépistage utilisant l’examen cytologique suivi de la colposcopie, il est possible d’adapter les indicateurs pour prendre en compte le seuil de résultat du dépistage avec présence d’ASCUS2 recommandé pour orienter la patiente vers une structure spécialisée pour un triage par colposcopie. RÉSULTATS DU TEST VPH Aux fins de suivi, les résultats possibles pour un test VPH peuvent être classés en trois options : 1. Négatif 2. Positif 3. Nécessité de faire un nouveau test STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE ET QUALITÉ DES DONNÉES Lors de l’enregistrement des résultats, des erreurs ayant une incidence sur la qualité des données de suivi 1 Pour connaître la définition clinique des résultats, se référer au système de classification de Bethesda : Nayar R, Wilbur DC (eds). The Bethesda system for reporting cervical cytology: definitions, criteria, and explanatory notes, ed 3. New York, Springer, 2015. 2 Atypie des cellules épidermoïdes de signification indéterminée (en anglais, atypical squamous cells of undetermined significance, ASCUS) ; Système de Bethesda 2001. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 125 peuvent se produire lorsque : 1. Les visites de dépistage au cours desquelles une suspicion de cancer est diagnostiquée sur la base d’un examen initial au spéculum ne sont pas comptabilisées comme des « visites de dépistage réalisées » ; 2. Les dépistages qui n’ont pas pu être effectués en raison d’une cervicite ou d’une infection autre sont comptabilisés comme des « dépistages réalisés » ; et 3. Les cas de suspicion de cancer ne sont pas comptabilisés comme des résultats de dépistage positifs. À titre d’exemple, imaginons une femme qui fait une visite de dépistage par IVA. Au cours de l’examen au spéculum initial, et avant l’application d’acide acétique, le prestataire identifie une masse ressemblant à du chou-fleur. Il en déduit que la femme présente une suspicion de cancer et recommande qu’elle soit orientée vers une structure spécialisée pour une évaluation plus approfondie et la pose d’un diagnostic. Bien que dans ce cas il n’y ait pas eu d’application d’acide acétique, le dépistage a bien rempli l’objectif prévu, c’est-à-dire d’identifier les personnes avec une probabilité élevée de présenter une maladie ou un stade précurseur de cette maladie. Cette visite doit donc être considérée comme un dépistage réalisé pour lequel le résultat est positif avec une suspicion de cancer. Si le prestataire n’avait pas classé cette visite comme un dépistage réalisé, celle-ci ne serait pas comptabilisée dans le nombre total de dépistages pour la structure de soins en question. Si par ailleurs, au cours de l’examen au spéculum initial, le prestataire identifie une cervicite, il ne fait alors pas d’application d’acide acétique, mais prescrit des médicaments et demande à la femme de revenir pour une autre visite afin de réaliser le dépistage. Au cours de cette visite initiale, l’objectif prévu du dépistage ne sera donc pas rempli, et le dépistage ne devra donc pas être considéré comme réalisé. En outre, le prestataire doit systématiquement enregistrer le fait qu’il n’y a pas eu d’application d’acide acétique lors d’une visite de dépistage par IVA. Le dépistage vise à identifier les femmes à risque de cancer du col de l’utérus avant qu’elles ne présentent des symptômes. Cependant, une femme peut se présenter pour un dépistage parce qu’elle ressent des symptômes. Dans ce cas, il est important qu’en plus des différentes mesures qui auront été prises, le prestataire enregistre que la femme ressentait des symptômes afin de pouvoir effectuer un suivi approprié des patientes et savoir interpréter les tendances du recours aux services de dépistage. STANDARDISATION DE LA TERMINOLOGIE : ORIENTATION-RECOURS, EXAMEN DIFFÉRÉ ET PATIENTES PERDUES DE VUE Une fois qu’une femme a reçu un résultat positif à son dépistage, il est parfois nécessaire que le traitement soit différé ou de faire une orientation-recours, ces situations étant fréquemment une occasion pour ces femmes d’être perdues de vue. Chacun de ces termes peut être défini de plusieurs façons. Les définitions données ci-dessous ont été utilisées pour les indicateurs dont la liste figure au Tableau 3.2 et pour le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données présenté à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Traitement différé : • Refus de la cliente de recevoir immédiatement un traitement pour des raisons personnelles ; ou • Incapacité du prestataire/de la structure de soins à fournir immédiatement un traitement en raison de l’indisponibilité temporaire de certaines ressources. Orientation-recours : • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale n’est pas censée fournir ; ou, • Orientation vers une autre structure de soins pour bénéficier d’un service que la structure de soins initiale est censée fournir mais n’est pas en mesure de fournir en raison de l’indisponibilité temporaire ou prolongée de certaines ressources. L’orientation-recours peut se faire à l’initiative du site de dépistage (par exemple, une femme pour laquelle le dépistage positif a révélé la présence de lésions de grande taille ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie est orientée vers une autre structure pour bénéficier d’une RAD) ou du site de traitement (une femme a bien été orientée vers cette structure pour bénéficier d’une RAD, mais lors de la visite pour réaliser la RAD, une suspicion de cancer est diagnostiquée et la femme est orientée vers une troisième structure pour bénéficier d’une évaluation plus poussée). Le terme « orientation-recours » peut également être utilisé pour classer le passage d’un prestataire à un autre ou d’un point de prestation de services à un autre au sein d’un même établissement de santé. En l’absence de normes mondiales pour définir le moment où une femme qui ne se conforme pas à une orientation- recours ou ne se présente pas pour bénéficier d’un traitement qui a été différé passe dans la catégorie des « perdues de vue », les programmes doivent élaborer leurs SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 126 propres définitions standardisées. Par exemple, « perdue de vue » peut être défini comme « cliente qui ne se rend pas à une visite programmée après orientation-recours » ; ou « cliente qui ne se présente pas pour un traitement programmé après que celui-ci a été différé ». Dans le cadre de définitions plus robustes, assorties d’échéances, et qui prennent en compte l’impact du manque de connexion entre les structures de soins et les insuffisances des mécanismes prévus pour le retour d’information, une classification en tant que « perdue de vue » peut être attribuée à une femme qui ne se conforme pas comme prévu à une orientation-recours ou ne se présente pas comme prévu à une visite de traitement dans les six mois suivant sa visite de dépistage. Afin d’assurer la qualité des données obtenues et de la prestation des soins prodigués aux clientes, des définitions standardisées doivent être élaborées à l’échelle nationale pour les termes « traitement différé », « orientation- recours » et « perdue de vue » en fonction de la structure du système de santé, des mécanismes d’orientation- recours et des algorithmes utilisés pour le dépistage et le traitement. Les prestataires ainsi que le personnel chargé de la saisie et de la gestion des données doivent recevoir une formation sur la façon de classer correctement les cas de traitements différés, d’orientations-recours et de perdues de vue. SUIVI DES STRATÉGIES « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » : CLASSIFICATION DU BUT DE LA PROCÉDURE Plusieurs des stratégies de dépistage recommandées comprennent une étape d’examen de triage (après la réalisation du test de dépistage initial) pour déterminer si un traitement est nécessaire ainsi que le type de traitement que la femme devra recevoir en fonction de différents critères [OMS, 2017]. Parmi les indicateurs figurant dans la liste, plusieurs sont spécifiques au suivi des complexités supplémentaires liées à l’utilisation de stratégies « Dépistage-triage-traitement ». D’autres indicateurs plus généraux peuvent nécessiter un examen ou une adaptation supplémentaire. Des informations et des exemples pour aider à adapter ces indicateurs non spécifiques se trouvent dans les tableaux de référence et dans d’autres outils figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Dans de nombreux pays qui n’en sont qu’à la phase de mise en place d’un programme national organisé ou qui sont en train de passer d’une stratégie de dépistage à une autre, plusieurs méthodes de dépistage et/ou stratégies peuvent être employées par les prestataires en exercice ; par exemple, l’IVA peut être utilisée comme test de dépistage initial et comme test de triage ; l’examen cytologique peut également être utilisé comme test de dépistage initial, comme test de triage ou test de dépistage secondaire et en cas de contre-indication à l’IVA. Lorsque l’IVA ou l’examen cytologique est utilisé à plusieurs fins au sein d’un même programme, la terminologie utilisée pour classer les résultats doit rester la même ; cependant, une classification précise du but de la procédure (par exemple, dépistage ou triage) doit être ajoutée pour éviter la survenue de problèmes de qualité une fois les données agrégées. ÉVALUATION VISUELLE AVANT DE RÉALISER LE TRAITEMENT : ÉLÉMENT SUPPLÉMENTAIRE À PRENDRE EN CONSIDÉRATION POUR LA CLASSIFICATION DE LA PROCÉDURE En plus de son utilisation en tant que test de dépistage initial ou en tant que test de triage, l’IVA peut être utilisée en tant qu’évaluation visuelle avant de réaliser le traitement chez les femmes pour lesquelles le dépistage ou le triage s’avère positif et qui sont orientées vers une structure spécialisée pour le traitement de leurs lésions précancéreuses. À titre d’exemple, imaginons une femme pour qui un dépistage par IVA s’avère positif, avec l’identification d’une lésion de grande taille qui ne remplit pas les critères pour être traitée par cryothérapie. Cette femme est orientée vers une deuxième structure de soins pour un traitement potentiel de cette lésion par RAD. Dans cette deuxième structure de soins, le prestataire devant effectuer la RAD utilise de l’acide acétique pour visualiser la lésion et confirmer que celle-ci remplit les critères pour être traitée par RAD. Si cette inspection visuelle avant de réaliser le traitement était classée de manière erronée comme un test de dépistage par IVA, elle serait alors comptabilisée deux fois dans le total obtenu par agrégation pour le programme, ce qui aurait un impact négatif sur la qualité des données de suivi. Lorsque la colposcopie est utilisée à plusieurs fins (par exemple, pour le triage afin de déterminer si une lésion précancéreuse requiert un traitement, pour faire une évaluation supplémentaire en cas de lésions de grande taille ou de suspicion de cancer, pour aider avant de réaliser le traitement et/ou une biopsie, etc.), il faut également être vigilant lors de la classification et de l’enregistrement de la raison de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie et du but de cette procédure. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 127 Pour que les patientes soient prises en charge de manière appropriée ainsi que pour éviter les doublons et autres problèmes de qualité des données, il est capital que le but de chaque procédure soit consigné avec précision et de manière cohérente en utilisant une terminologie et des formulaires standardisés, en s’assurant que le personnel soit formé et en réalisant régulièrement une supervision de soutien. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION DANS LES ZONES OÙ LA PRÉVALENCE DE L’INFECTION À VIH EST ÉLEVÉE Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, certains aspects particuliers doivent être pris en compte lors de l’adaptation des indicateurs proposés et de la mise en place de pratiques de données standardisées. Il faut notamment répondre aux questions suivantes : • Existe-t-il une différence entre l’intervalle recommandé au niveau national entre chaque dépistage pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Cela a-t-il des conséquences sur la collecte et l’agrégation des données ? • Existe-t-il une différence entre la tranche d’âge cible pour les femmes infectées par le VIH ou dont le statut par rapport au VIH n’est pas connu et pour les femmes qui ne sont pas infectées par le VIH ? Comment adapter ou ventiler au mieux les indicateurs proposés afin d’obtenir des informations utiles ? • Quel est le niveau d’intégration du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus et du programme de lutte contre le VIH ? En outre, l’écart par rapport aux points de référence acceptés à l’échelle mondiale devra être pris en compte dans le contexte de la prévalence de l’infection à VIH. Par exemple, dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est faible, le point de référence pour le taux de positivité au test par IVA est de 5 à 25 % (Tableau 3.9) [ACCP, 2004]. Dans une population générale où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, le taux de positivité au test par IVA peut être supérieur à 25 %, en particulier dans une population n’ayant encore jamais fait de dépistage. Ces aspects à prendre en considération ont été soulignés tout au long de cette section. Des documents supplémentaires peuvent être consultés pour mettre en place un suivi de l’intégration aux services de lutte contre l’infection à VIH, notamment les directives de l’ONUSIDA sur le suivi de la lutte contre le sida de 20171 ou le guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH.2 1 http://www.unaids.org/sites/default/files/media_asset/global-aids-monitoring_fr.pdf 2 http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/44558/9789241501347_eng.pdf?sequence=1 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 128 Cette section décrit un système d’information sanitaire de base dans lequel les données passent du niveau de la collecte auprès des clientes au niveau du programme national grâce à l’utilisation d’outils interconnectés cadrant avec les besoins cliniques et les indicateurs nationaux (Figure 3.2). Les outils décrits dans cette sous-section comprennent un formulaire individuel (pour chaque cliente), un registre pour compiler les données, et un formulaire de synthèse des données pour la préparation de rapports et la saisie dans le SIGS. En plus de ces trois outils de base, les programmes doivent élaborer des formulaires ou des registres supplémentaires pour collecter des informations supplémentaires sur les orientations-recours et le suivi, sur les processus de laboratoire (par exemple, pour le contrôle de la qualité), sur les processus de la chaîne d’approvisionnement et sur la gestion des cas de cancer invasif. Ces outils supplémentaires dépendant fortement du contexte du programme, ils ne sont pas présentés en détails dans cette section. FIGURE 3.2 Flux des informations entre les différents outils de collecte et d’agrégation des données Afin de disposer de davantage de données de haute qualité, des documents pratiques de référence destinés à concevoir ou améliorer les outils de base pour collecter et agréger les données pour le suivi des patientes et celui des programmes se trouvent à la sous-section Outils et documents de mise en œuvre à la fin de cette section. COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES FORMULAIRES INDIVIDUELS DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Le premier point de collecte des données est le Formulaire individuel (à remplir pour chaque cliente). Il est utilisé par les prestataires et le personnel des structures de soins pour collecter des informations sur les visites des clientes ainsi que des données sur le dépistage, les orientations-recours et le traitement des lésions précancéreuses. Les éléments de données collectés MARCHE À SUIVRE POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES SUR LA PRESTATION DE SERVICES ET POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE DES DONNÉES SYNTHÈSE MENSUELLE : fait la synthèse des visites des clientes dans une structure de soins au cours du mois précédent. Les données sont agrégées au niveau infranational et incorporées directement dans le SIGS et dans les indicateurs nationaux. SYNTHÈSE ANNUELLE : utilisé pour préparer des rapports à l’échelle mondiale et faire le suivi au niveau national dans les pays où les programmes sont encore embryonnaires. Fait la synthèse des visites des clientes au cours de l’année précédente. REGISTRE: journal de bord de la structure de soins dans lequel sont synthétisées les données du formulaire de dépistage de chaque cliente. Il crée une source de données agrégées pour la saisie dans le SIGS (via le formulaire de synthèse des données). FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE: enregistrement des visites des clientes et des données sur le dépistage, les orientations- recours et le traitement. NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS : le plus grand nombre d’indicateurs collectés, compilés et utilisés pour le suivi des objectifs et déterminer les activités à mener NIVEAU INFRANATIONAL : sous- ensemble des indicateurs suivis au niveau des structures de soins utilisés pour le suivi de l’exécution des services et pour identifier les besoins en termes de supervision NIVEAU NATIONAL : sous-ensemble des indicateurs suivis au niveau infranational utilisés pour le suivi à l’échelle nationale NIVEAU MONDIAL : les indicateurs peuvent être identiques ou similaires à ceux suivis au niveau national ; ils sont standardisés entre les pays pour le suivi au niveau mondial SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 129 dans le formulaire individuel sont ensuite saisis dans le registre, celui-ci étant utilisé en fin de chaîne pour remplir le Formulaire de synthèse mensuelle des données. L’utilisation de formulaires individuels standardisés au niveau national aide à ce que les mêmes données soient collectées dans tous les sites dans un format permettant l’échange, l’agrégation et la transmission de ces données ainsi que la préparation des rapports. Pour s’assurer que les informations concernant les clientes restent confidentielles, toutes les données individuelles sur chaque cliente saisies dans ces formulaires et dans le registre doivent être stockées dans un endroit dont l’accès est contrôlé, ou dans une base de données ou un système électronique sécurisé. Pour faciliter son utilisation et la collecte de données standardisées, le formulaire individuel doit répondre aux critères suivants : • La présentation doit respecter l’ordre chronologique, afin de rendre compte du cheminement de chaque cliente dans la structure de soins et des visites qu’elle a effectuées, depuis le moment où elle accepte le dépistage jusqu’au traitement des lésions précancéreuses ou à son orientation vers une autre structure spécialisée. • L’utilisation du formulaire doit permettre la réalisation d’une évaluation complète, une prise de décision clinique standardisée et une amélioration de la continuité dans la prise en charge. • Tous les éléments de données doivent aider le prestataire dans sa prise en charge clinique et/ ou collecter des données servant au calcul des indicateurs. L’ajout de chaque élément de données dans un formulaire a un coût associé pour la collecte, la compilation et l’analyse des données, pour l’impression du formulaire, etc. • Pour enregistrer des informations sur la cliente, sur son statut par rapport au VIH, sur le type de visite et sur les procédures de dépistage et de traitement utilisées, il est préférable que le prestataire remplisse des champs spécifiques proposant des options de choix de réponse plutôt que de noter à la main des réponses non structurées. • La mise en page doit être conviviale pour les prestataires et pour le personnel chargé de la saisie de données. ÉLÉMENTS DE DONNÉES INDIVIDUELLES CONCERNANT LES CLIENTES Les éléments de données minimaux à enregistrer dans le formulaire individuel se répartissent en plusieurs grandes catégories qui s’appliquent à toutes les stratégies de dépistage et de traitement et comprennent les éléments requis pour : • Identifier de manière unique le point de prestation de services (par exemple, le nom de la structure de soins, le nom du prestataire) ; • Identifier de manière unique la cliente et permettre de la contacter ultérieurement (par exemple, identifiant unique de la cliente, numéro de téléphone de la cliente) ; • Aider à la prise de décision clinique lors de la visite en cours (par exemple, date des dernières règles, antécédents de dépistage) ; • Faire le suivi de la prestation de services (par exemple, type de visite de dépistage, réalisation ou non du dépistage, traitement fourni) ; • Faire le suivi des étapes ultérieures de la prestation de services et de soins aux clientes (par exemple, critères pour recevoir les traitements, orientation-recours). La Liste de contrôle des éléments de données du Formulaire individuel de dépistage et de traitement (qui se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) contient l’ensemble des éléments de données minimaux requis pour le suivi des indicateurs de base sur le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses. Ces éléments de données minimaux sont suffisants pour aider lors de la prise de décision clinique standard. Cependant, des éléments facultatifs supplémentaires permettant de collecter des informations plus détaillées sur certains aspects de la prise en charge des patientes et d’aider au calcul d’indicateurs facultatifs ont également été inclus dans la liste ; chacun de ces éléments peut être examiné afin de décider s’il sera retenu ou non. Cette liste de contrôle peut être utilisée par les pays et par les programmes pour 1) élaborer de nouveaux formulaires de dépistage et de traitement des clientes ; 2) déterminer si les formulaires de dépistage et de traitement existants sont adéquats ; et 3) fournir des options pour améliorer ou modifier les formulaires existants. Afin de garantir que les formulaires individuels puissent être utilisés aussi bien pour le suivi des patientes que pour le suivi du programme, les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites doivent travailler avec les prestataires de services lors de la mise en œuvre de cette liste de contrôle. Une fois qu’un formulaire individuel a été élaboré, il est essentiel de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau du programme national. Les programmes doivent également élaborer des formulaires spécifiques supplémentaires, ou en adapter la version existante. Il s’agit, par exemple, des formulaires pour les orientations-recours et des formulaires pour faire le lien avec les laboratoires (par exemple, des formulaires où sont enregistrées les principales données sur les SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 130 1 Un registre du cancer collecte des informations détaillées sur les patients atteints de cancer et sur les traitements qu’ils reçoivent ; ces données sont stockées sous forme électronique. clientes et accompagnant les prélèvements envoyés au laboratoire pour analyse). Des exemples de formulaires illustrant différentes manières de structurer les éléments de données minimaux et certains éléments de données facultatifs pour collecter des données auprès des clientes se trouvent à la sous- section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. S’y ajoute un Dictionnaire de données abrégé, qui donne une définition détaillée des différents éléments de données ; il doit être utilisé en complément de la liste de contrôle lors de l’incorporation d’éléments de données à saisir sous forme électronique dans un dossier médical, dans un registre ou dans le SIGS. Aspects à prendre en considération pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement pour leur test VPH Pour les programmes où les femmes font elles-mêmes leur prélèvement (à domicile ou sur site), il est important de s’assurer, lors de l’élaboration des formulaires individuels de collecte de données, que ceux-ci comportent bien les champs permettant d’enregistrer tous les éléments de données nécessaires, aussi bien dans le cas où le formulaire est rempli par la cliente elle-même puis remis à la structure de soins avec le prélèvement que lorsqu’il est rempli par le personnel de la structure de soins au moment où la femme remet le prélèvement. Lorsque les femmes ne remettent pas directement au personnel de la structure de soins le prélèvement qu’elles ont fait elles-mêmes pour leur test VPH (par exemple, si elles le placent dans une boîte de dépôt, ou s’il est envoyé à la structure de soins), ces éléments de données minimaux doivent être enregistrés sur le formulaire (ou sur l’étiquette) qui accompagne le prélèvement. COMPILATION DES DONNÉES AU NIVEAU DES STRUCTURES DE SOINS REGISTRE Registres de dépistage et de traitement. Il s’agit de documents utilisés au niveau des structures de soins pour compiler un sous-ensemble des données enregistrées dans le formulaire individuel ; ces registres sont différents du registre national du cancer.1 Un sous-ensemble de données compilées dans ces registres est ensuite transféré dans un formulaire de synthèse des données, lequel permet de préparer des rapports selon les critères requis par le ministère de la santé et par d’autres partenaires. Les données du registre peuvent également être utilisées par les prestataires pour faire le suivi des patientes et par le personnel responsable des données dans la structure de soins afin de calculer ou de valider les indicateurs utilisés pour le suivi du programme. Le registre doit être formulé de la même manière que le formulaire individuel et suivre le même cheminement. Il doit également comprendre l’ensemble des éléments de données utilisés pour la ventilation et proposer une méthode permettant de faire des récapitulatifs (par exemple, disposer de lignes au bas de chaque colonne des tableaux, afin de calculer les totaux). Une fois qu’un registre a été élaboré, il est important de le tester sur le terrain avant de commencer à l’utiliser officiellement au niveau national. Le registre doit être conçu de manière à compiler les données en fonction des éléments permettant le calcul des indicateurs qui sont saisis dans un Formulaire de synthèse mensuelle des données, les données de ce formulaire étant ensuite saisies et agrégées à un niveau plus élevé que les structures de soins (si possible dans un SIGS sous forme électronique). Pour éviter toute perte d’informations et améliorer l’exactitude des données, il est recommandé que ces registres soient remplis quotidiennement. L’organisation des registres sera spécifique à chaque programme et dépendra de la méthodologie utilisée pour le dépistage. Par exemple, le registre pour un programme utilisant l’examen cytologique doit permettre d’enregistrer des informations individuelles pour chaque cliente au fil du temps, car les résultats du dépistage ne sont pas obtenus immédiatement. Ce registre longitudinal (ou par cliente) doit être organisé par nom de cliente, et enregistrer des éléments temporels tels que la date d’envoi du prélèvement au laboratoire, la date de réception des résultats, la date de rendu des résultats à la cliente, et la date de traitement ou de l’orientation-recours. Par contre, le registre utilisé pour un programme basé sur l’IVA enregistre généralement les informations sur les clientes en une seule fois, car le dépistage, le rendu des résultats et le traitement doivent si possible être réalisés au cours de la même visite pour la majorité des clientes. Par conséquent, un registre pour l’IVA est généralement un registre simple, structuré en fonction des visites et organisé par date. ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU REGISTRE Une Liste de contrôle des éléments de données du registre se trouve à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Elle comprend un ensemble d’éléments de données minimaux et des ensembles de données facultatifs supplémentaires pouvant être utilisés pour élaborer un registre lorsqu’il n’en existe pas encore, ou pour déterminer si le registre existant comprend l’ensemble des champs nécessaires pour SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 131 l’enregistrement des données. Tout comme la Liste de contrôle des éléments de données du formulaire individuel, la Liste de contrôle des éléments de données du registre doit être utilisée par les personnes chargées de s’assurer de l’uniformité de tous les outils de collecte de données dans l’ensemble des sites. Des modèles de registres qui illustrent comment les éléments de données peuvent être organisés pour compiler les données individuelles de chaque cliente au niveau des structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre. En fonction de la stratégie utilisée pour la prestation de services, il sera plus approprié pour les programmes de disposer de registres distincts pour le dépistage et pour le traitement des lésions précancéreuses, ou au contraire il sera conseillé d’intégrer les éléments de données concernant la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans des registres existants couvrant la prestation de services intégrés. AGRÉGATION DES DONNÉES ET PRÉPARATION DES RAPPORTS FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Une fois nettoyés et vérifiés, les totaux exacts figurant dans les registres des différentes structures de soins doivent être enregistrés par des membres du personnel qualifiés dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données pour être transmis à l’endroit prévu pour leur centralisation (par exemple, le bureau de district, le bureau du programme national ou une plateforme de données) ; cette activité doit être réalisée chaque mois, selon un calendrier préétabli. Les personnes les plus à même de préparer cette synthèse des données sont les prestataires de soins et le personnel impliqué dans les activités cliniques, après avoir reçu une formation à l’enregistrement et au nettoyage des données ainsi qu’à la préparation des rapports. Lorsqu’ils n’ont pas encore reçu la formation nécessaire, un conseiller en suivi et en évaluation pourra les aider à préparer cette synthèse des données au cours de ses visites de supervision de soutien, lorsqu’il passe en revue et vérifie les données ; ils pourront ensuite les préparer seuls, une fois qu’ils se sentiront suffisamment à l’aise pour le faire. Les modèles de Formulaires de synthèse mensuelle des données fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section illustrent comment faire la synthèse des visites de chaque cliente du mois précédent avant de transférer ces informations directement dans le SIGS national pour le calcul des indicateurs nationaux. Si, dans un pays, un programme dispose déjà d’un Formulaire de synthèse mensuelle des données, il est conseillé de le comparer avec le modèle de Formulaire de synthèse mensuelle des données et avec les indicateurs proposés au Tableau 3.2 pour s’assurer que le formulaire existant permet d’enregistrer l’ensemble des données nécessaires. L’adaptation et la mise en œuvre du Formulaire de synthèse mensuelle des données doivent être réalisées par un membre du personnel du ministère de la santé travaillant pour le suivi et l’évaluation des programmes et responsable de la collecte des données en collaboration avec un conseiller technique pour le suivi et l’évaluation. FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES Les modèles de Formulaires de synthèse annuelle des données figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section fournissent aux programmes des pays qui en sont aux premiers stades d’élaboration et de mise en œuvre un outil d’agrégation des données standardisé simplifié pour enregistrer les données permettant de calculer les indicateurs de base. Ce formulaire est conçu comme un instrument provisoire ; il permet de répondre aux objectifs fondamentaux de suivi du programme en attendant que le système plus robuste décrit ici ait été mis en œuvre. Le Formulaire de synthèse annuelle des données peut être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour agréger les données nécessaires au calcul des indicateurs nationaux et les présenter sous forme de rapports. Il peut aussi être utilisé par le personnel chargé du suivi et de l’évaluation au niveau national comme moyen de transmettre chaque année à l’OMS les données permettant le calcul des indicateurs. Au cours de la phase initiale de la mise en œuvre du programme, l’agrégation des données pour le calcul de l’indicateur de base B4.0 (Proportion des structures de soins fournissant les services) se fait souvent plus facilement au niveau national qu’au niveau infranational ; cet indicateur n’a donc pas été inclus dans le modèle proposé de Formulaire de synthèse annuelle des données. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 132 L’objectif fondamental de la collecte de données est de fournir aux responsables de l’élaboration des politiques, aux décideurs en charge des programmes et aux prestataires de services les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées, améliorer les programmes et fournir aux patientes une prise en charge de qualité. Cependant, il est parfois difficile de repérer des tendances et d’identifier les points d’entrée les plus importants pour les interventions par le simple examen des données brutes. Une analyse et une visualisation appropriées des données permettent de faciliter la prise de décision et d’améliorer la présentation des rapports ainsi que la communication avec les partenaires. POINTS DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS Les Points de référence proposés correspondent soit à des normes mondiales établies sur la base de travaux de recherche et par un consensus d’experts mondiaux, soit à des chiffres de référence basés sur les tendances nationales suivies au fil du temps ; ils fournissent une fourchette ou un objectif optimal pour certains indicateurs particuliers. La comparaison des résultats obtenus pour les indicateurs avec ces fourchettes optimales permet aux programmes de cibler efficacement l’allocation des ressources, d’identifier là où les performances sont insuffisantes et, au bout du compte, de fournir des services de haute qualité. Les Points de référence fournis au Tableau 3.9 ont été établis sur la base de travaux de recherche et par une consultation d’experts mondiaux. Ils peuvent être utilisés comme référence par les prestataires fournissant des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les superviseurs au niveau infranational et les responsables nationaux de l’élaboration des politiques pour suivre la performance des services et pour déterminer s’il est nécessaire de mettre en place des mesures correctives. La collecte et le suivi systématiques de données de qualité au fil du temps pour le calcul des indicateurs permettront de définir des objectifs et des Points de référence aux niveaux national, infranational et des structures de soins qui répondent spécifiquement au contexte épidémiologique du pays [des informations supplémentaires sur l’estimation des objectifs se trouvent dans le document ACCP, 2004]. TABLEAU 3.9 Points de référence pour les indicateurs clés ANALYSE, VISUALISATION ET UTILISATION DES DONNÉES INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui appartenaient à la tranche d’âge cible • Faire un dépistage chez au moins 70 % des femmes du groupe d’âge cible dans les 10 ans sui- vant la mise en route du programme [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 51-69 % • Mise en place immédiate de mesures : <50 % • Choix incorrect du groupe d’âge cible pour le dépistage. • Formulation incor- recte des messages ou absence de diffusion de messages sur le groupe d’âge cible. • Élaboration de documents d’information, d’éducation et de communication (IEC) appropriés pour les femmes appartenant au groupe d’âge cible. • Formation et encouragement des agents de santé commu- nautaires pour les aider à iden- tifier et à recruter des femmes dans la tranche d’âge cible pour le dépistage du cancer du col de l’utérus. • Pourcentage de l’objectif de dépistage atteint au cours du mois précédent • Au moins 85 % de l’objectif de dépis- tage mensuel atteint [OMS, 2014] • Vigilance et poursuite du suivi : 75-84 % • Mise en place immédiate de mesures : <75 % • Nombre insuffisant de jours par semaine durant lesquels sont fournis les services. • Nombre insuffisant de prestataires fournis- sant les services. • Mobilisation commu- nautaire insuffisante. • Augmentation du nombre de jours durant lesquels sont fournis les services chaque semaine. • Augmentation du nombre de prestataires formés. • Augmentation de la mobi- lisation communautaire en travaillant avec les groupes de femmes agissant pour l’amélio- ration de la santé et les agents de santé communautaires. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 133 INDICATEUR POINT DE RÉFÉRENCE SEUIL POUR LA MISE EN PLACE DE MESURES CAUSES POUVANT EXPLIQUER UNE VALEUR AU-DESSUS/AU-DESSOUS DU POINT DE RÉFÉRENCE MESURES À METTRE EN PLACE • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépis- tage et pour lesquelles le résultat du test de dé- pistage s’est avéré positif • IVA : 5 à 10 % chez les femmes âgées de 30 à 60 ans [OMS, 2014] ; 5 à 25 % dans la population générale,1 les chiffres pouvant être plus élevés si le dépistage cible les femmes infectées par le VIH [ACCP, 2004] • Examen cytolo- gique : 1 à 5 % avec lésions épithéliales épidermoïdes de haut grade [ACCP, 2004] • Test de recherche de l’ADN du VPH : 5 à 25 % [ACCP, 2004] • IVA • Vigilance et poursuite du suivi : 3 à 4 % ou 10 à 19 % • Mise en place immédiate de mesures : <3 % ou >20 %.2 • Distribution en fonction de l’âge, dépistage antérieur négatif. • Prévalence de l’infec- tion à VIH. • Compétence/ confiance insuffisante du prestataire. • IVA • Forte prévalence des cas de néoplasie cervicale. • Efficacité insuffisante du vinaigre, source de lumière de qualité insuffisante. • Examen des compétences de diagnostic clinique des presta- taires au cours d’une super- vision de soutien en utilisant l’observation directe ou des images. Renouvellement de la formation. • Vérification de l’équipement et des fournitures dans la struc- ture de soins (concentration du vinaigre, source de lumière, etc.) en menant une enquête sur place. • Ensemble des indicateurs mesurant le traitement • Au moins 90 % des lésions diagnosti- quées par une IVA s’avérant positive et des cancers invasifs sont traités [OMS, 2014] • 90 à 100 % recevant un traitement dans les 6 mois suivant un dé- pistage positif [ACCP, 2004] • Vigilance et poursuite du suivi : 71 à 89 % • Mise en place immédiate de mesures : <70 %. • Mauvais fonctionne- ment de l’équipement ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du pres- tataire devant réaliser le traitement. • Rappel des clientes se faisant sur un mode passif. • Qualité insuffisante des messages expliquant le besoin de traitement. • Difficultés rencon- trées par les clientes (manque d’argent, absence de permission, difficultés psychoso- ciales, etc.). • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Mise en place d’un suivi actif des clientes qui diffèrent la réa- lisation de la cryothérapie. • Amélioration des messages. • Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage, chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions présentaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite (approche à visite unique) • Au moins 80 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et remplissant les critères pour être trai- tées par cryothérapie doivent bénéficier de ce traitement le même jour que le dépistage [Anderson, 2015] • Vigilance et poursuite du suivi : 61 à 79 % • Mise en place immédiate de mesures : <60 % • Mauvais fonction- nement de l’équipe- ment ; indisponibilité du gaz. • Indisponibilité du prestataire devant réaliser le traitement. • Messages destinés à la communauté n’infor- mant pas les femmes qu’elles peuvent être traitées le même jour. • Partenaires mascu- lins non informés à l’avance du dépistage. • Coût du traitement. • Au cours des visites de super- vision ou d’enquêtes dans les structures de soins, le super- viseur ou la personne respon- sable de la structure de soins doit vérifier la disponibilité en équipements et en prestataires. • Amélioration des messages destinés à l’ensemble de la communauté. • Formation des agents de santé communautaires pour qu’ils aident les femmes à planifier les dépenses liées au traitement. Tableau 3.9 (suite) 1 Ceci est un exemple basé sur une population générale n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage et qui présente des facteurs de risque standards ; les chiffres peuvent changer en fonction de la population cible et d’autres facteurs pouvant avoir une influence sur la prévalence. 2 Ces pourcentages sont fondés sur un taux de positivité escompté dans la population générale de 5 à 10 %, ce qui peut varier en fonction de la population bénéficiant du dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 134 POSTER OFFRANT UNE SYNTHÈSE DES PRINCIPAUX RÉSULTATS Il est suggéré aux prestataires de service de réaliser un poster offrant un aperçu rapide de l’évolution dans le temps de leurs principaux résultats. Les indicateurs clés simples et concrets qui y sont présentés seront facilement calculés à partir des données obtenues dans le registre des structures de soins ou le Formulaire de synthèse mensuelle des données. En examinant les données figurant sur ce poster, le personnel de la structure de soins peut rapidement évaluer la performance des services et les tendances. Il peut, par exemple, voir si le nombre de dépistages est en augmentation ou en diminution par rapport à l’objectif mensuel, ou si la proportion relative des dépistages fournis chaque mois aux femmes infectées par le VIH est en train de changer. Une tendance à la baisse du nombre de dépistages peut inciter à la réalisation d’une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les femmes n’accèdent pas au dépistage. Une tendance à la hausse du nombre de dépistages peut indiquer la nécessité d’augmenter le nombre de prestataires si la demande en services dépasse la capacité du(des) prestataire(s) en place. Les résultats doivent être imprimés sur un papier épais au format poster (45,72 cm x 57,15 cm), si possible en couleurs et en pleine page (sans marge). Le document sera stratifié afin de pouvoir utiliser dessus un marqueur effaçable. Des œillets peuvent être ajoutés aux quatre coins pour faciliter l’accrochage ou le montage. Le personnel ajoutera au graphique des points de données correspondant aux données obtenues chaque mois. Le poster offrant une synthèse des principaux résultats présenté à la Figure 3.3 ci-dessous a été conçu pour être utilisé pour les programmes de dépistage par IVA. Les programmes utilisant d’autres méthodes de dépistage peuvent créer des posters similaires en exploitant les données collectées avec leur Formulaire de synthèse mensuelle des données, puis s’inspirer de ce canevas pour la présentation. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 135 SYNTHÈSE DES RÉSULTATS Pays : ____ Site : ________ Année : ____ Programme de prévention et de traitement du cancer du col de l’utérus Exemple de données Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus (Formulaire de synthèse mensuelle) Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre mensuel de dépistages : 3000 de dépistages :* 250 * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Nombre de nouveaux dépistages du cancer du col de l’utérus Objectif pour le nombre annuel Objectif pour le nombre de dépistages : mensuel de dépistages :* * Tracer sur la largeur du graphique une ligne représentant l’objectif pour le nombre mensuel de dépistages Taux de positivité à l’IVA et Taux d’approche à visite unique Ajouter les logos ici Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Taux d’IVA+ Taux d’approche à visite unique Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc VIH+ VIH- Statut VIH inconnu Objectif mensuel : 250 FIGURE 3.3 Poster offrant une synthèse des principaux résultats – spécifique à l’IVA Taux de positivité de l’IVA et Taux d’approche à visite unique : méthodes de calcul Taux de positivité de l’IVA Nombre total de nouvelles femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive x 100 Nombre total de nouvelles femmes ayant bénéficié d’un dépistage Exemple : 4 nouvelles femmes IVA+ / Nombre total de 40 femmes ayant fait un dépistage x 100 = 10 % Taux d’approche à visite unique pour les nouvelles patientes Nombre total de femmes IVA+ traitées immédiatement par cryothérapie x 100 (Nombre total de clientes IVA+) — (Nombre total de clientes orientées vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles) Exemple : 3 femmes traitées immédiatement par cryo / [(5 femmes avec IVA+) — (1 femme orientée vers une autre structure pour le traitement de lésions de grandes tailles)] x 100 = 75 % SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 136 SIGS ÉLECTRONIQUE : SUGGESTIONS POUR LE MODULE DHIS 2 ET LA VISUALISATION DES DONNÉES Pour pouvoir être utilisées lors de la prise de décision, les données doivent être collectées et mises à disposition en temps opportun sous une forme compréhensible et utile. Pour ce faire, de nombreux pays ont mis en place un SIGS électronique qui facilite l’agrégation et l’analyse des données, ainsi que leur présentation sous forme de rapports et leur visualisation. DHIS 2 est un exemple largement utilisé de ce type de système. Il s’agit d’une base de données open source disponible sur le Web et conçue pour faciliter l’interprétation et l’utilisation des données sanitaires. DHIS 2 fournit des outils qui facilitent l’ensemble du processus de traitement des informations sanitaires, depuis la saisie des données jusqu’à leur analyse et à leur présentation sous une forme standardisée, sécurisée et disponible sur Internet. La configuration d’un module destiné aux programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentée ci-dessous peut être adaptée aux besoins des utilisateurs et incorporée dans un ensemble de modules DHIS 2 existant. Elle peut aussi servir de modèle pour élaborer des modules similaires pour d’autres SIGS électroniques. Ce module électronique est conçu pour prendre le relais une fois arrivé à ce qui est habituellement la dernière étape du système de collecte de données sur support papier : il permet la saisie informatique des données à partir des Formulaires de synthèse mensuelle des données, puis d’analyser et de visualiser ces données. Conçu comme une extension du SIGS destiné à faciliter le flux de données et leur utilisation depuis les structures de soins jusqu’au niveau national. Les données peuvent être saisies au niveau le moins élevé du système de santé, puis être agrégées automatiquement jusqu’au niveau le plus élevé. L’ensemble des données est ainsi stocké au même endroit, ce qui permet une grande transparence et de faire très rapidement les analyses. Ce module est destiné aux développeurs de logiciels travaillant pour le SIGS au ministère de la santé et chargés de s’assurer que le SIGS collecte l’ensemble des données pertinentes pour les programmes du ministère. DESCRIPTION DU MODULE La structure de ce module respecte une hiérarchie similaire à celle du système de santé (depuis les structures de soins jusqu’aux divisions infranationales). Le module peut être entièrement adapté aux besoins des utilisateurs pour une localisation donnée tout en conservant tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement du système dans son ensemble. Les exemples présentés ci-dessous proviennent d’un module prévu pour un programme de dépistage basé sur l’IVA, mais ils donnent aussi des informations utiles pour les autres programmes, quelle que soit la méthode de dépistage utilisée. SAISIE DES DONNÉES Le module comprend un ensemble d’écrans de saisie qui facilite la collecte des données, comme le montre l’exemple proposé à la Figure 3.4. Il est important de noter que cet exemple ne montre qu’une partie du formulaire de saisie des données. Lorsque le Formulaire de synthèse mensuelle des données est en version papier, le déroulé de la page de saisie des données du DHIS 2 doit suivre le même cheminement que le formulaire papier afin de faciliter la saisie des données et de limiter les erreurs de saisie. Comme pour les indicateurs, les pays doivent s’assurer que le module est adapté à leurs besoins et prend bien en compte les méthodes de dépistage utilisées dans leur situation. FIGURE 3.4 DHIS 2 – exemple d’écran de saisie des données SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 137 TABLEAUX DE BORD Une fois les données saisies dans le module électronique, le DHIS peut les présenter sous la forme de tableaux de bord, de tableaux, de cartes et de graphiques, ce qui facilite la visualisation de tendances et l’identification de certains profils. Différents types de tableaux et de graphiques peuvent être utilisés au niveau des structures de soins et au niveau infranational pour identifier les lacunes dans le fonctionnement ou des tendances préoccupantes, ou au niveau national à des fins de supervision et pour préparer des rapports. La Figure 3.5 montre comment le module DHIS 2 peut aider à la visualisation des données en les présentant sous forme de cartes, de graphiques et de tableaux. FIGURE 3.5 DHIS 2 – tableau de bord TABLEAUX DE DONNÉES Le Tableau 3.10 donne un exemple de données trimestrielles pour les indicateurs clés d’un service. Les données sont présentées sous forme d’un tableau de bord utilisant un code couleur similaire à celui des feux de circulation pour les cases correspondant à des points de référence des indicateurs : rouge lorsque des mesures doivent être mises en place, jaune lorsque des informations supplémentaires doivent être obtenues et qu’il faut être vigilant, et vert lorsque le point de référence a été atteint et qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place des mesures. Les tableaux de bord peuvent être adaptés pour remplir des tableaux avec des données du niveau infranational ou du niveau national, avec un accès au système réservé aux personnes autorisées à chaque niveau, en fonction des besoins. TABLEAU 3.10 Tableau de bord trimestriel pour les indicateurs clés de l’IVA, en fonction du statut par rapport au VIH et du mois de l’année, avec totaux INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA Objectif pour le total mensuel : 220 Objectif pour le total trimestriel : 700 Vert : 75 %-125 % de l’objectif ; jaune : 26 %-74 % de l’objectif ; rouge : <25 % ou >125 % de l’objectif VIH+ 16 82 53 151 VIH- 140 104 96 340 Inconnu 45 42 33 120 TOTAL 201 228 182 611 Nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 2 21 14 37 VIH- 15 12 12 39 Inconnu 2 4 3 9 TOTAL 19 37 29 85 Nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage VIH+ 1 11 11 23 VIH- 10 5 9 24 Inconnu 0 3 3 6 TOTAL 11 19 23 53 SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 138 INDICATEURS STATUT VIH AVRIL MAI JUIN TOTAL Nombre total de clientes orientées vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille VIH+ 1 2 2 5 VIH- 2 0 0 2 Inconnu 1 0 0 1 TOTAL 4 2 2 8 Taux de positivité au test par IVA Numérateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage et pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive Dénominateur : nombre de clientes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage Point de référence : 5-25 % VIH • Jaune : 3-4 % ou 10-19 % • Rouge : au-dessous de 3 % au-dessus de 19 % VIH+ 13% 25% 26% 25% VIH- 11% 12% 13% 12% Inconnu 4% 10% 9% 8% TOTAL 9% 16% 16% 14% Taux d’approche à visite unique Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée po- sitive et traitées par cryothérapie le même jour que le dépistage Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive (-) # orientées vers une structure spécialisée suite au diagnos- tic de lésions de grande taille Point de référence : au moins 80 % • Jaune : 61-79 % • Rouge : 60 % ou moins VIH+ 100% 58% 92% 72% VIH- 77% 42% 75% 65% Inconnu 0% 75% 100% 75% TOTAL 73% 54% 85% 69% Taux d’orientation vers une structure spécialisée suite au diagnostic de lésions de grande taille Numérateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions de grande taille Dénominateur : nombre de clientes pour lesquelles l’IVA s’est avérée positive VIH+ 50% 10% 14% 14% VIH- 13% 0% 0% 5% Inconnu 50% 0% 0% 11% TOTAL 21% 5% 7% 9% Tableau 3.10 (suite) GRAPHIQUES DE DONNÉES Les données produites par le module DHIS 2 peuvent être exportées dans un tableur, par exemple Excel, pour créer des représentations graphiques complexes des tendances, des profils, des réussites et des difficultés observés. Ces graphiques seront utilisés pour la discussion ainsi que pour la prise de décision ; ils peuvent être préparés pour n’importe quel indicateur étudié, du moment que les données saisies dans le SIGS sont exactes et exhaustives. La Figure 3.6 donne un exemple de représentation graphique des données sur les femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 21 mois au niveau infranational, avec une ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, et en signalant les événements marquants survenus au niveau du sous-district au cours de cette période. L’objectif pour le nombre de dépistages est indiqué afin d’aider à identifier l’impact des mesures mises en œuvre par le programme (par exemple, l’organisation de campagnes de dépistage de masse ou la formation de prestataires supplémentaires) sur le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage. FIGURE 3.6 Femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA : Totaux mensuels en fonction du statut par rapport au VIH (déclaré par les femmes elles-mêmes) Source : données sur la prestation de services Étoile = visite d’assistance technique SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 139 Les données doivent être exactes, fiables, précises, obtenues en temps opportun et exhaustives. Elles doivent être faciles à collecter et exemptes de biais. La mise en place des mesures suivantes peut aider à l’obtention de données de qualité : 1) procédures standardisées et respectant les principes éthiques pour la collecte, la mise à jour et l’analyse des données ; 2) formation à la collecte, la conservation et l’analyse de données ; et 3) examen régulier de la qualité des données. Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). La comparaison des données avec celles de l’année précédente ou des trimestres précédents dans chaque structure de soins ainsi que l’examen des avancées obtenues pour atteindre les objectifs fixés et les points de référence permettra d’identifier toute anomalie susceptible d’indiquer un problème dans la qualité des données, des erreurs de saisie ou des lacunes dans les connaissances, les compétences ou d’autres éléments constitutifs du programme. RENFORCEMENT DE LA QUALITÉ DES DONNÉES La mise en place de systèmes de collecte de données standardisés et une bonne connaissance de leur mode d’utilisation par les usagers sont essentielles pour obtenir des données de qualité. L’un des meilleurs moyens d’y parvenir est d’impliquer des utilisateurs au moment de la conception de ces systèmes et de s’assurer que chaque utilisateur bénéficie d’une formation initiale et d’une formation continue à leur utilisation. Une bonne gestion du suivi et de l’évaluation ainsi que des informations stratégiques nécessite, à tous les niveaux, qu’un personnel suffisant soit formé à des méthodes de collecte, de gestion et d’analyse des données qui permettent d’en assurer la qualité tout en respectant les principes éthiques. Dans les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus, les données sont principalement collectées par les prestataires de ces services de dépistage et de traitement. Lorsque ces prestataires voient clairement que les données qu’ils collectent lors des visites des clientes et qu’ils saisissent dans le système apportent des informations utiles qui permettent d’améliorer leur propre travail de manière significative, cela les incite à s’investir davantage dans la collecte de données de qualité. En bout de chaîne, cela permet d’améliorer l’exhaustivité et la précision des résultats obtenus à tous les niveaux du système de suivi et d’évaluation. Dans certains pays, il est possible d’intégrer dans la formation initiale des prestataires sur le dépistage et le traitement une formation spécifique sur la manière de collecter des données de qualité, et sur la manière de les analyser, de les interpréter et de les utiliser ; ce scénario idéal est fortement recommandé. D’autres pays peuvent choisir de faire revenir les prestataires après leur formation initiale pour une deuxième formation plus courte centrée sur le renforcement de la qualité des données. Les domaines clés de cette formation sont présentés à la sous- section consacrée aux indicateurs. ASSURANCE DE LA QUALITÉ DES DONNÉES Des mesures systématiques destinées à assurer la qualité des données doivent être mises en place dans chaque structure de soins et partout où les données sont agrégées (structures de soins, niveau infranational et niveau national). L’examen et le renforcement de la qualité des données font partie intégrante de la supervision de soutien et ces aspects doivent être intégrés dans les visites de supervision de soutien des services et des activités de lutte contre le cancer du col de l’utérus à tous les niveaux. Pour les superviseurs, ces visites doivent être l’occasion d’examiner avec le personnel les résultats et la qualité des données au niveau de la structure de soins, et, en fonction des besoins, d’apporter des corrections et de conseiller le personnel de cette structure de soins sur la collecte de données. Une attention particulière doit être accordée aux éléments pour lesquels un plan d’action avait été élaboré lors de la visite précédente et aux erreurs communément relevées dans les rapports mensuels établis à partir des données de cette structure de soins. Des informations supplémentaires sur la supervision de soutien se trouvent à la Section 4 Enquêtes dans les structures de soins. En plus d’effectuer au minimum chaque trimestre un examen des données dans le cadre d’une supervision de soutien, le personnel du district appartenant au ministère de la santé et chargé du suivi et de l’évaluation doit aussi effectuer chaque année ou tous les deux ans des audits plus complets de la qualité des données. La qualité des données doit être évaluée à l’aide d’un outil complet d’évaluation de la qualité des données ou d’un outil complet d’évaluation externe de la qualité. Les outils complets d’évaluation de la qualité des données existants, y compris l’outil PRISM, peuvent être utilisés pour évaluer la qualité, l’exhaustivité, l’obtention en temps opportun et l’exactitude des données QUALITÉ DES DONNÉES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 140 collectées dans le cadre d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Le Cadre d’examen de la qualité des données décrit par l’OMS, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) fournit un cadre d’évaluation de la qualité des données pour différentes approches du secteur de la santé. Ce cadre se concentre sur les dimensions suivantes de la qualité des données : validité, exactitude, disponibilité, exhaustivité et obtention en temps opportun. L’approche Examen de la qualité des données, qui préconise des évaluations régulières et une évaluation annuelle des données, recommande aussi des méthodes pour réaliser cette évaluation des données et l’évaluation du système.1 PROTECTION DES DONNÉES Le suivi des patientes et des programmes nécessite la collecte, la saisie, le stockage et le partage de données médicales, certaines de ces données pouvant être personnelles et particulièrement sensibles. L’un des éléments d’ordre éthique les plus importants à prendre en considération lors du suivi des patientes et des programmes est le choix des personnes à qui confier la responsabilité de la conservation des données et la définition des méthodes que ces personnes devront appliquer. Afin de garantir la confidentialité des informations pour chaque cliente, la gestion des données doit être menée dans le respect des principes éthiques et ne jamais perdre de vue l’importance de la protection des clientes. Chaque pays dispose habituellement de ses propres normes, procédures et lois relatives à la protection des données médicales. Celles-ci doivent donc être consultées lors de l’élaboration des protocoles de gestion et de stockage des données. Cependant, comme le montre le Tableau 3.11, les principes de protection des données restent similaires quel que soit le contexte. TABLEAU 3.11 Principes de protection des données PRINCIPES DE PROTECTION DES DONNÉES EXPLICATION Propriété • Les données doivent être collectées et traitées de manière juste et conformément à la loi. • La collecte et la gestion des données doivent systématiquement être effectuées en tenant compte de l’intérêt des patients et conformément aux lois et aux normes de protection de l’information médicale en vigueur dans le pays. Utilité • Les données collectées doivent être « adéquates, pertinentes et en quantité raisonnable ». • Comme cela a été expliqué à la sous-section Établissement de priorités dans le choix des indicateurs (indi- cateurs de base vs. indicateurs facultatifs), les systèmes d’information ne peuvent collecter qu’une quantité limitée d’informations si l’on souhaite garantir que ces informations soient toujours collectées de la même manière et puissent être utilisables. Limiter la collecte des données uniquement aux informations nécessaires permet non seulement d’aider à assurer la qualité des données, mais épargne aussi aux patientes les désa- gréments causés par la collecte de données inutiles. Exactitude • Tout le personnel travaillant avec les données doit faire son possible pour assurer leur exactitude et empê- cher toute falsification, manipulation ou altération visant à fausser les résultats. Confidentialité • Les données doivent être conservées en toute sécurité. • Comme le prévoit la norme sur la gestion des données de la section Enquêtes dans les structures de soins, la confidentialité des informations sur les clientes doit être garantie dans toutes les activités de gestion et de stoc- kage des données au niveau des structures de soins et dans l’ensemble du système de suivi et d’évaluation. • Les données médicales collectées dans une structure de soins sont facilement identifiables et comprennent géné- ralement le nom et les coordonnées des clientes. Les informations permettant d’identifier à qui appartiennent les données doivent être retirées au fur et à mesure que celles-ci remontent dans le système d’information sanitaire (depuis les structures de soins jusqu’au niveau mondial). Transparence • Les processus et les résultats doivent être partagés avec l’ensemble des parties pour lesquelles les informa- tions sont pertinentes. Obtention en temps opportun • Les données de suivi et d’évaluation ainsi que les résultats de l’analyse doivent être partagés en temps op- portun. Limitation d’utilisation • Les données ne doivent pas être conservées plus longtemps que nécessaire. • Les pays doivent avoir leurs propres processus permettant de déterminer à partir de quand certaines don- nées ne sont plus utiles ou pertinentes et doivent être détruites. Responsabilité • Pour chaque personne autorisée à accéder aux données, le type et le contenu des données auxquelles cette personne a le droit d’accéder doivent être clairement définis. Les responsabilités professionnelles en matière d’éthique doivent être clairement communiquées et respectées. Impartialité • Tous les principes de collecte de données doivent être appliqués de manière cohérente à tous les niveaux de collecte, de saisie, d’analyse et de diffusion des données. 1 Des informations supplémentaires se trouvent dans la publication de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé, 2015. Disponible sur le site : http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/192750/1/9789242508758_fre.pdf?ua=1. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 141 CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES À L’INTÉGRATION DU PROGRAMME Dans la plupart des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus, en particulier ceux intégrés aux programmes de lutte contre le VIH, des informations sur le statut par rapport au VIH seront enregistrées dans les formulaires de collecte de données, et un lien sera établi avec les données individuelles sur le cancer du col de l’utérus du système d’information sanitaire du niveau des structures de soins et parfois à des niveaux plus élevés. Dans certains pays, il existe des mesures de protection éthique spécifiques pour les personnes vivant avec le VIH/sida ; ces mesures devront être prises en compte lors de l’élaboration des processus de collecte et de gestion des données pour que ceux-ci respectent ces principes éthiques dans le cadre de programmes intégrés. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX ENFANTS ET AUX ADOLESCENTES VIVANT AVEC LE VIH/SIDA Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour l’ensemble des femmes sexuellement actives vivant avec le VIH/sida, quel que soit leur âge. Dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée, il peut donc arriver que des données sur le dépistage et le traitement appartenant à des jeunes filles mineures soient collectées de manière systématique. Les mesures de protection éthique visant les mineurs sont souvent plus complexes et plus robustes que celles s’appliquant aux adultes. Lorsqu’ils ciblent les femmes infectées par le VIH pour le dépistage du cancer du col de l’utérus, les pays doivent consulter leurs normes éthiques relatives à la protection des données médicales collectées auprès des mineurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES RELATIVES AUX SYSTÈMES ÉLECTRONIQUES Certaines caractéristiques des systèmes d’information électroniques les rendent particulièrement vulnérables en ce qui concerne la confidentialité et le respect de la vie privée. Les pays utilisant l’enregistrement électronique des données doivent disposer de garanties administratives, physiques et techniques pour se protéger contre les cybermenaces. Les outils et les processus de collecte et de gestion des données sur le cancer du col de l’utérus doivent être compatibles avec les systèmes de sécurité électroniques en place. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 142 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX DE L’OMS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE INDICATEUR 1 TAUX DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population Source des données NUM : SIGS DEN : recensement de la population Fréquence Annuelle – le calcul annuel de cette information permettra de mesurer une incidence cumulative du dépistage au fil du temps Commentaires Remarques sur les limites de cet indicateur Il n’est pas toujours possible d’obtenir des données provenant d’un recensement en population pour la période considérée. Pour obtenir une estimation de la couverture du dépistage au sein de la population, le programme peut choisir d’utiliser des données pondérées sur la proportion de la population ayant bénéficié d’un dépistage collectées dans le cadre d’une enquête en population. S’il n’existe pas de registre électronique, il faudra compter sur les déclarations faites par les clientes elles-mêmes pour déterminer s’il s’agit ou non d’un dépistage effectué pour la première fois. Cela pourra introduire un biais de classification et nécessiter un ajustement des données. Remarques sur la ventilation Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Premier dépistage : en plus des dépistages réalisés pour la première fois, certains programmes peuvent souhai- ter mesurer l’ensemble des dépistages réalisés aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Cet indicateur peut être adapté en conséquence et ventilé en séparant les dépistages réalisés pour la première fois de l’ensemble des dépistages. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de dépistage aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Cet indicateur modifié peut être ventilé en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infranational ou des structures de soins. Résultat : le taux de dépistage peut être ventilé en fonction du résultat afin de déterminer le Taux de positivité au test de dépistage. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois pendant laquelle cette tranche d’âge était ciblée [Taux de dépistage, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 143 INDICATEUR 2 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : SIGS DEN : SIGS Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions Résultat positif comprend les cas de suspicion de cancer et les cas de cancer invasif. Remarques sur la ventilation Point de référence du taux de positivité au dépistage réalisé pour la première fois : chez les femmes âgées de 30 à 60 ans, la fourchette de positivité au test par IVA est de 5 à 10 % [OMS, 2014] ; cependant, ce taux de positivité varie en fonction de la distribution par âge des femmes ayant bénéficié d’un dépistage, de la prévalence de l’infec- tion à VIH dans la région, de l’expérience du praticien ainsi que de la méthode et de l’algorithme de dépistage. Pour pouvoir comparer le taux de positivité au test de dépistage au niveau national et le taux de positivité attendu ainsi que pour déterminer les éventuelles mesures correctives à prendre, les pays peuvent, si nécessaire et en fonction des cas, adapter l’indicateur en fonction de l’épidémiologie au niveau national avec une ventilation en fonction de l’âge, du statut par rapport au VIH et de la méthode de dépistage utilisée. Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de positivité au test de dépistage aux ni- veaux national, infranational ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adap- tés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rapports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Statut par rapport au VIH : le risque de développer un cancer du col de l’utérus étant plus élevé chez les femmes infectées par le VIH, les programmes des pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée doivent collecter des données sur le statut par rapport au VIH chez toutes les femmes ayant bénéficié d’un dépistage. Selon les besoins du programme, cet indicateur peut être ventilé en fonction du statut par rapport au VIH aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif [Indicateur Positivité du test par IVA, OMS 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif à un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 144 INDICATEUR 3 TAUX DE TRAITEMENT Ce que mesure cet indicateur Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée (Point de référence : au moins 90 %) Numérateur (NUM) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement ap- proprié complet au cours d’une période de 12 mois Dénominateur (DEN) Nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois Source des données NUM : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) et informations sur le traitement pro- venant du registre du cancer DEN : données du programme de dépistage (système d’information sanitaire) Fréquence Annuelle Commentaires Remarque sur les définitions : Le traitement comprend la cryothérapie (selon l’approche à visite unique ou différée), la RAD et la conisation à froid pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Remarques sur la méthodologie Les pays doivent veiller à ce qu’il y ait correspondance entre le numérateur et le dénominateur. À cette fin, il est recommandé de faire figurer la tranche d’âge cible dans chacun d’entre eux. Lorsque plusieurs méthodes ou stratégies de dépistage sont utilisées, il faut veiller à ce que le taux de traitement fasse un suivi précis de chaque femme ayant eu besoin d’un traitement pour savoir si elle a reçu ou non ce traite- ment. Par exemple, quand il existe des cas pris en charge par une approche « dépistage et traitement » utilisant l’IVA seule et des cas où le dépistage est réalisé par IVA ou test VPH, toutes les femmes positives au dépistage par IVA ont besoin d’un traitement MAIS toutes les femmes positives au test VPH n’ont pas nécessairement besoin d’un traitement (seules celles chez qui l’examen de triage par IVA réalisé dans un second temps s’avère positif ont besoin d’un traitement) ; par conséquent, le dénominateur doit comptabiliser toutes les femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et toutes les femmes chez qui le triage par IVA s’est avéré positif et NON toutes les femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif. Remarques sur la ventilation : Âge : certains programmes utilisent des tranches d’âge cibles plus large, notamment dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée. Cet indicateur peut être adapté au niveau national pour tenir compte de la tranche d’âge cible utilisée au niveau national. L’indicateur modifié peut être ventilé en fonction de l’âge pour pouvoir prépa- rer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Périodicité : les programmes devront faire un suivi plus fréquent du taux de traitement aux niveaux national, infra- national ou des structures de soins. Les indicateurs suivis au niveau national peuvent être adaptés pour prendre en compte les besoins du programme en termes de calendrier de transmission des données et de préparation des rap- ports. Ces indicateurs peuvent être ventilés en fonction de ce calendrier pour pouvoir préparer au niveau mondial des rapports utilisant l’indicateur de l’OMS. Type de traitement : pour certains programmes proposant plusieurs options de traitement, il peut être intéressant d’être en capacité de préparer des rapports aux niveaux national, infranational ou des structures de soins en fonc- tion du traitement utilisé. Cet indicateur peut alors être adapté pour inclure le traitement d’intérêt ou en faisant une ventilation en fonction du type de traitement. Exemple pour les programmes utili- sant l’IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUM : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois DEN : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 145 FICHES DE RÉFÉRENCE POUR LES INDICATEURS MONDIAUX, LES INDICATEURS DE BASE ET LES INDICATEURS FACULTATIFS POUR LE SUIVI DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS INDICATEURS MONDIAUX Les indicateurs mondiaux sont les trois indicateurs de performance standardisés à l’échelle mondiale recommandés par l’OMS comme étant fondamentaux pour le suivi d’un programme de prévention du cancer du col de l’utérus : 1) Taux de dépistage ; 2) Taux de positivité au test de dépistage ; et 3) Taux de traitement. Pour qu’il soit possible de suivre les tendances dans les différents pays, ces indicateurs doivent être utilisés selon les modalités définies par l’OMS et ne doivent donc être ni adaptés, ni modifiés. Lorsque ces indicateurs utilisés tels quels (voir les informations précédentes sur la ventilation des indicateurs) permettent de répondre aux priorités du programme, ils peuvent être utilisés comme indicateurs nationaux de base pour le Taux de dépistage, le Taux de positivité au test de dépistage et le Taux de traitement. TABLEAU 3.12 Indicateurs mondiaux – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE M1.0 TAUX DE DÉPISTAGEt TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois pen- dant laquelle les femmes âgées de 30 à 49 ans étaient ciblées [Indicateur Taux de dé- pistage, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage avec un test de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCE DES DONNÉES : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (lorsque différentes méthodes sont utilisées) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un test de dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de performance Taux de dépistage, OMS 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage par IVA au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans dans la population SOURCES DES DONNÉES : niveau des structures de soins : zones desservies par les structures de soins ; niveau infranational et niveau national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsque la tranche d’âge cible nationale est de 30 à 49 ans, peut être utilisé sans adaptation aux niveaux national, infranational ou des structures de soins ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dépistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant béné- ficié d’un dépistage. M2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage et pour lesquelles le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur Taux de positivité au test de dé- pistage du cancer du col de l’utérus, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 146 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE IVA : Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat du test s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois [Indicateur de perfor- mance Taux de positivité à l’IVA, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans signalées comme ayant un résultat positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes âgées de 30 à 49 ans ayant bénéficié d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : 5 à 25 % dans une population n’ayant jamais bénéficié d’un dépistage auparavant (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des be- soins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. M3.0 TAUX DE TRAITE- MENT TOUTES LES MÉ- THODES DE DÉPIS- TAGE : Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [Indicateur Taux de trai- tement, OMS, 2014]. NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement. Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend du résultat d’un test de triage, cet indicateur doit être ajusté pour connaître le nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et le nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif (ce qui représente le nombre de femmes qui ont besoin d’un traitement). En cas de combinaison d’une stratégie « Dépistage et traitement » et d’une stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : • Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traite- ment • Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, ini- tialement différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. IVA Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une année donnée [In- dicateur de performance Taux de traitement, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont reçu un traitement approprié complet au cours d’une période de 12 mois SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes âgées de 30 à 49 ans chez qui l’IVA s’est avérée positive au cours d’une période de 12 mois SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentent des lésions précancéreuses ou un cancer invasif reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancéreuses ainsi que la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.12 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 147 INDICATEURS DE BASE Les Indicateurs de base sont un petit ensemble d’indicateurs indispensables ; ils sont considérés comme le strict minimum, et leur calcul est fondamental pour tous les programmes. Les indicateurs de base suggérés ici sont alignés sur les indicateurs mondiaux présentés ci-dessus, mais offrent assez de flexibilité pour être adaptés au contexte du programme. Cet ensemble limité d’indicateurs représente le minimum d’indicateurs faisant habituellement l’objet d’un suivi au niveau national. TABLEAU 3.13 Indicateurs de base : dépistage et traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B0.0 NOMBRE AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Ce nombre de base est essentiel pour mieux connaître la demande en services de dépistage et obtenir une estimation de cette demande, ce qui permet de prévoir et planifier les ressources nécessaires pour y répondre et les besoins en matière de traitement qui en découlent. La ventila- tion permet d’améliorer la sensibilité de cet indicateur afin d’aider à déterminer s’il est nécessaire d’intensifier les activités de sensibilisation et de mettre en œuvre d’autres enquêtes de situation aux échelons inférieurs du système de santé. • Ce total et les sous-totaux obtenus après ventilation représentent des éléments permettant le calcul d’un certain nombre d’autres indicateurs de dépistage et de traitement. Dans les pro- grammes qui ont la capacité d’obtenir ces totaux pour réaliser leurs propres prévisions, il n’est donc pas nécessaire de faire un suivi spécifique de cet indicateur. Celui-ci est en revanche par- ticulièrement utile pour les pays qui en sont au début de la mise en œuvre d’un système dont la capacité est encore limitée, et qui n’ont pas encore la capacité de faire une ventilation complète des indicateurs agrégés pertinents. B1.0 TAUX DE DÉ- PISTAGE Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéficié pour la pre- mière fois d’un dépistage au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national qui ont bénéfi- cié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes dans la tranche d’âge cible du programme national dans la popu- lation au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : suivi au niveau de la structure de soins : zone desservie par la structure de soins ; suivi au niveau infranational ou national : recensement de la population FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Indicateur à adapter à la tranche d’âge cible du programme national ; • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. La mesure annuelle des taux de dé- pistage permettra de mesurer l’incidence cumulative des femmes ayant bénéficié d’un dépistage. B2.0 TAUX DE POSITIVITÉ AU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui ont reçu un résultat positif au dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur (et celui d’autres indicateurs de cette série), en prenant en compte le texte entre crochets, permet aux programmes de faire un suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité au test chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais béné- ficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des tests positifs, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Lorsque les systèmes ont la capacité d’agréger des données de qualité, il est alors possible d’obtenir des informations plus précises en élargissant cet indicateur et en le ventilant en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 148 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.4 SUSPICION DE CANCER Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la pre- mière fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéfi- cié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentent une suspicion de cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou vers laquelle sont orientées les femmes, en fonction de la stratégie utilisée) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes [dans la tranche d’âge cible du programme national] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle (niveau national), trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » ci-dessous et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur permet aux programmes de faire un suivi des cas de suspicion de cancer chez les femmes de la population cible n’ayant encore jamais bénéficié d’un dépistage. Pour le suivi des soins et de la prise en charge clinique des patientes, il est cependant préférable de supprimer le texte entre crochets afin de prendre en compte l’ensemble des cas de suspicion de cancer, quels que soient l’âge ou les antécédents de dépistage des patientes. Cet indicateur global doit ensuite être ventilé en fonction de groupes ou de tranches d’âge et du type de visite de dépistage, ce qui permet d’obtenir des informations plus précises et de comparer les taux de suspicion de cancer dans les différentes populations. • La collecte de données pour le calcul de cet indicateur doit être mise en œuvre en fonction de la stratégie de dépistage utilisée. Par exemple, pour les stratégies basées sur la réalisation de l’IVA, il est possible d’identifier les cas de suspicion de cancer à l’étape du dépistage, alors que pour les stratégies basées sur la réalisation d’un test VPH, ces cas peuvent être identifiés à l’étape du triage ou lors de l’évaluation visuelle précédant le traitement. B3.0 TAUX DE TRAITEMENT Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une pé- riode donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer/hôpital (traitement du cancer invasif) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’uté- rus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage (ou de triage), type de visite de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour recevoir un traitement reçoivent ce traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné à faire le suivi pour déterminer si l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement ont reçu ce traitement (il est capital que toutes ces femmes reçoivent un traite- ment). Pour les stratégies où la décision de traiter ou non dépend d’un examen de triage, seules les femmes chez qui le dépistage initial et l’examen de triage se sont avérés tous deux positifs ont besoin d’un traitement et doivent être comptées au numérateur ; - les programmes peuvent donc ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il soit mieux adap- té au contexte. Dans les pays utilisant une combinaison de stratégie « Dépistage et traitement » et de stratégie « Dépistage, triage et traitement », la formulation de l’indicateur peut être adaptée en fonction des besoins, mais elle doit toujours mesurer les éléments suivants : - Numérateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement et qui ont reçu ce traitement - Dénominateur : nombre de femmes qui ont eu besoin d’un traitement • Les options de traitement comprennent la cryothérapie (selon l’approche à visite unique, différée, ou après orientation-recours), la RAD, la conisation à froid et la chirurgie pour les lésions précancé- reuses ; et la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie pour les cancers invasifs. Tableau 3.13 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 149 TABLEAU 3.14 Indicateurs de base : programme – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B4.0 PROPORTION DES STRUCTURES DE SOINS FOURNISSANT LES SERVICES Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services NUMÉRATEUR : nombre total des structures de soins qui fournissent des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (outils destinés à mesurer la disponibilité des services et la capacité opérationnelle des structures de soins, recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) DÉNOMINATEUR : nombre total des structures de soins désignées pour fournir des services en- trant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : enquêtes dans les structures de soins (p. ex., outils pour la supervision de soutien ou pour mesurer la capacité opérationnelle des structures de soins présentés dans ce document ; recensement des établissements de santé, etc.) ; SIGS ; registre des structures de soins (lorsque celui-ci est à jour) FRÉQUENCE : tous les 5 ans (plus pour l’évaluation initiale/le suivi lors de l’élargissement des services) VENTILATION : niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public vs structures de soins du secteur privé, services de dépistage et de traitement, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Peut être adapté pour faire le suivi de la conformité des structures de soins à la politique nationale en matière d’élaboration des rapports et de transmission des données en aug- mentant la fréquence (en fonction du calendrier prévu pour ces activités) et en ajustant le numérateur et le dénominateur. • Lorsqu’il est calculé en suivant strictement la formulation proposée, cet indicateur per- met de faire le suivi de la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services. Comme cela est indiqué dans la section sur les enquêtes dans les structures de soins de cet ensemble d’outils, cet indicateur peut être adapté de manière à faire le suivi de la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus en changeant le dénomi- nateur pour le nombre total de structures de soins dans le pays. En plus des indicateurs de base présentés ci-dessus, les indicateurs suivants doivent être également utilisés comme indicateurs de base pour les stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses (par exemple, test VPH suivi d’une IVA, examen cytologique ou test VPH suivi d’une colposcopie). Dans les stratégies où la nécessité d’un traitement des lésions précancéreuses est déterminée par le résultat d’un test de dépistage initial, d’un test de dépistage secondaire (réalisé à la suite du dépistage initial ou simultanément) et d’un test de triage, ces indicateurs peuvent servir de modèles pour créer deux indicateurs de base supplémentaires afin de faire le suivi du test de dépistage secondaire ou du test de dépistage complémentaire. TABLEAU 3.15 Indicateurs de base : dépistage et traitement – dépistage, triage et traitement ; tous types de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.1 AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN EXAMEN DE TRIAGE (INDICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de mesurer si l’ensemble des femmes qui ont eu besoin d’un examen de triage (l’ensemble des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif) ont bénéficié de cet examen de triage. Pour les indicateurs faisant le suivi du processus d’orientation vers une autre structure pour la réalisation d’un triage, se référer aux Indicateurs facultatifs supplémentaires de la série d’indicateurs relatifs au triage (se référer à FAC2.2.1-2.2.2). SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 150 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE B2.2 TAUX DE POSITIVITÉ DE L’EXAMEN DE TRIAGE (IN- DICATEUR DE BASE) Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’exa- men de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui l’examen de triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, méthode de triage, type de visite de dépistage* *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations four- nies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet de faire le suivi de la qualité du test en mesurant le taux de positivité du test de triage. Des statistiques supplémentaires pouvant aider au suivi des tendances et à l’estimation prospective des ressources matérielles et financières nécessaires peuvent être calculées en faisant une légère adaptation du numérateur ou du dénominateur (se référer à FAC2.3). INDICATEURS FACULTATIFS La plupart des indicateurs facultatifs sont particulièrement utiles lorsque leur suivi est réalisé uniquement au niveau des structures de soins et/ ou au niveau infranational. Le suivi des indicateurs en rapport avec la présence d’un cancer invasif du col de l’utérus peut cependant également être réalisé au niveau national, en plus d’être réalisé au niveau des établissements de soins tertiaires ou secondaires et au niveau infranational. Des indicateurs facultatifs peuvent être incorporés dans le système de suivi et d’évaluation, selon la maturité du programme, la fonctionnalité du système de données et les ressources disponibles. Les programmes peuvent aussi choisir d’utiliser certain indicateurs facultatifs en fonction de priorités spécifiques dont ils doivent assurer le suivi, par exemple des indicateurs sur l’intégration avec les services de lutte contre le VIH. Bon nombre des indicateurs facultatifs suggérés permettent le suivi de certains processus à un niveau très pointu ; il est donc recommandé de soigneusement mettre en balance les avantages apportés par la collecte et l’analyse de données supplémentaires avec les coûts et la capacité à collecter des données de qualité et à les gérer. Par exemple, un programme ne disposant pas d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques permettant l’échange de données individuelles entre les différentes structures de soins peut décider de n’inclure aucun des indicateurs facultatifs permettant le suivi de chacune des étapes des orientations-recours (par exemple, FAC2.2.1-FAC2.2.4) ; une autre manière de procéder consisterait à utiliser un seul des indicateurs de cet ensemble (par exemple, FAC2.2.1) et d’obtenir des données d’un seul endroit, ou d’utiliser un indicateur de base (par exemple, B2.1) comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.16 Indicateurs facultatifs : dépistage – tous types de stratégies et de méthodes INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.1 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN DÉPISTAGE DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE Proportion des femmes qui ont béné- ficié pour la première fois d’un dépis- tage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du pro- gramme NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme national au moment du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 70 % des femmes qui ont bénéficié d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que cet indicateur soit similaire aux indicateurs M1.0 et B1.0, les dénominateurs sont différents et chaque indicateur permet le suivi d’un aspect particulier du programme. Tableau 3.15 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 151 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.2 PROGRÈS RÉALISÉS EN VUE D’AT- TEINDRE L’OBJECTIF DE DÉPISTAGE Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage at- teint au cours de l’année, du trimestre, du mois pré- cédents NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de l’année, du trimestre, du mois précédents SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (données agrégées du niveau des structures de soins où est réalisé le dépistage, du niveau infranational et du niveau national) DÉNOMINATEUR : objectif de dépistage annuel, trimestriel ou mensuel SOURCE DES DONNÉES : plan de suivi pour les niveaux des structures de soins, infranational et national FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les paramètres doivent être les mêmes au numérateur et au dénominateur ; p. ex., si l’objectif de dépistage annuel (ou trimestriel ou mensuel) ne concerne que les femmes âgées de 30 à 49 ans, le nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage au cours de cette période et figurant au numérateur doit être limité aux femmes âgées de 30 à 49 ans. FAC1.3 AYANT BÉNÉ- FICIÉ D’UN NOUVEAU DÉPISTAGE AU COURS DE LA PÉRIODE CIBLE Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage (après avoir eu un résultat antérieur négatif) au cours de la période recomman- dée pour un nouveau dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • À mesure qu’un programme arrive à maturité, les pays doivent envisager d’ajouter un indicateur de performance supplémentaire permettant de mesurer si les femmes qui doivent revenir pour un nouveau dépistage systématique au cours d’une période donnée reviennent comme prévu au cours de cette période (p. ex., en divisant le nombre de femmes ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours d’une période donnée par le nombre de femmes qui devaient bénéficier d’un nouveau dépis- tage au cours de cette même période). • L’OMS recommande que les femmes qui ont réalisé un test de dépistage du cancer du col de l’utérus pour lequel le résultat s’est avéré négatif fassent un nouveau test de dépistage tous les 3 à 5 ans, et tous les 3 ans si elles sont infectées par le VIH ou si leur statut par rapport au VIH est inconnu. Si le programme national a défini des intervalles de dépistages spécifiques pour certaines populations, le suivi doit se faire avec un indicateur spécifique pour chacune de ces populations. FAC1.4 SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précan- céreuses qui sont revenues pour un test de dépis- tage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente et qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année pré- cédente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informa- tions en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Dans certains programmes, un dépistage de suivi post-thérapeutique est réalisé après un délai différent de 1 an, ou en plus de celui réalisé à 1 an (par. ex., à 6 mois et à 12 mois). Cet indicateur doit alors être ajusté pour correspondre aux lignes directrices nationales concernant le dépistage de suivi post-thérapeutique. FAC2.0.1 TAUX DE GUÉRISON DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes traitées pour des lésions précancéreuses au cours de l’année précé- dente SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement ou structure de soins où est réalisé le dépistage – informations en retour sur le résultat de l’orientation-recours reçues et enregistrées) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de traitement ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Pour cet indicateur, le « taux de guérison » est le pourcentage de femmes traitées au cours de l’année précédente qui reviennent pour un nouveau dépistage de routine et qui ont un résultat négatif à ce deuxième dépistage ; il n’est pas nécessaire que la résolution des lésions précancéreuses soit confir- mée de manière définitive par un examen histopathologique. • Cet indicateur est spécifique au traitement des lésions précancéreuses et n’inclut pas le traitement du cancer invasif. Tableau 3.16 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 152 TABLEAU 3.17 Indicateurs facultatifs : dépistage et/ou triage – stratégies de dépistage, triage et traitement ; test VPH ou examen cytopathologique INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC1.0.1 ÉCHEC DU TEST DE DÉPISTAGE Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois du fait d’une erreur (p. ex., erreur du technicien, coupure de courant) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes pour lesquelles un résultat de test de laboratoire ou d’examen cytolo- gique de dépistage (test VPH, frottis) est disponible SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (informations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : but de la procédure (dépistage ou traitement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage en utilisant les informations fournies en retour par le laboratoire. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le déno- minateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comp- tages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.2 PRÉLÈVE- MENT INA- DÉQUAT Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadé- quat pour réaliser le test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (infor- mations en retour sur le formulaire de lien avec le laboratoire qui accompagne le prélèvement) et/ou données de laboratoire DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un prélèvement a été obtenu SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (struc- ture de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, but de la procédure (dépistage ou triage), méthode de collecte des prélèvements (pour le test VPH : collecte par la femme elle-même ; collecte par un pres- tataire) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • « Inadéquat » signifie qu’un prélèvement a été obtenu mais n’a pas pu être analysé en raison de son état ; cela inclut les prélèvements perdus, les lames incorrectement fixées et les prélèvements renversés. • Cet indicateur s’applique aux méthodologies de dépistage qui requièrent la collecte et l’analyse de pré- lèvements (p. ex., le test VPH, le frottis avec examen cytologique). • Cet indicateur permet le suivi du processus du point de vue du programme de dépistage, et permet aux prestataires de s’assurer que les prélèvements qu’ils collectent sont de qualité. Du point de vue du laboratoire, cet indicateur peut également être utilisé, en plus d’autres indicateurs, pour faire le suivi de la performance et de la qualité des tests de laboratoire. Pour le suivi du laboratoire, il est possible d’adapter le numérateur et le dénominateur afin de se concentrer uniquement sur les prélèvements (plutôt que sur les « femmes »). Lors de la transmission des données et de l’élaboration des rapports, il est important d’éviter les doubles comptages entre la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire (p. ex., si la structure de soins où est réalisé le dépistage et le laboratoire transmettent tous les deux des données dans le même système pour le calcul de cet indicateur). FAC1.0.3 A REÇU SON RÉ- SULTAT Pourcentage de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont reçu leur résultat de test de dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles un résultat de test de dépistage était disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes reviennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les struc- tures de soins où sont réalisés les dépistages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de dépistage pour lesquelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes ayant bénéficié d’un dépistage et qui ne connaissent pas leurs résultats. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 153 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC5.0 TEMPS D’OBTEN- TION DES RÉSULTATS DES TESTS RÉALISÉS Nombre de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et le rendu des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps d’obtention des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps d’obtention de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.1 TEMPS DE SOUMIS- SION DES PRÉLÈVE- MENTS Nombre de jours entre la collecte des prélève- ments et leur transport au laboratoire NOMBRE : nombre moyen de jours entre la collecte des prélèvements et leur transport au laboratoire SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné au suivi du temps de transport des prélèvements pour la réalisation de tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de trans- port des prélèvements pour la réalisation d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). • Pour les stratégies de dépistage utilisant le test VPH : • Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. • Pour les stratégies utilisant le test VPH avec prélèvements réalisés par les femmes elles-mêmes puis acheminés au laboratoire depuis les structures de soins, le terme « collecte des prélèvements » fait référence à la date à laquelle la femme a collecté son prélèvement et NON à la date de réception du prélèvement dans la structure de soins qui le fera ensuite acheminer au laboratoire. FAC5.0.2 TEMPS DE RÉALISA- TION DES TESTS AU LABORA- TOIRE Nombre de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins NOMBRE : nombre moyen de jours entre la réception des prélèvements au laboratoire et le retour des résul- tats à la structure de soins SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique (ou type de prélèvement) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Il est important de consulter les notices des fabricants afin de déterminer la durée optimale de l’intégrité des prélèvements ; cette information peut ensuite être utilisée comme point de référence pour le suivi de cet indicateur. Cet indicateur est destiné au suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour les tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de réalisation des tests et de retour de résultats pour d’autres tests (p. ex., pour les biopsies). FAC5.0.3 TEMPS DE COMMU- NICATION DES RÉSUL- TATS Nombre de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la commu- nication des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage NUMÉRATEUR : nombre moyen de jours entre le retour des résultats à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, ou laboratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : niveau de structure de soins (ou nom de la structure de soins), examen biologique ou examen anatomopathologique, méthode utilisée pour la communication des résultats (p. ex., message SMS, en per- sonne) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Cet indicateur est destiné au suivi du temps de communication des résultats des tests de dépistage (ou de triage). Cependant, il peut également être adapté pour le suivi du temps de communication des résultats d’autres tests (p. ex., des biopsies). Les indicateurs FAC2.2.1 à FAC2.2.3 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations- recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, un indicateur tel que B2.1 peut être suivi comme indicateur indirect permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. Tableau 3.17 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 154 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.1 RÉALISATION DE L’EXAMEN DE TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont ren- dues à la visite de triage et chez qui l’exa- men de triage a été réalisé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui se sont rendues à la visite de triage et chez qui l’examen de triage a été réalisé SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui se sont ren- dues à la visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi de la prestation des services et du processus d’orientation-re- cours en mesurant la réalisation d’un examen de triage chez les femmes s’étant rendues à une visite de triage. Le calcul de cet indicateur est utile pour identifier les problèmes liés à la réalisation des examens de triage, qui peuvent avoir différentes causes (p. ex., des ruptures de stock, le fait que les femmes se rendant à leur visite de triage présentent une cervicite ou un autre type d’infection empêchant la réalisation de l’examen, etc.). Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.2 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.2 OBSERVANCE DE L’ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant l’observan- ce des orientations-recours. Il est important de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.3 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. FAC2.2.3 ORIENTATION VERS UNE STRUC- TURE SPÉCIALISÉE POUR BÉNÉFICIER D’UN TRIAGE Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Cet indicateur permet le suivi du processus d’orientation-recours en mesurant si les femmes ayant besoin d’être orientées vers une structure spécialisée ont bien été orientées. Il est impor- tant de noter que cet indicateur et les indicateurs FAC2.2.1 et FAC2.2.2 diffèrent de l’indicateur B2.1, car ils se limitent à l’évaluation du processus d’orientation-recours. TABLEAU 3.18 Indicateurs facultatifs : triage – stratégies « Dépistage, triage et traitement » ; tous types de méthodes SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 155 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC2.2.4 AYANT REÇU LES RÉSULTATS DU TRIAGE Pourcentage de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant reçu le résultat de leur examen de triage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage, en fonction du protocole natio- nal) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes pour lesquelles le résultat d’un examen de triage est disponible SOURCES DES DONNÉES : données de laboratoire ou données sur la prestation de services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, groupe ou tranche d’âge, méthode de triage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est important pour faire un suivi permettant de déterminer si les patientes re- viennent pour obtenir leurs résultats de test, ainsi que pour faire un suivi de la qualité des liens entre les structures de soins où sont réalisés les dépistages/triages et le laboratoire. Il est donc particulièrement adapté pour ce suivi lors de l’utilisation de méthodologies de triage pour les- quelles il n’est pas possible de rendre les résultats du test immédiatement ou le même jour. • Lorsqu’il est suivi fréquemment dans une structure de soins, cet indicateur peut être utilisé pour signaler la nécessité de mettre en place un suivi actif des femmes qui ne connaissent pas le résultat de leur examen de triage. FAC2.3 FEMMES QUI ONT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE ET QUI NÉCESSITAIENT UN TRAITEMENT Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge,* statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage,* méthode de dépistage *Se référer aux « Éléments à prendre en considération » de l’indicateur B2.0 et aux orientations fournies sur la ventilation des indicateurs ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique aux stratégies de dépistage qui comprennent une étape de triage entre le test de dépistage initial et la réalisation du traitement des lésions précancéreuses ou d’une évaluation et d’un diagnostic plus poussés. • Bien que cet indicateur semble similaire à l’indicateur B2.2, les changements apportés au numérateur et au dénominateur permettent de mesurer le pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui au bout du compte avaient besoin d’un traitement, ce qui est une tendance importante à connaître pour faire une estimation prospec- tive des ressources matérielles et financières à prévoir. • Une statistique connexe peut également être calculée en ajustant le dénominateur pour retenir les femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, plutôt que les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage. Cette adaptation permet de mesurer le « pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont reçu un résultat d’examen de triage positif », ce qui permet de compléter les informations fournies par FAC2.3 et de faire un suivi plus détaillé des tendances et de prévoir avec plus de précision les besoins ainsi que les ressources nécessaires. Tableau 3.18 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 156 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.1 TRAITE- MENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions rem- plissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement et/ou structure de soins vers laquelle sont orien- tées les femmes pour le traitement de leurs lésions précancéreuses) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage, méthode de traitement POINT DE RÉFÉRENCE : au moins 90 % des femmes remplissant les critères pour un traitement des lésions pré- cancéreuses reçoivent un traitement (Tableau 3.9) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis ; l’objectif de cet indicateur est donc de vérifier si les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses (et qui remplissent les critères pour recevoir ce traitement) reçoivent ce traitement. Si le programme utilise une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », cet indicateur peut être adapté pour mieux convenir au contexte, tout en maintenant son objectif (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement »présentée plus haut). • Les éléments à prendre en considération fournis pour les indicateurs FAC3.3 Traitement par cryothérapie et FAC3.4 Traitement par RAD donnent des informations utiles pour le calcul de statistiques supplémentaires afin de faire un suivi plus approfondi des tendances de la prestation de services et d’estimer les besoins en services de prise en charge des lésions précancéreuses. Ceci permet de prévoir les ressources et les fourni- tures nécessaires pour répondre à cette demande. • Calcul sur une période de 12 mois recommandé, ou plus fréquemment en fonction des besoins en termes d’assurance de la qualité/d’amélioration de la qualité. FAC3.2 COMPLI- CATIONS POST-THÉ- RAPEU- TIQUES Pourcen- tage de femmes qui ont été traitées par cryothéra- pie ou par RAD et qui sont reve- nues avec une com- plication post-théra- peutique NUMÉRATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le traitement des lésions précancéreuses) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes ayant été traitées par cryothérapie ou par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le traitement des lésions précancéreuses ou informations en retour sur les orientations-recours réalisées par les structures de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : statut par rapport au VIH, type de traitement Les indicateurs FAC3.4.1 à FAC3.4.2 et FAC3.5.1 à FAC3.5.2 permettent de mesurer chaque étape du processus suivi pour les orientations-recours. Ils nécessitent d’obtenir des données provenant de différents sites. En l’absence d’utilisation d’un système de dossiers médicaux ou de dossiers sanitaires électroniques, des indicateurs tels que FAC3.4 et FAC3.5 peuvent être suivis comme indicateurs indirects permettant de déterminer s’il est nécessaire de réaliser une enquête plus approfondie. TABLEAU 3.19 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 157 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3 TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉ- RAPIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présen- taient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont été traitées par cryothéra- pie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions remplis- sant les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ont bien été traitées par cryothérapie. • Le terme « ont été traitées par cryothérapie » comprend les femmes ayant reçu ce traitement le jour même (au cours de la même visite), les femmes ayant reçu ce traitement après que celui-ci a été différé et les femmes ayant reçu ce traitement après avoir été orientées vers une structure spécialisée pour le recevoir, et dans chaque cas au cours de la même période donnée. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé fré- quemment, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par cryothérapie au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) FAC3.4 TRAITE- MENT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplis- saient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Il est essentiel que toutes les femmes ayant besoin d’un traitement pour des lésions précancéreuses reçoivent le traitement correspondant aux critères remplis. Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (p. ex., en remplaçant chez qui le dépistage s’est avéré positif par chez qui le triage s’est avéré positif ; se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi afin de déterminer si toutes les femmes remplissant les critères pour être traitées par RAD ont bien été traitées par RAD. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les fournitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille qui remplissaient les critères pour être traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été traitées par RAD au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être calculé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 158 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.4.1 LÉSIONS DE GRANDE TAILLE REMPLIS- SANT LES CRITÈRES DE TRAITE- MENT Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille, et qui remplis- saient les critères pour un traitement par RAD NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille pour lesquelles il a été déterminé au cours de la visite après orientation qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisée la RAD) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi du nombre de femmes iden- tifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) et chez qui il a été déterminé qu’elles remplissaient les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spéciali- sée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.4.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIA- LISÉE DES CAS PRÉSEN- TANT DES LÉSIONS DE GRANDE TAILLE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présen- taient des lésions de grande taille (lésions ne remplis- sant pas les critères pour un traitement par cryothé- rapie) NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent ajuster la formulation de cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépistage et trai- tement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes identifiées comme présentant des lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour être traitées par cryothérapie) sont orientées vers une structure spécialisée afin de déterminer si elles remplissent les critères pour être traitées par RAD. Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : • En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant des lésions de grande taille peuvent être orien- tées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spécialisée pour une évaluation de ces lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. • Les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’éva- luer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indica- teur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 159 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5 TRAITE- MENT ET SUIVI DES CAS DE SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi re- commandé [Indicateur sur l’IVA supplémen- taire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer ou hôpital (diagnostic + traitement) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage + orientation-recours + diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté par IVA* *Cet indicateur est présenté tel que formulé dans les orientations de l’OMS, mais il peut être adapté pour inclure d’autres méthodes de dépistage, ou pour faire un suivi du traitement et du suivi des femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté lors d’une visite de triage SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou structure de soins ayant demandé une orientation-recours) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de traitement, type de visite de dépis- tage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le calcul de cet indicateur est complexe, car il faut obtenir les résultats du dépistage, les résultats de l’orientation-recours et les résultats du traitement ou du suivi, ces informations étant obtenues à partir des données sur la prestation de services et des données provenant du registre du cancer. FAC3.5.1 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes orientées vers une structure spécialisée pour une évaluation supplémentaire de leurs lésions faisant suspecter la présence d’un cancer se sont rendues à cette visite. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 160 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.5.2 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR SUSPICION DE CANCER Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécia- lisée du fait d’une suspicion de cancer NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui présentaient une suspicion de cancer SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Bien que similaire à l’indicateur B2.4 Suspicion de cancer, cet indicateur est prévu pour faire le suivi des processus d’orientation-recours. • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui présentaient des lésions faisant suspecter la présence d’un cancer ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémentaire. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes présentant une suspicion de cancer invasif peuvent être orientées au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage, vers une structure spé- cialisée pour une évaluation de leurs lésions. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposco- pie afin d’évaluer les lésions de grande taille qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser cet indicateur, ou peuvent adapter et utiliser les indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1). FAC3.6 OBSER- VANCE DE L’ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie et qui se sont ren- dues à cette visite NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins vers laquelle sont orientées les femmes) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dé- pistage et traitement » présentée plus haut), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes qui ont été orientées vers un service spécialisé pour une évaluation supplémen- taire par colposcopie se sont rendues à cette visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation sup- plémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adap- ter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-recours. Tableau 3.19 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 161 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.6.1 ORIEN- TATION VERS UNE STRUCTURE SPÉCIALI- SÉE POUR COLPOSCO- PIE Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spéciali- sée pour colposcopie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », ou une combinaison de stratégies associant « Dépistage et traitement » ET « Dépistage, triage et traitement », peuvent adapter cet indicateur pour qu’il convienne mieux au contexte (se référer à la sous-section Suivi des stratégies « dépis- tage et traitement »), tout en conservant son objectif : faire un suivi pour établir si l’ensemble des femmes ayant besoin d’une évaluation supplémentaire par colposcopie ont été orientées vers une structure spécialisée pour une visite pour colposcopie. - Si la colposcopie a été utilisée comme examen de triage (pour déterminer si les femmes doivent être traitées), il n’est pas nécessaire d’adapter la formulation de cet indicateur – toutes les femmes chez qui le test de dépistage initial s’est avéré positif doivent être comptabilisées comme des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif. Dans les situations où la colposcopie est utilisée pour le triage, cet indicateur aide à suivre les tendances et à prévoir les besoins et les ressources nécessaires. • Les indicateurs permettant de faire le suivi des processus adoptés pour les orientations-recours peuvent être adaptés pour correspondre au contexte du programme : - En fonction de la stratégie de dépistage, les femmes peuvent être orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie au cours d’une visite de dépistage, ou au cours d’une visite de triage. Une ventilation supplémentaire peut être utilisée pour faire un suivi du point à partir duquel l’orientation-recours a été demandée. - Les femmes sont fréquemment orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’une colposcopie afin d’évaluer les lésions de grande taille ou la suspicion de cancer qu’elles présentent ; les programmes peuvent alors choisir d’utiliser des indicateurs spécifiques à la colposcopie (FAC3.6 et FAC3.6.1), ou d’adapter et d’utiliser d’autres indicateurs destinés au suivi du processus adopté pour les orientations-re- cours. FAC3.7 CANCER CONFIRMÉ Pourcen- tage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé SOURCES DES DONNÉES : registre du cancer + hôpital (diagnostic confirmé) + données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (dépistage et diagnostic) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Que ce soit pour le suivi des patientes ou pour le suivi du programme, il est important de pouvoir de com- parer les taux de cancer parmi les dépistages réalisés pour la première fois, les nouveaux dépistages et les dépistages de suivi post-thérapeutique à 1 an. Une ventilation par type de visite de dépistage est donc fortement recommandée. • Pour les programmes qui utilisent une stratégie « Dépistage, triage et traitement », le terme chez qui le dé- pistage s’est avéré positif fait référence à l’ensemble des femmes chez qui un test de dépistage initial s’est avéré positif. • Pour suivre les tendances en matière de prestation de services et aider à prévoir les ressources et les four- nitures nécessaires pour répondre à la demande attendue, des statistiques supplémentaires peuvent être calculées en adaptant le numérateur et le dénominateur de cet indicateur : - Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage au cours d’une période donnée) ; - Pourcentage de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée (numérateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif et chez qui le diagnostic de cancer a été posé au cours d’une période donnée ; dénominateur : nombre de femmes chez qui le triage s’est avéré positif au cours d’une période donnée). Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 162 TABLEAU 3.20 Indicateurs facultatifs : traitement – tous types de stratégies de dépistage ; méthodes permettant de donner les résultats le même jour L’utilisation de ces indicateurs est particulièrement appropriée lorsque les méthodes de dépistage ou de triage permettent de fournir le jour même un résultat et de déterminer si la patiente présente des lésions précancéreuses qui requièrent un traitement (par exemple par IVA, colposcopie sans biopsie, certaines méthodes de test VPH) ; les indicateurs FAC3.3.2 à FAC3.3.4 peuvent cependant être adaptés pour d’autres méthodes. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.1 TAUX D’AP- PROCHE À VISITE UNIQUE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite [Indicateur d’IVA supplé- mentaire, OMS, 2014] NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplis- saient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement par cryothérapie a été réalisé au cours de la même visite SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur est destiné aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, mais il peut éventuellement être employé par des programmes utilisant une stratégie par test VPH seul, à condition que les résultats du test VPH soient disponibles au cours de la même visite (p. ex., en ayant recours à un test GeneXpert4 réalisé au point de prestation de services). Les programmes utilisant l’IVA (ou la colposcopie) pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du Taux d’approche à visite unique lors des visites de triage. • Dans les structures de soins prenant en charge un grand nombre de cas, cet indicateur devra être cal- culé tous les trimestres ou tous les mois, avec à chaque fois un examen attentif des résultats obtenus. FAC3.3.2 CRYOTHÉRAPIE DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothé- rapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryo- thérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage) FRÉQUENCE : trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. FAC3.3.3 RÉALISATION DE LA CRYOTHÉRA- PIE APRÈS QUE CELLE-CI A ÉTÉ DIFFÉRÉE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée po- sitive, chez qui les lésions rem- plissaient les critères pour être traitées par cryothéra- pie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir dif- féré celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. 1 GeneXpert is a molecular diagnostic platform from Cepheid (Sunnyvale, CA, USA) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 163 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC3.3.4 ABSENCE DE RETOUR POUR ÊTRE TRAITÉE PAR CRYOTHÉRAPIE Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothéra- pie après avoir différé celui-ci NUMÉRATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryo- thérapie après avoir différé celui-ci SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage ou le triage ou la cryothérapie) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, type de visite de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Cet indicateur s’applique principalement aux programmes utilisant une stratégie de dépistage par IVA seule, avec une approche à visite unique. Les programmes utilisant l’IVA pour le triage peuvent également utiliser cet indicateur pour faire le suivi du report du traitement lors des visites de triage. Les programmes utilisant d’autres stratégies de dépistage et de traitement peuvent adapter cet indicateur pour pouvoir l’utiliser, à condition que la signification du terme « traitement différé » soit clairement définie pour le contexte. INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.1 PROPORTION DE PRESTATAIRES DE SERVICES FORMÉS À LA PRESTATION DE SERVICES ET FOURNISSANT DES SERVICES Proportion des prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services NUMÉRATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et qui fournissent actuellement ces services SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) DÉNOMINATEUR : nombre de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus SOURCES DES DONNÉES : données des structures de soins ou des programmes ; registre des prestataires (lorsqu’il est à jour) ; outils pour enquête dans les structures de soins (Section 4 de ce document) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : catégorie professionnelle, niveau de structure de soins, types de services de dépistage et de traitement fournis par les prestataires, fréquence de la prestation de services (p. ex., à plein temps, à temps partiel ; ou 1 à 3 jours par semaine, plus de 3 jours par semaine ; etc.) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de prestataires formés four- nissant actuellement des services dans le district, par rapport au nombre total de prestataires formés dans le district) Dans certains cas, certains prestataires de services formés passent d’un service à un autre ; pour avoir une idée précise de la disponibilité en prestataires de services, il est essentiel d’éviter les doublons. FAC4.2 PROPORTION DE DÉPISTAGES RÉ- ALISÉS DANS DES STRUCTURES DE SOINS FIXES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des struc- tures de soins fixes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, niveau de structure de soins, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indica- teur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés dans des structures de soins fixes dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). TABLEAU 3.21 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage Tableau 3.19 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 164 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.4 PROPORTION DE PRÉLÈVEMENTS COLLECTÉS PAR LES FEMMES ELLES-MÊMES Proportion des tests VPH de dépistage réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes NUMÉRATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage et collectés par les femmes elles-mêmes SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structures de soins réalisant le dépistage ou laboratoire) DÉNOMINATEUR : nombre total des prélèvements testés par un test VPH de dépistage Le total comprend uniquement les prélèvements obtenus chez des clientes afin de réaliser un dépis- tage ; il ne comprend pas les prélèvements obtenus pour être utilisés comme « contrôle » ou comme « référence » SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (labo- ratoire) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH,* type de visite de dépistage * Si les prélèvements (et donc les informations sur les patientes) ne sont pas collectés dans une structure de soins, des mesures veillant à assurer la protection de la vie privée et la confidentialité doivent être mises en place. S’il n’est pas possible de garantir la confidentialité des informations, il ne faut pas collecter de données sur le statut par rapport au VIH. TABLEAU 3.22 Indicateurs facultatifs : programme et prestation de services – tous types de stratégies de dépistage ; réalisation de tests VPH INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC4.2.1 PROPORTION DE DÉPISTAGES MO- BILES Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institu- tionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage NUMÉRATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile pour le dépistage SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus DÉNOMINATEUR : nombre total de dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés SOURCE DES DONNÉES : données du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH, méthode de dépistage ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : Le numérateur et le dénominateur doivent correspondre au niveau auquel le suivi de cet indi- cateur est réalisé (p. ex., pour le niveau infranational : nombre total de dépistages réalisés lors d’activités extra-institutionnelles dans le district, par rapport au nombre total de dépistages réalisés dans le district). FAC4.3 NOMBRE DE CAM- PAGNES COMMU- NAUTAIRES Nombre de campagnes communau- taires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra- institutionnelles régulières) SOURCE DES DONNÉES : données relatives à la prestation de services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus FRÉQUENCE : annuelle VENTILATION : type de campagne (p. ex., communication de masse, campagne de dépistage), audience cible (p. ex., femme dans le groupe d’âge cible ou en dehors du groupe d’âge cible, hommes, femmes infectées par le VIH, femmes enceintes, etc.) Tableau 3.21 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 165 INDICATEUR DÉFINITION MÉTHODE DE MESURE FAC6.0 PREMIER DÉPIS- TAGE POUR LES FEMMES INFEC- TÉES PAR LE VIH Pourcentage de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépis- tage du cancer du col de l’uté- rus au cours d’une période donnée NUMÉRATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH, dans la tranche d’âge cible et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre total de femmes infectées par le VIH inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et dans la tranche d’âge cible au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé FAC6.1 PRESTATION DE SERVICES DE TYPE DCIP Pourcentage de femmes chez qui le sta- tut par rapport au VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du presta- taire (DPIC) pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus et qui connaissent maintenant leur statut NUMÉRATEUR : nombre total de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu, qui ont reçu un résultat positif ou négatif au DCIP réalisé pendant leur visite de dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) DÉNOMINATEUR : nombre de femmes chez qui le statut par rapport au VIH était inconnu et qui ont bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge, statut par rapport au VIH (résultat final après DCIP) ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION : • Le terme Statut par rapport au VIH inconnu comprend habituellement les femmes qui n’ont jamais bénéficié d’un test et celles qui ont reçu un résultat de test négatif plus de 3 mois auparavant ; cependant, la définition suivie par les directives nationales doit être indiquée en référence. FAC6.2 LIENS AVEC LES SERVICES DE PRISE EN CHARGE ET DE TRAITE- MENT DE L’INFEC- TION À VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traite- ment de l’in- fection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réa- lisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus NUMÉRATEUR : nombre de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCES DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) + données sur la prestation de services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH (site de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH) DÉNOMINATEUR : nombre de clientes qui ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC réalisé pendant un dépistage du cancer du col de l’utérus au cours d’une période donnée SOURCE DES DONNÉES : données sur la prestation de services de lutte contre le cancer du col de l’utérus (structure de soins où est réalisé le dépistage) FRÉQUENCE : annuelle, trimestrielle, mensuelle VENTILATION : groupe ou tranche d’âge TABLEAU 3.23 Indicateurs facultatifs : intégration avec les services de lutte contre le VIH – tous types de stratégies et de méthodes de dépistage SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 166 LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX À ENREGISTRER LORS DE LA COLLECTE DES DONNÉES INDIVIDUELLES (AUPRÈS DES CLIENTES) Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) formulaire(s) individuel(s) de dépistage et de traitement pour prendre immédiatement des décisions cliniques lors de la prise en charge des patientes et pour calculer les indicateurs de base (et certains des indicateurs facultatifs) pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation-recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) formulaire(s) utilisé(s) actuellement et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) formulaire(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES DU FORMULAIRE INDIVIDUEL DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Date de la visite But général de la visite (dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique) Nom du prestataire Nom de la cliente (prénom, deuxième prénom, nom de famille) Numéro d’identification de la cliente (numéro d’identification national ou autre identifiant unique utilisé par la structure de soins) Numéro(s) de téléphone de la cliente Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge de la cliente (pour classer les clientes dans ou en dehors de la tranche d’âge cible en années, ou dans la fourchette définie par le pays) Date de naissance de la cliente Date des dernières règles Adresse (lieu d’habitation) de la cliente (le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale) Statut marital Caractéristiques socioéconomiques (p. ex., niveau d’éducation, appartenance ethnique, etc.) Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH [positif ; négatif (dans les 3 derniers mois) ; inconnu (négatif >3 mois ; non concluant ; test jamais réalisé)] Si le résultat du dernier test VIH est positif : Date du test positif Nombre de CD4 initiala Date de la numération des CD4 initiale Nombre de CD4 le plus récent Date de la dernière numération des CD4 Sous traitement antirétroviral ou pas sous traitement antirétroviral Orientation-recours de la cliente pour la prise en charge et pour le traitement Pour les structures où le DCIPb est proposé : si le résultat du dernier test VIH est inconnu, le DCIP a-t-il été accepté (oui, non) Si Oui, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Résultat final du DCIP (positif, négatif) Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Statut par rapport au VIH FINAL (positif, négatif, inconnu) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 167 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Pour les structures où le DCIP n’est pas proposé : si le résultat du dernier test VIH est négatif (>3 mois), non concluant ou si la cliente n’a jamais été testée, la cliente a été orientée vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH (oui, non) Antécédents de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé (oui, non, ne sait pas) Si Oui, méthode utilisée pour le dernier dépistage (IVA ou IVL, examen cytologique/frottis, test de recherche de l’ADN du VPH, ne sait pas) Si Oui, résultat du dernier dépistage (positif, négatif, ne sait pas) Si Oui, date du dernier dépistage Si le dernier dépistage était positif, un traitement a-t-il été réalisé ? (oui, non, ne sait pas) La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeutiques ? Si Oui, méthode de traitement [cryothérapie, électrorésection à l’anse diathermique (RAD), ne sait pas] Si Oui, date de traitement Antécédents en rapport avec la santé reproductive et facteurs de risque (p. ex., nombre de grossesses, nombre d’accouchements, méthode de contraception/planning familial, antécédents d’ISTc, tabagisme, etc.) Présence de symptômes (p. ex., douleurs pelviennes/abdominales basses, pertes vaginales, saignements anormaux au niveau du vagin, etc.) DÉPISTAGE ET TRIAGE Type de visite de dépistage [premier dépistage ; dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an ; nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif)]. Dépistage réalisé [oui, non (si non, donner la raison)] Présence de symptômes de cancer invasif signalée Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Qualité du prélèvement Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Patiente contactée pour une prise en charge en fonction des résultats (oui, non) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Numéro du kit de test VPH Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats rendus à la cliente (oui, non) Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 168 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date de rendu des résultats à la cliente Nom du prestataire qui a rendu les résultats Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée [réalisée, non réalisée (si non réalisée, donner la raison)] REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat de l’IVA (négative ; positive ; positive, suspicion de cancer) Si positive, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Cervicographie numérique réalisée (oui, non) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL Résultat de l’IVL (négatif ; positif ; positif, suspicion de cancer) Si positif, critères remplis pour la cryothérapie (oui, non) Cartographie du dépistage Résultats (p. ex., % du col atteint par la lésion, possibilité de voir l’ensemble de la lésion) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Résultats de l’examen des organes génitaux externes et de l’examen au spéculum Diagnostic clinique et prescriptions ORIENTATION-RECOURS Nom du site vers lequel la patiente a été orientée et raison de cette orientation Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour une colposcopie Orientation pour un autre problème gynécologique Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid ce jour Colposcopie (les résultats de l’examen histopathologique occupent une place centrale dans le formulaire de résultats de laboratoire) But (triage, orientation pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée ce jour [oui, non (si non, donner la raison)] Date de la visite pour colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour (oui, non) Résultat de la colposcopie (négative, positive – lésion précancéreuse –, positive – suspicion de cancer invasif) OU utiliser les catégories de l’impression au cours de la colposcopie Impression au cours de la colposcopie (aspect normal, inflammation, atypie/CIN1/condylome/verrue/ leucoplasie/changements dus au VPH, CIN2-3, carcinome invasif, non concluant) Résultats de la colposcopie (p. ex., JPCd visualisée entièrement, épaisseur de la lésion, % couvert par la lésion, extension, vaisseaux atypiques, mosaïque, etc.) Biopsie réalisée ce jour (oui, non) Localisation et nombre des biopsies Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 169 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Curetage endocervical réalisé ce jour (oui, non) Résultat de l’examen histopathologique (p. ex., normal, CIN1, CIN2, ASCUS, ASC-H, cellules glandulaires atypiques, adénocarcinome in situ, carcinome à cellules squameuses, adénocarcinome) Plan pour le suivi (p. ex., traitement, nouveau dépistage) Nom de la personne ayant réalisé l’examen Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé (donner la raison) Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Orientation-recours pour cryothérapie depuis le site (nom du site) Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) RAD Remplit les critères pour une RAD (oui, non) RAD réalisée (oui, non) Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Résection par RAD et examen histologique (le cas échéant) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Prescriptions fournies REMARQUES/SUIVI Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire a Nombre de CD4 : nombre de cellules CD4 par millimètre cube de sang ; b DCIP : dépistage et conseil à l’initiative du prestataire ; c IST : infection sexuellement transmissible ; d JPC : jonction pavimento-cylindrique Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 170 LISTA DE VERIFICACIÓN DE LOS ELEMENTOS DE DATOS PARA EL REGISTRO ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Code de la structure de soins District Mois Année ENREGISTREMENT DE LA CLIENTE Date de la visite But de la visite [dépistage, triage, traitement, complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD)] Numéro d’identification de la cliente Nom de la cliente Nom de famille Prénom(s) Numéro de téléphone Numéro de téléphone d’un parent proche de la cliente Âge Date de naissance Résultat du dernier test VIH (positif, négatif, ne sait pas) DCIP accepté Statut par rapport au VIH final (positif, négatif, ne sait pas) DÉPISTAGE ET TRIAGE Initiales du prestataire ayant réalisé le dépistage Type de visite de dépistage réalisée (premier dépistage, suivi post-thérapeutique à 1 an, nouveau dépistage) Dépistage non réalisé Symptômes signalés Colposcopie – voir Traitement et prise en charge Examen cytologique But (dépistage, triage) Code du prélèvement Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement LISTE DE CONTRÔLE DES ÉLÉMENTS DE DONNÉES MINIMAUX DESTINÉS AU REGISTRE Cette liste de contrôle indique les éléments de données minimaux (en caractère gras) à inclure dans un(des) registre(s) de dépistage et de traitement mis en place dans les structures de soins. L’ensemble de données minimal standardisé pour les registres doit être un sous-ensemble de l’ensemble de données minimal du(des) formulaire(s) de données individuelles et doit être suffisant pour comptabiliser les différents services et calculer les indicateurs pour le suivi du programme. En fonction des besoins, des éléments de données facultatifs supplémentaires (en vert) peuvent être ajoutés à l’ensemble des éléments de données minimaux standardisés du programme. L’élaboration de cet ensemble de données minimal standardisé doit se faire en collaboration avec les principaux partenaires, et il faudra prendre en compte les méthodes de dépistage et de traitement utilisées dans le programme, la structure du système d’orientation- recours ainsi que les priorités du programme. Pour déterminer s’il existe des lacunes dans le(s) registre(s) actuellement utilisé(s) et pour aider à ce que le suivi soit exhaustif, il est conseillé de comparer les éléments de données figurant dans ce(s) registre(s) à la liste de contrôle proposée ci-dessous. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 171 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE Date d’envoi des résultats au site de dépistage Résultats (normal, ASCUS, ASC-H, LIEBG, LIEHG, cancer invasif, prélèvement inadéquat, inflammation) Date de rendu des résultats à la cliente Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Test VPH But (dépistage, triage) Code du prélèvement Méthode de collecte du prélèvement (par la patiente elle-même, par le prestataire) Date de collecte du prélèvement Date d’envoi du prélèvement au laboratoire Date de réception du prélèvement au laboratoire Date d’analyse du prélèvement Date d’envoi des résultats au site Date de rendu des résultats à la cliente Résultat (négatif, positif, nécessité de faire un nouveau test) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVA But (dépistage, triage) Application d’acide acétique non réalisée REMARQUE : si l’application d’acide acétique n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) IVL But (dépistage, triage) Application de Lugol non réalisée REMARQUE : si l’application de Lugol n’a pas été réalisée du fait d’une suspicion de cancer lors de l’examen au spéculum, le dépistage doit tout de même être considéré comme réalisé Résultat (négative ; positive – critères remplis pour la cryothérapie ; positive – critères non remplis pour la cryothérapie ; positive, suspicion de cancer) Date prévue pour le nouveau dépistage (en fonction des directives nationales) Autres données cliniques Diagnostic clinique ORIENTATION-RECOURS Orientation pour triage Orientation pour cryothérapie Orientation pour une lésion de grande taille Orientation pour une suspicion de cancer Orientation pour un cancer invasif Orientation pour un autre problème gynécologique Orientation pour une colposcopie Date de l’orientation-recours et date du rendez-vous pour cette orientation Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 172 ÉLÉMENTS DE DONNÉES COMMENTAIRE TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE Conisation à froid Traitement par conisation à froid réalisé Colposcopie But (triage, orientation-recours pour lésion de grande taille, orientation-recours pour suspicion de cancer ou diagnostic de suspicion de cancer) Colposcopie réalisée Date de réalisation de la colposcopie Imagerie numérique améliorée réalisée ce jour Résultat de la colposcopie (négative ; positive – lésion précancéreuse ; positive – suspicion de cancer invasif) Impression au cours de la colposcopie Biopsie réalisée Date de réalisation de la biopsie Date d’envoi du prélèvement par biopsie au laboratoire Curetage endocervical réalisé ce jour Date de réalisation du curetage endocervical Date d’envoi du prélèvement dans le service d’histologie/anatomopathologie Date d’envoi des résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Résultats de l’examen histologique/ anatomopathologique Initiales du prestataire qui a réalisé la colposcopie Cryothérapie Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage (approche à visite unique) OU cryothérapie réalisée ce jour Cryothérapie réalisée au cours de la visite de triage Cryothérapie différée ou Aucun traitement réalisé Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie après orientation réalisée Date de réalisation de la cryothérapie Initiales du prestataire ayant réalisé la cryothérapie RAD Remplit les critères pour une RAD RAD réalisée sur site RAD réalisée sur un site d’orientation-recours Date de réalisation de la RAD Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 173 OUTILS POUR LA COLLECTE ET L’AGRÉGATION DES DONNÉES AINSI QUE POUR LA PRÉPARATION DES RAPPORTS Ces outils ont été conçus pour aider à l’élaboration ou à l’amélioration des outils destinés à la collecte et l’agrégation des données ainsi qu’à la préparation des rapports sur le dépistage du cancer du col de l’utérus et le traitement des lésions précancéreuses. Chaque fiche pratique est adaptée pour être utilisée dans le cadre d’une stratégie « Dépistage et traitement », et fournit un ensemble d’indicateurs et d’exemples d’outils correspondants pour collecter et compiler les données individuelles ainsi que pour préparer une synthèse des services fournis et les rapports connexes. La liste des indicateurs spécifiques à la stratégie est une adaptation de la liste présentée au Tableau 3.2 et aux Tableaux 3.12 à 3.23. Des informations détaillées sur la méthode de mesure des indicateurs se trouvent aux Tableaux 3.12 à 3.23 (dans la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Les exemples de formulaires et de registres fournis ici donnent une illustration de l’utilisation opérationnelle des éléments de base généraux et des éléments spécifiques à la stratégie (ainsi que des éléments facultatifs pertinents) figurant dans les Listes de contrôle des éléments de données. Ces exemples, ainsi que les exemples de synthèse mensuelle et annuelle proposés, ne sont pas destinés à être utilisés tels que, mais devront être affinés avec la participation des partenaires et testés sur le terrain dans le contexte spécifique au pays. Cet ensemble de documents est complété par le Dictionnaire des données abrégé et par la Suggestion de module DHIS 2, qui fournissent des informations destinées à améliorer les systèmes électroniques. NOTES GÉNÉRALES SUR L’ADAPTATION DE L’EXEMPLE DE FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES Le Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé peut être adapté pour ajouter des éléments supplémentaires afin de calculer les indicateurs facultatifs qui ont été inclus dans l’ensemble d’indicateurs standardisé au niveau national. Des espaces supplémentaires et des orientations pour le calcul de ces indicateurs peuvent aussi être ajoutés directement dans le formulaire pour permettre le suivi au niveau des structures de soins et pour aider à la vérification des données. L’adaptation des différents éléments du formulaire en fonction du contexte du pays peut inclure les mesures suivantes : • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires spécifiques en rapport avec les données suivantes : - Nombre de clientes chez qui le dépistage de lésions précancéreuses s’est avéré positif ; - Nombre de clientes chez qui le résultat du dépistage s’est avéré NÉGATIF, afin de vérifier les calculs. [Le nombre total de dépistages doit correspondre au nombre de dépistages POSITIFS (y compris les cas de suspicion de cancer) + le nombre de dépistages NÉGATIFS] ; - Nombre de clientes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie, et qui ont choisi de différer la cryothérapie. • Ajout ou suppression de lignes secondaires en fonction des méthodologies de dépistage utilisées dans le pays. Par exemple, si un pays ne propose que l’IVA, toutes les autres méthodes de dépistage peuvent être supprimées du formulaire. • Ajout de lignes principales et de lignes secondaires en rapport avec les services fournis dans les structures de soins : - Biopsie ; - Confirmation des cas de cancer ; - Autres méthodes de traitement (coagulation à froid, chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie). • Modification du nom des lignes secondaires pour les méthodologies de dépistage combinées. Par exemple, IVA/IVL et IVA/cervicographie (ou photographie numérique). • Modification des colonnes de ventilation par : - Introduction de catégories supplémentaires pour la tranche d’âge cible (par exemple, âges <30, 30 à 49 et >50 ; ventilation plus fine des tranches d’âge ; etc.) ; - Utilisation d’intervalles d’âge cibles spécifiques au pays. • Suppression de la ventilation en fonction du statut par rapport au VIH, lorsque la prévalence de l’infection à VIH est faible et que l’intégration n’est pas une priorité du programme. OUTILS POUR UN PROGRAMME « DÉPISTAGE ET TRAITEMENT » BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UNE IVA Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes de dépistage et de traitement basés sur la réalisation d’une IVA et suivant l’approche à visite unique (dépistage par IVA et traitement des lésions précancéreuses réalisés au cours de la même visite). L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 174 infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. L’exemple de formulaire individuel (par cliente) à usage unique/pour visite unique proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par IVA, sur le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour les orientations-recours (par exemple, en cas de suspicion de cancer ou d’un autre problème gynécologique) et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par visite proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours. Le registre étant structuré par visite, il faut s’assurer que les problèmes de doublons soient tous résolus lors du comptage et de l’agrégation des données. Si les programmes souhaitent créer des registres longitudinaux pour faciliter la prise en charge des patientes, les registres doivent être organisés par nom ou par numéro d’identification national unique des clientes plutôt que par date de visite ; il pourra également être nécessaire de remplacer les options « cocher une réponse » par la saisie de dates. L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) pour le calcul des indicateurs ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Il est important d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et enregistrés uniquement par la structure de soins qui les fournit (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales de gestion des données et les politiques nationales de suivi et d’évaluation qu’il convient de procéder différemment). Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. FIGURE 3.7 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par IVA et traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Négative Nouveau dépistage dans les 3 ans Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Positive IVA (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones de forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Suspicion de cancer Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 175 TABLEAU 3.24 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par IVA et le traitement par cryothérapie INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépis- tage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage pour lequel le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépis- tage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépistage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’atteindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recommandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dé- pistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an FAC3.1 Traitement des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-thé- rapeutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryo- thérapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce traitement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryo- thérapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothé- rapie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas revenues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 176 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un trai- tement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une structure spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adé- quate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspi- cion de cancer Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orien- tation vers une structure spécia- lisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui l’IVA s’est avérée positive, qui ont été orientées vers une structure spé- cialisée du fait d’une suspicion de cancer et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes commu- nautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.24 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 177 FORMULAIRE POUR LE DÉPISTAGE PAR IVA ET LE TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS ET SUR LA VISITE Nom de la structure de soins :_______________________ District : ________________________________________ Date de la visite : _________________________________ Nom du prestataire : _______________________________ But de la visite : Dépistage Traitement (cryothérapie ou RAD) Complication post-thérapeutique (cryothérapie ou RAD) INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : _________________________ Numéro d’identification de la cliente : _____________ Téléphone : ____________________________________ Âge de la cliente : _______________________________ Date des dernières règles : ________________________________________________________________________ Adresse (lieu d’habitation) : ______________________________________________________________________ Statut par rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant, ou test jamais réalisé] Antécédents de dépistage de la cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : _________________ Le dernier traitement : _________________ DÉPISTAGE Type de visite de dépistage : Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage par IVA réalisé ce jour ? Oui (saisir le résultat ci-dessous) Non (donner la raison) : ___________________________________________________ Résultat de l’IVA Négatif Positif Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positif, suspicion de cancer TRAITEMENT Pour une visite de dépistage Cryothérapie réalisée durant la visite de dépistage Cryothérapie différée (raison) : _____________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS Orientation vers (nom du site) : Raison pour l’orientation-recours : Cryothérapie Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Suspicion de cancer Autre problème gynécologique REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/lésions sur le col de l’utérus SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 178 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 179 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE D'IVA/CRYOTHÉRAPIE/RAD Nom de la structure de soins : __________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE DÉPISTAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT N° Date de la visite But de la visite (Cocher le but) Informations sur les clientes Initiales du pres- tataire ayant réalisé le dépis- tage Dépistage réalisé (Cocher une réponse) Résultat de l'IVA (Cocher une réponse) Raison (Cocher une réponse) Cryothérapie (Cocher une réponse) Initiales du pres- tataire ayant réalisé la cryo RAD (Cocher une réponse Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD Dépis- tage Traite- ment Complication post-théra- peutique Nu- méro d'iden- tifica- tion Nom de fa- mille Pré- nom Numéro de télé- phone Âge Résultat du dern- ier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépistage réalisé Dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an réalisé Nouveau dépistage réalisé Négative Positive – Critères remplis pour la cryo Positive – Critères NON rem- plis pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Lésion de grande taille Suspicion de cancer Cryo Autre problème gynécolo- gique Cryo réalisée au cours de la visite de dépistage Cryo différée Cryo ini- tialement différée réalisée ce jour Cryo réalisée ce jour après orienta- tion-re- cours Rem- plit les critères pour une RAD RAD réalisée Cryo RAD Pos Neg Inc A B C D1 D2 E F G H I J1 J2 J3 K L M N O P Q R S T U V W X Y Z AA AB AC AD 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES Total de clientes uniques Total dans la tranche d'âge TOTAUX CLÉS (pour vérification) Total de personnes uniques cherchant à bé- néficier d'un dépistage Total statut inconnu Total ayant réalisé un dépistage (L + M + N) Total positives (P + Q + R) Total avec orientation-recours (S + T + U + V) Total de procédures de cryothérapie (W + Y + Z) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 180 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS VENTILATION VIH+ VIH- STATUT VIH INCONNU TOTAUX DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an Nouveau dépistage (après un dépistage anté- rieur dont le résultat était négatif) TOTAL Nombre de clientes pour les- quelles le résultat du dépistage était POSITIF Premier dépistage Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer Nouveau dépis- tage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Remplissant les critères pour la cryothérapie Ne remplissant pas les cri- tères pour la cryothérapie Suspicion de cancer TOTAL Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉ- RAPIE Premier dépistage Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Nouveau dépistage (après un dépis- tage antérieur dont le résultat était négatif) Traitement au cours de la visite de dépistage Traitement réalisé après avoir été différé Orientation-recours à partir d’un autre site/ service TOTAL Nombre de clientes présen- tant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne rem- plissant pas les critères pour la cryothérapie) Traitement sur site par RAD Orientation-re- cours pour traite- ment TOTAL Nombre de clientes présen- tant des COM- PLICATIONS POST-THÉRAPEU- TIQUES Cryothérapie RAD TOTAL FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : ________________ Unité au niveau infranational : _____________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 181 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) D1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT de LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) E Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage E1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER au dépistage F Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour SUSPICION DE CANCER INVASIF Indicateurs Pourcentage (ou Nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (total) : B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois) : B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (pour la première fois et dans la tranche d’âge cible) : B3 M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % B2.0 Taux de positivité au test de dépistage (global) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et dans la tranche d’âge cible) : C2 / B3 x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (global) : E / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage et âgées de 30 à 49 ans) : E1 / B1 x 100 % M3.0 Taux de traitement : D1 + F1 / C x 100 % B3.0 Taux de traitement : D + F / C x 100 % FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE DES DONNÉES POUR UN PROGRAMME DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/Unité au niveau infranational : ____________________________________ Mois : __________________ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer OUTILS POUR UN PROGRAMME BASÉ SUR LA RÉALISATION D’UN TEST VPH, SUIVI PAR UN TRIAGE PAR IVA ET PAR UN TRAITEMENT Cet ensemble d’outils est destiné aux programmes suivant une approche « Dépistage-triage-traitement » utilisant le test VPH comme test de dépistage initial, puis une IVA pour déterminer si un traitement est ou non nécessaire, et, dans l’affirmative, si les critères sont remplis pour un traitement par cryothérapie. L’organigramme ci-dessous illustre les différentes étapes de cette stratégie pour les femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH [Lignes directrices de l’OMS pour le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus, 2014]. SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 182 L’exemple de formulaire individuel (par cliente) proposé comprend l’ensemble des éléments de données minimaux, et certains éléments de données supplémentaires, nécessaires à la collecte des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA et le traitement par cryothérapie ou par RAD, ainsi que les éléments de base sur les orientations-recours. Ce formulaire est conçu pour être imprimé sur du papier avec copies carbone, afin de permettre la prise en charge des patientes et la collecte des informations au cours de différentes visites et dans différents sites. Si le formulaire doit être utilisé une seule fois/pour une seule visite, certains éléments (p. ex., le nom de la structure de soins, la date de la visite, les initiales du fournisseur) peuvent être regroupés et réorganisés afin de simplifier la présentation [se référer à la sous-section Liste de contrôle des éléments de données minimaux à enregistrer lors de la collecte des données individuelles (auprès des clientes)]. Chaque programme doit déterminer s’il convient ou non de collecter les informations dans un seul formulaire, ou si chaque service proposé requiert un formulaire de collecte de données différent, ou encore, lorsque cela est possible, s’il faut incorporer ces éléments dans des formulaires pour une programmation intégrée et comment le faire, le cas échéant. En fonction du contexte du programme et du système de santé, des formulaires supplémentaires doivent également être créés pour accompagner l’acheminement du prélèvement et des résultats du test VPH (de la structure de soins vers le laboratoire, puis en retour du laboratoire vers la structure de soins), ainsi que pour les orientations-recours et pour donner des informations en retour sur ces orientations-recours. L’exemple de registre structuré par cliente proposé comprend des éléments de données pour enregistrer des informations sur le dépistage par test VPH, le dépistage par IVA, le triage par IVA, le traitement par cryothérapie ou par RAD, et les orientations-recours ainsi que des informations en retour sur les orientations-recours (pour aider à la prise en charge des patientes par les prestataires). Les programmes doivent déterminer si des formulaires et des registres combinés ou séparés doivent être utilisés pour chaque service. L’enregistrement des patientes doit être minutieux et s’assurer que chacune d’entre elles est bien identifiée de manière unique et que les problèmes de doublons sont résolus au moment du calcul des totaux et lors de l’agrégation des données. Il est important aussi d’éviter que certains services fournis soient comptabilisés deux fois, en particulier lorsque les services de dépistage et les services de traitement des lésions précancéreuses sont fournis dans des endroits distincts. Bien que les registres et les systèmes longitudinaux structurés par cliente et présents dans chaque structure de soins permettent d’enregistrer toute la gamme des services fournis et des résultats obtenus pour chacune des patientes, ce qui facilite leur prise en charge et leur suivi, les services doivent être comptabilisés et les données transmises au niveau central uniquement par la structure de soins ayant fourni les services (sauf s’il est précisé dans les politiques nationales qu’il convient de procéder différemment). L’exemple de Formulaire de synthèse mensuelle des données proposé permet d’enregistrer les totaux des différents services fournis. Ces totaux sont réalisés à partir du registre des services, et sont transmis au niveau infranational pour être agrégés (généralement à l’aide d’un SIGS électronique) ainsi que pour le suivi dans les différentes structures de soins, et pour communiquer des informations en retour à ces structures de soins. Les données agrégées pour l’ensemble du pays/programme sont consultées au niveau national (via le SIGS ou tout autre mécanisme utilisé pour la préparation des rapports) pour le suivi d’un ensemble limité d’indicateurs. L’exemple de Formulaire de synthèse annuelle des données proposé ne comprend que les indicateurs de base généralement suivis au niveau national (avec une ventilation limitée), ainsi que les indicateurs mondiaux si le registre est utilisé comme instrument intermédiaire pour la préparation des rapports lorsque les systèmes n’en sont encore qu’à leurs balbutiements. Cet exemple de formulaire présente une complexité supplémentaire, car par hypothèse la tranche d’âge cible nationale ne correspond pas à la tranche d’âge cible recommandée par l’OMS pour le dépistage. Afin de faciliter la tâche aux programmes en cours de transition et passant d’une stratégie reposant sur l’IVA seule à une stratégie utilisant un test VPH suivi par un triage par IVA, les éléments de données permettant de déterminer si l’IVA est utilisée pour un dépistage initial ou pour un triage ont été inclus dans les exemples de formulaires. Les programmes utilisant la stratégie reposant sur le test VPH seul peuvent adapter les formulaires en supprimant les éléments en rapport avec le dépistage par IVA et les indicateurs connexes ou adapter les éléments en rapport avec l’IVA pour enregistrer des informations sur l’évaluation visuelle effectuée avant de réaliser le traitement (se référer à la sous-section Évaluation visuelle avant de réaliser le traitement : élément supplémentaire à prendre en considération pour la classification de la procédure). Les programmes utilisant l’examen cytologique comme test secondaire de dépistage ou de triage peuvent adapter ces modèles en remplaçant les éléments en rapport avec l’IVA par ceux qui sont pertinents pour l’examen cytologique (se référer aux Listes de contrôle des éléments de données). Des éléments de données concernant la colposcopie peuvent également être ajoutés, le cas échéant. SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 183 TABLEAU 3.25 Liste des indicateurs mondiaux, des indicateurs de base et des indicateurs facultatifs pour le dépistage par test VPH suivi par une IVA, puis par un traitement par cryothérapie FIGURE 3.8 Organigramme pour une stratégie « Dépistage et traitement » (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les pays à forte endémie d’infection à VIH) : dépistage par un test VPH, suivi par un triage par IVA et par un traitement par cryothérapie, ou par RAD lorsque les critères pour la cryothérapie ne sont pas remplis Lorsqu’un test VPH est positif, une IVA est réalisée comme second test de dépistage afin de déterminer si un traitement est ou non préconisé. Le traitement n’est réalisé que si le test VPH et l’IVA sont TOUS LES DEUX positifs. Test VPH (femmes infectées par le VIH ou de statut par rapport au VIH inconnu dans les zones à forte endémie d’infection à VIH) Suivi post-thérapeutique à 1 an Négatif Nouveau dépistage dans les 3 ans Faire un nouveau dépistage après 1 an Ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie : traiter par RAD Remplissant les critères pour la cryothérapie : traiter par cryothérapie Orienter vers une structure spécialisée pour un diagnostic et un traitement appropriés Positif IVA IVA négative IVA positive Suspicion de cancer INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS INDICATEURS MONDIAUX M1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période de 12 mois M2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes âgées de 30 à 49 ans qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH ou IVA dont le résultat s’est avéré positif au cours d’une période de 12 mois M3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été traitées au cours d’une période donnée INDICATEURS DE BASE B0.0 Nombre ayant bénéficié d’un dépistage Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage [par type de visite de dépistage et par groupe d’âge ou tranche d’âge] au cours d’une période donnée B1.0 Taux de dépistage Pourcentage de femmes dans la tranche d’âge cible qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours d’une période donnée B2.0 Taux de positivité au test de dépistage Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage avec un résultat positif au test VPH ou à l’IVA au cours d’une période donnée B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 184 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS B2.2 Pourcentage de positivité à l’examen de triage Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un examen de triage par IVA dont le résultat était positif au cours d’une période donnée B2.4 Cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes [dans la tranche d’âge cible] qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage et qui présentaient une suspicion de cancer du col de l’utérus B3.0 Taux de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif (c’est- à-dire l’ensemble des femmes ayant besoin d’un traitement) et qui ont été traitées au cours d’une période donnée B4.0 Proportion des structures de soins fournissant les services Proportion des structures de soins désignées pour fournir des services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui fournissent ces services INDICATEURS FACULTATIFS FAC1.0.1 Échec du test de dépistage Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement a été testé plus d’une fois par un test VPH de dé- pistage du fait d’une erreur FAC1.0.2 Prélèvement inadéquat Pourcentage de femmes chez qui le prélèvement était inadéquat pour réaliser le test VPH de dépis- tage FAC1.0.3 A reçu son résultat Pourcentage de femmes qui ont reçu le résultat de leur test de dépistage par test VPH FAC1.1 Ayant bénéficié d’un dépis- tage dans la tranche d’âge cible Proportion du nombre total de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage (par test VPH ou IVA) et qui étaient dans la tranche d’âge cible FAC1.2 Progrès réalisés en vue d’at- teindre l’objectif fixé pour le taux de dépistage Pourcentage de l’objectif fixé pour le taux de dépistage atteint au cours de la dernière année, du dernier trimestre, du dernier mois FAC1.3 Ayant bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période cible Pourcentage de femmes qui ont bénéficié d’un nouveau dépistage au cours de la période recom- mandée pour un nouveau dépistage FAC1.4 Suivi post-thérapeutique des lésions précancéreuses Pourcentage de femmes traitées pour des lésions précancéreuses qui sont revenues pour un test de dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an FAC2.0.1 Taux de guérison des lé- sions précancéreuses Pourcentage de femmes qui ont reçu un résultat négatif à leur test de dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an FAC2.2.1 Réalisation de l’examen de triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui se sont rendues à une visite de triage par IVA et chez qui l’IVA a été réalisée FAC2.2.2 Observance de l’orienta- tion vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage et qui se sont rendues à cette visite de triage par IVA FAC2.2.3 Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par test VPH s’est avéré positif et qui ont été orien- tées vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un triage par IVA FAC2.3 Femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et qui avaient besoin d’un traitement Pourcentage de femmes qui ont bénéficié [pour la première fois] d’un dépistage par test VPH et qui ont reçu un résultat positif à leur examen de triage par IVA au cours d’une période donnée FAC3.1 Traitement des lésions pré- cancéreuses Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie ou par RAD et qui ont reçu ce traitement FAC3.2 Complications post-théra- peutiques Pourcentage de femmes qui ont été traitées par cryothérapie ou par RAD et qui sont revenues avec une complication post-thérapeutique FAC3.3 Traitement par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui présentaient des lésions remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont été traitées par cryothérapie FAC3.3.1 Taux d’approche à visite unique Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et chez qui le traitement a été réalisé au cours de la même visite FAC3.3.2 Cryothérapie différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont différé ce trai- tement par cryothérapie FAC 3.3.3 Réalisation de la cryothé- rapie après que celle-ci a été différée Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ont bénéficié de ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci FAC3.3.4 Absence de retour pour être traitée par cryothérapie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui les lésions remplissaient les critères pour être traitées par cryothérapie et qui ne sont pas reve- nues pour ce traitement par cryothérapie après avoir différé celui-ci Tableau 3.25 (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 185 INDICATEURS M = Mondial ; B = De base ; FAC = Facultatif CE QUE MESURENT CES INDICATEURS FAC3.4 Traitement des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui ont été traitées par RAD FAC3.4.1 Lésions de grande taille remplissant les critères de traitement Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille, et qui remplissaient les critères pour un traitement par RAD FAC3.4.2 Orientation vers une struc- ture spécialisée des cas présentant des lésions de grande taille Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée car elles présentaient des lésions de grande taille (lésions ne remplissant pas les critères pour un traitement par cryothérapie) FAC3.5 Traitement/suivi des cas de suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, chez qui un cancer invasif a été suspecté et qui ont été traitées de manière adéquate ou qui ont terminé le suivi recommandé FAC3.5.1 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer et qui se sont rendues à cette visite FAC3.5.2 Orientation vers une structure spécialisée pour suspicion de cancer Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif et qui ont été orientées vers une structure spécialisée du fait d’une suspicion de cancer FAC3.6 Observance de l’orientation vers une structure spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie et qui se sont rendues à cette visite FAC3.6.1 Orientation vers une struc- ture spécialisée pour colposcopie Pourcentage de femmes chez qui le dépistage par IVA ou le triage par IVA s’est avéré positif, et qui ont été orientées vers une structure spécialisée pour colposcopie FAC3.7 Cancer confirmé Pourcentage de femmes chez qui le test VPH s’est avéré positif ou le dépistage par IVA s’est avéré positif, et chez qui le diagnostic de cancer a été posé FAC4.1 Prestataires de services formés Proportion de prestataires de services formés à fournir des services de dépistage et de traitement et qui fournissent ces services FAC4.2 Dépistages réalisés dans des structures de soins fixes Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés dans des structures de soins fixes FAC4.2.1 Dépistages mobiles Proportion des dépistages du cancer du col de l’utérus réalisés lors d’activités extra-institutionnelles de routine utilisant une approche mobile FAC4.3 Campagnes communautaires Nombre de campagnes communautaires réalisées (y compris les campagnes de dépistage de masse/les activités extra-institutionnelles régulières) FAC4.4 Prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes Proportion des tests de dépistage par test VPH réalisés sur des prélèvements collectés par les femmes elles-mêmes FAC5.0 Temps d’obtention des résul- tats des tests réalisés Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et le rendu des résultats du test VPH aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC5.0.1 Temps de soumission des prélèvements Nombre de jours entre la collecte des prélèvements pour le test VPH et leur transport au laboratoire FAC5.0.2 Temps de réalisation des tests au laboratoire Nombre de jours entre la réception des prélèvements pour le test VPH au laboratoire et le retour des résultats à la structure de soins FAC5.0.3 Temps de communication des résultats Nombre de jours entre le retour des résultats des tests VPH à la structure de soins et la communica- tion des résultats aux femmes qui ont bénéficié du dépistage FAC6.0 Premier dépistage pour les femmes infectées par le VIH Pourcentage de femmes inscrites dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH et qui ont bénéficié d’un premier dépistage du cancer du col de l’utérus FAC6.1 Prestation de services de type DCIP Pourcentage de femmes chez qui le statut VIH était inconnu, qui ont bénéficié d’un dépistage et d’un conseil à l’initiative du prestataire (DPIC) et qui connaissent maintenant leur statut FAC6.2 Liens avec les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Pourcentage de clientes pour lesquelles un lien a été établi avec un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH après qu’elles ont appris qu’elles étaient infectées par le VIH au cours d’un DPIC Tableau 3.25 (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 186 FORMULAIRE DE DÉPISTAGE PAR TEST VPH, TRIAGE PAR IVA ET TRAITEMENT PAR CRYOTHÉRAPIE/RAD INFORMATIONS SUR LA CLIENTE Nom de la cliente : Numéro d’identification de la cliente : Âge de la cliente : ____ Date des dernières règles : ____________ Téléphone 1 : _______________ Téléphone 2 : _______________ Adresse (lieu d’habitation) : Statut par Rapport au VIH Résultat du dernier test VIH : Positif Négatif (<3 mois) Inconnu [négatif (>3 mois), non concluant ou jamais testée] Antécédents de Dépistage de la Cliente A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé : Oui Non Ne sait pas Si Oui, mode de dépistage : IVA Frottis Test VPH Ne sait pas Résultat du dépistage antérieur : Positif Négatif Résultat non rendu Ne sait pas Si Positif, traitement réalisé ? Oui Non Ne sait pas Type de traitement réalisé ? Cryothérapie RAD Ne sait pas La visite du jour est due à une complication post-thérapeutique ? Oui Non Date à laquelle a été réalisé le dernier dépistage : ___________ Le dernier traitement : ______________________ DÉPISTAGE ET TRIAGE Test VPH Nom de la structure de soins : ____________ District : ________ Nom du prestataire : ____________ Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dé- pistage antérieur dont le résultat était négatif) Méthode de collecte du prélèvement : Par la cliente Par le prestataire ou Prélèvement non collecté (raison) : ______________________________________________________________ Date de collecte du prélèvement : _________________ Date de la visite : _________________________________ ou Identique à la date de collecte __________________________________________________________________ Code du prélèvement : ___________ Date d’envoi au laboratoire : _____________ Date de réception au labo : _________ Date de réalisation du test : _________ N° de kit du test VPH : _____ Résultat rendu à la cliente : Oui (date de rendu) :_________ Non (raison) :______________________ Résultat du Test : Négatif Positif Nécessité de faire un nouveau test Date d’envoi au site de dépistage : ___________________________________________________________________ Initiales du technicien : _____________________________________________________________________________ IVA Nom de la structure de soins : __________________________________________ District : ____________________________________________________________ Nom du prestataire : _________________________________________________ Triage ou Premier dépistage Dépistage de suivi post-thérapeutique (à 1 an) Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Dépistage réalisé ? Oui (Date de la visite) : ______________________________________________ Non (raison) : ______________________________________________________ Dessiner ci-dessous une représentation des observations/ lésions sur le col de l’utérus Résultat de l’IVA Négative Positive Remplit les critères pour la cryothérapie ? Oui Non Positive, suspicion de cancer Application d’acide acétique non réalisée (donner les raisons) : _______________________________________ SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 187 TRAITEMENT Pour une visite de dépistage ou de triage par IVA Cryothérapie réalisée durant : Visite de dépistage Visite de triage ou Cryothérapie différée (raison) : __________________________________________________________________ Pour une visite de cryothérapie différée ou après orientation-recours Nom de la structure de soins : Date de la visite : _____________________________________ Initiales du prestataire : _____________________ Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Cryothérapie réalisée ce jour après orientation-recours Aucun traitement réalisé (raison) : _________________________________________________________________ Pour une visite après orientation-recours pour RAD/lésion de grande taille Nom de la structure de soins : ____________________________________________________________________ Date de la visite : _______________________________________ Initiales du prestataire : ___________________ Remplit les critères pour une RAD : Oui Non RAD réalisée ce jour : Oui Non (raison) : __________________________________________________________ ORIENTATION-RECOURS ET SUIVI Orientation-recours vers [nom du(des) site(s)] : ________________________________________________________ Raison et date de l’orientation-recours : Triage (date) : __________________ Cryothérapie (date) : ____________ Lésion de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) (date) : ___________ Suspicion de cancer (date) : ________________ Autre problème gynécologique (date) : _________________ Cancer invasif (date) : _________________ Date de RDV au site d’orientation-recours : _______________ Réalisé après le dépistage, le triage ou le traitement : Nouvelle visite de dépistage dans : 1 an 3 ans 5 ans REMARQUES/SUIVI __________________________________________________________________________________________________ SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 188 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 189 PROGRAMME DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS - REGISTRE DE DÉPISTAGE, DE TRIAGE ET DE TRAITEMENT Nom de la structure de soins : _____________________ Mois : __________________ Année :_____________ UTILISATION DÉPISTAGE ET TRIAGE N° Informations sur les clientes Visite pour complication post-thérapeutique (Noter la date ci-desso) Type et date de la visite de dépistage (Noter la date ci-dessous) Type de test de dépistage utilisé (Cocher une réponse) Test VPH Nom de famille de la cliente Prénom de la cliente Numéro d'identifi- cation de la cliente Numéro de téléphone Âge Résultat du dernier test VIH (Cocher une réponse) Premier dépis- tage réalisé Dépistage de suivi post-thé- rapeutique à 1 an réalisé Nouveau dépis- tage réalisé Test VPH IVA Initiales du pres- tataire ayant réalisé le test VPH Code de l'échan- tillon Méthode de collecte (Cocher une réponse) Date de collecte de l'échan- tillon Date d'en- voi de l'échan- tillon au labo Date de récep- tion de l'échan- tillon au labo Date d'ana- lyse de l'échan- tillon Date d'en- voi des résul- tats à la struc- ture de soins Date de rendu des ré- sultats à la cliente Résultat (Cocher une réponse) Pos Neg Inc Cryo RAD Cliente elle- même Pres- ta- taire Néga- tif Positif Néces- sité de faire un nou- veau test A B C D E F1 F2 F3 G1 G2 H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 TOTAUX DES COLONNES SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 190 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 191 DÉPISTAGE ET TRIAGE ORIENTATION-RECOURS TRAITEMENT ORIENTATION-RECOURS – INFORMATIONS EN RETOUR NE PAS CHERCHER DE CORRESPONDANCES Test par IVA Raison et date de l'orientation-recours (Noter la date ci-dessous) Cryothérapie Initiales du prestataire ayant réal- isé la cryo RAD Initiales du pres- tataire ayant réalisé la RAD RAD réal- isée sur un autre site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Cryo réalisée sur un autre site (Noter la date) Initiales du prestataire ayant réal- isé l'IVA SI IVA pour TRIAGE Date de réalisation de l'IVA pour triage Résultat (Cocher une réponse) Orienta- tion-re- cours sur un autre site pour cryo Orienta- tion-re- cours pour lésion de grande taille Orienta- tion-re- cours pour suspicion de cancer Orienta- tion-recours pour autre problème gy- nécologique Orienta- tion-re- cours pour triage Orienta- tion-re- cours pour colposco- pie Cryo réal- isée au cours de la visite de triage (O ou N) Cryo différée (O ou N) Cryo différée réalisée ce jour (Noter la date) Cryo réal- isée ce jour après orienta- tion-re- cours (Noter la date) RAD réalisée sur le site (Noter la date) Colpos- copie réalisée sur un autre site (Noter la date) Résultat de la colposcopie (Cocher une réponse) Négative Positive – Remplissant les critères pour la cryo Positive – Ne remplissant pas les critères pour la cryo Positive – Suspicion de cancer Négative Positive – Lésions précancé- reuses Positive – Cancer Z AA AB AC AD AE AF AG AH AI AJ AK AL AM AN AO AP AQ AR AS AT AU AV AW AX AY SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 192 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par TEST VPH Premier dépistage A Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an B Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) C NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR TEST VPH D Nombre de clientes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE du cancer du col de l'utérus par IVA Premier dépistage E Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an F Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) G NOMBRE TOTAL – AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE PAR IVA H NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un PREMIER DÉPISTAGE (A + E) I NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un DÉPISTAGE DE SUIVI POST-THÉRAPEUTIQUE À 1 AN (B + F) J NOMBRE TOTAL – Ayant bénéficié d’un NOUVEAU DÉPISTAGE (C + G) K NOMBRE TOTAL – FEMMES AYANT BÉNÉFICIÉ D’UN DÉPISTAGE (I+J+K) OR (D+H) L Nombre de clientes avec un résultat POSITIF AU TEST VPH DE DÉPISTAGE Premier dépistage M Dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an N Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) O NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TEST VPH DE DÉPISTAGE P Nombre de clientes avec un résultat POSITIF au DÉPISTAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo Q Critères non remplis pour la cryo R Suspicion de cancer S Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo T Critères non remplis pour la cryo U Suspicion de cancer V Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo W Critères non remplis pour la cryo X Suspicion de cancer Y NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU DÉPISTAGE PAR IVA Z Résultat du dépistage POSITIF : premier dépistage (M+Q+R+S) AA Résultat du dépistage POSITIF : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (N+T+U+V) AB Résultat du dépistage POSITIF : Nouveau dépistage (O+W+X+Y) AC NOMBRE TOTAL – FEMMES AVEC DÉPISTAGE POSITIF (AA+AB+AC) OR (P+Z) AD FORMULAIRE DE SYNTHÈSE MENSUELLE DES DONNÉES POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Nom de la structure de soins : Unité au niveau infranational : Mois : Année : Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 193 ÉLÉMENTS PERMETTANT LE CALCUL DES INDICA- TEURS VENTILATION VIH+ VIH- Statut VIH inconnu TOTAUXDANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible DANS la tranche d’âge cible EN DEHORS de la tranche d’âge cible Nombre de clientes avec un résultat POSI- TIF au TRIAGE PAR IVA Premier dépistage Critères remplis pour la cryo AE Critères non remplis pour la cryo AF Suspicion de cancer AG Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Critères remplis pour la cryo AH Critères non remplis pour la cryo AI Suspicion de cancer AJ Nouveau dé- pistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Critères remplis pour la cryo AK Critères non remplis pour la cryo AL Suspicion de cancer AM NOMBRE TOTAL – POSITIVES AU TRIAGE PAR IVA AN CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (Q + AE) AO CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (T + AH) AP CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (W + AK) AQ NOMBRE TOTAL – CRITÈRES REMPLIS POUR LA CRYO (AO + AP + AQ) AR CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : premier dépistage (R + AF) AS CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an (U + AI) AT CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO : nouveau dépistage (X + AL) AU NOMBRE TOTAL – CRITÈRES NON REMPLIS POUR LA CRYO (AS + AT + AU) AV SUSPICION DE CANCER : premier dépistage (S + AG) AW SUSPICION DE CANCER : dépistage de suivi post-théra- peutique à 1 an (V + AJ) AX SUSPICION DE CANCER : Nouveau dépistage (Y + AM) AY NOMBRE TOTAL – SUSPICION DE CANCER (AW + AX + AY) AZ NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT PAR CRYOTHÉRAPIE OU PAR RAD (AR + AV) BA NOMBRE TOTAL – FEMMES NÉCESSITANT UN TRAITE- MENT (AR + AV + AZ) BA Nombre de clientes TRAITÉES PAR CRYOTHÉRA- PIE Premier dépistage Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BB Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BC Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BD Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BE Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées au cours de la visite d'IVA (dépistage ou triage) BF Traitées (traitement initialement différé puis réalisé) BG TOTAL BH Nombre de clientes présentant des LÉSIONS DE GRANDE TAILLE (ne remplissant pas les critères pour la cryo) Premier dépistage Traitées par RAD sur site BI Orientation-recours pour traitement BJ Dépistage de suivi post-thérapeu- tique à 1 an Traitées par RAD sur site BK Orientation-recours pour traitement BL Nouveau dépistage (après un dépistage antérieur dont le résultat était négatif) Traitées par RAD sur site BM Orientation-recours pour traitement BN TOTAL BO TRAITÉES PAR CRYO/RAD : premier dépistage (BB + BC +BI) BP TRAITÉES PAR CRYO/RAD : dépistage de suivi post-thérapeutique à 1 an BQ (BD + BE + BK) BR TRAITÉES PAR CRYO/RAD : nouveau dépistage (BF + BG + BM) BS NOMBRE TOTAL – TRAITÉES PAR CRYO OU RAD : (BP + BQ + BR) Nombre de clientes avec COMPLI- CATIONS POST-THÉRA- PEUTIQUES Cryothérapie BT RAD BU TOTAL BV SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 194 Éléments permettant le calcul des indicateurs Nombre A Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS dans la population B Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage b1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH b2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA B1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et ÂGÉES DE 30 À 49 ANS (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH et âgées de 30 à 49 ans + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA et âgées de 30 à 49 ans) B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (qui ont bénéficié d’un dépistage par test VPH + qui ont bénéficié d’un dépistage par IVA) B3 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage b3.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (test VPH) b3.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS et qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage (IVA) C Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c1 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR TEST VPH pour lequel le résultat était POSITIF c2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un DÉPISTAGE PAR IVA pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un dépistage pour lequel le résultat était POSI- TIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) C2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) c2.1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat du TEST VPH était POSITIF c2.2 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage pour lequel le résultat de l’IVA était POSITIF (Y COMPRIS les cas de suspicion de cancer) D Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA E Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un examen de TRIAGE PAR IVA dont le résultat était POSITIF F Nombre de femmes ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉ- REUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) F1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS ayant bénéficié d’un dépistage qui ont reçu un TRAITEMENT pour LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES (p. ex., cryothérapie ou RAD) G Nombre de femmes qui présentaient une SUSPICION DE CANCER G1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié POUR LA PREMIÈRE FOIS d’un dépistage et qui présentaient une SUSPICION DE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS H Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS H1 Nombre de femmes ÂGÉES DE 30 À 49 ANS qui ont bénéficié d’un TRAITEMENT pour CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) B0.0 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (TOTAL) : B (somme de b1 + b2) Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS) : B2 Nombre de femmes qui ont bénéficié d’un dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE) : B3 (somme de b3.1 + b3.2) FORMULAIRE DE SYNTHÈSE ANNUELLE POUR LES PROGRAMMES AVEC DÉPISTAGE PAR TEST VPH ET TRIAGE PAR IVA ET LES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE PAR IVA Structure de soins/unité au niveau infranational : _______________________________________ Mois : _______ Année : 20_____ Services fournis dans cette structure de soins : IVA Test VPH Cryothérapie RAD Diagnostic et traitement du cancer SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 195 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DONNÉES D’ENREGISTREMENT DE LA STRUCTURE DE SOINS ET DE LA CLIENTE District Nom officiel du district (ou équivalent) Texte ou liste déroulante Du FI au REG au SYN Date de la visite Jour, mois et année de la visite de la cliente Date Du FI au REG au SYN But de la visite Élément donnant des orientations sur la manière de remplir le formulaire ou le registre. Peut également être utilisé (conjointement avec un identifiant unique) pour faire le suivi des clientes accédant aux services Réponse catégorielle (DÉPIS- TAGE, TRAITEMENT, COMPLI- CATION POST-VISITE) Du FI au REG Nom du presta- taire Prénom et nom de famille du prestataire réalisant le dépistage Texte Du FI au REG au SYN Nom de la cliente Prénom et nom de famille de la cliente Remarque : en cas d’enregistrement électronique des données sur les clientes, le prénom et le nom de famille de la cliente doivent être saisis dans des champs séparés afin d’éviter les incohérences (cela s’applique aussi en cas de formulaire et de registre sur papier) Texte Du FI au REG Numéro d’iden- tification de la cliente Numéro national d’identification ou autre identifiant unique de la cliente utilisé par la structure de soins, par le programme ou au niveau du pays EN FONCTION DU PAYS Du FI au REG Numéro de télé- phone Numéro de téléphone principal de la cliente collecté pour aider à faire son suivi Numérique Du FI au REG Numéro de téléphone d’un parent proche Autre numéro de téléphone permettant de contacter la cliente et collecté pour aider à faire son suivi Numérique FI Indicateurs de base et indicateurs mondiaux Pourcentage (ou nombre) M1.0 et B1.0 Taux de dépistage : B3 / A x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage : C1 / B1 x 100 % M2.0 Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – toutes les méthodes de dépistage) : C / B x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test VPH) : c1 / b1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – test VPH) : c2.1 / b3.1 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (GLOBAL – test par IVA) : c2 / b2 x 100 % Taux de positivité au test de dépistage (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – IVA) : c2.2 / b3.2 x 100 % B2.1 Ayant bénéficié d’un examen de triage : D / b1 x 100 % B2.2 Taux de positivité à l’examen de triage : E / D x 100 % B2.4 Cas de suspicion de cancer (GLOBAL) : G / B x 100 % Cas de suspicion de cancer (POUR LA PREMIÈRE FOIS, DANS LA TRANCHE D’ÂGE CIBLE – toutes les méthodes de dépistage) : G1 / B3 x 100 % M3.0 Taux de traitement : F1 + H1 / C x 100 % C3.0 Tasa de tratamiento: F + H / c2 + E x 100 % DICTIONNAIRE DES DONNÉES ABRÉGÉ POUR UN PROGRAMME UTILISANT L’IVA Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 196 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Âge de la cliente Âge de la cliente en années Il permet d’identifier si la cliente se trouve dans ou en dehors de la tranche d’âge cible (en années) recommandée par l’OMS ; lorsque la tranche d’âge cible utilisée par le pays est différente, les résultats totaux peuvent être ventilés en fonction de l’âge afin de permettre le calcul des indicateurs mondiaux et des indicateurs nationaux Numérique ou calculé* *voir Date de naissance Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date de nais- sance de la cliente Jour, mois et année de naissance de la cliente Remarque : en fonction du contexte du pays, saisir la date de naissance, l’âge ou les deux. Dans les systèmes de données individuelles électroniques, il est possible de ne saisir que la date de naissance, l’âge étant alors calculé de manière auto- matique et fiable. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Date des der- nières règles Donnée fournie par la cliente elle-même ; jour, mois et année des dernières règles de la cliente. Utilisé pour déterminer s’il est possible que la femme soit enceinte/la nécessité de réaliser un test de grossesse, ainsi que la présence d’autres anomalies potentielles Date FI Adresse (lieu d’habitation) Adresse principale/lieu de résidence de la cliente, pour per- mettre un suivi et/ou des analyses géographiques. Remarque : le lieu d’habitation est souvent plus utile que l’adresse postale. Texte Du FI au REG ANTÉCÉDENTS DE DÉPISTAGE DE LA CLIENTE A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé Antécédents de dépistage du cancer du col de l’utérus chez la cliente (a-t-elle déjà fait un dépistage ?). Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) avec accès possible à ces dossiers. Si les données sont extraites d’un système, la catégorie de réponse « NE SAIT PAS » peut être supprimée. Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI (vérifier avec la réponse « Premier dépistage » pour l’élé- ment « Type de visite de dépistage » Si OUI, mé- thode utilisée pour le dernier dépistage Méthode utilisée pour le dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (IVA, FROTTIS, TEST DE RE- CHERCHE DE L’ADN DU VPH, NE SAIT PAS) FI Résultat du der- nier dépistage Résultat du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, NE SAIT PAS) FI Si POSITIF, un traitement a-t-il été réalisé Action menée si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (OUI, NON, NE SAIT PAS) FI Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 197 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur [Si OUI] Type de traitement réalisé Type de traitement fourni si le résultat du dernier dépistage de la cliente s’est avéré POSITIF. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi du traitement et le contrôle du suivi des clientes. Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Réponse catégorielle (CRYOTHÉRAPIE, RAD, NE SAIT PAS) FI Date du dernier dépistage Jour, mois et année de réalisation du dernier dépistage de la cliente. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le suivi de la fréquence du dépistage et pour le suivi des clientes/de la réalisation d’un nouveau dépistage. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI [Quand a été ré- alisé le dernier] Traitement Jour, mois et année de réalisation du dernier traitement. Cet élément est obtenu pour la prise en charge clinique et peut être utilisé pour le traitement/le suivi des clientes. En l’absence de dossier médical électronique et si les essais sur le terrain montrent que les femmes ont des difficultés à se souvenir de la date précise, cette variable peut être changée pour une réponse catégorielle (p. ex., il y a moins d’un an, il y a entre 1 et 3 ans, il y a entre 3 et 5 ans, il y a plus de 5 ans). Se référer à la remarque de l’élément « A déjà bénéficié d’un dépistage du cancer du col de l’utérus dans le passé ». Date FI La visite du jour est-elle liée à la présence de complications post-thérapeu- tiques ? Indique si la cliente est revenue du fait de la présence de com- plications post-thérapeutiques. Utilisé pour faire le suivi des complications post-thérapeutiques. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Nombre de gros- sesses Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de fois où la femme a été enceinte. Numérique FI Nombre d’accou- chements Élément faisant partie des antécédents en rapport avec la santé reproductive et indiquant le nombre de grossesses que la femme a poursuivies jusqu’à un âge gestationnel viable pour l’enfant. Numérique FI Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 198 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur STATUT PAR RAPPORT AU VIH Résultat du der- nier test VIH Résultat du dernier test VIH réalisé et fourni par la cliente elle-même. Cet élément est obtenu pour la prise en charge des patientes et l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et de lutte contre l’infection à VIH. Il est utili- sé comme élément primaire pour la ventilation d’indicateurs. Lorsque le DCIP est intégré dans le dépistage du cancer du col de l’utérus, utiliser les éléments du DCIP indiqués ci-des- sous (tirés du guide de l’OMS pour le suivi et l’évaluation des programmes de conseil et de dépistage en rapport avec l’infection à VIH). Lors du transfert dans le registre, les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ à la question sur le résultat du dernier test VIH doivent être saisies comme résultat INCONNU. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques. Réponse catégorielle [POSITIF ; NÉGATIF dans les 3 derniers mois) ; INCONNU] Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = POSITIF POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque la cliente elle-même indique un « Résultat du dernier test VIH POSITIF » ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Date du dernier résultat de test VIH positif Jour, mois et année de réalisation du dernier test VIH de la cliente avec un résultat POSITIF. Remarque : pour cette donnée, la réponse est fournie par la cliente elle-même, sauf en cas d’utilisation de dossiers médi- caux électroniques (ou de tout autre système permettant un enregistrement de qualité des données longitudinales dans un dossier individuel pour chaque cliente) et que l’accès à ces dossiers est possible. Date Du FI au REG Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH Inscription ou non des femmes séropositives au VIH dans les services de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH. La disponibilité d’une des informations suivantes permet d’évaluer de manière indirecte si les clientes sont bien ins- crites dans ce type de service : cliente ayant bénéficié d’une évaluation clinique ou d’une mesure de la numération des CD4 ou d’une mesure de la charge virale après que le diagnostic d’infection à VIH a été posé ; ou cliente actuellement sous trai- tement antirétroviral (se référer au document de l’OMS Lignes directrices unifiées sur les informations stratégiques relatives à l’infection à VIH dans le secteur de la santé http://apps.who. int/iris/bitstream/handle/10665/192750/9789242508758_fre. pdf?sequence=1). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Réponse catégorielle ou calculée (ÉVALUATION CLI- NIQUE RÉALISÉE, NUMÉRA- TION DES CD4 RÉALISÉE, MESURE DE LA CHARGE VI- RALE RÉALISÉE ou ACTUEL- LEMENT SOUS TRAITEMENT ANTIRÉTROVIRAL ; NON INSCRITE) Du FI au REG Première numé- ration des CD4 (ou première me- sure de la charge virale) Nombre de CD4 au moment du diagnostic de l’infection à VIH ; ou première numération des CD4 réalisée au moment de l’inscription dans un service de prise en charge et de traite- ment de l’infection à VIH. Lorsque la numération des CD4 n’est pas réalisée au même moment (et sur le même lieu) que le test VIH, utiliser la numé- ration des CD4 réalisée au plus près du moment du diagnostic comme numération « réalisée au moment de l’inscription ». Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 199 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Date de la pre- mière numéra- tion des CD4 (ou de la première mesure de la charge virale) Jour, mois et année de réalisation de la première numération des CD4 (au moment du diagnostic ou de l’inscription). Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Numération des CD4 (ou mesure de la charge virale) la plus récente Nombre de CD4 le plus récent. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Numérique Du FI au REG Date de la numé- ration des CD4 (ou de la mesure de la charge virale) la plus récente Jour, mois et année de réalisation de la numération des CD4 la plus récente. Se référer à la « Remarque » de l’élément « Date du dernier résultat de test VIH positif ». Date Du FI au REG Si elle n’est pas inscrite, orienta- tion-recours de la cliente pour la prise en charge et le traitement Se référer à la définition de la mesure indirecte de « l’inscrip- tion » fournie pour l’élément de données « Inscription dans un service de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH ». Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU POUR LE DCIP : la série des éléments ci-dessous débute lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle- même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « INCONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; cette série d’éléments est utilisée pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Le dépistage et le test VIH à l’ini- tiative du presta- taire (DCIP) a-t-il été accepté ? Acceptation/Non-acceptation du DCIP proposé au cours de la visite de dépistage du cancer du col de l’utérus par les clientes remplissant les critères pour en bénéficier. Enregistré pour faire le suivi des patientes et de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH. Remarque : un DCIP doit être proposé aux clientes lorsqu’elles signalent que le résultat de leur test VIH précédent était NON CONCLUANT, ou que le dernier test VIH s’est avéré NÉGATIF mais date de plus de 3 mois, ou qu’elles n’ont JAMAIS FAIT DE TEST VIH. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si OUI, date du test réalisé dans le cadre du DCIP Jour, mois et année de réalisation du test VIH dans le cadre d’un DCIP. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP au cours de visites de dépistage. Date Du FI au REG Résultat final du DCIP Résultat final du test VIH réalisé au cours de la visite de dé- pistage du cancer du col de l’utérus (se référer au Statut par rapport au VIH final ci-dessous). Réponse catégorielle (POSITIF, NÉGATIF, NON CONCLUANT) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Résultat du DCIP dont a bénéficié la cliente Collecte des informations pour déterminer si les clientes ont reçu le résultat de leur test VIH. Enregistré pour faire le suivi de la réalisation d’un DCIP sur le lieu de prestation des ser- vices de dépistage. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG Tableau (suite) SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 200 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Statut par rap- port au VIH final Utilisé comme élément principal pour la ventilation d’indica- teurs. Le statut par rapport au VIH final est enregistré comme suit : POSITIF si le Résultat du dernier test VIH était POSITIF ou si le Résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était POSITIF ; NÉGATIF si le résultat du dernier test VIH (dans les 3 derniers mois) était NÉGATIF ou si le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP était NÉGATIF ; INCONNU si le résultat du dernier test VIH était NON CONCLUANT ou TEST JAMAIS RÉALISÉ et le DCIP a été refusé. Remarque : lorsque le résultat du dernier test VIH (fourni par la cliente elle-même) est enregistré dans le formulaire individuel où est également enregistré le résultat du test VIH réalisé dans le cadre du DCIP, cet élément de données permet d’obtenir la valeur du Statut par rapport au VIH final qui sera saisie dans le registre. Réponse catégorielle (POSI- TIF, NÉGATIF, INCONNU) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si le Résultat du dernier test VIH = INCONNU SI LE DCIP N’EST PAS DISPONIBLE : l’élément facultatif ci-dessous est enregistré lorsque, sur la base de la réponse donnée par la cliente elle-même à la question sur le « Résultat du dernier test VIH », le résultat est considéré comme « IN- CONNU » [ce qui comprend les réponses NÉGATIF (>3 mois), NON CONCLUANT et TEST JAMAIS RÉALISÉ] ; il est utilisé pour la prise en charge clinique et le suivi des clientes. Sans objet Sans objet Cliente orientée vers une struc- ture spécialisée pour bénéficier d’un test VIH Orientation vers une structure spécialisée pour bénéficier d’un test VIH lorsque le dépistage du VIH n’est pas disponible par le biais d’un DCIP et que le résultat au dernier test VIH est TEST JAMAIS RÉALISÉ ou NON CONCLUANT, ou que le test le plus récent, dont le résultat était NÉGATIF, date de plus de 3 mois. Enregistré pour faire le suivi de l’intégration des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et des services de lutte contre l’infection à VIH lorsque le DCIP n’est pas proposé sur le point de prestation de services de dépistage du cancer du col de l’utérus. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 201 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur DÉPISTAGE Type de visite de dépistage Indique le type de visite de dépistage à laquelle participe la cliente, en fonction de ses antécédents de dépistage (et de traitement). L’ensemble d’éléments de données en rapport avec le type de visite de dépistage est utilisé pour la ventila- tion des indicateurs. La plupart des indicateurs donnent des spécifications sur le type de visite de dépistage concerné ou des éléments à prendre en considération pour une ventilation. Lors de l’utilisation de questionnaires papiers, ces différents éléments sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : 1) différentes variables individuelles à réponse catégorielle (OUI/NON) ; ou 2) variable récapitulative unique à réponse catégorielle avec de multiples valeurs de réponse. Réponse catégorielle (PREMIER DÉPISTAGE, DÉ- PISTAGE DE SUIVI POST-THÉ- RAPEUTIQUE À 1 AN, NOU- VEAU DÉPISTAGE) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Dépistage réalisé Indique le statut par rapport au dépistage. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Si NON, (dé- pistage non réalisé), donner la raison : Champ de texte ouvert pour enregistrer la raison pour laquelle le dépistage a été différé. Il s’agit habituellement de problèmes gynécologiques figurant parmi les contre-indications à la réalisation du dépistage (p. ex., présence d’une cervicite). Texte FI RÉSULTAT DE L’IVA Résultat de l’IVA Résultat du dépistage du cancer du col de l’utérus basé sur l’IVA. Source individuelle (pour chaque cliente) permettant de calculer l’indicateur Taux de positivité au test de dépistage (NUMÉRATEUR) et l’indicateur Taux de traitement (DÉNOMI- NATEUR). Réponse catégorielle (NÉ- GATIF ; POSITIF ; POSITIF, SUSPICION DE CANCER) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND [Si positif] Critères remplis pour la cryothé- rapie Indique si la cliente remplit ou non les critères pour que ses lésions précancéreuses soient traitées par cryothérapie, ou si celles-ci doivent être traitées par RAD car elles sont de grande taille et ne remplissent pas les critères pour la cryothérapie. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cartographie du dépistage Le prestataire enregistre les observations/lésions sur un sché- ma/une carte simplifiée du col de l’utérus. Image FI Diagnostic cli- nique Diagnostic clinique des problèmes gynécologiques (pouvant éventuellement entraîner un report du dépistage). Texte FI Résultats de l’examen génital externe et de l’examen au spé- culum Résultats de l’examen gynécologique clinique. Texte FI SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME SECTION 3 202 NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur ORIENTATION-RECOURS Orientation vers : Nom du site vers lequel est orientée la cliente pour bénéficier d’autres services. Utilisé pour faire le suivi des résultats et des orientations-recours pour les clientes. Texte FI Orientation pour la présence de lésions de grande taille (ne remplissant pas les critères pour la cryothérapie) Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – présence de lésion de grande taille ne remplis- sant pas les critères pour la cryothérapie et ayant besoin d’une RAD. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours des clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orien- tations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour une suspicion de cancer Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée – suspicion de cancer invasif. Utilisé pour faire le suivi des orientations-recours pour les clientes, et pour faire une ventilation du nombre total d’orientations-recours. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour cryothérapie Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation pour un autre pro- blème gynécolo- gique Date et raison de l’orientation des clientes vers une structure spécialisée. Date Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND CRYOTHÉRAPIE Cryothérapie réalisée au cours de la visite de dépistage Indique que la cryothérapie a été réalisée le même jour que le dépistage par IVA. Lors de l’utilisation de questionnaires papier, ces éléments de données relatifs au traitement et à l’orientation-recours sont enregistrés dans des champs séparés afin de pouvoir facilement faire les différentes comptabilisations nécessaires et agréger les données ; ils peuvent cependant être intégrés dans un système électronique sous deux formes : différentes variables individuelles à réponse catégorielle dichotomique (OUI/NON) ; ou variable récapitulative unique à réponse caté- gorielle avec de multiples choix de réponse. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Raison : Raison pour laquelle la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Texte FI Cryothérapie différée Indique que le dépistage par IVA a été réalisé, mais que la cryothérapie a été différée. Utilisé pour le suivi du traitement des clientes et des résultats obtenus, ainsi que pour le suivi de la présentation des clientes à cette visite différée. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Cryothérapie initialement différée puis réalisée ce jour Indique que la cliente a bénéficié de la cryothérapie qui avait été initialement différée après avoir reçu un résultat positif au dépistage. Utilisé pour faire le suivi du traitement des lésions précancéreuses (et de l’impact de l’utilisation de l’approche « À visite unique » ou de l’approche « Dépistage et traitement le même jour » sur la réalisation du traitement des lésions précancéreuses). Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Tableau (suite) SECTION 3SUIVI DES PATIENTES ET DU PROGRAMME 203 Tableau (suite) NOM DÉFINITION TYPE DE DONNÉES (VALEURS POSSIBLES) LOCALISATION FI = Formulaire individuel REG = Registre SYN = Formulaire de synthèse IND = Indicateur Cryothérapie réalisée ce jour après orienta- tion-recours Indique que la cliente a été traitée par cryothérapie suite à une orientation-recours. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Orientation-re- cours pour cryo- thérapie depuis : Nom du site à partir duquel la cliente a été orientée pour son traitement par cryothérapie. Peut être inclus quand la cryo- thérapie n’est pas UNIQUEMENT réalisée dans le cadre d’une approche « À visite unique » ou « Dépistage et traitement le même jour ». Texte Du FI au REG ; totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la cryo- thérapie Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Transféré à partir du Formulaire individuel de dépistage. Texte Du FI au REG RAD Remplit les critères pour une RAD Indique que la cliente remplissait les critères pour être traitée par RAD lors de la visualisation réalisée au cours de la visite de RAD. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG RAD réalisée Indique que la RAD a été réalisée pour le traitement des lé- sions précancéreuses. Utilisé pour le suivi de la prestation des services de RAD et du traitement des lésions précancéreuses. Réponse catégorielle (OUI, NON) Du FI au REG ; Totaux calculés à partir du REG et enregistrés dans le SYN ; IND Initiales du prestataire ayant réalisé la RAD Forme abrégée du nom du prestataire du traitement : pré- nom(s) et nom. Texte Du FI au REG REMARQUES/SUIVI Remarques/ suivi Champ de texte ouvert pour enregistrer les remarques du prestataire. Texte FI

ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 206 Pour prendre des décisions éclairées, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus doivent disposer d’informations exactes et actualisées sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité théorique et la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir ces services, ainsi que sur la qualité des services fournis. Le terme « disponibilité des services » fait principalement référence à la présence matérielle de structures de soins ou d’unités mobiles fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour pouvoir élargir ou assurer le bon fonctionnement d’un programme national de qualité, il est indispensable d’avoir des informations sur la présence et sur la répartition des services connexes. Mais il ne suffit pas que des services soient disponibles pour que leur qualité soit garantie. Le terme « capacité opérationnelle des structures de soins » fait référence à la capacité des structures de soins ou des unités mobiles à fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; disposer de cette capacité opérationnelle constitue une condition préalable indispensable à une prestation de services de qualité. Un certain nombre d’intrants clés (par exemple, du personnel formé, des infrastructures, du matériel de base, des fournitures) et de processus clés (par exemple, des systèmes de suivi, des systèmes d’approvisionnement, des mécanismes d’orientation-recours) doivent être en place pour permettre une prestation de services de haute qualité. Cependant, comme pour la disponibilité des services, le fait qu’une structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à fournir des services ne garantit pas nécessairement que ceux-ci soient de qualité. Les outils et les méthodes présentés dans cette section permettent de faciliter la collecte et l’analyse de ces informations clés. Ils peuvent être adaptés et mis en œuvre en fonction des besoins en informations sur le programme, du contexte dans lequel le programme est mis en œuvre et des ressources disponibles. Conçu pour être le plus large possible, sans pour autant être exhaustif, cet ensemble d’outils et de méthodes est destiné à aider les programmes à : • Réaliser une planification stratégique en vue d’introduire ou d’élargir la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Collecter des données de référence sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des différents services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Faire un suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services pendant leur élargissement ou leur introduction, et pendant la programmation de routine ; et • Mettre en œuvre des processus d’amélioration de la qualité des services. Les outils proposés pour réaliser des enquêtes dans les structures de soins permettent de mesurer directement des intrants, des processus et des résultats spécifiques. Ils permettent aussi de comparer les résultats obtenus à des normes de base pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus. En complément, des informations d’orientation présentent les éléments pertinents à prendre en considération pour étudier la disponibilité et la capacité opérationnelle des services en rapport avec le cancer invasif du col de l’utérus ; ces informations d’orientation permettent également de prendre en compte les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans les enquêtes existantes menées sur un échantillon de structures de soins représentatif au niveau national. INTRODUCTION SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 207 Différentes méthodes peuvent être utilisées pour faire une évaluation et un suivi de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. Le choix de la méthodologie doit dépendre principalement des raisons motivant la collecte des informations et du but de cette collecte. D’autres facteurs doivent également être pris en compte pour déterminer l’approche la plus adaptée et la plus appropriée, notamment les ressources disponibles au niveau du programme ainsi que les éventuelles enquêtes déjà en cours et pouvant être exploitées pour obtenir des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Cette section présente le processus de la Supervision de soutien, qui permet d’obtenir des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle, la performance et la qualité. On y trouve aussi un document pour réaliser une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), ce qui permet de collecter des informations sur la disponibilité des services et d’évaluer la capacité opérationnelle des structures de soins. Ces approches sont conçues pour obtenir des informations spécifiques à chaque structure de soins, et les résultats obtenus ne doivent en aucun cas être généralisés à l’ensemble du système de santé ou à d’autres structures de soins. Les outils connexes permettent de collecter les informations nécessaires pour répondre à l’ensemble des questions clés présentées au Tableau 4.1 ; ces informations serviront de base pour élargir ou introduire des services, et permettront de réaliser un suivi systématique de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services. TABLEAU 4.1 Questions auxquelles répondent l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins et la Supervision de soutien ÉVALUATION DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET DE LA QUALITÉ DES SERVICES QUESTIONS AUXQUELLES RÉPONDENT L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET LA SUPERVISION DE SOUTIEN Quels sont les services disponibles entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Où sont-ils disponibles ? Les struc- tures de soins fournissent-elles les services pour lesquels elles ont été désignées ? Les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus répondent-ils aux besoins ? Y a-t-il suffisamment de personnel qualifié fournissant les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Existe-t-il du personnel supplémentaire susceptible d’être formé pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans l’éventualité d’une augmentation des besoins ? Les structures de soins disposent-elles des infrastructures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’achats et de chaîne d’approvisionnement permettant d’assurer la prestation conti- nue des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et d’éviter les ruptures de stock ? Les structures de soins disposent-elles du matériel et des fournitures de base nécessaires pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles du nécessaire de base pour la prévention des infections ? Les structures de soins disposent-elles des médicaments de base et des tests à réaliser au point de service requis pour fournir des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus de qualité ? Les structures de soins disposent-elles des documents et des processus de base pour la gestion des données permettant d’aider à la réalisa- tion d’un suivi systématique et à la collecte d’informations utiles pour améliorer les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus ? Les structures de soins disposent-elles de mécanismes d’orientation-recours fonctionnels et clairement définis permettant d’assurer la conti- nuité de la prise en charge du cancer du col de l’utérus ? Des politiques et Des lignes directrices nationales relatives à la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont-elles disponibles ? Dans l’affirmative, sont-elles bien comprises ? Quelles activités sont menées afin de s’assurer que la communauté est informée des services disponibles pour lutter contre le cancer du col de l’utérus et augmenter la demande pour ces services ? SUPERVISION DE SOUTIEN SEULEMENT : Les différents services en rapport avec la lutte contre cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins sont-ils de haute qualité ? Quelle est la qualité des données collectées de manière systématique ? La signification de ces données est-elle bien comprise et ces données sont-elles utilisées pour la prise de décision ? Quelles sont les perceptions des clientes et de la communauté quant à la qualité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus fournis par la structure de soins ? ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 208 Un outil, des indicateurs et des informations d’orientation à utiliser lors de l’agrégation des informations collectées au cours des Enquêtes dans les structures de soins se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Ces éléments permettent notamment d’analyser les services et d’en réaliser une cartographie au niveau national ou infranational. L’évaluation périodique des structures de soins permet d’élargir encore la compréhension de la situation acquise au travers du suivi des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus basé sur la collecte systématique de données et sur les rapports issus de cette collecte, comme décrit à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Les informations détaillées relatives au calcul des indicateurs et à la qualité des données, présentées à la section 3, peuvent également servir de référence pour évaluer la gestion, la qualité et l’utilisation des données dans le cadre de la Supervision de soutien (ou de l’Évaluation de la capacité opérationnelle des structures de soins). Les enquêtes menées à grande échelle au niveau national ou infranational et visant à évaluer la disponibilité, la capacité opérationnelle et la qualité des services donnés exigent généralement des ressources considérables ; en conséquence, les programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont rarement en mesure de les réaliser. Cependant, il peut être possible d’utiliser des enquêtes existantes ou en projet pour collecter des informations sur les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus et ainsi tirer le meilleur parti possible des ressources disponibles, ce qui évite de refaire des travaux qui existent déjà. Lors de la recherche de ressources potentielles à exploiter, il est important de déterminer si l’objet des enquêtes existantes prises en considération correspond aux besoins en informations du programme. L’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (en anglais, Service Availability and Readiness Assessment, soit SARA) de l’OMS est un exemple d’enquête sur les structures de soins mise en œuvre à l’échelle mondiale et centrée sur le suivi de la prestation des services de santé de base. SARA collecte une quantité limitée d’informations sur la disponibilité et la capacité opérationnelle de certains services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus ; cependant, elle ne permet pas d’évaluer la qualité des services fournis. Les enquêtes dans les structures de soins telles que SARA, l’évaluation de la prestation de services (en anglais, service provision assessment, soit SPA) et, potentiellement, le Recensement des établissements de santé répondent aux questions de base nécessaires à l’évaluation périodique des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre du processus général de suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services de santé. Elles permettent d’obtenir dans les grandes lignes des informations sur la nécessité d’élargir ou d’introduire des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, tout en identifiant les domaines pour lesquels une évaluation plus approfondie est nécessaire. L’objectif plus général de SARA est clairement illustré par les questions de base auxquelles elle permet de répondre et dont la liste figure au Tableau 4.2. TABLEAU 4.2 Questions auxquelles répond l’Évaluation de la disponibilité et de la capacité opérationnelle des services (SARA) On trouvera à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, à la fin de cette section, un outil et un ensemble d’indicateurs traceurs permettant de tirer parti des enquêtes existant déjà au niveau des structures de soins pour collecter des informations sur les services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. QUESTIONS AUXQUELLES RÉPOND SARA Quelle est la disponibilité de l’offre élémentaire de soins de santé essentiels dans les établissements de santé publics et privés ? L’établissement est-il doté d’un personnel qualifié adéquat ? Des ressources et des systèmes d’appui sont-ils disponibles pour assurer une certaine qualité des services ? Quel est le degré de capacité opérationnelle des établissements à la prestation de services très prioritaires tels que les services de santé re- productive, les services de santé maternelle et pédiatrique, ainsi que le diagnostic et le traitement des maladies infectieuses (p. ex., infection à VIH, infections sexuellement transmissibles, tuberculose et paludisme) ? Les établissements sont-ils prêts à faire face à la charge de plus en plus lourde des maladies non transmissibles ? Quels sont les points forts et les points faibles de la prestation des services essentiels dans les établissements de santé ? Source : http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/149026/WHO_HIS_HSI_2014.5_fre.pdf?sequence=1 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 209 La Supervision de soutien est le processus d’évaluation, d’encadrement et d’encouragement du personnel de santé destiné à améliorer sa performance, avec pour but fondamental l’amélioration de la qualité des services. Ses principaux objectifs sont les suivants : • Identifier les problèmes de performance des prestataires et des structures de soins ; • Identifier les facteurs internes et externes pouvant avoir un impact sur la qualité des services ; • Fournir immédiatement un encadrement pour résoudre les problèmes les plus importants, et élaborer un plan d’action pratique pour remédier aux problèmes restants ; et • Aider à la mise en place de mesures d’amélioration de la qualité dans le cadre d’un processus continu d’assurance et d’amélioration de la qualité. CONSIDÉRATIONS MÉTHODOLOGIQUES FRÉQUENCE Une première visite de Supervision de soutien doit être effectuée immédiatement après la formation clinique afin de s’assurer du transfert des connaissances sur le lieu de travail et d’identifier tout facteur interne ou externe à la structure de soins qui pourrait avoir un impact sur la qualité des services. Lorsque cela n’est pas possible, cette visite doit être effectuée dans les deux à six semaines suivant la formation clinique. Les visites suivantes doivent être effectuées tous les trois à six mois au cours de la première année, puis de manière plus espacée pour les structures ayant régulièrement démontré que les normes y sont respectées. Les trois Catégories relatives à la performance peuvent être utilisées comme des outils distincts pour effectuer des évaluations entre pairs ou des autoévaluations provisoires ; cependant, une évaluation des Catégories relatives à la performance et une évaluation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle doivent être menées pour atteindre les objectifs d’une véritable visite de Supervision de soutien. ÉCHANTILLONNAGE Les principaux objectifs de la Supervision de soutien étant d’identifier et d’examiner les facteurs ayant une incidence sur la qualité des services, le processus doit être mené dans l’ensemble des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, y compris les unités mobiles. Parce qu’elles sont collectées à partir d’un échantillon par choix raisonné, ces données ont leurs limites ; aucune généralisation ou extrapolation ne peut en être tirée. Des informations supplémentaires sur la manière d’agréger, d’analyser et d’interpréter les données collectées dans différentes structures de soins lors de visites de Supervision de soutien se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, ainsi que dans « Évaluation de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la performance ». PLANIFICATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN La visite de Supervision de soutien doit être organisée à une date où le formateur/superviseur clinique et le conseiller en matière de suivi et d’évaluation peuvent assister à l’ensemble de la visite, et qui convient au personnel de la structure de soins. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite, qui se trouvent dans l’ensemble de documents figurant à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre, permettent d’aider à planifier la visite de Supervision de soutien et à collecter des informations pertinentes, qui seront vérifiées pendant la visite. L’équipe de supervision doit être composée d’au moins un superviseur technique du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Elle doit être divisée en deux groupes : • Groupe 1 : dirigé par le superviseur technique, il se concentre sur l’évaluation des sections Performance des prestataires, Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et Capacité opérationnelle de la structure de soins (voir l’outil Supervision de soutien) ; PROCESSUS DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 210 • Groupe 2 : dirigé par le conseiller en matière de suivi et d’évaluation, il se concentre sur l’évaluation des sections Gestion des données et Atteinte des niveaux de référence des indicateurs clés (voir l’outil de Supervision de soutien). Les chefs d’équipe de chaque groupe doivent gérer la planification globale de la visite, organiser la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui les collecteront. En amont de la visite, les membres de l’équipe devront avoir acquis une très bonne connaissance des lignes directrices nationales, des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores de l’outil de Supervision de soutien (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre). Dans la mesure du possible, un atelier d’orientation sur l’outil et sur la manière de mener la visite sera organisé pour les nouveaux utilisateurs. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES La visite de Supervision de soutien comprend deux activités pour lesquelles un consentement éclairé doit être obtenu, en plus du consentement habituel autorisant la conduite des procédures : • L’observation de la réalisation de dépistages et de traitements des lésions précancéreuses chez des clientes, qui est nécessaire pour évaluer les Catégories relatives à la performance des prestataires ; et, • La conduite d’entretiens avec des clientes chez qui est réalisé un dépistage ou un traitement des lésions précancéreuses, dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la structure de soins : évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Avant la visite, l’équipe de supervision doit avoir prévu comment sera obtenu le consentement éclairé des clientes qui seront sujettes à ces observations ou participeront à ces entretiens. Les exigences en matière de consentement éclairé peuvent varier légèrement d’un pays et d’un programme à un autre, mais, dans la plupart des cas, le texte du consentement éclairé comprendra les informations suivantes : • Le but de l’entretien ou de l’observation ; • La manière dont se déroulera l’entretien ou l’observation ; • La manière dont les informations collectées seront utilisées ; • La confidentialité ; • La participation volontaire ; et • Tout risque potentiel et/ou avantage pour la cliente. Les clientes et les autres personnes à qui l’on propose de participer à des entretiens ou à des observations doivent recevoir l’assurance que le fait d’accepter ou pas d’y participer n’aura aucune incidence sur leur accès à des services de qualité. Les observations sur la performance du prestataire doivent être effectuées dans une salle d’examen permettant de respecter l’intimité de la cliente (ou dans une grande pièce disposant de paravents permettant d’assurer que l’intimité de la patiente sera respectée – voir la description dans l’outil de Supervision de soutien dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins 5 : infrastructures), comme cela est généralement le cas pour les services de dépistage et de traitement. Les entretiens avec les clientes doivent être conduits de manière aussi confidentielle que possible. RÉALISATION DE LA VISITE DE SUPERVISION DE SOUTIEN RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter : • Les objectifs et le but de la visite, ainsi que les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et pour fournir des informations en retour ; et • Ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, une observation directe de la manière dont sont fournis les services, etc.). COLLECTE DE DONNÉES L’équipe d’évaluation remplit l’outil de Supervision de soutien en se basant sur les observations directes, l’examen des dossiers ou des registres, les entretiens avec le personnel de santé, les pharmaciens et leurs superviseurs, ainsi que les enquêtes auprès des clientes ou des membres de la communauté. Dans la mesure du possible, les informations collectées avant la visite (voir les documents de planification figurant dans la SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 211 sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) et celles obtenues au cours des entretiens ou de la revue des questionnaires, des dossiers et des registres doivent être vérifiées par une observation directe. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC L’ÉQUIPE DE SUPERVISION Immédiatement après la fin de la visite, les membres de l’équipe de supervision doivent se rencontrer pour partager leurs principales observations faites au cours de la visite et les scores attribués aux différentes évaluations, ainsi que pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent passer en revue chacun des scores, ainsi que les atouts et les faiblesses de la structure de soins et les lacunes à traiter en priorité, et trouver un consensus sur chacun de ces points. Enfin, sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la performance et le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (voir la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre), et s’entendre sur la personne qui fournira des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Chaque score de performance et/ou de capacité opérationnelle de la structure de soins insuffisant (signalé, dans les tableaux de bord, par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le tableau du Plan d’action qui figure à la fin de l’outil de Supervision de soutien, lequel fait partie de l’ensemble de documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de la présente section. Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. RÉUNION DE CONCLUSION AVEC LE PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS Le but de cette réunion est de fournir immédiatement des informations en retour, de passer en revue les observations faites au cours de la visite de Supervision de soutien et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. (Dans certains cas, une réunion de conclusion séparée devra être organisée avec le directeur médical et d’autres personnes impliquées dans l’administration.) L’équipe de supervision profitera de cette occasion pour : • Passer en revue le but de la visite de Supervision de soutien et de cette réunion de conclusion ; • Écouter ce que le personnel de la structure de soins a à dire sur ce qu’il perçoit comme étant les atouts et comme les points à améliorer ; • Passer en revue conjointement les points sur lesquels l’équipe de supervision et le personnel de la structure de soins sont d’accord ou non concernant les atouts identifiés ; • Passer en revue conjointement les domaines à améliorer, en particulier ceux qui ont un impact important sur la qualité des services et des résultats ; • Fournir un encadrement et renforcer les capacités immédiatement ; et, • Encourager une communication ouverte du personnel et faciliter sa participation active à l’élaboration du plan d’action. À la fin de cette réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe de supervision fournira à la structure de soins des copies du tableau de bord de Synthèse de la performance et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins, ainsi que le plan d’action qui aura été élaboré. Avant de quitter la structure de soins, elle devra aussi s’assurer qu’un plan de suivi des mesures correctives a bien été mis en place. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 212 L’outil de Supervision de soutien fournit une structure standardisée pour effectuer des visites de supervision et permet de produire périodiquement des informations fiables sur la disponibilité des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur la capacité opérationnelle des structures de soins à fournir des services, et sur la qualité de ces services. Cet outil comprend trois Catégories relatives à la performance et 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins. Il comprend aussi, pour chaque catégorie, les normes de base et un guide pour l’attribution des scores correspondants. L’outil complet à utiliser pour l’enquête se trouve parmi les documents fournis à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les trois Catégories relatives à la performance facilitent la réalisation d’une évaluation directe de la qualité de la prestation de services et de la gestion des données en comparant les résultats obtenus à des normes de performance préétablies, ce qui représente un élément clé de l’assurance de la qualité dans un programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Ces trois catégories sont décrites dans le Tableau 4.3, avec, pour chacune d’entre elles, la norme de performance correspondante ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. L’adaptation des Catégories relatives à la performance doit être effectuée avec soin et se limiter à une harmonisation des services, des indicateurs et des processus avec les politiques et les lignes directrices nationales. TABLEAU 4.3 Catégories relatives à la performance L’OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN L’évaluation des intrants et des processus spécifiques nécessaires à une capacité opérationnelle satisfaisante des structures de soins permet d’identifier les faiblesses systémiques susceptibles de nuire à la qualité de la performance. Les 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont décrites dans le Tableau 4.4, avec, pour chacune d’entre elles, la norme correspondante pour les services de prévention secondaire du cancer du col de l’utérus ainsi que les éléments à prendre en considération pour une adaptation avant sa mise en œuvre. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE DESCRIPTION DE LA NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la per- formance 1 : compétence du prestataire Le prestataire se conforme aux normes de presta- tion des services : il se prépare pour les procédures, fournit un conseil, fait une évaluation et réalise les procédures avec compétence ; il observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infec- tions ; il enregistre correctement ses constatations. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction du contexte du programme. (Voir la sous-section Remarques détaillées concernant l’adaptation ci-dessous.) Catégorie relative à la perfor- mance 2.1 : collecte et gestion des données Des données de qualité sont collectées, enregistrées et stockées correctement. Catégorie relative à la perfor- mance 2.2 : indicateurs clés et niveaux de référence Les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien com- pris, et leurs niveaux de référence sont atteints. Les indicateurs (et leurs objectifs à atteindre au niveau local) doivent être adaptés à ceux requis par le programme national. Catégorie relative à la perfor- mance 3 : évaluations de la perception des clientes et de la communauté Des évaluations des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont bonnes. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 213 TABLEAU 4.4 Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins CATÉGORIE RELATIVE À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE NORME REMARQUES SUR L’ADAPTATION Catégorie relative à la capacité opérationnelle 1 : services La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Des services peuvent être inclus ou retirés en fonction des cas, p. ex. : • Retrait de l’approche à visite unique ; • Évaluation de services spécifiques fournis au laboratoire, p. ex., la préparation de prélèvements et la réalisation de tests (test VPH) ; la lecture de lames ou de prélèvements (frottis ou cytologie en milieu liquide) ; l’analyse histologique/anatomopathologique (biopsie) ; • Ajout d’autres méthodes de dépistage (p. ex., la cervicographie numérique) ou de traitement (p. ex., la coagulation par la cha- leur). Des éléments pour enregistrer la fréquence de la prestation de ser- vices peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. D’autres indicateurs et objectifs importants peuvent être ajoutés aux éléments, p. ex. : • Taux d’approche à visite unique ; • Pourcentage de femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif et qui ont bénéficié d’un examen de triage. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 3 : dotation en personnel Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 4 : dotation po- tentielle en personnel Il existe un nombre suffisant de prestataires qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront dispo- nibles pour fournir des services une fois formés. D’autres catégories professionnelles peuvent être ajoutées en fonction des besoins, p. ex. : • Technicien de laboratoire ; • Technicien en cytologie ; • Anatomopathologiste. Des éléments permettant de collecter des informations plus détail- lées sur la disponibilité des prestataires peuvent être ajoutés (p. ex., à temps partiel ou à temps plein, en rotation ou en poste fixe). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures Les éléments de base étaient présents et en état de marche/ opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés en fonction des types de services fournis et du contexte du programme, p. ex. : • Une alimentation électrique fiable est indispensable à la presta- tion de certains services (p. ex., dépistage par test VPH, RAD), mais ne l’est pas si l’IVA est le seul service fourni ; • La possibilité de transporter/stocker des prélèvements est indis- pensable pour réaliser un dépistage par test VPH ou par examen cytologique. Catégorie relative à la capaci- té opérationnelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel (mesuré par la conformité à quatre éléments). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : l’évaluation de la saisie en temps opportun des données dans les inventaires/les stocks peut être jugée indispensable, notamment lorsqu’un système d’approvisionnement électronique ou centralisé est utilisé. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 7 : matériel et fournitures Les différents éléments étaient en quantité suffisante, dispo- nibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonc- tion du contexte du programme et des types de services fournis. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 214 Tableau 4.4 (suite) Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en per- manence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être ajoutés (ou supprimés) en fonction du contexte du programme et des types de services fournis, p. ex. : • Si la RAD ne fait pas partie des services proposés dans la struc- ture de soins, le minimum requis approprié pour la lutte contre les infections est une désinfection radicale ; • Le type de stérilisation ou de désinfection radicale à utiliser peut être précisé, en fonction des directives nationales ; • Dans le cadre des unités mobiles, pour des activités extra-ins- titutionnelles menées sur une courte durée, il n’est pas indis- pensable de pouvoir effectuer une désinfection radicale si les instruments sont en quantité suffisante pour ne pas devoir être réutilisés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 9 : médicaments et tests Les différents éléments étaient disponibles et accessibles en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés ou précisés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Les antibiotiques à utiliser pour le traitement des cas de cervicite et d’IST peuvent être spécifiés, et une liste de ces antibiotiques préparée ; • Des analgésiques supplémentaires peuvent être ajoutés. Des éléments de normes en rapport avec la date d’expiration/le stoc- kage des kits de test peuvent être ajoutés. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 10 : gestion des données Les différents éléments (ma- tériels et processus) étaient disponibles et état de marche/ opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments à évaluer (formulaires de dépistage, registres, etc.) peuvent être modifiés pour cadrer avec les processus suivis dans le pays pour la collecte et la gestion des données ; • Les formulaires et les processus pertinents pour le traitement des prélèvements de laboratoire (systèmes d’information des labora- toires, formulaires pour le suivi des prélèvements, etc.) peuvent être inclus. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 11 : mécanismes d’orientation-recours Les mécanismes d’orienta- tion-recours sont clairement définis et opérationnels. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments permettant d’évaluer spécifiquement les sys- tèmes électroniques utilisés pour les orientations-recours (et pour fournir des informations en retour sur les orientations-recours) peuvent être modifiés ; • Certains éléments à évaluer pour rendre compte de l’intégration des services peuvent être modifiés ; • Pour les tests VPH et l’examen cytologique, certains éléments utilisés pour évaluer la coordination entre les laboratoires et les structures de soins où sont réalisés les dépistages peuvent être modifiés (p. ex., disponibilité des formulaires de demande de tests en laboratoire, lignes directrices pour le flux des prélève- ments, processus standardisé pour le flux d’information et la communication des résultats, etc.). Catégorie relative à la capacité opérationnelle 12 : politiques et lignes directrices La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affi- chée ou facilement accessible, et bien comprise. Des éléments de normes peuvent être adaptés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Certains éléments concernant la présentation des lignes direc- trices peuvent être modifiés pour être en cohérence avec les modes opératoires normalisés ; • Des lignes directrices pour le test des prélèvements, des instruc- tions des fabricants de kits de test, etc., peuvent être ajoutées. Catégorie relative à la capacité opérationnelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la commu- nauté Les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible (au cours des trois derniers mois). Des éléments de normes peuvent être modifiés en fonction du contexte du programme, p. ex. : • Des activités peuvent être ajoutées, ou la liste de documents à utiliser peut être adaptée ; • Des évaluations des bases de données ou des systèmes d’in- formation utilisés pour la gestion des documents ou le suivi des activités peuvent être ajoutées. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 215 REMARQUES DÉTAILLÉES CONCERNANT L’ADAPTATION ÉVALUATION DE LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES POUR LA RÉALISATION DU TEST VPH ET DE L’EXAMEN CYTOLOGIQUE La technique de collecte des prélèvements, l’interaction entre les prestataires et les clientes et l’enregistrement des informations concernant les procédures par le prestataire peuvent être observés directement dans la structure de soins. Néanmoins, l’une des principales mesures de la performance du prestataire lors de la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique est la qualité des prélèvements. Celle-ci ne peut être déterminée qu’au laboratoire pendant la réalisation des tests et, par conséquent, ne peut généralement pas être directement observée ou évaluée lors d’une visite de Supervision de soutien. Pour en avoir une mesure indirecte, il faudra donc compléter l’observation directe en passant en revue les données disponibles, si possible correspondant aux différents prestataires en poste, pour des indicateurs de performance clés tels que la présence de prélèvements inadéquats et les résultats des tests reçus par la cliente (des informations plus détaillées sur ces indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme). En plus d’adapter les éléments de la Catégorie 5 (voir les informations supplémentaires fournies au Tableau 4.4), une triangulation avec les données utilisées pour le calcul de l’indicateur Temps de soumission des prélèvements (des informations plus détaillées sur les indicateurs se trouvent à la section 3 Suivi des patientes et du programme) peut aider à évaluer si les prestataires et les structures de soins respectent la norme de stockage et de transport des prélèvements. Les éléments des Catégories relatives à la performance figurant dans cet outil peuvent être adaptés pour évaluer la performance en comparant les résultats obtenus à chacune des étapes standards des procédures décrites dans les documents Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Ces étapes standards doivent être adaptées en fonction des pratiques cliniques en vigueur dans le pays, des lignes directrices qui régissent le fonctionnement du laboratoire, et des instructions des fabricants du matériel et des kits utilisés, le cas échéant. ÉTAPES À SUIVRE POUR LE TEST VPH PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez à la femme en quoi consiste un test VPH, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuez un examen gynécologique. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LE PRESTATAIRE) 1. Collectez un prélèvement au niveau du col de l’utérus à l’aide d’une brosse ou d’un écouvillon, en suivant les instructions du fabricant en fonction du type de dispositif utilisé pour la collecte du prélèvement. 2. Placez la brosse ou l’écouvillon dans le tube de collecte contenant une solution de conservation. 3. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 4. Notez sur une étiquette placée sur le tube les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (PRÉLÈVEMENT COLLECTÉ PAR LA CLIENTE ELLE-MÊME) 1. Expliquez à la femme comment effectuer elle-même le prélèvement, en respectant les instructions du fabricant ; 2. Donnez-lui des écouvillons et un flacon contenant de la solution de conservation a. Si l’on dispose d’un endroit isolé dans le service de consultations, la femme peut collecter elle-même le prélèvement directement sur place ; elle peut aussi collecter elle-même le prélèvement à son domicile, et devra alors le ramener au service de consultations sans dépasser le délai indiqué par le fabricant du kit de test. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 2. En cas de prélèvement collecté par le prestataire : informez la femme si vous constatez quoi que ce ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 216 soit d’anormal. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez- lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. 3. Expliquez à la femme quand revenir pour recevoir le résultat de son test. STOCKAGE ET TRANSPORT DES TUBES DE PRÉLÈVEMENT (EXEMPLES DE CONDITIONS À RESPECTER, À ADAPTER EN FONCTION DES INSTRUCTIONS DU FABRICANT) 1. Conservez les tubes de prélèvement à température ambiante (entre 15 et 30 °C). a. Le transport au laboratoire ne nécessite pas de réfrigération. b. Les tubes peuvent être conservés pendant 2 à 3 semaines à température ambiante. c. Au laboratoire, les prélèvements peuvent être conservés jusqu’à une semaine supplémentaire à 4 °C, et jusqu’à 3 mois à −20 °C. 2. N’utilisez pas le test une fois la date d’expiration dépassée. ÉTAPES À SUIVRE POUR L’EXAMEN CYTOLOGIQUE PRÉPARATION 1. Assurez-vous que la pièce ainsi que l’ensemble du matériel et des fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Expliquez en quoi consiste la procédure, ce que signifie un résultat positif ou négatif, et pourquoi il est important de revenir chercher les résultats et de prendre les mesures qui s’imposent en fonction de ces résultats. 3. Assurez-vous que la femme a bien compris les explications et qu’elle consent à la procédure. 4. Effectuer un examen au spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (FROTTIS) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Étalez uniformément et délicatement les deux côtés de la spatule (ou faire tourner la brosse) sur une lame de verre. a. Si vous constatez des anomalies en dehors de la zone de prélèvement, collectez un autre prélèvement et étalez-le sur une autre lame. 3. Fixez immédiatement chaque lame avant même d’avoir retiré le spéculum du vagin (cela ne prend que quelques secondes). Cette fixation peut se faire en vaporisant un spray fixateur à angle droit, à 20 cm de distance de la lame, ou en immergeant la lame pendant au moins 5 minutes dans un récipient contenant de l’éthanol à 95° (pendant que vous procédez aux étapes suivantes). a. Si la lame n’est pas fixée immédiatement, les cellules sèchent et se déforment ; la lecture de la lame au laboratoire ne sera alors pas fiable. 4. Fermez et retirez délicatement le spéculum. COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT (CYTOLOGIE EN MILIEU LIQUIDE) 1. Insérez l’embout allongé de la spatule ou la brosse dans l’orifice cervical et effectuez un tour complet (360°). 2. Transférez le prélèvement de la brosse ou de la spatule dans un flacon contenant de la solution de conservation spéciale. 3. Fermez et retirez délicatement le spéculum. APRÈS LA COLLECTE DU PRÉLÈVEMENT 1. Placez les instruments qui ont été utilisés dans une solution de décontamination. 2. Notez sur le bord dépoli de chaque lame (frottis) ou sur le flacon (cytologie en milieu liquide) les informations nécessaires (par exemple, prénom et nom de famille de la femme, numéro d’identification de la patiente, date, etc.). 3. Notez la date de collecte du prélèvement et toutes les observations dans le formulaire de dépistage/le dossier de la patiente. 4. Demandez à la cliente si elle a des questions et donnez-lui des réponses claires. 5. Expliquez à la cliente quand et comment elle recevra les résultats du test et insistez sur l’importance de bien revenir pour qu’elle reçoive ses résultats. a. Dans la mesure du possible, le laboratoire doit envoyer les résultats au service de consultations dans un délai maximum de deux à trois semaines. Il n’est pas acceptable que le laboratoire prenne plus d’un mois pour rendre les résultats. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 217 6. Si vous constatez quoi que ce soit d’anormal pour lequel vous préférez orienter la femme vers un niveau de soins supérieur, expliquez-lui pourquoi, où elle doit aller, quand et qui elle doit consulter. Insistez sur l’importance de bien se rendre à cette consultation. NOUVELLES TECHNOLOGIES DE DÉPISTAGE ET DE TRAITEMENT Cet outil couvre l’ensemble des technologies de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses actuellement recommandées par l’OMS. Il pourra être adapté au fur et à mesure que les techniques progressent. Il peut être facilement adapté pour inclure les techniques de dépistage et de triage ainsi que certains adjuvants comme la cervicographie numérique ou la colposcopie mobile basée sur l’utilisation du smartphone, en incluant en référence les directives et les spécifications techniques des fabricants et en élargissant les éléments de données en rapport avec l’IVA. Cet outil peut également être adapté de manière à intégrer de nouvelles technologies de traitement des lésions précancéreuses comme la coagulation par la chaleur, en incluant en référence les directives ainsi que les conditions techniques à remplir stipulées par les fabricants, et en adaptant les éléments en rapport avec la cryothérapie (par exemple, en enlevant le gaz de la liste des fournitures nécessaires). Lorsque ces nouvelles technologies sont testées sur le terrain, il est essentiel que les résultats obtenus soient rendus publics afin de faire progresser la base de connaissances mondiale. ATTRIBUTION D’UN SCORE À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1. Performance des prestataires La performance des prestataires est évaluée à l’aide des listes de contrôle standardisées des compétences cliniques incluses dans l’outil. La Norme de performance consiste à exécuter correctement la compétence clinique en fonction des critères de vérification prédéfinis pour chaque compétence. Le Score de performance (ou de compétence) attribué aux prestataires est calculé en fonction du niveau de conformité à la norme de performance. 2. Performance des structures de soins : qualité et utilisation des données La Norme de performance repose sur la disponibilité et le bon fonctionnement en continu d’éléments de base relatifs à la gestion des données, sur le fait que les données sont collectées et utilisées de manière appropriée et sur l’atteinte des niveaux de référence de différents indicateurs clés. Le Tableau d’audit des données doit être rempli avant d’évaluer la qualité et l’utilisation des données, car cet audit permet d’obtenir une grande partie des informations requises. Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Le Score de performance des données est basé sur le niveau de conformité à la norme de performance. Des informations supplémentaires sur l’évaluation ainsi que sur le suivi de la qualité et de la gestion des données de routine se trouvent dans l’outil de Supervision de soutien et à la section 3 (Suivi des patientes et du programme). 3. Performance des structures de soins : Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté fournissent des informations sur leurs perceptions quant à la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus fournis dans la structure de soins. Des informations en retour peuvent être obtenues en menant des entretiens avec les clientes, en mettant à disposition une boîte à suggestions dans le service de consultations ou en rencontrant des membres de la communauté. Le Score de performance des données est basé sur les Évaluations de la perception des clientes et de la communauté menées de manière systématique concernant leurs perceptions quant à la qualité des services fournis. ATTRIBUTION D’UN SCORE AUX CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Un score individuel est attribué à chaque élément de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins en fonction de la façon dont ces éléments répondent à la norme. Des guides pour l’attribution des scores sont fournis pour chaque catégorie afin d’aider au calcul de chaque score individuel. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en faisant la moyenne de l’ensemble des scores individuels attribués à chaque élément de cette catégorie. Des informations plus détaillées sur l’attribution des scores pour les différentes Catégories relatives à la capacité opérationnelle des structures de soins sont disponibles dans l’outil de Supervision de soutien. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 218 TABLEAUX DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Ces tableaux fournissent une vue instantanée de la performance globale des prestataires et de la structure de soins. Les scores des Catégories relatives à la performance saisis dans le tableau comprennent : 1) les Scores moyens de performance des compétences des prestataires, 2) les Scores moyens de performance des données, et 3) le Score moyen de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Le Score de synthèse de la performance est calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour ces trois domaines de performance. Les Scores de capacité opérationnelle de la structure de soins indiqués dans ce tableau comprennent les Scores moyens de capacité opérationnelle pour chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle des structures de soins, ainsi que le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne des scores de chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle de la structure de soins). La présentation sous forme de tableau de bord aide à visualiser la performance de la structure de soins et du prestataire ; elle est particulièrement utile pour les directeurs de programmes qui disposent de peu de temps et pour les fonctionnaires du ministère qui doivent lire de nombreux rapports. Elle permet également de suivre les progrès réalisés au fil du temps par les structures de soins ainsi que par les prestataires, et de faire des comparaisons avec les autres structures de soins. SAISIE ET GESTION DES DONNÉES À L’AIDE D’UN SYSTÈME ÉLECTRONIQUE Afin de rendre l’information plus facilement disponible et de pouvoir effectuer le suivi de la capacité et de la qualité au fil du temps, la saisie et la gestion des données collectées au cours de la Supervision de soutien et de l’enquête sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins peuvent se faire à l’aide d’un système électronique. Différentes plateformes personnalisables open-source peuvent être utilisées, ce qui permet d’économiser des ressources, ces dernières étant souvent limitées. Plusieurs de ces plateformes proposent des programmes et des applications gratuites qui peuvent être installés sur du matériel existant ou neuf (par exemple, sur des smartphones ou des tablettes), à condition que ceux-ci présentent les spécifications techniques requises. L’application de Supervision de soutien décrite ci-dessous a été élaborée sur une plateforme open-source gratuite en se basant sur la version papier de l’outil de Supervision de soutien pour créer les formulaires électroniques. Cette application a été utilisée en déplacement pour la saisie et l’analyse de données sur tablette lors de la mise en œuvre sur le terrain de la Supervision de soutien et des enquêtes sur la Capacité opérationnelle de la structure de soins. DESCRIPTION DE L’APPLICATION Une application de collecte de données permet aux superviseurs, évaluateurs, prestataires et autres usagers au niveau de la structure de soins de gérer l’outil par voie électronique à l’aide d’une tablette. Cette application permet automatiquement de faire les « sauts logiques » d’une question à une autre en fonction des réponses données, d’attribuer des scores et de visualiser ces derniers selon un code couleur. Elle inclut également des règles de validation et une aide à la saisie des données. Elle dispose enfin d’un système intégré aidant à établir des priorités dans le plan d’action en indiquant à l’utilisateur quels résultats transférer de l’Application de Supervision de soutien vers la version papier du Plan d’action destiné à la structure de soins. Une fois les données collectées au niveau de la structure de soins, celles-ci peuvent être envoyées chaque fois que l’utilisateur est connecté à un réseau mobile ou à Internet. Elles sont alors intégrées dans une base de données sur le cloud, où elles sont stockées avant d’être exportées au format CSV ou visualisées en temps quasi réel sous la forme de rapports. Ce type d’agrégation et d’analyse des données permet aux superviseurs et autres partenaires de visualiser les données de séries chronologiques concernant les visites de Supervision de soutien d’une manière nouvelle, en offrant ainsi une vision plus complète de la qualité et de la capacité opérationnelle des structures de soins au fil du temps. ASPECTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION Même s’il n’est pas indispensable d’avoir un niveau d’expertise avancé en technologies de l’information ou en programmation informatique pour élaborer et personnaliser un grand nombre des applications actuellement disponibles gratuitement, une expérience antérieure avec d’autres plateformes de saisie ou de gestion de données électroniques permet de faciliter le travail. Pour la collecte des données, il est possible de réutiliser du matériel déjà disponible (smartphones, tablettes, etc.) ; cependant, il est important de s’assurer que ce matériel possède bien les spécifications techniques requises pour les applications de collecte de données. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 219 OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Nom de la structure de soins : Nom/coordonnées de la prin- cipale personne contact de la structure de soins : Nom :________________________________ Fonction : __________________________ Téléphone : ____________________________ Email : _____________________________ Localisation (district et ville/village) : District :_______________________________ Ville/village :________________________ Coordonnées GPS : Coordonnées GPS : ____________________ Format (p. ex., DMS, UTM) : ___________ Source : ____________________________ Validé/Collecté sur site : Oui Non Type de structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Secteur public Secteur privé Organisation non gouvernementale (ONG) Organisation confessionnelle Autre (précisez) ______________________ Niveau de la structure de soins : Adaptez les choix en fonction du contexte Unité mobile Service de consultations Centre de santé Hôpital (district) Hôpital (régional) Hôpital (national) Autre (précisez) ________________________ Nombre de femmes dans la po- pulation cible pour le dépistage (ou nombre de femmes dans la population desservie) : Date de la visite : Date de la visite la plus récente (Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou Supervision de soutien) : Nom des membres de l’équipe d’évaluation : Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ Nom : ___________________________________ Fonction : _________________________________ OUTIL DE SUPERVISION DE SOUTIEN INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS INFORMATIONS SUR LA VISITE ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 220 Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus existants pour lesquels la structure de soins a été désignée et qu’elle fournit actuellement (le cas échéant) : Services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus supplémentaires prévus et en cours d’évaluation afin de déterminer si la structure de soins dispose de la capacité opérationnelle à les fournir (le cas échéant) : Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ Aucun Examen cytologique (collecte des prélèvements) Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Autre : ______________________ CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Compétences des prestataires 1.1 Compétences des prestataires : IVA 1.2 Compétences des prestataires : cryothérapie 1.3 Compétences des prestataires : RAD Score de performance de compétences des prestataires (moyenne calculée des scores pour chaque compétence) 2. Qualité et utilisation des données 2.1 Collecte et gestion des données 2.2 Indicateurs clés et niveaux de référence Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données (moyenne calculée des scores pour chaque sous-catégorie relative aux données) 3. Évaluations de la perception des clientes et de la communauté Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté SCORE DE PERFORMANCE GLOBAL (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : TABLEAU DE BORD : SCORE DE SYNTHÈSE DE LA PERFORMANCE, SCORE DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS ET CODE COULEURIÓN Instructions : pour calculer le Score de performance global, notez dans le tableau ci-dessous les Scores de performance des compétences des prestataires (moyenne des scores obtenus par les différents prestataires, pour chaque compétence évaluée), les Scores de performance de la collecte et de la gestion des données avec les Indicateurs clés et leurs Niveaux de référence, ainsi que les Scores de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté. Calculez le score moyen de performance pour les Catégories relatives aux compétences des prestataires et les Catégories relatives à la qualité et à l’utilisation des données. Ajoutez le Score de performance des compétences des prestataires, le Score de performance de la qualité et de l’utilisation des données et le Score de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté, et divisez le total obtenu par 3. Pour calculer le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins, notez dans le tableau ci-dessous le Score de capacité opérationnelle pour chacune des catégories évaluées. Faites le total, et divisez-le par le nombre de catégories évaluées. Exemple : si l’ensemble des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle ont été évaluées et que la somme des 13 scores de capacité opérationnelle est 20, le Score de capacité opérationnelle global de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; ce score correspond à la couleur jaune selon le code couleur. Remarque : une fois la visite de Supervision de soutien terminée, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. SERVICES FOURNIS DANS LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : cochez avec un « X » les cases appropriées pour indiquer quels sont les services actuellement fournis (à gauche), ainsi que les services supplémentaires prévus (à droite), le cas échéant. Ces informations doivent habituellement être obtenues au moment de remplir la Feuille de préparation de la visite, avant la visite de Supervision de soutien. Transférez les informations de cette Feuille de préparation de la visite dans cette partie du document, et profitez de cette visite pour valider les informations collectées pendant la planification. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 221 CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS SCORE VISUALISATION DU SCORE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté SCORE DE CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE GLOBAL DE LA STRUCTURE DE SOINS (MOYENNE CALCULÉE DES SCORES DE PERFORMANCE POUR LES 3 CATÉGORIES) COMMENTAIRES : CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DE LA STRUCTURE DE SOINS CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1 : PERFORMANCE DES PRESTATAIRES CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.1 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Guide pour l’attribution des scores : utilisez les cri- tères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie relative à la performance des compétences des pres- tataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de l’IVA Certaines étapes de la Catégorie relative à la perfor- mance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette performance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du prestataire dans son entier devra être de 0. Pour l’IVA, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’IVA ; et Étape 6 : le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être ob- tenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 6 : le prestataire interprète correctement les résultats de l’IVA, le score de performance du prestataire ne peut pas dépas- ser 0 pour la compétence pour l’IVA, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour l’IVA : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simple- ment en calculant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 222 NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – IVA Le prestataire se prépare pour l’IVA, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise l’IVA avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR L’IVA : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE L’IVA (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que la pièce où sera réalisé l’examen, l’ensemble du maté- riel, la source de lumière et les fournitures sont prêts à l’emploi. 2. Conseil et évaluation avant l’IVA : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il lui donne des informations sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention ; • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obstétri- caux ; il évalue ses facteurs de risque ; • Il lui fournit un conseil sur la façon dont l’IVA et la cryothérapie peuvent prévenir le cancer du col de l’utérus ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il évalue si d’autres services doivent être fournis (p. ex., la planification familiale, le dépistage du VIH). 3. Prévention et contrôle des infections : le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres, et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Examen initial : le prestataire inspecte les organes génitaux externes (il recherche la présence de lésions au niveau de la vulve, d’un lichen scléreux, de maladies infectieuses), effectue avec pré- caution un examen gynécologique, change le(s) gant(s) contaminé(s), effectue un examen au spé- culum, visualise bien le col de l’utérus, identifie avec précision la jonction pavimento-cylindrique et note ses observations (normales et anormales) avant de faire une application d’acide acétique. 5. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire réalise correctement l’IVA : • Il imbibe un tampon propre de grande taille d’acide acétique dilué à 35 %, badigeonne soigneuse- ment le col de l’utérus et élimine le tampon de façon appropriée. • Il attend au moins 1 minute entière (et jusqu’à 2 minutes), en surveillant l’heure, et examine le col de l’utérus en permanence pour guetter l’apparition de modifications acidophiles de couleur blanchâtre. 6. Étape « restrictive pour le score » – *Le prestataire interprète correctement le résultat de l’IVA : • IVA négative, IVA positive (en déterminant si les critères pour un traitement par cryothérapie sont ou non remplis), suspicion de cancer. Les éléments concernant les explications à donner sur les résultats se trouvent à l’Étape 8 • Si le test par IVA s’avère positif, le prestataire détermine si les lésions remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie. • Le prestataire doit examiner au moins 20 cas (sur des clientes, ou à l’aide de photos standardisées conservées à cet effet ou sur une carte-questionnaire). L’interprétation doit être correcte dans au moins 85 % des cas. 7. Prévention et contrôle des infections au cours de l’IVA : • Tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contamina- tions croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfec- tion/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après l’IVA, le prestataire explique correctement les résultats dans un langage facile à comprendre, s’assure que la cliente a bien compris, l’encourage à poser des questions et répond poliment à ces questions : • En cas d’IVA négative, il explique à la femme quand revenir pour un nouveau dépistage ; • En cas d’IVA positive ou de suspicion de cancer, il lui explique la signification de ce résultat et les différentes étapes recommandées pour la suite ; • Après le conseil, il fournit le traitement nécessaire ou procède à une orientation-recours si nécessaire. 9. Prévention et contrôle des infections après l’IVA : • Après l’IVA, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants conta- minés ; il essuie la table d’examen, les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. IVA : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire IVA : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 223 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.2 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégo- rie relative à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la cryothérapie Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette per- formance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la cryothérapie, l’étape « restrictive pour le score » est la suivante : • Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la cryothérapie : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 4 : le prestataire réalise correctement la cryothérapie, le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour la cryothérapie, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la prévention des infections. • Exemple 2 pour la cryothérapie : un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 4, le score de perfor- mance du prestataire est obtenu simplement en cal- culant la moyenne des scores attribués à l’ensemble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure qu’en plus du matériel et des fournitures nécessaires pour la réalisation de l’IVA, le matériel pour la réalisation de la cryothérapie, le gaz et les autres fournitures sont en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les embouts de sonde de cryothérapie stérilisés ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 2. Conseil et évaluation avant la cryothérapie : le prestataire explique à la femme (et à son compagnon, s’il est présent) pourquoi il est recommandé de faire un traitement, et il décrit la procédure : • Il revient sur le conseil relatif à la cryothérapie fourni antérieurement, le cas échéant, notamment sur les éléments suivants : sécurité, efficacité, et risques de la procédure ; à quoi s’attendre pendant la procédure ; à quoi s’attendre après la procédure ; les soins à réaliser par la femme elle-même à la suite de la procédure ; les signes d’alerte ; et les situations où la femme doit revenir ; • Si ce n’est déjà fait, il vérifie que la femme n’est pas enceinte ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la cryothérapie : si ce n’est déjà fait, le pres- tataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants d’examen neufs et propres et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau propre ou dans une boîte propre, si ce n’est déjà fait. 4. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la cryothérapie : • Il applique l’embout de la sonde cryogénique sur le col de l’utérus en s’assurant que cet embout recouvre l’ensemble de la lésion acidophile de couleur blanchâtre ; • Il effectue la procédure en suivant la technique de la double congélation (congélation du col de l’utérus pendant 3 minutes, en s’assurant que la boule de glace formée mesure 4 à 5 mm, puis décongélation de la zone traitée avec fonte de la boule de glace pendant 5 minutes, puis nouvelle congélation pendant 3 minutes) ; • Après la deuxième congélation et une fois que l’embout de la sonde cryogénique n’ad- hère plus au col de l’utérus, il inspecte le col de l’utérus et s’assure de la présence d’une boule de glace blanche et dure. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 224 Tableau (suite) 5. Prévention et contrôle des infections au cours de la cryothérapie : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, élimine correctement le matériel contaminé, prévient les contaminations croisées sur le pla- teau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/ élimination appropriée. 6. Conseil : pendant et après la cryothérapie : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne ressent pas de crampes trop impor- tantes, puis l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la cryothérapie et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant) ; il lui demande com- ment elle se sent avant de l’autoriser à partir. 7. Prévention et contrôle des infections après la cryothérapie : • Après la cryothérapie, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis ferme la valve principale sur le réservoir de gaz ; • Il nettoie et désinfecte le système utilisé pour la cryothérapie en l’essuyant avec de l’alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 %, enlève l’embout de la sonde cryogé- nique et vide le gaz contenu dans la tubulure ; • Il traite l’embout de la sonde cryogénique (par stérilisation ou désinfection radicale) en suivant les instructions du fabricant, puis il le range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale ; • Il essuie la table d’examen ainsi que les autres équipements et instruments utilisés au cours de l’examen (p. ex., l’appareil photo) ainsi que la source de lumière (si contaminée) avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; • Il suit les mesures concernant l’hygiène des mains ; • Il traite de manière appropriée les instruments ; • Il range le matériel traité et les fournitures de manière appropriée. 8. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données. Cryothérapie : Scores individuels de performance des compétences pour chaque presta- taire Cryothérapie : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – CRYOTHÉRAPIE Le prestataire se prépare pour la cryothérapie, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la cryothérapie avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA CRYOTHÉRAPIE : 8 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA CRYOTHÉRAPIE (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 225 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 1.3 : COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Guide pour l’attribution des scores : utilisez les critères de vérification pour attribuer un score à chaque étape – 2 = Remplit des critères ; 0 = Ne remplit pas les critères. Remarque : il n’existe pas de score 1 pour la Catégorie rela- tive à la performance des compétences des prestataires. Remarque importante sur l’attribution d’un score à la compétence des prestataires pour la réalisation de la RAD Certaines étapes de la performance des prestataires sont tellement importantes pour la qualité de cette perfor- mance qu’elles sont considérées comme des étapes « restrictives pour le score ». Si l’une de ces étapes reçoit un score de 0, alors le score de performance du presta- taire dans son entier devra être de 0. Pour la RAD, ces étapes « restrictives pour le score » sont les suivantes : • Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s) ; et • Étape 6 : le prestataire réalise correctement une hémostase. Le score obtenu à l’étape « restrictive pour le score » est le score le plus élevé pouvant être obtenu pour cette norme de performance. Si un score de 0 a été attribué à l’une des étapes « restrictives pour le score », le score final restera à 0 quel que soit le score attribué aux autres étapes. • Exemple 1 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 0 à l’Étape 5 : le prestataire réalise correctement l’excision de la(des) lésion(s), le score de performance du prestataire ne peut pas dépasser 0 pour cette compétence, même si le prestataire obtient un score de 2 pour les autres étapes, par exemple pour le conseil et pour la pré- vention des infections. • Exemple 2 pour la RAD : si un prestataire obtient un score de 2 à l’Étape 5 et à l’Étape 6, le score de performance du prestataire est obtenu simplement en calculant la moyenne des scores attribués à l’en- semble des étapes observées. NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 1. Préparation : le prestataire s’assure que les équipements, les instruments, les fournitures, la source de lumière et l’approvisionnement en électricité pour la réalisation de la RAD sont disponibles, en état de marche et prêts à l’emploi, notamment les électrodes à anse et les électrodes à boule stérilisées. 2. Conseil et évaluation avant la RAD : le prestataire salue la femme avec respect et : • Il collecte de manière ciblée des informations sur ses antécédents médicaux et gynéco-obs- tétricaux ; il évalue ses facteurs de risque pour ce traitement, et s’assure qu’elle n’en présente aucun ; • Il prend et enregistre sa tension artérielle et son pouls ; • En fonction des étapes indiquées ci-dessus, il décide s’il peut continuer sans danger et réali- ser la RAD, et s’il doit adapter le type d’anesthésie locale qu’il va effectuer ; • Il explique à la femme pourquoi il est recommandé de faire un traitement, décrit la procédure, et lui explique à quoi s’attendre dans les suites de la RAD ; • Il répond à toutes les questions que la femme peut avoir ; il obtient son consentement (verbal ou écrit, en fonction des lignes directrices en vigueur) ; • Il s’assure que la femme a bien vidé sa vessie récemment (au cours des 30 dernières minutes). 3. Prévention et contrôle des infections avant la RAD : si ce n’est déjà fait, le prestataire suit les mesures concernant l’hygiène des mains, enfile des gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un champ stérile. 4. Préparation à la réalisation de la RAD : • Le prestataire fixe l’électrode de terre (neutre) sur la cuisse de la femme ; • Il enfile une nouvelle paire de gants de chirurgie stériles et dispose les instruments et les fournitures sur un plateau, dans un haricot ou sur une serviette stérile sur le chariot, si cela n’est pas déjà fait. • Il connecte la tubulure d’aspiration au spéculum pour RAD ; • Il insère délicatement le spéculum pour RAD et fixe ses lames en position ouverte le plus largement possible sans causer de sensation pénible ; il s’assure que les parois du vagin sont bien protégées ; • Il fait une nouvelle IVA, IVL ou colposcopie ; il détermine la taille de l’électrode ou des électrodes à anse à utiliser ainsi que le nombre de passages à prévoir ; et il s’assure que les électrodes à anse et les électrodes à boule sont prêtes sur la table. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 226 Tableau (suite) 5. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement la RAD : • Il effectue une anesthésie locale (avec au total 4 à 5 ml d’anesthésique) en utilisant un anesthésique approprié ; • Il insère une électrode à anse de la taille appropriée dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie et règle convenablement l’intensité du courant pour la coupe ; • Il oriente correctement l’électrode à anse et la fait pénétrer dans les tissus tout en la gui- dant pour qu’elle suive la direction appropriée ; il réalise une excision d’une profondeur d’au moins 5 mm en dépassant de 5 mm les limites latérales de la lésion, en s’assurant que la ou les lésions ainsi que la zone de remaniement ont été excisées en totalité. • Il retire les prélèvements excisés à l’aide d’une pince à tissus longue et les place dans un flacon correctement étiqueté et contenant une solution de formol. 6. Étape « restrictive pour le score » – *le prestataire réalise correctement une hémostase et termine la procédure : • Le prestataire change les paramètres du système utilisé pour la RAD afin de les mettre en position de coagulation, il insère une électrode à boule de 5 mm dans le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie, et il réalise une coagulation du cratère d’ex- cision jusqu’à obtenir une hémostase complète ; • Il recouvre le fond du cratère d’excision avec de la pâte ou de la solution de Monsel. 7. Prévention et contrôle des infections : tout au long de la procédure, le prestataire place les instruments contaminés dans des contenants appropriés, il élimine les objets tranchants ou coupants de manière appropriée, il élimine les éléments de matériel contaminés de ma- nière appropriée, il prévient les contaminations croisées sur le plateau où sont disposés les instruments, ainsi que pour le matériel et les fournitures ; en cas de contamination, il se rend compte du problème et réalise une désinfection/décontamination/élimination appropriée. 8. Conseil : pendant et après la RAD : • Le prestataire explique correctement à la femme ce qui se passe, et s’assure qu’elle tolère bien la procédure ; • Après la procédure, il s’assure que la femme ne présente pas de saignements trop impor- tants et ne ressent pas de crampes trop sévères ; puis il l’aide à s’asseoir, à descendre de la table d’examen et à s’habiller avant qu’elle quitte le service de consultations ; • Il passe en revue avec la femme les instructions à suivre après la RAD et pour le suivi (y compris les instructions données par écrit, le cas échéant), et il lui donne un nouveau rendez-vous. 9. Prévention et contrôle des infections après la RAD : • Après la RAD, le prestataire change de gants et élimine de manière appropriée les gants contaminés, puis il enfile une nouvelle paire de gants d’examen propre. • Il nettoie la tubulure d’aspiration, le manche porte-électrode de l’unité d’électrochirurgie ainsi que la source de lumière avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ; il nettoie avec une solution chlorée diluée à 0,5 % ou avec de l’alcool la table d’examen ou la toile imperméable qui la recouvre ainsi que toutes les autres surfaces qui auraient pu être contaminées ; • Élimine les gants contaminés de manière appropriée ; il suit les mesures concernant l’hy- giène des mains ; • Il nettoie avec précaution les électrodes à anse et les électrodes à boule, les stérilise, puis les range dans des contenants stériles ; il stérilise ou réalise une désinfection radicale du spéculum pour RAD et des autres instruments, puis il les range dans un contenant stérile ou ayant été soumis à une désinfection radicale. 10. Enregistrement des informations : le prestataire enregistre correctement les observations et les résultats dans les formulaires appropriés prévus pour la gestion des données RAD : Scores individuels de performance des compétences pour chaque prestataire RAD : Score moyen de performance des compétences des prestataires (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen NORME DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES – RAD Le prestataire se prépare pour la RAD, fournit un conseil, fait une évaluation, réalise la RAD avec compétence, observe les bonnes pratiques de prévention et de lutte contre les infections, et enregistre correctement ses constatations et le traitement. CRITÈRES DE VÉRIFICATION POUR LA RAD : 10 ÉTAPES SCORE DE PERFORMANCE DE LA RAD (P1 = Prestataire 1, P2 = Prestataire 2, etc.) COMMENTAIRES Score pour P1 2 ou 0 Score pour P2 2 ou 0 Score pour P3 2 ou 0 Score pour P4 2 ou 0 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 227 SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORE MOYEN DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES DES PRESTATAIRES POUR CHAQUE COMPÉTENCE Remarque : les nombres figurant dans ce tableau seront ensuite transférés dans le tableau de bord. COMPÉTENCE SCORE DE PERFORMANCE Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence figurant dans le tableau précédent VISUALISATION DE LA PERFORMANCE SELON LE CODE COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRESExpliquer en quelques mots, le cas échéant, la raison pour laquelle un ou plusieurs résultats se sont vu attribuer la couleur jaune ou rouge 1,8-2,0 (Vert) 1,0-1,7 (Jaune) 0,0-0,9 (Rouge) IVAA Cryothérapie RAD CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES TABLEAU D’AUDIT DES DONNÉES Utilisez ce tableau pour enregistrer les informations sur le déroulement de l’audit des données réalisé dans le cadre de l’évaluation de la Catégorie relative à la performance de la qualité et de l’utilisation des données. Les données figurant dans les rapports au niveau national ou infranational peuvent être transférées dans ce tableau à partir de la Feuille de préparation de la visite préalablement remplie ; notez les chiffres dans la colonne Valeur observée. Les données permettant le calcul des indicateurs clés peuvent être obtenues en passant en revue les documents où sont enregistrées les données au niveau de la structure de soins (formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse mensuelle des données et/ou systèmes électroniques) et entrées dans ce document (notez les chiffres dans la colonne Valeur observée). Il est préférable d’examiner au minimum les données du mois qui précède ; pour obtenir une représentation plus précise, il est cependant recommandé d’examiner les données des trois mois qui précèdent. Notez la période sur laquelle porte cet examen des données et indiquez tout problème d’accès aux données, de disponibilité des données ou de qualité des données (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun). Des informations supplémentaires pour l’évaluation des Catégories relatives à la performance 2.1 et 2.2 peuvent être obtenues par l’observation et par la discussion avec le personnel en charge de la gestion des données et avec les prestataires au niveau de la structure de soins. SYNTHÈSE DES CATÉGORIES RELATIVES À LA PERFORMANCE 1.1 À 1.3 : SCORES INDIVIDUELS DE PERFORMANCE DES COMPÉTENCES POUR CHAQUE PRESTATAIRE ET POUR CHAQUE COMPÉTENCE Utiliser ce tableau pour faire une synthèse des scores (1.1 à 1.3) pour chaque prestataire, puis calculer le score moyen de performance pour chaque compétence.. NOM DU PRESTATAIRE COMPÉTENCE(S) ÉVALUÉE(S) ET SCORE DE PERFORMANCE Score moyen de performance pour chaque prestataire (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour toutes les compétences pour chaque prestataire) COMMENTAIRES Score pour l’IVA Score pour la cryothérapie Score pour la RAD P1. P2. P3. P4. Score moyen de performance pour chaque compétence (P1+P2+P3+P4…PN)/N = Score moyen Transférez le Score moyen de performance pour chaque compétence dans le tableau suivant ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 228 NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Les données sont collectées, enregistrées et stockées correctement. 5 éléments Score 0–2 Commentaires 1. La confidentialité des informations sur les clientes est assurée. Les formulaires contenant des informations sur les clientes ne sont pas laissés à l’extérieur. Les formulaires sont soigneusement rangés dans les dossiers. Les formulaires et le registre sont conservés dans un endroit sécurisé dont l’accès est réservé au personnel autorisé. 2. Les quantités de formulaires disponibles sont suffisantes et seules les dernières versions sont utilisées. 3. Les formulaires individuels (informations sur les clientes) sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, et ces informations correspondent aux informations enregistrées dans le registre pour toutes les clientes et tout au long de la période sélectionnée. (exhaustivité, validité, cohérence, exactitude, caractère unique, obtention en temps opportun) 4. Les registres sont remplis de manière exhaustive, les informations clés sont enregistrées correctement et en suivant toujours le même format, sans doublons entrés par erreur (exhaustivité, validité, cohérence, caractère unique) ; ils sont à jour, avec des totaux qui correspondent à ceux figurant dans le Formulaire de synthèse mensuelle des données (obtention en temps opportun, exactitude). 5. Le formulaire de synthèse mensuelle est rempli correctement au niveau de la structure de soins (ex- haustivité, validité, cohérence) et correspond aux données transmises au niveau national/infranational et disponibles à ce niveau (obtention en temps opportun, exactitude). Score de performance DE LA COLLECTE ET DE LA GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.1 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – COLLECTE ET GESTION DES DONNÉES Guide pour l’attribution des scores : 2 = La confidentialité est assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données sont disponibles en permanence, les données ne présentent pratiquement aucun problème de qualité ; 1 = Quelques améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, les documents utilisés pour la collecte des données ne sont pas disponibles en permanence, quelques améliorations doivent être apportées à la qualité des données ; 0 = De nombreuses améliorations doivent être apportées pour que la confidentialité soit assurée en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées pour que les documents utilisés pour la collecte des données soient disponibles en permanence, de nombreuses améliorations doivent être apportées à la qualité des données. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données ci-dessus, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES UTILISÉES POUR LE CALCUL DES INDICATEURSDOR Les questions doivent être adaptées pour correspondre aux indicateurs devant faire l’objet d’un suivi Valeur observée/ calculée au niveau de la structure de soins Valeur figurant dans les rapports PÉRIODE ÉVALUÉE Notez les dates COMMENTAIRES Quel est l’Objectif mensuel en matière de dépistage pour cette structure de soins ? Au cours des trois derniers mois, combien de clientes ont bénéficié d’un dépis- tage ? Pour les pays à forte prévalence d’infection à VIH : au cours des trois derniers mois, combien de clientes ayant bénéficié d’un dépistage étaient séropositives pour le VIH ? Au cours des trois derniers mois, quelle a été la proportion de femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage qui se trouvaient dans la tranche d’âge cible ? Au cours des trois derniers mois, quel a été le taux de positivité au test de dépis- tage chez les femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage ? SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 229 CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 2.2 : QUALITÉ ET UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Guide pour l’attribution des scores : des indications sont fournies dans le tableau pour chaque élément. REMARQUE : les éléments de normes pour cette catégorie peuvent être évalués à l’aide des informations figurant dans le Tableau d’audit des données, en réalisant des observations et lors de discussions avec le personnel de la structure de soins. Certains éléments de normes pour les Indicateurs clés et les niveaux de référence peuvent coïncider avec certains critères auxquels sont attribués des scores lors de l’évaluation de la Catégorie rela- tive à la capacité opérationnelle 2 : utilisation des services. L’équipe d’évaluation doit faire des re- coupements entre les éléments 2 et 5 et les scores attribués aux critères pour la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 2. CATÉGORIE RELATIVE À LA PERFORMANCE 3 : ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Guide pour l’attribution des scores : 2 = Les perceptions de la qualité des soins sont évaluées régulièrement et les perceptions de la qualité des soins sont élevées ; 1 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont éva- luées qu’occasionnellement, et/ou les perceptions de la qualité des soins indiquent qu’il faut apporter des amélio- rations ; 0 = Les perceptions de la qualité des soins ne sont pas évaluées, et/ou les perceptions indiquent que la qualité des soins est insuffisante. Sources d’information : entretien(s) et observation directe NORME DE PERFORMANCE DE LA QUALITÉ ET DE L’UTILISATION DES DONNÉES – INDICATEURS CLÉS ET NIVEAUX DE RÉFÉRENCE Les indicateurs et leurs objectifs sont bien compris, et leurs niveaux de référence sont atteints. 6 éléments À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national Score 0–2 Commentaires 1. Les prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés ainsi que les objectifs et les niveaux de réfé- rence correspondants pour la structure de soins. Guide pour l’attribution des scores : 2 = La plupart ou l’ensemble des prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs clés et les objectifs ; 1 = Certains prestataires peuvent expliquer quels sont les indicateurs, mais ne connaissent pas parfaitement les objectifs et les niveaux de référence ; 0 = Incapacité générale à expliquer quels sont les indicateurs clés, ainsi que les objectifs et les niveaux de référence. 2. En moyenne, la structure de soins a atteint son Objectif mensuel en matière de dépistage au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % ; 0 = ≤75 % ou >115 % 3. Au moins 70 % des femmes ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage sont dans la tranche d’âge cible. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥70 % ; 1 = 51-69 % ; 0 = ≤50 % 4. Le taux de positivité à l’IVA se situe entre 5 et 10 % lorsque le dépistage est réalisé pour la première fois (si le taux de positivité se situe en dehors de cette fourchette, une explication plausible peut être apportée). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 5-10 % ; 1 = 3-4 % ou 10-19 % ; 0 = <3 % ou ≥20 % 5. Au moins 90 % des femmes chez qui le dépistage s’est avéré positif ont été traitées. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥90 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % 6. Les données sont analysées, visualisées et utilisées au niveau de la structure de soins (par exemple, à l’aide d’un poster illustrant l’utilisation des données ou de graphiques/tableaux affichés dans la structure de soins et illustrant les résultats actuels). Guide pour l’attribution des scores : 2 = Fait de manière systématique ; 1 = Fait, mais pas de manière systéma- tique ; 0 = Jamais ou presque jamais fait. Score de performance DES INDICATEURS CLÉS ET DES NIVEAUX DE RÉFÉRENCE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) NORME DE PERFORMANCE DES ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ Des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté sont effectuées régulièrement pour connaître leur perception de la qualité des soins, et ces perceptions de la qualité des soins sont élevées. 2 éléments Score 0–2 Commentaires Des évaluations de la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté sont effectuées régulièrement (cochez toutes les réponses pertinentes) : Entretiens avec les clientes Boîte à suggestions Rencontre avec les membres ou les responsables communautaires Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que la structure de soins utilise l’ensemble de ces méthodes d’évaluation. Si la structure de soins évalue la perception de la qualité des soins par les clientes et par la communauté, quel niveau de soins les clientes pensent-elles recevoir ? Score de performance des ÉVALUATIONS DE LA PERCEPTION DES CLIENTES ET DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 230 CATÉGORIE 2 : UTILISATION DES SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : fourni dans le tableau, en dessous de chaque élément Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) ; lorsque cela est possible, passez en revue avant la visite les données relatives à la structure de soins. NORME Dans une structure de soins où les services sont actuellement fournis, les objectifs en matière de dépistage et de traitement sont atteints. Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Objectif mensuel en matière de dépistage atteint au cours des trois derniers mois. Guide pour l’attribution des scores : 2 = ≥85 % de l’objectif a été atteint ; 1 = 75-84 % de l’objectif a été atteint ; 0 = ≤75 % ou >115 % de l’objectif a été atteint Au cours des trois derniers mois, parmi les patientes ayant bénéficié d’un dépistage dans la struc- ture de soins et qui présentaient des lésions précancéreuses, 90 % ou plus ont reçu un traitement (en combinant les traitements fournis le même jour que le dépistage et les traitements fournis lors d’une visite ultérieure). Guide pour l’attribution des scores : 2 = 90-100 % ; 1 = 71-89 % ; 0 = ≤70 % ou >100 % Score de capacité opérationnelle – UTILISATION DES SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE Instructions : évaluez chaque catégorie figurant dans cette section en attribuant un score (0, 1 ou 2) à chaque élément/ critère en fonction de la conformité de la structure de soins à la norme. Un Guide pour l’attribution des scores détaillé est inclus pour chaque catégorie afin d’aider à déterminer dans quelle mesure l’établissement répond ou non à la norme. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est obtenu en calculant la moyenne des scores pour tous les éléments/critères dans chaque catégorie. CATÉGORIE 1 : SERVICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La structure de soins fournit régulièrement et de manière continue les services pour lesquels elle a été désignée ; 1 = La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée, mais des interruptions dans la fourniture de ces services ont été observées ; 0 = La structure de soins ne fournit pas les services pour lesquels elle a été désignée. Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite et entretien(s) NORME La structure de soins fournit les services pour lesquels elle a été désignée. Service Désignée pour fournir ces services (Cochez avec un « X » les cases appropriées) Score (0, 1, 2) N’attribuez un score que si la case « Oui » a été cochée dans la colonne précédente. Commentaires Non Oui Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – SERVICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 231 CATÉGORIE 3 : DOTATION EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins de façon régulière et continue ; 1 = Les prestataires formés disponibles et qui fournissent actuellement les services sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins ; 0 = Aucun prestataire formé n’est disponible pour fournir les services. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Les prestataires formés qui fournissent actuellement les services sont en nombre suffisant pour répondre aux besoins. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 4 : DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés ; 1 = Il existe un nombre insuffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés ; 0 = Aucun prestataire répondant aux critères de sélection n’est disponible pour être formé. Sources d’information : Feuille de préparation de la visite (se référer au tableau concernant la dotation en personnel) et entretien(s) NORME Il existe un nombre suffisant de prestataires répondant aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés. Service Score (0, 1, 2) Un score ne doit être attribué qu’aux services pour lesquels la structure de soins a été désignée. Commentaires Examen cytologique (collecte des prélèvements) Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) IVA IVL Cryothérapie Approche à visite unique RAD Colposcopie Biopsie Curetage endocervical Examen histologique/anatomopathologique Score de capacité opérationnelle – DOTATION POTENTIELLE EN PERSONNEL (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 232 CATÉGORIE 5 : INFRASTRUCTURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par des périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les éléments étaient présents et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Espace disponible et agencement : salle d’examen privée (ou grande salle avec des paravents pour que l’intimité des patientes soit respectée) opérationnelle, propre et non encombrée Endroit pour se laver les mains (lavabo avec eau courante/seau avec robinet ; savon) Toilettes pour l’usage des clientes Alimentation électrique fiable (Remarque : n’est pas indispensable pour certains services) Espace isolé pour le conseil (possibilité de faire un entretien en toute confidentialité) Matériel de communication (p. ex., téléphone) Endroit pour le stockage des instruments Score de capacité opérationnelle – INFRASTRUCTURES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 6 : ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités se sont bien déroulés sans interruption ; 1 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou activités se sont déroulés avec quelques interruptions ; 0 = Au cours des trois derniers mois, les processus ou les activités ne se sont pas déroulés. Sources d’information : entretien(s) avec le responsable de la structure de soins ou les membres du personnel concernés NORME Un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement est en place et opérationnel, comme défini par les 4 éléments ci-dessous. 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Évaluation régulière du matériel et des niveaux d’approvisionnement Prévention et gestion des ruptures de stock Une fois commandées, les fournitures (y compris le gaz utilisé pour la cryothérapie) arrivent dans les délais prévus Le passage de nouvelles commandes de fournitures se fait de manière systématique (p. ex., le processus est inté- gré dans l’organisation habituelle des tâches, avec une allocation des rôles et des calendriers de commande) Score de capacité opérationnelle – ACHATS ET CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 233 CATÉGORIE 7 : ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Les périodes au cours desquelles l’élément est présent et en état de marche/opérationnel sont entrecoupées par de rares périodes au cours desquelles il n’est pas présent ou pas en état de marche/ opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Remarque : si la structure de soins fournit des services non répertoriés ci-dessous (p. ex., test VPH, examen cytologique, RAD), l’outil doit être adapté en ajoutant ou en supprimant le matériel et les fournitures correspondant à ces services. (Voir les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base) Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments étaient en quantité suffisante, disponibles en permanence et en état de marche/opérationnels (au cours des trois derniers mois). Éléments Score (0, 1, 2) Commentaires ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (10 éléments). Les quantités minimales suggérées pour l’IVA sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base Tables d’examen Plateau/chariot à instruments (ou tout autre élément avec une surface plane pouvant remplir la même fonc- tion) Spéculums en métal (dans la salle de consultations où est réalisé le dépistage) Pince à anneau/porte-tampon ou bâtonnets de manucure/brochettes en bois Cupules et plateaux médicaux Gants d’examen propres Source de lumière blanche intense Minuterie, horloge ou montre Tampons de coton propres/écouvillons de coton (longs) Solution d’acide acétique diluée à 3-5 % Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR L’IVA (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour l’IVA) ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (4 éléments). Les quantités minimales suggérées pour la cryothérapie sont détaillées dans les Listes des quantités minimales requises pour le matériel, les fournitures et les produits de base Système utilisé pour la cryothérapie Embouts de cryothérapie Réservoir pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote, avec tous les raccords nécessaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES POUR LA CRYOTHÉRAPIE (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus pour la cryothérapie) Score de capacité opérationnelle – ÉQUIPEMENTS ET FOURNITURES (Calculé en faisant la moyenne des scores de capacité opérationnelle obtenus pour le matériel et les fournitures utilisés pour réaliser l’IVA et la cryothérapie) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 234 CATÉGORIE 8 : PRÉVENTION DES INFECTIONS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = L’élément est présent en quantité suffisante et en état de marche/opérationnel de façon régulière et continue ; 1 = Parfois, l’élément est indisponible, ou n’est pas présent en quantité suffisante ou en état de marche/opérationnel, et cela a un impact sur la qualité des services ; 0 = L’élément n’est pas présent ou n’est pas en état de marche/opérationnel. Sources d’information : observation directe NORME Les différents éléments étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 7 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Savon liquide pour les mains ou désinfectant à base d’alcool pour les mains Bassines pour la collecte et le traitement des instruments contaminés Solution chlorée diluée à 0,5 % Capacité à stériliser et à stocker correctement [vérifier la (les) méthode(s) utilisée(s)] : Autoclave en état de marche, ou Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile pour le rinçage) *Remarque : seule une de ces deux méthodes doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments stérilisés Capacité à réaliser une désinfection radicale (cochez toutes les cases appropriées) : Marmite/autoclave pour réaliser une désinfection radicale Gaz en quantité suffisante pour utiliser le brûleur de la marmite/autoclave Solution de glutaraldéhyde à 24 % (avec de l’eau stérile ou de l’eau bouillie pour le rinçage) Alcool éthylique ou isopropylique à 7090 % (uniquement pour les embouts de cryothérapie) *Remarque : seule une des méthodes mentionnées ci-dessus doit respecter la norme ET Contenants pour stocker les instruments après une désinfection radicale Sacs à déchets et poubelles (normaux et pour déchets dangereux) Capacité d’éliminer les déchets dangereux (p. ex., incinérateur ou fosse d’enfouissement) Score de capacité opérationnelle – PRÉVENTION DES INFECTIONS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 9 : MÉDICAMENTS ET TESTS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests sont disponibles de façon continue, sont stockés de manière appropriée et n’ont pas dépassé la date d’expiration ; 1 = Certains médicaments et kits pour réaliser les tests ne sont pas toujours disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration ; 0 = Les médicaments et les kits pour réaliser les tests ne sont pas disponibles, sont stockés de manière inappropriée et/ou ont dépassé la date d’expiration. Sources d’information : entretiens (notamment avec le pharmacien), observation directe NORME Les différents éléments sont disponibles et accessibles en permanence 4 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Médicaments pour le traitement de la douleur (p. ex., paracétamol, ibuprofène, autres) Antibiotiques pour le traitement des cervicites et des infections sexuellement transmissibles (IST), en fonction des lignes directrices nationales Tubes de collecte des prélèvements pour les tests VPH et/ou kits et cartouches de test (p. ex., GeneXpert) Kits de test VIH Tests de grossesse Score de capacité opérationnelle – MÉDICAMENTS ET TESTS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 235 CATÉGORIE 10 : GESTION DES DONNÉES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données sont disponibles et en état de fonctionnement/opérationnels en permanence ; 1 = Il existe certaines lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans le matériel et les processus utilisés pour la gestion des données. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les différents éléments (matériels et processus) étaient disponibles et en état de marche/opérationnels en permanence (au cours des trois derniers mois). 5 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Copies vierges de la dernière version des formulaires de dépistage/traitement (le cas échéant) et des formulaires de synthèse mensuelle des données disponibles Dernière version des registres disponibles Confidentialité des informations sur les clientes garantie lors de la gestion et du stockage des données Système d’information pour la gestion sanitaire (SIGS) pour l’enregistrement des données sur le dépis- tage et le traitement du cancer du col de l’utérus accessible aux prestataires pour la saisie des données et/ou l’examen des résultats Personnel désigné et calendrier disponible pour assurer la préparation des rapports et la transmission des données Score de capacité opérationnelle – GESTION DES DONNÉES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 11 : MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Le matériel et les processus utilisés pour les orientation- recours sont clairement définis et opérationnels ; 1 = Il existe certaines lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours ; 0 = Il existe de grosses lacunes dans les éléments de matériel et les processus utilisés pour les orientation-recours. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Les mécanismes d’orientation-recours sont clairement définis et opérationnels. 6 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Les sites vers lesquels cette structure de soins doit réaliser les orientations-recours sont identifiés Des lignes directrices pour réaliser les orientations-recours sont disponibles Les formulaires pour réaliser les orientations-recours sont facilement accessibles Les mécanismes d’orientation-recours sont décrits (flux d’informations, et manière dont les résultats sont obtenus par les clientes, par les prestataires ou par les structures de soins à l’origine de l’orientation-recours) Les résultats des orientations-recours sont consignés par écrit Le personnel de la structure de soins évalue et tente d’éliminer les obstacles aux orientations-recours Score de capacité opérationnelle – MÉCANISMES D’ORIENTATION-RECOURS (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 236 CATÉGORIE 12 : POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = La dernière version des lignes directrices nationales est affichée et/ou bien comprise ; 1 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas toujours affichée et/ou bien comprise ; 0 = La dernière version des lignes directrices nationales n’est pas affichée et pas comprise. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou facilement accessible, et bien comprise. 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires La dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est affichée ou faci- lement accessible dans un classeur ou dans une chemise (p. ex., les lignes directrices du programme national de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; d’autres politiques et lignes directrices concernant le dépistage et le traitement proposés dans la structure de soins ; les lignes directrices concernant la prévention et la lutte contre les infections). Les prestataires sont en mesure d’expliquer les points clés des lignes directrices et des politiques natio- nales (p. ex., demandez des précisions concernant la tranche d’âge cible pour le dépistage, la fréquence du dépistage). Score de capacité opérationnelle – POLITIQUES ET LIGNES DIRECTRICES (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) CATÉGORIE 13 : SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ GUIDE POUR L’ATTRIBUTION DES SCORES : 2 = Plusieurs types d’activités sont menées et plusieurs types de matériels sont utilisés régulièrement et sont de haute qualité (p. ex., avec des informations récentes et à jour, présentées de manière claire) ; 1 = Quelques activités sont menées et quelques types de matériels sont utilisés uniquement de manière occasionnelle et/ou sont de qualité moyenne ; 0 = Des activités sont rarement menées et le matériel est rarement utilisé, et lorsqu’ils le sont, ils sont de qualité médiocre. Sources d’information : observation directe et entretiens avec les membres du personnel concernés NORME Au cours des trois derniers mois, les activités ont été menées de manière continue et le matériel était disponible 2 éléments Score (0, 1, 2) Commentaires Activités. La structure de soins utilise différentes approches pour sensibiliser les femmes et la commu- nauté au cancer du col de l’utérus et à sa prévention. Les exemples incluent ce qui suit (cochez toutes les cases pertinentes) : TV (p. ex., projection de vidéos dans les salles d’attente de la structure de soins) ; Radio (p. ex., diffusion de messages d’information sur les services disponibles ou les campagnes à venir) ; Annonces sur la place publique (p. ex., sur les marchés, dans la communauté) ; Santé mobile/envoi de SMS ; Sensibilisation de groupes sur site ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que l’ensemble de ces activités soient menées. Matériel d’information, d’éducation et de communication (IEC). Comprend, p. ex., la diffusion de mes- sages sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention en utilisant les matériels suivants (cochez toutes les cases pertinentes) : Affiches dans les structures de soins ; Prospectus/brochures ; Affiches dans la communauté ; Autre (précisez) Remarque : il n’est pas nécessaire que tous ces types de matériels soient disponibles. Score de capacité opérationnelle – SENSIBILISATION ET MOBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ (Calculé en faisant la moyenne des scores obtenus) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 237 PLAN D’ACTION Instructions : notez dans le plan d’action ci-dessous toutes les lacunes identifiées au cours de l’attribution des scores pour les différentes catégories détaillés dans les tableaux qui précèdent, puis recopiez dans le plan d’action toutes les remarques pertinentes consignées dans la colonne Commentaires. À la fin de la visite de Supervision de soutien ou de la visite d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins, remettez une copie de ce tableau au personnel de la structure de soins. Il est important de séparer les lacunes et les problèmes pouvant être résolus par des actions menées au niveau de la structure de soins (par exemple, affichage/ compréhension des politiques et des lignes directrices nationales, problèmes d’approvisionnement en raison de commandes incohérentes, etc.) des lacunes et des problèmes exigeant des actions à un niveau supérieur à celui de la structure de soins (par exemple, effectifs insuffisants, défaut de livraison en raison de problèmes d’approvisionnement au niveau national/central). Problème (Couleur rouge ou jaune) Intervention proposée (décrire toutes les étapes) Ressources nécessaires Personne responsable Échéance ÉVALUATION AUTONOME DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS Cette fiche pratique fournit des informations pour aider à l’utilisation des Catégories relatives à la capacité opérationnelle de l’outil de Supervision de soutien afin d’évaluer la disponibilité des différents services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans une structure de soins, et pour évaluer la capacité opérationnelle de cette structure de soins à fournir ces services et s’assurer qu’ils sont de qualité. Cette Évaluation autonome peut être menée dans toutes les structures de soins au niveau national, ou dans toutes les structures de soins d’une zone infranationale, afin d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront lors de la planification de l’élargissement ou de l’introduction de services ; elle est conçue pour donner une description pratique des besoins selon des objectifs précis, et non pour être réalisée sur un échantillon représentatif de structures de soins. Cette Évaluation autonome peut également être mise en œuvre après les étapes de planification dans les structures de soins désignées pour l’introduction de certains services afin de s’assurer de leur capacité opérationnelle à élargir/introduire ces services ; dans un même temps, elle permet d’obtenir des informations sur la situation initiale qui serviront de base pour les évaluations et le suivi ultérieurs de l’introduction/ élargissement de ces services. L’utilisation de cette Évaluation autonome pour orienter la planification et établir une base de référence permet de faire un suivi de l’élargissement ou de l’introduction de services à l’aide de visites périodiques systématiques de Supervision de soutien en utilisant l’outil de Supervision de soutien ; cet outil permet d’obtenir toutes les informations nécessaires pour suivre l’évolution de la disponibilité des services, de la capacité opérationnelle des structures de soins et de la qualité des services. PLANIFICATION D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS La Liste de contrôle préalable à la visite et la Feuille de préparation de la visite (disponibles dans la sous-section Documents d’aide à la planification) aident à planifier la visite et à s’assurer que les informations pertinentes sont collectées avant d’être vérifiées pendant la visite. La visite d’évaluation doit être organisée de façon à ne pas alourdir la tâche du personnel. L’essentiel de l’évaluation a lieu pendant la visite de la structure de soins, qui doit être réalisée en une journée. Un responsable de l’équipe d’évaluation (ou un coordonnateur d’enquête, selon la méthodologie utilisée) doit être désigné pour planifier l’ensemble de la visite, déterminer la façon dont les données seront collectées et désigner les membres de l’équipe qui se chargeront de cette collecte. Avant la visite, chaque membre de l’équipe d’évaluation doit avoir acquis une bonne connaissance des lignes directrices nationales et des normes de soins reconnues ainsi que des catégories, des normes et du système d’attribution des scores à utiliser lors de cette évaluation. DÉROULEMENT D’UNE VISITE D’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE D’UNE STRUCTURE DE SOINS RÉUNION DE PRÉSENTATION INITIALE La visite doit commencer par une réunion de présentation initiale qui sera organisée à l’avance. Participeront à cette réunion le directeur médical, les administrateurs, l’infirmier(ère)/sage-femme en chef, les médecins et les membres du personnel médical et du personnel de soutien ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 238 qui fournissent des services de prévention du cancer du col de l’utérus. L’objectif de cette réunion est de présenter le but de la visite, les méthodes qui seront utilisées pour l’évaluation et ce qui sera nécessaire durant la visite (par exemple, une visite guidée de l’espace utilisé pour les consultations, une inspection du matériel et des fournitures, des entretiens avec le personnel réalisant les consultations, un examen des formulaires et des registres utilisés pour la collecte de données, etc.), ainsi que le processus qui sera suivi pour donner les résultats et les informations en retour (par exemple, l’élaboration d’un plan d’action avec échanges de vues entre les parties prenantes). COLLECTE ET ANALYSE DES DONNÉES Sources d’information : chaque catégorie est évaluée en fonction des données collectées au cours de l’observation directe, de l’examen des dossiers ou des registres et d’entretiens avec le personnel concerné (par exemple, avec les agents de santé, les pharmaciens, les techniciens de laboratoire et les superviseurs/directeurs de programmes). Les informations collectées à l’aide de la Feuille de préparation de la visite doivent être vérifiées par observation directe au cours de la visite. Attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle : l’attribution d’un score à chaque Catégorie relative à la capacité opérationnelle se fait en fonction de la façon dont chacune de ces catégories répond aux normes. Le système d’attribution des scores est basé sur une échelle d’évaluation allant de 0 à 2 : 2 = Répond aux normes ; 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes ; 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes. Les normes pour chaque catégorie sont composées d’un ensemble d’éléments (ou de critères), un score étant attribué individuellement à chacun de ces éléments (ou critères) ; un Guide pour l’attribution des scores (échelle d’évaluation allant de 0 à 2) a été élaboré pour chaque catégorie. Le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est calculé en prenant la moyenne de chacun des scores attribués aux différents éléments (ou critères) de cette catégorie. Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins : le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins fournit un aperçu instantané de la capacité opérationnelle générale de la structure de soins à fournir des services de prévention du cancer du col de l’utérus. Ce tableau compile l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie et leur attribue la couleur vert, jaune ou rouge (comme un feu de circulation) afin de facilement visualiser le niveau de capacité opérationnelle et suivre les changements au fil du temps. Le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins est calculé en prenant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie. L’utilisation d’un code couleur dans le tableau de bord aide à visualiser rapidement la capacité opérationnelle d’une structure de soins, ce qui est particulièrement utile pour les directeurs de programmes ou les fonctionnaires du ministère qui disposent de peu de temps et doivent passer en revue de nombreux rapports. L’utilisation d’un code couleur standardisé permet de comparer rapidement la situation entre différentes structures de soins. Le processus d’attribution des scores est décrit pas à pas au Tableau 4.5. Calcul des Indicateurs concernant la disponibilité des services et la capacité opérationnelle : une fois l’ensemble des structures de soins évaluées, les données provenant de chaque structure de soins qui ont été compilées dans des Feuilles de préparation de la visite (vérifiées au cours de la visite) ainsi que les données sur les Catégories relatives aux services et à la dotation en personnel peuvent être agrégées afin de calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services (voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données). Chaque dénominateur des catégories relatives à la disponibilité des services DOIT représenter la population de la zone desservie par la structure de soins évaluée. Si cette information n’est pas disponible, une grande partie des indicateurs ne pourra pas être calculée ; la disponibilité des services ne pourra être calculée que de manière rudimentaire (par exemple, en mesurant le pourcentage des structures de soins proposant des services dans une zone définie, comme un district, une province ou le pays dans son intégralité) – voir la sous-section Outil pour l’agrégation et l’analyse des données sur la disponibilité des services, l’état de préparation des structures de soins et la performance. Comme indiqué dans les informations d’orientation fournies dans cette section, le calcul de statistiques sur la disponibilité des services représentatives et valides au niveau national (ou infranational) nécessite d’obtenir des informations en provenance de l’ensemble des structures de soins du pays (ou de la zone concernée au niveau infranational). CONCLUSION DE LA VISITE – COMMUNICATION DES RÉSULTATS ET PLAN D’ACTION Réunion de conclusion avec l’équipe d’évaluation : immédiatement après la fin de l’évaluation, les membres de l’équipe d’évaluation doivent se rencontrer pour s’entendre sur les questions à discuter au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins. Ils doivent trouver un consensus sur chacun des scores, et passer en revue les atouts et les faiblesses de la structure de soins ainsi que les problèmes à traiter en priorité. Sur la base de ces discussions, ils doivent remplir le tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et s’entendre sur la manière de fournir des informations en retour sur chacune des différentes catégories. Enfin, ils doivent identifier les éventuelles lacunes dans les informations collectées susceptibles d’influencer l’attribution finale des scores et SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 239 TABLEAU 4.5 Attribution d’un score à la capacité opérationnelle de la structure de soins ÉTAPE 1 ÉTAPE 2 ÉTAPE 3 ÉTAPE 4 ÉTAPE 5 Attribuer un score à chaque élément apparte- nant à une catégorie en fonction de la façon dont il répond aux normes Échelle d’évaluation : 0, 1, 2 Déterminer le Score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie en calculant la moyenne de l’ensemble des scores attribués aux différents éléments/critères de cette catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Enregistrer les Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie dans la Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins et attribuer la couleur cor- respondant au score pour chaque catégorie Déterminer le Score de synthèse de la capaci- té opérationnelle de la structure de soins en calculant la moyenne de l’ensemble des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie Échelle d’évaluation : 0,02,0 Attribuer la couleur cor- respondant au Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins 2 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1,8 à 2,0 = Répond aux normes Vert : 1,8 à 2,0 = Répond aux normes 1 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 1,0 à 1,7 = Certaines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes Jaune : 1,0 à 1,7 = Cer- taines améliorations doivent être apportées pour répondre aux normes 0 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes 0,0 à 0,9 = Des améliora- tions importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Rouge : 0,0 à 0,9 = Des améliorations importantes doivent être apportées pour répondre aux normes Exemple : éléments aux- quels attribuer un score dans la catégorie Infrastruc- tures – Agencement : 2  Endroit pour se laver les mains : 2  Toilettes pour l’usage des clientes : 2  … etc., pour chaque élément Exemple : la catégorie Infrastructures évalue 7 élé- ments ; si le total des scores attribués à chaque élément est 12, le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 Exemple : si le Score de capacité opérationnelle pour cette catégorie est 12/7 = 1,7 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette catégorie est jaune Exemple : si l’évaluation a porté sur les 13 catégories, et la somme des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie est 20, le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 Exemple : si le Score de syn- thèse de la capacité opé- rationnelle de la structure de soins est 20/13 = 1,5 ; la couleur pour le statut de la capacité opérationnelle de cette structure de soins est jaune l’élaboration du plan d’action. Chaque score de capacité opérationnelle insuffisant (signalé par la couleur rouge ou jaune) et tous les autres problèmes identifiés doivent être transférés dans le Tableau du plan d’action (se référer à la sous-section Supervision de soutien). Puis, au cours de la réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins, l’équipe d’évaluation travaillera avec ce personnel à l’élaboration d’un plan d’action détaillé basé sur les problèmes identifiés, leur impact sur la qualité des services, et la faisabilité des interventions proposées pour y remédier. Réunion de conclusion avec le personnel de la structure de soins : le but de cette réunion est de passer en revue les observations faites au cours de la visite, de fournir immédiatement des informations en retour, et de commencer à planifier les mesures correctives à mettre en place dans le cadre du processus d’amélioration de la qualité. Dans la mesure du possible, les membres du personnel de la structure de soins qui ont assisté à la réunion de présentation initiale doivent également assister à cette réunion de conclusion. Pendant la réunion de conclusion, l’équipe d’évaluation doit : • Passer en revue le but de la visite et définir l’ordre du jour de la réunion de conclusion ; • Demander aux membres du personnel de la structure de soins de faire leur propre évaluation, notamment de donner la liste des atouts et des faiblesses qu’ils ont identifiés lors de la visite ; • Passer en revue les atouts de la structure de soins, en indiquant où l’équipe d’évaluation est d’accord avec l’autoévaluation faite par le personnel de la structure de soins, et en soulignant les atouts que le personnel de la structure de soins n’aurait pas mentionnés ; • Passer en revue les faiblesses identifiées et les domaines à améliorer, en particulier ceux qui peuvent compromettre la qualité des services et les résultats escomptés en matière de santé ; • Faire la distinction entre les problèmes qui doivent être traités dans la structure de soins et ceux qui doivent être résolus en dehors ; • Encourager les membres du personnel à faire des commentaires. À la suite de cette réunion de conclusion, une copie du plan d’action et du tableau de bord de Synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins doit être remise au directeur médical de la structure de soins, aux autorités nationales (ou locales) du ministère et aux autres partenaires concernés. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 240 TABLEAU DE BORD DE SYNTHÈSE DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DE LA STRUCTURE DE SOINS Instructions : inscrivez le score de capacité opérationnelle pour chaque catégorie ci-dessous, et inscrivez un X dans la case correspondant à la couleur associée à chaque score. Calculez le Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins en faisant la somme de l’ensemble des scores attribués à chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle figurant dans le tableau ci-dessous et en divisant le total obtenu par le nombre total de catégories évaluées ; indiquez la couleur correspondant au score pour chaque catégorie relative à la capacité opérationnelle en écrivant un X dans la case correspondante. CATÉGORIES RELATIVES À LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE SCORE VISUALISATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE PAR COULEUR (Cochez avec un « X » les cases appropriées) COMMENTAIRES 1,8 à 2,0 (Vert) 1,0 à 1,7 (Jaune) 0,0 à 0,9 (Rouge) 1. Services 2. Utilisation des services 3. Dotation en personnel 4. Dotation potentielle en personnel (le cas échéant) 5. Infrastructures 6. Achats et chaîne d’approvisionnement 7. Matériel et fournitures 8. Prévention des infections 9. Médicaments et tests 10. Gestion des données 11. Mécanismes d’orientation-recours 12. Politiques et lignes directrices 13. Sensibilisation et mobilisation de la communauté Score de synthèse de la capacité opérationnelle de la structure de soins (moyenne calculée des Scores de capacité opérationnelle pour chaque catégorie) SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 241 DOCUMENTS D’AIDE À LA PLANIFICATION DE L’ÉVALUATION DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE ET DE LA SUPERVISION DE SOUTIEN DES STRUCTURES DE SOINS LISTE DE CONTRÔLE PRÉALABLE À LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins Date prévue pour la visite : _________________ Activité Liste de contrôle Obtenir les accords et les autorisations nécessaires pour effectuer la visite Fournir aux responsables concernés les détails et la justification de la visite proposée. Obtenir l’autorisation écrite d’effectuer la visite. Planifier la visite et préparer l’équipe qui réalisera la visite Déterminer le temps que prendra la visite (prévoir 1 jour dans la structure de soins, parfois plus, en fonc- tion de la taille/du volume des activités). Consulter le personnel de la structure de soins pour l’informer des activités qui seront réalisées lors de la visite et fixer conjointement une date pour la visite. Remarque : pour une Supervision de soutien, la visite doit avoir lieu un jour où les services sont fournis afin d’évaluer la performance des prestataires. S’assurer que l’équipe d’évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins est compo- sée d’au moins 2 personnes. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ OU S’assurer que l’équipe de Supervision de soutien est composée d’un formateur/superviseur pour les activités cliniques et d’un conseiller en matière de suivi et d’évaluation. Noms : 1. ____________________________________ 2. ____________________________________ S’assurer que le calendrier de l’équipe d’évaluation a été avalisé pour la visite. S’assurer que tous les membres de l’équipe d’évaluation ou de Supervision de soutien ont été formés à l’utilisation de l’outil et au processus à suivre. Passer en revue les rapports clés et les principales données Passer en revue les résultats de l’évaluation et de la visite de Supervision de soutien précédente. Passer en revue les Plans d’action précédents : les lacunes identifiées pour être traitées en priorité et les interventions proposées lors de la visite précédente. Passer en revue les données des trois derniers mois concernant les principaux indicateurs de perfor- mance, notamment les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs et les points de référence. S’assurer de la disponibilité de tous les documents et de tout le matériel requis Imprimer des copies papier des documents à utiliser pour la collecte des données (ou s’assurer de la disponibilité d’une version électronique) : • Outil de capacité opérationnelle de la structure de soins ou outil de Supervision de soutien, et tableau de synthèse des scores pertinent (ainsi que les listes de matériel, si nécessaire) ; • Feuilles de préparation de la visite remplies. Imprimer une copie PAPIER supplémentaire du Tableau de synthèse des scores et du Plan d’action pertinents afin de les remettre au personnel de la structure de soins après la réunion de conclusion de la visite. Imprimer des copies papier vierges des formulaires actuels de collecte et d’agrégation des données du programme (p. ex., formulaires individuels, registres, formulaires de synthèse, etc.) ainsi que des ou- tils de gestion des données et pour les points de référence (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). Imprimer les résultats et les objectifs concernant les indicateurs de performance clés pour les trois derniers mois (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible). Imprimer des copies papier du résultat des visites d’Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins ou de Supervision de soutien précédentes, notamment les scores de synthèse et les Plans d’action (ou s’assurer qu’une version électronique sera accessible au cours de la visite). ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 242 FEUILLE DE PRÉPARATION DE LA VISITE Visite de Supervision de soutien Évaluation de la capacité opérationnelle de la structure de soins INFORMATIONS SUR LA STRUCTURE DE SOINS Nom de la structure de soins Localisation de la structure de soins District: _________________________________________________________________________ Ville/village: __________________________________________________________________ Coordonnées GPS:____________________________________________________ Population desservie par la structure de soins Nombre de femmes dans la population cible pour les services de dépistage du cancer du col de l’utérus Quels sont les services de prévention du cancer du col de l’utérus pour lesquels cette structure de soins a été désignée ? (Cochez toutes les cases appropriées) Actuellement non désignée pour fournir ces services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ Existe-t-il un plan pour que cette structure de soins (ou ce site) fournisse des services de prévention du cancer du col de l’utérus supplémentaires ? (Cochez toutes les cases appropriées) Pas de plan pour ajouter des services Collecte de prélèvements pour test VPH Biopsie Collecte de prélèvements pour examen cytologique RAD IVA Curetage endocervical IVL Examen cytologique Cryothérapie Réalisation du test VPH Approche à visite unique Examen histologique/anatomopathologique Colposcopie Autre : _____________________ SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 243 NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL Remplir le tableau suivant si la structure de soins prévoit d’étendre les services fournis NIVEAU ACTUEL DE DOTATION EN PERSONNEL DE LA STRUCTURE DE SOINS POUR FOURNIR DES SERVICES DE PRÉVENTION DU CANCER DU COL DE L’UTÉRUS Compétence Nombre de prestataires formés fournissant actuellement les services Commentaires Personnel infirmier Sages-femmes Personnel soignant clinicien et médecins Autre catégorie (précisez en commentaire) Nombre total de membres du personnel Test VPH (collecte) Examen cytologique (collecte) IVA IVL Cryothérapie Colposcopie Biopsie RAD Curetage endocervical Examen cytologique (réalisation de l’examen) Test VPH (réalisation du test) Examen histologique/ anatomo- pathologique Autre : TOTAL ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 244 EXAMEN DES DONNÉES CONCERNANT LA STRUCTURE DE SOINS FIGURANT DANS LES RAPPORTS – À RÉALISER AVANT LA VISITE Période couverte par l’examen des données : ______________________________________________ REMARQUE : il est recommandé que l’examen des données permettant le calcul des indicateurs clés pour chaque établissement de santé couvre les trois derniers mois. Indicateur (À adapter en fonction des indicateurs clés standardisés utilisés au niveau national) Valeur Objectif ou niveau de référence L’objectif ou le niveau de référence est- il atteint ? Nombre de femmes appartenant à la tranche d’âge cible ayant bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois Proportion des femmes qui ont bénéficié pour la première fois d’un dépistage au cours des trois derniers mois et qui étaient dans la tranche d’âge cible du programme Proportion de l’ensemble des femmes inscrites dans un programme de prise en charge et de traitement de l’infection à VIH qui ont bénéficié d’au moins un dépistage au cours des trois derniers mois Taux de positivité au test de dépistage au cours des trois derniers mois Taux d’approche à visite unique au cours des trois derniers mois Taux de traitement au cours des trois derniers mois OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES SUR LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES, L’ÉTAT DE PRÉPARATION DES STRUCTURES DE SOINS ET LA PERFORMANCE L’objectif de cet outil est de faciliter l’agrégation systématique des données sur la disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, sur l’état de préparation des structures de soins et sur la performance des services en utilisant l’une des méthodes suivantes : • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans tous les établissements de santé publics et privés du pays ou dans une zone définie au niveau infranational (méthodologie suivant le recensement des établissements de santé) ; • Évaluation autonome, spécifique à la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de la capacité opérationnelle des structures de soins menée dans un échantillon d’établissements de santé (publics ou privés) choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, afin de déterminer la situation de base pour chaque structure de soins ou de s’assurer de la capacité opérationnelle des structures de soins avant de mettre en place de nouveaux services ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques de la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans un échantillon d’établissements de santé choisis de manière stratégique (par choix raisonné), qui n’est pas représentatif à l’échelle nationale, dans le cadre du processus de Supervision de soutien ; • Évaluation de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité des services spécifiques à la lutte contre le cancer du col de l’utérus dans le cadre de la surveillance du système et des services de santé en général grâce à une enquête représentative au niveau national des établissements de santé ou du recensement des établissements de santé. Cet outil aide à calculer les indicateurs du Tableau 4.6.1, qui permettent d’analyser la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la performance au niveau national ou à d’autres niveaux d’agrégation des données. Ces indicateurs ont pour but d’aider les responsables nationaux de l’élaboration des politiques, les directeurs de programmes et les administrateurs de la santé à planifier les services de prévention du cancer du col de l’utérus, à en faire le suivi et les améliorer. Une analyse géographique de ces informations peut aider à planifier la mise en œuvre des services et du matériel, à s’assurer que l’accès aux services et la répartition des services se font de manière équitable et à utiliser au mieux les ressources disponibles. Selon la méthodologie d’échantillonnage utilisée, les informations collectées dans ce cadre peuvent être utilisées comme entrées dans l’outil d’analyse des coûts et de planification du programme présenté à la section 5 de ce document. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 245 SOURCES DES DONNÉES PERMETTANT LE CALCUL DES INDICATEURS Les données permettant le calcul des indicateurs doivent principalement être collectées à l’aide de l’évaluation des 13 Catégories relatives à la capacité opérationnelle (au cours de l’Évaluation autonome de la capacité opérationnelle des structures de soins, ou dans le cadre d’une visite de Supervision de soutien) et des trois Catégories relatives à la performance (dans le cadre de la Supervision de soutien). Cependant, des données supplémentaires sont nécessaires pour calculer les indicateurs concernant la disponibilité des services. Les sources de données supplémentaires permettant d’obtenir les données pour calculer les dénominateurs des indicateurs concernant la disponibilité des services doivent être exhaustives et actualisées ; il peut s’agir des sources suivantes : recensement des établissements de santé, fichier centralisé des établissements de santé, enquêtes sur les ménages, systèmes d’information sanitaire au niveau communautaire, recensement de la population, etc. Cet outil et ces indicateurs peuvent également aider à examiner et à analyser les informations sur la disponibilité, la capacité opérationnelle et la performance de certains services spécifiques en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus collectées à partir de plusieurs enquêtes et de différentes sources de données ; dans ce cas, il faudra s’assurer que les éventuelles variables de confusion, comme la durée au cours de laquelle les informations ont été collectées ou le cadre d’échantillonnage, sont bien prises en compte et que leur effet a été autant que possible neutralisé afin que cette analyse secondaire reste valide. À condition qu’elle ait été menée récemment, les résultats d’une évaluation des systèmes de données (section 1) peuvent aussi être utilisés pour fournir des données sur la disponibilité des services. CALCUL DES INDICATEURS Les méthodes suivies pour le calcul, l’analyse et l’interprétation des indicateurs aux niveaux infranational et national doivent être basées sur les méthodes d’échantillonnage et sur la manière dont les informations seront utilisées ; par exemple, si les données sont collectées dans le cadre du processus d’une Supervision de soutien réalisée de manière systématique, et donc sur un échantillon par choix raisonné, l’utilisation du nombre total d’établissements de santé dans le pays comme dénominateur pour le calcul de l’indicateur concernant la disponibilité des services (indicateur DS1) ne permet d’obtenir une mesure valide et satisfaisante que si l’ensemble des établissements de santé fournissant des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont inclus dans le numérateur. Par ailleurs, lorsque les données permettant le calcul des indicateurs sont collectées par le biais d’un recensement de l’ensemble des établissements de santé du pays (ou d’une unité infranationale), le nombre total d’établissements de santé dans le pays (ou de l’unité infranationale) peut être utilisé comme dénominateur pour calculer l’indicateur DS1, ce qui permettra d’obtenir une mesure valide et satisfaisante ; en effet, l’ensemble des établissements de santé a été évalué, et l’ensemble des établissements de santé où sont fournis des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus est censé être inclus dans le numérateur. Des exemples pratiques de la façon dont différents dénominateurs et différentes méthodes d’échantillonnage influent sur les indicateurs de chaque catégorie figurent au Tableau 4.7. Remarque sur la qualité des données : dans les pays où certains prestataires de services font des rotations d’une structure de soins à une autre, il existe un risque d’enregistrer des doublons lors de l’agrégation des données concernant la dotation en personnel. Ce problème peut être résolu en intégrant des éléments de données supplémentaires permettant d’identifier les prestataires effectuant des rotations, ainsi que le nom des différentes structures de soins où ils effectuent ces rotations. ÉLÉMENTS À PRENDRE EN CONSIDÉRATION LORS DE L’INTÉGRATION DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS DANS DES ENQUÊTES EXISTANTES Des enquêtes qui ne sont pas spécifiques à certaines maladies et qui sont menées dans les établissements de santé au niveau mondial, par exemple les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services [en anglais service provision assessment (SPA)], sont menées régulièrement par de nombreux pays. Cependant, ces enquêtes menées à grande échelle ne permettent pas toujours de collecter les informations nécessaires pour calculer l’ensemble complet des indicateurs. Un ensemble plus restreint d’indicateurs traceurs est présenté au Tableau 4.6 ; ils peuvent être pris en compte pour tirer parti de ces enquêtes menées à grande échelle afin d’obtenir des informations sur la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Pour aider au suivi des tendances, le Tableau 4.6 donne la correspondance entre ces indicateurs traceurs et les indicateurs concernant le suivi de la disponibilité, de la capacité opérationnelle et de la qualité (en spécifiant la catégorie pertinente) figurant dans l’outil de Supervision de soutien. Ces enquêtes de portée générale menées dans les établissements de santé permettent rarement d’évaluer la présence de l’ensemble du matériel, des fournitures et des médicaments nécessaires pour fournir les services (se référer aux Listes des quantités minimales requises de matériel, de fournitures et de produits de base). Un ensemble d’éléments traceurs est donc proposé, chacun pouvant être éventuellement intégré dans ces enquêtes. Ces éléments traceurs correspondent aux éléments ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 246 qui, en cas de rupture de stock ou lorsqu’ils ne sont pas opérationnels, ont le plus souvent un impact négatif sur la capacité d’un établissement de santé à fournir des services. Leur liste doit être adaptée en fonction du contexte. Il est important de noter que lors de l’évaluation d’une structure de soins par le biais du processus de Supervision de soutien ou d’une Évaluation autonome de la capacité opérationnelle, l’ensemble des éléments de chaque catégorie doit être évalué par rapport à la norme, le minimum nécessaire pour fournir des services de qualité étant représenté par l’ensemble des éléments. ADAPTATION DE L’OUTIL ET DES INDICATEURS VENTILATION DES INDICATEURS Des éléments de données supplémentaires peuvent être inclus dans la collecte des données pour permettre une ventilation (décomposition) plus fine des informations lors de l’analyse : types de services de dépistage et de traitement ; niveau ou type de structure de soins (par exemple, soins de santé primaires, soins tertiaires ou poste de santé, hôpital de recours) ; gestion ou propriété des structures de soins (par exemple, public, privé, ONG, etc.) ; fréquence de la prestation de services (par exemple, à plein temps, 1 à 2 jours par semaine, etc.) ; ou toute autre catégorie pertinente en fonction des priorités nationales ou du programme. CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Cet outil est actuellement prévu pour la collecte d’informations concernant le dépistage du cancer du col de l’utérus, le traitement des lésions précancéreuses et le diagnostic des lésions précancéreuses et du cancer. Lors de la planification de l’élargissement des services ou de l’introduction de services de dépistage, il est essentiel de bien connaître la disponibilité et la répartition géographique des services de traitement du cancer invasif et de soins palliatifs. Dans de nombreux pays, ces services de prise en charge de pointe ne sont proposés que dans un nombre très limité d’établissements de santé du niveau tertiaire. Lorsque ces services de prise en charge de pointe sont fournis dans un grand nombre d’établissements de santé, ou au contraire lorsque l’on souhaite collecter des informations pour montrer leur disponibilité limitée et utiliser ces informations pour un plaidoyer ou pour la planification, cet outil doit être adapté pour inclure les éléments de données pertinents. En fonction du contexte du programme, il sera possible d’ajouter aux listes de base des éléments et des normes figurant déjà dans les catégories pertinentes des éléments supplémentaires concernant la disponibilité en matériel de radiothérapie et de chirurgie, en médicaments pour la chimiothérapie et pour les soins palliatifs et en personnel formé pour fournir ces services. TABLEAU 4.6 Indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 1 : services DS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées** TDS1. Disponibilité des services : % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS2. Densité des structures de soins : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Catégorie relative à la ca- pacité opérationnelle 2 : utilisation des services CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objec- tifs pour les services de dépistage et de traitement*** TDS3. Utilisation des services : nombre de consultations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Catégorie relative à la capacité opération- nelle 3 : dotation en personnel CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés fournissant des services DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus TDS4. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, en comparant à un niveau de référence SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 247 Catégories relatives à la supervision de soutien et à la capacité opérationnelle des structures de soins Indicateur DS = Disponibilité des services CO = Capacité opérationnelle des structures de soins QS = Qualité des services Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services* TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins* TQS = Qualité des services Catégorie relative à la capacité opération- nelle 4 : dotation poten- tielle en personnel CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Catégorie relative à la capacité opération- nelle 5 : infrastructures CO5. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures de base pour fournir les services TCO2. % des structures de soins disposant des in- frastructures pour fournir les services de santé générale de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 6 : achats et chaîne d’approvisionnement CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvisionnement opérationnel Catégorie relative à la capacité opération- nelle 7 : matériel et fournitures CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 8 : prévention des infections CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de ma- tériel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence TCO4. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Catégorie relative à la capacité opération- nelle 9 : médicaments et tests CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base TCO5. % des structures de soins (fournissant des ser- vices en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Catégorie relative à la capacité opération- nelle 10 : gestion des données CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Catégorie relative à la capacité opération- nelle 11 : mécanismes d’orientation-recours CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels Catégorie relative à la capacité opération- nelle 12 : politiques et lignes directrices CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement accessible et bien comprise TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement acces- sible Catégorie relative à la capacité opération- nelle 13 : sensibilisation et mobilisation de la communauté CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la population, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Catégories évaluées uniquement au cours de la Supervision de soutien Catégorie relative à la performance 1 : compé- tence du prestataire QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques TQS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Catégorie relative à la performance 2.1 : collecte et gestion des données QS2.1. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données TQS2. % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Catégorie relative à la performance 2.2 : indi- cateurs clés et niveaux de référence QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Catégorie relative à la performance 3 : évaluations de la per- ception des clientes et de la communauté QS3. % des structures de soins se conformant à la norme de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus * Indicateurs calqués sur le modèle des indicateurs de SARA.1 ** Voir aussi les indicateurs de programme facultatifs à la section 3 Suivi des patientes et du programme. *** Aide à l’évaluation de l’accès aux services et de l’utilisation des services par l’examen et l’analyse des données permettant le calcul des indicateurs clés.. 1 Les indicateurs de l’enquête SARA peuvent être consultés à l’adresse suivante : http://www.who.int/healthinfo/systems/sara_reference_manual/en/. ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 248 TABLEAU 4.7 CALCUL DU DÉNOMINATEUR ET VALIDITÉ SOUS DIFFÉRENTES CONDITIONS – EXEMPLES AVEC PLUSIEURS INDICATEURS INDICATEUR EXEMPLE ÉCHANTILLON PAR CHOIX RAISONNÉ OU DONNÉES COLLECTÉES DE MANIÈRE SYSTÉMATIQUE (p. ex., lors d’une Supervision de soutien) MUESTRA DIRIGIDA O DATO OBTENIDO DE ORDINARIO (por ejemplo, supervisión de apoyo) RECENSEMENT DS1. % des struc- tures de soins fournissant des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NUM Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus NON NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** NON OUI CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées NUM Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON QS1. % des struc- tures de soins dont les presta- taires se confor- ment aux normes de performance des compétences cliniques NUM Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON NON DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées OUI DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI NON TCO2. % des structures de soins disposant des infrastruc- tures pour fournir les services de santé de base NUM Nombre des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé de base DEN A Nombre total de structures de soins dans le pays* NON CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesu- rer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers DEN B Nombre total de structures de soins désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus CONDITION : valide si l’ensemble des structures de soins désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus sont évaluées NON DEN C Nombre total de structures de soins évaluées** OUI CONDITION : le numérateur et le dénominateur doivent être ventilés en séparant les structures de soins fournissant et les structures de soins ne fournissant pas des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus, de manière à mesurer la capacité opérationnelle à fournir des services particuliers NUM = Numérateur ; DEN = Dénominateur * Pays ou unité infranationale définie ; le dénominateur est obtenu à partir du fichier centralisé des établissements de soins ou de tout autre registre complet et actualisé des structures de soins publiques et privées. **Dans un recensement, DEN C et DEN A sont identiques. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 249 OUTIL POUR L’AGRÉGATION ET L’ANALYSE DES DONNÉES : DISPONIBILITÉ DES SERVICES, CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS ET PERFORMANCE Cet outil a été conçu pour aider au calcul des indicateurs concernant la disponibilité des services, la capacité opérationnelle des structures de soins et la qualité des services au niveau national ou infranational (par exemple, au niveau d’une province, d’un district, etc.) en permettant d’agréger les données de manière systématique. Si les informations sont collectées et analysées au niveau infranational, il conviendra de le préciser, le cas échéant, dans les tableaux ci-dessous. Les informations provenant de l’ensemble des unités infranationales du pays pourront ensuite être agrégées pour calculer les indicateurs au niveau national. Avant d’agréger et d’examiner les données, il est important de s’assurer que les questions servant à l’examen des données ont été adaptées de manière à inclure l’ensemble des variables souhaitées pour la ventilation des indicateurs (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, structures de soins du secteur public ou privé, etc.). INFORMATIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES Nom du pays : _________________________________________________________________________ Unité au niveau infranational (le cas échéant):_______ Nom de l’unité infranationale (le cas échéant):_________ Date d’examen des données (JJ/MM/AAAA): ________________________________________________________ Date de l’examen des données précédent (JJ/MM/AAAA):______________ _________________________________ Personnes ayant examiné les données : Nom de ces personnes et rôle joué dans l’examen des données:____________ QUESTIONS SERVANT À L’EXAMEN DES DONNÉES 1. Combien existe-t-il de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) ? ____________________________________ Source(s) des données:____________________ 2. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 2.1. Combien de structures de soins dans le pays (ou dans l’unité au niveau infranational) fournissent chaque type de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 3. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? _______________________________ Source(s) des données : ____________________ 3.1. Combien d’agents de santé formés fournissent dans le pays (ou dans l’unité infranationale) chacun des différents types de services ? Frottis : __________ IVA : __________ IVL : __________ Test VPH (collecte des prélèvements) : __________ Test VPH (réalisation du test) : __________ Cryothérapie : __________ Approche à visite unique : __________ RAD : __________ Colposcopie : __________ Biopsie : __________ Curetage endocervical : __________ Examen histologique/anatomopathologique : _________ Autre : __________ Source(s) des données : _______________________ 4. Quelle est la population cible pour les services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ? ________________________________ Tranche d’âge cible : 30 à 49 ans Autre (préciser) __________________________ Nombre de femmes dans la tranche d’âge cible de la population (préciser s’il s’agit du niveau national ou d’une zone du niveau infranational) : __________________ Source(s) des données : _______________________ ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 250 5. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ 6. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? ____________________________________ Source(s) des données : ____________________ 7. Selon les estimations, quel est le nombre de femmes ayant besoin de services de prise en charge et de traitement du cancer invasif du col de l’utérus (objectif) ? _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Source(s) des données : ____________________ INDICATEURS DE LA DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET DE LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A/B x 100) Dépistage Traitement des lésions précancéreuses Diagnostic des lésions précancéreuses et diagnostic du cancer invasif du col de l’utérus Approche à visite unique (dépistage et traitement proposés au cours de la même visite) DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEUR DE BASE VENTILÉ PAR TYPE DE SERVICE Service Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé proposant chacun de ces services (A2) Nombre total de structures de soins du secteur public et du secteur privé (B) Disponibilité du service (A2/B x 100) DÉPISTAGE Frottis IVA (dépistage ou triage) IVL Test VPH (collecte des prélèvements) Test VPH (réalisation du test) Colposcopie (triage) Autre : _____________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* ___________________ Frottis : ________________________ IVA (dépistage ou triage) :____________ IVL : __________________________ Test VPH (collecte des prélèvements) : ____ Test VPH (réalisation du test) _________ Colposcopie (triage) : ______________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de dépistage :* __________________________ TRAITEMENT DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES Cryothérapie RAD Autre : ______________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de traitement des lésions précancéreuses :* _____________________________ Cryothérapie : ___________________ RAD : _________________________ Autre : ________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de traitement des lé- sions précancéreuses :** ____________ DIAGNOSTIC DES LÉSIONS PRÉCANCÉREUSES ET DU CANCER INVASIF DU COL DE L’UTÉRUS Colposcopie (pour le diagnostic) Curetage endocervical Biopsie Examen histologique/ anatomopathologique Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ TOTAL fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :* _____________ Colposcopie (pour le diagnostic) : ______ Curetage endocervical : _____________ Biopsie: ________________________ Examen histologique/ anatomopatholo- gique : _________________________ % des structures de soins fournissant AU MOINS UN service de diagnostic :** _______________________________ * Certaines structures de soins pouvant fournir plus d’un service, le total ne correspond pas toujours à la somme des différents services comptabilisés pour chaque structure de soins. ** Le numérateur est le nombre TOTAL de structures de soins fournissant au moins l’un des services de traitement des lésions précancéreuses ou des services de diagnostic, selon le cas. SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 251 DISPONIBILITÉ DES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS FACULTATIFS (DENSITÉ DES STRUCTURES DE SOINS, DENSITÉ DES UNITÉS MOBILES, DENSITÉ DES AGENTS DE SANTÉ) Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur (B) Pourcentage (A/B X 100) DS2. Densité des structures de soins : nombre de struc- tures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus ou par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : DS2.1. Densité des unités mobiles : nombre de structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus par population de 5000 femmes, si la taille de la population cible n’est pas connue Nombre d’unités mobiles fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus (sous-ensemble du numéra- teur de DS) : Nombre dans la popula- tion cible : DS3. Densité des agents de santé : nombre d’agents de santé formés fournissant des services de dépistage du cancer du col de l’utérus par population cible de 5000 femmes, et en comparant à un niveau de référence Nombre d’agents de santé formés fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre dans la popula- tion cible : CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS À FOURNIR LES SERVICES EN RAPPORT AVEC LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS : INDICATEURS DE BASE Les indicateurs peuvent être adaptés pour permettre une ventilation en fonction de certains éléments clés (par exemple, type de service, personnel ou services à temps plein ou à temps partiel, niveau de structure de soins, etc.) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) CO1. % des structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées Nombre de structures de soins fournissant les services pour lesquels elles ont été désignées : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO2. % des structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement Nombre de structures de soins ayant atteint leurs objectifs pour les services de dépistage et de traitement : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO3. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires for- més fournissant des services Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de prestataires formés four- nissant des services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO4. % des structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des services une fois formés Nombre de structures de soins disposant d’un nombre suffisant de membres du personnel qui répondent aux critères de sélection pour être formés aux compétences souhaitées et qui seront disponibles pour fournir des ser- vices une fois formés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO5. % des structures de soins disposant des in- frastructures de base pour fournir les services Nombre de structures de soins disposant des infrastructures de base pour fournir les services : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO6. % des structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’ap- provisionnement opérationnel Nombre de structures de soins disposant d’un système d’achats et de chaîne d’approvision- nement opérationnel : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 252 Tableau (suite) CO7. % des structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de four- nitures en état de marche/ opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour fournir les services, du minimum requis de matériel et de fournitures en état de marche/ opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO8. % des structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de maté- riel et de fournitures en état de marche/opérationnels en permanence Nombre de structures de soins disposant, pour assurer la prévention des infections, du minimum requis de matériel et de fourni- tures en état de marche/opérationnels en permanence : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO9. % des structures de soins disposant en perma- nence des médicaments et des tests de base Nombre de structures de soins disposant en permanence des médicaments et des tests de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO10. % des structures de soins où les documents et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place Nombre de structures de soins où les docu- ments et les processus de base nécessaires à la gestion des données sont en place : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO11. % des structures de soins disposant de méca- nismes d’orientation-recours clairement définis et opéra- tionnels Nombre de structures de soins disposant de mécanismes d’orientation-recours clairement définis et opérationnels : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO12. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales perti- nentes est facilement acces- sible et bien comprise Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices et des politiques nationales pertinentes est facilement acces- sible et bien comprise : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : CO13. % des structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popu- lation, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés Nombre de structures de soins ayant mené au cours des trois derniers mois des activités pour faire connaître le sujet et sensibiliser la popula- tion, en utilisant différents types de documents et de supports actualisés : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rap- port avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 253 DISPONIBILITÉ DES SERVICES ET CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE DES STRUCTURES DE SOINS : INDICATEURS TRACEURS (PERSONNEL ET FORMATION, MATÉRIEL, PRODUITS DE DIAGNOSTIC ET MÉDICAMENTS) Indicateur traceur TDS = Disponibilité des services TCO = Capacité opérationnelle des structures de soins Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) TDS1. % des structures de soins fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateur de base TDS2. Infrastructures de santé : densité des struc- tures de soins  Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TDS3. Utilisation des services : nombre de consul- tations (p. ex., dépistage, cryothérapie, etc.) par habitant et par an Nombre de consultations (p. ex., dé- pistage, cryothérapie, RAD) au cours d’une période de 12 mois : Nombre de patientes uniques (au cours d’une période de 12 mois) : TDS4. Personnel de santé : densité des agents de santé Se référer à Disponibilité des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : indicateurs facultatifs TCO1. % des structures de soins disposant d’au moins 1 membre du personnel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le can- cer du col de l’utérus Nombre de structures de soins dispo- sant d’au moins 1 membre du person- nel formé fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO2. % des structures de soins disposant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base Nombre de structures de soins dispo- sant des infrastructures pour fournir les services de santé générale de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO3. % des structures de soins disposant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins dispo- sant du minimum requis de matériel et de fournitures (ou du minimum requis d’éléments traceurs) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO4. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infections pour fournir les services de santé généraux de base Nombre de structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant de mécanismes de prévention et de lutte contre les infec- tions pour fournir les services de santé généraux de base : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO5. % des structures de soins (fournissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus) disposant des éléments mini- maux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation Nombre de structures de soins (four- nissant des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’uté- rus) disposant des éléments minimaux (ou des éléments traceurs minimaux) le jour de l’évaluation : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : TCO6. % des structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facile- ment accessible Nombre de structures de soins où la dernière version des lignes directrices pertinentes est facilement accessible : Nombre de structures de soins évaluées ou désignées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 254 INDICATEURS DE PERFORMANCE DES PRESTATAIRES ET DES STRUCTURES DE SOINS QUALITÉ DES SERVICES ET DES DONNÉES : INDICATEURS DE PERFORMANCE Remarque : QS1 et QS2.1 sont des indicateurs traceurs de la qualité des services et des données (se référer au Tableau 4.6) Indicateur Numérateur (A) Dénominateur* (B) Pourcentage (A/B X 100) QS1. % des structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques Nombre de structures de soins dont les prestataires se conforment aux normes de performance des compé- tences cliniques : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.1 % des structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données Nombre de structures de soins se conformant aux normes de collecte et de gestion des données :: Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS2.2. % des structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints Nombre de structures de soins où les indicateurs clés et leurs objectifs sont bien compris, et où les niveaux de référence sont atteints : Nombre de structures de soins évaluées ou dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : QS3. % des structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la percep- tion des clientes et de la communauté pour connaître la qualité des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins se conformant aux normes de performance des Évaluations de la perception des clientes et de la commu- nauté pour connaître la quali- té des services de prévention du cancer du col de l’utérus Nombre de structures de soins évaluées ou nombre de structures de soins dé- signées pour fournir des services en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus : * Des informations plus détaillées se trouvent au Tableau 4.6 LISTES DES QUANTITÉS MINIMALES REQUISES DE MATÉRIEL, DE FOURNITURES ET DE PRODUITS DE BASE Les listes d’articles de base pour chaque service présentées ci-dessous s’ajoutent aux conditions minimales requises exposées dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 5 : infrastructures et dans la Catégorie relative à la capacité opérationnelle 8 : prévention des infections (se référer à l’outil de Supervision de soutien). La disponibilité et l’état de fonctionnement de l’ensemble de ces éléments de base doivent être évalués afin de déterminer si une structure de soins donnée dispose de la capacité opérationnelle suffisante pour fournir des services ; cependant, les ressources et les capacités ne sont pas toujours suffisantes pour intégrer l’ensemble de ces éléments dans les enquêtes existantes menées au niveau national ou infranational et faisant le suivi de la prestation des services de santé générale [par exemple, les enquêtes SARA et les Évaluations de la prestation de services (SPA)]. Il est alors possible d’envisager d’y inclure un ensemble limité d’éléments traceurs. Éléments à prendre en considération dans les pays où la prévalence de l’infection à VIH est élevée : chez les femmes séropositives pour le VIH, le taux de positivité au test de dépistage est généralement plus élevé (souvent deux fois plus élevé) que chez les femmes séronégatives. Le taux de femmes qui remplissent les critères pour être traitées par cryothérapie peut également être inférieur en cas de séropositivité pour le VIH. Les estimations des quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous devront donc parfois être adaptées dans les zones où la prévalence de l’infection à VIH est élevée ; cette adaptation se fera en fonction de l’analyse des tendances en matière de prestation de services et de l’épidémiologie de la maladie. Remarque sur le gaspillage de matériel : les quantités minimales indiquées dans les listes ci-dessous ne tiennent pas compte du gaspillage ; les estimations finales devront donc être ajustées en fonction du contexte. MATÉRIEL ET FOURNITURES POUR LA RÉALISATION DE L’IVA ET DE LA CRYOTHÉRAPIE : REMARQUES SUR L’ESTIMATION DES QUANTITÉS MINIMALES (LISTES 1 À 4) Les estimations des quantités sont basées sur les hypothèses suivantes : SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 255 • Le taux de positivité de l’IVA est de 5 à 10 %, l’estimation étant basée sur un taux de positivité de l’IVA de 10 % ; • Le taux de femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie est de 85 %, avec l’ensemble des femmes remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie recevant ce traitement. Sur la base de ces hypothèses, il a dont été estimé que 10 femmes sur 100 auront un test par IVA positif, et qu’environ 9 d’entre elles seront traitées par cryothérapie. Pour faciliter le calcul, il a été retenu que 10 procédures de cryothérapie sont réalisées pour 100 femmes bénéficiant d’un dépistage. TEST VPH ET EXAMEN CYTOLOGIQUE : REMARQUE SUR L’ÉVALUATION DU MATÉRIEL ET DES FOURNITURES (LISTES 5 ET 6) Dans la majorité des cas, la collecte des prélèvements pour le dépistage du VPH et pour l’examen cytologique est réalisée dans une structure de soins, tandis que les tests sur ces prélèvements sont réalisés dans un laboratoire ; la disponibilité des services et la capacité opérationnelle devront donc être évaluées dans ces deux endroits. Certains établissements de santé comme les hôpitaux régionaux disposent parfois de laboratoires sur place ; cependant, le test lui-même est souvent réalisé dans un endroit différent de celui où le prélèvement est collecté. La disponibilité en matériel et en fournitures ainsi que la performance des prestataires pour la réalisation du test VPH et de l’examen cytologique doivent être évaluées dans la structure de soins où est réalisé le dépistage et dans le laboratoire. Les performances des laboratoires doivent être évaluées à l’aide des mesures d’assurance de la qualité existantes. Des informations supplémentaires sur les processus à suivre dans les laboratoires pour la réalisation du test VPH se trouvent dans le document Integrating HPV testing in cervical cancer screening programs: a manual for program managers [PAHO, 2016] et dans les recommandations pertinentes des fabricants de tests. Des informations supplémentaires concernant l’examen cytologique peuvent être trouvées dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. Les estimations des quantités minimales présentées dans les listes 5 et 6 sont basées sur les besoins en tests de recherche de l’ADN du VPH, en utilisant à titre d’exemple la plateforme de test CareHPV ; elles viennent s’ajouter aux quantités requises pour le fonctionnement général du laboratoire. Il est important de noter que les manuels fournis par les fabricants et spécifiques aux différents tests VPH doivent être référencés et utilisés lors de l’adaptation de ces listes. LISTE 1. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Dans la liste ci-dessous, la quantité de matériel nécessaire est prévue pour la consultation de 10 clientes par jour ou par période de travail dans une salle d’examen. Les quantités devront être ajustées si le nombre de clientes vues chaque jour est plus élevé, à moins que les instruments puissent être correctement traités pendant les heures de travail sans interrompre la succession des clientes dans les consultations. Les éléments pris en considération pour estimer le nombre de clientes ayant bénéficié d’un dépistage sont basés sur la charge de travail attendue et sont déterminés par un certain nombre de facteurs, notamment selon que les services sont ou non : 1) intégrés à d’autres services de santé reproductive, 2) fournis uniquement certains jours préétablis, 3) fournis lors d’activités extra-institutionnelles ou de services mobiles, ou 4) fournis dans le cadre d’une campagne de masse. Équipements et matériel non consommable pour l’IVA Quantité minimale Commentaires Spéculums – spéculums métalliques à deux valves Graves (taille moyenne et grande taille)* 10 (8 de taille moyenne et 2 de grande taille) Pince à anneau ou porte-tampon 10 En cas d’utilisation de brochettes en bois (voir la liste des fournitures/consommables ci-dessous), les pinces à an- neau ou porte-tampon ne sont pas nécessaires. Haricots 2 Table d’examen gynécologique 1 Toile imperméable 2 L’essuyer entre chaque cliente avec une solution chlorée diluée à 0,5 %. Lampe col-de-cygne (ou toute autre source de lumière de qualité, par exemple une lampe torche) 1 Plateaux ou chariots à instruments 1 Godets à prélèvements/cupules (vinaigre) 1 Tabouret à roulettes réglable 1 Minuterie, horloge ou montre 1 Paravents de confidentialité 1 Évalués dans la Catégorie 5: infrastructures. Alèses et blouses d’hôpital 10 Il est aussi possible de faire savoir dans la communauté que les femmes venant pour un dépistage doivent appor- ter leur sarong ou un vêtement similaire qui servira d’alèse. *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 256 LISTE 2. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR L’IVA (En plus de ceux figurant dans la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Matériel consommable pour l’IVA Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Gants d’examen propres, non stériles – boîte de 100 4 boîtes Prévoir 4 gants par cliente ; la taille des gants varie d’un prestataire à l’autre. Acide acétique à 3 à 5 % (vinaigre blanc) – bouteille de 1 L* 1,5 L Prévoir 15 cc/client. Rouleau de coton pour faire des boules de coton <1 Prévoir 3 boules de coton/cliente. Brochettes en bois 300 En cas d’utilisation de pinces à anneau ou de porte-tam- pon (se référer à la liste des équipements et du matériel non consommables), les brochettes en bois ne sont pas nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Rouleau de gaze non stérile <1 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Chlore pour faire une solution à 0,5 % 2 L La quantité requise varie en fonction des situations. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. Préservatifs pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Abaisse-langues pour écarter les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 *Élément traceur LISTE 3. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures) Équipements et matériel non consommable pour la cryothérapie Quantité minimale Commentaires Système utilisé pour la cryothérapie avec des embouts pour sonde cryogénique à extrémité courte (2 de 19 mm et 1 de 25 mm)* 2 Réservoirs (pour le dioxyde de carbone ou le protoxyde d’azote) 2 Un réservoir représente le strict minimum, mais il est recommandé d’en avoir deux pour prévenir les interruptions dans la prestation de services. Godet à prélèvements/cupule supplémentaire pour y conserver les boules de coton trempées d’alcool (pour nettoyer/désinfec- ter le système utilisé pour la cryothérapie) 1 Godets à prélèvements/cupules traités par désinfection radi- cale (pour conserver les embouts de sonde cryogénique, et pour procéder à une désinfection radicale de ces embouts, si celle-ci n’est pas faite à l’autoclave) 2 *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 257 LISTE 4. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA CRYOTHÉRAPIE (En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA et la liste pour la prévention des infections) Matériel consommable pour la cryothérapie Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Dioxyde de carbone ou protoxyde d’azote * Un réservoir de 20 livres pour 8 à 12 traitements Un réservoir de 20 livres permet habituellement de réaliser 8 à 12 traitements ; ce chiffre varie cependant beaucoup, et dépend des conditions rencontrées sur le terrain ; le suivi des tendances dans la prestation de services aidera à obtenir une estimation du nombre de femmes ayant besoin d’un traitement par cryothérapie et des quantités de fournitures nécessaires. Tampons de coton de petite taille 100 Spatules en bois (abaisse-langues) : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones 10 Préservatifs : • Pour réaliser la cryothérapie en écartant les parois vaginales, lorsque celles-ci sont atones • Pour être utilisés après lubrification, en l’absence d’abstinence de rapports sexuels pendant six se- maines (fait partie des soins effectués par la femme elle-même dans les suites de la cryothérapie) 5 50 Serviettes hygiéniques 10 Piles (taille AA) 2 En fonction de l’utilisation ou non de lampes torches, et de la taille de ces lampes. Alcool éthylique ou isopropylique dilué à 70-90 % : • Pour désinfecter le système utilisé pour la cryothéra- pie, et pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, si ceux-ci ne sont pas désinfectés à l’autoclave • Pour la désinfection radicale des embouts de sonde cryogénique, la solution doit être changée chaque semaine • Prévoir environ 100 ml par semaine Variable L’estimation du volume à prévoir dépend de l’utilisation ou non de cet alcool pour la réalisation d’une désinfection ra- dicale, et du nombre de cas de cryothérapie par semaine. Cet élément est évalué dans la Catégorie 8 : prévention des infections. *Élément traceur LISTE 5. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité minimale Commentaires Porte-tubes ou autre mécanisme pour stocker et transporter des prélèvements en position verticale Au moins 1 Dépend du nombre de prélèvements collectés dans la structure de soins. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin d’un porte-tubes ou d’un autre mécanisme pouvant transporter 90 tubes par lot de tests. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité minimale Commentaires Machine pour réaliser les tests, avec câbles de connexion électrique* 1 La réalisation de tests VPH avec la plateforme CareHPV requiert une machine comprenant un élément chauffant, un agitateur et un luminomètre. Pipette à volume fixe 1 L’utilisation de la plateforme CareHPV requiert une pipette à volume fixe de 50 □L. Pipette à répétition à volume variable 1 Réfrigérateur à 4 °C 1 Un réfrigérateur de 165 cm de hauteur, 70 cm de largeur et 76 cm de profon- deur peut contenir 20 kits de test CareHPV. Dispositif de protection contre les surtensions (mini- mum 1500 VA) 1 Dispositif de mesure de la température et de l’humidité 1 *Élément traceur ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS SECTION 4 258 LISTE 6. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DES TESTS VPH Cette liste est un exemple basé sur les besoins en test de recherche de l’ADN du VPH utilisant la plateforme de test CareHPV (et les procédures de laboratoire générales). Elle devra être adaptée en se servant des manuels fournis par les fabricants de kits. La liste ci-dessous s’ajoute aux éléments requis pour l’IVA (sauf l’acide acétique), la prévention des infections et les infrastructures. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DE LA STRUCTURE DE SOINS OÙ EST RÉALISÉ LE DÉPISTAGE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Brosses ou écouvillons pour la collecte des prélèvements 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses et de 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. Milieu de transport pour les prélèvements* 110 Comprend 10 % supplémentaires pour couvrir les cas où il pourrait être nécessaire de prendre un nouveau prélèvement. Un kit de test CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles) ; par conséquent, une structure de soins aura besoin de 90 brosses ou 90 tubes par lot de test pour un lot de tests CareHPV. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION DE TESTS VPH REQUIS AU NIVEAU DU LABORATOIRE Éléments Quantité pour la réalisation d’un dépistage chez 100 femmes Commentaires Microplaque et réactifs pour le test (kit de test VPH)* 1 + 1 microplaque CareHPV permet de tester 90 prélèvements (+ 6 contrôles). Lunettes de sécurité 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Blouse de laboratoire 1 Par laboratoire, ou par technicien de laboratoire. Gants non poudrés 4 à 6 par lot de tests Pour 1 technicien de laboratoire, avec un changement de gants entre chaque étape. Embouts pour micropipettes Variable Dépend du kit utilisé. L’utilisation d’un kit de test CareHPV requiert 96 embouts stériles de 200 □L avec filtre, 1 embout de 1,25□L et 4 embouts de 1,0□L Porte-tubes Variable 2 à 3 porte-tubes d’une capacité de 50 tubes sont habituellement suffi- sants pour un laboratoire où la charge de travail est modérée ; les porte- tubes en mousse pour 50 à 100 tubes peuvent être réutilisés. Papier absorbant 10 à 20 feuilles *Élément traceur SECTION 4ENQUÊTES DANS LES STRUCTURES DE SOINS 259 LISTE 7. ÉQUIPEMENTS ET MATÉRIEL NON CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures CYTOLOGIE Élément Commentaire Microscope optique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Élément Commentaire Colposcope* Y compris un colposcope transportable, le cas échéant. Pince à biopsie Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Pince à anneau Uniquement en cas de colposcopie avec biopsie. Curette endocervicale RAD Élément Commentaire Générateur électrochirurgical pour RAD (avec évacuateur de fumée) et manche porte-électrode* Électrode neutre Électrode à anse et électrode à boule* Électrode de terre Manche porte-électrode Spéculum non conducteur (doublé) et tubulure Pince à anneau/porte-tampon Pince à tissus longue Tensiomètre (mesure au bras ou au poignet) Porte-aiguille long *Élément traceur. LISTE 8. MATÉRIEL CONSOMMABLE POUR LA RÉALISATION D’AUTRES SERVICES En plus de ceux figurant dans la liste pour l’IVA, la liste pour la prévention des infections et la liste pour les infrastructures ESTUDIO CITOLÓGICO Éléments Commentaire Lames et lamelles de verre * Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Spatule ou brosse En bois ou en plastique ; pour les prélèvements. Fixateur pour examen cytologique* Pour les frottis/tests de Papanicolaou conventionnels. Milieu de transport (liquide) dans des contenants individuels pour prélèvements* Pour la cytologie en milieu liquide. Étiquettes pour les prélèvements (et un stylo ou un marqueur pour l’identification) IVL Éléments Commentaire Solution de Lugol COLPOSCOPIE, BIOPSIE, CURETAGE ENDOCERVICAL Éléments Commentaire Pâte de Monsel En cas de colposcopie avec biopsie. Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % En cas de colposcopie avec biopsie. RAD Éléments Commentaire Aiguille à ponction lombaire (22G, 25G ou 27G) de 90 mm de lon- gueur Lidocaïne (1 ou 2 %) adrénalinée (1:200 000) Ou les éléments pour préparer l’équivalent, si non disponible. Lidocaïne (1 ou 2 %) seule* Pâte de Monsel Contenant à prélèvement avec solution de formol diluée à 10 % Pour les RAD avec collecte de prélèvements (pour examen histopa- thologique). *Élément traceur

CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5 CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 262 Le but d’un programme complet de lutte contre le cancer du col de l’utérus est de réduire la charge de morbidité liée à cette maladie (i) en diminuant les infections par le virus du papillome humain (VPH), (ii) en détectant et en traitant les lésions précancéreuses du col de l’utérus, et (iii) en fournissant en temps voulu un traitement et des soins palliatifs en cas de cancer invasif [WHO, 2014]. Pour atteindre ce but, l’OMS recommande de mettre en œuvre deux interventions stratégiques principales: 1) l’introduction du vaccin anti-VPH chez les filles âgées de 9 à 13 ans, conformément aux directives de l’OMS ; et 2) l’introduction du dépistage et du traitement du cancer du col de l’utérus. La planification et la mise en œuvre de programmes efficaces et pérennes de lutte contre le cancer du col de l’utérus capables d’atteindre ce but nécessitent une bonne connaissance des investissements financiers qui seront nécessaires au fil du temps. Pour décider de la nature des services à introduire ou à étendre à plus grande échelle ainsi que du moment et des endroits où le faire, les responsables de l’élaboration des politiques et les directeurs de programmes ont besoin de projections des coûts associés à l’introduction des différentes interventions utilisées dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les questions clés permettant de déterminer la pérennité et la possibilité d’étendre les programmes comprennent notamment l’estimation et l’analyse des coûts de la prestation des services ainsi que celle des coûts associés aux interventions suivantes : mobilisation sociale ; information, éducation et communication (IEC) ; communication incitant à un changement des comportements ; formation ; supervision ; et suivi et évaluation. Cette section présente un processus et un outil qui facilitent l’analyse des coûts ainsi que la planification et qui permettent aux utilisateurs : • D’obtenir une estimation des coûts et de la couverture des services en fonction des données disponibles et des besoins au niveau national et infranational ; • D’obtenir une estimation des coûts financiers, des coûts économiques, des coûts initiaux et des coûts récurrents des programmes et des interventions de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • D’obtenir une estimation des taux de couverture des services en se basant sur leur coût, leur distribution, les besoins de la population et l’extension prévue ; et • D’explorer comment évoluent les coûts en fonction de l’accès aux services en utilisant différents modèles de prestation de services publics. Le module concernant le dépistage et le traitement de l’Outil d’évaluation des coûts de la prévention et de la lutte contre le cancer du col de l’utérus (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – Screening and Treatment, soit C4P-ST) présenté dans cette section est un outil d’analyse de données en format Excel spécialement conçu pour permettre aux directeurs et aux planificateurs de programmes d’évaluer, d’analyser et de synthétiser les coûts des programmes et des services de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il a été élaboré par l’OMS en complément du module traitant du calcul des coûts des programmes de vaccination contre le VPH (en anglais, Cervical Cancer Prevention and Control Costing Tool – VPH, soit C4P-HPV). Le processus d’analyse et de planification pour lequel l’outil C4P-ST a été conçu est adaptable à de nombreux cas de figure. Sa conduite à bon terme nécessite la participation d’un conseiller-modérateur qualifié, ainsi que l’adhésion et l’engagement résolus du gouvernement national et des partenaires engagés dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les rôles clés dans ce processus comprennent un(des) utilisateur(s) (la ou les personne(s) qui entrent et analysent les données à l’aide de l’outil Excel) et une équipe multidisciplinaire de partenaires qui participent au processus plus large de planification et de calcul des coûts. (L’outil C4P-ST et le soutien d’un conseiller-modérateur qualifié peuvent être demandés à l’adresse suivante : ncdsurveillance@who.int.) INTRODUCTION SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 263 OBJECTIF Dans les pays avec un programme ou un plan stratégique de lutte contre le cancer du col de l’utérus et une prestation de services déjà opérationnels, le processus permet aux partenaires d’examiner, d’analyser, de vérifier et de mettre à jour de manière structurée les hypothèses essentielles de ce plan existant. Ces hypothèses peuvent avoir un impact important sur les coûts du programme. La comparaison des coûts de différents scénarios de dépistage et de traitement, en faisant varier l’importance relative accordée à certains éléments du programme, permet d’aider à élaborer de nouveaux plans en vue d’une extension à grande échelle ou d’une modification des plans existants. Par ailleurs, des analyses rétrospectives peuvent être utilisées pour valider les coûts prévisionnels des demandes de budget actuelles ainsi que pour améliorer l’exactitude des coûts et de la budgétisation au fil du temps. Dans les pays sans plan stratégique, programme ou service de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le processus peut aider à définir de manière opérationnelle les principaux éléments constitutifs du programme nécessaires à la mise en œuvre d’un tel plan, à déterminer les hypothèses essentielles connexes et à faire une estimation des coûts sur la base d’hypothèses et d’entrées (données réelles). En l’absence de données sur les coûts spécifiques au pays, les entrées pré-intégrées dans l’outil peuvent être utilisées lors du calcul des coûts des plans stratégiques initiaux. Dans de nombreux pays, des processus de planification et de calcul des coûts sont déjà en place pour des programmes de santé en général. Dans certains pays, il existe aussi des processus spécifiques pour les programmes de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus. Les processus et les outils opérationnels existants peuvent être comparés au processus de planification, à l’outil d’analyse des coûts, ainsi qu’aux entrées et aux hypothèses essentielles du C4P-ST (se référer à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre) afin de repérer les éventuelles améliorations à apporter. S’ils n’en sont qu’à leurs débuts, les programmes peuvent également, en plus d’utiliser les informations présentées dans cette section, se référer aux recommandations exhaustives pour l’organisation et l’élaboration de programmes nationaux de lutte contre le cancer du col de l’utérus présentées dans la publication de l’OMS La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]. RÔLES ET RESPONSABILITÉS Les meilleures pratiques pour le calcul des coûts du programme comprennent des processus de planification pouvant être adaptés à de nombreux cas de figure et qui requièrent une équipe de partenaires multidisciplinaires. L’équipe de planification et de calcul des coûts dans le pays doit si possible comprendre les personnes suivantes : • Un conseiller-modérateur impartial formé à l’utilisation de l’outil C4P-ST ; • Une personnalité influente au niveau national et dont l’appui facilite l’adhésion et l’engagement des différents partenaires dans le pays ; • Un responsable technique (« utilisateur ») qui a accès aux données requises et sera responsable de la collecte des données primaires ; • Un ou plusieurs économistes de la santé ou une personne ayant des compétences dans les analyses quantitatives et une formation en économie ou en financement (« utilisateur ») ; et • Des experts du cancer du col de l’utérus impliqués dans la planification stratégique et l’extension des programmes de lutte contre ce cancer, ainsi que d’autres partenaires. Les membres de l’équipe identifiés comme des « utilisateurs », c’est-à-dire ceux qui seront responsables de la saisie des données et du pilotage de l’outil Excel, doivent avoir des connaissances solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts. La composition de l’équipe sera basée principalement sur les préférences du pays, avec le soutien et les orientations apportées par le conseiller-modérateur formé. LE PROCESSUS D’ANALYSE DES COÛTS ET DE PLANIFICATION CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 264 Les experts du cancer du col de l’utérus et les partenaires engagés dans le processus peuvent comprendre : • Des directeurs de programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Des planificateurs et des administrateurs travaillant dans le domaine des financements ; • Des économistes de la santé ; • Des économistes consultants ; • Des prestataires de soins de santé ; • Des chercheurs ; et • Des donateurs/partenaires externes des programmes de lutte contre le cancer du col de l’utérus. LE CONSEILLER-MODÉRATEUR POUR L’UTILISATION DU C4P-ST L’outil C4P-ST doit impérativement être utilisé avec un conseiller-modérateur. La planification et le calcul des coûts exigeant un examen critique des hypothèses les plus largement admises contribuant aux coûts et aux résultats, le processus doit être guidé par un conseiller-modérateur qualifié sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme. Cela permet d’assurer l’objectivité tout au long du processus et, par extension, l’objectivité des données collectées ainsi que la fiabilité des résultats obtenus. Dans certains cas, l’obtention d’un consensus sur l’ensemble des points clés utilisés dans la planification et l’analyse des coûts pourra être fastidieuse. Mais un bon conseiller-modérateur fera en sorte que chaque interlocuteur reste impliqué tout au long du processus, ce qui permettra en bout de chaîne d’obtenir des résultats de qualité faisant l’objet d’un consensus. Au fil des étapes, le conseiller-modérateur devra remplir des rôles variés : faire en sorte que chacun ait bien compris ce qu’est l’outil et sache comment l’utiliser ; travailler avec ses utilisateurs pour s’assurer que les données clés nécessaires pour une prise de décisions objective soient disponibles et collectées ; obtenir l’adhésion de l’équipe de calcul des coûts ; et s’assurer que chacun puisse se faire entendre. Si certaines données concernant les coûts ne sont pas disponibles, il devra s’assurer que les intervenants s’entendent sur les données indirectes appropriées à utiliser. Le conseiller-modérateur C4P-ST devra si possible avoir les compétences suivantes : • Impartialité – être sans lien avec le financement, la mise en œuvre, les services ou les résultats du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus ; • Connaissances pratiques en matière de planification et de calcul des coûts pour les programmes de santé ; • Compétences dans l’animation de groupes, notamment dans la gestion des discussions sensibles et dans la recherche d’un consensus ; • Capacité avérée à faciliter l’utilisation d’outils de calcul des coûts (souhaitable) ; et, • Éventail de compétences solides dans l’utilisation du logiciel Excel et dans l’analyse des coûts (souhaitable). Il est important que le gouvernement national, les planificateurs de programmes, les décideurs et les autres acteurs concernés soient parties prenantes dans le processus de planification et de prise de décision concernant le plan stratégique national de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Même si le conseiller-modérateur externe pourra superviser le processus pour s’assurer que toutes les activités sont exécutées de manière impartiale et transparente, ce sera bien aux partenaires œuvrant dans le pays qu’incombera au bout du compte d’utiliser et de mettre en œuvre l’outil C4P-ST. ACTIVITÉS Le processus de planification et d’analyse des coûts de C4P-ST comprend cinq activités principales : 1. Collecte des données préliminaire ; 2. Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ; 3. Saisie des données ; 4. Traitement des données manquantes ; 5. Analyse des résultats. COLLECTE DES DONNÉES PRÉLIMINAIRE L’outil C4P-ST est un outil d’analyse et non pas de collecte des données. Les équipes de calcul des coûts des pays peuvent élaborer des outils de collecte des données en utilisant la liste des entrées et des hypothèses figurant dans le chapitre Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. Les données requises sont en rapport avec les coûts des services et les coûts hors services ; ces coûts peuvent être classés en plusieurs grandes catégories (Tableau 5.2). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 265 Pour réduire la charge de travail liée à la collecte des données, une collecte des données préliminaire, en utilisant les outils de collecte de données élaborés par les pays, peut commencer avant les réunions de planification formelles organisées pour obtenir l’accord et l’adhésion des partenaires (se référer à la section Obtention de l’accord et de l’adhésion des partenaires ci-dessous). SOURCES DE DONNÉES Certaines données peuvent être collectées à partir de données accessibles au public et/ou en travaillant en collaboration avec des partenaires dans le pays. Il s’agit, par exemple, des données sur la population globale du pays, la taille de la population cible, le salaire des agents de santé et le nombre de structures de soins dans le pays. D’autres données requises pour les hypothèses essentielles peuvent être extraites de données programmatiques collectées de manière systématique, de données de surveillance ou, enfin, de données d’enquête. Afin de faciliter la collecte de données concernant les coûts, une feuille de calcul intitulée « Liste de référence des prix » a été incluse dans l’outil C4P-ST. Elle comprend les coûts des équipements obtenus en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie ; ces coûts peuvent être utilisés dans des pays présentant des caractéristiques similaires, lorsque certains coûts sont inconnus ou ne sont pas disponibles. Les utilisateurs peuvent également se référer aux informations fournies dans d’autres sections de ce document, par exemple dans les Listes des quantités minimales requises de matériel et de fournitures de la section 4 Enquêtes dans les structures de soins et dans les conditions à observer pour le suivi décrites à la section 3 Suivi des patientes et du programme. Lorsqu’une évaluation des données et des systèmes de données a été effectuée à l’aide des outils présentés à la section 1 Évaluation des systèmes de données, l’équipe peut obtenir des informations de base en se référant aux renseignements obtenus lors de l’évaluation du domaine Financement, budgétisation et calcul des coûts. REMARQUE CONCERNANT LES ASPECTS ÉTHIQUES La plupart des données sur les coûts proviendront d’entretiens avec des experts nationaux de la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les informations collectées au cours de ces entretiens ne sont pas soumises aux règles d’éthique qui s’appliquent à la recherche classique et concernant notamment la confidentialité et la protection des sujets humains. Les personnes interrogées doivent cependant recevoir des informations sur les questions étudiées au cours du processus C4P-ST, sur les objectifs de ce processus, et sur la manière dont les données qu’elles fournissent seront utilisées et référencées. OBTENTION DE L’ACCORD ET DE L’ADHÉSION DES PARTENAIRES L’outil C4P-ST est un outil social qui permet aux partenaires d’avoir des échanges de vues sur les objectifs et les priorités du programme et de convenir des valeurs à donner aux hypothèses et aux autres entrées lors de réunions de planification et de calcul des coûts conduites par un modérateur. Une étape cruciale dans le processus de planification et de calcul des coûts est d’organiser une rencontre des principaux partenaires au cours de laquelle ils examineront conjointement les données obtenues lors de la collecte préliminaire, identifieront les données manquantes, chercheront comment résoudre les incohérences et se mettront d’accord sur les meilleures données à utiliser. La participation active des partenaires à ces réunions facilitera l’obtention d’un consensus sur les sources d’information et améliorera l’intégrité des données collectées. Le processus de discussion et de recherche d’un consensus entre les différents partenaires permet d’optimiser les résultats obtenus lors du calcul des coûts sur les options de prestation de services et sur les implications budgétaires connexes. BUT DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS CONDUITE PAR LE CONSEILLER-MODÉRATEUR La Réunion de planification et de calcul des coûts conduite par le conseiller-modérateur permet à l’ensemble des membres d’une équipe multidisciplinaire de calcul des coûts d’interagir, de parvenir à un consensus sur les données collectées, et de s’assurer qu’ils sont satisfaits par les décisions prises concernant les sources de données et les hypothèses d’analyse des coûts. Elle permet aux membres de l’équipe d’interagir avec différents partenaires responsables de la prise de décision et de la prestation de services entrant dans le cadre de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, ceux-ci allant des spécialistes de l’approvisionnement aux infirmières qui effectuent les IVA et aux oncologues qui réalisent la radiothérapie et la chimiothérapie. CONDUITE DE LA RÉUNION DE PLANIFICATION ET DE CALCUL DES COÛTS Dans les pays déjà dotés d’une stratégie nationale de lutte contre le cancer du col de l’utérus, le conseiller- modérateur doit utiliser cette stratégie comme base de la Réunion de planification et de calcul des coûts. Il devra se familiariser à l’avance avec les plans stratégiques, les initiatives ou les campagnes existants et les utiliser comme base de discussion. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 266 Le modérateur doit examiner les feuilles de calcul intitulées Hypothèses générales et Hypothèses relatives aux services et obtenir un consensus de l’équipe de calcul des coûts du pays sur les éléments constitutifs du programme et sur la stratégie de prestation de services à utiliser dans le pays. Les participants à la Réunion de planification doivent identifier les sites où les services seront fournis ainsi que les ressources nécessaires pour une période de cinq ans. Ils doivent également obtenir un consensus sur l’ensemble des sources de données. Les questions clés sur lesquelles doivent porter les discussions comprennent : • Où sera réalisé le dépistage du cancer du col de l’utérus (par exemple, le type et le niveau de structure de soins, ou d’autres lieux) ? • Quelle sera la tranche d’âge cible des femmes devant bénéficier d’un dépistage ? • Quel sera le plan de formation du personnel de santé ? • Le dépistage et le traitement seront-ils déployés de manière échelonnée ou fournis simultanément à l’échelle nationale ? • Quelles seront les activités non médicales à réaliser au cours du programme ? • Quelles sont les autres hypothèses à poser concernant le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus dans le pays ? SAISIE DES DONNÉES Au fur et à mesure que l’équipe de planification et de calcul des coûts du pays identifie les stratégies à chiffrer et que les données sont collectées, les utilisateurs peuvent saisir simultanément les données. Cette section comprend une série de tableaux (Tableaux 5.6 à 5.13) qui décrivent le contenu et le but des feuilles de calcul incluses dans l’outil C4P-ST et donnent, le cas échéant, des instructions simples étape par étape pour la saisie des données. TRAITEMENT DES DONNÉES MANQUANTES Au fur et à mesure que les données sont collectées et transférées dans l’outil C4P-ST, il est important d’évaluer la situation et de s’assurer qu’il ne manque aucun élément de données essentiel. En cas de données manquantes, l’équipe de calcul des coûts du pays doit tenter de les obtenir auprès du partenaire le plus approprié ou convenir avec lui des données à utiliser en remplacement. ANALYSE DES RÉSULTATS Lors de leurs discussions sur les objectifs et les priorités du programme et pour parvenir à un consensus sur la stratégie globale de lutte contre le cancer du col de l’utérus à adopter, les partenaires doivent s’appuyer sur les données collectées ainsi que sur les analyses et les résultats obtenus. Une fois la stratégie définie et approuvée, l’outil peut être utilisé pour obtenir des estimations et des projections des coûts de mise en œuvre de cette stratégie ou pour comparer les coûts de mise en œuvre de différentes stratégies. Par exemple, le gouvernement peut vouloir comparer les coûts de l’introduction du dépistage du cancer du col de l’utérus dans l’ensemble des structures de soins avec les coûts de son introduction uniquement à un niveau spécifique du système de santé (par exemple, dans les hôpitaux provinciaux). Pour comparer les coûts entre différentes stratégies, les utilisateurs doivent faire une copie de l’outil C4P-ST pour chacune des stratégies, remplir les coûts spécifiques à chaque stratégie puis faire des comparaisons. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 267 STRUCTURE ET FONCTIONNEMENT LOGICIELS REQUIS L’outil est conçu pour être utilisé avec les versions 2010 ou ultérieures du logiciel Microsoft Excel. ADAPTATION AUX BESOINS DES UTILISATEURS Afin d’être logique et transparent, l’outil permet aux utilisateurs de voir l’ensemble des entrées, des calculs et des résultats. Les estimations sont basées sur les données disponibles dans le pays les plus récentes au moment de l’exercice, et les plans du programme doivent être adaptés aux besoins locaux. L’outil C4P-ST peut facilement être adapté aux besoins des utilisateurs afin d’aider les pays à échanger des points de vue et à déterminer : • La(es) population(s) cible(s) ; • Les activités de mobilisation et de sensibilisation communautaires/sociales à mener ; • Les services à fournir (des lignes directrices sur les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus se trouvent dans le document La lutte contre le cancer du col de l’utérus : guide des pratiques essentielles [OMS, 2017]) ; • Les types de prestataires fournissant les services ; • Le moment et les endroits où mettre en œuvre et élargir les services ; et • La stratégie de suivi, d’évaluation et de supervision à adopter. Cet outil est suffisamment flexible pour intégrer ces différentes hypothèses locales ; cependant, l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. COMMENT NAVIGUER DE MANIÈRE EFFICACE Pour naviguer de manière efficace d’une feuille de calcul à une autre, les utilisateurs peuvent utiliser une « Table des matières » fonctionnant avec des liens hypertextes. Cette Table des matières peut également servir de synthèse de la structure et du contenu de l’outil, en présentant une vue d’ensemble des sections relatives aux hypothèses, aux entrées, aux résultats présentés et aux annexes. Il est possible de naviguer dans l’outil en cliquant manuellement sur les onglets des différentes feuilles de calcul. Cependant, il est plus efficace d’utiliser les liens hypertextes de la Table des matières et ceux incorporés dans chaque feuille de calcul, les utilisateurs pouvant ainsi naviguer d’une feuille de calcul à une autre en deux clics. RUBRIQUES EN POSITION OUVERTE OU FERMÉE Les feuilles de calcul incluent la possibilité d’ouvrir et de fermer certaines rubriques, ce qui permet aux utilisateurs de se concentrer sur un contenu particulier. À tout moment, les utilisateurs peuvent cliquer sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. CONSTRUCTION D’UNE FEUILLE DE CALCUL STANDARDISÉE OBJET ET CONTENU DES FEUILLES DE CALCUL Chaque feuille de calcul appartient à l’une des cinq catégories ci-dessous, en fonction de son objectif. L’élément central de l’outil comprend les feuilles de calcul « Hypothèses » et « Résultats ». 1. Hypothèses. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « HB » (pour hypothèse blanche) ou « HT » (pour hypothèse temporelle). Ces feuilles permettent la saisie des entrées proposées par l’utilisateur, appelées « hypothèses », sous la forme de texte libre ou en sélectionnant l’option appropriée dans une liste. 2. Résultats. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « RB » (pour résultat blanc) ou « RT » (pour résultat temporel). Ces feuilles permettent de calculer et de présenter les résultats à partir des hypothèses fournies par l’utilisateur. 3. Navigation. Ces feuilles de calcul permettent de faciliter la navigation dans l’outil ; il s’agit de la Table des matières et de l’Index de recherche rapide, qui utilisent des liens hypertextes. L’OUTIL C4P-ST CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 268 4. Couverture des sections et des sous-sections. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « CS » (pour couverture de section) ou « CSS » (pour couverture de sous-section). Chacune de ces feuilles fournit des informations sur une section particulière de l’outil et sur les entrées requises ; elles fournissent aussi une table des matières avec des liens hypertextes pour cette section. 5. Analyse et présentation. Le nom de l’onglet de ces feuilles de calcul se termine après le titre principal par le suffixe « P » (pour présentation). Ces feuilles, notamment celle mise en page sous forme de Tableau de bord, fournissent une synthèse des résultats calculés et d’autres informations clés présentées sous forme de tableaux ou de graphiques. Chaque feuille de calcul de l’outil contient des éléments communs, notamment le titre de la feuille de calcul, une référence au nom du modèle, des liens hypertextes pour aller vers les feuilles voisines, des contrôles d’erreur et un lien hypertexte renvoyant à la Table des matières. En plus de cette classification des feuilles de calcul par objectif, certaines feuilles sont également classées par sous-catégories en fonction de leur contenu. La plupart des feuilles qui ne sont pas des feuilles de couverture de cet outil sont classées dans la catégorie HL ou HT. PRÉSENTATION, CONTENU ET OBJECTIF DES CELLULES L’outil C4P-ST suit le principe d’une présentation basée sur des objectifs, le contenu et le but de chaque cellule étant indiqué à l’utilisateur par le biais d’une présentation cohérente et standardisée. Chaque cellule est classée selon l’un des trois types de contenus suivants : constante, formule et mixte. Un code couleur est attribué à chacun d’entre eux (Tableau 5.1). TABLEAU 5.1 Types de contenus des cellules Type de contenu Description Exemple Couleur du texte Constante Fixe, sans formule 100 Bleu Formule Formule uniquement = J20*J45 Noir Mixte Formule contenant des constantes = J20 + 100 Vert De nombreux utilisateurs savent comment distinguer les constantes et les formules ; mais cet outil permet aussi de distinguer les cellules au contenu mixte, car il existe un risque de remplacer une formule par une valeur fixe (par exemple, de faire disparaître les hypothèses dans les formules). Grâce à l’application systématique de ces trois couleurs à la police de caractères, chaque feuille de calcul fonctionne comme un dictionnaire visuel indiquant la nature du contenu de chacune de ses cellules. D’autre part, dans chacune de ces feuilles, les utilisateurs peuvent rapidement et facilement identifier toutes les constantes, les formules et les cellules mixtes. La Figure 5.1 donne un aperçu visuel des différents types de cellules et de leur fonction. FIGURE 5.1 Contenu et fonction de chaque cellule Types de cellules Constante Formule Mixte TYPES DE CONTENUS FONCTIONS Hypothèse Non hypothèse Non hypothèse Non hypothèse SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 269 Bien qu’il soit utile de pouvoir distinguer rapidement et facilement le contenu des cellules grâce aux couleurs appliqués à la police de caractères, les utilisateurs du modèle seront probablement davantage intéressés par la possibilité de localiser rapidement et facilement les feuilles de calcul et les cellules contenant des hypothèses. Les feuilles contenant des hypothèses ont un fond bleu clair, ce qui permet de les distinguer visuellement des autres feuilles de calcul, notamment des feuilles contenant les résultats, dont le fond est blanc. De plus, les cellules dans lesquelles l’utilisateur doit effectuer la saisie des entrées ou des hypothèses sont faciles à repérer par leur couleur jaune (Figure 5.2). FIGURE 5.2 Repérage grâce à l’utilisation de couleurs SYSTÈME DE CONTRÔLE CENTRALISÉ Cet outil contient un système de contrôle centralisé qui permet de localiser et de traiter toute erreur de saisie de données (par exemple, une hypothèse non valide) rapidement et facilement. Chaque point de contrôle intégré dans l’outil est indiqué dans la feuille de calcul où il se trouve et tous les contrôles sont réunis dans une feuille de calcul récapitulative « Contrôles & alertes ». Tous les messages d’alerte contiennent le nom de la cellule sur chaque feuille de calcul, ce qui permet aux utilisateurs d’accéder rapidement à la cellule à l’origine de l’alerte. COÛTS CALCULÉS L’outil C4P-ST permet à l’utilisateur d’estimer les ressources supplémentaires nécessaires pour ajouter le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus aux programmes de santé existants au niveau régional ou national. Il fournit également des estimations du coût par service de dépistage ou de traitement. Les utilisateurs peuvent également calculer le pourcentage des coûts partagés pour les fournitures, les équipements et les ressources humaines pour les éléments partagés entre les services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et d’autres services de santé. Cependant, cet outil n’est pas conçu pour calculer les coûts à la charge des patientes et les coûts des services de consultations mobiles, ni pour déterminer la qualité des services ou le nombre de vies sauvées grâce aux services fournis. La structure des entrées permet de réaliser une planification et un calcul des coûts de manière rétrospective ou prospective. Une fois saisies les entrées appropriées, l’outil génère des données sur les coûts programmatiques de base qui peuvent être complétées par des données sur l’efficacité des interventions afin de calculer des rapports coûts- efficacité, ce qui permet aux utilisateurs de hiérarchiser les interventions possibles. Les résultats produits peuvent également servir de base à une analyse d’impact budgétaire. Dans cet outil, les coûts sont regroupés en plusieurs grandes catégories en fonction de l’activité à laquelle ils sont liés. Tout en étant très complètes et standardisées, ces catégories, décrites au Tableau 5.2, sont suffisamment souples pour s’appliquer à des contextes nationaux variés. Hypothèses_Essentielles_HT C4P* Outil d’analyse des coûts – Module dépistage & traitement Aller à la Table des matières Fin de l’année : décembre 2016 2017 2018 2019 2020 1. Hypothèses essentielles et chiffres A. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel Demande prévue pour le dépistage Demande prévue pour le dépistage initial (zones actives) Demande prévue pour le dépistage initial (zones inactives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones actives) Demande prévue pour le nouveau dépistage (zones inactives) Remarques/Sources d’information 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 20% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 270 TABLEAU 5.2 Description des catégories de coûts de l’outil C4P-ST, par activité Activité Description Services de dépistage Services qui consistent à réaliser chez les femmes un dépistage du cancer et des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Les types de services proposés peuvent être définis par l’utilisateur. Jusqu’à trois mé- thodes peuvent être incluses dans la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage de la version 1.0 de cet outil. Services de diagnostic Services de diagnostic pour les femmes qui ont bénéficié d’un dépistage et chez qui des symptômes pou- vant être causés par un cancer ont été identifiés. Les types de services proposés (biopsie, colposcopie, examen histopathologique) peuvent être définis par l’utilisateur. Cette partie de l’outil est conçue unique- ment pour les services de diagnostic du cancer du col de l’utérus. Elle doit toujours inclure un diagnostic anatomopathologique. Si le diagnostic anatomopathologique est inclus dans le cadre d’une procédure de traitement, les coûts pour le service de diagnostic et les frais de laboratoire doivent être ajoutés au service de traitement fourni. Services de traitement Services qui consistent à traiter des lésions précancéreuses ou des cancers invasifs chez les femmes. Dans la version 1.0 de cet outil, un emplacement est prévu pour sept services de traitement. Microplanification Réunions de planification opérationnelle au niveau national et au niveau infranational conçues pour faci- liter l’introduction ou l’élargissement d’un programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par le gouvernement. Formation Formation initiale, basée sur les compétences, des prestataires de services, des formateurs et des super- viseurs, conçue pour faciliter le lancement des services de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus et le soutien programmatique. Après les formations initiales, une formation supplémentaire est censée être incorporée dans le programme de formation systématique du gouvernement. Mobilisation sociale et commu- nication Mobilisation sociale, communication incitant à un changement des comportements et activités de soutien à l’information et à la communication éducative (initiales et continues). Supervision, suivi et évaluation Activités de supervision, de suivi et d’évaluation périodiques (initiales et continues) spécifiquement liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Autres activités Réservé aux autres coûts directs qui n’ont pas été ajoutés précédemment dans l’un des éléments ci-des- sus. Les coûts récurrents et les coûts en capital peuvent être saisis ici. Les coûts dans chaque grande catégorie d’activités sont séparés sur le plan opérationnel en coûts financiers et en coûts économiques, et aussi en coûts récurrents et en coûts en capital standards. COÛTS FINANCIERS ET COÛTS ÉCONOMIQUES L’outil C4P calcule à la fois les coûts financiers et les coûts économiques (Tableau 5.3). L’utilisateur peut choisir le mode de calcul le plus approprié selon l’objet de l’analyse. Les coûts financiers (également appelés « coûts comptables ») représentent la valeur des ressources pour le ministère de la santé et les autres institutions chargées de l’exécution et font référence aux paiements et aux dépenses monétaires réels pour l’introduction des programmes, par exemple pour les fournitures, les équipements, les formations et l’élaboration de nouveaux matériels de communication. Si les utilisateurs veulent par exemple connaître les coûts supplémentaires que devra supporter le ministère de la santé, ils doivent se concentrer sur le calcul des coûts financiers. Les coûts économiques comprennent des dépenses directement engagées lors de l’introduction d’un programme ainsi que celles qui ont déjà été effectuées ou provisionnées par le ministère de la santé ou les autres institutions chargées de l’exécution, par exemple, les salaires du personnel de santé, les équipements obtenus par donation et le temps consacré par des volontaires. Cette analyse donne une image plus complète et plus juste des ressources liées au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus ainsi que de leurs coûts d’opportunité. Elle peut être utilisée dans des analyses coûts-efficacité ou coûts-avantages. Une comparaison des différentes ressources incluses dans le calcul des coûts selon que les coûts calculés sont financiers ou économiques est présentée au Tableau 5.3. Pour la microplanification, par exemple, la valeur du temps consacré par le personnel aux réunions est incluse dans les coûts économiques mais pas dans les coûts financiers. La principale différence entre les coûts financiers et les coûts économiques est liée à la prise ou non en compte du « coût d’opportunité » : 1. L’évaluation économique attribue une valeur au temps consacré par le personnel de santé et les volontaires à une activité car il y a un coût d’opportunité associé à cette activité (en effet, ces personnes ne peuvent se consacrer à d’autres tâches quand elles sont occupées par le dépistage et le traitement du cancer du col de l’utérus), mais le coût du temps consacré à ces activités n’est pas imputé aux coûts financiers car ces activités sont déjà rémunérées sous forme de salaire par les institutions chargées de l’exécution ; 2. La valeur des biens et des services issus de donations est incluse dans les coûts économiques, mais pas dans les coûts financiers car leur utilisation est liée à un coût d’opportunité. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 271 En d’autres termes, Les coûts financiers comprennent uniquement les coûts qui ont été explicitement supportés, tandis que les coûts économiques incluent les coûts d’opportunité. Dans les cas où les coûts financiers sont faibles, le fait d’ignorer les coûts économiques peut donner l’illusion que le coût de l’introduction du programme serait faible. Les coûts d’opportunité deviennent alors des coûts « cachés ». Les coûts financiers peuvent être égaux ou inférieurs aux coûts économiques, mais ne seront jamais supérieurs. TABLEAU 5.3 Exemples de coûts financiers et de coûts économiques par activité de dépistage et de traitement Activité Coûts financiers Coûts économiques Microplanification Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Temps consacré par le personnel aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la formation Élaboration de matériel didactique Indemnités journalières et indemnités de déplacement Location de lieux de réunion Transport Matériel didactique Articles de papeterie Mobilisation sociale, information, éducation et communication Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression de documents Production de spots TV et/ou radio Coût du temps consacré par le personnel et les volontaires à l’élaboration du matériel didactique et autres activités Temps consacré par le formateur aux réu- nions Indemnités journalières et indemnités de déplacement Articles de papeterie Impression des affiches et brochures Production de spots TV et/ou radio Prestation de services Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Coût du temps consacré par le personnel à au dépistage et au traitement Carburant pour le transport Indemnités journalières du personnel pour se rendre dans les lieux où se déroulent les activités extra-institutionnelles Fournitures – p. ex., le coton Équipements pour le dépistage, le diagnostic et le traitement Suivi et évaluation Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Feuilles d’émargement ou registres Stylos et crayons Matériels de surveillance Supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Coût du temps consacré par le personnel à la supervision Indemnités de déplacement Carburant pour le transport et maintenance Articles de papeterie Gestion des déchets Achat d’incinérateurs (annualisé) Carburant Transport Achat d’incinérateurs (annualisé/actualisé) Carburant Transport COÛTS RÉCURRENTS ET COÛTS EN CAPITAL Les coûts des ressources dont la liste figure au Tableau 5.3 peuvent être classés selon qu’ils doivent, dans le plus simple des cas, véritablement être payés une seule fois (coûts en capital) ou de façon régulière (coûts récurrents). Coûts récurrents (Tableau 5.4). Ils correspondent à la valeur des ressources qui durent moins d’un an : • Coûts du personnel – en utilisant le coût par personnel engagé dans une seule procédure, par minute  • Transport  • Maintenance  • Suivi, évaluation et supervision  CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 272 • Activités de formation à court terme d’une durée inférieure à un an (ne comprend pas les activités de formation initiale ni l’élaboration de matériel)  • Coûts des fournitures – en utilisant le coût par unité de chaque fourniture requise pour réaliser chaque procédure  • Autres coûts directs – en utilisant les coûts unitaires multipliés par le nombre d’unités requises pour réaliser une procédure (les tests de laboratoire, les jours de lit ainsi que les autres coûts directs en font partie). TABLEAU 5.4 Coûts récurrents associés des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Information, éducation et communication Temps consacré par le personnel, impression, production de prospectus, d’affiches, de spots radio et TV Prestation de services Temps consacré par le personnel, fournitures, médicaments, indemnités journalières, trans- port Supervision Temps consacré par le superviseur, temps consacré par le chauffeur, indemnités journalières, transport Suivi et évaluation Feuilles d’émargement, temps de saisie des données Gestion des déchets Carburant pour les incinérateurs Coûts en capital (Tableau 5.5). Ils correspondent à la valeur des investissements initiaux et des ressources qui durent plus d’un an : • Microplanification ; • Formation initiale ; • Élaboration de matériel de communication ; • Coûts des équipements – coûts d’utilisation par site (ensemble des équipements requis pour mener une ou plusieurs procédures, selon les indications données par l’utilisateur). Lors du calcul des coûts des équipements, il faut tenir compte des années de vie utile de chaque équipement et ajouter un pourcentage de coûts de maintenance défini par l’utilisateur. Par exemple : - Équipement de laboratoire ; - Besoins en véhicules ; - Incinérateurs. TABLEAU 5.5 Coûts en capital associés à des activités de dépistage et de traitement Activité Coûts récurrents Prestation de services Équipements – p. ex., systèmes utilisés pour la cryothérapie ou la RAD, appareils de radiothérapie Introduction Microplanification, formation initiale, élaboration du programme d’enseignement, élabora- tion de matériel de communication Gestion des déchets Incinérateurs supplémentaires Autres moyens de transport Véhicules, motocyclettes, bateaux, bicyclettes supplémentaires, etc. Le calcul des coûts en capital est annualisé et/ou actualisé, ce qui diffère des coûts récurrents. Le type spécifique d’amortissement dépendra du but de l’analyse et des préférences (coûts financiers ou coûts économiques). En termes de coûts financiers, les coûts en capital sont calculés en appliquant un amortissement linéaire. Le coût d’un bien est donc annualisé en le divisant par son nombre d’années de vie attendu. Par exemple, si l’espérance de vie d’un système utilisé pour la cryothérapie est de dix ans, le coût total devra être divisé par dix. Un amortissement linéaire suppose que les biens d’investissement sont utilisés de manière identique pendant toute leur durée de vie. En termes de coûts économiques, les biens d’investissement sont à la fois actualisés et annualisés. Ce type d’amortissement suppose que les utilisateurs ont une préférence temporelle et préfèrent utiliser les biens et les services immédiatement plutôt que dans l’avenir. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 273 MODE D’EMPLOI Les tableaux ci-dessous fournissent des instructions détaillées pour la saisie de données dans l’outil C4P-ST et sont organisés par sections qui correspondent à celles répertoriées dans l’onglet Contenu de l’outil : 1. Organisation dans le pays (Tableau 5.6) 2. Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) 3. Résultats (Tableau 5.10) 4. Analyse (Tableau 5.11) 5. Modules d’aide (Tableau 5.12) 6. Annexes (Tableau 5.13) Pour certaines feuilles de calcul, des instructions similaires sont incluses directement dans l’outil, et le conseiller- modérateur formé fournira des orientations tout au long du processus selon les besoins. Des documents complémentaires pour aider à la création d’outils de collecte de données se trouvent à la sous-section Outils et autres documents pour la mise en œuvre à la fin de cette section. RAPPEL : l’ajout ou la suppression de colonnes ou de lignes dans l’outil compromet sa structure et le rend inutilisable. Si une ligne ou une cellule ne s’applique pas au programme, l’utilisateur doit simplement laisser vide le champ prévu pour l’entrée de données. Pour entrer des données, l’utilisateur doit désactiver la protection de la feuille de calcul : rendez-vous dans le menu FICHIER, sélectionnez INFORMATIONS, puis sélectionnez ÔTER LA PROTECTION. TABLEAU 5.6 Organisation dans le pays ORGANISATION DANS LE PAYS RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Informations sur l’équipe Enregistrer des informations sur l’utilisateur et sur les membres de l’équipe de planification et de calcul des coûts. 1. Entrez le nom, l’organisation, l’adresse physique/postale et l’adresse électro- nique de l’utilisateur. 2. Entrez le nom, l’adresse électronique et l’organisation de l’équipe de calcul des coûts. Libellés à définir en fonction de la situation locale Enregistrer des informations sur les caractéristiques de la population cible, les types de niveau infranational, les types de structures de soins ainsi que les segments et les catégories de population. 1. Entrez les libellés pour le nom du pays et le nom des niveaux infranationaux. 2. Entrez jusqu’à dix types de structures de soins (p. ex. : clinique communautaire, hôpital provincial/régional, hôpital national, etc.) (Une fois ces informations saisies, ces noms apparaissent automatiquement dans les cellules appropriées des autres feuilles de calcul de l’outil.) 3. Définissez et remplissez les sous-segments dans la population cible. (Les sous-segments peuvent comprendre le statut par rapport au VIH, les groupes d’âge, etc.) Période Saisir le mois de fin de l’exercice financier, l’année de début du programme, la durée du pro- gramme et la dénomination de la devise locale. 1. Entrez l’année de fin de l’exercice financier. 2. Entrez l’année de début du programme (la première année de planification et de calcul des coûts du programme). Si votre programme est en cours, entrez simplement l’année au cours de laquelle vous souhaitez commencer la planifi- cation et le calcul des coûts. (Cet outil est conçu pour avoir une année « existante » de référence ainsi que des projections pour un maximum de cinq ans. Si des dépistages et des traitements sont déjà réalisés dans le pays en utilisant certaines méthodes et qu’il est envisagé d’élar- gir les services ou d’introduire d’autres méthodes, l’année de début doit être l’année existante de référence). 3. Entrez la durée du programme (années) : le nombre d’années pour lesquelles vous souhaitez réaliser une planification et un calcul des coûts. 4. Entrez la dénomination de la devise locale : le code à trois lettres correspon- dant à votre devise locale. Les sections Hypothèses (Tableaux 5.7 à 5.9) permettent à l’utilisateur d’entrer les données à partir desquelles l’outil calculera les résultats obtenus par projections ainsi que les coûts connexes. Les « hypothèses » sont définies comme des entrées utilisées pour les calculs et qui sont considérées comme vraies. Les hypothèses doivent être aussi précises que possible, sur la base des informations disponibles les plus fiables. Les sources doivent être étayées par des références qui seront indiquées dans les cellules Remarques/Sources d’information. 1. La sous-section Hypothèses générales CSS (Tableau 5.7) comprend les informations suivantes : a. Noms infranationaux et période couverte par le programme ; b. Hypothèses essentielles relatives à la population, à l’épidémiologie et aux services ; CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 274 c. Hypothèses économiques ; d. Hypothèses relatives aux prix. 2. La sous-section Hypothèses relatives aux services CSS (Tableau 5.8) comprend les informations suivantes: a. Le nom de chaque service à fournir ; b. La capacité de chaque type de structure de soins à fournir chaque service ; c. Les types et les quantités de personnel, de fournitures, d’équipements et d’autres coûts directs requis pour la prestation de chaque service ; d. Les types et le nombre de sites de services qui seront ouverts dans chaque type de structure de soins pour chaque type de service, par an. TABLEAU 5.7 Hypothèses générales HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Noms infranatio- naux et période Entrer les informations sur les niveaux infranationaux dans les- quels le programme sera actif. Les éléments de données com- prennent les régions, le nombre de districts et le début de l’an- née du programme par zone de deuxième niveau. 1. Noms des provinces : a. Dans la première colonne, entrez le nom des zones de deuxième niveau (p. ex., des régions ou des provinces) ; b. Dans la deuxième colonne, entrez le nombre des zones de troisième niveau (p. ex., des districts). Par exemple, s’il y a trois districts dans une province, l’utilisateur doit entrer « 3 » dans cette cellule. 2. Année de début du programme : a. Entrez l’année où le programme de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus débutera dans chaque zone de deuxième niveau. Hypothèses essen- tielles Indiquer les hypothèses de base et les nombres nécessaires pour obtenir une estimation des coûts du dépistage et du traite- ment, notamment concernant les éléments suivants : Demande prévue pour le dé- pistage ; Distribution des méthodes de dépistage de base ; Hypothèses épidémiologiques ; Hypothèses de base concernant les orientations-recours ; Hypothèses de base concer- nant le moment où réaliser un nouveau dépistage ; et Nombres annuels pour la po- pulation. 1. Hypothèses essentielles et chiffres a. Hypothèses relatives à la demande de base – annuel : i. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives » (où les structures de soins fournissent des services de dépistage) ; ii. Entrez le pourcentage de femmes remplissant les critères pour bénéfi- cier d’un dépistage qui vivent dans des « zones inactives » (zones sans services de dépistage) et qui chercheront à recevoir ces services dans les « zones actives ». b. Distribution des méthodes de base utilisées pour le dépistage initial : i. Entrez le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet (jusqu’à 5 ans). c. Hypothèses épidémiologiques : entrez le pourcentage de femmes qui présen- teront des lésions précancéreuses de petite taille, des lésions précancéreuses de grande taille, et une suspicion de cancer ; entrez le pourcentage de femmes qui présenteront différents stades de cancer invasif. (Si ces informations ne sont pas disponibles au niveau national, l’utilisateur peut utiliser les données des pays voisins ou le document WHO Six-Country Study [WHO, 2012]. L’utilisateur doit s’assurer d’une comparabilité suffisante des paramètres suivants : séropositivité pour le VIH ; taille, densité et paramètres démographiques de la popula- tion ; densité des services au sein du système de santé, etc.) d. Hypothèses de base concernant les orientations-recours : entrez les hypothèses de base relatives aux proportions d’orientation-recours pour traitement et aux proportions d’orientation-recours suite à un diagnostic anatomopathologique. e. Hypothèses de base concernant le moment où réaliser un nouveau dépis- tage : entrez l’intervalle avant un nouveau dépistage pour les femmes ayant un résultat de test normal et pour les femmes qui ont bénéficié d’une orienta- tion-recours après leur dépistage. 2. Nombres annuels pour la population : entrez les nombres annuels pour la population pour chaque sous-segment de la population cible, par zone de deuxième niveau. (Les sous-segments de la population cible sont remplis automatiquement comme des sous-unités des Nombres annuels pour la population.) Hypothèses écono- miques Indiquer les taux de change entre la devise locale et les devises étran- gères ainsi que le taux d’inflation et le taux d’actualisation annuels. 1. Entrez les codes des devises et les taux de change. 2. Entrez les taux économiques. SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 275 HYPOTHÈSES GÉNÉRALES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Liste de référence des prix Indiquer le prix des diffé- rents éléments utilisés dans le programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. 1. Sélectionnez la devise dans le menu déroulant. (La feuille de calcul est préremplie avec des abréviations correspondant aux diffé- rentes devises. Une fois qu’une devise a été sélectionnée, les tableaux relatifs aux équipements se remplissent automatiquement avec les données par défaut du pays. L’utilisateur peut remplacer ces données avec des données réelles du pays.) 2. Entrez les informations sur les salaires du personnel de santé et les prix des équipements et des fournitures. (NOTE SUR LES ÉQUIPEMENTS PARTAGÉS : les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Par exemple, si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Il est possible de faire des références croisées entre cette Liste de référence des prix et les Listes de matériel figurant à la section 4 Enquêtes dans les structures de soins. Tableau 5.7 (suite) TABLEAU 5.8 Hypothèses relatives aux services HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au dépistage Enregistrer les hypothèses rela- tives au dépistage (jusqu’à 3 mé- thodes). 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (p. ex., inspection visuelle à l’acide acétique, frottis, etc.) et un code correspondant (p. ex., DEPIST_IVA) 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de dépistage. Indiquez le personnel requis pour le dépistage par niveau de structure de soins. De plus, pour chaque type de personnel, indiquez le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la procédure elle-même et aux activités à réaliser après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de dépistage et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. (Remarque sur la définition en fonction des besoins locaux : la feuille de calcul Hypothèses relatives au dépistage permet l’entrée des données pour un maximum de trois méthodes de dépistage. En cas de besoin, l’utilisateur peut ajouter d’autres méthodes de dépistage dans cette feuille de calcul, p. ex., l’IVA, l’IVL, l’examen cytologique, le test de recherche de l’ADN du VPH. Les listes des équipements pour réaliser ces procédures sont incluses dans les annexes de l’outil à la rubrique Fournitures_et_équipements_P_MS.) Hypothèses relatives au dépis- tage_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de dépistage. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de dépistage, par région et par an. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 276 HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Hypothèses rela- tives au diagnostic Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de diagnostic utili- sées dans le pays, en particulier les services de biop- sie et d’examen histopathologique du col de l’utérus. 1. Nom du service et code du service : entrez le nom du service (biopsie sous colposcopie, curetage endocervical, etc.) et un code correspondant. 2. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 3. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises avant la mise en œuvre et les sources d’information. Il s’agit des équipements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) ; b. Entrez le nombre moyen de jours de service, d’heures de service par jour et de minutes par type de service, par nom de structure de soins offrant chaque type de méthode de diagnotics. Spécifiez le personnel requis pour le diagnostic par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de personnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure ; c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par procédure ; d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque méthode de diagnostic et les unités requises par site ; e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives au diagnos- tic_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins of- frant des services de diagnostic par niveau de struc- ture de soins. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de diagnostic, par région et par an. Hypothèses rela- tives aux interven- tions Enregistrer les hy- pothèses relatives aux méthodes de traitement des lésions précan- céreuses et du cancer invasif. 1. Nom et code des méthodes de traitement : entrez le nom des traitements (RAD, cryothéra- pie, chimiothérapie, radiothérapie, etc.) et un code correspondant. 2. Entrez la proportion de femmes qui sont orientées vers un service spécialisé et cherchent à bénéficier des services pour chaque service, ainsi que la source d’information pour cette hypothèse. 3. Capacité annuelle pour chaque type de structure de soins : entrez une estimation de la capacité annuelle pour chaque type de structure de soins. 4. Éléments requis pour les services et coûts : a. Entrez les infrastructures requises et les sources d’information. Cela comprend les équi- pements qui étaient déjà dans les structures de soins et qui n’ont pas besoin d’être chiffrés dans une analyse différentielle (p. ex., les tables d’examen gynécologique) b. Entrez le nombre moyen de jours de service par an, d’heures de service par jour et de minutes par service, par type de structure de soins. Spécifiez le personnel requis pour les interventions par niveau de structure de soins. De plus, indiquez, pour chaque type de per- sonnel, le nombre de minutes consacrées aux activités préalables à la procédure, à la prise en charge après la procédure. c. Dressez la liste des fournitures requises pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par procédure. d. Dressez la liste des équipements requis pour chaque type de traitement des lésions pré- cancéreuses et des cancers invasifs et les unités requises par site. e. Entrez tous les autres coûts directs. Une liste illustrative des autres coûts directs est in- cluse au bas des tableaux de saisie des données. Hypothèses rela- tives aux interven- tions_ANNUEL Assigner le nombre de struc- tures de soins offrant chaque type de service en rapport avec le cancer du col de l’utérus. Entrez le nombre des structures de soins remplissant les critères et offrant chaque type de service de traitement, par région et par an, pour chaque méthode de traitement. (N’inclure que les structures de soins figurant dans la liste de la feuille de calcul Hypothèses rela- tives aux interventions.) Tableau 5.8 (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 277 TABLEAU 5.9 Hypothèses relatives aux autres coûts HYPOTHÈSES RELATIVES AUX AUTRES COÛTS La section « Hypothèses relatives aux autres coûts » ne comprend qu’une feuille de calcul (Hypothèses hors service) divisée en différentes sections. Objectif : enregistrer les hypothèses relatives aux activités qui ne sont pas en rapport avec des activités cliniques. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (-) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la section Instructions (commentaires) Microplanification 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de microplanification par niveau (national, infranational, etc.). 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de microplanification par an. (Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modérateurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Le coût économique comprend les dé- penses engagées plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel salarié, ainsi que d’autres coûts « cachés ».) Formation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques de chaque activité de formation sur la base du nombre maxi- mum de participants formés. 3. Entrez une estimation du nombre d’activités de formation par an. Mobilisation so- ciale et communi- cation 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser. 2. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité destinée à augmenter le nombre de femmes qui ont recours aux services de dépistage et de traitement 3. Entrez une estimation du nombre d’activités en rapport avec la mobilisation sociale et la communication par an. 4. Entrez les coûts financiers et les coûts économiques par activité initiale d’information, d’éducation et de com- munication/de communication incitant à un changement des comportements (par exemple, la production de brochures). 5. Entrez le coût du soutien continu comme la réimpression de prospectus ou de brochures sur la période pour laquelle une projection des coûts est calculée. 6. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme par an. 7. Entrez une estimation du nombre de dispositifs d’appui à la communication continue par an. Supervision 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise qui sera utilisée pour les coûts de supervision. 2. Supervision : entrez le coût financier et le coût économique des visites de supervision et le nombre de visites de supervision attendu par niveau. 3. Suivi : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités de suivi. 4. Évaluation : entrez les coûts financiers et les coûts économiques des activités d’évaluation. Autres coûts récurrents et coûts en capital 1. Sélectionnez dans le menu déroulant la devise à utiliser 2. Entrez le coût financier et le coût économique pour chaque élément récurrent supplémentaire. 3. Entrez une estimation du volume de chaque élément récurrent. 4. Entrez le coût financier et le coût économique par bien d’investissement supplémentaire. 5. Entrez une estimation du volume de chaque bien d’investissement supplémentaire. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 278 TABLEAU 5.11 Analyse ANALYSE Les quatre feuilles de calcul incluses dans la section Analyse permettent à l’équipe de calcul des coûts du pays de visualiser les données concernant le calcul des coûts et d’identifier en un coup d’œil les lacunes et les problèmes. Toutes les feuilles de calcul Analyse sont remplies automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans les feuilles de calcul Hypothèses. Nom de la feuille de calcul Objectif Logique du mo- dèle Permettre à l’utilisateur de suivre les patientes tout au long du continuum de soins et d’identifier le nombre de femmes qui ont recours aux services et celles qui sont perdues de vue. Coût par service Produire les coûts financiers et les coûts économiques par service. Coûts proportion- nels Produire une série de camemberts qui permettent aux utilisateurs de voir la proportion des coûts financiers et des coûts économiques par type de service et d’activité. Service par an et par zone Produire les coûts financiers et les coûts économiques de chaque service par an, ainsi que le nombre de femmes remplissant les critères pour un service, le nombre de femmes cherchant à avoir recours à ce service et la capacité disponible pour fournir chaque service. TABLEAU 5.10 Résultats et synthèses des coûts RÉSULTATS ET SYNTHÈSES DES COÛTS L’outil C4P-ST est un algorithme qui produit des résultats et une synthèse d’informations pour la planification des programmes sur la base de l’ensemble des données complet. Les résultats sont produits automatiquement sur la base des données saisies dans les feuilles de calcul Hypothèses. Ils sont produits sur la base des données les plus récentes disponibles dans le pays au moment de l’estimation, et les plans préparés pour le programme peuvent être adaptés aux besoins du pays. Les résultats de l’estimation des coûts se trouvent dans les sections Résultats et synthèses des coûts. Ils sont fournis en fonction des informations entrées dans le système : chiffres de population, nombre de dépistages par an, nombre de diagnostics par an, nombre d’interventions par an, et autres coûts. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (−) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Résultats Les feuilles de calcul Résultats indiquent la capacité, le besoin, la demande (population remplissant les critères cherchant à avoir recours à une procédure), le nombre total de procédures réalisées et les résultats pour les patientes (c’est-à-dire le nombre de femmes pour qui le résultat de l’IVA est négatif et le nombre de femmes orientées vers un service spécialisé pour un traitement par type de service). Synthèses des coûts Les feuilles de calcul Synthèse des coûts indiquent le coût par service par région infranationale sur une période de cinq ans. La feuille de calcul Synthèses des coûts du programme indique les coûts financiers et les coûts économiques des activités prévues de dépistage et de traitement du cancer du col de l’utérus par an et par élément de coût, ainsi que les coûts financiers et les coûts économiques de l’investissement initial (ressources initiales nécessaires en amont, au démarrage du programme). Elle contient également des tableaux relatifs aux coûts d’introduction (c’est-à-dire les résultats concernant la microplanification, la formation, la mobilisation sociale, les coûts récurrents et la prestation de services). Les autres feuilles de calcul Résultats et synthèses des coûts sont classées par type de service (p. ex., Synthèse des coûts IVA). SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 279 TABLEAU 5.12 Modules d’aide MODULES D’AIDE L’outil C4P-ST comprend cinq modules d’aide pour aider l’équipe travaillant au calcul des coûts dans le pays à prendre des décisions sur la capacité du programme, la demande, la formation et les coûts des réunions. RAPPEL : cliquez sur les cases contenant les signes plus ou moins situées à gauche des numéros de ligne pour ouvrir (+) ou réduire (−) le contenu et modifier la quantité de données affichées. Nom de la feuille de calcul Objectif Instructions (commentaires) Estimateur de la capacité en unités de service et des besoins en personnel Aider les utilisateurs à obtenir une estima- tion du nombre de services qui peuvent être fournis par chaque membre du per- sonnel de santé et du nombre d’employés qui doivent être disponibles pour fournir les services. Entrez les informations suivantes pour estimer le nombre de services qui peuvent être fournis par agent de santé : • Le nombre de minutes nécessaires pour fournir chaque service ; • Le nombre d’heures par jour de service ; et • Le nombre de jours de service par mois. (Ce module comprend des curseurs qui permettent aux utilisateurs d’ajuster facilement le nombre de minutes, d’heures et de jours afin d’observer leur effet sur la capacité à fournir des services.) Effet de la demande sur la capacité actuelle présumée Comparer l’estimation du nombre de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage du cancer du col de l’utérus avec la capacité à fournir des ser- vices de dépistage par an et par zone. [Le curseur de cette feuille de calcul permet aux utilisateurs d’ajuster le pourcentage de femmes cherchant à avoir recours à des services de dépistage (demande) afin d’observer l’effet sur la capacité.] Estimateur du coût du pro- gramme de formation Estimer les coûts des formations. Entrez les informations sur les frais de déplacement et les indemnités pour les animateurs, le personnel de soutien et les participants, ainsi que les frais d’hébergement et de location de salles, les repas et les pauses-café, le matériel et les fournitures, les équipements ainsi que les autres coûts directs. Estimateur du coût des réunions – hypothèses Estimer les coûts des réunions. Entrez les hypothèses à poser pour les réunions de sensibilisa- tion, de microplanification et de mobilisation communautaire. (Les réunions de sensibilisation comprennent les réunions avec les responsables communautaires ; les réunions de microplanifi- cation comprennent les réunions opérationnelles au niveau natio- nal et au niveau infranational ; et les réunions communautaires se font avec les membres de la communauté.) Estimateur du coût des réunions – résultats Indiquer les résultats en termes de coûts financiers et de coûts économiques, par type de réunion. (Les résultats s’affichent automatiquement au fur et à mesure que les données sont entrées dans le module n° 4.) TABLEAU 5.13 Appendices APPENDICES L’outil C4P-ST comporte sept annexes intégrées. Appendice Objectif Registre des révisions Aider les utilisateurs à conserver des informations sur les révisions effectuées et à faire le suivi de ces révisions. Contrôles et alertes Détecter et isoler les problèmes, p. ex., les hypothèses non valides. Permettre aux utilisateurs de localiser et de corriger rapidement et facilement toute erreur de saisie de données. Notes Fournir aux utilisateurs un minimum d’informations sur la structure de l’outil ainsi que les coordonnées des per- sonnes ayant élaboré l’outil. Fournitures et équi- pements Fournir les listes des équipements nécessaires pour réaliser des examens gynécologiques, ainsi que : • Les méthodes de dépistages, notamment : - Examen gynécologique ; - IVA ; - Test de recherche de l’ADN du VPH. • Les biopsies. • Les traitements des lésions précancéreuses, notamment : - RAD ; - Cryothérapie. Il est possible de faire des références croisées entre ces listes des équipements et les listes de matériel figurant à la section Enquêtes dans les structures de soins. Glossaire Définir les termes utilisés dans l’outil. Feuille de styles Fournir les formats et les styles, ainsi que les conventions utilisées pour nommer les feuilles de calcul et les clés correspondant aux différents domaines afin d’améliorer la convivialité de l’outil. Index de recherche rapide Fournir les liens hypertextes vers chaque feuille de calcul afin de faciliter la navigation dans l’outil. CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 280 FEUILLE DE RÉFÉRENCE CONCERNANT LES ENTRÉES RELATIVES AUX HYPOTHÈSES Cette feuille de référence définit chacune des entrées, ou hypothèses, qui seront saisies dans l’outil Excel C4P-ST. Cette liste peut être utilisée en conjonction avec l’outil lui-même par l’équipe multidisciplinaire travaillant au calcul des coûts pour élaborer des outils de collecte ou d’agrégation des données, et pour déterminer les sources de données. Lorsqu’un processus d’analyse des coûts et de planification est utilisé en dehors du processus C4P- ST, cette liste d’hypothèses peut servir de référence pour identifier les éventuelles lacunes dans le processus existant. OUTILS ET AUTRES DOCUMENTS POUR LA MISE EN ŒUVRE Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES GÉNÉRALES NOMS, LIBELLÉS ET PÉRIODE Libellé du nom du pays Nom complet du pays Libellés_à_définir_HB Libellés des niveaux infranatio- naux Libellés pour chaque type de niveau administratif infranational présent dans le pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemples : région ; État ou pro- vince ; district ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellé des noms des types de structures de soins Libellés pour chaque type de structure de soins existant dans le système de santé du pays, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypo- thèses, résultats et feuilles de présenta- tion. Exemples : hôpital central de re- cours ; hôpital de district ; centre de santé ; poste de santé ; etc. Libellés_à_définir_HB Libellés des noms des segments et des catégories de population Libellés pour les différents segments et les différentes catégories de la popu- lation cible du programme, qui seront utilisés pour remplir automatiquement d’autres hypothèses, résultats et feuilles de présentation. Exemple : la population cible est ventilée en segments en fonction du statut VIH+ et VIH−, ces seg- ments étant eux-mêmes ventilés en catégories de tranches d’âge cible. Libellés_à_définir_HB Clôture de l’exercice financier Mois au cours duquel se termine l’exer- cice financier du pays Période_HB Année de début du programme Année de début de ce processus de calcul des coûts et de planification. Période_HB Durée du programme Nombre d’années couvertes par ce calcul des coûts (maximum 5 ans). Période_HB Dénomination de la monnaie locale Code de 3 lettres attribué à la monnaie locale. Période_HB Noms des unités au deuxième niveau administratif Noms donnés aux différentes unités au deuxième niveau administratif. Exemple : Région de l’Ouest, Région des montagnes, etc. ; État du soleil levant, État de l’Est, etc. ; Province du Nord, Province de la capitale, etc. Noms_infranationaux_ et_période_HB Nombre de subdivisions dans chaque deuxième niveau admi- nistratif Explication de la manière dont sont sub- divisées les unités au niveau infranational. Exemple : lorsque le deuxième niveau administratif est repré- senté par les provinces et le troi- sième niveau administratif par les districts, l’entrée sera le nombre de districts dans une province particulière. Noms_infranationaux_ et_période_HB SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 281 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DEMANDE DE BASE – PAR AN Demande annuelle prévue pour le dépistage initial et le nouveau dépistage systématique dans les zones où le programme est actif et dans les zones où le pro- gramme est inactif La demande prévue est l’estimation du nombre de femmes de la population cible qui chercheront à recevoir des services au cours d’une année donnée. Les zones où le programme est actif sont les niveaux infranationaux dans lesquels les services de lutte contre le cancer du col de l’utérus sont (ou seront) fournis. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes dans les zones [actives ou inactives] qui chercheront à recevoir des services. Dénominateur : nombre total [prévu] de femmes remplissant les critères pour bénéficier d’un dépistage dans toutes les zones [actives ou inactives]. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES RELATIVES À LA DISTRIBUTION DES MÉTHODES DE DÉPISTAGE DE BASE Distribution des méthodes utili- sées pour le dépistage initial Le pourcentage de dépistages réalisés en utilisant chaque méthode de dépistage au cours de la durée du projet. Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉPIDÉMIOLOGIQUES Dépistage du cancer du col de l’utérus et des lésions précancé- reuses Pourcentage de femmes pour qui le ré- sultat du dépistage est normal, présen- tant des lésions précancéreuses de petite taille (p. ex., remplissant les critères pour être traitées par cryothérapie), et présentant des lésions précancéreuses de grande taille. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un résultat particulier [résultat normal, lésions précancéreuses de petite taille, lésions précancé- reuses de grande taille]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Cancer invasif du col de l’utérus Pourcentage de femmes identifiées comme présentant un cancer invasif du col de l’utérus à un stade précoce, un cancer invasif à un stade intermédiaire, et un cancer invasif à un stade avancé. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes recevant un diagnostic particulier [cancer in- vasif du col de l’utérus à un stade précoce, stade intermédiaire ou stade avancé]. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LES ORIENTATIONS-RECOURS Proportions de dépistages suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour le traitement de lésions précancéreuses ou pour poser un dia- gnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour chaque service en rapport avec une intervention thérapeutique ou un diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_essen- tielles_RB Proportions de diagnostics ana- tomopathologiques suivis d’une orientation-recours Proportion des femmes recevant un diagnostic de cancer invasif du col de l’utérus orientées vers des services de traitement et de prise en charge du can- cer invasif du col de l’utérus. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage orientées vers un service spécialisé pour y recevoir des services de traitement et de prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes recevant un diagnostic. Hypothèses_essen- tielles_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 282 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES DE BASE CONCERNANT LE MOMENT OÙ RÉALISER UN NOUVEAU DÉPISTAGE Nombre d’années avant un nou- veau dépistage (dernier résultat normal) Intervalle (en années) avant le dépistage suivant pour les femmes ayant un résultat négatif au test de dépistage (pour les femmes VIH+ et les femmes VIH−, si cet intervalle est différent). Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB Nombre d’années avant un nouveau dépistage (le dernier dépistage a dû être suivi d’une orientation-recours) Intervalle (en années) avant le dépis- tage suivant pour les femmes ayant été orientées vers un service spécialisé au moment de leur dépistage pour des évaluations supplémentaires et/ou un traitement. Les recommandations de l’OMS concernant les intervalles entre chaque dépistage se trouvent dans le document Lignes direc- trices de l’OMS pour le dépis- tage et le traitement des lésions précancéreuses pour la prévention du cancer du col de l’utérus [OMS, 2014]. Hypothèses_essen- tielles_RB CHIFFRES ANNUELS DE LA POPULATION Chiffres annuels de la popula- tion par niveau infranational et par segment ou catégorie de population « Annuel » signifie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. « Niveau infranational » fait référence au deuxième niveau administratif, les noms des différentes unités figurant dans l’entrée Noms des unités au deuxième niveau administratif. « Segment » fait référence au niveau le plus large de ventilation de la population cible. « Catégorie » fait référence au deuxième niveau de ventilation au sein de chaque segment de population cible. Remarque : pour obtenir une estimation plus précise, il existe également une option permettant d’entrer le taux de prévalence de l’infection à VIH. Exemple : Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 15 à 24 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH+ âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 25 à 49 ans dans la Région des montagnes ; Nombre de femmes VIH- âgées de 15 à 49 ans dans la Région de l’Ouest ; etc. pour l’ensemble des régions et des éléments de la po- pulation cible après ventilation. Hypothèses_essen- tielles_RB HYPOTHÈSES ÉCONOMIQUES Codes des devises et taux de change Pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Hypothèses_écono- miques_RB Taux d’actualisation annuel Le taux d’intérêt utilisé pour déterminer la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs dans l’analyse standard des flux de trésorerie actualisés pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Taux générique = 3 % à 5 % Hypothèses_écono- miques_RB LISTE DE RÉFÉRENCE DES PRIX Devise principale Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts dans cette section. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 283 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coûts du personnel hospitalier Pour chaque type de personnel au niveau de l’hôpital, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Coûts de personnel dans d’autres établissements de santé Pour chaque type de personnel des autres niveaux d’établis- sements de santé, entrez les informations suivantes : poste/ cadre/nom de spécialité ; année où a été établie la liste des prix ; durée pour laquelle est donné l’ensemble « salaire + avan- tages sociaux » (habituellement 1 mois) ; unité pour spécifier la quantité ; prix par ensemble « salaire + avantages sociaux » (correspondant à la durée pour laquelle il a été donné). Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des équipements Il s’agit de la liste de référence de tous les équipements nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipe- ment, entrez les informations suivantes : nom de l’équipement ; année de tarification ; nom du type de conditionnement/ groupe dans lequel est vendu cet équipement ; prix par condition- nement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par condi- tionnement/groupe ; et nombre d’années de vie utile de cet équipement. Les coûts des équipements doivent être évalués en fonction de la proportion de l’utilisation de ces équipements pour des activités en rapport avec la lutte contre le cancer du col de l’utérus. Exemple : si un appareil de radiothérapie est utilisé 1/3 du temps pour traiter les cas de cancer du col de l’utérus, le nombre d’unités d’équipement noté par l’utilisateur ne doit pas être 1 mais 0,33. Liste_de_référence_ des_prix_HB Prix des fournitures Il s’agit de la liste de référence de toutes les fournitures nécessaires pour réaliser les services en rapport avec le contrôle du cancer du col de l’utérus (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, diagnostic, traitement et prise en charge du cancer invasif du col de l’utérus). Des listes du matériel minimum pour chaque service se trouvent à la sous-sec- tion Outils et autres documents pour la mise en œuvre de la section 4. Pour chaque type d’équipement, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture ; an- née de tarification ; nom du type de conditionnement/groupe dans lequel est vendue cette fourniture ; prix par conditionne- ment/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionne- ment/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 284 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Autres coûts directs Autres coûts directs liés à la prestation de services, tels que les tests de labora- toire, le carburant, etc. Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nom de l’élément ; année de tarifica- tion ; nom du type de condi- tionnement/groupe dans lequel est vendu cet élément ; prix par conditionnement/groupe ; unité utilisée pour spécifier la quantité ; nombre d’éléments par conditionnement/groupe. Liste_de_référence_ des_prix_HB HYPOTHÈSES RELATIVES AUX SERVICES HYPOTHÈSES RELATIVES AU DÉPISTAGE Cet outil permet de saisir des entrées pour le groupe d’hypothèses présenté ci-dessous pour un maximum de trois méthodes de dépistage du cancer du col de l’utérus. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque méthode de dépistage qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque méthode de dépistage. Les noms et les codes de chaque méthode de dépistage ainsi que les hypothèses connexes seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque méthode de dépistage. Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage particulière parmi l’ensemble des dépistages Proportion des dépistages réalisés à l’aide d’une méthode de dépistage. Si une seule méthode de dépistage est utilisée (p. ex., l’IVA), cette proportion sera de 100 %. Identique à l’hypothèse essentielle Distribution des méthodes utilisées pour le dépistage initial.&& Numérateur : [estimation du] nombre de dépistages réalisés en utilisant une méthode parti- culière. Dénominateur : nombre total [attendu] de dépistages. Ces chiffres doivent être fournis pour chaque méthode de dépis- tage utilisée. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit un service de dépistage particu- lier par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit le service de dépistage. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser le service de dépistage dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 285 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipement préalable requis pour fournir le service de dépistage Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus (p. ex., un endroit permettant de réaliser un examen en respectant la confidentia- lité et disposant d’une table d’examen gynécologique, etc.). Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la procédure de dépistage. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Fournitures requises pour réali- ser la procédure de dépistage Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures autres que le dépistage). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez les infor- mations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser la procédure de dépistage Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités d’équipements requis pour équiper un site. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser la procé- dure de dépistage (y compris les tests de laboratoire) Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque méthode de dépistage, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ au_dépistage_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira un service de dépistage chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Cette feuille de calcul permet d’entrer ces informations pour un maximum de trois méthodes de dépistage différentes. Hypothèses_rela- tives_au_dépistage_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 286 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AU DIAGNOSTIC Cet outil permet la saisie des entrées pour les hypothèses relatives à l’ensemble des services de diagnostic anatomopathologique, c’est-à-dire la biopsie sous colposcopie, le curetage endocervical, l’examen histopathologique, etc. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour les investigations en vue de poser un diagnostic. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque service de diagnostic. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour un diagnos- tic et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour un dia- gnostic anatomopathologique. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours pendant les- quels chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par an. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic par jour. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit des services de diagnostic. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation peut avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de mi- nutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser un service de diagnostic dans chaque type de structure de soins. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipement préalable requis pour fournir les services de diagnostic Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 287 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique des activités prépara- toire préalables à la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des procédures de diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de la procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Fournitures requises pour réali- ser les procédures de diagnostic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Faites une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le diagnostic cancer du col de l’utérus). Pour chaque fourniture requise, entrez les informations sui- vantes : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser le diagnostic anatomopathologique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Entrez le nom et le nombre d’uni- tés de chaque élément d’équipe- ment requis pour équiper un site afin de réaliser des investigations en vue de poser un diagnostic. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser le diagnos- tic anatomopathologique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure et comprend tous les frais de laboratoire pour traiter les prélèvements en vue de réaliser un diagnostic. Pour chaque type d’élément, en- trez le nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fournira des services de diagnostic anato- mopathologique chaque année Cette entrée doit être fournie pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement un service peut être entré dans la rubrique « Préexis- tant ». Hypothèses_relatives_ au_diagnostic_AN- NUEL_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 288 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES RELATIVES AUX INTERVENTIONS Cet outil permet la saisie d’entrées pour le groupe d’hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept interventions différentes de traitement et de prise en charge des lésions précancéreuses et du cancer invasif du col de l’utérus, y compris les soins palliatifs, à définir en fonction des besoins locaux. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms et des codes pour chaque intervention qui sera utilisée dans le pays et pour chaque année pour laquelle le coût sera évalué. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque intervention thérapeutique. Les noms et les codes de chaque intervention seront saisis dans l’outil, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque intervention. Pourcentage de la population bénéficiant d’un dépistage et remplissant les conditions Similaire à l’hypothèse essentielle Propor- tions de dépistages suivis d’une orienta- tion-recours pour chaque intervention thérapeutique (les cellules doivent se remplir automatiquement). Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeu- tique. Dénominateur : nombre total [attendu] de femmes bénéficiant d’un dépistage. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Taux d’attrition en cas d’orienta- tion-recours Pourcentage de femmes orientées vers un service spécialisé pour chaque type d’intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orienta- tion-recours. Numérateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage, orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique et ne se rendant pas à cette visite d’orientation-recours. Dénominateur : [estimation du] nombre de femmes bénéficiant d’un dépistage et orientées vers un service spécialisé pour chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de jours de ser- vice par an pour chaque type de structure de soins Nombre moyen de jours par an pendant lesquels chaque type de structure de soins fournit chaque intervention théra- peutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est pos- sible d’utiliser des moyennes pondérées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 1 jour par semaine, mais une structure de soins offre des services 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen d’heures de service pour chaque service et pour chaque type de structure de soins Nombre moyen d’heures pendant lesquelles chaque type de structure de soins fournit chaque intervention thé- rapeutique (pendant les jours au cours desquels elle fournit ce service). Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. En cas de besoin, il est possible d’utiliser des moyennes pondé- rées (p. ex., lorsque la plupart des structures de soins d’un type particulier offrent des services 2 heures par jour 1 jour par se- maine, mais qu’une structure de soins offre des services 8 heures par jour 3 jours par semaine). Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par heure de service Nombre moyen de minutes par heure pendant lesquelles chaque type de struc- ture de soins fournit chaque intervention thérapeutique. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Le plus souvent, il s’agira de 60 minutes ; toutefois, certains problèmes, comme des rup- tures de stock ou le personnel travaillant en rotation, peuvent avoir un impact négatif sur le nombre moyen de jours de service, d’heures de service et de minutes par heure de service. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre moyen de minutes par service Nombre moyen de minutes requis pour réaliser chaque service concernant une intervention thérapeutique (y compris les activités avant la procédure et les activi- tés après la procédure) dans chaque type de structure de soins. Nécessaire pour estimer la capacité annuelle par type de structure de soins pour chaque intervention thérapeutique. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mouve- ments par une observation systé- matique de la performance de chaque service concernant une intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 289 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Équipements préalables requis pour fournir chaque intervention thérapeutique Cette liste permet de suivre les équipe- ments ou les infrastructures requis déjà en place (généralement pour un usage courant) et n’a donc pas besoin d’être chiffrée dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Il peut s’agir par exemple d’une salle d’opération standard avec un lit, du ma- tériel d’anesthésie, etc. Les équipements entrés dans cette liste ne seront pas inclus dans les coûts ; les équipements à inclure dans les coûts doivent être saisis comme des entrées dans la Liste des équipements requis pour équiper un site ci-des- sous. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités préalables à la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités pré- paratoires préalables à chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser la procédure de traitement dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique de la performance de chaque intervention théra- peutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de minutes requises par chaque type de personnel pour réaliser les activités dans les suites de la procédure dans chaque type de structure de soins Nécessaire pour estimer le temps et les coûts par procédure. Pour établir un temps standard, il est conseillé de réaliser une étude des temps et des mou- vements par une observation systématique des activités dans les suites de chaque intervention thérapeutique. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Fournitures requises pour réali- ser chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dresser une liste séparée de l’ensemble des fournitures requises pour réaliser la procédure et qui ne doivent pas être in- cluses dans le calcul des coûts (p. ex., les fournitures de base standard également utilisées pour des procédures qui ne sont pas en rapport avec le cancer du col de l’utérus). Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’intervention concernant le trai- tement, entrez les informations suivantes pour chaque fourniture requise : nom de la fourniture, nombre d’unités requises par procédure. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Équipements requis pour équiper un site afin de réaliser chaque type d’intervention thé- rapeutique Cette entrée vient en complément des entrées figurant dans la Liste principale des prix destinée à calculer l’investisse- ment initial, les coûts financiers annuali- sés et les coûts économiques annualisés par site. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque type d’in- tervention thérapeutique, entrez le nom et le nombre d’unités de chaque élément d’équipement requis pour équiper un site afin de réaliser cette intervention. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Majoration pour la maintenance annuelle des équipements Pourcentage des coûts totaux à allouer à la maintenance annuelle des équipe- ments Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Autres coûts directs nécessaires à un site pour réaliser chaque type d’intervention thérapeu- tique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Dans le groupe d’hypothèses fournies pour chaque interven- tion thérapeutique, entrez le nombre d’unités requises par procédure pour chaque élément. Hypothèses_relatives_ aux_interventions_HB Nombre de structures de soins de chaque type, dans chaque unité infranationale qui fourni- ra chaque type d’intervention thérapeutique Cette entrée est nécessaire pour calculer le coût par procédure. Le nombre de structures de soins fournissant actuellement des ser- vices de traitement ou de prise en charge peut être entré dans la rubrique « Préexistant ». Intervention_Assump- tions_TA Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 290 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel HYPOTHÈSES HORS SERVICES MICROPLANIFICATION Les activités de microplanification sont celles qui se concentrent aux niveaux inférieurs du système de santé pour s’assurer que les interventions approuvées au niveau national sont mises en œuvre de manière à répondre aux besoins locaux (p. ex., organisation de réunions de planification opérationnelle ciblées aux niveaux national, infranational, des structures de soins et des communautés locales). Cet outil comprend une feuille de calcul pour saisir les hypothèses présentées ci-dessous pour un maximum de quatre types d’activités de microplanification. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de microplanification et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des réunions (y compris les réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des réunions se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts en- trées dans la section Microplanification. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’ac- tivité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de microplanification pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de microplanification (p. ex., les réunions de microplanification au niveau national, les réunions de microplanification au niveau des districts, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une réunion). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de microplanification à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de microplanification pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de microplanification pour chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB ACTIVITÉS DE FORMATION Les activités de formation peuvent inclure des formations cliniques pour les prestataires, des formations sur le contrôle des infections, des formations sur la gestion des données, etc., au niveau national, infranational ou des structures de soins. Cet outil comprend une feuille de calcul pour entrer les hypothèses ci-dessous pour un maximum de sept types d’activités de formation. Les utilisateurs doivent entrer la liste des noms de chaque type d’activité de formation et fournir toutes les hypothèses présentées ci-dessous pour chaque type. Cet outil comprend également une feuille de calcul distincte pour aider à estimer les coûts financiers et les coûts économiques des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre formations à définir en fonction des besoins locaux ; la liste des hypothèses à entrer dans la feuille de calcul distincte concernant le budget des formations se trouve à la section Planification du budget des réunions et des formations ci-dessous. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section Formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre maximum de partici- pants par formation Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et écono- miques par unité pour chaque type de formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 291 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût financier d’une activité de formation pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., les honoraires des conseillers-modéra- teurs, les indemnités de déplacement, la location d’un lieu de réunion, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., formation des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, for- mation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique de chaque ac- tivité de formation pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de formation (p. ex., forma- tion des prestataires à l’IVA, la cryothérapie et l’utilisation des données, formation à la gestion des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une formation). Le coût d’une formation doit être estimé en fonction du nombre maximum de participants par formation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé d’activités de formation à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de formation pour chaque an- née pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu d’activités de formation pour chaque type de formation doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB MOBILISATION SOCIALE ET COMMUNICATION Cet outil permet de saisir jusqu’à quatre types d’activités de mobilisation sociale, jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme et jusqu’à quatre types de dispositifs d’appui à la communication continue. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des activités prévues et de l’ensemble des dispositifs d’appui à la communication prévus, ainsi que des coûts financiers et des coûts économiques connexes pour une activité ou un dispositif (c’est- à-dire pour une unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la mobilisation sociale. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité d’acti- vité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des pa- tientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité d’activité de mobilisation sociale pour chaque type d’activité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de mobilisation sociale (p. ex., le recrutement des patientes au niveau de la structure de soins, le recrutement des patientes au niveau du district, le suivi des patientes au niveau de la structure de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une activité). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 292 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé d’activités de mobilisation sociale à réaliser chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type d’activité de mobilisation sociale pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’activités de mobilisation sociale doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., élaboration et production de brochures et d’affiches, distribution/transport, élaboration et production de spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des pro- vinces, dispositif initial d’informa- tion, d’éducation et de communi- cation/de communication incitant à un changement des compor- tements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication liée au lancement du programme pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication liée au lancement du programme [p. ex., lancement du programme au niveau national, lancement du programme au niveau des provinces, dispositif initial d’information, d’éducation et de communication/de communica- tion incitant à un changement des comportements pour les structures de soins (production de brochures et d’affiches pour les structures de soins), etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., réimpression, distribution/transport, dif- fusion des spots radio et TV, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique d’une unité de dispositif d’appui à la commu- nication continue pour chaque type de dispositif Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de dispo- sitif d’appui à la communication continue [p. ex., campagne de promotion du dépistage, cam- pagne pour la réalisation d’un nouveau dépistage, campagne pour diminuer le nombre de pa- tientes perdues de vue, etc.] doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour un dispositif). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 293 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communication liée au lancement du programme pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de dispositifs d’appui à la communication liée au lancement du programme de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Généralement, le lancement est organisé pour un seul pro- gramme national ; cependant, lorsque l’introduction ou l’exten- sion des services se fait en utili- sant une approche progressive, plusieurs lancements peuvent être échelonnés au niveau infra- national. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de dispositifs d’appui à la communication continue de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de dispositif d’appui à la communica- tion continue pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de disposi- tifs d’appui à la communication continue de chaque type doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB SUPERVISION, SUIVI ET ÉVALUATION Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de visites d’équipes de supervision, jusqu’à cinq types d’activités de suivi et jusqu’à quatre types d’activités d’évaluation. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de toutes les visites et activités prévues, ainsi que les coûts financiers et économiques associés à chaque visite ou activité (c’est-à-dire à chaque unité). Les activités peuvent ensuite être regroupées en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la supervision, le suivi et l’évaluation. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type de visite de l’équipe de supervision Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type de visite de l’équipe de supervision (p. ex., visite annuelle de l’équipe de supervision au niveau national, visite de l’équipe de supervision au niveau infranational, visite de l’équipe de supervision au niveau du district, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à- dire les coûts pour une visite). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Pourcentage alloué au dépistage et au traitement Proportion de la visite de supervision qui sera allouée au dépistage et au traite- ment du cancer du col de l’utérus. Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Proportion de la visite de super- vision de la structure de soins qui sera allouée au dépistage et au traitement du cancer du col de l’utérus. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 294 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Nombre présumé de visites de l’équipe de supervision de chaque type par an Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque type de visite de l’équipe de supervision pour chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type de visite de l’équipe de supervision doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’activité de suivi par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., systèmes de données, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts finan- ciers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’acti- vité de suivi par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’acti- vité de suivi (p. ex., élaboration initiale d’indicateurs standardi- sés, suivi continu du programme, évaluations de la capacité opéra- tionnelle des structures de soins, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts écono- miques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une activité). Les coûts d’élaboration et d’intro- duction d’une activité de suivi (p. ex., l’élaboration ou la mise en conformité de systèmes de don- nées, l’impression de nouveaux registres, de nouveaux formu- laires de collecte des données ou de nouveaux formulaires de synthèse des données, etc.) sont en général plus élevés que les coûts de poursuite de l’activité au cours des années suivantes. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Estimation du coût financier uni- taire pour chaque type d’évalua- tion par an Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., planification de réunions, impression, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 295 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Estimation du coût économique unitaire pour chaque type d’éva- luation par an Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». La liste de chaque type d’activité de suivi (p. ex., évaluation du programme national, étude de faisabilité, évaluation à mi-par- cours du programme, audit de la qualité des données, etc.) doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité (c’est-à-dire les coûts pour une évaluation). Hypothèses_hors_ser- vices_RB AUTRES COÛTS RÉCURRENTS ET AUTRES COÛTS D’INVESTISSEMENT HORS PRESTATION DE SERVICES Cet outil permet de saisir jusqu’à six types de coûts récurrents hors prestation de services et jusqu’à six types de coûts d’investissement hors prestation de services. Pour cette section, la collecte des données doit commencer en dressant la liste de l’ensemble des coûts récurrents et des coûts d’investissement prévus hors prestation de services, ainsi que les coûts financiers et économiques associés pour une unité (p. ex., un véhicule pour l’équipe de supervision, une réunion pour passer en revue le programme, la location de bureaux pour la gestion du programme au niveau national ou infranational, du crédit téléphonique pour les superviseurs, etc.). Les coûts unitaires peuvent ensuite être regroupés en catégories/types selon les besoins pour permettre la saisie du coût unitaire de chaque catégorie/type dans l’outil. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant les coûts récurrents et les coûts d’investisse- ment hors prestation de services. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités récur- rentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., crédit de communication téléphonique, transport, impression, etc.), mais ne com- prend pas les biens issus de donations ni les frais de personnel salarié. Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût économique des unités ré- currentes hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts récurrents hors presta- tion de services du programme comprennent l’administration du programme, les réunions pour passer en revue le programme, les activités de réévaluation des coûts du programme, etc. La liste de chaque type de coût récurrent hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts uni- taires récurrents hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût récurrent hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité récurrente hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Coût financier des unités d’inves- tissement hors prestation de ser- vices pour chaque type d’unité Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., véhicules, ordinateurs, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts financiers par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 296 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique des unités d’investissement hors prestation de services pour chaque type d’unité Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Les coûts d’investissement hors prestation de services du programme comprennent les véhicules pour les équipes de supervision, les ordinateurs, etc. La liste de chaque type de coût d’investissement hors prestation de services du programme doit être établie, avec, pour chaque type, les coûts économiques par unité. Hypothèses_hors_ser- vices_RB Nombre présumé de coûts unitaires d’investissement hors prestation de services chaque année Ce nombre servira de multiplicateur pour estimer les coûts financiers et les coûts économiques globaux de chaque unité des catégories de coût d’investissement hors prestation de services chaque année pour laquelle le coût est évalué. Le nombre attendu de chaque type d’unité d’investissement hors prestation de services doit être indiqué pour chaque année dont le coût est évalué. Hypothèses_hors_ser- vices_RB PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS ET DES FORMATIONS Cet outil comprend des feuilles de calcul distinctes pour aider à planifier le budget et à estimer les coûts des réunions (y compris des réunions de microplanification) et des formations, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions et pour un maximum de quatre activités de formation, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. PLANIFICATION DU BUDGET DES RÉUNIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des réunions (y compris des réunions de microplanification), avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de trois réunions, à définir en fonction des besoins locaux, avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de chaque réunion. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque réunion. Les noms et les hypothèses pour chaque réunion seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque réunion. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type de réunion de microplanification, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de trois réunions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des réunions. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) animant la réu- nion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de per- sonnes animant la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de réunion. Les coûts associés à l’animation et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la réunion. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 297 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) participants lors de la réunion Les types de personnels peuvent com- prendre des employés salariés et non salariés ou à temps partiel, des contrac- tuels, etc. Les cadres peuvent com- prendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Pour chaque type d’indemnité correspondant à chaque type de personnel ou de cadre, entrez les informations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours de participation. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui apporteront un soutien à la réunion Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la réunion, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 298 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemnité dans chaque catégorie de per- sonne présente à la réunion, en- trez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indemnité ; nombre d’indemnités par per- sonne (p. ex., si chaque personne a droit à 2 repas par jour et que la réunion dure 2 jours, les in- demnités de repas par personne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemni- té) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la réunion Comprend la salle de réunion ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’héber- gement des personnes présente à la réunion. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la réunion Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les informa- tions suivantes : nombre de per- sonnes qui prendront ces repas/ pauses-café ; nombre de jours pendant lesquels ils seront four- nis ; coût financier unitaire (par personne par repas/pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la réunion au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la réunion Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la réunion (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la réunion Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la réunion (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Liste des autres coûts directs associés à la réunion Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la réunion (p. ex., car- burant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_réu- nions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 299 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel PLANIFICATION DU BUDGET DES FORMATIONS Cet outil comprend une feuille de calcul pour aider à planifier le budget des activités de formation, avec la possibilité d’entrer les informations pour un maximum de quatre sessions de formation à définir en fonction des besoins locaux avec leurs hypothèses de coûts. Avant d’indiquer une valeur pour chaque entrée ci-dessous, les utilisateurs doivent dresser la liste des noms de session de formation. Toutes les entrées concernant les hypothèses doivent être saisies pour chaque session. Les noms et les hypothèses pour chaque activité de formation seront saisis dans la feuille de calcul, ce qui permettra de créer des groupes séparés pour chaque session. Les coûts financiers et les coûts économiques globaux, ainsi que toutes les autres entrées requises, concernant chaque type d’activité de formation, peuvent ensuite être transférés dans la feuille de calcul Hypothèses hors services par l’animateur travaillant au calcul des coûts. Lorsque les coûts doivent être établis pour plus de quatre sessions, l’animateur travaillant au calcul des coûts peut supprimer les entrées une fois que les informations pertinentes ont été transférées. Par la suite, de nouvelles entrées de planification du budget peuvent être saisies dans la feuille de calcul. Devise utilisée Sélectionnez la devise qui sera utilisée pour toutes les hypothèses de coûts entrées dans la section concernant la planification du budget des formations. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadres) qui animeront la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui animera la réunion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui animeront la réunion ; et nombre de jours au cours desquels elles animeront la réunion. Remarque concernant ce groupe d’hy- pothèses : les types de personnels (ou de cadres) dépendent du contexte et du type de formation. Les coûts associés à l’anima- tion et à la participation peuvent différer selon le type de personnel ou de cadre animant la formation. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des médecins, des agents de santé communautaire, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la formation Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens issus de dona- tions ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) animant la réunion Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) participants lors de la formation Les types de personnels peuvent comprendre des employés salariés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des professeurs, des mé- decins, des agents de santé communau- taire, etc. Pour chaque type d’indemnité dans chaque type de personnel ou de cadre, entrez les infor- mations suivantes : nombre de participants ; et nombre de jours pendant lesquels ils participe- ront. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., honoraires des animateurs, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT SECTION 5. 300 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) parti- cipant Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de personnels (ou de cadre) qui apporteront un soutien à la formation Pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien à la réu- nion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui apporteront un soutien et nombre de jours au cours desquels elles apporteront un soutien. Les types de personnels peuvent comprendre des employés sala- riés et non-salariés ou à temps partiel, des contractuels, etc. Les cadres peuvent comprendre des administrateurs, des chauffeurs, du personnel de soutien tech- nique, etc. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût financier par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût financier correspond aux dépenses engagées ou aux dépenses directes investies dans le service (p. ex., heures supplémentaires, rétributions, etc.), mais ne comprend pas les biens is- sus de donations ni les frais de personnel salarié. Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Coût économique par personne et par jour pour chaque type de personnel (ou de cadre) qui apportera un soutien Le coût économique comprend les dépenses engagées ou les dépenses directes plus la valeur des biens issus de donations et des frais de personnel sala- rié, ainsi que d’autres coûts « cachés ». Ce chiffre ne doit prendre en compte que les coûts directs en personnel. Les indemnités de déplacement (indemnités journa- lières), les frais d’hébergement, la location du lieu où se tiendra la formation, les repas, etc., sont comptabilisés dans une autre hypothèse. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types d’indemnités pour chaque catégorie de per- sonne présente à la formation Ces indemnités peuvent comprendre : les indemnités journalières, les indemnités de repas, les indemnités de transport, etc. Les frais d’hébergement ne doivent pas être inclus, car il s’agit d’un autre type d’entrée. Le terme « catégorie » désigne les trois catégories dans lesquelles sont réparties les hypothèses relatives au personnel vues précédemment : animateurs, parti- cipants et personnel de soutien. Pour chaque type d’indemni- té dans chaque catégorie de personne présente à la forma- tion, entrez les informations suivantes : nombre de personnes qui reçoivent ce type d’indem- nité ; nombre d’indemnités par personne (p. ex., si chaque per- sonne a droit à 2 repas par jour et que la formation dure 2 jours, les indemnités de repas par per- sonne seront au nombre de 4) ; coût financier unitaire (par indemnité) ; et coût économique unitaire (par indemnité). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des types de salles utilisées au cours de la formation Cela comprend la salle de formation ou le lieu de réunion lui-même, ainsi que l’hébergement des personnes présentes à la formation. Pour chaque type de salle, entrez les informations suivantes : nombre de salles nécessaires ; nombre de jours (ou de nuits, en cas de chambres d’héberge- ment) où la salle/chambre est requise ; coût financier unitaire (par salle/chambre) ; et coût économique unitaire (par salle/ chambre). Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) SECTION 5.CALCUL DES COÛTS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS – MODULE D’ANALYSE ET DE PLANIFICATION POUR LE DÉPISTAGE ET LE TRAITEMENT 301 Entrées Description Remarques sur le calcul ou la manière de déterminer les hypothèses Nom de la feuille de calcul Excel Liste des repas complets et des pauses-café fournis au cours de la formation Le terme « repas complet » fait référence aux petits-déjeuners, aux déjeuners et aux dîners ; le terme « pause-café » fait référence aux pauses-café du matin ou de l’après-midi, etc. Pour chaque type de repas/ pause-café, entrez les infor- mations suivantes : nombre de personnes qui prendront ces re- pas/pauses-café repas ; nombre de jours pendant lesquels ils seront fournis ; coût financier unitaire (par personne par repas/ pause-café) ; coût économique unitaire (par personne par repas/ pause-café). Ces entrées ne doivent pas comptabiliser les repas payés par les personnes présentes à la formation au moyen de leurs indemnités journalières. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste du matériel et des fourni- tures requis pour la formation Dresser la liste de tout le matériel et de toutes les fournitures requis pour la formation (p. ex., blocs-notes, classeurs, stylos, etc.). Pour chaque élément de matériel ou de fourniture, entrez les informations suivantes : nombre requis ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des équipements qui seront loués pour la formation Dresser la liste de tous les équipements qui seront loués pour la formation (p. ex., matériel audio, projecteur, etc.). Pour chaque équipement, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; nombre de jours de location ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Liste des autres coûts directs associés à la formation Dresser la liste de tous les autres coûts directs associés à la formation (p. ex., carburant, équipement acheté, etc.). Pour chaque élément, entrez les informations suivantes : nombre d’unités requises ; coût financier unitaire ; et coût économique unitaire. Hypothèses_relatives_ au_budget_des_forma- tions_HB Tableau (suite) • Alliance for Cervical Cancer Prevention (ACCP) (2004). Planning and implementing cervical cancer prevention and control programs: a manual for managers. [Disponible sur le site : http://screening.iarc.fr/doc/ACCP_screen. pdf, page consultée le 13 septembre 2018.] • Eltoum IA, Robertson J. (2007). Impact of HPV testing, HPV vaccine development, and changing screening frequency on national Pap test volume. Cancer Cytopathology, 111(1), 34–40. 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Key facts
Document type Publications
Adoption date
Source World Health Organization