World Health Organization (WHO) · Journal articles

Yellow fever = Fièvre jaune

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N s . 2 2 , 2 S M A Y 1 9 9 3

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N ' 2 2 , 2 8 M A I 1 9 9 3

Yellow fever K enya. T he outbreak of yellow fever previously reported1 appears to have ended. Cases were detected during an active surveillance programme instituted by the M inistry of H ealth and conducted jointly with team s from W H O , and were found only in Baringo and Elgeyo M arakwet D istricts in the Kerio Valley, northw est o f N airobi (M ap I). Review of patient records in the hospitals o f these districts indicated that the first cases occurred in Septem ber 1992, and cases continued through the ensuing m onths, the last patient being diagnosed in M arch 1993 (Fig. 1). A total of 54 patients m et the case definition (at least 2 o f the following 5 symptoms: jaundice; haemorrhage; signs suggestive of encephalitis; signs of renal involvement; fever >38 °C); 28 deaths were re­ corded, representing a case-fatality rate of 52%. Eighteen of the cases (33%) were among children 19 years old or younger, and 19 cases (35%) were females. Map 1 Yellow fever: location of outbreak area in Baringo and Elgeyo Marakwet Districts, Kenyo, September 1992-March 1993

Fièvre jaune K enya. La flambée de fièvre jaune signalée précédem m ent1 semble avoir pris fin. Des cas ont été dépistés dans le cadre d’u n programme de surveillance active établi par le M inistère de la Santé, en collabo­ ration avec des équipes de l’OM S, mais ces cas étaient lim ités à la vallée de K erio, dans les districts de Baringo et d ’Elgeyo M arakwet, au nord-ouest de N airobi (Carte 1). L ’examen des dossiers des malades hospitalisés dans ces districts a révélé que les prem iers cas étaient survenus en septem bre 1992 et que d ’autres cas étaient apparus dans les mois suivants, le dernier ayant été diagnostiqué en mars 1993 (Fig. 1). Au total, 54 malades répondaient à la définition d’un cas de fièvre jaune avec présence d'au moins 2 des 5 symptô­ mes suivants: jaunisse, hém orragie, signes évocateurs de l’encépha­ lite, signes d’atteinte rénale, fièvre supérieure à 38 °C; 28 décès ont été enregistrés, ce qui représente un taux de létalité de 52%. D ix-huit cas (33%) étaient des sujets de 19 ans ou moins, et 19 cas (35%) étaient des femmes. Carte 1 Fièvre jaune: emplacement de la flambée dans les districts de Baringo et d'Elgeyo Marakwet, Kenya, septembre 1992-mars 1993

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country territory, city or area or of its authorities or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries

Les désignations utilisées sur cette cane et la présentation des données qui y figurent n'impliquent, de la part de l'Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au trace de ses frontières

T he diagnosis was confirmed clinically, serologically, and by virus isolation from acutely ill patients. liv e r specimens from fatal cases and blood specimens from acutely ill patients continue to be processed for virus isolation attem pts at the W HO Collaborating Centres for Virus Reference and Re1 See No. 11, 1993, pp. 77-78.

Le diagnostic a été confirmé par des examens cliniques et sérolo­ giques et par l’isolement du virus à partir du sang prélevé sur des malades en phase aiguë. L ’examen du foie des sujets décédés et d’échantillons sanguins prélevés sur des sujets en phase aiguë se poursuit actuellem ent, pour tenter d’isoler le virus, dans les centres 1 Voir N" 11, 1993, pp 77-78

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search at the Kenya Medical Research Institute in Nairobi, and at the Centers for Disease Control and Prevention in Colorado, United States of America. T o date, 5 virus isola­ tions have been made from this material, and of these, 4 have been confirmed as yellow fever virus, while the remaining one is still under investigation. Fig 1 Outbreak of yellow fever, number of reported cases, Kenya, September 1992-March 1993

collaborateurs OMS de référence et de recherche pour les virus de l’Institut de Recherche médicale du Kenya à Nairobi, ainsi qu’aux Centers for Disease Control and Prevention, dans le Colorado, EtatsUnis d ’Amérique. A ce sujet, 5 isolements de virus ont été effectués à partir de ces prélèvements, dont 4 isolements confirmés de virus amaril, le cinquième étant encore à l’étude. Fig 1 Flambée de fièvre jaune, nombre de cas notifiés, Kenya, septembre 1992' mars 1993

Epidemiological investigations found the characteristics of the outbreak to be consistent with jungle yellow fever: young males were predominantly infected; rural exposure was a significant risk factor; non-human primates were abun­ dant in the outbreak area and may have served as amplifying hosts; the forest-dwelling mosquitos Aedes africanus and Ae. bromehae were the likely vectors; and the urban vector of yellow fever virus, Ae. aegypti, was not abundant in the out­ break area. Attempts to isolate the virus from mosquitos, and serological studies of samples obtained from non-human primates captured, bled and released in the outbreak area are also in progress at the WHO Collaborating Centres. Between 8 February and 31 M arch 1993, yellow fever vaccine was administered to 749 422 people in and near the affected areas, which mcluded nearly the entire estimated population at risk. T he remainder of the more than 1.2 mil­ lion doses of vaccine procured through W HO and U N ICEF are now being used to immunize those missed during the mass immunization campaign, new visitors to the areas, and children on the occasion of their first dose of measles vaccine at 8-9 months of age. No cases have been diagnosed since 18 March 1993, and no cases were detected outside the 2 districts originally af­ fected. Urban centres were not affected. Likewise, no cases have been identified from adjacent countries. E d ito ria l N ote: Although this was a jungle yellow fever outbreak that involved mainly adult males, it is important to note that children were also involved. Since 1965, outbreaks in Burkina Faso, the Gambia, Ghana, Mali, Nigeria, and Senegal have included a large proportion of children. For this reason, the WHO Expanded Programme on Immunization (EPI) recommends inclusion of yellow fever vaccine in the childhood immunization programmes of the 33 African countnes at nsk for yellow fever. In support of this recom­ mendation, UNICEF, at the request of the ministries of health, has agreed to purchase yellow fever vaccine in the same way as the other EPI vaccines. Already, nearly half of these countries have a national policy to use yellow fever vaccine in the routine EPI. Most countries give yellow fever vaccine at 9 months of age, at the same time as measles vaccine. 160

Des enquêtes épidémiologiques ont montré que les caractéristi­ ques de la flambée correspondaient à celles de la fièvre jaune selvanque: elle a touché principalement les hommes jeunes; l’exposition rurale a été u n fréteur de risque important; les nombreux primates présents H ans la zone touchée ont pu servir d’hôtes amplificateurs du virus; les moustiques de forêt Aedes afncanus et Ae. bromeliae, ont probablement été les vecteurs du virus; il y avait peu d 'Ae. aegypti, vecteur du virus en milieu urbain, dans la zone concernée. Les centres collaborateurs OMS tentent également d ’isoler le virus sur des moustiques, et effectuent des études sérologiques d ’échantillons de sang prélevés sur des primates capturés, puis relâchés dans la zone de la flambée de fièvre jaune. Entre le 8 février et le 31 mars 1993, le vaccin antiamaril a été administré à 749 422 personnes vivant dans les zones touchées et à proximité, ce qui correspond à peu près à la totalité de la population jugée à risque. Plus de 1,2 million de doses de vaccins avaient été achetées par l’intermédiaire de l’OMS et de l’U N ICEF; les doses restantes sont maintenant utilisées pour vacciner ceux que la cam­ pagne de vaccination de masse n ’avait pu atteindre, ainsi que les personnes arrivant dans les zones touchées et les enfants de 8 ou 9 mois, à l’occasion de l'administration de la première dose de vaccin antirougeoleux. Aucun cas n ’a été diagnostiqué depuis le 18 mars 1993 et aucun n ’a été dépisté à l’extérieur des 2 districts touchés. Les aggloméra­ tions urbaines n ’ont pas été atteintes. De même, aucun cas n ’a été observé dans les pays voisins. Note de la Rédaction: Bien qu’il se soit agi d ’une flambée de fièvre jaune selvatique touchant principalement les hommes adultes, il est important de noter que les enfants ont également été atteints. Les flambées survenues depuis 1965 au Burkina Faso, en Gambie, au Ghana, au Mali, au Nigéria et au Sénégal avaient également touché une forte proportion d ’enfrnts. C ’est pourquoi le program­ me élargi de vaccination (PEV) de l’OMS recommande d ’inclure le vaccin antiamaril dans les programmes de vaccination systématique des enfants dans les 33 pays africains où il existe un risque de fièvre jaune. A l’appui de cette recommandation, l’U NICEF, à la deman­ de des ministères de la santé, a accepté d’acheter des doses de vaccin antiamaril, comme elle le fait pour les autres vaccins du PEV. Près de la moitié de ces pays ont déjà pns des mesures, à l’échelon nauonal, pour que le vaccin antiamaril soit inclus dans le PEV. Dans la plupart de ces pays, ce vaccin est administré à l’âge de 9 mois, en même temps que le vaccin antirougeoleux.

Key facts
Document type Journal articles
Adoption date
Source World Health Organization