ACTES OFFICIELS DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 202
VINGT -CINQUIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 9 - 26 MAI 1972
PARTIE II SÉANCES PLÉNIÈRES Comptes rendus in extenso
COMMISSIONS Procès -verbaux et rapports
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE 1972
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé :
AIEA BIRD BIT BSP CAC CEA
Agence internationale de l'Energie atomique Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement
- Bureau international du Travail Bureau sanitaire panaméricain Comité administratif de Coordination - Commission économique pour l'Afrique
CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême -Orient Commission économique pour l'Europe CEE Commission économique pour l'Amérique latine CEPAL CIOMS Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Centre international de Recherche sur le Cancer CIRC CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture FAO - Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FISE
FNUAP - Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population OACI OIT OMCI OMM OMS
Organisation de l'Aviation civile internationale Organisation internationale du Travail - Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime Organisation météorologique mondiale Organisation mondiale de la Santé
ONUDI - Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel Organisation panaméricaine de la Santé Organisation de l'Unité africaine Programme des Nations Unies pour le Développement - Union internationale des Télécommunications UiT UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture OPS OUA PNUD
UNITAR - Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
Les appellations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.
IMPRIMÉ EN SUISSE
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais
des Nations, à Genève, du 9 au 26 mai 1972, a été convoquée conformément à la résolution EB48.R13 du Conseil exécutif (quarante- huitième session). Le compte rendu des débats de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale
de la Santé est publié en deux parties. Les résolutions et les annexes figurent dans les Actes officiels N° 201. Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions, ainsi que la liste des délégués et autres participants, l'ordre du jour et d'autres documents, sont reproduits dans le présent volume.
Index
:
page 617
TABLE DES MATIERES
Pages
Liste des délégués et autres participants Présidence et Secrétariat de l'Assemblée de la Santé et composition de ses commissions Ordre du jour .
1
.
24
25
COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SEANCES PLENIERES
PREMIERE SEANCE PLENIERE, mardi 9 mai 1972, 10 heures 1.
Ouverture de la session Allocution du Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève Allocution du Vice -Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève Allocution du Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé . .
29 29
2. 3.
30 31
4. 5. 6.
Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations
32 33
DEUXIEME SEANCE PLENIERE, mardi 9 mai 1972, 15 heures 1.
Premier rapport de la Commission des Désignations Deuxième rapport de la Commission des Désignations Communications
34 34
2. 3.
35
TROISIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 10 mai 1972, 9 h.30 1.
Discours du Président de l'Assemblée Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé Rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante- neuvième sessions
36
2.
37 39
3.
4.
46
5. 6.
Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante- neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971
50
53
QUATRIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 10 mai 1972, 14 h.30 1.
Communication Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -huitième et quarante- neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
60
2.
60
- v -
Pages
CINQUIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 10 mai 1972, 20 h.30 1.
Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante- neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
90
SIXIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 11 mai 1972, 9 h.30 1. 2. 3.
Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Communication Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante -neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
112 115
116
SEPTIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 11 mai 1972, 15 h.15 1.
Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -huitième et quarante -neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
139
HUITIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 11 mai 1972, 20 h.45 1.
Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -huitième et quarante -neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
164
NEUVIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 17 mai 1972, 9 h.30 1.
Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Premier rapport de la Commission B Deuxième rapport de la Commission B Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante -huitième et quarante - neuvième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 (suite)
183
2.
183 186
3. 4. 5.
187
187
6.
Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif (suite de la section 2)
200
DIXIEME SEANCE PLENIERE, vendredi 19 mai 1972, 9 h.30 1.
Troisième rapport de la Commission B Premier rapport de la Commission A Deuxième rapport de la Commission A Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande
201
2. 3.
201 201
4.
202
- vi -
Pages
ONZIEME SEANCE PLENIERE, vendredi 19 mai 1972, 14 h.30 1. 2. 3.
Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande (suite) Demande d'admission présentée par le Bangladesh Demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du PapuaNouvelle- Guinée par l'Australie
.
222 232
241
DOUZIEME SEANCE PLENIERE, mardi 23 mai 1972, 11 h.30 1.
Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Rattachement du Bangladesh à l'une des Régions de l'OMS Communication concernant Ceylan Transfert de points de l'ordre du jour d'une commission principale à l'autre Quatrième rapport de la Commission B Cinquième rapport de la Commission B Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha
243 243 243
2. 3.
4. 5. 6. 7.
243 244
244 244
TREIZIEME SEANCE PLENIERE, mercredi 24 mai 1972, 11 h.30 1.
Rattachement provisoire du Papua -Nouvelle- Guinée à l'une des Régions de l'OMS
249 249 249
2. 3. 4.
Transfert de points de l'ordre du jour d'une commission principale à l'autre Sixième rapport de la Commission B Septième rapport de la Commission B Rapport du Président général des discussions techniques Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard
250
5. 6.
250 252
QUATORZIEME SEANCE PLENIERE, jeudi 25 mai 1972, 14 h.30 1.
Date de clôture de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé
257 257 257
2. 3. 4. 5. 6.
Troisième rapport de la Commission A Quatrième rapport de la Commission A Huitième rapport de la Commission B Neuvième rapport de la Commission B Dixième rapport de la Commission B
258 259
259
QUINZIEME SEANCE PLENIERE, vendredi 26 mai 1972, 9 h.30 1.
Cinquième rapport de la Commission A Onzième rapport de la Commission B Approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante neuvième sessions
260 260
2. 3.
260
4.
Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé
261
SEIZIEME SEANCE PLENIERE, vendredi 26 mai 1972, 11 h.30 1.
Clôture de la session
262
PROCES- VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLEE ET DES COMMISSIONS
Pages
Pages
Bureau de l'Assemblée
Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance
269 270 271 273 274 275 275 276 277 277
Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance Seizième séance Dix - septième séance Dix -huitième séance
389 398
410 419 431
440
Commission B
Commission A
Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance
279 281 291 299 309 319 328 339 348 362 371 381
Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance Douzième séance Treizième séance Quatorzième séance Quinzième séance Seizième séance Dix - septième séance
447 449 458 466 475 484 493 497 510 520 532 541
553 563 574 586 602
RAPPORTS DES COMMISSIONS Pages
Commission de Vérification des Pouvoirs Commission des Désignations Bureau de l'Assemblée Commission A Commission B Commission B à Commission A
607 608 609 610 611 614
Index
617
COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ LISTE DES DELEGUES ET AUTRES PARTICIPANTS
DELEGATIONS DES ETATS MEMBRES
AFGHANISTAN Délégués Professeur A. M KHOSHBEEN, Vice -Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr G. R. ROASHAN, Président de l'Institut de la Santé de l'Enfance :
Dr A. S. TABBAA, Directeur général du Département de l'Hygiène internationale, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr J. M. AASHI, Sous -Directeur général du Département de la Médecine préventive, Ministère de la Santé Suppléant Dr H. KIRIMLY, Directeur du Service de la Quarantaine, Ministère de la Santé :
ALBANIE Délégués Dr Vera NGJELA (POJANI), Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Professeur S. ÇIÇO, Faculté de Médecine de l'Université de Tirana :
ARGENTINE Délégués Professeur M. M. J. BREA, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé. publique (Chef de délégation) 'Dr V. V. OLGUIN, Directeur des Relations sanitairès internationales, Sous -Secrétariat d'Etat à la Santé publique :
ALGÉRIE Délégués Professeur O. BOUDJELLAB, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. BENADOUDA, Directeur de l'Action sanitaire, Ministère de la Santé publique Dr B. HADJ -LAKEHAL, Médecin -chef du Bureau de la Nutrition, Ministère de la Santé publique :
Suppléants M. A. BOUDEHRI, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République algérienne démocratique et populaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse et en Autriche M. 0. BENZITOUNI, Attaché d'ambassade, Mission permanente de la République algérienne démocratique et populaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse, et en Autriche :
Conseillers Professeur H. RODRIGUEZ CASTELLS, Directeur de la Promotion et de la Protection de la Santé, Sous -Secrétariat d'Etat à la Santé publique M. R. A. RAMAYON, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
AUSTRALIE Délégués
ARABIE SAOUDITE Délégués M. J. HEJAILAN, Ministre de la Santé (Chef de délégation) :
Sir William REFSHAUGE, Directeur général de la Santé, Département de la Santé du Commonwealth (Chef de délégation) Dr J. S. BOXALL, Directeur de la Santé internationale, Département de la Santé du Commonwealth M. G. N. BILNEY, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Australie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
2
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II BELGIQUE Délégués Professeur S. HALTER, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef de délégation) Dr jur. J. DE CONINCK, Premier Conseiller; Chef du Service des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef adjoint) Dr M KIVITS, Médecin en chef; Directeur à l'Office de Coopération au Développement :
Suppléants Dr J. O. TUVI, Sous -Directeur de la Santé maternelle et infantile, Département de la Santé du :
Papua -Nouvelle- Guinée
Dr P. HALLETT, Médecin -administrateur en chef adjoint, Australia House, Londres Dr L. B. JOHNSON, Directeur médical, Ambassade d'Australie en Grèce
AUTRICHE Délégués Dr Ingrid LEODOLTER, Ministre fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement (Chef de délégation) Dr A. KRASSNIGG, Directeur général de la Santé publique (Chef adjoint) Dr J. DAIMER, Directeur au Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement :
Suppléant M. J. P. VAN BELLINGHEN, Ambassadeur, Représentant permanent de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
Suppléants Dr R. HAVLASEK, Directeur au Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement Dr jur. F. CESKA, Conseiller d'ambassade, Représentant permanent adjoint de l'Autriche auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
BAHREÏN Délégués Dr A. FAKHRO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. J. ZABAR, Directeur des Affaires administratives, Ministère de la Santé :
BANGLADESH'
Délégués Dr T. HOSSAIN, Secrétaire général du Ministère de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) M. W. RAHMAN, Ministère des Affaires étrangères :
Conseillers Comte L. CORNET D'ELZIUS DU CHENOY, Représentant permanent adjoint de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. A. ONKELINX, Conseiller d'ambassade, Mission permanente de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. J. -P. DELBUSHAYE, Secrétaire d'administration, Ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Dr F. BOSQUET, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Dr P. DE SCHOUWER, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Dr A. DE WEVER, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Professeur K. VUYLSTEEK, Section d'Hygiène et de Médecine sociale de l'Université de Gand Professeur M. GRAFFAR, Directeur de l'Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles Professeur M. F. LECHAT, Ecole de Santé publique de l'Université catholique de Louvain Professeur J. M. PETIT, Directeur général de l'Institut provincial Ernest Malvoz à Liège Professeur P. G. JANSSENS, Directeur de l'Institut de Médecine tropicale Prince Léopold à Anvers Professeur E. SAND, Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles :
BARBADE
Délégués M. G. G. FERGUSSON, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. A. S. HOWELL, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale Dr A. V. WELLS, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale :
BIRMANIE Délégués Dr THEIN AUNG, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr AUNG THEIN, Directeur du Département de la Santé, Ministère de la Santé :
BOLIVIE
Admis en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé le 19 mai 1972 (résolution WHA25.2O).
1
Délégués
:
Dr C. VALVERDE BARBERY, Ministre de la Prévoyance sociale et de la Santé publique (Chef de délégation)
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr G. DE ACHÁ, Conseiller, Représentant permanent adjoint de la République de Bolivie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mme W. BANZER, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République de Bolivie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève BURUNDI
3
Délégués Dr F. BUYOYA, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation) M. P. RUTAKE, Directeur du Cabinet du Ministre de la Santé publique M. I. MAGEREGERE, Directeur du Département Hygiène et Laboratoires :
BRESIL CAMEROUN
Délégués Professeur F. de P. DA ROCHA LAGOA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur R. VIEIRA DA CUNHA, Secrétaire général du Ministère de la Santé Dr J. FONSECA DA CUNHA, Secrétaire à la Santé publique et Chef de Cabinet du Ministre, Ministère de la Santé :
Délégués M. P. FOKAM -KAMGA, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. P. BEB A DON, Ambassadeur du Cameroun en République fédérale d'Allemagne Dr E. ELOM NTOUZOO, Conseiller technique au Ministère de la Santé publique et de la Population .
Suppléants Dr V. PINTO MUSA, Directeur de la Division de la Surintendance de Campagne, Ministère de la Santé M. F. CUMPLIDO, Jr, Ministre, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. O. BANDEIRA DA SILVA CASCAES, Sous -Chef de Cabinet du Ministre, Ministère de la Santé M. A. AMARAL DE SAMPAIO, Premier Secrétaire d'ambassade, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. J. A. DA ROCHA LAGOA, Membre du Cabinet du Ministre, Ministère de la Santé :
Suppléants Professeur G. MONEKOSSO, Directeur du Centre universitaire des Sciences de la Santé, Yaoundé Dr T. C. NCHINDA, Délégué du Ministre de la Santé publique au Cameroun occidental :
CANADA Délégués Dr M. LECLAIR, Sous -Ministre de la Santé, Ministère de la Santé nationale et du Bien Etre social (Chef de délégation) M. G. IGNATIEFF, Ambassadeur, Représentant permanent du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr B. D. B. LAYTON, Médecin -administrateur principal, Service de la Santé internationale, Ministère de la Santé nationale et du Bien Etre social .
Conseiller M. R. DE SALVO COIMBRA, Deuxième Secrétaire d'ambassade, Ministère des Relations extérieures :
BULGARIE
Délégués Dr A. TODOROV, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr D. ARNAUDOV, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé publique M. T. PETROV, Ambassadeur, Représentant permanent de la République populaire de Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Suppléant M. S. CVETKOV, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République populaire de Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Conseiller Dr P. PETKOV, Chef du Département de Planification de la Santé publique, Ministère de la Santé publique :
Suppléants Dr R. A. CHAPMAN, Conseiller spécial du Sous Ministre de la Santé' M. A. OUELLET, Secrétaire parlementaire du Ministre de la Santé nationale et du Bien Etre social Dr S. HAIDASZ, Membre du Parlement M. L. FRANCIS, Membre du Parlement Dr D. SCOTT MACNUTT, Ministre de la Santé publique de la province de la Nouvelle Ecosse M. R. E. GUAY, Sous -Ministre adjoint, Ministère des Affaires sociales du Québec Dr D. CANT, Sous -Ministre de la Santé de la province de Terre -Neuve Dr S. L. SKOLL, Sous- Ministre de la Santé de la province du Saskatchewan M. J. A. ROY, Directeur de l'Hygiène du Milieu, Département des Affaires municipales du Québec :
1
Chef de la délégation à partir du 19 mai.
4
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
M. T. BOUDREAU, Chef du Département des Sciences psychosociales, Université de Sherbrooke Conseillers M. P. A. LAPOINTE, Conseiller, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. D. AUGER, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. ROBILLARD, Division des Programmes internationaux, Ministère des Finances :
M. M. SHERIFIS, Représentant permanent de Chypre auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève
COLOMBIE Délégués Dr D. GARCES, Ambassadeur, Représentant permanent de la Colombie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef de délégation) Dr G. RESTREPO CHAVARRIAGA, Vice- Ministre de la Santé publique (Chef adjoint) Dr A. GARCIA BURGOS, Ambassadeur de Colombie en Suisse :
1
CEYLAN Délégués M. W. P. G. ARIYADASA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. A. PATHMARAJAH, Représentant permanent de Ceylan auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr F. A. WICKREMASINGHE, Directeur adjoint des Services de Santé publique :
Suppléants M. P. MORILLO, Directeur de l'Institut national des Programmes spéciaux de Santé (INPES) M. N. GOMEZ, Conseiller, Représentant permanent adjoint de la Colombie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
CONGO Délégués M. D. ITOUA, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr R. POUATY, Secrétaire général à la Santé publique et aux Affaires sociales Dr D. MAKOUNDOU, Chef du Service de l'Epidémiologie et des Grandes Endémies, Ministère de'la Santé publique et des Affaires sociales :
Suppléants M. J. R. SAMARANAYAKE, Premier Secrétaire, Mission permanente de Ceylan auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. A. C. GOONASEKERA, Troisième Secrétaire, Mission permanente de Ceylan auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
CHILI
COSTA RICA Délégués Dr J. JIMENEZ MONGE, Directeur du Département de l'Epidémiologie, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) M. C. DI MOTTOLA BALESTRA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. M. A. MENA, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Délégués Dr B. JURICIC, Chef du Bureau des Relations internationales, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) M. A. ALBERTI, Ministre conseiller, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) M. R. SERRANO GÓMEZ, Attaché commercial, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Conseiller M. J. M. OVALLE, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Suppléant M. M. CARRERAS MARTI, Consul général du Costa Rica à Genève :
COTE D'IVOIRE CHYPRE
Délégués M. M. GLYKYS, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr V. P. VASSILOPOULOS, Directeur général du Ministère de la Santé :
1
Ceylan est devenu la Sri Lanka le 22 mai 1972.
Délégués Professeur H. AYE, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. B. NIOUPIN, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Côte d'Ivoire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées à Genève et à Vienne .
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr I. DJOMAND -DIPLO, Directeur de la Médecine hospitalière :
5
ÉGYPTE Délégués Professeur M. M. MAHFOUZ, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr F. R. HASSAN, Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé publique (Chef adjoint) Dr A. G. KHALIAF, Directeur du Département de la Santé mondiale, Ministère de la Santé publique
Suppléant M. A. P. D. TANOE, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République de Côte d'Ivoire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées à Genève et à Vienne :
CUBA
Délégués Dr J. ALDEREGUTA, Vice -Ministre de l'Hygiène et de l'Epidémiologie, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. MARTÎNEZ, Directeur de l'Epidémiologie, Ministère de la Santé publique Dr Dora GALEGO, Sous -Directeur des Relations internationales, Ministère de la Santé publique :
Suppléant Mme A. OTERO, Bureau des Organismes et Conférences internationaux, Ministère des Relations extérieures :
Suppléants Dr M. S. ZAKI, Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé publique M. A. R. EL REEDY, Conseiller, Mission permanente de la République arabe d'Egypte auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr R. A. GOMAA, Secrétaire général du Haut Conseil du Service de la Santé Dr A. M. M. ALY, Sous -Directeur du Département de la Santé mondiale, Ministère de la Santé publique :
EL SALVADOR Conseiller M. F. ORTIZ RODRIGUEZ, Premier Secrétaire, Mission permanente de Cuba auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Délégué Dr A. AGUILAR RIVAS, Directeur du Département de la Planification et de la Coordination, Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale .
DAHOMEY Délégués M. A. OUASSA, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr J. HOUNSOU, Conseiller technique, Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales .
ÉMIRATS ARABES UNIS Délégués Dr J. ABUL HOUL, Sous -Secrétaire au Ministère fédéral de la Santé (Chef de délégation) M. M. KHAMIS Dr S. KAYED, Ministère fédéral de la Santé :
DANEMARK Délégués M. E. JENSEN, Ministre de l'Intérieur (Chef de délégation) Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publique (Chef adjoint) M. F. NIELSEN, Chef de service au Ministère de l'Intérieur :
Suppléants M. H. AL- MAKAMI, Ministère des Affaires étrangères M. A. AL- FARDAN :
EQUATEUR Délégués Dr C. GUARDERAS RECALDE, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr H. JATÎVA, Représentant permanent adjoint de l'Equateur auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr O. EGAS CEVALLOS, Chef du Département de la Planification, Ministère de la Santé publique :
Suppléant Dr A. MAHNEKE, Service de la Santé publique :
Conseillers M. O. FORSTING, Chef de section au Ministère de l'Intérieur M. M. WEINCKE, Chef de service au Service de la Santé publique :
Dr J. WORM- PETERSEN, Médecin -chef
Dr E. HOLST, Lecteur à l'Institut de Médecine sociale M. J. ESPER LARSEN, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Danemark auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
ESPAGNE Délégués Professeur J. GARCIA ORCOYEN, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) :
6
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
M. F. ANTEQUERA ARCE, Ministre conseiller, Délégué permanent adjoint de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse (Chef adjoint) Dr G. CLAVERO GONZALEZ, Secrétaire technique de la Direction générale de la Santé Suppléants Professeur P. DE LA QUINTANA, Directeur de l'Ecole nationale de Santé Dr F. PÉREZ GALLARDO, Directeur du Centre national de Virologie et d'Ecologie sanitaire M. L. E. VALERA, Premier Secrétaire d'ambassade, Délégation permanente de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse Dr R. GARRIDO GARZÓN, Chef de la Section de la Santé internationale, Direction générale de la Santé :
ÉTATS -UNIS D'AMÉRIQUE
Délégués Dr M. K. DUVAL, Secrétaire adjoint à la Santé et aux Affaires scientifiques, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr J. L. STEINFELD, Surgeon General, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance socialel Dr M. C. TODD, Médecin :
M. R. F. W. EYE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr L. M. HOWARD, Directeur du Bureau de la Santé, Agency for International Development Dr J. JENNINGS, Commissaire associé aux Affaires médicales, Administration du Contrôle des Denrées alimentaires et des Médicaments, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr M. D. LEAVITT, Directeur du Centre international Fogarty, Instituts nationaux de la Santé, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr I. A. MITCHELL, Assistant spécial du Secrétaire adjoint à la Santé et aux Affaires scientifiques, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. E. NOZIGLIA, Directeur d'agence, Direction de la Santé et du Contrôle des Médicaments, Bureau des Affaires relatives aux Organisations internationales, Département d'Etat Dr P. J. SANAZARO, Administrateur adjoint associé (Développement), Administration des Services de Santé et de la Santé mentale, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale
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ETHIOPIE
Suppléants M. I. RIMESTAD, Ambassadeur, Représentant permanent des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève2 Dr D. J. SENCER, Directeur du Centre de Lutte contre les Maladies, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale :
Délégués M. K. ABEBE, Ministre de la Santé publique (Chéf de délégation) Dr A. TEKLE, Directeur du Laboratoire central et Institut de Recherche M. M. O. SIFAF, Directeur général au Ministère de la Santé publique :
FIDJI
Conseillers M. L R. PREYER, Membre du Congrès pour la Caroline du Nord M. F. T. BOW, Membre du Congrès pour l'Ohio Dr B. D. BLOOD, Attaché (Affaires internationales de santé), Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. J. S. COTTMAN, Conseiller, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr R. DE CAIRES, Directeur associé du Service de la Planification et de l'Evaluation, Bureau de la Santé internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale :
Délégué Dr D. SINGH, Secrétaire à la Santé :
FINLANDE
Délégués Dr O. KAIPAINEN, Ministre des Affaires sociales et de la Santé (Chef de délégation) Professeur L. NORO, Directeur général du Service national de la Santé (Chef adjoint) Dr M. PARMALA, Chef du Service des Relations internationales, Service national de la Santé :
Suppléants M. M. KAHILUOTO, Sous -Directeur au Ministère des Affaires étrangères M. M. HAKKANEN, Chef de service au Ministère des Affaires étrangères :
1 Chef de la délégation à partir du 13 mai. 2
Chef adjoint de la délégation à partir du
13 mai.
Conseillers Mlle V. KIVISTO Chef de service au Ministère des Affaires sociales et de la Santé :
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE V. OLLIKAINEN, Attaché, Mission permanente de la Finlande auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève GAMBIE
7
M.
FRANCE
Délégués M. I. M. GARBA- JAHUMPA, Ministre de la Santé et du Travail (Chef de délégation) Dr P. J. N'DOW, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et du Travail :
Délégués Professeur E. J. AUJALEU, Directeur général honoraire de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Chef de délégation) M. J. FERNAND -LAURENT, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Dr J. P. CHARBONNEAU, Directeur général de la :
GHANA Délégués Dr J. C. ADJEITEY, Commissaire à la Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr M.' A. BADDOO, Directeur adjoint des Services médicaux, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr N. F. HAMMOND -QUAYE, Médecin -administrateur supérieur chargé de la planification, Ministère de la Santé :
Santé
Suppléants Dr L. P. AUJOULAT, Ancien Ministre; Inspecteur général de la Santé Dr J. -S. CAYLA, Directeur de l'Ecole nationale de la Santé publique Dr P. FAVREAU, Inspecteur général de la Santé Professeur R. SENAULT, Faculté de Médecine de Nancy :
Suppléant Dr J. K. Y. ABOAGYE -ATTA, Médecin -administrateur régional de la Santé :
Conseillers Mlle J. BALENCIE, Secrétaire adjoint des Affaires étrangères M. R. FAURIS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des institutions Nations Unies à Genève et spécialisées ayant leur siège en Suisse M. G. FROMENT, Chef de la Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr H. P. JOURNIAC, Chef de la Division de la Santé publique et de l'Action sociale, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères Dr J. MEILLON, Médecin- inspecteur principal, Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Professeur G. OLIVE, Conseiller scientifique à l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale M. F. NICAISE, Pharmacien -inspecteur régional, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr M. TRAZZINI, Conseiller technique à la Direction générale de la Santé, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale :
Conseiller Dr H. LIMANN, Conseiller, Mission permanente de la République du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
GRECE Délégués Dr Meropi VIOLAKIS -PARASKEVAS, Directeur général de l'Hygiène, Ministère des Services sociaux (Chef de délégation) Professeur A. KANELLAKIS, Ecole d'Hygiène d'Athènes M. G. HELMIS, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse .
GUATEMALA Délégués Dr J. T. UCLES RAMIREZ, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) M. E. PERALTA DUARTE, Ministre conseiller, Représentation permanente du Guatemala auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève' Dr R. ZECEÑA FLORES, Consul du Guatemala à Hambourg :
GABON Délégués M. S. MINKO, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr J. B. BIYOGHE, Chef adjoint des Services chirurgicaux au Centre hospitalier de Libreville M. M. G. NDIMAL, Premier Conseiller, Mission permanente de la République gabonaise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Suppléant Mme C. GARCIA DE PERALTA :
1
Chef de la délégation à partir du 20 mai.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II GUINÉE INDE
Délégués Dr K. CAMARA, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) M. S. KEITA, Ambassadeur de la République de Guinée en Europe occidentale Dr A. BANGOURA- ALÉCAUT, Directeur du Service des Grandes Endémies :
Délégués M. U. S. DIKSHIT, Ministre de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) M. K. K. DASS, Secrétaire général du Ministère de la Santé et de la Planification familiale' Dr P. K. BANERJEE, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
HAITI
Délégués Dr A. THEARD, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à la Population (Chef de délégation) Dr Ch. DAMBREVILLE, Directeur de la Division de l'Hygiène publique, Département de la Santé publique et de la Population :
Suppléants Dr J. B. SHRIVASTAV, Directeur général des Services de Santé Dr S. K. SENGUPTA, Directeur du Bureau central de l'Information sanitaire M. P. M. S. MALIK, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
HAUTE -VOLTA
Délégués Dr A. BARRAUD, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr R. SAWADOGO, Directeur général de la Santé publique Dr M. N'DIAYE, Directeur de la Santé urbaine :
INDONÉSIE Délégués Professeur G. A. SIWABESSY, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur Julie SULIANTI SAROSO, Directeur général de la Lutte contre les Maladies transmissibles, Ministère de la Santé (Chef adjoint)2 Dr P. P. SUMBUNG, Directeur du Bureau des Affaires spéciales, Ministère de la Santé :
Suppléant Dr K. P. COMPAORE, Directeur de la Santé rurale :
HONDURAS Délégués Dr C. A. PINEDA, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) M. M. CARÍAS, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Honduras auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des organisations internationales en Suisse :
Suppléant Dr W. BAHRAWI, Directeur du Service de Santé provincial de Java oriental3 :
Conseiller M. P. KOENTARSO, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République d'Indonésie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
HONGRIE Délégués Professeur L. FARADI, Premier Vice -Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr D. FELKAI, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé Dr L. SALADOR, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé :
IRAK
Délégués Dr I. MUSTAFA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. W. AL- MUFTI, Directeur général des Affaires scientifiques, Ministère de la Santé Dr M. IBRAHIM, Directeur des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé :
Suppléants Professeur J. TIGYI, Prorecteur de l'Université des Sciences médicales de Pécs M. J. VARGA -PERKE, Conseiller, Ministère des Affaires étrangères i Dr K. AGOSTON, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République populaire hongroise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
1 Chef de la délégation à partir du 12 mai. 2 Chef de la délégation à partir du 17 mai. 3 Délégué à partir du 17 mai.
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Conseillers Dr S. AL- WAHBI, Ministère de la Santé M. S. DAOUD, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République d'Irak auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :
Dr A. HARELL, Directeur général du Centre médical municipal et gouvernemental de Tel Aviv -Jaffa
IRAN
Délégués Dr M. SHAGHOLI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. DIBA, Ambassadeur; Conseiller pour les questions sanitaires et les relations avec l'OMS, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr G. SOOPIKIAN, Directeur général de la Planification et des Programmes, Ministère de la :
Suppléants M. S. ROSENNE, Ambassadeur, Représentant permanent d'Israel auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Professeur M. PRYWES, Ecole de Médecine Hadassah, Université hébraique de Jérusalem Dr D. PRIDAN, Médecin -administrateur en chef de Judée et de Samarie :
Santé
Conseillers Dr M. ROUHANI, Directeur général des Services médico- sanitaires de la Compagnie nationale iranienne des Pétroles M. M. B. NAMAZI, Directeur de la Division de la Santé et de la Prévoyance sociale, Organisation du Plan Dr I. TABIBZADEH, Directeur général de l'Organisation d'Eradication du Paludisme, Ministère de la Santé Dr A. NADERI, Directeur général des Affaires pharmaceutiques, Ministère de la Santé M. A. N. AMIRAHMADI, Directeur du Département des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé Dr E. DJAHANNEMA, Conseiller, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
Conseillers M. M. R. KIDRON, Ambassadeur extraordinaire; Conseiller politique du Ministre des Affaires étrangères M. E. DOWEK, Sous -Directeur de la Division Afrique et Madagascar, Ministère des Affaires étrangères M. M. MELAMED, Premier Secrétaire, Mission permanente d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève :
ITALIE
Délégués M. A. VALSECCHI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur R. VANNUGLI, Directeur du Bureau des Relations internationales, Ministère de la Santé (Chef adjoint) M. S. D'ANDREA, Ministre conseiller, Représentant permanent adjoint de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
IRLANDE
Délégués
:
Dr J. C. JOYCE, Médecin -administrateur en chef,
Département de la Santé (Chef de délégation) M. D. WHELAN, Administrateur principal, Département de la Santé
ISLANDE
Délégués Dr P. SIGURDSSON, Secrétaire général du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr S. SIGURDSSON, Médecin -administrateur en chef :
ISRAEL
Délégués M.
.
V. SHEMTOV, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. A. A. ZOUBI, Vice -Ministre de la Santé (Chef adjoint)
Suppléants M. M. BANDINI, Conseiller, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. E. DI MATTEI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Professeur F. BELLANTI, Secrétaire général du Conseil supérieur de la Santé Professeur G. A. CANAPERIA, Ministère de la Santé Professeur A. CORRADETTI, Directeur du Laboratoire de Parasitologie de l'Istituto Superiore di Sanità, Rome Professeur L. GIANNICO, Ministère de la Santé Professeur B. PACCAGNELLA, Directeur de l'Institut d'Hygiène de l'Université de Ferrare Professeur F. PETRILLI, Ministère de la Santé Professeur G. PENSO, Conseiller au Ministère de la Santé Professeur F. POCCHIARI, Directeur à l'Istituto Superiore di Sanità, Rome Dr G. SPALATIN, Inspecteur général de la Santé, Ministère de la Santé :
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II JAMAIQUE
Délégués Dr Mavis G, GILMOUR, Secrétaire parlementaire, Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement (Chef de délégation) Dr W. J. -S. WILSON, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement Suppléante Mlle F. M SHILLETTO, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la Jamaique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
Dr J. M. GEKONYO, Directeur adjoint dés Services médicaux, Ministère de la Santé (Chef adjoint) M. J. W. OWUOR, Secrétaire adjoint du Ministère de la Santé Suppléant Dr Z. ONYANGO, Sous -Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé :
KOWEIT Délégués Dr A. -R. M. AL- ADWANI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. M. AL- REAFAI, Directeur des Services curatifs, Ministère de la Santé Dr A. R. AL- AWADI, Directeur des Services préventifs, Ministère de la Santé :
JAPON
Délégués Dr K. TSUKAMOTO, Président du Centre national du Cancer, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) M. H. KAYA, Conseiller, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. M. TSUNASHIMA, Conseiller et Chef du Service de Liaison pour les Affaires internationales au Cabinet du Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale :
LAOS
Délégués Dr K. ABHAY, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. PHOUTTHASAK, Directeur général du Ministère de la Santé publique :
LESOTHO Délégués M. C. D. MOLAPO, Ministre de la Santé, de la Prévoyance sociale et de l'Education (Chef de délégation) Dr J. L. MOLAPO, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé, de la Prévoyance sociale et de l'Education (Chef :
Suppléants Dr H. KASUGA, Chef de la Division nationale des Hôpitaux, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale M. K. TERADA, Division des Institutions spécialisées, Bureau des Nations Unies, Ministère des Affaires étrangères :
adjoint) Dr M. C. MOKETE, Médecin -administrateur
Conseillers M. O. WATANABE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. Y. KAWASHIMA, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
LIBAN Délégué Dr J. ANOUTI, Directeur général du Ministère de la Santé publique :
LIBERIA JORDANIE Délégués Mme M. PADMORE, Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) de la Santé M. H. Q. TAYLOR, Ministre adjoint Dr H. N. COOPER, Médecin -administrateur en chef, Centre médical J. F. Kennedy :
Délégués Dr M. AL- BASHIR, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. NABULSI, Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr I. HIJAZI, Directeur de la Médecine curative
LUXEMBOURG KENYA Délégués Mme M. FRIEDEN -KINNEN, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr E. J. P. DUHR, Directeur de la Santé publique (Chef adjoint) :
Délégués M. I. OMOLO OKERO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) :
COMPOSITION DE L'ASSEMBLER DE LA SANTE M. M. FISCHBACH, Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Suppléant M. M. SCHUMACHER, Représentant permanent adjoint du Luxembourg auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
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MALI
Délégués Dr B. FOFANA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr O. SOW, Chef de la Division de la Médecine socio -préventive, Ministère de la Santé publique :
MALTE
MADAGASCAR Délégués M. A. RAMANGASOAVINA, Ministre d'Etat chargé de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr J. RAMAMBAZAFY, Chef du Service de Lutte contre les Grandes Endémies M. H. RANDRIANASOLO RAVONY, Chef du Service administratif, Ministère de la Santé publique et de la Population :
Délégués Dr A. CUSCHIERI, Médecin -administrateur en chef (Chef de délégation) Mlle M. C. CILIA, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de Malte auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
MAROC Délégués Dr A. TOUHAMI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. M. A. -A. KHATTABI, Chargé d'Affaires a.i., Mission permanente du Royaume du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse Dr A. ALAMI, Chargé de Mission au Cabinet du Ministre de la Santé publique :
MALAISIE Délégués M. S. :
Y. LEE, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr R. NOORDIN, Directeur des Services de Santél Dr U. -S. FANG, Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé Suppléant M. O. KAYAT, Secrétaire adjoint aux Relations extérieures, Ministère de la Santé2 :
Conseiller M. S. H. WOON, Troisième Secrétaire, Mission permanente de Malaisie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Suppléants Dr S. A. CHERKAOUI, Médecin -chef de la province médicale de Kénitra M. A. BENBOUCHTA, Secrétaire des Affaires étrangères, Mission permanente du Royaume du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse M. M. LOULIDI, Directeur du Centre de Transfusion; Chef de cabinet du Ministre de la Santé publique :
MALAWI
Délégués M. M. M. LUNGU, Ministre de la Santé et du Développement communautaire (Chef de délégation) M. R. P. CHISALA, Secrétaire permanent, Ministère de la Santé et du Développement communautaire (Chef adjoint) Dr N. M. CHITIMBA, Médecin -administrateur en chef adjoint, Ministère de la Santé et du Développement communautaire :
MAURICE Délégués Sir Harold WALTER, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. Y. WONG SHIU -LEUNG, Médecin administrateur principal, Ministère de la Santé :
MAURITANIE
1 Chef de la délégation à partir du 19 mai. 2
Délégué à partir du 19 mai.
Délégués Dr A. OULD BAH, Ministre de la Santé et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr A. A. SY, Directeur de la Santé publique Dr A. M. MOULAYE, Directeur adjoint au Ministère de la Santé et des Affaires sociales :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II MEXIQUE
Dr T. BANA, Directeur général de la Santé publique
Délégués Dr M. E. BUSTAMANTE, Secrétaire général du Conseil de la Santé (Chef de délégation) Dr H. R. ACUÑA- MONTEVERDE, Directeur général des Affaires internationales, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale Mlle M. A. L6PEZ-ORTEGA, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Mexique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège en Suisse :
NIGERIA Délégués M. A. KANO, Commissaire fédéral à la Santé (Chef de délégation) Dr S. L. ADESUYI, Conseiller médical en chef du Gouvernement fédéral (Chef adjoint) Dr Marianne A. SILVA, Administrateur en chef de la Santé publique, Ministère fédéral de la Santé :
MONACO Délégués Dr E. BOÉRI, Conseiller technique, Délégué permanent auprès des institutions sanitaires internationales (Chef de délégation) M. J. -Ch. MARQUET, Conseiller juridique du Cabinet de S.A.S. le Prince de Monaco Dr J. P. BUS, Médecin -inspecteur à la Direction de l'Action sanitaire et sociale :
Suppléants Dr A. I. ATTA, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale de l'Etat du centre -nord Dr T. DARAMOLA, Chargé de cours, Département de la Santé des Collectivités, Collège de Médecine de l'Université de Lagos :
Suppléant M. J. BRUNSCHVIG, Consul général de Monaco à Genève :
NORVÈGE Délégués Dr K. EVANG, Directeur général des Services de Santé (Chef de délégation) Dr T. MORK, Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère des Affaires sociales Dr A. HAAGENRUD, Médecin -administrateur en chef adjoint de la ville d'Oslo :
MONGOLIE
Délégués Dr B. DEMBEREL, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr L. BUDJAV, Directeur du Département de la Planification et des Statistiques médicales, Ministère de la Santé publique Dr P. DOLGOR, Doyen de la Faculté d'Enseignement postuniversitaire, Institut médical d'Etat, Oulan -Bator :
Suppléant Dr A. ELVIK, Médecin -administrateur de comté :
Conseiller M. N. L. DAHL, Conseiller d'ambassade, Mission permanente de la Norvège auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
NEPAL Délégués Mme K. SHAH, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr B. R. BAIDYA, Directeur général du Département des Services de Santé Dr Y. M. S. PRADHAN, Médecin -administrateur supérieur, Département des Services de Santé :
NOUVELLE -ZELANDE
NICARAGUA Délégué M. A. A. MULLHAUPT, Consul du Nicaragua à Genève :
Délégués Dr D. P. KENNEDY, Directeur général du Département de la Santé (Chef de délégation) M. B. W. P. ABSOLUM, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Mlle F. A. GIBBS, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :
OMAN NIGER Délégué Dr A. AL- JAMALI, Ministre de la Santé :
Délégués Dr A. MOSSI, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) :
Conseiller Dr G. SAMI, Directeur de la Santé publique, Ministère de la Santé :
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE OUGANDA Délégués Dr J. H. GESA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr U. K. RWAKIHEMBO, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé Dr N. BAINGANA, Médecin -administrateur principal, Ministère de la Santé :
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Suppléant Dr A. VUNI, Médecin -administrateur, Ministère de la Défense :
PAKISTAN
Délégués Dr A. N. ANSARI, Directeur général de la Santé; Cosecrétaire du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr S. HASAN, Sous -Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale :
Suppléants M. D. J. DE GEER, Directeur des Affaires internationales, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu Dr W. B. GERRITSEN, Directeur général de la Santé publique, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu Dr J. SPAANDER, Directeur général de l'Institut national de Santé publique, Utrecht M. W. C. REIJ, Directeur général de l'Hygiène du Milieu, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu Professeur E. VAN DER KUYP, Directeur du Bureau de la Santé publique du Surinam M. A. MANSVELT, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Royaume des Pays -Bas auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mlle J. SCHALIJ, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu :
Conseiller Dr P. C.
:
Conseiller M. N. MIRZA, Représentant permanent adjoint du Pakistan auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
J. VAN LOON, Directeur de la Planification et du Développement, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu
PEROU Délégués M. F. MIRO QUESADA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. A. THORNDIKE, Conseiller du Ministre de la Santé Dr L. SUAREZ LÓPEZ, Directeur général de l'Institut de Néonatologie et de Protection maternelle et infantile :
PANAMA
:
Dr E. LOPEZ VERNAZA, Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. J. M. ESPINO- GONZALEZ, Ambassadeur, Représentant permanent du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. O. FERRER ANGUIZOLA, Ministre plénipotentiaire, Représentant permanent adjoint du Panama auprès de l'Office des Nations Unies à Genève
PHILIPPINES Délégués Dr J. :
PARAGUAY Délégués Dr A. GODOY JIMÉNEZ, Ministre de la Santé publique et du Bien -Etre social (Chef de délégation) Dr R. P. DELMÁS, Directeur général de la Santé Dr A. ALMADA LÓPEZ, Directeur du Programme d'Eradication du Paludisme :
S. SUMPAICO, Directeur du Bureau de la Recherche et des Laboratoires, Département de la Santé (Chef de délégation) Dr A. ACOSTA, Conseiller médical du Cabinet du Secrétaire à la Santé M. M. S. AGUILLON, Troisième Secrétaire et Vice Consul, Mission permanente des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
POLOGNE PAYS -BAS
Délégués Dr L. B. J. STUYT, Ministre de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu (Chef de délégation) Dr J. D. V. POLANEN, Ministre plénipotentiaire du Surinam Dr P. SIDERIUS, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu :
Délégués Professeur M. SLIWINSKI, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Professeur W. RUDOWSKI, Président du Conseil scientifique auprès du Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale Professeur J. LEOWSKI, Directeur de l'Institut de la Tuberculose à Varsovie :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Suppléants M. M. EJMA -MULTANSKI, Chef de section au Département des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères Dr J. OSIECKI, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République populaire de Pologne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Conseiller Mme R. KOURDI, Directeur des Affaires administratives et juridiques, Ministère de la Santé :
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Délégués M. A. -D. MAGALÉ, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr J. GODY :
PORTUGAL Délégués M. F. DE ALCAMBAR PEREIRA, Ambassadeur, Représentant permanent du Portugal auprès de l'Office des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Professeur A. A. DE CARVALHO SAMPAIO, Directeur du Bureau de Planification, Ministère de la Santé et de l'Assistance Dr M. A. DE ANDRADE SILVA, Inspecteur supérieur de la Santé, Ministère d'Outre -Mer :
RÉPUBLIQUE DE CORÉE Délégués M. T. J. PARK, Ambassadeur, Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) M. K. J. SONG, Ministre, Chargé d'affaires, Ambassade de Corée aux Pays -Bas (Chef adjoint) Dr S. H. RHEE, Directeur du Bureau de la Santé publique, Ministère de la Santé et des Affaires sociales :
Conseillers Dr J. LOPES DIAS, Inspecteur de la Santé, Ministère de la Santé et de l'Assistance Professeur G. JANZ, Ecole nationale de Santé publique et de Médecine tropicale :
QATAR
Délégués M. M. G. AL -FAIN, Directeur au Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr S. A. TAJELDIN, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé publique :
Suppléants M. S. M. PARK, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. B. -H. CHUN, Chef du Bureau des Affaires internationales, Ministère de la Santé et des Affaires sociales M. H. -J. PAK, Bureau des Relations internationales, Ministère des Affaires étrangères :
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DU YÉMEN RÉPUBLIQUE ARABE LIBYENNE Délégués Dr E. A. SASY, Directeur général de la Médecine préventive, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr A. E. ABDULHADI, Directeur général de la Planification et de la Formation, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr A. JEBRIL, Directeur de la Clinique de Pédiatrie de Benghazi :
Délégués Dr A. MAISARI, Sous -Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. M. A. AULAQI, Ministre plénipotentiaire, Ministère des Affaires étrangères
Conseiller Dr M. AL MAGHOUR, Chef du Service médical de la Municipalité de Tripoli :
REPUBLIQUE DOMINICAINE Délégués Dr H. PEREYRA ARIZA, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr F. HERRERA -ROA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République Dominicaine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. E. PAIEWONSKY, Deuxième Secrétaire, Délégation permanente de la République Dominicaine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
RÉPUBLIQUE ARABE SYRIENNE Délégués Professeur M. SAADA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr N. RAMZI, Ministre adjoint de la Santé (Chef adjoint) Dr M. A. EL -YAFI, Directeur des Relations internationales, Ministère de la Santé :
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE RÉPUBLIQUE FEDÉRALE D'ALLEMAGNE Délégués Mme K. STROBEL, Ministre fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé (Chef de délégation) Professeur L. VON MANGER -KOENIG, Secrétaire d'Etat, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé (Chef adjoint)1 Dr jur. S. SCHNIPPENKOETTER, Ambassadeur, Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint)2 :
15
Dr jur. E. SCHOBER, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. T. WALLAU, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. H. A. SCHRAEPLER, Premier Secrétaire, Ministère fédéral des Affaires étrangères REPUBLIQUE KHMERE Délégués Professeur SO SATTA, Faculté de Médecine de Phnom Penh (Chef de délégation) Dr PRUOCH VANN, Directeur général adjoint de la Santé, Ministère de la Santé publique Dr SUON BOPHEAK, Chef du Bureau des Relations extérieures, Ministère de la Santé publique :
Suppléants Dr B. E. ZOLLER, Chef du Service des Relations internationales, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé3 Baron O. VON STEMPEL, Ministre, Observateur permanent adjoint de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent adjoint auprès des autres organisations internationales à Genève4 Dr W. SCHUMACHER, Chef du Service des Maladies transmissibles et de l'Epidémiologie, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé Dr Elisabeth FUNKE, Chef du Service de la Santé publique, Ministère du Travail, de la Santé et des Affaires sociales du Land de :
REPUBLIQUE -UNIE DE TANZANIE
Rhénanie -du- Nord -Westphalie
Conseillers M. W. GOERKE, Chef du Service de l'Assainissement du Milieu, Ministère fédéral de l'Intérieur M. H. P. MOLLENHAUER, Chef du Service du Contrôle des Denrées alimentaires et de l'Hygiène du Milieu, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé Dr H. KARL, Conseiller, Ministère des Affaires sociales du Land de Hesse Dr Gisela RHEKER, Ministre conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève Dr jur. H. SCHIRMER, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :
Délégués M. A. H. MWINYI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr N. B. AKIM, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale :
ROUMANIE
Délégués Dr M. ALDEA, Vice-Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. C. ENE, Ambassadeur, Représentant permanent de la République socialiste de Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef adjoint) Dr D. DONA, Directeur des Relations extérieures, Ministère de la Santé :
Suppléants Dr N. -T. RACOVEANU, Chef du Laboratoire d'Hygiène des Rayonnements, Institut d'Hygiène de Bucarest Dr M. ZAMFIRESCU, Directeur adjoint de l'Institut Cantacuzino de Bucarest Mme F. DINU, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste d Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
ROYAUME -UNI DE GRANDE- BRETAGNE
1 Chef de la délégation à partir du 12 mai. 2 3
ET D'IRLANDE DU NORD Délégués Sir George GODBER, Médecin -administrateur en chef, Département de la Santé et de la Sécurité sociale (Chef de délégation) :
Chef de la délégation à partir du 16 mai. Délégué à partir du 12 mai. Délégué à partir du 16 mai.
4
16
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Dr P. W. DILL- RUSSEL, Conseiller médical en chef, Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth, Administration du Développement outre -mer
M. H. N. ROFFEY, Sous- Secrétaire au Département de la Santé et de la Sécurité sociale
Suppléants Sir John BROTHERSTON, Médecin -administrateur en chef, Département de l'Intérieur et de la Santé de l'Ecosse Dr J. L. KILGOUR, Médecin -administrateur principal, Département de la Santé et de la Sécurité sociale :
M. Ch. DELGADO, Premier Conseiller, Mission permanente de la République du Sénégal auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. J. P. CRESPIN, Conseiller, Mission permanente de la République du Sénégal auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève
SIERRA LEONE Délégués M. J. C. O. HADSON -TAYLOR, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr E. C. CUMMINGS, Médecin -administrateur en chef M. M. A. O. FINDLAY, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé :
Conseillers Sir Frederick MASON, Ambassadeur, Représentant permanent du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. D. J. JOHNSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
SINGAPOUR Délégués M. E. T. LEE, Secrétaire permanent (Santé publique) du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr J. M. J. SUPRAMANIAM, Directeur médical de l'Hôpital Tan Tock Seng :
RWANDA
Délégués M. A. SEBATWARE, Ministre de l'Intérieur et des Affaires judiciaires (Chef de délégation) Dr M. GASHAKAMBA, Directeur adjoint du Centre hospitalier de Kigali :
SOMALIE SAMOA- OCCIDENTAL
Délégués Dr J. C. THIEME, Directeur des Services de Santé (Chef de délégation) M. A. W. DAWSON, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :
Délégués M. O. A. HASSAN, Directeur général du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr K. M. SUFI, Directeur du Département d'Epidémiologie :
SOUDAN
Délégués M.
:
SENEGAL
Délégués Dr D. SOW, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr I. WONE, Médecin -chef de la région médicale du Cap -Vertl Dr M. N'DIAYE, Président de la Commission de la Santé et des Affaires sociales de l'Assemblée nationale :
I. ABU EL GASIM, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. MUKHTAR, Sous -Secrétaire au Ministère de la Santé Dr O. IMAM, Sous -Secrétaire adjoint pour la Planification et l'Administration, Ministère de la Santé Suppléant Dr M. EL SAYED IBRAHIM, Sous -Secrétaire adjoint pour les Laboratoires et les Fournitures médicales, Ministère de la Santé :
Suppléants Dr I. GUEYE, Médecin -chef du service de Lutte antipaludique chargé des services de santé de base de la région de Thiés2 : :
SUEDE
1
Chef de la délégation à partir du 17 mai. 2
Délégué à partir du 17 mai.
Délégués Professeur B. REXED, Directeur général du Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr M. TOTTIE, Médecin -administrateur supérieur, Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE M. S. -E. HEINRICI, Chef du Secrétariat international, Ministère de la Santé et des Affaires sociales Suppléants M. H. COLLIANDER, Conseiller, Mission permanente de la Suède auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. O. ALLGARDH, Chef de section, Ministère des Affaires étrangères Mlle G. K. NORDSTROM, Ministère de la Santé et des Affaires sociales :
17
TCHECOSLOVAQUIE Délégués Professeur J. PROKOPEC, Ministre de la Santé de la République socialiste tchèque (Chef de délégation) Dr Eliàka KLIVAROVA, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste tchèque M. J. §TAHL, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste tchécoslovaque auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Conseillers M. S. A. LINDGREN, Chef du Département de Planification, Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale M. K. -E. SKANSING, Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale :
Suppléants M. S. HRKOTA Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste slovaque Dr Anna SOBOTKOVA, Ministère fédéral des Affaires étrangères :
,
SUISSE
THAILANDE Délégués Dr C. HEMACHUDHA, Directeur général du Département de la Santé, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Mlle D. PURANANDA, Chef de la Division de la Santé internationale, Ministère de la Santé publique Dr J. MIKHANORN, Administrateur provincial de la Santé, Pitsanulok :
Délégués Dr A. SAUTER, Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef de délégation) Dr Susy ROOS, Adjoint médical, Service fédéral de l'Hygiène publique Dr H. STRAUCH, Collaborateur diplomatique, Division des Organisations internationales, Département politique fédéral :
Suppléant Dr C. FLEURY, Chef de la Section des Maladies infectieuses, Service fédéral de l'Hygiène publique :
TOGO
Conseillers Dr J. -P. PERRET, Directeur suppléant du Service fédéral de l'Hygiène publique M. J. -P. BERTSCHINGER, Chef de la Section pharmaceutique, Service fédéral de l'Hygiène publique M. R. MAYOR, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Suisse auprès des organis.I.ivrsinternationales à Genève :
Délégués Dr J. D'ALMEIDA, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. MIKEM, Directeur de la Division de l'Assistance médicale et des Services de Santé de base Dr P. KARSA, Médecin -chef de la Subdivision sanitaire de Tabligbo :
TRINITE -ET- TOBAGO
TCHAD Délégués Dr J. BAROUM, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr O. BONO, Directeur de la Santé publique, Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales Dr J. COULM, Directeur du Service des Grandes Endémies :
Délégués M. F. C. PREVATT, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr M. U. HENRY, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé M. Ch. H. ARCHIBALD, Ambassadeur, Représentant permanent de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe :
Suppléant M. J. ABDULAHAD, Représentant permanent de la République du Tchad auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Suppléant Mlle J. M. CADOGAN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe :
18
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II TUNISIE
Délégués M. Driss GUIGA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr T. HACHICHA, Médecin -inspecteur divisionnaire, Chef de la Direction des Campagnes de Médecine préventive :
Suppléants M. L. EL -AFI, Administrateur de la Santé, Ministère de la Santé publique M. H. BEN ACHOUR, Attaché des Affaires étrangères, Mission permanente de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :
Dr N. V. NOVIKOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS Professeur P. N. BURGASOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS Dr E. V. GALAHOV, Chef du Département de l'Administration de la Santé publique à l'Etranger, Institut de Recherche d'Hygiène sociale et d'Administration de la Santé publique, Moscou Dr V. K. TATOCENKO, Spécialiste scientifique principal, Institut de Pédiatrie de l'Académie des Sciences médicales de l'URSS Conseillers Dr L. Ja. VASIL'EV, Conseiller, Représentation permanente de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr N. N. FETISOV, Spécialiste principal, Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS M. V. G. TRESKOV, Premier Secrétaire, Département des Organisations économiques internationales, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS M. L. I. MALYSEV, Inspecteur principal, Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS :
Conseiller Dr M. BAHRI, Directeur de l'Institut national de Planification familiale et de Protection maternelle et infantile :
TURQUIE Délégués Dr T. ALAN, Directeur général des Relations extérieures, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) M. N. KANDEMIR, Représentant permanent adjoint de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en M. T. ULUÇEVIK, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse :
URUGUAY Délégués Dr A. SAENZ SANGUINETTI, Président de la Commission des Affaires internationales au Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr Renée MINATTA, Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé publique :
UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES Délégués Professeur B. V. PETROVSKIJ, Ministre de la Santé de l'URSS (Chef de délégation) Dr D. D. VENEDIKTOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS' Mme Z. V. MIRONOVA, Représentant permanent'de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :
Conseiller Mme R. RODRIGUEZ LARRETA DE PESARESI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Uruguay auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :
VENEZUELA Délégués Dr J. J. MAYZ LYON, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr D. CASTILLO, Directeur de l'Administration, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Dr E. ECHEZURIA, Chef du Département de la Démographie et de l'Epidémiologie, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale :
Suppléants Dr O. P. SCEPIN, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS2 Professeur Ju. P. LISICYN, Chef du Département d'Hygiène sociale et d'Administration de la Santé publique au Deuxième Institut de Médecine, Moscou :
1
Chef de la délégation à partir du 18 mai. Délégué à partir du 18 mai.
2
Suppléants Dr L. GUERRERO, Conseiller à la Division des Endémies rurales, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale M. A. BORGES HERNANDEZ, Chef de Zone, Direction de la Malariologie et de l'Hygiène du Milieu, Etat d'Anzoátegui Dr E. S. PAOLINI PÉREZ, Directeur du Centre de Santé de Colon, Etat de Táchira :
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE M. L. JEREMIC, Ministre plénipotentiaire, Secrétariat fédéral aux Affaires étrangères Suppléant Dr B. SKUPNJAK, Sous -Secrétaire, Secrétariat à la Santé publique et à la Prévoyance sociale de la République fédérale de Croatie2 :
19
Conseillers M. J. C. PINEDA, Premier Secrétaire, Mission permanente du Venezuela auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève M. L. FERNÁNDEZ, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Venezuela auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève :
VIET-NAM
Délégués Dr TRUONG MINH CAC, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) Dr NGUYEN DANG QUE, Directeur de la Santé publique M. CHAU VAN MUOI, Secrétaire particulier du Ministre de la Santé .
Conseiller M. T. BOJADZIEVSKI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste fédérative de Yougoslavie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions internationales ayant leur siège à Genève :
ZAIRE
Conseillers M. PHAM VAN TRINH, Deuxième Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève Mlle NGUYEN LE DUNG, Troisième Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :
Délégués Dr P. KALONDA LOMEMA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr S. MATUNDU -NZITA, Directeur du Service d'Hygiène de Kinshasa Dr R. LEKIE, Directeur de la Campagne nationale d'Eradication de la Variole :
YEMEN Délégués Dr M. K. AGHBARI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. TARCICI, Ambassadeur, Représentant permanent de la République arabe du Yémen auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe Dr A. W. ATEEK, Directeur de la Médecine curative, Ministère de la Santé :
Conseillers M. E. DIMBAMBU MANUENU, Secrétaire du Ministre de la Santé publique Dr Y. YOKO, Chargé d'affaires et Premier Conseiller, Mission permanente de la République du Zaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse Mme A. NKUBA -MPOZI, Attaché d'ambassade, Mission permanente de la République du Zaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :
ZAMBIE
YOUGOSLAVIE Délégués M. V. DRAGASEVIC, Secrétaire fédéral au Travail et à la Politique sociale (Chef de délégation) Dr D. JAKOVLJEVIC, Président de la Commission yougoslave pour la coopération avec les organisations sanitaires internationales (Chef adjoint)1 .
Délégués M. A. B. CHIKWANDA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr M. NALUMANGO, Secrétaire permanent à la Santé et Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé Dr C. O. AKERELE, Sous-Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé
Chef de la délégation à partir du 16 mai.
Délégué à partir du IF, mai.
20
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SOTTE, PARTIE II
OBSERVATEURS DES ETATS NON MEMBRES
SAINT -MARIN
SAINT -SIEGE
M. G. FILIPINETTI, Ministre plénipotentiaire, Observateur permanent de la République de Saint -Marin auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. J. -Ch. MUNGER, Chancelier du Bureau de l'Observateur permanent de la République de Saint -Marin auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Mgr S. LUONI, Observateur permanent du Saint -Siège auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr P. CALPINI Dr G. NICOLAS R.P. P. BOLECH
OBSERVATEURS INVITES CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 3 DU REGLEMENT INTERIEUR DE L'ASSEMBLEE Mme H. KIERMEIER, Chef adjoint de Département, Ministère des Affaires étrangères Professeur K. -H. RENKER, Directeur de l'Institut d'Hygiène de l'Université Martin -Luther de Halle Dr S. ZACHMANN, Ministre plénipotentiaire Dr H. -G. KUPFERSCHMIDT
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ALLEMANDE (jusqu'au 19 mai 1972 inclus) Professeur L. MECKLINGER, Ministre de la Santé Dr K. -H. LEBENTRAU, Chef du Département des Relations internationales au Ministère de la Santé
OBSERVATEURS
ORDRE DE MALTE
M. A. KOCH, Ambassadeur, Délégué permanent de l'Ordre souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève
Comte E. DECAZES, Ministre plénipotentiaire, Délégué adjoint de l'Ordre souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève Dr M. GILBERT, Secrétaire général du Comité international de l'Ordre souverain de Malte pour l'Assistance aux Lépreux
REPRESENTANTS DU CONSEIL EXECUTIF
Dr S. P. EHRLICH, Jr Dr S. BÉDAYA-NGARO
REPRESENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTEES
Organisation des Nations Unies M. P. CASSON, Fonctionnaire principal chargé de la liaison et de la coordination, Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations, Office des Nations Unies à Genève
M. V. FISSENKO, Fonctionnaire chargé de la liaison et de la coordination, Service des Relations extérieures et des Affaires inter organisations, Office des Nations Unies à Genève Dr V. KUSEVIC, Directeur de la Division des Stupéfiants
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr O. BRAENDEN, Division des Stupéfiants Dr I. BAYER, Division des Stupéfiants M. M. DINA -LOBE, Directeur de Programme, Comité I, Secrétariat de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement M. A. S. BISHOP, Directeur de la Division de l'Environnement et de l'Habitation, Commission économique pour l'Europe M. R. D. MUNRO, Division de l'Environnement et de l'Habitation, Commission économique pour l'Europe Fonds des Nations Unies pour l'Enfance M. J. V. E. GUIBBERT, Directeur adjoint de l'Office européen et Chef de la Division du Développement des Programmes M. A. E. SQUADRILLI, Chargé du bureau de liaison auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
21
Organe international de Contrôle des Stupéfiants M. J. DITTERT, Secrétaire M. S. STEPCZYNSKI, Secrétaire adjoint
Haut Commissariat pour les Réfugiés M. J. CUENOD, Directeur adjoint de la Division Afrique et Asie; Chargé de la coordination des programmes avec les institutions spécialisées M. J. J. KACIREK, Administrateur adjoint chargé de la coordination des programmes avec les institutions spécialisées
Organisation internationale du Travail M. Y. P. CHESTNOY, Service des Organisations internationales Dr A. ANNONI, Service de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail Dr N. GAVRILESCU, Service de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail Dr M. STILON DE PIRO, Section générale du Service de la Sécurité sociale
Dr M. SHARIF, Directeur du Service de Santé
Programme des Nations Unies pour le Développement M. R. P. ETCHATS, Représentant en Europe M. K. N. S. SARMA, Représentant adjoint en Europe Programme alimentaire mondial M. W. FRALEIGH, Chef du Service des Relations extérieures et des Affaires générales Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement M. J. ELFVERSON, Fonctionnaire chargé de la section des Relations extérieures M. D. SACA, Economiste Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche M. H. SAMPER, Représentant en Europe M. G. GRIBAUDO, Représentant adjoint en Europe Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture Mlle N. FRIDERICH, Section de l'Education pour la Coopération internationale et la Paix M. A. TRAPERO -BALLESTERO, Division de l'Enseignement supérieur
Organisation météorologique mondiale Dr C. C. A. WALLÉN, Chef de la Division des Applications spéciales à l'Environnement M. V. W. WINDELL, Fonctionnaire chargé des Relations extérieures
Agence internationale de l'Energie atomique M. J. SERVANT, Directeur du Bureau de liaison de l'AIEA à Genève
REPRESENTANTS D'AUTRES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES
Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes Dr C. SCHOU, Chef des Services médicaux Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires Général- Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général Professeur J. PATRNOGIC
Ligue des Etats arabes Dr N. E. TARRAF, Président du Comité permanent de la Santé M. A. S. RADI, Premier Secrétaire, Délégation permanente de la Ligue des Etats arabes à Genève Organisation de l'Unité africaine Dr M. -H. RAJABALLY, Directeur du Bureau de la Santé
Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle M. B. A. AMSTRONG, Conseiller supérieur; Chef de la Division administrative Commission du Pacifique Sud Dr G. LOISON, Directeur de Programme (Santé)
22
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
REPRESENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Association du Transport aérien international M. R. W. BONHOFF Mme H. GONZÁLEZ -BAUR Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau Professeur O. JAAG Dr S. H. JENKINS Association internationale de Logopédie et Phoniatrie Dr A. MULLER Association internationale de Prophylaxie de la Cécité Professeur G. VON BAHR Association internationale d'Ergonomie Professeur Paule REY Association internationale des Femmes Médecins Dr Renée VOLUTER DE LORIOL Association internationale des Sociétés de Microbiologie Professeur Association internationale des Techniciennes et Techniciens diplômés en Electro- Radiologie médicale M. E. R. HUTCHINSON Association médicale mondiale Dr G. JUNGMAN Dr Anne AUDEOUD-NAVILLE Dr M. C. TODD Association mondiale vétérinaire Dr M. LEUENBERGER Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico -sociales Mme E. VAN DER GRACHT -CARNEIRO Mlle G. VAN MASSENHOVE M. T. SCHEERS M. W. SLEIJFFERS Comité international de la Croix -Rouge
Commission médicale chrétienne Dr Helen GIDEON Mlle R. N. BARROW M. D. M. DEANE Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale Mme Y. POSTERNAK Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail Professeur L. NORO Confédération mondiale de Physiothérapie Mlle E. M. McKAY
Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Dr S. BTESH
Conseil international de l'Action sociale Mme K. MIDWINTER -VERGIN
Conseil international des Infirmières Mlle A. HERWITZ Mlle B. TAUBER Mlle M. P. TITO DE MORAES Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale Dr A. GONIK Conseil international des Unions scientifiques M. F. W. G. BAKER Dr R. MORF Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies M. A. TONGUE Dr Eva TONGUE Professeur H. HALBACH Fédération dentaire internationale Professeur L. J. BAUME Professeur A. -J. HELD Fédération internationale d'Astronautique Professeur H. A. BJURSTEDT
M. A. D. MICHELI Dr R. MARTI Comité international sur les Animaux de Laboratoire Professeur A. SPIEGEL Dr S. ERICHSEN
Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique Dr J. CECH
COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Fédération internationale de l'Industrie du Médicament Dr J. EGLI Dr E. LANG Mlle D. SCHATZMANN
23
Fédération mondiale des Ergothérapeutes Mlle I. PAUiLSSON Mme C. KUHN- LOMBARD
Fédération mondiale des Parasitologues Professeur Professeur Professeur Professeur Professeur J. A. E. T. G. G. BAER MANTOVANI H. SADUN ISHIZAKI PIEKARSKI
Fédération internationale des Associations de la Sclérose en Plaques
M. L. V. LEHTONEN Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine
Fédération mondiale des Sociétés de Neurochirurgie Professeur E. ZANDER Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge
M. F. GUTZWILLER M. A. MARIE Fédération internationale des Collèges de Chirurgie Professeur W. J. RUDOWSKI Fédération internationale des Hôpitaux M. W. F. VETTER Fédération internationale des Sociétés de la Fertilité Professeur H. DE WATTEVILLE Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie Professeur A. DUBOIS -POULSEN
I. SEMUKHA Dr H. ZIELINSKI Mlle M. HEIMENDINGER Dr V.
Organisation internationale de Normalisation Dr N. N. CHOPRA M. R. W. MIDDLETON Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome Dr A. T. FRANCESCHETTI Société internationale de Cardiologie Professeur P. W. DUCHOSAL Professeur P. MORET Société internationale de Radiologie Professeur A. ZUPPINGER Société internationale de Transfusion sanguine Dr Z. S. HANTCHEF Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés Mme P. BUGNION -SECRETAN
Fédération internationale du Diabète Dr B. RILLIET
Fédération internationale pour le Planning familial M. P. Lamartine YATES Professeur F. T. SAI Mme F. DENNIS Dr J. -C. GARNIER
Fédération internationale pour le Traitement de l'Information Professeur A. S. DOUGLAS M. P. A. BOBILLIER Professeur F. GREMY Dr J. M. FORSYTHE Fédération mondiale de l'Hémophilie M. H. CHAIGNEAU M. L. JEANRENAUD M. W. R. JEWETT
Union internationale contre la Tuberculose Dr J. HOLM
Union internationale contre le Cancer Dr J. F. DELAFRESNAYE Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses Professeur G. A. CANAPERIA Union internationale de Chimie pure et appliquée Dr R. MORF
Fédération mondiale des Associations de la Santé publique Dr S. L. ADESUYI Professeur T. BAKACS
Union internationale d'Education pour la Santé Dr L. P. AUJOULAT Mme A. LE MEITOUR-KAPLUN
24
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Union internationale de Protection de l'Enfance Mme I. C. KEMPE Union internationale des Architectes M. A. RIVOIRE Mme L. RIVOIRE Union internationale des Associations d'Immunologie Professeur A. L. DE WECK Professeur P. A. MIESCHER Union internationale des Sciences de la Nutrition Professeur J. C. SOMOGYI
Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux M. F. COTTIER Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires Professeur V. BRUTO DA COSTA Dr H. OUILLON Dr Ch. DE ROCHE Dr H. MERTENS Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources M. T. MUNETIC
PRESIDENCE ET SECRETARIAT DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE ET COMPOSITION DE SES COMMISSIONS
Président Dr B. D. B. LAYTON (Canada) :
Bureau de l'Assemblée
Vice -Présidents Dr D. P. KENNEDY (Nouvelle -Zélande) :
Mme K. SHAH (Népal) M. A. -D. MAGALÉ (République Centrafricaine) Dr M. ALDEA (Roumanie) Professeur M. SAADA (République Arabe Syrienne) Secrétaire Dr M. G. CANDAU, Directeur général :
Le Bureau de l'Assemblée était composé du Président et des Vice -Présidents de l'Assemblée de la Santé, des Présidents des commissions principales et de délégués des Etats Membres suivants Arabie Saoudite, Egypte, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, France, Jamafque, Laos, Madagascar, République -Unie de Tanzanie, Royaume Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Tchécoslovaquie, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques. :
Commission de Vérification des Pouvoirs La Commission de Vérification des Pouvoirs était composée de délégués des Etats Membres suivants Afghanistan, Argentine, Autriche, Ceylan, Ghana, Italie, Maroc, Mexique, Nouvelle Zélande, Pologne, Yémen et Zaire. :
Président Secrétaire
:
:
Dr B. D. B. LAYTON (Canada) Dr M. G. CANDAU, Directeur général COMMISSIONS PRINCIPALES
Président
:
Vice -Président
Rapporteur Secrétaire
:
:
Professeur G. A. CANAPERIA (Italie) Dr J. C. ADJEITEY (Ghana) Dr A. TARCICI (Yémen) M. C. -H. VIGNES, Service juridique :
Conformément à l'article 35 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales.
Commission A Président :
Vice -Président
Commission des Désignations
Rapporteur Secrétaire :
:
:
La Commission des Désignations était composée Barbade, de délégués des Etats Membres suivants Birmanie, Bulgarie, Chili, Chypre, Danemark, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, France, Gambie, Inde, Irak, Japon, Koweit, Mauritanie, Monaco, Niger, Paraguay, Pays -Bas, République démocratique populaire du Yémen, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Union des Républiques socialistes soviétiques et Zambie. Président Secrétaire :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria) Dr F. R. HASSAN (Egypte) Dr E. BOÉRI (Monaco) Dr O. W. CHRISTENSEN, Comité du Siège pour le Programme/Développement des systèmes d'information :
Commission B Président :
Vice -Président
:
M. A. B. CHIKWANDA (Zambie) Dr M. G. CANDAU, Directeur général
Rapporteur Secrétaire
:
:
Dr P. DOLGOR (Mongolie) Dr B. E. ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) Dr J. S. BOXALL (Australie) Dr M. SACKS, service de la Coordination des programmes :
ORDRE DU JOUR'
1.
SEANCES PLENIERES
1.1
Ouverture de la session Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations Election du président et des cinq vice- présidents de l'Assemblée
1.2 1.3 1.4
1.5 1.6 1.7
Election du président de la Commission A Election du président de la Commission B Constitution du Bureau de l'Assemblée Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Représentation de la Chine à. l'Organisation mondiale de la Santé Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante -neuvième sessions
1.8 1.9
1.10
1.11
Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 Admission de nouveaux Membres et Membres associés Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande 1.12.1 Demande d'admission présentée par le Bangladesh 1.12.2 Demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du 1.12.3 Papua- Nouvelle- Guinée par l'Australie
1.12
1.13
Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha Approbation des rapports des commissions principales Clôture de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé
1.14
1.15 1.16 1.17
2.
COMMISSION A
2.1
Election du vice -président et du rapporteur
2.2
Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1973 Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du 2.2.1 Conseil exécutif et par le Directeur général 2.2.2 Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget 2.2.3 Examen détaillé du programme d'exécution
1
Adopté à la troisième séance plénière. - 25 -
26
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8
Recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités Formation de personnel sanitaire national Eradication de la variole Prévention de la cécité 1
Programmes de médecine du travail Développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants Qualité, sécurité et efficacité des médicaments Pharmacodépendance 2
2.9 2.10 2.11
Problèmes de l'environnement de l'homme2 Supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde 1
2.12
3.
COMMISSION B
3.1
Election du vice -président et du rapporteur
3.2 3.3
Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972 Examen du projet de programme et de budget pour 1973 en ce qui concerne les réunions constitutionnelles 3.3.1 3.3.2 les services administratifs les autres affectations de crédits 3.3.3 le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice 3.3.4 financier 1973 :
3.4
Barème des contributions Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 3.4.1 Barème des contributions pour 1973 3.4.2
3.5
Examen de la situation financière de l'Organisation Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1971, Rapport du 3.5.1 Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de 3.5.2 roulement Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner 3.5.3 lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution Rapport sur les recettes occasionnelles 3.5.4 3.5.5 Position du compte d'attente de l'Assemblée Fonds de roulement 3.6.1 Réexamen du fonds de roulement 3.6.2 oint supprimé? 3.6.3 ZPoint supprime
3.6
3.7
Mode de présentation du projet de programme et de budget Etude organique du Conseil exécutif sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient
3.8
3.9
3.10 3.11
Amendements au Statut du Centre international de Recherche sur le Cancer Amendements au Règlement financier Nomination du Commissaire aux Comptes
3.12
1 Points transférés à la Commission B par l'Assemblée de la Santé à la douzième séance plénière. 2
Points transférés à la Commission B par l'Assemblée de la Santé à la treizième séance
plénière.
ORDRE DU JOUR 3.13 3.14 3.15 3.16
27
Approvisionnement public en eau Bâtiment du Siège Fonds immobilier Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel 3.17.1 des Nations Unies pour 1970 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS 3.17.2 Utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé :
Besoins futurs
3.17
3.18
COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES
PREMIERE SEANCE PLENIERE Mardi 9 mai 1972, 10 heures Président :
Sir William REFSHAUGE (Australie)
1.
OUVERTURE DE LA SESSION :
LE PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, en ma qualité de Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai l'honneur de déclarer ouverte la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai également le plaisir de saluer, au nom de l'Assemblée et de l'Organisation mondiale de la Santé, M. François Picot, Vice -Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève, représentant le Conseil d'Etat, M. Jean Eger, Procureur général de l'Etat de Genève, M. Jean -Paul Buensod, Maire de la Ville de Genève, le Professeur Geisendorf, représentant de l'Université de Genève, ainsi que les autres représentants des autorités cantonales et municipales, M. V. Winspeare Guicciardi, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, représentant le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, MM. les Directeurs généraux des institutions spécialisées, leurs représentants et les représentants des divers organes des Nations Unies, MM. les délégués des Etats Membres et les représentants des Membres associés - mes souhaits s'adressent tout particulièrement aux délégués de Bahrein, de Fidji, de l'Oman et des Emirats arabes unis, Etats devenus Membres depuis la dernière Assemblée -, MM. les observateurs des Etats non Membres, MM. les représentants des organisations intergouvernementales et non gouvernementales en relations officielles avec l'Organisation mondiale de la Santé et MM. les représentants du Conseil exécutif. Je donne maintenant la parole à M. Winspeare Guicciardi, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, représentant le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. 2.
ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL DE L'OFFICE DES NATIONS UNIES A GENEVE :
M. WINSPEARE GUICCIARDI, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève Monsieur le Président, en tant que Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, j'ai le privilège de vous accueillir ici et de vous souhaiter la bienvenue au Palais des Nations. Je viens vous apporter aussi, Monsieur le Président, au nom du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et en mon nom personnel, les meilleurs voeux pour que cette assemblée, comme celles qui l'ont précédée, s'achève par un plein succès. C'est naturellement d'un intérêt primordial pour votre organisation, puisque dans ces assises annuelles vous orientez l'ensemble de vos programmes et stimulez leur mise en oeuvre. C'est en même temps l'intérêt de la famille des Nations Unies tout entière, car l'OMS apporte toujours une contribution majeure, et qui n'a fait que croître, à nos objectifs, à nos problèmes et à nos idéaux communs. L'évolution de ces dernières années a eu pour effet de placer les organisations du système des Nations Unies aussi devant des problèmes politiques identiques ou analogues qui présentent une grande importance à la fois pour chaque organisation et pour le système dans son ensemble. L'évolution récente a en même temps multiplié les points où l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation des Nations Unies ont resserré leur coopération dans les domaines économique et social. Je voudrais m'arrêter un instant avec vous sur ce dernier aspect. Le développement économique et social qui est intervenu depuis une dizaine d'années a conduit les organisations du système des Nations Unies à mieux comprendre le caractère intégré des différents aspects du développement et à reconnaître l'importance du bien -être vis -à -vis de la pure croissance économique. Ainsi se sont multipliées les activités dans lesquelles nos organisations respectives - 29 -
30
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
sont appelées à collaborer étroitement afin que leur action ait un caractère réaliste et produise véritablement des fruits. Je n'en citerai, Monsieur le Président, que quelques exemples. L'OMS, dans le domaine de l'environnement, a fait oeuvre de pionnier. Elle a été l'une des premières organisations internationales à prendre des mesures pratiques contre la détérioration du milieu où vit l'homme, où nous vivons. Au cours des vingt -quatre années de son existence, elle a acquis une expérience unique des relations de la santé et de l'environnement. Aussi a -t -elle joué un rôle important dans la préparation de la conférence des Nations Unies qui va se réunir dans quelques semaines à Stockholm. Nul doute qu'à la conférence même, et dans la mise en oeuvre des décisions de celle -ci, elle ne fasse un apport irremplaçable. De même, l'OMS et l'Organisation des Nations Unies coopèrent au développement des activités internationales dans le domaine de la science et de la technique et de leur transfert aux pays en voie de développement, dans la lutte contre l'abus des stupéfiants, dans l'étude des questions de population, dans celle des questions de la jeunesse, dans l'amélioration de la méthodologie de l'évaluation des problèmes mondiaux. L'OMS a pris sa pleine part dans les travaux entrepris en vue de mettre au point, puis d'appliquer, la stratégie globale de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Votre Directeur général, mon éminent collègue et ami, le Dr Candau, participe régulièrement aux réunions du comité de coordination des Nations Unies dans lequel les dirigeants de chaque organisation s'efforcent d'harmoniser leurs programmes pour les présenter à leur respective assemblée et de concerter leurs efforts dans les limites des décisions de leurs autorités respectives. Ces réunions sont pour nous d'une grande importance et ont une grande importance pour le travail des secrétariats. Le Dr Candau y a toujours apporté, en même temps que les ressources de son immense expérience et de son pénétrant bon sens, son entier appui à l'oeuvre commune. Je termine, Monsieur le Président, ces brèves remarques en vous renouvelant mes meilleurs voeux et les voeux du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies pour le succès de vos travaux et pour le succès de votre assemblée en général. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Winspeare Guicciardi. La parole est maintenant à M. François Picot, Vice -Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève. :
3.
ALLOCUTION DU VICE -PRESIDENT DU CONSEIL D'ETAT DE LA REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE :
M. PICOT, Vice -Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève Monsieur le Président de l'Assemblée, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les délégués, au nom du Conseil fédéral suisse et des autorités du canton et de la ville de Genève, j'ai l'honneur de vous souhaiter une très cordiale bienvenue dans notre ville à l'occasion de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Il est particulièrement impressionnant de voir réunis dans cette salle les délégués de très nombreux pays, qui cherchent ensemble à réaliser dans le monde entier les buts définis par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé adoptée à New York le 22 juillet 1946. Le Gouvernement suisse et les autorités genevoises sont fiers de penser que le siège central de cette activité, indispensable à la santé des populations du monde, se trouve dans notre pays et dans notre ville. Nous sommes heureux des excellents rapports que nous entretenons avec les dirigeants de votre organisation et de la collaboration qui a pu s'établir notamment dans les problèmes ayant trait à l'agrandissement des bâtiments du Siège. Il est indiqué dans le rapport général de votre organisation qu'un équilibre doit exister entre l'activité propre de santé de tous ceux qui travaillent avec vous et l'activité de recherche. J'y vois comme un signe de ce rapport qu'il y a, dans l'acte médical, dans l'acte de soigner, entre l'esprit qui guide et la main'qui apporte le soulagement. Mais l'un et l'autre doivent être conduits par une inspiration supérieure d'entraide et d'amour du prochain. En me rendant à cette assemblée, j'évoquais une sculpture romane, très simple et naive, qui figure sous le porche d'une de nos cathédrales, la cathédrale de Bêle, posée comme une sentinelle de pierre rouge au bord du Rhin, au lieu où se rencontrent plusieurs nations. On y voit représenté un homme qui se penche vers un autre pour bander sa jambe blessée et le sculpteur du Moyen Age a voulu représenter là ce qu'était pour lui l'amour du prochain. Mesdames et Messieurs, l'activité de l'OMS est immense. Dans le monde entier vous avez des médecins, des savants qui, dans des hôpitaux, des laboratoires; des stations de recherche, luttent contre les épidémies, contre les maladies qui atteignent la santé de l'homme. Dans tous les pays, les programmes de recherche et d'action sont en cours pour la prévention des maladies et pour promouvoir une meilleure santé. Dans toutes ces actions, où qu'elles s'exercent, dans les lieux les plus éloignés et les plus dangereux, il y a présente cette inspiration qui éclairait l'esprit du sculpteur du Moyen Age dans la cathédrale de Bâle. Que nous soyons croyants ou incroyants, quelle que soit notre race ou notre religion, nous savons que ceux qui se penchent pour les guérir sur ceux qui sont malades sont inspirés par l'esprit d'entraide et de solidarité qui doit guider tous les
PREMIERE SEANCE PLENIERE
31
humains. Et c'est ainsi que l'OMS est vraiment le lieu qui rassemble tous ceux qui, avec leur compétence, leur sens de l'organisation, mais aussi leur dévouement et leur esprit de sacrifice, se penchent au chevet de leur prochain malade et souffrant. Le Gouvernement et le peuple suisses forment tous leurs voeux pour les travaux d'une Assemblée guidée par un tel idéal. 4.
ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA VINGT -QUATRIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :
LE PRESIDENT (traduction de l'anglais) De nouveau nous voici réunis en cette noble assemblée pour examiner les problèmes de santé qui assaillent le monde et tracer la voie qui nous rapprochera de l'idéal envisagé dans notre définition de la santé. Nos études et nos décisions vont s'appuyer sur le fonds de connaissances et d'expérience dont nous sommes riches, mais nous serons guidés plus précisément par l'analyse des succès et des revers de l'année écoulée. Il ne fait pas de doute que nos efforts ont porté fruit et que nous avons avancé vers la solution de certains problèmes de santé. Dans le môme temps, de nouvelles observations sont venues confirmer que divers problèmes qui nous préoccupent depuis de nombreuses années continueront pendant quelque temps encore à défier l'intelligence et le dévouement de l'homme. Dans d'autres domaines, nous devons nous attaquer à des tâches toutes nouvelles. La santé n'est pas en effet une discipline dans laquelle on puisse compter voir diminuer les secteurs restant à conquérir. L'humanité a tant d'aspirations que les niveaux de santé qu'elle souhaite atteindre s'élèveront toujours, de sorte que les organisations sanitaires, qu'elles soient nationales, régionales ou internationales, vivront continuellement dans la perspective de nouveaux devoirs qui viendront s'ajouter à leur tâche
Depuis les temps les plus reculés, l'humanité a recherché une recette infaillible de bonne santé, d'abord pour l'individu, ensuite pour une petite collectivité, enfin pour la nation. Il a fallu attendre le vingtième siècle, en particulier les vingt -cinq dernières années, pour que les efforts concertés de toutes les nations donnent des résultats qui permettent d'espérer fermement que la bonne santé - non seulement physique mais aussi mentale - ne demeurera pas un rêve inaccessible mais deviendra un jour réalité. L'Organisation mondiale de la Santé est l'instrument logique et indispensable du développement et de la coordination de ces efforts concertés. Je suis convaincu que cette organisation a déjà largement justifié son existence par les travaux qu'elle a fait entreprendre en vue de l'éradication ou de la prévention de maladies comme la variole, le choléra, la peste, le trachome, le pian et la tuberculose. En dépit de quelques revers temporaires, la campagne d'éradication de la variole mériterait à elle seule d'être inscrite dans l'histoire comme l'une des plus grandes réalisations de l'Organisation mondiale de la Santé. Vous vous souviendrez qu'en 1967, après avoir révisé la stratégie de son combat contre la variole, l'OMS a lancé l'assaut final contre cette maladie en se fixant pour objectif l'éradication complète en l'espace de dix ans. Cette période de dix ans est maintenant à demi écoulée et, si l'on en juge par les remarquables progrès des cinq premières années, il semble bien qu'à l'échéance des cinq prochaines la variole aura finalement disparu du monde entier. Si, comme nous l'espérons tous, cet objectif peut être atteint, ce sera la première fois dans l'histoire qu'une maladie qui fut longtemps un fléau redouté de tous les peuples aura été totalement éliminée. Bien entendu, il faut nous garder d'un optimisme béat quant à la victoire finale et demeurer constamment en alerte afin d'être prêts à agir en cas de réapparition soudaine et imprévisible de la maladie. Les événements récents ont bien prouvé la nécessité d'une telle vigilance, tout en permettant d'apprécier l'efficacité des méthodes de l'OMS et la confiance qu'elle inspire au monde. Un autre grand problème mondial, celui de la malnutrition, préoccupe toujours davantage l'Organisation. A sa quarante -neuvième session, le Conseil exécutif a souligné avec une profonde inquiétude la gravité et la complexité de ce problème, et il a recommandé que l'Organisation renforce ses activités de nutrition en insistant plus particulièrement sur la nécessité de former du personnel et de développer les institutions. La formation de personnel revêt aussi de l'importance dans bien d'autres secteurs de l'action nationale de santé. Elle apparaît, me semble -t -il, comme une entreprise prioritaire entre toutes, dont on peut attendre à coup sûr qu'elle augmente notre capacité de résoudre les problèmes de santé. Mais il ne suffit pas d'accroître nos effectifs sanitaires et nous avons appris qu'il faut aussi adopter de nouvelles méthodes de formation afin de pouvoir répondre aux besoins nouvellement reconnus. Dans notre lutte contre les maladies carentielles et infectieuses, les méthodes de la santé publique nous ont permis d'obtenir de remarquables succès. Le secret de ces succès tient en partie au fait que la société technologique était bien armée pour seconder l'action de santé publique contre ces maladies. Même là où les dangers provenaient pour une part de l'industrialisation - c'est le cas de la croissance des grandes villes la science et la technologie ont procuré des instruments pour remédier à leurs propres défauts. Elles se sont montrées aussi efficaces dans l'approvisionnement en eau et l'installation de réseaux d'égouts que dans la construction et l'exploitation des usines
32
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
et des voies ferrées. Cependant, je me demande parfois si l'approche technologique, telle qu'elle se manifeste de nos jours dans certains aspects du développement industriel, continuera à s'accorder aussi bien à l'avenir avec les valeurs de la santé publique. Il me semble que lorsqu'il s'agit de problèmes d'excès - comme ceux de la pollution industrielle ou des stress, pour ne citer que deux exemples - les exigences de la santé publique seront de plus en plus souvent en conflit avec les valeurs de l'ère industrielle. Si j'ai insisté sur ce point, c'est pour souligner qu'à mon avis le débat qui s'intensifie dans le monde entier à propos de la protection de l'environnement est d'un intérêt vital pour les autorités sanitaires. J'espère sincèrement que l'OMS apportera une contribution marquante à la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se tiendra le mois prochain à Stockholm. Il est capital que le point de vue de la santé soit dûment pris en considération. J'estime qu'il n'y a pas de question plus importante à la longue et je souhaite que l'OMS et les autres organismes sanitaires, à tous les échelons, continuent à jouer un rôle de premier plan alors que l'humanité s'attaque au difficile problème de la protection et de l'amélioration de l'environnement. La marche vers une civilisation plus authentiquement mondiale s'est poursuivie à un rythme accéléré depuis notre dernière rencontre et il importe plus que jamais que l'OMS montre la voie en ce qui concerne la définition des nouveaux systèmes de valeurs dont doivent s'inspirer les institutions sanitaires pour chercher à résoudre le conflit entre la santé et la commodité des consommateurs. Les vieux concepts de la santé publique nous ont bien servis. Mais il me semble que nous devrions maintenant nous attacher davantage à répandre dans toutes les collectivités l'idée qu'il est possible de prévenir la maladie non seulement en arrêtant la propagation de l'infection, mais aussi en favorisant des attitudes d'esprit positives à l'égard des problèmes sanitaires et sociaux. Il y a une tragique incongruité dans une situation où l'on sauve des vies en empêchánt la propagation des infections, mais seulement pour voir des gens périr de malnutrition, parce que la collectivité n'a pas assez d'aliments pour nourrir une population accrue. Une telle situation fait bien apparaître la nécessité d'attitudes positives dans le domaine sanitaire afin que des objectifs appropriés soient fixés et qu'on comprenne dans toutes les collectivités quels sont les équilibres à assurer entre des aspirations divergentes. Il y a aussi, bien entendu, des questions d'un intérêt encore plus immédiat pour l'OMS, et dont il faudra débattre dans les jours qui viennent. Enfin, alors que de nouveaux problèmes surgissent et qu'il faut s'atteler à de nouvelles tâches, il est normal que la texture de notre organisation, sa structure administrative et ses méthodes de gestion, ainsi que ses instruments de travail, évoluent et se développent. D'après tout ce que j'ai pu observer et apprendre depuis que nous nous sommes séparés en mai dernier, notre Conseil exécutif et notre Directeur général n'ont épargné aucun effort dans ce domaine. Les résultats de leurs études et de leurs décisions sont maintenant soumis à l'Assemblée - une Assemblée qui se rapproche de l'universalité à laquelle nous visons. Je suis certain que toutes ces questions, qu'elles soient sanitaires ou administratives, seront examinées, comme c'est la coutume lors de nos assemblées, avec une haute objectivité et que le nouveau Président bénéficiera d'autant d'égards, de coopération et d'assistance que moi -même au cours de la Vingt -Quatrième Assemblée. Pour conclure, je tiens à remercier sincèrement, au nom de l'Assemblée, les hôtes distingués qui nous ont honorés de leur présence. Je tiens aussi à exprimer la gratitude de tous les délégués au Secrétariat de l'OMS, qui a organisé cette assemblée avec sa haute compétence habituelle. Mesdames, Messieurs, avant que les personnalités qui ont bien voulu assister à l'ouverture de l'Assemblée nous quittent, je veux les remercier une fois de plus de l'honneur qu'elles nous ont fait. Je vais suspendre la séance quelques instants pour prendre congé d'elles. Veuillez rester à vos places. La séance reprendra dans quelques minutes.
La séance est suspendue de 10 h.35 à 10 h.40.
5.
CONSTITUTION DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous arrivons maintenant au point 1.2 de l'ordre du jour provisoire Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs. L'Assemblée doit en effet constituer une Commission de Vérification des Pouvoirs conformément à l'article 23 de son Règlement intérieur, dont je vous donne lecture : :
"Une Commission de Vérification des Pouvoirs, composée un nombre égal d'Etats Membres, est nommée par l'Assemblée session, sur la proposition du Président. Cette commission les pouvoirs des délégués des Membres et des représentants
de douze délégués ressortissant à de la Santé au début de chaque élit son propre bureau. Elle examine des Membres associés et fait sans
PREMIERE SEANCE PLENIERE
33
retard rapport à l'Assemblée de la Santé. Tout délégué ou représentant dont l'admission soulève de l'opposition de la part d'un Membre siège provisoirement avec les mêmes droits que les autres délégués ou représentants jusqu'à ce que la Commission de Vérification des Pouvoirs ait fait son rapport et que l'Assemblée de la Santé ait statué." Conformément à cet article, je soumets à votre approbation une liste comprenant les douze Afghanistan, Argentine, Autriche, Ceylan, Espagne, Ghana, Maroc, Mexique, Etats Membres suivants Nouvelle -Zélande, Pologne, Yémen et Zaire. Je donne la parole au délégué de l'Espagne. :
La délégation espagnole regrette de n'être M. VALERA (Espagne) (traduction de l'espagnol) pas prête à faire partie de la Commission de Vérification des Pouvoirs; elle serait donc reconnaissante à la présidence de bien vouloir proposer un autre nom. :
J'accepte le désistement du délégué de l'Espagne et Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) je substitue l'Italie à celle -ci. Je donne maintenant lecture de la liste ainsi modifiée Afghanistan, Argentine, Autriche, Ceylan, Ghana, Italie, Maroc, Mexique, Nouvelle -Zélande, Pologne, Yémen et Zayre. Y a -t -il des observations ? Je constate qu'il n'y a ni observation ni objection. La Commission de Vérification des Pouvoirs est constituée. Sous réserve de la décision du Bureau, cette commission se réunira le mercredi 10 mai, conformément à la résolution WHA2O.2, lorsque nous aborderons en séance plénière le débat général sur les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général. :
:
6.
ELECTION DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS : :
Nous passons maintenant au point 1.3 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Election de la Commission des Désignations. Cette question est régie par l'article 24 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui est ainsi conçu :
"L'Assemblée de la Santé élit une Commission des Désignations comprenant vingt -quatre délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres. "Au début de chaque session ordinaire, le Président soumet à l'Assemblée de la Santé une liste de vingt -quatre Membres en vue de la constitution d'une Commission des Désignations. Tout Membre peut proposer des adjonctions à cette liste. Cette liste, telle que modifiée par toute adjonction proposée, est mise aux voix conformément aux dispositions du Règlement intérieur applicables en matière d'élection." Conformément aux dispositions de cet article, une liste de vingt- quatre Etats Membres a été établie pour être soumise à l'examen de l'Assemblée. Je désire signaler que, dans l'établissement de cette liste, j'ai suivi une tradition bien établie en me conformant au principe de répartition géographique par Région qui est appliqué pour le Conseil exécutif, lequel compte lui aussi vingt quatre Membres, à savoir quatre Membres de la Région africaine, cinq des Amériques, deux de l'Asie du Sud -Est, sept de l'Europe, quatre de la Méditerranée orientale et deux du Pacifique occidental. Barbade, Birmanie, Bulgarie, Chili, Chypre, Danemark, El Salvador, La liste est la suivante Etats -Unis d'Amérique, France, Gambie, Inde, Irak, Japon, KoweYt, Mauritanie, Monaco, Niger, Paraguay, Pays -Bas, République démocratique populaire du Yémen, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Union des Républiques socialistes soviétiques, Zambie. Y a -t -il des observations ? Je constate qu'il n'y a ni observation ni objection.La Commission est élue. La Commission des Désignations se réunira immédiatement. Comme les délégués le savent, l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée définit les attributions de la Commission et dispose que ses propositions "sont immédiatement communiquées à l'Assemblée de la Santé ... ". Je déclare maintenant levée la première séance plénière. :
La séance est levée à 10 h.5O.
DEUXIEME SEANCE PLENIERE Mardi 9 mai 1972, 15 heures Président :
Sir William REFSHAUGE (Australie) puis
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :
La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le premier point inscrit à l'ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission des Désignations. Ce rapport est contenu dans le document A25/40. J'invite le Président de la Commission des Désignations, M. A. B. Chikwanda, à présenter ce premier rapport.
M. Chikwanda (Zambie), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 608). (Applaudissements) Election du président de l'Assemblée Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Vos applaudissements montrent qu'il n'y a pas d'observations et que l'Assemblée n'a pas d'autres propositions à formuler. Conformément aux dispositions de l'article 77 du Règlement intérieur, il ne sera pas nécessaire de procéder à un vote puisqu'une seule candidature a été présentée; je propose par conséquent à l'Assemblée d'approuver la désignation présentée par la Commission et d'élire son président par acclamation. (Applaudissements) Le Dr B. D. B. Layton est élu président de la Vingt - Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai le grand plaisir de lui demander de bien vouloir prendre la présidence. :
Le Dr Layton prend place au fauteuil présidentiel. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, Monsieur le Directeur général adjoint, Mesdames et Messieurs, une telle distinction est sans doute unique dans une vie ou une carrière, et encore pour quelques privilégiés seulement. Je suis parfaitement conscient de l'honneur que vous m'avez fait mais je tiens aussi à vous remercier au nom de mon pays, le Canada, et de toute la Région des Amériques. Avec votre accord et avec celui du Bureau, j'attendrai demain matin pour formuler quelques observations dans une brève allocution. Il me reste donc à conclure en vous remerciant très sincèrement d'avoir bien voulu me faire cet honneur. :
2.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'invite maintenant l'Assemblée à examiner le deuxième rapport de la Commission des Désignations, contenu dans le document A25/41. Puis -je demander à M. A. B. Chikwanda, Président de la Commission des Désignations, de bien vouloir donner lecture du deuxième rapport de la Commission ? M. CHIKWANDA (Zambie), Président de la Commission des Désignations (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, permettez -moi tout d'abord de vous féliciter de votre élection à la présidence de l'Assemblée. M. Chikwanda donne ensuite lecture du deuxième rapport de la Commission des Désignations (voir page 609). Monsieur le Président, je tiens à souligner que les discussions au sein de la Commission se sont déroulées dans un climat de parfaite harmonie et, je crois, de rare solidarité, toutes les désignations ayant été faites à l'unanimité. Election des cinq vice -présidents de l'Assemblée :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie beaucoup, Monsieur Chikwanda. J'invite maintenant l'Assemblée à se prononcer sur les désignations proposées par la Commission pour les postes des cinq vice -présidents. Les noms des personnes désignées sont les suivants Dr M. Aldea (Roumanie), Professeur M. Saada (République Arabe Syrienne), M. A. -D. Magalé (République Centrafricaine), Mme Kamal Shah (Népal) et Dr D. P. Kennedy (Nouvelle -Zélande). Ces cinq personnes :
:
- 34 -
DEUXIEME SEANCE PLENIERE
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ont été désignées pour occuper les postes de vice -présidents. Y a -t -il des observations ou des objections ? En l'absence d'observations, je propose à l'Assemblée de déclarer les vice -présidents élus par acclamation. (Applaudissements) Nous allons déterminer par tirage au sort l'ordre dans lequel les Vice -Présidents seront éventuellement appelés, entre les sessions, à remplacer le Président empêché. Les noms des cinq Vice Présidents ont été inscrits séparément sur cinq feuilles de papier parmi lesquelles je vais tirer au sort. Le premier nom est celui du Dr D. P. Kennedy (Nouvelle -Zélande); le deuxième, celui de Mme Kamal Shah (Népal); le troisième, celui de M. A. -D. Magalé (République Centrafricaine); le quatrième, celui du Dr M. Aldea (Roumanie); et le cinquième celui du Professeur M. Saada (République Arabe Syrienne). L'ordre dans lequel ils seront éventuellement appelés à remplacer le Président ayant été déterminé, je prie les Vice -Présidents de bien vouloir monter à la tribune pour occuper les places qui leur sont réservées. Je suis heureux d'accueillir les Vice -Présidents à la tribune. J'espère, Madame, Messieurs, que vous n'aurez pas à me remplacer mais je suis certain que vous vous acquitteriez aussi bien et sans doute mieux que moi de cette tâche si une telle occasion se présentait.
Election des présidents des commissions principales Nous allons maintenant poursuivre notre examen du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) deuxième rapport de la Commission des Désignations et passer à l'élection du président de la Commission A. Comme vous l'avez entendu, la Commission a désigné le Dr Marianne A. Silva (Nigéria). En l'absence d'observations, j'invite l'Assemblée à élire le président Y a -t -il des observations ? de la Commission A par acclamation. (Applaudissements) La Commission des Désignations a proposé le nom du Dr P. Dolgor (Mongolie) pour le poste de président de la Commission B. L'Assemblée a -t -elle des observations ou des objections à formuler à ce sujet ? En l'absence d'observations, j'invite l'Assemblée à élire le président de la Commission B par acclamation. (Applaudissements) Le Dr Marianne A. Silva et le Dr P. Dolgor seront invités, le moment venu, à occuper les places qui leur sont réservées au sein des Commissions A et B. :
Constitution du Bureau de l'Assemblée Nous passons maintenant à l'élection des autres Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) membres du Bureau. Comme vous le savez, celui -ci guide en quelque sorte l'Assemblée dans ses travaux puisqu'il prend des décisions qui sont soumises ensuite à l'approbation de l'Assemblée. Conformément à l'article 31 de notre Règlement intérieur, la Commission des Désignations a proposé les noms de quatorze pays dont les délégués, avec ceux qui viennent d'être élus, constitueront le Bureau. Comme vous l'avez vu dans le document A25/41, ces pays sont l'Arabie Saoudite, l'Egypte, El Salvador, les Etats -Unis d'Amérique, la France, la Jamaîque, le Laos, Madagascar, la République -Unie de Tanzanie, le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, la Sierra Leone, la Tchécoslovaquie, la Tunisie et l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, je déclare élus ces quatorze membres qui, avec ceux qui ont déjà été élus, constituent le Bureau. :
3.
COMMUNICATIONS :
Le Bureau, qui est maintenant au complet avec l'élecLe PRESIDENT (traduction de l'anglais) tion des délégués des quatorze pays cités, va se réunir immédiatement après la fin de la présente séance plénière. Lors de cette première réunion, il examinera l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée qui a été préparé par le Conseil exécutif. Ce faisant, il recommandera l'addition éventuelle de points supplémentaires à l'ordre du jour provisoire et la répartition des points entre les commissions principales. Il établira aussi le programme de travail de l'Assemblée pour les premiers jours de la session, y compris les discussions techniques. Je rappelle que le Bureau de l'Assemblée se compose du Président et des cinq Vice -Présidents de l'Assemblée, des Présidents des commissions principales et des délégués des quatorze pays qui viennent d'être élus. J'invite aussi le Dr Esther Ammundsen, Président général des discussions techniques, à prendre part à cette première réunion du Bureau. Ainsi que l'a annoncé mon prédécesseur, la Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira lorsque la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 commencera en séance plénière. Je n'en vois pas et vais donc Y a -t -il quelque observation avant que nous ne nous séparions ? lever la présente séance de l'Assemblée. Je vous remercie de votre attention. La séance est levée. La séance est levée à 15 h.30.
TROISIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 10 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DISCOURS DU PRESIDENT' DE L'ASSEMBLEE :
La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Puis -je me permettre de saisir l'occasion qui m'est aujourd'hui offerte de m'adresser brièvement à cette éminente assemblée ? Et tout d'abord, je tiens à féliciter mes collègues, les cinq Vice -Présidents qui ont été élus à la séance d'hier après -midi, le Dr D. P. Kennedy, Mme Kamal Shah, M. A. -D. Magalé, le Dr M. Aldea et le Professeur M. Saada. Je suis persuadé que leurs connaissances et leurs compétences me seront d'une grande aide et seront précieuses à l'Assemblée en général. J'aimerais également féliciter les Présidents élus des deux commissions principales, le Dr Marianne A. Silva et le Dr P. Dolgor, qui présideront les travaux de la Commission A et de la Commission B respectivement. Sans en être tout à fait sûr, je crois bien que nous venons de participer à une première avec l'élection d'une dame à la présidence de l'une des commissions principales; nous laisserons toutefois à nos chercheurs patentés le soin de nous en donner l'absolue assurance. En ce qui me concerne personnellement, je voudrais répéter ce que j'ai dit hier du fond du coeur, et vous redire à tous combien je suis sensible à l'honneur que vous m'avez fait en me portant à la présidence de l'Assemblée. Je pense pouvoir me faire l'interprète des Membres de la Région que je représente, la Région des Amériques, j'espère pouvoir parler au nom de mon pays, le Canada, et je suis sûr de pouvoir rendre mon propre sentiment en vous assurant de ma profonde reconnaissance pour cet honneur et cette distinction. Je ne vous dirai aujourd'hui que quelques mots qui, je l'espère, seront jugés opportuns. Dans un monde où dissensions et désaccords semblent être parfois la règle plutôt que l'exception, il est de plus en plus important pour l'Organisation et ses Membres que nous fassions notre examen de conscience en nous demandant où nous en sommes et où nous allons. Tous les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé ont accepté sa Constitution sans réserves. Comme vous le savez, le préambule de cette Constitution énonce notamment des principes qui sont à la base du bonheur des peuples, de leurs relations harmonieuses et de leur sécurité. "La santé de tous les peuples est une condition fondaParmi ces principes il en est un qui dit mentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats". Ce n'est pas à nous, j'en conviens, mais aux artisans de la politique mondiale, qu'il appartient de résoudre et de démêler les problèmes dont peut résulter, et dont résulte parfois, un conflit généralisé ou local, ouvert ou latent, apparemment justifié ou caractérisé par une agression manifeste. La cause et l'étendue des conflits peut varier mais leurs résultantes communes sont la souffrance physique et mentale, la destruction, la dévastation, l'invalidité et la mort. C'est à ce stade que nous, les médecins, devons intervenir personnellement pour essayer de réparer les dommages infligés aux corps et aux esprits. Il est assez paradoxal que cette grande organisation, qui est fondée sur des principes si clairement énoncés de santé, de bonheur, de paix et de sécurité, et qui fait tant pour combattre et maîtriser les obstacles naturels qui se dressent entre elle et ses objectifs, voie trop souvent ses efforts entravés, paralysés quand ce n'est annihilés par des atteintes au mode de vie paisible auquel aspirent tous les habitants de notre planète. Dans la recherche d'un monde meilleur, ce qui est, j'en suis sûr, l'objectif de tous, je ne préconise pas pour l'OMS une démarche qui l'amènerait à s'attribuer les prérogatives légitimes de ses institutions soeurs ni a fortiori celles de l'organisation mère, l'Organisation des Nations montrons -nous tous, individuellement et collectiUnies. Mon conseil est simplement le suivant vement, fidèles dans nos actes aux principes que nous nous sommes donnés, travaillons à la réalisation de nos objectifs en faisant preuve de tolérance à l'égard de notre prochain, partageons avec les nations moins favorisées les fruits de nos progrès, efforçons -nous enfin de bâtir un monde où il n'y aura plus lieu pour notre Constitution de souligner qu'il y a péril pour tous dans l'inégalité des divers pays en ce qui concerne l'amélioration de la santé et la lutte contre les maladies. Si je devais résumer en deux mots ces observations bien modestes, je vous dirais qu'il nous faut coopérer et donner l'exemple. Que la coopération porte toujours des fruits abondants, nous en avons eu la preuve chaque fois que les Etats Membres ont conjugué leurs efforts à l'échelle mondiale, comme ils l'ont fait dans le : :
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cadre de la campagne contre le paludisme. Encore plus spectaculaires ont été les progrès accomplis dans la lutte contre la variole puisque cinq brèves années d'efforts auront permis d'éradiquer pratiquement cette maladie dans de nombreux pays où elle avait sévi jusque -là de manière endémique et épidémique. Mais il nous reste encore à vaincre de nombreuses maladies transmissibles, meurtrières ou invalidantes, qui continuent à faire peser leur menace sur les deux tiers de l'humanité sans parler des nouveaux dangers auxquels sont exposées toutes les sociétés la dégradation du milieu, l'explosion démographique et les maladies dégénératives dont l'incidence ne cesse d'augmenter. Il nous faudra donc redoubler d'efforts et lancer des assauts plus vigoureux encore dans tous ces secteurs. J'ai dit aussi que nous devions donner l'exemple, et là nous entrons dans un domaine un peu nébuleux mais, néanmoins, d'une importance capitale. Mon grand sujet de préoccupation, ce sont les tensions mondiales et leurs effets sur les activités présentes et futures de l'OMS. Je suis convaincu que, par l'exemple collectif de ses assemblées annuelles comme par les exemples individuels de ses réunions régionales et de chacun de ses Membres, notre organisation peut prouver au monde, de manière positive et incontestable, que son souci permanent est de protéger la santé des populations et de promouvoir leur bien -être, ce qui aurait, j'en suis persuadé, une influence profonde sur l'opinion et sur les affaires mondiales et pourrait même, on peut l'espérer, atténuer les tensions chroniques qui sont sources de conflits. En vous présentant en ces termes ce que devrait être l'attitude fondamentale de l'OMS, je m'expose peut -être à me voir traiter de rêveur et d'idéaliste chimérique. Laissez -moi pourtant vous rappeler que notre organisation est née des rêves et des idéaux de ces grands médecins - dont la plupart ne sont plus parmi nous - les Stampar, les Shousha, les de Paula Souza, les Mani, et tous leurs partenaires des années de fondation. Puis -je ajouter que je suis heureux de revoir aujourd'hui parmi nous, et toujours aussi actif, notre excellent ami le Dr Karl Evang, un de ces hommes vraiment grands. Je ne voudrais pas manquer de rappeler encore le Dr Brock Chisholm, premier Directeur général de l'OMS, décédé l'an dernier, à qui ceux qui m'ont précédé à ce fauteuil ainsi que notre Directeur général ont su rendre un hommage mérité. L'Organisation est arrivée à un grand tournant de son existence. La voici qui entre dans sa vingt -cinquième année, ayant toujours déployé des efforts constructifs et déjà réalisé une oeuvre qui l'honore. Elle voit maintenant à sa portée la possibilité de vaincre les maladies dont l'humanité souffre depuis des temps immémoriaux et recherche activement les moyens de prévoir, prévenir, minimiser et peut -être éliminer les dangers que les temps modernes ont fait naître pour notre société et, partant, pour la santé des peuples. S'il m'était permis de formuler encore un voeu en cette occasion, je vous demanderais de m'apporter toute votre coopération et tout votre appui afin que cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé soit un succès et pour le monde entier un exemple des résultats auxquels peuvent mener des efforts concertés. Le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, Sir William Refshauge, m'a par son exemple et sa conduite tracé la voie à suivre au cours de la présente assemblée. Il a bien voulu m'adresser aussi ses voeux chaleureux pour mon succès. Je lui en suis profondément reconnaissant. Avec votre soutien, et il me le faudra certainement tout entier, l'Organisation mondiale de la Santé continuera à progresser et à s'épanouir et restera longtemps, comme j'ai été fier de le dire en d'autres occasions, l'objet de la haute estime dans laquelle est tenue la plus efficace de toutes les organisations internationales. :
2,
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR ET REPARTITION DES POINTS ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous entrons maintenant dans la phase active des travaux de l'Assemblée avec l'examen du point 1.8 - Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales. Le Bureau a examiné hier, à sa première séance, l'ordre du jour provisoire qui avait été envoyé aux Membres et Membres associés soixante jours avant l'ouverture de la session. Cet ordre du jour fait l'objet du document A25 /1 et Corr.l. Le Bureau a formulé un certain nombre de recommandations dont nous sommes maintenant saisis. Il s'agit en premier lieu de modifications à l'ordre du jour même, en second lieu de la répartition des points. Nous commencerons par les recommandations du Bureau concernant les changements à apporter à l'ordre du jour. Point 1.12 - Admission de nouveaux Membres et Membres associés. Le Bureau a décidé de recommander l'inscription de deux nouveaux points, à savoir 1.12.2 - Demande d'admission présentée par le Bangladesh; et 1.12.3 - Demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du Papua- Nouvelle -Guinée par l'Australie. Ces points sont à ajouter à l'ordre du jour pour tenir compte de la demande d'admission à la qualité de Membre présentée par la République populaire du Bangladesh et reçue par le Directeur général le 7 avril 1972 (document A25/38 et Add,l) ainsi que de la demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du Papua- NouvelleGuinée par l'Australie et reçue par le Directeur général le 30 mars 1972 (document A25/37). :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
L'Assemblée est -elle disposée à suivre la recommandation du Bureau en inscrivant à l'ordre du jour le point 1.12.2 - Demande d'admission présentée par le Bangladesh ? Je constate qu'il n'y a pas d'objections; il est donc décidé d'ajouter ce point à l'ordre du jour.
Nous en venons maintenant à la recommandation du Bureau concernant l'inscription à l'ordre du jour du point 1.12.3 - Demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du Papua- Nouvelle- Guinée par l'Australie. Y a -t -il des objections ?
En l'absence d'objections, il en est ainsi décidé. Il y a deux points de l'ordre du jour à supprimer le point 3.6.2 - Avances prélevées pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu); et le point 3.6.3 - Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu). Il est recommandé que ces deux points soient rayés de l'ordre du jour car aucune avance de ce genre n'a été prélevée avant l'ouverture de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Puis -je considérer qu'il n'y a pas d'objections à la suppression de ces points ? En l'absence d'objections, il en est ainsi décidé. Nous allons maintenant examiner la répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales. L'ordre du jour provisoire de l'Assemblée (document A25/1 et Corr.l) a été préparé par le Conseil exécutif de telle façon qu'apparaissent les propositions du Conseil concernant la répartition des points entre les Commissions A et B. Vous vous rappellerez que les mandats des commissions principales ont été définis par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA24,4. En recommandant cette répartition, le Bureau n'exclut pas que, plus tard au cours de la session, il puisse devenir nécessaire, selon l'avancement des travaux des deux commissions et pour maintenir à cet égard un juste équilibre, d'envisager le transfert de certains points d'une commission à l'autre. Quant aux points figurant à l'ordre du jour de l'Assemblée plénière et qui n'ont pas encore été traités, le Bureau recommande qu'ils soient examinés en séance plénière. L'Assemblée est -elle disposée à accepter cette recommandation du Bureau concernant la répartition des points entre les Commissions A et B et les points qui doivent être examinés par l'Assemblée elle -même ? Je constate qu'il n'y a pas d'objections. Il en est ainsi décidé. L'Assemblée a maintenant adopté son ordre du jour.1 Une version révisée du document A25/1, tenant compte des modifications qui viennent d'être décidées, sera distribuée demain. Au sujet des points 1.14 et 1.15, qui ont trait à l'attribution de prix, il a été prévu que ces prix seront remis au cours de la deuxième semaine de la session de l'Assemblée. La date et l'heure seront indiquées plus tard. Deux mots maintenant à propos des discussions techniques. A sa séance d'hier, le Bureau a recommandé que les discussions techniques aient lieu le vendredi 12 mai, le matin et l'après -midi, et le samedi 13 mai dans la matinée seulement, ainsi que l'annonce le Journal. Le détail des dispositions prises en vue des discussions apparaît dans le document A25/Technical Discussions/4 et Corr.l. Y a -t -il des observations en ce qui concerne les discussions techniques ? Il n'y en a pas. Il en est ainsi décidé. En ce qui concerne les heures de travail de l'Assemblée, le Bureau a décidé de recommander qu'elles soient fixées comme suit les séances plénières et les séances des commissions principales commenceront à 9 h.30 et dureront jusqu'à midi ou 12 h.30, selon qu'il sera nécessaire ou non de réunir le Bureau, et dans l'après -midi les séances auront lieu de 14 h.30 à 17 h.30. Le Bureau, dont les Membres seront avisés en temps voulu, se réunira à midi - éventuellement 12 h.30 - ou à 17 h.30, suivant les besoins. Je rappelle aussi ce qui a été annoncé dans le Journal, à savoir que cette journée sera occupée par des séances plénières. La Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira lorsque la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 commencera. Je donnerai les indications nécessaires le moment venu. D'autre part, j'appelle votre attention sur le fait que le Bureau a décidé, pour hâter la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11, que l'Assemblée se réunira ce soir de 20 h.30 à 20 h.30 à 23 heures, ce soir. Il a également envisagé la possibi23 heures. Je répète ces heures lité de réunir l'Assemblée demain soir si besoin est. En décidant de réunir l'Assemblée mercredi soir - c'est -à -dire ce soir - et demain soir si nécessaire, le Bureau a souligné que si les délégués limitent strictement leurs interventions à dix minutes au maximum, comme le recommande la résolution WHA20.2, il sera probablement inutile de tenir une séance de nuit demain jeudi. Le Bureau a néanmoins décidé de convoquer l'Assemblée pour ce soir, mais afin d'éviter si possible une réunion de nuit pour demain soir, je vous invite instamment à suivre la recommandation de l'Assemblée et à limiter vos interventions à dix minutes. : :
:
1 Voir p. 25 l'ordre du jour adopté.
TROISIEME SEANCE PLENIERE Y a -t -il des observations au sujet du programme de travail tel qu'il se présente jusqu'à maintenant ? Il n'y a pas d'observations. Il en est ainsi décidé. 3.
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REPRESENTATION DE LA CHINE A L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant passer au point suivant de notre ordre du jour, le point 1.9 - Représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. A ce sujet, je vous rappelle la résolution EB49.R37 du Conseil exécutif et l'annexe 7 du rapport du Conseil,.quifigurent respectivement à la page 27 et aux pages 89 à 93 des Actes officiels N° 198. L'attention de l'Assemblée est appelée en particulier sur les paragraphes 1, 2 et 3 du dispositif de la résolution du Conseil exécutif. Au sujet de cette résolution, j'invite maintenant le Directeur général à faire une déclaration.
Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je serai aussi bref que possible. Sous couvert d'une lettre en date du 10 février 1972, j'ai adressé au Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine le texte de la résolution que vous venez de mentionner, c'est -à -dire la résolution EB49.R37 adoptée par le Conseil exécutif à sa quarante neuvième session. A la suite de cette lettre, j'en ai envoyé une autre en date du 8 mars, également adressée au Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, et sous couvert de laquelle je lui faisais parvenir l'avis de convocation à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi que l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée. Les documents d'Assemblée lui ont été envoyés à mesure qu'ils étaient prêts. Le 27 avril, j'ai reçu de Pékin un télégramme dont voici la traduction : :
"J'ACCUSE RECEPTION AVEC GRAND PLAISIR DE VOS LETTRES DU 10 FEVRIER ET DU 8 MARS. J'AI L'HONNEUR DE VOUS INFORMER QUE, FAUTE DU TEMPS NECESSAIRE POUR PRENDRE LES DISPOSITIONS DE TRAVAIL VOULUES, LA CHINE NE POURRA PAS ASSISTER A LA VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE. JE VOUS REMERCIE DE VOS DEUX LETTRES ET DU TEXTE, QUI LEUR ETAIT JOINT, DE LA RESOLUTION ADOPTEE PAR LE CONSEIL EXECUTIF A SA QUARANTE- NEUVIEME SESSION, AINSI QUE DES AUTRES DOCUMENTS. VEUILLEZ A L'AVENIR ADRESSER LES DOCUMENTS PERTINENTS AU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE. CHI PENG -FEI,
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE 27 AVRIL 1972." Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Candau. Votre attention a été appelée sur la résolution du Conseil exécutif. Quelqu'un désire -t -il présenter des observations ou faire une déclaration à ce sujet ? :
Le Dr ANSARI (Pakistan) (traduction de l'anglais) L'Assemblée mondiale de la Santé doit maintenant examiner le point 1.9 de son ordre du jour, qui concerne la représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé et qui a été inscrit à l'ordre du jour provisoire par le Directeur général conformément à la résolution EB49.R37 du Conseil exécutif, à la suite de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies, le 25 octobre 1971, de la résolution 2758 (XXVI). La question de la représentation de la Chine fait l'objet de discussions à l'Organisation des Nations Unies et dans les institutions spécialisées depuis plus de vingt -deux ans. L'Assemblée mondiale de la Santé elle -même a examiné cette question pour la première fois à sa troisième session, en 1950, mais n'a pas décidé en cette occasion qui devait représenter la Chine à l'Organisation. Il est vraiment regrettable qu'à sa cinquième session l'Assemblée générale des Nations Unies n'ait pas rétabli dans ses droits la République populaire de Chine et que, de ce fait, le Gouvernement de la République populaire de Chine n'ait pas été rétabli dans ses droits à l'Organisation mondiale de la Santé pendant toute cette période, bien que la question ait été soulevée année après année devant la Commission de Vérification des Pouvoirs, à toutes les Assemblées mondiales de la Santé depuis la sixième jusqu'à celle de l'année dernière, à l'exception de la onzième. Monsieur le Président, le 25 octobre 1971, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté sa résolution 2758 (XXVI) par 76 voix contre 35, avec 17 abstentions. Par cette résolution, l'Assemblée générale a décidé de rétablir dans tous ses droits la République populaire de Chine, de reconnaître les représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations Unies, et d'expulser immédiatement les représentants de Tchang Kal -chek du siège qu'ils occupaient illégalement à l'Organisation des Nations Unies et dans les organismes qui s'y rattachent. A la suite de cette juste et saine décision, les représentants de la République populaire de Chine ont occupé le siège de la Chine à l'Assemblée générale, au Conseil de Sécurité et dans les autres organes des Nations Unies. :
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De plus, l'UNESCO, la FAO, l'OIT, l'AIEA, l'OACI et l'OMM ont également rétabli dans ses droits la République populaire de Chine, et les représentants de son gouvernement occupent maintenant le siège de la Chine dans ces organisations. Aussitôt après son adoption, la résolution 2758 (XXVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies a été portée à la connaissance du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé qui, sur la base de cette résolution, a inscrit à l'ordre du jour de la quarante -neuvième session du Conseil exécutif la question de la représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé.
Le Conseil exécutif a donc examiné cette question à sa quarante- neuvième session et a adopté la résolution EB49.R37. Comme les délégués le savent, le Conseil exécutif, par cette résolution, a décidé en premier lieu d'inscrire ce point à l'ordre du jour provisoire de la présente Assemblée. En outre, le Conseil exécutif a autorisé le Directeur général à adresser au Gouvernement de la République populaire de Chine l'avis de convocation, l'ordre du jour provisoire et les documents de la présente Assemblée. Enfin, le Conseil exécutif a recommandé à la présente Assemblée de reconnaître le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement ayant le droit de représenter la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. Notre délégation se félicite des trois décisions du Conseil exécutif et nous tenons à dire combien nous apprécions la position prise par le Conseil. Nous nous réjouissons en particulier des deux dernières décisions qui témoignent de la sagesse et de la prévoyance du Conseil. Monsieur le Président, pour faciliter l'examen de ce point, les délégations de l'Albanie, de l'Algérie, de Ceylan, de Cuba, de la Guinée, de l'Irak, de Malte, du Népal, de l'Ouganda, de la Roumanie, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie, de la Tanzanie, du Yémen et de la Yougoslavie ainsi que la mienne ont présenté un projet de résolution. Ce projet a le mérite d'être bref et d'aller droit au but. Son préambule comprend deux alinéas. Dans le premier, l'Assemblée mondiale de la Santé rappellerait la résolution 2758 (XXVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies, par laquelle celle -ci a décidé le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations Unies, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kai -chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation des Nations Unies et dans tous les organismes qui s'y rattachent. Dans le deuxième alinéa du préambule, l'Assemblée mondiale de la Santé prendrait note de la résolution EB49.R37 du 26 janvier 1972 par laquelle le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée mondiale de la Santé de reconnaître le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement habilité à représenter la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. Le dispositif du projet de résolution ne comprend qu'un paragraphe. Par celui -ci l'Assemblée déciderait le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï -chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation mondiale de la Santé. Monsieur le Président, comme je l'ai dit pour commencer, le projet de résolution est bref et va droit au but. En fait, on a pris soin de le rendre conforme à la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la question, tant dans sa forme que dans son esprit. Le seul élément nouveau est le deuxième alinéa du préambule par lequel l'Assemblée prendrait note de la recommandation formulée dans la résolution EB49.R37 du Conseil exécutif; je suis sûr que les délégués
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Ce projet de résolution avait la teneur suivante La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution 2758 (XXVI), du 25 octobre 1971, par laquelle l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations Unies, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kal -chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation des Nations Unies et dans tous les organismes qui s'y rattachent; Notant que le Conseil exécutif, par sa résolution EB49.R37, a recommandé à l'Assemblée mondiale de la Santé de reconnaître le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement habilité à représenter la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé, DECIDE le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kai -chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation mondiale de la Santé. :
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donneront leur accord pour que l'Assemblée prenne note de la recommandation faite dans cette résolution, puisque celle -ci est en harmonie avec la résolution 2758 (XXVI) de l'Assemblée générale et qu'elle contient une recommandation qui répond en substance à ce que nous sommes presque unanimes à souhaiter. Ma délégation est convaincue que le projet de résolution dont nous sommes saisis permettra à l'Assemblée de prendre une décision rapide et équitable sur la question. Nous souhaitons vivement qu'elle ne provoque pas un long débat et qu'elle ne soulève aucune controverse. Nous espérons sincèrement qu'elle sera adoptée à une majorité écrasante, voire par acclamation, puisqu'elle a pour objet le rétablissement dans ses droits légitimes du Gouvernement légal de la Chine qui représente presque un quart de l'humanité. C'est un grand honneur pour la délégation du Pakistan que d'être au nombre de celles qui présentent cette résolution, puisque mon pays entretient des relations étroites et amicales avec la République populaire de Chine et souhaite voir ce grand pays participer à toutes les assemblées internationales. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur le délégué. Le moment me parait venu d'attirer l'attention de l'Assemblée sur l'article 51 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé dont voici la teneur : :
"Les résolutions, amendements et propositions de fond doivent normalement être formulés par écrit et remis au Directeur général qui en fait distribuer le texte aux délégations. En règle générale, aucune proposition ne sera discutée ou mise aux voix à une séance de l'Assemblée de la Santé si le texte n'en a pas été distribué à toutes les délégations au plus tard la veille de cette séance. Toutefois, le Président a la faculté d'autoriser la discussion et l'examen de ces résolutions, amendements ou propositions de fond même s'ils n'ont pas été distribués ou ne l'ont été que le jour même."
Je me conformerai en la matière à la décision ou aux vues de l'Assemblée. Mon sentiment personnel est que nous devons expédier cette question aussi rapidement que possible. Lecture vient d'être donnée du texte de résolution dont vous êtes saisis. Y a -t -il des observations au sujet de ce texte ? Je donne la parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique. Monsieur le Président, nous Le Dr DUVAL (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) désirons seulement faire une très brève déclaration. Nous n'avons pas eu l'avantage de voir le question. Nous tenons à ce que l'Assemblée sache résolution texte du projet que nous nous félicitons de la participation de la République populaire de Chine aux travaux de l'OMS, mais nous regrettons toute action tendant à exclure de l'Organisation la République de Chine qui pendant des années a été Membre de l'OMS, aux travaux de laquelle elle a activement coopéré. Dans ces conditions, la délégation des Etats -Unis votera contre la résolution. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
:
Je donne la parole au délégué de l'URSS. :
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, fidèle à la ligne de conduite très claire qu'a constamment adoptée le Gouvernement de l'Union des Républiques. socialistes soviétiques, estimant que seul le Gouvernement de la République populaire de Chine est habilité à représenter la Chine à l'Organisation des Nations Unies et dans les institutions spécialisées, la délégation soviétique appuie la décision contenue dans la résolution de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif, recommandant à l'Assemblée mondiale de la Santé de reconnaître le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement ayant le droit de représenter la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de l'Albanie. : :
Y a -t -il d'autres observations ? La parole est au
Le 25 octobre 1971, l'Organisation des Nations Unies a voté Le Professeur ÇIÇO (Albanie) la résolution historique présentée par l'Albanie et vingt -deux autres Etats sur "le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine à l'ONU ", qui est restée dans ses annales comme la plus grande acquisition des Etats Membres. C'était là une confirmation de la réalité indéniable que représente la grande Chine dans le monde, de l'influence toujours plus croissante qu'elle exerce sur le développement des événements internationaux et du fait que sans la République populaire de Chine, ni le monde ni l'ONU ne pouvaient rien faire. Cela a été une expression de la volonté des peuples du monde, qui voient en la grande Chine populaire leur plus puissant soutien dans leur lutte pour les droits souverains, pour la liberté, l'indépendance, le progrès social, ainsi que l'infranchissable obstacle aux plans de domination mondiale des deux superpuissances impérialistes. Le Gouvernement de la République populaire d'Albanie, se rangeant du côté de la justice et de la vérité, a mené, avec un grand nombre d'autres pays épris de liberté, une lutte constante pour réparer la grande injustice qui a été faite au peuple chinois pendant vingt -deux années consécutives. Il a toujours soutenu le point de vue selon lequel dans le monde il n'y a qu'une Chine et le
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Gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique représentant authentique du peuple chinois dans les relations internationales, y compris auprès de toutes les organisations internationales. Le moment décisif est maintenant venu de couronner l'opiniâtre lutte qu'ont menée au sein de cette organisation, durant plusieurs années, les Etats Membres épris de liberté et de paix, afin que cette assemblée procède à la juste solution de ce problème conformément à la volonté et au droit du peuple chinois, ce qui est en même temps dans l'intérêt de notre organisation. Tous, nous savons que ces efforts tendant à remédier à la situation scandaleuse sans précédent qui a régné dans cette organisation pendant deux décennies, en conséquence de l'usurpation de la place de la grande Chine par les résidus d'une équipe qui ne représente rien, se sont heurtés à l'incessante opposition des Etats -Unis qui, en conformité avec leur politique antichinoise, se sont efforcés d'imposer à cette assemblée une situation absurde. Mais la politique antichinoise des impérialistes américains, leurs plans et complots contre la République populaire de Chine, ourdis par eux ou de concert avec le social -impérialisme soviétique, ont subi des échecs honteux devant la politique révolutionnaire juste de la République populaire de Chine, devant son rôle et son influence dans le monde. Le complot américain de "deux Chines" ou "d'une Chine et d'un Taiwan" a subi un échec définitif à l'ONU et dans d'autres organisations internationales spécialisées telles que l'Union postale universelle, l'Organisation météorologique mondiale, l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture, etc. Il ne fait pas de doute que tout délai dans le rétablissement des droits de la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale de la Santé est complètement injustifiable, d'autant plus que l'ONU a adopté le 25 octobre 1971 la résolution qui rétablit les droits de la Chine et expulse les éléments de la clique de Tchang Kai -chek de l'ONU et de toutes les organisations internationales spécialisées qui sont liées à elle. La délégation albanaise exhorte tous les Etats Membres à voter en faveur de la résolution présentée par la délégation du Pakistan au nom de plusieurs pays coauteurs, dont l'Albanie. Nous avons entière confiance que l'Assemblée mondiale de la Santé adoptera, par une majorité écrasante, cette résolution pour le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine et pour l'expulsion immédiate de l'équipe de Tchang Kal-chek de l'OMS sur la base de la résolution 2758 de la vingt -sixième session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Cela sera un événement d'une importance extraordinaire pour notre organisation, qui a un besoin indispensable de la Chine populaire, de ce grand Etat socialiste représentant le quart de la population du monde, de sa précieuse contribution, qui s'appuie sur ses progrès colossaux et sur sa capacité intarissable, sans laquelle l'OMS ne peut être ni universelle ni efficace dans la poursuite des tâches conformes à ses buts. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Le délégué de l'Irak a demandé la parole. :
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr AL -WAHBI (Irak) (traduction de l'anglais) délégués, la délégation de la République d'Irak est au nombre des auteurs du projet de résolution dont lecture vient d'être donnée par le délégué du Pakistan et qui concerne la mise en oeuvre de la résolution adoptée avec tant de prudence par le Conseil exécutif au sujet d'une mesure longtemps différée, et elle pense que cette mesure aurait dû être prise depuis longtemps par l'Assemblée. Nous sommes convaincus que la République populaire de Chine est le seul et unique représentant légitime de la grande nation chinoise. Nous croyons qu'en approuvant cette décision nous effacerons une injustice et que nous appliquerons l'un des principes les plus importants de notre organisation, à savoir le principe de l'universalité. Par cette action, nous nous assurerons sûrement le bénéfice de siècles de savoir, de sagesse, d'esprit de coopération constructive et d'expérience enrichissante, ce qui, j'en suis certain, nous aidera à atteindre notre noble objectif le niveau de santé le plus élevé possible pour tous les peuples. Puis -je donc lancer un appel pour que notre décision soit unanime, afin qu'elle reflète les sentiments de l'Assemblée en cette occasion historique. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
:
Je donne la parole au délégué de l'Arabie Saoudite.
Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) La délégation de l'Arabie Saoudite conteste ardemment l'expulsion de la République nationale de Chine de l'OMS. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne la parole au délégué de Cuba. :
Le Dr ALDEREGUTA (Cuba) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation de Cuba désire exprimer publiquement l'appui total qu'elle donne à la résolution qui vient d'être présentée devant cette assemblée par le délégué du Pakistan. Il convient de signaler que pendant des années, au cours des sessions de l'Assemblée de la Santé, la reconnaissance de la République populaire de Chine comme représentant légitime du peuple chinois a fait constamment l'objet de discussions prolongées et passionnées. Dans ces discussions, notre délégation a toujours soutenu ce qu'elle considérait comme une cause juste, aux côtés de beaucoup d'autres pays, parmi lesquels les pays socialistes en général se sont distingués eux aussi par la fermeté et la constance de leur attitude. Pour ces raisons, nous sommes vraiment heureux d'assister à cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé au cours de laquelle vont être votées sans
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aucun doute l'admission de la République populaire de Chine en tant que seul représentant légitime du peuple chinois et du même coup l'expulsion des usurpateurs de Taiwan qui durant des années ont représenté illégitimement le peuple chinois. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) i :
Je donne la parole au délégué du Pérou. :
M. MIRO QUESADA (Pérou) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, en 1971, plus exactement en octobre 1971, le Gouvernement révolutionnaire des Forces armées du Pérou a appuyé sans restrictions l'admission de la Chine populaire au sein del'Organisation des Nations Unies en tant qu'unique représentant de la Chine. Aujourd'hui, au sein de cette Assemblée mondiale de la Santé, la délégation du Pérou déclare, au nom de notre gouvernement, que, conformément au principe de l'universalité qui est applicable dans le domaine de la santé plus encore qu'ailleurs, il convient d'accepter l'entrée dans l'Organisation d'un pays qui représente, comme l'a fort bien dit le délégué du Pakistan, un quart de la population du monde. On ne pourrait guère donner à cette institution le nom d'Organisation mondiale de la Santé si une nation qui représente un si fort pourcentage de l'humanité en était exclue. Nous croyons qu'il ne peut y avoir deux représentations de la Chine. Dans ces conditions, le Pérou appuie la motion pakistanaise - qui, nous l'espérons, sera adoptée à l'unanimité et par acclamation - en vue de l'admission à l'Organisation mondiale de la Santé de la Chine communiste qui pendant vingt ans a été délaissée et privée du bénéfice des mesures de protection de la santé prises à l'échelon mondial. Voilà pourquoi le Gouvernement du Pérou souscrit à la motion présentée par le Pakistan. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Le délégué du Congo a demandé la parole.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la République populaire du M. ITOUA (Congo) Congo s'associe pleinement à la résolution tendant à admettre la République populaire de Chine dans notre organisation, résolution présentée par le Pakistan et d'autres pays. Nous demandons que notre pays soit inscrit comme coauteur de cette résolution. L'admission de la Chine populaire ne sera qu'un simple acte de justice. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Le délégué du Mali a demandé la parole.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, honorables délégués, l'on Le Dr FOFANA (Mali) se souviendra certainement que la position du Mali n'a jamais varié en ce qui concerne le problème de la représentation de la République populaire de Chine, tant au sein de notre organisation qu'au sein des autres institutions internationales, et c'est pour cela que notre délégation, à la vingt sixième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, a été coauteur de la résolution 2758, et c'est pour cela aujourd'hui encore que notre délégation se félicite d'être coauteur du projet de résolution qui vient d'être annoncé. Le développement magistral qui a été fait sur cette question dans le rapport présenté par le Conseil exécutif est suffisamment éloquent pour nous dispenser d'un long commentaire ou d'un long débat. Aussi nous limiterons -nous à réaffirmer que le seul représentant authentique du vaillant peuple chinois reste le Gouvernement de Pékin et que, conformément à la résolution 396 de l'Assemblée générale des Nations Unies à sa cinquième session, notre organisation ne peut et ne devrait que se réjouir d'obtenir enfin la régularisation d'une situation à tout le moins contradictoire et qui n'a fait que trop durer. Nous ne ferons en cela que suivre l'exemple déjà donné par d'autres institutions internationales et qui vient d'être rappelé. Aussi nous espérons que le projet de résolution qui va être soumis à votre examen sera adopté sinon à l'unanimité du moins à la plus grande majorité possible. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
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Le délégué de la Guinée a demandé la parole.
Le Dr CAMARA (Guinée) Monsieur le Président, honorables délégués, ce qu'il est triste de remarquer dans cette assemblée qui se veut universelle, c'est l'injustice, et nous assistons aujourd'hui à une des plus grandes injustices lorsqu'on nous dit que le peuple chinois représenté par la République de Pékin, un peuple de 700 millions d'individus, ne peut pas siéger dans une assemblée universelle, alors que des peuples, des républiques d'un million d'habitants siègent dans cette même assemblée. Nous disons que depuis des années, le Parti démocratique de Guinée, le peuple de Guinée et son gouvernement se sont battus et ont toujours soutenu l'admission de la Chine, non seulement à l'ONU, mais dans toutes les institutions spécialisées, et nous nous félicitons des recommandations du Conseil exécutif et nous nous félicitons de l'admission de la Chine dans différents organismes spécialisés, et nous disons que l'OMS en tant qu'organisme plein d'universalité doit nécessairement répondre à sa mission. C'est avec un grand plaisir que la délégation de la République de Guinée s'associe au voeu, qui a été exprimé par le Pakistan et les coauteurs, d'admettre la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. Quant à la République de Taiwan, nous disons, nous avons dit et nous disons encore qu'il y a des morts qui ne peuvent pas coexister avec les vivants, qu'il y a des pays, des républiques, qui sont condamnés par l'histoire et comme tels doivent être mis à la potence de l'histoire.
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
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Le délégué de la Somalie a demandé la parole. :
M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation de la Somalie est l'un des auteurs du projet de résolution qui a été si éloquemment présenté par le représentant du Pakistan et qui vise à rendre à la République populaire de Chine la place qui lui revient au sein de cette organisation et à en expulser les représentants de Tchang Kai -chek. Nous espérons que tous les Membres présents voteront pour cette résolution dont l'objet est de remédier à une situation injuste qui dure depuis trop longtemps. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Le délégué de l'Afghanistan a demandé la parole.
Le Professeur KHOSHBEEN (Afghanistan) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation de l'Afghanistan soutient vivement l'admission de la République populaire de Chine au sein de l'OMS. D'après notre principe d'universalité, nous nous devons de l'admettre et nous devons respecter cette proposition tendant à l'universalité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Le délégué de Ceylan a demandé la parole. :
M. PATHMARAJAH (Ceylan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs, le Gouvernement de Ceylan est en relations avec la République populaire de Chine depuis près de vingt ans, c'est -à -dire depuis une date antérieure à notre propre admission à l'Organisation des Nations Unies en 1955. Depuis 1955, le Gouvernement de Ceylan s'est toujours déclaré favorable à l'admission de la République populaire de Chine à l'Organisation des Nations Unies. Cette affaire à eu finalement son dénouement à l'Organisation des Nations Unies avec l'admission dans cette organisation de la République populaire de Chine. C'est avec le plus grand plaisir que Ceylan, en cette occasion, présente conjointement avec seize autres nations la demande d'admission de la République populaire de Chine à l'Assemblée mondiale de la Santé. Pendant vingt -deux ans, cette grande et populaire nation, qui représente un quart de l'espèce humaine, a été tenue à l'écart d'une assemblée qui s'occupe de la santé mondiale. Il est on ne peut plus approprié qu'à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire, du jubilé d'argent de l'Assemblée mondiale de la Santé, la République populaire de Chine soit admise à l'Assemblée mondiale de la Santé. Ceylan espère sincèrement que le tort qui lui a été fait pendant vingt -deux ans sera réparé cette année. de l'anglais) :
:
Le délégué de la France a demandé la parole.
Le Professeur AUJALEU (France) La délégation française demande depuis plusieurs années que le siège de la Chine dans cette assemblée soit occupé par les représentants du Gouvernement de Pékin. Elle se réjouit de la résolution qui a été déposée devant vous et la votera.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
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Le délégué du Chili a demandé la parole. :
Le Dr JURICIC (Chili) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le Gouvernement du Chili appuie avec le plus grand plaisir le projet de résolution présenté par le délégué du Pakistan, en vue de rétablir les droits légitimes du peuple chinois représenté par le Gouvernement de la République populaire de Chine. Je crois qu'ainsi nous nous conformerons enfin à un principe non respecté jusqu'à présent, celui de l'universalité des organismes du système des Nations Unies, principe dont nous avons toujours fermement recommandé l'application. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
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Le délégué de la Roumanie a demandé la parole.
Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, nous discutons depuis longtemps de ce problème. Le moment est venu. Nous avons devant nous une résolution. Nous devons démontrer notre ferme décision de rétablir les droits de la République populaire de Chine parmi nous, les droits d'un peuple de 800 millions. Je crois que c'est le moment de montrer notre ferme décision et de voter en plein "oui ".
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
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Le délégué de la Norvège a demandé la parole. :
Le Dr EVANG (Norvège) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation norvégienne, comme quelques -uns d'entre vous s'en souviendront peut -être, a exprimé en plusieurs occasions, au cours des années, l'opinion que la République populaire de Chine devrait aussi rapidement que possible occuper la place qui lui revient au sein de cette organisation. Pour mon gouvernement, la décision historique prise par l'Organisation des Nations Unies voici quelque temps a heureusement remédié à la situation. Vous pouvez parler d'anachronisme historique, de tragédie, d'incroyable absurdité ou d'intolérable injustice, selon votre attitude à l'égard de la situation mondiale dans son ensemble, mais je ne vois aucune raison pour que nous prenions le temps au sein de cet organisme technique d'entrer dans tous ces détails. Cependant, pour suivre le mouvement et pour que les représentants de la République populaire de Chine se joignent à nous
TROISIEME SEANCE PLENIERE aussi vite que possible, la délégation norvégienne est prête à voter pour la résolution qui a été présentée par le Pakistan en son nom propre et au nom des coauteurs. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
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Le délégué d'Hatti a demandé la parole.
Le Dr TH ARD (Hatti) Monsieur le Président, évoquant le principe de l'universalité recherchée par l'Organisation mondiale de la Santé, les différentes délégations qui ont proposé la résolution visant à admettre la République populaire de Chine au sein de cette organisation ont proposé parallèlement l'expulsion de la Chine nationaliste. Je me demande si cette seconde partie de la proposition ne va pas à l'encontre des buts de cette organisation, qui verrait ainsi écarter une population de quatorze millions d'habitants, et je me demande également s'il ne serait pas possible d'éviter une seconde injustice, tout en permettant à la République populaire de Chine de siéger au sein de cette organisation.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
:
Le délégué du Népal a demandé la parole. :
Le Dr BAIDYA (Népal) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, honorables délégués, en tant que coauteur de la résolution, puis -je me permettre de dire quelques mots ? Nous savons que le Gouvernement de la République populaire de Chine est le seul représentant légitime du peuple chinois et nous savons tous que le moment où il sera à juste titre représenté au sein de cette organisation ne doit pas être retardé plus longtemps. En conséquence, Mesdames et Messieurs, accueillons -le dans cette assemblée sans plus attendre. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous sommes arrivés au bout de la liste des orateurs. Etes -vous prêts maintenant à voter sur cette proposition ? Je constate qu'il n'y a pas d'objections; nous allons donc procéder au vote et je vous invite à indiquer votre position en levant votre pancarte à mon appel. Que tous ceux qui sont en faveur du projet de résolution contenu dans le document A25/43 veuillent bien lever leur pancarte. Merci beaucoup. Maintenant je prie toutes les délégations qui sont opposées au projet de résolution de bien vouloir lever leur pancarte. Merci beaucoup. Enfin, celles qui veulent marquer leur abstention. Merci beaucoup. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 91; majorité requise, il s'agit de la majorité simple, 46; nombre de voix pour 76; nombre de voix contre 15; abstentions 27. La résolution est donc adoptée.l Le délégué de la République fédérale d'Allemagne a demandé la parole. : :
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:
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Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je voudrais expliquer le vote de ma délégation. La délégation de la République fédérale d'Allemagne a voté pour la résolution concernant la représentation de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. La position de mon gouvernement a toujours été que des questions politiques de cette importance doivent être traitées d'abord à l'Organisation des Nations Unies proprement dite et faire l'objet d'une décision prise par les principales institutions politiques des Nations Unies, C'est ce qui s'est passé pour la question de la représentation de la Chine à l'Organisation des Nations Unies et nous avons donc voté pour l'application de cette résolution à l'OMS. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
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Le délégué de la Roumanie a demandé la parole.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la délégation roumaine Le Dr ALDEA (Roumanie) aimerait exprimer sa plus profonde satisfaction au sujet du rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. La décision qui vient d'être prise par l'Assemblée constitue, selon l'avis de la délégation roumaine, une victoire de la cause de la coopération internationale et du progrès, une nouvelle preuve de la volonté de la grande majorité des Membres de notre organisation de faire de l'OMS un véritable forum de la coopération internationale dans le domaine de la santé. La République socialiste de Roumanie s'est prononcée avec fermeté pour le rétablissement des droits inaliénables de la République populaire de Chine à l'Organisation des Nations Unies et dans les institutions spécialisées, considérant cet acte comme un rétablissement de la justice et une condition nécessaire poor la promotion de la coopération internationale. Militant pour le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine à l'OMS, la Roumanie a milité pour une vraie coopération internationale dans le domaine de la protection de la santé, pour la consolidation du rôle et de l'efficacité de l'OMS, pour l'accroissement de son prestige. La décision de l'Assemblée représente, en conséquence, un acte de justice d'une importance particulière pour nos activités, la reconnaissance du rôle et de l'importance de la République populaire de Chine dans la vie internationale, la reconnaissance en même temps du fait que de nos jours les réalités finissent toujours par s'imposer. A présent la solution durable et conforme aux 1
Résolution WHA25.1.
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aspirations des peuples des grands problèmes contemporains ne saurait être conçue sans la participation, sur pied d'égalité, de la Chine populaire, de tous les pays, qu'ils soient grands, petits ou moyens. La décision de l'Assemblée mondiale de la Santé confirme, une fois de plus, la réalité incontestable du fait que dans le monde il y a une seule Chine, la République populaire de Chine dont le Gouvernement, le Gouvernement de la République populaire de Chine, est le seul représentant légal du peuple chinois. Le résultat du vote d'aujourd'hui est une expression des plus concluantes du rôle de la République populaire de Chine comme grand Etat socialiste, avec une population dépassant 800 millions d'habitants, possédant non seulement une culture ancienne, mais aussi un important potentiel économique et des réalisations prestigieuses dans tous les domaines, parmi lesquelles celles de la médecine occupent une place de premier ordre. Monsieur le Président, permettez -moi en conclusion d'exprimer, au nom de la délégation roumaine, ma conviction que la présence de la République populaire de Chine à l'Organisation mondiale de la Santé constituera une contribution essentielle au développement de nos activités et de la coopération entre tous les pays dans le domaine de la santé, à l'accroissement du prestige de l'OMS, à la réalisation couronnée de succès des tâches importantes de la solution desquelles dépendent, en fin de compte, les destins de l'humanité. De tout notre coeur, nous souhaitons à la République populaire de Chine les plus grands succès dans l'activité qu'elle va déployer au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Le délégué de l'Argentine a demandé la parole. :
Le Professeur BREA (Argentine) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, la délégation de l'Argentine désire préciser le sens de son abstention; elle approuve l'admission dans cette organisation de la République populaire de Chine puisque celle -ci a été déjà acceptée par l'Organisation des Nations Unies, mais elle ne peut souscrire aux termes dans lesquels a été rédigé le projet du Pakistan. Aussi s'est -elle abstenue. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Le délégué de l'Albanie a demandé la parole. :
Le Dr NGJELA (Albanie) (traduction du russe) Monsieur le Président, en cette heure solennelle où la République populaire de Chine retrouve sa place légitime dans notre assemblée, la délégation de l'Albanie adresse son salut cordial au peuple chinois. La décision que nous venons de prendre ne constitue pas seulement la réparation d'une injustice vieille de vingt -deux ans, c'est aussi un événement historique qui met un terme à toute une époque de discrimination imposée à notre assemblée par l'impérialisme américain, aidé depuis quelques années par une autre superpuissance, je veux parler de l'Union soviétique. La puissante Chine populaire est un bastion dans la lutte des peuples pour la justice et l'indépendance, contre le joug impérialiste et colonialiste; elle oppose un important obstacle aux visées d'asservissement du monde par les deux superpuissances. C'est pourquoi tous les Etats Membres épris de liberté se réjouissent du rétablissement de ce grand pays dans l'intégralité de ses droits au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Pour la République populaire d'Albanie, qui est liée à la République populaire de Chine par une indéfectible camaraderie de combat dans la lutte pour l'édification du socialisme contre l'impérialisme et le révisionnisme, la présente victoire du peuple chinois constitue un motif de joie particulière, car elle vient couronner les efforts constants qu'ont déployés le Gouvernement albanais et de nombreux autres gouvernements dans cette organisation et dans d'autres organisations du système des Nations Unies. Nous sommes certains que cette victoire ne sera pas la dernière et, que la lutte des Membres pacifiques de notre organisation se trouvera renforcée par le précieux apport que peut fournir la Chine à l'oeuvre d'assistance accomplie par l'Organisation mondiale de la Santé. A cette occasion, la délégation de l'Albanie adresse ses félicitations chaleureuses au peuple chinois et lui souhaite des succès encore plus grands dans le renforcement de sa patrie socialiste. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Puis -je considérer que nous en avons terminé avec ce point de notre ordre du jour ? Je vois que personne ne demande la parole; je propose donc de passer à l'examen du point suivant. :
4.
RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE- HUITIEME ET QUARANTE -NEUVIEME SESSIONS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant aborder le point 1.10 - Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante- neuvième sessions. J'ai le plaisir de donner la parole au représentant du Conseil, le Dr Ehrlich, Président du Conseil exécutif.
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués et invités à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, conformément à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et au Règlement intérieur de l'Assemblée, j'ai l'honneur de vous présenter un rapport sur les travaux du Conseil exécutif pour la période comprise entre la Vingt -Quatrième et la Vingt- Cinquième Assemblées mondiales de la Santé :
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et en particulier sur les délibérations et décisions des quarante- huitième et quarante- neuvième sessions du Conseil exécutif qui ont eu lieu à Genève en mai 1971 et en janvier 1972. Avant de commencer mon exposé, je voudrais vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la tête de cette assemblée et féliciter aussi les Vice -Présidents. Je suis sûr que vous vous acquitterez tous de vos fonctions avec distinction. Je ne vais pas énumérer tous les sujets qui ont été traités aux deux réunions très fructueuses du Conseil et je me permets de vous renvoyer aux Actes officiels Nos 195, 198 et 199 de l'Organisation mondiale de la Santé où vous trouverez des rapports sur ces réunions, l'analyse des questions examinées et les résolutions adoptées par le Conseil. La présente assemblée examinera à fond beaucoup de ces questions, en tenant compte des recommandations du Conseil. Je ne donnerai donc ici que quelques exemples. En bref, les discussions ont porté sur des questions de programme telles que la nutrition, l'éducation sanitaire, les conséquences socio- économiques des zoonoses, la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, la surveillance des réactions adverses aux médicaments et la pharmacodépendance, l'environnement de l'homme et la formation du personnel sanitaire; sur des questions constitutionnelles et juridiques et des questions financières et administratives; sur les prévisions budgétaires pour 1973 et sur les rapports de qinze réunions de divers comités d'experts. Le rapport du Directeur général sur les réunions des comités d'experts a donné des renseignements généraux sur chacune des questions traitées, résumé les rapports et les recommandations des comités et indiqué ce que ces recommandations impliquent pour le programme de l'Organisation. Le Directeur général a également présenté dans son rapport une évaluation des effets de.l'ensemble des recommandations relatives au paludisme qui se trouvent dans la Série de Rapports techniques, évaluation que le Conseil a jugée très intéressante. Il a été suggéré que le Directeur prépare pour la cinquante et unième session du Conseil exécutif une étude analogue concernant un sujet de son choix, Le Conseil a été informé de la constitution d'un tableau d'experts pour l'évaluation des médicaments, ce qui porte à 43 le nombre total des tableaux d'experts. Un relevé montrant les changements intervenus dans la composition des tableaux d'experts depuis janvier 1971 et indiquant la répartition géographique des experts a été présenté au Conseil, qui a noté que ces tableaux comprenaient maintenant 2629 experts au total. Le Conseil a choisi le thème "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion administrative" comme sujet des discussions techniques qui auront lieu pendant la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Il a d'autre part désigné le Dr Esther Ammundsen à la présidence générale des discussions techniques qui auront lieu au cours de la présente assemblée et dont le thème, comme vous le savez, est "La contribution des programmes sanitaires au développement socio- économique ". Pour ce qui est des questions de programme, le Conseil a examiné un rapport du Directeur général relatif à une approche globale des questions concernant la découverte, la production et la distribution des médicaments, le contrôle de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité ainsi que la surveillance internationale des réactions adverses, y compris le potentiel de pharmacodépendance. Cette étude visait à déterminer les secteurs où l'Organisation pourrait amplifier ses activités ou en entreprendre de nouvelles. Il a été généralement reconnu que la fourniture régulière, par le Siège et les Régions, de renseignements sur les médicaments aux ministères des différents pays et, par leur entremise, aux milieux intéressés, rendrait de grands services à tous les pays Membres, quelles que soient leur capacité et leurs ressources dans ce domaine complexe; ces renseignements seraient utiles aussi bien aux médecins en exercice qu'aux étudiants. A cet égard, la création du nouveau tableau d'experts pour l'évaluation des médicaments a été considérée comme un grand pas dans la voie pluridisciplinaire puisque l'Organisation bénéficiera du concours d'experts en chimie, pharmacologie, toxicologie, pathologie, microbiologie, épidémiologie, statistique et sciences cliniques. Le Conseil exécutif a approuvé les mesures prises par le Directeur général, conformément à la résolution WHA24.57, afin d'obtenir un appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues en vue de l'expansion du programme de l'OMS relatif à la lutte contre la pharmacodépendance. Bien qu'il soit établi que le Fonds accordera la priorité aux activités visant à réduire la production illégale et le trafic des drogues engendrant la dépendance, le Conseil a estimé que l'Organisation devait poursuivre ses efforts en vue d'obtenir un appui financier pour des programmes de prévention, de traitement et de réadaptat on tels que ceux que l'OMS a soumis à l'examen du Fonds. Comme le Conseil exécutif avait souhaité que lui soit résenté chaque année un exposé d'ensemble sur l'une des activités de l'Organisation, le Directeur général a fait rapport, à la quarante neuvième session, sur le programme de nutrition. Cette question avait déjà été examinée par le Conseil à sa trente -cinquième session, en 1965, mais le Directeur général l'a choisie de nouveau cette année en raison des effets adverses toujours ébranlement de la santé, aggravation de la maladie et entrave au plus marqués de la malnutrition développement socio- économique. :
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Dans le cadre d'une évaluation critique des activités de l'OMS en matière de nutrition, le Conseil exécutif a examiné l'état nutritionnel de diverses populations du monde, le problème de la prévention de la malnutrition et de l'assistance OMS dans ce domaine, les questions de coordination, l'activité du Groupe consultatif des Protéines, le programme de recherches et les activités qui pourraient être entreprises à l'avenir. Du point de vue international, le Conseil a estimé que les quatre problèmes suivants méritaient la plus haute priorité la malnutrition protéino -calorique, en raison de la surmortalité qu'elle provoque dans la maladie, de sa forte prévalence et des graves lésions physiques et peut -être mentales qu'elle peut causer; la xérophthalmie, en raison de son rôle dans la mortalité des enfants mal nourris, de sa prévalence relativement forte et des lésions irréversibles qu'elle cause; les anémies nutritionnelles, en raison de leur grande diffusion, des atteintes à la santé, de la vulnérabilité à beaucoup d'autres affections et de la diminution de la capacité de travail qu'elle provoque; enfin, le goitre endémique en raison de sa très forte prévalence. Le Conseil a noté que l'aide de l'OMS aux pays dans le domaine de la malnutrition portait principalement sur trois grands secteurs études épidémiologiques; organisation de services et de programmes de prévention; formation de personnel. Le Conseil a estimé que la coordination revêtait une importance particulière pour l'OMS en raison des aspects interdisciplinaires des programmes de nutrition. Dans le cadre du système des Nations Unies, l'OMS coopère étroitement, en particulier, avec le FISE, la FAO et le Programme alimentaire mondial. Cette coopération se manifeste notamment par des activités conjointes comme celles du groupe FAO /OMS d'experts des besoins nutritionnels. Le travail très utile que ce groupe a accompli au cours des dix dernières années peut être cité en exemple. Il a été rappelé au Conseil exécutif que le Groupe consultatif des Protéines avait été créé en 1955 pour conseiller le Directeur général sur toute la question de la malnutrition protéinocalorique, et plus spécialement sur l'utilisation de nouvelles protéines pour la prévention de cette carence. Le groupe était devenu un organe tripartite en 1960 en raison de l'intérêt que la FAO et le FISE portaient à ses activités, et depuis une date plus récente il est l'organe consultatif de l'ensemble du système des Nations Unies. Alors qu'au début il n'était formé que de nutritionnistes et de pédiatres, il comprend maintenant des experts de la technologie, de la commercialisation et de la production des denrées alimentaires ainsi que des politiques agricoles au niveau des gouvernements. En ce qui concerne le programme de recherche, la priorité a été donnée, conformément aux recommandations du Comité FAO/OMS d'experts de la Nutrition et du Comité consultatif de la Recherche médicale, aux travaux concernant la malnutrition protéino -calorique, la prévention de la carence en vitamine A et les anémies nutritionnelles. Le Conseil a examiné assez longuement le problème des arriérés de contributions, en particulier la situation des Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution, c'est -à -dire à la suspension par l'Assemblée du droit de vote de ces pays. Plusieurs membres du Conseil ont estimé que le fait de continuer à tolérer le non -paiement d'arriérés qui, dans certains cas, représentent plusieurs années de retard, a pour effet de saper la base même de l'Organisation et que le Conseil, en l'absence de résultats positifs, devrait recommander le recours aux sanctions constitutionnelles appropriées. En conséquence, des résolutions distinctes répondant à la situation particulière de chacun des Membres redevables d'arriérés pour deux années ou plus ont été adoptées par le Conseil, à la demande duquel le texte de ces résolutions a été communiqué aux Membres intéressés par le Directeur général. La situation a été examinée une fois de plus par le Comité spécial du Conseil qui s'est réuni le 8 mai, avant l'ouverture de la présente assemblée. Il a été constaté que quatre Membres étaient encore redevables de leurs contributions pour deux années au moins. Le Comité, représentant le Conseil, a demandé au Directeur général d'adresser à ces Membres un télégramme les invitant à régler leurs arriérés avant que l'Assemblée ne soit saisie de la question. Un des Membres a été informé qu'à défaut de paiement avant l'examen de cette question par l'Assemblée, le Conseil recommanderait à l'Assemblée d'appliquer les dispositions de l'article 7 de la Constitution. Cette question sera examinée par l'Assemblée au titre du point 3.5.3 de l'ordre du jour. Le Comité permanent des Questions administratives et financières, que le Dr Bédaya- Ngaro, qui représente le Conseil avec moi, a présidé avec compétence, s'est réuni dans la semaine qui a précédé la quarante -neuvième session du Conseil exécutif et a procédé à un examen et une analyse détaillés du projet de programme et de budget pour 1973 proposé par le Directeur général, tel qu'il figure dans les Actes officiels N° 196. Le rapport du Comité permanent a été présenté au Conseil exécutif qui a lui -même examiné le projet de programme et de budget en tenant compte des constatations et des observations du Comité. Le projet de programme et de budget pour 1973, proposé par le Directeur général dans les Actes officiels N° 196, ne tient pas compte des charges budgétaires supplémentaires résultant de l'évolution de la situation monétaire internationale dans la dernière partie de l'année 1971. Le Conseil a néanmoins décidé d'examiner les propositions telles qu'elles étaient présentées, puisque le : :
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programme lui -même n'était pas modifié, et d'étudier ultérieurement les besoins de crédits supplémentaires résultant de la situation monétaire internationale. Le budget effectif pour 1973 initialement proposé par le Directeur général était de $90 147 400, ce qui représentait une augmentation de 8,61 % par rapport à 1972 4,5 % pour maintenir les opérations au niveau de 1972, et 4,11 % pour les activités nouvelles. Compte tenu des charges supplémentaires résultant de la situation monétaire internationale, le montant total révisé du budget effectif proposé pour 1973 s'élève à $92 991 400. Lorsque le Conseil a examiné ce total révisé, il a noté que si la contribution de la Chine pour 1973 devenait disponible pour alimenter le budget effectif au lieu d'être inscrite dans la réserve non répartie, le montant total du budget effectif proposé pour 1973 serait porté à $93 494 550. La résolution EB49.R22, qui est soumise à la présente assemblée, prie le Directeur général de trouver le moyen de réaliser des économies, recommande que le budget effectif soit fixé à $92 991 400 si les dépenses ne peuvent être réduites, et qu'il soit porté à $93 494 550 au cas où la contribution de la République populaire de Chine deviendrait disponible. Si le Conseil a présenté ces possibilités à l'Assemblée, c'est qu'il n'entendait pas préjuger la décision de celle -ci en ce qui concerne la représentation de la Chine. Pour 1972, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif des prévisions supplémentaires se chiffrant à $3 423 400. Sur cette somme, un montant de $978 400 sera couvert si l'on accepte la proposition du Directeur général de traiter comme une recette, à porter au crédit du budget ordinaire, le remboursement annuel des frais généraux d'administration relatifs aux projets sanitaires financés par le Programme des Nations Unies pour le Développement. Le solde ($2 445 000) correspond aux charges supplémentaires résultant de l'évolution de la situation monétaire internationale au cours de la dernière partie de 1971, Après avoir attentivement examiné la question, le Conseil suggère à l'Assemblée d'adopter une des deux solutions suivantes pour faire face aux charges supplé1) affecter à cette fin $1 800 000 provenant des recettes occasionnelles et $645 000 mentaires prélevés sur le fonds de roulement, ce dernier montant devant être remboursé; ou 2) utiliser le montant de la contribution de la République populaire de Chine pour 1972, soit $3 032 890, au cas où il serait inclus dans le budget effectif, ce qui laisserait un solde de $587 890 qui pourrait être affecté à des programmes supplémentaires. Ces recommandations ont été présentées à l'Assemblée dans la résolution EB49.R7. Dans ce cas également, deux possibilités ont été envisagées, car le Conseil ne pouvait préjuger la décision de l'Assemblée au sujet de la représentation de la Chine. Le Directeur général a soumis au Conseil une proposition tendant à modifier la présentation du projet de programme et de budget de manière à l'axer davantage sur le programme. Le Conseil a approuvé les principes dont s'inspire cette proposition et a prié le Directeur général de développer l'idée pour que la présente assemblée l'examine en même temps que la possibilité d'établir un programme et budget biennal. L'Assemblée sera saisie de ces propositions au titre du point 3.7 de l'ordre du jour. Le Conseil a longuement et soigneusement examiné les besoins de locaux supplémentaires au Siège et les estimations relatives à l'alimentation du fonds immobilier. Sans entrer dans le détail de ces questions difficiles et assez complexes, puis -je simplement renvoyer l'Assemblée aux résolutions EB49.R33 et EB49.R34 qui contiennent les recommandations du Conseil à ce sujet et invitent le Directeur général à faire rapport à la présente assemblée sur l'évolution de la question. Enfin, Monsieur le Président, le Comité permanent du Conseil pour les organisations non gouvernementales a examiné les demandes de dix organisations non gouvernementales qui souhaitent entrer en relations officielles avec l'OMS et a procédé à la révision triennale de l'ensemble des organisations entretenant des relations officielles avec l'Organisation. En se fondant sur les recommandations du Comité, le Conseil a décidé d'établir des relations avec neuf autres organisations non gouvernementales et de suspendre les relations avec trois organisations dont la collaboration a été très limitée. Cela a été pour moi un grand honneur et aussi une expérience des plus stimulantes que d'avoir présidé le Conseil exécutif pendant l'année écoulée. Je suis sûr que tous les membres du Conseil partagent avec moi l'espoir que nos efforts serviront à développer et faciliter les travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé. Beaucoup des points que je viens d'évoquer brièvement et d'autres aussi seront examinés plus en détail par l'Assemblée et par ses deux commissions principales. Le Dr Bédaya -Ngaro et moi -même, en tant que représentants du Conseil exécutif, sommes prêts à apporter à l'Assemblée et aux commissions toute l'aide dont elles pourraient avoir besoin. :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie beaucoup, Docteur Ehrlich, de ce rapport très complet et très instructif. Je saisis cette occasion pour rendre hommage-au Conseil exécutif et à son Comité permanent des Questions administratives et financières que préside votre collègue le Dr Bédaya -Ngaro, Je voudrais en outre remercier spécialement les huit membres sortants du Conseil qui vous ont, eux aussi, fidèlement servis. Selon l'usage, ce point de l'ordre du jour est lié au point suivant, à savoir le point 1.11 - Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971. :
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RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je donne la parole au Directeur général afin qu'il puisse présenter le Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de présenter à l'Assemblée le Rapport annuel sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971, qui figure dans les Actes officiels N° 197; à cette occasion, je voudrais mettre l'accent sur un certain nombre d'activités du programme qui conservent toute leur importance et mentionner certains faits nouveaux. A l'approche de la conférence des Nations Unies qui va se tenir à Stockholm, les problèmes de l'environnement de l'homme sont plus que jamais à l'ordre du jour. Certains aspects de la dégradation de l'environnement ont des conséquences pour le monde entier, et il ne fait aucun doute que c'est vers la technique que nous devons nous tourner pour tenter de résoudre les problèmes écologiques qu'elle -même a suscités. L'OMS a participé aux efforts déjà entrepris en ce sens, notamment en ce qui concerne la pollution de l'air et de l'eau. Si la prolifération technologique devient un sujet de préoccupation générale dans les pays développés, le progrès technique est ardemment souhaité ailleurs. Or, il y a là un certain nombre d'écueils que les pays en voie de développement auraient tout intérêt à éviter. Tout d'abord, ils ne devraient pas accepter que leur territoire devienne le refuge de procédés de fabrication et de sous -produits dangereux, reconnus indésirables dans les pays développés. Ensuite, il ne faut pas attendre d'eux le respect de normes écologiques qui ont été établies par et pour les pays développés et qui, chez eux, constitueraient des entraves au développement économique. C'est à eux -mêmes qu'il incombe de définir des normes minimales en matière d'environnement, conformément à leurs besoins et à leurs possibilités propres. Cette nécessité commande la formulation de diverses mesures entre lesquelles il sera possible de choisir pour répondre aux problèmes d'hygiène du milieu et, à cet égard, l'expérience acquise par l'OMS dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement peut certainement être mise à profit. L'inquiétude que suscitent actuellement les problèmes de l'environnement ne doit cependant pas nous faire perdre de vue notre préoccupation essentielle, qui reste la protection de la santé de l'homme immédiatement et en tout lieu; or, il ne faut pas oublier que 20 % seulement des habitants de la terre vivent dans un environnement technique hautement développé. Il existe aujourd'hui un contraste marqué entre la pollution biologique, qui fait partie des ris9ues sanitaires associés à un environnement sous -développé, et la pollution essentiellement chimique qui est le corollaire d'une forte industrialisation. Des millions d'individus vivent encore dans des conditions où la satisfaction de besoins aussi fondamentaux qu'un approvisionnement en eau non polluée et une évacuation hygiénique des déchets leur est refusée. L'insalubrité fait partie du cercle vicieux de la pauvreté, de la maladie, de l'ignorance et de la faim. La conférence de Stockholm donnera l'occasion de se pencher plus attentivement sur la façon dont cet enchaînement peut être rompu sans que l'environnement de l'homme subisse de nouvelle dégradations. Puisse l'intérêt que le public porte aujourd'hui à l'environnement susciter de nouveaux efforts pour l'atténuation des problèmes d'environnement qui confrontent les pays en voie de développement, problèmes auxquels l'OMS consacre son attention depuis qu'elle existe. Que l'insalubrité et la maladie soient des obstacles au développement socio- économique est un fait dont l'évidence s'impose rapidement au travailleur de la santé publique. Il semble toutefois que les économistes soient quelque peu aveugles à cette réalité et qu'ils aient souvent tendance à ne considérer le développement que sous un angle étroitement technique. Personnellement, je n'ai jamais compris que l'on puisse entretenir l'espoir d'un développement économique raisonnable lorsque les carences nutritionnelles et les maladies transmissibles - plus particulièrement certaines grandes parasitoses - sévissent dans la population. Nous venons précisément de lancer un programme qui, selon moi, illustre clairement les rapports qui unissent la santé et le développement. Je veux parler du projet de lutte contre l'onchocercose et le développement agro- économique dans le bassin de la Volta. Sept pays et un certain nombre d'organisations - l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement - collaborent avec l'OMS à ce programme dont l'exécution s'étendra sur plusieurs années. Dans sa phase actuelle, il comprend une enquête intensive portant sur l'épidémiologie de l'onchocercose, l'écologie du vecteur et les moyens à mettre en oeuvre pour interrompre la transmission du parasite. A mesure que l'étude se poursuivra, on y inclura d'autres éléments intéressant la santé ainsi que les divers aspects économiques - et surtout agricoles - du programme. Cette entreprise concertée ne pourra être menée à terme que si, comme je l'espère, elle peut bénéficier d'un soutien financier accru à mesure que sa réalisation avancera. Pour éliminer le vecteur de l'onchocercose, il faudra utiliser de grandes quantités d'insecticides dans le bassin de la Volta, A cette fin, l'OMS encourage et appuie la mise au point d'insecticides particulièrement appropriés à cette fin, qui soient à la fois efficaces et non toxiques
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pour l'homme, qui ne s'accumulent pas dans l'environnement et qui n'affectent pas la vie aquatique et la faune sauvage en remontant les maillons de la chaîne alimentaire. En ce qui concerne la campagne d'éradication du paludisme, l'OMS contribue à renforcer les services existants et à soutenir les activités de planification, de formation et de recherche, Cependant, les progrès ont été ralentis par des problèmes techniques et par certaines déficiences administratives et financières. De nombreux gouvernements de pays en voie de développement ont la plus grande peine à financer ces activités et, si une aide internationale ou bilatérale supplémentaire ne leur est pas apportée, l'éradication du paludisme ne progressera plus qu'à un rythme assez lent. Le Rapport qui vous est présenté signale que 275 millions de personnes vivent dans des régions impaludées où aucun programme systématique de lutte ou d'éradication n'est encore appliqué, La plupart de ces régions sont situées en Afrique, où aucune effort ne devrait être épargné pour réduire l'intensité de la transmission du paludisme. C'est là une entreprise qui m'apparaît essentielle pour le développement social et économique, en particulier dans les zones rurales. Le programme d'éradication de la variole a continué de progresser, mais une attitude trop confiante n'est certainement pas justifiée, ainsi que le rappellent des événements survenus récemment. Il reste encore beaucoup à faire pour interrompre la transmission dans les pays d'endémicité et pour renforcer les dispositifs de surveillance qui empêcheront la réintroduction de la variole dans les zones qui en sont indemnes. Une intensification des efforts est actuellement indispensable si nous voulons parvenir à éliminer définitivement la variole de la surface du monde. Pour ce qui est des maladies cardio -vasculaires, je note avec satisfaction que, cette année, la Journée mondiale de la Santé a permis d'attirer l'attention du grand public sur l'ampleur du problème. Si tous les moyens de la science étaient efficacement utilisés, on pourrait réduire de façon très sensible le nombre élevé des décès provoqués par les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux et le rhumatisme articulaire aigu. Mais, même si l'on y parvenait, les maladies cardio -vasculaires n'en demeureraient pas moins le principal problème de santé publique dans nombre de pays, Cependant, il faudra faire encore beaucoup de recherches avant de pouvoir fonder une action préventive de masse sur des bases vraiment scientifiques. Le cancer est une autre maladie que nous saurions mieux combattre avec les moyens actuels si nous en connaissions mieux les causes et, par conséquent, si nous savions mieux comment agir préventivement. Dans le courant de mois prochain, le nouveau bâtiment que les autorités françaises ont généreusement fait construire pour abriter le Centre international de Recherche sur le Cancer sera inauguré à Lyon. Ce bâtiment sera beaucoup plus qu'un symbole de la collaboration internationale dans la recherche sur le cancer. Je suis persuadé qu'installé dans un nouveau cadre et bénéficiant de conditions de travail améliorées, le Centre poursuivra ses travaux avec une ardeur nouvelle et de meilleurs espoirs de succès. Pour les programmes par pays, l'objectif prioritaire de l'OMS est toujours de renforcer les services de santé. Nous nous efforçons constamment de rechercher les meilleurs moyens d'y parvenir. Vous aurez d'ailleurs l'occasion d'examiner cette question en détail, mais je voudrais dès à présent attirer votre attention sur trois préoccupations dominantes. Tout d'abord, l'assiette des services de santé ne s'élargit que lentement, et même trop lentement à mon avis, surtout en milieu rural. Deuxièmement, il y a eu peu de progrès dans l'utilisation des ressources disponibles pour l'amélioration de la santé des groupes déjà desservis. Enfin, il faut signaler l'incidence d'activités nouvelles comme celles qui concernent la santé de la famille ou l'environnement sur les programmes déjà en place. En effet, à moins d'être organisées et menées dans le cadre d'un plan d'ensemble, ces activités nouvelles risquent de concurrencer les programmes classiques et de diminuer d'autant les possibilités actuelles. Telles sont les difficultés auxquelles l'OMS devra s'attaquer au cours des années à venir. Une des formes de cette action serait de mobiliser les ressources de l'épidémiologie et de l'informatique au profit de l'organisation des services de santé. C'est évidemment, dans une certaine mesure, parce qu'elle s'est toujours attachée à la qualité de la vie que l'OMS a pu bénéficier des concours les plus divers et les plus généreux pour renforcer les services consacrés à la santé de la famille. A cet égard, notons que le programme élargi de recherche dans le domaine de la reproduction humaine est maintenant, du point de vue financier, le plus grand programme de recherche entrepris par l'OMS jusqu'à ce jour, Il comprend des recherches fondamentales sur la biologie de la reproduction, des essais cliniques d'agents régulateurs de la fécondité et des études collectives interdisciplinaires. Il comprend également un fort élément de formation à la recherche. Quelques exemples significatifs montreront l'orientation suivie par l'aide aux gouvernements dans ce domaine. En Asie, la planification familiale qui, primitivement, tendait essentiellement à influer sur la croissance démographique, s'est transformée en un processus complexe à long terme dont le succès dépendra en grande partie de la confiance des populations à l'égard des services de santé et du sérieux avec lequel le personnel de ces services accomplira sa mission. Dans les Amériques, on a pris conscience des dangers que les grossesses trop fréquentes font courir à la mère et à l'enfant, qu'il s'agisse d'avortements provoqués, d'épuisement maternel ou de malnutrition infantile, et l'on y remédie par des programmes intégrés de santé maternelle et infantile et de planification familiale. La Région africaine nous a adressé des demandes d'aide dans tous les domaines de la santé de la famille, notamment en ce qui concerne
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l'espacement des naissances conçu comme une action de santé et les problèmes de stérilité qui préoccupent certains pays. Dans de nombreux secteurs d'activité de l'OMS, les progrès sont encore entravés par la pénurie de personnel qualifié. On pourrait, certes, surmonter ces difficultés par une meilleure planification, mais cette forme de prévision est encore quelque chose de très nouveau dans la plupart des pays du monde. Les rapports entre les établissements d'enseignement et les établissements de soins sont souvent très lâches, voire inexistants. Pourtant l'idée que l'organisation des enseignements doit se modeler sur les besoins des services fait progressivement son chemin. Elle implique que l'enseignement soit relié au monde du travail. Cette notion est simple, mais, si l'on en juge par l'inertie ou la franche opposition à laquelle elle se heurte, il s'écoulera sans doute beaucoup de temps avant que les pays puissent mettre sur pied un système rationnel d'enseignement adapté aux besoins de la collectivité. La Quatrième Conférence mondiale sur l'Enseignement médical, organisée en septembre prochain par l'Association médicale mondiale en collaboration avec l'OMS, consacrera ses réflexions aux moyens de réformer l'enseignement médical pour faire en sorte qu'il réponde véritablement aux besoins de la santé des populations. Monsieur le Président, votre prédécesseur a très éloquemment souhaité la bienvenue aux pays qui sont devenus Membres de l'Organisation depuis la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. En m'associant à ces paroles d'accueil, je tiens à dire combien je me réjouis de voir augmenter le nombre des Membres car, ainsi que je l'ai toujours soutenu, une organisation internationale comme la n6tre ne sera vraiment efficace que le jour où ses activités s'étendront à la terre entière. L'Assemblée vient de faire un pas de plus dans cette voie quand elle a décidé de reconnaître le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le Gouvernement habilité à représenter la Chine à l'OMS. L'importance de l'universalité pour l'oeuvre que doit accomplir l'OMS n'a pas besoin d'être soulignée, surtout dans cette enceinte où nous savons tous que la santé de chaque individu et de chaque pays ne peut être assurée que sous la protection de toute la communauté des nations. Dès 1946, mon éminent prédécesseur, Brock Chisholm, a résumé la situation avec cette prescience et cette clarté d'esprit qui le caractérisaient. C'était à la Conférence internationale de la Santé où il représentait alors son pays - un pays qui s'est toujours distingué par l'appui qu'il a accordé à l'Organisation. Montrant pourquoi il était souhaitable que celle -ci rassemble le plus grand nombre de pays possible, il a dit "Ce n'est nullement là un geste altruiste mais une simple question d'intérêt bien compris. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser des trous dans les barrières que nous opposons à la maladie; n'importe quel pays, quelles que soient ses orientations politiques, peut compromettre gravement l'efficacité de l'Organisation mondiale de la Santé s'il est laissé en dehors de celle -ci. Il importe que la santé soit considérée comme une affaire mondiale, tout à fait indépendante des attitudes politiques de n'importe quel pays du monde." Néanmoins, si heureux que nous soyons d'accueillir de nouveaux Membres parmi nous, cela ne doit pas nous entraîner à nous endormir sur nos lauriers. Il ne servira de rien, en effet, que l'Organisation rassemble tous les pays du monde s'ils ne participent pas tous activement à ses travaux et s'ils ne luttent pas dans l'harmonie et la compréhension mutuelle pour atteindre leur objectif commun. C'est pourquoi je voudrais m'adresser ici tout spécialement à ceux des Membres qui ne se sont pas encore prévalus des termes généreux de l'invitation par laquelle la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé leur a offert de reprendre une participation active aux travaux de l'Organisation. Or, ils auraient quelque chose à y gagner, me semble -t -il, et ils auraient, j'en suis convaincu, beaucoup à donner au monde en laissant puiser l'OMS dans le trésor de leur savoir et de leur expérience. J'ose toutefois affirmer, Monsieur le Président, comme je l'ai déjà fait précédemment en de semblables occasions, qu'il est paradoxal d'évoquer l'opportunité de voir l'Organisation rassembler tous les pays ou de préconiser l'admission de nouveaux Membres en déclarant à juste titre que la santé de leurs populations prime toute considération politique, et, en même temps, de soumettre les relations de l'OMS avec ses Membres actuels ou les services qu'elle leur rend à la réalisation de certaines conditions ou de changements de leur système politique et social. N'oublions pas que, si l'Organisation travaille avec les gouvernements et par leur entremise, elle le fait pour les peuples des pays intéressés. L'assistance dont ces peuples ont besoin, nous n'avons pas le droit de la leur refuser sous le prétexte que les Etats Membres se trouvent être divisés sur des questions qui n'ont aucun rapport direct avec le but grandiose que tous ont reconnu comme le seul but de l'Organisation mondiale de la Santé quand ils en ont accepté la Constitution. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie beaucoup, Docteur Candau, de cet excellent résumé du Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971. :
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DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXEC UT IF SUR SES QUARANTE- HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Avant de passer à la discussion générale des points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour, je voudrais vous rappeler une fois encore que, conformément à la résolution WHA20.2, les délégués sont invités à limiter à dix minutes la durée de leurs interventions. Ceux qui le désirent peuvent présenter en outre, par écrit, des déclarations ne dépassant pas si possible vingt pages dactylographiées à double interligne, en vue de leur reproduction in extenso dans les comptes rendus des séances plénières. Comme d'habitude des microphones ont été placés sur les tables de toutes les délégations. En conséquence, les délégués sont invités à parler de la place qu'ils occupent dans la salle de l'Assemblée. Un système de signaux lumineux a également été installé; le voyant passera à l'orange à la neuvième minute de votre intervention et au rouge à la dixième minute, indiquant ainsi que les dix minutes imparties sont écoulées. Nous passons maintenant à la discussion générale des points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour et je donne la parole au premier orateur inscrit, le délégué de l'Inde. M. DIKSHIT (Inde) (traduction de l'anglais) S Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, nous tous qui sommes réunis ici en cette occasion mémorable de la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé représentons des gouvernements qui sont les gardiens du bien -être présent et futur de nos peuples respectifs. Puis -je, Monsieur le Président, en tant que représentant d'une nation de plus de 550 millions d'âmes, vous présenter mes sincères félicitations pour votre élection à cette haute charge ? Je suis certain que sous votre sage direction, nous pourrons mener à bien les tâches pour lesquelles nous nous sommes réunis. Nos félicitations vont également aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales. Au nom de ma délégation, je tiens aussi à féliciter le Président sortant, Sir William Refshauge, d'avoir dirigé l'Assemblée avec tant d'affabilité et d'efficacité. Nous sommes particulièrement heureux de savoir que le Gouvernement de la République populaire de Chine occupera enfin la place qui lui revient de droit dans cette assemblée. L'Inde a toujours soutenu la proposition d'admettre la République populaire de Chine à l'Organisation des Nations Unies et dans les diverses institutions du système des Nations Unies qui s'occupent du bien -être des populations et favorisent la coopération; nous nous félicitons donc de la décision d'admettre ce pays qui a été prise voici quelques minutes par la présente assemblée. Nous sommes certains qu'avec ce pas en avant l'OMS gagnera en efficacité. Le Directeur général a présenté un Rapport très fouillé qui n'énumère pas seulement les réalisations de l'OMS pour l'année écoulée - et elles sont nombreuses - mais qui signale également les problèmes de santé que l'humanité doit encore affronter. En tant que nation représentant un septième du genre humain, nous sommes très conscients du devoir qui incombe à notre gouvernement de créer des conditions dans lesquelles tous nos concitoyens puissent vivre à l'abri du besoin et des soucis. Assurer rapidement des soins médicaux à ceux qui en ont besoin et élever le niveau de santé de notre peuple sont des objectifs qui occupent une place centrale dans nos plans de développement national. Les principaux éléments des programmes de santé publique de l'Inde et de la plupart des nations en voie de développement sont actuellement la prévention des maladies transmissibles, la fourniture d'eau salubre, d'aliments nutritifs et de soins médicaux appropriés aux masses populaires, enfin - mais ce n'est pas le moins important - la régulation de l'accroissement démographique. A la suite des efforts que nous avons déployés au cours des vingt -cinq dernières années, le taux général de mortalité en Inde a été ramené de 27,4 pour 1000 en 1946 à 17,0 en 1970. Le taux de la mortalité infantile a également beaucoup baissé. L'espérance de vie de nos nouveau -nés est aujourd'hui de 52,6 ans, contre 32 ans pendant la décennie 1941 -1950. Nos programmes de santé publique ont eu pour résultat une réduction appréciable de la morbidité et de la mortalité par maladies transmissibles. Le nombre des cas de variole et celui des décès dus à cette maladie ont régulièrement diminué. Autrefois, le paludisme était chez nous la principale cause de décès mais les cas de paludisme ont maintenant diminué de 99 %. Toutefois, notre programme d'éradication nous a enseigné ce que vous -même, Monsieur le Président, et aussi le Directeur général à savoir qu'en matière de protection de la santé, on ne doit pas s'endormir sur avez souligné ses lauriers ni relâcher prématurément son effort. En certains endroits, nous avons constaté l'apparition de nouvelles souches de moustiques qui résistent au DDT et à d'autres insecticides. Aussi avons -nous dû procéder à une refonte de notre programme. Je voudrais à ce propos suggérer que les organisations internationales de recherche entreprennent une étude attentive du problème de la recrudescence du paludisme. Nos programmes de lutte contre la tuberculose, la lèpre, la filariose, le trachome, etc., ont commencé à produire leurs effets. En ce qui concerne le choléra et les autres maladies gastro -intestinales, nous avons mis l'accent sur l'assainissement du milieu - et obtenu des résultats, comme le Dr Candau l'a souligné - ainsi que sur l'approvisionnement en eau potable dans le cadre du programme national de distribution d'eau et d'assainissement. Un des problèmes les plus complexes auxquels nous devons faire face en Inde est celui de l'accroissement rapide de la population. Cet accroissement tend à amoindrir les résultats de nos :
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efforts de développement économique et conduit à d'autres tensions sociales. La planification familiale a donc été acceptée comme un impératif national et elle constitue l'un des objectifs déclarés de notre politique d'ensemble. Le programme a été intégré dans les activités des services de santé de base et des unités de protection maternelle et infantile. Aussi bien dans des zones urbaines que dans les 500 000 villages du pays, les gens ont maintenant reconnu que des familles plus petites permettent d'améliorer le niveau de vie et aussi d'offrir de meilleures possibilités d'éducation et d'emploi aux jeunes générations. Nous avons réussi une percée à travers les barrières traditionnelles et psychologiques et nous comptons maintenant sur une accélération assez rapide du programme. L'année dernière, par exemple, la stérilisation a été acceptée par plus de deux millions de personnes. Cette intervention s'ajoute aux méthodes classiques et à celle du stérilet, qui toutes sont pratiquées beaucoup plus largement que jamais auparavant. Dans le cadre du plan actuel, nous avons affecté à ce programme 3150 millions de roupies, c'est -à -dire US $420 millions. Je voudrais rappeler à l'Assemblée la tâche gigantesque à laquelle nous avons dû faire face l'année dernière. Le conflit et le bouleversement qui ont eu lieu dans un pays voisin ont provoqué l'exode de dix millions de personnes qui ont cherché refuge en Inde avant que leur patrie ne devienne un Etat libre et souverain, le Bangladesh. Je vous laisse imaginer les problèmes extraordinaires qu'ont posés les aménagements sanitaires et la fourniture de logements,d'eau, de nourriture, de vêtements et de médicaments à une telle multitude. De graves poussées de choléra El Tor se sont produites dans quelques -uns des camps de réfugiés. Toutefois, grâce aux mesures coordonnées prises en temps opportun par les autorités centrales et locales et par les organisations bénévoles, le mal a été complètement enrayé et ne s'est pas répandu dans la population autochtone comme nous avions pu le craindre. Je puis ajouter avec une fierté légitime que la plus grande partie des vaccins et liquides de réhydratation nécessaires pour l'action de secours a été obtenue dans le pays. A un moment donné, on a pu redouter que la malnutrition ne provoque la mort de nombreux enfants. En fait, le danger a été décelé par nos propres experts et nous avons pu prendre des mesures efficaces pour éviter une pareille tragédie. Je veux encore dire combien nous avons apprécié la sympathie que nous ont manifestée plusieurs institutions internationales, en particulier l'Organisation mondiale de la Santé, et l'appui qu'elles nous ont fourni pour résoudre ce problème. Toutefois, c'est nous qui avons fait l'essentiel du travail en assurant le contrôle des opérations, en fournissant la main -d'oeuvre et en supportant une charge financière d'environ 30 millions de roupies par jour. Les réfugiés sont rentrés chez eux, mais les problèmes sanitaires auxquels le Bangladesh doit faire face aujourd'hui sont immenses et ne pourront être résolus que par une action urgente sur le plan national et par la coopération internationale. Nous espérons que l'OMS fournira toute l'aide et l'assistance possibles au Gouvernement du Bangladesh et participera à l'exécution de ses programmes sanitaires. Monsieur le Président, le Rapport du Directeur général montre la place toujours plus importante qu'occupent dans les préoccupations de l'OMS le diabète, l'abus des médicaments, la pharmacodépendance et les affections cardiaques. Il est certainement nécessaire d'entreprendre des recherches plus approfondies sur ces maux et d'appeler sur eux l'attention du public. Beaucoup de pays développés se sont, en fait, engagés dans cette voie, mais pour la majorité des êtres humains, les grands problèmes de santé sont toujours posés par des maladies résultant de la pauvreté et du retard économique, à savoir les maladies transmissibles et celles qui sont liées à la malnutrition et aux mauvaises conditions sanitaires. Ainsi que le Dr Candau l'a souligné voici quelques minutes, les nations en voie de développement sont incapables de mobiliser les ressources et le personnel qu'exigeraient des programmes de santé dynamiques. Une organisation internationale telle que l'OMS peut contribuer tout spécialement à redresser cette situation, et je voudrais recommander vivement qu'une haute priorité soit accordée aux besoins des déshérités. Il ne pourra pas en être ainsi aussi longtemps que, dans cette organisation, les postes où se prennent les décisions de politique générale seront occupés en majorité par des ressortissants de pays développés. Il est essentiel, Monsieur le Président, de modifier complètement la politique de recrutement afin de nommer aux postes supérieurs des représentants de pays en voie de développement. Le personnel compétent ne manque pas. Un tel changement permettrait aussi d'assurer que les programmes de l'OMS soient établis en fonction des besoins immédiats de la plus grande partie de l'humanité, c'est -à -dire des populations des pays en voie de développement. Ces gens ont plus besoin de l'assistance de l'OMS que ceux qui vivent dans les pays riches et bien organisés. Monsieur le Président, avant de conclure, je voudrais mentionner que le Gouvernement de l'Inde a toujours soutenu le principe de l'universalité en ce qui concerne la composition des organisations internationales et particulièrement des organisations humanitaires telles que l'OMS. Nous croyons donc que toutes les nations doivent être représentées à cette assemblée, quelle que soit leur structure sociale interne, et je recommande que la jeune République du Bangladesh, qui a spécialement droit à l'aide de la collectivité internationale en raison de sa vaste population et des graves
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problèmes de santé auxquels elle doit faire face, soit admise dans la communauté des nations représentées ici. La République Démocratique Allemande a été, elle aussi, trop longtemps privée du droit d'occuper la place qui lui revient, et j'invite l'Assemblée à reconnaître maintenant ce droit. Pour terminer, puis -je réitérer l'espoir et la confiance que l'Inde a toujours mis dans l'Organisation mondiale de la Santé ? Depuis les temps les plus reculés, le peuple de l'Inde n'a jamais fait passer sa propre prospérité avant l'intérêt général, mais a toujours prié pour le bien être de tous. L'Organisation mondiale de la Santé est l'une des institutions qui symbolisent l'unité du genre humain. J'espère que la session actuelle permettra de faire un pas de plus vers la réalisation de cet idéal. Monsieur le Président, vous avez fait appel à la coopération au cours de votre excellente allocution liminaire. Au nom de mon pays, je tiens à vous assurer que vous pouvez compter sur notre coopération complète et sincère. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne maintenant la parole au délégué du Canada,
Le Dr IECLAIR (Canada) ; Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, distingués délégués, Monsieur le Directeur général, en ma qualité* de chef de la délégation canadienne à cette assemblée, j'aimerais partager brièvement avec vous les pensées qui nous animent, mes collègues et moi, en cette occasion des plus heureuses pour le Canada. Je vous félicite, Monsieur le Président, de votre élection à la tribune où vous siégez présentement. Ce sont tous les citoyens du Canada que cette assemblée a voulu ainsi honorer. Ma délégation et mon pays lui en expriment toute leur appréciation. Soyez assuré, Monsieur le Président, que nos voeux de succès vous accompagnent dans l'exécution des importantes responsabilités de votre mandat. Vous me permettrez, j'en suis sûr, de vous lire le texte d'un cablogramme reçu, ce matin, provenant du Premier Ministre de mon pays et adressé à l'Assemblée mondiale de la Santé, Genève s
"AU NOM DU GOUVERNEMENT CANADIEN, JE DESIRE EXPRIMER MES REMERCIEMENTS A L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE POUR L'INSIGNE HONNEUR QU'ELLE VIENT DE CONFERER A NOTRE PAYS EN ELISANT LE DR LAYTON A LA PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE. C'EST AVEC LE PLUS GRAND PLAISIR QUE J'ADRESSE MES PROPRES FELICITATIONS AU DR LAYTON. NOUS SOMMES FIERS DES EMINENTS SERVICES QU'IL REND DEPUIS LONGTEMPS DEJA A LA CAUSE DE LA SANTE MONDIALE ET NOUS SOMMES CONVAINCUS QU'IL SAURA REMPLIR SA TACHE AVEC RIGUEUR ET COMPETENCE. EN REAFFIRMANT NOTRE FOI EN L'AMELIORATION DES NORMES SANITAIRES DANS LE MONDE ENTIER, NOUS SOUHAITONS AU DR LAYTON ET A L'ASSEMBLEE QUE LEURS EFFORTS EN CE SENS SOIENT COURONNES DE SUCCES." (SIGNE) "PIERRE -ELLIOTT TRUDEAU,
PREMIER MINISTRE DU CANADA." Peut -être me permettrez -vous aussi maintenant, Monsieur le Président, d'entretenir l'Assemblée pendant quelques instants de certains problèmes importants que mon pays cherche actuellement à résoudre. Ce qui a le plus marqué le domaine des soins au Canada depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est la participation croissante du Gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux au financement, selon une formule de contributions anticipées, des principaux secteurs des services de soins personnels pour presque toute la population. Des quelque 21,6 millions de personnes pouvant aujourd'hui prétendre aux prestations, 99 % bénéficient du régime fédéral- provincial d'assurance- hospitalisation mis en vigueur en 1958, tandis qu'environ 98 % jouissent de la garantie du régime complémentaire d'assurance -maladie créé une dizaine d'années plus tard. Il s'agit grosso modo de programmes à frais partagés en vertu desquels le Gouvernement fédéral contribue, généralement à raison de 50 %, au coût de certains services assurés par les régimes provinciaux d'assurance- santé, à condition que ces derniers satisfassent à des critères bien précis d'universalité, d'étendue, de transférabilité et d'administration publique. Les formules de frais partagés prévoient que le Gouvernement fédéral défraie un peu plus de 50 % des services assurés aux Provinces où le coût par personne est inférieur à la moyenne nationale, c'est -à -dire les Provinces que l'on qualifie généralement de "défavorisées" au point de vue économique, et un peu moins de 50 % dans le cas des Provinces où le coût par habitant est supérieur à la moyenne nationale. Le régime d'assurance -hospitalisation couvre toute la gamme des services diagnostiques et des soins administrés aux malades hospitalisés dans les hôpitaux de traitement actif, les hôpitaux pour maladies chroniques et les hôpitaux de convalescence. Les services de consultations externes sont également couverts dans les Provinces qui ont choisi d'inscrire ces services sous leur régime, ce qui explique les différences qui existent d'une Province à l'autre quant au nombre des services assurés. Quant au régime d'assurance- maladie, il donne droit à tous les soins requis du médecin, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'hôpital, et, dans certains cas, aux soins dispensés à l'hôpital par le chirurgien dentiste. Les éléments les plus coûteux des soins relèvent désormais du Gouvernement. Les régimes canadiens sont financés selon la formule de répartition. Ils ne sont pas rattachés à l'emploi et à l'âge, ni soutenus par une caisse comme c'est le cas dans bien d'autres pays. Toutefois, ni l'un
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ni l'autre des régimes fédéraux n'encouragent les Provinces à chercher, par de nouvelles formules, à faire diminuer le coût des soins, puisque les régimes provinciaux correspondants ne versent en moyenne que 50 cents sur chaque dollar dépensé. En d'autres termes, les 50 cents dépensés par la Province rapportent habituellement une valeur d'un dollar en service. Réciproquement, une réduction d'un dollar de dépense n'épargne que 50 cents à la Province. Depuis l'entrée en vigueur du régime d'assurance -hospitalisation, puis plus tard du régime d'assurance -maladie, les coûts ont continué à augmenter à un rythme effarant, soit à un taux moyen allant de 12 à 13 % par année, donc considérablement au- dessus du taux de croissance de notre produit national brut. Bien que cette augmentation progressive soit un phénomène universel, donc non particulier au Canada, et qu'elle puisse en majeure partie se justifier, il est évident qu'il est temps d'y mettre un frein. Nous avons le douteux avantage d'être de grands dépensiers dans le domaine de la santé et, si nous voulons freiner l'augmentation du coût des soins tout en conservant la qualité, il s'impose que nous adoptions un système plus efficace. En 1970, le total des dépenses imputées au poste de la santé se chiffrait à 5,8 milliards de dollars, ou 6,9 % du produit national brut. Tout semble indiquer d'ores et déjà que, pour l'année 1971, ce chiffre atteindra 6,5 milliards de dollars, soit plus de 7 % du produit national brut. Ceci représente les frais de soins personnels d'hygiène publique, de recherche, d'immobilisation et d'administration. En 1970, il s'est dépensé 2,8 milliards de dollars en frais hospitaliers et un milliard en frais de médecins. Il y a déjà un bon moment que le Ministre fédéral et les Ministres provinciaux de la Santé s'inquiètent de cette augmentation progressive du coût des soins. L'on est depuis passé à l'action pour la contrecarrer d'une manière plus décisive. En 1968, les Ministres de la Santé nommaient un comité chargé de les conseiller sur les façons de contrôler le coût des soins sans renoncer à la qualité. Ce comité a désigné de nombreux domaines où il y avait lieu d'améliorer les choses. Puisque c'est aux Provinces qu'incombe la responsabilité constitutionnelle première en matière de soins personnels, c'est aux gouvernements provinciaux qu'il appartient de mettre en pratique une grande partie des recommandations de ce comité. Par la même occasion, le Gouvernement fédéral doit continuer à remplir sa tâche importante, à savoir faire en sorte que les dispositions fiscales prises relativement aux deux régimes fédéraux d'assurance -santé à frais partagés répondent aux besoins des Provinces; formuler des orientations nationales dans le domaine des services; fournir des services de consultation aux Provinces; et subventionner la recherche. Au cours des dix -huit derniers mois, le Gouvernement fédéral a étudié, en collaboration avec les Provinces, la possibilité de réviser la loi fédérale actuelle sur l'assurance -hospitalisation et l'assurance -maladie, afin d'accorder aux Provinces une plus grande latitude dans leur façon de répondre aux objectifs des régimes fédéraux et dans l'établissement de leurs propres objectifs prioritaires à cet effet. De nouvelles dispositions touchant le partage des frais sont présentement à l'étude. Elles auraient pour effet de freiner judicieusement l'augmentation progressive des coûts et iraient de pair avec l'octroi des fonds fédéraux spéciaux visant à aider les Provinces à modifier et à améliorer leur système de distribution des soins. En 1969, le Gouvernement fédéral a mis en oeuvre un nouveau programme de subventions à la recherche pour améliorer les services de santé en appuyant financièrement des projets de portée nationale. Ce programme accorde habituellement la priorité aux projets de recherche appliquée portant sur la réduction des coûts des services sanitaires et leur amélioration. La Direction générale des Programmes de la Santé de mon ministère s'occupe de plus en plus d'aider les Provinces qui veulent modifier leur système de distribution des soins. Non seulement le Gouvernement fédéral fournit aux Provinces les fonds dont elles ont besoin pour s'acquitter de leurs responsabilités dans le domaine de la santé, mais encore il se révèle de plus en plus clairement comme le catalyseur des changements qui se font, grâce au dialogue qu'il entretient tant avec les gouvernements provinciaux qu'avec les universités, les associations professionnelles du domaine de la santé, et tant d'autres. En outre, il poursuit lui -même des recherches de plus en plus poussées sur la question des coûts sanitaires et autres sujets connexes. Ayant donc mis en relief le problème du coût des soins et l'ayant examiné avec une grande attention, les deux paliers de gouvernement ont déjà pris - ou songent sérieusement à prendre - les mesures nécessaires pour le régler. Il s'agit, tous l'admettent, d'un problème très complexe et il faudra mener une lutte serrée si l'on veut empêcher les coûts d'augmenter davantage et voir se réaliser des changements appropriés et positifs dans la façon d'assurer la distribution des soins personnels de santé.' :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie beaucoup, Docteur Leclair. Puis -je aussi au nom de cette assemblée - et, si cela m'est permis, en mon nom propre - remercier le Premier Ministre du Canada de l'aimable message dont vous avez personnellement donné lecture à l'Assemblée. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Autriche. :
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Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Leclair sous forme abrégée,
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Le Dr LEODOLTER (Autriche) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, c'est avec grand plaisir que je vous félicite, Monsieur le Président, au nom du Gouvernement autrichien et en mon nom propre, de votre élection à la tête de cette assemblée. J'ai également grand plaisir à féliciter de leur élection les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions principales. La délégation autrichienne a lu le Rapport du Directeur général avec beaucoup d'intérêt. Je suis sûre que nous tiendrons tous à exprimer nos remerciements au Directeur général et à ses collaborateurs pour ce très clair et impressionnant exposé de l'activité déployée par l'Organisation mondiale de la Santé au cours de l'année écoulée. Nous avons maintenant une idée de l'oeuvre qui s'accomplit dans le monde entier au prix d'une dépense relativement peu élevée. En revanche, le Rapport nous a montré aussi quels sont les problèmes qui doivent encore être résolus et que nous allons examiner au cours des séances des commissions compétentes de la présente Assemblée mondiale de la Santé. En Autriche, un nouveau Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement a été créé cette année, à l'exemple de ce qui s'est fait dans beaucoup d'autres pays. Le nouveau ministère autrichien s'occupe des problèmes touchant à la santé publique, à la médecine vétérinaire, et à la protection de l'environnement car il est conscient du fait que ces trois ensembles de problèmes sont étroitement liés. Le but de la protection de l'environnement est, évidemment, le maintien de la santé humaine et la conservation d'un milieu sain pour l'homme. Nous savons qu'en Autriche comme ailleurs les mesures de protection de l'environnement ne peuvent être prises, dans bien des cas, que lorsqu'il se produit des faits pouvant avoir sur l'environnement des répercussions indésirables. Ainsi, les mesures dirigées contre la pollution de l'air par les véhicules à moteur doivent être étroitement liées à la réglementation concernant ces véhicules. Il doit y avoir une autorité centrale chargée de la coordination et de l'élaboration des politiques appropriées et c'est précisément là la responsabilité de notre nouveau ministère. Je voudrais mentionner seulement deux secteurs particuliers où l'Organisation mondiale de la Santé a prêté son précieux concours à l'Autriche. D'une part, le rapport des experts de l'OMS sur les services hospitaliers en Autriche constitue une base très importante pour les travaux entrepris en vue de réformer l'organisation hospitalière du pays. D'autre part, l'avis des experts de l'OMS a incité les autorités responsables à revoir la question de la formation des fonctionnaires de la santé publique. En ce moment, on s'occupe activement de mettre sur pied un Institut de la Santé publique. C'est dans le cadre de cet institut que seront définis les principes selon lesquels les services hospitaliers pourront être réorganisés. La récente épidémie de variole en Europe a mis en évidence une fois de plus l'extrême importance du système OMS de notification des épidémies. On devrait toutefois prendre en outre des dispositions pour faciliter une coopération encore plus grande entre pays voisins. A notre avis, il serait très utile d'envisager la préparation d'un document qui donnerait les noms, adresses et numéros de téléphone des personnes responsables de la lutte contre les épidémies, ce qui permettrait aux fonctionnaires nationaux compétents d'établir sans retard des contacts directs. En fait, c'est malheureusement par la presse que les administrations de la santé ont été informées des épidémies qui se sont déclarées dans les pays voisins, de laborieuses enquêtes devant alors être faites pour vérifier les informations publiées. Le document proposé serait mis à jour chaque année. C'est de cette manière seulement que l'on pourra prévenir l'application de mesures allant parfois au -delà du Règlement sanitaire international. D'autre part, l'Autriche serait très intéressée à ce qu'une coopération étroite en matière de politique sanitaire s'instaure entre les pays de la région du Danube. Si la chose pouvait se faire sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé, nous nous en féliciterions. Je serais heureuse que les problèmes dont je viens de parler puissent être examinés au cours de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
:
La parole est maintenant au délégué de la Belgique.
Le Professeur HALTER (Belgique) Monsieur le Président, je voudrais dire tout d'abord quelles ont été la joie et la satisfaction de la délégation belge d'assister et de participer à votre désignation à la présidence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je vous exprime donc les félicitations et la satisfaction de la délégation belge à cet égard. Permettez -moi aussi d'y joindre ses félicitations et ses marques de satisfaction à l'adresse de vos collègues les Vice Présidents et des membres des différentes sections qui ont été désignés par cette assemblée et qui ont été honorés par ces désignations. Je crois, Monsieur le Président, que votre présidence est celle de la Vingt -Cinquième Assemblée et qu'à ce titre vous pouvez vous considérer comme gâté, car vous avez participé à toutes les Assemblées, et nous pouvons nous réjouir à la fois de la résistance dont vous avez fait preuve et aussi des efforts que vous avez faits d'une manière constante au sein de cette organisation. Je dirai tout d'abord combien la délégation belge a été satisfaite à l'audition de l'excellent rapport que nous a présenté le Dr Ehrlich au nom du Conseil exécutif. Nous croyons que, dans la situation particulièrement difficile que connaît l'Organisation mondiale de la Santé pour le moment,
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essentiellement du point de vue financier, les efforts et les propositions faits par le Conseil exécutif permettront à cette assemblée de fournir un travail consistant et réellement efficace. Je voudrais aussi remercier tout particulièrement le Directeur général pour les éléments qu'il nous a fournis à la fois dans son rapport écrit et dans la présentation qu'il en a faite tout à l'heure. Nous connaissons le Dr Candau depuis bien des années, et nous avons pu apprécier à la fois la clairvoyance et la précision des décisions qu'il prend. J'y associe volontiers les services de l'Organisation, tant au Siège qu'au Bureau régional de l'Europe, avec lesquels nous collaborons d'une manière très précise. Me souvenant des efforts que cette assemblée a faits il y a deux ans et l'année dernière en ce qui concerne la définition d'une politique de l'OMS en matière d'environnement, je me réjouis tout particulièrement de pouvoir féliciter le Directeur général de la façon dont l'Organisation a assis ses responsabilités et sa compétence dans les problèmes de l'hygiène du milieu. Je crois que nous pouvons considérer ce problème comme "voguant en croisière" actuellement et peut -être pourrons -nous nous tourner dans un instant vers d'autres problèmes qu'il faudra prendre en considération. J'ai fait allusion aux difficultés budgétaires de l'Organisation et je voudrais dire que nous nous sommes trouvés dans mon pays, il y a peu de temps, dans une situation particulièrement gênante. Je désirerais ici appeler particulièrement l'attention de nos collègues délégués de pays qui se trouvent dans une situation analogue à celle de la Belgique. En effet, nous avons l'habitude de verser notre contribution à l'Organisation au mois de janvier et, à ma grande surprise, j'ai constaté que les prévisions budgétaires qui avaient été faites en francs belges se sont avérées considérablement supérieures à ce que nous avons versé effectivement en dollars à l'Organisation. Nous avons alors obtenu, non sans quelque difficulté, du Gouvernement belge qu'il accepte de faire une contribution volontaire au fonds bénévole de l'Organisation en utilisant l'excédent de ce qui avait été approuvé par le Parlement belge. Nous ne faisons donc pas une opération glorieuse, mais nous avons voulu éviter la possibilité d'une accusation de faire des profits, à l'occasion d'une opération monétaire, dans un domaine aussi important et aussi humanitaire que celui de l'action de l'Organisation mondiale de la Santé. Je puis dire qu'en ce qui concerne la Belgique cette contribution volontaire représente 13 % de ce que nous avons été amenés à payer dans le cadre de notre contribution à l'Organisation mondiale de la Santé. J'espère que cette idée pourra peut -être inciter certaines de nos délégations collègues à envisager des participations de ce genre, qui pourraient alléger les difficultés financières que rencontre certainement le Directeur général. Puis -je maintenant dire quelques mots au sujet de problèmes qui nous préoccupent et nous tracassent. Je voudrais tout d'abord parler de la variole. Monsieur le Directeur général, nous sommes convaincus comme vous qu'il s'agit d'une maladie dont on peut envisager l'éradication et qu'il faut pourchasser à tout prix. Nous contribuons chaque année, vous le savez, en offrant plusieurs centaines de milliers de doses de vaccin, à l'effort que vous accomplissez, et nous nous réjouissons de cette possibilité, mais nous croyons qu'il faudrait que l'Organisation évite de mettre les pays Membres dans des situations difficiles par des communications faites soit dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire, soit dans d'autres publications, et qui, par un optimisme exagéré, alimentent une action délétère de certains mouvements, de certains groupements qui font profession de susciter la sensation. Je citerai par exemple la création subite dans mon pays d'une Association pour la Liberté des Vaccinations qui nous a causé les plus grands tracas jusqu'au moment où les déplorables incidents de Yougoslavie ont incité ces gens à rabaisser le ton de leur polémique et à constater que nous avions raison de maintenir des mesures de vigilance et de poursuite des vaccinations dans un domaine aussi important que celui -là. Nous savons bien que ce n'est pas une position directe de l'Organisation, mais lorsque le Relevé épidémiologique hebdomadaire présente même une décision prise par un Etat Membre sans y ajouter certaines recommandations de prudence, cela suscite pour des pays comme le mien, où la santé publique est particulièrement vulnérable aussi bien dans un sens que dans l'autre, des difficultés dont nous pourrions faire l'économie. Cela m'incite aussi à rappeler ce que nous avons déjà dit lors d'autres Assemblées de la Santé, à savoir que l'information dont notre collègue autrichienne vient de parler il y a quelques instants devrait peut -être faire l'objet d'une certaine refonte, ou d'une certaine réflexion. Nous devons savoir si les pays Membres reçoivent les informations par la presse, ou s'ils reçoivent ces informations en priorité et d'une façon complète de manière à leur permettre de répondre aux sollicitations des moyens d'information qui vont évidemment généralement beaucoup plus vite que nous. Je crois que nous devons être de notre temps et que peut -être une réflexion dans ce domaine serait de nature à apporter les solutions nécessaires. Voilà, Monsieur le Président, les observations que je voulais faire. Il y aurait lieu peut -être aussi d'encourager deux secteurs particuliers de l'activité de l'Organisation, et je les mentionnerai afin d'alimenter à la fois la curiosité et les décisions du Directeur général c'est, d'une part, :
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une refonte des idées en matière de formation du personnel psychiatrique et, d'autre part, l'encouragement des études sur les phénomènes du vieillissement. L'an dernier, j'ai déjà, comme d'autres de nos collègues, soulevé ce point extrêmement important des phénomènes du vieillissement et je voudrais demander au Directeur général de lui accorder peut -être encore davantage d'attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Comme il est maintenant un peu plus de 12 h.30, nous allons lever cette séance de l'Assemblée et reprendre la discussion générale des points 1.10 et 1.11 à 14 h.30. Je vous remercie beaucoup. La séance est levée. :
La séance est levée à 12 h.35.
QUATRIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 10 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
COMMUNICATION :
La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous rappelle que la Commission de Vérification des Pouvoirs tient sa première séance. Afghanistan, Argentine, Cette commission est composée des représentants des Etats Membres suivants Autriche, Ceylan, Ghana, Italie, Maroc, Mexique, Nouvelle -Zélande, Pologne, Yémen et Zaire. :
2.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
Nous reprenons maintenant la discussion générale Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le délégué de l'Indonésie. Monsieur le Président, Le Professeur SIWABESSY (Indonésie) (traduction de l'anglais) distingués collègues, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un grand plaisir que de pouvoir m'adresser à cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens tout d'abord à vous féliciter, Monsieur le Président, d'avoir été désigné à l'unanimité pour diriger cette importante assemblée. Je suis convaincu que sous votre conduite experte et compétente, les débats de cette conférence aboutiront à une heureuse conclusion. Je tiens aussi à féliciter les Vice -Présidents du choix unanime qui s'est porté sur eux. Permettez -moi également de rendre hommage au Directeur général, qui nous présente un Rapport complet sur les activités de l'Organisation mondiale de la Santé, où il met en lumière les résultats obtenus dans le domaine médical et montre la voie pour l'exécution des programmes de santé pendant l'année à venir. développement, Monsieur le face à de nombreux problèmes dans le domaine de la santé et de la médecine. Elle enregistre encore une forte prévalence des maladies transmissibles, qui sont les causes principales de la mortalité infantile. En outre, dans plusieurs régions, la malnutrition protéino -calorique demeure un problème très sérieux pour les groupes de population à faible revenu et menace particulièrement les enfants d'age préscolaire. La cécité chez l'enfant est imputable surtout à l'avitaminose A, mais les infections oculaires jouent également un rôle important. Puisque l'occasion m'en est donnée, j'exposerai brièvement certaines des activités entreprises en Indonésie pour améliorer l'état de santé de la population et encourager l'action sanitaire. Observant l'ordre adopté dans le Rapport du Directeur général, je commencerai par la lutte contre les maladies transmissibles. Je suis heureux de vous signaler qu'au cours du dernier trimestre de 1971, aucun cas de variole n'a été notifié sur l'ensemble de l'archipel. C'est là un résultat bien remarquable si l'on se rappelle qu'en 1967, 85 % de la population vivait dans des zones d'endémicité. J'adresse à l'OMS et au FISE l'expression de ma profonde gratitude pour l'aide qui nous a été accordée et j'espère qu'avec de tels résultats l'Indonésie a contribué, pour sa part, à la réalisation de l'objectif commun, qui est l'éradication de la variole dans le monde entier. En ce qui concerne le choléra, j'ai le regret de vous informer que l'épidémie continue à se propager dans tout le pays et tend à s'intensifier. Nous savons tous qu'en l'absence d'un vaccin efficace, la maladie ne peut être maîtrisée que par une action sur l'hygiène du milieu, en particulier par la fourniture d'eau potable en quantités suffisantes. Cette année, les fonds alloués par le Gouvernement de l'Indonésie et l'aide du FISE pour l'approvisionnement en eau des régions rurales de notre pays ont été accrus, mais ils se sont encore révélés très insuffisants. Nous espérons que l'OMS fera campagne pour obtenir des sources appropriées un complément d'aide en faveur des pays en voie de développement. Le paludisme demeure un grand problème de santé pour la population indonésienne. En dépit des efforts soutenus du Gouvernement, qui consacre chaque année des crédits plus importants à la lutte antipaludique, les ressources financières disponibles restent insuffisantes et l'Indonésie accueillerait avec gratitude l'aide que pourraient lui offrir à cet égard les organisations internationales ou les pays amis. Sans méconnaître les effets adverses que le DDT peut exercer sur :
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la santé humaine, nous utilisons toujours ce produit pour la lutte antipaludique. Plusieurs pays ayant réduit leur production de DDT, ce produit se raréfiera sur le marché mondial dans un proche avenir. L'Indonésie envisage actuellement de construire une usine pour fabriquer le DDT dont elle a besoin. Des services de surveillance épidémiologique ont été mis en place dans toutes les provinces sous la direction du Ministère de la Santé. Nous possédons actuellement des données complètes sur la variole, le choléra et le pian, et des efforts ont été entrepris pour réunir des données sur d'autres maladies transmissibles telles que la filariose, le paludisme et la rage, et pour recueillir auprès des hôpitaux des renseignements concernant le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite paralytique, la fièvre typhoide et toutes les maladies gastro -intestinales. L'usage des stupéfiants se répand maintenant dans les grandes villes d'Indonésie, particulièrement chez les jeunes. Plusieurs organismes, parmi lesquels le Département de la Santé, le Département de l'Education et de la Culture, le Département de l'Intérieur et les services de police travaillent en étroite coopération pour prévenir les vastes conséquences de ce phénomène. Leurs efforts tendent principalement à empêcher l'importation et la distribution de stupéfiants, à améliorer le traitement des toxicomanes et à intensifier la diffusion d'informations sur les conséquences négatives que l'usage des drogues entraîne pour la société, et en particulier pour la jeunesse. Pour ce qui concerne la santé de la famille, je puis vous communiquer que le programme de planification familiale, qui fait désormais partie intégrante des services de santé généraux, a donné des résultats encourageants. Divers organismes gouvernementaux et des institutions communautaires y participent activement, notamment le Département de l'Information, le Département de l'Education et de la Culture, le Département des Affaires sociales, le Département des Affaires religieuses, les organisations féminines, etc. Plus d'un demi -million de femmes en âge de procréer ont accepté la planification familiale ou s'en sont fait les promotrices, et l'on espère arriver, en 1972, à un million d'acceptations. Les crédits affectés par le Gouvernement à ce programme sont passés de US $30 000 en 1969 à US $5 500 000 en 1972. Le programme de planification familiale reçoit également une aide des institutions techniques du système des Nations Unies, de la BIRD et de différents pays. Le projet qui vient d'être adopté bénéficiera d'une aide du FNUAP, sous forme d'une subvention de US $12,6 millions, et d'un prêt à faible intérêt, d'un montant identique, accordé par la BIRD. Nous sommes reconnaissants à l'OMS de l'aide initiale qu'elle nous a fournie en 1969 et qui a favorisé le lancement du programme national de planification familiale. Ce programme figure en tête des activités prioritaires, non seulement du Département de la Santé, mais aussi du programme national de développement socio- économique de l'ensemble du pays. Dans l'introduction du Rapport annuel, le Directeur général a souligné l'importance de la recherche médicale, tant pour l'intensification de la lutte contre différentes maladies que pour l'élucidation de problèmes toujours non résolus. En Indonésie, cette importance ne nous a pas échappé, si bien qu'en mars 1969 nous avons créé l'Institut national de la Recherche médicale dont la mission est de coordonner, d'encourager et de faciliter la, recherche appliquée dans le cadre de la politique globale de santé publique. Les travaux à entreprendre en priorité sont les recherches et études sur les méthodes propres à améliorer les services de santé; suivants recherches et études tendant à faciliter la mise en oeuvre des projets de développement; recherches épidémiologiques et écologiques pour la mise au point de mesures efficaces de lutte contre les maladies transmissibles; recherches sur les problèmes de santé les plus importants, en particulier la nutrition, et sur les migrations intérieures. Les conseils et l'aide que l'OMS pourra nous fournir pour tous ces projets de recherche seront vivement appréciés. L'application de notre politique de santé nationale est beaucoup entravée par l'insuffisance des effectifs de personnel, en qualité comme en quantité. Nous savons que le personnel médical et paramédical formé selon les anciens programmes n'est pas en mesure de s'attaquer aux problèmes de santé dont la solution s'impose d'urgence pour la population indonésienne, particulièrement dans les régions rurales, Des efforts sont entrepris en ce moment pour rénover l'enseignement et la formation du personnel médical et paramédical. En novembre 1971, un séminaire inter -pays sur la médecine communautaire s'est tenu à Surabaya avec l'aide de l'OMS et il a été suivi d'une conférence -atelier de deux semaines sur les méthodes d'enseignement de la médecine communautaire. Des réunions complémentaires auront lieu de mai à septembre 1972 et l'on espère enregistrer les résultats définitifs en avril 1974. La première phase d'un projet pilote pour l'essai d'un modèle d'enseignement sera exécutée sur l'île de Bali avec l'aide de l'Université des Hawaii. Nous envisageons de rédiger en septembre 1972, avec l'aide de l'OMS, un précis de médecine communautaire qui deviendra un manuel d'enseignement et un guide pour l'équipe de santé. D'ici là, un cours d'initiation à la planification et à la gestion sanitaires sera organisé à l'intention du personnel médical et sanitaire du Département de la Santé en vue de répondre aux besoins actuels en matière de planification et de gestion des services de santé. Je voudrais encore mentionner les travaux de planification du secteur de la santé qui se sont déroulés dans le cadre du deuxième plan quinquennal. Le premier plan quinquennal avait mis l'accent :
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sur le renforcement des services de santé publics. Avec le deuxième plan quinquennal, on s'efforce d'élaborer un plan sanitaire complet, englobant aussi les soins médicaux fournis par le secteur privé et la contribution que d'autres secteurs peuvent apporter à l'action sanitaire, par exemple en assurant l'approvisionnement public en eau, ou en améliorant la nutrition par une extension rationnelle des cultures appropriées. La préparation du plan sanitaire n'est plus l'affaire exclusive du Département de la Santé mais se fait avec la pleine participation de l'Office national de Planification et des représentants d'autres secteurs. Monsieur le Président, j'ai exposé brièvement quelques aspects de l'action sanitaire en Indonésie. Les problèmes qui confrontent le monde, et en particulier les pays en voie de développement, sont nombreux et complexes, et leur solution, dans le domaine médical, exige une étroite coopération entre tous les pays. Je suis convaincu que grâce à la coopération déjà établie, en particulier avec l'OMS, nous pourrons intensifier nos efforts communs afin de libérer l'humanité de l'ignorance, de la pauvreté et de la misère. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je, vous remercie, Professeur Siwabessy. Je donne la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne. :
Le Professeur VON MANGER -KOENIG (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, permettez -moi de vous féliciter, et de féliciter aussi les Vice -Présidents, pour votre élection à ces charges éminentes. Je suis persuadé que sous votre direction compétente les travaux de cette Assemblée mondiale de la Santé se dérouleront harmonieusement et efficacement. Je saisis cette occasion pour féliciter le Directeur général et son personnel qui, une fois de plus, nous ont présenté un excellent Rapport annuel. Plus complet et plus instructif que les précédents, le Rapport ne fait pas que souligner les résultats positifs des efforts de l'Organisation, mais il attire aussi l'attention sur les difficultés rencontrées et, plus particulièrement, sur les obstacles d'ordre financier. Il est cependant agréable de noter qu'en dépit de tous ces problèmes le Directeur général s'est montré, dans son introduction, un peu plus optimiste que l'année dernière. Mais nous ne méconnaîtrons pas pour autant la gravité de l'appel urgent qu'il adresse à tous les Etats Membres, leur demandant d'encourager et de soutenir l'action de l'OMS en élargissant et en améliorant la coopération aux niveaux international et national. Permettez -moi de faire observer à cet égard que tous les Etats Membres bénéficiant de techniques avancées et hautement développées ainsi que de ressources financières solides ne devraient pas se contenter de verser leur contribution régulière au budget de l'OMS, laissant ensuite au Directeur général le soin de tirer le meilleur parti de ces fonds. A mon avis, ces Etats Membres devraient rechercher la meilleure façon de coordonner et d'orienter leurs objectifs nationaux en fonction des besoins de l'OMS. Le Rapport annuel suggère de nombreux points sur lesquels un effort commun de l'OMS et de ses Etats Membres serait souhaitable. Je ne m'étendrai pas en détail sur ce sujet, n'ignorant pas que le débat sur le Rapport du Directeur général ne doit pas être utilisé par chacun pour se glorifier de ses propres réalisations, mais je pense qu'il me sera permis d'esquisser, à l'aide d'un ou deux exemples, ce qui peut être fait pour faciliter la tâche de l'OMS. Dans le cadre de son action d'assistance technique, mon pays a fourni de nouveaux types d'insecticides pour soutenir les programmes d'éradication du paludisme en Amérique centrale. Nous envisageons également d'appuyer les programmes de lutte contre l'onchocercose et la schistosomiase. Nous avons participé au programme de santé mentale du Bureau européen de l'OMS en donnant de larges facilités pour une enquête sur les soins psychiatriques dans notre pays. La République fédérale d'Allemagne est disposée à participer au programme de l'OMS pour la protection de l'environnement et a déjà fourni des contributions à cet effet. Elle fait de même dans le vaste et important domaine de la planification familiale. Ces quelques indications suffisent à montrer comment les Etats Membres - et nombreux sont ceux qui agissent déjà ainsi - peuvent, avec les moyens dont ils disposent, soutenir l'OMS dans l'accomplissement de sa tâche tout en servant les intérêts et les besoins de leur population. Je voudrais mentionner un dernier problème, assez complexe, auquel j'avais déjà fait allusion l'année dernière celui de la coopération internationale pour la protection des consommateurs. La Commission mixte FAO /OMS du Codex Alimentarius et ses comités techniques ont fait un excellent travail pour assurer aux consommateurs une meilleure protection contre les atteintes à la santé et les pratiques trompeuses liées à la fabrication et à la commercialisation des produits alimentaires. Cependant, mon pays et d'autres Etats Membres souhaitent, depuis le début des travaux relatifs au Codex, que l'OMS y prenne une part plus active. Elle devrait, en particulier, se préoccuper de l'hygiène des denrées alimentaires au sens le plus large, au lieu de veiller simplement à la pureté microbiologique de ces denrées. Elle pourrait, par exemple, intervenir davantage dans l'élaboration des normes du Codex relatives à des aliments spéciaux tels que les aliments pour bébés et les denrées riches en protéines, ou s'occuper des prétendues propriétés médicales des eaux minérales, etc. Une telle action irait au -delà des travaux, déjà fort utiles, qui concernent l'évaluation toxicologique des additifs alimentaires et des pesticides. Si les autres délégués pensent :
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comme moi que la protection de la santé doit être considérée dans l'optique plus large de la protection du consommateur, ce secteur devrait, semble -t -il, prendre une place plus importante dans les programmes de l'OMS. Pour ce qui est de la toxicologie des additifs alimentaires et des pesticides, domaine dans lequel, je viens de le dire, l'OMS fait une oeuvre particulièrement utile, il s'agit là d'un problème très proche du précédent et qui prend de plus en plus d'importance à mesure que s'étend la contamination de l'environnement. Les inquiétudes croissantes qu'il suscite stimulent aussi les efforts entrepris pour prévenir l'émission involontaire de substances chimiques de toutes sortes. Les nombreux organismes nationaux et internationaux qui s'intéressent à ces questions ont mis leurs espoirs en l'OMS pour l'évaluation toxicologique des substances incriminées. L'Organisation a donc un rôle essentiel à jouer dans le domaine de la protection de l'environnement, ce qui lui confère une grande responsabilité. L'incertitude actuelle concernant les doses quotidiennes admissibles de mercure en offre un exemple caractéristique, et nous espérons que ce problème sera élucidé lors de la prochaine réunion du Comité mixte FAO/OMS d'experts des Additifs alimentaires. Je ne puis donc que me répéter en disant que l'OMS devrait élargir son action en ce domaine. Dans le même ordre d'idées, il est un autre point que je voudrais signaler. L'OMS a parfois été mise devant un problème préoccupant, lorsqu'il s'avérait que des programmes conçus pour prévenir la maladie et pour protéger la santé pouvaient eux -mêmes avoir des répercussions adverses sur la santé humaine ou sur l'environnement de l'homme. Nous avons déjà rencontré un tel dilemme à propos de l'utilisation du DDT pour l'éradication du paludisme. Une question du même ordre se pose égale ment,tout au moins au niveau des assemblées législatives nationales, à propos de la fluoration générale de l'eau de boisson. Les adversaires de cette mesure font valoir qu'elle ne serait pas seulement coûteuse à mettre en place, mais qu'elle exigerait des installations techniques excessivement lourdes dans les nombreux pays où les systèmes de distribution d'eau sont en majeure partie décentralisés. D'autre part, bien des parlementaires estiment qu'en dépit des bénéfices escomptés pour la santé, cette méthode n'est pas soutenable parce qu'elle fait de l'élément le plus important pour l'alimentation de l'homme l'eau, un véhicule pour des médicaments. Il parait donc indispensable que l'OMS continue à rechercher des méthodes rationnelles d'administration des fluorures autres que le traitement de l'eau de boisson. Ma délégation se réserve le droit de revenir sur ces questions au cours du débat sur le programme et le budget de l'OMS. En résumé, Monsieur le Président, nous approuvons le Rapport du Directeur général et les priorités qui y sont énoncées. Nous considérons que les travaux de l'OMS doivent se poursuivre sur la base de ces principes et nous continuerons à soutenir l'oeuvre de l'OMS par tous les moyens à notre disposition. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Professeur von Manger- Koenig. Je donne la parole au délégué de la Sierra Leone. :
M. HADSON- TAYLOR (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je vous apporte le salut cordial et fraternel de notre Président, le Dr Siaka Stevens, ainsi que du Gouvernement et du peuple de la Sierra Leone, et je souhaite à cette Vingt- Cinquième Assemblée un plein succès dans ses délibérations. Je voudrais, Monsieur le Président, au nom de ma délégation, vous féliciter sincèrement de votre élection et féliciter aussi tous les délégués qui ont été élus à des postes de responsabilité pour cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens à vous assurer de la volonté de ma délégation de participer et de coopérer pleinement aux travaux de cette session, et je forme des voeux sincères et ardents pour que, sous votre mandat, l'Assemblée connaisse le plus grand succès. Je voudrais aussi rendre hommage à Sir William Refshauge, de la délégation australienne, qui a dirigé de main de maitre les travaux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé dont il fut le distingué Président. Je désire enfin par votre truchement, Monsieur le Président, transmettre les sincères félicitations de ma délégation au Gouvernement et au peuple de la République populaire de Chine en ce moment historique de leur entrée dans la grande famille des nations. Mon gouvernement a été l'un des premiers à reconna£tre la République populaire de Chine et il ne fait pas de doute que la décision prise aujourd'hui par l'Assemblée contribuera notablement au succès global de nos efforts concertés de lutte contre la maladie, la pauvreté et la misère. Il y a un an, notre délégation signalait à cette assemblée quelques -uns des problèmes particuliers rencontrés par les services de santé de la Sierra Leone et exposait nos plans de développement général de ces services. Je suis heureux de pouvoir dire que, malgré les difficultés qui continuent à entraver sérieusement nos efforts, des progrès appréciables ont été accomplis au cours de l'année écoulée. Une de nos grandes difficultés vient de l'argent, ou plutôt du manque d'argent, et de la lutte qu'il nous faut mener avec l'administration nationale pour obtenir qu'une plus grande part du budget national soit consacrée au secteur sanitaire. Cette situation, je le sais, n'est pas propre à mon pays, et d'autres administrations sanitaires la connaissent tout aussi bien, en particulier dans les pays en voie de développement où, du fait que les besoins sont très vastes :
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et les ressources très réduites, les différents secteurs du développement général se livrent une concurrence dans laquelle le secteur sanitaire se trouve relégué à une place inférieure dans l'échelle des priorités. On a beaucoup parlé ces dernières années, dans les instances et les conférences internationales, de la nécessité de réserver à l'action sanitaire une part équitable du budget national, Au cours de la dernière Conférence médicale du Commonwealth, on a fait observer que c'était faire preuve de courte vue que de traiter les programmes de santé comme des "consommateurs de capitaux ", alors qu'il existe bien peu de domaines où les investissements soient aussi solides et aussi rapidement rentables que dans les travaux qui tendent à améliorer et à protéger la santé de la population active d'une nation. Cette vérité ne saurait être assez mise en évidence et, bien que l'Organisation l'ait déjà soulignée à maintes reprises, elle ne devrait pas se lasser de la répéter aux gouvernements des Etats Membres jusqu'à ce qu'ils la reconnaissent. L'OMS rendrait ainsi un réel service aux administrations sanitaires. Monsieur le Président, ma délégation a pris note avec beaucoup d'intérêt des vues exprimées par le Directeur général dans son rapport annuel au sujet du développement des services de statistiques sanitaires et de la nécessité, pour toutes les administrations sanitaires, de maintenir un système souple et complet de statistiques démographiques et sanitaires. Comme le Directeur général l'affirme à juste titre, l'évolution constante de la morbidité et de la mortalité, le besoin croissant de services de santé faisant l'objet d'une planification et d'une évaluation globales, l'introduction des principes de gestion dans l'administration sanitaire courante, rendent indispensables des statistiques sanitaires nationales d'une variété et d'une complexité croissantes. Avec l'assistance de l'Organisation, nous avons complètement réorganisé le Service de Statistiques du Ministère de la Santé, rendant ainsi possibles la collecte et le traitement réguliers et méthodiques des données sanitaires. Nous avons également créé un comité consultatif national des statistiques sanitaires auquel sont représentés tous les ministères et services pouvant fournir des données statistiques relatives à l'état de santé national. L'Organisation nous aide actuellement à former du personnel local à la collecte et au traitement des statistiques sanitaires et nous espérons qu'elle poursuivra et étendra son aide dans ce domaine. Un planificateur sanitaire vient d'arriver en Sierra Leone grâce à l'assistance de l'Organisation, et il a déjà commencé à établir des plans en vue de l'amélioration et du développement de divers secteurs des services de soins médico- sanitaires. Une chose toutefois nous inquiète, c'est que son affectation n'est prévue que pour douze mois et qu'au cours de cette brève période un homologue local devrait s'instruire à ses côtés de façon à pouvoir le remplacer à la fin de sa mission. Etant donné l'extrême pénurie de personnel dûment formé, une telle condition est difficile à remplir et j'en appelle à l'Organisation pour qu'elle tienne désormais compte de ce facteur lorsqu'elle enverra des experts en mission; il faudrait que ces derniers puissent rester auprès de l'administration sanitaire nationale aussi longtemps qu'il est raisonnablement nécessaire pour permettre à leurs homologues locaux de se bien préparer à leurs responsabilités futures. Il ressort du Rapport du Directeur général qu'au cours de l'année passée l'Organisation a fait porter une grande partie de ses efforts sur les programmes de lutte et d'éradication des maladies transmissibles. Cette insistance est tout à fait justifiée car il s'agit là du plus crucial des problèmes de santé de nos pays. Si nous pouvions éradiquer, ou au moins maîtriser, ces maladies, nous pourrions nous consacrer entièrement aux autres problèmes de santé prioritaires liés à la pauvreté et à l'évolution socio- économique, Dans mon pays, la trypanosomiase, le pian et la variole ont été éradiqués et la rougeole, la lèpre et le choléra jugulés. Parmi les autres maladies transmissibles prévalentes, il faut citer la tuberculose qui continue à faire quotidiennement des victimes, mais, grâce à l'Organisation, nous allons sous peu lancer contre cette maladie un programme de lutte et d'éradication. L'Organisation doit aussi procéder à une enquête par sondage sur la fièvre jaune et nous espérons pouvoir, avec son aide, entreprendre dans ce domaine aussi un programme de lutte et d'éradication. On ne saurait trop insister sur l'importance de l'hygiène du milieu en corrélation avec les maladies transmissibles. De mauvaises conditions d'assainissement favorisent la prolifération des vecteurs de maladies et mettent gravement en danger la santé publique. Il est donc réconfortant de constater, à la lecture du chapitre 5 du Rapport annuel du Directeur général, que l'Organisation s'emploie avec toute son énergie à résoudre ce problème extrêmement important. Notre délégation accueillera avec satisfaction tout ce que l'on pourra faire pour l'aider à résoudre les problèmes d'hygiène du milieu qui se posent en Sierra Leone. Monsieur le Président, je suis heureux de pouvoir annoncer que mon gouvernement a récemment décidé de limiter la publicité pour la vente des cigarettes à la radio, à la télévision et dans tous les cinémas, Il s'agit là d'une première mesure destinée à mettre en oeuvre la résolution sur la limitation de l'usage du tabac adoptée par l'Assemblée il y a environ deux ans. Si mon gouvernement a pris cette décision, c'est parce qu'il pense favoriser ainsi le bien -être général de la population. Dans le domaine de la santé, les besoins des pays en voie de développement en particulier sont légion. Une amélioration générale des services de soins médico- sanitaires s'impose d'urgence
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et l'on ne saurait trop insister sur cette nécessité. Dans la lutte que nous menons pour assurer à nos populations un état de complet bien -être physique, mental et social, la coopération de chaque membre de cette assemblée est indispensable. Les efforts de l'Organisation mondiale de la Santé ne suffisent pas; il faut aussi que les forts soient prêts à aider les faibles, afin que chaque homme, dans quelque région du globe qu'il se trouve, puisse être admis au bénéfice des objectifs élevés que l'Organisation s'est engagée à réaliser dans le monde. Nul ne peut se permettre de rester indifférent aux conditions sanitaires qui existent dans d'autres parties du monde, proches ou lointaines. En notre qualité de membres d'une organisation commune, nous avons pris l'engagement de servir non seulement notre entourage le plus proche mais aussi les contrées lointaines, aux quatre coins du globe. C'est seulement en agissant ainsi que nous nous acquitterons des responsabilités que nous avons volontairement assumées en adhérant à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. la maladie, qui ne reconnaît pas les frontières internaNous avons tous un ennemi commun tionales, et qui n'épargne ni les grands ni les petits. L'Organisation mondiale de la Santé a ceci d'unique qu'elle enrôle toutes les nations du monde sous une même bannière pour mener la guerre contre cet ennemi commun. On n'a jamais connu d'autre organisation internationale qui ait, sur le plan théorique comme sur le plan pratique, une telle unité d'intention et il faut espérer que l'exemple que nous donnons mènera à une solution tout aussi aisée des nombreux problèmes qui confrontent le monde contemporain. Monsieur le Président, je manquerais à mon devoir si je terminais sans assurer le Directeur général et ses collaborateurs de la reconnaissance de ma délégation et sans le. féliciter, ainsi que ses collaborateurs, de l'excellent Rapport présenté. Lui -même et l'équipe qui le seconde méritent d'être vivement complimentés pour l'efficacité avec laquelle sont menées les affaires de l'Organisation, et je saisis cette occasion pour leur souhaiter un plein succès dans leur tâche si difficile. Vive l'Organisation mondiale de la Santé :Vive la coopération internationale qui doit amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible :
Merci, Monsieur Hadson- Taylor. Je donne la parole Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la République -Unie de Tanzanie. :
Monsieur le Président, M. MWINYI (République -Unie de Tanzanie) (traduction de l'anglais) la délégation tanzanienne se joint aux délégations qui l'ont précédée pour vous féliciter de votre élection à la présidence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et féliciter les autres membres du bureau de l'Assemblée. Nous sommes chargés de transmettre à l'Assemblée les voeux et les salutations fraternelles du peuple tanzanien qui, au cours de l'année écoulée, est parvenu à une étape historique de sa marche vers le progrès social et économique en célébrant le dixième anniversaire de son existence souveraine. Ma délégation tient aussi à remercier le Directeur général et le Conseil exécutif des rapports qu'ils ont présentés à l'Assemblée. En prenant connaissance de ces rapports, nous sommes d'emblée replacés devant les véritables divisions qui existent au sein de cette organisation. Celle -ci est arbitrairement divisée en six régions géographiques; mais si nous considérons la situation saninous voyons la maladie taire du monde contemporain, les véritables divisions nous apparaissent et la mort sévir dans de vastes régions, en fait dans la majorité des pays du monde, dont les populations subissent l'attaque incessante des infections endémiques et où l'existence quotidienne de l'homme est une lutte continuelle contre un environnement très hostile. Telle est la situation dans le tiers monde en général et, plus particulièrement, dans la Région à laquelle appartient mon pays. Les maladies qui représentent encore le plus grand problème et la plus grande menace pour la santé publique dans le monde sont les maladies transmissibles et parasitaires, qui ont leur foyer d'élection dans le tiers monde. Et même lorsque nous considérons ce problème d'actualité qu'est l'environnement, nous constatons que les conditions de vie les moins saines et les problèmes d'hygiène du milieu les plus ardus se rencontrent dans les pays en voie de développement. Telle est la situation qui règne dans un secteur du monde, le tiers monde. Et cela au moment même de l'histoire de l'humanité où les progrès stupéfiants de la technologie et de la science médicale continuent, dans les autres secteurs du monde, d'ouvrir de nouvelles perspectives à l'élévation du niveau de santé des habitants de ces régions. Je tenais à souligner cette disparité parce que, selon moi, l'attitude que nous adopterons au cours des présents débats devra nécessairement s'en inspirer. Lorsque l'Organisation mondiale de la Santé a été fondée, il y a vingt -cinq ans, c'était dans l'intention d'essayer de combler cet écart. Or, il est aujourd'hui encore très prononcé. Nous ne voulons certes pas minimiser l'oeuvre accomplie par l'Organisation. Que ce soit dans le contexte de la santé mondiale en général ou du développement des services de santé de chacun de nos pays, on constate de nombreux exemples de progrès tangibles, réalisés avec l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé. Mais ce qui reste à faire est un défi lancé à cette assemblée, et en particulier à ceux de ses membres qui ont les moyens d'agir. Pour ce qui a été fait jusqu'ici, nous pouvons être reconnaissants à l'Organisation; mais il me semble qu'au moment où nous célébrons : :
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le vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, nos remerciements doivent s'adresser tout particulièrement au Directeur général et à ses collaborateurs qui ont oeuvré avec zèle et dévouement à la réalisation de nos idéaux. La délégation tanzanienne se félicite particulièrement de voir cet anniversaire colncider avec le rétablissement des droits de la République populaire de Chine au sein de cette organisation mondiale. Cet événement vient justifier notre confiance dans le bon sens et la raison qui sont des qualités intrinsèques de l'humanité et finissent par triompher des obstacles. Nous, Tanzaniens, continuons à espérer ardemment le jour, qui viendra nécessairement, où tous les obstacles majeurs qui s'opposent encore à la paix mondiale et à la justice sociale seront éliminés dans ce même esprit. Car jamais le monde ne parviendra à l'état de santé, au sens où l'entend l'Organisation, tant que ces obstacles subsisteront. Je veux parler, bien entendu, de toutes les formes d'agression et d'oppression qui sont la cause primordiale des justes combats que mènent nos frères d'Indochine et du Moyen -Orient. Je pense aussi tout particulièrement à ces derniers bastions du colonialisme et du racisme qui subsistent en Afrique avec les régimes que des minorités racistes imposent en Afrique australe. C'est là un cancer implanté sur notre continent et que nous sommes résolus à éliminer. En ce qui concerne les activités de l'OMS en 1971, ma délégation tient tout d'abord à faire savoir qu'elle approuve en général la manière dont elles ont été orientées et exécutées. Elle tient ensuite à remercier l'Organisation de l'assistance qu'elle a continué d'accorder à la Tanzanie et qui s'est, cette année encore, centrée sur l'éradication de la variole et la formation médicale. Nous approchons de la fin de la phase d'attaque de notre programme d'éradication de la variole, mais nous avons encore besoin d'une assistance accrue pour former les divers membres des équipes de santé dont il nous faut doter nos services sanitaires. Ce besoin se fait particulièrement sentir dans nos programmes de bourses d'études. L'année qui vient de s'écouler a été sans histoire pour la Tanzanie, c'est -à -dire qu'elle s'est vu épargner les soulèvements qui ont éclaté chez certains de ses voisins. Loin de nous endormir sur nos lauriers, nous restons sur le qui -vive, car le fonctionnement de nos services de santé n'a pas encore été mis à l'épreuve dans une situation d'urgence. Tandis que nous nous efforçons de développer nos services de santé malgré les restrictions permanentes de personnel et d'argent, nous continuons à nous demander comment améliorer ces services sur le plan qualitatif comme sur le plan quantitatif, ou même à nous demander s'il ne faut pas commencer par la quantité avant la qualité. Je sais qu'il s'agit là d'une question à laquelle tous les pays en voie de développement ont de la difficulté à répondre. En Tanzanie, nous venons de faire un choix très net et nos principaux efforts portent sur le renforcement de nos services de santé ruraux et sur la formation du personnel auxiliaire et paramédical dont il faut les doter. Cette stratégie n'est évidemment pas une innovation, et de nombreux pays en voie de développement essaient aussi de l'appliquer de différentes manières. Si j'en parle aujourd'hui, c'est pour dire combien nous sommes impatients de voir l'OMS y participer en mettant en oeuvre, dans notre pays, le projet intitulé "Développement des services de santé de base ". Monsieur le Président, Messieurs les délégués, nous sommes très heureux de nous trouver à vos c8tés en cette assemblée et nous espérons apprendre beaucoup de vous. Je vous remercie sincèrement d'avoir bien voulu prêter l'oreille aux propos que j'ai, pour la première fois, tenus devant cette assemblée.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de l'Ouganda.
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Merci, Monsieur Mwinyi. Je donne la parole au délégué
Le Dr GESA (Ouganda) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, mes chers collègues, Mesdames et Messieurs, au nom du Gouvernement et du peuple de la République de l'Ouganda, j'ai le très grand honneur de saluer les nations représentées à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur le Président, je vous félicite, au nom de ma délégation, de votre élection à ces hautes fonctions et je félicite également les Vice -Présidents ainsi que les Présidents des deux commissions principales. Depuis ma dernière intervention devant cette assemblée, un grand événement s'est produit en le lancement du troisième plan quinquennal de développement qui couvre la période de Ouganda 1971/72 à 1975/76. La stratégie générale du plan prévoit un accroissement des efforts en ce qui concerne l'agriculture, l'élevage des bovins et la production laitière, l'industrialisation et le tourisme, ainsi que l'infrastructure nécessaire pour soutenir et élargir ces efforts, Une importance particulière est accordée au développement rural. Beaucoup de ces activités, sinon toutes, ont d'importantes incidences pour les services de santé. Dans ce secteur, la priorité doit donc être accordée non seulement aux grands problèmes de santé mais aussi aux exigences du programme de déveil sera réalisé sous la forme loppement. Notre troisième plan comporte une innovation importante d'une série de plans annuels. Dans le secteur de la santé, les activités prévues au troisième plan consisteront essentiellement à consolider et à étendre dans une certaine mesure les réalisations des années précédentes, éducation sanitaire, santé maternelle et infantile, notamment dans les domaines suivants :
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assainissement, médecine du travail, lutte contre les maladies transmissibles, soins médicaux et réadaptation. Ce schéma correspond à notre conception d'une action sanitaire complète, c'est -à -dire à la fois préventive et curative. En raison d'une grave pénurie de personnel à presque tous les niveaux, nos efforts vont porter principalement sur la formation professionnelle en particulier celle du personnel auxiliaire et paramédical. Il va de soi que, dans ce contexte, le développement des services épidémiologiques et statistiques et celui des services de laboratoire vont prendre une très grande importance. Après ce bref exposé de la situation en Ouganda, je dirai que le Rapport annuel du Directeur général pour 1971 présente pour nous un intérêt tout particulier, non seulement par sa haute qualité, mais aussi parce qu'une grande partie des questions qui y sont traitées se rapportent à nos propres problèmes. Ainsi que je l'ai signalé l'an dernier, Monsieur le Président, mon ministère approuve entièrement l'importance accordée à la recherche. L'Ouganda est fier du nombre et de l'importance des activités de recherche qui sont menées sur son territoire, y compris celles de l'Organisation de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale. A Makerere, le projet interrégional de recherches sur les maladies cardio -vasculaires, qui bénéficie du soutien de l'OMS, revêt peut -être une importance particulière en raison de la disparité entre l'incidence de ces maladies dans la population indigène d'une part et dans les pays techniquement plus avancés d'autre part. En déterminant les causes de ces différences, on franchira sans doute une étape capitale dans l'étude de l'étiologie et du traitement des maladies cardio -vasculaires. Un autre projet de recherche présente un intérêt fondaje veux parler des études sur la tumeur de Burkitt qui sont actuellement réalisées en mental Ouganda par le Centre international de Recherche sur le Cancer. Il me reste à dire quelques mots des activités intéressant plus particulièrement l'Ouganda. J'ai le plaisir d'annoncer qu'aucune des maladies quarantenaires mentionnées dans le Règlement sanitaire international n'a été signalée en Ouganda depuis septembre 1971, date à laquelle on est venu à bout du dernier cas de choléra. Des mesures de surveillance rigoureuses sont cependant appliquées. Il n'y a eu, depuis quelque temps, aucun cas de variole indigène en Ouganda mais quelques cas importés ont été signalés de temps à autre; ils ont été immédiatement maîtrisés. Je tiens ici à remercier l'OMS de l'aide considérable qu'elle nous a apportée pour l'exécution du programme d'éradication de la variole, ce qui nous a permis d'éliminer radicalement ce fléau. Nous sommes maintenant en mesure d'exécuter un programme suivi de vaccinations d'entretien. En ce qui concerne le projet de lutte contre la tuberculose soutenu par l'OMS, la campagne de vaccinations par le BCG se poursuit et le taux de couverture devrait s'élever à 80 % de l'ensemble des enfants d'ici 1974. Dans un pays agricole comme le mien, la lutte contre les zoonoses revêt une importance primordiale, tant pour l'économie que pour la santé. Nous espérons que la visite récente et très opportune de consultants de l'OMS en santé publique vétérinaire nous aidera à apporter des solutions pratiques à cet important problème. Il s'agit là d'une activité essentielle et urgente étant donné la volonté de mon pays d'exploiter pleinement ses immenses possibilités dans le domaine de l'élevage des bovins et de la production laitière et l'extraordinaire variété d'animaux sauvages dont l'existence est si intimement et harmonieusement liée à celle de l'homme. En ce qui concerne le contrôle de la qualité des médicaments, mon gouvernement se félicite des progrès techniques accomplis grâce à l'OMS, mais nous n'avons pas encore reçu l'assistance que nous avons sollicitée dans ce domaine. Vu l'augmentation du cotât des médicaments importés, mon gouvernement attache une importance particulière aux efforts visant à implanter une industrie pharmaceutique en Afrique orientale. Dans le domaine de l'hygiène du milieu, l'OMS soutient un projet d'approvisionnement en eau et de construction d'égouts pour la zone de Kampala/Jinja dont la phase préinvestissement est pratiquement terminée. A cet égard, le détachement d'un ingénieur sanitaire auprès du Ministère de la Santé a été très apprécié. Le développement de services de santé de base intégrés s'est poursuivi, l'accent étant mis dans les établissements d'enseignement sur la formation d'auxiliaires de santé polyvalents. Les centres de santé ruraux sont des foyers autour desquels s'organise toute la gamme d'activités des services de santé de base et notre objectif final est de disposer d'un centre de santé pour chaque tranche de 15 000 habitants. Pour environ 60 %, la population totale de l'Ouganda est composée d'enfants et de femmes en êge de procréer. Le taux global de mortalité infantile se situe maintenant entre 80 et 120 décès pour 1000 naissances vivantes. Avec le développement régulier de l'infrastructure sanitaire, les programmes de vaccination à l'échelle du pays - il en existe déjà pour la coqueluche, le tétanos, la diphtérie, la tuberculose, la variole et la poliomyélite - finiront par s'étendre à tous les groupes vulnérables. Il convient de noter à ce sujet que l'Ouganda est le pays qui a accueilli le séminaire international sur les vaccinations en Afrique. Le Gouvernement se propose d'instituer une catégorie entièrement nouvelle de travailleurs sanitaires, qui porteront le nom "spécialistes en éducation sanitaire ". Titulaires d'un diplôme universitaire, ils seront chargés de l'exécution du programme national d'éducation sanitaire après :
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une période de formation postuniversitaire en éducation sanitaire. Il est satisfaisant à cet égard que l'Ouganda ait été le pays hôte de la conférence sur la santé de la famille - enseignement et pratique - qui s'est tenue sous l'égide des facultés africaines de médecine. En ce qui concerne la nutrition, le service de nutrition et de réadaptation de l'Hôpital Mulago joue le rôle de centre régional pour la lutte contre la malnutrition, et le Ministère envisage d'instituer ailleurs trois autres centres régionaux. A ce propos, nous nous réjouissons de l'assistance qui va bientôt nous être accordée par le Programme alimentaire mondial. Nous sommes également très reconnaissants à l'OMS de l'aide suivie qu'elle apporte à l'Université Makerere sous la forme de subventions et de bourses. En conclusion, Monsieur le Président, je regrette qu'il ne me soit pas possible de mentionner dans ce bref exposé tout ce dont mon pays est redevable à l'OMS. Je me contenterai d'exprimer au Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs si compétents toute notre reconnaissance pour les conseils et l'aide dont l'Ouganda a bénéficié dans les efforts qu'il déploie pour élever le niveau de santé de sa population. Je tiens également à féliciter le Dr Quenum et ses collègues du Bureau régional de Brazzaville de l'oeuvre remarquable qu'ils accomplissent. Je désire enfin remercier les autres délégués de leur contribution aux travaux de l'Assemblée et, partant, au bien -être de l'humanité. En Ouganda, nous souhaitons vivement que l'OMS continue d'exercer son rôle essentiel aussi longtemps qu'il y aura des hommes sur la terre. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué des Etats -Unis d'Amérique. :
Merci, Docteur Gesa. Je donne maintenant la parole au
Le Dr DUVAL (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, c'est pour moi un grand honneur et un grand plaisir que de représenter le Gouvernement des Etats -Unis à cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et de me joindre à vous tous pour ces délibérations d'une importance capitale. Au nom de ma délégation, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président - vous qui êtes le représentant d'un pays voisin du mien et un distingué collègue de votre élection à ces hautes fonctions; je félicite également les cinq Vice -Présidents et je sais que vous saurez tous vous distinguer dans l'accomplissement de votre tache. Qu'il me soit permis maintenant de complimenter notre distingué Directeur général, le Dr Landau, pour son excellent rapport. Ce document illustre clairement les progrès exceptionnels de l'Organisation dans la conduite de ses programmes et dans la recherche de solutions aux problèmes de santé complexes qui assaillent un monde en transformation rapide. Je relèverai en particulier l'importance accordée à l'environnement et à ses effets sur la santé des générations futures ainsi qu'à la reproduction humaine et à la dynamique des populations, questions étroitement liées au problème de l'environnement. La tâche qui nous attend parait immense nous devons en effet instaurer, des conditions qui garantissent à tous une vie saine. Pour cela, nous disposons des moyens scientifiques et technologiques nécessaires. Les progrès miraculeux de la recherche biomédicale nous ont valu des médicaments et des traitements nouveaux, des machines permettant d'entretenir la vie et des techniques de greffe d'organes. Pourtant, les avantages liés à ces progrès n'atteignent qu'une faible proportion de l'humanité. Dans mon propre pays, nous cherchons encore le moyen d'assurer à chacun des soins médicaux satisfaisants et c'est très franchement que nous reconnaissons que pareille situation existe aux Etats -Unis elle fait d'ailleurs l'objet de débats publics auxquels participent les professionnels du secteur de la santé les fonctionnaires compétents et, ce qui est plus important encore, le grand public. C'est en effet la participation conjointe des fournisseurs et des consommateurs de services de santé qui permet le mieux d'identifier les besoins, d'inventorier les ressources, d'établir les priorités et d'aboutir à un accord sur les mesures pratiques à recommander. Notre but est d'assurer une bonne santé à chaque individu et notre approche est fondée sur la coopération et sur la coordination des efforts. J'ai lu avec grand intérêt la partie du Rapport annuel pour 1971 qui est consacrée à la planification sanitaire et j'ai noté l'importance que le Directeur général attache à ce processus. Les Etats -Unis sont très favorables aux programmes d'assistance en matière de planification sanitaire nationale et nous approuvons chaleureusement le Directeur général de vouloir appliquer dans ce domaine les techniques d'analyse de systèmes. Les problèmes de santé ne pourront être intégrés dans le processus général de planification que si l'on connaît parfaitement les interactions de forces qui les engendrent. Comme le Rapport l'indique très nettement, l'analyse des systèmes n'est pas seulement un moyen de répartir plus efficacement les ressources c'est aussi un exercice indispensable pour déborder le cadre étroit du traitement médical traditionnel et se placer dans la perspective plus large de la prévention et de la lutte contre la maladie. Puisque nous cherchons à élever le niveau général de santé par une répartition et une utilisation plus judicieuses des services de santé, l'analyse des systèmes sera un excellent moyen de planifier les efforts que nous déployons pour atteindre cet objectif. L'élaboration d'un plan n'est cependant qu'une partie de la solution. Il convient, à cet égard, de garder présentes à l'esprit les observations formulées dans le Rapport annuel du Directeur général : : :
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"Il serait vain de chercher à élever le niveau sanitaire des collectivités en se contentant de mettre les services requis à la disposition d'utilisateurs passifs; il est essentiel d'amener les collectivités à s'intéresser activement à leurs affaires de santé. En outre, les programmes élaborés dans ce domaine doivent favoriser le développement d'autres secteurs de la la vie sociale, culturelle et économique de la collectivité." L'un des obstacles à l'exploitation efficace des ressources est parfois, chez les médecins, l'absence des compétences et de l'expérience nécessaires pour mobiliser la collectivité au service d'un plan d'action sanitaire, et leur répugnance à reconnaître les qualités d'animateur voulues aux non -médecins, en particulier aux consommateurs. Les priorités ressenties par une collectivité peuvent différer de celles qui sont fixées par une équipe médicale en fonction de considérations professionnelles. Pour réussir dans l'exécution d'un plan, il faut savoir identifier les unités organiques de base de la collectivité - lieux de rencontre et centres de discussions - et y observer comment la population évalue et interprète ses propres problèmes. Ainsi il apparaît souvent que la solution des problèmes de santé réside dans des mesures qui ne sont pas commandées par des considérations sanitaires et, dans bien des cas, la solution est beaucoup plus simple que celle à laquelle avaient songé les planificateurs de l'administration centrale. Monsieur le Président, j'aimerais dire quelques mots au sujet des observations du Directeur général concernant le succès du programme mondial d'éradication de la variole. Les progrès accomplis sont étonnants. Au cours des travaux de la présente assemblée, une deuxième année va s'achever sans qu'aucun cas de variole n'ait été signalé en Afrique occidentale et centrale. Dans l'hémisphère occidental, aucun cas ne s'est déclaré depuis treize mois. Ces progrès dus à l'initiative du Directeur général ont été aussi très profitables aux Etats Membres restés indemnes de variole. Aux Etats -Unis, nous avons pu modifier notre politique à cet égard et nous ne jugeons plus nécessaire de recommander la vaccination systématique contre la variole tant les risques d'importation sont faibles et le système de surveillance efficace. Au cours des sept mois qui ont suivi cette réforme, nous avons observé une diminution réconfortante du nombre d'enfants souffrant de complications après une vaccination antivariolique. Toutefois, les récents cas d'importation de la variole dans des régions qui en étaient précédemment exemptes montrent bien qu'il y a lieu d'intensifier, et non de relâcher, les efforts entrepris pour combattre cette maladie partout dans le monde. La brusque apparition de la variole dans des régions où l'on croyait qu'elle ne se manifestait plus démontre clairement la nécessité d'une programmation souple qui permette de transférer les ressources dans les régions qui en ont le plus besoin. Je voudrais enfin, Monsieur le Président, mentionner une autre préoccupation de mon gouvernement, partagée, je le sais, par de nombreux autres pays. Ainsi que le Directeur général l'a noté dans son rapport annuel, l'augmentation et l'extension de l'usage des drogues chez les jeunes continuent de poser un problème majeur aux autorités sanitaires. Les Etats -Unis - et, j'en suis sûr, les autres Membres de l'OMS et des autres organismes du système des Nations Unies - voient dans l'Organisation mondiale de la Santé un chef de file en ce qui concerne les questions médicales et sanitaires. Ce rôle directeur de l'OMS, si mérité et si respecté, doit s'exercer pleinement vis -à -vis de l'abus des drogues, domaine d'une importance capitale pour le bien -être social et physique. Le moment est venu pour l'Assemblée de prendre des mesures positives et d'adopter une politique bien définie qui permette d'intensifier et d'étendre les activités de l'OMS dans le domaine des incidences sanitaires et médicales de la pharmacodépendance et d'offrir aux gouvernements des conseils et une aide dans le cadre du programme élargi des Nations Unies pour la lutte contre l'abus des drogues. De l'avis de mon gouvernement, il importe au plus haut point que l'OMS entreprenne aussi rapidement que possible une analyse épidémiologique de l'abus des drogues, qu'elle identifie les drogues engendrant un degré élevé de dépendance, qu'elle rassemble et diffuse des informations sur l'importance et les diverses manifestations de la pharmacodépendance dans le monde, qu'elle fournisse des renseignements sur les modes de traitement, qu'elle détermine les facteurs sanitaires et socio- culturels qui influent sur l'extension de l'usage des drogues, enfin qu'elle évalue les programmes de réadaptation. C'est dans les jeunes que réside l'avenir des nations et, par conséquent, celui du monde. Et quel bien plus précieux l'OMS peut -elle leur donner que la santé du corps et celle de l'esprit ? Les Etats -Unis ont pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du rapport, récemment publié, du groupe scientifique OMS sur les opiacés analgésiques et antitussifs et leurs succédanés que le Directeur général avait réuni en novembre 1971. Il faut espérer que ce rapport sera largement diffusé dans les Etats Membres, notamment parmi le corps médical. Monsieur le Président, je vous remercie et me joins aux autres délégués pour souhaiter à cette assemblée tout le succès possible dans la tâche qui lui est assignée. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Zaire. :
Merci, Docteur DuVal. La parole est maintenant au
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Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation de Le Dr KALONDA LOMEMA (Zaire) la République du Zaire présente au Président ainsi qu'aux membres du bureau ses félicitations les plus chaleureuses pour leur élection. Nous avons pris connaissance avec le plus vif intérêt du Rapport sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971 et nous apprécions les efforts constants déployés par l'Organisation pour l'amélioration de la santé dans le monde. Nous adressons nos vives félicitations à M. le Directeur général pour ce rapport aussi détaillé que complet. L'Assemblée de notre organisation nous permet, chaque année, de dresser le bilan de la santé dans nos pays respectifs et d'exposer les réalisations entreprises en vue de sa promotion. La décision d'associer la République du Zaire à la campagne mondiale d'éradication de la variole a été prise en 1965. Le plan d'opération a été établi et signé en 1966 par le Gouvernement et l'Organisation mondiale de la Santé. La phase d'attaque du programme a débuté au mois de novembre 1968 et elle s'est terminée en décembre 1971. Les chiffres que nous allons vous citer résument le bilan des activités des équipes mobiles de vaccination jusqu'au 31 décembre 1971 et indiquent le nombre de cas de variole enregistrés de 1968 à 1971 :
1968 1969 1970 1971
:
:
:
:
plus de 4000 2064 724 63
cas cas cas cas
-
2 5 9 7
274 777 162 132
820 006 045 547
vaccinations vaccinations vaccinations vaccinations
Le total des vaccinations faites au cours de ces quatre années s'élève à 24 346 418. L'excellent travail que nous venons de résumer et qui est concrétisé par la diminution spectaculaire des cas de variole devrait permettre d'assainir complètement le territoire de la République dans un avenir rapproché. La phase de surveillance prévue par le programme d'éradication a débuté cette année. Elle est menée au niveau des équipes mobiles itinérantes et des différentes formations médicales de la République. Il nous plaît de souligner ici combien a été précieuse l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé pour aboutir aux résultats largement positifs dans cette lutte contre la variole au Zaire. La tuberculose pulmonaire constitue un problème préoccupant en République du Zaire. Les sondages réalisés en milieux ruraux et en milieux urbains ont montré en effet que la maladie atteint 0,9 % de la population. Le Ministère de la Santé publique s'efforce d'accroitre les moyens de dépistage par l'installation de nouveaux appareils radiologiques répartis dans tout le pays. Par ailleurs, la vaccination au BCG des jeunes Zairois de O à 15 ans a été associée à la campagne d'éradication de la variole. Les équipes mobiles ont procédé à près de 11 500 000 vaccinations de 1968 à 1971. Au cours de l'année 1972, il est prévu de vacciner systématiquement tous les nouveau -nés dans les formations médicales. Outre le traitement classique, une méthode nouvelle de traitement intermittent de la tuberculose pulmonaire a été mise au point au sanatorium de Makala à Kinshasa en collaboration avec les services du Professeur Gyselen de l'Université de Louvain et ceux de l'Office national de la Recherche et du Développement dépendant de la Présidence. Cette méthode consiste à administrer une fois par semaine aux malades des comprimés de rifadine et de l'isoniazide dans les nouveaux cas de tuberculose pulmonaire, et de rifadine et de l'éthambutol dans les anciens cas. Elle a permis d'obtenir après trois mois de traitement la négativation à 100 % dans les nouveaux cas et à 91 % dans les anciens cas. Notons qu'avec les médicaments classiques qui exigent des injections quotidiennes à administrer au moins pendant douze mois de traitement, on obtient respectivement 88 % et 56 % de guérisons selon qu'il s'agit des nouveaux ou des anciens cas. Cette méthode a été présentée aux vingtième et vingt et unième conférences de l'Union internationale contre la Tuberculose qui ont eu lieu à New York et à Moscou, où elle a rencontré un grand succès. Des délégations de pays amis, dont le Nigéria et la Somalie, sont venues à Kinshasa pour se familiariser avec cette méthode. Dans notre pays, 5000 tuberculeux ont pu bénéficier de cette nouvelle méthode de traitement qui a permis de guérir beaucoup de malades jugés jusqu'ici incurables. Nous estimons qu'elle doit être réservée actuellement aux anciens cas de tuberculose devenus résistants aux tuberculostatiques classiques. Le nombre des tuberculeux dans notre pays est estimé à 200 000, dont 60 000 sont contagieux. Parmi ces derniers, on dénombre 40 000 nouveaux cas et 20 000 anciens. Etant donné que le Ministère de la Santé publique a inscrit dans son programme de 1972 la lutte contre la tuberculose, le traitement de ces 60 000 cas contagieux demandera 203 620 zaires. L'existence de foyers de fièvre jaune dans les provinces de l'Equateur et du Haut -Zaire est connue depuis longtemps. La fièvre jaune a, de tout temps, constitué une menace pour les habitants de ces régions. En 1958, une épidémie a sévi dans le district de l'Oubangui. On y a enregistré 51 cas avec 14 décès; 161 842 vaccinations antiamariles furent entreprises pour assurer la protection de la population. Simultanément, une campagne de désinsectisation fut dirigée contre les moustiques vecteurs de la maladie. Au cours du mois de décembre 1971, 6 cas suspects de fièvre jaune ont été dépistés dans le district de l'Oubangui. La confirmation du diagnostic a été faite par l'examen histopathologique chez deux cas (avec décès). Les mesures de quarantaine ont été prises dès la déclaration du premier cas et une enquête sur la propagation de la maladie et sur la circulation
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du virus amaril a été entreprise aussitôt dans la région de Gemena. Une campagne de vaccination de masse destinée à l'ensemble de la population du district de l'Oubangui a débuté en décembre 1971. Jusqu'à présent, 350 000 doses de vaccin ont été expédiées sur place. Le stock de vaccins entreposé à Kinshasa s'élève à 100 000 doses protes pour l'expédition. Le choléra, maladie pestilentielle qui a, de tout temps, sévi à l'état endémique en Asie, a fait son apparition en Afrique dans le courant du mois d'août 1970. Quelque vingt -trois pays africains ont été touchés plus ou moins gravement jusqu'ici par la maladie. Afin d'empocher l'introduction des cas de choléra au Zaire, le Ministère de la Santé publique a prescrit des mesures préventives spéciales. Ces mesures ont été prises en conformité du Règlement sanitaire international de l'Organisation mondiale de la Santé. Elles imposent à toutes personnes en provenance des pays infestés ou en partance vers ces pays de détenir un certificat international de vaccination ou de revaccination contre le choléra en cours de validité. A l'entrée dans la République, tous les voyageurs en provenance de ces pays sont soumis à une surveillance médicale de cinq jours. Les médecins provinciaux ont reçu toutes les instructions nécessaires pour assurer le renforcement de la surveillance sanitaire aux postes frontières qui constituent des zones vulnérables pour l'introduction de la maladie. Le Ministère de la Santé a pris, d'autre part, toutes les dispositions pour mettre sur pied des moyens de lutte et de prévention sur le plan médical (achat de vaccin, de liquide de réhydratation, d'antibiotiques et de matériel scientifique). Des crédits spéciaux ont par ailleurs permis l'achat des équipements nécessaires pour les préparatifs (véhicules, canots à moteur, lits spéciaux, etc.). La vaccination des personnes exposées a été entreprise en 1970, soit celle des membres du personnel des services de quarantaine, des hôpitaux d'isolement, des laboratoires, des services d'immigration, des douanes, de la police des mines, des compagnies aériennes et des ports. Ultérieurement, la vaccination a été étendue aux populations frontalières des pays déclarés infestés. Le total des vaccinations effectuées à ce jour s'élève à près de 2 500 000. Des cas de choléra ont été déclarés en Angola en décembre 1971, à Luanda et dans les districts de Benguela et Cuanza -Sul. A ce jour, plus de 100 cas ont été déclarés dans ce pays. Des mesures de surveillance et de quarantaine renforcées ont été édictées sur -le -champ et une commande de 2 000 000 doses de vaccins a été passée en janvier 1972. La vaccination des populations frontalières et du personnel des services exposés a été entreprise. Les bateaux en provenance de l'Angola sont arraisonnés et mis en quarantaine pour une période de six jours. Par mesure humanitaire, les réfugiés angolais ne sont pas refoulés, mais ils sont accueillis et placés sous surveillance médicale de six jours au moins dans des villages spéciaux. Les malades suspects sont isolés et des examens de laboratoire sont effectués pour détecter les cas éventuels de choléra. Par suite des mesures très sévères et très strictement appliquées aux frontières, ports et aéroports, aucun cas de choléra n'a été détecté jusqu'ici au Zaire. La République du Zaire dispose de 758 médecins, dont 293 de nationalité zairoise. Le programme du Ministère de la Santé publique en ce qui concerne la répartition des médecins nationaux et de coopération technique vise à affecter au moins un médecin dans chaque chef -lieu de district et dans chaque chef -lieu de territoire. Cet objectif n'est pas encore complètement atteint pour quelques chefs -lieux de territoire pour lesquels cependant les affectations de médecins sont en cours. Selon les normes de l'Organisation mondiale de la Santé établies pour les pays en voie de développement, ceux -ci doivent disposer d'un médecin pour 10 000 habitants. Actuellement, la République du Zaire ne dispose que d'un médecin pour 30 000 habitants. De gros efforts restent donc à accomplir dans les domaines de la formation et du recrutement des médecins. Pour terminer, nous tenons à mettre en exergue les efforts déployés par l'Organisation mondiale de la Santé depuis douze années dans notre pays dans de nombreux domaines. Nous exprimons le vif souhait de voir continuer cette fructueuse coopération pour aboutir au but commun de tous les pays Membres, à savoir l'amélioration constante de la santé de tous les peuples. Monsieur le Président, honorables délégués, nous vous remercions de l'attention que vous avez bien voulu prêter à cet exposé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Nigéria. :
Merci, Docteur Kalonda Lomema. Je donne maintenant
Permettez -moi de vous féliciter, Monsieur le M. KANO (Nigéria) (traduction de l'anglais) Président, en mon nom et au nom de la délégation du Nigéria, de votre élection aux hautes fonctions de Président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens de même à féliciter de leur élection les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des diverses commissions. Nous sommes convaincus que grace à votre expérience des questions de santé internationales, vous guiderez nos délibérations dans le sens des objectifs et des aspirations de cette auguste organisation. Ma délégation tient à féliciter le Directeur général de son rapport très complet pour 1971, qui met l'accent sur le rôle de la recherche médicale en tant qu'instrument d'une lutte efficace, à l'échelle mondiale, contre les principales maladies qui menacent la santé publique et sur le :
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devoir immédiat des Etats Membres d'utiliser au maximum tous les moyens disponibles pour améliorer la santé et le bien -être des populations à travers le monde. Pour ce qui est du Nigéria, nous avons consolidé les succès du programme d'éradication de la variole que nous avions signalés l'année dernière à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Aucun cas de variole n'a été notifié en 1971 et le programme d'éradication en est à sa phase d'entretien dans tous les Etats. La proposition de l'Agency for International Development des Etats -Unis, tendant à confier le programme au Ministère fédéral de la Santé et aux autorités sanitaires des Etats, passera dans les faits à la fin de 1972. A l'Organisation mondiale de la Santé, à l'Agency for International Development des Etats -Unis et à tous ceux qui nous ont aidés de quelque manière à atteindre cet objectif, nous exprimons notre reconnaissance. On ne saurait exagérer l'importance du paludisme dans notre pays et nous sommes trop conscients de l'insuffisance de nos ressources matérielles et humaines pour penser dès à présent à un programme d'éradication à long terme. Nous avons par conséquent dirigé nos efforts vers le traitement des malades et vers la lutte contre la population de vecteurs. Un programme de recherches sur les aspects immunologiques du paludisme a été lancé au Département de Pathologie de l'Hôpital universitaire d'Ibadan. Nous espérons qu'un jour il sera possible de mettre au point un vaccin antipaludique; ce serait franchir un grand pas dans la voie de l'éradication mondiale du paludisme. Le Directeur général déclare dans son rapport qu'une fois de plus le programme de l'Organisation concernant les maladies transmissibles bactériennes est centré sur la lutte contre le choléra, afin de faire face à la situation épidémiologique créée par la propagation continue de la septième pandémie. A en juger par les informations qui parviennent de tous les Etats du Nigéria, la maladie recule devant les énormes efforts entrepris par les autorités sanitaires des Etats en collaboration avec le Ministère fédéral de la Santé. Nous sommes reconnaissants à l'Organisation mondiale de la Santé de l'assistance qu'elle continue à nous apporter dans la lutte contre le choléra. L'expert OMS de la production de vaccin anticholérique, qui a préparé quelque 5000 doses de vaccin à titre de démonstration dans nos installations de laboratoire à Lagos, a maintenant remis son rapport. Le fait qu'il lui a été possible de produire du vaccin anticholérique avec les moyens dont nous disposons est à tout le moins encourageant. La recommandation de l'expert, selon laquelle un nouveau laboratoire est nécessaire pour produire le vaccin, est déjà étudiée par le Gouvernement. On s'attaquera également aux problèmes de personnel et de matériel, comme il est recommandé dans le rapport. Nous comptons que l'aide de l'OMS nous permettra d'installer sur des bases solides un laboratoire de production de vaccin anticholérique au Nigéria. Lors du cours interrégional de préparation à la lutte contre le choléra qui a eu lieu en Malaisie et aux Philippines en octobre 1971, on a dit que l'assainissement était, avec l'hygiène individuelle, le facteur le plus important dans la lutte contre le choléra. C'est la raison pour laquelle le Nigéria attribue une haute priorité aux programmes d'assainissement dans le cadre du programme de développement général. Nous n'avons pas connu de nouvelle poussée de fièvre jaune depuis l'endiguement de l'épidémie qui s'était produite dans une partie de l'Etat de Bénoué -Plateau au cours du dernier trimestre de 1970. La campagne contre la rougeole, menée parallèlement à l'éradication de la variole, marque certains progrès. Des poussées de méningite cérébro -spinale continuent d'être enregistrées, surtout dans les Etats du nord. Nous sommes reconnaissants à l'Organisation mondiale de la Santé d'avoir organisé un séminaire sur la méningite cérébro -spinale à Lagos en mars 1972. Les délibérations et les conclusions du séminaire seront d'une grande utilité pour les autorités sanitaires de mon pays et pour la Région africaine en général. Le premier rapport d'une équipe d'experts OMS qui a utilisé l'antigène polysaccharidique du groupe A dans de vastes essais pratiques contrôlés sur 66 000 habitants du nord du Nigéria fait état d'un excellent taux de séroconversion, mais le vaccin n'a pas empêché la propagation de l'infection dans la population d'essai. Il est donc urgent d'entreprendre des recherches plus poussées sur les moyens de prévenir cette maladie dans la Région africaine. Mon gouvernement travaille sans relâche à la réalisation des objectifs définis dans le deuxième plan national de développement concernant l'expansion et l'amélioration des activités d'assainissement, la lutte contre les maladies transmissibles et la formation de personnel médical et paramédical. Dans le cadre du plan national, le développement prévu des écoles de médecine et des hôpitaux universitaires se poursuit avec la plus grande célérité. Chacun des douze Etats sera aidé à créer un centre médical disposant d'un hôpital d'enseignement. Comme nos écoles de médecine vont recevoir un plus grand nombre d'étudiants, ces centres médicaux seront utilisés pour l'enseignement clinique. En application de notre plan prévoyant au moins une école d'infirmières et une école de sages femmes pour chacun des Etats de la Fédération, deux nouvelles écoles de soins infirmiers et obstétricaux ont été ouvertes dans deux des Etats au cours de l'année. Les préparatifs concernant la création d'un institut de la santé, d'une école de physiothérapie, d'une nouvelle école de
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radiographie et d'un laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments sont achevés et les travaux d'agrandissement de notre laboratoire de production de médicaments sont bien avancés. Conformément à la volonté de mon gouvernement de mettre fin à l'exode des cerveaux qui affecte notre personnel médical depuis des années, faute de moyens de poursuivre des études postuniversitaires au Nigéria, on a lancé en septembre dernier un programme de formation avancée dans certaines spécialités médicales qui conduit au titre de Fellow du Conseil médical du Nigéria et à la Maîtrise de Médecine de l'Université d'Ibadan. Je suis heureux de pouvoir signaler que ce programme se poursuit de manière satisfaisante. Monsieur le Président, ma délégation pense sincèrement que les plans que je viens d'évoquer si l'on s'emploie énergiquement à les mettre en oeuvre conduiront d'ici quelques années à une amélioration importante des services de santé de base au Nigéria en particulier et dans toute la Région africaine. Enfin - et ce n'est pas le moins important - je tiens à dire combien mon pays apprécie les cycles d'études et les séminaires que l'OMS organise de temps à autre au centre régional de formation de Lagos pour les administrateurs de la santé publique, les épidémiologistes, les paludologues, les entomologistes, les technologistes, les infirmières, les sages- femmes et d'autres travailleurs de la santé. Mon gouvernement est résolu à mettre en train de nouveaux programmes sanitaires qui tiendront compte des lacunes de nos programmes actuels afin de répondre aux besoins du peuple nigérian. Je saisis également cette occasion pour exprimer notre gratitude au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance qui, par de nombreux programmes d'assistance, soutient les activités sanitaires et éducatives du Nigéria. Notre pays a toujours compté sur l'assistance de l'OMS et du FISE pour trouver des solutions aux énormes problèmes de santé que nous devons affronter. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Kano. J'interromps brièvement la discussion générale pour annoncer mon intention de clore à la fin de la séance de cet après -midi la liste des orateurs désirant participer à la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11. Je donne maintenant la parole au délégué du Maroc. :
Le Dr TOUHAMI (Maroc) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, qu'il me soit tout d'abord permis de m'associer aux compliments, tout à fait justifiés, exprimés ici avec éloquence par d'autres orateurs, en disant à mon tour au Président de cette assemblée tout le plaisir que nous a procuré son élection et celle des Vice -Présidents. Nous sommes certains qu'avec eux et grâce à eux la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé connaîtra le plus grand succès. Nous avons été particulièrement heureux de lire l'excellent Rapport que nous a présenté M. le Directeur général et d'écouter le complément d'explications qu'il a bien voulu nous donner. En même temps qu'il nous apporte une information détaillée et pleine d'enseignements sur les activités de l'Organisation, ce document fait un tableau extrêmement intéressant de la situation sanitaire à travers le monde. En premier lieu, le voeu de M. le Directeur général de voir les Etats Membres employer au mieux tous les moyens existants pour améliorer la santé et le bien -être des peuples mériterait d'être médité par bien des responsables nationaux. Comment, en effet, ne pas regretter que les connaissances acquises en matière de lutte contre les maladies ne soient pas universellement mises en pratique avec détermination. Nous n'aurions pas, alors, à nous inquiéter des alertes que donnent périodiquement, par exemple, certaines maladies transmissibles, récemment la variole, pourtant assez facilement éradicable et qui a déjà, sous l'impulsion de l'Organisation mondiale de la Santé, subi un recul appréciable. Dans le même ordre d'idées, cette détermination d'utiliser de façon rationnelle ces connaissances n'amènerait -elle pas certains Etats à "s'abstenir de prendre des mesures excessives ", comme le leur recommande M. le Directeur général. A ce propos, nous ne pouvons nous empêcher de penser aux précautions prises en certains endroits pour prévenir l'introduction du choléra et qui ne reposent malheureusement pas toujours sur des considérations réellement scientifiques, ou sur des accords élaborés au cours de nos réunions. Là encore un effort de réflexion s'impose de la part des responsables nationaux, à la fois pour ne négliger aucun moyen indispensable à la lutte contre les maladies dans leur pays et pour éviter d'adopter ou de tolérer des comportements regrettables et surtout sans fondement scientifique. Mais pour aussi efficaces, pour aussi clairvoyantes que soient les procédures adoptées dans la lutte contre les maladies, nous avons nous -même observé, ainsi qu'il est dit dans le Rapport, comme une "pause" dans la réussite de certains projets, malgré les moyens mis en place et l'application scrupuleuse des techniques les plus récemment recommandées. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de l'option prise par M. le Directeur général de pousser davantage le domaine de la recherche, sans laquelle le développement des infrastructures sanitaires de base, tel que le Maroc lui -même l'a prôné et réalisé, risquerait d'être considéré comme un investissement insuffisamment rentabilisé. Dans ce secteur, l'Organisation mondiale de la Santé a un :
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rôle déterminant à jouer pour orienter, stimuler, encourager, patronner, coordonner ou effectuer elle -même les travaux dans le monde, comme il est dit en tête du chapitre consacré à ce sujet, Que cette recherche déborde le cadre strict des sciences médicales ou des techniques spécifiquement sanitaires pour s'attaquer aux méthodes modernes "d'analyse des systèmes ", il n'y a là qu'à en féliciter M. le Directeur général. Les responsables de la santé publique verront la préparation des décisions y gagner en rapidité et surtout en sûreté et les projets de l'Organisation s'adapter de mieux en mieux aux situations dans les pays. Il ne faut pas sous -estimer, en effet, les critiques faites un peu partout, lorsqu'une formulation pourtant parfaite des problèmes aboutit quelquefois à des solutions que les exécutants trouvent, et pour cause, difficilement applicables ou de résultat aléatoire, qu'il s'agisse de formation du personnel, question clef pour bien des services de santé publique, d'éradication de maladies, de lutte contre tel ou tel fléau, ou même de programmes de planification familiale. Une meilleure élaboration des décisions, au moment où partout dans le monde, et au Maroc en particulier, les économistes accordent plus de considération aux plans de santé publique, parait impérative, et impose aux administrateurs de la santé publique de se familiariser avec les techniques modernes du management, de l'organisation, de la programmation. J'aurais voulu évoquer aussi les nombreux autres chapitres tout aussi intéressants, tel celui traitant des connaissances nouvelles en immunologie et de leurs relations avec les problèmes pratiques de diagnostic, de traitement, de prévention des maladies, ou celui de l'hygiène du milieu qui tient l'une des premières places de l'actualité mondiale et qui bénéficiera de la création, au Maroc comme dans beaucoup de pays, de ministères de l'environnement. Sans abuser d'une énumération, je citerai ceux des statistiques sanitaires et de l'informatique, de la reproduction humaine dans le cadre de la planification familiale, de la pharmacologie, tant il est vrai que les responsables de la santé publique ont une aptitude illimitée à se passionner pour les multiples et divers aspects de leurs préoccupations. Nous saisissons cette occasion pour dire à M, le Directeur général toute notre admiration pour le travail accompli par l'Organisation mondiale de la Santé depuis sa création, Elle a joué un rôle déterminant pour le progrès de la santé du monde entier et a favorisé l'avancement des connaissances qui en était une condition indispensable. J'ai résisté à la tentation d'exposer tout ce qui se fait au Maroc pour la promotion de la santé, ce n'était pas l'objet de la discussion. Mais je voudrais souligner combien les techniciens nationaux sont sensibles à la mention qui est faite souvent par l'Organisation des initiatives heureuses et originales prises, avec ou sans son concours, par des pays même moins développés. Nous y voyons un stimulant efficace du progrès général de la santé publique, et de la part de l'Organisation mondiale de la Santé une manifestation d'objectivité qui l'honore, Qu'il me soit permis enfin d'émettre un voeu cher à la nation arabe c'est de voir admettre la langue arabe comme langue officielle de l'Organisation mondiale de la Santé. Je ne voudrais pas terminer non plus sans attirer l'attention de votre honorable assemblée sur la délicate situation sanitaire des réfugiés palestiniens. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Ethiopie.
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Je vous remercie, Docteur Touhami. Je donne la parole
M. ABEBE (Ethiopie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, au nom de la délégation éthiopienne, je vous félicite de votre élection à ce poste éminent, qui vous confère de hautes responsabilités. Je suis persuadé que sous votre direction compétente et grêce à vos conseils les débats de cette assemblée se dérouleront dans une atmosphère harmonieuse et cordiale. Mes félicitations vont aussi aux Vice -Présidents ainsi qu'aux Présidents des deux commissions principales. Je rends hommage au Président sortant pour le remarquable travail qu'il a accompli pendant l'année écoulée. Une fois de plus nous sommes reconnaissants au Directeur général de présenter à l'Assemblée un Rapport annuel qui retrace si complètement et de manière si vivante les activités de l'OMS en 1971. Les résultats obtenus sont considérables et méritent certes tous les éloges, Mon gouvernement apprécie particulièrement l'aide généreuse qu'il reçoit de l'Organisation et l'étroite collaboration qui s'est nouée avec elle dans la poursuite de l'effort entrepris pour renforcer et développer les services de santé de base en Ethiopie. Dans l'introduction au Rapport annuel, le Directeur général se félicite avec raison de ce que l'on reconnaisse toujours davantage l'importance de la recherche et de la contribution nouvelle qu'elle peut apporter au traitement d'un certain nombre de maladies importantes et à la réalisation des programmes de santé publique. Si j'aborde ce sujet, ce n'est pas pour minimiser la recherche et son rôle dans la lutte contre les maladies, mais pour attirer l'attention de l'Assemblée sur une affirmation connexe et également vraie que l'on trouve dans ce chapitre du Rapport, d'où il résulte que, dans la plupart des pays en voie de développement - et le mien en fait partie - de larges secteurs de la population n'ont pas encore pu bénéficier de l'action que permettent les connaissances déjà acquises sur la lutte contre les maladies transmissibles. Rien ne montre mieux :
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cet écart toujours plus grand qui sépare les pays pauvres et les pays riches, et dont l'opinion mondiale s'émeut depuis quelque temps. C'est pourquoi je demande instamment que l'aide de l'OMS aux pays en voie de développement, tout importante qu'elle soit déjà, s'intensifie encore. Il faudrait aussi, en continuant à leur accorder une priorité adéquate, mettre l'accent sur les programmes d'aide de l'OMS à la formation professionnelle et au développement des services de santé de base. En outre, puisque les maladies transmissibles ignorent les frontières internationales, comme on l'a fait observer souvent, les travaux de recherche devraient à l'avenir être orientés davantage vers les problèmes pratiques liés à la lutte contre ces maladies transmissibles, si répandues dans les pays en voie de développement; tout comme ces derniers, les pays développés y trouveraient leur avantage. Nous notons avec satisfaction que la campagne mondiale d'éradication de la variole a marqué de nouveaux succès en 1971. En Ethiopie également, la campagne antivariolique progresse de façon satisfaisante selon le plan établi. Au cours de la phase initiale, on a pu déjà délimiter les foyers de maladie et intensifier le dépistage et la notification des cas. Comme il fallait s'y attendre et comme le Directeur général l'indique à la page 6 du Rapport annuel, il en est résulté une augmentation nette du nombre des cas notifiés en 1971. Cependant, dans les provinces qui en étaient à la phase d'attaque depuis le lancement du programme, le nombre des cas notifiés pendant le premier trimestre de 1972 est bien inférieur au chiffre correspondant de 1971. On espère qu'à la fin de 1972 la maladie ne présentera plus de danger sérieux pour une moitié du pays et que toutes les provinces en seront à la phase d'attaque. J'ai la conviction que le jour n'est pas si loin où l'éradication de la variole sera réalisée en Ethiopie. Comme tous les pays en voie de développement, l'Ethiopie est largement tributaire de l'importation pour son approvisionnement en médicaments; mon gouvernement s'intéresse donc tout particulièrement à la mise au point de règles de bonne pratique pour la fabrication et le contrôle de la qualité des médicaments. Pour sa propre production de médicaments, qui est limitée, l'Ethiopie applique les normes de qualité approuvées par l'OMS. Et dans les limites de ses moyens, elle soumet les médicaments importés au processus de certification de l'innocuité qui est appliqué aux médicaments produits localement. Toutefois les travaux qu'exigent le contrôle de la qualité et l'agrément de tous les médicaments importés représentent un fardeau considérable pour les pays en voie de développement, qui disposent de peu de ressources financières et d'un effectif limité de personnel compétent. Nous sommes fermement convaincus que, pour pallier ces difficultés, il faudrait insister auprès des pays producteurs de médicaments pour qu'ils se conforment strictement aux normes établies par l'OMS pour la fabrication et le contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques. Si ce but pouvait être atteint et si la liste des fabricants qui observent les normes de l'OMS était communiquée périodiquement aux Etats Membres, les pays en voie de développement ne seraient plus dans l'obligation d'entreprendre sur le plan local de coQteuses opérations de contrôle. Monsieur le Président, il est sans doute inutile de souligner que les sujets évoqués dans mon intervention représentent seulement un petit échantillon des nombreux problèmes auxquels l'Assemblée devra s'attaquer pendant cette session. J'ai le ferme espoir qu'ils seront traités à la satisfaction de tous les Membres. Je tiens à exprimer ma gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé, à son Directeur général et à son personnel pour tous les efforts qu'ils déploient en vue d'améliorer la santé de la population du monde. Enfin, la délégation éthiopienne a l'honneur de saluer l'admission de la République populaire de Chine à la qualité de Membre de l'OMS. Nous avons la conviction que la collaboration de ce grand pays donnera une impulsion nouvelle aux travaux de l'OMS et qu'ainsi les idéaux et les objectifs de l'Organisation pourront être atteints plus facilement. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Panama. i :
Je vous remercie, Monsieur Abebe. Je donne la parole
Monsieur le Président, Messieurs Le Dr LAPEZ VERNAZA (Panama) (traduction de l'espagnol) les délégués, la République du Panama et son gouvernement révolutionnaire, que nous avons l'honneur de représenter ici, sont heureux d'adresser leur salut le plus cordial aux sommités mondiales de la santé qui, comme tous les ans, se réunissent une fois encore pour examiner les programmes sanitaires et en faire l'analyse objective et l'évaluation. Je profite de cette occasion pour exprimer nos félicitations aux délégués qui ont eu l'honneur d'être élus à la présidence et aux vice présidences de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi qu'au Directeur général et aux présidents et aux membres des différentes commissions de travail. Dans mon pays, qui n'a que 77 082 km2 et 1 430 000 habitants dont les deux tiers sont des femmes et des enfants, et où le taux de croissance démographique est de 2,9 pour un produit national brut par habitant de 631 balboas, les statistiques montrent que le taux de mortalité générale est de 6,8 pour 1000 habitants, que la mortalité infantile est de 39,3 pour 1000 et que 52 % de la population vit dans de petites agglomérations rurales. Les progrès accomplis ces derniers temps ont été nombreux et je me bornerai à résumer les plus importants d'entre eux. Au cours de l'année écoulée, nous avons jeté les bases du nouveau système de prestations de santé qui est désormais offert à la population sans distinction de race, de religion ou de situation :
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socio- économique et qui repose sur le principe fondamental de la participation active des collectivités à la définition et à la résolution des problèmes de santé. La collaboration entre l'équipe technique et les collectivités, qui s'accomplit par l'intermédiaire des comités de santé, constitue la base de la médecine des collectivités, médecine intégrale et surtout médecine humaine, désormais offerte à la population, d'un bout à l'autre du pays. L'instrument de travail de cette médecine des collectivités est la sectorisation des soins, dont le but est de fournir des services de santé complets à la totalité de la population en attribuant à l'équipe de santé des secteurs bien définis de cette population. Pour réaliser cette sectorisation, il a fallu effectuer certains changements. Ainsi, le médecin et le reste de l'équipe sanitaire se transportent dans la collectivité, ils vivent avec elle et se pénètrent de ses problèmes. En application de cette politique, les services de consultation externe ont été dans leur totalité décentralisés et réinstallés dans des centres périphériques. Cette mobilisation du personnel hospitalier dans les centres périphériques n'avait pas pour but de l'écarter de ses fonctions hospitalières, mais plutôt de rationaliser l'emploi de nos faibles ressources en hommes et en moyens techniques, si bien qu'actuellement le médecin du centre de santé est en même temps médecin d'hôpital. De la sorte, nous avons pu étendre la couverture des programmes jusqu'aux régions les plus reculées du pays. Mais la sectorisation n'est qu'une partie de cet ensemble que constitue la médecine communautaire. La collaboration entre la collectivité et l'équipe technique de santé n'a pu se réaliser que grâce à l'organisation et au développement des collectivités qui ont permis à celles -ci de comprendre qu'elles ne pouvaient tout attendre de l'État. Un décret a d'ailleurs donné un fondement légal à cet effort concerté de la collectivité en faveur de la santé en autorisant les collectivités à s'organiser en comités de santé. Par définition, le comité de santé est ouvert à tous, sans distinction de classe sociale, de sexe, de race ou de religion. Les comités de santé sont des organismes d'intérêt public et constituent pour la collectivité un moyen efficace d'exercer les droits qu'elle possède en matière de santé. Ces comités se forment démocratiquement par le moyen d'une assemblée qui se réunit périodiquement, choisit un exécutif et se divise en commissions de travail. L'équipe technique de santé fait fonction de commission consultative technique du comité de santé qui, soulignons -le, dispose de l'autonomie financière. De nombreux comités de santé se sont ainsi constitués dans tout le pays, reflétant une prise de conscience de nos collectivités. Ainsi, par exemple, face à l'un de nos problèmes prioritaires, je veux parler de la malnutrition, la politique de médecine des collectivités ne s'est pas bornée aux moyens traditionnels d'action. Au contraire, nous nous sommes engagés dans un programme national de nutrition appliquée différent des programmes classiques qui consistent, en général, à distribuer des surplus alimentaires donnés par d'autres pays. Nous croyons qu'au Panama, il vaut mieux que ce soient les collectivités elles mêmes qui décident de travailler la terre et d'en tirer ce dont elles ont besoin pour leur consommation. C'est ainsi que l'on a encouragé le désir des collectivités rurales de cultiver la terre dans le but de se procurer ce dont elles ont besoin pour leur alimentation. Ces collectivités s'organisent elles -mêmes et le Ministère de la Santé les aide en leur fournissant une assistance technique et en leur facilitant l'acquisition de machines agricoles, de semences, d'engrais et en leur donnant, par l'intermédiaire des nutritionnistes, des notions théoriques et pratiques sur les aspects fondamentaux de la nutrition et sur l'utilisation des produits de la terre. Par ce biais, les collectivités en viennent à s'intéresser à toutes les autres activités sanitaires. Elles participent en nombre croissant à ce programme dans tout le pays. De la sorte, il se produit actuellement une véritable révolution dans les petites collectivités rurales, où des hommes et des femmes conscients ont décidé de travailler en commun et de produire ce qui leur manque pour améliorer leur état nutritionnel et celui de leurs enfants. Grâce à la médecine des collectivités, l'idée d'une équipe travaillant pour la collectivité s'est effacée au profit d'une conception de l'équipe travaillant avec la collectivité. Ces méthodes de travail ont permis de remporter des succès très importants dans les quatre programmes de base que poursuit le Ministère, à savoir les programmes de santé maternelle et infantile, de médecine des adultes, d'hygiène du milieu et d'administration. Le nombre de grossesses surveillées par les établissements sanitaires a doublé dans l'ensemble du pays. La surveillance des nouveau -nés a augmenté de façon importante, atteignant un taux de 90 % dans la zone métropolitaine et dans les principales villes. Le taux de couverture de la planification familiale, activité liée au programme de santé maternelle et infantile qui débuta officiellement dans notre pays vers le milieu de 1970, a en 1971 atteint 6,8 % des femmes en âge de procréer, grâce aux 42 dispensaires créés pendant cette période. Une assistance qualifiée à l'accouchement est fournie dans 99 % des cas en milieu urbain et dans 40 % des cas dans les campagnes, en forte augmentation au cours des trois dernières années. Le plan triennal d'éradication du paludisme, entrepris vers le milieu de 1969, est parvenu à améliorer considérablement la qualité et la couverture du programme, ce qui se traduit par
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une diminution très nette du taux de morbidité paludéenne qui est passé de 2,4 % en 1970 à 0,4 % actuellement. Il convient de souligner que l'on envisage déjà de cesser les applications de DDT dans les zones où l'on est parvenu à interrompre la transmission. Le programme d'éradication d'Aedes aegypti mis en oeuvre à la suite de l'épidémie qui s'était produite il y a trois ans est maintenant terminé. Nous n'attendons plus qu'une dernière visite des autorités de l'OPS /OMS pour déclarer à nouveau l'éradication de ce vecteur du territoire national. En ce qui concerne le dépistage précoce du cancer chez la femme, nous avons observé une augmentation de 250 % du nombre des épreuves de Papanicolaou, ce qui démontre à quel point la femme panaméenne se préoccupe de la protection de sa santé contre cette terrible maladie. Le Ministère de la Santé a organisé par ses propres moyens cinquante -cinq cours de formation de différents types destinés au personnel professionnel et auxiliaire, auxquels ont assisté environ 2000 des 6000 fonctionnaires que compte ce ministère. Ce chiffre ne tient pas compte des groupes qui, dans les différentes collectivités, bénéficient quotidiennement des séminaires organisés dans santé et collectivité. tout le pays par l'équipe technique sur le thème La pénurie d'infirmières à laquelle le pays doit faire face et qui n'a pu être surmontée avec notre unique école d'infirmières de niveau universitaire a incité le Ministère de la Santé à entreprendre l'institution d'écoles d'infirmières au niveau des hôpitaux régionaux des provinces centrales. Ces écoles, proposant un cycle d'études de deux ans et accueillant un grand nombre d'élèves, devraient satisfaire les besoins en personnel de ce type dans un bref délai. La protection contre les maladies s'est intensifiée grace aux programmes de vaccination qui, au cours de l'année dernière, ont accusé une augmentation de l'ordre de 36,6 %. Quant aux objectifs fixés à Punta del Este, qui insistaient sur la nécessité de fournir de l'eau potable à au moins 50 % de la population rurale en 1971, le Panama a atteint à cette date le taux de 90 % dans les zones rurales et a dépassé l'objectif dans le secteur urbain puisque 100 % des habitants des villes sont maintenant approvisionnés en eau potable. La synthèse des progrès réalisés au cours de la dernière décennie se reflète dans l'augmentation de l'espérance de vie à la naissance qui est actuellement de 67,2 ans. Nous avons voulu donner une vision globale de la médecine des collectivités dans notre pays. Nous savons que la route sera encore longue avant que tous les Panaméens atteignent à un niveau idéal de santé mais nous sommes persuadés que, grace aux efforts conjugués des collectivités et du Ministère de la Santé, des jours meilleurs ne tarderont pas à venir. :
Je vous remercie, Docteur López Vernaza. Je donne Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) maintenant la parole au délégué de la République Khmère. :
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Le Professeur SO SATTA (République Khmère) général, honorables délégués, au nom de la République Khmère, je voudrais vous dire combien je me réjouis de l'honneur qui m'échoit de prendre la parole aujourd'hui devant cette illustre assemblée. Je remercie vivement l'Organisation de l'égard qu'elle accorde à notre délégation. Par la présence de ses représentants, la République Khmère confirme une fois de plus sa ferme volonté de coopérer et d'oeuvrer pour la santé des peuples avec tous les pays Membres de l'Organisation. Qu'il me soit permis d'adresser à toutes les délégations le salut fraternel de mon pays. La délégation khmère et moi -même nous présentons à M. le Dr Layton nos très vives et sincères félicitations à l'occasion de son élection à la présidence de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Nous lui souhaitons succès et réussite dans sa fonction. A M. le Président sortant, Sir William Refshauge, la délégation khmère exprime sa gratitude pour l'appréciable tâche qu'il a accomplie depuis la dernière session. C'est aussi un agréable devoir pour notre délégation d'adresser à MM. les Vice -Présidents et Présidents des commissions principales nos félicitations et nos souhaits de réussite. Notre délégation voudrait en outre s'associer aux autres délégations pour rendre hommage à M. le Dr Candau pour son excellent rapport, aussi complet que détaillé, qui témoigne de sa haute compétence et de sa parfaite compréhension des problèmes de la santé des peuples du monde entier. Depuis bientôt vingt ans, l'OMS n'a cessé de nous apporter son aide hautement humanitaire qui, associée à celle des pays amis et d'autres organisations internationales, a permis aux autorités sanitaires de la République Khmère de faire des progrès considérables dans la sauvegarde de la santé de son peuple et récemment l'aide accrue à notre pays décidée par le Comité régional lors de sa vingt- deuxième session représente pour nous une assistance d'une grande valeur, surtout en ces circonstances difficiles que traverse actuellement notre pays. Qu'il nous soit permis ici d'exprimer notre profonde gratitude à M. le Dr Dy, Directeur régional pour le Pacifique occidental, qui a parfaitement compris les problèmes sanitaires de la République Khmère et qui a bien voulu leur accorder une attention particulière. Monsieur le Président, je me permets d'évoquer brièvement la situation sanitaire de mon pays, particulièrement dans les domaines dans lesquels sont intervenus les efforts inlassables de l'OMS auxquels notre gouvernement n'a cessé de conjuguer très activement les siens. En premier lieu, et cela date du commencement même de l'assistance de l'OMS à notre pays, notre principal souci concerne le paludisme et les maladies transmissibles. A ce sujet, nous avons :
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enregistré d'importantes réalisations. La lutte toutefois continue sans interruption et elle repose essentiellement sur l'hygiène du milieu, domaine dans lequel nous recevons depuis quelques années un important appui de l'Organisation. Les mesures prises pour préserver la population de la peste et du choléra demeurent toujours énergiques, malgré que ces derniers temps ces deux maladies ne fassent plus leur apparition qu'en cas sporadiques, ce qui nous a amenés à organiser en février et mars derniers avec l'aide de l'OMS un séminaire portant sur la formation en épidémiologie, les enquêtes et la lutte dans ce domaine à l'intention du personnel sanitaire responsable. La lutte contre la tuberculose constitue également un des principaux soucis de notre gouvernement. En effet, un programme national de lutte antituberculeuse continue de recevoir une aide régulière de la part de l'Organisation. La vaccination par le BCG des nouveau -nés et des enfants d'âge scolaire se poursuit très activement. D'autre part, en vue de renforcer les services médicaux existants et en particulier les établissements hospitaliers, et de les adapter à la situation d'urgence actuelle ainsi que d'instaurer une collaboration et une coordination efficaces entre les services médico- sanitaires, un projet d'administration des services médicaux vient d'être contracté avec l'OMS. Déjà un expert en la matière est sur place et ne va pas tarder à entreprendre la première phase du programme. Il convient également de noter un autre projet actuellement en cours, celui de la réadaptation des personnes physiquement diminuées auxquelles l'OMS et le PNUD ont fourni et fourniront encore dans les années qui suivent les services d'un conseiller physiothérapeute et d'un ergothérapeute. De même, dans le domaine du contrôle de la qualité des médicaments, un projet est également mis sur pied avec l'OMS et le PNUD. Nous attendons à ce sujet le plan de développement d'ensemble qui sera élaboré cette année avec l'assistance d'un conseiller de l'OMS. Dans le cadre du programme de soutien de la famille, les activités vont prendre plus d'ampleur du fait de l'intégration de la planification familiale dans le domaine de la protection maternelle et infantile, dont le projet d'élargissement a fait l'objet d'une demande de notre part au FNUAP pour la construction de divers bâtiments, à savoir un service de maternité, un service de pédiatrie et un service de protection maternelle et infantile. Un large terrain au centre même de la capitale a été prévu à cette fin et le plan de construction a déjà été établi. En réponse à notre demande, l'Organisation a envoyé récemment à la République Khmère un expert en protection maternelle et infantile afin de procéder à une enquête préliminaire sur place pour ce projet. Parallèlement à ces efforts, notre Ministère de la Santé publique accorde une attention particulière à la formation du personnel sanitaire ainsi qu'à celle des cadres de l'enseignement médical. Notre projet avec l'OMS pour la formation de personnel sanitaire a permis de résoudre ce problème au fur et à mesure. Nous sommes heureux de souligner que dans le cadre de l'aide accrue de l'Organisation à notre pays, un nombre important de bourses d'études postuniversitaires et de recyclage destinées au personnel médical et au corps enseignant nous est octroyé pour cette année et l'année 1973. Ceci va nous permettre d'avoir dans un proche avenir des cadres nécessaires, encore insuffisants à l'heure actuelle, ainsi que d'améliorer dans une large mesure l'enseignement médical de notre Faculté de Médecine et d'Art dentaire. Les programmes qui viennent d'être énumérés ne représentent que les points les plus importants de nos réalisations. La République Khmère se propose de déployer tous ses efforts, et ce en collaboration étroite avec l'OMS, les pays amis et d'autres organisations internationales, pour relever au maximum le niveau de santé de ses citoyens et, par conséquent, remplir ses obligations au sein de la communauté internationale. Monsieur le Président, honorables délégués, la santé d'un peuple est étroitement liée à la paix qui contribue en grande partie au développement des progrès sanitaires et socio- économiques. A ce sujet, notre délégation croit devoir réitérer ce qu'ont dit nos prédécesseurs au cours des Vingt- Troisième et Vingt -Quatrième Assemblées mondiales de la Santé concernant la destruction de notre infrastructure sanitaire réalisée avec de gros efforts et après de nombreuses années par notre gouvernement en collaboration étroite avec l'Organisation mondiale de la Santé et d'autres organisations internationales, destruction due à l'invasion de notre territoire par les troupes viet -cong et nord -vietnamiennes.
Le bilan de cette agression est très lourd nous avions avant l'agression 29 hôpitaux, 27 centres de santé, 7 sous- centres de santé, 19 dispensaires, 401 infirmeries, 17 centres de lutte antipaludique. Jusqu'à maintenant, sur ce total de 500 établissements, 184 sont sérieusement endommagés, dont 16 hôpitaux, 13 centres de santé, 2 sous -centres de santé, 1 dispensaire, 142 infirmeries et 10 centres de lutte antipaludique. L'estimation du coût des travaux de réparation et de remise en état, équipement compris, s'élève à environ 16 millions de dollars. Nous avons encore à déplorer les pertes en personnel sanitaire. Cette guerre d'agression a fait ensuite parmi la population civile des milliers de blessés, de morts et de mutilés. Des réfugiés avaient fui les zones d'insécurité pour venir s'abriter dans la capitale et dans les chefs -lieux de provinces. Les autorités sanitaires ont fait face à des besoins énormes pour s'occuper des blessés et des malades ainsi que de l'approvisionnement en médicaments et en matériels médico- sanitaires. En face de cette situation, le Gouvernement a fait appel à l'aide humanitaire des pays amis et aux organisations internationales qui ont bien voulu nous apporter leurs secours empressés. :
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Monsieur le Président, honorables délégués, avant de terminer, notre délégation se permet d'exprimer encore une fois nos sincères remerciements à l'égard de l'OMS, des pays amis et de toutes les organisations internationales pour la parfaite compréhension de la situation réelle de notre pays dont ils ont fait preuve en nous apportant leur aide généreuse et humanitaire, laquelle nous a permis de sauver la vie à des milliers de personnes innocentes, victimes de cette guerre d'agression expansionniste. Nous nous permettons également de saisir cette occasion solennelle pour demander aux honorables représentants des pays amis et des organisations internationales ici présents d'intervenir pour que cessent immédiatement les actes de barbare agression et d'atrocité contre notre peuple neutre et pacifique. Je vous remercie, Professeur So Satta. Je vais mainteLe PRESIDENT (traduction de l'anglais) nant donner la parole à Mme Shah, déléguée du Népal. Comme elle désire s'adresser à l'Assemblée dans sa langue maternelle, le népalais, je vais demander auparavant au Dr Dorolle de donner quelques explications à ce sujet. :
Monsieur le Président, Mme Shah, Ministre adjoint de la Santé, Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT va parler en langue népalaise. Le discours original pourra être entendu sur les lignes Nos 1 et 2. Une traduction anglaise sera entendue sur la ligne 7, les traductions française, russe et espagnole sur les canaux habituels. :
Monsieur le Président, Mme SHAH (Népal) (traduction de l'interprétation anglaise du népalais) Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, j'ai le grand plaisir et l'honneur de vous transmettre les chaleureuses salutations et tous les bons voeux du Gouvernement de S. M. le roi du Népal, ainsi que du peuple népalais. Je tiens aussi à féliciter de leur élection le Président et les Vice -Présidents de l'Assemblée, de même que les Présidents des diverses commissions, et à présenter mes sincères compliments au Directeur général pour le Rapport très complet qu'il a soumis à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je désire enfin rendre hommage au Président sortant et aux autres membres du bureau de la précédente Assemblée qui ont contribué si efficacement aux efforts déployés pour atteindre les nobles idéaux de cette grande organisation. Qu'il me soit permis de vous mettre brièvement au courant des résultats que nous avons obtenus et des difficultés que nous avons rencontrées jusqu'à présent dans le domaine de la santé, et de vous présenter les programmes que nous envisageons pour surmonter ces difficultés. Notre plan de "Le but des services de santé est de mettre développement actuel s'inspire du principe suivant à la disposition du pays, pour son développement, une population active en bonne santé ". Pour y parvenir nous nous employons surtout à renforcer les projets en cours. L'agriculture est la principale ressource du Népal puisqu'elle fait vivre environ 95 % de la population et représente approximativement 70 % du produit intérieur brut. Le feu roi du Népal avait proclamé l'actuelle décennie la décennie du développement économique. Notre roi bien -aimé, S. M. Birendra Bir Bikram Shah Dev, qui a pris énergiquement en main la conduite de la nation, a également assumé ses responsabilités face aux problèmes de la faim et de la maladie. Actuellement, les taux de natalité, de mortalité et de mortalité infantile sont encore élevés au Népal puisqu'ils atteignent respectivement 40 pour 1000, 20 pour 1000 et 200 pour 1000. A l'issue d'un recensement, le chiffre de la population a été estimé à 11,3 millions et le taux de croissance annuelle à environ 2 %. Le Gouvernement de Sa Majesté a donné la priorité à l'action de santé publique, à la santé maternelle et infantile et à la planification familiale, à l'éradication du paludisme et de la variole et à la lutte contre la lèpre et la tuberculose. Malheureusement, nous avons dû constater que ces projets ne pourraient être menés à bien avec les ressources limitées du pays. Nous comptons donc consolider les résultats acquis par exemple dans le cadre des programmes d'éradication du paludisme et de la variole et relever le niveau des services de façon économique et efficace en développant l'infrastructure sanitaire. C'est là l'un des objectifs prioritaires du plan quinquennal en cours. Pour assurer le fonctionnement de ces services de base, il nous faut développer nos ressources en personnel. Conscient de la pénurie de médecins - nous n'en avons qu'un pour 36 000 habitants - le Gouvernement de Sa Majesté a décidé de faire appel à du personnel paramédical. En ce qui concerne la formation du personnel paramédical, nous cherchons à renforcer et à développer les écoles d'auxiliaires de santé, d'aides infirmières /sages- femmes et d'infirmières diplômées, avec l'aide de l'OMS et du FISE. J'aimerais signaler à ce sujet que nous avons élaboré un nouveau plan d'enseignement, qui englobe également la formation professionnelle, afin de préparer les effectifs dont les divers secteurs de l'économie ont besoin. Conformément à ce plan, la formation des personnels de santé sera confiée à l'Institut de Médecine. : :
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Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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Permettez -moi, Monsieur le Président, d'énumérer brièvement celles de nos réalisations sanitaires qui méritent d'être mentionnées. Le paludisme était considéré naguère comme l'une des principales maladies transmissibles sévissant au Népal. Outre qu'il affectait la santé des populations, il compromettait le développement social et économique du pays. Le programme d'éradication du paludisme a été lancé en 1958 avec l'aide de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID). L'éradication complète avait été prévue pour 1971. Comme vous le savez, Monsieur le Président, cet objectif n'a pu être atteint en dépit des moyens techniques et financiers mis en oeuvre. Il nous faudra semble -t -il attendre encore quelques années avant de pouvoir éliminer définitivement cette maladie. Avec l'aide de l'OMS et de l'USAID, nous nous efforçons de réviser la stratégie qui avait été adoptée à l'origine. Quoi qu'il en soit, la situation s'est sensiblement améliorée. Alors que la population des zones impaludées est de 6,6 millions de personnes, on compte 1,2 millions d'habitants dans les zones en phase d'attaque, 4,9 millions dans les zones en phase de consolidation et 0,4 million dans les zones en phase d'entretien. Le programme d'éradication de la variole a été lancé en 1967 avec l'aide de l'OMS. Sur 75 districts, 55 ont été jusqu'ici couverts par les opérations. Si le Népal fait partie cette année des quelques pays qui ont notifié des cas de variole, cela s'explique sans doute par l'amélioration du système de surveillance. Des projets pilotes de lutte contre la lèpre et la tuberculose sont en cours au Népal. Ils pourront être renforcés cette année sur la base des recommandations formulées par les experts de l'OMS. Le Népal a souvent connu des épidémies de choléra. Ainsi, la partie est du pays a été touchée l'année dernière. Nous sommes très reconnaissants à l'OMS du précieux concours qu'elle nous a apporté en nous fournissant rapidement les liquides de réhydratation et les secours dont nous avions besoin. Afin de combattre l'expansion démographique et d'abaisser le taux de mortalité, le Gouvernement de Sa Majesté a donné la priorité à la santé maternelle et infantile et à la planification familiale. Les activités prévues devraient non seulement entraîner une diminution des taux de mortalité et de fécondité mais aussi contribuer à l'élévation du niveau de vie. Ainsi, 15 % des couples - les couples prioritaires - disposeront de services de planification familiale et au moins 400 000 enfants de moins de 5 ans bénéficieront d'une action de promotion de la santé comprenant notamment des vaccinations et des soins de nutrition. Le développement des services de santé de base occupe également un rang de priorité élevé. Dans deux districts distincts nous avons entrepris deux projets pilotes dont les résultats permettront de déterminer les besoins en personnel, le degré de couverture, etc. L'incidence de la rage s'est accrue de façon alarmante dans la population animale. Le Gouvernement de Sa Majesté envisage d'intensifier les activités antirabiques et a déjà fait appel à l'assistance de l'OMS, ainsi que du FISE. L'éducation sanitaire fait partie intégrante des services de santé généraux. Certaines activités éducatives sont menées à l'échelon national, d'autres au niveau des districts et d'autres encore dans le cadre de programmes spécialisés. Avant de terminer, Monsieur le Président, j'aimerais, au nom de ma délégation, exprimer le fervent espoir que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sera l'occasion de discussions approfondies et fructueuses qui permettront à la communauté mondiale de se rapprocher des nobles objectifs de notre organisation. Je tiens enfin à féliciter la République populaire de Chine d'avoir été reconnue Membre de cette assemblée. Le PRESIDENT :
Merci, Madame Shah. La parole est maintenant au délégué de l'Equateur. :
Monsieur le Président, Messieurs Le Dr GUARDERAS (Equateur) (traduction de l'espagnol) les délégués, je tiens avant tout à dire combien notre délégation est heureuse de votre élection bien méritée, Monsieur le Président. Nous sommes certains que sous votre direction cette assemblée trouvera des solutions adéquates aux problèmes qui lui sont posés. Nous nous félicitons aussi de la sage décision de l'Assemblée d'admettre la République populaire de Chine au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Pour commencer, je voudrais signaler un fait nouveau dans l'activité du jeune Ministère de la Santé de notre pays. Pour mémoire, je rappelleraique, depuis 1906, l'organisation de nos institutions sanitaires était caractérisée par une fragmentation de la direction aussi bien que de l'exécution des programmes, ce qui avait pour résultat une dispersion, et parfois un chevauchement, des ressources et des initiatives; cette situation empêchait une normalisation à l'échelon central, et entraînait même des gaspillages dans l'emploi des ressources limitées dont nous disposons pour la protection de la santé. On comprendra mieux ce que je veux évoquer si l'on sait que, jusqu'au 14 avril de cette année, le Ministère de la Santé n'exerçait son contrôle que sur 5 % des lits d'hôpital de notre pays. Comprenant qu'un tel état de choses non seulement entravait l'utilisation rationnelle des ressources, mais encore empêchait la réalisation de programmes répondant à la
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conception globale de la santé si bien définie par l'Organisation mondiale de la Santé, nous avons mis en train, Ale date que je viens de dire, un processus d'intégration de nos services sanitaires. Nous avons pu ainsi, pour commencer, assumer la gestion de 48 % des lits, mais du môme coup nous avons découvert un horizon chargé de nouveaux problèmes et de nouvelles responsabilités. Profondément sensible aux problèmes de santé et pleinement conscient du lien qui fait de la santé la condition sine qua non du développement, notre gouvernement a pris ainsi une initiative qui représente pour l'Equateur l'effort le plus considérable consenti dans ce domaine depuis 66 ans. Faisant appel à la compréhension qui caractérise l'Organisation mondiale de la Santé, le Gouvernement compte sur sa collaboration la plus étroite et attend d'elle qu'elle facilite, par ses avis et son assistance technique, le succès du programme entrepris. Je serais manifestement coupable d'injustice si je passais sous silence la précieuse collaboration que le Bureau régional nous a apportée par l'intermédiaire de son représentant dans mon pays, et que nous apprécions au plus haut point. Je vais maintenant, Monsieur le Président, parler d'une situation qui, il faut bien le dire, nous préoccupe profondément, et qui est peut -être le reflet de ce qui se passe dans divers autres pays. Alors que le Ministère de la Santé s'emploie à étendre ses services aux zones essentiellement rurales du pays, il ne rencontre guère de collaboration, sur le plan psychologique ou technique, parmi le personnel médical et paramédical qui devrait exécuter les programmes. Nous pensons que, par tradition, ces serviteurs de la santé pensent principalement à la réussite qu'ils pourraient connaître en exerçant comme spécialistes dans les grandes villes, tandis que les provinces et les campagnes restent dépourvues de services médico- sanitaires, Nous estimons, nous aussi, que les programmes d'enseignement et les universités devraient être adaptés aux conceptions nouvelles de la protection intégrale de la santé, mais nous sommes en même temps conscients des nombreuses difficultés techniques et politiques que suppose la mise en pratique de ces conceptions, qui visent finalement à assurer aux administrations publiques et aux organismes universitaires les moyens d'agir de concert pour le bien de la collectivité. Nous avons trouvé avec plaisir dans le rapport sur la quarante- huitième session du Conseil exécutif une série d'idées qui permettent de concevoir un plan d'action inspiré de ce qui précède. Nous pensons qu'une promotion de ces idées sur le plan international, dans un souci d'universalisation, les ferait adopter par de nombreuses universités, ce qui favoriserait l'apparition d'une nouvelle génération de médecins bien préparés techniquement et animés par un profond désir social de servir la collectivité. Un autre événement significatif qui reflète notre souci de la protection de la santé est la mise en oeuvre de notre programme de santé rural qui vise à élargir la couverture des services de santé et à réduire le pourcentage de la population laissée en marge. Nous possédons pour le moment 131 sous -centres de santé en activité, disposant chacun d'un matériel suffisant et d'une équipe composée d'un médecin, d'une infirmière auxiliaire et d'un inspecteur sanitaire, pour une population de 500 000 personnes. Je tiens à signaler, dans ce contexte, le programme rural de soins dentaires qui, basé sur de nouveaux critères de planification, est réalisé par des équipes de sept ou huit dentistes, grâce auxquelles le diagnostic et les soins se font en une seule séance. L'objet de ce programme est d'assurer la santé buccale de tous les membres de la population rurale âgés de moins de vingt ans. Nous espérons qu'en cinq ans nous aurons couvert 80 % de la population visée. Pour ce qui est des maladies transmissibles je dirai que, s'il n'y a plus de variole en Equateur depuis 1963, et si les programmes ont pu être ramenés à des activités d'entretien et de vigilance épidémiologique, nous enregistrons encore, par exemple, un taux de rougeole important. Ce problème nous préoccupe tout particulièrement car étant donné le cotât élevé du vaccin, il ne nous a pas été possible d'entreprendre des programmes massifs d'immunisation. Notre gouvernement est décidé à prendre les mesures nécessaires pour endiguer cette maladie, en comptant naturellement sur l'assistance internationale. Victime d'une grave épidémie de poliomyélite en 1967, l'Equateur a réussi à ramener l'incidence de cette maladie à des limites d'endémicité normale, et il est résolu à en venir définitivement à bout dans un proche avenir avec la collaboration du Bureau sanitaire panaméricain. Les programmes d'éradication du paludisme ont connu une série de vicissitudes. Les opérations ont été interrompues pendant trois ans, de 1965 à 1967, ce qui a eu pour conséquence une augmentation considérable du nombre de cas, notamment en 1970. A l'heure actuelle, grâce aux ressources mises à notre disposition et à l'assistance technique dont nous avons bénéficié, nous avons réussi à réduire l'incidence et la parasitémie à leurs valeurs d'avant 1967, année où les taux d'incidence avaient été les plus bas. Nous déplorons que le FISE ait décidé de cesser en 1973 son assistance à ce programme et espérons qu'il reviendra sur sa décision. Monsieur le Président, nous nous associons résolument à la demande présentée par d'autres pays et sommes certains que l'on poursuivra les efforts entrepris pour instituer un contrôle du prix des médicaments. La toxicomanie commence à poser un problème sérieux dans notre pays, et nous espérons obtenir de l'Organisation mondiale de la Santé les avis qui nous permettront de la ramener au rang de problème secondaire.
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Pour terminer, Monsieur le Président, je tiens à présenter nos félicitations au Directeur général pour les succès obtenus en 1971. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Malawi. :
Merci, Docteur Guarderas. Je donne maintenant la
M. LUNGU (Malawi) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, ma délégation partage le plaisir que d'autres ont déjà si éloquemment exprimé au sujet de votre élection et de celle des Vice -Présidents, Au nom de ma délégation, je tiens à vous féliciter de votre élection à ces hautes fonctions et je suis certain que vous guiderez avec compétence les délibérations de cette haute assemblée. Qu'il me soit permis de présenter quelques observations concernant le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971. Le fléau des maladies transmissibles continue à sévir dans de nombreux pays en voie de développement, dont le mien. Il vous intéressera toutefois d'apprendre qu'un assaut général contre les maladies courantes, supérieur à tous les efforts déployés jusqu'à présent, vient d'être entrepris dans la région centrale du Malawi. Les techniciens de mon ministère travaillent avec enthousiasme car l'expérience a prouvé qu'il est techniquement possible de réaliser un programme mixte d'endiguement et /ou d'éradication de la variole et de la tuberculose. Les progrès accomplis dans l'éradication de la variole sont remarquables; il suffit pour s'en convaincre d'examiner les cartes de l'incidence de la variole en 1967 et en 1971 figurant à la page 7 du Rapport du Directeur général. Nous devons maintenant espérer, pour des raisons bien expliquées dans la section du Rapport consacrée à la variole, que le reste du monde fera preuve d'autant de courage que le Royaume -Uni et les Etats -Unis d'Amérique qui "ont décidé de renoncer à la vaccination systématique, tout en soulignant qu'il importait de poursuivre les programmes de vaccination à l'intention des catégories de personnel médical particulièrement exposées et des voyageurs se rendant dans des zones d'endémicité, ainsi que de maintenir la plus grande vigilance pour dépister tous les cas qui pourraient encore être importés ". Ma délégation trouve aussi réconfortant que, dans la section concernant la tuberculose, le Directeur général nous donne l'assurance que les nombreuses recherches entreprises par l'Organisation mondiale de la Santé pour produire du BCG ont enfin "permis d'obtenir, à partir de n'importe quelle souche d'utilisation courante, un vaccin lyophilisé qui assure un taux élevé de survie bacillaire et présente une stabilité thermique satisfaisante ... L'OMS a recommandé certaines souches de BCG pour la production des vaccins fournis par le FISE ". Monsieur le Président, vous vous félicitez peut -être autant que moi de noter que mon pays figure parmi les bénéficiaires directs de ces efforts. Il est également intéressant d'observer que la section du Rapport relative à la santé de la famille signale diverses formes de recherches visant à découvrir des moyens appropriés pour la régulation de la reproduction humaine. Ces efforts sont certainement dignes d'éloges mais qu'il me soit permis d'appeler l'attention du Directeur général sur le fait que, dans certaines régions du monde, la confusion persiste quant à la différence à faire entre la planification familiale à but sanitaire et la limitation des naissances. Ma délégation prie donc instamment le Directeur général de demander au service de la Reproduction humaine de redoubler d'efforts pour expliquer, d'une manière plus concise, les différents objectifs visés dans ce domaine. D'après ce qui a été publié jusqu'à présent, on a l'impression que la planification familiale à but sanitaire et la limitation des naissances ne sont que les deux faces d'une même pièce. Ayant rendu hommage au Directeur général pour ses efforts, il convient que je félicite également;des siens le Directeur régional pour l'Afrique. Au cours de l'année passée, mon pays a continué à bénéficier de l'assistance que le Dr Quenum a pu lui offrir. Je tiens à mentionner en particulier les travaux d'une équipe internationale de planification sanitaire qui a séjourné au Malawi pendant le second semestre. L'entreprise a été rendue possible par l'assistance financière d'un pays ami. Après une enquête approfondie sur la situation sanitaire de notre nation, l'équipe a rédigé un "mini- plan" de trois ans et un plan plus vaste portant sur quinze ans. Le mini -plan vise à assurer la couverture vaccinale de la totalité des enfants de moins de seize ans. On pratiquera, dans la plus large mesure possible, les vaccinations antivariolique, DCT, BCG, antipoliomyélitique et antirougeoleuse. Le plan de quinze ans prévoit une réorganisation totale de la structure administrative de mon ministère. Il a été fortement recommandé de régionaliser nos services. Sans réduire le niveau actuel de nos établissements de soins curatifs, on encourage les investissements dans le secteur de la prévention et on recommande vivement la construction de centres de santé primaires, de sous centres de santé et de postes sanitaires, plutôt que d'hôpitaux. Si les ressources financières le permettent, nous espérons qu'à la fin de la période de quinze ans, chaque famille du Malawi aura accès à un centre sanitaire dans un rayon de 15 km et jouira d'un "bien -être physique, mental et social" considérablement amélioré, et non pas simplement d'un recul des infirmités et des maladies. Mon gouvernement a maintenant examiné et accepté le plan qui devrait constituer un guide très utile pour le développement des services de santé de mon pays. Que tous les membres de :
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l'équipe de planification, ainsi que le pays donateur grâce auquel son travail a été rendu financièrement possible, reçoivent les remerciements sincères de ma délégation et de mon pays. Le thème des discussions techniques de la présente session est particulièrement bien choisi. Beaucoup trop souvent, les travailleurs sanitaires sont en désaccord avec les économistes purs car, aussi longtemps que les effets de l'action de santé ne seront pas quantifiables, l'économiste non averti aura tendance à les ignorer. Il est bien évident pourtant - c'est une question de simple bon sens - qu'un niveau de santé maximal est pour toute nation la condition essentielle d'une productivité maximale. Pendant longtemps le secteur sanitaire a été considéré comme un secteur de dépense, au point que de nombreux programmes socio- économiques ne tenaient guère compte de la contribution que pouvait constituer l'élévation du niveau de santé. Il est donc réconfortant de noter enfin des signes permettant de penser qu'on accepte volontiers la thèse selon laquelle un développement socio- économique maximal suppose, comme un investissement essentiel, l'affectation de ressources à l'amélioration de la santé des travailleurs. J'ai évoqué tout à l'heure le plan d'action sanitaire de mon pays. Pour que ce plan bénéficie des crédits qui permettront de traduire les idées qu'il contient en faits concrets, mon ministère a besoin de la bénédiction de nos économistes. Les discussions techniques, espérons -nous, éclaireront ma délégation à ce sujet et n'auraient donc pas pu se tenir à un moment plus opportun. Monsieur le Président, je voudrais exprimer l'espoir que des rencontres amicales entre les diverses délégations seront la règle. L'expérience a montré que les contacts entre délégués, en dehors des délibérations officielles, sont aussi utiles que les discussions officielles. La ville de Genève fournit à cet effet un cadre qui ne le cède à aucun autre. De même, j'espère sincèrement qu'il ne sera pas permis que des questions sans rapport avec la mission de l'Organisation mondiale de la Santé, telle qu'elle est définie dans sa Constitution, accaparent inutilement les énergies des délégués. Notre affaire est de rechercher les meilleurs moyens d'améliorer la santé de nos peuples, et non de perdre notre temps à des palabres sans rapport avec cet objet. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Pologne. :
Merci, Monsieur Lungu. La parole est maintenant
Monsieur le Président, Messieurs Le Professeur SLIWINSKI (Pologne) (traduction du russe) les délégués, permettez -moi tout d'abord d'adresser mes félicitations au Président ainsi qu'aux Vice -Présidents pour leur élection à ces fonctions de haute responsabilité. Je voudrais également exprimer ma reconnaissance au Directeur général pour le Rapport annuel qu'il a établi avec le plus grand soin. Nous pensons comme lui que les conquêtes de la science doivent faciliter et accélérer la solution des grands problèmes de santé. La République populaire de Pologne a toujours été un partisan convaincu, du développement et de l'élargissement de l'activité de l'OMS, en sa qualité d'organisatrice et de coordonnatrice de la collaboration scientifique internationale. Nous sommes heureux de constater que l'Organisation apporte par tous les moyens possibles son aide aux pays en voie de développement pour la création de centres d'activité scientifique et d'enseignement qui leur soient propres et qui leur permettent de constituer eux-mêmes leurs cadres scientifiques. Il nous semble que cette activité très large et bien planifiée de l'Organisation n'exige pas de moyens supplémentaires. Cependant, il conviendrait avant tout de passer en revue les programmes en cours pour éviter un éparpillement trop grand des ressources et des forces, en concentrant l'effort sur les problèmes les plus importants et méritant la priorité. Il est également important de coordonner en conséquence l'action de l'OMS avec celle des autres organisations de la famille des Nations Unies. Depuis plusieurs années, la délégation polonaise exprime les préoccupations que lui inspire le gonflement du budget de l'OMS, qui finit par dépasser la capacité de paiement de beaucoup de pays. Il risque d'en résulter une crise dans le fonctionnement de l'Organisation. Dans ces conditions, il nous est difficile d'admettre que l'on obère les finances de l'OMS avec des dépenses qui n'ont rien à voir avec sa fonction essentielle, par exemple l'aménagement et l'agrandissement du bâtiment du siège à Genève. Le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, que nous célébrerons solennellement l'année prochaine,coincide avec le cinq centième anniversaire de la naissance du grand savant, astronome et médecin polonais, Nicolas Copernic. Comme vous le savez, l'UNESCO a décidé que l'année 1973 serait désignée partout dans le monde comme l'année Copernic. Les découvertes de Nicolas Copernic ont joué un rôle capital dans le développement de toutes les sciences et ont contribué à fonder la culture contemporaine et la civilisation mondiale. C'est pourquoi la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé se devra, en 1973, d'honorer particulièrement la mémoire de ce grand savant et médecin. Dans le développement de la science médicale polonaise, une place très importante revient à la collaboration internationale, particulièrement avec l'Organisation mondiale de la Santé, aux travaux de laquelle nous prenons une part active. Nous nous efforçons de mettre à la disposition :
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de l'OMS nos meilleurs instituts scientifiques pour qu'ils puissent servir à la collaboration internationale et participer aux confrontations d'expérience entre établissements homologues de divers pays. Nous sommes persuadés que l'une des grandes orientations du travail de l'OMS doit être de développer la recherche dans le domaine de l'organisation des systèmes de santé publique. Grâce à son excellent réseau d'institutions scientifiques et au nombre élevé de ses cadres qualifiés, l'Europe joue un rôle particulier au sein de l'OMS. Comme on le sait, cette Région a entrepris trois grands programmes à long terme, qui concernent respectivement les maladies cardiovasculaires, la protection de l'environnement et les maladies mentales. Un quatrième programme, consacré à la formation du personnel médical, est en préparation. Il nous semble que l'Europe, si riche en instituts scientifiques et en établissements d'enseignement, pourrait jouer un rôle essentiel dans la préparation et l'exécution du plan à long terme que nous avons proposé pour la création de centres de formation scientifique dans les pays en voie de développement. Cependant, en attendant que ces pays disposent d'une base scientifique suffisante et que leurs principaux problèmes de santé aient été résolus, il faudra qu'un nombre croissant de pays européens participent directement à l'exécution de ces tâches dans le cadre d'une collaboration internationale planifiée. La Pologne est toujours prête à prendre part à de telles activités, et nous sommes persuadés qu'il en va de même de nombreux autres pays européens. L'atmosphère de collaboration amicale qui se manifeste de manière croissante en Europe peut contribuer de façon décisive à la solution de nombreux problèmes médicaux, non seulement sur le continent lui -même, mais aussi dans d'autres parties du monde. C'est pourquoi nous estimons qu'on ne saurait différer plus longtemps l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Nous notons avec satisfaction qu'une délégation officielle de la République Démocratique Allemande est pour la première fois présente à l'Assemblée. Nul n'ignore que, grâce à une organisation exemplaire des services médicaux, à un très haut développement de la science et de la recherche et à un personnel médical de la plus haute qualité, ce pays compte parmi les plus avancés de l'Europe. L'empêcher de participer à notre action internationale commune en faveur de la santé entraîne des pertes irréparables et ne se justifie par rien. En vertu du principe de l'universalité, qui est inscrit dans la Constitution de notre organisation, nous pensons également que la République populaire démocratique de Corée devrait devenir sans délai Membre de l'Organisation. Notre délégation tient à se faire ici l'écho de la profonde inquiétude et de l'indignation du monde scientifique polonais et de la population tout entière de notre pays devant les activités militaires agressives qui se déroulent en Indochine et au Moyen -Orient. Ces guerres qui se prolongent depuis de nombreuses années sont une atteinte aux règles les plus élémentaires de l'humanité, en même temps qu'elles contreviennent directement aux principes et objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Professeur Sliwinski. Je donne maintenant la parole au délégué de la Barbade. :
M. FERGUSSON (Barbade) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation de la Barbade tient tout d'abord à vous féliciter de votre élection au poste suprême de cette assemblée et elle adresse ses félicitations à tous les autres membres du bureau. Nous exprimons également toute notre reconnaissance aux membres du bureau sortant pour l'excellent travail qu'ils ont accompli au cours de leur mandat. Nous voudrions ensuite adresser nos remerciements les plus sincères au Directeur général pour son excellent rapport ainsi que pour le rôle de premier plan qu'il a joué toutes ces années passées au service de la santé. Dans notre pays, un plan triennal de développement vient d'arriver à son terme et nous sommes heureux de signaler que les efforts que nous faisons pour améliorer les prestations sanitaires continuent à porter leurs fruits. Un nouveau plan de développement, quadriennal celui -là, vient d'être dressé, qui vise essentiellement à accélérer l'intégration des services préventifs et curatifs et à améliorer encore l'efficacité des services hospitaliers et autres. Le taux de natalité, qui avait été pour la première fois inférieur à 20 pour 1000 en 1970, n'a malheureusement pas continué à évoluer dans le sens de la diminution il était estimé à 21,8 à la fin de 1971. Nos services hospitaliers ont continué à se développer. Notre hôpital général a été doté d'un service de soins intensifs et le département de radiothérapie va être agrandi de manière à pouvoir recevoir une installation de cobaltothérapie. On envisage aussi la construction d'un nouveau service de soins ambulatoires destiné à décharger le département des accidentés des cas qui ne sont pas urgents. Nous nous employons aussi à réorganiser les services hospitaliers de district, et l'établissement des plans visant à transformer la plus grande unité hospitalière en hôpital pour malades chroniques, malades de longue durée et vieillards, en est à un stade avancé. Parallèlement au :
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développement des services hospitaliers, nous travaillons à réorganiser et à développer les services de soins ambulatoires et les services infirmiers de district en établissant les liens nécessaires entre eux et les hôpitaux et les services de soins médicaux à domicile. Nous envisageons de réorganiser nos services de santé scolaire et de les doter des moyens nécessaires pour donner aux enfants de meilleurs soins dans les domaines de l'odontologie, de l'ophtalmologie, de l'otologie et de la médecine générale. Avec la collaboration du FISE, de la FAO et de l'OMS, nous avons exécuté un programme coordonné de nutrition appliquée visant à améliorer notre niveau général de nutrition. Nous cherchons actuellement à obtenir une aide du Programme alimentaire mondial pour l'exécution d'un projet quinquennal ayant pour objectif de fournir une alimentation d'appoint aux femmes enceintes et aux mères allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants. Nous allons ouvrir cette année un centre national de nutrition pour prévenir et traiter la malnutrition. Nous donnons naturellement une priorité élevée à la formation de personnel de santé de toutes les catégories, car nous avons conscience que le succès de tous nos programmes dépendra dans une large mesure de la qualité du personnel chargé de leur exécution. Notre école d'infirmières dispense une bonne formation. Nous mettons à profit les possibilités d'études à l'étranger offertes dans certains domaines par notre gouvernement, par l'OPS, par l'OMS et par l'Administration britannique du Développement outre -mer, et nous avons organisé un certain nombre de cours locaux pour divers groupes de personnel tels que les inspecteurs de la santé publique, les techniciens de laboratoires médicaux, les préparateurs, etc. Nous sommes en train d'élaborer les plans d'un programme permanent de formation d'autres catégories de personnel paramédical avec la collaboration active de l'OPS et de l'OMS. Nous continuons à participer aux activités sanitaires régionales. La Conférence des Ministres de la Santé de la zone des Caraîbes, qui en est maintenant à sa cinquième année d'existence, a donné d'amples preuves des avantages que présente une telle formule, par les occasions qu'elle offre d'échanger des vues, d'aborder des problèmes en commun, de collaborer à la formation ainsi que de coordonner l'utilisation d'installations très spécialisées. Certaines questions continuent à préoccuper très sérieusement notre pays, par exemple la pénurie de dentistes et de médecins généralistes, la collecte et l'élimination des déchets solides et liquides et une pénurie d'infirmières dans certains domaines spécialisés tels que la pédiatrie et l'ophtalmologie. Nous sommes toutefois heureux de pouvoir annoncer, sur la base de données préliminaires, que 1971 a vu une diminution considérable et bienvenue de la mortalité infantile dont le taux semble être descendu en dessous de 30. Telles ont été en bref, Monsieur le Président, nos activités au cours de l'année écoulée et nos perspectives de progrès continu dans le domaine de la santé. Nous sommes certains que l'Assemblée va continuer, grâce à vos sages conseils, de progresser dans la voie qu'elle s'est fixée et de soulager la souffrance à travers le monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Roumanie. : :
Je vous remercie, Monsieur Fergusson. Je donne la
Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, veuillez me permettre de vous adresser, au nom de la délégation roumaine, à vous et par vous à l'ensemble du corps médical de votre pays, nos sincères félicitations et notre haute appréciation pour votre élection à la présidence de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Mesdames et Messieurs, je voudrais en même temps exprimer, au nom de mon pays, nos remerciements les plus chaleureux à toutes les délégations ici présentes pour le grand honneur et la confiance qu'elles m'ont accordés en m'élisant à la haute fonction de vice -président de cette assemblée. En appréciant hautement la laborieuse activité déployée par notre organisation pour l'amélioration incessante de l'état de santé dans le monde, qu'il me soit permis d'exprimer à M. le Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs distingués, des félicitations sincères et le voeu d'enregistrer constamment de nouveaux succès dans l'activité déployée pour la protection et la promotion de la santé. La Roumanie milite activement et fermement pour l'extension de la collaboration multilatérale avec tous les Etats du monde, sans distinction de système social, attitude exprimée tout récemment par la visite de notre Président Nicolae Ceaugescu dans huit pays du continent africain. Nous considérons l'Organisation mondiale de la Santé, qui compte à présent 132 Membres, comme l'un des forums internationaux les plus importants où la coopération et la bonne entente entre les Etats doivent constituer un véritable exemple, d'autant plus que, comme il est dit dans laConstitution, l'Organisation mondiale de la Santé a comme but le bonheur des peuples, leurs relations harmonieuses et leur sécurité. Nous sommes heureux de constater qu'après tant d'années de discussions et de controverses, l'esprit de justice a triomphé et les représentants légitimes du peuple chinois - les représentants de la République populaire de Chine - occupent la place qui leur est due dans le cadre de l'Assemblée mondiale de la Santé.
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Je vous prie de me permettre, au nom de la délégation roumaine, qui a soutenu de manière constante la réalisation de ce desideratum, d'exprimer le voeu que les dignes représentants d'un peuple comptant des centaines de millions d'habitants contribuent avec succès, à côté de nous tous, à la réalisation des nobles buts de notre organisation. En même temps, je ne peux m'empêcher de mentionner que l'absence parmi nous des représentants de la République Démocratique Allemande, de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique du Viet -Nam ne fait que retarder et compromettre la réalisation des hauts buts de l'Organisation, tels qu'ils sont inscrits dans sa Constitution. Dans le cadre large des principes du haut humanitarisme sur lesquels se fonde toute l'activité de notre organisation, je ne peux passer sous silence l'inquiétude causée par la persistance de certains foyers de guerre et de tension dans le monde, qui constituent un grand danger pour la vie, la santé et les aspirations vers la paix et le bien -être de toute l'humanité. Le Rapport du Directeur général nous donne chaque année la possibilité de faire une analyse rétrospective de l'état de santé dans le monde, d'esquisser les principales tendances des phénomènes généraux et, en fonction de celles -ci, les principales priorités dans l'orientation de nos actions à l'avenir. Il a été prouvé par l'histoire et démontré par la pratique que, quelque vastes que soient les acquisitions de la science et de la technique, si l'on ne dispose pas des structures de base et du personnel nécessaire, il est impossible d'obtenir des succès, à plus forte raison dans le domaine de la protection de la santé, qui suppose des actions sur des espaces d'étendue immense et intéresse plus de 3,5 milliards d'hommes. Nous soulignons la nécessité de concentrer les efforts sur le renforcement à l'avenir des structures de base, avec un développement progressif, par rapport aux possibilités matérielles, des échelons hiérarchiques de qualité, conjointement avec une politique rationnelle de formation des cadres nécessaires, en tenant compte des ressources nationales. Ayant en vue ces aspects, je voudrais illustrer l'orientation de la protection de la santé en Roumanie, telle qu'elle résulte de la politique générale de développement multilatéral de l'Etat. L'assistance médicale de la population a à sa base l'orientation prophylactique et elle est organisée suivant le principe territorial. La population bénéficie d'une assistance médicale gratuite accordée par les dispensaires médicaux, les centres médico- sanitaires, les polycliniques, les centres stomatologiques, les hôpitaux, les sanatoriums et d'autres unités sanitaires et, en cas d'urgence, par des formations spéciales (ambulances, avions et hélicoptères sanitaires) alertées par téléphone ou par radio, au lieu de l'accident, au lieu de travail ou au domicile du malade. Les unités sanitaires d'un territoire sont intégrées dans un système fonctionnel unitaire, centré sur l'hôpital général de ce territoire. Ce système intégré assure l'accès de la population à toutes les formes d'assistance médicale répondant aux besoins réels de chaque citoyen, l'unité d'action dans la solution des problèmes de santé du territoire, la continuité de l'assistance médicale à tous les stades d'évolution de la maladie grâce à la coopération permanente des médecins de la même unité sanitaire ou d'unités sanitaires différentes, l'utilisation efficiente du personnel spécialisé et des moyens techniques d'investigation et de traitement, et enfin le développement et le perfectionnement incessants de l'assistance médicale en concordance avec le niveau de développement de la médecine moderne. En conformité avec la politique générale de développement de l'Etat, par suite d'une répartition plus rationnelle sur le territoire des établissements sanitaires nouvellement construits, ainsi que de ceux qui ont été modernisés ou agrandis, la différence qui existe encore sous le rapport de la dotation technique et matérielle entre les divers départements du pays diminue progressivement. Il faut mentionner qu'en 1975 nous disposerons, dans les 39 départements, d'hôpitaux généraux nouveaux de grande capacité (700 -1500 lits), la majorité de ces hôpitaux étant couplée avec les polycliniques. En vue d'améliorer la promptitude et la qualité de l'assistance médicale de la population, nous cherchons à consolider la hiérarchisation des unités sanitaires sur le territoire conformément au plan général établi, selon lequel les unités sanitaires s'intègrent dans une unité fonctionnelle dont les chaînons sont fixés par les tâches concernant les soins médicaux qui incombent à chaque unité, à chaque échelon territorial, et en fonction desquelles on assure graduellement la base matérielle et le personnel nécessaires. Nous réussirons ainsi, dans un laps de temps relativement bref, à assurer à toute la population une assistance médicale aisément accessible, prompte et de bonne qualité. C'est sur cette base qu'il a été possible de lancer une série de programmes de grande ampleur, comme ceux qui visent à éliminer le paludisme, à limiter et réduire à des cas isolés la diphtérie, la poliomyélite, la rage, le tétanos, la fièvre typhoide et d'autres maladies, et à lutter contre la mortalité infantile, les maladies professionnelles, etc. La même base nous a permis, ces dernières années, d'élaborer et d'entamer la phase opérationnelle d'une série de nouveaux programmes de longue durée, notamment les programmes concernant les maladies cardio -vasculaires, les maladies psychiques, la tuberculose, le cancer, etc. Les maladies qui ont encore une grande extension dans le monde, et que mentionne le Rapport du Directeur général, peuvent et doivent être limitées avec les moyens dont nous disposons et dans
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une mesure d'autant plus grande et à un rythme d'autant plus rapide que la recherche scientifique en plein essor nous offre des moyens nouveaux. A cet égard, nous estimons toutefois que des efforts redoublés s'imposent de la part de tous et que les pays développés doivent faire preuve d'une compréhension plus grande en ce qui concerne la nécessité de soutenir le développement à un rythme plus rapide des zones restées en arrière. Comme l'indiquait le chef de la délégation roumaine à l'actuelle session de la CNUCED au Chili, "dans l'approche des problèmes du sous -développement, le moment est venu où un changement ferme doit avoir lieu, où l'on doit passer à des actions pratiques de grande envergure, en vue de soutenir les efforts des pays en voie de développement dans la réalisation du programme de mesures comprises dans la stratégie de la seconde décennie du développement, à laquelle les pays avancés sont censés apporter une contribution substantielle ". Dans l'établissement des étapes du développement du système de protection de la santé, comme l'ont également fait ressortir les discussions techniques qui ont eu lieu dans le passé, il est particulièrement important d'intégrer la planification sanitaire dans celle du développement socioéconomique et de trouver de nouvelles formes et méthodes d'évaluation des résultats de l'activité sanitaire, qui montrent le rôle réel des investissements dans le domaine de la santé et leur influence sur le rythme du progrès socio- économique général. La thèse selon laquelle "sans une population saine et protégée de la maladie, on ne peut obtenir de rendements accrus dans aucun domaine de l'économie" doit devenir l'une des bases des plans généraux de développement. C'est cette thèse que nous avons cherché à illustrer au cours de planification sanitaire organisé en 1971 par le Bureau régional de l'Europe en Roumanie et en France. Nous considérons comme un fait positif du point de vue de l'orientation du Secrétariat l'emploi de l'analyse des systèmes dans l'élaboration des programmes sanitaires et nous estimons qu'il faudrait le développer encore davantage. Comme nous l'avons déjà souligné l'année passée, afin d'accélérer l'introduction des nouvelles acquisitions de la science de la direction dans l'activité sanitaire, il serait utile, en appliquant l'expérience accumulée par l'OMS dans les programmes entrepris et celle de plusieurs pays, d'établir une méthodologie pour l'élaboration de certains programmes de santé - intéressant par exemple l'éradication de certaines maladies transmissibles, la lutte contre la tuberculose, l'action de prévention et de lutte contre certaines maladies chroniques, etc. - qui aide les pays Membres dans l'élaboration de leurs propres programmes, partie intégrante du plan national de santé. En ce qui concerne l'élaboration des plans d'avenir de notre organisation, comme on le soulignait également dans le "Programme général pour une période déterminée ", nous estimons qu'on devrait donner la priorité aux programmes qui, conformément à l'analyse des priorités nationales, s'intègrent dans un problème plus vaste d'intérêt régional ou zonal. Ainsi, par la large coopération des programmes nationaux avec ceux soutenus par l'Organisation, nous pourrons réaliser des programmes couvrant des territoires de la plus grande étendue possible et concentrant le maximum de forces humaines et de matériel vers le même but. Beaucoup de pays du monde sont confrontés dans une mesure toujours croissante avec les effets nocifs de la pollution. Bien souvent, les diverses sources de pollution produisent des effets cumulatifs, endommageant des zones territoriales étendues, comme par exemple dans le cas des grands cours d'eau. Nous considérons qu'à l'avenir une concentration de l'attention de notre organisation sur ce problème, sur le contrôle dynamique du niveau de pollution de certains fleuves et de ses effets négatifs sur l'état de santé, sur l'élaboration - de concert avec les Etats et avec d'autres organisations internationales intéressées - d'un système général d'alerte, représenterait un pas en avant dans la limitation des effets de la pollution. En même temps, la création d'un fonds spécial, dont le Directeur général puisse disposer pour intervenir dans des cas spéciaux - fonds qui serait, autant que possible, alimenté par des sources extrabudgétaires - permettrait à l'Organisation d'intervenir efficacement dans certaines situations graves.
En concluant, Monsieur le Président, veuillez me permettre d'exprimer notre appréciation et nos remerciements pour l'apport de l'Organisation au développement de la protection de la santé dans le monde et d'assurer la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé que la Roumanie prêtera aussi à l'avenir tout son concours pour que notre activité enregistre des succès nouveaux et importants.' Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Aldea. Permettez -moi d'interrompre brièvement les débats pour vous rappeler que j'ai l'intention, comme je l'ai annoncé au début de l'après -midi, de clore maintenant la liste des orateurs inscrits pour la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11, conformément à l'article 58 du Règlement :
1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Aldea sous forme abrégée.
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intérieur. Pour m'assurer que tous ceux qui veulent encore prendre la parole sont bien inscrits, je vais demander au Directeur général adjoint de donner lecture des noms des délégations qui figurent encore sur la liste. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Monsieur le Président, voici la liste des délégations dans Somalie, Bulgarie, Israel, Yémen, Philippines, Mexique, Norvège, l'ordre où elles se sont inscrites Congo, République de Corée, Haute -Volta, Soudan, Argentine, Pays -Bas, Pakistan, Brésil, Libéria, République Arabe Syrienne, Cuba, Fidji, Afghanistan, Kenya, Uruguay, Algérie, Zambie, Mali, Mongolie, Ghana, Rwanda, Jamaique, Yougoslavie, Malte, Irak, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Côte d'Ivoire, Pérou, Union des Républiques socialistes soviétiques, Cameroun, Gabon, Grèce, Burundi, Lesotho, République Centrafricaine, Chili, Niger, Ceylan, Thailande, Tchad, Colombie, Egypte, Sénégal, Mauritanie, Malaisie, Guinée, Finlande, Tchécoslovaquie, Gambie, République démocratique populaire du Yémen, Bahrein, Paraguay, le représentant du Qatar et l'observateur du Saint -Siège. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Dorolle. Comme vous le voyez, Mesdames et Messieurs, il nous reste encore une très longue liste d'orateurs. Un autre encore vient de s'inscrire. Y en a -t -il d'autres ? La Tunisie ? Merci. :
Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Monsieur le Président, en plus des noms que j'ai lus tout à l'heure, vous venez de noter la Hongrie, le Honduras, la Tunisie, le Togo et le Koweit, sauf erreur ou omission. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Un rapide calcul me montre qu'il reste 65 orateurs à entendre. Certains d'entre eux ont expressément demandé à prendre la parole demain, mais j'invite instamment tous ceux qui le peuvent à prononcer leur discours à la séance de ce soir, qui doit se tenir de 20 h.3O à 23 h. Je vais maintenant clore la liste des orateurs. Y a t -il des observations ou des objections ? Il n'y en a pas. La liste est close. Maintenant, je vais pousser le sadisme jusqu'à vous demander de prolonger encore la séance de dix ou vingt minutes, ce qui nous permettra de réduire notre liste de deux noms au moins. Avec votre assentiment, et il ne me semble pas qu'il y ait d'objections, nous allons poursuivre la séance et inviter deux orateurs, ou trois si possible,à prendre la parole. Le premier orateur qui figure sur ma liste est le délégué de la Somalie. Je lui donne la parole. :
M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, permettez -moi de commencer par vous présenter mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de l'Assemblée. Mes compliments vont également aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales. Enfin, je tiens à souhaiter la bienvenue aux nouveaux Membres qui viennent d'entrer à l'Organisation. Dans le Rapport annuel qu'il nous a présenté, le Directeur général a insisté sur la nécessité d'intensifier la recherche médicale. Il a observé que l'on tend désormais à considérer la recherche comme un élément essentiel et intégral des activités de santé publique. La recherche est une entreprise onéreuse et les ressources que les pays en voie de développement peuvent lui consacrer leur permettent difficilement d'obtenir des résultats satisfaisants. Aussi nous réjouissons -nous de voir l'OMS lui accorder une aide importante. Les dispositions voulues devraient être prises pour que les résultats des divers programmes de recherche soient immédiatement et universellement disséminés, ce qui permettrait d'en entreprendre simultanément l'application pratique dans tous les pays pouvant en tirer avantage. La Somalie, pays dont les services sanitaires ne font que commencer à se développer, n'est pas en mesure d'entreprendre des recherches coûteuses, ce qui ne l'a pas empêché de participer, bien modestement, à l'exécution d'un projet particulier. Nous souhaitons voir notre personnel médical se familiariser avec certains problèmes d'intérêt immédiat et nous voudrions lui donner le sentiment de participer aux progrès de la science dans divers secteurs de la recherche appliquée et opérationnelle. Au sujet de la tuberculose, le Directeur général écrit que "malgré des années d'efforts de la part d'organisations gouvernementales et d'institutions bénévoles, la tuberculose continue à figurer parmi les problèmes de santé publique importants ". En Somalie l'incidence de cette maladie est élevée et nous nous réjouirions de voir des projets de recherche entrepris dans ce secteur. Bien que l'Organisation se soit préoccupée, presque dès ses débuts, du développement des services de santé destinés à la population rurale, un secteur particulier de cette population, celui des nomades, a été jusqu'ici quasiment négligé. Un certain nombre de pays possèdent une population nomade assez considérable. Assurer la protection sanitaire de ces populations le plus souvent défavorisées présente des difficultés particulières. Nous notons qu'un séminaire doit être organisé dans la Région de la Méditerranée orientale pour étudier certains des aspects de la question, mais nous pensons qu'un effort plus soutenu et une approche à long terme s'imposent et que la situation mérite beaucoup plus d'attention qu'elle n'en a reçu jusqu'ici. La Somalie souhaiterait que des programmes inter -pays soient entrepris dans ce domaine. Nous savons bien qu'en dernière analyse, les solutions des divers problèmes complexes que pose le nomadisme sont étroitement liées au développement socioéconomique des pays intéressés, mais nous sommes cependant convaincus qu'il importe d'étudier les :
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problèmes de santé propres à ces populations et de formuler des lignes d'orientation générale que chaque pays puisse adopter et appliquer selon ses ressources. L'élevage continue à jouer un rôle central dans notre économie, puisque près de 70 % de la population en vit directement. La mise au point de moyens de lutte contre les zoonoses nous intéresse donc de manière permanente. Nous pensons qu'il faudrait, lors de l'organisation d'activités de recherche dans ce domaine, tenir compte des attitudes traditionnelles de propriétaires de troupeaux qui voient dans les animaux un symbole de richesse. Faire un peu d'éducation sanitaire en exploitant ces sentiments pourrait rapporter de bien grands dividendes, sous la forme de la coopération et du concours de cette section de la collectivité nomade. Une fois de plus les avantages de la vaccination, dans le cas de la variole notamment, ont été mis en évidence. Nous devrions continuer à chercher à mettre au point des vaccins contre d'autres maladies courantes. L'Assemblée a, par une résolution adoptée ce matin, décidé le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous nous réjouissons de cette décision encourageante et nous espérons que cette action positive ne se limitera pas à la République populaire de Chine, mais s'étendra à d'autres Etats pacifiques qui ont indiqué et prouvé leur désir de collaborer à la recherche de solutions pour les problèmes mondiaux. La République Démocratique Allemande a demandé à devenir Membre de notre organisation. Ces deux dernières années, l'examen de cette demande a été ajourné sous le prétexte que les deux Etats allemands procédaient à des négociations au sujet de leurs relations mutuelles et que l'Organisation devait en attendre le résultat. L'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS n'entraverait d'aucune manière le déroulement des discussions entre les deux Etats. Je suis sûr que la place géographique de la République Démocratique Allemande est désormais bien connue. L'absence de cette nation dans l'Organisation crée un vide préjudiciable aux intérêts des peuples d'Europe centrale, mais aussi dans le reste du monde. Nous espérons que l'Assemblée admettra la République Démocratique Allemande, nous permettant ainsi de bénéficier de la vaste expérience acquise par les services de santé de ce pays. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de l'Algérie à prendre la parole. : :
Je vous remercie, Monsieur Hassan. J'invite le délégué
Le Professeur BOUDJELLAB (Algérie) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la délégation algérienne s'associe aux félicitations exprimées, pour leur élection, au Président, aux Vice Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des commissions. Le rétablissement dans ses droits de la République populaire de Chine permet d'augurer un grand développement des activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous espérons enregistrer, avec la même satisfaction, l'admission de la République Démocratique Allemande. Nous espérons également qu'à la prochaine session nous aurons la satisfaction d'accueillir la République démocratique du Viet -Nam et la République populaire démocratique de Corée. Nous félicitons M. le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé pour son excellent rapport et nous nous permettons de souligner certains points. Notre organisation doit augmenter son action en faveur des pays en voie de développement, particulièrement en ce qui concerne la formation des personnels de santé publique. Elle se doit aussi de maintenir son assistance pour consolider les résultats acquis et atteindre les objectifs définis par chaque pays. Nous profitons de cette occasion pour remercier le PNUD et le FISE de leur participation à l'exécution de programmes de santé publique. Après dix ans d'indépendance, l'Algérie a pu, avec le concours de l'Organisation mondiale de la Santé, entreprendre plusieurs opérations de santé publique. Le Gouvernement algérien a entrepris un plan de développement économique et social; l'infrastructure de santé publique se renforce et la formation des cadres est notre principal objectif. Le programme d'action à long terme concernant l'hygiène du milieu, l'hygiène mentale, les maladies cardio -vasculaires emporte notre adhésion. Nous attirons une nouvelle fois l'attention de l'Organisation mondiale de la Santé sur la situation du peuple palestinien et son droit à recouvrer sa patrie. Nous demandons enfin l'adoption de la langue arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé. Je vous remercie, Professeur Boudjellab. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant lever cette séance de l'après -midi et nous nous retrouverons ici ce soir à 20 h.30 précises. La séance est levée. :
La séance est levée à 17 h.50,
CINQUIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 10 mai 1972, 20 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous allons reprendre la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le délégué du Kenya. M. OMOLO OKERO (Kenya) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, permettez -moi de me joindre aux chefs des autres délégations pour vous féliciter de votre élection à la présidence de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus que, grâce à votre longue expérience et à votre profonde sagesse, nous arriverons sous votre conduite éclairée à atteindre l'objectif de cette assemblée, qui est de promouvoir la santé et le bien -être de l'humanité. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter aussi les Vice -Présidents, les Présidents de commissions et les Rapporteurs, dont le concours nous sera infiniment précieux. En ma qualité de ministre de la santé et de chef de la délégation de la République du Kenya, je tiens à dire combien ma délégation apprécie la coopération constante et fructueuse qui existe entre l'Organisation mondiale de la Santé et notre pays. Je tiens aussi à associer ma délégation à l'hommage rendu par les autres délégués présents au Directeur général de l'OMS à Genève et au Directeur régional pour l'Afrique à Brazzaville, ainsi qu'à tous leurs collaborateurs, pour le magnifique effort qu'ils ont déployé dans l'impeccable accomplissement des tâches qui leur avaient été confiées par les Assemblées précédentes. Ils ont ainsi remarquablement contribué au développement des services de santé des pays en voie de développement. Pour sa part, le Kenya a continué d'accorder une haute priorité et de consacrer des efforts et des ressources considérables à l'amélioration des services de santé dans les zones tant urbaines que rurales. Il a été aidé en cela par les apports de fonds, de fournitures et de personnel technique qui lui ont été assurés par l'OMS en collaboration avec le PNUD et le FISE dans les domaines lutte contre les maladies transmissibles et les maladies de carence, formation de persuivants sonnel médical, amélioration des services de santé de base ainsi que de l'hygiène du milieu. La campagne d'éradication de la variole, qui bénéficie d'envois de fournitures et de matériel assurés par l'OMS, en est à la phase d'entretien, et il ne s'est produit aucune épidémie de variole indigène au cours des deux dernières années sur toute l'étendue du territoire national. La campagne antituberculeuse s'est poursuivie de manière satisfaisante 1 340 000 personnes ont été vaccinées par le BCG pendant l'année écoulée. Le programme d'épidémiologie et de lutte contre les maladies a été renforcé par la création du service national de laboratoires de santé publique, qui favorisera l'organisation de bons services de laboratoire au niveau central comme au niveau périphérique et facilitera la surveillance et le contrôle des maladies transmissibles et non transmissibles à travers tout le pays. L'épidémie de choléra qui a menacé le nord et le nord -est du Kenya au cours de la première moitié de 1971 a été rapidement jugulée, ce qui a permis d'éviter qu'elle s'étende aux régions plus peuplées du pays. Si l'épidémie principale a pu être maîtrisée, aucun cas n'étant plus enregistré dans la plupart des zones atteintes, des cas sporadiques ont cependant continué à se produire dans la lointaine région frontière du nord, ce qui souligne que seules une coordination et une coopération permanentes entre Etats permettront à nos pays de combattre efficacement et d'éradiquer le choléra. La surveillance, fondée sur des examens coprologiques réguliers et systématiques pratiqués dans les régions précédemment touchées et dans les zones entourant les secteurs suspects du pays, s'est poursuivie, ce qui a permis de prendre à temps des mesures de prévention et de lutte contre toute nouvelle poussée épidémique. La fabrication de vaccin anticholérique à Nairobi a progressé de manière satisfaisante. Le vaccin, dont des tests effectués par l'OMS ont révélé la haute qualité, est maintenant régulièrement utilisé. La formation de personnel médical de toutes catégories reste au tout premier rang des priorités dans le géveloppement des services de santé au Kenya. Le manque de personnel médical qualifié continue à faire obstacle au bon fonctionnement d'un grand nombre de services de santé, qu'ils relèvent du Gouvernement, des missions religieuses ou de l'initiative de la population elle -même. :
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La nouvelle Ecole de Médecine de Nairobi vient de décerner ses seize premiers diplômes de médecin. Cet établissement, qui a été fondé à l'Université de Nairobi avec l'encouragement et la collaboration de l'OMS et d'autres institutions de la famille des Nations Unies, admettra à partir de cette année son effectif optimal annuel de 105 étudiants de première année. Le cours d'enseignement infirmier supérieur organisé avec l'aide de l'OMS à l'Université de Nairobi a déjà formé des diplômées dont le travail sur le terrain prouve la valeur de la formation qui leur a été ainsi dispensée. Le cours ayant été élargi, nous avons pu offrir des possibilités de formation supérieure en soins infirmiers à des candidates de pays voisins de l'Afrique orientale, centrale et australe. Toujours à l'Université de Nairobi, le cours de génie sanitaire s'est consolidé et est déjà suivi par quelques étudiants. Des progrès analogues ont été enregistrés dans d'autres programmes soutenus par l'OMS, tels que ceux qui concernent le centre d'enseignement médical pour le personnel paramédical et auxiliaire, l'assainissement et le développement des services de santé de base. Le Gouvernement du Kenya est reconnaissant de cette aide à l'OMS. Comme les autres pays en voie de développement, nous avons naturellement été affectés par l'instabilité monétaire internationale dans le financement de ces programmes, mais nous nous efforçons d'empêcher que les progrès des services de santé destinés à notre population s'en trouvent compromis. Pour terminer, je tiens à remercier au nom de ma délégation les fonctionnaires de l'OMS qui ont organisé cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et j'exprime encore mes remerciements à Sir William Refshauge, Président de la Vingt -Quatrième Assemblée, pour le travail qu'il a accompli. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Uruguay. :
Merci, Monsieur Omolo Okero. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr MINATTA (Uruguay) (traduction de l'espagnol) délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi, Docteur Layton, de vous féliciter de votre élection à la présidence de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Ce que vous avez déjà fait au service de la santé internationale est une garantie que votre présidence sera juste, équitable et ferme. Je tiens aussi à féliciter de leur élection les cinq Vice -Présidents, ainsi que les Présidents des deux commissions principales, et je ne voudrais pas manquer non plus de rendre hommage au Dr Candau et à ses collaborateurs pour leur dévouement et leur efficacité. J'ai reçu mission de présenter ici un exposé personnel du Ministre de la Santé publique de mon pays concernant la réorientation, actuellement en projet, de notre politique sanitaire. Il s'agit de la création du Service national de Santé. L'Uruguay, qui comptait 2 886 000 habitants en 1970, consacre au secteur sanitaire un pourcentage de son produit national brut qui est de 5,5 à 6 % supérieur aux taux observés dans des pays comme l'Australie, la Suède, la France, la Pologne, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, etc. Dans notre pays, la mortalité générale est de 9 pour 1000 et la mortalité infantile est stationnaire à 48 pour 1000. Les principales causes de décès sont, comme dans les pays développés, les maladies cardio -vasculaires (23 %), le cancer (20 %), les affections du système nerveux (12%), la sénilité (7 %), les accidents et les suicides (5 %), etc. Le taux de la mortalité par tuberculose est l'un des plus bas de l'Amérique latine, soit 8,8 pour 100 000 habitants. Les services médicaux sont assurés pour 40 % par des institutions privées, pour 25 % par le Ministère de la Santé publique, pour 20 % par des institutions d'Etat et pour 15 % par les médecins travaillant en clientèle. Nous comptons 3070 médecins (chiffre de 1970), soit 10,9 pour 10 000 habitants, 4 dentistes pour 10 000 habitants - proportion qui n'est dépassée qu'aux Etats -Unis et en Australie - et 2,9 infirmières pour 10 000 habitants, proportion très faible si on la compare à celle des EtatsUnis d'Amérique, qui est de 31 pour 10 000 habitants. Il y a en Uruguay 137 hôpitaux, dont 70 gérés par l'Etat, avec un total de 17 000 lits (en 1967), soit 6 lits pour 1000 habitants. En 1967, cette proportion n'était dépassée en Amérique que par le Canada, les Etats -Unis d'Amérique, les Bermudes et d'autres petites îles. Certains de ces chiffres pourraient créer une impression favorable mais la réalité est qu'en Uruguay la prestation des soins médicaux se fait dans des conditions déplorables. Les deux principaux organismes dispensateurs, le Ministère de la Santé publique et l'Assistance médicale collective, se trouvent dans une situation critique. La situation la plus grave est sans aucun doute celle du Ministère de la Santé publique qui n'a ni politique sanitaire, ni plan dont les priorités seraient basées sur des données épidémiologiques l'adaptant à la réalité nationale, et qui fonctionne dans des conditions totalement anarchiques, les centres d'assistance n'étant pas situés aux endroits qui conviennent, mais ayant été bien souvent créés à des fins uniquement politiques. Il y a chevauchement et prolifération des services, on manque d'équipement moderne, et le personnel est composé de quelque 15 000 fonctionnaires qui perçoivent les traitements les plus bas de l'administration publique, ce qui fait que leur rendement est médiocre et qu'ils ne cherchent aucunement, faute d'intérêt, à travailler au mieux de leurs possibilités. :
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Des sommes d'argent énormes sont gaspillées faute de planification et d'intégration. L'administration n'a pas de normes modernes et tout cela se traduit par une dilapidation de ressources qui fait contraste avec la situation critique du pays. L'Assistance médicale collective n'échappe pas à cette crise; si certaines institutions assurent des services de haute qualité, on ne peut en dire autant d'autres, qui visent à des buts lucratifs plus qu'à une action d'aide mutuelle. A l'heure actuelle, une association ne comptant qu'un nombre limité d'adhérents ne peut pas financer à elle seule les services médicaux, dont le coût ne cesse de s'élever en raison du développement technique. Face à cette situation, trois mesures peuvent être envisagées relever les cotisations des adhérents, qui sont fixées par des organismes spéciaux, diminuer la qualité de l'assistance ou réduire la rémunération des travailleurs de la santé. Aucun de ces moyens n'est recommandé. Les choses en sont arrivées à un point où la seule issue possible est la création d'un Service national de Santé ayant comme but essentiel de dicter une politique sanitaire et d'élaborer un plan prioritaire correspondant à la réalité socio- économique et à la situation épidémiologique nationale. Ce service aura pour tâche de coordonner, planifier et intégrer toutes les ressources économiques, matérielles et humaines disponibles et de les compléter selon les possibilités nationales, en visant à assurer des prestations médicales de la plus haute qualité possible à la totalité de la population sans distinction, dans un esprit d'universalité et de continuité. Le financement du Service national de Santé et du système sanitaire doit être assuré par l'organisation d'une assurance -maladie nationale permettant de fournir les meilleurs soins médicaux possibles ainsi que les prestations économiques correspondantes. En Uruguay, les conditions favorables que suppose un tel programme sont réunies a) l'espérance de vie atteint 70 ans et les principales causes de morbidité et de mortalité sont le cancer et les affections cardio -vasculaires; b) 98,5 % des décès font l'objet d'un certificat médical, ce qui indique l'ampleur de la couverture assurée par les services médicaux; c) l'investissement du pays dans le secteur de la santé est important US $45 par personne et par an; d) un énorme pourcentage de la population cotise par avance aux associations d'assurance mutuelle; e) la volonté politique nécessaire existe au niveau le plus élevé et le programme bénéficie de l'appui des fournisseurs et des utilisateurs des services, de la Faculté de Médecine, de la Convention nationale des Travailleurs et du Syndicat des Médecins. On ne saurait envisager d'autre solution, car les prestations médicales sont à l'heure actuelle insuffisantes non seulement en quantité (ne couvrant qu'une partie de la population), mais aussi en qualité, étant surtout orientées vers les soins curatifs, alors que les mesures de prévention sont négligées. A quoi il faut ajouter l'état déplorable de certains établissements hospitaliers. Le Service national de Santé devrait être intégré dans un vaste programme d'assurances sociales nationales par lequel il serait financé. Avec ce total changement de structure des services médicaux devra aller de pair la création d'un statut des travailleurs de la santé qui donne à ceux -ci d'amples garanties en matière de sécurité économique et sociale, de salaires équitables leur permettant de vivre dans la dignité, de congés payés, de retraite à un âge déterminé, avec une pension assurant le maintien du niveau de vie, et des prestations pour les personnes à leur charge quand cela se justifie. Un régime collégial pour les médecins et une organisation correspondante du personnel paramédical sont la condition essentielle du succès d'un service national de santé. Il ne faut pas perdre de vue qu'avec le Service national de Santé la position du médecin sera différente de ce qu'elle est aujourd'hui; celui qui exercera la médecine dans le cadre du nouveau régime de sécurité sociale servira la collectivité, et sera avant tout l'un de ses chefs de file. Dans le couple médecin -malade, la médecine considérée comme un art doit céder le pas à la médecine scientifique "le médecin ou l'équipe au service de la collectivité ". Le changement doit être radical; l'enseignement de la médecine se fera dans le vaste cadre du Service national de Santé, ce qui constituera un stimulant fondamental pour le changement de structure prévu. Nous avons pris, dans le secteur de la santé, un retard énorme. Aussi devons -nous procéder à une restructuration profonde qui nous permette d'élargir notre système de sécurité sociale en assurant à tous les habitants de l'Uruguay une médecine de la plus haute qualité possible. Il nous faut faire un grand bond en avant pour franchir la distance qui sépare encore notre médecine du but que nous nous sommes fixé. Le seul moyen d'y parvenir est de créer une mentalité nouvelle vis -àvis des problèmes de santé, en un mouvement qui, pour reprendre les paroles de Disraeli, "compense son apparition tardive par la rapidité de ses progrès ". A ces fins, il a été constitué une commission nationale qui est entrée en fonction précisément à la date de la Journée mondiale de la Santé. Cette commission réunit des représentants de diverses institutions, des ministères de l'Economie et des Finances, de l'Education et de la Culture, du Travail et de la Sécurité sociale, de la Santé publique, ainsi que du Bureau de la Planification et du Budget, des Facultés de Médecine, de Chimie et de Pharmacie, de Droit et de Sciences sociales, : : :
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de Sciences économiques, d'Odontologie. A ses travaux participent aussi des représentants de l'Organisation mondiale de la Santé, de l'Organisation panaméricaine de la Santé, de la Banque de Prévoyance sociale, des Assurances d'Etat, du Syndicat des Médecins de l'Uruguay, du Conseil central des Allocations familiales, de la Convention nationale des Travailleurs, de l'Association uruguayenne des Sociétés mutualistes, de la Fédération des Sociétés mutuelles d'Assistance médicale, de la Fédération médicale de l'Intérieur. Pour pouvoir travailler plus efficacement, la Commission s'est divisée en deux grands groupes : a) celui qui étudie le problème des soins médicaux, et b) celui qui étudie les questions économiques et financières. Les efforts intenses qui sont déployés nous permettent d'espérer que, dans un délai de trois mois, le projet de Service national de Santé sera soumis à l'examen du pouvoir législatif, puis rapidement réalisé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Zambie. :
Merci, Docteur Minatta. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. CHIKWANDA (Zambie) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la présidence de cette auguste assemblée, de même qu'à adresser mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des diverses commissions. Cette assemblée, Monsieur le Président, fera époque dans l'histoire de l'Organisation. Je fais allusion à l'importante décision que nous avons prise ce matin d'accueillir la République populaire de Chine au sein de l'Organisation. Avec l'admission de ce grand pays, nous avons accompli un important pas en avant dans le sens de notre vocation d'Organisation "mondiale" de la Santé. Sans la République populaire de Chine et ses quelque 800 millions d'habitants, nous ne pouvions valablement prétendre représenter la santé mondiale. J'aspire au jour où les pays qui sont encore soumis au régime colonial en Afrique et ailleurs, en fait où tous les pays actuellement tenus à l'écart, occuperont la place qui leur revient au sein de l'Organisation. Je ne saurais manquer de féliciter le Directeur général et son Secrétariat de l'excellent Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971. Mon gouvernement a été très honoré par la visite que le Directeur régional pour l'Afrique, visite été dernier. le Dr Alfred Quenum, a faite en Zambie encourageante pour mes collaborateurs et moi -même, car nous avons pu constater qu'elle avait permis au Dr Quenum de mieux saisir nos problèmes de santé. Il nous a aussi été donné de bénéficier des services de plusieurs consultants à court terme qui se sont penchés sur toute une série de problèmes intéressant nos services de santé de base. J'attends maintenant avec impatience les rapports qu'ils auront établis ou les bons offices qu'ils jugeront pouvoir nous accorder après avoir analysé quelques -unes de nos demandes d'assistance au Programme des Nations Unies pour le Développement. Dans notre deuxième plan national de développement, mon gouvernement a donné une très haute priorité au projet de zone de démonstration de services de santé de base, pour lequel nous avons sollicité l'aide du PNUD. J'attends aussi les rapports des consultants à court terme de l'OMS qui ont évalué les services de santé maternelle et infantile, l'unité de radiothérapie et l'enseignement infirmier supérieur. Les rapports sur la législation sanitaire et sur la bilharziose ont été reçus et sont étudiés activement par mon gouvernement. Je tiens à marquer mon appréciation de l'aide accordée par l'Organisation mondiale de la Santé en faveur de notre programme de services de santé de base. Depuis trois ans et demi, nous n'avons pas enregistré de cas de variole. Nous intégrons actuellement tous nos programmes de vaccination dans les services de santé de base, ce qui implique naturellement une vaste infrastructure et un effort de propagande éducative auprès de la population, à laquelle ces services sont assurés gratuitement par le Gouvernement. Grâce à la nomination d'un paludologue au Ministère de la Santé, les activités sur le front du paludisme commencent aussi à se développer et je serai sans doute en mesure dans l'avenir de faire état de quelque progrès. Je ne doute pas un instant que le programme de lutte antipaludique aura pour résultat un accroissement de la productivité puisqu'il abaissera le taux élevé d'absentéisme dû au paludisme. Le Président de la Zambie a lancé notre deuxième plan quinquennal de développement lors de l'ouverture du Parlement en janvier dernier. La composante sanitaire de ce plan a été élaborée avec l'aide d'un planificateur sanitaire de l'OMS, qui travaille actuellement dans man ministère à l'achèvement du plan de santé décennal de la Zambie. La première tranche quinquennale de ce plan constitue la composante sanitaire du deuxième plan national de développement. La plus haute priorité est accordée à la formation, ce qui est selon moi la seule manière d'amener mon pays à se suffire à lui -même en matière de personnel qualifié. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je voudrais remercier le Président et les Vice Présidents sortants de la façon dont ils ont dirigé les travaux de l'Assemblée au cours de leur :
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mandat. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je vous remercie très sincèrement d'avoir bien voulu m'accorder votre attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Ghana. :
Merci, Monsieur Chikwanda. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, veuillez accepter Le Dr ADJEITEY (Ghana) (traduction de l'anglais) les plus chaleureuses félicitations du Ghana à l'occasion de votre élection et permettez -moi d'y associer les Vice -Présidents. J'espère que, sous votre conduite commune, la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé connaîtra la même réussite que celles qui l'ont précédée. Je tiens aussi à rendre hommage au zèle et à l'efficacité avec lesquels le Directeur général et ses collaborateurs ont mené les affaires de l'Organisation au cours de l'année écoulée. L'enthousiasme, la compétence et l'esprit amical dont le Directeur régional pour l'Afrique a fait preuve en gérant les affaires de la Région méritent les plus grands éloges et toute notre admiration. Une fois de plus, le Directeur général nous a présenté un Rapport complet et pourtant concis qui ne laisse dans l'ombre aucun domaine d'activité. Nous pouvons certes nous estimer heureux d'être servis par un Secrétariat d'une telle valeur. Comme vous le savez, Monsieur, il s'est récemment produit au Ghana un changement de gouvernement et je suis chargé de vous transmettre ainsi qu'à l'Assemblée les félicitations du Président et des membres du Conseil de Rénovation nationale et celles du peuple ghanéen. Ce changement de gouvernement n'implique aucune modification de notre attitude à l'égard de l'Organisation mondiale de la Santé, de son idéal et de ses objectifs. Nous restons et resterons un Membre à part entière et actif de cette auguste organisation, éminemment humanitaire et agissante. Le Ghana s'engage à continuer à participer pleinement à l'effort mené pour améliorer la qualité de la vie pour l'humanité tout entière. Le Ghana ressent depuis longtemps le besoin d'intégrer un plan complet d'action sanitaire dans son plan national de développement socio- économique. Il avait commencé à en élaborer un pour la période 1972 -1975, mais il a dû y surseoir en raison de graves difficultés économiques que le régime actuel s'efforce énergiquement de surmonter. Nous sommes donc contraints de nous en tenir à un plan à plus court terme de dix -huit mois. Nous avons pu identifier nos principaux problèmes de santé qui reçoivent dans notre planification toute l'attention qu'ils méritent. Nous avons décidé de suspendre la création de nouveaux hôpitaux pendant les 18 à 24 prochains mois, mais nous nous efforcerons dans le même temps de rendre opérationnels tous les centres et postes sanitaires ruraux afin de donner une plus forte impulsion à nos services de santé de base, dont l'activité sera orientée en priorité sur la santé maternelle et infantile (planification familiale comprise), la lutte contre les maladies transmissibles, l'assainissement et la nutrition. Le programme ghanéen de planification familiale bénéficie de l'appui de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, de la Fédération internationale pour le Planning familial, de la Fondation Ford et de divers autres organismes internationaux. De son côté, le Gouvernement lui apporte un important soutien financier. La pénurie de personnel reste une des plus graves entraves à l'expansion de nos services de santé. L'Ecole de Médecine du Ghana, d'où sortent actuellement une cinquantaine de médecins par an, se prépare à étendre sa capacité d'accueil de manière à pouvoir doubler ce chiffre d'ici environ cinq ans. D'autre part, nous formons maintenant, pour seconder les médecins, des chefs de centres de santé. Depuis l'année dernière, le centre rural d'enseignement sanitaire de Kintampo, qui assure la formation de ce personnel, est en mesure d'admettre 40 nouveaux élèves par an, contre 15 précédemment. Toujours en 1971, cette école a accueilli pour la première fois des élèves infirmières (femmes) qui se sont révélées très douées. Le centre reçoit une aide du FISE, avec lequel nous étudions actuellement la possibilité d'une extension de son assistance destinée à nous permettre d'agrandir l'école et d'en faire un établissement de formation plus complet pour tous les personnels sanitaires ruraux. A partir d'octobre prochain, l'Ecole de Médecine du Ghana compte introduire des cours postuniversitaires dans les spécialités cliniques. Nous explorons avec d'autres pays anglophones du Commonwealth en Afrique occidentale la possibilité d'une action commune en matière de formation postuniversitaire, car c'est par de tels programmes de formation locaux et régionaux que nous pourrons contribuer pour notre part à endiguer l' "exode des cerveaux ". L'année dernière, l'Assemblée s'est beaucoup préoccupée de la pandémie de choléra. Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que, grâce à ses propres efforts et à l'aide constante et généreuse de l'Organisation mondiale de la Santé, le Ghana a complètement jugulé cette terrible maladie. En fait, si son éradication totale n'est pas entièrement réalisée, les cas patents de choléra sont devenus très rares. Monsieur le Président, il m'est aussi très agréable de rappeler que nous avons tenu récemment, en collaboration avec l'OMS, un séminaire régional très réussi de formation sur le choléra qui a permis aux participants d'observer par eux -mêmes les méthodes et l'organisation appliquées par le Ghana pour maîtriser l'épidémie de choléra. Il importe toutefois de souligner que la rareté des :
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cas et le traitement relativement facile de la maladie ne sauraient conduire à relâcher la vigilance ni à renoncer à des programmes actifs et continus d'hygiène du milieu. La mise en place de systèmes convenables d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets pour les populations rurales représente en dernière analyse la seule solution valable pour venir à bout du choléra, et nous ne cessons d'y insister dans notre programme. Monsieur le Président, peu après avoir pris mes fonctions de commissaire à la santé, j'ai eu le plaisir et le privilège de signer l'accord relatif à la méthodologie de la lutte contre la shistosomiase dans les lacs artificiels. Nous espérons beaucoup de ce projet inter -pays articulé sur le Ghana et l'Egypte. J'attends d'autre part avec impatience la mise à exécution du projet de lutte contre l'onchocercose dans le bassin de la Volta. Le Ghana continuera d'assumer pleinement son rôle dans ces deux programmes inter -pays. En ce qui concerne les projets exclusivement nationaux, j'aimerais mentionner le programme préparant au diplôme d'infirmière d'Etat et le cours d'enseignement infirmier supérieur de l'Université du Ghana. Ces deux programmes ont progressé à tel point que l'assistance de l'OMS peut leur être graduellement retirée. L'exécution des programmes OMS /PNUD d'aménagement d'égouts dans les villes et d'approvisionnement en eau dans les zones rurales se poursuit activement, et les travaux de mise en place des grands collecteurs d'Accra, la capitale, s'imposent aux regards de tous les visiteurs. Les séminaires d'éducation sanitaire de Kintampo ont continué de donner d'excellents résultats et l'année dernière, comme les années précédentes, le conseiller de l'OMS en éducation sanitaire y a joué un rôle très important. D'autre part, un consultant OMS collabore au renforcement de la Division de l'Hygiène du Milieu au Ministère de la Santé. Monsieur le Président, tout en félicitant l'OMS de tout ce qu'elle a accompli à travers le monde et en particulier du soutien qu'elle a apporté aux efforts du Ghana, j'aimerais rendre hommage au FISE pour la promptitude avec laquelle il nous a fourni son aide dans le domaine sanitaire. Le Fonds nous a fait don l'an dernier de dix camionnettes Volkswagen pour notre service de soins infirmiers de santé publique et nous en attendons quatorze autres. Cette aide a eu un immense effet psychologique et a permis d'élargir le rayon d'action de cet élément, très important mais particulièrement mal pourvu en personnel, de nos services de santé. Les problèmes alimentaires et nutritionnels comptent parmi les plus importants au Ghana. Outre les ravages particulièrement graves de la malnutrition chez les enfants d'âge préscolaire, les femmes enceintes et les mères allaitantes, nous souffrons aussi d'une pénurie chronique de vivres dans les diverses parties du pays. 'C'est pourquoi le Gouvernement actuel a mis sur pied un vaste programme pour amener le pays à se suffire à lui -même sur le plan alimentaire. L'Opération "Nourris toi toi -même" lancée par le Gouvernement en vue d'augmenter la production alimentaire figure au tout premier rang des priorités. Nous qui appartenons au secteur de la santé savons bien que la production 'de denrées alimentaires n'est pas nécessairement suffisante en soi pour résoudre les problèmes nutritionnels d'un pays. Aussi avons -nous entrepris de réorganiser nos services de nutrition et, avec l'aide du FISE et d'autres institutions internationales, d'organiser des projets spécifiquement destinés à réduire sinon à supprimer la malnutrition protéino -calorique au Ghana. Nous espérons que l'Organisation sera en mesure de nous apporter le soutien nécessaire. Monsieur le Président, permettez -moi de vous réitérer mes félicitations pour votre élection et d'exprimer à nouveau mes remerciements au Directeur général et à tout le personnel de l'OMS. Croyez bien que le Ghana continuera de collaborer activement avec l'Organisation, non seulement en vue de résoudre ses propres problèmes, mais aussi, dans la mesure du possible, pour aider les autres pays dans le domaine général de la santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Mali. :
: Merci, Docteur Adjeitey. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables Le Dr FOFANA (Mali) délégués, la délégation malienne est heureuse de s'associer aux précédents orateurs pour vous exprimer, Monsieur le Président, ainsi qu'à vos éminents collègues du bureau, ses chaleureuses félicitations pour votre brillante élection, qui constitue d'ores et déjà un gage de succès pour les travaux de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. De même, nous nous félicitons de voir la Chine retrouver enfin sa place au sein de la famille des Nations Unies et tout particulièrement de l'OMS qui, de ce fait, se trouve considérablement rapprochée de sa véritable signification, à savoir une organisation universelle au service de l'humanité tout entière. Cet événement de portée historique ne pourra que renforcer notre organisation. Nous espérons que cet exemple nous encouragera à faire en sorte que les autres Etats encore tenus à l'écart de nos travaux - et qui ne demandent qu'à y participer - ne tarderont plus à obtenir satisfaction pour qu'enfin l'OMS réponde pleinement à son idéal d'universalité.
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Monsieur le Président, permettez -moi à présent de me référer aux points de l'ordre du jour soumis à notre examen et de remercier le Président du Conseil exécutif et le Directeur général pour les rapports excellents qu'ils viennent de commenter pour nous avec tant de clarté. Nos remerciements vont également aux membres du Conseil exécutif, aux membres du Secrétariat et aux Directeurs régionaux pour leur précieuse contribution à ce travail. Nous avons particulièrement apprécié le rapport de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif qui constitue une étude critique aussi exhaustive que minutieuse du projet de programme et de budget pour l'exercice 1973. Il traduit bien ce souci d'objectivité et d'efficacité qui a toujours guidé le Conseil exécutif dans ses travaux. Nous sommes convaincus que les recommandations et observations pertinentes qui sont formulées sur les différents aspects du programme contribueront efficacement à faciliter les travaux des commissions et les décisions de l'Assemblée. S'agissant du Rapport du Directeur général, il a tout autant retenu notre attention, tant par sa haute valeur scientifique que par l'étendue et la complexité des problèmes à résoudre. Aussi mesurons -nous toutes les difficultés qu'implique la mise en oeuvre de tant de projets et nous n'en apprécions que davantage les résultats, dont certains sont remarquables. L'année 1971 a été dominée par le choléra dans maintes régions. Malgré cette situation exceptionnelle, l'Organisation s'est efforcée de maintenir l'essentiel de ses activités, faisant ainsi la preuve de son dynamisme et de son efficacité en tant qu'organisme d'information, d'assistance et de coordination. Au Mali, pendant la période considérée, l'OMS a continué d'apporter son assistance à la campagne contre la variole et la rougeole, qui est entrée dans sa phase d'entretien depuis plus d'un an et qui englobe la vaccination contre la fièvre jaune. Cette campagne bénéficie aussi de l'assistance de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique; celle -ci devrait prendre fin en décembre 1972. Le Mali renouvelle le voeu de voir se poursuivre cette assistance comme celle de l'OMS, afin de consolider les excellents résultats obtenus - puisque voici quatre ans que nous n'avons pas observé un seul cas de variole au Mali. Par contre la campagne contre la rougeole n'a pas donné les résultats escomptés, comme le prouvent les flambées observées un peu partout durant ces derniers mois. En conséquence, il nous parait essentiel de poursuivre les recherches en vue d'un vaccin plus stable. Concernant la fièvre jaune, malgré le risque potentiel de réviviscence tel qu'il a été révélé par les enquêtes épidémiologiques, il n'a pas été observé de cas depuis la petite bouffée survenue en novembre 1969. Contre la tuberculose, il a été effectué, avec l'assistance de l'OMS et du FISE, pendant l'année 1971, 607 934 vaccinations au titre de la phase d'attaque et 29 419 au titre de la phase d'entretien. Cette campagne se déroule normalement, bien que l'OMS en ait retiré son expert phtisiologue au moment où ce dernier était le plus utile. Par ailleurs, il convient de signaler la virulence des réactions vaccinales au vaccin Glaxo en campagne de masse - chose qui peut réduire le taux de fréquentation pendant la phase d'entretien. Aussi, en accord avec l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies, avons-nous recommandé la recherche d'un vaccin aussi efficace mais donnant moins de réactions locales. Contre le choléra, le Mali a bénéficié de l'assistance de nombreux pays amis et institutions internationales. Ainsi, nous avons en 1970 reçu 690 000 doses à 1 ml de vaccin anticholérique et 2000 litres de soluté Hartman de l'OMS, ainsi que 10 000 gélules de tétracycline du FISE; en 1971, 300 000 doses à 1 ml de vaccin anticholérique et 2000 litres de soluté Hartman de l'OMS, ainsi que 12 500 litres de soluté Hartman du FISE; et en 1972, 80 000 doses à 1 ml de vaccin anticholérique et 1000 litres de soluté Hartman. A cela, il convient d'ajouter des allocations de bourses pour deux participants au séminaire sur le choléra à Bobo -Dioulasso en 1970, et deux participants au séminaire de Bamako en 1972. Nous rappelons que le Mali n'a pas observé un seul cas de choléra depuis juillet 1971. Contre la poliomyélite, il a été pratiqué 26 559 vaccinations en 1971. Dans le domaine de la formation, outre des bourses d'études - dont les dernières accordées sont antérieures à 1968 - nous bénéficions de l'assistance de deux monitrices en soins infirmiers et d'un soutien à notre Ecole de Médecine. Malgré la situation exceptionnellement défavorable créée dans la Région depuis 1970 par le choléra, et malgré la crise monétaire intervenue, il est hautement souhaitable de continuer à accorder la priorité à la formation du personnel, et ceci par l'octroi régulier de bourses d'études. Dans le développement des services de santé de base, nous bénéficions de l'assistance d'un ingénieur sanitaire participant activement à la formation du personnel et qui, malheureusement, est en instance d'affectation. L'expert chargé de la réorganisation des services de protection maternelle et infantile vient de prendre son poste; il sera assisté par une infirmère de l'OMS déjà en place depuis un an. Nous avons également reçu l'expert chargé du système de drainage de la ville de Bamako et de l'approvisionnement public en eau de certaines villes de l'intérieur du Mali. Ces différents projets se déroulent normalement dans l'ensemble.
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En dépit des progrès réalisés et de tant d'efforts louables, nous sommes d'accord avec le Directeur général pour reconnaître qu'il devient de plus en plus évident que, dans certains domaines, la situation n'a pas évolué de façon sensible. C'est notamment le cas pour de nombreuses maladies qui continuent de poser des problèmes pour lesquels aucune solution satisfaisante n'est encore en vue. En effet, la bataille contre la lèpre n'est pas encore gagnée; la trypanosomiase et l'onchocercose, malgré l'intérêt qu'elles suscitent, n'ont encore fait l'objet d'aucune action d'envergure. En outre, le paludisme et la rougeole continuent de figurer parmi les principales causes de mortalité infantile en Afrique. Pourtant, que de recherches financées à grands frais tandis que les résultats de travaux accumulés restent insuffisamment exploités ou inexploités. Il convient peut -être de poursuivre les recherches, mais aussi de repenser notre stratégie dans maints domaines et surtout de renforcer les moyens disponibles et de les concentrer sur des projets prioritaires plutôt que de disperser nos efforts. En d'autres termes, il nous faudrait chercher à tirer le meilleur parti des ressources disponibles tant sur le plan des connaissances que sur celui des moyens techniques. Telles sont les réflexions que nous ont inspirées les rapports soumis à notre examen. Avant de terminer, permettez -moi, Monsieur le Président, de renouveler nos témoignages de gratitude et nos très vifs remerciements à M. le Directeur général et à notre Directeur régional, ainsi qu'à leurs collaborateurs, pour leur inlassable dévouement. Je remercie également tous les pays amis et institutions internationales ou nationales pour leur généreuse contribution à la protection et à la promotion de la santé de nos populations. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Soudan. ;
Merci, Docteur Fofana. Je donne maintenant la 1 :
M. ABU EL GASIM (Soudan) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)
Au nom de la
République démocratique du Soudan, permettez -moi, Monsieur le Président, de vous féliciter sincèrement de votre élection à la présidence de cette assemblée. Je tiens aussi à féliciter les Vice -Présidents et les
Présidents des diverses commissions. Enfin, qu'il me soit permis de remercier et de féliciter le Directeur général de l'excellent Rapport extrêmement complet qu'il nous a présenté. Monsieur le Président, honorables délégués, depuis la dernière Assemblée deux événements de la plus haute importance se sont produits en République démocratique du Soudan. Tout d'abord, le chef révolutionnaire, le général Nemeiry, a été élu à l'unanimité aux fonctions de président de la République démocratique du Soudan. Lors de son entrée en fonction officielle comme premier président élu du pays, le Président Nemeiry a fortement insisté sur la nécessité d'assurer des services sociaux à la population et d'améliorer le sort des citoyens ordinaires. A propos des problèmes sanitaires, il s'est exprimé en ces termes "La santé est un autre droit fondamental; elle n'est ni ne saurait être une marchandise qui se vend ou qui s'achète. Elle est un droit de chaque citoyen sur tout le territoire de notre patrie. Notre but ultime est de garantir l'accès aux soins à tout citoyen où qu'il se trouve et quelles que soient ses ressources. C'est là notre but ultime, dont la réaliSation dépend de nos ressources humaines et matérielles. C'est pourquoi nous devons nous fixer comme objectif immédiat de renforcer les services médicaux préventifs et sociaux de manière à éradiquer les maladies endémiques qui sapent les énergies de la nation et diminuent la productivité des citoyens. "Nos zones rurales sont la base de notre économie et de notre puissance car c'est d'elles qu'émanent nos ressources humaines et matérielles. Mais elles ont été négligées pendant toute la dernière génération et un gouvernement populaire soucieux de justice se doit de fournir aux populations rurales les soins médicaux essentiels en établissant des services de santé dotés d'un personnel qualifié et compétent. "Tout en mettant l'accent sur la médecine préventive, nous devrons au cours des prochaines années développer et améliorer les services curatifs tant dans les centres existants que dans les hôpitaux urbains et les zones industrielles. C'est ainsi seulement que nous arriverons à épargner aux habitants des régions écartées la peine d'avoir à se rendre dans une plus grande ville pour se faire soigner. De même, si de bons services curatifs sont assurés à Khartoum, nos citoyens n'auront plus besoin d'aller se faire soigner à l'étranger, sauf dans quelques cas très particuliers. Nos enfants étant notre richesse, nous devrons nous employer dans les années qui viennent à améliorer radicalement nos services de santé maternelle et infantile et à vacciner un demi -million d'enfants par an contre les maladies courantes qui les menacent à l'âge où ils sont le plus vulnérables." La politique énoncée par le Président Nemeiry s'est traduite en directives techniques adressées au Ministère de la Santé et par la définition des buts et objectifs suivants a) donner plus d'importance aux questions de médecine sociale et préventive en mettant spécialement l'accent sur :
1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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la lutte contre les maladies transmissibles et endémiques et l'extension des services de santé maternelle et infantile; b) renforcer et développer à tous les niveaux les moyens de formation de personnel professionnel, technique et auxiliaire dont le pays a un besoin croissant; c) consolider les services curatifs existants et veiller à ce qu'ils offrent des soins médicaux complets à la population; d) réduire l'écart qui existe entre les services dont bénéficient respectivement la capitale et les provinces d'une part, les villes de province et les zones rurales d'autre part, c'est -à -dire offrir plus de services à la population rurale, qui représente 80 % de la population totale du Soudan. Ces objectifs montrent bien ce qui apparaît primordial aux yeux du Président et témoignent de l'intérêt qu'il porte personnellement à l'amélioration des services de santé destinés à la population. Monsieur le Président, honorables délégués, un système de santé efficace doit répondre aux besoins que la population juge immédiats et urgents. Il faut en même temps que les services de santé touchent les collectivités et les foyers et influent sur les modes de vie, la construction des bâtiments, la protection de l'eau, les pratiques en matière d'accouchements, l'alimentation des enfants, la dimension des familles, ce qui exige qu'ils soient fortement décentralisés et que la responsabilité de l'exécution du programme de santé soit confiée aux autorités locales. Il a été créé à cette fin des régions sanitaires correspondant aux divisions administratives du pays et qui géreront elles -mêmes leurs services. Chaque région aura au moins un hôpital central qui offrira à la population des services spécialisés de médecine, chirurgie, obstétrique, gynécologie, ophtalmologie et médecine préventive. Au niveau du district, il peut y avoir un hôpital de 100 à 200 lits placé sous la direction d'un médecin -inspecteur assisté d'une équipe de médecins. Pour le reste de la population, le Gouvernement a établi des services sanitaires intégrés sous forme de centres de santé destinés à fournir des services curatifs et préventifs spécialement axés sur la santé maternelle et infantile, l'éducation sanitaire, les vaccinations et l'hygiène du milieu. Le réseau de ces centres est progressivement élargi de manière à couvrir un nombre croissant d'habitants. Dans le reste du pays, où la population est clairsemée ou nomade, il existe un certain nombre de dispensaires dont le fonctionnement est assuré par des assistants médicaux. A cela s'ajoutent des formations médicales telles qu'infirmeries ou dispensaires mobiles qui fonctionnent dans les régions reculées ou se déplacent avec la population migrante et qui sont desservies par du personnel médical qualifié. Selon la nouvelle politique du Gouvernement, toute la responsabilité du fonctionnement de ces services de santé ainsi que le contrôle du budget correspondant seront confiés aux autorités locales. Le Ministère de la Santé déléguera ses pouvoirs aux directeurs régionaux, se réservant uniquement la direction technique des services, le contrôle administratif de certains établissements tels que les écoles des personnels de santé et le contrôle des programmes sanitaires internationaux et des programmes internationaux ou bilatéraux d'assistance, etc. Monsieur le Président, honorables délégués, l'hygiène du milieu joue un rôle essentiel dans la lutte contre les maladies transmissibles. Le Ministère de la Santé a mis au point, avec les Ministères des Affaires locales et du Développement rural, un programme d'hygiène du milieu que nous aimerions étudier avec les autorités compétentes afin d'en déterminer la faisabilité et de bénéficier de directives techniques au sujet de sa future exécution. J'espère que l'assistance supplémentaire que nous sollicitons ne nous sera pas refusée à l'heure où elle nous est particulièrement nécessaire, alors que nous avons montré, par notre bonne foi, que nous étions décidés à résoudre nos problèmes intérieurs par la négociation et les moyens pacifiques avec l'aide des pays amis et des institutions internationales. L'expérience que nous avons tentée d'amener la population à participer aux projets sanitaires a été très encourageante. La réponse à notre appel a même dépassé nos espérances et, dans bien des cas, le Ministère de la Santé a dû mettre un frein aux dons en nature et en espèces qui lui parvenaient en quantités constamment croissantes pour la construction de services de santé. La preuve est ainsi faite que les couches les plus modestes de la population sont prêtes à collaborer à leur propre développement et cette idée est maintenant bien ancrée au sein de la population. Pour le projet d'hygiène du milieu, nous pouvons nous attendre à une même participation populaire; la plus grande partie du travail sera faite par des volontaires recrutés par l'intermédiaire des conseils de village et des mouvements de jeunesse. Si cette expérience réussit, nous espérons qu'elle pourra servir de modèle ailleurs. Monsieur le Président, honorables délégués, j'ai dit en commençant que deux grands événements s'étaient produits au Soudan depuis la dernière Assemblée. Je viens de m'étendre sur le premier et je passe maintenant au second; en fait, ce second événement découle du premier et est lié au courage politique et au dynamisme du Président Nemeiry celui -ci est parvenu à réaliser un règlement politique à l'amiable pour le Soudan du sud, mettant ainsi fin à près de dix -sept années de conflits incessants et à un terrible gaspillage de nos rares ressources nationales. A la suite de cet accord, le Gouvernement est extrêmement désireux de lancer d'urgence un programme de secours et de reconstruction dans les trois provinces du sud. Lors des grandes tournées que j'ai faites :
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récemment dans le sud du pays, j'ai constaté que 20 à 25 % seulement des institutions sanitaires étaient encore en activité. Le reste avait dû être laissé à l'abandon en raison de l'insécurité; le matériel était perdu; la plupart des bâtiments étaient détruits ou en très mauvais état; une partie du personnel sanitaire avait fui, mais la majorité des agents étaient restés avec nous et travaillaient dans les villes principales ou les capitales provinciales. Avec le retour de la paix et l'installation dans le sud d'un Conseil exécutif représentatif, près de deux millions de nos concitoyens qui avaient été déplacés reviennent maintenant en nombre croissant, ce qui impose une charge insupportable aux quelques établissements sanitaires encore en fonctionnement et aux nouveaux services de santé. Le Gouvernement fait tout ce qui est en son - civiles, militaires, bénévoles et pouvoir pour mobiliser toutes les ressources disponibles philanthropiques - et remédier à la situation critique en donnant aux arrivants, qui en ont un si grand besoin, des secours et des moyens de se réinstaller. Cependant, nos ressources sont limitées et, même pour répondre aux besoins les plus urgents des provinces du sud et tenter de rétablir une situation normale, nous devons pouvoir compter sur l'aide des institutions internationales et des organisations bénévoles à qui nous demandons de soutenir cette action humanitaire. Nous sommes constamment en rapport avec le Directeur régional pour la Méditerranée orientale et avons demandé à titre d'urgence une augmentation de 40 % de l'aide accordée au Soudan. Nous avons aussi indiqué les maladies endémiques particulières pour lesquelles des projets OMS devraient être mis sur pied dans les trois provinces du sud afin que nous puissions les combattre scientifiquement et bénéficier de l'expérience mondiale de l'OMS en ce domaine. Nous souhaitons en outre que les experts qui seront affectés à ces projets soient non seulement des spécialistes de ces maladies mais aussi de bons administrateurs de la santé publique, en mesure de donner des conseils aux fonctionnaires médicaux principaux de la région pour l'administration générale des services de santé. Monsieur le Président, honorables délégués, ayant eu nous -même l'expérience du problème des réfugiés dans notre pays, nous comprenons d'autant mieux le drame de près d'un million de nos frères palestiniens qui ont été dépossédés de leur patrie et dont les enfants sont élevés depuis deux générations dans la réclusion inhumaine des camps de réfugiés. Le monde doit libérer sa conscience à l'égard des réfugiés palestiniens en leur rendant le droit de vivre dans leur pays, usurpé depuis près d'un quart de siècle. En attendant la venue de ce jour heureux, nous devons tous faire en sorte que la communauté internationale assure des services médico- sociaux adéquats dans tous les camps où des réfugiés palestiniens. sont contraints de vivre. Monsieur le Président, honorables délégués, permettez -moi, au moment où l'Organisation se prépare à célébrer son vingt- cinquième anniversaire, de féliciter la République populaire de Chine à l'occasion de son admission. Ce grand pays pourra désormais jouer son rôle historique dans la vie internationale et aider les autres pays. Monsieur le Président, le Gouvernement de la République démocratique du Soudan apprécie vivement le travail réalisé dans le cadre des divers projets de l'OMS et reconnatt le rôle prépondérant que jouent ces projets dans le développement des services sanitaires du pays. C'est pourquoi nous nous sommes particulièrement intéressés aux domaines d'activité de ces projets et avons prévu leur continuation à long terme avec une couverture financière appropriée dans notre plan quinquennal de développement. J'aimerais encore profiter de la présente occasion pour rendre hommage à l'esprit de coopération dont a fait preuve à notre égard le Dr Taba, Directeur régional, qui s'est toujours efforcé de comprendre nos problèmes et de nous fournir l'assistance nécessaire. Enfin, avant de terminer, j'adresse mes remerciements au Dr Rafique -Khan, représentant de l'OMS, qui nous a procuré sans relâche toutes les formes possibles d'assistance. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Rwanda. : :
Merci, Monsieur Abu El Gasim. Je donne maintenant
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables M. SEBATWARE (Rwanda) délégués et chers collègues, la délégation de la République rwandaise est particulièrement heureuse de joindre sa voix à celles de tous les délégués des pays Membres de cet organisme pour exprimer nos chaleureuses félicitations au Président de notre éminente assemblée, à qui nous venons de confier une lourde et délicate tâche, pour laquelle ma délégation s'empresse de lui souhaiter plein succès. Nos félicitations s'adressent également aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions. Le Rapport détaillé et complet que nous a présenté le Directeur général de l'OMS dénote sa compétence incontestée, ainsi que sa large compréhension des problèmes sanitaires des populations de notre monde. Notre délégation se doit de l'en remercier et de l'en féliciter très sincèrement. Nous saisissons ensuite cette occasion de présenter brièvement la situation sanitaire de notre pays. La République rwandaise, vous le savez déjà sans doute, a opté pour une médecine intégrée, c'est -à -dire une médecine dans laquelle l'action de prévention et l'acte curatif se complètent. Les bases de cette forme de médecine intégrée sont déjà posées. Pour y parvenir, le Gouvernement
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de la République rwandaise a, en plus de ses moyens propres, fait appel à l'OMS et au FISE. Leur aide nous a été précieuse. Aussi souhaitons -nous adresser ici nos remerciements sincères à ces organismes, tout en espérant qu'ils continueront à nous témoigner la même générosité, car la lutte n'est pas finie. En effet, le Rwanda, comme les autres pays en voie de développement, connaît encore plusieurs difficultés en matière de santé. Les maladies transmissibles, telles que la tuberculose pulmonaire, la coqueluche, la rougeole, le paludisme, la trypanosomiase et les verminoses, sont encore fréquentes. Les dysenteries et les gastro- entérites saisonnières font encore payer aux enfants et aux nourrissons un lourd tribut, de même que les infections broncho -pulmonaires aiguës. La malnutrition protéino -calorique, qui frappe les enfants entre un et trois ans, est principalement due à la carence en ressources alimentaires suffisantes et riches en protéines, ainsi qu'à l'ignorance des populations. Un grand effort a été consenti dans ce domaine, et déjà tout un programme d'éducation nutritionnelle et sanitaire à l'échelon national a été mis en marche. Quant à l'infrastructure sanitaire du Rwanda, pays de 26 000 km2 comptant près de quatre millions d'habitants, elle comprend 11 hôpitaux du Gouvernement, 42 maternités, 10 hôpitaux agréés, 2 cliniques, 103 dispensaires du Gouvernement, 42 dispensaires agréés, 1 sanatorium, 1 institut national de santé publique, 1 centre national du service d'épidémiologie, 1 centre de santé pilote, 5 centres de santé préfectoraux et intercommunaux en fonctionnement et 50 centres nutritionnels. L'ensemble de cette infrastructure totalise plus de 5000 lits. Le personnel infirmier comprend 474 personnes, dont 158 assistants médicaux. Le nombre de médecins s'élève à 57, dont 28 nationaux. Le personnel médical et paramédical des formations médicales agréées totalise 300 personnes, dont 12 médecins. Toutes ces formations médicales prodiguent des soins à travers tout le pays, mais l'indice de morbidité et de mortalité, surtout infantile, ainsi que l'incidence des maladies transmissibles, sont encore élevés. Aussi notre gouvernement, assisté par l'OMS, a déjà mis sur pied plusieurs projets de lutte. Le projet de lutte contre la variole et la tuberculose est entré dans sa phase de maintien. A partir de l'année prochaine, les activités de ce projet feront partie intégrante du service d'épidémiologie. Celui -ci s'occupera des maladies transmissibles et du laboratoire de santé publique, ainsi que des statistiques sanitaires et de l'assainissement. Le personnel consiste en un médecin et un technicien de l'OMS, qui ont leurs homologues rwandais. Le projet de développement des services de santé de base vise à l'intégration de la médecine et préventive en favorisant la création de centres de et communaux. La durée est fixée à quatre ans, mais renouvelable. Le personnel consiste en un médecin, chef du projet, un médecin pédiatre au centre de santé de Kibilizi, deux infirmières monitrices et un inspecteur sanitaire. Nous avons en outre fait la demande d'un médecin nutritionniste. Ce projet est financé par le budget ordinaire de l'OMS, avec l'aide du FISE pour ce qui concerne l'équipement et le matériel. Ce personnel n'a pas encore d'homologues. En matière de formation et d'enseignement, un poste de professeur en santé publique est maintenu; le traitement de son titulaire est à la charge du PNUD. Un médecin microbiologiste est en place au laboratoire universitaire, à Butare. En outre, le montant octroyé par l'OMS pour les bourses d'études s'élève à US $14 000 pour 1972 et à US $20 000 pour 1973 -1974. La contribution du FISE pour ce projet consiste en la fourniture du matériel didactique et l'allocation de frais de recyclage et de frais de subsistance aux écoles paramédicales. Une augmentation annuelle de ce montant est indispensable pour nous permettre d'étoffer progressivement nos cadres. D'autres projets sont envisagés. En vue de la lutte contre le typhus, des études ont été déjà faites par les techniciens de l'OMS, qui a alloué à cette fin un montant de US $10 000. Ce projet viserait, de façon intensive et sur toute l'étendue du pays, la désinsectisation par le lindane et la vaccination de la population. Un médecin microbiologiste attaché au laboratoire universitaire à Butare devrait être suffisamment équipé pour faire des analyses sur place. D'autre part, un médecin hygiéniste est souhaité en plus des fonctions dévolues à notre hygiéniste actuel, il s'occuperait de l'étude sur la bilharziose au Rwanda. Un consultant à court terme en matière de législation sanitaire est souhaité d'urgence il devrait être mis à la disposition du Ministère de la Santé publique pendant six mois pour nous aider dans l'élaboration des premiers éléments de la législation sanitaire au Rwanda. Un deuxième consultant à court terme est également souhaité il pourrait nous aider dans l'élaboration d'un plan sanitaire intégré. Un spécialiste en médecine du travail est indispensable : le nombre des travailleurs augmente chaque année, et nous jugeons qu'il est plus que temps de pourvoir ce poste. Un homologue rwandais sera prévu. L'assistance de l'OMS pour l'assainissement des villes et cités au Rwanda est très souhaitée. M. Selim Bakhoum, consultant du PNUD, qui a été demandé par le Secrétariat d'Etat au Plan national, est en possession des documents qui lui permettront de faire une étude préparatoire. Le médecin hygiéniste mentionné plus haut jouerait un rôle prépondérant. Enfin, dans le cadre de la lutte contre la rougeole, nous estimons, malgré le coût élevé du vaccin, que l'assistance de l'OMS est souhaitable. : : :
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Monsieur le Président, honorables délégués, notre délégation s'en voudrait de ne pas exprimer au nom de notre gouvernement notre vive gratitude au Dr Quenum, Directeur régional de l'OMS, pour sa compréhension de nos problèmes et sa sollicitude pour résoudre les si nombreux problèmes de santé des pays de la Région africaine. Nous adressons nos sentiments de remerciement et de reconnaissance au Dr Karamustakis, représentant de l'OMS pour le Rwanda et le Burundi; nos remerciements vont également aux pays amis, Membres de l'OMS, qui nous apportent leur aide en matière sanitaire. C'est ainsi que l'Université de Gand (Belgique) a pris en charge la Faculté de Médecine de l'Université nationale du Rwanda; les résultats déjà atteints sont très encourageants. La France a, de son côté, pris en charge l'hôpital de Ruhengeri et son assistance est très appréciable. Enfin, l'Université d'Anvers (Belgique), par l'intermédiaire de l'organisme "METROPICAL ", a pris en charge le centre hospitalier de Kigali, notre capitale; la construction d'une clinique et de tout un complexe hospitalier est en cours Nos sentiments de remerciement s'adressent de façon spéciale à l'OMS et au FISE pour l'aide substantielle et efficace qu'ils continuent à nous prodiguer. Nous nous permettons cependant d'attirer leur attention sur l'existence de multiples difficultés locales qui peuvent être un handicap pour la bonne réalisation des projets (par exemple les mauvaises routes, le coût élevé de l'entretien des véhicules, un personnel peu entraîné). Aussi nous permettons -nous de solliciter une augmentation des fonds affectés aux dépenses locales pour faire facilement face à ces difficultés. La délégation de mon gouvernement termine ce modeste exposé qui, nous l'espérons, a pu permettre à cette auguste assemblée de se rendre compte des efforts déployés, mais aussi des difficultés qui restent à surmonter, en formulant le voeu de voir le jour où nos populations, délivrées des méfaits de la maladie, pourront jouir d'une meilleure santé et consacrer leurs forces au développement socio- économique de leur pays et à leur épanouissement. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Grèce. :
Merci, Monsieur Sebatware. Je donne maintenant la
Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, ma délégation se joint aux orateurs précédents pour vous féliciter ainsi que les autres élus. Elle adresse également au Directeur général et à ses collaborateurs des félicitations pour leur travail de toute l'année et pour le compte rendu succinct qu'ils nous en ont présenté. Le Rapport annuel expose de nombreux exemples de coordination entre plusieurs pays sur des études qui auraient été impossibles sans l'appui de l'OMS. Si l'Organisation doit s'efforcer de lutter contre les maladies dans les pays où les services sanitaires sont peu développés, elle a aussi un rôle capital à jouer en favorisant les échanges de vues et de connaissances entre tous les pays. C'est essentiellement en raison de cette fonction de coordination qu'elle doit essayer de promouvoir la recherche médicale et l'application de la recherche aux progrès de la santé. Les activités de l'OMS s'amplifient d'année en année, son budget et son personnel suivent une courbe ascendante, et son équipement technique se perfectionne. Comme le dit le Directeur général dans le Rapport annuel, les maladies transmissibles et les maladies parasitaires continuent à représenter la menace principale pour la santé humaine. Le choléra et la variole posent toujours un problème dans certains pays alors qu'il est possible aujourd'hui de les éradiquer totalement. La tuberculose et les maladies vénériennes restent très répandues et l'on n'a pu mettre un frein aux maladies à virus. En Grèce, la poliomyélite et la diphtérie ont été complètement éradiquées grâce à un programme intensif de vaccinations. D'une manière générale, les autres maladies transmissibles et parasitaires, à l'exception de l'hépatite infectieuse - qui pose un problème international - ont nettement décliné tant sur le plan de la mortalité que sur celui de la morbidité. A l'inverse, les maladies non transmissibles, telles que les maladies cardio -vasculaires, les tumeurs malignes et les accidents, sont les principales causes de décès. La Grèce consacre actuellement de grands efforts à son développement économique et, parallèlement, à son développement social et elle s'efforce de relever le niveau de vie de la population. Les crédits budgétaires alloués à la santé ont été augmentés ces dernières années. Plus de 92 % de la population bénéficie d'une assurance -maladie. En vertu d'une nouvelle législation, les médecins de famille sont incorporés dans le système de sécurité sociale de même que les organismes techniques et professionnels qui desservent près de 35 % de la population. Par suite de l'urbanisation croissante et du développement industriel rapide du pays, il faut adapter les services de santé à de nouvelles situations. C'est pourquoi, en plus des services de santé périphériques existants, le Gouvernement crée sept administrations sanitaires régionales qui permettront de décentraliser les services. De nouveaux hôpitaux de 600 lits ainsi que des centres d'enseignement médical clinique sont prévus dans ces nouveaux secteurs régionaux. L'exploitation des données par ordinateur a déjà été introduite dans certains services de santé du Ministère des Services sociaux. Le travail accompli en 1971 dans le domaine de l'hygiène du milieu par l'OMS en général et par le Bureau régional de l'Europe en particulier, tel que l'expose le Rapport du Directeur général, :
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a spécialement retenu l'attention de la délégation grecque. Celle -ci estime que le travail de l'Organisation correspond bien à l'importance et à l'intérêt que le sujet mérite. Il faut féliciter le Directeur général de ce qu'il a fait dans ce domaine renforcement du programme, buts assignés à celui -ci, solution d'ensemble qui lui est apportée, objectifs à court et à long terme, travaux accomplis pendant la période considérée. La Grèce, qui occupe une position intermédiaire entre les pays développés et les pays en voie de développement, s'intéresse tout spécialement aux problèmes d'hygiène du milieu et elle appuiera énergiquement, dans la mesure de ses moyens, tout renforcement des activités dans ce secteur. Il serait peut -être utile à cet égard de compléter les informations de la page 94 du Rapport, annuel du Directeur général concernant les avis donnés par l'OMS au sujet de la lutte contre la pollution atmosphérique imputable à l'industrie, aux véhicules à moteur et aux sources domestiques à Athènes. En effet, les avis que l'OMS a donnés ne se sont pas limités à la pollution atmosphérique mais ont porté aussi sur la pollution de l'eau, l'élimination des déchets solides et la lutte contre le bruit; ils se rapportaient en outre à l'aide fournie par l'OMS au Gouvernement grec pour préparer une demande d'assistance du PNUD en vue d'organiser un programme global de lutte contre la pollution de l'environnement à Athènes et dans ses environs. Nous espérons que les activités préparatoires seront approuvées sous peu et que le programme, qui a pour nous une telle importance et une telle urgence, pourra commencer en juillet. A notre connaissance, c'est le seul programme de ce genre qúi soit prévu en Europe et nous voudrions qu'en plus de son utilité pour la Grèce il puisse inspirer à d'autres pays une solution à leurs problèmes de pollution. Nous ne manquerons pas de faire tout ce qui sera en notre pouvoir pour que d'autres retirent aussi un bénéfice du programme, apportant par là une contribution supplémentaire au bien -être de l'humanité. Monsieur le Président, la santé nationale ne pourra être préservée que si certaines conditions sont remplies au niveau international. Je pense ici en particulier aux maladies transmissibles et aux maladies parasitaires, pour lesquelles il n'est pas de frontières. Le volume croissant et l'accélération du trafic international favorisent la propagation des maladies transmissibles sur toute la planète. Seule la collaboration internationale la plus étroite pourra venir à bout de ces affections. Tous les Etats Membres de l'OMS ont le devoir de coopérer et de lutter pour conquérir ce bien suprême, le bien -être physique, mental et social de tous les peuples du monde. Pour terminer, je tiens à vous assurer, Monsieur le Président et Messieurs les délégués, que mon gouvernement apporte sa collaboration sans réserve à tous les efforts de l'Organisation mondiale de la Santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Madame Violakis. Je donne maintenant la parole au délégué de la République Centrafricaine. :
M. MAGALE (République Centrafricaine) Monsieur le Président, honorables délégués, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, la délégation de la République Centrafricaine a le grand plaisir de vous adresser ses plus cordiales salutations et de vous assurer de la réelle joie qu'elle éprouve, une fois de plus, à vous retrouver dans cet historique Palais des Nations et dans cette belle ville de Genève. Monsieur le Président, en vous présentant ses vives félicitations, la délégation centrafricaine se rappelle au bon souvenir du Dr Layton, une grande figure qu'elle connaît personnellement et qui a toujours mis ses qualités, sa compétence et son dévouement au service de notre organisation. Les distingués membres du Conseil exécutif sont d'ailleurs là pour témoigner de votre efficace contribution au service de la santé mondiale. Si c'est aussi avec un grand plaisir que j'adresse aux autres membres du bureau les sincères félicitations de la délégation de ,e mon cher pays, je saisis cette même occasion pour présenter à toutes les délégations mes profonds remerciements pour avoir honoré la République Centrafricaine en me confiant un poste de vice -président de cette honorable assemblée. Monsieur le Président sortant, fidèle à votre souvenir d'un chef ferme, plein d'une sympathique autorité lors de la Vingt -Quatrième Assemblée, ma délégation s'acquitte d'un agréable devoir, celui de vous redire la satisfaction qu'elle garde encore de votre haute présidence. Monsieur le Directeur général, à cette Vingt- Cinquième Assemblée générale, l'Organisation, qui fête à travers ces assises son vingt- cinquième anniversaire et donc un quart de siècle, est en droit d'attendre un bilan riche et positif, condition essentielle d'une sécurité indispensable au développement du monde et au bien -être de l'homme. La délégation centrafricaine vous félicite ainsi que vos collaborateurs d'avoir été réalistes dans les prévisions et efficaces dans l'exécution des décisions de notre organisation. S'agissant du Rapport annuel de 396 pages, hormis les lignes introductrices et l'annexe 16, on ne saurait trouver une meilleure idée de la situation sanitaire et du chemin à parcourir que dans une citation de votre propre plume "En dépit de ces difficultés qui se sont ajoutées à d'autres pour gêner l'action de l'OMS au cours de l'année écoulée, et malgré les revers enregistrés auparavant dans différents programmes et dont j'ai eu souvent à rendre compte dans le passé, on peut éprouver une certaine satisfaction devant le bilan global des réalisations de l'OMS depuis sa création et estimer, sans aller jusqu'à la complaisance, qu'il justifie d'immenses espoirs pour l'avenir." :
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Monsieur le Président et honorables délégués, le Rapport annuel de M. le Directeur général contenu dans les Actes officiels N° 197 étant riche en revues analysées et chiffrées de la situation sanitaire mondiale, continentale, régionale et nationale, la délégation centrafricaine a décidé à cette Vingt- Cinquième Assemblée de rompre avec la routine, celle d'un discours faisant le bilan des activités sanitaires nationales. Ce faisant, elle se réfère à l'esprit de l'introduction du Rapport annuel du Directeur général d'une part, et, d'autre part, au point 3.16 de l'ordre du jour provisoire (document A25/33 Add.2 - Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé) et au peu de bénéfice qu'elle a retiré des déclarations générales des sessions passées. En effet, la délégation de la République Centrafricaine pense que la discussion générale consécutive à la présentation du Rapport annuel du Directeur général, au lieu de consister en un bilan des activités, pourrait donner l'occasion de confier les recettes stratégiques contre tel ou tel problème de santé publique, tandis qu'une partie des discours traiterait des problèmes sanitaires nationaux ou internationaux. Sur ce point précis, ma délégation se félicite de l'exemple du Directeur général qui a abordé dans l'introduction de son rapport un problème complet qui attend une solution des contributions volontaires des Etats Membres "place de la recherche en santé publique ". En ce qui concerne la santé en République Centrafricaine, nous avons la grande joie de vous annoncer que les programmes assistés par l'Organisation et les aides bilatérales marchent à l'entière satisfaction du Gouvernement centrafricain. Cependant un problème mérite d'être porté à l'attention de cette auguste assemblée le réveil inquiétant de la trypanosomiase dans les foyers de l'Ouham et de la Haute -Sangha. A ce sujet le Gouvernement centrafricain renouvelle ici sa profonde gratitude et sa pleine confiance au Directeur régional pour l'Afrique, le Dr Quenum, et à son équipe, pour avoir pris les dispositions adéquates pour nous aider à endiguer ce réveil. En résumé, Monsieur le Président et honorables délégués, la délégation centrafricaine attend des déclarations à cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé un tournant nouveau, où l'on verra les délégations en plénière, comme dans les couloirs, confier des recettes stratégiques qui ont fait leurs preuves devant tel ou tel problème de santé publique formation, maladies transmissibles, hygiène du milieu, et j'en passe. En nous référant une fois de plus au point 3.16 déjà cité de l'ordre du jour provisoire, toute méditation et toute nouvelle procédure tendant à maintenir la durée de l'Assemblée dans le délai de trois semaines sont attendues avec un vif intérêt. La délégation centrafricaine regrette qu'on oublie souvent d'aborder dans les discussions sur le Rapport ces points généraux qu'elle vient d'évoquer. Avant de terminer, je manquerais à mon devoir si je ne profitais pas de l'occasion pour remercier l'Organisation, la France, l'URSS, la Roumanie, le FISE, l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, Emmaüs Suisse et Misereor pour leur contribution effective au développement des services de santé centrafricains. Monsieur le Président, honorables délégués, notre délégation a été très sensible à votre aimable et haute attention et vous en remercie. : : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Tchad. :
:
Merci, Monsieur Magalé. Je donne maintenant la
Le Dr BAROUM (Tchad) Monsieur le Président, au nom de la délégation du Tchad, je voudrais m'associer à tous les orateurs qui m'ont précédé pour vous dire combien nous nous félicitons de votre brillante élection à la présidence de cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Nous nous félicitons d'autant plus qu'à travers vous nous aimons à voir honorer un pays qui entretient avec la République du Tchad d'excellentes relations de coopération et d'amitié. Je voudrais également féliciter les membres du bureau de l'Assemblée et les Présidents des commissions qui ont tous été brillamment élus par notre assemblée, et dont le choix témoigne d'une profonde connaissance de nos problèmes et d'un fervent désir de voir nos délibérations les aborder avec succès. Monsieur le Directeur général, vous nous avez toujours habitués à des rapports complets, sans complaisance aucune, mais aussi sans pessimisme aucun. Cette année encore, malgré la multiplicité des problèmes qui se posent à l'Organisation, malgré leur complexité croissante, vous avez réussi à nous donner une vue complète des activités de l'année écoulée, tout en situant dans l'avenir les grands problèmes qui requièrent des solutions urgentes. C'est là une excellente base de travail pour cette Vingt- Cinquième Assemblée. Ma délégation vous prie d'agréer, vos collaborateurs et vous -même, Monsieur le Directeur général, ses plus vifs remerciements, de même qu'elle adresse ses félicitations et ses remerciements au Conseil exécutif pour le gigantesque travail accompli depuis la Vingt -Quatrième Assemblée. Monsieur le Président, depuis cette Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, le Gouvernement de mon pays n'a pas cessé d'amplifier ses efforts pour apporter sa contribution à la lutte universelle pour la santé. Mieux que tout commentaire, quelques chiffres sommaires peuvent situer les résultats de nos efforts. Nul doute que la lutte contre la lèpre est bien engagée au Tchad. En dix ans, le nombre des lépreux du Tchad est passé de 50 176 à 27 791. Dans le même temps, le nombre des lépreux guéris est passé de 239 à 21 975. Ces résultats ont été rendus possibles grâce à l'effort, notamment, du
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FISE que nous espérons non seulement voir se maintenir, mais encore et surtout se développer pour nous aider à franchir une nouvelle étape. Pour ce qui est de la trypanosomiase, si en 1962 nous avions dépisté 280 nouveaux malades et si le chiffre total des sommeilleux était de 1409, en 1971 nous n'avons dépisté que 18 nouveaux malades et le chiffre total des sommeilleux n'était plus que de 274. Le chemin parcouru en dix ans ne nous fait pas oublier les mauvaises surprises enregistrées dans quelques pays voisins et amis, et forts de cette expérience nous restons sur une expectative armée. Aucun cas de variole ou de fièvre jaune n'a été déclaré au Tchad pour l'année écoulée et la couverture vaccinale que nous avons pour ces deux maladies met à l'abri d'une épidémie plus de 80 % de la population de mon pays. Après une mauvaise année en 1970, nous avons en 1971 eu une année tranquille quant à la méningite cérébro -spinale. Cependant, si nous n'eûmes pas de foyers réellement épidémiques, le chiffre des déclarations pour l'année se situe à 672, avec 74 décès. En 1972 s'annonce une plus mauvaise année et nous souhaitons pouvoir prochainement disposer d'un vaccin efficace contre cette maladie. Le Ministère de la Santé publique a voulu s'attaquer au problème des tréponématoses et désormais nous recommandons la sérologie systématique chez les femmes enceintes. Elle est facilement pratiquée dans les centres de santé, mais beaucoup plus difficilement ailleurs. Nous restons inquiets devant la montée des cas de maladies à transmission hydrique et tout particulièrement de l'hépatite virale. En 1971, nous avons enregistré 12 910 cas d'hépatite virale, alors qu'en 1965 nous n'en avons déclaré que 2004. S'agissant des maladies telles que les bilharzioses et l'onchocercose pour lesquelles seuls de grands travaux de génie sanitaire pourraient résoudre le problème, mon pays est contraint, faute de moyens matériels, de se cantonner dans des méthodes mineures de lutte. Le paludisme reste toujours une des principales causes de décès de nos enfants et le principal motif de consultation. La rougeole a marqué un regain d'activité malgré le programme en cours au Tchad, mais c'est par suite de l'épidémie de choléra qui a profondément touché notre pays et empêché les équipes sanitaires de mener à bien les vaccinations prévues pour l'année écoulée. Dernière -née de nos maladies endémo- épidémiques, le choléra a frappé au Tchad en 1971, entraînant plus de 8000 cas et plus de 2500 décès. Ce bilan aurait pu être beaucoup plus sévère sans la rapidité d'intervention de nos équipes sanitaires et le concours massif des pays amis et des organisations internationales dont l'Organisation mondiale de la Santé. Qu'il me soit permis, Monsieur le Président, de profiter de l'occasion solennelle qui m'est offerte ici pour redire la gratitude et les remerciements les plus sincères de mon pays et de son gouvernement à toux ceux qui, à un titre ou à un autre, ont efficacement contribué à vaincre l'épidémie de choléra au Tchad. Nous affirmons que cette aide nous a particulièrement stimulés et incités à faire des efforts encore plus grands pour la lutte contre la maladie et aussi à tendre au développement d'une solidarité humaine encre plus grande. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Congo. : :
Merci, Docteur Baroum. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Messieurs les membres du bureau, honorables délégués, M. ITOUA (Congo) Monsieur le Directeur général de l'OMS, c'est pour moi un grand honneur et un grand plaisir que de prendre la parole devant cette auguste assemblée au nom de mon pays, la République populaire du Congo. Permettez -moi tout d'abord, Monsieur le Président, de vous adresser au nom de la délégation que je dirige mes plus vives félicitations pour votre brillante élection à la présidence de cette Vingt- Cinquième Assemblée de l'Organisation mondiale de la Santé. Ces félicitations s'adressent aussi aux honorables membres de votre bureau. Je tiens à remercier également le Président sortant pour la façon très remarquable dont il a conduit les débats de la session précédente. Par ailleurs, il m'est particulièrement agréable de transmettre aux honorables délégués des nations ici représentées les chaleureuses salutations du peuple et du Gouvernement congolais et du Parti congolais du Travail. Nous espérons que le nombre des pays qui constituent notre organisation se trouvera augmenté au cours de la présente session pour nous permettre de parvenir dans les plus brefs délais à la notion d'universalité qui est la seule conception valable dans la recherche de la santé. Qu'il me soit maintenant permis d'exprimer à M. le Directeur général, comme l'ont fait mes prédécesseurs, toute notre admiration pour la manière aussi brillante que sage dont il a assumé ses lourdes responsabilités au cours des nombreuses années passées à la tête de notre organisation, et qu'il me soit aussi permis de lui adresser nos félicitations pour la clarté du rapport qu'il vient de présenter. Le Dr Candau est de ceux qui ont fait l'histoire de cette dernière décade de l'humanité car, si son oeuvre gigantesque se situe surtout dans le domaine de la santé, elle s'inscrit aussi à notre avis comme l'une des contributions les plus importantes au maintien de la paix entre les nations. Notre gratitude va également aux hommes éminents, collaborateurs souvent effacés, que compte le Siège de notre organisation et dont l'efficacité a permis au Dr Candau de mener à bien une action qui fait aujourd'hui de l'Organisation mondiale de la Santé une des plus belles réalisations des Nations Unies.
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Monsieur le Président, les problèmes de santé au Congo ont peu varié depuis la vingt -quatrième session et, du fait de leur ampleur, continuent d'être préoccupants. Les maladies transmissibles sévissent toujours. Des foyers de trypanosomiase se rallument dans les régions où, à un moment donné, cette maladie a été considérée comme éteinte. Le nombre de sujets lépreux est encore très important; de nouveaux tuberculeux sont dépistés; l'incidence de l'infestation palustre demeure élevée. La mortalité infantile est toujours très élevée et ses principales causes sont bien connues : gastro- entérites, parasitoses, affections respiratoires, viroses dont la rougeole est de loin la plus meurtrière. Des maladies comme la drépanocytose, les affections cardio -vasculaires et le diabète prennent une place très importante dans la morbidité au sein de la population congolaise. Des efforts sont déployés contre toutes ces maladies et en particulier contre les maladies transmissibles avec l'action soutenue du service national de lutte contre les grandes endémies. Mais ces efforts demeurent insuffisants face à l'ampleur des problèmes. Aussi notre parti et notre gouvernement se sont -ils attelés à définir des orientations nouvelles tant dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles que dans celui de la formation du personnel sanitaire. C'est ainsi que l'accent est surtout mis sur la médecine préventive. Effectivement, notre option politique exige que notre action sanitaire porte sur les masses populaires en raison de la priorité que le Parti leur accorde. Dans le domaine de la formation professionnelle, la République populaire du Congo, remaniant les structure scolaires et universitaires néo- coloniales et anachroniques, met sur pied une école au service du peuple où seront formés des techniciens de la santé soumis entièrement aux exigences de ces masses déshéritées. Si dans toute cette action nous comptons surtout sur nos propres forces, nous n'apprécions pas moins la coopération internationale en matière de santé. L'apport de l'Organisation mondiale de la Santé au Congo, par l'intermédiaire du Bureau régional de l'Afrique, est apprécié à sa juste valeur, et je tiens ici à exprimer ma vive satisfaction au Dr Alfred Quenum et à ses collaborateurs. Cette aide de l'OMS, malheureusement, obéit encore à la règle du jeu de la politique de coopération internationale qui veut qu'elle aille surtout vers ceux des Etats Membres qui disposent de plus de moyens. Cet état de choses est aggravé par la situation économique des pays dits du tiers monde, laquelle situation empêche la mise en oeuvre des techniques et moyens propres à la sauvegarde du bien -être physique, mental et social. C'est pourquoi il est hautement souhaitable que l'action menée par l'OMS auprès de nos Etats gagne en efficacité, tant en allégeant les procédures bureaucratiques pour réaliser nos requêtes qu'en transférant une part plus grande du budget de l'Organisation réservé au personnel à l'aide matérielle véritable devant être accordée à nos Etats. Mon pays coopère également en matière de santé avec de nombreux pays amis dans le cadre de la politique d'aide bilatérale et je tiens ici à les remercier. Il n'est que de parcourir le territoire de la République populaire du Congo pour découvrir des réalisations parfois très importantes reçues de ces pays. Le souci du Gouvernement et du Parti congolais du Travail est de voir cette aide de plus en plus désintéressée et soucieuse du respect mutuel de l'indépendance et de la souveraineté de chaque Etat. La notion d'universalité de notre organisation qui découle elle -même du caractère universel des problèmes de santé fait obligation à l'OMS d'agir en sorte qu'une coopération réelle s'établisse entre tous les pays à l'échelle de l'humanité. Nous nous trouvons en effet à une époque caractérisée par un renversement irréversible des barrières géographiques. Les progrès accomplis dans le domaine des communications permettent aujourd'hui à des maladies redoutables de passer rapidement d'un continent à l'autre en quelques heures. Par ailleurs, les grandes découvertes réalisées dans le domaine de la médecine grâce à la politique d'échanges culturels établie de nos jours à l'échelle du globe profitent à tous les peuples et ce, quelle que soit l'origine de ces découvertes. Aussi la délégation de la République populaire du Congo est -elle heureuse de saluer l'entrée au sein de la grande famille des Nations Unies et de notre organisation de ce grand pays qu'est la République populaire de Chine, ce grand pays qui a su si judicieusement allier la médecine traditionnelle et la médecine moderne, le bistouri et l'acupuncture. Nous sommes persuadés que ce pays continuera à apporter à la communauté des hommes, dans sa lutte contre la maladie, des contributions toujours plus appréciables. La vocation d'universalité de l'OMS restera lettre morte tant qu'une action ne sera pas menée en faveur de l'admission en son sein de pays souverains comme la République démocratique du Viet -Nam et de la République populaire démocratique de Corée, tenus à l'écart de cette institution par la volonté des puissances impérialistes. Ces puissances cherchent ainsi à cacher aux yeux de l'humanité les crimes et les atrocités qu'elles commettent délibérément sur des populations dont le seul tort est d'aspirer à la liberté et à la dignité. En regard des préoccupations qui sont celles de notre organisation en matière de santé, la République populaire du Congo pense que c'est un devoir impérieux pour l'Organisation de se préoccuper de la santé des paisibles populations du Sud -Est asiatique frappées par la dévastation d'une guerre injuste. Les Etats -Unis d'Amérique doivent cesser immédiatement leur agression dans cette région alors qu'il est encore temps. Les assassinats, les cruautés, les misères provoqués par les troupes américaines au Viet -Nam, au Laos et au Cambodge réduisent nécessairement l'action de l'OMS dans cette partie du monde. Il en est de même pour les foyers de guerre coloniale créés en Afrique;
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j'ai cité l'Angola, la Guinée -Bissau, le Mozambique, etc., où les populations croupissent dans la misère et sont décimées non seulement par les armes mais aussi, et dans une grande proportion, par le manque ou l'insuffisance de soins médicaux. Ce triste sort est également réservé aux Noirs d'Afrique du Sud et de Rhodésie par la minorité blanche au pouvoir dans ces deux pays. Alors que nul n'ignore que l'OMS s'emploie à lutter contre les maladies transmissibles, les Américains notamment s'entêtent à soumettre certaines populations du globe à des infections par des germes hautement nuisibles et résistant à tout traitement. Vous conviendrez avec nous, honorables délégués, que cet état de choses, en entretenant une situation tout à fait opposée au but que s'est assigné notre organisation, n'est pas de nature à promouvoir le bien -être social et la paix entre les peuples et les nations. J'adjure en conséquence les délégations des pays ici représentés de mener une action auprès de leurs gouvernements respectifs afin qu'une solution heureuse soit trouvée aux problèmes posés par l'absence des pays susmentionnés de notre organisation et par la libération des populations encore sous domination coloniale. Toutes ces constatations montrent l'absurdité du maintien en dehors de notre organisation de nations entières et de millions d'hommes qui, comme nous, aspirent à un état de bien être physique, mental et social. C'est ici que vous me permettrez, Monsieur le Président et honorables délégués, de déplorer que l'entrée de la République démocratique d'Allemagne ne soit pas déjà un fait accompli. A ce sujet, ma délégation fera connaître le point de vue du Congo lors de l'examen du point 1.12.1 de notre ordre du jour. Pour terminer, et en m'excusant d'avoir été quelque peu long, je voudrais souligner le fait que la solution des problèmes que j'ai soulevés dépend effectivement de l'ensemble des Etats qui constituent notre organisation. C'est donc à chacun de ces Etats que je m'adresse pour que, dans la recherche et la promotion du bien commun, il soit tenu compte de la situation spécifique des Etats, et plus particulièrement des Etats du tiers monde. Monsieur le Président, honorables délégués, Monsieur le Directeur général, en vous renouvelant le salut du Parti, du Gouvernement et du peuple congolais, je vous remercie de votre bien aimable attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la République de Corée. : Merci, Monsieur Itoua. Je donne maintenant la parole
Le Dr RHEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, honorables délégués, Monsieur le Directeur général, Messieurs les Directeurs régionaux, honorables hôtes et observateurs, au nom de la délégation coréenne, je tiens à m'associer aux orateurs précédents pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à vos hautes fonctions. Ma délégation désire également féliciter le Directeur général et les membres du Secrétariat de l'excellent Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971. Elle voudrait aussi exprimer sa profonde gratitude et son estime au Dr Dy, Directeur régional pour le Pacifique occidental, pour les efforts qu'il n'a cessé de faire en vue d'assurer l'exécution des programmes de l'Organisation dans la Région. Le Rapport rend compte en détail des activités de l'OMS au cours de l'année écoulée, et nous signale, entre autres choses, qu'à côté des solutions trouvées et des progrès accomplis, de nouvelles complications et de nouveaux problèmes apparaissent. Les nombreuses références à mon pays que l'on trouve dans le Rapport montrent bien le degré de collaboration qui s'est maintenu en 1971 comme les années précédentes entre l'OMS et la République de Corée. Permettez -moi, Monsieur le Président, d'en donner quelques exemples. Grâce à la mise en oeuvre intensive du programme national de lutte contre la tuberculose, exécuté en collaboration avec l'OMS, la mortalité imputable à toutes les formes de tuberculose est en régression. La deuxième enquête sur la prévalence de la maladie a indiqué une réduction marquée de la morbidité en cinq ans. Un séminaire régional sur la tuberculose a eu lieu à Séoul en octobre 1971. Il a porté sur les points suivants organisation et administration des programmes nationaux de lutte antituberculeuse; coordination de ces programmes; collaboration avec d'autres institutions sanitaires; et intégration du service antituberculeux dans les services de santé généraux. Une conférence -atelier sur l'enseignement de la planification familiale dans les écoles a été organisée avec l'aide de l'OMS et du FNUAP; 120 infirmières et éducateurs y ont participé. Tous les projets soutenus par l'OMS ont été réunis en un seul plan d'exécution. Ce plan directeur pour le développement des services de santé généraux s'est révélé très efficace comme outil de coordination entre les activités des différents projets. J'ai la conviction que cette collaboration satisfaisante entre l'OMS et nos autorités sanitaires nationales se poursuivra et je voudrais ici exprimer la gratitude de mon gouvernement envers l'OMS et les autres organisations internationales pour le précieux appui qu'elles ont accordé à nombre de nos programmes sanitaires. Le Gouvernement coréen a mis à exécution son deuxième plan quinquennal, enregistrant un taux de croissance économique annuel moyen de 11,6 % de 1967 à 1971; au cours du troisième plan quinquennal, entamé en 1972, le taux de croissance prévu est de 8,6 %. Pendant la période d'exécution du deuxième plan, le Gouvernement s'est efforcé constamment d'étendre les services de santé :
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curatifs et préventifs. Mais la Corée manque encore de l'infrastructure et du personnel médical qualifié nécessaires. La plupart des hôpitaux existants se trouvent dans les zones urbaines, alors que les zones rurales souffrent d'une pénurie marquée d'établissements de soins. Les mesures préventives contre la propagation des épidémies et des autres formes de maladie ont été insuffisantes. Le troisième plan quinquennal prévoit l'augmentation du nombre des établissements de santé publique ainsi que l'amélioration de leur équipement dans le but d'assurer aux familles à faible revenu, tant citadines que rurales, de meilleurs services médicaux. Dans les zones urbaines, les investissements seront surtout consacrés à des installations spéciales telles que les réseaux de distribution d'eau et les égouts, les hôpitaux psychiatriques, etc. tandis que, dans les zones rurales, l'effort portera principalement sur la construction ou l'agrandissement d'hôpitaux généraux. Les centres de santé principaux et secondaires financés par les pouvoirs publics et situés dans des régions écartées ou dans des villes isolées seront desservis par des médecins qualifiés. D'autre part, la formation des médecins, infirmières, auxiliaires sanitaires et autres agents paramédicaux sera renforcée afin que le pays puisse disposer d'effectifs plus nombreux. Des mesures seront prises en vue de réduire l'incidence de la tuberculose, des maladies parasitaires et de la lèpre. De tels efforts se traduisent en fin de compte par un accroissement du rendement des individus et, donc, de la productivité économique. Un effort particulier sera fait également pour lutter contre les maladies transmissibles aiguës. Grâce en partie aux campagnes de planification familiale menées dans le cadre des premier et deuxième plans quinquennaux, le taux d'accroissement démographique est tombé à 1,9 % en 1971. On s'est fixé pour objectif de l'abaisser à 1,5 % d'ici à 1976. Une très grande importance sera donnée au programme de santé de la famille qui coordonne en un tout intégré les activités relatives à la planification familiale, à la santé maternelle et infantile, à la génétique et à la reproduction humaines. En plus des projets prévus par le troisième plan quinquennal et que je viens d'évoquer, le Gouvernement compte procéder à de nouveaux aménagements collectifs afin d'améliorer l'environnement rural. Parmi ces projets figure la modernisation des réseaux de distribution d'eau. Une eau traitée de manière plus hygiénique sera fournie aux populations rurales, tant pour améliorer l'environnement général que pour empêcher l'apparition d'épidémies. Des systèmes simples d'alimentation en eau par canalisation ainsi que des puits salubres seront construits dans les zones rurales. L'industrialisation et l'urbanisation rapides ont fait surgir de nouveaux problèmes tels que les nuisances publiques, la pollution de l'eau et de l'air et les questions d'écologie humaine. Leur solution exige d'énormes dépenses et un important effectif de personnels qualifiés, mais le Gouvernement n'en est pas moins décidé à faire le maximum d'efforts pour éliminer les facteurs néfastes à l'homme et à son environnement, en collaboration avec les organisations internationales. Avant de terminer, il me reste à faire part des profonds regrets de ma délégation au sujet des remarques de caractère politique que certaines délégations ont faites et qui concernent directement mon pays. La République de Corée a été reconnue par l'Organisation des Nations Unies comme le seul Gouvernement légal de Corée et, depuis 1948, année de son accession à l'indépendance, elle a joué un rôle actif dans divers secteurs de la coopération internationale. Monsieur le Président, ma délégation espère sincèrement que, sous votre sage direction, cette conférence ne s'écartera pas de sa véritable voie et que les délibérations pourront ainsi être très fructueuses. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Argentine, :
Merci, Docteur Rhee, Je donne maintenant la parole
Le Professeur BREA (Argentine) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, la délégation argentine est heureuse de:participer à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et, au moment où je prends la parole dans cette auguste enceinte, je tiens pour commencer à vous féliciter, vous, Monsieur le Président, ainsi que tous les membres élus du bureau de l'Assemblée. En vous élisant, Monsieur, on a indubitablement reconnu l'excellence de vos qualités personnelles et professionnelles et l'importance de la contribution que votre pays, le Canada, apporte à la cause de la santé publique mondiale. L'Argentine a étudié attentivement les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général, qui illustrent bien l'importance du travail accompli par l'Organisation au cours de l'année 1971. En pourcentage des dépenses engagées par rapport aux affectations de crédits définitives, le taux d'exécution du budget ordinaire a atteint 99,98 % pour l'assistance directe aux gouvernements et 99,48 % pour les programmes régionaux et interrégionaux, La délégation argentine tient à le souligner, car elle sait combien il est important d'examiner les éléments dont dépend la possibilité de réaliser le projet de programme et de budget, qu'il s'agisse des facteurs de caractère international ou de ceux qui tiennent directement aux capacités des pays en matière de programmes. Nous estimons, Monsieur le Président, que seules une planification adéquate et une évaluation permanente des programmes peuvent assurer de pareils résultats. Ma délégation tient aussi à déclarer qu'elle approuve les proportions dans lesquelles les crédits budgétaires ont été répartis entre les grandes catégories d'activités. Nous estimons que le :
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taux d'exécution du programme confirme le bien -fondé de la répartition retenue en tant qu'appréciation de la faisabilité du programme. La comparaison du projet de budget avec celui de l'année 1972 fait apparaître une augmentation de 8,71 % pour le programme d'exécution. Cette augmentation est acceptable parce qu'il s'agit d'activités sur le terrain. Par contre, nous trouvons préoccupante l'augmentation de 12,86 % du coût des réunions constitutionnelles. Le Directeur général présente un tableau précis des activités menées par l'Organisation pour faire face à la situation et aux nécessités de la santé mondiale, suivant une approche qui intègre l'action sanitaire dans l'effort général visant à améliorer le bien -être et élever le niveau de vie des populations. Dans ses aspects régionaux comme dans son ensemble, le programme est marqué par d'importants progrès qui résultent de l'effort considérable entrepris par les pays pour développer leurs services de santé nationaux et qui font apparaître l'importance de la coopération et de l'assistance internationale. Il faut en féliciter le Directeur général. Il est satisfaisant de constater où en est arrivée la campagne mondiale d'éradication de la variole. Les progrès accomplis jusqu'ici permettent de prévoir le succès final. Nous approuvons l'importance attribuée à la recherche car c'est la voie qui peut conduire à la solution de beaucoup de problèmes de santé qui se posent actuellement. A notre avis, l'action et les efforts entrepris pour développer les services de santé généraux et pour étendre et améliorer la formation du personnel professionnel et technique sont d'une importance capitale comme base d'une véritable solution des problèmes de la santé. Le milieu en tant qu "'habitat" et à cause de ses rapports avec l'homme est à l'heure actuelle un grave sujet de préoccupation. Nous estimons que l'action des pays et de l'Organisation dans ce domaine est d'une importance fondamentale. Monsieur le Président, l'Argentine participe au programme général de coopération internationale en matière sanitaire qui se réalise dans les pays avec le concours de l'Organisation mondiale de la Santé, et ses programmes nationaux correspondent aux objectifs de la politique fixée par le Gouvernement dans le Plan national de Développement et de Sécurité. Ces objectifs concernent le fonctionnement d'un mécanisme d'exécution coordonné et d'un système capable d'assurer le financement du secteur "santé ", l'accroissement des ressources humaines, l'élaboration d'une législation intégrée qui réponde aux nécessités du moment, l'exploitation rationnelle des installations et la coordination des activités du secteur sanitaire avec celles des autres secteurs sociaux; ils marquent l'intensification d'un programme intégré visant à couvrir l'ensemble de la population, en particulier pour ce qui est des soins médicaux et de l'assainissement, et portant aussi sur les ressources humaines et la recherche, ainsi que sur le financement des opérations par lesquelles seront transformées en institutions autonomes les unités hospitalières qui relevaient primitivement du Gouvernement national. Il convient de mettre l'accent sur deux activités auxquelles le Gouvernement argentin a donné la priorité la lutte contre les toxicomanies et la prévention des accidents de la circulation. On a créé à cet effet la Commission nationale de la Toxicomanie et des Stupéfiants, au sein de laquelle sont représentés tous les secteurs intéressés (éducation, justice, police, etc.), et qui mène déjà une campagne très active. En outre, il a été promulgué une loi qui réglemente strictement l'usage des médicaments à effet stimulant, en particulier, celui des dérivés amphétaminiques. Pour ce qui est des accidents de la circulation, on commence maintenant des études qui doivent aboutir à la création d'une commission analogue. L'action en cours à l'échelon national constitue un effort coordonné dans le domaine du bien être social. Le Ministère national, qui dispense conseils, aide et appui sur le plan technique, administratif et financier pour l'exécution décentralisée des programmes, assume une responsabilité exécutive directe dans les secteurs de sa compétence où cela s'impose pour des raisons de sécurité et de responsabilité nationales. Cette politique selon laquelle le Ministère national soutient les juridictions et autres entités décentralisées a ses effets au niveau des provinces et des municipalités, des universités et des institutions scientifiques. On peut en donner comme exemples la participation du Ministère national aux activités du Centre de Calcul, l'appui accordé à l'Ecole de Santé publique, à l'Institut de Génie sanitaire et aux activités d'assainissement du milieu. Le Centre panaméricain des Zoonoses et le Centre latino- américain d'Administration médicale illustrent aussi les résultats obtenus en aidant les établissements scientifiques nationaux à se transformer en centres de référence et en services d'évaluation, d'enseignement et de recherche, ou en créant de toutes pièces de pareils centres et services. Les progrès accomplis en matière d'hygiène du milieu méritent aussi aujourd'hui une attention particulière. Le développement de la science de l'environnement, l'intensification des travaux relatifs aux problèmes de pollution du milieu ont trouvé leur expression dans des activités nationales nouvelles et dans la coordination de programmes régionaux, en accord avec les pays voisins de cette région si vaste et si variée qu'est le bassin de la Plata. :
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A Buenos Aires, en décembre 1971, la réunion des Ministres de la Santé de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, pays qui forment la région en question, a fourni un cadre approprié pour l'examen des aspects techniques de nos politiques respectives tant dans le domaine de l'hygiène du milieu que dans d'autres secteurs sanitaires et pour le soutien de l'action poursuivie à l'échelle du continent afin d'assurer aux populations de meilleures conditions de santé et de bien -être.
Il est bien évident que la Région attend l'adoption de formules nouvelles en matière de poliles Ministres de la Santé des pays d'Amérique pourront les énoncer tique continentale de la santé lors de leur prochaine conférence, qui aura lieu cette année. Nous nourrissons l'espoir que la nouvelle décennie pour le développement, qui trouve toute son ampleur dans le cadre des Nations Unies, aboutira à la réalisation des idéaux de l'humanité dans le monde entier. Monsieur le Président, l'Argentine s'engage à coopérer au maximum à la réalisation de ces idéaux et sa délégation fera preuve du plus large esprit de collaboration au sein de cette auguste assemblée qui, nous l'espérons, sera le lieu d'importantes décisions dans le domaine dont nous sommes chargés. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Brea. Je donne maintenant la parole au délégué de la République Arabe Syrienne. :
Le Professeur SAADA (République Arabe Syrienne) (traduction de l'interprétation anglaise de Monsieur le Président, Messieurs les délégués, avant toute chose, j'adresse mes chaleul'arabe)1 reuses félicitations au Dr Layton pour son élection à la présidence de cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi qu'à mes collègues, les Vice -Présidents, et aux Présidents des deux commissions principales, leur souhaitant un plein succès dans la direction des débats de cette session. Je profite aussi de cette occasion pour remercier le Directeur général de son rapport annuel, et je tiens à le féliciter de tous les efforts fructueux accomplis par l'Organisation au cours de l'année écoulée, en collaboration avec les Etats Membres, pour élaborer et mettre en oeuvre des programmes sanitaires soigneusement intégrés, en vue de nous rapprocher de notre objectif commun la santé et la prospérité de tous les habitants de la planète. J'aimerais souligner également le bon travail fait par les membres du Conseil exécutif pendant les quarante- huitième et quarante- neuvième sessions, ainsi que la collaboration fructueuse qui n'a cessé de régner entre le Gouvernement de mon pays et le Bureau régional de l'OMS à Alexandrie, dirigé par notre ami le Dr Taba et ses assistants. Monsieur le Président, malgré la lutte que mène l'Organisation mondiale de la Santé sur le plan international pour éradiquer la variole, cette maladie a fait son apparition dans plusieurs pays qui en étaient exempts depuis longtemps. Comme vous le savez, c'est le cas de la République Arabe Syrienne qui a enregistré une petite poussée épidémique dans trois villages situés à la frontière syro- irakienne. Grâce aux efforts du Gouvernement ainsi qu'à l'aide immédiate que nous avons reçue de l'OMS et de la République arabe d'Egypte, nous avons pu très rapidement prendre la situation en main. En matière de planification, le Ministère de la Santé de la République Arabe Syrienne continue d'accorder une priorité élevée à l'enseignement médical ainsi qu'à l'extension et au renforcement de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel auxiliaire et paramédical. A cet égard, un travail assez considérable a été accompli au cours de l'année écoulée. Les écoles de médecine de Damas, Alep et Lattaquié, l'Institut technique sanitaire (qui forme diverses catégories d'auxiliaires) ainsi que les sept écoles d'infirmières de la Syrie bénéficient d'une grande attention de la part du Gouvernement, du PNUD, de l'OMS et du FISE. Messieurs, le but que nous nous sommes fixé est de fournir à tous les citoyens de la République Arabe Syrienne les services de santé de base dont ils ont besoin, aussi bien dans les villages les plus écartés que dans les villes les plus peuplées, et je suis heureux de dire que l'OMS et le FISE soutiennent les efforts que nous faisons en vue d'atteindre cet objectif et qui sont incorporés dans notre troisième plan quinquennal. Partant du principe qu'un des droits fondamentaux de l'homme est de jouir d'une bonne santé, je voudrais attirer l'attention de cette auguste assemblée et celle du monde entier sur les conditions sanitaires déplorables et la situation angoissante que connaissent un grand nombre de nos frères dans les territoires arabes occupés ainsi que des milliers d'Arabes réfugiés et déplacés dont les conditions de vie empirent chaque jour en dépit des recommandations et des résolutions adoptées à ce sujet par l'Assemblée lors de précédentes sessions. Monsieur le Président, Messieurs, on ne saurait nier les grands services rendus par l'Organisation mondiale de la Santé, mais le noble message qui est á la base de son effort restera :
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Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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incomplet tant qu'il ne s'adressera pas à toute l'humanité, indépendamment de toute considération d'ordre politique ou régional. C'est pourquoi nous souhaitons que l'Organisation accepte au nom de ses Membres tous les pays qui aspirent à oeuvrer dans le même sens qu'elle, et je pense tout spécialement ici à la République Démocratique Allemande dont je propose l'admission immédiate au sein de l'Organisation à laquelle nous sommes fiers d'appartenir. Monsieur le Président, je tiens à vous dire la satisfaction et la joie que nous a procurées la décision historique, prise ce matin par l'Assemblée, de reconnaître la République populaire de Chine comme le seul représentant légitime de la Chine. Enfin, je tiens à exprimer le désir de mon gouvernement de voir adopter la langue arabe comme langue officielle à l'OMS. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Saada. Il reste encore un nom sur ma liste ce délégué a indiqué qu'il accepterait de prendre la parole ce soir, et je crois même savoir qu'il a demandé de pouvoir le faire. J'avoue qu'il me serait très désagréable de décourager une initiative aussi louable; c'est pourquoi, si vous le voulez bien, je donnerai la parole au dernier orateur de la soirée, le délégué de Fidji. : :
Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Le Dr SINGH (Fidji) (traduction de l'anglais) Messieurs, en vous transmettant les voeux du Gouvernement de Fidji et en vous disant combien ma délégation est heureuse d'être présente pour la première fois à cette assemblée en tant que Membre participant, je voudrais, Monsieur le Président, me joindre aux autres orateurs pour vous féliciter de votre élection; j'adresse également mes félicitations aux Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des commissions. Sans aucun doute, avec une équipe aussi compétente et avertie, l'Assemblée viendra à bout des tâches qui l'attendent. Petit pays en voie de développement, Fidji a connu de nombreuses années d'heureuse collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé dans le Pacifique Sud et cela plus encore depuis l'ouverture du bureau de zone de l'OMS à Suva, notre capitale. Fidji a apprécié l'aide que lui a fournie l'Organisation mondiale de la Santé avis de spécialistes, services de conseillers, bourses d'études destinées à la formation de personnel sanitaire à l'étranger. L'Organisation a soutenu la campagne - importante si l'on songe aux dimensions de notre pays - de formation en cours d'emploi visant à relever le niveau professionnel du personnel local parallèlement aux progrès accomplis dans d'autres domaines. La petite Ecole de Médecine de Fidji a continué de jouer son rôle d'institut régionald'enseignement de la médecine et des branches paramédicales en acceptant des étudiants des îles voisines du Pacifique Sud dans la proportion de près de 50 % de son effectif total. C'est ainsi que, d'une façon modeste, Fidji contribue au développement de la Région. Un certain nombre des étudiants admis à l'Ecole de Médecine sont des boursiers de l'OMS. Nous avons compris très tôt, à Fidji, qu'un taux de natalité élevé non seulement aggravait les risques maternels mais encore avait un effet négatif sur le développement du pays. Dans les petites collectivités de notre archipel, le nombre croissant d'individus qui se présentent chaque année sur le marché de l'emploi, alors que les débouchés sont limités, est un sujet de grave préoccupation pour le Gouvernement. C'est pourquoi celui -ci mène, en collaboration avec une association bénévole de planification familiale affiliée à la Fédération internationale pour le Planning familial, une vigoureuse campagne dont l'objectif est de permettre aux parents de n'avoir que les enfants désirés grâce à l'emploi des méthodes de planification familiale, attitude qui, dans notre pays, est admise par tous les groupes raciaux, religieux, politiques et autres. La réussite de cette action, conséquence des services fournis mais aussi du sens des responsabilités dont a fait preuve la population, se reflète dans la baisse du taux de natalité, passé en dix ans seulement de 40 à 29, chiffre que nous estimons encore trop élevé mais qui est accepté à titre provisoire. Le nombre annuel des naissances s'est stabilisé entre 15 000 et 16 000 au cours des dix dernières années, ce qui a permis par ailleurs de rattraper le retard en matière de locaux scolaires, d'accueillir tous les enfants d'âge scolaire et de ramener les effectifs des classes à des proportions raisonnables. De plus, pour la première fois, il a été possible de s'occuper de la qualité de l'enseignement. Le succès de ces dix années de planification familiale nous a convaincus qu'il fallait poursuivre cet effort. Actuellement, malgré la charge de ses engagements financiers dans d'autres secteurs, le Gouvernement projette d'édifier à Suva un institut d'enseignement de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale qui s'adressera aux futurs travailleurs sanitaires de Fidji et d'autres territoires du Pacifique, dont certains suivent déjà les cours de l'Ecole de Médecine de Fidji. Le programme des études de ce futur institut a déjà été distribué aux organisations intéressées et nous espérons recevoir des conseils et une assistance en ce domaine. Nous sommes convaincus que le personnel sanitaire qui sera formé par cet institut participera utilement à la réalisation des idéaux inscrits dans la Constitution de l'OMS, et à l'amélioration de la qualité de la vie dans le Pacifique Sud. Monsieur le Président, nous tenons à féliciter le Directeur général de la maîtrise avec laquelle il a rendu compte, dans le Rapport annuel, des activités de l'OMS (point 1.11 de l'ordre :
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du jour) et nous recommandons que ce rapport ainsi que ceux, tout aussi complets, des quarante huitième et quarante -neuvième sessions du Conseil exécutif (point 1.10 de l'ordre du jour) soient adoptés et sérieusement étudiés par l'Assemblée. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Merci, Docteur Singh. Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, je vous remercie tous d'avoir participé aux débats de ce soir et d'avoir si aimablement assisté à toute la séance pour entendre les interventions des autres délégués. Vous avez fait preuve d'un grand esprit de collaboration et je vous en suis sincèrement reconnaissant. Avant de clore la séance, je vous souhaite une soirée reposante et agréable. Nous nous retrouverons demain à 9 h.30. La séance est levée.
La séance est levée à 23 heures.
SIXIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 11 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs qui s'est réunie hier sous la présidence du Professeur G. A. Canaperia. J'invite M. l'Ambassadeur Tarcici, Rapporteur de la Commission, à venir à la tribune pour nous donner lecture du rapport contenu dans le document A25/44, qui a été distribué ce matin. Le Dr Tarcici (Yémen), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 607). Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Vous avez entendu le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Y a -t -il des observations ? Je donne la parole au délégué du Viet -Nam. :
'Le Dr TRUONG MINH CAC (Viet -Nam) Monsieur le Président, honorables délégués, je suis un médecin et, depuis bientôt une décade, je viens ici, à l'Assemblée mondiale de la Santé, tous les ans, toujours animé d'un profond désir d'apprendre et d'échanger avec mes collègues de tous les pays les expériences acquises dans la lutte contre les maladies pour l'amélioration de la santé des hommes, abstraction faite de leur couleur politique. Aussi, il me parait choquant d'entendre les allégations du délégué de la Pologne contre le gouvernement de mon pays. Il va de soi que de tels propos n'ont pas leur place ici, dans une assemblée à caractère technique comme l'Assemblée mondiale de la Santé. Il va aussi de soi que, si le délégué de la Pologne ne nous reconnaît pas, nous ne le reconnaissons pas non plus. Avec la différence que nous ne clamons pas ici notre horreur des méthodes politiques barbares appliquées dans certains pays. Mais je ne lui en veux pas d'avoir soulevé la question politique, car c'est une occasion pour moi de dénoncer devant le monde civilisé l'agression ouverte commise par les mon pays. Monsieur le Président, honorables délégués, vous n'avez pas besoin d'aller plus loin que votre hôtel. Il suffit chaque soir, en rentrant chez vous, de tourner le bouton de votre téléviseur pour assister à la plus affreuse des guerres d'agression, avec des milliers de roquettes tombant chaque jour sur quelques -unes de nos villes, détruisant écoles, pagodes, églises et hôpitaux, tuant sans discrimination femmes, hommes, enfants. Et la population civile qui s'enfuit dès l'approche de ceux qui prétendent la libérer Et l'armée sud -vietnamienne qui combat héroiquement contre les chars communistes, ces chars qui ont fait succomber bien des tentatives d'indépendance de certaines populations, mais qui subiront au Sud Viet -Nam le même sort que les hordes de Gengis Khan, boutées hors des frontières du Viet -Nam, après leurs succès militaires en Asie et jusqu'en Europe. Voilà ce que je voulais dire en exerçant mon droit de réponse. Ma délégation votera en faveur du premier rapport présenté par la Commission de Vérification des Pouvoirs, mais elle rejette de façon catégorique les remarques faites par le délégué de la Pologne. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je crois que le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques souhaite prendre la parole. Dans ce cas, qu'il veuille bien venir à la tribune. :
M. TRESKOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation soviétique a écouté avec attention le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs des délégations venues pour participer aux travaux de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Elle votera pour l'adoption de ce rapport, compte tenu du fait que le document mentionne une réserve de la délégation de la République populaire de Pologne relative à la non -reconnaissance des pouvoirs des représentants du régime de Saigon, lesquels n'ont nullement le droit de représenter le peuple du Viet -Nam du Sud, et encore moins du Viet -Nam tout entier. La délégation soviétique s'associe à cette réserve de la République populaire de Pologne, estimant que le peuple du Viet -Nam du Sud ne saurait être valablement représenté que par les délégués du Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. :
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SIXIEME SEANCE PLENIERE
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Je demande que ma déclaration soit consignée au procès -verbal. Merci, Monsieur le Président. D'autres délégués souhaitent -ils présenter des Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) observations ? Je donne la parole au délégué de la Roumanie. :
Monsieur le Président, chers délégués, je ne trouve pas de paroles Le Dr DONA (Roumanie) pour exprimer ma satisfaction et ma joie de constater que parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé a pris sa place légitime la République populaire de Chine, de cette manière étant réparée - il est vrai, assez tard - une injustice que la délégation de mon pays a soulignée à toutes les sessions antérieures de l'Assemblée mondiale de la Santé. Relativement au rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, je tiens à attirer de nouveau l'attention sur une injustice qui persiste encore, à savoir la représentation, dans le cadre de l'Assemblée, du Viet -Nam du Sud et du Cambodge, dont les représentants légitimes sont le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud, respectivement le Gouvernement royal d'union nationale du Cambodge. En même temps, je ne peux m'empêcher d'exprimer mon regret que, dans l'esprit de l'universalité de notre organisation, parmi les membres de l'Assemblée n'ont pas encore occupé leurs places les représentants de la République Démocratique Allemande, de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique du Viet -Nam, dont la présence parmi nous pourrait contribuer, par leur précieuse expérience, à l'accroissement de l'efficience des travaux de l'Assemblée. Avec ces réserves, que je prierai d'inscrire dans le procès- verbal de la séance, ma délégation votera pour l'approbation du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Bulgarie.
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Y a -t -il d'autres observations ? Je donne la parole
Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) (traduction du russe) Monsieur le Président, la délégation bulgare votera en faveur de l'adoption du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Elle estime cependant que le représentant du Viet -Nam du Sud ne peut être valablement désigné que par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
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Je donne la parole au délégué de la Guinée.
Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation Le Dr BANGOURA- ALECAUT (Guinée) de la République de Guinée, après examen du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, s'associe pleinement à la déclaration que l'honorable délégué de la Pologne a faite au sein de la Commission de Vérification des Pouvoirs et selon laquelle les seuls représentants valables du peuple sud -vietnamien sont ceux désignés par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. Nous voterons donc en faveur du rapport. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne la parole au délégué de Cuba. :
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr MARTÎNEZ (Cuba) (traduction de l'espagnol) délégués, la délégation de la République de Cuba votera pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, mais elle s'associe à la délégation de la République de Pologne pour souligner que le peuple vietnamien ne peut être dignement représenté que par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Je donne la parole au délégué de l'Albanie.
Monsieur le Président, la délégation albanaise voudrait Le Professeur ÇIÇO (Albanie) brièvement faire quelques réserves sur la recommandation de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Premièrement, nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs émanant du régime fantoche de Saigon établi par les impérialistes américains pour servir leur agression barbare contre le peuple vietnamien. Le seul représentant authentique du Viet -Nam du Sud est le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viet -Nam. Deuxièmement, nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs des représentants de la clique de la Corée du Sud, car ils ne représentent personne et parce que le véritable représentant du peuple coréen est le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée, Troisièmement, nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs des représentants du régime fantoche de Lon Nol, qui ne représentent pas le peuple cambodgien, dont le représentant légitime est le Gouvernement royal d'union nationale du Cambodge. Bref nous rejetons entièrement la partie du rapport de la Commission relative aux pleins pouvoirs des régimes fantoches de ces trois pays et la considérons comme nulle et non avenue. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne la parole au délégué de la Tchécoslovaquie.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
M. STAHL (Tchécoslovaquie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation tchécoslovaque votera pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs mais elle partage aussi l'opinion que le délégué de la Pologne a exprimée devant cette commission, à savoir que les pouvoirs présentés par la République du Viet -Nam ne sont pas valables car le régime de Saigon ne représente pas le peuple du Viet -Nam du Sud. La délégation tchécoslovaque estime que le peuple sud -vietnamien ne peut être valablement représenté que par un représentant du Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud, Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne la parole au délégué de la Yougoslavie. :
M. JEREMIC (Yougoslavie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation yougoslave votera pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Je voudrais seulement préciser que le Gouvernement yougoslave reconnaît comme seul légitime le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud. La délégation yougoslave souhaite également exprimer des réserves quant aux droits des représentants du régime actuel du Cambodge. La République fédérative socialiste de Yougoslavie ne reconnaît que le Gouvernement du Prince Sihanouk. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
Je donne la parole au délégué de la République Khmère, :
Le Professeur SO SATTA (République Khmère) Monsieur le Président, honorables délégués, veuillez permettre à ma délégation d'user de son droit de réponse, Ainsi, en son nom, je me vois dans l'obligation de m'élever vigoureusement contre les allégations tendancieuses et injustes de certains délégués concernant la représentation de la République Khmère à cette assemblée. Il est très déplaisant d'entendre les propos absurdes et même insensés des délégués de la Roumanie, de l'Albanie, de la Yougoslavie, qui essaient de contester la légalité de ma délégation. Il faudrait qu'ils sachent que la République Khmère représente le peuple khmer tout entier et que ce peuple n'appartient de ce fait à aucun groupe d'hommes ni à un soi -disant gouvernement qui n'existe que de nom Tous ces propos, Monsieur le Président, honorables délégués, ne peuvent être pris en considération, car seule la République Khmère est représentée à l'Organisation des Nations Unies et dans toutes les institutions spécialisées, y compris notre organisation dont elle est Membre de plein droit depuis plus de vingt ans. Les pouvoirs de ma délégation étant reconnus en bonne et due forme par la Commission de Vérification des Pouvoirs, nous ne croyons pas utile d'en dire davantage, car notre délégation sait que l'Assemblée s'attend comme d'habitude à ce que certains délégués, dont la conduite est dictée d'avance, se prononcent sans conviction personnelle contre la validité de nos pouvoirs. La délégation de la République Khmère votera pour l'adoption du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et rejette catégoriquement les remarques formulées à notre égard. En vous remerciant, Monsieur le Président, je vous prie respectueusement de faire inscrire ma déclaration dans le compte rendu de la séance. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Je donne la parole au délégué du Congo.
M. ITOUA (Congo) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, la République populaire du Congo votera en faveur du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, mais, conformément à ma déclaration d'hier, je m'associe aux autres pays pour dire que le peuple du Sud Viet -Nam ne peut être valablement représenté que par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viet -Nam.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
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Je donne la parole au délégué de la Mongolie, :
Le Dr BUDJAV (Mongolie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation de la République populaire de Mongolie votera en faveur du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, sous le bénéfice des mêmes réserves que celles de la délégation de la République populaire de Pologne. A notre sens, le peuple du Viet -Nam du Sud ne peut être valablement représenté que par des délégués désignés par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :
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Je donne la parole au délégué de la Hongrie.
M. VARGA -PERKE (Hongrie) Monsieur le Président, la délégation hongroise est disposée à voter pour le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et s'associe pleinement aux réserves formulées par la délégation polonaise et plusieurs autres délégations quant à la validité des pleins pouvoirs du Viet -Nam du Sud, Le Viet -Nam du Sud et le peuple sud -vietnamien ne peuvent être représentés que par les représentants autorisés par le Gouvernement provisoire révolutionnaire du Viet -Nam du Sud.
SIXIEME SEANCE PLENIERE Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) d'Amérique. :
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Je donne la parole au délégué des Etats -Unis
Monsieur le Président, les Le Dr DUVAL (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Etats -Unis d'Amérique voteront pour l'adoption du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Nous ne pouvons approuver les déclarations qui ont mis en question la validité des pouvoirs de délégations légalement constituées. Nous estimons que la Commission de Vérification des Pouvoirs s'est bien acquittée de sa mission et que l'Assemblée doit accepter son rapport et passer à l'étude des questions importantes qui figurent à son ordre du jour. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
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Je donne la parole au délégué de la Corée. :
Monsieur le Président, nous tous M. SONG (République de Corée) (traduction de l'anglais) qui sommes assemblés ici avons en commun le noble idéal d'apporter le bonheur et la paix par la santé à tout le genre humain. Pour atteindre cet objectif, tous ceux qui participent à cette importante entreprise doivent être en bonne santé physique mais aussi mentale. Tous les plans et toutes les idées conçus par des esprits déformés et contaminés ne peuvent produire que des résultats à leur image. De toute évidence, un ou deux délégués souffrent de ces affections chroniques que sont la malveillance, le goût de la diffamation, la propension aux contrevérités et la fossilisation mentale. Il est particulièrement absurde et irrationnel que le délégué d'un pays dont l'entrée à l'Organisation n'est pas beaucoup plus ancienne que celle du mien, dont la population est beaucoup moins nombreuse et dont la participation aux activités de l'Organisation a été insignifiante, si l'on fait abstraction de menées politiques bien connues, ait mis en question la légitimité de la représentation de mon gouvernement dans cette assemblée. Il ne fait pour moi aucun doute que ces tentatives d'imposer à l'Assemblée un point de vue déformé aboutiront à l'échec. Certains délégués ont préconisé d'inviter le régime de la Corée du Nord en invoquant le principe de l'universalité dans la paix. Monsieur le Président, nous examinons en ce moment le rapport de la Commission qui était chargée de vérifier les pouvoirs des délégués des Etats. Membres et des représentants des Membres associés. Nous ne devons et nous ne pouvons donc pas discuter à ce titre de l'admission de nouveaux Membres. En ce qui concerne le principe de l'universalité, quel que soit l'attrait qu'il exerce sur les esprits, il ne saurait signifier que l'Assemblée doit être la somme arithmétique des nations; il doit être appliqué en tenant compte de la constitution ou de la charte de l'organisation intéressée, faute-de quoi celle -ci ne serait plus fidèle à ses objectifs, Monsieur le Président, mon gouvernement a été reconnu par l'Organisation des Nations Unies, à laquelle l'OMS est affiliée, comme étant le seul gouvernement représentatif de la Corée et il a noué des relations diplomatiques et officielles avec plus de 90 pays dans tous les continents. En outre, mon pays est membre de toutes les institutions spécialisées du système des Nations Unies, excepté l'Organisation internationale du Travail. Depuis son admission à l'OMS, en 1949, mon pays a toujours participé aux activités de l'Organisation. J'engage donc vivement les délégations qui soulèvent régulièrement des questions politiques concernant mon pays à se libérer de cette habitude de toujours porter le débat sur le plan politique et à diriger plus utilement leurs efforts vers l'accomplissement des tâches de cette auguste assemblée, afin que nous ne trahissions pas l'ardent espoir et les nobles aspirations des générations présentes et futures. La délégation de la République de Corée votera pour l'adoption du rapport mais s'élève contre la déclaration de la délégation de la Pologne. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Il ne semble pas qu'il y ait d'autres observations. Le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, ainsi que les réserves formulées devant la Commission par le délégué de la Pologne et les déclarations faites à cette tribune figureront dans les comptes rendus des travaux de l'Assemblée. Y a -t -il des objections à l'adoption du rapport, compte tenu des opinions qui ont déjà été exprimées à cette tribune et qui, comme je l'ai dit, figureront dans les comptes rendus in extenso ? Il n'y a pas d'objections. Le rapport est :
adopté. 2.
COMMUNICATION :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je voudrais maintenant faire une communication importante concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé. L'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée est ainsi libellé "Au début de chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, le Président invite les Membres désireux de faire des suggestions concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil à adresser leurs suggestions au Bureau de l'Assemblée. Ces suggestions doivent parvenir au Président du Bureau de l'Assemblée au plus tard quarante -huit heures après que le Président, en application du présent article, aura fait cette annonce." :
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J'invite donc les délégués qui souhaitent présenter des suggestions concernant ces élections à le faire avant le lundi matin 15 mai, à 10 heures, afin de permettre au Bureau de l'Assemblée de se réunir le même jour à midi pour décider des recommandations qu'il entend faire à ce sujet à l'Assemblée. 3.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE- HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
Nous allons maintenant reprendre la discussion Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) générale sur les points 1.10 et 1.11; je donne la parole au premier orateur de ma liste le délégué de la Bulgarie. :
Le Dr TODOROV (Bulgarie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord de féliciter notre Président et les Vice -Présidents de leur élection à ces hautes fonctions, et de leur souhaiter le plus grand succès dans la direction des travaux de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. C'est avec un vif intérêt que nous avons étudié le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971. Rédigé avec beaucoup de soin et de compétence, ce document montre que l'Organisation a enregistré au cours de l'année écoulée de nombreux succès dans ses efforts et dans le travail qu'elle accomplit pour résoudre les grands problèmes mondiaux de santé. Son autorité s'en trouve renforcée. Cependant, nous voudrions faire observer que ses responsabilités connaissent chaque année un alourdissement correspondant. En effet, les problèmes sanitaires de notre temps deviennent de plus en plus complexes et, d'autre part, il faut déployer de grands efforts de coordination internationale dans le monde plein de contradiction où nous vivons et où les peuples s'efforcent, malheureusement sans un succès complet, d'assurer cette paix qui est la condition fondamentale de la santé. Le Rapport du Directeur général soumet à notre examen une série de questions très importantes, à propos desquelles je voudrais présenter ici quelques considérations. Je pense tout d'abord à la nécessité de renforcer la recherche médicale. Il est incontestable que la découverte des raisons fondamentales de la propagation des maladies exige des recherches importantes et intensives. L'une des orientations les plus décisives est la recherche de traitements et de médicaments nouveaux et efficaces, le développement de la prophylaxie, le perfectionnement du diagnostic et la mise au point de méthodes rapides de guérison. Ce travail suppose une affectation rationnelle des ressources nationales en même temps qu'une coordination des programmes. Cependant, ces programmes coordonnés doivent porter sur les problèmes scientifiques les plus importants, afin que les dépenses restent justifiables et ne prennent pas des proportions excessives. Il ne manque pas de questions concrètes qui méritent de retenir l'attention des épidémiologistes, des hygiénistes et des cliniciens, dont le travail doit être élargi tout d'abord au plan national. Comment ne pas souligner que la lutte contre les maladies n'est efficace que si elle est menée sur plusieurs fronts, dans un effort pour assurer le complet bien -être physique, mental et social des individus et des peuples tout entiers ? La promotion et le développement de la recherche médicale ne représentent toutefois qu'une face de la médaille. L'autre est constituée par le bien -être économique et social, qui permet seul d'atteindre à l'échelle d'une nation un haut niveau de santé et -une efficacité satisfaisante de l'action de santé publique. En second lieu, la protection de l'environnement contre la pollution le problème des rapports entre l'homme et son environnement est devenu un problème général de santé publique. La pathologie contemporaine est conditionnée par l'altération rapide du milieu de vie et par les limites de la faculté d'adaptation de l'organisme individuel. L'Organisation mondiale de la Santé peut jouer un rôle capital de coordination des efforts entrepris pour analyser le problème sous tous ses aspects. On pourrait envisager un renforcement de son travail de diffusion des connaissances et de l'expérience acquises par les Etats Membres, ce qui exigerait vraisemblablement une certaine redistribution budgétaire. En troisième lieu, je relèverai le passage du Rapport dans lequel le Directeur général exprime l'avis qu'il n'est pas possible de mettre en pratique les méthodes modernes de lutte contre les maladies si l'on ne renforce pas l'infrastructure médicale. Je me permettrai de citer ici le cas de mon pays, car il constitue, je crois, un exemple caractéristique. Les succès que nous avons pu remporter dans la lutte contre les maladies infectieuses et les maladies non transmissibles très largement répandues n'ont été possibles que grâce à la constitution, permise par le développement socialiste, d'un réseau serré de "points d'appui" médicaux dans les villes, dans les villages, dans les usines et dans les écoles. Les équipes médicales dont sont dotés ces points d'appui font partie intégrante des polycliniques ou hôpitaux de district et travaillent en contact étroit avec les services spécialisés. La densité de ce réseau est rendue possible par l'abondance du personnel médical (la Bulgarie compte un médecin pour 538 habitants). Nous pouvons ainsi surveiller systématiquement la santé des gens bien portants, dépister précocement les maladies et les traiter rapidement. Le sixième plan quinquennal, qui porte sur les années 1971 -1975, prévoit un développement encore plus grand de cette infrastructure, en même temps que la création de nouveaux grands centres : :
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pour la recherche, l'enseignement et l'action pratique. Cette infrastructure jouera un grand rôle dans l'élargissement et l'intensification des mesures destinées à prévenir l'importation du choléra et de la variole. En quatrième lieu, on trouve dans l'introduction au Rapport une déclaration qui mérite de retenir l'attention il y est dit que l'OMS s'efforce de placer les problèmes de santé dans leur vraie perspective et d'éviter qu'ils ne fassent l'objet de commentaires à sensation. Pourtant, le choléra et la variole sont venus nous rappeler qu'aucune démobilisation n'est permise, même dans les pays qui ont été épargnés par ces maladies depuis des dizaines d'années, Il est donc indispensable que les administrations sanitaires nationales soient pleinement conscientes du fait qu'elles sont responsables de la santé de la population et de l'état sanitaire, non seulement de leur propre territoire, mais aussi des territoires voisins et même de l'ensemble du monde. Si cette condition est remplie, l'apparition de cas isolés de maladies comme le choléra ne fera pas naître la panique. Pour ce qui est de la variole, nous pensons qu'il est indispensable de prendre des mesures intéressant le continent européen. Premièrement, il serait bon que l'Organisation mondiale de la Santé organise une conférence qui étudierait l'adoption d'une stratégie et d'une tactique uniformes pour toutes les parties du monde en ce qui concerne la prévention de l'importation et de la propagation de la variole dans les pays où elle a disparu. Deuxièmement, il faudrait étudier la possibilité de mettre au point, en clinique et au laboratoire, des méthodes précises de diagnostic précoce, et définir les meilleures méthodes de traitement. Troisièmement, il faudrait charger une commission d'experts de réviser cette année même le Règlement sanitaire international sur la base de propositions soumises par les Etats Membres. Le programme à long terme d'éradication de la variole était jusqu'à présent l'une des actions les plus efficaces de l'OMS, mais l'expérience de ces derniers mois nous a montré qu'il était prématuré de relâcher les efforts de vaccination. En effet, la barrière la plus sûre est constituée par l'immunité de la population. Il convient donc que l'OMS poursuive ses efforts dans ce sens jusqu'à ce que la variole ait été éliminée dans le monde entier. Avant de terminer, permettez -moi d'attirer votre attention sur deux questions d'une importance exceptionnelle, qui touchent aux principes même d'un fonctionnement efficace et normal de notre organisation. La première est celle de l'universalité qui, comme l'a justement fait observer le Directeur général dans son rapport, est expressément proclamée dans la Constitution et constitue une condition indispensable au succès de notre mission. Il parait alors bien étrange de constater que la République Démocratique Allemande ne figure pas dans les rangs des Membres de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est une situation inadmissible, puisqu'elle empêche d'associer les forces et les ressources de ce pays européen hautement développé aux efforts communs des peuples vers la solution des grands problèmes médicaux du monde en général et de la Région européenne en particulier. On sait le haut niveau qu'ont atteint tous les indicateurs sanitaires en République Démocratique Allemande et les succès que ce pays a remportés dans les domaines de la science médicale et de la santé. La délégation bulgare fait observer que la situation actuelle contrevient fondamentalement aux principes sur lesquels est fondée l'Organisation mondiale de la Santé, et elle insiste pour l'admission de la République Démocratique Allemande. Nous demandons également l'admission de la Corée du Nord et du Viet -Nam du Nord. La seconde question fondamentale a trait au budget de l'Organisation pour 1973. L'augmentation de la charge budgétaire est excessive et dépasse la croissance du revenu national des Etats Membres. Il n'est pas juste de compenser au détriment de tous les Etats Membres les pertes financières que l'Organisation a subies du fait de la crise monétaire de certains pays et de la dévaluation du :
dollar des Etats -Unis.
Pour conclure, je ne peux manquer de rappeler que nous voyons toujours sévir et s'étendre une terrible épidémie brutalement déclenchée et inspirée depuis longtemps par l'impérialisme américain, je veux parler de la guerre en Indochine. Cette épidémie continue à semer la mort et la destruction parmi les peuples de cette partie du monde. La vocation humanitaire de notre organisation nous fait un devoir d'élever vigoureusement la voix contre ce phénomène honteux et inadmissible de l'époque contemporaine. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Todorov. Avant d'appeler un autre délégué, je voudrais profiter de la relative brièveté de la déclaration que nous venons d'entendre pour lancer un appel et prier ceux qui vont prendre la parole pendant le reste de la matinée d'être aussi brefs que possible. La liste des orateurs inscrits est encore très longue et il conviendrait que nous avancions dans nos travaux. Je vous serais donc obligé d'être aussi brefs que possible, tout en n'en exprimant pas moins votre pensée. Par avance, je vous remercie de bien vouloir tenir compte de cette prière. Je donne maintenant la parole au délégué du Royaume -Uni. :
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Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de Monsieur le Président, je ne veux pas manquer d'exprimer le plaisir qu'éprouve la l'anglais) délégation du Royaume -Uni à l'occasion de votre élection à la présidence. Mais, Monsieur le Président, comme vous venez de nous le rappeler, la nuit n'est pas si éloignée et nous avons encore beaucoup à faire avant d'aller nous coucher. Je suis heureux de vous faire gagner sept minutes en vous remettant le texte dactylographié de mon intervention pour le compte rendu.' Le Directeur général et ses collaborateurs méritent une fois de plus les félicitations de nous tous, non seulement pour leur travail, mais aussi pour l'admirable présentation de celui -ci dans le Rapport sur l'activité de l'OMS en 1971. Ce rapport fournit un incomparable ensemble de renseignements sur les grands problèmes sanitaires du monde, et contient aussi, au sujet de l'insuffisance des services sanitaires dont une si grande partie de la population du monde doit se contenter, un message qui devrait troubler notre conscience à tous. Il est regrettable que ce document n'ait pas une plus large diffusion. A la page x, dans l'Introduction du Directeur général, à propos de nos connaissances en matière de lutte contre les maladies, on trouve cette phrase qui "Si ces connaissances étaient universellement mises en pratique avec effimérite d'être citée cacité et détermination, il est certain que l'on parviendrait à réduire de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité imputables à diverses maladies qui font tant de victimes, notamment chez les enfants, et qui portent gravement atteinte à la capacité de production des adultes." Nous n'avons pas besoin de nous en répéter des exemples, car tous nous connaissons bien la situation. Il y a certes des progrès qui n'auraient jamais été réalisés sans notre organisation; néanmoins, ni les ressources, ni le personnel qualifié n'approchent encore du niveau qui assurerait le minimum satisfaisant de protection sanitaire à tous les peuples. Au moment où le Rapport a été rédigé, l'une des entreprises les plus remarquables de l'Organisation, l'éradication de la variole, progressait de la manière la plus encourageante. Cependant, les revers récemment enregistrés au Moyen -Orient et en Europe constituent un test sévère de la mesure dans laquelle l'Organisation est capable de mener à bien ce qu'elle a entrepris. On se félicite de savoir que la Yougoslavie a pu si rapidement maîtriser la poussée qui s'y était produite, mais l'épreuve imposée à la Région de la Méditerranée orientale a été beaucoup plus dure. Si elle est complètement surmontée, les perspectives de succès du programme seront encore plus encourageantes qu'elles ne l'auraient été sans ces difficultés. Il s'agit d'un programme qui impose un effort considérable aux pays en voie de développement, et les pays déjà exempts de variole n'en bénéficient pas moins. La Grande -Bretagne, de même que les Etats -Unis d'Amérique, n'exige plus la vaccination régulière des enfants en bas âge, mais cela ne fait que renforcer la nécessité d'une bonne surveillance. A la page viii de l'Introduction, il est question des décès dus aux maladies cardiovasculaires et de la possibilité d'une action pour prévenir ou retarder leurs effets. Personne ne peut à la longue échapper aux maladies cardio -vasculaires dégénératives. Toutefois, dans les pays d'Europe et dans d'autres pays où les services de santé sont bien développés et l'espérance de vie relativement longue, on a pu identifier avec toujours plus de certitude des facteurs, comme l'habitude de fumer la cigarette, qui contribuent à une apparition précoce des maladies de ce groupe, et il est fort possible qu'une modification de l'environnement ou du régime alimentaire permette d'aboutir non pas tant à une longévité supérieure mais bien à une plus longue vie saine. Si importante que puisse nous sembler cette considération dans la Région européenne, elle parait négligeable dans le contexte mondial lorsqu'on pense aux grandes causes de mortalité des premiers âges de la vie. Ces causes sont toujours les maladies transmissibles, qu'il est possible d'endiguer, principalement par de simples aménagements du milieu que nous connaissons fort bien, mais que nous n'avons pas encore réalisés. Il est certain que l'identification des facteurs qui accélèrent le développement de l'athérosclérose sera profitable pour tous. Nous serons sûrement à même d'en éliminer ou d'en atténuer quelques -uns. On a mis trop d'espoirs dans les résultats spectaculaires que l'on pourrait obtenir en éliminant les substances toxiques de notre environnement. Ce que nous voulons arriver à prévenir, ce n'est pas tant les épisodes d'empoisonnement grave que l'accélération insidieuse du processus dégénératif qui se produit naturellement. Pour finir, je me réfère encore à l'Introduction du Rapport dans laquelle, à la page xv, le Directeur général souligne combien il est important de placer les problèmes de santé dans leur vraie perspective et d'éviter qu'ils ne fassent l'objet de commentaires à sensation. Il est vrai que, comparés à l'effet dramatique d'une seule mort soudaine due à une cause connue et définissable, les succès de l'action médicale préventive, qui sont des succès progressifs et péniblement acquis, ne sont guère passionnants et ne fournissent pas matière à informations sensationnelles. Les 7000 décès qui se produisent sur les routes de Grande -Bretagne sont bien plus connus et commentés que le nombre dix fois supérieur des victimes des maladies insidieuses provoquées par la cigarette. Mais en l'occurrence, la faute est nôtre. Nous n'avons pas réussi à placer les : :
1 Le texte qui suit a été communiqué par la délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord pour insertion dans le compte rendu.
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problèmes de santé dans leur vraie perspective aux yeux du public et, trop souvent, nous ne donnons de renseignements que lorsqu'on nous les arrache. Le Directeur général a très justement noté comment la crainte du choléra avait provoqué des réactions excessives dans des régions d'Europe où les conditions sanitaires sont telles qu'elles excluent tout risque d'épidémie. Nous aurions pu préparer l'opinion publique et éviter les réactions extravagantes qui se sont produites. Le Dr Gesa, de l'Ouganda, nous a dit ce qui avait été fait d'intéressant à cet égard dans son pays; d'autres pourraient s'en inspirer. L'Introduction du Rapport du Directeur général se termine par une invitation à bien comprendre qu'il est important de faire des investissements adéquats dans l'action de santé. Je voudrais y ajouter une observation. Les investissements dans les activités sanitaires ne sont pas tous également importants et nous avons, dans tous les pays, tendance à investir dans les actions les plus spectaculaires, qui ne profitent qu'à relativement peu de personnes et sont énormément coûteuses en comparaison des choses simples que trop souvent l'on néglige de faire pour la masse. Il faut certes soutenir la recherche médicale et faire profiter nos populations des derniers progrès de la médecine, mais nous ne devons pas pour autant négliger les besoins moins spectaculaires et trop souvent ignorés,par exemple dans le domaine des simples soins que le sens de l'humain commande d'assurer aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux handicapés physiques, aux malades mentaux; il y en a trop parmi eux qui souffrent depuis trop longtemps de la négligence sociale et de méthodes médicales rétrogrades, même dans les pays qui se targuent de posséder les services de santé les plus perfectionnés du monde. Point n'est besoin de miracles pour élever le niveau de santé des peuples du monde bien au- dessus de ce qu'il est actuellement. Il suffirait de faire pour chacun les choses très simples qu'une minorité d'entre nous considère et reçoit, dans nos pays, comme un droit automatique. Il faudrait pour cela des ressources dont l'OMS ne dispose pas et dont il est peu probable qu'elle puisse disposer, mais notre assemblée doit avoir pour objectif d'assurer que ce qui peut être fait le soit dans les délais les plus courts. Comme l'a dit le délégué de l'Inde, il faut que le monde trouve une issue. Merci, Sir George. Je vois que j'ai lancé mon Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) appel au bon moment. Je donne maintenant la parole au délégué du Pérou. :
Monsieur le Président, Messieurs les M. MIRO QUESADA (Pérou) (traduction de l'espagnol) membres de l'Assemblée, la délégation du Pérou aimerait présenter une synthèse de la situation sanitaire dans notre pays. J'indiquerai, pour commencer, que la population du Pérou est actuellement d'environ 13,5 millions d'habitants. Les principales causes de décès enregistrées sont les maladies infectieuses et parasitaires, en particulier la pneumonie, l'entérite et les autres maladies diarrhéiques. Viennent ensuite les affections cardio -vasculaires, les tumeurs malignes, les accidents, etc. Ce sont les maladies transmissibles, tant algues que chroniques, qui constituent le problème de santé prioritaire. Certaines d'entre elles peuvent être endiguées par la vaccination, d'autres sont dues à des insuffisances de l'hygiène du milieu, notamment à des déficiences dans l'approvisionnement en eau potable et dans l'évacuation des excreta. Sur 100 décès de cause connue enregistrés au Pérou, 50 sont dus à des maladies transmissibles qui pourraient être évitées. Le groupe de population le plus touché par les maladies transmissibles est celui des moins de cinq ans, dont la situation sanitaire présente, au Pérou, un tableau dramatique. Sur 100 décès dus aux maladies transmissibles, 62 se produisent parmi les moins de cinq ans. Ces derniers sont d'ailleurs les plus vulnérables, car c'est chez eux que se pose essentiellement le problème de la malnutrition. Des enquêtes récentes ont révélé que la fréquence de la dénutrition du degré 1, selon la classification de Gómez, oscille entre 3 et 31 % dans les écoles de Lima et de Callao et entre 14 et 47 % dans les localités de montagne, atteignant jusqu'à 50 % dans certains villages de la forêt. la médiocrité de l'assaiparmi les moins de cinq ans Autre facteur de forte mortalité nissement. La mortalité infantile, sur laquelle je tiens à insister dans cet exposé parce qu'elle constitue le problème prioritaire au Pérou, atteint, pour les raisons que j'ai dites, le taux de 120 pour 1000 naissances vivantes. Sur ce total, 40 pour 1000 représentent les décès au cours du premier mois de vie - c'est la mortalité néonatale - et 80 pour 1000 des décès entre un mois et un an - c'est la mortalité post -néonatale. Par ailleurs, il est impossible de dissocier le problème de l'enfant de celui de la mère, et les statistiques nous donnent pour la mortalité maternelle des chiffres qui atteignent 19,2 pour 10 000 mères. Un aspect important des problèmes de santé au Pérou est la répartition des ressources matérielles, qui n'est pas homogène, car il y a une nette concentration dans la capitale et les grandes villes. C'est ainsi que, s'agissant de la proportion de lits d'hôpital qui est déjà inférieure au niveau recommandé par les organisations mondiales - nous ne comptons en moyenne que 2,32 lits pour 1000 habitants - le problème est encore aggravé par une mauvaise répartition. : :
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Il en est de même des ressources humaines, qui sont concentrées dans la capitale et les villes principales. Pour prendre le cas des médecins, 62 % d'entre eux se trouvent à Lima, où l'on en compte un pour 700 habitants. On peut dire que, d'une manière générale, les zones rurales sont les plus dépourvues en services sanitaires permanents, et que leurs populations ne bénéficient que de certains programmes approvisionnement en eau potable et construction d'égouts, vaccinations, éradication du paludisme. Pour chercher à résoudre ces problèmes sanitaires prioritaires, et pour améliorer la structure et l'organisation des services de santé nationaux, on a pris une série de mesures à court et à moyen terme, fondées sur la connaissance la plus détaillée possible de la nature et de l'ampleur des problèmes et l'on a ainsi élaboré une politique qui est définie dans des documents de base concernant l'action sanitaire pour la période 1971 -1972, et qui est mise en oeuvre par la planification et la programmation d'activités couvertes par un budget biennal. En outre, nous avons déjà mis au point un plan à moyen terme pour la période 1971 -1975. Les réalisations principales sont en rapport avec l'approvisionnement en eau potable et la construction d'égouts dans les localités considérées comme rurales, c'est -à -dire celles qui comptent de 400 à 2000 habitants, l'extension de la couverture des services de santé généraux par le lancement d'un programme national de service médical rural, le renforcement des activités de lutte contre les maladies transmissibles - programmes de lutte contre le paludisme, la lèpre, la peste, la maladie de Chagas -, l'abaissement du prix des médicaments, l'objet étant de les mettre à la portée du pouvoir d'achat de la population,et l'amélioration des programmes s'adressant aux mères et aux enfants, y compris dans l'important secteur de la nutrition. Des résultats analogues ont été obtenus en matière de formation et de qualification du personnel de santé ainsi que dans le contrôle et la production de substances biologiques à usages médical et vétérinaire. Le programme d'approvisionnement en eau des populations rurales en est à sa huitième année et à la fin de sa deuxième phase; on vient maintenant de prendre les dispositions nécessaires pour lancer un programme analogue pour la mise en place de réseaux d'égouts. Comme dans tous les pays sous -développés, l'extension de la couverture des services sanitaires en milieu rural reste l'une des plus lourdes tâches de l'administration de la santé. On lui a donné un rang prioritaire dans la politique de santé du Pérou, et l'on a lancé un programme dit "programme de service médical rural" qui dispose en 1972 des ressources nécessaires pour assurer les soins médicaux et la protection sanitaire à 152 localités. Dans un proche avenir, un plus grand nombre de collectivités seront couvertes car le Gouvernement révolutionnaire des Forces armées a promulgué une nouvelle loi d'enseignement dont un article prévoit que les diplômés d'instituts supérieurs devront obligatoirement accomplir une période de service civil dans des organismes d'Etat, faute de quoi ils ne pourront obtenir le droit d'exercer. Dans le domaine de la protection maternelle et infantile, l'organisation technique ainsi que l'appareil administratif ont été renforcés par la création d'un institut dit "de néonatologie et de protection maternelle et infantile" dont la tâche est de promouvoir et d'améliorer les mesures par lesquelles l'Etat s'emploie à élever le niveau de santé du couple mère -enfant. Comme le rétablissement de la santé implique que tout malade puisse acheter les médicaments dont il a besoin, on a abordé le problème du coût élevé des préparations pharmaceutiques pour une population au pouvoir d'achat limité, en prenant des dispositions qui permettent à l'industrie pharmaceutique de réaliser des économies au stade de la production, l'Etat achetant en grandes quantités certains médicaments communément employés dans les établissements de santé du secteur public; ces médicaments, appelés médicaments de base, répondent aux exigences thérapeutiques formulées par les organismes nationaux et sont à la portée du public. Avant de terminer je voudrais, Monsieur le Président, insister sur l'importance que l'Assemblée mondiale de la Santé doit attribuer aux problèmes de la malnutrition. Le tableau que j'ai brossé des problèmes qui accablent notre pays pourrait être, je pense, celui de n'importe quel autre pays sous -développé. Qu'on m'accorde encore quelques secondes, parce que je ne voudrais pas terminer sans demander que des décisions importantes soient prises au sujet de la malnutrition et du problème de la santé maternelle et infantile, qui est celui dont on s'émeut le plus dans nos pays. Nous ne demandons pas autre chose qu'une assistance technique, à savoir le concours de professionnels qui puissent nous aider à résoudre nos problèmes. Nous savons en effet que, comme l'a dit le Président de la dernière Assemblée, les problèmes doivent être résolus collectivement; néanmoins, nous tenons à les affronter individuellement et ce sont nos pays qui, s'y attaquant fermement, doivent en rechercher les solutions. A mon avis, le problème de la malnutrition et celui de la santé maternelle et infantile sont ceux à propos desquels l'Organisation-mondiale de la Santé doit fournir le plus d'aide aux pays dits du tiers monde, sous -développés ou, comme je préfère les appeler, non engagés. Les pays développés ont évidemment leurs propres problèmes, mais, dans le cas des n8tres, la priorité doit être accordée à la malnutrition qui, outre son aspect sanitaire, présente aussi un aspect social et un aspect économique. :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Cameroun. :
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Merci, Monsieur Mire Quesada. Je donne maintenant
Monsieur le Président, nous sommes très conscients de l'importante M. FOKAM -KAMGA (Cameroun) charge et de l'insigne honneur qui nous échoient de participer aux travaux de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Ce faisant, en qualité de chef de la délégation de notre pays, nous apportons le salut fraternel de la République du Cameroun à toutes les délégations ici présentes ainsi qu'à tous les participants à cette éminente rencontre internationale sur la santé.
Nous félicitons M. le Dr Layton d'avoir été porté à la présidence de notre assemblée. Sa longue et riche expérience des hommes, alliée à une remarquable connaissance de l'Organisation, nous permettent d'augurer avec un vif intérêt du déroulement parfait que ne manqueront pas d'avoir nos travaux vers des décisions hardies et réalistes, pour un meilleur accomplissement de la haute mission de notre institution. Nous associons naturellement à nos félicitations au Président de l'Assemblée toute la valeureuse et dynamique équipe qui l'entoure. Il nous est également agréable de rappeler l'excellente qualité du travail réalisé par Sir William Refshauge, très compétent Président de la précédente Assemblée mondiale. Notre satisfaction est vive de pouvoir exprimer nos compliments à l'adresse des nouveaux Etats Membres admis à siéger au sein de l'OMS. Leur génie propre et leurs connaissances en matière de santé ne manqueront pas d'insuffler un sang nouveau à l'Organisation et d'apporter une contribution originale à l'oeuvre commune. Je voudrais dire aussi combien nous avons été satisfaits par l'excellent et fructueux travail du Conseil exécutif au cours de sa quarante -neuvième session. Passons maintenant à l'objet principal de mon intervention, c'est -à -dire à l'examen du point 1.11 inscrit à l'ordre du jour, à savoir la discussion du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971. La valeur et la concision de ce rapport complet, clair et précis sont remarquables. De surcroît, le réalisme dont il fait preuve témoigne, s'il en était encore besoin, de la parfaite et exacte connaissance qu'a l'OMS des problèmes de santé publique à travers le monde. Nous ne manquerons pas à l'agréable devoir, à partir de ces constatations, d'adresser nos félicitations et nos remerciements les plus sincères au Dr Candau, Directeur général de l'OMS, pour l'oeuvre prestigieuse et combien admirable qu'il a effectuée à la tête de l'Organisation depuis de nombreuses années. Nous associons à ces vifs remerciements toute l'équipe qui travaille aussi bien au Siège que dans les Régions et dans les différents pays. Il nous plait, à cet égard, de mettre un accent tout particulier aux éloges que nous décernons au personnel de la Région africaine, notamment à la dynamique et très compétente équipe qui oeuvre dans notre pays et, plus spécialement encore, à notre talentueux Directeur régional, le Professeur Alfred Quenum, dont l'infatigable énergie, la sagesse et l'efficacité exemplaires ont donné une impulsion et une orientation décisives à notre programme de santé, grâce aux actions appropriées et originales entreprises avec l'aide de l'OMS dans toute la Région africaine. Nous le remercions tout particulièrement de la visite qu'il a faite, en avril dernier, au Cameroun pour assister, dans notre capitale, à la Septième Conférence annuelle des Ecoles et Facultés de Médecine en Afrique et pour discuter avec nous, de façon très pertinente et très objective, de nos problèmes sanitaires. Nous regrettons que l'ampleur du dernier et excellent Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971 ne nous permette pas de faire une analyse exhaustive des problèmes traités. Il en résulte que, compte tenu également du temps forcément limité dont nous disposons, notre attention portera sur les points qui nous semblent les plus essentiels au développement de l'action sanitaire au Cameroun. Dans son rapport, le Directeur général a mis en exergue le problème de la recherche médicale fondamentale. Dans les pays africains, d'aucuns sont portés à penser que cette recherche fondamentale n'est pas un problème urgent, tant les priorités auxquelles nous devons faire face sont nombreuses. En fait, cette question revêt de plus en plus un caractère d'acuité au fur et à mesure que nous progressons sur la voie du développement. La recherche fondamentale, cela veut dire, d'une part, aller au fond des choses et, d'autre part, utiliser les connaissances que l'on en retire comme assises pour bâtir les structures les plus idoines, en vue d'une action plus conforme aux objectifs visés. Il en découle que nous commençons à être confrontés avec des problèmes de plus en plus ardus, à toutes les étapes de notre action, soit à celle de la conception, ou de l'organisation, ou bien même au stade de fonctionnement, sinon encore à l'étape de l'évaluation des services de santé dans leur ensemble. En ce qui concerne notre délégation, nous pensons que les recherches fondamentales nationales devraient s'inscrire dans le cadre d'une recherche africaine coordonnée pour favoriser les échanges de connaissances et éviter la duplication des programmes et l'éparpillement des maigres moyens disponibles. Nous estimons donc, quant à nos priorités, que le moment est venu de nous- intéresser sérieusement à développer la recherche fondamentale en Afrique car elle peut nous conduire vers des voies
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plus sûres et plus efficaces, permettant de mieux progresser vers l'éradication des angoissants et interminables problèmes de santé qui nous assaillent, tels que ceux liés à la bilharziose, la trypanosomiase, l'onchocercose, ainsi qu'à l'important et toujours actuel problème du paludisme. Les chercheurs réussiront -ils enfin à mettre au point un vaccin comme cela a été l'heureuse solution apportée à la fièvre jaune qui a longtemps ravagé nos pays ? La physiopathogénie du goitre endémique en Afrique est encore très mal connue, mais bien actuelle Les hémopathies héréditaires, singulièrement la drépanocytose, constituent, dans nos régions, un problème majeur, de même que la stérilité des couples dans certaines zones. Par ailleurs, enfin, nous ne saurions omettre, parmi nos préoccupations essentielles en cette matière, les problèmes liés à la pharmacopée traditionnelle que nous avons intérêt à mieux connaître dans la mesure où - ce qui ne semble guère faire de doute - elle peut apporter des bénéfices à un arsenal thérapeutique moderne encore bien insuffisant. Voilà autant de domaines où une recherche fondamentale s'impose indiscutablement. L'aboutissement naturel de la recherche fondamentale est la recherche appliquée. Dans ce domaine, nous sommes apparemment mieux armés. En fait, cette apparence est trompeuse car nous sommes là aussi souvent impuissants, parce que notre action est entravée là aussi par les mêmes freins que nous rencontrons pour entreprendre les recherches fondamentales ces freins, ce sont les moyens, les budgets et les techniciens qui nous font encore souvent cruellement défaut. De la sorte, même une recherche approfondie et rationnelle pour la meilleure exploitation des moyens disponibles, face à cette multitude de sollicitations, reste à faire. Force nous est de constater qu'en raison de ces freins, même nos zones de démonstration et d'action de santé publique, instituées à l'effet d'étudier les méthodes les moins onéreuses et les plus adaptées en santé publique, ne nous ont pas encore permis de trouver les solutions appropriées, mais nous pensons y parvenir petit à petit. Partant de ces considérations, le Département de la Santé publique du Cameroun a été amené à inscrire dans son programme les priorités suivantes. Tout d'abord, la formation des cadres de santé à tous les niveaux. Nous ne reviendrons pas sur la formule quasi inédite pour l'Afrique adoptée au Cameroun à ce sujet. La conception et la philosophie du Centre universitaire des Sciences de la Santé de Yaoundé ont été exposées à cette tribune à plusieurs reprises. Nous nous plaisons à dire qu'actuellement, après trois ans de fonctionnement, avec une sélection sévère au départ, le démarrage est pris; 37 étudiants ont été admis en 1969, 47 en 1970 et 48 en 1971. Tous sont enthousiastes, réfléchis, conscients d'être les pionniers d'une nouvelle génération médicale, et pleins du désir d'acquérir une formation spécifique au service des réalités africaines. Tous les postes d'enseignement fondamentaux sont pourvus par nos cadres nationaux, par l'OMS et par les assistances bilatérales. Nous remercions l'Organisation mondiale de la Santé, le Programme des Nátions Unies pour le Développement et les institutions spécialisées des Nations Unies qui apportent leur concours à cette magnifique oeuvre. De même, nous remercions tous les pays amis qui nous aident pour le développement de ce projet, à savoir la France, les Etats -Unis d'Amérique, le Canada et la : :
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Grande -Bretagne.
Devant l'étendue des tâches qui restent à accomplir pour mener à bien cette expérience de formation des cadres sanitaires, nous souhaitons vivement le renforcement des aides actuelles et l'élargissement de cette coopération à d'autres Etats africains. Nous nous félicitons du développement prévu en matière d'enseignement médical par l'ouverture dans les tout prochains mois, grâce à la déterminante impulsion qu'a bien voulu lui porter le Directeur régional, du Centre d'Enseignement supérieur en Soins infirmiers, à vocation sous régionale, intégré au Centre universitaire des Sciences de la Santé. A cette section s'ajoutera bientót celle de la méthodologie de l'enseignement médical, puis celle de l'enseignement en santé publique (formation des cadres enseignants). Nous déplorons néanmoins, face à ces intéressants projets visant au développement rationnel de la formation des cadres sanitaires africains, qu'à cause des retards dus à différentes contingences, la construction des bâtiments ne soit pas encore achevée. Parallèlement au Centre universitaire des Sciences de la Santé, d'autres écoles de formation de personnels sanitaires ont été créées dans chacune des régions sanitaires de notre Etat fédéral. Outre ces complexes voués à l'enseignement des travailleurs sanitaires qui fonctionnent déjà à Yaoundé et dans nos régions, les priorités de notre plan sanitaire de développement socioéconomique portent sur la participation des populations et des collectivités à l'action des pouvoirs publics en matière de santé grâce à l'éducation sanitaire. Sur ce point encore, nous bénéficions de l'assistance du Bureau régional de l'OMS et de celle du FISE. Par ailleurs, nous avons mis l'accent sur l'assainissement et l'hygiène du milieu, dont la primauté est considérable en raison de la prévalence des maladies transmissibles endémiques et de la prépondérance récente qu'ont prise les maladies hydriques et excrétiques avec l'apparition, depuis le 4 février 1971, du choléra au Cameroun. Cette affection persiste actuellement sous forme de micro -endémie localisée à l'estuaire du Wouri; 2414 cas de choléra ont été dénombrés à ce jour,
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qui ont causé 362 décès. Depuis quelques mois, le chiffre des cas hebdomadaires s'est abaissé de 15 à 7. L'affection est cependant parfaitement circonscrite. La lutte contre les maladies nutritionnelles constitue au Cameroun une autre priorité de premier ordre et on trouve en tête de liste le goitre endémique, pour la prophylaxie duquel il serait d'un grand intérêt de développer une action régionale, au moins à l'échelle de l'Afrique centrale. La lutte contre les malnutritions protéino -caloriques est aussi très préoccupante. Elle est pour le moment l'objet de notre sollicitude particulière. Parmi d'autres urgences, il y a le souci de développer une protection maternelle et infantile efficace, de même que celui de renforcer la lutte contre les maladies transmissibles (lèpre, maladies vénériennes, trypanosomiases, méningite cérébro -spinale - laquelle présente actuellement un pic inquiétant). En dépit de tous nos efforts, ces maladies transmissibles nous posent, de tout temps, des problèmes difficiles à cerner. Certes, bien que nous consacrions tous les moyens possibles à l'échelon fédéral pour faire face à ces différents problèmes de santé publique, les aides extérieures sont nécessaires. Fort heureusement, elles ne nous ont jamais manqué mais, aussi importantes et conséquentes qu'elles soient, elles ne permettent pas de juguler convenablement tous ces maux. Nous souhaiterions que les assistances extérieures soient mieux coordonnées entre elles, de façon à éviter toute distorsion préjudiciable à la poursuite des objectifs planifiés. Sur ce point, nous nous devons de dire notre appréciation à l'égard de la programmation par pays que vient d'adopter le Programme des Nations Unies pour le Développement. Nous sommes heureux aussi de constater, pour terminer, que l'ordre du jour, au point 3.16, a maintenu, comme l'an passé, "la coordination à l'intérieur du système des Nations Unies ". Ce point est encore très opportun et nous espérons qu'il fera l'objet d'une attention particulière pour toute action développée dans nos Etats et, si possible même, que cette coordination s'étendra en dehors du système des Nations Unies à l'ensemble des assistances dont bénéficient les pays en voie de développement. Voilà brièvement exposées, Monsieur le Président, les observations que la délégation du Cameroun a tenu à faire après l'examen du Rapport du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous nous réjouissons, en tout état de cause, que ce document suscite un très grand optimisme et beaucoup d'intérêt de la part des Etats Membres pour la promotion permanente de la santé des hommes, celle -ci devant être considérée comme le facteur essentiel de l'épanouissement de l'humanité dans la paix et la concorde.' Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) donner la parole au délégué de la Gambie. :
Merci, Monsieur Fokam -Kamga. Je vais maintenant
M. GARBA- JAHUMPA (Gambie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, distingués délégués, Mesdames et Messieurs, je vous présente, Monsieur le Président, les félicitations les plus sincères de ma délégation pour votre élection aux hautes fonctions de président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je félicite aussi les Vice -Présidents ainsi que les Présidents des commissions désignés pour la présente Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, distingués délégués, je vous apporte à tous les compliments du Président, Sir Daouda Jawara, et ceux du Gouvernement et du peuple de la République de Gambie. Leur voeu est que nos délibérations au sein de cette Assemblée mondiale de la Santé soient couronnées de succès. Maintenant que nous sommes plus activement associés au travail de l'Organisation, c'est avec fierté que nous contribuons pour notre part à la poursuite du noble objectif de l'Organisation, qui est "d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ". Nous avons donc noté avec satisfaction que, dans son excellent rapport, le Directeur général fait état de succès considérables dans la plupart des activités entreprises par l'Organisation au cours de l'année passée. Je tiens à me joindre aux autres délégués qui l'ont félicité de les avoir menées de main de maitre. Compte tenu de tout ce qui est déjà si bien mis en lumière dans le Rapport, il est logique que mon intervention soit aussi brève que possible, disons un bref résumé de l'état d'avancement de nos activités sanitaires en Gambie. Nous participons au programme régional d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole. De nombreuses années avant le lancement du programme, il n'y avait pas eu chez nous de cas de variole, et il n'en a été signalé aucun depuis l'achèvement de la phase d'attaque, en 1968. Nous avons aussi pratiquement réussi à endiguer la rougeole, ce qui nous a incités à procéder à une analyse coûts /avantages du programme, dans l'intérêt des Etats de notre Région, et c'est sur la base de cette analyse que nous poursuivrons le programme. :
1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par M. Fokam -Kamga sous forme abrégée.
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Afin d'endiguer plusieurs autres maladies de l'enfance qui sont susceptibles de prévention, nous avons lancé une campagne de vaccinations multiples. Il faut souligner que cette campagne a pu être entreprise grâce aux généreuses subventions de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique.
La Gambie a eu la chance de ne pas être touchée par l'épidémie de choléra qui a sévi en Afrique occidentale l'année dernière. Nous tenons, néanmoins, à exprimer notre reconnaissance pour l'assistance et les conseils qui nous ont été prodigués par l'Organisation mondiale de la Santé et le Gouvernement fédéral militaire du Nigéria. Jusqu'ici, bien que la maladie ait pris un caractère épidémique explosif dans de nombreux pays voisins, nous avons été assez heureux pour ne pas la voir s'introduire en Gambie. Après les quelques succès que je viens de mentionner, je dois ajouter que nous rencontrons des difficultés considérables dans la lutte contre des maladies comme la méningite, aux sévères attaques saisonnières, et bien entendu le paludisme. Si, fort heureusement, la malnutrition ne pose pas de problèmes en Gambie, le Conseil de la Recherche médicale procède en permanence à des études et à des enquêtes à Fajara, où fonctionne un service de recherches tropicales financé par le Gouvernement britannique. Notre gouvernement étant résolu à assurer la couverture médicale de la totalité du pays, nous avons commencé à renforcer les services de santé de base, l'action sanitaire bénéficiant d'un bon rang de priorité dans notre programme de développement. Afin de coordonner les services curatifs et préventifs existants, mon ministère a commencé à mettre sur pied une commission de planification sanitaire nationale. Je m'empresse d'ajouter, Monsieur le Président, qu'en Gambie la planification sanitaire doit être souple. Nous comptons demander l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé car, vu les conceptions nouvelles de la planification sanitaire, nous aurons certainement besoin des conseils que les services compétents de l'Organisation pourront nous fournir dans les phases initiales. Nous espérons ainsi éviter les erreurs commises dans le passé par certains pays qui disposaient de plus de ressources que nous pour la mise en oeuvre de leurs programmes. En ce qui concerne la coopération régionale, nous avons conclu une fructueuse association avec la République du Sénégal, notre voisine et amie. Nous avons bénéficié de l'aide technique de la République du Ghana et du Gouvernement fédéral militaire du Nigéria. Nous leur sommes reconnaissants ainsi qu'à d'autres pays qui nous ont aidés comme la Grande -Bretagne, les Etats -Unis d'Amérique, l'URSS, la République fédérale d'Allemagne et la Suède, pour n'en citer que quelques -uns. Monsieur le Président, je ne saurais conclure sans remercier notre infatigable Directeur régional, le Dr Alfred Quenum, et ses collaborateurs, qui nous ont rendu de précieux services. Nous tenons à leur rendre hommage devant vous, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général et distingués délégués. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué de la Mongolie. :
Merci, Monsieur Garba- Jahumpa. Je donne maintenant
Le Dr DEMBEREL (Mongolie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi tout d'abord de vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à cette haute fonction, et de féliciter également les Vice -Présidents, en vous souhaitant à tous de diriger nos travaux avec un plein succès. Prenant la parole au cours de ce débat général, j'ai l'agréable devoir d'adresser d'autres félicitations, cette fois à notre éminent Directeur général, le Dr Candau, pour l'excellent Rapport, détaillé, intéressant et riche de substance, qu'il nous a présenté. Après avoir étudié ce document, nous remarquons que l'Organisation mondiale de la Santé consacre depuis quelques années une attention particulière au renforcement des services nationaux de santé, à la formation du personnel médical et au développement de l'enseignement médical, toutes questions qui constituent les clés du progrès en matière de santé. Il faut également féliciter l'OMS de ses efforts et de ses initiatives en faveur de l'intensification de la recherche médicale, de la protection de l'environnement et de l'intégration accrue de la santé publique dans le développement socio- économique. A cet égard, je voudrais faire observer qu'il est au moins aussi important de savoir - mettre à profit les acquis actuels de la science et de la technique dans l'action pratique de santé. Il parait donc souhaitable que le Directeur général accorde encore plus d'importance à cet aspect de la question dans l'évolution future des activités de notre organisation. Le Rapport montre que l'OMS consacre beaucoup d'efforts à la lutte contre les maladies infectieuses, dans laquelle elle a remporté d'heureux succès. Cependant, on ne peut manquer de s'inquiéter lorsque l'on voit que le choléra a continué à se propager en 1971 et que la fréquence de la variole a augmenté par rapport à 1970, bien que le nombre des pays infectés ait diminué. En outre, beaucoup d'autres maladies infectieuses continuent à poser des problèmes graves. Monsieur le Président, comme on le sait à la suite des débats des précédentes Assemblées et comme le montre la lecture du rapport du Conseil exécutif, l'une des principales questions qui retiennent l'attention des délégués est toujours l'amélioration de l'efficacité des programmes et l'utilisation optimale des ressources disponibles. A ce sujet, nous devons souligner la rapidité :
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avec laquelle augmente le budget de l'OMS et la part relativement importante qu'y prennent les dépenses administratives. D'autre part, il est encore possible, nous semble -t -il, d'améliorer le contrôle de l'efficacité des travaux et l'appréciation de leurs résultats. Dans la solution d'un problème de santé quelconque, le facteur décisif est toujours le niveau de développement des services sanitaires nationaux, la planification de leur action et le financement de leurs activités par le gouvernement du pays. En juillet 1971, la République populaire de Mongolie a fêté le cinquantième anniversaire de la Révolution populaire. Ce demi -siècle a été le témoin d'un développement national d'une rapidité sans précédent, grâce auquel la Mongolie est passée du statut de pays semi- colonial attardé à celui d'Etat socialiste agricole et industriel. A mesure que progressaient l'économie et la culture, la santé et la science médicale s'amélioraient, ayant sans cesse bénéficié d'une attention privilégiée des pouvoirs publics, qui leur ont consacré des ressources considérables. A l'heure actuelle, il existe dans notre pays un système étatisé unique de protection de la santé, qui assure à la population des campagnes comme à celle des villes des services actifs de prophylaxie et de soins médicaux gratuits. En 1971, nous avions 17,8 médecins et 94,2 lits d'hôpital pour 10 000 habitants. Ces chiffres traduisent bien le niveau de développement des services de santé; d'autres indicateurs ont également marqué des progrès sensibles. Je soulignerai à ce propos que, dans son effort pour assurer la santé de sa population, la République populaire de Mongolie a pu compter sur l'aide généreuse de l'Union soviétique et d'autres pays frères. Nous considérons que cette progression, extrêmement rapide à l'échelle historique, est le fruit du respect des principes essentiels qui gouvernent le développement sanitaire étatisation, accessibilité générale, orientation prophylactique, planification, participation active de la population, etc. Ce sont d'ailleurs des principes que l'Assemblée mondiale de la Santé a proclamés à plusieurs reprises et qui ont été réaffirmés au cours de sa vingt- troisième session. Je ne veux pas oublier non plus de rappeler la féconde collaboration de mon pays avec l'Organisation mondiale de la Santé. Le dixième anniversaire de cette collaboration a été officiellement marqué en Mongolie en avril de cette année. A l'heure actuelle, 16 projets sont en cours avec l'aide de l'OMS. Le Gouvernement de la République populaire de Mongolie leur attache une grande importance et s'efforce de rendre cette coopération toujours plus efficace. Monsieur le Président, nous avons presque chaque année le plaisir de souhaiter la bienvenue parmi nous à de nouveaux Membres de l'OMS. Qu'il me soit permis aujourd'hui de féliciter Oman et notre nouveau Membre associé, le Papua- Nouvelle- Guinée. Nous notons aussi avec satisfaction que la République populaire de Chine a été rétablie dans l'intégralité de ses droits au sein de l'OMS. Dans cet ordre d'idées, nous espérons pouvoir saluer très bientôt, au cours même de la présente assemblée, l'entrée de la République populaire du Bangladesh et de la République Démocratique Allemande dans notre organisation à vocation humanitaire et universelle. S'agissant du principe de l'universalité, nous devons déplorer l'absence de pays comme la République populaire démocratique de Corée et la République démocratique du Viet -Nam. Pour conclure, permettez -moi d'exprimer la conviction que la protection de la santé des peuples, la collaboration fructueuse et la stabilité d'action de notre organisation ne sont possibles que si la paix et la tranquillité règnent sur la terre. C'est pourquoi nous autres médecins et humanistes ne pouvons rester indifférents devant la guerre d'agression déclenchée par les impérialistes, qui se prolonge et s'étend dans les pays d'Indochine. La cessation des hostilités et le rétablissement de la paix dans cette partie du monde pourront seuls créer des conditions favorables à la santé de toute cette population. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la JamaTque.
:
Merci, Docteur Demberel. Je donne maintenant la
Le Dr GILMOUR (JamaTque) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables membres de l'Assemblée, j'ai le grand honneur de prendre la parole pour la première fois devant vous en tant que représentant de mon pays, et je m'en félicite car j'apprécie les avantages d'une communication directe entre nations, peuples et races différents. L'échange des idées, la mise en commun des connaissances sont d'une importance capitale, en particulier pour un pays comme la Jamalque, petite nation et petite île, qui peut ainsi se maintenir dans le grand courant du progrès. Ces dernières semaines, il y a eu à la JamaTque un renouveau d'énergie, une prise de conscience, et l'on a vu apparaître une ferme volonté de s'organiser rationnellement, dans l'espoir de faire de notre petit pays une grande nation. Le domaine de l'action sanitaire est certainement l'un de ceux où notre peuple aspire à des changements et escompte des progrès. Comme dans tous les pays en voie de développement, les besoins sanitaires sont chez nous énormes sur le plan de la prévention et sur celui des soins. :
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Le Ministère de la Santé de la Jamalque porte désormais le nom de Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement car nous avons conscience des nouveaux problèmes sanitaires qui sont les séquelles de l'industrialisation. Nous avons vu s'ajouter à la liste de nos problèmes celui de la pollution de notre atmosphère, autrefois si pure, celui de la pollution de nos ports et de nos cours d'eau, enfin celui des maladies associées à certaines formes d'industrialisation. Pour y porter remède, nous aurons besoin de l'aide et des conseils des Etats Membres ayant, dans nos déficiences en matière ces domaines, plus d'expérience que nous. Autre sujet d'inquiétude d'approvisionnement en eau, d'égouts, de logements, d'accès aux zones rurales; de ce fait, dans notre pays en voie de développement, certains groupes de population vivent toujours dans des conditions médiocres, C'est la raison pour laquelle nous espérons que la conférence sur l'environnement, qui va se réunir en juin, étudiera sérieusement ces problèmes tels qu'ils se posent dans les pays en voie de développement. La surpopulation et la malnutrition représentent toujours chez nous de graves menaces. Notre programme de planification familiale se développe et, de 1966 à 1970, nous avons enregistré une baisse appréciable de la natalité. Cependant, nous avons eu en 1971 la déception de constater que notre natalité avait augmenté de 0,5 %. Les causes de cette augmentation n'étant pas encore éclaircies, nous devons nous attaquer au problème encore plus énergiquement. Nous avons pu enregistrer une amélioration en ce qui concerne la mortalité infantile, dont le taux est tombé de 32,2 pour 1000 en 1970 à 27,1 pour 1000 en 1971. Nous sommes heureux de signaler que ces chiffres nous placent dans une position comparable à celle des régions tempérées de l'Amérique du Sud. La malnutrition, en particulier à l'âge du sevrage, se maintient à des niveaux très élevés, Notre ministère a créé un département de la nutrition, et nous poursuivons des recherches et des expériences de production d'aliments indigènes en cherchant, par exemple, à obtenir de la farine de bananes vertes. La malnutrition protéinique des enfants en bas âge, en particulier dans les zones rurales, continue à poser un énorme problème. Le niveau des soins dentaires est loin de donner satisfaction, car nous n'avons qu'un dentiste pour 18 000 habitants. Comme la plupart des dentistes sont installés dans les deux grandes villes, les populations rurales ne disposent que d'un dentiste pour 40 000 habitants. Une école d'auxiliaires dentaires a été créée dans l'espoir que le personnel paramédical qui sera formé permettra d'améliorer les soins dentaires assurés aux enfants, mais si l'on veut atteindre, dans ce domaine, un niveau acceptable, il faudra créer une école d'art dentaire à l'Université des Indes occidentales. Le problème du personnel infirmier n'est pas moins grave à l'heure actuelle, Près de 40 % de nos infirmières qualifiées nous quittent car nous sommes aussi parmi les victimes de l'exode des cerveaux. La cause en est la proximité de grandes nations qui connaissent l'abondance, et aussi le fait que nous ne pouvons pas offrir à ce personnel les salaires et les facilités dont ils bénéficient dans les pays proches. Nous étudions sérieusement une réforme de la formation des infirmières auxiliaires et autres aides sanitaires. L'exode des cerveaux s'observe également parmi les médecins. Il y a peu de temps encore, nos jeunes médecins devaient se rendre à l'étranger pour leurs études postuniversitaires et il est compréhensible que nous ayons de ce fait un gros pourcentage de défections. Nous travaillons donc sérieusement à l'organisation de cours de spécialisation à l'Université des Indes occidentales et nous devons reconnaître qu'une aide très précieuse nous est apportée à cet égard par le navire hôpital "Hope ". Nous devons cependant demander à l'OMS et aux autres institutions spécialisées de nous aider à créer chez les jeunes médecins des pays en voie de développement le désir de rester ou de rentrer chez eux en améliorant les possibilités de formation et de recherche dans nos pays. Vu le coût élevé des soins hospitaliers, notre ministère compte organiser le maximum possible de services sanitaires dans les districts et dans les zones rurales afin d'alléger le fardeau des hôpitaux. A cette fin, on étudie sérieusement la possibilité d'organiser un service de médecins de famille ainsi que de créer des dispensaires ruraux et des unités sanitaires mobiles qui pourront se rendre dans les zones rurales. La santé mentale pose toujours un grave problème dont la solution est loin d'être trouvée. Nous avons fait cependant un pas en avant en créant, à l'Université des Indes occidentales, un département de psychiatrie complet comprenant un service spécial de guidance infantile. La Fédération mondiale pour la Santé mentale a son siège pour les quatre ans à venir dans les locaux du Département, et nous nous honorons du fait que le professeur de psychiatrie de l'Université des Indes occidentales est également le Président de la Fédération. Notre combat contre les maladies transmissibles se poursuit et nous sommes heureux de signaler qu'il n'y a pas eu récemment d'épidémies à la Jamaique. Une vaste campagne de vaccination antipoliomyélitique des nourrissons et des enfants de moins de quinze ans a été récemment entreprise à la suite d'une poussée de poliomyélite dans une ile voisine. D'un autre côté, nous avons réduit, comme on l'a fait dans le reste du monde, notre programme de vaccination antivariolique. En résumé, nos problèmes les plus pressants sont ceux de la protection sanitaire des zones rurales, de la malnutrition infantile et des maladies mentales. :
.SIXIEME SEANCE PLENIERE Qu'il me soit permis pour terminer de rendre hommage à l'Organisation mondiale de la Santé et d'exprimer la gratitude de la Jamatque pour l'aide considérable qu'elle en a reçue. Nous comptons bien que cette coopération se poursuivra. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Yougoslavie. : :
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Merci, Docteur Gilmour. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, permettez -moi de vous adresser, au nom M. DRAGASEVIC (Yougoslavie) de cordiales félicitations à l'occasion de votre élection à la préside la délégation yougoslave, dence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens à féliciter également de leur élection les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions. La délégation yougoslave fait siennes et appuie les conclusions et les prises de position exposées dans le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1971. Nous sommes d'accord sur l'appréciation des problèmes de la santé en Europe. Cependant, plus que jamais, nous devons faire preuve de réalisme en reconnaissant que certaines maladies ne connaissent pas de frontières et que, par exemple, il est du devoir de tous les pays Membres de lutter contre la variole endémique. Jusqu'à ce que le dernier foyer ait été détruit, c'est un danger qui nous menace tous dans l'état actuel des communications internationales. Mon pays est malheureusement un de ceux qui en ont fait la triste expérience. Vers la mi- février de cette année, la variole a été importée dans mon pays. La maladie s'est d'abord manifestée sous une forme bénigne dans une région peu développée du pays où les services sanitaires laissent encore à désirer. Ces circonstances, et aussi le fait que nous n'avions pas eu de cas de variole depuis plus de quarante -deux ans, ont contribué au cours défavorable des événements. Dès que nous avons été informés de l'apparition de la maladie, nous sommes intervenus rapidement et énergiquement de sorte qu'elle a été éliminée dans un laps de temps relativement court. Ces circonstances ont mis en évidence la coopération exemplaire qui existe entre les services de santé, les citoyens et les autres facteurs de notre société d'autogestion. C'est avec satisfaction que nous sommes en mesure d'annoncer que la Yougoslavie s'est débarrassée de ce fléau et qu'à cet égard, notre pays est aujourd'hui une des régions les plus protégées. Il est de mon devoir d'exprimer ici notre gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'aide qu'elle nous a prêtée en temps opportun en nous envoyant du vaccin et autre matériel indispensable, ainsi qu'un expert. Nous avons pu exécuter promptement un programme de vaccination générale de la population grace à l'aide que nous avons également reçue des pays suivants sous Albanie, Bulgarie, Etats -Unis d'Amérique, France, forme d'importantes quantités de vaccin Grèce, Italie, Pays -Bas, République Démocratique Allemande, République fédérale d'Allemagne, République populaire de Chine, Roumanie, Suisse et Union des Républiques socialistes soviétiques. C'est là en vérité un bel exemple de solidarité que le Gouvernement et les peuples yougoslaves apprécient tout particulièrement. La délégation yougoslave regrette de devoir constater qu'une des obligations fondamentales des pays Membres, à savoir la notification des cas de variole, n'est pas suffisamment respectée, ce qui a eu de graves conséquences pour notre pays. Pour notre part, nous avons informé l'OMS et les pays auxquels nous sommes liés par des arrangements bilatéraux, et nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la variole. Nous ne l'avons pas fait seulement pour nous protéger, mais aussi pour protéger les autres. Il se tiendra le mois prochain à Stockholm une réunion internationale d'une importance exceptionnelle. Nombreux sont ceux qui espèrent qu'elle apportera une contribution significative à la solution des problèmes de plus en plus actuels concernant la protection de l'homme et du milieu humain. Nous plaçons tous nos espoirs dans les mesures qui seront adoptées à la suite de la réunion de Stockholm en vue d'assurer l'équilibre nécessaire entre le développement général et les impératifs de l'existence biologique du genre humain sur notre planète. La délégation yougoslaveappuieratous les efforts faits et toutes les initiatives prises dans ce sens. Notre assemblée apportera une attention spéciale aux problèmes financiers qui, pour des raisons bien connues, se posent dans toutes les organisations de la famille des Nations Unies. L'OMS doit les examiner de façon approfondie et rechercher des solutions adéquates qui devraient permettre de poursuivre efficacement la réalisation du programme que nous allons adopter à cette assemblée. Comme elle l'a fait jusqu'ici, ma délégation appuiera sans réserve le financement de tous les programmes dont nous allons évaluer le bien -fondé. Toutefois, étant donné les ressources limitées dont nous disposons et les tendances défavorables qui se manifestent dans le système monétaire mondial, nous optons pour une détermination précise des dépenses afférentes à l'exécution de certaines tâches et nous demandons instamment à tous les organes compétents de faire le nécessaire pour assurer l'utilisation rationnelle des ressources et éviter les dépenses injustifiées. Dans l'intervention que nous avons faite à l'Assemblée précédente, nous avons mis l'accent sur les problèmes de la stratégie internationale de la deuxième décennie du développement, qui constitue un des principaux facteurs de progrès, surtout dans les pays en voie de développement. La communauté internationale tout entière est appelée à contribuer aux efforts coordonnés visant :
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à atteindre les objectifs des programmes de l'OMS au cours de la deuxième décennie. En tant que coauteur de la résolution adoptée à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, nous sommes persuadés que la présente assemblée examinera à fond les réalisations accomplies dans ce domaine ainsi que les mesures à prendre à l'avenir. Le rôle que notre organisation doit jouer dans ce domaine est important. Lorsque nous pensons aux dangers découlant de la propagation des maladies infectieuses et aux normes d'hygiène indispensables, il est impossible de ne pas penser aux conditions de vie misérables des réfugiés palestiniens, aux régions dévastées par la guerre et à la violation des droits de l'homme dans la région de l'Afrique où l'on applique encore la politique de l'apartheid. Au cours de la période écoulée, plusieurs pays sont devenus Membres de l'Organisation Bahrein, Fidji, Emirats arabes unis. Cette année nous avons eu la satisfaction de voir reconnaitre les droits légitimes de la République populaire de Chine, pays qui aurait dû depuis longtemps prendre la place qui lui revient de plein droit au sein de notre organisation. Nous sommes convaincus que la participation de la délégation de la République populaire de Chine à nos activités futures contribuera à la réalisation des objectifs auxquels nous aspirons tous. Il me faut, toutefois, faire observer que notre organisation n'a pas atteint l'universalité, qui est une des conditions sine qua non d'une action efficace, et qu'elle n'a pas non plus respecté ses objectifs humanitaires, puisque les représentants de la République Démocratique Allemande ne se trouvent pas parmi nous. Je saisis cette occasion pour réitérer la position de mon gouvernement, à savoir que la République Démocratique Allemande doit être admise dans nos rangs comme Membre à part entière. Lors du débat de l'année passée, certaines délégations ont lié l'admission de ce pays à des problèmes politiques controversés, ce qui, à notre avis, ne peut se faire pour ce qui concerne l'admission au sein de notre organisation. Mon gouvernement appuie sans réserve l'admission du Bangladesh à l'OMS et je ne puis que me réjouir de ce que l'admission de ce jeune Etat nous fasse faire un nouveau pas vers l'universalité dont le concept est si clairement inscrit dans notre Constitution. Je tiens à vous assurer que la délégation yougoslave ne négligera aucun effort pour contribuer au succès de cette assemblée. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de Malte.
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Merci, Monsieur Dragasevié. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Monsieur le Le Dr CUSCHIERI (Malte) (traduction de l'anglais) Directeur général, distingués délégués, j'ai une fois de plus le grand honneur de m'adresser à l'Assemblée au nom de la délégation maltaise. Je tiens avant tout à vous présenter le salut de mon gouvernement et, en particulier, celui du nouveau Ministre de la Santé, le Dr Daniel Piscopo, qui est malheureusement dans l'impossibilité d'assister personnellement cette, année à l'Assemblée de la Santé. Je tiens aussi à m'associer aux autres délégués qui vous ont déjà félicité, Monsieur le Président, comme vous le méritez bien, de votre élection à la présidence de l'Assemblée. Mes félicitations vont également aux Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des deux commissions avec lesquels vous partagerez la lourde tâche de diriger nos travaux. Enfin j'adresse à Sir William Refshauge, Président sortant, nos remerciements sincères et cordiaux pour la manière dont il s'est acquitté de sa tâche. Le Dr Candau et ses dévoués collaborateurs nous ont présenté une fois de plus un admirable document où sont clairement exposés les activités de l'Organisation mondiale de la Santé et les progrès accomplis dans l'amélioration générale de la santé du monde. Pendant toute l'année passée, notre propre administration sanitaire s'est consacrée à une réévaluation de nos services de santé et à l'élaboration de plans d'extension et de développement de ces services visant à mieux répondre aux besoins présents et futurs de notre pays. Qu'ils soient à court terme ou à long terme, nos plans ont pour objet la réorganisation de la structure administrative de notre service de santé. Ainsi, nous avons projeté et déjà réalisé en partie l'unification et l'intégration du service, avec un échelon central chargé de la direction de la planification et de la programmation, et des échelons régionaux responsables de l'exécution, du contrôle et de la coordination des programmes. Comme l'a souligné l'un des distingués délégués qui siègent ici aujourd'hui, nous estimons que les possibilités d'identifier les besoins médicaux, de promouvoir l'action sanitaire et d'en évaluer les résultats, ainsi que de travailler en harmonie étroite avec les cliniciens et avec les responsables des services sociaux, ne peuvent qu'être grandement améliorées dans un service de santé intégré. Nous avons également, avec l'assistance consultative de notre Bureau régional, dressé les plans d'un programme de développement et d'extension des services de santé individuels à l'échelon de la collectivité. Ce programme échelonné commencera dans deux zones par un projet pilote au cours duquel nous évaluerons le rôle et les fonctions des divers membres de l'équipe multidisciplinaire. :
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Nous avons défini les fonctions des divers membres de l'équipe de façon à utiliser leurs services de la manière la plus économique et la plus efficace. Nous espérons pouvoir le moment venu rendre compte des résultats de nos expériences dans ce domaine. Nous élaborons aussi un plan détaillé de modernisation de nos services hospitaliers, qui tiendra compte de nos besoins actuels et de ceux que nous prévoyons. Nous nous proposons en particulier de mettre sur pied des services spécialisés - soins intensifs, soins aux coronariens, soins aux brûlés par exemple - et toute assistance que nous pourrions recevoir à cet égard serait la bienvenue. L'état de santé de notre population est satisfaisant dans l'ensemble. Dans nos Iles, le tableau de la morbidité est analogue à celui qui s'observe dans la plupart des autres pays de la Région. Nous enregistrons un accroissement lent mais constant du taux de la mortalité due au cancer et aux maladies cardio -vasculaires, qui représentent ensemble environ 45 % des décès imputables aux principales causes. Le diabète sucré représente pour nous un problème particulier, avec un taux de morbidité beaucoup plus élevé que n'importe où ailleurs dans la Région. Nous avons réussi à éliminer pratiquement toutes les maladies infectieuses traditionnelles et je suis heureux d'annoncer que, ces dernières années, nous n'avons enregistré aucun cas de poliomyélite, de diphtérie ni de l'une quelconque des maladies quarantenaires. Le taux de mortalité infantile est tombé à quelque 25 pour 1000, soit à peu près au quart de ce qu'il était il y a vingt ans, puisqu'il s'élevait alors à 99,78 pour 1000 naissances vivantes. Un effort résolu a été entrepris pour éliminer les quelques foyers de brucellose qui subsistent dans nos îles, concluant ainsi la dernière phase de l'immense travail accompli dans ce domaine depuis le début du siècle par la Commission de la Fièvre méditerranéenne. C'est avec plaisir que nous disons ici notre reconnaissance à l'Ordre souverain et militaire de Malte qui nous a aidé à combattre et éliminer les derniers cas de lèpre. Nous étudions aussi les problèmes de médecine du travail dont s'accompagne le mouvement d'industrialisation actuellement en cours dans nos îles. Le nécessaire est fait pour élargir notre législation en matière de protection sanitaire des travailleurs. L'accroissement de la longévité et l'élévation du niveau de santé et de la qualité des soins médicaux entraînent une augmentation de la proportion des personnes âgées et diminuées. Tout est mis en oeuvre pour leur assurer à leur lieu de résidence normal les soins et l'assistance dont ils ont besoin. En outre, une nouvelle loi sur la santé mentale qui sera bientôt soumise au Parlement permettra d'organiser un service de santé mentale complet. De même, en matière d'hygiène, des dispositions législatives déjà présentées au Parlement prévoient un contrôle effectif des aliments et des médicaments ainsi que de la qualité de l'eau. La mise en place de notre service de cobaltothérapie devrait s'achever bientôt et nous espérons qu'un nouveau service fonctionnera avant la fin de l'année. Cela nous permettra de faire des économies considérables car, jusqu'ici, nous avons dû envoyer dans des établissements spécialisés de l'étranger ceux de nos malades qui avaient besoin de certaines formes de radiothérapie; il en résultait une gêne pour eux et pour leurs familles ainsi qu'une très lourde charge pour nos modestes ressources. La construction d'un nouvel hôpital général dans l'île de Gozo est maintenant très avancée et nous pensons que cet hôpital pourra entrer en service au cours de l'année prochaine. J'ai le plaisir de pouvoir annoncer que la Central Midwives Branch du Royaume -Uni a décidé de dispenser les élèves de notre nouvelle Ecole de Sages -femmes de passer la première partie du Board's Midwives Certificate. Dans le domaine de l'enseignement infirmier, nous avons placé les diverses écoles sous un même contrôle administratif, ce qui améliorera la direction et la gestion de cet enseignement. Je ne saurais terminer sans dire combien mon gouvernement et moi -même avons été heureux de la réélection du Dr Leo Kaprio au poste de directeur de notre Région, et sans lui exprimer, ainsi qu'à l'équipe qui l'entoure, notre gratitude pour la sympathie avec laquelle ils examinent nos problèmes et pour leur précieuse assistance. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Irak. :
Merci, Docteur Cuschieri. Je donne maintenant la
Le Dr MUSTAFA (Irak) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Monsieur le Président, c'est un grand plaisir pour moi que de pouvoir, au nom de la délégation de la République d'Irak, vous féliciter de votre élection, vous et tous vos distingués collègues, et de vous souhaiter un succès complet. Je tiens également à féliciter le Dr Candau, Directeur général, de son rapport sur ce que l'Organisation mondiale de la Santé a fait en 1971 pour atteindre son amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. objectif Monsieur le Président, résolus à appliquer tous les principes fondamentaux de notre révolution, en mettant la justice sociale et un haut niveau de santé à la portée de tous nos citoyens, en particulier des populations rurales et de la classe laborieuse, nous avons lancé dans notre pays des projets sanitaires à court terme et à long terme qui sont exécutés avec l'assistance de spécialistes nationaux et d'experts de l'OMS, dont nous apprécions hautement la contribution. : :
1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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C'est également un grand plaisir pour moi de signaler que notre gouvernement, sous la conduite de notre président, attribue un rang de priorité élevé à la recherche scientifique et encourage les chercheurs dans différents domaines, en particulier dans ceux qui intéressent la médecine. C'est précisément là- dessus que notre distingué Directeur général a mis l'accent dans son rapport. Nous estimons pour notre part qu'il faut insister sur la lutte contre les maladies endémiques, secteur où nous avons réalisé de grands progrès. Le taux d'incidence du paludisme, par exemple, a été réduit de 85 % au cours de l'année 1971. A maintes reprises dans cette salle, on a souligné le caractère universel de l'Organisation ainsi que la nécessité d'y voir siéger les délégués du plus grand nombre possible de pays. Je constate pourtant, à regret, que de nombreux Etats n'y sont pas toujours représentés, par exemple la République Démocratique Allemande, la Corée du Nord et d'autres. C'est pourquoi je lance un appel à l'Assemblée pour qu'au cours de la présente session elle décide d'admettre la République Démocratique Allemande parmi les Etats Membres. En agissant ainsi nous ferons un grand pas vers l'universalité de l'Organisation. Je me félicite à ce propos de la décision de l'Assemblée par laquelle la République populaire de Chine a pris la place qui lui revient au sein de notre organisation. En dernier lieu, Monsieur le Président - et ce n'est pas la question la moins importante je regrette d'avoir à revenir sur un sujet dont nous avons discuté à de nombreuses reprises, celui de la santé des réfugiés, des personnes déplacées et des habitants des territoires occupés de Palestine. Les nombreuses résolutions adoptées par l'Organisation sont demeurées sans effet; cependant, nous notons un accroissement du nombre des personnes déplacées à cause de l'attitude inhumaine des autorités occupantes sionistes, qui ont été condamnées de nombreuses fois par la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies pour avoir violé la Quatrième Convention de Genève de 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre. Je me référerai en particulier à la résolution WHA24.33 adoptée par l'Assemblée l'année dernière et demandant le retour immédiat des réfugiés dans leurs foyers et au sein de leurs familles. Dans le paragraphe 3 de cette résolution, l'Assemblée a appelé l'attention sur les violations constantes des droits de l'homme dont sont victimes les réfugiés, les personnes déplacées et les habitants des territoires occupés, ce qui constitue un sérieux obstacle à la santé de ces personnes. La prolongation d'une telle situation exigerait que l'Organisation envisage d'appliquer l'article 7 de sa Constitution; une telle mesure a été préconisée de nouveau par le Comité régional de la Méditerranée orientale qui, réuni en Tunisie, a adopté la résolution EM /RC21A /R.13 priant la Vingt- Cinquième Assemblée d'envisager l'application de cet article de la Constitution. Aussi la délégation de la République d'Irak vous invite -t -elle, en tant que défenseurs des causes humanitaires, à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour éliminer cette injustice et pour rétablir les réfugiés, les personnes déplacées et les habitants des territoires occupés dans leurs droits, y compris le droit à la protection de leur santé. Pour finir, je tiens à remercier encore le Dr Candau, le Dr Taba et leurs collaborateurs, ainsi que les experts de l'OMS, pour l'assistance dont notre pays a bénéficié, et à vous exprimer ma sincère gratitude. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Côte d'Ivoire. i :
:
Merci, Docteur Mustafa. Je donne maintenant la parole
Le Professeur AYE (Côte d'Ivoire) Monsieur le Président, la délégation de Côte d'Ivoire est heureuse de s'associer aux chaleureuses félicitations qui vous ont été adressées pour votre brillante élection à la présidence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Ma délégation est également heureuse d'exprimer au Dr Candau sa profonde admiration pour la clarté et la précision de son rapport sur l'activité de l'OMS en 1971. Nos observations et commentaires porteront sur les maladies transmissibles, la formation professionnelle du personnel de santé, et la recherche médicale. Dans son programme de lutte contre les maladies transmissibles, notre organisation a continué en 1971 à mettre l'accent sur le renforcement des services épidémiologiques et les activités de surveillance, mais avec une note particulière pour la lutte contre le choléra et l'éradication de la variole. En Côte d'Ivoire l'épidémie de choléra qui a éclaté en 1970 a poursuivi en 1971 sa lente 924 cas et 52 décès. L'évolution de la maladie nous a amenés à nous poser un certain régression nombre de questions sur l'immunisation de la population, sur la transmission et sur l'habitat du vibrion. Ces questions font l'objet d'une série d'études en collaboration avec l'OMS. La remontée en 1971 de l'incidence de la variole dans le monde, en rapport sans doute avec une amélioration du système de notification, montre bien en fait que la maladie n'est pas encore contenue et qu'une vigilance accrue s'impose, particulièrement dans les pays où la variole a été éradiquée, afin d'empêcher toute réimportation. Sur ce point, l'action poursuivie en Côte d'Ivoire depuis 1967 vise à augmenter le fonds d'immunité de la population par la vaccination d'entretien et à assurer une surveillance sanitaire efficace aux frontières. Si la rougeole n'aggrave plus douloureusement les statistiques de morbidité et de mortalité dans la plupart des Etats d'Afrique-noire, grâce aux :
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programmes hardis de vaccination menés avec l'assistance généreuse de l'Agency for International Development des Etats -Unis - et il m'est agréable de renouveler à cet organisme la profonde gratitude du Gouvernement ivoirien - la délégation de Côte d'Ivoire éprouve toutefois une certaine inquiétude devant les difficultés de la poursuite de tels programmes dans les années à venir. La formation professionnelle du personnel de santé est l'un des objectifs principaux de notre organisation. Au cours de l'année 1971, le programme de formation entrepris par l'OMS tendait à assurer une coordination des efforts des Etats et des organisations internationales compétentes, à préparer les enseignants nationaux appelés à exercer dans les écoles et facultés de médecine, à apprécier les critères d'équivalence des titres et diplômes médicaux dans les différents pays. Dans ce domaine, je voudrais brièvement résumer les options de mon pays en matière d'enseignement médical. Notre option fondamentale est la formation de docteurs en médecine, en sept ans. Cette option permet à notre avis de mettre en place avec le maximum de rigueur des cadres nationaux de qualité incontestable. La Côte d'Ivoire n'a pas adopté une formation courte; d'abord parce que nous avons la conviction que pendant que certains Ivoiriens recevraient à Abidjan cette formation courte, d'autres iraient acquérir ailleurs un diplôme normal; à leur retour, ces derniers bénéficieraient d'une position supérieure. En deuxième lieu, c'est parce que l'expérience montre que les titulaires d'une formation courte aspirent tous à obtenir ensuite le diplôme normal; ainsi cette formation en deux temps est au total plus longue que la formation normale en sept ans. C'est enfin parce qu'il n'est pas plus cher d'installer les laboratoires d'un premier cycle des sciences fondamentales pour une formation courte que pour une formation normale, les années supplémentaires ayant surtout pour cadre l'hôpital. Cet enseignement de niveau et de durée normaux doit avoir un contenu adapté à la mission particulière du médecin en Afrique. En Côte d'Ivoire cette adaptation est faite en premier lieu par le développement des activités de santé publique sous la forme de stages actifs, ensuite par la majoration des stages hospitaliers et enfin par la majoration de l'enseignement de la pédiatrie et de l'obstétrique. La préparation des cadres enseignants ivoiriens susceptibles de prendre en charge les destinées de la Faculté et ayant acquis les différents grades universitaires est en 21 % d'Ivoiriens en 1966 parmi le corps enseignant, 46 % d'Ivoiriens en 1971. excellente voie "Aujourd'hui il est Le Dr Candau, dans son rapport, écrit au sujet de la recherche médicale plus que jamais évident que pour lutter efficacement, à l'échelle de la planète, contre certaines des maladies les plus importantes en santé publique, il n'est pas moins urgent et capital de combler les lacunes de notre savoir que d'appliquer les connaissances déjà acquises et de renforcer les services de santé nationaux ". La délégation de Côte d'Ivoire partage cette manière de voir qui est, à notre avis, la voie la plus rationnelle pour l'avenir et en même temps l'approche la plus efficace des maladies et des programmes importants de santé publique. Je ne citerai que les anémies ferriprives, si fréquentes chez les mères des pays en voie de développement, certaines maladies parasitaires transmises par des vecteurs - schistosomiase, filariose, onchocercose, trypanosomiase préoccupations essentielles des pays de la Région africaine, les maladies cardio -vasculaires de plus en plus observées chez des sujets d'âge moyen et même de jeunes adultes, et pas exclusivement dans les pays développés. C'est dans cette optique que, depuis 1966, un défrichement fructueux a été réalisé par les équipes du Centre hospitalier universitaire d'Abidjan, dont les travaux scientifiques originaux ont contribué au succès des journées médicales d'Abidjan de 1967 et de 1970. De même, notre Institut national de Santé publique, qui depuis son ouverture a principalement fait porter son action sur la formation du personnel, a élargi ses investigations dans le domaine de l'hygiène et de la médecine sociale. Bientôt l'Institut Pasteur d'Abidjan, orienté vers la recherche spécialisée en virologie, et la section "onchocercose" de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies implantée à Bouaké vont accroître les moyens et élargir les perspectives de recherche en Côte d'Ivoire. Voilà, Monsieur le Président, les quelques observations et commentaires que la délégation de Côte d'Ivoire a tenu a faire après l'examen de l'excellent Rapport de notre Directeur général. : :
Merci, Professeur Ayé. Je donne maintenant la parole au Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. :
Le Professeur PETROVSKIJ (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, qu'il me soit permis, au nom de la délégation soviétique, de vous féliciter, Monsieur le Dr Layton, de votre élection aux hautes fonctions de président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, et d'adresser également nos félicitations aux distingués Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des commissions principales. Nous voyons avec satisfaction s'élargir constamment la composition de notre organisation, qui a pour vocation hautement humanitaire d'unir tous les Etats, sans aucune exception, au service de la noble cause de la santé. La délégation soviétique adresse son salut aux représentants de Bahrein, de l'Oman, de Fidji et des Emirats arabes unis à l'occasion de l'accession de ces pays à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous exprimons également notre satisfaction d'avoir vu l'Assemblée rétablir la République populaire de Chine dans tous ses droits légitimes au sein de notre organisation. :
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Nous saluons la présence des observateurs officiels de la République Démocratique Allemande et de la République populaire du Bangladesh, qui ont présenté des demandes parfaitement fondées d'admission à l'OMS, et nous espérons que l'Assemblée prendra à ce sujet une décision positive. Tout retard causé à l'admission de ces Etats à la qualité de Membre de l'OMS est inadmissible. Les infractions au principe capital de l'universalité de notre organisation et, en particulier, l'absence de la République populaire démocratique de Corée et des représentants légaux du peuple vietnamien, constituent un anachronisme politique auquel il faut remédier le plus rapidement possible. Les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général pour l'année 1971 font état de certains succès remportés dans plusieurs domaines, dont le principal est sans doute le renforcement systématique des systèmes et services nationaux de santé dans tous les pays, ainsi que la généralisation croissante des résultats de l'expérience pratique et le perfectionnement constant des méthodes de collaboration internationale au service de la santé des peuples du monde. A cet égard, il nous semble que plusieurs programmes de l'OMS appellent des révisions importantes, comme le montre l'exemple des actions mondiales de santé publique sur lesquelles le Directeur général a insisté dans son discours. Ainsi, le Directeur général a fait allusion au ralentissement qu'a connu en 1971, par rapport à 1970, le programme d'éradication du paludisme, sous l'effet de diverses difficultés économiques, organisationnelles et autres auxquelles plusieurs pays se sont heurtés. Mais il faut remarquer que ce programme précisément, qui a déjà englouti d'immenses ressources nationales et internationales, se caractérise par la faiblesse de son assise méthodologique. Cependant, la décision prise par l'Assemblée de réviser fondamentalement la stratégie mondiale de l'action antipaludique reste encore inappliquée en pratique. Dans ces conditions, toute nouvelle augmentation des ressources affectées à ce programme ne pourrait apporter que de nouvelles désillusions. Par contre, le second programme mondial, celui qui concerne l'éradication de la variole, continue de mériter une attention soutenue. En effet, après quelques années de succès remportés par la campagne d'éradication dans divers pays, nous avons assisté récemment à une recrudescence inattendue de la maladie. Ce fait souligne une fois de plus l'importance de la vaccination systématique, du renforcement de l'infrastructure de services sanitaires et de la création d'un système efficace de surveillance épidémiologique dans tous les pays, faute de quoi on ne saurait compter sur des résultats durables. Il faut également attacher une grande importance aux programmes de formation de personnel national de santé. L'année dernière, l'Assemblée a adopté une résolution qui peut et doit apporter la solution fondamentale à ce problème particulièrement aigu. Cependant, les orientations qu'elle définit doivent être suivies avec plus de fermeté et sans perte de temps. Nous devons souligner sans cesse que les programmes de l'OMS ne sont pas suffisamment concentrés sur les problèmes clés, et que les ressources et les efforts de l'Organisation tendent toujours à se disperser sur un grand nombre de projets parfois secondaires. De ce fait, beaucoup de projets approuvés au cours d'Assemblées antérieures ne sont jamais entrepris ou ne sont pas menés à bien dans les délais prévus. Comme le Directeur général le signalait à la quarante -neuvième session du Conseil exécutif, on voit se développer depuis quelques années une tendance inquiétante des pays à réduire les crédits affectés aux projets exécutés en collaboration avec l'OMS et à réduire en conséquence les demandes adressées au PNUD. N'est -ce pas là une preuve indirecte de la désillusion des gouvernements devant l'efficacité insuffisante des programmes de santé publique ? Il est d'ailleurs évident que, sans une mobilisation maximale des ressources intérieures de chaque pays et sans un appel à toutes les sources internationales de financement, l'OMS ne peut espérer aucun succès important dans la solution des grands problèmes de santé. A cet égard, beaucoup d'Etats Membres expriment leur opposition de principe devant le rythme excessivement rapide de la croissance du budget ordinaire de l'Organisation, et devant l'habitude intolérable qui s'instaure de présenter chaque année des prévisions budgétaires supplémentaires. Cette opposition ne vient pas seulement du fait que beaucoup d'Etats Membres éprouvent des difficultés croissantes à s'acquitter de leurs contributions annuelles et se trouvent redevables d'arriérés. L'objection principale est que l'on fausse ainsi la perspective dans laquelle s'inscrit le développement national et international de la santé, que l'on nuit à l'efficacité de nos programmes et que l'on crée l'illusion qu'il est facile de planifier l'action internationale et de résoudre des problèmes médico- sociaux très complexes. L'expérience de la vie nous enseigne que cette voie n'est pas la bonne. L'expérience que j'invoque ici n'est pas seulement celle de mon pays, mais aussi celle de nombreux autres Etats auxquels l'Union soviétique a apporté et continue d'apporter une aide bilatérale considérable dans le domaine de la santé. L'année 1972 marque pour mon pays le cinquantième anniversaire de la fondation de l'Union soviétique, premier Etat socialiste multinational, qui a poursuivi avec persévérance et énergie la solution des problèmes de santé publique de sa population dans des conditions exceptionnellement difficiles et en partant de situations initiales très diverses de développement économique, social
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et culturel des différentes parties du territoire. C'est ainsi que des succès particulièrement significatifs ont été remportés dans les républiques d'Asie centrale, jadis marches attardées de l'empire tsariste, mais possédant aujourd'hui des cadres médicaux hautement qualifiés et un réseau très développé d'établissements et de services de santé. Cet essor n'a été possible que parce que notre pays a été le premier à élaborer et à appliquer les principes fondamentaux d'action sanitaire dont l'essentiel se trouve reflété dans une résolution de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Il faut attacher une importance exceptionnelle à l'expérience pratique de l'application de ces principes dans les situations très différentes des Etats qui s'efforcent de constituer et de développer des services de santé. Il serait utile d'organiser une large confrontation d'expériences en convoquant sous l'égide de l'OMS une conférence mondiale. Cette idée pourrait être étudiée par le Conseil exécutif. Messieurs les délégués, la dernière Assemblée mondiale de la Santé a adopté le cinquième programme général de travail de l'OMS, qui définit les objectifs et les orientations de l'Organisation avec plus de clarté que par le passé. Ce nouveau programme va être à la base de toute notre action au cours des prochaines années, mais il convient dès à présent de voir plus loin et d'embrasser une perspective plus large. Dans ce cadre, on ne saurait surestimer l'importance de la base scientifique et de la coordination internationale des recherches par lesquelles la science s'attaque aux problèmes fondamentaux de santé qui intéressent tous les pays. Tout comme le Directeur général, nous pensons qu'il est indispensable d'élaborer de nouvelles méthodes pour la solution de problèmes fondamentaux comme ceux que posent les maladies cardio -vasculaires, le cancer et les autres tumeurs malignes, les maladies á virus et autres maladies infectieuses, la protection de l'environnement, le contrôle de l'efficacité des médicaments, etc. Nous estimons que l'OMS doit contribuer au développement et à la coordination de la science médicale, qu'elle doit largement subordonner sa structure et ses programmes à cette nécessité, et qu'elle doit favoriser l'utilisation rationnelle et concrète des connaissances acquises et à venir, particulièrement dans l'intérêt de la santé publique des pays en voie de développement. Nous ne pouvons admettre, cependant, que l'étude de la reproduction humaine et des méthodes de limitation des naissances devienne le principal programme scientifique de notre organisation, ou que l'OMS se mêle de questions qui ne la concernent pas directement, par exemple de la construction d'adductions d'eau et du financement de ces travaux par des banques commerciales. Une affectation rationnelle des ressources de l'OMS à la solution des problèmes clés contribuera à la bonne exécution des programmes de première importance par les pays. Cependant, l'évaluation approfondie des succès et des échecs des programmes et projets de l'OMS, dont l'Assemblée a affirmé à plusieurs reprises qu'il était nécessaire d'y procéder systématiquement, n'occupe pas encore la place qui lui revient. Ce travail doit être l'une des fonctions les plus importantes de l'Assemblée et du Conseil exécutif, mais aussi du Secrétariat de l'OMS. Messieurs les délégués, la présente session de l'Assemblée mondiale de la Santé se déroule à une époque où la lutte pour la paix et la sécurité internationale revêt une importance particulièrement grande. L'humanité tout entière n'a pu que se réjouir à l'annonce de la signature, en avril dernier, de la Convention, approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies, sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction. Comme on le sait, l'OMS a participé de manière constructive à la solution de cette question capitale. Cependant, le problème n'est pas entièrement résolu, car il reste à interdire totalement les armes chimiques. L'Union soviétique et les autres pays socialistes ont pris récemment une nouvelle initiative importante en déposant un projet de convention sur l'interdiction des armes chimiques. Nous sommes certains que cette démarche sera bien accueillie et appuyée par les autres Etats Membres de notre organisation. La vie nous donne chaque jour des leçons nouvelles et nous enseigne, entre autres, qu'il ne faut jamais sous- estimer le danger de nouveaux conflits militaires et le risque de voir se constituer des foyers de tensions prolongées. C'est pourquoi nous condamnons énergiquement la politique annexionniste d'Israël et que nous demandons l'abolition de ses conséquences. Le monde médical soviétique, comme toute la population soviétique, condamne l'agression américaine en Indochine. Nous réclamons la cessation des bombardements inhumains et du blocus annoncé de la République démocratique du Viet -Nam. Jaloux de sa liberté, le peuple vietnamien a démontré qu'il avait le droit à l'indépendance nationale, à la vie et au développement pacifique, à la santé et au bonheur. Les agresseurs ne peuvent attendre de leurs actes que la honte, et cette sale guerre ne peut se terminer pour eux que par la défaite. L'idéal humanitaire inscrit dans la Constitution de notre organisation exige de tous les Etats Membres qu'ils fassent ce qui est en leur pouvoir pour défendre et affermirlla paix. Je puis vous assurer que l'Union soviétique fera dans ce but tout ce qui est nécessaire. Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Professeur Petrovskij sous forme abrégée. 1
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Gabon. :
Merci, Professeur Petrovskij. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les déléM. MINKO (Gabon) gués, Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation gabonaise et de mon gouvernement, je tiens à adresser mes plus vives félicitations au Président et aux Vice -Présidents de cette assemblée à l'occasion de leur élection, ainsi qu'au Président sortant pour le travail combien efficace accompli pendant son mandat. Mes félicitations vont également aux Présidents et aux Vice- Présidents des commissions principales. Avant de vous faire un bref résumé sur l'ensemble de la situation médico- sanitaire de mon pays, je tiens aussi à adresser tous mes remerciements à l'OMS, à son Directeur général, au Directeur régional pour l'Afrique et à tous leurs collaborateurs pour le travail accompli et les excellents résultats obtenus en 1971 grâce à leur dévouement, à leurs précieux conseils et à leur concours efficace dans la recherche de l'amélioration du bien -être physique, mental et social de l'être humain. Les points évoqués par le Directeur général dans son rapport annuel ont retenu toute l'attention de ma délégation, en particulier les chapitres qui ont trait à la lutte contre les maladies transmissibles et, plus spécialement, l'accent mis et les efforts entrepris dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée. Il est certain que le domaine de la recherche est très vaste, mais on espère un jour arriver à trouver les solutions adéquates à des problèmes qui touchent nombre de pays en voie de développement. Arriver à trouver un moyen pour éradiquer la lèpre et à administrer un vaccin pour lutter contre les infections intestinales apporterait un soulagement aux responsables sanitaires nationaux de ces pays. Aussi, et étant donné que le facteur humain est à la base de tout développement économique et social d'un pays, est -il primordial de poursuivre sans relâche la recherche de méthodes nouvelles visant le bien -être physique, mental et social de l'être humain. Malgré les efforts consentis par le Gouvernement dans le domaine de la santé, le Gabon continue à avoir les mêmes objectifs prioritaires que les autres pays du continent, à savoir la formation du personnel, la planification sanitaire nationale, le développement des services de santé de base, la lutte contre les maladies transmissibles, l'hygiène du milieu. Dans le cadre de la lutte contre les maladies transmissibles, et malgré les difficultés rencontrées dans la plupart des pays en voie de développement, je tiens à souligner qu'aucun cas de variole n'a été signalé au Gabon depuis le début de l'année 1964, et que pour la fièvre jaune aucun cas n'a été signalé depuis bientôt onze années. Cependant les campagnes de vaccination se poursuivent avec soin. Néanmoins, ces programmes de lutte et d'éradication risquent d'être menacés par la diminution ou le retrait de l'assistance bilatérale. Ce risque est aussi encouru pour la rougeole. Dans le cadre de la lutte antituberculeuse, un consultant OMS est attendu incessamment pour évaluer l'action menée par le Gouvernement depuis 1967. Quant au paludisme, il reste en tête des endémies majeures au Gabon. Le groupe d'âge le plus atteint reste celui de O à 4 ans. Malgré les gros efforts faits par le Gouvernement au niveau des centres de protection maternelle et infantile, il nous a paru judicieux de planifier notre lutte sur les dix années à venir. Le concours de l'OMS nous a été accordé et un entomologiste a déjà commencé ses travaux sur le terrain. Pour ce qui est de la lutte contre la trypanosomiase, et comme suite à une enquête faite par l'OMS en vue de l'éradication des derniers foyers au Gabon, il a été recommandé d'entreprendre une phase préparatoire de traitement des populations. Cette phase a débuté en 1970 et se poursuit actuellement; elle est financée par le budget de fonctionnement de la santé publique. Quant à la phase décisive, prévue pour 1973 et qui va permettre une action combinée sur les vecteurs et sur les réservoirs de trypanosomes, le Gouvernement a inscrit ce projet dans le programme d'assistance du PNUD pour 1972 -1976. Cependant, et malgré les résultats très satisfaisants qui ont pu être obtenus ces dernières années grâce à l'action de masse entreprise par le service de Médecine préventive appelé service de Lutte contre les Grandes Endémies, le Gabon n'a pas perdu de vue l'objectif du développement des services de santé de base. Ainsi, et en attendant une intégration progressive de toutes les activités de santé publique, le service des Grandes Endémies s'est vu confier comme première étape les activités de protection maternelle et infantile, d'hygiène du milieu et d'éducation sanitaire. Dans ce domaine du développement des services de santé de base, il est utile de répéter que l'aide, les conseils et la collaboration active de l'OMS et du FISE nous sont précieux. D'ailleurs, un simple coup d'oeil sur le tableau indiquant la contribution financière des organisations internationales dans le domaine de la santé montre que l'OMS occupe la première place. Conscient du fait que le choléra risque de reprendre un jour une allure pandémique et se basant sur les précieuses recommandations de l'OMS, le Gabon a mis l'accent, et ce depuis 1971, sur les aspects visant à améliorer les conditions d'hygiène du milieu. Un programme à long terme a été établi. Il a pour objectif le contrôle de la qualité de l'eau de consommation, l'alimentation en eau potable en milieu rural et l'élimination hygiénique des déchets liquides et solides. Cette action est, bien entendu, jumelée avec un programme élargi d'éducation sanitaire. Aussi le Gabon a -t -il demandé et obtenu l'assistance du PNUD pour l'exécution des études préinvestissement en vue d'un système de drainage et de l'assainissement de Libreville.
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Dans le cadre de la protection maternelle et infantile, en plus du grand effort entrepris par le Gouvernement gabonais avec l'aide de l'OMS et du FISE, effort dont les résultats sont encourageants, le Gabon est désireux de suivre la tendance actuelle qui souligne dans ce domaine l'importance d'une approche globale et élargie afin d'assurer la santé de la famille, y compris les aspects sanitaires de la reproduction humaine, de la dynamique des populations et de la planification familiale. En marge de notre plan de développement économique et social, notre préoccupation est davantage dirigée vers les problèmes que posent l'infécondité et le faible taux d'accroissement de la population. Aussi une demande d'assistance a -t -elle été récemment présentée au PNUD en vue de mener une enquête médico- sociale sur les problèmes de fécondité et de mortalité foetale et infantile. En ce qui concerne la formation du personnel, base indispensable au développement des services de santé, le Gabon lui accorde une haute priorité. Cette formation est aussi fonction des effectifs nécessaires à l'exécution du plan de développement économique et social du pays. A cela, j'ajouterai que r'Ecole nationale de Santé de Libreville dispense aux élèves une formation polyvalente qui leur permettra ultérieurement de faire face à une grande variété de tâches indispensables au développement progressif des services de santé de base du Gabon. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Burundi. : :
Merci, Monsieur Minko. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, honorables délégués, c'est pour moi à la fois M. MAGEREGERE (Burundi) un honneur et un privilège de représenter mon pays à cette auguste assemblée, et permettez -moi, Monsieur le Président, d'associer ma voix à celles des distingués orateurs qui m'ont précédé pour vous présenter, au nom de mon pays dont j'ai l'honneur d'être le porte -parole, les plus vives félicitations pour votre élection à la présidence de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Les félicitations de ma délégation vont également aux Etats Membres dont les délégués ont été élus aux postes de vice -présidents et de présidents des deux commissions principales. Les mêmes félicitations sont adressées aussi au Directeur général, le Dr Candau, pour son éminent rapport aussi complet et aussi réaliste et clair des activités de notre organisation pour l'exercice qui vient de s'écouler. Ma délégation voudrait également exprimer notre reconnaissance au Directeur régional pour l'Afrique, le Dr Alfred Quenum, dont l'aide et l'esprit de coopération sont extrêmement précieux pour notre pays. Dans sa politique de développement sanitaire, mon pays continue à axer tous les efforts sur le développement et l'amélioration des activités de nos formations médico- sanitaires, tant sur le plan de la médecine de soins que sur le plan de l'organisation des programmes d'activités préventives. Les responsables des services de santé de mon pays suivent avec beaucoup d'intérêt le développement des nouvelles idées qui se concrétisent dans beaucoup de domaines sanitaires dans le monde, et plus particulièrement dans les pays à ressources limitées. En fonction des circonstances et dans la mesure du possible, nous nous efforçons d'appliquer et d'encourager ces méthodes. Il en va de même pour la formation du personnel, qui est axée sur la polyvalence de toutes les catégories de personnel. Dans mon pays, la formation du personnel a toujours été incorporée dans les plans d'action sanitaire dès les débuts de l'infrastructure sanitaire au Burundi. Au stade actuel de développement, le nombre des hôpitaux de l'Etat est passé de 9 à 12 et celui des dispensaires ruraux de 85 à 120, soit une augmentation de 40 %. Plusieurs nouveaux serla mission d'assainissement dans vices importants de médecine préventive sont entrés en action la région de la plaine, le secteur mobile de lutte contre la trypanosomiase dans les régions frontières du nord du pays, et le centre antituberculeux dans la ville de Bujumbura. Il convient de mentionner également la création d'un laboratoire national de microbiologie. Depuis l'indépendance le nombre de médecins en service est passé de 30 à 77; notre corps médical va en se renforçant, ce qui entraîne l'amélioration de la qualité des soins à la population. Bien entendu, l'amélioration des soins entraîne à son tour inévitablement une augmentation des dépenses de fonctionnement, alors que dans mon pays comme dans beaucoup de pays en voie de développement les frais de fonctionnement sont très limités. Devant cette limitation des ressources financières, un rang de priorité élevé a été accordé principalement aux services sociaux. Et si nous avons enregistré certains progrès dans l'exécution de nos plans d'action sanitaire, nous le devons à l'appui de la coopération internationale de notre organisation et à l'assistance que nous apportent beaucoup de pays amis. Au nom de mon pays, je dois exprimer ici notre profonde reconnaissance au personnel du Bureau régional de l'Afrique pour l'intérêt qu'il porte aux problèmes sanitaires du Burundi. Grâce aux efforts du Dr Quenum, Directeur régional, et de son collaborateur le représentant de l'OMS au Burundi, notre pays bénéficie de plus en plus de l'assistance directe de l'OMS et de l'assistance du FISE par son intermédiaire. En effet, dans le cadre de nos services sociaux, le projet de développement des services de santé de base a vu le jour. Les membres de l'équipe OMS pour ce projet sont d'ores et déjà au complet et collaborent très étroitement avec les homologues nationaux, depuis les médecins jusqu'au personnel auxiliaire. Les résultats des normes de travail élaborées et adaptées aux conditions locales en matière de soins aux mères et d'éducation nutritionnelle sont très satisfaisants. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, la campagne de vaccination de masse contre la variole est une grande réalisation de l'OMS au Burundi. Sa phase initiale est terminée, nous entamons maintenant sa phase d'entretien avec l'arrivée du médecin épidémiologiste de l'OMS. Cette nouvelle phase est intégrée bien entendu aux autres programmes de vaccination d'entretien, exécutés tant par les formations médicales fixes de tout le pays que par des équipes itinérantes polyvalentes. Il en est de même pour la campagne de vaccination au BCG; la campagne initiale de vaccination de masse entreprise il y a quatre ans est entièrement terminée. Devant l'importance de la tuberculose dans notre pays et les nécessités du centre urbain de Bujumbura, un centre antituberculeux chargé du dépistage, du traitement ambulatoire et de la prophylaxie a été créé dans cette ville. La presque totalité des malades y est soignée ambulatoirement et l'hospitalisation dans un sanatorium n'est réservée qu'aux cas contagieux. Nous devons cette action de lutte antituberculeuse au Fonds médical tropical belge. Ce centre s'efforce de maintenir son activité axée sur la prophylaxie. S'il cherche à soigner les malades, il cherche tout autant à protéger leur entourage par le dépistage des cas latents familiaux et la chimioprophylaxie des jeunes enfants, suivie de vaccination lorsque le virage tuberculinique n'a pas eu lieu. Au départ de l'expérience de ce centre, il nous est permis d'espérer pouvoir étendre et intégrer ce type de traitement ambulatoire et de prophylaxie à l'ensemble des services de santé de base du pays, dont la surveillance s'aiderait d'un fichier central. C'est dans ce but qu'un de nos médecins nationaux a bénéficié d'une bourse d'études de l'OMS Nous devons aussi mentionner l'une des plus importantes assistances que nous accorde le Gouvernement français, à propos de ce chapitre de la lutte contre les maladies transmissibles. Une mission médicale française au Burundi a pris en charge la réorganisation du dépistage et du traitement de la trypanosomiase au secteur mobile de lutte contre la maladie du sommeil, dans les régions du nord du pays. Le centre mobile que dirige cette mission depuis quatre ans dispose d'un matériel scientifique et d'un matériel de campement importants qui facilitent les activités d'autres campagnes de prospection et de dépistage dans toutes les régions où se trouvent des zones infestées de mouches tsé -tsé. Un entomologiste s'est rendu sur place pour procéder à l'étude de certains aspects de la biologie des glossines dans ces régions. Cette étude permettra de tirer des conclusions d'ordre pratique et de trouver des méthodes de destruction. Alors que la trypanosomiase à T. rhodesiense continue à constituer un foyer actif dans les régions de hauts plateaux, la trypanosomiase à T. gambiense des régions de basse altitude paraît avoir complètement cédé aux méthodes intenses de lutte menées à l'époque où elle décimait les populations des zones infestées par Glossina palpalis. Les méthodes de lutte appliquées contre les glossines, l'intensification du dépistage et de la chimioprophylaxie ont contribué largement à faire disparaître cette endémie. Depuis plus de dix ans aucun cas de trypanosomiase à T. gambiense n'a été découvert dans ces régions où cette endémie avait fait tant de victimes. Par contre les flambées épidémiques de typhus n'ont malheureusement pas cessé de nous préoccuper. Les campagnes d'épouillage au moyen d'insecticides ont jusqu'ici été utilisées comme moyen de lutte contre les poux, et les malades ont été traités par des moyens appropriés à la gravité des cas. Le typhus étant déjà inscrit parmi les projets de l'OMS, il n'est pas superflu de mentionner ce projet parmi les priorités et de demander à l'OMS de le poursuivre. Parmi les projets qui progressent dans la solution de problèmes de santé, nous citerons également les activités d'assainissement dans la plaine où sont installées les nouvelles populations venant des régions surpeuplées. Un grand nombre de problèmes touchant à la santé publique se posent dans cette région et les ressources disponibles pour les résoudre sont limitées. Ainsi nos services de santé se sont bornés à la tâche essentielle de créer le minimum de salubrité indispensable à la vie, c'est -à -dire à supprimer les causes les plus flagrantes des maladies transmissibles grâce à l'approvisionnement en eau potable des villages, l'évacuation hygiénique des excreta humains, la lutte contre les vecteurs des maladies et enfin l'amélioration de l'état nutritionnel de la population. Le Fonds médical tropical belge coopère largement à l'action d'assainissement dans ces régions en prenant une part active et onéreuse à la lutte contre la bilharziose et le paludisme, qui auraient tous deux une incidence grave et préjudiciable à la santé de ces populations si les moyens de lutte n'avaient pas été préalablement appliqués. J'ai passé en revue un certain nombre d'activités qui bénéficient de la coopération internationale ou bilatérale. Je ne voudrais pas terminer sans rendre hommage à ces instances qui nous accordent leur assistance si précieuse dans le renforcement de nos programmes de santé. Que toutes ces instances trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Niger. : :
Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au
Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs, j'ai le grand Le Dr MOSSI (Niger) honneur de prendre la parole au nom du Niger devant cette prestigieuse assemblée, instance suprême en matière de santé et défenseur inlassable de la plus juste des causes.
SIXIEME SEANCE PLENIERE
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Monsieur le Président, il m'est agréable de vous adresser mes vives félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Par ce vote, notre assemblée a voulu vous témoigner sa confiance et sa sympathie pour votre longue et brillante carrière au service de la santé et, au -delà de votre personne, à votre pays et à son grand peuple, bien connu pour son action généreuse et efficace au sein des Nations Unies comme dans sa coopération bilatérale avec nombre de pays amis. Mes félicitations s'adressent également à MM. les Vice -Présidents et Rapporteurs désignés pour leur compétence, leur dévouement et leur expérience. Mes compliments vont aussi aux pays nouvellement admis dans notre grande famille de la santé. Enfin, la délégation du Niger est heureuse de s'associer par ma voix aux précédents orateurs pour adresser à notre éminent Directeur général, le Dr Candau, ses vives félicitations pour son rapport sur l'activité de l'OMS en 1971. Ce rapport dépeint avec la clarté, la concision et la maîtrise habituelles de l'auteur les principaux problèmes auxquels la médecine moderne se trouve importance de la recherche médicale, nécessité de renforcer les services de santé confrontée nationaux, place des maladies cardio -vasculaires en santé publique, lutte contre les maladies transmissibles, développement des industries pharmaceutiques nationales. Monsieur le Président, mon pays, le Niger, est une très jeune nation. Cependant, il fait face à ses problèmes avec une sagesse et un sens du réel qui justifient les résultats remarquables obtenus en une décennie. Je dois brièvement rappeler les conditions de vie et les principales caractéristiques de la santé publique au Niger pour vous permettre de mesurer l'importance de nos efforts. Le Niger, très vaste pays de 1 280 000 kilomètres carrés, est peuplé de plus de 4 millions d'habitants, dont 90 % vivent en zone rurale, dans près de 10 000 villages. L'habitat est dispersé, les distances très grandes et les communications difficiles. Il n'y a pas d'accès à la mer, ce qui augmente les frais de transport et grève lourdement notre budget de santé. L'économie est essentiellement agricole, mais quelques industries commencent à s'implanter. Notre service de santé publique est caractérisé par une grande pénurie de cadres qualifiés en un médecin pour 70 000 habitants, dont 15 % de nationaux, rapport avec une scolarisation tardive un infirmier pour 7000 habitants, une sage -femme pour 130 000 habitants. Pourtant l'Etat fournit un grand effort en consacrant à la santé près de 10 % du budget avec un des coefficients de croissance annuelle les plus élevés de nos services. La pathologie, surtout infectieuse et parasitaire, est dominée par des épidémies plus ou moins importantes dont certaines apparaissent chaque année, avec leur cortège de peine et de désolation, comme la méningite cérébro -spinale et la rougeole si redoutable sous nos climats. Malgré ces difficultés, le Niger s'est hardiment attelé à la promotion de la santé, principalement en direction des masses paysannes laborieuses. Déjà en 1964, le Président de la République du "L'amélioration de la santé du plus grand Niger, S.E. El Hadj Diori Hamani, ne disait -il pas nombre est l'objectif premier du plan de santé ". Aussi nos priorités demeurent -elles la formation des cadres nigériens qualifiés en nombre suffisant, l'intensification de la médecine de masse préventive et curative, l'extension des programmes d'éducation sanitaire, le réaménagement et l'extension des infrastructures sanitaires urbaines et rurales. Notre Ecole nationale de Santé publique, créée en 1965, outre la formation des infirmiers certifiés, s'est orientée très tôt vers celle des infirmiers diplômés d'Etat, dont le nombre a passé de 79 en 1965 à 173 en 1971. Depuis deux ans elle forme les sages -femmes; à la rentrée prochaine, elle s'engagera dans la préparation des cadres sociaux. Nous espérons pouvoir commencer la formation des médecins dès octobre 1973 et souhaitons l'assistance de l'OMS dans ce domaine prioritaire. S'agissant de la médecine préventive et curative, il fallait multiplier les structures fixes et mobiles pour atteindre les villages les plus reculés. Cette année voit la réalisation des constructions du Fonds européen de Développement (FED) qui permettront d'améliorer notablement la capacité des deux hôpitaux nationaux de Niamey et de Zinder et des cinq hôpitaux départementaux, alors que 16 dispensaires nouveaux seront édifiés en zone rurale. A côté des équipes mobiles régionales qui nous ont permis de juguler l'épidémie de choléra en 1971, la mobilité des équipes itinérantes a été augmentée par la création de sept équipes départementales légères animées par dix médecins et soixante infirmiers. L'activité de nos formations fixes et mobiles peut être soulignée par quelques 5 869 365 vaccinations antivarioliques réalisées de 1967 à 1971 avec le concours de chiffres l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID). Grâce à cet effort, aucun cas de variole n'a été observé au Niger depuis deux ans. Les campagnes de vaccination contre la rougeole ont permis un contrôle de cette maladie, dont la morbidité et la mortalité ont nettement diminué. Toutefois, cette affection reste une des principales causes de mortalité infantile. Il est hautement souhaitable que l'assistance apportée par l'USAID soit poursuivie. Malgré l'épidémie de choléra qui a mobilisé nos moyens l'année dernière, nous avons veillé à 860 000 vaccinations BCG effectuées en 1971 par continuer les autres programmes de santé publique les maternités, les services de médecine mobile et les centres antituberculeux. La lutte contre la lèpre se renforce et sur 18 000 lépreux recensés, dont 9000 traités, 3000 ont été déclarés en observation sans traitement. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Les programmes d'assainissement du milieu, ceux de la protection maternelle et infantile et de l'éducation sanitaire se poursuivent et s'étendent aux villages les plus isolés. Enfin, à la suite de l'épidémie de choléra qui, en 1971, a frappé 10 000 personnes, causant 2500 décès, et devant le coût élevé du sérum de Ringer commandé par avion en raison de l'urgence et des circonstances dramatiques, notre gouvernement, avec l'aide du FED, a décidé l'implantation à Niamey d'une fabrique de solutés injectables qui commencera sa production avant la fin de l'année. Nous souhaitons vivement pouvoir bénéficier dans cette tâche délicate de l'aide de l'OMS et de l'Organisation des Nations Unies. Monsieur le Président, ces efforts, bien qu'appréciables, demandent à être renforcés. Comme l'a souligné le Président de la Vingt -Quatrième Assemblée, en matière de santé les succès appellent de nouvelles exigences et de nouveaux besoins. Si nous tâchons de donner à notre action la couverture la plus large possible, il nous faut confesser que les soins de qualité qu'offre la médecine moderne dans nos formations fixes ne peuvent guère toucher plus de 15 % de la population, faute de moyens logistiques. C'est pourquoi, tout en sachant le grand effort actuellement consenti par l'OMS au bénéfice de nos Etats, je me permettrai, Monsieur le Directeur général, d'attirer votre bienveillante attention sur la situation d'un groupe de pays figurant parmi les plus démunis du tiers monde. Le développement économique actuel de ces Etats, définis à la dernière conférence de la CNUCED à Santiago du Chili, malgré leur effort national et l'assistance bilatérale et multilatérale ne leur permet d'assurer que le minimum de soins touchant une faible fraction de la population. Pour ces pays, un réaménagement du niveau des contreparties demandées par l'OMS et l'Organisation des Nations Unies, une aide accrue dans le domaine de la formation du personnel et dans les moyens logistiques leur permettraient de dispenser de meilleurs soins à davantage de personnes en attendant leur décollage économique auquel, au demeurant, ils travaillent avec foi et ardeur. Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs, si en terminant j'ai soumis ces réflexions à votre examen, c'est que je sais pouvoir compter sur l'appui bienveillant de cette assemblée, formée des hommes les plus sensibles aux problèmes de santé publique partout dans le monde et dont la noble vocation reste la promotion du bien le plus précieux, celui qui conditionne le travail, le développement et le progrès. Je vous remercie de votre attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Mossi. L'Assemblée sait que la liste des orateurs inscrits pour participer à la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 a été close hier après -midi. Cependant, comme trois délégations qui n'étaient pas présentes lorsque la clôture de la liste a été annoncée ont exprimé le désir de prendre la parole, je demanderai à l'Assemblée si elle veut bien rouvrir la liste et accepter que des représentants de ces trois délégations - à savoir celles des Emirats arabes unis, d'Hatti et de Maurice - soient ajoutés à la liste des orateurs inscrits pour le débat sur les points 1.10 et 1.11. Y a -t -il des objections ? Je n'en vois pas. Il est donc décidé que ces trois délégations seront ajoutées à la liste. Désormais, celle -ci est définitivement close. La séance est levée. :
La séance est levée à 12 h.35.
SEPTIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 11 mai 1972, 15 h.15 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
La séance est ouverte. Nous allons poursuivre la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) discussion générale des points 1.10 et 1.11. Le premier orateur inscrit sur ma liste est le délégué du Lesotho. Je lui donne la parole. Monsieur le Président, honorables délégués, M. MOLAPO (Lesotho) (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs, je suis très heureux de l'occasion qui m'est offerte de m'adresser à cette noble assemblée au nom de la délégation du Lesotho. Permettez -moi d'abord, Monsieur le Président, de :
vous féliciter de votre élection à la plus haute charge de l'Assemblée et de féliciter aussi les
Vice -Présidents. Serviteur fidèle de l'Organisation mondiale de la Santé depuis la première heure, vous méritiez bien, par votre riche expérience, d'accéder au rang que vous occupez aujourd'hui. Qu'il me soit permis également de saisir cette occasion pour adresser mes félicitations à la République populaire de Chine, qui vient d'être admise au sein de notre éminente organisation, tout en déplorant, je dois le dire, l'expulsion de la République de Chine. Je voudrais, par votre intermédiaire, Monsieur le Président, remercier et féliciter très sincèrement le Directeur général pour son rapport à la fois concis et riche de faits et d'enseignements. Ce document révèle un oeil de clinicien attentif aux moindres détails. A cet égard, je suis heureux de pouvoir dire que les activités de l'Organisation au Lesotho se sont intensifiées au cours des douze derniers mois et que le programme le plus important - je veux parler des services de santé de base - va de l'avant. Des cas de typhus à poux s'étant récemment déclarés dans une petite région du Lesotho, l'Organisation mondiale de la Santé a répondu rapidement à notre appel et nous avons pu contenir la maladie grâce à la vigilance du Directeur régional, le Dr Quenum, et du personnel du Bureau régional de l'Afrique. Hommage soit ici rendu aux deux experts qui nous ont été envoyés. Je ne crois pas énoncer une vérité nouvelle en disant que la maladie ne connaît aucune frontière, raciale, religieuse ou géographique. A ce sujet, je voudrais rendre hommage à la République sud -africaine, voisin immédiat du Lesotho. Non seulement nous avons pu utiliser ses laboratoires, mais elle nous a fait encore don du seul vaccin disponible sur -le- champ. Si je fais mention de ce fait, c'est pour montrer que, dans le domaine de la santé, il y a place pour une large coopération à l'avantage de toutes les parties. Certes, le Gouvernement du Lesotho rejette sans appel la politique inique de discrimination raciale en quelque lieu et sous quelque forme qu'elle soit pratiquée, mais il estime qu'un dialogue véritable peut amener des changements dans la paix et éviter à tous les épreuves d'un conflit racial. Il est donc regrettable que l'Afrique du Sud soit tenue à l'écart de cette assemblée où elle pourrait entendre la communauté des nations lui dire ce qu'elle approuve ou désapprouve. Il y a un peu plus d'un mois, lors de la célébration de la Journée mondiale de la Santé - la "Journée du Coeur" - nous avons invité, pour bien en marquer l'importance, un chirurgien sud -africain de renommée mondiale, spécialiste des transplantations cardiaques. Par ce geste, nous voulions montrer que la santé ignore le racisme et que les médecins
la victoire sur la maladie et la fraternité unidu monde entier n'ont qu'un seul et même désir verselle. Le jour où l'Assemblée se rendra vraiment compte qu'elle néglige la santé de 20 millions de Noirs, peut -être verra -t -elle les choses sous un autre éclairage. Des spécialistes sud -africains de toutes les branches de la médecine font des opérations au Lesotho depuis quatre ans maintenant et je peux vous dire que ce sont aujourd'hui des hommes de toutes races. Je tiens à exprimer solennellement la reconnaissance du Lesotho à l'égard des nombreux pays les Etats -Unis, la Grande -Bretagne, la amis qui lui viennent en aide dans le domaine de la santé République fédérale d'Allemagne, le Canada et, surtout, les pays d'Afrique membres de l'Organisation de l'Unité Africaine qui mettent si généreusement à notre disposition leurs moyens de formation. Monsieur le Président, je n'ai que trop abusé de votre précieux temps. Laissez -moi vous remercier, ainsi que tous les délégués, de m'avoir donné l'occasion de prendre ici la parole. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Chili.
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Merci, Monsieur Molapo. Je donne maintenant
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
Le Dr JURICIC (Chili) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, je voudrais profiter de l'occasion qui m'est offerte de vous adresser mes très chaleureuses félicitations pour votre élection méritée, vous qui avez rendu de si grands services à l'Organisation depuis ses premières années. Ces félicitations, je suis heureux de pouvoir les offrir non seulement au nom du Gouvernement de mon pays, mais encore en mon nom propre, m'autorisant des relations si amicales que nous avons eues au cours de ces dernières années dans le cadre des travaux du Conseil exécutif. Je tiens également à féliciter les Vice -Présidents pour la confiance que l'Assemblée leur a manifestée en les appelant à d'aussi hautes charges. La Vingt- Cinquième Assemblée de la Santé a débuté, je crois, sous d'excellents auspices avec l'admission du pays le plus peuplé du monde, la République populaire de Chine, admission que notre délégation salue avec la plus grande joie, au nom du Gouvernement du peuple chilien, convaincue que la participation chinoise aux activités de l'Organisation sera bénéfique à tous, car elle permettra de fructueux échanges avec une nation qui se préoccupe profondément de la santé publique. J'ose espérer aussi que cette décision d'une immense portée sera la première d'une série qui fera des organisations internationales, et en particulier de l'OMS, des institutions représentatives de toute l'humanité. Je voudrais à cet égard, Monsieur le Président, réaffirmer une fois de plus l'inébranlable attachement du Gouvernement chilien à l'idée que nous devons appliquer strictement et sans réserve le principe de l'universalité des Nations Unies et de leurs institutions spécialisées. L'attention est frappée, Monsieur le Président, par la présentation nouvelle du Rapport du Directeur général pour l'année 1971. Outre que l'ordonnance des matières en facilite la lecture et la rend plus fructueuse, l'importance qui est donnée dans chacun des chapitres à la recherche et à l'évaluation nous permet de beaucoup mieux voir l'état des problèmes qui sont à l'origine de l'aide directe ou indirecte que l'Organisation apporte aux gouvernements, et notamment les lacunes de nos connaissances qui limitent ou même empêchent toute action constructive. Pour tout cela, je tiens à féliciter le Dr Candau et ses collaborateurs. Le manque de temps m'empêche de commenter comme je l'aurais souhaité tous les aspects de cet intéressant et vaste document. Je me bornerai donc à relever quelques points qui me paraissent d'une très grande importance pour la marche de l'Organisation et le progrès de la Région dont le Chili fait partie. Dans le domaine des maladies transmissibles, nul doute que le fait le plus marquant a été l'avance rapide du programme d'éradication de la variole pour la première fois depuis que la maladie a été introduite en Amérique par le conquérant européen il y a plus de 400 ans, pas un seul cas n'a été signalé sur le continent depuis mai 1971, c'est -à -dire depuis un an exactement. Et ce n'est pas seulement que la maladie a disparu; c'est encore que les pays de la Région qui sont suffisamment couverts par les services de santé, qui disposent d'un appareil acceptable de surveillance épidémiologique et dont les services sont à même d'intervenir immédiatement si, de nouveaux cas venaient à être importés, pourront désormais suspendre le programme de vaccination générale et obligatoire une fois que l'OMS aura officiellement déclaré achevée l'éradication de la variole dans les Amériques. Ainsi seront évitées les complications vaccinales qui, bien que rares, n'en sont pas moins redoutables, en même temps que toutes les ressources actuellement absorbées par les programmes de vaccination antivariolique pourront être employées pour l'éradication d'autres maladies transmissibles contre lesquelles on dispose de moyens d'immunisation efficaces. Devant la progression des maladies vénériennes, qui, en dépit de moyens thérapeutiques efficaces, gagnent partout du terrain depuis quelques années, de toute évidence en raison de la transformation des rapports sociaux, il est nécessaire de prévoir une éducation sexuelle dès l'école et d'intensifier la recherche de méthodes sûres pour le diagnostic des porteurs asymptomatiques, notamment dans le cas de la blennorragie. Les efforts que l'OMS déploie dans cette direction sont dignes d'éloge et méritent surtout un appui financier. En ce qui concerne le paludisme, nous devons reconnaître que le bilan est positif 1048 millions de personnes, soit 57 % de la population des régions à l'origine impaludées, vivent actuellement dans des territoires où la campagne est en phase d'entretien ou de consolidation. Toutefois, comme le Directeur général le note dans son rapport, peu de progrès ont été réalisés depuis 1970, et cela parce que les moyens économiques sont insuffisants, parce que l'infrastructure sanitaire des régions affectées est fragile ou inexistante et parce que les vecteurs sont devenus : :
résistants aux insecticides connus. Pour pouvoir continuer à aller de l'avant, il faudrait étudier, dans chaque cas, les causes sous - jacentes qui empêchent le progrès; mais le plus important, semble -t -il, au moins pour une part, c'est de développer les services généraux de santé et de rechercher de nouvelles méthodes de lutte. Si l'on arrivait un jour à trouver un moyen d'immunisation efficace, on aurait franchi le pas le plus important sur le chemin de la victoire contre ce fléau. Je voudrais, au passage, dire quelques mots sur les cartes des figures 4 et 5 du Rapport. La figure 4, qui montre la situation épidémiologique en 1961, fait apparaître la zone impaludée du Chili à la phase de consolidation, alors que le paludisme avait été éradiqué du pays avant l'apparition des insecticides à effet rémanent. En fait, depuis 1943, il n'y a pas eu au Chili un seul cas
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autochtone. Considérer qu'en 1961, c'est -à -dire dix -huit ans après, la zone en question était encore à la phase de consolidation ne nous parait pas exact et ne correspond pas, en tout cas, à la réalité des opérations qui s'y déroulaient alors. Pour conclure sur ce chapitre des maladies transmissibles, je dois souligner que les pays en voie de développement continuent d'attacher une grande importance aux zoonoses, qui n'ont qu'une place relativement réduite dans le Rapport. Les pays des Amériques reçoivent d'ailleurs une aide toujours plus efficace du Centre panaméricain des Zoonoses, et le Chili, en particulier, pour la lutte contre la brucellose. Quant à la rage, qui sévissait sur une grande partie du territoire, elle est aujourd'hui circonscrite à deux foyers isolés, considérablement éloignés l'un de l'autre. Nous venons de signer avec l'Organisation panaméricaine de la Santé un accord visant à l'éradication de cette maladie, accord qui entrera en vigueur au cours des prochains mois. La section des maladies cardio -vasculaires, si pénétrante, mériterait un long commentaire. Ces maladies ne sont plus, en effet, un problème pour les seuls pays très développés au Chili, elles arrivent maintenant au premier rang des causes de décès. L'artériosclérose, qui en est la cause principale, demeure une affection mystérieuse sur le plan étiologique et nous sommes heureux de constater que l'OMS prend une grande part aux recherches dans ce domaine. Je noterai aussi la contribution de l'OMS et du Centre international de Recherche sur le Cancer pour une meilleure connaissance de cette maladie dans ses multiples localisations et pour le perfectionnement des méthodes de prévention et de traitement. C'est avec raison que le Rapport du Directeur général fait une très large place à la formation des personnels de santé et à l'organisation des services sanitaires en un réseau aussi dense que possible. Cette dernière tâche est la plus importante de toutes dans les pays en voie de développement car, sans de tels services, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de maintenir la cadence du progrès au rythme atteint dans les campagnes de type vertical. L'histoire récente de l'éradication du paludisme en est une bonne preuve. C'est pourquoi nous pensons qu'il s'agit là d'une activité qui exige la priorité absolue, une activité qui doit faire comprendre aux pouvoirs publics l'importance que revêt le développement social dans l'économie. En ce qui concerne les personnels de santé, il est nécessaire de décharger les spécialistes de toutes les tâches que peuvent accomplir les agents subalternes. Un personnel auxiliaire convenablement formé et encadré peut remédier, pour une bonne part, au manque de spécialistes. A cet égard, nous sommes reconnaissants à l'Organisation et au FISE du concours qu'ils nous ont apporté. Le chapitre concernant la santé de la famille est remarquable aussi par sa pénétration. Je lui associerai un document récent, d'un très grand intérêt, qui a été rédigé par un comité mixte FISE /OMS de la santé de la mère et de l'enfant et qui porte sur le domaine d'application des programmes de planification familiale, considérés précisément du point de vue de la santé maternelle et infantile. Telle est du reste l'orientation suivie par le Chili, grâce à quoi, en quelques années, la mortalité infantile a diminué de 30 %, la mortalité maternelle de moitié et la mortalité par avortement des deux tiers; et ce mouvement n'a fait que s'accentuer en 1971. Un autre facteur a joué un rôle déterminant le programme de distribution de lait aux femmes enceintes et qui allaitent et aux enfants à partir du sevrage jusqu'à l'âge scolaire, programme qui a été développé à l'extrême par le Gouvernement actuel dans le cadre même de son plan d'action, ce qui nous permet légitimement d'espérer que les buts fixés seront atteints. Pour ce qui est de la reproduction et de la génétique humaines, les travaux de recherche qui ont été entrepris sous les auspices de l'OMS méritent l'appui de tous. Ces travaux permettront de mieux comprendre les phénomènes qui touchent la cellule familiale et de prévenir certaines maladies congénitales. Il convient enfin de mettre en relief l'active collaboration de l'OMS avec les pays Membres en matière de toxicologie et de pharmacologie. Le contrôle de l'efficacité et de la sécurité des médicaments est une activité très importante qui serait impossible sans une coordination de la part de l'Organisation. Pour terminer, je tiens à remercier le Bureau sanitaire panaméricain, notre Bureau régional, de l'aide qu'il nous a apportée toutes les fois que nous l'avons demandé. Le chapitre du Rapport qui traite des Amériques synthétise d'ailleurs parfaitement l'oeuvre qu'il réalise pour la santé du continent. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de Ceylan.
:
Merci, Docteur Juricic. Je donne maintenant la parole
M. ARIYADASA (Ceylan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, j'apporte à l'Assemblée mondiale de la Santé le salut de l'Honorable Sirimavo Bandaranaike, Premier Ministre de Ceylan, dont le mari, le regretté S. W. R. D. Bandaranaike, lui -même ancien Premier Ministre, s'était adressé à cette même assemblée il y a plus de vingt ans en qualité de ministre de la santé. Je suis très heureux de me joindre aux précédents orateurs pour vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à l'unanimité à :
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la tête de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations vont aussi aux Vice- Présidents et aux Présidents des commissions. Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter également le Directeur général et ses collaborateurs du Rapport annuel, riche document qui dresse un bilan impressionnant du travail accompli en 1971 par l'Organisation pour la promotion de la santé dans le monde. Une fois de plus, le Directeur général appelle l'attention sur la nécessité pressante de combler les lacunes du savoir par la recherche, en ce qui concerne notamment les programmes en cours qui pourraient bien se trouver paralysés faute de nouvelles lignes d'attaque établies sur la base de connaissances nouvelles. Il souligne également la nécessité de mettre en application les connaissances acquises et de renforcer les services nationaux pour améliorer la santé et le bien -être des peuples partout dans le monde. Dans un pays en voie de développement comme Ceylan, où les problèmes et les besoins en matière de santé sont multiples, les contraintes financières empêchent de lancer des programmes de recherche complexes en dehors des programmes opérationnels, qui doivent être menés à bien le plus rapidement possible. Toutefois, nous n'avons pas hésité à appliquer les connaissances acquises pour vaincre certaines maladies. La vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la tuberculose a été activée et l'on envisage de la rendre obligatoire par voie législative. Une surveillance rigoureuse est exercée dans les ports d'entrée, en raison surtout des flambées de choléra dans les pays voisins, et, une année encore, le territoire est demeuré exempt de maladies quarantenaires. La violente épidémie de paludisme qui avait éclaté dans tout le pays il y a quelques années, alors que l'éradication de cette maladie paraissait proche, a été enrayée et, en 1971, le nombre des cas devait diminuer de 70 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, la tolérance croissante du vecteur au DDT, maintenant voisine des niveaux de résistance, constitue un problème très préoccupant qui montre la nécessité d'intensifier les opérations en vue d'une éradication rapide. Dans un autre domaine, la campagne contre la filariose a permis de réduire l'incidence dans une proportion satisfaisante. Au chapitre de la tuberculose, le programme de lutte communautaire a été étendu à deux nouvelles provinces et, avec l'incorporation de trois autres, couvrira l'ensemble du pays d'ici la fin de cette année. Grâce à l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé, l'étude de base a pu être activée, qui a permis de dégager certaines données épidémiologiques intéressantes sur la situation de la maladie dans le pays. Quant aux maladies vénériennes, dont l'incidence allait croissant depuis quelques années, leur progression a été arrêtée en 1971. Enfin, il n'y a eu aucun changement appréciable en ce qui concerne la lèpre l'incidence de la maladie se maintient à 0,5 pour 1000 habitants. Le service de planification récemment créé au Ministère de la Santé a été associé étroitement au Ministère du Plan pour la préparation du plan quinquennal de développement socio- économique, qui entrera en application en 1972 et dont le secteur sanitaire fait partie intégrante. Ce plan met l'accent sur les services préventifs et non plus sur les services curatifs, comme c'était le cas jusqu'à présent. De nouveaux services sanitaires seront établis, qui couvriront chacun une population de 100 000 personnes. Le plan fait d'autre part une large place aux programmes de prévention de la maladie et de promotion de la santé, notamment par la vaccination contre les maladies transmissibles courantes, par l'amélioration de l'état nutritionnel des groupes vulnérables et par l'éducation sanitaire. En ce qui concerne l'assainissement, des réseaux protégés de distribution d'eau et d'évacuation des eaux usées seront installés dans les communautés rurales pour réduire l'incidence élevée des infections intestinales. L'intégration des services curatifs et préventifs à la périphérie facilitera la mise en route de programmes prophylactiques grâce à la participation active du personnel médical du secteur public rendue possible par l'augmentation des effectifs à plein temps, le droit d'avoir une clientèle privée étant progressivement retiré aux agents de ce secteur. En outre, l'extension des services spécialisés à partir des grands hôpitaux permettra, par des visites régulières de spécialistes et par l'apport de moyens diagnostiques et autres, de mettre fin à la sous -utilisation des établissements médicaux périphériques due précisément au manque de moyens et de spécialistes. Elle permettra aussi de soulager dans une large mesure les grands hôpitaux, où sont actuellement concentrés les services spécialisés dont la population a grand besoin. Le plan quinquennal accorde une place toute particulière à la santé de la famille, et notamment aux activités de planification familiale qui seront développées et intensifiées au sein des services généraux de santé dans le cadre des activités de santé maternelle et infantile. Au cours des dix dernières années, le taux de natalité est tombé de 36,6 à 30,4 pour 1000, le taux d'accroissement naturel de la population étant aujourd'hui de 2,2 %. Il est prévu de ramener ce dernier taux à 1,7 % dans la période du plan, auquel cas la croissance économique atteindra ou dépassera le rythme de croissance démographique. L'Organisation mondiale de la Santé a prêté ses bons offices pour des négociations avec le FNUAP et d'autres institutions du système des Nations Unies en vue d'une aide substantielle au titre du programme de santé de la famille. :
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Lancés l'année dernière dans 16 zones spécialement choisies, les projets pilotes de promotion des activités de santé publique par la participation des collectivités et l'éducation sanitaire intensive ont été couronnés de succès et l'on envisage de les étendre cette année à l'ensemble des 98 districts sanitaires du pays. Une autre question importante retient l'attention des autorités la réorganisation des programmes de formation de personnel sanitaire national, notamment d'agents semi- qualifiés, en fonction des besoins du pays. L'étude d'ensemble sur les personnels de santé, entreprise avec l'aide de l'OMS, a été élargie de manière à inclure un certain nombre d'études annexes. Les résultats faciliteront grandement la planification sanitaire, la réorganisation de l'appareil administratif et la mise en place d'un personnel qualifié, beaucoup mieux employé. Une équipe de l'OMS a élaboré avec des professeurs ceylanais un projet de développement de l'enseignement postuniversitaire de la médecine, :
actuellement limité à quelques disciplines; ce projet est maintenant étudié par les autorités. La création
rapide d'un établissement d'enseignement médical postuniversitaire permettrait à un plus grand nombre de diplômés de se spécialiser, sans qu'il y ait à les envoyer à l'étranger au prix d'une perte de devises indispensables à l'économie du pays. Au cours de l'année écoulée, l'OMS a apporté une aide généreuse à Ceylan pour la réalisation d'un certain nombre de projets sanitaires et la formation de personnel à l'étranger, sans compter l'assistance technique et les services consultatifs. J'en remercie très sincèrement le Directeur général et le Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est. En ce vingt- cinquième anniversaire, l'OMS peut légitimement s'enorgueillir de ses nombreuses réalisations dans le domaine de la santé, en particulier de tout ce qu'elle a fait pour soulager les peuples du monde du fardeau de la maladie. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué d'Israel. : :
Merci, Monsieur Ariyadasa. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, M. SHEMTOV (Israel) permettez -moi tout d'abord de vous féliciter, Monsieur le Président, ainsi que vous, Messieurs les Vice -Présidents, pour votre élection à ces hautes fonctions à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le Rapport que le Directeur général nous a soumis comme d'habitude sur les activités de l'Organisation mondiale de la Santé ne nous renseigne pas seulement sur le vaste champ d'action de l'OMS, mais aussi sur les difficultés que notre organisation rencontre dans la réalisation de ses plans. Les programmes élaborés sont continuellement réalisés dans de nombreux pays et dans des domaines lutte contre les maladies infectieuses et contre le cancer, protection contre le danger des variés rayons radioactifs, éducation pour une vie plus saine, formation d'un personnel médical spécialisé, activités en faveur de la santé mentale et pour la protection de la famille. Dans tous ces domaines et dans bien d'autres encore, le travail de l'OMS est très souvent couronné de succès. C'est avec satisfaction que nous avons appris, dans le cadre du compte rendu du Directeur général sur les activités traditionnelles de notre organisation, l'importance qui serait donnée à l'élargissement de la recherche scientifique. La recherche, a déclaré le Dr Candau, est aujourd'hui partie intégrante et indispensable de toute activité dans le domaine de la santé publique. L'expérience prouve, a -t -il ajouté, que tout développement dans la médecine exige aussi bien un complément de connaissances qu'un approfondissement des connaissances existantes, dans le but de vaincre les principales maladies. Sans les nouvelles connaissances que nous livre la recherche, nous courons le risque d'un ralentissement du rythme du progrès dans la lutte contre les principales maladies. Sans ces connaissances, le progrès s'arrêterait même complètement. C'est là un avertissement que nous devons prendre au sérieux. A ce propos, je tiens à déclarer ici que mon pays est prêt, si l'on veut bien faire appel à son concours, à fournir sa modeste contribution à l'effort collectif en mettant à la disposition de l'OMS son potentiel de recherche scientifique. Depuis plusieurs années, l'humanité se soucie de plus en plus de la pollution par l'homme de son milieu naturel. Si les maladies provoquées par les éléments micro - organiques pathogènes peuvent être combattues par des vaccinations ou des médicaments antibiotiques, la nouvelle situation créée par l'homme à la suite du développement technologique et de l'explosion démographique produit une transformation écologique qui menace la survie de l'humanité. L'OMS a déployé dans le passé et continue à déployer une activité étendue pour combattre le mal, mais la protection de la nature dépasse le cadre des buts déclarés de notre organisation. La pollution des océans et la spoliation du sol sont des maux qui peuvent avoir des conséquences très graves du point de vue économique et écologique. La convocation, à Stockholm, au début du mois de juin, sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, d'un congrès consacré aux problèmes écologiques prouve que les conséquences néfastes de la pollution sous toutes ses formes sur la santé de l'homme sont reconnues comme dangereuses et que ce problème doit être mis au premier rang des préoccupations de l'humanité. :
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Comme je l'ai déjà indiqué, l'OMS rencontre de nombreuses difficultés dans l'exécution de sa mission. Il nous incombe donc de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter que notre organisation se heurte à des problèmes qui dépassent le cadre de ses compétences. Ici, je pense particulièrement aux difficultés politiques des relations entre les pays. Ces problèmes doivent trouver leur solution, bien entendu, mais ils sont de la compétence d'autres organisations internationales. La Constitution de l'OMS définit clairement le but de l'Organisation offrir à tous les peuples du monde le plus haut niveau possible de santé publique. Lors des Assemblées précédentes, nous avons pu voir comment certaines parties, se basant sur des allégations mensongères, présentèrent des propositions de condamnation qui furent acceptées par la décision de la majorité des Membres de s'abstenir de voter. Cette majorité a sans doute agi ainsi parce qu'elle ne voulait pas être mêlée au conflit israélo- arabe. Toutefois, l'abstention dans ces circonstances ne contribue pas au renforcement de notre organisation ni au succès de ses activités. L'Assemblée doit déclarer ouvertement son indignation face à toute tentative de porter atteinte à la Constitution par des accusations dénuées de fondement. Désireux de rester fidèle à notre conception des fonctions de l'OMS, je m'abstiendrai de réfuter de façon détaillée ces fausses accusations, mais je réserve le droit de notre délégation de répondre en temps voulu. Nous ne pouvons que nous féliciter du choix du sujet qui constitue, cette année, la base des discussions techniques de l'Assemblée mondiale de la Santé la contribution apportée au développement social et économique par les projets de santé publique. Nous nous trouvons ici en présence d'une influence réciproque et d'une action interdépendante, puisque le but du développement social et économique est l'élévation du niveau de vie et du niveau de la santé publique. Cela nous amène à la conclusion que cette élévation du niveau de vie de larges couches de la population dans tous les pays est la condition première de tout développement économique et social. La santé dépend directement des conditions physiques, sociales et économiques et, pour améliorer la santé publique dans le monde, un travail collectif et constructif de tous les peuples est indispensable. Pour cela, il faut avant tout la stabilité, la sécurité et la paix en l'absence de toute haine, de tout dénigrement et de toute violence. La partie du monde d'où je viens est en proie à un conflit acharné depuis de nombreuses années. Mais les habitants de mon pays aspirent de tout coeur à la stabilité, à la sécurité et à la paix. Je suis convaincu qu'une collaboration entre les peuples du Proche -Orient dans le domaine de la santé publique constitue l'une des voies capables de nous rapprocher de ce but élevé. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Yémen.
:
Merci, Monsieur Shemtov. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, la délégation de Le Dr AGHBARI (Yémen) (interprétation de l'arabe)1 la République arabe du Yémen a le plaisir de vous adresser ses sincères félicitations pour la confiance que cette auguste assemblée vous a témoignée en vous portant à la présidence de cette session. Nous vous souhaitons plein succès dans vos travaux et saisissons cette occasion pour féliciter les cinq Vice -Présidents et les Présidents des commissions. Notre délégation a lu avec grand intérêt le Rapport annuel que nous a présenté le Directeur général de l'OMS, le Dr Candau. Dans ce rapport très complet, il a exposé les diverses activités auxquelles l'OMS a accordé et continue d'accorder tant de soins pour élever et améliorer l'état sanitaire dans le monde. Notre délégation a le plaisir d'exprimer sa profonde appréciation à M. le Directeur général, à ses collaborateurs et à tous ceux qui travaillent dans ce domaine, pour leurs efforts continus et efficaces en vue d'élever le niveau sanitaire et d'assainir l'environnement dans le monde pour assurer à l'humanité des conditions meilleures. Notre pays, après avoir souffert longtemps, connaît à présent une période de paix, de stabilité et de reconstruction. Cette période exige que nous oeuvrions sérieusement et de façon continue pour délivrer notre peuple de l'état de sous -développement qui lui fut imposé. A cette fin, le Ministère de la Santé de mon pays n'a épargné aucun effort et a réalisé de grands progrès dans la tâche longue et ardue qui lui incombe pour assurer à tout notre peuple des soins sanitaires complets. Il y fut aidé par les efforts des citoyens yéménites eux -mêmes, par l'utilisation de nos propres ressources et par les offres d'aide humanitaire et généreuse qui lui ont été faites pour combattre la maladie, l'un des ennemis de l'humanité. Grâce à tous ces efforts nous sommes parvenus à l'heure actuelle à réaliser ce qui suit. Notre pays dispose de 37 hôpitaux et dispensaires d'une capacité de 4200 lits ainsi que de 130 services pour les soins d'extrême urgence dans différentes régions du Yémen. Nous avons 140 médecins yéménites et 598 aides -médecins ainsi que d'autres catégories de personnel sanitaire infirmiers et infirmières diplômés, inspecteurs sanitaires, techniciens de laboratoire et de radiologie. Quant au nombre de chirurgiens dentistes et de techniciens dentaires, il est actuellement de 26. : :
1
Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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Pour résoudre nos problèmes sanitaires, les pays amis suivants nout ont envoyé des équipes l'URSS, la République populaire de Chine, la France, la Hongrie, la Suède, la République fédérale d'Allemagne, l'Italie, ainsi que les associations bénévoles de nombreux autres pays. En ce qui concerne les pays frères arabes, nous nous devons de mentionner que la République arabe d'Egypte nous a fourni une aide considérable, de nombreux médecins, des techniciens et du personnel administratif au début de l'organisation de nos services sanitaires; à présent, elle continue à nous assister en envoyant des missions d'étude, des médecins, des médicaments et des vaccins. Le Gouvernement de l'Etat du Koweït a adopté de nombreux projets qui ont contribué largement à élever le niveau sanitaire et á étendre les services de santé à de nombreuses régions de notre pays. La République d'Irak, la République Arabe Syrienne et la République démocratique populaire d'Algérie nous ont envoyé en quantité des médicaments et des vaccins ainsi que des missions sanitaires. En outre, des équipes médicales sont attendues chez nous prochainement pour nous aider à résoudre nos problèmes dans le domaine de la santé. Le Gouvernement du Royaume d'Arabie Saoudite a commencé à nous aider en collaborant à la construction de nombreux hôpitaux et dispensaires, en fournissant des médicaments et de l'équipement médical et en admettant nos étudiants yéménites dans les instituts pédagogiques et techniques saoudiens. Les Gouvernements du Soudan et du Liban ont participé à la formation d'un personnel technique yéménite nombreux qui, de retour dans notre pays, nous a rendu de grands services. Mon pays accorde une importance prioritaire au personnel des professions sanitaires. A cet effet, nous avons collaboré avec le PNUD, l'OMS, le FISE, en vue d'un projet d'institut de formation de personnel sanitaire au Yémen. Ce projet a été mis à exécution et nous permettra de former les infirmiers et infirmières, les laborantins, les radiologues, les inspecteurs sanitaires, les aides pharmaciens, les aides- médecins et le personnel administratif dont nous avons besoin. Le Gouvernement de la République Arabe Libyenne a assumé les frais de construction de cet institut, qui s'élèvent à plus d'un million de dollars des Etats -Unis. Il nous a offert en outre de nombreuses bourses d'études et de formation. Si nous nous fondons sur les plans que nous avons élaborés, je ne puis vous dissimuler que nous continuons à avoir un besoin pressant d'une aide plus grande encore de nos frères arabes, de nos amis et des organisations internationales, et plus particulièrement de l'aide de l'OMS, du FISE, du PNUD et des associations bénévoles de toutes les parties du monde pour pouvoir résoudre nos problèmes sanitaires et assurer à notre peuple le bien -être qui lui permettra de se lancer dans la reconstruction et le développement. A tous nos frères, à tous nos amis qui nous ont aidés, qu'il me soit permis de transmettre les sentiments de profonde reconnaissance et de vive gratitude de notre peuple. Nous sommes fiers des divers projets sanitaires que nous sommes en train de mettre en oeuvre dans notre pays avec l'aide de l'OMS et nous nous en félicitons. Aussi ai -je le grand plaisir de vous annoncer que ces projets connaissent une progression et un succès conformes aux différentes étapes des plans établis. Je saisis cette occasion pour présenter nos sincères remerciements et notre profonde reconnaissance et gratitude au Dr Abdel Hussein Taba, Directeur régional de l'OMS, à tous ses collaborateurs du Bureau régional, ainsi qu'à tous ceux qui travaillent dans le domaine sanitaire dans mon pays, et ce pour les efforts qu'ils déploient et le dévouement qu'ils manifestent dans l'accomplissement de leurs tâches pour nous aider à élever et à améliorer le niveau sanitaire du Yémen. De nos jours, les distances qui séparent les pays du monde sont devenues insignifiantes. Dernièrement, nous avons tous suivi avec attention la propagation de la variole et du choléra dans des régions et des pays qui n'avaient jamais été exposés à ces maladies auparavant. Nous estimons que tant qu'il reste des foyers de maladies dans le monde, nous sommes tous exposés au danger, voire même menacés. C'est pourquoi nous en appelons à l'OMS pour qu'elle intensifie ses activités de recherche en accordant une importance prioritaire aux problèmes de propagation du choléra et de la variole, afin que l'humanité puisse éradiquer ces maladies et délivrer le monde des fléaux qu'elles représentent. Et puisque nous parlons de santé dans le monde, nous vous prenons tous à témoin et estimons que vous portez une part de responsabilité dans la détérioration de la situation sanitaire parmi les réfugiés palestiniens et les populations arabes des territoires occupés. Nous demandons à l'OMS de prendre conscience de la responsabilité qui lui incombe envers ce peuple, victime de l'injustice, condamné à la dispersion par la clique sioniste qui l'a privé des droits de l'homme les plus élémentaires. Enfin, ma délégation demande instamment que la langue arabe soit langue officielle de travail à l'OMS et prie le Directeur général de bien vouloir prendre les mesures nécessaires à cette fin. Pour conclure, je formule le voeu que la coopération entre mon pays et les organisations internationales, ainsi que les pays frères et amis, se développe et soit couronnée de succès afin de servir la santé dans mon pays et dans le monde.
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué des Philippines.
Merci, Docteur Aghbari. La parole est maintenant
Le Dr SUMPAICO (Philippines) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la plus haute charge de l'Assemblée, comme je tiens à féliciter aussi les éminents Vice- Présidents. La délégation philippine adresse également ses très sincères félicitations au Dr Candau pour son excellent rapport. Il convient de noter que le Rapport annuel traite des programmes multiformes et des réalisations de l'OMS dans les grands domaines de la santé qui intéressent les pays représentés à cette noble assemblée. Mais si les problèmes en jeu concernent aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement, force est de reconnaître que la plupart des pays de la Région du Pacifique occidental, pour ne pas parler d'autres Régions, ont encore à se préoccuper au premier chef des maladies transmissibles. A cet égard, qu'il me soit permis de mentionner un ou deux problèmes qui concernent particulièrement les Philippines. Le choléra, qui s'est implanté aux Philippines en 1961, y sévit toujours à l'état endémique. Pour résoudre ce problème, l'OMS collabore avec les Philippines et le Japon dans le cadre d'un programme de recherches qui a mis en lumière nombre de faits intéressants. Il a ouvert de nouvelles voies à la lutte contre le choléra, qui pourraient être utiles aux administrateurs de la santé publique. Il a fourni des renseignements sur les études de vaccins visant à l'immunisation des groupes exposés, sur la surveillance épidémiologique, la caractérisation bactériologique, la sensibilité et la résistance aux antibiotiques, le traitement clinique et l'emploi de la solution de lactate de Ringer pour la réhydratation par voie intraveineuse. Il a permis en outre de prendre mieux en main les porteurs de germes grace à l'administration intensive d'antibiotiques destinés à stériliser l'agent infectieux. L'influence de l'assainissement - amélioration des approvisionnements en eau et de l'évacuation des déchets, par exemple a pu être définitivement établie par des données dignes de foi qui font apparaître une régression du choléra. Le Gouvernement philippin étudie avec attention les résultats de récents essais de vaccins monovalents en vue de leur utilisation éventuelle dans le cadre d'une campagne de masse. La tuberculose, qui demeure un grave problème de santé publique aux Philippines, fait toujours l'objet d'efforts soutenus vaccination par le BCG et évaluation, dépistage des cas par l'examen direct des crachats au microscope, chimiothérapie ambulatoire, éducation sanitaire, formation de personnel. Au nom du Gouvernement de mon pays, je tiens à remercier ici l'OMS de son aide vigilante. Au chapitre du paludisme, des progrès constants, quoique modestes, ont pu être réalisés sur la voie de l'éradication. Nous avons porté nos efforts sur la pulvérisation d'insecticides dans les habitations, la surveillance, la recherche, l'éducation sanitaire et la formation, avec des cours régionaux et interrégionaux organisés sous l'égide de l'OMS. La schistosomiase est une autre maladie parasitaire qui a mobilisé l'attention et les efforts du Gouvernement et des organismes d'assistance. C'est que le problème est de grande envergure puisque seize provinces sont touchées dans les régions rurales, ces zones d'endémicité ayant une population essentiellement agricole. Six provinces reçoivent déjà une aide du Programme alimentaire mondial qui consiste en produits alimentaires destinés à encourager les volontaires qui participent au projet de lutte contre les mollusques. Un surcroît d'assistance du Programme des Nations Unies pour le Développement et d'autres institutions stimulera à coup sûr la lutte que mène le Gouvernement philippin pour vaincre la schistosomiase. La capillariose, maladie parasitaire de l'intestin qui avait été signalée pour la première fois dans notre pays en 1963, a pris les proportions d'une épidémie en 1967, avec 991 nouveaux cas. Depuis lors, toutefois, l'incidence a diminué et, pour cette année, un seul cas s'est jusqu'à présent déclaré. C'est là, je crois, le résultat de nos efforts de recherche dans plusieurs domaines : épidémiologie, cycle de vie et transmission de la maladie, traitement clinique des malades et chimiothérapie, le résultat aussi de l'éducation sanitaire de la population vivant dans la zone d'endémicité. Nous espérons pouvoir parvenir à une éradication complète de la maladie, surtout quand nous disposerons d'un nouveau médicament meilleur que ce que nous avons actuellement. La filariose pose un grave problème dans certaines parties méridionales de Luçon, dans l'est de l'archipel des Visayas et dans plusieurs provinces de Mindanao. Elle est due à Wuchereria bancrofti mais on a découvert dernièrement deux cas de filariose à Brugia malayi. Au moins dix millions de personnes, soit environ un quart de la population philippine, sont exposées à cette maladie. Les études réalisées jusqu'à présent montrent clairement que le mal exige une lutte opiniâtre du pays en même temps que le soutien des organismes d'aide. Je ne voudrais pas en terminer avec la question des maladies transmissibles sans parler des services de laboratoire de santé publique, qui sont organisés avec l'aide de l'OMS et du FISE. Outre des bourses d'études et des allocations pour la formation, nous recevons du matériel et des fournitures destinés aux laboratoires nationaux et régionaux. Un nouveau séminaire régional sur les services de laboratoire de santé publique est prévu pour la fin de l'année et un répertoire des : :
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services disponibles dans la Région est en préparation sous les auspices de l'OMS. Je tiens à remercier à cet égard l'Organisation et le FISE de l'aide bienveillante qu'ils nous apportent par l'intermédiaire du Bureau régional et de ses nombreux conseillers. Il est à espérer que les services de base offerts pour les laboratoires de santé publique feront rapidement avancer la lutte contre les maladies transmissibles. Dans le domaine de l'hygiène du milieu, les réseaux d'approvisionnement public en eau ont été développés avec l'aide de l'OMS et du FISE. S'il reste beaucoup à faire, il faut cependant se féliciter de ce qui a déjà été réalisé. La planification familiale, qui fait partie du programme de santé maternelle et infantile, a bénéficié des services consultatifs de l'OMS ainsi que d'allocations pour la formation en cette reproduction humaine et dynamique des populations. matière de même que dans deux autres disciplines Je dois dire à cet égard que de grands progrès ont été réalisés, bien que la population des Philippines soit en majorité catholique. Le Ministère de la Santé a mis en route un programme de nutrition qui prévoit la création de services pilotes, dotés des installations de laboratoire nécessaires, dans dix hôpitaux situés en différents points du pays; cette entreprise est soutenue par l'OMS, le FISE et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Il faut souligner que le programme en question s'inscrit sur l'arrière -plan d'une malnutrition larvée dans le pays. Permettez -moi pour conclure, Monsieur le Président, de vous renouveler mes sincères félicitations, et de remercier encore le Directeur général pour son rapport sur l'activité de l'Organisation durant l'année écoulée, rapport qui, j'en suis sûr, a reçu les applaudissements de tous les délégués. Je voudrais également dire notre gratitude au Directeur régional, le Dr Francisco Dy, et à ses collaborateurs pour leur excellent travail, en exprimant l'espoir que l'Organisation mondiale de la Santé poursuivra sa mission avec succès pour le bien de tous les peuples du monde et, au -delà, pour le bonheur et la paix de toute l'humanité. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Mexique.
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Merci, Docteur Sumpaico. Je donne maintenant
Monsieur le Président, je vous adresse Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) (traduction de l'espagnol) les félicitations sincères et chaleureuses, bien que trop brèves, de la délégation mexicaine pour votre élection à la présidence de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, pour vos premières paroles de salutation ainsi que pour votre discours. Ces félicitations, je les adresse également à MM. les Vice -Présidents et Présidents des commissions, aux membres du Conseil exécutif, au Directeur général et au personnel de l'Organisation, avec toutes les marques de sympathie et de compréhension qui sont le fruit d'un travail en commun pour la santé de tous les hommes de la terre. Le rapport du Conseil exécutif, et le Rapport du Directeur général - avec ses vingt chapitres et ses annexes - qui a été présenté à l'Assemblée, traitent à l'échelle mondiale des activités de santé qui entrent dans le cadre d'un programme chaque année plus vaste. Mais le caractère indivisible des problèmes biosociaux autorise à mentionner, en contrepoint de ce panorama de la santé dans le monde, quelques activités nationales qui, dans leur propre sphère, influent ou influeront sur la santé et le bien -être d'autres peuples. Pour cette raison, je décrirai brièvement quelques aspects de l'action menée par le Mexique dans le domaine de la santé publique. Au chapitre des maladies transmissibles, où la première place revient à l'enseignement et à la formation professionnelle, nous avons publié un manuel pour la prévention des maladies transmissibles et la lutte contre ces maladies, en distinguant celles qui sévissent encore de celles qui ont été éradiquées (comme la fièvre jaune urbaine en 1923, son vecteur, Aedes aegypti, en 1962, et la variole en 1951), d'autres qui ont considérablement régressé (comme le typhus à poux et la diphtérie) et de certaines qui pourraient s'introduire. Une vieille tréponématose appelée au Mexique "mal del pinto" (mal des taches, pinta) et due à Treponema carateum en est au stade final de l'éradication. Plus de 200 000 personnes ont pu être réinsérées dans la société. En matière de santé publique vétérinaire, le fait le plus important, mentionné dans le Rapport du Directeur général au paragraphe 1.236, a été la poussée d'encéphalite équine vénézuélienne qui, en 1971, a provoqué la mort de 24 000 chevaux et touché 20 000 personnes, avec 42 cas mortels. Pour lutter contre cette maladie, plusieurs institutions ont conjugué leurs efforts sous l'autorité du Conseil national contre l'Encéphalite équine vénézuélienne, présidé par le Secrétaire à la Santé et 4 500 000 animaux ont été ainsi immunisés avec un vaccin préparé au Mexique à l'Assistance sociale et par d'autres moyens. L'OMS et le Bureau régional des Amériques ont, de leur côté, apporté une aide technique. La campagne d'éradication du paludisme s'est poursuivie avec des ressources relativement limitées, en se heurtant à divers obstacles, notamment dans les zones du Pacifique. En mars 1971, sur décision du Dr Jorge Jiménez Cantú, Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale, étaient institués le Conseil technique de la Campagne nationale d'Eradication du Paludisme ainsi qu'un : :
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bureau d'évaluation et une direction de la recherche, chargée notamment des questions d'anthropologie sociale, tandis qu'une nouvelle stratégie était proposée pour la suite des opérations. Les autorités nationales suivent avec la plus grande attention toutes les phases des travaux de l'OMS dans les domaines de la parasitologie, de l'entomologie, de la thérapeutique, de la biologie et de la lutte antivectorielle. Je laisserai de côté, faute de temps, les programmes de lutte contre les maladies cardiovasculaires. Des études ont été faites au Mexique dont la valeur est reconnue dans le monde entier et la lutte contre le cancer, du col de l'utérus en particulier, est entrée dans une phase d'activité intense. La santé mentale et la prévention des troubles psychiques relèvent d'une direction générale qui, bien que limitée dans ses activités par le manque de personnel spécialisé, a pu cependant ouvrir de nouveaux dispensaires, hôpitaux et centres de diagnostic, de traitement et de réadaptation. En ce qui concerne l'hygiène du milieu, de nouvelles décisions ont été prises depuis qu'à la dernière Assemblée mondiale de la Santé le Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale de mon pays avait fait le point de la situation. En janvier 1972, un décret présidentiel portait création du Sous - Secrétariat à l'Amélioration de l'Environnement, chargé de renforcer l'action des comités de coordination auprès du Secrétariat aux Ressources hydrauliques pour les questions relatives à l'eau, du Secrétariat à l'Agriculture et à l'Elevage pour le sol, et du Secrétariat à l'Industrie et au Commerce pour le secteur industriel. Un conseil technique, établi dans le cadre du Sous Secrétariat, étudie et évalue les programmes et les travaux de cet organe. L'orientation et la supervision de toutes les activités incombent au Comité central de Coordination des Programmes pour l'Amélioration de l'Environnement qui est présidé par le Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale. La loi fédérale contre la pollution étant une loi de santé publique, elle sert à coordonner les activités prévues par le règlement, lui aussi nouveau, concernant les poussières et les fumées. D'autre part, le programme national contre la contamination des aliments par des germes pathogènes dans l'eau et le sol vise en tout premier lieu à combattre les affections des voies digestives, qui viennent au deuxième rang parmi les causes de décès. Ce programme répond pleinement au souhait exprimé par le Directeur général de voir les pays en voie de développement s'attaquer aux problèmes du parasitisme avant de s'occuper de la pollution par l'industrie. Il faut toutefois noter qu'aux polluants anciens, qui sont presque tous d'origine biologique, s'ajoutent déjà dans notre pays les nouveaux polluants qui sont le produit de la technologie. En vue de coopérer avec les autres pays de la Région, le Gouvernement mexicain créer un centre panaméricain d'écologie humaine et de recherche épidémiologique, proposition qui a été acceptée par le Bureau sanitaire panaméricain. L'approvisionnement en eau potable des communautés rurales et semi- urbaines, ainsi que leur modernisation et leur développement, mobilisent des groupes de jeunes organisés en comités de santé et d'action sociale bénévole qui ont pour mission d'obtenir la participation de la population. Ce bref tableau, déjà très incomplet, le serait plus encore si j'omettais de mentionner trois programmes, et tout d'abord le programme de planification familiale. La Direction de la Protection maternelle et infantile, qui en a la charge, mettra l'accent sur la nécessité de n'assumer la paternité qu'en toute responsabilité, en s'appuyant sur la cellule familiale complète, c'est -à -dire en s'attachant à l'éducation du couple et pas seulement de la mère, comme certains l'ont préconisé, oubliant ou négligeant le rôle du père. Le deuxième programme dont je voudrais parler concerne la nutrition, qui implique à la fois, dans son sens positif, une alimentation saine et suffisante pour tous et la lutte contre la malnutrition; ce double aspect sera d'ailleurs étudié au Congrès international de la Nutrition, qui se tiendra à l'automne prochain à Mexico. Etant donné que la formation théorique et pratique des personnels de santé est une condition essentielle du travail biomédical et social, le Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale collabore avec les universités et les vingt -trois écoles de médecine en les aidant à améliorer l'organisation, le fonctionnement et l'équipement des hôpitaux universitaires traditionnels, des nouveaux centres cliniques, centres de santé et instituts de recherche, sans parler de l'Ecole de Santé publique, afin qu'ils soient à même d'enseigner la médecine, l'odontologie, les soins infirmiers et les techniques de laboratoire, ainsi que de former le personnel paramédical. En troisième lieu, et pour conclure, Monsieur le Président, je voudrais dire que la médecine préventive a été encouragée dans les hôpitaux par la création de services qui, de même que l'enceinte hospitalière abrite les malades qui ont besoin d'être hospitalisés et que le service de consultations externes accueille ceux qui peuvent se déplacer, constituent un cadre où la notion de soins de santé peut être approfondie, surtout par le personnel qualifié, en unissant la communauté hors de l'hôpital au malade, à sa famille et à ses compagnons de vie et de travail. Ainsi tombent les murs pour le plus grand bien de la collectivité et pour le plus grand avantage de la recherche, de la prophylaxie et de l'éducation, ces voies qui mènent au bien -être physique, mental et social sans lequel l'homme ne saurait vivre dans la dignité, c'est -à -dire véritablement comme un être humain.
SEPTIEME SEANCE PLENIERE Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Norvège. :
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Merci, Docteur Bustamante. La parole est maintenant
Monsieur le Président, dans votre discours Le Dr EVANG (Norvège) (traduction de l'anglais) d'ouverture, vous avez déclaré que cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pourrait fort bien être l'occasion de ce que vous avez appelé un examen de conscience et un bilan. Puisque j'ai eu le privilège de suivre l'évolution de l'Organisation depuis ses débuts en 1946, je vais donc essayer de répondre à votre voeu en présentant quelques brèves observations sur deux questions. dans quelle mesure l'OMS a -t -elle été capable de défendre et de La première est la suivante préserver son intégrité et sa liberté d'action ? Une institution spécialisée telle que l'OMS, la FAO ou l'UNESCO, était, comme on le sait, une nouveauté après la Seconde Guerre mondiale pour ce qui concerne les organisations internationales gouvernementales. Il s'agissait d'une entreprise mûrement réfléchie, conçue pour offrir aux techniciens, aux spécialistes scientifiques et aux autres experts de divers grands secteurs des services et de la production - éducation, agriculture, santé, communications, etc. - la possibilité de contribuer dans leur sphère au progrès de l'humanité dans un monde pacifique. Au sein de la Société des Nations, hommes politiques et diplomates n'étaient pas parvenus à assurer la paix. Après la Seconde Guerre mondiale, il était permis de penser que les institutions techniques spécialisées pourraient mieux préparer le terrain aux hommes politiques et aux diplomates des Nations Unies. L'OMS devait voir officiellement le jour et entrer en activité l'année même - 1948 - où s'achevait définitivement la brève lune de miel politique que les nations du monde avaient connue après la fin de la Seconde Guerre mondiale. La guerre froide commençait, et avec elle la course aux armements fondée idéologiquement sur "l'équilibre de la terreur ". C'était là un climat certes peu propice pour une nouvelle venue sans expérience comme l'OMS, qui était censée agir en dehors de toute considération politique dans le vaste domaine de la santé internationale, mais qui devait son existence et ses ressources, tant matérielles qu'en personnel, à ces mêmes gouvernements qui avaient de plus en plus de mal à s'entendre sur les affaires du monde en général. Les effets de cette situation pendant les premières années sont faciles à déceler. Les plus frappants sont peut -être le passage, heureusement momentané, de certains pays à l'état de "Membres inactifs" et les tentatives infructueuses pour faire admettre la République populaire de Chine comme Membre à part entière de l'Organisation. Mais il y avait aussi, dans les cercles politiques influents, bien des signes d'une volonté de saper l'indépendance et l'intégrité de l'OMS comme d'autres institutions spécialisées. La proposition de "budget consolidé des Nations Unies" mérite je crois d'être mentionnée dans ce contexte. De même la proposition de modifier la nature du Conseil exécutif en en faisant d'un instrument de l'Assemblée un instrument politique des pays représentés. Ces propositions ont heureusement été rejetées l'une et l'autre. Je pourrais m'étendre encore longuement mais, comme je ne veux surtout pas susciter ici un débat politique, je dirai simplement, pour conclure sur ce point, que si l'OMS n'a pas échappé à de fâcheuses pressions politiques et si elle a passé trop de temps, beaucoup trop, à discuter de conflits internationaux qui n'étaient pas de sa compétence, elle a su néanmoins maintenir son autorité et son intégrité à un niveau plus élevé et par là plus satisfaisant que plusieurs autres organisations de la famille des Nations Unies. Le mérite en revient surtout, à mes yeux, aux deux Directeurs généraux de l'OMS, les Drs Chisholm et Candau, qui n'ont cessé de défendre avec fermeté la vocation technique et apolitique de l'Organisation. Heureusement aussi, il y a toujours eu un nombre suffisant d'Etats Membres pour comprendre la nécessité d'un "médecin du monde" qui soit politiquement impartial. Je ne suis certes pas assez nalf pour penser que les problèmes de santé n'ont aucune implication politique ou que, inversement, le régime politique et donc les conditions économiques et sociales ne déterminent pas dans une très large mesure la situation sanitaire de la population; en fait, les termes que nous utilisons dans ce contexte ne désignent que les éléments d'une seule et même réalité dans laquelle nous vivons tous. Mais je crois fermement que, pour résoudre les problèmes, pour aller de l'avant, il faut que chacun joue son rôle pour qu'on puisse arriver à une décision d'ensemble, et la meilleure possible. A cet égard, le rôle du technicien, du chercheur et de l'expert indépendants est indispensable pour l'autorité politique qui décide en dernier lieu, et cela vaut, à mon sens, pour tous les systèmes politiques. A l'échelle internationale, c'est dans :
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cet esprit que l'OMS a été créée. Malheureusement, avec les années, on a eu de plus en plus tendance, il me semble, à l'utiliser à des fins purement politiques. Or, chaque fois que nous dévions vers des problèmes
purement politiques, non seulement nous perdons un temps précieux, mais encore nous affaiblissons l'Organisation à l'intérieur et nous ternissons son renom dans le monde.
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L'autre question que j'aborderai brièvement est celle -ci l'OMS a -t -elle été à la hauteur et a -t -elle tiré les conséquences de sa propre définition de la santé "un état de complet bien -être physique, mental et social" ? Bien que cette définition ait été interprétée de diverses manières, nul ne saurait, je crois, en contester l'idée fondamentale, à savoir que la santé, comme la maladie, comprend au moins trois éléments somatique, mental et social; ou, si l'on préfère physique, psychique et collectif. En d'autres termes, l'individu doit être saisi dans sa totalité, c'est -à -dire aussi dans ses relations avec son entourage. Si l'on considère ce que les Etats Membres de l'OMS ont fait pour réorganiser leurs services de santé, préventifs et curatifs, primaires et institutionnels, administratifs et financiers, en vue de répondre à cette définition élargie, les progrès ont été, à mon avis, extrêmement lents. On peut se demander, à cet égard, si l'OMS est en avance sur la majorité des Etats Membres. Mais il me parait évident que l'Organisation a été entravée par les mêmes motivations, les mêmes influences et les mêmes traditions que les services nationaux de santé. Commençons par nos propres limitations en tant que médecins et, plus généralement, en tant qu'agents de la santé publique, nous avons appris à combattre les agents pathogènes d'origine naturelle et nous avons été orientés vers cette lutte. C'est pourquoi l'OMS s'est attaquée à ses débuts aux "tueurs" de l'humanité tuberculose, paludisme, variole, choléra, poliomyélite, infections entériques, maladies parasitaires, lèpre, trachome, etc. En dépit de ressources strictement limitées, les résultats, comme nous le savons, ont été impressionnants, je dirai même prodigieux, et ont inspiré un optimisme général. Comprenez -moi bien cette bataille doit être poursuivie, et avec plus de ressources encore que par le passé. Cependant, les agents pathogènes créés par l'homme faisaient lentement mais sûrement leur chemin, bouleversant le tableau nosologique dans la plupart des pays du monde, ce que l'on a mis en relief en plusieurs occasions au -cours du débat général maladies du coeur et de la circulation; accidents de la route, du foyer et des loisirs; maladies vénériennes; abus des drogues engendrant la dépendance; pollution de l'environnement, sans parler des effets de l'urbanisation sur la santé immobilisation musculaire et formes diverses d'inadaptation sociale (réactions d'aliénation ou d'échec, en particulier). Le bilan de l'OMS - qui apparaît aussi dans l'excellent Rapport du Directeur général - est extrêmement positif en ce qui concerne certains problèmes fondamentaux de l'hygiène du milieu approvisionnement en eau et construction d'égouts, relations entre l'assainissement et la mortalité infantile, entre l'assainissement et les maladies parasitaires, etc. Malheureusement, trop peu de pays apportèrent leur appui au Directeur général lorsqu'il proposa, il y a quelques années, de créer au sein de l'OMS un centre mondial de recherche sur la santé qui serait chargé notamment de réunir et d'analyser des données sur la pollution par les insecticides, les additifs alimentaires et autres produits industriels synthétiques. D'autre part, il a fallu bien du temps à l'OMS pour se rendre compte que l'explosion démographique posait, à l'échelle mondiale, un problème de santé qui appelait des mesures immédiates, car une croissance anarchique et trop rapide multiplie non seulement les consommateurs mais encore les agents polluants. A ces dangers nouveaux les pays doivent faire face en adaptant leurs services sanitaires et médico- sociaux, vaste domaine où l'OMS sera appelée à intervenir de plus en plus au cours des prochaines années pour montrer la voie à suivre. Y a -t -il un dénominateur commun à des problèmes en apparence aussi différents ? Oui, je pense, du moins si l'on se place à un point de vue général les facteurs sociaux, certains diront sociologiques, jouent ici un rôle plus grand que dans la médecine "traditionnelle ", facteurs d'une diversité déroutante et qui ne sont pas tous également familiers au travailleur sanitaire modes de comportement, vie familiale et autres formes de relations individuelles, logement, conditions de travail, économie, courants idéologiques selon les groupes d'âge, réactions des aînés à l'égard des jeunes, migrations de travailleurs à travers les frontières, dépeuplement de telles régions, urbanisation de telles autres, etc. Certains de ces dangers nouveaux nous ont pris plus ou moins au dépourvu. Je prendrai un seul la pharmacodépendance. Le développement rapide, dans tous les groupes d'âge, de l'abus exemple des drogues engendrant la dépendance allait jeter la société dans la confusion, l'angoisse et même, parfois, la panique. On se trouvait devant une nouvelle "maladie" qui rendait invalides, souvent pour la vie, de plus en plus d'individus, dont certains encore jeunes. Elle commençait même à figurer parmi les causes de décès. Cette maladie se propageait d'un pays à l'autre par des voies souvent insaisissables, d'où l'impossibilité de prendre des mesures de quarantaine efficaces. Naturellement, les services de santé traditionnels, notamment les services de santé mentale, ne disposaient ni de l'équipement ni du personnel nécessaires pour traiter ces malades ou ces clients d'un nouveau genre. Seule une équipe de spécialistes pouvait faire face à la situation et apporter un espoir raisonnable de guérison et de réadaptation. Outre le psychiatre, le psycho -clinicien, le travailleur social, l'infirmière spécialisée et le pédagogue, cette équipe multiprofessionnelle : : :
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devait comprendre un ergothérapeute capable de dispenser des conseils d'orientation professionnelle, un physiothérapeute, etc. Quant aux moyens de prévention, les plus importants étaient, semble -t -il, 1) offrir d'autres issues aux individus menacés; 2) lutter contre l'esprit d'accueil les suivants de la société à l'égard des nouvelles drogues engendrant la dépendance; 3) réduire autant que possible la quantité disponible de ces drogues, L'action prophylactique supposait donc la coopération des écoles et autres établissements d'enseignement, des douanes, de la police, des services sociaux et, surtout, des familles elles -mêmes, en fait de la société tout entière. Tel est notre lot dans toutes les formes de maladie où interviennent des éléments sociaux aussi bien que psychiques et somatiques, il y a relativement peude choses qu'un médecin peut et doit faire seul. D'ailleurs, toute spécialisation pose depuis longtemps le même problème, Qu'est -ce qu'un chirurgien sans son anesthésiste, son anatomopathologiste, son infirmière, son physiothérapeute, etc. ? Cette situation que j'ai tenté de décrire appelle un examen attentif de l'article 11 de la Constitution de l'OMS, article ainsi conçu "Chaque Etat Membre est représenté par trois délégués au plus, l'un d'eux étant désigné par l'Etat Membre comme chef de délégation. Ces délégués devraient être choisis parmi les personnalités les plus qualifiées par leur compétence technique dans le domaine de la santé et qui, de préférence, représenteraient l'administration nationale de la santé de l'Etat Membre." Dans l'esprit des auteurs de cet article - et j'ai eu moi -même le privilège d'en être - les termes "compétence technique dans le domaine de la santé" devaient s'appliquer au médecin. Pour autant que je sache, on ne les a jamais pris dans un sens rigide. Mais je crois que le moment est maintenant venu d'envisager sérieusement une interprétation qui donne à nos collaborateurs les plus proches dans le domaine de la santé un statut propre à faciliter leur représentation et leur participation directe aux travaux de l'Organisation. Comme chacun sait, beaucoup d'administrations nationales de la santé se sont déjà engagées dans cette voie. Certains de nos amis des pays en voie de développement penseront peut -être que des problèmes médico- sociaux aussi touffus ne présentent guère d'intérêt pour eux, au moins pour le moment. Ils auront raison dans la mesure où les maladies bactériennes, virales et parasitaires constituent actuellement, avec la malnutrition, les principaux problèmes de santé dans leurs régions. Mais ils auraient tort de croire que les nouveaux problèmes, si complexes soient -ils par leurs causes, sont pour eux sans intérêt car ce n'est qu'en prenant dès maintenant des mesures préventives et régulatrices qu'ils éviteront de faire le même gêchis que les pays techniquement développés. Il n'est que de considérer le rythme sans précédent auquel le mode de vie évolue dans les pays en voie de développement. Et une évolution rapide est toujours synonyme de danger pour la santé de l'homme, et plus encore peut -être pour son bien -être social et mental que pour son bien -être physique.1 :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Haute -Volta. :
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Merci, Docteur Evang. Je donne maintenant la parole
Le Dr BARRAUD (Haute -Volta) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, qu'il me soit permis, au nom de ma délégatiaz et en mon nom propre, de dire, Monsieur le Président, à vous -même et à MM. les Vice -Présidents, toute la satisfaction et le plaisir que nous procure votre brillante élection au bureau de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Docteur Layton, c'est avec sympathie que j'ai apprécié vos brillantes qualités de Président, lorsque nous siégions ensemble à l'un des organismes relevant de la compétence du Conseil exécutif, alors que nous étions tous deux membres de celui -ci. Nul doute que vous ne fassiez dès lors bénéficier notre assemblée des éminents talents que nous vous connaissons. Je présente tous mes compliments par ailleurs à Sir William Refshauge, qui a su présider avec distinction et son brillant habituel les travaux de la précédente Assemblée. Quant à M. le Directeur général, le Dr Candau, qu'il nous soit permis, à ma délégation et à moi -même, de lui exprimer toute la satisfaction que nous donne son excellent rapport dont la clarté et la haute qualité technique nous montrent bien que sous son éminente direction, qu'il assume avec compétence depuis plusieurs années, l'OMS continuera d'être l'une des institutions les mieux appréciées de la famille des Nations Unies. Il convient aussi de souligner l'objectivité dont fait preuve le Directeur général dans l'analyse que comportent les différents chapitres du Rapport. Si celui -ci présente des reflets de déception dans l'approche de certains programmes en cours d'exécution, nous y relevons cependant des points d'espérance et de succès en d'autres domaines, et notamment celui où l'action sanitaire se rapporte à l'immunisation pour le controle de certaines maladies transmissibles. Nous pensons que, pour atteindre l'objectif que nous nous sommes assigné et qui est d'apporter au plus grand nombre possible d'hommes un niveau de santé toujours en progrès, il importe que les efforts développés par nos nations dans ce but se poursuivent avec persévérance et continuité et que soit conféré à nos programmes d'action sanitaire le maximum de ressources disponibles et de
1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Evang sous forme abrégée.
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vigilance. Dans ce sens, mon pays accorde une priorité toute particulière au contrôle des maladies transmissibles et endémo- épidémiques dans son programme de politique sanitaire et de développement économique. A cet égard, grace à l'inestimable assistance conjointe de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID), la campagne mondiale d'éradication de la variole et de contrôle de la rougeole, qui intéresse toute la Région africaine, s'est révélée satisfaisante quant aux résultats obtenus. Par ailleurs, dans votre analyse des maladies endémiques majeures qui agressent les populations occupant la zone intertropicale - notamment en Afrique - vous avez souligné, Monsieur le Directeur général, le rôle combien néfaste de l'onchocercose dont l'infestation porte gravement atteinte à la santé et au développement économique, en raison des vastes terres fertiles investies par la maladie, mais abandonnées par les populations. Heureusement, grace au projet AFRO 2201 (0131) de l'OMS et à la convention du Fonds européen de Développement (FED) intéressant la vallée des Volta, de la Comoé, du Farako et du Haut -Bandama, une évaluation épidémiologique et entomologique exhaustive a été possible; elle permet actuellement à la mission du Programme d'Assistance aux Gouvernements (PAG), dans le cadre du projet AFRO 2202 de l'OMS, une étude préinvestissement qui devra autoriser, par une campagne antivectorielle, le contrôle de l'onchocercose sur une étendue géographique de plus de 500 000 km2, englobant non seulement la Haute -Volta, mais aussi les parties limitrophes de la Côte d'Ivoire, du Dahomey, du Ghana, du Mali, du Niger et du Togo. En dehors de ces programmes de contrôle de la variole, de la rougeole et de l'onchocercose, en cours d'exécution avec le concours très apprécié de l'OMS et de l'USAID et compte tenu des techniques acquises, d'autres programmes sont à l'étude; leur exécution sera décidée dès que des moyens de financement en permettront la mise en oeuvre. Tel est le cas de la schistosomiase, dont les manifestations ne feront que s'accrottre avec le développement des projets agricoles. Concernant l'épidémie de choléra El Tor, dont l'apparition aussi brutale qu'imprévue avait créé une certaine panique dans nos Etats, au point d'en perturber un instant les translations à caractère économique, elle s'est éteinte grace à une action sanitaire d'envergure aussi énergique qu'efficace, et notre crainte d'une flambée accrue avec la saison de la mousson ne s'est heureusement pas justifiée. Les derniers cas de choléra enregistrés dans mon pays remontent à la première semaine d'octobre 1971. Parallèlement à nos actions de santé, il nous semble qu'un rapide développement de nos services de base s'impose, bien que l'infrastructure actuelle se révèle efficace tant pour la médecine préventive que pour la médecine curative, et la protection maternelle et infantile particulièrement. Je dois renouveler ici, Monsieur le Directeur général, les remerciements de mon gouvernement à l'OMS et à tous les pays amis dont le précieux concours a permis d'endiguer le fléau. Dans ce cadre, que le Dr Quenum, Directeur de la Région africaine de notre organisation, veuille bien accepter une fois encore aujourd'hui l'assurance de notre sympathie et de notre gratitude pour la constante attention qu'il porte à nos problèmes de santé tant sur le plan de nos programmes de lutte contre les endémo -épidémies que sur celui de la formation du personnel. En concluant, Monsieur le Président et honorables délégués, je dois rendre hommage à l'esprit de solidarité qui se fait jour de plus en plus parmi les nations et à l'aide que celles qui sont plus nanties consentent aux pays en voie de développement. Ainsi que l'exprimait dans son discours à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé Sir William Refshauge, je pense par ailleurs que la coopération et l'assistance qui s'installent entre nos nations devraient être renforcées au profit des régions à développement économique attardé, afin de permettre à leur niveau une intégration rationnelle des programmes de santé aux plans nationaux de développement économique, la santé de l'homme dans ce contexte étant considérée à tous égards comme la priorité des développements. C'est ainsi seulement que pourraient se développer harmonieusement les programmes de santé publique pour faire reculer les frontières de la misère et apporter à notre humanité plus de bien -être physique, social et mental. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué des Pays -Bas. :
Merci, Docteur Barraud. La parole est maintenant au
Le Dr STUYT (Pays -Bas) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, au seuil de sa vingt -cinquième année d'existence, l'Organisation mondiale de la Santé doit faire face de toute évidence à de nouveaux problèmes. Monsieur le Président, je voudrais m'associer à ceux qui vous ont présenté leurs chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence et vous dire ma conviction sincère que cette charge ne pouvait être en de meilleures mains. Je voudrais également féliciter le Directeur général, le Dr Candau, avec lequel nous entretenons des rapports personnels si fructueux, pour son rapport une fois de plus remarquable sur l'activité de l'OMS. Nul ne saurait nier que des points importants ont été marqués dans de nombreux secteurs dont dépendent la santé et l'avenir de l'humanité. Des millions d'êtres humains sont toutefois encore privés des commodités les plus élémentaires qui sont indispensables au bien -être physique, mental et social. C'est pourquoi l'Organisation doit absolument continuer à aider, autant qu'il est possible, les :
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pays qui ont besoin de son concours en résolvant leurs problèmes sanitaires les plus urgents. Je souhaite sincèrement que les discussions techniques de cette année nous éclairent sur la contribution des programmes sanitaires au développement socio- économique. Cependant, la société se voit de plus en plus contrainte de se préoccuper d'une nouvelle celle qui pèse sur l'environnement. C'est ainsi que les habitants des pays industrialisés, menace qui vivent dans le confort, voire dans l'opulence, par comparaison avec le reste du monde, commencent à bon droit à s'inquiéter des effets de la pollution du milieu. L'urbanisation et l'industrialisation créent en effet des conditions qui risquent d'être préjudiciables à la santé de l'homme. Il est donc de notre devoir de réduire et même d'éliminer les dangers de la pollution et d'éviter l'apparition de nouveaux agents polluants. Il faudra pour cela mettre en route des programmes d'hygiène du milieu et les développer en vue d'établir la nature et l'étendue des risques pour la santé, ainsi que les principes d'une politique de l'environnement. L'OMS est toute désignée pour servir de cadre à des échanges d'idées sur les normes et les programmes sanitaires à court et à long terme qui seront à la base de cette politique. Pour le moment, toutefois, la solution des problèmes de l'environnement est certainement loin d'être claire. Et nous ne savons pas non plus au juste quels critères appliquer suivant les différentes formes de pollution. Dans bien des cas, on ne peut pas encore dire objectivement si certaines substances peuvent être ou non tolérées dans le milieu étant donné que l'on ne connaît pas avec prolongée certitude leurs effets à long terme sur la santé. Je pense notamment à une exposition, sous des concentrations même minimes. Des recherches toxicologiques et épidémiologiques plus poussées seront nécessaires pour que la politique de l'environnement soit réellement axée sur la santé publique. A cet égard, il ne faut surtout pas oublier que l'homme fait partie intégrante de son environnement et que la politique à long terme doit viser à maintenir un équilibre dynamique dans ce système écologique. Le Rapport présenté par le Directeur général à cette assemblée montre clairement la contribution de l'Organisation dans ce domaine. Ainsi, d'importants travaux d'analyse de normes sanitelle cette étude parue sous le N° 472 de la Série de Rapports taires ont déjà été réalisés, techniques, qui fait apparaître des corrélations possibles entre les normes sanitaires et les indicateurs sociaux. Cette nouvelle méthode d'approche, conçue en collaboration avec d'autres organismes de la famille des Nations Unies, est d'une grande importance pour la planification à long terme de la santé dans le monde. Par là aussi, l'OMS souligne que la priorité devrait aller aux problèmes des pays en voie de développement. La conférence des Nations Unies qui aura lieu le mois prochain à Stockholm pourrait d'ailleurs faire valoir la nécessité d'activités ultérieures dans le cadre de l'OMS. Monsieur le Président, j'ai dit pour commencer que l'Organisation doit faire face à de nouveaux problèmes. Sur ce point, l'humanité, et particulièrement la jeune génération, suit nos efforts d'un oeil critique mais aussi avec espoir. Des études comme celles du Massachusetts Institute of Technology qui ont été réunies sous le titre "The Limits to Growth", sans parler d'autres publications récentes, sèment l'inquiétude dans le monde. L'OMS ne saurait demeurer étrangère à toute action susceptible d'apporter aux générations futures, tant dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement, les meilleures chances de s'épanouir à l'abri de la maladie. Monsieur le Président, tous nos efforts devraient converger vers un même but créer un équilibre qui permette à l'humanité de vivre harmonieusement dans un milieu en mutation. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Pakistan.
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Merci, Docteur Stuyt. Je donne maintenant la parole
Le Dr ANSARI (Pakistan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, avant d'aborder le Rapport du Directeur général, je profiterai de l'occasion qui m'est offerte pour vous féliciter, Monsieur le Président, au nom de la délégation pakistanaise et en mon nom propre, de votre élection à la charge la plus élevée de cette auguste assemblée. La confiance que ses membres ont placée en vous est en fait un hommage à vos talents, à votre sens profond des responsabilités et à votre riche expérience des problèmes d'organisation. Je voudrais également féliciter les Vice -Présidents d'avoir été élus à des fonctions importantes et je forme l'espoir qu'ils sauront avec vous, Monsieur le Président, conduire nos délibérations à bonne fin. Pour en revenir au Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971, nous avons noté avec une très grande satisfaction que des progrès avaient été réalisés sur tous les fronts de la santé et que l'Organisation avait bien rempli son rôle. Je tiens ici à porter témoignage, au nom de la délégation de mon pays, de l'estime et de la considération que nous avons pour le Directeur général, dont les efforts inlassables, la clairvoyance et les qualités d'organisateur valent à l'Organisation d'avancer dans la bonne voie conformément au mandat qui lui a été assigné par l'Assemblée pour atteindre les buts fixés par la Constitution. A mon avis, l'un des faits les plus intéressants que le Rapport mentionne est le poids désormais donné par les pays en voie de développement à la recherche, à l'évaluation des programmes et à :
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l'analyse de systèmes appliquée à la planification sanitaire. Cependant, le Directeur général exprime le regret que de nombreux pays en voie de développement n'aient pu utiliser toutes les ressources et toutes les connaissances scientifiques pour lutter contre la maladie et répondre aux besoins. A cet égard, il cite le procédé élémentaire de la vaccination, panacée à bien des maux et pourtant inaccessible à beaucoup dans maints pays. A en juger toutefois par le cas de mon propre pays, je peux dire que si, à première vue, il semble y avoir négligence ou indifférence coupables du Gouvernement ou de l'administration sanitaire, les choses ne sont pas en réalité aussi simples. Pour établir un programme de vaccination périodique, il faut des ressources de main -d'oeuvre, un programme d'éducation sanitaire, un réseau unifié de services de santé, des programmes d'instruction générale, et je passe sur bien d'autres choses comme la nécessité d'élever la conscience des masses. Tout cela dépend des ressources financières, qui dépendent elles -mêmes d'une planification économique rationnelle, laquelle n'est possible que dans la paix et la stabilité, sans ingérences extérieures. Malheureusement, les pays en voie de développement ne sont pas encore à l'abri de ces ingérences non plus que de l'exploitation étrangère. Il faut considérer en outre que les économistes n'accordent à la santé qu'une place secondaire dans le plan général de développement socio- économique, A cet égard, je remercie le Directeur général d'avoir noté que, dans de nombreux pays, ceux -ci ne tiennent pas compte de la valeur que représente pour l'économie une population en bonne santé, avec cette conséquence que les programmes sanitaires ne reçoivent pas de crédits suffisants. Je souhaiterais que l'OMS, en collaboration avec le Conseil économique et social et les autres institutions internationales compétentes, organise souvent des séminaires et des conférences -ateliers dans divers pays afin que l'on prenne mieux conscience du poids de cette réalité, Ce serait aller dans le sens même des objectifs de l'Organisation. Monsieur le Président, le Pakistan voit s'ouvrir aujourd'hui, après l'installation d'un gouvernement démocratique populaire, une nouvelle ère de développement socio- économique, Un nouveau plan de santé prévoit une assistance médicale pour tous et l'intégration progressive des services de soins préventifs, qui regroupera les programmes verticaux de tous ordres. Pour cela, il serait hautement souhaitable d'appliquer les méthodes de la planification, c'est -à -dire l'analyse de systèmes, et nous espérons que l'OMS pourra sans difficulté étendre aux pays de la Région de la Méditerranée orientale le projet actuellement en cours dans les Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est. Lorsque le nouveau plan sera mis en route, nous devrons faire appel à l'aide de l'OMS pour former les personnels de santé - infirmières, sages- femmes, techniciens et auxiliaires - dont nous avons besoin en grand nombre. Jusqu'à présent l'Organisation a toujours répondu à notre appel et nous n'avons jamais eu à nous en plaindre. Grâce au Directeur général, grâce aussi au diligent Directeur régional, le Dr Taba, qui n'a pas épargné sa peine pour comprendre nos problèmes et nous donner, dans les limites du budget, tout ce dont nous avions besoin., je suis convaincu que l'OMS nous apportera tout l'appui qui nous est nécessaire pour mettre en oeuvre notre nouveau plan sanitaire, Monsieur le Président, au cours du dernier et malheureux conflit entre l'Inde et le Pakistan, plus d'un million de personnes ont de quitter leur foyer et vivent aujourd'hui de dures épreuves. Le Gouvernement pakistanais fait de son mieux, dans les limites de ses ressources, pour améliorer leur sort mais il reste encore beaucoup à faire. Nous espérons que l'Organisation lui prêtera une main secourable en pensant à ces malheureux. Nous estimons que, malgré la création au sein du Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies d'un organe chargé d'assurer la coordination des secours en cas de catastrophe, l'OMS devrait conserver l'initiative dans ce domaine de manière à éviter des dangers graves pour la santé, et cela jusqu'à ce que le point central en question prenne la responsabilité du programme général de secours. Pour conclure, Monsieur le Président, je voudrais faire mention du travail digne d'éloges qui a été réalisé par le Conseil exécutif, notamment à sa session de janvier dernier, et témoigner ici que le Gouvernement pakistanais l'apprécie à sa juste valeur. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Brésil. : :
Merci, Docteur Ansari. Je donne maintenant la parole au
Monsieur le Président, Messieurs les délégués, pour Le Professeur DA ROCHA LAGOA (Brésil) la troisième fois, j'ai l'honneur d'être reçu dans cette assemblée comme chef de la délégation brésilienne à sa réunion périodique. Je suis très heureux de pouvoir vous exposer, encore une fois, les résultats de la politique nationale de santé tracée par l'actuel Gouvernement du Brésil. Les lignes d'action générales de mon gouvernement dans le domaine de la santé portent sur lutte contre les maladies transmissibles et parasitaires; expansion de la les points suivants productivité du système de protection et récupération de la santé; développement du réseau d'unités locales de santé; accomplissement de mesures de protection maternelle et infantile; développement des recherches scientifiques pures et appliquées en rapport avec la santé; assainissement du milieu, concernant l'expansion et l'amélioration des réseaux d'eau potable et d'égouts; éducation sanitaire; :
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et protection sanitaire des régions environnantes des routes transamazonienne et Cuiaba- Santarém, en construction en pleine jungle. La campagne antivariolique visant à l'éradication de la maladie - campagne réalisée par le Gouvernement brésilien et remaniée et intensifiée dans notre administration - vient d'avoir une réussite inoule. La variole est éradiquée de tout le territoire brésilien. Il y a plus d'un an que l'on n'enregistre aucun cas de variole. Un rigoureux système de surveillance épidémiologique a été établi dans le pays à travers 3243 postes de notification de la maladie. La vaccination de masse n'a pas cessé. En 1971, nos techniciens ont vacciné plus de 40 millions de personnes. Ce nombre a porté le total des personnes vaccinées à plus de 80 millions, soit environ 90 % de la population brésilienne. La surveillance épidémiologique continue, bien qu'on n'ait pas arrêté les revaccinations et les primovaccinations exigées par les lois du pays. En ce qui concerne la fièvre jaune, la lutte antivectorielle dirigée contre Aedes aegypti, agent de la maladie, déjà éradiqué du territoire brésilien depuis 1955, mais réintroduit dans quelques municipalités du nord du pays par des bateaux en provenance de l'étranger, a donné des résultats remarquables l'an dernier. En effet, la lutte antivectorielle et la vaccination ont fait tomber à O le taux d'infestation dans quarante -trois endroits en 1971 et maintenant le taux d'incidence est de 0, ce qui donne une idée du succès de l'éradication du vecteur de la maladie au Brésil. Cependant, la surveillance épidémiologique continue dans les ports et aéroports et surtout sur les routes qui mènent aux endroits autrefois infestés. Les travaux de surveillance et d'immunisation spécifique sont particulièrement rigoureux, quand il s'agit de personnes qui se déplacent vers la région amazonienne. Le but principal de la vaccination spécifique obligatoire est de protéger ces personnes contre une contamination possible par la fièvre jaune sylvestre, dans la jungle. La lutte contre le paludisme, entièrement réorientée selon les méthodes recommandées par l'Organisation mondiale de la Santé, a représenté une grande réussite et son développement constitue la plus grande campagne contre la maladie dans le monde entier. Dans les régions des routes transamazonienne et Cuiabá- Santarém, l'action de prophylaxie antipaludique est menée très rigoureusement et les foyers de maladie constatés sont parfaitement contrôlés et éradiqués au fur et à mesure qu'ils sont découverts. En vue de contrôler la poliomyélite dans le pays - car les cas quittaient les centres urbains et arrivaient à la campagne à cause des facilités des moyens de communication et étaient plus nombreux dans certaines régions - le Ministère de la Santé du Brésil a créé le plan national de contrôle de la poliomyélite, sous forme de "plan pilote ", inauguré par le Président de la République lui -même dans l'Etat d'Espirito Santo. Ce plan a été couronné de succès et il a déjà été étendu à d'autres Etats de la Fédération. On espère vacciner en deux ans, en employant le vaccin Sabin, les enfants d'êge compris entre 0 et 4 ans, soit au total 6 millions d'enfants dans le pays. La lutte contre la trypanosomiase américaine (maladie de Chagas), encore présente dans l'hinterland brésilien, vient d'être intensifiée avec le lancement d'une campagne dirigée surtout contre l'agent vecteur, Triatoma, et visant à améliorer les conditions de vie des gens pauvres et leurs habitations. On espère parvenir à contrôler parfaitement la maladie dans un délai de deux ans. L'éducation sanitaire a subi une expansion très remarquable. On a adopté la méthode de large distribution de pancartes, d'affiches et surtout de livrets imprimés en couleurs (cartilhas), contenant des conseils de prophylaxie et d'hygiène et rédigés dans un langage simple et clair, très objectif, accessible au peuple en général. La Division nationale de Génie sanitaire coordonne et contrôle le problème de l'hygiène du milieu, qui est prioritaire. Les plans d'approvisionnement en eau et de construction de réseaux d'égouts continuent d'être développés et 350 localités, totalisant plus de 2 millions d'habitants, ont bénéficié de ces installations. En ce qui concerne la lutte contre les substances toxiques, le Ministère de la Santé du Brésil s'occupe de la surveillance des ports, des aéroports, des médicaments, des aliments, etc., ainsi que du problème de la surveillance et du contrôle des substances capables de provoquer la dépendance. Une loi spéciale vient d'être promulguée en vue de la lutte contre les substances toxiques susceptibles d'engendrer l'accoutumance. Les recherches et l'enseignement spécialisés continuent de se dérouler soit dans les établissements qui forment la Fondation "Institut Oswaldo Cruz ",soit dans des établissements analogues situés dans les Etats de la Fédération. Il est important de signaler qu'en 1971 le Brésil a été choisi pour siège de l'Institut panaméricain de Contrôle de la Qualité des Médicaments qui sera bientôt installé à côté de l'Institut Oswaldo Cruz, sous les auspices de l'Organisation panaméricaine de la Santé. Le Brésil consacre une grande attention à la protection maternelle et infantile. Un nouveau décret, promulgué l'an dernier, prévoit plusieurs mesures intéressant les questions de planification, coordination et exécution des programmes d'assistance maternelle et infantile, destinés à couvrir 16 millions d'enfants d'age préscolaire et concernant l'alimentation supplétive, les soins médicaux, les vaccinations, la vie familiale et l'adoption.
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La lutte contre le cancer vient d'être activement poussée au Brésil, car il s'agit d'une action prioritaire. Elle a été complètement reformulée. L'hôpital de l'Institut national du Cancer est de nouveau administré par le Ministère de la Santé et la propagande d'éclaircissements sur la affiches, brochures, radio, télévision, maladie emploie tous les moyens possibles de communication etc. On attache une grande importance aux postes de notification de la maladie, répandus dans tout le pays. L "'Opération Oswaldo Cruz" constitue un programme spécial exécuté dès 1970 et consacré aux travaux de protection sanitaire dans la région amazonienne. Il continue à prévoir des soins pour les habitants des centres coloniaux fixés le long des routes transamazonienne et Cuiabá -Santarém et ceux qui se déplacent en raison de leur construction. Il s'attache à l'assistance médicale et sanitaire et aussi à la recherche scientifique, dans le but de signaler de nouveaux agents de maladies infectieuses capables d'apparaître dans ces régions. Tous ceux qui vont travailler ou se fixer dans les régions des routes transamazonienne ou Cuiabá- Santarém reçoivent une carte de santé (carteira de saúde), où sont enregistrés tous les examens médicaux, toutes les vaccinations et tous les traitements qu'ils subissent, ce qui permet un contrôle de l'état sanitaire de chacun. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je viens d'avoir l'honneur de vous présenter quelques aspects objectifs et les résultats de la politique nationale de santé mise à exécution au Brésil. Le Brésil, en sa qualité de membre de cette assemblée, est certain de pouvoir coopérer avec l'Organisation mondiale de la Santé, quand cette coopération lui sera demandée, car son gouvernement sera heureux de l'aider d'une manière totale. J'ajouterai que le Brésil s'efforce, de plus en plus, de contribuer à l'essor et au bien -être de son peuple, au moyen d'une politique de développement objectif, dont les résultats favorables sont vraiment réels dans le rayon santé. Le Brésil sera toujours prêt à collaborer avec les autres nations et avec l'OMS dans la poursuite des idéaux de bonheur de l'humanité. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué de Cuba.
:
Merci, Professeur da Rocha Lagôa. Je donne
maintenant
Le Dr ALDEREGUTA (Cuba) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je voudrais avant toute chose adresser, au nom de la délégation cubaine, mes félicitations au Président de cette assemblée pour son élection méritée, élection que lui a certainement valu, indépendamment d'autres raisons, sa vaste expérience de la santé publique qu'il a mise au service de la santé du monde. Permettez -moi également, Monsieur le Président, de témoigner notre gratitude au Dr Candau, Directeur général, pour la pénétration et l'excellence de son rapport qui, tout en dressant le bilan des activités fondamentales de l'Organisation mondiale de la Santé au cours de l'année passée, éclaire certains problèmes d'importance majeure de considérations fort pertinentes qui seront des plus utiles à tous les pays dans leur action de santé publique. A la lumière de ce rapport, je m'efforcerai d'exposer aussi brièvement que possible aux délégations ici présentes quelques -unes de nos activités de l'année écoulée, ainsi que les résultats de quelques -uns des programmes de santé qui sont intégralement exécutés dans notre pays. Dès l'avènement du Gouvernement révolutionnaire, l'un des programmes qui ont reçu la plus haute priorité a été le programme de lutte contre les maladies transmissibles, qui a donné lieu à de nombreuses mesures, parmi lesquelles je mentionnerai l'utilisation intensive de vaccins d'une efficacité reconnue, l'application d'un vaste plan d'éducation sanitaire et la mobilisation du peuple cubain en vue d'une participation directe et organisée à ces activités. Quant aux résultats, la poliomyélite a été éradiquée, la tuberculose infantile a disparu, aucun cas de diphtérie n'a été signalé en 1971 (il y en avait eu sept seulement en 1970) et le tétanos a peu à peu reculé, le taux de morbidité tombant de 13 pour 100 000 habitants en 1963, à 2,4 pour 100 000 en 1971. Dans le cadre de ce programme de lutte contre les maladies transmissibles, nous menons dans tout le pays une vaste campagne antituberculeuse selon les méthodes les plus modernes dépistage des cas par examen bactériologique direct et par culture chez les sujets qui présentent des symptômes respiratoires au -delà de 21 jours, traitement ambulatoire sous surveillance avec les principaux médicaments et hospitalisation des malades qui offrent une résistance à ces derniers ou dont l'état fait apparaître des complications. Je peux dire aujourd'hui que le taux de mortalité par tuberculose a considérablement diminué, de moitié au moins depuis 1962; par ailleurs, nous avons entrepris l'année dernière une étude destinée à améliorer l'utilisation des lits d'hôpitaux pour tuberculeux, dont l'indice d'occupation est de l'ordre de 40 % depuis deux ans. Autre résultat positif de la lutte contre les maladies transmissibles l'éradication du paludisme depuis juin 1967 et le fonctionnement efficace d'un système rigoureux de surveillance épidémiologique qui a permis de localiser rapidement les cas importés, qui s'étaient introduits dans le pays pour une raison ou pour une autre. Nous espérons que, sur la présentation du rapport du groupe de travail qui a séjourné à Cuba l'année dernière, le Comité OMS d'experts du Paludisme certifiera,à sa prochaine réunion, l'éradication de cette maladie dans notre pays. : : :
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En ce qui concerne le programme d'action contre la mortalité infantile, qui a été mis en route il y a trois ans et qui a été exposé en détail par la délégation cubaine à la Vingt -Quatrième Assemblée, je noterai qu'en 1971 nous avons réussi à faire tomber le taux de mortalité à 34,6 pour 1000 naissances vivantes, ce qui marque un pas en avant. Il faut savoir à ce sujet que Cuba participe avec d'autres pays à un projet de recherche sur la mortalité périnatale, projet qui est placé sous les auspices et sous la direction technique de l'Organisation mondiale de la Santé et dont les résultats contribueront sans aucun doute à l'avancement des programmes de santé maternelle et infantile dans de nombreux pays. je veux Le Rapport du Directeur général fait une large place à une question d'actualité parler de la pollution du milieu. Si cette question touche encore peu notre pays, il n'en reste pas moins que, par suite du développement agricole et de l'impulsion donnée à nos principales industries, des problèmes nouveaux commencent à se poser dans le domaine de la santé publique qui ont un lien évident avec la pollution du milieu dans lequel l'homme vit et travaille. L'usage intensif des pesticides et des engrais dans l'agriculture, avec tous les dangers qui pourraient s'ensuivre pour la santé des travailleurs et de la population en général, a conduit le Gouvernement à créer une Commission nationale des Pesticides qui réunit, sous la présidence du Ministre de la Santé publique, tous les organismes d'Etat qui touchent de près ou de loin à ces produits. Parmi les principales fonctions de cette commission, je citerai l'établissement de normes de contrôle pour l'importation, l'entreposage, la distribution et l'utilisation des pesticides, ainsi que l'élaboration, la coordination et l'évaluation de projets de recherche destinés à rassembler une somme de connaissances nouvelles qui, appliquées dans la pratique, devraient permettre d'utiliser les pesticides et les engrais selon les besoins sans compromettre la santé de la population. Dans la même perspective, nous avons installé des stations de surveillance de la pollution atmosphérique dans la capitale, auxquelles d'autres s'ajouteront prochainement dans deux villes de l'intérieur; au total, dix stations doivent être mises en place. Notre action s'insère dans un programme placé sous les auspices de l'Organisation panaméricaine de la Santé, qui prévoit l'établissement d'un réseau panaméricain de surveillance de la pollution atmosphérique. La délégation cubaine tient à informer l'Assemblée que, pour la décennie 1970 -1980, les plans de santé publique prévoient notamment un large développement de la recherche médicale qui devrait permettre d'acquérir des connaissances scientifiques assez solides pour soutenir les activités de prévention, d'assistance et d'enseignement. A cet égard, nous pensons mettre en route en priorité des projets de recherche qui soient adaptés à la réalité nationale et qui puissent servir à évaluer exactement les résultats des programmes et, partant, à les améliorer, en particulier sous l'angle qualitatif. Nous tâchons d'autre part de faire le maximum pour renforcer les services de santé de base, surtout les policliniques, afin d'élargir l'infrastructure en la rapprochant le plus possible de la population à l'école, au travail et au foyer. On comprendra que cette double orientation des plans pour la décennie actuelle exige un accroissement considérable des ressources humaines, objectif prioritaire comme en témoigne l'attention que nous portons aux qualifications et aux effectifs des personnels technique et auxiliaire dont nous avons besoin, aux programmes de formation de ces personnels et aux unités qui servent de cadre à cette formation. Nous considérons que par la synthèse dynamique que nous devons établir entre l'application de la science et de la technique, d'une part, et le développement des services généraux de santé, d'autre part, nous pourrons élever le niveau de santé de la population. Sur ce point, il est facile de voir que ce qui reste à faire va bien au -delà de ce qui a été fait jusqu'à présent. Monsieur le Président, l'excellent Rapport du Directeur général souligne sans la moindre ambiguité toute l'importance que revêt pour l'OMS le principe d'universalité, universalité - je cite - "clairement proclamée dans sa Constitution et qui est essentielle au succès de sa mission ". Le Dr Candau salue ainsi les pays qui, l'année dernière, sont devenus Membres de l'Organisation mondiale de la Santé. Aujourd'hui, nous pouvons ajouter à la liste le nom de la République populaire de Chine. Pourtant, l'universalité est encore loin d'être assurée si nous ne la défendons pas tous ensemble comme l'une des raisons d'être de l'Organisation. Au cours de cette Vingt Cinquième Assemblée, nous aurons précisément l'occasion de le faire lorsque nous examinerons la question de la reconnaissance des droits de la République Démocratique Allemande à faire son entrée à l'OMS. Dès à présent, la délégation cubaine se déclare de tout coeur favorable à l'admission de la République Démocratique Allemande dans le concert des nations ici réunies, admission qu'elle a bien méritée par son attitude toujours constructive face aux problèmes de santé de son peuple et des autres peuples du monde. Monsieur le Président, en nous fondant sur les principes humanitaires que défend l'Organisation, et parce qu'il s'agit là d'une question de justice élémentaire, nous dénonçons avec la dernière énergie devant cette assemblée les crimes qui se commettent chaque jour contre la population de la péninsule indochinoise, crimes auxquels s'ajoutent à nouveau des bombardements aveugles, couronnement de la barbarie et, depuis quelques heures seulement, une terrible menace :
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le blocus imposé aux ports de la République démocratique pour la sécurité et la paix mondiales du Viet -Nam. Tous ces actes qui attentent à la vie humaine sont perpétrés par une grande puissance contre un peuple qui pour être pauvre n'en a pas moins le sentiment profond de sa dignité et qui lutte avec un courage exemplaire pour obtenir sa pleine et entière liberté. Nous dénonçons avec la dernière vigueur l'impérialisme des Etats -Unis qui violent, par leur conduite vis -à -vis du peuple vietnamien, les règles les plus élémentaires du droit international en même temps que les principes fondamentaux de la Constitution de l'OMS. Nous voulons également réaffirmer notre conviction que, de toute manière, comme l'histoire l'a toujours démontré, ces atrocités se retourneront infailliblement contre les agresseurs et que la victoire sonnera inévitablement pour l'héroique peuple vietnamien, serviteur d'une juste cause. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Thailande. :
Merci, Docteur Aldereguia. La parole est maintenant
Monsieur le Président, Monsieur le Le Dr HEMACHUDHA (Thailande) (traduction de l'anglais) Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un très grand plaisir, Monsieur le Président, de vous féliciter, au nom de la délégation thaulandaise, pour votre élection à la plus haute charge de l'Assemblée. Nos félicitations aussi aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales. Cette année encore nous avons étudié avec un grand intérêt et une vive admiration le Rapport annuel du Directeur général, comme nous avons écouté avec attention son lumineux exposé d'introduction. Je tiens à dire combien nous apprécions le travail accompli par l'OMS en 1971 malgré des difficultés financières sur lesquelles nous partageons l'inquiétude du Directeur général. Ce problème ne pourra être résolu que par les efforts conjugués de tous les pays Membres, en particulier des pays privilégiés sur le plan économique. C'est avec raison que le Directeur général a mis l'accent sur le rôle primordial d'un solide réseau de services sanitaires de base dans la lutte menée aujourd'hui contre la maladie. L'établissement d'un tel réseau est cependant une entreprise gigantesque pour la plupart des pays en voie de développement car il faut d'énormes investissements, et en hommes, et en fonds, investissements qui ne sont possibles sans un appui franc et loyal des économistes et des hommes politiques. Ce qui m'amène à ces remarques du Directeur général qu'une communication plus ouverte est absolument nécessaire entre le travailleur sanitaire et l'économiste, que le véritable problème de l'avenir sera de convaincre les dirigeants politiques qu'une population en bonne santé est l'un des plus précieux atouts d'un pays, et qu'en dehors de toute considération humanitaire des dépenses suffisantes au titre de la santé publique sont indispensables à la croissance économique. Monsieur le Président, je voudrais profiter de l'occasion pour exposer à l'Assemblée les traits saillants de la situation en Thailande. Le troisième plan national de développement économique et social a été lancé en octobre 1971 et prendra fin en septembre 1976. Dans le domaine de la santé ce plan est plus satisfaisant que ceux qui l'ont précédé. Il tient soigneusement compte des faiblesses administratives et techniques qui ont empêché de mener à bien le premier et le deuxième plan de développement. De hauts fonctionnaires de tous les services du Ministère de la Santé publique ont été chargés par le Conseil national du Développement économique de formuler une politique de la santé alors que jamais encore la santé n'avait été reconnue comme partie intégrante du développement économique du pays. Pour la première fois aussi, le plan établit un ordre de priorité entre les divers problèmes sanitaires. Il s'agira surtout d'améliorer l'administration de la santé publique en général et d'assurer une meilleure coordination entre les organes de planification aux échelons national, régional et provincial de manière à utiliser au maximum les ressources disponibles. Le Gouvernement encouragera et soutiendra parallèlement le développement de la santé publique et l'expansion de l'économie. Ce troisième plan de développement économique et social, qui fait par ailleurs une large place à la santé des ruraux, dresse l'ordre de priorité suivant 1) santé maternelle et infantile et planification familiale; 2) lutte contre les maladies transmissibles; 3) amélioration et expansion des soins médicaux; 4) hygiène du milieu; 5) intégration des services de santé; 6) mesures pour pallier la pénurie de personnel; 7) santé mentale; 8) participation du public. Nous espérons vivement que l'OMS et les autres institutions internationales tiendront dûment compte de notre situation pour adapter leur aide aux besoins et aux priorités du pays en matière de santé. J'aborderai maintenant le chapitre de nos relations - combien fructueuses - avec l'OMS au cours de l'année écoulée, en me limitant à la planification familiale. C'est à la fin de 1970 que l'Organisation a apporté pour la première fois sa contribution au programme de planification familiale en envoyant deux consultants chevronnés pour dresser un bilan. Ces derniers ont formulé des propositions concernant les futurs projets du FNUAP, qui seront mis en route au milieu de 1972 et s'étendront sur trois ans pour un coût total d'environ $3,5 millions. Leur travail a considérablement facilité la mise au point de ces projets. Nous remercions très sincèrement la Division de la Santé de la Famille pour son choix. L'OMS a également envoyé une mission chargée d'étudier la place : :
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de la démographie dans les études de médecine. Plus récemment, un consultant spécial du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a passé plus de deux mois en Thaflande pour établir, en collaboration avec le personnel affecté au programme de planification familiale, quatre plans d'opérations projets sont d'une grande importance pour l'avenir du programme et FNUAP /OMS /FISE. Ces nouveaux l'un d'entre eux, une étude pilote sur le développement accéléré des services de santé maternelle et infantile et des services de planification familiale dans quatre provinces du nord -est, promet de jouer un grand rôle dans le développement d'ensemble des services de santé intégrés. C'est peut être bien l'un des projets les plus importants qui aient été élaborés au Ministère de la Santé publique depuis plusieurs années. Le travail réalisé par le consultant pour les quatre projets a été remarquable et pourrait servir d'exemple pour la coopération future entre l'OMS, et plus particulièrement le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est, et le Ministère thallandais, D'autre part, l'OMS organise actuellement à Bangkok un centre régional de recherche clinique axé sur la planification familiale. On prévoit que ce centre prêtera également son concours pour l'exécution du programme national. Monsieur le Président, je ne saurais omettre de dire que le Gouvernement danois a contribué généreusement à notre programme de planification familiale en fournissant un bâtiment dont nous avions le plus grand besoin pour les opérations quotidiennes. Je tiens à lui exprimer toute la gratitude du Gouvernement thaulandais pour cette contribution inappréciable à notre programme. Je tiens aussi à exprimer notre gratitude à l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, au Population Council et à tous les autres organismes internationaux dont le soutien indéfectible, tout au long d'une décennie de ténèbres et jusqu'à l'aube de jours meilleurs, a fait de notre programme de planification familiale l'un des plus réussis. En conclusion, Monsieur le Président, je voudrais vous remercier de m'avoir permis de prendre aujourd'hui la parole devant cette assemblée. Permettez -moi de vous adresser à nouveau mes félicitations et de former le voeu que le débat fécond qui s'est engagé se poursuive jusqu'à la fin de la session. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Colombie. :
Merci, Docteur Hemachudha. Je donne maintenant la
Le Dr RESTREPO (Colombie) (traduction de l'espagnol) Au nom de la République de Colombie, je salue de tout coeur le Président, les Vices -Présidents, les Présidents des commissions, le Directeur général et les délégués en exprimant le souhait que les délibérations de cette assemblée soient couronnées de succès. La délégation colombienne se félicite de votre élection, Monsieur le Président, et tient pour assuré que, sous votre sage et active conduite, les travaux de la présente session seront menés à bonne fin. Le Rapport du Directeur général et les interventions de ceux qui m'ont précédé à la tribune ouvrent des horizons riches d'espoirs et de promesses pour la santé de nos peuples. Il en ressort toutefois qu'il est nécessaire d'intensifier l'action et la recherche dans les domaines où nos connaissances sont inadéquates ou insuffisantes et, ce qui est plus important encore, particulièrement dans certains pays, d'appliquer les connaissances scientifiques et techniques aux problèmes qui se posent dans le domaine de la santé. Je voudrais maintenant mentionner brièvement les principaux problèmes auxquels la Colombie doit faire face et les solutions qu'elle s'efforce de leur apporter. En ce qui concerne les maladies infectieuses, contre lesquelles la lutte a été intensifiée au cours des dernières années, le tableau se présente comme suit. Dengue une épidémie a éclaté en 1971 sur toute la côte nord, la première que notre pays ait jamais connue. Elle a revêtu une certaine gravité et surtout une grande intensité. Paludisme l'incidence de cette maladie a nettement diminué grace à la bonne marche des programmes, mais des foyers subsistent dans certaines zones par suite de la résistance du vecteur (due à son mode de vie) et en raison des caractéristiques écologiques de ces zones. Je dois mentionner ici le soutien apporté par le FISE à nos programmes de lutte. Fièvre jaune elle continue à se manifester sporadiquement dans certaines régions de forêts. Nous avons pris des mesures de vaccination dans les zones environnantes et chaque cas suspect a été étudié, ce qui a permis de maîtriser la situation. Rage il s'agit d'un grave problème de santé publique pour notre pays. C'est pourquoi nous avons intensifié la lutte, avec succès jusqu'à présent, et un programme a été mis au point pour l'année en cours afin de réduire l'ampleur de la maladie. Grâce aux campagnes menées durant les années passées des taux d'immunité satisfaisants ont pu être atteints en ce qui concerne la variole, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la tuberculose. Autre grand problème la malnutrition infantile, contre laquelle nous luttons par la distribution d'aliments d'appoint, dont bénéficient 33 % des enfants de moins de sept ans, et par l'enrichissement des rations alimentaires, destiné à remédier à certaines carences spécifiques. Nous avons entrepris des études multidisciplinaires qui devraient jeter les bases d'une politique de la nutrition et de l'alimentation permettant d'apporter une solution fondamentale au problème. : : :
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Afin d'adapter nos programmes aux problèmes et aux ressources, et aussi pour pouvoir évaluer les réalisations, nous avons dressé un plan général de santé avec tous les rouages indispensables pour le fonctionnement de l'entreprise, l'investissement, la formation et la recherche. Au cours des six dernières années nous avons pu établir et réaliser des plans aux niveaux local, intermédiaire et national, et déterminer les besoins tant qualitatifs que quantitatifs de personnel sanitaire en fonction de nos orientations et de nos programmes. Aujourd'hui nous avons entrepris une analyse des taches à accomplir par région suivant les objectifs du pays. Au chapitre de la recherche, des travaux très importants sont actuellement en cours à l'échelle nationale, qui concernent la planification ils mettent l'accent sur le processus lui -même, ses caractéristiques et les problèmes qu'il soulève en vue de trouver le moyen de tourner les obstacles. Ces travaux ont également pour objet d'étudier les possibilités d'incorporer les plans de santé au plan général de développement du pays, tache complexe mais très importante dans cette période historique que. nous vivons. La politique démographique de la Colombie a été fixée dans le cadre du plan général de développement. On a tenu compte de divers facteurs tels que l'accroissement et la répartition de la population, les concentrations et les migrations internes, ainsi que l'évolution par groupe d'âge. Cette politique nous permettra d'organiser et de distribuer rationnellement les services de santé et d'établir un ordre de priorité. Nous envisageons en outre un programme d'assistance médicale qui s'étendra en deux ans à toute la population, avec un appareil et un personnel adaptés aux besoins des zones rurales. Pour cette année, nous prévoyons une campagne générale de vaccination contre la poliomyélite, maladie dont l'incidence va augmentant, et contre la rougeole qui, soit directement, soit par ses complications, est une cause de forte mortalité. J'espère avoir réussi, par cette brève synthèse, à donner une vue d'ensemble de la situation de notre pays dans le domaine de la santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Egypte.
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Merci, Docteur Restrepo. Je donne maintenant la
Le Professeur MAHFOUZ (Egypte) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe)1 Monsieur le Président, je suis très heureux de vous féliciter de votre élection à la tête de cette assemblée. Je voudrais adresser également mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux grandes commissions. La délégation égyptienne a soigneusement étudié l'excellent Rapport présenté par le Directeur général, Rapport qui donne une image fidèle de la situation sanitaire dans le monde et qui illustre aussi les vues de son auteur quant aux méthodes les meilleures et les plus sûres pour la promotion de la santé et l'amélioration de l'environnement humain. Nous approuvons entièrement le passage du Rapport où il est dit que "si de nouvelles découvertes ne viennent pas aider à la solution de certains problèmes techniques, les progrès enregistrés par de nombreux pays dans leur lutte contre les maladies se ralentiront et pourraient même marquer un temps d'arrêt dans certaines régions ". Toutefois, les autorités des pays en voie de développement tels que l'Egypte sont convaincues de l'importance d'une série de problèmes que l'on peutrésumer comme suit. Premièrement, la nécessité impérative de prévenir, enrayer et éradiquer les maladies transmissibles et endémiques. On a de plus en plus besoin de vaccins plus efficaces, capables de garantir une solide immunité contre un certain nombre de ces maladies. A ce problème l'Organisation mondiale de la Santé devrait porter plus d'attention. Deuxièmement, le rôle des personnels de santé, notamment du personnel paramédical et auxiliaire. Il faut souligner ici l'importance du niveau d'enseignement et la nécessité de programmes de perfectionnement et de recyclage qui assurent une formation permanente de ce personnel. Troisièmement, l'augmentation constante des dépenses au titre des soins médicaux. Ce problème montre la nécessité d'analyses coût /avantages et coût /efficacité des services de santé. Nous devons également rechercher les méthodes les plus efficaces de gestion des programmes sanitaires. Quatrièmement, je voudrais dire que l'intérêt croissant porté à la recherche sur les maladies dégénératives et les tumeurs malignes dans les pays en voie de développement ne devrait pas faire oublier l'importance primordiale des maladies transmissibles et endémiques dans ces pays. Monsieur le Président, il y a deux ans, le monde devait faire face à une épidémie de choléra qui se propageait vers l'Occident, frappant sur son passage des pays du Moyen -Orient, d'Afrique et d'Europe qui avaient été jusqu'alors exempts de cette maladie. Cette année, des cas de variole ont été signalés dans certaines régions du Moyen -Orient et d'Europe. Ces deux faits montrent bien que, tant qu'il subsistera des foyers de maladies transmissibles, il faudra toujours craindre une propagation à d'autres régions du monde. Ils montrent aussi que les maladies transmissibles ne reconnaissent pas de frontières. On peut même dire que l'amélioration constante des moyens de :
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Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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communication et de transport les aide à se propager. Il convient donc que, dans les années à venir, l'Organisation renforce ses activités en vue de l'éradication de ces maladies. Les pays en voie de développement, où les ressources humaines et physiques sont réduites, les niveaux d'instruction générale et d'éducation sanitaire peu élevés et les conditions d'hygiène insuffisantes, savent apprécier la valeur de programmes bien équilibrés et l'utilité de services de santé intégrés, sans parler du rôle d'une éducation sanitaire intelligemment conçue. La pollution du milieu est un grave problème pour l'humanité. Et les pays en voie de développement n'y échappent pas plus que les pays développés bien que les causes soient différentes. Monsieur le Président, devant tous ces problèmes, l'Egypte a toujours préconisé le renforcement de la coopération internationale dans l'intérêt de la santé et pour la protéger contre les dangers qui la menacent. A cet égard, nous applaudissons au grand pas en avant que l'Assemblée vient de faire en corrigeant la représentation de la Chine à 1'OMS. La délégation égyptienne souhaite la bienvenue à la
République populaire de Chine et se réjouit d'avance de coopérer avec elle dans la voie que l'Organisation s'est fixée, Nos félicitations aussi aux Emirats arabes unis, nouveau Membre de l'OMS. D'autre part, nous appuyons sans réserve la demande d'admission de la République Démocratique Allemande en souhaitant qu'elle soit acceptée au cours de la présente session. Monsieur le Président, la langue arabe a joué son rôle dans la diffusion du savoir à une époque critique de l'histoire de l'humanité. Pendant des siècles elle a porté le flambeau de la culture et de la civilisation universelles. Aujourd'hui, parlée par une grande partie de la population mondiale, elle est également capable de contribuer à la coopération internationale et au bien -être de l'homme. Lors de sa dernière session, le Conseil exécutif a examiné la question de l'emploi de la langue arabe comme l'une des langues officielles de l'Organisation mondiale de la Santé et a décidé d'inscrire ce point à l'ordre du jour de l'Assemblée. Nous espérons que cette dernière répondra favorablement à la requête des pays arabes à cet égard. Monsieur le Président, l'Egypte croit fermement à la coopération internationale et s'est toujours efforcée de mettre ce principe en pratique, comme le montreront quelques exemples. L'année dernière, plus de 250 médecins étrangers sont sortis de nos universités. Ressortissants de vingt pays différents, ils représentaient 12 % de l'ensemble des diplômés. Plus de 200 travailleurs de la santé ont, d'autre part, été formés dans les centres et instituts égyptiens au cours des deux dernières années, dont certains nous avaient été envoyés par l'intermédiaire de l'OMS. Pendant la même période, les autorités égyptiennes ont envoyé dans 35 pays arabes, africains et asiatiques plus de 1500 médecins et plus de 2000 travailleurs paramédicaux qui contribuent activement à consolider les services sanitaires de ces pays. L'Egypte a répondu à toutes les demandes de vaccins contre le choléra, la variole et autres maladies; le Directeur général l'avait d'ailleurs mentionné l'année dernière dans son rapport. Je citerai un seul exemple nous avons fourni plus de 42 millions de doses de vaccin anticholérique à divers pays au cours des deux dernières années. Par ailleurs, l'Egypte a accueilli vingt congrès médicaux, séminaires et cours de formation durant les deux années écoulées. Certains ont été organisés en coopération avec l'OMS - à l'échelon régional et interrégional. L'Egypte affirme ainsi son sens des responsabilités à l'égard de l'humanité tout entière, et cela malgré les graves problèmes auxquels elle doit faire face devant la poursuite de l'agression israélienne contre les pays arabes. Cette agression, outre qu'elle menace sérieusement l'avenir de la civilisation dans l'ordre du droit international, est une violation flagrante de toutes les valeurs humaines enchâssées dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et un défi à. la conscience de la communauté médicale, car elle est dirigée contre les peuples de la région le travail, la dignité et la prospérité. et contre leurs droits les plus sacrés Le Conseil de Sécurité et l'Assemblée générale des Nations Unies ont l'un et l'autre adopté plusieurs résolutions pour le rétablissement de la paix au Proche -Orient, mais la politique d'expansion territoriale d'Israel empêche de les appliquer et réduit à néant tous les efforts des Nations Unies en faveur de la paix dans cette région du monde. De son côté, l'Assemblée mondiale de la Santé a adopté ces dernières années diverses résolutions dans lesquelles elle demandait instamment à Israel de faire en sorte que les réfugiés et les personnes déplacées puissent regagner leur pays et aussi de respecter les Conventions de Genève de 1949, Au lieu de quoi, Israel a procédé à de nouveaux transferts de population, détruisant les maisons dans les territoires occupés. Nous demandons à l'Assemblée ici réunie de prendre clairement position contre cette politique d'agression qui viole tous les principes inscrits dans la Constitution de l'OMS. Monsieur le Président, comme par le passé, l'Egypte aspire à la paix, une paix fondée sur la justice et le respect des droits de l'homme pour tous les peuples, conformément aux principes de la Charte et aux résolutions de l'Organisation-des Nations Unies. : :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Afghanistan. :
Merci, Professeur Mahfouz. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez Le Professeur KHOSHBEEN (Afghanistan) moi tout d'abord de présenter les compliments de la délégation afghane et nos voeux les meilleurs à vous -même, Monsieur le Président, à vos adjoints et aux Présidents des Commissions A et B de l'Assemblée. Je suis sûr que par ces élections qui nous ont comblés, et grâce au dévouement de tous, les travaux de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé seront facilités. Les décisions qu'elle prendra à la satisfaction générale aideront les populations à jouir des bienfaits de la santé.
Monsieur le Président, mon pays, un des membres les plus fidèles et parmi les plus anciens de l'Assemblée mondiale de la Santé, a vivement apprécié les décisions prises par cet organisme hautement compétent. Il a essayé d'apporter dans le cadre de ses services sociaux les soins médicaux les plus efficaces dont la population de l'Afghanistan avait besoin. Ainsi mon pays a tenté de mettre en pratique les grands principes de l'Organisation mondiale de la Santé pour le bien de ses habitants; il a été de ce fait un collaborateur dévoué dans les programmes mondiaux de la santé, tant dans la Région à laquelle il appartient que dans le monde entier. Une des preuves qui démontre son respect pour les recommandations de la Vingt -Quatrième Assemblée a été d'interdire, dans les journaux et à la radio, toute publicité pour les cigarettes et l'habitude de fumer. Nous avons ainsi mis en pratique une des recommandations de l'Assemblée et nous ferons de même à l'avenir. Les gouvernements successifs de l'Afghanistan ont accordé une grande importance à la santé de la population; cet investissement commence à porter ses premiers bénéfices. C'est la raison pour laquelle nous voulons couvrir l'Afghanistan d'un réseau de services de santé de base. Cette tache, nécessaire au développement du pays, rencontre toutefois des difficultés sur le plan économique et social, mais nous irons néanmoins de l'avant. Il existe en Afghanistan de nombreux projets dans le domaine de la santé publique qui sont soutenus par l'Organisation mondiale de la Santé ou d'autres organismes spécialisés des Nations Unies ou par l'assistance bilatérale. Nous allons mentionner les plus importants. Notre désir le plus cher est, nous l'avons dit, de faire bénéficier les populations rurales des soins médicaux; les centres de santé ont pour tâche d'assurer à ces malades les soins appropriés. Le IVe plan quinquennal, qui a débuté cette année, s'est fixé pour objectif de couvrir le pays d'un réseau de centres de santé, où la médecine préventive, la médecine curative, la protection maternelle et infantile, la planification familiale et la lutte contre les maladies transmissibles serons étroitement associées. La construction des locaux nécessaires est bien avancée et reçoit toute l'attention du Gouvernement. Le programme d'éradication du paludisme a rencontré de nombreuses difficultés d'ordre technique et économique; nous espérons pouvoir les surmonter avec l'aide des organisations internationales s'intéressant à la santé publique. De son côté, le Gouvernement a doublé les crédits concernant ce programme dans le but d'atteindre l'éradication du paludisme. Les difficultés persistent cependant par suite de la réduction de l'aide financière des organismes internationaux et de l'assistance bilatérale. La lutte contre la variole par les campagnes de vaccination de masse nous a donné plus de satisfactions, et nous avons réussi à contrôler cette terrible maladie qui autrefois pesait sur notre pays. Nous avons maintenant atteint la phase de surveillance, et nous avons la joie de vous dire que ce programme a été considéré par l'OMS comme un des plus réussis. Le Ministère de la Santé publique a organisé très activement depuis plusieurs années un système de dépistage et de traitement de la tuberculose; ce programme s'est développé suivant les directives de l'OMS. Le Gouvernement de l'Afghanistan attache beaucoup d'intérêt à ce programme qu'il veut compléter par la vaccination au BCG dans les centres de santé, de la naissance à l'âge de vingt deux ans. Il espère ainsi faire disparaître la tuberculose de la population. Le domaine de l'hygiène de l'environnement n'échappe pas à l'intérêt du Gouvernement. Plusieurs projets sont envisagés et des organisations étudient leur mise en oeuvre, mais ces projets sont coûteux et toutes nos ressources disponibles ont été employées. La lutte contre le trachome et les autres maladies transmissibles est entre les mains du Département de Médecine préventive; celui -ci se donne pour tâche de détecter les régions d'endémicité et de prendre les mesures adéquates. La protection maternelle et infantile est mise en oeuvre au niveau des centres de santé; un Institut de Santé de l'Enfance vient d'être créé à Kaboul et fonctionne dans les domaines curatif, préventif, éducatif et dans celui de la recherche. L'Institut de Santé publique poursuit ses activités dans les domaines de l'épidémiologie, de la recherche et de l'enseignement. La formation du personnel, aussi bien médecins que techniciens et infirmières, devrait avoir lieu dans un centre de formation technique, englobant l'Ecole de Santé publique, et pour lequel nous demandons maintenant l'assistance de l'Organisation.
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Une grande importance est attachée à la planification sanitaire, particulièrement au cours de ce IVe plan quinquennal qui commence; un bureau spécial lui est réservé au Ministère, pour étudier la coordination des activités sanitaires dans l'ensemble des plans de développement. Monsieur le Président, nous venons de vous présenter une partie seulement des activités de santé publique dans notre pays, et je me dois d'ajouter que pour chacune d'entre elles, l'assistance sans défaillance de l'Organisation mondiale de la Santé nous est nécessaire. Je saisis cette occasion pour remercier les organisations internationales, en particulier l'OMS et le FISE, ainsi que les organismes d'assistance bilatérale, pour leur aide dans le domaine de la santé publique en Afghanistan. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Khoshbeen. Nous arrivons à la fin de notre séance de l'après -midi. Je vous rappelle que nous reprendrons nos travaux ce soir à 20 h.45. Je vais maintenant lever la séance, et j'espère que vous pourrez trouver quelque détente d'ici à la reprise. :
La séance est levée à 17 h.55.
HUITIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 11 mai 1972, 20 h.45 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUFIF SUR SES QUARANTE- HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous allons poursuivre la discussion générale des points 1.10 et 1.11. Le premier orateur inscrit sur ma liste est le délégué du Libéria; je lui donne la parole.
M, TAYLOR (Libéria) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, permettez -moi tout d'abord de féliciter tous ceux qui ont été élus à la tête de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et en particulier vous -même, Monsieur le Président, qui êtes chargé de nous guider dans nos délibérations. Je voudrais également exprimer à toutes les délégations des Etats Membres la reconnaissance du Président, du Gouvernement et du peuple du Libéria pour le soutien et le concours qui leur ont été apportés dans la période de transition qui devait suivre le décès du Président Tubman. Je puis vous assurer que l'accession de M. Tolbert à la charge suprême a affermi notre volonté de construire une grande nation en continuant à collaborer avec les organisations internationales telles que l'OMS et en élargissant le champ de nos activités. Je puis vous assurer aussi, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, que l'Etat libérien suivra la voie tracée par celui qui en fut l'illustre chef et que, comme le Président Tolbert l'a promis dans son discours d'investiture, priorité sera donnée à toutes les questions qui touchent la santé et l'éducation des masses. Comme dans les autres pays africains en voie de développement, le premier souci du Gouvernement est d'agir sans relâche pour adapter les services de santé aux normes et aux exigences de notre temps. A ce dessein, le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale est fermement attaché et nous espérons insuffler une vigueur nouvelle au progrès des services sanitaires de base, de l'hygiène du milieu et de l'administration des soins. Nous comptons pour cela sur l'aide et la coopération de cette éminente institution qu'est l'Organisation mondiale de la Santé. Je dois dire à cet égard que le Directeur général a parfaitement mis les choses au point dans le Rapport annuel qui nous est soumis et je voudrais, au nom de ma délégation, le remercier pour les mots encourageants qu'il a su dire et pour l'oeuvre accomplie par l'Organisation sous sa conduite durant l'année écoulée. 11 n'est guère besoin, je crois, d'exprimer la gratitude du Gouvernement libérien pour- l'assistance qu'il a reçue et qu'il continue à recevoir de l'OMS. L'un des grands problèmes auxquels se heurtent les pays en voie de développement est le manque de personnel qualifié dans le domaine de la santé et nous ne pouvons que remercier l'OMS du rôle qu'elle joue dans la formation de personnel médical aussi bien que paramédical. Je tiens aussi à dire notre reconnaissance au Directeur régional, le Dr Quenum, et à ses collaborateurs à Brazzaville, pour les efforts opiniâtres qu'ils déploient afin de mener à bien le programme de la Région. Qu'il me soit permis, avant de conclure, de souhaiter, au nom du Président, du Gouvernement et du peuple du Libéria, la bienvenue aux Emirats arabes unis, 134e Membre de l'OMS, pour lesquels je forme des voeux ardents de paix, de santé et de prospérité dans l'unité et la solidarité de leurs peuples. Monsieur le Président, ma délégation vous souhaite, comme aux autres membres du bureau, tout le succès possible au cours de cette assemblée. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Sénégal. :
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Je vous remercie, Monsieur Taylor. Je donne maintenant
Monsieur le Président, honorables délégués, la délégation du Sénégal Le Dr SOW (Sénégal) s'associe aux membres de cette illustre assemblée pour remercier Sir William Refshauge qui a présidé notre vingt -quatrième session avec une compétence alliée à une distinction qui ont su donner à nos débats une cadence mesurée et efficace. Elle salue également l'élection du Dr Layton à la présidence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. L'accession au fauteuil présidentiel de cet éminent praticien très au fait des rouages de notre organisation laisse augurer très favorablement du déroulement harmonieux de la présente session. - 164 -
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Nous félicitons également les Vice -Présidents, les Présidents des deux grandes commissions et leurs collaborateurs, tous chargés, autour du Président et avec la collaboration zélée et efficace du Secrétariat, de coordonner, de guider et éventuellement d'endiguer nos travaux pour obtenir de nos trois semaines la meilleure moisson possible dans le grand dessein qui nous anime tous. Qu'il me soit permis de rendre un vibrant hommage au Dr Candau, notre Directeur général, et à ses services qui ont pu faire face avec diligence et efficience aux multiples problèmes combien complexes entraînés par les fluctuations monétaires et l'augmentation imprévue et substantielle des besoins dans la plupart de nos régions. C'est aussi l'occasion pour notre délégation de renouveler ses remerciements à notre dynamique Directeur régional, le Professeur Alfred Quenum, et à toute son équipe du Bureau de l'Afrique pour l'assistance qu'ils n'ont cessé d'apporter à nos divers projets de santé publique. En ce qui concerne les documents relatifs à cette session, notamment le Rapport du Directeur général, il nous plait de souligner leur transmission à notre gouvernement dans les délais requis. Nous exprimons notre haute appréciation au Dr Candau pour cet ouvrage si dense et si riche. A propos de sujets ayant particulièrement retenu notre attention, la délégation du Sénégal apporte son approbation sans réserve à l'idée d'élargir la notion de santé publique en y incluant la recherche. En effet, même dans nos conditions en Afrique au sud du Sahara, où les maladies transmissibles demeurent encore nos préoccupations prioritaires, il nous parait évident que les résultats acquis sur le terrain ne peuvent pas garantir une marge de sécurité suffisante tant qu'ils ne sont pas soutenus par un enseignement et une formation professionnelle valables, eux -mêmes consolidés par la recherche appliquée. Cette constatation, en passe de devenir classique, nous est chaque jour rappelée dans notre lutte âpre et indécise contre certaines endémies. Elle s'impose à nous devant les difficultés et les aléas d'une éradication du paludisme en zone de savane comme devant la persistance, sinon la résurgence, de foyers résiduels de trypanosomiase. Pour ce qui a trait à l'assistance technique apportée aux projets sous forme de personnel, matériel et fournitures, notre délégation insiste de nouveau sur la nécessité de maintenir non seulement l'action directe de l'OMS, mais aussi de maintenir, voire d'accentuer, son rôle de conseiller technique afin d'obtenir la participation d'autres organismes, notamment le FISE pour son programme de santé publique et de protection de la mère et de l'enfant, et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique pour la continuation du soutien des vaccinations d'entretien antivarioliques et antirougeoleuses. Si,d'un côté, la possibilité d'éradiquer le paludisme paraît encore hypothétique dans notre continent, il ne nous est pas permis de rester observateurs passifs devant cette maladie responsable en grande partie de la mortalité infantile et qui pèse lourdement dans la morbidité générale en rendant indisponibles nombre d'être humains. D'un autre côté, tant que le pays n'atteindra pas le niveau maximum requis pour les opérations de surveillance, il nous est fait un devoir d'employer encore les équipes mobiles pour préserver les résultats acquis. Nul doute que nos problèmes en matière de maladies transmissibles soient énormes, mais en nous attaquant de préférence avec nos modestes ressources aux deux priorités internationales que voilà, nous avons pleinement conscience d'apporter à notre tour notre contribution à la consolidation ailleurs. En vue de l'objectif du contrôle ou de l'éradication des endémies majeures, notre gouvernement, malgré les difficultés rencontrées au démarrage du troisième plan quadriennal, a su créer les conditions permettant de réduire le retard de la couverture sanitaire du monde rural en procédant, avec la coopération de l'OMS et de la Faculté de Médecine de Dakar, à la restructuration des services spécialisés de la Direction de la Santé publique (protection maternelle et infantile, nutrition, grandes endémies, éducation sanitaire, lutte antipaludique, assainissement, statistiques), à la révision des moyens d'action en fonction des ressources disponibles et des activités envisagées, enfin au recyclage systématique du personnel des services de santé et à la révision des programmes de formation de base. Dans le domaine des campagnes de masse, le Sénégal félicite l'OMS de l'orientation prise, qui consiste à faire mener des activités conjointes inter -pays pour aboutir d'une façon coordonnée à un objectif commun. Les résultats encourageants obtenus dans ce sens avec l'éradication de la variole en Afrique occidentale nous font le devoir de remercier ici l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique pour sa participation très importante. Nous approuvons aussi l'Organisation dans son intention d'étendre cette mise au point des programmes concertés dans d'autres secteurs, comme par exemple la lutte contre l'onchocercose. Toujours dans le cadre de la coopération entre Etats, la septième pandémie de choléra a été pour nous une épreuve supplémentaire pour apprécier combien était nécessaire la solidarité pour une organisation et une lutte communes contre ces fléaux qui méconnaissent les frontières. Ainsi, malgré la perméabilité de notre territoire, le dispositif mis en place au Sénégal a pu limiter les dégâts et éteindre tous les foyers constitués. C'est ici l'occasion de remercier tous les pays amis et les organisations internationales de leur assistance. Enfin, à l'heure actuelle,des efforts sont entrepris en vue de l'amélioration du diagnostic et du traitement dans les formations sanitaires par l'étude de la restructuration des laboratoires
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d'examens biologiques en un laboratoire central de santé publique supervisant les laboratoires régionaux et même départementaux. En vous soumettant brièvement nos réflexions sur. les inquiétudes et les espoirs ressentis en matière de santé publique, nous avons la ferme conviction de la communion des Membres de notre organisation pour apporter à la diversité des problèmes sanitaires de notre planète des solutions diverses, efficaces et synergiques, à la mesure des menaces multiples qui assaillent l'humanité. Je ne saurais terminer sans remercier le peuple suisse, ainsi que les autorités helvétiques et genevoises, tant cantonales que communales, pour leur hospitalité souriante et réconfortante. La qualité de cette hospitalité, qui se révèle à nous chaque printemps aussi vivace, n'est pas le moindre attrait de notre séjour. Grâce à elle et à la bonne volonté que chaque délégation amène ici au service de son prochain, notre rendez -vous annuel "du donner et du recevoir" se montre toujours aussi enrichissant et vivifiant. Soyez -en tous remerciés sincèrement et aussi de votre aimable attention. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Mauritanie. : :
Merci, Docteur Sow. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les Le Dr SY (Mauritanie) délégués, c'est pour moi un devoir et un grand plaisir à la fois de vous adresser, Monsieur le Président, au nom de la délégation mauritanienne, mes vives félicitations à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse aussi mes chaleureuses félicitations aux Vice -Présidents de notre assemblée et aux Présidents de nos deux principales commissions. J'ai la ferme conviction que, sous la direction de ce bureau élu, les travaux de notre assemblée seront couronnés d'un grand succès. Mes félicitations vont également à la République populaire de Chine pour son admission brillante au sein de la grande famille de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est pour moi aussi l'occasion de renouveler mes sincères remerciements à notre dynamique Directeur régional, notre ami le Professeur Alfred Quenum, pour l'assistance qu'il a toujours apportée à notre pays dans nos problèmes de santé publique. Ma délégation a pris connaissance du Rapport du Directeur général. C'est un rapport complet, plein d'enseignements à plus d'un titre. Nous apprécions hautement l'effort louable et la compétence rare qui ont guidé son élaboration. Je ne m'attarderai pas sur les commentaires de ce rapport d'autres avant moi l'ont fait avec un talent inégalable. J'aborderai seulement ici certains aspects qui nous touchent de près et d'autres qui constituent pour nous des préoccupations immédiates. Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, le programme d'éradication de la variole et de la rougeole qui était, il y a un an, en phase d'attaque, est actuellement dans sa phase d'entretien. Avec l'aide de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, aucun effort n'a été ménagé pour que ce programme se déroule dans de bonnes conditions. Voilà bientôt sept ans qu'aucun cas de variole n'a fait son apparition en Mauritanie. Pour nous, l'espoir que cette endémie disparaftra à jamais de notre Région, pour ne pas dire du monde entier, n'est plus un mythe, mais une certitude. Le choléra, qui n'était qu'une inquiétude pour la Région africaine, a été au centre de nos préoccupations durant toute l'année écoulée. Si, grâce à l'OMS et à l'assistance internationale, des moyens énergiques ont permis de faire face à ce fléau, il n'en reste pas moins qu'il sévit encore dans nos Etats. Des efforts redoublés et concertés doivent être mis en oeuvre pour que cette maladie ne reste pas à demeure dans notre continent. Les moyens logistiques que ce fléau oblige à mettre en place pour lui faire face dépassent de loin les possibilités des pays en voie de développement. Il est à craindre alors que, si ce fléau demeure, les faibles conquêtes que nous avons difficilement réalisées dans la lutte contre les autres maladies transmissibles ne s'en trouvent irrémédiablement compromises. La tuberculose reste encore notre endémie majeure. Après l'enquête du Dr Paviot de l'OMS en 1964, enquête qui avait révélé une prévalence allant de 20 à 40 pour 1000 selon les groupes d'âge, un programme de vaccination BCG a été mis sur pied dès 1968. Sans l'apparition du choléra, une couverture de 40 % serait aujourd'hui atteinte pour l'ensemble de la Mauritanie. Si cette mesure, destinée à préserver les collectivités, apaise tant soit peu nos inquiétudes, il n'en est pas de même pour les mesures individuelles. En effet, le dépistage systématique est, du fait de son coût très élevé, un problème pour nos pays en voie de développement. Le traitement des malades, qui demande, pour être efficace, un repos très prolongé devient, dans un pays où la main -d'oeuvre fait terriblement défaut, un souci alarmant par son incidence sur l'économie. Enfin, comme l'a dit le Directeur général dans son rapport, la schistosomiase continue à progresser dans nos pays. C'est le cas en Mauritanie, où des enquêtes récentes ont révélé une prévalence élevée de Schistosoma haematobium dans les régions du fleuve. Le fait que les régions concernées sont justement celles choisies pour l'exécution d'importants projets agricoles pose pour nous un véritable problème de santé publique. Dans le domaine de la recherche et de la formation du personnel, notre retard est encore très grand. Le Gouvernement, conscient de cette situation, a, dans son plan de développement :
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socio- économique, accordé à la santé la place qu'elle mérite. Nous n'avons qu'une école de formation d'infirmiers, d'infirmières et de sages -femmes. Les effectifs de cette école ont doublé depuis l'année dernière. Nos étudiants en médecine sont formés en dehors de la Mauritanie dans des pays amis où ils sont bien suivis et encadrés. Sur trente -cinq étudiants que nous avons dans les facultés, sept finissent leurs études cette année même pour regagner la Mauritanie. Nos remerciements vont ici à la France, à la Chine, à l'Algérie, à la Yougoslavie et encore et surtout à l'OMS pour le personnel d'assistance technique fourni. C'est grâce à ce personnel hautement qualifié que nous poursuivons sans heurts l'exécution du programme de santé publique élaboré par notre département. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Malaisie. :
Merci, Docteur Sy. Je donne maintenant la parole au
Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. LEE (Malaisie) (traduction de l'anglais) général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, au nom du Gouvernement et de la délégation de la Malaisie, je voudrais m'associer aux orateurs qui m'ont précédé à cette tribune pour vous féliciter, Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents et Présidents des diverses commissions, de votre élection aux plus hautes charges de l'Assemblée. Je suis convaincu que votre vaste expérience nous sera d'un grand secours dans nos délibérations et que, sous votre conduite éclairée, la présente session portera tous ses fruits. Je voudrais aussi transmettre au Directeur général et à tous les délégués le salut cordial et les chaleureuses félicitations de ma délégation et ceux du peuple de Malaisie. Qu'il me soit permis de saisir cette occasion pour souhaiter la bienvenue à la République populaire de Chine, dont l'admission est un événement historique d'une immense portée pour notre organisation. Avec la participation de ce grand pays d'Asie, qui rassemble un quart de la population mondiale, la voie est désormais ouverte à une fructueuse concertation sur les multiples problèmes de santé qui se posent à la communauté internationale. L'OMS ne peut que gagner un surcroît de vitalité et d'efficacité dans la présence d'une nation qui, j'en suis sûr, contribuera de tout son pouvoir à la promotion de la santé dans le monde. Pour en venir au Rapport du Directeur général, je ne saurais être davantage d'accord avec lui lorsqu'il dit que l'intensification de la recherche médicale est la clé de l'avenir de la santé mondiale. Je pense que la recherche ne doit pas s'arrêter au domaine clinique, mais s'étendre à toute la pratique médico- sanitaire afin d'améliorer les services de santé de telle sorte que nos moyens financiers et nos ressources en personnel puissent être utilisés au maximum dans le cours de notre action. La Malaisie, pour sa part, reconnaît l'importance de la recherche dans le cadre de son administration sanitaire. C'est pourquoi nous avons fait le nécessaire pour soulager notre Institut de la Recherche médicale d'une grande partie des tâches de routine en améliorant et en développant nos services hospitaliers de pathologie et nos laboratoires de santé publique. L'Institut aura ainsi plus de temps pour étudier les problèmes de santé du pays et pour collaborer avec d'autres centres de recherche, en deçà et au -delà des frontières nationales, dans les domaines d'intérêt commun. Indépendamment de l'Institut de la Recherche médicale, le Ministère de la Santé lui -même a entrepris, avec le concours de l'OMS, un projet de recherche opérationnelle dans le but de déterminer si les services de santé locaux qui ont été congus et mis en place en Malaisie occidentale répondent véritablement aux besoins de la population. Ce projet a été lancé en 1968 et l'étude vient d'être achevée par l'équipe de l'OMS, qui était doublée d'un personnel de contrepartie. Si l'on considère la nouveauté de l'entreprise, le travail qui a été accompli mérite les plus grands éloges. Nous avons admiré la méthode que l'on a employée, méthode qui devrait nous être très utile pour diriger nos diverses activités dans le domaine de la santé publique. C'est pour cette raison que nous avons établi à titre permanent une équipe chargée de la recherche opérationnelle au sein de la Division de la Planification et du Développement du Ministère de la Santé. La Malaisie s'enorgueillit, par ailleurs, de son étroite collaboration avec le Siège de l'OMS pour ce qui concerne l'analyse de systèmes. A l'heure actuelle, l'équipe OMS d'analyse de systèmes associée à un personnel local de contrepartie exécute un projet de services sanitaires qui entre dans le cadre d'un vaste plan d'aménagement du territoire de la Malaisie occidentale ce plan, qui s'étend sur une période de vingt ans, intéresse une population d'immigrants que l'on évalue à un demi -million de personnes et couvre une superficie de plus d'un million d'hectares. La réussite du projet marquera, au chapitre de la planification sanitaire, l'avènement d'une technologie nouvelle qui profitera sans nul doute à tous les pays Membres de l'Organisation. Monsieur le Président, nous estimons que chaque citoyen de la Malaisie a droit à la santé et que la santé est une des conditions essentielles d'un travail productif. C'est pourquoi le développement des services médico- sanitaires figure en bonne place dans le plan national de développement économique. Au cours du deuxième plan, qui va de 1971 à 1975, les services de santé seront encore consolidés dans les zones rurales, sans que l'on néglige pour autant les zones urbaines. Dans le cadre de ce plan, les projets au titre de la santé coûteront à l'Etat 230 660 000 dollars malaisiens, : :
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et l'on n'en compte pas moins de 1300, petits et grands. Lorsque l'année prochaine un bilan sera dressé à mi- parcours, nous pensons que de profonds changements apparaîtront dans l'administration des services de santé ruraux, comme en témoignent déjà les conclusions récentes de l'équipe de recherche opérationnelle, qu'il s'agisse d'une décentralisation des services de santé, les centres de santé perdant de leur importance au profit des dispensaires de soins obstétricaux, ou durenforcement en particulier des services de santé maternelle et infantile, et plus généralement des services de santé de la famille où la planification familiale trouvera place. Il sera sans doute difficile d'évaluer quantitativement les effets qu'entraînera l'amélioration des services médicosanitaires dans le cadre du deuxième plan, mais nous sommes persuadés que cette amélioration favorisera le développement socio- économique du pays. Je ne veux pas m'étendre sur les diverses campagnes de lutte ou d'éradication qui ont été entreprises en Malaisie éradication du paludisme, lutte antituberculeuse ou lutte contre la lèpre. Qu'il me suffise de dire que ces campagnes sont soumises à une surveillance de tous les instants et que l'on s'attache à trouver une solution à chaque problème, soit par les voies administratives, soit par d'autres voies. D'ores et déjà, l'action porte ses fruits et les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et contre la lèpre sont maintenant pris en charge par les services de santé généraux. Le Gouvernement de la Malaisie n'en ignore pas moins que les maladies transmissibles demeurent l'une des causes principales de morbidité et de mortalité. C'est pourquoi le Ministère de la Santé, assisté par l'OMS, développe son service épidémiologique. Un réseau de centres de renseignements doit être établi qui aura pour premier objectif de prévenir toute épidémie et d'enrayer ou de circonscrire celles qui pourront se produire. Nous nous employons aujourd'hui à mobiliser tous les omnipraticiens du pays, dont la participation active sera indispensable pour que ce réseau fonctionne efficacement. A mesure que l'économie du pays se développe, le Gouvernement est de plus en plus préoccupé par la pollution du milieu. Le rythme actuel de l'industrialisation, la détérioration des terres par les opérations minières, le déboisement toujours plus étendu pour les besoins de l'agriculture, l'emploi sans cesse plus large d'engrais et de pesticides, l'urbanisation rapide et la multiplication des transports par véhicules à moteur - tels sont, parmi d'autres, les principaux éléments du problème en Malaisie. Pour protéger l'environnement, le Gouvernement a décidé de créer un service central doté de moyens puissants et il a demandé à l'OMS l'aide de consultants et de conseillers afin de mener à bien cette entreprise. Sur ce chapitre de la pollution, la délégation malaisienne ne peut que se féliciter du rôle de plus en plus actif que joue l'OMS et elle attend de l'Organisation une collaboration plus étroite, en particulier à l'échelle régionale, qui pourrait permettre aux pays en voie de développement de tirer les leçons de l'expérience vécue par les pays développés de la même Région. Assurément, nul ne se plaindra de voir l'OMS prendre la tête des opérations pour promouvoir cette collaboration avec, à ses côtés, des organisations régionales telles que l'Organisation médicale et sanitaire de l'Asie du Sud -Est, dont l'idée a été lancée par le Japon. Monsieur le Président, l'Organisation mondiale de la Santé célèbre cette année son vingt cinquième anniversaire et je crois pouvoir dire qu'elle célébrera bien des jubilés aussi longtemps que les pays Membres coopéreront les uns avec les autres dans le respect mutuel et lui apporteront ensemble leur plein appui. Que chacun donc renouvelle et redouble son soutien afin que tous les peuples du monde puissent jouir de la santé dans un milieu aussi salubre que possible. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Guinée. :
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Merci, Monsieur Lee. Je donne maintenant la parole
Le Dr CAMARA (Guinée) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom du peuple uni de Guinée, au nom de son parti - le Parti démocratique de Guinée qui, comme l'OMS, fête cette semaine même dans l'enthousiasme son vingt -cinquième anniversaire - au nom de son gouvernement révolutionnaire guidé par un des plus dignes fils de l'Afrique, le Président Ahmed Sékou Touré, ma délégation voudrait s'associer aux chaleureuses félicitations que de nombreux orateurs ont déjà exprimées au Président, aux Vice -Présidents et au bureau élus. S'agissant du Rapport magistral, précis et combien réaliste de notre Directeur général, le Dr Candau, il aborde de façon objective les différents problèmes de santé sur lesquels les Etats Membres de notre organisation ne cessent de se pencher. A notre avis, la solution de ces problèmes au début de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, si elle se situe au niveau du concert des nations dans le cadre d'assistances multilatérales, dépendra avant tout de la volonté des peuples dans la recherche de l'avenir qu'ils se forgent, en comptant avant tout sur eux -mêmes et sur leurs propres capacités de réalisation; car nous avons compris que tous les peuples du monde possèdent des potentiels biologiques égaux, leur permettant d'atteindre n'importe quel niveau de civilisation, de pensée ou de santé, à condition qu'ils vivent dans un milieu qui satisfasse convenablement leur besoin de vivre et qu'ils aient la volonté d'être et de faire l'histoire. Et voilà pourquoi la santé et la liberté sont deux éléments inséparables sans lesquels l'existence humaine perd son sens fondamental. Dans le cadre de ces considérations inspirées par l'excellent et complet Rapport du Directeur général, nous souhaitons nous limiter à certains domaines spécifiques, l'intervention de la
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délégation guinéenne à la dernière Assemblée mondiale - la Vingt -Quatrième, en mai 1971 - vous ayant présenté quelques faits saillants des résultats du bilan d'évaluation du plan septennal de développement de la République de Guinée. Dans le domaine restreint de l'éducation et de la santé, citons la scolarisation obligatoire généralisée, l'alphabétisation systématique et intégrale, l'enseignement de nos langues et dans nos langues nationales, la création de deux Instituts polytechniques et de Facultés de Médecine et de Pharmacie dont les premières promotions sortent dans un an, le fonctionnement d'une Ecole nationale de la Santé comptant des promotions de plus de 150 cadres moyens de la santé publique (infirmiers, sages -femmes, techniciens de laboratoire, etc.). (Un tableau exhaustif a déjà été fourni.) La sauvegarde de la santé du peuple ayant toujours été l'une des premières et principales préoccupations du Parti démocratique de Guinée et de son gouvernement révolutionnaire, des moyens énormes ont été mis en jeu par l'Etat dans le secteur de la santé. Certains de ces moyens ne sauraient être comptabilisés; il s'agit tout d'abord de la liberté, de la dignité et de la responsabilité totales que le peuple et son parti ont conférées à chaque Guinéen à travers la reconquête de l'indépendance nationale dans les conditions que l'on sait. Par rapport à ce qu'ils étaient avant l'indépendance, nous avons noté que par investissement humain et financier dans le cadre de l'équipement, l'importance de l'infrastructure sanitaire a été multipliée au moins par dix, et le volume des commandes de médicaments au moins par huit. Nos efforts d'investissement auraient donné des résultats plus que satisfaisants si, nous n'avions souffert des méfaits de l'odieuse agression impérialo- portugaise du 22 novembre 1970, et surtout de l'action nocive et paralysante des sabotages systématiques des agents de la cinquième colonne impérialiste camouflés dans nos rangs et dont les effets se sont fait sentir avec acuité dans le domaine de la santé. Le plan de l'impérialisme était et demeure encore, nous le savons, d'entraîner la République de Guinée - en utilisant tous les moyens, en dépensant des dizaines de millions de dollars - dans un naufrage économique et social sans précédent et d'en déduire (ce qu'il fallait démontrer) que hors du néo- colonialisme nos peuples ne peuvent que végéter. Mais notre guide éclairé, le Président Ahmed Sékou Touré, l'a dit "L'impérialisme ne connaît pas l'Afrique; il ne la connaîtra jamais. ". Après le neuvième congrès du Parti démocratique de Guinée, qui vient de clore ses assises, de vastes mesures de redressement ont été opérées afin de redonner dynamisme et efficacité au secteur vital de la santé. C'est ainsi que le peuple de Guinée, son parti et son gouvernement ont réaffirmé une fois de plus le caractère nécessairement révolutionnaire et populaire de notre politique sanitaire, dont la pierre angulaire demeure l'éducation sanitaire populaire à tous les niveaux, avec la création dans chaque commune villageoise d'une brigade sanitaire assistée de techniciens de santé d'arrondissement. En effet, l'éducation sanitaire populaire est une action que nous considérons comme extrêmement importante, sinon primordiale, car nous disons que le peuple est le premier artisan de la sauvegarde et de la promotion de sa propre santé. Un comité spécial, créé à cet effet, avec la participation de plusieurs départements ministériels, prépare et diffuse les thèmes les plus importants sous forme de causeries radiophoniques, de conférences dans les assemblées politiques hebdomadaires, de films cinématographiques, de manuels et d'affiches rédigés dans nos langues nationales. Naturellement, l'intérêt suscité au sein des populations est très vif et va croissant progressivement. La médecine traditionnelle, elle aussi, tient une place de choix dans notre effort de réhabilitation des valeurs africaines, car nous savons et vous savez, Monsieur le Président, que bien des pratiques et des principes dits "indigènes" ont toujours eu certaines vertus curatives remarquables, à la source desquelles la médecine dite moderne ne cesse de puiser largement. Le développement de notre médecine populaire doit, par une démarche rationnelle, qualifier la médecine dite moderne et être qualifié par elle, de manière à constituer avec elle une médecine supérieure, à la fois plus efficace et plus scientifique, mieux adaptée à notre milieu social et à nos ressources naturelles. La délégation guinéenne suggérerait au Directeur général et au Directeur régional, qui ont toujours accueilli avec une bienveillante compréhension nos initiatives, de bien vouloir examiner ce problème qui peut révolutionner la médecine en Afrique en l'adaptant de plus en plus à nos conditions spécifiques propres. Ayant procédé à une projection globale de notre politique sanitaire, permettez -moi maintenant de situer les efforts de mon gouvernement dans la recherche d'une sauvegarde permanente de la santé des masses laborieuses de Guinée. Nous saisissons l'occasion qui nous est offerte pour remercier l'OMS, le FISE, l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID) et tous ceux qui, fort divers et diversement, ont aidé au succès de nos différents programmes. Au cours de l'année écoulée, la situation sanitaire a été satisfaisante dans l'ensemble, restant certainement semblable ou comparable à la situation qui prévaut dans chacun des pays de la Région africaine. Dans le domaine des maladies transmissibles, le paludisme demeure l'endémie la plus répandue, constituant la cause principale d'absentéisme chez les travailleurs, restant toujours sévère et parfois meurtrier chez les jeunes enfants et se manifestant sur l'ensemble du territoire selon des :
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formes et des gravités variables suivant les régions géographiques et les incidences saisonnières. Dans le cadre du développement des services de santé de base, qui apportent un appui efficace aux programmes de lutte contre les maladies transmissibles, en particulier le paludisme, un projet de lutte a été mis en oeuvre depuis plus de deux ans avec l'assistance de l'OMS, dont trois conseillers encadrent une équipe de quatorze techniciens de santé publique nationaux. Le projet fonctionne assez bien dans l'ensemble, malgré certaines difficultés nées de circonstances indépendantes de l'OMS comme du Gouvernement. Pour la variole, aucun cas n'a été enregistré depuis le mois de février 1969. Entre 1968 - date de début de la grande campagne d'éradication dans l'Ouest africain - et 1971, nous avons pratiqué 6 590 745 vaccinations, dont 1 190 023 pour l'année 1971. Les vaccinations antivarioliques d'entretien se poursuivent conformément à un programme biennal qui permet de vacciner régulièrement, moitié par moitié, nos vingt -neuf régions administratives. Le vaccin actuellement utilisé est le vaccin lyophilisé produit sur place par l'Institut de Recherche et de Biologie appliquée de Guinée, vaccin conforme en tous points aux normes de notre organisation et présenté en ampoules de 50 doses et en flacons de 500 doses avec solvant adéquat utilisables dans les appareils automatiques Ped -o -jet. Comme dans la plupart des pays de notre Région, les résultats de la lutte contre la variole sont extrêmement encourageants et nous laissent entrevoir son éradication prochaine, complète et définitive, inscrivant au palmarès de l'OMS une de ses plus belles réussites. C'est donc l'occasion pour nous d'exprimer encore une fois nos sentiments de grande reconnaissance à l'OMS et à l'USAID pour leur assistance si efficace. En ce qui concerne la rougeole, la situation, qui est restée bonne pendant l'année écoulée, a cependant commencé à donner des inquiétudes au cours des premiers mois de l'année 1972 où les cas se sont multipliés, dans les centres urbains particulièrement. Les services de pédiatrie sont remplis de jeunes enfants rougeoleux présentant souvent des formes compliquées. Dans le programme de lutte contre la rougeole, qui se déroule depuis 1968 conjointement avec celui de la variole, 209 671 vaccinations ont été effectuées au cours de l'année 1971 chez les enfants âgés de 4 mois à 2 ans. Et les activités de prévention se poursuivent avec le vaccin antirougeoleux que continue à nous fournir l'USAID malgré l'expiration de l'accord de coopération avec cet organisme, intervenue le 30 juin 1971. La schistosomiase existe dans plusieurs grandes régions de Haute -Guinée et surtout de Guinée forestière, avec prédominance tantôt de la forme vésicale, tantôt de la forme intestinale, sévissant notamment dans la couche juvénile où 2437 cas ont été enregistrés pendant l'année. Le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre un programme de lutte contre la maladie avec l'assistance de l'OMS. La vieille endémie de trypanosomiase ne s'est pas éteinte comme on l'espérait ou comme on avait pu le croire à un certain moment. Elle nous donne également des inquiétudes par des réveils sournois, surtout dans des foyers anciens que l'on croyait contrôlés ou éteints dans les quatre régions naturelles du pays, plus particulièrement dans la région forestière. Nous avons ainsi dépisté, entre les mois d'octobre 1970 et décembre 1971, 492 nouveaux malades, qui s'ajoutent à environ 4000 anciens malades assez régulièrement suivis et contrôlés. Dans ce domaine aussi, il convient d'attirer avec insistance l'attention de l'OMS dont l'assistance a été demandée au Bureau régional par le Gouvernement. L'onchocercose est une autre endémie grave, la plus importante après le paludisme, sévissant particulièrement en Haute -Guinée où la plupart des régions sont assez fortement infestées dans le bassin supérieur du fleuve Niger et de ses principaux affluents. Le taux des lésions oculaires, souvent compliquées de cécité plus ou moins complète, est très élevé, surtout parmi les populations des zones rurales. Dans le cadre du programme de lutte mis en oeuvre contre cette endémie avec l'assistance de l'OMS, les enquêtes préliminaires de parasitologie et d'entomologie peuvent être considérées maintenant comme terminées dans la zone du projet. La seconde phase, ou phase d'attaque, comportant l'action insecticide et larvicide combinée avec l'administration de Banocide, devrait pouvoir commencer sans plus tarder et nous souhaitons que ce soit dans le cadre élargi d'un projet inter -pays intéressant le Mali, la Côte d'Ivoire, la Haute -Volta et la Guinée. La lèpre, avec un total de 69 794 malades, reste une endémie également préoccupante par l'ampleur de son extension et surtout la longueur de son traitement, dont les résultats sont très lents et peu spectaculaires, engendrant par conséquent du découragement chez les malades. Il convient ici de saluer les efforts faits par l'OMS et par le FISE, ainsi que les travaux de recherche en cours dans certains pays en vue d'aboutir à des médicaments nouveaux réellement et rapidement efficaces. La tuberculose est aussi une endémie qui s'étend progressivement, surtout dans les agglomérations urbaines et chez les jeunes adultes. Le Gouvernement a envisagé un projet de lutte contre ce fléau, projet dont la mise en oeuvre devrait intervenir avant la fin de l'année en cours avec l'assistance de notre organisation. La poliomyélite s'est manifestée au cours de l'année écoulée par des cas plus ou moins isolés, entraînant des paralysies plus ou moins complètes et dont le nombre varie suivant les saisons et les régions. La vaccination des jeunes enfants réceptifs a été pratiquée dans les centres de protection maternelle et infantile grâce au vaccin fourni par le Gouvernement et par l'OMS.
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Les problèmes d'hygiène du milieu n'ont pas échappé à l'attention du Gouvernement. D'importants travaux d'assainissement ont été entrepris (bien avant l'intrusion du choléra en Afrique de l'ouest) dans diverses localités ou agglomérations. Pour Conakry, la capitale, un projet d'évacuation et de traitement des ordures ménagères, un projet de réfection des égouts et un projet d'extension du réseau d'approvisionnement en eau sont en cours d'étude. Monsieur le Président, honorables délégués, la République de Guinée est un pays jeune et riche, immensément riche de ses énormes gisements de bauxite, de minerai de fer, de diamants et autres métaux précieux ... véritable scandale géologique des temps. La Guinée est un pays qui, à un moment où le mot "indépendance" était le plus grave défi aux puissances colonisatrices, a préféré la liberté dans la pauvreté à l'opulence dans l'esclavage, Enfin, le peuple guinéen se réclame de ces peuples progressistes qui ont résolument et irréversiblement opté pour le socialisme créateur, contre l'impérialisme, le colonialisme et le néo- colonialisme. Je m'excuse d'avoir à rappeler ces faits, Monsieur le Président, mais ces propos débouchent nécessairement sur la santé (qui n'est pas seulement l'absence de maladie), et aussi sur les facteurs qui auraient pu, en son temps, assombrir les relations de mutuelle et pleine confiance entre la Guinée et l'OMS. Cher Monsieur Candau, notre distingué et talentueux Directeur général, votre objectivité sans égale ne vous a -t -elle pas poussé à déclarer dans la notice liminaire de votre excellent rapport "L'une des fonctions essentielles de l'OMS est de placer les problèmes de santé dans leur vraie perspective et d'éviter qu'ils ne fassent l'objet de commentaires à sensation, ce qui est particulièrement important lorsque l'opinion publique a été sensibilisée à la suite de l'action souvent tendancieuse de certains groupes de pression. ". Or, que s'est -il passé lors des débuts de la terrible pandémie de choléra qui a fait irruption sur les continents (je dis bien les continents) européen, africain et asiatique ? Parce qu'une épidémie de diarrhées aiguës venait de sévir alors en Guinée et que ce pays, en toute bonne foi, a fait appel à l'OMS pour l'aider à situer la nature de la maladie, aussitôt une vaste campagne de dénigrement, de discrédit a été orchestrée contre la Guinée qui pourtant, et de sa propre initiative, a demandé le concours de l'OMS en pleine et totale confiance. Mais que s'est -il passé par la suite ou plutôt que se passait -il ? La suite des événements nous le dit, puisque cette odieuse campagne de discrédit, d'insanités,menée contre notre pays ne visait en fait qu'à masquer les fébriles préparatifs de la perfide et barbare agression du 22 novembre que les "groupes de pression ", que les groupes d'intérêt ourdissaient contre notre criait -on, et c'était le tollé général contre la peuple courageux et fier. "Haro sur le baudet Guinée, "ce maudit, ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal ... ". Soyez patients, Monsieur le Président, chers délégués, car il est nécessaire ce travail d'explication, ce dialogue de la clarification et de la rectification qui doivent servir à rétablir une fois pour toutes, devant tous les Etats Membres de notre organisation, devant nos frères africains auxquels on a voulu nous opposer cyniquement, à rétablir, dis -je, la vérité historique qui prévaudra toujours sur la vérité des intérêt égoístes et dominateurs. Nous disons donc qu'à supposer même que ce soit le choléra El Tor qui, par une démarche épidémiologique mystérieuse dont le traçage serait certainement mieux connu des uns que des autres, ait sévi en Guinée, comment expliquer alors que, de la deuxième quinzaine du mois d'août à fin septembre 1970 (soit exactement en moins d'un mois et demi), ce petit pays, avec le minimum de moyens et en comptant sur ses propres forces, grâce à une structure administrative et politique adaptée, grâce à l'éducation sanitaire populaire et au quadrillage systématique des quartiers, se soit débarrassé de ce fléau en si peu de temps et définitivement jusqu'à ce jour, alors que des pays hautement nantis ou des Etats qui ont bénéficié d'aides substantielles de toutes natures ont lutté pendant des mois, disons des années, sans arriver à éteindre ce foyer morbide ? Choléra ou pas choléra, that is not the question ... Ce n'est pas la vraie question, Monsieur le Président. Cela nous rapproche en fait de notre conclusion et nous amène à vous déclarer que, à vrai dire et contrairement à ce que beaucoup croyaient ou souhaitaient, la Guinée n'est pas morte de choléra ou de peste, Dieu merci Et vous pourrez le constater de visu en septembre 1972, à l'occasion de la tenue de la vingt -deuxième session du Comité régional de l'OMS à Conakry. La Guinée ne mourra pas de choléra, pas plus que d'autres affections bactériennes, virales, parasitaires ou nutritionnelles, n'en déplaise aux ennemis jurés des peuples africains et progressistes du monde. Mais ce que nous vous affirmons, c'est que la Guinée, comme beaucoup de nos pays dits en voie de développement ou d'émergence, souffre d'un choléra endémique, autrement plus grave, plus meurtrier que le choléra classique, provoquant des bouffées épidémiques par -ci, par -là, choléra que la Guinée ne cesse de déclarer, de dénoncer et de combattre en tous lieux et en toutes circonstances. Il s'agit de l'impérialisme et de ses principales formes cliniques, le colonialisme et le néocolonialisme. Son virus universel comporte des biotypes et sérotypes dont les manifestations nous sont maintenant bien connues, depuis le petit matin d'un certain 22 novembre 1970, qui a coûté la vie à plus de deux cents de nos meilleurs fils Voilà le vrai choléra, le choléra vraiment pernicieux et mortel qui constitue l'endémie majeure de l'Afrique, endémie contre laquelle nous avons tous l'impérieux devoir de mener une guerre sans merci et sans répit. Pour terminer, Monsieur le Président, la délégation de la République de Guinée est particulièrement heureuse de saluer l'admission dans notre famille de la grande République populaire :
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de Chine. Notre Conseil exécutif, par sa résolution EB49.R37, et notre assemblée, par son vote positif, ont enfin réparé une des injustices criardes de notre temps en rétablissant la République populaire de Chine dans son droit de seul, légitime et légal représentant du grand peuple chinois à l'Organisation mondiale de la Santé et en expulsant les fantoches de Taiwan. Mais notre besoin d'universalité n'est pas entièrement satisfait, hélas, et il subsiste encore d'autres injustices aussi criardes que nous devrions réparer sans plus tarder en recevant parmi nous, en notre sein, la République Démocratique Allemande, la République démocratique de Corée, la République démocratique du Viet -Nam. D'autre part, les temps que nous vivons portent la caractéristique inique de la force brutale primant le droit des peuples et des personnes. Sinon, comment pourrions -nous comprendre que le peuple hérolque du Viet -Nam vive dans la guerre, dans une guerre injuste, depuis un quart de siècle, que la guerre et la spoliation persistent au Moyen- Orient, en Guinée -Bissau, en Angola, au Mozambique, que la honteuse apartheid se perpétue en Afrique du Sud, alors que tous les peuples du monde n'aspirent qu'à la paix ? Et peut -être pourrions -nous suggérer que, au lieu de continuer à aller se promener, non sans vanité, sur la lune, il vaudrait mieux éteindre immédiatement tous les foyers de guerre. Car, devant la conscience et la détermination des peuples et des personnes, la force brutale n'entraînera plus inévitablement la victoire. La victoire est une chose totale qui appartiendra au bon droit des peuples qui luttent .1 Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Tchécoslovaquie. :
Merci, Docteur Camara. Je donne maintenant la parole
Le Professeur PROKOPEC (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Monsieur le Président, éminents délégués, permettez -moi de vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la plus haute charge de l'Assemblée et de féliciter également vos Vice -Présidents, Je suis convaincu que votre nomination à ce poste très important contribuera à garantir que les grands problèmes auxquels l'Assemblée mondiale de la Santé doit apporter une solution seront discutés avec toute la sérénité et le sérieux nécessaires. La Tchécoslovaquie a connu des changements politiques et socio- économiques d'une extrême importance. Elle est devenue un Etat socialiste où la protection de la santé est un droit garanti à tous. La loi assure à tous les citoyens des services médicaux gratuits d'une haute qualité. Sous le régime socialiste, la santé des individus a cessé d'être considérée comme leur propre affaire pour être prise en charge par la collectivité socialiste. Un tel service suppose l'existence, d'une part d'un réseau fortement développé d'institutions médicales qui vont des dispensaires de district ruraux aux hôpitaux universitaires et aux instituts de recherche, d'autre part d'un nombre suffisant de travailleurs sanitaires, médecins, infirmières et équipes de chercheurs qualifiés. Le niveau de développement de la santé publique en Tchécoslovaquie permet à nos établissements médicaux, instituts de recherche, scientifiques et spécialistes de participer à l'exécution des projets de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que le Directeur général le mentionne à de nombreuses reprises dans son rapport. Nous sommes conscients de l'importance de l'OMS, qui ne peut remplir sa mission à l'égard des peuples du monde entier qu'en respectant pleinement le principe de l'universalité. C'est en s'inspirant de ce principe que la Tchécoslovaquie a été plusieurs années de suite le coauteur de projets de résolutions sur l'admission de la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. L'heure est maintenant venue d'admettre la République Démocratique Allemande au sein de l'OMS. L'Organisation tirerait avantage d'une telle mesure dans les domaines de la médecine, de la recherche, de la formation du personnel médical, etc. Je tiens à souligner que la République Démocratique Allemande, outre qu'elle est dotée d'un système de santé publique et de recherche médicale hautement développé, jouit d'un niveau élevé de technologie industrielle et de culture. Nous constatons avec plaisir qu'une délégation d'observateurs de la République Démocratique Allemande de même qu'une délégation du Bangladesh ont été conviées par le Directeur général à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. La délégation tchécoslovaque note l'extrême diversité des activités de l'OMS. En tant que représentants du continent européen, nous nous intéressons de près aux problèmes et aux activités du Bureau régional de l'Europe, et, en particulier, aux travaux qui s'inscrivent dans les programmes à long terme sur les maladies cardio -vasculaires, la santé mentale et l'environnement. S'il est évident que le Bureau régional de l'Europe apporte une contribution importante aux travaux de l'Organisation mondiale de la Santé, force est d'autre part de reconnaître que les efforts entrepris pour s'attaquer aux problèmes scientifiques et méthodologiques dans les autres Régions sont loin d'égaler ceux qui sont déployés dans la Région européenne. Dans de nombreux pays, les ressources de l'OMS suppléent, dans une certaine mesure, à celles que le Gouvernement national aurait dû allouer à la santé publique. Elles servent souvent à payer les traitements d'experts et de personnel de l'OMS :
Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Dr Camara sous forme abrégée.
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sans qu'on ait pris soin d'évaluer l'efficacité de leurs activités. En outre, les programmes approuvés ne font pas l'objet d'évaluations régulières et nous soupçonnons, à l'instar de certains délégués, que les fonds alloués pour ces programmes ne sont pas utilisés rationnellement. A cet égard, permettez -moi d'attirer votre attention sur le fait que le budget proposé et, par suite, le niveau des contributions des Etats Membres s'accroissent de façon démesurée. Pour illustrer ce point, je ferai observer qu'en quatorze ans la contribution de mon pays a presque sextuplé. Nous ne pouvons souscrire à un système dans lequel il est automatiquement proposé d'augmenter le budget de l'Organisation et les contributions des Etats Membres en raison de la crise du dollar. Nous étions présents lors de la signature en avril de la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction. Cette convention était sans aucun doute l'aboutissement des efforts en faveur de la paix de nombreux pays dont les délégués assistent à la présente assemblée. Nous estimons que l'OMS doit attirer l'attention des médecins et des travailleurs sanitaires du monde entier sur l'importance de cette convention pour la santé des populations du globe. D'autre part, il serait aussi souhaitable de conclure, ainsi que l'ont proposé certains délégués à la conférence sur le désarmement, un accord analogue sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes chimiques et sur leur destruction. J'aimerais encore appeler l'attention de cette auguste assemblée sur l'indignation considérable que suscitent dans notre pays les actes belliqueux commis par les Etats -Unis d'Amérique en Indochine, en particulier la reprise des bombardements aériens sur le territoire de la République démocratique du Viet -Nam, qui accentuent la tension dans le monde et infligent d'immenses souffrances à des populations innocentes, femmes et enfants compris, en éliminant des milliers de vies humaines. Les bombes américaines détruisent des objectifs civils et n'épargnent pas les institutions médicales. Ainsi, les raids aériens ont détruit, à Haiphong, l'Hôpital de l'Amitié tchécoslovaco- vietnamienne, don du Gouvernement et du peuple de la République socialiste tchécoslovaque. Sa reconstruction exigera des efforts considérables mais nous sommes disposés à fournir les ressources nécessaires. A cet égard, je considère que l'Organisation mondiale de la Santé doit être cohérente dans l'accomplissement de son oeuvre humanitaire. Elle doit combattre les maladies et les traumatismes et s'élever contre les dangers qui menacent non seulement la santé d'individus, mais aussi celle de nations entières; c'est là, à notre avis, l'essence même de sa mission humanitaire. Merci, Professeur Prokopec. Je donne maintenant la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la République démocratique populaire du Yémen. :
Le Dr MAISARI (République démocratique populaire du Yémen) (interprétation de l'arabe)1 Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Mesdames et Messieurs les délégués, nous sommes venus de différents pays et de contrées lointaines pour nous rencontrer ici comme représentants et délégués de nos peuples à cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Pour les peuples du monde, l'importance de cette session et de toutes les conférences annuelles réside dans les résultats positifs auxquels on aboutit, résultats qui servent nécessairement les objectifs de l'humanité visant à éliminer les dangers qui menacent l'existence de l'homme et sa pérennité sur la terre. Parmi ces dangers les plus graves sont les maladies et leurs causes. La lutte de l'humanité contre les dangers qui menacent l'homme doit être menée de manière totale et complète. Tous les peuples de la terre doivent y participer sans exception. Pour cela, il importe que tous les efforts déployés dans ce sens soient canalisés et que l'Organisation mondiale de la Santé soit le creuset dans lequel fusionnent tous les efforts sincères visant à assurer à l'homme des horizons nouveaux et une vie dénuée de maladies et de ce qui les suscite. A cet effet, le Gouvernement démocratique populaire du Yémen se félicite de l'admission de la République populaire de Chine à l'Organisation des Nations Unies et à l'Organisation mondiale de la Santé et estime que cette mesure décisive constitue un pas sur la bonne voie. Elle est de nature à enrichir les travaux de l'Organisation mondiale de la Santé de la précieuse expérience du grand peuple chinois dans le domaine de la santé et des sciences médicales et permettra de favoriser les activités qui ont pour but de faire triompher l'humanité de ses ennemis naturels. Il n'existe aucune raison valable pour empêcher une peuple indépendant, développé et qui contribue par ses efforts positifs à la lutte de l'homme contre les maladies et leurs causes de devenir Membre de l'OMS. A ce propos, le Gouvernement démocratique populaire du Yémen en appelle aux honorables délégués à cette assemblée pour qu'ils admettent la République Démocratique Allemande au sein de l'OMS. Nous espérons que les prétextes, quels qu'ils soient, n'entraveront en.rien l'admission de ce pays. Nous n'allons pas nous référer au niveau avancé atteint par la République Démocratique Allemande dans le domaine des sciences médicales et des services sanitaires développés, 1
Conformément à l'article 87 du Règlement
intérieur.
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car c'est une question universellement connue, mais nous souhaitons ardemment que les travaux de cette assemblée seront couronnés par l'admission de la République Démocratique Allemande et des autres peuples et pays qui ont accédé à l'indépendance et à la liberté. Monsieur le Président, l'homme ne souffre pas uniquement des problèmes des maladies latentes dans l'environnement, mais encore et surtout il souffre des ambitions et des agissements néfastes des collectivités humaines. L'impérialisme direct, l'occupation des territoires d'autrui, la discrimination raciale et les milliers de tonnes de bombes incendiaires et destructrices larguées sur les humains et la nature sont les causes directes des malheurs de l'être humain dans plus d'un pays. Il incombe à l'humanité de libérer l'homme africain de l'impérialisme portugais et de la discrimination raciale en Afrique du Sud et en Rhodésie. Elle se doit aussi de libérer les Palestiniens de l'oppression et de l'occupation israéliennes. L'humanité doit mettre fin à l'extermination de l'homme et de la nature au Viet -Nam car il serait utopique de parler de la santé de l'homme dans ces pays sans mentionner les maux dont il souffre et qui découlent des conditions politiques. Nous nous félicitons de la tenue d'une conférence sur l'environnement à Stockholm, cet environnement qui a été le berceau de la vie depuis sa création et qui se trouve actuellement menacé d'une disparition lente mais sûre et effroyable. Les facteurs qui influent sur l'environnement sont des facteurs fabriqués par l'être humain et c'est à l'être humain de mettre un terme à ces éléments de destruction, car les progrès techniques doivent servir l'homme et protéger la vie sur terre et non point se transformer en monstres féroces menaçant l'ensemble de la vie dans notre environnement. Monsieur le Président, nous aimerions faire part de notre reconnaissance à l'Organisation mondiale de la Santé pour la contribution précieuse qu'elle apporte au Yémen démocratique car elle lui permet de renforcer ses projets et ses programmes sanitaires. Nous en appelons à l'OMS pour qu'elle intensifie cette assistance, étant donné les problèmes auxquels nous nous heurtons et qui sont ceux de tous les pays nouvellement indépendants. A ce propos, vous n'ignorez pas les menaces que représentent pour la santé dans le monde les dangers latents dans les sociétés sous -développées. Les statistiques les plus récentes prouvent que certains problèmes s'opposent à la réalisation des programmes mondiaux de lutte contre les maladies transmissibles. Bon nombre de ces problèmes découlent du sous -développement social et sanitaire de certaines collectivités humaines dans le monde. A cette fin et pour que les efforts considérables déployés par l'OMS soient couronnés de succès, il nous incombe de consacrer la majeure partie de nos efforts aux sociétés sous -développées, Nous ne souffrons pas des problèmes de greffe cardiaque ou du manque de recherches avancées en la matière, mais nous souffrons du manque d'eau potable, de la difficulté à promouvoir la condition de l'homme, des maladies endémiques contre lesquelles il faut lutter, de l'insuffisance des cadres sanitaires pour développer les services préventifs et curatifs. Nous estimons que ces problèmes représentent une priorité pour toute société sous -développée, et nous espérons que l'OMS leur accordera un intérêt toujours croissant et qu'elle renforcera son aide aux programmes sanitaires dans les pays en voie de développement. Nous remercions le Dr Candau, Directeur général de l'OMS, pour le grand intérêt qu'il porte à la solution de nos problèmes sanitaires. Nous remercions aussi le Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, des efforts continus qu'il déploie pour le développement de nos programmes sanitaires et en particulier le projet de l'Institut de Formation des Personnels sanitaires. Monsieur le Président, qu'il me soit permis de vous remercier de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole devant cette auguste assemblée. J'espère que nous réussirons tous à renforcer les liens de coopération existant entre les pays épris de paix sur cette terre. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de Bahrein. :
Merci, Docteur Maisari. Je donne maintenant la parole
Le Dr FAKHRO (Bahrein) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, laissez -moi tout d'abord vous féliciter, Monsieur le Président, de votre élection à la tête de cette assemblée en associant à votre personne les Vice -Présidents et Présidents des commissions principales. Je voudrais féliciter aussi le Directeur général pour son rapport annuel, si remarquable de clarté et si enrichissant,qui, par -delà les réalisations du passé, explore les problèmes multiples et complexes de l'avenir. Nous devons cependant constater une nouvelle fois que si l'on se préoccupe beaucoup d'étudier les maladies et de former le personnel nécessaire pour les combattre, on néglige quelque peu le champ de bataille lui -même, je veux dire les hôpitaux et les centres de santé. Il suffit pour s'en convaincre de voir les décisions et les résolutions antérieures de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif ou de parcourir les listes des comités d'experts et des publications de l'Organisation. En fait, la dernière discussion du problème des hôpitaux remonte à quinze ans. Des questions aussi fondamentales que les hôpitaux bon marché, les hôpitaux de jour, le rapport entre la taille d'un hôpital et la conservation du personnel, les effets du climat et des conditions :
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sociales sur la structure et l'organisation hospitalières n'ont guère été étudiées, et ce ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d'autres. Certains Etats Membres ont bien cherché des réponses dans les limites de leurs frontières, mais on attend encore des études comparatives de caractère international qui tiennent compte des différences économiques, sociales et culturelles et qui en déterminent le rôle dans les solutions qui devront être finalement apportées aux problèmes. Des centaines de millions de dollars sont dépensés chaque année dans ce domaine sans que, pour autant, l'on puisse se guider sur des directives périodiquement révisées qui éclaireraient les tendances futures, indiqueraient les moyens de minimiser les risques d'obsolescence et permettraient d'adapter la construction des hôpitaux aux progrès de la technique. De même, l'OMS ne s'est guère souciée du problème que pose l'entretien d'hôpitaux dotés d'un équipement complexe, préférant s'en remettre aux solutions hasardeuses proposées par des sociétés privées et à des séminaires décousus, éphémères et tout théoriques. Le génie médical - que ce soit dans l'ordre architectural, mécanique, électrique, chimique ou électronique - doit prendre place parmi les domaines d'activité de l'Organisation, ce qui suppose une coordination avec d'autres instances apparentées telles que la Fédération internationale des Hôpitaux et le Comité consultatif sur l'Application de la Science et de la Technique au Développement. Nous souhaiterions qu'un rapport préliminaire soit bientôt établi, qui montrera le rôle que l'OMS peut jouer en ce qui concerne à tout le moins certains aspects du problème. Un tel rapport serait conforme à l'un des principaux objectifs que la Vingt -Quatrième Assemblée a fixé l'année dernière, à savoir le renforcement des services de santé. Monsieur le Président, nous avons noté avec satisfaction la place importante qui est faite à la recherche sur certaines maladies telles que la schistosomiase, l'anémie ferriprive et les affections cardio -vasculaires. Si nous approuvons sans réserve cette "évolution relativement récente de la notion de santé publique ", nous ne saurions pour autant oublier une triste réalité la transmission des connaissances médicales à tous ceux qui en ont besoin demeure, en ce siècle, au premier rang des problèmes de santé publique qui n'ont pas encore été résolus. L'éradication presque complète de la variole est un exemple des immenses victoires qui peuvent être remportées lorsque l'humanité tout entière se partage les fruits de la connaissance. Pour en rester à ce chapitre, nous aimerions que l'on examine de plus près la possibilité de produire à meilleur compte les vaccins récemment mis au point, car cela décuplerait aussitôt les effets bénéfiques des programmes de santé de la famille. Nous souhaiterions aussi qu'une étude à la fois rétrospective et prospective soit entreprise sur le rôle des volontaires et des membres de la famille des malades dans le domaine de la santé. A l'heure où même les plus riches pays du monde souffrent d'une pénurie chronique de main -d'oeuvre et où le coût des soins médicaux s'élève rapidement, il ne serait sans doute pas inutile de définir 'scientifiquement ce rôle à titre expérimental. Il est un autre domaine où une étude serait nécessaire les services de santé à domicile, qui attendent de l'Organisation une réforme radicale. On peut, je crois, considérer 1972 comme l'année de l'environnement. Mais à l'instar du phénomène "beatnik" des années 60 et de la mode actuelle des mini -jupes et des maxi -manteaux, l'environnement court le danger d'une glorification abusive prêtant à tous les malentendus. Il faut espérer qu'on y verra d'abord un problème de santé publique sans éprouver le besoin obsédant de comités indépendants, de commissions spéciales, de conseils suprêmes et autres organes chéris par les gouvernements. Monsieur le Président, Bahrein est fier de l'honneur qui lui a été fait lorsqu'il a été admis comme Membre à part entière dans une organisation dont la vocation humanitaire se double d'une haute compétence. Et nous ne doutons pas que le Directeur général ainsi que le Directeur régional et ses collaborateurs continueront à nous témoigner comme par le passé le même intérêt empreint d'une chaude cordialité. D'ores et déjà, nous leur en sommes à jamais reconnaissants. Nous souhaitons la plus cordiale bienvenue à nos frères les représentants des Emirats arabes unis Qu'il me soit permis de remercier tout spécialement le FISE, 1 e PNUD et le Gouvernement du Kowett de l'aide généreuse qu'ils nous ont apportée pour l'exécutio n de beaucoup de nos programmes sanitaires. Enfin, je me fais un pénible devoir de redire une fois de plus ce qui doit être dit chaque année au sujet des Arabes de Palestine. Ce peuple qui lutte pour sa liberté en attendant un juste et logique dénouement à une tragédie dont il n'est pas l'auteur, ce peuple a besoin de secours, de tous les secours possibles. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Paraguay.
:
Merci, Docteur Fakhro. Je donne maintenant la parole
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Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Le Dr GODOY (Paraguay) (traduction de l'espagnol) général, Mesdames et Messieurs les délégués, je voudrais tout d'abord vous transmettre le salut fraternel et les marques de sincère amitié du peuple et du Gouvernement de la République du Paraguay, que j'ai l'honneur de représenter à cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais aussi, Monsieur le Président, vous adresser toutes mes félicitations pour votre élection méritée au poste que vous occupez aujourd'hui, comme je tiens à féliciter également les Vice -Présidents et les membres des commissions. Après avoir étudié le Rapport du Directeur général, la délégation du Paraguay ne saurait laisser d'exprimer sa profonde gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'oeuvre remarquable qu'elle a accomplie durant l'année écoulée et de complimenter le Directeur général et ses zélés collaborateurs d'un travail aussi vaste et aussi fécond. J'en viens maintenant à la situation sanitaire au Paraguay, domaine qui relève du Ministère de la Santé publique et du Bien -Etre social. Le Gouvernement paraguayen mène avec succès la campagne d'éradication du paludisme, maladie endémique qui s'étend à presque tout le pays, frappant principalement de vastes groupes de population dans les régions les plus fertiles où s'établissent les nouvelles colonies agricoles. En 1967, un an avant que la campagne ne soit lancée, le taux de morbidité était de 2700 pour 100 000 habitants. En 1971, grâce à des mesures d'attaque énergiques, ce taux était tombé à 20. Aussi, toutes les conditions y étant réunies, plusieurs zones sont passées de la phase d'attaque à la phase de consolidation. Dans cette campagne, le Gouvernement bénéficie du précieux concours de l'Organisation mondiale de la Santé, du FISE et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, sans parler de la participation bénévole de la population rurale du pays. L'action des volontaires paraguayenss'estrévélée remarquablement efficace et, par certains côtés, tout à fait novatrice, ce qui nous a conduits à essayer d'étendre les services de santé ruraux de première nécessité jusqu'aux campagnes les plus reculées. Aidé par la communautéinternationale, le Paraguay poursuivra sans défaillance la lutte entreprise pour extirper le paludisme du pays, lutte qu'il considère comme une nécessité impérieuse pour l'avenir de son développement. Au reste, il y a de grandes chances pour que nous parvenions à nos fins dans les délais prévus, comme en témoignent les conclusions de la Commission nationale d'Evaluation du Programme d'Eradication du Paludisme qui, au début de cette année, a procédé à une révision de la stratégie avec les organismes internationaux, conformément aux décisions de la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. Les maladies transmissibles demeurent la cause première de morbidité et de mortalité, situation qui justifie l'effort persévérant de la nation pour mieux adapter l'infrastructure sanitaire aux exigences du combat qui se livre aujourd'hui. Cet effort porte déjà ses fruits puisque les courbes sont généralement en régression, surtout dans le cas de la tuberculose, dont la prévalence est de 1,3 % avec un taux d'infection de 54 % chez les plus de quinze ans. Le Ministère, par l'intermédiaire du Département de la Tuberculose, établit des programmes de travail évolutifs qui reposent sur un diagnostic précoce et un traitement surveillé des malades, ainsi que sur la surveillance des contacts et le dépistage des cas par des analyses bactériologiques. La vaccination par le BCG est réservée en priorité aux nourrissons, puis aux enfants et aux adolescents âgés de un à quinze ans. D'autre part, le personnel sanitaire est formé aux techniques de laboratoire et l'on s'efforce d'améliorer progressivement les installations afin que la grande majorité des centres de santé puissent disposer de moyens suffisants en matière de diagnostic. En ce qui concerne les maladies vénériennes, le département ministériel qui en a la charge agit conformément aux recommandations de l'OMS et des réunions internationales, intensifiant l'éducation sanitaire dans de larges couches de la population, de même que le traitement des malades et la surveillance des contacts. La variole a fait sa dernière apparition dans les années 1964 -1966, période durant laquelle. on devait diagnostiquer 44 cas. Après une campagne de vaccination systématique dans tout le pays, la population était en grande partie immunisée et l'on poursuit aujourd'hui le travail de consolidation. Une enquête réalisée entre mars et juin de l'année dernière, avec le concours de l'OPS /OMS, a permis d'établir que la variole avait bien disparu du territoire et que la population était suffisamment protégée. Cette enquête a montré, par ailleurs, la nécessité de vacciner en priorité les enfants âgés de moins de cinq ans. Quant aux autres maladies, telles que la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole, les indices signalent des fluctuations de la morbidité et de la mortalité, avec une légère régression dans la plupart des cas. La campagne de vaccination contre la poliomyélite se poursuivra cette année, le taux de couverture qui avait été prévu n'ayant pu être atteint en 1971. Le concours de l'OMS nous sera sans doute encore précieux si nous voulons nous procurer le vaccin rapidement et à des conditions avantageuses.
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De même, nous avons des programmes réguliers de vaccination contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Pour la rougeole, le prix relativement élevé du vaccin en limite malheureusement l'emploi. C'est pourquoi le Paraguay souhaiterait pouvoir faire appel à un fonds international commun, qui permettrait peut -être d'en abaisser le coût. Ce fonds servirait également à déterminer tant les groupes exposés à la rougeole que le niveau sérologique de protection des personnes vaccinées contre la poliomyélite - recherches qui pourraient s'inscrire dans le cadre de la coopération internationale. Au chapitre des zoonoses, le Ministère de la Santé publique a lancé récemment une campagne de lutte systématique contre la rage, qui prévoit la capture des chiens errants et la vaccination canine maison par maison, ainsi que des stages d'éducation sanitaire et l'installation d'un laboratoire de virologie spécialisé. Mais l'entreprise ne saurait réussir sans une assistance technique conjuguée à la formation de personnel et à la fourniture de vaccins et de sérums spécifiques. Je rappellerai qu'en 1968 les examens de laboratoire avaient confirmé 144 cas de rage sur diverses espèces animales; en 1971, sur 270 cas, les chiens représentaient une proportion de 92 %. il s'agit des maladies Un autre groupe de maladies mérite une mention particulière diarrhéiques, qui sont l'une des principales causes de mortalité chez les enfants âgés de moins de cinq ans. Malgré une légère régression, elles demeurent inscrites au premier rang des priorités dans les programmes de santé publique. Devant les ravages provoqués par ces maladies, ainsi que par le tétanos et les affections aigues des voies respiratoires parmi les moins de cinq ans, le Gouvernement vient de lancer un plan triangulaire de santé infantile en vue de réduire le plus possible les taux de morbidité et de mortalité dans les trois cas. Pour ce qui est de la lèpre, dont la prévalence est de l'ordre de 2 pour 1000 et l'incidence de 11,4 pour 100 000 habitants, nous pouvons compter depuis peu sur le soutien financier de l'Organisation allemande d'Aide aux Lépreux et sur l'assistance technique du Gouvernement japonais, qui nous fournit en outre une partie des moyens nécessaires pour diagnostiquer et traiter à temps la maladie. Enfin, je puis dire que le Paraguay est aujourd'hui exempt de variole, de peste bubonique, de fièvre jaune, de fièvre récurrente, de typhus et de choléra. Je ne voudrais pas conclure sans parler du programme d'assainissement, qui a pour but de diminuer la morbidité et la mortalité dues aux mauvaises conditions du milieu et de réduire la forte prévalence des maladies parasitaires et des affections véhiculées par l'eau dans les régions rurales. mettre en place un service national Ce programme a été conçu dans une perspective bien déterminée d'hygiène du milieu couvrant un territoire de 53 000 km2 divisé en cinq zones comptant chacune 250 000 habitants. Pour les cinq premières années, nous nous proposons d'installer 40 réseaux d'eau potable avec des raccordements aux habitations et des prises d'eau municipales dans les communes de moins de 3000 habitants. La portée sociale de cette entreprise apparaît à l'évidence si l'on considère que 10,8 % seulement de la population du pays est pourvue en eau potable. Le Catholic Relief Service, le FISE, l'OPS, l'OMS et l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique collaborent déjà à l'exécution de certains projets pilotes d'approvisionnement des agglomérations rurales. Les fonds alloués à l'action sanitaire ont permis de développer les autres programmes et projets, en recourant aux moyens habituels tant dans le cadre des services de santé que dans d'autres secteurs de la collectivité. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, le Gouvernement paraguayen fait "La santé du peuple est la loi suprême ". Et s'il y a une plus que jamais sienne cette devise chose dont nous sommes absolument sûrs, c'est que nous ne relâcherons jamais nos efforts car, comme "Un peuple sain et fort est le fondement du progrès ". l'a dit notre Président : :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Hongrie. :
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Merci, Docteur Godoy. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez -moi Le Professeur FARADI (Hongrie) tout d'abord de vous présenter, Monsieur le Président, au nom de la délégation hongroise, mes félicitations pour votre élection à cette charge élevée, et de féliciter également les membres du présidium à l'occasion de leur élection. J'adresse à M. le Directeur général, le Dr Candau, à ses collaborateurs et à tous les délégués ici présents mes salutations cordiales, en souhaitant que notre conférence soit couronnée de succès. Quant à mon pays, la Hongrie, il a célébré le 4 avril passé le vingt -septième anniversaire de sa libération. Pendant la période écoulée, l'économie nationale hongroise a enregistré un développement considérable, ce qui a permis l'augmentation du niveau de vie de la population et le développement important du service sanitaire. Par exemple, à la fin de 1971, on comptait uh médecin pour 424 habitants. L'état de santé de la population a pris bonne tournure au cours des dix premiers mois de 1971, mais l'épidémie de grippe qui a causé deux millions de cas de maladie aux mois de novembre et décembre a créé de graves soucis et imposé de grandes charges au service de santé. Au cours de l'année 1971 nous avons pris de nouvelles mesures dans le domaine de l'hygiène du milieu, particulièrement dans le but de diminuer la pollution de l'air et de l'eau. Des experts hongrois
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en génie sanitaire ont pris leur part dans l'amélioration de la situation de la santé internationale en 1971 tout comme les années précédentes. Par suite de la modification de la Constitution hongroise survenue au mois d'avril passé, les articles relatifs à la santé ont été également modifiés et conçus en ces termes :
"La République populaire hongroise assure à ses citoyens grité corporelle et de la santé."
la protection de la vie, de l'inté-
"Dans la République populaire hongroise les citoyens ont droit à la protection de leur vie, de leur intégrité corporelle et de leur santé." "La République populaire hongroise réalise ce droit par l'organisation de la protection du travail, des institutions sanitaires et des soins médicaux, ainsi que de l'environnement humain." Outre cela, une loi sur la santé a été promulguée, aux termes de laquelle, dans le cadre de l'assistance curative et préventive, les citoyens ont droit à bénéficier gratuitement de l'examen médical, des soins médicaux nécessaires, y compris les soins qui leur conviennent dans les établissements hospitaliers, ainsi que des soins obstétricaux et du transport par ambulance. Monsieur le Président, il existe toujours une série de problèmes de caractère politique international qui empêchent le développement de la santé internationale et la solution des problèmes sanitaires du monde. Parmi les problèmes de nature politique, les conflits armés existant même en 1971 ont eu une gravité extrême, comme l'agression contre les peuples de l'Indochine, la situation tendue au Proche- Orient et la lutte qui a conduit à l'indépendance du Bangladesh. C'est avec une grande satisfaction que la délégation hongroise donnera son vote pour l'admission de ce pays à la qualité de Membre de plein droit de l'OMS. En Europe, il est vrai, on peut voir certains signes propices de la consolidation de la paix et de la sécurité. En connexion avec ce sujet, la délégation hongroise prend note avec satisfaction de l'élaboration et de l'adoption de l'accord international sur l'interdiction de la production et sur la destruction des stocks d'armes bactériologiques. Ma délégation tient à rendre hommage à l'OMS qui a apporté sa contribution précieuse à l'élaboration de cet accord. Nous souhaitons que l'accord entre le plus tôt possible en vigueur. Or, nous devons constater une fois de plus avec regret que dans une institution humanitaire comme l'est l'OMS, des réflexions politiques peuvent emêcher la réalisation du principe de l'universalité énoncé dans la Constitution de l'OMS, et que la République Démocratique Allemande n'est pas encore devenue Membre de plein droit de l'Organisation. Je dois faire la môme constatation en ce qui concerne l'admission de la République populaire démocratique de Corée en qualité de Membre de plein droit de l'OMS. Ces pays continuent à être tenus, pour des raisons politiques, à l'écart de l'OMS, ce qui ne peut que diminuer l'autorité de l'Organisation et porter préjudice à 1*éfficacité de son activité. Nous osons espérer que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, tout en tenant compte des exigences des idées humanitaires de la Constitution et tout en évaluant d'une façon raisonnable la situation réelle créée en Europe, admettra enfin la République Démocratique Allemande parmi ses Membres; nous considérons comme l'indice d'une telle évaluation réelle de la situation le fait que le Directeur général a bien voulu inviter le Gouvernement de ce pays à envoyer une délégation en qualité d'observateur à la présente Assemblée mondiale de la Santé. Ma délégation s'associe pleinement à ce que le Directeur général a souligné dans son rapport sur l'activité de l'Organisation en 1971 en matière d'universalité de notre organisation, notamment que la possibilité devrait être donnée, sans égard aux aspects politiques, à tout pays de devenir Membre de plein droit de l'OMS. En même temps, ma délégation a enregistré avec satisfaction le fait que la présente Assemblée mondiale de la Santé a rétabli dans ses droits légitimes la République populaire de Chine au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous trouvons très intéressant le Rapport du Directeur général, le Dr Candau, concernant l'activité de l'OMS en 1971 et les objectifs futurs à obtenir. Nous sommes parfaitement d'accord sur ce que le Dr Candau a souligné en ces termes "Il est vrai, certes, qu'en l'absence d'une infrastructure sanitaire de base adéquate il n'est pas possible d'appliquer les méthodes modernes de lutte contre les maladies, et que l'emploi de ces méthodes demeure difficile aussi longtemps que les conditions économiques et sociales n'ont pas atteint un certain niveau ". Parallèlement à cela, il faut continuer la réalisation de la tâche gigantesque consistant à fournir à chaque individu de l'eau potable saine et à améliorer les systèmes d'élimination des déchets liquides et solides. De même, nous sommes pleinement d'accord sur la constatation que noua devons augmenter et intensifier les recherches scientifiques. Nous pensons aussi qu'il faut continuer à chercher les méthodes visant à améliorer l'efficacité du travail de l'OMS et l'évaluation et le contr8le de l'activité en cours. Monsieur le Président, avant de terminer mon intervention, jevoudrais dire quelques mots sur ce que nous pensons des incidences de la crise monétaire internationale et surtout de la dévaluation du dollar. La dévaluation du dollar en 1971 a perturbé la situation financière de l'OMS aussi, et a provoqué la menace d'imposer aux Etats Membres de l'Organisation des charges financières de plus en plus lourdes. Ma délégation trouverait injuste d'imposer à des Etats Membres de l'OMS les charges supplémentaires résultant de la dévaluation du dollar. :
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Quant aux relations entre la Hongrie et l'OMS, je dois dire qu'au cours de 1971 elles se sont resserrées davantage et qu'elles se sont enrichies dans leur contenu. Notre gouvernement a offert gratuitement à l'Organisation, en 1971 une fois de plus, 500 000 doses de vaccin antivariolique lyophilisé. Or nous trouvons regrettable que, quoique la République populaire hongroise ait offert à plusieurs reprises à l'OMS des conférenciers universitaires et d'autres spécialistes, on n'y a fait appel que dans une faible mesure jusqu'à présent. Dans le souci d'aider les pays en voie de développement, nous avons offert d'organiser des cours pour former par exemple des experts pour le contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques ou bien pour la culture et l'exploitation des plantes médicinales. Nous espérons que cette fois l'Organisation aura recours à notre volonté d'aide. Monsieur le Président, pour terminer, ma délégation souhaite que la présente Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, tout comme les précédentes, contribue d'une façon efficace au progrès de la santé du monde entier, mais surtout à l'essor de la situation sanitaire des pays en voie de développement. C'est dans cet esprit que je souhaite à la conférence, au nom de la délégation hongroise, du bon travail et des succès. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Honduras. :
Merci, Professeur Farádi. Je donne maintenant la
Le Dr PIIThDA (Honduras) (traduction de l'espagnol) : Monsieur le Président, au nom de ma délégation, je voudrais vous féliciter de votre élection, comme je tiens à féliciter le Directeur général pour son excellent rapport. Mes félicitations aussi aux pays que l'OMS a cette année admis parmi ses Membres. Qu'il me soit permis de résumer ici les principes fondamentaux qui orientent la politique de mon pays dans le domaine de la santé. Cette politique s'appuie sur l'article premier du Code sanitaire de la République du Honduras, article qui est ainsi conçu "La santé est un bien collectif, et il est du devoir de l'Etat et des individus de la promouvoir, de la protéger et de la restaurer ". Sur ces trois chapitres, le Code établit dans le détail les droits et les devoirs de chacun. C'est au Ministère de la Santé publique qu'il appartient d'édicter les mesures nécessaires pour que le triple objectif fixé par le Code sanitaire soit entièrement atteint. Tous les habitants du pays ont droit à la santé, mais ce droit entraîne pour chacun et pour tous l'obligation de participer à sa défense d'une manière organisée. Ainsi, le Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale, par l'entremise des organismes techniques qui en dépendent, veillera à ce que l'exercice de ce droit soit partagé également entre toutes les collectivités et s'efforcera d'intégrer dans la communauté les groupes marginaux. Le Ministère, pour sa part, instituera la Direction nationale de la Santé qui aura la charge d'assurer à tous les habitants, dans des conditions de pleine égalité, des soins médicaux efficaces et suffisants. Le Code prévoit en outre que les services sanitaires seront consolidés et étendus aux régions ou aux groupes qui n'en bénéficient pas encore. Dans le même dessein, la nation devra tirer tout le parti possible des maigres ressources dont elle dispose dans le domaine de la santé. Ces ressources seront utilisées avec ordre et méthode, suivant un plan qui permette de les exploiter au mieux. Le processus de création de la Direction nationale de la Santé débutera par la coordination des services existants, et se poursuivra par étapes successives à court et à moyen terme. Le plan national de santé fait partie intégrante du plan de développement économique et social; la coordination avec les autres secteurs - logement, éducation, etc. - est assurée par le Conseil supérieur de la Planification économique. Il reste que les objectifs visés ne pourront être atteints que si le pays parvient à franchir toute une série d'obstacles que dressent les conditions économiques, sociologiques et culturelles du moment. Aussi le Gouvernement va -t -il poursuivre l'oeuvre de décentralisation technique et administrative en accordant une plus grande autonomie de gestion aux services de district et aux services locaux qui sont placés sous leur responsabilité. Etant donné, que l'action de santé publique dépend principalement des équipes sanitaires, nous devons reconnaître l'importance de leur rôle et les former en conséquence. Les personnels auront donc la possibilité de s'instruire et aussi de participer aux tâches prévues par le Ministère de la Santé publique conformément aux orientations du plan. L'éducation sanitaire aura une place de choix, qui permettra à la collectivité d'exprimer ses besoins et de prendre part aux activités qui marqueront une première étape dans l'exercice du droit A la santé. Il nous faut cependant reconnaître que des limitations qui nous empêchent d'étendre notre champ d'action, surtout dans les zones rurales, tiennent en grande partie au budget plus qu'à toute autre cause. C'est dire que les problèmes ne pourront être résolus qu'à long terme, dans le cadre du plan de développement économique et social. Nous nous efforcerons néanmoins d'assurer entre les :
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régions une distribution équitable de nos maigres ressources et d'en rationaliser l'emploi. Sur ce dernier point, nous mettrons à profit l'assistance technique que nous offrent les différents organismes internationaux, en particulier l'OPS /OMS et le FISE. Pour que les problèmes de santé reçoivent toute l'attention qu'ils méritent, d'autres ministères se verront confier certaines fonctions qui incombaient jusqu'à présent au Ministère de la Santé publique sans que, pour autant, ce dernier abandonne son rôle de guide pour tout ce qui touche à la politique sanitaire. Dans le domaine de la santé, nous en sommes parfaitement conscients, il n'est pas d'activité mineure; toutefois, nous avons jugé nécessaire de donner la priorité à certaines tâches protection maternelle et infantile, lutte contre les maladies transmissibles, assainissement et réadaptation. Le plan de santé publique - et c'est en cela qu'il est réaliste - n'exige, en partie du moins, que des ressources relativement modestes, car le pays ne dispose pas de grands moyens, et je ne parle pas seulement des moyens financiers mais aussi des techniciens qualifiés, Il nous faut donc mieux exploiter le peu de ressources dont nous disposons tout en visant plus haut et plus loin, et c'est dans ce sens que le plan sera exécuté. Pour la bonne marche de l'entreprise, nous nous appuierons sur une division rationnelle du travail dans tous les départements, districts et services sanitaires afin de concentrer l'action sur l'élaboration de normes, la coordination et l'intégration des activités, la lutte contre les maladies transmissibles, l'assainissement, la protection maternelle et infantile, pour ne citer que quelques exemples. Il en résultera un certain transfert des tâches à l'échelon local en même temps qu'une intensification des activités d'appui à tous les échelons, aussi bien local que régional ou national. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Tunisie. :
: Merci, Docteur Pineda. Je donne maintenant la parole
Le Dr HACHICHA (Tunisie) Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord vous présenter, au nom de mon gouvernement et en mon nom personnel, mes sincères félicitations pour votre élection à la tête de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, et féliciter aussi de leur élection les Vice -Présidents et les Présidents des deux grandes commissions ainsi que les membres du Bureau. Votre vaste connaissance des problèmes de la santé publique et les nombreux et précieux services à que vous de cette assemblée une garantie de succès. Je vous prie de croire à notre entière coopération dans les débats de cette assemblée. Vous avez exprimé, Monsieur le Président, dans votre admirable discours, le voeu de voir s'établir la paix dans le monde et une large coopération s'instaurer entre les pays dans tous les domaines et notamment celui de la santé qui nous préoccupe fondamentalement. J'ose espérer que l'appel que vous avez lancé pour la paix sera entendu, surtout à ce moment précis de l'histoire du monde. Je souhaite qu'il soit tenu compte de la situation grave dans laquelle se trouvent aujourd'hui les réfugiés de Palestine victimes d'un colonialisme aveugle. L'Organisation mondiale de la Santé est, plus que quiconque, responsable de la santé des populations arabes des territoires occupés. Tous les efforts doivent être faits par notre organisation en vue de la protection de la santé des populations de ces territoires en attendant le règlement définitif de ce problème qui ne peut trouver sa solution que dans l'application de la résolution du Conseil de Sécurité de novembre 1967. Pour ce qui est du deuxième point, la coopération entre les peuples, je pense, Monsieur le Président, que le besoin ne s'en est jamais fait sentir avec autant d'acuité et nous sommes convaincus de la nécessité de lui accorder le maximum d'ampleur, Dans le domaine qui nous préoccupe, celui de la santé, nous voudrions qu'elle soit plus agissante et plus efficace pour répondre aux besoins réels de l'amélioration de la santé. Or la situation qui se dégage des rapports de nos éminents collègues laisse entrevoir des difficultés qui constituent un obstacle majeur à la réalisation de nos objectifs, et ce en particulier dans les pays en voie de développement, ces pays qui ont à faire face à tous les problèmes à la fois formation des cadres, lutte contre les maladies transmissibles - dont nous connaissons tous les difficultés parfois insurmontables -, renforcement des services sanitaires, protection de la mère et de l'enfant qui est capitale, planification de la famille, etc. Ces pays, dis -je, ont réellement besoin d'aide efficace, qu'ils devraient pouvoir trouver non seulement auprès de l'Organisation mondiale de la Santé mais aussi, et d'une manière plus large, auprès des pays hautement structurés, Tous ces problèmes, Monsieur le Président, méritent d'étre étudiés davantage, car ils constituent pour nous des préoccupations importantes et nous incitent à réviser nos conceptions. Nos demandes doivent être considérées dans leur ensemble comme un moyen de résoudre les problèmes de santé, non seulement dans les limites de nos territoires respectifs, mais comme une défense générale contre telle ou telle maladie transmissible qui ne peut être tenue pour éradiquée dans les pays développés que si elle l'est aussi dans le reste du monde. Puissent les conseils de sagesse qui se dégagent de votre discours, Monsieur le Président, retenir l'attention des honorables :
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délégués à cette auguste assemblée qui symbolise la solidarité et la fraternité humaine. Pour la réalisation que nous voudrions rapide de tous les programmes qui ont été si brillamment passés en revue par M. le Directeur général, il y a donc lieu d'associer davantage les pays développés à l'effort commun si nous voulons réellement relever le niveau sanitaire des populations dans les pays du tiers monde. L'assistance à ces pays devra être nécessairement repensée en vue de son renforcement dans tous les domaines de la santé publique, quantitativement et qualitativement. Dans son rapport, M. le Directeur général a notamment mis l'accent sur la recherche médicale, Nous ne pouvons que nous féliciter de cette heureuse initiative qui contribuera à l'avancement de nos connaissances de bon nombre de maladies et de moyens de lutte à utiliser efficacement contre ces maladies. Parallèlement à ce travail fondamental de recherche, il y a lieu de renforcer les laboratoires nationaux de santé publique qui souffrent d'un manque flagrant de biologistes et de personnel spécialisé de laboratoire, Aucun travail sérieux ne peut être fait dans le domaine de l'épidémiologie sans le concours précieux de ce personnel. Or beaucoup de pays en voie de développement, dont le mien, seraient certainement mieux à même de contrôler les maladies transmissibles s'ils pouvaient disposer d'un nombre plus important d'hommes de laboratoire. Voilà un secteur qui pourrait susciter une plus ample assistance des pays nantis. Je me permets d'attirer sur ce sujet l'attention à la fois de M. le Directeur général et des honorables délégués, avec l'espoir qu'ils voudront bien trouver une solution à ce problème. Monsieur le Président, dans mon pays les services de santé publique se renforcent d'une année à l'autre et l'intégration de ces services vient d'être décidée après une étude approfondie par un conseil supérieur de la santé publique. Conscient que l'intégration est la méthode la plus efficace pour une meilleure utilisation des moyens disponibles et l'amélioration des services de santé publique dans les zones rurales, mon gouvernement vient d'autre part de prendre des options fondamentales en matière de santé publique en donnant à la médecine préventive et sociale une place de choix dans les activités de santé. Les campagnes de masse se poursuivent et se déroulent dans de bonnes conditions grâce à la participation efficace de l'OMS. Ma délégation saisit cette occasion pour remercier vivement M. le Dr Candau, Directeur général, et M. le Directeur régional pour la bienveillance avec laquelle ils ont toujours examiné nos problèmes de santé publique et pour l'assistance que l'OMS accorde à mon pays, Je remercie également les organisations internationales et les pays amis qui nous aident dans la réalisation de nos programmes de santé publique. Enfin et pour terminer, Monsieur le Président, ma délégation se joint à celles des pays de langue arabe pour demander que cette langue soit utilisée comme langue officielle de l'Assemblée au même titre que celles qui sont utilisées actuellement. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Togo. :
:
Merci, Docteur Hachicha. Je donne maintenant la
Le Dr D'ALMEIDA (Togo) Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, la délégation togolaise est heureuse de s'associer aux éminents orateurs qui se sont succédé pour vous féliciter, Monsieur le Président, à l'occasion de votre brillante élection à la présidence de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Elle est persuadée que votre longue expérience des vicissitudes des différentes sessions de notre organisation, votre profonde connaissance des usages de cette dernière et des problèmes sanitaires mondiaux constituent une garantie sûre du succès de nos travaux. Je voudrais aussi, au nom de ma délégation, adresser mes vives félicitations aux cinq Vice -Présidents qui tous méritent largement la confiance que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale leur a faite. Il faut espérer que les uns et les autres apporteront le meilleur d'eux -mêmes pour nous permettre d'atteindre avec le plus de chance possible le but que nous poursuivons en nous réunissant ici. S'agissant du Rapport annuel qui nous a été présenté par le Directeur général de l'OMS, ma délégation se plait à souligner tout l'intérêt qu'elle lui accorde et se félicite de l'occasion qui lui est ici donnée d'apprécier l'importance que revêtent les problèmes sanitaires dans le monde et l'effort on ne peut plus remarquable que l'OMS déploie pour amener la communauté internationale au plus haut niveau de santé possible. Il m'est agréable d'associer ma délégation à toutes celles qui l'ont précédée pour adresser au Directeur général un vibrant hommage pour la haute compétence avec laquelle il ne cesse de diriger notre organisation. Grâce à ses connaissances approfondies des multiples et complexes problèmes de santé mondiale, les techniques d'approche préconisées au cours de nos réunions progressent dans un sens bien favorable. Dans le Rapport précis et clair qu'il vient de nous présenter sur les activités de l'OMS en 1971, il importe pour mon pays de souligner l'importance qu'il attache à la question de la lutte contre les maladies transmissibles, qui constituent encore pour nous un problème majeur de santé publique. Dans ce domaine, notre attention s'est largement portée sur l'onchocercose qui continue d'être un frein sérieux au développement socio- économique des régions les plus riches de mon pays, Le problème de l'hygiène du milieu a également particulièrement retenu notre attention. A ce propos, le Gouvernement togolais reste reconnaissant à l'OMS et au FISE pour l'assistance qu'ils
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ne cessent de lui apporter en lui permettant de résoudre les questions d'approvisionnement en eau des collectivités rurales, de disposition des excreta par la construction de latrines, d'évacuation des déchets, etc. Signalons en passant que le programme de développement des services de santé de base se déroule dans des conditions satisfaisantes. L'une des plus grandes difficultés qui paralysent la réalisation des programmes sanitaires dans les pays en voie de développement est l'insuffisance de la main -d'oeuvre sanitaire C'est pourquoi la République togolaise attache le plus grand intérêt au problème de la formation du personnel. Actuellement le personnel paramédical de nos services, comprenant les sages -femmes, les infirmiers et infirmières, les assistants d'hygiène et les laborantins, est formé sur place tandis que des préparatifs sont en cours pour l'ouverture prochaine d'une école de formation de personnel auxiliaire. Mais le problème du cadre médical reste posé, du fait que jusqu'à ces derniers temps il a toujours fallu avoir recours aux établissements étrangers pour la formation de cette catégorie de personnel, encore que la plupart des médecins ainsi formés à l'étranger, une fois leurs études terminées, refusent de rejoindre leur pays. C'est pourquoi le Gouvernement togolais a décidé la mise en place de sa propre faculté de médecine. Cet établissement, qui a ouvert ses portes avec l'année universitaire 1971/72, nous aidera, nous en sommes convaincus, à résoudre ce problème. Je ne terminerai pas sans saisir l'occasion qui m'est ici offerte pour adresser à l'OMS, à son dynamique Directeur général, le Dr Candau, à ses éminents collaborateurs, tant ceux du Siège et ceux des bureaux régionaux que ceux qui travaillent sur le terrain, les sincères remerciements de la République togolaise pour l'assistance que les uns et les autres ne cessent de lui apporter dans tous les domaines, et réitérer une fois de plus son attachement aux idéaux on ne peut plus nobles de notre organisation. ,
Le PRESIDE Nf (traduction de l'anglais) Merci, Docteur d'Almeida. Je vois qu'arrive l'heure de nous séparer. Comme je l'ai fait la nuit dernière, mais plus sincèrement encore, j'adresse mes remerciements à tous ceux qui ont bien voulu prendre part à cette séance tardive, et tout spécialement aux délégués qui sont intervenus au début et qui sont restés, vaille que vaille, jusqu'à la fin. Grâce à eux, nos travaux ont certainement fait un grand pas en avant. Mais je dois remercier aussi ceux qui sont venus sans avoir à prononcer de discours. A tous je souhaite un week -end agréable et reposant et j'espère vous retrouver lundi matin à 9 h.3O, en commission. La séance est levée. :
La séance est levée à 22 11.55,
NEUVIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 17 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :
La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Comme vous le savez, il vous appartient essentiellement aujourd'hui d'élire les Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. C'est le point 1.13 de l'ordre du jour. Pendant le décompte des voix, nous examinerons les premier et deuxième rapports de la Commission B et terminerons la discussion générale des points 1.10 et 1.11. Cependant, avant d'aborder le point 1.13, nous devons examiner le deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie hier pour examiner les pouvoirs du Congo et du Qatar, Etat qui est devenu Membre à part entière de l'Organisation le 11 mai 1972 après avoir été pendant de nombreuses années Membre associé. J'invite maintenant M. l'Ambassadeur Tarcici, Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, à monter à la tribune pour donner lecture de ce rapport, contenu dans le document A25/49, qui a été distribué ce matin.
Le Dr Tarcici (Yémen), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 608). Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Quelqu'un a -t -il des observations à présenter au sujet du rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs ? En l'absence d'observations, je présume que l'Assemblée désire adopter ce deuxième rapport. Il en est ainsi décidé. Il m'est particulièrement agréable de souhaiter, au nom de l'Organisation mondiale de la Santé, la bienvenue au Qatar qui est devenu Membre à part entière de l'Organisation mondiale de la Santé et j'adresse mes voeux les plus sincères à sa délégation. Nous sommes extrêmement heureux de compter le Qatar parmi les Membres à part entière de l'Organisation et de le voir faire partie de la Région de la Méditerranée orientale. :
2.
ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le point suivant de notre ordre du jour est le point 1.13 - Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le document A25/45, qui a été distribué il y a plus de 24 heures, contient le rapport du Bureau de l'Assemblée où figure la liste des douze Membres désignés conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée. En vertu de cet article, le Bureau a recommandé, parmi les douze Membres désignés, les noms de huit Membres qui, s'ils étaient élus, assureraient à l'ensemble du Conseil une distribution équilibrée. Y a -t -il des observations ? Je donne la parole au délégué de l'Argentine. Le Professeur BREA (Argentine) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation de l'Argentine apprécie le grand honneur et la confiance que lui fait le Bureau de l'Assemblée en la proposant pour désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. L'Argentine a toujours aspiré à assumer de hautes responsabilités au sein des organes techniques de l'Organisation mondiale de la Santé et l'a prouvé en l'occurrence en demandant à être investie de cette mission, parce qu'elle a vocation à servir et qu'elle dispose d'hommes possédant les qualités techniques et morales pour s'en acquitter. Cependant, dans le cas présent, l'Argentine a décidé de renoncer à cet honneur et souhaiterait le faire en faveur de la Colombie. En effet, au cours d'une réunion privée, les délégations des pays du groupe latino- américain ont décidé de porter leur choix sur ce pays frère. L'Argentine approuve ce choix et, en le confirmant ainsi, elle reste fidèle à l'attitude qu'elle adopte en faveur de l'unité américaine et à la solidarité et à la sympathie qu'elle éprouve à l'égard du peuple colombien. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Guatemala.
:
Merci, Professeur Brea. La parole est maintenant au
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Le Dr UCLES (Guatemala) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation du Guatemala tient également à préciser qu'elle aurait attaché beaucoup de prix, notamment en la présente occasion, à désigner une personne pour siéger au Conseil exécutif, d'autant qu'elle est pleinement consciente des hautes responsabilités de cet organe. Cependant, comme l'a expliqué le délégué de l'Argentine, le groupe des nations latino- américaines s'est réuni et, selon les règles mêmes de répartition géographique en vigueur à l'Assemblée de la Santé, il a été décidé qu'en l'occurrence ce serait la Colombie qui représenterait les Amériques pour désigner une personne appelée à faire partie du Conseil exécutif. Aussi, à la suite de cette décision de la majorité des pays latino- américains, notre pays confirme -t -il pleinement l'appui accordé par l'ensemble du bloc latino- américain, lui -même compris, en faveur de la prise en considération par l'Assemblée mondiale de la Santé de la candidature de la Colombie comme représentant géographique de cette partie du monde. Notre pays se réserve la possibilité de poser ultérieurement sa candidature pour pourvoir à ces hautes et honorifiques fonctions. Merci, Docteur Uclés. Y a -t -il d'autres observations ? Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je donne la parole au délégué de la Colombie. :
Au nom de mon pays, je remercie le Le Dr GARCES (Colombie) (traduction de l'espagnol) délégué de l'Argentine de s'être désisté en faveur de la Colombie de sa candidature au Conseil exécutif de notre organisation. Ce geste témoigne de la noblesse des sentiments qui caractérisent ce grand pays de l'hémisphère austral, orgueil des Amériques, en même temps qu'il confirme la solidarité de nos pays et l'identité des buts que nous poursuivons. Je tiens aussi à remercier l'honorable délégué du Guatemala des paroles qu'il a prononcées pour appuyer la candidature de la Colombie et je remercie une fois encore les pays de la Région des Amériques qui ont porté leur choix sur la Colombie pour remplir la vacance qu'ouvre cette année l'expiration du mandat des Etats -Unis. Enfin, Monsieur le Président, je demande à tous les délégués qui assistent à cette séance plénière de nous accorder leur suffrage et je puis les assurer que la Colombie saura se montrer digne de leur confiance. Nous les en remercions d'avance. :
Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Quelqu'un a -t -il Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) d'autres observations à présenter ? En l'absence d'observations, l'élection va donc maintenant avoir lieu au scrutin secret. Permettez -moi de vous rappeler le nom des huit Membres dont le dans la Région africaine, la République Centrafricaine et la Haute mandat vient à expiration Volta; dans la Région des Amériques, les Etats -Unis d'Amérique; dans la Région de la Méditerranée orientale, Chypre; dans la Région européenne, l'Algérie et la Bulgarie; dans la Région de l'Asie du Sud -Est, le Népal; dans la Région du Pacifique occidental, le Japon. J'appelle maintenant votre attention sur les articles de la Constitution et du Règlement intérieur qui concernent cette élection et le mode de scrutin. Il s'agit des articles 18 b), 24 et 25 de la Constitution et des articles 98, 100 et 101 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Quelqu'un a -t -il des questions à poser au sujet de ces articles de la Constitution et du Règlement intérieur ? Il n'y en a pas. Pour éviter tout malentendu, je rappelle que les huit noms doivent être choisis parmi les Afghanistan, Argentine, Colombie, Gambie, Guatemala, douze proposés par le Bureau, à savoir Hongrie, Indonésie, Niger, Nouvelle -Zélande, Philippines, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Zaire. Vous ne pouvez donc voter que pour les Membres que je viens d'énumérer, en d'autres termes vous devez limiter votre vote à ces Membres. Je vais maintenant demander que l'on distribue les bulletins de vote. Pour vous faciliter la tâche, le bulletin du vote comprend, dans l'ordre alphabétique français, la liste des douze Membres établie par le Bureau. Les huit Membres dont le nom est souligné sont ceux dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une distribution équilibrée des sièges au Conseil dans son ensemble. Je vous rappellerai toutefois que, dans la déclaration qu'il vient de faire, le délégué de l'Argentine a exprimé le voeu qu'en dépit de la suggestion faite par le Bureau de l'Assemblée dans le document A25/45, ce soit la Colombie et non son_pays qui devienne l'un des huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Etant donné les déclarations très nettes faites par les délégués de l'Argentine, du Guatemala et de la Colombie, toutes les délégations qui se disposaient à voter pour l'Argentine entendront peut -être reporter leur suffrage sur la Colombie, ce en quoi non seulement ils tiendraient compte des désirs de l'Argentine et du Guatemala, mais encore ils préserveraient cette répartition géographique des membres du Conseil exécutif à laquelle le Bureau a voulu, de toute évidence, accorder une si louable attention. Compte tenu du retrait de la candidature de l'Argentine et de son remplacement par celle de la Colombie, vous voudrez bien indiquer votre choix en mettant une croix dans les cases appropriées. Vous devez voter pour huit, ni plus ni moins, des douze Membres. Tout bulletin sur lequel le nombre des pays marqués d'une croix serait inférieur ou supérieur à huit ou porterait le nom de pays ne figurant pas dans : :
:
NEUVIEME SEANCE PLENIERE la liste de douze noms établie par le Bureau sera considéré comme nul. Les délégations seront appelées à la tribune dans l'ordre alphabétique français. Je vais maintenant tirer au sort la lettre indiquant la délégation qui votera la première. Il s'agit de la lettre "R ". Il me faut cependant commencer par désigner deux scrutateurs. Puis -je demander au Dr de Coninck, de la Belgique, et au Dr Molapo, du Lesotho, d'avoir l'amabilité de se charger ce cette tâche et de venir à la tribune ? Les deux scrutateurs prennent place à la tribune.
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Je suis navré mais je ne peux maintenant accorder la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole que pour une motion d'ordre. Les bulletins de vote ayant été distribués et le scrutin ayant en fait commencé, il ne peut être interrompu que pour une motion d'ordre. Le délégué qui a demandé la parole veut -il présenter une motion d'ordre ? Personne ne demande la parole, poursuivons. Toutes les délégations ont -elles reçu leur bulletin de vote ? Que celles qui ne l'ont pas reçu veuillent bien lever leur carte pour qu'il leur soit remis. Je présume que toutes les délégations ont reçu un bulletin de vote, si bien que nous allons procéder au vote. :
Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'.ordre alphabétique français comme suit, en commençant par la République Arabe Libyenne :
République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, République Centrafricaine, République de Corée, République démocratique populaire du Yémen, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie, Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Barbade, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israel, Italie, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, Koweit, Laos, Lesotho, Liban, Libéria, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Oman, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Toutes les délégations ont -elles été appelées à la tribune ? Monsieur le délégué de la République Dominicaine, avez -vous un bulletin de vote ? Veuillez venir à la tribune. Conformément à l'article 76 du Règlement intérieur, je demanderai au Dr Aldea, Vice -Président, d'assister au décompte des votes; nous serons ainsi à même de poursuivre nos travaux. Le décompte des votes se fera dans la salle XI. Je vous rappelle que les délégations ont accès à cette salle et peuvent assister au décompte des votes. Cependant, avant que les scrutateurs ne quittent la salle de l'Assemblée, il leur faudra s'assurer en notre présence que le nombre total de bulletins de vote correspond bien au nombre des délégués qui sont venus à la tribune déposer leur bulletin. Je leur demanderai donc de bien vouloir vérifier le nombre des bulletins de vote. Le délégué de la République Arabe Libyenne me fait savoir qu'il demande la parole pour une motion d'ordre. :
Le Dr ABDULHADI (République Arabe Libyenne) (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le Président. J'ai demandé la parole pour poser une question de procédure. Les scrutateurs n'ont pas préparé l'urne destinée à recevoir les bulletins à temps pour le vote de la première délégation. L'urne n'avait pas encore été fermée par les scrutateurs et ne se trouvait pas à sa place habituelle. J'aimerais savoir si cela affectera en quoi que ce soit la validité des bulletins de vote qui ont été déposés à ce moment -là. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à cette question.
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Je vais demander à M. le Directeur général de répondre
Merci, Monsieur le Président. Je prie Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) l'Assemblée d'excuser l'erreur que vient de nous signaler le délégué de la République Arabe Libyenne. Son vote a été reçu et je ne crois pas qu'il y ait le moindre doute quant à la validité du scrutin. Un seul bulletin de vote avait été déposé dans l'urne avant qu'elle soit fermée et que la clef en soit remise au Président. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La réponse du Directeur général satisfait -elle le délégué de la République Arabe Libyenne ? Il fait signe qu'il est satisfait. Messieurs les scrutateurs, voulez -vous vérifier si le nombre des bulletins de vote est bien conforme à celui des délégués qui sont venus à la tribune déposer leurs bulletins ? Les scrutateurs comptent les bulletins de vote.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance reprend. Je suis au regret de vous informer que le nombre de bulletins de vote ne coincide pas avec le nombre de délégués qui sont venus à la tribune; il manque un bulletin de vote. En conséquence, nous allons devoir reprendre la procédure et voter à nouveau. J'en suis navré. Vous vous souvenez de ce qui vous a été dit tout à l'heure. Je ne vais donc pas le répéter et je me bornerai à vous rappeler le généreux désistement de l'Argentine en faveur de la Colombie. Je vais demander aux huissiers de distribuer un deuxième jeu de bulletins de vote. Veuillez suivre la même procédure que la première fois. Vous avez observé l'urne. Puis -je maintenant demander si tous les délégués ont reçu un bulletin de vote ? Si ce n'est pas le cas, que les délégués en cause veuillent bien lever la carte portant le nom de leur pays. Nous allons donc procéder au vote, en commençant par la lettre "R ". :
Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique français comme suit, en commençant par la République Arabe Libyenne :
République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, République Centrafricaine, République de Corée, République démocratique populaire du Yémen, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie, Thallande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie, Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Barbade, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Hayti; Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israel, Italie, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, Kowelt, Laos, Lesotho, Liban, Libéria, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Oman, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Puis-je maintenant demander s'il est une délégation qui n'a pas été appelée à la tribune ? Je ne vois aucune indication qui puisse le faire penser. Je vais donc demander aux scrutateurs de vérifier le nombre des bulletins de vote. :
Les scrutateurs comptent les bulletins de vote. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Tout est en ordre. Je vais donc demander aux scrutateurs de procéder au décompte des voix sous la surveillance du Vice -Président, le Dr Aldea. Les délégués qui le désirent peuvent assister à cette opération. :
3.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous examinerons maintenant le premier rapport de la Commission B, contenu dans le document A25/47, qui a été distribué ce matin. Le rapport contient trois projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un par un. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la première résolution, intitulée "Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1971, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la deuxième résolution, intitulée "Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972 (fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement)" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la troisième résolution, intitulée "Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée.
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Il nous reste à approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation du rapport dans son ensemble ? En l'absence d'objections, le premier rapport de la Commission B est approuvé.' 4.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Vous trouverez le deuxième rapport de la Commission B Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) dans le document A25/48, qui a également été distribué ce matin. Ce rapport contient six projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un par un. La première résolution est intitulée "Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972 (charges supplémentaires résultant des modifications de la situation monétaire internationale et fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement) ". Je tiens à rappeler aux délégués qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur, toute décision portant sur le montant de prévisions budgétaires supplémentaires doit être prise à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Je vais maintenant mettre la résolution aux voix. Les délégués en faveur de la résolution veulent -ils bien lever leur carte ? Merci beaucoup. Les délégations opposées à la résolution veulent -elles bien lever leur carte ? Merci beaucoup. Y a -t -il des abstentions ? Veuillez lever votre carte. Merci. nombre de Membres présents et votants, 98; majorité des Le résultat du vote est le suivant deux tiers, 66; pour, 98; contre, néant; abstentions, 7. La résolution a recueilli la majorité des deux tiers. Je tiens à rappeler aux délégués que le nombre des Membres présents et votants ne comprend que ceux qui votent affirmativement ou négativement; les abstentions ne sont pas comptées. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter les deuxième et troisième résolutions du deuxième rapport de la Commission B, intitulées "Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de ces résolutions ? En l'absence d'objections, les résolutions sont adoptées. La quatrième résolution est intitulée "Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 ". Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La cinquième résolution est également intitulée, comme la quatrième, "Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 ". Y a -t -il des objections à l'encontre de cette résolution ? Je constate qu'il n'y en a pas. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la sixième et dernière résolution, intitulée "Barème des contributions pour 1973" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à l'approbation de ce rapport ? En l'absence d'objections, le deuxième rapport de la Commission B est approuvé.' :
5.
DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -HUITIEME ET QUARANTE NEUVIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1971 (suite) :
Nous allons maintenant aborder ou plutôt poursuivre' Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) et, je l'espère, terminer la discussion générale des points 1.10 et 1.11. Je rappelle aux délégués qu'ils interviendront de leur place dans la discussion. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le délégué du Koweït,
Monsieur le Président, Monsieur le Le Dr AL- ADWANI (Koweït) (traduction de l'anglais) Directeur général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, puis -je m'associer aux orateurs précédents et vous adresser au nom de ma délégation, Monsieur le Président, mes vives félicitations à l'occasion de votre élection à ces hautes fonctions ? Je suis persuadé que, grâce à la vaste expérience que vous avez des affaires sanitaires mondiales, vous conduirez nos délibérations vers une fructueuse conclusion. Puis -je également adresser mes félicitations aux Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des Commissions A et B ? Monsieur le Président, nous avons examiné le Rapport annuel du Directeur général et nous estimons qu'il rend fidèlement compte de la situation sanitaire mondiale. Cet excellent travail commande l'admiration. Le Directeur général et ses collaborateurs si compétents méritent vraiment que nous les remercions de nous avoir fait un rapport aussi complet. Nous partageons les préoccupations du Directeur général quant à la nécessité de renforcer les activités de l'Organisation dans le domaine de la recherche. Nous estimons en particulier que nos connaissances relatives à la santé des collectivités sont très fragmentaires. C'est dire qu'il :
1 Voir p. 611.
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nous faut déployer des efforts beaucoup plus considérables pour pouvoir mieux tirer parti de nos ressources. Il nous reste encore beaucoup à faire pour y parvenir. L'environnement est un autre domaine qui appelle des recherches plus poussées. Ainsi, on sait fort peu de choses sur les facteurs ordinaires de notre vie quotidienne, par exemple en ce qui concerne l'effet des facteurs physiques sur la santé. Pour compliquer encore le problème, l'homme a créé des risques qui viennent s'ajouter aux dangers naturels qui pèsent sur lui. Il a pollué son environnement avec les produits du vaste processus d'industrialisation rendue possible par la technique moderne. La pollution a pris de telles proportions que non seulement elle menace la santé humaine mais qu'elle commence à mettre en péril toute forme de vie sur terre. Au Koweït, nous sommes d'autant plus conscients des dangers de la pollution que notre économie est essentiellement tributaire de l'industrie pétrolière. Nous avons donc entrepris un projet très ambitieux d'hygiène du milieu. Il s'agit d'un projet financé au moyen de fonds en dépôt auquel nous travaillons en collaboration avec l'OMS et l'OIT. Nous espérons pouvoir éviter à l'avenir les risques de pollution en intégrant un système de contrôle dans notre programme d'industrialisation. Nous attendons beaucoup de la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se tiendra à Stockholm en juin prochain. Nous espérons sincèrement que cette conférence sensibilisera l'homme aux grands dangers que sa négligence fait courir à sa propre existence sur terre. Monsieur le Président, nous notons avec beaucoup d'inquiétude l'extension de la variole à de nombreuses régions du monde considérées comme indemnes depuis de longues années. Cette situation nouvelle doit être pour nous un avertissement. Nous pensons que les migrations massives de populations provoquées par les guerres qui font rage dans de nombreuses régions du monde jouent ici un rôle très important. Nous supposons également que l'absence d'une vigilance soutenue et le relâchement dans de nombreux pays de mesures de prévention telles que la vaccination régulière de l'ensemble de la population ont eu pour résultat qu'une forte proportion de celle -ci est devenue très vulnérable à tout cas importé de cette maladie éminemment contagieuse. Nous appuyons sans réserve le programme mondial d'éradication de la variole. Nous espérons seulement que la simplicité même de la vaccination antivariolique n'engendrera pas en nous un sentiment de fausse sécurité, et que nous saurons poursuivre nos efforts et faire preuve de beaucoup de vigilance et de persévérance. Toutes les études qui ont été faites et toute l'expérience qui a été acquise nous enseignent que le choléra est une maladie liée à de mauvaises conditions d'hygiène. Le vaccin dont nous disposons ne justifie peut -être même pas les efforts et l'argent que nous lui consacrons. Nous prions donc l'Assemblée de réexaminer le problème en vue de rayer le choléra de la liste des maladies quarantenaires. Nous demandons en outre que les recherches tendant à améliorer le vaccin soient intensifiées. Monsieur le Président, je voudrais profiter de cette occasion pour souhaiter la bienvenue aux Emirats arabes unis au sein de notre organisation. Je voudrais aussi féliciter les Etats de Bahreïn et du Qatar d'avoir été admis en tant que Membres à part entière de notre organisation. En décidant d'admettre la République populaire de Chine, nous avons fait un grand pas dans le sens de la vocation universelle de l'OMS. Nous souhaitons de tout coeur la bienvenue à ces nouveaux Membres. Nous demandons d'autre part que la candidature de la République Démocratique Allemande soit examinée et que ce pays soit admis en qualité de Membre à part entière de notre organisation. Monsieur le Président, à plusieurs reprises l'Assemblée mondiale de la Santé a débattu du problème sanitaire que posent les réfugiés et les personnes déplacées dans les territoires occupés du monde arabe. Beaucoup de résolutions ont été adoptées à ce sujet par l'Organisation et d'autres organisations internationales et humanitaires. Nous avons tous constaté que les forces d'agression restaient sourdes à ces appels. Nous demandons donc que l'Organisation prenne des mesures concrètes pour faire appliquer ses résolutions et condamne les agresseurs pour les atrocités qu'ils commettent dans les régions occupées des pays arabes. A différentes reprises déjà, nous avons soulevé la question de l'utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Organisation. La langue arabe a déjà été adoptée par d'autres organisations internationales similaires. L'arabe est actuellement langue officielle dans plus de vingt pays Membres. Nous sommes certains que son adoption comme langue officielle contribuerait puissamment à la réalisation des buts de l'OMS. Nous appelons donc tous les Etats Membres à soutenir notre demande d'utilisation de l'arabe comme langue officielle. Monsieur le Président, je vous remercie de votre patience et je vous remercie de m'avoir donné la parole. Merci, Docteur Al- Adwani. L'orateur suivant inscrit Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur ma liste est le délégué des Emirats arabes unis, à qui je donne maintenant la parole. :
Le Dr ABUL HOUL (Emirats arabes unis) (interprétation de l'arabe)1 Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, honorables délégués, je me réjouis de cette heureuse occasion qui nous permet de rencontrer les délégations de nombreux pays représentés à cette assemblée. Au nom :
1
Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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de ma délégation, au nom de l'Etat des Emirats arabes unis et de son chef, S. A. Cheikh Zayed Ibn Sultan Al Nahyane, ainsi qu'en mon nom propre, je vous remercie vivement de l'accueil chaleureux que vous nous avez réservé et vous présente à vous, Monsieur le Président, et à MM. les Vice Présidents qui partagent vos responsabilités, nos sincères félicitations pour la confiance qui vous a été témoignée lors de votre élection à la présidence de cette assemblée. Nous sommes fermement persuadés que vous assumerez la mission de l'OMS avec dévouement et compétence, et ce pour atteindre les nobles objectifs pour lesquels cette organisation fut créée. A toutes les délégations participant à cette conférence, j'adresse le salut fraternel de mon pays et félicite sincèrement les pays qui ont été admis récemment au sein de l'Organisation. Nous espérons de tout coeur que cette grande organisation humanitaire s'élargira pour étendre ses services à toutes les régions de cette terre où règne la misère et où sévit la maladie. Honorables délégués, vous êtes réunis au sein de cette assemblée dans les buts les plus humains et les plus nobles. De concert, vous vous efforcez de trouver les meilleurs moyens et l'arme la plus forte pour la planter dans le coeur de l'ennemi le plus acharné de l'humanité qui est la maladie. Que de malades endurent la souffrance dans les hôpitaux Que de blessés gémissent de leurs plaies, que de prisonniers sont dans les camps, et que de victimes de la misère, de la faim et de la privation Tous ceux -ci ont le coeur qui bat avec vous alors que vous êtes dans cette salle et attendent ce que vous ferez pour eux. J'exprime le plus vif souhait de voir cette assemblée en mesure de panser toutes les blessures et de réconforter les coeurs pour apaiser les âmes. A vous tous et à tous ceux qui ont consacré leur vie pour faire le bonheur de l'humanité, nous adressons nos salutations fraternelles. Ce ne sont là que des impressions suscitées par les circonstances de cette réunion et qui ne m'ont guère permis de parler d'autre chose dans l'introduction de mon exposé, aussi vous prierai -je, Monsieur le Président, de m'en excuser. Et maintenant, permettez -moi de vous donner un bref aperçu de mon pays. Autrefois, on connaissait mon pays sous le nom de "Trucial States" (la Côte des Pirates); mais depuis quelques mois, les Emirats de cette côte se sont réunis en un seul Etat qui s'appelle l'Etat des Emirats arabes unis. Depuis trente ans environ, les services sanitaires étaient dispensés dans cette région de manière rudimentaire. Ils se développèrent par la suite pour atteindre le niveau qu'on leur connaît actuellement. Au cours des dix dernières années, ces services sanitaires ont atteint un niveau très élevé. Cela découle en premier lieu de l'intérêt que portent nos responsables à l'élévation du niveau des services sanitaires dans notre pays, et en deuxième lieu à l'assistance et à la collaboration de nos frères arabes et plus particulièrement à l'Etat du Koweft qui mérite tous nos remerciements et toute notre profonde reconnaissance pour le grand rôle qu'il a joué dans ce domaine. Honorables délégués, tout comme les autres pays qui ont connu les mêmes étapes que nous, qui n'épargnent aucun effort pour réaliser des progrès et pour atteindre le niveau des pays développés qui nous ont dépassés dans divers domaines, notre région souffre de plusieurs maladies qui accablent et affaiblissent l'être humain et à travers lui l'humanité. Parmi ces maladies je citerai la tuberculose, le paludisme, les maladies des yeux, ophtalmies et autres, ainsi que la plupart des maladies infantiles et celles de la malnutrition, Le Ministère de la Santé de mon pays est en train d'élaborer un plan sanitaire complet pour améliorer le niveau des services sanitaires de manière générale et éradiquer plus particulièrement les maladies transmissibles, telles que le paludisme, les maladies pulmonaires, les maladies dues à l'environnement et à la malnutrition. Il accorde un intérêt particulier à la protection maternelle et infantile. Monsieur le Président, malgré tout cela nous manquons en fait et dans une large mesure de connaissances techniques et pratiques, surtout dans le domaine sanitaire. Pour cela, il nous faut profiter des expériences et des connaissances de tous les pays réunis au sein de cette auguste organisation, afin de compenser ce dont nous avons été privés dans le passé et de pouvoir rejoindre les pays qui nous ont dépassés dans ce domaine. C'est pour nous un grand honneur que d'appartenir à cette organisation humanitaire, d'adhérer à tous ses règlements et à toutes ses lois, de respecter ses pactes et ses conventions, de profiter de ses expériences et de collaborer avec toutes ses institutions. C'est en fait un grand honneur pour mon pays d'être Membre de l'OMS et d'occuper un siège parmi les membres de cette illustre assemblée. Nous sommes d'autant plus heureux que nous trouvons inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée un point sur l'utilisation de l'arabe comme langue officielle de travail à l'OMS. Avant de terminer qu'il me soit permis de vous rappeler, Monsieur le Président, la question pour nous vitale, mentionnée par notre collègue le chef de la délégation de l'Etat de Bahreïn, de la formation de personnel technique pour l'entretien de l'équipement médical, équipement précis et complexe que nous utilisons essentiellement dans les hôpitaux de notre région, car lorsque ces appareils tombent en panne, leur arrêt entraîne une paralysie de tous les services sanitaires. Pour conclure, je réitère mes remerciements à tous les délégués ici présents et je souhaite à cette assemblée de progresser dans ses travaux et de connaitre un plein succès. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Abul Houl. L'orateur suivant inscrit sur ma liste est le délégué de Maurice, auquel je donne maintenant la parole. :
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Sir Harold WALTER (Maurice) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je ne sais si je dois vous féliciter ou compatir à votre sort; disons que mes sentiments sont mêlés. Je sais d'expérience personnelle que la présidence est une lourde tâche, ayant eu l'occasion de l'exercer lors d'une conférence à laquelle vous participiez et où vous vous étiez montré un membre très turbulent qui obligeait de temps en temps le Président à statuer. C'est pourquoi je vous félicite tout en vous assurant de ma compassion. Monsieur le Président, le Rapport dont nous discutons nous oblige parfois à adopter une optique insulaire en ce sens qu'il nous faut considérer l'activité de l'OMS en fonction des territoires que nous représentons et il est agréable à cet égard de constater que dans son rapport le Directeur général a pour ainsi dire couvert tous les aspects possibles des travaux de l'Organisation. J'ajouterai toutefois que l'introduction du Rapport met en relief quelque chose de très important qui, j'en suis sûr, n'a pas échappé à l'attention des honorables délégués. Je me réfère à l'avant- dernier paragraphe de la page xvii où le Directeur général dit ceci "il s'impose d'assurer une communication plus efficace entre ceux qui ont la charge de la santé et les économistes. Jusqu'ici, on n'a pas suffisamment compris que les investissements dans l'action de santé n'ont pas uniquement des fins humanitaires mais qu'ils sont aussi indispensables pour la croissance économique régulière des pays. C'est dans cette optique, j'en suis persuadé, qu'il faut nous placer pour affronter l'avenir et nous devrons, dans les années qui viennent, nous employer sans relâche à convaincre les dirigeants politiques qu'une population en bonne santé est un capital des plus précieux pour un pays et que si une nation consacre les fonds nécessaires à la santé publique, cet effort se révèle toujours éminemment productif." Dans ce contexte, je me demande si, en écrivant ces lignes, le Directeur général ne songeait pas à Maurice, car le Rapport mentionne mon pays non moins de sept fois, soit aux pages 129, 185, 187, 189, 190, 193, enfin à la page 263, où sont indiqués les différents projets que l'OMS poursuit actuellement à Maurice. Je puis peut -être rappeler aux membres de cette éminente assemblée que Maurice fut sinon le premier, tout au moins l'un des premiers pays où l'OMS a entrepris non seulement de combattre mais encore par la suite d'éradiquer le paludisme et qu'aujourd'hui, à vingt -deux ans de là, cette éradication est devenue une réalité. C'est une réalité depuis deux ans. Ici, l'OMS n'a non seulement pas gaspillé un centime, mais elle a encore contribué à un excellent investissement du type évoqué par le Directeur général à l'avant- dernier paragraphe de l'introduction de son rapport. Maintenant, si nous voulons savoir si les activités de l'OMS et les dépenses qu'elle y engage se justifient, il nous suffit d'ouvrir le Rapport à la page 263 pour voir si les projets que l'OMS poursuit à Maurice valent les dépenses qui y sont engagées. Prenons la lutte contre la tuberculose. Du fait de son succès, le premier programme entrepris à Maurice a été contagieux. De la lutte contre le paludisme, nous sommes passés à la lutte antituberculeuse et nous sommes heureux de constater que le pourcentage des cas de tuberculose a énormément diminué. L'incidence a régressé de plus de 30 % et se situe actuellement à 37 pour 100 000. Le deuxième projet, qui a trait aux services de santé publique, justifie l'avertissement formulé par le Directeur général dans son rapport. Si la mort met tous les hommes sur un pied d'égalité, la santé, elle, est le commun dénominateur qui unit tous les esprits dans une même la vie de l'individu et rien d'autre. En ce qui concerne les aspiration humaine et humanitaire services de santé publique, qui font l'objet du deuxième projet de l'OMS à Maurice, il est clair que la réorganisation des services de santé menée à tous les niveaux s'inspire d'un souci d'amélioration à l'exclusion de toute considération de prestige. Le projet est déjà placé sous la conduite d'un expert de l'OMS. Les services hospitaliers sont pleinement opérationnels et l'enseignement infirmier va bon train; si les services de santé maternelle et infantile en sont encore à un stade embryonnaire, c'est parce qu'ils s'inscrivent dans le plan quadriennal de développement de Maurice. Nous sommes très reconnaissants à l'OMS de ses bourses d'études, qui donnent à nos jeunes la possibilité d'acquérir une formation précieuse tout en restant fidèles à la mère patrie puisque presque tous reviennent à Maurice à l'issue de leurs études. Sans doute l'une ou l'autre brebis égarée va -t -elle rejoindre un autre berger, mais nous nous y résignons bien volontiers si cela peut rendre service aux grands pays. Le mouvement n'est pas toujours à sens unique et il est même bon qu'il se fasse dans les deux sens. Monsieur le Président, ayant passé en revue les projets dont Maurice bénéficie, je voudrais ici rendre hommage au Directeur régional, le Dr Quenum, qui a toujours manifesté à l'égard de nos différentes demandes la patience, la compréhension et l'esprit de collaboration qui le caractérisent dans son éminente position. Monsieur le Président, au cours des vingt -cinq années d'existence de l'OMS, nous avons vu que bien des choses qui hier étaient tabou sont aujourd'hui admises. Une conférence sur l'environnement se réunira sous peu à Stockholm et, dans le document qui nous a été présenté, on propose qu'elle se tienne à l'échelon ministériel. C'est entièrement mon avis. Il est d'autre part fait mention du problème des intoxications alimentaires. Là encore, je suis pleinement d'accord. Je vais terminer en vous remerciant de la patience dont vous (L'orateur poursuit en français) avez fait preuve et en vous assurant que l'Organisation mondiale de la Santé trouve en l'Ile Maurice un précieux ami et un collaborateur loyal. Avec toute la reconnaissance de ce petit pays indépendant, qui oeuvre vers la création d'une nation souveraine. : : :
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Merci, Sir Harold Walter. L'orateur suivant inscrit Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur ma liste est le délégué d'Haïti, à qui je donne maintenant la parole. Monsieur le Président, Madame et Messieurs les Vice -Présidents, Le Dr THEARD (Hatti) Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Mesdames et Messieurs les délégués, au nom de la délégation de la République d'Haïti, j'adresse mes félicitations les plus chaleureuses au Dr Layton pour la considération dont il jouit parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé qui, à l'unanimité, l'ont élu président de cette vingt -cinquième assemblée. Ceci laissait augurer de la qualité, de l'objectivité des décisions qui seraient prises au cours des séances de travail. A Madame et à Messieurs les Vice -Présidents de cette même assemblée, j'adresse également toutes mes félicitations. Je tiens aussi à exprimer au Dr Candau l'entière satisfaction de mon gouvernement pour les importantes acquisitions de l'Organisation mondiale de la Santé qu'il a inspirées et réalisées au cours de son admirable direction, et également mes compliments pour son important et complet rapport couvrant la précédente année de l'Organisation. Ne pouvant m'étendre sur l'évolution depuis un an des programmes de santé de mon pays, je désire seulement, aussi brièvement que le permet le temps accordé à chaque délégation, faire part de certains des efforts entrepris par mon gouvernement au cours de l'année écoulée et mentionner quelques -uns des principaux objectifs qu'il s'est assignés. Depuis un an, en effet, sous la dynamique impulsion de notre président, le plus jeune chef d'Etat du monde - et nous prenons toujours plaisir à le rappeler - de nouvelles dispositions administratives et structurales ont été adoptées par le Département de la Santé publique et de la Population en vue d'aboutir à une meilleure utilisation de nos ressources humaines, financières et matérielles. Nos ressources humaines dans le domaine de la santé sont, comme vous le savez, très au- dessous non seulement de nos besoins mais également de nos capacités de production de personnel médical et paramédical. Ceci est lié, comme c'est le cas pour tous les pays du continent américain, à l'évasion de nos techniciens vers les pays riches d'Amérique du Nord et aussi, hélas, vers les grands organismes internationaux susceptibles d'absorber de façon massive les désirs d'expatriation et d'offrir des salaires suffisamment intéressants pour convaincre ceux qui les ont rejoints de ne plus envisager de retourner chez eux, sinon pour de brefs séjours d'ordre sentimental. En vue de compenser cet exode ont été entrepris des efforts de construction, d'aménagement et de modernisation des bâtiments existants, afin de nous permettre d'accueillir et de mieux préparer un nombre plus important de techniciens. Un accord signé il y a trois mois avec l'Organisation panaméricaine de la Santé a permis la réouverture, á la Faculté des Sciences, de la section de génie sanitaire. Le Gouvernement s'efforce également d'utiliser ces techniciens le plus pleinement possible, tant sur le plan purement professionnel que pédagogique, et il est persuadé que prévaudra chez tous le sentiment qu'ils se doivent de transmettre leurs connaissances et leur expérience à leurs frères nationaux. Il essaie également de redonner à tous ceux qui travaillent à l'extérieur le goût de la chose nationale, en maintenant un climat de travail et de paix. Plusieurs déclarations présidentielles les invitant à retourner dans leur pays ont été faites depuis un an. Parallèlement, des salaires plus élevés sont proposés en vue de permettre des conditions de vie plus confortables. Un effort en équipement a été également entrepris. Ainsi, un nouveau service de radiologie a été construit cette année et équipé de façon à répondre aux besoins d'un hôpital d'une capacité éventuelle de mille lits et comportant en outre différents services de consultations externes. Le 8 avril, dans le cadre des manifestations qui se sont déroulées pendant une semaine consacrée à la santé, a été inauguré un centre de lutte contre le cancer pourvu d'une bombe au cobalt généreusement offerte par l'Université Harvard. Un centre de préparation à la médecine communautaire est en voie d'installation. Placé à cheval sur la zone urbaine de la capitale et sur l'une des régions rurales qui l'entourent, ce sera un laboratoire médico- social qui nous permettra de mieux étudier nos problèmes sanitaires et de leur trouver des solutions locales. Ce centre, destiné à la fois à la médecine curative et préventive, comportera des programmes intégrés de lutte contre les maladies transmissibles et servira de modèle à l'implantation d'autres centres de moindre importance dans les districts sanitaires. Les étudiants de la Faculté de Médecine pourront s'y rendre dès le début de leurs études cliniques, stade reconnu le plus favorable, et commencer leur initiation à la pratique de la médecine communautaire. Des techniciens des différents départements à vocation sociale, tels ceux de l'agriculture et du développement rural, de l'éducation nationale, des affaires sociales, des travaux publics, y seront groupés en vue d'une parfaite coordination des programmes. En plus des étudiants en médecine, ce centre pourra recevoir successivement des responsables des districts et sous -districts sanitaires en vue de leur préparation à cette médecine communautaire et de leur intégration dans une entreprise à l'échelle nationale. Il est indispensable, en effet, que tous ces éléments soient entraînés en vue de leur adhésion la plus large, de leur motivation la plus complète, de leur participation la plus effective et la plus efficace à l'oeuvre de régénération des ressources entreprises par le Gouvernement. Dans cet :
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établissement fonctionneront également des centres de nutrition et de planification familiale, visant à mieux informer la population des possibilités de se mieux nourrir, d'utiliser davantage des protéines d'origine végétale, et d'avoir des enfants plus sains et plus robustes en les protégeant efficacement contre les maladies transmissibles et en limitant leur nombre aux possibilités des parents. Des moyens financiers plus importants sont indispensables à la poursuite de ces efforts en vue d'être mieux pourvu en techniciens, en locaux, en équipement. Dans le domaine de l'enseignement, nous avons fait appel à des pays étrangers francophones afin d'obtenir des professeurs pour certaines sciences fondamentales, et la France a répondu partiellement á notre appel. Des missions de l'OMS et de l'OPS nous apportent, dans certains cas, leurs connaissances ou leur expérience et contribuent à la préparation de techniciens soit localement, soit en invitant certains éléments à suivre ailleurs des cours de perfectionnement. Je veux ici exprimer ma gratitude au Dr Horwitz, Directeur de l'Organisation panaméricaine de la Santé, pour sa compréhension habituelle de nos besoins et son souci toujours manifeste de nous aider.
Nos efforts dans le domaine de la construction de locaux, entrepris tout d'abord à la faveur d'un prêt de 300 000 dollars consenti par la Banque interaméricaine de Développement, se sont poursuivis cette année grâce à un apport local de 75 000 dollars pour la Faculté et de plus de 100 000 dollars pour l'hêpital de l'Université d'Etat, pour la construction du service de radiologie et l'érection de pavillons de résidence pour les internes. Cet effort, heureusement, va pouvoir se poursuivre cette année grâce à un don spécial de 125 000 dollars de l'Ambassade des Etats -Unis d'Amérique.
En vue d'équiper de façon décente les services de chirurgie et d'orthopédie, une commande relativement importante de matériel et d'instruments chirurgicaux a été passée il y a quelques mois.
Je dois également mentionner le concours appréciable que nous apportent depuis plusieurs années un certain nombre d'organisations philanthropiques et je leur exprime une nouvelle fois notre gratitude. Nous nous efforçons, dans le cadre de nos efforts nationaux, d'améliorer les conditions de santé dans notre pays. Tout effort dans ce sens se reflétera forcément, à court ou à long terme, sur la santé mondiale et représentera notre contribution à l'oeuvre de l'OMS. Pour nous permettre de poursuivre nos efforts, nous sollicitons un accroissement de l'assistance technique et financière - somme toute relativement réduite jusqu'ici - de l'Organisation mondiale de la Santé. Avant de terminer, je désire exprimer les félicitations de la délégation haitienne et ses compliments de bienvenue aux pays récemment admis comme Membres de l'Organisation mondiale de la Santé.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Théard. Le prochain orateur figurant sur ma liste est le délégué du Qatar, et je vais lui donner la parole. :
M. AL -FAIN (Qatar) (traduction de l'interprétation anglaise de l'arabe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, j'ai le grand honneur, Monsieur le Président, de vous adresser, au nom de la délégation du Qatar, toutes nos félicitations pour votre élection au poste de président de l'Assemblée. J'aimerais aussi exprimer tous nos voeux et félicitations aux Vice -Présidents ainsi qu'aux Présidents des commissions principales. Je tiens à remercier et à féliciter le Dr Candau, notre très distingué Directeur général, de son excellent rapport, qui nous fournit de très utiles informations et facilite énormément notre travail. C'est là une publication médicale stimulante qui éclaire la voie conduisant vers la santé et la prospérité de l'humanité. Mais les efforts du Directeur général ne peuvent aboutir que si chacun de nous assume sans réserves sa part de responsabilité. Monsieur le Président, c'est un grand honneur pour mon pays, le Qatar, de devenir Membre à part entière de l'Organisation mondiale de la Santé; au nom de la délégation du Qatar, je remercie très sincèrement le Président de l'Assemblée, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé et tous les honorables délégués des sentiments unanimes d'amitié qu'ils ont manifestés à l'égard de mon pays. Monsieur le Président, je suis fier de vous faire savoir que dans le cadre de sa nouvelle politique notre gouvernement, sous la direction de S. E. le Cheikh Khalifa Bin Hamad Al- Thani, Emir du Qatar, met tout en oeuvre pour se mettre au diapason du XXe siècle avec une confiance mêlée d'humilité il sait bien que l'indépendance nationale n'a de sens que si le pays qui y a accédé arrive à se suffire à lui -même en déployant un effort méthodique d'éducation à tous les niveaux de l'enseignement scientifique et technique, en assurant le bien -être à sa population par des réformes sociales éclairées et en élevant le niveau et la qualité des services de santé dans les domaines curatif et préventif. Des urbanistes ont été invités à soumettre un plan directeur : :
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1 Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.
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pour la réorganisation des services de santé du Qatar. La priorité est donnée à la décentralisation de la polyclinique, à la construction de nouveaux hôpitaux et à la création de nouveaux centres de santé maternelle et infantile dans différents quartiers de Doha, la capitale, et à côté des hôpitaux des autres villes. Le nouveau laboratoire central est en cours d'installation dans de nouveaux locaux près de l'hôpital de Rumaillah. Il assurera des services de pathologie clinique, de biochimie, de bactériologie, de parasitologie, de toxicologie et d'analyse des aliments et servira également de banque du sang. Les techniciens et les assistants de laboratoire y recevront leur formation pratique et le Qatar serait très reconnaissant à l'OMS de charger si possible un technicien de laboratoire expérimenté d'aider à la formation de cette catégorie de personnel. Nos services préventifs ont pris d'importantes mesures pour empêcher l'importation de la variole au Qatar. La première ligne de défense est la vaccination systématique pendant les trois premiers mois de la vie, légalement obligatoire depuis 1965. La deuxième mesure préventive est la revaccination périodique de toute la population tous les deux ou trois ans et chaque fois qu'un cas de variole est signalé dans les pays voisins. Des campagnes de vaccination de masse ont ainsi été entreprises en 1956, 1961, 1967, 1969, 1971 et 1972. Une surveillance étroite est exercée sur les voyageurs arrivant par air, mer ou terre de pays voisins ou de zones d'endémicité. D'autre part, toutes les personnes quittant le pays pour une destination quelconque sont tenues de se faire revacciner. L'utilisation d'un vaccin lyophilisé de haute qualité administré par pressions successives à l'aide d'une aiguille bifurquée a permis d'améliorer considérablement les taux de prise. Toutefois, les résultats des mesures appliquées à ce jour ne répondent pas aux prévisions les plus optimistes. L'immense afflux d'immigrants clandestins qui viennent des pays voisins chercher du travail au Qatar constitue un grave danger pour la santé de notre population. Par ailleurs, il importe au plus haut point d'assurer une coordination technique avec les Etats limitrophes pour faire face aux problèmes de franchissement de frontières de manière à pouvoir prendre simultanément en cas d'épidémie les mesures qui s'imposent. En matière de planification sanitaire, les autorités du Qatar accordent une grande importance à l'éducation et à la formation des diverses catégories de personnel de santé. Etant donné les besoins urgents de l'Etat à cet égard, la priorité a été accordée à la formation de nationaux dans les domaines de la santé publique et des soins infirmiers et c'est ainsi qu'a été créé en 1969, avec l'aide du Bureau régional de la Méditerranée orientale et dans le cadre du projet Qatar 0002, l'Institut de Formation de Personnel sanitaire. Cet institut forme des étudiants et étudiantes du pays et accueille des stagiaires des pays voisins. Pour la première fois au Qatar, 42 jeunes filles sont inscrites à l'Institut d'Enseignement infirmier et une dizaine d'entre elles obtiendront cette année leur diplôme d'infirmière. Pour l'avenir, nous envisageons de donner à quelques infirmières une formation de sage -femme et d'infirmière- visiteuse. Monsieur le Président, la délégation du Qatar se préoccupe beaucoup de la situation explosive qui, au Moyen- Orient, met en danger des vies humaines et paralyse l'action entreprise par l'Organisation pour lutter contre la maladie et protéger l'humanité. Eu égard aux objectifs de l'OMS, nous appelons une fois encore l'Organisation à intervenir avec fermeté pour mettre fin à la tragédie des réfugiés et personnes déplacées des territoires occupés de la Palestine qui souffrent de cette situation et vivent dans les conditions d'hygiène les plus défavorables. En terminant, Monsieur le Président, j'aimerais exprimer toute notre appréciation et notre gratitude au Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, pour l'aide si précieuse qu'il nous a apportée dans les divers domaines de la santé publique, ainsi qu'au Dr Ahmed Ayub El- Gaddal, conseiller principal de l'OMS, pour tout ce qu'il accomplit actuellement en faveur de l'Institut de Formation de Personnel sanitaire du Qatar. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :
Merci, Monsieur Al -Fain.
Monsieur le Président, permettez -moi, au nom de la délégation de la Le Dr NGJELA (Albanie)1 République populaire d'Albanie, de vous féliciter à l'occasion de votre élection au poste de président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, tout d'abord, je sens que c'est ma tâche d'exprimer une fois de plus devant cette assemblée notre satisfaction et joie particulière pour le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. De cette façon, il a été mis fin à une grande injustice. Comme tous le savent, la délégation de la République populaire d'Albanie, lors des réunions de l'Assemblée, a des années durant puissamment élevé sa voix pour protester contre la situation anormale créée sous la pression des Etats -Unis d'Amérique dans cette organisation, où la place de la grande Chine populaire était usurpée par les résidus de la clique subornée de Tchang Kal -chek. Le rétablissement de la République populaire de Chine à l'OMS est une nouvelle victoire de la politique extérieure du Gouvernement chinois et de tous les peuples du monde, et une défaite pour les impérialistes américains
Le texte qui suit a été communiqué par la délégation de l'Albanie pour insertion dans le compte rendu, confcrmément à la résolution WHA20.2.
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et leurs collaborateurs. Nous exprimons au peuple chinois frère nos salutations les plus chaleureuses et nos souhaits les plus sincères pour des succès encore plus grands. A l'encontre du principe de l'universalité, on dénie encore aux Etats indépendants et souverains que sont la République démocratique du Viet -Nam, la République populaire démocratique de Corée et la République Démocratique Allemande le droit légitime d'être représentés à l'Organisation mondiale de la Santé. La situation sanitaire actuelle dans de nombreux pays du monde, à cause de l'oppression impérialiste et coloniale, continue à être grave. Elle a été aggravée encore plus en conséquence de la politique d'agression et de guerre et des complots que poursuivent les deux super -puissances, l'impérialisme américain et le social -impérialisme soviétique. Nous tous sommes témoins que les guerres déclenchées par l'impérialisme américain contre les peuples d'Indochine ont engendré, outre les pertes humaines sur les champs de bataille et les dommages économiques, de grands dommages dans la situation sanitaire des populations en raison de la subnutrition et d'épidémies de maladies infectieuses et même de maladies très dangereuses de la convention telles que la variole vraie, la peste, le choléra, etc. Les bombardements barbares de grande envergure contre les centres habités qu'ont perpétrés les impérialistes américains sont sans précédent dans l'histoire mondiale. Devant ces crimes hideux, les peuples du monde entier, y inclus le peuple américain, se sont dressés dans de puissantes manifestations et protestations et demandent que les impérialistes américains arrêtent les bombardements barbares et éloignent leurs forces d'agression du territoire du Viet -Nam.
Face à la protestation des peuples, l'Organisation mondiale de la Santé doit, elle aussi, oeuvrer en vue de mettre fin à cette grave situation où, chaque jour et chaque heure, sont endommagées et éteintes des vies humaines car le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique cherche à imposer sa volonté et son diktat à l'héroïque peuple vietnamien. Un autre problème inquiétant, qui exige l'aide effective de l'Organisation mondiale de la Santé, est la lutte pour l'éradication des maladies de la convention qui, dans de nombreux pays, notamment dans ceux d'Asie et d'Afrique, se sont diffusées et engendrent annuellement de grandes pertes humaines. Est -il sensé et humain qu'à l'époque actuelle, avec les grands progrès qu'a remportés le développement scientifique dans tous les sens, il y ait des pays dans le monde où des milliers de personnes meurent du choléra, des fièvres jaunes, de la peste et de la variole, quand l'application de masse du vaccin contre cette dernière, découvert il y a près de deux cents ans par le grand homme scientifique Edward Jenner, protège à 100 % ? La délégation de la République populaire d'Albanie est d'avis que ce sont d'importants problèmes qui demandent une aide effective, ainsi qu'une influence sur les autres organismes internationaux et les gouvernements des Etats respectifs pour réduire et, dans un proche avenir, éliminer les séquelles nuisibles causées par ces maladies. La délégation albanaise croit nécessaire d'indiquer que, durant la période qui s'est écoulée entre les deux assemblées, grâce au soin particulier que voue le Gouvernement au bien -être du peuple et au secteur de la santé, d'importants résultats ont été marqués dans le sens de la protection et du renforcement ultérieur de la santé de notre peuple. A la fin de l'année écoulée, le VIe Congrès du Parti du Travail d'Albanie et l'Assemblée populaire, à l'issue d'un profond débat auquel a participé le peuple, ont adopté le cinquième plan quinquennal de développement économique de notre pays pour les années 1971 -1975. L'existence du pouvoir aux mains du peuple et le développement impétueux de notre économie socialiste ont permis d'élargir toujours plus l'assistance médicale pour les masses du peuple. Ainsi, durant le cinquième plan quinquennal, il a été prévu d'accroître le budget de la santé de 55 % par rapport au quatrième quinquennat. Le nombre de lits augmentera de 63 %, ce qui donnera 9,7 lits pour 1000 habitants. Un médecin desservira 750 habitants au lieu de 8527 en 1938, alors que les cadres médicaux de tous les niveaux s'élèveront à 90 % de plus en 1975 par rapport à l'année 1970. Ce sont de grands et courageux objectifs qui transformeront en amplitude et en qualité le service médical. En raison du caractère même de notre Etat socialiste, nous avons accordé une importance à l'aspect prophylactique de notre médecine populaire et, grâce à l'application de ce principe, nous avons arraché d'innombrables succès tels que l'éradication de la syphilis, du trachome et du paludisme qui, dans le passé, endommageaient gravement la santé du peuple. Un grand succès de notre médecine est le résultat brillant obtenu dans la lutte contre la rougeole. Dans notre pays, l'avant- dernière épidémie s'est produite en 1955, quand la maladie a atteint 13,03 % de la population. Nous appuyant sur l'analyse critique relative aux dommages qu'a engendrés cette épidémie, nous avons adopté de sévères mesures antiépidémiques sur tous les points de la frontière et, par la suite, nous avons appliqué le vaccin contre la rougeole accordé par la République populaire de Chine. Ces mesures ont fait en sorte que, jusqu'à la fin de novembre 1970, nous n'avions eu aucun cas de rougeole confirmé cliniquement et par des examens sérologiques. Lorsque nous nous sommes trouvés devant l'épidémie de rougeole, nous avons vacciné d'urgence près d'un million d'enfants âgés de 3 mois à 15 ans avec le vaccin chinois préparé à partir de la souche
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"Pékin 55 ". L'application de masse de la vaccination, pratiquée sur 40 % de la population de notre pays, a permis d'éviter le développement de l'épidémie. La morbidité a été faible; la maladie a atteint 2,06 % de la population du pays et, par rapport au contingent réceptif, 4,1 %. Un fait important est que, dans les groupes d'âge réceptifs au- dessus de 15 ans qui n'ont pas été vaccinés contre la rougeole, la morbidité a été de 74,5 %. Parmi les vaccinés, 0,43 % seulement ont été touchés par la maladie sous sa forme clinique légère. De ces données, il ressort que l'efficacité du vaccin antirougeoleux a été brillante. Il a assuré une protection atteignant 99,57 %. En ce qui concerne le bon effet du vaccin, l'Institut de Recherche scientifique d'Hygiène et d'Epidémiologie, qui a procédé à des examens sérologiques intéressant des enfants, a trouvé que les enfants vaccinés trois à quatre ans avant l'épidémie étaient protégés contre la rougeole, respectivement dans la mesure de 92 et 93 %, alors que les enfants vaccinés un mois avant le commencement de l'épidémie étaient protégés à 100 %. Nous en sommes venus à la conclusion que la vaccination régulière et planifiée qui se fera à l'avenir nous permettra d'étudier nombre de problèmes concernant la rougeole, y compris la prévention des épidémies ainsi que l'éradication définitive de la rougeole en tant qu'infection. Nous sommes d'avis que l'Organisation mondiale de la Santé devra organiser un séminaire international où seront étudiés les plus importants problèmes de la lutte contre la rougeole, dont les poussées épidémiques dans divers pays du monde constituent une menace considérable pour la santé et la vie des petits enfants. Dans un tel séminaire, il est possible d'exposer la bonne expérience des services médicaux de différents Etats pour une lutte plus efficace contre elle. Ces derniers temps, dans la République socialiste fédérative de Yougoslavie, il y a eu quelques foyers de variole vraie. En tant qu'Etat ayant avec elle une frontière commune et situé très près de quelques -uns des foyers épidémiques, nous avons adopté une série de mesures aussi bien pour prévenir l'introduction de la variole que pour faire face à une épidémie éventuelle de cette maladie dans notre pays. Outre les raisonnables mesures épidémiologiques que nous avons prises dans les zones frontières avec la République socialiste fédérative de Yougoslavie, nous avons décidé la vaccination et revaccination générale de la population, que nous avons réalisées au mois d'avril. Dans le but d'avoir également un autre moyen puissant entre nos mains contre la variole, nous avons commencé à produire la gammaglobuline hyperimmunisée contre la variole, moyennant une grande action pour la récolte de sang provenant de personnes vaccinées avec succès contre la variole. A cette occasion, nous adressons un appel aux Etats où la variole est endémique afin que leurs organes sanitaires exercent un contrôle sévère sur la vaccination réussie - et selon les délais fixés par l'Organisation mondiale de la Santé - de leurs citoyens qui se rendent dans des pays exempts de variole. Si nous faisons cette demande, c'est parce que les certificats de vaccination ne représentent pas toujours la situation réelle. Nous apportons une constante sollicitude à la lutte contre la tuberculose. La morbidité et la mortalité dues à cette maladie sont allées diminuant sans cesse grâce à l'élévation du bien -être du peuple, à l'amélioration des conditions d'habitation et à la prise de mesures prophylactiques et médicales multilatérales, et cela malgré la concentration des grandes masses d'ouvriers résultant de l'industrialisation socialiste à rythme très rapide de notre pays. Ainsi la morbidité tuberculeuse a été de 100,2 pour 100 000 habitants en 1971 contre 192 en 1965, alors que les décès dus à cette maladie ont atteint le chiffre de 8,6 pour 100 000 habitants contre 15,2 en 1965. Par les mesures que prend et prendra l'Etat à l'avenir pour l'élévation ultérieure du bien -être du peuple, par la rapide solution du problème du logement, par l'amélioration de l'assistance médicale et par la poursuite rigoureuse de la vaccination complète par le BCG de tous les enfants, nous sommes convaincus que la morbidité tuberculeuse baissera de façon encore plus sensible. Un autre problème de notre santé socialiste est également de rapprocher l'assistance médicale le plus près possible du peuple. En conséquence de la réalisation de ce principe, nous avons mis au point une nouvelle organisation du service médical pour la population paysanne, l'adaptant à la structure économique qu'est la coopérative agricole avec une population d'environ 5000 habitants. Auprès des coopératives agricoles, nous avons commencé à mettre sur pied le centre sanitaire dirigé par un médecin généraliste, le service dentaire et le service pharmaceutique qui seront mis au point complètement d'ici à l'année 1975, alors que le service obstétrical dirigé par une sage -femme fonctionne dans n'importe quel village de notre pays, aussi petit soit -il, si bien que nous avons aujourd'hui une sage -femme pour 256 habitants de sexe féminin et que toutes les femmes d'Albanie peuvent accoucher avec une assistance médicale. Le troisième chaînon du service médical pour la population paysanne est constitué par les hôpitaux de zone qui desservent une population de près de 22 000 habitants. Dans ces hôpitaux ont été mis sur
pied les services des maladies internes, de l'obstétrique, de la stomatologie et de la pharmacie, ainsi que le laboratoire clinique. A l'heure actuelle, nous sommes en train de mettre sur pied, et nous les mettrons au point d'ici à 1975, les services de pédiatrie et de röntgen-diagnostic. De cette manière, parallèlement à l'extension du service sanitaire à la campagne, nous élevons également son niveau qualitatif. Aujourd'hui, à la campagne, un médecin dessert 4000 habitants. Ce rapport, dans les prochaines années, sera amélioré de façon sensible.
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Les données de la démographie sont des indices importants qui démontrent clairement le développement général d'un Etat. Dans notre pays, en conséquence de la constante élévation du niveau économique et culturel du peuple et de l'élargissement de l'assistance médicale, le coefficient général des décès a été, l'année écoulée, de 8,1 pour 1000 habitants, l'accroissement naturel de la population de 25,2 pour 1000, et la vie moyenne a atteint 68 ans contre 38,3 ans avant la libération. Les résultats obtenus dans le domaine de la santé sont également en rapport avec les principes qu'observe notre Etat qui, de pair avec les activités d'Etat, a mobilisé les masses dans le sens de la protection de leur santé. De cette manière, le problème de la santé du peuple n'est pas considéré seulement comme un problème tout simplement médical, mais il a pris un vaste aspect social, réalisant le grand principe selon lequel la défense de la santé du peuple est l'oeuvre des masses elles- mêmes.
Monsieur le Président, je saisis cette occasion pour remercier, au nom de la délégation de la République populaire d'Albanie, le Directeur général, le Dr Candau, et le Directeur du Bureau régional de l'Europe, le Dr Kaprio, pour la contribution qu'ils ont apportée à l'obtention des succès qu'a enregistrés l'Organisation mondiale de la Santé durant l'année 1971. De même, nous souhaitons que les travaux de l'Assemblée soient couronnés de bons résultats. Le Dr KAIPAINEN (Finlande) (traduction de l'anglais)1 Monsieur le Président, permettez -moi, au nom de la délégation finlandaise, de joindre mes félicitations à celles qui vous ont été adressées ainsi qu'aux Vice -Présidents à l'occasion de votre élection. Ma délégation rend hautement hommage au Dr M. G. Candau, Directeur général, et à ses collaborateurs pour le Rapport très complet sur l'activité de l'OMS en 1971. J'aimerais aussi remercier cordialement le Dr Leo A. Kaprio, Directeur régional pour l'Europe, qui a consacré une si grande partie de son temps à nos problèmes. Nous constatons avec satisfaction à la lecture du Rapport que l'action de l'OMS se développe avec succès dans le monde entier. La Finlande a consacré d'assez importantes ressources matérielles au développement des services de santé. Le coût de la protection sanitaire s'est accru plus rapidement que le produit national et se voit actuellement affecter plus de 6 % du produit national brut, ce qui est un pourcentage moyen pour les pays industrialisés. Notre pays occupe le deuxième rang dans le monde en ce qui concerne le rapport entre le nombre de lits d'hôpital de différents types et le nombre d'habitants. La plupart des hôpitaux ont été construits au cours des vingt dernières années. La loi de 1963 sur l'assurance- maladie a constitué une étape importante dans l'évolution de notre politique sanitaire. Elle prévoit le remboursement de la majeure partie des honoraires de médecins, frais d'examen, des frais de déplacement pour l'obtention de soins médicaux et du coût des médicaments. L'assurance garantit le remboursement intégral des médicaments requis de façon continue pour soigner les maladies graves et de longue durée. Mais, en dépit de l'élévation rapide du niveau de vie, de la mise en place accélérée d'un réseau d'hôpitaux et de l'existence du système d'assurance -maladie, il s'en faut que la santé des Finlandais soit satisfaisante à en juger par les statistiques de morbidité et de mortalité. La construction d'un réseau d'hôpitaux de haut niveau selon les normes internationales n'a pas abouti à une amélioration de la santé publique bien que les services hospitaliers soient répartis assez uniformément à travers le pays. La loi sur les services de santé publique qui est entrée en vigueur le ler avril de cette année marque un changement d'orientation dans la politique sanitaire de la Finlande. Du point de vue de l'usager, la réforme la plus importante qui résulte de la nouvelle loi est la gratuité des services de santé. Dans une phase transitoire, le malade devra verser une légère contribution, notamment pour les soins infirmiers et les frais de transport. Les services assurés dans les centres de santé deviendront gratuits d'ici à la fin de 1976. A l'heure actuelle, les sommes perçues pour ces services sont déjà peu élevées. Ainsi, le prix d'une consultation dans un centre est de US $0,70 et celui d'une visité de médecin à domicile est de US $2,80. La loi sur les services de santé publique a permis d'entreprendre l'extension des soins de médecine préventive à la totalité de la population du pays alors qu'auparavant ils visaient surtout les mères et les enfants en bas âge. Au titre de cette loi, une attention particulière est maintenant accordée au développement des services de santé et des services médicaux "ouverts" qui s'adressent à l'ensemble de la population. La loi fait aussi une place à l'éducation sanitaire étendue à la prévention des grossesses et aux examens de santé périodiques. Elle contient en outre des dispositions sur l'organisation des soins médicaux destinés à la population, le transport des malades, la prévention des affections dentaires, les examens et les soins dentaires et, enfin, la protection sanitaire des écoliers. :
Le texte qui suit a été communiqué par la délégation de la Finlande pour insertion dans le compte rendu, conformément à la résolution WHA20.2.
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La loi sur les services de santé publique traduit un effort délibéré d'instauration d'une politique sanitaire planifiée et intensifiée telle que celle que l'OMS a recommandée à ses Etats Membres. Elle a certains points communs avec le cinquième programme général de travail de l'OMS elle prévoit en effet la centralisation des ressources matérielles destinées à l'action de santé publique, la suppression des disparités régionales dans les services de santé et la création de nouveaux services de santé conformément à des plans préétablis. Pour que l'action de santé publique donne les résultats souhaités, il faut augmenter le nombre des écoles de médecine, modifier les programmes d'études et revoir la formation des personnels de santé en général. Un vaste travail préparatoire a déjà été entrepris à cet effet. En bref, la loi sur les services de santé publique doit réaliser une plus grande égalité d'accès à la protection sanitaire. Outre qu'elle accroit le pouvoir de décision et la participation du public en matière de politique sanitaire, elle définit plus clairement que c'était le cas auparavant la santé des citoyens comme l'une des considérations premières qui doivent inspirer la planification socio- politique. Cette loi constitue une réforme de politique sanitaire d'une grande portée, comparable à de nombreux égards à la création du Service national de Santé au Royaume -Uni en 1948. Pour ce qui est de l'action de santé publique en Finlande, la précieuse aide consultative apportée par l'OMS a rendu possible le lancement d'un vaste projet destiné à prévenir les maladies du coeur dans la partie orientale du pays. Nous attendons beaucoup de cette entreprise et nous sommes heureux de lire les observations suivantes dans le Rapport du Directeur général "Pour la première fois, on tentera d'appliquer des mesures préventives à toute la population d'une région bien déterminée, tout en poursuivant activement son éducation sanitaire ". Espérons que nous pourrons retirer de ce projet quelque chose de nouveau qui profitera aussi à d'autres pays Membres de la famille de l'OMS. Monsieur le Président, nous attachons aussi une très grande importance aux décisions qui vont être prises cette année par l'Assemblée mondiale de la Santé, notamment à celles qui concernent les demandes d'admission présentées par divers Etats. Il y a plus de vingt ans que la Finlande a reconnu le Gouvernement de la République populaire de Chine et, à l'ONU, elle s'est toujours prononcée en faveur du rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine. C'est donc avec une grande satisfaction que nous accueillons la République populaire de Chine à l'OMS. Sur la question du caractère universel de l'OMS en tant qu'organisation internationale et institution spécialisée du système des Nations Unies, notre position est très claire. Nous avons toujours défendu la notion d'universalité en matière de coopération internationale, c'est -à -dire la possibilité pour tous les pays de prendre part aux travaux des organisations internationales. L'exclusion d'un pays peut avoir de graves répercussions dans des problèmes internationaux d'une importance vitale, tels que la recherche et ses applications pratiques et autres activités entreprises dans le domaine de la protection de la santé. Ces considérations valent aussi bien pour les nations industrielles développées que pour celles qui luttent encore pour se débarrasser des structures léguées par le système colonial. La Constitution de l'OMS repose sur le principe du respect universel des droits de l'homme. Tous les peuples et Etats sont responsables de l'application de ce principe et doivent donc tous participer à la coopération internationale humanitaire dans le domaine de la santé. C'est pourquoi nous serions très heureux que la République Démocratique Allemande soit admise à participer aux activités de cette organisation, compte tenu également du niveau élevé de la recherche scientifique et de l'organisation des services sanitaires dans ce pays. C'est aussi avec très grand plaisir que nous accueillerions à l'OMS la République populaire du Bangladesh. Finalement, j'aimerais une fois encore vous féliciter, Monsieur le Directeur général, vous et votre très compétent personnel, de l'excellente contribution que vous avez apportée à l'amélioration de la santé de l'humanité en 1971. :
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Je vais maintenant donner la parole au dernier Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) orateur de ma liste, l'observateur du Saint -Siège. :
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de conclure le Mgr LUONI (observateur du Saint -Siège) long marathon de la discussion générale. Je dois, avant tout, reconnaître que les honorables délégués qui m'ont précédé avaient toutes les bonnes raisons de vous féliciter pour votre élection. Vous savez conduire de manière savante et équilibrée les travaux de l'Assemblée plénière qui se déroulent à la satisfaction de tous. Je pense donc interpréter les sentiments de l'Assemblée en vous témoignant sa reconnaissance. Mais, bien sûr, le mérite revient aussi à ceux qui ont préparé et organisé cette assemblée, et en premier lieu au Directeur général de l'OMS, le Dr Candau, et à sa formidable équipe de collaborateurs, des plus directs aux plus éloignés. C'est une joie sincère de constater qu'aujourd'hui l'OMS se présente avec une efficacité, un qui en font une organisation vraiment "first class" style - et je dirai aussi avec une élégance comme l'a si justement affirmé quelqu'un ici. C'est pour cela que la délégation du Saint -Siège :
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partage pleinement le souci du Directeur général de garder à cette organisation son esprit universel, son caractère mondial, son idéal humanitaire dans le sens le plus vrai, c'est -à -dire celui d'un lieu de rencontre, de dialogue et de collaboration de tous ceux qui sont vraiment et seulement préoccupés de la santé de la grande famille humaine. Honorables délégués qui représentez dans cette assemblée vos gouvernements, vous savez comme personne ne le sait que gouverner signifie servir. Un service que les gouvernements rendent aux hommes de leur pays et du monde entier, car l'humanité ne cesse d'apprendre que certains problèmes ne se résolvent qu'à travers la collaboration et la coopération internationales. La santé est un de ces problèmes. Au -delà de certaines réalités qui peuvent nous diviser, il y en a d'autres, bien plus importantes, qui doivent nous unir. Les agents pathologiques, eux, ne connaissent malheureusement ni ils ne demandent pas de passeport pour entrer dans les différents pays frontières ni divisions du monde. Ils nous rappellent, de manière dramatique, le danger d'une épidémie qui, s'il existe pour tous, est encore plus menaçant pour les catégories sociales les plus pauvres et donc les plus exposées car elles sont le moins protégées. De là la nécessité d'une collaboration qui est l'intérêt de tous. Cela dit, je vais formuler quelques réflexions. Vous le savez, Monsieur le Président, le Saint -Siège n'est pas Membre de l'OMS, mais cela ne l'empêche pas de collaborer, de la manière la plus étroite, avec une organisation dont il partage les idéaux et appuie les programmes. Avant tout, les idéaux. Il y a, sans aucun doute, une certaine analogie entre les idéaux humanitaires de l'OMS et ceux de l'Eglise, notamment la lutte contre la souffrance et les maladies, et la recherche de tous moyens de promotion humaine, et donc de la santé physique et psychique, qui sont des éléments fondamentaux de l'équilibre humain. Bien que sa mission s'adresse avant tout à l'esprit, l'Eglise n'oublie pas l'unité fondamentale et la complexité de l'homme, "cet inconnu" comme l'a déclaré jadis un médecin, Alexis Carrel. Ce n'est pas sans raison que le message de l'Eglise est souvent précédé d'une activité d'assistance sanitaire qui, dans certains cas, devance même celle des pouvoirs constitués, activité qui se poursuit même après la mise en place des services publics. C'est pour cela qu'en partageant les idéaux de l'OMS, le Saint -Siège appuie ses programmes. Monsieur le Président, je ne vais pas vous ennuyer avec des chiffres et des détails techniques, mais permettez -moi ici de mentionner les milliers d'instituts sanitaires fondés et soutenus par l'Eglise dans le monde et surtout dans les pays en voie de développement. Qu'il me soit permis également de mentionner les centaines de milliers d'hommes et de femmes, religieux et laics, qui travaillent à plein temps, dans tous les domaines de la médecine, au service de l'humanité souffrante. Mais je tiens à souligner tout particulièrement l'activité des jeunes qui sont toujours là où la souffrance humaine suscite des élans de générosité et de fraternité inspirés du christianisme. Il y a ici un des aspects les plus positifs d'une situation mondiale qui, heureusement, ne présente pas seulement des côtés de désespoir, mais qui comporte aussi beaucoup de motifs d'espérance, dans un monde qui vraiment devrait devenir la terre des hommes. A ce propos, Monsieur le Président, en référence au Rapport du Directeur général qui a été le thème de la discussion qui va se terminer, la délégation du Saint -Siège est heureuse de témoigner sa satisfaction pour l'importance donnée aux problèmes de l'hygiène du milieu, c'est -à -dire de l'environnement humain. La rupture de l'équilibre naturel risque de se répercuter sérieusement sur celui qui l'a provoquée, c'est -à -dire l'homme. Il avait été appelé à maîtriser cet équilibre, et il l'a souvent détruit. Il advient maintenant, comme dans l'histoire de l'apprenti sorcier, que le progrès technique va se retourner contre son auteur avec la même force que celle d'un boomerang. Le progrès humain n'a pas marché au même pas que le progrès technologique. La nature violée se venge. De plus en plus, on entend répéter que l'existence même de la race humaine est en danger. Mais, si nous n'en sommes pas encore arrivés à ce point, nous sommes déjà parvenus à déshumaniser certains aspects de notre société et à contester de différentes manières la valeur même de la vie humaine. Il est donc bien naturel qu'à côté de préoccupations légitimes soulevées par la détérioration continue de l'habitat humain se fassent entendre les préoccupations non moins légitimes de l'opinion publique frappée par la vague montante de la légalisation de l'avortement qui risque de devenir une véritable fabrique d'anges ou, comme l'a dit récemment un magazine anglais, un "Baby Killing by Licence ", une opinion publique qui s'étonne aussi de la faveur et de la promotion données à certains systèmes de contrôle des naissances tels que la stérilisation. On a donc déjà oublié l'horreur qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, a frappé le monde effrayé et incrédule, face à la révélation de ce qui se passait dans les camps d'élimination ? Il n'y a pas tellement de différence morale entre la stérilisation subie et celle soi -disant volontaire mais acceptée à la suite de pressions psychologiques. Parallèlement, il n'y a pas tellement de différence, du point de vue moral, entre l'homicide et le suicide. Il s'agit bien d'une destruction de la vie humaine ou, de toutes façons, d'un attentat à la dignité et aux droits de la personne humaine, ce qui, sous certains aspects, est encore plus pénible, car on arrive à légaliser ce que la conscience humaine a toujours refusé. :
NEUVIEME SEANCE PLENIERE
199
Il est donc bien qu'à côté des sonnettes d'alarme qui retentissent presque partout s'élève aussi la voix prestigieuse et très écoutée de l'OMS, qui rappelle à tout le monde que l'homme est l'objet et la mesure de tout progrès réel. L'Organisation mondiale de la Santé est là pour accomplir sa tâche fondamentale, qui est la protection de la vie humaine sous toutes ses formes. Dans la défense de l'homme et de toutes les valeurs humaines, l'OMS pourra toujours compter sur l'appui total et désintéressé de l'Eglise qui, en tant qu'experte d'humanité, comme l'a dit Paul VI aux Nations Unies à New York, est toujours là pour défendre l'homme et sa dignité. Merci, Monseigneur Luoni. Nous avons maintenant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) achevé la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11. Je demanderai au Dr Ehrlich, représentant du Conseil exécutif, s'il a des observations à formuler. :
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur le Président. Je serai bref. J'aimerais d'abord remercier les délégations qui ont eu des paroles si aimables au sujet des rapports du Conseil exécutif. En tant que représentants du Conseil, le Dr Bédaya -Ngaro et moi -même avons soigneusement pris note des contributions à la discussion générale pour être en mesure de déterminer si les travaux du Conseil ont été en rapport avec les problèmes examinés et mis en relief par les Etats Membres. L'an dernier, l'Assemblée a adopté le programme de travail de cinq ans présenté par le Conseil exécutif. Ce programme assigne à l'Orgale renforcement des services de santé, le développement des nisation quatre objectifs principaux ressources en personnel, la lutte contre la maladie et la promotion de la salubrité de l'environnement. On n'a pas encore eu le temps d'analyser soigneusement les réactions des Membres aux rapports présentés cette année par le Conseil exécutif et le Directeur général. J'ai quant à moi la nette impression que ces quatre objectifs ont occupé une place prépondérante dans les observations des délégués ici rassemblés. De son côté, le Rapport du Directeur général fait état également d'importantes initiatives destinées à regrouper les activités de l'Organisation'et à les axer sur ces objectifs fondamentaux. Je pense traduire l'opinion générale du Conseil en disant qu'il s'est agi là de mesures importantes pour la consolidation et le renforcement de l'efficacité de cette organisation complexe et en pleine croissance, et nous espérons vivement que les efforts se poursuivront dans ce sens. Monsieur le Président, je suis sûr que nous éprouvons tous le même sentiment de frustration en constatant combien nous sommes encore loin du but que la Constitution a assigné à cette organisation. Je sais toutefois que tous les membres du Conseil partagent avec moi l'espoir que nos efforts nous en ont rapprochés un tout petit peu. Une fois encore, mes remerciements pour les obligeantes paroles qui ont été dites, ainsi qu'à vous -même, Monsieur le Président. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Merci, Docteur Ehrlich. Je donne maintenant la parole au Directeur général. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) au nom de tout le personnel de l'Organisation, je tiens à vous remercier des observations que vous avez formulées au sujet de notre travail. J'ai pris note de toutes les remarques qui toutes - aussi bien celles qui sont élogieuses que celles, surtout celles, qui contiennent des critiques constructives - nous aideront certainement à redoubler et, je l'espère, à améliorer nos efforts. Nous vous en sommes sincèrement reconnaissants. Monsieur le Président, en présentant la semaine dernière mon rapport sur l'activité de l'OMS en 1971, j'avais déclaré "... qu'il est paradoxal d'évoquer l'opportunité de voir l'Organisation rassembler tous les pays ou de préconiser l'admission de nouveaux Membres, en déclarant à juste titre que la santé de leur population prime toute considération politique et, en même temps, de soumettre les relations de l'OMS avec ses Membres actuels ou les services qu'elle leur rend à la réalisation de certaines conditions ou de changements de leur système politique et social ". C'est donc avec le plus grand intérêt que j'ai écouté jeudi dernier la déclaration du délégué du Lesotho au cours de la discussion générale. Le texte de cette intervention remarquable et très encourageante pourra être lu par tous dans le compte rendu in extenso des débats de la présente assemblée, et je suis sûr que nombreux sont ceux d'entre vous qui voudront l'examiner tranquillement et méditer à loisir sur les vérités fondamentales qui y sont énoncées. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Candau. Ayant entendu les déclarations des délégués et les observations du représentant du Conseil exécutif et du Directeur général, nous sommes maintenant en mesure d'exprimer au nom de l'Assemblée une opinion concernant le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation en 1971. Après avoir entendu les observations des diverses délégations, votre président a nettement l'impression que l'Assemblée entendra exprimer sa satisfaction de la manière dont le programme de l'Organisation pour 1971 a été élaboré et exécuté. Je vous propose donc d'envisager l'adoption du projet de résolution suivant dont je vais donner moi -même lecture : :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1971, 1. PREND ACTE avec satisfaction de la manière dont le programme de 1971 a été élaboré et exécuté, conformément aux principes établis par l'Organisation; et 2. FELICITE le Directeur général de l'oeuvre accomplie.
L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter ce projet de résolution ? Il semble qu'il n'y ait aucune objection. La résolution est donc adoptée.' En ce qui concerne les rapports du Conseil exécutif, je désire remercier une fois encore le Dr Ehrlich de la compétence avec laquelle il les a présentés. Il nous faut encore examiner la partie du rapport du Conseil exécutif qui traite du projet de programme et de budget pour 1973, à savoir les Actes officiels N° 199 - Conseil exécutif, quarante -neuvième session, partie II. Lorsque les commissions principales auront achevé leur examen de cette partie du rapport, le Président proposera l'adoption, à la clôture de la session de l'Assemblée, de la résolution habituelle prenant note des rapports du Conseil exécutif. Je constate que nous avons réussi, grâce à l'efficacité dont vous avez fait preuve ce matin, à respecter presque à la seconde l'horaire prévu pour l'examen de ce point de l'ordre du jour. 6.
ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 2)
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :Je vais maintenant annoncer les résultats du vote pour l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif nombre de Membres habilités à voter, 128; absents 2; abstentions 0; bulletins nuls, 1; nombre de Membres présents et votants, 125; majorité simple, 63, Les suffrages s'établissent comme suit Nouvelle -Zélande - 123 voix, élue; Niger - 123 voix, élu; Afghanistan - 122 voix, élu; Colombie - 122 voix, élue; Royaume -Uni - 120 voix, élu; Indonésie - 119 voix, élue; Hongrie - 118 voix, élue; Zaire - 115 voix, élu. L'Assemblée est maintenant invitée à adopter le projet de résolution suivant : :
:
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée, ELIT les Etats suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Afghanistan, Colombie, Hongrie, Indonésie, Niger, Nouvelle Zélande, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Zaire. :
Y a -t -il des observations au sujet du projet de résolution ? En l'absence d'observations, je propose que l'Assemblée adopte la résolution par acclamation. (Applaudissements) Merci beaucoup. La résolution est adoptée.2 Je prie le Dr Aldea et les deux scrutateurs d'accepter mes remerciements pour le service qu'ils viennent de rendre. La séance est levée.
La séance est levée à 12 h.40.
1 Résolution WHA25.11. 2 Résolution WHA25.12.
DIXIEME SEANCE PLENIERE Vendredi 19 mai 1972, 9 h.3O
Président
:
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
La séance est ouverte. Nous allons d'abord examiner Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) le troisième rapport de la Commission B, qui fait l'objet du document A25/50. Ce rapport contient quatre projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter séparément. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Réexamen du fonds de roulement" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Amendements au Uniformisation des dispositions relatives à la vérification extérieure des Règlement financier comptes "? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Amendements au Gains et pertes au change" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette Règlement financier résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Enfin, l'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième et dernière résolution de ce rapport, intitulée "Nomination du Commissaire aux Comptes" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Il nous faut maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée souhaite approuver le troisième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.' : :
2.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION A :
Nous passons maintenant au premier rapport de la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Commission A, qui fait l'objet du document A25/51. Ce rapport ne contient qu'une résolution, intitulée "Recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités ". L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Il nous faut maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections à cet égard ? En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée désire approuver le premier rapport de la Commission A. Il en est ainsi décidé.2 3.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :
Nous allons examiner maintenant le deuxième rapport de Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la Commission A (document A25/52). Ce rapport contient le projet de résolution concernant le budget effectif et le niveau du budget pour 1973; il est recommandé à l'Assemblée de l'adopter. Je donne la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, la délégation soviétique votera contre le projet de résolution contenu dans le deuxième rapport de la Commission A, où il est proposé que le budget effectif de l'Organisation pour 1973 soit de US $93 174 400. Mais si j'ai demandé la parole, c'est aussi pour que soit consignée dans le compte rendu la position de principe de la délégation soviétique sur cet aspect très important de l'activité de notre organisation. Comme le savent beaucoup de délégués, la position de l'Union soviétique sur cette question capitale n'a pas varié depuis de nombreuses années. Nous sommes fermement convaincus que la elle reflète la politique question du niveau du budget n'est pas qu'une simple question technique de l'Organisation et les grandes lignes de son activité. C'est pourquoi nous y avons toujours attaché et continuerons à y attacher une très grande importance. : :
1 Voir p. 2
611.
Voir p. 610.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Depuis des années, la délégation soviétique proteste contre l'accroissement quantitatif exagérément rapide du budget de l'OMS et contre l'expansion quantitative des activités de l'Organisation. Nous estimons qu'une telle évolution ne se justifie pas sans une révision adéquate, une amélioration et une analyse constante des modalités et méthodes de travail, sans un accroissement de l'efficacité du programme aux niveaux national, international et interrégional et sans une évaluation convenable de nos efforts. Depuis des années, la délégation soviétique s'efforce de trouver les moyens d'apporter une solution constructive à ces problèmes, dans l'inébranlable désir de voir augmenter l'efficacité des activités de notre organisation conformément au principe d'une utilisation rationnelle des ressources de l'OMS. Les délégués soviétiques ont formulé des propositions précises en vue d'améliorer la structure et les méthodes de travail et d'accroître l'efficacité du programme, ce qui nous permettrait d'accomplir autant de choses qu'avant tout en réduisant le taux d'augmentation du budget de l'OMS. Diverses autres délégations ont avancé un certain nombre de propositions constructives sur la question, mais jusqu'à présent toutes ces propositions, sous quelque forme qu'elles aient été présentées, n'ont pas encore trouvé l'accueil qu'elles méritent. Nous espérons, et l'expérience que nous avons du travail de notre organisation nous confirme dans cet espoir, que les propositions constructives qui ne sont pas adoptées aujourd'hui seront en temps opportun reconnues pour ce qu'elles sont et correctement comprises. Nous ne pouvons manquer de noter à cet égard, Messieurs les délégués, que de nombreuses délégations qui, depuis plusieurs années, luttent pour l'extension des activités de l'Organisation et pour l'augmentation de son budget font en réalité obstacle à une véritable expansion de la coopération internationale dans le domaine de la santé fondée sur le principe de l'universalité et de l'approche multiple des grands problèmes de santé. C'est là quelque chose d'évident qu'il est impossible de dissimuler sous des mots, des appels et des discours. A la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation soviétique, sur instruction de son gouvernement, a annoncé du haut de cette tribune que le Gouvernement de l'Union soviétique ne s'estimerait pas lié par une décision prise par l'Assemblée quant au niveau du budget pour 1972. Nous avons pour instruction cette année de faire de même en ce qui concerne le niveau du budget pour 1973. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Venediktov. Y a -t -il d'autres observations ? Il n'y en a pas. Il nous faut maintenant nous prononcer sur le projet de résolution concernant le budget effectif et le niveau du budget pour 1973. Je rappellerai que, conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, les décisions relatives au montant effectif du budget doivent être prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Je vais donc mettre le projet de résolution aux voix. Que les délégués qui sont pour l'adoption du projet de résolution contenu dans le document A25/52 veuillentbien lever leur carte. Merci. Que les délégués qui sont contre l'adoption de ce projet de résolution veuillent bien lever leur carte. Merci. Y a -t -il des abstentions ? Voici le résultat du vote nombre de Membres présents et votants, 105; majorité requise des deux tiers, 70; pour, 97; contre, 8; abstentions, 5. La résolution est donc adoptée. L'Assemblée doit maintenant approuver le rapport dans son ensemble. L'Assemblée approuve -t -elle ce deuxième rapport ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, le rapport est approuvé.: :
4.
DEMANDE D'ADMISSION PRESENTEE PAR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant à l'examen du point 1.12 - Admission de nouveaux Membres et Membres associés. J'attire votre attention sur les articles 6 et 8 de la Constitution. Nous allons commencer par le point 1.12.1. - Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande. Jë prie les délégués de se référer à la résolution WHA24.20, à la communication émanant de la délégation de la République fédérale d'Allemagne qui fait l'objet du document A25/46 Rev.l, et au mémorandum de l'observateur de la République Démocratique Allemande qui a été distribué aux délégués et représentants. J'appelle aussi leur attention sur les documents A25/53 et A25/54, contenant des projets de résolution. Le. projet de résolution figurant dans le document A25/53 est soumis par les délégations des pays suivants Algérie, Bulgarie, Congo, Cuba, Egypte, Guinée, Hongrie, Inde, Irak, Mongolie, Pologne, République Arabe Syrienne, République démocratique populaire du Yémen, Roumanie, Somalie, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Yougoslavie. J'invite le délégué de la Hongrie à monter à la tribune pour présenter ce projet de résolution. :
1
Voir p.
610.
DIXIEME SEANCE PLENIERE :
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Le Professeur FARADI (Hongrie) Monsieur le Président, l'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de plein droit de l'Organisation mondiale de la Santé fait déjà l'objet de discussions depuis quatre ans. Les sessions précédentes de l'Assemblée mondiale de la Santé n'avaient pas pris de décision quant au fond de la question, mais avaient successivement reporté cette prise de décision à une session ultérieure. C'est de cette façon que le cas discriminatoire de refus d'admettre un pays à notre organisation a pu se créer, cas que je considère comme unique dans l'histoire de l'OMS. D'autant plus que les adversaires de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS n'osaient même pas nier le droit bien fondé de la République Démocratique Allemande de devenir Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Leur argumentation cherchait à démontrer avant tout qu'il s'agissait ici d'une question politique sur laquelle c'est l'Organisation des Nations Unies qui devrait se prononcer en premier lieu. Nous savons tous que l'admission de n'importe quel pays à la qualité de Membre de l'OMS relève de la compétence de l'OMS elle -même et n'est nullement assujettie à la décision préalable de l'ONU. Or les partisans de ce point de vue oublient volontiers que cet aspect politique n'avait nullement été soulevé lorsque l'autre Allemagne, la République fédérale, avait obtenu en 1951 son admission à la qualité de Membre de l'OMS. Comme autre motivation importante du refus d'admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé, on avançait le danger prétendu que présenterait l'admission dé la République Démocratique Allemande à l'OMS du point de vue du succès des entretiens en cours entre les deux Gouvernements allemands concernant leurs relations bilatérales. Suivre un tel principe, Monsieur le Président, signifierait, à mon avis, lier deux choses qui sont totalement divergentes et qui n'ont aucune connexion entre elles. Personne ne peut contester le fait, confirmé d'ailleurs par l'ONU elle -même, que la qualité de Membre de n'importe quel pays dans une organisation internationale ne peut pas être conditionnée par ses relations bilatérales avec un autre pays. Agir contrairement serait en contradiction avec la pratique internationale et chaque gouvernement soulèverait avec raison une protestation contre une telle attitude se manifestant à son égard. Nous sommes convaincus que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS créerait une atmosphère favorable pour les rapprochements et les entretiens entre les deux Etats allemands. La délégation hongroise a pris avec satisfaction note de la décision du Bundestag de la République fédérale d'Allemagne au sujet de la ratification des traités conclus entre la République fédérale d'Allemagne et l'Union soviétique ainsi qu'entre la République fédérale d'Allemagne et la Pologne. Nous avons la forte conviction que, par cet acte, les conditions préalables ont été créées pour la mise en vigueur d'autres traités qui sont également très importants et qui sont susceptibles de servir à la détente et à la coexistence pacifique des pays européens. L'attitude de certains pays qui n'étaient pas en mesure de voter pour l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS en raison du fait que la ratification en question n'avait pas encore eu lieu à l'époque est devenue maintenant absolument dépassée et sans fondement. Je considère que dans cette situation il est encore moins admissible que de nouvelles conditions politiques agissent au détriment de l'OMS dans cette question. Monsieur le Président, ma délégation insiste donc pour que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'OMS soit examinée par la présente Assemblée mondiale de la Santé sur la base des exigences prescrites par la Constitution envers les pays qui demandent leur admission en qualité de Membre de notre organisation. Si nous prenons en considération ces critères, nous devons constater que la République Démocratique Allemande répond à toutes les conditions que la Constitution de l'OMS exige d'un pays désirant devenir Membre de l'Organisation. La République Démocratique Allemande entretientd'amples relations diplomatiques et internationales, et quant au développement des services sanitaires, elle peut être considérée comme un des pays les plus développés du monde. La protection de la santé est l'un des droits fondamentaux de l'homme et sa réalisation se fonde sur la prétention d'établir la coopération internationale des Etats. A ce propos, on lit ce "La possession du meilleur état de santé qu'il est capable qui suit dans la Constitution de l'OMS d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale ", De nos jours, grâce aux modes de communication modernes, les distances ont disparu et la pénétration des maladies met bien des fois les autorités sanitaires des divers pays devant des tâches difficiles. La République Démocratique Allemande étant située au coeur de l'Europe et comptant plus de 17 millions d'habitants, elle est extrêmement intéressée, comme tous les autres pays, à ce que l'introduction des maladies dangereuses d'un pays dans un autre soit écartée par des mesures prises en un commun effort. Mais outre la lutte contre les maladies contagieuses, les problèmes de l'environnement comme la lutte contre la pollution de l'eau et de l'air nécessitent également une étroite coopération internationale. Dans le domaine de la santé mondiale, il existe encore un grand nombre de problèmes qui ne seront résolus que par l'organisation de l'échange d'expériences internationales. La République Démocratique Allemande, par ses expériences acquises en matière de médecine, serait en mesure d'enrichir grandement les connaissances internationales y relatives. Les relations sanitaires :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
de la République Démocratique Allemande, son aide accordée aux pays en voie de développement, pourraient servir d'exemple à beaucoup de pays qui sont représentés à l'OMS. L'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS constituerait, par sa contribution tant matérielle que de caractère sanitaire, un avantage considérable pour les pays en voie de développement et pour l'Organisation tout entière. Je dois vous dire, Monsieur le Président, que les refus successifs d'admettre la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'OMS ont diminué l'autorité internationale de notre organisation. La situation ainsi créée remet en question la capacité de l'OMS d'agir conformément à ses intérêts et à ses objectifs sur la base de sa Constitution. Il est particulièrement regrettable que l'admission de la République Démocratique Allemande ait été empêchée d'année en année par des manoeuvres que l'on peut qualifier de procédurières. Le temps est venu pour l'Assemblée mondiale de la Santé de trancher la question quant au fond, de voter sur le fond et de voter pour l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. L'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS constituerait sans doute une contribution précieuse à l'accélération du processus de détente et de consolidation de la paix en Europe. La République Démocratique Allemande, entant qu'Etat important situé au centre de l'Europe, a grandement promu elle -même, par sa politique extérieure, la cause de la détente et de la sécurité sur notre continent. Nous sommes témoins, Monsieur le Président, de plusieurs indices favorables et des succès obtenus dans les efforts communs tendant à créer la base de la paix et de la sécurité en Europe. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande a largement contribué à la réalisation de cette détente. De plus, je pourrais encore ajouter - sans avoir l'intention de diminuer le rôle d'autres Etats - que, sans cette contribution constructive, un tel développement n'aurait jamais pu se réaliser. Il faut faire tout ce qui est en notre pouvoir afin que ces efforts soient couronnés le plus tôt possible par le succès. C'est dans cet esprit que ma délégation apprécie l'invitation adressée par M. le Dr Candau, Directeur général, au Gouvernement de la République Démocratique Allemande, l'invitant à envoyer une délégation officielle en qualité d'observateur à la présente session de'l'Assemblée. Monsieur le Président, la délégation hongroise a l'honneur de présenter, cette fois -ci pour la troisième fois, au nom des délégations de dix -huit pays un projet de résolution à l'appui de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de plein droit de l'OMS (document A25/53). La délégation hongroise est convaincue que cette fois l'Assemblée mondiale de la Santé, respectant la Constitution de cette organisation et prenant en considération le développement favorable de la situation en Europe, votera en faveur de cé projet de résolution. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Fardi. Le deuxième projet de résolution est contenu dans le document A25/54. Il est soumis par les délégations des pays suivants Argentine, Australie, Belgique, Colombie, Costa Rica, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, France, Grèce, Guatemala, Hatti, Honduras, Irlande, Italie, Japon, Lesotho, Luxembourg, Malawi, Maurice, Monaco, Nicaragua, Niger, Nouvelle -Zélande, Paraguay, Pays -Bas, République de Corée, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Thatlande, Togo, Turquie et Viet -Nam. J'invite le délégué du Guatemala à monter à la tribune pour présenter ce projet de résolution. : :
Le Dr UCLES (Guatemala) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord de remercier le Président du grand honneur qu'il m'a fait en me permettant de m'adresser à l'Assemblée mondiale de la Santé en séance plénière pour soumettre aux honorables membres de cette assemblée le projet de résolution concernant l'admission de nouveaux Membres et Membres associés présenté par les pays suivants Argentine, Australie, Belgique, Colombie, Costa Rica, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, France, Grèce, Guatemala, Hatti, Honduras, Irlande, Italie, Japon, Lesotho, Luxembourg, Malawi, Maurice, Monaco, Nicaragua, Niger, Nouvelle Zélande, Paraguay, Pays -Bas, République de Corée, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Thallande, Togo, Turquie et Viet -Nam, auxquels s'est joint le Dahomey. Le texte en est le suivant "La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé décide d'ajourner la question de la participation de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé ". La délégation du Guatemala estime que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait été bien avisée en décidant d'ajourner une question aussi importante et est d'avis qu'il faudrait faire de même en l'occurrence. Tout comme les eaux recherchent leur propre niveau, les peuples doivent trouver eux -mêmes leur propre solution. Les problèmes à composantes politiques doivent être analysés et résolus par des organismes politiques et, en l'espèce, nous estimons que c'est à l'Assemblée générale des Nations Unies qu'il appartient d'examiner le problème des peuples divisés, en particulier celui du peuple allemand. Les organismes techniques, tels que l'Organisation mondiale de la Santé, doivent certes compléter le travail de l'Organisation des Nations Unies, mais se prononcer ici et maintenant reviendrait simplement à déplacer le problème sans l'avoir résolu. Nous ne savons pas si nous n'agirions pas plus mal ainsi qu'en ajournant la question jusqu'à la prochaine Assemblée. : : :
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Le peuple allemand, c'est indéniable, ne forme qu'un seul peuple et il nous démontre actuellement qu'il essaie de résoudre son problème il en a donné des preuves convaincantes, et c'est pour cela que le moment approche où ce problème, résolu par le peuple allemand lui -même, sera porté devant l'Organisation des Nations Unies pour que celle -ci examine quelle doit être la place de l'Allemagne dans le concert mondial. C'est alors qu'un organisme technique comme l'OMS devra certainement compléter cette action politique sur le plan technique. L'Organisation mondiale de la Santé est un organisme technique par excellence, de sorte que lorsqu'il se pose des problèmes de type ou de caractère politique elle doit attendre que l'Organisation des Nations Unies les ait étudiés et analysés, car on ne saurait à aucun moment concevoir qu'une partie s'oppose diamétralement au tout, et dans le cas en question l'Organisation des Nations Unies est le tout et l'Organisation mondiale de la Santé en constitue une des parties, une des institutions spécialisées. Sachons attendre un peu, c'est l'attitude qui convient de la part d'une organisation aussi sérieuse, aussi sereine et aussi prudente que l'est l'Organisation mondiale de la Santé, car c'est la meilleure façon d'éviter de faire obstacle aux solutions que pourront trouver les peuples intéressés eux -mêmes; et si cette attente peut les aider à mieux trouver leur propre solution, on nous en saura gré car nous sommes convaincus que ce n'est pas en nous levant trop tôt que nous ferons se lever plus tôt le soleil de la compréhension. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Uclés. L'observateur de la République Démocratique Allemande a demandé à faire une déclaration. Si l'Assemblée y consent, j'invite l'observateur de la République Démocratique Allemande à monter à la tribune. :
Le Professeur MECKLINGER (observateur de la République Démocratique Allemande) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les très honorables délégués à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Mesdames et Messieurs, pour la première fois, un représentant du Gouvernement de la République Démocratique Allemande se voit offrir la possibilité de s'expliquer devant l'Assemblée mondiale de la Santé pour motiver la demande du Gouvernement de la République Démocratique Allemande de devenir Membre égal en droits. Le Conseil des Ministres de la République Démocratique Allemande apprécie dûment ce fait et tient à en remercier le Dr Candau, Directeur général de l'OMS. La délégation de la République Démocratique Allemande ressent le besoin sincère de remercier cordialement les délégations des Etats qui ont soumis la résolution en faveur de l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande. Ses remerciements s'adressent aussi à toutes les forces sociales et aux personnalités qui, dans de nombreux pays - dont la République fédérale d'Allemagnese sont fermement prononcées pour l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'OMS, pour des raisons humanitaires et fidèles aux principes de l'humanité et de l'universalité. Il faut toutefois rappeler que, cette année, l'Assemblée est appelée pour la quatrième fois à décider de la demande d'admission d'un Etat qui réunit toutes les conditions requises pour accéder à la qualité de Membre égal en droits. En présentant cette demande, le Gouvernement de la République Démocratique Allemande est conscient du fait qu'il apporte sa contribution aux importants buts humanitaires que se fixe l'Organisation mondiale de la Santé et qu'il aide tous les peuples, quels que soient leur système politique, leur race ou leur religion, à obtenir le meilleur état de santé possible. L'ensemble de la politique du Gouvernement de la République Démocratique Allemande a pour objectif de satisfaire, dans l'intérêt de tous les citoyens de notre Etat, aux exigences que l'Organisation mondiale de la Santé formule en matière de santé publique, d'aider l'homme dans le monde à atteindre un complet bien -être physique, mental et social. Dans cette optique, la représentation suprême du peuple et le gouvernement de notre Etat ont assigné au système de santé publique de la République Démocratique Allemande la tâche de donner à tous les citoyens, urbains ou ruraux, accès aux résultats de la médecine moderne, d'améliorer la prophylaxie, le diagnostic et la thérapie des maladies et d'instaurer des rapports encore plus confiants entre les citoyens, les médecins et les établissements sanitaires. La science médicale de la République Démocratique Allemande essaie d'ouvrir des voies nouvelles à la pratique médicale, en recherchant les causes des maladies et les conditions de la santé. Je tiens à attirer votre attention sur le mémorandum de mon ministère qui vous est parvenu et qui vous renseigne en détail sur les efforts entrepris en République Démocratique Allemande pour promouvoir la santé publique. Le droit fondamental de tout être humain à la santé et au bien -être, à l'assistance médicale et à la sécurité sociale est, en République Démocratique Allemande, un droit que la Constitution ne se contente pas de garantir mais qu'elle traduit dans les faits. Au cours de plus de deux décennies de son existence, la République Démocratique Allemande a acquis une grande expérience dans l'édification de son système médical et sanitaire, qui se révèle être d'importance et de haute capacité. Aux Assemblées mondiales de la Santé des années passées, de nombreux délégués ont confirmé que l'état actuel de la santé publique, le potentiel médical et scientifique et les ressources matérielles de la République Démocratique Allemande lui permettraient d'apporter une contribution précieuse aux buts humanitaires de l'Organisation mondiale de la Santé. :
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Je suis autorisé à déclarer devant cette Assemblée mondiale de la Santé, au nom du Gouvernement de la République Démocratique Allemande et au nom de plus de 360 000 travailleurs de la santé publique, savants médicaux, médecins et cadres moyens de la profession médicale, que, comme elle l'a réaffirmé á plusieurs reprises, la République Démocratique Allemande une fois Membre de votre organisation sera prête à participer de son mieux aux nobles efforts que l'Organisation mondiale de la Santé déploie pour assurer la santé des peuples. La République Démocratique Allemande a démontré plus d'une fois sa capacité de contribuer à la coopération internationale en matière de santé publique. Elle a conclu avec trente et un pays des accords ou protocoles sur la coopération dans le domaine de la santé publique. Nombre d'Etats nationaux libérés d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine bénéficient du soutien multiple que la République Démocratique Allemande accorde à l'édification et á l'élargissement de leurs systèmes médicaux et sanitaires nationaux. Des centaines de médecins et de cadres médicaux spécialisés de ces pays ont suivi et suivent une formation gratuite. Un nombre analogue d'experts médicaux de mon pays aide ces Etats à organiser la protection efficace de la santé de leur population. L'échange de délégations d'étude et d'experts des sciences et de la pratique médicales s'approfondit, à l'avantage réciproque des parties, même avec les Etats industriels développés de l'Europe occidentale et septentrionale. Les sociétés médico- scientifiques natiogales - leur nombre dépasse les 60 - de la République Démocratique Allemande font preuve d'un travail très dynamique à l'échelle internationale, tout en jouissant du soutien efficace du Gouvernement. A l'heure actuelle, des représentants de ces sociétés collaborent sur un pied d'égalité entière dans 108 organisations scientifiques internationales dans lesquelles sont par ailleurs également représentées les institutions correspondantes de la République fédérale d'Allemagne. La collaboration égale des représentants de la République Démocratique Allemande et de la République fédérale d'Allemagne a libéré ces organisations des controverses politiques et leur a permis de mieux se concentrer sur leurs tâches spécifiques. Le résultat serait le même si les Etats Membres de l'OMS, guidés par les principes de sa Constitution, accordaient aux deux Etats la possibilité égale d'une collaboration fructueuse à l'Organisation mondiale de la Santé. Je ne puis imaginer que n'importe quelle délégation ici présente ait le désir de discuter, en rapport avec l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, des questions politiques qui sont en dehors des tâches de cette organisation et qui sont à régler par des négociations directes entre les gouvernements des Etats en question. Mesdames et Messieurs les délégués, votre décision positive sur l'admission de la République Démocratique Allemande serait entièrement conforme aux nobles principes de l'humanité et de l'universalité qui sont garantis dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. Elle serait profitable à l'OMS et à ses Etats Membres, mais elle serait d'une importance particulière pour le développement futur de la protection sanitaire du peuple de la République Démocratique Allemande. La qualité de Membre de la République Démocratique Allemande permettrait, dans les conditions actuelles, une coopération fructueuse de tous les Etats pour protéger l'environnement humain. C'est dans l'intérêt humanitaire commun des peuples à la paix et à la sécurité que le Gouvernement de la République Démocratique Allemande, depuis la dernière Assemblée mondiale de la Santé, a appuyé et pris lui -même des mesures constructives afin de promouvoir la coopération pacifique de tous les Etats, indépendamment de leur ordre social. Cette activité a favorisé une évolution qui rend possibles des relations de coexistence pacifique entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne. Les résultats positifs sont généralement connus et jouissent de l'appréciation et de l'approbation d'un nombre toujours croissant d'Etats. Dans ce contexte, nous saluons la décision prise avant -hier par le Bundestag, portant sur la ratification des traités entre la République fédérale d'Allemagne et l'Union soviétique et la République populaire de Pologne, comme une contribution considérable à la détente internationale. L'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé aurait certainement des effets favorables, justement à l'heure actuelle, sur l'atmosphère politique en Europe. Elle répondrait aux principes de l'universalité et de l'égalité de tous les Etats, principes si importants pour l'Organisation mondiale de la Santé. Mesdames et Messieurs, votre vote en faveur de la demande de la République Démocratique Allemande signifierait, et cela pas en dernier lieu, l'application d'un droit inaliénable qui revient à la République Démocratique Allemande comme à tout autre Etat souverain. Ce droit résulte de considérations morales et humanitaires élémentaires, d'importants besoins médicaux et de la nécessité de la coexistence pacifique et harmonieuse des Etats et des peuples. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande est d'avis que le droit de tout citoyen à la santé implique l'application du droit de tout Etat à une participation égale à la coopération internationale. Retarder davantage l'admission serait une discrimination des 17 millions d'habitants de la République Démocratique Allemande et serait incompatible avec les intérêts fondamentaux de l'Organisation mondiale de la Santé. La République Démocratique Allemande est disposée à remplir consciencieusement et activement toutes les obligations résultant de sa qualité de Membre de l'OMS.
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Au nom du Gouvernement et du peuple de la République Démocratique Allemande, je vous prie, Mesdames et Messieurs les délégués à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, de voter pour la demande d'accession de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre et à la coopération égale au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette demande est un appel pressant de prendre une décision positive dans l'esprit des principes fondamentaux de l'universalité et de l'humanité que l'Organisation mondiale de la Santé s'est fixés. Merci, Professeur Mecklinger. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La discussion est maintenant ouverte. Le délégué de la Yougoslavie demande la parole et je l'invite donc à monter à la tribune. :
Monsieur le Président, Messieurs Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) (traduction de l'anglais) les délégués, à la session de l'Assemblée de l'an dernier comme en de précédentes occasions où la question de l'admission de la République Démocratique Allemande a été discutée, les représentants de la Yougoslavie se sont fait un devoir de fidèlement respecter le principe de la reconnaissance des droits souverains de la République Démocratique Allemande. Aux termes de l'article 3 de notre Constitution, la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats, et nous estimons qu'il n'existe aucun obstacle à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Au cours du débat de l'an dernier, certains délégués ont estimé que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande soulevait un problème politique très délicat qui, du fait de sa nature, dépassait la compétence de l'OMS. Pas plus maintenant qu'alors nous ne pouvons accepter un tel point de vue, car selon nous la Constitution de l'OMS et son caractère humanitaire sont ce qui doit compter le plus à nos yeux. Les fondateurs mêmes de l'OMS - dans le souci de permettre à tous les Etats de coopérer au sein de cette très importante organisation mondiale étaient guidés par cette considération. Si nous donnons la primauté à la protection de la santé, il est vraiment regrettable que la République Démocratique Allemande,qui du fait du haut niveau qu'y ont atteint la science et la pratique médicales pourrait apporter une précieuse contribution au progrès et à l'efficacité de l'OMS, ne soit pas parmi nous. Monsieur le Président, nous jugeons inacceptable l'argument avancé il y a quelques jours par le distingué délégué de la République fédérale d'Allemagne dans son explication de vote sur la question de la représentation de la Chine, et repris aujourd'hui par le délégué du Guatemala, à savoir que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande devrait être d'abord tranchée par l'Assemblée générale des Nations Unies et serait subordonnée à l'admission des deux Allemagnes à l'Organisation des Nations Unies. Or chacun sait à cette assemblée que la République fédérale d'Allemagne est Membre de l'OMS depuis plusieurs années sans pour autant être Membre de l'ONU, et j'ajouterai qu'elle a collaboré avec succès avec l'OMS et les autres Etats Membres. Monsieur le Président, c'est là une nouvelle preuve que l'OMS est compétente et est seule compétente pour se prononcer sur les demandes d'admission qui lui sont présentées. Etant donné toutes ces considérations, mon gouvernement estime que nous devons, au cours de la présente session, prendre la décision d'admettre la République Démocratique Allemande dans notre organisation en tant que Membre à part entière, conformément à notre Constitution. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Pologne.
:
Merci, Docteur Jakovljevie. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Messieurs Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) (traduction de l'anglais) les délégués, ce n'est pas la première fois que l'Assemblée mondiale de la Santé examine la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. La délégation de la Pologne a chaque fois appuyé cette candidature, non seulement à cause des relations amicales que la Pologne entretient avec cet Etat voisin souverain, mais aussi et surtout pour de nombreuses raisons fondamentales. Dans le monde d'aujourd'hui, aucun problème sérieux de santé publique ne peut être résolu sans une coopération universelle au niveau international. L'histoire contemporaine démontre à l'évidence que la maladie ne tient pas compte des frontières ni des régimes politiques. Les épidémies de choléra et de variole dont l'Europe a récemment été le théâtre ont montré combien une collaboration internationale étroite et efficace était indispensable. Elles ont prouvé combien il était dangereux qu'un Etat situé au coeur du continent le plus densément peuplé du monde soit privé de la possibilité de collaborer efficacement avec l'Organisation mondiale de la Santé. Depuis un certain temps, le monde accorde une attention croissante aux transformations néfastes qui se produisent dans l'environnement de l'homme et à la protection des conditions d'existence. Le problème est de taille et ce n'est qu'au prix de beaucoup d'efforts et de recherches et de mesures adéquates qu'il sera possible d'élaborer un programme universel de protection contre les effets des altérations de l'environnement sur la santé, un programme qui garantisse à l'humanité des conditions de vie saines. :
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Si la coopération internationale est indispensable face aux problèmes posés par les maladies infectieuses, elle l'est davantage encore en ce qui concerne les problèmes relatifs à l'environnement, qu'il s'agisse de la protection de l'air, de l'eau, du sol, des aliments, etc. Or nos chances resteront bien faibles d'agir utilement dans ce domaine tant que nous tiendrons à l'écart un pays hautement industrialisé situé au coeur de l'Europe. C'est la conscience de ces faits qui inspire notre attitude à l'égard de la conférence de Stockholm, à laquelle, selon nous, la République Démocratique Allemande devrait participer en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. De nombreux autres problèmes intéressant la santé publique - notamment celui des médicaments et de leur commerce international - rendent indispensable en l'occurrence une coopération non seulement internationale mais universelle puisque la République Démocratique Allemande entretient des relations commerciales avec plus de cent pays. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, nous affirmons notre conviction que dans l'intérêt de l'Organisation mondiale de la Santé et dans l'intérêt de la santé des peuples de tous les pays, il est essentiel que la République Démocratique Allemande devienne un Membre actif de notre organisation. Fort de nombreuses réalisations remarquables en matière de protection sanitaire et de sciences biomédicales, fort également de services de santé extrêmement efficaces, ce pays pourrait apporter une contribution très positive à la cause de la santé dans le monde et au progrès des sciences médicales et faciliter ainsi à l'Organisation mondiale de la Santé l'accomplissement de sa noble mission au service de l'humanité. Quelles sont les raisons qui ont conduit jusqu'ici l'OMS à se priver du précieux concours que lui offre la République Démocratique Allemande ? Comment expliquer une attitude aussi contraire au but fondamental de l'OMS énoncé à l'article 1 de la Constitution "amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible" ? La réponse à ces questions paraît évidente c'est simplement, comme il ressort clairement du mémorandum du 11 mai 1972 de la République Démocratique Allemande, communiqué à tous les délégués à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, parce que certains s'efforcent de faire dépendre l'admission de ce pays de questions qui se situent en dehors de la compétence de l'Organisation. La demande d'admission de la République Démocratique Allemande est conforme à l'article 6 de la Constitution. Aussi la délégation de la Pologne invite -t -elle toutes les délégations à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé à y répondre positivement. Pour sa part, consciente des impératifs qu'implique la réalisation des objectifs humanitaires de l'Organisation, la délégation de la Pologne appuie la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Elle a l'honneur d'appeler tous les distingués délégués à cette assemblée à prendre une décision positive, conformément à l'article 3 de la Constitution de l'OMS, qui dispose que "la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats ". : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Merci, Professeur Rudowski. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Irak.
Monsieur le Président, chers collègues, au Le Dr AL -WAHBI (Irak) (traduction de l'anglais) long des années - en fait depuis la création même de notre organisation - il n'a cessé d'être insisté sur deux principes fondamentaux, celui de l'universalité et celui du caractère technique de notre organisation. Si ma mémoire est fidèle, ces deux principes ont été rappelés année après année à l'Assemblée de la Santé, mais jamais, autant qu'il m'en souvienne, avec autant de force que l'a fait cette année le Directeur général en citant, dans sa déclaration introductive sur l'activité de l'OMS, ce qu'avait souligné le regretté Dr Brock Chisholm au cours de la conférence chargée d'élaborer la Constitution de l'OMS. Monsieur le Président, rien que pour rafraîchir la mémoire de mes collègues, je voudrais répéter ici les paroles du Directeur général : :
"L'importance de l'universalité pour l'oeuvre que doit accomplir l'OMS n'a pas besoin d'être soulignée, surtout dans cette enceinte où nous savons tous que la santé de chaque individu et de chaque pays ne peut être assurée que sous la protection de toute la communauté des nations." Permettez -moi ensuite, mes chers collègues, de vous donner lecture des paroles du Dr Brock Chisholm
citées par notre Directeur général
:
"Ce n'est nullement là un geste altruiste mais une simple question d'intérêt bien compris. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser des trous dans les barrières que nous opposons à la maladie; n'importe quel pays, quelles que soient ses orientations politiques, peut compromettre gravement l'efficacité de l'Organisation mondiale de la Santé s'il est laissé en dehors de celle -ci. Il importe que la santé soit considérée comme une affaire mondiale, tout à fait indépendante des attitudes politiques de n'importe quel pays du monde." Monsieur le Président, j'aimerais en outre rappeler ce qu'a déclaré au cours d'une récente séance plénière le Dr Karl Evang, l'un de ces membres éminents qui furent les architectes de notre Constitution, l'une de ces personnalités auxquelles la Constitution doit ce qu'elle est, l'un de ces hommes pleins de sagesse et de clairvoyance ainsi qu'en témoignent les propos du Dr Chisholm
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que je viens de citer. Des influences politiques occultes s'exercent depuis de nombreuses années, dans cette organisation et, je crains qu'elles aillent en augmentant. Voici ce qu'a déclaré le "Mais il y avait aussi,dans les cercles politiques influents, bien des signes d'une Dr Evang volonté de saper l'indépendance et l'intégrité de l'OMS". Cela est grave. Vue sous cet angle, l'admission d'un nouveau Membre dans notre organisation est quelque chose de simple et quelque chose de souhaitable. Nous aimerions que toutes les nations, petites et grandes, soient Membres de l'OMS, quel que puisse être leur régime politique. Monsieur le Président, la Constitution est parfaitement claire et elle a été citée par les orateurs qui m'ont précédé; la réponse tient en une seule ligne : l'article 3 dispose que la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats cependant que l'article 6 précise que les Etats seront admis en cette qualité lorsque leur demande aura été approuvée à la majorité simple. Au cours des trois dernières années, des pressions occultes d'inspiration politique ont fait obstacle année après année, je ne sais vraiment pourquoi, à l'admission d'une nation pleinement qualifiée et habilitée à faire partie de notre organisation. C'est avec étonnement, pour ne pas dire avec stupéfaction, que je vois soumettre deux projets de résolutions émanant de deux groupes à peu près l'admission d'un Membre. L'un de ces textes réclame identiques de pays sur la même question l'admission d'un pays divisé et l'autre préconise l'ajournement de l'examen de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Il me semble bien curieux que nous soyons saisis le même jour, dans la même enceinte, de deux projets de résolutions différents sur des questions qui me paraissent absolument identiques. Monsieur le Président, je suis désolé d'avoir empiété sur le temps de l'Assemblée, mais il me . fallait exprimer ce que j'avais sur le coeur. Je vous remercie de m'avoir accordé la parole. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Al- Wahbi. Je donne maintenant la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne. :
Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, un certain nombre de pays réclament l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'OMS. La République fédérale d'Allemagne et un grand nombre d'Etats de toutes les parties du monde demandent l'ajournement de cette question. Nous proposons à l'Assemblée de se prononcer non pas sur le fond du problème, mais sur un point de procédure en décidant l'ajournement du débat. Les Assemblées mondiales de la Santé de 1970 et de 1971 avaient déjà décidé l'ajournement du débat sur le problème de l'admission de la République Démocratique Allemande et l'Assemblée devrait, à notre avis, faire de même cette année puisque les raisons qui avaient motivé les précédentes décisions restent valables malgré les progrès remarquables obtenus entre -temps par le Chancelier Willy Brandt dans sa politique de détente. Les précédentes décisions d'ajournement se sont révélées fort sages. Elles ont facilité l'immense pas en avant que représentent les traités de bonne entente conclus par la République fédérale d'Allemagne avec l'Union soviétique et la Pologne, l'accord quadripartite sur Berlin, etc. La lucidité dont l'Assemblée a fait preuve les années précédentes en optant pour l'ajournement a facilité le processus de détente en Europe et j'ajouterai que mon gouvernement lui en est très reconnaissant. Ma délégation ne conteste pas l'habilité constitutionnelle de l'Assemblée mondiale de la Santé à admettre à l'OMS des Etats non Membres de l'Organisation des Nations Unies; elle estime toutefois que dans une question aussi importante sur le plan politique que celle -ci l'Assemblée ne devrait pas agir de sa propre initiative. Les problèmes politiques soulevés par la demande d'admission de la République Démocratique Allemande sont d'une telle complexité politique - sans compter qu'elles font encore l'objet de controverses internationales - que l'Assemblée devrait adopter la solution la plus opportune dans les circonstances actuelles, c'est -à -dire ajourner une nouvelle fois sa décision. Je voudrais, tout en restant bref, préciser ma pensée. Tout d'abord, une décision prématurée de l'Assemblée mondiale de la Santé sur l'admission de la République Démocratique Allemande aurait des conséquences fâcheuses qui dépasseraient le cadre de l'Organisation puisqu'elle affecterait l'ensemble du système des Nations Unies et compromettrait ainsi les chances d'une issue heureuse de la prochaine phase de la politique de détente. Un second point dont l'Assemblée doit tenir dûment compte est que nous nous trouvons actuellement dans une phase de consolidation et commençons à récolter les fruits de la politique de détente du Chancelier Brandt. Troisièmement, l'entrée en vigueur des traités conclus avec l'Union soviétique et la Pologne et des accords sur Berlin, après leur ratification par le Parlement allemand, ne résout pas encore les problèmes complexes qui restent en suspens entre les deux Etats en Allemagne. La détente en Europe demeurerait incomplète s'il subsistait au coeur du continent une zone d'affrontement. La détente est un tout indivisible. Des arrangements régissant les relations de base entre les deux Etats en Allemagne restent donc à conclure et c'est cette nécessité qui dicte avant toute autre considération notre politique de détente. Mon gouvernement ne ménage aucun effort pour asseoir ces :
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relations sur une base solide. Cette politique, vous le savez tous, est parfaitement comprise, favorablement accueillie et activement soutenue par la vaste majorité des Etats. En quatrième lieu, nous estimons que sur des questions aussi controversées que celles qui découlent de la division de l'Allemagne, ce n'est pas aux institutions spécialisées mais à l'organe politique compétent, c'est -à -dire à l'Organisation des Nations Unies elle -mame, qu'il appartient de prendre des décisions d'ordre politique, comme cela a été le cas pour le problème de la Chine. A ce jour, aucune institution spécialisée n'a admis la République Démocratique Allemande. Les représentants de la profession et des organisations médicales mondiales ne doivent pas se donner pour tâche de ménager à la République Démocratique Allemande l'accès au système des Nations Unies par la petite porte alors que la grande porte lui sera ouverte dès que les deux Etats en Allemagne auront conclu l'un avec l'autre un accord général et non plus simplement partiel. Ce jour -là, rien ne s'opposera plus à l'entrée des deux Etats allemands à l'Organisation des Nations Unies proprement dite ni, par voie de conséquence, à leur coexistence dans l'ensemble du système des Nations Unies; qu'on songe ici encore au cas de la Chine. Tout bien considéré, le Gouvernement fédéral est toujours d'avis que le moment n'est pas encore venu d'admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS. L'admission prématurée de la République Démocratique Allemande dans le système des Nations Unies n'aboutirait qu'à introduire dans les organisations des problèmes allemands encore en suspens et à les gêner dans leur travail constructif. Nous sommes persuadés que l'Assemblée se laissera encore guider cette année par le désir de favoriser la poursuite des efforts de détente et ne voudra pas la compromettre en prenant une décision prématurée, une décision dont ce n'est ni le moment ni le lieu. En résumé, ni l'heure n'est venue, ni les conditions politiques requises ne sont encore réalisées pour qu'on puisse envisager la coexistence des deux Etats allemands dans le système des Nations Unies. Il faut laisser le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne et tous ceux qui suivent la même voie que lui mener à bien la phase finale, qui est aussi la plus importante, de la politique de détente du Chancelier Brandt, afin d'établir des rapports naturels entre les deux Etats en Allemagne. L'Assemblée peut contribuer au succès d'une telle politique en renvoyant la question de l'admission de la République Démocratique Allemande. Ma délégation, avec beaucoup d'autres, prie l'Assemblée de rester sur la voie qu'elle s'est tracée et de continuer à l'encourager de son appui. Monsieur le Président, j'ai écouté avec attention les arguments présentés par un certain nombre d'orateurs en faveur de l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande, en particulier la déclaration du Dr Mecklinger, observateur de la République Démocratique Allemande. Il s'agit en fait d'une superposition de considérations politiques sur une question qui a peu de rapports avec la santé mondiale. Or, c'est précisément cette situation que mon gouvernement s'est efforcé et s'efforce d'éviter, en cherchant à établir entre les deux Etats de l'Allemagne un modus vivendi et notamment des arrangements pour leur entrée conjointe à l'Organisation des Nations Unies. Certains orateurs ont affirmé que l'Assemblée est tenue, de par la Constitution, d'accepter les demandes d'admission des Etats. Cet argument est, à mon avis, infondé. Chaque demande d'admission est soumise à un examen approfondi et il n'existe rien qui puisse être assimilé à une admission automatique la preuve en est qu'aux termes de l'article 6 de la Constitution de l'OMS, l'Assemblée mondiale de la Santé se prononce à la majorité de ses Membres sur toute demande d'admission. L'Assemblée peut donc accepter, rejeter ou ajourner les demandes. Je me réfère également à l'argument selon lequel la République fédérale d'Allemagne est Membre de l'OMS sans être Membre de l'Organisation des Nations Unies alors que ce privilège est refusé à la République Démocratique Allemande. Je ferai remarquer à ce sujet que si la République fédérale d'Allemagne a été admise à l'OMS il y a plus de vingt ans, c'est parce que sa qualité d'Etat n'a jamais été contestée et qu'elle a été reconnue dès le début par une vaste majorité d'Etats. Or, comme l'Assemblée le sait, ce n'est pas encore le cas pour la République Démocratique Allemande. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, ce sont là des réalités, des réalités engendrées par la vie même. Il n'y a là aucune question de discrimination. Rien dans les traités avec l'Union soviétique et la Pologne qui ont été ratifiés il y a huit jours par le Parlement allemand ne modifie cet état de choses. Lorsque les principes de détente et de bon voisinage seront intégralement étendus aux relations entre les peuples et les institutions des deux Etats en Allemagne, cela apportera une contribution capitale à l'amélioration de la situation en Europe et représentera un autre grand pas en avant dans la voie de la détente. Ma délégation votera donc pour le projet de résolution tendant à renvoyer l'examen de la question. Nous sommes convaincus qu'il sera adopté à une grande majorité et nous invitons les délégations à se prononcer en faveur du renvoi. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais): Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Je donne la parole au délégué de la Finlande. Monsieur le Président, aussi bien l'an M. KAHILUOTO (Finlande) (traduction de l'anglais) dernier que l'année précédente, la délégation de la Finlande a voté contre la proposition tendant à ajourner la décision relative à l'admission à l'OMS de la République Démocratique Allemande. Nous estimions qu'il existait des raisons suffisantes pour que l'OMS prenne position sur ce problème et nous sommes toujours de cet avis. :
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L'attitude de la Finlande à l'égard de l'universalité de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées est claire et sans ambigutté. Nous appuyons le principe de l'universalité en matière de coopération internationale, lequel suppose, à notre avis, que tous les pays doivent avoir la faculté de prendre part aux travaux des organisations internationales. C'est dans cet esprit que la délégation de la Finlande se prépare à voter pour l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Cette position reflète aussi l'égalité dans laquelle nous tenons les deux Etats allemands en ce qui concerne leur admission dans les organisations internationales. La discussion générale de la semaine dernière a montré l'importance croissante qui est accordée, dans les activités de l'OMS, aux questions relatives à l'environnement de l'homme. La contribution précieuse de l'OMS à la préparation de la prochaine conférence des Nations Unies sur l'environnement a d'autre part été dûment soulignée. Comme nous le savons tous, une décision positive au sujet du projet de résolution faisant l'objet du document A25/53 dont nous sommes actuellement saisis aurait d'importantes répercussions en ce qui concerne la conférence de Stockholm. Elle garantirait la présence de tous les Etats intéressés et là encore, un grand pas en avant serait fait dans la voie de l'universalité. Monsieur le Président, j'ai évoqué la position de mon gouvernement sur la participation des deux Etats allemands à la coopération internationale. Je voudrais faire observer en terminant que les relations bilatérales de la Finlande avec les deux Etats allemands sont fondées sur une égalité complète. Nous avons des missions commerciales dans les deux pays mais nous n'entretenons actuellement de relations diplomatiques avec aucun d'eux. La Finlande se propose de poursuivre dans l'avenir cette politique d'égalité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Bulgarie. : :
Merci, Monsieur Kahiluoto. Je donne la parole au
Monsieur le Président, honorables délégués, au cours du débat général M. CVETKOV (Bulgarie) sur les rapports annuels du Directeur général et du Conseil exécutif, de même que dans les discussions sur la demande du Gouvernement de la République Démocratique Allemande d'être admise à l'OMS, de nombreux délégués n'ont cessé de souligner pendant les dernières Assemblées mondiales de la Santé qu'en vertu des principes d'humanité et d'universalité définis dans la Constitution de l'OMS, la République Démocratique Allemande possède, en tant qu'Etat souverain, le droit incontestable de participer directement et à part entière aux activités de cette organisation. En même temps, ils ont affirmé que, grâce à ses réalisations en matière de santé publique, son potentiel médical et ses ressources matérielles, la République Démocratique Allemande pourrait fournir une contribution précieuse à la solution des tâches universelles de l'OMS au bénéfice de tous les pays Membres. Nous en sommes tous convaincus, et je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'aborder en détail cette question. Néanmoins, permettez -moi d'attirer votre attention sur certains faits qui en sont la preuve L'un des objectifs les plus importants que l'Organisation mondiale de la Santé s'est fixés dans son cinquième programme général est la protection efficace de l'homme contre les maladies transmissibles exigeant une quarantaine et d'autres maladies dangereuses. Et c'est précisément dans ce domaine que la République Démocratique Allemande, important pays de transit au centre de l'Europe, a obtenu des résultats considérables qui, en cas de son admission, pourraient directement entrer dans les programmes de l'OMS. L'une des quatre tâches principales de l'Organisation mondiale de la Santé dans les années á venir, celle de la prévention des maladies et la lutte contre les maladies, comprend également la lutte contre les maladies chroniques et dégénératives. La République Démocratique Allemande a réalisé des résultats très positifs dans ce domaine de la santé publique, particulièrement important pour les pays industrialisés. Quant aux problèmes de l'hygiène de l'environnement, autre tâche très importante de l'Organisation mondiale de la Santé, la République Démocratique Allemande, forte de ses expériences dans ce domaine de grande actualité, serait en mesure d'apporter une contribution importante en cas d'une coopération sur un pied d'égalité à l'OMS. Il est hors de doute que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS revêt un énorme intérêt pour l'évolution ultérieure de la protection sanitaire du peuple de la République Démocratique Allemande. Ceci permettrait aux organismes compétents de la République Démocratique Allemande de connaître et d'exploiter le riche arsenal de l'Organisation mondiale de la Santé sur les tendances, les principales orientations et l'efficacité de la protection sanitaire dans d'autres pays Membres de l'OMS. Une participation directe à l'échange d'informations avec les experts de l'OMS permettrait aux organismes compétents de la République Démocratique Allemande de réaliser les mesures de protection sanitaire en cours dans les circonstances favorables d'une comparaison à l'échelle mondiale. L'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé faciliterait et accélérerait l'exploitation des résultats des recherches internationales au profit de la protection sanitaire du peuple de la République Démocratique Allemande. Ces faits démontrent clairement que
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l'admission et la participation de la République Démocratique Allemande aux travaux de l'Organisation mondiale de la Santé rendraient plus efficace cette organisation quant à la réalisation du noble but humanitaire assurer aux hommes et aux peuples des conditions de santé optimales. Tout ceci est fort connu, et depuis longtemps, mais malheureusement, à cause de certains pays qui s'y opposent obstinément, la République Démocratique Allemande n'a pas à ce jour occupé la place dont elle est digne et qui lui incombe dans la famille des pays Membres de l'OMS. Les opposants à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS avancent un argument fondamental à l'appui de leur thèse. La République Démocratique Allemande ne pourrait pas être admise à l'Organisation mondiale de la Santé avant son admission à l'Organisation des Nations Unies. On souligne en même temps que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS dépend de la solution du problème de l'admission à l'ONU de deux Etats allemands, la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne. La délégation bulgare a, dans d'autres circonstances aussi, déclaré que cet argument était dénué de fondement. A notre avis, il s'agit là d'une tentative d'entremêler des questions tout à fait différentes afin d'embrouiller la nature même de la question. Il est à noter que la Constitution de l'OMS contient un article spécial qui a comme objectif de régler la question de l'admission comme Membres de l'OMS de pays qui n'ont pas encore été admis à l'ONU. Cela prouve non seulement que l'Organisation mondiale de la Santé est une organisation indépendante ayant des objectifs et des tâches concrets, mais constitue aussi une garantie pour la coopération universelle des pays du monde entier dans les activités hautement humanitaires de l'OMS. La pratique même prouve l'absurdité de l'affirmation selon laquelle la République Démocratique Allemande ne peut pas être Membre de l'OMS étant donné qu'elle n'est pas Membre de l'ONU. Nombre de pays sont Membres de l'OMS et fournissent leur noble contribution aux activités de l'OMS sans pour autant être Membres de l'ONU. La République fédérale d'Allemagne, dont les représentants se déclarent contre l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, est depuis le 29 mai 1951 Membre de cette organisation sans être admise, à ce jour, à l'ONU. Ceux qui ne sont pas favorables á l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS affirment en même temps qu'il s'agit là d'un problème politique qui, par sa nature même, ne relève pas de la compétence de l'OMS. Cependant, à notre avis, s'opposer à l'admission de la République Démocratique Allemande, c'est un problème politique, car c'est pour des motifs purement politiques que l'on pose des conditions à l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Depuis 1968 la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS est devenue un point permanent de l'ordre du jour de l'Assemblée mondiale de la Santé. Beaucoup d'eau a coulé depuis et tout est devenu bien clair en ce qui concerne cette question. Aujourd'hui, tous les délégués ici présents sont convaincus qu'il serait tout à fait dans l'esprit de la coopération internationale si la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé résolvait définitivement la question et admettait la République Démocratique Allemande en tant que Membre de plein droit à l'OMS. Tout ajournement de la solution de cette question serait au préjudice de l'activité de l'OMS, en flagrante contradiction avec son principe fondamental de l'universalité. Monsieur le Président, permettez -moi d'attirer votre attention sur un problème important directement lié à la solution du problème de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Nous savons tous que par son admission nous déciderons aussi de la question concernant sa participation à la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se tiendra du 5 au 16 juin 1972, ainsi que la participation à la conférence de nombreux autres pays qui ont déjà déclaré qu'ils ne participeraient pas aux travaux de cette conférence au cas où la République Démocratique Allemande ne serait pas admise à y prendre part. Par l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, nous assurons la participation de tous les pays à la conférence sur l'environnement à Stockholm et, par conséquent, nous résolvons la question de son universalité, de son travail efficace et fructueux - ce qui d'ailleurs est étroitement lié aux buts et tâches de l'OMS, c'est -à -dire la sauvegarde de la santé des gens. Il y a quelques jours, nous avons admis à l'OMS la République populaire de Chine en tant que représentant unique du peuple chinois. La question de l'admission comme Membre de l'OMS de la République du Bangladesh est à l'ordre du jour, admission que nous appuyons chaleureusement et de laquelle nous ne doutons point. Par l'admission de la République Démocratique Allemande, la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé aura fait le pas le plus décisif vers la réalisation du principe de l'universalité de l'OMS, pas que nous devrions faire au nom de la coopération internationale pacifique, du bien et du bonheur de nos peuples. En conclusion, la délégation de la République populaire de Bulgarie votera avec grand plaisir pour la résolution proposée dans le document A25/53 par de nombreuses délégations pour l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Arabie Saoudite.
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Merci, Monsieur Cvetkov. Je donne maintenant la
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Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) Monsieur le Président, la délégation du Royaume de l'Arabie Saoudite tient à se rallier aux délégations qui ont décidé d'ajourner la question de la participation de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Congo. :
:
Merci, Docteur Tabbaa. Je donne maintenant la parole
M. ITOUA (Congo) Monsieur le Président, honorables délégués, une fois de plus, nous devons nous prononcer sur l'admission de la République Démocratique Allemande au sein de notre organisation. Depuis des années, nous avons entendu dire que le problème posé est essentiellement politique et concerne exclusivement l'Assemblée générale des Nations Unies. Or, nous savons que le sort de la République fédérale d'Allemagne n'a jamais été examiné d'une manière ou d'une autre à l'ONU. Mieux, elle n'est pas Membre de cette institution. Pourtant, elle siège à part entière à l'Organisation mondiale de la Santé. Par ailleurs, la thèse selon laquelle l'admission de la République Démocratique Allemande consacrerait l'existence de deux Etats allements est dépassée, voire caduque. Nul, en effet, n'ignore que des négociations directes sont engagées entre Bonn et Pankow sur la base juridique des deux Etats. Malgré cette réalité, les puissances impérialistes continuent d'écarter la République Démocratique Allemande des organisations internationales et s'obstinent à avancer des arguments fallacieux pour essayer de justifier leur attitude. Nous voudrions rappeler ici que la plupart de ces puissances ont eu la même attitude en ce qui concerne le problème de l'admission de la République populaire de Chine à l'ONU et dans ses organismes spécialisés. Il s'est trouvé malheureusement que certains Etats, en retard économiquement, avaient été influencés par ces puissances et ont contribué ainsi à bloquer des années durant la solution de cette question. Pour la République populaire du Congo, la République Démocratique Allemande est une réalité indéniable, un pays souverain dont les progrès scientifiques et le développement socio- économique s'imposent actuellement au monde, particulièrement dans le domaine de la santé réduction de la mortalité infantile, éradication de nombreux fléaux sociaux, etc. Aussi toutes ces raisons incitent -elles ma délégation à rejeter avec la dernière énergie le projet de résolution d'ajournement, à tous égards injuste et anachronique, introduit par les puissances impérialistes, et à voter chaleureusement pour l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé afin de permettre à cet Etat d'apporter également sa contribution à la solution des tâches humanitaires de notre institution. Cette admission, de plus, ne pourra qu'accélérer le processus de la détente en Europe. Je suis convaincu que les pays Membres de l'OMS épris de paix et de liberté, singulièrement les pays .du tiers monde qui, en pleine deuxième moitié du XXe siècle, subissent encore cruellement l'injustice et l'exploitation la plus éhontée du système impérialiste, apporteront un soutien massif à cette cause juste. Honorables délégués, contribuons à mettre un terme aux foyers de tension et de guerre injustes dans le monde; rejetons le projet de résolution aberrant et dilatoire des puissances impérialistes; votons pour l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'OMS. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de l'Albanie. :
:
Merci, Monsieur Itoua. Je donne la parole au délégué
Le Professeur ÇIÇO (Albanie) La délégation albanaise voudrait exprimer sa position de principe sur la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Tout d'abord, la République Démocratique Allemande est un pays indépendant et souverain, qui a le droit, comme tous les autres pays indépendants, d'être Membre de l'OMS et de participer à ses activités. L'autre Etat allemand, la République fédérale d'Allemagne, est déjà Membre de cette organisation. Nul doute que le déni des droits de la République Démocratique Allemande à l'OMS est injustifiable et discriminatoire et il constitue une violation grossière du principe de l'universalité de l'OMS. Conformément à ce qui précède, nous appuierons fermement la demande d'admission à l'OMS présentée par le Gouvernement de la République Démocratique Allemande. La délégation de la République populaire d'Albanie n'est pas d'accord avec la résolution présentée dans le document A25/54 par trente -deux Etats Membres pour ajourner la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé et la considère comme une absurdité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Roumanie. : :
Merci, Professeur Çiço. Je donne maintenant la parole
Le Dr ALDEA (Roumanie) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, nous reprenons en discussion un problème qui a été amplement débattu aux sessions antérieures de l'Assemblée mondiale et
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qui devait depuis longtemps trouver sa solution, la délégation de la République Démocratique Allemande devant occuper sa place parmi nous en tant que Membre à pleins droits de l'Organisation mondiale de la Santé. L'article 3 de la Constitution de notre organisation, dont nous nous préparons à célébrer bientôt un quart de siècle d'existence, exprime clairement que "la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats" et, par conséquent, la requête légitime d'un Etat souverain et indépendant comme la République Démocratique Allemande de faire partie de la grande famille de notre organisation ne pourrait que nous réjouir. De même qu'aux sessions précédentes de l'Assemblée mondiale, la délégation roumaine tient à souligner de nouveau le fait, d'ailleurs bien connu, que la création de l'Organisation mondiale de la Santé a été - et l'OMS le demeure - l'expression des efforts des Etats Membres pour assurer à la population du monde entier le meilleur état de santé possible. Dans l'esprit de la plus large coopération pour la protection et la promotion du bien le plus précieux de l'humanité, la santé, le principe de l'universalité est l'un des principaux piliers de notre organisation et il représente l'un des éléments avancés de l'humanitarisme de la Constitution de notre organisation. Nous souhaitons - et dans les allocutions au cours des travaux des Assemblées mondiales nous l'avons souvent montré que tous les Etats et tous les peuples, grands et petits, soient Membres de notre organisation sans aucune discrimination. Et pourtant, lorsqu'une nation qui compte beaucoup de millions d'habitants et qui a atteint par un travail soutenu un haut niveau de technicité, un niveau de vie élevé et une très bonne situation sous l'aspect du développement des sciences médicales, de l'organisation et de l'état de la santé publique, exprime son désir de se joindre à nous, on a encore des réticences et on l'empêche d'apporter sa précieuse contribution et de bénéficier en même temps de la collaboration dans le cadre de notre organisation. A l'occasion des discussions au sujet de ce problème, certaines délégations ont motivé leurs réticences par le fait que l'admission de la République Démocratique Allemande constituerait un problème politique qui ne serait pas de la compétence de notre organisation, mais de la compétence de l'Organisation des Nations Unies. Je me permettrai de rappeler, Monsieur le Président, que la Charte des Nations Unies ne contient aucune stipulation qui subordonne l'admission d'un Etat Membre comme Membre de l'une des institutions spécialisées à son admission préalable dans l'Organisation des Nations Unies. D'ailleurs, la Constitution même de notre organisation précise la compétence absolue, dans ce problème, de l'Assemblée mondiale, ainsi qu'il résulte de l'article 6 que je me permets de citer :
"Sous réserve des conditions de tout accord à intervenir entre les Nations Unies et l'Organisation et qui sera approuvé conformément au chapitre XVI, les Etats qui ne deviennent pas Membres conformément aux dispositions des articles 4 et 5 peuvent demander à devenir Membres et seront admis en cette qualité lorsque leur demande aura été approuvée à la majorité simple par l'Assemblée de la Santé." A cause de ce problème, je tiens à souligner de nouveau la contradiction, il me semble, entre les deux projets de résolutions qui nous sont soumis sur le même problème, question soulevée par le Dr A1- Wahbi.
Sur la base de ces considérations, la délégation roumaine estime que, dans l'esprit de l'équité, la solution positive de cette demande doit partir du principe fondamental de l'égalité en droits de tous les Etats, conformément auquel chaque Etat, grand ou petit, a le droit de participation égal, sans discrimination, à la vie internationale et, d'autant plus, à l'activité pour la protection et la promotion de la santé qui, par excellence, n'a pas de frontière et ne doit pas connaître de limitation. Par sa participation en tant que Membre de l'Organisation à notre activité commune, la République Démocratique Allemande pourra apporter une précieuse contribution, étant donné l'expérience et les possibilités illustrées par les résultats enregistrés jusqu'à présent, bénéficiant en même temps de l'appui de l'Organisation dans le déroulement à l'avenir d'une activité de plus en plus ample pour la protection de la santé qui, aujourd'hui plus que jamais, ne peut plus être isolée au niveau des limites d'Etat. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :Merci, Docteur Aldea. Je donne maintenant la parole au délégué de Cuba. Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr ALDEREGUTA (Cuba) (traduction de l'espagnol) délégués, l'Assemblée mondiale de la Santé se voit offrir une fois de plus la possibilité de réparer une grave erreur commise en matière de relations internationales sous l'effet de la pression brutale qui s'est exercée jusqu'à présent au sujet de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Pour éclairer ce que la délégation cubaine a qualifié et continue à qualifier d'acte de discrimination sans précédent, nous proposons d'analyser brièvement quelques questions comme les suivantes. A la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, comme d'ailleurs en de précédentes occasions, il a été décidé d'ajourner jusqu'à la présente assemblée la décision concernant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Les arguments de ceux qui proposent de nouveau :
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cette solution sont et ont toujours été des arguments politiques qu'ils essaient d'imposer à notre assemblée. Il est dit dans un mémorandum distribué par la République fédérale d'Allemagne que les accords sur Berlin et la détente en Europe sont dans une phase de progrès qu'il faut éviter d'interrompre. Nul, dans cette assemblée, n'oserait nier le caractère éminemment politique des arguments énoncés dans ledit document. A quoi vise ce document, sinon à amener l'Assemblée à oublier et à écarter ses principes fondamentaux, son caractère technique et ses objectifs humanitaires ? La République Démocratique Allemande, qui est un Etat souverain occupant une position géographique névralgique au coeur de l'Europe et comptant 17 millions d'habitants, exécute depuis de nombreuses années des programmes de santé dans l'intérêt de son peuple qui ont atteint un niveau forçant l'admiration de nos pays. Elle n'a cessé de manifester sa ferme volonté de prêter son concours dans le domaine de la santé internationale, qu'elle a prouvée objectivement par son activité et sa participation efficace à des événements mondiaux de caractère scientifique où ont été mis en relief les progrès réalisés par la République Démocratique Allemande dans le domaine des soins médicaux, de l'organisation des services de santé, de la recherche et de l'enseignement. Il ne fait pas le moindre doute que l'entrée de la République Démocratique Allemande dans l'Organisation mondiale de la Santé apporterait d'énormes avantages à nos peuples en leur donnant accès aux services de conseillers et d'experts de compétence reconnue de même qu'à des centres de formation où nos scientifiques et nos techniciens trouveraient de nouvelles possibilités d'enrichissement de leurs connaissances et d'échanges de données d'expérience. Si nous analysons réellement la vérité de ces faits, nous verrons qu'en toute justice la République Démocratique Allemande a tous les droits moraux et juridiques d'appartenir à notre organisation. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, continuer à prétendre que l'Assemblée mondiale de la Santé ne peut se prononcer sur l'admission d'un Etat pour des raisons politiques et ne pas tenir compte des arguments techniques que j'ai formulés et qui sont loin d'être les seuls qui s'imposent est une grave erreur découlant de la politique obstinée d'obstruction et de discrimination à l'encontre de certains Etats. Si toutefois l'Assemblée mondiale de la Santé estime nécessaire de faire cas de facteurs politiques dans sa décision sur cette demande d'admission, alors elle ne peut que reconnaître que les circonstances politiques, comme il ressort du mémorandum susmentionné (accord sur Berlin, diminution de la tension en Europe et, depuis peu, ratification des traités avec l'Union soviétique et la Pologne) sont absolument favorables en ce moment et que par conséquent il n'y a rien à craindre dans la conjoncture actuelle. Tout ce qui pourrait être dit d'autre est sans fondement et va à l'encontre du bon développement des relations internationales et, tout au contraire de ce que l'on essaie de nous démontrer, ne pourrait qu'entraîner une aggravation des tensions politiques. Il serait inadmissible que nous acceptions les arguments exposés par un Etat, la République fédérale d'Allemagne, qui, participant aux travaux de notre organisation, prétend en exclure un autre Etat, la République Démocratique Allemande, qui lui est égal en droits et en souveraineté et qui a un riche potentiel de développement et d'expérience à offrir à l'humanité, ce qui reviendrait à maintenir une politique de discrimination en aucune façon adaptée à la conjoncture internationale que nous vivons en ce moment. Etant donné ces considérations, la délégation de Cuba exprime son appui le plus ferme au projet de résolution présenté par la Hongrie et dont notre pays est coauteur, et elle exhorte l'Assemblée à se prononcer positivement sur ce texte, accomplissant ainsi un acte de justice élémentaire envers un Etat qui, comme la République Démocratique Allemande, est disposé à offrir son concours à la communauté internationale. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Guinée. : :
Merci, Docteur Aldereguia. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, honorables délégués, notre intervenLe Dr BANGOURA -ALECAUT (Guinée) tion sera brève. Depuis de nombreuses années, en effet, que notre organisation instruit la cause du peuple de la République Démocratique Allemande, la délégation de la République de Guinée considère que cette juste cause est maintenant entendue et ne nécessite presque plus de nouveaux commentaires, qui ne seraient que des répétitions tout à fait inutiles. Le peuple de la République Démocratique Allemande est, comme nous le savons tous, un peuple libre, souverain et très laborieux, qui a atteint un haut niveau de développement dans tous les domaines, notamment le domaine de la santé. Nous savons également que certains événements politiques qui viennent de se produire ou sont en train de se produire revêtent une importance particulière qui n'échappe à personne. Monsieur le Président, notre organisation est souveraine et devrait enfin prendre la décision de fond que nous attendons d'elle et admettre la République Démocratique Allemande. C'est pour cela que notre délégation, au nom de notre gouvernement, est opposée à tout nouveau renvoi de ce problème et reste partisane, comme les années précédentes, de l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé.
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué du Japon.
Merci, Docteur Bangoura -Alécaut. Je donne maintenant
M. KAYA (Japon) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, chacun sait que le Gouvernement du Japon a toujours souhaité ardemment que les pourparlers inter -allemands ayant actuellement lieu entre les deux Etats de l'Allemagne permettent de parvenir sans délai à un accord acceptable par les deux parties. Je crois néanmoins qu'en attendant la conclusion d'un tel accord, l'Assemblée serait bien inspirée de ne prendre aucune mesure décisive à l'égard de l'admission à l'OMS de la République Démocratique Allemande car une telle décision aurait inévitablement d'importantes répercussions politiques sur l'évolution des pourparlers. Il est évident qu'étant donné le rôle non politique que lui assigne la Constitution même de l'OMS, l'Assemblée n'est pas compétente pour prendre à ce stade une décision politique de ce genre. C'est pourquoi ma délégation, en tant que coauteur de ce texte, souscrit pleinement au projet de résolution tendant à renvoyer à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé l'examen de la demande d'admission dont nous sommes saisis et en préconise l'adoption sans tarder, dans l'espoir que les deux parties intéressées sauront entre -temps explorer toutes les voies pour aboutir à un accord satisfaisant qui fera de cet objectif une réalité. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la France. :
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Merci, Monsieur Kaya. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Messieurs les délégués, aucun fait nouveau M. FERNAND -LAURENT (France) substantiel n'est intervenu, au jugement de la délégation française, depuis notre assemblée de l'an passé, qui puisse nous conduire à modifier la décision que nous avions prise à une importante majorité d'ajourner la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. A vrai dire, un fait nouveau est intervenu, et un seul, mais il est de caractère procédure' c'est la décision prise par le Directeur général d'inviter la République Démocratique Allemande à se faire représenter, pour ce point de l'ordre du jour, par un observateur. M. le Professeur Mecklinger a présenté son dossier avec talent. Nous l'avons écouté avec attention. Ce qu'il a dit, cependant, ne nous apporte pas l'élément nouveau substantiel qui serait nécessaire pour que nous modifiions notre position. Il a été fait appel par le Professeur Mecklinger et par quelques autres orateurs au principe de l'universalité. Il est difficile d'être plus attaché que la France à cet idéal. Elle l'a montré en plus d'une circonstance. Nous savons toutefois - et les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies qui ont mentionné expressément le mot "universalité" n'ont pas manqué de le préciser - que ce principe n'est pas susceptible d'une il faut en chaque cas un jugement de valeur, un jugement d'opportunité, application automatique et celui -ci se manifeste par un vote. Le cas de l'Allemagne est, pour des raisons historiques connues de tous, tout à fait particulier. Il ne saurait être comparé au cas d'aucune autre nation. Il ne saurait être comparé, par exemple, au cas du Bangladesh que nous examinerons dans quelques heures. Au regard du droit international, le régime de l'Allemagne résulte des armistices et traités qui ont mis fin à la dernière guerre mondiale. Certes, un processus de normalisation a heureusement été entamé. On peut citer à cet égard la toute récente ratification par le Parlement de Bonn des accords de Moscou et de Varsovie. Nous nous en réjouissons beaucoup. Cette ratification ne constitue cependant qu'une étape dans un processus de détente et de normalisation qui comportera notamment, au -delà d'un traité sur la circulation, un règlement général des questions pendantes entre les deux Etats en Allemagne. La négociation de ce ou de ces traités sera nécessairement longue et difficile, puisqu'il s'agit d'établir enfin des relations de bon voisinage entre deux Etats qui, bien qu'issus d'une même nation, ont été pendant plus de vingt ans rigoureusement séparés. Il s'agit notamment pour eux de prendre, du point de vue humanitaire qui nous intéresse particulièrement ici, des dispositions contractuelles qui satisfassent les exigences minima de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et du simple sentiment d'humanité. C'est là une obligation éthique. Cela est d'autre part essentiel pour que la détente générale en Europe se poursuive et se fortifie. On a évoqué d'autre part la prochaine conférence de Stockholm sur l'environnement, et on a dit que l'admission de la République Démocratique Allemande dans notre organisation permettrait à celle ci d'être automatiquement invitée à cette conférence. Outre que notre organisation n'a pas compétence pour décider de la participation à la conférence des Nations Unies sur l'environnement, il serait à notre avis très inconvenant d'utiliser l'OMS pour atteindre ailleurs un objectif politique. Si telle est l'intention de quelques -uns, nous sommes persuadés que l'ensemble des délégations ne se prêtera pas à une telle opération. Toute décision prématurée concernant l'admission de la République Démocratique Allemande dans notre organisation ne ferait que contrarier l'évolution qui se déroule et dont nous attendons l'heureux achèvement par l'entrée simultanée des deux Etats en Allemagne dans toutes les institutions de la famille des Nations Unies. C'est pourquoi la délégation française, avec beaucoup d'autres délégations, a l'honneur d'être coauteur du projet de résolution qui a été présenté par la délégation :
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du Guatemala. Elle pense en toute sincérité que c'est là la seule décision compatible avec la sagesse. En toute logique, ceux qui approuvent la politique de détente du Chancelier Brandt, ceux qui se réjouissent de la ratification des traités de Moscou et de Varsovie, ne doivent pas prendre ici une décision que le Chancelier Brandt, par la voix de son ambassadeur, nous demande de différer. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué du Chili. :
Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Je donne la parole au
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr JURICIC (Chili) (traduction de l'espagnol) délégués, la délégation du Chili désire prendre la parole au sujet du point 1.12 de l'ordre du jour de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé afin d'exprimer son appui au projet de résolution présenté par les délégations de la Hongrie et de divers autres pays à l'effet d'admettre la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'OMS. En cela, nous nous conformons à notre ligne invariable de politique internationale, convaincus que nous sommes que la pleine application du principe de l'universalité de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées est le seul moyen d'établir des relations vraiment pacifiques entre tous les pays qui composent la communauté internationale, ainsi que de tirer le meilleur parti possible de ces organisations et de donner correctement effet aux principes énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et dans la Charte des Nations Unies. Obéissant à ces considérations, le Gouvernement actuel du Chili a entrepris quand il est entré en fonctions de renouer les relations avec la République de Cuba et d'en établir avec la République populaire de Chine et avec la République Démocratique Allemande ainsi qu'avec d'autres peuples avec lesquels il n'en entretenait pas. Par conséquent, nous appuyons aujourd'hui le projet de résolution susmentionné qui permettra à notre organisation de bénéficier de l'apport du pays hautement développé qu'est la République Démocratique Allemande, qui a fait tant de progrès dans le domaine de la santé, et d'être ainsi mieux en mesure d'accomplir sa mission humanitaire qui est essentiellement de soulager les hommes qui souffrent en quelque partie du monde qu'ils se trouvent. Enfin, Monsieur le Président, nous espérons que cette assemblée fera un nouveau pas vers l'universalité de l'Organisation en augmentant sa représentativité, comme nous espérons qu'à l'admission de la République populaire de Chine s'ajouteront celles de la République Démocratique Allemande et de la République populaire du Bangladesh. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Tchécoslovaquie.
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Merci, Docteur Juricic. Je donne maintenant la parole
Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Monsieur le Président, distingués délégués, la délégation tchécoslovaque est l'un des coauteurs du projet de résolution demandant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Notre pays ayant des frontières communes avec la République Démocratique Allemande, nous sommes particulièrement bien placés pour connaître l'oeuvre de protection sanitaire et l'administration de la santé publique de ce pays, comme aussi pour être au courant de son haut niveau de développement industriel et agricole, économique et culturel. La République socialiste tchécoslovaque a conclu avec la République Démocratique Allemande un accord de coopération dans le domaine de la santé publique. Notre coopération se développe aussi à tous les niveaux de la vie politique, économique et culturelle. Depuis des années déjà, nous nous étonnons de constater qu'alors que tous les Etats du monde, quels que soient leur structure sociale et politique et leur niveau économique, se sont vu reconnaître le droit d'être Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, ce droit n'a pas encore été étendu à un Etat déterminé, la République Démocratique Allemande, qui pourtant, grâce à ses connaissances scientifiques et à ses acquisitions particulières dans la recherche médicale et la santé publique, pourrait enrichir la science médicale dans le monde entier. Il existe toute une série de maladies, pour la plupart transmissibles, qui ne respectent aucune frontière. De plus, l'application de mesures médicales en Europe, notamment en ce qui concerne les maladies quarantenaires, est d'autant plus inconcevable sans la coopération de la République Démocratique Allemande que celle -ci se trouve au coeur même de l'Europe. De même, l'étude de la pollution du milieu, par exemple, et plus encore les mesures destinées à combattre la pollution de l'air, des cours d'eau et de la mer, resteront inopérantes tant que tous les Etats européens, y compris la République Démocratique Allemande, n'y participeront pas. La délégation tchécoslovaque estime que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation et l'adoption d'une décision sur ce point sont entièrement de la compétence de l'Organisation mondiale de la Santé et contribueraient à la réalisation du principe d'universalité de notre organisation. Pour les médecins que nous sommes, c'est le système de santé publique hautement développé de la République Démocratique Allemande qui milite le plus puissamment en faveur de l'admission de ce pays à l'OMS. Comme vous le savez, ce pays industrialisé, avec ses 17 millions d'habitants, possède un médecin pour 626 habitants, 452 polycliniques et 828 dispensaires de consultations externes; en 1970, il disposait de plus de 190 000 lits d'hôpital, soit 110 lits pour 10 000 habitants. Combien de pays représentés ici :
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peuvent faire état d'un tel service de santé national ? La République Démocratique Allemande est parvenue à des résultats remarquables en ce qui concerne les soins aux enfants, comme le montre par exemple le taux de mortalité infantile, qui en 1970 était de 18,5 pour 1000 naissances vivantes, c'est -à -dire un taux plus faible que dans la République fédérale d'Allemagne. La prévention et l'hygiène du milieu sont également extrêmement bien organisées. Tout cela permet aux services de santé publique de la République Démocratique Allemande d'obtenir d'excellents résultats dans la lutte contre les maladies aussi bien transmissibles que chroniques. La République Démocratique Allemande compte toute une série d'excellentes écoles de médecine où sont formés de jeunes médecins ainsi que des établissements assurant une formation médicale postuniversitaire. Ces écoles de médecine et instituts de recherche sont prêts à envoyer leurs spécialistes participer à des réunions scientifiques comme ils sont prêts à accueillir des boursiers de l'OMS et à aider ainsi l'Organisation mondiale de la Santé à s'acquitter de ses tâches importantes. L'heure est venue d'admettre la République Démocratique Allemande au sein de l'OMS. Notre organisation à but humanitaire y gagnerait un grand enrichissement dans le domaine de la médecine, de la recherche et de la santé publique, de même qu'elle réaliserait pleinement ainsi le principe de l'universalité. Monsieur le Président, notre délégation voudrait en outre attirer l'attention de l'Assemblée sur le fait que les arguments politiques avancés à l'encontre de l'admission de la République Démocratique Allemande par la délégation de la République fédérale d'Allemagne dans son mémorandum (document A25/46 Rev.l) et dans le discours prononcé par un membre de la délégation de la République fédérale ont perdu tout leur sens par suite de la ratification des traités entre la République fédérale d'Allemagne et l'Union des Républiques socialistes soviétiques d'une part, la Pologne de l'autre, ainsi que de l'accord quadripartite sur Berlin. Toutes ces considérations amènent ma délégation à recommander de nouveau aux éminents délégués à cette assemblée, dans l'intérêt de la santé publique à travers le monde comme dans notre propre intérêt de médecins au service du monde, d'admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé en votant pour la résolution figurant dans le document A25/53, qu'avec les délégations de la Hongrie et d'autres pays nous avons soumise à votre examen. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Argentine. :
Merci, Docteur Klivarova. Je donne maintenant la
Le Professeur BREA (Argentine) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, l'Argentine est l'un des nombreux coauteurs du projet de résolution demandant que soit ajourné l'examen de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Notre délégation s'est prononcée en ce sens lors de la dernière Assemblée et elle estime que les conditions nécessaires pour lui faire modifier son attitude ne sont pas réunies. Elle reconnaît que les relations internationales se sont beaucoup améliorées, mais les circonstances dans le cas de la République Démocratique Allemande diffèrent de celles qui entourent le cas d'autres pays ayant demandé leur admission, comme l'a expliqué le délégué de la République fédérale d'Allemagne, et elles justifient une approche différente. En l'occurrence, un processus est en cours et diverses étapes successives doivent être franchies, dont la principale est l'admission préalable de la République Démocratique Allemande à l'Organisation des Nations Unies. Pour ces raisons, la délégation argentine votera pour le renvoi de l'examen de ce point à la Vingt- Sixième Assemblée, qui se réunira en 1973, sans que son adhésion aux principes d'universalité et aux objectifs humanitaires de l'Organisation s'en trouve en aucune façon affectée. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Mongolie.
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Merci, Professeur Brea. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr DEMBEREL (Mongolie) (traduction du'russe) c'est la quatrième fois qu'est examinée par une Assemblée mondiale de la Santé la demande d'admission à l'Organisation mondiale de la Santé présentée par la République Démocratique Allemande. La délégation de la République populaire mongole affirme que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS correspond absolument et totalement au but humanitaire et au principe de l'universalité de l'Organisation mondiale de la Santé et que la question doit être résolue, et résolue de manière affirmative, par la présente assemblée. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, si nous considérons la situation actuelle avec réalisme et si nous évaluons soigneusement et objectivement les faits, nous ne pouvons que constater que la République Démocratique Allemande répond à toutes les conditions requises pour être Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Comme vous le savez, le XXe siècle est caractérisé par un rythme sans précédent de progrès scientifique et technique et par une rapide extension des relations internationales, du commerce, du tourisme, etc. Il en résulte que la sauvegarde de la santé de la population et la protection de l'environnement de l'homme posent sans cesse de nouveaux problèmes à tous les pays et à toutes les organisations internationales. La République Démocratique Allemande se trouve au coeur de ce continent densément peuplé qu'est l'Europe et la question se pose inéluctablement de savoir comment il pourrait être possible de régler des questions aussi importantes que celles de la protection de :
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l'environnement, de la quarantaine internationale, de l'épidémiologie des maladies transmissibles, etc. sans sa participation. C'est dire que seule l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, en d'autres termes sa participation plus étroite à la coopération internationale, permettra réellement de résoudre efficacement ces problèmes continentaux et mondiaux. Mesdames et Messieurs les délégués, la préservation de la santé est un droit fondamental de l'homme qui entraîne pour tous les Etats l'obligation de coopérer à l'échelle internationale. Les demandes réitérées d'admission à l'OMS présentées par la République Démocratique Allemande montrent que celle -ci désire s'acquitter de cette obligation et nous sommes sûrs qu'une fois admis à l'OMS ce pays s'acquittera sincèrement et dignement de toutes les obligations inhérentes à sa qualité de Membre. Monsieur le Président, je pense qu'il est maintenant devenu clair pour chacun que la République Démocratique Allemande est un pays doté d'une économie hautement développée et d'une infrastructure sanitaire exemplaire, qui apporte une puissante contribution à la recherche médicale et résout avec succès de nombreux autres problèmes de santé publique. Notre propre expérience de coopération avec ce pays nous permet d'affirmer qu'il est animé de la résolution de contribuer à la coopération internationale dans le domaine de la santé publique, tout comme dans les domaines économique, scientifique et technologique. Une fois admis à l'OMS, il sera en mesure de développer la coopération internationale en matière de santé publique sur une base sans cesse plus large et plus solide. En outre, nous pensons que les délégués à l'Assemblée et les membres du Secrétariat de l'OMS sont pleinement conscients de l'appui considérable que l'Organisation peut recevoir de la République Démocratique Allemande une fois que celle -ci sera devenue Membre de l'OMS. En fait, lorsque nous parlons de l'activité de l'OMS, nous mentionnons souvent l'utilisation des ressources et des réserves disponibles et pourtant la contribution potentielle de la République Démocratique Allemande, et ici je pense à la fois aux aspects techniques et financiers de cette contribution, n'a pas encore été utilisée. Monsieur le Président, nous désirons rappeler une fois de plus que l'admission d'un pays à l'Organisation mondiale de la Santé est pleinement du ressort de l'OMS, comme celle -ci l'a d'ailleurs prouvé en pratique en admettant en son sein de nombreux pays qui n'étaient pas Membres de l'Organisation des Nations Unies. Nous considérons donc comme sans fondement l'assertion du délégué de la République fédérale d'Allemagne à l'effet que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS est une question politique et que nous devrions attendre une décision de l'ONU sur ce point. Messieurs les délégués, une question toute simple me vient spontanément à l'esprit lorsque nous avons accepté comme Membres de l'OMS la République fédérale d'Allemagne et d'autres pays qui n'étaient pas Membres de l'Organisation des Nations Unies, l'aspect prétendûment politique du problème a -t -il été évoqué ? L'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS contribuerait au contraire au relâchement de la tension en Europe et au renforcement de la paix dans le monde. Monsieur le Président, notre délégation approuve sans réserves les arguments et les faits exposés dans le mémorandum de la République Démocratique Allemande officiellement distribué le 13 mai 1972. En terminant, je voudrais me référer au document A25/53, qui contient un projet de résolution dont notre délégation est coauteur. J'appelle tous les délégués à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé à voter pour ce projet de résolution, c'est -à -dire à admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS et à ne pas renvoyer la question à la prochaine Assemblée. Nous estimons qu'une décision juste en la matière constituerait une réaffirmation des principes d'universalité et des objectifs humanitaires de l'Organisation mondiale de la Santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Islande.
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Merci, Docteur Demberel. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, mon gouverneLe Dr P. SIGURDSSON (Islande) (traduction de l'anglais) ment a toujours affirmé le droit des deux Etats allemands à faire partie de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées telles que l'Organisation mondiale de la Santé. A son avis, on met beaucoup trop de temps à régler cette question et il faudra bien reconnaître d'ici peu l'existence des deux Etats allemands. Si ce problème n'a pas encore reçu de solution, c'est parce qu'il est lié aux conflits qui opposent les deux grands blocs de puissances, qui ont l'un et l'autre fait preuve d'intransigeance. Il est particulièrement regrettable qu'une organisation comme l'OMS, qui a pour but d'élever le niveau de santé de l'humanité, subisse le contre -coup de cette division et que le règlement de cette importante question se trouve ainsi retardé. En signe de protestation, mon gouvernement a décidé de ne pas participer au vote sur le sujet dont nous débattons. Monsieur le Président, puis -je vous demander de faire figurer cette déclaration dans le compte rendu in extenso ? :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Somalie.
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Merci, Docteur Sigurdsson. Je donne maintenant la
M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, fidèle au principe de l'universalité au sein de notre organisation, la délégation de la Somalie figure de nouveau parmi les auteurs d'un projet de résolution sur l'admission à l'OMS de la :
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PARTIE II
République Démocratique Allemande. Je ne m'étendrai pas sur la situation géographique de la République Démocratique Allemande ni sur ses réalisations puisque d'autres orateurs l'ont déjà fait. L'admission à l'OMS de la République Démocratique Allemande aiderait au rapprochement entre les deux Etats allemands et un ajournement ne faciliterait en rien les choses dans ce petit monde où nous vivons. Le Gouvernement de la Somalie a reconnu les deux Etats allemands et estime qu'ils doivent être traités sur un pied d'égalité. Grâce à sa riche expérience, la République Démocratique Allemande apporterait une précieuse contribution à l'oeuvre de l'Organisation et nous espérons que l'Assemblée admettra cet Etat au cours de la présente session. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Hassan. Messieurs les délégués, l'observateur de la République Démocratique Allemande a demandé à faire une nouvelle déclaration. Il me faut ici donner lecture de l'article pertinent du Règlement intérieur. Il s'agit de l'article 46, plus précisément de son premier alinéa, qui est ainsi libellé : :
"Les observateurs envoyés sur invitation par des Etats non membres et des territoires pour le compte desquels une demande d'admission en qualité de Membre associé a été présentée peuvent assister à toute séance publique de l'Assemblée de la Santé ou de l'une quelconque de ses commissions principales. Ils peuvent, sur invitation du Président et avec l'agrément de l'Assemblée de la Santé ou de la commission, faire un exposé sur la question en discussion." Je crois devoir demander à l'Assemblée s'il y a quelque objection à ce que je donne la parole à l'observateur de la République Démocratique Allemande. En l'absence d'objections, j'invite l'observateur de la République Démocratique Allemande à prendre la parole. Le Professeur MECKLINGER (observateur de la République Démocratique Allemande) Je vous remercie très cordialement, Monsieur le Président, de m'avoir donné la possibilité de reprendre la parole. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, je ressens - ne serait -ce que dans l'intérêt de l'Organisation mondiale de la Santé elle -même l'obligation de reprendre la parole pour répondre à nombre de questions qui ont été soulevées au cours de la discussion de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande. Ce faisant, je ne voudrais pas passer sous silence que la délégation de la République Démocratique Allemande regrette profondément que certaines délégations aient, au cours du débat, lié le problème de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS à des problèmes politiques qui sont en dehors de la compétence de cette organisation. Comme je l'ai déjà dit, en motivant la demande d'admission de la République Démocratique Allemande, nous n'avions pas l'intention d'imposer à cette organisation, qui se consacre à des tâches humanitaires, des problèmes politiques, puisque cela est en contradiction flagrante avec l'esprit et la préoccupation fondamentale de l'Organisation mondiale de la Santé. On aurait dû s'attendre, de la part de ceux qui veulent faire dépendre l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS de son admission à l'Organisation des Nations Unies, qu'ils fassent preuve de plus de respect pour le droit égal d'Etats souverains à devenir Membres de l'OMS. Qu'est -ce que cela a à voir avec le droit, l'humanité et l'universalité, que de vouloir refuser à un Etat souverain comme la République Démocratique Allemande l'admission comme Membre de plein droit ? La République Démocratique Allemande ne demande pour elle ni plus ni moins que ce dont jouissent déjà plus de 130 pays Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, parmi eux la République fédérale d'Allemagne, qui, tout comme la République Démocratique Allemande, n'est pas membre de l'ONU. Dans ce contexte, qu'il me soit permis aussi de poser la question suivante quel sens a l'article 6 de la Constitution de l'OMS, si l'on essaie ici, dans cette assemblée, de vouloir faire dépendre l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS d'une admission préalable aux Nations Unies ? Il a été dit devant cette assemblée que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS gênerait les pourparlers en vue de la normalisation des relations entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne, de même que la poursuite du processus de détente en Europe. A quoi sert cette prétention ? Elle n'est rien d'autre qu'une prétention non fondée, qui est réfutée par la vie et par la pratique politique. L'accord sur la circulation entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne qui vient d'être paraphé et dont le caractère juridique international est reconnu par la République fédérale d'Allemagne, l'accord de transit conclu entre les deux gouvernements, les arrangements entre le Gouvernement de la République Démocratique Allemande et le Sénat de Berlin- Ouest, la contribution constructive de la République Démocratique Allemande à l'accord quadripartite sur Berlin- Ouest, ce sont là les faits sur lesquels il faut se baser et auxquels la République Démocratique Allemande, de par sa politique conséquente de paix, a une part décisive. Vouloir trouver une contradiction entre le processus de détente qui se poursuit en Europe, d'une part, et l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, de l'autre, est étranger à la cause et illogique. Je peux déclarer :
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ici que justement l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS comme Membre à part entière ne gênerait pas, ne ralentirait pas et ne mettrait pas en danger ce processus de normalisation des relations entre les deux Etats amorcé par la République Démocratique Allemande. C'est le contraire qui est vrai. Les résultats de la politique de détente ont, on le sait, été obtenus sur la base de la reconnaissance des réalités, de la raison et de la bonne volonté de la part de tous. Une même volonté d'entente devrait prévaloir également pour le règlement de l'admission à l'Organisation mondiale de la Santé, afin que cessent les polémiques politiques et que l'on puisse se concentrer pleinement sur les tâches humanitaires de l'OMS. Vous constaterez certainement comme moi qu'une politique continuelle de discrimination poursuivie par la République fédérale d'Allemagne à l'encontre de la République Démocratique Allemande, une politique visant à empêcher l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS et à d'autres organisations spécialisées n'a rien, mais absolument rien à voir avec une volonté de détente, mais qu'au contraire une telle attitude est motivée par un esprit qui n'est pas ami des principes d'universalité et d'humanité. Pour dire ceci plus clairedes pas en direction de la détente en Europe, y compris les relations entre la ment encore République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne, auraient été possibles bien plus tôt si la politique de discrimination à l'encontre de la République Démocratique Allemande, y compris dans les organisations internationales, n'avait pas empoisonné l'atmosphère. La République Démocratique Allemande, tout comme un grand nombre d'Etats Membres de l'OMS, a toujours été d'avis que les relations bilatérales tombent sous la seule compétence de ces Etats eux -mêmes. C'est pourquoi, dans ses pourparlers avec la République fédérale d'Allemagne, la République Démocratique Allemande n'a jamais posé comme condition à son initiative et à son attitude constructive que la République fédérale d'Allemagne quitte l'OMS. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, mon gouvernement part du fait que l'appartenance de la République fédérale d'Allemagne à l'OMS est dans l'intérêt de la population de la République fédérale d'Allemagne. Mais est -ce que les 17 millions de citoyens de la République Démocratique Allemande et leurs intérêts seraient de moindre importance ? Je suis sûr que personne ici, dans cette enceinte, ne voudrait officiellement se faire le porte -parole d'une telle différence d'intérêts, même si, au cours de la discussion, certaines délégations, par leur attitude hostile à l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande, ignorent effectivement les intérêts légitimes d'un peuple de 17 millions. Mais ici il s'agit d'humanité et d'universalité, concrètement ici, dans cette salle, en ce moment, alors que plus de 130 pays Membres de l'Organisation mondiale de la Santé sont appelés à prendre une décision dans l'esprit de ces principes fondamentaux. Cependant, on prétend que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS modifierait la position internationale de la République Démocratique Allemande. Mais cela est un prétexte politique qui n'a rien à voir avec l'OMS. Permettez -moi cependant d'attirer l'attention de ceux qui invoquent ce prétexte sur le fait qu'après le paraphe de l'accord relatif aux questions du trafic conclu entre la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne, le représentant officiel de la République fédérale d'Allemagne, M. Bahr, Secrétaire d'Etat, a déclaré, et je cite : :
"Cet accord a été conclu dans la forme internationale habituelle. Après sa confirmation par les organes que prévoit la Loi fondamentale, il aura la même valeur juridique que d'autres traités conclus par la République fédérale d'Allemagne avec de tiers Etats." Si donc la République fédérale d'Allemagne reconnaît elle -même que la République Démocratique Allemande est un Etat souverain, cela réfute son prétexte que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS modifierait sa position internationale et gênerait la détente en Europe. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, votre décision reflétera la mise en pratique des principes d'universalité et d'humanité, elle reflétera le désir et la volonté de l'Organisation mondiale de la Santé de prendre une décision en accord avec sa Constitution. Je fais donc appel à vous pour que vous vous prononciez en faveur de l'admission immédiate de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé, dans cet esprit et en accord avec les objectifs que l'OMS s'est elle -même assignés.
Merci, Professeur Mecklinger. Je n'ai plus d'orateurs Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur ma liste. Le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques demande à prendre la parole. Une autre demande est présentée par les Etats -Unis d'Amérique. Le Malawi demande aussi la parole. Puisqu'il y a de nouveaux orateurs et compte tenu de l'heure avancée, je propose de suspendre la séance jusqu'à 14 h.30. Je vous engage vivement à être ponctuels. Rendez -vous donc à 14 h.30 pour entendre les autres orateurs et passer au vote. La séance est levée. :
La séance est levée à 12 h.35.
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Vendredi 19 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DEMANDE D'ADMISSION PRESENTEE PAR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE (suite) :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous allons reprendre la discussion du point 1.12.1 - Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande. Je donne d'abord la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, cinq années se sont écoulées depuis que l'Assemblée mondiale de la Santé a abordé pour la première fois la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à notre organisation. A quatre reprises, de nombreux délégués de divers pays sont venus expliquer à cette tribune leur attitude à l'égard d'une demande d'admission à l'OMS présentée par le Gouvernement d'un Etat souverain d'Europe d'une façon pleinement conforme à la lettre et à l'esprit de la Constitution de notre organisation dont le caractère universel - qui n'est d'ailleurs pas purement technique mais, d'une certaine manière, humanitaire et je dirais même politico- humanitaire - a été maintes fois souligné tant dans les documents que dans les discours officiels de nombreux délégués. L'OMS, nous l'avons déjà dit, ne peut pas se tenir entièrement à l'écart de la politique mais elle ne doit pas pour autant devenir une tribune où se règlent des questions purement politiques. C'est une organisation pour laquelle l'universalité n'est pas cela, notre Directeur général l'a un geste altruiste mais une question d'intérêt bien compris précisé dans son allocution en citant son prédécesseur, compatriote de notre président, et le distingué délégué de l'Irak l'a rappelé aujourd'hui. Pourtant, cette question n'est pas encore résolue et, au cours des trois dernières années, on s'est contenté de la renvoyer à l'Assemblée suivante, par suite des manoeuvres, dites de procédure, auxquelles se sont livrées certaines délégations. Le moment est venu, n'en doutons pas, d'établir un bilan et non pas simplement de jeter un coup d'oeil sur le passé. La délégation soviétique a lu attentivement les comptes rendus in extenso des précédentes Assemblées ainsi que tous les discours prononcés à ce sujet par les délégations. Nous voulons aujourd'hui vous faire part calmement, sobrement et dans un esprit de coopération, de quelques -unes des conclusions que l'on peut tirer de cette analyse. Compte tenu de la présente assemblée, 114 orateurs ont pris part aux débats sur la demande : :
d'admission de la République Démocratique Allemande. Au cours de la période considérée, 73 de ces orateurs
se sont prononcés clairement et sans ambiguïté en faveur d'un règlement immédiat de la question tandis que 41 ont soit manifesté leur opposition à la demande, soit engagé l'Assemblée à la renvoyer de nouveau sous prétexte qu'ils ne désiraient pas débattre de problèmes politiques. D'un côté, on a avancé des arguments et cité des statistiques montrant que la République Démocratique Allemande est un pays de 17 millions d'habitants doté d'un système de santé très développé, qu'elle s'intéresse à la lutte contre les maladies sur la base d'une coopération internationale et qu'elle accorde à d'autres pays une aide considérable pour la protection de la santé humaine; on a mentionné de claires dispositions de la Constitution de l'OMS et du Règlement intérieur de l'Assemblée d'où il ressort que la République Démocratique Allemande est parfaitement habilitée à être Membre de l'OMS et qu'en différant le règlement de la question, nous allons à l'encontre de nos objectifs communs. De l'autre côté, aucun argument tant soit peu convaincant n'a été formulé pendant tout ce temps contre l'admission de la République Démocratique Allemande. On a simplement entendu des variations sur des thèmes purement politiques et constaté qu'un certain groupe de pays capitalistes refuse de regarder en face les réalités de la vie médicale, sociale et politique moderne. Il me semble que si certains des délégués, y compris ceux qui ont pris la parole aujourd'hui, relisaient leurs interventions de ces dernières années, ils en seraient gênés. La vie montre, et a toujours montré, qu'il est impossible d'arrêter le cours de l'histoire. La République Démocratique Allemande est une réalité politique et économique de la vie internationale moderne ainsi qu'un Etat souverain et hautement développé qui continue à croître et à se développer. Elle a mis en application tous les principes de base reconnus par notre assemblée comme les plus efficaces et les plus rationnels pour le développement des services de santé nationaux. La Constitution de la République Démocratique Allemande garantit à tous les citoyens des mesures de protection de la santé. Les services de santé publique sont intégrés dans un système planifié - 222 -
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unique et ils fournissent à la population des soins modernes de haute qualité ainsi que des services d'assainissement et d'épidémiologie. Il suffira de noter qu'en 1970 la République Démocratique Allemande avait un médecin pour 626 habitants et 11 lits d'hôpital pour 1000 habitants. Ces chiffres se passent de commentaires. En examinant cette année la question de l'admission de la République Démocratique Allemande, on peut se demander s'il est survenu, au cours de l'année écoulée, un événement nouveau qui rende urgent le règlement de cette question à la présente assemblée. Nous avons été stupéfaits d'entendre le distingué ambassadeur de France affirmer qu'il n'avait rien constaté depuis un an qui puisse le faire changer d'avis, que rien de nouveau ne s'était produit. Comment peut -il dire que rien La République Démocratique Allemande a renforcé son autorité sur le plan ne s'est produit international. Elle entretient aujourd'hui des relations économiques avec cent Etats. Ses savants appartiennent à 108 sociétés médicales internationales. Des accords quadripartites ont été conclus sur la question de Berlin -Ouest; on est aussi parvenu à un accord au sujet du trafic de transit entre les deux Etats allemands, enfin, des traités ont été ratifiés entre l'Union soviétique, la '
République populaire de Pologne et la République fédérale d'Allemagne. Tout cela n'a -t -il vraiment aucune importance ? Ces événements ne changent -ils en rien, la situation antérieure ? Bien au contraire, la République Démocratique Allemande joue un rôle encore plus important dans l'atténuation de la tension internationale et dans le renforcement de la coopération entre les pays. Il n'est sûrement pas nécessaire de démontrer une fois de plus le droit de la République Démocratique Allemande à être admise à l'OMS et de gaspiller notre temps et nos énergies dans des discussions stériles sur une question parfaitement claire. Mais quand, Mesdames et Messieurs, représentants des Etats Membres de l'OMS, quand reconnaîtrons -nous et quand tous les Membres de notre organisation reconnaîtront -ils la nécessité de tenir compte des réalités et de faire au moins quelque cas des principes qu'ils proclament officiellement ? Nous n'avons entendu formuler contre l'admission de la République Démocratique Allemande que des arguments d'ordre politique et, de l'avis de la délégation soviétique, politiquement indéfendables. Je ne répéterai pas ce qui a déjà été exposé dans le mémorandum du Ministère de la Santé de la République Démocratique Allemande et dans l'allocution du Ministre de la Santé, le Professeur Mecklinger; nous connaissons depuis longtemps ce savant éminent, brillant administrateur de la santé publique, et les délégués ont été amenés à le connaître personnellement et fort bien au cours de la présente assemblée. Nous jugeons extrêmement utile qu'une délégation conduite par le Professeur Mecklinger ait pris part aux travaux de l'Assemblée en qualité d'observateur et que ses membres aient pu présenter eux -mêmes les raisons qui ont poussé le Gouvernement de la République Démocratique Allemande à demander son admission à l'OMS. Cette tâche, le Professeur Mecklinger s'en est acquitté brillamment et je ne pense pas que quiconque ait encore le moindre doute à ce sujet. La délégation soviétique ne peut cependant pas passer sous silence le mémorandum distribué par la délégation de la République fédérale d'Allemagne et ne peut qu'exprimer son désaccord sur les principales affirmations qu'elle contient et, notamment, celles qui ont été avancées dans le discours de M. Schnippenkoetter, ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne. Non seulement ce discours et ce mémorandum contiennent des contradictions internes, mais ils vont aussi à l'encontre de cette logique qui a toujours caractérisé les allocutions prononcées par les délégations de ce pays. Qu'est devenue cette fameuse logique ? Il va de soi que soutenir une cause indéfendable est une gageure, même pour un diplomate de talent. Premièrement, la décision de différer l'admission de la République Démocratique Allemande que la dernière Assemblée a été contrainte de prendre ne signifie pas que cette question doive être résolue d'une manière quelconque par l'Assemblée générale des Nations Unies et il est bon que l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne n'ait pas mis en question, du moins dans son allocution, les droits de l'Assemblée mondiale de la Santé à cet égard, bien qu'il l'ait engagée à ne pas en user. Deuxièmement, la délégation de la République fédérale s'efforce de créer l'impression que c'est principalement à son pays qu'il faut attribuer l'initiative de la détente en Europe mais que pour réduire définitivement la tension, de nombreux efforts sont encore nécessaires et que l'admission de la République Démocratique Allemande àl'OMS gênerait - je cite - le "travail constructif ", c'est -àdire le travail technique constructif de l'Organisation. Où résiderait cet obstacle ? Dans la coopération pour la lutte contre les infections ? Dans les échanges scientifiques ? C'est au contraire les atermoiements et les discussions qui nous sont imposés chaque année qui font obstacle au travail constructif de notre organisation. Troisièmement, la délégation de la République fédérale d'Allemagne déclare que l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS constituerait une ingérence qui compromettrait les efforts de la République fédérale d'Allemagne en vue d'une détente en Europe. C'est là, semble -t -il, un curieux raisonnement et le Professeur n'est -ce pas au contraire la Mecklinger l'a fort bien observé dans son deuxième discours discrimination dont cette assemblée est encore invitée à faire preuve à l'égard de la République Démocratique Allemande qui constitue le véritable obstacle au progrès de la détente et qui a :
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même un effet opposé ? Quatrièmement, le dernier argument en faveur d'un ajournement de l'admission de la République Démocratique Allemande est le fait même qu'aucune institution spécialisée des Nations Unies n'a encore accepté la candidature de ce pays. Mais c'est précisément là ce que la elle exerce ainsi délégation de la République fédérale d'Allemagne cherche maintenant à empêcher sur notre assemblée une pression politique indéniable et elle s'ingère, en quelque sorte, dans les affaires intérieures de l'Assemblée pour des raisons purement politiques et du point de vue unilatéral d'un Etat. Par ailleurs, on affirme souvent dans les couloirs que la République Démocratique Allemande ne doit pas entrer à l'OMS par la petite porte, ce qui revient à admettre, soit dit en passant, qu'elle doit y entrer. Or, trente et un Etats ont été admis à l'OMS sans être Membres de l'Organisation des Nations Unies. Sont -ils entrés dans notre organisation par la petite porte ? C'est précisément de cette manière que la République fédérale d'Allemagne est devenue Membre de l'OMS et il convient de noter qu'à cette époque, il y a vingt ans, ce n'est pas du tout parce que de nombreux pays la considéraient comme un Etat que la République fédérale d'Allemagne a été admise en qualité de Membre. Nous avons examiné les documents pertinents et j'ai déjà mentionné cette question il y a trois ans; je me vois donc obligé de répéter que la République fédérale d'Allemagne est entrée à l'OMS sur la base d'un document, signé par trois hauts commissaires des puissances occupantes, qui lui reconnaissait le droit de régler ses affaires extérieures. Ce document ne portait pas la signature du quatrième haut commissaire, celui de l'Union soviétique, mais pas plus maintenant que précédemment nous ne voulons contester la légalité de l'entrée de la République fédérale d'Allemagne à l'OMS. Nous ne proposons pas, pour maintenir un équilibre, que la République fédérale d'Allemagne quitte l'Organisation et y revienne par la grande porte. Nous avons le sens des réalités et nous jugeons nécessaire d'aborder ce problème d'une manière réaliste. Au cours des cinq dernières années, le nombre des Membres de l'Organisation est passé de 126 à 137 et aucun autre pays ne s'est vu refuser l'entrée à l'OMS. Sur quoi se fonde cette discrimination à l'égard de la République Démocratique Allemande ? Je ne répéterai pas les arguments qui ont été avancés en faveur de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS. Ces arguments sont exposés dans le mémorandum du Gouvernement de ce pays; un certain nombre de documents d'information que vous avez reçus les ont démontrés de façon convaincante et ils figurent dans des lettres collectives émanant de nombreuses sommités médicales, y compris des savants de la République fédérale d'Allemagne; enfin, ils ont été expliqués dans les interventions d'un certain nombre de délégués. Permettez -moi de demander à qui profitera un nouvel ajournement de la solution d'une question aussi simple et qui en a besoin ? Ce n'est pas par hasard que dans les situations juridiques les plus complexes, c'est précisément cette question que l'on pose Cui bono ? Il est impossible d'y répondre en lisant simplement la liste des coauteurs de la résolution de procédure habituelle sur l'ajournement de l'admission de la République Démocratique Allemande. Cette mesure est -elle nécessaire aux délégations de l'Australie, de la Belgique, de la France, du Japon, du Luxembourg, de Monaco, de la Nouvelle -Zélande ou du Royaume -Uni qui 'sont, avec nous, les coauteurs d'une autre résolution, celle -ci sur l'admission du Bangladesh à l'OMS ? Quel bénéfice ces Etats tireraient -ils d'un nouveau renvoi ? Quels intérêts servirons-nous en interdisant pendant une année de plus à un Etat situé au coeur de l'Europe de participer aux efforts concertés qui sont entrepris, sur le plan international, pour lutter contre les dangereuses maladies infectieuses ? Ces Etats n'ont -ils vraiment tiré aucune leçon de la campagne contre la variole et le choléra importés en Europe ? N'ont -ils vraiment rien appris ? Ne comprennent -ils pas que l'absence de la République Démocratique Allemande lors de la conférence de l'OMS sur le choléra qui s'est tenue à Copenhague a entravé la mise au point d'une solution satisfaisante aux problèmes de la lutte anticholérique ? Nous ne pouvons pas admettre que cet ajournement serve les intérêts de ces Etats ou qu'il soit nécessaire à la délégation de l'Irlande ou bien à celle des Etats -Unis qui ont déjà de nombreux problèmes, tant intérieurs qu'internationaux, qui figurent parmi les promoteurs de la conférence internationale sur la protection dé l'environnement, et qui se déclarent prêts à participer à des discussions internationales sérieuses. Le renvoi de la question est -il vraiment nécessaire aux délégations de l'Argentine, de la Colombie, du Guatemala, du Lesotho, du Malawi, de Maurice, du Nicaragua, du Niger, du Samoa -Occidental, de la Thaîlande et autres pays en voie de développement qui ont été, à notre avis, persuadés d'une manière ou d'une autre de se joindre aux coauteurs du projet de résolution tendant à ajourner l'admission de la République Démocratique Allemande. Quant aux autres pays en voie de développement qui entretiennent des relations diplomatiques et économiques avec la République Démocratique Allemande et qui reçoivent d'elle une assistance en matière de santé, tireront -ils quelque avantage d'une telle mesure ? Nous ne pensons pas que ces pays en voie de développement aient pu oublier les circonstances dans lesquelles ils ont eux -mêmes accédé à l'indépendance et pris place parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé. Ces pays reçoivent maintenant une bonne leçon de politique et nous aimerions qu'ils se demandent sérieusement pourquoi, comme l'a dit l'ambassadeur de France, l'universalité est une notion applicable dans certaines circonstances mais non dans d'autres. Nous comprenons la situation : :
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délicate de ces délégations qui semblent avoir été soumises à des pressions - notez que je n'affirme rien à ce sujet et que cela ne concerne qu'eux - mais nous sommes persuadés que l'ajournement de l'admission de la République Démocratique Allemande ne sert nullement leurs intérêts. Au contraire, les pays en voie de développement auraient avantage à ce que la République Démocratique l'indifférence à Allemande entre à l'OMS. Ce n'est pas là pour eux une question accessoire l'égard des affaires d'autrui peut entraîner demain l'indifférence d'autrui à l'égard de vos propres affaires. C'est pourquoi nous comprenons les sentiments ayant inspiré la protestation de la délégation de l'Islande, laquelle, elle aussi, se préoccupe - ou, du moins, n'est pas satisfaite de la manière dont on ajourne continuellement le règlement de cette question. Cependant, nous il est en effet nécessaire, en pareil cas, non de s'abstenir, mais n'approuvons pas sa décision de voter pour mettre fin à ce différend et pour faire admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS. Peut -être, Messieurs les délégués, ce renvoi de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande sert-il les intérêts des deux Etats allemands, disons plutôt ceux de la population de la République fédérale d'Allemagne, à moins qu'il ne favorise les activités des services de santé publique de cette république ? Nous sommes persuadés du contraire. L'expérience acquise en matière de lutte contre le choléra et la variole a fait clairement apparaître la nécessité d'une coopération, sur un pied d'égalité, entre les organismes de santé publique des deux Etats allemands souverains, tant sur le plan bilatéral que dans le cadre d'organisations internationales. Le retard apporté au règlement de cette question ne favorise la protection de la santé des populations ni dans la République Démocratique Allemande ni dans la République fédérale d'Allemagne. Ce retard n'est pas non plus nécessaire à l'Organisation mondiale de la Santé. Il porte un préjudice incontestable à l'Organisation ainsi qu'à ses programmes de lutte contre les maladies transmissibles, d'enseignement et de formation professionnelle, de coordination de la recherche, etc. Il compromet toute tentative sérieuse de la part de l'Organisation ou d'autres institutions du système des Nations Unies pour organiser une coopération internationale vraiment étendue visant à protéger l'environnement. Comment peut -on ajouter foi aux discours pathétiques d'un certain nombre de délégations des pays occidentaux sur la lutte contre la pollution de l'environnement et la nécessité de faire quelque chose dans ce domaine ? Nous sommes fondés à mettre en doute la sincérité de ces déclarations et discours. Les paroles doivent être contrôlées par les actes et nous voyons quels actes nous sont proposés aujourd'hui. Est -il possible de diviser les fleuves ou l'atmosphère en secteurs politiques, et la coopération dans ce domaine est -elle vraiment un problème politique ? La conférence internationale de Stockholm sur la protection de l'environnement va être, en fait, sacrifiée aux intérêts politiques de quelques Etats et ce sacrifice ne peut qu'infliger un dommage irréparable à la santé des populations puisque seules des mesures collectives permettraient d'apporter une solution à ce problème. En réglant la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, on supprimerait toute une série de barrières artificielles qui s'opposent à la réunion de cette conférence, et nul n'ignore que l'Union soviétique s'est déclarée disposée, dans un tel cas, à revoir sa position pour tenir compte des changements survenus dans la situation internationale. L'ajournement de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS fait subir à la voici en effet quatre ans que l'on situation financière de l'Organisation un dommage substantiel nous propose de renoncer, sans aucune raison, à ce qu'une contribution financière importante vienne grossir un budget étriqué. Comment pouvons -nous croire à la sincérité de certaines délégations lorsqu'elles réclament un allègement des charges financières et un accroissement supplémentaire du budget de l'OMS ? Qu'il nous soit permis de mettre en doute la sincérité de ces propositions. Messieurs les délégués, le renvoi de l'admission de la République Démocratique Allemande va, une fois de plus, nuire considérablement au prestige de l'Organisation. On nous demande de créer un précédent scandaleux et de passer aux yeux de l'histoire pour l'organisation humanitaire et apolitique qui, pour défendre les intérêts politiques étroits d'un petit nombre de pays, a refusé pendant quatre ans la qualité de Membre à un Etat de 17 millions d'habitants, au mépris de toutes les dispositions de sa propre Constitution. Désirons -nous vraiment créer un tel précédent ? Le développement de la coopération sur les problèmes de la pollution de l'environnement et une nouvelle atténuation de la tension internationale, tant en Europe que dans le reste du monde, sont subordonnés dans une large mesure à la décision de notre assemblée, sans bien sûr en dépendre totalement, tant s'en faut. Peut -on permettre à l'Organisation mondiale de la Santé d'être considérée par les générations futures comme l'organisation qui aurait pu faire un pas important dans cette direction et qui ne l'a pas fait, qui a eu l'occasion non seulement de régler ses propres problèmes mais aussi d'aider à résoudre d'autres problèmes internationaux complexes et qui n'en a 'pas profité ? Ce serait, à nos yeux, tout à fait inadmissible. A qui cet ajournement est -il nécessaire ? Même pas au Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne, ni au Chancelier Brandt, que l'on a déjà mentionné ici, ni au peuple de la République fédérale d'Allemagne, qui accroissant leur influence et la confiance que les autres ont en eux lorsqu'ils témoignent de leur bon sens et de leur compréhension des problèmes internationaux complexes et lorsqu'ils se montrent : : :
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disposés à contribuer véritablement à une réduction de la tension internationale; en revanche, leur influence décroît lorsqu'ils sacrifient la coopération internationale aux intérêts politiques étroits des milieux conservateurs. On a dit ici que la République fédérale d'Allemagne avait pris de nombreuses mesures pour réduire la tension, mais n'oublie -t -on pas les concessions qui ont été faites de l'autre côté ? Pourquoifaut-ilque, chaque fois, ces mesures soient subordonnées à des concessions supplémentaires ? La délégation de la République fédérale d'Allemagne ne comprend elle pas que de par sa nature, son esprit et ses préoccupations médicales cette assemblée n'est pas vraiment de son côté, quel que soit le sens dans lequel certaines délégations nous engagent à voter ? A l'exception de certains milieux politiques de la République fédérale elle -même, qui font preuve d'un conservatisme étroit, on ne peut énumérer qu'un très petit nombre de délégations qui tireraient avantage d'un renvoi de la demande d'admission de la République Démocratique Allemande et à qui une telle mesure serait vraiment nécessaire : la délégation du prétendu Gouvernement de la République du Viet -Nam, qui n'a nullement le droit de parler au nom du peuple du Sud Viet -Nam, et la délégation de la Corée
du Sud dont le représentant a eu, en commentant le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, la prétention inadmissible de parler au nom de la population de toute la Corée. Il est tout à fait significatif que ces délégations figurent parmi les coauteurs du projet de résolution tendant à renvoyer la demande d'admission. Elles prévoient, en quelque sorte, leur propre avenir et s'efforcent de prendre des assurances. C'est précisément parce que notre organisation n'est pas encore universelle que les Gouvernements de la République populaire démocratique de Corée et de la République démocratique du Viet -Nam ainsi que le Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud Viet -Nam n'y sont pas encore représentés. Mais que les représentants de la Corée du Sud et du Sud Viet -Nam ne se fassent pas d'illusions ils vont voir eux aussi, et très bientôt, comment finissent les gouvernements qui oublient les intérêts de leur propre peuple. Messieurs les délégués, la délégation soviétique et les délégations de nombreux autres pays estiment que la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS aurait dû être réglée il y a longtemps et qu'il est maintenant devenu absolument essentiel d'y apporter une solution. Nous n'avons entendu formuler, ouvertement ou dans les couloirs, aucun argument sérieux contre l'admission de ce pays à l'OMS. Personne n'a osé soumettre de projet de résolution s'opposant expressément à l'entrée de la République Démocratique Allemande. Il est impossible de différer plus longtemps la.solution de ce problème et d'obliger l'Assemblée à en reprendre constamment l'examen. Ce n'est pas notre faute, Monsieur le Président, si nous sommes obligés d'exposer de nouveau notre point de vue et de répondre aux déclarations de nos adversaires sur ce problème. Nous le ferons chaque fois que les intérêts de la coopération internationale en matière de santé publique, ceux de notre organisation et ceux de nos peuples l'exigeront. Nous ne craignons pas la discussion sur ce sujet. Notre cause est juste. L'OMS sera un jour une organisation universelle et je suis persuadé qu'avec l'aide de tous, elle sera en mesure d'apporter une contribution honorable à la santé, au bonheur et à la prospérité des peuples du monde. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique.
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Merci, Docteur Venediktov. Je donne maintenant la
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, les Etats -Unis appuient la position adoptée par la délégation de la République fédérale d'Allemagne. Nous sommes les coauteurs d'un projet de résolution tendant à ajourner l'examen de l'admission de la République Démocratique Allemande. Cette question a déjà fait l'objet de discussions prolongées - ce sera là, je crois, mon plus bel euphémisme de l'après -midi - et il n'est donc pas nécessaire que je l'expose encore; j'aimerais cependant présenter plusieurs observations sur le rôle du personnel de santé dans la promotion des objectifs sanitaires, aussi bien dans son propre pays que dans les organisations internationales, à mesure que la société devient partout de plus en plus complexe. L'Organisation mondiale de la Santé devrait être le principal organisme mondial dans le domaine de la santé; ses réunions devraient être suivies par des experts sanitaires représentant chacun des domaines de la santé et ses décisions sur les questions de santé devraient être respectées dans le monde entier. J'emploie le mot "santé" au sens large, c'est-à -dire avec la définition adoptée par l'Organisation mondiale de la Santé. Il va de soi que le gouvernement d'un pays est responsable, entièrement ou en partie, de la santé de sa population. Mais on aurait tort d'utiliser la santé à des fins politiques, tant dans les relations internationales qu'au sein d'organisations multilatérales ou internationales. Quiconque a assisté aux séances de la présente Assemblée mondiale de la Santé ou à celles des précédentes assemblées ne peut pas douter que l'admission de la République Démocratique Allemande soulève des problèmes politiques complexes qui dépassent la compétence d'un groupe d'experts de la santé. Sans chercher à minimiser d'aucune manière les grandes réalisations de cette organisation, je crois qu'elle est encore loin d'avoir donné sa pleine mesure, et je crois que la faute en incombe, pour une large part, aux médecins et autres travailleurs sanitaires présents à cette assemblée et :
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aux précédentes. La semaine dernière, le Dr Evang, distingué délégué de la Norvège, a fort habilement décrit l'évolution de l'Organisation mondiale de la Santé et des Assemblées mondiales de la Santé et il a fait observer que pour résoudre les nouveaux problèmes de santé auxquels nous devons faire face, tels que l'aliénation, l'abus des drogues, la pollution, etc., il est nécessaire, dans notre société, que le travailleur sanitaire traditionnel fasse appel à d'autres disciplines. Ainsi, les problèmes de santé qui se posent à nous sont encore plus complexes et il importe donc encore davantage que l'Organisation mondiale de la Santé se préoccupe des questions de santé. Lorsque les médecins se mêlent de politique les résultats peuvent être catastrophiques, car dans une organisation de la santé la politique agit comme un cancer. Chaque fois qu'une question politique est soulevée au cours d'une Assemblée mondiale de la Santé et que la solution adoptée déplaît au gouvernement de l'un ou l'autre des pays Membres, ce gouvernement est de plus en plus tenté de se faire représenter, à l'Assemblée suivante, par des experts politiques ou économiques ou par des diplomates. Plus nous laisserons des questions politiques intervenir dans nos discussions et plus l'Organisation sera soumise à des influences politiques et, enfin, plus les gouvernements seront tentés de soulever un nombre accru de questions politiques. Il n'existe vraiment qu'un moyen de revenir à notre objectif principal, l'amélioration de la santé de tous les peuples, c'est de renvoyer catégoriquement ,aux organismes politiques appropriés, en l'occurrence à l'Organisation des Nations Unies, toutes les questions revêtant un caractère politique et, en tous les cas, toutes les questions qui n'ont aucun rapport avec la santé et les problèmes de santé que l'OMS doit examiner en priorité. Plus tôt nous reviendrons aux affaires de santé, mieux cela vaudra. Je souhaiterais en particulier que chaque gouvernement pèse soigneusement les résolutions qu'il soumet à l'Assemblée mondiale de la Santé afin de déterminer si elles sont inspirées par des considérations sanitaires ou politiques. Les résolutions de caractère politique ne nous font pas seulement perdre notre poussées à l'extrême, elles risquent d'altérer et même de détruire l'intérêt que présente temps cette organisation pour tout le monde. Abandonnons les résolutions politiques et efforçons -nous plutôt de résoudre les nombreux problèmes de santé qui se posent à nous. Les Etats -Unis voteront pour l'ajournement de l'examen de cette question politique. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Malawi.
:
Merci, Docteur Steinfeld. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, Le Dr CHITIMBA (Malawi) (traduction de l'anglais) j'aimerais d'abord préciser que je ne suis pas venu parler au nom des quelques délégations de pays en voie de développement auxquelles l'avant- dernier orateur a fait allusion. Je suis certainement en mesure d'exprimer mon avis personnel et celui de ma délégation et je tiens à bien préciser que personne n'a exercé de pressions sur ma délégation pour qu'elle appuie ici une résolution quelconque. Les divergences ne portent pas sur le principe de l'admission mais plutôt sur sa date. Le problème est simple et, paradoxalement, il est aussi complexe ainsi qu'en témoigne le long débat qui s'est engagé ce matin à ce sujet. La délégation du Malawi appuie entièrement le projet de résolution contenu dans le document A25/54 et tendant à renvoyer à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé la question de l'admission de la République Démocratique Allemande, projet dont elle est coauteur. La détente a fait en Europe de grands progrès mais des efforts plus intenses encore sont nécessaires. Tous ces progrès auront été inutiles si, au coeur de l'Europe, les deux Etats allemands ne parviennent pas à un modus vivendi. Nous sommes donc opposés, au stade actuel, à toute ingérence dans le règlement de cette délicate question. A notre avis, l'Assemblée mondiale de la Santé doit s'abstenir de prendre une décision qui puisse gêner les efforts entrepris pour amener une détente en Europe. C'est pourquoi la délégation du Malawi votera pour la résolution tendant à ajourner la question de l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS jusqu'à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. :
Merci, Docteur Chitimba. Je donne maintenant la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. :
Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais) : Monsieur le Président, l'avis de la délégation du Royaume -Uni a déjà été admirablement exprimé par les délégués du Japon et de la France et je ne vais donc pas répéter longuement ce qu'ils ont dit. A l'occasion de ce quatrième examen, chacun doit avoir l'impression que tout ce qui peut être dit au sujet de l'admission de la République Démocratique Allemande n'a déjà été dit et contesté que trop souvent, bien que nul ne l'ait fait plus succinctement et plus efficacement que le représentant du Malawi qui vient de quitter cette tribune. Sans doute existe -t -il un facteur il semble en effet que les difficiles négociations qui couvrent un vaste domaine - dont nouveau le sujet de nos interminables discussions d'aujourd'hui ne constitue qu'un élément - soient sur le point de s'achever. Dans ce cas, nous commettrions sûrement une erreur en faisant autre chose que d'ajourner notre décision jusqu'à la Vingt -Sixième Assemblée, de crainte de compromettre un :
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règlement politique d'une bien plus grande importance. Ce règlement pourrait, en fait, entraîner l'admission de la République Démocratique Allemande bien avant le mois de mai prochain. Les deux groupes opposés dans ce débat n'admettent -ils pas ce point ? J espère que nous pouvons maintenant régler cette question en adoptant la résolution proposée par le représentant du Guatemala et dont le Royaume -Uni est l'un des trente -deux coauteurs; nous pourrons ensuite retourner aux problèmes de santé qui sont notre vrai domaine. Le représentant de la République fédérale d'Allemagne m'a fait savoir qu'il est disposé à s'en tenir à sa déclaration initiale où il répondait d'avance aux arguments présentés par le représentant de la République Démocratique Allemande. Par conséquent, j'espère que nous pouvons clore le débat et passer au vote. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Inde. :
Merci, Sir George. Je donne maintenant la parole
M. DASS (Inde) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, la délégation indienne a déjà eu l'occasion, au cours de la discussion générale, de réaffirmer sa foi profonde dans le principe de l'universalité. Nous sommes convaincus que, dans une organisation humanitaire comme la nôtre, on ne doit pas s'appuyer sur des considérations politiques pour empêcher un pays de devenir Membre. Nous sommes coauteurs du projet de résolution contenu dans le document A25/53 et nous engageons vivement l'Assemblée à admettre la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Egypte.
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Merci, Monsieur Dass. Je donne maintenant la parole
Monsieur le Président, ma délégation est Le Dr HASSAN (Egypte) (traduction de l'anglais) l'un des coauteurs du projet de résolution, contenu dans le document A25/53, qui tend à admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. J'ai écouté les discussions qui ont eu lieu pendant toute la matinée et cet après -midi et je ne me propose pas de répéter ce qui a déjà été dit; toutefois, Monsieur le Président, j'estime qu'il est de mon devoir de déclarer qu'après avoir écouté intégralement ce débat, je ne vois toujours aucune raison qui justifierait la non -admission de la République Démocratique Allemande ou l'ajournement de son admission. En revanche, Monsieur le Président, je crois qu'en admettant la République Démocratique Allemande nous favoriserions cette universalité qui est l'un des objectifs de l'Organisation mondiale de la Santé, et nous favoriserions certainement la coopération internationale dans le domaine de la santé. Vous n'ignorez pas, Monsieur le Président, que la Vingt Quatrième Assemblée avait déjà décidé de renvoyer la question à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et je ne pense pas que l'on ait l'intention de l'ajourner indéfiniment. Ma délégation et moi-même croyons, Monsieur le Président, que. l'admission de la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé permettra à ce pays d'apporter une importante contribution au bien -être de l'humanité en joignant ses efforts à ceux des autres Etats Membres de l'Organisation; en conséquence, Monsieur le Président, ma délégation a l'intention de voter pour le projet de résolution figurant dans le document A25/53 et tendant à admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé dès la présente session. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Nouvelle -Zélande.
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Merci, Docteur Hassan. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Messieurs M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) (traduction de l'anglais) les délégués, si la délégation de la Nouvelle -Zélande a accepté d'être coauteur de la résolution de procédure qui figure dans le document A25/54, c'est pour deux raisons essentielles. Premièrement, nous avons jugé qu'une question dont le caractère politique suscite autant de passion et sur laquelle les avis sont, comme chacun sait, très partagés devait être réglée par l'organe politique des Nations Unies, à savoir l'Assemblée générale. Un organe technique tel que l'Assemblée mondiale de la Santé n'a tout simplement pas compétence pour se prononcer sur une question aussi ancienne et controversée, et là n'est pas son rôle. Deuxièmement, nous avons estimé qu'il serait dommage que l'Assemblée prenne une décision de nature à compromettre les progrès considérables réalisés au cours des négociations actuelles et les efforts entrepris pour amener une détente en Europe. L'expérience montre qu'en fait l'ajournement est utile et constitue la solution la plus avantageuse. Nous engageons donc toutes les délégations à tenir compte de ces importantes considérations et à soutenir le projet de résolution tendant à ajourner cette question jusqu'à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de l'Irak.
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Merci, Monsieur Absolum. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr AL -WAHBI (Irak) (traduction de l'anglais) délégués, je vais être très bref. Dans un esprit de compromis et pour nous donner le temps :
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d'examiner à loisir l'objet du débat, je propose d'apporter l'amendement _uivant au projet de résolution figurant dans le document A25/54. Monsieur le Président, j'aimerais vous demander de bien vouloir statuer au titre de l'article 51 du Règlement intérieur car cet amendement n'a pas été distribué vingt -quatre heures à l'avance. Je ferai simplement observer que dans des circonstances semblables et au cours d'un débat sur le même sujet, il a été décidé à la Vingt Troisième Assemblée mondiale de la Santé que les amendements seraient pris en ccnsidération. Avant de prendre une décision sur l'application Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de l'article 51, puis -je demander au distingué délégué de l'Irak de bien vouloir indiquer quel est l'amendement qu'il propose ? :
Monsieur le Président, l'amendement consisLe Dr AL -WAHBI (Irak) (traduction de l'anglais) terait à supprimer quelques mots et à les remplacer par d'autres. Me permettez -vous d'en donner lecture ? :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
:
Je vous en prie. :
Merci, Monsieur le Président. Dans le Le Dr AL -WAHBI (Irak) (traduction de l'anglais) "décide d'ajourner projet de résolution qui fait l'objet du document A25/54 on lit d'abord la question de la participation de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit "et mise aux voix ". En outre, je suggère de remplacer examinée... "; je propose d'ajouter ici "participation" par "admission ". On lit ensuite "... à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la "le dernier jour de la Vingt- Cinquième Santé; je propose de remplacer ce membre de phrase par Assemblée mondiale de la Santé ". La résolution, ainsi modifiée, serait libellée comme suit : : :
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ajourner la question de l'admission de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée et mise aux voix le dernier jour de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Merci, Docteur Al- Wahbi. En ce qui concerne Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'amendement proposé par le délégué de l'Irak, je ne puis évidemment que l'accepter. Quant à sa demande au sujet de l'article 51, je vais donner lecture de cet article :
:
amendements et propositions de fond doivent normalement être formulés "Les par écrit et remis au Directeur général qui en fait distribuer le texte aux délégations. En règle générale, aucune proposition ne sera discutée ou mise aux voix à une séance de l'Assemblée de la Santé si le texte n'en a pas été distribué à toutes les délégations, au plus tard la veille de cette séance. Toutefois, le Président a la faculté d'autoriser la discussion et l'examen de ces résolutions, amendements ou propositions de fond même s'ils n'ont pas été distribués ou ne l'ont été que le jour même." Etant donné que cette question a déjà fait l'objet d'une discussion approfondie et que nous avons eu largement l'occasion d'examiner les deux résolutions dont est saisie l'Assemblée, je "Toutefois, le Président a la faculté d'autoriser décide d'appliquer la dernière disposition la discussion et l'examen de ces résolutions, amendements ou propositions de fond ". nous allons examiner et mettre aux voix les deux résolutions Ma décision est la suivante dont est saisie l'Assemblée ainsi que l'amendement à la résolution contenue dans le document A25/54. Y a -t -il des objections à cette décision ? Monsieur le délégué de la Pologne. :
:
Je veux non pas présenter des Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) (traduction de l'anglais) objections mais simplement appuyer l'amendement que la délégation de l'Irak propose d'apporter à la résolution de procédure présentée par trente -deux pays. J'estime que l'adoption de cet amendement permettrait d'établir un compromis, sur le plan de la procédure, entre ceux qui estiment n'avoir pas eu suffisamment le temps d'évaluer les conséquences de l'admission de la République Démocratique Allemande dans notre organisation, et ceux pour qui tout nouvel ajournement de cette question serait absolument injustifié. Ainsi que je l'ai déjà dit, tous les arguments humanitaires, politiques et scientifiques plaident en faveur d'une solution immédiate et positive au problème que nous débattons. C'est pourquoi j'en appelle à tous les délégués pour qu'ils appuient la proposition d'amendement de l'Irak de sorte que nous puissions prendre, avant la clôture de cette assemblée, l'importante et juste décision d'admettre la République Démocratique Allemande à l'OMS. :
Je vous remercie. On m'avait déjà demandé la parole Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) pour intervenir sur le point de l'ordre du jour et non sur l'amendement. Je l'ai donnée au délégué de la Pologne pour qu'il commente cet amendement. Nous reprenons maintenant l'examen de la question principale, et je donne la parole au délégué de la République démocratique populaire du :
Yémen.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
Le Dr MAISARI (République démocratique populaire du Yémen) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, c'est pour la République démocratique populaire du Yémen un honneur que d'être coauteur du projet de résolution du document A25/53 tendant à admettre la République Démocratique Allemande à l'Organisation mondiale de la Santé. Compte tenu de ses réalisations dans le domaine de la médecine, nous sommes persuadés que l'admission de la République Démocratique Allemande constituerait un pas dans la bonne direction. Le personnel médical que la République Démocratique Allemande pourrait mettre à sa disposition permettrait certainement à notre organisation humanitaire d'intensifier la lutte contre l'une des principales causes d'affliction la maladie. En votant pour cette résolution, Messieurs les délégués, vous contribueriez puissamment à assurer l'universalité de l'Organisation et l'histoire vous en saurait gré. Monsieur le Président, la délégation de la République démocratique populaire du Yémen soutient que l'admission d'un pays quelconque au sein de notre organisation doit se fonder sur des critères non politiques. L'OMS a un caractère humanitaire. Ses nobles buts libérer les êtres humains des affres de la maladie et les amener au niveau de santé et de bonheur le plus élevé possible, supposent l'appui total de tous les pays, et je suis sûr, Monsieur le Président, qu'avec toutes ses ressources humaines la République Démocratique Allemande relèverait le niveau des services offerts par notre organisation aux nations et aux peuples qui ont un immense besoin d'aide. Messieurs les délégués, il importe au plus haut point que nous ne laissions aucune question politique s'immiscer dans notre organisation. Si une atmosphère politique devait régner ici, l'OMS s'écarterait très certainement de la voie humanitaire qu'elle s'est tracée et un tel résultat serait catastrophique. C'est pourquoi je vous engage tous à voter en faveur de la résolution. : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) fédérale d'Allemagne a la parole.
:
Merci, Docteur Maisari. Le délégué de la République
Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) J'aimerais savoir où nous en sommes maintenant. Nous avons examiné deux projets de résolution qui sont ceux sur lesquels s'est engagé le débat. D'abord, le projet de résolution tendant à admettre la République Démocratique Allemande, puis le projet de résolution tendant à ajourner l'examen de la question, dont la République fédérale d'Allemagne est l'un des coauteurs et qui a été présenté par la délégation du Guatemala. Le délégué de l'Irak nous soumet maintenant une proposition d'amendement à la résolution relative à l'ajournement qui est contenue dans le document A25/54. Etant donné que cet amendement porte non pas sur l'ajournement, mais sur l'admission, je suis d'avis que la motion présentée par le délégué de l'Irak relève de l'article 66 que je vais, avec votre permission, Monsieur le Président, citer en partie "Lorsque deux ou plusieurs propositions sont en présence, l'Assemblée de la Santé vote d'abord sur la proposition que le Président estime s'éloigner le plus, quant au fond, de la proposition présentée la première; elle vote ensuite sur la proposition qui, après celle -ci, s'éloigne le plus de ladite proposition... ". Ma question est maintenant la suivante: la motion présentée par le délégué de l'Irak est -elle celle qui s'éloigne le plus, quant au fond, du projet de résolution tendant à admettre la République Démocratique Allemande ? N'est -ce pas plutôt la proposition tendant à ajourner l'examen de la demande d'admission ? Je pourrais formuler de nouveau ma question en n'est -il pas vrai que la proposition qui s'éloigne le plus, indiquant la cote du document quant au fond, de la proposition présentée la première est celle qui fait l'objet du document A25/54, c'est -à -dire le projet de résolution tendant à ajourner la question de la participation de la République Démocratique Allemande jusqu'à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, de sorte que la résolution figurant dans le document A25/54 doit être mise aux voix la première ? : : :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais): Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Je pense devoir répondre à la question posée par le délégué de la République fédérale d'Allemagne. Celui -ci a parfaitement raison d'affirmer que, lorsque deux ou plusieurs propositions sont en présence, l'Assemblée de la Santé vote d'abord sur la proposition que le Président estime s'éloigner le plus, quant au fond, de la proposition présentée la première. Ce sont là les termes de l'article 66. J'appelle cependant votre attention sur le passage suivant de l'article 65 : "Lorsqu'un amendement hune proposition est présenté, le vote a lieu d'abord sur l'amendement ... ".L'Assemblée est saisie de deux propositions. La première est le projet de résolution, contenu dans le document A25/53, qui a été présenté par le délégué de la Hongrie et appuyé par
d'autres délégations. La deuxième est le projet de résolution, contenu dans le document A25/54, qui a été présenté par le délégué du Guatemala et appuyé par de nombreuses délégations. Nous avons ensuite une proposition d'amendement au projet de résolution contenu dans le document A25/54; cette proposition d'amendement a été présentée par le délégué de l'Irak qui en a donné lecture à la tribune. La proposition présentée la première est celle qui figure dans le document A25/53, la proposition présentée ensuite fait l'objet du document A25/54, et il a été enfin proposé d'apporter un amendement à cette dernière proposition. Je décide donc que l'on votera
ONZIEME SEANCE PLENIERE :
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d'abord sur l'amendement au projet de résolution contenu dans le document dans l'ordre suivant A25/54, puis, s'il y a lieu, sur le projet de résolution contenu dans le document A25/54, et enfin sur le projet de résolution contenu dans le document A25/53; les propositions seront ainsi mises aux voix dans l'ordre inverse de celui dans lequel je les ai initialement mentionnées. Telle est la décision du Président. Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections et pour que tout soit parfaitement clair, puisque nous n'avons que deux des propositions sous les yeux, je vais demander au Directeur général de donner lecture de l'amendement proposé par le délégué de l'Irak. Le délégué de l'Irak a proposé les amendements Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) à la première ligne du dispositif de la résolution qui figure dans le document A25/54, suivants remplacer "la participation" par "l'admission "; à la deuxième ligne, ajouter les mots "et mise aux voix" après le mot "examinée" et remplacer les mots "à la Vingt-Sixième Assemblée mondiale de la Santé" par les mots "le dernier jour de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ". Conformément à la demande du Président, je vais maintenant donner lecture du texte du projet de résolution ainsi modifié : :
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ajourner la question de l'admission de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée et mise aux voix le dernier jour de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) demande la parole.
:
Merci, Docteur Candau. Le délégué du Royaume -Uni
Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de Monsieur le Président, je veux simplement dire que, si nous votons pour cet amendement, l'anglais) nous aurons gaspillé notre journée encore plus complètement que ne l'imaginaient déjà certains d'entre nous. Cette question a été suffisamment débattue et il n'y a pas lieu de renvoyer le vote au dernier jour de l'Assemblée. Je propose donc de rejeter cet amendement. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)
:
Le délégué de l'URSS a demandé la parole. :
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, je voudrais tout d'abord faire connaître que nous approuvons pleinement votre décision concernant la procédure de vote et que nous n'avons pas l'intention de nous exprimer au sujet de la proposition d'amendement ou du projet de résolution. Etant donné cependant que le délégué du Royaume -Uni vient de nous donner son avis, j'aimerais souligner que nous aurions aussi préféré un vote sur le fond des résolutions concernant l'admission de la République Démocratique Allemande à l'OMS, mais il est évident que les délégations ont besoin de réfléchir davantage aux conséquences possibles de leur vote nous acceptons donc ce compromis. C'est pourquoi la délégation soviétique votera pour l'amendement proposé par le distingué délégué de l'Irak. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué des Etats -Unis d'Amérique.
:
Merci, Docteur Venediktov. Je donne la parole au
Monsieur le Président, Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, je suis désolé d'avoir à disposer une nouvelle fais de votre temps, mais j'aimerais simplement souligner ce que vient de dire le distingué délégué du Royaume -Uni. Si nous ne rejetons pas sans réserve cette dernière proposition d'amendement, notre journée n'aura servi à rien et nous devrons, dans une semaine, nous livrer à nouveau au même exercice. Les Etats -Unis vous engagent très vivement à rejeter l'amendement. :
Merci, Docteur Steinfeld. Je propose maintenant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de passer au vote. Les délégués sont, je pense, parfaitement éclairés au sujet de l'ordre dans lequel nous allons mettre aux voix l'amendement et les deux propositions. Je vous demande donc maintenant de voter sur l'amendement à la résolution contenue dans le document A25/54, amendement proposé par le délégué de l'Irak. Que tous ceux qui sont pour l'adoption de cet amendement veuillent bien lever leur carte. Merci. Que tous ceux qui sont contre l'adoption de cet amendement veuillent bien lever leur carte. Merci. Que tous ceux qui souhaitent s'abstenir veuillent bien lever leur carte. Merci. nombre de Membres présents et votants, 99; majorité simple, 50; Voici le résultat du vote pour l'amendement, 23; contre, 76; abstentions, 22. L'amendement est donc rejeté. Puisque l'amendement a été rejeté, nous allons maintenant passer au vote sur la proposition contenue dans le document A25/54, c'est -à -dire la proposition initiale. Cette proposition est libellée comme suit : :
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ajourner la question de la participation de la République Démocratique Allemande pour qu'elle soit examinée par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Etes -vous disposés à passer au vote ? Il ne semble pas y avoir d'objections. Que tous ceux qui sont pour la proposition contenue dans le document A25/54 veuillent bien lever leur carte. Merci. Que tous ceux qui sont contre la proposition contenue dans le document A25/54 veuillent bien lever leur carte. Merci. Y a -t -il des abstentions ? Que tous ceux qui souhaitent s'abstenir veuillent bien lever leur carte. Le résultat du vote sur la proposition contenue dans le document A25/54 est le suivant nombre de Membres présents et votants, 98; majorité simple, 50; pour la résolution, 70; contre, 28; abstentions, 25. La proposition qui figure dans le document A25/54 est donc adoptée.' J'aimerais maintenant appeler votre attention sur la dernière partie de l'article 66 du Règlement intérieur. Il y a un instant, j'ai donné lecture à l'Assemblée de la première partie qui concernait l'ordre des votes. Voici la fin de cet article "... elle vote ensuite sur la proposition qui, après celle -ci, s'éloigne le plus de ladite proposition, et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les propositions aient été mises aux voix" - et voici le passage essentiel "à moins que l'un des votes déjà acquis ne rende inutile tout autre scrutin sur la ou les propositions encore pendantes ". Compte tenu de cette dernière disposition, il ne sera pas nécessaire de voter sur la proposition contenue dans le document A25/53. Le délégué de la Suède m'a demandé la parole. : :
Monsieur le Président, la délégation suédoise Le Dr TOTTIE (Suède) (traduction de l'anglais) s'est abstenue de voter pour les raisons de principe bien connues qui ont guidé sa position sur cette question depuis qu'elle a été soulevée dans notre organisation. Certains orateurs ayant établi une relation entre ce vote et la prochaine conférence des Nations Unies sur l'environnement, j'aimerais souligner que notre vote n'a absolument rien à voir avec notre opinion sur la participation des divers pays à cette conférence. Le Gouvernement suédois continue d'avoir le ferme espoir que les principaux intéressés pourront se concerter afin de mettre au point, avant l'ouverture de la conférence de Stockholm, le 5 juin, une formule qui permette d'assurer une participation universelle. Le Gouvernement suédois est disposé à fournir toute l'aide requise, dans les limites de sa compétence, pour faciliter l'application d'une telle formule. :
2.
DEMANDE D'ADMISSION PRESENTEE PAR LE BANGLADESH :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Si l'Assemblée y consent, nous allons maintenant passer au point suivant de l'ordre du jour qui est le point 1.12.2 - Demande d'admission présentée par le Bangladesh. Les documents pertinents portent les cotes A25/38, A25/38 Add.l et A25/55, ce dernier contenant un projet de résolution. Le 7 avril 1972 le Directeur général a reçu du Gouvernement de la République populaire du Bangladesh une demande d'admission à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette demande a été reçue dans les délais prévus par l'article 113 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé et transmise à tous les Membres le 12 avril 1972. Le projet de résolution contenu dans le document A25/55 est présenté Australie, Autriche, Barbade, Belgique, Bulgarie, Chypre, par les délégations des pays suivants Colombie, Cuba, Danemark, Fidji, France, Gabon, Hongrie, Inde, Japon, Lesotho, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Monaco, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pologne, République Dominicaine, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Sénégal, Singapour, Suède, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela et Yougoslavie. Avant d'inviter l'un des auteurs du projet de résolution à le présenter, j'aimerais donner la parole au délégué du Pakistan qui désire faire une déclaration. :
Le Dr ANSARI (Pakistan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, l'Assemblée a été saisie de deux demandes d'admission à l'Organisation mondiale de la Santé. La première émanait de la République Démocratique Allemande, et la deuxième du Gouvernement de la République populaire du Bangladesh. L'Assemblée vient de se prononcer sur la demande de la République Démocratique Allemande en décidant d'en ajourner l'examen jusqu'à l'an prochain. Elle doit maintenant examiner la demande du Bangladesh et la délégation du Pakistan aimerait exprimer son opinion sur cette seconde demande. Pour replacer cette question dans son contexte, il est nécessaire de récapituler certains faits essentiels concernant le Bangladesh. Monsieur le Président, il y a cinq mois, le Bangladesh était, en fait et en droit, une partie intégrante et inaliénable de mon pays et constituait la province du Pakistan oriental. Les distingués délégués n'ignorent pas que le Pakistan est né en août 1947, après que les régions de l'Empire britannique des Indes où les Musulmans étaient en majorité eurent exercé librement et sans aucune entrave leur droit d'autodétermination. C'est presque à l'unanimité que la population du Pakistan oriental a décidé par son vote de faire partie du Pakistan. :
1.
Résolution WHA25.19.
ONZIEME SEANCE PLENIERE
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De 1947 à 1970, mon pays connut des difficultés politiques et des changements qui n'avaient rien d'exceptionnel puisqu'au cours de cette période de nombreux pays du monde éprouvèrent les mêmes difficultés et subirent des épreuves semblables. En 1970 toutefois, des élections générales eurent lieu dans tout le Pakistan sur, la base du suffrage universel. La Ligue Awami, qui est le parti sur lequel s'étaient portées la majorité des voix dans l'ensemble du Pakistan, y compris le Pakistan oriental, fut élue après s'être engagée à chercher les moyens de donner au Pakistan oriental son autonomie, je dis bien son autonomie, à l'intérieur d'un Pakistan unique. Or, immédiatement après les élections, les dirigeants de ce parti s'écartèrent du mandat qui leur avait été confié par le peuple du Pakistan oriental et commencèrent à poursuivre un la sécession du Pakistan oriental et non plus son autonomie à objectif entièrement différent l'intérieur du Pakistan. Monsieur le Président, cet événement malheureux a été suivi d'actes de violence et d'intimidation dirigés contre les habitants du Pakistan oriental qui s'opposaient à la sécession. De l'autre côté des frontières, on offrait aide et encouragements au mouvement extrémiste du Pakistan oriental, et l'on mettait à la disposition des sécessionnistes des armes, des munitions, un entraînement militaire et des bases pour leur permettre de se livrer à des activités terroristes. Ainsi, le Pakistan oriental a été plongé dans un conflit intérieur et la tragédie humaine qui en a résulté ne pouvait qu'être déplorée par tous. Il existait cependant une chance réelle de réconciliation et une solution politique pouvait encore être apportée au problème. Mais on ne nous a pas laissé le temps de résoudre nous -mêmes nos problèmes intérieurs. Le Pakistan oriental a été envahi et occupé et nous avons été contraints de prendre les armes contre une puissance dont les forces étaient quatre fois supérieures aux nôtres. A la suite de ces événements, mon pays a été démembré. Si j'ai retracé ces événements, c'est pour expliquer à l'Assemblée la genèse du Bangladesh. Nul ne doit ignorer que le Bangladesh est né à la suite de l'invasion armée de troupes étrangères et d'une occupation militaire qui constituaient une violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Maintenant, on demande à l'Assemblée mondiale de la Santé d'admettre le Bangladesh en qualité de Membre. Il est significatif que l'Organisation mondiale de la Santé soit la première institution spécialisée à devoir faire face à ce problème. L'Organisation mondiale de la Santé est une organisation apolitique et humanitaire, mais du fait de la demande du Bangladesh, elle doit maintenant prendre parti sur une question hautement politique et controversée et des plus délicates. Monsieur le Président, on a souligné à maintes reprises, lors d'Assemblées précédentes et dans d'autres institutions spécialisées, que les organes habilités à prendre des décisions politiques sont l'Assemblée générale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies. La question de l'admission d'un nouveau Membre revêt un caractère très politique, particulièrement si la naissance de ce pays a été provoquée par la force, en violation de la Charte des Nations Unies; seule, l'Organisation des Nations Unies a compétence pour la résoudre. Il ne faut pas oublier non plus que pas une seule fois, au cours des vingt -cinq années d'existence de l'Organisation des Nations Unies, la qualité de Membre de l'ONU ou des institutions spécialisées n'a été attribuée à une partie du territoire d'un autre Membre après qu'elle eut été séparée de lui par l'intervention armée d'une puissance étrangère. Si nous faisons aujourd'hui une exception pour le Bangladesh, nous risquons d'avoir à faire demain d'autres exceptions du même genre. On n'ignore pas qu'un certain nombre de pays doivent faire face à des mouvements sécessionnistes qui reçoivent souvent un appui de l'extérieur. L'admission du Bangladesh aurait incontestablement pour effet de légitimer une situation créée en violation de la Charte des Nations Unies avant que l'organisme approprié, l'Organisation des Nations Unies, ait eu l'occasion de se prononcer sur cette question politique fondamentale. Cette mesure pourrait aussi encourager des pays militairement forts à voir dans le démembrement d'autres pays un moyen de favoriser leurs propres intérêts. En dehors de ces considérations de principe, la sagesse exige que, pour des raisons d'ordre pratique, l'Assemblée mondiale de la Santé ajourne toute décision sur ce point. Les distingués délégués savent que le Président de mon pays et mon gouvernement désirent sincèrement établir une paix durable sur le sous -continent indo- pakistanais. A cet effet, des émissaires de l'Inde et du Pakistan se sont rencontrés récemment au Pakistan, et le Président Bhutto ainsi que le Premier Ministre indien, Mme Indira Gandhi, doivent se réunir dans un proche avenir. En outre, le Président du Pakistan a exprimé à plusieurs reprises son désir de rencontrer les dirigeants de Dacca, et mon gouvernement espère sincèrement que ces pourparlers pourront bientôt avoir lieu en vue de résoudre les problèmes qui préoccupent les deux parties. Nous avons bon espoir de parvenir, sur le sous -continent, à une réconcialiation et une paix véritable, et nous espérons aussi qu'il sera possible d'apporter demain une solution pacifique aux problèmes politiques qui suscitent aujourd'hui tant d'inquiétudes. Ceux -ci doivent cependant être traités avec la plus grande circonspection et toute ingérence de l'extérieur ou toute mesure politique d'un autre Etat ou d'une organisation internationale qui pourrait influer sur ces problèmes n'aiderait nullement à améliorer la situation. :
234
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
En conséquence, ma délégation estime que toute mesure politique de la part de l'Assemblée mondiale de la santé - et l'admission du Bangladesh en serait une - ne peut que compliquer davantage une situation déjà complexe. Enfin, on peut faire valoir que l'Organisation mondiale de la Santé doit, plus que toute autre institution spécialisée, promouvoir le principe de l'universalité afin d'étendre à tous, sans aucune discrimination, les avantages découlant de la qualité de Membre. N'oublions pas cependant qu'avant les récents événements, l'Organisation mondiale de la Santé avait un bureau à Dacca, capitale du Pakistan oriental, et que ce bureau a continué à fonctionner et fonctionne encore. Toute l'aide humanitaire et technique requise par la population de cette région est acheminée par l'intermédiaire de ce bureau et placée sous la direction générale de l'Opération de Secours des Nations Unies à Dacca; cette aide, l'Organisation mondiale de la Santé peut encore l'accroître là oú le besoin s'en fait sentir. Il doit être clairement entendu que l'assistance fournie par l'Organisation mondiale de la Santé au Bangladesh n'est absolument pas subordonnée à l'admission du Bangladesh, et que ce dernier continuera de la recevoir sans restriction même s'il ne devient pas immédiatement Membre de l'Organisation. Monsieur le Président, étant donné la nécessité de respecter et d'appliquer les principes du droit international et la Charte des Nations Unies, et aussi d'obtenir, dans tous les cas de ce genre, une décision préalable de l'Organisation des Nations Unies, eu égard en outre aux pourparlers visant à une réconciliation et à une paix durable qui vont avoir lieu sur le sous continent, il me paraît essentiel que l'Assemblée mondiale de la Santé ajourne pour le moment l'examen de la demande d'admission présentée par le Bangladesh. Je prie les distingués délégués de bien vouloir considérer très attentivement la nécessité d'un tel ajournement. Ma délégation a le ferme espoir que l'Assemblée mondiale de la Santé jugera possible, pour des raisons que je viens d'évoquer, de suivre notre suggestion. Merci, Monsieur le Président. Merci, Docteur Ansari. J'invite maintenant le Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Nouvelle -Zélande à venir à la tribune pour présenter le projet de résolution contenu dans le document A25/55.1 :
Monsieur le Président, Messieurs Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) (traduction de l'anglais) les délégués, la nation du Bangladesh est née au milieu de souffrances et de luttes presque sans précédent. Son malheureux peuple a subi les effets paralysants, à la fois d'une catastrophe naturelle et d'une guerre. Mais en dépit de ces débuts difficiles et douloureux, le Bangladesh est devenu un Etat et il s'attaque maintenant à la tâche écrasante de relever les ruines et de remettre le pays en marche. Ses 75 millions d'habitants doivent faire face à des problèmes redoutables. Les inondations, les ouragans, la maladie et la guerre ont tous marqué ce pays de leur hideuse empreinte. Les ressources sont épuisées, des millions de personnes sont sans nourriture et sans abri et lés victimes de la guerre attendent encore des soins. Il ne fait donc aucun doute que dans son effort massif de reconstruction et de réadaptation, le Bangladesh aura besoin de toute l'aide que peuvent lui apporter les institutions spécialisées et les organismes spéciaux du système des Nations Unies. Programmes de lutte contre la maladie, conseils techniques sur les mesures à prendre à l'égard de l'environnement et des problèmes d'approvisionnement en eau, assistance économique générale, telles sont, parmi bien d'autres, les formes que peut revêtir l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé et des autres organismes des Nations Unies au Bangladesh Mais cette aide, il la lui faut maintenant et non l'an prochain. D'ici là de nombreuses vies humaines qui auraient pu être sauvées seront perdues et la population aura subi des souffrances et des privations immenses qui auraient pu lui être épargnées. La délégation de la Nouvelle -Zélande est donc heureuse d'être coauteur du projet de résolution que vous avez sous les yeux dans le document A25/55, et qui demande l'admission du Bangladesh à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes particulièrement satisfaits d'être associés Australie, Autriche, Barbade, Belgique, comme coauteurs aux délégations des pays suivants Bulgarie, Chypre, Colombie, Cuba, Danemark, Fidji, France, Gabon, Hongrie, Inde, Japon, Lesotho, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Monaco, Norvège, Pologne, République Dominicaine, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Sénégal, Singapour, Suède, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela et Yougoslavie. :
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1
Ce projet de résolution avait la teneur suivante La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant le rôle inestimable que l'Organisation mondiale de la Santé peut jouer en répondant aux besoins urgents du peuple du Bangladesh sur le plan humanitaire, ADMET le Bangladesh en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve du dépôt d'un instrument officiel entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, conformément à l'article 79 de la Constitution. :
ONZIEME SEANCE PLENIERE
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La question de l'admissibilité ne se pose pas. En dépit de son origine récente, le Bangladesh a été reconnu en tant qu'Etat souverain et indépendant par plus de soixante -dix pays ayant des systèmes politiques variés. J'en appelle donc aux distingués délégués présents dans cette salle - hommes et femmes à qui, dans leur grande majorité, leur profession a enseigné la compassion et la nécessité d'intervenir à temps - j'en appelle, dis -je, à vous tous pour que vous donniez aujourd'hui votre plein appui à la demande d'admission du Bangladesh à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Merci, Docteur Kennedy. L'observateur du Bangladesh Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) a demandé à faire une déclaration. Si l'Assemblée y consent, ce qui paraît être le cas, je donne la parole à l'observateur du Bangladesh. :
Monsieur le Président, Le Dr HOSSAIN (observateur du Bangladesh) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués à cette noble assemblée, Mesdames, Messieurs, je suis un médecin, médecin dans le sens donné à ce mot par l'Assemblée mondiale de la Santé, et le jour où, en 1940, je suis entré à la faculté de médecine, j'ai appris que le rôle du médecin est de se tenir à l'écart de la politique; depuis lors, j'ai considéré que la politique n'était qu'une épine dans le pied et rien de plus jusqu'au moment où la politique s'est mise à tirer des coups de feu sur moi. Messieurs, je vous transmets les salutations de la République populaire du Bangladesh et je veux vous entretenir d'une seule question, celle des besoins d'aide humanitaire de mon pays ravagé et dévasté. Je vous apporte aussi les salutations de celui qui dirige mon pays, du père de ma nation, que nous appelons affectueusement Bongla Bondhu ou l'ami du peuple; j'ai nommé le Cheikh Mujibur Rahman, Premier Ministre du Bangladesh, Etat souverain et indépendant qui durera jusqu'à la fin des temps. Monsieur le Président, je ne m'attendais pas à ce qu'une personne qui se donne le titre de médecin et qui, je le sais, est médecin vienne ici, à cette tribune même, déformer l'histoire, dénaturer les faits et chercher à donner une impression fausse; mais après avoir observé et fréquenté, pendant ces deux dernières semaines, les membres de cette grande assemblée de nations, je suis persuadé qu'aucun ne peut être dupe du genre de discours que nous venons d'entendre. Les faits sont maintenant du domaine de l'histoire. En premier lieu, je veux formuler une objection sur le nom de Pakistan oriental qui a été donné à mon pays, le Bangladesh. Aucune région portant le nom de Pakistan oriental ne figure aujourd'hui sur la carte du monde, il n'y a que le Bangladesh. Il est vrai qu'il y avait un pays appelé Pakistan. Il est vrai aussi que 56 % des habitants de ce pays appartenaient au Bangladesh. Il est vrai enfin qu'une élection a eu lieu dans ce pays, que notre grand leader a reçu au Bangladesh la majorité absolue de 167 voix sur 169, et qu'il en est devenu le chef incontesté. Vous savez comment vous avez été trompés, comment la nation et le peuple ont été trompés, et comment le pays a été ensuite complètement détruit par une clique sans tradition politique et sans humanité, parfaitement étrangère et insensible à tout ce qu'il y a de bon dans l'histoire de la civilisation et aux valeurs humaines. Sous prétexte d'entamer des négociations, on a, du 13 au 25 mars, introduit l'armée au Bangladesh et, pendant les nuits du 25 et du 26 mars, la guerre s'est abattue sur une malheureuse population de civils innocents. Jusque -là, jusqu'au soir du 25 mars, j'étais pakistanais. Mais au cours de cette nuit d'horreur j'ai vu pendant cinq heures les canons, les mitrailleuses et les obus dans les rues de Dacca. Moi, un médecin, un cardiologue qui venait de travailler dans sa clinique, j'ai vu l'armée qui était censée protéger le peuple contre l'ennemi d'au -delà les frontières, j'ai vu l'armée tuer sans relâche. Les massacres se sont poursuivis toute la nuit; l'université a été dévastée, les quartiers résidentiels également et les femmes et les enfants ne furent jamais épargnés. C'est ainsi que le Bangladesh est né, le matin du 26 mars 1971, par suite de la trahison de Yahya Khan et non le 16 décembre comme on voudrait vous le faire croire. Je sais, Messieurs, que personne ne peut vous tromper et je sais que vous vous rendez parfaitement compte de la terrible épreuve infligée au peuple du Bangladesh, à ces 75 millions d'hommes, de femmes et d'enfants innocents et désarmés. Vous dirai -je comment 10 millions de personnes ont quitté leur logis et leur foyer qui ont été brûlés, dévastés et pillés ? Les femmes ont été violées et pour avoir la vie sauve, il a fallu fuir au -delà des frontières. Grâce à la grande générosité de l'Inde, des gens venus d'un grand nombre de vos pays sont allés voir ce qui se passait de l'autre côté de la frontière; les Indiens nous ont offert l'hospitalité et nous nous sommes réfugiés chez eux où des gens du monde entier sont venus nous voir. Vous avez pu constater ce qui en était mais vous savez aussi, maintenant, que 30 millions de personnes sont sans abri dans leur propre patrie. Ce sont des nomades qui ne savent plus où aller. Les meurtres, pillages, viols et incendies perpétrés systématiquement dans 60 000 villages ont détruit les foyers de 40 millions de personnes. Mesdames, Messieurs, à l'issue de toutes ces épreuves, nous avons conquis notre indépendance. démocratie, liberté, égalité, fraternité et Nous avons défendu les valeurs de la civilisation justice sociale; puis nous sommes venus ici, Messieurs, vous faire part de notre détresse et des douloureuses conditions dans lesquelles nous vivons. : :
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Je représente l'association des médecins, le corps médical, ainsi que mon peuple et mon gouvernement. Tous comptent sur moi pour obtenir votre aide car il faut me croire, Monsieur le Président, quand je vous dis que 200 000 personnes ont perdu leurs membres, perdu l'esprit, souffert dans leur chair. Ils doivent être soignés immédiatement. Plus de 200 000 femmes ont été violées au cours des atrocités d'une armée barbare, et elles sont devenues enceintes. Nous ne savons pas combien se sont suicidées; chaque jour, c'est par centaines qu'on les compte. Nous devons les réadapter, leur rendre le respect d'elles -mêmes et il faut aussi s'occuper des enfants non voulus qui vont naître. Les frontières de mon pays, vous ne l'ignorez pas ... Monsieur. Excusez -moi, Monsieur, je voudrais Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) simplement vous rappeler que vous devez limiter vos observations au point à l'examen de l'ordre du jour, c'est -à -dire à l'admission du Bangladesh. Merci. :
Merci, Monsieur le Le Dr HOSSAIN (observateur du Bangladesh) (traduction de l'anglais) qu'en venant faire appel à vous, m'entrePrésident. C'est bien là ma préoccupation essentielle tenir avec vous, je puisse obtenir que vous nous donniez accès à cette grande assemblée, l'Assemblée mondiale de la Santé, que des secours soient expédiés immédiatement à mon peuple et que soient résolus les problèmes humanitaires les plus urgents qui se posent pour ce peuple privé d'abris, de nourriture, de moyens de transport et de médicaments. La plupart des établissements médicaux ont été dévastés. Il n'y a ni médicaments, ni argent. Les 15 et 16 décembre, les billets de banque ont tous été brûlés. L'or du pays avait déjà été entièrement retiré et la population est sans ressources. Quelques hôpitaux avaient été offerts par des pays amis pour les régions inondées. Un hôpital entier a été amené par mer jusqu'à Karachi et n'est jamais parvenu à destination. De nombreux hôpitaux sont encore détruits et je puis vous dire que 48 enseignants médicaux ont été tués. Le titulaire de la chaire de médecine fut arrêté le 14 décembre et on lui arracha le coeur. Quant au professeur de chirurgie oculaire, on lui arracha les yeux. Le professeur de chirurgie sortait du bloc opératoire; on le tua dans les couloirs de l'hôpital. Le doyen de la Faculté de Médecine de ce même collège, le Sylhet Medical College, alla voir ce qui se passait et il fut tué d'un coup de feu. Trois femmes médecins furent également tuées. Maintenant le pays est entièrement dévasté. Nous avons besoin de personnel médical, de médicaments, de matériel et de moyens de transport pour acheminer les secours vers les régions rurales où la population subit les pires privations. La variole, vous le savez, s'étend d'un village et d'un district à l'autre et la mortalité est élevée. Le cyclone avait déjà entraîné, en novembre 1970, la mort d'un million de personnes. Nous avons perdu trois millions de personnes au cours de cette guerre dévastatrice et il se pourrait encore que dans les deux ou trois prochains mois, un ou deux millions de personnes périssent dans les inondations provoquées par la mousson. En décembre dernier, les semailles n'ont pu avoir lieu et l'on va manquer de nourriture à la prochaine saison; nous allons connaître la famine et, s'il y a de nouvelles inondations, nous ne savons vraiment pas ce que nous allons faire. Si nous sommes admis aujourd'hui - et je crois que nous le serons - nous pourrons sauver cette population en proie aux souffrances et répondre à ses besoins en matière de santé et de médecine. Le personnel, les fonds et l'aide nécessaires doivent parvenir au Bangladesh avant un mois, et l'admission du pays dans cette grande organisation permettra de sauver bientôt des millions de vies humaines. C'est, pour cette organisation, le moment où jamais de se montrer à la hauteur des circonstance en reconnaissant le Bangladesh, cette communauté, cette nation, qui souffre et qui a besoin de son attention. J'en appelle à vous. Je suis sûr que vous saurez tous vous montrer généreux et que vous nous enverrez promptement des secours. Monsieur le Président, je vous remercie, une fois encore, de la considération, de l'affection, de la sympathie et de la compréhension que l'on nous a témoignées. Notre nation, bien que ravagée, se relève et se développe. Nous serons très bientôt en mesure de prendre notre place, avec le sens des responsabilités et le respect qui s'imposent, dans la communauté des nations et nous viendrons nous pencher avec vous sur toutes les questions de santé. :
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) a demandé la parole.
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Merci, Docteur Hossain. Le délégué de la Turquie
Monsieur le Président, Messieurs les M. ULUÇEVIK (Turquie) (traduction de l'anglais) délégués, la délégation turque estime que la question dont nous sommes saisis actuellement, à savoir la demande d'admission à l'OMS présentée par le Gouvernement du Bangladesh, appelle, en raison des éléments qui s'y imbriquent, une approche prudente de la part de cette noble assemblée. Tout d'abord, qu'il soit bien entendu que mon gouvernement n'a aucune objection à élever contre l'entrée du Bangladesh dans le système des Nations Unies en général, et il ne conteste pas, dans son principe, le droit du Bangladesh à faire partie de l'OMS. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, il va sans dire que le problème qui nous occupe a un caractère essentiellement politique et ses ramifications s'étendent sans doute très au -delà du domaine de l'Assemblée mondiale de la Santé. Mon gouvernement a toujours estimé que, quand l'admission d'un pays dans le système des Nations Unies doit avoir des répercussions :
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politiques, le problème doit être d'abord résolu par l'Assemblée générale des Nations Unies qui est, en quelque sorte, l'organe politique du système intergouvernemental. C'est pourquoi, Monsieur le Président, la délégation de la Turquie appuie l'argument avancé par le distingué délégué du les problèmes d'ordre politique posés par l'entrée du Bangladesh dans le système des Pakistan Nations Unies doivent être réglés en premier lieu par l'Assemblée générale des Nations Unies. Je tiens encore à préciser que mon gouvernement, qui ne saurait fermer les yeux sur les problèmes de santé que soulève cette question, est très sensible aux considérations humanitaires qui interviennent ici. Aussi espère -t -il qu'en attendant l'entrée du Bangladesh dans le système des Nations Unies en général et dans l'Organisation mondiale de la Santé en particulier, les secrétariats des organisations rechercheront soigneusement les mesures propres à assurer dès que possible au peuple du Bangladesh des services efficaces et toute l'assistance technique requise. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Nicaragua.
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Merci, Monsieur Uluçevik. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Monsieur le M. MULLHAUPT (Nicaragua) (traduction de l'espagnol) Directeur général, Monsieur le Directeur général adjoint, Mesdames et Messieurs, j'ai le grand plaisir d'informer l'Assemblée que le Gouvernement du Nicaragua appuie chaleureusement le projet de résolution qui fait l'objet du document A25/55 et qui a été présenté par diverses délégations en vue de l'admission du Bangladesh en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Mon gouvernement adopte cette position pour les raisons exposées dans le projet de résolution, c'est -à -dire pour que l'OMS soit en mesure de jouer un rôle décisif en apportant au peuple du Bangladesh l'aide humanitaire dont il a un besoin urgent. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué du Népal.
:
Merci, Monsieur Mullhaupt. Je donne maintenant la
Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr BAIDYA (Népal) (traduction de l'anglais) délégués, la délégation du Népal appuie sans réserve le.projet de résolution relatif à l'admission du Bangladesh à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, qui fait l'objet du document A25/55. Elle désire donc que son nom figure dans la liste des coauteurs du projet. :
Merci, Docteur Baidya. Je donne maintenant la parole Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. :
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je ne crois pas que quiconque puisse s'étonner de ce que l'Union des Républiques socialistes soviétiques soit l'un des coauteurs du projet de résolution sur l'admission du Bangladesh à l'OMS. La délégation soviétique souhaite la bienvenue aux représentants de la République populaire du Bangladesh qui assistent à l'Assemblée en qualité d'observateurs et elle appuie sans réserve la demande d'admission présentée par le Gouvernement de cet Etat. Nul n'ignore les événements qui ont précédé la naissance de la République du Bangladesh ni le rôle joué dans ces événements par divers pays. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de présenter de nouveaux arguments pour appuyer la demande d'admission du Bangladesh au sein de notre organisation. L'Union soviétique a toujours plaidé en faveur d'une action visant à promouvoir des conditions durables de paix et de bon voisinage entre tous les pays, y compris l'Inde, le Pakistan et la République du Bangladesh. Le Gouvernement de l'Union soviétique apporte son aide au Bangladesh et encourage les projets de réunion au sommet entre les Gouvernements de l'Inde et du Pakistan, contribuant ainsi largement, croyons -nous, à instaurer des relations plus saines entre les pays de toute l'Asie. Nous engageons vivement toutes les délégations de l'Assemblée à voter pour l'admission de la République populaire du Bangladesh à l'Organisation mondiale de la Santé :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué de l'Iran.
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Merci, Docteur Venediktov. Je donne maintenant
Le Dr SHAGHOLI (Iran) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je serai très bref. La délégation iranienne appuie les déclarations faites par les délégués du Pakistan et de la Turquie. Nous tenons à souligner que la question dont nous sommes saisis devrait être discutée en premier lieu par l'Assemblée générale des Nations Unies. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Shagholi. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Inde. Voudriez -vous monter à la tribune, je vous prie. :
Monsieur le Président, la délégation de l'Inde M. DASS (Inde) (traduction de l'anglais) considère comme un privilège de figurer au nombre des 34 délégations présentant le projet de résolution qui figure dans le document A25/55, daté du 18 mai 1972, et qui vise à admettre la République populaire du Bangladesh à l'Organisation mondiale de la Santé. Jusqu'à présent, 71 pays ont reconnu le Bangladesh et les autres reconnaîtront eux aussi, avant longtemps, ce pays de 75 millions d'habitants. Il n'est guère possible de douter que le Bangladesh est un membre à :
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PARTIE II
part entière de la communauté des nations et qu'il doit immédiatement occuper la place qui lui revient de droit parmi nous, au sein de l'OMS. La lutte menée par le peuple du Bangladesh pour sa libération est sans précédent, si l'on considère les souffrances infligées à ce peuple et les sacrifices qu'il a dû faire. Le pays est complètement dévasté, ses problèmes sont immenses et quasi indescriptibles. Nul ne peut rester passif devant cette situation et laisser la misère du peuple subsister. C'est à nous, nations du monde ici rassemblées, de trouver une solution et de mettre toute l'aide et les ressources possibles à la disposition du peuple et du Gouvernement du Bangladesh. Nous devons le faire immédiatement, car tout retard aurait des conséquences catastrophiques. Au cours de l'année passée, les services de santé et les installations sanitaires ont subi d'immenses dommages. Les résultats atteints en des années d'efforts dans les domaines de l'éradication du paludisme, de la lutte contre le choléra et la variole, ainsi que contre la malnutrition, etc., ont été remis en question. A l'heure actuelle des épidémies de variole et de paludisme sévissent dans le pays. D'autres épidémies, de choléra et de diphtérie notamment, sont en train de couver. La malnutrition, surtout chez les enfants, est omniprésente. Les médecins, les chercheurs, les infirmières, etc., ont été décimés. Les hôpitaux ont été détruits. Les établissements de santé publique ont été volontairement mis hors d'usage. Le pays compte des centaines de milliers de personnes mutilées auxquelles il faut mettre des membres artificiels et qu'il faut rééduquer pour leur permettre de survivre.
Afin de remédier à cette situation, le Gouvernement du Bangladesh a élaboré des programmes d'action mais il a besoin pour les appliquer d'une aide considérable et immédiate. Il faut, par exemple, exécuter un programme de vaccination de masse pour les 30 millions de personnes les plus menacées. Il faut équiper les 356 dispensaires ruraux de services hospitaliers de 25 lits, car à l'heure actuelle les possibilités d'hospitalisation dans le pays sont quasi inexistantes. La prévention de la malnutrition chez les enfants en bas âge ou d'âge préscolaire, les femmes enceintes et les mères allaitantes exige un approvisionnement important et durable en aliments spéciaux. Les stocks de médicaments essentiels dans le pays sont très réduits et il importe de les reconstituer immédiatement. Au cours des combats pour la liberté, les points d'eau des villages ont été pollués et les installations endommagées. La plupart des puits forés ont été détruits ou enlevés. Le résultat en est une grave pénurie d'eau potable protégée dans les zones rurales, ce qui va favoriser la propagation d'épidémies. Pour y remédier, il faut construire près d'un million de nouveaux puits forés et réparer tous ceux qu'on peut encore récupérer. Il faut également réparer les installations municipales de distribution d'eau qui ont été endommagées dans les villes. Il faut ajouter à tout cela que, de par sa situation géographique, le Bangladesh est exposé à des calamités naturelles. Le pays a souffert, rien que dans les dix derniers mois, d'une douzaine de cyclones d'intensité variable qui ont, comme toujours, apporté avec eux la mort, la maladie et la souffrance. Les grandes épreuves par lesquelles est passée la population au cours de sa lutte pour la liberté ont dangereusement affaibli sa résistance. Toute calamité nouvelle entraînerait une tragédie dont les proportions défient l'imagination. La communauté mondiale dans son ensemble, et l'OMS en particulier, ont un rôle d'une importance capitale à jouer et une très lourde tâche à entreprendre. Il ne s'agit de rien moins que de la remise sur pied d'un pays de 75 millions d'habitants dont les souffrances sont sans précédent et dont les besoins sont immenses. J'ajouterai, Monsieur le Président, que la maladie ne connaît pas de frontières. Les récentes flambées de variole et de choléra en Europe en sont la preuve. Si nous négligeons d'accomplir ce qui est simplement notre devoir, nous en subirons tous les conséquences. Je voudrais attirer l'attention de mon éminent auditoire sur le fait que les activités extrêmement utiles, capitales mêmes, que menait l'Organisation mondiale de la Santé avant les événements sont immobilisées et ne reprendront qu'avec l'entrée du Bangladesh à l'OMS. Le temps perdu a déjà entraîné d'innombrables morts. Le seul grand programme des Nations Unies qui fonctionne à l'heure actuelle au Bangladesh, sans être encore en pleine réalisation, concerne l'importation de denrées alimentaires. Le 16 février le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a déclaré que 90 % de l'effort de secours de 1972 portera sur les importations de denrées alimentaires, et qu'au nombre des autres besoins essentiels figurent les moyens de transport, les abris, les aliments spéciaux pour les enfants, les semences et les engrais. Monsieur le Président, il est donc clair que les opérations de secours entreprises par l'ONU au Bangladesh n'englobent pas les besoins médicaux et sanitaires du pays. Le bureau de l'OMS ne fonctionne plus à Dacca. Il est donc indispensable que l'Organisation mondiale de la Santé entreprenne sans plus tarder d'importantes opérations pour redresser la situation. Et cela n'est possible que si nous admettons aujourd'hui le Bangladesh comme Membre de notre organisation. L'immense oeuvre humanitaire à accomplir au Bangladesh est évidente pour tout le monde et je suis sûr qu'il n'est aucun de nous qui ne soit pleinement conscient de la gravité de la situation dans ce pays. Je suis également convaincu qu'aucun d'entre nous ne veut vraiment empêcher le
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Bangladesh de devenir Membre de l'OMS, car notre négligence et nos atermoiements aggraveraient encore la situation désastreuse qui règne dans ce pays. Il est donc surprenant que malgré l'urgence extrême de la situation, soulignée par les 34 pays auteurs de la résolution demandant l'admission du Bangladesh, on cherche quand même à retarder cette admission et à refuser au peuple du Bangladesh les secours dont il a besoin. Que veulent les auteurs de cette tentative ? Est -il possible qu'ils veuillent refuser une aide médicale à des gens qui en ont besoin ? Est -il possible qu'ils veuillent contribuer à décimer un peuple ? Il y a certainement un malentendu. Je suis sûr qu'ils n'ont pas compris la situation. Le Bangladesh ne peut pas attendre un an encore que la communauté mondiale prenne ses responsabilités. La mousson approche et, si l'OMS ne prend pas immédiatement des dispositions pour remédier à l'état de choses actuel, des centaines de milliers de personnes vont mourir. Un plus grand nombre encore verra sa santé altérée de façon permanente. Les partisans de l'ajournement veulent -ils avoir cela sur la conscience ? Est -il possible que ce soit là leur but ? Je ne peux pas y croire pour ma part, et je les prie instamment au nom de l'humanité de renoncer à leur opposition. Nous formons ici une grande famille. Accueillons donc à bras ouverts nos frères, les 75 millions d'habitants du Bangladesh. Assurons -les que nous ne les abandonnerons pas dans l'adversité, mais que nous unissons nos efforts pour leur porter aide et secours. Il serait peut -être utile de dire quelques mots sur le caractère fallacieux d'un ou deux des arguments qui ont été avancés. L'OMS est une organisation humanitaire et l'admission à cette organisation doit être fondée sur des considérations d'ordre humanitaire. L'OMS n'est pas un forum politique et il ne convient absolument pas d'essayer par des arguments de nature politique d'empêcher un pays d'en devenir Membre. Il n'est pas juste de dire que pour appartenir à l'OMS il faut d'abord appartenir à l'Organisation des Nations Unies. Trente et un des pays représentés ici sont devenus Membres de l'OMS avant de devenir Membres de l'ONU. Il est facile de voir que le Bangladesh a, lui aussi, parfaitement le droit d'être admis à l'Organisation. J'ai déjà exposé assez en détail les besoins immenses du peuple du Bangladesh sur le plan humanitaire. Je ne veux pas les rappeler. Il est évident que l'admission du Bangladesh à l'OMS n'est pas une question politique; c'est la condition essentielle de la survie de son peuple et c'est ainsi qu'il faut la voir. On a dit que les dirigeants de l'Inde et du Pakistan allaient discuter de tout l'éventail de nos relations et qu'il ne fallait pas prendre maintenant de décision au sujet de l'admission du Bangladesh. Mais, pour autant que nous le sachions, cela ne figure pas à l'ordre du jour et ne peut pas y figurer. Le Bangladesh a déjà été accepté comme membre de la communauté mondiale. Il a été reconnu par la grande majorité des pays ici présents. Le Bangladesh est une réalité. D'ailleurs comment l'admission du Bangladesh à l'OMS pourrait -elle influencer en quoi que ce soit les relations bilatérales entre l'Inde et le Pakistan ou entre le Pakistan et le Bangladesh ? Par contre, si le Pakistan qui préconise une paix durable sur le sous -continent veut être logique avec lui -même, il doit admettre qu'il faut créer une atmosphère de compréhension. Si, par un acte quelconque, le Pakistan ajoute à la misère du peuple du Bangladesh, les chances de paix durable disparaissent. Elles ne sont certainement pas renforcées. La base de l'argumentation en faveur de l'ajournement est donc fausse et fallacieuse, c'est pourquoi il faut la rejeter pour éviter qu'elle n'entraîne d'immenses souffrances et des morts. L'honorable délégué du Pakistan nous a dit que c'était la première fois que la question de l'admission du Bangladesh était examinée par une assemblée internationale. Il n'en est rien, puisque le 10 mai le Conseil exécutif du Fonds monétaire international a approuvé l'admission du Bangladesh. Pour autant que je sache, le Pakistan n'a pas élevé d'objection contre cette décision. Est -il possible, dès lors, de voter pour l'admission du Bangladesh dans un organisme international et en même temps d'avancer des arguments contre l'admission de ce même pays dans un autre organisme international ? Sur quoi repose une telle suggestion discriminatoire ? Dans ces conditions, la demande d'ajournement peut -elle être prise au sérieux ? Monsieur le Président, j'ai soigneusement essayé d'éviter toute référence politique, mais l'honorable délégué du Pakistan a dit en quelque sorte qu'il n'y avait pas, dans l'histoire des vingt -cinq dernières années, d'exemple de pays qui ait été créé par la force. Mais tous les événements qui ont entraîné la formation de ce nouveau pays sont aussi sans précédent - les massacres en masse, l'exode de dix millions de réfugiés terrorisés, la demande d'intervention que nous a adressée le Gouvernement du Bangladesh, l'attaque de nos aéroports sans provocation - tous ces événements étaient sans précédent. Je prie l'Assemblée d'en tenir compte. Nous sommes pleinement d'accord avec tous ceux qui ont dit que l'OMS était une organisation humanitaire. Ce n'est que l'énoncé d'une réalité. Nous n'en avons que plus de raisons pour voter tous ensemble, sans opposition, en tenant compte des principes humanitaires de notre organisation et des besoins des habitants du Bangladesh, en faveur de l'admission de ce pays, sans retard, à l'unanimité et par acclamation.
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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Dass. Je n'ai pas d'autre orateur inscrit sur ma liste. Le délégué du Japon demande ,la parole. M. KAYA (Japon) (traduction de l'anglais) La délégation japonaise est l'un des coauteurs du projet de résolution dont est saisie l'Assemblée et elle en recommande l'adoption. Vous vous rappelez sans doute qu'étant fermement désireux d'établir des relations amicales avec cet Etat asiatique nouvellement né, le Gouvernement japonais a sans tarder reconnu le Bangladesh lorsque celui -ci a proclamé son indépendance. La délégation du Japon est persuadée que nul ne niera que notre organisation a beaucoup à faire pour le peuple du Bangladesh qui, nous le savons, a souffert et souffre encore des remous accompagnant la naissance d'une nouvelle nation. Monsieur le Président, nous avons donc d'autant plusl'obligation, d'un point de vue humanitaire, d'admettre sans retard le Bangladesh au sein de notre organisation, afin que celle -ci commence aussitôt qu'elle le pourra ses opérations de secours en faveur du peuple du Bangladesh. Le Gouvernement du peuple japonais, en sa qualité d'ami asiatique du Bangladesh, tient à exprimer son espoir sincère que ce pays mettra à profit la possibilité qui lui sera ainsi donnée de développer ses activités internationales dans les secteurs où il le jugera approprié, afin d'apporter une contribution plus positive à notre cause commune. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Kaya. Aucun autre délégué ne me semble plus demander à prendre la parole. L'Assemblée étant saisie d'une seule proposition, je vous propose maintenant de voter sur le projet de résolution. Le délégué de l'Inde a -t -il demandé un vote par appel nominal ? Oui, le délégué de l'Inde a demandé un vote par appel nominal. Conformément à l'article 72 de son Règlement intérieur, "l'Assemblée de la Santé vote normalement à main levée, à moins qu'un délégué ne demande le vote par appel nominal, qui a lieu, alors, dans l'ordre alphabétique anglais ou français" - français en l'occurrence - "des noms des Membres, alternativement selon les années. Le nom du Membre qui vote le premier est choisi par tirage au sort ".Nous allons maintenant voter sur le projet de résolution contenu dans le document A25/55. Le délégué de l'Inde a demandé le vote par appel nominal. Nous allons d'abord choisir la lettre par laquelle nous commencerons; la lettre choisie est la lettre "B ", comme dans Bahrein. :
Il est procédé à un vote par appel nominal, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique français. Le premier appelé est Bahrein, la lettre B ayant été choisie par tirage au sort. Le résultat du vote est le suivant Pour Afghanistan, Argentine, Australie, Autriche, Barbade, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Canada, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Danemark, Egypte, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Irlande, Islande, Israel, Italie, Jamaique, Japon, Kenya, Laos, Lesotho, Libéria, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Malte, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Norvège, Nouvelle -Zélande, Ouganda, Panama, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, République Centrafricaine, République de Corée, République Dominicaine, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Trinité -et- Tobago, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela, Yémen, Yougoslavie, Zaire. Contre Néant. Abstentions Algérie, Arabie Saoudite, Bahrein, Cameroun, Congo, Emirats arabes unis, Equateur, Guinée, Iran, Jordanie, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, Oman, Pakistan, Qatar, République Arabe Libyenne, Soudan, Togo, Tunisie, Turquie, Uruguay, Zambie. Absents Albanie, Dahomey, El Salvador, Koweit, Liban, Mali, Portugal, République Arabe Syrienne, République démocratique populaire du Yémen, Somalie, Viet -Nam. : : : : :
Voici le résultat du vote nombre de Membres Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) présents et votants, 93; majorité simple, 47; pour la résolution, 93; contre, néant; abstentions, 24. La résolution est adoptée.1 Je donne maintenant la parole à l'observateur du Bangladesh. : :
Monsieur le Président, Le Dr HOSSAIN (observateur du Bangladesh) (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs les délégués, je suis venu à la tribune vous dire combien je vous suis :
1
Résolution WHA25.20.
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reconnaissant d'avoir bien voulu voter pour l'admission de notre pays au sein de cette grande famille des nations qu'est l'Organisation mondiale de la Santé. Je tiens aussi à vous remercier très sincèrement de la sympathie que vous avez marquée à notre cause. Merci encore. Mon pays étant admis à l'Organisation mondiale de la Santé en qualité de Membre, je vous informe maintenant que mon gouvernement désire que le Bangladesh soit rattaché à la Région de l'Asie du Sud -Est.
Merci, Docteur Hossain. Je suis certain d'être Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'interprète de l'Assemblée en vous disant que nous sommes heureux de voir votre pays admis comme Membre à part entière à l'Organisation mondiale de la Santé. La question du rattachement du Bangladesh à une Région de l'Organisation mondiale de la Santé sera réglée une fois que l'instrument d'acceptation de la Constitution aura été déposé entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. :
3.
DEMANDE D'ADMISSION A LA QUALITE DE MEMBRE ASSOCIE PRESENTEE AU NOM DU PAPUA -NOUVELLE-GUINEE PAR L'AUSTRALIE :
Permettez -moi maintenant de faire appel à votre Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) coopération - vous avez d'ailleurs fait preuve de beaucoup de bonne volonté aujourd'hui - pour prolonger notre séance de quelques minutes afin d'examiner encore le point 1.12.3 - Demande d'admission à la qualité de Membre associé présentée au nom du Papua- Nouvelle- Guinée par l'Australie. Cette demande figure dans le document A25/37. Le Directeur général a reçu le 30 mars 1972 une demande d'admission à la qualité de .1mbre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, présentée au nom du Papua- Nouvelle- Guinée par l'Australie. Cette demande a été adressée dans le délai prévu par l'article 113 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé et communiquée aux Membres le 14 avril 1972. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Australie, qui a demandé à faire une déclaration à ce sujet.
Monsieur le Président, Mesdames Sir William REFSHAUGE (Australie) (traduction de l'anglais) et Messieurs les délégués, mon gouvernement a demandé, conformément à l'article 8 de la Constitution de l'Organisation, que le Papua- Nouvelle- Guinée soit admis à la qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, et c'est cette demande que vous allez maintenant examiner. Monsieur le Président, je suis particulièrement heureux de parler à cette occasion. Tout d'abord en raison dés liens d'amitié personnels que j'ai noués avec bien des habitants du Papua- Nouvelle- Guinée et, ensuite, parce que je pense que nous allons pouvoir terminer cette journée longue et ardue par une décision rapide et unanime. La Nouvelle- Guinée est un territoire administré par l'Australie dans le cadre du système de tutelle des Nations Unies et le Papua est une dépendance de l'Australie. Ces deux territoires forment une union administrative connue sous le nom de Papua-Nouvelle- Guinée. Ils comptent environ 2,5 millions d'habitants et ont une superficie d'environ 460 000 km2. L'Assemblée du Papua- Nouvelle -Guinée est principalement composée de membres élus. Elle désigne un groupe de ministres qui constituent le Conseil exécutif de l'Administrateur. Le Gouvernement australien a transféré ses pouvoirs aux ministres du Papua- Nouvelle- Guinée dans un certain nombre de domaines particuliers, y compris la santé publique. Des dispositions sont actuellement prises en vue d'accorder une complète autonomie interne au Papua- Nouvelle- Guinée dès que la population le demandera. Le Papua- Nouvelle- Guinée est devenu Membre associé de la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient (CEAEO) en 1970 et Membre de la Banque asiatique de Développement en 1971. Depuis quelques années déjà les délégations australiennes aux réunions de l'Organisation des Nations Unies et d'autres organisations internationales, y compris l'Organisation mondiale de la Santé, comprennent des représentants du Papua- Nouvelle- Guinée. Monsieur le Président, nous souhaitons sincèrement que l'Assemblée accepte maintenant d'admettre le Papua- Nouvelle- Guinée à la qualité de Membre associé de notre organisation afin que ses représentants puissent collaborer avec nous comme ils le font avec la CEAEO et la Banque asiatique de Développement. :
Merci, Sir William. Quelqu'un a -t -il des observations Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à présenter sur la proposition qui vient d'être faite ? Il ne semble pas. L'Assemblée doit maintenant prendre une décision formelle au sujet de la demande d'admission du Papua- Nouvelle-Guinée à la qualité de Membre associé de l'Organisation et je vous propose d'examiner le projet de résolution suivant : :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ADMET le Papua- Nouvelle- Guinée en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée
242
VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
PARTIE II
au nom du Papua -Nouvelle- Guinée conformément aux articles 115 et 116 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Y a -t -il des objections contre l'adoption de cette résolution ? Il n'y en a pas. La résolution est adoptée à l'unanimité.' Je donne maintenant la parole au Dr Tuvi, du Papua- Nouvelle -Guinée, qui participe à l'Assemblée en qualité de membre de la délégation australienne.
Le Dr TUVI (Australie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, je suis vraiment très heureux de me faire l'interprète de mon peuple et de mon pays pour vous dire que nous sommes très sincèrement reconnaissants et honorés que l'Assemblée ait approuvé notre demande d'admission à la qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé. Il n'est que logique de notre part de vouloir appartenir à cette organisation internationale, car nous savons que nous partageons avec de nombreuses autres nations bon nombre des problèmes de santé qui se posent à nous à l'heure actuelle; nous sommes convaincus que, pour résoudre efficacement certains d'entre eux, il nous faut conjuguer nos efforts et mettre en commun nos connaissances et notre expérience et que le lieu idéal pour le faire est l'Organisation mondiale de la Santé. En outre, mon peuple estime que dans sa marche vers l'autonomie et finalement l'indépendance, le moment de franchir cette étape ne saurait être mieux choisi. Depuis plusieurs années déjà, le Papua- Nouvelle -Guinée reçoit une aide de l'Organisation mondiale de la Santé. L'assistance porte en particulier sur l'enseignement et la formation de travailleurs sanitaires, la médecine préventive et l'éducation sanitaire. L'Organisation mondiale de la Santé joue donc un rôle important dans l'amélioration de la santé des individus et des collectivités dans mon pays. Je tiens à cette occasion, Monsieur le Président, à exprimer au Dr Candau, Directeur général, notre gratitude pour toute l'assistance dont l'OMS nous a fait bénéficier sous sa compétente direction. Monsieur le Président, les formalités à accomplir en ce qui concerne notre accession à la qualité de Membre associé seront bientôt terminées et nous sommes impatients de commencer alors à participer, avec nos collègues, aux activités de cette éminente organisation. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Tuvi. Nous espérons sincèrement que la notification prévue par le Règlement intérieur de l'Assemblée et par la résolution que nous venons d'adopter sera bientôt reçue et qu'ainsi, toutes les formalités étant remplies, la Papua- Nouvelle- Guinée pourra devenir Membre associé de l'Organisation. Je tiens à vous remercier tous de votre bonne volonté et de votre coopération au cours des délibérations de cet après -midi. La séance est levée. :
La séance est levée à 17 h.40.
1 Résolution WHA25.21.
DOUZIEME SEANCE PLENIERE Mardi 23 mai 1972, 11 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1
TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :
La séance est ouverte. Nous commencerons par l'examen Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) du troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie hier. J'invite M. l'Ambassadeur Tarcici, Rapporteur de la Commission, à monter à la tribune et à donner lecture du troisième rapport contenu dans le document A25/61. Le Dr Tarcici (Yémen), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du troisième rapport de la Commission (voir page 608). Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur l'Ambassadeur. Y a -t -il des observations au sujet du troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs ? Non. Je considère donc que l'Assemblée souhaite adopter ce rapport. Il en est ainsi décidé. :
2.
RATTACHEMENT DU BANGLADESH A L'UNE DES REGIONS DE L'OMS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) L'Organisation des Nations Unies ayant confirmé que le Bangladesh avait déposé le 19 mai 1972 l'instrument par lequel il accepte la Constitution de l'OMS, j'ai le grand plaisir d'accueillir le Bangladesh, au nom de l'Assemblée, parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, et je souhaite particulièrement la bienvenue à sa délégation. En ce qui concerne le rattachement du Bangladesh à une Région de l'OMS, vous vous rappelez qu'après l'adoption de la résolution WHA25.20 le Dr Hossain a fait une déclaration au nom du Gouvernement du Bangladesh en demandant que son pays soit rattaché à la Région de l'Asie du Sud -Est.
Je vous soumets donc le projet de résolution suivant
:
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande du Gouvernement du Bangladesh tendant à inclure ce pays dans la Région de l'Asie du Sud -Est, DECIDE que le Bangladesh fait partie de la Région de l'Asie du Sud -Est.
L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Je ne vois pas d'objections. Il en est ainsi décidé.1 3.
COMMUNICATION CONCERNANT CEYLAN :
La délégation de Ceylan m'a prié d'informer Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'Assemblée que depuis hier son pays avait pris le nom de République de Sri Lanka; pour le moment, cependant, les sièges de la délégation à l'Assemblée continueront d'être marqués par les cartes au nom de Ceylan. 4.
TRANSFERT DE POINTS DE L'ORDRE DU JOUR D'UNE COMMISSION PRINCIPALE A L'AUTRE :
Passant maintenant à la question du transfert de Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) points de l'ordre du jour de la Commission A à celui de la Commission B, je voudrais informer l'Assemblée qu'à sa séance d'hier le Bureau a décidé de recommander à l'Assemblée le transfert des points 2.6 (Prévention de la cécité) et 2.12 (Supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde) de la Commission A à la Commission B, afin de mieux équilibrer les travaux des deux Commissions. Comme les travaux de la Commission B ont progressé très rapidement, j'ai aussi l'intention de recommander au Bureau, à la séance qu'il tiendra cet après -midi à 18 heures, de transférer à 2.7 (Programmes de médecine du travail), 2.8 (Dévecette commission l'étude des points suivants loppement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants) et 2.11 (Problèmes de l'environnement de l'homme). Je pense que l'Assemblée sera d'accord avec cette mesure. :
1 Résolution WHA25.22. - 243 -
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Ne voyant pas d'objections, nous saisirons le Bureau de cette proposition et agirons en conséquence. 5.
QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant examiner le quatrième rapport de la Commission B, contenu dans le document A25/58. Ce rapport contient trois projets de résolutions que j'inviterai l'Assemblée à adopter un à un. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Mode de présentation du projet de programme et de budget" ? Il n'y a pas d'objections; la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution contenue dans ce rapport et intitulée "Mode de présentation du projet de programme et budget (possibilité d'adopter un programme et budget biennal)" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Amendements au Statut du Centre international de Recherche sur le Cancer" ? Il n'y a pas d'objections; la résolution est donc adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée souhaite approuver le quatrième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.' CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
6.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant à l'examen du cinquième rapport de la Commission B, contenu dans le document A25/60. Ce rapport contient trois résolutions, que j'inviterai l'Assemblée à adopter une à une. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Etude organique du Conseil exécutif sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres" ? En l'absence d'objections, cette résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1970" ? Il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons à nouveau approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée souhaite approuver le cinquième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.' ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION Dr A. T. SHOUSHA :
7.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au point 1.15 - Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha (Rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha). L'Assemblée est saisie du rapport financier sur le fonds de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A25/4) et du rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A25/5). Nous devons d'abord prendre acte du rapport financier contenu dans le document A25/4. Y a -t -il des observations concernant ce rapport ? Non ? Je considère donc que l'Assemblée prend acte de ce rapport. Nous passons maintenant au rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A25/5) et j'invite le Dr Paul Ehrlich, membre du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha, à le présenter puisque le Président du Comité, M. Y. Wolde -Gerima n'est pas présent parmi nous. Docteur Ehrlich, voulez -vous monter à la tribune. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif et membre du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (traduction de l'anglais) Le Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha s'est réuni le 25 janvier 1972 conformément aux statuts de la Fondation Dr A. T. Shousha, sous la présidence de M. Y. Wolde -Gerima. Le Comité a examiné les communications adressées par des Etats Membres appartenant à la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que par deux anciens lauréats du prix de la Fondation, et il a étudié simultanément la documentation présentée à l'appui des candidatures. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé d'attribuer le prix de la Fondation Dr A. T. Shousha en 1972 au Dr Ahmed El Halawani. :
1
Voir p. 612.
DOUZIEME SEANCE PLENIERE
245
Au cours d'une carrière de quarante -quatre ans consacrée à la santé publique, le Dr El Halawani s'est distingué par ses éminentes qualités de chercheur et de professeur de médecine tropicale et de parasitologie. Sans entrer dans les détails, je dirai que ses travaux ont apporté une contribution majeure à la prévention et au traitement de maladies qui grèvent lourdement la santé publique dans plusieurs pays de la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé. Monsieur le Président, veuillez accepter ce rapport du Comité de la Fondation Dr A.T. Shousha. Je vous remercie, Docteur Ehrlich. Y a -t -il des Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) observations sur le rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha ? Non. Je prierai donc le Dr Dorolle de bien vouloir donner lecture du projet de résolution correspondant. :
Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT désirer adopter serait la suivante
:
Monsieur le Président, la résolution que l'Assemblée peut :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha; FAIT SIENNE la proposition de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et 2. du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha pour 1972; DECERNE la Médaille et le Prix au Dr Ahmed El Halawani; et 3. REND HOMMAGE au Dr Ahmed El Halawani pour sa contribution particulièrement marquante 4. à la cause de la santé publique dans la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé. 1.
Merci, Docteur Dorolle. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Y a -t -il des observations au sujet de ce projet de résolution ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée.' Je prie le chef du Protocole de bien vouloir inviter le Dr Ahmed El Halawani à monter à la tribune. :
Le Dr El Halawani prend place à la tribune.
Nombreux parmi nous sont ceux qui se souviennent Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) très vivement du Dr Ali Tewfik Shousha, qui fut le premier Directeur du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale et en l'honneur duquel ont été institués le Prix et la Médaille de la Fondation Dr A. T. Shousha. En choisissant cette année comme lauréat le Dr Ahmed Abdel Salam El Halawani, l'Assemblée a voulu rendre hommage à un homme qui a apporté une contribution extrêmement constructive à la cause de la santé publique, non seulement dans la région géographique où le Dr Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé, mais aussi bien au -delà. Je pense notamment aux remarquables travaux de recherche du Dr El Halawani sur les maladies transmissibles. A ses grandes qualités de chercheur, le Dr El Halawani allie celles de pédagogue et il a également beaucoup fait pour la planification sanitaire et la promotion de la santé. Par sa brillante carrière, par son activité si diverse et si féconde, il a amplement mérité le prix que nous lui décernons aujourd'hui. Après des études de médecine et de chirurgie faites à l'Université du Caire, le Dr El Halawani a obtenu son doctorat à l'Université de Wurtzbourg en 1927. I1 a ensuite étudié á l'Université de Liverpool, où il a obtenu un diplôme de médecine tropicale ainsi qu'un diplôme d'hygiène tropicale. Revenu en Egypte en 1930, il est nommé maitre de conférences en parasitologie à la Faculté de Médecine de l'Université du Caire où il accède au rang de professeur adjoint en 1942. En 1940, il est détaché auprès de l'Ecole de Médecine de Bagdad, où il enseigne pendant trois ans la parasitologie et la médecine tropicale et devient le premier Directeur de l'Institut des Maladies endémiques. Au cours de son séjour à Bagdad, il met sur pied le Département de Parasitologie et celui des Maladies endémiques, deux départements d'importance fondamentale, qui n'ont cessé depuis de se développer et de s'étendre, le premier étant rattaché à l'Ecole de Médecine et le second au Ministère de la Santé, où il fait partie de la Direction générale de la Médecine préventive. Dans le développement de ces deux départements, le Dr El Halawani a joué un rôle considérable. Nommé Directeur adjoint de l'Institut de Médecine tropicale du Caire en 1943, il en devient le Directeur en 1947. Sous son autorité, l'Institut a prospéré jusqu'à devenir un véritable centre international d'étude et de recherche. A toutes ces fonctions est venue s'ajouter en 1952 celle de directeur général du Département de la Recherche et de la Lutte contre les Maladies endémiques du Ministère égyptien de la Santé, :
1 Résolution WHA25.29.
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où cinq ans plus tard il devenait Sous -Secrétaire d'Etat. Pendant tout le temps qu'il est resté au Ministère de la Santé, le Dr El Halawani, sans interrompre ses travaux de recherche, s'est activement occupé d'organiser et de développer les dispensaires ruraux. Par la suite, le nombre de ces dispensaires s'est multiplié au point qu'ils constituent, à l'heure actuelle, une solide infrastructure sanitaire. En 1958, le Dr El Halawani est entré au service de l'Organisation mondiale de la Santé en qualité de Directeur adjoint du Bureau régional pour la Méditerranée orientale. Son vaste savoir et sa profonde connaissance des problèmes de santé de la Région ont été très précieux pour l'Organisation et sa contribution à l'oeuvre du Bureau régional extrêmement fructueuse. Les domaines dans lesquels il faisait autorité étaient nombreux et variés, allant de la santé rurale à l'élimination des déchets radioactifs, de la médecine rurale à la lutte contre l'ankylostomiase. Ayant quitté l'OMS en 1965, le Dr El Halawani est nommé par le Gouvernement égyptien professeur et conseiller en recherche médicale auprès du Ministère de la Recherche scientifique, et affecté à l'Institut de Recherche médicale d'Alexandrie, où il s'occupe des candidats au doctorat en médecine et au grade de master of science. En 1967, il va de nouveau enseigner à l'Ecole de Médecine de Bagdad en qualité de professeur invité et se voit confier la tâche de mettre sur pied un centre de recherches médicales. Nommé directeur du Centre, il occupe encore aujourd'hui ce poste. Le Dr El Halawani est bien connu pour ses vastes travaux de recherche et ses nombreuses publications sur le paludisme, la bilharziose, l'amibiase, la filariose et la leishmaniose. C'est lui qui, avec le regretté Professeur Khalil, a identifié le vecteur de la filariose en Egypte, découverte qui a permis de lutter contre la maladie dans la région des pyramides, non loin du Caire. Il a fait aussi d'importants travaux sur le traitement de la schistosomiase et du paludisme et on lui doit une étude très complète sur l'histoire, le traitement et l'élimination du paludisme. Parmi les autres domaines de recherche où le Dr El Halawani s'est distingué, il faut mentionner aussi la diphtérie, les effets des radiations atomiques sur l'homme, ceux de l'énergie solaire, etc. On aura une idée de la diversité de ses compétences quand on saura que la liste de ses publications comprend plus de cent titres. Avant de terminer ce bref exposé, forcément incomplet, de l'oeuvre et des mérites du Dr El Halawani, il me faut dire quelques mots des missions scientifiques qu'il a remplies. En 1944, il a étudié la fièvre jaune au Nigéria dans un institut de la Fondation Rockefeller, et, en 1956, il a fait partie d'une équipe OMS d'experts chargée d'enquêter sur les services de santé en Arabie Saoudite. Enfin, en qualité de membre du Tableau d'experts OMS de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, il a participé aux travaux d'un certain nombre de comités d'experts et de réunions scientifiques. Mais il y a une autre raison pour laquelle ce bilan est forcément incomplet, c'est que le Dr El Halawani n'a pas encore pris sa retraite et continue de travailler intensément, réunissant en lui les qualités d'un homme de science à l'esprit très éclectique et celles d'un homme de sens pratique. Tout en restant fidèle à la tradition de la recherche universelle, il a consacré une partie de son énergie à l'étude de certains des plus graves problèmes de santé de son pays et de sa Région. De plus, en qualité d'enseignant et d'organisateur, il a su aussi stimuler et élargir la recherche médicale dans son propre pays comme au -delà de ses frontières. Puisse le noble exemple qu'a donné le Dr El Halawani en axant ses efforts de recherche sur la solution des problèmes de santé propres à sa région être pour tous une source d'inspiration durable. Docteur El Halawani, j'ai maintenant le plaisir de vous remettre la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha.
Le Président remet au Dr El Halawani la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. (Applaudissements) Le Dr EL HALAWANI (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je vous remercie de cette occasion de m'adresser à votre haute assemblée après avoir eu la joie de recevoir de vous cette précieuse récompense qu'est le Prix Dr Ali Tewfik Shousha. Je veux exprimer ici mes sentiments de haute estime et de profonde gratitude, tout en vous priant de bien vouloir m'excuser si mon intervention vous déçoit quelque peu. La lecture de l'allocution du Professeur Kamal, premier récipiendaire de ce prix, m'a convaincu de l'infériorité de ma propre éloquence et de mon incapacité d'exprimer mes sentiments ou de rendre justice aux grands travaux du Dr A. T. Shousha aussi bien qu'il a su le faire et aussi bien que je le souhaiterais. A cet égard aussi, je voudrais rendre hommage aux autres récipiendaires qui m'ont précédé, feu le Dr Afridi, du Pakistan, le Dr A1- Wahbi, d'Irak, et le Dr Mofidi, d'Iran. Puis -je saisir l'occasion qui m'est offerte pour dire combien j'apprécie la contribution du Dr Sabih Al- Wahbi, qui participe activement à la présente assemblée ? Je ne puis donc que rappeler les circonstances dans lesquelles, pour la première fois, j'ai été appelé à collaborer avec le Dr A. T. Shousha. C'était à l'occasion d'une enquête sur la nature :
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des ulcères phagédéniques qui s'étaient propagés, pendant la dernière guerre, parmi les malades des h8pitaux égyptiens. Il apparut que la malnutrition et la diphtérie cutanée étaient très probablement à l'origine de cette affection chez les militaires étrangers et les civils égyptiens. Tout au long de sa carrière, le Dr A. T. Shousha a donné un remarquable exemple. Son oeuvre scientifique, ses qualités d'administrateur, son ardeur au travail et son érudition ont été un modèle pour nombre d'entre nous. Peu avant la Première Guerre mondiale, des efforts particuliers avaient été faits en Egypte pour combattre et prévenir les maladies parasitaires endémiques, mais le travail s'est trouvé interrompu jusqu'au retour de la paix. C'est alors, exactement en 1918, qu'une série d'articles publiés par Christopherson et, plus tard, par le regretté Professeur Mohamad Khalil, sur la valeur thérapeutique des composés d'antimoine dans le traitement de la schistosomiase a suscité l'intérêt du corps médical. A la suite de cette découverte, la mise en place de départements spécialisés et de services polyvalents pour le traitement des maladies endémiques a progressé rapidement jusqu'à l'époque actuelle. La Seconde Guerre mondiale n'a pas ralenti ces progrès, particulièrement dans le domaine de la recherche, car de nouvelles connaissances étaient requises d'urgence pour lutter il était en effet indispensable de protéger les troupes qui combattaient contre ces maladies dans des pays chauds et les pays du Moyen -Orient ont apporté leur propre contribution à la recherche sur les maladies endémiques. Cette remarquable activité a permis d'organiser et d'entreprendre la lutte contre le paludisme, la schistosomiase, l'ankylostomiase, la filariose et de nombreuses autres maladies endémiques. Des postes sanitaires ruraux conçus et organisés sur la base des résultats obtenus à la suite de nombreuses années de recherches et d'expérience ont été mis en place dans des villages où il n'avait jamais été dispensé de soins médicaux sous une forme quelconque. Les services de traitement de masse et de lutte contre les maladies endémiques ont donc précédé les postes sanitaires ruraux qui, en Egypte, sont actuellement mis en place sur une grande échelle. La recherche a aussi contribué à accélérer les progrès réalisés dans les pays de la Région. A en juger par les observations que j'ai pu faire en Egypte et en Irak, cette activité va toujours croissant. L'identification du vecteur de la filariose à Wuchereria bancrofti, Culex pipiens, et l'étude de son écologie nous a permis dans un grand nombre d'importants foyers d'Egypte de freiner la diffusion de cette maladie, source d'infirmités et de déformations. On est également parvenu à débarrasser l'Egypte d'Aedes aegypti et la lutte contre le paludisme a enregistré des succès dans la zone du canal de Suez et dans d'autres zones d'endémie. Par ailleurs, j'ai été chargé de prendre part, en Irak, à des enquêtes paludologiques et à la lutte antipaludique lors, notamment, de la grave poussée de paludisme qui a eu lieu à Bagdad au cours de la Seconde Guerre mondiale. L'épidémie de paludisme qui a suivi l'invasion de la Haute -Egypte par Anopheles gambiae a été riche d'enseignements pratiques avant que nous soyons en mesure d'en venir à bout. Ceux d'entre nous qui ont pris part à la formation des personnels de santé de tous niveaux ont acquis une vaste expérience pratique de l'exécution de cette tâche. L'Institut de Médecine tropicale du Caire poursuit des recherches chimiothérapeutiques sur diverses maladies endémiques, notamment la bilharziose, et c'est sur les résultats de ces recherches que se fonde le traitement de cette maladie en Egypte et à l'étranger. L'intérêt croissant suscité dans nos pays par la recherche médicale est des plus réconfortants le grain semé dans les années trente par un petit groupe de chercheurs a bien germé et de grands progrès ont été réalisés dans mon pays depuis 1930, date à laquelle je commençais ma carrière en qualité de chargé de cours à la Faculté de Médecine du Caire. J'ai observé une évolution considérable dans le domaine de la santé publique, notamment dans la lutte contre les maladies épidémiques et endémiques. Au début des années quarante, l'épidémie de paludisme qui a suivi l'introduction d'An. gambiae a pu être enrayée grâce à l'éradication du vecteur. Depuis sa création, l'Organisation mondiale de la Santé a joué dans ce domaine un rôle des plus importants, notamment en introduisant dans la Région de la Méditerranée orientale et ailleurs la nouvelle méthodologie de l'éradication du paludisme. Bien avant la découverte du DDT et l'introduction par l'OMS de la nouvelle méthodologie de l'éradication, j'ai été appelé à participer en Irak à la lutte contre un paludisme holoépidémique. Nous avons dû, mes collègues et moi, recourir à l'emploi du pétrole brut pour enrayer l'épidémie. A Bagdad, cette campagne a été menée avec la plus grande énergie contre An. stephensi. A l'heure actuelle, je constate que de grands progrès sont accomplis en Irak dans le domaine de la santé publique. Lors de ma première affectation dans cette ville, j'ai créé l'Institut des Maladies endémiques de l'Ecole de Médecine et j'ai enseigné la médecine tropicale et la parasitologie. A mon retour en Egypte, en 1943, j'ai pris la direction de l'Institut de Médecine tropicale du Caire qui avait été créé en 1924. A travailler dans ces instituts, j'ai appris à discipliner mes connaissances scientifiques et j'ai pu élargir mon expérience. La méthodologie de la lutte contre les maladies endémiques instaurée par les chercheurs de l'Institut de Médecine tropicale du Caire a été appliquée en Egypte et dans les pays voisins. Nous avons mis en place des services de recherche sur le terrain, qui ont étudié les moyens d'organiser et de faire fonctionner efficacement des postes sanitaires ruraux. Le nombre de ces postes est :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
passé à 160 et leur action s'étend à tous les villages de deux grandes provinces. On s'est généralement inspiré de ce modèle, moyennant quelques modifications, pour établir le programme sanitaire rural dans l'ensemble du pays et chaque village a été ainsi doté d'un poste. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, nous honorons aujourd'hui la mémoire du Dr Ali Tewfik Shousha, qui fut le premier Directeur régional de la Méditerranée orientale, cette illustre région qui fut le berceau de la civilisation humaine. C'est de là que, grâce à nos ancêtres, la science médicale s'est propagée en direction de l'Europe. Bien que le courant des connaissances se dirige maintenant d'ouest en est, notre Région continue à déployer des efforts remarquables. Lors de mon séjour au Bureau régional, j'ai pu apprécier l'importance des travaux accomplis par le Dr Ali Tewfik Shousha et le Dr H. Taba, son très compétent successeur, ainsi que par les experts et le personnel de l'Organisation mondiale de la Santé dans la Région. En à peine plus de vingt ans, l'Organisation a accompli une oeuvre considérable. Existe -t -il une meilleure preuve de ce succès que la coopération confiante qui s'est établie dans le monde entier entre l'OMS et les administrations sanitaires nationales ? L'aide de l'Organisation est sollicitée dès qu'une dangereuse épidémie se déclare dans un pays. Je n'ai pas à m'étendre sur un sujet qui vous est familier à tous, mais j'aimerais rendre hommage à notre Directeur général, le Dr Candau, et au Dr Dorolle, Directeur général adjoint, ainsi qu'à tout le personnel de l'OMS pour les réalisations admirables qu'ils ont mises à leur actif. J'ai moi -même beaucoup appris en travaillant pour l'OMS. Cette expérience m'a été précieuse dans la suite de ma carrière, notamment lors de la poursuite de mes travaux de recherche au Ministère égyptien de la Recherche scientifique et dans mes présentes fonctions de Directeur du Centre de Recherches médicales de l'Université de Bagdad, en Irak. Les connaissances que j'ai pu acquérir en participant aux travaux des comités d'experts et des réunions techniques de l'OMS m'ont permis de poursuivre mes efforts dans le domaine de la recherche scientifique médicale. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, le Prix de la Fondation Dr A, T. Shousha, avec d'autres, s'inscrit dans une heureuse tradition établie par votre organisation. La récompense que vous m'avez accordée m'émeut et m'honore au plus haut point. Je ne puis que vous en remercier très vivement et exprimer de nouveau ma plus profonde gratitude. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur El Halawani. Permettez -moi de vous redire mes chaleureuses félicitations qui, j'en suis convaincu, sont aussi celles de l'Assemblée. La séance est levée. :
La séance est levée à 12 h.20.
TREIZIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 24 mai 1972, 11 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
RATTACHEMENT PROVISOIRE DU PAPUA- NOUVELLE- GUINEE.A L'UNE DES REGIONS DE L'OMS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Je désire informer l'Assemblée qu'après l'adoption de la résolution WHA25.21, intitulée "Admission d'un nouveau Membre associé Papua- Nouvelle- Guinée ", j'ai reçu de Sir William Refshauge, chef de la délégation de l'Australie à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, une lettre demandant au nom du Papua- Nouvelle- Guinée que ce territoire soit rattaché provisoirement à la Région du Pacifique occidental. Je propose donc l'adoption du projet de résolution suivant : :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande présentée au nom du Papua- Nouvelle- Guinée et tendant à inclure provisoirement ce territoire dans la Région du Pacifique occidental, DECIDE que le Papua- Nouvelle- Guinée fait provisoirement partie de la Région du Pacifique occidental. Y a -t -il des observations au sujet de ce projet de résolution ? En l'absence d'observations et d'objections, la résolution est adoptée.1 2,
TRANSFERT DE POINTS DE L'ORDRE DU JOUR D'UNE COMMISSION PRINCIPALE A L'AUTRE
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Au cours de notre séance d'hier, l'Assemblée a accepté de transférer deux points de l'ordre du jour de la Commission A à la Commission B. Ces points sont 2.6 - Prévention de la cécité, et 2.12 - Supplément au quatrième rapport sur la les suivants situation sanitaire dans le monde. Par ailleurs, j'ai informé l'Assemblée de mon intention de recommander au Bureau de transférer trois autres points à la Commission B. Il s'agit du point 2.8 - Développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants, du point 2.11 - Problèmes de l'environnement de l'homme et, s'il y a lieu, du point 2.7 - Programmes de médecine du travail. Le Bureau de l'Assemblée a approuvé cette proposition. Pour faciliter la bonne marche et une répartition équilibrée des travaux des deux commissions principales, je voudrais solliciter de l'Assemblée l'autorisation de transférer, le cas échéant, d'une commission à l'autre, tel ou tel point de l'ordre du jour qui reste à examiner. Y at-il des objections à l'égard de cette demande ? Il n'y a pas d'objections ? Il en est donc ainsi décidé et je remercie l'Assemblée de sa compréhension. :
3.
SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : Nous allons maintenant examiner le sixième rapport de la Commission B, qui fait l'objet du document A25/62. Ce rapport contient six projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter séparément. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Questions générales" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies : Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies : Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle maintenant disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies : Maintien en fonctions du Corps commun d'inspection" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. :
1
Résolution WHA25.30. - 249 -
250
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
L'Assemblée est -elle disposée à adopter la cinquième résolution, intitulée "Approvisionnement public en eau" ? Il n'y a pas d'objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la sixième et dernière résolution du rapport, intitulée "Vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée entend approuver le sixième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.' 4.
SEPTIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Nous allons maintenant passer à l'examen du septième Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) rapport de la Commission B, qui fait l'objet du document A25/63. Ce rapport contient quatre projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter séparément. L'Assemblée est -elle 'disposée à adopter la première résolution, intitulée "Bâtiment du Siège Besoins futurs" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Affectation de crédits au fonds immobilier" ? Je donne la parole au délégué des Etats -Unis d'Amérique. :
:
Merci, Monsieur le Président. Comme M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) elle l'a déjà fait au sein de la Commission, la délégation des Etats -Unis réserve sa position au sujet de cette affectation de crédits. Merci, Monsieur Eye. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Y a -t -il d'autres observations au sujet de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Nouveau bâtiment pour le bureau de zone de Brasilia" ? Y a -t -il des objections à l'adoption de cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Agrandissement du bâtiment du Bureau régional de la Méditerranée orientale" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Il ne semble pas y avoir d'objections et je considère que l'Assemblée désire approuver le septième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.' :
5.
RAPPORT DU PRESIDENT GENERAL DES DISCUSSIONS TECHNIQUES :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le point suivant de notre ordre du jour d'aujourd'hui est le rapport du Président général des discussions techniques. Puis -je demander au Dr Esther Ammundsen, Président général des discussions techniques, de bien vouloir venir à la tribune pour présenter son rapport.
Le Dr AMMUNDSEN, Président général des discussions techniques (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur le Président, de m'avoir donné la parole. J'ai maintenant le devoir et le plaisir de vous présenter le rapport sur les discussions techniques qui ont eu lieu les 12 et 13 mai derniers et ont porté sur la contribution des programmes sanitaires au développement socio- économique. Ce rapport fait l'objet du document A25/Technical :
Discussions /6.
Il est apparu clairement que le sujet avait suscité un intérêt considérable parmi les membres de cette assemblée et les services de santé du monde entier. Non moins de 241 participants se sont fait inscrire et la plupart d'entre eux ont poursuivi les discussions jusqu'à samedi midi, ce qui est, me dit -on, exceptionnel. Les participants ont été répartis en huit groupes. Vous trouverez dans l'annexe au rapport les noms des présidents de groupe, des rapporteurs et des secrétaires. Avant de poursuivre, je voudrais rendre ici un hommage particulier aux deux consultants, le Dr Grundy et le Professeur Destanne de Bernis, qui ont préparé aussi bien le schéma suggéré - c'est -à -dire le premier document - que le document de base, aux deux rapporteurs généraux, le Dr Noordin et le Dr Sanazaro, qui, avec l'aide du Secrétariat et des consultants, ont assumé l'essentiel du soin de coordonner et de rassembler les opinions exprimées par les différents groupes, enfin et tout autant au Secrétariat, qui a travaillé sans relâche et réussi une belle performance en mettant le rapport en forme pour l'Assemblée en un si court laps de temps. L'Assemblée n'attend certainement pas de moi que je reprenne le rapport en détail, page par page ou ligne par ligne. J'avais exposé quelques -unes de mes vues sur le sujet dans mon allocution 1 Voir p.
612.
TREIZIEME SEANCE PLENIERE
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d'ouverture du vendredi 12 mai dont le texte est reproduit dans la partie Il du document qui est actuellement sous vos yeux. Je vais m'efforcer de ne pas me répéter et de limiter mes observations à un petit nombre de points qui me paraissent essentiels. En premier lieu, le sentiment général a été que le titre des discussions laissait peut -être un peu à désirer en laissant entendre que les programmes sanitaires ne font que "contribuer" au développement socio- économique, alors qu'ils font partie intégrante de ce développement et qu'on ne saurait les considérer comme un élément sui generis de l'action de la société, et indépendamment d'autres programmes qui peuvent aussi contribuer à l'amélioration de la santé (programmes agricoles, approvisionnement en eau, etc.) même s'ils ne figurent pas dans les budgets de la santé proprement dits. Ainsi, dès le début de la planification, il faudrait que les administrateurs et planificateurs sanitaires d'une part et les autres administrateurs et planificateurs travaillent en collaboration plutôt que de se disputer les attributions de ressources. Une autre question qui a retenu l'attention de tous les groupes a été celle de l'insuffisance de l'enseignement donné actuellement au corps médical et aux planificateurs et analystes économiques dans ce domaine nouveau et complexe. Plus regrettable encore est l'absence de principes et méthodes convenables pour évaluer et décrire les services de santé et leur rôle, tant aujourd'hui qu'à l'avenir. Si, dans quelques secteurs limités, les méthodes d'analyse coût /avantages et coût /efficacité peuvent être utiles - par exemple pour évaluer les résultats des campagnes de vaccination ou certaines procédures hospitalières -, ce n'est pas le cas pour les services de santé en tant que tels. La santé et le bien -être des hommes, pas plus sans doute que leur bonheur, ne peuvent se mesurer avec les chiffres utilisés dans la planification économique. Presque tous les groupes ont préconisé une étude ultérieure de ce point et ont souligné à ce propos que ce n'est qu'en améliorant les statistiques sanitaires, souvent quelque peu surannées, qu'on aura des chances de trouver une base satisfaisante pour l'application de nouvelles méthodes de planification d'évaluation. J'appelle particulièrement votre attention sur la section 3 du rapport (pages 8 à 11), où ces problèmes sont examinés en détail. Le troisième point sur lequel il a été insisté est que si certains principes et méthodes de portée générale sont universellement applicables, tout plan d'action sanitaire est nécessairement particulier au pays auquel il est destiné. C'est là l'affaire du pays et de lui seul. Les raisons m'en paraissent évidentes mais il a été souligné, entre autres choses, que les différences d'approche en matière de financement des services curatifs, qui représentent quelque chose de très coûteux et qui absorbent dans tous les pays une large part des budgets de la santé ou des dépenses sanitaires, viennent compliquer davantage encore la normalisation des méthodes de planification et, par suite, la comparaison des dépenses de santé sur le plan international. La quatrième question qui a été longuement débattue a été celle de savoir ce que l'Organisation mondiale de la Santé pourrait faire dans la situation actuelle. Il est évident que tous les pays, développés ou en voie de développement, ont besoin d'une aide face à cette situation et qu'il nous faut modifier notre façon de penser, que nous le voulions ou non. Quatre points ont été particulièrement mentionnés comme pouvant appeler tout spécialement l'intervention de l'Organisation mondiale de la Santé. Il s'agit tout d'abord de l'uniformisation de la nomenclature et de la terminologie, travail dont la nécessité a été soulignée par ailleurs au cours de la présente assemblée et qui ne peut être utilement entrepris que par une institution internationale telle que l'Organisation mondiale de la Santé. Il en va de même pour la définition ou, du moins, un essai de définition des indices du développement sanitaire et socio- économique, qui n'est pas chose aisée non plus. Deuxièmement, l'Organisation mondiale de la Santé est mieux placée que qui que ce soit pour encourager, promouvoir et soutenir la recherche dans ce domaine pluridisciplinaire où actuellement - et je suis sûre que cette assemblée sinon l'ensemble du corps médical en tombera d'accord avec moi - la recherche est plus nécessaire que dans beaucoup d'autres secteurs où des millions et des millions de dollars sont dépensés à travers le monde dans toutes sortes de projets. La formation est le troisième domaine dans lequel il a été jugé que l'Organisation mondiale de la Santé pouvait et devait intervenir. Il est évident que si ce genre d'approche doit avoir un effet quelconque sur la politique sanitaire et la politique générale de tel ou tel pays ou de tous les pays, il est indispensable de former quelqu'un pour cela - et lorsque je dis quelqu'un, j'entends non pas ce que nous appelons dans mon pays une hirondelle solitaire, mais une équipe réunissant de préférence des éléments jeunes et de formation diverse. Et, je vous le demande, où allons -nous envoyer ces gens ? De nombreux établissements dispensent un enseignement fragmentaire, mais les bonnes écoles spécialisées qui assurent une formation à orientation internationale dans ce domaine de l'économie sanitaire sont à ma connaissance extrêmement rares. Il existe en outre un besoin croissant d'élargissement des motivations et des orientations tel que celui qui s'est incontestablement dégagé de ces discussions techniques et qu'il importera de consolider en organisant des séminaires, des cours, des réunions et des échanges de vues au niveau international. Enfin, la question a directement été posée de savoir, d'une part si l'Organisation mondiale de la Santé pourrait préparer un manuel ou des directives pour la mise au point d'ouvrages et d'autres matériels pour l'enseignement de l'économie sanitaire, d'autre part si elle pourrait assurer un
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service bibliographique permanent sur cette matière. Il convient de noter à cet égard qu'une excellente bibliographie accompagnait le document de base. Je transmets ces deux questions ainsi que toutes les autres suggestions au Directeur général avec l'espoir qu'il sera possible d'introduire quelques nouveaux programmes tout en poursuivant les programmes déjà en cours dans le cadre des budgets des prochaines années. Je rappelle à l'Assemblée que les discussions techniques de l'an prochain porteront sur un "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes sujet connexe modernes de gestion administrative ". Je me suis efforcée d'exposer brièvement ce que les participants aux discussions attendent et espèrent de l'Organisation mondiale de la Santé en faveur de leurs pays respectifs dans les prochaines années, mais je me dois de souligner que l'OMS ne pourra répondre à cette attente qu'à la condition absolue de pouvoir compter sur la coopération active de ses Etats Membres. Il ne s'agit pas d'un mouvement à sens unique entre l'Organisation et les Etats Membres, si fort que certains d'entre nous puissent être tentés de se complaire dans l'idée d'y voir une solution facile. Le problème est difficile. Chacun doit remplir son rôle au niveau national aussi bien qu'international. Chacun de nous devrait peut -être examiner ce qui se passe chez lui et reconnaître qu'il ne s'est pas manifesté, loin de là, un excès d'enthousiasme et de zèle quand il s'est agi de quelque chose d'aussi simple que de répondre au schéma suggéré. Force nous est d'admettre que les réponses n'ont pas été aussi nombreuses qu'elles auraient dû l'être, sans compter qu'un certain nombre d'entre elles ont été reçues des semaines ou même des mois après le délai fixé et n'ont pu de ce fait être incluses dans le document de base. Faisons en sorte que ceci ne se reproduise pas, et c'est surtout à moi même que je pense. Je signalerai enfin que plusieurs personnes ont demandé qu'en raison de l'importance du sujet le compte rendu des discussions techniques de cette année soit imprimé et publié dans la série des Cahiers de Santé publique de l'Organisation mondiale de la Santé. Je transmets donc cette requête au Directeur général en espérant qu'il lui réservera un accueil favorable. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Ammundsen. Je suis certain d'exprimer les sentiments de chacun des membres de cette assemblée en vous remerciant très sincèrement de la manière remarquable dont vous avez dirigé les discussions techniques comme Président général. Dans votre allocution d'ouverture, vous avez insufflé aux groupes de l'enthousiasme pour les discussions qui allaient suivre et j'espère que les conclusions de ces discussions, que vous venez de résumer admirablement, seront prises en considération par tous ceux qui sont responsables de la planification sanitaire et des programmes. de santé, qui ne peuvent pas être examinés isolément mais doivent s'inscrire dans l'ensemble du développement socio- économique. Je suis persuadé que le sujet discuté cette année a suscité un intérêt considérable aussi bien auprès des pays en voie de développement que des pays développés. Le nombre exceptionnellement élevé des participants en est la meilleure preuve. Le rapport soumis à l'Assemblée devrait rendre à tous les Membres des services inappréciables. Je me permettrai de vous rappeler que les discussions techniques qui se sont tenues sous les auspices de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ne font pas partie intégrante de ses travaux. Je crois cependant savoir que le rapport fera l'objet d'une publication de l'Organisation mondiale de la Santé. Je propose que,'selon l'usage suivi lors des précédentes Assemblées, nous prenions acte du rapport et remercions à nouveau tous ceux qui ont contribué au succès des discussions, en particulier les présidents de groupe et les rapporteurs. Cette proposition a -t -elle l'agrément de l'Assemblée ? En l'absence d'objections, je déclare que l'Assemblée a pris acte du rapport. Merci encore, Docteur Ammundsen. :
6.
ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION LEON BERNARD :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous abordons maintenant le point 1.14 - Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard (rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard). L'Assemblée a sous les yeux le rapport financier sur le fonds de la Fondation Léon Bernard (document A25/2) et le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard (document A25/3). Nous devons d'abord prendre acte du rapport financier contenu dans le document A25/2. Avez vous des observations à formuler au sujet de ce rapport ? En l'absence d'observations, je considère que l'Assemblée désire prendre acte du rapport. Nous passons maintenant au rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard, qui figure dans le document A25/3, et j'invite le Dr Venediktov, membre du Comité de la Fondation Léon Bernard, à présenter ce rapport en l'absence du Dr Benadouda, Président du Comité.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), membre du Comité de la Fondation Léon Bernard (traduction du russe) : Monsieur le Président, Messieurs les délégués, j'ai l'honneur de vous présenter le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard sur sa réunion du 21 janvier 1972. Ce rapport fait l'objet du document A25/3.
TREIZIEME SEANCE PLENIERE
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Le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 21 janvier 1972, conformément aux statuts de la Fondation, sous la présidence du Dr A. Benadouda - qui n'a pu malheureusement assister à notre séance d'aujourd'hui afin de proposer à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé le nom d'un candidat pour l'attribution du Prix de la Fondation en 1972. A l'unanimité, le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé d'attribuer le Prix de la Fondation Léon Bernard en 1972 à Sir George Godber, du Royaume -Uni. Au cours des trente -trois années - j'insiste sur ce chiffre, Monsieur le Président, car il y il faut lire trente -trois années, et a une erreur dans le document que vous avez sous les yeux non vingt -deux années - qu'il a passées au Ministère de la Santé, maintenant Département de la Santé et de la Sécurité sociale, à Londres, Sir George Godber a rendu d'éminents services à la santé publique et à la médecine sociale. Le succès des campagnes contre la diphtérie, la tuberculose, la poliomyélite et les maladies vénériennes, ainsi que l'amélioration des services hospitaliers, telles sont quelques -unes des grandes réalisations que lui doit son pays. Dans bien d'autres pays que le sien, les spécialistes de la santé publique et de la médecine sociale ont grandement bénéficié de ses connaissances et de sa vaste expérience. Tout au long de sa carrière, Sir George Godber a montré une imagination, une clairvoyance et un dynamisme qui lui valent l'admiration de tous ceux qui consacrent leurs efforts à l'amélioration de la santé dans les différents pays et dans le monde tout entier. Voilà, Monsieur le Président, ce qui figure dans le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard. Permettez -moi d'ajouter, à titre personnel, que je tiens pour un grand honneur de vous avoir présenté ce rapport ainsi qu'à l'Assemblée. Sir George Godber est connu de tous; nombreux sont les délégués qui le considèrent comme leur ami et, dans une large mesure, comme leur conseiller. En de très nombreuses occasions, il nous a aidés à résoudre des problèmes particulièrement délicats. On peut parfois ne pas partager l'avis de Sir George Godber, mais il est parfaitement impossible de ne pas éprouver pour lui un sincère sentiment de sympathie, de profond respect et d'amitié personnelle. :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Venediktov. Y a -t -il des observations au sujet du rapport qui vient d'être présenté ? Il semble qu'il n'y ait pas d'observations. Je demande donc au Dr Dorolle, Directeur général adjoint, de bien vouloir donner lecture d'un projet de résolution pertinent. :
Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT : Monsieur le Président, la résolution que l'Assemblée désirerait prendre pourrait être rédigée ainsi :
1.
2;
et 3.
4.
la
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard; FAIT SIENNE la proposition unanime de ce comité concernant l'attribution de la Médaille du Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1972; DECERNE la Médaille et le Prix à Sir George Godber; et REND HOMMAGE à Sir George Godber pour les éminents services qu'il a rendus à la cause de santé publique et de la médecine sociale. :
Merci, Docteur Dorolle. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Y a -t -il des observations au sujet de ce projet de résolution ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée. Je prie maintenant le chef du Protocole de bien vouloir inviter Sir George Godber à venir à la tribune. (Applaudissements)
Sir George Godber prend place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La cérémonie célébrée aujourd'hui honore la mémoire du Professeur Léon Bernard, qui fut l'un des fondateurs et l'une des personnalités les plus marquantes de l'Office international d'Hygiène publique de la Société des Nations. Cet office, dont les services étaient installés dans le bâtiment même où nous nous trouvons, a été à bien des égards le précurseur de notre Organisation mondiale de la Santé. Léon Bernard s'était acquis un mérite exceptionnel par son oeuvre dans le domaine de l'action sanitaire internationale aussi bien que nationale, et il est tout à fait juste que la Médaille et le Prix décernés en son honneur soient remis aujourd'hui à Sir George Godber qui, lui aussi, a éminemment contribué à la promotion de la santé dans son pays et dans le reste du monde, Durant toute sa longue carrière, Sir George s'est acquitté de ses tâches en santé publique et en médecine sociale avec une énergie sans bornes et une grande clairvoyance, avec une ténacité qui a produit des résultats durables, Sir George Godber a fait ses études de médecine à l'Université d'Oxford et à l'Hôpital universitaire de Londres, et il a étudié la santé publique à l'Ecole d'Hygiène et de Médecine tropicale :
1
Résolution WHA25.41.
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de Londres. C'est en 1939 qu'il obtint son doctorat à Oxford, après s'être consacré pendant cinq ans au travail hospitalier et à l'action de santé publique sur le terrain. La même année, il entrait au Ministère de la Santé du Royaume -Uni, devenu aujourd'hui le Département de la Santé et de la Sécurité sociale. Nommé médecin- administrateur en chef adjoint en 1950 il est, depuis 1960, le médecin- administrateur en chef du Département de la Santé et de la Sécurité sociale, du Département de l'Education et de la Science et du Ministère de l'Intérieur. Mais ce n'est là qu'une rapide esquisse d'une carrière jalonnée de tant d'honneurs et de distinctions que je ne saurais les rappeler tous ici. Sir George a été élu membre du Collège royal des Médecins, de Londres, en 1947 et membre du Collège royal des Obstétriciens et Gynécologues en 1966. Il a été médecin honoraire de la Reine de 1953 à 1956. Fait chevalier de l'ordre du Bain en 1962, il a été élevé à la dignité de grand -croix en 1971. Sir George est titulaire de diplômes de droit honoris causa des Universités de Manchester, Hull et Newcastle et membre honoraire de nombreuses sociétés, dont l'Association de Santé publique et l'Association des Hôpitaux des EtatsUnis
Si Sir George a passé la quasi -totalité de sa vie professionnelle dans le même département ministériel, ses activités ont été en fait extrêmement variées, touchant à de nombreux aspects de cet ensemble complexe que nous résumons dans le mot "santé ". Ainsi, il a fait partie du groupe qui dirigea des enquêtes régionales sur tous les hôpitaux du Royaume -Uni de 1942 à 1944. C'est en 1944 que les premiers plans du Service national de Santé du Royaume -Uni furent mis à l'étude, travail dans lequel Sir George joua un rôle notable, comme il devait le faire plus tard, en 1948, lorsque le nouveau Service de Santé commença à fonctionner. J'ai eu le grand plaisir de rencontrer personnellement Sir George*- qui était alors le Dr Godber - juste un an après, lorsque je me rendis au Royaume -Uni pour étudier le Service national de Santé que le pays venait de se donner. A l'époque, de même que par la suite, Sir George a, par son imagination et son énergie, considérablement contribué à l'administration du Service national de Santé et à ses réalisations marquées par de nombreuses innovations dans le domaine de la prévention comme dans celui des soins curatifs. L'intérêt qu'il portait à l'organisation et à la bonne marche des services de santé, l'intelligence profonde qu'il en avait, se reflètent dans nombre d'ouvrages dont il est l'auteur. Pour illustrer encore la multiplicité de ses activités, j'ajouterai que le nom de Sir George est aussi associé à des campagnes contre la diphtérie, la tuberculose, la poliomyélite et les maladies vénériennes. Cependant, outre la personnalité nationale, il y a en Sir George la personnalité internationale que nous avons appris à apprécier et à respecter de plus en plus au fil des années. Depuis 1961, il a dirigé les délégations du Royaume -Uni aux Assemblées mondiales de la Santé, tout en faisant partie, la plupart du temps, du Conseil exécutif ainsi que du Tableau d'experts de l'Administration de la Santé publique. Sir George a mis au service de l'OMS ses connaissances inépuisables et sa vaste expérience de la santé publique ainsi que son jugement très sûr de grand administrateur. Beaucoup d'entre nous savent avec quelle détermination il a mené à l'échelon international le combat pour une cause dont il s'était fait depuis longtemps le champion dans son pays - je veux parler de sa campagne contre les dangers du tabac. Si les participants à cette assemblée et aux séances d'autres organes de l'OMS ne fument plus dans les salles de réunion, c'est dans une grande mesure grâce à l'action de Sir George, et il est juste à mon avis de dire qu'il a fait plus que quiconque pour sensibiliser l'opinion mondiale aux dangers du tabac. Dans les nombreux domaines où il a déployé ses activités, Sir George a toujours fait preuve de sagesse et de modération ainsi que d'un profond dévouement à la cause de la santé. Avec le nom de Sir George Godber, la liste des lauréats du Prix Léon Bernard s'enrichit d'une personnalité imposante. C'est avec grand plaisir, et avec une certaine fierté personnelle, que je lui remets maintenant la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard,
Le Président remet la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard à Sir George Godber. (Applaudissements) Sir George GODBER (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, chers amis et confrères, je ne sais comment vous exprimer ma profonde gratitude pour l'honneur que vous m'avez fait en me décernant le Prix Léon Bernard. J'ai l'esprit trop positif pour me laisser aller à croire toutes les aimables paroles que vous venez de prononcer, Monsieur le Président, mais vous suis néanmoins reconnaissant de votre générosité. C'est avec la plus grande humilité que j'accepte cette distinction, car je suis conscient d'avoir fait beaucoup moins que mes prédécesseurs pour la mériter. Je ne vais pas les nommer tous puisque, si j'ai eu le bonheur de les connaître, le Professeur Aujaleu, qui les connaissait mieux que moi, nous a parlé d'eux l'année dernière en pareille occasion. Je me bornerai à citer les noms des trois derniers lauréats, le Dr Karl Evang, le Dr Mudaliar et le Professeur Aujaleu lui -même. Que ce soit aux sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé ou en bien d'autres circonstances, ils ont été pour moi des amis autant que des confrères, des amis qui m'ont beaucoup appris et auxquels je suis extrêmement honoré de succéder. :
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Le Prix Léon Bernard récompense en principe une contribution à la médecine sociale, mais il est manifeste que le Comité de la Fondation a toujours entendu cette contribution dans un sens universel. Les précédents bénéficiaires du prix se sont, presque sans exception, distingués par les services qu'ils ont rendus à l'OMS. Pour ce qui me concerne, je dois avouer que, quand je pris part pour la première fois aux activités de l'Organisation, j'étais loin d'en apprécier exactement la valeur. Lorsque j'eus la chance de recevoir une bourse de voyage il y a vingt et un ans, puis une autre cinq ans plus tard, c'est à ce moment seulement que je mesurai le peu qu'un homme connaît de la médecine et de ses rouages s'il n'a sous les yeux que l'image de son propre pays. Je passe sur les autres occasions qui me furent données de prendre mieux conscience du problème pour en arriver à cette année 1961 qui fut, à New Delhi, celle de ma première Assemblée, à laquelle j'assistai avec un respect bien plus grand que je n'en avais éprouvé jusqu'alors pour tout ce que l'OMS pouvait accomplir afin d'améliorer les services de santé, et cela non seulement dans les pays en voie de développement, mais encore dans les pays les mieux organisés et les mieux équipés. J'insiste sur ce point - et j'y reviendrai d'ailleurs plus loin - car, dans ces derniers pays, beaucoup trop nombreux sont ceux qui considèrent que l'OMS n'a rien à leur offrir. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Il faut être tout à fait engagé dans les travaux de l'Assemblée et du Conseil exécutif pour bien voir le rôle crucial de l'OMS à l'égard de ces millions d'êtres humains qui, de par le monde, sont absolument désarmés devant la maladie. On comprend du même coup qu'une organisation comme celle -là n'a pas et n'aura peut -être jamais les ressources nécessaires pour édifier tout ce qui manque encore dans un si grand nombre de pays en voie de développement. Dans une telle situation, c'est donc à une tâche astreignante entre toutes que doivent l'action devient l'art du possible faire face le Directeur général et ses collaborateurs. Aucun gouvernement, que je sache, n'attache autant d'importance que l'OMS à cette question des ressources sanitaires qui est notre premier souci; il n'en reste pas moins que l'Organisation peut faire beaucoup - et ce qu'elle a fait est déjà remarquable - pour aider ceux qui se trouvent aux prises avec les immenses obstacles qui barrent le chemin de la santé. Pour la plus grande partie de la population mondiale, les maladies transmissibles demeurent le souci majeur. Certains pays ont réussi à les vaincre, mais ils avaient la chance d'avoir reçu en héritage, après plus d'un siècle d'efforts, les bases d'un édifice qu'il ne restait plus qu'à élever. Or ces bases manquent encore dans le reste du monde et sans elles la santé restera toujours menacée. De grandes villes d'Afrique et d'Asie, qui n'ont pas eu cette bonne fortune et qui disposent de moindres ressources, voient aujourd'hui se dresser des obstacles qui ont disparu ailleurs depuis le début de ce siècle. La communauté internationale commence à prendre conscience de son devoir dans ce domaine, mais ce qui a été réalisé jusqu'à présent paraît dérisoire. Nous savons bien que les conséquences fatales du manque de calories et du manque d'hygiène ne seront pas évitées par des distributions de vitamines ou par des injections de vaccin, même si nous en avions les moyens. De même que la lutte contre certaines maladies transmissibles repose sur l'hygiène, de même le combat contre d'autres maladies doit s'appuyer sur toute une infrastructure de services sanitaires. J'ose prédire que l'histoire donnera raison à l'OMS d'avoir tant insisté sur cette nécessité primordiale. Le monde a besoin de milliers et de milliers d'hommes et de femmes compétents dans toutes les professions de la santé. En cela, les conseils éclairés de l'OMS ont été d'une valeur inestimable parce qu'ils ont permis d'entreprendre et de mettre au point les programmes nécessaires, et cela surtout, me semble -t -il, sur le continent africain dont les problèmes sont si particuliers. A bien des égards, c'est dans la lutte pour l'éradication de la variole que l'Organisation a remporté ses plus brillants succès. La campagne n'est certes pas achevée, mais elle progresse à un rythme et à une échelle que peu d'entre nous auraient cru possibles il y a cinq ans. On est en droit de penser que l'on s'achemine ainsi vers l'élimination complète d'une maladie qui est peut être aussi vieille que l'humanité elle -même et qui, en son temps, ravageait la terre entière, prélevant chaque année un tribut de vies humaines dont nul ne saurait dire exactement le nombre mais qu'il faudrait sans doute compter par millions. Sans l'Organisation mondiale de la Santé, sans cette confiance surtout que tous les pays ont placée en elle, un programme d'une portée aussi universelle n'aurait pu voir le jour, encore moins réussir. Voici maintenant près d'un quart de siècle que l'OMS est née et je doute que même ses fondateurs aient prévu qu'elle grandirait aussi vite. Elle s'est acquis partout dans le monde un respect que beaucoup de pays doivent lui envier, car une administration nationale voit rarement ses mérites reconnus. D'une certaine manière, elle est parvenue à triompher de la réaction ordinaire des hommes contre leur propre bureaucratie. C'est déjà une imposante organisation, dont le Secrétariat hautement compétent est capable de répondre à ce qu'on attend de lui avec un zèle qu'il faut porter au crédit des deux Directeurs généraux qui l'ont constitué. Mais l'OMS doit éviter la tentation d'aller audelà de ses capacités comme cela pourrait fort bien arriver si elle voulait résoudre seule, quelle que soit la complexité de la tâche, tous les problèmes d'ordre scientifique ou social qui, aujourd'hui ou demain, risquent de menacer la santé du monde. On peut penser que cet écueil a déjà été tourné par la création du Centre international de Recherche sur le Cancer, organisme autonome sur le plan scientifique mais entretenant des relations étroites avec l'OMS. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Si l'on me demandait quel a été le fait le plus marquant des douze Assemblées auxquelles j'ai participé, je dirais que c'est notre avance progressive dans le domaine de la planification familiale. Objet d'âpres controverses en 1961 encore, lors de l'Assemblée de New Delhi, la planification familiale est devenue l'une des principales sphères d'activité de l'Organisation, en particulier dans l'ordre de la recherche et de la formation, et cela avec l'assentiment de tous. J'y vois la preuve éclatante que les nations sont capables d'accepter le changement lorsque la santé du monde est en jeu, au risque de pénétrer dans des domaines jugés naguère trop périlleux pour qu'on en puisse même parler. Nous sommes aujourd'hui sur le point d'ouvrir un nouveau chapitre extrêmement important de la médecine préventive, celui des facteurs du milieu qui ont sur la santé des effets à longue échéance, et une résolution proposée par la Belgique doit nous être soumise à ce sujet aujourd'hui. Certes, l'Organisation doit continuer à se préoccuper avant tout des besoins d'une grande partie de la population mondiale, cruellement privée des services sanitaires de base que les pays développés ont la chance de posséder depuis longtemps; mais, si nous voulons regarder plus loin, nous devons profiter de toutes les possibilités que la coopération internationale peut nous offrir pour préciser certains facteurs qui sont à l'origine des maladies chroniques et dégénératives. Le Centre international de Recherche sur le Cancer a déjà entrepris des études relatives à l'action du milieu sur les tumeurs malignes. D'après le Dr Higginson, les facteurs de milieu seraient responsables du cancer dans 85 % des cas, ce qui veut dire que le cancer pourrait être évité dans la même proportion. L'existence du Centre permet de mener à travers le monde des études épidémiologiques qui pourraient expliquer certaines différences surprenantes, d'une région à l'autre, quant à l'incidence de tel ou tel type de cancer. Ces recherches montreront peut -être comment il faut modifier l'environnement dans d'autres pays aussi pour le bien des générations futures. Bien entendu, on pourrait déjà frapper un grand coup en supprimant l'usage de la cigarette; mais même en Grande -Bretagne le nombre total des décès dus au cancer n'en serait réduit que d'un quart environ et l'on peut aller beaucoup plus loin. Cependant, je pense surtout aux facteurs qui n'ont pas encore été exactement déterminés (pour ne pas parler de ceux que nous ignorons encore) et qui ne sont sans doute pas étrangers aux maladies dégénératives. Ces maladies, tout comme le cancer, ont une fréquence variable selon les populations et nous savons que leur incidence peut présenter un tableau différent d'une région à l'autre d'un même pays. Nous connaissons d'autre part des substances qui peuvent provoquer des intoxications à brève échéance, mais c'est à peine si nous avons commencé à étudier tous les éléments qui entrent en jeu dans une exposition de longue durée. Nous en savons beaucoup aussi sur l'action bienfaisante, en hygiène dentaire, du fluor présent dans l'eau à des concentrations optimales, mais nous ignorons tout ou presque des effets, bons ou mauvais, de l'ingestion prolongée de quantités minimes d'autres oligo- éléments ou de métaux lourds. L'expérience que nous avons tous pu acquérir dans le cadre des services de santé nationaux nous enseigne que, plus nous avançons, plus il y a à faire. Or je crois que ce qui est vrai pour les services nationaux l'est encore davantage pour une organisation qui se consacre à réduire les inégalités énormes que l'on observe aujourd'hui entre les pays et les peuples quant aux chances d'accéder à la santé, sans laquelle la paix du monde demeurera inaccessible. On ne saurait concevoir il devrait être au centre de notre esprit durant cette assemblée et idéal plus noble que celui -là toutes celles qui la suivront. Monsieur le Président, j'ai été bien présomptueux de discourir comme je l'ai fait devant un auditoire mieux instruit que moi de ce que l'Organisation mondiale de la Santé a déjà réalisé, mieux averti aussi de ce qu'elle doit réaliser à l'avenir. Peut -être pensera -t -on que j'ai abusé de l'occasion qui m'était si généreusement offerte. Mais je voudrais dire encore que ce jour s'inscrira d'abord dans ma mémoire comme celui où une Assemblée m'a choisi, parmi d'autres hommes plus dignes que moi, pour me décerner le Prix. C'est avec une profonde gratitude que j'accepte cette insigne faveur qui restera gravée à jamais dans mon coeuz. La Médaille que j'emporte avec moi me rappellera à tout instant l'honneur qui m'a été fait ce jour -là. J'espère, Monsieur le Président et chers collègues, que vous m'autoriserez à faire maintenant quelque chose qui me fera tout autant plaisir. L'Organisation vit une année difficile, et jamais les besoins de l'Asie et de l'Afrique n'ont été plus grands. Des raisons particulières doivent inciter chacun de nous à apporter à l'oeuvre commune toute contribution qu'il peut faire. C'est pourquoi, je voudrais maintenant m'adresser au Directeur général et lui remettre le montant du Prix que vous m'avez si généreusement accordé. Je le prie de l'accepter à l'intention du fonds bénévole pour la promotion de la santé, comme une modeste contribution britannique à la satisfaction d'immenses besoins. Je vous dois de pouvoir le faire, et de cela également, je vous remercie. (Applaudissements) :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Sir George. Permettez -moi de vous réitérer mes chaleureuses félicitations, avec celles de l'Assemblée mondiale de la Santé. La séance est levée. :
La séance est levée à 12 h.30.
QUATORZIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 25 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
DATE DE CLOTURE DE LA VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : La séance est ouverte. Je dois informer l'Assemblée que, conformément aux dispositions de l'article 33, alinéa f), du Règlement intérieur, le Bureau de l'Assemblée, à sa séance d'hier, a fixé au vendredi 26 mai 1972 - soit demain - la date de clôture de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. 2,
TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :
Nous allons maintenant, revenant à notre ordre du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) jour, examiner le troisième rapport de la Commission A tel qu'il figure dans le document A25/59. Ce rapport contient cinq projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un à un. L'Assemblée est -elle disposée à adopter le premier projet de résolution, intitulé "Formation de personnel sanitaire national" ? Le délégué de Singapour a demandé la parole. Monsieur le Président, Messieurs les Le Dr SUPRAMANIAN (Singapour) (traduction de l'anglais) délégués, Mesdames et Messieurs, j'appelle votre attention sur le document A25/59 et sur le paragraphe 2 du premier projet de résolution qui concerne la formation de personnel sanitaire national. Notre délégation a été quelque peu troublée de constater l'omission, dans le texte anglais, d'une note de bas de page destinée à expliquer que le terme "physician" est utilisé dans beaucoup de pays anglophones pour désigner un médecin praticien. Il s'agit là d'un amendement qui avait été proposé par un groupe de rédaction et qui a été accepté par la Commission A, ainsi que l'indique le document A25 /A/SR /8. I1 est regrettable que cette importante précision ait été omise. Je n'ai pas l'intention d'insister sur ce point au sein de cette auguste assemblée, Monsieur à dans le vous le Président, mais je rendu de cette séance plénière, :
Je vous remercie, Docteur Supramanian. Il sera fait, Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) bien entendu, comme vous le désirez et votre déclaration figurera dans le compte rendu de la séance. Y a -t -il d'autres observations concernant la résolution relative à la formation de personnel sanitaire national ? Je crois qu'il n'y en a pas, La résolution est donc adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Qualité de l'eau des ressources hydriques internationales" ? Y a -t -il des observations ou des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Maladies cardiovasculaires" ? En l'absence d'observations ou d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée 'Éradication de la variole" ? En l'absence d'objections ou d'observations, la résolution est adoptée, L'Assemblée est -elle disposée à adopter la cinquième résolution, intitulée "Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1973" ? Y a -t -il des observations ou des objections ? Il n'y en a pas, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je conclus que l'Assemblée est disposée à approuver le troisième rapport de la Commission A. Il en est :
ainsi décidé .1 3.
QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :
Nous allons maintenant examiner le quatrième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission A, tel qu'il figure dans le document A25/66. Ce rapport contient trois projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un à un.
1
Voir p. 610.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Standardisation des substances diagnostiques" ? Y a -t -il des observations ou des objections ? En l'absence d'observations ou d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Recherche en épidémiologie et en informatique" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Fonds bénévole pour la promotion de la santé" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Là encore, nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je présume que l'Assemblée souhaite approuver le quatrième rapport de la Commission A. Il en est ainsi décidé, 4.
HUITIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous abordons maintenant l'examen du huitième rapport de la Commission B, présenté dans le document A25/65. Ce rapport contient cinq projets de résolutions, que je vais également demander à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé" ? Y a -t -il des observations ou des objections ? En l'absence d'observations ou d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Contributions des Qatar" ? Y a -t -il des observations ou des objections ? En l'absence d'objections, nouveaux Membres la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Contributions des nouveaux Membres Bangladesh" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Contributions des nouveaux Membres associés Papua- Nouvelle- Guinée" ? Il n'y a pas d'objections ni d'observations. La résolution est donc adoptée. La cinquième résolution est intitulée "Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient ". Il a été demandé de procéder à un vote à main levée, ou plus exactement, dans le cas particulier, en levant les cartes portant les noms des pays. Si l'Assemblée le veut bien, nous allons donc procéder à ce vote. L'Assemblée est -elle disposée à voter ? Il ne semble pas y avoir d'objections. Puis -je demander à toutes les délégations qui sont en faveur de cette résolution de lever leur carte ? Merci. Je demande maintenant aux délégations qui sont opposées au projet de résolution de bien vouloir à leur tour lever leur carte. Merci. Je demande maintenant aux délégations qui désirent s'abstenir dans le vote sur ce projet de résolution de bien vouloir lever leur carte. Merci. Le résultat du vote est le suivant : Membres présents et votants 57; majorité requise 29; voix pour 39; voix contre 18; abstentions 49. La résolution est adoptée. Le délégué de la Trinité -et- Tobago a demandé la parole. :
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Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je tiens à expliquer brièvement le vote de ma délégation. Nous nous sommes abstenus tout d'abord parce que nous ne pouvions voter contre une résolution dont une partie invite l'Organisation mondiale de la Santé à apporter toute l'aide possible à des frères humains qui méritent la plus large sympathie et tout le soutien que la communauté internationale peut leur apporter. Nous avons d'ailleurs exprimé notre approbation inconditionnelle de cette partie de la résolution en commission. Par contre, nous ne pouvions voter au sein de l'Assemblée de la Santé pour une résolution qui contient des jugements et des conclusions sur un des problèmes politiques actuels. Je voudrais expliquer pourquoi. Il y a quelques jours, alors qu'au sein de la Commission A nous procédions à un examen détaillé du projet de programme et de budget de l'Organisation pour 1973, j'ai indiqué que des épidémies de fièvre typho1de et de poliomyélite avaient éclaté au cours de l'année écoulée à la Trinité -et- Tobago. J'ai souligné que les retentissements socio- économiques de programmes avaient rarement trouvé une illustration aussi spectaculaire dans un pays quelconque. La création d'un laboratoire de santé publique et le renforcement des activités de base de nos services de santé,telles que notre programme de vaccination, requièrent de toute évidence une priorité élevée de la part de notre gouvernement, et ce sont là des domaines où l'OPS /OMS nous fournit une aide extrêmement précieuse sous la forme de services consultatifs. C'est là un des rôles essentiels qu'il appartient à l'OMS de jouer dans tous les pays du monde. Notre pays, Monsieur le Président, n'est qu'un pays en voie de développement parmi beaucoup d'autres et, en fait, les ressources de l'Organisation mondiale de la Santé sont bien maigres au regard des besoins sanitaires des différents peuples. Année après année, nous pouvons constater que :
1
Voir p. 610.
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l'Assemblée de la Santé arrive difficilement à discuter de tous les sujets qui appellent son attention. Aussi notre délégation verrait -elle avec appréhension se créer l'habitude de débattre de problèmes politiques ou d'autres questions sans rapport avec les buts assignés à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous comprenons parfaitement les profondes préoccupations de nos collègues pour leurs frères, et nous les partageons. Nous leur demandons en retour de comprendre notre profond souci que l'Organisation mondiale de la Santé soit en tout temps et en tout lieu en mesure de se consacrer à sa véritable tâche, parce qu'elle est au coeur même du bien -être de tous et que ses exigences sont immenses. Je vous remercie, Docteur Henry. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'autres objections ou observations, je conclus que l'Assemblée est disposée à approuver le huitième rapport de la Commission B. Il n'y a pas d'objections. Il en est ainsi décide.l :
5.
NEUVIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Nous allons maintenant examiner le neuvième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission B, tel qu'il figure dans le document A25/67. Ce rapport contient deux projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Prévention de la cécité" ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver l'ensemble du rapport. En l'absence d'objections, le neuvième rapport de la Commission B est approuvé.' 6.
DIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Nous passons maintenant au dixième rapport de la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Commission B, qui figure dans le document A25/69. Ce rapport contient trois projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants" ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Problèmes de l'environnement de l'homme" ? En l'absence d'objections,, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Problèmes de Hygiène des denrées alimentaires" ? En l'absence d'objections, la l'environnement de l'homme résolution est adoptée. Nous passons maintenant au rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je présume que l'Assemblée souhaite approuver le dixième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé.1 Notre ordre du jour d'aujourd'hui est épuisé. Je vais lever la séance et vous invite maintenant à rejoindre les commissions principales qui vont reprendre leurs travaux. Je vous remercie. :
La séance est levée à 15 heures.
1 Voir p. 613.
QUINZIEME SEANCE PLENIERE Vendredi 26 mai 1972, Président :
9 h.30
Dr B. D. B. LAYTON (Canada)
1.
CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous examinerons d'abord le cinquième rapport de la Commission A, qui figure dans le document A25/68. Ce rapport contient trois projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale" ? Y a -t -il des objections ? Non. La résolution est donc adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la seconde résolution, intitulée "Qualité, sécurité et efficacité des médicaments" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la troisième résolution, intitulée "Pharmacodépendance" ? Il n'y a pas d'objections; la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Puisqu'il n'y a pas d'objections, je présume que l'Assemblée désire approuver le cinquième rapport de la Commission A. Il en est ainsi décidé.' 2.
ONZIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous devons maintenant examiner le onzième rapport de la Commission B, qui figure dans le document A25/70. Ce rapport ne contient qu'une résolution, intitulée "Programmes de médecine du travail ". L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Il nous reste à approuver le rapport dans son ensemble. Puisqu'aucune objection n'est formulée, je présume que l'Assemblée désire approuver le onzième rapport de la Commission B. Il en est ainsi décidé. 3.
2
APPROBATION DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES QUARANTE -HUITIEME ET QUARANTE -NEUVIEME SESSIONS :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous en arrivons à la conclusion de notre examen du point 1.10 de l'ordre du jour Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante -neuvième sessions. Vous vous rappellerez qu'au cours de la discussion sur les rapports du Conseil exécutif, il a été annoncé qu'une résolution prenant acte de ces rapports serait soumise à l'Assemblée lorsque les commissions principales auraient fini d'examiner la partie du rapport du Conseil exécutif relative au projet de programme et de budget pour 1973, à savoir les Actes officiels N° 199 (Conseil exécutif, Quarante- neuvième session, Partie II). Nous sommes maintenant en mesure d'adopter cette résolution et je me permets de proposer un texte qui me parait bien refléter les opinions qui ont été exprimées au sujet des rapports du Conseil exécutif ainsi que du dévouement avec lequel il s'est acquitté de sa tâche. Je vous donne lecture de ce projet de résolution : :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses quarante- huitième et quarante -neuvième sessions; 2. FELICITE le Conseil du travail accompli; et 3. PRIE le Président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé de transmettre les remerciements de l'Assemblée aux membres du Conseil exécutif dont le mandat vient à expiration immédiatement après la clôture de la présente Assemblée de la Santé. 1.
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Voir p. 610. Voir p. 613. - 260 -
2
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Y a -t -il des observations au sujet de cette résolution ? Non. La résolution est donc adoptée.' Je tiens à remercier une fois encore les représentants du Conseil exécutif de la maftrise avec laquelle ils ont présenté à l'Assemblée les rapports du Conseil. Merci, Docteur Ehrlich et Docteur Bédaya -Ngaro. 4.
CHOIX DU PAYS OU DE LA REGION OU SE TIENDRA LA VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :
J'aimerais appeler l'attention de l'Assemblée sur Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) le fait qu'aux termes de l'article 14 de la Constitution, l'Assemblée de la Santé choisit, lors de chaque session annuelle, le pays ou la Région dans lequel se tiendra sa prochaine session annuelle, le Conseil en fixant ultérieurement le lieu. Aucun Etat Membre n'ayant formulé d'invitation, je propose que la Vingt -Sixième Assemblée de la Santé se tienne en Suisse en 1973. Comme il n'y a pas d'observations à ce sujet, il en est ainsi décidé. La séance est levée.
La séance est levée à 9 h.40.
1 Résolution WHA25.64.
SEIZIEME SEANCE PLENIERE Vendredi 26 mai 1972, 11 h.30 Président :
Dr B.
D.
B. LAYTON (Canada)
1.
CLOTURE DE LA SESSION :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, maintenant près de se terminer, se sera tenue en une période où l'on a vu se déployer, pour atténuer les tensions mondiales qui menacent la paix et la sécurité de l'humanité, des efforts qui feront date. Dans l'autre hémisphère, les nations du monde réunies au sein de la troisième conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement ont débattu une question capitale comment améliorer la répartition des richesses du monde de manière à combler le fossé qui s'est creusé entre les peuples riches et ceux qui sont moins favorisés. Nous pouvons être fiers que notre assemblée, en des circonstances qui pourraient conduire aussi bien à un optimisme injustifié qu'à un pessimisme stérile, ait fait montre d'un réalisme remarquable et manifesté sa ferme volonté de promouvoir la coopération entre tous les pays pour la recherche de solutions aux nombreux problèmes de santé qui accablent le monde. Comme l'avait signalé le Président de la Commission des Désignations en déclarant que ".., toutes les désignations /vaien7 été faites à l'unanimité ", il a régné dès le début de nos travaux une atmosphère d'accord général favorisant une coopération positive et constructive qui s'est confirmée et développée au cours des délibérations qui devaient suivre. L'Assemblée mondiale de la Santé est maintenant devenue une irremplaçable tribune où les pays du monde peuvent se rencontrer pour décider ensemble des mesures à prendre afin d'améliorer la santé de tous les peuples. Son importance est apparue plus nettement encore au fil de la discussion générale sur les rapports du Conseil exécutif et sur le Rapport annuel du Directeur général, puisque pas moins de 92 délégations y ont participé. Etant donné les responsabilités de l'Assemblée de la Santé, la complexité croissante des questions dont elle est saisie et l'augmentation du nombre des Membres de l'OMS, c'est pour nous un devoir impérieux que de continuer à perfectionner nos méthodes de travail. Mais ce n'est pas une tâche facile, car sur le plan de l'organisation matérielle, notre assemblée fonctionne déjà parfaitement. Qu'il me soit permis, en ma qualité de Président, de dire qu'à mon avis les améliorations sont à rechercher beaucoup plus dans la discipline que chacun de nous s'imposera de lui même que dans une rationalisation possible des procédures et des rouages de l'Assemblée. Pendant cette session, nous avons fait de grands pas vers l'universalité de l'OMS. En nous prononçant sur la représentation de la Chine, nous avons donné à la République populaire de Chine la possibilité de participer pleinement aux activités de l'Organisation. Nous avons aussi pu accueillir parmi nous, pendant l'année écoulée, Fidji et les Emirats arabes unis. Bahrein et le Qatar sont devenus Membres de plein exercice; le Bangladesh a maintenant qualité de Membre, et le Papua- Nouvelle-Guinée est devenu Membre associé. En vérité, nous avons désormais de bonnes raisons d'espérer que le jour n'est pas trop lointain où notre organisation sera véritablement universelle. Parmi les décisions que l'Assemblée de la Santé a prises au sujet de la lutte contre la maladie et de la promotion de la santé, la résolution relative à la variole réaffirme notre volonté collective de renforcer les mesures techniques et organiques qui finiront par assurer l'éradication complète de cette maladie. En ce qui concerne la recherche de moyens efficaces pour combattre les maladies cardiovasculaires, dont la prévalence ne cesse d'augmenter sans épargner les régions les moins développées du monde, l'Assemblée a sagement mis l'accent sur l'action préventive. De nouveau nous nous sommes employés à évaluer le problème de la cécité et à définir les mesures que l'Organisation devrait prendre pour lutter contre l'une des plus anciennes et des plus pénibles infirmités humaines. Au cours de ses délibérations sur la qualité des médicaments, l'Assemblée a constaté une fois de plus l'importance et la complexité croissantes de ce problème. Pour le résoudre, nous avons adopté de nouvelles et importantes mesures qui suivent les grandes lignes tracées par les Assemblées précédentes. Il a été souligné que des recherches sur la formation des personnels de santé nationaux et sur l'organisation des services de santé des collectivités sont indispensables pour la planification :
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et la conduite des activités dans ces domaines, et nous sommes tous convenus que notre organisation doit jouer un rôle directeur dans la coordination des recherches internationales à ce sujet. L'une des préoccupations majeures de cette assemblée a été, une fois encore, le rôle de l'OMS dans la coordination de la recherche médicale en général. Je ne m'étendrai pas ici sur nos justifications en la matière, car nous savons tous parfaitement que seules des recherches systématiques et coordonnées à l'échelle mondiale pourront nous permettre d'arriver un jour à résoudre bon nombre des problèmes de santé qui se posent aujourd'hui. L'Organisation s'intéresse depuis longtemps aux problèmes de santé liés à l'environnement. A la veille de la conférence des Nations Unies sur l'environnement, il était naturel que l'Assemblée accordât - ce qu'elle a fait - une attention particulière au rôle et aux responsabilités de l'OMS devant les dangers croissants que fait courir à la santé la dégradation continue de l'environnement. Tels sont les quelques exemples auxquels je m'en tiendrai pour ce qui est des délibérations et des décisions de l'Assemblée sur les questions de santé. Beaucoup d'autres décisions d'une grande portée ont été prises et j'espère qu'en ne les mentionnant pas je ne causerai pas de déceptions. Qu'il me suffise d'ajouter qu'au cours de nos débats et dans toutes nos décisions, vous avez manifesté une remarquable connaissance des problèmes de santé actuels et votre conviction que nous devons tous nous associer pour prendre rapidement des mesures efficaces contre les maladies dont souffre aujourd'hui l'humanité. Aux décisions de politique générale concernant les problèmes de santé font pendant des mesures d'ordre administratif et financier. Sans songer à les analyser ici, je me contenterai de dire qu'elles traduisent un effort soutenu pour améliorer l'efficacité et la productivité de l'Organisation. C'est là une tâche qui ne laisse pas de répit car si la science avance sur tous les fronts, il faut aussi que nos méthodes d'administration et de gestion s'améliorent. Je crois exprimer le sentiment général en affirmant que nous pouvons nous féliciter de l'évolution de l'Organisation à cet égard. Je voudrais mentionner en passant qu'au cours de l'examen du budget, qui constitue normalement l'un des principaux soucis de l'Assemblée, on s'est une fois de plus efforcé de trouver un judicieux équilibre entre les besoins et les ressources. Peut -être le résultat acquis ne donne -t -il pas satisfaction à tous, mais nous chercherons certainement dans les années qui viennent à réaliser l'unanimité. La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a également étudié la possibilité de rompre avec la tradition constitutionnelle en ce qui concerne le cycle budgétaire et, à une large majorité, elle a décidé en principe d'adopter un système budgétaire biennal qui sera progressivement mis en oeuvre au cours des prochaines années. Plusieurs décisions importantes ont été prises au sujet des bâtiments du Siège et autres locaux ainsi que du fonds immobilier. En dépit des charges financières supplémentaires qui en résultent pour lés Membres, je suis persuadé que ces décisions finiront par être très "payantes ". Qu'il me soit permis de signaler une autre "première" de cette Vingt- Cinquième Assemblée l'addition de l'arabe à la liste des langues officielles de l'Assemblée mondiale de la Santé mondiale de la Santé. Je manquerais à mes devoirs si, avant que nous nous séparions, je ne disais combien nous avons été satisfaits de compter plus de femmes que jamais auparavant dans les postes importants de cette :
assemblée.
Lorsque nous nous retrouverons l'année prochaine, nous célébrerons le vingt -cinquième anniversaire de la naissance officielle de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette année de l'anniversaire sera pour nous une occasion de faire le bilan des succès et des revers de ce premier quart de siècle dans la vie de l'Organisation, mais aussi de réfléchir à l'avenir. En même temps aura lieu la première analyse critique des résultats de la stratégie internationale du développement adoptée pour la deuxième décennie pour le développement que l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamée il y a maintenant dix -huit mois. Je ne peux que me féliciter de cette coYncidence qui devrait marquer une nouvelle étape dans le mouvement qui conduit les nations à comprendre de mieux en mieux l'importance de la santé pour le développement socio- économique général. A cet égard, je tiens à mentionner la remarquable analyse de la question qui a été faite au cours des discussions techniques de cette année, sous la présidence éclairée du Dr Esther Ammundsen. L'année de l'anniversaire devrait être aussi l'occasion d'intensifier les efforts que nous avons entrepris pour renseigner le grand public sur les problèmes de santé présents et sur les nouveaux risques auxquels la santé est exposée, en leur rappelant cette vérité simple et ancienne, mais souvent oubliée, que la maladie ne connaît pas de frontières. Aujourd'hui plus que jamais, le combat mené pour une amélioration de la santé suppose la compréhension et le soutien de tous, riches et pauvres, jeunes et vieux, car pour reprendre l'heureuse formule que Sir George Godber a glissée, "plus nous avançons, plus il y a à faire ". avant -hier, dans sa mémorable allocution :
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Nous voici donc près de la fin de cette Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, mais avant que j'adresse mes derniers remerciements à ceux qui m'ont tant aidé dans ce qui fut pour moi une tache extrêmement agréable, je dois donner la parole à plusieurs délégués qui me l'ont demandée et que je vais maintenant appeler. Le premier est le délégué du Mexique, le Dr Bustamante, qui parlera au nom de la Région des Amériques.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, Messieurs les représentants du Conseil exécutif, Monsieur le Directeur général, les membres des délégations des pays de la Région des Amériques m'ont fait le grand honneur de me choisir pour transmettre à nos collègues et amis de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, non pas l'adieu de la séparation, mais l'au revoir qui exprime le souhait de nous rencontrer à nouveau un jour au cours de notre effort commun en faveur de la santé de l'homme. Cet honneur n'est pas dû à mes mérites personnels mais au fait qu'avec Cayla, de France, Evang, de Norvège, Canaperia, d'Italie, et Sauter, de Suisse, le délégué du Mexique est un des cinq délégués ici présents qui ont participé voici vingt -six ans à la Conférence internationale de la Santé, présidée par l'illustre Thomas Parran, qui s'est tenue à New York, à la suite de laquelle l'Organisation mondiale de la Santé s'est trouvée constituée. Avant cela, en avril de la même année, Karl Evang avait siégé à la Commission technique préparatoire, ce qui en fait le doyen de la santé internationale. Il nous a clairement rappelé, au sein de cette assemblée, le rôle d'organisme technique mondial qui incombe à l'OMS, selon les idéaux de ses fondateurs. Le Dr Evang n'est malheureusement pas avec nous aujourd'hui, car il a dû regagner son pays hier soir. La Région des Amériques, partie intégrante de l'OMS, garde un souvenir respectueux et reconnaissant de ses pionniers qui nous ont tracé naguère le chemin à suivre. Le premier fut Geraldo de Paula Souza, Brésilien universel, qui introduisit le mot "santé" dans la Charte de San Francisco. Une fois écrit ce mot -symbole, Paula Souza, du Brésil, et Szeming Sze, de Chine, proposèrent aux Nations Unies la création d'un organisme mondial voué à la santé. A Paris, berceau de l'Office international d'Hygiène Publique, se sont réunis les promoteurs de la médecine sociale d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie. Sous la présidence de René Sand et la vice -présidence de Martínez Baez, ils rédigèrent le projet de Constitution et c'est à Hunter College, près de New York, que ce projet fut discuté et mis au point. Nombreuses étaient les personnalités originaires des Amériques du Canada Brock Chisholm, le Directeur de la Commission intérimaire et premier Directeur général de l'OMS dont le souvenir reste impérissable; des Etats -Unis l'éminent professeur de santé publique Thomas Parran; du Brésil Paula Souza, chevalier errant de la santé; d'Argentine Swanck, de Bolivie Sotelo, du Chili Bustos, de Colombie Bejarano, du Costa Rica Vargas, de Cuba Nogueira, d'El Salvador Moll, du Guatemala Moran, d'HaTti Léon, du Mexique Mondrag6n, du Panama Garcia de Paredes, du Paraguay Ginés, du Pérou Paz Soldán, d'Uruguay Rivero et du Venezuela Arreaza Guzmán, qui, avec d'autres délégués, souscrivirent pour les Amériques à l'idée de l'organisation mondiale. Et vit alors le jour l'Organisation mondiale de la Santé, compte dûment tenu du Bureau sanitaire panaméricain. Chisholm et Candau, Directeurs successifs de l'OMS, venaient l'un du nord, l'autre du sud des Amériques. Le Canada, la belle et active patrie du Président de notre Vingt Cinquième Assemblée, le Dr Layton, fut le premier pays à ratifier la Constitution. L'Assemblée s'est ouverte en 1948 et il nous semble encore entendre résonner en cette enceinte les paroles du vénéré Andrija Stampar au terme d'un débat passionné où il s'agissait d'aboutir à l'unanimité nécessaire pour créer l'OMS. L'histoire des années récentes, vous la connaissez, Mesdames et Messieurs les délégués, pour l'avoir vécue. Les femmes qui font partie des délégations et à qui nous rendons ici un hommage spécial savent qu'une des Assemblées a été présidée par une femme dotée d'une très grande intelligence et d'une voix harmonieuse, la Rajkumari Amrit Kaur, de l'Inde. Nous ne prétendons ni n'essayons d'établir des distinctions régionales; nous avons simplement voulu offrir une page de nos souvenirs comme hommage de reconnaissance aux travailleurs de la santé d'hier en l'ajoutant à notre reconnaissance envers les travailleurs de la santé mondiale d'aujourd'hui. Reconnaissance que nous exprimons, Mesdames et Messieurs les délégués, à l'infatigable, courtois et ferme Président de l'Assemblée et à ses collègues du bureau de l'Assemblée, à l'équipe de travail, au Directeur général, au Directeur général adjoint, aux Sous -Directeurs, aux Directeurs régionaux et à leurs collaborateurs, ainsi qu'au personnel de l'OMS, à ceux qui ont travaillé avec nous dans leurs bureaux, à ceux que nous avons entendus et dont nous n'avons qu'aperçu les silhouettes à travers les vitres des cabines d'interprétation, à ceux qui se sont employés à déchiffrer des signes ou des langues, de nuit comme de jour, sans répit et sans jours de repos, enfin à tous ceux qui ont rendu possible le bon déroulement de l'Assemblée. Nous remercions la Société Pro Musica, qui nous a rapprochés du chant, de la musique, de l'ondoiement du pavillon de la Suisse, cette Suisse belle et hospitalière, digne de notre gratitude, : :
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comme l'est tout particulièrement la ville de Genève. La Société médicale de l'OMS nous a, avec le Professeur Gibson, fait connaître un autre chapitre du volume toujours instructif de l'histoire de la médecine. Merci à tous d'avoir montré au monde comment des hommes de bonne volonté, sans distinction aucune, peuvent oeuvrer pour la compréhension et la paix. Bientôt ce sera la séparation physique, de plus ou moins grande durée, des membres de cette assemblée; mais il subsistera entre eux les relations intellectuelles et l'amitié nées de l'appartenance à une même équipe de travail. Autrefois, quand on fondait les cloches, les gens venaient de près et de loin pour jeter dans le moule des fragments d'or, d'argent, de cuivre, de fer; la cloche servait et sert à tous. Objet inerte, quand l'homme la fait sonner, elle lance au vent un message qui exprime quelque chose d'un contenu spirituel différent, vainqueur du temps et de la distance. A l'Assemblée mondiale de la Santé nous venons de près et de loin, apportant notre contribution à l'oeuvre commune; cela peut être, ou cela est, un peu de chacun et beaucoup de tous, pour servir les autres et pour envoyer le message de la parole imprimée, de l'idée qui en surgit et de l'action qu'elle entraîne pour aboutir à la valeur suprême qu'est la santé physique, mentale et sociale.
Si nos délibérations arrivent à atténuer en partie la souffrance des quelques -unes de leurs maladies et à apporter, par l'action de la science bénéfice aux êtres humains et à contribuer à la paix, alors nous pourrons ont été à la hauteur de nos espoirs et que l'intelligence a servi l'homme Parce que nous croyons qu'il en a été ainsi, nous vous disons à tous :
êtres humains, à prévenir et de l'humanisme, quelque estimer que les résultats merci, merci beaucoup.
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Bustamante. Je donne maintenant la parole au délégué de Malte, qui parlera au nom des Membres de la Région e uropéenne. Monsieur le Président, chers collègues, Le Dr CUSCHIERI (Malte) (traduction de l'anglais) c'est pour moi un grand honneur et un grand plaisir d'exprimer au nom des Etats Membres de la Région européenne de l'Organisation mondiale de la Santé de sincères remerciements tout d'abord à vous -même, Monsieur le Président. Cette réunion n'a pas été facile, et la Région européenne a été à l'origine de l'un au moins des problèmes non techniques qui ont pris tant de notre temps et pendant la discussion desquels vous avez, Monsieur le Président, apporté la preuve de votre patience et de votre savoir -faire sur un terrain plutôt délicat. En même temps que je vous remercie, Monsieur le Président, je voudrais remercier bien sincèrement tous les Vice -Présidents, les Présidents des commissions principales et tous les délégués élus pour remplir d'autres fonctions à cette Vingt- Cinquième Assemblée, et aussi le Dr Ammundsen, Président général des discussions techniques. Mais la tâche la plus lourde a été celle du Directeur général, le Dr Candau qui, aidé de son compétent Secrétariat, a su nous seconder de la manière la plus efficace, avec sa courtoisie, sa pondération et sa parfaite compétence habituelles. Il a même parfois réussi l'incroyable exploit de nous soumettre des rapports, des documents de travail ou des résolutions presque en l'espace de quelques minutes. A travers le Dr Candau, je voudrais aussi remercier tous ceux qui l'ont aidé, y compris le groupe des interprètes, qui jouent toujours un rôle d'une extrême importance en rendant la communication possible entre nous. Au cours de cette réunion plusieurs questions techniques importantes ont été discutées, questions qui sont importantes pour toutes les Régions sans exception. Il a été intéressant de noter combien de délégués avaient toujours quelque chose de nouveau à relever qui a réellement contribué à notre meilleure compréhension des divers problèmes qui se posent à travers le monde. Un des événements marquants de cette réunion a été l'attribution du Prix Léon Bernard et du Prix Dr A. T. Shousha à Sir George Godber et au Dr Ahmed El Halawani, respectivement. Sir George Godber est loin d'être un inconnu pour mon pays, qui a toujours apprécié à sa juste valeur l'assistance qu'il a donnée et qu'il continue à donner à nos services médicaux, qui, sur le plan technique, ont toujours été étroitement liés à ceux de son pays. Quant au Dr El Halawani, nous apprécions vivement aussi sa contribution à la lutte contre les maladies infectieuses dans un large groupe de pays très proches de Malte et avec lesquels nous entretenons des relations très amicales. Je suis particulièrement heureux de parler au nom de la Région européenne parce que la tradition médicale de mon pays est très étroitement liée à celle de presque chaque pays de cette Région. Enfin, je tiens à souligner que la coopération dans la Région européenne est, selon moi, d'une telle importance, comme vous l'avez vous -même déjà indiqué, Monsieur le Président, pour toutes les activités entreprises dans le monde entier que nous apprécions sincèrement tout ce que fait le Bureau régional sous la conduite et la direction avisées et courageuses du Dr Leo Kaprio. Avant de terminer, je vous redirai encore combien j'admire la manière dont vous nous avez, Monsieur le Président, guidés tout au long de nos travaux jusqu'à notre dernière séance et je remercierai une fois de plus le Directeur général de l'attention avec laquelle il a écouté toutes :
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nos suggestions et pris note de ce que l'Organisation mondiale de la Santé devrait faire dans l'avenir. Ayant pris connaissance des limites financières et budgétaires qui nous sont imposées, nous savons bien que tous nos souhaits ne pourront être réalisés, mais nous savons aussi que, dans la limite de ses possibilités, l'Organisation mondiale de la Santé s'acquittera de ses obligations avec le maximum d'efficacité. Au revoir et non adieu. Merci, Monsieur le Président. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Cuschieri. Je donne maintenant la parole au délégué de la République Centrafricaine, qui va parler au nom des Membres de la Région africaine. :
I
M. MAGALE (République Centrafricaine) Monsieur le Président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation centrafricaine, que j'ai l'honneur de conduire, vous prie de bien vouloir transmettre aux délégations soeurs de la Région africaine ses plus vifs remerciements pour m'avoir apporté, hier, leur appui à l'une des vice -présidences de cette auguste assemblée et pour m'avoir témoigné, aujourd'hui, la même marque de sympathie et de confiance qui honore mon pays, la République Centrafricaine. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, on se sent souvent intimidé quand on prend la parole devant une auguste assemblée telle que celle -ci, mais, s'agissant d'accomplir ce geste au terme de trois semaines de contacts permanents, courtois et enrichissants, je me sens à l'aise à cette tribune parce qu'entouré de figures toutes bien connues, de près ou de loin, à travers toutes les occasions offertes par nos assises. Monsieur le Président, honorables délégués, les délégations de la Région africaine m'ont chargé de vous transmettre leurs sentiments et leurs réflexions à propos de cette fin de l'Assemblée mondiale de la Santé. En premier lieu, Monsieur le Président, les délégations de ma Région ont admiré vos qualités d'homme compétent, vigilant et dynamique, qualités qui ont marqué les succès de nos travaux. En cela, vous avez non seulement honoré votre pays, votre Région, mais aussi répondu à nos soucis unanimes d'efficacité et de respect de la durée de trois semaines. Nos félicitations, par la même occasion, vont à vos Vice -Présidents, aux Présidents, Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions principales, aux représentants du Conseil exécutif, au Président général et aux Présidents de groupes des discussions techniques. Et puisqu'on nous apprend que c'est pour la première fois qu'une femme est élue président d'une commission, la Région africaine vous assure qu'elle a été très honorée du choix d'une compatriote en la personne de Mme le Dr Silva du Nigéria. Monsieur le Directeur général, la qualité des documents et leur présentation toujours empreinte de compétence et de dévouement ont régulièrement facilité nos travaux. Les délégations africaines vous félicitent et vous remercient, ainsi que le Directeur général adjoint et toute votre équipe. De l'avis de ma Région, les fidèles interprètes méritent une mention égale à leur efficacité. Que notre Directeur régional, M. le Dr Alfred Quenum, veuille bien emporter les assurances de l'appui total et de l'admiration des délégations africaines pour ses immenses et fructueux efforts au service de notre continent. Monsieur le Président, à l'époque de l'actualité, je veux parler de l'environnement, je manquerais à ma mission si je ne transmettais pas les remerciements de la Région africaine aux autorités genevoises pour avoir assuré notre sécurité dans un cadre accueillant et sympathique. Nos remerciements vont également aux représentants des organisations qui ont participé à nos assises et dont certaines ont marqué nos programmes de leur bienveillante assistance. Je m'en voudrais, Monsieur le Président, si je n'exprimais pas ici les félicitations que ma Région adresse aux heureux lauréats des prix des Fondations Shousha et Léon Bernard. Monsieur le Président, honorables délégués, le deuxième et dernier domaine que la Région africaine a abordé, c'est celui de la réflexion. En effet, grâce à l'action louable et efficace de notre distinguée organisation, tous les Etats, à des degrés divers, ont compris la nécessité de la planification et possèdent un plan de développement des services de santé. A cet égard, et au tournant de ce quart de siècle de l'Organisation, ce qui manque, ce sont les moyens de mise en oeuvre des plans. C'est pourquoi les pays de .1a Région africaine, tout en comprenant les différentes tendances qui se sont manifestées lors de la discussion et de l'adoption du budget, s'inquiètent de l'évolution restrictive du budget face à la masse des problèmes. La prudence et l'expérience du Directeur général n'étant plus à démontrer, l'Organisation devrait éviter tout niveau budgétaire qui serait synonyme d'amputations, de soustractions ou de stagnation des programmes. A ce sujet, les travailleurs de la santé qui seront au rendez -vous de Stockholm devront veiller à ce que les conclusions débouchent sur des moyens de plus en plus accrus d'assistance aux programmes déjà arrêtés par l'Organisation dans le domaine de l'environnement. Enfin, Monsieur le Président, les délégations de la Région africaine vous prient de réitérer à l'adresse des nouveaux Membres dans la grande famille tous les voeux de bienvenue et de prospérité. Bon voyage. :
SEIZIEME SEANCE PLENIERE Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Magalé. Je vais maintenant donner la parole au délégué du Bangladesh, qui va parler au nom des Membres de la Région de l'Asie du :
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Sud -Est.
Monsieur le Président, Monsieur le Le Dr HOSSAIN (Bangladesh) (traduction de l'anglais) Directeur général, chers collègues, Mesdames et Messieurs, en l'absence du Dr Shrivastav, de la délégation indienne, qui devait prendre la parole en cette occasion, c'est à moi qu'est dévolu le grand honneur de me faire l'interprète des pays de l'Asie du Sud -Est pour vous remercier, Monsieur le Président, et pour remercier les Vice -Présidents de l'Assemblée, de même que les Présidents et Vice -Présidents et Rapporteurs des commissions pour la compétence et l'efficacité avec lesquelles ils ont dirigé les nombreuses séances de ces trois semaines, au cours desquelles tant de décisions de grande portée ont été prises par l'Assemblée. Permettez -moi tout d'abord de vous rendre hommage, Monsieur le Président, pour la maîtrise avec laquelle vous avez dirigé les débats et conduit nos travaux. Ensuite, je remercierai très sincèrement le Directeur général et les représentants du Conseil exécutif, qui ont su si bien nous guider à travers les méandres des discussions. A travers vous, Monsieur le Directeur général, je voudrais exprimer toute notre gratitude au Directeur général adjoint, aux Sous -Directeurs généraux et à tout le Secrétariat, qui ont tant contribué à faciliter notre tâche. Je suis certain de refléter fidèlement les sentiments de tous les Membres de notre Région en exprimant ma sincère reconnaissance au Dr Gunaratne, Directeur régional, pour la compétence et la richesse de pensée avec lesquelles il dirige les programmes de l'Organisation mondiale de la Santé dans notre Région. Je voudrais remercier aussi les interprètes, les traducteurs et tous ceux qui, par leur travail minutieux dans les coulisses, ont contribué à la réussite complète de l'Assemblée. Enfin, au nom des pays de la Région, je tiens à vous assurer que nous continuerons à apporter notre entière collaboration à l'Organisation mondiale de la Santé à l'avenir. Une fois encore, Monsieur le Président, permettez -moi de vous remercier et, à travers vous, de remercier tous les délégués participant à l'Assemblée. :
Merci, Docteur Hossain. Je donne maintenant la parole Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de la Nouvelle -Zélande, qui parlera au nom des Membres de la Région du Pacifique occidental. :
Monsieur le Président, honorables Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) (traduction de l'anglais) délégués, j'ai le privilège de dire quelques mots au nom des délégations du Pacifique occidental. La conférence annuelle d'une organisation internationale peut n'être qu'une manifestation de pure routine, une occasion de distribuer des poignées de main, de bavarder verre en main et d'expédier un ordre du jour squelettique, l'occasion d'échapper un moment aux fonctions que chacun remplit dans son pays plutôt que celle d'apporter une contribution à la coopération internationale. Mais cela a été loin d'être le cas de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Bien au contraire, cette session a été stimulante, chargée d'intérêt et même fort animée. Comme toujours, ou presque, cela a été dû, en partie, aux travaux préparatoires exécutés avec la plus grande compétence par le Secrétariat, depuis l'organisation purement matérielle des travaux jusqu'aux analyses les plus techniques de problèmes sanitaires particuliers. Cela a été dû aussi à l'intérêt intrinsèque des sujets eux -mêmes, à la conscience qu'un exposé judicieusement conçu et présenté au bon moment peut former un maillon dans une chaîne qui mènera en fin de compte au réel soulagement de la souffrance quelque part dans le monde. L'intérêt de la session a aussi été dû à la qualité des débats et de la présentation des arguments, à l'impulsion donnée par de nouvelles idées, de nouvelles analyses de vieux problèmes et la perspective de solutions nouvelles. Et enfin, il a été dû à la qualité du personnel et des membres du bureau de la conférence avec qui nous avons eu le privilège de travailler. Je voudrais étendre cet hommage non seulement à notre distingué Directeur général et à ses proches collaborateurs, mais encore à tous les membres du personnel qui, par leur compétence et leur courtoisie, ont contribué à la réussite incontestable de cette grande conférence. Permettez-moi de dire, à titre personnel, avec quel plaisir j'ai vu mon vieil ami, le Dr Basil Layton, s'acquitter de ses fonctions de président de l'Assemblée avec la compétence, la calme maîtrise et la bonne humeur qui le caractérisent. Sa nomination est venue couronner une longue et positive association avec l'Organisation mondiale de la Santé et je suis sûr que chacun de nous dans cette salle souhaite le remercier de sa longue collaboration et lui adresser ses meilleurs voeux pour l'avenir. Monsieur le Président, nous avons eu quelques discussions au cours de la session au sujet de l'emploi des langues officielles. En vrais insulaires, nous autres Néo- Zélandais ne nous distinguons pas souvent par nos aptitudes linguistiques, même si nous nous sommes forgé un anglais :
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bien à nous. Nous avons pourtant deux langues en Nouvelle -Zélande, l'anglais et le maori, alors, si vous me le permettez, je terminerai en disant simplement en maori "haere ra a kia ora" et, comme je vois que les interprètes sont un peu embarrassés, je vais donner moi -même la traduction cela signifie simplement "au revoir et bonne santé à tous ". :
:
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Kennedy. Et maintenant je donne la parole au délégué de la République Arabe Syrienne, qui va parler au nom des Membres de la Région de la Méditerranée orientale. :
Le Professeur SAADA (République Arabe Syrienne) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au nom des Membres de la Région de la Méditerranée orientale, je tiens à vous féliciter, Monsieur le Président, pour la compétence, la patience et l'habileté avec lesquelles vous avez mené les débats des séances de cette session. Grâce à vos qualités et à votre riche expérience, notre assemblée est parvenue à réaliser les buts qu'elle s'était définis cette année. On se rappellera toujours que votre sens de la décision se manifestant au moment opportun - comme l'indique votre phrase "I see none" - nous a permis d'être à jour dans nos travaux. Je profite aussi de cette occasion pour adresser mes félicitations à M. le Directeur général et à tous ceux qui ont collaboré à la réussite de cette session. Aux délégations qui y ont participé, je présente mes remerciements pour la bonne volonté dont elles ont fait preuve pour enrichir de leur expérience nos connaissances sur les grands problèmes sanitaires dans le monde. Je les félicite de tout coeur du succès auquel nous avons abouti ensemble et je leur souhaite un bon retour dans leur pays ainsi qu'une réussite de plus en plus grande dans l'accomplissement de leurs tâches humanitaires. Je ne leur dis pas "adieu" mais "au revoir" :
Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Saada, et merci à vous tous, Messieurs, de vos très aimables propos à l'intention du Secrétariat et au sujet de la présidence de cette Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Les remerciements que j'adresse à ceux qui viennent de monter à cette tribune vont aussi à tous les délégués et à toutes les délégations qui ont montré un si bel esprit de coopération et ont tellement facilité ma tâche tout au long de nos délibérations. Je tiens aussi à remercier, à ma droite, notre Directeur général, le Dr Candau, et, à ma gauche, son adjoint le Dr Pierre Dorolle pour l'inestimable assistance qu'ils m'ont apportée pendant ces trois semaines. Je dois aussi des remerciements à tous ceux - Sous -Directeurs généraux, Directeurs régionaux, experts, conseillers techniques et secrétaires, interprètes, traducteurs, réceptionnistes, huissiers et gardes - qui ont si généreusement et si utilement soutenu mes efforts. Enfin, et sans préjudice des qualités des nombreux délégués que je suis fier de compter parmi mes amis, je voudrais dire un merci tout particulier au Professeur Eugène Aujaleu de France - notre très éminent collègue dans cette Assemblée et dans beaucoup d'autres auparavant - dont l'exemple a été pour moi une source d'inspiration et m'aura peut -être permis d'être digne de mes prédécesseurs à ce poste. A tous j'exprime ma très profonde gratitude. Et maintenant, non sans avoir demandé une dernière fois s'il y a des propositions, des observations ou des objections - et il me semble qu'il n'y en a pas - je vous souhaite- à tous, un bon voyage et un heureux retour auprès de ceux qui vous sont chers. Je déclare close la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. :
La session est close à 12 h.20.
PROCÈS- VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLÉE ET DES COMMISSIONS
BUREAU DE L'ASSEMBLEE
PREMIERE SEANCE
Mardi 9 mai 1972, 15 h.40 Président :
Dr B. D.
B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ORDRE DU JOUR PROVISOIRE DE LA VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
Le PRESIDENT informe le Bureau que le Directeur général a reçu le 7 avril 1972 une demande d'admission à la qualité de Membre de l'OMS présentée par le Gouvernement de la République populaire du Bangladesh, demande qui a été communiquée aux Etats Membres le 12 avril 1972. Le Président signale également que le Directeur général a été saisi le 30 mars 1972 d'une demande d'admission à la qualité de Membre associé, présentée au nom du Papua- Nouvelle -Guinée par le Gouvernement de l'Australie, et qu'il l'a transmise aux Etats Membres le 14 avril 1972. Il est suggéré de recommander que ces deux demandes soient inscrites à l'ordre du jour de l'Assemblée, sous le point 1.12 (Admission de nouveaux Membres et Membres associés), pour former respectivement les points 1.12.2 et 1.12.3. Il en est ainsi décidé. 2.
SUPPRESSION DE DEUX POINTS DE L'ORDRE DU JOUR PROVISOIRE
Se référant aux points 3,6.2 et 3.6.3 de l'ordre du jour provisoire, le PRESIDENT déclare qu'aucune avance n'a été prélevée sur le fonds de roulement avant l'ouverture de l'Assemblée de la Santé, ni pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, ni pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres. Il suggère en conséquence de recommander à l'Assemblée de la Santé de supprimer ces deux points de l'ordre du jour provisoire, Il en est ainsi décidé. 3.
REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le PRESIDENT soumet au Bureau la répartition des points de l'ordre du jour entre les Commissions A et B, telle qu'elle figure dans l'ordre du jour provisoire établi par le Conseil exécutif. Sur la proposition du Professeur AUJALEU (France), à laquelle se rallient Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), le Dr ALDEA (Roumanie) et Mme SHAH (Népal), le Bureau recommande que les points 1.9, 1.12.1, 1.12.2 et 1.12.3 soient examinés en Assemblée plénière. Il décide également de recommander que les points de l'ordre du jour soient répartis entre les Commissions A et B comme il est indiqué dans l'ordre du jour provisoire. 4.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Le PRESIDENT juge souhaitable que la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour prenne fin aussitôt que possible au début de la session. Etant donné la - 269 -
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recommandation du Corps commun d'inspection sur la rationalisation des débats de l'Assemblée, et compte tenu aussi de l'expérience acquise lors de la précédente Assemblée, il suggère que l'Assemblée plénière tienne une séance de nuit le mercredi 10 mai et, si nécessaire, le jeudi limai. Après un échange de vues, le Bureau arrête le calendrier des réunions du mercredi 10 mai; il est décidé que l'Assemblée siégera en séance de nuit de 20 h.30 à 23 heures. I1 est entendu qu'à sa séance du jeudi 11 mai à 12 h.30 le Bureau fixera le programme des réunions de la journée en fonction de l'état d'avancement des travaux. Il est d'autre Membres à présenter devant faire partie à 10 heures au plus
part décidé qu'à la séance plénière du jeudi matin, le Président invitera les des propositions pour l'élection de Membres habilités à désigner une personne du Conseil exécutif; ces propositions devront être déposées le lundi 15 mai tard.
Après avoir entendu le Dr AMMUNDSEN, Président général des discussions techniques, le Bureau recommande que les discussions techniques sur "la contribution des programmes sanitaires au développement socio- économique" se déroulent pendant toute la journée du vendredi 12 mai et le matin du samedi 13 mai. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) se félicite que les discussions techniques de 1971 sur le thème "L'utilisation des examens de masse en santé publique" aient fait l'objet d'une publication. Il espère que la documentation issue des discussions techniques de 1972 pourra également être publiée. Le Bureau recommande enfin que les séances plénières et les séances de commissions se tiennent, comme lors des Assemblées précédentes, de 9 h.30 à 12 heures ou 12 h.30 et de 14 h.30 à 17 h.3O. Le Bureau se réunira soit à 12 heures ou 12 h.30, soit à 17 h.30. La séance est levée à 16 h.15.
DEUXIEME SEANCE Jeudi 11 mai 1972, 12 h.40 Président :
Dr B. D.
B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Invité par le PRESIDENT à faire le point de l'état d'avancement des travaux de l'Assemblée, le DIRECTEUR GENERAL précise que trente -sept orateurs doivent encore prendre la parole au cours de la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. On peut évaluer à 6 heures 10 minutes au total la durée de leurs interventions, après quoi le représentant du Conseil exécutif et le Directeur général prendront la parole et une résolution sera adoptée. Etant donné les recommandations formulées au sujet de la rationalisation des débats de l'Assemblée, et afin d'éviter que les commissions principales aient à siéger par la suite en séance de nuit, pour discuter par exemple de questions aussi importantes que le niveau du budget pour 1973, il conviendrait que l'Assemblée plénière tienne le soir même une séance de nuit. La discussion générale pourrait alors s'achever la semaine suivante, pendant le dépouillement du scrutin relatif à l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Après un échange de vues, le Bureau décide que l'Assemblée plénière siégera l'après -midi de 15 h.15 à 18 heures et qu'elle tiendra le soir une séance de nuit de 20 h.45 à 23 heures Il est entendu que la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour se poursuivra si nécessaire à la séance plénière du mercredi 17 mai durant le dépouillement du scrutin relatif à la composition du Conseil exécutif. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) ayant demandé à quel moment le point 1.12 de l'ordre du jour (Admission de nouveaux Membres et Membres associés) viendrait en discussion, le PRESIDENT précise qu'à sa prochaine séance, le Bureau pourra définir le calendrier des travaux de l'Assemblée plénière. Le Bureau décide que, le lundi 15 mai, les commissions principales siégeront le matin et l'après -midi; le Bureau se réunira à 12 h.3O, pour établir notamment des listes en vue de l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. La séance est levée à 13 heures.
BUREAU DE L'ASSEMBLEE
:
TROISIEME SEANCE
271
TROISIEME SEANCE
Lundi 15 mai 1972, 12 h.40 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF
Le PRESIDENT suggère que le Bureau examine le programme de travail de l'Assemblée lors du dépouillement d'un des scrutins qui interviendront en vue de l'établissement de ses propositions concernant l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Il en est ainsi décidé.
Après avoir rappelé que la procédure applicable pour l'élection est régie par l'article 24 de la Constitution et par l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée, le PRESIDENT attire l'attention des membres du Bureau sur les documents qui leur ont été communiqués, à savoir :
1)
un tableau indiquant la répartition géographique des sièges au Conseil exécutif, par
Région;
une liste, par Région, des Membres de l'OMS qui sont ou ont été habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil; 2)
une liste des Membres - classés par Région et par ordre alphabétique dans chacune des Régions - dont le nom a été suggéré à la suite de la communication faite en séance plénière par le Président, en application de l'article 99 du Règlement intérieur; cette liste n'est pas limitative, et les membres du Bureau peuvent voter pour tout autre Membre de leur choix; 3)
un tableau indiquant la composition actuelle du Conseil exécutif, où l'on trouvera le nom de ceux des Membres ayant désigné des personnes pour faire partie du Conseil dont le mandat expire à la fin de la présente assemblée et qui devront être remplacés; il s'agit des Haute -Volta, République Centrafricaine, Etats -Unis d'Amérique, Népal, Membres suivants Algérie, Bulgarie, Chypre et Japon. 4) :
Le Président fait observer que dix noms seulement ont été suggérés, alors que le Bureau doit établir en premier lieu une liste de douze Membres. Il invite en conséquence les membres du Bureau à présenter des suggestions. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) suggère le nom de la Gambie.
Le Professeur AUJALEU (France) suggère celui des Philippines. Le Dr AGUILAR (El Salvador) propose la candidature du Guatemala. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) propose de clore la liste des noms suggérés. Il en est ainsi décidé.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) se demande si l'on peut considérer cette liste comme close. Il croit savoir en effet que, selon la procédure applicable en la matière, les membres du Bureau ont la faculté d'inscrire sur la liste des douze Membres les noms d'autres pays que ceux qui ont été suggérés. Le PRESIDENT confirme qu'il en est bien ainsi. Cependant, le Bureau devait disposer d'une liste d'au moins douze noms suggérés avant de formuler ses propositions; cette liste contient maintenant treize noms, ce qui permettra de passer à l'établissement de la liste des douze Membres. le Bureau procéIl propose d'adopter la même procédure que lors des Assemblées précédentes derait en premier lieu à un débat général, s'il le juge utile, puis à un vote d'essai qui permettrait de donner des indications générales; ensuite, après une discussion, le cas échéant, sur les résultats de ce vote d'essai, il dresserait tout d'abord une liste de douze Membres, puis une liste :
272
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
de huit Membres - choisis sur la liste de douze Membres - dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil dans son ensemble, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Le Président rappelle que la liste des noms suggérés n'est nullement limitative, et que, lors de l'établissement de la liste des douze Membres, les membres du Bureau peuvent y faire figurer d'autres noms. Il invite M. Magalé (République Centrafricaine) et le Dr Aguilar (El Salvador) à faire fonction de scrutateurs. A titre indicatif, il est procédé à un vote préliminaire au scrutin secret. Après avoir pris connaissance des résultats de ce vote préliminaire, le Bureau procède à un nouveau vote au scrutin secret pour dresser la liste des douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé (voir section 3 ci- dessous). 2.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Après avoir entendu le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, et le Dr DOLGOR (Mongolie), Président de la Commission B, exposer l'état d'avancement des travaux de leurs commissions, le Bureau fixe le programme des réunions du mardi 16 mai et du mercredi 17 mai; il est entendu qu'à la séance plénière du mercredi matin, l'Assemblée procédera à l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif et que, pendant le dépouillement du scrutin, elle examinera, le cas échéant, les rapports des commissions principales et achèvera la discussion générale sur les points 1.10 et 1.11 de l'ordre du jour. 3.
PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 1)
Le DIRECTEUR GENERAL donne lecture de la liste des douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé. Cette liste s'établit comme suit Afghanistan, Argentine, Colombie, Gambie, Guatemala, Hongrie, Indonésie, Niger, Nouvelle -Zélande, Philippines, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, et Zayre. :
Avant que le Bureau n'établisse la liste des huit Membres, le PRESIDENT rappelle que seuls les noms figurant sur la liste des douze Membres peuvent être inscrits sur la liste des huit Membres. Le DIRECTEUR GENERAL précise que, si le Bureau entend maintenir la répartition actuelle des sièges suivant les Régions au sein du Conseil exécutif, il doit recommander les noms de deux Membres de la Région africaine, d'un Membre de la Région des Amériques, d'un Membre de la Région de l'Asie du Sud -Est, de deux Membres de la Région européenne, d'un Membre de la Région de la Méditerranée orientale et d'un Membre de la Région du Pacifique occidental. Il est procédé à un vote au scrutin secret pour établir la liste des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble. Les pays suivants sont désignés Afghanistan, Indonésie, Niger, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Zayre, Hongrie, Nouvelle -Zélande et Argentine. :
Le PRESIDENT déclare Bureau contenant les noms l'élection assurerait, de Conseil exécutif dans son le mercredi 17 mail
que, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur, le rapport du des douze Membres proposés, accompagnés des noms des huit Membres dont l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du ensemble, sera distribué le mardi 16 mai et soumis à l'Assemblée plénière
La séance est levée à 14 h.55.
1
Voir p. 609.
BUREAU DE L'ASSEMBLEE
:
QUATRIEME SEANCE
273
QUATRIEME SEANCE Mardi 16 mai, 17 h.35 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les premier et deuxième rapports de la Commission B. 3.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Le Bureau établit le programme des réunions du jeudi 18 mai. Il est décidé que la CommissionA abordera à 9 h.30 l'examen du montant du budget effectif et du niveau du budget pour 1973; conformément à la résolution WHA24.4, il n'y aura pas de réunion de la Commission B pendant que la Commission A discutera de ce point. Le PRESIDENT propose ensuite un programme de travail pour le vendredi 19 mai l'Assemblée plénière se réunirait à 9 h.30 pour examiner les rapports des commissions principales et pour discuter du point 1.12 de l'ordre du jour (Admission de nouveaux Membres et Membres associés). Elle poursuivrait l'examen de ce point l'après -midi, si nécessaire, après quoi les commissions principales pourraient reprendre leurs travaux. :
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) propose que les commissions principales siègent la journée du vendredi et que la question de l'admission de nouveaux Membres et Membres associés ne soit abordée en séance plénière que le lundi suivant. Le Dr KLIVAROVÁ (Tchécoslovaquie) et le Dr ALDEA (Roumanie) se rallient à cette proposition. Le Professeur AUJALEU (France) estime pour sa part que l'Assemblée plénière devrait aborder dès le vendredi matin le point 1.12 de l'ordre du jour l'examen de la question de l'admission de nouveaux Membres et Membres associés ne saurait, à son avis, être différé jusqu'à la troisième semaine de l'Assemblée. :
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique), Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), M. MAGALÉ (République Centrafricaine), le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) et le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) partagent l'opinion du Professeur Aujaleu.
A la suite d'un nouvel échange de vues, et après avoir entendu le Directeur général, le Bureau adopte le programme des réunions proposé par le Président pour le vendredi 19 mai. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) constate que les travaux de la Commission A n'avancent pas aussi vite qu'on le souhaiterait; afin d'accélérer les travaux des commissions, il conviendrait, à son avis, d'envisager une limitation de la durée des interventions en commission, comme on a limité le temps de parole des orateurs, en séance plénière, pendant la discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS. Lors de sa prochaine session, le Conseil pourrait suggérer à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé de limiter à cinq minutes la durée des interventions pendant les séances des commissions.
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) pense que l'on pourrait ainsi accélérer les travaux des commissions; la limitation du temps de parole devrait cependant s'appliquer seulement aux interventions proprement dites, et non aux exposés introductifs.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que les commissions ont à traiter de problèmes très complexes, qui doivent être discutés de façon approfondie. Une limitation du temps de parole ne lui parait donc pas souhaitable. En tout état de cause, le Conseil exécutif pourrait examiner à nouveau la méthode de travail de l'Assemblée. Le Professeur AUJALEU (France) estime que, le cas échéant, certains points de l'ordre du jour pourraient être renvoyés de la Commission A à la Commission B.
274
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le PRESIDENT suggère que le Président de la Commission A invite les orateurs à limiter la durée de leurs interventions. Le DIRECTEUR GENERAL fait observer que l'Assemblée de la Santé aura l'occasion d'examiner ses méthodes de travail dans le cadre du point 3.16 de l'ordre du jour (Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies). La séance est levée à 18 h.5.
CINQUIEME SEANCE Jeudi 18 mai 1972, 17 h.40 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, et le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne), Vice -Président de la Commission B, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée les premier et deuxième rapports de la Commission A ainsi que le troisième rapport de la Commission B. 3.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Le Bureau établit le programme de travail de l'Assemblée pour le samedi 20 mai. Il est décidé que, si l'Assemblée plénière a achevé l'examen du point 1.12 le vendredi, les commissions principales se réuniront de 9 heures à 13 heures. Dans le cas contraire, une séance plénière aura lieu le samedi matin, afin de terminer la discussion sur le point 1.12; ensuite, les commissions principales reprendront leurs travaux. le matin, réunion des Le Bureau fixe ensuite le programme des séances du lundi 22 mai commissions; l'après -midi, la Commission B examinera à 14 h.30 les points 3.3.1, 3.3.2 et 3.3.3 de l'ordre du jour; conformément à la résolution WHA24.4, il n'y aura pas de réunion de la CommissionA pendant que la Commission B s'occupera de ces points; à 12 h.30, réunion du Bureau. :
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime souhaitable qu'à sa prochaine séance la Commission A poursuive ses discussions sur l'éradication de la variole, plutôt que d'aborder l'examen détaillé du programme d'exécution. D'autre part, il regrette que les projets de résolutions ne soient pas distribués en langue russe et il demande au Directeur général s'il ne serait pas possible d'obtenir une traduction de ces textes en russe. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que, dans la phase actuelle de l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif, les projets de résolutions contenus dans des documents de conférence ne sont pas traduits dans ces langues; seules le sont les résolutions sous leur forme définitive. Il étudiera néanmoins le problème et fera rapport à ce sujet. Le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, donne au Dr Venediktov l'assurance qu'à sa prochaine réunion la Commission poursuivra ses débats sur l'éradication de la variole. La séance est levée à 18 heures.
BUREAU DE L'ASSEMBLEE
:
SIXIEME ET SEPTIEME SEANCES
275
SIXIEME SEANCE Lundi 22 mai 1972, 12 h.35 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les quatrième et cinquième rapports de la Commission B. 3.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Le PRESIDENT déclare qu'étant donné la lenteur du déroulement des travaux de l'Assemblée, il conviendrait d'envisager, d'une part, de réunir les Commissions A et B en séance de nuit et, d'autre part, de renvoyer certains points de l'ordre du jour de la Commission A à la Commission B. Après avoir consulté le Directeur général, et à la suite d'un échange de vues, le Bureau décide que désormais les séances des commissions principales commenceront le matin à 9 heures et se termineront l'après -midi à 18 heures. Il est décidé d'autre part que les deux commissions tiendront le soir même une séance de nuit de 20 h.30 à 23 heures. Le Bureau fixe le programme des réunions du mardi 23 mai; il est entendu que la Commission A et la Commission B siégeront à nouveau en séance de nuit. Le Bureau établit ensuite dans ses grandes lignes le programme de travail de l'Assemblée pour le mercredi 24 mai; il est prévu que les commissions principales se réuniront, si nécessaire, en séance de nuit. 4.
REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES : TRANSFERT DE POINTS
Après avoir entendu le Directeur général, le Bureau recommande de renvoyer les points 2.6 (Prévention de la cécité) et 2.12 (Supplément au Quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde) de la Commission A à la Commission B. La séance est levée à 13 heures.
SEPTIEME SEANCE
Mardi 23 mai 1972, 18 h.10 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau les progrès des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée les sixième et septième rapports de la Commission B.
276 3.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES POINTS
:
TRANSFERT DE
Après avoir entendu le DIRECTEUR GENERAL et le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, le Bureau recommande de renvoyer de la Commission A à la Commission B les points 2.8 (Développement de l'utilisation médicale des radiations ionisantes) et 2.11 (Problèmes de l'environnement de l'homme). Il est décidé qu'à sa séance du lendemain le Bureau examinera, compte tenu de l'état d'avancement des travaux des deux commissions, s'il convient de transférer également à la Commission B le point 2.7 (Programmes de médecine du travail). 4.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Le PRESIDENT annonce qu'étant donné les progrès des travaux des commissions, il a décidé, après avoir consulté le Directeur général, d'annuler les séances de nuit prévues pour le soir même, et il espère que le Bureau approuvera cette décision. Le Bureau établit ensuite le programme des réunions du mercredi 24 mai. Il est entendu qu'à sa prochaine séance, le Bureau fixera la date de clôture de l'Assemblée de la Santé. La séance est levée à 18 h.3O.
HUITIEME SEANCE Mercredi 24 mai 1972, 18 h.5 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne), Vice -Président de la Commission B, et le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé les troisième et quatrième rapports de la Commission A, ainsi que les huitième et neuvième rapports de la Commission B. 3.
REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES POINT
:
TRANSFERT D'UN
Le Bureau recommande de renvoyer de la Commission A à la Commission B le point 2.7 (Programmes de médecine du travail). 4.
DATE DE CLOTURE DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE
Après avoir consulté le Président de la Commission A, le Vice -Président de la Commission B et le Directeur général, le Bureau décide de fixer la date de clôture de l'Assemblée au matin du vendredi 26 mai. 5.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau fixe le calendrier des réunions du jeudi 25 mai et du vendredi 26 mai. La séance est levée à 18 h.3O.
BUREAU DE L'ASSEMBLEE
:
NEUVIEME ET DIXIEME SEANCES
277
NEUVIEME SEANCE Jeudi 25 mai 1972, 12 h.35 Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau les progrès des travaux de ces commissions. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANIE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le dixième rapport de la Commission B. La séance est levée à 12 h.40.
DIXIEME SEANCE Vendredi 26 mai 1972, 9 heures Président :
Dr B. D. B. LAYTON (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé
1.
ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Dr DOLOOR (Mongolie), Président de la Commission B, annonce que la Commission a terminé ses travaux et adopté son onzième et dernier rapport. Le Dr SILVA (Nigéria), Président de la Commission A, déclare que la Commission a achevé ses travaux et qu'elle a adopté son cinquième et dernier rapport. 2.
TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANIE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES
Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le cinquième rapport de la Commission A et le onzième rapport de la Commission B. 3.
CLOTURE DES TRAVAUX Après l'échange habituel de civilités, le PRESIDENT prononce la clôture des travaux du Bureau. La séance est levée à 9 h.10.
COMMISSION A
PREMIERE SEANCE
Jeudi 11 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
OBSERVATIONS LIMINAIRES DU PRESIDENT
Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres, aux observateurs, aux représentants de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et des organisations intergouvernementales et non gouvernementales, ainsi qu'au représentant du Conseil exécutif, le Dr Ehrlich, qui participera aux travaux de la Commission conformément aux dispositions des articles 43 et 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Elle remercie les délégués de l'honneur qu'ils ont fait à son pays et à elle -même en l'élisant à la présidence de la Commission. Un grand pas en avant a été fait à la présente Assemblée puisque c'est la première fois que trois femmes - Mme Kamal Shah, Vice -Président de l'Assemblée, le Dr Esther Ammundsen, Président général des discussions techniques et elle -même, qui assume la présidence de la Commission A - exercent des fonctions importantes au sein de l'Assemblée de la Santé. L'OMS a ainsi franchi, à la veille de son vingt- cinquième anniversaire, une nouvelle étape dans la voie du progrès. Le Président forme alors des voeux pour la bonne marche des travaux de la Commission. Pour terminer, le Président rappelle le mandat de la Commission, qui est défini dans la résolution WHA24.4 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé (Actes officiels N° 183, pages 2 et 3), ainsi que le Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé (Documents fondamentaux, pages 97 -126), dont les articles 49 à 81 en particulier, qui régissent la conduite des débats et le vote aux séances plénières, sont applicables à la Commission. 2.
ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR
Ordre du jour, 2.1
Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture de l'article 36 du Règlement intérieur concernant l'élection du bureau de chacune des commissions principales. Le PRESIDENT indique que, dans son troisième rapport (voir page 609), la Commission des Désignations a proposé de désigner respectivement le Dr Hassan (Egypte) et le Dr Boéri (Monaco) pour les fonctions de vice -président et de rapporteur de la Commission. Le Dr Hassan et le Dr Boéri sont élus respectivement vice -président et rapporteur Décision par acclamation. :
Le PRESIDENT se félicite de l'élection de ses deux collègues et exprime sa confiance dans leur soutien. 3.
ORGANISATION DES TRAVAUX DE LA COMMISSION
Le PRESIDENT rappelle que, conformément à la résolution WHA24.4 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, la Commission A ne peut examiner le point 2.2 (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1973), pas plus que les subdivisions 2.2.1 (Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général) et 2.2.2 (Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1973) tant
- 279 -
280
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
que la Commission B n'aura pas achevé l'examen du point 3.2 (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972), du point 3.4 (Barème des contributions) et de ses deux subdivisions, ainsi que du point 3.5 (Examen de la situation financière de l'Organisation) et de ses cinq subdivisions. La Commission B ne se réunira pas pendant que la Commission A examinera le point 2.2 et ses deux premières subdivisions; de même, il n'y aura pas de réunion de la Commission A lorsque la Commission B examinera le point 3.3. 4.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES
Ordre du jour, 2.3
Le PRESIDENT invite la Commission à se reporter à la résolution WHA23.49 (Recueil des résolutions et décisions, onzième édition, page 13) et au rapport du Directeur général distribué sous la cote A25/6. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, rappelle que la résolution WHA23.49 invitait le Directeur général à faire rapport sur la difficile question de la recherche dans le domaine de l'organisation des services de santé des collectivités, afin d'assurer qu'une priorité convenable soit donnée à l'étude et au développement des systèmes les plus appropriés pour l'organisation de ces services. Après avoir catalogué et décrit les projets entrepris, l'OMS ne peut pas encore dire qu'elle a mis au point, pour le développement rationnel des services de santé des collectivités, une méthode cohérente qu'elle puisse proposer aux Etats Membres afin qu'ils l'adaptent à leurs besoins particuliers. En fait, pour la plupart des populations, on ne sait pas quels sont les changements intervenus dans l'état de santé général au cours de la dernière décennie qui peuvent être attribués à une amélioration des services sanitaires. Il est vrai par exemple que, dans certains pays où le taux de mortalité infantile était élevé, ce taux s'est abaissé, mais on ignore dans quelle mesure cette évolution est due à l'amélioration des services de santé. En outre, une fraction importante de la population mondiale ne dispose encore d'aucun service sanitaire; et même là où de tels services existent, il semble que les usagers en soient plutôt moins satisfaits depuis quelques années.
Le problème de l'organisation rationnelle des services de santé n'est pas nouveau, mais les recherches en la matière constituent, elles, une nouveauté. Il importe de bien comprendre que ces recherches diffèrent des autres types de recherche médicale par leurs objectifs, leurs méthodes et leurs techniques, et même par leur éthique, puisqu'elles sont nettement orientées par des préoccupations sociales. Chaque pays doit repenser la conception des services de santé des collectivités, redéfinir leur rôle et leurs responsabilités vis -à -vis des populations et entreprendre ensuite une étude du fonctionnement interne des services existants. L'OMS ne sera probablement pas en mesure de guider à distance les enquêtes et études des Etats Membres. Bien que l'on puisse déjà affirmer la valeur générale de certains principes de recherche - par exemple celle de l'approche par l'analyse de systèmes - l'application de ces principes à l'échelon des pays peut seule conduire à des progrès. Il faut pour cela que tous les rouages des services de santé soient totalement et activement engagés dans l'effort de recherche et soient résolus à en appliquer les résultats. Ces recherches ne pourront donc se développer en tant que discipline scientifique que moyennant une coopération et des échanges fructueux entre les Etats Membres de l'Organisation. Si la participation à ces recherches a été jusqu'ici limitée, c'est que l'on s'est rendu compte que les solutions aux problèmes du développement des services de santé des collectivités impliqueront une pénible redistribution des ressources, qui devraient être utilisées principalement non plus en faveur de groupes priviligiés comme dans le passé, mais en faveur des populations rurales, celles dont les besoins sont les plus grands. Une simple extension des services existants serait insuffisante en raison de la modicité des ressources disponibles. Telles sont les considérations qui guideront l'OMS au cours de la prochaine décennie; en matière de recherche et d'assistance technique aux pays, la priorité sera accordée à l'élargissement de la couverture des populations, à l'utilisation plus rationnelle des services de santé et à une intégration de ces services, afin d'accroître leur efficacité. Il reste que l'Organisation ne pourra aider ses Membres que dans la mesure où ceux -ci lui permettront de prendre part à leurs travaux de recherche. La séance est levée à 15 h.05.
DEUXIEME SEANCE
Lundi 15 mai 1972, 10 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigeria)
1.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES (suite)
Ordre du jour, 2.3
Le PRESIDENT rappelle à la Commission les principaux points qu'à soulevés le Dr Mahler, Sous -Directeur général, lorsqu'il a présenté le point 2.3 de l'ordre du jour et demande s'il y a des observations à ce sujet. Le Dr SOOPIKIAN (Iran) observe qu'au cours des discussions techniques, on s'est efforcé d'analyser les moyens de consacrer aux programmes de santé une plus large proportion des ressources nationales et il se demande si les résultats obtenus par unité de ressources dépensées sont vraiment aussi bons qu'ils pourraient l'être. Il se félicite du rang élevé de priorité que l'OMS accorde aux recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités et il est conscient de la nécessité de tenir pleinement compte, dans la structuration et la prestation des services médico- sanitaires, de l'interaction entre le milieu biologique et le milieu social. On a déjà exécuté un certain nombre d'études méthodologiques dans le domaine considéré, mais les exemples d'application à grande échelle de méthodologies éprouvées et démontrées sont encore rares. La mise en oeuvre d'un projet de recherche sur le développement des services de santé a été entreprise dans une province d'Iran avec la coopération de l'OMS. Le but général que l'on se propose est d'élaborer, puis de mettre à l'essai, compte tenu des ressources disponibles et des grands objectifs nationaux, divers éléments d'une méthodologie destinés à résoudre un certain nombre de problèmes de santé au moyen d'une organisation efficace des prestations médico- sanitaires. 1) un diagnostic de l'état de santé des collectivités étudiées, 2) des Le projet comporte études fonctionnelles sur les services de santé existants, 3) des études sociologiques relatives à ces services, 4) des études techniques, et 5) des études sur les répercussions que les plans de développement mis en oeuvre dans d'autres secteurs peuvent exercer sur la santé. La méthodologie ainsi élaborée sera mise à l'essai pendant deux ans. :
Le Dr ALAN (Turquie) pense qu'il importe surtout d'étudier les moyens de réorganiser les services de santé nationaux, particulièrement au niveau des ministères de la santé. L'OMS aide la Turquie à accomplir cette tâche et son assistance est très appréciée. Parmi les recommandations qui figurent à la section 3 du document A25/6, la normalisation de la terminologie revêt une importance particulière. Il semble par exemple que l'on utilise indistinctement les expressions "santé des collectivités ", "santé publique" et "santé "; d'autre part, l'Organisation déconseille l'usage du terme "paramédical ". Il est à souhaiter que l'OMS étudiera cette question de normalisation et permettra ainsi aux administrateurs de la santé publique de mieux se comprendre. Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) cite les termes de la résolution WHA23.49, qui a donné lieu à l'élaboration du document A25/6. La liste sélective de projets annexée à ce rapport montre l'importance du rôle de l'OMS, mais le rapport révèle aussi les problèmes que posent la méthodologie et le manque de ressources. Il convient de noter à cet égard les observations consignées dans la section 7.3, où il est dit qu'un grand nombre d'études ont porté sur la mise au point de méthodes, que d'autres, beaucoup moins nombreuses, ont eu pour objet de mettre ces méthodes à l'épreuve et que rares sont celles où l'on a cherché à appliquer en grand des méthodes éprouvées; sauf quelques exceptions encourageantes dans des domaines particuliers, l'OMS n'a pas encore assumé un rôle primordial dans la coordination des efforts visant à appliquer les résultats de la recherche à l'action de santé publique. Le Professeur Rudowski juge encore insuffisant l'intérêt porté aux recherches comparatives sur les systèmes de services de santé. Le problème le plus délicat, dans de telles recherches, est la mise au point de critères universellement acceptés pour évaluer l'efficacité de tels systèmes. Des mesures initiales ont déjà été prises pour identifier les problèmes et les méthodes, mais il est maintenant urgent d'organiser des comparaisons entre les divers systèmes nationaux. Les directives générales concernant le futur programme de recherches de l'OMS dans ce domaine demandent à être examinées très soigneusement. Il faudrait élaborer une stratégie appropriée pour les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités en tenant dûment compte - 281 -
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des objectifs fixés par la résolution WHA23.49 ainsi que des besoins et des ressources actuels. La délégation de la Pologne pense que le Directeur général pourrait être prié de présenter, pour examen à la prochaine Assemblée de la Santé, un programme général de recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités. Elle estime aussi que de nouvelles études seraient nécessaires à l'échelon national et international. Il convient d'encourager la diffusion d'informations sur cette question et de donner aux divers pays l'occasion d'échanger leur expérience. La Pologne fera de son mieux pour aider l'OMS à préparer et à mettre en oeuvre un tel programme. Le Dr HALLETT (Australie) constate qu'il s'est manifesté au cours des dernières années un intérêt très vif pour les services de santé des collectivités, et notamment pour les centres de santé. Quelques autorités estiment que l'on a maintenant atteint un stade où tout le monde s'entend plus ou moins sur les exigences auxquelles devraient répondre les services de santé des collectivités. L'étude de la santé des collectivités englobe désormais, à côté de l'épidémiologie, la recherche sur les besoins des collectivités dans le domaine médical et dans des secteurs apparentés. Dans les pays développés, les recherches ont montré que les priorités actuelles sont liées en grande partie, mais non entièrement, aux maladies chroniques ainsi qu'aux malades chroniques et aux infirmes. Les méthodes de recherche sont aujourd'hui plus complexes et plus coûteuses que dans le passé et leur mise en oeuvre prend davantage de temps; pour apporter une solution satisfaisante aux problèmes rencontrés, il est souvent essentiel d'adopter une approche interdisciplinaire. Dans ces circonstances, il faut chercher à économiser le personnel, le temps et les ressources financières, ce qui oblige à coordonner les recherches et à éviter les doubles emplois. Jusqu'à une époque récente, les recherches concernant les besoins médicaux des collectivités étaient stimulées, en Australie, par divers départements universitaires, par des commissions du Conseil national de la Recherche sanitaire et médicale et par les commissions de recherche de l'Association médicale australienne et du Collège royal des Omnipraticiens d'Australasie. D'autres organismes, tels que les collèges des médecins, chirurgiens, obstétriciens et gynécologues, psychiatres et anatomopathologistes, des groupements comme les sections médicales de l'Association australienne et néozélandaise de Sociologie et l'Association australienne de la Santé publique, de création assez récente, peuvent apporter une contribution très appréciable dans ce domaine, mais aucun ne peut assumer seul l'ensemble des tâches envisagées. Ces tâches sont les suivantes 1) stimulation de la recherche en épidémiologie et sur d'autres aspects de la santé des collectivités, et coordination de ces recherches pour garantir la comparabilité des résultats et éviter les doubles emplois; 2) communication, c'est -à -dire mise en place d'un centre national d'information sur toutes les recherches passées ou en cours et création, au moyen de réunions scientifiques, d'une tribune devant laquelle seront exposés et examinés les résultats des recherches récentes ou en cours et les plans relatifs aux recherches à venir; 3) éducation, y compris l'élaboration d'une politique nationale pour l'enseignement de la santé des collectivités dans les écoles de médecine d'Australie, la fourniture d'avis consultatifs ayant trait à la nature et au contenu des cours postuniversitaires sur la santé des collectivités et l'établissement d'une formation postuniversitaire en santé des collectivités (s'inspirant, par exemple, du système américain de stages d'internat en médecine préventive). Le problème le plus ardu auquel la recherche dans le domaine de la santé des collectivités devra apporter des solutions consistera sans doute à trouver les moyens d'agir sur les comportements et de convaincre les médecins, les infirmières, les étudiants et d'autres que de nouvelles valeurs doivent être explorées dans le domaine sanitaire. A tous les niveaux de la médecine préventive sur le plan national, à l'échelon des collectivités et à celui des individus, on doit accorder une importance beaucoup plus grande à la qualité de la vie et à l'avenir de l'humanité. : :
Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) fait observer qu'en raison de la mise en route récente des recherches sur les services de santé, il n'existe encore qu'un petit nombre d'experts en ce domaine. Il faut le déplorer, car les pays en voie de développement, dont les ressources sont très restreintes, auraient le plus grand besoin de telles recherches. Leurs services de santé ont le plus souvent été calqués sur ceux des pays développés, car ce sont ces derniers qui leur ont apporté la médecine "occidentale ". En conséquence, les médecins qui terminent leurs études sont surtout préparés aux méthodes cliniques et, dès que des crédits sont disponibles, les autorités les utilisent pour construire des hôpitaux modernes, alors qu'en fait la population aurait besoin d'un autre type de services de santé. En Indonésie, les services de santé des collectivités ont à s'organiser en fonction des grands problèmes sanitaires. Des projets de lutte contre les maladies transmissibles ont été mis en oeuvre avec l'aide de l'OMS et du FISE et/ou dans le cadre d'une assistance bilatérale. Mais rien n'a été entrepris pour combattre des maladies dont l'agent n'est pas connu, par exemple la gastro- entérite qui est une des principales causes de la mortalité infantile, alors même que l'on connaît des mesures de lutte qui sont efficaces.
COMMISSION A
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DEUXIEME SEANCE
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Dans un pays comme l'Indonésie, qui se compose de milliers d'îles et où les communications sont difficiles, les services de santé des collectivités doivent avoir une direction locale et les médecins qui exercent sur place doivent savoir utiliser au mieux les ressources existantes. Ils doivent donc connaître les grands problèmes de la région où ils se trouvent, savoir choisir les moyens d'action les plus efficaces et pouvoir tirer le meilleur parti de la main -d'oeuvre disponible en faisant appel à des travailleurs employés dans d'autres secteurs, en encourageant la participation de la collectivité et l'éducation sanitaire. En dehors de l'analyse coût avantages et des recherches épidémiologiques et écologiques, il importe de mettre au point un système simple de relevés qui permette au médecin local d'évaluer les réalisations des services sanitaires de sa région et d'apporter les adaptations qu'il juge nécessaires. Dans ce contexte, il est utile d'étudier l'utilisation du personnel du centre sanitaire, ainsi que celle des installations qui n'est pas toujours optimale. En Indonésie, le taux d'occupation des lits dans les hôpitaux ruraux n'est que de 30 %, et il faudrait identifier les raisons de ce phénomène. Enfin, il est essentiel de déterminer le type de formation qui sera le plus utile aux médecins lorsqu'ils ne pourront compter que sur leur propre initiative et auront à veiller eux -mêmes sur la santé des collectivités, les autorités centrales n'étant pas en mesure de diriger les services de santé des collectivités locales. Le Gouvernement indonésien serait heureux que l'OMS puisse l'aider à étudier les problèmes qui viennent d'être évoqués. Le Professeur NORO (Finlande) indique qu'en avril 1972 une nouvelle loi sur les services de santé locaux ou des collectivités est entrée en vigueur dans son pays mais qu'on s'aperçoit déjà qu'il faudrait faire des recherches en vue de résoudre un certain nombre de problèmes pour que la loi puisse être appliquée de façon satisfaisante. Il faudra, à cet effet, procéder à des recherches multidisciplinaires sur la question, laquelle a été quelque peu négligée dans les universités et les écoles de médecine finlandaises; les recherches entreprises jusqu'ici dans le cadre universitaire avaient un caractère trop clinique ou trop théorique, et quelques enquêtes seulement ont été menées dans un domaine qui présente tant d'importance pour les administrateurs. L'initiative de l'OMS sera donc très bien accueillie. Le fonctionnaire responsable de la santé de la collectivité, et en particulier le médecin chef du centre de santé de collectivité, sera amené de plus en plus à assumer la direction d'un groupe. En Finlande, dans les plus petits centres de santé, qui desservent de 10 000 à 12 000 personnes, ce médecin sera l'animateur ou le directeur d'une équipe de 50 à 60 travailleurs sanitaires. Les médecins de ce genre doivent posséder des notions de gestion scientifique et savoir diriger des services de santé, créer un centre et l'équiper, former le personnel nécessaire. Toutes ces questions exigeront des recherches. Indépendamment des recherches recommandées dans le rapport, il conviendrait peut -être d'examiner les points suivants. Tout d'abord, sur le plan de l'éducation sanitaire, il faudra déterminer les meilleures méthodes et analyser les résultats qu'ont permis d'obtenir les méthodes déjà appliquées. D'autre part, on possède trop peu de données sur les moyens d'utiliser à l'échelon d'une commune les méthodes d'examen sanitaire de masse. Troisièmement, il y aurait lieu de rechercher comment les services de médecine du travail pourraient être intégrés dans les services de santé des collectivités. Afin d'encourager les recherches relatives aux services de santé des collectivités, la Finlande met en place différents types de "centres de santé pilotes" dans différents types de une grande ville, une ville moyenne et différents types de collectivités rurales. collectivités Chacune des cinq écoles de médecine de Finlande aura à sa disposition un centre pour l'étude de problèmes analogues à ceux qui sont mentionnés dans le rapport du Directeur général et pour des activités de formation professionnelle. On a besoin d'une nouvelle génération de médecins et autres personnels de santé qui s'intéressent à ce genre de recherches ainsi qu'à l'action médicosociale en dehors de l'hôpital. Le rapport souligne avec raison la nécessité d'étudier la collectivité elle -même. Le Professeur Noro estime que, si l'on veut pouvoir influencer les hommes politiques locaux, il est essentiel d'obtenir pour une étude sur l'environnement, par exemple, la collaboration d'économistes, d'ingénieurs, d'architectes et de sociologues. Mais pour cela il faut s'appuyer sur des faits, que seule la recherche peut fournir. Les maladies cardio -vasculaires sont évoquées dans la section 4.3 du rapport. En collaboration avec l'OMS, une vaste campagne d'éducation sanitaire comportant des examens de dépistage, des traitements spéciaux et des activités de réadaptation a été lancée en Finlande orientale pour la prévention de ces maladies. Les centres de santé des collectivités ont joué un rôle essentiel dans la réalisation de cette campagne. L'évolution du projet au cours des cinq prochaines années sera suivie scientifiquement par l'Ecole de Médecine de l'Université de Turku. Le Professeur Noro souhaite qu'à l'avenir les services de santé des collectivités occupent une place plus importante encore dans les programmes de l'OMS. Il espère que les Etats Membres recevront des précisions sur les projets nouveaux mentionnés à la section 5.2 du rapport. :
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Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) rappelle que le Dr Mahler, Sous -Directeur général, a reconnu, dans sa déclaration liminaire, l'insuffisance des recherches dont les services de santé des collectivités ont été l'objet jusqu'ici. Il importe donc d'envisager l'avenir plutôt que d'examiner ce qui a été fait ou est en train de se faire. Le Dr Mahler a dit que l'OMS n'avait à proposer ni méthodologie uniforme, ni modèle universel. Cela n'est pas nécessairement un inconvénient. En effet, ce type de recherches exige non pas des méthodes uniformes, mais des méthodes qui permettent la comparabilité et qui soient véritablement scientifiques. Il n'est guère réaliste de penser que toutes les recherches relatives aux services de santé des collectivités pourraient s'intégrer dans un vaste projet d'ensemble. Le Dr Mahler a indiqué en outre que l'OMS ne serait probablement pas en mesure de guider à distance les enquêtes et études des Etats Membres, et que chaque pays devrait faire un plus gros effort de recherche à l'échelon local. Ce sont les membres des services de santé des collectivités qui, à l'intérieur de leurs services, sont le mieux placés pour procéder aux recherches nécessaires. Il semble peu probable que l'on puisse améliorer ces services en confiant le soin de les planifier à un chercheur de l'extérieur qui demandera au service de santé local d'exécuter le plan de recherches et de lui communiquer les résultats et qui se retirera dans sa tour d'ivoire pour analyser ces résultats à l'aide de son ordinateur. On aura plus de chances d'obtenir une amélioration réelle si la planification et l'exécution du travail de recherche ainsi que l'analyse des résultats sont entreprises par le service intéressé lui -même. Les services de santé des collectivités subissant l'influence des conditions culturelles et économiques, peu de pays peuvent se targuer de posséder un service de santé parfaitement homogène. La recherche demeure donc une nécessité impérieuse et l'observation formulée à la section 7.3 du rapport, selon laquelle la recherche de méthodes simples mais sûres n'est pas encore au bout de ses possibilités, est très judicieuse; en fait, la recherche ne fait que commencer. D'autre part, les services de santé des collectivités devraient compter parmi leur personnel des gens qui, même sans être des chercheurs à plein temps, soient familiarisés avec les principes de la recherche et puissent aider leurs collègues à préparer et exécuter des plans de recherche ou entreprendre d'eux -mêmes des travaux de recherche opérationnelle simples mais riches d'enseignements. L'OMS pourrait peut -être envisager d'organiser des activités de formation professionnelle visant à accroître, au sein des personnels nationaux de santé, le nombre des agents rompus aux méthodes de la recherche. Une telle initiative, même si elle impliquait le sacrifice de certains autres projets de recherche, serait sans doute très fructueuse à long terme.
Le Dr FAKHRO (Bahreïn) est heureux de constater que l'OMS accorde, dans ses programmes de recherche, une place toujours plus importante aux services de santé des collectivités. Se référant au rapport, il demande au Secrétariat de l'éclairer sur les implications et la signification de l'expression "administrations sanitaires importantes" qui figure à la dernière ligne du quatrième alinéa de la section 2. Il espère qu'il s'agit de mettre en garde les petites administrations contre le recours à des techniques qui pourraient, dans leur cas, être inopportunes, inapplicables ou même inutiles. En ce qui concerne la recommandation 2) de la section 3, il estime que, pour ce qui est de l'utilisation du personnel, elle devrait viser à la préparation de manuels contenant des descriptions de postes standardisées d'abord sur un plan régional, puisque la formation des personnels de santé est en général raisonnablement uniforme à cet échelon. Cela pourrait aider indirectement à normaliser la nomenclature des postes médicaux et même à réaliser une certaine uniformité internationale dans l'enseignement de la médecine. On s'est suffisamment préoccupé jusqu'ici de l'utilisation rationnelle de certaines catégories de personnel, en particulier des infirmières, des sages - femmes et des infirmières auxiliaires, ce qui a conduit à une meilleure utilisation des médecins. Des recherches sur la manière la plus judicieuse d'employer les médecins de toutes catégories (tant généralistes que spécialistes) pourraient se révéler encore plus utiles. Le Dr Fakhro est convaincu que de telles études feraient apparaître qu'il y a des cas où les médecins sont utilisés au- dessous de leurs compétences, mal utilisés ou employés à des tâches qui font double emploi. Au paragraphe 7.6.3 du rapport, il est dit que la question de la participation de la collectivité appelle des études plus approfondies. Le Dr Fakhro espère qu'à l'avenir ces études comporteront une analyse de la nature et de l'ampleur des services que l'on peut attendre de volontaires (notamment les maîtres d'école et contremaîtres d'usine) ainsi que de la famille des malades. Etant donné la pénurie chronique de personnel de santé, la valeur de telles études ne fait aucun doute.
Le Professeur BREA (Argentine) indique qu'une étude concernant la santé, les ressources du secteur sanitaire et l'enseignement médical a été entreprise en Argentine grâce à la collaboration de l'OPS, du Sous -Secrétaire d'Etat à la santé publique et des facultés de médecine; d'autre part, une enquête a été menée sur les attitudes, les opinions et les connaissances des enseignants, des parents et des élèves en matière de santé et d'éducation sanitaire. Il convient de signaler également les travaux du Centre latino- américain d'Administration médicale.
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La première étude a fourni des renseignements sur la demande de soins médicaux et sur les ressources disponibles pour y faire face. Sur la base de ces données, on étudie la mise au point de modèles pour l'organisation d'un système qui ferait appel aux ressources du secteur public, des services sociaux et du secteur privé. Les résultats de l'enquête, qui intéressait toutes les régions du pays, ont causé quelque surprise en révélant certaines insuffisances. Ils ont amené à modifier les programmes d'enseignement en y ajoutant des matières rendues obligatoires dès 1972. Le Professeur Brea aimerait savoir si des études analogues ont été entreprises dans d'autres Régions et, dans l'affirmative, quel en a été l'aboutissement. Quant au Centre latino- américain d'Administration médicale, il est maintenant sorti de sa période d'organisation. Sa tâche est de faire des recherches sur l'administration de la santé sous tous ses aspects, et de former du personnel au niveau le plus élevé. Cinq programmes de recherches sont actuellement en cours, et un cycle d'études a été organisé pour former des chercheurs spécialisés dans les systèmes d'administration des soins médicaux. Le Professeur Brea souligne que l'OPS a apporté une contribution inappréciable à l'enquête sur la santé et sur les ressources du secteur sanitaire et rappelle que le Centre latino- américain d'Administration médicale est un centre régional relevant de l'OPS qui a été créé en accord avec le Gouvernement argentin et dont les services sont à la disposition de tous les pays d'Amérique. Le Gouvernement argentin consacre à ces entreprises plus de $450 000 par an. Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique) indique que la structure des services de santé publique au Mexique s'est modifiée il y a cinquante ans avec la création d'unités sanitaires. Depuis, on a procédé à des enquêtes en vue d'apprécier l'efficacité de ces unités sanitaires et de décider des mesures à prendre pour étendre la couverture assurée. Selon l'expression employée par le délégué de l'Indonésie, le système a été partiellement calqué sur des modèles "occidentaux ":; voici quelque temps déjà qu'on se rend compte que les services fournis ne répondent pas tout à fait à l'attente de la population. D'où l'intérêt que le Gouvernement mexicain manifeste pour l'étude des aspects sociaux, administratifs et financiers des services de santé ainsi que des caractéristiques culturelles et anthropologiques des collectivités auxquelles ils sont destinés. Conscient de ce que chaque région et chaque collectivité a besoin de services spécialement conçus pour elle, le Gouvernement a entrepris il y a quelques années d'organiser des services adaptés aux besoins sanitaires, y compris les besoins ressentis, de la collectivité. La population mexicaine désire une assistance médicale plutôt que des activités préventives. A l'origine, on ne lui offrait que des services préventifs, mais le système fait actuellement l'objet d'une transformation ràdicale qui doit lui permettre d'assurer aussi bien des prestations médicales que des services préventifs. Malheureusement, le Mexique ne dispose pas des ressources économiques et matérielles nécessaires pour établir un réseau complet de services de santé de base préventifs et curatifs. Le pays compte 38 000 médecins pour une population d'environ cinquante millions de personnes. On pourrait croire à première vue que cette proportion est satisfaisante, mais il existe 15 000 collectivités de moins de 2500 habitants et il n'est pas possible dans l'immédiat de fournir à chacune d'elles son propre médecin. Aussi le Gouvernement estime -t -il important, pour organiser les services de santé, de prendre en considération les résultats des études déjà faites et de celles qui sont en cours dans divers pays américains ainsi que l'expérience acquise par d'autres pays en voie de développement. Il s'efforce d'étendre la couverture des services de santé, mais selon un schéma adapté aux besoins nationaux et souvent même aux besoins régionaux ou locaux.
Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) déclare que le projet d'organisation régionale des services de santé et de l'assurance -maladie en Serbie dont il est question dans le rapport du Directeur général est l'objet d'un intérêt tout particulier de la part du Gouvernement yougoslave, non seulement parce qu'il présente des caractéristiques techniques nouvelles, mais encore parce que les décisions le concernant sont issues d'une étude scientifique impartiale et objective. L'OMS collabore étroitement à l'exécution de ce projet. Bien que des progrès aient sans doute été réalisés au cours des vingt ou trente dernières années, les services de santé yougoslaves pourraient encore être améliorés. Le Gouvernement souhaite pouvoir faire appel à des méthodes de recherche qui lui facilitent la prise de décisions; aussi continuera -t -il à appuyer l'OMS dans ses efforts de recherche. Le Dr Jakovljevi6 augure favorablement des résultats des travaux en cours et espère que l'Assemblée de la Santé se prononcera en faveur de nouvelles recherches visant à l'organisation plus rationnelle des services de santé. Selon le Dr GOMXA (Egypte), il est hors de doute que les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités présentent une extrême importance aux fins de l'utilisation la plus rationnelle possible des ressources disponibles. Ces recherches exigent une étroite coopération entre administrateurs de la santé, travailleurs sociaux et économistes. Dans les pays en voie de développement, il y a malheureusement pénurie de personnel possédant les aptitudes et les compétences nécessaires. L'oeuvre déjà accomplie par l'OMS dans ce domaine est appréciée
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à sa juste valeur, mais des efforts supplémentaires s'imposent. Se référant au paragraphe 7.6.3 du rapport du Directeur général, qui traite de la participation de la collectivité, le délégué de l'Egypte note qu'il n'y est question que de l'acceptabilité des services pour la population. Un autre aspect important de la question est omis, celui de la collaboration active des intéressés qui peuvent contribuer à la création et à l'organisation de services de santé, offrir des dons pour l'achat de terrains et aider à faire fonctionner les services. L'Egypte possède un vaste réseau d'unités sanitaires rurales, dont chacune dessert quelque 5000 personnes. Il y a un centre de santé doté de 15 à 20 lits pour trois unités sanitaires. En 1968, on a procédé à une étude des temps et mouvements pour mesurer et analyser les activités dans une unité sanitaire rurale et dans un centre de santé, selon la méthode de "l'observation intermittente instantanée ". Cette étude a permis de voir quels étaient les objectifs généraux et les fonctions spécifiques du centre de santé, quels types d'activités exécutaient les différentes catégories de personnel et combien de temps leur était consacré. Elle n'englobait toutefois pas la mesure de l'efficacité et l'on vient d'entreprendre une étude spéciale coût efficacité et coût /avantages consacrée aux unités sanitaires rurales. Le Dr MARTINEZ (Cuba) dit que l'organisation des services de santé publique à Cuba a subi des transformations radicales au cours des dix dernières années. Les recherches dans ce domaine sont extrêmement importantes pour les pays en voie de développement, mais difficiles à mener en raison de la pénurie de ressources matérielles et de personnel. A Cuba, des études multidisciplinaires ont été entreprises dans un certain nombre de localités et elles se sont révélées très utiles pour la promotion de la formation du personnel et de la participation de la collectivité. Ainsi que l'ont fait observer les délégués de l'Indonésie et du Mexique, les services de santé des pays en voie de développement sont souvent calqués sur ceux d'autres pays et par conséquent inadaptés aux conditions locales. On peut lire dans la section 7.3 du document A25/6 que l'OMS n'a pas encore assumé un rôle déterminant dans la coordination des efforts visant à appliquer les résultats de la recherche à l'action de santé publique. Or il importe que tous les apports de la recherche soient utilisés dans la pratique le plus tôt possible et l'OMS pourrait y contribuer en adressant des recommandations aux Etats Membres. Le PRESIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution suivant présenté par la délégation de la Pologne La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général concernant les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités; Rappelant les résolutions WHA17.20, WHA20.53, WHA21.49, EB39.R35 et WHA23.61, et exprimant sa conviction qu'il est nécessaire d'élaborer une stratégie appropriée pour le développement des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, compte tenu des objectifs énoncés dans la résolution WHA23.49; Persuadée que l'Organisation mondiale de la Santé devrait jouer un rôle directeur dans la coordination des recherches internationales sur l'organisation des services de santé des collectivités, 1. PREND NOTE du rapport; et 2. PRIE le Directeur général d'élaborer et de soumettre à une future Assemblée mondiale de la Santé un programme d'ensemble à long terme pour des recherches de l'Organisation mondiale de la Santé sur l'organisation des systèmes de prestations sanitaires.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que, sur les points traités, le rapport du Directeur général est excellent. Mais le problème des services de santé des collectivités est extrêmement compliqué et tous les aspects n'en sont pas couverts avec clarté et précision par le rapport. La terminologie utilisée dans le rapport prête à confusion. Les expressions "services de santé publique" et "services de santé des collectivités" ne devraient pas être employées indifféremment, puisque la seconde a un sens plus étroit et que dans certains pays, à l'échelon local, elle prend une signification non seulement territoriale mais aussi sociale. Il est donc essentiel de faire une distinction très nette entre les services de santé nationaux et les services de santé locaux (ou de collectivité). Pour éviter tout malentendu à l'avenir, il serait bon d'utiliser l'expression "services de santé nationaux" pour désigner le système sanitaire d'ensemble d'un pays et l'expression "services de santé locaux" pour les services limités à une certaine zone. Ces deux types de services de santé sont indispensables et méritent d'être étudiés séparément. Les décisions concernant la coordination de la recherche, la formation du personnel sanitaire, la lutte contre les épidémies, l'hygiène du milieu, le contrôle de la qualité des médicaments, etc., ne peuvent être prises à l'échelon local. Pour que les liens appropriés soient assurés entre les services de santé nationaux et locaux, il faut que les services installés dans une zone donnée
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fassent partie à la fois de l'administration locale et de l'ensemble du système sanitaire national. De nombreux pays éprouveront sans doute des difficultés à se rapprocher de cette structure modèle dont la valeur a pourtant été démontrée par l'expérience. On a dit que les services de santé à l'échelon local devraient être intégrés; mais l'intégration ne peut se faire à l'échelon local que si elle existe à l'échelon national. Il est, par exemple, impossible de fournir des prestations médicales hautement spécialisées en se cantonnant à l'échelon du district. On ne devrait pas non plus parler de la nécessité d' "intégrer" on ne peut parler un programme ou un autre dans les activités des services de santé locaux d'intégration à l'échelon local que pour désigner la coordination plus rationnelle des activités de toutes les institutions sanitaires dans une zone donnée, dans l'intérêt de cette zone et du pays dans son ensemble. C'est une erreur que d'avoir omis du rapport les principes fondamentaux du développement des services de santé nationaux tels qu'ils sont définis dans la résolution WHA23.61 de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, ainsi que ceux qui sont énoncés dans le programme général de travail pour la période allant de 1973 à 1977. Les concepts développés dans le rapport devraient être alignés sur ces principes. Il a été affirmé au cours de la discussion (ainsi d'ailleurs que dans le rapport) qu'un système 'd'organisation sanitaire mis au point dans un pays ne devrait pas être recommandé comme modèle pour d'autres pays. Il ne s'agit pas là d'une vérité absolue on peut toujours, en prenant dûment en considération les caractéristiques historiques, sociales et autres d'un pays donné, lui appliquer l'expérience d'autres pays, en particulier lorsque cette expérience a été diffusée par le moyen de documents internationaux. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique a fait observer qu'il fallait se garder de suivre aveuglément l'avis des experts qui se réclament surtout des ordinateurs, et il faut reconnaître que ceci serait difficilement justifiable en matière de santé publique. Ce qu'il faut, c'est administrateurs de la santé publique, rechercher l'avis de différentes catégories d'experts économistes, hommes politiques et autres. Le Dr Venediktov se voit obligé de signaler certaines inexactitudes contenues dans le rapport. Au paragraphe 4.1.1, il n'aurait pas fallu utiliser l'expression "coûts généraux" pour parler du financement des services de santé à l'échelon, par exemple, d'une municipalité. L'utilisation de diverses ressources est mentionnée à la section 4.5, mais le Dr Venediktov préférerait que l'on parle de l'utilisation du personnel, dont il est question dans le paragraphe 4.4.1. En URSS, le terme "utilisation" a un sens beaucoup plus large; à son avis, s'agissant en particulier d'une ressource aussi importante que le personnel sanitaire, le terme "utilisation" devrait s'appliquer à toute la chaîne des événements, du début de la planification jusqu'à l'évaluation des résultats. Le Dr Venediktov s'associe aux délégués qui ont estimé que l'OMS pouvait et devait poursuivre et élargir ses activités de recherche sur l'organisation des services de santé. A cet égard, il importe de tenir compte des conclusions des discussions techniques qui se sont déroulées lors de la présente assemblée et de celles qui auront lieu au cours de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, qui traiteront le même sujet sous un angle différent. La délégation de l'URSS appuiera le projet de résolution présenté par la délégation de la Pologne, mais elle demande que l'on y insère, après le deuxième alinéa du préambule, un nouvel alinéa ainsi libellé : : : :
Notant que les services de santé locaux des collectivités ne peuvent être développés qu'en tant que parties intégrantes d'un système de santé national, dont l'organisation, pour être efficace, doit reposer sur les principes définis dans la résolution WHA23.61. Pour le Dr HASSAN (Egypte), il est unanimement reconnu qu'il faut entreprendre des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, et que ces recherches sont au plus haut point nécessaires dans les pays en voie de développement, où le fardeau des problèmes sanitaires est le plus lourd et la pénurie de personnel et de ressources la plus aigub. Le Dr Hassan appelle l'attention de la Commission sur la section 6.2 du document A25/6, d'où il ressort que moins de 1,7 % du budget du programme de recherches médicales de l'OMS a été consacré à l'organisation des services de santé des collectivités au cours de la période 1961 -1967. La situation est illustrée par le tableau figurant à la page 15 du rapport. Pour les pays en voie de développement, les recherches concernant le point en discussion sont plus urgentes que dans d'autres domaines. Il est vrai que ce type de recherches est nouveau, mais il importe néanmoins d'en augmenter considérablement le volume dans un avenir très proche, et le Dr Hassan suggère qu'un membre de phrase à cet effet soit ajouté au projet de résolution, qu'il approuve par ailleurs avec l'amendement proposé par le délégué de l'URSS. L'indication figurant à la section 7.5 du rapport, selon laquelle les études d'information dépassent encore en nombre les études d'intervention, mérite également qu'on s'y arrête. On comprend bien qu'il soit nécessaire de commencer par recueillir des renseignements, mais il
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importe que toutes les activités de recherche aient pour objectif final un changement ou une intervention quelconque. Non sans reconnaître que la situation varie d'un pays à l'autre, le Dr Hassan estime, comme d'autres délégués qui l'ont précédé, qu'il serait utile que les administrateurs de la santé communiquent les résultats de leurs recherches à leurs collègues des autres pays.
Le Dr ELOM (Cameroun) se réjouit de voir inscrit à l'ordre du jour de la Commission l'important problème des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités. Le délégué du Cameroun a déjà souligné lors de la sixième séance plénière la nécessité de recherches en vue d'une utilisation plus efficace et plus économique des services existants afin d'assurer la protection sanitaire des populations rurales. Son pays a commencé des recherches sur l'action de santé publique mais les résultats obtenus jusqu'ici ne répondent malheureusement pas tout à fait aux espérances. C'est la raison pour laquelle le Dr Elom se félicite du rapport présenté par le Directeur général (document A25/6), qui analyse de façon exhaustive les moyens techniques qui permettront de parvenir aux meilleurs résultats. Le rapport souligne que les progrès vers une meilleure protection sanitaire dépendent souvent de facteurs sociaux, culturels et organisationnels. Au Cameroun, le succès du programme d'action sanitaire a été compromis parce qu'on n'avait pas suffisamment tenu compte de ces facteurs. Difficulté supplémentaire, le pays manque de ressources adéquates en fonds, en matériel et en personnel. Chacun des trois éléments que le rapport tient pour essentiels (section 4) a constitué une importante pierre d'achoppement dans l'exécution des projets de recherche entrepris au Cameroun avec l'aide de l'OMS. La collecte de données de morbidité et de mortalité, l'analyse sociologique et l'étude des facteurs économiques, technologiques et administratifs en jeu supposent non seulement des méthodes techniques, mais aussi un personnel qualifié; c'est pourquoi, au Cameroun, la priorité a été donnée à la formation de médecins, de pharmaciens et de techniciens sanitaires. Les programmes de formation et de recyclage devraient d'ailleurs être le plus possible adaptés aux problèmes à résoudre. Il est également important que les autres secteurs en cause, publics et privés - par exemple l'agriculture, l'enseignement, les télécommunications et les transports - contribuent autant que faire se peut au succès du programme de recherches. Les recherches sur les services de santé des collectivités devraient être intégrées aussi étroitement que possible dans le processus global du développement socio- économique. Les universités, les facultés de médecine, les écoles de formation de personnel infirmier ou social peuvent aussi apporter une très utile contribution à l'effort de recherche et les ministères de la santé devraient faire de plus en plus appel à ces institutions pour l'exécution des programmes de recherche. M. MAGEREGERE (Burundi) relève dans le rapport qu'il n'est pas dans l'intention de l'OMS d'évaluer les résultats obtenus par les services de santé publique. En fait, ce n'est pas un il suffirait de demander aux Etats Membres point qui pourrait soulever de grandes difficultés de fournir des renseignements sur l'avancement de leurs programmes d'action sanitaire, sur les objectifs qu'ils comptent atteindre et sur les ressources dont ils disposent. L'un des obstacles majeurs auxquels se heurtent les pays en voie de développement est le manque d'argent; les recherches entreprises par l'OMS en matière d'organisation des services de santé des collectivités devraient donc porter sur l'utilisation des ressources disponibles, surtout en ce qui concerne les pays en voie de développement. Au Burundi, l'action sanitaire comprend trois éléments en premier lieu, la médecine curative dont la population bénéficie dans les hôpitaux et les dispensaires ruraux; en deuxième lieu, la médecine préventive, pratiquée par les postes d'hygiène fixes et itinérants; en troisième lieu, la formation du personnel. On cherche actuellement à améliorer les structures existantes en appliquant des idées nouvelles, notamment dans le domaine de la lutte contre la tuberculose par la vaccination de masse et par le traitement ambulatoire. Il est avéré que cette formule est non seulement plus économique, mais aussi plus efficace que l'hospitalisation d'un grand nombre de malades. Le Burundi poursuit maintenant des investigations pour trouver d'autres domaines où des améliorations analogues pourraient être obtenues. : :
Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) note que, dans son rapport, le Directeur général souligne la nécessité pour les administrations sanitaires du monde entier d'adopter des conceptions nouvelles. L'offre de l'OMS d'aider les administrations nationales permet d'espérer d'excellents résultats. L'expression "services de santé mis à la disposition de la population" que l'on trouve dans la résolution WHA23.49 pourrait donner lieu à des malentendus car, selon les circonstances, ces services comprennent ou ne comprennent pas l'ensemble formé par les soins médicaux individuels et les soins hospitaliers. Le Dr Ammundsen partage les doutes exprimés par le délégué de l'URSS quant à la justesse de l'expression et elle préférerait pour sa part "services de santé" sans autres explications ou restrictions. Les difficultés que soulèvent de pareils termes mettent une fois de plus en lumière la nécessité d'entreprendre une étude de terminologie.
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Vu l'énorme retentissement qu'ont eu dans les services de santé du monde entier la nomenclature et la classification des maladies et des causes de décès, le Dr Ammundsen estime qu'il conviendrait de demander à l'OMS de s'attaquer au problème plus vaste de l'ajustement des services de santé aux systèmes socio- économiques d'un monde en transformation rapide. Autre question importante celle de l'élaboration de méthodologies. Il ressort du rapport que l'OMS n'a pas encore assumé un rôle majeur dans la coordination des efforts visant à appliquer les résultats de la recherche dans la pratique de la santé publique. Il est vrai qu'à cet égard la tâche principale incombe aux pays eux -mêmes, mais le Dr Ammundsen espère néanmoins que l'OMS pourra à l'avenir disposer des fonds et du personnel nécessaires pour venir en aide aux administrations. Tous les pays ne possèdent pas, comme les Etats -Unis d'Amérique, par exemple, les ressources voulues pour mobiliser un nombre suffisant de spécialistes en la matière et il en est beaucoup qui seraient heureux de bénéficier d'une assistance de l'OMS. :
Le Dr RESTREPO (Colombie) conclut du rapport du Directeur général et des commentaires auxquels il a donné lieu qu'il est d'une importance capitale d'entreprendre des recherches plus poussées dans le domaine en discussion. La Colombie a mis en train une étude sur la qualité et le volume des soins médicaux offerts à la population tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Il y a eu également une enquête sur la morbidité et sur la prévalence de certaines maladies dont les résultats seront utilisés pour définir les objectifs du programme national d'action sanitaire. Une autre étude a porté sur l'administration à l'échelon local, en particulier sur l'utilisation du personnel auxiliaire dans les zones rurales; on a examiné les installations et le matériel des services de santé et étudié le mécanisme de prise de décision au sein du Ministère de la Santé publique. Deux projets de recherche opérationnelle sur la planification et l'administration des services de santé sont actuellement en cours en Colombie; les conclusions auxquelles ces projets permettront d'aboutir seront d'une grande utilité. Parmi les secteurs où seront entreprises des enquêtes plus poussées figure la méthodologie de la planification, laquelle devra tenir compte de difficultés telles que le manque d'informations de base et les nouvelles décisions politiques intervenant au cours de l'exécution des programmes. On étudiera également l'intégration des plans d'action sanitaire dans les plans d'autres secteurs apparentés, en particulier le secteur économique, en visant à l'intégration de l'ensemble du développement des collectivités. Les difficultés rencontrées tiennent notamment à des défaillances dans la communication et au fait que, pour les administrateurs sanitaires, la santé est une fin en soi, tandis que pour les économistes elle n'est qu'un moyen pour atteindre une fin. Des études sont également en cours sur le mécanisme de la prise de décision et sur les difficultés qui surviennent au cours de l'exécution des programmes. Les relations entre la santé publique et les changements sociaux font aussi l'objet de recherches, ainsi que les répercussions de ces changements sur la collectivité. Enfin, il convient de signaler des enquêtes d'épidémiologie fondamentale visant à rationaliser les processus administratifs et à quantifier les problèmes, en faisant appel par exemple aux techniques de l'analyse coût avantages. Toutes ces études doivent être effectuées sur une base multidisciplinaire et dans différents contextes culturels; la Colombie bénéficie à cet égard de la collaboration de l'OMS et de l'Organisation panaméricaine de la Santé. Même quand ils sont financés par des fonds d'origine internationale, les programmes devraient être exécutés avec la participation la plus complète du personnel national et bénéficier d'un soutien adéquat sur le plan national. I1 est très important, dans le cas des enquêtes internationales, que le pays intéressé soit le premier informé tant des résultats préliminaires que des résultats finals. Il faudrait également mettre en place un mécanisme permettant aux pays d'avoir connaissance des activités menées et des résultats obtenus à l'étranger. Le Dr GUEYE (Sénégal) dit que son pays a entrepris une étude visant à déterminer les effets sur la santé mentale de la migration des zones rurales vers les villes. Plusieurs institutions collaborent avec l'équipe multidisciplinaire de l'OMS, notamment la Faculté de Médecine de Dakar et la Direction de la Santé publique du Sénégal. Les données biologiques et cliniques recueillies jusqu'à présent ont déjà révélé des faits intéressants concernant par exemple l'importance de la pollution des puits et la fréquence de l'anémie dans la population, en particulier parmi les jeunes. Toutefois, il a été recueilli tant de données qu'il est difficile d'établir entre facteurs biologiques et facteurs cliniques des corrélations permettant d'aboutir à des conclusions valables, et l'assistance de l'OMS pour l'exploitation de ces données serait très appréciée. Il serait utile en outre de connaître la relation qui peut exister entre, d'une part, les facteurs mis en lumière au cours des études et, d'autre part, le développement démographique et socio- économique.
Le coût de la recherche en santé publique reste au- dessus des moyens de la plupart des pays en voie de développement; c'est pour cela que le Sénégal compte sur la collaboration de l'OMS, afin d'utiliser les informations recueillies pour le renforcement des services de santé publique et la formation de personnel local.
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Le Dr SHRIVASTAV (Inde) souligne que, les services de santé des collectivités étant fonction de structures sociales, culturelles et politiques qui varient d'un pays à l'autre, il ne saurait y avoir de modèle standard pour ces services; des recherches plus poussées sont donc nécessaires. Le rapport du Directeur général aurait dû faire ressortir que de telles recherches ont un caractère plus urgent dans les pays en voie de développement, qui doivent assurer une protection sanitaire maximale avec des ressources très limitées. L'Inde est aux prises avec un immense problème sanitaire car sa population est largement disséminée en milieu rural. Un programme de développement des collectivités a été lancé en 1952 pour combattre la misère, l'ignorance et la maladie dans les campagnes. On a créé pour cela des centres de santé primaires devant assurer à la collectivité des services de base, et l'on a mis en route des programmes nationaux d'action sanitaire visant à éradiquer le paludisme, la variole, la tuberculose et la lèpre. Il s'est révélé difficile d'intégrer les activités locales dans l'effort national afin d'éviter les doubles emplois, et ce problème est actuellement étudié par l'Institution nationale d'Administration et d'Education sanitaires, avec l'aide de l'OMS et du FISE D'autres études en cours portent sur le travail des administrations sanitaires de district, en particulier sur a) l'utilisation judicieuse des ressources, b) la formation professionnelle, et c) les liens entre les hôpitaux de district et les centres de santé locaux. On cherche également à promouvoir des études coût efficacité sur les programmes d'action sanitaire nationaux. En ce qui concerne la formation, on fait beaucoup pour associer les étudiants en médecine à l'action de santé au sein des collectivités tant urbaines que rurales, en particulier pour ce qui est de la prévention. Même s'il n'est pas possible de mettre au point des modèles standards de protection sanitaire des collectivités, on pourrait peut -être élaborer des méthodes pour des études comme celles qui viennent d'être mentionnées, ce qui serait sans doute utile à d'autres pays se trouvant dans des situations analogues. Il serait bon que l'OMS puisse prêter assistance aux institutions chargées de ces études. Le Dr HACHICHA (Tunisie) souligne l'intérêt particulier que le rapport du Directeur général présente pour les pays en voie de développement. La notion de santé des collectivités comporte de nombreux facteurs nouveaux liés à l'environnement, aux transports, au travail, etc., et de de planification seulement un personnel spécialement formé, mais aussi la collaboration de spécialistes d'autres domaines, notamment ceux de la sociologie et des finances. Le rôle de l'éducateur sanitaire est des plus importants quand il s'agit d'obtenir de la population qu'elle tire le meilleur parti possible des services de santé qui lui sont offerts. Le rapport du Directeur général fournit des idées pour une étude qui devrait ôtre effectuée sur une base régionale plutôt que pays par pays. Au paragraphe 4.2.2, ii est fait mention d'une étude pilote effectuée en Tunisie sur l'utilisation des services de santé dans une région de caractère principalement rural. Cette étude a été faite par une équipe multidisciplinaire de l'OMS en collaboration avec les autorités tunisiennes de la santé publique. Elle a permis l'élaboration d'un document très complet, non seulement sur le plan social mais aussi du point de vue médical. Celui -ci donne des indications utiles sur les méthodes qui permettraient de mener à bien des études analogues dans d'autres Régions ou d'autres pays se trouvant dans des conditions comparables. La séance est levée à 12 h.30.
TROISIEME SEANCE Lundi 15 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES (suite)
Ordre du jour, 2.3
Le Dr HASAN (Pakistan) dit que les pays en voie de développement, dont le Pakistan, qui cherchent à assurer des services de santé se heurtent à de sérieuses difficultés dues à la pénurie de ressources financières et de personnel. Pour ces pays, la mise en place d'une infrastructure sanitaire passe avant l'étude du système d'organisation des soins médicaux. Quoi qu'il en soit, l'importance des recherches sur les services de santé des collectivités ne doit pas être sous estimée. Seule une évaluation continue et des travaux de recherche opérationnelle permettent d'apprécier et de comparer l'efficacité des différents systèmes de prestations sanitaires. Une méthode qui s'est révélée utile pour une collectivité d'un pays donné ne sera pas forcément aussi satisfaisante ailleurs. Chaque pays doit donc mener des recherches opérationnelles, avec l'aide d'experts d'autres pays, dans son propre contexte social, politique et économique. Etant donné que de nombreux pays ne sont pas en mesure de financer des établissements de recherche, les écoles de médecine pourraient organiser, à l'intention des collectivités voisines, des programmes d'action sanitaire dont l'exécution serait assurée par le personnel enseignant qui mettrait à l'essai divers systèmes. Il serait indispensable d'élaborer un programme coordonné dans le cadre duquel les professeurs de médecine clinique et de médecine préventive auraient leur rôle à jouer. Les étudiants eux -mêmes pourraient participer à l'action entreprise et celle -ci devrait être conçue de façon à répondre aux besoins et aux souhaits des collectivités intéressées. L'OMS pourrait fournir les services de consultants et de professeurs extérieurs et encourager la mise en oeuvre de programmes de recherches dans les pays qui risqueraient de ne pas accorder à de telles activités l'attention qu'elles méritent soit parce qu'ils auraient donné la priorité à d'autres activités, soit peut -être par manque de crédits. Le Dr KLIVAROVÁ (Tchécoslovaquie) souligne que, pour sa délégation, l'expression "services de santé des collectivités" désigne des services locaux faisant partie du système national de santé mentionné dans la résolution WHA23.61. La délégation tchécoslovaque estime aussi que les services de santé des collectivités ne sauraient englober tous les aspects de l'action de santé et notamment les services hautement spécialisés. De l'avis du Dr Klivarová, le Directeur général a un peu trop mis l'accent dans son rapport sur les avantages économiques résultant des diverses activités sanitaires. Les services de santé ne devraient pas être considérés uniquement sous cet angle, mais plutôt comme l'expression d'un principe profondément humanitaire. En Tchécoslovaquie, les services de santé publique font partie intégrante du système de l'Etat, tant aux échelons national et régional qu'à celui des districts. A chaque échelon, une commission sanitaire est chargée de prendre les principales décisions administratives. Des études du type de celles qui sont recommandées dans le rapport sont menées en Tchécoslovaquie depuis plusieurs années. Il s'agit notamment de travaux concernant les indicateurs du niveau de santé, les causes de décès, la morbidité due aux maladies transmissibles, les maladies invalidantes et l'hospitalisation. La morbidité générale, l'utilisation des services de santé, le développement physique des enfants d'âge scolaire et préscolaire, etc., font l'objet d'études spéciales. On enquête aussi sur l'utilisation des services des médecins et des infirmières. Le Directeur général a signalé dans son rapport qu'il arrivait que certains services de santé ne soient pas utilisés. A cet égard, il faudrait savoir si les services en question sont gratuits et s'ils sont vraiment accessibles à la population. Les résultats de recherchés sur la lutte antituberculeuse ont été mentionnés dans le rapport. Il convient de souligner à ce sujet que si les examens radiologiques de masse ne se justifient pas du point de vue économique lorsqu'ils sont employés uniquement pour le dépistage de la tuberculose, ils sont parfaitement rentables lorsqu'ils servent aussi à dépister les cas de cancer du poumon. Dans le même contexte, le Directeur général a parlé d'hôpitaux généraux; il s'agit, en fait, d'hôpitaux comprenant des départements spécialisés et notamment des services antituberculeux. De plus, il n'a pas été fait mention dans le rapport des séjours en sanatorium. - 291 -
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II fins de ses la liste sélective comprenne aucune
Il est regrettable que l'OMS n'ait pas consacré davantage d'attention, aux diverses recherches, au système tchécoslovaque de prestations sanitaires et que de projets relatifs à l'organisation des services de santé des collectivités ne étude sur ce qui se fait dans les pays socialistes. La délégation tchécoslovaque appuiera le projet de résolution présenté par la Pologne, avec l'amendement proposé par la délégation de l'URSS.
la délégation de
Pour le Dr TOTTIE (Suède), il ressort clairement de la discussion sur le rapport du Directeur général qu'une étude complète touchant l'organisation des systèmes de prestations sanitaires présenterait un intérêt incontestable. Le Dr Tottie partage nombre des opinions exprimées par des délégués et désirerait simplement dire quelques mots sur un projet pilote exécuté en Suède. On vient de mettre en place, dans une localité à 120 km au nord de Stockholm, un centre de soins médicaux intégrés qui aura des annexes dans les districts et desservira environ 20 000 personnes. L'objectif est de regrouper les ressources existantes afin de les utiliser de façon plus rationnelle et de faciliter la collaboration. Le centre, qui assure des soins médicaux dans ses locaux ou à domicile, comprend un bureau pour les infirmières de district, des services de prévoyance sociale qui exercent leur activité au centre même ou à l'extérieur, un service de santé scolaire, un bureau de placement et une caisse d'assurance, de sorte que les différents services sanitaires et sociaux ont la possibilité de conjuguer leurs efforts. Ce projet bénéficie du soutien du Gouvernement, par l'intermédiaire du Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale, ainsi que de celui du comté, des collectivités locales et de l'Université d'Uppsala qui sont tous représentés au conseil d'administration. L'existence du centre devrait permettre d'étudier l'épidémiologie des maladies physiques et mentales ainsi que d'évaluer les différentes méthodes et techniques pouvant être appliquées à l'élaboration de programmes de santé des collectivités. Comme les activités de ce centre - et de ceux du même type qu'on envisage de créer à l'avenir s'inspirent d'une approche holistique, il devrait aussi être possible d'étudier les relations entre l'homme et les divers aspects de son environnement. Le Dr BAIDYA (Népal) signale que son pays s'efforce de développer les services de santé des collectivités en vue d'offrir un minimum de prestations au plus grand nombre possible de personnes. Un programme en cours d'exécution prévoit la création d'un poste sanitaire pour 25 000 personnes dans les plaines et pour 10 à 12 000 personnes dans les régions montagneuses. Les problèmes de santé des collectivités ainsi que le volume des soins que peut assurer un même service varient suivant les conditions géographiques. Le Gouvernement a donc lancé deux projets pilotes d'action sanitaire intégrés, l'un dans une région montagneuse, l'autre dans une zone de plaine. Il s'agit d'intégrer tous les services sanitaires de base, dont les services de santé publique, et de maintenir les résultats qui ont été acquis grâce à des projets particuliers. Sir John BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que, d'après le rapport du Directeur général, la plupart des nombreuses activités en cours intéressent des domaines précis et restreints, les efforts entrepris en vue d'étudier le fonctionnement des systèmes de prestations sanitaires dans leur ensemble étant restés relativement modestes. Bien entendu, ce n'est que tout récemment que l'on a commencé à considérer les services de santé comme des systèmes et à admettre que l'analyse des systèmes pourrait permettre d'élucider les problèmes posés par l'organisation de ces services. Voici une vingtaine d'années, la recherche sur l'organisation des services de santé n'avait pas encore vraiment droit de cité au Royaume -Uni, en dépit d'investissements massifs dans les services sanitaires nationaux, et ce n'est que dans le courant de la dernière décennie qu'elle a bénéficié du soutien du Gouvernement. Le délégué du Pakistan a fait allusion à la nécessité de procéder à des échanges de renseignements sur l'organisation des services de santé. Récemment, la plus grande partie du programme d'action sanitaire mis en oeuvre au Royaume -Uni avec l'aide du Gouvernement a été passée en revue dans une publication du Nuffield Trust intitulée "Portfolio for Health". Les auteurs faisaient également le point des recherches passées et présentes dans ce domaine, et il en est résulté un regain d'intérêt qui a été à l'origine de nouveaux travaux du même type. Peut -être le moment est -il venu pour l'OMS d'envisager, à l'intention de ses Etats Membres, une publication analogue, qui pourrait comporter une introduction qui s'inspirerait du rapport dont la Commission est saisie et une série d'articles sur les principales études mentionnées. Nombre d'entre elles ont sans doute déjà été diffusées d'une manière ou l'autre, mais leur publication par l'OMS leur donnerait plus de poids et leur assurerait une plus large audience. Ce n'est pas tant le manque de moyens que la pénurie de travailleurs sanitaires suffisamment motivés et compétents pour entreprendre des recherches qui explique que les progrès réalisés au Royaume -Uni soient restés relativement modestes. Cette explication vaut, semble-t -il, pour d'autres pays également. Des publications comme celle dont Sir John vient de parler inciteraient peut -être des travailleurs sanitaires ayant la formation voulue à participer aux recherches sur les services de santé des collectivités. Toutefois, tant que l'effectif des chercheurs qualifiés n'aura pas été
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accru, les difficultés subsisteront. A ce sujet, on peut se demander si la diminution du nombre des bourses de recherche accordées par l'OMS, qui avait atteint un maximum en 1966, n'est pas significative. Certains travailleurs sanitaires consacreraient volontiers tout leur temps à la recherche, mais pour accroître leur effectif, il serait nécessaire d'améliorer la spécialisation et la formation du personnel des services de santé des collectivités et en particulier des médecins assumant des responsabilités particulières dans ce domaine. Il importe évidemment que des spécialistes des sciences sociales, des économistes et des spécialistes de la recherche opérationnelle participent à de telles activités, mais ceux d'entre eux qui se consacrent aux questions sanitaires sont rares et il faut souvent beaucoup de temps avant qu'un de ces chercheurs puisse obtenir des résultats intéressants dans le domaine considéré. On doit, d'ailleurs, se garder d'espérer que les recherches menées par des spécialistes de ces catégories aboutiront à brève échéance à des résultats miraculeux. En effet, les objectifs et les principes de l'industrie et des affaires ne sont pas les mêmes que ceux des services de santé et les chercheurs seront souvent tentés d'établir à tort des analogies. Le monde de l'industrie et des affaires est, dans l'ensemble, soumis à une hiérarchie très stricte alors que, dans les services de santé, des décisions vraiment importantes sont prises par des travailleurs sanitaires - notamment des médecins - en contact direct avec le "consommateur ". Etant donné ces dissemblances, il faudrait, semble -t -il, utiliser des modèles différents. On peut dire en conclusion que les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités occupent maintenant une place importante dans l'action de l'OMS. Si les activités démarrent assez lentement, cela ne doit pas nous décourager mais nous inciter au contraire à redoubler d'efforts dans le domaine de la recherche et de la formation. Tous les Etats Membres seront certainement prêts à relever ce défi et à collaborer étroitement avec l'Organisation aux fins visées. Le Dr ALDEA (Roumanie) est heureux de noter que l'Organisation s'intéresse de plus en plus à la direction scientifique, au développement des programmes et à leur évaluation. Lorsque des gouvernements consacrent plus de 5 % de leur revenu national à la santé, il est inconcevable que les décisions prises en matière sanitaire soient guidées par des considérations d'ordre sentimental, des appréciations subjectives ou des motifs superficiels. La direction scientifique et la prévision sont devenues nécessaires dans tous les domaines et en particulier dans celui de la santé publique, qui est profondément influencé par les grandes mutations nées de l'industrialisation, de l'urbanisation, de l'élévation du niveau de vie et des modifications de la structure démographique et de la morbidité. Compte tenu de ces éléments et des découvertes de la science et de la technique, le coût des soins médicaux ne cesse d'augmenter dans des proportions considérables. Les problèmes de santé ne se limitent plus aujourd'hui à l'individu mais concernent toute la collectivité. A ce titre, ils ne peuvent être dissociés des problèmes de la planification du développement social général, laquelle doit être conçue comme une planification à long terme se traduisant par la mise à exécution de programmes opérationnels échelonnés sur une ou plusieurs années. C'est pourquoi, dans le domaine de la santé comme dans le secteur économique en général, la recherche et le développement, l'organisation, la coordination et l'évaluation constituent des impératifs certains. Si l'on veut modifier l'optique de ceux qui disposent des moyens financiers, il faut que les administrateurs sanitaires eux -mêmes considèrent leurs activités d'un oeil nouveau. Le Dr Aldea rappelle à ce propos qu'au cours des premières années du programme d'éradication du paludisme, son pays a consacré près de 25 % du budget annuel de la santé à cette activité. Six à huit ans plus tard, l'incidence du paludisme ayant été réduite de plus de 200 000 nouveaux cas par an, il ne restait plus que des cas sporadiques et la maladie a disparu en 1962; on a depuis cette date réalisé annuellement des économies réelles représentant cinq fois la totalité de la somme investie dans le programme. L'éradication de la diphtérie et de la poliomyélite, ainsi que la vaccination de masse contre le tétanos, devraient permettre des économies du même ordre. Il apparaît donc que l'évaluation des effets des programmes de santé sur l'ensemble de l'économie au moyen d'analyses coût/ efficacité et coût /avantages doit être le point de départ de tout programme en même temps que sa justification pour les autorités chargées de prendre les décisions. Le Dr Aldea désire attirer l'attention sur l'importance que revêtent les données; en effet, il ne peut y avoir de direction scientifique de l'action de santé sans une très bonne connaissance de la dynamique de la situation, des ressources humaines et matérielles disponibles et des modifications qui surviennent. Il est donc nécessaire d'adopter des méthodes modernes d'enregistrement, d'analyse et de traitement des données. L'expérience de la Roumanie a montré les avantages qu'offrent les méthodes modernes en planification sanitaire. L'assistance médicale est assurée par un réseau unitaire de services de santé, dont la hiérarchie et les liaisons sont bien définies. L'organisation repose sur l'intégration des activités préventives et curatives dans une unité de base, le district sanitaire. Le système d'information est conçu comme une pyramide comportant différents niveaux de sélection des données
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reliés au centre de décision. Les besoins en personnel de santé sont fixés pour chaque type d'unité selon son niveau hiérarchique. Les données sont transmises par télex des départements au centre de calcul du Ministère de la Santé, qui est équipé pour le traitement mécanographique et a accès à un ordinateur IBM 360 programmé pour cinq grands secteurs personnel médical supérieur, équipement médical de base, médecine du travail, fertilité et tuberculose. D'autres programmes sont en préparation. Une sous -commission spéciale de la planification sanitaire aide la commission nationale qui élabore des plans de développement jusqu'à l'an 2000. La Commission a déjà montré la grande importance qu'elle attache à l'organisation des services de santé des collectivités puisqu'elle a commencé ses travaux par l'examen de ce point de l'ordre du jour. Le Dr Aldea espère que l'on trouvera le moyen d'établir le plus tôt possible des méthodes d'étude de l'organisation des services de santé ainsi que des modèles pour la planification sanitaire, pour les systèmes d'information sanitaire et pour la direction et l'évaluation des programmes. Il faudrait organiser à l'intention du personnel spécialisé des cours de planification et d'organisation sanitaires, de statistiques sanitaires, de programmation et d'analyse, etc. Avec l'appui du centre international pour le perfectionnement des cadres dirigeants de Bucarest, le Gouvernement roumain serait en mesure de contribuer à l'organisation de tels cours. Le Dr Aldea pense, du reste, que les résultats des études auxquelles il vient de faire allusion devraient être largement communiqués aux Etats Membres de l'OMS. Pour conclure, le délégué de la Roumanie déclare appuyer le projet de résolution présenté par la délégation de la Pologne, tel qu'il a été amendé par la délégation de l'URSS. :
Le Dr SAENZ (Uruguay) estime, lui aussi, que chaque pays doit, compte tenu de sa situation épidémiologique, sociale et administrative, procéder à la planification requise pour organiser le mieux possible les services de santé des collectivités. Malheureusement, il n'existe pas de modèle idéal L'Uruguay a été le premier pays d'Amérique du Sud à utiliser la vaccination par le BCG pour la prévention de la tuberculose et à faire bénéficier les malades de la sécurité sociale. Cinq campagnes intensives de dépistage ont été organisées dans le pays. Entre 1948 et 1951, 7591 cas de tuberculose ont été décelés; entre 1951 et 1954, 4981; entre 1954 et 1957, 3635; et entre 1958 et 1964, 2632. La cinquième campagne se poursuit et l'on a enregistré à peu près un cas évolutif pour 200 000 personnes examinées. Grâce à la diminution progressive de la morbidité tuberculeuse, on dispose maintenant de nombreux lits pour accueillir d'autres malades. Le Dr Sáenz reconnaît que le traitement intermittent sous surveillance est aussi efficace que le traitement continu et que les examens radiographiques de masse, qui ne se justifient ni du point de vue économique ni du point de vue technique lorsqu'ils sont appliqués sans discernement à l'ensemble de la population, donnent de bons résultats dans des groupes spécialement sélectionnés, comme l'a montré l'étude faite en Tchécoslovaquie. En Uruguay, 81 à 94 % des sujets ayant réagi de façon négative à l'épreuve tuberculinique ont été vaccinés et la couverture dépasse 70 % de la population totale. La vigoureuse campagne d'éducation sanitaire menée jusque dans les districts les plus reculés a permis à la collectivité de prendre conscience du problème à tel point que la proportion des individus ayant réagi négativement à l'épreuve tuberculinique qui refusent la vaccination par le BCG n'est que de un pour mille dans tout le pays. Les équipes de la commission antituberculeuse participent maintenant à des campagnes pluridisciplinaires comportant des examens de dépistage du cancer du poumon et de l'échinococcose, des examens cliniques généraux, des examens de la bouche et des dents, la mesure de la pression sanguine, des examensde dépistage du diabète, etc. L'échinococcose est en Uruguay une zoonose importante du point de vue sanitaire et économique. Récemment, des campagnes de masse ont permis de découvrir 1534 nouveaux cas. Un plan pilote en cours d'exécution dans un département sera bientôt appliqué à l'ensemble du territoire. En ce qui concerne la participation de la collectivité évoquée au paragraphe 7.6.3 du rapport du Directeur général, il est indispensable de mener une action intensive d'éducation sanitaire si l'on veut encourager dans le public une attitude favorable à la planification des services de santé des collectivités. Cette action doit atteindre tous les groupes et reposer sur la coopération des instituteurs; ces derniers jouent un rôle important parce qu'ils instruisent les enfants qui peuvent ensuite expliquer à leurs parents comment interrompre le cycle de l'échinococcose. Le Dr Sáenz serait disposé à appuyer la résolution présentée par la délégation de la Pologne, amendée conformément à la proposition de la délégation de l'URSS, mais il préférerait de beaucoup que soit mise aux voix une résolution unique puisqu'il ne semble pas y avoir de divergence de vues. Le Dr JURICIC (Chili) note que la planification des services de santé doit tenir compte de cinq facteurs.: les grands problèmes de santé, la demande de soins médicaux, les ressources humaines et matérielles disponibles, le rendement de ces ressources, et enfin le niveau social et culturel de la population. Tous ces éléments doivent être pris en considération pour décider de l'organisation sanitaire convenant le mieux à un pays donné. Il s'ensuit qu'un système sanitaire ne peut être transplanté d'un pays à un autre sans risque d'échec. On connaît les principaux
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problèmes de santé grace aux statistiques, mais, malheureusement, celles -ci ne donnent pas toujours un reflet fidèle de la situation dans les pays en voie de développement. Il n'est pas possible d'évaluer avec précision la demande de services à partir des statistiques des hôpitaux ou des médecins, car elles ne font pas état des cas qui n'ont pas été notifiés ou n'ont pas été portés à l'attention d'un médecin faute de moyens de communication, par exemple. En outre, la demande est tributaire de la culture et du niveau d'instruction de la population. Les enquêtes constituent le seul moyen sûr de savoir dans quelle mesure la demande a été satisfaite. Une étude portant sur quelque 50 000 personnes a été faite au Chili en 1968 avec l'aide de l'OPS. Elle a montré que la demande de soins médicaux n'avait été satisfaite qu'à concurrence des deux tiers; pourtant, le pays compte un médecin pour 1500 habitants, 4,5 lits d'hôpitaux pour 1000 habitants et un service national de santé qui contrôle plus de 80 % des ressources sanitaires nationales. Il faut tenir compte non seulement de l'importance des ressources humaines et matérielles, mais aussi de leur répartition et de la proportion de la population à laquelle les moyens existants sont accessibles. Rares sont les recherches qui ont été faites sur le rendement du personnel sanitaire ou sur les pratiques en matière de prestations. Le Chili - là encore avec l'aide de l'OPS vient d'entreprendre une étude sur le rendement des services de protection maternelle et infantile ainsi que sur la validité des normes adoptées par ces services. Cette étude est exécutée dans des conditions optimales. De toute manière, si les services sanitaires ne disposent que de peu de ressources et ne sont pas facilement accessibles à la population, s'il n'existe pas de décentralisation administrative et budgétaire, de normes de travail précises et de niveaux hiérarchiques bien définis et si la collectivité ne participe pas à l'action de santé, le rendement du personnel sanitaire ne peut qu'en souffrir. La délégation chilienne estime donc que la question doit avoir la priorité et que les Etats Membres aussi bien que l'OMS doivent s'y intéresser d'urgence. Les $191 950 affectés aux activités dans ce domaine par l'Organisation au cours de la dernière décennie représentent une somme dérisoire, qui donne une idée des crédits que les Etats Membres ont pu y consacrer de leur côté. Le Dr Juricic propose d'ajouter au dispositif du projet de résolution soumis par la délégation de la Pologne un paragraphe priant le Directeur général de fournir, en attendant, une assistance technique aux gouvernements désireux d'entreprendre des recherches sur l'organisation de leurs propres services de santé. Le Dr FUNKE (République fédérale d'Allemagne) pense que les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités constituent une entreprise à la fois urgente et difficile. Les discussions techniques ont montré sans ambiguïté qu'il faut tenir compte de la situation sociale, économique et culturelle d'un pays pour décider de la structure et des priorités à donner aux services de santé des collectivités. On ne saurait relever le niveau de santé de la population uniquement en assurant des services à des bénéficiaires passifs; il est essentiel, d'une part, de susciter l'intérêt de la collectivité pour ses propres problèmes de santé et, d'autre part, de s'assurer que les programmes élaborés dans ce domaine s'harmonisent avec les plans de développement établis dans d'autres secteurs. Les services de santé des collectivités peuvent être organisés à l'échelon national ou local, mais il existe une interaction constante entre ces échelons et la recherche ne peut être adéquate que si elle en tient compte. Les problèmes fondamentaux sur lesquels doivent porter les recherches diffèrent considérablement selon qu'il s'agit de pays en voie de développement ou hautement industrialisés, de systèmes sanitaires centralisés ou décentralisés. La République fédérale d'Allemagne appartient à la dernière catégorie et, jusqu'à ces derniers temps, elle a géré ses services de santé de façon largement empirique. Si une proportion considérable de son budget national a été consacrée à la recherche médicale de type classique, les services de santé et leur efficacité ont été étudiés surtout dans le cadre de certains problèmes planification hospitalière, formation du personnel médical et auxiliaire, et lutte contre les maladies infectieuses. Des prestations sanitaires sont assurées à la collectivité non seulement par un secteur public mais aussi, dans une large mesure, par des organismes bénévoles ou semi- privés et par des médecins exerçant à titre privé. C'est pourquoi on encourage l'établissement à l'échelon local de centres sanitaires modèles qui mènent des recherches sur les besoins de la population. Les problèmes de santé mentale revêtent une urgence toute particulière et une étude d'ensemble vient d'être entreprise à leur sujet. Comme on l'a fait observer, il est difficile de fixer une méthodologie type pour le développement rationnel de services de santé des collectivités adaptés aux besoins des Etats Membres. L'expérience et les connaissances de l'OMS en la matière sont indispensables pour orienter convenablement les programmes nationaux et la République fédérale d'Allemagne sera reconnaissante de toute assistance qui pourra lui être prêtée à cet égard. :
Le Professeur SENAULT (France) souligne que le sujet à l'étude - sujet du reste difficile revêt une importance particulière à l'heure où tant de pays remettent en cause leur système traditionnel de services de santé. Les interventions précédentes ont montré qu'il fallait mettre au
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point une terminologie commune et définir clairement des objectifs. Les analyses de situation sont intéressantes, utiles et même parfois nécessaires, mais elles ne doivent pas être un but en soi. Ce qui est en cause, c'est l'utilité d'un changement de système et les données qui peuvent contribuer à l'efficacité de ce système. Le paludisme offre un bon exemple et l'on peut se demander quel est le rôle des services de santé de base dans le cadre d'un programme d'éradication. Une question analogue se pose à propos de la tuberculose après avoir recommandé le traitement ambulatoire, on évoque maintenant la possibilité d'intégrer les services de lutte antituberculeuse dans les services de santé généraux. En ce qui concerne la lutte contre les endémies, deux l'une recommande des équipes mobiles nationales, l'autre des services de doctrines s'affrontent base ramifiés. Evaluer l'excellence d'un système ne suffit pas toujours; encore faut -il déterminer si le système correspond à la situation épidémiologique, s'il est compatible avec les moyens financiers et techniques dont dispose le pays, et dans quelle mesure il peut être utilisé par la collectivité. Le Professeur Senault pense, comme le délégué du Royaume -Uni, que la recherche sur ces points ne peut être que pluridisciplinaire. Mais les médecins et les techniciens de différents pays qui y participent ne pourront se comprendre que si la confusion qui existe actuellement sur le plan de la terminologie est éliminée. En France, grâce aux réformes instituées récemment, l'économie médicale fait maintenant partie intégrante du programme des études de médecine; il s'agit là d'une initiative qui permettra aux médecins de comprendre les raisons des recommandations qui leur seront présentées. : :
Le Dr CLAVERO (Espagne) rappelle que, jusqu'à une époque très récente, la plupart des autorités sanitaires ont donné la priorité à l'étude des problèmes épidémiologiques et aux moyens techniques permettant de les résoudre. Ce n'est qu'au cours de la dernière décennie que l'attention s'est portée sur l'organisation optimale des services de santé. Les administrations sanitaires ont compris que leur action ne devait pas se limiter au seul domaine épidémiologique, qu'elle devait être pluridisciplinaire et s'étendre aux aspects environnementaux, démographiques, sociaux, économiques, culturels et juridiques. Le rapport dont la Commission est saisie fait le point des recherches entreprises en vue de dégager une méthodologie qui, bien qu'elle ne soit pas applicable dans tous les cas, assure la comparabilité des méthodes et des procédures. Cette méthodologie sera probablement composée d'éléments différents selon le niveau social et économique des différents pays, mais elle devra aussi comporter des éléments communs car il ne faut pas oublier que, même dans les pays hautement développés, il y a des zones et des groupes sociaux moins favorisés. la demande de services de santé et l'offre de ces Deux domaines s'offrent à la recherche services. En ce qui concerne la demande, il faut prendre en considération trois facteurs différents la connaissance qu'ont les populations de leurs besoins sanitaires et de la façon dont ils peuvent être satisfaits; leur attitude vis -à -vis des problèmes sanitaires et des moyens de les résoudre; enfin, leur comportement, positif ou négatif, et leur participation. Il est donc essentiel d'adopter une approche tridimensionnelle, d'ores et déjà employée dans de nombreuses études sociologiques sous le signe CAC (connaissances, attitudes, comportement), fondée sur une nette distinction entre ces trois aspects. Il ressort d'études entreprises en Espagne qu'il y a une grande marge entre la bonne connaissance des questions sanitaires et un comportement rationnel à leur égard. En ce qui concerne l'offre de services de santé, il est évident que ceux -ci doivent être accessibles à l'ensemble de la population, sans distinction de classe sociale, d'âge ou de lieu de résidence. La fourniture de services sanitaires aux populations rurales pose un problème particulièrement difficile en raison de la pénurie de médecins et d'autres agents de la santé dans les zones rurales. Les administrateurs sanitaires éprouvent des difficultés à mener les études nécessaires et celles -ci n'ont de valeur réelle que si elles servent à la planification et à l'évaluation. L'intérêt manifesté par les collectivités pour l'action préventive et surtout pour la recherche et la planification est souvent faible. Trop fréquemment, les soins médicaux absorbent la plus grande partie du budget de la santé et il ne reste guère de crédits pour la planification. Toute recommandation de l'OMS tendant à ce que les gouvernements accordent plus d'importance à la recherche, à la planification et à l'évaluation sera la bienvenue. Il ne faut pas attacher une importance excessive aux méthodes mathématiques complexes. Les techniques de la recherche opérationnelle, et notamment le recours aux ordinateurs, ne peuvent faciliter la prise de décisions judicieuses que si les problèmes sont correctement posés par le personnel sanitaire. Les analyses mathématiques sont des auxiliaires précieux, mais uniquement dans le contexte de recherches sur l'organisation et les méthodes. De l'avis du Dr Clavero, l'analyse d'un système sanitaire doit toujours tenir compte des avantages respectifs de la centralisation et de la décentralisation des services, des services fixes et des services mobiles, des services généraux intégrés et des services spécialisés indépendants, des services d'hospitalisation et des services extra -hospitaliers. Une analyse de ce genre participe davantage des méthodes traditionnelles que de la recherche opérationnelle proprement dite et doit être menée de façon permanente. Le Dr Clavero n'entend pas pour autant minimiser l'importance de la recherche opérationnelle. : :
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Toute réforme de structure doit être entreprise très prudemment et ne pas nuire au personnel sanitaire en exercice. Les zones pilotes de démonstration créées dans plusieurs pays européens avec l'aide de l'OMS pourraient permettre d'expérimenter de telles réformes et de procéder non seulement à des études épidémiologiques mais encore à des travaux de recherche opérationnelle. La délégation espagnole appuiera tout projet de résolution de nature à promouvoir les recherches dans ces domaines d'une importance toute particulière pour la santé. Le Professeur TIGYI (Hongrie) dit que, dans son pays, le service de santé assure la coordination des différentes formes d'action sanitaire et des recherches y relatives. L'objectif est d'uniformiser le service de santé. A la suite d'une étude qui a duré plusieurs années, une législation nouvelle vient d'être adoptée. Elle tient compte de l'évolution future des services de santé et précise les droits et les devoirs de ces services. Des plans à long terme ont été établis pour la période allant de 1970 à 1985. Au cours des travaux de recherche préparatoires qui se sont poursuivis pendant plusieurs années, l'expérience des dernières décennies a été analysée et l'on a élaboré un certain nombre d'hypothèses pour définir les objectifs des services de santé. Une part notable de ces recherches a consisté à étudier la répartition proportionnelle des différents types de lits d'hôpital et des différents services hospitaliers. On s'emploie maintenant à déterminer les priorités s'attachant aux services et établissements où sont traitées les maladies chroniques en vue d'instituer un système de soins progressifs. Les recherches les plus importantes actuellement en cours ont trait à l'utilisation des ordinateurs dans les services de santé. Le réseau sanitaire et le régime de sécurité sociale de la Hongrie permettent à chacun de se faire soigner gratuitement. Les Hongrois profitent de ces facilités et le nombre des personnes fréquentant les dispensaires est très élevé. Dans diverses localités urbaines et rurales, on a étudié la morbidité et le nombre des consultations afin de connaître l'état de santé de la population et le taux de fréquentation des dispensaires. Les données recueillies ont permis aux planificateurs de fixer des objectifs et de déterminer l'effectif de médecins et de spécialistes nécessaire. On se préoccupe également des problèmes d'organisation que pose la gamme étendue des prestations sanitaires. Le Ministère de la Santé a mis au point des directives concernant les soins aux cardiaques et en élabore d'autres relatives aux soins aux diabétiques et aux malades souffrant d'affections gastro -intestinales et rénales. Pour assurer au mieux le traitement de ces maladies, le personnel des hôpitaux et des dispensaires sera renforcé par des spécialistes qui joueront le rôle de consultants sur le plan régional. Les autorités de la santé publique de Hongrie collaborent à l'étude internationale sur la prévention des maladies coronariennes et des travaux ont été entrepris touchant les méthodes de réadaptation. La médecine sociale est enseignée aux étudiants en médecine et fait partie des sujets offerts aux médecins suivant des cours postuniversitaires. Selon le Professeur VANNUGLI (Italie), la tâche de la Commission est d'étudier les nouvelles voies qui s'ouvrent à la recherche sur l'organisation des services de santé des collectivités. Il faut aborder de façon nouvelle des problèmes anciens. Le Gouvernement italien, en coopération avec l'OMS, expérimente de nouveaux moyens d'organiser les services de santé sur le plan régional. Un mouvement de réforme de ces services est en cours et les études nécessaires à l'instauration d'une politique sanitaire nationale exigent une bonne connaissance de la situation actuelle. Il y aurait beaucoup à faire pour normaliser les techniques et des recherches s'imposent en vue d'établir des priorités. L'exemple de l'OMS ouvrira des horizons nouveaux aux écoles de médecine et aux universités. Le Professeur Vannugli suggère que les auteurs du projet de résolution original et ceux des différents amendements se réunissent pour rédiger un projet unique à soumettre à l'examen de la Commission. Le Dr MIKEM (Togo) estime que le sujet à l'étude présente une très grande importance pour les pays en voie de développement qui sont les moins bien équipés pour entreprendre un effort de recherche et pour le financer. Ils peuvent, néanmoins, mettre à profit l'expérience acquise au cours des dernières années, en tenant compte des techniques et des tendances nouvelles. Une approche rationnelle doit être adoptée pour faire face aux besoins les plus urgents des populations. Il faudrait s'efforcer de trouver des moyens de transformer la mentalité des médecins. Il est important et urgent d'apporter des réformes à l'enseignement médical et à la formation du personnel auxiliaire. Le Dr CHAPMAN (Canada) expose un programme récemment mis sur pied au Canada et au titre duquel des subventions nationales sont accordées pour financer des études sur l'amélioration des prestations sanitaires. Le programme dispose d'un budget annuel de Can. $5 millions qui s'ajoute aux sommes normalement allouées à la recherche médicale fondamentale. L'une des difficultés rencontrées tient à la rareté du personnel capable de mener efficacement des recherches sur les prestations sanitaires. Il a donc été décidé d'accorder des bourses d'études à des chercheurs qualifiés pour leur permettre de recevoir une formation appropriée. Cette mesure a été très bien accueillie et le personnel ainsi formé contribuera beaucoup au développement de l'action sanitaire au Canada.
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Le Professeur HALTER (Belgique) estime, lui aussi, qu'il est extrêmement important que l'OMS insiste sur la nécessité de former des chercheurs. Deux autres problèmes urgents sont de définir les lignes de force des politiques de la santé et d'établir des priorités. Il serait bon de modifier le projet de résolution de manière à indiquer que le programme envisagera la promotion de la recherche et la formation de chercheurs en matière médicale, la formulation des politiques de la santé et la définition de secteurs d'activités. Le Professeur Halter suggère en outre de modifier l'amendement présenté par la délégation de l'URSS en remplaçant les termes "qu'en tant que parties intégrantes d'un système de santé national" par "qu'au prix d'une coordination étroite avec l'organisation sanitaire nationale, voire internationale ". Le Dr ABOAGYE -ATTA (Ghana) déclare que son pays, comme d'autres pays d'Afrique occidentale, a concentré ses efforts sur la fourniture de services de santé de base. Avec l'aide de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, du FISE et de l'Université de Californie, une étude pilote sur la santé rurale et la planification familiale a été entreprise et toutes les catégories de personnel sanitaire y participent. Ainsi, pour la première fois, le Ghana exécute un projet dont l'aspect "recherche" a été clairement défini afin de faciliter l'évaluation continue.
Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) précise que, si son pays n'a pas fait de recherches sur les services de santé des collectivités, il a entrepris trois expériences intéressantes. En premier lieu, afin d'améliorer les services d'obstétrique et de soins aux enfants dans les zones rurales, des femmes ont été recrutées dans les villages, formées dans des hôpitaux de district, puis renvoyées chez elles pour y exercer les fonctions d'assistantes maternelles de village ou, comme on les appelle désormais, d'aides d'hygiène maternelle et infantile. Le système fonctionne depuis - si encourageants que le programme et vingt ans et les résultats sont extrêmement encourageants la portée de la formation ont récemment été élargis. La deuxième innovation a trait à des projets d'auto- assistance. Comme le Gouvernement ne peut faire face à tous les besoins de la population, des collectivités se sont dotées de comités pour l'amélioration des services de santé par l'action bénévole. Ils ont réuni des fonds pour aménager des maternités ainsi que des salles destinées aux enfants et pour améliorer les hôpitaux. Une saine émulation s'est établie entre les différents groupes participants et les projets sont exécutés en liaison avec le Ministère de la Santé. Enfin, on se propose de tenter une expérience de décentralisation des services de santé en créant des conseils régionaux. Le Dr GUARDERAS (Equateur) pense que le débat constitue un prologue aux discussions techniques qui se tiendront en 1973. En Equateur, tous les médecins et les services hospitaliers sont concentrés dans deux grandes zones urbaines et les services de santé font grandement défaut dans les régions rurales. Il en résulte inévitablement une mortalité infantile et générale élevée et une mauvaise hygiène. Le Gouvernement vient d'adopter une nouvelle politique et a pris des mesures législatives qui permettront de fournir des services sanitaires complets accessibles à tous. Les services de santé seront régionalisés et les ressources disponibles seront utilisées en faveur des populations qui ne bénéficient actuellement que d'une couverture partielle. Il reste de nombreux problèmes à résoudre et les diverses institutions sont plus ou moins bien partagées. L'Equateur espère que l'OMS continuera à donner des avis techniques grâce auxquels il pourra se procurer l'aide dont il a besoin. Le PRESIDENT suggère que toutes les délégations qui ont proposé des amendements au projet de résolution présenté par la délégation polonaise se réunissent avec celle -ci en vue de soumettre un projet commun à l'examen de la Commission. Il en est ainsi décidé.
La séance est levée à 17 h.35.
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Mardi 16 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES (suite)
Ordre du jour, 2.3
Le Dr CAMARA (Guinée) décrit les efforts de son pays dans le domaine de l'organisation des services de santé des collectivités. Dès les premières années de son indépendance, la Guinée a opté pour une médecine populaire, ou médecine de masse, car 90 % de sa population vivent en milieu rural. Le Gouvernement a fait de l'éducation sanitaire la pierre angulaire de sa politique de santé car il a jugé que le peuple devait être rendu conscient de la nécessité de promouvoir et de sauvegarder sa santé, cela par une éducation idéologique, psychologique et culturelle appropriée. Huit mille comités de base répartis dans l'ensemble du pays organisent des conférences hebdomadaires sur un sujet d'éducation sanitaire; il faut mentionner en outre les causeries radiophoniques, le cinéma et les affiches donnant des informations sur des questions telles que le paludisme, les maladies véhiculées par l'eau, l'allaitement maternel, etc. Dans les pays d'Afrique en voie de développement, la formation et l'éducation des populations sont la base de tout progrès véritable et durable. L'hygiène individuelle et la prévention des maladies doivent figurer dans les programmes dès les premiers niveaux d'enseignement primaire et secondaire. Le Dr Camara partage l'avis du délégué de l'Uruguay sur l'importance de l'éducation sanitaire dans le contexte des services de santé des collectivités. En Guinée, la structure des services de santé correspond à la structure administrail y a 8000 brigades sanitaires de village, 210 dispensaires d'arrondissement et tive du pays 30 régions médicales. Le Dr Camara engage les pays en voie de développement qui organisent leurs services de santé à ne pas adopter automatiquement des modèles importés d'autres pays, aussi efficaces qu'ils puissent paraítre, mais à rechercher les solutions les mieux adaptées à leurs conditions particulières. Les facteurs sociaux, culturels et organiques diffèrent d'un pays à l'autre, comme les facteurs politiques. L'OMS pourrait jouer un rôle de premier plan dans la coordination des diverses approches suivies pour l'organisation des services de santé des collectivités. :
Le Dr HARELL (Israel) souligne la complexité du problème que pose la mise en place de services de santé des collectivités. Souvent, les étudiants en médecine qui viennent d'obtenir leur diplôme ne sont guère enclins à prendre part à des travaux pratiques et à des recherches intéressant la santé des collectivités; une réforme des écoles de médecine s'impose donc si l'on veut qu'ils changent d'attitude. Le sujet lui -même est difficile car, étant donné l'influence des facteurs historiques, culturels, sociaux, ethniques et économiques, il est impossible de concevoir un modèle applicable à tous les pays. Toutefois, l'OMS devrait jouer un rôle directeur en coordonnant à l'échelon international les recherches entreprises à cet égard. Par exemple, elle pourrait élaborer plusieurs schémas de base qui tiendraient compte des différences les plus caractéristiques entre les pays. Les travaux préliminaires seraient faits directement sous les auspices de l'OMS. Chaque pays examinerait alors s'il lui est possible d'appliquer l'un de ces schémas, l'OMS soutenant activement les recherches entreprises par le personnel national. Une telle approche pourrait déboucher-sur des études comparatives qui, menées convenablement, apporteraient certainement une contribution utile à l'étude du sujet. En Israel, les efforts portent actuellement sur un programme visant à repérer, parmi les nouveau -nés, les sujets particulièrement vulnérables et à prévenir chez eux l'apparition d'une maladie algue. Trois projets pilotes ont été mis en train pour évaluer le programme et il est prévu que les sujets seront suivis pendant plusieurs années. Ce programme pourrait intéresser d'autres pays et Israel serait heureux de participer à une entreprise commune ayant pour objet d'évaluer et d'améliorer les chances des nouveau -nés particulièrement vulnérables. Le Dr BUDJAV (Mongolie) félicite le Directeur général de son rapport et se déclare satisfait des travaux en cours. A son avis, cependant, l'expression "services de santé des collectivités" n'est pas assez large pour désigner toutes les fonctions des services de santé publique. Les pays socialistes ont entrepris de vastes travaux de recherche pour déterminer quels sont les besoins véritables en matière de santé. En Mongolie, on s'attache à analyser les activités, la structure et la capacité des institutions sanitaires afin d'obtenir des bases de planification. En outre, les divers facteurs qui influent sur la santé de différents groupes de population font, - 299 -
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depuis des années, l'objet de recherches suivies en Mongolie comme dans les autres pays socialistes. L'analyse des besoins en matière de santé doit se fonder, en premier lieu, sur des études épidémiologiques, y compris des études de morbidité et des enquêtes sur l'usage que fait la population des services de soins médicaux qui lui sont offerts gratuitement. En outre, les recherches doivent s'étendre aux conditions socio- économiques et géographiques de régions bien déterminées. Le Directeur général devrait accorder toute l'attention voulue à la formation des administrateurs de la santé publique et procéder à une étude plus approfondie de l'expérience et des méthodes de divers pays, y compris ceux dont le système sanitaire est géré par l'Etat. Le Dr TSUKAMOTO (Japon) fait connaitre que son pays envisage actuellement une réorganisation de son système sanitaire et qu'à cet effet la Diète vient d'être saisie d'un projet de loi relatif aux soins médicaux de base. Ce projet, qui vise à organiser de façon complète et systématique les divers éléments du système, porte sur la recherche médicale, la formation du personnel de santé et la répartition géographique des installations sanitaires. Pour assurer l'application de la nouvelle loi, des comités de planification doivent être créés au niveau de l'administration centrale, des préfectures et des régions. Le Japon espère que l'OMS entreprendra des études plus poussées sur l'organisation des services de santé, afin que chaque pays puisse recevoir des conseils sur la mise en place et la gestion d'un système sanitaire adéquat. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, fait observer que la question à l'étude constitue le sujet des discussions techniques de cette année et de celles qui auront lieu l'année prochaine; c'est également le sujet d'une étude organique du Conseil exécutif. Toutes ces discussions devraient contribuer largement à faire avancer les recherches de l'OMS dans ce domaine aussi important que complexe et, dans les prochaines années, les travaux de l'Organisation refléteront súrement les encouragements qui lui ont été prodigués à cet égard. On peut diviser en trois grands secteurs le problème des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités 1) validation et simplification des méthodes de recherche et de développement en vue d'interventions rationnelles dans l'organisation des systèmes de soins et d'un contrôle suivi de la productivité de ces systèmes; 2) mise en place d'installations satisfaisantes pour la formation de personnel clé à l'utilisation de ces méthodes; et 3) aide aux Etats Membres qui souhaitent créer les institutions nécessaires pour mener de façon continue des activités de recherche et de développement dans le domaine de l'organisation des services de santé des collectivités. Etant donné l'appui sans réserve manifesté par les Etats Membres au cours de la discussion, l'OMS sera très certainement en mesure d'assurer la direction des travaux entrepris sur le plan international pour résoudre ce problème. :
Le PRESIDENT annonce que le groupe de rédaction qui s'est réuni pour préparer une résolution relative aux recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités a achevé sa tâche. Le texte du projet de résolution sera distribué dans le courant de la matinée (voir section 3 ci- après). 2.
FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL
Ordre du jour, 2.4
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle qu'à sa quarante -neuvième session, le Conseil avait examiné un rapport de situation présenté par le Directeur général pour faire suite à la résolution WHA24.59 qui le priait d'intensifier l'étude des critères à appliquer pour apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux dans différents pays et de proposer une définition du mot "médecin ". Le rapport indique que les études relatives à l'équivalence des titres se sont poursuivies en collaboration avec l'UNESCO, que deux groupes de consultants se sont récemment réunis en vue de déterminer les matières fondamentales entrant dans la formation des médecins "de première ligne ", et qu'un comité d'experts prévu pour 1973 fera le point du contenu des études de médecine afin de formuler des recommandations sur les modifications à apporter aux programmes. En outre, le Directeur général a demandé aux membres du Tableau OMS d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire d'exprimer leurs vues sur la définition du mot "médecin" et il a prié le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS) de collaborer à l'étude des réponses reçues et à l'élaboration d'une définition. Dans le projet de définition du mot médecin qu'il a soumis au Conseil exécutif, le Directeur général a tenu compte à la fois de la définition proposée par le CIOMS et des trois points suivants : 1) bien que le titre ou le diplôme suffise dans certains pays pour exercer légalement la médecine, il importe de distinguer entre les qualifications universitaires d'une part, et le droit d'exercer d'autre part; '2) dans le monde entier, les études et la formation des médecins s'effectuent dans des écoles de médecine reconnues offrant un programme prescrit d'études menant aux qualifications universitaires exigées; 3) le médecin a le droit d'exercer l'art de la médecine selon les impératifs de sa conscience et du code de déontologie professionnelle. Le Conseil exécutif a constitué un groupe de rédaction chargé de formuler une définition du mot "médecin" qui devait être soumise
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ultérieurement à l'examen des membres du Conseil. Après une étude approfondie des conditions auxquelles devait satisfaire cette définition, le Conseil a transmis le rapport de situation du Directeur général à l'Assemblée de la Santé en lui recommandant d'adopter la définition figurant dans la résolution EB49.R13. En outre, le Conseil a approuvé la décision du Directeur général de ne plus utiliser à l'OMS le mot "paramédical" pour qualifier les différentes professions sanitaires apparentées à la médecine, cela pour éviter tout malentendu. Présentant le rapport contenu dans le document A25/7,8, le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, précise que la résolution du Conseil exécutif sur laquelle se fonde le rapport résulte d'une étude concernant la définition du mot "médecin ". On espère qu'il sera bientôt possible de parvenir à des conclusions relativement aux critères à appliquer pour apprécier, sur la base de la définition précitée, l'équivalence des titres et diplômes médicaux, à la mise au point de techniques d'examen satisfaisantes et aux recommandations du comité d'experts des normes internationalement acceptables pour l'enseignement médical qui doit se réunir l'année prochaine. L'OMS a eu récemment des discussions avec l'UNESCO au sujet de l'équivalence internationale des diplômes de l'enseignement supérieur et elle a examiné les sujets d'intérêt commun sur lesquels une coopération pourrait s'établir entre les deux Organisations. La mise en place d'un mécanisme permanent de liaison a été préconisée et l'on a estimé aussi que l'OMS pourrait participer, au stade préparatoire, à l'élaboration des instruments de l'UNESCO visant à instituer une équivalence internationale des études, diplômes et grades de l'enseignement supérieur. On espère que l'OMS collaborera avec l'UNESCO à la préparation d'une série spéciale de publications à ce sujet et participera à des missions spéciales que l'UNESCO organisera dans divers pays pour étudier ce problème. S'agissant de la formation des enseignants dans le domaine de la médecine et des sciences sanitaires apparentées, le rapport décrit les activités de l'OMS qui ont pour cadre le centre interrégional de Chicago où sont formés les futurs dirigeants des centres régionaux de formation des enseignants. Ces centres régionaux fourniront ensuite les cadres enseignants et dirigeants des centres nationaux de formation des enseignants. Il n'est pas possible de mettre en oeuvre un programme sanitaire ni d'en utiliser toutes les ressources si l'on ne dispose pas d'un nombre suffisant de personnes qualifiées. La situation de chaque pays varie en fonction de son niveau de développement socio- économique et de ses besoins sur le plan culturel. Il serait vain de faire appel aux méthodes traditionnelles pour chercher à accroître le personnel disponible et intensifier la formation du personnel sanitaire c'est donc par une transformation radicale des méthodes d'enseignement et de formation que l'OMS s'efforce de donner aux pays en voie de développement les moyens de satisfaire le plus rapidement possible leurs besoins sur ce plan. Dans de nombreux pays, le problème de la migration du personnel sanitaire hautement qualifié se pose avec acuité et il a des répercussions défavorables sur la mise en oeuvre des programmes sanitaires. On ne dispose pas encore, à cet égard, de renseignements suffisants et il convient donc de procéder à des études approfondies. L'OMS dresse actuellement les plans d'une étude multinationale sur le mouvement international de médecins et d'infirmières. :
Prenant la parole sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr AUDEOUD- NAVILLE (Association médicale mondiale) se réfère à la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R13 et propose d'insérer, après les mots "pour être légalement autorisée à exercer la médecine ", les mots "qui comprend l'aspect médical de la conservation de la santé ". Le membre de phrase placé entre parenthèses serait donc libellé comme suit :
(qui comprend l'aspect médical de la conservation de la santé, la prévention, le diagnostic, le traitement et la réadaptation). En outre, l'Association médicale mondiale pense que les termes "dûment reconnue dans le pays où elle se trouve" suivant les mots "dans une école de médecine" appellent des éclaircissements. Le PRESIDENT déclare que, malheureusement, la suggestion faite par le représentant de l'Association médicale mondiale ne peut pas être considérée comme une proposition d'amendement, étant donné que les représentants d'organisations non gouvernementales ne sont habilités qu'à faire des exposés sur les questions en discussion. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la formation de personnel sanitaire national est un élément clé du développement des services de santé nationaux. Il ressort du rapport soumis à la Commission qu'en application de la résolution WHA24.59 l'OMS a entrepris de nombreux travaux portant sur divers aspects de la question. La délégation soviétique est satisfaite de la définition du mot "médecin" donnée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R13 et espère que cette définition sera adoptée à l'unanimité. Elle ne peut pas souscrire à la déclaration du représentant de l'Association médicale
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mondiale car il a été dit, à toutes les Assemblées de la Santé, que le corps médical avait pour tache de promouvoir le meilleur état de santé possible et c'est dans ce sens que le Dr Tatoéenko interprète le mot "prévention ". Inclure le mot "conservation" dans la définition serait aller à l'encontre de la tendance générale de la pensée médicale moderne dans le monde. La définition, si elle était acceptée, servirait de base pour apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux. A cet égard, il serait bon que l'OMS envisage sans plus attendre d'élaborer un projet de convention type pour la reconnaissance mutuelle des titres médicaux, qui tiendrait dûment compte des aspects juridiques et autres de la question et qui serait utile aux pays désireux de conclure des accords dans ce domaine. L'Organisation a pris un certain nombre de mesures au sujet de l'exode de personnel qualifié et il faut espérer que son étude de la question conduira à l'élaboration de recommandations concrètes concernant les dispositions que les pays pourraient prendre pour limiter et finalement éliminer ce dangereux phénomène. La délégation soviétique tient à souligner l'importance du développement des établissements pour la formation d'enseignants. En URSS, il existe des établissements pour la formation des enseila formation d'enseignants des écoles de médecine et des écoles d'assistants médicaux (feldchers); gnants destinés à ce deuxième type d'école présente un intérêt particulier pour les pays en voie de développement. Tout en se félicitant du bon travail accompli par l'OMS pendant l'année écoulée, le Dr Tatoáenko fait observer que la résolution WHA24.59 indique un certain nombre d'autres directions vers lesquelles l'OMS devrait orienter ses efforts en vue de résoudre le problème de la formation de personnel sanitaire national. Il serait souhaitable que le Secrétariat dresse un plan d'action portant sur un certain nombre d'années et prenant en considération les efforts faits aux échelons international, régional et national. La délégation soviétique propose donc d'insérer dans la résolution qu'adoptera l'Assemblée de la Santé sur la question un paragraphe ainsi conçu :
PRIE le Directeur général d'élaborer, et de soumettre au Conseil exécutif à sa cinquante et unième session, des propositions concrètes pour un plan d'activités de l'Organisation en matière de formation de personnel sanitaire national, ces propositions devant porter sur plusieurs années et tenir compte des mesures déjà prévues ou mises en oeuvre sur les plans national, régional et international. Le Dr HASAN (Pakistan) est satisfait de la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif, sous réserve de quelques modifications mineures. Il suggère toutefois d'employer le mot "moderne" pour qualifier "médecine ". Dans certains pays, des médecines indigènes empiriques plutôt que scientifiques, comme la médecine unani et la médecine ayurvédique, sont pratiquées et reconnues par les autorités. En outre, il conviendrait d'insérer dans la dernière ligne de la définition les mots "et de rétablir" après les mots "de promouvoir ". La tâche des médecins consiste non seulement à prévenir la maladie, mais aussi à guérir les malades. Il serait utile que l'OMS concentre son attention sur l'évaluation des résultats obtenus par les étudiants ainsi que sur les éléments essentiels du programme d'études. Le contenu du programme pour une discipline particulière peut naturellement varier d'un pays à l'autre, mais il serait bon que l'OMS crée un conseil médical chargé de veiller à ce que les mêmes éléments fondamentaux figurent dans le programme d'études des écoles de médecine de tous les pays. En ce qui concerne l'exode des cerveaux, le problème ne serait pas si grave dans de nombreux pays si la formation universitaire et postuniversitaire était assurée sur le territoire national, si les médecins recevaient un traitement plus élevé et si des avantages spéciaux étaient prévus pour ceux qui travaillent en zone rurale. Le Pakistan a constaté que l'exode des médecins n'était pas dû tellement à de meilleures conditions pratiques de travail dans les pays où ceux -ci se rendent qu'aux avantages financiers qu'ils y trouvent. Les médecins pakistanais ont tendance à émigrer vers les pays en voie de développement - où ils ne refusent pas de s'installer dans les zones rurales plutôt que vers les pays développés. Il faudrait peut -être que les gouvernements adoptent pendant quelque temps de fermes mesures restrictives pour empêcher la migration du personnel de santé. L'OMS devrait prendre les dispositions nécessaires pour doter de moyens de formation les pays souffrant d'une pénurie de médecins. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) indique que sa délégation a l'impression que, malgré la résolution WHA24.59, la formation de personnel sanitaire national n'a pas la place qu'elle mérite dans les programmes de l'OMS. En particulier, l'étude des programmes des facultés de médecine et des écoles pour le personnel de santé de niveau intermédiaire n'a pas assez progressé. Il conviendrait d'étudier de près l'expérience des pays dotés de systèmes sanitaires nationaux développés, car elle pourrait être très utile pour tous les Etats Membres. En Tchécoslovaquie, le droit d'exercer la médecine est acquis dès qu'un étudiant en médecine a terminé le programme prescrit et a passé avec succès les examens réglementaires dans l'une des écoles de médecine du pays. Les écoles de médecine font partie intégrante des universités et l'enseimédecine générale, pédiatrie, épidémiologie et stomatologie. gnement est divisé en quatre branches La durée des études dans les trois premières branches est de six ans. Les étudiants de ces trois :
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branches reçoivent une formation médicale générale de haut niveau, puis une formation spécialisée dans la branche de leur choix. Les diplômés sont habilités à exercer dans n'importe quelle branche, mais on suppose qu'ils commenceront par exercer dans le domaine vers lequel ils se sont orientés. Dans le cas de la stomatologie, les études durent cinq ans, et les diplômés n'ont le droit d'exercer que dans cette branche. Tous les diplômés des écoles de médecine reçoivent le titre de docteur en médecine et peuvent exercer la médecine de façon indépendante. Tous commencent toutefois par travailler dans des établissements médicaux bien équipés comme les hôpitaux de district ou les centres sanitaires et épidémiologiques de district. Là, sous la direction de collègues plus expérimentés, ils améliorent leurs qualifications et se préparent à l'examen de spécialisation. Tous les médecins sont tenus de se présenter à cet examen et, une fois qu'ils l'ont passé, ils peuvent occuper n'importe quel poste médical. Tous les médecins doivent se perfectionner sans cesse par la lecture de la littérature médicale et l'assistance à des cours de perfectionnement. La Tchécoslóvaquie possède aussi un système développé de formation pour le personnel de santé de niveau intermédiaire. Son expérience présenterait certainement de l'intérêt pour d'autres Etats Membres. La délégation tchécoslovaque considère comme parfaitement satisfaisante la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif. (Voir la suite du débat à la section 4 ci- après) 3.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES (reprise du débat)
Ordre du jour, 2.3
Le PRESIDENT invite le Président du groupe de rédaction à présenter la résolution qui a été préparée pour être soumise à la Commission, et qui est ainsi libellée :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général concernant les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités; Rappelant les résolutions WHA17.20, WHA20.53, WHA21.49, EB39.R35 et WHA23.61, et exprimant sa conviction qu'il est nécessaire d'élaborer une stratégie appropriée pour le développement des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, compte tenu des objectifs énoncés dans la résolution WHA23.49; Persuadée que l'Organisation mondiale de la Santé devrait jouer un rôle directeur dans la coordination des recherches internationales sur l'organisation des services de santé des collectivités; Reconnaissant que des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités sont nécessaires dans tous les pays, en particulier dans les pays en voie de développement, et qu'elles présentent une haute priorité, 1. PREND NOTE du rapport; et 2. PRIE le Directeur général de soumettre à une future Assemblée mondiale de la Santé un programme d'ensemble OMS à long terme pour des recherches sur l'organisation des systèmes. de prestations sanitaires au niveau local et à l'échelle nationale.
Le Dr KIVITS (Belgique), Président du groupe de rédaction, indique que le texte préparé par le groupe représente une synthèse du projet de résolution proposé par la délégation de la Pologne et d'amendements proposés par un certain nombre de délégations. Dans un esprit de coopération, certaines délégations représentées au sein du groupe de rédaction ont retiré leurs amendements, étant entendu que le Secrétariat tiendra dûment compte des opinions exprimées au cours du débat. Faisant remarquer un léger manque de concordance entre le texte anglais et le texte français du paragraphe 2 du dispositif, le Dr Kivits suggère que, dans le texte français, les mots "prestations sanitaires" soient remplacés par "organisations sanitaires ". Le Dr SUPRAMANIAN (Singapour) préférerait que, dans le paragraphe 2 du dispositif, on mentionne une Assemblée de la Santé bien déterminée plutôt qu' "une future Assemblée mondiale de la Santé ". Le Dr SHRIVASTAV du Chili au projet de nisation des services texte serait renforcé (Inde) dit qu'il était en faveur de l'amendement proposé par la délégation résolution initial. Les pays qui ont déjà commencé des recherches sur l'orgade santé des collectivités doivent être encouragés; il estime donc que le par l'amendement en question.
De l'avis du Dr ALAN (Turquie), il faudrait, dans le paragraphe 1 du dispositif, rendre hommage au Directeur général pour la qualité de son rapport. Ce paragraphe pourrait être rédigé " FELICITE le Directeur général de son rapport et en prend note ". comme suit :
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Le Professeur SENAULT (France), se référant au texte français du paragraphe 2 du dispositif tel que propose de le modifier le Président du groupe de rédaction, suggère de supprimer le mot "organisation" la première fois qu'il apparaît, afin d'éviter une répétition. Sous réserve de cette modification, il est en faveur de l'amendement. Le Dr KIVITS (Belgique), Président du groupe de rédaction, n'a pas d'objection à la suppression proposée. Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) propose d'insérer, dans le dispositif du projet de résolution, un paragraphe s'inspirant de la remarque faite par le Dr Hassan (délégation de l'Egypte) au cours de la deuxième séance; il serait ainsi recommandé que l'OMS "prenne les dispositions nécessaires pour que les résultats des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités soient diffusés aux pays afin que ceux -ci puissent les utiliser comme il convient dans les conditions locales ". Cependant il conviendrait peut -être d'insérer, après les mots "recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités ", les mots ", après avoir été évalués par l'Organisation,". Le Dr BAIDYA (Népal) partage l'opinion du délégué de l'Inde. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) demande si, en fait, l'OMS ne fournit pas déjà une assistance technique aux gouvernements qui désirent entreprendre des recherches sur l'organisation de leurs services de santé. S'il en est bien ainsi, il n'est pas nécessaire de parler d'une telle assistance dans le projet de résolution. Le Professeur HALTER (Belgique) est du même avis que le délégué des Etats -Unis. L'insertion du texte proposé par le délégué de l'Inde n'ajouterait rien à la résolution, puisqu'il ne fait que se référer au rôle normal de l'OMS. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le délégué du Chili a accepté de retirer son amendement.
Le Dr SHRIVASTAV (Inde) explique qu'il a proposé de reprendre l'amendement du Chili parce qu'il estime nécessaire de mettre en relief un secteur auquel l'OMS devrait s'intéresser davantage, et dans lequel elle devrait encourager les activités de recherche. L'Inde, quia commencé des recherches sur l'organisation de ses services de santé, ne reçoit guère d'assistance de l'OMS.
Le PRESIDENT déclare qu'il serait difficile de donner satisfaction au délégué de Singapour, car le Directeur général ne sait pas quand il pourra présenter le programme d'ensemble à long terme dont il est question dans le paragraphe 2 du dispositif. Quant aux demandes des délégués de la Turquie et de la France, elles peuvent être satisfaites sans difficulté. Pour ce qui est des propositions des délégations de l'Inde et de l'Indonésie, il en sera tenu compte lors de l'examen d'un texte révisé du projet de résolution que le groupe de rédaction présentera à la prochaine séance de la Commission (voir le procès -verbal de la cinquième séance, section 1). 4.
FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL (reprise du débat)
Ordre du jour, 2.4
Le Dr SOOPIKIAN (Iran) souligne que la formation de personnel sanitaire national n'est qu'un moyen d'organiser la protection de la santé et non une fin en soi. Aussi ne faudrait -il pas élaborer les programmes de formation sans tenir compte de l'évolution constante des besoins en matière de soins. Seule une planification à long terme bien étudiée, reposant sur une analyse objective des besoins, peut éviter les difficultés. Les représentants des ministères et départements de la santé devraient siéger dans les organes de planification et les commissions du programme des écoles de médecine et de santé publique. Dans une économie mixte, où coexistent un secteur privé et un secteur public, une projection raisonnée des ressources et des besoins en personnel sanitaire, tenant compte de la demande économique réelle, représente un pas essentiel dans le sens d'une planification réaliste. Il convient également de tenir compte de la juste place que doit occuper le personnel sanitaire dans les plans relatifs à l'ensemble du développement économique et social, tant annuels qu'à long terme; cela permettra d'éviter l'exode des cerveaux. Le coût du personnel représente dans beaucoup de pays 50 à 70 % des dépenses consacrées aux services de soins individuels. Afin d'obtenir le maximum de résultats par unité de ressources utilisée, il faudrait étudier la possibilité de déléguer certaines fonctions, actuellement remplies de manière coûteuse par des médecins, à d'autres travailleurs de la santé, voire à des auxiliaires. Pour le Dr GOMAA (Egypte), la Commission devrait examiner franchement et objectivement la situation où se trouvent placés certains pays lorsque, pour remédier à la pénurie de médecins diplômés - et peut -être sous l'effet de pressions des milieux politiques et du public - ils ouvrent des écoles de médecine et des établissements d'enseignement supérieur sans respecter même les conditions minimales qu'exige une saine conception de l'enseignement médical et de l'éthique universitaire. Il n'est pas difficile d'imaginer ce qui en résulte déséquilibre du rapport :
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enseignants étudiants, installations de laboratoires et bibliothèques insuffisantes, locaux de médiocre qualité, etc. Il incombe à l'OMS d'aider les gouvernements à éviter de se trouver dans de pareilles situations. Des équipes d'experts de toutes les branches de la profession devraient établir des spécifications, des normes et des conditions à observer tant dans l'enseignement médical que dans l'exercice de la médecine. L'OMS devrait en outre réunir des conférences internationales et régionales qui étudieraient la question de la reconnaissance des écoles de médecine. Il faudrait aussi qu'elle aide les pays en voie de développement auxquels leurs ressources limitées imposent de lourdes contraintes. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) déclare que sa délégation approuve entièrement la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif. Il souligne d'autre part qu'il y a migration vers les pays développés non seulement de médecins mais aussi d'infirmières, de microbiologistes la migration intérieure et d'ingénieurs sanitaires - pour ne citer que ceux -là. Autre difficulté des zones rurales vers les grandes villes. Une étude faite aux Etats -Unis d'Amérique a montré que l'argent investi dans la formation de médecins par les pays en voie de développement représente en fait une subvention aux pays développés. Il serait utile que le Directeur général obtienne davantage de renseignements, afin que la prochaine Assemblée de la Santé puisse examiner les moyens par lesquels les pays d'origine du personnel migrant pourraient mettre un terme à ce mouvement. Pour ce qui est de la formation des enseignants, le délégué du Mexique espère que les universités élargiront l'enseignement des disciplines de la santé et y feront place à d'autres matières, telles les sciences sociales. Au Mexique, les étudiants en médecine sont maintenant tenus de consacrer la dernière année de leurs études au service médico- social en milieu rural. Une obligation analogue est imposée depuis 1971 aux futurs dentistes et aux futures infirmières. Pour obtenir de bons résultats à cet égard, il faut disposer d'enseignants qualifiés ainsi que d'un centre spécial de formation afin de bien préparer les étudiants aux contacts professionnels avec la collectivité. Le Dr Bustamante annonce pour terminer que la délégation du Mexique présentera un projet de résolution priant le Directeur général d'étudier le problème de la migration des travailleurs sanitaires qualifiés ainsi que la possibilité de créer des centres régionaux et nationaux pour la formation d'enseignants. :
Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) rappelle que, depuis 1969, l'OMS a commencé de prendre des mesures pour mettre en place un programme coordonné à long terme de formation d'enseignants. L'objectif final étant d'enseigner aux étudiants comment résoudre efficacement les problèmes de santé des collectivités, elle se demande si les efforts déployés jusqu'ici par l'OMS répondent bien aux besoins des pays en voie de développement. Elle souhaiterait avoir des renseignements à ce sujet, ainsi que sur les projets futurs de l'Organisation en ce qui concerne 1 'établissement dans un pays en voie de développement d'un centre interrégional de formation d'enseignants, où la formation serait assurée sur le terrain dans des conditions analogues à celles des pays où les enseignants seront ensuite appelés à travailler. A propos de la recherche en éducation, telle qu'elle est envisagée à l'annexe 12, section 2, des Actes officiels N° 193, le Dr Mahler a parlé de la promotion de la formation de personnel clé pour ce qui a trait à la méthodologie comme d'un aspect important de la recherche sur l'organisation des services de santé des collectivités. Comme le coût des soins médicaux ne cesse d'augmenter, il pourrait être nécessaire d'étudier aussi la formation de nouveaux types de travailleurs sanitaires, mieux adaptés aux besoins des populations. Le délégué de l'Indonésie signale qu'il y a deux ans, elle a assisté aux Etats -Unis à un séminaire consacré à la formation d'infirmières de pédiatrie, ce qui prouve bien que de telles recherches ne présentent pas uniquement de l'intérêt pour les pays en voie de développement. Le Dr HALLETT (Australie), se référant à la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif, souligne qu'en Australie, comme dans beaucoup d'autres pays anglophones, le mot "physician" désigne un spécialiste en médecine interne. Pour éviter qu'il y ait confusion, il suggère que le mot "physician" soit remplacé, dans le texte anglais, par "medical practitioner". L'Australie sera heureuse de participer aux projets internationaux de formation d'enseignants et se félicite que l'on envisage de créer un centre régional de formation d'enseignants à l'Université de la Nouvelle -Galles du Sud. Le Dr IMAM (Soudan), se référant à l'exode de médecins et d'autres catégories de personnel des pays en voie de développement à destination de pays développés, appelle l'attention sur la demande du Comité régional de l'Afrique tendant à ce que le Directeur général prenne contact avec les pays qui profitent de cet exode et les prie instamment de prendre des mesures pour décourager le personnel médical qualifié de s'installer chez eux. Cette demande n'a pas encore eu d'effet. Au cours des deux dernières années, le Soudan a perdu plus de cent médecins qualifiés, le plus souvent au profit de pays d'Europe. Ces médecins se sont rendus à l'étranger pour suivre des cours postuniversitaires ou pour y passer des vacances, puis y ont pris un emploi. Le Gouvernement du Soudan
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a fait des démarches auprès des représentants des pays intéressés mais les résultats ont été décourageants. Ces pays n'ont pas de loi qui interdise l'immigration de médecins étrangers et ils perdent eux -mêmes des médecins au profit de l'Amérique du Nord. Le Gouvernement du Soudan est dans une position difficile. Doit -il empêcher le personnel sanitaire de se rendre à l'étranger pour y parfaire sa formation, et essayer d'organiser sur place des cours de formation postuniversitaires pour lesquels' il ne dispose pas de ressources financières et techniques suffisantes ? Doit -il même aller jusqu'à refuser un visa de sortie aux médecins ? Le Dr Imam exprime l'espoir que l'Assemblée mondiale de la Santé prendra des mesures positives pour résoudre ce problème. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) se félicite des activités de l'Organisation tendant à réaliser une plus large équivalence des titres et diplômes médicaux. Toutefois, il serait peut -être plus facile d'établir une équivalence à l'achèvement soit des études de spécialisation soit des stages de formation pratique. Le Royaume -Uni sera heureux de participer au programme à long terme proposé pour la Région européenne. Un aspect important des programmes des écoles de médecine est l'adaptation des matières enseignées aux conditions présentes et futures de l'action de santé. Le Dr Kilgour suggère que les futurs groupes d'experts qui étudieront la question de l'enseignement médical comprennent un spécialiste de la santé publique ou des services de santé des collectivités. A propos des migrations de personnel sanitaire, il félicite l'Organisation de ce qu'elle a déjà accompli. Depuis de nombreuses années, le Royaume -Uni a enregistré à la fois des gains et des pertes du fait de ces migrations; il a longuement étudié le problème et certainement apporté une contribution utile à sa solution en liant plus étroitement la production des écoles de médecine à la demande probable de médecins. Le nombre des admissions dans les écoles de médecine atteindra 4150 par an en 1979, ce qui veut dire qu'il sera deux fois plus élevé qu'il y a dix ans. Il devrait en résulter une réduction du nombre des médecins d'autres pays venant travailler dans le Royaume -Uni. Il est prévu cependant que l'on continuera d'offrir des possibilités de formation postuniversitaire à des médecins étrangers. Le Dr Kilgour espère que ceux -ci trouveront alors des emplois qui leur conviennent dans leur pays d'origine car le manque d'emplois satisfaisants est un des facteurs importants de la migration du personnel sanitaire. Le délégué du Royaume -Uni espère que les activités de formation d'enseignants se développeront, ce qui permettra d'accroître le nombre des travailleurs sanitaires qui pourront faire leurs études dans leur propre pays ou leur propre Région. Le PRESIDENT, avant de donner la parole au délégué du Qatar, indique que ce pays est devenu Membre de l'OMS au début de la présente Assemblée mondiale de la Santé.
Le Dr TAJELDIN (Qatar) dit que les autorités sanitaires de son pays attachent beaucoup d'importance à l'enseignement médical et à la formation du personnel sanitaire. Les meilleurs éléments des écoles secondaires sont envoyés dans les universités de l'étranger aux frais du Gouvernement pour y étudier la médecine, la santé publique, la pharmacie ou la chirurgie dentaire. La priorité est donnée à la formation de nationaux en santé publique et en soins infirmiers, et un institut pour le personnel de santé a été créé en 1969 avec l'aide de l'OMS. Trente -trois jeunes filles qatariennes fréquentent actuellement cet institut, qui accepte également des élèves venant de pays voisins. Des bourses pour des études de santé publique à l'étranger ont été attribuées par l'OMS à des ressortissants qatariens qui, à leur retour, ont obtenu des postes comportant de plus grandes responsabilités et mieux rétribués. Le Dr RESTREPO (Colombie), pour qui la formation de personnel sanitaire est un élément fondamental du développement des programmes, se propose d'analyser quatre facteurs qui sont d'une importance essentielle lorsqu'il s'agit d'arrêter une politique. Tout d'abord, il importe de faire un diagnostic exact de la situation, Une étude des effectifs sanitaires est la base indispensable de tout plan de santé et peut seule permettre de choisir judicieusement une ligne de conduite. En deuxième lieu, il faut considérer la qualité de la formation en distinguant nettement entre le personnel auxiliaire et le personnel professionnel. Pour le personnel auxiliaire, les programmes doivent être bien définis et permettre d'assurer une formation pratique rapide. En ce qui concerne le personnel de niveau professionnel, on parle souvent de sacrifier la qualité à la quantité. La Colombie estime toutefois que ses problèmes médicaux sont si complexes qu'elle doit pouvoir disposer d'un personnel très qualifié ayant une excellente formation en médecine clinique et en santé publique. Il faut aussi que les médecins connaissent parfaitement les caractéristiques médicales, culturelles et sociales du pays, à défaut de quoi ils seraient coupés des réalités. C'est là du reste une cause fréquente d'émigration. En troisième lieu, il y a le problème du nombre de personnes à former. Là encore, il faut distinguer entre les auxiliaires et les professionnels. Dans tous les pays, la formation du personnel auxiliaire doit être solide et tenir compte des ressources et des problèmes locaux. En ce qui concerne le personnel professionnel, il est nécessaire, en Colombie tout au moins, d'augmenter
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à la fois les effectifs et la durée de la formation. Il faut cependant tenir compte aussi d'autres facteurs tels que la facilité avec laquelle le nouveau personnel est absorbé dans les services sanitaires, les possibilités de travail en équipe, et les chances que peuvent avoir les intéressés de se voir confier des tâches adaptées à leur formation générale ou spécialisée. Souvent, dans les pays en voie de développement, il est difficile d'affecter des travailleurs de niveau professionnel à des postes ruraux où leurs services coûtent cher et sont d'un faible rendement, ce qui rend d'autres solutions plus attrayantes. Enfin, la planification de la formation des enseignants exige une collaboration étroite entre le secteur de la santé et les universités. Cette collaboration permettrait d'atteindre divers objectifs, par exemple de former un nombre suffisant de médecins ayant les compétences requises, de garantir un emploi à tous les médecins et de prévenir l'émigration. Pour montrer par un exemple combien la planification est nécessaire, le délégué de la Colombie indique que, dans sept hôpitaux universitaires de son pays, on avait mis sur pied des programmes d'internat d'un très haut niveau technique pour former des chirurgiens. Il est apparu par la suite que le pays ne pouvait pas absorber tous les chirurgiens formés, ce qui a créé pour ceux -ci une grave situation de sous -emploi et les a finalement incités à émigrer vers des pays offrant de meilleures possibilités. Le Dr BANA (Niger) fait observer que le personnel auxiliaire est très nécessaire au Niger, ainsi que dans beaucoup d'autres pays, et qu'il le restera pendant de nombreuses années. Dans certaines régions, il n'y a qu'un médecin pour 300 000 habitants. Il est donc indispensable de former du personnel auxiliaire capable d'assurer des soins médicaux simples. En raison de limitations budgétaires, les villages du Niger se sont vu confier une certaine responsabilité en ce qui on a recruté sur place des gens capables de devenir des auxiconcerne leurs services de santé liaires médicaux, on leur a donné la formation nécessaire et on les a renvoyés dans leurs villages où ils sont généralement payés en nature. La mise au point de ce système a exigé un certain travail de recherche à la suite duquel diverses précautions ont été prises. Les auxiliaires ont appris à s'acquitter de tâches très simples, par exemple à instiller des collyres, à administrer de la chloroquine pour prévenir le paludisme ou à donner des conseils pour la construction de latrines. De plus, leur activité est constamment supervisée par le personnel médical qualifié des équipes mobiles et on leur a fait suivre régulièrement des cours de perfectionnement. Le personnel auxiliaire est si largement utilisé et si nécessaire que l'OMS ne peut se permettre de s'en désintéresser. Le Dr Bana espère donc que l'Organisation créera des centres régionaux au sein desquels divers pays pourront coopérer à la formation de ce personnel, ce qui facilitera les échanges de vues et d'expérience. Il suggère que le dispositif de toute résolution qui pourrait être adoptée à ce sujet par l'Assemblée mondiale de la Santé comprenne le paragraphe suivant :
PRIÉ le Directeur général d'inviter les Etats Membres à intensifier les efforts visant à promouvoir la formation et l'utilisation de personnel auxiliaire partout où le besoin s'en fait sentir afin d'améliorer l'efficacité des services de santé et la couverture sanitaire des populations. Pour le Dr JURICIC (Chili), si les travailleurs sanitaires de niveau professionnel émigrent, c'est en général parce qu'ils n'entrevoient guère de possibilités de participer à des activités de caractère scientifique ou d'avancer dans leur carrière - les facteurs économiques n'ayant pas toujours, quant à eux, une importance décisive. Une étude faite par l'Organisation panaméricaine de la Santé en 1966 a montré que les changements politiques inconstitutionnels conduisent eux aussi ce personnel à s'expatrier en grand nombre, et que le total des sommes dépensées pour la formation de professionnels qui ont émigré par la suite est presque égal au montant de toute l'aide économique extérieure dont les pays d'Amérique latine ont bénéficié dans tous les domaines. Il est cependant à noter que certains travailleurs sanitaires - en particulier des infirmières et des techniciens médicaux - considérant que le bas niveau de leurs salaires reflète le fait que la société minimise leur rôle, sont amenés à émigrer même en l'absence d'instabilité politique ou administrative. Au sujet de la formation du personnel enseignant, le Dr Juricic signale un manque de contact entre le personnel enseignant dans les écoles d'administration sanitaire et les services de santé publique, ce qui nuit à la qualité de l'enseignement. Pour se tenir au courant des changements qui se produisent constamment dans l'administration sanitaire, le professeur de santé publique devrait partager son temps entre l'enseignement et le travail pratique d'administration, ce qui exigerait une coordination très étroite entre les écoles de santé publique et les services de santé. Il a été proposé que chaque école de santé publique assume l'administration de la santé publique dans une zone déterminée, mais cela soulèverait de grands problèmes puisque les enseignants devraient alors être parfaitement au courant de tous les aspects des soins médicaux et âtre capables d'administrer les hôpitaux et les dispensaires. L'OMS devrait accorder une attention particulière aux écoles où sont formés les futurs administrateurs de la santé publique.
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Le Dr ALAN (Turquie) constate que la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif peut être interprétée de diverses façons, mais qu'il est difficile d'en proposer une meilleure. Il craint que les efforts déployés pour réaliser l'équivalence des titres médicaux n'aient pour effet d'encourager le personnel sanitaire à émigrer, alors que c'est justement ce que l'Assemblée mondiale de la Santé essaie d'éviter. L'OMS devrait chercher un moyen de limiter ces migrations. La République fédérale d'Allemagne a récemment refusé d'accorder un nouveau visa d'entrée à un médecin turc, en faisant valoir qu'il avait déjà exercé dans le pays pendant plus de cinq ans. C'est là un excellent exemple que d'autres Etats Membres feraient bien de suivre. La formation des enseignants est une question extrêmement importante car il faut commencer par former des enseignants pour qu'ils puissent à leur tour former des médecins. Il est essentiel que les professeurs sachent exactement ce qu'il faut enseigner aux futurs médecins et ce que la collectivité attend de ceux -ci une fois qu'ils auront obtenu leur diplôme. Le Dr Alan espère que l'OMS accordera une attention particulière à cet aspect du problème. La séance est levée à 12 h.30.
CINQUIEME SEANCE
Mardi 16 mai 1972, 14 h.35 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
RECHERCHES SUR L'ORGANISATION DES SERVICES DE SANTE DES COLLECTIVITES (suite de la quatrième séance, section 3)
Ordre du jour, 2,3
Le PRESIDENT appelle l'attention des délégués sur le nouveau projet de résolution présenté par le groupe de rédaction et sur les amendements proposés par les délégations de l'Inde et de l'Indonésie. Le Dr BOERI, Rapporteur, donne lecture du projet de résolution du groupe de rédaction :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général concernant les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités; Rappelant les résolutions WHA17.2O, WHA2O.53, WHA21.49, EB39.R35 et WHA23.61, et exprimant sa conviction qu'il est nécessaire d'élaborer une stratégie appropriée pour le développement des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, compte tenu des objectifs énoncés dans la résolution WHA23.49; Persuadée que l'Organisation mondiale de la Santé devrait jouer un rôle directeur dans la coordination des recherches internationales sur l'organisation des services de santé des collectivités; Reconnaissant que des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités sont nécessaires dans tous les pays, en particulier dans les pays en voie de développement, et qu'elles présentent une haute priorité, FELICITE le Directeur général de son rapport et en prend note; 1. PRIE le Directeur général de soumettre à une future Assemblée mondiale de la Santé un 2. programme d'ensemble OMS à long terme pour des recherches sur les systèmes d'organisations sanitaires au niveau local et à l'échelle nationale.
Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture de l'article 65 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Le RAPPORTEUR donne alors lecture de l'amendement qui a été proposé par la délégation de l'Indonésie à l'effet d'insérer dans le dispositif le paragraphe 2 ci -après :
RECOMMANDE que l'Organisation mondiale de la Santé prenne les dispositions nécessaires pour que les résultats des recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, après avoir été évalués par l'Organisation mondiale de la Santé, soient diffusés aux pays afin que ceux -ci puissent les utiliser comme il convient selon les conditions locales. 2.
L'actuel paragraphe 2 du dispositif deviendrait alors le paragraphe 3, Décision :
L'amendement est accepté par 70 voix, sans opposition, avec 13 abstentions.
A la demande du PRESIDENT, le RAPPORTEUR donne lecture de l'amendement proposé par la délégation de l'Inde à l'effet d'ajouter au dispositif un dernier paragraphe comme suit :
PRIE le Directeur général de fournir, en attendant, une assistance technique aux gouvernements désireux d'entreprendre pour leur compte des recherches sur l'organisation de leurs propres services de santé. 4.
Décision
:
L'amendement est accepté par 70 voix contre 3, avec 24 abstentions.
Le PRESIDENT met alors aux voix le projet de résolution du groupe de rédaction, tel qu'il a été complété par les délégations de l'Inde et de l'Indonésie. Décision Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé par 99 voix, sans opposition, avec une abstention, :
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.17. - 309 -
1
310 2.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL (suite de la quatrième séance, section 4)
Ordre du jour, 2.4
Le Professeur PRYWES (Israël) fait observer que les écoles de médecine du monde entier font aujourd'hui l'objet de critiques à plusieurs titres elles ne réussissent pas à former suffisamment de personnel qualifié, elles ne répondent pas aux besoins de la société, elles ne se préoccupent pas des problèmes de l'individu et de la collectivité, elles négligent l'enseignement, enfin elles mettent trop l'accent sur la recherche. Des trois éléments que comprend traditionnellement leur activité - enseignement, recherche et service - c'est assurément le dernier qui laisse le plus à désirer. Il est de plus en plus nécessaire d'établir des liens entre l'enseignement médical et les soins médicaux. C'est ce que l'on s'efforce de faire en Israel, dans le nouveau Centre universitaire des Sciences de la Santé - établissement intégré desservant toute une région - dont le doyen est également directeur des services de santé. Tous les médecins de la région, qu'ils travaillent en hôpital ou dans les dispensaires urbains ou ruraux, sont potentiellement membres du corps enseignant, en application de la règle "Celui qui assure des prestations doit aussi enseigner, et celui qui enseigne doit aussi assurer des prestations ". Le programme d'études de cet établissement est assez peu orthodoxe la première année est entièrement consacrée au travail pratique, accompli sous la conduite d'instructeurs; on estime que le contact avec la souffrance humaine, avec les soucis des familles et avec tout ce qui entoure les naissances est une bonne introduction à la médecine. La deuxième année est, elle, consacrée aux sciences fondamentales dont l'enseignement, axé sur le malade, se fait à partir de matériel clinique. La troisième année est celle des études cliniques, qui se font en partie à l'hôpital et en partie dans les dispensaires. La quatrième année est une période d'internat, au cours de laquelle l'étudiant reçoit un traitement modeste, tandis que la cinquième et la sixième années sont consacrées à l'étude de sujets spéciaux. Cette école expérimentale est ouverte à toutes les personnes d'autres pays qui souhaitent y enseigner et y étudier. : :
:
Pour le Professeur AYÉ (Côte d'Ivoire), il est important que l'OMS établisse des critères objectifs permettant d'apprécier l'équivalence des titres et diplômes médicaux dans les différents pays. Dans son rapport à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général avait suggéré que l'OMS fasse porter principalement son attention sur deux aspects fondamentaux les éléments essentiels du programme d'études de la formation des personnels de santé nationaux de base des écoles de médecine, et les méthodes permettant d'apprécier le travail des étudiants. Mais il y a deux autres facteurs à prendre en considération le niveau de recrutement des étudiants en médecine et la durée des études, car il existe deux formules pour la formation des médecins, la formule courte et la formule normale ou classique. La définition du médecin - personne régulièrement admise dans une école de médecine dûment reconnue dans le pays - sera alors plus claire et plus précise. En ce qui concerne l'émigration du personnel de santé des pays en voie de développement, le Professeur Ayé estime que la création d'écoles de médecine de haute qualité permettra bientôt de résoudre le problème en Afrique. La délégation de la Côte d'Ivoire pense que des mesures de coercition prises par les pays hôtes à la demande du pays affecté ne seraient ni pratiques ni efficaces. Pour éviter que les médecins ne se concentrent dans les grandes villes, il faudrait s'efforcer d'utiliser rationnellement le personnel en poste dans les zones rurales. Pour cela, on pourrait notamment offrir des activités plus intéressantes et des conditions de travail meilleures aux médecins du secteur rural et organiser sur place des activités de formation permanente, de manière à éviter les conséquences de l'isolement. : :
Le Dr GASHAKAMBA (Rwanda) fait observer que les services de santé de base exigent un personnel convenablement formé et que l'effort de formation mérite donc une haute priorité. Le Rwanda, qui dispose de trente médecins seulement pour une population de 4 millions d'habitants, tient à remercier l'OMS, ainsi que les Gouvernements de la Belgique et de la France, qui l'aident à remédier à cette insuffisance. Le pays possède maintenant une école de médecine. Le personnel auxiliaire fait aussi défaut puisqu'on ne compte qu'une infirmière pour 400 000 habitants, En outre, dans la formation du personnel auxiliaire, il est apparu qu'il fallait traiter certains sujets qui auraient déjà dû âtre enseignés à l'école. En ce qui concerne la formation des enseignants, elle est assurée au Rwanda par une université. Le Dr GALEGO (Cuba) déclare que, dans son pays, la formation repose sur l'un des principes fondamentaux de l'OMS, c'est -à -dire l'intégration de l'enseignement et des soins médicaux. Grâce à une liaison étroite entre les études et le travail pratique, on arrive à utiliser au mieux les ressources humaines et matérielles existantes. En 1971, il y avait à Cuba 11 791 étudiants qui se préparaient à des professions de niveau intermédiaire et 1830 médecins qui suivaient des cours de spécialisation. Les études médicales durent six ans. Au cours des trois premières années, hormis les cours qu'ils suivent, les étudiants remplissent certaines fonctions simples dans les hôpitaux et les polycliniques, si bien que, dès le début, ils sont mis en contact avec leur future ambiance de travail. Au cours des trois dernières années, les étudiants sont formés dans les hôpitaux
COMMISSION A
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universitaires, après quoi ils travaillent pendant deux années en milieu rural. Ce n'est qu'ensuite qu'ils peuvent entreprendre des études postuniversitaires. Les séminaires organisés en 1971, en collaboration avec l'OMS et l'OPS à l'intention d'enseignants et d'administrateurs de niveau supérieur, ont été très utiles. Un comité des méthodes d'enseignement a récemment été créé par le Gouvernement; il s'occupera de l'analyse des programmes et des activités d'enseignement. Le phénomène de "l'exode des cerveaux" est manifestement très préjudiciable aux pays en voie de développement; la délégation de Cuba estime qu'il est partout nécessaire de former le personnel dans le pays même et de lui offrir des possibilités de spécialisation ainsi que l'occasion de faire de la recherche. Le Professeur ÇIçO (Albanie) rappelle que son gouvernement a hérité d'une situation assez une population illettrée à environ 83 % et 102 médecins seulement pour l'ensemble des sombre institutions sanitaires. L'enseignement supérieur était inexistant et tout le personnel de la catégorie professionnelle devait être formé à l'étranger. Aujourd'hui, l'analphabétisme a disparu et l'instruction gratuite est offerte à tous les enfants. Quelque 53,4 % des élèves de l'enseignement secondaire poursuivent des études supérieures. Pour l'année universitaire 1971/72, 1700 étudiants sont inscrits en médecine et l'on estime qu'ils seront 3000 en 1975. Les effectifs sanitaires représentent trente fois ceux de 1930 et plus du triple de ceux de 1960. Il y a maintenant un médecin pour 1000 habitants contre un pour plus de 5000 personnes en 1938. Dans les zones rurales, une transformation complète a eu lieu; des services sanitaires ont été organisés et le nombre des hôpitaux et des médecins a beaucoup augmenté. celle du personnel de type infirmier dure de deux à trois La formation est de trois sortes ans après les études secondaires; celle du personnel sanitaire de niveau intermédiaire dure de quatre à cinq ans et est assurée par des écoles professionnelles; celle des médecins dure cinq ans pour les omnipraticiens et quatre ans pour les stomatologistes. Les écoles de médecine acceptent non seulement des étudiants ayant terminé leurs études secondaires mais encore des diplômés des écoles formant le personnel sanitaire de niveau intermédiaire. A l'issue de leurs études, les étudiants pratiquent dans différents établissements sanitaires pendant un an avant de recevoir leur'diplôme. La formation est planifiée de manière à augmenter les effectifs, à renforcer et agrandir les établissements médicaux, à répondre aux besoins des régions rurales et à élargir le réseau de services de médecine du travail et de médecine scolaire. Des écoles spéciales destinées à former du personnel sanitaire de niveau intermédiaire pour les hôpitaux ont été ouvertes dans les grandes villes. Le programme des études est approuvé par le Ministère de la Santé mais les enseignants et le matériel sont fournis par les hôpitaux. Une attention toute particulière est prêtée à l'enseignement postuniversitaire, assuré principalement dans les hôpitaux et dans les dispensaires rattachés aux écoles de médecine; les étudiants peuvent ensuite acquérir une formation plus poussée dans des dispensaires universitaires spécialisés. Afin d'améliorer la qualité des soins offerts à la population, il existe un système de rotation permettant des échanges de personnel entre les hôpitaux et les polycliniques et entre les villes et les zones rurales. Des conférences, des symposiums, etc., sont périodiquement organisés pour élever le niveau des connaissances professionnelles. Dans les écoles de médecine, une attention particulière est accordée à la prévention et, dans toutes les disciplines, on insiste sur les aspects préventifs. En Albanie, les étudiants contribuent à l'évolution de l'enseignement médical. Dans les facultés de médecine, ils ont les mêmes droits de parole et de vote que leurs professeurs et ils formulent des suggestions quant aux programmes, aux cours, aux méthodes d'enseignement et aux autres questions qui intéressent l'université. Le nouveau système a permis de former des médecins plus compétents et doués d'un sens plus élevé des responsabilités. : :
Le Dr DONA (Roumanie) se félicite de l'intérêt constant manifesté par l'OMS pour la solution du problème majeur que posent l'équivalence des titres et des diplômes médicaux et la définition du mot "médecin ". Ces efforts doivent être poursuivis jusqu'à ce qu'une solution valable ait été trouvée. L'Organisation doit aussi participer de façon plus concrète à l'élaboration d'un programme analytique d'études de médecine, en respectant les besoins particuliers de chaque pays pour ce qui est de l'assistance médicale de base et en s'inspirant de l'expérience des Etats Membres. En ce qui le concerne, le Gouvernement roumain est prêt à faire part de toute l'expérience qu'il a acquise dans ce domaine. La Roumanie dispose de dix -neuf facultés et départements spécialisés dans diverses branches de la médecine qui sont concentrés en six centres universitaires. Il existe également une faculté pour le perfectionnement et la spécialisation des médecins et des pharmaciens avec des représentants dans tous les centres universitaires et dans d'autres grands centres. L'OMS soutient le nouveau centre médical universitaire de Craiova où des méthodes pédagogiques modernes sont expérimentées et adaptées aux nécessités du pays.
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La formation de personnel sanitaire de niveau intermédiaire et auxiliaire est l'une des préoccupations majeures des autorités sanitaires roumaines et le Dr Dona remercie l'OMS de la part qu'elle a prise depuis 1971 à la création d'un centre destiné à ce type de personnel. Le Dr MIKEM (Togo) estime qu'on ne saurait assez insister sur l'importance de la formation du personnel sanitaire national, un programme de santé publique n'ayant de chances d'aboutir que s'il est exécuté par une équipe consciente des problèmes spécifiques que pose sa mise en oeuvre dans les collectivités intéressées. Le personnel sanitaire de toutes les catégories doit aussi avoir une idée claire et précise de la situation sanitaire des pays ou des régions où il exerce. Pour que ce personnel remplisse la mission qui lui incombe dans la société, il faut lui inculquer les notions voulues au cours de sa formation de base et les compléter ultérieurement au moyen de stages de recyclage, de cours de perfectionnement et de séminaires. La plupart des pays en voie de développement ont surtout fait porter leurs efforts sur la formation de personnel qualifié mais, souvent, ne l'ont pas utilisé au mieux, ce personnel consacrant une bonne partie de son temps à des taches ne correspondant pas à ses possibilités. De l'avis du Dr Mikem, la formation d'auxiliaires et de travailleurs sanitaires d'autres catégories à qui seraient assignées des fonctions simples et limitées, ou des tâches utiles à l'action sanitaire mais non spécifiquement médicales, faciliterait la mise en oeuvre des programmes de santé et, en outre, permettrait de décharger les agents qualifiés - qui sont peu nombreux - et de leur confier un travail plus approprié. L'expérience togolaise a montré quels avantages on peut retirer du recours à des auxiliaires, en particulier dans les régions rurales où ils sont employés comme agents itinérants. La formation d'auxiliaires et d'agents sanitaires d'autres catégories travaillant sous la supervision du personnel qualifié mérite de retenir toute l'attention des Etats Membres. L'OMS doit les aider à établir des programmes de formation adaptés à leurs besoins sanitaires. Le Dr Mikem appuie donc l'amendement proposé par la délégation du Niger au projet de résolution. Selon le Professeur MONEKOSSO (Cameroun), le problème de l'équivalence des titres médicaux et celui de la définition du mot "médecin" ont une importance capitale car, si les étudiants qui ont fait leurs études à l'étranger rencontrent des difficultés à leur retour dans leur pays, celui ci risque de perdre les services qu'ils peuvent rendre non seulement en tant que médecins mais encore en tant que professeurs. La définition du mot "médecin" qui figure dans le rapport soumis à la Commission est acceptable. L'élément le plus important en est l'expression "selon son propre jugement ". Il va de soi que pour être "légalement" autorisé à exercer, le médecin doit avoir l'autorisation d'exercer dans le pays où se trouve l'école de médecine où il a fait ses études. Même si l'obtention de cette autorisation à l'étranger risque d'aggraver l'exode des cerveaux à partir des pays sous -développés, elle représente une bonne chose pour le médecin sur le plan psychologique et pour son pays sur le plan diplomatique. Quelle que soit la définition du mot "médecin ", toute décision concernant l'équivalence des diplômes appartient à l'autorité politique. Le Cameroun a déjà défini le rôle du médecin à la tête de l'équipe de santé, et celui des autres membres de l'équipe sera lui aussi bientôt défini. Il n'y a aucune opposition entre la conception camerounaise et l'excellente définition recommandée par le Conseil exécutif. Pour limiter l'exode des cerveaux, le Centre universitaire des Sciences de la Santé met actuellement au point un plan qui permettra aux étudiants en médecine de revenir au Cameroun pour leur sixième année d'études (selon le système universitaire français) ou pour leur "preregistration year" (selon le système d'enseignement britannique). S'il était possible d'arriver à un accord international en vertu duquel des ressortissants des pays en voie de développement pourraient exercer dans d'autres pays du tiers monde, certains des effets pernicieux de l'exode des cerveaux seraient minimisés. Le Professeur Monekosso félicite le Directeur général de l'initiative qu'il a prise de créer un centre interrégional de formation au Centre de Développement pédagogique de l'Ecole de Médecine de l'Université de l'Illinois, à Chicago (Etats -Unis d'Amérique)-, d'autres centres de formation d'enseignants étant envisagés. Le délégué du Cameroun espère que quelques -uns seront installés dans des pays en voie de développement. Leurs efforts entraîneront une amélioration progressive des méthodes pédagogiques et une élévation du niveau de l'enseignement et des techniques d'évaluation. Tout cela amènera les Etats Membres à se faire mutuellement confiance en ce qui concerne la qualité de leurs programmes d'enseignement médical. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) craint, comme le délégué de l'Indonésie, que le programme OMS de formation d'enseignants ne suffise pas à faire face aux besoins existants. L'idée d'installer un centre régional en Ouganda pour l'Afrique orientale est excellente, mais il serait utile que l'OMS envisage également d'organiser des séminaires à l'échelon des pays, en particulier pour préparer les enseignants des écoles où est formé le personnel auxiliaire. En ce qui concerne l'équivalence des diplômes de médecine, le Dr Akim se demande de plus en plus où l'on veut en venir. S'agit -il d'accroître la "production" de personnel sanitaire dec
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en voie de développement ou d'améliorer partout la qualité de la formation ? Si l'on entend surtout augmenter le rendement, il ne faut pas oublier qu'aucun pays ne forme des médecins en fonction des besoins d'un autre et une reconnaissance réciproque des diplômes, qui faciliterait encore les migrations, ne semble vraiment pas nécessaire. En fait, il ne semble guère y avoir d'obstacles à ce que les médecins formés dans un pays aillent exercer ailleurs. S'il s'agit essentiellement d'améliorer la qualité, la normalisation ne s'impose pas non plus, puisque chaque pays forme ses médecins en fonction de ses propres besoins, qualitatifs aussi bien les pays où le nombre des médecins que quantitatifs. A cet égard, on peut distinguer trois groupes par rapport à celui des habitants est élevé et qui forment des omnipraticiens de haut niveau; les pays où le nombre des médecins par rapport à celui des habitants est moyen ou bas et qui, ne voulant pas faire appel à des auxiliaires, forment une grande quantité de médecins de niveau moyen dont la carrière commence généralement dans les zones rurales; enfin, les pays comme la Tanzanie, où le nombre des médecins par rapport à celui des habitants est très bas, qui utilisent un' effectif considérable d'auxiliaires et où les médecins doivent être préparés à prendre la tête de l'équipe de santé. Dans ce cas, le médecin doit recevoir la meilleure formation possible. Le Dr Akim n'est pas opposé au projet de consultations sur les objectifs et les normes acceptables pour l'enseignement médical mais, à son avis, il faut faire preuve de circonspection touchant l'équivalence des diplômes médicaux. :
Le Dr AGUILAR (El Salvador) approuve l'action entreprise par l'Organisation pour analyser les éléments essentiels des programmes d'études de base des écoles de médecine et rechercher des méthodes sûres permettant d'apprécier le travail des étudiants, ainsi que les études organisées afin de constituer, à l'intention du comité d'experts des normes acceptables pour l'enseignement médical, qui doit se réunir en 1973, une documentation concernant les objectifs éducatifs et l'évaluation des résultats obtenus par les étudiants. Les mots "en el pais" ont été omis dans la version espagnole de la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil exécutif. Le Dr Aguilar suggère, d'ailleurs, que le dernier membre de "afin de permettre à la famille et à la collecphrase de cette définition soit modifié comme suit tivité d'atteindre le meilleur état de santé possible ". La formation des personnels de santé constitue un point faible aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. En El Salvador, où une évaluation de la situaadministration, hygiène tion sanitaire est en cours, on a distingué quatre éléments principaux du milieu, soins médicaux et formation de personnel sanitaire; cette dernière n'est plus limitée à l'enseignement traditionnel dispensé aux seuls médecins et infirmières, car l'emploi d'équipes pluridisciplinaires est aujourd'hui indispensable dans le domaine de la santé. En ce qui concerne l'exode des cerveaux, ce phénomène s'observe en El Salvador pour les infirmières, mais rarement pour les médecins dont la rémunération est plus élevée. : :
Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) souligne que la formation de personnel sanitaire national a acquis de nouvelles dimensions, en même temps qu'une plus grande complexité, ce qui est dû au fait que la demande de soins médicaux s'accroit, que la médecine a vu se développer assez soudainement ses possibilités d'intervention en matière de prophylaxie, de traitement et de réadaptation, et que les connaissances et la pratique médicales sont en évolution constante. Les normes applicables à la formation sont de plus en plus étroitement liées à la multiplication des problèmes de santé qui se traduit par la fragmentation de la médecine en un nombre croissant de spécialités. En conséquence, les écoles de médecine sont obligées de faire appel à une très large gamme d'enseignants, ce qui limite le nombre des écoles dont un pays peut espérer assurer le fonctionnement sans abaisser le niveau de l'enseignement. Du fait de la complexité croissante de la formation, il est nécessaire de modifier la structure des écoles de médecine. Les mesures prises en Pologne à cette fin consistent à limiter l'enseignement de certaines disciplines statiques, à adapter constamment la médecine clinique aux tendances nouvelles et à inclure des disciplines comme la sociologie et la psychologie dans les programmes d'études universitaires. Une réforme qui a commencé en 1965 et se trouve maintenant dans sa deuxième phase a été entreprise par les autorités polonaises. Il s'agit de transformer le contenu des programmes d'études en fonction d'un plan à long terme de modernisation des méthodes pédagogiques. L'accent a été mis sur la formation pratique et il a été décidé que le rapport entre le nombre des élèves et celui des professeurs ne serait jamais supérieur à 5 pour 1. Il a fallu pour cela développer les centres d'études cliniques qui comprennent actuellement certains hôpitaux non universitaires. La deuxième phase de la réforme a pour objet la transformation de la structure des écoles de médecine, l'ancien système des chaires étant remplacé par un réseau d'instituts universitaires intégrés qui offrent de meilleures possibilités de formation et se montrent plus efficaces. Des systèmes d'examens à choix multiples ont été adoptés dans plusieurs écoles de médecine. Afin d'améliorer la communication entre étudiants et professeurs, considérée comme très importante pour la qualité de l'enseignement, des représentants des étudiants font partie de tous les organes consultatifs et exécutifs des écoles de médecine,
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En Pologne, l'enseignement et la formation postuniversitaires relèvent d'un système national, Le Centre d'Enseignement médical postuniversitaire est chargé de coordonner, de planifier et de programmer les études ainsi que d'organiser des cours dans des branches hautement spécialisées de la médecine clinique. Pour les disciplines médicales de base, l'enseignement est assuré par les écoles de médecine et les hôpitaux régionaux sous la supervision des directeurs de la santé et de l'assistance sociale qui collaborent étroitement avec les écoles de médecine, les instituts de recherche et les associations médicales spécialisées. Ainsi, l'enseignement est associé de très près à la pratique médicale puisque des médecins participent à des activités de formation et que les enseignants exercent également la médecine. Les médecins, les stomatologues, les pharmaciens et d'autres agents sanitaires reçoivent tous une formation postuniversitaire. Le Professeur Rudowski signale que sa délégation souscrit dans l'ensemble à la définition du mot "médecin " figurant dans la résolution EB49.R13. Cependant, afin d'écarter tout malentendu, il aimerait savoir quelle est la différence exacte entre les termes anglais "physician" et "general practitioner", le premier étant apparemment employé dans certains pays anglophones pour désigner un spécialiste de médecine interne. A son avis, l'Organisation devrait accorder une attention toute particulière au problème de l'exode du personnel sanitaire. Le Dr TODD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation est favorable à l'adjonction à la définition du mot "médecin" qu'a suggérée le représentant de l'Association médicale mondiale. Elle reconnaît cependant que le Conseil exécutif a établi cette définition après avoir longuement et mûrement réfléchi. La délégation des Etats -Unis d'Amérique aimerait avoir des éclaircissements sur trois points relatifs à la définition. Premièrement, si le rôle du médecin dans la lutte contre la maladie est parfaitement défini, peut -on en dire autant de l'action qu'il mène pour maintenir la santé ? Deuxièmement, à quel organisme gouvernemental ou autre des divers pays appartient -il de reconnaître les écoles de médecine ? Troisièmement, par quelle autorité est délivrée l'autorisation d'exercer ? Etant donné que la définition qui sera adoptée sera largement diffusée et, il faut l'espérer, généralement acceptée, il faudrait qu'elle soit aussi satisfaisante que possible pour tous les médecins, quel que soit le système sanitaire dans le cadre duquel ils exercent. En ce qui concerne l'exode du personnel sanitaire, le Dr Todd se contentera de parler des médecins, les problèmes qui se posent à ce sujet étant généralement les mêmes pour toutes les catégories de travailleurs sanitaires. L'étude du mouvement international des travailleurs sanitaires est du ressort de l'OMS. L'UNESCO et l'Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche ont déjà renvoyé la question à l'Assemblée de la Santé qui en a discuté à plusieurs reprises. L'exode de personnel sanitaire des pays en voie de développement vers les pays plus riches est à la fois significatif et regrettable. Pays d'origine et pays de destination ont leurs responsabilités dans cet état de choses; ils devraient donc étudier le problème en commun et chercher à le résoudre de même. Dans la plupart des pays, l'enseignement médical est surtout assuré par les pouvoirs publics et représente un investissement important. Il conviendrait donc que les gouvernements et les médecins s'emploient activement à trouver les solutions voulues et élaborent des plans cohérents et solides en vue de former le personnel que requièrent les besoins du pays et de retenir ces travailleurs. Il parait nécessaire d'élaborer et de mettre en place, à l'échelon mondial, des systèmes de formation de personnel sanitaire qui permettent de prévenir, autant que possible, les migrations allant à l'encontre des intérêts des pays. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique a engagé des consultations avec certains organismes qui s'occupent, aux Etats -Unis, de l'immigration des médecins afin de déterminer, conformément à la résolution WHA22.51 de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, les mesures qui pourraient être appliquées pour inciter les diplômés originaires des pays en voie de développement à retourner travailler chez eux. La délégation des Etats -Unis d'Amérique attend avec intérêt les résultats de l'étude multinationale sur le mouvement international des médecins et des infirmières qui est mentionnée dans le rapport soumis à la Commission et qui devrait permettre à tous les pays de planifier leurs activités sur une base objective.
Pour Sir Harold WALTER (Maurice), il est plus important d'appliquer des critères généralement acceptés au recrutement des étudiants en médecine que d'établir une définition du mot "médecin ". Le recrutement des étudiants en médecine n'est pas une simple question de politique; il ne faut pas oublier qu'en dernière analyse des vies humaines sont en jeu. Les pays en voie de développement ont le choix entre deux solutions soit renoncer à certaines des qualités exigées jusqu'à présent des disciples d'Hippocrate, soit se placer dans une perspective à long terme et se contenter des services existants pendant les années cruciales de la construction nationale en espérant pouvoir ultérieurement créer des institutions qui égalent ou surpassent celles dans lesquelles ont été formées leurs plus hautes personnalités médicales. :
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Les établissements des pays développés dans lesquels les pays en voie de développement envoient leurs étudiants en médecine utilisent actuellement des critères d'admission très différents qui ne paraissent pas toujours se justifier du point de vue des études médicales proprement dites. La Commission devrait recommander l'adoption de critères uniformes, par exemple un diplôme d'enseignement secondaire (niveau supérieur), certaines notions 'de physique, de chimie ou de biologie et de mathématiques, ainsi qu'une connaissance minimale de la langue dans laquelle serait dispensé l'enseignement. Lorsque l'on sera parvenu à un accord à ce sujet, il sera toujours temps de chercher à définir le rôle du médecin. Etablir une définition du mot "médecin" parait à première vue relativement simple puisque, dans la langue anglaise du moins, un médecin est une personne qualifiée pour exercer la médecine interne. En France, la définition est également simple mais légèrement différente et, dans d'autres pays, le mot a encore une autre signification. Toutes ces différences doivent être acceptées. C'est sans aucun doute parce qu'il a tenté de concilier les divergences que le Conseil a été amené à présenter une définition aussi vague et aussi incomplète. Quels sont les critères permettant d'affirmer qu'une personne a été régulièrement admise dans une école de médecine et a suivi avec succès le programme prescrit ? Quelles sont les qualifications requises et quelle est l'autorité habilitée à délivrer l'autorisation d'exercer ? En tant qu'administrateur sanitaire, Sir Harold sait qu'un tel manque de précision peut donner lieu à des abus et se traduire par un abaissement du niveau. De plus, l'expression "légalement autorisée à exercer la médecine" exposerait la profession médicale au risque d'être soumise à l'arbitraire de services d'immatriculation ou de lois qui pourraient être modifiées rétroactivement ou à des fins politiques. En ce qui concerne les qualifications donnant au médecin qualité pour agir en matière de prévention, de diagnostic, de traitement, de réadaptation et de promotion de la santé de la collectivité, la définition se prête à plusieurs interprétations selon lesquelles le niveau demandé serait soit beaucoup trop élevé et donc impossible à atteindre, soit au contraire beaucoup trop bas et, par là, indigne de la profession médicale. Il n'est pas non plus nécessaire de signaler que le médecin doit faire appel à son propre jugement; quels sont les praticiens qui ne le font pas ? D'autre part - question encore plus importante - ce n'est pas l'école de médecine du pays où a été reçue la formation, mais l'autorisation d'y exercer qui devrait être reconnue. A moins que le diplômé ne soit autorisé à exercer la médecine dans le pays où il a fait ses études, son pays d'origine n'aura aucune preuve de la valeur de ses qualifications, étant donné le manque de précision de la définition sur les points mentionnés. Combien de temps laissera -t -on se perpétuer une telle situation ? Il faut que les Etats Membres oublient leurs différends politiques et, se souvenant que des vies humaines sont en jeu, décident s'il y a lieu de rechercher la quantité ou la qualité. Les pays qui viennent d'accéder à l'indépendance doivent -ils accepter des normes inférieures à celles qui étaient appliquées par les anciennes puissances coloniales ou, dans un esprit de patriotisme et de responsabilité envers leurs ressortissants, se fixer des objectifs plus élevés ? C'est cette dernière formule que devraient, de l'avis de Sir Harold, choisir les pays en voie de développement. Puisque les pays riches se sont déclarés prêts à collaborer avec eux et à les aider, il conviendrait de saisir l'occasion pour établir une définition plus apte à promouvoir la mise en place de services sanitaires de qualité dans les pays en voie de développement. Sir Harold Walter ne peut, quant à lui, accepter sans amendement la définition proposée par le Conseil exécutif. Touchant l'exode de personnel sanitaire, on a trop insisté sur l'aspect financier de l'attrait exercé par les pays développés. Il importe tout autant, pour retenir les médecins dans leur pays d'origine, de mettre à leur disposition des installations appropriées, de leur offrir la possibilité de participer à des recherches et de contribuer ainsi à l'enrichissement des connaissances dans leur propre pays, et de les faire accepter par la collectivité comme des professionnels compétents et indépendants, à condition que leur rémunération soit adéquate. Enfin, ainsi que l'a souligné le Directeur général, la stabilité politique est aussi un facteur important, Le Dr SHRIVASTAV (Inde) estime, comme le délégué de Maurice, que les médecins devraient être parfaitement qualifiés et maintenir la profession au niveau le plus élevé. Toutefois, dans un immense pays tel que l'Inde, qui ne dispose, pour donner des soins à 547 millions d'habitants, que de 5200 centres primaires de santé, dont chacun doit s'occuper d'environ 100 000 individus, il s'agit non seulement de médecine théorique mais aussi de médecine préventive. Dans ces conditions, la quantité importe autant que la qualité. Il faut donc arriver à un compromis. En Inde, comme dans beaucoup d'autres pays en voie de développement, l'enseignement de la médecine est donné dans des établissements organisés sur le modèle des écoles de médecine britanniques ou françaises. Les diplômés qui sortent de ces écoles sont plus aptes à exercer la médecine dans les pays développés que dans leur pays d'origine et ont tendance à aller grossir les rangs de ceux qui émigrent de fait, 6 % des diplômés en médecine de l'Inde exercent en dehors du pays. La raison principale de cette situation parait être que les professeurs de ces écoles de médecine ne sont pas suffisamment familiarisés avec l'exercice de la médecine au niveau de la collectivité et qu'ils s'intéressent davantage aux méthodes les plus modernes telles que l'électrophorèse et les transplantations d'organes. Le médecin diplômé d'un de ces établissements, lorsqu'il constate :
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la pénurie de matériel et d'installations qui règne dans son pays, est tenté de se rendre à l'étranger pour obtenir un emploi qui lui procurera davantage de satisfactions du point de vue professionnel et sur d'autres plans. Ce dont le pays a besoin, c'est de personnel apte à travailler dans les centres de santé et à exécuter les programmes sanitaires nationaux; or, un tel personnel ne peut être formé que par des enseignants eux -mêmes préparés à appliquer des méthodes mieux adaptées aux nécessités réelles. Comme l'ont déjà souligné certains délégués, l'enseignement de la médecine devrait être conçu dans une nouvelle perspective, c'est -à -dire être axé sur la situation du pays dans lequel les médecins devront exercer. L'Inde s'efforce de réaliser une telle réorientation; elle a créé à cet effet une école de médecine rurale, où l'on ne sacrifie pourtant pas la qualité. Pour encourager les étudiants prêts à exercer dans les régions rurales, on augmente leurs notes de 5 %. Les locaux et installations du collège sont simples, mais les étudiants participent dès le début à l'action sanitaire au sein de la collectivité, se rendant dans les villages et apprenant à s'intéresser aux problèmes de leurs habitants. Jusqu'à présent, les jeunes médecins avaient tendance à affluer vers les villes parce qu'ils n'étaient pas préparés à exercer en milieu rural. Les pays en voie de développement ont besoin de médecins capables de dispenser des soins à ce niveau. Revenant à la question de l'exode des cerveaux, le Dr Shrivastav souligne que la formation d'un médecin en Inde coûte de 80 000 à 100 000 roupies. Une enquête entreprise récemment pour identifier les catégories de diplômés qui vont exercer à l'étranger a révélé que les titulaires des diplômes les plus élevés - c'est -à -dire environ 5 % de tous les diplômés - ont tendance à demeurer en Inde, où ils se voient offrir les meilleures possibilités de travail. Ce sont les diplômés de niveau intermédiaire et inférieur qui, ne pouvant obtenir des postes importants dans leur pays, ont tendance à émigrer. A l'étranger, ils assument généralement des taches plus lucratives, mais routinières, dans un service de santé national où ils ne trouvent guère d'occasions de faire de la recherche ou d'acquérir une formation postuniversitaire et n'ont donc que peu de satisfactions sur le plan professionnel. De tels médecins auraient leur place toute trouvée dans des centres de santé primaires et l'on devrait les inciter à demander leur affectation dans ces centres en leur offrant certains avantages, par exemple possibilité de faire des études postuniversitaires, indemnités de poste en zone difficile ou logement gratuit. Le Dr Shrivastav conclut en faisant l'éloge du système des feldchers appliqué en Union soviétique. Les feldchers sont capables de poser le diagnostic d'affections courantes et d'indiquer le traitement approprié, et de tels agents seraient précieux pour les programmes de santé rurale des pays en voie de développement. Ces pays ne seront pas capables, avant longtemps, d'atteindre à un niveau élevé de pratique médicale; d'ici là, ils devraient concentrer leurs efforts sur la mise au point d'un plan à court terme répondant aux besoins immédiats. :
Le Dr SUFI (Somalie) indique que son gouvernement attache beaucoup d'importance à la formation du personnel de santé. Bien que la plupart des agents sanitaires somaliens ayant reçu leur formation à l'étranger soient revenus exercer dans le pays, leurs effectifs sont encore insuffisants. Comme, d'autre part, le Gouvernement somalien souhaite éviter le problème, commun à tous les pays en voie de développement, qui se présente lorsque des étudiants acquièrent à l'étranger une formation qui ne correspond pas nécessairement aux besoins sanitaires de leur pays d'origine, il a entrepris de créer une école de médecine sur son territoire. Dès que cet établissement sera ouvert, les médecins somaliens recevront leur formation universitaire dans le pays, et leur programme d'études pourra être adapté à la situation sanitaire de celui -ci. Le Professeur BREA (Argentine) informe la Commission que, dans son pays, les services de santé officiels travaillent en étroite liaison avec les facultés de médecine, elles -mêmes réunies au sein d'une association. Cette liaison est assurée au moyen de réunions périodiques et d'accords aux termes desquels le Gouvernement fournit les ressources matérielles tandis que l'association des facultés de médecine procure le personnel. Ce système permet en outre au Gouvernement de faire connaître les besoins nationaux en matière de santé, en signalant les zones qui posent des problèmes particuliers et les catégories de personnel de santé que réclament les diverses régions. De cette façon, l'association a déjà pu mettre au point des programmes pour une meilleure orientation et une amélioration de l'enseignement dans des branches telles que la pédiatrie, la médecine préventive et la psychiatrie. Grace à ce système, les autorités nationales de la santé ont également pu incorporer les programmes dans leurs activités normales et réaliser des progrès dans la conception scientifique et l'organisation administrative des services de santé. Ce système favorise enfin l'intégration des activités de formation et de l'action de santé, évite des doubles emplois et des lacunes et assure en même temps l'utilisation rationnelle des ressources financières, qui sont généralement modiques. Utilisant les installations des hôpitaux qui relèvent de leur administration, les autorités de la santé publique mettent en oeuvre, moyennant une dépense annuelle de quelque US $400 000, un programme d'enseignement médical à l'intention des infirmières, des techniciens et des médecins, qui comporte notamment des stages d'internat dans les hôpitaux. Ace propos, le Professeur Brea tient
COMMISSION A
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CINQUIEME SEANCE
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à signaler l'intérêt des stages d'internat dans les services de santé rurale et l'administration médicale, question qui se rattache tout particulièrement au problème en cours d'examen. Le Dr JOURNIAC (France) a noté que plusieurs orateurs avaient souligné l'importance de la définition du mot "médecin ", recommandée par le Conseil exécutif, et des conséquences qui s'y attachent. La délégation française juge tout à fait satisfaisante cette définition, qui cerne de façon convenable la silhouette du médecin, à la fois homme de science et praticien, exerçant selon son propre jugement et sous sa propre responsabilité. Cependant, ainsi que l'ont souligné plusieurs délégués, il restera à préciser cette définition à la fois en fonction du niveau d'admission et en fonction du cycle des études. La définition proposée constitue néanmoins un commun dénominateur, valable partout, mais qui reste à tout instant sous le contrôle de l'Etat qui a délivré l'autorisation d'exercer. Ceci conduit à la question de l'équivalence des diplômes médicaux, problème extrêmement délicat du fait que les composantes géographiques des divers pays, et particulièrement l'originalité des différents systèmes universitaires, rendent difficile l'application d'une norme commune à l'ensemble des diplômes délivrés. Le délégué de la France pense que chaque Etat devrait définir la valeur des diplômes décernés par d'autres pays par rapport à ses propres normes universitaires en effet, les qualifications qu'acquièrent les médecins dans les différents pays préparent à des responsabilités et à des possibilités d'exercice de la médecine qui diffèrent, et conduisent à des postes qui se situent à des niveaux différents dans la hiérarchie sociale et dans la hiérarchie des fonctions publiques de chaque pays. En ce qui concerne la migration de personnel médical, si les diplômés formés à l'étranger ne reviennent pas toujours en France sitôt leurs études terminées, c'est parfois en raison d'une prolongation de ces études au stade postuniversitaire ou d'activités pratiques qui se rattachent à leur profession. Donc, dans la plupart des cas, leur départ n'est pas définitif. Le Dr Journiac, partageant en cela l'opinion d'autres membres de la Commission, considère que, très souvent, les conditions de travail dans le pays d'origine sont le facteur déterminant de l'émigration. Les avantages offerts au titulaire d'un diplôme de médecine par des pays tels que la Côte d'Ivoire, le Cameroun et le Zaire ont conduit à d'excellents résultats. Le Gouvernement français est à la disposition des pays intéressés pour étudier les mesures propres à faciliter le retour dans leur pays des praticiens ou des techniciens de la santé. La formation des enseignants est également un point important. La délégation française estime qu'il convient de veiller particulièrement à ce que les cadres enseignants possèdent de hautes qualifications. Toute nomination entraîne des conséquences dont l'échéance peut dépasser 20 ou 25 ans d'exercice. Il est par conséquent essentiel de sélectionner et de préparer judicieusement ces cadres et, chaque fois que possible, de leur offrir un stage de préparation nationale sur place. La France s'est efforcée, au cours des dernières années, de faciliter une telle formation médicale sur place dans les pays avec lesquels elle coopère. :
Pour le Dr MINATTA (Uruguay), le problème de la formation de personnel de santé national se pose sous deux aspects essentiels la reconnaissance, par les autorités de la santé et la profession médicale, de la pénurie de personnel qualifié à tous les niveaux, et la mise au point de programmes de formation appropriés. En Uruguay, la pénurie de personnel qualifié est pleinement reconnue depuis quelque temps et les autorités de la santé s'efforcent maintenant de former du personnel de santé en nombre suffisant pour répondre aux besoins nationaux. Des plans sont à l'étude pour la mise en place d'une école de santé publique, car il n'existe pas encore d'établissement de ce genre dans le pays. Jusqu'ici les spécialistes de la santé publique et de l'administration hospitalière aux niveaux supérieurs étaient formés grâce à des bourses d'études à l'étranger et par le moyen de cours organisés sous la forme de séminaires par le Ministère de la Santé publique et la Faculté de Médecine avec l'aide de l'OMS ou de l'OPS. Un cours portant sur les soins médicaux et hospitaliers vient de s'ouvrir à l'intention des médecins et des directeurs adjoints d'hôpitaux, et il aura lieu périodiquement par la suite. Le Dr Minatta estime, comme d'autres membres de la Commission, que les personnels de santé devraient être formés sur place plutôt qu'à l'étranger. Chaque pays a ses propres problèmes de santé et devrait être en mesure de former ses propres enseignants. A un autre niveau, le Ministère de la Santé publique et la Faculté de Médecine unissent leurs efforts pour centraliser à la Faculté de Médecine toutes les activités d'enseignement. Il existe en Uruguay deux écoles pour la formation d'infirmières qualifiées, fondées respectivement en 1912 et 1951, dont les programmes d'enseignement sont similaires et conduisent à un diplôme. L'Uruguay, comme beaucoup d'autres pays, manque de personnel de santé et recherche une solution en offrant, par exemple, des possibilités de formation supérieure aux infirmières. Il existe également des écoles pour diététiciens et travailleurs sociaux ainsi que des cours pour auxiliaires médicaux et pour techniciens spécialisés de laboratoires de clinique médicale, de physiothérapie, de radiologie, de psychologie enfantine, de statistiques sanitaires et d'autres disciplines sanitaires. Les programmes de formation ainsi que les ressources humaines étant satisfaisants, on a obtenu de bons résultats mais, dans tous les secteurs de la santé, les mêmes handicaps fondamentaux freinent la médiocrité des salaires et l'insuffisance des perspectives de l'enthousiasme des étudiants carrière et des possibilités de recherche. : :
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L'Uruguay manque de travailleurs sanitaires de toutes catégories, à l'exception peut -être des médecins. Le nombre des infirmières diplômées affectées aux établissements publics ne dépasse pas 2000 environ, ce qui signifie qu'une infirmière ne peut consacrer plus de dix minutes par jour à chacun des malades hospitalisés. Il importe donc essentiellement d'offrir des avantages - sous forme de salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail, de possibilités de promotion pour obtenir l'effectif nécessaire de personnel qualifié et pour endiguer l'exode des cerveaux. Une collaboration est essentielle également pour la mise en route de l'école de santé publique, qui non seulement formera le personnel de santé nécessaire au pays, mais permettra aussi de créer des postes d'enseignement, d'offrir de meilleures conditions de travail et, grâce à un effectif suffisant de personnel qualifié, de réaliser l'objectif que s'est fixé le pays créer un système de santé national intégré. :
La séance est levée à 17 11.25.
SIXIEME SEANCE
Mercredi 17 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigeria)
1.
FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL (suite)
Ordre du jour, 2.4
Le Dr BADDOO (Ghana) estime que l'adoption d'une définition du mot "médecin" est nécessaire avant que de nouveaux pas puissent être franchis vers l'équivalence des titres et des diplômes médicaux. Sa délégation approuve pour l'essentiel la définition proposée dans la résolution EB49.R13, mais elle suggère qu'on insère les mots "dans le même pays" après les mots "légalement autorisée ". L'effet de cette insertion serait de faciliter la reconnaissance des qualifications du médecin par d'autres autorités habilitées à délivrer l'autorisation d'exercer la médecine, de garantir que les qualifications du médecin sont acceptables pour les autorités chargées de l'enregistrement, et de dissiper tout doute sur le point de savoir si les étudiants diplômés, non ressortissants du pays où ils ont fait leurs études, ont atteint un niveau acceptable pour l'autorité chargée de l'enregistrement dans ce pays. D'autres orateurs ayant attiré l'attention sur les aspects internationaux de l'exode des cerveaux, le Dr Baddoo évoquera, pour sa part, "l'exode intérieur des cerveaux ", c'est -à -dire la tendance du personnel sanitaire à converger vers les villes, où les conditions de travail sont meilleures. Il serait possible d'infléchir cette tendance en décentralisant les services en faveur des zones rurales et en offrant des encouragements qui favoriseraient une répartition plus équitable du personnel de santé. La contribution de l'OMS pourrait être à cet égard analogue à celle qui est indiquée dans la résolution relative aux recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités. Plusieurs orateurs ont insisté sur la formation postuniversitaire. Cette formation devrait être axée sur les besoins du pays d'origine de l'étudiant. La délégation du Ghana approuve entièrement l'action de l'OMS en matière d'organisation de la formation d'enseignants. La formation devrait englober non seulement les disciplines auxquelles les candidats s'intéressent professionnellement, mais aussi les principes et la psychologie de l'éducation. A cet égard, il serait possible de mettre à profit les institutions pédagogiques. Enfin, le Dr Baddoo note avec satisfaction que l'OMS organisera prochainement à l'Ecole de Médecine de l'Université du Ghana, à Accra, un séminaire sur les méthodes d'enseignement. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) espère qu'on retiendra au moins quelques -unes des observations faites par le délégué de Maurice au sujet de la définition proposée du mot "médecin ". Sa délégation accepte, dans l'ensemble, les grands principes dont s'inspire la définition, mais il lui est difficile de comprendre le membre de phrase "ayant été régulièrement admise dans une école de médecine ". En effet, l'admission dans une école de médecine est un acte unique, basé sur des critères appropriés, et non répétitif, comme pourrait le laisser entendre le mot anglais "regularly ". On a peut être voulu dire que le candidat doit posséder des qualifications en vertu desquelles il peut être normalement, ou réglementairement, admis. Par ailleurs, si on a voulu dire qu'il a régulièrement fréquenté l'école de médecine, il faudrait supprimer le mot "régulièrement" à la première ligne de la définition et insérer "a régulièrement fréquenté cette école et" immédiatement avant "suivi avec succès" à la deuxième ligne. Pour ce qui est de l'exode des cerveaux, le Dr Henry ne voit pas de solution à ce problème qui puisse être généralement appliquée. Les facteurs à l'origine du phénomène variant selon le niveau de développement des divers pays, on ne peut recommander des solutions uniformes. Au sujet des motivations des étudiants qui optent pour la médecine, le Dr Henry est d'avis que les programmes devraient être ajustés de manière à créer chez les étudiants une conscience sociale qui leur fait trop souvent défaut. A cet égard, le programme exposé par la délégation d'Israel devrait être suivi avec beaucoup d'intérêt. S'il était possible, par la formation et par l'exemple, de persuader les jeunes médecins d'exercer au moins pendant quelques années dans leur propre pays, on aurait peut -être franchi un grand pas vers la solution de l'épineux problème de l'exode des cerveaux.
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Le Dr TEKLE (Ethiopie) évoque la pénurie de personnel qualifié dont souffrent les pays en voie de développement, y compris le sien. L'Ethiopie manque de praticiens de médecine générale, et il est peu probable que la situation change dans un avenir prévisible, à moins d'accélérer le rythme de formation de ces praticiens. Sa délégation est convaincue qu'il faut encourager les médecins éthiopiens à se spécialiser afin qu'ils puissent remplacer les spécialistes recrutés à l'étranger dont le coût est une lourde charge pour les maigres ressources de l'Ethiopie. Le cours d'un an recommandé pour la formation des enseignants convient peut -être aux pays qui possèdent déjà suffisamment de spécialistes, dont certains pourraient en outre étudier les techniques pédagogiques dans un centre spécial. Le délégué voudrait savoir quelles mesures l'OMS envisage de prendre pour aider les pays en voie de développement à constituer un contingent de spécialistes nationaux qui enseigneraient dans leurs écoles de médecine. Les bourses d'études de l'OMS sont attribuées au maximum pour deux ans, ce qui n'est pas suffisant pour permettre à un médecin de se qualifier pour l'enseignement tout en recevant une formation de spécialiste. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) précise que sa délégation accepte la distinction faite par le Conseil exécutif entre les qualifications universitaires et l'autorisation d'exercer la médecine. Elle estime cependant que le droit d'exercer dans le pays où la qualification a été obtenue devrait être automatiquement accordé à tous les diplômés, qu'ils soient ou non ressortissants du pays. Une telle disposition aurait pour effet de renforcer la confiance dans la formation offerte et permettrait aux étudiants étrangers d'obtenir plus facilement l'autorisation légale d'exercer la médecine une fois rentrés dans leur pays. Il propose que le membre de phrase "par l'organe compétent du pays" figurant dans la définition du mot "médecin" donnée dans les Actes officiels N° 198, annexe 4, section 2.2, soit inséré avant "à exercer la médecine ", dans la définition que contient la résolution EB49.R13. Le Dr Cummings demande quel est le mot que l'OMS propose d'adopter à la place de "paramédical ", car à son avis on a besoin d'un terme générique désignant la catégorie de personnel précédemment qualifié de "paramédical ". Un Centre universitaire des Sciences de la Santé est actuellement en cours d'établissement en Sierra Leone avec l'assistance de l'OMS. L'objet de ce centre est de donner au personnel des services de santé une formation en équipe dans une même institution. Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) suggère d'ajouter le mot "humaine" après "a suivi avec succès le programme prescrit d'études de médecine" dans le texte français de la définition du mot "médecin ", afin d'écarter toute confusion possible avec la médecine vétérinaire. Le Dr FAKHRO (Bahrein) considère que l'école dont le programme est suivi doit être reconnue non seulement dans le pays où sont faites les études, mais également dans celui où le médecin exercera. Aussi propose -t -il de supprimer les mots "dûment reconnue dans le pays où elle se trouve" et d'insérer "reconnue" immédiatement après "école de médecine" à la première ligne de la définition. Les études futures sur les programmes des facultés de médecine et sur les méthodes d'évaluation des résultats obtenus par les étudiants devraient être effectuées sur le plan régional, une telle approche permettant logiquement de créer une confiance mutuelle entre les pays d'une même Région en ce qui concerne la qualité de l'enseignement de la médecine. On ralentirait aussi de cette manière l'exode des cerveaux, qui peut dans certains cas être considéré comme un effet secondaire de l'équivalence des diplômes. Plutôt que de tenter d'élucider les innombrables causes de l'exode des cerveaux, il vaudrait mieux rechercher des codes internationaux acceptables qui pourraient limiter le phénomène. L'OMS pourrait prendre l'initiative d'une étude pilote permettant de suivre la migration du personnel sanitaire, comme elle l'a fait pour les réactions adverses aux médicaments, éventuellement en adressant tous les ans des questionnaires à certains pays. Elle devrait s'efforcer d'encourager les pays hôtes à prendre des mesures afin de réduire l'immigration de personnel sanitaire étranger, dans l'esprit de celles qui ont été mentionnées par les délégués du Royaume -Uni et de la Turquie. Ces mesures pourraient prévoir une sorte de compensation, qui serait peut -être principalement technique, donnée par le pays qui reçoit les médecins au pays qui les perd. Le Dr SUPRAMANIAM (Singapour) fait observer que, si la définition proposée du mot "médecin" semble couvrir aussi bien les généralistes que les spécialistes, dans beaucoup de pays anglophones le mot "physician" signifie "spécialiste de médecine interne ". Il suggère par conséquent, pour éviter toute confusion, que le mot "physician" soit remplacé par "medical practitioner" dans le texte anglais. Pour ce qui est de l'équivalence des qualifications médicales, il demande si l'OMS a l'intention de créer un organisme représentatif, reconnu sur le plan international, qui réviserait périodiquement les programmes d'études et de formation des médecins, les critères à utiliser pour apprécier le travail des étudiants et la mesure dans laquelle ils ont suivi les cours avec succès, de manière à maintenir des normes acceptables. Si, une fois déterminées les conditions d'équivalence des qualifications médicales, on avait l'intention de rendre obligatoire la reconnaissance de qualifications équivalentes en fonction de ces normes, toute la question devrait être examinée plus à fond.
COMMISSION A
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SIXIEME SEANCE
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Le Dr FUNKS (République fédérale d'Allemagne) estime que la définition proposée tient compte de tous les éléments essentiels. Sa délégation trouve la définition d'autant plus acceptable que, dans son pays, on a récemment exprimé l'opinion que les programmes d'études médicales universitaires devraient être différents selon que l'étudiant veut se consacrer à l'exercice de la médecine ou à la recherche. La définition expose clairement les conditions générales fondamentales à remplir pour être médecin, et correspond à la position adoptée par les autorités sanitaires de la République fédérale, à savoir que la spécialisation relève de la formation postuniversitaire. Les problèmes relatifs à l'exode des cerveaux ont été amplement discutés et il semble bien admis que les services médicaux d'un pays en voie de développement ne peuvent être administrés efficacement que par un personnel médical formé dans ce même pays. Il faut adopter une position réaliste face à ce problème, auquel il faut s'attaquer par étapes, et non par des mesures révolutionnaires. La République fédérale est disposée à contribuer à une solution; elle a été perdante lors de l'exode des cerveaux des années de l'après- guerre, et ne se complaît aucunement dans son rôle actuel de bénéficiaire. Elle tient compte de la recommandation de l'OMS selon laquelle les pays développés qui contribuent à la formation de médecins provenant de pays en voie de développement devraient encourager ces médecins à retourner travailler dans leur pays une fois leur diplôme obtenu. A la demande du Gouvernement fédéral, les ministres de la santé des LRnder ont adopté une résolution dans cet esprit. Les étudiants étrangers ayant obtenu leur diplôme ne devraient être admis à recevoir une formation postuniversitaire qu'après avoir passé un certain temps dans leur pays, et seulement avec l'accord de leur gouvernement, et les étudiants ne devraient être admis dans les facultés de médecine que s'ils s'engagent à rentrer dans leur pays une fois le diplôme obtenu. Le Règlement médical général de la République fédérale a été amendé en 1970 de manière à l'enregislimiter à quatre ans - soit la période nécessaire pour acquérir une spécialisation trement provisoire des médecins étrangers, et cette décision n'a pas été sans effet sur le besoin croissant de personnel médical dans la République fédérale. Les chiffres relatifs à l'enregistrement temporaire en République fédérale font ressortir un point qui est déjà relevé dans le rapport non seulement les pays qui tirent profit de l'exode des cerveaux, mais aussi ceux en discussion qui y perdent, devraient agir pour aboutir à un meilleur équilibre de la répartition du personnel sanitaire. :
Le Dr TSUKAMOTO (Japon) déclare que, comme beaucoup d'autres, son pays souffre d'une pénurie de personnel sanitaire, à cause de l'accroissement rapide de la demande de soins médicaux qui résulte de l'application du plan d'assurance- maladie à l'échelon national et à cause de la tendance à la spécialisation. Au Japon, il ne se pose heureusement pas de problème d'exode des cerveaux à l'intérieur du pays, malgré une certaine tendance à la centralisation du personnel sanitaire et des hôpitaux dans les villes. Afin de résoudre le problème de la pénurie de personnel, le Gouvernement du Japon a élaboré un plan national qui prévoit une augmentation de 4000 à 6000 par an du nombre des étudiants admis dans les écoles de médecine au cours de la période de 1970 à 1974. En outre, on a créé depuis 1970 sept nouvelles écoles de médecine, dont certaines se consacrent à la formation de médecins pour les régions les plus reculées du pays grâce à des subventions fournies par les autorités préfectorales intéressées. Le Dr HASSAN (Egypte) met en doute la valeur de la définition du mot "médecin" et se demande si elle a été inspirée par des considérations locales ou internationales. Il ne voit pas d'objection à ce que les différents pays s'en servent pour leur usage interne, mais elle ne possède pas le caractère universel qui permettrait de l'appliquer au niveau international. En outre, le Dr Hassan se demandé si le terme anglais "physician" est approprié. Comme d'autres orateurs l'ont fait observer, plusieurs pays dont l'enseignement médical est inspiré du système anglais identifient généralement le mot de "physician" et celui d "'internist ". Le terme "general practitioner" a été également suggéré, mais il ne convient pas, car l'objectif essentiel d'une école de médecine est de former des médecins orientés vers les besoins de la collectivité et non pas seulement des médecins généralistes. De même, pour le Dr Hassan, les médecins travaillant dans des laboratoires ou en épidémiologie ne peuvent pas être appelés des "general practitioners". Le terme français "médecin" semble plus approprié, et il existe en arabe un mot ayant une connotation analogue. La nature des qualifications de base visées par la définition est une autre question à préciser. Dans nombre de pays, le doctorat en médecine est le diplôme de base; dans d'autres, ce doctorat est le titre spécialisé le plus élevé en médecine interne. D'autres pays encore décernent un diplôme de médecine ou un baccalauréat en médecine. Il faut donc considérer la question de l'équivalence de ces titres et diplômes. En outre, le médecin n'est qu'un des membres de l'équipe sanitaire, et la définition ne concerne que la première partie de ses études, à savoir sa formation médicale de base. En effet, les qualifications d'un spécialiste entrent elles aussi en ligne de compte. La formation des enseignants et l'existence de divers types d'école de médecine jouent aussi un rôle dans le problème des qualifications du diplômé en médecine, et cela en raison de divers facteurs tels que le rapport entre le nombre d'enseignants et le nombre d'étudiants, la disponibilité d'installations
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de laboratoire, de bibliothèques et de matériel d'enseignement, les programmes d'études et la durée des études. La formation d'un médecin répondant aux besoins de la collectivité implique tout un ensemble d'exigences fondamentales. Les travailleurs sanitaires autres que les médecins doivent également être formés de façon équilibrée et en nombre suffisant. Le Dr Hassan préfère de beaucoup le terme de "mouvement d'écoulement" à celui d'exode des cerveaux. Un mouvement de personnel sanitaire d'un pays à l'autre n'est pas forcément mauvais s'il reste dans des limites normales; toutefois, lorsqu'on en arrive à une hémorragie ou à un exode véritable, il s'agit d'un problème qu'il faut analyser. Les raisons de ce phénomène ont été parfaitement résumées dans le rapport dont est saisie la Commission. Ces raisons sont toutes valables, mais il n'en demeure pas moins vrai que la plupart des diplômés préfèrent vivre dans leur pays au milieu de leur peuple. S'ils émigrent, c'est pour des raisons pressantes, dont les deux plus importantes sont les mauvaises conditions de travail ou l'insatisfaction professionnelle dans le pays et une meilleure rémunération à l'étranger. Le Dr Hassan pense que le temps et les efforts consacrés aux études médicales et le poids des responsabilités qu'un diplômé doit assumer lui donnent droit au même statut social et économique qu'un collègue ayant suivi le même cycle dans un autre pays. Il est vrai que les conditions diffèrent d'un pays à l'autre, et que tous les gouvernements ne peuvent pas se permettre d'accorder les mêmes traitements et les mêmes avantages; du moins ceux -ci devraient ils avoir la même valeur relative. Si l'on pouvait exprimer cette idée de façon plus claire dans le document dont est saisie la Commission, cela aiderait les ministères de la santé à justifier leurs besoins devant les instances financières. Le Dr Hassan espère qu'un groupe d'étude ou un comité d'experts sera convoqué ou qu'une étude plus détaillée sera entreprise sur tous les aspects de la formation du personnel sanitaire. Le Dr DARAMOLA (Nigéria) indique que son pays possède cinq écoles de médecine, dont la plus ancienne a moins de 25 ans et la plus récente une semaine. Quelque 200 étudiants doivent recevoir leur diplôme à la fin de la présente année universitaire. Si cet effectif est encore insuffisant, il représente toutefois une amélioration considérable par rapport à la décennie précédente. Le pays développe également les centres de formation pour les infirmières et le personnel connexe des services de santé. Bien que comptant parmi les pays jeunes, le Nigéria a déjà fait l'expérience de l'exode des jeunes diplômés qui partent à l'étranger pour faire des études postuniversitaires. C'est pourquoi un programme d'études médicales postuniversitaires a été mis en place dans deux écoles de médecine, de sorte que le pays disposera pour servir la collectivité de nombreux jeunes qui auront reçu une formation postuniversitaire dans son sein même. Les services de santé ruraux soulèvent également un problème, et l'on met actuellement au point un programme prévoyant que les diplômés en médecine passeront une année dans une collectivité rurale avant d'obtenir l'autorisation d'exercer. Le Dr Daramola considère que l'approche pluridisciplinaire des problèmes des collectivités rurales est intéressante et qu'il faut l'encourager. Comme d'autres pays en voie de développement, le Nigéria a, pour des raisons historiques, trop insisté sur la médecine curative. Cependant, on apprend actuellement aux étudiants en médecine à tenir compte de l'environnement ainsi que de l'influence du foyer et de la famille pour évaluer les causes multiples de la maladie. Les programmes d'études des écoles de médecine doivent être plus étroitement reliés aux besoins de la collectivité, et les enseignants devraient participer à l'élaboration de systèmes de prestations sanitaires adaptés aux collectivités. Il importe également d'énoncer clairement les objectifs de l'enseignement médical. Au Nigéria, l'amélioration du niveau des prestations pose un immense problème, que les autorités sanitaires s'emploient à résoudre. La collaboration de l'OMS et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique au programme d'éradication de la variole, ainsi que l'aide de l'OMS au programme de recherches sur l'organisation des services de santé, sont hautement appréciées. Le Gouvernement se félicite également des efforts collectifs actuellement entrepris en faveur de la formation du personnel sanitaire et de l'organisation des services de santé. Les programmes de formation médicale, l'organisation des services de santé et l'attitude des utilisateurs doivent être périodiquement évalués si l'on veut établir des relations harmonieuses entre ceux qui enseignent, ceux qui assurent des services et ceux qui les reçoivent. Le Dr SUMPAICO (Philippines) dit que l'exode des cerveaux pose un grave problème dans son pays, et qu'il affecte non seulement les médecins mais aussi d'autres travailleurs sanitaires, tels que les infirmières. Le Gouvernement des Philippines n'est cependant pas en mesure d'endiguer cet exode, parce qu'il ne peut fournir d'emplois à tout le personnel qualifié, ni leur accorder des postes qui les satisfassent sur le plan professionnel. Il serait donc plus juste de parler d'un "excédent de matière grise ". Tous les pays qui souffrent de ce problème se tournent vers l'OMS dans l'espoir de trouver des solutions. Il s'agit là d'une situation délicate où entre en jeu la notion de liberté individuelle, et le Dr Sumpaico espère qu'il sera possible de trouver une formule fondée non pas sur la contrainte mais sur la persuasion.
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Le Dr THEARD ( Haiti) résume les suggestions qui ont été avancées pour résoudre le problème de l'exode des cerveaux. Tout d'abord, accroître le nombre de gens formés de sorte qu'il en reste un nombre suffisant dans le pays; ensuite, former davantage de personnel de niveau intermédiaire, comme les infirmières; enfin, préparer suffisamment d'assistants médicaux, qui pourraient être formés plus rapidement et seraient extrêmement utiles en médecine préventive. Toutes ces propositions sont valables, mais le Dr Théard désire insister sur l'intérêt de la dernière solution. Toutefois, il faut se souvenir que les hommes placés aux postes de commande devront toujours avoir des qualifications qui leur permettent d'avoir une vue d'ensemble des problèmes de santé et qu'il faut un certain nombre de médecins d'une envergure suffisante pour se livrer à la recherche. Par conséquent, il est indispensable que les pays aient les moyens de former des médecins de niveau international. De préférence, ceux -ci devraient être formés par des écoles nationales, mais, s'il n'en existe pas, ils devront être envoyés à l'étranger, fût -ce au risque d'encourager l'émigration. La création de grandes écoles régionales de médecine serait une possibilité. Il faudrait aussi que les pays riches augmentent leurs effectifs de personnel qualifié jusqu'à saturation.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que la spontanéité et la franchise qui se sont manifestées au cours du débat prouvent l'importance de la question dont est saisie la Commission. Pour la première fois, un programme constructif a été présenté, dans la résolution WHA24.59, en vue de trouver une solution au problème que pose la formation de personnel médical qualifié en nombre suffisant. Si cette résolution est mise en oeuvre, les pays en voie de développement pourront résoudre le problème beaucoup plus rapidement que les pays développés qui ont dû y faire face dans le passé. A en juger par la discussion, les deux points les plus controversés sont la définition du mot "médecin" et l'équivalence des diplômes de médecine. En ce qui concerne le premier point, certains délégués se sont interrogés sur l'utilité de cette définition et ont estimé qu'elle était peut -être superflue. Cependant, de l'avis du Dr Venediktov, elle est nécessaire parce que le médecin est le personnage clé de tout système de services de santé et que ses qualifications constituent le point de référence à partir duquel on déterminera les qualifications de ceux qui sont placés au- dessus et en dessous de lui. Dans sa résolution WHA22.42, l'Assemblée de la Santé a estimé qu'il conviendrait d'élaborer une définition du mot "médecin" en utilisant les méthodes que le Directeur général jugerait les plus appropriées à cette fin. Le Directeur général a consulté le plus grand nombre possible d'organisations médicales internationales et nationales. Le Conseil exécutif a examiné un grand nombre de définitions pour arriver à celle qui est proposée à la Commission. Certes, on pourrait en donner de meilleures correspondant à la situation de tel ou tel pays, mais il fallait trouver une solution de compromis, et le Dr Venediktov estime que la définition proposée par le Conseil est la plus indiquée pour l'instant. Se référant à certains des amendements suggérés, il estime que l'Assemblée de la Santé ne peut pas imposer aux Etats Membres ses vues sur ce qu'est une école de médecine reconnue. Il n'est pas non plus besoin d'approfondir le sens de "selon son propre jugement ", puisqu'il s'agit clairement d'un point de vue médical. Il s'agit d'ailleurs d'une particularité qui distingue les médecins d'autres travailleurs médicaux tels que les infirmières, puisque, dans aucun pays, on ne demande à celles -ci de s'en remettre à leur propre jugement. Quant aux derniers termes de la définition "afin de promouvoir la santé de la collectivité et de l'individu" - ils sont parfaitement conformes aux objectifs de l'OMS tels qu'ils sont énoncés dans sa Constitution. Le Dr Venediktov estime que cette définition est la plus largement acceptable qu'il soit possible d'établir dans les circonstances actuelles, et que son adoption aura un effet positif sur le programme de l'OMS. Quant à la nécessité d'établir des équivalences de diplômes médicaux, il fait observer que de nombreux pays collaborent à la formation du personnel médical et à l'amélioration de ses qualifications, et que cette collaboration se heurte à un obstacle de taille, qui est l'absence de moyens permettant de comparer la formation reçue par des médecins dans différents pays. La résolution WHA21.35, qui mentionnait la nécessité de faire une distinction entre l'aspect juridique du droit d'exercer la médecine dans différents pays et la comparabilité des niveaux de compétence professionnelle résultant de différents systèmes d'enseignement de la médecine, apporte une réponse à la question soulevée par certains délégués. L'Organisation ne peut pas intervenir en ce qui concerne les aspects juridiques du problème, et le Dr Venediktov ne pense pas qu'elle se propose de le faire, bien qu'il soit permis d'envisager les moyens de parvenir à un accord sur ce point. L'exode des cerveaux, lorsqu'il atteint des proportions catastrophiques, aboutit à une disparition de la jeune intelligentsia, à une hémorragie de personnel médical et à une perte de temps, et peut causer un tort considérable aux services de santé. Le Dr Venediktov ne peut s'associer à ce qu'a dit précédemment un orateur, pour lequel il est naturel qu'un médecin choisisse de vivre là où il est le mieux rémunéré. Tous les pays ne peuvent pas se permettre de verser à leurs médecins l'équivalent de ce qu'ils recevraient s'ils exerçaient à titre privé dans certains pays. De l'avis du Dr Venediktov, un médecin formé grâce aux fonds publics a l'obligation morale de servir la population de son pays. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Pour résoudre le problème de la formation du personnel sanitaire national dans les dix prochaines années, il faut suivre toutes les lignes d'action définies dans la résolution WIIA24.59 et établir un plan de travail nettement délimité pour chacune d'elles. Revenant à la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil exécutif, le Dr Venediktov dit qu'elle devrait être adoptée et qu'il faudrait en prendre acte "avec satisfaction ". Si, par la suite, quelqu'un a une meilleure définition à proposer, rien ne l'empêchera de le faire. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) appuie vivement les travaux en cours sur des programmes d'études de base considérant la famille comme une unité pour l'action de santé publique. La famille est, en fait, la cellule fondamentale de la société et une analyse critique des programmes d'études s'impose si l'on veut que l'accent soit mis sur la famille et non plus sur le malade. Une telle approche paraît plus rationnelle quand l'objectif est de former des médecins de famille en nombre suffisant pour faire face à la demande croissante de prestations sanitaires. La délégation italienne est en faveur de la définition du mot "médecin" recommandée par le Conseil exécutif. Selon le Dr BUDJAV (Mongolie), l'OMS devrait examiner avec soin les programmes d'études des établissements d'enseignement médical des différents pays en vue de proposer une durée optimale pour la formation du personnel de niveau supérieur et intermédiaire. En Mongolie, la durée actuelle des études, après dix années d'enseignement général, est de six ans pour les médecins et de trois ans pour les cadres moyens. Des agents sanitaires de niveau intermédiaire, des infirmières par exemple, assurent en Mongolie une grande partie des services fournis à la population, en particulier dans les zones rurales. Il y a 18 médecins et 60 cadres sanitaires moyens pour 10 000 habitants. L'OMS a apporté au pays une aide considérable pour la formation des infirmières, qui est conforme aux normes internationales. Il conviendrait de définir les fonctions du médecin et, en outre, de classer les médecins par catégories, en établissant une distinction entre généralistes et spécialistes. La Mongolie reconnaît trois catégories différentes de médecins. Le Dr Budjav souscrit à la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil exécutif, mais se demande si l'expression "école de médecine" est assez précise dans les circonstances actuelles. Peut -être un terme comme "école supérieure de médecine" ou "établissement de formation médicale supérieure" traduirait -il mieux l'idée que l'on veut exprimer. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, répondra aux diverses observations qui ont été faites. Le Secrétariat est très heureux de la discussion détaillée à laquelle a donné lieu un problème que la Commission a étudié avec beaucoup d'enthousiasme et d'énergie. Il n'a pas été facile d'élaborer une définition du mot "médecin" acceptable pour tous et suffisamment pragmatique pour être utile. Quantité de personnes et d'experts ont été consultés dans de nombreux pays avant qu'un texte soit soumis au Conseil exécutif. Il appartient aux gouvernements d'établir des normes pour l'exercice de la médecine et il est de l'intérêt du corps médical que ces normes soient respectées. En dépit de multiples différences entre les pays, il existait assez d'éléments communs pour qu'une définition puisse être mise au point. Bien entendu, chaque Etat Membre devra décider s'il accepte cette définition, et les médecins, autochtones ou étrangers, exerçant dans un pays, devront se conformer à la législation de celui -ci. Toute suggestion tendant à améliorer la définition proposée par le Conseil exécutif sera la bienvenue. La Commission a examiné trois autres problèmes la formation des enseignants, le personnel auxiliaire et l'exode des cerveaux. La délégation de l'Indonésie a suggéré de créer des centres de formation des enseignants dans différentes Régions afin que les stagiaires se familiarisent avec des conditions locales variées. L'OMS n'ignore pas qu'un enseignant doit non seulement bien connaître sa discipline particulière, mais encore avoir des notions suffisantes de planification de l'enseignement, de psychologie, de mesure des résultats et de dynamique des groupes. Elle a déjà pris des dispositions pour que des programmes de formation d'enseignants soient mis en oeuvre le plus tôt possible dans les Régions et un programme d'éducation permanente à effet multiplicateur a été envisagé. Un comité d'experts va se réunir pour étudier la situation dans des écoles de santé publique du monde entier. En ce qui concerne la classification des auxiliaires sanitaires, les participants à une consultation qui s'est tenue en avril 1972 ont jugé souhaitable de normaliser les emplois et les titres et ont demandé qu'on prenne des mesures pour promouvoir la comparabilité internationale des personnels de santé. La question des auxiliaires est examinée en détail dans le rapport du Directeur général qui figure à l'annexe 12 des Actes officiels N° 193. Il y est dit que l'utilisation des auxiliaires doit être organisée aussi soigneusement que celle des autres catégories de personnel sanitaire et que l'OMS est prête à aider les Etats Membres à définir les types d'auxiliaires sanitaires dont il leur faut disposer pour couvrir leurs besoins ainsi qu'à planifier la formation de ce :
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personnel. Le problème de l'exode des cerveaux et les facteurs pouvant inciter le personnel professionnel à demeurer dans son pays d'origine sont étudiés dans le même rapport, qui traite de la plupart des points soulevés par les délégués. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, ne reviendra pas sur la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil, plusieurs des membres de celui -ci l'ayant déjà suffisamment appuyée lorsqu'ils ont pris la parole au nom de leurs délégations respectives. Il tient seulement à préciser qu'en élaborant cette définition, le Conseil n'a pas voulu fixer des normes d'équivalence, mais simplement fournir certains éléments qui devraient faciliter l'établissement des équivalences. C'est la raison pour laquelle certains termes sont restés assez vagues, ainsi que l'ont relevé plusieurs membres de la Commission. Si, par exemple, l'autorité qui autorise légalement à exercer n'est pas précisée, c'est délibérément en raison de la nature de la définition et de la diversité des conditions rencontrées dans les différents pays. Il faudra cependant un jour essayer de compléter cette définition. On a demandé pourquoi la définition rattachait le travail du médecin à la maladie plutôt qu'au maintien de la santé. Sur ce point, le Conseil a estimé que les notions de prévention de la maladie et de réadaptation étaient beaucoup plus larges et plus positives que celle de maintien de la santé et correspondaient donc mieux aux conceptions de l'OMS. Le PRESIDENT propose qu'un groupe de rédaction où seraient représentées les délégations des pays suivants Ghana, Guatemala, Mali, Mexique, Niger, Pakistan, Singapour, Togo, Trinité -etTobago et URSS, ainsi que toute autre délégation intéressée, se réunisse immédiatement après la fin de la séance pour l'examen d'une modification éventuelle de la définition du mot "médecin ". :
Il en est ainsi décidé. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la huitième séance, section 4.) 2.
ERADICATION DE LA VARIOLE
Ordre du jour, 2.5
Le PRESIDENT invite le Dr Ehrlich à rendre compte des débats du Conseil exécutif. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, indique qu'au cours de l'examen du projet de programme et de budget pour 1973, le Conseil a pris connaissance d'un rapport du Directeur général sur le programme d'éradication de la variole (Actes officiels N° 199, appendice 12), qui fait état de progrès importants accomplis en 1971 dans le cadre des programmes nationaux; le rapport souligne que, pour assurer le succès du programme, il convient de maintenir une vigilance active. Le Conseil a accordé une attention particulière aux sept recommandations formulées par le Comité d'experts de la Variole à sa réunion de novembre 1971 (Actes officiels N° 199, page 104). Il s'est déclaré satisfait de l'avancement des opérations et le Directeur général a souligné que le succès de la campagne d'éradication était dû aux contributions généreuses des pays participants, ainsi qu'aux efforts des pays d'endémicité eux -mêmes qui en fait supportent la majeure partie des dépenses. A la suite d'une récente poussée épidémique de variole, le Directeur général a mis à jour son rapport et en présente à l'Assemblée de la Santé une version remaniée (document A25/9). Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, indique que le rapport analyse brièvement l'évolution de la situation de la variole, dégage certains des problèmes qui se sont posés et propose des solutions qui s'inspirent des conclusions formulées par le Comité d'expertsl dont le Dr Ehrlich a parlé Il est possible de tirer une double leçon des événements récents. Premièrement, il y a lieu de se montrer optimiste puisqu'il apparaît que l'éradication de la variole est techniquement et opéra tionnellement réalisable pour peu que soit utilisé un vaccin actif et stable et que les techniques de vaccination soient adéquates. Le vaccin lyophilisé, qui est maintenant très largement employé dans les programmes d'éradication et produit dans de nombreux pays, satisfait aux critères voulus et la technique nouvelle de l'aiguille bifurquée donne d'excellents résultats. Sur le plan opérationnel, l'expérience des cinq dernières années a clairement montré que, même lorsqu'elle couvre une forte proportion de la population, la vaccination systématique n'est pas toujours suffisante; elle doit être assortie d'opérations de surveillance épidémiologique, c'est -à -dire d'un contrôle exercé à différents échelons par des travailleurs qualifiés chargés de découvrir l'origine de chaque cas et de retrouver les contacts. C'est seulement à ces conditions qu'il est possible de maîtriser une épidémie et que les mesures d'isolement et de vaccination atteignent leur pleine efficacité. Des progrès remarquables ont été accomplis. Les vingt pays d'Afrique centrale et occidentale où des campagnes d'éradication avaient été entreprises en 1967 n'ont signalé aucun cas depuis le printemps de 1970, bien qu'une surveillance active y soit constamment exercée. Grâce à la surveillance épidémiologique et aux vaccinations systématiques, aucun cas n'a été enregistré l'année dernière en Amérique du Sud et notamment au Brésil où, récemment encore, la maladie sévissait à 1 Org. inond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 493.
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l'état endémique. La Région des Amériques est donc actuellement exempte de l'infection; à la session de 1971 du Comité régional de l'OMS pour les Amériques et Conseil directeur de l'OPS, cette nouvelle a été accueillie avec une légitime satisfaction, mais on a souligné qu'il est nécessaire de maintenir une vigilance active afin de prévenir toute réapparition de l'endémicité. La situation actuelle comporte cependant des aspects moins positifs qui doivent nous engager à la prudence. La variole est encore endémique dans certains pays d'Afrique et d'Asie et a fait sa réapparition en Méditerranée orientale et en Europe. Une épidémie a éclaté en Yougoslavie et un cas a été notifié en République fédérale d'Allemagne. La Yougoslavie était restée exempte de l'infection pendant quarante -deux ans. Les premiers cas s'étaient déclarés en février 1972 mais, comme il arrive généralement en pareilles circonstances, ils n'ont pas été décelés immédiatement. Lorsque le diagnostic de variole a été confirmé, au début du mois de mars, les autorités sanitaires ont aussitôt entrepris une enquête épidémiologique en étroite collaboration avec l'OMS qui avait été immédiatement alertée. L'épidémie a été maîtrisée en moins d'un mois. Cet exemple montre bien qu'aussi longtemps que la variole continuera de se manifester dans le monde, les pays qui en sont exempts resteront menacés. Il montre aussi qu'une épidémie peut être endiguée si des mesures systématiques sont prises à temps. Ces considérations devraient nous encourager à redoubler d'efforts; certes, ces efforts incombent principalement aux Etats Membres mais l'OMS est prête à y participer avec tous les moyens dont elle dispose. Des spécialistes de l'OMS ayant une expérience pratique des activités sur le terrain pourront aider les pays à élaborer et à mettre en oeuvre des plans nationaux d'action. Il conviendra notamment d'assurer la notification rapide, exacte et complète des cas, de mettre en place des services nationaux de surveillance épidémiologique chargés d'assurer le dépistage des cas, de mener des enquêtes sur l'origine de l'infection et son mode de propagation, et d'organiser des campagnes de vaccination de routine à l'intention notamment des groupes particulièrement exposés, tout en vaccinant les populations qui vivent là où ont été décelés les foyers d'infection ou à proximité. La notification rapide des cas revêt une importance particulière aux échelons national et international car elle seule permet de coordonner les activités entreprises et de créer un climat de confiance. Les pays ayant des frontières communes doivent concerter leur action et l'OMS est toujours prête à participer à leurs efforts de coordination. Il importe de mentionner tout spécialement l'esprit de solidarité dont font preuve les pays qui fournissent de grandes quantités de vaccin stable et efficace, soit par l'intermédiaire de programmes d'assistance bilatérale, soit en versant des contributions au fonds bénévole pour la promotion de la santé. Ainsi, entre janvier et mai 1972, l'Organisation a reçu et distribué plus de soixante millions de doses de vaccin. Le Dr Bernard conclut en soulignant que le soutien important dont bénéficie le programme dans le monde entier renforce l'OMS dans sa conviction qu'avec les moyens efficaces actuellement disponibles, la variole pourra être éradiquée si les pays ont la volonté d'y consacrer les ressources nécessaires. Pour Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), il est d'autant plus important, maintenant que l'on est si près du but, d'assurer une surveillance adéquate partout où l'éradication a été réalisée, et cela jusqu'à ce qu'il soit sûr que la variole ait été éliminée du monde entier. Tous les pays exempts de la maladie doivent leur sécurité au fait que des programmes d'éradication sont actuellement en cours dans les anciens pays d'endémicité, envers lesquels ils doivent donc être reconnaissants. Les événements de Yougoslavie ont montré qu'une épidémie peut être rapidement endiguée. Si la maladie ne réapparaît pas dans ce pays, peut -être pourra -t -on en conclure que l'éradication à l'échelle mondiale n'est plus très lointaine. Le Royaume -Uni, les Etats -Unis d'Amérique et le Canada ont récemment renoncé à préconiser la vaccination de routine des nouveau -nés. Toutefois, aucun programme de vaccination systématique des nouveau -nés n'a été exécuté depuis 60 ans au Royaume -Uni; 40 % seulement des enfants sont vaccinés avant l'âge de deux ans. Aussi les autorités sanitaires ont -elles décidé de mettre l'accent sur le dépistage rapide des cas importés et sur l'application des mesures d'endiguement appropriées. Dans ces circonstances, il importe d'être soigneusement préparé pour agir dans les plus brefs délais. Il a donc été décidé, au Royaume -Uni, que tous les médecins d'une région où serait observé un cas confirmé ou suspect de variole recevront un exposé enregistré et des diapositives en couleur qui les aideront à diagnostiquer la maladie. L'OMS, on le sait, a mis au point du matériel analogue qui se révèle très utile dans les opérations de surveillance. Les pays actuellement exempts de la maladie doivent non seulement maintenir leurs propres systèmes de surveillance, mais aussi .s'A ssurer que les voyageurs quittant leur territoire pour se rendre dans des régions où la maladie n'a pas été complètement éliminée ont été dûment vaccinés. Il ne faudrait pas s'imaginer qu'on puisse renoncer à la vaccination tant que la variole continuera de sévir quelque part dans le monde. Les progrès de la campagne d'éradication sont de plus en plus étroitement liés à la diffusion rapide de renseignements sur l'évolution de la situation épidémiologique. A ce sujet, le Gouvernement du Royaume -Uni a noté avec inquiétude que l'OMS avait cessé de diffuser, á partir de Genève,
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des bulletins épidémiologiques quotidiens. Sir George Godber aimerait savoir quelles sont les mesures qui ont été prises pour signaler aux Etats Membres les poussées de maladies transmissibles survenant dans le monde. A mesure que les cas de variole se font plus rares, il est de plus en plus difficile de diagnostiquer la maladie. Il est donc nécessaire qu'il existe des services de virologie efficaces pour confirmer les diagnostics qui, s'ils peuvent être posés sans grand risque d'erreur là où la maladie est répandue, soulèvent par contre davantage de difficultés là où elle est plus rare et lorsqu'il s'agit de variole modifiée chez certains sujets vaccinés. L'OMS aura un rôle important à jouer dans les dernières étapes du programme de lutte car elle devra faire en sorte que les régions où les derniers foyers résiduels auront été éliminés disposent de services virologiques adéquats. Le Dr SÁENZ (Uruguay) rappelle que, dans l'histoire de son pays, c'est le Général José Artigas qui, en 1817, avait recommandé de faire vacciner les populations des territoires occupés par ses troupes. L'Uruguay a une longue expérience de la variole car des épidémies y causaient jadis une mortalité et une morbidité élevées jusqu'à ce que la maladie ait été définitivement éradiquée, il y a dix ans. Neuf cas de variole mineure (alastrim) ont été notifiés depuis, mais il est apparu qu'il s'agissait de cas importés. La vaccination antivariolique est obligatoire pour les enfants depuis 1850 et cette obligation a été étendue à toute la population par la loi de 1911. C'est en 1879 que l'Uruguay a commencé à fabriquer du vaccin antivariolique, et la situation épidémiologique actuelle du pays atteste la sécurité et l'efficacité de ce vaccin; les cas de complications postvaccinales importantes sont restés très rares. Les services de santé disposent d'un effectif suffisant de travailleurs qualifiés, capables de poser le diagnostic clinique et virologique et donc de notifier rapidement toute réapparition de la maladie. L'Uruguay a signé avec l'OMS/OPS un accord régissant sa participation au programme d'éradication de la variole; cet accord est entré en vigueur le 28 juillet 1968. Les opérations, conduites en faisant appel aux ressources locales et aux collectivités intéressées, progressent dans l'ensemble de façon satisfaisante, mais des difficultés subsistent dans certaines zones frontières urbaines ou rurales qui ne sont séparées des pays voisins par aucune barrière naturelle, ce qui exige de coordonner les programmes de vaccination de part et d'autre des frontières afin d'assurer une couverture totale des populations. En 1971, le Gouvernement de l'Uruguay a conclu à cette fin un accord avec l'Argentine et il espère conclure un accord analogue avec le Brésil. Sur les 2 850 000 habitants que compte l'Uruguay, 2 151 712 (soit 75,4 %) ont été vaccinés ou revaccinés entre 1967 et 1971. Lorsqu'il s'est réuni à Washington en octobre 1971, le Conseil directeur de l'OPS a pu déclarer que la variole avait été éradiquée de la Région des Amériques. Il se pourrait toutefois que cette situation privilégiée ne dure pas. L'Uruguay n'a donc pas l'intention de mettre fin à ses programmes de vaccination de routine qui, lorsqu'ils sont associés à des activités de surveillance épidémiologique, restent le seul moyen de prévenir la propagation de la maladie ainsi que sa réapparition à l'état endémique. Le Dr Sáenz approuve entièrement sur ce point la recommandation du Comité d'experts. Si l'on veut que les programmes de surveillance épidémiologique mis en oeuvre dans les pays en voie de développement donnent de bons résultats, il importe, parallèlement, d'améliorer les services de statistiques sanitaires, de renforcer la production locale de vaccin et de fournir une aide accrue aux laboratoires virologiques. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la huitième séance, section 5.) La séance est levée à 17 h.30.
SE PPIEME SEANCE
Jeudi 18 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigeria)
1.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973
Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2
Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général; Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1973
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, expose que le Comité permanent des Questions administratives et financières s'est réuni immédiatement avant la quarante- neuvième session du Conseil exécutif et qu'il a procédé à une étude détaillée du projet de programme et de budget pour 1973 présenté par le Directeur général dans les Actes officiels N° 196. Conformément à la résolution WHA5.62, il a également examiné l'aptitude des prévisions budgétaires à permettre à l'OMS de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles, la conformité du programme envisagé avec le programme général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé, la possibilité d'exécuter au cours de l'année budgétaire le programme envisagé, et les implications financières générales des prévisions budgétaires. Le Comité a présenté ses conclusions au Conseil exécutif qui a entrepris à son tour l'examen du projet de programme et de budget. Le rapport du Conseil exécutif figure dans les Actes officiels N° 199. Il est divisé en trois chapitres. Le chapitre I traite de l'élaboration, de l'exécution et du financement du programme et donne des renseignements sur la teneur et la présentation du projet de programme et de budget pour 1973. Le Chapitre II donne une analyse détaillée du projet de programme et de budget pour 1973, et rend compte de la discussion qui s'est déroulée au Conseil ainsi que des renseignements supplémentaires fournis par le Directeur général à la demande du Conseil. Les prévisions pour 1973 ne tenaient pas compte des charges budgétaires supplémentaires résultant des changements intervenus dans la situation monétaire internationale au cours des derniers mois de 1971. Cependant, notant que ces charges supplémentaires ne modifiaient pas le programme proposé par le Directeur général, le Conseil a décidé d'examiner d'abord le projet de programme et de budget, puis les charges budgétaires supplémentaires résultant des changements intervenus dans la situation monétaire internationale. Dans la partie 1 du chapitre II, le Conseil passe en revue les caractéristiques principales du projet de programme et de budget pour 1973 et les principaux postes auxquels se rapporte l'élévation du niveau budgétaire par rapport à 1972. Le budget effectif proposé par le Directeur général dans les Actes officiels N° 196 s'élevait à $90 147 400. Le montant révisé, après addition des charges supplémentaires, est de $92 991 400. Le Conseil a noté que, si la contribution de la Chine pour 1973 faisait partie des contributions prises en compte dans le budget effectif, le montant de ce budget serait porté à $93 494 550. La partie 2 du chapitre II contient une analyse détaillée du projet de programme et de budget par section de la résolution portant ouverture de crédits et par service organique. En conclusion de son examen des activités spéciales qu'il est envisagé- de financer en 1973 au moyen du fonds bénévole pour la promotion de la santé, le Conseil a recommandé, par sa résolution EB49.R35, l'adoption d'une résolution sur la question par l'Assemblée de la Santé. Le chapitre III a trait aux questions d'importance majeure examinées par le Conseil et est divisé en q.uatre parties. La partie 1 concerne les charges budgétaires supplémentaires pour 1973 résultant
des modifications de la situation monétaire internationale. La partie 2 est consacrée aux questions examinées par le Conseil exécutif conformément à la résolution WHA5.62. Le Dr Ehrlich souligne que le Conseil s'est estimé satisfait des résultats de l'examen de ces questions. La partie 3 porte sur le texte du projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1973 et la partie 4 sur la recommandation du Conseil concernant le niveau du budget effectif proposé pour 1973. Le Conseil s'est déclaré satisfait par le projet de programme et de budget pour 1973 présenté par le Directeur général mais, compte tenu de la discussion qui s'est déroulée sur la question des charges budgétaires supplémentaires résultant des modifications de la situation monétaire internationale, il a prié le Directeur général d'étudier la possibilité pratique de modifier le programme de façon à réduire les dépenses totales requises et de faire rapport sur cette question à l'Assemblée de la Santé. Par sa résolution EB49.R22, le Conseil a recommandé à la Vingt -Cinquième Assemblée de la Santé d'approuver pour 1973 un budget effectif de $92 991 400, sous réserve des réductions qui pourront se révéler possibles à la lumière du rapport du Directeur général. Il a également recommandé, pour le cas où la contribution de la Chine serait inscrite au budget ordinaire, que - 328 -
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l'Assemblée approuve pour 1973 un budget effectif de $93 494 550, toujours sous réserve de réductions éventuelles. Le DIRECTEUR GENERAL confirme les explications données par le Dr Ehrlich au sujet du budget effectif proposé pour 1973, des charges budgétaires supplémentaires résultant des modifications de la situation monétaire internationale et de ce que serait le budget si. la contribution de la Chine était prise en compte dans le budget ordinaire. Il estime que ce dernier point a été réglé par la décision prise par l'Assemblée de la Santé au sujet de la représentation de la Chine à l'Organisation et le montant du budget présenté pour examen à l'Assemblée de la Santé est en conséquence de $93 494 550. Le Conseil exécutif l'a prié de revoir le programme et le budget et de faire rapport à l'Assemblée de la Santé sur la possibilité pratique de modifier le programme de façon à réduire les dépenses totales requises. Le Directeur général a donc étudié de nouveau le projet de programme et de budget pour 1973, mais il regrette de devoir déclarer que, bien qu'une petite réduction soit éventuellement possible, il n'est en mesure de proposer aucune modification particulière au projet de programme. Dans son rapport à l'Assemblée sur cette question, figurant dans le document A25 /WP// 3,1 il suggère d'ajourner encore partiellement la mise en oeuvre de la deuxième phase de la deuxième étape de l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe. Pour l'Assemblée de la Santé, cet ajournement aurait des répercussions sur les documents autres que ceux des commissions principales ainsi que sur la série des documents de travail. Pour le Conseil exécutif, il affecterait la série des documents de travail, les documents et les rapports de tous les groupes de travail et la version finale en offset du rapport du Conseil. Les facteurs qui entrent en jeu dans les problèmes budgétaires résultant des modifications de la situation monétaire internationale sont bien connus et sont discutés de manière approfondie dans le rapport du Conseil exécutif. Le Directeur général souligne que les effets de la réévaluation du franc suisse en mai 1971 ont été absorbés dans le budget sans nécessiter de fonds supplémentaires pour aucune des années 1971, 1972 et 1973. Pour 1971, cela n'a pu se faire qu'en retardant l'exécution de certaines activités et en veillant à la plus grande économie possible dans le fonctionnement de l'Organisation, en particulier en s'abstenant de pourvoir les postes vacants. Pour 1972, le programme ayant déjà été réduit par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, il n'a été possible d'absorber les effets de la réévaluation du franc suisse en mai 1971 dans le cadre du budget approuvé qu'en faisant certaines économies forcées, notamment en procédant à une nouvelle réduction du programme et en diminuant le taux d'accroissement de l'avoir du compte pour les paiements de fin de contrat. Pour 1973, il a aussi été possible d'absorber les effets de la réévaluation du franc suisse en mai 1971 en ce sens que les propositions initiales pour 1973 contenues dans les Actes officiels N° 196 sont dans les limites du montant total de $89 400 000 provisoirement prévu pour cette année. Ce n'est qu'après les ajustements des parités de certaines monnaies par rapport au dollar des Etats -Unis en décembre 1971 que le Directeur général a été obligé de demander des crédits supplémentaires pour 1972 et 1973. Les conséquences budgétaires de la réévaluation du franc suisse en mai 1971 ayant pu être absorbées sans qu'on ait dO proposer d'accroître les contributions des Etats Membres, le Directeur général espère que l'Assemblée de la Santé conviendra qu'il n'est ni possible ni souhaitable d'opérer des réductions dans le projet de programme pour 1973, car, étant donné les circonstances, ces réductions devraient être opérées dans le programme d'exécution et elles affecteraient gravement l'activité de l'Organisation. En cette période d'instabilité économique, il est impossible de prévoir s'il se produira ou non d'autres ajustements monétaires entre le dollar des Etats -Unis, sur la base duquel le budget est établi, et d'autres monnaies en lesquelles l'Organisation règle ses dépenses effectives. Il est résulté des modifications récentes que certains Membres ont à verser des contributions moindres qu'auparavant, tandis que l'Organisation a besoin de plus de dollars qu'auparavant pour régler ses dépenses en certaines monnaies. Le seul moyen possible de réduire les prévisions budgétaires pour 1973 sans entraver sérieusement l'exécution du programme est de retarder encore de deux mois le recrutement des titulaires de postes nouveaux et d'ajourner partiellement la mise en oeuvre de la deuxième phase de la deuxième étape de l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe. Ces mesures permettraient de réaliser une économie totale de $320 150, ce qui ramènerait le niveau du budget effectif proposé pour 1973 à $93 174 400. Eu égard à la situation monétaire instable et aux autres facteurs que le Directeur général vient de mentionner, il estime important que l'Assemblée de la Santé approuve un budget effectif pour 1973 qui ne soit pas inférieur à ce montant, Le Directeur général rappelle à la Commission qu'elle doit, conformément aux résolutions WHA24.3 et WHA24.4, examiner l'ordre de grandeur du budget pour la deuxième année à venir lors de l'examen du niveau du budget effectif pour l'exercice financier. Toutefois, il ne présentera ses observations sur la projection des prévisions budgétaires établies pour 1974 qu'à un stade ultérieur de la discussion. 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 6.
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
M. FURTH, Sous -Directeur général, présente le projet de résolution suivant relatif au budget effectif et au niveau du budget pour 1973 :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DEC IDE que 1) :
le budget effectif pour 1973 sera de US $ 2) le niveau du budget sera égal au montant du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1), augmenté du montant de l'imposition du personnel et du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et le budget de 1973 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres 3) après déduction i) du montant de US $2 233 0001 disponible par remboursement provenant du Programme des Nations Unies pour le Développement; du montant de US $1 000 0001 disponible au titre des recettes occasionnelles ii) pour 1973. :
Le texte de ce projet de résolution est analogue à celui que la Vingt -Quatrième Assemblée de la Santé avait adopté pour 1972. M. Furth rappelle à la Commission que, conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, la décision relative au montant du budget effectif sera prise à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) note que l'année 1971 a été une année très difficile. Il apprécie l'ingéniosité dont le Directeur général a fait preuve pour proposer un niveau de budget dont le relèvement par rapport à l'année précédente reste dans des limites raisonnables. Il estime qu'il faut faire les économies súggérées dans le rapport,2 malgré la déception qu'elles provoqueront chez certaines délégations, La somme de $503 150 indiquée comme montant de l'expansion du programme dans le tableau figurant en annexe à ce document résulte de la reconnaissance de la République populaire de Chine et de l'obligation pour l'Organisation d'étendre ses activités à un pays qui compte près du quart de la population mondiale, La contribution de la République populaire de Chine s'élèvera d'ailleurs à environ six fois cette somme. La délégation du Royaume -Uni propose que le niveau du budget pour 1973 soit de $93 174 400,
M. VALERA (Espagne) souhaite que le budget soit maintenu à un niveau raisonnable permettant à l'Organisation d'exécuter un programme substantiel sans imposer un fardeau excessif aux Etats Membres. Les prévisions sont en augmentation par rapport aux années précédentes, mais il faut tenir compte des difficultés de la situation. La délégation espagnole ne demande pas que des modifications fondamentales soient apportées au projet de programme et de budget. Elle doit cependant exprimer la déception des pays de langue espagnole devant la proposition tendant à procéder à des économies en ajournant l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe comme langues de travail de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif. Les économies résultant de cet ajournement seront minimes, puisqu'elles ne représentent que $79 500 sur un total de près de $94 000 000. C'est un grain de sabletout juste bon à provoquer de l'irritation. Bien que la délégation espagnole fasse de sérieuses réserves au sujet des économies proposées au détriment de l'emploi de la langue espagnole, elle est prête`` à approuver les prévisions budgétaires présentées par le Directeur général. Le Dr GOMAA (Egypte) estime qu'il serait utile que tous les documents relatifs au projet de programme et de budget soient envoyés aux gouvernements avant la fin du mois de mars au plus tard afin que les gouvernements disposent d'assez de temps pour les examiner et présenter leurs observations. Il est à espérer que la situation s'améliorera avec l'adoption d'un système biennal d'établissement du budget. Il serait utile aussi que le Secrétariat recueille les avis des Etats Membres sur le projet de programme et de budget avant la tenue de l'Assemblée de la Santé et qu'il les résume dans un document d'information, comme cela se fait pour les discussions techniques. Ainsi qu'il est indiqué dans les Actes officiels N° 199, chapitre I, paragraphe 25, l'un des principaux objectifs de l'assistance fournie par l'OMS est l'étude de la situation sanitaire dans les différents pays. Cette étude est la base indispensable de la planification et de l'évaluation du développement sanitaire dans chaque pays, mais il est difficile d'y procéder dans les pays en voie de développement en raison d'obstacles d'ordre financier et technique. Il faudrait donner à ces pays toute l'assistance possible pour les aider dans ce domaine. L'OMS pourrait contribuer à améliorer les compétences par des conférences, par des comités d'experts, ou même par les discussions techniques à l'Assemblée mondiale de la Santé. Enfin, le Dr Gomáa exprime l'espoir que l'OMS cherchera à compléter son budget effectif par des fonds fournis à titre bénévole par des organismes nationaux et internationaux. Selon la recommandation de la Commission B dans son premier rapport à la Commission A (voir page 614). 2 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 6.
COMMISSION A
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Le Dr JURICIC (Chili) dit qu'ayant été membre du Conseil exécutif et de son Comité permanent des Questions administratives et financières, il sait par expérience personnelle que la plupart des doutes qui peuvent surgir au sujet du projet de programme et de budget sont examinés et résolus dans le rapport du Conseil exécutif. D'après le tableau figurant à la page 39 des Actes' officiels N° 196, l'augmentation du montant total des fonds gérés par l'Organisation en 1973 sera insignifiante puisqu'elle ne s'élèvera qu'à quelque $562 000, soit 0,4 % du total, contre 8,6 % dans le projet de budget ordinaire. Certaines allocations de fonds pour 1973 ne sont pas encore arrêtées, par exemple celles qui concernent le FISE et le Centre international de Recherche sur le Cancer, mais il ne semble pas qu'elles puissent modifier considérablement la situation. Le plafonnement du montant total des fonds disponibles est dû principalement à la diminution des fonds en provenance du Programme des Nations Unies pour le Développement, laquelle équivaut à peu près à l'augmentation du budget ordinaire. Cette diminution, qui s'élève en 1973 à 33,7 %,résulte surtout du fait que les gouvernements et peut -être les ministères de la santé n'ont pas insisté suffisamment pour obtenir des fonds. Il serait bon d'avoir davantage de renseignements à ce sujet. En outre, les fonds disponibles au titre du fonds bénévole pour la promotion de la santé vont diminuer de 36,9 % en 1973. Il est regrettable qu'on manque de ressources pour financer en 1973 des projets qui ont été demandés par les gouvernements et qui représentent une somme totale de $11 148 571. La délégation du Chili votera le niveau de budget proposé par le Directeur général. Le chiffre proposé est raisonnable car, sur une augmentation totale de 8,6 %, 4,5 % correspondent à l'augmentation des prix et 4,1 % seulement à l'accroissement de l'assistance aux Etats Membres. Il convient de noter que les dépenses administratives de l'OMS, qui constituent 5,4 % du budget, sont parmi les plus basses du système d'organisations de la famille des Nations Unies. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que, depuis plusieurs années, sa délégation exprime la conviction que le taux d'accroissement du budget ordinaire de l'OMS est excessif. Il déplore que cette tendance se manifeste encore dans le budget proposé pour 1973. En fait, le niveau du budget proposé dans le-rapport du Directeur général dépasse de plus de 12 % celui qui a été approuvé pour 1972. Un tel taux d'accroissement est très supérieur au taux moyen d'accroissement des budgets nationaux de la santé. De nombreux pays ne sont plus en mesure d'utiliser effectivement l'aide de l'OMS, comme il ressort du fait que des projets en nombre considérable n'ont pas été mis en oeuvre. Il convient à cet égard de souligner la déclaration figurant dans le cinquième programme général de travail pour la période 1973 -1977 (Actes officiels N° 193, page 67) :
... un effort national efficace est le facteur déterminant du développement des services de santé nationaux. L'aide extérieure ne peut que pallier temporairement les conséquences de l'affectation de crédits trop faibles à l'action sanitaire dans les plans et budgets nationaux et elle ne pourra jamais combler pleinement la pénurie des ressources et des personnels locaux, ni même les compléter d'une manière substantielle." Il n'est pas surprenant de constater que le nombre des pays qui n'ont pas satisfait à leurs obligations financières ne diminue pas. L'OMS ne peut pas compenser elle -même la réduction des fonds alloués en faveur des programmes sanitaires par le Programme des Nations Unies pour le Développement. En augmentant rapidement le montant du budget ordinaire, l'OMS crée simplement l'illusion qu'elle prend à sa charge les problèmes de santé des pays Membres. L'Organisation devrait suivre l'exemple d'autres institutions spécialisées du système des Nations Unies qui fournissent aux pays une assistance technique principalement au moyen des fonds du PNUD et qui imputent sur ces fonds les deux tiers des dépenses afférentes à leurs représentants dans les pays. Si cette dernière catégorie de dépenses était financée de cette manière, il en résulterait une économie de l'ordre de $1 250 000. On constate une réduction des fonds alloués par le PNUD en faveur de projets inter -pays comme ceux qui concernent la formation du personnel de santé, mais d'un autre côté il est proposé d'augmenter le budget ordinaire de l'OMS d'environ $750 000 pour couvrir le coût de projets de ce genre. L'introduction de nouvelles sources de financement comme le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population aurait dû permettre des économies dans le budget ordinaire, mais il apparaît au contraire qu'on envisage de financer certains projets au titre du budget ordinaire. Tous ces faits montrent qu'il est nécessaire de réorienter les pratiques budgétaires dans le sens d'une utilisation plus efficace des ressources disponibles et d'une stabilisation du taux d'accroissement du budget ordinaire. Le Directeur général a fait des efforts louables pour réduire le montant du budget effectif pour 1973, mais on peut regretter que ces efforts aient porté sur un nouvel ajournement de l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe, extension déjà approuvée par l'Assemblée de la Santé. Il semble que plusieurs autres manières s'offraient de réaliser des économies. Par exemple, il n'a été procédé que dans une mesure insignifiante à la révision de la stratégie mondiale de l'éradication du paludisme, jugée indispensable par l'Assemblée de la Santé il y a
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trois ans. On peut donc considérer comme injustifiable l'accroissement des fonds alloués au programme d'éradication du paludisme. Les crédits destinés à l'éradication du paludisme devraient être maintenus au même niveau qu'en 1972. On peut estimer aussi qu'il n'y a pas lieu d'accroître d'environ 1 million de dollars les fonds alloués au programme d'hygiène du milieu alors que les fonds en provenance d'autres sources,alloués à ce même programme,sont en forte diminution, car un tel accroissement aura un effet défavorable sur la participation au programme des pays mêmes qui ont souligné la nécessité d'une coopération internationale en matière de conservation de l'environnement. Les crédits destinés au programme d'hygiène du milieu devraient donc être également maintenus au même niveau qu'en 1972, ce qui aurait pour effet à la fois d'économiser les ressources de l'OMS et d'accroître l'efficacité de son activité. Le Dr Tatocenko ne peut accepter la proposition tendant à augmenter de $2 844 000 le budget de 1973 pour le motif que cette augmentation serait rendue nécessaire par la crise monétaire internationale. Le Directeur général a déclaré que cette augmentation n'entraînerait pas une augmentation des contributions des Etats Membres. Toutefois, les pays où le taux de change de la monnaie est lié au revenu national pâtiront en raison des conditions défavorables du commerce extérieur. L'ensemble du problème des charges supplémentaires résultant de la dévaluation du dollar doit être résolu d'une manière uniforme dans toutes les organisations du système des Nations Unies et l'on sait que nombreuses sont celles qui compensent le déficit par des économies. Le Dr ALAN (Turquie) rappelle que depuis dix ans sa délégation fait elle aussi des objections au sujet de l'accroissement rapide des budgets de l'OMS. Il accepterait une augmentation modérée de manière à ne pas entraver le développement normal de l'Organisation, mais des augmentations importantes se répercuteront nécessairement sur les contributions des Etats Membres. Le budget de 1973, tel qu'il figure dans les Actes officiels N° 196, dépasse de 8,6 % celui de 1972 et le chiffre qui est proposé maintenant correspond à une augmentation de plus de 12 %. La crise monétaire internationale a sans doute créé de nombreux problèmes pour l'OMS, mais tous les pays du monde connaissent de tels problèmes et l'élément principal n'est pas le taux de change par rapport au dollar, mais la possibilité pour les pays d'acheter des dollars. La délégation turque s'abstiendra dans le vote sur le projet de résolution. M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) reconnaît que l'augmentation du projet de budget pour 1973 est sans doute considérable, mais dit qu'il ne faut pas oublier que les circonstances ont été anormales et que la situation a été faussée par les récents réalignements monétaires. En même temps, ces réalignements ont eu pour effet que le dollar peut être acheté moins cher, de sorte que le montant des contributions est souvent moins élevé en monnaie du pays qu'en dollars des Etats -Unis. Il convient aussi de noter qu'il ne sera pas possible de faire usage des recettes occasionnelles pour le budget de 1973 dans la même mesure que l'année précédente. Compte tenu de tous ces éléments, M. Absolum estime que le Directeur général a adopté une approche raisonnable et réaliste et a présenté un budget équilibré. Il approuve le chiffre proposé par le délégué du Royaume -Uni pour le montant du budget effectif de 1973. Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) appuie la proposition du Royaume -Uni tendant à adopter pour le budget effectif un montant de $93 174 400.
Le Professeur BREA (Argentine) partage pleinement l'avis exprimé par le délégué de l'Espagne sur les inconvénients qu'il y aurait à restreindre l'usage de l'espagnol à l'Organisation. L'espagnol est la langue officielle d'au moins dix -neuf Etats Membres et la faible économie qui serait réalisée n'autorise pas à restreindre de telle façon la diffusion des travaux de l'Organisation. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) se déclare opposé à toute augmentation du budget qui ne servirait qu'à couvrir des dépenses administratives ou à créer des organes nouveaux. M. STAHL (Tchécoslovaquie) rappelle que depuis quelques années sa délégation engage l'OMS à ne pas augmenter son budget d'une manière disproportionnée par rapport à l'accroissement du revenu national de la plupart des Etats Membres. Elle a toujours préconisé une politique financière qui tienne compte des facteurs économiques et qui garantisse des progrès réguliers vers la solution des grands problèmes sanitaires du monde. Les programmes généraux à long terme doivent faire l'objet d'une analyse économique rigoureuse en vue d'éviter toute dépense inutile. L'OMS devrait tirer des enseignements de son expérience passée lorsqu'elle entreprend des plans et projets nouveaux car, en imposant aux Etats Membres une charge trop lourde sous la forme de contributions toujours plus fortes, on risque d'entraver les progrès de l'Organisation tout entière. Etant donné qu'une proposition tendant à introduire de nouveaux programmes ou à développer des programmes existants implique toujours une augmentation du budget, elle ne devrait pas être mise aux voix si les Membres n'ont pas été informés de toutes ses incidences financières. La délégation tchécoslovaque recommande que l'on fasse des économies en décentralisant certaines parties du programme et en les confiant aux comités régionaux. Ces comités ont déjà
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montré qu'ils étaient capables de s'occuper de problèmes sanitaires très divers. Cette délégation approuve sans réserve l'expansion des activités scientifiques de l'OMS, mais elle ne croit pas qu'il doive nécessairement en résulter des dépenses budgétaires plus élevées si l'on s'efforce davantage de coopérer avec les Etats Membres disposés à communiquer à l'OMS les résultats de leurs travaux de recherche; les contributions apportées sous la forme d'informations scientifiques pourraient d'ailleurs être considérées comme un appoint aux contributions ordinaires. On réduirait ainsi les besoins de consultants et l'on disposerait d'avis d'experts consignés par écrit lorsqu'on en aurait besoin, ce qui permettrait de réaliser des économies importantes. La délégation tchécoslovaque, estimant que l'incapacité de ralentir l'accroissement des contributions versées par chaque Membre peut conduire à une crise grave, votera contre le projet de budget pour 1973. Le Dr AL -WAHBI (Irak) dit qu'il a toujours approuvé les augmentations du budget de l'Organisation car, sans ces augmentations, le développement des activités de l'OMS s'interromprait et il faudrait réduire l'aide apportée aux pays en voie de développement, qui en ont grand besoin. Les pays neufs ont un urgent besoin d'assistance pour des projets divers et ce sont des fonds qu'il leur faut, plutôt que du personnel. Quant aux $79 500 qui peuvent être épargnés en limitant l'emploi des langues espagnole et russe, le Dr Al -Wahbi ne croit pas qu'une économie aussi minime s'impose. Les échanges qui peuvent s'établir non seulement dans l'Organisation, mais aussi entre l'Organisation et le grand public, sont d'une extrême importance. Il convient de développer progressivement les services linguistiques russe et espagnol et le Dr Al -Wahbi propose donc de fixer à $93 253 900 le montant du budget effectif pour 1973. M. DE GEER (Pays -Bas) accepte le montant du budget effectif pour 1973 qui est proposé dans le rapport du Directeur général. Il importe de mettre des fonds suffisants à la disposition du Directeur général pour l'exécution du programme de l'Organisation et il est douteux qu'il soit opportun de retarder le recrutement du personnel destiné à occuper des postes nouveaux.
Le Professeur LEOWSKI (Pologne) rappelle que sa délégation insiste depuis plusieurs années sur la nécessité d'adapter le rythme des augmentations budgétaires à l'accroissement des revenus nationaux des Etats Membres. L'augmentation proposée pour 1973 est trop élevée par rapport à leurs possibilités financières et la délégation de la Pologne votera donc contre le budget proposé. De l'avis du Professeur Leowski, l'OMS peut fonctionner avec la même efficacité qu'auparavant si l'augmentation est plus modérée, par exemple de l'ordre de 4 à 6 %, et il ne devrait pas être nécessaire de procéder à des réductions tant que les ressources sont concentrées sur les programmes prioritaires. C'est à chaque pays qu'il appartient de résoudre ses grands problèmes sanitaires, bien que la'coopération internationale soit utile et ait été très efficace jusqu'à présent. Le Professeur AUJALEU (France) dit que sa délégation a été sensible à la qualité de la gestion du Directeur général au cours de la période difficile des années 1971 et 1972, puisqu'il a su assurer l'équilibre du budget en réalisant des économies et sans recourir à une augmentation des contributions des Etats Membres. L'augmentation du budget de 1973 est plus importante que ce que le Professeur Aujaleu estimerait normalement acceptable et une augmentation de 10,18 % des contributions des Etats Membres est très forte. Il est vrai que certains pays pourront se procurer des dollars à un taux plus favorable pour payer leur contribution, mais ceux qui n'ont pas cet avantage risquent de se trouver dans une situation difficile. Compte tenu des besoins sanitaires des peuples du monde et de l'efficacité de l'action de l'OMS comparée à celle d'autres organisations, la délégation de la France votera pour le chiffre de $93 174 400 proposé pour 1973. Cependant, il faut considérer que ce chiffre correspond à une situation économique exceptionnelle et qu'il ne doit constituer en aucune façon un précédent pour une augmentation du même ordre de grandeur dans les prochaines années. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) annonce qu'il votera pour le projet de programme et de budget pour 1973 proposé par le Directeur général, pour les raisons que le délégué de l'Irak a très bien exposées. Il déplore l'effet malheureux des ajustements monétaires mondiaux sur les programmes sanitaires, qui en souffriront certainement. Le niveau du budget proposé n'est pas excessif; en fait, il semble que l'OMS ait atteint pour l'instant un palier dans son développement. Il est cependant très souhaitable que l'Assemblée de la Santé ait pleinement conscience de la situation et, à cet égard, le Dr Akim aimerait que le Directeur général donne des éclaircissements sur le sens exact de l'article XIII du Règlement financier, relatif aux résolutions entraînant des dépenses. Il faut noter que le Conseil exécutif lui -même n'a pas recommandé de réductions particulières à opérer dans le budget proposé par le Directeur général, bien que des suggestions aient été faites au cours du présent débat en ce qui concerne les programmes d'éradication du paludisme et d'hygiène du milieu. Il semble au Dr Akim que le moment soit venu de fixer un ordre de priorité très précis; peut -être pourrait -on demander au Conseil exécutif d'étudier cette question.
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En ce qui concerne plus particulièrement le point 2.2.1, à propos de la présentation du budget et plus particulièrement de la contribution des Etats Membres, le Dr Akim demande s'il serait possible à l'avenir d'avoir un tableau donnant des renseignements sur les contributions par habitant, afin de préciser les minimums et les maximums dont il est question dans les Actes officiels N° 199, chapitre I, paragraphe 41, où il est dit qu'aucun pays ne sera tenu de verser une contribution par habitant plus élevée que la contribution par habitant du plus fort contributaire. Il faudrait aussi recevoir davantage de précisions sur l'ampleur exacte des mesures qu'implique le renforcement des services de santé, que le Conseil exécutif a qualifié de besoin prioritaire. Le Dr AGUILAR (El Salvador) s'associe aux vues exprimées par le délégué de l'Irak et estime qu'il ne serait pas pratique actuellement de faire les économies proposées. L'OMS doit être une organisation non pas statique mais dynamique et son budget doit se développer en conséquence. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) expose que sa délégation est liée par la directive de la Maison Blanche de janvier 1970, qui a stipulé que les budgets et programmes des organisations internationales dont les Etats -Unis sont Membre doivent être soumis au même examen détaillé que le budget du pays. Etant donné que l'austérité est depuis plusieurs années le principe directeur en matière de dépenses fédérales, ce même principe doit être appliqué également aux organisations internationales. En fait, cela équivaut à une tentative systématique de rationalisation, de consolidation et d'efficacité gestionnelle. En ce qui concerne les niveaux des budgets, sa délégation estime que pour les quelques années suivantes les dépenses devront être maintenues au niveau des années précédentes en termes réels. L'expansion extraordinaire de la taille et de l'activité des organisations internationales pendant les dix dernières années devra être arrêtée temporairement si elles veulent conserver leur efficacité et continuer de recevoir l'appui du public et des différents pays. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique est opposé à toute augmentation du niveau des programmes pendant une telle période de consolidation. Des programmes nouveaux et vraiment justifiés peuvent et doivent être exécutés, mais seulement aux dépens de programmes plus anciens de priorité moindre, qui devront être réduits ou supprimés à mesure que leur intérêt relatif diminuera. Il est indispensable d'examiner soigneusement les propositions concernant de nouveaux programmes afin de s'assurer qu'ils correspondent bien aux intérêts de l'OMS, qu'ils n'impliquent pas de double emploi et que leur coût est calculé soigneusement. Quant aux frais généraux, le Dr Steinfeld insiste sur la nécessité d'étudier particulièrement les dépenses occultes du développement des activités d'assistance technique, qu'elles soient financées par l'OMS ou par des sources extérieures; en principe, elles ne devraient pas entraîner de charge pour le budget ordinaire. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique espère que les organisations internationales et les programmes internationaux pourront absorber dans toute la mesure possible les charges supplémentaires résultant des fluctuations monétaires. A ce sujet, le Dr Steinfeld félicite le Directeur général et ses collaborateurs de la compétence avec laquelle . ils ont résolu les difficiles problèmes monétaires qui ont surgi pendant l'année écoulée. Etant donné que les organisations internationales ont beaucoup construit ces derniers temps, le Gouvernement des Etats -Unis ne pourra pas approuver la construction d'un bâtiment nouveau qui ne résulterait pas d'une planification à long terme saine et fondée sur des besoins réels ou qui ne permettrait pas à longue échéance de réaliser des économies budgétaires. Dans les organisations internationales de caractère technique, le barème des contributions devrait être fondé sur le degré de participation des Etats Membres aux programmes et sur les avantages qu'ils en retirent; en outre, il devrait être lié non seulement à la capacité de paiement mais aussi à l'influence relative que chaque Membre peut exercer dans une organisation d'Etats souverains et aux avantages que procure le fait d'en être Membre. En pratique, les barèmes des contributions dans le système des Nations Unies ont été fondés principalement sur des statistiques comparées des revenus nationaux, en tenant compte de plafonds de contributions ainsi que des principes qui viennent d'être énoncés. La délégation des Etats -Unis d'Amérique appuie le programme proposé par le Directeur général et reconnaît les difficultés auxquelles il a dû faire face pour préparer un budget réaliste. Elle approuve dans l'ensemble l'ordre de priorité fixé dans le cadre du programme de l'OMS, dont la qualité s'est améliorée continuellement. Néanmoins, des facteurs indépendants de l'Organisation dictent la nécessité d'une période de consolidation et non d'expansion. A cet égard, les études coût /avantages seront très utiles aux délégations pour leur permettre de convaincre les autorités nationales de l'intérêt de certains programmes, non seulement pour le pays où ils sont exécutés mais pour le monde entier. Dans la période actuelle de consolidation et de rajustement, la délégation des Etats -Unis d'Amérique n'est pas en mesure d'approuver le niveau du budget de 1973 tel qu'il est recommandé à la Commission.
Le Dr RESTREPO (Colombie) se déclare prêt à accepter les propositions du Directeur général, qui lui semblent satisfaisantes et conformes aux recommandations des précédentes Assemblées de la
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Santé. Le taux d'augmentation par rapport à l'année précédente ne paraît pas excessif. La délégation de la Colombie souhaite particulièrement que les crédits prévus pour l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe soient maintenus; les économies que l'ajournement de cette mesure permettrait de réaliser sont négligeables si on les compare aux sommes totales considérées. Le Dr ALDEA (Roumanie) estime que l'OMS a encore beaucoup à faire pour l'amélioration de la situation sanitaire partout dans le monde. Toutefois, elle n'est pas en mesure de répondre à tous les besoins d'assistance en raison du manque de moyens financiers. L'assistance qu'elle a pu fournir a néanmoins été très utile. Le problème de l'accroissement du coût de l'aide médicale s'est naturellement posé partout et la question de la part du revenu national qui doit être consacrée à la santé est particulièrement aigue pour les pays qui ont des difficultés monétaires. Dans ce contexte, la croissance ininterrompue du budget de l'OMS, qui a quadruplé par rapport à la décennie précédente, a déjà commencé en fait à avoir des répercussions sur l'exécution de certains programmes dans les pays. La situation devient d'autant plus alarmante que des augmentations régulières de cette ampleur risquent de provoquer l'accroissement du nombre des Membres redevables d'arriérés de contributions. Le Directeur général doit être félicité d'avoir très bien géré les affaires de l'OMS dans la situation difficile née de la crise monétaire mondiale; le Dr Aldea espère cependant que le Directeur général pourra freiner la tendance du budget de l'Organisation à l'augmentation. Certains besoins supplémentaires pourraient être financés par d'autres sources telles que les recettes occasionnelles. Le Dr EVANG (Norvège) fait observer que l'Assemblée de la Santé est appelée pour la première fois à prendre une décision sur le budget effectif de l'Organisation alors que plane encore l'ombre d'une crise monétaire mondiale. Elle est donc placée dans une situation délicate. Il n'ignore pas que des difficultés ont surgi en 1972 et qu'il est devenu nécessaire de supprimer du programme certaines activités de l'OMS. Le Dr Evang s'associe à plusieurs des orateurs précédents en exprimant sa très grande admiration pour la façon dont le Directeur général a fait face à la situation. La crise monétaire est cependant loin d'être résolue. Selon son expérience et d'après les analyses de la situation qu'ont faites d'éminents économistes, il semble qu'une augmentation des investissements publics soit nécessaire pour compenser la diminution des investissements privés que provoque toujours une menace de dépression. Le budget de l'OMS ne représente qu'une petite somme dans le contexte de l'économie mondiale. Il est cependant indispensable de ne pas oublier que ses activités servent de catalyseur pour les investissements publics. En outre, les besoins sanitaires ne cessent d'augmenter, notamment en raison de la croissance démographique et de la migration des travailleurs. C'est pourquoi, selon le Dr Evang, le moment ne semble pas bien choisi pour que l'OMS réduise ou même stabilise son budget. Le budget proposé est modeste, peut -être même l'est -il trop. Le Dr Evang est opposé aux économies envisagées aux dépens de l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe, car ce serait là une mesure irrationnelle et regrettable, et la somme économisée serait de toute façon minime. Le Dr Evang déclare qu'il votera pour le montant initialement proposé pour le budget effectif. Si cette proposition n'obtient pas un nombre de voix suffisant, il se prononcera pour la proposition du délégué de l'Irak, c'est -à -dire pour un budget effectif de $93 253 900. Le Professeur VANNUGLI (Italie) dit que sa délégation souhaite inciter les délégués à la prudence, comme elle l'a toujours fait les années précédentes. La situation financière mondiale est difficile et l'Assemblée de la Santé doit voir les choses de façon réaliste; il ne faut toucher d'aucune manière à certains programmes, mais on devrait pouvoir faire des économies' sur d'autres activités. La délégation de l'Italie a toujours insisté sur la nécessité de trouver un juste équilibre entre les besoins sanitaires du monde, qui sont pratiquement illimités, et les possibilités d'action selon les fonds dont on dispose. La délégation de l'Italie votera en faveur du chiffre proposé par le délégué du Royaume -Uni. Le Dr CASTILLO (Venezuela) dit que sa délégation n'est pas en mesure d'approuver les propositions du Directeur général. L'augmentation du budget par rapport à l'année précédente représente plus de 10 %, ce qui pourrait bien mettre en péril la capacité de certains Membres de payer leurs contributions. Il serait très regrettable que la situation actuelle en ce qui concerne les arriérés de contributions s'aggrave davantage. Quant aux économies qui pourraient être réalisées en retardant l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe, elles sont si minimes que le Dr Castillo s'associe aux objections formulées par d'autres délégations contre une telle réduction. Le Dr UCLÉS (Guatemala) estime que les propositions budgétaires qui sont faites correspondent à un programme bien équilibré. Certaines délégations ont exprimé le voeu que le budget ne soit pas augmenté d'une manière trop marquée, tandis que d'autres ont insisté sur l'opportunité d'une extension des activités de l'OMS en vue d'améliorer la situation sanitaire mondiale. Il parait impossible de poursuivre un tel objectif sans accepter une augmentation adéquate du budget et c'est pourquoi le délégué du
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Guatemala appuie la proposition de la délégation de l'Irak. Le Guatemala consent d'importants efforts financiers dans le domaine de la santé. Il est certain que la première condition pour que le budget n'accuse pas une augmentation trop forte est que les pays fassent preuve de la plus grande modération dans leurs demandes. La délégation du Guatemala n'est cependant pas disposée à accepter des réductions de crédits en ce qui concerne les activités antipaludiques ou l'extension de l'emploi de l'espagnol et du russe. Le Dr ATTA (Nigéria) déclare que sa délégation appuie sans réserve le chiffre proposé par la délégation du Royaume -Uni et votera en conséquence. Il félicite le Directeur général et ses collaborateurs pour la compétence avec laquelle ils ont géré les finances de l'Organisation pendant la récente crise monétaire. Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) estime que le Directeur général s'est acquitté admirablement de la tâche qui lui avait été assignée de procéder à des réductions dans le budget sans compromettre le programme d'activités de l'Organisation. En ce qui concerne les fonds alloués spécialement pour les programmes d'éradication du paludisme et d'hygiène du milieu, le délégué de l'Indonésie demande instamment à la Commission de ne pas perdre de vue que ces deux programmes visent des problèmes sanitaires des plus importants pour beaucoup de pays en voie de développement et que l'OMS a un rôle essentiel à jouer en vue de la solution de ces problèmes. Lorsque l'assistance de l'OMS n'est pas effectivement utilisée, c'est souvent parce que les consultants demandés ne sont pas disponibles et non à cause d'une incapacité des pays à mettre à profit cette assistance. La délégation de l'Indonésie a toujours préconisé un budget permettant à l'OMS de se développer. Toutefois, les réductions suggérées par le Directeur général paraissent raisonnables, et elle se prononce en faveur d'un budget effectif de $93 174 400. Si la Commission n'accepte pas ce chiffre, la délégation indonésienne appuiera le montant primitif de $93 494 550. Le Dr POUATY (Congo) estime que les fluctuations monétaires sont pour une grande part à l'origine de l'augmentation proposée, mais que la tendance actuelle à la hausse en matière de budget est inquiétante pour l'avenir. Son pays, notamment, pourrait éprouver des difficultés à faire face à toutes ses obligations financières. Le Dr Pouaty appuie la proposition du délégué de l'Irak.
M. TSUNASHIMA (Japon) dit que sa délégation remercie et félicite le Directeur général et ses collaborateurs des efforts qu'ils ont déployés pour établir le projet de budget dans des conditions financières exceptionnellement difficiles, et qu'elle est disposée à voter un budget effectif de $93 174 400. Le Dr TOTTIE (Suède) se déclare en faveur de la proposition présentée par le Directeur général en ce qui concerne le budget effectif. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) appuie dans l'ensemble le projet de budget établi par le Directeur général pour 1973. Néanmoins, le moment est venu pour l'OMS d'entreprendre une révision interne de son propre fonctionnement. Depuis quelques années, l'Organisation subit les effets de la loi de Parkinson et l'on a créé des divisions, des postes et des programmes qui ne correspondent pas aux besoins des pays en voie de développement. Il est certain que les programmes de l'OMS doivent se développer, mais l'application des techniques modernes de gestion à l'Organisation devrait permettre des économies substantielles. Le Dr Shrivastav se demande parfois si certains comités d'experts de l'OMS sont réellement nécessaires, car souvent les informations qu'ils apportent existaient déjà, ou bien les résultats auxquels ils aboutissent ne sont pas suivis d'effet appréciable. Il suggère la création d'un comité spécial chargé de réviser la politique de recrutement, les principes qui régissent la création des services et la manière dont la constitution des comités est décidée. Les économies qui en résulteraient permettraient d'affecter davantage de fonds aux programmes dans les pays en voie de développement. Certains programmes essentiels pâtissent actuellement de ce que des fonds sont transférés à de nouveaux projets avant qu'ils soient eux -mêmes achevés. Le délégué de l'Inde reconnaît que les problèmes des pays développés ont de l'importance, mais il estime que les besoins des pays en voie de développement doivent recevoir la priorité. Le Dr VALVERDE (Bolivie) souligne que la récente crise monétaire a affecté les gouvernements aussi bien que les organisations internationales. Si le budget de l'OMS continuait à grossir comme il le fait maintenant, des pays comme le sien, déjà redevables d'arriérés, ne pourraient plus verser leurs contributions. Le budget ne peut être statique, mais d'un autre côté les programmes ne devraient comprendre que les éléments vraiment indispensables. Toute réduction du programme antipaludique serait désastreuse pour la Bolivie et maints autres pays en voie de développement. D'autre part, il ne pense pas que l'extension de l'emploi de l'espagnol doive être ajournée. Le Dr Valverde constate avec déception qu'alors qu'on propose une augmentation de 8,6 % pour le budget, le montant destiné à la Bolivie est réduit de US $90 000. Les conséquences en seraient qu'au moins 2,5 millions de personnes seraient privées de protection sanitaire, puisqu'il s'agit
COMMISSION A
:
SEPTIEME SEANCE
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de fonds indispensables pour soutenir le programme de l'Etat concernant la sécurité sociale rurale. Il propose que cette réduction soit reconsidérée. S'il en est ainsi, il appuiera avec certaines réserves l'augmentation proposée du budget; sinon, il ne le fera pas. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) rappelle que, comme le chef de sa délégation l'a déclaré à la sixième séance plénière, son gouvernement est opposé à l'augmentation proposée du budget de 1973. Le Dr BADDOO (Ghana) félicite le Directeur général des mesures qu'il a prises lors de la crise monétaire de 1971. Il faut lui rendre hommage d'avoir réussi à éviter une augmentation des contributions des pays en voie de développement au budget de 1972. La délégation du Ghana appuie les propositions du Directeur général pour 1973, qui portent le budget à US $93 174 400. Le Dr BUDJAV (Mongolie) rappelle que le chef de sa délégation a déjà clairement défini au cours de la sixième séance plénière la position de son pays en ce qui concerne le taux d'accroissement du budget de l'OMS. Cependant, eu égard à l'importance de l'espagnol et du russe dans les travaux de l'Organisation, il faut chercher à faire des économies autrement qu'en restreignant l'emploi de ces langues. Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) expose que son pays porte déjà la lourde charge d'une contribution à l'OMS qui équivaut à environ US $0,20 par an et par habitant. Il ne peut donc pas approuver l'augmentation proposée. Il est d'avis que le budget doit rester en 1973 au même niveau qu'en 1972, toute augmentation étant ajournée jusqu'à ce que la situation financière soit stabilisée.
Le Dr RAMZI (République Arabe Syrienne) appuie sans réserve la proposition faite par le Directeur général au sujet du budget effectif. Le Dr TABBAA (Arabie Saoudite) déclare que sa délégation s'associe aux réserves formulées par le délégué de la France, et.qu'elle votera sous cette réserve le budget proposé pour 1973. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime difficile de déterminer d'après les documents le montant exact des augmentations proposées pour les programmes de lutte contre le paludisme et d'hygiène du milieu. Il propose, en conséquence, un amendement au projet de résolution concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1973 consistant à ajouter au paragaraphe 1) du dispositif les alinéas suivants :
moins l'augmentation prévue des dépenses de programme en 1973 par rapport à Programme 1972 pour le paludisme et l'hygiène du milieu au titre de la Partie II d'exécution; et ii) moins US $2 844 000, représentant le montant supplémentaire requis du fait des modifications intervenues dans le taux de change du dollar. i) :
Le Dr Tatocenko souligne qu'il n'est pas question de réduire les programmes de lutte contre le paludisme ou d'hygiène du milieu, mais simplement qu'une phase de consolidation est maintenant nécessaire. Il espère que le Directeur général pourra déterminer quels sont les éléments de ces programmes qu'il sera possible d'ajourner pour réaliser les économies proposées. Le Professeur HALTER (Belgique) déclare que sa délégation était disposée à appuyer le projet initial du Directeur général, mais qu'elle appuie maintenant les propositions du Royaume -Uni et de la France et est opposée aux réductions proposées par l'URSS. Le DIRECTEUR GENERAL remercie les délégués d'avoir fait des observations bienveillantes au sujet des efforts déployés l'an dernier par le Secrétariat pour maintenir les programmes à un niveau raisonnable de manière que le déroulement des activités ne soit pas indûment compromis. Répondant au délégué de la Turquie, il déclare comprendre parfaitement que les pays ont été gravement affectés eux aussi par la crise monétaire. Malheureusement, au contraire des gouvernements, le Directeur général n'a aucune marge de manoeuvre en matière de ressources et il est obligé d'avoir recours à l'Assemblée de la Santé pour assurer le maintien des programmes. Certains pays, notamment les Etats -Unis d'Amérique et l'URSS, ont tendance à critiquer l'assistance que l'OMS accorde aux gouvernements au titre du budget ordinaire. Or, fournir cette assistance est pour l'OMS une obligation constitutionnelle qui existait déjà avant que les pays riches élaborent à leur tour des programmes d'aide. Un revirement selon lequel les principales fonctions de l'Organisation seraient celles d'un bureau central représenterait une modification capitale de politique qui exigerait une décision de l'Assemblée de la Santé. Le délégué de l'URSS a parlé des activités de l'OMS dans le secteur de l'hygiène du milieu, notamment en matière d'approvisionnement en eau et d'évacuation des eaux usées. Le Directeur général souligne que le plus haut rang de priorité a été attribué à ces activités par l'Assemblée de la Santé et ajoute qu'à son avis la pollution biologique de l'eau pose un problème plus grave que la pollution chimique. L'OMS ne construit pas d'importants réseaux d'approvisionnement en eau et d'évacuation des eaux usées; comme le montre l'accord qu'elle a conclu récemment avec la Banque mondiale, elle aide simplement les pays à trouver des sources de financement pour des projets bien
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préparés. C'est là une ligne de conduite établie, qui ne peut être modifiée à moins que l'Assemblée ne l'ordonne. L'hygiène du milieu restera un secteur prioritaire pendant les prochaines années et c'est pourquoi elle bénéficie de l'augmentation la plus importante dans le projet de budget. Le Directeur général est fermement opposé à toute réduction dans ce secteur. En ce qui concerne le programme antipaludique, le Directeur général n'a pas proposé une augmentation importante. L'objectif final de l'éradication complète n'a pas été atteint, mais le programme s'est déroulé avec grand succès et il faut en continuer l'exécution sous sa forme nouvelle. Le Directeur général fait remarquer que des pays d'Amérique centrale cherchent à obtenir une aide bilatérale pour continuer leurs activités d'éradication. Pour ces motifs, il ne peut pas davantage, sur ce point, accepter la proposition faite par le délégué de l'URSS. Il ne voit pas . non plus comment on pourrait ignorer purement et simplement les conséquences de la dévaluation du dollar, Il faut bien en compenser les effets si l'on veut que les programmes soient maintenus et même légèrement développés. Le Directeur général présente des excuses aux délégués d'expression espagnole et russe pour avoir proposé d'ajourner l'extension de l'emploi de ces langues. Il n'a pu suggérer aucune réduction des programmes dans les pays et il a déjà réduit considérablement les activités de recherche; aussi prie -t -il ces délégués de consentir ce petit sacrifice. Le Conseil exécutif s'est inquiété de l'éventualité d'une augmentation des contributions qui serait supérieure à 10 %. Avec les réductions que le Directeur général a proposées, cette augmentation serait inférieure à 10 %. Une des raisons pour lesquelles le pourcentage d'augmentation des contributions est supérieur au pourcentage d'augmentation du budget est qù'en 1971, à la suite du relèvement des traitements, l'Assemblée de la Santé avait décidé d'affecter US $2 000 000 de recettes occasionnelles, au lieu de US $1 000 000, au financement du budget de 1972. Répondant à la question posée par le délégué de la République -Unie de Tanzanie sur l'interprétation de l'article XIII du Règlement financier, le Directeur général rappelle une décision de l'Assemblée de la Santé qui a confirmé la règle selon laquelle aucune proposition relative à des activités nouvelles ne doit être faite sans que les incidences financières en aient été étudiées, Il donne au délégué de l'Inde l'assurance que le Secrétariat n'est nullement victime de la loi de Parkinson et qu'en fait il passe constamment en revue ses besoins de personnel et ses méthodes de travail. Il rappelle également que l'OMS n'est pas seulement au service des pays en voie de développement, mais aussi au service des pays développés. Par ses travaux sur le cancer et sur les maladies cardio -vasculaires, l'Organisation cherche à résoudre de grands problèmes qui se poseront demain dans les pays en voie de développement. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) précise qu'il n'a proposé aucune réduction de l'aide de l'OMS à aucun pays, mais qu'il a suggéré qu'on procède à l'échelon central à un réexamen du coût de la gestion administrative, des frais généraux et des dépenses de construction. Le DIRECTEUR GENERAL dit qu'il comprend que le principe général adopté par les Etats -Unis d'Amérique, selon lequel l'aide aux pays est financée sur des fonds extrabudgétaires, ne s'applique pas à l'OMS. Les Etats -Unis, pense -t -il, reconnaissent que l'OMS a des projets dont le financement doit être assuré par le budget ordinaire.
Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) souligne de nouveau que son pays ne propose pas de réduire en 1973 le niveau qu'atteignaient en 1972 les programmes de lutte contre le paludisme et d'hygiène du milieu. Il estime que le niveau de 1972 permettrait parfaitement de poursuivre des activités internationales de grande envergure. La délégation de l'URSS a appelé l'attention sur la forte diminution des fonds provenant de sources extrabudgétaires et sur la tendance à recourir pour y suppléer aux fonds du budget ordinaire. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) reconnaît que l'OMS est également au service des pays développés. Il tient simplement à souligner qu'on ne devrait pas permettre que des projets dans lesquels on a déjà fait des investissements importants pâtissent de ce que des fonds sont transférés à des programmes nouveaux. D'autre part, les frais généraux du Siège ne doivent pas être hors de proportion avec les dépenses consenties pour les activités sur le terrain. Le DIRECTEUR GENERAL se déclare d'accord avec le délégué de l'Inde. Répondant au Dr Tatocenko, il précise qu'il n'a jamais dit que l'URSS suggérait une réduction du montant affecté en 1972 à l'hygiène du milieu; s'il a élevé une objection, c'est parce qu'à son avis ce montant doit être augmenté en 1973. Pour ce qui est des chiffres que le délégué de l'URSS a cités au sujet de projets financés par d'autres organismes, le Directeur général fait observer que les cycles budgétaires de ces organismes sont souvent différents de celui de l'OMS. Il n'est pas question d'une réduction des fonds provenant de ces sources. Ce qui se produit, c'est que l'Assemblée de la Santé discute le budget de l'OMS pour 1973 avant que d'autres organismes aient tenu des réunions pour approuver l'affectation de fonds à des projets de l'OMS. La séance est levée à 12 h.35.
HUITIEME SEANCE,
Jeudi 18 mai 1972, 14 h.40 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigeria)
1.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite)
Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2
Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général; Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1973 (suite)
Le PRESIDENT invite la Commission à poursuivre le débat sur le montant du budget effectif pour 1973 et rappelle qu'à la fin de la séance précédente la délégation de l'URSS a proposé un amendement, en deux paragraphes, au projet de résolution relatif à cette question. Le texte de ce projet d'amendement a été distribué. Le Dr HASAN (Pakistan) partage le point de vue du Directeur général concernant les obligations constitutionnelles de l'Organisation; il le remercie d'avoir rappelé que l'Assemblée de la Santé elle -même avait en d'autres occasions décidé de la priorité qui devait être accordée à l'hygiène du milieu et à la lutte antipaludique dans le programme de l'Organisation. La délégation du Pakistan appuie formellement les propositions du Directeur général telles qu'elles sont présentées dans les Actes officiels N° 196, et ce sans aucune réduction, car les économies mineures que le Directeur général a pu suggérer pour répondre à la résolution EB49.R22 (paragraphe 2 du dispositif) du Conseil exécutif sont insignifiantes par rapport à la nécessité qui s'impose de continuer à étendre l'emploi du russe et de l'espagnol afin de favoriser la communication entre les Etats Membres et de faire mieux connaître, chez eux, les activités de l'OMS. Il a été dit que l'aide de l'OMS ne peut s'absorber que lentement et qu'il faudrait, par conséquent, ménager une période de consolidation des activités de l'Organisation en certains domaines. Une telle opinion ne tient pas compte du fait que les pays où la réalisation de certains programmes est lente en sont tout à fait conscients et poursuivent leurs efforts pour atteindre leurs objectifs. Elle parait aussi oublier que la mise en train des programmes a parfois été retardée. Le Dr Hasan comprend parfaitement la position des Etats Membres qui versent les plus fortes contributions au budget de l'Organisation, mais il est persuadé que ces Etats, sans chercher à supprimer des programmes utiles, ont simplement le souci d'éviter des dépenses superflues ou inopportunes. Pour sa part, il est convaincu que le programme ne comporte pas de postes inutiles. Le Dr EVANG (Norvège) tient à indiquer clairement que sa délégation est en faveur d'un budget effectif de US $93 494 550, chiffre recommandé par le Conseil exécutif-C'est seulement si cette proposition était rejetée que la délégation norvégienne voterait en faveur du chiffre immédiatement plus élevé.
Le Dr ELOM (Cameroun) fait observer que les pays en voie de développement souffrent particulièrement de la dépréciation monétaire et d'une sérieuse détérioration des termes de l'échange. Etant donné la diminution progressive des crédits du PNUD affectés aux programmes de santé et les difficultés rencontrées par certains Etats Membres, en raison de leur philosophie et de la structure de leurs programmes, pour bénéficier de l'assistance du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière dePopulation, l'OMS demeure, pour beaucoup d'Etats Membres, la seule source d'assistance pour l'action sanitaire. En conséquence, la délégation du Cameroun donne son appui total à la recommandation du Directeur général concernant le chiffre du budget effectif et souhaite voir adopter celui -ci sans aucune diminution, l'accroissement par rapport à l'exercice précédent n'étant pas excessif. Même ce montant ne permettra pas de financer les programmes de santé qui sont décrits dans l'annexe 7 au projet de programme et de budget. Le Dr NABULSI (Jordanie) votera en faveur de la recommandation du Conseil exécutif. Répondant au Dr CHAPMAN (Canada), le PRESIDENT confirme que le chiffre de US $93 494 550 recommandé par le Conseil exécutif a été proposé formellement parla délégation du Pakistan. Le Dr ALAN (Turquie) désire savoir dans quel ordre les propositions et les différents amendements seront soumis au vote de la Commission.
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Le PRESIDENT indique qu'elle mettra d'abord aux voix le chiffre proposé par la délégation du Pakistan, puis les amendements présentés par la délégation de l'URSS et, ensuite, si nécessaire, les propositions formulées au cours de la réunion précédente par les délégations de l'Irak et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, respectivement.
A la demande du PRESIDENT, le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture des articles 65, 66 et 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) précise que l'amendement présenté par sa délégation se rapportait, à l'origine, à la proposition du Royaume -Uni, mais qu'il peut s'appliquer à n'importe laquelle des trois propositions dont la Commission est saisie. En fait, il souhaite que l'on considère qu'il s'applique à la proposition du Pakistan, puisque celle -ci doit être examinée avant les deux autres. En vertu de l'article 65, cet amendement devrait être mis aux voix en premier lieu. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) demande que l'on donne lecture de toutes les propositions.
Le Dr WONE (Sénégal) pense qu'il serait préférable de soumettre ces propositions par écrit aux membres de la Commission, pour qu'ils sachent exactement quels sont les chiffres correspondant à chacune des propositions. Le DIRECTEUR GENERAL appelle l'attention sur le texte du projet de résolution relatif au budget effectif et au niveau du budget pour 1973, où le montant correspondant au niveau du budget prévu a été laissé en blanc (voir le procès -verbal de la septième séance). D'autre part, les amendements proposés par le délégué de l'URSS sont également soumis à la Commission. La délégation du Pakistan a proposé d'insérer dans le texte du projet de résolution le chiffre de US $93 494 550 recommandé par le Conseil exécutif. La délégation du Royaume -Uni propose pour le budget effectif un chiffre de US $93 174 400, obtenu en déduisant du chiffre recommandé par le Conseil exécutif un montant de US $320 150, qui représente les économies prévues en vertu du paragraphe 2 de la résolution EB49.R22, comme il a été indiqué à la Commission lors de la séance précédente. Quant à la délégation de l'Irak, elle propose le chiffre intermédiaire de US $93 253 900. Le Dr WONE (Sénégal) fait observer que l'amendement présenté par la délégation de l'URSS ne permet pas de préciser le montant de la réduction souhaitée, puisque l'augmentation des crédits prévus en faveur des programmes de lutte antipaludique et d'hygiène du milieu, qu'il est proposé de supprimer, n'est pas chiffrée. Le DIRECTEUR GENERAL indique que, la délégation de l'URSS n'ayant pas inséré de chiffre, il ne peut donner qu'une estimation des montants en cause environ US $800 000 pour l'hygiène du milieu et, très approximativement, US $400 000 pour le paludisme. Puisque la lutte antipaludique ne constitue pas une rubrique spéciale de la résolution portant ouverture de crédits, il devrait analyser l'ensemble du budget pour donner une meilleure approximation. L'amendement de la délégation de l'URSS aurait pour effet, dans son ensemble, de réduire d'environ US $4 000 000 tout chiffre auquel il serait appliqué. :
Le Dr ALAN (Turquie) souhaiterait pouvoir voter contre le premier paragraphe de l'amendement présenté par la délégation de l'URSS et pour le second. Il propose en conséquence que les deux paragraphes soient mis aux voix séparément. Sur l'invitation du PRESIDENT, le SECRETAIRE donne lecture de l'article 64 du Règlement intérieur. Décision :
Les deux paragraphes seront mis aux voix séparément.
Le PRESIDENT demande que la Commission vote à main levée sur le premier paragraphe de l'amendement présenté par la délégation de l'URSS. nombre de Membres présents et votants, 104; nombre Le résultat du vote est le suivant requis pour la majorité des deux tiers, 70; contre, 97; pour, 7; abstentions, 2. :
Décision rejeté.
:
Le premier paragraphe de l'amendement proposé par la délégation de l'URSS est
Le PRESIDENT invite la Commission à voter sur le second paragraphe de l'amendement proposé par la délégation de l'URSS. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 103; nombre requis pour la majorité des deux tiers, 69; contre, 90; pour, 13; abstentions, 3. :
Décision rejeté.
:
Le second paragraphe de l'amendement proposé par la délégation de l'URSS est
COMMISSION A
:
HUITIEME SEANCE
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Le PRESIDENT invite la Commission à voter sur la proposition du délégué du Pakistan tendant à insérer le chiffre de US $93 494 500 dans le premier paragraphe du dispositif du projet de résolution. nombre de Membres présents et votants, 100; nombre Le résultat du vote est le suivant requis pour la majorité des deux tiers, 67; contre, 61; pour, 39; abstentions, 7. :
Décision
:
La proposition du délégué du Pakistan est rejetée.
Répondant au PRESIDENT, le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait observer que son amendement avait été conçu pour être appliqué à toutes les propositions mais que, la Commission l'ayant examiné en premier lieu et rejeté, il est inutile de le mettre de nouveau aux voix. Le tendant Le pour la PRESIDENT invite la Commission à voter sur la proposition de la délégation de l'Irak à insérer dans le projet de résolution le chiffre de US $93 253 900. nombre de Membres présents et votants, 90; nombre requis résultat du vote est le suivant majorité des deux tiers, 60; contre, 59; pour, 31; abstentions, 6. : :
Décision
La proposition de la délégation de l'Irak est rejetée.
Le PRESIDENT invite la Commission à voter sur le chiffre de $93 174 400 proposé par la délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. nombre de Membres présents et votants, 95; nombre requis Le résultat du vote est le suivant pour la majorité des deux tiers, 64; pour, 86; contre, 9; abstentions, 7. :
Décisions La proposition de la délégation du Royaume -Uni est approuvée, le chiffre de US $93 174 400 1) étant inséré dans le projet de résolution.1 Le projet de résolution est approuvé. 2) :
M. VALERA (Espagne) regrette que la Commission ait repoussé le montant proposé par le délégué de l'Irak, qui ne dépassait que de $79 500 le chiffre adopté. Il a finalement voté en faveur du chiffre proposé par la délégation du Royaume -Uni, mais il ne faudrait pas en inférer que sa délégation approuve l'économie de cette petite somme, dont le but était de financer l'extension de approuve d'une ne signifie l'emploi des langues espagnole et russe. Son manière générale un taux d'accroissement du budget effectif aussi important que celui qui sera enregistré entre les exercices 1972 et 1973. Examen de la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur Le DIRECTEUR GENERAL déclare qu'en application des résolutions WHA24.3 et WHA24.4 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, la Commission doit maintenant faire connaître son point de vue sur la projection des prévisions budgétaires pour 1974. Les membres de la Commission verront à l'appendice 5 des Actes officiels N° 199 que cette projection correspond à une augmentation de 7 % par rapport au budget proposé pour 1973. Cette projection a été révisée pour tenir compte des charges supplémentaires pour 1973 résultant des ajustements monétaires opérés en décembre 1971. Un tel taux d'accroissement paraît raisonnable dans la mesure où il permettra de faire face à l'augmentation prévisible du coût des services ainsi que des traitements et indemnités du personnel. Il n'a, bien entendu, pas été tenu compte des décisions que pourrait prendre l'Assemblée de la Santé au sujet du programme et qui pourraient avoir des répercussions sur le montant du budget, ni des faits nouveaux et imprévisibles qui pourraient obliger l'Organisation à rechercher des ressources supplémentaires. Le Directeur général aimerait que la Commission lui donne son avis sur le niveau du budget de 1974; il précise qu'il n'est pas nécessaire d'élaborer à cette fin un projet de résolution. Le Professeur AUJALEU (France) fait remarquer que la situation économique mondiale est actuellement très incertaine et que des événements importants pourraient survenir dans ce domaine au cours des prochains mois, avant 1974. Dans ces conditions, une projection prévoyant au départ 7 % d'augmentation risquerait, en fait, d'arriver aux alentours de 10 % lorsqu'on fixera le montant du budget de 1974. Pour cette raison, et étant donné que de nombreux Etats Membres se sont déclarés préoccupés de l'augmentation constante du budget, la délégation de la France estime que le Directeur général serait bien avisé en se limitant à un taux d'accroissement de 5 %, étant donné que celui -ci se trouvera probablement porté à 7 % au moment où l'on adoptera le budget de 1974.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.18.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
D'après le Dr TATOëENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques), le budget de 1974 ne devrait pas être supérieur au montant du budget qui vient d'être approuvé pour 1973. Le Dr AL -WAHBI (Irak) a retenu des discussions qui ont eu lieu lors de la séance précédente qu'une augmentation de 4,6 à 5 % serait nécessaire pour faire face à l'accroissement des dépenses réglementaires et que ce taux pourrait se trouver accru du fait d'événements imprévisibles. Si l'intention des Etats Membres est de maintenir les activités de l'Organisation à leur niveau actuel, la Commission pourrait conseiller au Directeur général de planifier le programme en tenant compte de l'augmentation ainsi proposée; mais si, au contraire, on désire que l'Organisation continue de se développer normalement et que le Directeur général ait la possibilité d'aider les Etats Membres sur leur demande, il serait logique de proposer un taux d'accroissement de 10 %.
M. STAHL (Tchécoslovaquie) partage le point de vue de la délégation de l'URSS. Le Dr ACH.( (Bolivie) appuie la proposition de la délégation de la France qui préconise une augmentation de 5 % pour tenir compte du développement normal des activités de l'Organisation, et espère que la prochaine Assemblée de la Santé aura la satisfaction d'approuver des prévisions budgétaires permettant l'extension de l'emploi des langues espagnole et russe. Le Professeur VANNUGLI (Italie) déclare que, d'après la projection pour 1974 qui figure à l'appendice 5 des Actes officiels N° 199, le budget de l'Organisation atteindra cette année -là les $100 000 000, passant donc de $75 000 000 à ce chiffre en l'espace de quatre ans. Cette projection tient compte de l'expansion des activités de l'Organisation et non des événements imprévisibles qui pourraient modifier la situation financière internationale et qui risqueraient de porter le montant du budget pour 1974 à quelque $110 000 000. I1 estime, comme le délégué de la France, que le Directeur général devrait s'en tenir à un taux d'accroissement de l'ordre de 5 %. Le Professeur HALTER (Belgique) convient, avec le délégué de la France, qu'il serait raisonnable de prévoir une augmentation réelle de 5 à 6 % par rapport au budget de 1973. Ces dernières années, pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec les aspects techniques de l'action de l'Organisation, le montant du budget a dû être augmenté, parfois dans des proportions considérables, sans qu'il en découle des résultats proportionnels sur le plan pratique. On peut espérer que la situation monétaire se stabilisera. Ces quatre dernières années, les Etats Membres ne paraissent pas avoir rencontré trop de difficultés pour résorber des augmentations qui se sont situées, en moyenne, aux alentours de 8,5 %. Une augmentation comprise entre 5 et 6 % correspondant à une expansion effective des activités de l'Organisation - et qui pourrait se traduire par un accroissement de 8 % du montant du budget effectif - serait probablement supportée par la plupart des pays sans leur occasionner de sérieux problèmes. Le Dr WONE (Sénégal) fait observer qu'un rapide examen de l'appendice 5 des Actes officiels N° 199 montre que de 1972 à 1973, puis de 1973 à 1974, le montant des augmentations est à peu près le même, à un million de dollars près. L'augmentation survenue entre 1972 et 1973 résulte, on le sait, de la dévaluation de la monnaie de référence. Mais, en ce qui concerne la projection pour 1974, le Dr Wone a été étonné de voir qu'on prévoit une augmentation équivalente, sans qu'aucune prévision de ce genre ne soit intervenue dans le calcul - au moins à sa connaissance. Si l'on doit encore faire la part des nouvelles fluctuations monétaires possibles, l'augmentation que représente cette projection parait excessive. Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) se déclare convaincu qu'il est nécessaire d'augmenter chaque année le budget dans une proportion raisonnable pour développer les activités de l'Organisation; de l'avis de sa délégation, cette augmentation devrait se situer entre 5 et 7 %. Le Dr ALDEA (Roumanie) propose que le montant des contributions des Etats Membres soit maintenu à son niveau de 1973. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare qu'un accroissement de 4 à 5 % est inévitable. Parallèlement, il convient, comme l'a dit le délégué de la, République fédérale d'Allemagne, de développer les activités de l'Organisation. Deux solutions peuvent être adoptées à cette fin accroître le montant du budget ou renoncer aux projets les moins prometteurs en faveur des plus intéressants, comme cela a déjà été fait dans la Région européenne. Le Directeur général pourrait peut -être décider d'interrompre certains programmes afin d'en entreprendre d'autres. Quoi qu'il en soit, les Etats Membres peuvent être certains que le Directeur général tirera le meilleur parti possible des ressources disponibles. :
Le Dr TOTTIE (Suède) estime, comme le délégué de la République fédérale d'Allemagne, que les activités de l'OMS doivent être développées. La façon dont le Directeur général a fait face aux problèmes qui se sont posés en 1971 et 1972 l'a vivement impressionné. Un montant de $100 000 000
COMMISSION A
:
HUITIEME SEANCE
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pour le budget de 1974 parait certes important, mais il ne représente, pour le programme d'exécution, qu'une augmentation de $6 000 000, ce qui semble très raisonnable. Il invite donc la Commission à approuver le taux d'accroissement de 7 % proposé par le Directeur général. De l'avis du Dr EVANG (Norvège), aucun Etat Membre ne peut s'estimer satisfait du niveau de santé de sa population, non plus que des ressources dont il dispose pour répondre aux besoins qui se font sentir dans ce domaine. Une stagnation des activités de l'Organisation entraînerait un inutile désappointement. Il faut, au contraire, que l'OMS aille de l'avant. Etant donné qu'une augmentation de 5 % sera nécessaire pour faire face aux dépenses réglementaires, le montant de $100 000 000 proposé par le Directeur général pour le budget de 1974 devrait être accepté. Il appartient au Directeur général de soumettre des prévisions budgétaires au Conseil exécutif qui adresse ensuite des recommandations à l'Assemblée de la Santé; les Etats Membres ne peuvent actuellement qu'exprimer leur point de vue afin de guider le Directeur général dans sa tâche. Le Dr ALAN (Turquie) suggère que le Directeur général adopte, comme base de calcul, un taux d'accroissement de 5 % susceptible d'être éventuellement modifié sous la pression des événements. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) n'est certes pas opposé au développement des activités de l'Organisation, mais il estime qu'une période de stabilisation serait souhaitable au moment où le montant du budget est sur le point d'atteindre $100 000 000. Pendant cette période, l'Organisation pourrait réexaminer ses priorités, éliminer les programmes les moins utiles et se préparer à ses tâches futures. Le niveau du budget devrait rester constant et n'augmenter en valeur réelle qu'en proportion de la croissance économique.
Le DIRECTEUR GENERAL remercie les membres de la Commission de leurs avis. Il les étudiera attentivement, de même que les opinions exprimées pendant le débat sur le niveau du budget de 1973. En proposant pour 1974 une augmentation de 7 %, son intention était d'amorcer une diminution progressive du taux d'accroissement du budget de l'Organisation. Faire passer ce taux, par exemple, de 8 à 5 % en une seule année serait une mesure par trop draconienne. Les membres de la Commission ne doivent pas oublier qu'une grande partie du budget est préparée sur la base de propositions approuvées par les Etats Membres à l'échelon régional, et le Directeur général espère que les Etats Membres se souviendront de leur désir de freiner le rythme d'accroissement du budget lorsqu'ils formuleront leurs propositions pour 1974 au niveau des Régions. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la dixième séance, section 2.) 2.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOERI (Monaco), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission A. Décision 3. :
Le rapport est adopté (voir page 610).
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION Le PRESIDENT présente le projet de premier rapport de la Commission A.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) aimerait que soit apportée une petite modification de forme à la version espagnole du paragraphe 3 i) du dispositif de la résolution concernant les recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités. Les mots "los sistemas de organización de la asistencia sanitaria" devraient être remplacés par les mots "los sistemas de organización de los servicios de salud" qui, à son avis, définissent de façon plus adéquate l'objectif des recherches proposées. Etant donné qu'il ne s'agit pas d'un amendement de fond, les autres délégués de langue espagnole et le service de traduction pourraient peut -être en discuter ensemble. Le PRESIDENT dit que cette question pourra de nouveau être abordée lorsque la résolution sera présentée en séance plénière. Décision 4. :
Le rapport est adopté (voir page 610). Ordre du jour, 2.4
FORMATION DE PERSONNEL SANITAIRE NATIONAL (suite de la sixième séance, section 1)
Le PRESIDENT attire l'attention sur le projet de résolution révisé qu'un groupe de rédaction a préparé le jour précédent. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago), Président du groupe de rédaction, indique que le groupe, composé des délégations des pays suivants Ghana, Mali, Niger, Pakistan, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Singapour, Trinité -et- Tobago, Union des Républiques socialistes soviétiques, s'est réuni le 17 mai 1972 à 17 h.30. Le Dr Ehrlich, Président :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
du Conseil exécutif, le Dr Lambo, Sous -Directeur général,et le Dr Braga, Directeur de la Division de l'Enseignement et de la Formation professionnelle, ont également assisté à la réunion. Le groupe de rédaction avait pour mandat d'examiner et de recommander à la Commission les modifications à apporter à la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R13. Le Dr Braga, le Dr Ehrlich et le Dr Lambo ont rappelé les circonstances dans lesquelles le Conseil exécutif a été conduit à rechercher une définition qui puisse donner satisfaction à tout le monde et ils ont fait remarquer que puisqu'une Assemblée de la Santé antérieure avait expressément chargé le Directeur général d'élaborer une définition du mot "médecin ", les objections formulées à l'endroit du terme lui -même sont irrecevables. Une note explicative peut cependant être ajoutée en bas de page pour indiquer que le terme anglais "physician" est l'équivalent de "medical practitioner", de "médecin" ou de toute autre appellation pertinente. Des remarques analogues ont été faites en ce qui concerne les autres amendements proposés. Ainsi, l'expression "régulièrement admis ", si elle n'est peut -être pas la meilleure formulation possible, a cependant pour objet de préciser que le candidat n'a pas été admis dans des conditions irrégulières. Le Président du Conseil exécutif a fait observer que la définition proposée ne visait pas à établir des normes d'équivalence et que l'autorisation d'exercer la médecine dans un pays ressortissait à la législation des différents Etats et constituait un problème tout à fait distinct de celui des titres universitaires. Après un nouveau débat, le groupe de rédaction s'est mis d'accord pour recommander que la Commission prenne simplement note de la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil. Si cette recommandation est acceptée, ni la Commission, ni la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ne seront liées par la définition donnée, et la question pourra être réexaminée à une date ultérieure compte tenu de l'expérience acquise. Le groupe recommande donc que la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé 1) prenne note avec satisfaction du rapport du Directeur général sur la formation de personnel sanitaire national; et 2) prenne note de la définition du mot "médecin" proposée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R13. Le groupe de rédaction a également modifié le projet de résolution soumis par les délégations du Guatemala, du Mali, du Mexique, du Niger, du Togo et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, et le texte amendé a la teneur suivante :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport de situation présenté par le Directeur général sur la formation de personnel sanitaire national; Rappelant les résolutions WHA21.35, WHA22.42, WHA22.51 et WHA24.59; Considérant qu'en raison de la complexité et de l'ampleur du problème que pose la migration internationale du personnel sanitaire national, une étude détaillée s'impose si l'on veut en déterminer les causes et trouver des solutions appropriées; Considérant qu'il est nécessaire de planifier à long terme la formation du personnel sanitaire national; Considérant que, dans les pays où le besoin s'en fait sentir, la priorité devrait être accordée à la formation des auxiliaires sanitaires requis pour que les services de santé de base s'étendent à la totalité du pays, 1. PREND NOTE avec satisfaction du rapport du Directeur général sur la formation de personnel sanitaire national; 2. PREND NOTE de la définition du mot "médecin" donnée par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R13; PRIE le Directeur général 3. 1) de poursuivre et d'intensifier la préparation d'une étude détaillée sur la migration internationale de personnel sanitaire en cherchant, si besoin est, en dehors du budget Ordinaire des ressources supplémentaires pour financer cette étude; 2) de soumettre des propositions concrètes pour les activités futures de l'Organisation mondiale de la Santé en matière de formation du personnel sanitaire, ces propositions devant être établies pour plusieurs années et tenir compte des mesures déjà prévues ou mises en oeuvre sur les plans national, régional et international; et 3) d'inviter et d'aider les Etats Membres à intensifier les efforts visant à promouvoir la formation et l'utilisation d'auxiliaires sanitaires, dans la mesure où leurs moyens actuels le leur permettent et partout où le besoin s'en fait sentir, afin d'améliorer l'efficacité des services de santé et la couverture sanitaire des populations. :
Le Dr SUPRAMANIAM (Singapour) déclare que le paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution amendé doit comporter le renvoi explicatif proposé par le groupe de rédaction.
COMMISSION A
:
HUITIEME SEANCE
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Le Dr LEKIE ( Zaire) dit qu'il avait cru comprendre que l'alinéa 2 du paragraphe 3 du dispositif serait supprimé. Dans cet alinéa, il est demandé au Directeur général d'entreprendre une tâche très vaste qui, compte tenu des discussions qui ont eu lieu en Commission, ne lui semble pas être urgente. Il demande si les "propositions concrètes" dont il est question ont trait à la qualité ou à la quantité du personnel sanitaire, ou aux deux aspects à la fois. Le Dr ELOM (Cameroun), se référant au dernier alinéa du préambule, déclare comprendre parfaitement le souci des membres du groupe de rédaction de souligner la nécessité de former un certain nombre d'auxiliaires sanitaires en plus des cadres professionnels de la santé. Cependant, beaucoup de pays en voie de développement comptent déjà une forte proportion d'auxiliaires dans l'ensemble de leur personnel sanitaire - au Cameroun, cette proportion est des trois quarts en sorte que le Dr Elom souhaiterait que l'on accorde une priorité tout aussi grande à la formation du personnel de rang professionnel. Il propose donc que l'expression "la priorité ", au dernier paragraphe du préambule de la version française du projet de résolution, soit remplacée par "une :
grande priorité ".
Le Dr BANA (Niger) indique qu'il a été tenu compte, dans la rédaction du projet de résolution, du fait qui vient d'être signalé par le délégué du Cameroun, puisqu'on a ajouté, dans le cinquième alinéa du préambule, les mots "dans les pays où le besoin s'en fait sentir ". Il propose, pour sa part, que l'adjectif "international" qui figure à la fin de l'alinéa 2 du paragraphe 3 du dispositif soit remplacé par "interrégional ". En outre, l'idée d'encourager la formation des auxiliaires sanitaires là où le besoin s'en fait sentir ayant déjà été exprimée dans le préambule, il ne lui paraît pas nécessaire d'y revenir à l'alinéa 3 du paragraphe 3. Le Dr Sana propose donc de supprimer de cet alinéa les mots "et partout où le besoin s'en fait sentir ", : :
Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) fait observer que certains membres du groupe de rédaction ont exprimé le voeu que la définition du mot "médecin" figure dans le paragraphe 2 du dispositif et que ce mot fasse l'objet d'une note dans le texte anglais en raison de l'ambiguité du terme "physician" dans cette langue. Si la définition n'est pas reprise dans la résolution, il n'insistera cependant pas sur ce point. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, répond aux différents points qui ont été soulevés. Il reconnaît, avec le délégué du Zaire, que la tâche décrite à l'alinéa 2 du paragraphe 3 du dispositif est énorme. Cependant, puisqu'il s'agit de la poursuite d'une activité déjà entreprise par l'OMS, l'Organisation devrait pouvoir la mener à bien sans trop de difficultés. En fait, ce qu'on lui demande, c'est d'intensifier son action afin de pouvoir faire des projections et des prévisions valables pour un certain nombre d'années. Pour ce qui est de remplacer l'adjectif "international" par "interrégional ", on a voulu envisager le problème sous un angle mondial, et non dans un cadre limité aux Régions de l'OMS. L'adjectif "international" est plus vaste et permet d'examiner de façon critique ce qui se passe dans le monde entier, y compris dans les pays qui ne sont pas encore Membres de l'OMS.
Le Dr BANA (Niger) propose qu'on ne remplace pas l'adjectif "international" par "interrégional" mais qu'on ajoute ce dernier. Dans le domaine considéré, il est indispensable que les pays voisins ayant des problèmes analogues mettent en commun leur expérience pour le plus grand bien de tous. Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique) pense que l'alinéa 1 du paragraphe 3 était conçu dans l'intention de prier le Directeur général d'entreprendre, et non pas simplement de préparer, une étude sur la migration internationale du personnel sanitaire; or, le texte du projet de résolution tel qu'il est libellé ne traduit pas cette intention.
N
Répondant à une question du PRESIDENT,le Dr LAMBO dit qu'il ne voit aucune objection, si la Commission le désire, à ce que l'on modifie le texte pour répondre à la remarque du Dr Acuña- Monteverde. En ce qui concerne la suggestion faite par le délégué du Cameroun, le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT estime que, sans modifier pour autant le texte anglais, l'article "la" peut être remplacé par "une" dans le texte français. Ce qui donnerait "une priorité devrait être accordée ". :
Le PRESIDENT demande si la Commission est prête à approuver le projet de résolution compte tenu des modifications proposées. Décision :
Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.
1
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.42.
346 5.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
ERADICATION DE LA VARIOLE (suite de la sixième séance, section 2)
Ordre du jour, 2.5
Le Dr PINTO MUSA (Brésil) estime qu'il est encourageant de lire dans le rapport du Directeur général que le programme d'éradication de la variole se poursuit de manière satisfaisante, malgré les quelques cas importés qui ont été notifiés au début de 1972. La délégation brésilienne se félicite des progrès accomplis dans son propre pays, qui figurait encore en noir sur la carte de 1967, alors qu'il est déclaré aujourd'hui entièrement indemne de la maladie. A l'origine, la variole avait été importée au Brésil par les colonisateurs du seizième siècle; elle y est devenue endémique, avec des épidémies fréquentes de grande envergure provoquant souvent une mortalité élevée. Depuis l'introduction de la vaccination, au début du dix -neuvième siècle, de nombreuses campagnes avaient été exécutées, mais aucune n'avait réussi à éliminer la maladie. Ce n'est qu'au début de 1970 que la variole a commencé à disparaître. Le Gouvernement brésilien a entrepris une vaste campagne de vaccination en 1966, avec l'assistance de l'OMS. La phase d'attaque s'est terminée en 1971; outre les 900 agents sanitaires directement affectés à la campagne, d'autres départements du Ministère, ainsi que des fonctionnaires des services de santé des Etats et du personnel de la campagne d'éradication du paludisme ont coopéré à cette action, qui a permis d'administrer plus de 83 millions de doses de vaccin, couvrant ainsi 88 % de la population. Trois laboratoires d'Etat brésiliens ont mis gratuitement à la disposition du programme 230 millions de doses de vaccin. Le coût de cette campagne s'est élevé pour la période 1966 -1971 à près de 29 millions de cruzeiros, dont 6 365 000 ont été fournis à titre de contribution par divers Etats, le solde étant à la charge du Ministère brésilien de la Santé. Les résultats obtenus ont toutefois largement compensé la dépense. En 1971, la transmission avait été enrayée dans l'ensemble du pays, et, sur les 445 cas suspects signalés, 19 seulement, concentrés dans l'Etat de Guanabara, se sont révélés positifs. Aucun nouveau cas n'ayant été observé au cours du premier trimestre de 1972, malgré un dépistage très actif, le Gouvernement considère que la variole a été éradiquée du pays. Le programme de surveillance et de consolidation se poursuit, bien entendu, et le réseau des postes de notification a été développé. Le programme de vaccination continue chez les enfants qui n'ont pas encore été vaccinés, ainsi que chez d'autres groupes sensibles, afin que soit maintenu un niveau élevé d'immunité. Le Professeur BURGASOV (Union dés Républiques socialistes soviétiques) rappelle que c'est sur l'initiative de son pays que le programme d'éradication de la variole a été inauguré. La diminution progressive de la morbidité variolique dans le monde est le résultat direct de ce programme, qui est le plus efficace de tous ceux entrepris par l'OMS. Cependant, la situation s'est quelque peu dégradée cette année -ci. La variole a fait sa réapparition dans certains pays - dont la Yougoslavie - qui étaient depuis longtemps indemnes. Le Sous- Directeur général, dans son exposé succinct de la situation, s'est montré optimiste. Encore faut -il cependant que l'optimisme repose sur une base réaliste et avant tout, en l'occurrence, sur la conviction que chaque cas importé dans un pays indemne sera rapidement diagnostiqué. Toutes les épidémies qui ont frappé des pays européens, dans les deux dernières décennies, sont imputables à des retards de diagnostic. La génération de médecins capables de reconnaître un cas de variole sans diagnostic virologique a aujourd'hui disparu et la difficulté de diagnostiquer les premiers cas isolés a été à l'origine d'épidémies graves. Le délégué de l'Uruguay a indiqué que la vaccination antivariolique était obligatoire dans son pays. Il devrait en être ainsi dans tous les pays où la variole a été éradiquée depuis longtemps, y compris les pays européens. Les expériences fâcheuses faites avec le choléra ont montré que la négligence ou la sous -estimation du danger étaient toujours punies. En outre, la variole n'est pas le choléra son mode de transmission s'apparente à celui des infections d'allure grippale, et c'est pourquoi il est absolument nécessaire d'adopter les mesures propres à prévenir les épidémies dans les conditions actuelles d'entassement urbain, de communications massives et de rapidité des moyens de transport. La délégation soviétique estime donc que le programme d'éradication de la variole doit être intensifié. Le moindre relâchement des efforts aurait des conséquences désastreuses. Le Professeur Burgasov constate que, dans le budget de 1973, les crédits consacrés à l'éradication de la variole sont légèrement inférieurs à ceux de 1972. Il ne veut pas émettre de critique sur ce point; il reconnaît que le programme est exécuté avec compétence et énergie. Il tient simplement à souligner que c'est précisément lorsque la maladie est en régression que les efforts les plus soutenus s'imposent. En Union soviétique, la vaccination antivariolique demeure obligatoire. Les enfants sont vaccinés pendant la première année de la vie, puis à nouveau au début et à la fin de la scolarité On peut ainsi empêcher qu'un cas importé ne provoque une épidémie. Cependant, il existe toujours un certain nombre de personnes qui n'ont pas été vaccinées, parfois pour des raisons médicales, et il en résulte des problèmes. Il est exact que la vaccination provoque parfois des effets secondaires indésirables, aucun vaccin n'offrant une sécurité absolue pour tous les individus. Néanmoins, :
COMMISSION A
:
HUITIEME SEANCE
347
c'est le seul moyen dont on dispose jusqu'ici pour juguler la variole. On sait par expérience, en Union soviétique, qu'il est préférable de vacciner la population selon un plan établi, alors qu'il n'y a aucune menace précise de maladie, que de le faire sous le coup d'une nécessité impérieuse.
Pour ce qui est de la formation du personnel, il importe tout particulièrement de donner un enseignement approprié aux médecins qui ne sont pas familiarisés avec cette maladie. La documentation médicale sur la variole est très abondante, mais il n'existe sur la lutte antivariolique aucune publication qui donne aux praticiens des renseignements clairs et concis sur les mesures qu'il convient d'adopter. Le Professeur Burgasov suggère que l'OMS entreprenne la préparation d'une publication de ce genre. Il souligne également l'intéret que présentent les films et les autres aides photographiques d'enseignement pour la formation des étudiants en médecine et des jeunes médecins au diagnostic de la variole. En conclusion, il réaffirme la volonté de son pays de participer à tout programme et à toutes mesures qui pourraient contribuer à éradiquer la variole des zones où elle est encore endémique ou à renforcer les résultats déjà acquis dans d'autres régions. La séance est levée à 17 h.35.
NEUVIEME SEANCE Samedi 20 mai 1972, 9 heures Président :
Dr F. R. HASSAN (Egypte)
1.
ERADICATION DE LA VARIOLE (suite)
Ordre du jour, 2.5
Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) constate avec satisfaction que le programme d'éradication de la variole, appliqué depuis six ans, donne de bons résultats partout; non seulement l'incidence globale de la maladie a décliné, mais la notification des cas est de plus en plus complète et fidèle.
En ce qui concerne la stratégie à suivre pour assurer à la campagne une efficacité maximale, la délégation roumaine est d'accord, en principe, avec les conclusions adoptées par le Comité d'experts de l'Eradication de la Variole qui s'est réuni en 1971.1 A son avis, il faudrait, pour des raisons opérationnelles, modifier la stratégie actuelle en concentrant les ressources tout d'abord sur les foyers particulièrement actifs, de manière à réduire au minimum le danger qui menace surtout les pays limitrophes des zones de haute endémicité. Les efforts conjugués visant à circonscrire et liquider les foyers de variole qui subsistent dans certains territoires revêtent une extrême importance pour la communauté des nations considérée dans son ensemble, le potentiel épidémique de la maladie étant accru par les conditions modernes de transport et par le nombre élevé de gens qui voyagent. Alors que l'incidence continue à diminuer, les risques d'importation augmentent. Le meilleur moyen de faire face à cette menace persistante pour tous les pays indemnes est d'instituer une surveillance épidémiologique efficace, basée sur une vigilance continuelle. Les autorités sanitaires roumaines concentrent leurs efforts sur l'accroissement de leur capacité technique en vue de disposer d'un réseau de surveillance épidémiologique d'une grande sensibilité, reposant principalement sur un diagnostic virologique de laboratoire rapide. Des unités de diagnostic ont été créées dans cinq centres universitaires de Roumanie; les résultats sont vérifiés par le laboratoire central de Bucarest. Le Dr Zamfirescu remercie ses collègues de l'Institut de Recherches sur les Préparations virales, de Moscou, qui ont aidé à standardiser les réactifs utilisés en Roumanie pour le diagnostic immunologique de la variole. Afin d'améliorer les connaissances cliniques en matière de variole, un certain nombre de diapositives ont été préparées à partir de photographies fournies par l'OMS il y a quelques années et d'autres publiées en 1966 par les autorités suédoises concernant les complications postvaccinales. Ces diapositives ont été envoyées aux divers centres médicaux de Roumanie avec un texte explicatif. L'expérience récente de la Roumanie démontre la valeur indiscutable des mesures de prophylaxie modernes, aucun cas de variole n'ayant été enregistré dans le pays. Des contacts permanents entre autorités sanitaires roumaines et yougoslaves leur ont permis d'assurer en commun la surveillance épidémiologique le long de la frontière. Il est indispensable d'informer promptement les autres pays des mesures épidémiologiques à prendre par les administrations sanitaires ainsi que de toute intervention de l'OMS. La délégation roumaine souhaiterait voir modifier le Règlement sanitaire international en ce qui concerne la vaccination antivariolique et notamment la délivrance du certificat requis celui ci ne devrait être signé qu'après observation du résultat de la vaccination. Dans certaines circonstances épidémiologiques, il faudrait exiger la revaccination des sujets qui ne réagissent pas et des membres des groupes fortement exposés. Il est nécessaire de concentrer l'effort de recherche, en donnant la priorité à la mise au point de méthodes simples et efficaces pour le diagnostic de laboratoire de la variole et en particulier pour le diagnostic différentiel des infections microbiennes cliniquement semblables. Le diagnostic de laboratoire est la clé du succès de toute action de surveillance, surtout lorsqu'une épidémie se déclare à proximité d'un pays indemne. Le Comité d'experts de l'Eradication de la Variole a recommandé des recherches en vue d'élucider le mécanisme des réactions immunitaires dans les infections à poxvirus, mais n'a pas parlé des investigations à poursuivre sur des méthodes de traitement antiviral utilisant des substances inhibitrices appropriées, dont la sélection et l'épreuve pourraient être réalisées par des laboratoires :
1 Voir Org. mond.
Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 493. - 348 -
COMMISSION A
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de virologie et des cliniques spécialisées avec le soutien de l'OMS. Il y aurait lieu également d'étudier les meilleurs moyens d'évaluer le risque de complications postvaccinales et d'assurer une protection efficace à l'égard de celles -ci. En conclusion, le Dr Zamfirescu souligne une fois de plus que les succès obtenus par l'OMS dans la voie de l'éradication de la variole sont très encourageants.
Le Dr MARTINEZ (Cuba) dit que son pays est exempt de variole depuis le début du siècle et applique des mesures conformes aux recommandations du Comité d'experts de l'Eradication de la Variole. Des campagnes de vaccination sont menées chaque année à l'aide de vaccins produits localement et le niveau d'immunité de la population s'élève progressivement. Jusqu'ici, on a surtout vacciné le personnel des ports et des aéroports ainsi que les autres personnes qui sont en contact avec des étrangers; les efforts se portent désormais sur la population des grandes villes. Il n'existe qu'un petit nombre de spécialistes ayant travaillé en Asie et en Afrique qui possèdent une connaissance clinique de la maladie. C'est pourquoi on forme des agents médicaux au diagnostic virologique afin de pouvoir intensifier la surveillance épidémiologique. L'OMS a envoyé à Cuba des experts et des fournitures pour la production de vaccin lyophilisé. On en est maintenant au dernier stade des essais et la fabrication à grande échelle devrait commencer au cours du second semestre de 1972. Le Dr BAHRAWI (Indonésie) rappelle que, dans le passé, on croyait ne pouvoir éradiquer la variole que par des vaccinations systématiques intéressant au moins 90 % de la population; avec une telle couverture, l'Indonésie a été exempte de la maladie entre 1937 et 1947. Toutefois, la situation s'étant modifiée, la variole est redevenue endémique et, en 1968, 85 % des habitants vivaient dans des zones d'endémicité. Pendant cette période, il s'est révélé impossible de venir à bout de la maladie uniquement par les vaccinations de routine. L'explosion démographique, la rapidité des moyens de transport et l'évolution de l'économie ont accru la mobilité de la population; les villes se sont développées considérablement et les gens refusent maintenant d'accepter toute mesure qui à leurs yeux risque d'entraver indûment leur activité économique et dont l'utilité ne leur parait pas évidente. L'Indonésie met donc particulièrement l'accent aujourd'hui sur les mesures de surveillance et d'endiguement, tout en maintenant le programme habituel de vaccination systématique. En matière de surveillance, on recourt non seulement à la notification, mais aussi au dépistage actif. De même, on évite l'isolement dans des hôpitaux ou des bâtiments spéciaux, qui rend la population peu encline à signaler les cas aux autorités sanitaires. Au lieu de cela, on applique dès que possible des mesures d'endiguement. La pleine coopération des dirigeants locaux étant nécessaire, l'éducation sanitaire joue ici un rôle important. L'Indonésie a tiré certains enseignements de l'épidémie de décembre 1971 /janvier 1972 les conditions qui règnent dans le pays n'incitant pas les malades à se présenter spontanément aux autorités sanitaires, les autorités ne s'apercevront de l'existence de la variole que lorsque la maladie se sera déjà quelque peu propagée. Le dépistage s'impose donc. Toutefois, aucun cas de variole n'a été notifié en Indonésie au cours des trois derniers mois. Les dirigeants locaux, les enseignants et les écoliers, ainsi que tous les agents sanitaires de base, participent aux opérations de dépistage et, pour les aider, on a largement diffusé des documents photographiques relatifs à la variole. Le Gouvernement offre une récompense en espèces ou un transistor à quiconque a signalé un cas confirmé ensuite au laboratoire. Les épidémiologistes provinciaux enquêtent sur tout cas de varicelle notifié aux autorités sanitaires ou observé dans un dispensaire ou un centre de santé. Le Dr Bahrawi remercie l'OMS de l'aide qu'elle a fournie à l'Indonésie pour son programme d'éradication de la variole. L'emploi des méthodes de surveillance et d'endiguement a permis d'acquérir une plus vaste expérience en matière de surveillance épidémiologique en général. Il existe maintenant, dans chaque province de l'Indonésie, un service de surveillance épidémiologique capable de lutter aussi contre d'autres maladies. :
Le Dr FUNKS (République fédérale d'Allemagne) fait observer que, si le rapport du Directeur général mentionne pour 1971 un nombre de cas plus élevé que pour les années précédentes, c'est peut -être simplement parce que les données sont plus exactes. Le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne estime, comme le Directeur général, que l'éradication de la variole est loin d'être achevée et il espère que l'augmentation du nombre des cas notifiés stimulera les efforts en vue de la réaliser. Ayant eu affaire à des cas importés de variole, la République fédérale d'Allemagne a pu constater combien il était difficile d'obtenir des informations rapides et complètes et le déplore une fois de plus. Il est déplaisant d'être renseigné sur l'évolution d'une poussée épidémique par les journaux, qui souvent exagèrent les faits. Le Dr Funke prie instamment l'OMS de poursuivre son action auprès des Etats Membres pour les convaincre qu'une notification prompte et complète est indispensable, et de faire ce qui est en son pouvoir pour que la presse ne soit pas informée avant les Etats Membres. Puisque le bulletin épidémiologique radiotélégraphique a été supprimé, il faudrait prévoir d'autres moyens d'alerter rapidement les Etats Membres dans certaines circonstances. Les bureaux régionaux pourraient jouer un rôle important à cet égard.
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L'expression "zone infectée ", qui a remplacé "circonscription infectée", n'est pas encore assez bien connue pour que le but visé soit atteint. Il s'agissait en fait de définir la zone infectée en fonction de critères épidémiologiques plutôt que sur la base de limites administratives. Or, on a constaté en Europe une tendance à déclarer infectées des zones plus réduites que précédemment. Cela va à l'encontre des intentions du Comité d'experts et a notamment conduit à l'adoption de la regrettable formule qui figure dans la brochure sur les certificats de vaccination exigés "Et de tout pays dont une partie est infectée ". Indépendamment du fait que cette formule n'est peut -être pas conforme au Règlement sanitaire international, son utilisation fréquente semble indiquer qu'il faut reconsidérer la question.
Le Dr BAIDYA (Népal) déclare que la variole pose encore un problème sérieux dans son pays. Le nombre des cas notifiés a fortement augmenté, mais c'est la conséquence d'une meilleure surveillance et de la déclaration obligatoire. En 1972, le Népal étend son programme de vaccination aux 75 districts que comprend le pays, en sorte que dans un proche avenir toute la population aura été vaccinée une fois au moins. Comme c'est le cas pour le paludisme, des réunions de représentants de pays limitrophes devraient être organisées périodiquement pour discuter des problèmes communs et découvrir la source des poussées épidémiques; une telle pratique accélérerait certainement l'éradication.
Le Dr GOMA (Egypte) relève qu'en 1972 la variole a été observée dans dix pays considérés comme indemnes, dont deux pays européens. Il s'agissait des premiers cas importés en Europe depuis deux ans. C'est là un événement grave du point de vue épidémiologique, mais le rapport du Directeur général n'indique ni la source de la poussée, ni la manière dont la maladie s'est propagée. Le rapport énumère d'excellentes recommandations formulées par le Comité d'experts en 1971. La première a trait à la nécessité de renforcer partout les systèmes de notification. C'est là une recommandation rationnelle et justifiée, mais qui ne peut être appliquée si un pays ne dispose pas déjà d'un réseau de services de santé de base, notamment dans les zones rurales. Les services de santé de base constituent, en fait, la première ligne de défense contre l'importation ou la propagation des maladies transmissibles. En général, les pays en voie de développement ne possèdent pas un appareil sanitaire équipé pour découvrir et signaler les foyers. En outre, lors du lancement des campagnes de vaccination, les difficultés d'accès aux services compétents sont souvent une cause de frustration pour les populations. En 1962, l'Egypte a entrepris la mise en place d'un réseau d'unités et de centres de santé rurale. Chaque unité sanitaire assure actuellement des services préventifs et curatifs pour 5000 habitants. Enfin, commentant la recommandation du Comité d'experts où il est fait mention de pays "à faible risque ",1 le Dr Gom'aa juge préférable d'être prudent et de ne considérer aucun pays comme "à faible risque ". La variole ne respecte pas les frontières et une extrême vigilance s'impose aux échelons international, régional et national. L'OMS devrait mettre l'accent sur la vaccination systématique, en particulier pour les nouveau -nés. L'Egypte est indemne de variole depuis plusieurs décennies grâce à la vaccination obligatoire ainsi qu'à l'observation stricte de la réglementation sanitaire internationale. Le Dr SUMPAICO (Philippines) a noté avec satisfaction les progrès réalisés grâce aux efforts de l'OMS, mais souligne que l'éradication définitive exigera la vigilance, la coopération et une action efficace de tous les Etats Membres. Il faut un programme complet englobant la surveillance, le dépistage ou le diagnostic, une notification adéquate, des mesures de quarantaine strictes et l'immunisation d'une proportion suffisante de la population. Les Philippines ont la chance de n'avoir enregistré aucun cas de variole depuis de nombreuses années, si bien que les jeunes étudiants en médecine n'ont probablement jamais vu un seul cas clinique de cette maladie au cours de leur stage à l'hôpital. Cette situation tient sans doute à ce que les autorités sanitaires ont classé la vaccination antivariolique en tête de leur programme prioritaire d'immunisation. La campagne se poursuit depuis plusieurs décennies, à l'aide de vaccins produits localement qui, jusqu'à une date récente, étaient du type liquide glycériné; en dépit des inconvénients de ce genre de vaccin, une couverture étendue a été assurée. Grâce à l'aide de l'OMS et du FISE, les laboratoires nationaux sont maintenant en mesure de produire des vaccins lyophilisés répondant aux normes de l'OMS et les Philippines ont pu en fournir à d'autres pays par l'intermédiaire du Bureau régional. Le Dr VIOLAKIS-PARASKEVAS (Grèce) précise qu'il n'y a eu aucun cas de variole en Grèce depuis 1950. La vaccination est obligatoire. Lors de la poussée épidémique qui a éclaté en Yougoslavie, un programme intensif d'immunisation a été mis en oeuvre et près de deux millions de personnes ont été vaccinées. D'autre part, cinq laboratoires pour le diagnostic de la variole ont été créés; il a été décidé de maintenir une stricte surveillance et tous les cas douteux de varicelle ont fait l'objet d'enquêtes. 1
Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., N° 493, p. 65.
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Devant la diminution de l'incidence et de la fréquence de l'introduction de la variole dans les zones de non- endémicité, on peut se demander si les pays d'Europe ne devraient pas imiter l'exemple du Canada, des Etats -Unis et du Royaume -Uni, ou s'il leur faut maintenir la vaccination antivariolique obligatoire et, dans l'affirmative, pendant combien de temps. L'utilité du système de notification de l'OMS en cas d'épidémie ne peut être mise en doute. A la troisième séance plénière, le délégué de l'Autriche a soulevé la très importante question des moyens d'obtenir rapidement des renseignements auprès des services de santé compétents lorsqu'une poussée se produit dans un pays voisin. Enfin, le Dr Violakis -Paraskevas appelle l'attention sur la nécessité de familiariser des médecins de pays de non -endémicité avec le diagnostic clinique et de laboratoire dans des zones où la variole est encore endémique. L'élément le plus important de l'action antivariolique dans les pays de non -endémicité est le diagnostic immédiat des cas importés. Le Dr ELOM (Cameroun) souligne la nécessité d'une surveillance extrêmement vigilante même dans les pays où l'endémicité semble avoir disparu. D'autre part, un effort continu de recherche s'impose, notamment pour la mise au point des meilleures méthodes d'administration du vaccin antivariolique en association avec d'autres vaccins. Cela est particulièrement important au Cameroun, où les possibilités budgétaires et les ressources en personnel sont souvent limitées. Le Dr Elom remercie l'OMS et 1'Agency for International Development des Etats -Unis du concours prêté à son pays pour juguler la variole. Il espère que cette assistance se poursuivra pour la consolidation des résultats acquis et pour de plus amples recherches sur les techniques d'immunisation polyvalente, y compris contre la variole. Selon le Dr SPAANDER (Pays -Bas) , la réintroduction de la variole dans dix pays en 1972 a démontré blairement que le temps n'était pas encore venu de se croire en sécurité; au contraire, il convient de renforcer le programme, tout cas de variole observé dans un pays de non -endémicité représentant une menace sur le plan international. C'est pourquoi le Dr Spgander appelle l'attention sur les recommandations du Comité d'experts concernant la nécessité d'enquêter sur les cas survenant dans un pays exempt d'endémie, de les
endiguer et de ne pas interrompre les programmes de vaccination.l A son avis, les programmes de vaccination systématique devraient se poursuivre dans le monde entier, à l'exception peut -être de quelques pays. Il ressort de la figure 4 (page 176) du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 5 mai 19722 que cela présente surtout de 1 'importance pour les pays situés sur l'ancienne voie de communication entre 1 'Asie orientale et l'Europe occidentale. Cette voie traversant trois Régions de l'OMS, il importe d'assurer une coordination des programmes à l'échelon interrégional, assortie d'une certaine souplesse dans l'attribution des crédits.
L'Organisation a besoin d'urgence de vaccin antivariolique pour pouvoir intensifier les activités dans les zones difficiles où la maladie est encore endémique ou a été réintroduite. Le Dr Spaander est donc heureux d'annoncer que son gouvernement continuera de fournir du vaccin lyophilisé, en raison notamment de la situation qui règne au Bangladesh. Le Dr BANGOURA- ALECAUT (Guinée) estime que le rapport du Directeur général est objectif, faisant ressortir les aspects de la situation qui marquent, sur le plan mondial, l'avancement de l'éradication tout en mettant en garde contre un optimisme exagéré et en soulignant la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique et de maintenir une vigilance continuelle. En effet, s'il est exact que, dans la plupart des cas, la variole a été endiguée, elle n'est pas encore éradiquée. Lorsqu'il a présenté le rapport, le Sous -Directeur général a appelé l'attention sur les principaux facteurs qui contribuent au succès des opérations, à savoir la qualité du vaccin employé, la technique de vaccination, le recours à la vaccination systématique de masse et à une surveillance épidémiologique bien structurée. En Guinée, la phase d'attaque du programme d'éradication, commencée en 1968, n'a connu aucun revers et les derniers cas de variole datent de 1969. La phase de consolidation est en cours et se poursuit de façon satisfaisante. La Guinée possède maintenant, dans son Institut de Biologie appliquée, un laboratoire de production de vaccin antivariolique lyophilisé. Ce laboratoire, créé avec l'aide de l'OMS et du FISE, fabrique l'un des meilleurs vaccins antivarioliques actuellement produits dans le monde, si l'on en juge par les tests d'activité, de stérilité et de stabilité pratiqués dans les laboratoires internationaux de référence. Toutes les opérations, depuis la production de la lymphe vaccinale jusqu'aux différents tests sur le vaccin sec, sont assurées par un personnel national. La capacité annuelle de production est estimée à 10 millions de doses, présentées en ampoules de 50 doses pour administration percutanée (scarification classique ou multipuncture par aiguille bifurquée). Des recherches menées à l'Institut ont abouti à la mise au point d'un vaccin qui peut être administré par injecteur sans aiguille, le diluant nécessaire étant fabriqué sur place. Malheureusement, la capacité de production de la Guinée n'est pas pleinement utilisée. L'OMS avait envisagé à l'origine 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., N° 493, p. 65. 2
Relevé épidém. hebd., 1972, 47, 173 -188.
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que le laboratoire fournirait en vaccin antivariolique tous les Etats d'Afrique occidentale. Or aucun Etat africain n'a encore passé à l'Institut commande de son vaccin, que l'OMS juge pourtant d'excellente qualité. Il est indispensable de renforcer la coopération entre les Etats d'Afrique occidentale et d'intégrer leurs potentiels complémentaires. Dans le cadre du secours international aux réfugiés du Bangladesh, la Guinée a mis à la disposition des Nations Unies deux millions de doses de vaccin antivariolique lyophilisé. Le Dr WICKREMASINGHE (Ceylan) dit que le rapport du Directeur général et l'état d'avancement du programme d'éradication de la variole tel qu'il est brièvement exposé dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire du 5 mai 19721 peuvent susciter quelques craintes. On a enregistré une augmentation du nombre des cas en 1971 et 1972 après la réduction spectaculaire d'environ 75 % de l'incidence mondiale pendant les quatre années 1967 -1970. Le nombre des cas s'est accru dans six des sept régions d'endémicité et, au cours des quatre premiers mois de 1972, 18 pays ont notifié la maladie, contre 16 seulement pour toute l'année 1971. Durant les dix dernières années, Ceylan a été indemne de variole, à l'exception de trois importations en 1965, 1967 et janvier 1972. Le dernier cas enregistré a été celui d'une touriste européenne, munie d'un certificat valable de vaccination. Avant son arrivée, elle avait parcouru pendant plusieurs semaines deux zones d'endémicité et, une fois à Ceylan, avait accompli de longs trajets en autocar avant qu'apparaissent les symptômes de la maladie. Dans les deux ou trois semaines qui ont suivi le dépistage de l'infection importée, plus d'un million de personnes ont été vaccinées. L'absence de cas secondaires peut être attribuée à la célérité avec laquelle des mesures d'endiguement ont été appliquées et à la poursuite de la vaccination systématique chez les enfants d'âge préscolaire. L'expérience de Ceylan met en relief l'importance de la recommandation du Comité d'experts concernant la poursuite des programmes de vaccination systématique. Les heureux résultats du programme mondial d'éradication de la variole au cours des premières années rappellent ceux qu'avait donnés le programme d'éradication du paludisme, qui a obtenu de remarquables succès dans de nombreuses régions du monde aux premiers stades. Puis, il y a eu des reculs. Certes, les deux programmes ne sont pas absolument comparables, mais il faut se garder d'un optimisme basé sur la faisabilité opérationnelle et technique.
Tout en soulignant l'importance des paragraphes 1 et 2 du dispositif de la résolution WHA24,45, la délégation de Ceylan appuierait un texte priant le Directeur général de concentrer les efforts et les recherches de l'Organisation sur l'interruption de la transmission dans les zones d'endémicité. Le Dr SAUTER (Suisse) exprime son appréciation et sa reconnaissance aux pays qui se sont engagés activement dans des programmes d'éradication de la variole. Tant que l'éradication n'est pas achevée, les pays actuellement indemnes doivent choisir entre les risques que peut comporter la vaccination et celui qu'il y a à exposer à l'introduction de la variole une population insuffisamment immunisée. La communication publiée il y a quelques mois dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire2 concernant l'attitude de certains pays à l'égard de la vaccination, en particulier la vaccination systématique des enfants en bas âge, constituait une information utile, mais elle a incité certains milieux à lancer une attaque générale contre la vaccination antivariolique. La conclusion qui y était formulée - à savoir que la variole peut être maîtrisée rapidement dans un pays disposant de services de santé bien organisés - s'est trouvée confirmée par les événements récents en Europe. Toutefois, ces événements ont également montré l'envergure des mesures nécessaires pour parer à une telle situation. De l'avis de la délégation suisse, le rapport du Directeur général fournit la preuve que l'éradication de la variole est réalisable, mais uniquement au prix d'un effort long et inlassable. Le Gouvernement suisse continuera de donner son plein appui à cet effort. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) déclare que son gouvernement est convaincu que le programme mondial d'éradication permettra d'éliminer la variole des pays où elle est encore endémique. Mais tous les Etats Membres devront intensifier leur coopération à cette fin et, pour accroître l'efficacité du programme, la vaccination de masse devra être complétée par d'autres mesures. Il faudrait étudier la nécessité d'une défense immunologique suffisante moyennant la revaccination systématique des populations dans les pays limitrophes de zones d'endémicité. L'apparition périodique d'épidémies dans certains pays de non -endémicité, malgré la diminution marquée du nombre des- cas dans les régions d'endémicité et du nombre des importations en Europe et en Amérique du Nord, correspond apparemment à une baisse de l'immunité parmi les populations de ces pays. De telles poussées constituent un danger pour tous les pays du monde. Il est trop tôt encore pour abandonner les programmes de vaccination systématique, qui se justifient partout et en particulier dans les
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Relevé épidém. hebd., 1972, 47, Relevé épidém. hebd., 1971, 46,
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379 et 426.
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pays qui sont voisins de pays d'endémicité ou ont des relations étroites avec eux. En Bulgarie, la vaccination antivariolique est obligatoire pour tous les enfants au- dessous de trois ans et l'on procède aussi à un certain nombre de revaccinations. Il serait bon que l'OMS réunisse une conférence chargée d'élaborer une stratégie unique pour la prévention de l'importation et de la propagation de la variole dans les pays où la maladie a été éradiquée. De plus amples études touchant le diagnostic clinique et de laboratoire rapide et le traitement de la variole seraient également utiles. Certaines dispositions du Règlement sanitaire international relatives à la variole et au choléra demandent à être révisées. Il faudrait considérer comme infecté la totalité d'un pays dont une partie est atteinte car on ne peut déterminer au vu du passeport si un voyageur a séjourné dans une zone infectée. Le paragraphe 1 de l'article 31 devrait être amendé par l'addition d'une clause spécifiant que les autorités sanitaires prennent toutes mesures pratiques pour empêcher l'exportation de vêtements appartenant à une personne infectée. Au chapitre II du titre V, consacré au choléra, il conviendrait de préciser que la vaccination anticholérique est obligatoire pour toute personne quittant un pays où sévit la maladie. En outre, une liste des contre -indications aux vaccinations devrait être établie et revue périodiquement et il faudrait rappeler que les certificats internationaux de vaccination doivent être imprimés en anglais et en français, car certains pays omettent encore de se conformer à cette règle. Le Dr DELMAS (Paraguay) dit que la variole n'est plus endémique au Paraguay depuis 1961; c'est là le résultat d'une campagne de vaccination de masse qui a intéressé 86,4 % de la population et a été suivie d'un programme de consolidation et d'entretien. Entre 1964 et 1966, 44 cas importés ont été notifiés, mais la maladie ne s'est pratiquement pas propagée et aucune importation n'a eu lieu au cours des cinq dernières années. Le Ministère de la Santé publique et du Bien -Etre social a étendu les activités de vaccination aux zones les plus reculées. En 1971, le Ministère a entrepris avec la coopération de l'OMS d'évaluer les niveaux d'immunité et de déterminer si la variole était ou non présente dans le pays. L'étude, menée dans les zones urbaines se trouvant à 50 km au plus de la capitale et dans quelques régions rurales éloignées plus exposées à l'introduction de la variole, a comporté trois stades préparation, exécution et mise en tableaux. L'équipe chargée de l'enquête s'est efforcée d'obtenir un échantillon représentatif de la population scolaire. Elle s'est rendue dans 336 écoles et a visité 50 foyers d'infection possibles. On a constaté que 43,3 % des enfants de moins de cinq ans examinés dans quatre zones urbaines étaient protégés contre la variole. En outre, 81,6 % des enfants de cinq à 14 ans et plus de 86 % de ceux qui avaient dépassé cet âge étaient immunisés. L'enquête a démontré qu'il n'était pas nécessaire de lancer une nouvelle campagne de vaccination à grande échelle et qu'il valait mieux limiter les opérations aux enfants de moins de cinq ans. Le Gouvernement du Paraguay estime que des enquêtes de ce type dans la collectivité sont extrêmement utiles et réalisables dans tous les pays en voie de développement exempts de variole depuis quelques :
années.
Le Dr Delmás exprime sa gratitude à l'OMS pour sa coopération constante et ses conseils à l'appui des efforts que déploie le Paraguay en vue d'éradiquer la variole. Le Dr TABIBZADEH (Iran) indique que l'Iran était indemne de variole depuis de nombreuses années, mais qu'en 1971 et 1972 des cas importés ont contaminé un certain nombre de contacts. La deuxième poussée a été accompagnée d'une épidémie de varicelle. Tous les malades présentant une éruption ont été isolés de sorte qu'aucun cas de variole ne pouvait échapper au dépistage, mais seuls les cas confirmés par des examens de laboratoire ont été notifiés à l'OMS. Au cours des dix dernières années, tous les nouveau -nés ont été vaccinés, mais la poussée épidémique de 1971 a obligé les autorités à revacciner 80 % environ de la population. Jusqu'ici, quelque 12 millions de personnes ont été revaccinées. L'Iran produit son propre vaccin antivariolique, mais en raison d'une défectuosité du matériel de production, des fournitures ont été procurées par l'OMS. Grâce au programme de vaccination mis en oeuvre rapidement et à grande échelle, la variole ne pose plus maintenant de problème en Iran et aucun cas n'a été exporté. L'expansion du réseau des services de santé de base au cours des dix dernières années, qui s'est traduite par la mise en place de 1950 unités de santé rurale, a favorisé les activités de surveillance. Le Dr Tabibzadeh estime que les organismes nationaux et internationaux devraient concentrer leurs efforts sur l'éradication dans les zones d'endémicité car, en cette ère de communications rapides, tant que la variole continuera d'exister tous les pays seront constamment menacés d'une introduction ou réintroduction de la maladie. Selon le Dr GESA (Ouganda), les résultats de la campagne en cours démontrent la possibilité d'éradiquer complètement la variole, mais les récentes réapparitions de la maladie témoignent de la ténacité du virus et de la nécessité de poursuivre les efforts et de maintenir la vigilance.
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Grâce à l'OMS, le programme d'éradication a progressé très rapidement en Ouganda et 93 % des habitants ont été immunisés pendant les trois premières années, jusqu'à 1970. Depuis cette date, aucun cas indigène n'a été observé mais 30 cas ont été importés par des réfugiés. Heureusement, le dispositif de surveillance a permis de dépister ces cas et de prévenir la propagation de la maladie. De tels incidents illustrent néanmoins la nécessité d'un effort à l'échelon mondial non seulement pour une prompte notification des cas mais aussi pour une action efficace sur le terrain. L'OMS pourrait envisager la création d'une équipe internationale de volontaires, sur le modèle des forces des Nations Unies chargées du maintien de la paix, pour venir définitivement à bout de la maladie maintenant que les zones d'endémicité diminuent. Une action ainsi menée avec rapidité et énergie éviterait que le virus devienne éventuellement moins sensible aux mesures d'éradication connues. Une telle proposition serait sans doute acceptable à la fois pour les pays hôtes et pour ceux qui fourniraient le personnel voulu. Le Dr Gesa attire l'attention sur une situation qui lui paraît paradoxale à mesure qu'une action efficace de santé publique entraîne une baisse de l'incidence d'une maladie, les autorités responsables obtiennent de plus en plus difficilement les crédits nécessaires pour consolider les résultats acquis. Cela commence à se produire pour la variole et l'action de l'OMS risque d'en être affectée. Il faudrait prendre les devants et constituer dans le budget de l'OMS, pendant les quelques années à venir, une réserve financière qui permettrait d'accorder rapidement une aide aux autorités sanitaires éprouvant des difficultés à poursuivre leur programme d'éradication. De toute manière, on doit continuer à produire du vaccin et à s'efforcer d'en améliorer la qualité et l'acceptabilité. La délégation de l'Ouganda approuve le rapport du Directeur général et les recommandations qu'il contient. :
Le Dr NABULSI (Jordanie) annonce que son gouvernement désire mettre à la disposition de l'OMS, pour l'aide aux Etats Membres, trois millions de doses de vaccin antivariolique préparé par l'Institut national jordanien. Le Professeur HALTER (Belgique) associe sa délégation à celles qui ont déclaré soutenir la campagne d'éradication de la variole lancée par l'Organisation. La Belgique continuera à fabriquer du vaccin lyophilisé qu'elle mettra à la disposition de l'OMS. Le Professeur Halter appuie fermement l'emploi de la vaccination comme moyen d'éradiquer la variole et il estime l'éradication possible. Il pourrait être utile toutefois qu'un groupe d'experts examine s'il n'existe vraiment pas de réservoirs animaux de la maladie. Le délégué de la Belgique est déçu de la façon dont l'Organisation a traité le problème de l'information en matière de variole. Le rôle de l'OMS est d'aider les Etats Membres à appliquer leur politique et à développer leur action, non de provoquer des difficultés inutiles par des déclarations intempestives. Depuis plus de 40 ans, la vaccination antivariolique est obligatoire en Belgique pour les enfants de 3 à 12 mois, période de l'existence pendant laquelle cette vaccination se fait avec le moins de risques. Dans certains pays, on a comparé les risques associés à la vaccination et ceux que représentent les cas importés. Il y a eu plusieurs cas importés de variole en Belgique depuis 1948, mais ils sont restés strictement isolés. Le Professeur Halter est convaincu que la vaccination pratiquée pendant la première année de la vie donne une garantie satisfaisante contre la propagation de la maladie lorsque celle-ci est introduite de l'étranger. L'attitude du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique, qui ont supprimé l'obligation vaccinale, est parfaitement compréhensible. Toutefois, l'exposé des décisions prises par ces deux pays influents, qui a été publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire en 19711 sans aucun commentaire de l'OMS, a donné à certaines personnes l'impression que la vaccination antivariolique était devenue superflue et a créé du désarroi dans les pays où cette vaccination est obligatoire. En Belgique, on a observé une réaction immédiate de groupes de pression mal. informés, qui ont accusé le Ministère de la Santé publique et de la Famille d'être vétuste, incompétent et incapable de s'adapter à l'évolution moderne. Le Ministère a tenu bon et les événements des derniers mois lui ont donné raison. Le Professeur Halter note que, depuis un an, le Relevé épidémiologique hebdomadaire a changé de ton et l'on a adopté une attitude beaucoup plus prudente, ainsi qu'en témoigne le rapport en discussion. Le délégué de la République fédérale d'Allemagne a parlé de la façon dont certaines informations reçues par l'OMS sont répercutées dans la presse avant de parvenir aux gouvernements. Il s'agit là d'une mauvaise technique que le Professeur Halter ne peut approuver et qui va à l'encontre d'un des principaux objectifs de l'Organisation créer une solidarité mondiale de toutes les administrations de la santé publique. Les services de l'OMS n'ont pas à se faire valoir par des conférences de presse; ils doivent être à la disposition des autorités nationales de la santé publique. Rien n'empêche que par ailleurs ils tiennent des conférences de presse ou même prennent :
1 Relevé épidém. hebd., 1971, 46, 379 et 426.
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position sur certains points, mais cela ne doit pas se faire à l'insu des autorités nationales de la santé publique. Le Professeur Halter s'excuse d'avoir été aussi direct, mais il pense que ses remarques aideront à préserver la popularité de l'OMS auprès des autorités de la santé publique et à éviter le retour d'une situation où une administration a da s'employer pendant des semaines à remonter un courant créé par une déclaration hâtive de l'OMS. Il espère que le Directeur général reverra sa politique en matière de diffusion de l'information. Le délégué de la Belgique partage l'opinion de celui de l'Egypte aucun pays ne doit être considéré comme "à faible risque ". On voit difficilement à quels pays s'appliquerait cette qualification dans un monde où un avion peut transporter en quelques heures des cas ou des contacts à des milliers de kilomètres. :
Pour le Dr TSUKAMOTO (Japon), les récents événements ont montré que les pays indemnes de variole doivent encore faire de sérieux efforts pour empêcher l'introduction de la maladie. Toutefois, la délégation japonaise estime que, dans quelques pays peu exposés au risque d'importation et disposant de services de santé très développés, on pourrait renoncer à la vaccination antivariolique obligatoire pour tous, eu égard au danger de réactions adverses postvaccinales telles que l'encéphalite. Au Japon, la vaccination systématique est obligatoire depuis 1909, mais un comité spécial vient d'être créé pour étudier la possibilité d'abandonner cette pratique. Les conclusions de l'étude dépendront dans une large mesure des résultats du programme d'éradication mené par l'OMS et les dispositifs de surveillance devront être renforcés avant qu'aucune décision ne soit prise. L'OMS devrait étudier et mettre au point des critères internationaux pour le diagnostic des réactions adverses postvaccinales. Les critères varient actuellement d'un pays à l'autre; un examen critique pourrait aider à repérer les sujets pour lesquels la vaccination est contre -indiquée. Le Dr ANOUTI (Liban) souligne que le projet d'éradication de la variole entrepris par l'OMS a incontestablement été couronné de succès, mais que la maladie est réapparue récemment dans un certain nombre de pays qui en étaient exempts depuis de nombreuses années. La lutte se mène sur d'une part, dans les pays d'endémicité où un rôle considérable revient aux efforts deux fronts internationaux déployés en premier lieu par l'OMS; d'autre part, dans les pays indemnes qui comptent uniquement sur les moyens nationaux, et c'est là qu'ont surgi des difficultés dues à la diminution progressive de l'immunité des populations. Il est d'une importance primordiale que les pays menacés - c'est -à -dire tous les pays maintiennent une surveillance épidémiologique attentive, complétée par la vaccination systématique des jeunes enfants et la revaccination des adultes tous les trois ou quatre ans. Une telle immunisation constitue un moyen fondamental et hautement efficace de prévenir et d'éradiquer la variole. Depuis 1958, la vaccination est obligatoire pour toute la population du Liban tous les quatre ans et pour les enfants au cours de la deuxième année de la vie. Grâce à cette politique, aucun cas de variole n'a été observé dans le pays depuis janvier 1957. La délégation libanaise exprime sa gratitude au Gouvernement de la Jordanie qui a fourni à plusieurs reprises du vaccin antivariolique à son pays. Un projet de production locale de vaccin est à l'étude et le Dr Anouti demande à l'OMS d'offrir toute aide technique et matérielle nécessaire. :
Le Dr HALLETT (Australie) rappelle que, comme une grande partie de sa population n'est pas vaccinée contre la variole, son pays est exposé à l'introduction de la maladie à partir de zones infectées, notamment par des personnes voyageant en avion. Il a donc maintenu au cours des années des règles de quarantaine très strictes et a insisté pour que les personnes arrivant en Australie par avion (sauf celles qui viennent de zones indemnes) soient vaccinées contre la variole. Le Gouvernement réexamine continuellement ses exigences en la matière et, depuis la dernière Assemblée de la Santé, des dispositions ont été prises pour permettre l'admission de personnes non vaccinées arrivant en avion des Etats -Unis d'Amérique ou du Canada parce que ces deux pays sont exempts de variole depuis de nombreuses années. Bien que le premier et le troisième alinéa du préambule de la résolution WHA24.45 ne soient pas applicables à l'Australie, la délégation australienne les appuie vigoureusement. Le Dr IMAM (Soudan) dit qu'au début des années 60 et jusqu'en 1966/67 il n'y a pas eu de cas de variole dans son pays mais qu'avec le commencement des troubles dans le sud une série de poussées épidémiques se sont produites dans les zones les moins accessibles. En raison de l'état d'insécurité général et de la désorganisation de la plupart des services sanitaires dans ces zones, on n'a pas pu faire grand -chose en matière de surveillance et d'endiguement. En 1971, avec l'aide de l'OMS, le Soudan a entrepris un programme actif de surveillance et d'endiguement dans les provinces méridionales. Ce programme a non seulement conduit à une forte augmentation du nombre des cas détectés et signalés, mais il a aussi aidé à contenir et à faire avo-:ter plusieurs poussées épidémiques. Maintenant qu'une solution politique est intervenue dans la région, le Gouvernement du Soudan y a lancé un programme intensif d'éradication de la variole.
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Les opérations de la phase d'attaque, qui s'achèvent dans quatre provinces, seront étendues sous peu aux trois provinces méridionales qui ont constitué jusqu'à maintenant une source permanente d'infection. On se propose de consacrer des efforts accrus aux réfugiés. Ceux qui ont pris part aux combats posent moins de problèmes parce qu'ils ont été hébergés dans des camps et qu'il a été ainsi plus facile de les examiner, de les vacciner et de les suivre. Des réfugiés sont actuellement rassemblés dans certains villages et camps pour y être vaccinés et gardés en observation avant leur retour dans leurs foyers. Ces activités vont de pair avec les opérations normales de la phase d'attaque qui sont menées dans les provinces pour le reste de la population. Le Soudan dispose maintenant de toutes les ressources requises pour exécuter avec succès une campagne d'éradication de la variole dans la partie méridionale du pays et sa situation en ce qui concerne cette maladie aura complètement changé d'ici à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
Le Dr NGJELA (Albanie) souligne que l'OMS doit fournir une assistance effective pour l'éradication de la variole. La maladie est très répandue dans de nombreuses régions, notamment en Asie et en Afrique où elle prélève chaque année un lourd tribut de vies humaines. A une époque de grandes réalisations scientifiques, il est inadmissible qu'existent encore des endroits où se produisent des milliers de cas de variole entraînant de nombreux décès, d'autant que des campagnes de vaccination de masse peuvent assurer une protection complète. Il est essentiel que les divers pays et d'autres organisations internationales coopèrent et apportent une aide efficace pour prévenir des pertes de vies humaines dues à la variole dans le proche avenir. Il n'y a pas eu de cas de variole en Albanie depuis 50 ans. Lors de la récente poussée qui s'est produite en Yougoslavie, le Gouvernement albanais a pris diverses mesures pour empêcher la maladie de se propager en Albanie. Outre des mesures épidémiologiques appliquées aux postes frontières, on a procédé à une revaccination de masse de la population et on a commencé à administrer des immunoglobulines. Le Professeur RODRÎGUEZ CASTELLS (Argentine) précise que, dans son pays comme dans d'autres pays des Amériques, la variole a été éliminée. Toutefois en 1970, à la suite d'une importation, il s'est produit près de la frontière une petite poussée qui a été immédiatement enrayée par le service de surveillance épidémiologique. Ce service est maintenant organisé pour intervenir sans délai en n'importe quel point de l'Argentine et peut recourir aux excellents moyens de diagnostic offerts par les instituts virologiques de Buenos Aires et de Cordoba. Grace à ces instituts, il a été possible de démontrer que deux cas avaient été diagnostiqués à tort comme des cas de variole au cours des derniers mois. L'Institut national de Bactériologie de Buenos Aires a en stock du vaccin lyophilisé de la plus haute qualité en quantité plus que suffisante pour faire face à tous les besoins éventuels. Il pourrait, si cela était nécessaire, en fournir à d'autres pays.
La délégation de l'Argentine appuie la proposition tendant à intensifier la surveillance épidémiologique et à poursuivre la vaccination systématique jusqu'à l'éradication de la maladie dans tous les pays. Le Dr SENGUPTA (Inde) dit que son pays est l'un de ceux dans lesquels la variole est endémique. Avec un aussi vaste territoire peuplé de 547 millions d'habitants et où les caractéristiques climatiques, géographiques, sociales et culturelles sont très variées, l'éradication de la variole pose d'énormes problèmes mais l'Inde fait de son mieux pour les résoudre. Un programme national d'éradication a été lancé en 1962. Au cours des dernières années, la maladie a décliné graduellement mais en 1971 le nombre des cas et des décès signalés a accusé par rapport à 1970 une légère augmentation attribuable principalement à une notification plus complète et à une meilleure surveillance. La diminution relative de l'incidence de la variole est due à des améliorations apportées au programme priorité donnée à la primovaccination, emploi de vaccin lyophilisé et adoption de la technique des piqûres multiples. L'accent est mis maintenant sur la surveillance; tous les cas et tous les décès sont notifiés sans tenir compte de leur date, l'absence de cas devant elle aussi être signalée; tous les agents sanitaires ont pour instructions de notifier immédiatement tout cas suspect. Ce système a réduit l'intervalle entre l'apparition de la maladie et la réception des renseignements. Les médecins de district sont formés aux méthodes d'enquête sur les poussées, si bien que la source d'infection peut être identifiée et que des mesures d'endiguement sont prises dès que l'alerte.est donnée. Les activités d'éducation sanitaire et d'information du public ont été intensifiées. On espère qu'avec le développement de la surveillance et la poursuite des vaccinations de masse de nouveaux progrès seront réalisés et que les objectifs du programme d'éradication seront atteints. En ce qui concerne la fabrication de vaccin antivariolique dans le pays, la capacité de production est actuellement de 60 millions de doses par an. La mise en place d'un matériel nouveau la portera à 156 millions de doses, ce qui sera suffisant pour couvrir les besoins nationaux. Le Dr Sengupta est reconnaissant au Gouvernement de l'URSS d'avoir fourni du vaccin pour compléter les quantités produites en Inde. :
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L'Inde a donné 8 millions de doses de vaccin antivariolique au Bangladesh pour lui permettre de faire face à ses besoins immédiats. Une délégation indienne s'est rendue au Bangladesh en avril 1972 afin d'étudier les moyens d'y maîtriser la maladie.
Le PRESIDENT annonce que l'Organisation des Nations Unies a confirmé le dépôt par le Bangladesh d'un instrument officiel d'acceptation de la Constitution. Le Bangladesh est donc maintenant Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, où il est le bienvenu. Le Dr TEKLE (Ethiopie) note que, d'après le rapport du Directeur général, 25 976 cas de variole ont été signalés en Ethiopie en 1971 contre 722 cas seulement en 1970, ce qui s'explique par une notification plus complète. Le programme éthiopien d'éradication de la variole repose 1) notification améliorée; 2) enquêtes sur les poussées et sur quatre activités principales activités d'endiguement; 3) dépistage actif; et 4) vaccination systématique par les services de santé. Le pays dispose d'un excellent réseau de notification, mis en place avec la coopération des établissements sanitaires, des écoles, des autorités civiles et des postes militaires. La plus haute priorité est donnée aux enquêtes sur les poussées et aux activités d'endiguement. Tous les cas suspects font immédiatement l'objet d'investigations épidémiologiques et des équipes de surveillance munies de cartes enquêtent dans les zones en cause. Pour endiguer les poussées, toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades sont vaccinées, qu'elles habitent les villages où les cas ont été signalés aussi bien que les villages voisins. Parfois même, on vaccine la population d'une zone entière. Les zones dans lesquelles les activités d'endiguement ont été menées sont visitées de nouveau par l'équipe dans un délai de quatre à six semaines afin de contrôler l'efficacité des opérations. Par la même occasion, l'équipe inspecte les zones avoisinantes pour prévenir la diffusion de la maladie. Lorsqu'aucun cas de variole n'a été signalé dans une province, les équipes se livrent au dépistage actif. Elles visitent les établissements sanitaires, les écoles, les marchés et d'autres institutions en vue de découvrir les cas éventuels et vaccinent la population locale pour élever le niveau d'immunité. En outre, elles distribuent du vaccin et des aiguilles aux établissements sanitaires locaux et forment le personnel aux techniques de vaccination. Depuis janvier 1971, cinq millions de personnes ont été vaccinées et, dans la plupart des zones d'endémicité du sud et du sud -ouest de l'Ethiopie, la maladie a été maîtrisée. Comme la délégation éthiopienne l'a indiqué au cours de la quatrième séance plénière, la variole sera bientôt complètement éradiquée du pays. En septembre 1972, un séminaire se tiendra à Addis -Abéba pour évaluer les progrès réalisés, former de nouvelles équipes de surveillance et discuter les plans d'action future. Des pays voisins sont invités à y participer. On espère que l'utilisation de cartes détaillées des zones frontières permettra aux équipes de surveillance de la variole tant éthiopiennes que soudanaises de localiser exactement les secteurs de poussées épidémiques afin que la maladie puisse être attaquée simultanément des deux côtés de la frontière. Le Dr Tekle dit combien son gouvernement apprécie l'aide active apportée par l'OMS à l'exécution du programme éthiopien d'éradication de la variole. :
Le Professeur TIGYI (Hongrie) souligne qu'aucun cas de variole ne s'est produit dans son pays depuis la Première Guerre mondiale et qu'ainsi la Hongrie n'a pas été directement intéressée par le programme d'éradication de la variole. Toutefois, l'épidémie qui s'est récemment déclarée en Yougoslavie a constitué un danger immédiat et les autorités sanitaires hongroises ont pris des mesures pour empêcher la propagation de l'infection en Hongrie. L'administration hongroise de la santé se félicite des résultats obtenus par le programme d'éradication de la variole, résultats qui prouvent que la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé a bien fait d'adopter ce programme. La Hongrie contribue aux activités menées par l'OMS dans ce domaine et en 1971 elle a aidé les pays qui participent au programme en fournissant 500 000 doses de vaccin lyophilisé. Etant donné la situation mondiale, la vaccination antivariolique est toujours obligatoire en Hongrie mais, pour réduire au minimum les complications et les effets adverses, des mesures spéciales de protection sont prises pour la primovaccination des personnes âgées. La Hongrie étudie la possibilité de renoncer à la vaccination obligatoire, ce qui serait plus facilement réalisable si les pays dans lesquels la variole est endémique indiquaient le résultat des revaccinations sur le certificat international de vaccination et exigeaient la répétition de toute revaccination effectuée sans succès. Pour le Dr AUJOULAT (France), il est évident, puisque la variole est réapparue au premier plan de l'actualité, que les pays qui ont jusqu'à présent maintenu un système préventif rigoureux devraient se montrer prudents lorsqu'il est question d'y renoncer. Certes la délégation de la France avait salué avec satisfaction les conclusions du Comité d'experts réuni à Genève en automne 1971 en vue d'arrêter la stratégie à appliquer contre la variole dans les dernières années précédant l'éradication, Comité qui avait cru pouvoir exprimer l'espoir que la variole serait éliminée d'ici quelques années. Or voici que des épidémies se sont produites dans des pays considérés comme indemnes et 1972 sera à marquer d'une pierre noire après l'optimisme de l'année précédente.
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La délégation de la France est convaincue qu'il serait erroné, même dans les pays indemnes, de suspendre l'obligation de la vaccination systématique. Elle se rallie sans réserve aux affirmations contenues dans le rapport du Directeur général, à savoir que la maladie est loin d'être jugulée, et qu'il reste beaucoup à faire dans les pays d'endémicité alors que dans les pays exempts une vigilance accrue s'impose. La possibilité de réimportation de la maladie conduit la France à maintenir la vaccination, qui serait difficile à réintroduire si elle se trouvait suspendue pendant un certain temps. Il faut également prendre en considération le danger qu'il y aurait à donner un exemple que pourraient suivre d'autres pays plus menacés. Le Dr Aujoulat estime donc que les perspectives d'une éradication prochaine ne doivent pas amener à réduire les mesures préventives. L'enseignement du diagnostic de la variole doit continuer à figurer dans les programmes de formation des médecins et des moyens audio- visuels doivent être utilisés en l'absence de cas. Le Dr ROASHAN (Afghanistan), décrivant le programme d'éradication qui, dans son pays, a fait baisser de 80 % l'incidence de la maladie, précise que la phase d'attaque entreprise en avril 1969 est maintenant achevée dans trois des quatre zones que comprend l'Afghanistan et que la phase de consolidation y a commencé. La vaccination systématique de masse a été effectuée maison par maison et village par village et a été précédée par une campagne d'éducation sanitaire. Sur une population totale estimée à 17 millions d'habitants, dont 2,8 millions de nomades, 10 millions de personnes seulement ont en fait été vaccinées. On pense que si beaucoup de gens ne l'ont pas été, c'est principalement parce que de nombreux groupes de nomades ou de semi- nomades n'ont pu être atteints au moment de la vaccination. Parmi les objectifs de la phase de consolidation figurent la revaccination de tous les enfants de dix ans et moins et la vaccination de toutes les personnes qu'on n'avait pu toucher pendant la phase d'attaque. Lorsque le programme a été lancé, il n'existait pas de système approprié de notification des cas de variole et des mesures ont été prises immédiatement pour mettre en place un réseau national qui constitue l'élément le plus important du programme. En ce qui concerne l'endiguement des épidémies, des équipes de zone spécialement formées se sont occupées de toutes les poussées signalées depuis 1970. Les principaux problèmes ont été posés par l'importation de l'infection à partir d'autres pays et par la variolisation qui est encore pratiquée dans certains secteurs reculés. Pour mettre un terme à cette pratique, la surveillance active sera intensifiée dans les provinces frontières. Grâce à l'amélioration de la notification, à une surveillance active et au fait que les poussées font l'objet d'enquêtes plus approfondies et de promptes mesures d'endiguement, les foyers d'endémie ont été presque éliminés. On a enregistré non seulement une réduction progressive des zones d'endémicité, mais encore une baisse de l'incidence. La formation de personnel pour le programme d'éradication se poursuit et des progrès constants sont accomplis. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) note que le rapport du Directeur général et le Relevé épidémiologique hebdomadaire du 5 mai 1972 rendent compte des progrès réalisés dans l'éradication de la variole et soulignent le danger d'importation à partir des pays où la maladie est endémique. La terrible expérience des pays du continent américain où la variole n'existait pas avant 1496 et où elle a causé des millions de décès en 470 ans avant d'être finalement éradiquée constitue une mise en garde contre toute interruption prématurée de la vaccination qui pourrait exposer l'humanité à des souffrances et à des pertes évitables. Les perspectives d'éradication de la variole sont encourageantes. L'exemple du Brésil, qui est aussi étendu que l'Europe entière et où les conditions géographiques et sociales sont très diverses, montre ce que l'on peut réaliser en peu de temps grâce à une organisation efficace des services de santé publique. Le Mexique, qui est exempt de variole depuis plus de vingt -cinq ans, considère que le compte rendu du délégué du Brésil sur ce qui s'est passé dans son pays est particulièrement important pour les Amériques, première Région n'ayant connu aucun cas de variole pendant une année entière.
Le Dr Bustamante rend hommage à l'OMS ainsi qu'à l'URSS, aux Etats -Unis d'Amérique et aux trente -deux autres pays qui ont versé des contributions au compte spécial pour l'éradication de la variole. Au risque de paraître exagérément optimiste, il suggère que des médecins commencent à réunir des données en vue d'écrire une histoire de la variole à publier au moment opportun pour montrer que l'éradication définitive d'une maladie transmissible peut être réalisée par l'OMS avec la coopération de tous les pays. Au nom des délégations de Ceylan et de la Yougoslavie ainsi que de celle du Mexique, le Dr Bustamante présente le projet de résolution suivant :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'éradication de la variole; Appréciant à leur juste valeur les progrès sensibles réalisés jusqu'à présent dans le cadre des programmes exécutés à travers le monde et félicitant les pays qui ont réussi à éradiquer la maladie;
COMMISSION A
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Notant toutefois avec inquiétude que la variole persiste à l'état endémique dans certaines régions d'Afrique et d'Asie et qu'elle a réapparu récemment dans plusieurs pays qui en étaient indemnes, PRIE tous les Etats Membres de continuer à accorder une attention prioritaire à l'éra1. dication de la variole, d'intensifier leurs efforts pour interrompre le plus tôt possible la transmission de la maladie dans les zones où l'endémie subsiste, et d'empêcher la variole de se réinstaller dans les pays d'où elle a été éliminée; INVITE instamment tous les gouvernements intéressés 2. à collaborer pleinement à la notification immédiate de tous les cas de variole à a) l'Organisation; et à mettre en place ou à renforcer leurs réseaux nationaux de surveillance afin b) d'identifier les sources d'infection, d'endiguer rapidement les poussées épidémiques et d'éliminer les foyers d'endémie; 3. RECOMMANDE d'autre part que les pays non endémiques où se produisent des cas de variole invitent l'OMS à participer à leurs enquêtes épidémiologiques de manière à faciliter la coordination internationale des mesures prises; 4. PRIE le Directeur général de fournir, sur demande, des équipes d'évaluation aux pays qui ont récemment interrompu la transmission de la variole et souhaitent que l'Organisation certifie que leur territoire est exempt de la variole; PRIE le Directeur général de continuer à apporter aux pays toute l'aide possible en la 5. matière; et REMERCIE les pays qui fournissent une généreuse contribution au programme en faisant don 6. de grandes quantités de vaccin, soit dans le cadre d'accords bilatéraux, soit par l'intermédiaire du fonds bénévole de l'OMS pour la promotion de la santé. :
Le Dr N'DOW (Gambie) estime, lui aussi, que la situation en ce qui concerne la variole est loin d'être satisfaisante. Toutefois, l'OMS mérite des félicitations pour les résultats obtenus, notamment pendant la période 1967 -1971. Ces résultats contribueront certainement beaucoup à la réalisation de l'objectif que constitue l'éradication mondiale. Bien que beaucoup de pays d'Afrique soient relativement exempts de variole, la poussée qui s'est produite au Botswana, après qu'aucun cas n'eut été décelé pendant quatre ans, donne plus de poids aux recommandations du Comité d'experts de l'Eradication de la Variole qui sont citées dans le rapport. Tant qu'il restera des foyers d'endémie sur le continent africain, la menace de la variole persistera. Le Dr N'Dow partage l'opinion selon laquelle la vaccination de masse ne suffit pas à arrêter la transmission de la maladie si elle ne s'accompagne pas d'une surveillance épidémiologique appropriée. Lors d'un séminaire organisé par l'OMS à Lagos voici quelques années, certains participants avaient préconisé la création d'un centre épidémiologique qui desservirait les pays de la Région, notamment après l'achèvement de la phase d'attaque du programme régional. La nécessité d'un tel centre est apparue plus nettement pendant l'épidémie de choléra qui a eu lieu en Afrique occidentale et centrale en 1971. La Gambie dépend presque entièrement de l'OMS pour l'échange hebdomadaire de données épidémiologiques, et le Dr N'Dow pense que l'existence d'un centre épidémiologique réduirait le délai qui s'écoule entre la notification et l'action préventive et aiderait ainsi à contenir les poussées de maladies transmissibles. Le Dr VALVERDE (Bolivie) dit qu'il n'y a pas eu de cas de variole dans son pays depuis 1966. L'éradication a été due à l'aide efficace fournie par l'OMS, l'OPS et le FISE. Bien que la maladie ait été éliminée, les vaccinations se poursuivent afin d'éviter sa réapparition et un programme national vient de s'achever. En outre, une surveillance et un contrôle très stricts sont exercés dans tous les aéroports et à tous les points d'entrée dans le pays. Les Etats Membres de l'OMS devraient se féliciter de ce que la variole soit maintenant en voie d'éradication dans le monde entier. Le cas du Brésil est notable et digne d'éloges; ce pays a réussi à se débarrasser de la maladie et aucune poussée ne s'y est produite au cours de l'année écoulée. Le Dr Valverde déplore, comme le délégué de l'URSS, que les médecins ne soient souvent plus capables de reconnaître la variole. On pourrait recommander aux facultés de médecine du monde entier, mais surtout à celles des pays en voie de développement, d'inclure dans leurs programmes l'étude des symptômes de la maladie afin que, si celle -ci réapparaissait, il n'en résulte aucune conséquence grave pour ces pays ou pour l'humanité dans son ensemble. Le délégué de la Bolivie appuie le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, du Mexique et de la Yougoslavie. Selon le Dr LEKIE ( Zayre), le rapport du Directeur général incite à l'optimisme, mais il n'y a pas lieu de ralentir les efforts. Au Zayre, le programme a bien marché jusqu'à présent. On a enregistré 4000 cas de variole en 1968, 2064 en 1969, 724 en 1970, 63 en 1971 et aucun encore en 1972. Toutefois le Zayre demeure vigilant, sachant que la maladie peut toujours réapparaître localement ou être importée d'un pays d'endémicité.
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Des remerciements pour le succès de la campagne sont dus à l'OMS ainsi qu'aux Etats -Unis d'Amérique, qui ont fourni pour les équipes de surveillance des volontaires du Corps de la Paix. L'élimination de la variole au Zafre est d'une importance vitale pour le programme mondial d'éradication puisque ce pays a des frontières communes avec dix Etats différents; le Dr Lekie espère donc que les volontaires pourront rester sur place pour poursuivre les activités de surveillance aussi longtemps que ce sera nécessaire. Quelques pays ont annoncé leur intention de supprimer la vaccination obligatoire ou d'en ralentir le rythme. De telles déclarations causent une certaine gêne au Zafre parce qu'elles font croire à beaucoup de personnes qu'en raison de progrès techniques, il est maintenant possible de se passer de la vaccination. Le Dr Lekie se rallie à ce qui a été dit à ce propos par les délégués de la Belgique et de la France.
Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) souligne que l'introduction de la variole dans son pays a été le premier accident de ce genre depuis 42 ans. Il est heureux d'annoncer que la Yougoslavie est de nouveau exempte de variole. On a intégralement appliqué lors de la poussée les recommandations du Comité d'experts de l'Eradication de la Variole, en particulier celle tendant à ce que tous les cas qui se produisent dans des zones de non -endémicité fassent l'objet d'enquêtes et de mesures d'endiguement de la part du personnel national secondé par des agents expérimentés de l'OMS. En fait, le Gouvernement a recouru non seulement aux experts de l'OMS mais encore à des groupes d'étude de divers pays. Les cas ont été promptement notifiés et rien n'a été tenu secret. Pourtant, même après que la Yougoslavie a été déclarée exempte de variole conformément au Règlement sanitaire international, la presse ou d'autres moyens d'information de certains pays ont donné une image fausse de la situation, ce qui a eu sur le plan économique des répercussions dont la Yougoslavie se ressent encore actuellement. La délégation yougoslave pense que l'OMS pourrait faire davantage pour que le public soit correctement informé. Tous les habitants des zones touchées et plus de 90 % de la population totale du pays ont été vaccinés, de sorte qu'il n'y aura à peu près aucun risque de réinfection pendant plusieurs années. Les dépenses directes occasionnées par la campagne ont représenté 8 % du budget annuel de la santé. Le diagnostic précoce d'une maladie telle que la variole constitue sans doute l'une des plus importantes mesures préventives, mais il n'est pas toujours possible de découvrir rapidement la maladie. Le premier cas s'est produit dans un petit village et a été si bénin que le patient n'a pas eu besoin de soins médicaux. Ce cas n'a été découvert qu'à la suite d'investigations épidémiologiques. Le Dr Jakovljevie se demande si la politique suivie par l'OMS en 1970 pour avertir le monde des poussées de choléra ne pourrait pas à l'avenir être appliquée à la variole. Le Gouvernement yougoslave continuera, comme les années précédentes, à soutenir le programme mondial d'éradication de la variole. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) ne s'inquiète pas outre mesure de l'augmentation de l'incidence de la variole, puisque cela témoigne d'une surveillance accrue et d'une notification plus complète. Mais il est préoccupé de voir l'appui financier de l'Organisation en faveur du programme diminuer si peu que ce soit. L'histoire offre de nombreux exemples d'un retrait de fonds prématuré. Il faut bien admettre que le coût par cas s'élèvera à mesure qu'on se rapprochera de l'éradication. Sur les sept recommandations formulées par le Comité d'experts de l'Eradication de la Variole, cinq se rapportent d'une façon ou d'une autre à la nécessité d'une surveillance accrue. Tous les pays devraient remercier le Gouvernement yougoslave de la promptitude avec laquelle les notifications ont été faites, ce qui a permis à d'autres autorités sanitaires d'intensifier comme il convenait leurs activités de surveillance. Aux Etats -Unis, la tâche de l'administration s'est trouvée facilitée, l'attention ne se portant que sur les voyageurs en provenance des zones affectées et non de toute la Yougoslavie, et l'on a pu cesser d'exiger des certificats de vaccination dès que la Yougoslavie a signalé l'arrêt de la transmission. A propos de quelques -unes des opinions exprimées, le Dr Sencer explique que la vaccination systématique n'est plus nécessaire aux Etats -Unis d'Amérique pour les enfants, mais demeure vivement recommandée pour les agents sanitaires et les voyageurs qui se rendent dans des zones d'endémicité. Aucun vaccin n'étant absolument sûr, chaque autorité sanitaire doit peser les risques et les avantages de la vaccination et de la non -vaccination compte tenu de la situation nationale.
Le Dr HASAN (Pakistan) signale que l'éradication a été retardée dans son pays par la division en programmes provinciaux du programme unique applicable à l'ensemble du Pakistan et par les bouleversements politiques récents. Le plan d'opérations a maintenant été rationalisé, des consultants de l'OMS sont en poste dans les quatre provinces et les activités de vaccination et de surveillance se déroulent de façon satisfaisante. Une source constante de difficultés est le manque de moyens d'entretien des véhicules. Chaque fois qu'un véhicule tombe en panne, il faut un certain temps pour le réparer, ce qui retarde les opérations d'endiguement et de surveillance. La faute en incombe principalement au règlement financier de l'Etat qui n'autorise pas les avances de fonds. On cherche à faire modifier ce règlement; cependant, comme des obstacles anaingups npnvpnt ap
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rencontrer dans d'autres pays, le Dr Hasan suggère que l'OMS envisage de mettre à la disposition des consultants, pour leur permettre de faire face à des besoins immédiats imprévus, des fonds que le gouvernement intéressé rembourserait par la suite. Le délégué de l'Egypte a dit que la notification et la surveillance dépendent de l'existence de services de santé de base, mais l'éradication de la variole ne peut pas attendre que des conditions idéales soient réunies. Il est nécessaire de faire appel à des personnes qui ne sont pas des agents sanitaires et, pour cela, la fiche d'identification de la variole décrite dans le rapport du Directeur général est utile. Le Pakistan compte parvenir prochainement à produire du vaccin antivariolique mais, tant que la fabrication n'aura pas commencé, il ne pourra se passer des vaccins donnés par d'autres pays. Le Dr Hasan est reconnaissant de l'aide reçue à cet égard. Le Dr SUFI (Somalie) dit que la Somalie est exempte de variole depuis de nombreuses années mais que, la maladie étant endémique dans un pays voisin, le programme national de vaccination se poursuit. Les immenses distances à parcourir, l'insuffisance des moyens de communication et le nomadisme d'une grande partie de la population causent de graves difficultés. Une route qui traversera le pays du nord au sud sera bientôt construite et des puits seront creusés tous les dix kilomètres le long du parcours. On en profitera pour vacciner les nomades qui se rassembleront de temps à autre autour des puits. Dans la plupart des principaux centres de santé, la vaccination antivariolique est maintenant combinée avec la vaccination des nouveau -nés par le BCG et l'on se propose d'intégrer les deux programmes à d'autres activités sanitaires de base. Le Dr TAJELDIN (Qatar) informe la Commission qu'aucun cas de variole n'a été détecté dans son pays depuis vingt ans et que l'on fait des efforts continus pour prévenir l'importation de la maladie. La vaccination de tous les enfants au cours des trois premiers mois de leur existence est obligatoire et des programmes périodiques de vaccination de masse intéressant toute la population sont exécutés tous les trois ans ou chaque fois qu'un cas de variole se produit dans un pays voisin. Une stricte surveillance est exercée sur les personnes effectuant des voyages internationaux. La délégation du Qatar souligne qu'il importe de mettre au point des méthodes simplifiées et améliorées de diagnostic en laboratoire, étant donné la probabilité d'une modification des signes et symptômes de la variole sous l'effet de l'immunité résiduelle provenant de la vaccination. Il serait utile que l'OMS organise des cours de formation de courte durée pour techniciens de laboratoire. Le Dr RAMAMBAZAFY (Madagascar) estime que son pays doit d'être exempt de variole depuis cinquante ans aux mesures rigoureuses de protection qui sont appliquées en permanence. Madagascar est une plaque tournante pour les voyageurs et se trouve ainsi relié en permanence avec d'autres pays où la variole est, ou était récemment encore, endémique. Tous les Malgaches sont revaccinés tous les trois ans et la couverture assurée est estimée à 80 %. En outre, les autorités soumettent à un contrôle étroit toutes les personnes arrivant dans le pays et ces voyageurs sont au besoin invités à se laisser vacciner sur place ou à quitter Madagascar. Le service malgache de production de vaccins est en mesure de fournir du vaccin antivariolique à d'autres pays qui en feraient la demande dans le cadre de la coopération internationale. Le Dr DARAMOLA (Nigéria), signalant le succès remporté dans son pays par le programme OMS /USAID d'éradication, souligne combien il importe de poursuivre les activités de surveillance. La leçon à tirer de la lutte antivariolique est qu'il est si difficile d'éradiquer une maladie qu'on n'a pu y parvenir alors même qu'on disposait de techniques de vaccination efficaces depuis un siècle et demi. Seul le programme coopératif mondial lancé par l'OMS a rendu l'éradication possible. Il ne faut pas oublier qu'il existe d'autres maladies, telles que la rougeole, le tétanos et la tuberculose, qui causent beaucoup plus de morbidité et de mortalité que la variole et qui sont également susceptibles d'être jugulées par la vaccination. Pourtant les deux tiers de la population de beaucoup de pays ne peuvent bénéficier de vaccinations systématiques. Une fois que la variole aura été éradiquée, les équipes spécialisées ne devront pas être licenciées mais utilisées contre d'autres maladies importantes. Il est à espérer que les enseignements du programme antivariolique aideront l'Organisation à combattre les autres maladies qui pourraient être éliminées par la vaccination de masse. La séance est levée à 13 heures.
DIXIEME SEANCE
Lundi 22 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
ERADICATION DE LA VARIOLE (suite)
Ordre du jour, 2.5
Le PRESIDENT attire l'attention de la Commission sur le projet de résolution présenté lors de la neuvième séance par les délégations de Ceylan, du Mexique et de la Yougoslavie, et dont le texte a maintenant été distribué. Avec l'assentiment des auteurs, la délégation du Royaume -Uni a proposé des amendements ayant pour but de remplacer l'alinéa a) du paragraphe 2 du dispositif par le texte suivant a) à notifier immédiatement à l'Organisation tout cas de variole se produisant dans une région non endémique; ainsi que d'insérer dans le dispositif un nouveau paragraphe 3 rédigé comme suit 3. PRIE le Directeur général de prendre des dispositions pour transmettre promptement à tous les Etats Membres intéressés les renseignements mentionnés à l'alinéa a) du paragraphe 2; L'actuel paragraphe 3, devenu le paragraphe 4, serait amendé comme suit 4. RECOMMANDE d'autre part que les pays non endémiques dans lesquels des cas de variole se produisent ou sont soupçonnés informent pleinement l'OMS de leurs enquêtes épidémiologiques, et qu'ils l'invitent à y participer s'il y a lieu, de manière à faciliter la coordination internationale des mesures prises; Enfin, les paragraphes 4, 5 et 6 seraient renumérotés 5, 6 et 7. .
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Le Dr HACHICHA (Tunisie) estime que l'éradication de la variole est une entreprise difficile qui nécessite une collaboration accrue entre les pays d'endémicité ainsi que la mise en oeuvre de programmes régionaux bien coordonnés. Dans tous les pays, une attention plus grande doit être accordée aux activités de surveillance, en particulier dans les pays limitrophes de zones où la variole est endémique. Etant donné l'importance d'un diagnostic rapide, il est nécessaire de disposer de matériel de laboratoire spécial et de personnel qualifié. Dans de nombreux pays, ce personnel fait défaut et l'on a besoin de moyens de formation accrus. En Tunisie, la campagne de vaccination se poursuit à raison de 20 % de la population chaque année, mais elle n'est pas systématique car les adultes répugnent à se faire revacciner. Néanmoins, les enfants sont systématiquement vaccinés au cours de la deuxième année et quand ils entrent à l'école. Ce que le délégué de la Yougoslavie a dit des conséquences économiques néfastes de la notification est vrai pour toutes les maladies visées par le Règlement sanitaire international; la Tunisie en a fait l'expérience lors de la poussée de choléra et les répercussions économiques y ont été ressenties pendant plusieurs mois. L'OMS devrait faire quelque chose à ce sujet. Certains pays où le risque de variole est faible ont abandonné la vaccination et laissent à leurs services de santé publique le soin de barrer la route à la maladie. Le Dr Hachicha estime qu'il s'agit là d'une mauvaise politique et que ces pays s'exposent à des risques considérables. Le Dr PINTO MUSA (Brésil) appuie le projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, du Mexique et de la Yougoslavie. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) déclare que, depuis trois ans, son pays est indemne de variole. Les services épidémiologiques, maintenant décentralisés, sont organisés au niveau de la région. Le Dr Cummings se félicite de la collaboration qui existe entre dix -neuf Etats de la Région africaine et mentionne les efforts faits par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID) pour mettre sur pied un programme régional. Le Gouvernement de la Sierra Leone accorde son appui aux programmes qui s'inspirent de cet esprit de collaboration régionale. Le Dr Cummings demande si l'on a observé de nouveaux cas de variole du singe. Le Professeur PENSO (Italie) ne doute pas que l'on parvienne un jour à éliminer la variole dans le monde, mais on en est encore loin. De plus, le risque subsiste toujours de voir la maladie réintroduite dans les pays de non -endémicité et il s'accroit même au fur et à mesure qu'augmente le nombre des voyages internationaux. Aussi, les pays où la maladie a été éradiquée ne doivent -ils pas s'endormir sur leurs lauriers. Certains ont prétendu que, dans les pays où la variole n'existe plus, la vaccination est plus dangereuse que le risque de contracter la maladie, mais cela n'est vrai que si toute la population a été vaccinée. Que se passera -t -il si la variole s'installe dans des - 362 -
COMMISSION A
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populations dont des générations entières n'auront pas été vaccinées ? A l'occasion de plusieurs poussées de variole qui se sont produites en Italie, on a pu observer que le virus n'avait atteint que les personnes qui n'avaient jamais été vaccinées ou qui n'avaient pas été vaccinées depuis 20 ans. Le Professeur Penso se demande ce qui se serait passé si la vaccination de masse n'avait pas été pratiquée. Au point où l'on en est, renoncer à la vaccination semble être une politique dangereuse et certainement peu conforme au programme de l'OMS. M. MINKO (Gabon) déclare qu'aucun cas de variole ne s'est produit au Gabon depuis 1964, mais qu'il ne faut pas croire pour autant que la maladie a été éradiquée. Etant donné la fréquence et la rapidité des déplacements par les moyens de transport modernes, il ne faut pas relâcher la vigilance. Des campagnes de vaccination systématique se poursuivent et les frontières sont surveillées. L'insuffisance de la couverture vaccinale dans certaines régions du pays incite la délégation gabonaise à craindre que le programme d'éradication ne vienne à être menacé par la diminution ou le retrait de l'assistance bilatérale accordée à son pays. Tout en exprimant sa gratitude pour l'aide appréciable qu'il a reçue de l'OMS et de l'USAID, le Gouvernement du Gabon souhaite que cette aide se prolonge encore pendant quelques années afin qu'il puisse achever son programme. Pour le Dr AL -WAHBI (Irak), le projet de résolution et l'amendement dont la Commission est saisie sont incompatibles avec le Règlement sanitaire international. En proposant que les pays puissent demander à l'OMS de certifier qu'ils sont exempts de variole, la résolution va plus loin que le Règlement sanitaire international. En effet, ce Règlement prévoit que seuls les aéroports peuvent être certifiés exempts et non les pays tout entiers. De plus, l'emploi de l'auxiliaire "should" au paragraphe 3 du dispositif de la version anglaise du projet de résolution sous -entend que les pays ont l'obligation d'inviter l'OMS à participer à leurs enquêtes épidémiologiques. La souveraineté des Etats Membres de l'Organisation interdit une telle formulation. Le Dr Al -Wahbi propose que l'on utilise "may" au lieu de "should" et que, dans le paragraphe suivant, on supprime le membre de phrase "et souhaitent que l'Organisation certifie que leur territoire est exempt de :
la variole ".
Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) propose que l'on ajoute une recommandation supplémentaire au paragraphe 6 du dispositif du projet de résolution, à savoir l'intensification des recherches sur le diagnostic de la variole en laboratoire, le traitement des cas et les mécanismes de l'immunité. Le Dr RESTREPO (Colombie) déclare que le but du programme antivariolique entrepris dans son pays a été d'éradiquer la maladie dans les plus brefs délais, afin que la persistance de foyers d'infection ne vienne pas compromettre le succès. A son avis, il faut diffuser des renseignements sur l'épidémiologie de la maladie parce que certaines modifications des signes cliniques et des symptômes peuvent rendre le diagnostic plus difficile et que beaucoup de médecins ne pensent plus qu'ils peuvent avoir affaire à la variole. Ces deux facteurs sont de nature à favoriser des poussées de variole, qui peuvent toutefois être rapidement endiguées si des mesures sont prises à temps. La formation de personnel de laboratoire et l'installation de laboratoires en des points stratégiques sont d'autant plus nécessaires que l'on a souvent des difficultés à poser le diagnostic clinique. Aucun cas de variole n'ayant été signalé dans les Amériques depuis plus d'un an, le Dr Restrepo aimerait savoir si ce délai est suffisant pour que l'OMS déclare la maladie éradiquée dans la Région. L'élaboration de nouvelles stratégies dépendra dans une large mesure de la réponse qui sera donnée à cette question. La délégation colombienne appuie le projet de résolution proposé à la Commission. Le Dr ELOM (Cameroun) souscrit au projet de résolution ainsi qu'aux différents amendements qui ont été présentés, particulièrement à celui qui a été proposé par le délégué de la Roumanie. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que le premier des amendements proposés par sa délégation prie instamment tous les gouvernements de signaler immédiatement à l'Organisation tout cas de variole se produisant dans une région de non endémicité. A la réflexion, la délégation britannique pense maintenant que cet amendement doit être remanié car il pourrait laisser croire que seuls les cas se produisant dans des régions de non -endémicité doivent être signalés. Il propose donc que l'amendement à l'alinéa a) du paragraphe 2 du dispositif soit ainsi formulé :
à notifier immédiatement à l'Organisation, comme ils sont déjà tenus de le faire, tous les cas de variole, et en particulier à utiliser les moyens les plus rapides pour tout cas se produisant dans une région de non -endémicité. a)
Le deuxième amendement, qui prie le Directeur général de transmettre des renseignements à tous les Etats Membres, vise à ce que des renseignements soient immédiatement communiqués aux pays voisins. Le paragraphe 3 du projet de résolution présenté par les délégations de Ceylan, du Mexique et de la Yougoslavie demande que les pays de non -endémicité où se produisent des cas de variole invitent l'OMS à participer à leurs enquêtes épidémiologiques. Une telle recommandation imposera
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une charge supplémentaire à l'Organisation et pourra même faire perdre aux pays un temps précieux. De toute façon, ce sont les premières quarante -huit heures qui sont décisives et il est peu probable qu'un expert de l'OMS puisse arriver sur les lieux dans ces délais. Telles sont les raisons du troisième amendement proposé par la délégation britannique. Sir George ne partage pas l'avis du délégué de l'Irak quant à l'emploi, dans la version anglaise, de l'auxiliaire "should" étant donné "recommande" et qu'ainsi aucune obligation n'est imposée aux Etats Membres. qu'il est bien dit Néanmoins, il ne voit pas d'inconvénient à supprimer ce verbe et à modifier le troisième amendement pour le formuler de la manière suivante :
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RECOMMANDE d'autre part que les pays non endémiques dans lesquels des cas de variole se produisent ou sont soupçonnés informent pleinement l'OMS de leurs enquêtes épidémiologiques, et qu'ils lui donnent l'occasion d'y participer, de manière à faciliter la coordination internationale des mesures prises; 4.
Plusieurs orateurs ont dit que les pays ne doivent pas renoncer à la vaccination obligatoire des enfants dans la deuxième année. Au Royaume -Uni, cette vaccination est loin d'être universelle et n'est pratiquée que dans 40 % environ des cas. Cependant, on ne peut compter sur la vaccination et la revaccination pour empêcher la propagation de la maladie pendant vingt ans. Ce sont justement les sujets revaccinés qui sont susceptibles de contracter une forme clinique modifiée de la variole et de la propager alors largement. Le Dr MAKOUNDOU (Congo) doute que l'on puisse parler de pays "non endémiques ", comme il est dit au paragraphe 3 du dispositif de la résolution; en effet, l'adjectif "endémique" s'applique à la maladie et non aux pays. Il préférerait que l'on dise "les pays habituellement indemnes de la :
maladie ".
Le Professeur HALTER (Belgique) donne son accord aux amendements présentés par la délégation du Royaume -Uni et par les délégués de l'Irak et de la Roumanie. Cependant, il souhaiterait que l'on ajoute encore quelques mots au paragraphe 5 du dispositif du projet initial afin de prier le Directeur général de faire rapport à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur le déroulement du programme d'éradication. Pour pouvoir garder trace des différents amendements proposés, le Professeur Halter aimerait recevoir un texte coordonné du projet de résolution. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) fait observer que l'idée de certifier qu'un pays est exempt d'une maladie n'est pas aussi nouvelle que le délégué de l'Irak peut le croire. Ce système est en vigueur depuis un certain nombre d'années dans le cadre du programme de lutte contre le paludisme. De plus, le fait d'inviter l'OMS à participer aux enquêtes épidémiologiques est conforme à l'article 11, paragraphe 3, du Règlement sanitaire international. Aux Etats -Unis, l'observation du Règlement sanitaire international a donné des résultats tout à fait satisfaisants. Avertie qu'un rongeur pestiféré avait été trouvé dans un port, l'OMS a dépêché sur place un expert de l'Institut Pasteur, ce qui n'a eu aucune conséquence néfaste sur le plan économique. Le Dr AL -WAHBI (Irak) dit que ses observations avaient trait aux maladies soumises à surveillance aux termes du Règlement sanitaire international et non aux maladies transmissibles en général. Le Dr HASSAN (Egypte) craint que, malgré les assurances du délégué du Royaume -Uni, l'auxiliaire "should ", dans la version anglaise du paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution initial ainsi que dans les amendements proposés, ne puisse être interprété comme une obligation pour les Etats Membres d'inviter l'OMS à participer aux enquêtes épidémiologiques nationales. Il propose donc qu'on le supprime. Comme le délégué des Etats -Unis, le Dr Hassan estime que l'OMS peut participer à ces enquêtes avec l'assentiment des Etats Membres intéressés.
Le Dr CHAPMAN (Canada) souscrit entièrement aux propositions et aux observations du délégué du Royaume -Uni. Il est d'accord avec le délégué de la Belgique pour proposer que l'on prie le Directeur général de rendre compte à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie les amendements proposés et souscrit aux opinions exprimées par les délégués de la Belgique, de la Roumanie et, plus particulièrement, de l'Irak. Sans être opposé à ce que l'on invite des équipes OMS à venir juger sur place de l'éradication de la variole, il estime que l'on ne doit pas attendre leur jugement pour certifier qu'un pays est exempt de variole et qu'il n'y a aucune raison de douter de l'évaluation qu'un pays fait de sa propre situation. La délégation de l'URSS appuie les amendements proposés par les délégués de l'Egypte et de l'Irak au paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution original. Il serait bon que l'OMS produise un film et un manuel illustré sur le diagnostic de la variole. Le Dr EVANG (Norvège) adjure les membres de la Commission de ne pas trop céder à des considérations de caractère diplomatique et leur rappelle qu'ils prennent part à un événement historique, à savoir l'éradication d'une maladie dangereuse. Les amendements du Royaume -Uni au projet de résolution n'ont rien d'attentatoire à la souveraineté des Etats Membres et le Dr Evang souhaite que la majorité des délégations, à l'instar de la sienne, accordent leur appui à ces amendements.
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Le Dr GOMAA (Egypte) propose que l'Organisation aide les Etats Membres à développer leurs services de laboratoire afin de pouvoir fabriquer eux -mêmes le vaccin dont ils ont besoin et même satisfaire, si possible, certaines demandes venant de l'étranger. On pourrait, à cet effet, ajouter un membre de phrase au paragraphe 5 du dispositif du projet de résolution. Le Dr SUMPAICO (Philippines) appuie le projet de résolution et les amendements proposés. Il suggère que l'on supprime l'adjectif "grandes" dans le paragraphe 6 du dispositif, car ce ne sont pas les quantités de vaccin qui comptent, mais plutôt la générosité avec laquelle le don en est fait.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) propose qu'un groupe de rédaction soit constitué pour fondre le projet de résolution et les différents amendements en un seul texte qui serait soumis à la Commission. Personne ne s'opposant à cette proposition, le PRESIDENT déclare close la liste des orateurs et suggère que le groupe de rédaction soit composé de représentants des délégations des pays suiBelgique, Canada, Ceylan, Congo, Egypte, Irak, Mexique, Norvège, Philippines, Roumanie, vants Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et Yougoslavie, ainsi que de toutes autres délégations souhaitant participer aux travaux du groupe. :
Il en est ainsi décidé. Le Dr BERNARD, Sous- Directeur général, répondant aux questions posées pendant la discussion, note avec satisfaction que l'action menée par l'Organisation recueille l'approbation générale comme en témoigne l'accueil favorable qui a été fait au rapport du Directeur général. A l'intention du délégué des Etats -Unis d'Amérique, le Dr Bernard explique que les ressources consacrées au programme d'éradication de la variole et à l'aide aux Etats Membres pour son exécution dépendent de besoins qui varient d'année en année. Ainsi, pour l'OMS, les besoins de la Région des Amériques ont diminué depuis que la Région est passée de la phase d'attaque à la phase de surveillance et d'entretien. Le délégué des Etats -Unis peut être assuré qu'à l'étape cruciale où en est arrivé le programme, toutes les ressources nécessaires seront mises en oeuvre pour que l'OMS remplisse son rôle. Par exemple, selon le voeu de la délégation de l'Ouganda, les équipes interrégionales dont le rôle est d'appuyer les activités régionales lorsque le besoin s'en fait sentir seront non seulement maintenues mais encore renforcées. Une attention particulière sera accordée au développement des unités d'enquêtes épidémiologiques dont le délégué de la Gambie a parlé et qui, pour la Région africaine, sont déjà au nombre de deux, l'une ayant sa base à Abidjan et l'autre à Nairobi. En outre, l'Organisation dispose de crédits budgétaires pour l'assistance en cas d'épidémies. Compte tenu de la discussion qui vient d'avoir lieu, le Dr Bernard tient à préciser que, pour le Directeur général, la participation de l'OMS aux programmes nationaux vise à soutenir et à coordonner ceux -ci, ainsi qu'à promouvoir un échange d'expérience, et qu'il s'agit donc beaucoup plus de coopération que d'assistance. S'adressant aux délégués qui ont fait des observations au sujet des "zones infectées ", de la vaccination et de la revaccination, des certificats - toutes questions qui se rapportent au Règlement sanitaire international - le Dr Bernard leur donne l'assurance que leurs observations seront analysées en détail et soumises au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, qui se réunira au cours du dernier trimestre de l'année. Le rapport contenant les conclusions et les recommandations du Comité sera soumis à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. En ce qui concerne l'information épidémiologique, la rapidité est le meilleur gage d'efficacité. Le Dr Bernard insiste sur le fait qu'une notification rapide des cas de variole par les Etats Membres facilite la tâche de l'Organisation et donne une valeur accrue à l'information. A cet égard, il cite l'exemple du Gouvernement de la Yougoslavie qui, à une date récente, a rapidement notifié une épidémie de variole et a ensuite tenu régulièrement l'OMS au courant de l'évolution de la situation. L'Organisation a le devoir de diffuser rapidement les informations qu'elle reçoit. Les moyens employés ayant été réexaminés, on a décidé récemment,à la suite d'une analyse coût /avantages, de modifier le système afin de mettre à profit les techniques modernes de communication. Après avoir étudié en détail l'utilisation qui était faite du bulletin épidémiologique radiotélégraphique quotidien, le Directeur général a estimé que l'augmentation des frais à supporter pour continuer ce mode de diffusion était sans commune mesure avec le service rendu. Il a donc décidé d'instituer, à partir du ler février 1972, un nouveau système dans lequel le Relevé épidémiologique hebdomadaire est envoyé tous les vendredis par les voies postales les plus rapides aux administrations nationales; en outre les informations reçues quotidiennement sont transmises par télex aux bureaux régionaux qui, à leur tour, répondent par télex ou par télégramme aux demandes de renseignements des pays de la Région. Dans les cas exceptionnels, tels que poussée épidémique d'une maladie soumise à notification aux termes du Règlement sanitaire international dans un pays où cette maladie n'existe pas ordinairement, ou fin d'une épidémie de ce type, le bureau régional informera immédiatement les pays de la Région. Les Etats Membres ont été informés de ces dispositions par une lettre -circulaire du Directeur
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général en date du 16 décembre 1971. Le Dr Bernard est heureux d'avoir eu l'occasion d'exposer ces nouvelles dispositions qui ne sont peut -être pas encore connues de tous et il souhaite qu'au niveau national, chacun des Etats Membres fasse tout le nécessaire pour que le nouveau système atteigne sa pleine efficacité. Le Directeur général procédera à son évaluation au cours des prochains mois et le Dr Bernard espère être en mesure de rendre compte de son efficacité à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Mention a été faite de la parution, dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire, de notes concernant la nouvelle politique suivie par le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et par les Etats -Unis d'Amérique en matière de vaccination antivariolique. C'est en vertu d'une longue tradition, selon laquelle tous les renseignements qui semblent devoir être utiles aux administrations sanitaires des Etats Membres sont donnés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire, que ces notes ont été publiées. Il semble cependant que ces renseignements ont été interprétés et utilisés par certains courants d'opinion de façon à causer des difficultés aux administrations sanitaires de quelques pays. Sans rien retrancher à la somme d'informations qu'elle se doit de communiquer à ses Membres, l'Organisation fera tout son possible pour éviter que puissent naître de telles interprétations. Quant aux informations qui auraient été prématurément livrées à la presse, le Dr Bernard tient à déclarer que l'Organisation n'a, en aucun cas, communiqué à la presse des renseignements qui n'auraient pas été préalablement diffusés parmi les Etats Membres. Des renseignements ne sont cependant communiqués aux Etats Membres que lorsqu'ils émanent de source sûre et qu'ils ont été, au besoin, confirmés par les gouvernements intéressés. Il est donc normal que la puissante presse internationale, qui dispose de moyens de communication rapide et de nombreux informateurs et qui n'est pas soumise aux mêmes contraintes que l'OMS, puisse parfois être la première à publier un renseignement. En fait, le Secrétariat a parfois été obligé de prendre contact avec un Etat Membre pour s'assurer de la véracité d'une information recueillie dans la presse. Quoi qu'il en soit, le Dr Bernard tient à assurer la Commission que l'Organisation ne renoncera jamais au principe suivant lequel aucune information n'émanera de l'Organisation qui n'ait d'abord été transmise aux Etats Membres. Au cours de la discussion, le délégué de la Belgique a laissé entendre que d'autres impératifs d'information pouvaient amener les responsables au sein de l'Organisation à s'écarter de ce principe. Il ne doit y avoir aucun malentendu à ce sujet et le Dr Bernard est certain que le délégué de la Belgique reconnaîtra comme lui que les services responsables accomplissent leur tâche délicate dans la pleine conscience de leurs obligations et avec le souci exclusif des intérêts des Etats Membres. Au sujet de la nécessité des vaccinations systématiques, le Dr HENDERSON (service de l'Eradication de la variole) déclare que, de l'avis du Comité d'experts de l'Eradication de la Variole réuni en novembre 1971, la vaccination systématique doit être poursuivie dans la plupart des pays en raison de la nécessité de maintenir un haut niveau d'immunité dans la population et parce que les pays où la vaccination n'est pas nécessaire sont l'exception plutôt que la règle. Cependant, les Etats Membres ne peuvent se contenter de poursuivre leur campagne de vaccination systématique car, si la vaccination peut faciliter la lutte contre la maladie, elle ne peut empêcher son importation et sa propagation. Pour ce qui est du niveau d'immunité qui est nécessaire pour empêcher l'importation de la variole, les études faites en Afghanistan, en Indonésie et au Pakistan montrent que même un taux de couverture de 90 %, qu'il n'est pas facile de maintenir, n'empêche pas l'importation et ne suffit pas à interrompre la transmission de la variole. Que la variole soit endémique ou non, les pays ne peuvent interrompre sa transmission qu'en exerçant une vigilance soutenue, en recherchant rapidement les cas, en effectuant des études épidémiologiques approfondies afin de découvrir la source de l'infection et en prenant sans tarder des mesures d'endiguement efficaces. Comme les délégués de l'Afghanistan, de l'Indonésie, de l'Ethiopie et du Zaire l'ont bien fait remarquer, quel que soit le niveau de développement de leurs services de santé, tous les pays peuvent exercer une surveillance active et c'est là le seul véritable moyen d'interrompre la transmission de la maladie. En ce qui concerne l'existence possible d'un réservoir naturel de variole autre que l'homme, le Dr Henderson dit qu'au cours des cinq années qui ont suivi le lancement du programme d'éradication, l'Organisation et ses laboratoires collaborateurs ont consacré beaucoup de temps et d'efforts à étudier ce problème. On dispose maintenant d'une grande quantité de renseignements. Le Comité d'experts dont il a déjà été question a examiné toute la documentation en détail et en a conclu ce qui suit "Encore que les informations actuelles ne permettent pas de nier catégoriquement la possibilité d'un réservoir animal de virus variolique, l'examen critique des faits épidémiologiques montre qu'elle est improbable. En diverses parties du monde, par exemple en Malaisie, en Amérique centrale et aux Philippines, la présence d'importantes populations de simiens et d'autres mammifères vivant souvent à proximité immédiate de l'homme n'a en effet pas empêché l'éradication de la variole."' :
1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 493, p. 31.
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Pendant les trois dernières années, neuf cas humains de maladie à poxvirus ressemblant à la variole ont été découverts dans cinq pays d'Afrique. Un certain nombre d'articles sur cette question seront bientôt publiés dans le Bulletin de l'OMS. Dans chaque cas, la maladie était provoquée par un virus dénommé virus de la variole du singe qui, tout en étant voisin de celui de la variole, n'en est pas moins nettement différent. Ils se sont produits à l'intérieur ou à proximité de régions de forêts tropicales humides fréquentées par les singes, mais il n'y a eu aucune transmission de l'homme à l'homme bien qu'environ 120 personnes non vaccinées aient été en contact personnel étroit avec les malades pendant la phase aigue de la maladie. Pour le moment, on pense donc que la variole du singe ne présente guère d'importance pratique. Pour ce qui est de la formation des médecins au diagnostic de la variole, dont il y a tout lieu de penser qu'il sera de plus en plus difficile à mesure que la maladie deviendra plus rare, l'Organisation fournit sur demande deux séries de diapositives traitant du diagnostic de la variole, l'une chez des sujets africains et l'autre chez des asiatiques. L'Organisation a également produit et distribué sur demande une grande affiche représentant un cas de variole et un cas de varicelle aux différents stades de l'évolution de l'éruption. Le Secrétariat a pris note de l'idée d'un film et d'un manuel illustré, lancée par le délégué de l'Union soviétique, et il essaiera de voir s'il est possible de la réaliser dans les limites du budget restreint dont il dispose pour la production de matériel pédagogique. Pour ce qui est de la question du délégué de la Colombie concernant le délai qui doit s'écouler sans qu'aucun cas nouveau soit enregistré avant que l'on puisse déclarer que la variole a été éradiquée, le Comité d'experts a conclu qu'on ne peut parler d'éradication qu'à l'échelle continentale étant donné la facilité avec laquelle la variole se propage d'un pays à l'autre.1 L'expérience ayant montré que des cas nouveaux peuvent apparaître huit mois après que le dernier cas a été notifié, le Comité a proposé que l'on observe un délai de deux ans avant de déclarer l'éradication de la maladie, délai pendant lequel une surveillance active devra se poursuivre sur tout le continent intéressé. Si l'expérience prouve qu'un délai plus long est nécessaire, la question-devra être réexaminée. Les observations des délégués de la Roumanie et du Japon relatives à la néceSBit4 d'entreprendre des recherches et de définir une terminologie ont été notées; il en sera teriu`cómpte dans l'établissement du programme de recherches de l'Organisation pour l'année prochaihe. La fourniture de vaccin lyophilisé de haute qualité demeure un problème crucial. Pour des raisons financières, le programme doit compter sur la production de vaccin dans les Pays eux -mêmes et sur des dons généreux. L'OMS accorde son aide à bon nombre de laboratoires, mais pour que la production de vaccin soit possible dans des conditions économiques, il faut qu'elle atteigne annuellement un certain minimum; en d'autres termes, elle ne peut être entreprise que dans les pays dont les besoins, en raison de leur population, dépassent un certain niveau. Le Dr Henderson pense qu'actuellement tous les pays qui ont besoin d'aide en reçoivent. L'Organisation apprécie toutes les assurances de soutien continu qui lui sont données, quelle que soit la quantité de vaccin offerte. Pour conclure, le Dr Henderson cite un fait signalé par le Comité d'experts et dont l'Organisation a tout à fait conscience, à savoir qu "'il ne faut toutefois pas sous -estimer les difficultés à interrompre la transmission dans les principales zones où subsiste l'endémie. Que ces régions connaissent encore un certain degré de transmission, alors que la majeure partie du globe est libérée de la variole, implique des problèmes particuliers qui demanderont un effort au moins égal à celui qui a été consenti ces cinq dernières années." Mais le Comité a ajouté ceci "Néanmoins, si les pays d'endémicité s'engagent à fond dans ce programme, soutenus par l'aide et la coordination bilatérale et multilatérale nécessaires, il y a tout lieu de penser que le but, c'est -à -dire l'éradication totale, pourra être atteint dans quelques années. "2 :
(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la treizième séance, section 1.) 2.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite de la huitième séance, section 1)
Ordre du jour, 2.2
Examen détaillé du programme d'exécution Considérations générales
Ordre du jour, 2.2.3
Le PRESIDENT déclare que, l'Assemblée de la Santé ayant adopté par sa résolution WHA.25.18 le budget effectif et le niveau du budget pour 1973, la Commission peut passer à l'examen du programme d'exécution en ce qui concerne le Siège et les Régions, le fonds bénévole pour la promotion de la
1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 493, p. 6. 2
Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 493, p. 64.
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santé, le Centre international de Recherche sur le Cancer et les projets additionnels (Actes officiels N° 196, annexes 2, 3, 5, 6 et 7). Il est entendu cependant qu'elle ne pourra pas inscrire les chiffres appropriés dans la résolution portant ouverture de crédits tant que la Commission B n'aura pas examiné le projet de programme et de budget pour 1973 en ce qui concerne les réunions constitutionnelles, les services administratifs et les autres affectations de crédits, et n'aura pas approuvé le texte de la résolution portant ouverture de crédits (points 3.3.1, 3.3.2, 3.3.3 et 3.3.4 de l'ordre du jour). En attendant, le Président invite la Commission à examiner le programme d'exécution dans l'ordre des diverses sections du document budgétaire (Actes officiels N° 196) ainsi que les observations du Conseil exécutif qui figurent dans le rapport du Conseil (Actes officiels N° 199, chapitre II). Section 4.1 - Eradication du paludisme Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, expose que le Conseil disposait, lorsqu'il a examiné le projet de programme et de budget du Directeur général tel qu'il figure aux pages 69 à 71 et à la page 78 des Actes officiels N° 196, d'un rapport du Directeur général qui a été joint en tant qu'appendice 10 au rapport du Conseil. Le Directeur général y notait qu'il n'y avait eu en 1971 ni reculs dans l'exécution du programme ni nouvelles poussées de paludisme comme il s'en était produit en 1970. Outre les divers sujets visés dans le rapport du Directeur général, le Conseil exécutif a examiné la question de la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les diverses sources d'aide bilatérale en faveur des programmes antipaludiques. A la demande du Conseil, le Directeur général a procédé à la mise à jour de son rapport. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, présente le nouveau rapport du Directeur général (document A25/39) qui comprend trois parties, dont la première porte comme tous les ans sur l'état d'avancement du programme, Région par Région. Cette année, le rapport contient exceptionnellement deux parties supplémentaires. La deuxième partie du document a pour but de tenter une analyse de l'évolution de l'aide internationale au programme d'éradication du paludisme depuis son début; ce n'est pas une analyse exhaustive car elle est fondée sur certaines années témoins, prises à intervalles de cinq ans, au cours de la période allant de 1956 à 1971. Cela a été fait pour répondre au voeu du Conseil exécutif qui souhaitait que l'Assemblée de la Santé ait la possibilité d'évaluer en termes généraux les grandes tendances du programme pendant cette période. Enfin, après avoir exposé la situation présente et l'évolution du programme, on a pensé qu'il était normal et même nécessaire de consacrer une troisième partie aux perspectives d'avenir. Ces perspectives, que la Commission voudra probablement examiner avec une attention particulière, ont trait aux aspects techniques de l'éradication du paludisme, et mettent l'accent sur l'éradication ou la lutte contre le paludisme considéré dans son contexte écologique, sur les problèmes de l'immunité et de la recherche d'un vaccin, et sur la mise au point de nouveaux insecticides. Quant aux aspects administratifs, il s'agit principalement des techniques modernes de gestion applicables pour obtenir un meilleur rendement, ainsi que des problèmes de financement. Ces derniers restent d'une importance cruciale si l'on veut poursuivre les efforts entrepris et, comme le Directeur général l'a déclaré à une précédente séance de la Commission, si l'on veut pouvoir aider les pays à lutter contre la morbidité et la mortalité dues au paludisme, qui grèvent encore si lourdement les populations des pays d'endémie et freinent leur développement économique et social. Le Professeur VAN DER KUYP (Pays -Bas) déclare que, dans les trois parties du Royaume des Pays -Bas, les conditions écologiques sont bien différentes. La partie européenne - les Pays -Bas a été inscrite en 1970 au registre officiel OMS des régions où l'éradication du paludisme est réalisée. La partie située dans la région des Cara /bes - les Antilles néerlandaises - n'a jamais été, à la connaissance de la délégation des Pays -Bas, affectée par le paludisme. Enfin, la partie américaine (continentale) - le Surinam, pays en voie de développement habité par une population multiraciale de 387 000 habitants et couvrant une superficie de 163 800 km2 - est principalement caractérisée par un climat tropical humide; elle est impaludée. Le quinzième anniversaire du service d'éradication du paludisme du Surinam, le ler novembre 1972, offrira une excellente occasion de dresser le bilan de la situation. Après quinze ans, le paludisme n'a pas encore été éradiqué du Surinam. En 1970, le territoire entier de la Guyane, voisine du Surinam, est entré dans la phase de consolidation. C'était la première fois dans l'histoire de l'éradication du paludisme qu'un des pays tropicaux du continent sortait de la phase d'attaque. Le Professeur van der Kuyp juge décevant de constater qu'après tant d'années d'efforts un seul de ces pays a atteint cet objectif. Il se demande combien d'années il faudra pour que d'autres pays tropicaux du continent l'atteignent à leur tour et pour que l'éradication du paludisme soit chose faite dans le monde entier. Ce qu'on a réussi en Guyane est réconfortant parce que les conditions écologiques y sont analogues à celles du Surinam. Cependant, au Surinam se pose le problème supplémentaire des Noirs de la forêt qui se méfient de tout ce qui vient de la civilisation, y compris les mesures de lutte contre le paludisme.
COMMISSION A
:
DIXIEME SEANCE
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Les Noirs de la forêt, qui jouissent d'une tolérance à l'égard de Plasmodium falciparum, représentent un danger grave pour le reste de la population. La transmission de la maladie a été interrompue dans le centre du Surinam, mais la situation dans l'est du pays, qui représente les deux cinquièmes du territoire, reste préoccupante. La transmission y a persisté malgré des mesures telles que les pulvérisations de DDT et de dieldrine à effet rémanent dans les habitations, l'administration massive de médicaments et l'emploi de larvicides. On a commencé en 1966 à administrer du sel médicamenté à la population des deux zones "difficiles ", sans obtenir de résultats satisfaisants jusqu'à présent. Il n'y a rien à craindre vers la frontière nord du Surinam, constituée par l'océan Atlantique. La Guyane française, voisine orientale du Surinam, n'a toujours pas éliminé le paludisme, mais les deux pays coordonnent étroitement leurs activités de lutte. Bien que sachant quelle tâche formidable constituerait la couverture totale de la vallée de l'Amazone, la délégation des Pays -Bas se permet de demander au Gouvernement du Brésil d'y intensifier ses efforts. Sans une telle coopération, le Surinam ne pourra pas interrompre la transmission du paludisme dans ses régions intérieures qui sont particulièrement vulnérables. Evoquant la déclaration du Directeur général, qui a dit que l'éradication mondiale du paludisme n'était pas réalisée mais que la maladie avait été bien endiguée, le Professeur van der Kuyp estime qu'on doit être reconnaissant envers l'OMS, l'OPS et le FISE pour les progrès réalisés jusqu'à maintenant. En 1971, le pourcentage de la population du Surinam vivant dans des zones où la transmission a été interrompue était de 91,2 %, contre 35,5 % précédemment. Le taux de positivité des frottis était de 3,0 % contre 9,9 % en 1958 et 15,5 % en 1965. Le pourcentage des malades soignés pour paludisme dans les hôpitaux du littoral et dans les consultations externes, ainsi que le nombre des décès dus au paludisme et à la néphrite à Plasmodium malariae étaient tombés à peu prés à zéro. Le Professeur van der Kuyp propose que l'OMS divise en deux étapes la phase préparatoire des programmes de lutte contre le paludisme. Au cours de la première étape, ou phase pré- éradication, qui ne correspondrait plus à la définition actuelle de l'OMS, on établirait la nécessité d'entreprendre la campagne, on élaborerait un projet de budget, on étudierait les ressources en fonds, en personnel, en locaux et en fournitures, et l'on préparerait des activités d'éducation sanitaire, des textes législatifs et des accords internationaux. Ce serait une phase d'études préliminaires et de planification, mais la campagne proprement dite ne serait pas encore déclenchée. Au cours de la deuxième étape, ou phase initiale, on obtiendrait des fonds, on recruterait, on formerait et on logerait le personnel, on commencerait les activités d'éducation sanitaire, on commanderait et stockerait les fournitures, les lois nécessaires seraient promulguées, on ferait une reconnaissance géographique, on signerait des accords internationaux et l'on établirait des rapports de collaboration avec les services officiels et semi- officiels ainsi qu'avec les organismes privés. Une annulation de la campagne au cours de cette phase aurait des conséquences graves. Pendant la phase d'entretien, les services de santé généraux doivent avoir la responsabilité d'empêcher la réinfection. Cette phase continuera jusqu'à la réalisation de l'éradication dans le monde entier et il se pourrait donc qu'elle ne prit jamais fin. Aussi le Professeur van der Kuyp propose -t -il d'appeler phase terminale les deux dernières années de la phase de consolidation - soit celles pendant lesquelles aucun cas indigène de paludisme n'aura plus été dépisté, bien que la lutte antivectorielle à grande échelle et le traitement de masse aient été suspendus. A partir du moment où le service d'éradication du paludisme transmettrait ses tâches aux services de santé généraux, on serait dans la phase post- éradication. Le service d'éradication du paludisme, qui aurait assumé ses responsabilités immédiatement après la phase pré- éradication, les abandonnerait donc immédiatement avant le début de la phase post -éradication, Enfin, le Professeur van der Kuyp fait observer que l'OMS distingue entre dépistage "actif" et dépistage "passif" des cas. Toutefois, comme c'est le même laboratoire qui examine tous les frottis, il suggère qu'on adopte plutôt les expressions "dépistage direct" et "dépistage indirect ". Le Dr GOMAA (Egypte) déclare qu'outre les difficultés mentionnées dans le rapport sur le programme d'éradication du paludisme, l'administrateur se trouve en présence de trois autres problèmes pendant et après la mise en oeuvre du programme. Le premier problème est qu'on n'a plus besoin, pour la phase de consolidation ou post- éradication, de la majorité des nombreux techniciens et travailleurs qualifiés et semi- qualifiés qu'on a dû recruter pour les premières phases de l'éradication. Une solution de ce problème consiste à organiser des cours de formation polyvalents pour ces travailleurs avant de les affecter aux activités antipaludiques, de manière qu'on puisse les employer par la suite pour les activités des services de santé de base. L'OMS pourrait donner une aide pour l'organisation de ces cours. Le deuxième problème est celui de l'entretien des véhicules et du matériel mécanique indispensables à la réalisation du programme. Il s'agit d'un problème particulièrement aigu dans les pays en voie de développement, qui doivent importer la plus grande partie du matériel et des pièces détachées. Le troisième problème tient à ce que le programme d'éradication du paludisme est administré par un organisme national indépendant qui n'assure pas toujours une coordination adéquate avec les autorités sanitaires locales. Aussi le Dr Gomáa suggère -t -il que les relations entre l'organisme national et lesdites autorités soient définies
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
clairement dans un manuel exposant les responsabilités et le mandat tant du personnel de l'éradication du paludisme que du personnel des autres services de santé, à tous les niveaux hiérarchiques. Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) estime que les progrès impressionnants enregistrés depuis onze ans par le programme d'éradication du paludisme figurent parmi les réussites les plus importantes dans le domaine de la santé publique. Grâce aux efforts conjugués des Etats Membres de l'OMS, des régions où le paludisme sévissait ont connu un essor qui s'est traduit par un accroissement marqué de la population, qui a triplé pendant cette période. Pour 40 % des habitants des zones autrefois impaludées, les souffrances provoquées par le paludisme sont du domaine du passé. La volonté ferme et tenace des Etats intéressés a été décisive pour la réussite de l'éradication. Cependant, il y a lieu de s'inquiéter de ce que les progrès de la campagne se sont ralentis considérablement depuis 1970. Plus de 275 millions de personnes sont encore privées du bénéfice des mesures antipaludiques et, dans la plupart des zones infectées, ce ne sont pas tant des problèmes techniques qui entravent l'action, mais plutôt des difficultés d'ordre administratif, organique et opérationnel qui engendrent une stagnation ou même une régression dans le développement des programmes entrepris. Au stade actuel, tenant compte de l'expérience acquise et des progrès réalisés, un effort multilatéral est absolument indispensable de la part des Etats qui comprennent des territoires impaludés. Le réexamen de la stratégie de l'éradication du paludisme a permis d'élaborer une méthodologie nouvelle tenant compte des conditions locales complexes, tant épidémiologiques que socio- économiques, qui affectent l'application des mesures antipaludiques. La délégation roumaine estime elle aussi qu'il convient de réviser et d'évaluer périodiquement les programmes d'éradication avec l'aide d'équipes polyvalentes nationales et inernationales, afin non seulement de contrôler les délais assignés pour leur exécution, mais aussi d'assurer le strict respect des critères épidémiologiques correspondant aux phases successives des programmes. C'est là une condition essentielle du succès des programmes d'éradication et cela suppose le développement des services épidémiologiques nationaux grâce au concours de spécialistes hautement qualifiés et très expérimentés. Des efforts soutenus doivent être déployés en permanence afin de donner une préparation polyvalente au personnel national employé aux activités antipaludiques, en vue de son intégration future dans d'autres programmes de santé publique. Au cours de la phase active des programmes d'éradication, la situation épidémiologique peut se dégrader à la suite de déficiences d'ordre matériel ou opérationnel. Afin de prévoir et d'éviter ces si£uationsdifficiles, il est indispensable de maintenir le soutien multilatéral pendant toute la durée des programmes. Une attention particulière doit être accordée à la phase finale, pendant laquelle l'entretien de l'éradication ne peut être assuré sans un système efficace de surveillance permettant de dépister en temps voulu les cas importés ou une éventuelle reprise de la transmission. Le nombre des cas importés notifiés à l'OMS par la Roumanie met en évidence le danger sans cesse croissant de la réintroduction du paludisme dans les pays où une surveillance épidémiologique intégrale n'est pas exercée. Le succès des efforts faits par l'OMS et par d'autres organismes spécialisés du système des Nations Unies pour la sauvegarde de la santé permet d'envisager avec confiance l'avenir du programme mondial d'éradication du paludisme. Le Dr MARTÎNEZ (Cuba) indique qu'aucun crédit budgétaire n'est prévu pour les activités d'éradication du paludisme dans son pays, Cuba étant en phase d'entretien depuis 1971. Des équipes sont allées en 1971 dans trois pays, dont Cuba, pour évaluer les progrès des programmes d'éradication du paludisme et déterminer si ces pays étaient parvenus au stade où ils peuvent solliciter leur inscription au registre officiel OMS des régions où l'éradication du paludisme est réalisée. L'équipe qui s'est rendue à Cuba en mai 1971 a demandé que l'attestation d'éradication soit décernée à ce pays. Les directeurs des programmes d'éradication du paludisme dans les Amériques, réunis en novembre 1971 en El Salvador, ont estimé qu'il s'agissait là de l'événement le plus marquant intervenu dans la Région des Amériques en matière de paludisme. La séance est levée à 12 h.25.
ONZIEME SEANCE
Lundi 22 mai 1972, 15 h.15 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite)
Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3
Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Section 4.1 - Eradication du paludisme (suite)
Le Dr TABIBZADEH (Iran) rappelle que l'emploi du DDT a joué un rôle capital dans le programme de lutte et d'éradication du paludisme et qu'il a permis de sauver la vie de millions de personnes. Bien qu'on ait prouvé que le DDT crée un risque écologique, il n'en demeure pas moins la meilleure arme dont on dispose en attendant que soit découvert un insecticide nouveau et sûr. Beaucoup de pays connaissent maintenant des difficultés à cause des quantités limitées de DDT disponibles sur le marché mondial et de la hausse de prix qui a fait suite à la limitation de la production. L'OMS possède déjà les renseignements nécessaires concernant les besoins des divers pays ainsi que les quantités produites par les usines à travers le monde. Etant donné l'importance vitale du DDT pour tous les pays qui exécutent des campagnes de lutte contre le paludisme ou d'éradication, des mesures s'imposent pour qu'on puisse se procurer le produit en quantité suffisante et à un prix raisonnable jusqu'à ce qu'un nouveau moyen de lutte soit découvert. Le Dr Tabibzadeh pense que l'OMS devrait intervenir pour assurer un approvisionnement suffisant en DDT afin que les pays intéressés puissent poursuivre leurs programmes. Une aide en ce sens serait fort appréciée. En Iran, malgré certaines difficultés techniques rencontrées en particulier dans la partie méridionale du pays, le programme a bien avancé. Depuis 1967, l'attaque classique a été remplacée par une stratégie nouvelle qui fait appel à un ensemble de mesures choisies en fonction des conditions épidémiologiques. Les zones en phase de consolidation totalisent maintenant 17 millions d'habitants et l'incidence parasitaire annuelle est inférieure à 0,02 pour 1000; pour le reste de la population - soit une dizaine de millions de personnes - le taux est de 1,3 pour 1000, ce qui représente une diminution de 80 % au cours des quatre dernières années. Le Dr JURICIC (Chili), parlant du paragraphe 42 du chapitre II des Actes officiels N° 199, déclare ne pas partager l'opinion du Directeur général selon laquelle l'intégration des services spécialisés antipaludiques dans les services de santé généraux ne doit être envisagée que lorsque l'éradication atteint la phase d'entretien, mais doit l'être plus tôt lorsque les programmes ont de moins bonnes chances de succès. Le paludisme pose un problème de santé et ne peut donc pas être considéré en dehors des services de santé généraux, quel que soit le degré de développement de ceux -ci. Le Dr Juricic croit comprendre qu'un service "autonome" est un service qui possède sa propre organisation et son propre budget, qui est subordonné à la direction supérieure de l'administration sanitaire et se situe au même niveau que les services de santé généraux. Si cette interprétation est correcte, on peut penser que le service autonome et les services de santé généraux entreront fatalement en concurrence pour obtenir des fonds et des ressources humaines et matérielles; le Dr Juricic sait par expérience que, lorsque cette concurrence existe, c'est toujours le service d'éradication du paludisme qui se trouve défavorisé. Le gouvernement a tendance à s'intéresser moins aux services antipaludiques, parce que la pression exercée par la population rurale est beaucoup moins forte que celle qui émane de la population urbaine. Un autre inconvénient réside dans le danger de double emploi, puisque deux services d'Etat s'intéressent au même objectif, à savoir la préservation de la santé de la collectivité. Il est dit dans les Actes officiels N° 199, appendice 10, section 5, que les services de santé de base n'apportent pas par eux -mêmes de solution au problème de la transmission du paludisme et que des mesures antipaludiques particulières doivent être prévues dans le cadre plus large de l'action sanitaire. Ce principe ne s'applique pas uniquement aux services antipaludiques, mais à tous les types de services sanitaires; il convient que tous soient liés aux services socioéconomiques et dans certains cas - par exemple dans le cas des zoonoses - qu'ils travaillent avec eux dans la collaboration la plus étroite. Le Professeur CORRADETTI (Italie) estime que les renseignements figurant dans le document A25/39 et dans les Actes officiels N° 197 (paragraphes 2.1 à2.46) offrent un tableau réaliste de la situation du paludisme dans le monde. - 371 -
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
On lit dans le document A25/39 que dans les pays africains situés au sud du Sahara, de même que dans certains pays d'Asie, l'éradication du paludisme n'est pas possible à l'heure actuelle. Ces pays, si on y ajoute certaines zones de jungle de l'Amérique, sont peuplés par quelque 480 millions de personnes, et l'action de lutte et de prophylaxie à entreprendre pour réduire la transmission dans ces régions représente une tâche immense. Comme le dit le Directeur général dans l'introduction à son rapport annuel pour 1971,1 la meilleure approche en matière de maladies parasitaires telles que la schistosomiase et la filariose consiste en un effort approfondi sur le plan de la recherche, par le moyen de programmes soigneusement préparés et bien coordonnés. Cette observation vaut également pour le paludisme. L'OMS manifeste à l'heure actuelle une tendance à consacrer, dans le domaine du paludisme, plus d'attention à la recherche fondamentale qu'elle ne l'a fait dans le passé; cette tendance devrait être encouragée et amplifiée, car il n'est pas douteux qu'elle aboutira à des résultats pratiques importants, même si les profits qu'on doit en tirer sont à longue échéance plutôt qu'à court terme, Les probabilités de découvrir des méthodes nouvelles pour combattre le paludisme sont en proportion directe du nombre de savants activement employés aux recherches paludologiques et, pour sa part, le Professeur Corradetti suggère que les spécialistes d'autres domaines se consacrant à la science pure soient encouragés à faire porter leurs recherches fondamentales sur du matériel de paludologie. Puisque la lutte contre le paludisme doit probablement se prolonger, il importe de former des experts pour l'avenir. Ce n'est pas une tâche facile, car les diverses disciplines liées à la paludologie (parasitologie, pathologie, entomologie, épidémiologie et écologie) ont progressivement cessé au cours des vingt dernières années d'être enseignées dans les universités et les écoles. On a particulièrement lieu de s'inquiéter de la lenteur, signalée par le rapport, qui caractérise l'exécution du programme dans les zones passant de la phase d'attaque à celle de consolidation, ou de la phase de consolidation à celle d'entretien. Les gouvernements ne devraient pas perdre de vue qu'une fois atteint le stade de la consolidation ou de l'entretien, l'éradication du paludisme est chose faisable, et qu'aucun effort ne devrait être épargné pour y parvenir. Tout relâchement peut avoir pour résultat une recrudescence des foyers ainsi que l'apparition d'une résistance aux médicaments chez les plasmodiums et aux insecticides chez les anophèles, augmentant la difficulté d'atteindre l'objectif que constitue l'éradication. Dans les zones de haute endémicité, la réduction de l'incidence paludéenne à un niveau tolérable est une condition préalable à tout développement socio-économique. Une aide substantielle doit donc être accordée pour combattre le paludisme dans ces zones. Il est préoccupant de constater que l'assistance internationale en faveur des programmes antipaludiques tend à décliner, et la décision du Conseil d'administration du FISE de supprimer son assistance en ce domaine vers la fin de 1973 est une cause d'inquiétude. Dans beaucoup de secteurs géographiques, la réduction de la morbidité paludéenne est une condition qui doit nécessairement précéder la mise en place des services de santé de base même les plus sommaires, et l'aide que le FISE a fournie dans le passé pour combattre le paludisme a été grandement appréciée. Il faut espérer que le FISE reconsidérera sa décision, eu égard au fait que le paludisme est le principal responsable de la mortalité infantile élevée qui sévit dans les zones impaludées. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) déclare que la situation du programme d'éradication dans son pays est semblable à celle qui règne dans d'autres pays. Il y a eu diminution du nombre des cas et de la mortalité les cas diagnostiqués sont tombés de 2 500 000 à 50 000 et les décès de 25 000 à 42 par an. Des progrès ont été enregistrés dans les zones impaludées du Golfe, mais les côtes du Pacifique demeurent des foyers actifs et il se produit un afflux constant de personnes des zones impaludées vers les régions indemnes. On perçoit un sentiment général d'optimisme chez les habitants des villes et des zones rurales indemnes, et beaucoup de médecins, n'ayant jamais vu un cas de paludisme, croient que cette maladie n'existe plus. Pourtant, elle persiste dans des régions où les communications sont difficiles et les conditions socio- économiques médiocres. Au bout de 15 ans, l'éradication n'est pas réalisée et elle ne semble pas proche. D'où la difficulté d'obtenir des fonds pour la campagne, bien que le Gouvernement fédéral ait réservé à la lutte antipaludique les crédits les plus importants qui aient jamais été alloués à ce titre. En 1971, on a créé un conseil technique, un bureau d'évaluation et un centre de recherche, et la stratégie de la campagne a été modifiée. Cependant, il n'y a pas eu de coopération sur le plan local, pas plus que de la part des groupements médicaux et des organismes internationaux. Le Bureau sanitaire panaméricain et l'OMS ont néanmoins fourni une assistance sous la forme de consultants. Il faut regretter que le Directeur général ait eu à déclarer que l'éradication n'a pas été il s'agit là, en effet, d'une entreprise où le prestige de l'OMS est en jeu. couronnée de succès Les pays qui ont entrepris l'éradication ont réalisé des progrès; il est vrai qu'ils ont rencontré des difficultés économiques, politiques et sociales, mais celles -ci ne sont pas insurmontables. : :
1
Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 197, IX.
COMMISSION A :ONZIEME SEANCE
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I1 appartient à l'OMS de continuer àjouer son rôle de direction, sans quoi la coopération des pays pour la lutte contre la maladie ne pourra pas être maintenue. Les comités régionaux continueront certainement à recevoir des demandes d'aide présentées par les pays dans l'espoir que l'OMS collaborera à tous les aspects de la lutte antipaludique. Le Dr Bustamante appuie les observations formulées par les délégués du Chili et de l'Italie.
Le Dr ALAN (Turquie) relève le passage du document A25/39 où il est dit qu'il est nécessaire d'entreprendre des études écologiques qui permettront de mieux connaitre les rapports entre l'hôte et le parasite et les contacts entre l'homme et le moustique. Il demande quand et où ces études seront entreprises et quelle forme on pense leur donner. Quant au passage du document A25/39 où il est dit que le malathion a été utilisé en pulvérisations focales dans certaines régions de la Turquie où Anopheles sacharovi résiste au DDT et à la dieldrine, le Dr Alan indique que le malathion est coûteux et que c'est probablement pour cette raison qu'on l'a utilisé en pulvérisations focales. Il aimerait savoir où en sont les recherches sur les nouveaux insecticides et, en particulier, sur la chimiothérapie des médicaments à action prolongée. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) commente la recommandation figurant dans les Actes officiels N° 199, appendice 10, section 3, selon laquelle des activités de lutte antipaludique de grande envergure devraient être entreprises en vue d'éradiquer le vecteur Anopheles gambiae des rives du Nil. A première vue, une telle recommandation semble impliquer que l'on entend s'écarter de la méthode classique. Le Dr Cummings voudrait savoir s'il s'agit d'une modification de l'approche fondamentale en matière d'éradication du paludisme ou bien s'il s'agit d'un cas particulier, exigeant un traitement spécial. Il se demande aussi comment réagiront les pays de la Région africaine à qui l'OMS a d'abord conseillé de renoncer aux programmes pré- éradication pour concentrer leurs efforts sur le développement des services de santé de base, et à qui l'on dit maintenant que la solution ne doit plus être recherchée dans cette dernière direction. Sa délégation aimerait entendre des éclaircissements à ce sujet. Le Dr GUEYE (Sénégal) déclare que, dans la Région africaine, les difficultés administratives et financières et les problèmes techniques tels que la résistance des vecteurs aux insecticides organochlorés ne permettent pas d'envisager l'éradication du paludisme dans l'avenir immédiat. L'OMS a apporté une assistance précieuse dans la lutte contre le paludisme, tant dans les zones urbaines que dans les zones rurales. Cependant, on peut s'inquiéter de voir dans le document A25/39 que, de 1966 à 1971, les dépenses pour l'éradication du paludisme en Afrique au titre du budget ordinaire ont diminué de plus des quatre cinquièmes. En Afrique au sud du Sahara, le paludisme reste l'une des grandes endémies responsables de la majeure partie de la mortalité infantile et d'une très grande partie de la morbidité générale. S'il est exact qu'à l'heure actuelle les dépenses pour la lutte antipaludique en milieu rural sont intégrées dans celles des services de santé de base, le caractère prioritaire de la maladie fait qu'il est nécessaire de bien distinguer l'action antipaludique des autres activités sanitaires et de spécifier clairement le montant des crédits qui lui sont affectés au titre du personnel, du matériel et des fournitures. Par ailleurs, il serait souhaitable que l'OMS recommande à d'autres organisations, comme le FISE, de reprendre leur assistance pour la prévention et le traitement du paludisme dans les pays où le taux de mortalité par paludisme, chez les enfants de moins de cinq ans, s'élève encore à 355 pour 1000. Le Dr KIVITS (Belgique) déclare que sa délégation a déjà exprimé à plusieurs reprises son inquiétude au sujet de la situation existant en Afrique où les programmes d'éradication n'ont pu être appliqués pour des raisons financières, administratives et techniques. De nombreuses délégations ont indiqué la préoccupation que leur causait la déclaration figurant à la fin du document A25/39, selon laquelle l'éradication du paludisme était impossible dans les pays africains situés au sud du Sahara, ainsi que dans certains pays d'Asie, mais qu'il faut néanmoins y entreprendre des activités antipaludiques afin de ramener la transmission du paludisme à un niveau qui permette le "décollage" socio- économique. Le Dr Kivits partage l'inquiétude du délégué du Sénégal au sujet de la réduction des effectifs et des crédits affectés par l'OMS au programme d'éradication, particulièrement en ce qui concerne la Région africaine. Si l'on se réfère au document A25/39, on constate que le personnel affecté à l'éradication du paludisme en Afrique est passé de 96 membres en 1966 à 25 en 1971 et que les fonds affectés au programme d'éradication en Afrique sont tombés de $1 726 000 en 1966 à $260 000 en 1971 - alors qu'il reste $482 000 disponibles pour l'éradication en Europe. L'Afrique est pourtant un secteur clé pour le paludisme, et le Dr Kivits propose la création d'un compte spécial pour l'éradication du paludisme dans cette Région. La pénurie de personnel qualifié - paludologues, entomologistes, ingénieurs sanitaires, techniciens, etc. constitue un autre problème vital et le Dr Kivits aimerait savoir comment le Secrétariat envisage de le résoudre.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr PINTO MUSA (Brésil) explique que dans son pays le programme d'éradication a commencé en 1959. En raison de diverses difficultés techniques, les activités ont d'abord été concentrées sur quelques secteurs prioritaires; ensuite le programme a été progressivement étendu à d'autres secteurs et il couvre maintenant la totalité de la zone impaludée, qui avait à l'origine une superficie de 6 800 000 km2 et abritait une population de 33 600 000 habitants. Sur ce total, 12 millions d'habitants vivent actuellement dans des zones où les opérations antipaludiques sont parvenues à interrompre la transmission de la maladie. Les régions frontalières reçoivent toujours une priorité élevée et les activités y sont intensifiées, notamment en Amazonie. On s'efforce d'assurer une protection adéquate à tous ceux qui travaillent à la construction du réseau de routes amazoniennes et à la mise en valeur de cette région. Le Dr ROASHAN (Afghanistan) déclare que dans son pays le programme d'éradication a été révisé au bout d'un certain nombre d'années à la suite d'une enquête faite par une équipe spéciale d'évaluation. Il a maintenant pris la forme d'un programme de choc. Bien qu'il subsiste certaines difficultés techniques et financières, le Gouvernement accorde au programme une importance accrue et a doublé le budget qu'il lui affecte. Le Dr Roashan remercie l'URSS de l'assistance qu'elle a fournie dans le nord du pays et il demande instamment qu'on ne diminue pas l'aide internationale du fait que son gouvernement consent un plus grand effort financier. Le Dr Roashan ne pense pas qu'il faille intégrer trop tôt le programme d'éradication dans les services sanitaires de base; par contre, une étroite coopération avec les services de santé est de toute évidence nécessaire. Le Dr Roashan appuie ce qu'a dit le délégué de l'Italie au sujet de la nécessité de maintenir les résultats obtenus pendant la phase d'attaque. Le Dr VALVERDE (Bolivie) exprime son inquiétude devant la réduction des crédits affectés au programme d'éradication du paludisme et souligne que l'OMS fait là une erreur de politique. Les succès considérables obtenus à cette date prouvent que l'OMS a les moyens de résoudre le problème. La Bolivie est parvenue à juguler la maladie sur 70 % de son territoire et les efforts déjà consentis doivent être poursuivis. Si l'OMS ne révise pas sa politique, toutes les tentatives de maîtriser la maladie se solderont par un échec, dû à l'insuffisance des ressources. Le FISE devrait également être invité à revoir sa politique de manière à assurer le maintien de l'aide dont bénéficient les activités d'éradication du paludisme et de lutte antipaludique. Le Dr Valverde reconnaît avec le délégué de l'Egypte qu'il est difficile d'atteindre les secteurs fortement impaludés lorsqu'on ne dispose des nécessaires. largement des services qui leur viennent de sources extérieures. Le Dr Valverde demande instamment à l'OMS de revoir les crédits qu'elle a alloués à la lutte contre le paludisme et à l'éradication de cette maladie. Le Dr RESTREPO (Colombie) déclare que, dans son pays, la lutte antipaludique a incontestablement progressé. Le taux de morbidité a diminué dans des proportions spectaculaires et des zones qui, jusqu'à ces dernières années, ne pouvaient être exploitées à cause de la forte incidence de la maladie sont maintenant mises en valeur. Il n'en reste pas moins que la Colombie est loin d'avoir atteint l'objectif de l'éradication, malgré les efforts qu'elle déploie et le pourcentage élevé du budget de la santé qu'elle consacre au programme d'éradication. Le Dr Restrepo appelle l'attention de la Commission sur les difficultés qui, à l'heure actuelle, préoccupent tout particulièrement son gouvernement et qui sont à l'origine de la persistance de foyers importants en Colombie. Tout d'abord, la présence dans certaines régions d'Anopheles nuñeztovari dont les habitudes sont très particulières fait que les méthodes de lutte usuelles sont loin d'être efficaces. En second lieu, les mouvements de population vers des zones de mise en valeur où ce type d'anophèle est présent viennent encore aggraver la situation. Un élément positif est à porter au crédit de la campagne d'éradication du paludisme en Colombie comme les opérations avaient été largement déployées dans les régions rurales, on a décidé voici deux ans d'utiliser l'infrastructure déjà mise en place pour exécuter d'autres programmes de santé publique, par exemple diverses campagnes de vaccination, dont les résultats ont jusqu'à présent été satisfaisants. Le Dr Restrepo souligne enfin l'excellente collaboration des organisations internationales, comme l'OMS et le FISE, qui participent au programme et l'importance qu'il y a à maintenir cette collaboration, notamment en ce qui concerne la fourniture d'insecticides. :
Le Dr HASSAN (Egypte) demande si l'Organisation et ses Etats Membres se préoccupent exclusivement des résultats obtenus dans le programme d'éradication classique et dans ses différentes phases ou bien s'ils s'intéressent aussi à d'autres activités de lutte antipaludique reconnues efficaces. On a tendance à considérer que les pays menant des activités du second groupe en sont à la phase pré- éradication, et ils s'y maintiendront sans doute indéfiniment si l'intérêt se concentre sur l'éradication. Il y a des pays qui ont intégré la lutte antipaludique dans leurs services de santé nationaux et qui ont besoin d'avis techniques ou d'aide matérielle pour mettre en oeuvre et appuyer ces activités de lutte. Il faut qu'ils obtiennent l'assurance de pouvoir compter sur l'aide de l'OMS.
COMMISSION A
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Une autre question importante est celle de savoir s'il faut intégrer les activités d'éradication du paludisme dans les services de santé nationaux et, dans l'affirmative, à quel moment. De nombreux pays ne possédaient pas de service de santé national efficace quand ils ont mis en route leur programme d'éradication du paludisme, ce qui les a obligés à créer une administration distincte. D'autre part, là où il existait un service de santé national efficace, il n'y avait aucune raison pour que le programme d'éradication n'y soit pas intégré. A quel niveau doit se faire l'intégration au niveau ministériel ou bien au niveau des unités fonctionnant dans les secteurs dans ces cas ruraux ? De l'avis du Dr Hassan, la responsabilité de la lutte antipaludique doit incomber à l'administration sanitaire nationale. :
Le Dr BAIDYA (Népal) déclare que parmi les différents programmes menés dans son pays, le programme antipaludique est un des plus réussis. Actuellement, le problème est de savoir comment maintenir les résultats obtenus et comment poursuivre les opérations, puisque l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique suspendra son aide après 1973. A la demande du Gouvernement, l'OMS a envoyé une équipe d'experts pour étudier la situation, préparer la future stratégie et donner des avis la concernant. Le Dr Baidya remercie l'OMS de cette mesure prompte et opportune; il remercie également l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique de son aide. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) note que le Directeur général, en signalant le ralentissement du programme d'éradication du paludisme, l'a imputé à l'insuffisance des ressources et à une mauvaise gestion. Pourtant, ce ralentissement n'a pas que des aspects négatifs dans certains pays, il résulte de la nouvelle stratégie, qui favorise une approche épidémiologique plus réaliste. Cependant, si l'on veut que cette approche donne les résultats escomptés, il faut à nouveau mettre l'accent sur la formation des paludologues. Beaucoup d'entre eux ne sont pas de véritables spécialistes de la maladie, mais ont plutôt été préparés à s'occuper de certains aspects du programme d'éradication. Avec la nouvelle stratégie, il ne suffit plus de savoir comment organiser un programme de pulvérisations; une connaissance de l'épidémiologie, de la parasitologie et de l'entomologie du paludisme est nécessaire. Le Dr Sencer espère que l'Organisation prendra des mesures pour répondre à ce besoin. Le Dr Sencer partage l'avis du délégué de l'Iran, qui a souligné que le DDT devait rester disponible. Il est néanmoins important que les délégués, en leur qualité de travailleurs sanitaires, fassent tout ce qu'ils peuvent pour s'assurer que les pesticides sont correctement utilisés. A cet égard, le Dr Sencer rappelle l'étude sur l'utilisation du DDT que le Directeur général avait faite en 1970 et dans laquelle il était parvenu à la conclusion que la lutte contre le paludisme et le typhus étaient les seuls cas dans lesquels l'emploi du DDT est justifié. Enfin, en parlant d'échec à propos de ce programme, le Directeur général entendait évaluer objectivement la situation actuelle sans nier pour autant les grands succès déjà remportés. Le Dr Sencer pense que le Directeur général a voulu dire que l'éradication mondiale n'était pas réalisable pour le moment mais que des résultats très importants avaient été obtenus et devaient être maintenus, et qu'on pouvait escompter de nouveaux succès, en établissant les programmes sur la base des réalités épidémiologiques. :
Le Professeur RODRIGUEZ CASTELLS (Argentine) appuie vigoureusement les propositions émises par plusieurs délégués, notamment par le délégué de la Bolivie, tendant à ce que l'OMS ne réduise pas l'assistance qu'elle apporte à des programmes en cours d'exécution. Pour le moment, l'Argentine n'a besoin ni d'assistance technique ni d'assistance financière parce que ses services sont satisfaisants, mais la présence de zones impaludées à ses frontières constitue un danger constant. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que le point de vue de sa délégation sur le programme d'éradication du paludisme a déjà été exposé au cours des débats sur le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1973 (voir le procès -verbal de la septième séance). Le Dr Tatoôenko considère, comme le délégué de l'Egypte, qu'il est nécessaire de déterminer faut -il continuer à considérer l'éradication comme l'objectif l'attitude que doit adopter l'OMS à atteindre, ou faut -il prêter davantage d'attention aux mesures de lutte ? Au moment où le programme a démarré, on envisageait de lancer une attaque massive contre le vecteur, au prix d'investissements considérables, parce qu'on estimait que cette politique serait la plus économique à long terme. Or, on reconnaît maintenant que dans de nombreux pays l'éradication n'est pas praticable. Les mesures envisagées à l'origine pourraient se révéler très onéreuses si elles devaient se prolonger pendant des dizaines d'années. Les gouvernements doivent savoir ce qu'il leur en coûtera, financièrement parlant, pour maintenir un programme d'éradication, et le rôle de l'OMS doit être bien précisé. La délégation de l'URSS a déjà signalé à maintes reprises que les tableaux indiquant les montants consacrés à l'éradication du paludisme ne devraient pas comporter de postes de dépenses visant, en fait, à renforcer les services sanitaires de base; ceux -ci devraient être indiqués séparément. :
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Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) demande au Secrétariat où en sont les recherches sur l'utilisation de sel médicamenté. En Tanzanie, en effet, le projet de distribution de sel médicamenté a dû être différé parce qu'on ne connaît pas les effets à long terme de la chloroquine. Se référant aux observations du délégué des Etats -Unis d'Amérique sur la formation de paludologues, le Dr Akim se demande s'il est bon de former du personnel aussi hautement spécialisé dans les pays en voie de développement. L'OMS n'envisage -t -elle pas, dans ces pays, de spécialiser le personnel dans plusieurs maladies simultanément.
Le Dr LEPES, Directeur de la Division de l'Eradication du Paludisme, déclare, à propos de la question du financement soulevée par le délégué du Sénégal, qu'en ce qui concerne la Région africaine, seuls les fonds expressément destinés à l'éradication du paludisme figurent dans le tableau du document A25/39, ce qui explique la diminution des montants indiqués. Le budget consacré aux services de santé de base est beaucoup plus important. Il est difficile de trouver une formule générale pour l'intégration d'une campagne de lutte contre une maladie déterminée dans les services de santé de base. Dans les cas où cette intégration est réalisée, des crédits et du personnel sont spécialement affectés au programme d'éradication. Le degré de développement que les services de santé de base ont atteint dans le pays considéré joue un grand rôle et l'OMS aidera certainement à trouver ou à proposer une solution acceptable. Beaucoup de recherches se poursuivent actuellement. Des travaux particulièrement intéressants portent sur la mise au point de médicaments et d'insecticides nouveaux. Uniquement aux Etats -Unis d'Amérique, on a testé ces dernières années plus de 175 000 produits pour voir s'ils possédaient des propriétés antipaludiques valables, mais très peu d'entre eux ont donné quelque espoir. On continue les recherches pour synthétiser et essayer de nouveaux produits pouvant avoir une action antiplasmodique, mais les amino -4- quinoléines restent les antipaludiques les plus importants. Répondant à la question soulevée par le délégué de la République -Unie de Tanzanie, le Dr Lepes déclare qu'on a fait des études oculographiques dans une région de la Tanzanie où du sel médicamenté est distribué à la population depuis neuf ans, et qu'il n'a été observé aucun signe d'intoxication chronique par la chloroquine. Par contre, dans le traitement d'autres maladies par de très fortes doses de chloroquine, on a constaté un effet toxique chronique se manifestant par de la rétinopathie. Le Dr Lepes regrette que le rapport ne contienne pas de références précises aux progrès réalisés à Cuba. Ces progrès sont pourtant évidents, puisqu'une équipe a été envoyée sur place pour attester l'état d'éradication. A Cuba, la totalité de la population initialement exposée est entrée en phase de consolidation en 1970. Le service de santé a rassemblé un très grand nombre d'échantillons de sang et il n'a été décelé que cinq cas importés. Les études écologiques doivent être entreprises par les gouvernements conformément aux indications recueillies en ce domaine. L'OMS est prête à aider les pays où de telles études s'imposent. Dans le cas de la Colombie, par exemple, on a signalé une situation écologique très particulière qui, associée au comportement humain, contribue à expliquer la persistance de la transmission. Dans les régions nouvellement mises en culture, il semble que la transmission se soit produite avant qu'aucune mesure ait pu être prise pour l'empêcher. En ce qui concerne l'attitude que l'OMS devrait adopter au sujet de l'éradication du paludisme ou de la lutte antipaludique, il est très difficile de la systématiser. Dans les cas où l'éradication est réalisable dans un laps de temps déterminé, l'OMS continuera de faire tout ce qui est possible pour amener le programme à son terme. La situation écologique joue un rôle déterminant à cet égard. La question de la formation des futurs paludologues est importante. Au cours des quinze dernières années, un certain nombre de paludologues ont été formés dans différents centres aux fins du programme d'éradication, mais le Dr Lepes reconnaît qu'on aura besoin de paludologues "multivalents ". Des travailleurs de santé publique connaissant bien les maladies parasitaires ou tropicales et possédant une bonne expérience des recherches en laboratoire sur l'agent étiologique et sur l'écologie du vecteur conviendraient parfaitement. Lors d'une consultation officieuse qui s'est tenue récemment, on a reconnu l'importance d'une spécialisation préalable en paludologie; mais on a également souligné la nécessité de donner à des médecins ou à des entomologistes une formation spécialisée qui leur permette de s'occuper de telle ou telle autre maladie, en cas de nécessité, considérant que ces personnes auront à assurer en permanence des services diagnostiques et des services épidémiologiques pour le compte de l'administration de la santé publique et qu'ils devront en outre participer à l'organisation des campagnes jugées nécessaires. Il sera sans doute possible, dans un proche avenir, de dispenser cette formation en se servant des moyens d'enseignement qui existent dans le monde, l'OMS apportant certains services complémentaires. Le Dr Lepes remercie tous ceux qui ont contribué à donner une interprétation correcte de la déclaration faite par le Directeur général quelques jours auparavant, déclaration qui concernait davantage les antécédents que la conception même de l'action antipaludique ou l'avenir de cette action.
COMMISSION A
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Section 4.2 - Maladies transmissibles
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'au cours de son examen du projet de programme et de budget pour 1973, le Conseil a été saisi, à la demande de l'un de ses membres, d'un rapport du Directeur général sur le choléra et la stratégie à appliquer dans la lutte contre cette maladie. Ce rapport figure en appendice 11 aux Actes officiels N° 199, et les discussions du Conseil sur le sujet sont consignées dans les paragraphes 53 et 54 du chapitre II des Actes officiels N° 199. A la réunion du Conseil, plusieurs membres se sont référés à la résolution WHA24.26 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé qui prie notamment le Directeur général d'entreprendre une étude des conséquences du retrait du choléra du Règlement sanitaire international. une consultation Le Directeur général a indiqué que le problème était effectivement à l'étude sera organisée à Genève et un rapport sera ensuite soumis au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles dont la réunion doit se tenir en novembre 1972. Une des fonctions de ce comité est en effet d'examiner les modifications à apporter éventuellement au Règlement sanitaire international. Son rapport sera soumis à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé pour examen. :
Le Professeur LECHAT (Belgique), se référant au paragraphe 63 du chapitre II des Actes officiels N° 199, déclare qu'il apprécie pleinement l'importance du programme de recherches développé et soutenu par l'OMS dans le domaine de la lèpre. Mais, plus encore que l'ampleur du programme, il tient à souligner la pertinence des travaux de recherche encouragés par l'OMS en ce qui concerne notamment les cultures de Mycobacterium leprae. Des succès en ces domaines bouleverseraient les possibilités de lutte contre la maladie. Le Professeur Lechat mentionne la participation des centres universitaires belges à ce programme de recherches et souligne à ce propos le rôle essentiel que joue l'OMS en vue d'assurer la coopération internationale. Néanmoins, il est un autre aspect de la recherche sur la lèpre qui, de façon peut -être un peu surprenante, a échappé à l'attention de la plupart des chercheurs jusqu'à ces tout derniers temps. Il s'agit de la recherche opérationnelle, dont l'importance est cruciale. Les principes épidémiologiques sur lesquels se fondent les activités de lutte contre la lèpre sont bien connus, mais très souvent on ne sait pas comment les appliquer, quels sont le coût et l'efficacité des diverses stratégies de dépistage et de traitement, quels sont les indices permettant d'évaluer les résultats, s'il est possible de prédire la dynamique de la maladie dans une population et, surtout, quand et comment les activités antilépreuses peuvent être intégrées dans les services généraux de santé. Si l'on veut éviter de voir tomber dans un discrédit non mérité les méthodes actuelles de lutte contre la lèpre et de les voir remplacées par d'autres méthodes onéreuses et d'une efficacité douteuse (par exemple, l'isolement des lépreux, que certains préconisent à nouveau), il faut trouver une réponse à ces questions. A côté de la recherche à long terme portant sur la microbiologie de la lèpre, l'OMS devrait également promouvoir des études sur les aspects opérationnels de la lutte. Le Dr DONA (Roumanie) déclare qu'une meilleure coordination est nécessaire entre tous les pays dans le domaine de la lutte antituberculeuse. En Roumanie, on fait des efforts constants sur le plan du budget, de l'organisation et de la recherche, pour combattre efficacement la maladie. Le programme de lutte comporte une série de mesures prophylactiques et curatives, notamment le dépistage tuberculinique et radiologique, la vaccination obligatoire par le BCG, la chimioprophylaxie et la chimiothérapie, toutes prestations qui sont assurées gratuitement par l'Etat. Le programme tient compte des modifications de la structure démographique, du développement industriel et de l'urbanisation qui risquent d'avoir des répercussions sur la stratégie. On entreprend des études épidémiologiques longitudinales en vue d'assurer la prise de décisions optimales; l'amélioration du traitement automatique de l'information permettra l'établissement d'un fichier national de la tuberculose et l'utilisation de méthodes mathématiques pour l'analyse des tendances ou la planification des programmes. Les participants à un cours de formation à la planification sanitaire organisé par l'OMS ont pu voir comment le problème des programmes régionaux de lutte antituberculeuse était abordé en Roumanie. Ces dernières années, le programme de lutte antituberculeuse mené en Roumanie a reçu de nombreuses améliorations portant sur l'organisation et sur la technique. Les analyses bactériologiques sont devenues largement accessibles aux unités sanitaires et, en 1971, le nombre des cultures faites pour dépister le bacille de Koch a représenté environ 4 % du chiffre de la population. Les programmes de longue haleine ont été améliorés sur la base des recherches. La qualité du vaccin BCG produit en Roumanie a été évaluée avec l'aide de l'OMS et du centre international de référence de Copenhague. Un autre projet de recherche de grande envergure mené en 1971 a porté sur l'administration de rifampicine et d'éthambutol aux tuberculeux chroniques dans une région comptant 2 500 000 habitants. En collaboration avec l'Union internationale contre la Tuberculose, on a fait des études pour établir la valeur de la chimioprophylaxie chez des sujets présentant des lésions minimes à potentiel évolutif non déterminé.
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A la suite des nombreuses mesures prophylactiques et curatives qui ont été prises, on a pu observer, notamment au cours de la dernière décennie, une régression de l'incidence de la tuberculose et de la mortalité due à cette maladie. En ce qui concerne le problème de l'intégration des programmes de lutte antituberculeuse, on fait actuellement une étude comparée des activitées menées 1) par les services spécialisés; 2) par les généralistes, et 3) dans le cadre d'une intégration progressive. Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) souligne que les maladies parasitaires continuent de poser un problème majeur dans les pays en voie de développement. La délégation indonésienne s'est félicitée qu'une réunion sur la formation à l'épidémiologie des maladies parasitaires et à la lutte contre ces maladies ait été organisée à Londres en 1971; elle demande quelles nouvelles mesures l'OMS envisage de prendre. Le Dr HASSAN (Egypte) fait observer que la question du retrait du choléra de la liste des maladies soumises au Règlement sanitaire international est souvent évoquée. A son avis, une telle mesure serait prématurée, étant donné les conditions de milieu prévalant dans de nombreux pays où le choléra sévit ou est susceptible d'être introduit. L'inefficacité relative du vaccin dont on dispose actuellement est une raison insuffisante pour justifier la mesure proposée le vaccin possède un certain pouvoir de protection et, de toute manière, on finira sans doute par mettre au point un vaccin plus efficace. L'inclusion d'une maladie dans la liste de celles qui sont soumises au Règlement sanitaire international doit resposer sur des considérations épidémiologiques et non pas simplement sur l'existence d'un vaccin efficace. C'est ainsi par exemple que la peste, contre laquelle il n'existe pas de vaccin efficace, est pourtant sujette au Règlement parce que des mesures de protection autres que la vaccination permettent d'en réduire la propagation. :
Le Professeur RODRIGUEZ CASTELLS (Argentine) se réjouit du fait qu'un comité d'experts de la tuberculose soit prévu pour 1973, étant donné les progrès considérables apportés aux méthodes et aux techniques depuis la dernière réunion de 1964. Ces dernières années, la chimiothérapie a certes beaucoup progressé et les méthodes thérapeutiques mentionnées par le délégué de la Roumanie sont incontestablement efficaces, mais elles sont trop coûteuses pour de nombreux pays en voie de développement. Le Professeur Rodríguez Castells espère que le comité d'experts suggérera des méthodes qui seront à la portée de tous les pays, et qui permettront d'atteindre une plus forte proportion des populations rurales. Il devrait également envisager l'établissement d'un réseau de laboratoires de diagnostic bactériologique. Le Dr ECHEZURIA (Venezuela) déclare que les délégations du Venezuela et de la Colombie sont convenues de suggérer à l'Assemblée de la Santé de recommander que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles examine s'il est vraiment nécessaire de maintenir la fièvre jaune sur la liste des maladies devant faire l'objet d'une surveillance spéciale, étant donné que l'on possède maintenant les moyens de juguler n'importe quelle poussée épidémique. Le Dr SENGUPTA (Inde) rappelle qu'un consultant à court terme qui s'est rendu en Inde en 1967 a noté que les moyens de production de liquide de réhydratation destiné aux cholériques étaient insuffisants et a recommandé que l'on remplace les bouteilles de verre par des récipients en matière plastique et qu'on adopte l'emploi de nécessaires de perfusion jetables après emploi. Le Gouvernement a demandé à l'OMS de l'aider à obtenir une installation automatique pour la production, le remplissage et le scellage de ces récipients en matière plastique en vue d'augmenter la production locale, mais aucune mesure n'a encore été prise. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) demande ce qu'on pense actuellement de la réhydratation par voie buccale dans la thérapeutique du choléra. Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) déclare que, devant le risque d'importation du choléra, son pays a institué en 1970 un programme de surveillance intensive de toutes les maladies intestinales, dans le cadre duquel sept laboratoires de diagnostic reçoivent des spécimens provenant de tout le territoire national. Les personnes très exposées sont vaccinées tous les ans, mais on n'ignore pas que la prophylaxie repose essentiellement sur l'assainissement et sur l'hygiène personnelle. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, déclare que les suggestions faites sur les problèmes sanitaires internationaux que posent le choléra et la fièvre jaune seront transmises au Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles qui présentera des recommandations dans son rapport à l'Assemblée de la Santé. En réponse au délégué de l'Indonésie, le Dr Bernard indique que le rapport de la réunion sur la formation dans le domaine des maladies parasitaires est maintenant prêt et que de nouvelles mesures sont envisagées. On prévoit notamment d'organiser des cours sur l'épidémiologie des maladies parasitaires et la méthodologie de la lutte, ainsi que sur les problèmes sérologiques. On songe également à désigner un certain nombre de centres dits "d'excellence" qui seront chargés d'assurer
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une formation en parasitologie et en paludologie, de manière à préparer des spécialistes capables de s'occuper d'un large éventail de maladies parasitaires tropicales. Le Dr Bernard remercie le délégué de la Belgique de ses observations à propos du programme antilépreux. Il est essentiel de poursuivre les recherches au laboratoire et sur les terrains d'opérations afin de trouver les méthodes les plus économiques et les plus efficaces pour réduire la morbidité lépreuse qui, ces dernières années, est restée stationnaire dans le monde entier. Le Dr CVJETANOVIC (service des Maladies bactériennes) indique au délégué des Etats -Unis d'Amérique que l'on a exécuté plusieurs projets de recherche sur l'administration de liquide de réhydratation par voie buccale et qu'ils ont démontré que cette méthode était efficace. L'administration de liquides per os a été très largement utilisée ces dernières années en Afrique et en Asie mais, dans les cas graves, il est généralement nécessaire de commencer la réhydratation par la voie intraveineuse. En réponse au délégué de l'Inde, le Dr Cvjetanovic signale que l'établissement d'une installation de production de liquide de réhydratation exige des fonds considérables. Jusqu'à présent, l'Organisation n'a pu apporter une assistance pour de tels projets qu'avec la coopération d'autres organismes comme le FISE.
Section 5.1 - Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle Il n'y a pas d'observations.
Section 5.2 - Hygiène du milieu
Le PRESIDENT appelle l'attention des participants sur le projet de résolution suivant, présenté par les délégations de l'Argentine, de l'Autriche, de la Belgique, de la France, de l'Italie, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne, de la Roumanie, de la Suède et de la Yougoslavie, qui concerne la qualité de l'eau des collections d'eau internationales :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les risques que fait courir à la santé la pollution croissante des ressources en eau; Considérant les conclusions de la conférence régionale européenne sur la pollution accidentelle des eaux intérieures, ainsi que les conclusions et recommandations d'autres réunions convoquées par l'Organisation mondiale Consciente du fait que la pollution des fleuves et autres collections d'eau traversant ou constituant des frontières nationales représente un problème qui préoccupe vivement les autorités de la santé publique, et qui ne saurait être résolu de manière satisfaisante sans coopération internationale, INSISTE sur le fait qu'il est important d'assurer la protection des collections d'eau 1. contre la pollution; SOULIGNE qu'il est nécessaire que les autorités sanitaires des Etats Membres prennent 2. des mesures appropriées pour surveiller la qualité de l'eau, en particulier dans le cas des collections d'eau utilisées pour les approvisionnements en eau d'alimentation; et 3. PRIE le Directeur général d'étudier les moyens de promouvoir l'adoption de méthodes uniformes pour la mesure i) et la surveillance de la qualité de l'eau dans les collections d'eau superficielles et souterraines, et de faciliter l'échange et la comparaison de données sur la qualité de :
l'eau; de fournir aux Etats Membres une assistance technique pour la mise en oeuvre de ii)
projets pilotes de surveillance de la qualité de l'eau destinés à réunir les bases nécessaires à une action de santé publique; de collaborer avec les gouvernements des Etats Membres et avec les organismes iii) internationaux compétents pour mettre en place un système de surveillance de la qualité de l'eau et prendre d'autres mesures qui permettraient aux autorités compétentes de s'attaquer efficacement au problème de la pollution des eaux internationales, et plus particulièrement aux aspects de ce problème qui intéressent la santé publique. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) souligne que le projet de résolution traite d'une question très importante pour l'Organisation, étant donné que le problème de la pollution des cours d'eau et autres collections d'eau traversant des frontières nationales ne peut être résolu sans une coopération internationale. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) accueille avec satisfaction la nomination d'un médecin au service de la Pollution du milieu. Les fonctions du médecin sont décrites dans les Actes officiels N° 199, chapitre II, paragraphe 70, et les activités du service gagneront certainement à cette nomination.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr AUJOULAT (France) suggère que l'expression "collections d'eau" utilisée dans le projet de résolution soit remplacée par "ressources hydriques ". Au début de l'alinéa 3 ii) du dispositif, les mots "sur leur demande" devraient être ajoutés après "de fournir aux Etats Membres ". Le Dr GERRITSEN (Pays-Bas) déclare que sa délégation appuie le projet de résolution. La pollution des cours d'eau par les produits chimiques, les métaux lourds, les pesticides et le chlore va en s'aggravant. Lorsqu'il s'agit de cours d'eau qui traversent des frontières nationales, une coopération internationale s'impose. Le Dr Gerritsen est d'avis que l'OMS devrait participer à cette action concertée étant donné que la pollution de l'eau peut mettre en danger la santé publique. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) demande quelles ressources on compte employer pour mettre en oeuvre les mesures proposées dans le projet de résolution. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) déclare que sa délégation est très satisfaite du programme d'hygiène du milieu, et notamment de médecine du travail. Il comprend parfaitement que l'OMS doit coopérer avec d'autres institutions du système des Nations Unies, notamment l'Organisation internationale du Travail; mais il estime que dans bien des pays, il serait bon de combiner les services de santé publique et les services de médecine du travail. La législation italienne a récemment rendu obligatoires les mesures de protection sanitaire et de protection de l'environnement dans les usines, ainsi que des études épidémiologiques et une évaluation médicale de l'exposition humaine à des agressions multiples, y compris celles qui se produisent en dehors des lieux de travail. Il est bien connu que les niveaux de bruit dans de nombreux quartiers résidentiels sont supérieurs à ceux de certaines usines. De plus, beaucoup de maladies gastriques et respiratoires sont attribuales, au moins en partie, à des facteurs nuisibles qui tiennent à la nutrition et au comportement plutôt qu'aux risques professionnels. Lasanté de l'homme est indivisible et les services de santé ne doivent pas être subdivisés plus qu'il n'est nécessaire. Le Professeur Paccagnella exprime l'espoir que le programme de l'OMS en médecine du travail sera développé. Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, déclare que la Division de l'Hygiène du Milieu a subi un important remaniement en 1971. L'OMS aide les pays en voie de développement à résoudre différents problèmes d'hygiène du milieu; en plus d'une assistance matérielle, elle apporte un appui dans le domaine de la recherche scientifique. La nomination d'un médecin, à laquelle le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques a fait allusion, vise à renforcer l'élaboration de critères pour évaluer la pollution et ses répercussions biologiques possibles. L'OMS travaille en liaison étroite avec le centre international de référence pour l'approvisionnement public en eau à La Haye, ainsi qu'avec vingt autres institutions collaboratrices. Des recommandations sur la qualité de l'eau de boisson ont récemment été préparées.
Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution sur la qualité de l'eau des collections d'eau internationales, avec les amendements suggérés par le Dr Aujoulat. Décision :
Le projet de résolution est approuvé, avec ces amendements.)
Section 6.1 - Organisation des services de santé Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation félicite le service de Législation sanitaire pour l'excellent travail qu'il a effectué et demande que ces félicitations figurent au procès -verbal. La séance est levée à 17 h.55.
l Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.43.
DOUZIEME SEANCE Lundi 22 mai 1972, 20h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite)
Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3
Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Section 7.1 - Santé de la famille
A propos de l'intégration de la planification familiale dans les programmes de santé maternelle et infantile, le Dr JURICIC (Chili) est d'avis que le Comité mixte FISE/OMS des Directives sanitaires a fort bien défini la planification familiale en disant que son objet est de protéger à la fois la santé de la mère et celle de l'enfant. Il s'agit de faire en sorte que les grossesses ne se produisent qu'à un âge où le risque couru par la mère et l'enfant est minimal, et qu'elles soient suffisamment espacées pour limiter le plus possible les dangers de complications et éviter les grossesses non désirées qui se terminent si fréquemment par des avortements illicites, avec tous les risques qu'ils comportent. On notera cependant que le rapport du Comité mixte ne fait pas mention du problème démographique, que les gouvernements doivent envisager à la lumière de leurs besoins et de leur politique. Le Dr ELOM (Cameroun) rappelle que sa délégation a mentionné à maintes reprises, au cours de précédentes Assemblées de la Santé, le sérieux problème de santé publique posé par la drépanocytose au Cameroun et dans d'autres pays de l'Afrique centrale. Au Cameroun, tous les groupes ethniques sont touchés par la maladie, notamment dans la région de Yaoundé. Dans cette partie du pays, de 10 à 30 % des enfants sont porteurs d'hémoglobine S. Le Dr Elom espère que l'OMS maintiendra son assistance, laquelle devrait être orientée vers les trois secteurs suivants 1) vastes enquêtes en vue d'évaluer l'importance du problème dans différentes régions du pays; 2) formation de personnel à la recherche, au diagnostic et au traitement; 3) fourniture de matériel de laboratoire. Le Dr Elom est également d'avis que les recherches devraient se poursuivre dans les pays développés et que les résultats obtenus devraient être communiqués aux administrations sanitaires des pays en voie de développement. Le Dr Elom signale que son pays est aux prises avec un important problème de santé publique le goitre endémique qui sévit sur l'ensemble du territoire mais plus particulièrement dans la région orientale. Il n'est pas rare que la population soit atteinte à 40 % et, dans certains villages, le taux d'incidence atteint 80 %. Un médecin français a montré il y a trois ans que, dans les régions affectées, la population est peu active, que le développement physique des jeunes enfants y est ralenti et que 50 à 60 % seulement des élèves obtiennent le certificat d'études primaires alors que, dans d'autres régions, cette proportion est de 70 à 80 %. Le taux de natalité et l'accroissement démographique y sont également plus faibles que dans le reste du pays. Aussi le Cameroun a -t -il, dans le cadre de son troisième plan quinquennal, prévu un programme de lutte par administration de sel iodé pour lequel il a sollicité l'assistance du PNUD et de l'OMS. Des missions de l'OMS, du FISE et de la FAO ont étudié les divers aspects du projet. Il serait souhaitable d'aborder le problème à l'échelon sous -régional car la maladie atteint également des pays voisins tels que la République Centrafricaine. : :
Le Dr TUVI (Australie) appelle l'attention sur les travaux relatifs à la prévention du goitre et du crétinisme endémiques au Papua- Nouvelle- Guinée par l'utilisation d'huile iodée. Les conclusions de ces études ont été approuvées par un groupe de travail international qui s'est réuni aux Etats -Unis d'Amérique en janvier 1972. Les membres du groupe ont recommandé que l'OMS soit informée des résultats des travaux d'où il ressort que l'huile iodée est un bon moyen de prévenir le goitre dans les régions reculées où il existe de graves carences en iode. Section 7.2 - Protection et promotion de la santé Le Dr KHALLAF (Egypte) présente le projet de résolution suivant dont la délégation de Bahrein est coauteur :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA19.38 qui priait le Directeur général d'étudier les modalités d'une nouvelle expansion du programme de l'Organisation dans le domaine des maladies cardiovasculaires; Appréciant à leur juste valeur les efforts de l'Organisation pour rechercher des moyens efficaces de maftriser les maladies cardio -vasculaires et en particulier, conformément à la résolution EB43.R33, pour accorder une place spéciale aux problèmes de prévention ainsi que, en vue de déterminer les facteurs étiologiques de ces maladies, aux recherches épidémiologiques; Soulignant l'importance mondiale que présentent, comme causes de mortalité, les maladies cardio -vasculaires et en particulier les cardiopathies ischémiques, l'hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et la cardiopathie rhumatismale; Consciente du fait que le public prend davantage conscience de l'importance des maladies cardio -vasculaires; mais Tenant compte des contraintes financières qui empêchent l'Organisation de développer ses activités, 1. PRIE le Directeur général de poursuivre et d'intensifier les activités de recherche orientées vers la prévention des maladies cardio -vasculaires; et 2. INVITE le Directeur général à rechercher des moyens d'encourager le versement de contributions volontaires pour la promotion des recherches tendant à prévenir les maladies cardiovasculaires.
En Egypte, les maladies cardio -vasculaires les plus répandues sont la cardiopathie rhumatismale, notamment chez les écoliers, et l'hypertension, mais les cardiopathies ischémiques se développent avec l'urbanisation.
Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) constate que, dans les pays développés, les problèmes majeurs sont ceux que posent les cardiopathies ischémiques et les complications cérébrovasculaires. Il se félicite donc de voir inscrit au programme OMS concernant les maladies cardio -vasculaires un certain nombre de projets visant à apporter une solution à ces problèmes. La délégation bulgare estime elle aussi qu'on ne peut pas considérer que la cardiopathie rhumatismale ait été vaincue dans la plupart des pays mais il y a de bonnes raisons de penser qu'elle le sera dans un proche avenir. La Bulgarie a rendu obligatoire l'enregistrement de tous les cas de cardiopathie rhumatismale, ainsi que diverses mesures de prévention et de traitement; au cours des cinq premières années, ces mesures ont permis de réduire considérablement les manifestations primaires du rhumatisme chez les enfants ainsi que les formes actives de la maladie. La Bulgarie est reconnaissante au Ministère de la Santé de l'URSS et au Bureau régional de l'Europe de l'aide qu'ils lui ont fournie pour l'organisation des soins intensifs dans les cas d'infarctus du myocarde, pour la réadaptation des malades et pour la formation de spécialistes. Il est nécessaire d'étudier les possibilités de soins spéciaux pour les personnes souffrant de cardiopathies. L'étude de mesures prophylactiques, y compris l'usage prolongé de médicaments permettant de limiter le taux de cholestérol, ainsi que de mesures propres à réduire la consommation de tabac et à augmenter progressivement l'activité physique de la population, est certainement de la plus haute importance. De diverses manières, la Bulgarie soutient activement le programme OMS relatif aux maladies cardio -vasculaires. La délégation bulgare approuve le projet de programme pour 1973, qui est conforme au programme à long terme, mais elle juge nécessaire d'intensifier la coopération internationale pour l'étude de l'hypertension. Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) indique que des études pilotes réalisées dans un certain nombre de pays, en milieu rural aussi bien qu'urbain, ont révélé l'existence d'un vaste réservoir d'hypertension non traitée. Il y a donc lieu de souligner, en ce qui concerne l'hypertension comme d'autres maladies cardio -vasculaires, l'importance d'une approche axée sur la collectivité. Les programmes de recherches collectives de l'Organisation envisagent justement la question sous cet angle et le Dr Jakovljevi les approuve sans réserves tout en estimant qu'il faudra à l'avenir les développer. Le Dr DONA (Roumanie) pense que le programme de l'Organisation dans le domaine des maladies cardio -vasculaires a pris un bon départ mais juge nécessaire de l'étendre à la totalité de ces maladies. Il faudrait y inclure en particulier le coeur pulmonaire, l'hypertension artérielle et la fièvre rhumatismale. Il semble qu'une plus grande attention devrait être accordée aux mesures préventives; à cet égard, les études devraient porter principalement sur les régions qui connaissent des changements rapides et profonds. Il serait souhaitable d'intégrer le dépistage des maladies cardio -vasculaires dans un programme plus vaste qui porterait également sur d'autres maladies dégénératives, notamment le diabète et l'obésité, et dont l'OMS pourrait peut -être confier
COMMISSION A
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DOUZIEME SEANCE
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l'exécution à un service des maladies chroniques. Le Dr Dona estime d'autre part que les recherches entreprises dans le domaine des maladies cardio -vasculaires devraient s'inscrire dans le plan national de santé publique et faire l'objet d'analyses coût /avantages. Enfin, la formation de spécialistes devrait être développée tant au niveau professionnel qu'auxiliaire. Le Dr TOTTIE (Suède) propose d'ajouter au préambule du projet de résolution un nouvel alinéa rédigé comme suit :
Rappelant le programme à long terme déjà entrepris à l'OMS et en particulier dans la Région européenne. Il lui semble bon en effet de mentionner ce qui a déjà été fait avant de formuler une recommandation pour l'avenir. Pour le Dr HARELL (Israël) l'importance attribuée aux maladies cardio -vasculaires est entièrement justifiée étant donné qu'elles affectent chaque année une partie plus importante de la prévention, thérapie et réadaptation. Comme c'est population. Le problème comporte trois aspects en thérapie que les progrès ont été les plus grands, la proportion des malades qui survivent à une première crise cardiaque s'est accrue, mais le nombre des personnes atteintes d'une maladie cardiovasculaire chronique s'en trouve encore augmenté. Ces malades ont besoin de soins de réadaptation, domaine où peu de progrès ont été réalisés. Il conviendrait donc d'insérer dans le dispositif du projet de résolution un nouveau paragraphe libellé comme suit :
:
INVITE le Directeur général à favoriser les projets de recherche et de développement relatifs à la réadaptation des personnes atteintes de troubles cardio -vasculaires . Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) appelle 1 'attention sur la nécessité d ' études plus approfondies sur les maladies pulmonaires chroniques; dans le projet de programme, une
seule ligne est consacrée au coeur pulmonaire. Il convient d'accorder également une attention particulière à d'autres maladies pulmonaires tout aussi graves. De nombreux cas de maladies chroniques et récurrentes des voies respiratoires ayant leur origine dans l'enfance, il ne faut pas négliger les aspects pédiatriques du problème. Enfin, l'étude de la nomenclature des maladies pulmonaires chroniques doit être poursuivie. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) souligne que le programme de l'Organisation en matière d'immunologie offre un excellent exemple des effets considérables qu'un investissement assez modeste peut avoir sur l'amélioration de la santé. L'OMS se doit d'utiliser dans toute la mesure possible les centres de référence et de formation qui contribuent à la santé du monde et permettent de développer les ressources nationales.
Le Professeur SENAULT (France) appuie la proposition d'amendement présentée par le délégué de la Suède. Il se demande toutefois si le programme du Siège ne risque pas de faire double emploi avec celui du Bureau régional de l'Europe. Le Dr FAKHRO (BahreTn) déclare que, dans son pays, ce sont les maladies cardio -vasculaires qui constituent la principale cause de mortalité. Il serait faux de croire que ces maladies ne sévissent que dans les pays développés. Coauteur du projet de résolution, la délégation de BahreTn est disposée à soutenir l'étude mentionnée à condition qu'elle soit financée par des contributions volontaires venant par exemple d'une compagnie pétrolière. La population de BahreYn comprend de nombreuses ethnies et le Dr Fakhro voit là une excellente occasion d'entreprendre une étude comparative à laquelle son pays sera heureux de coopérer. Les cardiopathies ischémiques sont ce répandues à BahreTn alors que les maladies vasculaires périphériques y sont extrêmement rares fait pourrait également donner matière à une étude comparative. :
Répondant aux questions qui ont été posées, le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, fait observer épidémioque l'OMS a donné une impulsion vigoureuse aux travaux entrepris dans divers domaines logie, pathologie, études cliniques et recherches expérimentales sur l'étiologie et la pathogenèse Le programme de l'Organisation englobe déjà différentes maladies cardio -vasculaires, telles que l'hypertension artérielle, les cardiopathies ischémiques et les cardiopathies rhumatismales et il sera tenu compte de la proposition tendant à y inclure les maladies pulmonaires chroniques. Les maladies cardio -vasculaires et l'immunologie représentent deux des domaines où l'action de l'OMS est la plus énergique. Quelques délégués se sont inquiétés des risques de double emploi entre les activités du Siège et celles du Bureau régional de l'Europe mais ils peuvent être certains que tant à l'échelon régional qu'au niveau du Siège, les travaux leurs craintes ne sont pas fondées sont menés en collaboration de manière à assurer une parfaite intégration. : :
Au sujet de l'amendement proposé par le délégué d'Israël, le Dr KHALLAF (Egypte) se demande s'il est souhaitable de mentionner la réadaptation dans le projet de résolution. Il vaudrait mieux
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
à son avis concentrer les efforts sur un seul domaine, étant donné les contraintes budgétaires de l'Organisation. En cas de succès, on pourrait ensuite aborder d'autres domaines. Le Dr LAMBO fait observer que le champ d'activités de l'Organisation est déjà très vaste et que le problème de la concentration des efforts sur un seul domaine ne se pose pas. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) propose de modifier le deuxième paragraphe du dispositif du projet de résolution en ajoutant les mots "et leurs complications" après les mots "maladies cardio -vasculaires ".
Le Professeur HALTER (Belgique) appuie la proposition d'amendement du délégué des Etats -Unis d'Amérique.
Le Dr HARELL (Israel) retire sa proposition d'amendement. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution tel qu'il a été modifié par les délégués de la Suède et des Etats -Unis d'Amérique. Décision Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié par les délégués de la Suède et des Etats -Unis d'Amérique, est approuvé.' :
Le Dr prévention niveaux de traitement
DARAMOLA (Nigéria) fait valoir qu'il n'existe pas en fait d'opposition entre les termes et réadaptation étant donné que cette dernière représente seulement l'un des cinq la prévention (promotion de la santé, protection spécifique, diagnostic précoce, précoce et réadaptation).
Section 8.1 - Enseignement et formation professionnelle M. TRAPERO -BALLESTERO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture)rappelle qu'une fructueuse coopération s'est instaurée au cours des six dernières années entre l'OMS et l'UNESCO dans le domaine de l'enseignement et de la formation professionnelle, notamment en ce qui concerne la comparabilité et la reconnaissance internationales des diplômes de l'enseignement supérieur. L'UNESCO est chargée par ses Etats Membres d'élaborer les instruments qui leur sont nécessaires pour atteindre cet objectif et de contribuer ainsi à promouvoir la mobilité internationale des chercheurs, des professeurs et des étudiants et à assurer une meilleure utilisation des ressources disponibles en matière de formation. Par ailleurs, on s'efforce de réduire les difficultés que rencontrent une fois rentrées dans leur pays d'origine les personnes qui ont fait des études à l'étranger et de faciliter dans chaque pays l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants, qu'ils soient nationaux ou étrangers. L'UNESCO travaille actuellement à une série d'études visant à établir les bases de la comparabilité. D'autres travaux portent sur les critères généraux de la comparabilité et de la reconnaissance internationales des diplômes. Un ouvrage consacré aux études supérieures dans le monde est actuellement sous presse et paraîtra en anglais, arabe, espagnol, français et russe. L'UNESCO coopère également avec des organisations internationales, tant gouvernementales que non gouvernementales, en vue de l'élaboration et de l'adoption d'accords bilatéraux internationaux et régionaux dans ce domaine. Pour certains de ces accords, les projets sont déjà rédigés. L'UNESCO et ses Etats Membres s'emploient enfin à mettre en place des mécanismes nationaux ou régionaux chargés de l'application de ces accords.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) se demande si la terminologie employée dans les documents de l'OMS est bien au point. On parle en effet de "personnel sanitaire" mais aussi de personnel des "sciences de la santé ", alors que l'accent semble être mis presque exclusivement sur l'enseignement médical. Il est nécessaire d'envisager la formation de toutes les catégories de personnel, y compris celle des infirmières et des ingénieurs sanitaires, aussi bien que celle des médecins, et il ne faut pas perdre de vue les aspects sociaux du problème. Au Mexique, on a constaté qu'il fallait faire appel, dans les écoles de santé publique, aux services d'anthropologues et, en particulier, de spécialistes en anthropologie sociale, et l'on a entrepris récemment d'enseigner les sciences de la santé tant aux sociologues qu'aux économistes. Le Professeur HALTER (Belgique) signale qu'en ce qui concerne les médecins, son pays est sur le point d'atteindre une phase de pléthore. Il y a maintenant en Belgique 15 000 médecins pour une population de 10 millions d'habitants, soit un médecin pour 600 habitants, et l'on s'attend à ce qu'au rythme actuel des inscriptions en première année de médecine l'effectif des médecins passe en 1980 à un chiffre se situant entre 25 000 et 28 000. Phénomène encore plus grave :
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.44.
COMMISSION A
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50 % des médecins belges sont des spécialistes, ces derniers étant beaucoup mieux rémunérés que les omnipraticiens. En 1971, 75 % des étudiants en médecine ont manifesté leur intention de se spécialiser et il n'y aura bientôt plus que des spécialistes. Il devrait être possible d'instaurer un numerus clausus, mais aucun pays n'a encore établi de critère à ce sujet. Certains ont pris des mesures pour limiter l'accès aux études médicales, mais ils se heurtent à des réticences. L'OMS et l'UNESCO pourraient peut -être prêter leur concours aux pays qui se trouvent dans une telle situation. La Belgique pourra bientôt exporter des médecins. Depuis douze ans, elle a formé un grand nombre d'étudiants étrangers, mais aucun n'est resté en Belgique de sorte qu'elle ne peut être accusée d'avoir provoqué un exode des cerveaux. Le Dr ABOAGYE -ATTA (Ghana) souligne l'importance de l'enseignement et de la formation professionnelle pour les pays en voie de développement. Ces pays sont obligés d'adapter leurs programmes sanitaires à leurs ressources il est donc nécessaire d'y réorganiser les services de santé pour utiliser au maximum des moyens financiers limités. A cet effet, il est indispensable de former du personnel dans les domaines tels que la recherche en organisation, la statistique sanitaire, la santé de la famille et la médecine du travail. La délégation du Ghana souhaite que l'OMS et les autres institutions intensifient leurs activités en la matière. :
Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, fait observer que la stratégie de l'OMS consiste justement à appeler l'attention des pays sur l'importance de la formation professionnelle. La création de services de santé de base est un élément essentiel des programmes de développement et suppose une utilisation judicieuse du personnel sanitaire. L'OMS a entrepris des études préliminaires pour déterminer les cas où des techniques et méthodes d'enseignement nouvelles pourraient accroître l'efficacité de la formation. Des projets sont à l'étude qui se traduiront par la production d'un matériel d'enseignement nouveau ou par l'octroi d'une assistance directe visant à élever les normes d'enseignement. L'OMS se préoccupe également des différents types de travailleurs sanitaires à former pour répondre aux besoins locaux. Il est certainement plus économique de former du personnel qui soit capable d'accomplir toute une variété de tâches connexes.
Le Dr BRAGA, Directeur de la Division de l'Enseignement et de la Formation professionnelle, répond au délégué du Mexique sur le point de terminologie qu'il a soulevé à propos de la formation du personnel de santé. Le document de base sur la question à l'étude est celui que le Directeur général avait présenté à la précédente Assemblée mondiale de la Sante;l peut -être a -t -on rencontré certaines difficultés de traduction. Quoi qu'il en soit, le personnel médical n'est jamais envisagé isolément. Le but de l'OMS est de mettre au point une terminologie uniforme. Le même document traite de la question mentionnée par le délégué de la Belgique. La situation évoquée résulte d'un défaut de concertation à l'échelon national entre, d'une part, les autorités chargées de former le personnel médical et le personnel de santé apparenté, et, d'autre part, celles qui emploient ces personnels. Il est recommandé que les Etats Membres organisent une surveillance des ressources en personnel sanitaire à laquelle coopéreraient les autorités des deux secteurs en cause, ainsi que les services de soins médicaux de la sécurité sociale. Une prévision des besoins en personnel sanitaire est nécessaire pour éviter une mauvaise utilisation des ressources et, par suite, le sous -emploi ou même le chômage. L'OMS a été chargée d'étudier- le phénomène de migration du personnel sanitaire, qui tient essentiellement à une planification défectueuse. La solution idéale, rarement réalisée, serait de faire dépendre d'un même ministère la planification sanitaire, les services de santé et la formation des travailleurs sanitaires. Section 9.2 - Bureau de la Science et de la Technologie Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) annonce qu'il présentera à une prochaine séance un projet de résolution sur le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale qui aura pour auteurs la délégation de l'URSS et d'autres délégations (voir le procès -verbal de la quinzième séance, section 2). Section 9.3 - Pharmacologie et toxicologie Le Professeur HALBACH (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies) constate que l'OMS a décidé d'adopter la même approche à l'égard de l'alcoolisme et des toxicomanies; aussi le Conseil international a -t -il étendu ses activités à la question de l'usage des médicaments à des fins non médicales. En définitive, c'est l'homme et non le médicament qui pose.le véritable problème. L'épidémiologie de la toxicomanie revêt également une grande importance. Le Conseil a organisé des conférences et des séminaires sur ces questions et il est parti culièrement heureux d'apprendre qu'un comité OMS d'experts sera réuni pour étudier les moyens de promouvoir la recherche épidémiologique sur l'abus des médicaments.
1 Actes off. Org. mond. Santé, 1971, N' 193, annexe 12.
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Le Dr TOTTIE (Suède) signale que sa délégation compte prendre la parole sur le sujet à l'étude lors de l'examen des points 2.9 et 2.10 de l'ordre du jour. Le Professeur PENSO (Italie) souligne l'importance croissante des laboratoires en matière de diagnostic et, par conséquent, celle des substances diagnostiques. A ce propos, il soumet le projet de résolution suivant, dont les coauteurs sont les délégations du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Italie et des Pays -Bas :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant l'importance du rôle de l'OMS en matière de standardisation des substances chimiques et biologiques; Consciente des préoccupations que suscite l'incidence croissante des maladies non transmissibles dans tous les pays; Reconnaissant que des substances diagnostiques satisfaisantes sont indispensables pour empêcher les erreurs de résultats de laboratoire et les dommages qu'elles peuvent causer; Notant la prolifération rapide des substances diagnostiques chimiques et biologiques qui font l'objet d'un commerce international et le fait qu'il existe peu de normes ou de spécifications généralement admises pour ces substances, PRIE le Directeur général d'étudier l'élaboration et la coordination des normes pour les substances diagnostiques chimiques et biologiques et de faire rapport à une future Assemblée de la Santé sur la question.
Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) indique que sa délégation appuie le projet de résolution, qui traite d'un sujet important. Le Dr CHAPMAN (Canada) souligne que l'accélération du mouvement d'industrialisation et du progrès technique entraînera une aggravation des problèmes auxquels l'OMS doit faire face. A mesure que des médicaments nouveaux et plus efficaces seront mis au point et que l'on recommandera l'utilisation de nouveaux additifs alimentaires, il se posera de nouveaux problèmes. On se rend aussi mieux compte des dangers potentiels et de nouvelles techniques sont nécessaires pour déterminer les propriétés toxiques, cancérogènes, mutagènes et tératogènes des produits. Le Dr Chapman constate avec satisfaction que l'on se propose d'augmenter un peu les effectifs du service des Additifs alimentaires; il espère en outre que l'OMS donnera des indications sur les doses journalières acceptables pour des substances telles que le mercure. La délégation du Canada appuie le projet de résolution présenté par le délégué de l'Italie, Le Dr GERRITSEN (Pays -Bas) approuve la réunion d'un comite d'experts sur les additifs alimentaires mais juge trop restreint le mandat qu'on se propose de lui donner; il faudrait aussi lui confier la question des contaminants alimentaires accidentels; d'autre part, il conviendrait de réunir une conférence sur les additifs alimentaires étant donné que la dernière s'est tenue il y a maintenant dix ans. La délégation des Pays -Bas appuie le projet de résolution présenté par le délégué de l'Italie.
Le Dr RACOVEANU (Roumanie) souscrit lui aussi au projet de résolution, mais fait observer qu'une standardisation des antiseptiques et des désinfectants est également nécessaire. L'OMS devrait envisager de convoquer des comités d'experts pour examiner les problèmes de terminologie et de définition des notions ainsi que la standardisation d'un certain nombre de produits, les normes de qualité et les méthodes d'analyse chimique. M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) fait connaître que sa délégation approuve le projet de programme relatif aux additifs alimentaires mais estime, comme la délégation de la Suède, qu'il vaudrait mieux aborder la question lors de l'examen des points 2.9 et 2.10. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) reconnaît l'intérêt du projet de résolution mais pense qu'il convient d'éclaircir, dans le dispositif, le sens des mots "d'étudier l'élaboration et la coordination des normes ". Il comprend que l'idée des auteurs est de prier le Directeur général d'étudier la question de la normalisation des substances diagnostiques. Peut -être pourraient -ils mettre au point un texte plus précis. Le Dr SUMPAICO (Philippines) appuie le projet de résolution mais propose de l'élargir en prévoyant à la fois la normalisation des substances et celle des méthodes. Le Dr FAKHRO (Bahre!n) rappelle que l'OMS s'est déjà penchée sur la question de l'usage du tabac et de la publicité concernant les cigarettes. Ne pourrait -elle pas maintenant s'intéresser à la publicité dont font l'objet les produits pharmaceutiques ? Le fait que les laboratoires pharmaceutiques consacrent 30 % environ de leurs ressources à la publicité et 8 % seulement à la recherche parait inquiétant.
COMMISSION A
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Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) propose de modifier comme suit le dernier paragraphe du projet de résolution :
PRIE le Directeur général d'étudier le rôle que l'Organisation pourrait jouer dans l'élaboration de normes pour les substances diagnostiques, chimiques et biologiques, ainsi que les méthodes employées et de présenter un rapport à ce sujet à une future Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr HASSAN (Egypte) demande ce qu'il faut entendre par "les méthodes employées ". S'agit -il de la préparation des substances ou de leur utilisation au cours d'essais ?
Le Dr SUMPAICO (Philippines) estime que l'expression doit s'appliquer aux deux types de méthodes.
Le Dr GERRITSEN (Pays -Bas) est d'avis que les méthodes présentent trop d'importance pour n'être mentionnées qu'à la fin du projet de résolution. L'OMS soutient un institut des Pays -Bas qui conserve un étalon international d'hémoglobine et, dans ce cas, la standardisation porte à la fois sur le matériel et sur les méthodes.
Le Professeur SENAULT (France) fait connaître que, si sa délégation souscrit quant au fond au projet de résolution, elle juge peu clair, du moins dans la version française, l'alinéa ainsi libellé :
Reconnaissant que des substances diagnostiques satisfaisantes sont indispensables pour empêcher les erreurs de résultats de laboratoire et les dommages qu'elles peuvent causer. On pourrait peut -être remplacer la fin de cet alinéa, à partir des mots "empêcher les erreurs ", "garantir le contrôle de la qualité des résultats de laboratoire par le membre de phrase suivant et éviter ainsi les erreurs d'analyse dont les conséquences peuvent être dangereuses pour les :
patients ".
Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, rappelle que la publicité pour les produits pharmaceutiques a déjà fait l'objet de résolutions de l'Assemblée de la Santé (WHA21.41) et du Conseil exécutif (EB41.R24).
Le Dr LU (service des Additifs alimentaires) indique qu'une conférence sur les additifs alimentaires est envisagée par la FAO et que des dispositions ont été prises à cet égard dans le budget de la FAO pour 1973 -1974. Le Dr TOTTIE (Suède) appuie le projet de résolution sous réserve de quelques modifications rédactionnelles. Il éprouve des doutes au sujet des modifications proposées par le délégué de la France car le mot "garantir" pourrait avoir des incidences juridiques. Le PRESIDENT propose qu'un groupe de rédaction se réunisse pour examiner les diverses propositions d'amendement au projet de résolution. Ce groupe serait composé des délégués du Danemark, de l'Egypte, des Etats -Unis d'Amérique, de la France, de l'Italie, des Pays -Bas, des Philippines et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, ainsi que de toute autre délégation qui désirerait s'y joindre. Il en est ainsi décidé.
(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la quinzième séance, section 2.),
Section 9.4 - Statistiques sanitaires Le Dr ABOAGYE -ATTA (Ghana) estime que, si les pays hésitent à notifier les cas de maladies transmissibles ou quarantenaires et à diffuser des renseignements précis, c'est notamment en caractère incertain du diagnostic, manque d'informations sur les raison des facteurs suivants poussées, risque d'effets préjudiciables au commerce et au tourisme et craintes de restrictions à la liberté de mouvement. En Afrique occidentale, une autre difficulté tient au fait que des pays voisins, francophones d'une part, anglophones de l'autre, ont des systèmes de surveillance épidémiologique différents. On n'a pas encore étudié les possibilités de coordination et de coopération entre ces deux groupes. Une solution à ce problème aurait l'avantage non seulement de favoriser l'échange d'informations, mais aussi de faciliter des mesures de lutte précoces et efficaces et, en dernière analyse, des efforts concertés en vue de l'éradication de maladies comme le pian, la variole et le paludisme. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Section 9.5 - Recherche en épidémiologie et en informatique Le Dr BAHRAWI (Indonésie) demande des renseignements complémentaires sur le projet en cours d'exécution en Colombie. Il suggère qu'un projet analogue soit entrepris en Indonésie ou que des conseils soient donnés à ce pays pour lui permettre d'en assurer l'exécution. Le passées demande sujet à Professeur PACCAGNELLA (Italie) aimerait avoir de plus amples informations sur les activités et présentes de la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique. Il se si le moment n'est pas venu de prier le Directeur général de présenter un rapport à ce une future Assemblée de la Santé.
Le Dr GUEYE (Sénégal) estime que le personnel de cette division devrait faire de plus fréquentes visites dans les pays. Ainsi, le Sénégal a entrepris un programme de recherche en épidémiologie et en informatique qui devrait l'intéresser. La séance est levée à 23 heures.
TREIZIEME SEANCE Mardi 23 mai 1972, 9 heures Président :
Dr F. R. HASSAN (Egypte)
1.
ERADICATION DE LA VARIOLE (suite de la dixième séance, section 1)
Ordre du jour, 2.5
Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr BUSTAMANTE (Mexique) donne lecture du projet de résolution suivant proposé par le groupe de rédaction :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'éradication de la variole; Appréciant à leur juste valeur les progrès sensibles réalisés jusqu'à présent dans les programmes exécutés à travers le monde et félicitant les pays qui ont réussi à éradiquer la maladie; Notant toutefois avec inquiétude que la variole persiste à l'état endémique dans certaines régions d'Afrique et d'Asie et qu'elle a réapparu récemment dans plusieurs pays qui en étaient indemnes, PRIE tous les Etats Membres de continuer à accorder une attention prioritaire à l'éra1. dication de la variole, d'intensifier leurs efforts pour interrompre le plus tôt possible la transmission de la maladie dans les zones où l'endémie subsiste, et d'empêcher la variole de se réinstaller dans les pays d'où elle a été éliminée; 2. INVITE instamment tous les gouvernements intéressés a) à notifier immédiatement à l'Organisation, comme ils sont déjà tenus de le faire, tous les cas de variole, et en particulier à utiliser à cet effet les moyens les plus rapides pour tout cas se produisant dans une région non endémique; b) à mettre en place ou à renforcer des réseaux nationaux de surveillance afin d'identifier les sources d'infection, d'endiguer rapidement les poussées épidémiques et d'éliminer les foyers d'endémie; PRIE le Directeur général de prendre des dispositions pour transmettre promptement à 3. tous les Etats Membres intéressés les renseignements mentionnés à l'alinéa a) du paragraphe 2; 4. RECOMMANDE d'autre part que les pays normalement indemnes de variole dans lesquels se produisent des cas confirmés ou suspects informent pleinement l'OMS de leurs enquêtes épidémiologiques et qu'ils donnent à l'OMS les possibilités qui faciliteront au maximum la coordination internationale des mesures prises; 5. PRIE le Directeur général a) de fournir, sur demande, des équipes d'évaluation aux pays qui ont récemment interrompu la transmission de la variole; de continuer à apporter aux pays toute l'aide possible pour faciliter le déroulement b) du programme, notamment en développant, dans la mesure du possible, l'emploi de moyens audio- visuels, tels que manuels illustrés et films; 6. REMERCIE les pays qui donnent généreusement du vaccin pour le programme, soit dans le cadre d'accords bilatéraux, soit par l'intermédiaire du fonds bénévole de l'OMS pour la promotion de la santé; 7. RECOMMANDE l'intensification des recherches sur tous les aspects du problème, notamment sur le diagnostic de laboratoire et le traitement des cas de variole, sur les mécanismes immunitaires dans les infections à pox virus et sur les effets de l'administration simultanée de plusieurs antigènes différents; et 8. PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur le déroulement du programme d'éradication. : :
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.1
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.45. - 389 -
1
390 2.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite de la douzième séance)
Ordre du jour, 2,2
Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Section 9.5 - Recherche en épidémiologie et en informatique (suite)
Ordre du jour, 2.2.3
Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) souligne l'importance de la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique et, plus particulièrement, des fonctions d'élaboration théorique qui lui incombent. Tant la Division elle -même que les équipes qu'elle envoie dans les pays doivent prêter une attention spéciale à l'élaboration de programmes de traitement de l'information et d'études épidémiologiques théoriques. Le Dr Tatocenko ne veut pas dire que ces fonctions ne sont pas déjà remplies, mais il pense que leur évolution dans le sens qu'il a indiqué constituerait un grand pas en avant puisque de nombreux pays se préoccupent sans cesse davantage de ces questions et que l'application de méthodes efficaces de traitement de l'information faciliterait considérablement la solution des problèmes épidémiologiques. Le Dr DARAMOLA (Nigeria) félicite l'OMS de la contribution qu'elle apporte dans les domaines des statistiques et de l'épidémiologie, si importants pour tous les services de santé. La collecte, l'enregistrement et l'analyse des données laissent à désirer dans bien des pays en voie de développement, où l'enregistrement des naissances et des décès n'est parfois même pas généralisé. Sans statistiques fiables, il ne peut y avoir de comparaisons internationales, concernant par exemple le taux de mortalité infantile qui constitue un indicateur sensible de l'efficacité de la protection sanitaire. L'OMS devrait considérer le renforcement des services de statistiques dans les pays en voie de développement comme une mesure d'importance capitale pour la santé. Les pays en voie de développement manquant de spécialistes de l'épidémiologie et les moyens dont disposent les écoles de médecine pour l'enseignement de cette discipline, en particulier en Afrique, demandant à être accrus pour faire face aux besoins futurs, il conviendrait que l'OMS amplifie son action dans ce domaine. Le Dr RESTREPO (Colombie) propose que, lorsque des recherches sur l'épidémiologie, l'administration et la planification sanitaire doivent être entreprises avec la coopération de plusieurs pays, les objectifs de ces recherches soient nettement définis, de façon que les pays intéressés puissent décider s'ils doivent ou non y participer et qu'ils puissent savoir comment, et dans quelle mesure, ils pourront bénéficier de leurs résultats. Il importe que tous les pays intéressés connaissent les résultats, tant partiels que globaux, des recherches effectuées; en fait, ils devraient être les premiers à les connaître, pour être à même de tirer parti des données recueillies et justifier ainsi leur participation aux recherches. Enfin, il importe dans toute la mesure du possible d'intégrer les travaux de recherche à l'activité des services de santé nationaux afin de pouvoir les adapter aux ressources disponibles et les faire servir à la formation du personnel. Le Professeur HALTER (Belgique) aimerait avoir davantage de renseignements sur les activités considérées. Il suggère en conséquence à la Commission d'adopter une résolution qui pourrait être conçue comme suit :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant l'intérêt des recherches en épidémiologie et en informatique, PRIE le Directeur général de bien vouloir faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les activités de la Division de la Recherche en Epidémiologie et 1 en Informatique ainsi que de soumettre les programmes à moyen et long terme de cette division.
Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, note que plusieurs délégués ont surtout évoqué la nécessité de disposer immédiatement de renseignements suffisants sur les services rendus aux Etats Membres par la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique. Or les activités de cette division ont été longuement examinées lors de la quarante -septième session du Conseil exécutif, lequel était saisi d'un rapport de situation du Directeur général. La question a également été discutée en détail à la dernière session du Conseil qui a expressément recommandé que la Division oriente davantage ses efforts vers l'objectif majeur que constitue le renforcement des services de santé; le Directeur général est en train de mobiliser à cette fin toutes les ressources dont dispose la Division.
Le Dr Mahler rappelle qu'au cours des discussions relatives aux recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités, il a été indiqué que les activités de la Division faisaient partie intégrante des travaux considérés. Le Directeur général a déjà été prié, par une résolution, de faire rapport à une future Assemblée mondiale de la Santé sur les recherches concernant l'orgar nisation des services de santé des collectivités. Puisque ce rapport couvrira la quasi -totalité des activités de la Division, il ne semble pas nécessaire d'adopter une autre résolution à ce sujet. 1 Ce projet de résolution, approuvé sous une forme légèrement modifiée, a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.48.
COMMISSION A
:
TREIZIEME SEANCE
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En réponse à la question du délégué de l'Indonésie touchant le projet exécuté en Colombie, le Dr Mahler précise que l'on peut obtenir les protocoles scientifiques détaillés de l'étude en s'adressant au Secrétariat de l'OMS qui, d'ailleurs, est prêt à donner des renseignements sur tout autre projet actuellement mis en oeuvre par la Division. Le Dr Mahler a pris note des observations relatives aux secteurs sur lesquels devraient plus particulièrement porter les activités de la Division. La question de savoir s'il convient de donner la priorité à des objectifs à court terme, à moyen terme ou à long terme n'est pas facile à résoudre. Si l'on s'en tient aux instructions reçues jusqu'à présent de l'Assemblée et du Conseil, il semble que le problème immédiat du renforcement des services de santé ait la priorité absolue. Les recherches qui ne se rapportent pas à ce problème devraient par conséquent venir en second lieu. Cet ordre de priorité apparaîtra dans les futurs rapports à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif. Section 9.6 - Bureau des Publications et Traductions Le Dr DONA (Roumanie) fait l'éloge des publications de l'OMS qui jouent un rôle très important en diffusant les connaissances les plus récentes concernant la santé publique, connaissances qui intéressent tous les Etats Membres. Le développement de publications comme les rapports techniques, les monographies, le Bulletin et la Chronique doit permettre une diffusion sans cesse plus large d'informations sur les progrès accomplis par les Etats Membres dans le domaine de la santé. La Roumanie fera tout son possible pour améliorer la diffusion des publications de l'OMS et compte à cet égard sur l'aide de l'Organisation. Section 9.7 - Coordination et évaluation Le Professeur HALTER (Belgique) regrette que les informations données au sujet de la coordination et de l'évaluation, comme d'ailleurs d'autres parties importantes du programme, ne soient pas toujours très précises et que les résultats des travaux ne soient pas toujours clairement indiqués. Tous les pays - même ceux qui ont atteint un haut niveau de développement économique - ont des problèmes d'évaluation et, manquant pour les résoudre soit du personnel nécessaire soit de compétences indiscutables, ne savent pas toujours comment faire appel à la division en cause. Il serait utile que les Etats Membres sachent dans quelle mesure l'OMS peut les aider en leur donnant des avis dans ce domaine. Le Professeur Halter propose donc qu'un rapport sur le programme présent et futur en matière de coordination et d'évaluation soit soumis à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé pour l'information des Etats Membres. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que sa délégation a déjà formulé des suggestions en vue d'améliorer l'évaluation du programme de l'OMS. Il pense, comme le délégué de la Belgique, qu'on devrait prier le Directeur général d'établir un rapport un peu plus étoffé sur la question et de présenter une évaluation de l'un des programmes de l'OMS - par exemple, de l'activité de la Division en cause - plutôt qu'une simple évaluation de projet. Section 9.8 - Interprétation Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) rend hommage aux interprètes, sans le concours desquels l'Assemblée serait dans l'impossibilité de mener à bien ses travaux. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT remercie le délégué du Danemark de cette manifestation de sympathie qui sera un très grand encouragement pour les intéressés. Personnel des bureaux régionaux soumis à roulement Il n'y a pas d'observations.
Projets additionnels demandés par les gouvernements Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) doute de l'intérêt que présentent les projets additionnels demandés par les gouvernements - projets dits des "pages vertes" - en tant que moyen de donner une certaine souplesse aux plans et programmes de l'OMS. Une comparaison entre le N° 179 et le N° 187 des Actes officiels permet d'évaluer l'importance des "pages vertes" comme source de nouveaux programmes. En 1971, 100 nouveaux projets ont été entrepris tandis que 92 projets approuvés n'étaient pas mis à exécution parce qu'il fallait faire des économies. Sur les 100 projets supplémentaires financés au moyen du budget ordinaire de 1971, 13 seulement étaient tirés des "pages vertes ", les 87 autres étant entièrement nouveaux. Les "pages vertes" servent à consigner des projets demandés par des Etats Membres, projets qui sont dignes d'intérêt mais dont la réalisation n'est pas approuvée faute des ressources nécessaires. On pourrait donc penser que ces projets seraient exécutés en priorité au moment où des fonds deviendraient disponibles. Or tel n'a été le cas que pour 13 d'entre eux en 1971. Dans ces conditions, il parait souhaitable de réexaminer l'objet et l'utilité des "pages vertes ". Si l'évolution des besoins
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
rend caduques les propositions qui y figurent, on peut se demander si le temps et l'argent consacrés à la préparation et à l'impression de ces pages sont bien employés. Le Dr Steinfeld croit que l'on pourrait ménager autant de souplesse en supprimant les "pages vertes" et en tirant parti d'un important élément du nouveau mode de présentation du programme et du budget, à savoir les exposés d'ensemble par pays que doivent établir les directeurs régionaux et les représentants de l'OMS en consultation avec les Etats Membres. Il serait possible d'inclure dans ces exposés des estimations du coût global de projets dignes d'intérêt sans entrer dans tous les détails que donnent les "pages vertes ". Le Directeur général souhaitera peut -être envisager une nouvelle formule comme celle que vient de suggérer le Dr Steinfeld pour présenter les projets à entreprendre éventuellement. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT fait observer que la question se posera de nouveau lorsque la Commission examinera les "pages vertes" dont se compose l'annexe 7. Il est sûr que les directeurs régionaux ont écouté avec beaucoup d'intérêt les remarques du délégué des Etats -Unis d'Amérique. L'apparition de nouveaux projets qui n'étaient pas prévus dans les "pages vertes" et le fait qu'un très petit nombre de projets des "pages vertes" se trouvent réalisés ont déjà donné lieu à des discussions, que la délégation des Etats -Unis garde certainement en mémoire. On peut notamment se référer à la résolution EB49.R5, reproduite dans les Actes officiels N° 198 dont l'annexe 2 traite également de ce problème. Il convient aussi de mentionner à ce sujet la résolution EB47.R4 que le Conseil exécutif a adoptée à sa quarante -septième session et qui a été publiée dans les Actes officiels N° 189, l'appendice 7 des Actes officiels N° 190 et l'étude organique du Conseil exécutif sur les méthodes de planification et d'exécution des projets qui figure dans les Actes officiels N° 140, à l'annexe 22. Le Directeur général adjoint croit comprendre que la délégation des Etats -Unis reconnaît la nécessité d'une certaine souplesse et se demande simplement si, du moment que cette souplesse est assurée, les "pages vertes" sont encore nécessaires. Cela demande évidemment réflexion. Au cours de la discussion des projets régionaux, il sera sans doute possible de donner des exemples de projets qui figuraient dans les "pages vertes" les années précédentes et qui sont maintenant en cours d'exécution. Peut -être pourra -t -on revenir sur la question lorsque la Commission en arrivera à l'examen des "pages vertes ". Le Directeur général adjoint donne à la délégation des Etats -Unis l'assurance que le Directeur général, en consultation avec les directeurs régionaux, accordera la plus grande attention à la suggestion qu'elle a formulée. Région africaine Le Dr SOW (Mali) dit que la modicité des moyens dont dispose le Directeur régional place celui -ci dans la position difficile d'avoir à choisir entre différentes priorités. Le Directeur régional a parfaitement raison de vouloir avant tout assurer la continuité et le renforcement des activités déjà en cours. Au second rang de l'ordre de priorité régional vient l'accroissement du nombre des réunions, au titre des projets inter -pays. Enfin, les activités interrégionales sont très utiles parce qu'elles permettent de suivre l'évolution de la situation épidémiologique dans les Régions et sont l'occasion d'échanges d'idées et de renseignements qui favorisent la coordination. En ce qui concerne les projets exécutés avec l'aide de l'OMS au Mali, le Dr Sow désire formuler deux observations. Premièrement, bien que la variole soit éradiquée depuis plusieurs années, le Gouvernement du Mali doit faire face à des problèmes de surveillance et de diagnostic - en faisant appel en particulier à des équipes mobiles - et souhaiterait voir se multiplier les laboratoires de virologie. Actuellement, les échantillons doivent être envoyés au laboratoire de Lagos. Deuxièmement, un projet préinvestissement pour l'approvisionnement en eau a repu un rang élevé de priorité en raison de la récente flambée de choléra. Dans toute la République du Mali, seule la ville de Bamako dispose d'eau traitée. Les propositions visant à accroître le budget de l'OMS se heurtent à l'opposition de nombreuses délégations, mais les sommes que l'Organisation consacre à la cause de la santé humaine sont négligeables par rapport à celles que quelques pays dépensent pour des activités beaucoup moins recommandables. Le Dr Sow exprime l'espoir que ses collègues responsables de la santé publique dans la Région africaine parviendront à persuader le PNUD d'affecter davantage de crédits au secteur sanitaire; les planificateurs ne sont pas toujours conscients de l'importance que présente la santé pour le développement national. Les crédits du PNUD viendraient s'ajouter au budget normal de la santé et constitueraient un apport supplémentaire précieux pour les autorités sanitaires de la Région africaine. Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, présentant le projet de programme et de budget de sa Région pour 1973, souligne que des précisions et des chiffres détaillés figurent à l'annexe 3 des Actes officiels N° 196. Les discussions du Conseil exécutif à ce sujet sont résumées aux paragraphes 145 à 160 des Actes officiels N° 199. Pour éviter des répétitions, le Dr Quenum rappellera simplement aux délégués les objectifs visés et les proportions du budget
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requises pour les atteindre. La plus haute priorité continue d'être accordée à la formation de personnel sanitaire, pour laquelle 20 %.des crédits sont prévus. En outre, tous les projets de l'OMS comprennent un élément éducatif et des activités supplémentaires dans ce domaine sont financées par d'autres fonds, tels ceux du PNUD, ainsi que par des programmes d'aide bilatérale. Plus de 48 % des crédits inscrits sont destinés au développement et au renforcement de l'infrastructure sanitaire, notamment dans les zones rurales et dans les environs des villes. La lutte contre les maladies transmissibles absorbera plus de 21 % du budget et l'hygiène du milieu, 5,3 %, tandis que 4 % environ iront à la protection et à la promotion de la santé et 1,2 % à diverses autres activités. On consacrera plus de 14 % du montant total prévu à des projets inter -pays intéressant notamlutte contre le choléra, séminaire sur la surveillance épidémiologique ment les domaines suivants de la fièvre jaune et la lutte contre cette maladie, services consultatifs en matière de médecine du travail, protection contre les rayonnements ionisants, planification sanitaire nationale, enseignement infirmier, hygiène dentaire, planification familiale et enseignement postuniversitaire. Les objectifs et les priorités du programme de la Région africaine sont conformes à ceux du cinquième programme général de travail pour la période 1973 -1977, compte tenu des caractéristiques socio- économiques de la Région. En dépit d'une utilisation rationnelle et très stricte des fonds, il est évident que les ressources qui seront disponibles en 1973 représenteront tout juste le minimum requis pour faire face aux problèmes de santé de la Région. A ce sujet, il suffira de rappeler aux délégués que des crédits supplémentaires de plus de $1 100 000 seraient nécessaires pour entreprendre des projets additionnels. Le Directeur régional est convaincu que, dans les années à venir, l'Assemblée de la Santé fera tout son possible pour aider les populations les moins favorisées du monde à atteindre un niveau raisonnable de santé et de bien -être. :
Le Dr AUJOULAT (France) est persuadé que la Région africaine ne dispose pas de moyens considérables pour mener à bien toutes les táches qui lui incombent dans le domaine de la santé. Des pays de la Région se sont d'ailleurs alarmés à l'idée de ne pouvoir poursuivre efficacement la lutte entreprise contre de grandes endémies comme la lèpre. Ils se sont alors tournés vers telle ou telle assistance bilatérale ou vers des organismes privés. Le Dr Aujoulat aimerait savoir si ces craintes sont justifiées, si le FISE, en particulier, aurait véritablement modifié sa politique d'assistance et, dans l'affirmative, ce qui est envisagé pour faire en sorte que les campagnes entreprises ne soient pas interrompues. Le Dr ELOM (Cameroun) souligne lui aussi que les moyens dont dispose le Directeur régional pour l'Afrique sont si limités qu'ils ne lui permettent pas de développer divers programmes de santé. Le budget de l'OMS ne peut pas constamment augmenter, les contributions du FISE et du PNUD diminuent, et le moment est venu d'envisager une politique nouvelle qui assurerait aux pays de la Région le bénéfice de moyens financiers plus importants. L'OMS, les Etats Membres et, plus particulièrement, les pays nantis devraient tenir compte de l'ampleur immense des besoins auxquels doit faire face aujourd'hui la Région africaine. Le Dr LEKIE (Zaire) voudrait savoir si le FISE est effectivement en train de réviser l'aide qu'il accorde pour les programmes de lutte contre la lèpre dans son pays et si l'épidémiologiste que l'OMS a envoyé au Zaire au titre du projet relatif aux services épidémiologiques et qui doit bientôt partir sera remplacé. Il voudrait, d'autre part, avoir l'assurance que les cinq administrateurs techniques affectés au projet d'éradication de la variole seront maintenus en fonctions. Le Dr CUMMINGS (Sierra Leone) a lu avec préoccupation, au paragraphe 158 du chapitre II des Actes officiels N° 199, que la diminution de la part réservée à l'OMS dans les crédits alloués par le PNUD pour la Région africaine était attribuée au fait que les ministères de la santé n'étaient pas toujours suffisamment au courant de la procédure administrative à suivre pour présenter ou défendre des demandes de projet concernant la santé, que les autorités responsables de la coordination avaient de ce fait tendance à donner la préférence à d'autres secteurs d'activité, qu'à la fin de 1971 de nombreux programmes sanitaires financés par le PNUD avaient ainsi été interrompus sans que leurs objectifs eussent été atteints et que les gouvernements intéressés avaient exprimé leur inquiétude et leur surprise au Bureau régional, alors que c'était eux -mêmes qui n'avaient pas accordé la priorité voulue à ces programmes dans leurs programmes généraux de développement. Le Dr Cummings juge inquiétant cet état de choses, dont la Sierra Leone a d'ailleurs souffert. S'il est vrai que de nombreux pays ne sont pas au courant des procédures à suivre, il n'en reste pas moins que des projets en cours qui ont été acceptés par l'OMS ne devraient pas être unilatéralement interrompus par le PNUD sans que ce dernier ait consulté l'Organisation ou le gouvernement intéressé. Il faudrait une meilleure coordination entre l'OMS et le PNUD concernant les programmes acceptés par les deux parties.
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Le Dr DARAMOLA (Nigeria) souligne l'importance du rôle de l'hygiène du milieu en Afrique. Le problème de l'éradication du paludisme est immense et, en dépit de tous les efforts déjà déployés, il demeure à peu près entier; seule une amélioration de l'hygiène du milieu pourra permettre de le résoudre. Le Dr Daramola se demande si l'on a l'intention de cesser de considérer l'éradication du paludisme comme un objectif de santé publique. Les insuffisances de l'hygiène du milieu expliquent en grande partie la rapidité avec laquelle le choléra s'est propagé, les administrations sanitaires ayant été impuissantes à l'empêcher d'atteindre de nombreuses parties du continent. Le Dr Daramola fait l'éloge du programme régional d'enseignement et de formation professionnelle et exprime l'espoir qu'il sera renforcé par l'organisation d'un plus grand nombre de séminaires sur des problèmes de santé. Il tient à mentionner tout particulièrement un projet inter -pays de cours de recyclage (AFRO 6401 et 6402) qui se tiennent à Lagos et permettent à des participants venus de toutes les régions de l'Afrique de se rencontrer et de faire le point des progrès accomplis. Ce projet, qui donne d'excellents résultats, devrait être poursuivi. Le Dr MIKEM (Togo) évoque les difficultés que soulève le recrutement de spécialistes pour l'exécution des programmes. Les retards qui en résultent entraînent une immobilisation des montants déjà limités disponibles et compromettent gravement le succès des programmes sanitaires nationaux ainsi que le développement socio- économique. Le Dr Mikem demande instamment aux Etats Membres de faciliter le recrutement de spécialistes pour l'exécution de programmes en Afrique. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) partage l'inquiétude qu'éprouve le délégué de la Sierra Leone devant l'amenuisement de l'assistance prêtée par le PNUD tant pour les projets nationaux que pour les projets inter -pays.
Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, répond aux délégués du Zaire et de la France en indiquant que la situation ne lui paraît pas très alarmante. Il suffit de se référer aux pages 187 et 188 des Actes officiels N° 196 pour voir l'ampleur qui est donnée aux activités inter -pays dans le domaine de la surveillance et de la lutte contre les maladies transmissibles. A cela, il faut ajouter les activités qui sont menées dans chacun des pays. A l'heure actuelle, on n'a d'ailleurs pas d'autre alternative que de mettre l'accent sur la lutte contre les maladies transmissibles. Cependant, les ressources sont si maigres qu'il faut faire un certain nombre de choix, et même opter pour des programmes qui sont peu soutenus en dehors de l'Organisation, afin de mieux utiliser les fonds et d'éviter les doubles emplois. Telle est la raison pour laquelle il n'est prévu de crédits que pour des services consultatifs inter -pays en matière de lèpre. Bien entendu, si les conditions devaient se modifier, le Directeur régional serait prêt à réexaminer la situation dans le cadre du plafond budgétaire fixé pour la Région et compte tenu des priorités de l'heure. Le Dr Quenum affirme au délégué du Zaire que le poste d'épidémiologiste du projet Zaire 1001 sera maintenu puisque les objectifs de ce programme à long terme sont encore loin d'être atteints. Si le titulaire actuel du poste doit s'en aller, des mesures seront prises pour le remplacer. Le Dr Quenum est heureux que le délégué du Zaire ait évoqué le problème de l'éradication de la variole, car c'est pour lui une occasion d'illustrer par un exemple ce que peut être la coopération entre pays dans le cadre des activités sanitaires régionales. Une flambée de variole s'étant produite dans un autre pays, on a demandé l'aide du technicien qui était déjà en poste au Zafre, ce qui a permis de gagner du temps et d'éviter d'avoir à recruter un spécialiste. Ce technicien rejoindra bientôt son groupe et des mesures sont prises également pour pourvoir les autres postes vacants. Répondant au délégué de la Sierra Leone, le Dr Quenum rappelle que l'interruption prématurée de projets par suite d'une coupure des crédits alloués par le PNUD, et ce à l'encontre des désirs des gouvernements, est un problème qui a occasionné des difficultés croissantes au cours des dernières années, bien qu'il soit permis d'espérer que le nouveau système de programmation par pays y remédiera. Au début, lorsque des projets utiles se trouvaient ainsi menacés d'interruption, on les finançait à l'aide de fonds prélevés sur le budget ordinaire. Récemment, la situation est devenue si critique qu'il a fallu exposer la position de l'Organisation à plusieurs comités régionaux et aux gouvernements et leur demander de prendre leurs responsabilités en inscrivant dans les programmes par pays qu'ils soumettent au PNUD tous les projets financés par le PNUD dont ils souhaitent voir l'exécution se poursuivre. L'Organisation donne et continuera à donner ses avis techniques aux représentants résidents en leur indiquant s'il y a lieu de continuer un projet ou non, mais la détermination des priorités à accorder aux programmes est une responsabilité qui incombe aux gouvernements eux -mêmes. Le Dr Quenum donne au délégué du Nigeria l'assurance que l'hygiène du milieu fait partie de tous les programmes de lutte contre les maladies transmissibles que l'OMS entreprend dans la Région, toutes les activités s'inscrivant dans un système sanitaire intégré dont les éléments sont interdépendants et inséparables. On n'a pas abandonné l'éradication du paludisme mais on en est venu à considérer celle -ci comme un problème à long terme qui ne pourra être résolu que
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lorsque les services sanitaires de base auront été suffisamment développés pour que le programme d'éradication puisse être entrepris dans des conditions qui en assurent le succès. Dans le cadre de la stratégie nouvelle, l'approche est beaucoup plus méthodique et rationnelle si bien que, quand tout sera prêt, on pourra entreprendre avec beaucoup plus de confiance les activités d'éradication du paludisme. Le Dr Quenum est conscient des difficultés dans le recrutement d'experts mentionnées par le délégué du Togo et il indique qu'un certain nombre de mesures ont été prises pour y remédier. Les fonds ne sont toutefois jamais immobilisés et les économies qu'on peut réaliser sont utilisées soit pour financer des activités urgentes non prévues au programme, soit pour faire face à toutes autres demandes du gouvernement intéressé. Se référant aux observations que le délégué des Etats -Unis d'Amérique a faites relativement aux "pages vertes" du projet de programme et de budget, le Dr Quenum pense qu'un bref exposé sur la manière dont le Bureau régional de l'Afrique prépare son programme et son budget permettra peut -être de montrer l'utilité des projets additionnels. Sur la base de la demande présentée par un gouvernement, le Bureau étudie les conditions techniques de réalisation et les mesures administratives nécessaires, afin de décider si le projet doit être mis en oeuvre; dans l'affirmative, il procède ensuite à une étude des besoins en matière de personnel, de matériel, etc. C'est seulement lorsque ce travail a été fait pour chaque projet intéressant un pays et pour chaque projet inter -pays que les estimations budgétaires sont établies; bien entendu, on constate ainsi parfois que l'exécution de certains projets ou de certaines parties de projets n'est pas conciliable avec le chiffre global fixé par le Directeur général pour la Région, et dans ce cas, on fait figurer dans les "pages vertes" certaines activités ou parties d'activités. De la sorte, leur présence montre que les besoins de la Région ne sont pas entièrement couverts, en ce sens que les projets sont techniquement valables et ont été étudiés en vue de leur mise en oeuvre, ce qui donne aux Etats Membres l'assurance que leurs besoins sont pris en considération même si certains d'entre eux doivent être placés sur la liste d'attente.
Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT n'a pas grand -chose à ajouter, pour répondre aux délégués de la Sierra Leone et de la République -Unie de Tanzanie, aux renseignements qui figurent au paragraphe 158 du chapitre II des Actes officiels N° 199. Avec le nouveau système de planification par pays, la programmation de l'aide du PNUD incombe entièrement aux gouvernements et se fait au niveau des pays. Le PNUD fait connaître à chaque pays pouvant bénéficier de son assistance un chiffre indicatif de planification dans la limite duquel ce pays doit inclure tous les projets pour lesquels il souhaite recevoir l'appui du PNUD pendant l'année. En ce qui concerne la préparation lorsque le Directeur régional du budget de l'OMS, les choses se passent de la façon suivante est informé que tel ou tel gouvernement désire que l'exécution d'un projet se poursuive, ce projet est indiqué comme devant continuer tant dans le document budgétaire régional que dans les Actes officiels. Or si, pour une raison quelconque, peut -être simplement du fait d'un oubli, un projet ne figure pas dans le plan que le pays soumet au PNUD, ce projet ne bénéficiera d'aucune aide du PNUD et l'Organisation sera totalement désarmée. Tant que les cas de ce genre ont été exceptionnels, l'Organisation a pu y remédier en prélevant les fonds nécessaires sur son budget ordinaire, mais le problème a maintenant pris une telle ampleur que cela risquerait de compromettre l'ensemble du programme de l'OMS. Il incombe par conséquent à chaque administration sanitaire nationale de s'assurer, au moment ou l'organe coordonnateur du pays prépare le plan qui doit être présenté au PNUD, que l'on n'a pas supprimé ou omis dans ce plan des projets dont elle souhaite que l'exécution se poursuive. :
Région des Amériques Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, dit que, conformément au programme général de travail de l'Organisation pour la période 1973 -1977, les prévisions budgétaires 53,9 % pour le renforcement des services de santé de régionales se décomposent comme suit base; 6,4 % pour le développement des ressources humaines (39,3 %, si l'on inclut tous les crédits prévus pour l'enseignement et la formation professionnelle); 26 % pour la lutte contre les maladies et leur prévention, dont 20,4 % pour les maladies transmissibles; enfin, 13,7 % pour l'hygiène du milieu. Les gouvernements ont décidé de se fonder, pour fixer les objectifs sanitaires à atteindre dans la Région, sur les objectifs par pays établis pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Cette décision découle de l'évaluation finale du plan sanitaire décennal de la Charte de Punta del Este et du fait que la plupart des pays de la Région ont déjà, dans le domaine de la santé, dépassé les objectifs de la deuxième décennie. Une conférence extraordinaire des ministres de la santé doit se tenir en octobre 1972 à Santiago du Chili et le Bureau régional prépare une documentation sur les divers problèmes qu'elle examinera, en s'efforçant d'établir une relation entre, d'une part, les objectifs et, d'autre part, les moyens disponibles pour les atteindre et la conjoncture économique. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Les résolutions adoptées lors de cette conférence serviront de guide pour la coopération de l'OMS et de l'OPS. A cette fin, on continuera de perfectionner le système de projections quadriennales et on intensifiera le processus de planification, du stade des décisions de politique générale dans les pays à celui de la mise en oeuvre du programme. Les méthodes varieront selon les pays, compte tenu des caractéristiques nationales et des conditions politiques, économiques et sociales. Le programme des activités de l'OMS et de l'OPS pour 1973 sera peut -être un peu modifié, mais, bien entendu, dans les limites des prévisions approuvées par l'Assemblée mondiale de la Santé. Afin de compléter les renseignements sur le programme et le budget qui figurent dans les Actes officiels N° 196 et N° 199, le Dr Horwitz mentionnera certaines activités menées depuis janvier 1972 qui auront peut -être des répercussions en 1973 et les années suivantes. Comme le délégué du Mexique l'a indiqué, le Gouvernement de ce pays s'intéresse à la création d'un centre régional d'écologie humaine et des sciences de la santé qui exécutera des recherches épidémiologiques concernant les effets sur la santé des divers éléments de l'environnement de l'homme. Ce centre assurerait aussi la formation de spécialistes - actuellement trop peu nombreux dans les Amériques - des disciplines ayant trait aux rapports entre la santé et l'environnement. Il serait administré conjointement par l'OMS et l'OPS et l'on espère qu'il bénéficierait d'un appui du PNUD. Le Gouvernement a fait adopter les dispositions législatives nécessaires et a mis en place les structures indispensables pour identifier et maîtriser les problèmes de l'environnement; un sous -secrétariat a été créé au Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale. Depuis le début de l'année il a été possible, grâce à la générosité du Gouvernement péruvien, d'entreprendre la construction du Centre panaméricain de Génie sanitaire qui s'occupera, notamment, des éléments physiques de l'environnement, de l'évacuation des excreta, de l'élimination des déchets solides, de la pollution de l'air et de l'aménagement des bassins fluviaux. La Cinquième Conférence des Ministres de l'Agriculture s'est tenue à Mexico sous les auspices de l'OPS,en avril 1972. Elle a principalement été consacrée aux dangers que présente pour la santé l'emploi inconsidéré des pesticides, à la production alimentaire et à la lutte contre les maladies transmises par des vecteurs. Une coordination entre les ministères de la santé et les ministères de l'agriculture en ce qui concerne l'utilisation des insecticides dans les zones impaludées des Amériques apparaît d'une nécessité urgente. Dans toute la mesure possible, le DDT et l'OMS -33 seront employés exclusivement pour l'éradication des vecteurs du paludisme et d'Aedes aegypti. Les pesticides indispensables pour l'agriculture feront l'objet de spécifications rigoureuses afin d'exclure les risques d'intoxication pour l'homme. Il s'agit là d'un nouveau domaine d'activité pour lequel on compte sur la coopération de l'OPS. A sa réunion de janvier 1972, le PNUD a accepté de prolonger l'aide qu'il fournit au Centre panaméricain des Zoonoses pour une nouvelle période de cinq ans, au terme de laquelle le Centre devrait se financer lui -même avec le soutien des budgets ordinaires de l'OMS et de l'OPS. Le Centre, qui bénéficie du généreux appui du Gouvernement de l'Argentine, a aidé de nombreux pays à lutter contre la rage, la brucellose, l'hydatidose, la tuberculose et la leptospirose. Deux gouvernements ont obtenu des prêts de la Banque interaméricaine de Développement pour des programmes de lutte contre la brucellose et la tuberculose bovine. Le Centre distribue régulièrement des étalons d'antigènes et de sérums, s'efforce de mettre au point des méthodes de diagnostic plus spécifiques, contrôle la qualité des vaccins produits par les pays et éprouve de nouveaux vaccins, organise la surveillance épidémiologique de certaines zoonoses et assure l'enseignement de la planification des services de santé vétérinaire. L'importante contribution apportée par le Brésil à l'éradication de la variole dans les Amériques a déjà été évoquée devant la Commission. Les gouvernements d'Amérique centrale espèrent obtenir du Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne de nouvelles livraisons d'OMS -33 et il a été demandé au Japon de faire don de véhicules pour le programme d'éradication du paludisme. D'autre part, l'Organisation a sollicité la Banque de Développement de l'Amérique centrale un prêt pour le soutien et l'extension des activités d'éradication du paludisme, en particulier dans les zones difficiles. La production de vaccin antipoliomyélitique de type Sabin a progressé au Mexique. Le British Medical Research Council a accepté d'éprouver les diverses séries de vaccin dont on espère que la première sera envoyée, comme convenu, en juillet 1972. Un fonds spécial a été créé pour la lutte contre la poliomyélite et les gouvernements ont été invités à y contribuer puisqu'il est maintenant incontestablement possible d'éliminer la maladie. En janvier 1972, le PNUD a approuvé un programme visant à moderniser la production de substances biologiques et les services de diagnostic, à former du personnel sanitaire professionnel et à développer les activités de recherche à l'Institut national d'Hygiène du Venezuela. Des projets analogues sont en cours au Chili, en Colombie, à Cuba, en Equateur et au Mexique. On espère qu'en 1972 la Banque interaméricaine de Développement consentira au Gouvernement du Pérou un prêt de US $6 000 000 pour un projet du même genre. Dans certains cas, la production de vaccins, de sérums et d'antigènes destinés à l'homme et aux animaux sera coordonnée.
COMMISSION A
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TREIZIEME SEANCE
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Des programmes d'assistance dans le domaine de la santé maternelle et infantile, y compris la planification familiale, ont été entrepris dans seize pays, le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population prêtant son appui pour six d'entre eux. Au Chili, on espère obtenir une subvention de quelque US $3 000 000 pour un programme qui intéressera 40 % des mères et des enfants dansles provinces où les taux de mortalité sont le plus élevés. Un comité consultatif a établi, aux fins de l'éducation sanitaire, un guide de santé maternelle et infantile et de planification familiale que l'on compte, après essai dans quelques pays et modification à la lumière de l'expérience acquise, pouvoir mettre à la disposition des gouvernements. Un autre comité consultatif examine les objectifs des politiques suivies en matière de sciences de l'environnement, notamment en ce qui concerne les services de base que constituent l'approvisionnement en eau, le drainage, l'élimination des déchets solides et la lutte contre la pollution de l'air, de l'eau et du sol. Les objectifs sanitaires qui seront soumis pour approbation à la conférence extraordinaire des ministres de la santé en octobre 1972 ont été élaborés compte tenu de l'oeuvre importante accomplie par les gouvernements au cours des dix dernières années. Un troisième comité a analysé le problème de la nutrition dans les Amériques, du point de vue des régimes alimentaires trop riches ou mal équilibrés; il a identifié les problèmes les plus courants, les ressources humaines nécessaires pour y faire face et les méthodes a appliquer pour atténuer les effets nocifs d'une alimentation défectueuse. En 1971, 1322 bourses d'études ont été attribuées, soit 41 % de plus que l'année précédente. Le total prévu pour 1973 est de 1299 bourses pour des études de courte durée ou des études universitaires complètes; ce chiffre pourra être majoré, dans les limites des prévisions budgétaires, pour tenir compte de l'augmentation constante des demandes émanant des gouvernements. L'analyse par domaines d'études montre que le nombre des bourses accordées s'est accru dans la plupart des domaines. Il convient de mentionner le développement des ressources humaines et des établissements d'enseignement. Conformément à la politique de l'Organisation, qui vise à intégrer progressivement l'enseignement de toutes les sciences de la santé, les fonctions normales et leur dérèglement pathologique feront l'objet de cours intégrés dans un système mis au point avec la participation de tous les enseignants intéressés. De concert avec le Massachusetts Institute of Technology, l'Organisation élabore des modèles destinés à être utilisés à divers niveaux de l'enseignement universitaire et postuniversitaire. On espère qu'un accord sera conclu avec le Gouvernement du Brésil touchant la création d'un centre d'enseignement de la technologie médicale qui serait doté de moyens audio- visuels modernes. Ce centre, installé à l'Université fédérale du Guanabara, Brésil, desservirait tous les pays de la Région. Le programme de fourniture de manuels de médecine, d'odontologie et de médecine vétérinaire sera considérablement renforcé en 1973 grâce au prêt obtenu de la Banque interaméricaine de Développement. Le succès de ce programme a incité quelques universités à mettre à l'essai un plan de distribution de matériel indispensable aux étudiants en médecine. Ce plan sera initialement appliqué en Equateur dans le courant de 1972 et, s'il donne de bons résultats, son extension à l'ensemble de la Région sera envisagée. L'alcoolisme et les accidents de la circulation sont des problèmes qui préoccupent toute la Région. Une subvention accordée par le Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale des Etats -Unis d'Amérique servira à organiser trois séminaires; le Bureau régional donnera des avis aux gouvernements pour l'application des recommandations que formuleront ces séminaires. L'épidémiologie de l'abus des drogues intéresse également la Région; on espère pouvoir obtenir des crédits supplémentaires pour la planification et l'exécution d'une enquête dans divers pays, avec la participation d'un groupe d'experts. Lorsque la fréquence approximative des cas d'abus des drogues sera connue, les gouvernements seront à même de prendre des mesures appropriées pour y remédier. Il y a tout lieu d'espérer que l'enquête sur l'usage du tabac dans huit pays sera menée à bonne fin et que ses résultats seront publiés; ils pourront faciliter la mise au point de méthodes d'éducation visant à dissuader les jeunes de fumer. Dans un nombre considérable d'établissements, les gouvernements ont créé, à l'intention des malades dont l'état est critique, des services de soins intensifs du même genre que ceux qui ont d'abord été mis sur pied dans des hôpitaux universitaires avec la collaboration de l'OMS et de l'OPS. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre de l'institution d'un système de "soins gradués aux malades ", qui suppose une réorganisation des établissements pour répartir les ressources en fonction de la gravité des cas. A cette fin, il est indispensable de procéder à des travaux de recherche opérationnelle dans les hôpitaux, activité qu'on se propose de développer en 1973. Plusieurs gouvernements ont décidé d'intégrer les établissements de soins médicaux dans un système national de protection sanitaire et ont demandé à cet effet l'assistance de l'Organisation. Il est difficile à tous les pays, avec les ressources humaines, matérielles et financières dont ils disposent, de satisfaire la demande du public, comme la législation en vigueur les y oblige, et d'apporter en même temps à leurs services de santé des améliorations correspondant aux progrès scientifiques et techniques. Dans ce domaine également, il est indispensable d'innover. La séance est levée à 11 heures.
QUATORZIEME SEANCE Mardi 23 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite)
Ordre du jour, 2.2
Examen détaillé du programme d'exécution (suite) Région des Amériques (suite)
Ordre du jour, 2.2.3
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) précise que le centre panaméricain d'écologie humaine et de recherches épidémiologiques, mentionné par le Directeur régional lors de la séance du matin, s'occupera de recherches et de formation à la recherche et qu'il sera à la disposition de tous les pays de la Région. Ce centre offre un excellent exemple de collaboration efficace. Parmi les autres programmes communs donnant satisfaction, il convient de citer le programme d'éradication d'Aedes aegypti - en dépit de certains retards qui, on l'espère, seront bientôt rattrapés -, le programme d'éradication de la variole (aucun cas n'ayant été notifié depuis 1971) et le programme d'éradication du paludisme, qui devrait maintenant repartir au rythme initial grâce à la révision de la stratégie, à la mise au point de méthodes améliorées et à de nouvelles ressources. Le Dr JURICIC (Chili) appelle l'attention sur le fait (signalé au paragraphe 165 du chapitre II des Actes officiels N° 199) que 54 % des projets dans la Région des Amériques concernent le renforcement des services de santé et que 39 % des crédits vont aux activités de formation et au développement des ressources humaines. Les progrès réalisés en matière d'approvisionnement en eau sont également impressionnants depuis 1961, 110 millions de personnes ont bénéficié de l'installation de réseaux d'adduction. Enfin, il y a lieu de mentionner le programme de fourniture de manuels aux étudiants en médecine - auquel des appuis importants ont été accordés, notamment par la Banque interaméricaine de Développement - et la Bibliothèque médicale régionale de Sáo Paulo. Cette dernière a récemment reçu de la Fondation Kellogg un don de US $306 000 qui aidera à doter en personnel le réseau international de bibliothèques biomédicales. La Bibliothèque régionale prête son assistance au Chili pour une étude sur les ressources humaines nécessaires aux services de santé. Le Dr Juricic pense comme le Directeur régional qu'il faut consacrer davantage d'attention aux maladies non transmissibles dans les Amériques. Les maladies cardio -vasculaires et le cancer représentent maintenant les principales causes de décès dans plusieurs pays de la Région, mais ceux -ci manquent d'épidémiologistes ayant une expérience suffisante de ces affections. On devrait former aussi vite que possible du personnel compétent et une assistance de l'OMS est indispensable à cette fin. :
Le Dr VALVERDE (Bolivie) s'inquiète de voir réduire l'aide à la lutte antipaludique et propose qu'une motion formelle soit présentée à l'Assemblée de la Santé en vue d'inviter le Directeur général à revoir la politique de l'OMS en la matière. Il suggère également que l'Assemblée de la Santé adresse au FISE une recommandation le priant de maintenir intégralement son assistance à la campagne contre le paludisme. Cela parait particulièrement nécessaire en ce qui concerne les pays d'Amérique latine. Ces deux motions doivent être considérées comme des propositions concrètes. Selon le Dr Valverde, les projets additionnels énumérés à l'annexe 7 des Actes officiels N° 196 devraient soit ne pas être cités, soit bénéficier d'un rang élevé de priorité dans le budget de l'année suivante. Sinon, la liste ne fera que s'allonger. L'OMS ne devrait pas continuer à publier ces projets à seule fin de montrer qu'elle en prend bonne note. Le Dr SUAREZ -LOPEZ (Pérou), se référant aux observations formulées lors de la séance précédente par le délégué des Etats -Unis d'Amérique au sujet des projets additionnels qui figurent à l'annexe 7 des Actes officiels N° 196, souligne que trois projets de ce genre seulement, sur les 13 qui avaient été demandés par son pays, ont été mis en oeuvre un projet d'éradication du paludisme, un projet d'éradication de la variole et un petit projet pilote de nutrition soutenu par le FISE. Au Pérou, la malnutrition infantile pose un important problème et constitue la principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans. La forme la plus répandue est la malnutrition protéino -calorique qui présente des caractéristiques différentes dans les régions montagneuses et dans les zones côtières. Des facteurs nutritionnels jouent un rôle dans 60 % des cas de mortalité infantile et la situation est particulièrement grave dans les zones rurales. :
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Le Gouvernement péruvien donne la priorité à la lutte contre la malnutrition et à la protection maternelle et infantile, les groupes en cause représentant plus de 60 % de la population. Le Dr Suárez -López demande que l'OMS fournisse sans délai une assistance et des conseils techniques dans ces domaines. On lit au paragraphe 170, page 45, des Actes officiels N° 199 que "les causes de mortalité infantile et les facteurs contribuants sont mieux connus aujourd'hui grace aux résultats préliminaires de l'enquête interaméricaine sur la mortalité chez les enfants ". Cette enquête, qui a été menée dans quinze villes ainsi que dans diverses zones rurales de la Région, a permis d'évaluer à 1 027 000 le nombre des décès chez les enfants du groupe d'age 0 -4 ans en Amérique latine en 1969 et, sur ce nombre, 699 000 étaient âgés de moins d'un an. En sa qualité de pédiatre, le Dr Suárez -López
aimerait savoir si les causes de ces décès ont été établies et quelles sont les mesures à court, à moyen ou à long terme qui ont été prises. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) dit que des épidémies de fièvre typhoide et de poliomyélite ont éclaté dans son pays l'année dernière. Dans les deux cas, l'OMS a répondu rapidement et efficacement aux demandes d'assistance pour compléter les ressources nationales et, grâce à sa contribution, les poussées ont pu être jugulées dans des délais relativement brefs. Ces événements ont fait ressortir de façon spectaculaire les répercussions socio- économiques des programmes d'action sanitaire. A propos des projets d'éducation sanitaire, d'enseignement infirmier, de lutte contre l'abus des drogues, de lutte contre les maladies vénériennes, de nutrition et d'assainissement exécutés à la Trinité -et- Tobago, ainsi que des séminaires et cours régionaux auxquels son pays participe, le Dr Henry précise que, si les résultats obtenus ne sont pas pleinement satisfaisants, le représentant de l'OMS dans le pays et le conseiller de zone ont beaucoup aidé à identifier les problèmes de santé qui se posent et à s'y attaquer.
Le Dr ECHEZURIA (Venezuela) mentionne le soutien que le Bureau régional a apporté à son pays par l'intermédiaire du Bureau de zone, notamment en ce qui concerne les programmes de l'Institut national d'Hygiène et du Centre pour l'Entretien des Installations hospitalières. Grâce à une aide du PNUD, ce centre a pu former du personnel, tant professionnel que non professionnel, pour des hôpitaux du Venezuela et aussi de pays voisins. Le Dr RESTREPO (Colombie) approuve l'attribution de bourses d'études à long terme pour la formation de personnel administratif et enseignant ainsi que les programmes de fourniture de manuels de soutien accru aux écoles de santé publique et d'aide aux bibliothèques de médecine. Il félicite également le personnel du Bureau régional d'envisager la création d'une université régionale et le remercie du concours que le BSP a apporté à la Colombie pour la planification de ses services de santé; il convient de citer à cet égard les enquêtes menées dans la Région sur les ressources humaines, la morbidité et la mortalité chez les adultes ainsi que la mortalité infantile, et diverses études effectuées par l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama et par le Centre panaméricain des Zoonoses. Les projections sur quatre ans établies dans le domaine de l'administration de la santé publique ont facilité la mise en oeuvre de programmes d'action sanitaire dans la Région et notamment en Amérique latine. Des réunions inter -pays, comme celles qui se sont tenues entre le Brésil, l'Equateur, le Venezuela et la Colombie, ont aussi contribué à une intégration plus efficace des activités dans la Région. Selon le Dr AGUILAR (El Salvador), la situation sanitaire de la Région et l'action menée sont exposées de façon claire et concise dans le document budgétaire. Le Dr MARTINEZ (Cuba) dit que les quinze programmes exécutés dans son pays avec l'aide de l'OMS progressent de façon satisfaisante. L'un des principaux projets, qui s'étend sur la période 1970 -1980, vise à réduire de 50 % le taux de mortalité infantile. Le programme tendant à renforcer l'Institut national d'Hygiène, d'Epidémiologie et de Microbiologie a l'appui du PNUD et du FISE. Cuba s'intéresse aussi à la formation de personnel pour la lutte contre les maladies non transmissibles, lutte dont la nécessité a été soulignée tant par le Conseil exécutif dans son rapport que par le Directeur régional; depuis que des mesures appropriées ont fait reculer les maladies transmissibles, le cancer et les maladies cardio -vasculaires figurent parmi les principales causes de décès dans de nombreux pays des Amériques. Le Dr CLAVERO (Espagne), rappelant les liens étroits qui unissent son pays et l'Amérique latine déclare que les projets AMRO 6707 (Centre latino- américain de Classification des Maladies) et Manuels et matériel pédagogique) l'intéressent particulièrement AMRO 6000 (Enseignement médical car l'Espagne pourrait, à son avis, s'associer à ces activités. En effet, l'Espagne utilise la même classification internationale des maladies que les pays d'Amérique latine; d'autre part, il pourrait être avantageux que les étudiants qui fréquentent des universités espagnoles - dont beaucoup viennent de pays latino- américains - utilisent des manuels et du matériel pédagogique fournis au titre de ce projet. :
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Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, dit que les observations formulées au sujet de certains projets nationaux et régionaux sont particulièrement encourageantes et l'incitent à poursuivre ses efforts dans la même direction. Répondant au délégué de la Bolivie au sujet de la réduction des crédits affectés à la lutte antipaludique, il appelle l'attention sur le tableau qui figure à la page 200 des Actes officiels N° 196; on y note pour les prévisions d'engagements de dépenses au titre du budget ordinaire une augmentation de plus de US $200 000 en 1973 par rapport à 1972 et pour les prévisions au titre d'autres fonds, FISE excepté, une diminution d'environ US $400 000 pour la même période. Les contributions volontaires au programme antipaludique arrivent à leur terme et il a fallu en conséquence réajuster, pour les deux dernières années, le montant inscrit au titre du budget ordinaire de l'OPS /OMS. Il ressort d'un calcul rapide que la réduction des prévisions pour l'ensemble des fonds est de l'ordre de $160 000. Le Dr Horwitz rappelle qu'à sa séance du matin, la Commission a discuté de la décision prise par le Conseil d'administration du FISE. A propos des observations suscitées par la proposition de la délégation des Etats -Unis d'Amérique concernant l'annexe 7 des Actes officiels N° 196, le Directeur régional souligne que 90 % des projets énumérés dans cette annexe pour des pays des Amériques sont également couverts par des prévisions figurant dans la partie du document budgétaire relative au programme d'exécution; l'annexe 7 doit être considérée comme complétant ces prévisions. Répondant au délégué du Pérou au sujet des mesures à court, à moyen et à long terme prises pour combattre la malnutrition et la mortalité infantile, le Dr Horwitz appelle l'attention sur le Il est dit que "au cours de la décennie paragraphe 169 du chapitre II des Actes officiels N° 199. 1960 -1970, la proportion des décès d'enfants de moins de 5 ans par rapport au total des décès est tombée en moyenne de 41 à 38 % ", mais que "la réduction a été sensiblement plus grande dans la partie tempérée de l'Amérique du Sud que dans la partie tropicale de la Région" et que "au cours de la même décennie, la population a augmenté de 33 % ", Cela fait ressortir la nécessité de coordonner les efforts visant à renforcer les services locaux de santé et d'améliorer la nutrition, l'éducation sanitaire et l'assainissement puisque tous ces facteurs influent sur la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Les activités menées par l'OMS dans la Région en matière de nutrition sont brièvement exposées au paragraphe 171 du chapitre II, Il convient d'ajouter qu'il y a actuellement 70 projets intéressant l'action sanitaire dans la Région qui bénéficient d'une aide du Programme alimentaire mondial sous forme de fourniture de rations alimentaires. Le Dr Horwitz sera heureux d'examiner avec le délégué du Pérou des propositions concrètes en vue d'une action dans ce pays. De même, on devrait pouvoir parvenir, par l'intermédiaire du Directeur général et du Bureau régional de l'Europe, à un arrangement qui permette à l'Espagne de participer aux projets mentionnés par le délégué de ce pays. Région de l'Asie du Sud -Est
Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, présentant le projet de programme et de budget de la Région, souligne que, comme l'indique le résumé figurant à la page 143 des Actes officiels N° 196, le montant, total prévu au titre du budget ordinaire s'élève à US $9,3 millions, soit une augmentation de près de 9 % par rapport à 1972, La majeure partie de cette augmentation concerne l'assistance directe fournie aux gouvernements sur leur demande; les prévisions relatives au Bureau régional, aux conseillers régionaux et aux représentants de l'OMS accusent une légère hausse due à l'augmentation réglementaire des traitements et autres éléments de rémunération du personnel. Les propositions soumises ont été examinées attentivement par le Comité régional ainsi que par le Comité permanent des Questions administratives et financières du Conseil exécutif. Etant donné les révisions répétées et détaillées dont le programme a fait l'objet aux échelons national et régional conformément à la politique de planification de l'OMS, on peut considérer qu'il reflète les besoins réels des gouvernements. En dépit de la remarquable stabilité que manifeste la structure de l'assistance dans la Région, il est possible de dégager certaines tendances générales sur une longue période, On notera, par exemple, la diminution progressive des crédits prévus pour la lutte contre les maladies transmissibles, qui ne représentent plus que 29,15 % du total en 1973 contre 50 % en 1960. En revanche, les services de santé publique absorberont 34,50 % du budget en 1973 contre 31,36 % en 1967. D'autre part, la tendance à faire de plus en plus appel à des consultants à court terme se confirme à mesure que les pays de la Région développent leurs possibilités d'action dans différents domaines et se rapprochent du point où ils pourront satisfaire eux -mêmes leurs besoins. Des Etats Membres et le Comité régional ont souligné la nécessité d'élaborer des méthodes pratiques de planification sanitaire, d'analyser la productivité des services de santé, de procéder à des études coût /efficacité et de déterminer les besoins en personnel. On peut donc s'attendre à ce qu'augmente le nombre des demandes d'assistance en matière de planification sanitaire nationale.
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Il est encourageant de constater que le programme d'éradication de la variole continue d'être efficace, notamment en ce qui concerne la notification et les mesures d'endiguement, l'Indonésie, le Népal et l'Inde ayant fait des progrès considérables. Par contre, le programme d'éradication du paludisme risque d'être compromis à cause de la suppression envisagée de l'aide bilatérale dont bénéficient certains projets. Les gouvernements de la Région accordent une attention accrue à l'enseignement et à la formation professionnelle et, en particulier, à la révision et à la mise au point des programmes d'études ainsi qu'à l'évaluation du travail des étudiants. La quatrième réunion de directeurs et de représentants d'écoles de santé publique des Régions de la Méditerranée orientale, du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est s'est tenue au Bureau régional à Delhi. Un important séminaire régional sur les services médicaux des collectivités a été organisé en Indonésie à l'intention de professeurs d'écoles de médecine. Des consultants ont contribué au développement de l'enseignement médical dans plusieurs pays de la Région, l'accent étant mis sur l'enseignement postuniversitaire. L'OMS a également aidé la Birmanie et la Mongolie à établir des demandes d'assistance au PNUD pour des projets d'enseignement et de formation professionnelle. Plusieurs gouvernements ont demandé une aide pour l'élaboration d'une législation relative à la pollution de l'environnement ainsi que des services de consultants pour certains aspects techniques de la lutte antipollution. Les dangers présentés par les pesticides ont aussi retenu l'attention mais on s'est surtout efforcé, comme par le passé, de répondre aux besoins fondamentaux des populations urbaines et rurales en matière d'eau saine et de salubrité. Des pays ont récemment exprimé le désir de recevoir une aide accrue pour la lutte contre les maladies chroniques et dégénératives. L'OMS stimule l'exécution d'études épidémiologiques sur les maladies cardio -vasculaires et a apporté un soutien à deux programmes anticancéreux en vue d'encourager le dépistage et le traitement précoces dans le cadre des services de santé existants. Dans une Région où la plupart des pays ont une forte densité de population et doivent constamment faire face aux problèmes de santé qui viennent d'être mentionnés, il est impératif que les gouvernements et l'OMS planifient soigneusement leurs activités et déterminent les priorités de façon à tirer le meilleur parti possible des ressources disponibles. Le programme établi pour la Région reflète les efforts entrepris dans ce sens par le Directeur régional et ses collaborateurs. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) précise que le centre de formation d'infirmières créé à Wellington sous les auspices de l'OMS assure des cours supérieurs ou de perfectionnement à l'intention d'infirmières de la Région qui n'ont pas fait les études de base requises pour être admises à suivre des programmes classiques d'enseignement postuniversitaire ou supérieur. Les candidates doivent avoir subi avec succès un examen organisé par une école agréée de leur pays d'origine ou par un service officiel d'immatriculation des infirmières. On donne la préférence à celles qui ont exercé les fonctions d'infirmière responsable, infirmière -chef, monitrice, directrice adjointe ou directrice. Il n'est pas indispensable de parler anglais. La partie pratique du programme consiste en un cours intensif de 14 semaines suivi de deux semaines de révisions. Le programme dans son ensemble dure 12 mois et comporte plusieurs cours, entre lesquels les élèves peuvent choisir, sur divers aspects des services et de l'enseignement infirmiers. L'objectif visé est essentiellement de donner une expérience pratique. Il n'y a pas d'examen, mais un certificat est délivré aux élèves qui ont suivi de façon satisfaisante le cycle d'études. Les cours portent notamment sur la communication, les facteurs affectant l'homme et son environnement, la prévention des maladies, les soins infirmiers à l'hôpital et dans la collectivité, les services aux personnes dont le développement ne s'est pas fait normalement, et un sujet clinique choisi. On s'efforce par tous les moyens de relier les études aux besoins des élèves. Les établissements sanitaires de Wellington offrent les installations nécessaires aux travaux pratiques mais toutes les activités sont planifiées et supervisées par le personnel du centre. Il semble que ce programme donne d'excellents résultats.
Le Dr BAIDYA (Népal) signale que l'augmentation de la prévalence de la rage dans son pays pose un grave problème de santé publique; pour aider à le résoudre, le Directeur régional a chargé un consultant d'aller étudier la situation sur place. L'intérêt que le Bureau régional porte à la création de l'Institut de Médecine du Népal et l'adoption d'une nouvelle politique d'enseignement devraient contribuer au succès de l'entreprise. Le Dr Baidya exprime l'espoir qu'un assouplissement des critères financiers permettra d'adapter plus étroitement les programmes aux besoins réels et ainsi d'accroître l'efficacité de l'aide fournie par l'OMS aux pays en voie de développement. Il est heureux d'annoncer que la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement a accepté de soutenir le projet d'approvisionnement en eau à Kathmandou et Bhaktapur que finance le PNUD. Le Dr BUDJAV (Mongolie) dit que la coopération de son pays avec l'OMS en vue d'améliorer l'organisation des services de santé est pleinement justifiée par les résultats. On a procédé en 1972, aprèsdixannées de cette collaboration, à une évaluation des projets de renforcement des
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services de laboratoire, de vaccination des enfants contre les principales maladies transmissibles, de lutte contre la tuberculose et d'enseignement médical. Le Gouvernement a consacré des moyens importants à l'élaboration et à l'exécution de ces projets qui sont inclus dans les plans annuels de développement socio- économique, Le Dr Budjav remercie le Directeur général et le Directeur régional de leur assistance et le représentant de l'OMS en Mongolie de tout ce qu'il a fait pour accélérer la réalisation des projets. La délégation de la Mongolie est satisfaite du programme proposé pour ce pays en 1973. Toutefois, certains projets ont été retardés faute de consultants et le Dr Budjav demande à l'OMS de fournir le personnel nécessaire le plus rapidement possible. Il exprime aussi l'espoir que l'OMS évaluera les activités qui se poursuivent depuis quelque temps. Son pays attend avec intérêt le rapport du groupe d'experts chargé d'apprécier les résultats de la campagne de vaccination par le BCG.
De l'avis de sa délégation, le succès des projets soutenus par l'OMS dépend premièrement de l'intérêt que leur portent les gouvernements en cause et deuxièmement de l'aptitude de l'OMS à fournir des experts et une assistance matérielle. Le Professeur SULIANTI SAROSO (Indonésie) exprime la gratitude de son gouvernement au Directeur régional et à ses collaborateurs qui s'efforcent de répondre aux besoins réels du pays en soutenant des activités sanitaires intégrées. L'assistance fournie par le FISE, le FNUAP et divers organismes d'aide bilatérale est également très appréciée. Les recherches menées par l'OMS en Indonésie devraient aussi avoir des effets à long terme sur le renforcement des services de santé. Les programmes d'enseignement et de formation professionnelle ne sont pas moins importants et il se pourrait que le séminaire inter -pays sur les services médicaux des collectivités dont a parlé le Directeur régional donne une impulsion nouvelle au développement des soins médicaux en Indonésie. L'OPS a patronné une réunion sur l'utilisation des pesticides à laquelle ont participé des ministres de la santé et de l'agriculture des Amériques; l'Indonésie accueillerait avec plaisir une initiative analogue dans la Région de l'Asie du Sud -Est. Pour conclure, le Professeur Sulianti Saroso demande instamment que les rapports des consultants à court terme de l'OMS soient plus rapidement mis au point et envoyés aux autorités nationales qui pourraient ainsi, sur la base d'impressions encore récentes, prendre sans délai les mesures nécessaires. Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, remercie le Gouvernement néozélandais d'assurer l'exécution du programme de formation d'infirmières qui est incontestablement une grande réussite. Les personnes qui ont suivi les cours se sont montrées pleinement satisfaites de la formation qu'on leur a donnée. Le Directeur régional a pris bonne note des observations du délégué de la Mongolie au sujet des consultants et l'assure qu'il ne négligera rien pour éviter tout retard à l'avenir. Répondant au délégué de l'Indonésie, le Dr Gunaratne précise qu'en raison du recours accru aux services de consultants, le nombre des rapports est devenu assez considérable, d'où les délais de mise au point qui, il en convient, sont parfois de plusieurs mois. Il fera tout ce qu'il pourra pour que ces rapports soient envoyés aux pays le plus rapidement possible.
Région européenne Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, dit que le montant total pour la Région en 1973 au titre du budget ordinaire est de US $4 988 365, Les d'une part au Bureau régional et d'autre part aux activités dans les pays qui façon suivante fonctionnaires sanitaires régionaux, représentants de l'OMS, :
des dépenses proposées crédits sont destinés se subdivisent de la projets nationaux
et projets inter -pays.
Par rapport à d'autres Régions, la part du budget affectée au Bureau régional est relativement importante. Il y a plusieurs raisons à cela. Outre le soutien qu'il fournit aux fins des activités dans les pays, le Bureau régional assure des services de personnel pour un grand nombre de boursiers venant d'autres Régions faire des études en Europe. Il prête également au Siège une aide administrative pour certains projets exécutés dans d'autres Régions. De plus, étant donné qu'il y a trois langues de travail et que le Bureau publie beaucoup de rapports, les services de traduction et de reproduction des documents sont très actifs. Enfin, le Bureau régional a pu absorber le volume de travail de à plus de dix projets du PNUD sans accroître notablement l'effectif de son personnel. La part du budget ordinaire consacrée aux activités dans les pays, soit US $3 368 705, est plus faible dans la Région européenne que partout ailleurs parce que la plupart des Etats Membres disposent de ressources suffisantes en main -d'oeuvre et en experts. Les pays ayant le plus grand nombre de projets sont l'Algérie et le Maroc. Ces pays, qui font de plus en plus appel à l'aide de l'OMS pour des activités de formation, devraient être en mesure de satisfaire eux -mêmes leurs besoins dans un avenir relativement proche. Les programmes dont bénéficient les autres pays ne comportent généralement que des bourses d'études et, pour quelques -uns, des services de consultants et de conseillers temporaires chargés d'accélérer les opérations dans certains domaines
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prioritaires des plans d'action sanitaire. Le Dr Kaprio encourage les pays à tirer parti des bourses d'études, chaque fois que possible, pour renforcer la gestion des services de santé publique. Plusieurs Etats Membres ont demandé une assistance au PNUD qui devrait financer des projets dans 12 pays de la Région en 1973, Le montant total des crédits alloués par le PNUD en 1973 atteindra probablement plus de US $4 millions et non un peu plus de US $2 millions comme l'indique le document budgétaire. En outre, une certaine somme sera fournie par le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population. Par contre, il n'est pas certain que les montants initialement escomptés du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues soient disponibles. Enfin, tous les pays d'Europe collaborent étroitement aux programmes inter -pays qui représentent US $904 437. Ces programmes intéressent aussi d'autres organisations - par exemple, la Commission économique pour l'Europe, le Conseil de l'Europe, l'Organisation de Coopération et de Développement économiques, la Commission des Communautés européennes et le Conseil d'Aide économique mutuelle - parce que, dans certains domaines importants, ils fournissent les renseignements les plus complets à l'échelon européen. Récemment, d'autres Régions de l'OMS se sont montrées désireuses de participer à ces programmes ou de s'informer à leur sujet. Il existe d'autres moyens par lesquels l'OMS pourrait utilement jouer un rôle d'intermédiaire. Par exemple, les questions d'administration des soins médicaux et d'assurance- maladie sont actuellement à l'étude aux Etats -Unis d'Amérique et plusieurs organismes officiels de ce pays ont envoyé des missions au Bureau régional de l'Europe afin de se renseigner sur les systèmes appliqués en Europe dans ces domaines. De même, le Committee on the Challenges of the Modern Society a étendu son activité au secteur de la santé. Il serait donc souhaitable de mettre au point un arrangement permettant à l'OMS de diffuser des informations et d'éviter des doubles emplois. Le Comité régional a recommandé il y a quelques années de concentrer les efforts sur les activités à long terme et plusieurs programmes ont depuis été acceptés en principe. A l'heure actuelle, l'ensemble du programme inter -pays de la Région est élaboré en consultation avec les Etats Membres sous la forme d'un plan de cinq ans avec des prévisions budgétaires pour deux ans et des avant -projets pour les trois années suivantes. La préparation du premier manuel européen sur la qualité de l'air est déjà très avancée et devrait être achevée à la fin de 1972. Le programme à long terme relatif aux maladies cardiovasculaires a suscité un certain intérêt à l'extérieur de la Région et un nouveau programme élargi s'étendant sur cinq ans sera lancé en 1973. On compte accroftre légèrement en 1973 le nombre des fonctionnaires sanitaires régionaux, en vue surtout d'intensifier les activités dans les domaines de la santé mentale et de l'hygiène du milieu. La tendance générale, dans tous les projets, est au renforcement des systèmes d'information, de la planification et de l'évaluation, de l'organisation et de l'administration des services, ainsi que de la formation et de l'utilisation du personnel. Le Bureau régional consulte régulièrement les autorités sanitaires nationales sur l'orientation à donner au programme de la Région. Le Dr Kaprio remercie les Etats Membres de l'intérêt croissant qu'ils manifestent, de leur collaboration active et de leurs critiques constructives. Il exprime également sa reconnaissance au Gouvernement danois qui a généreusement mis un nouveau bâtiment à la disposition du Bureau régional. Le Dr ALAN (Turquie) félicite le Directeur régional du soin qu'il apporte à la mise en oeuvre de programmes à long terme dans la Région européenne et des efforts déployés pour garantir le succès des projets OMS exécutés en Turquie. Le Professeur HALTER (Belgique) propose à la Commission d'approuver le budget du Bureau régional. En Europe, la collaboration entre les gouvernements et le Bureau régional est si étroite que le budget correspond au meilleur programme possible dans la limite des crédits disponibles. Comme l'a dit le Directeur régional, le besoin de projets dans les pays se faisant moins sentir dans la Région européenne qu'ailleurs, l'essentiel du travail y consiste en une coopération d'experts pour la définition de lignes de conduite en matière d'action sanitaire et de politique de la santé, Le Professeur Halter pense que le Bureau régional est en mesure d'entreprendre des activités supplémentaires en collaboration avec d'autres Régions et avec le Siège de l'OMS. La délégation belge remercie le Gouvernement danois d'avoir mis à la disposition du Bureau régional le nouveau bâtiment qui sera inauguré en septembre. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) transmettra à son gouvernement les remerciements du délégué de la Belgique. Le Professeur SENAULT (France), parlant également au nom des délégations de la Suède et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, félicite le Directeur régional de la compréhension dont il fait preuve lorsque des problèmes lui sont soumis et de l'efficacité de l'assistance fournie. L'appui du Bureau régional a été particulièrement apprécié dans le cadre du programme conjoint d'action mis au point par la France et la Suède en 1968. Ce programme s'est concrétisé par un certain nombre d'activités dont une étude pilote sur la surveillance des maladies transmissibles, et notamment des maladies vénériennes, dans les deux pays. Des réunions se sont tenues
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en Suède et en France et cette confrontation d'idées et d'expériences sur des programmes communs a été particulièrement riche d'enseignements. En outre, des réunions scientifiques récemment organisées par les autorités sanitaires suédoises et françaises ont été l'occasion de discussions extrêmement fructueuses sur les examens de santé systématiques. Le Professeur VANNUGLI (Italie) attire l'attention sur la tendance du Bureau régional à concentrer les efforts, depuis quelques années, sur des programmes à moyen terme. Il y a là un excellent exemple de planification. Le délégué de l'Italie espère que la formation de personnel sanitaire à tous les niveaux et les moyens d'appliquer à cette formation les techniques et les conceptions modernes feront l'objet d'un programme à long terme. La tendance, qui se manifeste actuellement en Europe, à la régionalisation des services de santé soulève certains problèmes que les Etats Membres s'efforcent de résoudre avec la pleine coopération du Directeur régional. Le Dr CUSCHIERI (Malte) remercie le Directeur régional de l'assistance inappréciable et suivie fournie à Malte, notamment pour des études épidémiologiques sur certaines maladies à virus présentant de l'importance en santé publique. L'OMS a aussi aidé les autorités maltaises à améliorer la planification des services de santé des collectivités en donnant des avis sur le développement des services de réadaptation et de gériatrie. Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) exprime sa reconnaissance au Directeur régional pour l'aide efficace dont bénéficie la Grèce. L'OMS a aidé le Gouvernement grec à préparer une demande d'assistance au PNUD pour un programme complet de lutte contre la pollution du milieu dans l'agglomération d'Athènes. Ce programme, qui porte non seulement sur la pollution de l'air mais aussi sur la pollution de l'eau, l'élimination des déchets solides et la lutte contre le bruit, doit être lancé au début de juillet. La contribution du Gouvernement grec pour la première année d'exécution sera de huit millions de drachmes.
Selon le Dr DONA (Roumanie), c'est à juste titre que le Bureau régional donne la priorité à de grands programmes de santé publique adaptés aux conditions spécifiques des pays européens; ces programmes concernent d'ailleurs des problèmes vitaux auxquels se heurteront un jour les pays en voie de développement. La délégation roumaine est reconnaissante au Bureau régional de l'appui constant prêté pour l'élaboration de programmes nationaux de santé publique intéressant notamment la formation de personnel sanitaire, les maladies cardio- vasculaires et la lutte contre la pollution de l'environnement soutenue par le PNUD. Le cours supérieur de planification sanitaire organisé conjointement par l'Institut d'Hygiène et de Santé publique de Bucarest et par l'Ecole de Santé publique de Reims (France) a eu un succès remarquable. Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) félicite le Directeur régional et ses collaborateurs de l'efficacité et du dynamisme dont ils font preuve dans l'élaboration et l'exécution des programmes. Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, remercie les délégués de leurs observations. Il convient de signaler, à la veille de la conférence des Nations Unies sur l'environnement, que le Bureau régional exécute depuis quelques années un programme important et systématique de lutte contre la pollution de l'environnement. Ce programme offre une base pratique utile pour l'élaboration, au Siège et dans les Régions, de plans d'action à long terme en matière d'hygiène du milieu. Le Directeur régional exprime l'espoir que d'autres pays suivront dans l'avenir l'exemple du Gouvernement danois et procureront de nouveaux établissements sanitaires régionaux si le besoin s'en fait sentir. Il remercie aussi les pays qui ont versé des contributions volontaires; ces dernières ont aidé le Bureau régional à mener à bien ses activités dans la Région européenne qui, plus que d'autres, est touchée par la crise monétaire. Le Dr Kaprio ajoute que les projets additionnels demandés par les gouvernements et non inclus dans le projet de programme et de budget (c'est à -dire ceux des "pages vertes ") sont analysés attentivement chaque année. Région de la Méditerranée orientale Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, dit que le programme proposé pour la Région en 1973 comprend 225 projets au titre du budget ordinaire, dont un certain nombre de projets inter -pays prévoyant notamment 14 séminaires et réunions techniques. De plus, certains projets doivent être financés par le PNUD. Le programme a été mis au point en consultation avec les Etats Membres intéressés. Lors de son élaboration, la tache du Dr Taba s'est trouvée quelque peu facilitée du fait que la plupart des pays de la Région ont maintenant des plans à long terme de développement socio- économique comportant un élément sanitaire. La qualité de ces plans s'améliore à mesure que s'accroissent les effectifs du personnel national capable de participer à leur préparation et que l'on dispose de données statistiques plus sûres. Aucun crédit n'est inscrit pour les Emirats arabes unis car cet Etat n'avait pas encore été constitué lorsque le programme a été établi. Toutefois, des projets appropriés visant à répondre aux besoins prioritaires de ce pays ont déjà été préparés pour 1972 et 1973. Les propositions
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relatives au Pakistan englobent le programme intéressant l'ancien Pakistan oriental, devenu le Bangladesh. Ces propositions seront modifiées compte tenu de la situation nouvelle. Depuis la fin de 1971, des crédits pour le Bangladesh sont prélevés sur ceux affectés au Pakistan et servent à financer l'aide directe fournie par le Siège. Le programme proposé se compose pour l'essentiel de projets d'assistance aux pays pour combattre ou éradiquer des maladies transmissibles et pour former du personnel sanitaire. En effet, la plupart des pays de la Région souffrent d'une grave pénurie de personnel sanitaire de toutes les catégories. On s'occupe actuellement de développer l'enseignement médical universitaire et un certain nombre de pays, tels la Jordanie, le Koweit, la Somalie, le Soudan et la Syrie, envisagent de créer de nouvelles écoles de médecine. Il importe aussi de former des enseignants et de créer des services spécialisés dans l'enseignement médical. Les bourses d'études dans ce domaine absorbent en 1971, sur un total de 597 bourses, une forte proportion du programme de bourses de la Région 125 ont été attribuées à des enseignants de médecine de la Région. D'autre part, à la fin de 1971, on a franchi une nouvelle étape vers la création, en collaboration avec l'Université Pahlavi de Chiraz (Iran), d'un centre régional de formation d'enseignants. Lors d'une réunion qui s'est tenue en mars 1972 à Alexandrie, d'éminents spécialistes de la Région ont fait le point des progrès réalisés en matière d'enseignement médical et ont défini les secteurs dans lesquels l'assistance de l'OMS pourrait se révéler la plus fructueuse. Les partientre les cipants ont souligné qu'il importe d'améliorer les communications à différents niveaux enseignants et les étudiants, entre les enseignants eux -mêmes et entre les "producteurs" et les "utilisateurs" de la main -d'oeuvre sanitaire. Les systèmes de formation doivent être étroitement liés aux systèmes de prestations sanitaires. Enfin, comme le nombre des médecins restera insuffisant pendant de nombreuses décennies, il faudrait accorder une attention accrue à la formation de personnel de catégorie intermédiaire et d'auxiliaires. La part du budget consacrée à la lutte contre les maladies transmissibles diminue régulièrement, mais les projets d'assistance aux pays dans ce domaine absorbent encore plus du tiers de l'ensemble des crédits prévus pour 1973. Les programmes d'éradication du paludisme et de la variole bénéficient encore d'une aide importante et, dans l'ensemble, progressent de façon satisfaisante. Plus de 93 % des habitants des zones impaludées de la Région sont actuellement protégés et l'on est sur le point d'assurer la protection des 7 % restants. Des huit pays du monde où la variole est encore endémique, quatre (l'Ethiopie, le Soudan, le Pakistan et l'Afghanistan) sont situés dans la Région de la Méditerranée orientale et l'on y a compté, en 1972, 50 % des cas enregistrés dans le monde. Le programme éthiopien, qui portait sur sept provinces en 1971, a été étendu à quatorze en 1972 et couvre maintenant la totalité du pays. Au Soudan, les activités voulues n'ont pu que récemment être entreprises dans les zones reculées du sud, foyers majeurs d'endémicité. Au Pakistan, le programme prévu pour la province du Sind a débuté il y a quelques mois à peine. En dépit du nombre croissant de cas dépistés. les perspectives sont moins sombres qu'il y a un an. Maintenant que la plupart des zones difficiles ont été identifiées et que les opérations de lutte vont bon train, on peut s'attendre à ce que le nombre des cas diminue sensiblement dans le courant de l'année prochaine. Des progrès extrêmement encourageants ont été réalisés en Afghanistan et les indices épidémiologiques permettent de penser que la transmission de la variole sera complètement interrompue dans ce pays à la fin de 1972. Toutefois, de graves difficultés ont surgi en 1972 du fait de l'introduction de la variole dans plusieurs pays de la Région où la maladie n'est pas endémique. L'Irak, l'Iran, la Syrie et le Territoire français des Afars et des Issas ont signalé des cas importés et, selon certaines rumeurs qui n'ont cependant pas été confirmées, la variole aurait été observée dans quelques autres pays. Les pays qui ont notifié des cas importés ont annoncé que toutes les mesures appropriées avaient été prises et que les épidémies avaient été jugulées. Toutefois, l'OMS n'a jusqu'à présent reçu que peu de renseignements sur l'ampleur du problème, les zones touchées ou l'étendue des opérations de lutte. Le Dr Taba espère que de meilleures données épidémiologiques seront communiquées à l'avenir. Le nombre des représentants de l'OMS dans la Région devra probablement être augmenté et dépasser celui qui est proposé à la page 372 des Actes officiels N° 196. En effet, les responsabilités de ces représentants ne cessent de croitre à mesure que le programme s'élargit dans la plupart des pays et qu'il faut développer la coordination à l'échelon national. Les gouvernements et d'autres organismes font de plus en plus souvent appel au concours des représentants. En outre, la Région comptant davantage d'Etats Membres, il sera nécessaire de créer de nouveaux postes de représentants, : :
Le Dr HASSAN (Egypte) se déclare très satisfait des activités du Bureau régional. Les pays reçoivent immédiatement les avis techniques dont ils ont besoin et bénéficient des conseils et de l'appui du Bureau régional à tous les stades de l'exécution des projets. Le Dr Hassan confirme que le projet de programme et de budget a été élaboré en étroite collaboration avec les Etats Membres. Il suggère que l'OMS donne aussi aux gouvernements des conseils qui leur permettent de tirer un meilleur parti des ressources financières et matérielles du FISE, du PNUD et d'autres organismes.
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Le Dr ALAN (Turquie) remercie le Directeur régional d'inviter de temps à autre la Turquie à prendre part à des activités qui se déroulent dans la Région bien que ce pays fasse partie de la Région européenne. Le Dr HASAN (Pakistan) félicite le Directeur régional des efforts qu'il déploie pour stimuler les programmes régionaux d'action sanitaire. Les principales activités inter -pays prévues dans le document budgétaire concernent la formation de techniciens de laboratoire, des cours sur la réparation et l'entretien du matériel médical, l'emploi de méthodes modernes de gestion pour les services de santé de base, l'intégration des programmes de planification familiale dans les services de santé et la coordination avec le PNUD. Le Directeur général adjoint a attribué la diminution de l'aide fournie par le PNUD à un manque de coordination à l'échelon national. Le projet EMRO 0179 présente donc une importance toute particulière puisqu'il prévoit la création d'un service chargé de coordonner les activités concernant le PNUD et d'aider les pays à établir les demandes d'assistance adressées à cet organisme. D'autres Régions pourraient utilement entreprendre des projets analogues. L'enseignement médical occupe de loin la première place parmi les besoins de la Région et le projet visant à aider les pays à créer ou renforcer des écoles de médecine est de la plus haute importance. Le Dr Hasan apprécie beaucoup l'intérêt que l'OMS manifeste pour les problèmes qui se laquelle elle répond aux demandes d'assistance. posent dans son pays, ainsi que la rapidité avec Le Gouvernement pakistanais s'inquiète de la réduction du soutien fourni par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique pour l'éradication du paludisme et est heureux que l'aide de l'OMS ait été maintenue au même niveau. Le Dr SOOPIKIAN (Iran) déclare que, sous la conduite efficace du Dr Taba, les projets OMS mis en oeuvre dans la Région ont progressé de façon remarquable. En donnant la priorité à l'enseignement et à la formation professionnelle, le Bureau régional a adopté une politique qui répond aux objectifs de l'Iran et qui bénéficie à ce titre de l'appui sans réserve de sa délégation. Le Dr IMAM (Soudan) félicite le Directeur régional de l'oeuvre considérable accomplie dans la Région. La délégation soudanaise se réjouit de voir l'accent mis sur les bourses d'études et sur la formation aux niveaux professionnel, technique et auxiliaire. Le crédit alloué pour l'enseignement médical au Soudan a été augmenté, ce qui a permis d'accroître l'effectif des étudiants inscrits dans les écoles de médecine et de développer l'enseignement postuniversitaire et la spécialisation. Un autre projet important prévoyant la mise en place d'un service national de laboratoire de santé publique et financé par le PNUD a également bénéficié de l'aide du Directeur régional et de ses collaborateurs. Le Dr Imam est heureux d'annoncer que ce projet est maintenant en cours d'exécution. Outre la création de laboratoires, on prévoit la formation de techniciens et le développement des activités de surveillance épidémiologique. La délégation soudanaise tient à dire combien elle est satisfaite du programme établi pour la Région. Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, a entendu avec plaisir les délégués exprimer leur approbation de ce que l'OMS fait dans la Région. Plusieurs pays partagent les préoccupations que suscite la diminution de l'assistance accordée par des organismes comme le FISE et le PNUD. Si c'est aux gouvernements qu'il incombe en premier lieu d'améliorer la situation, l'OMS y contribue en assurant les services de fonctionnaires chargés de coordonner les activités concernant non seulement le FISE et le PNUD mais encore d'autres sources d'assistance supplémentaire comme le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, le Programme alimentaire mondial et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement. Les représentants de l'OMS jouent aussi un rôle important puisqu'ils fournissent aux gouvernements des conseils et une aide pour la programmation au niveau des pays, notamment en ce qui concerne les organismes internationaux, et leur permettent ainsi de profiter au mieux des ressources disponibles. Le Dr Taba est heureux de noter que la participation de la Turquie au programme inter -pays a été utile. Le Bureau régional a pour politique de maintenir des liens étroits de collaboration non seulement avec les pays de la Région mais encore avec ceux de Régions voisines. Se référant à l'observation formulée par le délégué du Pakistan, le Dr Taba précise que l'enseignement médical occupe une place importante dans le programme de la Région. Convaincue que les bibliothèques médicales jouent un rôle essentiel à cet égard, l'OMS prête une aide dans ce domaine aux pays où existent des facultés de médecine. Les projets d'assistance comprennent notamment la formation de bibliothécaires médicaux et la fourniture de documentation médicale ainsi que de matériel audiovisuel.
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Le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, déclare que le projet de programme et de budget de la Région témoigne du souci de poursuivre les activités déjà entreprises et de développer celles pour lesquelles des mesures préliminaires ont été ou seront prises. Il s'agit non seulement d'étendre et de renforcer les services qui peuvent être fournis, mais encore d'améliorer leur qualité et leur efficacité aux fins d'une utilisation économique des moyens disponibles. L'organisation et l'administration des services de santé locaux continueront de bénéficier d'une assistance qui portera en particulier sur l'intégration des programmes spéciaux. On donnera au personnel des services de santé généraux l'orientation et la formation voulues pour le familiariser avec les taches de plus en plus étendues qu'il devra assumer en matière de lutte contre les maladies transmissibles. Grace aux crédits mis à leur disposition par le FNUAP, les gouvernements sont en mesure de renforcer leurs services de santé maternelle et infantile et d'intégrer les activités de planification familiale dans le travail courant des services de santé généraux. D'autre part, on accroit le personnel et on développe les installations des hôpitaux universitaires et des établissements connexes afin qu'ils puissent assurer une formation et des services en matière de planification familiale centrée sur la maternité. La lutte contre les maladies transmissibles, notamment le paludisme et la tuberculose, occupe encore une place importante dans le programme et le budget de la Région. Une attention croissante sera prêtée au renforcement des services de laboratoire de santé publique qui, dans la plupart des pays en voie de développement, ne permettent pas de répondre aux besoins de la lutte contre les maladies transmissibles. Une équipe de l'OMS a effectué, dans plusieurs pays de la Région, une enquête sur les divers aspects de la pollution de l'environnement et de l'action menée pour la combattre; un rapport sur le financement de cette action a été adressé aux gouvernements intéressés. Il est prévu d'organiser une série de séminaires dont le premier, qui portera sur la pollution de l'air, aura lieu en 1973. L'enseignement et la formation professionnelle constituent toujours l'un des domaines prioritaires d'assistance. Parmi les activités qui retiennent spécialement l'attention, on peut citer la formation d'enseignants pour les écoles de médecine, la création ou le renforcement d'instituts de formation de personnel dans les pays en voie de développement, la poursuite des cours régionaux dans des domaines spécialisés et la collaboration des établissements d'enseignement et des services de santé généraux à la révision des programmes d'études concernant les sciences de la santé en vue d'adapter la formation aux besoins locaux particuliers. On espère que le centre régional de formation d'enseignants pour les personnels de santé, qui va être créé à Sydney, Australie, fonctionnera à plein en 1973. Les gouvernements se sont beaucoup intéressés au programme inter -pays qui vise à mettre en relief telle ou telle activité comme étape préliminaire à l'organisation de projets nationaux ainsi qu'à promouvoir la collaboration entre les pays de la Région. Le document budgétaire indique la liste provisoire des Etats et territoires qui devraient bénéficier des services d'équipes inter pays pendant la période considérée. Ces projections, qui se fondent sur l'intérêt manifesté par les gouvernements, permettent au Bureau régional de déterminer à l'avance la façon d'utiliser les équipes et la date à laquelle chaque projet inter -pays pourra se terminer. Les séminaires proposés font partie d'un plan régional. Le projet de programme et de budget a été établi à la suite de consultations approfondies et continues avec les gouvernements et tout a été fait pour répondre aux demandes concernant les besoins les plus urgents des pays. Le Dr SUMPAICO (Philippines) remercie, au nom de sa délégation, le Directeur régional et ses collaborateurs de l'intérêt et de l'assistance dont ont bénéficié les programmes mis en oeuvre aux Philippines. L'action de l'OMS en matière de lutte contre les maladies transmissibles, notamment le paludisme et la tuberculose, a grandement soutenu les efforts déployés par le Gouvernement pour éradiquer ces maladies. Le Dr Sumpaico est également reconnaissant au Bureau régional de l'aide fournie pour former et recycler du personnel de santé ainsi que pour développer et renforcer les services sanitaires. En particulier, le renforcement des services de laboratoire de santé publique a apporté une précieuse contribution au programme d'action sanitaire des Philippines. On a aussi développé les services d'hygiène du milieu, de planification familiale, de nutrition et de lutte contre la rage, de même que les services chargés de préparer des agents diagnostiques. Le Dr Sumpaico espère que ces activités continueront à retenir l'attention et à bénéficier d'une assistance jusqu'à ce que l'état sanitaire de la population atteigne un niveau satisfaisant. Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) dit que sa délégation est extrêmement satisfaite de l'action du Directeur régional et de ses collaborateurs. Il est particulièrement reconnaissant de l'aide fournie à son pays pour le développement et le renforcement de l'administration sanitaire nationale et des services médicaux à tous les échelons. Il a ainsi été possible d'établir une infrastructure sur la base de laquelle on espère intégrer toutes les activités sanitaires, y compris celles qui
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
sont menées dans les zones rurales, Le Samoa -Occidental est maintenant en mesure d'inclure des activités de planification familiale dans le travail courant de ses services de santé maternelle et infantile et le Dr Thieme remercie le Directeur régional et ses collaborateurs de la compréhension dont ils ont fait preuve concernant ce problème difficile.
M. TSUNASHIMA (Japon) apprécie vivement les efforts déployés et les résultats obtenus par le Directeur régional et ses collaborateurs en dépit des difficultés dues au fait que les pays de la Région ont atteint des stades de développement différents. Il est particulièrement heureux que l'on continue de mettre l'accent sur les programmes inter -pays qui permettront de promouvoir efficacement l'action de santé publique dans la Région. Le Dr SINGH (Fidji) est reconnaissant à l'OMS d'avoir contribué à renforcer le programme de formation de son pays, notamment en accordant un soutien financier à l'Ecole de Médecine de Fidji. Le Directeur régional et le représentant de l'OMS ont également fourni une aide, sous forme de consultants, pour les séminaires et les cours à l'intention de travailleurs sanitaires qui ont été organisés à Nouméa, Nouvelle -Calédonie, par la Commission du Pacifique Sud, Le Dr Singh espère que l'OMS et la Commission continueront de collaborer. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) rend, lui aussi, hommage à l'oeuvre qu'accomplissent le Directeur régional et ses collaborateurs. Le Gouvernement néo- zélandais a coopéré avec l'OMS aux fins de la création de l'Institut national de Santé publique de Saigon et espère que cette entreprise capitale sur le plan de la santé publique sera prochainement menée à bien. Le Dr Kennedy remercie le Directeur régional des services du consultant qui a établi en 1971 un rapport sur l'amélioration du système d'enseignement infirmier en Nouvelle- Zélande, Les recommandations contenues dans ce rapport ont été acceptées en principe par le Département de la Santé ainsi que par toutes les associations d'infirmières du pays, La nécessité des modifications envisagées a été reconnue par l'Association médicale de Nouvelle -Zélande, Le Dr Dy peut être assuré que l'application des recommandations du consultant est en bonne voie.
Le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, remercie les délégués qui ont rendu hommage à l'action du Bureau régional; il transmettra à ses collaborateurs les remerciements qui leur ont été adressés. Activités interrégionales Selon le Dr CHAPMAN (Canada), deux projets interrégionaux présentent une importance toute partia) le rassemblement de données sur les drogues faisant ou pouvant faire l'objet d'abus, culière et b) les cours pour personnel de santé sur l'abus des drogues. Le délégué du Canada espère que ces projets bénéficieront d'un soutien du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues et suggère que le Directeur général prenne toutes mesures appropriées afin d'obtenir du Fonds les crédits nécessaires. :
Aide à la recherche Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) juge du plus haut intérêt le programme antipaludique de l'OMS qui fournit aux pays touchés par la maladie des moyens de la combattre. Il a appris avec un profond regret que l'OMS craignait de ne pouvoir venir à bout du problème et estime que tous les Etats Membres devraient soutenir le programme. Le Mexique, pour sa part, est prêt à mettre à la disposition de l'Organisation tous les moyens nécessaires pour poursuivre la campagne. Collaboration avec d'autres organisations Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) relève qu'au cours des discussions, on a insisté à maintes reprises sur la nécessité de coordonner étroitement l'action de l'OMS et celle des organismes de financement. De nombreux pays ont des programmes d'aide à l'étranger administrés par des organismes nationaux qui souvent ignorent les objectifs et les priorités de l'OMS. Bien entendu, l'OMS ne saurait imposer ses programmes aux organismes de financement, mais il faudrait une certaine coordination des activités. Un exemple de moyen d'assurer une telle coordination est fourni par les réunions officieuses qui ont lieu chaque année entre l'OMS, le FISE et les organismes nationaux d'aide bilatérale pour la lutte antipaludique. Ces réunions permettent à toutes les parties intéressées de connaître le montant total de l'assistance disponible et, ainsi, de répartir les ressources de la façon la plus économique possible. L'OMS pourrait réunir des représentants des pays ayant des programmes d'assistance à l'étranger afin de les informer de son propre programme et d'examiner les possibilités de coordination.
M, MOLLENHAUER (République fédérale d'Allemagne) félicite le Directeur général et ses collaborateurs de l'excellent travail que font, depuis des années, la Commission FAO/OMS du Codex Alimentarius et ses comités techniques. A son avis, tous les Etats Membres de l'OMS et de la FAO
COMMISSION A
:
QUATORZIEME SEANCE
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devraient participer aux activités de la Commission, dont bénéficient aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement. Il prie instamment l'OMS d'intensifier sa participation aux travaux de la Commission et notamment de son Comité sur les Aliments diététiques ou de régime à qui les avis et l'aide de l'Organisation sont particulièrement utiles. Il serait extrêmement regrettable que la Troisième Conférence sur les Additifs alimentaires ne puisse avoir lieu avant 1974 car elle donnera une vive impulsion à l'activité des comités mixtes d'experts; M. Mollenhauer prie donc instamment l'OMS de reconsidérer sa décision à cet égard. Les comités mixtes d'experts, en particulier ceux qui s'occupent des additifs alimentaires et des pesticides, rendent des services inappréciables à la Commission du Codex Alimentarius et contribuent dans une très large mesure à faire progresser les travaux relatifs aux normes alimentaires. La Commission du Codex Alimentarius prépare actuellement une résolution demandant la coopération la plus entière possible avec l'OMS dans l'évaluation des dangers que les aliments peuvent présenter pour la santé. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT précise que l'un des rôles les plus importants de l'Organisation a toujours été d'aider à coordonner l'assistance financière et technique offerte aux pays par des organismes multilatéraux et bilatéraux. Le délégué des Etats -Unis a cité des exemples traditionnels de coordination des activités en matière de lutte antipaludique, exemples qui prouvent que la coordination est possible. Un autre domaine dans lequel on est parvenu à l'assurer est celui des approvisionnements publics en eau. Des réunions entre pays donateurs et organisations internationales contribuant à des projets de développement des approvisionnements en eau ont été organisées afin de dresser une sorte d'inventaire des ressources disponibles et d'élaborer un programme concerté. Le succès de réunions de ce genre dépend essentiellement de la bonne volonté des organismes d'aide bilatérale ou multilatérale en cause; nombre d'entre eux ont montré une volonté certaine de collaboration et de grands progrès ont été réalisés par rapport à ce qu'était la situation il y a dix ans. La déclaration du délégué des Etats -Unis d'Amérique est donc très encourageante et le Directeur général adjoint l'en remercie. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, rappelle que l'OMS participe depuis un certain temps déjà aux travaux de la Commission du Codex Alimentarius. La contribution qu'elle verse représentait jusqu'ici 25 % du budget de la Commission mais on étudie actuellement la possibilité d'accroître ce pourcentage. Pour ce qui est de la Troisième Conférence sur les Additifs alimentaires, l'Organisation ne peut que prendre note du voeu exprimé par le délégué de la République fédérale d'Allemagne. Le Dr Lambo espère cependant qu'il sera possible, à condition de disposer des crédits nécessaires, de convoquer la Conférence en 1973. La collaboration avec la FAO a été très fructueuse et va être étendue aux travaux sur les pesticides et d'autres contaminants.
Projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1973 Le PRESIDENT déclare que la Commission a achevé l'examen du budget ordinaire et que la résolution portant ouverture de crédits qui figure dans le deuxième rapport de la Commission B à la Commission A (voir page 614) peut être complétée par les chiffres que le Secrétaire va indiquer.
Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture des chiffres suivants à inscrire dans les espaces en blanc de la résolution portant ouverture de crédits :
Maladies transmissibles Hygiène du milieu Services de santé publique Protection et promotion de la santé Enseignement et formation professionnelle Autres activités Bureaux régionaux soit un total de $85 345 301.
17 7 20 6 9 14 7
954 545 950 320 771 867 936
502 186 107 082 044 452 928
Décision Le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1973, ainsi complété, est approuvé.' :
La séance est levée à 18 heures.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.46.
QUINZIEME SEANCE Mercredi 24 mai 1972, 9 heures Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 610). Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3
2.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite)
Examen détaillé du programme d'exécution (suite)
Le PRESIDENT annonce que trois projets de résolutions relatifs au programme d'exécution sont soumis à l'examen de la Commission. Le Professeur PENSO (Italie) déclare qu'après une discussion approfondie, le groupe de rédaction qu'il présidait est convenu à l'unanimité de présenter le projet de résolution suivant sur la standardisation des substances diagnostiques :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant l'importance du rôle de l'OMS en matière de standardisation des substances chimiques et biologiques; Tenant compte des travaux de l'Organisation concernant les préparations de référence pour les réactifs de laboratoire et les recherches sur l'élaboration et l'amélioration de méthodes de laboratoire; Consciente des préoccupations que suscite l'accroissement des besoins en réactifs normalisés pour les méthodes diagnostiques de laboratoire dans tous les pays; Reconnaissant que des substances diagnostiques satisfaisantes sont indispensables pour empêcher les erreurs dans les résultats des épreuves de laboratoire et pour évaluer et interpréter ces résultats; Notant la prolifération rapide des substances diagnostiques chimiques et biologiques et le fait qu'il existe peu de normes ou de spécifications généralement admises pour ces substances, PRIE le Directeur général d'étudier le moyen d'étendre les travaux de l'OMS en matière de normes pour les substances diagnostiques chimiques et biologiques et les questions connexes relatives aux méthodes de laboratoire, ainsi que la coordination des recherches dans ce domaine, et de présenter à ce sujet, à une future Assemblée de la Santé, un rapport comprenant une estimation du coût de cette activité. 1
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
Pour le Dr KIVITS (Belgique), la recherche en épidémiologie et en informatique est une activité nouvelle et onéreuse de l'OMS, sur laquelle les Etats Membres sont assez mal informés. Comme cette activité est appelée à jouer un rôle directeur dans les programmes de l'OMS et des gouvernements, le Dr Kivits estime souhaitable qu'un exposé exhaustif de ce qui a été fait soit présenté à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Il propose donc le projet de résolution suivant :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant l'intérêt des recherches en épidémiologie et en informatique, PRIE le Directeur général de faire rapport à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les activités de l'Organisation en matière de recherche en épidémiologie et en informatique et les programmes à moyen et long terme envisagés dans ce domaine.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
2
1
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.47. 2
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.48. - 410 -
COMMISSION A
:
QUINZIEME SEANCE
411
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) présente le projet de résolution suivant élaboré par les délégations de la Bulgarie, des Etats -Unis d'Amérique, de la France, de la Hongrie, de la Pologne, de la Roumanie, du Royaume -Uni, de la Tchécoslovaquie et de l'URSS :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant qu'avec l'actuelle révolution générale du monde scientifique et technique la science devient une importante force productive de la société et qu'il y a tout lieu d'attendre pour l'avenir de grandes découvertes dans les domaines de la biologie et de la médecine qui pourraient avoir d'importantes conséquences sociales et économiques; Réaffirmant sa conviction que les conquêtes de la biologie et de la médecine doivent être exploitées exclusivement pour le bien de l'humanité et constituent une base pour la planification efficace des systèmes et services sanitaires dans le cadre des mesures visant à conduire tous les peuples au plus haut niveau de santé possible; Notant qu'il existe dans la plupart des pays un décalage considérable entre les conquêtes de la recherche fondamentale dans le domaine des sciences naturelles et leur exploitation pratique au niveau des services visant à promouvoir la santé; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'assurer une utilisation plus complète et plus économique des ressources matérielles et humaines que les pays affectent à la recherche scientifique en accélérant le plus possible la diffusion et l'application générales des résultats du progrès scientifique; Considérant en outre que c'est un devoir important pour tous les gouvernements et toutes les organisations internationales de créer des conditions qui favorisent l'application des résultats de la recherche scientifique au développement des services de santé; Rappelant notamment les résolutions WHA7.52, WHA11.35, WHAl2.17, WHA13.64, WHA15.52 et WHA17.36 qui soulignent l'importance de la recherche médicale pour la solution des problèmes pratiques de santé aussi bien dans les pays économiquement développés que dans les pays en voie de développement; Soulignant que le cinquième programme général de travail envisage un renforcement du rôle que l'OMS doit jouer pour stimuler et coordonner la recherche scientifique et assurer l'application de ses résultats au développement des services de santé; Reconnaissant que l'obtention de nouveaux succès dans les activités de l'OMS dépend dans une grande mesure de nouvelles acquisitions de la recherche scientifique et de leur exploitation pratique et générale au service de la santé des peuples de tous les pays, 1. ESTIME nécessaire une intensification des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche médicale, notamment en ce qui concerne le développement de ses programmes à long terme; ESTIME en outre que l'OMS doit avoir pour principaux objectifs dans le domaine de la 2. recherche médicale d'identifier les domaines de la biologie et des sciences médicales où les i) perspectives de progrès sont les plus grandes et de promouvoir leur développement; a) des possibilités et des méthodes d'étudier et de mettre au point notamment ii) pour la coopération internationale dans le domaine des sciences médicales; b) des techniques de recherches standardisées chaque fois que les circonstances le permettent; c) des nomenclatures et terminologies standardisées, afin d'assurer la comparabilité des résultats; de coordonner les efforts des institutions de recherche des pays qui sont disposés iii) à fournir les installations et le personnel nécessaires pour des travaux en collaboration sur les problèmes prioritaires; de rassembler et de transmettre aux Etats Membres des renseignements et des données iv) d'expérience sur les moyens les plus rationnels de mettre les progrès scientifiques en application pratique dans les programmes de santé; d'aider les pays à obtenir des possibilités de formation en matière de méthodes de v) recherche à des candidats qualifiés choisis parmi les jeunes médecins et autres scientifiques qui désirent faire des travaux de recherche biomédicale et participer à l'évaluation de leurs résultats; PRIE le Directeur général de préparer des propositions pour la mise en train par l'OMS 3. d'activités à long terme en recherche médicale, dans le cadre des programmes entrepris par l'Organisation, et compte tenu des ressources disponibles, en mettant tout spécialement l'accent sur la coordination internationale, et de faire rapport à ce sujet à la cinquante et unième session du Conseil exécutif et à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. :
:
Le Dr Venediktov fait valoir que le but de ce projet de résolution est de mettre l'accent sur l'importance de la science médicale pour les sociétés humaines. Au cours des prochaines années, on peut s'attendre à de nouvelles découvertes qui non seulement modifieront la stratégie de la santé publique mais encore amèneront d'autres changements dans la société. De telles transformations posent le problème de la responsabilité sociale des hommes de science et celui des conséquences sociales des découvertes scientifiques qui contribuent d'une manière fondamentale à l'évolution des services de santé.
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Dans la plupart des pays, sinon dans tous, il existe un décalage entre l'acquisition des connaissances scientifiques et médicales et leur application à la protection de la santé; il convient donc de faire l'impossible pour réduire ce décalage. Cela suppose un effort à la fois dans les pays développés et dans les pays en voie de développement ainsi que sur le plan international. L'OMS ne peut évidemment entreprendre elle -même toutes les recherches nécessaires, comme l'atteste le rejet de la proposition tendant à créer un centre mondial de recherches sur la santé. Elle ne peut non plus diriger toutes les recherches entreprises à travers le monde, mais elle peut certainement coordonner les efforts déployés dans tous les pays afin de résoudre les plus importants des problèmes de santé. Le projet de résolution insiste donc sur ce que l'OMS peut et doit faire dans la limite de ses moyens. Sans bouleverser ses programmes, l'OMS peut apporter beaucoup. Le Dr Venediktov croit que le Directeur général sera en mesure de soumettre à la cinquante et unième session du Conseil exécutif des propositions qui pourront être ensuite examinées par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. A son avis, le projet de résolution couvre tous les aspects fondamentaux de la recherche médicale et il invite instamment toutes les délégations à l'appuyer. Le Dr AUJOULAT (France) déclare qu'en sa qualité de coauteur de ce projet, la délégation française est entièrement d'accord avec le délégué de l'URSS. Elle souhaiterait cependant apporter au texte quelques petites modifications de forme. La situation décrite dans les premières lignes du premier alinéa du préambule étant permanente, il est préférable que l'on parle de "... l'actuelle évolution générale du monde scientifique et technique ".
L'expression "sciences naturelles ", qui figure dans le troisième alinéa du préambule, a une acception plus large en français, englobant par exemple la géologie. En conséquence, le Dr Aujoulat préférerait que l'on emploie les mots "sciences biologiques ". Enfin, en ce qui concerne l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif, le délégué de la France estime que les jeunes médecins et autres scientifiques doivent avoir la possibilité de participer non seulement à l'évaluation des résultats de la recherche mais également à l'évaluation de la recherche elle -même.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) centre d'écologie humaine et de recherches sur le paludisme. La tenu de l'amendement au premier
rappelle l'intérêt que sa délégation attache à la création d'un recherches épidémiologiques dans les Amériques et au programme de délégation mexicaine appuie donc le projet de résolution, compte alinéa du préambule qui a été proposé par le délégué de la France.
Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit que l'expression "révolution du monde scientifique et technique" est une expression communément admise qu'il préférerait conserver; l'évolution est autre chose. S'il faut remplacer le mot "révolution ", mieux vaut alors parler de "progrès ".
En revanche, il accepte la proposition du délégué de la France concernant l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que le projet de résolution n'a pas pour but de promouvoir la création de grands centres de recherche. L'OMS est exceptionnellement bien placée pour coordonner les efforts accomplis dans les différents pays et, à cet égard, le Centre international de Recherche sur le Cancer témoigne de son efficacité. Sir George est persuadé que l'OMS sera encore mieux en mesure d'assurer cette coordination dans l'avenir. L'oeuvre accomplie en collaboration avec les centres de référence constitue un premier pas important dans cette direction. En ce qui concerne l'amendement au premier alinéa du préambule proposé par le délégué de la France, Sir George estime que les suggestions faites jusqu'ici ne correspondent pas exactement à ce que l'on a voulu dire en parlant de "révolution générale du monde scientifique et technique ". Le mot "révolution" n'est peut -être pas celui qui convient. L'accélération du progrès étant le fait le plus caractéristique, le mot "évolution" pourrait être employé à condition que l'on dise ".., avec l'accélération rapide de l'évolution générale du monde scientifique et technique ... ". En anglais également, l'équivalent de "sciences naturelles" désigne davantage que ce que l'on entend par ces mots dans le troisième alinéa du préambule du projet de résolution; aussi le délégué du Royaume -Uni appuie -t -il l'amendement proposé par Je délégué de la France. : :
Le Dr HARELL (Israel) constate qu'en raison de l'importance croissante de la recherche médicale et de la multiplicité des établissements qui s'y consacrent dans presque tous les pays, la coordination des travaux devient de plus en plus difficile. L'Organisation ayant pour mission de coordonner les recherches, sa délégation appuie le projet de résolution. Le Dr GOMAA (Egypte) appuie lui aussi le projet, mais fait remarquer qu'en posant pour principe que les conquêtes de la biologie et de la médecine doivent être exploitées exclusivement pour le bien de l'humanité, le deuxième alinéa du préambule soulève implicitement le problème de
COMMISSION A
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QUINZIEME SEANCE
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leur exploitation à des fins contraires. En conséquence, il y aurait lieu de mentionner dans le dispositif qu'il faut exclure pareille éventualité. Le Dr CLAVERO (Espagne) déclare que sa délégation souscrit au projet de résolution. Cependant, il se demande si, à l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif, il y a lieu de fixer, en quelque sorte, des limites d'âge en ce qui concerne la participation à la recherche. Sir William REFSHAUGE (Australie) note que les auteurs du projet de résolution sont tous de l'hémisphère nord. Comme l'hémisphère sud apporte aussi une précieuse collaboration à la recherche, il souhaite que sa délégation figure parmi les auteurs du projet de résolution. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) souligne que le projet de résolution facilitera l'attribution de crédits à la recherche tant sur le plan national qu'international. Même dans les pays riches, il y a des choix à faire à cet égard. En coordonnant les recherches et en clarifiant ainsi les options, l'OMS peut faire en sorte que les résultats d'ensemble dépassent la somme des efforts de chacun. "Révolution du monde scientifique et technique" est une expression assez courante dans le monde occidental qui, semble-t-il, correspond assez exactement à la situation. En employant les mots "sciences biologiques" au lieu de "sciences naturelles" dans le troisième alinéa du préambule, on serait peut -être trop restrictif. Mieux vaudrait parler de "sciences biologiques et sociales" ou de "sciences de la vie ".
Le Dr ELOM (Cameroun) estime que, même dans les pays en voie de développement, il est indispensable de faire de la recherche ou, tout au moins, de tirer parti des recherches effectuées ailleurs. C'est pour cette raison que la délégation du Cameroun appuie le projet de 'résolution. Le Dr ALAN (Turquie) désire que sa délégation figure parmi les coauteurs du projet de résolution, auquel il souscrit sans réserves. Il appuie l'amendement au premier alinéa du préambule proposé par le délégué du Royaume -Uni, et, comme le délégué des Etats -Unis d'Amérique, préfère qu'au troisième alinéa on emploie un terme plus large que "sciences biologiques "; la notion de "sciences naturelles" est à préférer car elle recouvre un domaine plus vaste. En ce qui concerne l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif, le Dr Alan estime que l'objection du délégué de la France n'aura plus de raison d'être si l'on formule "... qui désirent participer aux recherches biomédicales et à l'évaluation de ainsi cet alinéa ces recherches et de leurs résultats ". :
Le Dr AUJOULAT (France) est prêt à retirer sa proposition d'amendement Au troisième alinéa du préambule si elle doit occasionner des difficultés. En ce qui concerne le premier alinéa du préambule, il se rallie à l'avis de la délégation du Royaume -Uni et accepte le libellé proposé par le délégué de la Turquie pour l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif. i
"l'actuelle révolution Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) n'a rien à objecter à l'expression générale du monde scientifique et technique ", étant donné qu'elle est couramment employée, même dans le domaine médical. Cela étant, si le mot "révolution" est inacceptable, elle préfère que l'on emploie le mot "progrès ", comme l'a proposé le délégué de l'URSS. :
Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que l'on pourrait tourner la difficulté en formulant ainsi le début du premier alinéa du préambule "Notant qu'avec l'accélération rapide du progrès général scientifique et technique, la science devient ... ". :
Le Professeur PENSO (Italie) appuie le projet de résolution. Il estime que le mot "révolution" correspond bien à ce qui se passe actuellement dans le domaine scientifique et technique. Si le délégué de la France y trouve à redire, c'est que la version française parle de révolution "du monde scientifique et technique ", ce qui n'est pas la même chose que "révolution scientifique et technique ". On pourrait donc rayer les mots "du monde" et conserver le reste de la phrase dans sa version française, la version anglaise demeurant inchangée. En ce qui concerne les observations du délégué de l'Espagne, l'alinéa v) du paragraphe 2 du dispositif a pour objet de faciliter le recrutement de nouveaux chercheurs qui, naturellement, se trouveront parmi les jeunes générations. Ce recrutement est difficile car, en règle générale, les chercheurs ne sont pas bien payés et c'est pour cela qu'il faut insister sur le recrutement de jeunes médecins et autres jeunes scientifiques. Le Dr FAKHRO (Bahrein) fait observer que, dans le projet de résolution, plusieurs termes différents sont employés pour désigner la médecine et les sciences biologiques; il propose que l'on adopte une terminologie uniforme dans l'ensemble du texte. Le PRESIDENT suggère qu'un groupe de rédaction se réunisse pour mettre au point un texte final, Il en est ainsi décidé.
(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la seizième séance, section 2.)
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Fonds bénévole pour la promotion de la santé Le PRESIDENT appelle l'attention sur la discussion relative au fonds bénévole pour la promotion de la santé qui a eu lieu à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif, et dont il est fait état aux pages 65 et 66 des Actes officiels N° 199, ainsi que sur le projet de résolution recommandé par le Conseil dans sa résolution EB49.R35 (reproduite dans les Actes officiels N° 198). Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, explique que le Conseil s'est surtout attaché à vérifier que les programmes soutenus par le fonds bénévole sont vraiment complémentaires de ceux qui sont inscrits au budget ordinaire de l'Organisation, qu'ils correspondent au programme général de travail pour la période considérée et qu'ils sont conformes aux recommandations du Comité consultatif pour la Recherche médicale. S'en étant assuré, il a recommandé l'adoption du projet de résolution dont la Commission est maintenant saisie. Le PRESIDENT demande aux délégués s'ils ont des observations à présenter sur le résumé et sur les prévisions d'engagements de dépenses correspondant aux comptes suivants compte spécial pour la recherche médicale (partie I), compte spécial pour l'approvisionnement public en eau (partie II), compte spécial pour l'éradication du paludisme (partie III), compte spécial du programme contre la lèpre (partie IV), compte spécial du programme contre le pian (partie V), compte spécial pour l'éradication de la variole (partie VI), compte spécial du programme contre le choléra (partie VII) et compte spécial pour contributions diverses à objet désigné (partie VIII). :
Il n'y a pas d'observations.
A la demande du PRESIDENT, le Dr BOERI (Monaco), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB49.R35. Décision :
Le projet de résolution est approuvé.
1
Centre international de Recherche sur le Cancer Le PRESIDENT rappelle à la Commission que les prévisions de dépenses du Centre figurent dans le budget uniquement à titre d'information. Décision :
La Commission prend note des prévisions de dépenses sans formuler d'observations.
Projets additionnels demandés par les gouvernements et non inclus dans le projet de programme et de budget Il n'y a pas d'observations.
Le PRESIDENT note que la Commission a terminé l'examen du projet de programme et de budget. 3.
QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS
Ordre du jour, 2.9
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le rapport du Directeur général concernant la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments et invite le Dr Ehrlich, représentant du Conseil exécutif, à rendre compte des discussions qui ont précédé l'adoption par le Conseil de la résolution EB49.R8. Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, rappelle que, conformément à la résolution - première tentative WHA24.56, le Directeur général avait soumis au Conseil une étude préliminaire dans laquelle il s'efforçait de délimiter les de bilan des problèmes relatifs aux médicaments secteurs où les activités de l'OMS pouvaient être élargies et d'esquisser de nouvelles possibilités d'action. Le Conseil a également noté que la création d'un système de rassemblement et de diffusion des informations concernant les résultats des essais portant sur la sécurité et l'efficacité des médicaments - nouveaux et en cours d'homologation - était envisagée. Dès que l'on saura si un tel système peut être mis en place, le Directeur général fera part au Conseil de ses conclusions. Le Conseil a examiné l'étude préliminaire de façon appronfondie et a formulé des observations sur les implications de différents aspects du problème. Il ne pense pas qu'il soit utile de résumer les délibérations du Conseil à ce sujet, qui figurent dans les procès- verbaux de sa quarante2 neuvième session. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, dit que le document A25/13 tient compte de la décision de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé qui, dans le préambule de sa résolution WHA24.56, avait souligné la nécessité d'envisager à la fois les aspects pharmaceutiques et médicaux du problème des médicaments. Le paragraphe 2 du dispositif de cette résolution priait le Directeur
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.49. 2 Voir procès- verbaux de la quarante -neuvième session du Conseil exécutif (EB49/SR/2 Rev.l, pp. 27 -32).
1
COMMISSION A
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général d'étudier les moyens qui permettraient au mieux à l'OMS de faire face à ses obligations dans ce domaine. Une étude faite avec l'aide de consultants a donc été présentée au Conseil exécutif à sa quarante -neuvième session. Intitulée "Problèmes posés par les médicaments modernes ", cette étude met en relief les répercussions qu'a sur l'humanité la révolution pharmaceutique à laquelle on assiste actuellement. Elle est accompagnée de notes explicatives et de références bibliographiques et a été reproduite en annexe 1 au document A25/13. Pour commencer, le Directeur général y rappelle l'évolution de la situation et les problèmes de contrôle que soulève la mise en circulation de médicaments nouveaux et plus efficaces. Les contrôles à instituer sont du ressort des gouvernements et varieront d'un pays à l'autre. Cependant, comme il est dit au paragraphe 1.6 de l'étude, le besoin d'échanges réguliers d'informations sur les médicaments entre les autorités nationales compétentes se fait sentir sans cesse davantage et, à cet égard, l'OMS peut jouer un rôle utile, comme l'indique le paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA24.56. La section 2 de l'étude expose les principales étapes de l'évaluation des médicaments études précliniques, études pharmacologiques sur l'homme, essais cliniques avant la mise nouveaux en circulation et surveillance des médicaments en usage. Chacune de ces étapes pose des problèmes particuliers, mais, d'une façon générale, on les aborde désormais sous l'angle de l'analyse risques /avantages plutôt qu'en recherchant une sécurité absolue, car si les médicaments modernes sont actifs c'est justement parce qu'ils modifient les processus biologiques. Il y a donc toujours certains risques à prendre un médicament et un médicament sera jugé utile si les avantages qu'il procure au malade l'emportent sur les risques qu'il lui fait courir. Ainsi, il est tout aussi important d'évaluer l'efficacité des médicaments que leur sécurité et, en fait, il est difficile de considérer isolément l'un ou l'autre de ces deux facteurs. Comme il est dit au paragraphe 2.10 de l'étude, il est indispensable de revoir périodiquement les méthodes scientifiques permettant de démontrer la sécurité et l'efficacité des médicaments. Les membres du tableau d'experts de l'évaluation des médicaments que l'on se propose de constituer examineront toutes ces questions. Le paragraphe 2.11 souligne que les normes de qualité pharmaceutique auxquelles doit répondre un médicament ne peuvent être dissociées des critères d'évaluation de sa sécurité et de son efficacité. Un médicament ne peut être considéré comme efficace et sûr que si sa qualité, son activité et sa pureté ont été établies de façon certaine. Il faut donc que des mesures de contrôle garantissent une certaine qualité aux médicaments mis en circulation. Les problèmes posés par le contrôle sont passés en revue dans la section 3 de l'étude et ont été discutés au cours des dernières Assemblées de la Santé. Conformément à la résolution WHA22.50, le Directeur général étudie actuellement les améliorations à apporter aux règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments ainsi qu'au système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques faisant l'objet d'un commerce international; son rapport sera présenté le plus tôt possible à l'Assemblée mondiale de la Santé. La section 4 de l'étude traite de l'éducation et de l'information dans le domaine pharmaceutique et analyse les problèmes rencontrés à ce sujet. On a dit que les effets des médicaments modernes les plus actifs pouvaient être comparés à ceux du bistouri du chirurgien; cependant, les médecins ne sont pas suffisamment préparés à administrer ces médicaments et connaissent mal leurs effets thérapeutiques, leurs effets secondaires et leurs interactions éventuelles. Le Directeur général étudie actuellement les moyens par lesquels l'OMS pourrait aider les Etats Membres à résoudre ce problème de plus en plus préoccupant. L'étude annexée au document A25/13 n'a pas eu pour but de traiter à fond les grandes questions énoncées dans la résolution WHA24.56, mais simplement de servir de base pour d'autres études et d'autres discussions. Compte tenu des opinions exprimées au sein du Conseil exécutif et de l'Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général étudiera la question de façon plus approfondie et présentera en temps voulu des propositions relatives aux activités futures de l'Organisation dans le domaine des médicaments. Comme l'indique le paragraphe 4 du rapport du Directeur général, la création d'un système international d'information sur les médicaments nouveaux est à l'étude, conformément aux voeux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Dès que les possibilités de mise en place du système auront été déterminées, notamment en ce qui concerne les modalités de la participation des autorités pharmaceutiques nationales et les méthodes de rassemblement, d'enregistrement et de diffusion des données, le Directeur général présentera au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé un rapport détaillé indiquant également les incidences financières des mesures envisagées. Il semble qu'un tel système qui, en dernière analyse, dépendra de la collecte de données sur les médicaments nouveaux et sur leur homologation dans les pays qui sont en mesure de procéder à l'évaluation nécessaire, aura des avantages non seulement pour ces pays mais aussi pour ceux dont les méthodes d'évaluation des médicaments sont moins avancées. Le Dr Lambo conclut en déclarant qu'il est désormais admis que les médicaments modernes jouent un rôle important dans la prévention et le traitement des maladies et qu'il est indispensable, du point de vue de la stratégie sanitaire, d'en assurer le meilleur usage possible. Dans différentes résolutions, l'Assemblée mondiale de la Santé a prié l'OMS de fournir aux Etats des informations plus complètes sur les médicaments. Dans la limite des moyens dont elle dispose, l'Organisation intensifiera ses efforts dans ce sens. :
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De l'avis du Professeur REXED (Suède), les pays qui fabriquent des médicaments sont d'autant plus tenus de respecter les "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité "1 qu'ils sont peu nombreux et que beaucoup d'autres pays sont obligés de s'en remettre à eux. Il importe donc de poursuivre les efforts déployés pour faire accepter et appliquer largement les principes énoncés par l'OMS et par d'autres organisations, afin que les pays importateurs soient assurés que la fabrication des médicaments est véritablement contrôlée de près et répond à des principes scientifiques et techniques éprouvés. L'OMS se doit de poursuivre les travaux qu'elle a entrepris en vue de mettre au point un système de certification de la qualité des médicaments mis en circulation sur le marché international. Certes, il s'agit là d'un sujet épineux qui a d'importantes incidences juridiques et économiques et à propos duquel l'OMS devra incontestablement faire preuve de prudence. Le système de certification revêt une importance essentielle pour les pays qui ne peuvent se doter d'un tel système sur le plan national et qui doivent s'en remettre aux renseignements que leur fournissent les laboratoires pharmaceutiques et les autres sources de renseignements, mais il rendra également service à nombre de pays très développés. En fait, tout le secteur pharmaceutique est devenu si complexe du point de vue technique et la détection des effets secondaires si difficile qu'il est désormais indispensable d'assurer l'échange de renseignements sur le plan international. Les pays qui disposent de systèmes de contrôle perfectionnés ont d'ores et déjà de nombreux contacts officieux à ce sujet et échangent des renseignements sur une base bilatérale. En ce qui concerne l'évaluation et l'emploi des médicaments, le Professeur Rexed fait remarquer que, dans le domaine de la toxicologie, on manque à la fois de connaissances et d'experts. L'OMS peut jouer un rôle important en incitant et aidant les pays à entreprendre des recherches et à développer la formation dans ce domaine. Le tableau d'experts de l'essai et de l'évaluation des médicaments sera extrêmement utile pour l'étude des questions de toxicologie et de pharmacodépendance ainsi que des problèmes connexes. Autre lien vital entre les cliniciens et les pharmacologues la pharmacologie clinique. Il convient d'accorder toute l'aide possible aux pays pour leur permettre de former des spécialistes de cette discipline et pour donner une importance accrue à la pharmacologie clinique dans l'enseignement médical. Chacun sait que, dans la pratique courante, certains médicaments ne sont pas utilisés comme ils devraient l'être parce que les médecins ne sont pas suffisamment renseignés sur leurs conditions d'utilisation et sur leurs effets. En revanche, on assiste à une surconsommation de certains autres médicaments, notamment les sédatifs et les tranquillisants, essentiellement due au fait que, d'après les renseignements dont ils disposent, les médecins sous -estiment les risques qu'ils prennent en les prescrivant. Dans l'intérêt des malades et pour une saine économie des services de santé publique, il convient d'intensifier l'effort international dans le domaine de la pharmacologie clinique. L'OMS a déjà fait un pas dans ce sens mais elle peut faire beaucoup plus encore. Le Professeur Rexed présente le projet de résolution suivant, proposé par sa délégation ainsi que par celles du Canada, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Indonésie, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne, du Royaume -Uni, de l'Uruguay et du Venezuela : :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général intitulé "Qualité, sécurité et efficacité des médicaments"; Considérant qu'il est important de mettre au point une approche globale en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, de détecter les réactions adverses et de rassembler et diffuser des renseignements exacts sur les médicaments; Convaincue de la nécessité d'aider les autorités sanitaires nationales à s'acquitter de leurs responsabilités en ce qui concerne la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, 1. NOTE avec satisfaction les activités qui ont été entreprises en application de la résolution WHA24.56; et 2. PRIE le Directeur général de faire rapport à la cinquante et unième session du Conseil exécutif et à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a) sur la possibilité de réaliser un système international d'information qui fournirait des données sur les bases scientifiques et conditions d'homologation des divers médicaments nouveaux; et b) sur les autres efforts déployés pour mettre au point une approche globale en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments. :
Le Professeur Rexed insiste sur l'importance de l'alinéa a) du paragraphe 2 du dispositif, qui a trait à la possibilité de réaliser un système international d'information sur l'homologation des médicaments nouveaux et, en particulier, sur celle de l'alinéa b) qui demande que l'on définisse une approche globale du problème de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments. Tel est, en dernière analyse, le point le plus important car tout ce domaine est si 1 Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1969, N° 418, annexe 2 et N° 487 (1972), annexe 2.
COMMISSION A
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complexe qu'il serait dangereux de se concentrer sur un aspect isolé de la question. La fabrication, le contrôle et l'utilisation des médicaments doivent être envisagés comme un ensemble indissociable. Il est donc de la plus haute importance de poursuivre l'élaboration du système d'information dont le Dr Lambo a parlé. Le Dr CHAPMAN (Canada) souscrit aux observations du délégué de la Suède et appuie le projet de résolution dont sa délégation est coauteur. Différents pays ont adopté des dispositions exigeant non seulement que les médicaments soient sûrs et efficaces, mais également que les laboratoires où ces médicaments sont fabriqués disposent de moyens propres à garantir l'uniformité et la qualité du produit fini. Le Canada figure parmi ces pays. De plus, dans certains cas, il est prévu que la documentation publicitaire doit décrire de façon objective le médicament et signaler notamment ses effets adverses et ses contre -indications. Au Canada, la loi sur les aliments et les drogues oblige le fabricant d'un médicament nouveau à constituer un dossier indiquant les propriétés chimiques du médicament, le procédé de fabrication et les épreuves pratiquées pour contrôler l'activité, la pureté et la stabilité du médicament ainsi que pour en déterminer la sécurité et l'efficacité cliniques. Dans la plupart des cas, les médicaments nouveaux ne sont délivrés que sur ordonnance médicale. Les laboratoires pharmaceutiques canadiens sont également tenus de signaler aux autorités de contrôle les réactions adverses observées après la mise en circulation du médicament. Cependant, nombre de médicaments actuellement sur le marché n'ont pas été soumis à ces exigences. Une action de plus vaste envergure a donc été entreprise afin que tous les médicaments, et notamment ceux qui sont en vente depuis de nombreuses années, répondent à des normes sévères de qualité, de sécurité et d'efficacité. Le programme prévoit des inspections chez les fabricants, l'analyse des médicaments mis sur le marché, qu'ils soient importés ou fabriqués au Canada, l'évaluation de l'efficacité des médicaments et la publication des résultats. A partir de 1973, tous les laboratoires pharmaceutiques seront inspectés en détail au moins une fois par an et même plus souvent si les conditions ne sont pas jugées satisfaisantes. En outre, les documents relatifs aux formules de préparation, les méthodes de fabrication et de conditionnement, et les données relatives au contrôle de la qualité et à la stabilité des médicaments seront passés en revue de façon approfondie. Le programme d'analyse prévoit que chaque spécimen sera analysé afin de déterminer son identité, son activité, l'uniformité de sa composition, ses variations de poids et son temps de décomposition, 90 000 analyses de ce genre devant être faites chaque année. Certaines affirmations concernant les propriétés de produits sur le marché depuis un certain temps déjà devront sans doute être revues. Le problème de l'équivalence clinique de préparations de marques concurrentes d'un même médicament de base présente une grande importance pratique pour le médecin, le pharmacien et le malade. Il n'est généralement pas possible de déterminer directement l'équivalence' clinique, mais on peut procéder à des évaluations indirectes d'après la quantité de produit chimique présente dans le sang et l'urine de volontaires. De telles analyses sont longues, difficiles et coûteuses et il a fallu fixer des priorités. L'ordre de priorité a été établi en fonction de l'usage du médicament, de la précision exigée quant à son dosage, des méthodes d'analyse disponibles et de la solubilité du médicament. Une publication mensuelle intitulée RX Bulletin, qui contient les conclusions des études et des monographies les plus récentes sur les médicaments nouveaux, est envoyée à tous les médecins et pharmaciens du Canada. Du matériel d'éducation sanitaire sur le bon usage des médicaments nouveaux est également offert au grand public. En ce qui concerne le contrôle international de la qualité des médicaments, la délégation du Canada a quatre propositions à faire qui, toutes, sont envisagées dans le rapport du Directeur général. Premièrement, il est indispensable que tous les pays producteurs de médicaments adoptent des mesures législatives assurant un contrôle suffisant de la qualité des produits pharmaceutiques. Les "Règles de bonne pratiqué applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" qui figurent à l'annexe 2 du vingt -deuxième rapport du Comité d'experts des Spécifications relatives aux Préparations pharmaceutiques) pourront fournir les grandes lignes d'une telle législation. Des mises à jour se trouvent à l'annexe 2 du vingt -quatrième rapport du même Comité.2 Deuxièmement, il est nécessaire qu'une convention internationale mette les pays importateurs en mesure d'accepter les normes en vigueur dans les pays exportateurs. Troisièmement, le rassemblement des données relatives aux réactions adverses doit être poursuivi et amélioré. L'OMS a reçu de douze pays participants environ 50 000 rapports signalant des réactions de ce genre. Il faudrait disposer de méthodes plus efficaces pour évaluer ces rapports et la délégation du Canada constate avec satisfaction que l'on étudiera ce problème en 1972 et en 1973. Quatrièmement, il faut mettre au point un système pour le rassemblement et la diffusion de renseignements sur les résultats des essais de sécurité et d'efficacité auxquels sont soumis les médicaments nouveaux. Le Canada est prêt à communiquer des renseignements et à contribuer à l'élaboration d'un tel système qui sera extrêmement utile à tous les Etats Membres. 1 Org. mond. Santé Sér. Rape. techn., 1969, N° 418. 2
Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 487.
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Pour le Dr EVANG (Norvège), l'Organisation est maintenant sortie de la réserve qu'elle a longtemps observée en matière de médicaments. Au cours des débats du Conseil exécutif à sa quarante neuvième session, le Dr Lambo a déclaré qu'il ne suffisait pas d'apprécier la qualité, l'activité et la pureté d'un médicament, mais qu'il fallait en évaluer en même temps la valeur thérapeutique. C'est là un principe fondamental et l'Organisation a certainement fait un pas en avant en inscrivant la question de la valeur thérapeutique des médicaments parmi les problèmes pharmacologiques à étudier. Au paragraphe 2.3 de l'étude sur les problèmes posés par les médicaments modernes, reproduite dans l'annexe 1 du rapport du Directeur général, il est dit qu'il n'existe pas de médicaments dont la sécurité d'emploi soit absolue et qu'un médicament est utile si les avantages thérapeutiques escomptés l'emportent sur les risques que l'on prend en l'utilisant. L'expression "révolution de la médecine" est tout à fait justifiée, mais cette révolution n'a pas que des aspects positifs. Les médicaments peuvent être aussi bien utilisés pour agir sur l'état mental des individus que pour enrayer le développement des microbes. Depuis des années, on se demande comment faire pour empêcher que des produits pharmaceutiques inefficaces ou impurs soient écoulés dans les pays importateurs de médicaments. A une certaine époque, on avait proposé que chaque pays crée son propre laboratoire national de contrôle mais cela aurait été si compliqué que l'idée a été abandonnée. Le procès -verbal des délibérations de la quarante -neuvième session du Conseil exécutif indique que la création de laboratoires de référence pour la recherche pharmacologique et le contrôle international des médicaments a été suggérée. Pour le Dr Evang, il est temps que l'Organisation relance vigoureusement l'idée de créer des laboratoires régionaux de contrôle, seul moyen de résoudre les problèmes qui se posent à beaucoup de pays en voie de développement. En effet, ces pays ne peuvent se doter de laboratoires de contrôle aussi coûteux et d'un fonctionnement aussi complexe. Au niveau national, il y a également beaucoup à faire pour améliorer le contrôle dans les pays producteurs et le Dr Evang partage sur ce point l'avis des délégués de la Suède et du Canada. Il rappelle qu'aux termes de l'article 21 de la Constitution, l'Assemblée mondiale de la Santé a autorité "pour adopter les règlements concernant des normes relatives à l'innocuité, la pureté et l'activité des produits biologiques, d) pharmaceutiques et similaires qui se trouvent dans le commerce international; des conditions relatives à la publicité et à la désignation des produits biologiques, e) pharmaceutiques et similaires qui se trouvent dans le commerce international." Vingt -cinq années après lrádoption de ces dispositions, l'Assemblée de la Santé ne s'en est estime le faire. encore guère prévalue et Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) souscrit en principe aux idées exprimées dans l'étude sur les "problèmes posés par les médicaments modernes" annexée au rapport du Directeur général. Il est certainement indispensable de poursuivre les efforts qui sont faits pour trouver des méthodes plus satisfaisantes permettant d'évaluer la sécurité et l'efficacité des médicaments, pour mettre au point des services efficaces de surveillance des effets nocifs des produits pharmaceutiques et pour prévenir l'emploi des médicaments à des fins non médicales. En Pologne, la consommation des médicaments est en augmentation, phénomène qui s'explique en partie par la décision récente des autorités d'étendre le régime général de sécurité sociale à la totalité des populations rurales. Pour faire face à cette consommation accrue, on a dû à la fois augmenter la production intérieure ainsi que l'importation de médicaments. Dix -sept laboratoires publics assurent un contrôle sévère de la qualité des médicaments et le moindre écart par rapport aux normes donne lieu à des recherches approfondies visant à en déterminer la cause et à améliorer la qualité du produit. En 1971, environ 39 000 analyses ont ainsi été effectuées. Le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale a institué un système d'homologation grâce auquel seules sont mises en circulation les substances qui se sont révélées efficaces. Le Centre de Recherches sur les Effets secondaires des Médicaments, récemment créé à Varsovie, est maintenant prêt à collaborer au projet OMS de pharmacovigilance internationale. Le développement des services de traitement des intoxications aiguës par les médicaments se poursuit et le Centre de Documentation toxicologique est en cours d'agrandissement. La nouvelle réglementation sur la qualité des médicaments qui sera prochainement mise en application en Pologne couvrira non seulement les préparations pharmaceutiques mais aussi le matériel, les pansements et les matières plastiques utilisés en médecine dentaire. Le Professeur Rudowski fait sienne l'opinion exprimée dans le rapport du Directeur général selon laquelle les mesures de contrôle ne peuvent être efficaces que si les médecins sont suffisamment bien informés des risques et des avantages de la pharmacothérapie, ce qui suppose une éducation et une information permanentes. Dans cet esprit, il propose que l'OMS contribue à formuler des principes directeurs et des critères pour l'élaboration de programmes d'éducation permanente en pharmacologie clinique qui s'adresseraient aux omnipraticiens aussi bien qu'aux spécialistes. A cet égard, il serait bon que l'OMS analyse les besoins des Etats Membres dans ce domaine. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la seizième séance, section 3.) La séance est levée à 11 heures.
SEIZIEME SEANCE
Mercredi 24 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 610). Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.3
2.
EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973 (suite de la quinzième séance, section 2)
Examen détaillé du programme d'exécution (suite)
Sur l'invitation du PRESIDENT, le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) présente le texte révisé établi par le groupe de rédaction pour la résolution sur le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale. Ce texte est conçu comme suit La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant qu'avec l'accélération rapide du progrès général scientifique et technique la science devient une importante force productive de la société et qu'il y a tout lieu d'attendre pour l'avenir de grandes découvertes dans les domaines de la biologie et de la médecine qui pourraient avoir d'importantes conséquences sociales et économiques; Réaffirmant sa conviction que les conquêtes de la biologie et de la médecine doivent être exploitées exclusivement pour le bien de l'humanité et constituent une base pour la planification efficace des systèmes et services sanitaires dans le cadre des mesures visant à conduire tous les peuples au plus haut niveau de santé possible; Notant qu'il existe dans la plupart des pays un décalage considérable entre les conquêtes de la recherche dans le domaine des sciences biomédicales et leur exploitation pratique au niveau des services visant à promouvoir la santé; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'assurer une utilisation plus complète et plus économique des ressources matérielles et humaines que les pays affectent à la recherche biomédicale en accélérant le plus possible la diffusion et l'application générales des résultats du progrès scientifique; Considérant en outre que c'est un devoir important pour tous les gouvernements et toutes les organisations internationales de créer des conditions qui favorisent l'application des résultats de la recherche biomédicale au développement des services de santé; Rappelant notamment les résolutions WHA7.52, WHA11.35, WHAl2.17, WHA13.64, WHA15.52 et WHA17.36 qui soulignent l'importance de la recherche biomédicale pour la solution des problèmes pratiques de santé aussi bien dans les pays économiquement développés que dans les pays en voie de développement; Soulignant que le cinquième programme général de travail envisage un renforcement du rôle que l'OMS doit jouer pour stimuler et coordonner la recherche biomédicale et assurer l'application de ses résultats au développement des services de santé; Reconnaissant que l'obtention de nouveaux succès dans les activités de l'OMS dépend dans une grande mesure de nouvelles acquisitions de la recherche biomédicale et de leur exploitation pratique et générale au service de la santé des peuples de tous les pays, ESTIME nécessaire une intensification des activités de l'OMS dans le domaine de la 1. recherche biomédicale, notamment en ce qui concerne le développement de ses programmes à long terme;
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ESTIME en outre que l'OMS doit avoir pour principaux objectifs dans le domaine de la 2. recherche biomédicale d'identifier les domaines de la biologie et des sciences médicales où les i) perspectives de progrès sont les plus grandes et de promouvoir leur développement; a) des possibilités et des méthodes pour ii) d'étudier et de mettre au point notamment la coopération internationale dans le domaine des sciences biomédicales; b) des techniques de recherche standardisées chaque fois que les circonstances le permettent; c) des nomenclatures et terminologies standardisées, afin d'assurer la comparabilité des résultats; : :
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420 iii)
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
de coordonner les efforts des institutions de recherche des pays qui sont disposés à fournir les installations et le personnel nécessaires pour des travaux en collaboration sur les problèmes prioritaires; iv) de rassembler et de transmettre aux Etats Membres des renseignements et des données d'expérience sur les moyens les plus rationnels de mettre les progrès scientifiques en application pratique dans les programmes de santé; v) d'aider les pays à donner accès à une formation en matière de méthodes de recherche à des candidats qualifiés choisis parmi les médecins et autres scientifiques, notamment chez les jeunes, qui désirent faire des travaux de recherche biomédicale et participer à l'évaluation de ces recherches et de leurs résultats; 3. PRIE le Directeur général de préparer des propositions pour la mise en train par l'OMS d'activités à long terme en recherche biomédicale, dans le cadre des programmes entrepris par l'Organisation et compte tenu des ressources disponibles, en mettant tout spécialement l'accent sur la coordination internationale, et de faire rapport à ce sujet à la cinquante et unième session du Conseil exécutif et à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr Venediktov explique les modifications apportées par le groupe de rédaction. Décision 3. :
Le projet de résolution est approuvé .1
QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS (suite de la quinzième séance, section 3)
Ordre du jour, 2.9
La Commission est saisie d'un projet de résolution présenté par un certain nombre de délégations et qui fait l'objet de trois propositions d'amendements 1) la délégation de la Norvège propose d'ajouter au paragraphe 2 b) du dispositif, après les mots "des médicaments ", le membre de phrase suivant "notamment sur la possibilité d'appliquer les dispositions des alinéas d) et e) de l'article 21 de la Constitution de l'OMS"; 2) la délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord propose d'ajouter au dispositif un paragraphe 3 ainsi conçu : :
INVITE INSTAMMENT tous les pays qui participent au système de surveillance à faire en sorte que les rapports signalant des réactions adverses confirmées soient communiqués à l'Organisation régulièrement et dans les délais les plus courts; 3) la délégation de l'Egypte propose d'ajouter au préambule un nouvel alinéa ainsi conçu :
Notant que l'abus des médicaments - en particulier lorsqu'ils sont pris sans prescription médicale - peut entraîner des dangers dont certains peuvent être graves; et d'ajouter au dispositif un nouveau paragraphe ainsi conçu :
RECOMMANDE que les gouvernements prennent des mesures appropriées pour réglementer la délivrance des médicaments et utilisent des mesures d'éducation sanitaire adéquates pour assurer efficacement l'information de leurs peuples en la matière. Un second projet de résolution a été soumis par les délégations de l'Afghanistan, de l'Egypte, de l'Iran, de la Jordanie, du Kowe!t, du Liban, de la Malaisie et du Pakistan. En voici le texte :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant que, même dans les meilleures conditions de fabrication, des interactions peuvent se produire entre les différents constituants des préparations pharmaceutiques; Notant que, à l'exception des préparations comportant une date limite d'utilisation, le numéro du lot ne permet pratiquement pas de déterminer la fraîcheur du produit; Convaincue de la nécessité de limiter la période s'écoulant entre la date de fabrication des préparations pharmaceutiques et leur utilisation; Rappelant que certains pays imposent une date limite pour l'utilisation de toutes les préparations pharmaceutiques, PRIE le Directeur général d'entreprendre une étude sur la possibilité de faire figurer la date de fabrication dans le numéro du lot de toutes les préparations pharmaceutiques et de faire rapport sur la question à une future Assemblée mondiale de la Santé.
Un amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni à ce projet de résolution tend à remplacer le dispositif par le texte suivant :
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.60.
COMMISSION A
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PRIE le Directeur général d'entreprendre une étude sur les moyens les plus pratiques à appliquer, d'une part, pour indiquer les limites de conservation des produits pharmaceutiques dans les conditions prévues pour leur stockage, la date de fabrication et le numéro du lot, ainsi que, d'autre part, pour tenir des dossiers facilitant le contôle des divers stades de la distribution, et de faire rapport sur la question à une future Assemblée mondiale de la Santé.
Le Dr HALLETT (Australie) fait observer que la création d'un système efficace de contrôle de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments pose de nombreux problèmes pratiques et juridiques. En raison de leur caractère confidentiel, certains renseignements fournis par les fabricants de médicaments à leur gouvernement ne pourraient peut -être pas être communiqués à d'autres autorités. Un système d'enregistrement est souhaitable, mais il doit s'agir de quelque chose de plus que de la simple énumération des ingrédients entrant dans la composition du produit. I1 devrait y avoir une évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité, bien que cela représente une tâche énorme. La délégation australienne aimerait que les mesures proposées par l'OMS en ce qui concerne la collecte et la diffusion de renseignements soient étendues aux médicaments faisant l'objet d'essais cliniques. Le Dr SLENZ (Uruguay) souscrit entièrement aux opinions exprimées par les délégués de la Suède, du Canada et de la Norvège. L'OMS a adapté son programme à l'évolution du contrôle des médicaments et a fourni chaque fois que possible une assistance technique et des renseignements. La question cruciale aujourd'hui est de savoir si les pays possédant les moyens techniques et autres nécessaires pour procéder à des essais et évaluer de nouveaux médicaments sont prêts à mettre, par l'intermédiaire de l'Organisation, les résultats de ces travaux à la disposition des pays importateurs. Les systèmes d'information étudiés actuellement par le Directeur général pourraient constituer un premier pas vers la coopération internationale dans le domaine du commerce mondial des médicaments. Il appartient aux gouvernements de prendre les décisions finales, mais leur tâche serait facilitée s'ils pouvaient se fonder sur des renseignements plus complets obtenus d'un centre OMS. La coopération internationale est indispensable pour un certain nombre de raisons. Les épreuves précliniques deviennent de plus en plus complexes et peu de pays disposent des ressources en personnel requises pour les effectuer. Les essais cliniques deviennent aussi plus difficiles à pratiquer pour des raisons d'argent, de personnel et d'éthique. La délégation de l'Uruguay, qui est l'un des auteurs du projet de résolution initial, appuie l'amendement proposé par le délégué de la Norvège. Elle attache une importance particulière à la pharmacologie clinique et pense qu'il serait possible, en organisant des séminaires, de mieux faire comprendre aux médecins et aux étudiants les problèmes qui se posent.
M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) dit que sa délégation se réjouit de voir l'OMS renforcer ses activités dans le domaine considéré et reconnaît avec le Directeur général que si l'augmentation notable du nombre des substances thérapeutiques a indéniablement des effets salutaires, elle a aussi créé de nombreux problèmes pour celui qui prescrit les médicaments. Ces problèmes sont particulièrement bien connus dans les pays où des médicaments sont mis au point et produits, et les "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" élaborées par l'OMS sont très précieuses à cet égard. Il est extrêmement important que les médecins soient tenus constamment informés des nouveaux médicaments et de leurs applications. La délégation de la République fédérale d'Allemagne approuve en principe la proposition faite par le Directeur général de réunir un groupe d'étude chargé de donner des avis quant à l'échange systématique de renseignements sur les résultats des essais de médicaments nouveaux, quant à la nature de la contribution des autorités nationales et quant aux méthodes de collecte, d'enregistrement et de diffusion de données sur les médicaments nouveaux. L'importance et le coût de l'appareil nécessaire à l'exécution de ces tâches demanderont à être soigneusement étudiés. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense, comme le délégué de la Suède, que le contrôle primaire de la production et la surveillance du processus de fabrication sont indispensables pour assurer une qualité satisfaisante. Les règles déjà élaborées par l'Organisation représentent un apport des plus importants dans ce domaine. La certification est utile car elle indique que les médicaments sont de qualité satisfaisante au moment de leur fabrication. Aux termes du second projet de résolution présenté, la date de fabrication devrait figurer dans le numéro du lot de toutes les préparations pharmaceutiques. Mais il est également nécessaire d'indiquer les limites de conservation des produits dans les conditions prévues pour leur stockage, et le dispositif de ce projet de résolution devrait être révisé dans ce sens. Il importe, comme l'a dit le délégué de la Suède, de disposer de plus de personnel spécialisé en toxicologie. Au Royaume -Uni, il n'y a pas assez d'experts en la matière et les possibilités de formation sont rares. Des progrès s'imposent en raison des dangers de l'exposition non seulement aux médicaments mais aussi à d'autres substances chimiques dans l'environnement.
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Depuis quelques années, l'Organisation a entrepris un projet de détection des réactions adverses aux médicaments, mais il n'est guère utile de rassembler des renseignements si ceux -ci ne sont pas fournis avec précision et rapidité. Il faut renforcer le projet de résolution initial en exprimant l'espoir que les pays qui participent au projet transmettront des données à intervalles réguliers et rapprochés. Sir George souligne à son tour la nécessité de développer la pharmacologie clinique. Des cours périodiques de recyclage doivent être institués pour tous les médecins, rares étant les médicaments qui demeurent sur le marché plus de cinq ans. On a fait observer qu'aucun médicament vraiment actif n'était complètement sûr et que la littérature pharmaceutique devait faire preuve de plus de sobriété. Le délégué de la Norvège a dit qu'il importait d'évaluer la valeur thérapeutique des médicaments, mais ce n'est pas suffisant. Il faut aussi des renseignements sur la valeur thérapeutique relative de différents médicaments employés à des fins analogues. Sir George Godber se joint au délégué de la Norvège pour prier le Directeur général d'examiner la possibilité pratique de règlements concernant les médicaments. Cela devrait être fait le plus tôt possible. On a sans doute besoin de laboratoires régionaux de contrôle, car tous les pays doivent avoir accès à des installations appropriées, mais il ne faudrait pas trop attendre de tels laboratoires, les tests les plus importants restant ceux qui sont effectués en cours de production. Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) déclare que sa délégation appuie le projet de résolution initial. Il précise ensuite qu'en Roumanie, un réseau de laboratoires spécialisés assure le contrôle des médicaments. Le Gouvernement fait appliquer scrupuleusement les recommandations de l'OMS concernant les médicaments qui doivent être retirés de la circulation. L'établissement d'un système international d'information coordonné par l'OMS est à souhaiter. La Roumanie est prête à participer à cette action et à mettre àla disposition de l'OMS l'expérience acquise par les spécialistes roumains. Le Dr FELKAI (Hongrie) déclare que sa délégation est tout à fait favorable au contrôle officiel de la qualité et de la sécurité des médicaments et juge indispensable une évaluation continue. L'échange régulier de renseignements sur les médicaments entre les autorités sanitaires des Etats Membres présente une extrême importance. La Hongrie a commencé en 1967 à mettre sur pied un système de détection des réactions adverses. On lui apporte actuellement les modifications voulues pour l'adapter aux questionnaires élaborés par l'OMS en vue de la coopération internationale. Il est certainement nécessaire de publier des additifs entre chaque édition de la Pharmacopée internationale, étant donné l'introduction de médicaments nouveaux et la mise au point de nouvelles méthodes d'analyse. On vient d'entreprendre en Hongrie l'élaboration d'un additif à la sixième Pharmacopée hongroise, publiée en 1968. Les préparations de référence mentionnées sont conformes à celles de l'OMS et la plupart des dénominations communes internationales proposées par l'OMS ont été adoptées. Sur les étiquettes des produits pharmaceutiques en Hongrie, les ingrédients actifs sont désignés par les dénominations que recommande l'OMS. La pharmacologie clinique se développe et il est nécessaire de promouvoir des méthodes d'évaluation des médicaments qui donnent des résultats sûrs tout en étant sans danger pour l'homme. En 1967, on a commencé en Hongrie à établir un réseau qui compte actuellement 21 unités assurant une coopération efficace entre les cliniciens et les pharmacologistes cliniques. La participation de spécialistes de toutes les branches principales de la pharmacothérapie à la recherche sur les médicaments est l'un des grands principes dont s'inspire l'organisation de ce réseau. Les résultats obtenus jusqu'ici sont encourageants. Etant donné l'importance croissante de la toxicologie clinique, la Hongrie a créé en 1970 un service d'information toxicologique. Il a jusqu'à présent déterminé les doses toxiques et les antidotes pour 571 médicaments et formulé des recommandations concernant le diagnostic et le traitement des intoxications causées par ces produits. La Hongrie serait heureuse d'accueillir des boursiers venant de pays en voie de développement pour étudier son système de contrôle des médicaments. Le Gouvernement hongrois est prêt à organiser des cours sur la culture et l'utilisation de plantes médicinales. Il est également prêt à mettre à la disposition de l'OMS du personnel qualifié pour la création, l'amélioration et la gestion de laboratoires de contrôle aux échelons régional et national. Le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique) souligne qu'il incombe aux autorités sanitaires nationales de veiller à la qualité pharmacologique constante des préparations utilisées dans leur pays. Il est, toutefois, nécessaire d'établir en premier lieu la sécurité et l'efficacité de chaque médicament pour les usages auxquels il est destiné. Les autorités nationales doivent donc faire en sorte que soient obtenus et diffusés des renseignements exacts permettant l'emploi sûr et efficace des médicaments. La délégation des Etats -Unis note avec satisfaction les mesures prises par l'OMS en application de la résolution WHA24.56 et est prête à participer aux activités futures. En particulier, la réunion d'un comité d'experts de l'expérimentation et de l'évaluation des médicaments devrait grandement contribuer à la mise en place d'un système de rassemblement et de diffusion des
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informations concernant les résultats des essais d'innocuité et d'activité des médicaments nouveaux. La surveillance continue des médicaments après qu'ils ont été mis en circulation est très importante, surtout en ce qui concerne les réactions adverses et les interactions avec d'autres médicaments ou d'autres substances présentes dans l'environnement. La délégation des Etats -Unis invite donc instamment les Etats Membres à participer dans toute la mesure possible au projet OMS de pharmacovigilance internationale. Le Dr Jennings rappelle à la Commission qu'aux termes des résolutions WHA16.36 et WHA23.48, l'OMS doit communiquer à tous les Etats Membres les notifications qu'elle reçoit de décisions par lesquelles des autorités sanitaires nationales interdisent ou limitent l'emploi d'une préparation pharmaceutique. On a là l'exemple d'un arrangement existant qui permet de transmettre des renseignements importants à d'autres pays. L'objectif ultime des efforts nationaux et internationaux est d'avoir des médicaments sûrs, efficaces et peu coûteux. L'oeuvre qu'accomplit l'OMS en diffusant des données scientifiques, en encourageant la recherche et en élaborant des critères, mérite le soutien le plus entier. La délégation des Etats -Unis appuiera le projet de résolution initial. En ce qui concerne le second projet de résolution, le Dr Jennings souhaite, lui aussi, assurer l'emploi de médicaments de la meilleure qualité possible, mais pense que le texte proposé n'est pas nécessaire, puisque les idées qu'il exprime se trouvent déjà dans le rapport très complet du Directeur général et sont en outre implicites dans le projet dont la Commission a été initialement saisie. La question des dates limites d'utilisation n'a cessé d'être à l'étude. Comme l'a dit le délégué du Royaume -Uni, l'indication de la date de fabrication n'a guère d'utilité si l'on n'indique pas aussi les limites de conservation du produit dans les conditions prévues pour leur stockage, et le contrôle en Cours de production est le meilleur moyen d'assurer la qualité. Dans certains cas, l'indication de la date de fabrication pourrait donner un sentiment de sécurité trompeur et, dans d'autres, elle pourrait entraîner une perte économique en faisant jeter de vieux médicaments en parfait état. Aux Etats -Unis d'Amérique, le numéro du lot fournit des indications sur la date de fabrication et sur certains autres points, y compris la source des ingrédients utilisés. Le Dr GASHAKAMBA (Rwanda) dit que la pharmacovigilance pose un problème très difficile au Rwanda. Les importateurs de médicaments sont des commerçants, non des pharmaciens, et s'intéressent à leurs gains plutôt qu'à l'amélioration de la santé de la population. Le nombre croissant de produits nouveaux mis en circulation crée des difficultés supplémentaires. Le Dr Gashakamba félicite le Directeur général de sa proposition, mais exprime l'espoir que de nouvelles études pharmacologiques seront effectuées et que les résultats en seront communiqués aux Etats Membres. Comme le délégué du Canada, il insiste sur la nécessité de plus amples renseignements concernant la sécurité ou les effets nocifs des médicaments et estime souhaitable que l'OMS aide à établir des centres de recherche et de contrôle dans les pays en voie de développement où l'achat de médicaments représente une lourde charge financière. Selon le Dr NADERI (Iran), les améliorations dans les domaines de la fabrication, du contrôle de la qualité, du conditionnement et de la distribution des médicaments auront certainement une influence non négligeable sur la santé des consommateurs de ces produits. Au nom de sa délégation, le Dr Naderi souscrit entièrement aux remarques du délégué de la Suède. Il insiste sur l'intérêt que présente l'établissement du système de certification de la qualité des produits pharmaceutiques. Il craint qu'en raison de problèmes de personnel, on ne puisse encore créer des laboratoires de contrôle dans tous les pays et pense que l'organisation de laboratoires régionaux constituerait peut -être une solution satisfaisante pour le moment. Le second projet de résolution présenté à la Commission tend à apporter une modification aux "Règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" qui ont été publiées dans les Actes officiels N° 176, annexe 12.1 La section 9 de ce texte stipule que l'étiquette doit indiquer le numéro du lot attribué par le fabricant ainsi que la date de fabrication et/ou la date limite d'utilisation. Or la date de fabrication peut être indiquée en code et c'est ce qui se fait dans la plupart des cas. Il est alors pratiquement impossible aux autorités sanitaires de connaître la date de fabrication des médicaments importés d'après le numéro du lot. Pour simplifier leur tâche, il convient d'unifier le système de codage. Le risque de mettre en circulation des préparations pharmaceutiques qui ne sont plus de qualité satisfaisante s'en trouverait réduit. Le Dr ALAN (Turquie) annonce que sa délégation appuiera le projet de résolution initialement présenté à la Commission ainsi que l'amendement proposé par la délégation de la Norvège. Le Directeur général a précisé dans son rapport qu'il n'existe pas de médicaments dont la sécurité d'emploi soit un médicament est utile si les avantages thérapeutiques escomptés l'emportent sur les absolue risques. Le problème de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments prend une :
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Voir aussi Org. mond. Santé Sér, Rapp. techn., 1969, N° 418, annexe 2, et N° 487 (1972),
annexe 2.
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importance croissante et préoccupe de plus en plus les autorités sanitaires. Le Dr Alan appuie donc chaleureusement la proposition faite dans le projet de résolution d'établir un système d'information; jusqu'ici, il a dû se procurer par ses propres moyens les renseignements souhaités. Il saisit d'ailleurs l'occasion qui lui est offerte de remercier de leur aide les autorités du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et des Etats -Unis d'Amérique. L'OMS a maintenant 25 ans d'expérience dans le domaine de la qualité des médicaments et le moment est venu d'agir avec courage et décision. Le Professeur PENSO (Italie) dit que les règles de bonne pratique préconisées par l'OMS ont été incluses dans la nouvelle édition de la Pharmacopée italienne, qui doit paraître en juin 1972, et qu'elles vont donc avoir force de loi en Italie. Le problème du contrôle de l'efficacité des médicaments fait surgir celui des techniques à utiliser pour ce contrôle. L'expérimentation humaine est essentielle, en particulier pour les médicaments nouveaux, mais elle soulève de nombreuses difficultés d'ordre éthique, juridique et même politique. Il faudrait donc que l'OMS entreprenne une étude à ce sujet. En 1967, le groupe scientifique OMS sur les principes applicables à l'évaluation clinique des médicaments) a commencé à examiner les aspects éthiques et juridiques de cette évaluation, mais il n'a pas assez approfondi la question. L'OMS devrait définir clairement les limites de l'expérimentation considérée, de manière que les pays producteurs de médicaments puissent faire légalement des recherches sur l'homme. La Commission de la Pharmacopée européenne est en train d'étudier un autre problème, celui des limites du contenu bactérien des médicaments non injectables, qui, lui non plus, n'a pas encore été traité à fond par l'OMS bien qu'il ait fait l'objet de nombreux travaux dans plusieurs pays, notamment la Suède, la Belgique, l'Italie et les Pays -Bas. De l'avis général, ce contenu bactérien doit être limité dans l'intérêt du consommateur comme dans celui du produit dont une charge bactérienne trop élevée affecte la qualité. A sa prochaine session, en juillet 1972, la Commission prendra des mesures en vue de fixer un niveau maximum, mais cette question ne devrait pas être abordée seulement à l'échelon européen; elle devrait l'être aussi à l'échelon international. Il faudrait charger un comité d'experts de l'OMS de s'en occuper. Un contrôle international s'imposerait également pour les divers produits introduits dans l'organisme humain par les chirurgiens; la Commission de la Pharmacopée européenne étudie actuellement le problème. Elle établit une liste de toutes les substances utilisées en vue d'élaborer des règles mettant ces substances sous contrôle de santé publique. L'OMS devrait s'intéresser à la question et créer un tableau d'experts pour la mise au point de règles internationales. Enfin, la Commission de la Pharmacopée européenne se préoccupe de la date limite d'utilisation des produits. Il a été décidé que cette date devrait figurer en clair sur l'étiquette de tous les médicaments et des dispositions analogues sont envisagées pour d'autres produits. Lors d'un symposium récemment tenu à Rome, il a été suggéré que la durée de conservation des médicaments soit au maximum de cinq ans. Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) précise que, dans son pays, le contrôle de la qualité des médicaments incombe au Ministère de la Santé publique. L'autorisation de production et d'emploi n'est donnée qu'après des études pharmacologiques et toxicologiques suivies d'essais cliniques. Le contrôle de la production est assuré à l'échelon local ainsi que par un institut d'Etat. Tous les médicaments, qu'ils soient importés ou fabriqués sur place, sont soumis au contrôle. Le Directeur de l'Institut a le droit d'interdire l'utilisation de certains médicaments pendant des périodes données. L'Institut comprend un centre d'étude des effets secondaires qui utilise les publications de l'OMS et d'autres institutions internationales. Le Dr Arnaudov pense que seules les autorités de la santé publique doivent être habilitées à approuver l'emploi des médicaments et à contrôler leur qualité. Un contrôle plus strict de la production apparaît également essentiel et des efforts s'imposent pour améliorer l'efficacité, la qualité et la sécurité des médicaments. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) estime que la qualité, la sécurité et l'efficacité des produits pharmaceutiques sont extrêmement importantes pour les petits pays, en raison de l'utilisation croissante et du coût toujours plus élevé des médicaments en général. La Division des Denrées alimentaires et des Produits pharmaceutiques du Ministère de la Santé, qui contrôle l'importation de nouveaux médicaments à la Trinité -et- Tobago, exige pour chacun d'eux la présentation d'un certificat de vente libre dans le pays de production. En raison, toutefois, de
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Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1968, N° 403.
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l'irrégularité des livraisons, le stockage en climat tropical constitue un facteur critique. Le Dr Henry souscrit aux opinions des délégués du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique touchant la durée de conservation des médicaments. La création d'un laboratoire régional d'essai des médicaments est actuellement envisagée par la Conférence des Ministres de la Santé des Caraibes et l'Organisation panaméricaine de la Santé collabore au projet. Le Dr Henry appuie le projet de résolution initial, ainsi que les amendements soumis à la Commission. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) note la franchise des débats. La présente assemblée marque un très net progrès sur des réunions antérieures et la plupart des orateurs sont d'accord sur la majorité des questions. Le Dr Tatocenko appuie l'amendement proposé par le délégué de la Norvège au projet de résolution initial. La proposition tendant à la création par l'OMS d'un système d'information sur la sécurité des nouveaux médicaments a été favorablement accueillie. Contrairement à quelques délégués, le Dr Tatocenko pense qu'un tel système, grâce auquel l'expérience acquise par un pays ayant étudié un médicament pourrait servir à d'autres pays, permettrait de réaliser des économies considérables. Il appuie le projet de résolution initial, mais propose de supprimer le mot "nouveaux" après "médicaments" à l'alinéa 2 a). Le délégué du Canada a signalé que dans son pays on ne procède pas seulement à l'enregistrement des nouveaux médicaments mais aussi à l'analyse des médicaments déjà en circulation. De l'avis du Dr Tatocenko, tout renseignement sur les médicaments d'usage courant serait certainement très utile. Le Dr SUPRAMANIAM (Singapour) rappelle que l'on avait coutume de dire que la qualité d'un médecin dépendait de la perspicacité de son diagnostic clinique et qu'une fois le diagnostic posé le traitement était relativement facile. Tel n'est toutefois plus le cas. Il y a aujourd'hui tant de sortes de médicaments que même le meilleur des médecins ne peut être sûr de leurs mérites relatifs. Le Dr Supramaniam appuie donc la suggestion qu'ont faite certains délégués d'organiser des séminaires périodiques de pharmacologie clinique à l'échelon régional ou interrégional, de sorte que les médecins puissent être tenus constamment informés au sujet des médicaments. Le coût des médicaments par rapport à leur efficacité constitue un facteur de première importance, en particulier pour les pays en voie de développement. La question n'est pas mentionnée le Dr Ammundsen l'a 1 document A25/13, dans de la discussion au Conseil exécutif.' Quelque indication du rapport coût /avantages devrait être donnée à propos de l'efficacité de tout médicament, car ce serait extrêmement utile pour de nombreux pays. Le Dr Supramaniam suggère que l'on ajoute une clause dans ce sens au projet de résolution initial, qu'il appuie par ailleurs. Selon M. NICAISE (France), le contrôle de la qualité des médicaments est devenu un problème mondial qui ne peut être résolu que par l'adoption de critères et méthodes internationaux. A l'échelon national, les méthodes de fabrication et de contrôle élaborées par le fabricant et approuvées par les autorités sanitaires ne peuvent offrir une garantie pour la santé publique que si l'administration responsable s'assure que leur mise en oeuvre est effective. D'où la nécessité de contrôles répétés sur place qui ne peuvent être effectués que par des inspecteurs qualifiés relevant du ministère de la santé. Ces inspecteurs doivent non seulement empêcher les abus, mais encore donner des conseils utiles aux fabricants dans une atmosphère d'estime réciproque. Etant donné la diffusion rapide des médicaments nouveaux dans le monde entier, il serait souhaitable que les inspecteurs des différents pays collaborent entre eux pour être mieux informés des problèmes posés par un contrôle de caractère international. Il faudrait donc qu'ils soient formés en plus grand nombre et en tenant compte de l'aspect international de leur tâche. Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) reconnaît que les médicaments modernes jouent indubitablement un rôle important dans le traitement. Cependant, les demandes insistantes du public poussent certains médecins à prescrire inutilement des médicaments, notamment lorsque le malade bénéficie d'une assurance -maladie. Plusieurs produits sont souvent prescrits en même temps et il y a une consommation excessive d'antibiotiques. Il faudrait procéder à une enquête approfondie sur la consommation de médicaments et ses rapports avec les services de santé. On note avec regret en Grèce que, pour certains services d'assurance -maladie, 40 % du montant total des dépenses sont consacrés à des médicaments.
Le Dr ANOUTI (Liban) déclare qu'en sa qualité d'importateur de produits pharmaceutiques, le Liban tient à appuyer le second projet de résolution, présenté à la Commission à la présente séance, dont il est l'un des auteurs. 1
Voir procès- verbaux de la quarante -neuvième session du Conseil exécutif (EB49 /SR /2 Rev.l,
pp. 27 -32).
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Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) précise que, dans son pays, aucun médicament ne peut être fabriqué ou être prescrit par ordonnance médicale s'il n'a reçu au préalable l'approbation du Ministère de la Santé. Les médicaments, tant fabriqués en Tchécoslovaquie qu'importés de l'étranger, sont étroitement contrôlés. La sécurité thérapeutique est jugée extrêmement importante et des essais précliniques et cliniques permettent de déterminer les propriétés pharmacologiques et toxicologiques de tous les produits pharmaceutiques importés. Les médicaments sont fournis gratuitement aux malades et les médecins établissent leurs prescriptions avec le plus grand soin. Dans certaines régions, toutes les ordonnances sont analysées mécanographiquement, si bien que l'on dispose de renseignements sur l'utilisation effective des médicaments. Le Dr Klivarová appuie les deux projets de résolutions présentés ainsi que les amendements au premier proposés par les délégués de la Norvège et de l'URSS. Selon le Dr CLAVERO (Espagne), il importe que les médecins continuent à recevoir une formation pharmacologique et que des services pharmaceutiques spéciaux soient créés à cette fin dans des hôpitaux ou groupes d'hôpitaux. Une éducation sanitaire appropriée de la population s'impose également, car aucun médicament n'est absolument inoffensif. Le Dr Clavero aurait souhaité que le rapport du Directeur général contienne une étude sur le coût des médicaments comparé au coût total des services de santé dans les différents pays. De telles indications seraient particulièrement utiles aux pays qui disposent de services nationaux de santé ou de régimes de sécurité sociale généreux mais où la demande de médicaments est excessivement élevée. Le rapport aurait dû aussi comprendre une évaluation du rôle préventif des médicaments et une analyse de leur efficacité chimiothérapeutique. Le délégué de l'Espagne appuie le projet de résolution initial ainsi que les amendements proposés par les délégués de la Norvège et de l'URSS. Le Dr JOYCE (Irlande) a souvent suggéré que l'étude des questions relatives à l'utilisation, au mauvais usage et à l'abus des médicaments soit incluse dans les programmes de formation postuniversitaire des omnipraticiens, mais il a rarement été écouté. La plupart des consultants préfèrent mettre l'accent sur des cas cliniques peu communs ou sur les appareils modernes les plus récents. Le Dr Joyce déplore la pratique adoptée depuis peu en Irlande d'organiser ce que l'on pourrait appeler des "réunions mondaines" pour lancer des médicaments nouveaux; il se demande si cela se produit dans d'autres pays. Il appuie le projet de résolution initial dont la Commission est saisie. M. TSUNASHIMA (Japon) informe la Commission que son pays participe depuis avril 1972 au projet OMS de pharmacovigilance internationale. Le Dr TEKLE (Ethiopie) dit que son pays a créé en 1966 un service de contrôle de la qualité qui est chargé de vérifier si les médicaments importés ou fabriqués localement répondent aux normes. Au cours de sa première année de fonctionnement, 13 % des médicaments importés et 30 % de ceux fabriqués sur place n'ont pas satisfait aux épreuves pharmacologiques internationalement admises. Tous les laboratoires pharmaceutiques, tant dans les pays développés que dans les autres, prétendent que leurs médicaments ont été fabriqués dans les conditions requises. Disposant de moyens limités, les pays en voie de développement sont donc tentés d'acheter les produits les moins chers. De plus, lorsqu'il s'agit de médicaments importés, il est difficile de se rendre au laboratoire de production pour s'assurer que des normes de fabrication adéquates y sont respectées. La délégation de l'Ethiopie aimerait donc que l'OMS publie périodiquement des listes de fabricants qui se conforment à des normes approuvées de contrôle de la qualité et acceptent d'être inspectés par des équipes d'experts de l'OMS. Avec un tel système, les ressources actuellement consacrées au contrôle des médicaments dans les pays en voie de développement pourraient servir à satisfaire des besoins sanitaires plus pressants. Le Dr HASSAN (Egypte) note que les délégués de la Grèce, de l'Espagne et de l'Irlande ont soulevé la question de l'emploi inconsidéré et de l'abus des médicaments. Cette question est étroitement liée à celle de la sécurité, aucun médicament n'étant sûr s'il est pris aveuglément et sans surveillance médicale appropriée. Les antibiotiques, les vitamines et même l'aspirine peuvent être dangereux si on les utilise à tort et à travers. Le Dr Hassan demande instamment que, quel que soit le projet de résolution adopté, celui -ci contienne une clause recommandant aux gouvernements de prendre des mesures pour que les médicaments soient utilisés correctement ou, sinon, de veiller à donner au public une éducation sanitaire adéquate. Le Dr VALVERDE (Bolivie) appelle l'attention sur les cas où des pays développés continuent à fabriquer pour l'exportation des médicaments qui ne sont plus vendus chez eux parce qu'on les considère comme dangereux pour la santé. Il y a apparemment là une nette insuffisance du contrôle. Les pays qui, comme la Bolivie, sont tributaires de l'importation devraient être mieux protégés qu'ils ne le sont actuellement; il faudrait empêcher les laboratoires pharmaceutiques de continuer à suivre
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des pratiques préjudiciables aux pays importateurs. Peut -être conviendrait -il d'adresser une recommandation aux écoles de médecine puisque, bien souvent, la pharmacologie et la chimiothérapie n'occupent pas une place adéquate dans l'enseignement médical. En outre, nombre de médecins sont indûment influencés par la publicité des laboratoires pharmaceutiques. Le délégué de la Bolivie se demande s'il n'y aurait pas lieu également de faire allusion au prix des médicaments dans les projets de résolutions dont la Commission est saisie. Beaucoup de produits importés sont chers, même si leur qualité n'est pas garantie. Non seulement les malades ne peuvent payer des prix aussi prohibitifs, mais les pays eux -mêmes se heurtent à des difficultés. Comment, par exemple, la Bolivie pourrait -elle satisfaire les besoins en médicaments de ses 2,5 millions d'habitants qui vivent dans des zones rurales ? Le Dr Valverde estime le moment venu de chercher à faire baisser les prix. La Bolivie dispose d'un laboratoire de contrôle des médicaments, mais les épreuves qui y sont effectuées ne donnent pas toujours tous les renseignements nécessaires. De plus, beaucoup de médecins ont des connaissances insuffisantes en pharmacologie et en toxicologie; une spécialisation plus poussée s'impose.
Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, trouve très encourageant d'entendre autant d'observations constructives. Le Secrétariat reconnaît la nécessité d'une approche intégrée et globale; en fait, c'est dans une telle optique qu'ont été conçues les activités de l'OMS au cours des dernières années. Malgré les difficultés inhérentes au problème, l'Organisation a réalisé d'importants progrès et tout permet de penser qu'elle en accomplira d'autres au cours des années à venir. Le Dr Lambo croit pouvoir grouper les observations formulées en trois catégories. La première concerne les aspects internationaux de la question et couvre les domaines importants de la fabrication, de l'homologation et du contrôle, du système de certification, de l'évaluation et de l'utilisation des laboratoires régionaux de contrôle ainsi que des comités d'experts. Le Secrétariat a pris bonne note de la pénurie de toxicologues et de la nécessité d'intensifier la formation de personnel de ce type. La deuxième catégorie a trait au système d'information, notamment en ce qui concerne le contrôle primaire et la pharmacovigilance. Le programme OMS de recherches sur la détection internationale des réactions adverses aux médicaments, auquel participent en 1972 quinze centres nationaux conjointement avec le centre de l'OMS, est entré dans sa phase opérationnelle primaire au début de 1971 (le Dr Lambo rappelle l'annexe 8 des Actes officiels N° 184 et la résolution WHA23.13). Depuis lors, le programme a été quelque peu réorganisé et réorienté en vue de mettre au point les méthodes les plus efficaces possibles pour la phase pleinement opérationnelle. Cela suppose qu'on améliore à la fois le centre de l'OMS et les divers centres nationaux dont dépend essentiellement le fonctionnement du système international. Le Secrétariat estime, comme le délégué du Royaume -Uni, que la fréquence avec laquelle les centres nationaux transmettent des données au centre de l'OMS présente une importance primordiale aux fins du système d'alerte rapide que l'Organisation entend mettre sur pied. L'attention des centres nationaux a d'ailleurs été attirée sur ce point et tous ont admis que des progrès restaient à faire. Le centre de l'OMS suit de près la fréquence avec laquelle lui parviennent les données émanant des centres nationaux. Un pointage récent a montré que neuf centres sur douze ont fourni un apport relativement constant, soit quasi mensuel. Des difficultés internes ont empêché trois centres d'alimenter un courant régulier de données; pour chacun d'eux, les raisons des retards sont recherchées et analysées afin de rétablir une transmission régulière. L'une des principales raisons a été que le centre en cause avait réorganisé son système national de notification et d'enregistrement. Dans plusieurs cas, par exemple pour les Etats -Unis d'Amérique et pour le Canada (qui sont de grands fournisseurs de données), l'irrégularité de la transmission a été due à l'adoption d'un système plus perfectionné visant à assurer une plus grande compatibilité avec celui de l'OMS. Ce qui s'est passé pour le centre suédois a montré que, lorsque la compatibilité est réalisée, l'échange des renseignements s'en trouve grandement facilité et le temps de transmission réduit. Comme il a été indiqué dans le rapport présenté par le Directeur général à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé (Actes officiels N° 184, annexe 8, paragraphe 49), une évaluation générale du programme sera faite en 1973, troisième année de la phase opérationnelle primaire. Elle comprendra notamment une consultation d'experts de nombreux pays sur la valeur de l'information fournie aux Etats Membres au cours de la phase primaire, et une estimation détaillée des conditions auxquelles pourra être établi un système opérationnel capable de recevoir, d'analyser et de diffuser aux Etats Membres des renseignements sur les réactions adverses aux médicaments. A la suite de cette évaluation, le Directeur général fera rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé conformément à la résolution WHA23.13. La troisième catégorie d'observations a trait à la pharmacologie clinique et à la thérapeutique. Le Secrétariat a noté que l'on demande à l'OMS d'aider les pays à se doter de services efficaces de pharmacologie clinique et en particulier à mettre sur pied de bons programmes de recherche et de formation. La pharmacologie clinique figure parmi les domaines d'activité du Siège de l'OMS; le
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Secrétariat étudie actuellement divers aspects de la question pour déterminer comment fournir une aide pratique aux pays et à quel niveau école de médecine, ministère de la santé, hôpital universitaire, etc. L'OMS s'est beaucoup préoccupée de l'éducation permanente des médecins, notamment en ce qui concerne l'emploi des médicaments; une information relative à la valeur thérapeutique des médicaments, à leurs effets secondaires et aux interactions possibles fait partie de cette éducation. L'OMS est persuadée que les médecins doivent être constamment tenus au courant de ces questions. Pour que l'éducation permanente soit efficace et bien orientée, elle doit revêtir des formes très diverses. Le Secrétariat tiendra compte des remarques qui ont été faites à ce sujet. Les observations formulées permettront au Secrétariat d'élaborer une stratégie plus équilibrée dans un domaine qui constitue un aspect extrêmement important de l'activité de l'OMS. :
Le PRESIDENT suggère qu'un groupe de rédaction composé des auteurs du projet de résolution initial, des délégations qui ont proposé des amendements à ce projet, et de toutes autres parties intéressées se réunisse le lendemain matin à 8 h.30. Le Dr CHAPMAN (Canada) croit possible d'intégrer en un texte unique les idées exprimées dans les deux projets de résolutions et dans les amendements à ceux -ci. L'alinéa a) du paragraphe 2 du premier projet de résolution pourrait rester inchangé. Le dispositif proposé par le délégué du Royaume -Uni pour le second projet de résolution serait inséré comme alinéa b) de ce même paragraphe avec le libellé légèrement modifié suivant :
sur les moyens les plus pratiques à appliquer, d'une part, pour indiquer les limites de conservation des produits pharmaceutiques dans les conditions prévues pour leur stockage, la date de fabrication et le numéro du lot, ainsi que, d'autre part, pour tenir des dossiers facilitant le contrôle des divers stades de la distribution. b)
L'actuel alinéa b) deviendrait l'alinéa c) et comprendrait l'adjonction demandée par la délégation de la Norvège. Enfin, un nouveau paragraphe 3 reprendrait l'amendement de la délégation du Royaume -Uni au premier projet. Le Dr EVANG (Norvège) pense que le délégué du Canada a résolu le problème. Le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique) peut, en principe, accepter la solution proposée par le délégué du Canada. Cependant, celle -ci comporte un léger inconvénient. Elle pourrait obliger l'OMS à faire rapport à la prochaine Assemblée de la Santé sur la possibilité d'indiquer les limites de conservation et la date de fabrication. L'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni n'envisageait pas cela.
M. NICAISE (France) voit mal ce que vise l'amendement de la délégation de la Norvège. Les possibilités vont de l'élaboration d'un protocole des essais analytiques, pharmacotoxicologiques et cliniques des médicaments, avant leur mise sur le marché, à l'institution d'un organisme de contrôle international. Dans ce dernier cas, il faudrait savoir quel serait le coût de l'opération. M. Nicaise se demande même si le paragraphe en question du dispositif pourrait être appliqué, compte tenu de la multiplicité des médicaments commercialisés. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie la proposition du délégué du Canada.
Le Dr NADERI (Iran) aimerait que, dans le nouvel alinéa b) du paragraphe 2 du dispositif, l'expression "produits pharmaceutiques" soit remplacée par "diverses formes pharmaceutiques ".
Le PRESIDENT déclare que le groupe de rédaction prendra en considération toutes les propositions qui ont été faites, y compris les amendements déjà, présentés et ceux qui pourront l'être. Le groupe se composera des délégués du Canada, de l'Egypte, de la France, de l'Iran, de la Norvège, du Royaume -Uni, de la Turquie et de l'URSS, ainsi que de ceux qui voudront se joindre à eux. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la dix -septième séance, section 2.) 4.
PHARMACODEPENDANCE
Ordre du jour, 2.10
Le Dr EHRLICH, représentant du Conseil exécutif, dit qu'en conformité de la résolution WHA24.57, le Directeur général a soumis au Conseil un rapport exposant les faits nouveaux relatifs au problème de la pharmacodépendance. Ce rapport a été examiné dans le détail par le Conseil, qui a insisté sur les aspects sanitaires de l'action internationale dans ce domaine et exprimé une certaine déception devant le manque apparent de soutien de la part du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Dans sa résolution EB49.R9, le Conseil a approuvé les mesures prises par le Directeur général pour rechercher un appui financier auprès de ce fonds en vue de l'expansion du programme relatif à la pharmacodépendance et a prié le Directeur général de transmettre son rapport à l'Assemblée de la Santé en tenant compte des remarques du Conseil exécutif et en ajoutant tout autre renseignement dont il disposerait entre -temps.
COMMISSION A
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SEIZIEME SEANCE
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Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, présentant le rapport du Directeur général (document A25/14), souligne que, comme les délégués le savent pertinemment, les problèmes liés à l'autoadministration de drogues engendrant la dépendance causent de sérieuses préoccupations dans de nombreuses régions du monde. La pharmacodépendance constitue un danger social énorme, en particulier dans les pays où l'usage des drogues s'étend aux jeunes, et porte sur des substances d'un type peu familier aux éléments plus âgés de la collectivité. La Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé a noté la nécessité de mettre en oeuvre des programmes améliorés de prévention, de traitement et de réadaptation et de mener des activités de recherche dans ce domaine (résolution WHA23.42). La Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a approuvé l'expansion du programme proposée par le Directeur général, qu'elle a prié de rechercher un appui financier pour cette expansion auprès du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues récemment créé et de faire rapport au Conseil exécutif et à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA24.57). Dans son rapport, le Directeur général précise les objectifs du Fonds et indique ce qui a été fait pour obtenir un appui financier de celui -ci. Il est désormais évident que le Fonds donnera la priorité aux activités tendant à réduire la production illégale de drogues et leur diffusion par le trafic illicite. Les projets visant à faire baisser la demande de drogues, grâce à des mesures de prévention, de traitement et de réadaptation, recevront sans doute une aide financière proportionnellement moins importante que les autres. Le Fonds a alloué $60 000 pour entreprendre trois projets. Cette somme est loin de correspondre au niveau d'assistance requis pour la vaste expansion du programme relatif à la pharmacodépendance qu'a approuvée la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Les trois projets en question sont 1) une étude sur les effets chroniques à long terme de l'usage du cannabis, 2) une étude sur l'efficacité du "traitement continu" pour les sujets dépendants à l'égard des stupéfiants et 3) la préparation de brochures d'information destinées aux médecins et aux membres des professions connexes sur l'utilisation non médicale de drogues engendrant la dépendance. Le Dr Lambo appelle l'attention sur l'intérêt croissant porté aux problèmes liés à l'usage du khat dans certains pays de la Région de la Méditerranée orientale. Pour le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique), le problème de la pharmacodépendance est incontestablement devenu un problème mondial qui touche ou menace les pays indépendamment de leur niveau de fourniture de la substance développement. On considère généralement qu'il se pose sur trois plans faisant l'objet d'abus, trafic portant sur cette substance, et demande de la substance à des fins illicites. La réduction de la demande est un problème de santé publique et, comme le Comité OMS d'experts "Tant que la demande de drogues de la Pharmacodépendance l'a noté dans son dix-huitième rapport capables de faire naître la dépendance ne sera pas notablement réduite, il est vain de penser que le résultat souhaité pourra être atteint par de simples mesures restrictives au stade de la distrid'une part la prévention, qui vise bution. Pour diminuer la demande, il n'existe que deux méthodes à réduire l'intérêt porté à la drogue par les utilisateurs potentiels, et d'autre part le traitement et la réadaptation efficaces des sujets pharmacodépendants ".1 A cet égard, l'OMS doit continuer à affirmer sa compétence en jouant un rôle directeur, en donnant des avis et en fournissant une assistance technique pour l'enseignement et la formation professionnelle, la prévention, le traitement, la réadaptation et la recherche. Pour s'attaquer sérieusement au problème de la demande, il faut disposer de données de base permettant notamment de connaître l'épidémiologie de la pharmacodépendance, de cerner les facteurs sanitaires et socio- culturels qui influent sur la propagation de la pharmacodépendance, d'évaluer les types de traitement et de réadaptation, et d'identifier les substances hautement susceptibles d'engendrer une dépendance. L'OMS peut, mieux qu'aucun autre organisme, réunir ces données. La délégation des Etats -Unis est donc heureuse du nombre et de la portée des projets soumis par le Directeur général au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. L'Organisation a effectivement lieu d'être déçue de la faible proportion de ces projets qui a été approuvée jusqu'à présent. Il faut redoubler d'efforts pour persuader les responsables de l'administration du Fonds de s'intéresser davantage au problème de la demande et d'adopter une approche équilibrée. La délégation des Etats -Unis espère que, dans un proche avenir, le Fonds accordera une aide financière plus importante. Le Directeur général doit néanmoins rechercher toutes les sources possibles d'appui financier accru pour mettre en oeuvre aussi rapidement que possible un programme élargi. Dans une résolution,2 la Commission des Stupéfiants a recommandé d'appliquer énergiquement les mesures de contrôle les plus sévères pour empêcher l'abus et le trafic illicite du cannabis. Sans vouloir préjuger les résultats des recherches dont cette commission et l'OMS ont admis la nécessité, :
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1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1970, N° 460, p. 5. 2
Adoptée par le Conseil économique et social sous le numéro d'ordre 1659 (LII) le lerjuin 1972.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
PARTIE II
la délégation des Etats -Unis préférerait que les mesures de contrôle les plus sévères soient réservées aux substances posant un problème de santé publique grave en raison de l'abus qui en est fait, ou considérées comme telles dans les conventions internationales. La résolution a invité l'OMS et les autres organismes compétents à coordonner et à encourager les recherches sur le cannabis et à se pencher particulièrement sur le problème des polytoxicomanies. Depuis que cette résolution a été rédigée, l'OMS a publié le rapport d'un groupe scientifique sur l'usage du cannabis, qui a notamment précisé les recherches nécessaires.1 Il s'agit là d'un domaine où l'OMS doit jouer un rôle directeur, d'autant que le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues s'intéresse de façon suivie à ces recherches.
Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) déclare que sa délégation est consciente des dangers liés à l'extension de l'usage non médical des drogues et de la pharmacodépendance. Pendant longtemps, la pharmacodépendance n'a pas semblé poser de problème en Pologne, le nombre des toxicomanes fichés ne variant guère. Or, si la dépendance à l'égard des stupéfiants et des substances psychotropes ne constitue pas encore un problème social et de santé publique dans le pays, on a noté au cours des deux dernières années quelques cas d'usage de drogues à des fins non médicales, surtout parmi les jeunes. Le nombre des malades et celui des infractions à la loi sur les stupéfiants ont augmenté; d'autre part, une recrudescence des cambriolages de pharmacies et des falsifications d'ordonnances témoigne d'un accroissement de la demande illicite de drogues. Ainsi, bien que l'on ne dispose pas de statistiques détaillées, il semble que l'usage non médical des drogues soit en augmentation. A la suite de deux conférences interministérielles, on a arrêté un programme général d'action visant à résoudre les problèmes de la pharmacodépendance; l'application en a été confiée au Ministère de l'Education. Les mesures préventives envisagées sont les suivantes renforcement de l'influence de l'école sur la vie familiale et le milieu social de l'élève; meilleure organisation des loisirs; campagne destinée à avertir les adolescents et les adultes des effets nocifs des drogues engendrant la dépendance; activités permettant de familiariser les médecins scolaires avec les problèmes du diagnostic de la pharmacodépendance et des troubles mentaux; formation des enseignants, des médecins scolaires, des pédiatres et des psychologues à la prévention de la pharmacodépendance. Il a également été décidé de créer ou de transformer des services hospitaliers et des consultations externes pour les sujets pharmacodépendants. Un service de recherches sur l'alcoolisme et la pharmacodépendance a été organisé à l'Institut de Psychoneurologie afin de mettre au point des méthodes efficaces de traitement. Des mesures spéciales ont été prises pour empêcher le trafic illicite des drogues. On a notamment renforcé les contrôles existants sur la production et la diffusion des stupéfiants et des substances psychotropes, créé des brigades anti- drogues, donné une formation spécialisée au personnel et intensifié la surveillance exercée par les agents des douanes. Le contrôle des revues et des quotidiens a été rendu plus strict afin d'éviter la propagation d'informations susceptibles d'attirer l'attention des adolescents sur les drogues et de les inciter à en faire l'expérience. Le délégué de la Pologne est favorable à l'expansion du programme relatif à la pharmacodépendance. Il estime cependant qu'une priorité beaucoup plus haute doit être accordée à la recherche et que l'Organisation doit déployer davantage d'efforts pour suivre les recherches en cours, notamment celles qui ont trait à l'épidémiologie de la pharmacodépendance. L'OMS est à même d'établir des liens étroits entre différents centres de recherche pour les aider à coordonner leurs activités dans un certain nombre de directions, et elle pourrait utilement élaborer un programme mondial de recherches. Des études concernant l'efficacité de diverses méthodes d'action dans des situations socio- culturelles données pourraient faciliter la mise au point de programmes de prévention. La recherche fondamentale doit être encouragée et l'OMS doit jouer un rôle directeur parmi les institutions des Nations Unies qui se préoccupent des problèmes de la pharmacodépendance. :
La séance est levée à 17 h.55.
1
Org. mond. Santé Sér, Rapp. techn., 1971, N° 478, p. 36.
DIX- SEPrIEME SEANCE
Jeudi 25 mai 1972, 9 h.25 Président :
Dr Marianne A. SILVA (Nigéria)
1.
PHARMACODEPENDANCE (suite)
Ordre du jour, 2.10
Le PRESIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution présenté par les délégations de l'Argentine, du Cameroun, du Canada, du Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne, de Singapour et de la Suède, qui a été distribué aux délégués et a la teneur suivante :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Reconnaissant que l'usage non médical des drogues engendrant la dépendance continue à poser un problème mondial et entraîne de graves effets nocifs pour la santé; Soulignant que la recherche de solutions à ce problème exige la coordination des efforts des organisations et autorités internationales, régionales, nationales et locales, ainsi que des individus; Considérant que l'Organisation mondiale de la Santé a l'obligation de donner une impulsion, des avis autorisés et une assistance technique dans le domaine de la pharmacodépendance pour ce qui concerne l'éducation, la prévention, le traitement et la réadaptation, ainsi que la recherche; Rappelant les résolutions WHA23.42 et WHA24.57; Félicitant le Directeur général des mesures prises jusqu'à présent pour appliquer le programme élargi approuvé dans ce domaine par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé; et Accueillant avec satisfaction l'assistance financière fournie à cette fin par le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, INVITE instamment les Etats Membres à accroître leurs efforts en vue de promouvoir des 1. programmes d'éducation, de prévention, de traitement et de réadaptation, ainsi que de recherche; et 2, PRIE le Directeur général d'explorer les moyens par lesquels pourrait être accru l'appui financier permettant d'appliquer, aussi rapidement que possible, un programme élargi dans le domaine de la pharmacodépendance.
Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) déclare que son pays collabore étroitement avec d'Autres pour combattre l'usage des drogues engendrant la dépendance. Le nombre des plantations de cannabis et de pavot qui ont été détruites et celui des voitures et des avions qui ont été saisis pour avoir servi au trafic de la drogue atteste bien l'activité des autorités mexicaines dans ce combat. Les intérêts financiers des producteurs, des contrebandiers et des trafiquants constituent un obstacle considérable dans la lutte contre la pharmacodépendance. En regard des immenses dommages causés par celle -ci, les programmes d'éducation contre l'usage des drogues paraissent bien modestes, tout comme ceux qui concernent la prévention et le traitement de la pharmacodépendance, ainsi que les études cliniques, pharmacologiques et épidémiologiques entreprises par les autorités sanitaires sur ce problème. Le délégué du Mexique propose donc que la résolution invite instamment les autorités sanitaires des Etats Membres à prendre toutes mesures supplémentaires en leur pouvoir pour lutter contre la pharmacodépendance et contre le trafic des drogues. Si la Commission accepte d'ajouter à la résolution un paragraphe à cet effet, la délégation mexicaine l'approuvera. Le Dr EVANG (Norvège) déplore que les contributions au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues aient été inférieures aux prévisions et espère qu'à l'avenir les Etats Membres augmenteront leurs versements. Le problème de la pharmacodépendance n'est pas nouveau; il n'a jamais existé de société où il ne se soit pas posé. Quelques idées claires se dégagent maintenant du chaos de théories et d'avis contradictoires formulés à cet égard. Il s'agit d'un problème qui touche aussi bien à la santé collective qu'à la santé individuelle et qui ne se limite pas aux jeunes, même si sa gravité dépend pour beaucoup du groupe d'âge en cause, Toutes les résolutions précédemment adoptées par l'Assemblée de la Santé mentionnaient spécialement la jeunesse alors que rien ne prouve que le problème soit plus aigu parmi les jeunes, ce qui ne pourrait qu'aggraver l'antagonisme des générations. Aussi le Dr Evang constate -t -il avec plaisir que le projet de résolution dont la Commission est saisie, et qu'il approuve, ne contient aucune allusion aux jeunes. - 431 -
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Jamais dans l'histoire de la médecine il n'a été possible de combattre efficacement une maladie par une action uniquement curative, et cela vaut aussi dans le cas de la pharmacodépendance. Certes il faut perfectionner les programmes de traitement et de réadaptation, mais ces programmes ne suffiront pas à eux seuls et il faudra toujours les compléter par des recherches étiologiques. Le délégué de la Pologne a eu raison d'insister sur la valeur des mesures préventives offrant aux groupes les plus exposés des solutions de rechange positives, étant entendu qu'un effort fondamental sera toujours fait pour que l'usage des drogues engendrant la dépendance soit de moins en moins toléré par la société et pour qu'il soit de plus en plus difficile de se procurer ces drogues. Le délégué des Etats -Unis a souligné à juste titre les aspects épidémiologiques de la pharmacodépendance mais, lorsqu'il a laissé entendre que certaines drogues, le cannabis par exemple, peuvent être considérées comme non dangereuses, il s'est lui -même écarté du point de vue épidémiologique. Sur le plan de l'épidémiologie, le risque de pharmacodépendance varie de faible à élevé selon le groupe de population dont il s'agit. Un individu qui commence à s'adonner au cannabis passe d'un groupe à faible risque dans un groupe à risque élevé. Les pays où le cannabis est toléré sont aussi ceux où d'autres drogues sont largement consommées. En outre, des observations faites en diverses régions du monde indiquent que le cannabis provoque fréquemment un grave état de dépendance, bien souvent dans un délai remarquablement court. La plupart - et peut -être la totalité des drogues engendrant la dépendance peuvent être utilisées sans l'engendrer effectivement, et à cet égard le cannabis ne diffère pas des autres. Le groupe exposé au risque le plus élevé est celui des individus qui cherchent dans la drogue une solution à leurs problèmes. Leur dépendance ne tient pas tant au besoin d'une drogue déterminée qu'à celui de changer de personnalité par le recours à la drogue. La distinction entre "drogues fortes" et "drogues faibles" ne cadre pas avec les données de l'épidémiologie. L'usage des drogues qu'on dit "faibles" ne produit aucune forme d'immunité à l'égard des autres drogues engendrant la dépendance. Quand on se demande s'il convient de légaliser l'usage du cannabis, la question qui se pose est de savoir non pas si le cannabis est plus dangereux que l'alcool, mais si la société doit ajouter un nouveau et vaste problème de pharmacodépendance à ceux qui existent déjà. Ce qu'il faut, c'est lutter contre l'acceptation des drogues sur le plan social, qu'elles soient faibles ou fortes, et, en même temps, offrir des solutions de rechange positives aux individus exposés à un risque élevé. Pour le Dr SAUTER (Suisse), il y a peut -être trop d'organismes qui s'occupent de la pharmacodépendance et il est particulièrement important de préciser le rôle que devrait jouer l'OMS. Certains projets sont tels qu'ils ne peuvent relever que de la compétence de l'OMS. L'étude sur les effets à long terme du cannabis en est un exemple, et l'on peut se féliciter que le financement de ce projet soit maintenant assuré. Puisqu'il y a encore des médecins qui soutiennent que le cannabis n'est pas dangereux, il faudrait rassembler des données sur les caractéristiques personnelles des usagers de cette drogue et sur les facteurs socio- culturels associés à son utilisation, tâche pour laquelle l'OMS est particulièrement bien placée. Les mesures répressives employées jusqu'ici pour lutter contre la pharmacodépendance doivent être complétées par d'autres, et il convient d'enrichir les connaissances sur les facteurs étiologiques au niveau de la société aussi bien que de l'individu. Il n'y a pas d'organisme qui soit mieux que l'OMS en mesure d'apporter une contribution à cet égard on peut citer en exemple l'activité du Bureau régional de l'Europe dans le domaine de la santé mentale des adolescents. La délégation de la Suisse espère que le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues fournira à l'OMS des moyens supplémentaires pour lui permettre de poursuivre ses travaux sur le problème de la pharmacodépendance et appuie sans réserve le projet de résolution. :
Mlle FRIDERICH (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) expose ce que fait l'UNESCO pour aider à résoudre le problème de la pharmacodépendance. Comme suite à une résolution sur ce sujet adoptée dans l'automne de 1970, l'UNESCO a lancé un programme à long terme tendant à prévenir l'abus des drogues par l'éducation, l'information et la recherche sociologique. Une étude pilote a été entreprise dans vingt pays pour examiner les programmes d'éducation déjà en cours afin de les accélérer, de les renforcer et de les coordonner. On devrait parvenir ainsi à une meilleure connaissance des causes de l'abus des drogues. Il faut aussi aider les pays à former les éducateurs en préparant des matériels d'enseignement et en facilitant l'échange d'informations et de matériels éducatifs sur le plan international. Une attention particulière sera accordée à une meilleure utilisation des moyens de grande information car les résultats obtenus par ces moyens ont été parfois tout à fait contraires au but visé. La collaboration avec l'OMS constituera un aspect essentiel des activités de l'UNESCO. Deux réunions sont prévues pour 1972 - l'une consacrée à la prévention de l'abus des drogues par l'éducation, notamment dans les pays développés, et l'autre aux méthodes d'évaluation des programmes utilisant les moyens de grande information. En outre, l'UNESCO aide l'Organisation des Nations Unies à préparer un programme inter -institutions de recherches sociologiques. Pour 1973 et 1974, les activités inscrites au programme ordinaire sont assez modestes, consistant surtout dans la publication de brochures à l'intention des parents et des éducateurs.
COMMISSION A
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DIX -SEPTIEME SEANCE
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Le Dr BAHRAWI (Indonésie) explique que, dans son pays, la pharmacodépendance peut être considérée comme l'un des problèmes dont s'accompagne la modernité, et à ce titre, comparée au problème des accidents de la circulation. Depuis 1970, il y a eu augmentation constante du nombre des toxicomanes parmi les jeunes, et le nombre des accidents de la circulation a augmenté au même rythme. Les deux problèmes sont liés à la prospérité que connaissent les villes indonésiennes. Les jeunes qui sont devenus pharmacodépendants appartiennent en général à de bonnes familles de la classe moyenne. On estime qu'environ un millier de jeunes ont plus ou moins régulièrement recours aux stupéfiants. On n'a pas encore de données pour le reste du territoire indonésien, mais les autorités craignent de voir l'épidémie de la drogue se répandre aussi rapidement que le choléra ou la variole. Il reste à savoir s'il convient que les services de santé publique interviennent dès maintenant, ou attendent pour le faire que les problèmes sanitaires traditionnels du pays soient d'abord résolus. Les moyens de traitement et de réadaptation sont très limités et le pays n'a pas de ressources suffisantes pour les développer. On sait peu de choses des facteurs sociaux, économiques et psychologiques en jeu et il est nécessaire de mettre sur pied des programmes de prévention. L'Indonésie apprécierait beaucoup une assistance qui lui permettrait de s'attaquer au problème de la drogue. Le Dr FAVREAU (France) signale que, dans son pays, il y a eu recrudescence à la fois de l'usage des substances psychotropes et de l'usage des stupéfiants, surtout parmi les jeunes jusqu'à 25 ans, où l'on trouve la majorité des individus de tempérament instable qui sont souvent une proie facile pour ce type d'abus. Mais les trafiquants vont jusqu'à solliciter de enfants de 10 -12 ans près de leur école. Au cours des deux dernières années, le Gouvernement français, en collaboration avec d'autres gouvernements d'Europe occidentale, a pris toute une série de mesures à ce sujet. La loi a établi une discrimination entre les trafiquants de drogues, qui sont passibles de lourdes amendes et de longues peines de prison, et leurs victimes, dont l'état exige traitement et réadaptation. On s'est aussi efforcé d'éviter que des médicaments psychotropes ne soient détournés de leur usage médical. Pour illustrer l'ampleur du trafic, on peut rappeler qu'au cours d'une conférence qui a eu lieu récemment à Londres il a été révélé que près de 40 millions de comprimés d'amphétamines ont été envoyés dans des pays d'Afrique et d'Amérique latine, avec un bénéfice s'élevant à la moitié du budget annuel de l'OMS. La réglementation concernant la prescription médicale a été renforcée. Les médicaments contenant de l'opium et les psychotropes sont systématiquement classés, et ne peuvent être obtenus que sur ordonnance. Des colloques et des réunions d'information sur la pharmacodépendance se tiennent régulièrement à l'échelon ministériel et au niveau des régions. Les informations obtenues permettent d'adapter constamment la réglementation aux nécessités du moment. Ceux qui exercent des fonctions de responsabilité - médecins, assistantes sociales, éducateurs, dirigeants d'organisations de jeunes - ont été alertés afin que les intoxiqués soient dirigés vers des centres où des médecins les conseillent dans une atmosphère amicale. L'un des problèmes les plus difficiles en matière de réadaptation, et qui a des incidences financières considérables, tient à la durée de la cure. Il semble que pour ceux qui sont parvenus au stade des injections intraveineuses il faille attendre au moins deux ans avant que soit possible la réinsertion dans la collectivité. L'hérotne est interdite en France, et les toxicomanes ne peuvent pas en obtenir, sauf par des voies illégales. Le cannabis sous toutes ses formes est classé en France parmi les stupéfiants, mais on l'a vu parfois distribué sous la forme de cigarettes fabriquées en usine dans certains pays. Il convient d'ajouter que le trafic des drogues "faibles" et des drogues "fortes" est entre les mains des mêmes "grossistes" et, dans plusieurs cas, la distribution gratuite de marijuana aux environs des collèges a été suivie de celle d'héroine. En ce qui concerne le khat, qui pose un problème dans certaines régions d'Afrique en bordure de la mer Rouge et qui est interdit en France depuis 1957, la délégation de la France appuie la résolution, jointe au rapport du Directeur général, qui a été adoptée par la Commission des Stupéfiants à sa vingt -quatrième session. Il serait hautement souhaitable que le khat tombe sous le coup des conventions internationales. Le Dr Favreau exprime le voeu que les comités d'experts de la pharmacodépendance étudient avec l'attention qu'il mérite le problème de la prévention et du traitement de la dépendance à l'égard de l'héroine, et en particulier celui de la longue et coûteuse période de réadaptation qui s'écoule avant la réinsertion de la victime dans la société. En France, comme dans d'autres pays, la dépendance à l'égard de l'héroine pose un problème d'une ampleur croissante. On a vu distribuer gratuitement à des enfants des bonbons au cannabis et à l'héroine. Après avoir suscité chez eux la dépendance au moyen d'une intoxication initiale par voie digestive - jusqu'alors ignorée des spécialistes - les trafiquants en font des agents de la distribution de drogue aux adultes il y a là un problème de la plus grande importance et qui doit être étudié. Ces bonbons sont envoyés aussi dans d'autres continents, comme première amorce, dans le cadre d'un plan bien établi, et les pays en voie de développement sont eux aussi menacés. Le traitement de la pharmacodépendance par la méthadone, utilisée comme drogue de substitution, ne parait plus justifié. L'inefficacité de ce traitement a été établie à l'issue d'un essai portant :
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sur 3000 cas, Le corps médical ne possède donc pas de médicaments pour la guérison rapide de la pharmacodépendance. Le Dr Favreau souhaiterait que l'OMS soutienne des recherches qui pourraient apporter une solution à ce problème. La délégation de la France appuie le projet de résolution proposé à la Commission. Le Professeur REXED (Suède) se félicite de l'intérêt croissant porté par l'OMS à des problèmes qui préoccupent gravement tous les pays. On a observé en Suède, notamment parmi les jeunes et dans les grandes villes, une tendance de plus en plus répandue à essayer le cannabis. Sachant que ces essais ne durent pas longtemps, on pourrait conclure qu'ils n'en viennent pas finalement à créer un vaste problème social, comme c'est le cas avec d'autres drogues, mais ils présentent néanmoins des aspects très inquiétants. A un certain niveau, l'usage du cannabis aboutit à une interruption des études et cause des problèmes d'adaptation sociale; il ne saurait donc être qualifié d'anodin. Par ailleurs, il a été constaté qu'on commence à utiliser des préparations plus concentrées, comme le haschich et, dans certains pays, la' police a saisi des solutions injectables, hautement concentrées, de tétrahydrocannabinol, hallucinogène très puissant analogue au LSD. L'abus du cannabis crée une situation qui pourrait s'aggraver beaucoup dans les années qui viennent. Le Gouvernement suédois n'est pas disposé pour le moment à assouplir la réglementation relative au cannabis; il estime que de nombreuses recherches devront être faites et beaucoup de renseignements recueillis avant qu'un réexamen de sa politique se justifie. Aussi se félicite -t -il de l'expansion du programme de recherches de l'OMS. Le Professeur Rexed rappelle, comme l'a fait le délégué des Etats -Unis d'Amérique, la résolution de la vingt -quatrième session de la Commission des Stupéfiants des Nations Unies qui est jointe au rapport du Directeur général et dans laquelle la Commission recommande l'application des mesures de contrôle les plus sévères pour empêcher l'abus et le trafic illicite du cannabis - recommandation que le délégué des Etats -Unis a trouvée un peu trop forte. L'opinion du délégué de la Suède est qu'en attendant d'être mieux renseigné on ferait bien d'accepter l'opinion des membres de la Commission des Stupéfiants, car ils représentent des pays qui ont plusieurs centaines d'années d'expérience du cannabis, qui estiment que le problème est très grave et qui ont constamment milité pour l'application des conventions internationales sur le contrôle des stupéfiants. Cette résolution exprime l'opinion de l'ensemble de la Commission, dans laquelle les Etats -Unis d'Amérique sont représentés. L'abus des amphétamines et d'autres stimulants du système nerveux central n'a pas cessé dans les grandes villes de Suède, bien que ces drogues ne puissent plus être obtenues légalement ni prescrites par ordonnance, sauf dans des cas très rares. Sur le plan thérapeutique, on peut très bien s'en passer. La délégation de la Suède souhaiterait que ces drogues tombent sous le coup de la convention internationale sur les substances psychotropes, vu les grands dangers sociaux et médicaux que représente leur abus. La situation à cet égard mérite d'être suivie de près dans le monde entier, car les signes d'une évolution très préoccupante peuvent s'observer dans de nombreux pays.
L'ampleur prise par l'abus des opiacés représente en Suède un phénomène nouveau. Précédemment, il ne s'agissait que de cas isolés de malades traités par des opiacés, et il n'y avait pas de trafic. Cependant, au cours des trois dernières années, il s'est organisé un trafic de préparations de morphine impure dite "morphine base ". Ces préparations sont relativement faciles à obtenir dans les grandes villes et beaucoup de jeunes s'adonnent directement aux opiacés qu'ils prennent en s'injectant des solutions de produit brut. On estime qu'à Stockholm la consommation illégale a doublé tous les ans au cours des trois dernières années, et à l'heure actuelle les opiacés sont les drogues les moins coûteuses dont il soit fait un usage abusif puisqu'ils sont de trois à quatre fois moins chers que les stimulants du système nerveux central à la dose quotidienne ordinaire chez le toxicomane. Ce problème n'est pas encore très grave en Suède, mais son importance s'accroit en Suède comme ailleurs. Le trafic clandestin est très bien organisé et il y a un réseau d'importation et de distribution que la police et les douanes n'ont pas réussi à éliminer. Aussi le Gouvernement suédois se félicite -t -il de ce qui a été fait ces dernières années pour renforcer le contrôle des opiacés et, en particuler, des efforts déployés aux Etats -Unis d'Amérique. Il estime que rien ne devrait être négligé sur le plan international pour mettre un terme au trafic des opiacés, qui menace de créer un problème très difficile à l'avenir. Comme le délégué des Etats -Unis d'Amérique, le délégué de la Suède déplore que le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues n'ait pas appuyé davantage le programme OMS relatif à la pharmacodépendance. Il espère que les débats de la Commission permettront à l'OMS d'obtenir un soutien accru, puisqu'aux termes du projet de résolution, l'OMS a l'obligation de donner l'impulsion dans le domaine de la pharmacodépendance pour ce qui concerne l'éducation, la prévention, le traitement et la recherche. D'autre part, une action concertée à long terme ne saurait être couronnée de succès si elle était entièrement financée par des sources extérieures aux organisations intéressées. Tous les organismes participants devraient élaborer leurs propres programmes et les financer eux -mêmes, du moins en partie. C'est ainsi seulement que l'action à long
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terme pourra présenter la cohérence et la continuité nécessaires. Le Professeur Rexed espère que la résolution soumise à la Commission rendra plus facile une telle approche et permettra à l'OMS de jouer son rôle de chef de file en encourageant d'autres institutions comme l'UNESCO et la FAO et la Commission des Stupéfiants à entreprendre des programmes appropriés et en assurant la coordination qui est la condition indispensable du succès. Le délégué de la Suède serait particulièrement heureux de voir l'OMS entreprendre la mise au point de nouvelles méthodes pour déterminer la fréquence de l'abus des drogues, car les Etats Membres se heurtent à beaucoup de difficultés à cet égard à cause de facteurs bien compréhensibles le caractère secret du trafic clandestin et la tendance des usagers à se du point de vue social cacher. De même, il serait naturel que l'OMS se charge de réunir systématiquement des renseignements à ce sujet pour faire apparaître les tendances mondiales. Les informations les plus importantes seront obtenues des autorités médicales et des organismes sociaux et devront être coordonnées avec celles fournies par la police et les douanes, lesquelles ne sont pas suffisantes à elles seules. :
Le Professeur RODRfGUEZ CASTELLS (Argentine) informe la Commission que, conformément à la Convention internationale sur les substances psychotropes, l'Argentine a promulgué une loi qui soumet à un strict contrôle la production des stimulants du système nerveux central, y compris les dérivés amphétaminiques - dont l'usage en Argentine est souvent le premier pas vers la toxicomanie; la vente de ces dérivés n'est autorisée que sur ordonnance spéciale. Il a été créé une commission nationale pour la lutte contre l'abus des drogues, qui est présidée par le Ministre de la Prévoyance sociale et qui réunit des responsables des Ministères de la Santé publique, de l'Education et de la Justice, ainsi que de la Police fédérale. Cette commission, qui possède son propre budget, a entrepris depuis trois mois une évaluation épidémiologique de l'ampleur du problème, afin de préparer une action concertée sur les plans de la prévention, de l'assistance sociale, de l'éducation et de la loi. Ce problème ne se pose que depuis peu en Argentine, mais le Gouvernement lui a attribué un rang prioritaire. La délégation de l'Argentine approuve les propositions du Directeur général et figure d'ailleurs parmi les auteurs du projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr CLAVERO (Espagne) dit que sa délégation a lu avec intérêt les exposés relatifs aux relations de l'Organisation avec les autres institutions internationales qui s'occupent des problèmes de pharmacodépendance, et en particulier avec le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Elle s'est également beaucoup intéressée au rapport de la Commission des Stupéfiants au Conseil économique et social. En Espagne, la pharmacodépendance ne constitue pas un problème grave, mais elle cause de l'inquiétude au sein de l'administration sanitaire et dans bien d'autres milieux. Pour ce qui est du cannabis, la délégation espagnole déplore, comme la Commission des Stupéfiants, les assertions non fondées selon lesquelles le cannabis ne serait pas dangereux. Elle déplore même que cela puisse faire l'objet d'une discussion. Il convient de mettre l'accent sur les difficultés auxquelles se heurte partout l'évaluation du problème car les sources d'information sont souvent indirectes et n'ont rien de sûr. Etant donné ces difficultés, il est nécessaire de mettre en oeuvre toutes les techniques de l'analyse sociologique, y compris les techniques d'observation /participation. La classification nord -américaine des usagers de drogues, qui distingue les utilisateurs à titre d'essai, les usagers réguliers et les individus tombés dans la dépendance, serait très utile pour le travail d'évaluation car elle apporterait plus de précision dans les statistiques. Il est au plus haut point souhaitable d'avoir une classification précise, car si les individus en état de pharmacodépendance sont des malades mentaux, ceux qui se livrent simplement à un essai, et même les usagers réguliers, constituent des groupes vulnérables; l'épidémiologiste doit tenir compte des uns et des autres. La première chose que devrait faire l'OMS serait de poser un diagnostic plus précis de la situation; à ce propos, il est à noter que la Commission des Stupéfiants a déploré "en raison des dimensions préoccupantes qu'ont prises ces problèmes .., que l'OMS n'ait pas encore été en mesure de mettre en vigueur des modalités permettant de rassembler et de répartir des renseignements sur l'abus des drogues. L'idée a été émise que la notion d'études épidémiologiques méritait d'être retenue par la communauté internationale et l'opinion a été exprimée qu'il serait possible de solliciter à cette fin l'assistance financière du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues ".2 L'Organisation est aux prises avec un problème très grave à un moment où son budget atteint des niveaux très élevés. La délégation espagnole approuve le projet de résolution présenté á la Commission avec l'espoir que, dans un avenir très proche, le Fonds des Nations Unies disposant de
Conseil économique et social. Documents officiels N° 2 (document E/5082). Conseil économique et social. Documents officiels N° 2 (db\Ument E/5082), p. 28. 2
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Cinquante -deuxième session, Supplément Cinquante -deuxième session, Supplément
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ressources accrues, l'OMS pourra en obtenir une aide plus importante. Cette aide serait d'autant plus opportune que, si la demande de drogues pouvait être réduite, le trafic clandestin et la production de substances de qualité médiocre seraient réduits du même coup, et l'on aurait moins à faire appel aux services d'autres organismes internationaux comme Interpol et la FAO. Les Etats Membres devraient intensifier leurs efforts pour promouvoir des études épidémiologiques en même temps que des programmes d'éducation, de prévention, de traitement et de réadaptation. Aussi le délégué de l'Espagne propose -t -il d'ajouter les mots "d'études épidémiologiques" après le mot "éducation" dans le premier paragraphe du dispositif du projet de résolution. Il faudrait en outre ajouter au dispositif un troisième paragraphe rédigé comme suit :
3.
INVITE le Directeur général à poursuivre les études déjà entreprises en ce qui concerne l'analyse des substances actives contenues dans les feuilles de khat, leur action pharmacologique, leur effet sur les usagers des points de vue social et médical, et les modalités de leur utilisation; b) à coordonner et promouvoir les recherches sur le cannabis; et c) à concentrer en particulier ses efforts sur le problème de la polytoxicomanie. :
a)
(Voir la suite du débat à la section 3 ci- après.) 2.
QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS (suite de la seizième séance, section 3)
Ordre du jour, 2.9
M. HASSAN (Somalie) note que les pays en voie de développement reçoivent parfois des médicaments marqués "pour l'exportation seulement ". Puisque, dans bien des cas, les pays en voie de développement n'ont pas les moyens de faire eux -mêmes l'expertise de ces médicaments, il faudrait qu'à l'avenir seuls soient exportés les médicaments expertisés dans le pays de production et dont l'utilisation dans ce pays a été autorisée. Le Dr CHAPMAN (Canada) donne lecture du projet de résolution suivant, élaboré par le groupe de rédaction constitué à la séance précédente :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général intitulé "Qualité, sécurité et efficacité des médicaments ";
Considérant qu'il est important de mettre au point une approche globale en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, de détecter les réactions adverses et de rassembler et diffuser des renseignements exacts sur les médicaments; Convaincue de la nécessité d'aider les autorités sanitaires nationales à s'acquitter de leurs responsabilités en ce qui concerne la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, NOTE avec satisfaction les activités qui ont été entreprises en application de la 1. résolution WHA24.56; 2. RECOMMANDE que les gouvernements prennent des mesures adéquates pour informer le public au sujet de l'emploi, des risques et des limites d'efficacité des médicaments; PRIE le Directeur général de faire rapport à la cinquante et unième session du Conseil 3. exécutif et à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur la possibilité de réaliser un système international d'information qui fournirait a) des données sur les bases scientifiques et conditions d'homologation des divers médicaments; b) sur les normes pratiques minimales et toute autre action en vue de la mise au point d'une approche globale en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments, notamment sur la possibilité d'appliquer les dispositions des alinéas d) et e) de l'article 21 de la Constitution de l'OMS; et sur le coût de toute mesure prévue; c) INVITE instamment tous les pays qui participent au système de surveillance à faire en 4. sorte que les rapports signalant des réactions adverses confirmées soient communiqués à l'Qrganisation régulièrement et dans les délais les plus courts; et PRIE le Directeur général d'entreprendre une étude sur les moyens les plus pratiques à 5. appliquer, d'une part pour indiquer les limites de conservation des produits pharmaceutiques dans les conditions prévues pour leur stockage, la date de fabrication et le numéro du lot, ainsi que, d'autre part, pour tenir des dossiers facilitant le contrôle des divers stades de la distribution. et de faire rapport sur la question à une future Assemblée mondiale de la :
Santé.
Le Dr NADERI (Iran) propose que le paragraphe 5 du dispositif soit modifié comme suit
:
PRIE le Directeur général d'entreprendre une étude sur les moyens les plus pratiques à appliquer pour indiquer les limites de conservation des produits pharmaceutiques les plus utilisés dans les conditions prévues pour leur stockage, un système adéquat pour marquer la
COMMISSION A
:
DIX -SEPTIEME SEANCE
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date de fabrication et le numéro du lot, ainsi que pour tenir des dossiers facilitant le contrôle des divers stades de la distribution, et de faire rapport sur la question à une future Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr ALAN (Turquie) déclare que sa délégation approuve en principe le projet de résolution. Il formule néanmoins des réserves au sujet du paragraphe 2 du dispositif recommandant aux gouvernements d'informer le public au sujet de l'emploi, des risques et des limites d'efficacité des médicaments. Comment devront -ils s'y prendre pour renseigner le public sur les risques et les limites d'efficacité de milliers de produits ? Ne vaudrait -il pas mieux informer les médecins, qui comprennent mieux ces questions que le public ? Pour Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord), l'amendement proposé par le délégué de l'Iran influerait sur la portée de la disposition, car ce sont en fait les médicaments le moins communément utilisés et par conséquent le moins rapidement écoulés qui risquent le plus de se détériorer au cours d'une conservation prolongée, peut -être dans des conditions de stockage inappropriées. Il préférerait par conséquent que l'on ne change rien au paragraphe en question. Pour ce qui est du paragraphe 2 du dispositif, le texte proposé s'inspire de cette constatation que le public a des opinions erronées sur les médicaments il attend trop de certains et n'a pas conscience des dangers présentés par d'autres. Sir George Godber a appris avec intérêt qu'au Canada on allait distribuer un bulletin aux médecins et donner au public des informations de base. La population est facilement effrayée par les communiqués de la presse et des autres moyens de grande information, et des renseignements de base seraient propres à la rassurer; il ne s'agit pas pour autant de faire de chaque citoyen un pharmacologue. :
Le Dr FAKHRO (Bahrein) avait les mêmes doutes que le délégué de la Turquie, mais les déclarations du délégué du Royaume -Uni les ont dissipés. Le Dr ANOUI'I (Liban) est favorable à l'amendement proposé par le délégué de l'Iran.
Le Dr NADERI (Iran) fait observer que si, dans les pays avancés, la date d'utilisation des produits couramment utilisés suit généralement de près la date de fabrication, cela n'est pas le cas dans le monde entier. Il serait bon qu'il en soit tenu compte dans l'étude proposée, du moins en ce qui concerne les produits les plus courants, tels les solutés injectables, qui sont en général utilisés dans des cas plus ou moins graves. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) préconise de ne rien changer au paragraphe 5 du dispositif et de prier le Directeur général de tenir compte des débats de la Commission lorsqu'il procédera à l'étude demandée, en particulier pour ce qui est des meilleures méthodes à employer pour informer les Etats Membres au sujet des médicaments connus pour être dangereux lorsqu'ils sont utilisés après la date limite. Il pense notamment aux tétracyclines, qui peuvent endommager les reins lorsqu'elles sont détériorées au moment de l'emploi.
Le Dr NADERI (Iran) retire sa proposition d'amendement concernant les limites de conservation des médicaments. Il souligne toutefois l'importance de l'autre partie de son amendement, qui a trait à l'étude "d'un système adéquat pour marquer la date de fabrication ". Si l'OMS recommandait un tel système, il y aurait des chances pour qu'il soit appliqué dans tous les pays. Le Dr CHAPMAN (Canada) fait valoir que l'étude proposée devrait porter principalement sur les médicaments capables de provoquer des troubles graves, qui ne sont pas nécessairement les médicaments le plus fréquemment employés. En ce qui concerne l'observation du délégué de l'Iran au sujet de l'importance d'un système adéquat pour marquer la date de fabrication, le délégué du Canada ne peut imaginer une situation où le Directeur général entreprendrait l'étude d'un système qui ne serait pas adéquat. Il estime donc que, tel qu'il est libellé, le projet de résolution répond au voeu du délégué de l'Iran. Le Dr NADERI (Iran) pense que le point qu'il a soulevé justifierait qu'on modifie la rédaction du texte. En effet, le projet ne dit pas qu'il faut mettre au point un système pour marquer la date de fabrication, mais parle d'étudier "les moyens les plus pratiques" d'indiquer cette date. Or cette indication est donnée de manière différente selon le pays et le fabricant, et il faut un effort considérable pour connaître la date de fabrication de produits pharmaceutiques de diverses origines. Un mode de présentation uniforme à cet égard permettrait à tous les intéressés de lire la date sans difficultés. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) fait observer que si la résolution, comme l'a noté le délégué du Royaume -Uni, n'a pas pour objet de faire de chaque citoyen un pharmacologue, le public pourrait bien l'interpréter dans ce sens. Il propose donc de remplacer les mots "informer le public" dans le paragraphe 2 du dispositif par les mots "donner au public des informations appropriées ".
Le Dr KARSA (Togo) approuve le projet de résolution.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) appuie la proposition d'amendement du délégué de la Trinité -et- Tobago, Pour donner satisfaction au délégué de l'Iran au sujet de la date de fabrication, il suggère d'insérer dans le paragraphe 5 du dispositif les mots "à l'aide d'un système uniforme de marquage" après les mots "pour indiquer ". Le Dr NADERI (Iran) accepte la suggestion du délégué des Etats -Unis d'Amérique. Le Dr CHAPMAN (Canada) accepte l'amendement proposé par le délégué de la Trinité -et- Tobago. Il n'y a aucune objection à l'amendement proposé par le délégué de la Trinité -et- Tobago.
Le Dr ALAN (Turquie) hésite toujours au sujet du deuxième paragraphe du dispositif du projet de résolution, qui recommande que les gouvernements prennent des mesures pour donner des informations au public au sujet de l'emploi, des risques et des limites d'efficacité de tous les médicaments. Ces mesures iraient, en tout état de cause, au -delà des possibilités de son gouvernement. Si l'on insérait les mots "s'ils le jugent à propos" après les mots "recommande que les gouvernements ", les gouvernements seraient libres de prendre ou de ne pas prendre les mesures en question. Il propose que le texte soit modifié dans ce sens. Il n'y a pas d'objection à l'amendement proposé par le délégué de la Turquie. Décision 3. :
Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé.1
PHARMACODEPENDANCE (suite de la section 1)
Ordre du jour, 2.10
Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit que sa délégation a noté avec satisfaction les mesures prises par l'OMS et par d'autres institutions spécialisées du système des Nations Unies pour s'attaquer au problème de la pharmacodépendance. La délégation de l'Union soviétique est néanmoins déçue de constater combien sont maigres les contributions versées au nouveau Fonds das Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, ainsi que les sommes affectées aux projets sanitaires - elles représentent moins de 3 % - peut -être parce que l'OMS n'a pas encore fait connaître d'une manière suffisamment claire son rôle dans ce domaine. Pourtant, comme il est dit dans la section 10 du rapport du Directeur général (document A25/14), c'est à l'OMS qu'il appartient de donner des avis autorisés et d'apporter une assistance technique pour le traitement et la réadaptation des sujets pharmacodépendants, ainsi que de promouvoir et coordonner la recherche médicale dans ces domaines. Selon la délégation soviétique, on pourrait ajouter une autre tâche importante celle d'identifier toute la gamme des drogues pouvant engendrer la dépendance. A cet égard, on peut regretter que les travaux concernant le khat n'aient pas encore abouti à des résultats définitifs. Il est clair que l'OMS doit également faire des enquêtes épidémiologiques dans ce domaine, comme l'ont souligné d'autres orateurs. La question de la prévention de la pharmacodépendance est plus complexe. On a démontré de façon convaincante que la pharmacodépendance est un phénomène social et qu'une prévention purement médicale ne serait pas suffisante. La Commission a entendu avec inquiétude ce qui a été dit au sujet de certaines méthodes de diffusion des stupéfiants, mais l'OMS outrepasserait sa compétence si elle s'occupait de la contrebande et du trafic des drogues. Il reste que le rôle de l'OMS, tant en ce qui concerne la prévention de la pharmacodépendance que l'éducation sanitaire en la matière, doit être clairement défini. Des méthodes faisant uniquement appel à des moyens visuels simples n'apporteront vraisemblablement pas la solution du problème. Ce qu'il faut c'est une approche réfléchie et concrète adaptée à la situation de chaque pays. Il a été dit très clairement au cours des débats de la Commission que l'usage du cannabis est nuisible, puisqu'il mène à la toxicomanie, que la préparation utilisée soit forte ou faible. L'OMS devrait donc exprimer sans équivoque son opinion sur ce sujet, de manière à influencer les milieux où l'on s'efforce de prouver que des préparations "faibles" de cannabis sont relativement anodines. En effet, il n'en est pas ainsi, et les délibérations de la Commission l'ont bien fait apparaître. Pour ce qui est du projet de résolution dont la Commission est saisie, le délégué de l'URSS estime qu'on devrait définir plus clairement le rôle de l'OMS en matière d'éducation sanitaire, de prévention, de traitement, de réadaptation et de recherche, en remplaçant dans le troisième alinéa du préambule les mots "dans le domaine de la pharmacodépendance" par les mots "en ce qui concerne les aspects médicaux de la pharmacodépendance ". Cet amendement, qui vise principalement l'éducation sanitaire et la prévention, rendrait plus clair le rôle de l'OMS. Pour ce qui est du paragraphe 1 du dispositif, puisque ce sont les Etats Membres et non les ministères de la santé qui sont invités à agir, la rédaction actuelle est pleinement justifiée. :
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) regrette que la délégation des Etats -Unis, s'efforçant d'être brève, ne se soit pas fait bien comprendre en ce qui concerne certaines de ses attitudes,
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.61.
1
COMMISSION A
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DIX -SEPTIEME SEANCE
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en particulier à l'égard du cannabis. Aussi tient -il à bien préciser la position de son gouvernement, qui est que le cannabis doit continuer de figurer parmi les produits illicites. La délégation des Etats -Unis ne s'est aucunement prononcée pour une légalisation du cannabis. Pour sa part, il est bien d'accord avec les délégués de la Norvège, de la Suède et d'autres pays, qui ont appelé l'attention sur les différentes présentations du cannabis, la marijuana étant une présentation faible alors que d'autres, en particulier le haschish, sont des produits plus concentrés. A dose suffisante, l'ingrédient actif, c'est -à -dire le tétrahydrocannabinol, causerait une psychose passagère chez n'importe quel individu. Il est donc essentiel de faire une distinction entre les différentes formes de cannabis, et le Dr Steinfeld rappelle à la Commission le rapport du groupe scientifique qui a décrit les diverses présentations du cannabis et a indiqué les distinctions terminologiques à faire.1 De plus, l'effet de toute drogue dépend, non seulement du produit même, mais de la dose, de la voie d'administration, de ce que l'usager en attend dans le cas des drogues psychoactives, du cadre dans lequel la drogue est prise, de l'interaction avec d'autres drogues, avec les aliments ou avec les additifs absorbés et enfin - puisque génétiquement aucun individu n'est semblable à un autre - de l'individu qui prend la drogue. Il n'y a donc pas de drogue inoffensive, mais tout au plus des manières relativement inoffensives d'utiliser les drogues. Cependant, puisque les ressources sont toujours limitées, il faut établir des priorités, et pour cela distinguer entre les différents usagers - celui qui fait un essai ou ne s'adonne à la drogue qu'occasionnellement, le gros consommateur et l'individu pharmacodépendant. Le paragraphe 2 du dispositif de la résolution que la Commission des Stupéfiants a recommandé au Conseil économique et social d'adopter2 est ainsi conçu :
"Recommande aux gouvernements d'appliquer énergiquement les mesures de contrôle les plus sévères pour empêcher l'abus et le trafic illicite du cannabis." Il n'est pas fait de distinction entre les diverses présentations de la drogue. Aux Etats -Unis, le cannabis est interdit sous toutes ses formes; il n'en est pas prévu d'usage normal et toute utilisation est donc un abus. Toutefois, le Dr Steinfeld ne pense pas qu'il soit dans l'intention de la résolution qu'une personne trouvée en possession d'un huitième de gramme de marijuana soit passible des peines très sévères prévues par certains codes. Aux Etats -Unis d'Amérique, on fait une distinction entre les diverses formes de cannabis, entre les divers types d'usagers et entre l'usager et le trafiquant. Cependant, le Gouvernement n'est pour le moment favorable à la légalisation d'aucune forme de cannabis, et il appuie la poursuite des recherches nécessaires pour élucider les effets que toutes les drogues de cette sorte exercent sur l'homme. La séance est levée à 12 h.30.
1
Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1971, N° 478. Adoptée par le Conseil économique et social sous le numéro d'ordre 1659 (LII) le ler juin
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1972.
DIX -HUITIEME SEANCE
Jeudi 25 mai 1972, 15 h.15 Président : Dr Marianne A. SILVA (Nigeria)
1.
PHARMACODEPENDANCE (suite)
Ordre du jour, .2.10
Le Dr FAKHRO (Bahrein) déclare que le problème du khat est pour l'essentiel limité à un petit nombre de pays et, de ce fait, n'a pas été pleinement compris à l'échelle internationale. Dans certains des pays qu'il touche, le problème n'affecte pas seulement la santé, mais aussi les relations sociales et la structure économique. Les progrès culturels ont été entravés en partie parce qu'à certaines périodes de l'histoire l'usage abusif du khat a été encouragé par certains éléments à des fins politiques. D'autre part, l'abus du khat n'est pas le fait d'une minorité; au cours des années, il s'est répandu dans la majorité de la population, et il constitue maintenant une habitude sociale qui menace l'existence même de la culture. La délégation de Barhein note donc avec satisfaction qu'on a décidé d'accorder la priorité à la poursuite des recherches sur le khat, à l'analyse des substances actives qu'il contient, à l'étude de son action pharmacologique et des types d'utilisation. Ces activités seront très utiles aux pays touchés par le problème. De plus l'OMS, qui a déjà fait un excellent travail dans ce domaine, aura maintenant l'occasion d'étudier sur le vif une expérience de masse qui dure depuis des siècles. Les résultats de ces travaux pourraient éclairer le débat qui a eu lieu à la séance précédente sur la question des drogues "fortes" et des drogues "faibles ". Le Dr Fakhro considère que l'usage abusif du khat doit figurer dans le projet de résolution; en conséquence il appuiera l'amendement proposé par le délégué de l'Espagne. Le Dr HALLETT (Australie) déclare que l'Australie a déjà adopté, en matière de lutte contre la pharmacodépendance, une politique qui est conforme à la proposition soumise par le Secrétaire général des Nations Unies. Le National Standing Control Committee on Drugs of Dependence a été créé en février 1969; ce comité est présidé par le Contrôleur général des Douanes et Contributions indirectes et réunit les directeurs du Département fédéral de la Santé et des départements de la santé des Etats et les représentants des services de justice et police. Il a examiné les mesures de répression qu'on pourrait prendre pour combattre le problème de la drogue en Australie sur les plans de la toxicomanie, du trafic, de la désintoxication et de l'éducation. On a créé un sous -comité de l'information sur les drogues chargé de coordonner et d'encourager les activités éducatives et de fournir des avis en la matière. Le Gouvernement australien a fourni US $500 000 pour la mise en oeuvre des mesures recommandées par ce sous -comité. Les administrations sanitaires des Etats ont établi des centres d'information sur les drogues chargés de diffuser des renseignements sur la pharmacodépendance, de donner des conférences et d'organiser divers autres services de soutien. Des programmes d'éducation collective - par exemple formation d'élèves moniteurs et causeries devant des associations bénévoles et des organisations communautaires - ont été exécutés dans tous les Etats et les écoles ont été encouragées à inclure des cours sur les drogues dans leurs programmes d'études. On a également organisé des séminaires et des cours pour le personnel responsable de l'information sur les drogues. Un programme conçu - comportant des courts métrages télévisés, des films pour les moyens de communication de masse et différents autres auxiliaires visuels - est actuellement exécuté en vue de provoquer la discussion. On a publié des brochures d'information et un manuel sur la toxicomanie. Des bulletins d'informations techniques présentant de la documentation locale et étrangère sont régulièrement distribués. Le Comité de la Santé mentale du National Health and Medical Research Council étudie actuellement les installations et les méthodes de traitement et de réadaptation des toxicomanes. Il a rédigé un document intitulé "Treatment and rehabilitation of drug dependent persons" qui est à l'étude.
Le Dr ALAN (Turquie) a été particulièrement impressionné par ce qu'a dit le délégué de la France au sujet des bonbons contenant de l'héroine qui ont été distribués à des écoliers. C'est une situation pitoyable, qui montre bien jusqu'où peuvent aller les trafiquants de drogues dans leurs agissements. Les membres de la communauté internationale devraient s'entraider davantage contre les trafiquants de drogues. Le Dr Alan a lui -même participé à toutes les conférences et réunions importantes - 440 -
COMMISSION A
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qui ont été consacrées ces dernières années aux stupéfiants et substances psychotropes. Il a été heureux de constater que, dans toutes ces activités, l'OMS avait apporté une contribution très constructive. Pour le moment, la pharmacodépendance ne pose pas de problème en Turquie, mais le Gouvernement, tout en prenant des mesures sur le plan national, participe aux activités internationales. Il a déjà signé la Convention sur les substances psychotropes, et le Protocole portant amendement à la Convention unique de 1961 sur les stupéfiants. Il est allé plus loin encore, et dans un esprit de coopération internationale a interdit la culture du pavot à opium à partir de l'automne 1972. La délégation turque déplore donc le manque de contributions au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues et considère que ce fonds aurait dû recevoir l'appui des pays menacés par les problèmes de la pharmacodépendance. En ce qui concerne l'éducation, le Dr Alan a été heureux d'entendre à la séance précédente la déclaration du représentant de l'UNESCO sur les activités que cette organisation a entreprises et va entreprendre. Cependant, l'éducation du public et notamment des jeunes doit être faite avec une grande prudence. Il ne faut pas susciter la curiosité en parlant des substances psychotropes, car les gens pourraient être tentés de les essayer une fois. La délégation de la Turquie appuie le projet de résolution. Cependant, elle ne pense pas qu'il soit vrai de dire, dans le dernier alinéa du préambule, que les délégations ont accueilli "avec satisfaction" l'assistance financière fournie par le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Le Dr Alan aurait préféré que l'alinéa soit ainsi libellé "notant l'assistance financière fournie à cette fin par le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre :
l'Abus des Drogues ".
En ce qui concerne l'amendement proposé par le délégué de l'URSS, le Dr Alan est tout prêt à accepter que l'assistance technique soit limitée aux aspects médicaux du problème, à la condition qu'il reste bien entendu que les aspects médicaux comprennent l'éducation et la prévention. Le Dr BAYER (Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies) déclare que la brochure mentionnée par le représentant de l'UNESCO à la séance précédente ne s'adresse pas au grand public mais à des éducateurs qui utiliseront dans leurs pays respectifs le matériel brut préparé par des experts, étant donné que l'éducation doit toujours être adaptée aux traditions locales et aux structures sociales. L'information fournie doit être individualisée. L'UNESCO a pour principe d'établir des brochures générales, puis d'organiser des réunions et des comités d'experts auxquels on peut discuter des méthodes à employer dans les différents pays et de l'évaluation des résultats. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que le problème de la pharmacodépendance diffère beaucoup plus d'un pays à l'autre qu'on ne le pense généralement. Le problème n'est pas identique partout; il faut considérer la manière dont il est apparu dans un pays donné, la nature des sources de drogues dans ce pays, et les méthodes de lutte. Les délégués de la Norvège et de la Suède ont tracé très clairement l'historique général du problème et ont formulé un certain nombre de suggestions sur ce qu'il conviendrait de faire. En Grande -Bretagne, la situation est peut -être différente de celle d'autres pays, du fait qu'on exerce depuis longtemps un certain contrôle sur les héroinomanes et les cocainomanes. A la fin des années 60, on a assisté à une augmentation rapide du nombre d'héroinomanes connus pour lesquels l'héroine pouvait être prescrite légalement par des médecins à titre de traitement. Des ordonnances abusives de quelques médecins irresponsables ont provoqué une augmentation considérable des quantités d'héroine mises à la disposition de ce groupe. On a donc décidé de n'autoriser la délivrance d'ordonnances que dans un petit nombre de centres agréés, ce qui a amené une légère réduction du nombre d'héroinomanes, qui est maintenant de l'ordre de 1300. Mais la situation n'est pas satisfaisante parce que chaque année ce chiffre inclut un nombre assez élevé d'héroinomanes déclarés pour la première fois. Ainsi, bien que le problème dans son ensemble ne semble pas s'aggraver, il reste que quelques centaines de personnes, surtout des jeunes, commencent encore chaque année à s'adonner à l'héroine. La plupart des 1300 personnes citées plus haut fréquentent des centres de traitement officiels oú on leur fournit, en veillant à ce que leur état physique ne se dégrade pas, des doses soigneusement contrôlées d'héroine ou de produits de remplacement, comme la méthadone et la physeptone. Un quart environ reçoivent actuellement de l'héroine et les quantités totales de méthadone et d'héroine qui sont prescrites diminuent légèrement. En ce qui concerne les amphétamines, les quantités prescrites légalement et en circulation sont beaucoup plus élevées qu'il n'est nécessaire. Il y a encore des médecins qui prescrivent des amphétamines pour diminuer l'appétit, mais ces produits sont maintenant remplacés par la fenfluramine ou le diéthylproprion qui ne semblent pas avoir les mêmes effets physiques. Sir George Godber croit savoir que la réglementation introduite en Suède et dans certains autres pays a réduit d'environ deux tiers la quantité d'amphétamines prescrites légalement; de ce fait il en parvient beaucoup moins sur le marché illicite.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
En ce qui concerne le cannabis, la situation est moins claire, étant donné que la plupart des renseignements proviennent de la police. Si la police intervient davantage, on peut avoir l'impression que l'usage du cannabis augmente, alors que tout simplement on appréhende un plus grand nombre d'intoxiqués. Sir George Godber est inquiet de l'usage du cannabis dans son pays. Les personnes qui consomment du cannabis de loin en loin peuvent ne pas subir de préjudice sérieux, mais entrent automatiquement dans un groupe de population plus exposé. Il faut également citer l'abus des médicaments, notamment des barbituriques et de certains tranquillisants. Le corps médical devra s'imposer de réduire les quantités prescrites. Dans l'état actuel des choses, la répression seule sera sans effet. L'OMS devrait s'employer à améliorer l'éducation, à dépister les abus, à traiter et à réadapter les intoxiqués. De nombreux hérolnomanes ont été stabilisés et peuvent gagner leur vie. Dans une certaine mesure, la toxicomanie est symptomatique d'autres problèmes sociaux. Certes, elle n'est pas circonscrite à des catégories sociales définissables, mais incontestablement des facteurs sociaux sont en jeu. Les jeunes en particulier se joignent à des groupes où l'on peut trouver des drogues. Sir George Godber appuie le projet de résolution. Le Dr RESTREPO (Colombie) déclare que, d'après les médecins travaillant dans les services de santé et les hôpitaux, la toxicomanie pose en Colombie un problème sérieux. Les enquêtes préliminaires ont montré qu'il y a deux catégories de cas tout d'abord les malades recevant des drogues sur ordonnance médicale; ces cas sont faciles à évaluer et fournissent des renseignements intéressants sur la distribution des drogues dans certaines régions du pays. La seconde catégorie est bien plus difficile à estimer et, pour l'étudier de manière approfondie, on a créé à l'échelon ministériel un groupe d'étude composé d'épidémiologistes, de psychiatres, de sociologues et de psycho -sociologues, chargés de définir le problème et de trouver les moyens de le combattre. L'enquête tient compte de facteurs tels que l'âge, le sexe, le groupe social, la profession, la répartition géographique, les types de drogue, le milieu familial et les conditions d'utilisation de la drogue. Le problème s'est révélé beaucoup plus sérieux qu'on ne le pensait. Le groupe d'étude a constaté que les principaux facteurs étaient les suivants 1) influence des amis (élément particulièrement important quand il s'agit d'étudiants); 2) élément de prestige; 3) indulgence avec laquelle certains groupes sociaux, y compris les médecins, considèrent le problème; 4) organisation très efficace du marché de la drogue et utilisation de techniques de distribution perfectionnées; 5) manque d'expérience des éducateurs appelés à faire face au problème dans les écoles; 6) désorientation des parents lorsqu'ils se trouvent confrontés à un problème auquel ils ne sont pas préparés. L'étude se poursuit et l'on espère que ses conclusions fourniront la base de programmes d'éducation et de programmes de réadaptation utilisant la thérapeutique de groupe. :
:
Le Dr NOORDIN (Malaisie) note avec plaisir que l'OMS joue un rôle de plus en plus important dans la lutte contre l'abus des drogues, notamment contre l'utilisation non médicale de drogues engendrant la dépendance. En Malaisie, on s'inquiète de voir des jeunes gens essayer des drogues telles que le cannabis. Le Dr Noordin se rend compte que la question de la lutte contre le cannabis prête à controverse mais il partage l'avis de la Commission des Stupéfiants selon laquelle il ne faut pas prendre celui ci trop à la légère, parce qu'il peut conduire à l'usage d'hallucinogènes et d'autres drogues. Le Dr Noordin espère que l'OMS inclura la lutte contre le cannabis dans ses activités. Le Ministère malaisien de l'Education s'est de plus en plus préoccupé ces derniers mois du problème de l'abus des drogues parmi les étudiants et élèves, et son comité de coordination sur les stupéfiants lance un projet pilote dont le but est d'informer le public, notamment les parents et les étudiants, par des moyens tels que les associations groupant parents et professeurs et un service de consultation destiné aux étudiants. On espère que la campagne pourra ultérieurement être étendue à tout le pays. La toxicomanie est un problème international, et les administrations sanitaires des pays voisins auraient tout à gagner à partager leurs expériences concernant les programmes d'éducation, la prévention, le traitement et la réadaptation. Elles pourraient même collaborer dans des domaines tels que la législation, la formation et la recherche. Le Dr Noordin suggère que l'OMS explore la possibilité de développer les échanges d'informations entre pays et de faciliter la collaboration inter -pays et régionale sur les aspects médicaux et sanitaires de l'abus des drogues. Le Dr CHAPMAN (Canada) reconnaît avec les orateurs précédents que les problèmes posés par l'usage non médical des drogues sont extrêmement préoccupants. Le Canada a participé à la deuxième session spéciale de la Commission des Stupéfiants, tenue en octobre 1970, qui a recommandé que le Conseil économique et social invite le Secrétaire général à établir un fonds des Nations Unies pour la lutte contre l'abus des drogues. Cette commission a reconnu que l'action internationale devait viser à une approche multidisciplinaire des problèmes posés.
COMMISSION A
:
DIX -HUITIEME SEANCE
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Au Canada, on a créé au Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social une direction pour l'usage non médical des drogues. Cette direction entreprend des recherches biomédicales sur les causes, les effets et le traitement de la toxicomanie; en outre, elle fournit des services d'analyse des drogues et aide les médecins à traiter leurs malades. Elle fournit également des services très modernes qui viennent compléter les services consultatifs et sanitaires assurés aux toxicomanes. A cela s'ajoute une division de l'éducation qui donne des renseignements concrets et à jour sur le problème. Enfin, une section de contrôle veille à ce que les drogues ne soient pas détournées de leur usage médical et scientifique normal au profit du marché illégal. Le Canada a versé une contribution de $400 000 au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues; par là il n'a pas seulement voulu reconnaître qu'il y avait extension des problèmes au Canada; il a également voulu manifester son désir de voir les organismes des Nations Unies traiter ce problème qui intéresse aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement. La délégation du Canada est satisfaite des progrès réalisés dans l'administration du Fonds et des projets qui ont été entrepris. Elle estime cependant que le Fonds devrait être davantage consacré aux aspects sanitaires du problème. Il faut s'efforcer de réduire la demande de drogues, de rassembler des renseignements sur les facteurs médicaux, sociaux, culturels et économiques qui contribuent à engendrer la pharmacodépendance, de conduire des recherches sur les effets adverses de la toxicomanie et de prendre des mesures thérapeutiques et des mesures de réadaptation en faveur de toutes les personnes souffrant des effets des drogues. En conséquence, la délégation canadienne appuie vigoureusement deux projets interrégionaux figurant dans le projet de programme et de budget pour 1973. Le premier a trait au rassemblement, à l'analyse et à l'évaluation des données sur les possibilités d'abus que présentent les substances psychotropes, ainsi que sur leur pharmacologie et leur utilité thérapeutique. Le deuxième a trait à l'organisation dans certains pays de la formation de personnel de santé en matière d'abus des drogues. La délégation du Canada demande instamment au Directeur général de prendre toutes les mesures qu'il jugera bonnes pour obtenir l'appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues en vue de financer ces activités ainsi que des études sur d'autres aspects sanitaires de la pharmacodépendance. Le Canada appuie pleinement le projet de résolution sur la pharmacodépendance présenté au début de la séance précédente.
Le Professeur VANNUGLI (Italie) déclare que le problème de l'abus des drogues est un problème effrayant qui affecte la société tout entière. Il a été frappé par l'intérêt que d'autres orateurs ont manifesté pour ce problème. Ce que l'on connaît de la pharmacodépendance représente la partie non immergée d'un iceberg les neuf dixièmes du problème restent inconnus. Faute d'information précise, il est très difficile de découvrir le nombre exact de personnes exposées. Actuellement les données proviennent de trois sources distinctes la police et les autorités judiciaires, les organisations de protection sociale, les milieux médicaux. Il est évident qu'il faut d'abord développer la recherche, et le Professeur Vannugli pense que la recherche aurait de figurer en tête de la liste des activités figurant au troisième alinéa du préambule du projet de résolution. On a beaucoup parlé des recherches en pharmacologie, et le Professeur Vannugli appuie entièrement les activités de l'OMS dans ce secteur. Mais il pense que le moment est venu de passer à un stade de recherche plus actif, à savoir d'aller chercher des informations plutôt que de se contenter d'utiliser celles qu'on possède déjà. L'OMS a un rôle important à jouer dans le collationnement et l'évaluation des résultats des recherches actuellement menées dans différents pays par différentes institutions, en créant par exemple des centres régionaux de référence. Les orateurs qui ont proposé des amendements au projet de résolution ont à juste titre souligné les aspects médicaux du rôle de l'OMS dans la lutte contre la pharmacodépendance; mais il n'est pas moins important de maintenir des liens étroits avec les secteurs qui s'occupent des aspects sociaux et juridiques du problème. : :
Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) déclare que, pour être petit, son pays n'en est pas moins touché par le problème de la pharmacodépendance. On ne possède pas de renseignements exacts, mais il ne fait aucun doute que le culte de la drogue se développe parmi les jeunes, y compris parmi les enfants des écoles secondaires et primaires. La marijuana est la drogue la plus fréquemment utilisée, mais le Mandrax vient en bonne place sur la liste. Le Ministère de la Santé, convaincu de la nécessité d'attaquer le problème sur plusieurs fronts, collabore actuellement avec les Ministères de l'Education, du Développement communautaire et des Affaires juridiques pour lancer un programme d'information sur la pharmacodépendance. Le Dr Henry appuie le projet de résolution soumis à la Commission.
Le Dr GOMAA (Egypte) déclare que sa délégation désire proposer deux amendements au projet de résolution. Le premier consiste à remplacer le terme "usage non médical" par "usage nocif" au premier paragraphe du préambule, afin de couvrir tous les abus et mésusages pouvant survenir par suite d'une pratique médicale fautive. Le second consiste à remplacer la première phrase du
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
"INVITE instamment les Etats Membres à entreprendre des efforts dispositif par la phrase suivante ou à accroltre ceux qui sont déjà entrepris ..." pour couvrir le cas des pays qui n'auraient pas encore pris de mesures en vue de résoudre le problème de la pharmacodépendance. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, remercie les délégués de leur contribution constructive et utile. Il aimerait présenter quelques observations générales concernant l'approche du sujet. Le domaine de la pharmacodépendance est presque impénétrable, si on l'aborde par une seule voie. Ses paramètres sont vastes puisqu'ils embrassent les facteurs socio- culturels, psychologiques, économiques, démographiques, génétiques et constitutionnels; quant à ses effets, ils peuvent être mesurés en termes psychosociaux, physiopathologiques et biochimiques. Puisque le problème doit être abordé d'une manière dynamique et multidisciplinaire, il n'est pas du ressort exclusif de l'OMS; c'est un problème inter -institutions. Le Dr Lambo souligne la nécessité d'entreprendre une action d'une portée beaucoup plus large que celle qu'on attend traditionnellement des travailleurs médicaux. Par exemple, l'OMS doit effectuer des études épidémiologiques qui débordent normalement le domaine de la médecine. La question de la pharmacodépendance revêt une importance énorme pour les pays en voie de développement aussi bien que pour les pays développés. En conséquence, le Directeur général lui a accordé une priorité très élevée et continuera de demander des fonds et une assistance afin de pouvoir élargir la portée des activités de l'Organisation et coopérer plus efficacement avec les organisations nationales et internationales ainsi qu'avec des instituts de recherche. Le Secrétariat a pris note des points soulevés au cours de la discussion; il en sera tenu compte dans la mise au point des programmes.
Le Dr CAMERON (service de la Pharmacodépendance) croit comprendre que la Commission désire que le Secrétariat mette davantage l'accent sur la recherche, le traitement et la réadaptation, ainsi que sur certains aspects de la prévention, en accordant une priorité élevée au renforcement de la coopération entre les institutions participant à ces activités. Il a été suggéré au cours de la discussion que l'on étudie avec soin de meilleures méthodes de rassemblement et d'échange des données, en utilisant des sources médicales et sociales, et que l'on examine soigneusement les méthodes permettant de mieux cerner l'ampleur et la nature du problème. Le khat a été mentionné à plusieurs reprises. L'OMS a déjà organisé une revue de la littérature publiée sur ce produit et coopère avec certaines organisations et instituts de la Région de la Méditerranée orientale pour entreprendre des études de terrain sur les effets du khat. Le Dr Cameron ajoute que la Division des Stupéfiants de l'Organisation des Nations Unies s'efforce d'encourager dans son laboratoire des études plus approfondies sur les propriétés chimiques du khat En ce qui concerne le cannabis, l'Organisation recherche déjà s'il est possible d'effectuer des études comparées sur des groupes de personnes utilisant la drogue à forte dose et à faible dose. On s'efforcera également d'étudier les relations pouvant exister entre l'usage du cannabis et les psychoses. La question de savoir si le cannabis tend à augmenter la suggestibilité d'usagers qui ne sont pas encore intoxiqués mérite elle aussi d'être examinée. Passant au problème de la polytoxicomanie, le Dr Cameron déclare que des études sont en cours, en consultation avec l'OMS, sur les interactions entre l'alcool et certains sédatifs. Les effets combinés font plus que s'additionner, mais la question doit être étudiée plus à fond. Au cours de la discussion, on a souligné la nécessité d'étudier les effets de l'usage des drogues. Le Dr Cameron note qu'en effectuant ces études il sera important d'établir une distinction entre les conséquences pharmacologiques et les conséquences résultant des réactions de la société devant un comportement inacceptable. Certains délégués ont mentionné l'acceptabilité sociale et la disponibilité des drogues. Cela indique qu'il faut faire de nouvelles études sur les facteurs déterminant l'acceptation sociale d'une drogue dans une culture particulière. Un certain pourcentage d'usagers d'un quelconque produit engendrant la dépendance deviendra dépendant. Pour l'alcool, la proportion est.de l'ordre de 1 % à 10 % selon les pays, mais il n'existe pas de chiffres comparables pour les autres drogues. Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution proposé par les délégations de l'Argentine, du Cameroun, du Canada, du Chili, du Danemark, des Etats -Unis d'Amérique, des Pays -Bas, de la République fédérale d'Allemagne, de la Suède et de Singapour, et présenté au début de la séance précédente. Elle informe la Commission que la délégation de l'Espagne souhaite retirer son amendement concernant l'insertion d'un troisième paragraphe dans le dispositif, puisque le Directeur général a indiqué que les questions couvertes par cet amendement étaient déjà à l'étude. Par contre, la délégation espagnole maintient l'autre amendement qu'elle a proposé. Le Président rappelle à la Commission que d'autres amendements ont été suggérés par les délégations de l'Egypte, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques.
COMMISSION A
:
DIX -HUITIEME SEANCE
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Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire, explique les amendements proposés par les délégations de l'Egypte, de l'Espagne, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, et de l'URSS. Le Dr KIVITS (Belgique) déclare que sa délégation est prête à adopter le projet de résolution et les amendements proposés. Toutefois il voudrait faire une remarque au sujet de l'amendement proposé par le délégué de l'Egypte; il ne paraît pas heureux de mentionner, dans le premier alinéa du préambule, "l'usage nocif" des drogues engendrant la dépendance, parce qu'il est question dans le même alinéa des effets "nocifs ". Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) suggère les mots suivants "l'usage de drogues engendrant la dépendance à des fins autres que thérapeutiques ". :
Le Dr GOMAA (Egypte) déclare que le but de l'amendement est de mentionner l'abus ou le mésusage des drogues par la faute des membres du corps médical. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) suggère d'employer les mots suivants des drogues engendrant la dépendance ". Il en est ainsi décidé. :
"l'usage abusif
Décision 2.
:
Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé, est approuvé.
1
CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOkRI (Monaco), Rapporteur, donne lecture du projet de cinquième rapport de la Commission. Décision 3. :
Le rapport est adopté (voir page 610).
CLOTURE DES, TRAVAUX
Après les félicitations et remerciements d'usage, le PRESIDENT déclare achevés les travaux de la Commission A. La séance est levée à 17 h.30.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.62.
COMMISSION B
PREMIERE SEANCE
Jeudi 11 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
OBSERVATIONS LIMINAIRES DU PRESIDENT
Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres et représentants des Membres associés, aux représentants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, des autres organisations intergouvernementales et des organisations non gouvernementales. Il souhaite également la bienvenue au représentant du Conseil exécutif, le Dr Bédaya -Ngaro, qui participera aux travaux de la Commission conformément aux dispositions des articles 43 et 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Il remercie les délégués de l'honneur qu'ils lui ont fait ainsi qu'à son pays et à la Région de l'Asie du Sud -Est en le portant à la présidence de la Commission. Bien qu'il ait participé à une dizaine d'Assemblées mondiales de la Santé et qu'il ait appris chaque année quelque chose de nouveau, il a le sentiment de ne pas encore avoir l'expérience requise pour diriger les travaux de la Commission de façon adéquate à moins qu'il ne bénéficie du plein appui de ses membres. Il espère qu'un esprit d'étroite coopération régnera au sein de la Commission et il est persuadé qu'avec l'aide de tous les membres de celle -ci, les travaux pourront être menés à bonne fin. Appelant l'attention sur l'ordre du jour chargé de la Commission B, il rappelle que le Conseil exécutif, dans ses résolutions EB43,R45 et EB45.R28, et la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA23.1, ont demandé aux orateurs de limiter la longueur de leurs interventions au sein des commissions principales. 2.
ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR
Ordre du jour, 3.1
Le PRESIDENT donne lecture de l'article 36 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé concernant l'élection du vice -président et du rapporteur. Il appelle l'attention sur le troisième rapport de la Commission des Désignations (voir page 609) dans lequel il est proposé que le Dr Zoller (République fédérale d'Allemagne) soit nommé vice -président et le Dr Boxall (Australie) rapporteur. Décision Le Dr Zoller et le Dr Boxall sont élus respectivement vice -président et rapporteur par acclamation. :
Le VICE -PRESIDENT et le RAPPORTEUR remercient les membres de la Commission de l'honneur qu'ils leur ont fait, ainsi qu'à leurs délégations, en leur confiant ces charges. 3.
PROGRAMME DE TRAVAIL DE LA COMMISSION
Le PRESIDENT déclare que, conformément à l'article 82 du Règlement intérieur, la Commission suivra les règles, énoncées dans les articles 49 à 81, qui régissent la conduite des débats et le vote en séance plénière. Le mandat des commissions principales est exposé dans la résolution WHA24.4. Le Président appelle particulièrement l'attention sur le paragraphe 1 du dispositif de cette résolution, dont les deuxième, troisième et quatrième alinéas définissent le mandat de la Commission B, et il fait observer que la Commission doit avoir terminé l'examen des points 3.2, 3.4 (avec ses deux subdivisions) et 3.5 (avec ses cinq subdivisions) avant que la Commission A puisse aborder le point 2.2 (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1973).
- 447 -
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Président propose que, pour faciliter les travaux de la Commission, les points soient examinés dans l'ordre suivant point 3.5.1 (Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1971, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif), point 3.2 (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972), point 3.5.2 (Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement), point 3.5.3 (Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution), points 3.5.4 (Rapport sur les recettes occasionnelles) et 3.5.5 (Position du compte d'attente de l'Assemblée), point 3.4.1 (Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972) et point 3.4.2 (Barème des contributions pour 1973). :
Il en est ainsi décidé.
La séance est levée à 15 heures,
DEUXIEME SEANCE
Lundi 15 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIERE DE L'ORGANISATION
Ordre du jour, 3.5
M. FURTH, Sous -Directeur général, présente l'ensemble des questions évoquées au point 3.5 de l'ordre du jour. Il déclare qu'en soumettant à l'Assemblée son Rapport financier pour l'exercice ler janvier -31 décembre 1971 (Actes officiels N° 200), le Directeur général est heureux de signaler que la situation financière de l'Organisation demeure saine. Le Rapport financier a été établi, d'une manière générale, sur le modèle des rapports antérieurs, mais il contient des renseignements sur deux points nouveaux. Tout d'abord, dans les notes explicatives (page 5), les monnaies choisies pour les placements sous forme de dépôts à court terme et les catégories de titres ont été indiquées pour la première fois, ce qui répondait à la demande expresse présentée par certaines délégations à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Deuxièmement, comme l'Assemblée l'en avait prié dans sa résolution WHA24.22, le Directeur général a inséré dans son rapport (page 32) un nouveau tableau 5C, dans lequel figurent des renseignements sur l'accord de prêt conclu pour la construction (actuellement en cours) du nouveau garage souterrain au Siège de l'OMS et sur les dépenses engagées pour ces travaux. Le total des contributions recouvrées pour 1971 s'élevait, au 31 décembre 1971, à 94,7 % des montants dus par les Etats Membres pour le financement du budget effectif de cet exercice. Le pourcentage correspondant pour 1970 était de 94,9. Cette situation ne crée pas de problème financier sérieux pour l'Organisation, mais il convient de noter (pages 21 à 23 du Rapport) qu'au 31 décembre 1971, 36 Membres étaient redevables de tout ou partie de leurs contributions pour 1971, ce qui représentait une somme de US $3 800 000, et que 12 Membres étaient également redevables de tout ou partie de leurs contributions pour les années antérieures à 1971, ce qui représentait environ US $1 200 000. Le document A25/20, qui se rapporte au point 3.5.2 de l'ordre du jour, présente l'état du recouvrement des contributions au 31 mars 1972. A cette date, 21 Membres étaient encore redevables d'arriérés pour 1971, 9 d'entre eux pour la totalité et 12 pour une partie de leur contribution. En outre, 9 Membres étaient également redevables d'arriérés pour tout ou partie de leur contribution d'une ou de plusieurs années antérieures à 1971. Depuis le 31 mars 1972, 6 pays ont versé leurs arriérés de contributions pour 1971. Donc, à l'heure actuelle, 15 Membres seulement sont redevables d'arriérés pour 1971, dont 9 pour la totalité et 6 pour une partie de leur contribution, et 9 Membres sont encore redevables d'arriérés pour tout ou partie de leur contribution relative aux années antérieures à 1971. En ce qui concerne le recouvrement des contributions pour l'année 1972, le rapport indique qu'au 31 mars 1972 les contributions recouvrées représentaient 19,2 % des montants fixés pour le financement du budget effectif de l'année. Toutefois, pour donner une idée de la situation à une date plus récente, le Sous -Directeur général précise qu'au 30 avril 1972 le chiffre correspondant était de 26,7 %. Le Directeur général a prié M. Furth d'insister tout particulièrement auprès des Etats Membres encore redevables d'arriérés afin qu'ils fassent tout leur possible pour verser ces arriérés dans les meilleurs délais. Pour ce qui est des opérations du budget ordinaire de 1971, les engagements de dépenses se sont élevés à US $75 200 000, soit 99,97 % du budget effectif. Etant donné que les recouvrements de contributions n'atteignaient que 94,7 % au 31 décembre 1971, il y avait à la fin de l'année un découvert de trésorerie de US $3 674 095, qu'il a fallu couvrir au moyen d'un prélèvement sur le fonds de roulement. Du ler janvier au 30 avril 1972, une somme de US $1 708 538 a été reçue pour le règlement d'arriérés de contributions au titre de l'exercice 1971, ce qui a ramené à US $1 965 557 le montant dû au fonds de roulement. Ainsi que l'indique le Rapport financier (page 65), le total des dépenses engagées en 1971 sur tous les fonds dont dispose l'Organisation s'est élevé à environ US $99 000 000, dont près de US $75 200 000 représentant les fonds engagés au titre du budget ordinaire, comme M. Furth vient de le dire. Il convient de noter en outre, d'après les renseignements fournis à la page 65 du Rapport, que, sur le total de US $99 000 000 engagé pour 1971, un montant de US $85 600 000 a été affecté à la mise en oeuvre du programme. - 449 -
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Les dépenses engagées en 1971 sur des fonds autres que ceux du budget ordinaire ont été les suivantes environ US $2 500 000 sur les comptes spéciaux du fonds bénévole pour la promotion de la santé, environ US $6 100 000 sur l'élément Assistance technique du Programme des Nations Unies pour le Développement, non compris la subvention de US $1 268 624 versée au budget ordinaire en remboursement des dépenses d'administration et des services d'exécution pour ce programme; environ US $7 400 000 sur l'élément Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement, et environ US $8 000 000 sur d'autres fonds mis à la disposition de l'Organisation, dont US $1 700 000 au titre du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, US $2 600 000 au titre du Centre international de Recherche sur le Cancer, environ US $3 400 000 au titre des fonds en dépôt et autres fonds remboursables, et US $223 000 au titre du fonds de roulement des ventes. Le Bureau sanitaire panaméricain/Bureau régional de l'OMS pour les Amériques a engagé US $16 000 000 sur le budget ordinaire de l'OPS et un peu plus de US $6 000 000 sur les autres fonds mis directement à sa disposition. En bref, les activités que l'Organisation mondiale de la Santé a exécutées au moyen des fonds gérés directement ou indirectement par elle ont coûté au total environ US $121 000 000. Le tableau 8 (page 38 du Rapport financier) donne le détail des recettes occasionnelles disponibles au 31 décembre 1971 pour affectation par l'Assemblée de la Santé. Il indique qu'au 31 décembre 1971 le total des recettes occasionnelles disponibles s'élevait à US $3 370 000. Toutefois, au 31 mars 1972, ce total avait atteint US $3 720 000, comme le montre le document distribué sous la double cote A25/22 et A25/23, qui se rapporte aux points 3.5.4 et 3.5.5 de l'ordre du jour. Les recettes diverses, qui constituent l'un des éléments du compte des recettes occasionnelles, se sont élevées en 1971 à US $3 200 000, contre US $3 900 000 en 1970; cette diminution est due principalement à une baisse des taux d'intérêt en 1971 par rapport à l'année précédente. Certes, tous les chiffres cités par le Sous -Directeur général, qui figurent soit dans le Rapport financier pour 1971 soit dans d'autres documents soumis à la Commission, montrent bien que la situation financière est saine, mais ils ne révèlent pas les efforts déployés en 1971 par le Directeur général pour pallier les effets, sur le budget de 1971, des crises monétaires auxquelles l'Organisation a dû faire face au cours de l'année. En mai 1971, lors de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a signalé que l'incertitude de la situation monétaire internationale et la réévaluation qui venait d'être annoncée par le Gouvernement suisse auraient de sérieuses répercussions sur le budget de l'Organisation pour 1971 et pour les années suivantes. des répercussions budgétaires, il a informé l'Assemblée qu'il s'efforcerait, dans toute la mesure du possible, de couvrir les charges additionnelles dans les limites du budget approuvé pour 1971, en réalisant des économies à l'échelle mondiale, mais il se rendait compte que ces mesures poseraient des problèmes si complexes et d'une telle portée qu'il devait se réserver le droit de recourir au -fonds de roulement, sur lequel il était autorisé à prélever jusqu'à US $250 000 pour des dépenses imprévues et extraordinaires. En réalité, comme chacun le sait, la situation est devenue plus critique vers la fin de l'année et s'est aggravée encore à la suite d'une augmentation substantielle des tarifs postaux suisses, de sorte que les besoins supplémentaires pour 1971 se sont finalement chiffrés à un total d'environ US $985 000. Le Directeur général a réussi à faire face à ces besoins supplémentaires sans avoir recours au fonds de roulement et sans demander de crédits budgétaires supplémentaires; pour cela, il a ralenti la mise en oeuvre du programme en retardant les nominations à certains postes vacants, en réduisant le programme de recherches et en pratiquant d'autres économies sur l'ensemble du budget. Pour réaliser ces économies, il a dû procéder à des virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits, et il a obtenu à cette fin l'assentiment écrit de la majorité des membres du Conseil. Sans ces mesures soigneusement planifiées et exécutées, qui ont permis d'économiser près d'un million de dollars mais n'ont eu que le minimum de répercussions sur les activités dans les pays, il n'aurait pas été possible de maintenir les engagements de dépenses dans les limites du budget effectif. En fait, on a si bien surveillé le flux des dépenses pour éviter qu'elles n'excèdent le budget effectif ou ne soient inférieures à celui -ci qu'à la fin de l'année le solde des dépenses non engagées s'établissait à US $19 000 seulement, soit les trois centièmes de 1 % du budget effectif, ce qui représente, tant en valeur relative qu'en chiffres absolus, le plus faible solde de ce genre qui ait été enregistré dans l'histoire de l'Organisation. :
2.
RAPPORT FINANCIER SUR LES COMPTES DE L'OMS POUR L'EXERCICE 1971, RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ET OBSERVATIONS Y RELATIVES DU COMITE SPECIAL DU CONSEIL EXECUTIF
Ordre du jour, 3.5.1
Le PRESIDENT rappelle à la Commission qu'aux termes de l'article 18 f) de la Constitution, les fonctions suivantes sont dévolues à l'Assemblée mondiale de la Santé "contrôler la politique financière de l'Organisation, examiner et approuver son budget ". Il appelle également son attention sur les paragraphes 11.5 et 12.4 du Règlement financier qui concernent particulièrement ces fonctions. :
COMMISSION B
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DEUXIEME SEANCE
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Le Dr BÉDAYA- NGARO, représentant du Conseil exécutif, résume brièvement le premier rapport du Comité spécial du Conseil exécutif qui fait l'objet du document A25/19,1 et il appelle l'attention sur le projet de résolution suivant dont le Comité a recommandé l'adoption à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1971, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le Même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels N° 200; et Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1971.
Prenant la parole à l'invitation du PRESIDENT, M. BREIE, Commissaire aux Comptes, fait observer que le Comité spécial du Conseil exécutif, dans son premier rapport, s'est référé à la résolution WHA24.5 dans laquelle la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait prié "le Commissaire aux Comptes de présenter des observations plus détaillées au sujet du Rapport financier dans la mesure où il l'estime nécessaire" et qu'il s'est demandé si les observations formulées dans les paragraphes 13.1 et 13.5 du Rapport du Commissaire aux Comptes (Actes officiels N° 200, pages 131137) répondaient pleinement à l'intention exprimée dans la résolution précitée. Les comptes de 1971 ont été vérifiés, comme ceux des années précédentes, conformément aux dispositions du Règlement financier et le Rapport contient plusieurs observations du type mentionné dans la résolution WHA24.5. Ces dernières figurent non seulement aux paragraphes 13.1 et 13.5 du Rapport, mais aussi aux paragraphes 9, 13.2, 13.3, 13.4 et 14.3. A ce propos, M. Breie désire appeler l'attention de la Commission sur les discussions qui ont eu lieu lors des Vingt -Troisième et Vingt -Quatrième Assemblées mondiales de la Santé en ce qui concerne le Rapport du Commissaire aux Comptes, ainsi que sur les documents examinés à ces occasions. Aux termes du Règlement financier, le Commissaire aux Comptes est tenu de vérifier les comptes de l'Organisation et peut formuler les observations qu'il juge utiles. A son avis, les observations relatives aux pratiques administratives et aux méthodes de gestion doivent avoir un caractère accessoire dans une vérification des comptes. La déclaration qu'il a faite à ce sujet, il y a deux ans, devant l'Assemblée mondiale de la Santé a été approuvée sans réserve par le groupe de vérificateurs extérieurs des comptes de l'ONU et des institutions spécialisées et par le Comité des Commissaires aux Comptes de l'ONU. Le Dr SUMBUNG (Indonésie), se référant aux termes de l'article 18 f) de la Constitution, qui ont été précédemment cités, se demande si l'examen du Rapport financier auquel procède actuellement la Commission lui permet vraiment de contrôler la politique financière de l'Organisation et d'examiner et d'approuver son budget. La Commission aimerait que le Directeur général lui explique comment il établit la politique financière de l'Organisation, comment sont faites les allocations des ressources budgétaires aux bureaux régionaux et comment est décidé le rang de priorité des divers programmes. Se référant au paragraphe 13.1 du Rapport du Commissaire aux Comptes et à la suggestion selon laquelle les procédures d'achat de fournitures et de matériel devraient être assouplies et décentralisées, le Dr Sumbung se déclare partisan de telles mesures. Non seulement les livraisons en seraient accélérées, mais les pays en voie de développement pourraient ainsi vendre plus facilement les fournitures et le matériel qu'ils produisent. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) remercie le Sous -Directeur général de son exposé sur la situation financière de l'Organisation et le Commissaire aux Comptes qui a su tenir compte des observations et des voeux de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé concernant la nécessité de formuler des recommandations sur les méthodes appliquées et sur l'efficacité d'emploi des ressources financières de l'Organisation. Le Rapport du Commissaire aux Comptes contient de nombreuses propositions de caractère technique qui devraient aider à mieux comprendre le mécanisme complexe des activités financières de l'OMS ainsi que sa situation financière.
Il convient encore de noter que le Rapport financier fournit d'utiles précisions sur les monnaies des dépôts à court terme et sur les prêts obtenus pour la construction du garage souterrain. Il est à souhaiter qu'à l'avenir des renseignements encore plus détaillés soient donnés sur les opérations financières de l'OMS.
1 Voir Actes off. Org. mond, Santé, 1972, N° 201, annexe 1.
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La délégation de l'URSS se félicite d'entendre dire par le Sous -Directeur général que la situation financière de l'Organisation est saine. On se doit cependant de faire observer, comme les années précédentes, que le budget augmente constamment et représente maintenant une lourde charge pour un certain nombre de pays Membres. Beaucoup d'entre eux sont encore redevables d'arriérés de contributions et, une fois encore, l'Assemblée de la Santé doit décider s'il y a lieu ou non de suspendre leur droit de vote, en application de l'article 7 de la Constitution. La Commission devra envisager des mesures propres à stabiliser le budget et à améliorer l'efficacité de l'Organisation en ce qui concerne la planification et l'évaluation des activités ces deux problèmes sont d'ailleurs étroitement apparentés. Par ailleurs, l'OMS a récemment jugé nécessaire d'inclure dans le budget des prévisions de dépenses supplémentaires, de sorte que certains Membres sont encore moins en mesure d'acquitter leurs contributions. Bien que les documents dont est saisie la Commission donnent des informations sur les progrès réalisés par l'OMS dans certains secteurs d'activité, on n'y trouve aucune indication sur la relation entre les dépenses et les résultats, ni sur la possibilité d'obtenir, avec d'autres méthodes de financement, des résultats équivalents ou supérieurs. Il se trouve sûrement à l'OMS des experts capables de procéder à une analyse et de mettre au point des méthodes plus efficaces. Dans le cas des projets qui ont déjà été exécutés, il n'est pas non plus établi, d'une manière générale, de comparaison entre les résultats et les dépenses. Or, ce genre d'information permettrait seul de procéder à un examen vraiment fructueux des comptes de l'OMS et de disposer d'une base sur laquelle on pourrait se fonder pour élaborer les programmes d'action de l'avenir. Nul ne peut contester les succès obtenus par l'OMS dans de nombreux domaines, mais il n'est pas certain que ces succès exigent vraiment les dépenses considérables dont il est fait mention dans le Rapport financier. De l'avis du Commissaire aux Comptes, tous les projets ne comportent pas les objectifs bien définis qui permettraient d'évaluer les résultats. La comparaison entre le Rapport financier et le projet de programme et de budget pour 1971 (Actes officiels N° 179) révèle des tendances assez préoccupantes. De nombreux projets dont l'exécution devait être financée au moyen du budget ordinaire n'ont pas été mis en oeuvre pour des raisons qui ne sont pas expliquées dans le Rapport financier. En revanche, on a entrepris - ou relancé - des projets qui ne figuraient même pas dans les pages vertes des Actes officiels N° 179. Ces projets étaient -ils d'une telle urgence et ne pouvait -on attendre, pour les mettre en oeuvre, que l'Assemblée de la Santé ait eu l'occasion d'en discuter ? Si, d'autre part, certains projets n'ont pas été exécutés, il faut en conclure qu'ils n'étaient pas particulièrement nécessaires ou que leur inclusion dans le programme n'avait pas été faite au moment opportun, autrement dit que leur planification avait été défectueuse. En ne les mettant pas en oeuvre, on a réalisé des économies que l'Assemblée de la Santé aurait pu utiliser pour couvrir une partie des prévisions de dépenses supplémentaires. De fait, le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées avait formulé une recommandation dans ce sens. Le problème de la stabilisation du budget est étroitement lié à celui de la planification et de l'évaluation et la délégation soviétique n'est pas la seule à avoir souvent appelé l'attention sur ce point. Au cours de ses vingt -cinq années d'existence, l'Organisation n'a pas été en mesure de mettre au point une méthode efficace pour évaluer ses programmes, et la planification de ses activités s'en est ressentie. Il n'existe pas encore de classification satisfaisante des dépenses. La délégation soviétique a déjà appelé l'attention du Secrétariat sur la nécessité de classer les dépenses administratives de façon plus précise. A l'heure actuelle, ces dépenses ne figurent pas toutes dans un même chapitre et le nouveau projet de présentation du budget ne contient aucune disposition à cet effet. L'absence d'une classification précise des chapitres de dépenses complique l'évaluation de l'efficacité des dépenses inscrites et constitue un nouvel exemple des lacunes du système de planification et de comptabilité. Certaines améliorations, qu'il n'est pas question de sous -estimer, ont néanmoins été apportées au système financier et aux méthodes d'évaluation. Les sommes reçues du PNUD posent un autre problème elles diminuent chaque année et cette évolution se répercute sur le niveau du budget ordinaire ainsi que sur l'ensemble des activités financières de l'OMS. A plusieurs reprises, l'Assemblée de la Santé a vivement engagé les pays Membres à accorder un rang de priorité plus élevé aux questions de santé dans les demandes d'assistance qu'ils adressent au PNUD et il serait peut -être utile que le Conseil d'administration du PNUD soit prié de revoir les priorités afin d'accroître les sommes allouées aux activités sanitaires. Au cours de ces dernières années, on a également assisté à une diminution des fonds en dépôt peut -être faut -il voir là le signe d'une confiance moindre dans l'aptitude de l'OMS à assurer une utilisation efficace et judicieuse de ses ressources budgétaires. Une telle tendance pourrait à son tour susciter des doutes chez les Etats Membres sur l'usage qui est fait de leurs contributions. : :
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COMMISSION B
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En conclusion, le Professeur Lisicyn répète qu'il a accueilli avec satisfaction le Rapport du Commissaire aux Comptes et il souhaite que ce dernier poursuive ses efforts en vue d'améliorer les mécanismes financiers de l'Organisation et d'évaluer l'efficacité du financement des projets soutenus par l'OMS. Le Dr AL -WAHBI (Irak) est heureux de noter que la situation financière de l'Organisation reste saine en dépit des difficultés récentes. Il fait observer que les pays redevables d'arriérés de contributions se classent généralement en deux grandes catégories ceux qui n'ont pas versé leurs contributions depuis plusieurs années et ceux dont l'exercice financier ne coïncide pas avec l'année civile adoptée par l'OMS. L'exercice financier de l'Irak commence en avril, et ce pays se trouve redevable d'un arriéré de contributions pendant les premiers mois de chaque année. En ce qui concerne la première catégorie de pays, on peut être assuré que les Membres qui la composent feront tout leur possible pour liquider leurs arriérés de contributions. :
M. HASSAN (Somalie) se reporte au paragraphe 13.5 du Rapport du Commissaire aux Comptes où il est fait état d'une vérification spéciale concernant l'exécution des projets au Bureau régional de l'Asie du Sud -Est. On pourrait peut -être vérifier de la même manière l'exécution des projets dans d'autres Régions. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) fait remarquer que le Rapport financier pour 1971 présente des améliorations de fond et de forme qui s'inspirent des suggestions formulées les années précédentes. Ce document gagne en utilité chaque année et l'on doit aussi se féliciter d'avoir pu en prendre connaissance plus tôt que les autres années. Le Dr Steinfeld approuve un certain nombre des remarques formulées dans le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif. Les observations de fond du Commissaire aux Comptes sont sans doute un peu plus détaillées qu'elles ne l'étaient auparavant; mais elles se bornent encore, dans une large mesure, à constater un état de fait, alors que l'on aimerait trouver dans son rapport quelques renseignements supplémentaires du genre, peut -être, de ceux qui figurent dans le rapport sur les comptes de l'Organisation panaméricaine de la Santé. M. Breie exerce également les fonctions de Commissaire aux Comptes pour l'OPS et, vis -à -vis de cette organisation, il donne son opinion sur les opérations de gestion. Se référant aux remarques concernant le compte pour les paiements de fin de contrat, qui figurent au paragraphe 9 du rapport du Comité spécial, le Dr Steinfeld se demande s'il est vraiment nécessaire d'avoir un fonds de dépôt aussi important, dont seuls les intérêts sont utilisés pour effectuer les paiements de fin de contrat tandis que le capital demeure intact. Il suffirait peut être de virer au compte une somme correspondant à 2,1 % des traitements nets pour couvrir le montant annuel des paiements qui s'élève à environ US $1 000 000, ce qui libérerait une partie des US $11 000 000 qui composent le fonds et permettrait de les affecter au programme. Le Dr Steinfeld propose que le Commissaire aux Comptes examine ce compte pour s'assurer de sa conformité avec les normes actuarielles et les principes d'une bonne gestion, et qu'il indique le niveau adéquat pour un compte de cette nature. Le Conseil exécutif pourrait examiner la question à sa cinquante et unième session. Enfin, le Dr Steinfeld demande des explications sur l'accroissement du coût des services administratifs, qui est passé de US $4 162 929 en 1970 à US $5 184 750 en 1971 (Actes officiels N° 200, page 16), ce qui représente une hausse d'environ 24,5 %. La réévaluation du franc suisse n'a eu lieu qu'au milieu de 1971, et le rapport ne donne aucune raison pour une telle augmentation.
Le Dr FOFANA (Mali) estime lui aussi que le Rapport du Commissaire aux Comptes aurait pu être plus détaillé et note que le Comité spécial s'est demandé si les observations figurant dans le Rapport répondaient pleinement à l'intention de la résolution WHA24.5. Le Commissaire aux Comptes est mieux placé que beaucoup de délégués pour évaluer certaines dépenses, et une analyse critique, faite par lui, de l'efficacité des dépenses de l'OMS serait très utile. En ce qui concerne les observations du Comité spécial au sujet du Centre international de Recherche sur le Cancer, le Dr Fofana se demande si le découvert de trésorerie est accidentel ou structurel. Enfin, il estime que le Comité spécial aurait dû donner davantage d'indications sur le niveau et la justification du compte pour les paiements de fin de contrat. Le Dr DE CONINCK (Belgique) suggère une petite mesure d'économie. De nombreux documents sont envoyés par courrier express alors que pour beaucoup de pays cela ne fait gagner qu'un jour; d'autre part, les documents sont souvent envoyés recommandés. A moins qu'il ne s'agisse de documents vraiment urgents, on pourrait très bien les expédier par courrier ordinaire. Le précédent orateur a évoqué le déficit du CIRC à la fin de 1971, déficit résultant en partie de la dévaluation du dollar survenue au cours de l'année. Ne voulant pas profiter de la situation, le Gouvernement belge est disposé à verser au Centre la différence entre le montant en francs belges de sa contribution, fixée en dollars avant la dévaluation du dollar, et le montant de cette même contribution après la dévaluation, et il espère que cet exemple sera suivi par d'autres Etats participants.
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M. BREIE, Commissaire aux Comptes, répondant aux observations des délégués, précise qu'il pourra procéder à des vérifications spéciales concernant la mise en oeuvre des projets dans une autre Région de l'OMS l'année prochaine mais que, de toute évidence, il ne pourrait pas effectuer des vérifications de comptes dans toutes les Régions en même temps. Il étudiera le compte pour les paiements de fin de contrat, et notamment ses aspects actuariels, et formulera les observations qu'il jugera appropriées. Il verra également si son rapport devrait être établi de façon analogue à celui du rapport sur les comptes de l'OPS; pour sa part, il estime que les différences entre les deux rapports sont surtout de nature rédactionnelle. M. FURTH, Sous -Directeur général, reprenant les points soulevés au cours de la discussion, rappelle que le délégué de l'Indonésie a demandé si la Commission exerce maintenant les fonctions de l'Assemblée de la Santé définies à l'article 18 f) de la Constitution de l'OMS. En fait, les deux commissions examineront et approuveront à un stade ultérieur le budget de 1973. D'autre part, en examinant le Rapport financier de l'Organisation pour 1971, la Commission B exerce sa fonction de contrôle, puisqu'elle vérifie si le Secrétariat a correctement mis en oeuvre les directives financières formulées par le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé. Répondant aux observations du délégué de l'Indonésie au sujet du paragraphe 13.1 du Rapport du Commissaire aux Comptes, 13 Sous Directeur général informe la Commission que le Directeur général a déjà commencé une étude sur la possibilité d'une délégation de pouvoirs aux Régions et d'un développement des achats sur place. Jusqu'à présent, les résultats montrent que, dans trois des Régions, les procédures actuelles sont satisfaisantes, tandis que dans les trois autres Régions, il pourrait être avantageux d'augmenter les montants alloués pour les achats sur place. Pour ce qui est de la délégation de pouvoirs des bureaux régionaux aux directeurs des projets, la pratique varie d'une Région à l'autre. Le Directeur général poursuivra son étude pour obtenir l'assouplissement des opérations mentionné par le Commissaire aux Comptes. Le délégué de l'URSS a évoqué tout le problème complexe de l'évaluation des projets. Le Secrétariat sait que les objectifs de certains projets ne sont pas définis d'une manière suffisamment claire. Il recherche de meilleures méthodes pour formuler les projets, notamment par le recours à l'analyse des systèmes. Les administrations sanitaires nationales peuvent jouer un rôle utile à cet égard en définissant en termes plus clairs les projets pour lesquels elles demandent une assistance. Le délégué de l'URSS a également parlé de projets qui, en 1971, n'étaient pas exécutés ou qui l'étaient sans avoir été approuvés par l'Assemblée de la Santé. Les différences qui apparaissent dans l'appendice 2 du Rapport financier entre les prévisions budgétaires révisées et les dépenses engagées résultent principalement de changements survenus dans les priorités fixées par les gouvernements en matière d'assistance. Le délégué de l'URSS a suggéré que, lorsqu'un projet n'était pas mis en oeuvre, les dépenses prévues pour celui -ci soient considérées comme une économie. Or, la plupart des gouvernements insistent pour que le Directeur général dispose de la marge de manoeuvre nécessaire pour donner satisfaction à leurs demandes, même si celles -ci sont modifiées après l'adoption du budget. Le fait que des projets complètement approuvés ne soient pas mis en oeuvre retards dans le recrutement de personnel, transfert du s'explique par bien d'autres raisons budget ordinaire à d'autres sources de fonds, ajournement, etc. Le Sous -Directeur général est en grande partie d'accord avec le délégué de l'URSS pour estimer qu'aussi bien dans le projet de programme et de budget que dans le Rapport financier, les dépenses ne sont pas classées d'une manière rigoureusement logique. Il espère que l'Assemblée de la Santé approuvera, en traitant le point 3.7 de l'ordre du jour, les propositions du Directeur général tendant à améliorer la présentation du budget, propositions qui comprennent une classification nouvelle des programmes, et par conséquent des comptes. Il n'est pas certain d'avoir bien compris ce qu'a voulu dire le délégué de l'URSS lorsqu'il a parlé d'une baisse de confiance au sujet de la gestion par l'OMS des fonds en dépôt. Les chiffres figurant à la page 27 du Rapport financier feraient plutôt penser que ces fonds ont augmenté. Une diminution pourrait cependant signifier que certains pays ont maintenant la possibilité d'exécuter par eux -mêmes leurs projets d'action sanitaire au lieu d'avoir recours à l'assistance de l'OMS. Le délégué de l'Irak a suggéré une explication pour le retard avec lequel certains gouvernements règlent leurs contributions. Le Sous -Directeur général comprend que certains gouvernements dont l'exercice financier ne coincide pas avec celui de l'OMS éprouvent des difficultés à verser leurs contributions tôt dans l'année. Cependant, des pays qui se trouvent dans cette situation ont trouvé une solution en procédant, dès l'exercice financier précédent, à l'affectation des crédits nécessaires. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique et d'autres délégués souhaiteraient que le Commissaire aux Comptes formule davantage d'observations au sujet du Rapport financier. Cependant, la táche du Commissaire aux Comptes est avant tout de procéder à une vérification normale de l'exactitude et de la régularité des comptes. Au Secrétariat de l'OMS, la vérification intérieure des comptes et la gestion administrative sont des fonctions distinctes confiées à des services différents; il semblerait injuste de s'attendre à ce que le Commissaire aux Comptes assume une double fonction, :
COMMISSION B
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pour laquelle le Bureau de la Vérification intérieure des Comptes n'est pas équipé. Comme on l'a proposé, le Commissaire aux Comptes procédera à une vérification spéciale du compte pour les paiements de fin de contrat, qui a été géré selon les principes que le Directeur général a exposés au Conseil exécutif à sa trente -cinquième session. Le délégué des Etats -Unis d'Amérique a estimé qu'un pourcentage de 2,1 % des traitements couvrirait les paiements faits par ce compte. D'après les calculs du Secrétariat, un tel pourcentage aboutirait à l'épuisement du compte et un virement égal à 4 % des traitements ne suffirait pas pour permettre au compte d'atteindre dans un avenir prévisible le niveau voulu. Avec la proportion actuelle de 6 %, ce niveau sera atteint vers la fin de 1976 ou le milieu de 1977. Cependant, on ne vise nullement à porter le compte à un niveau permettant de verser les indemnités de fin de contrat à la totalité du personnel si l'Organisation devait subitement cesser d'exister; dans ce cas, les indemnités devraient être versées par le fonds de roulement. Quant à l'augmentation des dépenses pour les services administratifs en 1971 par rapport à l'année précédente, elle est principalement due au fait que les services de fournitures ont été transférés de la mise en oeuvre du programme aux services administratifs. Enfin, le Sous -Directeur général donne au délégué de la Belgique l'assurance que sa suggestion concernant les économies à réaliser dans l'envoi des documents sera étudiée. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle qu'à la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé plusieurs délégations ont jugé utile, non seulement que le Commissaire aux Comptes formule des observations plus détaillées sur les comptes, mais qu'il procède aussi, dans la mesure du possible, à une évaluation de projets particuliers et de leur mode de financement. Il propose d'apporter au projet de résolution dont la Commission est saisie un amendement consistant, d'une part, à insérer, après le deuxième alinéa du préambule, le texte suivant :
Notant avec satisfaction que le Rapport du Commissaire aux Comptes contient des informations plus détaillées que par le passé sur la situation effective du financement et de l'exécution d'un certain nombre de projets; et Rappelant la résolution WHA24.5; et, d'autre part, à insérer dans le dispositif un deuxième paragraphe ainsi conçu 2. :
PRIE le Commissaire aux Comptes de présenter, dans la mesure du possible, de plus larges informations sur les méthodes de financement, d'exécution et d'évaluation des projets.
Le Professeur Lisicyn apprécie à leur juste valeur les observations du Sous -Directeur général et estime comme lui que l'évaluation et, en particulier, l'évaluation de projets particuliers, est une tâche extrêmement compliquée, qui demande plus que la simple appréciation des procédures financières employées. Néanmoins, il estime qu'il serait bon de connaître les observations du Commissaire aux Comptes sur certains projets choisis, mettant l'accent sur les aspects financiers, qui sont inséparables de l'appréciation de l'ensemble du projet. En substance, l'amendement proposé par sa délégation constitue un développement de la résolution WHA24.5 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Il pourrait être considéré soit comme un amendement au projet de résolution du Comité spécial, soit comme un projet distinct.
Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation appuie la proposition de la délégation soviétique relative à l'alinéa à ajouter dans le préambule. Pour ce qui est du paragraphe à insérer dans le dispositif, il n'est pas entièrement convaincu que les méthodes d'évaluation des projets soient de la compétence du Commissaire aux Comptes. C'est pourquoi il suggérerait la suppression des mots "d'exécution et d'évaluation ". Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), eu égard aux explications fournies par le Sous -Directeur général, est disposé à accepter l'amendement suggéré par le délégué de la France. Il estime que la Commission a manifesté le désir d'obtenir des recommandations plus détaillées du Commissaire aux Comptes sur tous les aspects des activités financières de l'Organisation. Bien que l'amendement proposé par le délégué de la France puisse affaiblir quelque peu sa propre proposition, il pense que le projet de résolution devrait néanmoins permettre au Commissaire aux Comptes d'étudier, avec le concours des compétences nécessaires, tous les aspects du déroulement des projets. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) appuie le projet d'amendement présenté par le délégué de l'URSS avec les modifications proposées par le délégué de la France. Les pays pourraient recevoir une aide du Directeur général, par exemple grâce à des projets pilotes fonctionnant sur une base régionale, en ce qui concerne la manière de renforcer leurs propres méthodes d'évaluation sur le plan national. Le Dr Sumbung ne formule cette suggestion qu'à l'intention du Directeur général, sans proposer aucun amendement aux textes dont la Commission est actuellement saisie.
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Le Dr SOW (Sénégal) estime qu'il y a une inconséquence dans le fait que le délégué de la France suggère de supprimer le mot "exécution" dans le deuxième paragraphe du dispositif proposé par le délégué de l'URSS, alors que le mot "exécution" est conservé dans l'alinéa à ajouter au préambule. Le Dr Sow aurait donc préféré que le mot "exécution" soit maintenu. Le Dr AL -WAHBI (Irak) fait sienne l'observation du délégué du Sénégal et suggère que, dans le deuxième paragraphe du dispositif, les mots "d'exécution et d'évaluation" soient remplacés par les mots "et d'exécution ".
Le Dr SOW (Sénégal) appuie cette proposition. M. BREIE, Commissaire aux Comptes, pense que les mots "financement" et "exécution" sont acceptables puisque l'exécution des projets peut être examinée du point de vue financier. La question de 1' "évaluation" est bien différente, puisque le Commissaire aux Comptes ne possède pas la compétence nécessaire pour exercer cette fonction. Le Dr CAYLA (France) est disposé à accepter la proposition du délégué de l'Irak, à condition que le libellé soit modifié comme suit "de financement des projets et de leur exécution finan:
cière".
Pour le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), il s'agit là d'une question de pure forme, plutôt que de fond, car l'expression "méthodes de financement" englobe également l'exécution financière et l'évaluation des projets. Le libellé explicite proposé par le délégué de la France lui convient parfaitement. Répondant au Dr SUMBUNG (Indonésie) qui lui a demandé si l'amendement proposé aurait pour effet d'élargir d'une manière quelconque ses fonctions, M. BREIE, Commissaire aux Comptes, dit que ses fonctions sont nettement délimitées par le Règlement financier, ainsi qu'il l'a souligné dans les observations générales par lesquelles s'ouvre son rapport, reproduit dans les Actes officiels N° 200. M. FURTH, Sous- Directeur général, confirme la déclaration du Commissaire aux Comptes. Toute proposition tendant à demander au Commissaire aux Comptes de faire des recommandations additionnelles doit s'entendre dans les limites de ce qui est dit au paragraphe 2 du Rapport du Commissaire aux Comptes, à savoir qu'il est aussi habilité à formuler les observations qu'il juge utiles sur l'efficacité du système comptable, sur la comptabilité, sur les contrôles financiers intérieurs et, en général, sur les incidences budgétaires des pratiques administratives. Décisions L'amendement proposé par le délégué de l'URSS, ainsi qu'il a été modifié par le délégué 1) de la France, est approuvé. Le projet j de résolution, ainsi amendé, est a pprouvé. 1 2) :
,
3.
PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1972 i
Ordre du jour, 3.2
Présentant la question, le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare que le Directeur général a soumis au Conseil exécutif, à sa quarante -neuvième session, des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972 s'élevant au total à US $3 423 400, dont US $978 400 correspondent à la proposition faite par le Directeur général de comptabiliser en recettes au budget ordinaire la somme forfaitaire annuelle que le PNUD, à la suite de la fusion complète de ses deux éléments, versera dorénavant en remboursement des frais généraux supportés par l'OMS, c'est -à -dire d'appliquer la même formule que pour la somme annuelle qui était jusqu'ici reçue de l'élément Assistance technique du PNUD. Comme il est expliqué dans le rapport établi par le Directeur général à ce sujet (annexe 3 des Actes officiels N° 198) et dans les paragraphes 16 à 19 de la page XXI des Actes officiels N° 196, un tel arrangement aura pour effet d'inscrire au budget ordinaire les activités précédemment imputées sur le compte spécial de frais généraux et d'ajouter au budget les crédits correspondant aux sommes à recevoir du PNUD à titre de remboursement. Dans sa résolution EB49.R6, le Conseil exécutif a recommandé à la Vingt- Cinquième Assemblée de la Santé l'adoption d'un projet de résolution approuvant les propositions du Directeur général. Le montant de US $2 445 000 à ajouter au budget effectif pour 1972 est destiné à couvrir les charges supplémentaires résultant des modifications de la situation monétaire internationale; des détails concernant ces charges supplémentaires sont donnés dans le rapport du Directeur général contenu dans l'annexe 3 des Actes officiels N° 198. Dans sa résolution EB49.R7, le Conseil exécutif a recommandé à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé un texte de résolution, ainsi qu'une variante à lui substituer au cas où les circonstances le justifieraient lors de la réunion de l'Assemblée. La Commission notera qu'aucun 1
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.2.
COMMISSION B
:
DEUXIEME SEANCE
457
de ces deux textes n'entraînera d'augmentation des contributions des Membres en 1972 pour financer les prévisions budgétaires supplémentaires de cet exercice. Au cas où la contribution de la Chine ne serait plus inscrite à la réserve non répartie, le Conseil recommande à l'Assemblée d'adopter la deuxième version du projet de résolution, dont le texte figure dans le paragraphe 3 de la résolution EB49.R7. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime qu'il serait utile que le Sous -Directeur général donne à la Commission quelques renseignements sur la manière dont les autres institutions spécialisées ont fait face aux difficultés résultant des modifications de la situation monétaire internationale. Le Dr CAYLA (France) appelle l'attention de la Commission sur la recommandation figurant au paragraphe 3.2 du document A25/22- A25/23 où l'on peut lire que si, au moment de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, la contribution de la Chine pour 1972 se trouvait incorporée aux contributions servant à financer le budget effectif au lieu de figurer dans la réserve non répartie, il ne serait pas nécessaire de faire appel aux recettes occasionnelles pour financer les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972. I1 serait bon qu'avant de prendre sa décision, la Commission reçoive des éclaircissements complémentaires sur la situation en ce qui concerne la contribution de la Chine. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) juge également indispensable que la Commission sache qui devra prendre à sa charge les arriérés de contributions de la Chine. Le PRESIDENT suggère que la Commission attende la séance suivante pour entendre les réponses du Secrétariat aux questions qui viennent d'être posées. La séance est levée à 12 h.25.
TROISIEME SEANCE
Lundi 15 mai 1972, 15 heures Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1972 (suite)
Ordre du jour, 3.2
Le PRESIDENT invite M. Furth, Sous -Directeur général, à répondre aux questions posées par certains membres de la Commission lors de la deuxième séance. M. FURTH, Sous -Directeur général, répondant tout d'abord au délégué de l'URSS, qui a demandé de quelle manière les autres organisations internationales avaient paré aux effets des crises monétaires, et en particulier de la dévaluation du dollar des Etats -Unis, précise que la Cinquième Commission et l'Assemblée générale des Nations Unies ont décidé à l'unanimité et sans discussion, en décembre 1971, d'augmenter le budget de 1972 de US $4 400 000; sur cette somme, US $3 300 000 sont nécessaires pour compenser la réévaluation des monnaies suisse, autrichienne et néerlandaise survenue en mai 1971. L'Organisation des Nations Unies n'a pas encore pris de mesure pour compenser les effets de la dévaluation du dollar. Il faut noter qu'à l'OMS le Directeur général a pu contrebalancer les effets de la réévaluation du franc suisse et d'autTes monnaies européennes en réalisant des économies, et que, si des prévisions supplémentaires sont nécessaires pour 1972, c'est uniquement à cause de la dévaluation du dollar des Etats -Unis en décembre 1971. Le Directeur général de l'OIT va soumettre à la Conférence internationale du Travail, qui doit se réunir en juin 1972, des prévisions supplémentaires de US $4 750 000 pour 1972 et 1973, cette somme étant nécessaire pour compenser les effets de la réévaluation de certaines monnaies européennes en mai 1971 et de la dévaluation ultérieure du dollar. A la FAO, la situation est plus complexe car, lors de la Conférence de la FAO qui s'est tenue en novembre 1971, avant la dévaluation du dollar, on a estimé que les besoins supplémentaires à prévoir pour 1972 et 1973 en raison de la réévaluation de certaines monnaies survenue en mai 1971 représentaient une somme de US $3 600 000; en conséquence, le Directeur général de la FAO a proposé - et la Conférence approuvé - l'absorption de US $600 000 dans le programme et budget et le prélèvement de US $1 à 3 millions sur le fonds de roulement de la FAO. Mais, du fait de la dévaluation du dollar qui a eu lieu en décembre, les besoins supplémentaires pour 1972 et 1973 sont aujourd'hui estimés à US $6 500 000. La situation est actuellement examinée par le Comité financier de la FAO. Le Secrétariat de cette organisation pense qu'il serait peut -être possible d'absorber encore US $2 000 000 en réalisant certaines économies, ce qui laisserait toutefois un déficit de US $1 500 000. On ne sait pas encore quelles propositions seront présentées au Comité financier, et la question ne sera pas résolue avant la prochaine session du Conseil de la FAO, qui doit se réunir à l'automne. On ne possède pas de renseignements à propos de l'UNESCO, affectée seulement par la dévaluation du dollar des Etats -Unis en décembre 1971, puisque le franc français n'a pas été réévalué pendant cette même année. Répondant aux délégués de la France et de l'Indonésie, M. Furth indique que la contribution de la Chine pour 1972 n'a pas été versée. Pour des raisons évidentes, le Gouvernement de la République de Chine n'a rien payé et, comme le Gouvernement de la République populaire de Chine n'a été reconnu en tant que représentant la Chine à l'OMS que le 10 mai 1972, on ne lui a pas encore transmis de demande de versement. Cependant, comme tout autre Etat Membre, la Chine a l'obligation de payer sa contribution, et le Directeur général doit partir de l'hypothèse que tout Etat Membre remplira ses obligations financières. En ce qui concerne l'autre question du délégué de l'Indonésie concernant l'origine des arriérés de contributions de la Chine, qui représentent un montant d'environ US $25 millions, M. Furth appelle l'attention de la Commission sur la résolution WHA6.6, adoptée par la Sixième Assemblée mondiale de la Santé et dans laquelle il est dit notamment :
Tenant compte du fait que, dans sa situation actuelle, la République de Chine est II. difficilement en mesure de s'acquitter présentement de la totalité de ses obligations financières à l'égard de l'Organisation mondiale de la Santé, 1. DECIDE ... que, jusqu'à ce que la situation financière de la Chine se soit améliorée, le versement 2) par ce pays d'une somme annuelle non inférieure à $10 000 est considéré comme suffisant pour que l'article 7 de la Constitution n'ait pas à être appliqué; - 458 -
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La Septième Assemblée mondiale de la Santé a confirmé cette décision et conclu dans le paragraphe 3) du dispositif de sa résolution WHA7.17 que le solde des arriérés dus par la Chine au titre d'années antérieures, ainsi que le 3) montant restant impayé pour l'année en cause, feront l'objet de dispositions ultérieures, lorsque la situation financière de ce pays se sera améliorée. Ainsi, depuis 1954, bien que sa contribution représente 3 à 4 % du budget, la Chine, en vertu des dispositions spéciales prises par l'Assemblée mondiale de la Santé, a versé chaque année US $10 000, et plus récemment, US $100 000, sans perdre son droit de vote. C'est ce qui explique que des arriérés se soient accumulés avec les années, représentant aujourd'hui environ US $25 000 000. Le délégué de la France a également demandé ce qui arriverait au cas où, conformément aux dispositions du projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption dans le paragraphe 3 du dispositif de la résolution EB49.R7, la contribution de la Chine serait incluse dans le budget effectif, mais où la Chine ne verserait pas sa contribution en 1972. M. Furth répond que le problème serait alors résolu, comme le stipule le Règlement financier de l'Organisation, de le découvert de la même manière qu'il l'est lorsqu'un Etat Membre ne paie pas sa contribution trésorerie devrait être compensé par un prélèvement sur le fonds de roulement, qui serait remboursé quand les arriérés seraient réglés. :
M. ROBILLARD (Canada) fait observer que la Commission sera appelée à prendre des décisions connexes mais distinctes: elle devra décider s'il faut faire face aux charges supplémentaires prévues pour 1972, qui représentent un montant de US $2 445 000, soit en réalisant des économies et en procédant à des réductions budgétaires, soit en fournissant des fonds additionnels, soit encore en combinant les deux mesures. Si l'on décide de fournir des fonds additionnels, il faudra déterminer la meilleure manière de le faire. La délégation du Canada estime, comme le Conseil exécutif, qu'il faut obtenir en 1972 des fonds additionnels suffisants pour couvrir toutes les augmentations de coûts prévues. Le Directeur général a déjà été invité à réaliser des économies en 1972 pour compenser la réévaluation du franc suisse en 1971, et il faut le féliciter de l'avoir fait. En demandant des économies supplémentaires, on risquerait de compromettre les programmes approuvés par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé pour 1972. saine et acceptable du Canada estime que la seule Dans ces conditions, la serait de financer les prévisions supplémentaires en utilisant les recettes occasionnelles et le fonds de roulement. La délégation du Canada espère, elle aussi, que la République populaire de Chine sera prête à prendre dès maintenant la place à laquelle elle a droit au sein de l'Organisation et à participer activement à ses travaux, mais l'incertitude actuelle concernant la participation de la Chine l'amène à s'opposer à la solution qui consisterait à inclure la contribution de la Chine pour 1972 dans le budget effectif. Tout d'abord, il serait présomptueux de la part de l'Assemblée mondiale de la Santé de prendre une telle décision sans donner au Gouvernement de la République populaire de Chine l'occasion de faire connaître ses intentions à propos de sa participation aux activités de l'OMS. Ensuite, à un moment où toutes les institutions spécialisées et l'Organisation des Nations Unies doivent faire face à des difficultés financières, il faut tout faire pour préserver l'intégrité et la stabilité financières de l'OMS. Si la République populaire de Chine estime qu'elle n'est pas encore prête à participer activement aux travaux de l'OMS et si un montant de US $3 032 890 est déjà prélevé sur le fonds de roulement en attendant le versement de sa contribution, l'OMS commencera l'année 1973 avec un déficit correspondant, sans avoir de garantie quant à la date à laquelle il pourra être comblé. Si, comme tout le monde l'espère, la République populaire de Chine fait part de son intention de devenir immédiatement un Membre actif de l'OMS, l'Assemblée mondiale de la Santé pourra, lors de sa prochaine session, déterminer la façon la plus appropriée d'utiliser sa contribution pour 1972. C'est pourquoi la délégation du Canada ne voit guère d'autre solution que de financer les prévisions supplémentaires par les moyens recommandés dans le projet de résolution contenu dans le paragraphe 2 du dispositif de la résolution EB49.R7, à savoir d'utiliser les recettes occasionnelles et de faire un prélèvement sur le fonds de roulement. Toutefois, elle recommande que les chiffres qui figurent dans ce projet de résolution soient corrigés de manière à refléter la situation réelle en ce qui concerne le montant des recettes occasionnelles que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé peut affecter; en effet, la somme de US $3 724 139, mentionnée dans le document A25/22- A25/23, est supérieure de US $427 243 à l'estimation faite au moment où le Conseil exécutif a formulé ses recommandations, en janvier 1972. Si l'Assemblée mondiale de la Santé approuve l'affectation de US $1 million de recettes occasionnelles au financement du budget de 1973, ainsi que le virement de US $580 600 de recettes occasionnelles au fonds immobilier comme il est recommandé dans le rapport du Directeur général sur le fonds immobilier,- il restera encore US $2 143 539 de recettes occasionnelles disponibles. 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 14.
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La délégation du Canada estime que ce solde devrait intégralement servir à financer les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972, ce qui permettrait de ne prélever que US $301 461 sur le fonds de roulement au lieu des US $645 000 initialement proposés. L'objet essentiel d'un fonds de roulement est de financer les dépenses budgétaires en attendant le recouvrement des contributions, et non de financer les prévisions supplémentaires. Tout prélèvement à cette fin doit donc être réduit à un minimum. Il faut noter que ces propositions ne modifient pas le total dont disposera le Directeur général, mais concernent uniquement les sources de fonds le montant des recettes diverses indiqué au paragraphe 2 ii) du dispositif du projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R7 passerait de US $3 800 000 à US $4 143 539; d'autre part, la somme prélevée sur le fonds de roulement ne serait plus de US $645 000, mais de US $301 461. :
Selon le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), les prévisions budgétaires supplémentaires sont devenues, pour employer une expression médicale, une "maladie chronique" de l'Organisation. Le montant proposé pour 1972 est'particulièrement élevé, ce qui s'explique en majeure partie par l'évolution de la situation monétaire internationale. La Commission est invitée à considérer les charges supplémentaires résultant des modifications de la parité du dollar comme un phénomène inévitable. La délégation de l'URSS aimerait cependant faire connaître son opinion sur la pratique consistant à soumettre de telles prévisions. Dans le monde actuel, l'OMS n'est pas à l'abri de nouvelles fluctuations du dollar, mais il ne faut pas conclure pour autant que la présentation de prévisions budgétaires supplémentaires constitue le seul moyen de faire face à une situation de ce genre. D'après l'exposé du Sous -Directeur général, les autres institutions spécialisées n'ont pas pris de décision à ce sujet. L'Organisation des Nations Unies, pour sa part, a pris uniquement des mesures visant à compenser les effets de la réévaluation, en mai 1971, de certaines monnaies. Le Sous -Directeur général a signalé que la FAO, par exemple, ferait des économies pour trouver une partie des fonds nécessaires mais n'a encore rien décidé quant au reste. De l'avis de la délégation de l'URSS, la question des prévisions supplémentaires résultant des fluctuations du dollar devrait être examinée d'un point de vue global par l'ensemble des organisations du système des Nations Unies. Il serait utile que le Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires étudie le problème puisque celui -ci concerne toutes les organisations du système. De toute évidence, il est temps de mettre fin à la pratique consistant à soumettre des prévisions budgétaires supplémentaires, quel qu'en soit le motif. Dans le cas actuel, la délégation de l'URSS estime que la totalité des dépenses supplémentaires devrait être couverte au moyen d'économies budgétaires; elle ne peut accepter aucune des autres solutions proposées. Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) dit que sa délégation s'associe à celle du Canada pour appuyer le premier projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, dans le paragraphe 2 de la résolution EB49.R7, les chiffres indiqués étant modifiés pour tenir compte de l'augmentation du montant des recettes occasionnelles depuis que le Conseil a siégé en janvier. En ce qui concerne la participation financière de la Chine, le Dr Steinfeld rappelle la déclaration faite par la délégation des Etats -Unis en séance plénière. De l'avis de cette délégation, ce n'est que lorsque la République populaire de Chine aura commencé à participer aux activités de l'OMS que sa contribution pourra passer de la réserve non répartie à la masse des contributions qui alimentent le budget effectif. On pourrait demander au Directeur général de chercher à savoir dans quelle mesure la République populaire de Chine a l'intention de s'associer aux activités techniques de l'OMS. Lorsqu'on connaîtra la réponse à cette question, il sera possible de prendre une décision touchant la participation financière. La délégation des Etats -Unis a conscience des difficultés liées aux fluctuations monétaires et apprécie vivement les efforts que fait le Directeur général pour remédier à la situation sans accroître le montant des contributions des Etats Membres; elle note que le Directeur général continuera à chercher des domaines d'activité dans lesquels il serait possible de réaliser d'autres économies pour le reste de l'exercice financier. Prélever des crédits sur le fonds de roulement reviendrait, en fait, à accroître les contributions des Etats Membres, même si les effets de cette mesure ne se faisaient sentir que lors de la prochaine révision du barème des contributions en 1974. Le Dr Steinfeld demande comment les sommes supplémentaires qui deviennent disponibles au titre des recettes occasionnelles pourraient être utilisées pour réduire le montant des prélèvements sur le fonds de roulement.
Le DIRECTEUR GENERAL est reconnaissant des observations qui ont été formulées au sujet des efforts déployés pour éviter d'accroître les contributions des Etats Membres et pour maintenir le budget de 1972 à un niveau raisonnable. La délégation de l'URSS peut avoir l'assurance que ce n'est pas de gaieté de coeur que le Directeur général a présenté des prévisions budgétaires supplémentaires mais, en l'occurrence, il n'avait pas le choix. Il a réfléchi pendant des semaines au meilleur moyen de compenser les
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effets de la réévaluation du franc suisse afin de ne pas avoir à demander à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé les fonds supplémentaires requis pour maintenir le programme tel qu'il a été présenté à l'Assemblée en mai 1971. A son avis, l'essentiel est d'obtenir les ressources sans lesquelles l'OMS ne pourrait pas poursuivre sa tâche. Les questions de principe soulevées par la discussion sur la contribution financière de la Chine le préoccupent quelque peu. L'Assemblée était, semble -t -il, parfaitement consciente des répercussions qu'aurait sa décision lorsqu'elle a statué sur la représentation de la Chine. Le Gouvernement de la République populaire de Chine ne peut espérer être traité différemment des autres Etats Membres. Le Directeur général ne voudrait pas se trouver dans une position de faiblesse lors des négociations futures. De fait, il ne s'attend pas à ce que le Gouvernement de la République populaire de Chine accepte de payer la totalité de sa contribution pour 1972 puisque le délégué de la Chine à l'Organisation des Nations Unies a indiqué très clairement que son pays entendait ne verser à l'ONU qu'une contribution proportionnelle pour sa participation à dater de la décision prise par l'Assemblée générale le 25 octobre 1971. Il appartient à l'Assemblée mondiale de la Santé de décider si l'on demandera à la Chine de payer la totalité de sa contribution à l'OMS pour 1972 ou seulement la part de cette contribution correspondant à la période qui a commencé le 10 mai 1972, jour où l'Assemblée de la Santé a adopté la résolution relative à la représentation de la Chine. A cet égard, il faudra tôt ou tard en venir au problème des arriérés de contributions. Ainsi que l'a rappelé le Sous -Directeur général, les Sixième et Septième Assemblées mondiales de la Santé avaient décidé que le Gouvernement de la République de Chine devrait verser US $10 000 par an, ce montant étant considéré comme suffisant pour que l'article 7 de la Constitution n'ait pas à être appliqué. Par la suite, le versement annuel a été porté à US $100 000. L'Assemblée de la Santé espère -t -elle vraiment le recouvrement d'arriérés qui s'élèvent à environ US $25 millions ? Il faut voir les réalités en face. Néanmoins, il est certain que le Gouvernement de la République populaire de Chine est prêt à participer aux activités de l'OMS, ainsi qu'en témoigne le message dont lecture a été donnée à la troisième séance plénière. Le Directeur général a déjà écrit au Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement de la République populaire de Chine pour lui communiquer le texte de la résolution sur la représentation de la Chine et il a adressé au Ministre de la Santé une lettre concernant les activités communes qui pourraient être entreprises. projets à examiner la Conseil exécutif dans ses résolutions EB49.R6 et EB49.R7. le
De l'avis du Dr CAYLA (France), il n'est pas nécessaire de discuter le projet recommandé dans la résolution EB49.R6. Pour la résolution EB49.R7, le Directeur général ayant encouragé les délégations à admettre comme hypothèse que la République populaire de Chine verserait une contribution, le Dr Cayla propose d'adopter le texte recommandé au paragraphe 3 du dispositif. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) partage l'opinion du délégué de la France et appuie la proposition qu'il vient de faire. Toutefois, comme le Directeur général a dit qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que la République populaire de Chine verse la totalité de sa contribution pour 1972, on devrait peut -être apporter quelques modifications au projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB49.R7 et préciser notamment que la contribution à verser ne correspondrait qu'aux sept derniers mois de l'année. Sous réserve d'un amendement de ce genre, la délégation du Royaume -Uni appuiera le deuxième projet de résolution, contenu dans le paragraphe 3 de la résolution EB49.R7.
Le DIRECTEUR GENERAL pense qu'il serait nécessaire d'amender les deux projets de résolution figurant dans la résolution EB49.R7, le délégué du Canada ayant proposé que l'on tienne compte de l'augmentation, depuis la quarante- neuvième session du Conseil, du montant des recettes occasionnelles et que l'on modifie en conséquence le premier de ces projets. En ce qui concerne la question soulevée par le délégué du Royaume -Uni, la contribution de la Chine devra sans doute âtre ajustée puisque la République populaire de Chine n'a pas été en mesure de participer aux activités de l'OMS pendant les premiers mois de 1972 et n'aurait pas pu le faire même si elle l'avait voulu. On pourrait donc lui demander une contribution correspondant à la période comprise entre la date de la reconnaissance officielle et le 31 décembre, soit aux sept douzièmes de l'année comme l'a fait remarquer Sir George Godber. M. VALERA (Espagne) dit que sa délégation partage l'opinion du Directeur général et est favorable au deuxième projet recommandé dans la résolution EB49.R7 du Conseil exécutif. Elle appuie donc la proposition de la délégation de la France ainsi que les observations du délégué du Royaume -Uni. D'après le Dr AL -WAHBI (Irak), rien ne devrait être épargné pour éviter de présenter des prévisions supplémentaires, mais dans le cas précis cette mesure paraît avoir été inévitable. Le délégué de l'Irak appuie la proposition du délégué du Canada puisqu'on ne sait pas actuellement quand sera versée la contribution de la Chine, ni quel en sera le montant.
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Le PRESIDENT propose que la Commission examine en premier lieu le projet de résolution recommandé par le Conseil dans sa résolution EB49.R6, puis les recommandations qui figurent dans la résolution EB49.R7. Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil dans la résolution EB49.R6 est approuvé.' :
Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer qu'il sera nécessaire de modifier le montant de US $3 032 890 indiqué au paragraphe 2 du dispositif du projet recommandé dans le paragraphe 3 de la résolution EB49.R7. Il propose d'insérer dans le texte du paragraphe 2 les mots "des sept douzièmes" avant "de la contribution de la Chine pour 1972 ".
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) suggère d'amender le projet de résolution recommandé par le Conseil de façon à habiliter le Directeur général à prélever des fonds ailleurs, par exemple sur les recettes occasionnelles ou le fonds de roulement, pour financer les prévisions budgétaires supplémentaires. Le PRESIDENT propose que le Rapporteur, avec le concours des délégués intéressés et du Secrétariat, modifie le projet de résolution recommandé dans le paragraphe 3 de la résolution EB49.R7 et soumette le nouveau texte à l'examen de la Commission à sa prochaine séance. (Voir le procès -verbal de la quatrième séance, section 2.) 2.
ETAT DU RECOUVREMENT DES CONTRIBUTIONS ANNUELLES ET DES AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT
Ordre du jour, 3.5.2
M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que, depuis la publication du document A25/20, les Arabie Saoudite, Barbade, Finlande, Irlande, Lesotho, Libéria, Malaisie, Malawi, pays suivants Maroc, Mexique, Mongolie, Niger et Viet -Nam ont payé leur contribution pour 1972. Des contributions partielles pour 1972 ont été versées par Ceylan, la Colombie, le Guatemala, le Mali, la République Arabe Syrienne, la République -Unie de Tanzanie, la Roumanie, le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et l'Union des Républiques socialistes soviétiques. La somme de ces contributions, totales ou partielles, s'élève à US $6 643 942, ce qui représente 8,38 % de l'ensemble des contributions fixées au titre du budget effectif pour 1972. Ainsi, au 12 mai 1972, le total des recouvrements au titre de 1972 est de US $21 887 247, soit 27,62 % des contributions fixées pour le budget effectif de 1972. En outre, un nouvel Etat Membre - l'Oman - a versé le 8 mai 1972 une contribution de US $33 610. La contribution de ce Membre ayant été fixée après que la Vingt- Quatrième Assemblée mondiale de la Santé eut adopté le budget pour 1972, elle sera créditée aux recettes diverses, dans le compte des recettes occasionnelles. Se référant à l'état des avances au fonds de roulement qui figure aux pages 4 et 5 de l'annexe au document A25/20, M. Furth fait remarquer que, depuis le 31 mars 1972, un autre pays - la Yougoslavie - a payé une avance supplémentaire de US $2100. En ce qui concerne l'état des contributions pour lesquelles l'Assemblée de la Santé a autorisé - la Bolivie des arrangements spéciaux dans ses résolutions WHA9.9, WHA15.9 et WHA24.9, un pays a versé la fraction d'arriérés qui était payable en 1968, soit US $228. Pour ce qui est des arriérés de contributions dus au titre du budget effectif pour les exercices antérieurs à 1972, M. Furth déclare que, depuis le 31 mars 1972, la Bolivie, l'Egypte, l'Equateur, le Guatemala, Haiti, le Mali, la République démocratique populaire du Yémen, le Tchad et la Yougoslavie ont payé une partie du solde des contributions dues pour ces exercices, soit un total de US $269 873. :
M. ULUÇEVIK (Turquie) fait remarquer que la Turquie a versé sa contribution pour 1972 le 10 mai 1972. A la demande du PRESIDENT, le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, PREND NOTE de l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement à la date du 31 mars 1972, tel qu'il est exposé dans le rapport du Directeur général; 1.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.3.
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APPELLE L'ATTENTION des Membres sur le fait qu'il est important qu'ils versent leurs contributions annuelles le plus tôt possible au cours de l'exercice financier de l'Organisation, afin que le programme approuvé pour l'année puisse être exécuté conformément aux plans; INVITE instamment les Membres redevables d'arriérés de contributions à faire un effort 3. spécial pour les liquider en 1972; et PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres redevables 4. d'arriérés en leur signalant que de nouveaux retards pourraient avoir des conséquences financières graves pour l'Organisation. Décision 3. :
Le projet de résolution est approuve.l Ordre du jour, 3.5.3
MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, présentant le deuxième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif,2 rappelle que le Comité spécial s'est réuni le 8 mai 1972 pour examiner la question dont est maintenant saisie la Commission. Trois des Etats en cause - la Bolivie, El Salvador et le Paraguay - ont effectué des versements partiels en 1971 ou 1972. Le cas de la République Dominicaine est différent. Le Gouvernement de ce pays a fait des propositions pour le règlement de ses arriérés et ces propositions ont été examinées par le Conseil exécutif à sa quarante -neuvième session, mais il n'a effectué aucun versement depuis 1966. Le Directeur général a envoyé au Gouvernement de la République Dominicaine un télégramme le priant de faire un versement avant le 15 mai 1972 et l'avisant qu'à défaut d'un tel versement, le Comité spécial recommanderait_ à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé de suspendre le droit au vote de ce pays. M. FURTH, Sous -Directeur général, fait remarquer que, depuis la réunion du Comité spécial, la Bolivie a versé une somme de $7880 représentant un solde d'arriérés et une partie de la contribution pour 1969. Néanmoins, cette somme n'est pas suffisante pour permettre de rayer la Bolivie de la liste des pays redevables d'arriérés qui peuvent tomber sous le coup de l'article 7 de la Constitution. Le Directeur général a reçu une communication du Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale d'El Salvador dans laquelle celui -ci indique qu'il a lui -même reçu du Ministère des Finances une lettre l'informant qu'une somme représentant la contribution du Gouvernement d'El Salvador pour l'exercice 1970 serait versée à l'OMS pendant le deuxième semestre de 1972.
Le Dr PEREYRA (République Dominicaine) déclare que son pays a toujours rempli fidèlement ses obligations. Depuis la récente révolution, son pays s'est lancé dans une série de réformes et le Gouvernement espère être bientôt en mesure de payer sa contribution pour 1972 ainsi que de régler progressivement ses arriérés. Le Dr Pereyra espère que les Membres comprendront la situation difficile de son pays et tient à assurer l'Organisation qu'elle recevra l'appui moral et financier de son gouvernement. Le DIRECTEUR GENERAL, se référant aux arriérés de contributions de la République Dominicaine, attire l'attention de la Commission sur la résolution EB49.R18. Au paragraphe 1 du dispositif de cette résolution, le Conseil exécutif recommande à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'accepter la proposition présentée par le Gouvernement de la République Dominicaine au sujet du règlement de ses arriérés, qui prévoit le versement de la contribution fixée pour 1971 et la liquidation de la totalité des arriérés pour la période 1965 -1970 en quatre versements égaux qui seront faits au cours des années 1972 à 1975, sous réserve des dispositions du paragraphe 5.5 du Règlement financier et nonobstant les dispositions du paragraphe 5.6 de ce règlement. Le Conseil a fait cette recommandation à la suite d'une proposition présentée par le Gouvernement de la République Dominicaine. Il a cependant prié le Directeur général d'écrire à nouveau au Gouvernement de la République Dominicaine pour lui demander de faire un versement à l'Organisation. La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a donc deux décisions à prendre premièrement, elle doit se prononcer sur la résolution par laquelle le Conseil lui recommande d'accepter la proposition présentée par le Gouvernement de la République Dominicaine pour le règlement de ses arriérés et, deuxièmement, elle doit dire si, en conséquence, il convient de ne pas appliquer l'article 7 de la Constitution. :
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.4. 2
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 3.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) exprime le voeu que, compte tenu des difficultés économiques auxquelles la République Dominicaine doit faire face, les délégués fassent preuve de compréhension et de souplesse à l'égard de la proposition de règlement mentionnée au paragraphe 1 du dispositif de la résolution EB49.R18. Le Dr DE ACHA (Bolivie) déclare que le Ministre bolivien de la Santé n'a malheureusement pas pu assister à la séance mais qu'il l'a prié d'informer la Commission que le Ministre disposera bientôt d'une somme suffisante pour liquider la plus grande partie des dettes de la Bolivie envers l'OMS.
M. VALERA (Espagne) estime que l'explication donnée par le délégué de la République Dominicaine est tout à fait satisfaisante. La Commission se doit d'examiner la situation sous un jour nouveau et de ne pas appliquer les dispositions de l'article 7. M. Valera appuie la recommandation du Comité spécial du Conseil exécutif tendant à ce que rien ne soit fait pour priver la Bolivie, El Salvador ou le Paraguay de leur droit de vote à la présente Assemblée. Cette recommandation devrait également valoir pour la République Dominicaine. Il estime que la proposition dé règlement présentée par la République Dominicaine (paragraphe 1 du dispositif de la résolution EB49.R18) est tout à fait acceptable. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) constate que c'est devenu, semble -t -il, une tradition que d'être redevable d'arriérés de contributions à l'OMS. Certains pays sont redevables d'arriérés depuis tant d'années qu'aux termes de l'article 7 de la Constitution ils risquent de perdre le droit de voter et de bénéficier des services de l'Organisation. L'examen d'une telle question est toujours pénible, non seulement pour les pays en cause mais également pour les délégations des autres pays qui comprennent très bien leurs problèmes. Les circonstances présentes prouvent bien que certaines délégations - et notamment celle de l'URSS - ont eu raison d'attirer l'attention sur l'augmentation trop rapide du budget ordinaire de l'Organisation. Le Dr NALUMANGO (Zambie) déclare que si, d'une part, les délégués comprennent les difficultés que certains pays éprouvent à payer leurs contributions, il faut, d'autre part, que, de quelque manière, les Membres soient découragés d'accumuler trop d'arriérés. Les conditions offertes aux pays redevables d'arriérés sont très raisonnables; en fait, on leur demande seulement de faire un versement symbolique puis de liquider progressivement leurs arriérés. Tous les pays sans exception connaissent, sous une forme ou sous une autre, des difficultés financières et l'Assemblée ne doit pas être trop indulgente et créer ainsi un précédent. La délégation de la Zambie s'oppose à ce que l'on renonce à l'application des dispositions de l'article 7 de la Constitution. Le PRESIDENT propose que le Rapporteur rédige un projet de résolution qui reflète les opinions exprimées par la Commission. (Voir le procès- verbal de la quatrième séance, section 3.) 4.
RAPPORT SUR LES RECETTES OCCASIONNELLES ET POSITION DU COMPTE D'ATTENTE DE L'ASSEMBLEE
Ordre du jour, 3.5.4 et 3.5.5
M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant ces points de l'ordre du jour, prie les délégués de se référer au document A25/22- A25/23, dont les chiffres reflètent la situation au 13 avril 1972. Le total des recettes occasionnelles disponibles représente, par rapport à celui de 1971, une augmentation qui s'explique principalement par un accroissement du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée résultant du recouvrement d'arriérés de contributions dus au titre d'exercices précédents. Il incombe à la Commission de fixer le montant de recettes occasionnelles disponibles qu'elle désire affecter au financement du budget de 1973; sa recommandation figurera dans un rapport à la Commission A. Comme il ressort du paragraphe 3.1 du document présenté à la Commission, le Directeur général a recommandé d'affecter à cet usage un montant de US $1 000 000 de recettes occasionnelles disponibles. Pour ce qui est du paragraphe 3.2, concernant le financement des prévisions supplémentaires pour 1972, et comme le délégué du Canada l'a fait remarquer, il faudra probablement ajuster certains chiffres du fait de l'augmentation des recettes occasionnelles disponibles. Le paragraphe 3.3 a trait à la recommandation du Conseil exécutif d'affecter US $350 000 au fonds immobilier. Comme il est dit dans le rapport du Directeur général sur le fonds immobilier,) le montant requis serait maintenant de US $580 600.
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 14.
COMMISSION B
:
TROISIEME SEANCE
465
Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande si la Commission est bien en mesure d'étudier le point de l'ordre du jour en cause, puisque aucune décision n'a encore été prise au sujet du financement des prévisions supplémentaires ou du fonds immobilier. M. FURTH, Sous -Directeur général, répond que si l'on ne sait pas encore quel sera le montant des recettes occasionnelles affectées au fonds immobilier ou au financement des prévisions supplémentaires pour 1972, on disposera toujours, quelles que soient les décisions prises, de suffisamment de recettes occasionnelles pour affecter US $1 000 000 au financement du budget de 1973.
Le Dr AL -WAHBI (Irak) estime que la procédure consistant à discuter les questions indépendamment - ou les unes des autres n'est pas satisfaisante. Les délégués voudront peut -être affecter plus d'argent au financement du budget de 1973. Aussi propose -t -il que la discussion peut -être moins soit ajournée au lendemain.
Le Dr CAYLA (France) note qu'on propose à l'heure actuelle d'affecter US $1 000 000 de recettes occasionnelles au financement du budget de 1973. Cependant, il serait peut -être possible d'y affecter un montant plus élevé; aussi vaudrait -il mieux ne prendre aucune décision pour le moment et examiner la question dans son ensemble. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande si les décisions prises au sujet du montant de recettes occasionnelles à. affecter au financement des prévisions supplémentaires pour 1972 et au fonds immobilier n'auront pas d'effets sur le montant disponible pour le financement du budget de 1973. Si elles devaient en avoir, il conviendrait d'ajourner l'examen du point de l'ordre du jour. M. FURTH, Sous -Directeur général, explique que la question est venue à l'ordre du jour parce que le travail de la Commission doit être coordonné avec celui de la Commission A. La résolution WHA24.4, qui définit les mandats des deux commissions, précise que la Commission A ne peut ni examiner, ni recommander le montant du budget effectif, ni examiner la projection des prévisions budgétaires pour le second exercice ultérieur, tant que la Commission B n'a pas achevé l'examen de la situation du compte d'attente de l'Assemblée et de tous autres fonds de nature à influer sur la situation financière de l'Organisation, et n'a pas fait une recommandation à ce sujet à la Commission A. Autrement dit, tant que la Commission B n'aura pas fait une recommandation à la Commission A quant au montant de recettes occasionnelles à affecter au financement du budget de 1973, la Commission A ne sera pas à même d'examiner le niveau du budget effectif, et l'examen del'ensemble du budget pourrait donc être retardé d'une manière telle qu'il ne serait même pas certain que l'Assemblée puisse l'achever dans le délai dont elle dispose.
Le DIRECTEUR GENERAL explique que, pour que l'Assemblée poursuive normalement ses travaux, il faudrait qu'une décision finale sur le plafond du budget intervienne au plus tard le jeudi ou le vendredi de la semaine en cours, afin que les deux commissions puissent passer à l'examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1973. Il faut toutefois qu'auparavant la Commission B recommande le montant des recettes occasionnelles à affecter au financement du budget de 1973. Le Directeur général souligne à cet égard que la possibilité d'y affecter un montant on peut décider d'y affecter un montant moindre, supérieur à US $1 000 000 n'est pas la seule par exemple US $500 000. Il n'y a bien entendu aucune raison de ne pas ajourner au lendemain la suite de la discussion. Il est toutefois nécessaire que la Commission prenne une décision le lendemain, pour qu'un rapport puisse être présenté au Bureau de l'Assemblée et à la Commission A, et qu'une date puisse être fixée pour la discussion du plafond du budget. :
M. EYE (Etats -Unis d'Amérique), tout en reconnaissant la difficulté de la situation, estime que les questions de procédure ne devraient pas entraver l'examen des problèmes de fond. Il n'est pas possible d'examiner la question présente dans l'abstrait, sans savoir quelles décisions seront prises au sujet du financement des prévisions supplémentaires pour 1972 ou du montant de recettes occasionnelles à affecter au fonds immobilier. De plus, comme il est dit au paragraphe 3.3 du document présenté à la Commission, le Conseil exécutif a recommandé l'affectation additionnelle au fonds immobilier de tout solde de recettes occasionnelles. Selon la délégation des Etats -Unis, tout solde de recettes occasionnelles disponibles devrait être affecté au programme d'exécution.
Le PRESIDENT suggère que le débat soit ajourné à la prochaine séance de la Commission. (Voir le procès -verbal de la quatrième séance, section 5.)
La séance est levée à 17 h.25.
QUATRIEME SEANCE
Mardi 16 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission. Décision 2 :
Le rapport est adopté (voir page 611). Ordre du jour, 3.2
PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1972 (suite de la troisième séance, section 1)
Le PRESIDENT rappelle à la Commission qu'elle est saisie d'une proposition, présentée par la délégation du Canada à la séance précédente, visant à modifier le paragraphe 2 du dispositif du premier des deux projets de résolution recommandés par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R7 en portant à US $4 143 539 le montant de recettes diverses indiqué à l'alinéa ii) de ce paragraphe et en ramenant à US $301 461 le montant du prélèvement sur le fonds de roulement. Il appelle aussi l'attention sur un projet de résolution présenté par la délégation du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord qui modifierait comme suit le deuxième des projets de résolution recommandés par le Conseil :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif concernant les prévisions supplémentaires pour 1972 résultant de la fusion en un programme unique des éléments Assistance technique et Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement et de l'augmentation du coût d'exécution du programme révisé de 1972 sous l'effet des modifications de la situation monétaire internationale; et Considérant qu'il est souhaitable d'éviter de financer ces prévisions supplémentaires en augmentant les contributions des Membres pour l'exercice 1972, 1. APPROUVE les prévisions supplémentaires pour 1972; 2. AUTORISE le virement de sept douzièmes de la contribution totale de la Chine pour 1972, dont le montant est de US $3 032 890 (US $1 769 186), de la partie VI Réserve (section 14 Réserve non répartie), à diverses sections des parties I, II, III et IV de la résolution portant ouverture de crédits pour 1972, comme il est indiqué ci- dessous au paragraphe 3, ainsi que l'utilisation d'un montant de US $1 263 704 prélevé sur les recettes occasionnelles pour couvrir le solde; et 3. DECIDE, en conséquence, de modifier comme suit la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1972 (WHA24.42) i) ajouter (ou déduire suivant le cas) les montants suivants : :
Section
Affectation des crédits
Montant
US $ PARTIE I 1. :
REUNIONS CONSTITUTIONNELLES 30 800 15 700
2.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Total de la partie I
46 500
- 466 -
COMMISSION B Section
:
QUATRIEME SEANCE Montant US $
467
Affectation des crédits
PARTIE II 4. 5.
:
PROGRAMME D'EXECUTION 405 807 655 451 522 158 322 232 263 711
6. 7. 8.
9.
10.
Maladies transmissibles Hygiène du milieu .. Services de santé publique Protection et promotion de la santé Enseignement et formation professionnelle Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II PARTIE III :
1
670 730 568 578
3
561 515
SERVICES ADMINISTRATIFS 388 775
11.
Services administratifs
Total de la partie III PARTIE IV 12. :
388 775
AUTRES AFFECTATIONS 14 500
Bâtiment du Siège
:
Remboursement des prêts
Total de la partie IV Budget effectif (parties I, II, III et IV) PARTIE V 13. :
14 500 4 011
290
IMPOSITION DU PERSONNEL 275 500
Virement au fonds de péréquation des impôts
Total de la partie V PARTIE VI 14. :
275 500
RESERVE (1
Réserve non répartie Total de la partie VI
769 186)
(1
769 186) 517 604
TOTAL DE TOUTES LES PARTIES
2
ii) dans le paragraphe D de la résolution WHA24.42, supprimer à l'alinéa i) les mots "de l'élément Assistance technique" et augmenter de US $978 400 le montant figurant en regard; augmenter de US $1 263 704 le montant indiqué à l'alinéa ii) du paragraphe D de la résolution WHA24.42 et, en outre, majorer de US $275 500 le total des contributions à la charge des Membres; 4. PRIE le Directeur général d'entamer des consultations avec la Chine sur des programmes d'assistance d'un montant de $587 890 inclus dans la section 9 ci- dessus.
Le Président rappelle que le Directeur général a fait distribuer aux membres de la Commission, sous forme de document de travail, une notel contenant un tableau où figurent les affectations de crédits révisées qui résulteraient de l'amendement proposé par la délégation du Royaume -Uni au second projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif; ce tableau remplace celui qui figure dans les Actes officiels N° 198, à l'appendice 3 de l'annexe 3. Pour ce qui est du premier projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif et amendé par la délégation du Canada, les renseignements relatifs aux affectations de crédits révisées, qui figurent dans les Actes officiels N° 198, à l'appendice 2 de l'annexe 3, restent sans changement. M. ROBILLARD (Canada) déclare que sa délégation, souhaitant rallier les suffrages sur un seul texte amendant le second projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, retire sa proposition antérieure qui tendait à amender le premier projet de résolution et propose, à la place,
1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 2.
468 du Royaume -Uni 5.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
d'ajouter le paragraphe suivant au dispositif du projet de résolution présenté par la délégation :
DECIDE en principe que, s'il était nécessaire d'opérer un prélèvement sur le fonds de roulement en 1972 au cas où l'on ne recevrait pas de la Chine, au cours de cet exercice, tout ou partie de la somme de US $1 769 186, représentant les sept douzièmes de la contribution fixée pour la Chine au budget ordinaire de 1972, ce prélèvement serait remboursé au fonds de roulement en 1973 au moyen des recettes occasionnelles, le montant devant être déterminé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La délégation du Royaume -Uni a accepté l'addition proposée et la délégation du Canada donnera son appui au projet de résolution ainsi amendé. Le Professeur AUJALEU (France) indique que sa délégation, tout en appréciant les efforts faits par le délégué du Canada, estime qu'il serait regrettable que la Commission, en adoptant ce projet de résolution, donne l'impression qu'un doute peut exister dans l'esprit de l'Assemblée de la Santé sur le fait que la Chine remplira ou non ses obligations à l'égard de l'OMS. Après tout, la Chine est aujourd'hui un Etat Membre comme tous les autres et il n'y a aucune raison pour qu'elle ne paie pas les sept douzièmes de sa contribution pour 1972. Le Professeur Aujaleu se prononce donc contre le paragraphe supplémentaire que la délégation du Canada propose d'ajouter au dispositif du projet de résolution.
Le Dr SOW (Sénégal) demande si le nouvel amendement proposé par la délégation du Canada pourrait être présenté par écrit. Il pense, lui aussi, qu'il serait regrettable que l'Assemblée crée l'impression que la reconnaissance de la République populaire de Chine pourrait être une source de difficultés parce que ce pays ne remplirait pas ses obligations. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) fait observer que l'amendement que vient de proposer la délégation du Canada a pour objet de donner au Directeur général le pouvoir d'opérer les ajustements nécessaires à l'aide des recettes occasionnelles au cas où les dispositions relatives au paiement de la contribution de la Chine ne seraient pas entièrement appliquées d'ici à la fin de l'exercice financier. Naturellement, s'il n'est pas indispensable que l'Assemblée confère expressément ce pouvoir au Directeur général, ce paragraphe peut effectivement être considéré comme exprimant des doutes à l'égard de la Chine; or ce n'est certainement pas ce que souhaitaient la délégation du Canada et la délégation du Royaume -Uni. Celle -ci estime que, s'il est nécessaire de donner des pouvoirs spéciaux au Directeur général, l'Assemblée de la Santé doit le spécifier.
M. CHIKWANDA (Zambie) souscrit à l'opinion exprimée par le délégué du Sénégal. Le projet de résolution devrait être amendé de façon à ne pas mentionner expressément la Chine. Il est indispensable que la Commission ne paraisse pas préjuger de l'attitude de la Chine vis -à -vis de ses obligations financières internationales; aussi M. Chikwanda s'opposera -t -il catégoriquement à toute résolution précipitée sur cette question. M. FURTH, Sous -Directeur général, répondant à la question soulevée par le délégué du Royaume Uni, précise qu'en l'absence de tout amendement spécifique la situation est la suivante si la Chine ne versait pas au moins sept douzièmes de sa contribution en 1972, le découvert de trésorerie correspondant serait comblé par un prélèvement sur le fonds de roulement. Le remboursement du montant ainsi prélevé serait opéré au cours des années ultérieures lorsque les arriérés de contributions seraient éventuellement recouvrés. :
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) pense que, si la Commission adopte l'amendement proposé par la délégation du Canada, elle admettra implicitement que la Chine paiera les sept douzièmes de sa contribution annuelle. A son avis, il n'appartient pas à la Commission de se prononcer à ce sujet. Le Dr Sumbung est persuadé que la Chine paiera la totalité de sa contribution pour 1972 et il estime donc souhaitable que l'on donne au Directeur général les pouvoirs et la latitude nécessaires pour lui permettre, en cas de besoin, de recourir à d'autres sources, par exemple les recettes occasionnelles ou le fonds de roulement. Le DIRECTEUR GENERAL explique que le projet de résolution présenté par la délégation du Royaume -Uni ne préjuge en réalité aucune décision quant au montant que la Chine devra verser, mais autorise simplement un virement correspondant aux sept douzièmes de la contribution de ce pays. Le Directeur général estime que c'est là une décision prudente, la Chine ayant précisé au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies qu'elle n'était pas disposée à payer plus qu'une fraction de sa contribution à l'ONU pour 1971. En conséquence, on ouvre ainsi la voie à une solution possible et réaliste. Répondant au délégué du Royaume -Uni, le Directeur général indique qu'en fait le Règlement financier l'autorise à opérer des prélèvements sur le fonds de roulement. Mais les modalités de remboursement de ces prélèvements dépendent d'une décision de l'Assemblée de la Santé. La délégation du Canada s'efforce de bien préciser qu'elle ne désire pas voir un prélèvement de ce genre être
COMMISSION B
:
QUATRIEME SEANCE
469
remboursé au moyen de contributions supplémentaires des Etats Membres. Si des virements se révélaient nécessaires, le Directeur général proposerait à la session suivante de l'Assemblée de la Santé qu'ils soient couverts par les recettes occasionnelles. M. CHIKWANDA (Zambie) considère, à la lumière de ces explications, que le projet de résolution est superflu. Le Dr EVANG (Norvège) s'inquiète quelque peu de la tournure que prend le débat. Celui -ci ne lui parait vraiment pas indispensable et il pourrait même être nuisible. Les Etats Membres sont censés payer leur contribution et il n'y a aucune raison de douter que la République populaire de Chine le fera, maintenant que sa représentation a été reconnue. Le Dr Evang reconnaît le bien -fondé des vues exprimées par la délégation de la France mais on ne doit pas oublier que la situation de la Chine est tout à fait exceptionnelle et qu'en fait ce pays a attendu de nombreuses années l'occasion de commencer à participer activement aux travaux de l'OMS. Le véritable problème est de situer le point de départ de cette participation active de la République populaire de Chine. Puisqu'il n'a pas été possible de statuer sur la représentation de la Chine avant la présente Assemblée de la Santé, le Dr Evang estime que la question du paiement de la contribution devrait faire l'objet de consultations entre le Directeur général et l'Etat Membre. La délégation de la Norvège est disposée à voter en faveur du projet de résolution soumis par le Royaume -Uni, complété, si c'est nécessaire, par le paragraphe que la délégation du Canada propose d'ajouter au dispositif.
M. ROBILLARD (Canada) tient à bien préciser qu'il n'a eu aucune intention de créer des doutes quant au paiement par la Chine de sa contribution. La seule difficulté qu'il ait envisagée était que la Chine pourrait ne pas faire de versement avant 1973 - de façon analogue à ce qui se passe d'ailleurs pour d'autres pays. C'est pourquoi la délégation du Canada a voulu faire en sorte que le fonds de roulement soit maintenu à un niveau suffisant au moyen des recettes occasionnelles plutôt que par des contributions supplémentaires de la part des Etats Membres. Le Professeur AUJALEU (France), ayant entendu les éclaircissements donnés par le Directeur général, se déclare plus convaincu encore du fait que l'amendement proposé par la délégation du Canada n'est pas indispensable, d'autant plus qu'il pourrait avoir un caractère déplaisant pour un Etat Membre qui vient d'être reconnu. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), à la suite des précisions du Directeur général montrant que les pouvoirs conférés par le nouveau paragraphe du dispositif proposé par la délégation du Canada n'étaient pas nécessaires, maintient le projet de résolution de sa propre délégation, sans adjonction d'un nouveau paragraphe.
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) approuve l'esprit et la substance de l'amendement proposé par la délégation du Canada celui -ci, bien qu'il ne soit peut -être pas absolument nécessaire, donne des directives au Directeur général. La délégation des Etats -Unis d'Amérique partage la conviction qui a inspiré l'amendement proposé par la délégation du Canada, car elle estime, elle aussi, qu'il est souhaitable d'arriver à une décision unanime. :
Le Dr SOW (Mali) est d'avis que la Commission passe au vote sur les projets d'amendements au lieu de poursuivre le débat. Sir William REFSHAUGE (Australie), appuyé par Mlle CILIA (Malte), demande que l'amendement proposé par la délégation du Canada soit distribué par écrit, ce qui permettrait à la Commission d'y introduire de légères modifications rédactionnelles afin d'obtenir un texte définitif qui n'implique aucun manque de considération. M. CHIKWANDA (Zambie) est fermement convaincu qu'il n'est pas nécessaire d'étudier le projet de résolution à moins d'être fondé à concevoir des doutes sur le paiement de la contribution de la Chine, ce qui n'est pas le cas. La République populaire de Chine est un Etat Membre comme les autres, et il serait regrettable que l'on paraisse mener une opération d'arrière- garde. M. ROBILLARD (Canada) estime que le débat a faussé l'esprit dans lequel a été conçu l'amendement présenté par sa délégation. En conséquence, il retire cet amendement. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution soumis par la délégation du Royaume -Uni. Conformément aux dispositions de l'article 70 du Règlement intérieur, la décision devra être prise à la majorité des deux tiers. Décision Le projet de résolution est approuvé par 72 voix, sans opposition, avec 10 abstentions.1 :
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.5.
1
470
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), expliquant son vote, indique que sa délégation s'est abstenue de voter sur le point particulier dont il s'agissait. Toutefois, cela ne signifie pas que son opposition de principe au système des prévisions budgétaires supplémentaires soit modifiée en quoi que ce soit. Le DIRECTEUR GENERAL tient à préciser à la Commission que, s'il lui faut opérer des prélèvements sur le fonds de roulement au titre de la contribution de la Chine, il entend proposer à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé que ces montants soient remboursés au moyen des recettes occasionnelles. 3.
MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE Ordre du jour, 3.5.3 POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION (suite de la troisième séance, section 3)
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution ci- après, préparé par lui à la lumière des discussions de la séance précédente de la Commission :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la proposition du Gouvernement de la République Dominicaine concernant le règlement des arriérés de ses contributions à l'Organisation, ainsi que la recommandation formulée à ce sujet par le Conseil exécutif, DECIDE d'accepter la proposition du Gouvernement de la République Dominicaine pour le règlement de ses arriérés, qui prévoit le paiement intégral de sa contribution pour 1971 et la liquidation de la totalité de ses arriérés pour la période 1965 -1970 en quatre versements égaux étalés de 1972 à 1975, sous réserve des dispositions du paragraphe 5.5 du Règlement financier et nonobstant les dispositions du paragraphe 5.6 de ce même Règlement.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.' :
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne alors lecture du projet de résolution suivant
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur les Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution; Ayant noté avec regret et préoccupation que la Bolivie, El Salvador, le Paraguay et la République Dominicaine sont redevables d'arriérés dans une mesure telle que l'Assemblée se voit obligée d'envisager, conformément à l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu de suspendre le droit de vote de ces Membres; Reconnaissant les efforts faits par la Bolivie, El Salvador et le Paraguay pour régler leurs arriérés; Notant que, depuis 1966, la République Dominicaine n'a fait aucun versement à l'Organisation en vue de régler ses contributions et qu'elle est par conséquent redevable d'arriérés pour le solde de sa contribution de 1965 et pour la totalité de ses contributions de 1966 à 1971; Notant, en outre, que la République Dominicaine a proposé de régler ses arriérés selon un plan qui prévoit le versement de sa contribution pour 1971 et la liquidation de la totalité de ses arriérés pour la période 1965 -1970 en quatre versements égaux étalés de 1972 à 1975, sous réserve des dispositions du paragraphe 5.5 du Règlement financier et nonobstant les dispositions du paragraphe 5.6 de ce même règlement, et qu'elle a donné l'assurance qu'elle commencerait avant la fin de 1972 à régler ses arriérés selon le plan proposé, DECIDE de ne pas suspendre le droit de vote de la Bolivie, d'El Salvador, du Paraguay 1. et de la République Dominicaine à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; 2. INVITE instamment la Bolivie, El Salvador, le Paraguay et la République Dominicaine à régulariser leur situation en sorte que le Conseil exécutif, à sa cinquante et unième session, et la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé n'aient pas à réexaminer la question; et PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés. 3.
Le Dr SOW (Sénégal) propose de remplacer dans le dernier paragraphe du préambule l'expression "en outre" par le mot "cependant ". Décision 1 :
Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.2
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.6. 2
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25,7.
COMMISSION B 4.
:
QUATRIEME SEANCE
471
ACCESSION DU QATAR A LA QUALITE DE MEMBRE
Le PRESIDENT annonce que, dans le courant de la matinée, l'Organisation des Nations Unies a fait connaître au Directeur général que lé Qatar était devenu Membre de l'OMS en déposant, le 11 mai 1972, une note par laquelle il acceptait la Constitution de l'OMS. Il souhaite au Qatar la bienvenue à l'Organisation mondiale de la Santé et indique que l'OMS a maintenant 134 Membres à part entière. 5.
RAPPORT SUR LES RECETTES OCCASIONNELLES ET POSITION DU COMPTE D'ATTENTE DE L'ASSEMBLEE (suite de la troisième séance, section 4)
Ordre du jour, 3.5.4 et 3.5.5 1
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, signale que, dans son premier rapport, le Comité spécial du Conseil exécutif a noté qu'au 31 mars 1972 le solde disponible des recettes occasionnelles dépassait de près de US $500 000 le montant qui avait été indiqué en janvier 1972 lorsque le Conseil avait examiné ce compte à sa quarante- neuvième session.
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande pourquoi le Conseil exécutif, dans sa résolution EB49.R34, a recommandé l'affectation de crédits supplémentaires au fonds immobilier. M. FURTH, Sous -Directeur général, répond que les raisons de cette recommandation seront données dans le détail lorsque la Commission examinera le point 3.15 de l'ordre du jour. On peut les résumer en disant que les prévisions de dépenses afférentes à l'extension des locaux du Bureau régional de Brazzaville ont augmenté d'environ US $215 000.
Le PRESIDENT demande aux délégués s'ils sont disposés à accepter la recommandation contenue dans le paragraphe 3.1 du document A25/22- A25/23 visant à affecter US $1 000 000 de recettes occasionnelles disponibles au financement du projet de programme et de budget pour 1973. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) estime que les recommandations figurant dans le document précité devraient être examinées de façon distincte en même temps que les points correspondants de l'ordre du jour. Il est cependant pleinement conscient des difficultés auxquelles se heurte la coordination des travaux des commissions principales. A en juger par les derniers chiffres soumis à la Commission, le solde des recettes occasionnelles disponibles s'élève maintenant à US $879 835 et il est proposé d'affecter ce montant au fonds immobilier pour contribuer au coût de la construction d'un bâtiment permanent supplémentaire au Siège de l'Organisation. Il lui parait injustifié en principe de relever le niveau de ce fonds avant qu'une décision ferme ait été prise au sujet de l'extension du bâtiment, et il propose que le montant utilisé pour financer le budget de 1973 s'élève à US $1 879 835, soit les US $1 000 000 déjà proposés, augmentés du solde des recettes occasionnelles disponibles.
Le DIRECTEUR GENERAL recommande à la Commission de ne pas affecter plus d'un million de dollars de recettes occasionnelles au financement du projet de programme et de budget pour 1973. En effet, un virement d'un montant supérieur entraînerait certainement, en fin de compte, un net accroissement des contributions des Etats Membres; or il convient, dans ce domaine, d'éviter des variations excessives. D'autre part, on ne s'attend pas à une augmentation du montant des recettes occasionnelles disponibles. Répondant à l'objection du délégué des Etats -Unis d'Amérique qui s'est demandé, au cours de la séance précédente, si les considérations de procédure ne risquaient pas de faire perdre de vue le fond du problème, il affirme qu'il n'est pas question d'apporter une solution au problème du financement du budget de 1973 avant d'avoir soumis les questions fondamentales à un examen très approfondi. Comme il l'a fait observer à la dernière séance, le problème résulte du fait qu'aucune des commissions principales ne peut examiner dans le détail le projet de programme et de budget pour 1973 tant que le plafond du budget de 1973 n'a pas été fixé; or, pour prendre une décision à ce sujet, il faut d'abord connaître le montant des recettes occasionnelles qui serviront à financer le budget pour 1973. La Commission examinera la question du fonds immobilier lorsqu'elle abordera le point 3.15 de son ordre du jour. I1 n'y a pas lieu pour le moment d'entrer dans les détails au sujet de ce fonds, mais le Directeur général se propose bien, le moment venu, de demander à l'Assemblée de la Santé de prendre la décision ferme mentionnée par le délégué des Etats -Unis d'Amérique. M. FURTH, Sous -Directeur général, répondant à une question du Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), rappelle que pour le moment la Commission est appelée à se prononcer sur le montant des recettes occasionnelles qui doit être affecté au financement du projet de programme et de budget pour 1973. On pourra régler plus tard, lors de l'examen du point 3.15, la question du montant des crédits affectés au fonds immobilier. 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 1.
472
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr CAYLA (France) et le Dr AL -WAHBI (Irak) déclarent que leurs délégations approuvent la proposition tendant à affecter US $1 000 000 de recettes occasionnelles au financement du budget de 1973. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) retire sa proposition. Par principe, il eût toutefois préféré que les US $879 835 demeurent dans le compte d'attente de l'Assemblée au titre des crédits non affectés. Le PRESIDENT demande si la Commission accepte que US $1 000 000 de recettes occasionnelles soient affectés au financement du budget de 1973. Il en est ainsi décidé.
Le PRESIDENT indique que le projet de premier rapport de la Commission B à la Commission A reflètera les recommandations de la Commission et sera distribué ultérieurement. 6.
BAREME DES CONTRIBUTIONS
Ordre du jour, 3.4 Ordre du jour, 3.4.1
Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972
M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle que, par sa résolution WHA24.34, la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait décidé que la contribution de l'Oman serait calculée provisoirement au taux minimum de 0,04 % pour 1971 et 1972 et que le taux définitif serait fixé par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Depuis lors, le Comité des Contributions des Nations Unies a fixé le taux de la contribution de l'Oman à 0,04 % et il est proposé que l'OMS fasse de même. L'Assemblée de la Santé doit aussi fixer le taux de la contribution de Bahrein pour 1971 et 1972 et celui de Fidji pour 1972; ces deux pays sont devenus Membres de l'OMS le 2 novembre 1971 et le ler janvier 1972 respectivement. Avant de devenir Membre, Bahrein avait qualité de Membre associé; il est probable que l'Organisation des Nations Unies fixera sa contribution à 0,04 %; la contribution de Fidji, elle, a déjà été fixée par l'Assemblée générale des Nations Unies à 0,04 %. Les Emirats arabes unis sont devenus Membre de l'OMS le 30 mars 1972. Aucun renseignement n'a été reçu concernant le taux de contribution que l'Organisation des Nations Unies leur fixera. Il est donc proposé que leur contribution soit provisoirement calculée au taux de 0,04 % et que le taux définitif soit fixé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant, concernant les contributions respectives de Bahrein, de Fidji et de l'Oman :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que Bahrein, Membre associé depuis le 8 mai 1968, et Fidji sont devenus Membres de l'Organisation en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le 2 novembre 1971 et le ler janvier 1972 respectivement, des instruments officiels d'acceptation de la Constitution de l'OMS; Rappelant que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA24.34, a décidé que la contribution de l'Oman pour 1971 et 1972 sera établie à un taux à fixer par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; Rappelant que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA24.12, a confirmé que le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies servira de base pour fixer le barème des contributions applicable par l'OMS; Rappelant en outre que la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que les contributions de Bahrein, de Fidji et de l'Oman seront fixées comme suit 1) :
:
1971
1972
Bahrein Fidji Oman ,
0,04 % -
0,04 %
0,04 % 0,04 % 0,04 %
que la contribution de Bahrein, devenu Membre de l'Organisation mondiale de la Santé le 2 novembre 1971, sera fixée, pour la période du ler janvier au ler novembre 1971 2)
durant laquelle ce pays était Membre associé, à huit neuvièmes de 0,02 % et, pour la période du 2 novembre au 31 décembre 1971, à un neuvième de 0,04 %. Décision 1 :
Le projet de résolution est approuvé.'
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.8.
COMMISSION B
:
QUATRIEME SEANCE
473
Le PRESIDENT invite alors la Commission à examiner le projet de résolution suivant, concernant la contribution des Emirats arabes unis :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que les Emirats arabes unis, Membre de l'Organisation des Nations Unies, sont devenus Membre de l'Organisation mondiale de la Santé en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le 30 mars 1972, un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS; Rappelant que la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que le taux de la contribution des Emirats arabes unis pour les années 1972 et 1973 1) sera fixé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; que la contribution des Emirats arabes unis sera provisoirement calculée, pour ces 2) deux années, au taux de 0,04 %, sous réserve d'ajustement au taux définitif qui sera fixé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; et que la contribution pour 1972 sera réduite à un tiers de 0,04 %. 3) :
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
1
M. FURTH, Sous -Directeur général, suggère de ne pas clore l'examen du point 3.4.1 de l'ordre du jour afin de permettre à la Commission de fixer ultérieurement la contribution du Qatar qui, comme l'a annoncé le Président, est devenu Membre de l'OMS le 11 mai 1972, ainsi que la contribution de tout autre Etat qui pourrait être admis à l'Organisation pendant la session en cours. Il en est ainsi décidé, (Voir le procès -verbal de la douzième séance, section 3.)
Barème des contributions pour 1973
Ordre du jour, 3.4,2
M. FURTH, Sous -Directeur général, fait observer qu'à chaque session de l'Assemblée il est nécessaire de fixer le barème des contributions pour l'année suivante, conformément à l'article 56 de la Constitution. Les résolutions antérieures auxquelles il convient de se référer à ce sujet sont les résolutions WHA8.5, WHAl2.7 et WHA24.12. L'OMS a pour politique de prendre comme base le barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies, en lui apportant tous les changements qui sont nécessaires de manière à l'adapter à la composition de l'OMS. Le barème le plus récent des contributions à l'Organisation des Nations Unies, celui des exercices 1971, 1972 et 1973, qui figure dans la résolution 2654 (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies, constitue donc la base du barème applicable à l'OMS pour les exercices 1972, 1973 et 1974. Le projet de résolution qui est soumis à la Commission pour approbation contiendra le barème des contributions à l'OMS pour 1973, sous réserve de toute modification qu'il serait nécessaire de lui apporter une fois fixée la contribution de nouveaux Membres.
Le Dr SUMBUNG (Indonésie), notant que le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies sert de base pour fixer le barème des contributions applicable à l'OMS, suggère que le taux des contributions des pays développés à l'OMS soit le même qu'à l'Organisation des Nations Unies et non inférieur. Les contributions des pays en voie de développement à l'OMS pourraient alors être calculées en tenant compte de la composition de l'OMS, de sorte que ces pays auraient moins à payer. M. FURTH, Sous -Directeur général, confirme que l'OMS applique le barème de l'Organisation des Nations Unies, les différences observées entre les contributions résultant des différences de composition des deux organisations.
Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution concernant le barème des contributions pour 1973. Décision :
Le projet de résolution est approuvé .2
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.9. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.10. 2
1
474 7.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
REEXAMEN DU FONDS DE ROULEMENT
Ordre du jour, 3.6.1
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, rappelle que, par sa résolution WHA24.17, l'Assemblée a décidé de maintenir la dotation du fonds de roulement à US $11 000 000, somme à laquelle s'ajouteront les avances fixées pour les Membres entrés à l'Organisation après le 30 avril 1965. Par cette même résolution, elle a prié le Conseil exécutif de réexaminer le fonds de roulement à la première session qu'il tiendrait en 1972 et de faire rapport à ce sujet à l'Assemblée de la Santé. Le Directeur général a présenté au Conseil un rapport qui figure à l'annexe 5 des Actes officiels N° 198. Le Conseil exécutif a fait sienne la recommandation du Directeur général tendant à maintenir le fonds de roulement au même niveau en 1973 qu'en 1972. Le Conseil a également recommandé qu'un nouvel examen du fonds de roulement ait lieu à sa première session de 1973 et qu'un nouveau rapport soit présenté à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. A cet effet, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB49.R25, contenant le texte d'un projet de résolution qu'il recommande à l'Assemblée d'adopter.
Décision Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB49.R25 est approuvé.1 :
8.
AMENDEMENTS AU REGLEMENT FINANCIER i
Ordre du jour, 3.11
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, indique qu'après avoir examiné les deux rapports que le Directeur général lui a soumis à sa quarante -neuvième session, le Conseil exécutif a décidé de recommander à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter certains amendements au Règlement financier. A cet effet, il a adopté la résolution EB49.R28 concernant l'uniformisation des dispositions relatives à la vérification extérieure des comptes et la résolution EB49.R29 concernant les gains et pertes au change. Chacune de ces résolutions contient un projet de résolution soumis à l'Assemblée de la Santé pour adoption.
Le Dr CAYLA (France) fait savoir qu'il a un certain nombre de suggestions à formuler concernant la version française des amendements. Comme il s'agit de modifications mineures, et de pure forme, à apporter au texte, il les soumettra directement au Secrétariat. Les projets de résolutions recommandés par le Conseil exécutif dans ses résolutions Décision EB49.R28 et EB49.R29 sont approuvés.3 :
9.
NOMINATION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES
Ordre du jour, 3.12
M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle qu'aux termes de la résolution WHA22.17, M. Lars Breie avait été nommé Commissaire aux Comptes pour une période de trois ans, soit jusqu'à l'achèvement de la vérification des comptes de l'OMS pour l'exercice 1972. M. Breie a fait savoir qu'il accepterait, si tel était le désir de l'Assemblée, une prolongation de son mandat pour un an.
Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE de prolonger le mandat de M. Lars Breie comme Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé de façon à y inclure l'exercice financier 1973. Il devra effectuer ses vérifications de comptes conformément aux principes qui sont énoncés à l'article XII du Règlement financier. S'il y a lieu, il pourra désigner un représentant chargé de le suppléer en son absence; et 2. EXPRIME sa gratitude à M. Breie pour l'excellent travail accompli pour l'Organisation. 1. 4
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé. La séance est levée à 12 h.25.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.13. 2
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, 3
annexes 4 et 5.
Ces projets de résolutions ont été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adoptés sous les numéros d'ordre WHA25.14 et WHA25.15, respectivement. 4 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.16.
CINQUIEME SEANCE
Mardi 16 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION A LA COMMISSION A
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission à la Commission A. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 614).
MODE DE PRESENTATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET
Ordre du jour, 3.7
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, explique que le Conseil exécutif a examiné les propositions présentées par le Directeur général concernant diverses modifications à apporter à la présentation du projet de programme et de budget pour l'axer davantage sur le programme. Le Conseil a adopté la résolution EB49.R31, par laquelle il approuve les principes généraux sur lesquels sont fondées les modifications proposées et prie le Directeur général de présenter à la Vingt-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé des propositions tenant compte des avis exprimés au cours des délibérations du Conseil. Ces propositions sont contenues dans le rapport dont la Commission est saisie.1 M. FURTH, Sous -Directeur général, explique que, comme il est indiqué dans l'introduction de ce rapport, les membres du Conseil et les délégués à l'Assemblée de la Santé se sont tout particulièrement attachés au cours des vingt dernières années à améliorer la présentation du projet de pro gramme et de budget afin de faciliter la tâche des organes délibérants - Conseil et Assemblée auxquels il appartient de prendre les décisions concernant le programme et le budget. Comme le représentant du Conseil exécutif vient de le dire, le Directeur général a soumis à la quarante neuvième session du Conseil exécutif un document préliminaire qui contenait un certain nombre de propositions tendant à modifier la présentation du projet de programme et de budget de manière à l'axer davantage sur le programme. Après une étude plus approfondie de la question et afin de tenir compte des vues exprimées par les membres du Conseil, ces propositions ont été revues pour être présentées dans le rapport actuellement soumis à l'Assemblée. Les membres du Conseil ont surtout fait observer que, pour le projet de programme et de budget et pour le programme de travail de l'Organisation à moyen terme - c'est -à -dire le programme général de travail pour une période déterminée -, il fallait adopter une classification logique des programmes. En conséquence, la question a été réétudiée en détail, ce qui a permis d'établir la nouvelle classification des programmes contenue dans le rapport, laquelle reflète dans toute la mesure possible les objectifs prioritaires de l'Organisation tels qu'ils sont définis dans le cinquième programme général de travail pour une période déterminée. L'effet ou l'avantage essentiel qui devrait découler des changements proposés est de permettre à l'OMS d'établir un document budgétaire annuel ou biennal à partir duquel on pourra beaucoup plus facilement qu'aujourd'hui déterminer les progrès accomplis et prévus pendant la période budgétaire considérée vers la réalisation des objectifs et dans l'exécution des activités constituant le programme général de travail. Cette amélioration découle de deux innovations majeures par rapport au mode de présentation actuel. Il s'agit tout d'abord de la nouvelle classification des programmes, fondée sur les objectifs de l'Organisation et intégrant les activités exécutées au niveau régional ainsi qu'au Siège. En second lieu, une série d'exposés de programmes, articulés eux aussi en fonction des objectifs de l'Organisation, donnerait pour la première fois une image des activités exécutées par l'Organisation à l'échelle du pays, de la Région et du monde entier. On peut probablement imaginer, quelle que soit l'organisation, plusieurs bonnes classifications des programmes. Celle qui est suggérée dans le rapport du Directeur général, et qui tient compte des opinions exprimées au cours des débats de la quarante- neuvième session du Conseil exécutif, est fondée, pour ce qui est des programmes techniques, sur le cinquième programme général de travail pour une période déterminée.
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 7. - 475 -
476
VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il
Chacun des quatre principaux objectifs du cinquième programme général de travail - à savoir, le renforcement des services de santé, le développement des ressources en personnel, la lutte contre la maladie et enfin la promotion de la salubrité de l'environnement - fait l'objet d'une section de la résolution portant ouverture de crédits. Sous chaque section figurent des programmes et sous programmes se rapportant aux divisions et aux services du Siège. Cependant, les titres de ces programmes et sous -programmes ne correspondent pas toujours à ceux des divisions et services; ils traduisent plutôt l'objectif principal de chaque catégorie d'activité. Ce projet de classification est exposé au paragraphe 23 du rapport. Une classification de ce type, dont les éléments techniques sont repris du cinquième programme général de travail, mais correspondent d'une manière générale à la structure du Siège, ne poserait guère de problèmes s'il ne s'agissait que des activités du Siège. Or, il faut y englober les bureaux régionaux (directeurs régionaux, conseillers régionaux, représentants de l'OMS et personnel OMS des projets réalisés à l'échelon des pays ou groupes de pays). D'autre part, la classification ne doit pas négliger le fait que les bureaux régionaux dirigent de manière indépendante les parties du programme d'ensemble dont ils sont responsables, dans le cadre - bien entendu - de la politique tracée par le programme général de travail. C'est pour répondre à cette double nécessité qu'une formule pragmatique est proposée, qui permet, d'une part, de faire apparaître sous les mêmes rubriques que pour le Siège les détails des activités techniques menées au niveau des Régions et des pays, et, d'autre part, de reconnaître l'autonomie de gestion des directeurs régionaux. Cette formule pratique est exposée en détail au paragraphe 25 du rapport. La deuxième innovation importante qui fait l'objet des propositions est l'inclusion dans le document budgétaire d'une série d'exposés descriptifs, à savoir l'introduction, les exposés de programmes d'ensemble, les exposés de programmes régionaux et les exposés de programmes par pays, qui doivent tous être en accord avec les exposés du programme général de travail concernant les objectifs de l'Organisation et les moyens de les atteindre. Le programme général de travail pour une période déterminée est le programme de travail à moyen terme de l'Organisation approuvé par le Conseil et par l'Assemblée de la Santé, et c'est lui qui sert de cadre pour la préparation des projets de programme et de budget annuels, c'est -à -dire des programmes de travail à court terme. Ce serait donc le principal document de référence pour tous les exposés de programmes descriptifs qui figureraient dans le document budgétaire. Tous ces exposés de programmes devraient s'harmoniser entre eux et avec le programme général de travail pour une période déterminée, afin de présenter un tableau aussi clair que possible du rôle et de l'objectif de toute activité soutenue par l'OMS, en quelque région que ce soit, dans le cadre des objectifs généraux et de l'ensemble des activités de l'OMS. En fait, la lecture des exposés de programmes descriptifs et leur comparaison avec le programme général de travail devraient rendre beaucoup plus facile l'évaluation des activités passées de l'OMS et des progrès à accomplir dans la période budgétaire en cause. L'utilité d'un tel budget -programme pour le Conseil et l'Assemblée de la Santé lors de l'examen du projet de programme et de budget peut se résumer comme suit 1) elle permettrait de définir avec plus de précision les objectifs à atteindre par l'exécution de chaque programme d'activités; 2) elle permettrait au Conseil et à l'Assemblée d'avoir une vue plus complète que ce n'est actuellement le cas des activités que l'Organisation se propose d'entreprendre au titre de chaque programme et sous programme, que ce soit à l'échelon mondial, régional, ou national; 3) elle établirait une relation plus claire entre les activités projetées et les buts et résultats recherchés, ce qui devrait permettre d'améliorer l'exécution des programmes; 4) elle fournirait au Conseil et à l'Assemblée des informations plus nombreuses et plus précises en vue des décisions à prendre en matière de programme et de budget; 5) elle permettrait au Conseil et à l'Assemblée d'évaluer plus facilement les activités de l'OMS, c'est -à -dire les progrès accomplis et les résultats obtenus. Les propositions qui figurent dans le rapport du Directeur général n'impliquent nullement que ces avantages ne peuvent être obtenus que par l'institution immédiate d'un véritable système de rationalisation des choix budgétaires. Cela ne serait ni possible ni souhaitable dans une organisation comme l'OMS. Tout d'abord, l'Organisation fournit son assistance technique à ses quelque 130 Membres uniquement sur demande et conformément à leurs priorités et à leurs désirs. Ensuite, la planification du développement (y compris la planification sanitaire) à l'échelon national en est encore à ses débuts dans beaucoup des pays auxquels l'OMS vient en aide. C'est pourquoi, au lieu de chercher à mettre sur pied d'un seul coup, à partir de rien, un système de rationalisation des choix budgétaires absolument nouveau, compliqué et hautement théorique, on a jugé plus pratique à l'heure actuelle d'adopter une approche très progressive, en bâtissant sur les systèmes, les processus et les mécanismes qui existent déjà au sein de l'OMS, et en procédant à des révisions échelonnées sur une période de plusieurs années. Néanmoins, ces propositions ont pour but de faciliter le développement progressif, dans toute l'Organisation, d'un système de planification, de programmation et d'évaluation à long terme, ainsi que d'un système dans lequel les ressources dont on compte avoir besoin à long terme pourront faire l'objet de prévisions. Cependant les budgets- programmes ne sont pas simplement un moyen d'amplifier les programmes et les budgets, ni un moyen de les réduire. Il n'y a rien dans l'approche par budget -programme qui oblige à augmenter ou à réduire le volume total du budget. C'est plutôt un instrument que ceux à :
COMMISSION B
:
CINQUIEME SEANCE
477
qui les décisions incombent peuvent utiliser pour être mieux à même de décider quelles sont les nouvelles activités à entreprendre et quelles sont les activités à éliminer - dans chaque cas, un instrument permettant d'améliorer la nature et la qualité des résultats, que le montant total de ressources disponibles soit stable, en augmentation ou en diminution. De plus, les budgets programmes ne sont pas une panacée permettant de tout améliorer et ils ne dispensent nullement de la réflexion au stade de la décision ni de l'exactitude au stade de l'exécution. La plus grande discipline qu'exige la préparation soigneuse des programmes dans le cadre d'un budget -programme devrait naturellement se traduire par de meilleurs résultats, mais l'approche en elle -même ne le garantit pas. Le nouveau mode de présentation des projets de programme et de budget, tel qu'il est esquissé dans le rapport du Directeur général, devrait, s'il était adopté, faciliter la prise de décisions plus rationnelles en matière de répartition des ressources budgétaires et permettre de présenter les objectifs du programme au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé de telle manière que l'un et l'autre aient une vue plus claire des options qui leur sont offertes. C'est essentiellement en pensant à cet avantage que le Directeur général a présenté dans son rapport ses propositions sur la manière dont pourrait être préparé un budget -programme. M. ROBILLARD (Canada) remercie le Sous -Directeur général de son exposé si instructif, qui semble résumer l'approche pragmatique que l'OMS a heureusement adoptée face à la question du programme et du budget. Le Canada fait partie des pays qui ont préconisé l'instauration d'un système de budget programme dans les institutions des Nations Unies; la présentation du budget par programmes et suivant une classification effective de ces programmes en est l'étape première et essentielle. Le Canada s'est félicité vivement de voir l'OMS prendre cette première mesure en 1971 et il accueille maintenant avec la même satisfaction les modifications que le Directeur général propose d'apporter à la classification des programmes; ces modifications devraient rendre le document budgétaire encore plus instructif et plus utile pour les Etats Membres. M. Robillard se demande si l'on se propose d'apporter aussi à la classification des comptes concernant les programmes qui est utilisée dans le Rapport financier annuel les changements correspondant à la nouvelle ordonnance du budget ainsi que des sections de la résolution portant ouverture de crédits il semble en effet indispensable de remanier la présentation des comptes pour permettre aux Etats Membres de procéder à un examen et à un contrôle adéquats des finances de l'Organisation. :
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) félicite le Directeur général du rapport dont la Commission est saisie. Il ressort de ce document qu'un pas important vient d'être fait sur la voie des objectifs du cinquième programme général de travail. Le nouveau mode de présentation proposé permettra d'avoir une idée plus nette de l'orientation générale des activités de l'OMS ainsi que des projets particuliers; grâce à lui, il sera aussi plus facile de veiller à ce que les ressources de l'Organisation soient utilisées le plus efficacement possible. Le Professeur Lisicyn est d'avis que la section 4 de la classification (Développement des ressources en personnel de santé) devrait être subdivisée, du moins dans un proche avenir, de la manière indiquée au paragraphe 26 f) du rapport, une sous -section étant consacrée à la formation de chercheurs. D'autre part, il est évident qu'une proportion élevée des dépenses relatives aux sections 8 (Programmes généraux de soutien), 9 (Programme régional de soutien) et 10 (Services communs du Siège) porte sur les dépenses administratives de l'Organisation. Il devrait être spécifié qu'il en est ainsi, puisque la nouvelle classification proposée ne comporte pas de section distincte pour les dépenses d'administration. La biologie des vecteurs et la lutte antivectorielle ont été incluses dans la section 5.1 "Lutte contre les maladies transmissibles ", alors que dans le cinquième programme général de travail, elles figurent sous la rubrique "Hygiène du milieu ", ce qui semble plus approprié. Le Professeur Lisicyn demande que la question soit étudiée plus à fond. Passant au paragraphe 47 du rapport, relatif aux projets exécutés dans les pays, il souscrit à l'idée d'analyse et d'évaluation des projets que recouvre cette proposition. Cela signifierait toutefois que les délégués ne disposeront pas de renseignements détaillés sur les projets qui les intéressent. Peut -être pourrait -on conserver ces renseignements détaillés, tout en renforçant l'élément évaluation. Le Professeur Lisicyn se demande s'il ne serait pas possible d'inclure parmi les tableaux proposés un tableau contenant des renseignements résumés sur les principaux services assurés par l'OMS au titre des différents fonds (comme celui qui figure à la page XXXIX des Actes officiels N° 187, mais qui n'apparaît pas dans les Actes officiels N° 196). Etant donné l'importance de la recherche et de la coordination des activités de recherche, il serait peut -être possible de prévoir un nouveau tableau ventilant les dépenses de ce poste, ainsi qu'un tableau sur les réunions de comités d'experts et de groupes scientifiques. :
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
En ce qui concerne les virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits, le Professeur Lisicyn rappelle que le Directeur général vient d'être pour la première fois autorisé, par la résolution portant ouverture de crédits pour 1972, à opérer des virements entre sections de la partie II (Programme d'exécution). Il ressort du paragraphe 28 du rapport que le Directeur général entend user de cette autorisation lorsque la nouvelle classification des programmes sera appliquée. Il faut toutefois espérer que l'on ne procédera qu'avec la plus grande circonspection à des virements aux sections 8, 9 et 10, ou bien que ces virements ne seront pas autorisés. Le Professeur CANAPERIA (Italie) félicite le Directeur général de son rapport, dans lequel on a fait un effort méritoire pour présenter le programme et le budget sous une forme fonctionnelle qui permet d'examiner toutes les activités de l'Organisation dans les différents domaines. Il voudrait savoir ce qu'il faut entendre exactement par "Science et technologie" à la section 2.3 de la classification. Alors qu'un grand nombre des activités figurant dans les subdivisions de la section 3.1 portent sur la protection et la promotion de la santé, cette section s'intitule "Organisation des services de santé "; il est peut -être regrettable que l'on ait abandonné le titre employé précé"Protection et promotion de la santé ". D'autre part, le Professeur Canaperia ne voit pas demment "Législation sanitaire ", et pense bien quel genre d'activités recouvre le sous -programme 3.1.6 que, s'il s'agit de coordination et de publications, ces activités devraient plutôt figurer dans la section 7 "Information et documentation ". Il s'associe au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques pour demander que "Développement des ressources en personnel de santé" soit subdivisée. Il estime la section 4.1 regrettable qu'aucune sous -section n'ait été proposée pour un sujet si important. Enfin, il souscrit entièrement aux propositions concernant les activités régionales qui figurent aux paragraphes 46 et 47, et en particulier à la suggestion tendant à préparer des exposés de programmes par pays, mettant en lumière les principaux problèmes sanitaires de chaque : : :
pays.
Le Professeur KANELLAKIS (Grèce) estime que la classification proposée devrait mieux refléter le rôle de l'épidémiologie dans la détection, la prévention, l'endiguement et l'éradication des maladies (tant transmissibles que non transmissibles), ainsi que dans des domaines tels que la génétique et la planification familiale. La classification comporte bien un sous -programme intitulé "Surveillance épidémiologique des maladies transmissibles" (section 5.1.2), mais il conviendrait que les aspects plus larges de la question soient également mentionnés. De plus, les différents aspects de l'épidémiologie, tels que l'épidémiologie analytique, l'épidémiologie appliquée et l'écologie médicale, devraient figurer dans la section 3.3 "Recherche en épidémiologie et en informatique", sous "Renforcement des services de santé ". M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que sa délégation accueille avec satisfaction les propositions contenues dans le rapport du Directeur général.
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) note que la présentation proposée aura pour effet de rendre le document budgétaire moins volumineux et plus lisible, tandis que les suggestions tendant à définir d'une manière plus précise les objectifs de chaque programme ainsi que le coût estimatif de leur exécution faciliteraient le choix rationnel des projets. La classification proposée, tout en n'entraînant qu'un minimum de bouleversements, permettra une meilleure répartition des divers éléments du programme. Au paragraphe 47 du rapport, il est proposé que la description détaillée des projets et les tableaux par pays soient remplacés par des exposés de programmes par pays, qui seraient préparés par les directeurs régionaux et les représentants de l'OMS. La suppression de la description détaillée des projets ferait certes gagner beaucoup de place, mais.la délégation des Etats -Unis demande instamment que cette modification soit subordonnée à l'assurance que les exposés de programmes par pays seront suffisamment complets pour en permettre une analyse efficace. Elle demande également que, dans tous les pays, les projets comparables portent le même numéro de code et elle recommande qu'un total cumulatif des dépenses afférentes à chaque projet soit présenté, de manière qu'on puisse comparer les dépenses avec les résultats obtenus. M. GARBA- JAHUMPA (Gambie) fait savoir que sa délégation regrette de ne pas avoir reçu plus tôt ce rapport très circonstancié, car celui -ci propose l'introduction de modifications importantes dans un système jusqu'ici assez rigide. Elle est cependant convaincue que la nouvelle présentation sera plus pratique et plus réaliste. Cette nouvelle classification des programmes, répartis entre treize sections de la résolution portant ouverture de crédits et diverses sous -sections, donne une vue bien plus nette des affectations de crédits. En ce qui concerne la section 4 (Développement des ressources en personnel de santé), des précisions supplémentaires s'imposent; il faudrait savoir, par exemple, si l'on fournira aux pays en voie de développement les services de personnel nécessaires pour les aider à établir des plans sanitaires qui concordent avec le nouveau système de budget -programme.
COMMISSION B
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Le Dr SUMBUNG (Indonésie) voudrait savoir si le mode de présentation proposé se fonde sur le système de rationalisation des choix budgétaires (PPBS) qui jusqu'ici a été surtout appliqué à des programmes non médicaux. On n'a pas encore trouvé de méthode correspondante applicable à la planification sociale, aussi se demande -t -il s'il convient bien d'avoir recours au PPBS dans le domaine du développement social, et en particulier dans le secteur sanitaire. D'autre part, croyant se rappeler que le Sous -Directeur général a déclaré que le nouveau système n'entraînerait pas d'augmentations budgétaires, le Dr Sumbung se demande comment, si l'on adopte une approche axée sur les programmes - ce qui signifie qu'il faut analyser les problèmes se posant dans le domaine sanitaire et décider des priorités -, on pourrait éviter certaines augmentations normalement entraînées par ces décisions. Il faut reconnaître que la programmation doit par conséquent continuer à être essentiellement axée sur les ressources. La programmation consiste essentiellement en une répartition rationnelle des ressources entre différentes options, compte tenu de facteurs tels que l'efficacité, le rendement et l'efficience. Ces facteurs seront -ils pris en considération par le nouveau système, et est -il possible de les mesurer ? Le rapport examine la question du calcul du coût de certains programmes mais non celle de la mesure des résultats d'un programme par rapport aux services sanitaires qu'on y consacre.'De quelle manière cela sera -t -il fait ?
Enfin, le Dr Sumbung voudrait savoir si la méthode proposée est également applicable à l'échelon des pays. Le Dr CAYLA (France) dit que le mode de présentation proposé constitue dans l'ensemble un progrès, bien que sa délégation, comme celle de l'URSS, déplore que les dépenses administratives ne soient pas indiquées plus clairement. En outre, il y a un certain manque de logique dans la classification des programmes de la section 5, surtout en ce qui concerne les programmes 5.1 et 5.2. Toutefois, la méthode mérite d'être mise à l'épreuve; la délégation de la France appuie par conséquent les propositions faites. M. CHIKWANDA (Zambie) demande, au sujet de la section 3 de la classification proposée, si la planification familiale fait partie du sous -programme 3.2.3 (Reproduction humaine); en fait, cette activité est également reliée au sous -programme 3.2.2 (Santé maternelle et infantile). Le Professeur LEOWSKI (Pologne) estime que toute classification doit permettre de réunir des données sur les sujets faisant l'objet de rubriques et d'évaluer les activités incluses sous chacune de ces rubriques. Du point de vue technique, les problèmes de santé des pays représentés à l'Assemblée de la Santé peuvent être résolus essentiellement - et parfois exclusivement - au niveau national ou local. D'autre part, les diverses activités que regroupe la recherche devraient être présentées de façon plus détaillée, compte tenu du fait qu'aujourd'hui la recherche se heurte non seulement à une pénurie de matière grise, mais aussi à des difficultés financières. Seuls quelques pays sont en mesure d'exécuter des projets de recherche globaux qui puissent contribuer utilement à la solution des problèmes sanitaires à l'échelle mondiale; la classification des programmes doit donc permettre d'évaluer plus spécialement les activités groupées d'une façon générale sous la rubrique "Recherche ". M. FINDLAY (Sierra Leone) considère que les propositions présentées dans le rapport du Directeur général tendent vers la simplicité et la clarté requises; aussi sa délégation les appuie -t -elle.
M. FURTH, Sous -Directeur général, remercie les membres de la Commission de leurs remarques bienveillantes comme de leurs critiques, dont il sera tenu compte pour la préparation du projet de programme et de budget de 1975, si le mode de présentation proposé est approuvé dans ses grandes lignes. Il appelle l'attention des délégués sur le paragraphe 52 du rapport du Directeur général, dans lequel il est dit que les propositions prétendent exprimer une doctrine générale mais n'ont rien d'intangible. Elles doivent être considérées, dans certains de leurs détails, comme de simples exemples des modifications proposées, lesquelles pourront être complétées et affinées par le Directeur général à la lumière des suggestions des délégués et de l'expérience lorsqu'on commencera d'appliquer le nouveau plan. M. Furth répond par l'affirmative au délégué du Canada, qui a demandé si la nouvelle classifila résolution portant cation des programmes s'appliquerait aussi aux comptes de l'Organisation ouverture de crédits et les tableaux contenus dans le Rapport financier seront eux aussi touchés par ces modifications. Les délégués de l'URSS et des Etats -Unis d'Amérique ont manifesté leur réticence à voir les descriptions détaillées des projets disparaître du projet de programme et de budget, au cas où la nouvelle présentation serait adoptée. M. Furth souhaite qu'ils n'insistent pas pour maintenir ces descriptions, mais plutôt qu'ils donnent à la nouvelle méthode l'occasion d'une mise à l'épreuve. A son avis, ces descriptions détaillées ne permettent pas vraiment d'avoir une vue d'ensemble du :
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programme et du budget. Dans la présentation actuelle, le texte, excepté l'introduction et les descriptions de projets, n'expose de façon détaillée que les fonctions des divisions et services du Siège, tandis que, dans la nouvelle présentation proposée, non seulement un exposé d'ensemble sur le programme sera présenté dans l'introduction du Directeur général, mais en outre des exposés de programmes détaillés par sujet, par Région et par pays apparaîtront pour tous les programmes; c'est pourquoi M. Furth pense qu'il serait superflu et peut -être préjudiciable à la facilité de lecture du document budgétaire d'ajouter ce que l'on se propose de faire exactement pour chaque projet. Si les descriptions détaillées des projets venaient s'adjoindre à tous les exposés de programmes, le budget deviendrait un document énorme; il remplirait peut -être alors deux volumes, ce qui coûterait donc beaucoup plus cher. Au cours des sessions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif auxquelles M. Furth a assisté, il n'a pas vu se manifester un bien grand intérêt pour les descriptions de projets, et les observations faites à leur sujet ont été très rares - à juste titre, lui semble -t -il.
M. Furth estime que le tableau demandé par le délégué de l'URSS pourrait être inclus dans la présentation proposée, bien que celle -ci prévoie déjà des informations en tableaux par type d'activité; il aimerait d'autre part élever une mise en garde contre tout ce qui pourrait faire du projet de programme et de budget un document peu maniable; si c'est le cas aujourd'hui, c'est à cause de l'accumulation de matériel demandé auparavant par des délégations qui, depuis, ont peut -être perdu la chose de vue. Cependant, M. Furth tient à assurer les membres de la Commission que le Secrétariat se propose d'inclure dans le budget tout ce que les délégations pourraient souhaiter pour les aider à lire et comprendre le projet de programme et de budget, bien que l'inclusion de tous les renseignements possibles empêcherait d'avoir une vue d'ensemble de la situation. D'autre part, il donne au délégué de l'URSS l'assurance qu'à moins d'une nécessité absolue le Directeur général ne tient pas à opérer des virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits, et surtout des virements d'une section du programme à une section administrative. La marge dont le Directeur général devrait disposer pour opérer ces virements est une question qui pourrait être discutée lors de l'examen de la résolution portant ouverture de crédits, lorsque le projet de programme et de budget pour 1975 sera examiné dans sa présentation nouvelle (si celle -ci est adoptée) par la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Pour répondre au délégué des Etats -Unis d'Amérique, qui a demandé que des numéros de code semblables soient donnés à chaque projet du même type appartenant au même programme quel que soit l'endroit où il est exécuté, M. Furth dit que c'est très certainement ce que le Secrétariat se propose de faire. La classification des programmes fournit déjà un cadre pour un système de codage, que le Secrétariat mettra au point dans ce cadre de manière à inclure tous les projets. Le Sous Directeur général peut garantir au délégué des Etats -Unis qu'il s'agira d'un système cohérent et facile à comprendre. Quant au dernier point soulevé par le délégué des Etats -Unis, à savoir la possibilité de présenter des chiffres cumulatifs concernant les dépenses relatives à chaque projet, M. Furth dit que le Secrétariat examinera très attentivement cette suggestion, bien qu'elle risque de poser des problèmes sur le plan pratique. Répondant au délégué de l'Indonésie, qui a demandé tout d'abord si un système de rationalisation des choix budgétaires pouvait être appliqué au secteur sanitaire, M. Furth précise que, pour le Secrétariat, un système d'établissement de budgets -programmes tel que celui qui est proposé dans le rapport du Directeur général n'est pas vraiment un système PPBS. En effet, il serait impossible pour l'instant d'appliquer un tel système au secteur sanitaire à l'OMS. L'Organisation ne peut en effet pas aller plus loin que les autorités sanitaires nationales. Les programmes et budgets de l'OMS sont fondés en grande partie sur les plans sanitaires nationaux et, si les pays ne réalisent pas de progrès dans l'établissement de plans et de budgets à long terme en matière de santé publique, l'OMS aura du mal à le faire. En ce qui concerne la deuxième observation du délégué de l'Indonésie, selon laquelle l'établissement de budgets -programmes risque d'impliquer des augmentations budgétaires, M. Furth indique que le Secrétariat peut certes préparer un budget -programme théorique qui exigerait des centaines de millions de dollars, mais qu'il serait tout à fait chimérique de mettre sur pied des programmes sans tenir compte de certaines des contraintes pratiques auxquelles est soumise l'OMS. Par exemple si, dans ses projections pour 1975, l'Assemblée de la Santé souhaite que le Directeur général respecte un certain plafond budgétaire, il serait absurde que le Secrétariat dépasse de beaucoup ce plafond. Le délégué de l'Indonésie a aussi demandé dans quelle mesure le projet de programme et de budget tenait compte de l'efficacité des programmes. Le Secrétariat espère que l'adoption de la nouvelle présentation du programme et du budget facilitera la tâche de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif du point de vue de l'évaluation de l'efficacité et du rendement du programme de l'OMS, avant tout parce que les objectifs seront exposés d'une façon beaucoup plus claire.
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A propos des principaux résultats des programmes, M. Furth se reporte à une question qui lui a été posée la veille à propos de l'évaluation des projets, à laquelle le Commissaire aux Comptes a fait allusion dans son rapport. Il serait facile de mesurer les résultats s'ils pouvaient tous être exprimés en termes quantitatifs si cela se révèle impossible, il faut trouver d'autres moyens, et c'est ce que le Secrétariat s'efforce de faire. Répondant à la dernière question du délégué de l'Indonésie, M. Furth fait observer que, dans un certain nombre de pays, il est possible d'aborder rationnellement la planification des programmes en matière de santé, et la plupart des Etats Membres de l'OMS s'emploient à le faire. :
Le Dr COHEN, Secrétaire du Comité du Siège pour le Programme, souligne que le problème auquel se heurte la classification des programmes réside dans la difficulté de concilier fonctions et structure. Pour être satisfaisante, une classification ne doit pas assigner aux fonctions un cadre structurel rigide car la plupart des problèmes de santé dépassent les limites d'un tel cadre. Il est d'autre part nécessaire, aux fins de la préparation du budget, qu'à chaque programme corresponde une section bien définie de la structure organique. La classification des programmes qui est présentée à la Commission dans le rapport du Directeur général prend pour base le cinquième programme général de travail. Les programmes et sous -programmes techniques correspondent, parmi les rubriques du programme général, aux domaines dans lesquels leur principale contribution semble devoir se situer. Toutefois, ils pourront souvent fournir un apport non négligeable sous d'autres rubriques. La clé qui permettra de résoudre la difficulté est fournie par les "exposés de programmes ", qui feraient référence aux objectifs définis dans le programme général de travail. On pourrait ainsi obtenir une image composite de la progression vers les objectifs, lesquels ne sauraient guère être énumérés en détail dans le schéma directeur de classification des programmes. En réponse aux délégués de l'URSS, de l'Italie et de la Gambie, qui ont demandé pourquoi aucun sous -programme n'apparaît sous le programme "Développement des ressources en personnel de santé ", le Dr Cohen fait observer que la plupart des programmes de l'OMS comportent un élément relatif à cette question. Les analyses qui font l'objet des paragraphes 38 à 45 du rapport, de même que le tableau B, dont il est donné une description au paragraphe 44, indiqueront les sommes allouées, dans chaque programme, à l'enseignement et à la formation professionnelle. Il sera ainsi possible de déterminer le total des dépenses budgétaires afférentes à cette rubrique dans l'ensemble des programmes de l'OMS. Toutefois, le problème du développement des ressources en personnel de santé a une portée beaucoup plus étendue et le Directeur général estime qu'il importe de l'aborder avec souplesse. Il existe de grandes différences nationales en ce qui concerne d'une part, les besoins et les ressources humaines pouvant être utilisées pour les satisfaire et, d'autre part, les programmes d'enseignement et de formation destinés aux divers types de personnel qui composent les équipes sanitaires. C'est pourquoi le programme intitulé "Développement des ressources en personnel de santé" n'a pas été divisé en sous -programmes. L'exposé le concernant suivra de très près l'énoncé des objectifs fixés en la matière par le cinquième programme général de travail et l'on trouvera au paragraphe 26 f) du rapport quelques indications sur le contenu de cet exposé. Au délégué de l'URSS, qui a également demandé pourquoi le programme "Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle" a été classé sous "Lutte contre les maladies transmissibles" et non sous "Salubrité de l'environnement ", le Dr Cohen répond que le projet de classification étant fondé sur les objectifs de chaque programme, il est apparu que l'objectif principal du programme "Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle" était la lutte contre les maladies transmissibles. Les incidences sur l'environnement n'ont pas échappé à l'attention. Là encore, la solution réside dans un exposé du programme qui mentionnerait non seulement les questions liées à la lutte contre les maladies transmissibles, mais aussi les incidences du programme sur l'environnement. Le Sous- Directeur général a déjà répondu à la question du délégué de l'URSS concernant la tabulation des dépenses relatives à la recherche. Si l'on se reporte au tableau B du rapport, on peut voir que la deuxième colonne de ce tableau correspond aux crédits prévus pour l'aide à la recherche dans chaque programme et sous -programme. On peut ainsi calculer le montant total des dépenses relatives à l'aide à la recherche dans l'ensemble des programmes de l'OMS. Le délégué de l'Italie a demandé des explications sur le programme intitulé "Science et ce programme a pour objet de donner au Directeur général des avis consultatifs sur technologie" les applications de la science et de la technologie dans le domaine de la santé. Il constitue aussi le cadre des activités visant à stimuler les discussions sur les méthodes de recherche et à promouvoir des études sur l'avenir des programmes de recherche de l'OMS. Enfin, il concerne également les subventions à la recherche et il s'étend aux activités entreprises en matière d'environnement pendant la mise au point du programme intensifié de l'OMS relatif à cette question. Le délégué de l'Italie a également noté, dans la classification des programmes, l'absence de cette expression apparaît bien en anglais dans le titre du l'expression "promotion de la santé" programme relatif à la salubrité de l'environnement (promotion of environmental health), mais elle n'est pas utilisée ailleurs. En appliquant le terme "promotion" à certains programmes, on risque : :
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de donner l'impression que la notion de promotion de la santé se limite à ces domaines alors qu'elle fait ou devrait faire partie intégrante de tous les programmes de santé. Toutefois, il existe peut être des programmes pour lesquels la mention expresse du concept de promotion pourrait présenter quelque avantage. Le Secrétariat soumettra la question à une étude plus approfondie afin d'identifier ces programmes et il ne manquera pas, à cette occasion, de prendre en considération les observations du délégué de l'Italie. Ce dernier a demandé en outre pour quelle raison le sous-programme intitulé "Législation sanitaire" était classé dans le programme intitulé "Organisation des services de santé" ce choix résulte de l'approche dynamique qui a été adoptée à l'égard de la législation sanitaire dans le cinquième programme général de travail. Il y est indiqué qu'indépendamment des publications que l'OMS doit faire paraître au sujet de cette législation dans divers pays, la législation sanitaire sera de plus en plus mise à contribution pour faciliter l'élaboration et l'exécution des plans et programmes de santé publique. Le cinquième programme précise en outre qu'il faudra incorporer à la législation sanitaire des dispositions d'un caractère nouveau et hautement technique, en raison des éléments scientifiques et technologiques que comporte l'activité des services de santé. Compte tenu des applications de la législation sanitaire en matière de planification et d'organisation des services de santé', le sous -programme a été placé sous le programme "Organisation des services de :
santé ".
Le délégué de la Grèce a évoqué le programme intitulé "Recherche en épidémiologie et en informatique ". Le Dr Cohen rappelle que le Directeur général a déjà fait une déclaration sur ce programme à la quarante -neuvième session du Conseil exécutifl et qu'il l'a également mentionné dans son Rapport annuel sur l'activité de l'OMS en 1971. L'une des questions soulevées au sujet de ce programme concernait l'opportunité d'un regroupement des sujets et d'une concentration des ressources dans des domaines moins nombreux. Il apparaît maintenant au Directeur général que l'on pourrait parvenir à une utilisation très efficace des ressources de ce programme en faisant porter les efforts sur un thème central, à savoir le renforcement des services de santé, sur la base d'études relatives à la planification et à l'organisation de ces services. Le délégué de la Grèce a fait également observer que le terme "épidémiologie" n'est pas employé à propos de la surveillance des maladies non transmissibles et de la planification familiale le Dr Cohen se reporte à ses observations préliminaires concernant l'harmonisation entre fonctions et structures. L'épidémiologie est une discipline qui a des applications dans la plupart des activités sanitaires et il serait très difficile d'en faire un programme distinct. Le délégué de la Zambie a demandé si la planification familiale était comprise dans le sous programme intitulé "Reproduction humaine ". La réponse est que l'ensemble des questions de santé ressortissant à la planification familiale fait partie de ce sous -programme à l'échelle mondiale, et qu'il en va de même pour les demandes d'assistance adressées à l'OMS par les pays. Le même délégué a encore estimé qu'il serait souhaitable d'intégrer les programmes de planification familiale dans les programmes de santé maternelle et infantile. Les activités techniques de l'OMS à cet égard ont toujours mis l'accent sur les aspects sanitaires de la planification familiale et sur l'étroite relation qui existe entre cette planification et la santé maternelle et infantile envisagée dans le contexte de la santé de la famille. C'est pour cette raison que la reproduction humaine et la santé maternelle et infantile constituent des sous -programmes du programme intitulé "Santé de la famille ". Le délégué de la Pologne ayant présenté des observations au sujet des activités de recherche prévues dans les programmes de l'OMS et relevé le fait que les programmes de recherches ne sont pas indiqués en tant que tels dans la classification des programmes, le Dr Cohen explique que la recherche fait partie intégrante de la plupart des activités et que les exposés de programmes donneront à ce sujet des indications suffisamment précises. En outre, les appuis que la recherche recevra de l'épidémiologie, des mathématiques, de la statistique, des sciences psycho -sociales et d'autres disciplines seront indiqués dans les exposés de programmes. Les délégués peuvent être assurés que, si l'Assemblée approuve le nouveau mode de présentation du projet de programme et de budget, le Secrétariat soumettra de nouveau la classification des programmes à un examen approfondi lors de la préparation du projet de programme et de budget pour 1975, et il tiendra compte, à cette occasion, des observations formulées par les membres de la Commission. :
Le PRESIDENT, constatant qu'il n'y a plus d'observations au sujet du rapport du Directeur général, invite le Rapporteur à donner lecture du projet de résolution correspondant.
1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 199, pp. 38 -40.
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Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général et la résolution EB49.R31, adoptée par le Conseil exécutif à sa quarante -neuvième session, concernant le mode de présentation du projet de programme et de budget; Rappelant les opinions exprimées à ce sujet lors de sessions antérieures de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif; Rappelant également les recommandations et observations que le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, le Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires et d'autres organes du système des Nations Unies ont formulées au sujet de la présentation des budgets et de l'établissement des budgets -programmes, 1. PREND NOTE avec satisfaction du rapport du Directeur général; APPROUVE les principes relatifs au mode de présentation du projet de programme et de 2. budget tels qu'ils sont exposés dans ce rapport; et PRIE le Directeur général d'adopter, à partir du projet de programme et de budget pour 3. 1975, une présentation nouvelle selon les grandes lignes proposées, compte tenu des vues exprimées lors de l'examen de la question par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. 1
Décision 3.
:
Le projet de résolution est approuvé.
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 611). La séance est levée à 17 h.30.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.23.
SIXIEME SEANCE
Mercredi 17 mai 1972, 14 h.40 Président :
Dr B. E. ZOLLER (République fédérale d'Allemagne)
1.
TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 611). Ordre du jour, 3.7
MODE DE PRESENTATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET (suite de la cinquième séance, section 2)
Possibilité d'adopter un cycle biennal pour le programme et budget Le PRESIDENT appelle l'attention sur le paragraphe 4 du dispositif de la résolution EB49.R31 du Conseil exécutif et invite M. Gutteridge, Directeur du Service juridique, à présenter le rapport du Directeur général.' M. GUTTERIDGE, Directeur du Service juridique, indique que le rapport du Directeur général est en fait un rapport de faisabilité donnant suite à la résolution EB49.R31, dans laquelle le Directeur général était prié de continuer à examiner la possibilité d'adopter un cycle biennal pour le programme et le budget. Ce rapport ne traite pas des avantages du cycle biennal, mais seulement des problèmes constitutionnels et des questions de procédure liés à l'adoption d'un tel cycle. Les dispositions constitutionnelles qui régissent actuellement la préparation du budget et le calendrier budgétaire font l'objet des articles 34 et 55 de la Constitution de l'OMS; de ces dispositions, adoptées en 1946 par la Conférence internationale de la Santé, il ressort clairement que des prévisions budgétaires annuelles doivent être présentées chaque année. C'est pourquoi le Directeur général a conclu que toute modification officielle du cycle budgétaire exigerait un amendement des dispositions correspondantes de la Constitution et, partant, l'application de l'article 73 de la Constitution relatif aux amendements. Or cet article stipule que les amendements à la Constitution doivent d'abord être adoptés par l'Assemblée de la Santé à la majorité des deux tiers, puis acceptés par les deux tiers des Etats Membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. Le rapport du Directeur général indique les moyens pratiques d'établir un cycle budgétaire biennal par amendement de la Constitution. La formule qui assurerait la plus grande souplesse consisterait à supprimer dans la Constitution toute mention expresse de la périodicité des budgets. Le moyen le plus simple serait, semble -t -il, de ne plus mentionner une période budgétaire déterminée dans les articles 34 et 55,en supprimant les mots "chaque année" dans l'article 34, et le mot "annuelles" dans l'article 55, laissant ainsi à l'Assemblée de la Santé le soin de fixer la période budgétaire dans le Règlement financier. Si l'Assemblée optait pour cette procédure, il faudrait encore qu'elle se prononce sur l'opportunité d'adopter des mesures transitoires pour mettre en oeuvre, à une date ultérieure déterminée, un système budgétaire biennal. Il ressort du rapport soumis à la Commission que le Secrétariat s'est efforcé d'analyser à cet égard les possibilités qui s'offrent à l'Assemblée. Il n'est pas possible actuellement de prédire la date à laquelle les amendements à la Constitution entreraient en vigueur. Etant donné que les Etats Membres sont actuellement au nombre de 134, tout amendement constitutionnel devra, pour prendre effet, être approuvé par 90 Membres. En fait de précédents, on peut citer les amendements qui ont porté de 18 à 24 le nombre des membres du Conseil exécutif. Adoptés en mai 1959, ces amendements sont entrés en vigueur en octobre 1960.
Il est donc permis de supposer que, compte tenu de l'augmentation du nombre des Etats Membres depuis lors, environ deux ans pourraient s'écouler entre la date d'approbation par l'Assemblée et la date d'entrée en vigueur du cycle budgétaire biennal. En supposant que la Constitution soit modifiée en 1973, il devrait être possible de soumettre à l'Assemblée de la Santé en 1975 un premier budget biennal qui porterait sur les années 1976 et
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 8. - 484 -
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1977. Pour cela, le Directeur général admettrait par avance que l'entrée en vigueur de l'amendement serait acquise avant l'Assemblée de 1975, mais ce ne serait là qu'une hypothèse et non une certitude. Ainsi que le rapport du Directeur général le fait observer, il serait peut -être souhaitable d'éviter une telle incertitude quant à la date d'entrée en vigueur d'une mesure aussi importante que la modification du cycle budgétaire de l'Organisation, surtout si l'on tient compte de l'intérêt qu'il y a à synchroniser le cycle budgétaire de l'OMS avec celui d'autres institutions du système des Nations Unies. C'est pourquoi, le rapport propose une procédure qui permettrait de fixer une date précise pour l'adoption du budget biennal après que l'Assemblée aura adopté les amendements constitutionnels nécessaires. Cette procédure, qui est exposée dans le rapport, suppose que l'exercice des droits constitutionnels de l'Assemblée de la Santé et des Etats Membres de l'Organisation peut être limité par des dispositions de procédure; on trouve des exemples d'une telle limitation dans les dispositions actuelles du Règlement intérieur de l'Assemblée établissant des limites de temps, notamment à l'article 96. Selon cette procédure, les Membres de l'Organisation s'abstiendraient normalement d'exiger, dans la seconde année de chaque cycle biennal, un examen complet du plafond budgétaire. Toutefois, ils conserveraient leur droit d'examen et il leur suffirait de l'invoquer pour pouvoir l'exercer. L'Assemblée de la Santé procéderait par consensus et les règlements de l'Organisation stipuleraient un préavis approprié, de sorte que si un Membre venait à réclamer un examen, sa demande serait soumise à un préavis assez long et devrait s'accompagner des justifications que l'on peut raisonnablement exiger en pareil cas. On pourrait attendre ainsi que ce droit ne soit exercé qu'avec modération. A la fin du rapport, on trouvera le calendrier proposé pour le passage au cycle biennal. Si l'Assemblée décidait d'adopter un tel cycle, le Directeur général pourrait être invité à préparer des amendements qui seraient soumis en 1973 à l'Assemblée de la Santé. Cette assemblée examinerait le calendrier prévu pour l'entrée en vigueur du cycle budgétaire biennal et déciderait des mesures transitoires. Elle devrait en effet examiner le problème de la date d'entrée en vigueur du nouveau cycle. En prévision du cas où les amendements constitutionnels n'entreraient pas en vigueur à la date prévue, la procédure comporterait donc des dispositions transitoires et, en 1974, le Règlement financier et le Règlement intérieur de l'Assemblée seraient modifiés pour donner effet aux dispositions et limitations de procédure nécessaires. l'adoption du cycle budgétaire biennal prévu dans le Il reste à préciser un dernier point rapport de faisabilité dont la Commission est saisie n'obligerait pas à modifier la fréquence des sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé. :
Le Dr AL -WAHBI (Irak) souligne l'importance de la question à l'étude et sa portée considérable. Il existe des arguments pour et contre et l'on aimerait être convaincu de la nécessité de passer au nouveau cycle. L'application du système actuel, en vigueur depuis vingt -cinq ans, se heurte -t -elle à des difficultés ? Quels sont les avantages et les inconvénients du nouveau système ? L'un des problèmes qui se posent à l'Organisation est celui des prévisions budgétaires supplémentaires et l'adoption du cycle biennal aurait peut -être pour effet d'augmenter considérablement le montant de ces prévisions. Plusieurs années passeront avant que les amendements ne soient ratifiés par les Etats Membres et, s'il n'est pas douteux qu'une planification à long terme est nécessaire, il faut cependant considérer que le cycle proposé pourrait obliger à apporter de nouveaux amendements à la Constitution. Le système envisagé aurait aussi des répercussions sur les travaux de l'Assemblée de la Santé celle -ci serait surchargée de travail pendant la session où elle serait saisie du projet biennal et la session suivante pourrait ne durer qu'une semaine. Des éclaircissements supplémentaires seraient souhaitables avant le vote sur cette question. :
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) prévoit les mêmes difficultés que le délégué de l'Irak. Il a examiné attentivement le rapport du Directeur général et, tout en constatant que la question d'un cycle budgétaire biennal a été étudiée soigneusement par le Secrétariat, il estime que le rapport n'en décrit pas suffisamment les avantages. Il souhaiterait que ces avantages, ainsi que les inconvénients possibles, fassent l'objet d'un bref exposé. Il appuie les observations du délégué de l'Irak concernant les prévisions budgétaires supplémentaires et demande si l'adoption d'un cycle budgétaire biennal obligerait l'Assemblée de la Santé à n'examiner les prévisions budgétaires supplémentaires que tous les deux ans. Se référant au rapport, le Professeur Lisicyn désire savoir en outre si, au cas où elle se prononcerait pour l'option b) (à savoir la suppression dans la Constitution de toute mention d'une période budgétaire donnée) en raison de sa plus grande souplesse, l'Assemblée de la Santé pourrait alors fixer la périodicité de son choix pour l'examen des prévisions budgétaires. S'il en était ainsi, il se demande quelle serait la nécessité d'une telle option, puisque l'un des systèmes auxquels elle laisserait la possibilité de recourir - l'examen annuel des prévisions budgétaires est déjà en vigueur. On a déjà dit qu'un cycle budgétaire biennal n'entraînerait pas nécessairement un cycle biennal pour les Assemblées; toutefois le Professeur Lisicyn se demande si en fin de compte ce système n'y
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Il
conduirait pas, comme le cas s'est produit pour certaines autres organisations internationales. souhaite entendre les observations du Directeur général sur ce point.
Le Dr N'DIAYE (Sénégal) déclare que les avantages du nouveau système proposé pour la présentation du projet de programme et de budget ressortent peut -être de certains des documents soumis à la Commission, mais que, pour sa part, il ne les a pas remarqués. Par contre, les nombreux inconvénients qui résulteraient des modifications proposées sont si évidents qu'il aimerait savoir si. le système apporterait quelque avantage. Il se demande pourquoi l'Assemblée de la Santé souhaite entreprendre une révision de la Constitution qui exigerait une procédure longue et hasardeuse, dont la justification lui échappe. En outre, les méthodes proposées pour pallier les inconvénients d'une laborieuse réforme de la Constitution lui paraissent se situer à l'extrême limite de la légalité. Soulignant que les budgets des Etats Membres sont préparés annuellement, il fait valoir que les augmentations du budget de l'OMS sont déjà relativement difficiles à accepter même si elles sont proposées annuellement, et qu'elles le deviendraient plus encore si elles étaient présentées tous les deux ans. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) indique que la délégation des Etats -Unis partage à maints égards les préoccupations des délégués de l'Irak et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, mais qu'elle a peut -être eu l'occasion d'étudier plus en détail le nouveau système d'établissement du programme et budget qui est proposé. Il souligne que la décision prise la veille par la Commission d'avancer dans la voie d'une amélioration de la présentation du programme et du budget est d'une grande portée, et signifie qu'à la fin d'une période budgétaire, les résultats seront examinés et que l'on s'en inspirera pour entamer la nouvelle période budgétaire. M. Eye rappelle la recommandation du Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, demandant que les institutions spécialisées adoptent une méthode de budget -programme et puissent disposer de plus de temps pour l'étude de leur budget. L'Organisation internationale du Travail a adopté un cycle budgétaire biennal et l'Organisation météorologique mondiale un cycle budgétaire quadriennal. D'autre part, il rappelle une étude du Corps commun d'inspection des Nations Unies, qui souligne que l'adoption d'un cycle budgétaire biennal ne conduirait pas nécessairement à modifier la fréquence des sessions de l'Assemblée de la Santé ou du Conseil exécutif. Ces dernières années, on a beaucoup insisté sur le fait que l'Assemblée de la Santé était submergée par les questions de gestion, d'administration, de finances et autres, au détriment de problèmes de santé. Si un cycle budgétaire biennal était adopté, les questions de gestion pourraient être examinées une année par l'Assemblée et les problèmes de santé l'année suivante. M. Eye pense que, dans un tel cas, la délégation des Etats -Unis d'Amérique serait en faveur de la suppression des mots "chaque année" dans l'article 34 et "annuelles" dans l'article 55 de la Constitution. Après avoir étudié la question avec soin, la délégation des Etats -Unis d'Amérique appuiera une initiative tendant à l'adoption d'un cycle budgétaire biennal.
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) a examiné le problème des prévisions budgétaires dans l'optique d'un pays en voie de développement. Le budget annuel de l'Indonésie est basé sur une planification à l'échelon régional pour l'ensemble du pays, et le Dr Sumbung pense que les pays en voie de développement se heurteraient à de nombreuses difficultés si le système du cycle budgétaire biennal était adopté. La situation sanitaire de ces pays varie considérablement en fonction des connaissances et des techniques nouvelles, et ils ne peuvent prévoir longtemps à l'avance les ressources qui seront allouées au service de santé. Rappelant que l'accord s'est fait sur le mode de présentation du projet de programme et de budget, le Dr Sumbung estime que le Directeur général devrait disposer du temps nécessaire pour mettre à l'essai la méthode proposée. L'adoption d'un cycle biennal pour le programme et le budget devrait être ajournée jusqu'à ce que les pays en voie de développement soient eux aussi en mesure d'adopter un tel système. M. CHIKWANDA (Zambie) déclare que, de l'avis de sa délégation, l'adoption du cycle budgétaire biennal proposé pour le programme et le budget n'entraînerait pas de complications spéciales. D'autres institutions spécialisées appliquent un tel système et il serait intéressant de savoir si certains de leurs Etats Membres ont éprouvé de ce fait des difficultés particulières. M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) s'associe aux remarques du délégué de la Zambie. Le passage à un cycle budgétaire biennal aurait des avantages certains. L'OMS est actuellement la seule institution spécialisée qui n'ait pas adopté ce système.- Il ne pose pas de problèmes insolubles, et en s'y ralliant, l'Organisation s'alignerait sur les autres institutions des Nations Unies, ce qui permettrait d'établir une meilleure coordination économique et sociale. On réaliserait également une économie de temps considérable et l'Assemblée serait mieux en mesure, une année sur deux, de concentrer ses efforts sur son travail de fond, qui est de s'occuper des problèmes de santé. La délégation de la Nouvelle -Zélande appuiera toute initiative tendant à l'adoption d'un cycle biennal pour le programme et le budget.
COMMISSION B
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M. NIELSEN (Danemark) déclare que sa délégation est elle aussi en faveur de l'adoption d'un cycle biennal pour le programme et le budget. D'autres organisations internationales appliquent un tel système, qui correspond aux tendances de la politique budgétaire nationale dans de nombreux Etats Membres. La délégation du Danemark espère que l'établissement d'un cycle biennal pour le programme et le budget permettra, une année sur deux, de réduire à deux semaines la session de l'Assemblée de la Santé. D'autre part la délégation danoise se prononce pour l'option b). Le Dr SOW (Mali) déclare que sa délégation n'est hostile à aucune réforme tendant à améliorer les travaux de l'Assemblée et par voie de conséquence les activités de l'OMS. Diverses possibilités sont offertes dans le rapport du Directeur général et l'on peut envisager que l'adoption du système proposé permettra à l'Assemblée de la Santé, une année sur deux, de consacrer ses discussions à des questions d'ordre technique. Comme l'a souligné le délégué de l'Irak, les avantages du nouveau système proposé ne ressortent pas très clairement de la documentation soumise à la Commission. La plupart des délégués présents se' souviennent sans doute que trois ans auparavant, lorsque le problème a été posé, on a mentionné tous les avantages et les inconvénients du système. Le Dr Sow demande donc si le Secrétariat pourrait préparer un document tenant compte des différentes remarques présentées à propos du système envisagé, de manière que les délégués soient suffisamment informés pour examiner la question à fond à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Professeur AUJALEU (France) indique que la délégation de la France est en faveur du principe d'un cycle budgétaire biennal.
Le Professeur CANAPERIA (Italie) estime que la question se présente sous un double aspect. Sur le fond, il convient d'examiner si l'Assemblée de la Santé accepte le principe d'un cycle budgétaire biennal; ensuite, si l'accord se fait sur le principe, il faudra choisir la méthode à utiliser. En ce qui concerne le fond, la délégation italienne appuie le principe d'un cycle budgétaire biennal, dont l'un des principaux avantages serait non :seulement de favoriser une réduction de la durée de l'Assemblée, mais aussi de permettre à l'Assemb'ée de consacrer plus de temps à l'étude des questions véritablement importantes, celles qui touchent la santé elle -même. Quant à la méthode, une fois le principe adopté, le Conseil exécutif pourrait être invité à examiner ce second aspect, et à présenter des recommandations à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Pour le Dr ONYANGO (Kenya), les avantages d'un système budgétaire biennal semblent l'emporter sur les inconvénients, et en conséquence sa délégation appuiera une proposition tendant à instaurer un tel système. La possibilité de convoquer l'Assemblée de la Santé tous les deux ans seulement lui parait également acceptable. Le Dr ALDEA (Roumanie) considère qu'un système budgétaire biennal permettrait d'examiner la tâche de l'Organisation dans une perspective à long terme. Certes, des difficultés surgiraient au début, mais l'expérience d'autres organisations indique qu'une telle mesure se justifierait. Le Dr Aldea est en faveur de l'option b). Le Dr KHALLAF (Egypte) souligne différents arguments qui ont été avancés en faveur d'un système budgétaire biennal et qui lui paraissent excellents, par exemple, le fait qu'un tel système a été adopté par d'autres institutions spécialisées, la possibilité pour l'Assemblée de consacrer plus de temps aux questions techniques et la réduction de la durée de l'Assemblée, qui entraînerait une diminution des dépenses. En revanche, le rapport soumis à la Commission ne donne aucun détail sur les inconvénients ou les risques qui pourraient résulter de ce système. Le Dr Khallaf appuie donc la demande du délégué du Mali concernant la préparation d'un rapport complet. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) approuve le principe d'un cycle budgétaire biennal, et il pense que la durée de toutes les Assemblées de la Santé pourrait être réduite à deux semaines si les discussions techniques n'avaient lieu qu'une année sur deux.
Le Dr DE CONINCK (Belgique) considère que le principal argument en faveur d'un cycle budgétaire biennal est qu'une durée d'un an nuit à l'efficacité de la planification, puisque la plupart des projets portent sur deux ans au moins. Le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées a préconisé, dans sa recommandation N° 25, l'adoption d'un système budgétaire biennal par les institutions spécialisées dont le cycle budgétaire est annuel. Le Corps commun d'inspection a fait une recommandation analogue dans son rapport sur la rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée. La plupart des grandes institutions spécialisées (par exemple la FAO, l'OIT et l'UNESCO) ont déjà institué un cycle biennal, et l'Organisation des Nations Unies étudie actuellement la possibilité de prendre une décison semblable.
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Pour donner tous les résultats escomptés, et en particulier fournir une base solide sur laquelle s'établiront les priorités des programmes de l'OMS, l'adoption d'un budget -programme doit être étayée par l'institution d'un cycle budgétaire biennal. Toutefois, la délégation de la Belgique considère qu'il ne serait pas prudent d'adopter un système budgétaire biennal à la hâte, sans avoir au préalable examiné minutieusement le projet pour s'assurer que la Constitution sera respectée et que le système aura une souplesse suffisante. Elle accorde sa préférence à l'option b), qui obvie à la nécessité d'apporter de nouveaux amendements à la Constitution si l'on souhaite à l'avenir adopter une période budgétaire autre que biennale.
M. JEREMIC (Yougoslavie) déclare que, tenant compte des recommandations du Comité spécial pour la rationalisation des procédures et de l'organisation de l'Assemblée générale, ainsi que des recommandations du Corps commun d'inspection, qui ont été examinées récemment par la Cinquième Commission de l'Organisation des Nations Unies, et considérant le fait que le système du cycle budgétaire biennal semble fonctionner efficacement à l'UNESCO, sa délégation est en faveur d'un tel système, et appuie l'option b). Sir William REFSHAUGE (Australie) est favorable au principe du cycle budgétaire biennal ainsi qu'à l'option b). Cette formule aurait un résultat positif, en ce sens que l'Assemblée pourrait consacrer plus de temps - au moins pendant une session sur deux - à l'examen des problèmes de santé.
M. LAPOINPE (Canada) rappelle la position prise par la délégation du Canada depuis quelques elle appuie fermement la proposition tendant à l'adoption d'un cycle budgétaire biennal, années non seulement parce que ce système a été recommandé par divers organismes ou est appliqué avec un grand succès par d'autres organisations, mais surtout parce qu'elle estime que l'Organisation en retirerait beaucoup d'avantages pour l'accomplissement de sa tâche. :
Le Dr ROUHANI (Iran) appuie les déclarations du délégué du Mali et, si sa proposition devait faire l'objet d'un projet de résolution formel, il s'inscrirait parmi les coauteurs de ce projet. M. WHELAN (Irlande) se déclare en faveur du principe d'un cycle budgétaire biennal, pour les raisons déjà exposées. L'Organisation a une situation financière solide et les crédits dont elle dispose sont suffisants pour parer à tous les imprévus; d'autre part, elle s'est assuré les services d'un personnel qui a fait ses preuves en matière de gestion des fonds et d'investissements. Un nouveau mode de présentation du budget a été adopté, qui permettra d'appliquer efficacement un système budgétaire biennal. M. Whelan se prononce pour l'option b). Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) appuie le projet tendant à l'adoption d'un cycle budgétaire biennal.
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) signale que sa délégation désire obtenir un résumé des avantages et des inconvénients du cycle biennal proposé pour le programme et le budget. Le DIRECTEUR GENERAL explique que le Secrétariat n'est pas habilité à présenter une proposition, quelle qu'elle soit. Il a simplement préparé, à la demande du Conseil exécutif, un rapport sur la possibilité d'adopter un cycle biennal pour le programme et le budget. Le Dr ADESUYI (Nigéria) indique que sa délégation, tout en approuvant le principe d'un cycle budgétaire biennal, souhaite recevoir un document exposant clairement les avantages d'un tel système. Le débat a montré que le principe recueillait une large adhésion, fondée sur de bonnes raisons, mais ceci n'implique pas qu'il faille se lancer hâtivement dans un remaniement de la Constitution. La décision devrait être ajournée jusqu'à la présentation, en 1973, d'un document exposant dans le détail les avantages potentiels du système biennal et l'expérience acquise par les autres organisations qui l'ont adopté. Le Dr NALUMANGO (Zambie) pense qu'il faut éviter les décisions précipitées, même si on est disposé à accueillir favorablement tous les moyens d'abréger la durée de l'Assemblée et de réaliser ainsi des économies. Les délégués qui estiment que le cycle budgétaire biennal présente des inconvénients devraient donner des précisions sur ce point. Il n'appartient pas au Secrétariat de rédiger un document énumérant les difficultés possibles, comme certains membres de la Commission l'ont demandé. M. LAPOINPE (Canada) a cru comprendre que le délégué de l'Indonésie préconisait le renvoi de la question à un an. Or les délégués qui sont intervenus déjà se sont prononcés pour ou contre le principe du cycle budgétaire biennal; proposer de renvoyer la question revient simplement à exprimer une opinion négative. Le Canada, et, pense M. Lapointe, la majorité des Membres, se sont déclarés en faveur d'un cycle budgétaire biennal. Mais si le principe d'un tel système n'est pas accepté, la question sera renvoyée, bien entendu, et peut -être indéfiniment. Le délégué du Canada demande si, du point de vue de la procédure, la déclaration du délégué de l'Indonésie constitue une nouvelle proposition ou si elle doit être considérée comme une prise de position négative pour l'immédiat.
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Le Dr SUMBUNG (Indonésie) fait observer que le système du cycle budgétaire annuel, appliqué actuellement, oblige déjà les pays à soumettre deux ans à l'avance aux comités régionaux leurs demandes d'aide pour des projets. Il doute que les pays en voie de développement, en particulier, soient en mesure d'établir des plans quatre années à l'avance; la préparation d'un programme de santé complet à si longue échéance implique que l'on dispose de statistiques de morbidité, de mortalité et autres suffisamment précises et de ressources considérables en personnel, en crédits et en matériel. M. LAPOINTE (Canada) ne nie pas que certains pays se heurteraient à des difficultés. A son avis, les déclarations du délégué de l'Indonésie ne constituent pas véritablement une proposition nouvelle, elles expriment une opposition de principe au système envisagé. En effet, la Commission cherche à se prononcer simplement sur un principe; l'application de ce principe dépendrait d'études de faisabilité et d'autres facteurs. Le Dr ROUHANI (Iran) estime qu'avant d'accepter ou de rejeter le principe d'un nouveau système, les délégués devraient être mieux informés. Il suggère donc que le Secrétariat prépare un document détaillé exposant clairement les avantages et les inconvénients d'un cycle budgétaire biennal. M. GUTTERIDGE, Directeur du Service juridique, répondant aux questions soulevées par le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, indique que l'on n'envisage pas de modifier les dispositions en vigueur concernant les prévisions budgétaires supplémentaires; ces prévisions pourraient être examinées n'importe quelle année. A cet égard, il attire l'attention sur le rapport du Directeur général dans lequel il est précisé qu'il y aurait, pour les deux années, un seul budget effectif et une seule résolution portant ouverture de crédits et que ni l'un ni l'autre ne seraient révisés pendant la période biennale, sauf soumission d'un budget supplémentaire. On a demandé si, au cas où l'option b) serait adoptée, l'Assemblée pourrait maintenir le système des budgets annuels; M. Gutteridge répond qu'elle le pourrait, car si la Constitution ne faisait pas mention d'une période budgétaire donnée, il appartiendrait à l'Assemblée de fixer la durée de la période budgétaire. Une procédure souple comme celle que prévoit l'option b) aurait l'avantage de permettre le retour à un cycle annuel pour le programme et le budget sans nouvel amendement à la Constitution, au cas où l'expérience démontrerait qu'un cycle budgétaire biennal présente des inconvénients. On s'est demandé, d'autre part, si un cycle budgétaire biennal ne conduirait pas, à la longue, à des sessions biennales de l'Assemblée. Or, du point de vue juridique, les deux aspects de la question ne sont absolument pas liés, et il n'y aurait aucune raison de ne pas convoquer l'Assemblée tous les ans si l'on adoptait un cycle budgétaire biennal. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), rappelant qu'il a demandé à être informé des avantages réels d'un système budgétaire biennal, fait observer qu'il n'a pas encore reçu de réponse à cette question. Le Dr AL -WAHBI (Irak) appuie la demande du Professeur Lisicyn. Il désire savoir quels seraient les avantages du système biennal, et quelles sont les difficultés auxquelles le Secrétariat a dû faire face depuis vingt -cinq ans qu'il applique un cycle budgétaire annuel. Le délégué de la Nouvelle -Zélande a parlé d'un système biennal qui aurait été adopté par toutes les institutions spécialisées des Nations Unies. Le Dr Al -Wahbi croit savoir, pour sa part, que seules l'OIT, l'UNESCO et la FAO pratiquent ce système. En revanche, l'Organisation des Nations Unies continue d'avoir un système annuel. En tout état de cause, l'OMS est un organisme souverain, gouverné par sa propre Constitution, et qui n'accepte pas d'instructions d'autres organismes. Elle accepte ce qui lui est bénéfique et, en fait, elle a rejeté certaines des recommandations formulées par le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées. Il conviendrait d'examiner si, en réalité, elle éprouve quelque difficulté pour coordonner ses activités avec celles d'autres institutions qui ont adopté un cycle budgétaire biennal. L'OMS a une structure différente de celle des autres institutions spécialisées. Elle seule a pleinement réalisé la régionalisation, sur une base démocratique. L'adoption d'un cycle budgétaire biennal aurait des conséquences d'une grande portée. Les comités régionaux, par exemple, n'auraient pas à se réunir chaque année. Un nouveau mode de présentation pour le programme et le budget a été adopté. Cette décision aura des répercussions sur le budget, qu'il soit annuel ou biennal. Ne serait -il pas sage d'ajourner toute décision sur la question d'un cycle budgétaire biennal jusqu'à ce que le Directeur général ait eu le temps de réorganiser le budget selon la nouvelle formule ? M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) précise que, dans son intervention précédente, il avait voulu dire que l'OMS était, à sa connaissance, la seule institution spécialisée appliquant encore un cycle budgétaire annuel.
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La question a été longuement débattue, mais de nombreux délégués semblent encore avoir besoin d'éclaircissements. M. Absolum demande donc si le Secrétariat pourrait présenter à l'Assemblée, pendant la session en cours, un exposé plus détaillé des avantages et des inconvénients que l'on pourrait attendre d'un système budgétaire biennal. Le Dr POUATY (Congo) constate que le projet d'application d'un cycle budgétaire biennal et ses répercussions sur les programmes des pays en voie de développement suscitent des inquiétudes au sein de la Commission. Il admet que des difficultés puissent surgir, mais la planification nationale est une nécessité reconnue par tous. D'autre part, le délégué de la Belgique a rappelé que les programmes des pays s'étalaient au moins sur deux ans. La délégation du Congo votera donc en faveur d'un cycle budgétaire biennal et du mode d'application que prévoit l'option b). Le Professeur VANNUGLI (Italie) pense qu'en demandant au Secrétariat d'exposer les avantages et les inconvénients d'un cycle budgétaire annuel, on risque de mettre le Directeur général et le Secrétariat dans une position délicate cela reviendrait en effet à les obliger à prendre parti en la matière. Pour ajouter un nouvel argument à ceux qui ont déjà été avancés en faveur d'un cycle budgétaire biennal, il fait valoir que les Assemblées de la Santé durent généralement longtemps et vers la fin créent un sentiment de frustration du fait que plusieurs questions intéressant le programme n'ont pu être examinées. Le programme général lui -même n'est pas étudié à fond. Un cycle biennal permettrait de consacrer plus d'attention aux aspects particuliers du développement de l'Organisation. :
Le Dr NCHINDA (Cameroun) signale que sa délégation accepte le principe d'un cycle budgétaire biennal, mais qu'elle partage aussi les inquiétudes d'autres délégations, en particulier celles de l'Indonésie et de l'Irak. Par exemple, il sera peut -être difficile', dans certains pays, et au Cameroun en particulier, d'adapter la nouvelle formule à l'exercice financier annuel en vigueur. Le Dr Nchinda attache une grande importance aux observations du délégué de la Nouvelle -Zélande, et il pense lui aussi qu'un exposé des avantages et des inconvénients des divers cycles budgétaires constituerait un guide utile, de même qu'un document faisant état de l'expérience d'autres organisations qui appliquent des systèmes différents de celui de l'OMS. Il ne faudrait pas adopter un cycle budgétaire biennal à la hâte, pour la seule raison que d'autres organisations l'ont choisi. Si un tel système devait être adopté, la délégation du Cameroun préférerait qu'il soit appliqué selon l'option b), qui prévoit le minimum d'amendements à la Constitution. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit que le principe d'un cycle budgétaire biennal est intéressant et semble être un progrès, notamment parce qu'il permettra de rapprocher l'exercice budgétaire de la période que couvre le programme général de travail. En outre, on pourrait ainsi raccourcir la durée de l'Assemblée de la Santé une année sur deux et disposer de plus de temps pour l'examen des questions techniques. Grâce à ce système, il serait plus facile de comparer l'évolution des activités de l'OMS et d'autres institutions spécialisées, dont l'OIT, qui ont adopté ce cycle biennal. L'option b), qui permettrait à l'Assemblée de la Santé d'examiner les prévisions budgétaires à des intervalles qu'elle fixerait elle -même, est particulièrement intéressante. Néanmoins, le Professeur Lisicyn a encore des doutes sur les avantages réels que présenterait un cycle budgétaire biennal, surtout en l'absence d'informations sur l'expérience acquise par d'autres organisations internationales. En dépit de la longue discussion qui a eu lieu, et des réponses du Directeur général aux questions posées, les répercussions de ce système n'apparaissent pas avec assez de clarté. Le Professeur Lisicyn comprend également le point de vue des délégations qui craignent qu'un cycle budgétaire biennal n'entre en conflit avec les systèmes nationaux comportant un exercice financier annuel. Bon nombre de pays dressent à la fois des plans de développement à long terme couvrant cinq, sept ou dix années et des plans pour une année, dont le budget est examiné annuellement. Ainsi, une périodicité biennale ne cadrerait ni avec les plans à court terme, ni avec les plans à long terme. La délégation de l'URSS aimerait que l'Organisation établisse un plan financier correspondant aux cinq années que recouvre le programme général de travail, mais malheureusement l'on n'en est pas encore à ce stade. Le Professeur Lisicyn se demande également quel sera l'effet de l'établissement d'un budget biennal sur les travaux des comités régionaux. Le fait de proposer un système nouveau présuppose que le régime actuel a des inconvénients; or, jusqu'ici, ceux -ci n'ont pas été précisés clairement. Bien que les aspects méthodologiques et juridiques de la question aient été présentés très en détail dans le rapport soumis à la Commission, les renseignements fournis sur les moyens de résoudre les difficultés techniques ne suffisent pas à écarter les doutes du Professeur Lisicyn. Tout en reconnaissant que, conformément à la recommandation du Comité ad hoc d'experts chargéd'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, certains changements sont nécessaires, la délégation de l'URSS ne pense pas que l'on gagnera quoi que ce soit
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à prendre une décision hâtive. Aussi appuie -t -elle la proposition faite par d'autres délégations, visant à demander au Directeur général de soumettre des renseignements plus détaillés, compte tenu du présent débat, à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
M. LAPOINTE (Canada) considère que, s'il est difficile de parvenir à une décision, c'est en partie parce que la Commission envisage en même temps le principe d'un cycle budgétaire biennal et l'application de ce principe. Sa délégation s'est déjà prononcée sur le fond, mais elle n'est pas disposée à étudier les détails d'application si l'entrée en vigueur du principe doit être différée de plusieurs années. Le Canada, comme beaucoup d'autres pays, a longuement examiné les moyens de planifier à long terme, et il pense que l'OMS devrait, elle aussi, adopter une période de programmation plus longue. Il semble que la majorité des membres de la Commission s'accordent sur ce point. En ce qui concerne l'application du principe, dont le Directeur du Service juridique a exposé les aspects constitutionnels, il faut en envisager les répercussions pratiques, par exemple à propos du Règlement financier; cependant, cela ne sert pas à grand -chose de débattre de cette question tant que le principe lui -même n'a pas été adopté. La délégation du Canada ne voit pas d'objections à adopter une période de plus de deux années pour le cycle budgétaire si c'est là la solution préférée, mais, quelle que soit la période choisie. il faut commencer par amender la Constitution; aussi n'est -il pas indiqué de repousser l'examen des amendements au -delà de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. M. Lapointe est prêt à s'associer à d'autres délégations pour préparer un projet de résolution, qui devrait comporter trois parties essentielles une première partie dans laquelle sera approuvé le principe d'un cycle budgétaire biennal, une deuxième où l'on priera le Directeur général de préparer un projet d'amendements à la Constitution, et une troisième où l'on demandera au Conseil exécutif d'examiner la question et de soumettre un rapport à la prochaine Assemblée de la Santé. :
M. CHIKWANDA (Zambie) pense, comme le délégué du Canada, que l'on a confondu le principe et son application. Il reconnaît également que l'on pourrait demander au Directeur général de présenter de plus amples informations sur les répercussions d'un cycle budgétaire biennal. En ce qui concerne l'application du principe, la délégation de la Zambie estime que l'option b) pourrait être adoptée. L'argument de certaines délégations, selon lesquelles l'absence de coincidence entre le cycle budgétaire biennal et les exercices financiers nationaux pourrait poser des problèmes, n'est pas très convaincant, car, de toute manière, les pays en question doivent réconcilier le budget annuel avec leurs plans à long terme. L'adoption d'une période budgétaire de deux ans ne devrait pas non plus affecter le niveau des contributions des Etats Membres. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) se croit revenu à la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé; il pense particulièrement au paragraphe 1 de la partie II du dispositif de la résolution WHA22.53, dans lequel l'Assemblée de la Santé a décidé "que l'Organisation mondiale de la Santé devra adopter en principe un système de programmation biennale ". Pour lui, ce problème est étroitement lié à la question des budgets -programmes examinée la veille, et les deux systèmes doivent être coordonnés. C'est pourquoi il faut commencer par prendre une décision à propos du principe d'un cycle budgétaire biennal, comme le délégué du Canada l'a proposé. Ensuite, il faudrait demander au Secrétariat de préparer l'étude requise par les délégations du Mali et de l'Iran. Enfin, les résultats devraient être communiqués aux Membres, en même temps que les propositions d'amendements à la Constitution, dans le délai requis de six mois. La suite pourra alors être examinée à la cinquante et unième session du Conseil exécutif, et la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé pourra prendre une décision. Agir autrement reporterait la décision d'une année, de sorte que le budget biennal ne pourrait pas être présenté avant 1976 ou 1977 si le système était adopté; or, M. Eye pense qu'il faudrait adopter en 1975 à la fois un cycle budgétaire biennal et un système d'établissement de budgets programmes. Il appuie donc la proposition du délégué du Canada.
Le Dr CAYLA (France) appuie également cette proposition.
Le Dr SUMBUNG (Indonésie), se reportant aux observations constructives faites par le délégué de l'URSS, pense qu'il est difficile de dire qu'un cycle budgétaire biennal constitue un élément de la planification à long terme. Il reconnaît aussi, avec le délégué de la Nouvelle -Zélande, qu'il faudrait avoir une idée des répercussions de différents systèmes d'établissement des budgets, et se soucier plus particulièrement des effets de ces systèmes au niveau national. Ces précisions contribueraient à lever certains des doutes exprimés par plusieurs délégués. Le Dr FOFANA (Mali) s'associe aux observations et à la proposition du délégué du Canada et appuiera une proposition permettant au Directeur général de préparer un budget biennal. La délégation du Mali approuve également la suggestion tendant à ce que le Secrétariat rassemble d'autres renseignements, qui seront étudiés par le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé.
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Le Dr KHALLAF (Egypte), le Dr ROUHANI (Iran) et M. BENZITOUNI (Algérie) soutiennent eux aussi la proposition du délégué du Canada. En réponse à une question posée par le PRESIDENT, M. LAPOINTE (Canada) confirme qu'avec l'aide des délégués qui se sont déclarés favorables à sa proposition, il préparera, suivant les lignes qu'il a exposées, un projet de résolution qui pourra être examiné à la prochaine séance. Il en est ainsi décidé.
La séance est levée à 17 h.25.
SEPTIEME SEANCE
Jeudi 18 mai 1972, 16 h.35 Président :
Dr B. E. ZOLLER (République fédérale d'Allemagne)
1.
MODE DE PRESENTATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET (suite)
Ordre du jour, 3.7
Possibilité d'adopter un cycle biennal pour le programme et budget (suite) Le PRESIDENT met en discussion le projet de résolution présenté par les délégations du Canada, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Irak, de l'Iran, du Mali, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et de la Zambie. Parlant en qualité de délégué de la République fédérale d'Allemagne, il demande que la délégation de son pays soit ajoutée à la liste des auteurs du projet de résolution. Le Président invite le délégué de l'Irak à en présenter le texte. Le Dr AL -WAHBI (Irak) précise que le texte du projet de résolution résulte des conclusions auxquelles les membres du groupe de rédaction sont parvenus à l'unanimité après une longue délibération sur tous les éléments de la discussion de la veille. Le projet est rédigé comme suit :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant l'opportunité de la planification à long terme; Rappelant la décision de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé tendant à ce que l'Organisation mondiale de la Santé adopte en principe un système de programmation biennale; Consciente de la nécessité d'étudier toutes les répercussions et les modalités possibles d'établissement d'un budget biennal; Notant qu'un amendement de la Constitution serait nécessaire pour l'introduction d'un budget biennal et que l'amendement proposé à cet effet devrait être communiqué aux gouvernements six mois au moins avant qu'il ne soit examiné par l'Assemblée mondiale de la Santé; Consciente du fait qu'un amendement de la Constitution supprimant toute mention d'une période budgétaire particulière donnerait à l'Organisation la possibilité d'établir des budgets biennaux, sans cependant lui en faire obligation, ACCEPTE en principe de modifier la Constitution de manière à supprimer toute mention 1. d'une période budgétaire particulière; 2. PRIE le Conseil exécutif d'examiner toutes les répercussions et les modalités possibles d'établissement d'un budget biennal et de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur cette question; 3. PRIE le Directeur général de communiquer aux gouvernements le texte des amendements proposés en vertu du paragraphe 1 ci- dessus six mois au moins avant la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé.
Le délégué de l'Irak explique que le paragraphe 1 du dispositif traduit la préférence manifestée par presque toutes les délégations pour la formule b) de l'alternative exposée dans le rapport du Directeur général.1 De même, le paragraphe 2 du dispositif correspond au désir de nombreuses délégations de voir entreprendre une étude sur les répercussions et les modalités possibles d'établissement d'un budget biennal. Il souligne que l'adoption du projet de résolution n'aura d'autre effet que de déclencher les préparatifs juridiques dont le Directeur du Service juridique a parlé la veille; la question de la mise en oeuvre sera examinée dans environ un an. Le Dr CAYLA (France) juge excellent le projet de résolution et demande que sa délégation soit ajoutée à la liste de celles qui l'ont présenté. Le Dr ALAN (Turquie) fait des réserves au sujet du projet de résolution proposé; il admet qu'il serait utile de demander une étude sur la possibilité d'adopter un programme et budget biennal, mais il ne pense pas que l'Assemblée de la Santé doive aller plus loin avant de connaître les résultats d'une telle étude.
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 8.
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PARTIE II
Le Professeur VANNUGLI (Italie) demande que sa délégation soit également inscrite parmi les auteurs du projet de résolution. Il peut donner au délégué de la Turquie l'assurance que le texte proposé n'engage d'aucune manière l'Assemblée de la Santé ou l'Organisation à modifier le système budgétaire; cependant, la procédure à appliquer, en particulier la ratification des amendements à la Constitution qui n'entraîneront pas par eux -mêmes une modification de la période budgétaire, est compliquée et prendra du temps. Il propose de supprimer le mot "toutes ", au paragraphe 2 du dispositif, car il estime qu'on ne peut attendre du Conseil exécutif qu'il étudie absolument toutes les répercussions de l'adoption d'un cycle budgétaire biennal. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) note que, dand le projet de résolution, il est parfois question de "programmation biennale" et parfois d "'établissement d'un budget biennal "; il propose de dire dans tous les cas "programme et budget biennal ". D'autre part, comme au premier alinéa du préambule il est question de l'opportunité de la planification à long terme, il serait bon de rappeler ce point dans le dispositif. Le Dr DE CONINCK (Belgique) déclare que sa délégation demande elle aussi à s'associer à celles qui ont présenté le projet de résolution et il félicite les auteurs du texte. Il espère que ce projet aura un meilleur succès que la résolution relative à l'augmentation du nombre des membres du Conseil exécutif qui, après quelque cinq ans, n'a toujours pas été ratifiée, comme c'est nécessaire, par les deux tiers des Membres de l'Organisation. Le Dr N'DIAYE (Sénégal) appuie le projet de résolution; les hésitations qu'il avait éprouvées sur certains points ont disparu. Il souhaiterait cependant que l'on ajoute au deuxième alinéa du préambule ou dans un alinéa distinct un considérant notant avec satisfaction les efforts faits par le Directeur général pour l'adoption de la programmation biennale. Le Dr SAENZ (Uruguay) demande que sa délégation soit également associée aux auteurs du projet de résolution. M. THORNDIKE (Pérou) appuie lui aussi le projet de résolution; le cycle budgétaire biennal qui a déjà donné des résultats encourageants dans son pays permettrait à l'OMS d'écoñomiser du temps et de l'argent. M. DE GEER (Pays -Bas) demande que sa délégation soit ajoutée à la liste des auteurs du projet de résolution.
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) note que le projet de résolution semble satisfaire toutes les délégations; il déclare que la sienne ne fait pas exception. Il serait cependant d'avis que l'on ajoute un membre de phrase qui traduirait le désir exprimé au cours du débat de la veille de voir adopter une approche plus large pour l'étude du mode d'établissement du budget, étude qui pourrait porter non seulement sur le cycle budgétaire biennal mais aussi sur l'établissement du budget pour une période plus longue. On pourrait ajouter à cet effet aux alinéas pertinents du préambule et au paragraphe 2 du dispositif, après les mots "établissement d'un budget biennal ", les mots "ainsi que d'autres cycles budgétaires ". Bien entendu, la priorité serait donnée à l'étude de l'établissement d'un budget biennal, conformément à la décision de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé qui est rappelée au deuxième alinéa du préambule du projet de résolution. M. CHIKWANDA (Zambie) estime que la possibilité d'étudier l'adoption de périodes budgétaires plus longues est visée au premier alinéa du préambule où il est question de la planification à long terme et que rien dans le projet de résolution n'exclut cette possibilité. M. BILNEY (Australie) est du même avis que le délégué de la Zambie; il est d'accord avec le délégué de l'URSS en ce qui concerne la planification à long terme, objectif souhaitable vers lequel l'établissement d'un budget biennal sera un premier pas. M. LAPOINTE (Canada) répond à l'observation du délégué de l'Indonésie qui a dit que le projet de résolution n'emploie pas partout les mêmes termes; il explique qu'en rappelant dans le préambule la décision de la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé les auteurs ne pouvaient viser que la "programmation biennale ", puisque tel était le sujet de la décision prise par l'Assemblée, et que dans le reste du projet de résolution les auteurs n'ont visé que l "'établissement d'un budget biennal" parce que tel est le sujet du projet de résolution. Quant à la proposition du délégué de l'Italie tendant à supprimer le mot "toutes ", il déclare que les auteurs de la résolution ne s'y opposent pas. D'autre part, M. Lapointe approuve la suggestion du délégué du Sénégal tendant à féliciter le Directeur général de ses efforts en faveur de la programmation biennale; il estime cependant que ces félicitations devraient faire l'objet d'une résolution distincte qui pourrait être adoptée plus tard.
COMMISSION B
:
SEPTIEME SEANCE
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Enfin, il s'inquiète un peu de l'objection, qui tient davantage au fond de la question, faite par le délégué de la Turquie; il pense que les membres de la Commission ont estimé la veille, d'un commun accord, que le principe de l'établissement d'un budget biennal serait facile à accepter, parce qu'il est souhaitable de faire des prévisions à long terme et à cette fin d'allonger la période d'établissement du budget et de programmation. La Commission n'est pas allée plus loin. M. Lapointe estime que, pour le moment, les délégués ne doivent pas trouver trop difficile de faire un premier pas, puis d'attendre de voir ce qui se passera en 1973, Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, fait observer que le délégué de la Turquie n'a pas présenté une proposition formelle. Quant à la proposition du délégué'de l'Italie, elle a été acceptée par le délégué du Canada parlant au nom des auteurs du projet de résolution; le mot "toutes" sera donc supprimé là où il figure dans le projet de résolution. Le délégué du Sénégal a fait une suggestion et non pas une véritable proposition. Enfin, le Dr Sacks croit comprendre que le délégué de l'URSS n'a pas proposé formellement un amendement. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) confirme qu'il n'a pas fait une proposition formelle, mais qu'il voulait simplement connaître l'opinion des auteurs du projet de résolution. Le Dr AL -WAHBI (Irak) donne au délégué de l'URSS l'assurance que, comme le montre bien la rédaction employée au paragraphe 1 du dispositif, rien dans le projet de résolution ne rend obligatoire l'adoption d'une période budgétaire "biennale ". Une période budgétaire peut couvrir n'importe quel nombre d'années. Si le délégué de l'URSS y tenait, les auteurs pourraient rendre le projet de résolution plus explicite, mais lorsque les mots "chaque année" auront été supprimés de l'article 34 et que le mot "annuelles" aura été supprimé de l'article 55 de la Constitution, une période budgétaire particulière ne sera plus imposée à l'Organisation mondiale de la Santé.
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) se déclare satisfait des explications qu'il a reçues et annonce que sa délégation votera pour le projet de résolution. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution tel qu'il a été amendé. Le projet de résolution amendé est approuvé par 63 voix, sans opposition, avec Décision une abstention.1 :
Le Dr ALAN (Turquie) rappelle que, comme il l'a déjà déclaré, ne sachant pas quelles seront les incidences de l'adoption d'un cycle budgétaire biennal, sa délégation réserve sa position quant à l'acceptation du principe d'une modification de la Constitution; elle s'est donc abstenue de voter. 2.
AMENDEMENTS AU STATUT DU CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE SUR LE CANCER
Ordre du jour, 3.10
M. GUTTERIDGE, Directeur du Service juridique, présente le document A25/26. Il rappelle qu'à sa neuvième session le Conseil de Direction du Centre international de Recherche sur le Cancer a adopté plusieurs amendements au paragraphe 3 de l'article VI du Statut du Centre. Considérant que le Conseil scientifique du Centre est un organe technique, ce Conseil, ainsi que le Conseil de Direction estiment que le mandat de trois ans des membres du Conseil scientifique est un peu court pour leur permettre de donner des avis techniques au Centre avec la continuité appropriée. Ils ont donc jugé que la durée de ce mandat devrait être portée à quatre ans. En vertu de l'article X du Statut, les modifications au Statut adoptées par le Conseil de Direction n'entrent en vigueur qu'après avoir été acceptées par l'Assemblée mondiale de la Santé. Les amendements proposés figurent dans le texte du projet de résolution reproduit dans le document distribué à la Commission, qui pourra examiner ce texte afin de prendre sa décision sur la question en discussion. Ce projet de résolution est libellé comme suit :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant les amendements à l'article VI.3 du Statut du Centre international de Recherche sur le Cancer adoptés par le Conseil de Direction à sa neuvième session; Considérant les dispositions de l'article X du Statut du Centre, ACCEPTE les amendements suivants au Statut du Centre :
Article VI - Le Conseil scientifique 1.
...
2. 3.
...
Chaque membre du Conseil scientifique est nommé pour quatre ans.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.24.
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Cependant, dès la première désignation qui suivra la date à laquelle aura pris effet la modification au Statut portant de trois à quatre ans la durée du mandat des membres du Conseil scientifique, les dispositions suivantes entreront en vigueur Trois nouveaux membres seront nommés pour quatre ans. a) b) Trois des quatre membres dont, selon le texte initial du Statut, le mandat devait expirer au bout de deux ans seront tirés au sort pour une période de trois ans, le mandat du quatrième membre expirant comme précédemment au bout de deux ans. c) Deux des quatre membres dont, selon le texte initial du Statut, le mandat devait expirer au bout d'un an seront tirés au sort pour une période de deux ans, le mandat des deux autres membres expirant comme précédemment au bout d'un an. d) Un nouveau membre sera nommé pour une période d'un an. Tout membre sortant du Conseil scientifique n'est rééligible qu'à l'expiration d'un délai minimal d'un an, à moins qu'il n'ait été nommé pour une durée inférieure ou égale à deux ans en remplacement d'un autre membre. Si des vacances survenaient parmi les sièges pourvus pour une durée de trois ans, de deux ans ou d'un an, il serait procédé à d'autres tirages au sort ou à de nouvelles désignations, selon ce qui serait à propos. :
4.
Sir William REFSHAUGE (Australie) rappelle que son pays, Etat participant au Centre international de Recherche sur le Cancer, s'est opposé au Conseil de Direction à l'extension de la durée du mandat des membres du Conseil scientifique, estimant qu'un mandat de trois ans est suffisant. Il devra donc s'opposer à la modification qu'il est proposé d'apporter au Statut du Centre.
Le Dr ALY (Egypte) déclare que sa délégation n'est pas pleinement convaincue de la nécessité de prolonger d'un an la durée du mandat des membres du Conseil scientifique. Il estime en revanche que les membres doivent pouvoir être désignés pour un deuxième mandat à l'expiration du premier. Le Professeur VANNUGLI (Italie) souligne que la proposition tendant à prolonger la durée du mandat des membres du Conseil scientifique émane des membres eux -mêmes. Ces experts ont senti le besoin de prolonger leurs activités d'un an. Pour lui, cet argument est convaincant. Toutefois, comme c'est le Statut du Centre qui fixe la durée du mandat, toute modification doit être approuvée par l'Assemblée mondiale de la Santé et c'est pourquoi il a fallu soumettre le projet de résolution à l'examen de l'Assemblée. Le Dr ALDEA (Roumanie) pense que certains membres de la Commission ne sont guère au courant de la situation au Conseil scientifique et propose que ceux qui la connaissent expliquent pourquoi il y a lieu ou il n'y a pas lieu de prolonger la durée du mandat des membres de cet organe. Le Professeur AUJALEU (France) rappelle que le Centre a un Conseil de Direction, composé de représentants des Etats participants, et un Conseil scientifique, composé de douze savants appartenant à différents pays, y compris des Etats non participants. Ce fait est très important. Les savants sont choisis en raison de leurs qualités techniques et non pas en raison de leur nationalité. Ils se réunissent une fois par an. Trois réunions ne sont peut -être pas suffisantes pour un Conseil scientifique qui doit établir la politique du Centre international et la stratégie de la recherche sur le cancer. Ce sont les savants eux -mêmes qui ont demandé au Conseil de Direction de prolonger d'un an la durée de leur mandat afin qu'ils puissent donner une pleine efficacité à leurs travaux sur les problèmes de la recherche sur le cancer. En fait, la question que la Commission doit régler est tout à fait mineure et le Professeur Aujaleu lui -même, qui a été l'un des rédacteurs du Statut, estime maintenant que la durée du mandat des membres du Conseil scientifique n'aurait pas dû y être stipulée. Il espère que les délégués à l'Assemblée de la Santé accepteront la proposition faite par le Conseil scientifique et adoptée par le Conseil de Direction. Sir William REFSHAUGE (Australie) déclare que, peut -être en raison d'une certaine méfiance que les gens des antipodes éprouvent lorsque des groupes proposent la prolongation de leur mandat sans apporter la preuve que leur efficacité s'en trouvera accrue, il demande que son vote contraire au projet de résolution soit consigné au procès -verbal. Décision :
Le projet de résolution est approuvé.1 La séance est levée à 17 h.3O.
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.25.
1
HUITIEME SEANCE Samedi 20 mai 1972, 9 heures Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1,
QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 612).
ETUDE ORGANIQUE DU CONSEIL EXECUTIF SUR LES SERVICES DE DOCUMENTATION MEDICALE OFFERTS AUX ETATS MEMBRES i
Ordre du jour, 3.8
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, présente la question. Il rappelle qu'a sa quarante- septième session le Conseil exécutif a constitué un groupe de travail, composé de quatre membres, qu'il a chargé de préparer une étude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres, comme l'avait demandé la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé par sa résolution WHA23.26. Le groupe s'est réuni pendant les quarante -septième et quarante huitième sessions du Conseil et a approuvé le texte d'un questionnaire qui devait être envoyé aux Etats Membres. A la quarante- neuvième session du Conseil, en janvier 1972, le groupe a examiné l'analyse des réponses reçues et a préparé pour l'étude organique un texte final qui a été soumis au Conseil exécutif et approuvé par lui. Conformément à la résolution WHA24.37, le Conseil exécutif fait maintenant rapport sur l'étude à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Les deux premières sections du rapport (reproduit dans les Actes officiels N° 198, annexe 9) ont trait à la pratique actuelle et ne semblent pas appeler d'observations. Par contre, la troisième section, consacrée au rôle futur de l'OMS et contenant les avis et suggestions du groupe de travail, a retenu toute l'attention du Conseil. Les services de publications et de documents de l'OMS ont été jugés satisfaisants mais, sur la base des réponses au questionnaire, le groupe de travail a la plupart des pays aimeraient que l'éventail des sujets suggéré trois possibilités d'amélioration traités par les publications soit élargi et englobe les sciences sociales et psycho -sociales ainsi que les aspects économiques de la santé; la distribution gratuite des publications de l'OMS pourrait être améliorée de manière à assurer que ces publications atteignent le plus grand nombre possible de personnes; enfin, il serait utile que certaines publications soient traduites dans des langues non officielles. La sous -section 3.2(services de bibliothèque et de documentation de l'OMS) traite de problèmes complexes et le groupe a jugé désirable que le Directeur général entreprenne des études pour trouver des solutions à certains d'entre eux. La majorité des pays qui ont répondu au questionnaire étaient en faveur d'une amélioration de la politique des manuels. L'OPS a entrepris un programme de grande envergure dans ce domaine et son exemple pourrait être suivi dans d'autres Régions. L'OMS pourrait, soit fournir des éditions à bon marché d'ouvrages classiques, soit préparer et publier elle -même des manuels. Le groupe a été d'avis que le Directeur général devrait étudier la possibilité pratique d'entreprendre des projets de ce genre. L'OPS a contribué à la création à Sáo Paulo (Brésil) d'une bibliothèque médicale régionale pour les pays latino- américains et le groupe a recommandé que d'autres bureaux régionaux de l'OMS envisagent la possibilité d'organiser des bibliothèques analogues. La nécessité d'une assistance de l'OMS pour la formation de bibliothécaires médicaux a également été soulignée.. L'inauguration, au début de 1972, d'un Centre MEDLARS au Siège de l'OMS est un événement de très grande portée, car il facilitera certainement la fourniture des renseignements bibliographiques et des photocopies dont le besoin ressort des réponses au questionnaire. On estime toutefois que le Centre devrait élaborer et mettre en oeuvre un plan de préparation de listes bibliographiques qui, notamment dans le domaine de la santé publique, présenteraient un intérêt et une utilité particuliers pour les administrations sanitaires nationales. En ce qui concerne la coordination des principaux systèmes d'informations biomédicales utilisant l'ordinateur, on note que l'UNESCO a convoqué en octobre 1971 une conférence intergouvernementale pour l'établissement d'un système mondial d'information scientifique. Le groupe a été d'avis que le Directeur général devrait suivre de près l'évolution de la situation en coopérant chaque fois que possible, mais en réservant le droit de l'OMS de jouer un rôle directeur dans la coordination générale des services de documentation biomédicale; il a été proposé que le Directeur général procède à une étude avant qu'une décision quelconque ne soit prise. :
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Le Conseil exécutif a adopté la résolution EB49.R47 par laquelle il transmet l'étude organique à l'Assemblée de la Santé et lui recommande l'adoption d'un projet de résolution. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation, qui a constamment souligné l'importance de l'étude organique du Conseil exécutif, est très satisfaite du rapport soumis à la Commission, et notamment de l'énumération des problèmes considérés comme méritant une plus grande attention. On pourrait étudier la nécessité de toucher un public plus large, surtout en ce qui concerne la documentation relative aux problèmes nationaux et internationaux dans les domaines de la génétique, de l'immunologie, des maladies cardio -vasculaires, des tumeurs malignes, de l'utilisation des ordinateurs en médecine, etc. L'OMS pourrait être priée de publier des revues spéciales sur ces sujets. On pourrait peut -être créer un comité d'experts de l'OMS chargé d'examiner les problèmes que posent les services d'information et de bibliothèque médicale. On pourrait publier une liste annuelle des périodiques reçus par la Bibliothèque de l'OMS, liste qui ne serait pas limitée aux publications de l'OMS; on pourrait également diffuser des renseignements sur les services de bibliothèque disponibles, à l'intention des personnes, notamment des représentants des Etats Membres, qui désirent utiliser la Bibliothèque de l'OMS. On pourrait enfin envisager la création d'un "comité d'édition" international auquel participeraient les Etats Membres intéressés, en vue d'améliorer les publications de l'OMS sur les plans qualitatif et quantitatif. L'OMS ne peut elle -même publier de manuels de médecine, mais elle pourrait créer un comité consultatif chargé de recommander les manuels qu'il conviendrait plus particulièrement de reproduire et de traduire dans d'autres langues; sinon, cette tache pourrait être confiée au comité d'experts dont le délégué de l'URSS vient de suggérer la création. Le Professeur Lisicyn souligne la nécessité de renforcer les activités de la bibliothèque de l'OMS et sa coopération avec d'autres bibliothèques médicales; elle pourrait notamment passer des accords concernant l'échange de publications et d'informations. Il est naturellement nécessaire de développer les formes nouvelles que revêt l'information médicale. A cet égard, la délégation de l'URSS estime que l'OMS devrait coopérer avec l'UNESCO à l'établissement d'un système mondial d'information scientifique. (Somalie) du de résolution soumis la Commission. La publication de manuels de médecine par l'Organisation serait d'une grande utilité pour les pays en voie de développement, du fait qu'elle diminuerait le coût des manuels et permettrait leur règlement dans les monnaies locales si un accord à cet effet pouvait être conclu avec l'OMS. On pourrait également étudier de manière plus approfondie la possibilité de produire des manuels de médecine dans des langues non officielles.
Le Dr LEAVITT (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Conseil exécutif de son excellente étude sur les services de documentation médicale offerts par l'OMS aux Etats Membres. Certes, il est impossible que l'Organisation réponde à la totalité des besoins mondiaux en matière de services de documentation sur la santé publique et les sciences biomédicales; néanmoins, la délégation des Etats -Unis d'Amérique partage l'avis exprimé dans le projet de résolution recommandé par le Conseil et selon lequel l'OMS "devrait assumer un rôle majeur dans la coordination et l'amélioration des échanges scientifiques biomédicaux ". Si l'acquisition de connaissances scientifiques et de compétences techniques nouvelles est importante, leur transmission rapide aux agents sanitaires travaillant sur le terrain ne l'est pas moins; l'OMS s'est admirablement acquittée de sa tache à cet égard et l'on espère qu'elle poursuivra à l'avenir cet objectif avec le même dynamisme. La délégation des Etats -Unis d'Amérique appuie le projet de résolution priant notamment le Directeur général d'examiner la nécessité de confier à un groupe international d'experts une étude du rôle que devrait jouer l'OMS dans la solution des problèmes contemporains posés par les échanges biomédicaux.
Le Dr ACUNA-MONTEVERDE (Mexique) appuie entièrement le projet de résolution soumis à la Commission. L'étude organique semble avoir été menée très efficacement et en pleine conformité avec les directives de l'Assemblée. Le programme de manuels de médecine actuellement exécuté par le Bureau régional des Amériques a été établi expressément pour les pays de langue espagnole qui ne pouvaient utiliser les manuels des pays européens (souvent en anglais). Le programme, qui a permis d'obtenir les manuels nécessaires et, qui plus est, à des prix réduits, a rencontré un tel succès qu'on l'a étendu. Le Bureau régional a pu obtenir des dons importants grace auxquels le programme est maintenant autonome, même sous sa forme élargie. Le Dr Acuña- Monteverde tient à rappeler cependant la recommandation faite aux organismes directeurs des Amériques, selon laquelle il convenait d'accélérer le programme. Il est arrivé en particulier qu'un petit comité d'experts ne parvienne pas à prendre une décision sur certains manuels en arguant du fait que le sujet était en pleine évolution. Or, il faut souligner que c'est de toute urgence qu'on a besoin de ces livres.
COMMISSION B
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L'alinéa 4) du paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution soumis à la Commission souligne l'importance qu'il y aurait à améliorer les services de bibliothèque médicale pour assurer l'utilisation effective de la documentation biomédicale publiée et, plus particulièrement, à créer des bibliothèques médicales régionales. I1 semble que le centre panaméricain établi à Sao Paulo ne soit pas pleinement utilisé par les pays de la Région. L'Organisation devrait donc faire en sorte que les pays utilisent pleinement tous les centres régionaux qui pourraient être créés, Le Dr Acuña- Monteverde rappelle que c'est immédiatement que l'on a besoin de services nationaux de documentation. Il serait naturellement possible d'améliorer les services et de les rendre plus efficaces en employant des méthodes modernes, mais de nombreux pays ne possèdent même pas un embryon de services de ce genre; dans ces conditions, c'est évidemment une erreur de penser en termes d'ordinateurs. Le Professeur VANNUGLI (Italie) déclare que sa délégation appuie entièrement le projet de résolution soumis à la Commission. Le problème sur lequel porte la discussion présente deux aspects l'amélioration et l'extension des services déjà assurés; la possibilité d'activités principaux nouvelles. En ce qui concerne les publications de l'OMS, le Professeur Vannugli demande si les publications nouvelles envoyées par l'Organisation ne pourraient être accompagnées d'un bref communiqué de presse contenant un résumé succinct de l'ouvrage, qui pourrait être reproduit dans les revues médicales. Pour ce qui est de la proposition tendant à ce que l'OMS publie des manuels de médecine, le Professeur Vannugli conseille la prudence. L'Organisation a certaines tâches constitutionnelles qu'elle doit mener à bien; on ne peut tout attendre d'elle, L'expérience actuellement tentée dans la Région des Amériques semble donner de bons résultats mais, élargie à l'échelle mondiale, elle pourrait susciter de nombreuses difficultés. De plus, l'évolution rapide des études et des connaissances fait souvent qu'un manuel est dépassé avant même d'être publié, Le mieux serait peut -être de publier des résumés et de petits manuels contenant des références bibliographiques et servant de guide pour les études. Il est vrai que l'alinéa 3) du paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution mentionne seulement une "étude de faisabilité" qui aurait pour objet de déterminer si l'Organisation doit publier des manuels de médecine, :
Le Dr DONA (Roumanie) déclare que le corps médical de son pays apprécie beaucoup les publications de l'OMS tant pour leur contenu scientifique que pour leur actuàlité, Il faut également féliciter l'Organisation des efforts qu'elle fait pour assurer une bonne distribution, mais ces efforts devraient être renforcés afin de combler les lacunes mentionnées dans le rapport dont la Commission est saisie. En Roumanie, il existe un centre de documentation médicale rattaché au Ministère de la Santé et un réseau de bibliothèques médicales couvrant tout le pays. Ce service pourrait bénéficier du développement du Centre MEDLARS au Siège. En ce qui concerne Santé du Monde, on pourrait développer la collaboration avec les pays Membres en leur communiquant à l'avance le programme des articles à paraître dans cette revue. Le Dr GARRIDO (Espagne) déclare qu'il y a plus de deux ans l'Espagne a demandé, par l'intermédiaire du Directeur régional pour l'Europe, à participer plus activement aux programmes de l'OPS, en raison non seulement des liens historiques, mais aussi des échanges constants d'étudiants entre l'Espagne et les pays de langue espagnole de la Région des Amériques. L'Espagne a également exprimé le désir de participer au programme de manuels de médecine de l'OPS étant donné qu'on se trouve actuellement dans une situation absurde, à savoir qu'un livre édité à Barcelone peut s'acheter en Amérique latine au tiers du prix que doit le payer un étudiant à Barcelone même. Voici environ dix mois, une commande de livres a été faite au Bureau régional des Amériques; or ces livres ne sont pas encore parvenus à Madrid, Les opérations devraient être menées plus rapidement si l'on veut que le programme atteigne véritablement son but, Le Dr SUMBUNG (Indonésie) félicite l'OMS de l'excellent travail accompli depuis\vingt -cinq ans dans le domaine des services de documentation médicale. Les publications de l'OMS ont été très utiles pour les programmes de santé publique, pour la formation de personnel de santé et pour la recherche médicale dans les pays en voie de développement, qui ne sont pas encore en mesure d'avoir leurs propres publications, faute des compétences ou des ressources financières nécessaires. Dans un pays comme l'Indonésie, où les communications sont difficiles, les publications et la documentation médicale de l'OMS constituent parfois le seul moyen de communication efficace avec les travailleurs sanitaires en poste dans les villages. A l'avenir, l'OMS devra jouer un rôle majeur dans la publication de la littérature médicale destinée aux pays Membres, et cela pour les raisons suivantes. Depuis quelques années, les programmes sanitaires ont progressivement débordé de la sphère où ils étaient traditionnellement cantonnés, pour devenir partie intégrante des programmes de développement socio- économique, et l'on en est venu à considérer la santé comme un investissement humain complémentaire des .
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investissements en capital. De nouveaux programmes viennent s'ajouter aux programmes sanitaires traditionnels et de nombreux pays ne savent pas exactement comment les exécuter les programmes concernant par exemple la santé de la famille et l'environnement humain exigent une bonne connaissance des sciences sociales et psycho -sociales et de l'économie sanitaire. Enfin, les nouvelles techniques (par exemple dans les communications biomédicales) permettraient d'améliorer les communications. Le Dr Sumbung fera les suggestions suivantes. L'OMS pourrait développer la distribution gratuite de publications. Certains pays riches pourraient produire des éditions bon marché de certains manuels de médecine faisant autorité. L'OMS pourrait publier des manuels et des guides portant notamment sur les quatre domaines soulignés dans le cinquième programme général de travail : renforcement des services de santé, développement des ressources en personnel, lutte contre la maladie, promotion de la salubrité de l'environnement. Etant donné que les programmes de recherche sont si coûteux, ne serait -il pas possible que les résultats des recherches menées dans différents pays soient évalués et publiés en vue d'être communiqués aux Etats Membres ? Enfin, une aide tendant à renforcer les bibliothèques au niveau national, aussi bien qu'au niveau régional serait très utile. :
Le Dr ALY (Egypte) appuie entièrement le projet de résolution soumis à la Commission. En Egypte, on s'intéresse de plus en plus aux services de documentation médicale et l'on a créé, avec l'aide du Gouvernement français, un centre de documentation. Le Dr Aly espère que l'OMS ne fera pas seulement porter son effort sur les manuels et textes médicaux, mais qu'elle prendra spécialement en considération la littérature concernant la planification sanitaire, l'économie sanitaire, l'organisation et l'administration sanitaires, et les sciences fondamentales en rapport avec ces sujets. Le Professeur KANELLAKIS (Grèce) fait l'éloge de l'excellent travail accompli par l'OMS dans le domaine de la documentation médicale aux fins de la recherche aussi bien que de l'enseignement. Un index de références bibliographiques succinctes serait très utile tant pour les professeurs de médecine que pour les chercheurs. Les délais de publication et de diffusion aux Etats Membres devraient être réduits le plus possible; en effet, comme l'a fait observer le délégué de l'Italie, les progrès sont si rapides (non seulement en médecine préventive et curative, mais dans la technologie médicale en général), qu'il est essentiel de faire vite pour que les publications soient à jour, surtout à l'intention des chercheurs. Le Professeur LEOWSKI (Pologne) fait à son tour l'éloge du travail accompli par le Conseil exécutif et par le Secrétariat, Le problème important dont il est ici question ne peut être résolu à l'échelon national; la coopération et la coordination internationales sont essentielles. Il ressort clairement du rapport soumis à la Commission qu'en ce qui concerne l'information médicale les pays se rangent dans trois groupes ceux qui possèdent des services de bibliothèque médicale avec des systèmes de recherche bibliographique faisant appel à des ordinateurs; ceux où il existe des bibliothèques médicales dotées de services de recherche bibliographique sans ordinateur mais avec des services de reprographie et de microfiches bien organisés; enfin, les pays qui n'ont que des bibliothèques médicales traditionnelles ou qui n'ont même pas cela. Il est évident qu'il sera très difficile de trouver une solution mondiale au problème. Il faudrait donc réunir un groupe international d'experts qui étudiera le r8le de l'OMS dans ce domaine. L'information est devenue une véritable science, dont l'information médicale est une branche. Il ne suffit pas de connaître les systèmes existants, il faut également suivre les progrès réalisés dans ces sciences. La Pologne s'intéresse vivement aux services de documentation médicale et elle est prête à jouer un rôle actif dans les activités futures de l'OMS à cet égard. :
Le Dr ADESUYI (Nigéria) déclare que sa délégation appuiera également le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif. Le Dr Adesuyi tient à appeler l'attention sur l'alinéa 1) du paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution. Il rappelle à ce propos que le rôle de la santé dans le développement socioéconomique a été souligné au cours des discussions techniques qui ont eu lieu durant la présente assemblée. On se rend de mieux en mieux compte de la nécessité de publier de la documentation sur ce sujet, afin de persuader les gouvernements qu'il faut accorder la priorité nécessaire à la santé dans leurs programmes généraux de développement national. Il n'est pas douteux que l'OMS se montrera capable de fournir cette documentation en quantité croissante et de jouer un rôle majeur dans l'amélioration des communications biomédicales. Le Dr NCHINDA (Cameroun) s'associe aux délégations qui ont déjà remercié le Directeur général des études effectuées et de l'excellente documentation technique qui est fournie. Cette documentation est particulièrement importante pour les pays en voie de développement qui, pour le moment, ne sont pas en mesure de faire eux-mêmes grand -chose dans ce domaine.
COMMISSION B
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HUITIEME SEANCE
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Le Dr Nchinda est d'avis qu'il faudrait encourager les bureaux régionaux à produire leurs propres publications techniques. L'an dernier, le Bureau régional de l'Afrique a publié deux monographies qui ont été extrêmement utiles. Si l'on fait entrer les considérations financières en ligne de compte, il n'est pas douteux que certains sujets présentent un intérêt particulier pour certaines Régions; de plus, il se peut qu'on trouve au niveau régional les compétences requises sur tel ou tel aspect d'un problème donné. Il serait souhaitable que le Directeur général étudie plus à fond cette possibilité; le Dr Nchinda suggère donc que l'on ajoute un alinéa à cet effet dans le paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution proposé par le Conseil exécutif. Le Dr DE CONINCK (Belgique) s'associe entièrement au projet de résolution proposé par le Conseil exécutif. Il tient à rendre hommage aux services de documentation et à exprimer ses remerciements aux services de distribution pour la célérité avec laquelle ils s'acquittent inlassablement de leur tâche. Le Dr IBRAHIM (Irak) félicite à son tour le Directeur général et le Conseil exécutif de l'excellente documentation qu'ils ont présentée. La délégation de l'Irak appuiera chaleureusement le projet de résolution. Le Dr Ibrahim souscrit aux remarques formulées par le délégué de la Somalie au sujet des possibilités de coopération pour des langues autres que les langues de travail de l'OMS, en vue notamment d'aider les pays en voie de développement à produire des manuels. Le Dr ALDEREGUTA (Cuba) déclare que sa délégation est reconnaissante au Conseil exécutif de l'étude de qualité qu'il a présentée sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres. Le point examiné est d'une importance fondamentale et le Dr Aldereguia informe la Commission que Cuba s'efforce actuellement de développer au maximum ses services d'information médicale. Avec l'aide des pays socialistes, et en particulier de l'URSS, le gouvernement cubain organise un réseau national d'informations scientifiques, techniques et biomédicales fournies gratuitement. Ce réseau est constitué par un institut national d'information, des centres d'information provinciaux et des bibliothèques installées dans tous les hôpitaux universitaires et dans les hôpitaux régionaux. Il est publié des résumés mensuels de monographies, sept revues nationales et un grand nombre de publications originales. Des services de bibliographie, de reproduction et de traduction sont mis à la disposition de tous les services du réseau, et les étudiants en médecine peuvent obtenir des livres en prêt. Les échanges internationaux dans ce domaine se développent et Cuba est déjà en relations avec soixante -douze pays. La délégation cubaine appuiera le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif. Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, remercie au nom du Conseil exécutif les membres de la Commission de leurs remarques bienveillantes. Bonne note a été prise de tous les points soulevés, dont beaucoup sont en grande partie repris dans le projet de résolution qui est soumis à l'examen de la Commission. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, souligne que la plupart des questions soulevées au cours du débat, notamment celles qui concernent le développement des activités dans le domaine de la documentation médicale et le rôle futur de l'OMS, sont traitées dans l'étude organique qui figure à l'annexe 9 des Actes officiels N° 198. Le Dr Lambo assure la Commission que le Directeur général examinera, sous tous ses aspects et de la manière la plus positive, la question de la diffusion de la documentation médicale dans le monde.
Le Dr MANUILA, Chef du Bureau des Publications et Traductions, déclare que l'étude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres expose la situation de ces dernières années, mais qu'il tient à signaler certains faits récents qui apporteront une réponse à plusieurs questions importantes soulevées au cours de la discussion. Il rappelle que le Conseil exécutif a examiné au cours des années passées la question de la distribution gratuite de la documentation médicale, à laquelle le délégué de l'Indonésie a fait allusion. Les réponses au questionnaire que le Directeur général a reçues des gouvernements ont permis de recueillir des renseignements sur les besoins les plus urgents; on les examine actuellement en vue d'essayer de répondre dans toute la mesure possible aux diverses demandes. Il semble que l'on puisse dans une large mesure faire 'face aux demandes. Le Dr Manuila tient à souligner le fait, souvent oublié, que tout établissement d'Etat demandant des publications les reçoit, à moins que la demande ne porte sur des envois en nombre. Répondant au délégué de la Grèce, il déclare que la diminution du délai entre la publication et la diffusion des documents est une préoccupation majeure des services responsables de l'OMS. Il est clair que l'obligation de publier des documents en trois ou quatre langues complique les choses. Le Dr Manuila espère toutefois pouvoir faire rapport sur des modifications, intéressant à la fois les services de traduction et les services d'édition, qui aideront dans une large mesure à répondre au point soulevé par le délégué de la Grèce; on s'efforce en effet de traiter les
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publications d'une manière plus ou moins élaborée selon l'importance numérique des groupes auxquels elles s'adressent, leur urgence et leur caractère éphémère ou au contraire permanent. Par exemple, les rapports de symposiums seront traités plus rapidement, et seront donc inévitablement moins bien présentés que des documents durables comme la Pharmacopée internationale qui demandent les plus grands soins. Le délégué de l'Egypte a fourni des indications sur le type de publications nécessaires et les points qu'il a soulevés ont été très soigneusement notés. En ce qui concerne les observations du délégué du Cameroun, le Dr Manuila explique que la question des publications techniques des bureaux régionaux a récemment évolué. Autrefois, l'OPS était presque seule à avoir un programme régional de publications, mais, depuis dix -huit mois, le Bureau régional de l'Afrique a entrepris de publier une série de documents techniques qui s'est révélée très utile. Le Bureau régional de la Méditerranée orientale, de son côté, a publié un document traitant de la santé au Moyen- Orient, et le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est a édité plusieurs petites publications. L'ensemble de la question relative à la meilleure manière d'intégrer toutes ces activités est actuellement à l'étude. Le PRESIDENT note que les membres de la Commission ont indiqué qu'ils appuyaient le projet de résolution contenu dans la résolution EB49.R47. Il présume que la suggestion faite peu auparavant par le délégué du Cameroun ne constitue pas un amendement formel au projet de résolution. Le Dr NCHINDA (Cameroun) déclare qu'étant donné les explications fournies par le Secrétariat il souhaite effectivement présenter une proposition formelle d'amendement qui consisterait à ajouter au paragraphe 2 du dispositif un alinéa 6) mentionnant la nécessité d'encourager les bureaux régionaux à entreprendre la publication de documents médicaux. Le DIRECTEUR GENERAL estime qu'il serait peut -être plus prudent de ne pas amender le projet de résolution par l'addition d'un alinéa dans ce sens, en raison des conséquences financières qui ne manqueraient pas d'en. résulter. Il rappelle la décision de l'Assemblée de la Santé par laquelle le Directeur général est prié de faire rapport sur les répercussions financières de propositions déterminées. La question est complexe, compte tenu du problème des langues. De ce fait, il ne semble pas au Directeur général que, dans l'intérêt même du programme de publications pris dans son ensemble, on doive souscrire à cet amendement. Lui -même aura besoin d'un certain temps pour étudier davantage la question en vue de faire les propositions les plus appropriées à cet égard.
Le Dr NCHINDA (Cameroun) remercie le Directeur général de l'explication claire qu'il vient de donner. Cependant, comme les membres de la Commission sont d'accord pour penser que les publications médicales des bureaux régionaux se sont révélées utiles, le Dr Nchinda tient à maintenir sa proposition tendant à ce que le Directeur général soit prié "d'étudier plus à fond les possibilités de publication de documents médicaux à l'échelon régional ". Le Dr CLAVERO (Espagne) est d'avis que la traduction espagnole "psicosociales" des termes "social and behavioural sciences" à l'alinéa 1) du paragraphe 2 du dispositif devrait être modifiée pour suivre de plus près le texte original anglais. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, déclare que cette modification sera faite. Le Dr CAYLA (France) est d'avis que le texte proposé par le délégué du Cameroun exprime certainement une idée excellente, mais qu'il n'est pas nécessaire de l'inclure dans le projet de résolution, puisque le Directeur général a exprimé l'intention de poursuivre l'étude de ces possibilités. Le Dr Cayla espère que le délégué du Cameroun voudra bien ne pas insister sur son amendement. Le Dr DE CONINCK (Belgique), le Dr PRIDAN ( Israel) et le Dr SAENZ (Uruguay) s'associent à l'orateur précédent. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) ne voit pas très clairement quelle serait la portée des publications techniques régionales visées par l'amendement du délégué du Cameroun. Il ne pense pas que le genre d'action proposé soit entièrement réalisable, étant donné le nombre de langues qui sont parlées dans chaque Région. Le Dr NCHINDA (Cameroun) dit que son propos n'était pas d'obtenir que les documents soient reproduits dans les diverses langues en usage dans les Régions. Il est généralement reconnu, après tout, que certains sujets ont un intérêt régional particulier. Le Dr Nchinda se rend parfaitement compte de la nécessité de ne pas augmenter les dépenses budgétaires. Toutefois, puisque le Directeur général met déjà en oeuvre, dans une certaine mesure, un programme de publications dans les bureaux régionaux, il convient de l'encourager à poursuivre son action, et c'est là l'avis que le Dr Nchinda a voulu exprimer formellement en présentant sa proposition.
COMMISSION B
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M. ROBILLARD (Canada) a l'impression qu'une étude des possibilités comprendrait nécessairement l'étude des incidences financières éventuelles. Le Dr DE CONINCK (Belgique) considère que l'amendement proposé est superflu, puisqu'il n'est pas nécessaire de prier le Directeur général de poursuivre une tache dont il s'acquitte déjà admirablement. Le PRESIDENT met aux voix l'amendement de la délégation du Cameroun. Décision :
L'amendement proposé est rejeté par 23 voix contre 14, avec 28 abstentions.
Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif. Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution Décision EB49,R47 est approuvé) :
3.
CAISSE COMMUNE DES PENSIONS DU PERSONNEL DES NATIONS UNIES
Ordre du jour, 3.17 Ordre du jour, 3.17.1
Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1970
M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant la question, indique que le rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1970 a été soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt- sixième session. Comme il s'agit d'un document volumineux, il n'a pas été reproduit, mais les personnes qui le désirent peuvent consulter les exemplaires mis à leur disposition dans la salle. Le rapport est résumé dans les paragraphes 3 et 4 du document A25/34. Les recommandations du Comité ont été approuvées par l'Assemblée générale et ont pris effet pour toutes les organisations du système des Nations Unies le ler janvier 1972.
Le PRESIDENT, constatant qu'il n'y a pas d'observations, appelle l'attention sur le projet de résolution suivant :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de l'état des opérations de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, tel qu'il apparaît dans le rapport du Comité mixte de la Caisse pour 1970 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvée2 Ordre du jour, 3.17.2
Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS
Le PRESIDENT rappelle que, comme l'explique le document A25/35, l'Assemblée de la Santé doit nommer un membre et un membre suppléant au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS pour une période de trois ans. Il est d'usage de désigner des personnes faisant partie du Conseil exécutif et, en conséquence, de choisir deux pays parmi ceux qui sont habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil. Le Président invite donc les membres de la Commission à faire des propositions pour remplacer les membres du Conseil exécutif désignés par le Japon et la Haute -Volta en vue de la nomination d'un membre et d'un membre suppléant, respectivement. Le Dr SUMBUNG (Indonésie), tenant compte du principe de la répartition géographique ainsi que de la pratique consistant à choisir les candidats parmi les membres nouvellement nommés au Conseil exécutif, propose que le choix se porte sur les membres désignés par les Gouvernements du Niger et de la Nouvelle -Zélande, qui ont obtenu le plus grand nombre de voix lors des élections au Conseil exécutif.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.26.
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.27.
2
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Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement du Niger est nommé membre du Comité des Pensions dú Personnel de l'OMS, et que le membre du Conseil désigné par le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande est nommé membre suppléant, ces nominations étant valables pour une période de trois ans.
Décision 4.
:
Le projet de résolution est approuvé.1
ACCESSION DU BANGLADESH A LA QUALITE DE MEMBRE
Le PRESIDENT annonce que l'Organisation des Nations Unies vient de confirmer au Directeur général le dépôt par le Bangladesh d'un instrument d'acceptation de la Constitution de l'OMS le 19 mai 1972. Il souhaite la bienvenue au Bangladesh parmi les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé. 5.
COORDINATION A L'INTERIEUR DU SYSTEME DES NATIONS UNIES
Ordre du jour, 3.16
Questions générales Le PRESIDENT invite la Commission à aborder le point 3.16 de l'ordre du jour en examinant le document A25/33. Les addendums seront examinés plus tard. Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, dit qu'à sa quarante- neuvième session le Conseil exécutif a examiné un rapport sur les mesures, prises par des organisations du système des Nations Unies, qui ont des répercussions directes sur l'activité de l'OMS. En prenant note de ce rapport, le Conseil a adopté la résolution EB49.R44.
Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, présente le rapport du Directeur général sur la coordination avec d'autres organisations du système des Nations Unies (A25/33), qui constitue une synthèse de deux rapports soumis à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif. La section 4 du rapport rend compte de la participation de l'OMS, avec d'autres institutions, à la mise en oeuvre de la stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. En 1973, l'Organisation se joindra aux autres institutions pour étudier les indicateurs et les paramètres à utiliser en vue d'évaluer les résultats en 1975, au milieu de la décennie. Se référant à la section 7, le Dr Bellerive relève qu'en avril 1972 le Comité administratif de Coordination s'est félicité de l'extension du mandat ainsi que de l'élargissement du Groupe consultatif des Protéines du système des Nations Unies et a soumis son rapport préliminaire au Conseil économique et social. Le CAC a appuyé la proposition du Groupe de présenter en 1974 son premier rapport triennal sur l'évolution de la situation concernant les protéines. A la section 8, qui traite de la science et de la technique, il est fait mention du nouveau comité permanent intergouvernemental au sujet duquel les institutions spécialisées ont été consultées par le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies. La section 11 du rapport décrit les activités de l'OMS se rapportant aux catastrophes naturelles. Le coordonnateur des secours en cas de catastrophe nommé par l'Organisation des Nations Unies est en poste à Genève et l'OMS est en relations avec lui. En ce qui concerne la section 13, qui traite des droits de l'homme, il y a lieu de signaler que l'OMS participera à une réunion qui sera organisée sur cette question par l'Organisation des Nations Unies à Vienne en juin 1972. Il a été convenu que l'OMS et l'UNESCO patronneront une table ronde convoquée par le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales pour septembre 1972 sur les implications sociales, juridiques et éthiques des progrès récents de la biologie et de la médecine. Des dispositions sont en cours pour préparer un document détaillé qui doit être présenté à la.Commission des Droits de l'Homme à sa session du début de l'année 1974. La partie II, qui commence avec la section 22, traite de questions administratives, budgétaires et financières, et en particulier de questions aussi importantes que celles de l'uniformisation des règlements financiers, d'un régime commun des traitements et indemnités et d'une école des cadres des Nations Unies, qui ont fait l'objet de discussions auxquelles l'OMS a pris une part active. Au sujet de la section 26, il y a lieu de relever que le Conseil d'administration du PNUD a désigné l'OMS, en janvier 1972, comme organisation chargée de l'exécution de neuf projets nouveaux, Le Directeur général a entrepris de poursuivre son étude de la structure de l'OMS en vue de mettre celle -ci à même de jouer pleinement son rôle dans la programmation par pays. La section 27 traite des relations de l'OMS avec le FISE, qui continue à donner une haute priorité aux problèmes de santé, 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25,28.
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La section 29 du rapport décrit les opérations d'urgence de l'OMS, parmi lesquelles on peut citer l'envoi au Bangladesh d'un personnel chargé de participer aux opérations de secours de l'Organisation des Nations Unies à Dacca et d'aider le Gouvernement à organiser son programme sanitaire. L'OMS a aussi chargé des consultants de procéder à une évaluation de la situation épidémiologique, surtout en ce qui concerne la variole, le choléra et le paludisme, et de s'occuper d'autres grands problèmes de santé publique, et en particulier de l'approvisionnement en eau et de la nutrition. En plus de l'assistance technique qu'elle a accordée, l'OMS a livré diverses fournitures, notamment de grandes quantités de vaccins et de médicaments dont le besoin se faisait sentir à cause de l'interruption de la production locale. M. ALLGXR.DH (Suède) rappelle qu'à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé sa délégation a souligné l'importance de la désignation "deuxième décennie des Nations Unies pour le développement" pour les années 1970 -1980. L'Assemblée a ensuite adopté la résolution WHA24.49 sur la stratégie à appliquer dans le domaine de la santé pendant la décennie et sur l'évaluation des progrès réalisés dans ce domaine, M. Allgàrdh a été heureux de constater, en prenant connaissance du rapport, que l'OMS joue un rôle actif dans l'élaboration de la stratégie internationale pour la décennie. Il se demande où en sont les travaux de l'OMS visant à définir les indicateurs utilisables pour l'évaluation des programmes. Il a lu avec intérêt la section du rapport intitulée "Programme des Nations Unies pour le Développement ", qui est consacrée à la programmation par pays. Il considère cette activité comme l'une des plus importantes du système des Nations Unies. La programmation par pays vise principalement à faire en sorte que tous les programmes, tant bilatéraux que multilatéraux, contribuent à l'exécution du plan de développement du pays, mais la répartition des fonds dans le cadre du programme d'un pays dépend naturellement du gouvernement intéressé. M. Allgàrdh demande si les aspects sanitaires ont eu jusqu'à présent la place qui leur revient dans les programmes par pays. Il souligne l'importance du rôle des représentants de l'OMS dans les pays et la nécessité d'une étroite collaboration entre eux, les gouvernements et les représentants résidents du PNUD,
M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Directeur général et l'OMS de jouer un rôle d'animation, à la fois sur le plan technique et sur le plan personnel, par exemple en encourageant nombre d'organisations du système des Nations Unies à collaborer au Centre international de Calcul. Il se félicite aussi des efforts déployés par l'OMS au sein du CAC pour promouvoir l'adoption d'un mode de présentation normalisé de la documentation parmi les institutions du système des Nations Unies. Il fait l'éloge des efforts de coopération déployés par l'OMS en matière de programmation par pays et il souligne la haute qualité de la gestion de l'Organisation, qui lui vaut une incontestable autorité parmi les institutions du système des Nations Unies. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a souligné à juste titre la nécessité de veiller à ce que la santé occupe la place qui lui revient dans les plans de développement socio- économique; en effet, on observe une tendance à réduire les fonds du PNUD affectés au financement des activités sanitaires. Le Professeur Lisicyn demande quels critères sont ou seront utilisés pour évaluer les programmes de l'OMS et quelles mesures prend l'OMS pour empêcher une diminution de la part des fonds du PNUD qui est consacrée à la protection de la santé. Se référant à la mention, dans la section 26.5.2 du rapport du Directeur général, du système en vertu duquel le PNUD prendra à sa charge les deux tiers des dépenses relatives à l'affectation, aux bureaux des représentants résidents, de représentants de la FAO dans les pays, il se demande si le PNUD ne pourrait pas adopter un système analogue en ce qui concerne l'OMS. Soulignant l'importance des mesures que sont en train de prendre l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions spécialisées pour améliorer les aspects administratifs de leur activité, il exprime l'espoir qu'à l'avenir des renseignements plus détaillés seront fournis à la Commission au sujet de ce que l'on fait pour apporter des améliorations au fonctionnement des services de l'OMS dans ce domaine.
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) considère que la programmation par pays est un système utile parce que les programmes sont fondés sur les priorités fixées par les pays eux -mêmes et que les doubles emplois sont ainsi évités. De plus, les projets sanitaires peuvent être intégrés dans le plan général de développement économique et social. Toutefois, on a encore tendance à n'accorder qu'un faible degré de priorité aux programmes sanitaires et il n'est donc pas surprenant que l'on enregistre une diminution de l'assistance fournie pour les programmes sanitaires par le PNUD et par d'autres institutions. Le meilleur moyen de combattre cette tendance est de renforcer les services de planification sanitaire dans les pays; le Dr Sumbung espère donc que l'OMS soutiendra les efforts entrepris à cette fin. Le PRESIDENT, parlant en qualité de délégué de la Mongolie, se félicite des efforts déployés par l'OMS en matière de coordination. En ce qui concerne la section 26.4 du rapport, il approuve entièrement ce que le délégué de l'Indonésie a dit de l'importance de la programmation par pays.
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Toutefois, la programmation et la coordination au niveau des pays dépendent moins de l'OMS et des autres institutions spécialisées que des gouvernements et de leurs administrations sanitaires, qui devraient prendre une part active à ce travail. Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, remarque qu'un certain nombre de délégués ont exprimé leur inquiétude au sujet de la part de la santé dans les programmes demandés par les pays. Il semble que les pays ont tendance à investir largement dans des projets qui n'appartiennent pas au domaine de la santé proprement dit. Le facteur le plus important dans l'allocation des ressources est la politique arrêtée par le pays lui -même. Ce que l'OMS peut faire, c'est souligner l'importance du facteur santé dans le développement économique, puisque la santé est en effet un facteur de production. Les programmes soumis au PNUD pour approbation par les gouvernements montreront si ce fait a été reconnu. Ainsi que le Directeur général l'a indiqué lorsque le PNUD procédait à un premier examen de la question, l'OMS a toujours employé le système de la programmation par pays. Les représentants de l'OMS dans les pays travaillent en consultation avec les ministères de la santé et les représentants résidents du PNUD. Les représentants de la FAO dont le traitement est payé en partie par le PNUD sont attachés aux bureaux des représentants résidents. Dans le cas de l'OMS, les représentants dans les pays ont des activités de santé publique en plus de celles qu'ils exercent en matière de programmation par pays, et ils dépendent, du point de vue administratif, des directeurs régionaux de l'OMS. Ils ne peuvent donc pas être attachés aux bureaux du PNUD. Comme l'OMS est décentralisée dans un cadre régional, contrairement à certaines autres organisations, les directeurs régionaux ont autorité, de par la Constitution, sur tout le personnel de l'OMS dans leurs Régions respectives. Le Dr Bellerive croit savoir que l'expérience de la FAO n'a pas toujours été satisfaisante. La question sera d'ailleurs discutée à la prochaine session du Conseil de la FAO. Le Dr SACKS (service de la Coordination des programmes), répondant aux questions des délégués de la Suède et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, rappelle que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de faire rapport, le moment venu, sur la stratégie applicable à la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Il rappelle aussi que la stratégie d'ensemble adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies comprend non seulement la stratégie elle -même, mais aussi une série d'additifs se rapportant entre autres aux objectifs sanitaires. En ce qui concerne les mesures prises par le Directeur général, qui sont exposées dans son rapport et se fondent sur la résolution WHA24.49, de nombreuses études ont été entreprises pour revoir la question des indicateurs sanitaires et pour relier ceux -ci aux rapports sur la situation sanitaire dans le monde, au programme général de travail et à la stratégie du développement. Cette série d'études a conduit à l'adoption des mesures qui sont décrites à la section 4.4 du rapport. Le Secrétariat de l'OMS prépare pour les divers pays ce qu'il appelle des "analyses par profils ", sous trois grandes rubriques. La question est toujours à l'étude, puisque ni les décisions de l'Assemblée mondiale de la Santé ni celles de l'Assemblée générale n'obligent l'OMS à préparer des indicateurs avant 1973. Conformément au paragraphe 3.3) du dispositif de la résolution WHA24.49, dont le délégué de la Suède a fait mention, l'OMS a collaboré avec le Département des Affaires économiques et sociales et le Comité administratif de Coordination, ainsi qu'avec le Comité de la Planification du Développement, organe du Conseil économique et social. Le Comité de la Planification du Développement, qui s'est réuni récemment, n'a pas encore fixé de cadre pour les travaux d'examen et d'évaluation. Le DIRECTEUR GENERAL présente ses remerciements et ceux du Secrétariat de l'OMS au délégué des Etats -Unis d'Amérique pour ses observations. Au sujet des fonds consacrés à la santé dans le Programme des Nations Unies pour le Développement, il explique que ceux -ci n'ont pas diminué, et qu'ils ont même légèrement augmenté. Ce qui a diminué, c'est le pourcentage des fonds consacrés à la santé par rapport à l'ensemble des fonds mis à la disposition du PNUD. Passant à la question du paiement des traitements des représentants de la FAO dans les pays, le Directeur général souligne que ces fonctionnaires relèvent de la FAO et non de l'Organisation des Nations Unies, mais qu'une partie de leur traitement est payée par le PNUD. L'OMS a un arrangement analogue avec la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement. En raison de sa Constitution, l'OMS est organisée par Régions, aussi a -t -elle toujours été décentralisée. Dans les Amériques, un pas de plus a été fait dans la voie de la décentralisation avec la création en 1951 de bureaux de zone et, par la suite, avec la nomination de représentants dans les pays. Dans les autres Régions, à commencer par l'Asie du Sud -Est, il existe des représentants dans les pays. Les représentants de l'OMS ont des fonctions consultatives et les pays sont en conséquence invités à mettre des bureaux à leur disposition dans les locaux mêmes du ministère de la santé.
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Le Directeur général souligne l'importance de la programmation par pays et ajoute que, si certains représentants, aussi bien du PNUD que de l'OMS, sont excellents, d'autres ont beaucoup à apprendre pour fournir aux pays le genre d'assistance dont ils ont besoin dans ce domaine. Se référant à la déclaration du délégué de l'Indonésie, il remarque que certains pays sont mieux que d'autres en mesure de donner une aide de base aux représentants de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS. Il souligne que la planification par pays est plus importante sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif et indique que l'ensemble de la question de la planification par pays sera revue dans deux ans et qu'alors, espère -t -on, il sera possible de faire de bien meilleur travail qu'au début. Le délégué de l'Indonésie a dit que l'OMS ne peut s'attendre à obtenir de bons résultats en matière de planification par pays si elle n'aide pas les pays à renforcer leurs propres services de planification. Le Directeur général fait observer que, si les pays éprouvent des difficultés à mener à bien leurs travaux de planification, c'est parce que, bien souvent, le langage employé par les ministres de la santé ne semble pas être compris par les services centraux de planification. Les économistes de ces services et les médecins doivent apprendre à se comprendre - c'est là un point très important, particulièrement dans les pays les moins développés du monde. L'OMS attache une grande valeur à la programmation par pays, mais elle désire que sa qualité soit améliorée. Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique) félicite le Directeur général et le Secrétariat de l'excellent rapport soumis à la Commission, rapport que la délégation du Mexique a étudié avec beaucoup de soin. Son gouvernement attache une grande importance à la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui doit se réunir prochainement à Stockholm, parce qu'il a constaté, en étudiant les problèmes de l'environnement qui se posent au Mexique, que le Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale ne pouvait pas faire grand -chose par lui -même pour s'attaquer au problème de la pollution et de la contamination de l'environnement. Le système de protection de l'environnement que l'on a commencé à appliquer au Mexique est fondé sur la coordination des activités de nombreuses administrations publiques sous la direction du Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale. Le Dr Acuna- Monteverde demande à tous les membres de la Commission de tenir compte de l'expérience du Gouvernement mexicain en ce qui concerne la coordination de la lutte pour la protection de l'environnement. A cet égard, des fonds ont été mis à la disposition d'organismes autres que le Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale pour leur permettre de s'occuper de la question. La délégation mexicaine sera prête à expliquer à la conférence de Stockholm les mesures prises par le Mexique. En ce qui concerne la santé publique, de nombreuses activités doivent être entreprises par des organismes autres que le Ministère de la Santé, mais elles devraient être coordonnées par une direction nationale ou régionale. Le PRESIDENT prie le Rapporteur de préparer un projet de résolution s'inspirant des débats de la Commission et tenant compte aussi de la résolution EB49.R44. (Voir le procès- verbal de la neuvième séance, section 2.)
Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux Le PRESIDENT invite le représentant du Conseil exécutif à présenter le rapport du Directeur général qui traite de l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.' Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, expose le contenu de ce rapport. Il rappelle que, dans sa résolution EB49.R45, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de poursuivre ses consultations avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en sa qualité de Président du Comité administratif de Coordination, en ce qui concerne l'application par l'Organisation des parties appropriées des résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt- sixième session, Le Conseil a également prié le Directeur général d'entamer des consultations avec l'Organisation de l'Unité africaine et avec les gouvernements hôtes intéressés au sujet des programmes détaillés d'assistance sanitaire aux populations aidées par les mouvements nationaux de libération reconnus par l'OUA, ainsi que de poursuivre ses consultations avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, d'explorer les sources possibles d'appui bénévole en faveur de ces programmes, et de faire rapport à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.
Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, indique que le rapport soumis à la Commission fait l'historique des mesures prises par le Directeur général depuis l'adoption de la résolution WHA24.51. Le 27 février 1972, le Directeur général, conformément aux dispositions de la résolution du Conseil exécutif, a adressé des lettres au Secrétaire général administratif de l'Organisation de 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 11.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
l'Unité africaine, au Directeur du PNUD ainsi qu'au Directeur général du FISE. Une lettre de rappel a été envoyée ultérieurement. Le PNUD et le FISE ont répondu au Directeur général de l'OMS en lui faisant part de leur intérêt et de leur désir de collaborer à l'application de la Déclaration. Une réponse est encore attendue de l'OUA; le Directeur général demeure en contact avec le Chef du Secrétariat de cette organisation et dès que cette réponse sera parvenue, il en informera l'Assemblée. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) souligne l'importance du rapport soumis à la Commission, rappelant que depuis dix ans on a dépensé beaucoup d'argent pour l'application de la Déclaration. L'OMS continue à étudier les moyens d'accorder une aide aux mouvements d'indépendance. Le rapport du Directeur général indique quelles sont les solutions recherchées et énumère les décisions prises, les résolutions adoptées et les consultations organisées depuis une dizaine d'années. Le Professeur Lisicyn estime qu'il serait plus logique que les documents de ce genre soumis à la. Commission contiennent des informations plus concrètes sur les besoins des différents pays, et en particulier de ceux qui bénéficient d'une assistance. La délégation de l'URSS accepte la recommandation demandant que l'aide médicale aux mouvements de libération soit financée par le PNUD et par d'autres fonds extrabudgétaires. Le PRESIDENT prie le Rapporteur de préparer un projet de résolution prenant note du rapport. (Voir le procès- verbal de la neuvième séance, section 2.)
Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé Le PRESIDENT invite les membres de la Commission à prendre position sur le rapport du Directeur général relatif à la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé.1 Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'à sa quarante- neuvième session le Conseil exécutif a examiné un rapport du Corps commun d'inspection sur la. rationalisation des débats et de la documentation de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le rapport, ainsi q,ue les observations du Directeur général à ce sujet, avaient déjà été examinés par le Conseil à ses quarante- septième et quarante- huitième sessions. Dans sa résolution EB49.R12, le Conseil a approuvé les mesures déjà prises par le Directeur général pour mettre en application, dans la limite de l'autorité dont il dispose, certaines des recommandations formulées; il a prié le Directeur général de mettre en application les autres recommandations qui, d'après les études qu'il a entreprises, se révèlent applicables et d'envisager d'autres mesures susceptibles de contribuer à l'amélioration de la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé, compte tenu des vues exprimées par les membres du Conseil. Le Conseil a noté en outre qu'à la suite d'une étude spéciale le Directeur général allait prendre de nouvelles mesures visant à rationaliser la documentation. Pendant les débats du Conseil, un certain nombre de points ont été soulevés et des suggestions exprimées au sujet de la rationalisation des méthodes de travail de'l'Assemblée, notamment en ce qui concerne la durée de la discussion générale et des discussions techniques, la limitation du temps de parole accordé pour les interventions au sein des commissions, et la documentation. Tous ces points sont résumés dans le rapport soumis à la Commission.
Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, appelle l'attention de la Commission sur l'action déjà entreprise par le Directeur général pour améliorer la situation sur le plan de la documentation, et il indique que le Directeur général continuera d'étudier la question et fera rapport à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif sur toutes nouvelles mesures qu'il pourrait prendre à ce sujet. Le DIRECTEUR GENERAL se réfère à une suggestion présentée par le délégué du Royaume -Uni devant un autre organe de l'Assemblée, à l'effet de limiter le temps de parole pour les déclarations faites au sein des commissions principales de l'Assemblée de la Santé, comme cela est le cas pour les interventions en séance plénière pendant la discussion générale. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) ignore la nature exacte de la proposition à laquelle le Directeur général vient de faire allusion, mais il pense que le chef de la délégation de son pays songeait peut -être à limiter à cinq minutes le temps de parole dans les commissions principales.
Le PRESIDENT prie le Rapporteur de préparer à l'intention de la Commission un projet de résolution au sujet de la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la neuvième séance, section 2.) Maintien en fonctions du Corps commun d'inspection
Le Dr BEDAYA-NGARO, représentant du Conseil exécutif, indique en présentant le document A25/33 Add.3 que le Conseil exécutif a examiné à sa quarante- neuvième session un rapport du Directeur général sur le maintien en fonctions du Corps commun d'inspection, dont le mandat en 1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 12.
COMMISSION B
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cours vient à expiration en décembre 1973. Dans sa résolution 2735A (XXV), l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de revoir à sa vingt- septième session, en automne 1972, la question du Corps commun d'inspection et elle a sollicité les vues du Secrétaire général, en sa qualité de Président du Comité administratif de Coordination, ainsi que celles des organes délibérants des institutions spécialisées, du Conseil économique et social, du Comité du Programme et de la Coordination, du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires et, enfin, du Corps commun d'inspection lui -même. Dans sa résolution EB49.40, le Conseil exécutif a approuvé l'intention du Directeur général de soumettre la question à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, et a prié le Directeur général de communiquer à celle -ci les vues exprimées par les membres du Conseil ainsi que tous renseignements ou suggestions supplémentaires qu'il pourrait juger pertinents. Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, signale que, lors des débats du Conseil exécutif sur le maintien de la participation de l'OMS au Corps commun d'inspection, des doutes ont été exprimés sur les avantages que retirait l'OMS des rapports du Corps commun d'inspection, si l'on met ceux -ci en balance avec sa participation aux frais de cet organe. Le Conseil a toutefois reconnu, avec le Directeur général, que le Corps commun avait un rôle utile à jouer et que son action pourrait être plus efficace si l'on modifiait son mandat en vue de définir plus clairement la tâche qui lui est dévolue. Le Conseil a également estimé qu'il était souhaitable d'apporter des changements à la structure interne du Corps commun. La section 4 du document A25/33 Add.3 fait le point des rapports communiqués par le Corps commun et la section 5 indique quelle a été la contribution de l'OMS au budget du Corps commun pour les années 1968, 1969, 1970 et 1971. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) préconise vivement le maintien de la participation de l'OMS aux travaux du Corps commun d'inspection. Il souscrit aux vues exprimées par le Directeur général à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif, selon lesquelles il serait plus utile d'harmoniser les procédures des différentes organisations que de développer les activités d'inspection, étant entendu que c'est au Comité administratif de Coordination qu'il appartient d'étudier les activités du Corps commun d'inspection auprès des diverses institutions. M. Eye fait aussi observer que les travaux du Corps commun d'inspection sont actuellement à l'étude à New York et il signale que les vues de son gouvernement sont exposées dans le document A/8658 de l'Organisation des Nations Unies. La délégation des Etats -Unis a eu des discussions sur le rôle du Corps commun avec les inspecteurs et ceux -ci ont exprimé l'avis que l'utilité des travaux de cet organe serait peut -être plus grande si les institutions spécialisées voulaient bien suggérer elles -mêmes les thèmes de nouvelles études. La délégation des Etats -Unis estime que le Corps commun d'inspection joue un rôle de plus en plus utile, et elle est persuadée que cette tendance se poursuivra.
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) juge également importantes les activités du Corps commun d'inspection et espère que celui -ci entreprendra davantage de travaux intéressant l'OMS. Parlant du point 3.16 de l'ordre du jour, en général, il exprime l'espoir que le Directeur général présentera à1'Assemblée de la Santé, le moment venu, des observations détaillées sur certaines grandes questions, comme la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et les modifications
qui ont été opérées au sein du PNUD. Un autre point important, déjà évoqué par le chef de la délégation de l'URSS, est le rôle que l'OMS est appelée à jouer dans le contrôle de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques. A la demande du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, un groupe d'experts a préparé, avec le Secrétariat de l'OMS, un rapport concernant les effets que pourrait avoir sur la santé l'emploi des armes chimiques et bactériologiques. Le Professeur Lisicyn pense que l'OMS devrait poursuivre cette tâche, afin que les médecins puissent joindre leur voix à celle des hommes politiques pour dénoncer l'emploi de telles armes et contribuer ainsi à renforcer la paix.
Le PRESIDENT prie le Rapporteur de préparer un projet de résolution sur le maintien en fonctions du Corps commun d'inspection. (Voir le procès -verbal de la neuvième séance, section 2.)
La séance est levée à 13 h.10.
NEUVIEME SEANCE
Lundi 22 mai 1972, 9 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de cinquième rapport de la Commission. M. FINDLAY (Sierra Leone) suggère certaines modifications qui, à son avis, pourraient utilement âtre apportées au projet de résolution, contenu dans le rapport, concernant l'étude organique du Conseil exécutif sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres. Le PRESIDENT fait observer que ce projet de résolution a déjà été approuvé par la Commission et que la discussion à ce sujet n'a pas été rouverte. La Commission examine actuellement le rapport dans lequel la résolution est reproduite. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 612).
COORDINATION A L'INTERIEUR DU SYSTEME DES NATIONS UNIES (suite de la huitième séance, section 5)
Ordre du jour, 3.16
Questions générales (suite)
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant qu'il a préparé sur l'invitation de la Commission :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la coordination avec d'autres organisations du système des Nations Unies à propos des questions générales; Notant les décisions prises par le Conseil exécutif à sa quarante- neuvième session, 1. PREND NOTE avec satisfaction du rapport et des mesures prises par le Directeur général pour poursuivre la coopération avec les autres organisations du système des Nations Unies à propos des décisions pertinentes du Conseil économique et social et de l'Assemblée générale; 2. APPROUVE les mesures prises par le Directeur général conformément à la résolution WHA24.52 pour assurer la coopération et la coordination avec le Programme des Nations Unies pour le Développement en matière de programmation par pays; 3. SOULIGNE l'importance du rôle de l'OMS, qui est d'aider les autorités sanitaires nationales à délimiter les aspects sanitaires des programmes du pays, et attire l'attention sur le rôle dévolu aux représentants de l'OMS; INSISTE à nouveau sur l'importance d'une planification sanitaire adéquate au niveau des 4. administrations sanitaires nationales et d'un dialogue permanent avec les organes chargés de planifier le développement socio- économique général du pays et de prendre les décisions; 5. SE FELICITE des mesures prises par le Directeur général a) pour collaborer avec d'autres membres du système des Nations Unies à la mise en oeuvre de la stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, conformément à la résolution WHA24.49 et aux résolutions pertinentes de l'Assemblée générale des Nations Unies; b) pour participer, par l'intermédiaire du Comité administratif de Coordination et du Conseil économique et social, aux préparatifs du premier réexamen biennal des progrès réalisés pendant la décennie; et c) pour élaborer et perfectionner les objectifs et les indicateurs qui serviront à dresser un bilan de l'action sanitaire lors de l'évaluation qui aura lieu au milieu de la décennie. :
Le Dr ALDEA (Roumanie) rappelle que nombreux sont les délégués ayant participé au débat sur le point 3.16 de l'ordre du jour qui ont loué la qualité des services administratifs et de coordination de l'OMS. Il se demande si le Directeur général ne pourrait pas étudier la possibilité d'organiser - au Siège ou dans les bureaux régionaux - des stages de deux à quatre semaines qui permettraient à des administrateurs sanitaires nationaux de bénéficier de la vaste expérience de l'Organisation dans ce domaine et de se familiariser avec des systèmes susceptibles d'aider les administrations nationales de la santé. - 510 -
COMMISSION B
NEUVIEME SEANCE
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Le Dr WONE (Sénégal), appelant l'attention sur le paragraphe 5 c) du dispositif du projet de résolution, demande comment il est possible de "perfectionner" des objectifs. Il suggère qu'on parle sous c) d'élaborer et de préciser les objectifs et qu'on ajoute un nouveau membre de phrase, d) concernant le perfectionnement des indicateurs. Le Dr BADDOO (Ghana) pense que, dans le texte anglais, il faut peut -être lire "define" au lieu de "refine ".
Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, explique que les mots "develop and refine targets" figurent dans le texte anglais du paragraphe 3.2) de la résolution WHA24.49 dont la version fran"PRIE le Directeur général ... de continuer, en consultation avec les çaise est conçue comme suit gouvernements intéressés, à fixer d'une manière aussi précise que possible des objectifs et des indicateurs quantitatifs ... ". Le même libellé a été utilisé dans le texte anglais du projet de résolution soumis à la Commission. L'OMS doit prêter son concours à l'ONU en ce qui concerne les objectifs et indicateurs sanitaires intéressant la stratégie internationale du développement au cours de la deuxième décennie des Nations_Unies pour le développement. Le texte français du projet de résolution sera remanié de manière à correspondre plus exactement au texte anglais. :
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
1
Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (suite)
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général concernant l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux; Notant que le Conseil exécutif a souscrit aux recommandations formulées dans le rapport qui lui avait été soumis par le Directeur général et qu'il a prié celui -ci de poursuivre ses consultations; Ayant été informée des mesures prises par le Directeur général pour répondre à la demande du Conseil, PREND NOTE du rapport et des renseignements supplémentaires communiqués à ce sujet à l'Assemblée de la Santé.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
2
Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé (suite) Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA20.2, WHA2O.3, WHA23.1, WHA24.3 et WHA24.4; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé; Notant que le Directeur général continue à étudier la possibilité de réduire la durée de l'Assemblée mondiale de la Santé, EXPRIME l'espoir que les délégations se conformeront de plus en plus aux dispositions 1. énoncées au paragraphe 1 de la résolution WHA2O.2 pour la conduite de la discussion générale en séance plénière sur les rapports du Conseil exécutif et le Rapport annuel du Directeur général; 2. REITERE l'appel adressé aux délégués pour qu'ils limitent la durée de leurs interventions devant les commissions principales; 3. PREND NOTE avec satisfaction des modifications introduites jusqu'ici par le Directeur général pour améliorer et rationaliser la documentation de l'Assemblée de la Santé; et PRIE le Directeur général de continuer à étudier des mesures visant à rationaliser 4. davantage encore les débats de l'Assemblée mondiale de la Santé et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif selon qu'il conviendra.
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.31. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.32. 2
1
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Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), se référant au troisième alinéa du préambule du projet de résolution, qui mentionne la possibilité de réduire la durée de l'Assemblée mondiale de la Santé, souligne que la Commission n'a pas discuté de cette question. I1 estime donc prématuré de faire figurer la formule en cause dans le projet de résolution et suggère de la remplacer par une autre qui pourrait être, par exemple "la possibilité d'accroître l'efficacité de la méthode de travail ". Il conviendrait, d'autre part, de supprimer le paragraphe 2 du dispositif, car la Commission n'a pas discuté de la limitation de la durée des interventions devant les commissions principales; il y a, d'ailleurs, d'autres moyens d'améliorer le travail de ces commissions. Le PRESIDENT fait observer qu'il existe déjà une résolution invitant les membres à limiter la durée de leurs interventions. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appelle l'attention sur le paragraphe 4 du projet de résolution qui, pense -t -il, répond à toutes les objections du délégué de l'URSS.
Le Dr DE CONINCK (Belgique) appuie la proposition tendant à limiter le temps de parole dans les commissions principales dont le délégué du Royaume -Uni a fait mention lors d'une séance précédente. Il rappelle qu'il a lui -même soumis voici quelques années un document dont on s'est servi pour mettre au point la résolution priant les délégués de limiter à dix minutes la durée de leurs interventions dans la discussion générale en séance plénière. A son avis, il suffirait que, sauf dans des cas exceptionnels, les interventions devant les commissions principales durent cinq minutes, comme l'a suggéré le délégué du Royaume -Uni. Le PRESIDENT précise que le délégué du Royaume -Uni n'a fait aucune proposition formelle concernant la limitation du temps de parole à la présente Assemblée de la Santé.
Le SECRETAIRE appelle l'attention sur le paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA23.1 qui réitère l'appel que le Conseil exécutif, dans sa résolution EB43.R45, a adressé aux délégués pour qu'ils limitent la durée de leurs interventions devant les commissions principales. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) appuie la suggestion du délégué de l'URSS tendant à remplacer les mots "réduire la durée de l'Assemblée mondiale de la Santé" par une autre formule du genre "accroître l'efficacité de la méthode de travail de l'Assemblée mondiale la possibilité de réduire la durée d'une Assemblée de la Santé dépend du nombre et de l'importance des points inscrits à l'ordre du jour. :
Le DIRECTEUR GENERAL souligne que le problème de la réduction de la durée de l'Assemblée mondiale de la Santé n'a cessé d'être examiné et débattu par le Conseil exécutif. A la quarante neuvième session du Conseil, en janvier 1972, une longue discussion a été consacrée à la possibilité de limiter cette durée à deux semaines, au lieu de trois, en ouvrant l'Assemblée le lundi de la première semaine et en reportant les discussions techniques à la fin de la session. Le Conseil a recommandé que l'on continue à étudier la question. Par le paragraphe 2 du dispositif de sa résolution EB49.R12, il a prié le Directeur général de mettre en application les recommandations qui, d'après les études qu'il a entreprises, se révèlent applicables et d'envisager d'autres mesures susceptibles de contribuer à l'amélioration de la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé, compte tenu des vues exprimées par les membres du Conseil. Le problème de la réduction de la durée de l'Assemblée est d'ailleurs lié à celui du budget biennal l'Assemblée siégerait pendant trois semaines une année sur deux (celle où elle examinerait le budget) et pendant deux semaines seulement l'autre année. La possibilité d'abréger la durée de l'Assemblée demeure à l'étude, mais le Directeur général ne pense pas qu'une telle éventualité puisse être envisagée tant que le problème du budget biennal n'aura pas été réglé. En ce qui concerne l'appel adressé aux délégués pour qu'ils limitent la durée de leurs interventions devant les commissions principales, la question a été soulevée à maintes reprises à l'Assemblée de la Santé et au Conseil exécutif. On a plus ou moins limité le temps de parole en séance plénière et les résultats ont été si satisfaisants qu'on a pensé à demander aux membres des commissions de réduire dans toute la mesure possible la durée de leurs interventions. Actuellement, les interventions devant les commissions principales durent en moyenne de quatre à cinq minutes. A propos des observations du délégué de l'Indonésie, le Directeur général souligne un point qui préoccupe le Secrétariat l'Assemblée demande souvent que soit présenté à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé ainsi qu'à la session suivante du Conseil exécutif un rapport sur un sujet analogue à l'un de ceux qui viennent d'être discutés et, à cause des rapports spéciaux ainsi requis, le Secrétariat n'est pas à même d'alléger l'ordre du jour. Toute réduction de l'ordre du jour dépend dans une large mesure de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif. : :
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Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, dit qu'un rapporteur chargé de rédiger un projet de résolution doit s'efforcer de tenir compte de toutes les opinions exprimées sur le sujet considéré. Or, au cours des débats de la Commission, le délégué du Royaume -Uni a suggéré que les interventions devant les commissions principales soient limitées à cinq minutes. D'autre part, lors de la discussion sur l'adoption d'un programme et budget biennal, la possibilité de réduire la durée de l'Assemblée mondiale de la Santé a été envisagée. Le Rapporteur suggère de ne pas modifier le troisième alinéa du préambule du projet de résolution dont il a donné lecture. Il estime que le paragraphe 4 du dispositif répond aux objections soulevées par le délégué de l'URSS, étant entendu que l'ensemble de la question devra faire ultérieurement l'objet d'un examen général. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), compte tenu de ce qu'ont dit le Directeur général et le Rapporteur, persiste à suggérer que, dans le troisième alinéa du préambule, les mots "réduire la durée ..." soient remplacés par "accroître l'efficacité de la méthode de travail ... Quant à la demande adressée aux délégués de limiter la durée de leurs interventions, le Professeur Lisicyn considère qu'elle ne s'impose pas puisque le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé ont déjà lancé un appel dans ce sens. .
Le Professeur VANNUGLI (Italie) appuie le projet de résolution présenté par le Rapporteur. Ce texte permet d'étudier plus avant la question et, tout en préconisant la concision, il ne restreint aucunement le droit de chaque délégué de s'exprimer à loisir. Le Conseil exécutif a discuté diverses méthodes visant à améliorer l'efficacité des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le Professeur Vannugli en a certaines à l'esprit, concernant surtout l'ordre du jour de l'Assemblée, qu'il compte soumettre à l'examen du Conseil exécutif. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) souscrit aux observations du délégué de l'Italie. Les mots "rationaliser davantage" qui figurent au paragraphe 4 du dispositif semblent répondre à l'objection soulevée par le délégué de l'URSS. M. Roffey préférerait donc que le projet de résolution ne soit pas modifié.
Le Dr SUMBUNG (Indonésie) note qu'il semble y avoir accord général sur la nécessité de réduire la durée de l'Assemblée et de limiter le temps de parole. Toutefois, la préoccupation principale étant d'améliorer l'efficacité des travaux de l'Assemblée, le Dr Sumbung propose d'insérer dans le paragraphe 4 du dispositif, après "de l'Assemblée mondiale de la Santé ", les mots "et à en accroître l'efficacité ".
Le Dr TARCICI (Yémen) rappelle que les Assemblées de la Santé duraient trois semaines à une époque où l'OMS ne comptait qu'une soixantaine d'Etats Membres. Ce serait presque faire un affront à ceux qui y ont participé que de laisser entendre qu'une telle durée est trop longue aujourd'hui où il y a près de 140 Etats Membres. De plus, le nombre et l'intérêt des points inscrits à l'ordre du jour augmentent constamment. Si l'Assemblée était écourtée, les délégués n'auraient probablement plus qu'à répondre par "oui" ou par "non" aux questions posées par le Secrétariat. Le Dr Tarcici appuie donc la proposition du délégué de l'URSS demandant que l'efficacité des travaux de l'Assemblée soit améliorée par d'autres méthodes. M. BOJADZIEVSKI (Yougoslavie) juge acceptable l'amendement proposé par le délégué de l'URSS, car améliorer l'efficacité des travaux de l'Assemblée implique aussi bien une réduction éventuelle de la durée que d'autres possibilités. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation est disposée à appuyer n'importe laquelle des suggestions qui ont été faites. Il tient, toutefois, à souligner que les délégués - ce qui représente une dépense de quelque US $12 000 - à discuter ont déjà consacré 45 minutes des moyens d'écourter l'Assemblée.
M. NIELSEN (Danemark) précise qu'ainsi que l'a indiqué le Directeur général, le problème de la réduction de la durée de l'Assemblée a été discuté à maintes reprises ces dernières années, tant par l'Assemblée elle -même que par le Conseil exécutif, et notamment à la quarante- neuvième session de ce dernier. La délégation du Danemark considère donc que cette éventualité doit être expressément mentionnée dans le projet de résolution. Elle s'oppose à l'amendement au troisième alinéa du préambule qu'a proposé le délégué de l'URSS. M. Nielsen pense comme le délégué du Royaume -Uni que le paragraphe 4 du dispositif englobe l'idée générale d'une rationalisation des travaux de l'Assemblée. Selon le Dr WONE (Sénégal), il ne parait ni possible ni souhaitable d'écourter l'Assemblée. C'est pourquoi la délégation du Sénégal appuie l'amendement proposé par le délégué de l'URSS. Toute réduction de la durée de l'Assemblée pourrait nuire à la valeur de ses travaux. En particulier, les
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PARTIE II
jeunes Etats nouvellement Membres de l'Organisation tirent grand profit des expériences faites à l'Assemblée de la Santé, qui a pour eux une valeur éducative indéniable. Une session de trois semaines n'a vraiment rien de trop long. Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, estime, en tant qu'auteur du projet de résolution, qu'il faut maintenir le paragraphe 2 du dispositif réitérant l'appel adressé aux délégués pour qu'ils limitent la durée de leurs interventions. Cette méthode n'est d'ailleurs mentionnée qu'à titre d'exemple des divers moyens possibles d'améliorer l'efficacité des travaux de l'Assemblée. En revanche, le Rapporteur accepte l'amendement proposé par le délégué de l'Indonésie, le paragraphe 4 devenant :
PRIE le Directeur général de continuer à étudier des mesures visant à rationaliser davantage encore les travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé et à en accroître l'efficacité, et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif selon qu'il conviendra. 4.
M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) juge ce texte parfaitement acceptable.
M. HASSAN (Somalie) partage l'opinion des orateurs qui ont dit que réduire la durée de l'Assemblée ne serait pas dans l'intérêt des pays en voie de développement. Il appuie l'amendement proposé par le délégué de l'URSS. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), répondant à une question du PRESIDENT, précise que sa délégation propose formellement deux amendements. Le premier, concernant le libellé du troisième alinéa du préambule, est fondamental et l'autre, qui tend à supprimer le paragraphe 2 du dispositif, en découle logiquement. La modification apportée au paragraphe 4 par le Rapporteur n'appelle aucune objection et le Professeur Lisicyn appuie cet amendement, qui donne des instructions plus détaillées au Directeur général. Le Dr DE CONINCK (Belgique) appuie les amendements proposés, sauf la suggestion tendant à supprimer le paragraphe 2 du dispositif. Ce qui se conçoit clairement s'énonce brièvement. Le Dr WONS (Sénégal) déclare que sa délégation n'attache pas une importance excessive au paragraphe 2 du dispositif. Elle tient surtout à ce qu'il ne soit pas fait mention explicite d'un abrégement des sessions. Ce qui importe le plus, c'est la rationalisation des travaux et la qualité des discussions. Le PRESIDENT met aux voix lá proposition du délégué de l'URSS tendant à modifier comme suit le troisième alinéa du préambule :
Notant que le Directeur général continue à étudier la possibilité d'accroître l'efficacité de la méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé; Décision :
L'amendement proposé est accepté par 44 voix contre 12, avec 19 abstentions.
Le PRESIDENT met aux voix la proposition tendant à supprimer le deuxième paragraphe du dispositif. Décision :
L'amendement proposé est repoussé par 51 voix contre 20, avec 8 abstentions.
Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution tel qu'il a été amendé. Décision :
Le projet de résolution ainsi amendé est approuve.l
Maintien en fonctions du Corps commun d'inspection (suite) Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant qu'il a préparé sur la demande de la Commission :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA20.22, partie II, qui décide que l'Organisation mondiale de la Santé devra participer au Corps commun d'inspection, et la résolution WHA24.53 qui décide que l'Organisation mondiale de la Santé continuera à participer au Corps commun d'inspection, sur la base expérimentale existante, pour une période de deux ans au -delà du 31 décembre 1971; Vu la résolution 2735A (XXV) de l'Assemblée générale des Nations Unies, dont le paragraphe 3 décide que la question du Corps commun d'inspection sera passée en revue à la vingt septième session de l'Assemblée générale, compte tenu notamment des opinions exprimées par les organes délibérants des institutions spécialisées intéressées; et
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.33.
COMMISSION B
:
NEUVIEME SEANCE
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Ayant examiné le rapport du Directeur général et les opinions exprimées par le Conseil exécutif à ce sujet, EXPRIME sa reconnaissance pour l'oeuvre accomplie par le Corps commun d'inspection; 1. ESTIME qu'à la lumière de l'expérience acquise le mandat du Corps commun d'inspection 2. devrait être modifié de manière à mettre davantage l'accent sur l'aide et les avis que le Corps commun pourrait fournir dans le sens d'une rationalisation plus poussée, d'une gestion améliorée et d'une uniformité accrue dans le fonctionnement du système des Nations Unies; ESTIME en outre qu'il serait également souhaitable de modifier les modalités du fonction3. nement interne du Corps commun de manière à lui permettre d'agir davantage in corpore; CONSIDERE que le Corps commun d'inspection, muni d'un mandat ainsi amendé, devrait être 4. à nouveau prorogé sur une base expérimentale; EXPRIME l'espoir que la part de l'OMS dans les frais de fonctionnement du Corps commun 5. d'inspection n'augmentera pas; et PRIE le Directeur général de transmettre la présente résolution à l'Organisation des 6. Nations Unies conformément à la résolution 2735A (XXV) de l'Assemblée générale. Selon le Dr CAYLA (France), le projet de résolution doit indiquer clairement que, de l'avis de l'Assemblée, la part de l'OMS dans les frais de fonctionnement du Corps commun d'inspection ne devrait pas augmenter. Le délégué de la France propose donc de modifier comme suit le paragraphe 5 "ESTIME que la part de l'Organisation mondiale de la Santé dans les frais de du dispositif fonctionnement du Corps commun d'inspection ne devrait pas augmenter ". :
Le Dr SÁENZ (Uruguay) suggère, pour clarifier le sens de la phrase, de supprimer au paragraphe 2 du dispositif les mots "l'aide et" et de remplacer, après "les avis que ", l'expression "le Corps commun" par "celui -ci ".
M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) est préoccupé de voir proposer au paragraphe 3 du dispositif que le Corps commun agisse davantage in corpore. A l'heure actuelle, chaque inspecteur (et parfois groupe d'inspecteurs) mène sa propre enquête et est responsable de son rapport. Si tous les inspecteurs devaient avaliser les rapports de leurs collègues, il se pourrait que l'un d'eux exerce un droit de veto, ce qui réduirait considérablement la valeur des rapports. L'avenir du Corps commun d'inspection est encore en discussion dans d'autres organismes et il serait prématuré que l'Assemblée prenne une décision à ce sujet. C'estopourquoi M. Eye propose de supprimer au paragraphe 3 du dispositif les mots "de manière à lui permettre d'agir davantage in corpore".
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, accepte l'amendement proposé par le délégué de l'Uruguay. Il demande si la Commission souscrit à l'amendement proposé par le délégué des Etats -Unis.
Décision
:
L'amendement proposé par le délégué des Etats -Unis d'Amérique est accepté.
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, demande au délégué de la France s'il accepterait que le paragraphe 5 du dispositif soit supprimé. Le Dr CAYLA (France) est tout à fait disposé à retirer son amendement en faveur de la suppression du paragraphe 5 du dispositif. Décision :
La proposition tendant à supprimer le paragraphe 5 du dispositif est acceptée.
Le PRESIDENT demande si la Commission approuve le projet de résolution tel qu'il a été amendé. Décision 3. :
Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.
1
APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU
Ordre du jour, 3.13
Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, présentant ce point de l'ordre du jour, rappelle que la question de l'approvisionnement public en eau a été fréquemment examinée depuis la Première Assemblée mondiale de la Santé. Dans un rapport soumis à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a indiqué les conséquences financières pour l'OMS du programme d'approvisionnement public en eau. Par sa résolution WHA24.55, l'Assemblée a recommandé aux Etats Membres que les problèmes urbains et ruraux d'approvisionnement en eau soient abordés selon l'approche rationnelle exposée dans le rapport du Directeur général et elle a prié celui -ci i) de continuer à attribuer une haute priorité à l'assistance aux pays en voie de développement pour améliorer leurs approvisionnements en eau urbains et ruraux; ii) d'intensifier ses efforts tendant à promouvoir les activités de recherche et de développement pour mettre au point des méthodes plus efficaces et plus économiques de planification, de conception et d'exploitation des :
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.34.
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516
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
réseaux d'approvisionnement public en eau, tant urbains que ruraux; iii) d'aider les Etats Membres à rechercher et à utiliser toutes les sources possibles de coopération technique et financière afin de permettre à ces Etats d'atteindre leurs objectifs en matière d'amélioration des approvisionnements publics en eau, tant urbains que ruraux, au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement; et iv) de faire rapport sur la situation à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Pour donner suite à cette résolution, le Directeur général s'est efforcé de recueillir des informations plus objectives et le Secrétariat a notamment adressé un questionnaire á 90 pays en voie de développement; le document A25/29 contient une analyse préliminaire des réponses reçues. Le Secrétariat n'ignore pas les difficultés que présente pour les pays la réunion de telles données. C'est pourquoi l'OMS a envoyé, en 1971 et 1972, des consultants dans différents pays pour aider à vérifier certains points. Des renseignements reçus jusqu'ici, il ressort qu'en 1970, dans les pays considérés, 50 % des habitants des zones urbaines étaient desservis par des branchements particuliers et 20 % par des postes d'eau publics, alors que 12 % des ruraux bénéficiaient d'un approvisionnement en eau saine. Ces indications figurent dans le tableau 4 du document, qui donne aussi les chiffres relatifs à 1962, année où 33 % des citadins étaient desservis par des branchements particuliers et 26 % par des postes publics, moins de 10 % de la population rurale ayant accès à une eau saine. L'évolution enregistrée est attribuée à une amélioration réelle de la situation, résultant de la mise en service de nouvelles installations et du développement des installations existantes, mais elle tient également à ce qu'on dispose pour 1970 de données plus complètes et plus sûres. Les derniers renseignements autorisent des prévisions un peu plus optimistes que celles sur lesquelles on s'est fondé aux fins de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. L'OMS a notamment analysé les divers éléments d'information concernant les besoins généraux en eau ainsi que ceux des populations urbaines; il est apparu qu'en 1980 le pourcentage des citadins desservis par des branchements particuliers pourra atteindre 60 %, et non 40 % comme il avait été prévu à l'origine. De même, on estime qu'en 1980, 25 % des populations rurales disposeront d'eau saine. Le rapport indique, d'autre part, que les Etats Membres pourront atteindre les objectifs de la décennie en augmentant de 40 % seulement, par rapport à 1970, l'investissement annuel dans l'approvisionnement en eau (tableaux 7 et 8 du document A25/29). En 1970, toutefois, le rythme de développement des installations a été inférieur au taux d'accroissement démographique, de sorte que le montant total à investir sera plus considérable. Les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de la deuxième décennie sont maintenant estimés à US $13 200 millions, et non plus à US $9100 millions comme il était dit dans le rapport présenté par le Directeur général à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Cette augmentation est due non seulement à une hausse des coûts de construction par personne, mais encore à une élévation des objectifs partiels. La lecture du rapport dont la Commission est saisie permet de constater que le contrôle de la qualité de l'eau de boisson s'est amélioré; 84 pays ont fourni à l'OMS des renseignements sur l'état d'avancement de leurs programmes dans ce domaine. Il reste cependant beaucoup à faire. Le Dr Pavlov mentionne les recommandations du Comité OMS d'experts des Critères d'Hygiène applicables aux Approvisionnements en Eau, réuni à Genève en 1971, et la troisième édition des Normes internationales pour l'eau de boisson' qui vient d'être publiée en conséquence. Ici encore, toutefois, il reste à accomplir une tâche considérable. Le document A25/29 contient également une analyse des renseignements communiqués par les gouvernements sur les travaux à réaliser pour développer les réseaux d'approvisionnement public en eau. Diverses recommandations sont énoncées touchant l'action requise pour atteindre les objectifs visés. La dernière section expose les grandes lignes du programme en cours et du programme à long terme d'assistance de l'OMS. Selon M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande), ce rapport complet et objectif montre que des progrès satisfaisants ont été accomplis et il convient de féliciter le Directeur général. C'est la première fois qu'un rapport sur l'approvisionnement public en eau a été établi à partir de renseignements recueillis par des Etats Membres et la délégation de la Nouvelle -Zélande désire souligner combien la collecte systématique de données concernant l'approvisionnement public en eau importe pour l'application de l'approche rationnelle exposée dans le rapport que le Directeur général a présenté à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé au sujet des conséquences financières du programme (document A24/B/12). A mesure que progressera la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, la fiabilité et l'exactitude des statistiques devraient augmenter; en attendant, toutefois, des données simples mais sûres fourniront de meilleurs indices pour le programme qu'une
Organisation mondiale de la Santé (1972) Normes internationales pour l'eau de boisson, 3e éd., Genève.
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COMMISSION B
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NEUVIEME SEANCE
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masse de chiffres moins exacts. Les pays doivent en premier lieu réunir des renseignements pour leur propre usage et l'OMS pourrait utilement les aider à créer des services appropriés ou à améliorer ceux qui existent. Si l'on veut que les pays accélèrent leur rythme de progression afin d'atteindre, conformément à l'approche rationnelle, les objectifs révisés mentionnés dans le rapport dont la Commission est saisie, il faut donner un rang élevé de priorité à l'assistance de l'OMS aux Etats Membres, fournie notamment sous forme de guides, manuels et codes de pratique et comportant l'envoi d'ingénieurs sanitaires. M. Absolum appelle l'attention sur le projet de résolution suivant proposé par les délégations des Etats -Unis d'Amérique, du Ghana, de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Irak, du Népal, de la Nouvelle Zélande, des Pays -Bas, de la République Arabe Syrienne et du Venezuela :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'approvisionnement public en eau; Notant que ce rapport fournit des renseignements nouveaux sur l'état des approvisionnements publics en eau et sur les progrès accomplis à cet égard dans quatre -vingt -dix pays en voie de développement; Consciente du lien indissoluble qui existe entre le problème des approvisionnements publics en eau et celui de l'évacuation des eaux usées; Reconnaissant qu'il est nécessaire d'accélérer le rythme des progrès car l'incidence des maladies véhiculées par l'eau reste élevée, APPROUVE les objectifs mondiaux révisés que le Directeur général propose d'atteindre au 1. cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement en ce qui concerne les approvisionnements publics en eau dans les pays en voie de développement; APPELLE L'ATTENTION sur les besoins particuliers du secteur rural; 2 RECOMMANDE aux Etats Membres 3. d'adopter dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le dévelop1) pement des objectifs nationaux précis en ce qui concerne l'approvisionnement public en eau du secteur rural aussi bien qu'urbain; d'instituer la politique et l'infrastructure appropriées et d'affecter les 2) ressources financières et humaines nécessaires à la réalisation de ces objectifs; de prendre des mesures propres à accroître les ressources affectées à l'appro3) visionnement en eau du secteur rural; 4) d'organiser le rassemblement systématique de renseignements sur les approvisionnements publics en eau; de mettre en place au sein des ministères de la santé l'infrastructure nécessaire 5) pour une surveillance efficace de la qualité de l'eau de boisson ainsi que pour l'accomplissement des autres tâches mentionnées dans la résolution WHA21.36; 6) de donner priorité à la collecte et à l'évacuation hygiéniques des eaux usées partout où sont entrepris des programmes d'approvisionnement public en eau; PRIE le Directeur général de continuer à accorder une haute priorité à l'assistance 4 technique dont les Etats Membres peuvent avoir besoin pour atteindre les objectifs proposés dans le cadre de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, et 1) de préparer des guides, manuels et codes de pratique sur la planification, la conception et la gestion des services d'approvisionnement public en eau et d'assainissement, en mettant l'accent sur les impératifs de santé publique et en accordant une attention particulière aux besoins du secteur rural; d'intensifier les efforts de recherche et de développement entrepris par l'Organi2) sation, compte tenu des besoins et des possibilités des pays en voie de développement; de continuer à coopérer avec les autres organismes internationaux et bilatéraux, 3) notamment avec le FISE, le PNUD, la BIRD et les banques régionales de développement, en vue d'accroître l'assistance dont bénéficient les programmes nationaux d'approvisionnement public en eau et d'évacuation des eaux usées, en particulier dans les régions où les besoins sont les plus grands, et d'aider les gouvernements à tirer pleinement parti de cette assistance; de prendre en considération le problème connexe de l'évacuation des eaux usées; 4) de faire périodiquement le point des progrès accomplis; et 5) de présenter à l'Assemblée mondiale de la Santé, à la mi- décennie, un rapport de 6) situation portant à la fois sur l'approvisionnement public en eau et sur l'évacuation des eaux usées. : :
Les recommandations qui figurent au paragraphe 3 du dispositif visent à signaler à l'attention des objectifs et des domaines d'action importants dont il conviendrait que l'on tienne compte dans la planification économique nationale. Le paragraphe 4 du dispositif contient certaines suggestions concernant les mesures que le Directeur général pourrait prendre au titre du programme.
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr DE CONINCK (Belgique) suggère que l'alinéa 4) du paragraphe 3 du dispositif devienne l'alinéa 2) et que la numérotation des autres alinéas soit modifiée en conséquence puisque le rassemblement systématique de renseignements constitue un préliminaire indispensable à l'adoption d'une politique. La première partie de l'alinéa 5) devrait être modifiée comme suit "5) de mettre en place au sein des services compétents pour la santé l'infrastructure nécessaire pour assurer Quant à l'alinéa 6), il devrait commencer de la manière suivante une surveillance efficace ... "6) de donner priorité à la collecte et au rejet des eaux usées dans des conditions de salubrité satisfaisantes partout où sont entrepris ... ". Le Dr de Coninck suggère également de supprimer au paragraphe 4 du dispositif le mot "haute" : . :
devant "priorité ".
Le Dr RACOVEANU (Roumanie) dit que, pour son pays, le problème de l'approvisionnement public en eau est un problème de santé de première importance. La Roumanie déploie des efforts considérables pour développer les services appropriés. L'approvisionnement en eau de la population rurale présente un intérêt tout particulier. La délégation de la Roumanie désire se joindre aux coauteurs du projet de résolution. Le Dr Racoveanu constate que l'industrialisation n'est pas mentionnée parmi les facteurs qui peuvent intervenir dans l'utilisation des cours d'eau pour l'approvisionnement public. Or, beaucoup de pays savent que la pollution industrielle constitue un obstacle important; parfois aussi l'emploi de nitrates en agriculture, par exemple, contribue à la pollution et peut être particulièrement nuisible à la santé des enfants. En Roumanie, une nouvelle loi sur la protection de l'eau est en cours d'élaboration; elle vise à limiter la pollution et spécifie que les entreprises industrielles doivent installer leurs prises d'eau en aval de leurs canalisations d'évacuation. De nombreux procédés techniques exigent une eau très pure et les industries seront ainsi obligées d'éviter de déverser des eaux trop polluées pour leur propre usage. Le contrôle de la qualité des effluents industriels sera ainsi assuré en premier lieu par les industries intéressées elles- mêmes. Il va de soi que les autorités sanitaires et celles qui s'occupent de la protection des eaux devront aussi exercer un contrôle, mais leur tâche sera facilitée. M. BORGES (Venezuela) souligne que son pays est pleinement conscient de l'importance que présentent les réseaux de distribution d'eau pour toutes les collectivités modernes et souhaite que les programmes de construction, d'exploitation et d'entretien en milieu urbain et rural soient accélérés dans toute la mesure possible. Au Venezuela, la responsabilité des programmes d'approvisionnement en eau dans les villes de plus de 5000 habitants incombe à l'Institut national des Travaux sanitaires qui dépend du Ministère des Travaux publics et dont le conseil de direction comprend un représentant du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale. Plus de 50 % des citadins bénéficient d'une alimentation adéquate en eau potable et la situation moins favorisée des autres est imputable en grande partie à un vaste mouvement de migration des campagnes vers les villes. L'exécution des programmes ruraux relève du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale, par l'intermédiaire de la direction générale des services de paludologie et d'assainissement. On a pu assurer un approvisionnement en eau satisfaisant à 50 environ de la population rurale. Quelque 1850 réseaux ont été mis en place à raison de 200 réseaux nouveaux par an en moyenne ces dernières années. Les localités rurales ne disposant pas encore d'installations appropriées sont des collectivités de moins de 500 habitants ou pour lesquelles se posent des problèmes spéciaux d'ordre qualitatif ou quantitatif. L'eau distribuée répond aux normes physiques, chimiques et bactériologiques minimales. Chaque collectivité rurale gère elle -même son service des eaux par l'entremise d'un conseil dans lequel le médecin rural joue un rôle important. Ces conseils sont placés sous le contrôle du Ministère. Les succès remportés jusqu'ici sont dus en grande partie à la souplesse de ce système administratif. Le Dr ADESUYI (Nigéria) félicite le Directeur général de l'analyse très claire des renseignements fournis par les pays en réponse au questionnaire. Elle a permis d'établir des prévisions valables concernant les besoins en eau pendant la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement et de proposer des objectifs réalistes. La délégation du Nigéria est particulièrement intéressée par les données démographiques figurant au tableau 2 du document A25/29; il en ressort nettement que, d'après les estimations, la population urbaine va s'accroître plus de deux fois plus rapidement que la population rurale. Ce fait met en évidence le mouvement inéluctable de migration vers les villes et la nécessité d'assurer en conséquence l'approvisionnement en eau. L'insuffisance des progrès réalisés en 1970 que signale la section 2.2.2.3 du rapport est également très révélatrice. En 1970, dans les 90 pays considérés, 22,7 millions de citadins de plus qu'en 1969 ont bénéficié de l'approvisionnement public en eau, alors que l'accroissement démographique a été de 25,1 millions d'individus. En milieu rural, le décalage a été encore plus une nouvelle tranche de 10,6 millions de personnes a bénéficié de l'approvisionnement marqué en eau saine en 1970, mais la population a augmenté de 27,1 millions d'individus. :
COMMISSION B
:
NEUVIEME SEANCE
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Dans certains pays en voie de développement, un autre facteur important à prendre en considération est le rythme rapide de l'industrialisation. Au Nigéria, 150 nouvelles usines se sont installées ces dix dernières années autour de la capitale, Lagos, et une évolution analogue a eu lieu dans d'autres parties du pays, créant des besoins considérables en eau. Le Dr Adesuyi prie instamment l'OMS de continuer à fournir toute l'aide possible à des pays comme le sien pour l'exécution d'études préinvestissement ainsi qu'à encourager les gouvernements à affecter aux projets d'alimentation en eau une part plus importante des ressources nationales. Après avoir remercié l'OMS de l'assistance prêtée pour le projet d'approvisionnement en eau d'Ibadan, il exprime l'espoir que le succès de cette entreprise stimulera la mise en oeuvre de projets analogues dans d'autres régions du pays. A propos de la section 4.1.2.1. du rapport, le Dr Adesuyi demande s'il serait possible d'obtenir la liste des institutions collaboratrices désignées au titre des programmes OMS d'approvisionnement public en eau et de recherche sur l'élimination des déchets. La délégation du Nigéria appuie sans réserve le projet de résolution. Le Dr ACUÑA- MONTEVERDE (Mexique) indique que sa délégation appuie elle aussi le projet de résolution, mais voudrait qu'au paragraphe 3, alinéa 5) du dispositif il ne soit pas fait mention des "ministères de la santé ". I1 souligne l'importance du contrôle de la qualité de l'eau et, à ce propos, demande au Secrétariat de donner des avis touchant les normes et critères pertinents. Les services de santé doivent -ils établir des normes pour le traitement des effluents déversés dans des étendues d'eau, ou y a -t -il d'autres critères qui rendent souhaitable la fixation de normes relatives à la qualité de l'eau des lacs, rivières, etc. ? Les incidences économiques et politiques de la question sont notables. Il est de l'intérêt de la santé publique de déterminer des critères immédiatement applicables de façon que les effluents industriels remplissent certaines conditions, surtout si l'eau doit être réutilisée. Toutefois, l'application de normes relatives aux effluents entraînerait certainement des dépenses considérables pour les collectivités et pour l'industrie. Une autre solution serait que les services de santé contrôlent la qualité de l'eau dans les lacs et rivières et avisent les utilisateurs industriels lorsque vient le moment de traiter l'eau. Il est très important pour les pays en voie de développement comme le Mexique, où, à quelques exceptions près, les grandes étendues d'eau ne sont pas encore polluées, que l'OMS donne des avis techniques sur les critères à appliquer, compte tenu des charges financières que le traitement de l'eau peut imposer.
Selon M. HASSAN (Somalie), ]'eau, qu'elle soit potable ou non, est surtout appréciée dans les pays où elle est rare. Les besoins variant d'une zone à l'autre, les recommandations qui figurent dans le rapport du Directeur général sont extrêmement utiles, de même que les manuels de l'OMS qui donnent aux pays des indications pour le développement de l'approvisionnement public en eau. Se référant au projet de résolution, M. Hassan suggère de remplacer au paragraphe 3, alinéa 5) du dispositif les mots "ministères de la santé" par "ministères compétents ". D'autre part, il met en doute l'utilité de l'alinéa 3) de ce paragraphe; le rapport indique nettement que la principale difficulté pour les pays en voie de développement est de parvenir à affecter des ressources suffisantes et ces pays ne sont que trop conscients de leurs besoins. M. MAGEREGERE (Burundi) déclare que l'approvisionnement public en eau constitue l'un des principaux problèmes de santé de base dans son pays, où 13 000 citadins environ sont raccordés à des réseaux d'adduction alors que 60 000 autres ont la possibilité de s'approvisionner à une distance raisonnable de leur domicile. On ignore quel est le nombre exact d'habitations desservies en milieu rural, mais de nombreux réseaux ont été construits et alimentent une bonne partie des populations de l'intérieur. Un peu plus du sixième des habitants du pays disposent d'un approvisionnement en eau potable. Après l'achèvement des travaux de renforcement de l'adduction d'eau dans la capitale, Bujumbura, les besoins de la ville seront couverts d'ici à 1980. Une action va être entreprise pour l'alimentation en eau des zones rurales et des études sont menées par un organisme international pour le développement rural, en collaboration avec un organe de l'Etat qui se chargera de l'entretien et du fonctionnement du réseau lorsque celui -ci aura été mis en place.
(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la dixième séance, section 2.) La séance est levée à 12 h.30.
DIXIEME SEANCE
Lundi 22 mai 1972, 14 h.40 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
EXAMEN DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1973
Ordre du jour, 3.3 Ordre du jour, 3.3.1
Réunions constitutionnelles
Le Dr BÉDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare que, lors de son examen des prévisions relatives aux réunions constitutionnelles, le Conseil a été informé des pratiques suivies par les comités régionaux en ce qui concerne les dépenses supplémentaires qu'entraînent les sessions annuelles tenues hors des sièges régionaux. Les renseignements pertinents figurent à l'appendice 8 des Actes officiels N° 199. Après discussion, le Conseil a adopté la résolution EB49.R14 dans laquelle il a demandé instamment aux gouvernements des pays hôtes de fournir les installations requises sur place et de prendre à leur charge une part aussi importante que possible des dépenses supplémentaires. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle à la Commission qu'en 1973 l'OMS célébrera son vingt- cinquième anniversaire. Comme il l'a signalé à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif, aucun crédit n'a été prévu au budget de 1973 pour cet événement en raison de la situation financière actuelle. Le Directeur général suggère qu'on célèbre cet anniversaire sans qu'il en résulte de dépenses supplémentaires pour l'Organisation. La séance d'ouverture de l'Assemblée de 1973 pourrait par exemple être spécialement consacrée à cette célébration; la session pourrait s'ouvrir le lundi au lieu du mardi, et cette journée supplémentaire serait réservée à des discours commémoratifs. Aucun crédit supplémentaire ne serait demandé pour l'information, mais on pourrait publier un numéro spécial de Santé du Monde et entreprendre diverses activités dans les limites du présent budget. Le Directeur général pense que les comités régionaux désireront peut -être consacrer un peu de temps à la célébration de l'anniversaire lors de leurs sessions de 1973 et désigner à leurs sessions de 1972 un ou deux orateurs qui participeraient à la cérémonie commémorative de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Si l'Assemblée approuve cette suggestion, le Directeur général demandera aux organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS de célébrer l'anniversaire et invitera les Etats Membres à célébrer eux aussi l'événement sur le plan national. Le Directeur général a déjà écrit aux Etats Membres et au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies au sujet de la possibilité d'émettre des timbres spéciaux. Le Directeur général est d'avis que l'anniversaire peut ainsi être célébré de façon marquante et sans budget spécial. Il aimerait que l'Assemblée et le Conseil exécutif, à la cinquantième session qu'il va prochainement tenir, formulent des directives à ce sujet.
Le Dr CAYLA (France) appuie pleinement les propositions du Directeur général au sujet de la célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'OMS. Le PRESIDENT croit comprendre que la Commission souscrit en principe aux suggestions du Directeur général. Le Rapporteur préparera un projet de résolution dans ce sens.' Le Président invite la Commission à examiner les prévisions concernant les réunions constitutionnelles. Décision :
Les prévisions concernant les réunions constitutionnelles sont approuvées. Ordre du jour, 3.3.2
Services administratifs
Le Dr BÉDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare que l'examen des prévisions budgétaires concernant les services administratifs, y compris les services communs, n'a suscité aucune observation particulière de la part du Conseil. Décision :
Les prévisions concernant les services administratifs sont approuvées. Ordre du jour, 3.3.3
Autres affectations
Le Dr BÉDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare que le Conseil n'a pas eu d'observations particulières à formuler au sujet des prévisions concernant ce poste.
Décision 1
:
Les prévisions concernant les autres affectations sont approuvées. p.
Voir section 4,
527.
- 520 -
COMMISSION B
:
DIXIEME SEANCE
521
Texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1973
Ordre du jour, 3.3.4
Le Dr BEDAYA- NGARO, représentant du Conseil exécutif, déclare que le texte recommandé par le Conseil pour la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 figure aux pages 7 et 8 des Actes officiels N° 196. Ce texte est identique à celui qui a été adopté pour 1972 par la Vingt Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, sauf une légère modification apportée au paragraphe D.i) pour tenir compte de la fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du PNUD en un programme unique. Décision Le texte de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice 1973 recommandé par le Conseil exécutif est approuvé. :
M. FURTH, Sous -Directeur général, donne lecture des chiffres qui ont été approuvés par la Commission et qui doivent être insérés dans la résolution portant ouverture de crédits et transmis à la Commission A dans le deuxième rapport de la Commission B à la Commission A.1 2.
APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU (suite de la neuvième séance, section 3)
Ordre du jour, 3.13
Le Professeur VANNUGLI (Italie) se déclare très satisfait du rapport instructif du Directeur général (document A25/29) et du projet de résolution soumis par le délégué de la Nouvelle -Zélande, qu'il appuie entièrement pour le fond. Il tient à souligner notamment les rapports étroits existant entre l'approvisionnement public en eau et l'évacuation des eaux usées, qui doivent être considérés ensemble. Il constate avec grand plaisir que ces deux éléments sont toujours liés dans les projets exécutés par l'OMS. M. ROFFEY (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), se référant au projet de résolution présenté par le délégué de la Nouvelle -Zélande, reconnaît avec d'autres orateurs que la responsabilité des approvisionnements en eau n'incombe pas toujours au Ministère de la Santé. Il suggère donc que les mots "ou en liaison avec eux" soient insérés dans le paragraphe 3, alinéa 5) du dispositif entre les mots "santé" et "l'infrastructure ".
Le Dr AL -WAHBI (Irak) déclare que le rapport du Directeur général donne un tableau complet des ressources mondiales en eau potable. Ce tableau est sombre, puisque plus des deux tiers de la population mondiale ne sont pas alimentés en eau potable. De l'avis du Dr Al- Wahbi, l'OMS devrait accorder la plus haute priorité à la question. Les pays en voie de développement souffrent gravement de maladies transmises par l'eau et de maladies parasitaires qui pourraient être éliminées grâce à des distributions d'eau propre et à une bonne hygiène. L'eau est également vitale pour les pays développés. Comme le montre le tableau 3 du rapport, la moitié de la population urbaine dans le monde ne bénéficiait pas en 1970 d'un approvisionnement en eau adéquat, mais en Irak la situation est plus critique encore. Dans les régions rurales, 88 % de la population mondiale ne disposent pas d'un approvisionnement satisfaisant et 77 % de la population mondiale totale n'ont pas d'eau potable. Le rapport a le grand mérite de mettre ces faits en lumière. Certes, le problème des approvisionnements publics en eau intéresse plusieurs ministères, mais c'est le ministère de la santé qui est responsable au premier chef et qui doit pousser les autres ministères à planifier, exécuter et contrôler les travaux. L'OMS a également un rôle important à jouer.
En raison de l'importance du problème, le Dr Al -Wahbi ne peut accepter la proposition du délégué de la Belgique de supprimer le mot "haute" devant "priorité" au début du paragraphe 4 du dispositif du projet de résolution soumis à la Commission. Personnellement, il préférerait qu'on le remplace par "la plus haute ". Le Dr Al -Wahbi invite la Commission à adopter le projet de résolution à l'unanimité.
Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation n'a pas d'objection contre le projet de résolution présenté par le délégué de la Nouvelle -Zélande, ni contre les amendements soumis par les délégués de la Belgique et du Royaume -Uni. Il demande toutefois si les mesures énumérées au paragraphe 4 du dispositif entraîneraient des dépenses supplémentaires pour l'OMS. Le Dr HOWARD (Etats -Unis d'Amérique) déclare que l'analyse des réponses de quatre- vingt -dix États au questionnaire de l'OMS sur l'approvisionnement public en eau est extrêmement utile. Dans ces pays, 22,7 millions de citadins de plus ont bénéficié de l'approvisionnement public en eau en 1970. Cela n'a pas compensé l'accroissement démographique, qui a été de 25,1 millions, et encore moins diminué l'arriéré, mais la situation est pire encore dans les régions rurales où 88 % de la
1 Le projet de résolution portant ouverture de crédits, tel qu'il a été complété par la Commission A à sa quatorzième séance (voir page 409), a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de cette commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.46.
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population n'ont pas accès à des postes d'eau saine. Bien qu'une nouvelle tranche de 10,6 millions de personnes bénéficie maintenant d'un approvisionnement en eau saine, la population a augmenté de 27,1 millions d'individus, si bien qu'on en est toujours à plus d'un milliard de ruraux non desservis. Le Dr Howard constate avec une certaine inquiétude que l'objectif pour 1980 est d'alimenter en eau saine 25 % seulement des ruraux. Pourtant, ce serait déjà un bon résultat et la délégation est coauteur du projet de résolution qui entérine les objectifs révisés de la des Etats -Unis deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Il est clair que le problème des approvisionnements publics en eau a des répercussions importantes sur le développement. Il est impossible de juguler le choléra si la majeure partie de la population mondiale n'est pas desservie en eau saine. Il est également impossible de combattre efficacement la malnutrition ou de réduire sensiblement les taux de mortalité et de morbidité infantiles sans distribution d'eau saine. A une époque où l'extension des approvisionnements en eau ne peut suivre l'accroissement démographique, les efforts qu'on fait pour encourager une limitation de la dimension des familles n'auront guère de chance d'aboutir tant que la mortalité infantile restera élevée. Il est donc capital d'améliorer les approvisionnements en eau. Important dans les zones urbaines, le problème prend toute son ampleur dans les zones rurales, où les besoins sont immenses. Le Dr TARCICI (Yémen) remercie l'OMS et le Directeur général qui ont aidé son pays à exécuter deux projets dans la capitale et dans le port principal. Le Dr Tarcici partage les préoccupations exprimées par les délégués qui se sont prononcés en faveur du projet de résolution et déclare que sa délégation aimerait être considérée comme coauteur. Le Dr ALY (Egypte) remercie le Directeur général de son rapport très complet sur la situation des approvisionnements publics en eau dans quatre- vingt -dix pays. La question a été discutée de manière approfondie voici six mois à la Commission de l'Education, de la Culture, de la Science et de la Santé de l'Organisation de l'Unité africaine, et la nécessité d'alimenter en eau saine les populations de nombreux pays a été clairement mise en évidence. Le principal obstacle est la pénurie de personnel, de ressources financières et de moyens techniques. Cette commission a adopté une résolution suggérant qu'on fasse appel à des organisations internationales. A cet égard, le Dr Aly appelle l'attention sur la section 3.3 du rapport du Directeur général, où on lit ceci "Les institutions d'aide au développement, tant internationales que régionales ou nationales, sont instamment invitées à donner un rang de priorité plus élevé au financement et à la mise en place de services de distribution d'eau et d'évacuation des eaux usées ". Le Gouvernement égyptien approvisionne en eau saine la totalité de la population urbaine et environ 85 % de la population rurale. Des normes pour l'eau de boisson ont été adoptées en 1962 et des échantillons sont prélevés régulièrement par l'administration sanitaire. Un comité d'Etat examine tous les plans d'usines de traitement avant de délivrer les permis de construire. Pour faire face à l'accroissement démographique, le réseau de distribution d'eau saine est étendu chaque année à une nouvelle tranche de 750 000 habitants. Le Gouvernement assume le financement des projets d'approvisionnement en eau, avec une aide bilatérale et internationale. Un accord récemment conclu avec le FISE permettra d'amener l'eau à cent cinquante villages. En 1962, le Gouvernement a promulgué une loi anti- pollution qui interdit la décharge d'eaux usées non traitées dans le cours principal du Nil et dans ses bras. L'Egypte se heurte à deux problèmes principaux la présence d'algues dans le fleuve et la teneur excessive en fer et en manganèse des eaux souterraines de certaines régions rurales. La qualité des approvisionnements en eau suscite certaines préoccupations. On sait fort bien, en effet, que certains entérovirus, notamment celui de l'hépatite infectieuse, ne sont pas neutralisés par les méthodes actuelles de traitement de l'eau. La délégation de l'Egypte appuie le projet de résolution soumis à la Commission sous réserve que l'on substitue les mots "au sein des ministères compétents" aux mots "au sein des ministères de la santé" au paragraphe 3, alinéa 5) du dispositif, et que l'on remplace les mots "haute priorité" par les mots "la plus haute priorité" au début du paragraphe 4. : :
Le Dr OLGUÎN (Argentine) a étudié la documentation avec le plus grand intérêt. Il souligne l'importance que sa délégation attache à la question qui fait l'objet du rapport du Directeur général, lequel traite de tous les aspects de la situation, y compris les besoins. Les chiffres totaux de la population ne bénéficiant pas d'approvisionnements en eau adéquats sont extraordinairement élevés dans les secteurs urbains aussi bien que ruraux, mais plus encore dans les seconds; il est donc essentiel qu'on fasse le maximum pour améliorer la qualité des approvisionnements en eau et augmenter le nombre de personnes desservies. Les renseignements fournis dans le rapport ont été établis d'après les résultats d'un questionnaire envoyé à quatre- vingt -dix pays, parmi lesquels figure l'Argentine. Certes les problèmes revêtent des formes différentes d'un pays à l'autre; mais leur ampleur est commune à tous les pays. Les autorités nationales devront donc accorder une priorité élevée à cette question au cours de la présente décennie durant laquelle des efforts internationaux intensifs sont envisagés.
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L'approvisionnement en eau se rattache à tous les aspects du développement économique et social, mais l'aspect médical est le principal. A cet égard, les services d'information sont importants et leur rôle doit être souligné sur le plan international et national. Aux organisations internationales revient la tâche fondamentale de tracer la voie à suivre. Le maintien de la qualité de l'eau doit recevoir une priorité des plus élevées. Cette question constitue elle aussi une responsabilité essentiellement nationale et devra être incorporée dans la législation et dans les plans de développement nationaux, compte tenu des problèmes de financement pour lesquels une aide internationale sera nécessaire. La protection des ressources en eau revêt une importance particulière pour le développement des bassins hydrographiques, internationaux surtout. C'est à chaque pays qu'il appartient d'éviter la détérioration de l'eau de ces bassins, en prévenant la pollution prise au sens le plus large, et le préjudice pouvant résulter d'une utilisation qui ne tient pas compte des intérêts communs. En ce qui concerne les ressources humaines, la formation de personnel technique est de la plus haute importance. Le projet de résolution soumis par un certain nombre de délégations souligne tous ces points et la délégation de l'Argentine l'appuie chaleureusement, considérant qu'il contribuera à améliorer la situation des approvisionnements en eau dans le monde entier. Le Professeur LEOWSKI (Pologne) se joint aux délégations qui ont déjà félicité le Directeur général de son rapport très complet. Le problème de l'approvisionnement public en eau est de ceux qui doivent être traités en toute priorité. En Pologne, on a créé un Ministère de la Protection de l'Environnement qui s'occupe de la question de l'approvisionnement en eau en liaison avec le Ministère de la Santé. La Pologne se trouve dans une situation difficile du fait qu'elle ne dispose que de faibles ressources en eau en même temps que le volume des déchets va croissant. Le débit annuel moyen par habitant s'élève à 1800 m3 alors que la moyenne mondiale est de 10 000 m3. Les quantités de déchets déversées dans les cours d'eau excèdent de beaucoup les niveaux admissibles calculés d'après la capacité des cours d'eau, ce qui bien souvent rend certaines rivières absolument inexploitables. Environ 15 % du cours des principaux fleuves sont excessivement pollués. La réglementation en vigueur en Pologne exige que les eaux de surface utilisées à des fins publiques répondent à des conditions de pureté extrêmement rigoureuses. Si des agglomérations importantes sont situées loin des réserves d'eau, il faut nécessairement amener l'eau par des canalisations ou par des canaux à ciel ouvert. Les difficultés techniques et le coût élevé de ces installations ont obligé à prendre des mesures visant à limiter la croissance des agglomérations actuelles et à implanter les agglomérations nouvelles à proximité des ressources en eau. Ces mesures, dictées par des considérations à long terme, apparaissent nécessaires dans les conditions actuelles. L'étape suivante en matière d'amélioration de l'approvisionnement public en eau consiste à protéger les réserves d'eau contre la pollution et à construire des installations de traitement. On estime que la construction des installations d'épuration prévues, qui représentera une augmentation de 120 % des dépenses au cours de la prochaine période quinquennale, empêchera que la pollution des cours d'eau ne s'aggrave, mais ne permettra pas d'améliorer la qualité des eaux de surface.
La délégation de la Pologne appuie le projet de résolution. Le Dr DELMAS (Paraguay) considère que l'excellent rapport du Directeur général traite d'un sujet qui présente un intérêt hautement prioritaire et devrait encourager les Etats Membres à prendre des mesures à l'échelon régional et international. Il faut féliciter le Directeur général de cette étude extrêmement utile. Le Dr Delmás résume les mesures qui ont été prises au Paraguay, pays de 2 400 000 habitants dont 63,3 % vivent dans les secteurs ruraux et où la densité de la population est de 5,7 par km2. Du fait des conditions de milieu précaires, les diarrhées infantiles sont la cause de 32,7 % de tous les décès. Seulement 20,2 % de la population urbaine et 5,4 % de la population rurale sont alimentés en eau potable. La capitale, en revanche, possède des approvisionnements satisfaisants en eau épurée. Dans les régions rurales, 43,9 % des habitations ne sont pas alimentées en eau. Le Paraguay bénéficie de la coopération de l'OMS, de l'OPS et du FISE et l'approvisionnement en eau tient une place importante dans les programmes nationaux d'assainissement placés sous le contrôle du Ministère de la Santé. Le Gouvernement du Paraguay accorde actuellement aux projets d'approvisionnement en eau une priorité élevée dans ses plans de développement et considère qu'ils constituent, dans les régions rurales surtout, un élément important des progrès que l'on pense réaliser dans le cadre de deux programmes quinquennaux intéressant la totalité du territoire. Les objectifs de ces programmes, qui seront prochainement sanctionnés par le pouvoir législatif, sont de réduire la morbidité et la mortalité dues aux maladies diarrhéiques, parasitaires et intestinales, d'améliorer le niveau de vie de la population en augmentant les approvisionnements en eau potable, de diminuer l'absentéisme et d'accroître la productivité de la population rurale. La structure du planification, mise programme est fondée sur la décentralisation, et quatre phases sont prévues en oeuvre, évaluation et consolidation. Le coût total du premier programme quinquennal est estimé :
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à US $9 550 000. La participation de l'Etat sera de l'ordre de 13 %, celle des collectivités de 20 %; le solde proviendra de prêts consentis par des organismes internationaux de développement, et d'autres sources d'assistance internationale. Le Dr Delmás se félicite de l'aide que l'OMS et l'OPS ont fournie à son pays pour la préparation de ce programme. Cette aide continuera d'être la bienvenue pendant les différentes phases du programme. En ce qui concerne le projet de résolution soumis à la Commission, le Dr Delmás désirerait proposer d'ajouter au paragraphe 3 du dispositif un alinéa 7) ainsi libellé ;
7) de prendre en considération la possibilité d'une coopération de l'OMS dans la préparation des demandes de prêts et de fonds à d'autres organismes financiers internationaux, en vue de faire face aux dépenses des installations et fonctionnement des projets d'approvisionnement public en eau.
Le PRESIDENT suggère que les délégations désireuses de proposer des amendements se mettent en rapport avec les coauteurs du projet de résolution en vue de parvenir à un texte sur lequel l'unanimité puisse se faire. Le Dr CLAVERO (Espagne) félicite le Directeur général de son remarquable rapport. Il l'a étudié attentivement, ainsi que le projet de résolution, compte tenu de l'historique des mesures prises par l'OMS dans le domaine de l'approvisionnement public en eau. Le Dr Clavero rappelle d'abord que la résolution WHA21.36 priait le Directeur général d'accorder tout l'appui et toute l'assistance possibles aux Etats Membres pour leurs programmes d'approvisionnement rural en eau, en maintenant à cette fin une coopération étroite avec le FISE et les autres institutions intéressées. Il est clair qu'à ce stade l'Assemblée de la Santé mettait déjà l'accent sur la situation des zones rurales, plus sérieuse encore que celle des régions urbaines. La résolution WHA23.36 recommandait aux Etats Membres de continuer à renforcer la coordination entre les ministères de la santé et les autres ministères ou organismes officiels responsables de la planification et de l'exécution des programmes d'approvisionnement public en eau et de construction d'égouts. Cette résolution mettait donc l'accent sur la responsabilité des différents ministères en cause. Enfin, la résolution WHA24.55 priait le Directeur général de continuer à attribuer une haute priorité à l'assistance aux pays en voie de développement pour améliorer leurs approvisionnements en eau urbains et ruraux, et en outre de continuer à aider les Etats Membres à rechercher et à utiliser toutes les sources possibles de coopération technique et financière afin de permettre à ces Etats d'atteindre leurs objectifs en matière d'amélioration des approvisionnements publics en eau, tant urbains que ruraux, au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. Ainsi, l'étude de ces résolutions montre bien l'évolution qui s'est produite. La délégation de l'Espagne constate avec satisfaction que le rapport du Directeur général est fondé sur les réponses des pays en voie de développement à son questionnaire. Il est intéressant de noter, comme l'indique le rapport, que sur les 90 pays couverts par l'analyse, 88 figurent sur la liste de 96 pays en voie de développement établie par la CNUCED. Il semble donc que le second paragraphe du préambule du projet de résolution devrait mentionner 88 et non 90 pays en voie de développement. Le Dr Clavero est heureux de constater que le rapport du Directeur général met en fait l'accent sur l'aide aux pays en voie de développement, conformément aux dispositions de la résolution WHA24.55. En ce qui concerne le projet de résolution, la délégation de l'Espagne approuve l'amendement que le délégué de la Belgique propose d'apporter au paragraphe 3, alinéa 5) du dispositif et qui consiste à substituer les mots "services compétents pour la santé" aux mots "ministères de la santé ". Néanmoins, elle tient à souligner fortement que la surveillance de la qualité de l'eau de boisson est la responsabilité irréfutable des autorités sanitaires. De plus, elle considère que les mots "haute priorité" doivent être maintenus au paragraphe 4 du dispositif. La nécessité de cette haute priorité est évidente, étant donné les besoins énoncés dans le rapport dont la Commission est saisie, et compte tenu aussi de la prochaine conférence sur l'environnement, devant laquelle, on l'espère, le Directeur général esquissera le travail accompli actuellement par l'OMS dans le domaine des approvisionnements publics en eau et indiquera les mesures qu'elle compte prendre à l'avenir. M. MORILLO (Colombie) félicite le Directeur général de son remarquable rapport et approuve entièrement le projet de résolution présenté. En Colombie, les programmes d'approvisionnement public en eau et d'élimination des déchets sont exécutés sous l'autorité de deux institutions relevant du Ministère de la Santé; l'une s'occupe des secteurs urbains, qui sont alimentés en eau à raison de 60 %, et l'autre des secteurs ruraux, où la proportion est de 30 %, mais où il est impossible de suivre le taux annuel de croissance démographique. M. Morillo tient à appeler l'attention sur deux problèmes bien déterminés. Tout d'abord, il déplore la contamination des sources d'approvisionnement en eau par les effluents des usines dans les pays en voie d'industrialisation comme le sien, et il souligne le problème des détergents qui
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ne sont pas biodégradables. L'OMS pourrait jouer un rôle utile en mettant en garde les pays envoie de développement contre l'achat d'équipement destiné à la production de ce type de détergents et en leur demandant instamment de mettre fin à leur production. En second lieu, étant donné le coût élevé du traitement que doit subir l'eau pour être propre à la consommation, M. Morillo se demande si l'on ne pourrait pas envisager la possibilité d'un double réseau de distribution un pour l'eau de boisson, l'autre pour l'eau non traitée; on éviterait ainsi le gaspillage, puisqu'une grande partie de l'eau distribuée sert à arroser les jardins, laver les voitures, etc. :
Le Professeur KANELLAKIS (Grèce) félicite le Directeur général de son rapport extrêmement complet.
Il se déclare prêt à appuyer le projet de résolution mais il suggère que l'on remplace le mot "incidence ", au quatrième alinéa du préambule, par le mot "prévalence ". A cet égard, il se réfère à la phrase figurant à la section 2.2 du rapport du Directeur général. Le Dr NCHINDA (Cameroun) se joint aux délégués qui ont déjà félicité le Directeur général de son excellent rapport. Celui -ci est fondé sur une analyse des réponses au questionnaire envoyé aux pays, et fournit une compilation de données utiles. En menant des études détaillées comme celle -ci, l'OMS aide beaucoup les pays, notamment les pays en voie de développement, à améliorer leur approvisionnement public en eau. Le Cameroun a entrepris un programme quinquennal d'approvisionnement en eau pour les zones urbaines et les zones rurales, et compte sur l'aide multilatérale et bilatérale pour atteindre son objectif. Le Dr Nchinda est donc particulièrement intéressé par la référence aux différents types d'assistance qui se trouve dans l'étude du Directeur général. Il n'est pas douteux qu'une large coopération internationale est nécessaire. De plus, il est important de ne pas perdre de vue un élément qui a été signalé par un certain nombre de délégués, à savoir que, pour certains pays, la question n'est pas tant d'avoir de l'eau saine que d'avoir tout simplement de l'eau. La délégation du Cameroun n'aura aucune difficulté à approuver le projet de résolution avec les quelques amendements mineurs qui lui ont été apportés. Les travailleurs sanitaires devront s'employer énergiquement à convaincre les autres administrations nationales des nécessités relatives à l'approvisionnement en eau. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) s'associe aux délégations qui ont fait l'éloge du document qui apporte à la Commission un matériel intéressant et important. Les données démographiques sont particulièrement bien présentées et faciliteront le travail de planification. La délégation de l'URSS conserve la position qu'elle a toujours eue au sujet du problème des approvisionnements publics en eau. En URSS comme dans certains autres pays, le problème de l'hygiène du milieu en général, et 'de l'approvisionnement public en eau en particulier, est abordé sous deux angles celui du génie sanitaire, qui couvre la construction des ouvrages nécessaires, et celui qu'on pourrait appeler médico- sanitaire, qui couvre l'évaluation des effets de l'environnement sur la santé de la population, et l'observation des normes sanitaires. Comme le montre le rapport soumis à la Commission, l'OMS s'occupe des deux aspects de la question, bien qu'elle ait surtout compétence pour le second. A cet égard, le Professeur Lisicyn estime qu'il faudrait faire une plus grande place à la recherche. L'URSS est prête à mettre à la disposition de l'OMS les services de ses instituts sanitaires pour des recherches se rapportant aux problèmes d'assainissement; ces instituts pourraient servir de centres de référence. En ce qui concerne le projet de résolution considéré, le Professeur Lisicyn demande des éclaircissements sur ce qu'on entend par les "objectifs mondiaux révisés" mentionnés au paragraphe 1 du dispositif. De plus, il ne comprend pas parfaitement ce que les auteurs du projet de résolution ont voulu dire par les termes "l'assistance technique dont les Etats Membres peuvent avoir besoin" au paragraphe 4 du dispositif. Est -ce qu'il s'agit des deux aspects que le Professeur Lisicyn vient de mentionner, ou bien seulement de la construction d'ouvrages ? Enfin, le Professeur Lisicyn, appuyant la demande du délégué de la France, aimerait avoir des renseignements sur les répercussions financières de l'élargissement du programme d'approvisionnement public en eau. :
M. BTAHL (Tchécoslovaquie) déclare qu'en Tchécoslovaquie les travaux faits dans ce domaine visent essentiellement l'amélioration de la qualité des eaux de surface. Il souligne les mesures actuellement prises pour amener cette amélioration et fournir des quantités suffisantes d'eau de boisson dans des régions où l'approvisionnement est actuellement insuffisant. Un budget considérable est consacré à ces activités. M. Stahl déclare que les instituts de Tchécoslovaquie sont tout disposés à coopérer avec l'OMS au problème des approvisionnements publics en eau. Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, a écouté avec grande satisfaction la discussion qui vient d'avoir lieu et qui a été très fructueuse. Le Secrétariat étudiera d'une manière approfondie toutes les propositions qui ont été avancées. Le Dr Pavlov note que la plupart des délégations attachent une haute priorité au problème et que les efforts du Secrétariat semblent donc justifiés. En ce qui concerne les instances compétentes pour les approvisionnements en eau dans les différents pays, le Dr Pavlov souligne combien il est difficile de formuler des recommandations
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précises. Toutefois, il est fermement d'avis que le service de la santé publique a un rôle extrêmement important à jouer en ce qui concerne la qualité de l'eau de boisson. Le délégué de la Nouvelle -Zélande et d'autres délégués ont souligné à juste titre l'importance de l'information, dont la nécessité à l'échelon national et international est parfaitement comprise à l'OMS. Les relations entre l'eau insalubre et les maladies intestinales ne sont pas davantage négligées, mais il est difficile d'obtenir de bonnes informations à ce sujet dans l'état actuel des choses. Le Dr Pavlov a noté que plusieurs délégations ont déclaré que leur pays était prêt à participer aux recherches, lesquelles sont très nécessaires. Répondant à la question du délégué de l'URSS sur les "objectifs mondiaux révisés ", le Dr Pavlov rappelle que la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement s'était fixé pour but d'alimenter en eau saine à domicile 40 % de la population urbaine; or, d'après les renseignements dont on dispose, il apparaît qu'aujourd'hui 50 % de la population des zones urbaines en bénéficient déjà. En conséquence, le Directeur général a jugé possible de réviser certains chiffres détaillés dans les différents secteurs, bien que l'objectif final de 100 % reste évidemment inchangé. L'expression "l'assistance technique dont les Etats Membres peuvent avoir besoin" désigne une aide pratique portant par exemple sur la planification préliminaire, les sources de financement et les indicateurs de qualité de l'eau de boisson. Aucun crédit supplémentaire n'est nécessaire pour le programme proposé au sujet de l'approvisionnement public en eau. En réponse au délégué du Nigéria, le Dr Pavlov déclare qu'il sera possible de fournir une liste de toutes les institutions collaborant avec l'OMS au programme d'approvisionnement public en eau.
Le Dr DIETERICH, Directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu, répondant au délégué du Nigéria, déclare qu'il pourra lui fournir un document contenant des précisions sur les institutions qui collaborent avec les centres internationaux de référence pour l'approvisionnement en eau et pour l'élimination des déchets, et dont quelques -unes se trouvent au Nigéria. Le Dr Dieterich ajoute que l'un des principaux objectifs de ces centres internationaux de référence est la transmission de la technologie. Celle -ci ne peut pas toujours être transmise des pays développés aux pays en voie de développement, surtout quand il s'agit de l'approvisionnement en eau des régions rurales. Il faut alors mettre au point des techniques nouvelles, peu coûteuses et simples, n'exigeant pas le personnel qualifié qu'on trouve ailleurs. Répondant à la question posée par le délégué du Mexique, le Dr Dieterich rappelle à la Commission que le Directeur général a signalé lors d'une séance précédente qu'il était impossible d'appliquer les normes d'hygiène du milieu promulguées par et pour les pays développés, parce que cela entraverait le progrès économique des pays en voie de développement. Ces pays devront donc fixer eux -mêmes leurs normes minimales d'hygiène du milieu conformément à leurs besoins et à leurs capacités. Au sujet du déversement des eaux usées, il est difficile de formuler des recommandations qui soient applicables universellement. Il existe cependant certaines conditions minimales qui doivent être remplies du point de vue de la santé et il est possible que ces conditions soient déjà respectées. L'OMS a effectué plusieurs études au cours de la dernière ou des deux dernières années. L'une d'elles portait sur la question de la réutilisation de l'eau, qui a été soulevée par le délégué du Mexique; ses conclusions seront publiées pendant l'été 1972. En ce qui concerne l'utilisation des eaux à des fins récréatives, le Dr Dieterich déclare que des recommandations ont été faites à ce sujet lors d'une récente réunion, dont le rapport sera lui aussi publié en 1972. En réponse au délégué de la Colombie, le Dr Dieterich déclare que la solution du problème des détergents réside probablement dans la mise au point de détergents biodégradables. Les pays en voie de développement ne doivent pas être envahis par des procédés de fabrication et des sous produits dangereux dont les pays développés ne veulent pas. D'autre part, des études ont été faites à maintes reprises sur les doubles réseaux d'approvisionnement en eau. Il n'y a que quelques systèmes de ce genre qui fonctionnent dans le monde, et cela dans des circonstances bien déterminées. Ces systèmes risquent d'être coûteux et de ne pas être sûrs s'ils ne sont pas exploités avec le plus grand soin. En tout cas, les deux réseaux doivent se conformer aux normes biologiques minimales, si l'on veut qu'ils ne présentent pas de risques pour la santé. Le PRESIDENT demande au Secrétaire de la Commission d'indiquer les amendements qu'il a été proposé d'apporter au projet de résolution à l'étude. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, précise qu'aucune modification formelle n'a été proposée. Il croit comprendre que la délégation de la Belgique souhaite introduire certains amendements mineurs dans le texte.
Le Dr DE CONINCK (Belgique) déclare que les Etats Membres suivants désirent être considérés Belgique, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et comme coauteurs du projet de résolution d'Irlande du Nord et Yémen. :
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Ces pays ont accepté les modifications proposées par la délégation de la Belgique. La première consiste à insérer l'alinéa 4) du paragraphe 3 après l'alinéa 1) et à renuméroter en conséquence les alinéas suivants. Le Dr de Coninck donne ensuite lecture du nouveau texte proposé pour l'alinéa 5) du même paragraphe "de mettre en place au sein des services compétents pour la santé l'infrastructure nécessaire pour assurer une surveillance efficace de la qualité de l'eau de boisson ainsi que pour l'accomplissement des autres tâches en ce domaine, y compris la planification, mentionnées dans la résolution WHA21.36 ". En ce qui concerne le paragraphe 4 du dispositif, il est décidé de maintenir les mots "haute priorité ". :
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) suggère qu'étant donné les explications fournies par le Sous -Directeur général à propos de la question qu'il avait posée sur l'assistance technique mentionnée au paragraphe 4 du dispositif, on ajoute après "assistance technique" les mots "se rapportant à la santé" ou une expression analogue, pour bien préciser ce qu'on entend par là. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle à la Commission que l'action de l'OMS se rapporte toujours à la santé. Les délégués doivent savoir que cela ne signifie pas simplement que l'Organisation se contente de donner des avis sur les normes de qualité de l'eau. Elle fournit aussi une assistance technique aux pays pour les aider à établir leurs plans d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets, surtout dans les zones rurales qui sont souvent les plus négligées parce qu'elles ne relèvent d'aucun ministère en particulier. Si les mots "se rapportant à la santé" signifient que ce genre d'avis ne doit pas être fourni, le Directeur général fera valoir que ce serait contraire à la politique établie. L'OMS n'entreprend pas la construction de réseaux de distribution d'eau, mais donne des avis sur la planification préinvestissement. Elle est l'institution spécialisée qui a assumé cette responsabilité dès le départ. Le programme mis en oeuvre dans les Amériques illustre clairement ce point. Le Dr DE CONINCK (Belgique) ayant oublié, dans son intervention précédente, de donner lecture du projet d'amendement à l'alinéa 6) du paragraphe 3 du projet de résolution, précise que cet alinéa serait ainsi libellé "de donner priorité à la collecte et au rejet des eaux usées dans des conditions de salubrité satisfaisantes partout où sont entrepris des programmes d'approvisionnement public en eau ".
Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) remercie le Directeur général de son explication; il n'avait pas voulu faire une proposition formelle, mais simplement présenter une recommandation. En utilisant la phrase "se rapportant à la santé ", il avait à l'esprit tous les aspects de la question, non seulement ceux qui intéressent les normes sanitaires mais aussi le génie sanitaire. Le Professeur Lisicyn n'insistera pas pour que son amendement soit inclus dans le projet de résolution. Le SECRETAIRE aimerait, avant que l'on mette aux voix le projet de résolution, rappeler qu'au paragraphe 3 l'alinéa 4) est devenu l'alinéa 2) et que les alinéas suivants ont été renumérotés en conséquence; le Secrétaire donne en outre lecture du texte amendé des alinéas 5) et 6). Le Professeur KANELLAKIS (Grèce) est d'avis que le mot "prévalence" est préférable au mot "incidence" dans le dernier alinéa du préambule. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution, tel qu'il a été amendé. Décision 3. :
Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1
DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A LA COMMISSION A
Le PRESIDENT demande si les délégués ont des observations à présenter sur le projet de deuxième rapport de la Commission à la Commission A. Décision 4. :
Le rapport est adopté (voir page 614).
VINGT- CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
Le PRESIDENT demande au Rapporteur de donner lecture du texte d'un projet de résolution établi après l'exposé que le Directeur général a fait au début de la séance. Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.35.
528
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant qu'en 1973 il se sera écoulé vingt -cinq ans depuis la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé; Convaincue que la célébration du vingt- cinquième anniversaire offre une occasion de mieux faire connaître les objectifs et les travaux de l'Organisation; Sensible aux suggestions du Directeur général tendant à célébrer cet anniversaire de telle façon qu'il n'en résulte pas de dépenses supplémentaires pour l'OMS, 1. DECIDE que le vingt -cinquième anniversaire sera célébré comme l'a suggéré le Directeur général; EXPRIME le désir que l'Organisation des Nations Unies, les autres institutions spécia2. lisées, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS,contribuent à la célébration de l'anniversaire; 3. EXPRIME l'espoir que les Etats Membres célébreront l'événement sur leur territoire; et 4. PRIE le Directeur général de présenter des propositions détaillées au Conseil exécutif à sa cinquantième session.
Décision 5.
:
Le projet de résolution est approuvé .1
AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN -ORIENT
Ordre du jour, 3.9
Le DIRECTEUR GENERAL déclare que, conformément à la résolution WHA24.33, il a établi le rapport contenu dans le document A25/25. Il énumère les sources d'information utilisées une étude faite par le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA et couvrant les activités de l'Office jusqu'au 29 février 1972; un résumé concernant la situation sanitaire des réfugiés de Palestine, tiré du rapport préparé par le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA pour l'année 1971; et les réponses aux lettres envoyées en janvier 1972 par le Directeur régional pour la Méditerranée orientale aux gouvernements intéressés. Des réponses sont parvenues des Gouvernements d'Israël, de la Jordanie et de la République Arabe Syrienne; les renseignements qu'elles contiennent sont reproduits à l'annexe C du document. Les observations générales contenues dans le document A25/25 sont les suivantes 1) Contrairement à ce qui s'est passé en 1970, aucun cas de choléra n'a été signalé en 1971 dans la population de réfugiés. Un seul cas a été diagnostiqué au mois de juin chez une personne n'appartenant pas au groupe des réfugiés et vivant dans la région d'Hébron, sur la rive occidentale du Jourdain. L'UNRWA a toutefois continué à exercer une surveillance pendant toute l'année et a exécuté un programme très actif de prévention comprenant des campagnes de vaccination, des activités d'éducation sanitaire et un contrôle rigoureux des conditions d'hygiène du milieu et des services d'assainissement. D'après les différents rapports, il semble que la situation sanitaire des populations 2) intéressées se soit dans l'ensemble maintenue sans aggravation. Cette situation favorable ne peut cependant se poursuivre qu'au prix d'une vigilance constante. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer encore les services et installations de protection de la santé. Ces dernières années, l'Assemblée mondiale de la Santé s'est montrée de plus en plus préoccupée face à la dégradation de la situation financière de l'UNRWA et aux répercussions fâcheuses que pourrait avoir cette situation sur la santé des réfugiés de Palestine et des autres personnes déplacées dont l'UNRWA a la charge. Les services de santé assurés par l'UNRWA sont déjà à peine suffisants et l'on ne peut les diminuer sans compromettre la santé des réfugiés et de la population au milieu de laquelle ils vivent. Par la résolution WHA24.32, la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général d'intensifier et d'élargir le programme OMS d'assistance sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées. Le Directeur général a donc lancé un appel aux Gouvernements de tous les Membres et Membres associés, leur demandant de verser des contributions volontaires à cet effet. Cet appel (dont le texte est reproduit à l'annexe D du document A25/25) a donné des résultats très maigres. Plusieurs pays ont signalé qu'ils versaient déjà des contributions à l'UNRWA. Au 24 avril 1972, l'appel du Directeur général avait donné les résultats suivants deux pays avaient versé une contribution en espèces d'un montant de US $2281; trois pays s'étaient engagés à verser une contribution en espèces d'un montant de US $2354; un pays s'était engagé à verser une contribution en nature (sous forme de médicaments) équivalant à un montant de US $5000. : : :
Le Dr TARCICI (Yémen), intervenant pour une motion d'ordre, suggère qu'étant donné l'importance du sujet non seulement pour la santé des réfugiés mais aussi pour la conscience du monde entier, la discussion ne commence pas à la fin d'une longue séance mais soit ajournée au début d'une séance de la matinée. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le sixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.36.
COMMISSION B
:
DIXIEME SEANCE
529
Le PRESIDENT explique que le Bureau a décidé que les séances de l'après -midi se poursuivraient jusqu'à 18 heures.
Le Dr TARCICI (Yémen) déclare que, si le Président désire demander au premier orateur de présenter le point, il n'y fera pas d'objection. Le Dr SHARIF (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient) déclare que l'UNWRA fonctionne maintenant depuis vingt -deux ans. L'Assemblée générale des Nations Unies a prolongé le mandat de l'Office pour une nouvelle période de trois ans allant jusqu'au 30 juin 1975. Le nombre des réfugiés immatriculés auprès de l'UNRWA (au ler avril 1972) s'élevait à 1 496 845. En gros, les trois cinquièmes vivent en Jordanie orientale, au Liban et en République Arabe Syrienne, et les deux cinquièmes dans les territoires occupés de Gaza et de la rive occidentale du Jourdain. Les services sanitaires de l'UNRWA restent placés sous la direction technique de l'Organisation mondiale de la Santé et la politique sanitaire de l'UNRWA a pour but de protéger et de promouvoir la santé des réfugiés de Palestine en mettant en oeuvre un programme sanitaire intégré et complet fondé sur des prestations directes aux familles. En 1971, malgré certaines difficultés et quelques interruptions dans certaines régions, les services de l'UNRWA ont continué à fonctionner de manière satisfaisante. Les soins médicaux et dentaires ambulatoires courants ont été assurés dans cent dix -huit centres ou postes sanitaires. Mis à part une diminution de 3 % du nombre de personnes ayant recours aux consultations ophtalmologiques, tous les services de soins médicaux ambulatoires ont accusé en général une légère augmentation par rapport à 1970. En ce qui concerne les soins hospitaliers, un total de 1704 lits a été mis à la disposition des réfugiés, soit 1,31 lit pour 1000 personnes. L'utilisation des lits a atteint le chiffre de 1294 en 1971 contre 1288 en 1970. Pour ce qui est de la réadaptation médicale, 367 enfants sont arrivés au terme de leur traitement et ont reçu des corsets et autres appareils orthopédiques. Dans le domaine de la médecine préventive, certaines maladies ont fait l'objet d'une surveillance régulière, soit au moyen de relevés hebdomadaires des cas nouveaux établis par les centres de santé, soit au moyen d'enquêtes. Une vigilance particulière a continué de s'exercer à l'égard du choléra, mais aucun cas ne s'est produit depuis la poussée épidémique de 1970. Aucune autre maladie quarantenaire n'a été enregistrée et la plupart des autres maladies transmissibles sont restées stationnaires ou ont légèrement régressé. Tous les types de mesures de lutte ont été employés, y compris la primovaccination et la vaccination de rappel systématiques contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, les infections intestinales et la variole. On a également pratiqué l'immunisation contre la rougeole grâce à des dons de vaccins et la vaccination de rappel contre le choléra. L'Office maintient une coordination étroite avec les administrations sanitaires nationales sur de nombreux aspects de la lutte contre les maladies transmissibles, surtout à l'occasion des campagnes de masse comme celle qui est encours pour écarter la menace de variole. L'UNRWA a fourni des services complets de protection médico- sanitaire aux mères et aux enfants dans le cadre du programme intégré mis en oeuvre par ses propres centres de santé, au nombre de 79, et avec le soutien de services spécialisés et de services d'aiguillage des patients vers les hôpitaux. En outre, 20 centres de réhydratation et de nutrition, équipés de 230 couchettes, ont permis de traiter rapidement les enfants en bas âge atteints de gastro- entérite ou de malnutrition graves.
Les soins aux mères comprennent les soins prénatals, l'assistance d'accoucheuses traditionnelles travaillant sous surveillance ou de personnel qualifié lors des accouchements et la surveillance des accouchées et des nouveau -nés. Sur environ 31 000 accouchements, 72 % ont eu lieu à domicile. Il n'y a eu que 14 décès maternels, soit 0,45 pour 1000 naissances vivantes. Un service régulier de surveillance sanitaire pour les enfants de moins de deux ans a été maintenu et ce service a été étendu à un nombre croissant d'enfants âgés de deux à quatre ans. Les nourrissons souffrant d'insuffisance pondérale ont bénéficié d'un traitement spécial et/ou d'une réadaptation nutritionnelle. Faute d'argent, cependant, on ne parvient pas à étendre cet important service à la totalité du groupe d'âge préscolaire. Les services de santé scolaire s'occupent d'environ 250 000 enfants de six à seize ans fréquentant les 516 écoles de l'Office. L'éducation sanitaire fait partie intégrante de presque toutes les activités relevant du programme de l'Office. En 1971, elle a surtout porté sur le développement de l'enfant d'âge préscolaire et les soins à lui donner. On s'est assuré la participation des réfugiés en constituant des comités sanitaires dans la plupart des camps. Un certain nombre d'expositions consacrées à la santé ont été organisées dans tous les secteurs. La Journée mondiale de la Santé de 1972 a été célébrée et son thème, "Le coeur au coeur de la santé ", a bénéficié d'une large diffusion.
530
VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Les services infirmiers ont apporté leur contribution habituelle aux différents secteurs de l'activité sanitaire et le programme de distribution de layettes s'est poursuivi. Comme près des deux tiers du personnel infirmier de l'UNRWA appartiennent aux catégories auxiliaires, les cadres ont assuré un programme intensif de perfectionnement. L'Office a continué de poursuivre son objectif qui est d'assurer l'assainissement de base des collectivités pour empêcher que certaines maladies transmissibles ne trouvent dans un milieu insalubre des conditions favorables à leur propagation. Des services d'assainissement ont été fournis aux 63 camps relevant de l'Office qui abritent environ 568 300 réfugiés (environ 40 % du total). Avec le remplacement progressif des tentes par des abris préfabriqués ou en blocs de ciment, la construction de nouvelles routes et voies publiques bitumées, de canalisations de drainage des eaux de ruissellement, et de latrines publiques équipées de fosses septiques, la situation sanitaire s'est considérablement améliorée dans les camps d'urgence de Jordanie orientale et de République Arabe Syrienne. Certaines améliorations ont également été apportées dans les camps plus anciens, en ce qui concerne notamment l'approvisionnement en eau, l'évacuation des eaux usées et le drainage des eaux de ruissellement. Mais il reste beaucoup à faire dans ces camps où le surpeuplement va en s'aggravant il faut notamment construire des réseaux d'égouts dans les camps situés aux abords des villes. Par son programme de nutrition et d'alimentation d'appoint, l'Office vise principalement à protéger l'état nutritionnel des groupes les plus vulnérables de la population réfugiée, à savoir les enfants en âge de croissance, les femmes enceintes et allaitantes, les tuberculeux non hospitalisés, certains autres malades et les réfugiés déplacés. L'Office poursuit un programme énergique de formation professionnelle dans le secteur de la santé publique. Il a notamment organisé un cours à temps partiel de dix semaines pour les responsables des services d'assainissement des camps dans tous les secteurs. Il reste à combler certaines lacunes et à apporter certaines améliorations essentielles au programme sanitaire; il faut notamment remplacer les locaux insatisfaisants de différentes unités sanitaires, créer d'autres petits laboratoires d'examens cliniques et dispensaires spécialisés dans certains centres de santé, acheter du matériel supplémentaire tel qu'autoclaves et équipement dentaire, étendre les services de surveillance sanitaire systématique aux enfants du groupe d'âge de 2 à 6 ans et assurer des services de santé mentale aux enfants qui en ont besoin dans les écoles primaires de l'Office. Cela ne pourra être fait si l'on ne dispose pas de fonds supplémentaires. L'UNRWA tire ses revenus de contributions volontaires provenant surtout des Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies. Ces revenus sont complétés par des contributions modestes, mais importantes pour l'UNRWA, provenant d'organisations intergouvernementales et d'organismes bénévoles. Les contributions sont fournies en espèces ou en nature et, dans une certaine mesure, sous forme de services. Des contributions importantes sont affectées à des projets déterminés, dans le domaine de l'éducation surtout. Les dépenses totales de l'UNRWA se sont élevées à US $48 432 000 en 1971; sur ce total, 19 % (soit US $9 194 000) sont allés au programme sanitaire et à l'alimentation d'appoint, 46,6 % à l'éducation et 34,4 % aux services de secours. L'UNRWA est toujours aux prises avec le problème du maintien de ses programmes à un niveau acceptable malgré l'aggravation rapide de sa situation financière. Simultanément, l'Office doit faire face aux demandes de services résultant de l'accroissement démographique naturel, à l'augmentation constante du prix des marchandises, et aux augmentations inévitables des traitements du personnel. Bien que l'Office soit parvenu à franchir l'année 1971 sans avoir à réduire ses programmes, grâce à un accroissement des contributions résultant d'efforts concertés pour recueillir des fonds, les perspectives pour 1972 sont à nouveau inquiétantes. Selon le télégramme en date du 18 mai 1972 reçu du Siège de l'UNRWA, le déficit pour l'année en cours est de l'ordre de US $3 500 000; le montant des dépenses est d'environ US $50 500 000 et comprend les redevances dues aux gouvernements pour certains services, en particulier dans les domaines de l'éducation et de la santé. On s'efforce par tous les moyens de combler cette lacune et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies lance un nouvel appel aux pays. Si 1'UNRWA n'obtient pas de crédits suffisants en temps voulu, il sera contraint de faire des coupures dans ses programmes, y compris les programmes sanitaires. Le programme d'alimentation d'appoint risque d'être particulièrement touché. Il faut sincèrement espérer qu'on n'en arrivera pas à cette extrémité. Le Dr Sharif remercie tous les gouvernements des régions où fonctionne l'UNRWA de leur compréhension, de leur aide et de leur coopération. L'UNRWA est également reconnaissant aux gouvernements, aux organisations bénévoles, aux sociétés philanthropiques et aux personnes dont les contributions ont permis à l'Office de s'acquitter de ses différentes tâches et notamment de maintenir son programme sanitaire. :
Le Dr TARCICI (Yémen) présente à nouveau une motion d'ordre et demande que la discussion de ce point soit ajournée au lendemain matin.
COMMISSION B
:
DIXIEME SEANCE
531
Sur la demande du PRESIDENT, le SECRETAIRE donne lecture de l'article 60 du Règlement intérieur. Le Dr TARCICI (Yémen) déclare qu'il n'entendait pas faire une proposition formelle; il laisse au Président le soin de trancher cette question. Le Dr AL -WAHBI (Irak) propose formellement que la discussion du point 3.9 soit ajournée au lendemain matin.
Le PRESIDENT déclare que, conformément à l'article 60, il demandera à un orateur de parler en faveur de la proposition et à un autre de parler contre celle -ci. Le Dr N'DIAYE (Sénégal) appuie fermement la proposition du délégué de l'Irak. Il parle en particulier au nom des délégations des petits pays. Comme personne ne parle contre la proposition, le PRESIDENT met aux voix la proposition tendant à ajourner au lendemain matin la discussion du point 3.9 de l'ordre du jour. Décision :
La motion est adoptée par 60 voix,sans opposition, avec 16 abstentions.
(Voirla suite du débat dans le procès -verbal de la douzième séance, section 4.)
La séance est levée à 18 h.10.
ONZIEME SEANCE
Lundi 22 mai 1972, 20 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
BATIMENT DU SIEGE
:
BESOINS FUTURS
Ordre du jour, 3.14
Présentant cette question, le Dr BÉDAYA- NGARO, représentant du Conseil exécutif, rappelle que, dans sa résolution WHA24.22, la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait prié le Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif, à sa quarante- neuvième session, sur les plans concernant l'extension permanente des locaux du Siège. Le Directeur général a donc soumis le rapport qui figure dans les Actes officiels N° 198, annexe 6. I1 a informé le Conseil de l'acquisition du terrain sur lequel seront construits les locaux permanents supplémentaires et lui a communiqué une projection révisée des besoins du Siège en matière de bureaux pour la période 1972 -1982. Cette projection, selon laquelle l'effectif du personnel du Siège s'élèvera, en 1982, à 1700 fonctionnaires, est une extrapolation des chiffres estimatifs fournis à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé et figurant dans les Actes officiels N° 160, page 87. Le Directeur général a fait sur cette base des études préliminaires d'où il ressort que l'OMS a besoin d'un bâtiment d'environ 150 000 m3. Aux prix de 1971, le coût probable d'un tel bâtiment s'élèverait à quelque 55 millions de francs suisses. Pour donner à l'Assemblée des indications plus précises sur le type de bâtiment et sur son coût, il sera nécessaire de faire appel aux services d'un architecte qualifié. Le Directeur général a donc proposé au Conseil exécutif de constituer un comité spécial chargé de lui donner des avis sur la procédure à suivre pour le choix de l'architecte ainsi que sur l'élaboration des propositions destinées à l'Assemblée de la Santé. Le Directeur général a souligné la nécessité d'envisager la création d'un petit secrétariat qui s'occupera à.plein temps de l'élaboration des plans du nouveau bâtiment en collaboration avec l'architecte et qui surveillera ensuite la construction. Il a proposé que le coût de ce service soit imputé sur le fonds immobilier. Le Directeur général a indiqué qu'il serait souhaitable de réduire les répercussions de la construction du nouveau bâtiment sur les contributions des Etats Membres en affectant annuellement au fonds immobilier des recettes occasionnelles disponibles, ce qui permettrait de constituer une réserve. Le Conseil exécutif a examiné en détail les estimations relatives aux effectifs à prévoir et leurs incidences sur les dimensions du nouveau bâtiment. Certains membres du Conseil ont exprimé l'espoir que le personnel du Siège ne continuera pas d'augmenter indéfiniment. D'autres ont jugé que les estimations devraient porter autant que possible sur une période de plus de dix ans car cinq années au moins seront nécessaires pour la préparation des plans et la construction du bâtiment. Conformément à la proposition du Directeur général, le Conseil a constitué par sa résolution EB49.R33 un comité spécial dont il a fixé le mandat et qu'il a habilité à faire rapport directement à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. La Commission est maintenant saisie des rapports de ce comité spécial,' dont le Professeur Aujaleu a été élu Président. L'essentiel du rapport soumis au Conseil par le Directeur général au sujet de la construction du garage souterrain est reproduit dans le document A25/31.
Présentant le rapport du Directeur général sur la construction du garage souterrain, M, FURTH, Sous -Directeur général, signale que les travaux sont bien avancés. Selon les estimations actuelles, le coût du garage devrait être légèrement inférieur à ce qui avait été prévu initialement. Le compte destiné à couvrir cette dépense est alimenté par les loyers que versent les membres du personnel pour utiliser le garage souterrain existant. Ces loyers ont été portés à Fr.s. 40.- par mois en moyenne à partir d'octobre 1971.
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 13. - 532 -
COMMISSION B
:
ONZIEME SEANCE
533
Le Professeur AUJALEU (France) explique que le Comité spécial, dont il est le Président, a d'abord examiné l'estimation des besoins en personnel préparée par le Directeur général. Le bâtiment actuel a été construit pour abriter un millier de fonctionnaires et l'Organisation emploie actuellement 1200 personnes dont les traitements sont imputés sur le budget ordinaire et 75 dont les postes sont financés au moyen de fonds extrabudgétaires. Il existe aussi un bâtiment provisoire, mais il devra être démoli car le Canton de Genève doit aménager sur son emplacement une route qui permettra d'accéder au nouveau bâtiment de l'OIT et à celui de l'OMS. On a entrepris la construction d'un deuxième bâtiment provisoire qu'il est prévu d'utiliser assez longtemps. Le Comité spécial est parvenu à la conclusion qu'en 1982, il y aura probablement 1500 fonctionnaires inscrits au budget ordinaire, soit une augmentation de 300 en dix ans, ou de 30 par an; en outre, le personnel occupant des postes financés au moyen de fonds extrabudgétaires augmentera de 75, ce qui portera à 1650 le nombre total des fonctionnaires en 1982. Le Comité spécial a jugé anormal qu'un bâtiment dans lequel on ne pourra peut -être pas emménager avant la fin de 1976 soit déjà saturé cinq ans plus tard et il a demandé au Directeur général d'essayer d'évaluer l'augmentation des effectifs du Siège entre 1982 et 1987. Les estimations du Directeur général - qui sont, pour cette période, moins précises que pour la période 1972 -1982 fixent à 1650 les postes inscrits au budget ordinaire et à 200 ceux qui seront financés au moyen de fonds extrabudgétaires, soit un total de 1850. Le Comité spécial a émis des doutes sur la valeur de cette projection car il a estimé que les effectifs du Siège devaient se stabiliser. Le Comité spécial a été chargé aussi de réviser et, si possible, de préciser les estimations du coût du bâtiment supplémentaire. Le Directeur général a fondé son évaluation sur le coût du bâtiment existant mais, dans le calcul du prix au mètre cube, il a fallu tenir compte à la fois de la hausse du coût de la construction à Genève et du fait que le nouveau bâtiment sera beaucoup plus simple. On est ainsi parvenu à une estimation de 55 millions de francs suisses pour des locaux correspondant aux besoins probables de 1982. Cette estimation est toutefois très approximative et il y a lieu de s'adresser à un architecte pour obtenir des chiffres plus précis. Le Comité spécial a également cherché à déterminer quel serait l'emploi optimal du terrain que l'OMS a acquis pour le nouveau bâtiment et il a noté que l'on pourrait y construire, perpendiculairement au bâtiment actuel, un ou deux bâtiments assez spacieux pour satisfaire les besoins de l'Organisation pendant les quinze ou vingt prochaines années. En ce qui concerne la procédure à suivre pour le choix de l'architecte qui sera chargé d'établir les plans et le devis, le Comité spécial a estimé, en accord avec le Directeur général, qu'il n'était pas nécessaire d'organiser un concours. Il a aussi jugé préférable d'engager un architecte suisse connaissant bien la réglementation du Canton de Genève en matière de construction. Il a donc proposé de constituer un comité de sélection composé d'un certain nombre d'architectes réputés, du Directeur général et du Président du Comité spécial. Ce comité de sélection choisira, sur une liste préparée à son intention, l'architecte auquel seront confiés les travaux préparatoires. Si l'Assemblée de la Santé approuve cette procédure, le comité de sélection pourra se réunir aussitôt après la cinquantième session du Conseil exécutif. Pour ce qui est des avis que le Comité spécial a reçu mandat de donner au Directeur général, s'il y a lieu, au sujet de tout autre aspect de la construction de locaux supplémentaires pour le Siège, le Comité a étudié la possibilité d'aménager, dans le nouveau bâtiment, des bureaux "ouverts" qui assureraient un gain de place et faciliteraient, dit -on, les communications. Le Comité est cependant parvenu à la conclusion que ces "bureaux panoramiques" ne conviendraient pas à une organisation internationale dont le personnel a des origines et des habitudes très diverses; cette possibilité peut être envisagée mais il sera sans doute préférable de s'en tenir au système des bureaux séparés. Si l'Assemblée de la Santé accepte les propositions du Comité spécial, un architecte pourra faire les études préliminaires au cours des douze mois qui suivront la présente session et, pendant ce temps, le Directeur général pourra se mettre en rapport avec la Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales (FIPOI) afin d'obtenir un prêt à faible taux d'intérêt qui permettra de financer une part des frais de construction. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) demande s'il est vraiment nécessaire de démolir le bâtiment provisoire actuel et si la nouvelle route ne pourrait pas contourner l'emplacement de ce bâtiment. En ce qui concerne le choix de l'architecte, la nationalité suisse est -elle essentielle ? Il existe sûrement ailleurs qu'en Suisse des personnes capables de construire un immeuble convenable. D'autre part, Sir George Godber n'est pas partisan du système des bureaux ouverts dont l'effet serait diamétralement opposé à ce que prétendent ses défenseurs. Enfin, il ne faut pas oublier qu'aucune décision formelle n'a encore été prise en ce qui concerne la construction d'un nouveau bâtiment.
534
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) demande si le bâtiment provisoire existant est entièrement occupé par le personnel de l'OMS et si l'Organisation recevra une indemnité lors de sa démolition. En ce qui concerne le nouveau bâtiment, le Comité spécial'a -t -il jugé que les postes financés au moyen de fonds extrabudgétaires augmenteraient dans la même proportion que les postes imputés sur le budget ordinaire ? Il ne devrait pas en être ainsi car le budget ordinaire s'accroit plus rapidement que les fonds extrabudgétaires. D'autre part, le rapport du Directeur général à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif (Actes officiels N° 198, annexe 6) indique qu'en vue de maintenir à un minimum les contributions supplémentaires à demander aux Etats Membres, le financement de la construction du nouveau bâtiment permanent devrait être réalisé autant que possible par l'accumulation de provisions dans le fonds immobilier, grâce à des affectations de recettes occasionnelles. Etant donné la précarité de la situation financière actuelle, les avantages d'une telle mesure pour les Etats Membres pourraient être illusoires. Dans le cas contraire, combien de temps faudra -t -il, selon le Directeur général, pour accumuler des crédits suffisants ? M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) estime que le Comité spécial a fait du bon travail et que des progrès satisfaisants ont été accomplis. Dès qu'une décision aura été prise au sujet de la construction des nouveaux locaux, il faudra songer à désigner une entreprise générale chargée de coordonner les travaux des sous- traitants. La délégation des Etats -Unis d'Amérique n'est pas opposée à la procédure préconisée par le Comité spécial pour étudier la question plus avant, ni à ses propositions concernant le choix d'un architecte. Elle éprouve cependant des doutes quant aux estimations du coût de la construction. Si la construction des locaux supplémentaires du Bureau régional de l'Afrique peut constituer un précédent en la matière, il faut s'attendre à une augmentation de l'ordre de 40 % par rapport aux celles -ci doivent donc faire l'objet d'un examen plus poussé. estimations La proposition tendant à virer au fonds immobilier des crédits pour la construction du nouveau bâtiment n'est pas acceptable; les sommes en question doivent en effet demeurer au compte d'attente de l'Assemblée pour deux raisons principales premièrement, le fonds immobilier n'est pas un compte actuariel, mais un fonds pour le financement de constructions, et deuxièmement, l'Organisation aurait intérêt à ne pas engager ces sommes pour le moment, étant donné les incertitudes qui caractérisent la situation financière. En outre, l'OMS recevra un intérêt de 3,25 % sur les fonds laissés au compte d'attente de l'Assemblée. La délégation des Etats -Unis approuve la proposition tendant à solliciter un prêt de la FIPOI. M. Eye croit savoir que cette fondation perçoit un intérêt annuel de 3 % lorsque le taux du marché est inférieur à 5 % et de 3,5 % lorsque ce taux est supérieur à 5 %. : :
Le Dr BOXALL (Australie) déclare que sa délégation approuve la proposition du Comité spécial tendant à constituer un comité de sélection pour désigner un architecte. En ce qui concerne les effectifs qu'il faudra loger dans les bureaux du Siège, une étude plus approfondie s'impose il existe sans doute un niveau optimal à ne pas dépasser. La délégation de l'Australie ne désire pas que l'OMS fasse l'objet d'une deuxième étude de capacité. Il y a donc lieu d'envisager la possibilité d'accentuer la régionalisation et de promouvoir la gestion des programmes à l'échelon local; le projet de résolution que la Commission adoptera au sujet des besoins futurs du Siège en matière de locaux devrait comprendre une demande dans ce sens. :
Le Dr SUMBUNG (Indonésie), soulignant que l'augmentation des effectifs est liée à l'extension des programmes de l'OMS, demande si le Directeur général pourrait donner quelques précisions au sujet du développement probable du programme jusqu'en 1987. En outre, quel type d'organisation faudra -t -il pour exécuter ce programme une organisation très centralisée ou le contraire ? :
M. ABSOLUM (Nouvelle -Zélande) reconnaît qu'il est nécessaire de construire un nouveau bâtiment au Siège dans les cinq prochaines années et estime qu'il serait sage d'entreprendre dès à présent les travaux préparatoires. Il faut absolument s'assurer que les nouveaux locaux pourront être facilement agrandis, sans dépense excessive. La proposition du délégué de l'Australie tendant à étudier la possibilité d'accentuer la régionalisation lui parait très judicieuse. Il demande enfin qui décide d'attribuer des bureaux du Siège à des personnes dont les postes ne sont pas financés sur le budget ordinaire.
COMMISSION B
:
ONZIEME SEANCE
535
Au sujet des estimations relatives à l'augmentation des effectifs du Siège, M. ROBILLARD (Canada) est d'avis qu'une croissance ininterrompue pourrait se traduire par une baisse de productivité. Il partage l'opinion du délégué de l'Australie sur l'opportunité de régionaliser un plus grand nombre d'activités et appuie la proposition tendant à prévoir, dans le projet de résolution qu'approuvera la Commission, une étude sur les possibilités qui s'offrent à cet égard. Dans les locaux supplémentaires envisagés, certains bureaux seront occupés par des personnes rétribuées sur des fonds extrabudgétaires. Les organisations qui fournissent ces fonds versent -elles un loyer pour l'occupation de ces bureaux ? Dans la négative, il y aurait peut -être lieu d'examiner si elles ne doivent pas le faire pour aider à financer la construction du nouveau bâtiment. Le DIRECTEUR GENERAL, répondant à la question du délégué de l'URSS sur l'indemnisation éventuelle de l'OMS pour la démolition du bâtiment provisoire, fait observer que le bâtiment a été construit sur un terrain appartenant au Canton de Genève il avait été clairement entendu que l'OMS rétrocéderait ce terrain lorsque le Canton en aurait besoin et il n'est donc pas question d'indemnisation. Au sujet de la route d'accès et du contournement envisagé par le délégué du Royaume -Uni, des dispositions pourraient être prises pour établir une déviation temporaire, mais la route devra finalement passer sur le terrain où se trouve le bâtiment provisoire. En ce qui concerne la question du délégué de la Nouvelle -Zélande sur les bureaux occupés par des personnes dont les postes sont financés au moyen de fonds,extrabudgétaires, le Directeur général précise que ces fonds, comprenant d'importantes sommes reçues par exemple du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, permettent de soutenir des programmes importants de l'OMS; il est donc impossible de réclamer un loyer pour les bureaux où sont logés les fonctionnaires de l'OMS dont les postes sont financés au moyen de ces fonds. En réponse au délégué de l'Indonésie, le Directeur général reconnaît qu'il serait normal de lier l'augmentation des effectifs au développement des programmes. Toutefois, à l'OMS comme dans d'autres organisations internationales, l'intérêt porté à certaines activités est sujet à des fluctuations qui rendent difficile toute projection. En ce moment, on s'intéresse beaucoup au développement de la lutte contre la pharmacodépendance et de la protection de l'environnement et si des fonds deviennent disponibles à ces fins, il faudra recruter du personnel supplémentaire. Il est aussi question d'accroître, au titre des fonds extrabudgétaires, l'aide apportée aux gouvernements en matière de recherche. Peut -être le nouveau bâtiment temporaire sera -t -il rempli plus tôt qu'on ne l'avait prévu initialement en raison de l'utilisation prochaine de la langue chinoise à l'OMS. On pouvait prédire que cela arriverait, mais l'échéance restait indéterminée. Compte tenu de tous ces facteurs, il est difficile d'établir sur des bases scientifiques une projection exacte du développement du programme et, partant, des effectifs requis. L'OMS dispose actuellement d'un bâtiment provisoire entièrement occupé et elle loge certains membres du personnel dans des locaux provisoires qui lui sont loués par l'Organisation des Nations Unies. On s'attend à ce que le nouveau bâtiment provisoire soit occupé complètement pendant six à sept ans, ce qui correspond aux délais de construction du nouveau bâtiment permanent. Pour ce qui est de la régionalisation et des remarques du délégué de l'Australie à ce sujet, les activités directement en rapport avec l'aide aux gouvernements sont décentralisées et relèvent des bureaux régionaux. Il existe toutefois des activités de caractère universel qui doivent étre dirigées du Siège et les effectifs futurs ont été estimés directement en fonction de ces activités. A ce propos, il a été proposé que l'OMS concentre davantage ses efforts sur la recherche et réduise son aide directe aux Etats Membres qui pourrait, pense -t -on, être financée au moyen de fonds extrabudgétaires. En réponse au délégué des Etats -Unis d'Amérique, le Directeur général signale que, sur les sommes virées au fonds immobilier, l'OMS recevrait un intérêt du même taux que sur les sommes laissées au compte d'attente de l'Assemblée. Il a déjà interrogé la FIPOI, qui s'est déclarée en mesure d'accorder un prêt au taux de 3,5 %. Cette fondation pourrait cependant avoir des difficultés à réunir la totalité de la somme requise et elle aimerait connaître le montant exact des besoins de :
l'OMS.
Comme suite aux remarques du délégué de l'URSS sur la proposition tendant à financer la construction du nouveau bâtiment autant que possible au moyen des recettes occasionnelles, le Directeur général admet que, de toute manière, le coût de l'opération sera finalement supporté par les Etats Membres. Toutefois, les gouvernements sont en général plus disposés à accepter qu'une opération particulière soit financée au moyen des recettes occasionnelles que par une augmentation de leurs contributions.
536
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le Dr DE CONINCK (Belgique) félicite le Comité spécial de la qualité de ses rapports. Il est favorable à la construction d'un nouveau bâtiment au Siège et demande seulement que l'on voie assez grand pour éviter plus tard des surprises désagréables; il faudrait aussi que la construction commence le plus tôt possible en effet, plus on attendra, plus la dépense sera élevée. :
Le Dr BÉDAYA- NGARO, représentant du Conseil exécutif, souligne que le Conseil a déjà tenu pleinement compte de tous les points évoqués au cours de la présente discussion, ainsi qu'en témoignent les comptes rendus de ses délibérations. M. FURTH, Sous -Directeur général, explique à l'intention du délégué du Royaume -Uni que, sans avoir à posséder nécessairement la nationalité suisse, l'architecte devra être établi en Suisse. Un concours international comparable à celui qui fut organisé pour le bâtiment existant ne serait pas justifié, car l'architecte du nouveau bâtiment ne jouira pas de la même latitude il devra en effet concevoir l'ouvrage en fonction du bâtiment actuel et par conséquent se conformer à un modèle préexistant. En outre, un concours prolongerait d'au moins un an les travaux préparatoires et l'Organisation ne peut pas se permettre d'attendre aussi longtemps. L'architecte devra donc être choisi sur une liste établie conformément aux critères proposés par le Directeur général l'architecte doit être établi et approuvés par le Comité spécial. Ces critères sont les suivants en Suisse depuis au moins cinq ans; il doit prouver qu'il a déjà construit au moins un bâtiment de ce type en Suisse et qu'il dispose des moyens nécessaires pour entreprendre la construction d'un immeuble ayant les dimensions requises (150 000 m3). Il devra également utiliser les techniques informatiques pour la planification des travaux et le calcul des coûts afin d'éviter, autant que possible, que des éléments imprévus ne provoquent par la suite de mauvaises surprises. Enfin, il n'est nullement question d'imposer la conception des "bureaux panoramiques" et ce n'est là que l'une des solutions envisagées. En réponse à la question du délégué de l'URSS sur les délais prévus pour financer le projet au moyen des recettes occasionnelles, M. Furth indique que, le coût de la construction étant estimé à un peu plus de US $14 000 000, s'il était possible de mobiliser chaque année 1,5 à 2 millions de dollars de recettes occasionnelles, le remboursement, compte tenu des intérêts, s'étalerait sur une période de sept à dix ans. Il est douteux cependant que l'on puisse, tous les ans, disposer c'est pourquoi un prêt serait demandé à la FIPOI. Cette d'autant de recettes occasionnelles fondation consent des prêts remboursables sur une période pouvant atteindre vingt ans, à un taux d'intérêt d'environ 3,5 %. Comme l'a suggéré le délégué des Etats -Unis d'Amérique, on étudie la possibilité d'utiliser les services d'une entreprise générale. Cette formule a déjà été adoptée pour les deux bâtiments provisoires et elle s'est révélée très satisfaisante. Une étude approfondie est évidemment nécessaire pour éviter autant que possible les dépassements de devis, mais pareil objectif est très difficile à atteindre et la plupart des projets de construction donnent lieu à de tels dépassements. En Suisse, le prix de la construction a augmenté d'environ 8 % par an au cours de ces dernières années et c'est là un facteur qui devra certainement être pris en considération. : :
:
Le Professeur AUJALEU (France) fait observer que le Comité spécial a déjà recherché les moyens d'accentuer la régionalisation pour réduire le taux d'expansion du Siège. C'est pourquoi il n'a pas entièrement accepté les projections établies pour la période 1982 -1987, car même si l'augmentation qui se produira pendant cette période était égale, en valeur absolue, à celle prévue pour la période 1972 -1982, l'augmentation relative serait plus faible. Le Comité a donc estimé que le taux d'accroissement tendrait à devenir constant, mais cette question ne revêt pas une très grande importance. L'erreur capitale, en ce qui concerne le bâtiment actuel, a été de sous -estimer le développement des services du Siège, de sorte que les locaux sont bientôt devenus insuffisants. Il faut éviter maintenant de commettre la même erreur. Quant à l'opportunité de recruter du personnel pour les bureaux régionaux plutôt que pour le Siège, c'est à l'Assemblée de la Santé elle -même qu'il appartient de se prononcer, sur la base des propositions qui lui sont soumises par le Directeur général. Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) revient en les précisant sur les questions qu'il a déjà posées; il désire savoir si le bâtiment provisoire est entièrement occupé par le personnel de l'OMS et si l'on peut admettre que le taux d'augmentation des postes financés au moyen de fonds extrabudgétaires est le même que celui des postes inscrits au budget ordinaire.
COMMISSION B
:
ONZIEME SEANCE
537
Le Professeur VANNUGLI (Italie) souligne que les projections concernant l'accroissement du personnel sont difficiles à faire car il ne s'agit pas d'un processus naturel d'expansion. Ce sont les Assemblées mondiales de la Santé qui décident du développement du programme et il est impossible de préjuger leur décision. Répondant au délégué de l'URSS, le DIRECTEUR GENERAL confirme que le bâtiment provisoire est entièrement occupé par le personnel de l'OMS et ajoute que certains membres du personnel doivent être logés dans des bureaux loués. En ce qui concerne les futures augmentations d'effectifs, toutes les projections ne peuvent pas se fonder sur l'expérience acquise. Celles qui ont été faites reposent sur une étude des taux d'expansion des dernières années, mais il ne s'agit là que de en effet, on ne dispose pas des données nécessaires pour établir des projections mathématiques projections scientifiques. :
Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait connaître que sa délégation maintient la position qu'elle a adoptée les années précédentes en raison des difficultés financières de l'Organisation, il n'y a pas lieu d'attribuer un rang de priorité élevé à la question du nouveau bâtiment. :
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant
:
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant les rapports du Comité spécial du Conseil exécutif sur le Bâtiment du Siège et le rapport du Directeur général; Prenant acte avec satisfaction de l'acquisition par l'Organisation de la parcelle de terrain où doit être construit le bâtiment supplémentaire du Siège; Notant les estimations préliminaires du volume et du coût de construction de ce bâtiment, compte tenu des projections d'effectif qui ont été faites jusqu'en 1982; et
Reconnaissant qu'il ne sera pas possible de soumettre des devis estimatifs précis à l'Assemblée de la Santé tant qu'une étude d'architecte n'aura pas été effectuée, 1. APPROUVE les recommandations du Comité spécial du Conseil exécutif relatives à la façon dont sera choisi l'architecte chargé de préparer l'étude préliminaire nécessaire et de procéder à des évaluations plus complètes du volume et du coût de construction du bâtiment; 2. AUTORISE le Directeur général à conclure un contrat avec l'architecte ainsi choisi, ce contrat ne portant, jusqu'à décision ultérieure de l'Assemblée, que sur la préparation des plans et des devis estimatifs préliminaires; PRIE le Directeur général de soumettre les plans et les devis ainsi obtenus au Comité 3. spécial du Conseil exécutif pour examen et observations; 4. PRIE le Directeur général d'examiner avec la Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales (FIPOI) les possibilités d'obtenir un prêt à faible taux d'intérêt permettant de couvrir une part importante des frais de construction; 5. PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif, ou s'il y a lieu son Comité spécial, de présenter à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé un rapport complet sur les aspects architecturaux, financiers et autres du projet de construction, afin que l'Assemblée soit en mesure de prendre une décision définitive sur l'autorisation de construire; 6. PRIE le Conseil exécutif d'entreprendre une étude sur le niveau optimal futur des effectifs au Siège par rapport au niveau des activités inscrites au programme, ainsi que sur la possibilité de régionaliser davantage le personnel et les activités et de faire rapport à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. M. ROBILLARD (Canada) propose que, dans le paragraphe 4 du dispositif, on remplace les mots "une part importante" par "une part aussi large que possible ". Le DIRECTEUR GENERAL répond que c'est là une modification de pure forme qui ne changerait rien au résultat final. M. ROBILLARD (Canada) accepte cette assurance.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.l
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le septième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.37.
538 2.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
FONDS IMMOBILIER i
Ordre du jour, 3.15
Le Dr BEDAYA- NGARO, représentant du Conseil exécutif, indique que le Directeur général a présenté à la quarante- neuvième session du Conseil exécutif un rapport sur l'état des projets, approuvés par les Assemblées précédentes, qui ont été financés au moyen du fonds immobilier, compte tenu des besoins estimatifs du fonds pour la période du ler juin 1972 au 31 mai 1973. Dans sa résolution EB49.R34, le Conseil a prié le Directeur général de présenter à l'Assemblée de la Santé un rapport mis à jour qui tienne compte de l'évolution de la situation entre janvier et avril. Ce rapport est maintenant soumis à la Commission,' Dans cette même résolution, le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée d'affecter au fonds immobilier, par prélèvement'sur les recettes occasionnelles, les crédits nécessaires pour faire face aux besoins des douze prochains mois. Dans le paragraphe 3 du dispositif, le Conseil a recommandé en outre à l'Assemblée d'envisager l'affectation additionnelle au fonds immobilier de tout solde de recettes occasionnelles qui resterait une fois prélevées les sommes correspondant aux besoins immédiats, ainsi que les sommes affectées au financement du budget de 1973 et des prévisions supplémentaires pour 1972. Ce crédit additionnel est destiné à financer la construction d'un bâtiment permanent supplémentaire au Siège de l'Organisation. Le Conseil a estimé que l'adoption d'une telle mesure par la Vingt- Cinquième Assemblée de la Santé et, il faut l'espérer, par celles qui suivront, ne constituerait pas seulement un acte de prévoyance en matière de gestion financière mais aussi réduirait considérablement les incidences de la construction du nouveau bâtiment sur les contributions des Etats Membres,
M. FURTH, Sous- Directeur général, rappelle que le rapport du Directeur général n'a trait qu'aux changements intervenus depuis janvier. Ceux -ci ont été groupés par périodes de douze mois qui coIncident avec les dates d'approbation des projets. Pour la période du ler juin 1970 au 31 mai 1971, le seul changement important a été une nouvelle augmentation du coût estimatif de l'agrandissement du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique. Il est apparu que, dans son devis initial, l'architecte avait sous -estimé la hausse des prix de la construction à Brazzaville mais le nouveau devis, qui dépasse le précédent de US $215 000, constitue un engagement ferme auquel on peut se fier. D'autre part, une modification du taux de change du franc CFA par rapport au dollar des Etats -Unis a obligé à majorer de US $7000 le coût estimatif de la construction des logements du personnel. Entre le ler juin 1971 et le 31 mai 1972, il a fallu prévoir US $6000 supplémentaires pour le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est afin d'aménager des places de parking. Dans la période du ler juin 1972 au 31 mai 1973, la seule augmentation, de US $3000, est celle du coût estimatif des nouveaux locaux du Bureau régional de la Méditerranée orientale on désire en effet profiter de l'occasion qui s'offre de construire quatre bureaux supplémentaires car il est évidemment plus économique de le faire dans le cadre du présent programme de construction plutôt qu'à une date ultérieure. M. Furth analyse ensuite brièvement l'état des crédits supplémentaires qui figure au paragraphe 9 du rapport, Pour la première période, il a fallu ajouter au montant estimatif initial de US $138 040 une somme de US $7000 pour les logements du personnel à Brazzaville et US $215 000 pour l'agrandissement du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique, ce qui porte le total à US $360040; pour la deuxième période, l'addition d'un montant de US $6000 pour les places de parking du Bureau régional de l'Asie du Sud -Est au montant estimatif initial de US $213 752 donne un total de US $219 752; en ce qui concerne, enfin, la troisième période, le total estimatif initial de US $257 800 a dû être augmenté de US $3000 pour permettre la construction de bureaux supplémentaires au Bureau régional de la Méditerranée orientale. Le total pour les trois périodes s'élève ainsi à US $840 592; en déduisant les US $260 000 qui représentent les intérêts produits par le fonds immobilier, on obtient un total net révisé d'environ US $580 600. M. Furth rappelle à la Commission qu'il reste à constituer des réserves dans le fonds immobilier pour contribuer à financer la construction d'un bâtiment supplémentaire au Siège de l'Organisation, ce qui évitera d'avoir à trop augmenter les contributions des Etats Membres. Au sujet du bâtiment du bureau de zone qui doit être construit à Brasilia ainsi qu'il est indiqué au paragraphe 8 du rapport, M. Furth signale qu'au moment où ce document a été rédigé, le Directeur général n'avait pas encore reçu la réponse du Gouvernement du Brésil à la demande qui lui avait été faite de participer aux frais de construction. Toutefois, ce gouvernement a maintenant fait savoir qu'il n'a pas l'intention d'apporter un appui financier et que sa contribution se limitera au don du terrain nécessaire, :
1
Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 14.
COMMISSION B
:
ONZIEME SEANCE
539
Le Dr ALY (Egypte) annonce que son gouvernement a décidé de prolonger de quinze ans le bail consenti au Bureau régional de la Méditerranée orientale pour un loyer symbolique de 15 piastres par an; l'Egypte apporte ainsi son appui à l'oeuvre humanitaire de l'OMS. M. ROBILLARD (Canada) partage les inquiétudes du délégué des Etats -Unis d'Amérique au sujet des restrictions auxquelles l'utilisation des recettes occasionnelles pourrait être soumise en 1972 ou en 1973 par suite de l'affectation au fonds immobilier de sommes prélevées sur ces recettes. Il demande si la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sera en mesure de modifier l'affectation de ces sommes. S'il en est ainsi il n'a aucune objection à formuler.
Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la crise financière et la nécessité de résoudre des problèmes urgents de santé publique rendent inopportun le transfert au fonds immobilier des sommes mentionnées dans le rapport du Directeur général. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) est toujours d'avis qu'il convient de ne pas engager ces sommes, en raison des nombreux problèmes auxquels l'Organisation doit faire face. Il formule aussi des réserves quant à la subvention de US $100 000 qui est prévue pour le bâtiment de l'OPS à Brasilia il avait cru comprendre que le titre de propriété du bâtiment de Rio de Janeiro était au nom de l'OMS et que le produit de la vente permettrait de couvrir en partie les frais du déplacement à Brasilia. Il ne faut pas oublier que le bureau de zone ne dessert qu'un pays, le Brésil; on risque ainsi de créer un précédent pour l'installation d'autres bureaux et de s'attirer des difficultés pour l'avenir. :
Le DIRECTEUR GENERAL rassure le délégué des Etats -Unis en expliquant qu'une situation particulière à la Région des Amériques ne saurait constituer un précédent pour le reste du monde. Toutes les autres zones de la Région s'étendent à plusieurs pays mais le territoire du Brésil est si vaste qu'il a fallu prévoir un bureau de zone pour lui seul. L'OMS n'a jamais eu de dépenses à faire dans la Région des Amériques pour la construction de bâtiments, y compris celui du Bureau régional. Il est exact qu'aux termes de l'accord avec le pays hôte, le titre de propriété du bâtiment de Rio de Janeiro est au nom de l'OMS, mais les fonds ont été fournis par l'OPS. La vente du bâtiment de Rio de Janeiro peut rapporter une somme d'environ US $75 000; or, le nouveau bâtiment de Brasilia coûtera près de US $400 000. Cette différence considérable est due aux exigences résultant du cadre architectural assez particulier de Brasilia. Le Gouvernement du Brésil a été sollicité par une lettre dans laquelle le Directeur général lui demandait s'il serait disposé à participer aux frais de construction, mais il a répondu que son aide se limiterait au don du terrain. La contribution de l'OMS proposée ne représente, de toute façon, qu'un quart environ du coût total de la construction et l'Organisation a besoin des nouveaux bureaux pour poursuivre ses activités dans la Région des Amériques. M. FURTH, Sous -Directeur général, revenant à la question des recettes occasionnelles qui resteront disponibles pour contribuer à financer la construction d'un bâtiment permanent supplémentaire au Siège de l'Organisation, fait observer que si l'on affectait au fonds immobilier une somme de US $580 600 pour couvrir les besoins immédiats ainsi que le Directeur général le propose dans son rapport, il resterait US $879 835 qui pourraient être virés à ce même fonds pour financer une partie du coût du nouveau bâtiment. Ainsi, tout projet de résolution soumis à l'Assemblée au sujet des sommes dont le fonds immobilier doit être crédité pour permettre de couvrir à la fois les besoins immédiats et le coût du bâtiment permanent supplémentaire devrait prévoir un total de US $1 460 435.
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne alors lecture du projet de résolution suivant sur l'affectation de crédits au fonds immobilier :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note du rapport du Directeur général concernant l'état des projets dont l'imputation sur le fonds immobilier est autorisée et les besoins immédiats du fonds, actuellement estimés à US $580 600 environ pour la période de douze mois s'ouvrant le ler juin 1972; Notant et faisant sienne la recommandation du Conseil exécutif tendant à accumuler dans le fonds immobilier des sommes prélevées sur les recettes occasionnelles afin de constituer des réserves pour financer, le moment venu, une part importante du coût total de la construction
du bâtiment permanent supplémentaire au Siège de l'Organisation, DECIDE d'affecter au fonds immobilier un montant de US $1 460 435 à prélever sur les recettes occasionnelles.
540
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) n'est pas opposé au virement de US $580 600 pour couvrir les besoins immédiats mais formule des réserves au sujet de l'affectation au fonds immobilier d'une somme de US $879 835 pour le nouveau bâtiment. Décision :
Le projet de résolution est approuvé par 60 voix contre 3, avec 2 abstentions.1
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne alors lecture du projet de résolution suivant relatif au nouveau bâtiment pour le Bureau de zone de Brasilia :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note de la proposition du Directeur général tendant à ce que l'Organisation apporte une contribution de US $100 000 aux frais de construction du nouveau bâtiment du Bureau de zone de Brasilia, AUTORISE cette dépense et son imputation sur le fonds immobilier, conformément aux dispositions de la résolution WHA23.14.
Le Dr PRIDAN (Israel) croit comprendre que le coût total du nouveau bâtiment s'élèvera à quelle garantie a -t -on d'obtenir les US $300 000 que représente la différence ? US $400 000 :
Le DIRECTEUR GENERAL répond que cette différence sera couverte en partie par les US $75 000 que rapportera la vente du bâtiment de Rio de Janeiro et que, d'autre part, le Directeur de l'Organisation panaméricaine de la Santé a été autorisé à contracter un emprunt pour le solde. C'est là l'affaire de l'OPS et non de l'OMS. Décision :
Le projet de résolution est approuvé.2
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne enfin lecture du projet de résolution suivant sur l'agrandissement des locaux du Bureau régional de la Méditerranée orientale :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note de la proposition du Directeur général concernant les petits travaux d'agrandissement des locaux du Bureau régional de la Méditerranée orientale, dont le coût estimatif s'élève à US $33 000, AUTORISE cette construction et l'imputation des dépenses y afférentes sur le fonds immobilier, conformément aux dispositions de la résolution WHA23.14.
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.
3
La séance est levée à 23 heures.
1
la Commission et 2
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le septième rapport de adopté sous le numéro d'ordre WHA25.38. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le septième rapport de Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le septième rapport de
la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.39. 3
la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.40.
DOUZIEME SEANCE
Mardi 23 mai 1972, 9 heures Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de sixième rapport de la Commission. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 612). Ordre du jour, 3.18
UTILISATION DE L'ARABE COMME LANGUE OFFICIELLE DE L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le document A25/36 et sur un projet de résolution présenté par les délégations de l'Afghanistan, de l'Algérie, de l'Arabie Saoudite, de Bahreîn, de Chypre, de l'Egypte, des Emirats arabes unis, de la Guinée, de la Haute -Volta, de l'Irak, de la Jordanie, du Kowelt, du Liban, du Maroc, de l'Oman, du Pakistan, du Qatar, de la République Arabe Libyenne, de la République Arabe Syrienne, de la République démocratique populaire du Yémen, du Soudan, de la Thaîlande, de la Tunisie, de l'Uruguay, du Yémen et de la Yougoslavie. Le texte de ce projet est le suivant :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution EB49.R46 du Conseil exécutif décidant d'inscrire à l'ordre du jour de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé le point intitulé "Utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé "; Considérant l'importance de la langue arabe; Vu le nombre croissant des Etats Membres qui utilisent cette langue; et Rappelant l'apport de la langue arabe à la civilisation humaine et son influence sur le progrès de la médecine et de la science, DECIDE l'utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la 1. Santé;
DECIDE en outre que l'article 84 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé sera amendé comme suit Article 84 2. :
L'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe sont les langues officielles de l'Assemblée de la Santé, l'anglais et le français en sont les langues de travail. i
Le Dr BEDAYA -NGARO, représentant du Conseil exécutif, indique qu'à sa quarante -neuvième session, le Conseil exécutif a été informé par le Directeur général que le Ministre de la Santé de la République Arabe Syrienne avait demandé que le Conseil examine la question de l'adoption de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil a adopté la résolution EB49.R46, par laquelle il a décidé d'inscrire la question à l'ordre du jour provisoire de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.
Le Dr KHALLAF (Egypte) déclare qu'il est historiquement établi qu'au cours des siècles la langue arabe et l'oeuvre des médecins arabes ont beaucoup contribué aux progrès de la science. Le nombre des Etats arabes Membres de l'OMS s'élève maintenant à dix -huit, soit 14 % du nombre total des Membres de l'Organisation. Au cours de la seule année 1971, quatre Etats arabes ont été admis l'Oman, les Emirats arabes unis, Bahreîn et le Qatar. Les délégués comme Membres de plein droit de tous ces pays aimeraient pouvoir s'exprimer dans leur langue maternelle lors des Assemblées. En outre, les Etats arabes comptent 100 millions d'habitants, et l'utilisation de l'arabe comme langue officielle faciliterait la diffusion des connaissances médicales, non seulement parmi les travailleurs sanitaires, mais dans l'ensemble de la population de ces pays. L'arabe est déjà langue officielle à l'OIT, à la FAO et à l'UNESCO, et il est utilisé comme langue de travail par le Bureau régional de la Méditerranée orientale. L'adoption de l'arabe comme langue officielle entraînerait une dépense d'environ US $25 000 mais le Dr Khallaf estime que les avantages qui en résulteraient justifient amplement cette dépense. :
- 541 -
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il
Mme OTERO (Cuba) fait savoir que sa délégation est favorable à l'adoption de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la Santé, car l'arabe est parlé dans beaucoup de pays en voie de développement qui représentent ensemble une population très nombreuse. En conséquence, elle appuie le projet de résolution. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que sa délégation comprend très bien le souci qui anime les auteurs de la proposition dont la Commission est saisie et se rend parfaitement compte des difficultés qu'éprouvent les délégués de langue arabe dans les diverses réunions. Il tient toutefois à rappeler que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a déjà décidé de ne pas développer aussi rapidement qu'on l'avait prévu l'utilisation de l'espagnol et du russe. Il lui paraît donc singulier qu'on adopte une attitude différente à l'égard de l'arabe. Sir George aimerait avoir des éclaircissements sur un point. On a dit que l'utilisation de l'arabe à l'Assemblée de la Santé entraînerait pour l'Organisation un surcroît de dépenses d'environ US $25 000 par an. Peut -on considérer que l'on n'en viendra pas nécessairement à employer l'arabe au Conseil exécutif ? Sir George note que l'arabe est déjà utilisé dans la Région de la Méditerranée orientale et il voudrait savoir si l'adoption de la mesure proposée n'entraînera pas des dépenses supérieures à US $25 000.
M. FURTH, Sous -Directeur général, constatant que des délégués ont chiffré à US $25 000 la dépense qu'entraînerait l'application de la proposition dont la Commission est saisie, fait observer que cette dépense ne serait que de US $12 500 pour la durée d'une Assemblée, comme il est indiqué au paragraphe 4 du document A25/36. Il est seulement proposé de modifier l'article 84 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, en vue de faire de l'arabe une des langues officielles, ce qui, aux termes de l'article 86, implique uniquement l'interprétation en anglais, espagnol, français et russe des interventions prononcées dans cette langue. Il n'est pas proposé de modifier l'article 85 de manière à prévoir aussi l'interprétation en arabe des discours prononcés en anglais, en français, en espagnol et en russe.
M. TRESKOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) approuve la proposition tendant à faire de l'arabe une langue officielle de l'Assemblée et appuie le projet de résolution. M. VALERA (Espagne) déclare que sa délégation appuie la proposition tendant à modifier l'article 84 du Règlement intérieur de façon à faire de l'arabe une des langues officielles de l'Assemblée de la Santé. M. HRKOTAC (Tchécoslovaquie) appuie également la proposition tendant à ce que l'arabe devienne langue officielle de l'Assemblée. Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que, pour les raisons invoquées par les coauteurs du projet de résolution, sa délégation appuiera ce projet. Il est important pour les peuples de langue arabe que cette langue devienne langue officielle de l'Assemblée. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) annonce qu'après avoir entendu l'explication donnée par M. Furth, la délégation du Royaume -Uni votera pour le projet de résolution.
Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique), M. BORGES (Venezuela), le Professeur DE CARVALHO SAMPAIO (Portugal), le Dr SAENZ (Uruguay), M. ULUÇEVIK (Turquie), le Dr ADESUYI (Nigéria) et M. ARCHIBALD (Trinité -et- Tobago) déclarent que leurs délégations appuieront le projet de résolution.
Le DIRECTEUR GENERAL a remarqué qu'une grande majorité des délégués étaient favorables au projet de résolution. Il tient à faire observer que les crédits nécessaires pour donner effet à ce projet, s'il est approuvé, ne pourront être inscrits qu'au budget de 1974. En effet, il est impossible d'ouvrir ces crédits avant 1974 puisque l'Assemblée a déjà fixé le plafond du budget pour 1973 après avoir, il convient de le rappeler, supprimé les crédits prévus pour l'extension progressive de l'emploi des langues espagnole et russe. Le Dr MATUNDU -NZITA (Zaire) tient à formuler quelques réserves au sujet du projet de résolution, car il craint que ce projet n'ait certaines implications politiques. L'arabe est parlé non seulement dans les pays du Moyen- Orient, mais aussi dans certaines régions de l'Afrique. Les Membres de langue arabe devraient consulter leurs homologues de l'Organisation de l'Unité africaine, car une fois que l'arabe aura été accepté comme langue officielle à l'OMS, il finira par être utilisé dans les réunions de l'OUA. Le Dr Matundu -Nzita demande si un délégué de langue arabe pourrait lui donner des précisions au sujet de l'emploi de l'arabe à l'OUA.
Le Dr KHALLAF (Egypte) explique que l'arabe est langue de travail de l'OUA depuis que cette organisation existe.
COMMISSION B
DOUZIEME SEANCE
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Le Dr TARCICI (Yémen) fait remarquer que ce n'est pas la première fois que l'emploi de l'arabe est introduit dans une organisation internationale et que, dans le passé, il y a certainement eu des consultations entre organisations à ce sujet. Le projet de résolution est approuvé par 72 voix, sans opposition, avec Décision 7 abstentions.1 :
Le Dr AL -WAHBI (Irak) remercie tous les délégués qui ont voté pour le projet de résolution, dont l'adoption va faciliter la communication entre les participants à l'Assemblée.
Le Dr DE CONINCK (Belgique), expliquant son abstention, précise que la délégation de la Belgique n'a pas d'objection fondamentale à l'adoption de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée; elle a simplement tenu compte de la situation actuelle en ce qui concerne l'emploi de l'espagnol et du russe et aurait souhaité que le projet fût examiné à un moment plus favorable, afin de ne pas aggraver la situation financière de l'OMS. M. EYE (Etats -Unis d'Amérique) souscrit aux observations du délégué de la Belgique.
Le Dr TARCICI (Yémen) s'associe au délégué de l'Irak pour remercier tous les délégués qui ont voté en faveur du projet de résolution. Ses collègues et lui -même ont été très touchés par le fait que le projet de résolution n'a pas rencontré d'opposition. Au sujet des observations concernant les incidences financières de l'adoption du projet de résolution, le Dr Tarcici fait observer que, si l'application de la mesure prévue coûtera US $12 500, le lancement d'une bombe sur des populations civiles coûte bien davantage. 3.
BAREME DES CONTRIBUTIONS
Ordre du jour, 3.4
Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 (suite de la Ordre du jour, 3.4.1 quatrième séance, section 6 ) Le PRESIDENT rappelle que l'Assemblée de la Santé en a terminé avec l'examen du point 1.12 de son ordre du jour (Admission de nouveaux Membres et Membres associés), et que la Commission va donc pouvoir reprendre l'étude du point 3.4.1. Il appelle l'attention de la Commission sur les rapports du Directeur général concernant les contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 (documents A25/17 Add.2, Add.3 et Add.4). M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que, depuis que la Commission a examiné le point sont devenus Membres de l'OMS et que le Papua3.4.1, deux Etats - le Qatar et le Bangladesh Nouvelle- Guinée est devenu Membre associé. Le Qatar, qui était déjà Membre de l'Organisation des Nations Unies, a accédé à la qualité de Membre de l'OMS le 11 mai 1972. La contribution du Qatar au budget de l'ONU n'ayant pas encore été fixée, le Directeur général a recommandé que la contribution de ce pays soit provisoirement calculée au taux de 0,04 %, sous réserve d'ajustement au taux définitif qui sera fixé par la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Comme le Qatar était Membre associé avant le 11 mai 1972, l'Assemblée désirera certainement, conformément à l'usage établi, que sa contribution pour l'année au cours de laquelle il a acquis la qualité de Membre soit fixée à un tiers de 0,04 %, ce qui ramènera sa contribution de Membre associé à deux tiers de 0,02 %. Un projet de résolution à cet effet figure au paragraphe 4 du document A25/17 Add.2. Le Bangladesh est devenu Membre de l'OMS le 19 mai 1972. Aucun taux de contribution n'a été fixé pour lui à l'ONU étant donné qu'il n'est pas encore Membre de cette organisation. En conséquence, le Directeur général recommande que sa contribution soit provisoirement calculée au taux de 0,04 % pour 1972, sous réserve d'ajustement au taux définitif lorsque celui -ci aura été fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé. Conformément à la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, pratique sur laquelle l'OMS s'aligne depuis de nombreuses années, la contribution du Bangladesh pour 1972 devra être réduite à un tiers de 0,04 %. Un projet de résolution à cet effet figure au paragraphe 4 du document A25/17 Add.3. Le Papua- Nouvelle- Guinée a été admis en qualité de Membre associé de l'OMS le 19 mai 1972, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom du PapuaNouvelle- Guinée conformément aux articles 115 et 116 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. La Treizième Assemblée mondiale de la Santé, par la résolution WHA13.16, avait confirmé que le taux de contribution des Membres associés serait de 0,02 %. L'Assemblée souhaitera certainement réduire la contribution du Papua- Nouvelle -Guinée pour 1972 à un tiers de 0,02 %. Un projet de résolution à cet effet figure au paragraphe 4 du document A25/17 Add.4.
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.50.
1
544
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Le PRESIDENT aurait aimé souhaiter la bienvenue au délégué du Bangladesh, mais celui -ci n'est malheureusement pas présent. Il se félicite que le Bangladesh soit devenu Membre de l'Organisation la Région de l'Asie du Sud -Est. et soit rattaché à la Région à laquelle son propre pays appartient Après avoir souligné que l'aspect le plus important de l'appartenance à l'OMS est la coopération, il adresse tous ses voeux de succès à la délégation du Bangladesh et aux autorités sanitaires de ce :
pays
Il soumet alors à la Commission le projet de résolution concernant la contribution du Qatar pour 1972 et 1973, dont le texte est le suivant :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Qatar, Membre associé depuis le 5 mars 1964, est devenu Membre de l'Organisation en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le 11 mai 1972, un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS; Rappelant que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que le taux de la contribution du Qatar pour les années 1972 et 1973 sera fixé par 1) la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé; que la contribution du Qatar sera provisoirement calculée, pour ces deux années, au 2) taux de 0,04 %, sous réserve d'ajustement au taux définitif qui sera fixé par la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé; et que la contribution du Qatar, devenu Membre de l'Organisation mondiale de la Santé 3) le 11 mai 1972, sera fixée, pour la période du ler janvier au 10 mai 1972 durant laquelle ce pays était Membre associé, au taux de deux tiers de 0,02 % et, pour la période du 11 mai 1972 au 31 décembre 1972, au taux de un tiers de 0,04 %. :
Décision
:
Le projet de résolution est approuve.
1
Le PRESIDENT attire l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant, relatif à la contribution du Bangladesh :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Bangladesh a été admis en qualité de Membre de l'Organisation le 19 mai 1972;
Rappelant que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que le taux de la contribution du Bangladesh pour les années 1972 et suivantes sera 1) fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé lorsque la quote -part théorique probable aura été fixée par le Comité des Contributions des Nations Unies; que la contribution du Bangladesh sera provisoirement calculée, pour les années 1972 2) et suivantes, au taux de 0,04 % sous réserve d'ajustement au taux définitif lorsque celui ci aura été fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé; et en outre que la contribution pour 1972 sera réduite à un tiers de 0,04 %. 3) :
Décision
:
Le projet de résolution est approuvé.2
Le PRESIDENT soumet à la Commission le projet de résolution suivant, contenant la contribution du Papua- Nouvelle- Guinée :
La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Papua- Nouvelle- Guinée a été admis en qualité de Membre associé de l'Organisation le 19 mai 1972, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom du Papua- Nouvelle- Guinée conformément aux articles 115 et 116 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé; Rappelant que la Treizième Assemblée mondiale de la Santé a confirmé dans la résolution WHA13.16 que la contribution des Membres associés est fixée à 0,02 %; et 1
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.51. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.52. 2
COMMISSION B
:
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Rappelant en outre que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que la contribution du Papua- Nouvelle- Guinée pour 1972 sera réduite à un tiers de 0,02 %. Décision 4. :
Le projet de résolution est approuvé.
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AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN- ORIENT (suite de la dixième séance, section 5)
Ordre du jour, 3.9
Le PRESIDENT invite la Commission à reprendre l'examen du point 3.9 et donne la parole au délégué du Liban pour qu'il présente le projet de résolution soumis conjointement par les délégations de l'Inde, du Koweît, du Liban, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, qui est ainsi conçu :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; Considérant que tout être humain a un droit fondamental à la santé physique et mentale, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale; Ayant examiné le rapport du Directeur général et le rapport annuel du Directeur du Service de Santé de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA); Troublée par le fait qu'Israël continue non seulement à refuser de laisser les réfugiés et les personnes déplacées retourner dans leurs foyers mais aussi à déplacer des milliers de personnes de leurs logements et de leurs abris par la force; Notant que ces actes ont compris la démolition d'un grand nombre d'abris de l'UNRWA, causant de nouvelles souffrances aux réfugiés et aggravant la crise financière de l'UNRWA; Gravement préoccupée par les conséquences de ces actes sur la santé physique et mentale des réfugiés, personnes déplacées et habitants des territoires occupés; Rappelant les résolutions WHA21.38, WHA22.43, WHA23.52, WHA24.32 et WHA24.33, 1. REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exige que ceux -ci soient rétablis immédiatement dans leur droit à retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies; 2. DEPLORE les actes répétés, commis par Israhl, d'expulsions d'êtres humains et de destructions de leurs logements et abris, qui affectent directement leur santé physique et mentale et constituent de graves violations de la Quatrième Convention de Genève du 12 août 1949; 3. APPELLE UNE FOIS DE PLUS l'attention sur le fait que les violations par Israël des droits fondamentaux des réfugiés, personnes déplacées et habitants des territoires occupés constituent un sérieux obstacle à la santé de la population des territoires occupés, situation dont la prolongation exigerait que l'Organisation envisage d'appliquer l'article 7 de sa Constitution; 4. DECIDE qu'une aide d'urgence de la plus grande ampleur possible sera donnée, en attendant, aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient; 5. PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé a) d'intensifier et de développer dans la plus large mesure possible le programme d'assistance sanitaire dé l'Organisation aux réfugiés et personnes déplacées dans le :
Moyen- Orient;
de préparer un rapport d'ensemble sur l'état de santé physique et mentale de la population des territoires occupés et de le soumettre à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; c) de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour sauvegarder les conditions sanitaires des populations des territoires occupés et de faire rapport à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les mesures prises à cet égard; d) de porter la présente résolution à l'attention de toutes les organisations gouvernementales et non gouvernementales intéressées, y compris les organisations médicales internationales, b)
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.53.
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EXPRIME sa gratitude au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, au 6. Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, aux institutions spécialisées et aux autres organisations qui viennent en aide aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants des territoires occupés dans le Moyen- Orient. Le Dr ANOUTI (Liban), présentant le projet de résolution, souligne le caractère tragique du sort des personnes déplacées; le problème, qui a pris ces dernières années une extrême acuité, n'est pas dû aux déplacements de personnes cherchant un gagne -pain dans d'autres régions, mais à l'agression continue perpétrée contre les villages libanais à la frontière sud du pays. Au moment où le Liban s'efforce d'améliorer les conditions d'environnement, on assiste à une dégradation progressive de ces conditions, car des milliers de Libanais quittant le sud du pays s'installent dans des taudis souvent sans aucune hygiène comme ceux de la banlieue de Beyrouth, qui est devenue l'une des régions les moins salubres du Liban. Des maladies transmissibles comme les fièvres typholde et paratypho1des et les maladies diarrhéiques, surtout infantiles, ont pris de graves proportions dans les zones de taudis et constituent une sérieuse menace pour la santé de la population de Beyrouth et de l'ensemble du pays. Ces maladies causent un grand préjudice au tourisme qui, pour un pays de culture comme le Liban, présente beaucoup d'importance. L'agression dans le sud du pays a laissé la population de nombreux villages dépourvue de toutes les ressources indispensables à une existence normale. Depuis 1948, le Liban donne asile à des Palestiniens qui vivent dans des camps près de la frontière libanaise. Il n'est pas nécessaire de décrire l'état sanitaire de ces réfugiés car le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA l'a déjà fait dans son rapport (document A25/25, annexe B). Les conditions déplorables dans lesquelles vivent les personnes déplacées au Liban et dans d'autres pays de la région ne sont rien à côté de celles qui règnent dans les territoires occupés. Les habitants de ces territoires sont privés de tous les droits de l'homme, comme du droit à la santé, reconnus par la Charte des Nations Unies et la Constitution de l'OMS. Le Dr Anouti souligne pour terminer qu'il ne fait pas appel à la compassion mais bien à la raison et à la compréhension. Le Dr PRIDAN ( Israel) fait observer que la Commission vient d'aborder l'examen d'un problème qui persiste depuis de nombreuses années et auquel on n'a pas encore trouvé de solution satisfaisante, principalement parce que les Etats arabes y ont mêlé des questions politiques. Il espère que l'Assemblée aura le courage et la franchise de s'occuper du problème lui -même, sans l'utiliser à des fins politiques qui n'ont pas leur place à l'OMS. La délégation d'Israel est prête à entamer des consultations avec toute personne ou organisation qui pourrait contribuer à renforcer la coopération afin de fournir une aide sanitaire à tous les réfugiés ou personnes déplacées vivant dans les territoires administrés par Israel. La délégation d'Israel note avec satisfaction qu'au paragraphe 4.2 de son rapport (document A25/25), le Directeur général indique que la situation sanitaire des populations intéressées s'est, dans l'ensemble, maintenue sans aggravation. Elle ne peut que l'approuver lorsqu'il dit que cette situation favorable ne peut cependant se poursuivre qu'au prix d'une vigilance constante. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour améliorer encore les services et installations de protection de la santé. La délégation d'Israel remercie le Directeur général de l'OMS et le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA du travail qu'ils ont accompli et des rapports qu'ils ont présentés. Evoquant certains des aspects principaux des activités de l'administration israélienne, qui, en coopération avec les autorités sanitaires de l'UNRWA, a obtenu des succès remarquables dans les zones administrées par Israel, le Dr Pridan déclare que l'administration israélienne ne fait pas de distinction entre réfugiés et résidents quand il s'agit de prestations médico- sanitaires. C'est là un fait particulièrement important puisque, selon le rapport que le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA a adressé au Directeur général de l'OMS en avril 1972, moins de 40 % des personnes déplacées et réfugiés vivent dans des camps et plus de 60 % dans des villes et villages où ils sont mêlés aux autres résidents. Les dépenses publiques pour les services de santé dans les territoires' administrés se sont élevées en 1971 à US $3 500 000 versés par l'UNRWA et à plus de 20 000 000 de livres israéliennes provenant de l'Etat d'Israel. Ainsi, la dépense annuelle moyenne pour la santé, y compris la contribution de l'UNRWA, se chiffre à près de US $11 par personne, ce qui dépasse largement la dépense moyenne effectuée dans la plupart des pays voisins et sensiblement ce qui était dépensé en 1967 dans les zones maintenant administrées par Israel. Cet accroissement du budget a permis d'améliorer les services médicaux, mais ce n'est pas le seul facteur qui y a contribué. La normalisation des conditions de vie dans la région, la hausse considérable des revenus des travailleurs, l'augmentation de plus de 50 % du produit national brut, la situation de suremploi qui s'est créée, la liberté de mouvement quasi complète dont bénéficie la population, tant sur le territoire israélien que vis -à -vis du reste du monde, y compris entre Israel et les Etats arabes, voilà autant de facteurs qui contribuent au bien -être général et à l'élévation du niveau de vie de la population. Pour la première fois depuis vingt -cinq ans, l'immigration dans la région est supérieure à l'émigration, ce qui se traduit, notamment, par le retour de médecins et d'autres personnels de santé. Ainsi, les services de santé gouvernementaux de la rive occidentale du Jourdain comptaient
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65 médecins en mai 1967, avant la Guerre des Six Jours, et 76 en décembre 1971; de même, il y avait 302 infirmières en mai 1967 contre 392 en décembre 1971. Immédiatement après la guerre, il ne restait que 31 médecins à Gaza; leur nombre s'est élevé à 49 en 1971; pendant la même période, le nombre des infirmières est passé de 212 à 259. En outre, un grand service moderne de consultations externes employant du personnel israélien, y compris des spécialistes, a été ouvert à Gaza en 1970. En Israël, les hôpitaux et centres médicaux sont ouverts à tous - réfugiés comme résidents - sans aucune distinction. Au cours de la période 1967 -1971, plus de 9000 malades ont été hospitalisés dans les hôpitaux israéliens et y ont reçu les soins que leur état nécessitait, y compris des soins de réadaptation. Il est à noter qu'en Israêl tous les services médico- sanitaires, y compris l'hospitalisation, sont pratiquement gratuits, aussi bien pour les réfugiés que pour les résidents. Des progrès notables ont été accomplis en ce qui concerne la santé publique. Sur la rive occidentale du Jourdain, le paludisme a disparu, ce que l'OMS a reconnu en 1970 en déclarant la région indemne de la maladie. Beaucoup plus que 90 % des enfants sont maintenant couverts par la vaccination antivariolique. La vaccination antirougeoleuse, instituée conjointement par l'UNRWA et les autorités sanitaires israéliennes en février 1970, est maintenant régulièrement assurée; au cours de la période qui a suivi, l'incidence de la rougeole, et la mortalité due à cette maladie, ont fortement baissé. La poliomyélite a presque totalement disparu grâce à l'extension considérable des mesures de vaccination, et le trachome est nettement en recul. La baisse régulière du taux de mortalité infantile est extrêmement encourageante. Des maternités dotées de couveuses artificielles pour prématurés ont été ouvertes et les services de protection maternelle et infantile et de santé scolaire se sont développés. On compte maintenant plus de 450 000 enfants dont la santé est surveillée par les autorités sanitaires. En 1971, tant la situation socio- économique que la protection médicale des résidents et réfugiés des régions administrées par Israël se sont indiscutablement améliorées, ce qui se reflète très certainement dans l'état de santé de ce groupe de population. La délégation d'Israël souscrit sans réserve à l'appel que le Directeur général a lancé.à tous les Membres et Membres associés (paragraphe 5.3 du document A25/25) pour qu'ils versent des contributions permettant de renforcer la coopération et d'apporter l'assistance sanitaire voulue à tous les réfugiés et personnes déplacées. Elle tient à donner au Directeur général l'assurance que l'OMS et l'UNRWA peuvent pleinement compter sur le soutien et la coopération du Gouvernement d'Israël. Le Dr Pridan s'est borné à exposer la situation telle qu'elle se présente réellement dans les territoires, et le rapport du Directeur général confirme tout ce qu'il vient de dire. Il ne répondra pas, pour le moment, aux accusations proférées par différents Etats arabes dans leurs communications écrites. Il les rejette d'emblée et renvoie les délégués, une fois de plus, aux rapports du Directeur général de l'OMS et du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA. La délégation d'Israël se réserve toutefois le droit d'intervenir à nouveau pour répondre à ces accusations avant que la Commission n'en ait terminé avec l'examen du projet de résolution. La Commission étant appelée à s'occuper de questions de santé, et non de questions politiques, le Dr Pridan demande instamment aux délégations de manifester leur désapprobation devant les manoeuvres qui, en introduisant des questions politiques dans un débat où elles n'ont rien à faire, empêchent l'Assemblée de se consacrer à sa tâche. Il exprime l'espoir que la Commission n'approuvera pas de résolution ayant des objectifs politiques. M. EL REEDY (Egypte) déclare que, comme tous les autres délégués arabes, il souhaite vivement que la question dont la Commission est actuellement saisie disparaisse une fois pour toutes de l'ordre du jour de l'Assemblée. Toutefois, cela ne sera possible que lorsque les réfugiés et personnes déplacées auront été enfin autorisés à rentrer chez eux. La déclaration que vient de faire le délégué d'Israël rappelle celles dont étaient coutumiers elle est bourrée de statistiques qui ne résistent pas au moindre les régimes coloniaux et racistes examen et visent uniquement à faire croire que la situation dans les territoires occupés est bien meilleure que dans les'pays voisins. Le délégué d'Israël a prétendu que le courant d'émigration à partir des territoires occupés avait été remplacé par un courant d'immigration, et il a fait l'état des services sanitaires qui seraient assurés dans ces territoires. La réalité est que les habitants de ces territoires sont chassés et leurs habitations données à des immigrants israéliens, à l'intention desquels, il y a tout lieu de le croire, sont assurés les services sanitaires mentionnés. Ce qui est singulier, c'est que les rapports du Directeur général de l'OMS, du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA et du Commissaire général de cet organisme indiquent qu'Israël continue d'empêcher le million et demi de réfugiés de rentrer chez eux. Au lieu de leur permettre de le faire, Israël, au cours de ces derniers mois, a détruit les habitations de nombreux milliers d'entre eux, qu'il a chassés vers d'autres régions. Dans le même temps, Israël a déporté de nombreux autres milliers d'habitants des territoires occupés, après avoir détruit leurs habitations, faisant ainsi de nouveaux réfugiés. Le plus grave, dans la situation actuelle, c'est l'aliénation dont sont victimes les réfugiés. La Vingt -Troisième et la Vingt -Quatrième Assemblées mondiales de la Santé ont l'une et l'autre adopté des résolutions dans lesquelles elles ont réaffirmé que la protection de la vie et de la :
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VINGT- CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il
santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exigent que ceux -ci soient immédiatement autorisés à rentrer dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies. Que s'est -il passé depuis lors ? Le rapport du Commissaire général de l'UNRWA, qui a été présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies par le Secrétaire général et qui est mentionné dans les rapports du Directeur général de l'OMS et du Directeur du Service de Santé de 1'UNRWA, montre qu'Israel a non seulement empêché les réfugiés de rentrer chez eux, mais encore en a, par la force, expulsé 15 000 des abris où ils étaient logés. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a indiqué que le Commissaire général de 1'UNRWA avait protesté auprès du Gouvernement israélien au sujet de la destruction des abris de 1'UNRWA, et avait souligné que ces agissements étaient contraires à la Convention de Genève et aux droits fondamentaux de l'homme. Dans son rapport, le Commissaire général décrit (paragraphe 12 du document A/8383 de l'ONU) les opérations par lesquelles les autorités israéliennes ont détruit le camp de réfugiés. Il indique d'autre part que ces destructions massives ont causé à l'UNRWA une perte de plus de US $436 000, chiffre qui ne comprend pas la perte de 2000 à 3000 abris privés construits par les réfugiés eux mêmes. En conclusion, le Commissaire général déclare qu'il est évident que, pour de nombreux réfugiés, les conditions de vie, en particulier les conditions de santé, ont forcément empiré. Une grande partie des réfugiés expulsés de la bande de Gaza ont dû parcourir des centaines de kilomètres pour recevoir leurs rations. En janvier et février 1972, les autorités israéliennes ont mené des opérations analogues dans le Sinat, d'où 11 000 citoyens égyptiens ont été expulsés; d'autres opérations du même genre ont encore eu lieu récemment. Etant composée essentiellement de médecins conscients de leurs devoirs humanitaires, l'Assemblée de la Santé se doit d'insister pour que cessent de tels actes de destruction et pour que les réfugiés soient autorisés à rentrer dans leurs foyers. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a récemment sollicité pour l'UNRWA (document A/8672 de l'ONU) des contributions volontaires d'un montant de US $4 500 000; sur cette somme, un demi -million sera nécessaire pour pallier la destruction du camp de l'UNRWA par Israel. Le Dr NABULSI (Jordanie) félicite le Directeur général du rapport qu'il a présenté à la Commission et le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA pour l'oeuvre qu'il a accomplie et l'étroite collaboration qu'il a toujours maintenue avec le Ministère de la Santé de Jordanie. On peut lire dans l'annexe A du rapport du Directeur général (document A25/25) que le nombre des réfugiés et personnes déplacées en Jordanie dépasse 750 000, sans compter ceux qui ne sont pas enregistrés auprès de l'UNRWA. En dépit des efforts déployés par l'OMS et d'autres organisations, il ne fait aucun doute que ces réfugiés mènent une existence misérable. Le Gouvernement de la Jordanie et l'UNRWA ont signé un accord relatif au traitement des réfugiés dans les hôpitaux relevant du Ministère de la Santé. Aux termes de cet accord, l'UNRWA doit payer chaque année une somme de 106 000 dinars jordaniens pour l'occupation de 195 lits. Depuis avril 1970, l'UNRWA se trouve dans une situation financière difficile, et si cet organisme demeure dans l'impossibilité de s'acquitter de ses obligations, il en résultera de graves conséquences sur le plan de la santé, car le Gouvernement jordanien connaît lui aussi des difficultés financières. Le Dr Nabulsi exhorte donc toutes les délégations et toutes les autorités compétentes à soutenir l'oeuvre humanitaire de l'UNRWA et à trouver le moyen d'aider cet organisme à continuer de remplir ses obligations. Le Dr Nabulsi appuie le projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr AL -WAHBI (Irak) rappelle qu'il y a presque un quart de siècle que l'OMS et d'autres organisations internationales sont aux prises avec le problème dont s'occupe la Commission. On aurait pu espérer que la condition de tous ces malheureux qui sont persécutés et chassés de leurs foyers (et dont la seule faute est d'occuper des terres dont d'autres veulent s'emparer) s'améliorerait avec le temps; or, elle n'a fait que s'aggraver. Le délégué d'Israel a prétendu que la situation sanitaire s'était améliorée. Le Dr Al -Wahbi tient, lui, à citer le passage suivant de l'introduction au rapport annuel du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA pour 1971 :
Le fonctionnement des services de santé a été interrompu à plusieurs reprises par des opérations de sécurité. Dans la bande de Gaza, en dehors des couvre -feux imposés dans la ville de Gaza et dans les camps de réfugiés, l'activité de ces services a été entravée par le fait que l'armée israélienne a procédé, presque sans préavis, à la démolition de quelque 3428 abris construits par l'UNRWA et de 3000 abris privés ... afin de faciliter les opérations de sécurité en élargissant les routes et en aménageant des espaces découverts. Plus de 2400 familles, soit environ 14 700 réfugiés, ont été chassées de leurs foyers et dispersées en des lieux divers.' Aux termes de sa Constitution, l'OMS doit s'occuper du bien -être physique, mental et social des hommes. Comment les deux millions de réfugiés pourraient -ils jouir de la tranquillité d'esprit, de
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Traduction de l'OMS.
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la stabilité sociale et de la santé physique qui figurent au nombre des droits fondamentaux de tout être humain ? Le délégué d'Israël a prétendu que son gouvernement était prêt à collaborer avec les organisations internationales et d'autres organismes. Est -ce qu'il l'a fait jusqu'à présent ? Il y a deux ans, le Dr Al -Wahbi a lui -même donné lecture aux délégués à l'Assemblée de divers passages du rapport du comité spécial constitué par l'Organisation des Nations Unies. Ce comité n'avait pas été autorisé à procéder aux investigations dont il était chargé. Les autorités israéliennes agissent au mépris total des droits de l'homme. A sa vingt -huitième session, en mars 1972, la Commission des Droits de l'Homme a adopté une résolution dans laquelle, notamment, elle exprime l'opinion que les graves violations de la Quatrième Convention de Genève dont Israël s'est rendu coupable dans les territoires arabes occupés constituent des crimes de guerre et une honte pour l'humanité. Le Dr AL- ADWANI (Kowelt) mettra l'accent sur un seul aspect de la situation sanitaire dans les territoires occupés. Les délégués ont entendu comment des hommes avaient été chassés de leurs foyers, et comment ces foyers avaient été détruits, ce qui n'est sûrement pas de nature à créer un milieu favorable à la croissance et au développement des enfants. Les traumatismes psychiques infligés à ces enfants compromettront irrémédiablement leur équilibre mental. Ceux qui sont toujours prêts à accuser les autres d'avoir un comportement névrotique agissent en fait comme les sociétés du Moyen -âge qui condamnaient et suppliciaient les épileptiques, les assimilant aux sorcières. Ce n'est pas une question de politique, mais de santé mentale. Pour améliorer la santé mentale, il est nécessaire de voir quelles sont les causes des troubles mentaux.
Pour M. ROSENNE (Israël), il ressort clairement du rapport du Directeur général dont la Commission est saisie qu'il n'y a pas lieu de s'alarmer de la situation sanitaire des réfugiés et personnes déplacées; ce rapport réfute totalement les allégations extravagantes que viennent de faire les porte -parole des pays arabes. Il est dit textuellement dans ce rapport que la situation sanitaire des populations intéressées s'est dans l'ensemble maintenue sans aggravation et le Directeur général, ainsi que l'UNRWA, comptent que les choses iront en s'améliorant, tout en insistant sur la nécessité d'une vigilance constante pour assurer le maintien de cette "situation favorable ". On aurait pu penser que cette idée - qui doit sûrement tenir à coeur à tous les Membres de l'Organisation - serait énoncée dans tout projet de résolution soumis à la Commission. Or, le projet de résolution, après les trois premiers alinéas du préambule auxquels il n'y a rien à redire, n'est plus qu'une accumulation de verbiage qui n'a aucun rapport avec les principes ou avec les activités de l'OMS, mais s'inscrit parfaitement dans le cadre de la campagne politique effrénée que les différents gouvernements arabes et leurs alliés mènent à toutes les réunions possibles de tous les organes et organisations possibles, sans se soucier si les questions politiques qu'ils agitent sont ou non en rapport avec l'objet de la réunion ou avec la compétence particulière de l'organe et des personnes qui y siègent. Ce n'est pas l'OMS qui est responsable de 1'UNRWA et de ses activités, c'est l'Assemblée générale des Nations Unies. Encore moins l'OMS est -elle responsable des finances de l'UNRWA. Il n'appartient pas à l'Assemblée de la Santé de dire qui est coupable ou responsable des difficultés financières de l'UNRWA. La solution du problème des réfugiés, dont il est question au quatrième alinéa du préambule, n'est certainement pas de la compétence de l'Assemblée de la Santé; il s'agit d'une question politique, sur laquelle seuls des organes politiques dûment qualifiés peuvent prendre des décisions définitives. Le septième alinéa du préambule - apparemment anodin - contient une référence à la résolution WHA24.33, dont on ne peut pas dire qu'elle brille par la bonne foi. On y trouve en effet des paragraphes alléguant qu'Israël met des obstacles aux activités du Comité international de la Croix -Rouge, ce qui a amené ce comité à prendre une mesure sans précédent dans une lettre du 2 juin 1971, il a dénoncé les contre -vérités qu'une minorité d'Etats Membres de l'OMS avait sciemment introduites dans la résolution, laquelle a été adoptée par 41 voix seulement, 53 délégations s'étant abstenues. Le Directeur général, sous couvert de la circulaire N° C.L. 20.1971, a transmis à tous les Membres et Membres associés le texte de cette lettre. Les paragraphes du dispositif du projet de résolution, eux aussi, débordent largement la question inscrite à l'ordre du jour. En ce qui concerne le paragraphe 1, il est à noter qu'il n'existe aucune résolution d'un organe compétent de l'Organisation des Nations Unies qui exige purement et simplement le retour immédiat des réfugiés arabes dans leurs foyers. Toutes les résolutions traitent de questions spécifiques sur lesquelles les organes compétents se penchent régulièrement. La condition essentielle, à savoir que les réfugiés soient prêts à coexister pacifiquement avec leurs voisins, est invariablement réaffirmée. Or, rien ne montre, pour le moment, que les réfugiés soient prêts à remplir cette condition, ni que les gouvernements arabes les incitent à le faire. La présente assemblée ne doit donc pas se laisser leurrer par les subtils artifices de langage qui visent à lui faire faire quelque chose qui n'est pas de sa compétence, en croyant simplement répéter ce que d'autres organes, plus compétents qu'elle, ont déjà décidé. :
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A nouveau, le paragraphe 2 du dispositif outrepasse largement la compétence de l'Assemblée de la Santé. En quoi celle -ci est -elle qualifiée pour accuser un Etat de s'être rendu coupable de graves violations de la Convention de Genève ou, d'ailleurs, de toute autre convention internationale de caractère général ? Où, dans le rapport du Directeur général, peut -on trouver le moindre élément qui justifie une aussi grave accusation ? En fait, la condamnation d'Israël que l'on cherche à obtenir par ce paragraphe va beaucoup plus loin que n'est jamais allé le Comité international de la Croix -Rouge. Qu'est -ce qui autorise l'Assemblée de la Santé à s'arroger le droit de faire ce que n'a pas fait le CICR ? Qu'est -ce qui autorise les auteurs du projet de résolution, qui ne possèdent pas de représentation diplomatique en Israël et n'ont aucun moyen d'observer directement ce qui se passe, et dont certains se proclament ouvertement en état de guerre avec Israël, à se poser à la fois en accusateurs et en juges ? M. Rosenne cite des passages de rapports du Comité international de la Croix -Rouge concernant Gaza et le Sinai qui datent du mois d'août 1971 et d'où il ressort 1) que les dispositions des articles 55 et 56 de la Quatrième Convention de Genève sont respectées, mais que le Gouvernement israélien, qui doit réorganiser les hôpitaux, se heurte à des problèmes dont la solution exigera des investissements considérables; et 2) que les dispositions des articles 55 et 56 de la Quatrième Convention de Genève sont respectées dans la zone occupée du Sinai. En vérité, la désinvolture qui a présidé à la rédaction du paragraphe 2 du dispositif est la preuve que les auteurs du projet ne se préoccupent nullement du bien -être et de la santé mentale et physique des réfugiés, personnes déplacées et autres populations intéressées, mais visent uniquement à obtenir un avantage sur le plan de la politique et de la propagande. M. Rosenne espère que la Commission ne se laissera pas ainsi impliquer dans une manoeuvre politique et qu'elle rejettera des accusations étayées par des pièces à conviction qui sont manifestement forgées de toutes pièces. En ce qui concerne le paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution, on ne trouve absolument rien dans le rapport du Directeur général qui justifie l'assertion selon laquelle les mesures prises par Israbl "constituent un sérieux obstacle à la santé de la population des territoires occupés ". En fait, le rapport dit exactement le contraire, faisant état "d'une situation favorable ", des importantes améliorations réalisées grâce à la construction de routes, de chemins, de rigoles et de conduites, du fonctionnement normal des services de santé de l'UNRWA, d'une notable amélioration de la situation dans la vallée de la Jordanie orientale, d'améliorations apportées aux programmes sanitaires et aux installations (le nombre des premières visites et des visites ultérieures a augmenté respectivement de 16 et 9 % par rapport à l'année précédente dans différents centres sanitaires), de la création de nouveaux dispensaires antidiabétiques et antirhumatismaux spécialisés et de l'amélioration de la situation dans laquelle se trouvent les infirmières diplômées à Gaza. Israel a lui -même soumis un rapport complet sur la situation sanitaire dans les territoires qu'il administre, ainsi que d'autres rapports, qui sont très bien résumés dans la section 2 de l'annexe C au rapport du Directeur général (document A25/25). Ces rapports seront distribués en temps voulu. Il est donc bien clair que les allégations figurant au paragraphe 3 du dispositif sont dénuées de tout fondement. Tant le rapport du Directeur général de l'OMS que ses déclarations et celles du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA montrent clairement que l'UNRWA traverse une crise financière, et que le principal obstacle est d'ordre financier. La délégation d'Israël appuierait volontiers un projet de résolution qui féliciterait le Directeur général de l'OMS et le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA de la compétence avec laquelle ils ont réussi à maintenir et améliorer l'état sanitaire de la population et la qualité des services de santé, et s'efforcent de pallier les sérieux problèmes financiers qui se posent. Mais le projet de résolution dont la Commission est saisie ne fait rien de semblable; par les remarques et dispositions gratuites et sans fondement qu'il renferme et qui sont injurieuses à l'égard d'Israël, il risque en fait de compromettre la réalisation des objectifs que la majorité des Membres souhaiterait voir atteindre. Aussi la délégation d'Israël votera -t -elle contre ce projet, en souhaitant que la majorité des Membres fassent de même, et elle ne tolérera pas qu'il soit adopté à la faveur d'abstentions, comme cela a été trop souvent le cas dans le passé. Au sujet des observations formulées par le délégué de l'Egypte, M. Rosenne redira simplement que le tableau général des conditions sanitaires présenté par le délégué d'Israël qui a parlé précédemment est intégralement confirmé par les rapports objectifs dont la Commission est saisie. Lorsque le Dr Pridan a mentionné l'accroissement de l'immigration sur la rive occidentale, il parlait bien entendu de l'immigration arabe en 1971 seulement, plus de 8500 Arabes sont volontairement venus s'installer dans les territoires occupés. Dans les documents A25/56 et A25/57, comme dans les interventions qu'elles ont faites au cours du débat, les délégations arabes ont abreuvé la Commission de détails horribles sur les prétendues déportations d'habitants du Sinai et de Gaza, ainsi que sur les démolitions d'habitations. Au paragraphe 1 de la communication de la délégation de l'Egypte (document A25/56) il est question du déplacement de la population de la zone de Rafah, déplacement que d'impérieuses raisons de sécurité :
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ont rendu nécessaire. Des efforts intensifs ont été entrepris afin d'assurer rapidement la réinstallation et le relogement des intéressés, qui ont en outre été largement indemnisés. Une commission gouvernementale spéciale a été chargée de superviser toutes ces opérations. Les tribus dont il est question au paragraphe 2 ont été temporairement éloignées de la région pendant que des manoeuvres militaires s'y déroulaient, mais elles ont toutes depuis lors regagné leur lieu de résidence habituel. L'évacuation et les déplacements forcés de populations civiles, et notamment d'individus dont s'occupe l'UNRWA, de même que la destruction d'habitations, doivent être envisagés dans un contexte plus large. L'Egypte et d'autres Etats arabes ont fomenté et soutenu (et continuent de fomenter et de soutenir) des campagnes de terrorisme aveugle, en particulier dans la zone de Gaza, dont Rafah fait partie. Ces campagnes visent à créer un climat de violence et d'insécurité parmi la population arabe locale afin d'empêcher toute amélioration de sa situation et de la maintenir dans l'état de misère et de surpeuplement où elle a été plongée au moment où la région était occupée par l'Egypte. Entre juin 1967 et août 1971, les terroristes arabes ont tué 219 Arabes résidant dans la zone de Gaza, dont 51 femmes et 29 enfants, et blessé 1314 personnes, y compris des femmes et des enfants. Rappelant les observations faites par le délégué du KoweYt, M. Rosenne voudrait demander aux médecins présents s'ils considèrent que ces actes de terrorisme sont favorables à la santé de la population de la zone. Le chiffre des victimes est révoltant et, bien entendu, en dehors des meurtres et agressions de caractère politique, il s'est agi dans plusieurs cas de règlements de comptes personnels. Du ler octobre 1970 au 31 juillet 1971, les terroristes n'ont pas provoqué moins de 285 incidents au cours desquels 123 Arabes ont été tués et 420 blessés, soit une moyenne mensuelle de plus de 12 tués et 42 blessés. A la suite de l'intensification des mesures de sécurité prises par les autorités israéliennes, et notamment de l'aménagement de meilleures voies d'accès, au cours de la période comprise entre le ler août 1971 et le ler mai 1972, les terroristes ont provoqué 54 incidents qui ont fait 29 tués et 66 blessés, soit une moyenne mensuelle de moins de 3 tués et 6 blessés. De mars à mai 1971, 35 personnes avaient été tuées et 74 blessées. Au cours de la période correspondante de 1972, 7 incidents provoqués par les terroristes ont fait 1 blessé, mais aucun mort. La Commission pourra tirer de ces chiffres ses propres conclusions. Ce n'est certainement pas sur ces faits qu'on peut s'appuyer pour blâmer Israël de faire ce qu'exige de lui le Conseil de Sécurité qui, dès 1967, lui avait demandé d'assurer la sécurité et le bien -être de tous les habitants du territoire qu'il administre (résolution 237 (1967) du Conseil de Sécurité, en date du 14 juin 1967). En ce qui concerne les évacuations, toutes les précautions possibles ont été prises pour épargner aux gens des épreuves inutiles. Aucune maison n'a été démolie avant que ses occupants n'aient été relogés dans des locaux au moins équivalents. Dans la plupart des cas, on peut même dire que les intéressés ont gagné au change. S'ils préféraient une nouvelle habitation de leur choix à celle que leur offraient les autorités, ils étaient parfaitement libres de se loger comme ils l'entendaient. Ils ont en outre été indemnisés de toutes les dépenses qu'ils avaient pu faire pour aménager les habitations évacuées et ont reçu une prime de déménagement et de réinstallation. Des mesures ont été prises afin de permettre aux évacués de conserver leur emploi, et de nouveaux emplois leur ont été offerts chaque fois que c'était nécessaire. Les gouvernements arabes ne cessent d'inciter la population de la bande de Gaza et d'autres territoires occupés à se livrer à des actes de violence et d'insubordination, ainsi qu'à défier les autorités en place. Ils sont donc assez mal venus de se plaindre - en particulier dans une organisation de caractère non politique comme l'OMS - lorsque les autorités israéliennes prennent des mesures raisonnables pour rétablir la sécurité et prévenir les excès qu'eux -mêmes font tout pour provoquer. M. Rosenne exprime l'espoir que la Commission traitera ces plaintes comme elles le méritent. Si l'on se soucie réellement de la santé physique et mentale des réfugiés et des personnes déplacées, comme d'ailleurs de tous les habitants des territoires considérés, on peut le montrer en encourageant le Directeur général de l'OMS et le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA à conti nuer de s'occuper, dans le domaine qui relève de leur compétence, des multiples problèmes de santé publique qu'ils ont à résoudre, sans jeter la confusion en introduisant dans le débat, pour des motifs d'ordre politique, des considérations qui n'y sont pas à leur place et n'ont qu'un lointain rapport avec la réalité.
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Directeur général du rapport lucide et objectif qu'il a présenté sur l'état de santé physique et mentale de la population des territoires occupés, rapport dans lequel sont énumérées des mesures qui permettraient à l'OMS d'intensifier ses activités d'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées. La déclaration faite par le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA corrobore les informations données par le Directeur général. On ne peut naturellement que compatir aux souffrances des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient. Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique est l'un de ceux qui a le plus contribué à soutenir les efforts que déploie l'UNRWA pour améliorer leur sort, et la délégation des Etats -Unis considère que l'OMS devrait continuer d'appuyer ces efforts dans les limites des ressources dont elle dispose. Les Etats -Unis font tout ce qui est en leur pouvoir pour que s'instaure une paix juste
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et durable dans le Moyen- Orient et le Dr Steinfeld compte que l'Assemblée de la Santé ne prendra pas de mesures unilatérales qui risqueraient de compromettre l'action menée à cette fin. L'Assemblée doit s'efforcer de trouver les moyens d'apporter une aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées, et non viser de mesquins objectifs politiques. Or, le projet de résolution dont la Commission est saisie ne parait pas correspondre aux faits rapportés par le Directeur général de l'OMS et par le Directeur du Service de Santé de l'UNRWA. Certes, ce projet contient plusieurs dispositions de caractère humanitaire, que la délégation des Etats -Unis appuie sans réserves, mais il formule aussi un certain nombre de jugements que l'Assemblée de la Santé n'a pas compétence pour porter, et préconise des mesures que la délégation des Etats -Unis ne saurait approuver. En mêlant des considérations bassement politiques aux objectifs sanitaires et humanitaires qui sont du domaine de l'OMS, ce projet risque d'être interprété comme un réquisitoire, ce que la délégation des Etats -Unis lui reproche vivement. Les trois premiers alinéas du préambule sont acceptables, puisqu'ils évoquent les aspects humanitaires du problème. Les trois alinéas suivants sont rédigés de telle façon qu'ils ne sont pas directement centrés sur les questions de santé pour lesquelles l'Organisation a compétence, mais soulèvent en même temps des questions d'ordre politique. Le septième alinéa du préambule rappelle des résolutions contre lesquelles la délégation des Etats -Unis a voté. Le paragraphe 1 du dispositif est acceptable dans la mesure où il réaffirme qu'il importe de protéger la vie et la santé physique et mentale des habitants de la région. Le paragraphe 2 fait état de violations de la Quatrième Convention de Genève; à la connaissance du Dr Steinfeld, la Commission n'est saisie d'aucun rapport objectif qui établisse le bien -fondé de cette accusation. Le paragraphe 3 mentionne l'application de l'article 7 de la Constitution; la délégation des EtatsUnis est formellement opposée à toute référence à cet article, puisque la Commission n'est saisie d'aucune donnée objective établissant le bien -fondé des accusations qui sont explicitement ou implicitement formulées dans ce paragraphe. Une lettre du Comité international de la Croix -Rouge, en date du 2 juin 1971, réfute catégoriquement l'accusation selon laquelle les autorités occupantes auraient empêché le Comité international de distribuer des médicaments aux habitants des territoires occupés. C'est précisément sur cette accusation que reposait la résolution WHA24.33, adoptée par la précédente Assemblée, et le Dr Steinfeld ne voudrait pas que la présente Assemblée commette elle aussi l'erreur d'adopter une résolution sans posséder les données objectives indispensables. Une autre considération est encore plus importante comment les délégués pourraient -ils seulement envisager d'approuver qu'il soit fait mention de l'article 7, c'est -à -dire de l'application de la sanction suprême que peut prononcer l'Organisation, sans disposer d'aucune donnée de fait pour justifier une telle sanction ? Le Dr Steinfeld demande instamment aux délégués de voter contre le paragraphe 3 du dispositif, ou de rejeter l'ensemble du projet si ce paragraphe n'est pas supprimé; c'est en tous cas ce que fera la délégation des Etats -Unis. Les paragraphes 4, 5 et 6 du dispositif mentionnent des objectifs humanitaires qui sont bien de la compétence de l'Organisation. :
La séance est levée à 11 h.20,
TREIZIEME SEANCE
Mardi 23 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
SEPTIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de septième rapport de la Commission. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 612). Ordre du jour, 3.9
2.
AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN -ORIENT (suite)
Le PRESIDENT attire l'attention de la Commission sur un nouveau document (A25/64) distribué "Communicationen date du 22 mai 1972 adressée au Directeur général depuis la veille et intitulé par la délégation d'Israel". :
Le Dr ABDULHADI (République Arabe Libyenne) fait connaître que sa délégation votera pour le projet de résolution conjoint présenté à la séance précédente par le délégué du Liban. La question qu'il soulève n'a rien de politique. La situation au Moyen -Orient n'en sera pas améliorée et les Etats arabes n'en tireront aucun avantage. Le Gouvernement d'Israel a déjà montré, à maintes reprises, qu'il ne tenait aucun compte des résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies et par le Conseil de Sécurité. C'est donc aux Etats arabes qu'il appartiendra de régler la question du Moyen- Orient. Israel ne se conforme pas aux recommandations des Nations Unies et continue de violer les conventions internationales, notamment la Quatrième Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, signée à Genève le 12 août 1949. La délégation et le Gouvernement de la République Arabe Libyenne condamnent les détournements d'avions mais le Dr Abdulhadi se voit cependant dans l'obligation de revenir sur le récent incident au cours duquel le Comité international de la Croix -Rouge (CICR) est de Tel intervenu dans les tractations entre les commandos et les autorités israéliennes. Que les autorités d'Israel aient pu se servir du CICR à leurs propres fins est stupéfiant. La confiance dont jouissait cet organisme dans le monde en a été ébranlée et ne pourra renaître que si le CICR clarifie rapidement sa position. De nombreuses délégations, et notamment celle d'Israel, ont prétendu que les Etats arabes cherchent à politiser la question des réfugiés à chaque Assemblée mondiale de la Santé. Il n'en est l'OMS est une organisation technique au service de l'humanité et elle ne peut rester silenrien cieuse lorsque d'autres détruisent ce qu'elle s'efforce de construire. La délégation de la République Arabe Libyenne ne veut pas soulever de questions politiques et souhaite que le problème des réfugiés soit abordé avec circonspection de façon que l'OMS ne soit pas exposée à des critiques. :
M. EL REEDY (Egypte) répond aux observations faites à la séance précédente par les délégués d'Israel et des Etats -Unis d'Amérique. Il se réfère d'abord à la lettre dans laquelle M. Micheli, délégué du Comité international de la Croix -Rouge auprès des organisations internationales, évoque la résolution WHA24.33. On se souvient que cette résolution mentionne expressément la pratique adoptée par Israel qui consiste à interdire l'introduction de médicaments dans les territoires occupés. La délégation de l'Egypte ne veut pour preuve de cette interdiction que les renseignements publiés par le CICR dans le numéro de septembre 1970 de la Revue internationale de la Croix -Rouge où l'on peut lire, à la page 557, que "dès avril 1968, les distributions du CICR purent se poursuivre selon une nouvelle procédure seraient désormais seuls acceptés les secours correspondant à un besoin constaté par le CICR et le ministère des Affaires sociales, l'introduction de médicaments étant exclue ". C'est ce passage qui a servi de base aux dispositions de la résolution WHA24.33 que M. El Reedy vient de rappeler. Or, dans la lettre où il évoque la résolution, M. Micheli ne fait pas allusion à ce fait et note seulement que depuis le conflit de juin 1967, le CICR a été en mesure d'importer dans les territoires occupés par Israel plusieurs milliers de tonnes de secours de diverse nature dont la distribution a été pas un mot sur l'interdiction d'introduire des médicaments. Pourtant, à la connaissance facilitée de M. El Reedy, le CICR n'a encore donné aucune information confidentielle ou non qui modifie ce qui est dit dans la Revue internationale de la Croix -Rouge. : :
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Il convient en second lieu d'examiner la question des violations des conventions de Genève. L'attitude d'Israël à l'égard de la quatrième de ces conventions est bien connue c'est une attitude négative. En plusieurs occasions, les Etats -Unis d'Amérique ont demandé à Israel de respecter les dispositions de la Quatrième Convention de Genève. I1 est surprenant que le délégué des EtatsUnis ait pu affirmer qu'aucun des rapports dont la Commission est saisie ne fait état de violations de cette convention alors qu'un rapport spécial du Commissaire général de l'UNRWA au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies concerne précisémment les violations dont les réfugiés ont été victimes au cours de l'été 1971. Ce rapport est annexé au document A25/57, et le paragraphe 6 est rédigé comme suit :
Dans une note verbale, en date du 8 août, l'Office a formellement protesté contre les mesures prises par les autorités israéliennes, qui semblaient être contraires aux dispositions de la résolution 2675 (XXV) dans laquelle l'Assemblée générale affirmait un certain nombre de principes fondamentaux touchant la protection des populations civiles en périodes de conflit armé ainsi qu'aux dispositions des articles 49 et 53 de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949.
Un autre point appelle des éclaircissements les citations qui ont été faites du rapport présenté par le Directeur général dans le document A25/25. Le délégué d'Israël a cité les paragraphes 4.1 et 4.2, et s'est notamment référé à la phrase suivante "D'après les différents rapports, il semble que la situation sanitaire des populations intéressées se soit dans l'ensemble maintenue sans aggravation ". Il est toutefois significatif que ce même délégué n'ait pas cité d'autres passages du même document, en particulier le paragraphe 3 de la page 18 où l'on peut lire ce qui suit :
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Cependant, dans le secteur de Gaza, le fonctionnement des services sanitaires a souffert, non seulement des couvre -feux imposés à différentes reprises, mais du fait que l'armée d'occupation
a procédé à la démolition, dans des délais très courts, d'un nombre considérable d'abris de réfugiés afin de faciliter les opérations de sécurité en élargissant les routes et en aménageant des espaces découverts dans les camps de Jabalia, Rafah et Shati. Un certain nombre d'installations sanitaires publiques et privées ont été détruites ou endommagées durant ces opérations, qui ont aussi contraint plus de 2400 familles de réfugiés (environ 14 700 personnes) à évacuer brusquement leur logement. En citant le passage du rapport où il est dit que la situation sanitaire des populations intéressées s'est maintenue sans aggravation, le délégué d'Israel crée une fausse impression car cette situation est le résultat des efforts de l'UNRWA, et cela en dépit de la crise financière que connaît l'Office et dont la responsabilité incombe en partie à Israel. L'essentiel est de savoir si les réfugiés vont demeurer éternellement des réfugiés, dans un état d'aliénation permanente. Nul ne peut prétendre qu'un homme ayant mené pendant vingt -cinq ans, la vie de réfugié puisse se voir refuser le droit de regagner son foyer l'existence même de l'UNRWA atteste que ce droit est reconnu. La situation s'est -elle vraiment améliorée ? A -t -on autorisé les réfugiés à rentrer chez eux ? Bien au contraire, le nombre des réfugiés et personnes déplacées ne cesse d'augmenter. On peut citer à ce propos le rapport du Commissaire général de l'UNRWA pour l'année qui s'est achevée le 30 juin 1971 :
En dépit du fait que l'on reconnaît de plus en plus souvent qu'un règlement politique doit nécessairement tenir compte des droits légitimes des réfugiés de Palestine et en dépit de l'adoption de la résolution 2672 C (XXV) dans laquelle l'Assemblée générale reconnaissait que le peuple de Palestine doit pouvoir jouir de "l'égalité des droits et exercer son droit à disposer de lui -même, conformément à la Charte des Nations Unies" et déclarait que "le respect intégral des droits inaliénables du peuple de Palestine est un élément indispensable à l'établissement d'une paix juste et durable au Moyen -Orient ", pourtant, à la fin de l'année rien, ou presque, n'avait été fait pour atténuer le désappointement des réfugiés. L'Assemblée générale, au cours de la même session, a demandé une fois encore au Gouvernement d'Israel de prendre des mesures immédiates pour que les personnes déplacées puissent regagner leurs foyers ou les camps dans lesquels elles vivaient auparavant; mais, si bon nombre d'entre elles ont pu se rendre de Jordanie orientale en Jordanie occidentale occupée pour de brefs séjours, rien n'est changé quant à leur retour définitif; cependant un nombre limité de permis fut délivré pour des réunions de familles ou pour des situations particulièrement difficiles. Or, il y a eu quatre ans en juin que plus de 200 000 réfugiés immatriculés auprès de l'Office (sans compter de nombreuses personnes déplacées) en Jordanie orientale et en Syrie ont dû abandonner la Jordanie occidentale, Gaza et la région de Quneitra, en Syrie. Il parait toujours aussi lointain, le jour où sera appliquée la résolution 194 (III) (paragraphe 11) - à laquelle on s'est référé dans des résolutions ultérieures - qui a été adoptée le 11 décembre 1948 - il y a donc plus de vingt ans - et par laquelle l'Assemblée générale décidait "qu'il y a lieu
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de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables ...
15 000 d'entre eux ont été En fait, les réfugiés sont aujourd'hui plus nombreux que jamais expulsés en août et en septembre 1971. De plus, 11 000 ressortissants égyptiens ont été expulsés en janvier 1972. I1 est intéressant d'entendre le délégué d'Israel affirmer que certains ont été autorisés à rentrer chez eux, mais on aimerait savoir ce que sont devenus les autres. Le délégué d'Israël voudra peut -être donner aussi des informations sur les derniers actes d'expulsion, de déplacement et de destruction. Si l'on se reporte, par exemple, à l'article paru dans la revue The Economist du 22 avril 1972, on apprend ceci :
:
Dimanche dernier, le Général Elazar, chef d'état -major d'Israël, a déclaré au Conseil des Ministres que ses officiers avaient effectivement outrepassé les ordres reçus en expulsant des fermiers arabes de leurs terres près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza,mais qu'il n'était pas question de restituer une partie quelconque de ces terres. A la suite des protestations du Mapam, parti de gauche dans la coalition de Mme Meir, il a été annoncé le mois dernier que des mesures disciplinaires seraient prises contre les officiers qui ont, semble -t -il, pénétré de force sur plus de terres arabes et dépossédé de leurs foyers plus de familles arabes qu'ils n'avaient été autorisés à le faire. Une commission instituée par le Général Dayan qui, en sa qualité de Ministre de la Défense, exerce le commandement suprême dans les territoires occupés, a critiqué à la fois l'étendue des récentes opérations de "pose de clôtures" et la manière dont elles ont été conduites malgré cela, toutes les terres clôturées seront ouvertes à la colonisation israélienne. Les autorités israéliennes n'ont pas indiqué la superficie des terres confisquées ni le nombre des familles déplacées, mais, selon un journal israélien, pas moins du tiers de la bande de Gaza serait touché. Aux familles qui ont été expulsées sans ménagement de leurs maisons et de leurs terres, les autorités militaires donneront le choix entre une indemnisation en espèces et la réinstallation. On assure que dans ce dernier cas les familles déplacées se verront offrir de nouveaux lopins de terre, mais le mieux que la plupart puissent espérer :
obtenir est un logement à la périphérie des villes surpeuplées et des camps de réfugiés de la bande de
Gaza. Un porte -parole du Gouvernement, avare de renseignements et de chiffres, a refusé d'indiquer le montant des crédits ouverts à cet effet. Et aucun ministre israélien n'a, semble -t -il, fait observer que si l'on a eu tort d'expulser les Arabes de leurs terres, on aggrave considérablement la faute en leur interdisant d'y retourner.2
Etant donné l'état d'aliénation permanente des réfugiés et les expulsions, destructions et démolitions qui ont eu lieu, il est surprenant que le délégué d'Israël se formalise au sujet du paragraphe 1 du dispositif du projet de résolution et proteste contre l'emploi du mot "immédiatement" dans ce paragraphe. Le délégué d'Israël a également voulu ignorer ce qui est clairement dit dans le projet de résolution, à savoir que le retour dans les foyers doit se faire "conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies ". M. El Reedy tient à souligner que l'OMS n'assumerait pas ses responsabilités si elle ne demandait pas à Israel de remplir ses obligations. C'est pourquoi la délégation de l'Egypte appuie le projet de résolution soumis à la Commission. "La M. MALIK (Inde) rappelle le principe sacro -saint énoncé dans la Constitution de l'OMS santé est un état de complet bien -être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ". L'Inde a une certaine expérience de l'aide aux réfugiés et connaît les épreuves que peuvent subir des hommes du fait de certaines actions humaines. Il est tragique que des personnes vivent depuis vingt -cinq ans en réfugiés sans que rien n'ait été fait pour remédier à la situation. Le projet de résolution ne traite que des aspects humanitaires du problème. Mais il ne suffit il faut tout faire pour éviter qu'ils ne se pas d'améliorer un peu la condition des réfugiés sentent importuns; il faut leur donner les moyens de jouer un rôle. Rien dans le projet de résolution n'excède la compétence de la Commission. : :
Documents officiels de l'Assemblée générale, vingt- sixième session, Supplément N° 13 (A/8413), p. 4. 2
1
Traduction de l'OMS.
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Si un pays ne prend pas les mesures qui s'imposent, alors il y a lieu de lui infliger la sanction la plus sévère qui soit envisagée dans la Constitution de l'OMS ce sont des considérations humanitaires qui ont conduit à prévoir pareille sanction à l'article 7. :
Le Dr AL -WAHBI (Irak) tient à rassurer les délégués en précisant que le paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution n'oblige nullement à prendre dès la présente Assemblée les mesures prévues à l'article 7. I1 y est simplement dit que, si la présente situation se prolongeait, l'Organisation devrait envisager d'appliquer l'article 7. Par ailleurs, le projet de résolution a été formulé de telle manière qu'il ne saurait être découpé comme le délégué des Etats -Unis l'a proposé.
Le Dr FAKHRO (Bahrein) regrette qu'il soit nécessaire de revenir chaque année sur la question des réfugiés. Il faut en imputer la faute non pas à ceux qui attendent patiemment près des frontières du pays où ils vivaient autrefois, mais à ceux qui occupent les terres des autres et refusent de se conformer aux décisions du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale des Nations Unies. Aussi longtemps que le problème des réfugiés ne sera pas réglé, la santé, telle que la définit la Constitution de l'OMS, ne sera jamais qu'un rêve. L'affaire n'est pas simplement politique comme le des biens ont été détruits et des personnes emprisonnées et déplacées; prétend le délégué d'Israël en outre, on a déblayé de vastes espaces pour y construire des immeubles destinés au logement d'immigrants non arabes. Le délégué d'Israël a parlé du nombre d'Arabes qui sont morts à la suite d'opérations des résistants palestiniens contre les armées d'occupation. Le Dr Fakhro laisse aux délégués qui ont combattu le nazisme et le fascisme pour libérer leur pays le soin de tirer leurs propres conclusions. Le délégué des Etats -Unis s'est dit préoccupé par les aspects humains du problème et il convient de l'en remercier; mais il ne suffit pas d'éprouver de la pitié et de la bienveillance pour la victime, encore faut -il adopter l'attitude qui s'impose à l'égard de l'assassin. La délégation de Bahrein prie instamment l'Assemblée de la Santé de se guider en la matière sur les impératifs de la morale. :
M. ROSENNE (Israel) souligne qu'en exerçant son droit de réponse, il ne désire pas faire de cette assemblée une réplique de l'Assemblée générale des Nations Unies. Répondant au délégué du Liban, il fait observer que si le Gouvernement libanais avait exercé normalement son autorité sur les territoires en question, et imposé sa volonté aux terroristes pour que le Liban ne serve pas de base aux attaques armées qui sont menées sans discernement contre Israel, les incidents mentionnés n'auraient pas eu lieu. Cette question a d'ailleurs fait l'objet d'un examen approfondi au Conseil de Sécurité. Le délégué de la République Arabe Libyenne a tenu à évoquer la récente tentative de détournement d'avion qui a fort heureusement échoué. C'est là une question qui ne concerne pas l'OMS mais il est évident que certains gouvernements arabes approuvent ouvertement ces crimes et se solidarisent avec leurs auteurs. Au mépris des résolutions du Conseil de Sécurité, de l'Assemblée générale des Nations Unies et de l'Organisation de l'Aviation civile internationale, ils encouragent des criminels dont les actes sont dirigés contre des innocents et des civils sans défense et qui n'ont pour but que le meurtre et la destruction gratuite. La Commission n'aura aucune peine à distinguer le parti de la santé et de la raison de ceux pour qui la violence et l'assassinat Sont un objectif en soi. Se référant aux nouvelles accusations et allégations lancées par le délégué de l'Egypte, M. Rosenne se dit persuadé que si ce délégué voulait bien étudier la déclaration faite par la délégation d'Israël à la séance précédente, il y trouverait des réponses franches et complètes à un grand nombre de ses objections et questions. Les observations du délégué de l'Egypte l'obligent à donner lecture intégralement de la lettre adressée au Directeur général par M. Micheli, délégué du Comité international de la Croix Rouge. Cette communication, datée du 2 juin 1971, a été diffusée par le Directeur général dans sa lettre- circulaire N° 20 du 30 juin 1971; en voici la teneur :
J'ai l'honneur de vous informer que le Comité international de la Croix -Rouge vient de prendre connaissance de la résolution de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, relative à l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient (WHA24.33). Le Comité international a relevé en particulier que l'Assemblée, après avoir noté que "les autorités d'occupation s'opposent aux distributions de médicaments par le CICR au bénéfice des habitants des territoires occupés ", "fait appel à Israel pour qu'il s'abstienne de toute entrave aux activités du CICR dans les territoires occupés ". A ce propos, nous croyons utile de préciser qu'en dépit de quelques difficultés, qui ont généralement pu être surmontées, le CICR a été en mesure d'importer, depuis le conflit de juin 1967, plusieurs milliers de tonnes de secours de diverse nature dans les territoires
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occupés par Israel. Ces secours ont été distribués par les autorités compétentes aux populations nécessiteuses en fonction des besoins constatés par les délégués du CICR. Ces derniers ont reçu tous renseignements utiles sur leur utilisation et ont pu assister à leur distribution.
Quant aux conditions générales dans lesquelles le Comité international est en mesure d'exercer sa mission humanitaire dans les territoires occupés, elles ont été précisées dans les rapports d'activité publiés à ce sujet, aussi nous abstenons -nous d'y revenir ici. Le Comité international regrette que sa position sur cette question ne puisse plus être communiquée à l'Assemblée mondiale de la Santé. Il vous serait toutefois reconnaissant si vous vouliez bien, selon la procédure que vous jugerez appropriée, porter la teneur de la présente communication aux Membres de l'Organisation mondiale de la Santé. La résolution WHA24.33, qui a été adoptée par une minorité des Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, est émaillée d'accusations malveillantes et mensongères dirigées contre Israel. L'une de ces accusations a été formellement réfutée par le Comité international de la Croix Rouge le 20 mai 1971 puis, de nouveau, dans la lettre qui vient d'être lue. Selon une autre accusation que le délégué de l'Egypte a reprise il y a un instant, Israel mettrait des obstacles aux activités du CICR dans les territoires occupés. Cette accusation a été elle aussi réfutée de façon catégorique dans les numéros d'août et de septembre 1970 de la Revue internationale de la Croix Rouge La lettre du délégué du CICR montre bien que la résolution WHA24.33 a été adoptée par l'Assemblée de la Santé sur la base de fausses informations et d'impressions erronées. La délégation d'Israel ne nie pas que les mesures de sécurité, imposées par l'agitation permanente qu'entretiennent les gouvernements arabes, ont entraîné un bouleversement des conditions de vie de la population civile et entravé les opérations de l'UNRWA. Le Directeur du Service de Santé de l'Office indique dans son rapport annuel pour 1971 (document A25/25, page 18, paragraphe 3) que d'une manière générale, et malgré quelques interruptions, les services de santé de l'UNRWA ont fonctionné normalement. Ces interruptions appartiennent maintenant au passé. Il n'y a rien dans le rapport du Directeur général ni dans l'un quelconque des autres documents communiqués officiellement à l'Assemblée par des parties désintéressées qui justifie les conclusions auxquelles aboutit le projet de résolution soumis à la Commission. Les déclarations des délégués de l'Egypte et d'autres pays arabes montrent clairement que le problème des réfugiés est un problème politique. Les délégués arabes n'essaient pas d'aborder les problèmes de santé qui constituent la préoccupation légitime de l'OMS et de l'UNRWA mais s'efforcent, une fois de plus, de soulever de vastes problèmes politiques dont la question des réfugiés arabes ne constitue qu'un aspect. Or, ces problèmes ne sont pas du ressort de l'OMS. M. Rosenne répète enfin qu'en 1971, 8500 Arabes ont émigré volontairement dans les territoires occupés et 160 000 touristes arabes se sont rendus en Israel et dans les territoires occupés doit -on en conclure que la situation des Arabes en Israel est si défavorable ? :
nul n'ignore les M. BOUDEHRI (Algérie) conteste les déclarations du délégué d'Israel objectifs du colonialisme sioniste qui ne se soucie guère d'améliorer l'état de santé des populations arabes. Ce n'est pas de l'aide d'Israel dont les réfugiés ont besoin mais d'un prompt retour dans leurs foyers. Le problème n'est pas simplement sanitaire. Placée devant la situation qui règne au Moyen- Orient, l'OMS se doit d'assumer ses responsabilités à l'égard des victimes de pratiques racistes. La délégation de l'Algérie appuie donc le projet de résolution soumis à la Commission qui ne porte que sur les aspects humanitaires du problème et qui ne contient aucune disposition n'ayant pas déjà figuré dans des résolutions antérieures de l'Assemblée de la Santé. :
Le Dr HACHICHA (Tunisie) se bornera à examiner les aspects sanitaires du problème, malgré l'importance des aspects politiques. En réalité, il n'est pas nécessaire de défendre une cause aussi celle que dictent le bon sens et les principes juste et l'on ne peut adopter qu'une attitude d'humanité. La communication de la délégation d'Israel donne à entendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et que les réfugiés n'ont jamais été aussi heureux qu'à présent. Il est permis d'en douter. Le pire malheur qui puisse frapper un peuple est d'être chassé de son territoire pour subir les affres de la faim et de la misère, et des humiliations de toutes sortes. Les graves effets d'une telle situation sur la santé de centaines de milliers de réfugiés n'ont pas été examinés à fond. Il est remarquable que si le spectre de la souffrance humaine s'est dressé, c'est par la faute de ceux -là mêmes qui furent les victimes de l'injustice sociale et du racisme sous leurs formes les plus sordides. En attendant que d'autres instances internationales parviennent à un règlement politique de ce problème, l'Assemblée de la Santé doit se pencher avec sollicitude sur le sort des populations réfugiées et déplacées et examiner soigneusement les problèmes sanitaires nés des conditions inhumaines où ils vivent. :
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Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que le problème de l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient a été examiné à maintes reprises par l'Assemblée de la Santé mais que sa solution a été entravée par la politique d'Israël à l'égard des pays arabes. La délégation de l'URSS proteste contre l'occupation des territoires arabes et contre l'expulsion des populations arabes par Israel. Ce pays a refusé jusqu'ici de donner effet aux décisions prises par l'Organisation des Nations Unies à l'égard de ceux qui sont devenus des réfugiés par suite de la guerre de 1967. Si l'Assemblée de la Santé désire vraiment voir ce problème résolu, il faut qu'elle appuie la demande enjoignant à Israel d'évacuer tous les territoires arabes occupés et d'indemniser les réfugiés pour les pertes qu'ils ont subies. L'Union soviétique appuie sans réserve les exigences des Etats arabes et refuse de considérer que le problème ne concerne pas l'Assemblée de la Santé, car c'est à l'OMS et à d'autres organisations internationales qu'il incombe directement de protéger la santé de centaines de milliers de réfugiés et personnes déplacées. La délégation de l'URSS est convaincue que le projet de résolution facilitera le règlement du problème. Le Professeur LEOWSKI (Pologne) a été vivement intéressé par les rapports du Directeur général de l'OMS et du Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, qui sont présentés dans le document A25/25 et qui exposent la situation des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient. La situation qu'ils dépeignent, ainsi que les communications des pays arabes, ont profondément ému le Professeur Leowski. Les réfugiés vivent depuis longtemps dans des conditions intolérables et il est temps qu'ils regagnent leurs foyers c'est pourquoi la délégation de la Pologne appuie sans réserves le projet de résolution. :
Le Dr STEINFELD (Etats -Unis d'Amérique) tient à préciser que sa délégation approuve les fins humanitaires du projet de résolution et demande par conséquent que le texte soit mis aux voix paragraphe par paragraphe, conformément à l'article 64 du Règlement intérieur de l'Assemblée. Le Dr AL -WAHBI (Irak), ne pouvant accepter le démembrement du projet de résolution, se dit opposé à sa division, que vient de proposer l'orateur précédent, et demande que la motion de division soit mise aux voix. Pour le Dr VALVERDE (Bolivie), le problème des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen Orient est incontestablement politique et ne relève pas de la compétence de l'Assemblée de la Santé qui ne doit s'occuper que des aspects sanitaires et humanitaires. Le Gouvernement bolivien entretient des relations cordiales tant avec les pays arabes qu'avec Israel; il se révolte à l'idée que les réfugiés puissent subir de mauvais traitements mais se demande si le projet de résolution leur sera de quelque secours. Si l'on applique à Israel les dispositions de l'article 7 de la Constitution de l'OMS, il lui sera encore plus difficile d'améliorer le sort des réfugiés. Le Dr Valverde est prêt à voter pour toute résolution qui permettrait d'améliorer le sort des réfugiés mais il se prononcera contre toute mesure qui n'aurait pas cet effet.
M. BOJADZIEVSKI (Yougoslavie) estime qu'il y a lieu de conserver le texte intégral du projet de résolution qui envisage uniquement les aspects sanitaires du problème sans y mêler de considérations politiques. Si l'on veut assurer aux réfugiés une existence et des conditions de santé normales, il faut commencer par leur accorder le droit de regagner leurs foyers. Ce droit leur a été jusqu'ici refusé et certains des abris qu'ils occupent ont même été détruits. Ainsi, leurs droits fondamentaux continuent d'être violés. Le projet de résolution, dont la délégation yougoslave est l'un des coauteurs, rappelle des décisions antérieures qui montrent que l'Assemblée de la Santé a pris conscience du problème. Pour le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne), le projet de résolution est de toute évidence composé d'éléments disparates. La délégation de la République fédérale d'Allemagne souhaitant pouvoir se prononcer sur chacun d'eux séparément, elle appuie la proposition du délégué des Etats -Unis d'Amérique tendant à mettre le texte aux voix par division. Le Dr BANGOURA- ALECAUT (Guinée) exprime sa gratitude à l'OMS pour l'aide apportée aux réfugiés et personnes déplacées dans les territoires illégalement occupés du Moyen -Orient. La délégation de la Guinée votera pour le projet de résolution.
M. ONKELINX (Belgique) voit dans l'objet de la discussion l'un des problèmes politiques les plus délicats qui se soient jamais posés aux Nations Unies. L'Assemblée de la Santé ne doit pas il faut les laisser à d'autres organes des Nations aborder les aspects politiques du problème Unies. La Belgique est membre du Conseil de Sécurité et les positions qu'elle a prises dans cet organe à l'égard de la situation au Moyen- Orient sont bien connues. Les quatrième, cinquième et sixième alinéas du préambule débordent largement le cadre tracé dans le rapport que l'UNRWA a présenté à la vingt- sixième session de l'Assemblée générale des Nations Unies (document ONU A/8413). En outre, la délégation de la Belgique ne saurait approuver un projet de résolution qui invoque la résolution WHA24.33, sur laquelle elle s'est abstenue de voter :
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à la dernière Assemblée de la Santé, Elle ne peut pas non plus souscrire, vu les documents dont la Commission est saisie, à la condamnation d'Israël qui fait l'objet du paragraphe 2 du dispositif; le Comité international de la Croix -Rouge a montré clairement, dans le passé, que beaucoup des allégations lancées contre Israel n'étaient guère fondées. Enfin, la délégation de la Belgique ne peut accepter la référence à l'article 7 de la Constitution de l'OMS contenue dans le paragraphe 3 du dispositif. Cet article ne peut pas être appliqué dans une situation où la plupart des allégations sont discutables et où seuls des efforts humanitaires, la négociation et la coopération peuvent alléger les souffrances des réfugiés. En résumé, la délégation de la Belgique s'abstiendra de voter sur l'ensemble du projet de résolution mais elle appuie la proposition du délégué des Etats -Unis tendant à un vote par division qui lui permettrait de manifester qu'elle souscrit aux objectifs humanitaires formulés dans le texte. Si l'on accepte cette proposition, la délégation de la Belgique votera contre les quatrième et cinquième alinéas du préambule et s'abstiendra lors du vote sur les sixième et septième alinéas. Elle votera également contre les paragraphes 2 et 3 du dispositif. En revanche, elle approuvera les autres parties du projet de résolution qui se limitent aux questions humanitaires et sanitaires. Le Dr EVANG (Norvège) déclare que sa délégation est très sensible aux aspects humanitaires du problème. La Norvège prend une part active aux efforts déployés pour accroître les soutiens internationaux dont l'UNRWA peut bénéficier et elle a versé de nouvelles contributions tant en 1971 il qu'en 1972. Toutefois, le projet de résolution ne se limite pas aux questions humanitaires soulève également des problèmes complexes qui ne relèvent pas de la compétence de l'Assemblée de la Santé. Le Dr Evang est particulièrement opposé au paragraphe 3 du dispositif car la suspension des droits des pays dans les organisations internationales est contraire aux principes que s'est donnés la Norvège. Il votera donc contre ce paragraphe. :
il estime M. DE GEER (Pays -Bas) est favorable à certaines parties du projet de résolution en effet que l'OMS doit accorder le plus d'aide possible aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient. Au contraire, il lui parait difficile d'accepter ce qui, dans le projet, a trait à des questions qui ne sont pas du ressort de l'Assemblée de la Santé. La délégation des Pays -Bas votera pour le projet de résolution si les passages en cause sont supprimés; dans le cas contraire, elle ne pourra lui donner sa voix. :
M. KAHILUOTO (Finlande) ne peut pas appuyer le projet de résolution sous sa forme actuelle il partage cependant l'inquiétude éprouvée par les autres délégations devant la situation qui s'est créée et reconnaît que les réfugiés ont besoin de l'aide sanitaire de l'OMS. La Finlande a apporté dans le passé un important soutien financier à l'UNRWA et elle continuera de le faire. S'il est procédé au vote par division, la délégation de la Finlande votera contre le paragraphe 3 du dispositif, et elle s'abstiendra au sujet du paragraphe 2 car elle estime qu'il est déplacé d'invoquer la Convention de Genève. Pour ce qui est des quatrième, cinquième, sixième et septième alinéas du préambule, elle réserve sa position. :
M. HASSAN (Somalie) annonce qu'après s'être consultés,les coauteurs du projet désirent retirer le paragraphe 3 du dispositif. Il espère que la Commission sera maintenant en mesure d'approuver le projet de résolution dans sa totalité. Le Dr OLGUIN (Argentine) rappelle que son pays a toujours fait tout ce qui était en son pouvoir pour que les réfugiés du Moyen- Orient reçoivent une aide sanitaire suffisante; il approuve donc les objectifs humanitaires du projet de résolution. Toutefois, estimant que les questions politiques mentionnées dans le texte doivent être laissées aux organes appropriés des Nations Unies, la délégation de l'Argentine ne pourra approuver le projet dans son ensemble. En cas de division, elle votera pour les parties du texte qui se rapportent aux aspects humanitaires du problème, mais non pour celles qui soulèvent des questions politiques. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) signale que le Royaume -Uni occupe la deuxième place parmi les pays qui alimentent le budget de l'UNRWA et qu'il a versé à nouveau sa contribution en 1972. La délégation du Royaume -Uni se préoccupe vivement des aspects humanitaires du problème, mais sa réaction à l'ensemble du projet de résolution est celle qu'ont déjà admirablement exprimée les délégations de la Norvège, des Pays -Bas et de la Finlande elle adoptera donc, lors du vote, la même position que la Finlande. On ne saurait prétendre, comme l'a fait le délégué de l'Irak, que ce texte est indivisible. Comme il serait impossible d'obtenir le plein accord de l'Assemblée de la Santé sur la totalité du projet, mieux vaut n'en conserver que les éléments qui relèvent de la compétence de l'OMS. :
Le PRESIDENT fait observer qu'aux termes de l'article 64, l'autorisation de prendre la parole au sujet d'une motion de division n'est accordée qu'à deux orateurs pour et deux orateurs contre. Il invite donc à s'exprimer deux délégations qui soutiennent la proposition du délégué des EtatsUnis d'Amérique et deux autres qui y sont opposées.
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Le Dr EVANG (Norvège) appuie la proposition du délégué des Etats -Unis tendant à mettre le projet aux voix par division. Le débat prolongé qui vient d'avoir lieu le dispense d'avoir à expliquer ses motifs. Le projet comporte des éléments très divers et les délégations doivent pouvoir se prononcer sur chacun d'eux séparément.
Le Dr SCHNIPPENKOETTER (République fédérale d'Allemagne) rappelle qu'il s'est déjà prononcé en faveur de la proposition du délégué des Etats -Unis. Le Dr AL -WAHBI (Irak), opposé à la motion, estime avoir déjà clairement défini la position de sa délégation. Etant donné que le paragraphe 3 du dispositif a été retiré pour répondre aux objections qu'il soulevait, il ne voit pas la nécessité d'une division.
M. HASSAN (Somalie) se déclare en faveur de la position de la délégation de l'Irak. Le PRESIDENT met aux voix la proposition du délégué des Etats -Unis d'Amérique tendant à un vote par division. Décision :
La motion de division est approuvée par 45 voix contre 37, avec 11 abstentions.
Le PRESIDENT met alors aux voix, paragraphe par paragraphe, le projet de résolution sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient présenté par les délégations de l'Inde, du Koweit, du Liban, du Pakistan, de la Somalie et de la Yougoslavie, tel qu'il a été modifié par retrait d'un paragraphe, à savoir :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; Considérant que tout être humain a un droit fondamental à la santé physique et mentale, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale; Ayant examiné le rapport du Directeur général et le rapport annuel du Directeur du Service de Santé de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient (UNRWA); Troublée par le fait qu'Israël continue non seulement à refuser de laisser les réfugiés et les personnes déplacées retourner dans leurs foyers mais aussi à déplacer des milliers de personnes de leurs logements et de leurs abris par la force; Notant que ces actes ont compris la démolition d'un grand nombre d'abris de l'UNRWA, causant de nouvelles souffrances aux réfugiés et aggravant la crise financière de l'UNRWA; Gravement préoccupée par les conséquences de ces actes sur la santé physique et mentale des réfugiés, personnes déplacées et habitants des territoires occupés; Rappelant les résolutions WHA21.38, WHA22.43, WHA23.52, WHA24.32 et WHA24.33, REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés 1. et personnes déplacées exige que ceux -ci soient rétablis immédiatement dans leur droit à retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies; DEPLORE les actes répétés, commis par Israel, d'expulsions d'êtres humains et de 2. destruction de leurs logements et abris, qui affectent directement leur santé physique et mentale et constituent de graves violations de la Quatrième Convention de Genève du 12 août 1949; DECIDE qu'une aide d'urgence de la plus grande ampleur possible sera donnée, en attendant, 3. aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient; 4. PRIE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé d'intensifier et de développer dans la plus large mesure possible le programme a) d'assistance sanitaire de l'Organisation aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient;
de préparer un rapport d'ensemble sur l'état de santé physique et mentale de la population des territoires occupés et de le soumettre à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour sauvegarder les conditions sanic) taires des populations des territoires occupés et de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les mesures prises à cet égard; de porter la présente résolution à l'attention de toutes les organisations gouverd) nementales et non gouvernementales intéressées, y compris les organisations médicales internationales, 5. EXPRIME sa gratitude au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, au Directeur du Service de Santé de l'UNRWA, aux institutions spécialisées et aux autres organisations qui viennent en aide aux réfugiés, aux personnes déplacées et aux habitants des territoires occupés dans le Moyen- Orient. b)
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Décision Les divers alinéas et paragraphes du projet de résolution sont approuvés séparément, les résultats du vote s'établissant comme suit :
92 voix contre 0, sans abstentions. Premier alinéa du préambule 91 voix contre 0, sans abstentions. Deuxième alinéa du préambule 92 voix contre 0, sans abstentions. Troisième alinéa du préambule 37 voix contre 19, avec 38 abstentions. Quatrième alinéa du préambule 37 voix contre 15, avec 41 abstentions. Cinquième alinéa du préambule 41 voix contre 10, avec 42 abstentions. Sixième alinéa du préambule 40 voix contre 4, avec 47 abstentions. Septième alinéa du préambule 65 voix contre 5, avec 21 abstentions. Paragraphe 1 du dispositif 34 voix contre 28, avec 32 abstentions. Paragraphe 2 du dispositif 92 voix contre 0, avec 1 abstention. Paragraphe 3 du dispositif " bstention. 93 voix contre 0, avec Paragraphe 4 du dispositif 93 voix contre 0, avec 1 abstention. Paragraphe 5 du dispositif :
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Le PRESIDENT invite alors la Commission à voter sur l'ensemble du projet de résolution. A la demande de M. EL REEDY (Egypte), il est procédé à un vote par appel nominal, dans l'ordre alphabétique français des noms des Membres, en commençant par le Cameroun, la lettre C ayant été tirée au sort.
Le résultat du vote est le suivant :
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Pour Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Bahrein, Bulgarie, Ceylan, Chypre, Congo, Cuba, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Guinée, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Jordanie, Koweit, Maroc, Mauritanie, Nigéria'Pakistan, Pologne, Qatar, République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, Roumanie, Somalie, Soudan, Tchécoslovaquie, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Yémen et Yougoslavie. Contre Bolivie, Colombie, Côte d'Ivoire, Dahomey, Etats -Unis d'Amérique, Gabon, Israel, Jamaique, Libéria, Nicaragua, Niger, Paraguay, Sierra Leone et Zaire. Abstentions Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Burundi, Cameroun, Canada, Danemark, Ethiopie, Finlande, France, Ghana, Grèce, Iran, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Malte, Maurice, Mexique, Népal, Norvège, Nouvelle -Zélande, Pays -Bas, Philippines, Portugal, République Centrafricaine, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Singapour, Suède, Suisse, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Uruguay et Viet -Nam. Absents Albanie, Bangladesh, Barbade, Birmanie, Chili, Costa Rica, El Salvador, Equateur, Fidji, Gambie, Guatemala, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Kenya, Laos, Lesotho, Liban, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Monaco, Mongolie, Oman, Ouganda, Panama, Pérou, République de Corée, République démocratique populaire du Yémen, République Dominicaine, République -Unie de Tanzanie, Rwanda, Sénégal, Tchad, Venezuela et Zambie. : : :
Décision
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Le projet de résolution est donc approuvé par 36 voix contre 14, avec 42 abstentions.1
M. EL REEDY (Egypte) remercie au nom des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient toutes les délégations qui ont voté pour ce projet de résolution humanitaire.
Prenant la parole pour expliquer son vote, M. ROSENNE (Israel) remercie les délégations de tous les continents qui ont refusé d'appuyer un projet de résolution où sont confondues les questions humanitaires et politiques. Ainsi qu'il l'avait signalé à la séance précédente, il aurait pu approuver une résolution présentée dans un but purement humanitaire et ne prêtant pas à controverse. En fait, il a voté pour la division, puis pour les trois premiers alinéas du préambule et pour les paragraphes 3, 4, 5 du dispositif du texte modifié et s'est prononcé contre le reste ainsi que contre le projet dans son ensemble; il a ainsi manifesté son soutien à l'OMS et à l'UNRWA pour leur mission humanitaire d'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient, objet du point de l'ordre du jour en discussion. S'il a voté contre l'ensemble du projet de résolution, c'est parce que ce projet, même après avoir été modifié par ses auteurs, présentait encore de graves défauts aux yeux de la délégation d'Israël. Il est à noter enfin qu'à l'exception du paragraphe 1 du dispositif, les passages controversés n'ont été adoptés que par une minorité des Etats Membres; c'est sur cela que la résolution sera jugée.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le huitième rapport de la Commission et adopté -sous le numéro d'ordre WHA25.54.
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M. ULUÇEVIK (Turquie) explique son vote en précisant que, pour se prononcer en faveur du projet de résolution, sa délégation a tenu compte uniquement des aspects humanitaires du problème. En outre, elle connaît les graves difficultés financières que traverse actuellement l'UNRWA et elle espère vivement que ces difficultés pourront être surmontées dans un proche avenir grâce à l'effort concerté auquel le Gouvernement turc prend une part active. En ce qui concerne la référence à la résolution WHA24.33 dans le septième alinéa du préambule, le délégué de la Turquie tient à rappeler que son pays avait déjà réservé sa position vis -à -vis du paragraphe.3 du dispositif de cette résolution.
La séance est levée à 18 h.5.
QUATORZIEME SEANCE Mercredi 24 mai 1972, 9 11.15 Président :
Dr B. E. ZOLLER (République fédérale d'Allemagne)
1.
HUITIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de huitième rapport de la Commission. Décision 2. :
Le rapport est adopté (voir page 613). Ordre du jour, 2.6
PREVENTION DE LA CECITE
Le PRESIDENT attire l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant, établi par le Rapporteur au sujet du point 2.6 de l'ordre du jour :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA22.29 adoptée par la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé sur la prévention de la cécité; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la prévention de la cécité; Consciente de la complexité du problème de la cécité et de ses causes à travers le monde, ainsi que de l'insuffisance relative des renseignements disponibles à ce sujet; et Notant avec intérêt les activités déjà engagées par l'OMS dans ce domaine et les dispositions prises pour réunir en 1972 un groupe d'étude sur la prévention de la cécité, PRIE le Directeur général de s'efforcer d'obtenir des renseignements supplémentaires sur la cécité et sa 1) prévention en se préoccupant tout particulièrement de la situation dans les pays en voie de développement; et 2) de promouvoir l'exécution de nouvelles études sur les moyens les plus efficaces et les plus économiques de prévenir la cécité, ces études devant être effectuées sur une base interdisciplinaire en collaboration avec d'autres organisations qui ont des activités dans ce domaine. :
Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, précise que le rapport du Directeur général concernant le point 2.6 de l'ordre du jour (document A25/10) fait suite à la résolution WHA22.29 sur la prévention de la cécité. Depuis l'adoption de cette résolution, une étude approfondie a été faite dans le but de réunir le maximum de renseignements sur les différents aspects de ce problème complexe. Le Directeur général a prié un groupe de quatre consultants d'examiner l'ensemble de la question en se fondant sur toutes les données existantes et, en particulier, sur les réponses des Etats Membres au questionnaire qui leur avait été envoyé au début de l'année 1970. Le Directeur général ne prétend pas que son rapport soit complet. Il est certain que des données complémentaires seront nécessaires de même qu'une analyse des données disponibles et des différents aspects du problème avant que l'on puisse donner plein effet à la résolution WHA22.29, c'est -à -dire arrêter le programme de travail de l'Organisation touchant la cécité. Le rapport, de caractère hautement technique, étant pour l'essentiel l'oeuvre de quatre consultants, le Dr Bernard laisse le soin de le présenter à l'un de ces derniers, le Professeur Bietti, Directeur de la Clinique d'Ophtalmologie de l'Université de Rome. Le Dr Bernard signale qu'au cours de l'étude l'OMS est restée en liaison étroite avec les autres organisations internationales intéressées. Ainsi, les problèmes du trachome, de l'onchocercose et de la xérophtalmie ont été évoqués à la dernière session du Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires,1 et le FISE a réaffirmé l'intérêt qu'il portait à la prévention des causes de la cécité dans le cadre de sa politique générale à l'égard de l'enfance. En outre, l'OMS a maintenu et maintiendra des contacts étroits avec trois organisations non gouvernementales l'Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, la Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie et l'Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome. Le débat de la Commission apportera au Directeur général les éléments nécessaires pour continuer à étudier activement le problème en attendant la réunion du groupe d'étude sur la prévention de la cécité, en novembre 1972. :
1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 203, annexe 2. - 563 -
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Le PRESIDENT invite le Professeur Bletti, Directeur de la Clinique d'Ophtalmologie de l'Université de Rome, à prendre la parole. Le Professeur BIETTI, Consultant, rappelle qu'à la suite de la résolution WHA22.29 il a été appelé par le Directeur général à faire partie d'un groupe chargé de préparer le rapport dont la Commission est maintenant saisie. Dans ce rapport, fondé en partie sur les réponses malheureusement très incomplètes au questionnaire envoyé aux Etats Membres, le groupe s'est efforcé en premier lieu de présenter toutes les données disponibles sur la cécité et ses causes ainsi que sur le nombre des aveugles dans le monde. Selon les estimations, le nombre des aveugles est actuellement de 10 à 15 millions, non compris les personnes souffrant d'une perte partielle de la vision. Ce nombre très élevé revêt une grande importance du point de vue socio- économique. Les taux sont naturellement très différents selon les pays en raison du degré de développement, de la situation géographique, du climat, etc. Ils vont de 200 pour 100 000 habitants dans les Amériques et en Europe à 1000 et plus pour 100 000 habitants en Afrique et en Asie. Les causes de la cécité sont multiples par exemple, les maladies infectieuses viennent au premier rang en Afrique, alors que l'hypertension oculaire (glaucome), la rétinophatie diabétique et les dégénérescences de l'appareil oculaire occupent la première place en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. L'OMS, qui étudie depuis 1948 les problèmes touchant la protection de la vue, s'est d'abord attaquée, en étroite collaboration avec le FISE, au problème du trachome et des infections connexes dans plusieurs pays, jouant un rôle de premier plan dans la lutte contre ce fléau. Cependant, malgré les progrès de la chimiothérapie, le trachome atteint encore 400 à 500 millions de personnes. Outre le trachome, l'une des principales causes de cécité dans les pays tropicaux est l'onchocercose, qui provoque la perte totale ou partielle de la vision chez 40 % environ des sujets atteints. On mesurera toute la signification de ce chiffre si l'on songe que dans certaines régions d'Afrique occidentale et équatoriale, plus de 50 % de la population est infectée. D'importantes mesures ont été prises par l'OMS, qui met actuellement au point un projet à long terme pour l'ensemble des régions de savane du continent africain. Aux maladies infectieuses déjà mentionnées, il faut encore ajouter la xérophtalmie, provoquée par l'avitaminose A, cause importante de cécité en Indonésie et dans d'autres pays d'Asie orientale et méridionale, ainsi qu'en Afrique et en Amérique latine. La gravité du problème de santé publique que pose l'hypovitaminose A a été soulignée à plusieurs reprises tant par l'OMS que par la FAO. Des enquêtes épidémiologiques et des études pilotes sur la carence en vitamine A ont été entreprises afin de trouver des moyens de prévention. L'OMS participe aussi à d'autres activités de prévention et de recherche portant sur les nombreux états pathologiques susceptibles de provoquer une diminution, ou même la perte de la maladies transmissibles, diabète, maladies vasculaires, accidents d'origines diverses et vision maladies d'origine génétique. Des études ont été faites sur les moyens de prévenir la diminution ou la perte de la vision et de dépister notamment le glaucome, les maladies dégénératives - en particulier de la rétine et du nerf optique -, les manifestations d'origine toxique, la rétinopathie diabétique, le strabisme et l'amblyopie. Il faut souligner spécialement l'importance de cette dernière affection, souvent découverte trop tard parce que l'on a tendance à ne se servir que d'un seul oeil et que l'acuité visuelle de l'autre diminue sans qu'on s'en rende compte jusqu'au moment où l'on perd la vision binoculaire si nécessaire dans la vie moderne. Généralement due au strabisme, l'amblyopie se rencontre chez environ 3 % de la population. Ce bref aperçu de la question montre que si l'OMS,a beaucoup fait, à certains égards, pour prévenir la cécité, beaucoup aussi reste à faire, comme l'avait bien compris la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. Dans leur rapport, les consultants insistent sur le besoin de données plus précises et complètes sur la cécité et son étiologie. C'est ainsi qu'il importe de s'entendre sur une définition de la cécité et de la perte de vision qui puisse servir de base aux activités futures. Les aveugles et les handicapés de la vue devront être méthodiquement enregistrés dans chaque pays. La collaboration avec d'autres organisations internationales et avec des organisations non gouvernementales peut rendre de grands services. La réunion en novembre 1972 du groupe d'étude sur la prévention de la cécité, réunion dont l'ordre du jour est déjà arrêté, devrait grandement aider à établir des recommandations dont le Professeur Bietti et ses collègues souhaitent qu'elles constituent le fondement de l'action future de l'OMS. : :
Le PRESIDENT remercie le Professeur Bietti et donne la parole au Professeur von Bahr, Président de l'Association internationale de Prophylaxie de la Cécité.
Le Professeur VON BAHR (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité) précise que tout en représentant cette association il peut, dans une certaine mesure, se faire l'interprète de l'Organisation mondiale pour la Protection sociale des Aveugles avec laquelle l'Association internationale entretient des rapports étroits.
COMMISSION B
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Le Professeur von Bahr tient à exprimer la profonde gratitude de l'Association envers l'OMS pour l'attention qu'elle a portée à la prévention de la cécité à la suite de la résolution WHA22.29 de la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, résolution qui a abouti au rapport présenté aujourd'hui à la Commission. Ce rapport montre bien l'importance du problème de la cécité et des troubles graves de la vision. Il montre également qu'il est difficile de recueillir des données exhaustives et détaillées sur la cécité et ses causes parce que rares sont les pays qui possèdent des statistiques complètes sur la question. Si les taux de cécité indiqués dans le rapport révèlent d'intéressantes différences entre les pays, ils ne peuvent pour autant permettre de faire des comparaisons plus précises entre ces derniers ou entre la situation actuelle et celle qui ressortait du rapport de 1966. Il faudrait disposer de renseignements plus nombreux et plus exacts pour élaborer un plan de travail destiné à prévenir la cécité et à restaurer la vue de même que pour calculer les besoins en personnel et en fonds. Le Professeur von Bahr souscrit à la recommandation contenue dans le rapport du Directeur général à l'effet que chaque pays établisse un registre central des aveugles et des handicapés de la vue. Un tel registre devrait réunir des données sur le degré et la cause du trouble visuel et indiquer l'âge de l'intéressé, la date à laquelle le trouble visuel est apparu, et enfin le niveau d'études et la situation sociale du patient. Il devrait également préciser si l'aveugle peut gagner sa vie. Le rapport rassemble beaucoup de définitions de la cécité, dont certaines sont de caractère purement social tandis que d'autres délimitent assez arbitrairement l'acuité et le champ visuels. Bien que les causes de la cécité et de la détérioration de la vue relèvent de la médecine, les notions de cécité et de handicap visuel ont essentiellement un caractère social. Les composantes individuelles des troubles visuels de différents degrés sont étroitement liées aux capacités physiques et mentales, au niveau d'instruction et aux conditions socio- professionnelles. Comme ces facteurs varient beaucoup d'un pays à l'autre, le Professeur von Bahr estime qu'il serait conforme à la raison d'utiliser une classification des troubles de la vision en fonction des exigences de la vie courante. La perte de la vision locomotrice, c'est -à -dire l'impossibilité de trouver son chemin à vue dans des lieux étrangers, fait que l'individu ne peut accomplir beaucoup de tâches importantes de la vie courante sans l'aide d'autrui et équivaut presque à la perte totale de la vision. Cette affection correspond aux catégories 3 et 4 du rapport ( "quasi- cécité" et "cécité absolue "), mais elle pourrait être qualifiée de cécité. Le Professeur von Bahr propose donc que la distinction entre ces deux catégories puisse, dans certains cas, être supprimée. Il conviendrait par ailleurs de prêter attention aux troubles de la vision qui rendent impossible la lecture d'un texte ordinaire. En ce qui concerne les causes de la cécité, une classification uniforme est tout à fait nécessaire. Le système qui a été recommandé en 1962 par l'Association internationale de Prophylaxie de la Cécité a déjà servi à différentes études d'étiologie, et il serait utile de le coordonner au système de codage des maladies recommandé par l'OMS. Une commission créée par le Conseil international d'Ophtalmologie met actuellement au point un système qui pourrait être adopté pour la nouvelle édition de la Classification internationale des Maladies. Il est encourageant de constater qu'un travail aussi important se fait en collaboration avec l'OMS. Le rapport prouve que les maladies infectieuses sont encore les principales responsables de la cécité dans de larges fractions de la population mondiale. Il montre également que ces maladies qui, dans les pays développés, ont été éradiquées ont dans bien des cas perdu de leur importance. Il en est de même de la malnutrition et particulièrement de l'avitaminose A. Les moyens de prévention sont maintenant connus, et les problèmes que pose leur mise en oeuvre sont principalement d'ordre administratif; il reste beaucoup à faire dans les domaines de l'éducation sanitaire générale, de la formation du personnel, de l'hygiène générale et du traitement médical. Certaines causes de cécité et de perte de vision jouent un rôle bien plus important que les infections et la malnutrition dans les pays développés; de plus, leur importance relative ne fera que croître dans les pays en voie de développement. Aussi est -il regrettable que le rapport soumis à la Commission ne contienne pas d'indications détaillées à leur sujet. Dans certains cas, la vision peut être restaurée. C'est ainsi que la cataracte sénile ne doit pas être considérée comme une cause de cécité, puisqu'on peut la guérir par une intervention chirurgicale. D'autre part, si l'opacification de la cornée est souvent une cause de cécité, on peut là encore guérir le mal par la transplantation d'une cornée saine. Les causes génétiques de la cécité constituent aussi un grave problème et il faudra encore faire de longues recherches avant de pouvoir les neutraliser. La prophylaxie de la cécité peut épargner bien des souffrances et cela à très peu de frais surtout si l'on considère les dépenses qu'il faut engager pour instruire un aveugle et l'aider toute sa vie durant.
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Le rapport dont la Commission est saisie constitue une bonne introduction aux problèmes de la prophylaxie mais il marque seulement une étape. L'Association attend beaucoup des conclusions du groupe d'étude. Pour des raisons humanitaires autant qu'économiques, il est urgent d'intensifier les travaux sur la prévention de la cécité et de la perte de vision. Les délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé et leurs gouvernements devraient étudier la question de la cécité et de ses causes et encourager les recherches dans ce domaine. Des plans d'action pourront alors être dressés pour l'avenir. Nul doute, conclut le Professeur von Bahr, que l'OMS et d'autres organisations intéressées apporteront leur plein concours. Le Professeur VANNUGLI (Italie) félicite le Directeur général et ses collaborateurs pour le rapport qui a été présenté à la Commission. Il tient également à féliciter les deux orateurs qui l'ont précédé à la tribune. Le problème de la cécité devrait avoir une nette priorité dans tout programme de santé publique. Il s'agit en effet d'un problème grave et difficile à résoudre, car les causes de la perte de la vision sont multiples. On est frappé par les différences des taux de prévalence de la cécité, non seulement entre les Régions, mais aussi à l'intérieur d'une même Région, En Europe, par exemple, le chiffre varie de 51 cas pour 100 000 habitants à 200 pour 100 000. A défaut de données précises sur la cécité, il est impossible de mettre en oeuvre des programmes de prophylaxie ou de dépistage et de traitement précoces. Au sujet de la proposition tendant à établir dans chaque pays un registre des aveugles, le Professeur Vannugli estime que l'on pourrait également mener des études épidémiologiques sur des échantillons de population, L'OMS serait en mesure d'indiquer les méthodes à suivre pour ces travaux. Si l'on parvenait à prélever un échantillon suffisamment représentatif de la population, on pourrait non seulement déterminer le taux de prévalence de la cécité ou de la perte de vision, mais encore obtenir des chiffres détaillés sur la répartition des cas selon le sexe, l'âge, et la catégorie professionnelle et identifier ainsi les groupes de population particulièrement exposés à la perte partielle ou totale de vision, sur lesquels les mesures de prophylaxie devraient être axées. Un tel travail pourrait être réalisé par l'OMS suivant les lignes tracées par le rapport et par le projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation a pris connaissance avec intérêt du rapport du Directeur général sur la prévention de la cécité et écouté avec la plus grande attention l'exposé du Professeur Bietti, La délégation de la France appuie le projet de résolution soumis à la Commission. Abordant la question de la surdité de l'enfant, le Dr Cayla estime que l'enfant isolé par cette infirmité ne peut normalement développer ses facultés mentales. Cependant, si la surdité est dépistée précocement, l'enfant peut être entièrement réintégré dans la société. Le problème est d'autant plus important que la fréquence de la surdité est de l'ordre de 1 pour 2000 naissances vivantes; des études récentes donnent même à penser que le taux est légèrement supérieur, de l'ordre del pour 1200. Actuellement, 70 % des cas de surdité ont une étiologie connue. Des études épidémiologiques devraient permettre de découvrir des causes de surdité encore inconnues et d'appliquer des mesures préventives efficaces. Des progrès ont déjà été réalisés dans le dépistage précoce de la surdité grâce au développement des connaissances sur la maturation progressive de l'audition. Le coût du dépistage se trouverait réduit et son efficacité accrue s'il était dirigé sur des groupes très exposés. En outre, le port d'une prothèse dès le plus jeune âge permettrait une réadaptation complète par l'éducation préscolaire et scolaire, l'apprentissage professionnel et même les études universitaires. Il apparaît souhaitable que l'OMS envisage de contribuer à la solution du problème de la surdité lorsqu'elle pourra le substituer à une autre question qui aura perdu de son importance. Le Dr SÁENZ (Uruguay) félicite le Directeur général et les consultants qui ont rédigé le rapport présenté à la Commission. Aucun chiffre concernant la cécité en Uruguay n'ayant été consigné depuis 1908, quelques données permettront de situer le problème. Le Centre Tiburcio Cascachón, spécialisé dans la réadaptation des aveugles, a célébré son dixième anniversaire le 2 mai 1972. Ce centre, qui est placé sous l'égide du Ministère de la Santé publique, du Conseil de l'Enseignement primaire et de l'Université ouvrière, s'est acquis en matière de diagnostic et de prophylaxie de la cécité, ainsi que dans le domaine de la réadaptation des aveugles, une renommée qui s'étend à toute l'Amérique du Sud. Actuellement, il réunit 63 aveugles du sexe masculin et 72 du sexe féminin. Quinze personnes y sont accueillies chaque année. Les dix causes glaucome, cataracte, diabète, décollement principales de cécité sont, dans l'ordre, les suivantes de la rétine, rétinite pigmentaire, accidents, atrophie du nerf optique, tentative de suicide, iritis et tumeur. Le Centre a pour but de donner aux aveugles la possibilité de mener une vie personnelle et sociale aussi proche que possible de celle qu'ils avaient avant de perdre la vue. En dix ans, le Centre a accueilli 190 personnes, dont 110 atteintes de cécité complète. Sur ce :
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total (156 habitants de Montevideo, 17 habitants de l'intérieur et 16 étrangers), 121 avaient été victimes d'accidents ou de maladies. L'enseignement est gratuit, avec des cours de lecture par la méthode Braille suivant deux types de caractères et des cours de sténographie et de musique. On apprend aux pensionnaires à faire la cuisine et la lessive et, d'une manière générale, tout ce qui peut les aider à être indépendants. La céramique et la menuiserie sont également enseignées. Le Centre forme d'autre part des spécialistes de la réadaptation pour le compte de plusieurs pays d'Amérique latine. En septembre 1971, lors d'une réunion de la section interaméricaine de l'Organisation mondiale pour la Protection sociale des Aveugles, le délégué de l'Uruguay a jeté les bases d'un système d'échange de données scientifiques et culturelles entre les pays d'Amérique qui, avec l'aide des institutions spécialisées du système des Nations Unies et notamment de l'OMS, devrait permettre de prévenir la cécité à l'échelle du continent. La délégation de l'Uruguay estime avec le représentant de l'Association internationale de Prophylaxie de la Cécité qu'une classification uniforme est nécessaire et elle appuie le projet de résolution. M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) félicite le Directeur général de son excellent rapport.
En République fédérale d'Allemagne, la définition de la cécité a fait l'objet de longues discussions. Dans l'Amendement III à la Loi sociale, elle est ainsi formulée :
1) acuité visuelle du meilleur oeil inférieure ou égale à 1/50 après correction Cécité maximum; 2) autres troubles chroniques de la vision à un degré qui doit être considéré comme équivalent. Trouble de la vue l) acuité visuelle du meilleur oeil ou des deux yeux inférieure ou égale à 0,3, aune distance d'au moins trente centimètres ou à longue distance, après correction; 2) autres troubles des fonctions visuelles qui présentent un degré de gravité équivalent. : :
Les chiffres indiqués pour la République fédérale d'Allemagne à l'appendice II du rapport ne peuvent plus être considérés comme exacts. Les cas de cécité ne faisant pas l'objet de notifications officielles, les données se fondent sur le nombre de personnes ayant demandé le "certificat de cécité" qui donne droit à des avantages fiscaux et à des réductions sur les transports publics. La loi sur la prévoyance sociale qui a été adoptée en 1962 instituait pour la première fois une allocation mensuelle aux aveugles sans considération de leurs revenus personnels. Depuis lors, le nombre des aveugles a doublé; il est actuellement de l'ordre de 100 pour 100 000 habitants. Le Dr OLGUIN (Argentine) félicite à son tour le Directeur général de son rapport, qui souligne à juste titre le manque général d'information dans la plupart des pays. Il est d'autant plus regrettable que tant de cas de cécité soient d'origine inconnue qu'une prophylaxie efficace suppose une connaissance des causes. En Argentine, des établissements publics et privés s'occupent depuis longtemps de cette question. Les chiffres indiqués pour ce pays à l'appendice II du rapport correspondent à l'année 1966 et le taux de 99 aveugles pour 100 000 habitants englobe un groupe pour lequel l'étiologie n'est pas clairement définie. Indépendamment de l'importance qu'elle revêt sur le plan socio- économique, la cécité présente un aspect moral. Dans l'état actuel des connaissances et des moyens scientifiques et techniques, il serait possible d'éviter un grand nombre de cas, qu'ils soient dus à des accidents, à des infections ou à des facteurs d'ordre génétique ou nutritionnel. A cet égard, il est urgent d'adopter une classification internationale qui soit reconnue par tous. L'OMS peut jouer ici un rôle important et le Dr Olguin note avec satisfaction qu'un groupe d'étude doit se réunir en novembre 1972. Il est urgent aussi d'étudier l'étiologie et l'épidémiologie de la cécité. La réadaptation complète (psychologique, physique et sociale) devrait faire partie intégrante du traitement. Le délégué de l'Argentine appuie le projet de résolution présenté à la Commission. Le Dr ALY (Egypte) félicite également le Directeur général de son rapport exhaustif qui montre clairement l'incidence que peut avoir un problème de santé publique sur le développement socio- économique. Les notions de "cécité économiquement invalidante" et de "cécité socialement invalidante ", notions pour lui nouvelles, permettront sans aucun doute de mieux évaluer les effets économiques et sociaux de la cécité. L'étude sur laquelle se fonde le rapport est très utile, même si l'on pouvait souhaiter des données plus nombreuses. Il serait indiqué de conduire des enquêtes analogues dans différentes régions de manière à évaluer la portée exacte du problème. D'après le rapport, le nombre total des aveugles se situe entre 10 et 15 millions; ce chiffre justifie à lui seul de grands efforts de la part de l'OMS. Le Dr Aly souscrit entièrement àl'idée, exprimée dans le rapport, suivant laquelle la lutte
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contre les manifestations évitables et curables de cécité doit rester le principal objectif des activités de santé publique. Il faudrait en outre mettre l'accent sur l'éducation sanitaire en tant que mesure essentielle de prévention, ainsi que sur la recherche en matière de prophylaxie et de correction, sur les conditions du milieu qui provoquent la cécité et sur le rôle des instances sociales dans le domaine de la réadaptation. Que l'OMS envisage d'autres activités permet de considérer l'avenir avec optimisme; ces activités devraient s'inscrire dans une campagne mondiale contre la cécité et les autres affections graves de l'oeil. La délégation de l'Egypte appuie le projet de résolution. Le Dr ALDEA (Roumanie), après avoir félicité le Directeur général de son rapport, souligne que tout programme de prévention de la cécité doit reposer sur des données exactes concernant les causes de la cécité évitable et curable. Une classification normalisée des cas et des causes de cécité et des statistiques précises sur la prévalence sont absolument nécessaires. A l'échelle mondiale, le trachome et les infections qui lui sont associées sont les principales causes de cécité. Malgré les efforts considérables que l'OMS déploie dans la lutte contre le trachome, le nombre de cas est encore très élevé dans de nombreux pays en voie de développement. Cette lutte doit être poursuivie, si possible dans le cadre des services de santé généraux, et axée sur la formation de personnel médical et auxiliaire de toutes catégories en matière de diagnostic et de traitement. Il importe aussi d'assurer l'éducation sanitaire de la population, surtout dans les pays où la morbidité trachomateuse est élevée, afin d'obtenir son plein concours. Il convient enfin de procéder à une évaluation rigoureuse de l'efficacité des différentes opérations de lutte en vue de mesurer les incidences économiques et financières des campagnes entreprises par l'OMS dans divers pays. Dans les pays développés, les maladies vasculaires, le diabète, les affections d'origine génétique et les accidents comptent parmi les causes principales de la cécité et appellent toute l'attention des services de santé publique. On envisage de prendre des mesures de prévention contre les déficiences visuelles ou unilatérales, notamment contre l'amblyopie, qui frappe de 1 à 3 % du total de la population. Pour que les programmes de prévention de la cécité portent tous leurs fruits, il importe d'y associer d'autres organisations internationales, notamment le FISE, l'OIT, la FAO et l'UNESCO ainsi que les différentes associations de prophylaxie. La délégation de la Roumanie appuie sans réserves le projet de résolution. Le Dr GERRITSEN (Pays -Bas) félicite le Directeur général de son excellent rapport, qui insiste à juste titre sur la nécessité de disposer de données plus fournies au sujet de la cécité et de son étiologie, sur le besoin d'une définition unanimement admise de la cécité et de la perte de vision ainsi que d'une classification uniforme des causes de cécité, et enfin sur l'importance des mesures de prévention. A cet égard, la délégation des Pays -Bas appuie entièrement le projet de résolution. Comme il serait impossible à beaucoup de pays d'instituer un système de notification obligatoire des cas de cécité, il faudra trouver d'autres moyens permettant de recueillir des renseignements suffisants. A la lecture du rapport, le Dr Gerritsen a noté avec satisfaction que la diminution du nombre des cas de cécité d'origine infectieuse dans la Région européenne a permis d'élaborer un programme de santé publique en ophtalmologie qui vise à protéger la vue en général. A son avis, il conviendrait aussi de prévenir la cécité due à des causes d'ordre génétique, qui constitue un problème grave.
Le Dr BAHRAWI (Indonésie) félicite le Directeur général de son excellent rapport. Il observe avec consternation que dans de nombreux pays, dont l'Indonésie, la plupart des cas de cécité auraient pu être évités. En Indonésie, la majorité des cas de cécité sont provoqués par des maladies infectieuses et par la xérophtalmie. Le phénomène est si intimement lié à la situation socio- économique qu'il est difficile de savoir par quoi commencer les problèmes socio- économiques ou la cécité elle même. Dans les groupes les plus jeunes en particulier, la cécité est en rapport étroit avec la pauvreté. Dans l'est de Java, 65 % des cas de cécité observés chez les enfants d'âge préscolaire sont dus à la xérophtalmie. Au cours d'une enquête menée à Jogjakarta, on a constaté que 10 % des écoliers examinés souffraient du trachome, dont 20 % avaient la cornée atteinte. Il est indispensable de mieux connaître les aspects sanitaires et sociaux du problème ainsi que les méthodes d'élaboration des programmes afin de prendre des mesures efficaces pour enrayer la tendance à la progression de la cécité infantile. Un projet pilote va être lancé dans trois provinces d'Indonésie en vue d'étudier la possibilité de réaliser un programme tendant à prévenir la cécité due à la xérophtalmie en administrant deux fois par an une dose massive de vitamine A aux enfants d'âge préscolaire. :
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L'Indonésie souhaite obtenir l'aide de l'OMS ou d'autres organisations internationales dans ce domaine.
La délégation de l'Indonésie appuie le projet de résolution dont la Commission est saisie. Pour le Professeur HALTER (Belgique), il est incontestable que la cécité pose un problème extrêmement grave et que, quelles qu'en soient les causes, aucune région du monde n'en est absolument exempte. Le rapport du Directeur général indique clairement les différents aspects du problème. Il y est fait mention de la réunion en 1972 d'un groupe d'étude sur la prévention le Professeur Halter se demande ce que l'OMS envisage de faire dans ce domaine. de la cécité L'Organisation s'occupe de la question depuis 1953 et elle a constitué des comités d'experts du trachome et de l'onchocercose. Ce qu'il faudrait peut -être, en réalité, c'est un comité d'experts des problèmes de la cécité en général. Le Professeur Halter souscrit pleinement au projet de résolution, tout en souhaitant que l'alinéa 2) soit interprété comme une invitation à une sorte d'échange de vues permanent entre experts en ophtalmologie, et peut -être également en d'autres disciplines, dans le but non seulement de définir les problèmes mais aussi de trouver les moyens de les résoudre. Tous les pays ont incontestablement besoin de conseils pour la prévention de la cécité mais aussi de certaines affections oculaires qui résultent simplement de l'ignorance. :
Le Dr GALEGO (Cuba) félicite le Directeur général du rapport présenté à la Commission. Depuis 1963, il existe à Cuba une définition et une classification officielles de la cécité et des amblyopies. Il est tenu compte aussi bien des aspects ophtalmologiques, socio- économiques, scolaires et professionnels que de l'aspect physique de l'incapacité visuelle. Un certain nombre de projets destinés à prévenir la cécité et à réadapter les aveugles sont en cours d'exécution. Dernièrement, le Ministère de la Santé publique a organisé une journée nationale d'ophtalmologie et l'on a décidé d'établir un registre permanent des causes de la cécité, des amblyopies et des autres affections oculaires entraînant la cécité. Au début de 1972 a été fondé le premier centre spécial d'ophtalmologie, qui traite et instruit les enfants atteints d'amblyopie. D'autres centres semblables doivent être créés dans toutes les provinces. Un programme a été élaboré qui vise à dépister les affections de l'oeil dans toutes les collectivités où vivent des enfants âgés de moins de six ans. A Cuba, les principales causes de cécité sont le glaucome, les traumatismes oculaires et les rétinopathies diabétiques; le trachome, l'onchocercose et la xérophtalmie sont heureusement absents. La délégation de Cuba appuie sans réserves le projet de résolution. Le Dr FELKAI (Hongrie) félicite le Directeur général de l'excellent rapport qu'il a présenté à la Commission. En Hongrie, la protection maternelle et infantile et les soins prénatals ont permis d'éliminer l'avitaminose A chez les enfants et, au cours des dix dernières années, les rapports des services d'ophtalmologie des hôpitaux n'ont signalé aucun cas de cécité de cette origine. En ce qui concerne le trachome, la lutte remonte à 1884 et la première loi en la matière a été promulguée en 1886. De 3000 en 1970, le nombre de cas est tombé récemment à 2500. Les recherches entreprises dans les zones d'endémicité au printemps de 1972 ont permis de constater une nouvelle régression. Les cas de trachome compliqué de pannus sont rares. Depuis 1955, le traitement est obligatoire et gratuit; l'Institut national de Recherches sur le Trachome se charge des examens systématiques ainsi que de la prévention et du traitement. Ces fonctions ont dernièrement été confiées à l'Institut national d'Ophtalmologie. Dans les zones d'endémicité, des médecins, des infirmières et des assistantes sociales contrôlent les examens et le traitement. D'autre part, les travailleurs et les étudiants venant de pays où le trachome est répandu sont soumis à une stricte surveillance et les cas découverts sont immédiatement traités. Grâce au progrès social, aux examens systématiques et au traitement obligatoire, la cécité trachomateuse ne subsiste plus que dans le groupe des plus de 60 ans. En 1971, l'Institut national d'Ophtalmologie, aidé par le Ministère de la Santé, a examiné les aveugles et handicapés de la vue de tous les asiles de vieillards. La plupart des personnes atteintes avaient plus de 70 ans. Leur nombre - 651 sur un total de 13 258 sujets examinés montre que le chiffre des cas nécessitant un traitement augmentera avec l'espérance de vie. Bien que la fréquence du glaucome soit encore assez élevée (14,3 %), la cécité ou la perte partielle de la vision sont surtout causées aujourd'hui par le diabète et les rétinopathies hypertoniques (24 %). La myopie est encore très fréquente (13,8 %). L'Institut national d'Ophtalmologie surveille et traite les cas enregistrés de cécité totale ou partielle. La délégation de la Hongrie appuie entièrement le projet de résolution soumis à la Commission. Le Dr DELMAS (Paraguay) félicite le Directeur général de son rapport. Les services de santé du Paraguay sont actuellement engagés dans des activités de prévention de la cécité dans le cadre d'un centre situé à Asuncion. Une association privée s'occupe de la
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réadaptation des aveugles et les autorités espèrent pouvoir obtenir le concours d'une organisation internationale pour la création d'un service de réadaptation des aveugles et de formation du personnel, entreprise à laquelle participeront conjointement les Ministères de la Santé, du Travail et de l'Education nationale. Une enquête a été menée récemment sur les causes les plus fréquentes de la cécité mais, faute d'un bon système de classification, elle n'a pas permis de recueillir des renseignements valables malgré tous les registres médicaux. Le Centre de Prévention de la Cécité étudie d'autre part la relation entre les troubles de la vision et le grand nombre d'accidents de la circulation dans le pays. Beaucoup de cas de troubles de la vision, peut -être dus à la malnutrition, ont été observés chez les écoliers et des enquêtes nationales, ainsi qu'une enquête internationale récente, ont révélé des cas d'avitaminose A. Le Paraguay a demandé à l'Organisation l'aide d'un conseiller afin d'établir un ordre de priorité pour la formation de personnel et l'organisation de services de prévention de la cécité. La délégation du Paraguay appuie le projet de résolution. Mlle GIBBS (Nouvelle- Zélande) félicite le Directeur général de son rapport. Avec un taux de 135 aveugles pour 100 000 habitants, la Nouvelle -Zélande est dans une situation plus favorable que bien des pays, mais il n'y a pas encore lieu de se réjouir. Des trois principales causes de cécité énumérées dans le rapport - le trachome, l'onchocercose et la xérophtalmie aucune n'est vraiment préoccupante en Nouvelle -Zélande. Parmi les autres infections, les maladies vénériennes ne jouent qu'un petit rôle mais, dans un but de prévention, on s'attache de plus en plus aux recherches prénatales de gonocoques et aux épreuves sérologiques de dépistage de la syphilis. S'il n'est pas non plus très important, le rôle des accidents est cependant loin d'être négligeable. En 1970, une campagne d'éducation sur le thème de la prévention de la cécité due aux accidents a été lancée par le Département de la Santé en collaboration avec la Société d'Ophtalmologie. Cette campagne se poursuit actuellement. La loi sur la santé publique prévoit la notification des cas de perte de la vision consécutive aux accidents du travail et les Départements du Travail et de la Santé encouragent les mesures de protection dans l'industrie. La cécité par dégénérescence ou par dérèglement du métabolisme demeure le grand problème en Nouvelle -Zélande et le restera à l'avenir avec le vieillissement de la population. Un tiers de tous les cas signalés est dû à l'une ou l'autre de ces causes. Deux centres poursuivent des recherches sur les altérations ophtalmiques provoquées par le diabète, et l'hypertension est étudiée dans plusieurs régions. Le glaucome gagne d'autre part du terrain. On ne procède pas régulièrement à des examens de masse, mais on attire l'attention des médecins, des optométristes et des ophtalmologistes sur l'importance du diagnostic et du dépistage précoces. Les examens de la vue restent un moyen important de dépistage de l'amblyopie. Dès l'âge de la scolarisation (cinq ans), tous les enfants sont soumis à des examens périodiques des yeux et des oreilles, et depuis cette année les enfants d'âge préscolaire le sont également. La Fondation néo- zélandaise pour les Aveugles apporte un précieux concours. Elle a ses propres établissements pour les enfants d'âge préscolaire, qu'elle dirige conjointement avec le Département de l'Education, ainsi que sa propre division industrielle. La Société d'Ophtalmologie, de son côté, administre un fonds pour la recherche et l'enseignement qui rend de très grands services. La délégation de la Nouvelle- Zélande appuie le projet de résolution.
Le Dr ADESUYI (Nigeria) apprécie à sa juste valeur le rapport solidement documenté dont la Commission est saisie. L'information est cependant loin d'être complète et il est évident qu'il faudra entreprendre d'autres études en collaboration avec les organisations qui s'occupent de la prévention de la cécité. Au Nigeria, le trachome et l'onchocercose sont les deux principales causes de cécité. En ce qui concerne le trachome, il y a un traitement spécifique et l'on devrait pouvoir en venir à bout par le développement des services de santé, l'éducation sanitaire et l'assainissement du milieu ce n'est, semble -t -il, qu'une question de temps. Pour ce qui est de l'onchocercose, le problème est plus ardu car il s'agit de neutraliser le vecteur. A cet égard, le Dr Adesuyi exprime la gratitude du Nigeria envers l'OMS pour les opérations de lutte antivectorielle menées dans l'Etat du nord -ouest. Ces opérations n'ont eu jusqu'à présent qu'une portée limitée, mais on peut espérer que, grâce à l'aide de l'OMS, elles prendront plus d'ampleur à l'avenir. Il est également nécessaire de poursuivre les recherches, d'autant que la cécité n'est pas uniquement liée dans ce cas à un taux d'infestation élevé. Lors de la conférence sur l'onchocercose qui s'est tenue en 1954 et dont il est fait mention dans le rapport, on a fait observer qu'à l'inverse de ceux des régions de savane, les sujets très atteints des régions de forêt humide présentent rarement des lésions oculaires. Des recherches plus approfondies éclaireraient peut -être davantage les facteurs qui contribuent à la cécité onchocerquienne. La délégation du Nigeria appuie le projet de résolution. :
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Le Dr RASAN (Pakistan) déclare que si, jusqu'à présent, aucune enquête n'a été menée au Pakistan sur les causes de la cécité, les données statistiques permettent de penser que les causes les plus importantes sont la gastro -entérite chez les enfants - responsable de la malnutrition et de la kératomalacie -, la variole, le diabète, le trachome et les traumatismes. On espère pouvoir créer des départements d'ophtalmologie dans les écoles de médecine afin de former les étudiants au diagnostic et au traitement des maladies de l'oeil. Les autorités s'efforcent actuellement d'améliorer l'état de nutrition et de trouver des aliments de sevrage permettant de prévenir les troubles gastro- intestinaux et la diarrhée chez les jeunes enfants. Elles s'emploient également à assurer à la population un approvisionnement en eau pure, afin de prévenir la gastro -entérite. Le Dr Hasan prie instamment l'OMS de prêter assistance aux Etats Membres pour la création de départements d'ophtalmologie qui viendraient s'ajouter aux départements de santé publique dans les écoles de médecine. Il propose en conséquence d'ajouter au dispositif du projet de résolution un alinéa 3) ainsi conçu :
3) d'aider les Etats Membres à créer des départements d'ophtalmologie dans les écoles de médecine et à entreprendre les programmes qu'ils jugeront nécessaires pour la prévention de la cécité.
Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie), tout en reconnaissant que les données contenues dans le rapport du Directeur général sont incomplètes, estime qu'elles n'en confirment pas moins ce que l'on savait déjà là où l'on trouve l'onchocercose et le trachome, on trouve aussi un très grand nombre d'aveugles. Ces deux maladies sont des problèmes de santé publique dans de nombreux pays en voie de développement, dont la République -Unie de Tanzanie, qui a demandé l'aide de l'OMS pour mieux les combattre. Une assistance lui est déjà fournie dans la lutte contre le trachome, mais les autorités souhaiteraient recevoir également une aide pour l'élaboration et l'application de mesures de lutte contre l'onchocercose. La délégation de la République -Unie de Tanzanie ne conteste certes pas qu'il soit nécessaire d'étudier plus avant l'étiologie de la cécité, mais elle pense que les données dont on dispose actuellement constituent une base suffisante pour agir efficacement contre les principales causes de la cécité dans le monde. Tout en étant favorable au projet de résolution, elle propose donc d'ajouter au dispositif un alinéa ainsi libellé : :
d'intensifier l'assistance technique aux pays en voie de développement, à leur demande, pour la prévention du trachome et de l'onchocercose. La délégation de la République-Unie de Tanzanie propose en outre d'insérer dans le dispositif deux autres paragraphes par lesquels l'Assemblée de la Santé prendrait acte du rapport du Directeur général, d'une part, et, d'autre part, approuverait la définition de la cécité et des troubles de la vue proposée dans le rapport. L'unique paragraphe du dispositif actuel deviendrait alors le paragraphe 3. Le Dr TSUKAMOTO (Japon), se référant aux appendices IV et V du rapport qui rassemblent les données disponibles sur les causes de cécité et sur les cas de cécité dus aux maladies infectieuses, souligne que le nombre élevé de cas qui est indiqué pour son pays est le résultat de deux facteurs premièrement, une population très forte qui avoisine les 100 millions; deuxièmement, un système de notification très au point. Exprimé par le taux d'incidence, ce nombre représente 248 cas pour 100 000 habitants, ce qui - il faut bien l'admettre - est encore beaucoup et rend nécessaires de plus amples explications. :
Le Professeur MONEKOSSO (Cameroun) déclare qu'on n'a encore guère prêté attention au problème de la cécité, qui est grave dans son pays. Le rapport du Directeur général sera à cet égard d'un grand secours à l'administration sanitaire du Cameroun, dont la population subit tous les effets non seulement des facteurs du milieu mais encore des facteurs génétiques. Les causes de cécité les plus fréquentes sont la kératomalacie chez les nourrissons et les enfants d'âge préscolaire, le trachome, qui frappe plus particulièrement les enfants et les adolescents, l'onchocercose chez les enfants les plus âgés et la méningite chez les adultes, de même que la syphilis et les toxicoses. La variole, autre cause importante de cécité, est aujourd'hui enrayée, mais il existe en Afrique occidentale des syndromes d'amblyopie tropicale qui sont très répandus. Tout cela ne fait que mieux ressortir l'importance d'une conception pluridisciplinaire de la prévention et du traitement. Une étude menée en Afrique occidentale a révélé une étroite corrél'atrophie optique lation entre les conditions du milieu et une affection de caractère génétique le fait qu'en provoquant héréditaire, ou maladie de Leber. Un groupe de médecins a mis en évidence l'intoxication chronique au cyanure (le cyanure est une carence relative d'hydroxycobalamine, présent dans beaucoup d'aliments des pays tropicaux) joue un rôle important dans les syndromes d'amblyopie observés dans la région. Ce groupe a également montré que l'usage du tabac contribue :
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de même à une détérioration précoce du nerf optique. L'étude a fait appel aux techniques de l'enquête épidémiologique et a conduit à des recherches nutritionnelles, biochimiques et toxicologiques, mobilisant des experts en génétique, en ophtalmologie, en parasitologie et en neurologie clinique. On est arrivé à la conclusion qu'une cause évitable importante des troubles de la vue avait été négligée. Les syndromes d'amblyopie, qui sont ténus, sporadiques, endémiques et parfois épidémiques, atteignent surtout les jeunes âgés de 10 à 17 ans, et entravent sérieusement le cours des études. Cette affection, qui ferait que le malade voit mal et que le médecin ne voit rien du tout, comme on l'a dit, est connue depuis plus d'un demi -siècle, mais elle mériterait de l'être mieux. En pareil cas, la déclaration de cécité viendra toujours trop tard. Vu la nécessité d'études pluridisciplinaires coordonnées faisant appel à des spécialistes de différentes disciplines scientifiques ainsi qu'à des travailleurs sociaux, la délégation du Cameroun propose que l'Assemblée de la Santé, aux termes du projet de résolution, prie le Directeur général de s'efforcer d'obtenir des renseignements supplémentaires, non seulement sur la cécité, mais encore sur les troubles de la vue, ainsi que sur leur prévention, à moins que la Commission ne juge bon d'interpréter le mot "cécité" dans son sens le plus large. Le Dr BADDOO (Ghana) souligne que le taux de prévalence de l'onchocercose - une des causes de cécité au Ghana - atteint 3 % en certains endroits du nord du pays et que cette maladie constitue un grave problème socio- économique. C'est pourquoi le Ghana souhaite que l'OMS l'aide non seulement à la combattre, mais encore à l'éradiquer. Il n'en reste pas moins que la cécité a également d'autres causes, comme la xérophtalmie, et des études approfondies ont été entreprises pour déterminer l'étendue de cette affection et décider des méthodes de prévention. La délégation du Ghana, qui est fort préoccupée par le problème de la cécité, tient à souligner l'intérêt qu'elle porte à l'action menée par l'OMS et d'autres organisations, action qui doit s'intensifier si l'on veut espérer trouver une solution. La délégation du Ghana appuie le projet de résolution. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) dit que le rapport du Directeur général sur la prévention de la cécité présente d'autant plus d'intérêt pour sa délégation que l'éradication du trachome a exigé de nombreuses années d'efforts de la part des services de santé de l'URSS. A son avis, les mesures qui ont été prises dans un certain nombre de pays sont insuffisantes, car elles ne couvrent pas tous les membres de la famille. Le délégué de l'Union soviétique approuve le Directeur général d'avoir mis l'accent sur la nécessité d'une approche pluridisciplinaire pour la lutte contre la cécité évitable. Même dans les pays en voie de développement, les causes de cécité autres que les maladies infectieuses, comme les traumatismes, le glaucome et les anomalies de la réfraction, représentent une proportion croissante du nombre total des cas de cécité. De ce point de vue, les sections 4 et 5 de la partie III du rapport, qui signalent différentes causes non infectieuses, revêtent une importance toute particulière. L'expérience de l'URSS montre que l'OMS doit accorder une attention plus grande aux affections oculaires de l'enfant qui risquent d'entraîner la cécité, telles que le strabisme, l'amblyopie et les maladies vasculaires. Dans les pays développés, les ophtalmologistes et les administrateurs de la santé publique savent par expérience que les anomalies de la réfraction constituent le principal problème. En URSS, on attache une grande importance aux examens systématiques pour le dépistage et le traitement précoces des affections oculaires susceptibles de provoquer la cécité. La délégation de l'URSS convient de la nécessité d'établir un programme général de prévention de la cécité et d'intensifier les efforts à l'échelle nationale, car c'est de ces efforts que dépend l'issue de l'action internationale. Comme il est dit dans le rapport, le rôle de l'OMS sera de guider et de coordonner les recherches et autres travaux qui seront entrepris. La délégation de l'Union soviétique appuie le projet de résolution et ne voit pas le besoin d'adopter une autre définition de la cécité. Le Dr Lisicyn fait remarquer que l'alinéa 2) du dispositif dit la nécessité de promouvoir de nouvelles études, ce qui n'exclut donc pas les facteurs sociaux et autres qui ont été mentionnés par les orateurs précédents. Le Dr AL -WAHBI (Irak), après avoir félicité le Directeur général de son rapport, déclare que le trachome, reconnu comme l'une des principales causes de cécité, est l'une des plus importantes maladies transmissibles au Moyen -Orient. De l'avis général, le traitement n'est pas particulièrement difficile et les mesures de lutte qui ont été prises dans plusieurs pays donnent des résultats encourageants. Tout cela pourrait justifier une demande adressée au Directeur général à l'effet d'examiner la possibilité d'entreprendre un programme d'éradication du trachome. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, tient à dire combien le Secrétariat apprécie l'accueil favorable qui a été fait au rapport du Directeur général, dont le mérite revient d'ailleurs essentiellement aux consultants qui ont participé à son élaboration. En présentant ce rapport, le Directeur général a exprimé le souhait de recevoir davantage d'informations et de suggestions
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sur la conduite à tenir; le débat lui a donné ample satisfaction à cet égard. A l'avenir, l'OMS mènera une double action d'une part, elle poursuivra la lutte contre le trachome, l'onchocercose et la xérophtalmie; d'autre part, il lui faudra définir de nouvelles orientations en ce qui concerne la prévention de la cécité et des troubles de la vue. Les mesures envisagées seront examinées par le groupe d'étude qui se réunira en novembre 1972; elles tiendront compte des suggestions émises au cours du débat à l'effet d'entreprendre des enquêtes épidémiologiques sur des échantillons de population et de créer des départements d'ophtalmologie dans les écoles de médecine. D'autres suggestions ont été faites qui seront toutes soumises au groupe d'étude en vue de l'aider à mettre sur pied un programme de travail concret qui sera ultérieurement présenté à l'Assemblée de la Santé. Le délégué de la Belgique a souligné l'importance d'un échange de vues permanent et d'une collaboration étroite avec les experts et avec d'autres organisations internationales sur les multiples aspects de la cécité. A cet égard, le Secrétariat interprète dans le même sens que lui l'alinéa 2) du dispositif du projet de résolution. Pour ce qui est de la suggestion du délégué de l'Irak, il est certes nécessaire d'intensifier la lutte contre le trachome, mais il serait peut -être prématuré de parler d'éradication, car l'expérience a montré que l'éradication d'une maladie pose de très grands problèmes, et de programmation, et de budget. Mais rien n'empêche de prendre des mesures extrêmement énergiques contre le trachome dans toutes les Régions, et notamment dans celle de la Méditerranée orientale où cette maladie est une cause essentielle de cécité. :
Prenant la parole sur l'invitation du PRESIDENT, le Professeur BIETTI, Consultant, remercie les membres de la Commission de leurs suggestions, qui seront d'une très grande utilité au groupe d'étude qui se réunira en novembre 1972. Il tient notamment à dire au délégué du Cameroun que le problème de la perte de l'acuité visuelle sera examinée au même titre que le problème de la cécité et que l'on s'efforcera de définir des méthodes destinées à empêcher le développement de l'amblyopie. Il estime d'autre part, comme le délégué de l'URSS, que les anomalies de la réfraction constituent un facteur important du strabisme et de l'amblyopie. Le Professeur Bietti propose que la définition de la cécité soit également débattue par le groupe d'étude. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, annonce que le Rapporteur se réunira avec les délégués qui ont proposé des amendements au projet de résolution afin d'élaborer un projet révisé qui sera présenté à la Commission lors d'une séance ultérieure. La séance est levée à 11 h.2O.
QUINZIEME SEANCE Mercredi 24 mai 1972, 14 h.30 Président :
Dr B. E. ZOLLER (République fédérale d'Allemagne)
1.
PREVENTION DE LA CECITE (suite)
Ordre du jour, 2.6
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution révisé proposé par le Rapporteur et rédigé en coopération avec les délégations du Cameroun, du Pakistan et de la République -Unie de Tanzanie. Ce projet de résolution est ainsi libellé :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant la résolution WHA22.29 adoptée par la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé sur la prévention de la cécité; Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la prévention de la cécité; Consciente de la complexité du problème de la cécité et de ses causes à travers le monde, ainsi que de l'insuffisance relative des renseignements disponibles à ce sujet; et Notant avec intérêt les activités déjà engagées par l'OMS dans ce domaine et les dispositions prises pour réunir en 1972 un groupe d'étude sur la prévention de la cécité, 1. PREND ACTE du rapport du Directeur général avec satisfaction; 2. PRIE le Directeur général 1) de s'efforcer d'obtenir des renseignements supplémentaires sur les troubles de la vue et sur la cécité, ainsi que leur prévention, en se préoccupant tout particulièrement de la situation dans les pays en voie de développement et en tenant compte de la nécessité d'une définition de la cécité et des troubles de la vue qui soit largement acceptée; 2) de promouvoir l'exécution de nouvelles études sur les moyens les plus efficaces et les plus économiques de prévenir la cécité, ces études devant être effectuées sur une base interdisciplinaire en collaboration avec d'autres organisations qui ont des activités dans ce domaine; 3) de prêter assistance aux Etats Membres pour la réalisation de programmes éducatifs concernant la cécité et les troubles de la vue, y compris la création de départements d'ophtalmologie dans les écoles et facultés de médecine; et 4) d'intensifier l'assistance technique apportée aux programmes nationaux visant à prévenir les troubles de la vue et la cécité, et particulièrement les programmes de lutte contre le trachome, l'onchocercose et la xérophtalmie. :
M. ROBILLARD (Canada) demande des éclaircissements sur l'intensification de l'assistance technique, mentionnée à l'alinéa 4) du paragraphe 2 du dispositif. S'agit -il d'une assistance pour la planification des programmes nationaux ou d'une intensification des projets ? Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, explique qu'il s'agit de ces deux formes d'aide si les pays le désirent. Cet alinéa a été inséré pour répondre au voeu des délégations de voir le Directeur général intensifier l'assistance technique fournie aux gouvernements sous ces deux formes. Décision 2. :
Le projet de résolution est approuvé.
1
SUPPLEMENT AU QUATRIEME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE
Ordre du jour, 2.12
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant, concernant le supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, qui est proposé par le Rapporteur :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, PREND ACTE du supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, comprenant un exposé sur le sujet spécial "Organisation des services hospitaliers ", qui a été préparé par le Directeur général conformément à la résolution WHA23.24, partie III; 2. REMERCIE les Etats Membres et les Membres associés de l'aide qu'ils ont fournie en communiquant de la documentation pour ce supplément; 1.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le neuvième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.55. - 574 -
COMMISSION B 3.
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PRIE les Etats Membres et les Membres associés de communiquer avant le 31 août 1972 les modifications qu'ils souhaiteraient voir apporter à ce supplément avant qu'il ne prenne sa forme définitive; et RAPPELLE la décision par laquelle la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé a 4. prié le Directeur général de préparer pour la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé le cinquième rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le Dr SOLIMAN (Division de la Coordination), présentant la question, rappelle que le supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, couvrant la période 1969 -1970 (document A25/16), a été établi conformément à la résolution WHA23.24 de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Ce rapport, comme les précédents, a été établi sur la base des renseignements fournis par les Etats Membres et Membres associés en réponse à un questionnaire envoyé aux gouvernements en février 1971. Ce questionnaire était plus concis et moins complexe que le questionnaire utilisé pour la préparation du quatrième rapport, en ce qui concerne notamment la partie consacrée aux généralités. Conformément au schéma adopté pour les rapports antérieurs, ce supplément comprend deux parties. La partie I consiste en exposés par pays et par territoires; elle réunit 83 exposés dont 12 pour l'Afrique, 28 pour les Amériques, 2 pour la distribution par Régions est la suivante l'Asie du Sud -Est, 17 pour l'Europe, 7 pour la Méditerranée orientale et 17 pour le Pacifique occidental. L'OMS continue de recevoir des réponses et prépare actuellement les deux exposés correspondants. Ils seront insérés dans la version finale amendée du supplément, avec les exposés établis d'après les réponses qui parviendraient d'ici au 31 août 1972. "Organisation des La partie II du supplément est consacrée à l'étude du sujet spécial services hospitaliers ". On a retenu ce sujet en vue d'obtenir une connaissance plus précise de l'organisation et des fonctions des hôpitaux dans le monde entier, et de brosser un tableau exact de leur situation dans les différents pays. Comme les hôpitaux tendent généralement à occuper une place de plus en plus importante dans l'ensemble des services de santé, les gouvernements ont été invités à fournir sous forme narrative et sous forme de tableaux des renseignements sur différentes questions, en vue de mettre en lumière les principales caractéristiques de l'organisation hospitalière. Le supplément est fondé sur les réponses reçues de 67 pays et territoires. Un certain nombre de réponses sont parvenues trop tard pour qu'il en soit tenu compte dans le document soumis à la Commission, mais elles seront insérées dans la version définitive. Comme les données relatives à certains aspects du problème sont incomplètes et que l'on n'a reçu qu'un nombre limité de réponses, l'étude ne constitue pas une revue mondiale de la question. On peut toutefois espérer qu'elle fournira certaines indications sur la situation actuelle des services hospitaliers. Le Directeur général est reconnaissant aux gouvernements des renseignements utiles et intéressants qu'ils ont présentés conformément à la demande de la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé. Il est toutefois à regretter qu'un certain nombre de pays se soient contentés de fournir des données statistiques et n'aient pas communiqué d'informations complémentaires sur les progrès ou les modifications récemment survenus dans le secteur sanitaire. La Commission aura noté que le projet de résolution qui lui est soumis pour examen propose que les gouvernements soient invités à communiquer au Secrétariat avant le 31 août 1972 les corrections ou additions qu'ils désireraient voir apporter à la version définitive du supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde. :
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Le PRESIDENT prie les délégués de soumettre par écrit au Secrétariat les amendements rédactionnels mineurs qu'ils voudraient faire introduire dans le supplément au quatrième rapport, et leur demande de limiter pour le moment leurs observations au mode de présentation du rapport sur la situation sanitaire ainsi qu'au projet de résolution. Le Dr TRAZZINI (France) déclare que l'administration sanitaire de son pays regrette de n'avoir pu soumettre à temps les renseignements demandés pour qu'ils soient incorporés dans le document actuellement soumis à la Commission. A l'heure actuelle, les services de santé subissent en effet une réorganisation importante, mais le Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale vient de publier un rapport statistique que la délégation de la France pourra remettre rapidement au Secrétariat si celui -ci le juge utile. La délégation de la France appuie le projet de résolution. Le Dr ALDEA (Roumanie) déclare que sa délégation soumettra par écrit au Secrétariat certains amendements au supplément. Le Dr Aldea félicite le Directeur général du travail accompli dans la préparation de ce document, lequel permet de se faire une idée de la situation sanitaire mondiale. Il fait un exposé sur la néphropathie endémique des Balkans, qui sévit en Roumanie et dans les régions voisines de Bulgarie et de Yougoslavie et souligne les principales caractéristiques connues de la maladie. Différentes hypothèses ont été avancées au sujet de son étiologie, mais
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jusqu'à présent aucune solution n'a été trouvée qui permettrait l'adoption de mesures de lutte adéquates. Etant donné l'importance qu'il y aurait à déterminer les causes de la néphropathie endémique des Balkans, le Dr Aldea suggère qu'on organise un programme inter -pays; celui -ci, grâce à une coopération étroite entre les trois pays atteints et à l'assistance technique et matérielle de l'OMS, contribuerait à faire avancer la solution du problème. Le Dr AL -WAHBI (Irak) se déclare très satisfait de voir combien l'OMS a amélioré la présentation des rapports sur la situation sanitaire dans le monde, qu'il a eu la chance de suivre depuis l'époque du premier rapport. Le Dr Al -Wahbi rappelle qu'à la Vingt- Troisième Assemblée mondiale de la Santé il a souligné l'importance de ces rapports non seulement pour les médecins, mais aussi pour le grand public, puisqu'ils fournissent sur la situation sanitaire mondiale des renseignements authentiques qu'on ne trouve nulle part ailleurs et qui constituent de ce fait une sorte d'encyclopédie destinée à l'usage du public. Il est donc souhaitable que le rapport soit aussi complet que possible. Le Dr Al -Wahbi acquiesce aux limitations que le Directeur général juge nécessaires, mais exprime l'espoir qu'on pourra prendre contact le plus rapidement possible avec les nouveaux Etats Membres en vue d'ajouter des renseignements pour le cinquième rapport. L'examen du rapport montre que la nature des informations communiquées par les gouvernements est hétérogène. L'OMS n'en est pas responsable, mais elle pourrait fournir aux gouvernements des indications précises en vue de normaliser les renseignements reçus. Par exemple, les données concernant les personnels de santé diffèrent suivant les pays, probablement parce que certains de ceux -ci mentionnent seulement le personnel de santé employé par le Ministère de la Santé, à l'exclusion du personnel affecté aux autres départements. L'OMS devrait préciser qu'elle a besoin de renseignements aussi complets que possible sur la totalité des personnels de santé de chaque catégorie, par exemple, personnels de santé des services scolaires, personnels de santé militaires, etc. Le Dr Al -Wahbi est persuadé que le Directeur général pourra dorénavant formuler les questionnaires de manière à obtenir des renseignements plus complets et mieux unifiés.
Le Dr ALY (Egypte) estime que le fait de disposer maintenant d'un tableau rétrospectif de la situation sanitaire dans le monde couvrant une période de dix -sept ans est une des réalisations les plus importantes à porter au crédit de l'OMS. Les rapports et suppléments publiés jusqu'à présent fournissent à tous les fonctionnaires des services médicaux une base solide pour la planification, l'évaluation, l'analyse statistique et la recherche opérationnelle. Le quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde fournit, en plus de données mondiales, une analyse scientifique de ces données, qui montre bien comment se présente la situation dans les différents pays. Le Dr Aly regrette qu'il n'ait pas été possible d'inclure dans le supplément des données provenant de tous les pays; il espère qu'on pourra introduire ces renseignements dans la version définitive en les accompagnant d'une brève analyse, comme c'était le cas jusqu'à présent. Une analyse comparative succincte présentant l'évolution de la situation sanitaire dans le monde depuis dix -sept ans serait très utile. Elle aiderait de nombreux pays à préciser les grandes orientations qu'ils entendent suivre dans les prochaines années en matière de planification et d'organisation sanitaires. La délégation de l'Egypte appuiera le projet de résolution proposé. Le Dr OLGUIN (Argentine) déclare que sa délégation attache une grande importance au rapport sur la situation sanitaire dans le monde et il fait l'éloge du mode de présentation du supplément. La délégation de l'Argentine soumettra au Secrétariat les amendements mineurs qu'elle désire faire. Le Dr Olguin espère que des informations complémentaires seront soumises par les pays qui ne l'ont pas encore fait, de manière qu'elles puissent être incorporées dans la version finale. Le choix du sujet "Organisation des services hospitaliers" est judicieux. L'impossibilité où l'on s'est trouvé jusqu'à présent d'obtenir des renseignements parfaitement unifiés est souvent due à la complexité de la structure des services de santé dans les divers pays. Il est évidemment souhaitable de s'efforcer d'unifier la nature des informations afin d'obtenir un tableau mondial de la situation sanitaire. La délégation de l'Argentine souscrit entièrement au projet de résolution et l'appuiera. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que les renseignements concernant son pays ont bien été soumis en vue de leur inclusion dans le supplément au quatrième rapport, mais sont parvenus à l'OMS trop tard pour être incorporés dans le document A25/16. Considérant notamment les observations faites par le délégué de l'Irak, le Dr Sencer aimerait recevoir du Secrétariat l'assurance que les informations fournies par les Etats -Unis d'Amérique sont adéquates du point de vue de la comparabilité. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) déclare que sa délégation soumettra des amendements au Secrétariat. Il suggère qu'à l'avenir on numérote les paragraphes pour faciliter la correspondance.
COMMISSION B
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QUINZIEME SEANCE
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Le Dr Akim appuie le projet de résolution; toutefois il suggère que le premier paragraphe du dispositif soit remanié pour être transféré dans le préambule et qu'on insère dans le dispositif un paragraphe supplémentaire remerciant le Directeur général. Le Dr SENGUPTA (Inde) s'associe aux observations présentées par le délégué de l'Irak. Il appuiera également le projet de résolution proposé. Le Dr SOLIMAN (Division de la Coordination) déclare qu'il a été pris bonne note de toutes les observations, formulées au cours du débat, sur les améliorations qui pourraient être apportées au questionnaire. Le Directeur général est très sensible aux observations aimables qui ont été faites. Le Dr Soliman donne à tous les délégués l'assurance que les données reçues avant le 31 août 1972 seront introduites dans le rapport définitif et il assure le délégué des Etats -Unis d'Amérique que la forme sous laquelle son gouvernement a présenté ses informations est entièrement satisfaisante. Le Secrétariat recevra avec plaisir le rapport statistique mentionné par le délégué de la France, ainsi que toute autre documentation qu'il serait en mesure de communiquer d'ici peu. Le Dr Soliman remercie au nom du Secrétariat tous les gouvernements qui ont envoyé des réponses. Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, déclare que, conformément à l'amendement suggéré par le délégué de la République-Unie de Tanzanie, le premier paragraphe du dispositif sera transféré dans le préambule, les mots "PREND ACTE" étant remplacés par les mots "Ayant pris acte ". Le nouveau "1. REMERCIE le Directeur général ...;" sera inséré immédiatement paragraphe 1 du dispositif après :
Décision 3.
:
Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1 Ordre du jour, 2.8
DEVELOPPEMENT DE L'UTILISATION MEDICALE DES RAYONNEMENTS IONISANTS
Le Dr PAVLOV, Sous- Directeur général, présentant la question, déclare que l'intérêt des Etats Membres pour le développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants s'est traduit dans les discussions de l'Assemblée de la Santé sur ce sujet et par l'adoption de la résolution WHA24.31 qui priait le Directeur général d'étudier entre autres choses "la question de l'utilisation optimale des radiations ionisantes en médecine ". Le rapport soumis à la Commission par le Directeur général dans le document A25/12 a été établi en réponse à cette demande. Le rapport porte essentiellement sur les questions que le Directeur général juge fondamentales pour l'action de l'OMS et des Etats Membres. Le problème des rayonnements ionisants en médecine découle des progrès scientifiques réalisés au XXe siècle et l'OMS doit faire en sorte qu'ils soient appliqués en toute sécurité. La première démarche consiste nécessairement à rassembler des informations adéquates, et c'est ce que le Secrétariat s'est efforcé de faire. Il a étudié les besoins de personnel et de matériel, évalué la situation dans les différentes Régions et analysé les rapports et observations des consultants en vue de dresser un tableau général de la situation. Un comité mixte AIEA/OMS d'experts s'est réuni en octobre -novembre 1971 et son rapport a été publié au cours de l'année 1972.2 Il est certain que les rayonnements ionisants font maintenant partie intégrante des activités de santé publique; en fait, il est difficile d'envisager que la médecine clinique puisse s'en passer. Sans entrer dans le détail, le Dr Pavlov mentionnera seulement certains aspects de la question, tels que le diagnostic, la thérapeutique, la médecine nucléaire et la protection radiologique. L'utilité des rayons X pour le diagnostic ne saurait être surestimée. En ce qui concerne les risques pour les malades et pour le personnel, le Directeur général peut affirmer avec assurance, d'après les données dont il dispose, qu'ils sont à peu près inexistants si les actes radiologiques sont pratiqués par un personnel compétent. Toutefois, comme il n'y a pas de seuil pour le risque génétique, tout acte radiologique présente en fait un danger potentiel. Cela dit, les doses auxquelles la population est exposée du fait des utilisations médicales des rayonnements ionisants ne sont pas supérieures à celles qui proviennent des rayonnements ambiants. L'utilisation des rayonnements ionisants en thérapeutique revêt de toute évidence une immense importance, notamment pour le cancer, et l'on dispose maintenant de techniques extrêmement avancées. La question se pose de savoir si les avantages d'une utilisation correcte des rayonnements ionisants peuvent être étendus à la population du monde entier. Des progrès considérables ont été réalisés en médecine nucléaire et la question est du plus haut intérêt pour les médecins. Dans certains pays, les progrès sont très rapides. Il y a quelques difficultés techniques, par exemple en ce qui concerne le matériel et l'approvisionnement en isotopes, mais il est maintenant possible de produire des radio -isotopes à courte période.
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le neuvième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.56. 2
Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1972, N° 492.
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :
Tout acte radiologique soulève évidemment la question de la protection l'OMS a examiné celle -ci avec le plus grand soin. On constate que les doses d'exposition du personnel ont été considérablement réduites et que généralement elles n'atteignent pas le niveau maximal admissible, ce qui est extrêmement encourageant. Les applications de la médecine radiologique et de la médecine nucléaire ne pourront manquer de se développer et, pour que ce développement soit harmonieux, il faudra se préoccuper d'établir une infrastructure appropriée. Les pays devraient pouvoir bénéficier de l'expérience acquise par ceux qui sont déjà très avancés dans ce domaine. L'OMS de son côté possède maintenant une expérience qui lui permettra de donner des avis, notamment sur la planification, l'organisation et la formation en médecine radiologique, et elle pourra développer son assistance aux pays dans les limites de ses moyens financiers. Elle mettra l'accent sur la formation du personnel par des moyens tels que l'octroi de bourses d'études. La spécialisation en médecine des rayonnements est de la plus haute importance et le Dr Pavlov cite à cet égard l'expérience acquise dans la Région du Pacifique occidental. L'application des rayonnements à la médecine étant extrêmement coûteuse, il est indispensable que l'OMS soit en mesure de donner des avis sur le choix du matériel, la planification des services et la formation. Les améliorations qui seront apportées à l'avenir en matière de médecine des rayonnements dépendent de la recherche fondamentale. En conséquence, le Directeur général préconise que l'OMS appuie de nouvelles recherches en radiobiologie et en physique médicale. Des centres de référence seront créés dans différents pays en vue de faire bénéficier les pays en voie de développement de tous les progrès réalisés dans ce domaine. Comme il est souhaitable de maintenir des contacts étroits avec l'AIEA et d'éviter que les activités des deux organisations ne fassent double emploi, l'OMS a intégré ses travaux avec ceux de l'AIEA et les responsabilités de l'une et l'autre organisation à propos de l'utilisation médicale des rayonnements et des radio -isotopes et de la protection radiologique sont discutées à des réunions inter -secrétariats. Le Dr Pavlov est convaincu que la discussion qui va avoir lieu apportera au Directeur général des suggestions constructives sur la ligne de conduite à tenir. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) déclare que le rapport du Directeur général montre bien la complexité des travaux de l'OMS dans le domaine de l'utilisation des rayonnements ionisants. Etant donné le développement rapide de la production d'électricité d'origine nucléaire, il est particulièrement important de mesurer avec exactitude le niveau d'exposition de l'homme. En Roumanie, on a montré que l'utilisation médicale des rayonnements constituait une source d'exposition importante, les doses à la moelle osseuse provenant de cette source étant de quatre à six fois supérieures aux doses provenant des rayonnements naturels. Le taux prévu de production d'énergie nucléaire en Roumanie est plus élevé que la moyenne mondiale mentionnée dans le rapport du Directeur général et le Ministère de la Santé tient à maintenir un rapport avantages risques qui soit favorable. Des programmes d'action sanitaire correctement exécutés peuvent abaisser l'exposition aux rayonnements résultant des utilisations médicales. Dans la campagne antituberculeuse menée en Roumanie, par exemple, on s'attache beaucoup à utiliser correctement la radiographie et à réduire le niveau d'exposition des enfants. L'emploi de techniques améliorées dans d'autres examens radiologiques et en radiothérapie préoccupe également le Gouvernement roumain. L'équipement du centre régional OMS de référence pour les étalons secondaires en dosimétrie des rayonnements a permis de faire des études de dosimétrie d'un grand intérêt. Dans de nombreux pays, des équipes spécialisées sont chargées d'apporter des améliorations en radiothérapie. Elles comprennent non seulement des spécialistes de la dosimétrie mais aussi des médecins et autres personnels de santé, et le Dr Racoveanu estime que les centres régionaux OMS de référence pour les étalons secondaires en dosimétrie des rayonnements pourraient jouer un rôle utile dans la formation du personnel de ces équipes. Il faut également citer le problème de la pratique abusive des examens radiologiques, souvent due à ce que les médecins comprennent mal les risques en jeu dans l'utilisation des rayonnements ionisants. La solution réside dans une meilleure formation des médecins. La délégation de la Roumanie est également convaincue que le contrôle de l'exposition de la population humaine aux rayonnements ionisants sera grandement facilité si l'OMS diffuse les informations voulues sur le sujet La délégation de la Roumanie soumet à l'approbation de la Commission le projet de résolution suivant, dont elle est coauteur avec les délégations de la Belgique, de Cuba, des Pays -Bas, de la Turquie, de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et de la Yougoslavie :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général; Rappelant les résolutions WHA19.39 et WHA24.31 qui soulignent le rôle des autorités sanitaires nationales et celui de l'OMS sur le plan international en ce qui concerne les applications médicales des rayonnements ionisants, y compris la protection contre les risques d'irradiation;
COMMISSION B
QUINZIEME SEANCE
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Notant qu'une amélioration des services de radiologie médicale est nécessaire dans le cadre des services nationaux de santé, en particulier des services de santé de base; Reconnaissant que l'utilisation optimale des rayonnements ionisants en médecine est rendue difficile dans beaucoup de pays par le manque de personnel qualifié, 1. INVITE les Etats Membres à coopérer et à participer à des recherches sur les effets des rayonnements ionisants, en vue d'améliorer la pratique médicale et de protéger les populations contre les effets nocifs des rayonnements ionisants; RECOMMANDE que les Etats Membres 2. se préoccupent de promouvoir la médecine des rayonnements 1) a) en organisant, dans le cadre de leurs services nationaux de santé et compte tenu de leurs besoins prioritaires, des services de radiodiagnostic, de radiothérapie et de médecine nucléaire; b) en organisant pour les médecins, aux niveaux universitaire et postuniversitaire, une formation adéquate aux méthodes radiologiques, en instituant si nécessaire la formation systématique de spécialistes de la physique médicale et en insistant sur la formation des techniciens de radiologie; 2) établissent et revoient périodiquement des priorités pour le programme de médecine des rayonnements aux échelons local et national; envisagent d'instituer une législation et des services de surveillance afin d'assurer 3) l'utilisation optimale des rayonnements ionisants et des radio -isotopes en médecine et à d'autres fins; PRIE le Directeur général 3. de continuer à fournir, selon les besoins, une assistance technique aux gouvernements 1) des Etats Membres pour le développement de la médecine des rayonnements, notamment en leur apportant aide et conseils pour l'organisation de services de médecine a) des rayonnements dans le cadre des programmes nationaux de santé; et b) en les aidant à établir des plans et des programmes d'études pour la formation des étudiants et du personnel de santé en médecine des rayonnements et en radioprotection, et en apportant un soutien aux centres de formation; 2) de poursuivre les efforts entrepris en vue de la création de centres de référence pour la dosimétrie clinique, la médecine nucléaire et d'autres branches de la médecine des rayonnements; de continuer, en coopération avec le Comité scientifique des Nations Unies pour 3) l'Etude des Effets des Radiations ionisantes et l'AIEA, à évaluer la situation mondiale en ce qui concerne les utilisations médicales des rayonnements ionisants et les effets de l'exposition aux rayonnements sur les populations; et 4) de faire rapport à une future Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats de l'évaluation à laquelle il aura procédé. : : :
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Le Professeur HALTER (Belgique) félicite le Directeur général de son rapport et des efforts que l'OMS accomplit dans les domaines de l'utilisation de la radiologie et de la radioprotection. Il pense en effet que la science médicale est appelée à utiliser de plus en plus les rayonnements ionisants à des fins diagnostiques et à des fins thérapeutiques. Il est paradoxal que le personnel de santé publique doive à la fois défendre les principes de la radioprotection et définir les intérêts d'une technique médicale correctement appliquée. Les propositions du projet de résolution doivent donc être soigneusement pesées, en ce qui concerne notamment les références à la promotion de l'utilisation des rayonnements ionisants et à la protection radiologique. Le Professeur Halter propose la rédaction suivante pour le paragraphe 3, alinéa 2), du dispositif du projet de résolution :
de promouvoir la création de centres de référence pour la dosimétrie appliquée aux diverses formes de médecine des rayonnements, y compris la radioprotection; 2)
Il est du devoir des médecins de limiter l'exposition des malades aux doses nécessaires pour obtenir le résultat escompté sans provoquer un risque trop important. Toutefois, il n'est pas possible d'utiliser les rayonnements ionisants sans créer simultanément un risque supplémentaire de pollution de l'environnement. Depuis quinze ans, différentes organisations, notamment l'OMS et l'AIEA, ont fixé les doses admissibles pour la population et pour les travailleurs sur la base des recommandations de la Commission internationale de Protection radiologique, mais il n'a pas été possible de fixer des doses admissibles pour les malades. C'est la raison pour laquelle la création de centres de référence et l'étude de la dosimétrie sont tellement importantes. Toutefois, la dosimétrie ne doit pas se cantonner au secteur purement clinique, mais doit s'appliquer à toutes les formes de l'activité médicale.
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Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) déclare que le laboratoire national des rayonnements du Département de la Santé de la Nouvelle -Zélande a effectué des études sur l'exposition de la population aux rayonnements et que deux de ses publications sont abondamment citées The genetically significant dose to the population of New Zealand from diagnostic radiology - A survey of doses received by persons undergoing radiological examination et Unsealed radioisotopes in medical practice in New Zealand - A survey of in -vivo radioisotope tests and treatments in 1966 and the radiation doses received by patients. Dans ses travaux, le laboratoire national des rayonnements a toujours fait une place importante à l'estimation des doses reçues par les malades et à l'établissement de méthodes permettant de réduire ces doses sans que la qualité du diagnostic ait à en souffrir. Le laboratoire assure un service national complet de radioprotection à tous les utilisateurs de rayonnements. Le laboratoire a également coopéré avec l'OMS et avec le Gouvernement de la Thaïlande pour la création et le fonctionnement du service thaïlandais de protection contre les rayonnements installé au Département des Sciences médicales du Ministère de la Santé publique ainsi qu'à la formation de deux ressortissants birmans titulaires de bourses de l'OMS pour la protection contre les rayonnements. Le laboratoire national des rayonnements organisera à partir de 1973 des cours de radioprotection d'une durée d'un an s'adressant à des boursiers de l'OMS qui viendront des Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est. Il compte recevoir quatre étudiants chaque année. La délégation de la Nouvelle -Zélande appuie le projet de résolution tel qu'il a été amendé. :
Le Dr TSUKAMOTO (Japon) reconnaît à son tour qu'il faut être très prudent dans l'utilisation des rayonnements à des fins médicales, surtout quand on emploie un matériel de haute énergie et des isotopes non scellés. En revanche, on peut tirer un grand parti de l'utilisation des rayonnements ionisants, surtout dans le diagnostic de la tuberculose et le traitement du cancer. Ce traitement peut maintenant s'effectuer en toute sécurité sans grands effets secondaires. Il faut éviter l'exposition à de fortes doses dans le diagnostic et dans le traitement et des mesures spéciales sont prises au Japon dans ce sens. Le Dr Tsukamoto souscrit à l'amendement que le délégué de la Belgique a proposé d'apporter au projet de résolution; pour sa part, il aimerait introduire une modification au paragraphe 3, Si la Commission se préoccupe essentiellement de l'utilisation des rayonnements ionialinéa 3). sants à des fins diagnostiques, il faudrait peut -être supprimer la référence à l'AIEA, puisque cette institution ne s'occupe guère des questions de diagnostic. Mais il y a bien entendu de nombreux autres domaines dans lesquels l'OMS et l'AIEA doivent coopérer et coopèrent effectivement. Le Dr ALY (Egypte), au sujet de la première partie du paragraphe 7.1 du document A25/12 concernant la formation de personnel médical et auxiliaire s'occupant de radiothérapie, aimerait ajouter les infirmières à la liste des différentes catégories devant recevoir une formation, étant donné que les services de radiothérapie des hôpitaux ont toujours besoin d'infirmières ayant reçu une formation supérieure dans ce domaine. En ce qui concerne les recherches, mentionnées au paragraphe 7.4 du document, le Dr Aly pense qu'il faut poursuivre les études de coût efficacité et coût avantages. La délégation de l'Egypte appuiera le projet de résolution tel qu'il a été amendé. Le Dr GERRITSEN (Pays -Bas) présente certaines observations au sujet du rapport du Directeur général. Au paragraphe 2.2 il est indiqué que le radium peut être remplacé par d'autres radio isotopes. On a constaté aux Pays -Bas que l'application de sources de radium conduisait à une contamination sérieuse par cette substance radioactive extrêmement toxique; aussi la délégation des Pays -Bas estime -t -elle que le radium devrait être remplacé, autant que possible, par des radio isotopes ayant une action thérapeutique comparable mais comportant un risque moindre. Au paragraphe 3.3 il est dit que la dose génétiquement significative par habitant et par an pour les Pays -Bas est de 6,8 milliroentgens. Cela n'est plus vrai; une étude récente a montré que cette dose était nettement supérieure. Au paragraphe 4.2 il est indiqué qu'un écart d'un à deux centimètres dans la position du bord du champ, en laissant les gonades à l'intérieur ou à l'extérieur du faisceau principal, peut modifier jusqu'à 20 ou 30 fois la dose aux gonades mêles. On a constaté aux Pays -Bas que la différence était plus importante encore. La délégation des Pays -Bas accepte l'amendement proposé par le délégué de la Belgique.
Le Dr OLGUIN (Argentine) reconnaît que l'utilisation des rayonnements ionisants en médecine est de la plus haute importance, mais signale qu'il y a des risques évidents, et que par conséquent des études plus détaillées doivent être faites dans ce domaine. Il est certain que l'utilisation des rayonnements ionisants à des fins diagnostiques et thérapeutiques entraîne une contamination de l'environnement; il est donc nécessaire d'étudier le niveau de contamination par des sources naturelles et autres.
COMMISSION B
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Dans certains pays, il existe déjà une coopération entre les organismes de l'énergie nucléaire et le ministère de la santé. En Argentine ces deux organismes nationaux se mettent d'accord sur les questions de méthodologie et de législation intéressant l'utilisation des rayonnements ionisants en médecine et la protection du personnel professionnel et technique. La délégation de l'Argentine considère qu'au niveau international la coopération entre l'OMS, l'AIEA et la Commission internationale de Protection radiologique est fondamentale pour tout programme intégré dans ce domaine. Le rapport du Directeur général contient des informations intéressantes sur l'utilisation optimale des rayonnements ionisants, et la délégation de l'Argentine trouve particulièrement intéressantes les prévisions concernant l'avenir. Le programme d'aide et d'assistance technique directe que suggère l'OMS pour la formation du personnel revêt une grande importance, car il y a pénurie de personnel qualifié dans de nombreuses régions du monde. La désignation de centres de référence est également fondamentale dans ce type de programme. La délégation de l'Argentine appuie le projet de résolution et l'amendement proposé par le délégué de la Belgique, qui mentionne expressément l'établissement de centres de référence pour la dosimétrie et qui appelle l'attention sur la radioprotection. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) félicite le Directeur général de son rapport qui souligne les avantages du radiodiagnostic, de la radiothérapie et de la médecine nucléaire et rappelle très justement combien il est important de disposer de spécialistes qualifiés dans chacune de ces disciplines. En ce qui concerne les installations, il existe des différences considérables entre les pays en voie de développement et les pays développés. C'est à juste titre que le rapport insiste sur la nécessité d'établir des services de radiodiagnostic quelque limités que soient les effectifs médicaux dans les pays en voie de développement, le matériel de radiodiagnostic est indispensable même si l'on manque de radiologues qualifiés. Pour la radiothérapie et la médecine nucléaire, par contre, la présence de spécialistes de physique médicale est indispensable. La délégation du Royaume -Uni accueille avec satisfaction les propositions concernant le développement des programmes de formation dans les différents domaines mentionnés, mais estime que l'accent devrait être placé sur les besoins des collectivités dans les pays en voie de développement. L'OMS et l'AIEA ont déjà patronné des programmes de formation d'une grande valeur en Amérique latine et ailleurs, et le Dr Kilgour espère que ces efforts se poursuivront. La délégation du Royaume -Uni appuiera le projet de résolution tel qu'il a été amendé. :
Le Professeur TIGYI (Hongrie) déclare que la normalisation de la mesure des doses absorbées par les malades est l'un des moyens les plus importants qu'on puisse utiliser pour réduire au minimum les effets indésirables des rayonnements ionisants, et il souligne la nécessité d'appuyer les recherches en dosimétrie. La phrase consacrée aux recherches dans le paragraphe 7.4 du rapport du Directeur "Il est proposé d'inclure ... f) /lesproblèmes physiques et techniques général, ainsi libellée posés par les applications de la médecine des rayonnements, y compris les problèmes de dosimétrie des rayonnements ionisants et des radio -isotopes" pourrait se terminer par les mots suivants "en prêtant une attention particulière aux avantages économiques et scientifiques que'présente l'utilisation de dosimètres en phase solide ". Le Professeur Tigyi suggère que l'OMS collabore avec des organisations scientifiques autres que celles qui sont citées dans le rapport, notamment avec la Société internationale de Recherche sur les Radiations et le comité des rayonnements et de la biophysique de l'Union internationale de Physique pure et appliquée. Ces deux organismes traitent des problèmes fondamentaux que posent les effets biologiques des rayonnements ionisants. Le délégué de la Hongrie est d'accord avec le délégué du Japon au sujet du paragraphe 3, alinéa 3), du projet de résolution et souhaite qu'on ajoute à cet alinéa les mots "et d'autres organisations internationales ". :
Le Professeur LEOWSKI (Pologne) approuve les motifs qui ont conduit au projet de résolution soumis à la Commission. La délégation de la Pologne a été l'un des auteurs d'une résolution adoptée sur le même sujet par la Vingt-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. En Pologne, de nombreuses dispositions légales visent à protéger les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants; de plus, des règlements assez souples pour la protection des malades contre une irradiation excessive sont à l'étude. Des enquêtes épidémiologiques visant à dépister les effets de l'utilisation des rayonnements en médecine sont nécessaires, mais elles sont très coûteuses et très difficiles et, pour ces raisons, elles n'ont pu être menées en Pologne. Si l'OMS entreprend une enquête mondiale sur les risques sanitaires résultant de l'utilisation des rayonnements ionisants, le Gouvernement polonais aimerait y coopérer. Il existe des techniques nouvelles qui réduisent la dose de rayonnements à laquelle les malades sont exposés, mais l'application de certaines d'entre elles est coûteuse. L'utilisation de rayons pénétrants, la protection des gonades pendant les radioscopies et les radiographies, et la réduction à un minimum de l'ouverture du faisceau de rayons X méritent un examen tout particulier. Pour éviter
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que les examens radiologiques ne soient effectués en trop grand nombre, surtout à des fins prophylactiques, le Professeur Leowski suggère que les résultats de tous les examens soient portés sur un document spécial que les malades pourraient présenter à leur médecin. La Pologne a créé un service de protection radiologique qui portera à l'avenir une attention beaucoup plus grande aux conditions dans lesquelles les rayonnements ionisants sont utilisés en médecine. La délégation de la Pologne souligne qu'il est nécessaire que l'OMS poursuive ses activités dans ce domaine et elle appuie entièrement le projet de résolution. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) appelle l'attention de la Commission sur la partie du projet de résolution qui prie le Directeur général d'établir des programmes d'études pour la formation de personnel en médecine des rayonnements. Le Dr Sencer rappelle que la résolution sur la cécité approuvée au début de la séance priait également le Directeur général d'aider à créer des départements d'ophtalmologie. Certes, le Dr Sencer ne nie pas l'intérêt de ces deux points, mais il pense qu'il faut être assez prudent dans la rédaction de résolutions concernant les programmes d'études médicales. Ce serait une erreur que d'accorder une importance exagérée à telle ou telle partie du programme en fonction de l'enthousiasme particulier manifesté par telle ou telle Assemblée mondiale de la Santé. L'établissement d'un programme d'études doit être abordé d'une manière cohérente. Le Dr AL- ADWANI (Koweit) est d'accord avec les auteurs du projet de résolution sur la nécessité d'étendre les utilisations médicales des rayonnements ionisants, dont le développement est actuellement gêné par la pénurie de personnel qualifié. Toutefois, les rayonnements ionisants sont largement utilisés dans d'autres secteurs et l'on devrait se préoccuper avant tout de la protection contre les risques d'irradiation. Le Dr Al- Adwani suggère donc qu'on modifie comme suit la fin du "afin d'assurer l'utilisation sans danger des rayonnements paragraphe 2, alinéa 3), du dispositif :
ionisants et des radio -isotopes ".
Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation ne sous -estime pas l'importance de la protection contre les rayonnements, mais pense néanmoins que l'accent devrait être mis sur l'amélioration des utilisations médicales des rayonnements ionisants et des radio -isotopes. Les progrès dans ce domaine ont été remarquables. Il est certes important d'assurer une protection contre les rayonnements, mais il ne faut pas aller jusqu'à susciter des inquiétudes qui mettraient fin à leur utilisation en médecine. Si les dangers sont exagérément soulignés, les planificateurs sanitaires manifesteront de la réticence à fournir les fonds nécessaires pour le développement de l'utilisation des rayonnements ionisants et des radio -isotopes en médecine, et la population éprouvera des craintes à l'égard de la radiothérapie. Le Dr Galahov ne formule pas d'objection contre l'amendement du délégué de la Belgique, encore qu'il mette à nouveau l'accent sur la radioprotection, mais il est d'avis que la résolution de l'Assemblée de la Santé devrait être libellée prudemment afin de ne pas priver les médecins et les malades des avantages des réalisations médicales actuelles. Le Dr GALEGO (Cuba) rappelle que sa délégation est coauteur du projet de résolution dont la Commission est saisie. En raison des effets qu'entraîne sur la santé l'utilisation inexperte des rayonnements ionisants, on a créé à Cuba un comité spécial de protection contre les rayonnements relevant du Conseil scientifique du. Ministère de la Santé publique. Les personnes professionnellement exposées aux rayonnements sont placées sous contrôle médical et les doses maximales admissibles qui ont été fixées sont celles que recommande la Commission internationale de Protection radiologique. M. MORILLO (Colombie) remercie l'OMS et le Bureau régional des Amériques de l'aide qu'ils ont prêtée à la Colombie, notamment en matière de contrôle des rayonnements. La Colombie établit actuellement un programme de dosimétrie couvrant environ la moitié du personnel chargé des radiographies et de la radiothérapie. Malgré les bonnes relations existant entre l'OMS et l'AIEA, certains conflits d'attributions ont surgi en Colombie entre le Ministère de la Santé et l'Institut de 1'Energie nucléaire. La délégation de la Colombie appuie le projet de résolution avec l'amendement proposé par le délégué de la Belgique. Le Dr CAYLA (France) appuie à son tour le projet de résolution tel qu'il a été amendé par le délégué de la Belgique. Il n'a pas d'objection contre les amendements proposés par les délégués de la Hongrie et du Koweit. Le Dr AL-WAHBI (Irak) est heureux de constater, après avoir Directeur général, qu'une étroite coopération est maintenue entre après la création de l'Agence, certains conflits avaient surgi à des deux organisations, notamment en matière de protection contre pris connaissance du rapport du l'OMS et l'AIEA; en effet, peu propos des domaines de compétence les rayonnements. Le Dr Al -Wahbi
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note également que les publications de l'AIEA éditées dans la Collection Sécurité seront révisées et publiées en commun par l'AIEA et l'OMS. Il espère que dans ces publications l'Organisation pourra donner des conseils sur les questions de législation. Les avis de l'OMS seraient également utiles aux gouvernements qui s'efforcent de formuler leurs propres lois et ils pourraient contribuer à unifier les législations nationales. Le Dr Al -Wahbi appuie le projet de résolution et l'amendement proposé par le délégué du KoweTt, qui élargit la portée de l'alinéa 3) du paragraphe 2 du dispositif. Le Dr SENGUPTA (Inde) déclare que son pays a créé au Centre de Médecine nucléaire de Bombay une direction de la radioprotection qui assure des services concernant l'utilisation des rayonnements ionisants. Le Dr Sengupta souligne qu'une bonne coopération entre les fabricants de matériel de rayonnements ionisants et les centres nationaux de protection sanitaire est essentielle. De plus, il est urgent que les travailleurs médicaux prennent conscience des dangers présentés par les rayonnements ionisants et reçoivent une formation appropriée en matière de protection. La délégation de l'Inde votera pour le projet de résolution tel qu'il a été amendé. Le Dr HASAN (Pakistan) approuve le projet de résolution, qui tient compte de ce qu'il faut à la fois introduire les rayonnements ionisants dans la pratique médicale et assurer une protection. Il appuie l'amendement du délégué du KoweTt au paragraphe 2, alinéa 3), du dispositif et suggère qu'on amende le paragraphe 3 de ce dispositif, soit en insérant les mots "et de services de radioprotection" à l'alinéa 1) a), soit en ajoutant un nouvel alinéa c) ainsi libellé "en les aidant à établir des services nationaux de radioprotection ". Le Dr ROUHANI (Iran) félicite le Directeur général de son rapport et se réjouit qu'on ait choisi Téhéran pour y créer un nouveau centre régional OMS de référence pour les étalons secondaires en dosimétrie des rayonnements. Le Dr Rouhani appuie le projet de résolution ainsi que les amendements proposés par les délégués de la Belgique et du KoweTt. Le Professeur HALTER (Belgique), se référant à l'amendement proposé par le délégué du KoweTt, déclare que tout le paragraphe 2 du dispositif s'adresse aux Etats Membres et que l'ensemble du projet de résolution porte sur l'utilisation médicale des rayonnements ionisants. Si le libellé très large suggéré par le délégué du KoweTt est adopté, la résolution englobera tout le domaine de la radioprotection. De plus, les mots "utilisation sans danger" sont forcément sujets à controverse. Il faut trouver un équilibre entre les avantages et les inconvénients que les rayonnements présentent pour le malade. Il est du devoir du médecin de n'administrer aucune irradiation supérieure à ce qui est indispensable. En conséquence, le Professeur Halter est d'avis que les mots "utilisation optimale" seraient préférables. La Belgique et son administration de la santé publique connaissent bien les difficultés décrites par le délégué de la Colombie. En Belgique, les deux départements qui sont respectivement en relation avec l'OMS et avec l'AIEA ont été amenés à concilier d'importantes divergences de vues. Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, remercie la Commission de ses suggestions constructives et utiles; le Secrétariat les examinera avec soin. Il faut naturellement peser les avantages et les inconvénients des rayonnements ionisants, puisque ceux -ci peuvent être nuisibles aussi bien qu'utiles. Cependant, il est incontestable que leurs utilisations en médecine ont considérablement progressé. De nombreux délégués ont signalé les dangers de l'utilisation des rayonnements ionisants pour le diagnostic systématique, mais l'amélioration des compétences, du matériel et des méthodes a grandement réduit le risque. Il serait faux d'affirmer que l'utilisation des rayonnements ionisants est sans danger, puisque les malades et le personnel ne peuvent être entièrement protégés; toutefois, on peut ramener les doses à un niveau minimum. En conséquence, le Dr Pavlov est d'avis que les mots "utilisation optimale" seraient préférables aux mots "utilisation sans danger" suggérés par le délégué du KoweTt. L'utilisation excessive des rayonnements ionisants peut être nuisible; pour utiliser ces rayonnements d'une manière optimale, il faut développer les compétences du personnel responsable. Le Dr Pavlov reconnaît qu'il est nécessaire de former des radiologues. Malgré la limitation de ses ressources financières, l'Organisation fait porter ses efforts sur les aspects fondamentaux de la radiologie médicale; or, la formation semble bien être l'aspect le plus important de la question. Le Dr Pavlov comprend les préoccupations du délégué de l'Egypte au sujet de la formation de personnel infirmier, mais il croit que la formation postuniversitaire de spécialistes en médecine des rayonnements est tout particulièrement importante. Le Dr Pavlov souligne qu'en mettant trop l'accent sur la protection, on jettera des doutes sur la valeur des rayonnements ionisants en médecine. L'expérience déjà acquise dans de nombreux pays indique qu'on peut faire bénéficier les pays en voie de développement de l'utilisation des rayonnements moyennant un risque minimal.
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En conclusion, l'OMS comprend parfaitement que la législation est une question du ressort des Etats Membres. Néanmoins, elle est prête à donner des avis aux gouvernements sur la planification des services de surveillance et à leur fournir des renseignements sur la législation existant dans d'autres pays. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, rappelle que l'amendement du délégué de la Belgique à l'alinéa 2) du paragraphe 3 du dispositif a été accepté par les coauteurs du projet de résolution. Sur les suggestions des délégués de la Hongrie et du Japon, les auteurs ont également accepté que le début de l'alinéa 3) de ce paragraphe soit modifié comme suit "de continuer, en coopération avec le Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, l'AIEA et d'autres organisations internationales, selon qu'il y a lieu, à évaluer ... ". :
Le PRESIDENT invite les auteurs du projet de résolution, les délégués ayant soumis des amendements, et les autres intéressés à préparer de concert un texte amendé du projet de résolution qui sera examiné le lendemain. (Voir le procès- verbal de la seizième séance, section 1.) 4.
NEUVIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de neuvième rapport de la Commission. Décision 5. :
Le rapport est adopté (voir page 613). Ordre du jour, 2.11
PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le rapport du Directeur général (document A25/15) et sur le mémorandum soumis par le Conseil international des Unions scientifiques et l'Union internationale de Chimie pure et appliquée (document A25/WP/4). Il attire également son attention sur un projet de résolution présenté par les délégations des pays suivants Autriche, Belgique, Danemark, Inde, Indonésie, Irak, Italie, Jamalque, Japon, Luxembourg, Nigéria, Pays -Bas, Pologne, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Turquie, Uruguay et Yougoslavie, et qui est ainsi libellé : :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général; Rappelant les résolutions WHA23.6O, WHA24.47 et EB49.R10; Mettant une fois encore l'accent sur les besoins énumérés au paragraphe 1 de la résolution WHA24.47; Prenant note de la participation de l'OMS à la préparation de la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se tiendra à Stockholm en juin 1972; Insistant sur la nécessité pour l'OMS et les Etats Membres de disposer en permanence de moyens appropriés pour protéger la santé humaine contre les effets défavorables des facteurs d'environnement; Soulignant que les études et les mesures à entreprendre ou à poursuivre nécessitent un appui financier et technique suffisant, 1. REMERCIE le Directeur général de son rapport et des mesures qu'il a déjà prises; 2. INVITE instamment les gouvernements des Etats Membres à reconnaître la grande importance des facteurs d'environnement et les rapports a) particuliers qu'ils ont avec la santé, et b) à collaborer avec l'OMS à la réalisation de programmes sanitaires coordonnés dans ce domaine; PRIE le Directeur général 3. a) de poursuivre les activités dont il est fait état au paragraphe 1 de la résolution WHA24.47 dans l'intérêt de tous les pays, que ceux-ci disposent de services sanitaires bien organisés ou qu'ils aient encore à les créer ou à les développer; b) de s'inspirer des résultats de la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se réunira à Stockholm, pour ce qui a trait aux questions relevant de la compétence et des responsabilités constitutionnelles de l'OMS, pour adapter et renforcer s'il y a lieu le programme à long terme que l'Organisation poursuit dans le domaine de l'hygiène du milieu, notamment en vue de lui permettre d'accomplir sa mission à l'aide de fonds provenant non seulement du budget ordinaire mais aussi de tout fonds international qui serait créé pour l'amélioration de l'environnement, ainsi que de contributions volontaires; et de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les difféc) rentes questions énoncées aux alinéas a) et b) ci- dessus. : :
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:
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Le DIRECTEUR GENERAL déclare, en présentant la question, que le document A25/15 est un rapport de situation qui a été demandé par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA24.47. Il expose l'essentiel de ce qui a été accompli depuis cette assemblée, dans le peu de temps et au moyen des crédits limités dont on disposait. Le dernier paragraphe de la section A du rapport indique ce qui a été réalisé dans le domaine de l'hygiène du milieu. La partie B du rapport énumère les activités entreprises par l'OMS depuis la précédente Assemblée pour préparer la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui se tiendra à Stockholm au mois de juin. La Commission notera le nombre de réunions auxquelles a participé l'OMS et l'importance de sa collaboration avec le Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies et d'autres organes. L'OMS prendra une part active à la conférence et le Directeur général espère que les délégués feront tout leur possible pour que la santé soit bien représentée dans les délégations que leurs pays enverront à la conférence. Cela est important, parce qu'il semble qu'on observe une tendance persistante à reléguer les aspects sanitaires des problèmes d'environnement à un rang assez bas dans l'ordre de priorité. On a donc besoin de l'appui des délégations nationales pour mettre en oeuvre les activités concernant les aspects sanitaires de l'environnement et les administrateurs de la santé peuvent jouer un rôle extrêmement important à cet égard. Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique) déclare que son pays s'intéresse particulièrement aux problèmes de l'environnement de l'homme et félicite le Directeur général de ce rapport qui vient particulièrement à propos. Il désire appeler l'attention de la Commission sur un fait important qui est survenu dans le domaine de l'environnement de l'homme et qui résulte de l'intérêt porté à la question par le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques et par le Gouvernement du Mexique. A sa dernière session (octobre 1971), le Conseil directeur de l'OPS/Comité régional de l'OMS pour les Amériques a chargé le Directeur régional d'étudier la possibilité de créer au Mexique un centre régional pour l'écologie de l'homme. Le 21 janvier 1972, le Gouvernement mexicain a officiellement prié le Bureau régional d'établir un centre panaméricain de recherches sur l'écologie de l'homme et l'épidémiologie. Des mesures à cet effet ont depuis lors été prises par le Directeur régional. Le Dr Acuña- Monteverde demande au Directeur général de mentionner, dans le rapport qu'il présentera à la conférence de Stockholm, le fait que l'OMS collabore à l'établissement de ce centre. Cette initiative résulte dé l'intérêt manifesté à l'égard des problèmes d'environnement par le Gouvernement mexicain, et plus particulièrement par le Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale, qui a créé un sous -secrétariat à l'environnement. Le Dr Acuña- Monteverde pense que le Mexique est le premier pays d'Amérique latine a créer un département spécialement chargé des aspects sanitaires de l'environnement. Tout en appuyant pleinement le projet de résolution soumis à la Commission, le Dr AcuñaMonteverde propose l'addition d'un nouvel alinéa au paragraphe 3 du dispositif, ainsi libellé :
de promouvoir la création de centres de recherches sur l'écologie de l'homme et l'épidémiologie. d)
(Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la seizième séance, section 2.) La séance est levée à 18 heures.
SEIZIEME SEANCE
Jeudi 25 mai 1972, 9 h.15 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
DEVELOPPEMENT DE L'UTILISATION MEDICALE DES RAYONNEMENTS IONISANTS (suite de la quinzième séance, section 3)
Ordre du jour, 2.8
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant
:
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général; Rappelant les résolutions WHA19.39 et WHA24.31 qui soulignent le rôle des autorités sanitaires nationales et celui de l'OMS sur le plan international en ce qui concerne les applications médicales des rayonnements ionisants, y compris la protection contre les risques d'irradiation; Notant qu'une amélioration des services de radiologie médicale est nécessaire dans le cadre des services nationaux de santé, en particulier des services de santé de base; Reconnaissant que l'utilisation optimale des rayonnements ionisants en médecine est rendue difficile dans beaucoup de pays par le manque de personnel qualifié, 1. INVITE les Etats Membres à coopérer et à participer à des recherches sur les effets des rayonnements ionisants, en vue d'améliorer la pratique médicale et de protéger les populations contre les effets nocifs des rayonnements ionisants; 2. RECOMMANDE que les Etats Membres 1) se préoccupent de promouvoir la médecine des rayonnements a) en organisant, dans le cadre de leurs services nationaux de santé et compte tenu de leurs besoins prioritaires, des services de radiodiagnostic, de radiothérapie et de médecine nucléaire; b) en organisant pour les médecins, aux niveaux universitaire et postuniversitaire, une formation adéquate aux méthodes radiologiques, en instituant si nécessaire la formation systématique de spécialistes de la physique médicale et en insistant sur la formation des techniciens de radiologie; 2) établissent et revoient périodiquement des priorités pour le programme de médecine des rayonnements aux échelons local et national; 3) envisagent d'instituer une législation et des services de surveillance afin d'assurer l'utilisation la mieux appropriée des rayonnements ionisants et des radio isotopes en médecine et à d'autres fins; PRIE le Directeur général 3. 1) de continuer à fournir, selon les besoins, une assistance technique aux gouvernements des Etats Membres pour le développement de la médecine des rayonnements, notamment a) en leur apportant aide et conseils pour l'organisation de la médecine des rayonnements, y compris les mesures appropriés de radioprotection, dans le cadre des programmes nationaux de santé; et en les aidant à établir des plans et des programmes d'études pour la formation b) des étudiants et du personnel de santé en médecine des rayonnements et en radioprotection, et en apportant un soutien aux centres de formation; 2) de promouvoir la création de centres de référence pour la dosimétrie appliquée aux diverses formes de médecine des rayonnements, y compris la radioprotection; 3) de continuer, en coopération avec le Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, l'AIEA et d'autres organisations internationales, selon qu'il y a lieu, à évaluer la situation mondiale en ce qui concerne les utilisations médicales des rayonnements ionisants et les effets de l'exposition aux rayonnements sur les populations; et 4) de faire rapport à une future Assemblée mondiale de la Santé sur les résultats de l'évaluation à laquelle il aura procédé. :
:
:
.
Décision 1
:
Le projet de résolution est approuvé.
1
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.57. - 586 -
COMMISSION B 2.
:
SEIZIEME SEANCE Ordre du jour, 2.11
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PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite de la quinzième séance, section 5)
Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution, relatif aux problèmes de l'environnement de l'homme, dont elle est saisie (voir page 584). Le Professeur HALTER (Belgique) fait observer, en présentant ce projet de résolution, que le grand nombre des délégations coauteurs du projet - dix -huit - indique bien l'importance que beaucoup de pays attachent aux problèmes de l'environnement de l'homme. Depuis son origine, l'Organisation a eu la responsabilité de l'hygiène du milieu. Personne n'a jamais contesté sa compétence à cet égard jusqu'au moment où le sujet est subitement devenu une préoccupation générale. Des diplomates d'abord, puis des ingénieurs, des techniciens et des économistes ont acquis du jour au lendemain des compétences particulières en ce domaine et l'importance prise par ce courant a failli submerger ceux qui veillent depuis de nombreuses années à la protection de la santé des populations contre les agressions du milieu extérieur. Dans certains pays, ce phénomène a rendu très difficile, voire impossible, la tâche des services de santé publique. Aussi convient -il de féliciter le Directeur général d'avoir défini de façon précise la position de l'OMS dans ce domaine. Le Directeur général mérite en outre des éloges pour l'appel qu'il vient de lancer aux délégations afin qu'elles représentent l'esprit de la santé publique lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui doit s'ouvrir en juin 1972. Le projet de résolution soumis à la Commission reflète deux préoccupations la première est de réaffirmer la vocation permanente de l'OMS en ce qui concerne l'hygiène du milieu, dont elle doit rester la gardienne, indépendamment de la conférence de Stockholm, et la deuxième concerne la participation de l'Organisation à cette conférence en vue de la protection de la santé des populations, dont elle est responsable. Il est aussi demandé au Directeur général de présenter à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé un rapport sur les résultats de cette conférence. Le Professeur Halter, quant à lui, est plus optimiste en ce qui concerne l'environnement. Il y a deux ans, l'OMS et les autorités de la santé publique voyaient le milieu se détériorer dans un climat d'indifférence quasi totale de la part des techniciens. Depuis lors, ces derniers ont pris conscience des problèmes de la pollution et des effets néfastes qu'exercent sur la santé de l'homme certains processus techniques insuffisamment étudiés. Les écoles chargées de la formation des ingénieurs, des techniciens et des sociologues, qui influencent fortement la vie politique actuelle, ont pris conscience des problèmes relatifs aux activités techniques ces activités ne sont pas obligatoirement nuisibles à l'homme. C'est à l'OMS qu'il appartient de définir les conditions assurant la survie et le bien -être de l'humanité et de perfectionner les critères, normes et codes de bonne pratique qui permettront aux techniciens de résoudre les problèmes posés par le développement humain, industriel, économique et social. Ce rôle de l'OMS sera permanent; en effet, il faudra toujours tenir compte des conséquences possibles de l'évolution technique pour l'homme et rester vigilant à leur égard. : :
Le PRESIDENT attire l'attention de ld Commission sur un projet de résolution relatif à l'hygiène des denrées alimentaires, qui a été proposé par les délégations de l'Autriche, de la Belgique, du Luxembourg, des Pays -Bas, de la Pologne, de la République fédérale d'Allemagne et de la Roumanie. M. MOLLENHAUER (République fédérale d'Allemagne) présente ce projet de résolution, dont le texte est le suivant :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note des travaux de l'Organisation sur les différents aspects de l'hygiène des denrées alimentaires; Considérant l'accumulation croissante d'agents nocifs dans l'environnement, et en particulier dans les denrées alimentaires; Consciente de la nécessité de protéger la santé de l'homme contre ces agents et en particulier de protéger le consommateur contre les effets néfastes des contaminants alimentaires; Notant en outre que le commerce international pose, en ce qui concerne la contamination des aliments et ses effets, des problèmes spéciaux; Reconnaissant qu'il est nécessaire de procéder à une évaluation d'ensemble des risques entraînés par les aliments malsains et de disposer de normes d'hygiène alimentaire internationalement acceptées, 1. RECOMMANDE que les Etats Membres 1) collaborent avec l'OMS à l'établissement de normes d'hygiène alimentaire et à leur évaluation; et utilisent, lorsqu'ils élaborent des textes législatifs, les critères établis par 2) :
l'OMS;
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VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
PRIE le Directeur général 1) de promouvoir des recherches concernant les effets de la technologie alimentaire moderne sur la santé de l'homme, et en particulier l'effet des résidus, additifs et contaminants; 2) de promouvoir un accord international sur les critères et les niveaux admissibles pour les contaminants biologiques, physiques et chimiques dans les denrées alimentaires; 3) d'intensifier la participation de l'OMS à la Commission mixte FAO/OMS du Codex Alimentarius en vue de protéger la santé des consommateurs; de préparer, en étroite collaboration avec la Commission du Codex Alimentarius, des 4) directives et des codes de bonne pratique pour la production, le traitement, le stockage et la manipulation hygiéniques des denrées alimentaires; 5) de poursuivre des efforts coordonnés dans ce domaine en tenant compte de la multiplicité des aspects en cause; 6) de faire rapport à une future Assemblée de la Santé sur les mesures prises sur ces différentes questions.
M. Mollenhauer souligne combien il est important d'envisager la protection du milieu dans son ensemble, en tenant compte de toutes les sources possibles de danger pour la santé de l'homme. Cette approche globale est particulièrement nécessaire pour l'évaluation des effets toxiques des contaminants, et notamment des contaminants alimentaires. Il semble parfois que les aliments soient l'aboutissement d'une chaîne dans laquelle tous les polluants possibles sont représentés, aussi est -il essentiel de procéder à des évaluations et à des recherches globales sur les additifs alimentaires, les résidus de pesticides et tous les autres contaminants possibles. Etablir des niveaux admissibles d'impureté ne suffit pas; il faut tout faire pour arrêter la contamination à la source en appliquant une meilleure hygiène, au sens le plus large du terme, aux stades de la production, du traitement et de la distribution des aliments, et en tenant compte de l'état actuel de l'environnement. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) exprime l'espoir de sa délégation de voir le Directeur général réaffirmer, à la conférence des Nations Unies à Stockholm, le rôle que l'OMS a joué et doit continuer de jouer dans la protection de l'environnement. Sa délégation appuie les deux projets de résolutions soumis à la Commission.
Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation se réjouit que l'OMS ait été l'une des premières organisations à participer activement à la mise au point de mesures visant à la conservation de l'environnement de l'homme. Le cinquième programme général de travail établissait clairement les tâches de l'OMS en ce domaine; les activités de l'Organisation doivent correspondre à ce programme. La délégation de l'URSS pense que l'OMS devrait s'orienter vers la formulation de recommandations relatives aux aspects sanitaires les plus importants du problème, notamment aux limites admissibles de diverses substances dans l'environnement, afin d'aider les pays à établir leurs normes nationales. La protection de l'environnement est devenue un problème mondial qui exige d'énormes investissements. A cet égard, la délégation de l'URSS maintient sa position au sujet du financement du programme. Elle reconnaît que les travaux dans ce domaine sont une des principales tâches de l'Organisation; toutefois, il serait imprudent d'organiser trop rapidement le programme sans tenir compte des événements futurs et sans évaluer soigneusement, de ce point de vue, les programmes actuels. Le problème de la préservation du milieu ne peut être résolu que par un effort convenablement orienté de tous les organismes nationaux et internationaux, OMS comprise. L'URSS attache une grande importance à la coopération internationale dans ce domaine; elle a maintes fois exprimé sa volonté d'y prendre une part active. C'est la raison pour laquelle elle a appuyé la proposition d'une conférence des Nations Unies sur l'environnement, et a participé à ses préparatifs. Toutefois, la conférence n'atteindra ses buts qu'avec la collaboration de tous les Etats intéressés sans exception. Ses travaux concernent tous les peuples et tous les pays; il n'y a donc absolument aucune raison de compromettre son succès en faisant dépendre la participation à ses travaux d'opinions politiques préconçues. Aussi la délégation de l'URSS s'abstiendra -t -elle de voter sur le projet de résolution relatif aux problèmes de l'environnement de l'homme, et réservera -t -elle sa position sur toutes décisions et recommandations que voterait la conférence. Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) constate qu'à côté des nombreux avantages que l'homme retire des progrès rapides de la science et de la technique, ces derniers ont aussi des effets négatifs sur la nature et ses richesses, et menacent de ce fait l'existence même de l'homme. L'application inconsidérée des acquisitions scientifiques et techniques, en particulier au cours des cinquante dernières années, a gravement porté atteinte à l'environnement de l'homme, ainsi que l'attestent les niveaux dangereux de pollution du sol, de l'air et de l'eau. L'Organisation des Nations Unies ne s'est lancée activement dans l'étude et la résolution de ces problèmes que depuis quelques années, bien que quelques organisations spécialisées aient essayé
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séparément d'éveiller l'intérêt du public et d'attirer son attention sur les conséquences auxquelles il faudrait s'attendre si l'on n'organisait pas à temps une action internationale. La résolution WHA24.47 de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la santé fait état d'une carence à laquelle on n'a malheureusement pas encore porté remède; en effet, le septième alinéa du préambule de cette résolution mentionne "l'absence de critères et de guides qualitatifs et quantitatifs ayant fait l'objet d'un accord international ". Or, de tels critères et guides sont devenus de plus en plus nécessaires, à tel point qu'ils doivent à nouveau faire l'objet d'un débat. La délégation de la Yougoslavie constate avec plaisir qu'il est tenu compte de cet aspect de la question dans le projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme dont la Commission est saisie. Ces dernières années, l'OMS s'est fixé les buts suivants améliorer la santé dans tous les pays en protégeant l'environnement, augmenter la connaissance des effets néfastes des éléments du milieu sur la santé, fixer rapidement des niveaux admissibles concernant les polluants et autres facteurs nuisibles de l'environnement et mettre à la disposition des Etats Membres un système de détection rapide de toute détérioration de la santé ou du bien -être d'une collectivité. L'Organisation doit continuer d'orienter ses activités dans cette voie et soutenir les efforts que font les pays développés et les pays en voie de développement pour résoudre les problèmes d'environnement dans le cadre du développement général. :
Le Dr OLGUÍN (Argentine) pense qu'une campagne universelle visant à améliorer l'environnement et à l'adapter aux exigences naturelles du bien -être de l'homme est d'une importance capitale pour la civilisation ainsi que pour la santé de l'homme et le développement de ses capacités. Une action nationale et internationale s'impose pour assurer une protection adéquate de la santé contre les facteurs adverses tant naturels que techniques. Sur ce plan, le secteur sanitaire a un rôle essentiel à jouer. La délégation de l'Argentine appuie le projet de résolution relatif aux problèmes de l'environnement de l'homme, et souligne l'obligation constitutionnelle qu'a l'OMS d'exécuter, en étroite collaboration avec les pays et l'Organisation des Nations Unies, le programme adopté par les précédentes Assemblées de la Santé. La délégation de l'Argentine est convaincue que la conférence de Stockholm influencera fortement l'orientation future des activités dans ce domaine et tient à rappeler que les ministères de la santé ont un rôle important à jouer, comme cela a été le cas pour l'OMS lors de la préparation de cette conférence. La délégation de l'Argentine a bon espoir que la conférence assurera une action efficace et coordonnée en faveur de la protection de la santé et de l'amélioration de l'environnement. Le Dr Olguin annonce enfin que sa délégation appuie également le projet de résolution relatif à l'hygiène des denrées alimentaires. Le Professeur KANELLAKIS (Grèce), se référant à ce que dit le rapport du Directeur général au sujet des modifications nuisibles subies par l'environnement - principalement en zone urbaine du fait de l'évolution intervenue stil' le plan social, technique et industriel, signale que le Professeur Alivisatos a obtenu au laboratoire de l'Ecole d'Hygiène d'Athènes des résultats intéressants sur la pollution de l'air dans cette ville. En effet, il ressort clairement de ses travaux que le niveau de pollution reste dans des limites admissibles pour les polluants ordinaires tels que l'anhydride sulfureux et les particules de poussière et de cendre. Une commission présidée par le Professeur Alivisatos analyse régulièrement l'eau de la mer baignant les plages de l'Attique; elle procède à des examens bactériologiques et en communique les résultats aux centres de santé de manière que les baigneurs puissent être avertis en cas de pollution. Un Codex Alimentarius grec fixant des règles relatives à la composition chimique et aux normes d'hygiène des denrées alimentaires d'origine animale et végétale a été publié en 1971. Ce texte entrera en vigueur en 1972. Il décrit de manière détaillée le mode de collecte des échantillons et le mode de stockage des aliments ainsi que l'emploi et les niveaux admissibles des agents conservateurs, additifs, colorants, désinfectants, aromatisants et émulsifiants. La délégation de la Grèce appuie le projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) rappelle que le Premier Ministre de l'Inde a montré son intérêt pour l'environnement en constituant une commission nationale présidée par un des principaux membres de la Commission de Planification et comprenant des membres d'autres ministères. Deux textes de loi relatifs à la pollution de l'eau et de l'air sont en préparation et vont être soumis au Parlement. L'Inde enverra à la conférence de Stockholm une délégation composée de personnalités éminentes et conduite par le Premier Ministre. Le Dr Shrivastav attire l'attention de la Commission sur les problèmes particuliers à un pays comme le sien où le développement industriel est très inégal suivant les régions et où il existe différentes sortes de pollution. A Bombay, Calcutta, Delhi, Madras, et dans d'autres grandes agglomérations, le niveau de pollution de l'air et de l'eau est comparable à celui que l'on trouve dans
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les centres industriels de l'hémisphère occidental; voici environ deux ans, ainsi que les délégués le savent peut -être, une nappe d'essence provenant de raffineries de pétrole a gravement pollué les eaux du Gange, provoquant même une explosion. La pollution de l'eau présente un danger particulier pour des pays comme l'Inde qui, en raison de la rareté des eaux souterraines, doivent se servir de l'eau de surface pour les besoins industriels et domestiques. Pour beaucoup de pays en voie de développement, le grand problème vient de ce que, s'ils appliquent toutes les mesures recommandées pour lutter contre la pollution, leur développement industriel risque d'être retardé le traitement des effluents est si coûteux et il pose des problèmes techniques si difficiles qu'on ne peut guère l'appliquer. Il faut que les autorités fassent preuve d'ingéniosité et de tact pour concilier les intérêts opposés mis en cause par ces problèmes. Le Dr Shrivastav a cru utile d'évoquer cette question bien que la délégation de l'Inde ait patronné le projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme. La délégation de l'Inde appuie également le projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires. A ce propos, le Dr Shrivastav signale qu'un comité des pesticides a été créé en Inde sous la présidence du Directeur général des Services de Santé en vue d'exercer le contrôle nécessaire dans le cadre de la "révolution verte ". :
M. DE GEER (Pays -Bas) déclare que son gouvernement a pris note avec satisfaction des activités exposées dans le rapport du Directeur général sur les problèmes de l'environnement de l'homme (document A25/15), spécialement en ce qui concerne la préparation de la participation de l'OMS à la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Le projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme fait ressortir l'importance du rôle joué par l'OMS dans la protection de la santé humaine contre les effets adverses des facteurs d'environnement. Le Ministre de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu des Pays -Bas, en tant que chef de la délégation néerlandaise, a déjà souligné ce fait pendant la première semaine de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.1 L'établissement de guides, critères et codes de bonne pratique est une mesure particulièrement nécessaire pour aider les pays à élaborer leurs propres règlements en matière d'environnement. La délégation des Pays -Bas se réjouit que la collaboration efficace entre les pays du Benelux se soit manifestée une fois de plus - quoique de façon modeste - dans la préparation du projet de résolution. La délégation des Pays -Bas est également coauteur du projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires et elle espère que l'OMS pourra intensifier ses efforts dans ce domaine.
Le Professeur LEOWSKI (Pologne) rappelle à la Commission que sa délégation est coauteur des projets de résolutions sur l'environnement de l'homme et sur l'hygiène des denrées alimentaires. Elle estime que les problèmes de l'environnement sont d'une extrême importance et doivent bénéficier d'une haute priorité. Les activités devraient se concentrer sur deux aspects de la question d'une part la surveillance et d'autre part la protection de l'environnement. Pour montrer l'importance que la Pologne attache à cette question, le Professeur Leowski signale que son pays a créé non seulement un ministère de la protection de l'environnement, mais aussi une commission nationale spéciale de l'environnement, présidée par l'un des vice -premiers ministres.
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Le Dr JOHNSON (Australie) informe à son tour la Commission que le Conseil national de la Santé et de la Recherche médicale d'Australie a créé deux organes chargés des questions d'hygiène du milieu. Le premier (la Commission de l'Hygiène du Milieu), au sein duquel tous les Etats de l'Australie, le Papua- Nouvelle- Guinée, le Territoire du Nord et le Département de la Santé du Commonwealth sont représentés, a pour mission d'étudier tous les facteurs d'environnement susceptibles d'influencer la santé et le bien -être de l'homme et de rendre compte de ses travaux au Conseil par l'intermédiaire du Comité consultatif de la Santé publique. La Commission s'est réunie deux fois et a formulé des recommandations relatives, d'une part, à l'élimination des récipients d'aliments, de médicaments et de substances toxiques et, d'autre part, à l'enquête menée en 1970 sur les résidus de pesticides dans la ration alimentaire totale. Le second organe est la Sous -Commission de Lutte contre la Pollution de l'Air; celle -ci a pour mission de préparer des instructions sur les normes d'émission de polluants atmosphériques et sur la qualité de l'air. Un nouveau département du Commonwealth, chargé des questions relatives à l'environnement, aux aborigènes et aux arts, a été constitué en 1971. Il représentera l'Australie à la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Le Conseil australien de l'Environnement, dont la création a été décidée en décembre 1971, a tenu sa première session à Sydney en avril 1972. I1 est chargé de fournir des services consultatifs et d'assurer la coordination des activités relatives à l'environnement entre le 1
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Gouvernement du Commonwealth et ceux des Etats. Il est assisté par un comité permanent de fonctionnaires représentant chaque membre du Conseil. Son secrétariat est assuré par le Commonwealth. Le Dr AL -AWADI (KoweYt) remarque qu'on a tout lieu de s'inquiéter au sujet de l'environnement que l'homme a trop longtemps négligé. Aussi la délégation du Koweït se félicite -t -elle que ce problème reçoive maintenant l'attention qu'il mérite; en particulier, la conférence de Stockholm devrait permettre de le mieux connaître. Le Koweit, en tant que pays producteur de pétrole, a ses propres problèmes de pollution et il pourrait courir de graves dangers au cours des vingt prochaines années si rien n'était fait pour empêcher la pollution atmosphérique. On espère que les résultats d'un projet conjoint OMS /OIT d'étude de l'environnement exécuté au Koweit permettront d'instaurer des mesures efficaces, dont pourraient aussi bénéficier d'autres pays qui s'industrialisent rapidement. Il est plus difficile et plus coûteux de combattre la pollution que de prendre en temps utile des mesures préventives. On s'est trop longtemps préoccupé des causes particulières des maladies, en négligeant de tenir compte des causes multiples de la mauvaise santé. L'OMS doit prendre la tête de toutes les activités de lutte et de prévention concernant la pollution de l'environnement. La délégation du Koweït la prie instamment d'intensifier ses efforts en ce sens et appuie les deux projets de résolutions soumis à la Commission.
M. SIFAF (Ethiopie) souligne que, dans de nombreux pays en voie de développement, la plus haute priorité doit être attribuée à un approvisionnement suffisant en eau de boisson saine et à l'évacuation hygiénique des déchets. C'est l'absence de ces services essentiels qui cause dans ces pays la propagation de beaucoup de maladies transmissibles. La délégation de l'Ethiopie est persuadée que les documents préparés par l'OMS pour la conférence de Stockholm exprimeront fidèlement les préoccupations qu'on éprouve à cet égard. Cette délégation appuie les projets de résolutions relatifs aux problèmes de l'environnement de l'homme et à l'hygiène des denrées alimentaires. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) précise que sa délégation, coauteur du projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires, votera également pour le projet de résolution. concernant l'environnement de l'homme. La délégation de la Roumanie est convaincue de l'importance des activités de l'OMS dans ce domaine et espère qu'elles continueront à se développer. Le Dr CAYLA (France) déclare à la Commission. sa délégation appuie les deux projets de résolutions soumis
M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) rappelle que sa délégation est coauteur du projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme et insiste sur l'importance de la question, non seulement sur le plan international mais aussi dans son pays. Dans la République fédérale d'Allemagne, on a constaté que les problèmes de l'environnement de l'homme et, en particulier, ceux de la pollution du milieu, peuvent être résolus si la population le veut et si elle consent les sacrifices nécessaires pour entreprendre et financer l'aménagement du milieu. La lutte contre la pollution de l'eau a été motivée par les problèmes sanitaires que la pollution a causés dans les régions hautement industrialisées, où elle a provoqué des maladies. Il y a déjà soixante ans, on a reconnu que la lutte contre la pollution de l'eau ne saurait être menée par la seule action individuelle. Il a fallu une action commune des collectivités et des entreprises, même par- dessus les frontières politiques, pour lutter contre la pollution de l'eau au cours des soixante dernières années, et une expérience analogue a été acquise en matière de lutte contre la pollution de l'air. La République fédérale d'Allemagne a élaboré un programme global de protection de l'environnement ayant des buts bien définis et prévoyant une action rationnellement concertée dans tous les domaines de l'hygiène du milieu. Cependant, lors de l'élaboration de ce programme et de sa mise en oeuvre par des méthodes pragmatiques, elle s'est trouvée aux prises avec les problèmes qui résultent du manque actuel de connaissances en ce qui concerne les polluants du milieu, leurs effets et leurs conséquences. Il est important que l'OMS poursuive, en matière d'hygiène du milieu, ses travaux qui doivent consister, d'une part, à évaluer les risques sanitaires ayant leur origine dans le milieu, d'autre part, à donner des avis aux Etats Membres, et en particulier aux institutions sanitaires, sur les mesures pratiques à prendre en matière de protection du milieu. On possède à l'heure actuelle de nombreuses connaissances techniques et une grande expérience pratique, qui devraient être mises en oeuvre rationnellement. Selon le Gouvernement de la République fédérale, l'apparition de nouveaux polluants et les effets encore inconnus qu'ils peuvent avoir sur la santé et qui parfois ne se manifestent qu'après un certain délai créent un problème permanent. C'est la raison pour laquelle il préconise une collaboration entre les institutions nationales de recherche et l'OMS en vue d'une coordination
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des activités concernant les problèmes de l'environnement de l'homme. Beaucoup de pays disposent dans ce domaine d'un potentiel de recherche considérable et M. Goerke espère qu'ils accepteront d'unir leurs forces et de coopérer avec l'OMS pour faire profiter immédiatement de leurs connaissances les pays qui ne possèdent pas un tel potentiel. M. Goerke estime que l'OMS devrait jouer un rôle de pointe dans la coordination des efforts de recherche entrepris par les pays et dans la détermination des secteurs prioritaires où il est le plus urgent d'agir; elle devrait aussi encourager l'échange d'observations. On pourrait ainsi évaluer très rapidement les connaissances acquises et en acquérir de nouvelles. La République fédérale est prête à participer à un tel effort concerté. Le Dr GODY (République Centrafricaine) remercie le Directeur général de son rapport sur les problèmes de l'environnement de l'homme. Sa délégation appuie pleinement les deux projets de résolutions et désire figurer parmi leurs coauteurs. M. MAGEREGERE (Burundi), félicitant le Directeur général de son utile rapport, déclare que tous les pays sont aux prises avec les problèmes de l'environnement. Si, dans les pays industrialisés, ces problèmes sont la conséquence du progrès technique, dans les pays en voie de développement ils sont dus à d'autres causes. Les pays industrialisés sont approvisionnés en eau saine et possèdent des installations pour traiter les eaux polluées. Les pays en voie de développement, au contraire, souffrent de pénurie d'eau potable. Donc, le problème de l'environnement n'est pas seulement une question de pollution industrielle. M. Mageregere a suivi avec beaucoup d'intérêt les discussions sur la pollution du milieu tant à la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé qu'à la présente session. Il est encourageant de constater qu'un grand nombre d'organisations et d'hommes de science se préoccupent de cette question. M. Mageregere a noté que, dans les pays industrialisés, on réutilise les eaux usées après traitement pour l'agriculture et pour d'autres usages. Les pays en voie de développement pourraient profiter de l'expérience des pays industrialisés, puisque les uns et les autres sont aux prises avec des problèmes d'environnement. Au Burundi, on s'efforce d'améliorer l'hygiène du milieu, particulièrement dans les zones urbaines importantes. Avec l'aide d'organismes internationaux, on prépare l'installation de réseaux d'égouts dans certaines grandes villes et on cherche aussi à améliorer l'approvisionnement en eau. Cependant, le problème est plus complexe dans les zones rurales. La mise en valeur des terres par l'irrigation et l'implantation de populations nouvelles créent de nouveaux problèmes sanitaires et aggravent certaines maladies endémiques comme la schistosomiase et le paludisme. Ces maladies font l'objet de recherches de la part des services sanitaires du Burundi. D'autre part, l'aspersion de pesticides par voie aérienne pose déjà un certain nombre de problèmes d'environnement dans les zones rurales, affectant la santé des agriculteurs. L'emploi de ces pesticides a aussi provoqué des modifications dans la faune, et on a constaté une pollution des eaux de source situées dans la région où les pesticides ont été utilisés. Comme il n'existe pas au Burundi de législation régissant l'emploi des pesticides, le Ministère de la Santé a créé un groupe de travail qui a été chargé d'élaborer un projet de loi sur l'utilisation et le stockage de ces produits. Dans certaines zones urbaines, on a construit des immeubles sans beaucoup se préoccuper des installations sanitaires, et notamment des égouts. C'est pourquoi une commission nationale d'urbanisme chargée du contrôle des plans de construction dans les zones urbaines vient d'être créée. Le Ministère de la Santé est représenté au sein de cette commission, et aucun plan de construction ne peut être autorisé s'il ne répond pas à toutes les normes de la construction en milieu urbain, particulièrement en ce qui concerne les installations sanitaires et l'évacuation des matières usées. Un projet d'intégration des activités d'hygiène en cours dans les zones rurales avec celles des centres de santé est en voie de réalisation. Les assistants sanitaires sont actuellement formés dans une école dont l'enseignement met particulièrement l'accent sur l'hygiène du milieu, l'aménagement et l'amélioration des installations sanitaires, la construction de puits pour l'eau de boisson, l'évacuation des déchets et l'hygiène individuelle. Le Dr SAENZ (Uruguay) remercie le Directeur général du rapport qu'il a présenté à la Commission et déclare que sa délégation appuie les deux projets de résolutions. On a créé en Uruguay une commission chargée des questions de pollution de l'environnement, au sein de laquelle sont représentés divers ministères - comme ceux de la santé publique et de l'éducation - et divers organismes d'Etats s'occupant de la santé; un projet de loi dont le Parlement a été saisi vise à faire de cette commission un institut. Un aspect notable de la pollution de l'environnement est, en Uruguay, la contamination de l'océan, et particulièrement des plages, par les hydrocarbures provenant des navires, ce qui a compromis l'activité touristique dans les régions touchées. Les pêcheries en souffrent également. On prend actuellement des mesures pour résoudre ces problèmes et il faut espérer que la conférence des Nations Unies sur l'environnement fixera des normes afin que tous les pays agissent de concert pour combattre la pollution.
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M. MORILLO (Colombie) souligne l'importance du problème de la pollution de l'environnement. On a établi, en Colombie, dix -sept stations d'échantillonnage de l'air, qui font partie du réseau panaméricain de surveillance de la pollution atmosphérique. Ces activités, poursuivies avec l'aide de l'OMS et de P OPS, ont permis d'obtenir des données utiles et d'aboutir à des conclusions valables. Pour ce qui est de la pollution de l'eau, on a fait des études portant sur quatre cours d'eau proches de grandes villes et on a constaté qu'ils étaient contaminés par les déchets industriels, les détergents et les produits chimiques utilisés en agriculture. Il n'existe pas en Colombie de programme visant à évaluer la qualité des ressources en eau ou à prévenir et combattre la pollution de l'eau. Aussi, M. Morillo demande -t -il à l'Organisation de fournir à son pays autant d'avis et d'assistance qu'elle le peut pour résoudre ce problème dans les délais les plus brefs. La conférence de Stockholm, à laquelle assistera le Ministre de la Santé publique de la Colombie, permettra à ce pays de manifester l'intérêt et l'importance qu'il attache aux problèmes de la pollution de l'environnement. La délégation de la Colombie appuie les deux projets de résolutions soumis à la Commission. Le Dr ADESUYI (Nigéria) félicite l'OMS du travail accompli dans le domaine de l'environnement de l'homme. Il rappelle que, lors du débat sur le point 3.13 de l'ordre du jour (Approvisionnement public en eau), il a instamment demandé à l'Organisation d'intensifier son assistance aux pays en voie de développement en matière d'études préinvestissement dans le domaine des approvisionnements Il a donc lu avec satisfaction, dans le dernier paragraphe de la section A du publics en eau. "Un accord a été rapport présenté à la Commission (document A25/15), l'information suivante passé entre l'OMS et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) afin que les deux institutions puissent oeuvrer en commun à la planification préinvestissement dans le domaine des approvisionnements publics en eau et de l'évacuation des déchets, ce qui devrait permettre d'améliorer sensiblement la situation dans les pays en voie de développement ". Le Dr Adesuyi est persuadé pour sa part que la mise en oeuvre de cet accord renforcera le programme OMS d'assistance dans ce domaine important. Le Nigéria accorde une grande importance au problème de la pollution du milieu. Le Gouvernement compte sur une industrialisation rapide du pays et il désire vivement ne pas renouveler les erreurs commises par les vieux pays. Il se laissera guider par les résultats de la conférence de Stockholm et par les mesures que suggérera l'OMS. La délégation du Nigéria appuie pleinement les deux projets de résolutions présentés à la Commission. :
Mlle CILIA (Malte), au nom de sa délégation, félicite le Directeur général de son excellent rapport. Elle a écouté avec intérêt les déclarations des précédents orateurs sur les problèmes de la pollution du milieu; son pays partage les inquiétudes des pays en voie de développement qui, aux premières phases de l'industrialisation, s'efforcent de ne pas tomber dans les erreurs commises par les pays industrialisés. La délégation de Malte remercie le délégué de la République fédérale d'Allemagne d'avoir parlé, dans sa déclaration, d'un type de coopération qui, s'il était offert par certains pays industrialisés, pourrait être d'une grande assistance pour les pays en voie de développement. Elle appuie avec plaisir les deux projets de résolutions présentés à la Commission. Le Dr KASUGA (Japon) appuie sans réserve le projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires. Parlant de la pollution par les biphényles polychlorés, il rappelle que celle -ci a été observée il y a quelques années aux Etats -Unis d'Amérique et en Europe occidentale où ces produits contaminaient l'air, les eaux douces et la mer; des dépôts de ces substances ont été trouvés dans les poissons, mollusques et crustacés. Au cours des dernières années, on a fait à ce sujet de nombreuses analyses, dont les résultats ont été publiés dans certains pays. Le Dr Kasuga souligne que les biphényles polychlorés ne se dissolvent pas facilement dans l'organisme; c'est pourquoi ils ne sont pas éliminés. On en a trouvé dans le lait de femme, en particulier chez les femmes qui mangent beaucoup de poisson et d'autres produits de la mer. On en a observé aussi dans le boeuf, le porc et le riz. Il n'est donc pas exagéré de dire qu'à l'heure actuelle il n'existe pas de denrées alimentaires qui ne soient pas polluées. Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la question de l'hygiène des denrées alimentaires aurait peut -être pu être discutée lorsque la Commission A a procédé à l'examen détaillé du programme de l'Organisation. Parlant du projet de résolution présenté à ce sujet, il est d'avis que le libellé du deuxième alinéa du préambule "Considérant l'accumulation croissante d'agents nocifs dans l'environnement et en particulier dans les denrées alimentaires" risque d'inquiéter le public. Il demande quel
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est le sens de l'expression "aliments malsains" dans le dernier alinéa du préambule. Il voudrait aussi savoir si le paragraphe 2, alinéa 3), implique que l'OMS ne participe pas assez activement aux travaux de la Commission mixte FAO /OMS du Codex Alimentarius, ou que l'on devrait faire des études plus approfondies. Enfin, ne faudrait -il pas mentionner, à l'alinéa 4), des organes autres que la Commission du Codex Alimentarius qui s'occupent également de l'hygiène des denrées alimentaires ? Le Dr DELMAS (Paraguay) félicite le Directeur général de son rapport et déclare que le Paraguay, pays en voie de développement, accorde une haute priorité aux problèmes de l'approvisionnement public en eau, des égouts et de l'élimination des déchets. Le Paraguay se rend compte des dégâts causés par les déchets industriels que les usines déversent dans les cours d'eau. L'accroissement du nombre des petites entreprises industrielles qui polluent les cours d'eau provoque la mort des poissons dans les grands fleuves du pays. Il est urgent d'étudier le degré de contamination des cours d'eau du Paraguay; c'est pourquoi la délégation de ce pays estime qu'en matière d'écologie la coordination sur le plan national et la vigilance sont des éléments importants dans la lutte contre les effets nuisibles de la pollution sur la santé de la population et le développement du pays. Le Paraguay est en train de constituer une commission nationale de l'environnement de l'homme, sous les auspices du Ministère des Affaires étrangères. La délégation du Paraguay appuie les deux projets de résolutions soumis à la Commission. Le DIRECTEUR GENERAL pense que la Commission pourrait peut -être s'occuper d'abord du projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme. Il remercie toutes les délégations de leurs observations et leur donne l'assurance que le Secrétariat prendra toutes les mesures nécessaires pour être convenablement représenté à Stockholm, à la conférence des Nations Unies sur l'environnement, et poursuivra ses travaux dans les domaines qui ont été évoqués à la présente Assemblée de la Santé. Le Directeur général exprime sa reconnaissance aux Gouvernements de la Belgique et de la République fédérale d'Allemagne pour leurs contributions volontaires, qui ont facilité le travail de l'OMS dans les domaines en question, et il espère que d'autres gouvernements pourront apporter à l'Organisation un appui analogue.
Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, à propos du projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme, rappelle que le délégué du Mexique a proposé d'ajouter au, paragraphe 3 un alinéa d) rédigé comme suit :
d) de promouvoir la création de centres de recherches sur l'écologie de l'homme et l'épidémiologie. Le Professeur HALTER (Belgique), se référant aux problèmes de l'environnement et en particulier à l'amendement proposé par le délégué du Mexique, appelle l'attention sur le fait que le mot "écologie" couvre un domaine beaucoup plus large que celui de la santé publique. Il éprouve une certaine crainte à voir les autorités de la santé publique s'engager dans des études de ce genre. Il formule des réserves quant à l'emploi d'un tèl terme et rappelle que la délégation de ,la Belgique a présenté à la Commission A un projet de résolution qui a été adopté par l'Assemblée de la Santé et qui prie le Directeur général de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les activités de l'Organisation en matière de recherche en épidémiologie. Le problème mentionné par le délégué du Mexique pourrait être de nouveau évoqué à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, car on disposera alors d'informations plus précises sur les diverses études poursuivies par l'OMS dans le domaine de l'épidémiologie. Les problèmes écologiques pourraient trouver leur place dans un tel rapport et celui -ci pourrait indiquer à l'Assemblée certaines formes d'activités pour l'avenir. Le Professeur Halter comprend parfaitement les raisons qui ont incité le délégué du Mexique à proposer son amendement, mais il craint que la formulation suggérée n'implique de trop nombreuses responsabilités supplémentaires pour le Directeur général. Aussi demande -t -il au délégué du Mexique de reconsidérer son amendement et d'accepter peut -être d'attendre jusqu'à la prochaine Assemblée de la Santé, les délégués ayant alors eu la possibilité d'étudier le rapport du Directeur général sur la recherche en épidémiologie. Le Dr ACUNA- MONTEVERDE (Mexique) déclare que l'expression "écologie humaine" a été acceptée par le Conseil directeur de l'OPS/Comité régional de l'OMS pour les Amériques à sa réunion d'octobre 1971, à l'issue des discussions techniques sur la pollution de l'environnement. On a discuté à cette occasion non seulement de l'expression, mais aussi de la nécessité pour les autorités de la santé publique d'être mieux renseignées sur les facteurs de l'environnement de l'homme qui affectent la santé d'une part, et, d'autre part, du point de vue épidémiologique, sur l'influence d'autres facteurs éventuels.
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Le Dr Acuña- Monteverde a noté que les délégués de divers pays d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Europe ont dit que de nombreux facteurs affectant la santé de l'humanité ne se laissent pas enfermer dans les limites du territoire d'un pays. Le Conseil directeur de l'OPS est parvenu à la conclusion que l'expression "écologie humaine" couvre un domaine beaucoup plus large que les problèmes de l'environnement de l'homme. Néanmoins, si tel est le voeu de l'ensemble de la Commission, le délégué du Mexique retirera son amendement. Le projet de résolution sur les problèmes de l'environnement de l'homme est Décision approuvé.' :
Le PRESIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution relatif à l'hygiène des denrées alimentaires et demande que l'un des coauteurs réponde au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) ne pense pas que la rédaction du projet de résolution puisse causer de l'inquiétude et signale que des publications scientifiques de plus en plus nombreuses parlent du niveau montant de la pollution. En parlant, dans le paragraphe 2, alinéa 3), du projet de résolution, d'intensifier la participation de l'OMS à la Commission mixte FAO /OMS du Codex Alimentarius, les auteurs ont exprimé le souhait que l'OMS, représentant comme elle le fait le point de vue de l'hygiène du milieu, s'efforce d'aborder le problème sous son angle le plus large Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) a pleinement conscience du problème posé par l'accumulation des agents nocifs dans l'environnement et estime qu'il convient d'en parler dans le projet de résolution. Il est néanmoins opposé au membre de phrase "en particulier dans les denrées alimentaires" qui figure au deuxième alinéa du préambule. Le Professeur HALTER (Belgique) apprécie parfaitement la position du Dr Fetisov. A la précédente séance de la Commission, le délégué de l'URSS s'est également préoccupé de la rédaction du projet de résolution sur le développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants et a fait état de l'inquiétude que les malades pourraient éprouver en prenant connaissance d'une résolution où il est fait mention d'un danger. Le Professeur Halter comprend bien qu'on puisse penser que des résolutions adoptées par l'OMS une fois diffusées dans le grand public risquent d'éveiller des craintes. Cependant, en Belgique, de telles résolutions ont un effet opposé. Dans ce pays, ce sont la presse, la radio et la télévision qui alarment la population et, quand le Ministre de la Santé publique déclare dans une communication que la population ne court aucun risque, celle -ci se sent rassurée. Il faut tenir compte des réactions différentes auxquelles on peut s'attendre selon les pays, mais le Professeur Halter a le sentiment que personne ne peut affirmer aujourd'hui que les denrées alimentaires ne sont pas contaminées. Elles le sont par les retombées radioactives, par les résidus technologiques des processus industriels et aussi par les additifs alimentaires. On pourrait aussi ajouter à la liste la contamination biologique, qui pose un problème important. Il serait peut -être possible de trouver pour la traduction en russe un terme approprié qui ne fasse pas naître d'inquiétude dans la population. Le Professeur Halter espère que ce qu'il vient de dire amènera le délégué de l'URSS à reconsidérer sa proposition. Le Dr AL -WAHBI (Irak) demande ce qu'il faut entendre par "intensifier" dans l'alinéa 3) du paragraphe 2 du dispositif, ajoutant qu'il ne comprend pas la signification de cet alinéa.
Le DIRECTEUR GENERAL explique qu'à son avis cette partie du projet de résolution concerne une décision de la Conférence de la FAO, qui a prié l'OMS d'accélérer ses travaux en renforçant sa contribution et ses efforts, afin d'obtenir des résultats plus rapidement que cela n'a été le cas dans le passé. Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) propose formellement que le "Considérant l'accudeuxième alinéa du préambule du projet de résolution soit amendé comme suit mulation croissante d'agents nocifs dans l'environnement, y compris dans les denrées alimentaires ". :
Le PRESIDENT note que les auteurs du projet de résolution acceptent cet amendement. Décision Le projet de résolution sur l'hygiène des denrées alimentaires, ainsi amendé, est approuvé.2 :
1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.58.
Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le dixième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.59.
2
596 3.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
PROGRAMMES DE MEDECINE DU TRAVAIL
Ordre du jour, 2.7
Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, présentant ce point de l'ordre du jour, appelle l'attention de la Commission sur le rapport présenté par le Directeur général au sujet des programmes de médecine du travail, conformément à la résolution WHA24.30 (document A25/11). Dans son rapport, le Directeur général, soulignant l'importance du problème à l'heure actuelle, insiste sur le fait qu'il s'agit de la santé des travailleurs, qui sont ceux qui produisent la richesse de la société. Le problème concerne la santé de la majorité de la population du monde, dont dépend le progrès de la société. La question de la médecine du travail est très étroitement liée à l'évaluation économique du programme de l'Organisation. Les dépenses prévues pour la mise en oeuvre des programmes de médecine du travail ne sont pas très élevées. Bien que différents aspects de la médecine du travail aient été examinés à diverses occasions, c'est la première fois dans l'histoire de l'OMS que le problème est étudié dans son ensemble. Il y a donc inévitablement des répétitions. On s'est efforcé, sur la base d'une étude de la littérature existant sur le sujet et des renseignements parvenus de divers pays et Régions, de dresser une revue de l'état de santé des travailleurs. Le rapport insiste sur le fait que dans certaines industries les travailleurs sont placés dans des environnements (chimique, physique, biologique ou psycho -social) qui influent sur leur santé. Parfois, la nature du travail a un effet favorable sur les travailleurs; parfois, elle mine leur santé. Souvent, dans certains travaux, les risques tenant à l'environnement sont supérieurs à ceux que présente l'environnement normal de l'homme. Outre les états pathologiques correspondant à chaque type d'industrie, les travailleurs sont sujets aux maladies causées par l'infection, la malnutrition et les facteurs métaboliques et cancérogènes. Il est souvent très difficile d'établir qu'une maladie est causée par des facteurs purement professionnels ou par d'autres facteurs; aussi faut -il souligner qu'un programme de médecine du travail ne saurait être limité aux aspects professionnels de la santé mais constitue un élément de l'ensemble du problème de la santé publique. On insiste aussi dans le rapport sur les maladies professionnelles propres aux travailleurs des petites entreprises, lesquelles sont particulièrement nombreuses dans les pays en voie de développement. Dans ces entreprises, le danger de certains facteurs affectant la santé des travailleurs est ressenti d'une manière singulièrement aiguë. Le rapport évoque les divers aspects de la médecine du travail dans certains secteurs économiques tels que l'industrie minière, l'agriculture et la navigation. Les grandes différences de structure des services sont particulièrement apparentes dans le domaine de la médecine du travail. S'il est difficile de formuler des recommandations spécifiques à cet égard, il parait néanmoins utile d'appeler l'attention sur l'expérience acquise dans certains pays où la médecine du travail est devenue une partie intégrante, et même une pierre angulaire, des services de santé publique. Pour ce qui est des fonctions des services de médecine du travail, le rapport insiste sur le fait que ces services ne peuvent pas être limités simplement à la prophylaxie, aux traumatismes, etc.; ils doivent se consacrer à tous les aspects de la protection sanitaire des travailleurs. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera possible de garantir une protection optimale contre les risques professionnels. D'autre part, il importe de savoir comment les principaux services de protection de la santé collaborent avec d'autres services (par exemple dans les domaines de la réadaptation, de l'inspection et de la législation). Le succès des programmes de médecine du travail dépend dans une large mesure du type de formation reçu par le personnel; c'est là une conclusion à laquelle on est parvenu sur la base de la documentation fournie par divers pays. Les centres et instituts de médecine du travail organisés dans plusieurs pays jouent un rôle considérable. La recherche scientifique fondamentale est d'une importance essentielle. L'OMS encourage à l'heure actuelle les recherches sur les effets combinés de divers facteurs nocifs qui apparaissent avec de nouveaux processus de production. Pour élaborer une approche scientifique de la médecine du travail, il est nécessaire de disposer de centres de référence et d'instituts de coordination. La planification de toute assistance ultérieure au pays ne sera possible qu'après une étude approfondie de leurs besoins; aussi est -il très important d'obtenir le plus de renseignements possible sur ce qui se fait déjà en matière de médecine du travail. La coordination des programmes de l'OIT et de l'OMS en matière de médecine du travail revêt la plus grande importance et l'OMS déploie un effort considérable à cet égard. Pour ce qui est des programmes futurs, le rapport évoque l'aide qui sera apportée aux Etats Membres pour dresser les plans et définir le caractère et la portée des programmes d'assistance concernant la formation du personnel, l'amélioration des qualifications au niveau postuniversitaire et la formation des étudiants en médecine. L'Organisation entend continuer à soutenir la création de centres de référence pour la médecine du travail et à promouvoir la coopération d'instituts de recherche aux programmes de médecine du travail. Le Dr KENNEDY (Nouvelle -Zélande) présente le projet de résolution suivant, dont les coauteurs sont les délégations du Ghana, du Kenya, du Nigéria, de la Nouvelle -Zélande, du Soudan et de la Thaïlande :
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La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme de médecine du travail et les discussions qui ont eu lieu à ce sujet au sein des comités régionaux en 1971; Notant que les travailleurs sont touchés par les problèmes sanitaires de la collectivité comme par ceux de leur profession; Reconnaissant l'importance des programmes d'ensemble de médecine du travail dans le cadre des services de santé nationaux, et la nécessité croissante d'établir de tels programmes à mesure que les pays en voie de développement s'industrialisent; Consciente de la nécessité, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement, de promouvoir des programmes de médecine du travail préventive; Prenant particulièrement note de l'insuffisance des services de médecine du travail dans de nombreuses régions du monde, RECOMMANDE que les Etats Membres accordent toute l'attention voulue aux programmes de 1. médecine du travail, et en particulier aux points suivants 1) étude des problèmes sanitaires des travailleurs de l'industrie, de l'agriculture, des mines et autres secteurs d'activité; 2) élaboration d'une médecine du travail intégrée aux programmes de santé nationaux, en particulier dans le cadre du développement des services sanitaires de base; création d'une infrastructure sanitaire suffisante dans les services de santé 3) nationaux pour qu'ils puissent s'acquitter de leurs responsabilités dans le domaine de la médecine du travail avec un effectif suffisant de personnel qualifié; 4) renforcement de la coordination entre tous les organismes, publics et privés, qui s'occupent des problèmes sanitaires des travailleurs; 2. PRIE le Directeur général de continuer à fournir une assistance technique aux Etats Membres pour l'établis1) sement de programmes nationaux de médecine du travail et la formation du personnel nécessaire aux niveaux national et local, notamment en organisant des cours de médecine du travail à l'intention des administrateurs de la santé publique et des planificateurs sanitaires; 2) d'élaborer des manuels et des directives sur la pratique de la médecine du travail, notamment en ce qui concerne la mise en place de services de santé destinés aux petites entreprises et aux groupes de travailleurs les plus vulnérables, et la création de services préventifs sur les lieux de travail; de suivre l'évolution du programme de médecine du travail de l'Organisation de 3) façon à faire face aux besoins croissants des pays en voie de développement et des pays développés; de promouvoir des recherches dans les différents secteurs de la médecine du travail; 4) de continuer à collaborer avec d'autres organisations gouvernementales et non gouver5) nementales, notamment l'OIT, en vue de coordonner les différents éléments du programme et d'accroître l'aide accordée aux gouvernements à cet égard. : :
Le Dr Kennedy suggérerait - sans avoir eu l'occasion de s'en entretenir avec les autres les mots "et de auteurs du projet - d'apporter au texte les modifications mineures suivantes faire rapport sur ce sujet à une future Assemblée mondiale de la Santé" devraient être insérés à à la fin de l'alinéa 3) du paragraphe 2, et l'alinéa 5) de ce paragraphe devrait être amendé ainsi "de continuer à collaborer avec d'autres institutions intergouvernementales, notamment l'OIT, ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales en vue Il remercie le Directeur général du rapport complet qu'il a présenté à la Commission et suggère que ce rapport soit utilisé comme base pour un article qui serait publié dans la Chronique OMS afin d'atteindre le public le plus large. La médecine du travail devrait, selon la délégation de la Nouvelle -Zélande, être intégrée dans les services de santé publique et se garder de donner une importance excessive aux activités curatives. Sur la base de ce principe, qui convient même pour des débuts modestes, une expansion est possible si l'on utilise conjointement le personnel d'autres secteurs de la santé publique. Les infirmières et les inspecteurs de la santé publique recevraient donc une formation pluridisciplinaire, et l'expansion des services de médecine du travail se ferait parallèlement à celle d'autres services de santé publique; cela permettrait d'éviter l'institution d'un service de médecine du travail hautement structuré, mais dont l'activité serait partiellement annihilée faute de bons programmes de lutte contre les maladies et de protection de la famille. Une direction centrale et un laboratoire central sont nécessaires pour assurer les opérations de lutte, de recherche, et de mesure des substances chimiques tant chez les travailleurs que dans les milieux de travail. En mettant à contribution tous les moyens du service de santé publique, on pourrait faire exécuter une grande partie du travail de mesure par le personnel sur le terrain qui utiliserait des appareils de détection des gaz toxiques ainsi que des instruments de mesure des niveaux sonores et lumineux, etc. : .
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Avec l'expansion de l'industrie, le besoin de services de médecine du travail se fera sentir dans les usines et les diverses entreprises industrielles, et il faudra disposer de médecins et d'infirmières travaillant avec l'appui de l'organisation centrale. Il conviendra d'appliquer les principes essentiels de la médecine préventive, et cela pour chaque nouveau type d'entreprise industrielle dès la phase de la planification des bâtiments. L'éducation est d'une importance essentielle dans tous les domaines. Une formation postuniversitaire en hygiène industrielle est nécessaire pour ceux qui exercent des fonctions de responsabilité à l'échelon central et pour les médecins travaillant dans les grandes entreprises. L'enseignement de la médecine du travail devrait faire partie intégrante de la formation des infirmières et des inspecteurs, et cet enseignement devrait être complété de temps en temps par des cours de recyclage. On aura utilement recours aux avis compétents que peut fournir l'OMS, et des visites d'étude devraient être faites dans les pays où les services ont atteint un haut degré de développement. La Nouvelle -Zélande n'est pas encore un pays fortement industrialisé, mais elle est en passe de le devenir. Les services de médecine du travail y seront développés dans le cadre prévu et l'accent sera mis sur la recherche, la promotion de la santé et le développement des services médicaux et infirmiers dans le cadre des entreprises. Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) exprime sa satisfaction au sujet du rapport présenté à la Commission et de sa présentation par le Sous -Directeur général. La médecine du travail est la pierre angulaire de la santé publique, puisqu'elle concerne la santé des travailleurs qui, dans la société moderne, sont les principaux producteurs. La complexité de la question tient à la grande variété des conditions de travail et au fait que l'OMS ne peut guère s'occuper efficacement de toutes ces conditions. L'Organisation doit concentrer son attention sur les problèmes essentiels qu'il est possible d'aborder sur le plan international. La mise en place de services de médecine du travail exige la participation de diverses parties intéressées. Un service d'Etat de médecine du travail et une inspection d'Etat des conditions de travail sont indispensables et, de leur côté, les entreprises et les travailleurs eux -mêmes ont un rôle à jouer. Il est regrettable que le rapport dont est saisie la Commission ne mentionne pas le rôle des syndicats. Le Quinzième Congrès des Syndicats de l'URSS a beaucoup insisté récemment sur le rôle des travailleurs. En URSS, le nombre des accidents du travail a diminué d'environ 35 % au cours des dernières années, et ce pays figure parmi ceux qui ont le plus faible taux d'accidents de cette catégorie. Tous les ans, des millions de travailleurs sont examinés. La santé des travailleurs ne peut être assurée qu'au niveau national, mais la coopération internationale est un facteur essentiel et comprend en particulier, comme il est dit à la section 7.2 du rapport, la prestation de conseils et de recommandations. Ces recommandations devraient viser non seulement les questions techniques, mais aussi l'élaboration de méthodes plus rationnelles d'aborder les problèmes sur la base de l'expérience acquise par les pays qui ont obtenu de bons résultats dans le domaine de la médecine du travail. Pour ce qui est de la recherche et de l'établissement de centres de référence, dont ilest question dans les sections 7.3 et 7.4, les crédits prévus par le budget de l'Organisation pour la recherche en médecine du travail paraissent beaucoup trop faibles. Il faudrait étudier les nouveaux facteurs chimiques et physiques qui apparaissent comme un corollaire du progrès scientifique et technique, rédiger un manuel de toxicologie des nouveaux produits chimiques et élaborer un plan pour l'étude des effets des pesticides sur la santé des travailleurs agricoles. Il faudrait en outre consacrer davantage d'attention à l'effet du stress sur l'état nerveux et affectif des travailleurs et à la santé des femmes qui travaillent. Les gouvernements ont besoin de recevoir une assistance sous la forme de recommandations claires concernant la formation du personnel et ils doivent avoir la possibilité de tirer profit de l'expérience acquise dans d'autres pays. La délégation de l'URSS appuie le projet de résolution soumis à la Commission, mais propose les deux amendements suivants au paragraphe 1, alinéa 4), du dispositif, les mots "et les syndicats" devraient être insérés après "publics et privés "; au paragraphe 2, alinéa 2), les mots "et aux entreprises industrielles nouvelles" devraient être insérés après "aux petites entreprises ". :
Le Dr IMAM (Soudan) félicite le Directeur général de son excellent rapport. Dans de nombreux pays en voie de développement et dans les pays qui ne s'industrialisent que depuis peu, y compris le Soudan, on ne consacre pas une attention suffisante aux services de médecine du travail et, dans certains cas, ces services sont inexistants. La population, principalement occupée dans l'agriculture et dans de petites entreprises, ne bénéficie que de prestations sanitaires limitées aux services curatifs assurés dans le cadre de l'infrastructure sanitaire de base. Ce n'est que récemment, avec l'avènement des syndicats, que les travailleurs des pays en voie de développement ont commencé à bénéficier d'une forme organisée de soins médicaux, souvent assurés par des médecins d'usine ou des médecins attachés à des projets agricoles. Ces médecins ont principalement pour tâche de s'occuper au jour le jour des traumatismes ou des maladies survenus pendant ou en dehors du travail. Les unités de médecine du travail, qui font généralement partie intégrante
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des services de santé nationaux, en sont encore à rechercher quel doit être leur rôle dans la promotion de la santé des travailleurs, en particulier des travailleurs du secteur privé. Le Dr Imam désire appeler l'attention sur le dernier paragraphe de la section 3.2 du rapport présenté à la Commission, qu'il cite en entier. Sa délégation est absolument persuadée que les services de médecine du travail devraient faire partie intégrante des programmes de santé nationaux. Il invite tous les membres de la Commission à appuyer le projet de résolution, dont la délégation du Soudan est coauteur. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) félicite le Directeur général de son utile rapport. Au Royaume -Uni, la protection sanitaire individuelle est assurée par le Service de Santé national, dont bénéficient tout individu et toute famille; la prestation des soins individuels, faite avec l'appui de l'Etat, n'est donc pas de la compétence du service de médecine du travail. Autrement dit, on considère que la santé des travailleurs de l'industrie est inséparable de celle de l'ensemble de la nation. Les services de médecine du travail assurés par l'Etat ont donc l'objectif plus limité de protéger les travailleurs des risques que peut courir leur santé durant le travail. Un changement important s'opère à l'heure actuelle dans le fonctionnement du service de la médecine du travail au Royaume -Uni. Ce service était précédemment organisé en fonction d'une situation remontant à des temps beaucoup plus anciens, c'est -à -dire des conditions de travail malsaines qui régnaient dans les premières phases de la révolution industrielle. On en est venu récemment à douter de plus en plus de l'utilité d'examiner les jeunes gens commençant à travailler en usine - alors que c'est là l'une des principales fonctions du médecin d'entreprise. On a de plus en plus l'impression que cette fonction fait double emploi avec celle du service de santé scolaire, et qu'elle est d'une efficacité douteuse. La tâche de reconnaître les jeunes gens vulnérables sur le plan de la santé sera donc désormais confiée au service de santé scolaire, avec la Les ressources précédemment utilisées pour coopération du service rénové de médecine du travail.
rémunérer les médecins d'entreprise travaillant à temps partiel serviront à financer un service de spécialistes de la médecine du travail, employés à -plein temps, qui assureront un service médical consultatif de l'emploi dans les diverses régions. Ces spécialistes travaillant à plein temps, il sera possible de les recruter de manière à disposer d'éléments d'un niveau de compétence approprié. Le nouveau service aura pour tâches de surveiller les jeunes gens vulnérables et les autres travailleurs exposés à un risque particulier, de déceler les conditions de travail dangereuses et de donner aux employeurs ainsi qu'aux autres intéressés, dans les différentes régions, des conseils sur toutes questions touchant la médecine du travail. Le service est placé sous la responsabilité du Département de l'Emploi et de la Productivité et non du Département de la Santé; cependant, le nouveau service médical consultatif de l'emploi et le Service de Santé national continueront à travailler en coopération très étroite. Le nouveau service utilisera, pour les travaux de diagnostic, les installations radiologiques et de laboratoire du Service de Santé national, et il aura en propre certaines installations de laboratoire hautement spécialisées. La délégation du Royaume -Uni appuie le projet de résolution, mais proposerait un amendement mineur pour que le texte convienne mieux aux pays où, comme au Royaume -Uni, les services de médecine du travail sont placés sous l'autorité d'un département ministériel autre que le Ministère de la Santé. Le Dr Kilgour propose donc que, dans le paragraphe 1, alinéa 2), du dispositif, les mots "ou étroitement coordonnés avec eux" soient insérés après "programmes de santé nationaux "; et que, dans l'alinéa 3) du paragraphe 1 du dispositif du texte anglais, les mots "in support of" précèdent les mots "occupational health". Le Dr ANNONI (Organisation internationale du Travail) déclare que la médecine du travail, domaine complexe et peut -être inépuisable dans la société actuelle marquée par l'évolution constante de la civilisation industrielle, est un sujet qui intéresse tout particulièrement l'OIT. Il est encourageant de voir que les deux institutions spécialisées compétentes y consacrent une attention certaine, et il faut espérer qu'il en résultera une coopération toujours plus efficace. Cette coopération entre l'OIT et l'OMS existe depuis que la Première Assemblée mondiale de la Santé, en 1948, a commencé à s'intéresser à la médecine du travail en tant que secteur de l'administration de la santé publique. Depuis lors, cette coopération a connu des périodes plus ou moins heureuses, ces dernières ayant toujours été le résultat d'une connaissance insuffisante des activités respectives des deux organisations ou d'une identification imprécise de leurs objectifs. L'OIT diffère de l'OMS principalement par sa structure tripartite et par son mandat, qui est essentiellement axé sur les questions du travail. L'OMS par contre est une organisation intergouvernementale qui se consacre à la santé de l'homme. L'OIT est donc tout particulièrement équipée pour une action pratique de promotion au niveau de l'entreprise (avec la coopération des responsables et des autorités nationales intéressées), visant à améliorer les conditions de travail au point de vue de la sécurité, de l'hygiène et de l'ergonomie. L'OIT oeuvre depuis plus d'un
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demi -siècle à la prévention des accidents, à l'organisation de la sécurité et à la promotion de l'hygiène sur les lieux de travail, à la lutte contre les maladies professionnelles, à l'amélioration du climat psycho- social et, par le truchement de ses commissions d'industrie, elle se penche sur les problèmes propres aux différents secteurs économiques. En revanche, l'OIT ne porte pas un intérêt prioritaire aux problèmes liés davantage à la santé des travailleurs qu'aux conditions de travail (par exemple, répercussions de la pathologie et de l'état de santé sur l'aptitude au travail, emploi des handicapés de toutes sortes tels que les cardiaques, les diabétiques et les cas neuropsychologiques, dépistage des maladies chroniques ou sociales, ou problèmes de recherche concernant certains aspects de la médecine du travail). Il s'agit de problèmes dont l'importance est aujourd'hui de plus en plus reconnue grâce à la médecine préventive et aux progrès de la médecine générale, et au fait de la prolongation de l'espérance de vie des travailleurs et de l'emploi massif des femmes. De même, l'OIT ne s'occupe pas des aspects de santé publique de la médecine du travail. Ce sont là des problèmes qui exigent l'étude des travailleurs dans une optique de médecine globale, qui parait être essentiellement du ressort de l'OMS. La protection de la santé des travailleurs a besoin de l'apport conjoint des deux organisations qui, chacune dans le domaine qui est le sien, doivent sur le plan international aider les Etats Membres dans le respect des méthodes propres à ceux -ci. Il n'y a pas de doute que c'est dans la complémentarité et la diversification des activités des deux organisations que celles -ci trouveront le moyen d'augmenter au maximum l'efficacité de leur action. Les doubles emplois pourront être évités, chaque organisation travaillant en fonction de ses objectifs, de sa structure et de ses traditions. L'OIT a noté avec grande satisfaction que l'OMS envisage de continuer et de renforcer sa collaboration dans ce secteur, qui est un élément si important du progrès médical et social.
Le Dr RACOVEANU (Roumanie) appuie le projet de résolution. Un enseignement postuniversitaire de la médecine du travail s'adressant aux médecins, toxicologues et psychologues fonctionne depuis un bon nombre d'années en Roumanie. L'introduction dans les cours de notions d'ergonomie, de techniques modernes d'analyse et de l'étude des maladies professionnelles permet de recycler le personnel employé dans les services de médecine du travail. L'OMS et les Etats Membres pourraient utiliser ces facilités. L'Organisation pourrait également tirer profit de l'expérience acquise par la Roumanie dans ses programmes de recherches et ses activités d'aide au développement des services de médecine du travail, spécialement dans les pays en voie de développement. La législation sanitaire demande à être constamment révisée, et la Roumanie élabore à l'heure actuelle une législation nouvelle pour la protection des travailleurs. L'OMS pourrait, en collaboration étroite avec l'OIT, développer utilement un programme visant à implanter des services de médecine du travail dans les pays en voie de développement, élaborer des critères de base pour une législation et des normes concernant l'exposition des travailleurs à des facteurs nocifs, et établir un système d'évaluation des résultats obtenus par les programmes de médecine du travail. Les centres de référence, dont la création est proposée dans le rapport, pourraient jouer un rôle très utile à cet égard. Le Dr PRADHAN (Népal) félicite le Directeur général au sujet du rapport très complet qu'il a présenté. Le Népal est l'un des pays en voie de développement qui se trouvent aux premiers stades de l'industrialisation, et il ne possède pas encore de services de médecine du travail. Le rapport présenté à la Commission insiste sur la nécessité de développer des services de médecine du travail dans le cadre des services de santé publique, le programme de médecine du travail étant complémentaire des autres services sanitaires et fonctionnant en liaison étroite avec eux. Il convient de préparer les planificateurs sanitaires à ce programme et, avant tout, il faut former du personnel sanitaire de toutes catégories aux activités de médecine du travail., Selon la délégation du Népal, l'OMS pourrait aider les pays de la manière la plus efficace en leur fournissant des indications pour le développement de services de médecine du travail dans le cadre des services sanitaires nationaux et en organisant des stages de médecine du travail à l'intention des médecins et des planificateurs sanitaires. Le Dr GOMAA (Egypte) félicite le Directeur général de son excellent rapport. Au sujet de la structure organique des services de médecine du travail et de leurs relations avec le service de santé national, tant au niveau central qu'au niveau local, il voudrait préciser certains points. 1) La médecine du travail ne vise pas seulement à prévenir les maladies et les traumatismes professionnels, elle doit aussi assurer d'autres aspects de la protection sanitaire tels que la détection, l'évaluation et l'élimination des risques causés dans le travail par des agents physiques, chimiques et biologiques; l'intégration de la médecine du travail dans les services de santé généraux est donc la formule la plus appropriée. 2) Les problèmes de santé des travailleurs ne
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sont pas tous le fait de maladies dues à des facteurs spécifiquement associés au travail, et par conséquent l'action d'autorités ayant compétence pour certains facteurs non associés au travail influe sur l'efficacité des efforts déployés pour améliorer la santé générale des travailleurs. 3) Les pays en voie de développement, et en particulier ceux qui s'industrialisent rapidement, connaissent une situation difficile et des problèmes de santé complexes. Les entreprises de petite envergure y sont disséminées sur de vastes territoires, et c'est particulièrement le cas des exploitations agricoles dans les zones rurales. La pénurie de personnel technique et sanitaire oblige dans ces territoires à utiliser les services de santé de base pour résoudre les problèmes de médecine du travail afin d'économiser les ressources sanitaires nationales. 4) I1 est préférable que le même service de santé prenne soin des travailleurs et des membres de leur famille. Il parait donc plus approprié et plus économique que les services de médecine du travail soient administrés dans le cadre des services de santé publique nationaux. A cet égard, le Dr Gomáa appelle l'attention de la Commission sur le dernier paragraphe de la section 2.3.2.1 du rapport, selon lequel, dans bien des cas, il n'est pas facile de dissocier les maladies professionnelles des autres problèmes de santé affectant les travailleurs, du fait de la pathologie complexe résultant de la combinaison des expositions professionnelles et des différents facteurs à l'oeuvre dans le milieu d'existence. La délégation de l'Egypte approuve entièrement les grandes lignes du rapport, ainsi que le projet de résolution soumis à la Commission. Le Dr FELKAI (Hongrie) félicite le Directeur général d'avoir présenté un excellent rapport. La Hongrie comprend parfaitement l'extrême importance de la médecine du travail; elle estime que le moment est bien choisi pour en discuter et elle a conscience qu'il est urgent d'aider les pays en voie de développement à créer et à organiser des services de médecine du travail. En accordant cette assistance suffisamment tôt, on pourrait éviter de nombreuses difficultés qu'ont connues les pays développés. La question de la médecine du travail revêt une importance particulière du fait que des mesures appropriées prises par les gouvernements dans ce secteur pourraient jouer un rôle important dans la protection de la biosphère. En Hongrie, l'Institut national de Médecine du Travail dirige et contrôle depuis vingt -deux ans les travaux de recherche et les activités pratiques dans le domaine de la médecine du travail. Les activités pratiques sont assurées par le service de médecine du travail, créé il y a seize ans, et des laboratoires de médecine du travail ont été établis dans les centres de santé locaux. La Hongrie est en mesure d'aider les pays en voie de développement à mettre sur pied des services et à organiser des laboratoires de médecine du travail. Pour ce qui est de la méthodologie, il a été publié un manuel précisant les critères à appliquer pour déterminer la pollution chimique de l'air, examiner les conditions thermiques sur les lieux de travail et mesurer les niveaux sonores. La Hongrie est également disposée à organiser des cours sur ces questions ainsi que sur la méthodologie de la médecine du travail. Depuis seize ans, une vaste expérience a été accumulée en Hongrie en matière d'organisation de dispensaires et de polycliniques dans les grandes usines, et la Hongrie est à même d'organiser un cours illustrant, par exemple, les méthodes utilisées pour examiner et soigner les travailleurs à l'usine. La législation joue un rôle essentiel dans la mise en oeuvre des services de médecine du travail. En Hongrie, des lois couvrent toutes les branches de l'industrie, la conception et la construction des usines, les critères relatifs au milieu de travail (en ce qui concerne la pollution de l'air et le bruit), les conditions physiques et physiologiques du travail et la prévention des accidents du travail (vêtements protecteurs et dispositifs de sécurité). La Hongrie est donc à même d'aider d'autres pays en matière de législation et d'élaboration de critères applicables aux services de médecine du travail. La délégation de la Hongrie appuie le projet de résolution soumis à la Commission. 4.
DIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION
Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de dixième rapport de la Commission. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 613). La séance est levée à 12 h.25.
DIX -SEPTIEME SEANCE
Jeudi 25 mai 1972, 15 h.15 Président :
Dr P. DOLGOR (Mongolie)
1.
PROGRAMMES DE MEDECINE DU TRAVAIL (suite)
Ordre du jour, 2.7
Le Dr PARMALA (Finlande) félicite le Directeur général pour son rapport exhaustif, qui montre que les activités de l'OMS dans le domaine de la médecine du travail évoluent favorablement. Il estime toutefois, se référant au deuxième paragraphe de la section 2.1, que la médecine du si elle couvre tous les aspects de la santé des travail est définie en termes trop généraux salariés, on peut se demander quel est le rôle de la santé publique parmi les travailleurs. D'autre part, si les maladies professionnelles classiques et les accidents sont traités en détail, il aurait été souhaitable d'insister davantage sur la promotion et la sauvegarde de la santé générale et du bien -être social des travailleurs. De même, le Dr Parmala aurait préféré que deux autres questions soient étudiées plus à fond l'utilisation des services de médecine du travail pour la promotion de la santé des travailleurs dans tous ses aspects et l'utilisation des services de santé des collectivités pour des activités de médecine du travail, notamment dans les petites et moyennes entreprises, où l'organisation des services sanitaires présente le plus de difficultés. En Finlande, par exemple, il y a 80 000 entreprises, mais 150 seulement emploient plus de 1000 travailleurs et sont suffisamment importantes pour organiser leur propre service de santé. Le programme OMS de médecine du travail est déjà très étoffé et la collaboration avec l'OIT ainsi qu'avec d'autres organisations internationales ne laisse rien à désirer, encore qu'il subsiste des chevauchements. Le délégué de la Finlande souligne à cet égard l'importance de la coopération avec les organisations non gouvernementales telles que la Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail. Le Dr Parmala appuie vigoureusement le projet de résolution présenté à la séance précédente. :
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Le Dr OLGUÎN (Argentine) déclare que la médecine du travail exerce une profonde influence dans tous les secteurs de l'activité économique, et pèse en particulier d'un grand poids sur la productivité. Il s'agit donc d'une discipline de portée universelle, bien que tributaire de facteurs locaux tels que le niveau de développement économique et technique et le niveau d'éducation sanitaire de la population. Comme la charge en est partagée entre divers départements ministériels, des programmes coordonnés sont indispensables à l'échelon national, tout comme est indispensable une coopération entre l'OMS et l'OIT. En Argentine, les responsables de la santé publique et les responsables de la main -d'oeuvre collaborent étroitement, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, et de nombreuses études ont été faites sur la médecine du travail, dont une porte sur un groupe d'entreprises employant 153 000 travailleurs. La politique nationale en la matière est orientée vers la promulgation de lois, l'établissement d'un système permanent de collecte de données et la formation universitaire. L'Argentine a récemment présenté au PNUD une demande d'assistance pour un programme d'ensemble visant à résoudre les problèmes qui se posent en médecine du travail. Le Dr ABOAGYE -ATTA (Ghana) note que les pays en voie de développement ont tendance à se concentrer sur les aspects économiques de leurs programmes de développement en négligeant plus ou moins les aspects sanitaires et les menaces qui pèsent sur la santé. On installe des industries sans prévoir des services de santé pour les travailleurs et, dans les campagnes, on utilise des engrais, des pesticides, des insecticides et des machines sans avoir étudié les risques qu'ils présentent. Ces pays doivent s'employer d'urgence à incorporer des services de médecine du travail dans leurs programmes de développement avant que les jeunes travailleurs ne deviennent victimes des maladies et des accidents professionnels. Et cela vaut autant pour les petites exploitations rurales que pour les géants de l'industrie. Au Ghana, c'est le Ministère du Travail qui est traditionnellement chargé des services de médecine du travail. Cependant, l'expérience récente montre qu'une approche globale est préférable à une approche sectorielle. Vu la faiblesse des ressources en fonds et en personnel, une fragmentation des services de santé mènerait à l'échec. A l'heure actuelle, dans la plupart des régions du pays, les services de médecine du travail relèvent des ministères régionaux de la santé, mais ils n'ont aucun pouvoir d'exécution. La meilleure façon de conduire au succès les programmes de médecine du travail est de les intégrer dans la sphère des services de santé nationaux. - 602 -
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DIX -SEPTIEME SEANCE
603
Dans le domaine de la législation, l'OMS pourrait mettre au point des recommandations fondées sur différentes conceptions de manière que les divers pays puissent adapter leurs propres dispositions législatives aux besoins locaux. Ces dispositions s'inscriraient dans une loi générale de santé publique conférant au Ministère de la Santé la haute autorité en la matière. Outre le traitement des maladies évitables et la réadaptation, l'administration sanitaire devrait être chargée d'un programme général de médecine du travail qui soit un tremplin aussi bien pour les services de santé que pour le développement économique. Le Ghana est coauteur du projet de résolution présenté à la Commission. Le Professeur HALTER (Belgique) souligne que la législation et l'organisation de la médecine du travail sont extrêmement élaborées dans son pays, avec des services dans toutes les entreprises comptant plus de cinq travailleurs. La formation de médecins du travail et aussi de personnel de santé spécialisé dans cette branche a permis de créer une armature solide. Les activités relatives à la médecine du travail relèvent de la compétence du Ministère du Travail, sauf celles qui touchent à la fonction publique, domaine réservé au Ministère de la Santé publique et de la Famille, qui entretient d'ailleurs, sur ce plan, des relations étroites avec le Ministère du Travail et lui fournit des avis et des informations scientifiques par l'intermédiaire du Conseil supérieur d'Hygiène publique. A l'heure actuelle, cependant, on s'interroge en Belgique pour savoir si la médecine du travail a encore une raison d'être en tant que branche de la médecine préventive. Presque toute la population est assurée contre la maladie et l'invalidité, et la sécurité sociale couvre indifféremment les prestations médicales de caractère préventif, curatif et rééducatif. Il n'est peut -être plus nécessaire de séparer les activités médicales autrement qu'en prévoyant les spécialisations appropriées pour traiter tous les malades. Les accidents du travail sont eux -mêmes couverts par l'assurance -maladie. Dans le développement des activités médicales, tous les pays passent par les mêmes étapes, mais on peut imaginer que la médecine sera un jour totalement unifiée et que les activités de médecine du travail n'auront plus à être régies par des dispositions réglementaires particulières. La délégation de la Belgique appuie le projet de résolution. Le Dr JOHNSON (Australie) déclare que son pays, industrialisé depuis de longues années, entre maintenant dans une nouvelle phase de rapide expansion industrielle. En 1949, le Département de la Santé du Commonwealth a créé une section de médecine du travail à l'Ecole de Santé publique et de Médecine tropicale, où les médecins et les agents de la sécurité du travail peuvent suivre des cours de brève durée. Le Département envisage d'instituer un cours d'un an pour les médecins. Des enquêtes sont menées par ailleurs sur des questions qui intéressent la médecine du travail, comme la prévention de la perte de l'audition due aux bruits industriels. Les départements de la santé des Etats donnent des avis aux entreprises et appliquent la législation pertinente. Le Département du Travail exerce une fonction analogue à l'échelon du Commonwealth et au niveau des Etats Sans en avoir l'obligation, de nombreuses entreprises industrielles ont établi un service de médecine du travail. Les médecins d'entreprise ont récemment formé une association qui compte à l'heure actuelle quelque deux cents membres, et l'on envisage aujourd'hui de créer un diplôme de médecine du travail. La délégation de l'Australie est également favorable au projet de résolution. Le Dr DELMAS (Paraguay) remercie le Directeur général de son rapport détaillé sur un sujet qui suscite toujours plus d'intérêt à mesure que les activités industrielles se développent dans le monde. Au Paraguay, où coexistent la petite et la grande industrie, on reconnaît que la mécanisation peut avoir des effets adverses sur la santé si l'on n'y prend garde. La population économiquement active représente 34 % de la population totale, avec environ 57 % de travailleurs dans le secteur primaire, 19 % dans le secondaire et 25 % dans le tertiaire. Les agriculteurs font un usage intensif de produits chimiques et l'on s'efforce de prévenir les intoxications accidentelles en organisant des programmes d'éducation sanitaire. Le département de la médecine du travail dépend du Ministère de la Santé publique et du Bien Etre social. Il a pour fonction principale d'inspecter les lieux de travail et d'assurer des services de médecine préventive aux travailleurs, qui reçoivent des soins médicaux au titre de la sécurité sociale. On a reconnu la nécessité de spécialiser davantage le personnel de médecine du travail. En outre, le pays manque de personnel de laboratoire capable de faire des études sur la contamination du milieu de travail et sur d'autres facteurs affectant la santé des travailleurs. Une coordination doit être établie entre le Ministère de la Justice et du Travail, les organismes de sécurité sociale et le Ministère de la Santé publique et du Bien -Etre social. On espère créer un organisme central de médecine du travail, qui sera chargé de planifier et d'exécuter les tâches dans ce domaine.
604
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Il est reconnu que la santé des travailleurs influe sur la productivité. Or, les moins de 30 ans représentent quelque 70 % de la population du pays et, s'ils sont obligés de travailler maintenant dans de mauvaises conditions, leur santé peut en souffrir par la suite. Le Gouvernement compte sur la coopération de l'Organisation panaméricaine de la Santé et de l'OMS pour améliorer, comme il le souhaite ardemment, les activités qui intéressent la médecine du travail. La délégation du Paraguay appuie à son tour le projet de résolution. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) a écouté avec le plus grand intérêt l'intervention du délégué du Royaume -Uni avec son tableau clairvoyant d'un avenir où les services de médecine du travail, au lieu de demeurer sous la seule tutelle des autorités sanitaires, seraient progressivement pris en charge par les autorités responsables du développement de l'économie et de la mise en valeur des ressources. Tel est précisément le but déclaré des Etats -Unis en ce qui concerne la médecine du travail. Mais il va sans dire que la coopération entre les diverses autorités compétentes sera chose difficile. Le Dr Sencer estime qu'on n'a pas insisté suffisamment sur la notion de surveillance de l'état de santé du travailleur; en fait, il a l'impression que les activités exposées à la section 3.2 du rapport n'iront pas sans difficultés. Etant donné l'insuffisance de leurs systèmes d'interconnexion des dossiers, les Etats -Unis ne sont pas disposés à renoncer à la pratique des examens médicaux d'embauche pour les travaux dangereux, alors qu'au Royaume -Uni, semble -t -il, la chose s'est révélée possible. Pour ce qui est de la coordination avec les syndicats, le Dr Sencer est d'accord avec le délégué de l'URSS pour penser que les travailleurs doivent de toute évidence comprendre la nécessité d'une protection sanitaire; le projet de résolution gagnerait à faire mention de ce point Par ailleurs, il serait souhaitable que la question des niveaux de tolérance relève surtout des autorités sanitaires et que la surveillance en cette matière soit confiée à ceux qui sont chargés au premier chef de la santé publique plutôt que de la protection des travailleurs de l'industrie.
Pour le Professeur LEOWSKI (Pologne), l'étude du milieu humain fait clairement apparaître que l'industrie est la principale source de pollution; c'est donc la population des zones industrielles qui est la plus exposée. En ce qui concerne l'organisation des services d'hygiène industrielle en Pologne, la médecine du travail relève des services sanitaires nationaux et non de l'industrie elle -même. La législation en la matière a été promulguée en 1953. A l'heure actuelle, quelque 5000 médecins, dont plus de 4000 travaillent à plein temps, couvrent les besoins de cinq millions de travailleurs et, comme ils ont la possibilité de se spécialiser en médecine du travail, 70 % d'entre eux sont devenus des spécialistes dans cette branche. En plus des divers centres de district et de province, il y a quatre instituts de recherche en médecine du travail qui jouent le rôle de centres de référence pour l'ensemble du pays. Depuis vingt ans, l'état de santé des travailleurs peut être considéré comme satisfaisant. Le taux d'absentéisme dû à la maladie est généralement plus faible que dans d'autres pays qui présentent des caractéristiques comparables. Le Dr WONE (Sénégal) approuve le projet de résolution présenté à la Commission. Il propose cependant de supprimer les mots "manuels et" à l'alinéa 2) du paragraphe 2 du dispositif, estimant que des manuels d'un caractère très général ne sont d'aucune utilité réelle et que la préparation de manuels très détaillés dans des domaines précis, qui seraient vraiment utiles à chacune des entreprises concernées, demanderait un travail considérable et entraînerait d'énormes dépenses. Le Professeur AUJALEU (France) propose de remplacer, à l'alinéa 3) du paragraphe 2 du dispositif, les mots "suivre l'évolution du programme de médecine du travail de l'Organisation" par "mettre en oeuvre le programme de médecine du travail de l'Organisation ". Il souhaiterait d'autre part qu'on ajoute à la fin de l'alinéa 5) de ce même paragraphe les mots "si des crédits peuvent être dégagés à cet effet ". Le Dr FAKHRO (Bahrein), se référant à la section 7.3 du rapport, qui traite de l'élaboration du programme de recherches en médecine du travail, demande si l'OMS ne pourrait pas envisager des travaux concernant les effets du jeûne sur les travailleurs musulmans, en particulier dans les pays chauds. La coutume qui entraîne les populations des pays musulmans à jeûner pendant un mois du lever au coucher du soleil, en s'abstenant même de boire de l'eau pendant cette longue période, est peut -être dangereuse pour la santé, et des recherches à cet égard permettraient d'établir des directives pour la protection des travailleurs, notamment des travailleurs manuels devant effectuer un travail pénible. Le Dr PAVLOV, Sous- Directeur général, remercie les délégués de leurs observations et de leurs propositions. Le Secrétariat les étudiera avec attention et en tiendra compte dans la planification des activités futures.
COMMISSION B
:
DIX -SEPTIEME SEANCE
605
Le débat a bien mis en lumière la situation actuelle des services de médecine du travail dans les divers pays en montrant la diversité des conceptions et des principes selon les conditions sociales et économiques. Quant au rapport du Directeur général, le Dr Pavlov note avec plaisir qu'il n'y a pas de divergences sur le fond. Par ailleurs, les nombreuses suggestions qui ont été faites sur des aspects précis de l'action à mener trouvent déjà un large champ d'application dans les programmes exécutés par l'OMS. Les programmes de recherches, en particulier, seront encouragés dans les limites des possibilités financières de l'Organisation. Le Directeur général est conscient de l'importance qui s'attache à la participation des syndicats dans le domaine de la médecine du travail. Cependant, cette question relève surtout de l'OIT, et c'est la seule raison pour laquelle elle ne parait pas tenir dans le rapport la place qu'elle mériterait. Enfin, le Dr Pavlov est heureux de constater que les délégués approuvent le développement de la coopération non seulement avec l'OIT, mais aussi avec les organisations non gouvernementales qui s'occupent de médecine du travail. Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur un projet de résolution révisé, qui a été établi à la suite de consultations entre les délégations qui avaient présenté le premier texte à la séance précédente et les délégations de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. Toutes ces délégations sont maintenant coauteurs du projet révisé. Le Dr FETISOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) explique que le projet de résolution a été remanié pour tenir compte des observations faites au cours de la séance précédente. Le texte primitif a été amendé comme suit A l'alinéa 3) du paragraphe 1 du dispositif, les mots ",notamment des pays en voie de développement," ont été insérés après les mots "les services de santé nationaux ". A l'alinéa 4) du même paragraphe, les mots "entre tous les organismes, publics et privés," ont été remplacés par "entre tous les organismes, publics et privés, et les syndicats ". A l'alinéa 2) du paragraphe 2, le membre de phrase "destinés aux petites entreprises et aux groupes de travailleurs les plus vulnérables" a été remplacé par "destinés aux petites industries et aux entreprises industrielles nouvelles, ainsi qu'aux groupes vulnérables de travailleurs ". A l'alinéa 3), les mots "et de faire rapport sur ce sujet à une future Assemblée mondiale de la Santé" ont été ajoutés à la fin de la phrase. A l'alinéa 5), le membre de phrase "avec d'autres organisations gouvernementales et non gouvernementales, notamment l'OIT" devient "avec d'autres institutions intergouvernementales, notamment l'OIT, ainsi qu'avec les organisations non :
gouvernementales ".
Le Dr ONYANGO (Kenya) estime inutile d'insérer les mots "si des crédits peuvent être dégagés à cet effet" à la fin de l'alinéa 5) du paragraphe 2, comme l'a proposé le délégué de la France. Le Professeur AUJALEU (France) pense au contraire que ce membre de phrase est nécessaire. Le Dr ABOAGYE -ATTA (Ghana) approuve l'amendement proposé par le délégué du Sénégal ainsi que celui qui a été proposé par le délégué de la France à l'alinéa 3) du paragraphe 2, mais il estime, comme le délégué du Kenya, que l'amendement à l'alinéa 5) est inutile. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) suggère, à titre de compromis, d'ajouter à l'alinéa 5) les mots "dans les limites des disponibilités financières ".
Le Professeur AUJALEU (France) accepte cette proposition. Le projet de résolution révisé, tel qu'il a été amendé par les délégués de la Décision France (alinéa 3) du paragraphe 2), du Royaume -Uni (alinéa 5) du paragraphe 2) et du Sénégal (alinéa 2) du paragraphe 2), est approuvé.' :
2.
ONZIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr BOXALL (Australie), Rapporteur, donne lecture du projet de onzième rapport. Décision :
Le rapport est adopté (voir page 613).
3.
CLOTURE DES TRAVAUX
Après les remerciements et félicitations d'usage, le PRESIDENT déclare clos les travaux de la Commission B. La séance est levée à 16 h.55. 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le onzième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA25.63.
RAPPORTS DES COMMISSIONS
Les textes des résolutions recommandées dans les rapports des commissions et ultérieurement adoptées sans changement par l'Assemblée de la Santé ont été remplacés par les numéros d'ordre (entre crochets) sous lesquels ils sont publiés dans la partie I (Actes officiels N° 201, pages 1 à 35).
COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS
PREMIER RAPPORT' LA-25/44 - 10 mai 19747
La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 10 mai 1972. Afghanistan, Argentine, Autriche, Ceylan, Les délégués des pays suivants étaient présents Ghana, Italie, Maroc, Mexique, Nouvelle -Zélande, Pologne, Yémen et Zaire. Le Professeur G. A. Canaperia (Italie) a été élu président, le Dr J. C. Adjeitey (Ghana) vice -président, et le Dr A. Tarcici (Yémen) rapporteur. La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée. :
1. Les pouvoirs des délégués et représentants des Membres et Membre associé énumérés ci -après ont été trouvés en bonne et due forme; la Commission propose donc à l'Assemblée d'en reconnaître la Afghanistan, Albanie, Algérie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, validité Barbade, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chypre, Colombie, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, Koweit, Laos, Lesotho, Liban, Libéria, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Mali, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Oman, Ouganda, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, République Centrafricaine, République de Corée, République démocratique populaire du Yémen, République fédérale d'Allemagne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Soudan, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie, ainsi que Qatar. :
2. La Commission a examiné les notifications reçues des pays suivants Congo, Mauritanie, Nicaragua, République Dominicaine et Somalie qui, bien que donnant la composition de leur délégation, ne peuvent être considérées comme constituant des pouvoirs officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande à l'Assemblée de la Santé de reconnaître provisoirement à ces délégations le plein droit de participer à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels. :
1
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa sixième séance plénière. - 607 -
608 3.
'
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Après qu'aient été examinés les pouvoirs de la délégation du Viet -Nam, le délégué de la Pologne a déclaré que sa délégation ne pouvait reconnaître la validité des pouvoirs déposés au nom de la République du Viet -Nam, le régime de Saigon ne représentant pas le peuple sud- vietnamien. Le délégué de la Pologne a ajouté que le peuple sud -vietnamien pouvait seulement être représenté par les représentants désignés par le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud.
DEUXIEME RAPPORT'
[25 49 - 16 mai 19727 La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 16 mai 1972 sous la présidence du Professeur G. A. Canaperia (Italie). 1.
La Commission a accepté les pouvoirs officiels présentés au nom du Congo.
2. La Commission a été informée que le Qatar, dont les pouvoirs avaient été acceptés en tant que pouvoirs d'un Membre associé, est maintenant devenu Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. La Commission considère que les pouvoirs déjà présentés par le Qatar peuvent être acceptés comme pouvoirs officiels.
3. La Commission propose par conséquent que l'Assemblée de la Santé reconnaisse la validité des pouvoirs présentés par ces deux pays.
TROISIEME RAPPORT
2
[25/61 - 22 mai 19727 La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 22 mai 1972. La Commission a accepté les pouvoirs officiels présentés au nom du Bangladesh, de la Mauritanie, du Nicaragua et de la République Dominicaine. La Commission propose par conséquent que l'Assemblée de la Santé reconnaisse leur validité.
COMMISSION DES DESIGNATIONS
PREMIER RAPPORT
3
24540 :
- 9 mai 19727
La Commission des Désignations, composée des délégués des pays suivafits Barbade, Birmanie, Bulgarie, Chili, Chypre, Danemark, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, France, Gambie, Inde, Irak, Japon, Kowelt, Mauritanie, Monaco, Niger, Paraguay, Pays -Bas, République démocratique populaire du Yémen, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Singapour, Union des Républiques socialistes soviétiques et Zambie s'est réunie le 9 mai 1972. M. A. B. Chikwanda (Zambie) a été élu président. Conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer à l'Assemblée la désignation du Dr B. D. B. Layton (Canada) pour le poste de président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé.
1
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa neuvième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière.
2 3
RAPPORTS DES COMMISSIONS DEUXIEME RAPPORT'
609
525/41 - 9 mai 19717 Au cours de sa première séance, tenue le 9 mai 1972, la Commission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les désignations suivantes :
Dr M. Aldea (Roumanie), Professeur M. Saada (République Vice -Présidents de l'Assemblée Arabe Syrienne), M. A. -D. Magalé (République Centrafricaine), Mme K. Shah (Népal), Dr D. P. Kennedy (Nouvelle -Zélande); Président, Dr Marianne A. Silva (Nigéria); Commission A Président, Dr P. Dolgor (Mongolie). Commission B : : :
En ce qui concerne les postes de membres du Bureau à pourvoir par voie d'élection conformément à l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer les Arabie Saoudite, Egypte, El Salvador, Etats -Unis d'Amérique, délégués des quatorze pays suivants France, Jamalque, Laos, Madagascar, République -Unie de Tanzanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Tchécoslovaquie, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques. :
TROISIEME RAPPORT
2
5125/42 - 9 mai 19717 Au cours de sa première séance, tenue le 9 mai 1972, la Commission des Désignations a décidé de proposer à chacune des commissions principales, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les désignations suivantes pour les postes de vice -président et de rapporteur :
Vice- Président, Dr F. R. Hassan (Egypte); Rapporteur, Dr E. Boéri (Monaco); Commission A Vice -Président, Dr B. E. Zoller (République fédérale d'Allemagne); Commission B Rapporteur, Dr J. S. Boxall (Australie). : :
BUREAU DE L'ASSEMBLEE 3
RAPPORT
525/45 - 15 mai 19717 Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Au cours de sa séance du 15 mai 1972, le Bureau de l'Assemblée, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée, a établi la liste suivante de douze Membres, dans l'ordre alphabétique anglais, liste qui doit être transmise à l'Assemblée de la Santé en vue de l'élection annuelle de huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Afghanistan, Argentine, Colombie, Gambie, Guatemala, Hongrie, Indonésie, Nouvelle -Zélande, Niger, Philippines, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Zaire.
:
Le Bureau de l'Assemblée a recommandé ensuite les noms des huit Membres suivants, dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif
:
Afghanistan, Indonésie, Niger, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Zaire, Hongrie, Nouvelle -Zélande, Argentine.
1
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière. Voir pages 279 et 447.
2 3
Voir le compte rendu in extenso de la neuvième séance plénière, sections 2 et 6.
610
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
COMMISSION A
PREMIER RAPPORT'
IA25/51 - 18 mai 197 La Commission A a tenu ses première, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième séances les 11, 15, 16 et 17 mai 1972, sous la présidence du Dr Marianne A. Silva (Nigéria). Conformément aux propositions de la Commission des Désignations, le Dr R. F. Hassan (Egypte) a été élu vice -président et le Dr E. Boéri (Monaco) rapporteur. Elle a décidé de recommander à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution qui se rapporte au point suivant de l'ordre du jour :
2.3
Recherches sur l'organisation des services de santé des collectivités / HA25.1 ]7.
DEUXIEME RAPPORT
1
/X2552 - 18 mai 19727 Au cours de sa huitième séance, tenue le 18 mai 1972, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante Budget effectif et niveau du budget pour 1973 2WHA25.17. :
TROISIEME RAPPORT2 25/59 - 24 mai 197
La Commission A a tenu ses huitième, neuvième, dixième, onzième, douzième, treizième et quatorzième séances les 18, 20, 22 et 23 mai 1972. Au cours de ces séances, la Commission a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter les résolutions suivantes Formation de personnel sanitaire national /HA25.47 Qualité de l'eau des ressources hydri ues internationales /HA25.47 Maladies cardio -vasculaires ¿HA25.44] Eradication de la variole / HA25.47 Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1973 rHA25.47 :
QUATRIEME RAPPORT2 .525/66 - 24 mai 197 Au cours de sa quinzième séance, tenue le 24 mai 1972, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter les résolutions suivantes Standardisation des substances diagnostiques / HA25.427 :
Recherche en épidémiologie et en informatique ¿HA25.4J Fonds bénévole pour la promotion de la santé 5HA25.427
CINQUIEME RAPPORT3
225/68 - 25 mai 197 Au cours de ses quinzième, seizième et dix -septième séances, tenues les 24 et 25 mai 1972, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter les résolutions suivantes Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale 2WHA25.67 Qualité, sécurité et efficacité des médicaments IWHA25.67 :
Pharmacodépendance 5HA25.67 1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance plénière. 2 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière. 3 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quinzième séance plénière.
RAPPORTS DES COMMISSIONS
611
COMMISSION B
PREMIER RAPPORT
1
.525/47 - 16 mai 19747 La Commission B a tenu ses première, deuxième et troisième séances les 11 et 15 mai 1972, sous la présidence du Dr P. Dolgor (Mongolie). Sur la proposition de la Commission des Désignations, le Dr B. E. Zoller (République fédérale d'Allemagne) a été élu vice -président et le Dr J. S. Boxall (Australie) rapporteur. Elle a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.5.1
Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1971, Rapport du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil
exécutif /HA25.7 3.2
Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1972 (Fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement)
1WHA25.7 3.5.2
Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement rHA25 .4.7
DEUXIEME RAPPORT
1
.525/48 - 16 mai 19747 Au cours de sa quatrième séance, tenue le 16 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.2
3.5.3 3.4.1 3.4.2
pour 1972 (Charges supplémentaires résultant budgétaires des modifications de la situation monétaire internationale et fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du Programme des Nations Unies pour le Développement) liHA25..7 Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution .5HA25.6 et WHA25.27 Contributions des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 31-IA25.8 et WHA25.7 Barème des contributions pour 1973 J HA25.17
TROISIEME RAPPORT
2
525/50 - 17 mai 197 Au cours de ses quatrième et cinquième séances, tenues le 16 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.6.1 3.11
3.11 3.12
Réexamen du fonds de roulement / HA25.17 Amendements au Règlement financier (Uniformisation des dispositions relatives à la vérification des comptes) / HA25.1Ç Amendements au Règlement financier (Gains et pertes au change) LWHA25.17 Nomination du Commissaire aux Comptes 5HA25.17
1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa neuvième séance plénière. 2
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa dixième séance plénière.
612
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
QUATRIEME RAPPORT1 17£25/58 - 20 mai 19727
Au cours de ses cinquième, sixième et septième séances, tenues les 16, 17 et 18 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.7
3.10
Mode de présentation du projet de programme et de budget 5HA25.237 Mode de présentation du projet de programme et de budget (Possibilité d'adopter un programme et budget biennal) gHA25.27 ea Amendements au statut du Centre international de Recherche sur le Cancer .511A25.27
CINQUIEME RAPPORT' 17A-25/60
- 22 mai 19727
Au cours de sa huitième séance, tenue le 20 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.8
3.17
Etude organique du Conseil exécutif sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres 1 HA25.27 Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies 3.17.1 Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1970 [HA25.217 3.17.2 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de :
l'OMS 5HA25.287
SIXIEME RAPPORT2
.525/62 - 23 mai 19727 Au cours de ses neuvième et dixième séances, tenues le 22 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Quatre résolutions ont été adoptées sur ce point Questions générales IWHA25.3j Application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux LWHA25.32/ Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé [WHA25.37 Maintien en fonctions du Corps commun d'inspection [WHA25.37 3.13 Approvisionnement public en eau [HA25.37 Une résolution a également été adoptée sur le sujet suivant Vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé rHA25.37 3.16 : :
SEPTIEME RAPPORT2
525/63 - 23 mai 19727 Au cours de sa onzième séance, tenue le 22 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.14 3.15
Bâtiment du Siège Besoins futurs [WHA25.327 Fonds immobilier Trois résolutions ont été adoptées sur ce point Affectation de crédits au fonds immobilier [HA25.37 Nouveau bâtiment pour le Bureau de zone de Brasilia HA25.3 7 Agrandissement du bâtiment du Bureau régional de la Méditerranée orientale [HA25.47 :
1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. 2
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière.
RAPPORTS DES COMMISSIONS
613
HUITIEME RAPPORT'
525/65 - 24 mai 197 Au cours de ses douzième et treizième séances, tenues le 23 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
3.18 3.4.1
Utilisation de l'arabe comme langue officielle de l'Assemblée mondiale de la
Santé [HA25.5[ Contribution des nouveaux Membres pour 1971 et 1972 Trois résolutions ont été adoptées sur ce point Contribution du Qatar LWHA25.517 :
Contribution du Bangladesh [HA25.57 3.9
Contribution du Papua- Nouvelle - Guinée [HA25,5[ Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient [WHA25.5Ç
NEUVIEME RAPPORT'
525/67 - 24 mai 197 Au cours de ses quatorzième et quinzième séances, tenues le 24 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
2.6
2.12
Prévention de la cécité /HA25.557 Supplément au quatrième rapport sur la situation sanitaire dans le monde [HA25.57
DIXIEME RAPPORTI
525/69 - 25 mai 19727 Au cours de sa seizième séance, tenue le 25 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :
2.8 2.11
Développement de l'utilisation médicale des rayonnements ionisants 5HA25.571 Problèmes de l'environnement de l'homme Deux résolutions ont été adoptées sur ce point Problèmes de l'environnement de l'homme 5HA25.57 :
Problèmes de l'environnement de l'homme :Hygiène des denrées alimentaires LWHA25.5 7
ONZIEME RAPPORT2
.525/70 - 25 mai 19727 Au cours de sa dix -septième séance, tenue le 25 mai 1972, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption de la résolution qui se rapporte au point suivant de l'ordre du jour :
2.7
Programmes de médecine du travail `HA25.627
1
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière. 2
Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quinzième séance plénière.
614
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
RAPPORTS DE LA COMMISSION B A LA COMMISSION A
PREMIER RAPPORT1
1A25/A/1 - 16 mai 19727 La Commission B a examiné, à la lumière d'un rapport du Directeur général, le montant des recettes occasionnelles disponibles, constituées par des recettes diverses, et le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée.2 La Commission a également pris en considération le remboursement en provenance du Programme des Nations Unies pour le Développement. A la suite de cet examen, la Commission B recommande à la Commission A qu'une somme de US $3 233 000 soit utilisée pour aider au financement du budget de 1973. La somme de US $3 233 000 se décompose comme suit remboursement attendu en provenance du Programme des Nations Unies pour le Développement, US $2 233 000; recettes diverses disponibles, US $1 000 000. :
3
DEUXIEME RAPPORT
JA25/A/4 - 22 mai 19727 Conformément au mandat qui lui a été donné par la résolution WHA24.4 de l'Assemblée de la Santé, la Commission B informe la Commission A que les montants suivants doivent être insérés dans les parties I, III, IV et V de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 :
Section
Affectation des crédits PARTIE I
Montant US $
:
REUNIONS CONSTITUTIONNELLES 610 800 332 430 137 700
1.
2. 3.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux Total de la partie I PARTIE III :
1
080 930
SERVICES ADMINISTRATIFS 6
11.
Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV :
182 869 182 869
6
AUTRES AFFECTATIONS 565 300
12.
Bâtiment du Siège
:
Remboursement des prêts
Total de la partie IV PARTIE V 13. :
565 300
IMPOSITION DU PERSONNEL 12 760 950
Virement au fonds de péréquation des impôts Total de la partie V
12 760 950
1
Voir procès- verbaux de la Commission A, septième séance, section 1. et quatrième séance,
Voir procès- verbaux de la Commission B, troisième séance, section 4, section 5. 3
2
Voir procès- verbaux de la Commission A, quatorzième séance (projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1973).
RAPPORTS DES COMMISSIONS
615
En outre, la Commission B recommande à la Commission A le texte suivant de résolution portant ouverture de crédits, dans lequel les chiffres acceptés par la Commission B sont inscrits aux emplacements appropriés :
La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1973, un crédit de US $108 374 190 sant comme suit :
se répartis-
A.
Section
Affectation des crédits REUNIONS CONSTITUTIONNELLES
Montant US $
PARTIE I 1.
:
2. 3.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités. Comités régionaux Total de la partie I 1 1
610 800 332 430 137 700
080 930
PARTIE II 4. 5. 6. 7.
:
PROGRAMME D'EXECUTION
8. 9.
10.
Maladies transmissibles Hygiène du milieu Services de santé publique Protection et promotion de la santé Enseignement et formation professionnelle Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II PARTIE III :
85 345 301
SERVICES ADMINISTRATIFS 6
11.
Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV :
182 869 182 869
6
AUTRES AFFECTATIONS 565 300
12.
Bâtiment du Siège
:
Remboursement des prêts Total de la partie IV Budget effectif (parties I, II, PARTIE V :
565 300 93 174 400
III et IV)
IMPOSITION DU PERSONNEL 12
13.
Virement au fonds de péréquation des impôts Total de la partie V PARTIE VI :
760 950
12
760 950
RESERVE 2
14.
Réserve non répartie Total de la partie VI
438 840
2
438 840
TOTAL DE TOUTES LES PARTIES
108 374 190
Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les B. crédits votés au paragraphe A de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1973. Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1973 aux parties I, II, III, IV et V. Voir procès- verbaux de la Commission A, quatorzième séance (projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1973). 1
616 C.
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Nonobstant les dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier, le Directeur général est autorisé à opérer des virements entre les sections de la partie II (Programme d'exécution) jusqu'à concurrence d'un montant ne dépassant pas 10 % du crédit ouvert à la section qui subit le prélèvement. Au -delà des 10 % susmentionnés, les virements qui seraient nécessaires peuvent être opérés conformément aux dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier. Tous les virements opérés entre sections feront l'objet d'un rapport au Conseil exécutif à sa session suivante.
Les crédits votés au paragraphe A seront fournis par les contributions des Membres, après déduction i) du montant à recevoir du Programme des Nations Unies pour le Développement à titre de remboursement, soit US $2 233 000 ii) de recettes diverses à concurrence de US $1 000 000 D.
Total US $3 233 000 Le total des contributions à la charge des Membres s'élève donc à US $105 141 190. Pour le calcul des sommes effectivement dues, le montant du crédit de chaque Membre au fonds de péréquation des impôts viendra en déduction de sa contribution, sous réserve que le crédit d'un Membre qui impose ses ressortissants sur les émoluments reçus de l'OMS sera réduit du montant estimatif des remboursements que l'Organisation devra faire à ce titre.
1
Ce projet de résolution a été adopté sous le numéro d'ordre WHA25.46.
INDEX rougeole, 96, 131, 137, 152, 165, 166, 170 services de santé, 103, 298 vaccinations, 124 variole, 72, 96, 137, 152, 165, 166, 170, 322, 351, 361, 362, 363 AGHBARI, M. K. (Yémen), 19, 144 -146 AGOSTON, K. (Hongrie), 8 AGUILAR RIVAS, A. (El Salvador), 5, 313, 334, 399 AGUILLON, M. S. (Philippines), 13 Aide d'urgence, 154, 234, 236, 238, 504, 505 Air, pollution, 50, 57, 102, 126, 157, 396, 407, 589, 590, 591, 601 manuel européen sur la qualité de l'air, 403 réseau panaméricain de surveillance, 157, 593 AKERELE, C. O. (Zambie), 19 AKIM, N. B. (République -Unie de Tanzanie), 15, 312 -313, 333 -334, 340, 376, 394, 488, 571, 576 -577 ALAMI, A. (Maroc), 11 ALAN, T. (Turquie), 18, 281, 303, 308, 332, 340, 343, 373, 403, 406, 413, 423 -424, 437, 438, 440 -441, 493, 495 Albanie, 194 -196, 311, 356 ALBERTI, A. (Chili), 4 Alcool et alcoolisme, 385, 397, 430, 444 ALDEA, M. (Roumanie), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 15, 24, 44, 45 -46, 85 -87, 213 -214, 293 -294, 335, 342, 487, 496, 510, 568, 575 -576 ALDEREGUÎA, J. (Cuba), 5, 42 -43, 156 -158, 214 -215, 501
AASHI, J. M. (Arabie Saoudite), 1 ABDULAHAD, J. (Tchad), 17 ABDULHADI, A. E. (République Arabe Libyenne), 14, 553 ABEBE, K. (Ethiopie), 6, 74 -75
185,
ABHAY, K. (Laos), 10 ABOAGYE -ATTA, J. K. Y. (Ghana), 7, 298, 385, 387, 602 -603, 605 ABSOLUM, B. W. P. (Nouvelle -Zélande), 12, 228, 332, 486 -487, 490, 516 -517, 534 -535 ABU EL GASIM, I. (Soudan), 16, 97 -99 ABUL HOUL, J. (Emirats arabes unis), 5, 188 -189
Accidents, 91, 101, 150, 568 de la circulation, 108, 397, 433, 570 du travail, 598, 600, 601, 602, 603 ACHA, G. DE (Bolivie), 3, 342, 464 ACOSTA, A. (Philippines), 13 Activités interrégionales et autres activités techniques, 392, 408 ACAA- MONTEVERDE, H. R. (Mexique), 12, 285, 345, 498 -499, 507, 519, 542, 585, 594 -595
Additifs alimentaires, 386, 387, 588, 589, 595 contamination, 150, 588, 595 toxicologie, 62 -63
troisième conférence, proposée, 409 Voir aussi Comité mixte FAO /OMS d'experts des Additifs alimentaires ADESUYI, S. L. (Nigéria; Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 12, 23, 488, 500, 518 -519, 542, 570, 593 ADJEITEY, J. C. (Ghana), Vice -Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 7, 24, 94 -95
Administration britannique du Développement outre -mer, 85
Administration de la santé publique, voir Santé publique, administration Adolescents et jeunes gens, 30, 69, 429, 430, 431, 432, 433, 434, 441, 442, 443 ADWANI, A. -R. M. AL- (Koweit), 10, 187 -188, 549, 582, 591
Aedes aegypti, éradication et lutte contre, 70, 77, 147, 155, 247, 396, 398 Aéroports, mesures sanitaires, 71, 155, 349, 355 Afghanistan, 162 -163, 358, 374, 405 AFI, L. EL- (Tunisie), 18 Afrique, Bureau régional, locaux et logements, 471, 538
Algérie, 89, 402 ALLGARDH, O. (Suède), 17, 505 ALMADA L6PEZ, Á. (Paraguay), 13 ALMEIDA, J. D' (Togo), 17, 181 -182 ALY, A. M. M. (Egypte), 5, 496, 500, 522, 539, 567 -568, 576, 580 Amblyopie, 564, 568, 569, 570, 571, 573 étude, Afrique occidentale, 571 -572 Amériques, conférence des ministres de la santé, Santiago, (1972), 109, 395, 397 Amériques, Région, 264, 395 -400, 499 bureau de zone de Brasilia, 538, 539, 540 Voir aussi Organisation panaméricaine de la Santé AMIRAHMADI, A. N. (Iran), 9 AMMUNDSEN, Esther (Danemark), Président général des discussions techniques, 5, 250 -252, 288 -289, 391, 403
publications, 501, 502 Afrique, conférence annuelle des écoles et facultés de médecine, septième, Yaoundé (1971), 121 Afrique du Sud, 139 Afrique, Région, 266, 392 -395 Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), 578, 579, 580, 581, 582 -583 Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (USAID), assistance, approvisionnement en eau, 177 nutrition, 147 paludisme, 80, 176, 375, 406 planification familiale, 94, 298 - 617 -
Amphétamines, 434, 435, 441 Analyse des systèmes, 68, 74, 87, 154, 167, 280, 284, 296, 454 ANDREA, S. D' (Italie), 9 Anémies, 289 nutritionnelles, 48, 131 Voir aussi Drépanocytose Angola, 71 ANNONI, A. (Organisation internationale du Travail), 21, 599 -600
ANOUTI, J. (Liban), 10, 355, 425, 437, 546 ANSARI, A. N. (Pakistan), 13, 39 -41, 153 -154, 232 -234
ANTEQUERA ARCE, F. (Espagne), 6 Antibiotiques, 146, 425 Antiseptiques et désinfectants, 386
618
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Apartheid, 128, 172 Arabe, langue, emploi à l'OMS, 74, 89, 109, 145, 161, 181, 188, 189, 263, 541 -543 ARCHIBALD, Ch. H. (Trinité -et- Tobago), 17, 542 Argentine, 108 -109, 284 -285, 316, 327, 356, 375, 435, 522, 567, 581, 602 ARIYADASA, W. P. G. (Ceylan), 4, 141 -143 Armes bactériologiques (biologiques) et chimiques, 133, 173, 178, 509 ARMSTRONG, B. A. (Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle), 21 ARNAUDOV, D. (Bulgarie), 3, 113, 337, 352 -353, 382, 424 Asie du Sud -Est, Bureau régional, 502, 538 Asie du Sud -Est, Région, 400 -402 rattachement du Bangladesh, 241, 243 Assainissement, 53, 54, 72, 96, 100, 119, 122, 135, 136, 138, 146, 150, 171, 177, 180, 400, 401, 517, 530, 592 Voir aussi Génie sanitaire; Hygiène du milieu Assemblée mondiale de la Santé, documents, 508 expédition, 453, 455 méthode de travail, 103, 262, 273 -274, 508, 511 -514 Règlement intérieur, amendements, 485 représentation des Etats Membres, 151 sessions, fréquence, 485, 486, 487, 489 Vingt -Sixième, lieu de réunion, 261 Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, 563, 564 -566 Association médicale mondiale, 52, 301 ATEEK, A. W. (Yémen), 19 ATTA, A. I. (Nigéria), 12, 336 AUDEOUD -NAVILLE, Anne (Association médicale mondiale), 22, 301 AUGER, R. D. (Canada), 4 AUJALEU, E. J. (France), 7, 44, 333, 341, 468, 469, 487, 496, 533, 536, 604, 605 AUJOULAT, L. P. (France; Union internationale d'Education pour la Santé), 7, 23, 357 -358, 380, 393, 412, 413 AULAQI, M. A. (République démocratique populaire du Yémen), 14 AUNG THEIN (Birmanie), 2 Australie, 241, 282, 305, 355, 440, 496, 590, 603 Autriche, 57 Auxiliaires sanitaires, formation, 67, 126, 141, 148, 160, 182, 306, 307, 310, 312, 324, 345 Avortement, 198, 381 AWADI, A. R. AL- (Kowett), 10 AYE, H. (Côte d'Ivoire), 4, 130 -131, 310
contributions, 543, 544 examen de la demande d'admission, 232 -241 rattachement à une Région, 241, 243 BANGOURA- ALÉCAUT, A. (Guinée), 8, 113, 215, 351 -352, 558
Banque asiatique de Développement, 241 Banque de Développement de l'Amérique centrale, 396 Banque interaméricaine de Développement, 192, 396, 397, 398 Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), 50, 61, 337, 401, 506, 593 BANZER, Mme W. (Bolivie), 3 Barbade, 84 -85 BAROUM, J. (Tchad), 17, 103 -104 BARRAUD, A. (Haute -Volta), 8, 151 -152
BARROW, Mlle R. N. (Commission médicale chrétienne), 22
BASHIR, M. AL- (Jordanie), 10 Bâtiment du Siège, voir Siège de l'OMS BAUME, L. J. (Fédération dentaire internationale), 22
BAYER, I. (Organisation des Nations Unies), 21, 441 BCG, vaccin et vaccination, 67, 70, 82, 96, 136, 137, 146, 162, 166, 176, 195, 294, 377, 402 BEB A DON, P. (Cameroun), 3 BÉDAYA- NGARO, S. (représentant du Conseil exécutif), 20, 451, 456 -457, 463, 471, 474, 475 -477, 497 -498, 501, 504, 507, 508, 508 -509, 520, 521, 532, 536, 538, 541 Belgique, 58, 354, 377, 384 -385, 453, 583, 595, 603
BADDOO, M. A. (Ghana), 7, 319, 337, 511, 572 BAER, J. G. (Fédération mondiale des Parasitologues), 23
BAHR, G. VON (Association internationale de Prophylaxie de la Cécité), 22, 564 -566 BAHRAWI, W. (Indonésie), 8, 349, 388, 433, 568 -569 Bahrein, 175, 383 contributions, 472 BAHRI, M. (Tunisie), 18 BAIDYA, B. R. (Népal), 12, 45, 237, 292, 304, 350, 375, 401 BAINGANA, N. (Ouganda), 13 BAKACS, T. (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 23 BAKER, F. W. G. (Conseil international des Unions scientifiques), 22 BALENCIE, Mlle J. (France), 7 SANA, T. (Niger), 12, 307, 345 BANDINI, M. (Italie), 9 BANERJEE, P. K. (Inde), 8 Bangladesh, 54, 125, 128, 132, 178, 197, 235 -236, 238, 351, 352, 357, 405, 504, 505
BELLANTI, F. (Italie), 9 BELLERIVE, A. (Directeur de la Division de la Coordination), 504 -505, 506, 507 -508, 508, 509 BELLINGHEN, J. P. VAN (Belgique), 2 BEN ACHOUR, H. (Tunisie), 18 BENADOUDA, A. (Algérie), 1 BENBOUCHTA, A. (Maroc), 11 BENZITOUNI, O. (Algérie), 1, 492 BERNARD, L. (Sous- Directeur général), 325 -326, 365367, 368, 379, 563, 572 -573, 574 BERTSCHINGER, J. -P. (Suisse), 17 Bibliothèques médicales, 398, 399, 406, 497, 498, 499, 500, 501 BIETTI, G. B. (Consultant), 564, 573 Bilharziose, voir Schistosomiase BILNEY, G. N. (Australie), 1, 494 Biphényles polychlorés, contamination, 593 Birmanie, 401 BISHOP, A. S. (Organisation des Nations Unies), 21 BIYOGHE, J. B. (Gabon), 7 BJURSTEDT, H. A. (Fédération internationale d'Astronautique), 22 Blennorragie, 140, 570 BLOOD, B. D. (Etats -Unis d'Amérique), 6 BOBILLIER, P. A. (Fédération internationale pour le Traitement de l'Information), 23 BOERI, E. (Monaco), Rapporteur de la Commission A, 12, 24, 309, 343, 414, 419, 445 BOJADZIEVSKI, T. (Yougoslavie), 19, 513, 558 BOLECH, R.P. P. (Saint -Siège), 20 Bolivie, 109, 336 -337, 359, 374, 427 BONHOFF, R. W. (Association du Transport aérien international), 22 BONO, O. (Tchad), 17 BORGES HERNÁNDEZ, A. (Venezuela), 18, 518, 542 BOSQUET, F. (Belgique), 2 Botswana, 359 BOUDEHRI, A. (Algérie), 1, 557 BOUDJELLAB, O. (Algérie), 1, 89 BOUDREAU, T. (Canada), 4 Bourses d'études, 66, 96, 320, 397, 399, 402, 403, 405 BOW, F. T. (Etats -Unis d'Amérique), 6
INDEX
619
BOXALL, J. S. (Australie), Rapporteur de la Commission B, 1, 24, 462 -463, 466, 470, 475, 483, 484, 497, 510, 511, 513, 514, 514 -515, 527 -528, 534, 537, 539 -540, 541, 553, 563, 577, 584, 601, 605
CAMARA, K. (Guinée), 8, 43 -44, 168 -172, 299 Cambodge, représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 113, 114 Voir aussi République Khmère CAMERON, D. C. (service de la Pharmacodépendance), 444 Cameroun, 121 -123, 288, 312, 351, 381, 525, 571 Canada, 55 -56, 297, 326, 417, 427, 437, 442 -443, 491 CANAPERIA, G. A. (Italie; Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses), Président de la Commission des Pouvoirs, 9, 23, 24, 478, 487 Cancer, 51, 77, 91, 101, 129, 143, 148, 156, 191, 256, 338, 398, 399, 401, 577, 580 du poumon, 291 recherche, 51, 67, 141, 496 Voir aussi Centre international de Recherche sur le Cancer CANDAU, M. G., voir Directeur général Cannabis, 429, 430, 432, 433, 434, 435, 438 -439, 442, 444
BRAENDEN, O. (Organisation des Nations Unies), 21 BRAGA, E. (Directeur de la Division de l'Enseignement et de la Formation professionnelle), 385 BREA, M. M. J. (Argentine), 1, 46, 107 -109, 218, 284285, 316, 332 BREIE, L., voir Commissaire aux Comptes Brésil, 109, 154 -156, 327, 346, 358, 369, 374, 397, 539 BROTHERSTON, Sir John (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 16, 292 -293 Brucellose, 129, 141 Bruit, lutte contre, 102, 380, 601, 603 BRUNSCHVIG, J. (Monaco), 12 BRUTO DA COSTA, V, (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 24 BTESH, S. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 22 Budget, 465, 476 -477 cycle biennal, 49, 263, 330, 484 -495, 512 de 1971, 107 économies, 450 pour 1973, niveau, 49, 201 -202, 328 -341, 542 prévisions supplémentaires, 49, 132, 452, 456 -462, 464, 465, 466 -470, 485, 489
CANT, D. (Canada), 3 Capillariose, 146 Caraibes, Conférence des Ministres de la Santé, 85, 425 Cardiopathies, voir Maladies cardio -vasculaires CARIAS, M. (Honduras), 8 CARRERAS MARTI, M. (Costa Rica), 4 CASCAES, 0. BANDEIRA DA SILVA (Brésil), 3 CASSON, P. (Organisation des Nations Unies), 20 CASTILLO, D. (Venezuela), 18, 335 Cataracte, 565 Catholic Relief Service, 177 CAYLA, J. -S. (France), 7, 455, 456, 457, 461, 465, 472, 474, 479, 491, 493, 502, 515, 520, 521, 566, 582, 591 CECH, J. (Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique), 22 Cécité, 60, 170, 262 classification des cas et des causes, 565, 567, 568, 569, 570 définitions, 564, 565, 567, 568, 569, 571, 572, 573 prévention, 563 -574 formation de personnel, 570, 571 réadaptation des aveugles, 566 -567, 568, 569 -570 recherche, 564, 566, 568, 570, 571 -572 registres nationaux des aveugles et handicapés de la vue, 564, 565, 566, 569 Centre international de Calcul (CIC), 505 Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), 51, 67, 141, 255, 256, 412, 414, 450 amendements au Statut, 495 -496 situation financière, 453 Centre latino- américain d'Administration médicale, 108, 284, 285 Centre latino- américain de Classification des Maladies, 399
charges résultant des modifications de la situation monétaire internationale, 48 -49, 328 -329, 456, 460
projections pour le second exercice ultérieur, 341343, 480 taux d'augmentation, 83, 117, 124 -125, 132, 173, 202, 266, 331, 332, 333, 334, 335, 336, 341 -343, 392, 452, 464, 479, 480, 486, 534 Voir aussi Programme et budget; Résolution portant ouverture de crédits pour 1973 BUDJAV, L. (Mongolie), 12, 114, 299 -300, 324, 337, 401 -402
BUGNION -SECRETAN, Mme P. (Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés), 23 Bulgarie, 116 -117, 353, 382, 424, 575 Bulletins épidémiologiques radiodiffusés, cessation de la diffusion, 326 -327, 349, 365 Bureau de l'Assemblée, composition, 24 constitution, 35
rapport, 609 Bureau sanitaire panaméricain, voir Organisation panaméricaine de la Santé Bureaux régionaux, 349, 476 publications, 501, 502 vérification des comptes, 453, 454 Voir aussi sous les différentes Régions BURGASOV, P. N. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 346 -347 Burkitt, tumeur de, 67 Burundi, 135 -136, 288, 519, 592 BUS, J. P. (Monaco), 12 BUSTAMANTE, M. E. (Mexique), 12, 147 -149, 264 -265, 305, 332, 343, 358 -359, 365, 372 -373, 384, 389, 398, 408, 412, 431 BUYOYA, F. (Burundi), 3
CADOGAN, Mlle J. M. (Trinité -et- Tobago), 17 Cahiers de Santé publique, 252 CAIRES, R. DE (Etats -Unis d'Amérique), 6 Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, rapport annuel du Comité mixte pour 1970, 503
CALPINI, P. (Saint- Siège), 20
Centre panaméricain d'écologie humaine et de recherche épidémiologique, proposition de création, 148, 396, 398, 412, 585 Centre panaméricain de Génie sanitaire, 396 Centre panaméricain des Zoonoses, 108, 141, 396 Centres internationaux de référence, approvisionnement en eau, 380, 526 élimination des déchets, 526 immunologie, 383 médecine du travail (proposés), 596, 598, 600 radiations, 578, 579, 581, 583 tuberculose, 377 Centres universitaires des sciences de la santé, 122, 310, 312, 320 Certificats internationaux de vaccination, 353 choléra, 71 variole, 195, 348, 357
620
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
CESKA, F. (Autriche), 2 Ceylan, 142 -143, 243, 352 Chagas, maladie de, 120, 155 CHAIGNEAU, H. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 23
Changes, voir Monnaies, fluctuations CHAPMAN, R. A. (Canada), 3, 297, 339, 364, 386, 408, 417, 428, 436, 437, 438, 442 -443 CHARBONNEAU, J. P. (France), 7 Charte de Punta del Este, 395 CHAU VAN MUOI (Viet -Nam), 19 CHERKAOUI, S. A. (Maroc), 11 CHESTNOY, Y. P. (Organisation internationale du Travail), 21 CHIKWANDA, A. B. (Zambie), Président de la Commission des Désignations, 19, 24, 34, 93 -94, 468, 469, 479, 486, 491, 494 Chili, 140 -141, 295, 396, 397, 398 Chine, contributions, 49, 328, 329, 330, 457, 458, 459, 460, 461, 462, 468, 469, 470 arriérés, 457, 458 -459, 461 représentation à l'Organisation mondiale de la Santé, 39 -46, 52
finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, 452, 486, 487, 489, 490 Comité administratif de Coordination des Nations Unies (CAC), 30, 504, 505, 506, 509 Comité consultatif de la Recherche médicale, 48 Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires (CCQAB), 460
Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, 365, 377, 378 Comité des Commissaires aux Comptes, ONU, 451 Comité des Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants, 503 -504 Comité international de la Croix -Rouge, 549, 550, 552, 553, 556 -557, 559
Chinois, langue, emploi à l'OMS, 535 CHISALA, R. P. (Malawi), 11 CHITIMBA, N. M. (Malawi), 11, 227 Choléra et choléra El Tor, 73, 95, 96, 117, 119, 124, 145, 160, 188, 224, 225, 353, 377, 378, 522 cours interrégional, Malaisie et Philippines (1971), 72
Comité permanent intergouvernemental de la science et de la technique, ONU, création, 504 Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, 579 Comités d'experts, 47, 336 critères d'hygiène applicables aux approvisionnements en eau (1971), 516 éradication de la variole, 325, 348, 350, 366 normes internationalement acceptables pour l'enseignement médical (prévu pour 1973), 300, 301, 313
porteurs, 146 recherches, 146 Régions, africaine, 64, 67, 71, 72, 90, 94, 96, 104, 122 -123, 124, 130, 134, 137, 138, 152, 165, 166, 171, 392, 394 Asie du Sud -Est, 54, 60, 80, 142, 238 européenne, 378 Méditerranée orientale, 528, 529 Pacifique occidental, 78, 146 réhydratation, liquide de, 146, 378, 379 Voir aussi Vaccins et vaccinations CHOPRA, N. N. (Organisation internationale de Normalisation), 23 CHRISTENSEN, O. W. (Comité du Siège pour le Programme/ Développement des systèmes d'information), Secrétaire de la Commission A, 24, 279, 309, 340, 409, 410, 419, 445 Chronique OMS, 597 CHUN, B. -H. (République de Corée), 14 çlço, S. (Albanie), 1, 41 -42, 113, 213, 311 CILIA, Mlle M. C. (Malte), 11, 469, 593 Classification internationale des maladies et causes de décès, 289, 399, 565 CLAVERO GONZÁLEZ, G. (Espagne), 6, 296 -297, 399, 413, 426, 435 -436, 524
paludisme, 156 pharmacodépendance, 385, 429, 433 tuberculose (prévu pour 1973), 378 Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Comités mixtes, AIEA /OMS d'experts, Utilisation des rayonnements ionisants et des radio -isotopes à des fins médicales, 577 FAO/OMS d'experts, Additifs alimentaires, 63, 386, 409
Nutrition, 48 FISE/OMS, Directives sanitaires, 381, 563 Comités régionaux, 332 -333, 373, 489, 520 Commissaire aux Comptes, 451, 454, 456 mandat, 451, 453, 454 -455, 456 nomination, 474 rapport pour 1971, 450, 451, 453, 454 Commission A, bureau, 24, 35, 279 ordre du jour, 25 -26 rapports, 201 -202, 257 -258, 260, 343, 410, 419, 445, 610
Commission B, bureau, 24, 35, 447 ordre du jour, 26 -27 rapports, 186 -187, 201, 244, 249 -250, 258 -259, 260,
466, 483, 484, 497, 510, 541, 553, 563, 584, 601, 605, 611 -613
Cocaine, 441 Codex Alimentarius, Commission mixte FAO /OMS, 62, 408 -409, 588, 594, 595 COHEN, J. (Secrétaire du Comité du Siège pour le Programme), 481 -482
à la Commission A, 409, 475, 521, 527, 614 Commission des Désignations, bureau, 24 élection, 33 rapports, 34 -35, 608 -609
COIMBRA, R. DE SALVO (Brésil), 3 Collectivités, médecine des, 76, 92, 148, 187, 191 services de santé, 69, 81, 98, 128 -129, 602 recherches sur l'organisation des, 280 -300, 303304, 309, 390 Voir aussi Médecine communautaire, séminaire inter pays COLLIANDER, H. (Suède), 17 Colombie, 159 -160, 289, 306 -307, 363, 374, 376, 388, 391, 396, 399, 442, 524, 582, 593 Colonialisme, 66, 105 -106, 169, 171, 174, 194 Voir aussi Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les
Commission des Droits de l'Homme, ONU, 130, 504, 549 Commission des Stupéfiants, ONU, 429 -430, 433, 434, 435, 439, 442 Commission de Vérification des Pouvoirs, bureau, 24 constitution, 32 -33 rapports, 111 -115, 183, 243, 607 -608
Commission du Pacifique Sud, 408 Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient (CEAEO), 241 Commission internationale de Protection radiologique, 579, 581, 582 Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail, 602 COMPAORE, K. P. (Haute- Volta), 8 Compte d'attente de l'Assemblée, 464, 534, 535 Compte pour les paiements de fin de contrat, 453, 454, 455
INDEX
621
Compte spécial pour l'éradication de la variole, 358 Comptes de l'OMS, classification des dépenses, 452, 454, 477, 479 méthodes de vérification, 451, 452, 453, 474 Conférence annuelle des Ecoles et Facultés de Médecine en Afrique, septième, Yaoundé (1971), 121 Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, troisième, Santiago du Chili (1972), 138, 262 Conférence des Nations Unies sur l'environnement, Stockholm (1972), 30, 32, 50, 126, 127, 143, 153, 174, 188, 190, 208, 211, 212, 216, 225, 263, 266, 507, 524, 584, 585, 587, 588, 589, 590, 592, 593, 594
questions de programme, 48, 123, 379, 380, 393, 406, 408 -409, 432, 444, 497, 573, 578, 581, 582 -583, 596, 599 -600, 602 inter -pays, 57, 65, 84, 85, 105, 108 -109, 124, 161, 165, 180, 193, 225, 326, 345, 351, 352, 362, 369, 379, 380, 387, 399, 403, 407, 442, 500, 576, 588, 590 rôle de l'OMS, 30, 32, 83, 128, 365, 377, 406, 409, 411 -413, 419 -420, 435
Conférence intergouvernementale pour l'établissement d'un système mondial d'information scientifique (UNESCO, 1971), 497 Congo, 105 -106, 336 Congrès international de la Nutrition, Mexico (1972), 148
Voir aussi Programmes, coordination; Recherche médicale, coordination Copernic, année (1973), 83 Corée, représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 113, 226 Voir aussi République de Corée Cornée, transplantation, 565 CORNET D'ELZIUS DU CHENOY, Comte L. (Belgique), 2 Corps commun d'inspection, 486, 487, 488, 508 maintien en fonctions, 508 -509, 514 -515 CORRADETTI, A. (Italie), 9, 371 -372 Côte d'Ivoire, 130 -131, 152, 170 COTTIER, F. (Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux), 24 COTTMAN, J. S. (Etats -Unis d'Amérique), 6 COULM, J. (Tchad), 17 CRESPIN, J. P. (Sénégal), 16 Crétinisme endémique, 381 Croix -Rouge, voir Comité international de la Croix Rouge Cuba, 156 -157, 286, 310 -311, 349, 370, 376, 396, 399, 501, 569, 582 CUBNOD, J. (Haut Commissariat pour les Réfugiés), 21 CUMMINGS, E. C. (Sierra Leone), 16, 298, 320, 345, 362, 373, 393 CUMPLIDO, F., Jr (Brésil), 3 CUNHA, J. FONSECA DA (Brésil), 3 CUSCHIERI, A. (Malte), 11, 128 -129, 265 -266, 404 CVETKOV, S. (Bulgarie), 3, 211 -212 CVJETANOVIC, B. (service des Maladies bactériennes), 379
CONINCK, J. DE (Belgique), 2, 453, 487 -488, 494, 501, 502, 503, 512, 514, 518, 526 -527, 527, 536, 543
Conseil de Sécurité, 551, 556, 558 Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS), 300, 504 Conseil économique et social, 154, 506 Conseil exécutif, 149, 542 Comité permanent des Organisations non gouvernementales, 49 Comité permanent des Questions administratives et financières, 48 Comité spécial, 48, 451, 453 Comité spécial du Bâtiment du Siège, 532, 533, 534, 536 élections, 183 -186, 200, 271 -272, 609 neuvième sessions, quarante- huitième rapports, 46 -49, 53 -111, 116 -182, 187 -200, 260 -261
sessions, fréquence, 486 Voir aussi Etude organique Conseil international des Unions scientifiques, 584 Conseil international d'Ophtalmologie, 565 Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies, 385 Consommateurs, protection, 62 -63 Constitution de l'OMS, 151, 337, 418, 555 -556 amendements proposés, 484, 485, 486, 491, 494, 495 Consultants, services de, 336, 400, 402 Contributions, 58, 173, 329, 332, 333, 334, 338, 454, 460, 471, 472 -473, 535, 538 barème pour 1973, 473 Membres redevables d'arriérés, 48, 132, 331, 335, 336, 449, 452, 453, 462 -464, 470 pour 1971 et 1972, nouveaux Membres, 472 -473, 543 545 recouvrement, 449, 462 -463 Voir aussi Chine, contributions
Convention internationale sur les substances psychotropes, 434, 435, 441 Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (Quatrième Convention de Genève), 130, 161, 548, 549, 550, 552, 553, 554, 559 Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, 133, 173, 178 Convention unique sur les stupéfiants (1961), protocole d'amendement, 441 COOPER, H. N. (Libéria), 10 Coopération et coordination, inter -organisations, 29 -30, 83,
DAHL, N. L. (Norvège), 12 Dahomey, 152 DAIMER, J. (Autriche), 2 DAMBREVILLE, Ch. (Hatti), 8 DAOUD, S. (Irak), 9 DARAMOIA, T. (Nigeria), 12, 322, 361, 384, 390, 394 DASS, K. K. (Inde), 8, 228, 238 -239 DAWSON, A. W. (Samoa -Occidental), 16 DDT, 60 -61, 63, 371, 375 résistance des vecteurs, 142 DEANE, D. M. (Commission médicale chrétienne), 22 DECAZES, Comte E. (Ordre de Malte), 20 Décennie des Nations Unies pour le développement, deuxième, 30, 87, 127 -128, 168, 263, 395, 504, 505, 506, 511, 516, 517, 518, 522, 524, 526 Déchets, élimination, 50, 85, 102, 134, 171, 178, 182, 396, 519, 523, 524, 527, 590, 591, 593, 594 Voir aussi Eaux usées Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, 507 -508, 511 DEIA FRESNAYE, J. F. (Union internationale contre le Cancer), 23 DELBUSHAYE, J. -P. (Belgique), 2 DELGADO, Ch. (Sénégal), 16 DELMAS, R. P. (Paraguay), 13, 353, 523 -524, 569 -570, 594, 603 -604
123, 489, 504 -509, 510 -519, 585
questions administratives, budgétaires et financières, 485, 486, 504
DEMBEREL, B. (Mongolie), 12, 124 -125, 218 -219 Dengue, 159 DENNIS, Mme F. (Fédération internationale pour le Planning familial), 23 Denrées alimentaires, contamination, 62 -63, 148, 386, 409, 571, 593, 594
622
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Denrées alimentaires, contamination (suite) critères et niveaux admissibles, 588 hygiène, 62 -63, 129, 409, 587 -588, 589, 590, 591, 593, 594 Dépenses d'administration, 125, 331, 338, 453, 455, 477, 479 Détergents, 524 -525, 526 Dévaluations, voir Monnaies, fluctuations Développement économique et social, aspects sanitaires, 29 -30, 51, 83, 87, 124, 154, 158, 190, 289, 372, 404, 499, 505, 523, 564, 567, 568, 602, 604 contribution des programmes sanitaires (sujet des discussions techniques), 83, 144, 153, 250 -252, 263, 295, 500 Voir aussi Programme des Nations Unies pour le Développement Diabète, 105, 129, 297, 550, 568, 570, 571 Voir aussi Rétinopathie diabétique Diagnostic, voir Radiodiagnostic; Substances diagnostiques chimiques et biologiques; Variole, diagnostic DIAS, J. LOPES (Portugal), 14 DIBA, A. (Iran), 9 DIETERICH, B. H. (Directeur de la Division de l'Hygiène du Milieu), 526 -527 DIKSHIT, U. S. (Inde), 8, 53 -55 DILL- RUSSEL, P. W (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et
Eau, approvisionnement public en, 50, 150, 178, 234, 337, 409, 515 -519, 521 -527, 591, 592, 593 contrôle et maintien de la qualité, 516, 517, 519, 522, 523, 524, 526, 593 Régions, africaine, 67, 95, 96, 134, 136, 171, 182, 392, 519, 525, 592 Amériques, 120, 148, 155, 177, 398, 518, 523 -524, 527, 594 Asie du Sud -Est, 53, 60, 142, 238, 401, 590 européenne, 518, 523, 525 Méditerranée orientale, 521, 522, 530 Pacifique occidental, 107, 147 Eau, pollution, 50, 87, 102, 126, 289, 337, 379 -380, 518, 519, 522, 523, 524, 589 -590, 591, 593, 594 Voir aussi Maladies transmises par l'eau; Mers, pollution Eau potable, 60, 77, 120, 129, 134, 136, 148, 174, 177, 178, 238, 518, 519, 521, 522, 523, 525, 591, 592
d'Irlande du Nord), 16 DIMBAMBU MANUENU, E. (Zaire), 19 DINA -LOBE, M. (Organisation des Nations Unies), 21 DINU, Mme F. (Roumanie), 15 Diphtérie, 101, 147, 156, 238, 293 cutanée, 247 Directeur général, 24, 39, 50 -52, 185, 199, 231, 272, 329, 337 -338, 340, 341, 343, 460 -461, 461, 463, 465, 468 -469, 470, 471, 488, 502, 506 -507, 508, 512, 520, 527, 528, 535, 537, 539, 540, 542, 585, 594, 595 Voir aussi Rapport annuel pour 1971 Directeur général adjoint, 79, 88, 245, 253, 345, 391, 392, 395, 409 Discussions techniques, 487, 508, 512 Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, 38, 47, 83, 144, 153, 500 rapport du Président général, 250 -252 Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, 47, 252
fluoration, 63 Eaux usées, évacuation et traitement, 67, 95, 120, 136, 142, 150, 155, 171, 182, 337, 396, 517, 524, 526, 530, 592, 594 ECHEZURÎA, E. (Venezuela), 18, 378, 399 Echinococcose, 294 Ecoles et facultés de médecine, reconnaissance, 305, 310, 314, 315, 320, 323 Voir aussi Enseignement médical Ecologie de l'homme, centres de recherche, proposition, 585, 594 -595
Voir aussi Centre panaméricain d'écologie humaine; Environnement de l'homme Education sanitaire, 143, 154, 161, 283, 290, 397, 420, 426, 568, 602 Régions, africaine, 67 -68, 95, 100, 122, 134, 137, 138, 169, 299 Amériques, 179, 284, 294, 397, 400, 603 Asie du Sud -Est, 80, 142, 283, 349, 356 européenne, 196, 283 Méditerranée orientale, 89, 358, 529 Pacifique occidental, 242 Education sexuelle, 140 EGAS CEVALLOS, O. (Equateur), 5 EGLI, J. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 23 Egouts, voir Eaux usées Egypte, 95, 161, 247 -248, 286, 350, 382, 500, 522, 539
DITTERT, J. (Organe international de Contrôle des Stupéff.ants), 21
EHRLICH, S. P., Jr (représentant du Conseil exécutif), 20, 46 -49, 199, 244 -245, 300 -301, 325, 328, 368, 377, 414, 428 -429
DJAHANNEMA, E. (Iran), 9 DJOMAND- DIP,O, I. (Côte d'Ivoire), 5 Documentation médicale, 406 services offerts aux Etats Membres, étude organique du Conseil exécutif, 497 -503 DOLGOR, P. (Mongolie), Président de la Commission B, 12, 24, 447, 466 -467, 503, 505 -506, 544 DONA, D. (Roumanie), 15, 113, 311 -312, 377 -378, 382, 391, 404, 499 DOROLLE, P. M., voir Directeur général adjoint Dosimétrie clinique, 579, 581, 582 DOUGLAS, A. S. (Fédération internationale pour le Traitement de l'Information), 23 DOWEK, E. (Israél), 9 DRAGASEVIC, V. (Yougoslavie), 19, 127 -128 Drogues, abus, voir Pharmacodépendance Drépanocytose, 105, 122, 381 Droits de l'homme, 130, 504, 549 DUBOIS -POULSEN, A. (Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie), 23 DUCHOSAL, P. W. (Société internationale de Cardiologie), 23 DUHR, E. J. P. (Luxembourg), 10 DUVAL, M. K. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 40, 68 -69, 115
DY, F. J. (Directeur régional pour le Pacifique occidental), 407
(Pologne), 14 ELFVERSON, J. (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), 21 ELOM NTOUZOO, E. (Cameroun), 3, 288, 339, 345, 351, 363, 381, 393, 413 El Salvador, 313 ELVIK, A. (Norvège), 12 Emirats arabes unis, 189, 404 contributions, 472, 473 EmmaUs Suisse, 103 Encéphalite équine, 147 ENE, C. (Roumanie), 15 Energie nucléaire, 578, 581 Enfants, cécité, 563, 568, 569, 570, 571, 572 nutrition, 60, 76, 80, 159, 529, 568 Voir aussi Fonds des Nations Unies pour l'Enfance; Mortalité infantile; Santé maternelle et infantile; Santé scolaire Engrais, pollution du milieu, 157, 168, 602 Enquête interaméricaine sur la mortalité chez les enfants, 399 Enseignants, formation, 122, 131, 302, 305, 306, 307, 308, 310, 312, 317, 319, 320, 324, 407 centres régionaux et interrégional, 301, 305, 312, 405, 407 EJMA -MULTANSKI, M.
INDEX
623
Enseignement et formation professionnelle, voir Personnels de santé, développement des ressources Enseignement médical, 81, 124, 218, 251, 284, 291, 299, 301, 302, 304 -305, 306, 310, 311, 313, 314, 319, 321, 323, 384, 385, 390, 416, 426, 427, 428, 573, 578, 582, 596, 600 conférence des écoles et facultés de médecine en Afrique, septième (1971), 121 conférence mondiale, quatrième (1972), 52 équivalence des titres et diplômes, 300, 301, 302, 306, 308, 310, 311, 312, 317, 319, 320, 321, 323, 384 Régions, africaine, 66, 71, 72 -73, 91, 94, 96, 101, 122, 131, 137, 167, 169, 182, 310, 322, 390 Amériques, 126, 148, 191, 284, 285, 307, 310 -311, 316, 317, 397, 398, 399 Asie du Sud -Est, 142, 290, 315 -316, 324, 401, 402 européenne, 283, 302 -303, 311, 313 -314, 321, 600 Méditerranée orientale, 109, 161, 306, 310, 316, 320, 405, 406, 571 Pacifique occidental, 78, 110, 282, 321, 407, 408 Voir aussi Manuels de médecine; Médecin, définition Environnement de l'homme, 30, 32, 50, 57, 58, 62, 65, 68, 84, 107, 108, 116, 118, 124, 143, 148, 153, 172, 174, 175, 178, 188, 198, 203, 207 -208, 225, 234, 256, 263, 396, 397, 524, 535, 584 -585, 587 -595, 596, 601
Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie, 563
conférence des Nations Unies, Stockholm (1972), 30, 32, 50, 126, 127, 143, 153, 174, 188, 190, 208, 211, 212, 216, 225, 263, 266, 507, 584, 585, 587, 588, 589, 590, 592, 593, 594 système mondial de détection et de surveillance sanitaires, proposition, 87, 589 Epidémiologie et informatique, recherche, 51, 282, 388, 390 -391, 410, 482, 594 Voir aussi Surveillance épidémiologique Equateur, 80 -81, 298, 396, 397 ERICHSEN, S. (Comité international sur les Animaux de Laboratoire), 22 Espagne, 296, 399, 400, 435, 499 Espagnol, langue, emploi, 329, 330, 331, 332, 333, 335, 336, 337, 338, 339, 341, 342, 542, 543 ESPER LARSEN, J. (Danemark), 5 ESPINO -GONZALEZ, J. M. (Panama), 13 Etats -Unis d'Amérique, 68, 69, 118, 314, 326, 334, 360, 364, 366, 403, 427, 434, 439, 551, 576, 604 ETCHATS, R. P. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 21 Ethiopie, 74 -75, 320, 357, 405, 426 Etude organique du Conseil exécutif sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres, 497 -503 Europe, Région, 265, 402 -404 Evaluation, voir Programmes, évaluation EVANG, K. (Norvège), 12, 44 -45, 149 -151, 335, 339, 343, 364 -365, 418, 428, 431 -432, 469, 559, 560 Exode des cerveaux, 73, 94, 126, 191, 301, 302, 304, 305, 306, 307, 308, 310, 311, 312, 313, 314, 315, 316, 317, 319, 320, 321, 322, 323, 345, 385 EYE, R. F. W. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 250, 343, 465, 471, 472, 486, 491, 505, 509, 513, 515, 534, 539, 540, 543
FAIN, M. G. AL- (Qatar), 14, 192 -193 FAKHRO, A. (Bahrein), 2, 174 -175, 284, 320, 383, 386387, 413, 437, 440, 556, 604 Famille, santé de la, 51 -52, 68, 78, 107, 135, 141, 142, 143, 148, 168, 175, 324, 381, 529 Voir aussi Santé maternelle et infantile FANG, U. -S. (Malaisie), FARADI, L. (Hongrie), 8, FARDAN, A. AL- (Emirats FAURIS, R. (France), 7 FAVREAU, P. (France), 7, Fécondité, 135 11 177 -179, 203 -204 arabes unis), 5
Fédération internationale pour le Planning familial, 94, 110 Fédération mondiale pour la Santé mentale, 126 Feldchers, 316 FELKAI, D. (Hongrie), 8, 422, 569, 601 FERGUSSON, G. G. (Barbade), 2, 84 -85 FERNÁNDEZ, L. (Venezuela), 19 FERNAND -LAURENT, J. (France), 7, 216 -217 FERRER ANGUIZOLA, 0. (Panama), 13 FETISOV, N. N. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 588, 593 -594, 595, 598, 605 Fidji, 110, 408 contributions, 472 Fièvre jaune, 64, 70 -71, 72, 96, 104, 134, 147, 155, 159, 246, 378 Voir aussi Aedes aegypti Filariose, 131, 142, 146, 246, 247 FILIPINETTI, G. (Saint- Marin), 20 FINDLAY, M. A. 0. (Sierra Leone), 16, 479, 510 Finlande, 196 -197, 211, 283, 602 FISCHBACH, M. (Luxembourg), 11 FISSENKO, V. (Organisation des Nations Unies), 20 FLEURY, C. (Suisse), 17 Fluoration de l'eau, 63 FOFANA, B. (Mali), 11, 43, 95 -97, 453, 491 FOKAM -KAMGA, P. (Cameroun), 3, 121 -123 Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales (FIPOI), 533, 534, 535, 536 Fondation Dr A. T. Shousha, attribution de la Médaille et du Prix, 244 -248, 265 Fondation Ford, 94 Fondation Kellogg, 398 Fondation Léon Bernard, attribution de la Médaille et du Prix, 252 -256, 265 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 256, 331, 414, 450 Voir aussi Compte spécial pour l'éradication de la variole Fonds de roulement, dotation, 474 prélèvements, 49, 449, 450, 459, 460, 468 -469, 470 recouvrement des avances, 449, 462 -463 Fonds de roulement des ventes, 450 Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues, 47, 403, 408, 428, 429, 430, 431, 432, 434, 435, 438, 441, 442, 443 Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), assistance, 73, 381, 393, 402, 405, 406, 504, 508 eau, approvisionnement public en, 60, 147, 177, 181 -182, 522, 523, 524 éducation sanitaire, 122 lèpre, 103 -104, 170, 393 maladies transmissibles, 90, 282, 379 nutrition, 48, 85, 95, 147, 398 paludisme, 81, 159, 176, 369, 372, 373, 374, 398, 400, 408 personnels de santé, développement des ressources, 79, 90, 94, 100, 109, 141, 145, 399 prévention de la cécité, 563, 564 rage, 80 santé maternelle et infantile, 135, 159, 165, 298 services de santé, 90, 100, 103, 109, 134, 146, 165, 180, 290, 298 soins infirmiers, 95 tuberculose, 96 variole, '60, 350, 351, 359 Voir aussi Comité mixte FISE /OMS des Directives sanitaires Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), 61, 78, 106, 142, 158 -159, 331, 339, 397, 402, 403, 450, 535 Fonds en dépôt, 450, 452, 454 Fonds européen de Développement (FED), 137, 138, 152 Fonds immobilier, 49, 250, 263, 532, 534, 535, 538540
433 -434
624
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Fonds immobilier (suite) dotation et financement, 459, 464, 465, 471, 538, 539, 540 Fonds médical tropical (Belgique), 136 Fonds monétaire international, 239 Fonds spécial pour la lutte contre la pollution du milieu, proposition, 87 FORSTING, O. (Danemark), 5 FORSYTHE, J. M. (Fédération internationale pour le Traitement de l'Information), 23 Fournitures et matériel, 451, 454 Voir aussi Aide d'urgence FRALEIGH, W. (Programme alimentaire mondial), 21 France, 296, 317, 358, 403 -404, 433, 575 FRANCESCHETTI, A. T. (Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome), 23 FRANCIS, L. (Canada), 3 FRIDERICH, Mlle N. (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), 21, 432 -433
GLYKYS, M. (Chypre), 4 GODBER, Sir George (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande 254 -256, 421 -422, 469, 487, du Nord), 15, 118 -120, 227 -228, 231, 326 -327, 330, 342, 363 -364, 412, 413, 428, 437, 441 -442, 445, 461, 462, 468, 533 -534, 542, 559
lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard, 253 -256 GODOY JIMÉNEZ, A. (Paraguay), 13, 176 -177 GODY, J. (République Centrafricaine), 14, 592 GOERKE, W. (République fédérale d'Allemagne), 15, 386, 421, 567, 591 -592, 595 Goitre endémique, 48, 122, 123, 381 GOMAA, R. A. (Egypte), 5, 285, 304 -305, 330, 350, 365, 369, 412, 444, 445, 600 -601 GÓMEZ, N. (Colombie), 4 GONIK, A. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 22 GONZÁLEZ -BAUR, Mme H. (Association du Transport aérien international), 22 GOONASEKERA, A. C. (Ceylan), 4 GRACHT -CARNEIRO, Mme E. VAN DER (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 22 GRAFFAR, M. (Belgique), 2 Grèce, 101 -102, 350, 378, 404, 425, 589 GREMY, F. (Fédération internationale pour le Traitement de l'Information), 23 GRIBAUDO, G. (Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche), 21 Grippe, 177 Groupe d'étude sur la prévention de la cécité (1972), 563, 564, 569, 573 Groupe de vérificateurs extérieurs des comptes, ONU et institutions spécialisées, 451 Groupe FAO /OMS d'experts des besoins nutritionnels, 48
FRIEDEN -KINNEN, Mme M. (Luxembourg), 10 FROMENT, G. (France), 7 FUNKE, Elisabeth (République fédérale d'Allemagne), 15, 295, 321, 349 -350 FURTH, W. W. (Sous- Directeur général), 330, 449 -450, 454 -455, 456, 458 -459, 462, 463, 464, 465, 468, 471, 472, 473, 475 -477, 479 -481, 503, 521, 532, 536, 538, 539, 542, 543
Gabon, 134 -135, 363
GALAHOV, E. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 460, 464, 465, 534, 536, 537, 539, 582 GALEGO, Dora (Cuba), 5, 310 -311, 569, 582 Gambie, 123 -124, 359 GARBA- JAHUMPA, I. M. (Gambie), 7, 123 -124, 478
GARCES, D. (Colombie), 4, 184 GARCIA BURGOS, A. (Colombie), 4 GARCIA DE PERALTA, Mme C. (Guatemala), 7 GARCÎA ORCOYEN, J. (Espagne), 5 GARNIER, J. -C. (Fédération internationale pour le Planning familial), 23 GARRIDO GARZÓN, R. (Espagne), 6, 499 GASHAKAMBA, M. (Rwanda), 16, 310, 423 Gastro- entérite, 105, 282, 380, 529, 571 GAVRILESCU, N. (Organisation internationale du Travail), 21 GEER, D. J. DE (Pays -Bas), 13, 333, 494, 559, 590 GEKONYO, J. M. (Kenya), 10 Génétique humaine, 141, 565, 568, 571 Voir aussi Reproduction humaine Genève, allocution du Vice -Président du Conseil d'Etat, 30 -31
Groupe scientifique sur les opiacés analgésiques et antitussifs et leurs succédanés (1971), 69 Groupe scientifique sur l'usage du cannabis (1970), 430, 439 GUARDERAS RECALDE, C. (Equateur), 5, 80 -81, 298 Guatemala, 336 GUAY, R. E. (Canada), 3 GUERRERO, L. (Venezuela), 18 GUEYE, I. (Sénégal), 16, 289, 373, 388 GUIBBERT, J. V. E. (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), 21 GUIGA, Driss (Tunisie), 18 Guinée, 169 -171, 299, 351 -352
GUNARATNE, V. T. Herat (Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est), 400 -401, 402
GUTTERIDGE, F. (Directeur du Service juridique), 484 -485, 489, 495 -496
Voir aussi Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (Quatrième Convention de Genève) Génie médical, 175 Génie sanitaire, 177 -178, 525, 527 formation, 91, 191 Voir aussi Centre panaméricain de Génie sanitaire Gériatrie et gérontologie, 59, 119, 129, 404 GERRITSEN, W. B. (Pays -Bas), 13, 380, 386, 387, 568, 580 GESA, J. H. (Ouganda), 13, 66 -68, 353 -354 Gestion, principes et méthodes, 74, 87, 336 Voir aussi Procédures administratives et financières de l'OMS Ghana, 94 -95, 152, 298, 319, 572, 602 GIANNICO, L. (Italie), 9 GIBBS, Mlle F. A. (Nouvelle -Zélande), 12, 570 GIDEON, Helen (Commission médicale chrétienne), 22 GILBERT, M. (Ordre de Malte), 20 GILMOUR, Mavis G. (Jamalque), 10, 125 -126 Glaucome, 564, 569, 570
GUTZWILLER, F. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 23 Guyane, 368 Guyane française, 369 HAAGENRUD, A. (Norvège), 12 BACHICHA, T. (Tunisie), 18, 180 -181, 290, 362, 557 HADJ -LAKEHAL, B. (Algérie), 1 HADSON- TAYLOR, J. C. O. (Sierra Leone), 16, 63 -65 HAIDASZ, S. (Canada), 3 Haiti, 191 -192 HAKKANEN, M. (Finlande) , 6
HALAWANI, A. A. S. EL, lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha, 244 -248 HALBACH, H. (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 22, 385 HALLETT, P. (Australie), 2, 282, 305, 355, 421, 440 Hallucinogènes, 434 HALTER S, (Belgique), 2, 57 -59, 298, 304, 337, 343, 354 -355, 364, 384, 384 -385, 390, 391, 403, 569, 579, 583, 587, 594, 595, 603
INDEX
625
HAMMOND -QUAYE, N. F. (Ghana), 7 Handicapés, emploi, 600 HANTCHEF, Z. S. (Société internationale de Transfusion sanguine), 23 HARELL, A. (Israël), 9, 299, 383, 384, 412 HASAN, S. (Pakistan), 13, 291, 302, 339, 360 -361, 406, 571, 583 Haschisch, 439 HASSAN, F. R. (Egypte), Vice -Président de la Commission A, 5, 24, 228, 287 -288, 321 -322, 357, 364, 374 -375, 378, 387, 405 -406, 426 HASSAN, 0. A. (Somalie), 16, 44, 88 -89, 219 -220, 436, 453, 498, 514, 519, 559, 560 Haute -Volta, 152, 170 HAVLASEK, R. (Autriche), 2 HEIMENDINGER, Mlle M. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 23 HEINRICI, S. -E. (Suède), 17 HEJAILAN, J. (Arabie Saoudite), 1 HELD, A. -J. (Fédération dentaire internationale), 22 HELMIS, G. (Grèce), 7 HEMACHUDHA, C. (Thailande), 17, 158 -159 HENRY, M. U. (Trinité -et- Tobago), 17, 258 -259, 319, 343-344, 399, 424 -425, 437, 443 Hépatite infectieuse, 101, 104, 522 Héroine, 433, 440, 441, 442 HERRERA -ROA, F. (République Dominicaine), 14 HERWITZ, Mlle A. (Conseil international des Infirmières), 22 HIJAZI, I. (Jordanie), 10 HOLM, J. (Union internationale contre la Tuberculose), 23
Inde, 53 -54, 233, 239, 290, 304, 315 -316, 356 -357, 378, 401, 583, 589 -590 Indonésie, 60 -62, 282 -283, 349, 388, 401, 402, 433, 568 -569
Industrialisation, voir Urbanisation et industrialisation Infirmiers et infirmières, voir Soins et enseignement infirmiers Information, diffusion, 57, 354 -355, 360, 366, 595 traitement automatique, 377, 390 Insecticides, 50 -51, 62, 396 contamination par les, 150, 602 résistance des vecteurs, 53, 140, 372, 373 Voir aussi Paludisme, insecticides; Pesticides Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche, 314 Institut panaméricain de Contrôle de la Qualité des Médicaments, création, 155 Institutions spécialisées, 149, 457, 458, 460, 486, 487, 489, 568 représentation de la Chine, 39 -40, 41, 42, 43, 45 Voir aussi Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances des ...; Coopération et coordination, inter -organisations
Interprétation de l'arabe, 542 Irak, 129 -130, 247, 405, 453, 521 Iran, 281, 353, 371, 405 Irlande, 426 ISHIZAKI, T. (Fédération mondiale des Parasitologues), 23
HOLST, E. (Danemark), 5 Honduras, 179 -180 Hongrie, 177 -179, 297, 357, 422, 569, 601 Hôpitaux, 57, 84 -85, 174 -175, 192, 574, 575
Israël, 143 -144, 161, 299, 310, 546, 547, 550, 551, 553, 555, 557 Italie, 297, 363, 380, 424 ITOUA, D. (Congo), 4, 43, 104 -106, 114, 213
HORWITZ, A. (Directeur régional pour les Amériques), 395 -397, 400
HOSSAIN, T. (Bangladesh), 2, 235 -236, 236, 240 -241, 267
JAAG, 0. (Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau), 22 JAKOVLJEVIC, D. (Yougoslavie), 19, 207 -208, 285, 360, 382, 588 -589 Jamaique, 125 -126
HOUNSOU, J. (Dahomey), 5 HOWARD, L. M. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 521 -522 HOWELL, A. S. (Barbade), 2 HRKOTAC, S. (Tchécoslovaquie), 17, 542 HUTCHINSON, E. R. (Association internationale des Techniciennes et Techniciens diplômés en ElectroRadiologie médicale), 22 Hydatidose, voir Echinococcose Hygiène dentaire, voir Santé dentaire Hygiène du milieu, 58, 60, 95, 150, 153, 211, 339, 379 -380, 587
JAMALI, A. AL- (Oman), 12 JANSSENS, P. G. (Belgique), 2 JANZ, G. (Portugal), 14 Japon, 146, 240, 300, 321, 355, 426, 571, 580 JATIVA, H. (Equateur), 5 JEANRENAUD, L. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 23
critères, guides et normes, 50, 150, 153, 380, 517, 519, 526, 527, 587, 588, 589, 590, 592 financement du programme, 332, 336, 337, 338, 340, 584, 588, 594 Régions, africaine, 64, 95, 134, 164, 171, 181 -182, 393, 394, 592 Amériques, 108 -109, 148, 155, 177, 395, 523 Asie du Sud -Est, 142 européenne, 101 -102, 177, 403, 404, 525 Méditerranée orientale, 98, 162, 530, 546 Pacifique occidental, 78, 107, 147, 407 Voir aussi Assainissement; Environnement de l'homme; Pollution du milieu Hypertension, 382, 570 Voir aussi Glaucome
JEBRIL, A. (République Arabe Libyenne), 14 JENKINS, S. H. (Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau), 22 JENNINGS, J. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 422 -423 428, 429 -430
JENSEN, E. (Danemark), 5 JEREMIC, L. (Yougoslavie), 19, 114, 488 Jeûne, effets sur la santé des travailleurs, 604 Jeunesse, voir Adolescents et jeunes gens JEWETT, W. R. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 23
IBRAHIM, M. (Irak), 8, 501 IBRAHIM, M. EL SAYED (Soudan), 16 IGNATIEFF, G. (Canada), 3 IMAM, 0. (Soudan), 16, 305 -306, 355, 406, 598 -599 Immunoglobulines, 195, 356 Immunologie, 383
JIMÉNEZ MONGE, J. (Costa Rica), 4 JOHNSON, D. J. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 16 JOHNSON, L. B. (Australie), 2, 590, 603 Jordanie, 354, 529, 530, 548 Journée mondiale de la Santé, 51, 92, 139, 529 JOURNIAC, H. P. (France), 7, 317 JOYCE, J. C. (Irlande), 9, 426 JUNGMAN, G. (Association médicale mondiale), 22 JURICIC, B. (Chili), 4, 44, 140 -141, 217, 294 -295, 307, 331, 371, 381, 398
KACIREK, J. J. 21
(Haut Commissariat pour les Réfugiés),
KAHILUOTO, M. (Finlande), 6, 210 -211, 559
626
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
KAIPAINEN, O. (Finlande), 6, 196 -197 KALONDA LOMEMA, P. (Zaire), 19, 70-71 KANDEMIR, N. (Turquie), 18 KANELLAKIS, A. (Grèce), 7, 478, 500, 525, 527, 589 KANO, A. (Nigéria), 12, 71 -73 KAPRIO, L. A. (Directeur régional pour l'Europe), 402 -403, 404
LEE, E. T. (Singapour), 16 LEE, S. Y. (Malaisie), 11, 167 -168 Législation sanitaire, 93, 100, 129, 380, 482, 600, 601, 602, 603 LEHTONEN, L. V. (Fédération internationale des Associations de la Sclérose en Plaques), 23 LEK.IE, R. (Zaire), 19, 345, 359 -360, 393 LE MEITOUR -KAPLUN, Mme A. (Union internationale
KARL, H. (République fédérale d'Allemagne), 15 KARSA, P. (Togo), 17, 437 KASUGA, H. (Japon), 10, 593 KAWASHIMA, Y. (Japon), 10 KAYA, H. (Japon), 10, 216, 240 KAYAT, O. (Malaisie), 11 KAYED, S. (Emirats arabes unis), 5 KEITA, S. (Guinée), 8 KEMPE, Mme I. C. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 24 KENNEDY, D. P. ( Nouvelle -Zélande), Vice- Président de l'Assemblée de la Santé, 12, 24, 234 -235, 267268, 401, 408, 580, 597 -598 Kenya, 90 -91
d'Education pour la Santé), 23 LEODOLTER, Ingrid (Autriche), 2, 57 Léon Bernard, Prix, voir Fondation Léon Bernard, attribution de la Médaille et du Prix LEOWSKI, J. (Pologne), 13, 333, 479, 500, 523, 558, 581 -582, 590, 604
Kératomalacie, 571 KHALLAF, A. G. (Egypte), 5, 381 -382, 383, 487, 492, 541, 542 KHAMIS, M. (Emirats arabes unis), 5 Khat, 429, 433, 440, 444 KHATTABI, M. A. -A. (Maroc), 11 KHOSHBEEN, A. M. (Afghanistan), 1, 44, 162 -163 KIDRON, M. R. (Israël), 9 KIERMEIER, Mme H. (République Démocratique Allemande), 20 KILGOUR, J. L. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 16, 306, 581, 599, 605 KIRIMLY, H. (Arabie Saoudite), 1 KIVISTel, Mlle V. (Finlande), 6 KIVITS, M. (Belgique), 2, 303, 304, 373, 410, 445 KLIVAROVÁ, Eliska (Tchécoslovaquie), 17, 217-218, 291 -292, 302 -303, 380, 413, 426
LEPES, T. (Directeur de la Division de l'Eradication du Paludisme), 376 Lèpre, 64, 80, 97, 103, 105, 107, 120, 123, 129, 134, 137, 142, 168, 170, 177, 393, 394 recherche, 377, 379 Lesotho, 139 LEUENBERGER, M. (Association mondiale vétérinaire), 22
Liban, 355, 425, 529, 546 Libéria, 164 LIMANN, H. (Ghana), 7 LINDGREN, S. A. (Suède), 17 LISICYN, Ju. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 451 -453, 455, 456, 457, 470, 471, 477 -478, 480, 485 -486, 488, 490 -491, 494,
KOCH, A. (Ordre de Malte), 20 KOENTARSO, P. (Indonésie), 8 KOURDI, Mme R. (République Arabe Syrienne), 14 Koweit, 188, 591 KRASSNIGG, A. (Autriche), 2 KUHN- LOMBARD, Mme C. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 23 KUPFERSCHMIDT, H. -G. (République Démocratique Allemande), 20 KUSÉVIC, V. (Organisation des Nations Unies), 20 KUYP, E. VAN DER (Pays -Bas), 13, 368 -369
495, 498, 505, 508, 509, 512, 513, 514, 525, 527, 558, 572 Locaux, besoins supplémentaires, voir Siège de l'OMS, besoins futurs en locaux LOISON, G. (Commission du Pacifique Sud), 21 LOON, P. C. J. VAN (Pays -Bas), 13 LÓPEZ- ORTEGA, Mlle M. A. (Mexique), 12 LOPEZ VERNAZA, E. (Panama), 13, 75 -77 LOULIDI, M. (Maroc), 11 LU, F. C. (service des Additifs alimentaires), 387 LUNGU, M. M. (Malawi), 11, 82 -83 LUONI, Mgr S. (Saint -Siège), 20, 197 -199
Madagascar, 361 MAGALÉ, A. -D. (République Centrafricaine), Vice Président de l'Assemblée de la Santé, 14, 24, 102 -103, 266 -267
MAGEREGERE, I. (Burundi), 3, 135 -136, 288, 519, 592 MAGHOUR, M. AL (République Arabe Libyenne), 14 Laboratoires de santé publique, 90, 146 -147, 165 -166, 181, 193, 258, 401 -402, 406, 407, 601 LAGaA, F. de P. DA ROCHA (Brésil), 3, 154 -156 LAGOA, J. A. DA ROCHA (Brésil), 3 LAMBO, T. A. (Sous- Directeur général), 301, 324 -325, 345, 383, 384, 385, 387, 409, 414 -415, 427 -428, 429, 444, 501 LANG, E. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 23 Langues employées, 74, 89, 109, 145, 161, 181, 188, 189, 263, 274, 329, 330, 331, 332, 333, 335, 336, 337, 338, 339, 341, 342, 501, 502, 535, 541 -543 LAPOINTE, P. A. (Canada), 4, 488, 488 -489, 489, 491, 492, 494 -495
MAHFOUZ, M. M. (Egypte), 5, 160 -162 MAHLER, H. (Sous- Directeur général), 280, 300, 390 -391 MAHNEKE, A. (Danemark), 5 MAISARI, A. (République démocratique populaire du Yémen), 14, 173 -174, 230 MAKAMI, H. AL- (Emirats arabes unis), 5 MAKOUNDOU, D. (Congo), 4, 364 Maladies à virus, 105, 404, 522 Maladies cardio -vasculaires, 51, 84, 91, 101, 105, 118, 129, 131, 137, 141, 150, 172, 197, 262, 283, 297, 338, 382 -384, 398, 399, 401, 403, 404, 568
LAYTON, B. D. B. (Canada), Président de l'Assemblée de la Santé; Président du Bureau de l'Assemblée, 3, 24, 34, 36-37, 41, 49, 53, 56, 73, 87 -88, 111, 117, 220, 229, 230 -231, 245 -246, 252, 253 -254, 262 -263, 268, 269 -270, 271 -272
LEAVITT, M. D. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 498 LEBENTRAU, K. -H. (République Démocratique Allemande), 20 LECHAT, M. F. (Belgique), 2, 377 LECLAIR, M. (Canada), 3, 55 -56
projet interrégional de recherches, Makerere (Ouganda), 67 réadaptation, 382, 383 Maladies carentielles, 31, 50, 131, 159 Maladies chroniques et dégénératives, 37, 86, 119, 211, 256, 282, 382 -383, 401, 564, 570, 600 Maladies diarrhéiques et intestinales, 122, 134, 142, 177, 297, 523, 526 Voir aussi Gastro -entérite Maladies mentales, voir Santé mentale Maladies parasitaires, 50-51, 65, 101, 102, 105, 107, 148, 150, 177, 247, 372, 378 -379, 521, 523 Maladies professionnelles, voir Médecine du travail
INDEX
627
Maladies transmises par l'eau, 104, 122, 177, 517, 521 Maladies transmissibles, 31, 37, 50-51, 54, 64, 65, 75, 102, 118, 124, 128, 137, 143, 150, 151, 160, 174, 181, 194, 203, 211, 217, 234, 255, 296, 377379, 387, 564, 565, 571, 591 Régions, africaine, 100, 105, 123, 136, 152, 165, 170, 181, 393, 394, 592 Amériques, 119, 120, 156, 159, 176, 180, 191, 395 Asie du Sud -Est, 53, 60, 142, 282, 400, 402, 568 européenne, 86, 101, 129 Méditerranée orientale, 99, 130, 162, 189, 245, 246, 405, 529, 546 Pacifique occidental, 77 -78, 146 -147, 407
Médecine préventive, 86, 97 -98, 105, 118, 135, 148, 181, 194, 196, 242, 282, 299, 311, 382, 529, 598, 603
Voir aussi Cécité, prévention Médecine sociale, 253 -256, 297, 305 Médecine tropicale, 245 Médicaments, 385 -387 contrôle de la qualité, 47, 67, 414 -418, 420 -428, 436 -438
78, 129, 155, 262,
Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles; Surveillance épidémiologique Maladies vénériennes et tréponématoses, 104, 123, 140, 142, 147, 150, 176, 403 -404, 570, 571 Voir aussi Pian Malaisie, 167 -168, 442 Malawi, 82 -83
formation de personnel, 179, 416, 418, 421, 422, 425, 426, 427, 428 laboratoires nationaux et régionaux, 73, 418, 422, 423, 425 règles de bonne pratique pour la fabrication et le, 75, 415, 416, 417, 421, 423, 424 efficacité et sécurité, 47, 141, 414 -418, 420 -428, 436 -438
Mali, 96, 152, 170, 392 MALIK, P. M. S. (Inde), 8, 555 Malnutrition, 31, 47 -48, 54, 68, 76, 119, 120, 124, 147, 159, 189, 238, 247, 398 -399, 400, 522, 529 protéino- calorique, 48, 60, 95, 100, 123, 126, 398 Voir aussi Maladies carentielles; Vitamine A, carence Malte, 128 -129, 265, 404 MALY$EV, L. I. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18 MANGER -KOENIG, L. VON (République fédérale d'Allemagne), 15, 62 -63 MANSVELT, A. (Pays -Bas), 13 MANTOVANI, A. (Fédération mondiale des Parasitologues), 23
système international d'information, proposition, 414, 415, 416 -417, 421, 422, 422 -423, 424, 425, 427 Voir aussi Pharmacodépendance; Pharmacovigilance; Produits pharmaceutiques; Psychotropes, substances; Stupéfiants Méditerranée orientale, Bureau régional, locaux, 538, 539, 540 publications, 502 utilisation de l'arabe comme langue de travail, 541, 542 Méditerranée orientale, Région, 244 -248, 404 -406, 572, 573
Manuels de médecine, 397, 398, 399, 497, 498, 499, 500, 501 MANUILA, A. (Chef du Bureau des Publications et Traductions), 501 -502 MARIE, A. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 23 Marijuana, 433, 439, 443 Maroc, 73 -74, 402 MARQUET, J. -Ch. (Monaco), 12
MEILLON, J. (France), 7 MELAMED, M. (Israel), 9 Membres de l'OMS, 52, 54, 93, 95, 105 -106, 109, 113, 115, 117, 125, 128, 130, 131 -132, 139, 140, 149, 157, 161, 172, 173 -174, 178, 188, 194, 197, 199, 262, 471, 541, 543 examen des demandes d'admission, 202 -242 MENA, M. A. (Costa Rica), 4 Méningite cérébro- spinale, 72, 104, 123, 124, 137, 571 Mercure, toxicité, 63 Mers, pollution, 143, 589, 592, 5933 MERTENS, H. (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 24 Méthadone, 433 -434, 441 Mexique, 147 -148, 285, 305, 358, 372, 384, 396, 408, 431, 507, 519, 585 MICHELI, A. D. (Comité international de la Croix -Rouge), 22
MARTI, R. (Comité international de la Croix -Rouge), 22 MARTINEZ, R. (Cuba), 5, 113, 286, 349, 370, 399 MASON, Sir Frederick (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 16
MASSENHOVE, Mlle G. VAN (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 22 Matériel médical, entretien et réparations, 189 MATTEI, E. DI (Italie), 9 MATUNDU -NZITA, S. (Zaire), 19, 542 Maurice, 190 Mauritanie, 166 -167
MAYOR, R. (Suisse), 17 MAYZ LYON, J. J. (Venezuela), 18 McKAY, Mlle E. M. (Confédération mondiale de Physiothérapie), 22 MECKLÍNGER, L. (République Démocratique Allemande), 20, 205 -207, 220 -221
Médecin, définition du, 257, 300, 301, 302, 303, 305, 308, 310, 311, 312, 313, 314, 315, 317, 319, 320, 321, 323, 324, 325, 344 Médecine communautaire, séminaire inter -pays, Indonésie (1971), 61, 401, 402 Médecine du travail, 100, 129, 283, 380, 596 -605 formation, 596, 597, 598, 600, 601, 602, 603 recherche, 596, 598, 600, 602, 604, 605 Médecine, enseignement, voir Enseignement médical Médecine et pharmacopée traditionnelles, 122, 169 Médecine nucléaire, 577
MIDDLETON, R. W. (Organisation internationale de Normalisation), 23 MIDWINTER- VERGIN, Mme K. (Conseil international de l'Action sociale), 22 MIESCHER, P. A. (Union internationale des Associations d'Immunologie), 24 MIKEM, P. (Togo), 17, 297, 312, 394 MIKHANORN, J. (Thailande), 17 Milieu humain, voir Environnement de l'homme MINATTA, Renée (Uruguay), 18, 91 -93, 317 -318 MINKO, S. (Gabon), 7, 134 -135, 363 MIRONOVA, Mme Z. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18 MIRO QUESADA, F. (Pérou), 13, 43, 119 -120 MIRZA, N. (Pakistan), 13 Misereor, 103 MITCHELL, I. A. (Etats -Unis d'Amérique), 6 MOKETE, M. C. (Lesotho), 10 MOLAPO, C. b. (Lesotho), 10, 139 MOLAPO, J. L. (Lesotho), 10 MOLLENHAUER, H. P. (République fédérale d'Allemagne), 15, 408 -409, 587 -588
Mollusques, lutte contre, 146 MONEKOSSO, G. (Cameroun), 3, 312, 571 -572 Mongolie, 125, 299 -300, 324, 401 -402
Monkeypox, voir Variole du singe
628
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Monnaies, fluctuations, 48-49, 58, 91, 117, 127, 178, 328, 332, 334, 335, 336, 337, 338, 339, 341, 342, 404, 450, 456, 457, 458, 460 -461, 538 MORET, P. (Société internationale de Cardiologie), 23 MORE, R. (Conseil international des Unions scientifiques; Union internationale de Chimie pure et appliquée), 22, 23 MORILLO, P. (Colombie), 4, 524 -525, 582, 593 MORK, T. (Norvège), 12 Mortalité infantile, 53, 60, 67, 75, 79, 85, 91, 105, 119, 126, 129, 135, 137, 141, 150, 157, 165, 177, 218, 282, 372, 373, 398 -399, 400, 522, 547 MOSSI, A. (Niger), 12, 136 -138 MOTTOLA BALESTRA, C. DI (Costa Rica), 4 MOULAYE, A. M. (Mauritanie), 11 Moyen -Orient, voir sous Réfugiés et personnes déplacées MUFTI, A. W. AL- (Irak), 8 MUKHTAR, A. (Soudan), 16 MULLER, A. (Association internationale de Logopédie et Phoniatrie), 22 MULLHAUPT, A. A. (Nicaragua), 12, 237 MUNETIC, T. (Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources), 24 MUNGER, J. -Ch. (Saint- Marin), 20
Obstétrique, voir Sages - femmes
Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA), 528, 529 -530, 546, 548, 549, 550, 551, 554, 557, 559, 561 situation financière, 528, 530, 548, 549, 550, 554, 562 i
OLGUIN, V. V. (Argentine), 1, 522 -523, 542, 559, 567, 576, 580 -581, 589, 602 OLIVE, G. (France), 7 OLLIKAINEN, V. (Finlande), 7 Oman, contributions, 472 OMOLO OKERO, I. (Kenya), 10, 90-91 Onchocercose, 50-51, 62, 95, 97, 104, 131, 152, 170, 181, 563, 564, 570, 571, 572, 573 ONKELINX, A. (Belgique), 2, 558 -559 ONYANGO, Z. (Kenya), 10, 487, 605 Opération de Secours des Nations Unies, Dacca, 234, 505
Ophtalmologie, voir Cécité Opium et opiacés, 433, 434, 441 Voir aussi Héroîne Ordre de Malte, 129 Ordre du jour, 25 -27, 269 adoption, 37 -38
MUNRO, R. D. (Organisation des Nations Unies), 21 MUSA, V. PINTO (Brésil), 3, 346, 362, 374 MUSTAFA, I. (Irak), 8, 129 -130 MWINYI, A. H. (République -Unie de Tanzanie), 15, 65 -66 Myopie, 569
répartition des points, 38, 269 suppression de points, 38, 269 transfert de points, 38, 243 -244, 249, 275, 276 Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), 96, 131
NABULSI, A. (Jordanie), 10, 339, 354, 548 NADERI, A. (Iran), 9, 423, 428, 436, 437, 438 NALUMANGO, M. (Zambie), 19, 464, 488 NAMAZI, M. B. (Iran), 9 NCHINDA, T. C. (Cameroun), 3, 490, 500 -501, 502, 525 N'DIAYE, M. (Haute- Volta), 8 N'DIAYE, M. (Sénégal), 16, 486, 494, 531 NDIMAL, M. G. (Gabon), 7 N'DOW, P. J. (Gambie), 7, 359 Népal, 79 -80, 292, 350, 375, 401, 600 Néphropathies, 297 endémique des Balkans, 575 -576 NGJELA (POJANI), Vera (Albanie), 1, 46, 193 -196, 356 NGUYEN DANG QUE (Viet -Nam), 19 NGUYEN LE DUNG, Mlle (Viet -Nam), 19 NICAISE, F. (France), 7, 425, 428 NICOLAS, G. (Saint- Siège), 20 NIELSEN, F. (Danemark), 5, 487, 513 Niger, 137 -138, 152, 307 Niger, bassin du, lutte contre l'onchocercose, 170 Nigeria, 72 -73, 246, 322, 361, 394, 519, 526, 570, 593
Organisation de l'Unité africaine, 507 -508, 522, 542 Organisation de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale, 67 Organisation des Nations Unies, 149, 204 -205, 210, 233, 238, 444, 458, 460, 487, 489, 558 allocution du Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, 29 -30 Comité spécial pour la rationalisation des procédures et de l'organisation de l'Assemblée générale, 488 coordonnateur des secours en cas de catastrophe, 154, 504 école des cadres, proposition, 504 représentation de la Chine, 39 -40, 41, 42, 43, 44, 45
NIOUPIN, B. (Côte d'Ivoire), 4 NKUBA -MPOZI, Mme A. ( Zaire), 19
Nomades, 88-89, 98, 358, 361 NOORDIN, R. (Malaisie), 11, 442 NORDSTROM, Mlle G. K. (Suède), 17 Normes internationales pour l'eau de boisson, 516 NORO, L. (Finlande; Commission permanente et Association internationale pour la Médecine du Travail), 6, 22, 283 Nouvelle -Calédonie, 408 Nouvelle -Zélande, 401, 408, 570, 580, 598 NOVIKOV, N. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18 NOZIGLIA, E. (Etats -Unis d'Amérique), 6 Nutrition, 31, 47 -48, 76, 85, 95, 120, 136, 141, 142, 147, 148, 159, 192, 238, 397, 398, 400, 407, 529, 530
Voir aussi Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'...; Conférence des Nations Unies sur l'environnement; Coopération et coordination, inter -organisations; Décennie des Nations Unies pour le Développement; Programme des Nations Unies pour le Développement Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 48, 387, 458, 460, 505, 506, 541, 595 assistance, 50, 85, 381 Voir aussi Codex Alimentarius, Commission mixte FAO /OMS
recherche, 48, 126 Voir aussi Additifs alimentaires; Denrées alimentaires; Malnutrition
Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), 300, 301, 314, 384, 432, 441, 458, 488, 497, 498, 504, 541 Organisation internationale du Travail (OIT), 188, 380, 458, 486, 541, 591, 596, 599 -600, 602, 605 Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome, 563 Organisation médicale et sanitaire de l'Asie du Sud Est, 168 Organisation météorologique mondiale, 486 Organisation mondiale pour la Protection sociale des Aveugles, 564, 567 Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), 285, 307, 396, 450, 585, 594 -595 publications, 497, 498, 499, 502 vérification des comptes, 453, 454
INDEX
629
Organisations non gouvernementales, 49 ORTIZ RODRIGUEZ, F. (Cuba), 5 OSIECKI, J. (Pologne), 14 OTERO, Mme A. (Cuba), 5, 542 OUASSA, A. (Dahomey), 5 OUELLET, A. (Canada), 3 Ouganda, 66- 68,,354
OUILLON, H. (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 24 OULD BAH, A. (Mauritanie), 11 OVALLE, J. M. (Chili), 4 OWUOR, J. W. (Kenya), 10
PACCAGNELLA, B. (Italie), 9, 324, 380, 388 Pacifique occidental, Région, 407 -408 rattachement provisoire du Papua- Nouvelle- Guinée, 249
PADMORE, Mme M. (Libéria), 10 PAHLSSON, Mlle I. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 23 PAIEWONSKY, E. (République Dominicaine), 14 PAK, H. -J. (République de Corée), 14 Pakistan, 154, 232 -233, 239, 302, 360 -361, 405, 406, 571
Pays en voie de développement, assistance aux, 30, 54, 65, 74, 84, 87, 105, 120, 123, 138, 152, 153, 154, 161, 174, 180 -181, 333, 336, 338, 380, 390, 401, 451, 501, 571 eau, approvisionnement public en, 515 -519, 521 -527, 591, 593 médecine du travail, 596, 598 -599, 600, 601, 602 personnels de santé, développement des ressources, 75, 83, 84, 89, 126, 179, 182, 301, 302, 305, 314 -315, 321, 385, 581 science et technologie, transfert aux, 30, 50, 133, 526, 578, 583 services de santé de base, 75, 287, 290, 350 Pensions, voir Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies; Comité des Pensions du Personnel de l'OMS PENSO, G. (Italie), 9, 362 -363, 386, 410, 413, 424 PERALTA DUARTE, E. (Guatemala), 7 PEREIRA, F. DE ALCAMBAR (Portugal), 14 PEREYRA ARIZA, H. (République Dominicaine), 14, 463 PÉREZ GALLARDO, F. (Espagne), 6 Pérou, 119 -120, 396, 398 -399
Paludisme, 47, 296 chimiothérapie et chimioprophylaxie, 373, 376 résistance des parasites, 372 éradication et lutte antipaludique, 37, 51, 140, 339, 368 -376
attestation de l'éradication, 156, 368, 370, 376, 547
PERRET, J.-P. (Suisse), 17 Personnel de l'OMS, effectifs, 532, 533, 534, 535, 536, 537 recrutement, 54, 336, 338, 536 Voir aussi Traitements, indemnités et prestations Personnels de santé, développement des ressources, 31, 52, 75, 86, 108, 131, 132, 141, 143, 160, 251, 284, 287, 294, 384 -385, 390, 481, 597, 598, 600 centres régionaux de formation, 73 formation de personnel sanitaire national, 300 -303, 304 -308, 310 -325, 343 -345
financement du programme, 132, 331 -332, 336, 337, 338, 340, 368, 373, 374, 375, 376, 396, 398,
400,401, 408 Régions, africaine, 51, 72, 93, 97, 104, 124, 134, 136, 165, 169 -170, 190, 372, 373, 376, 394, 395 Amériques, 62, 76 -77, 81, 120, 140 -141, 147148, 155, 156, 159, 176, 338, 368 -369, 372, 374, 375, 376, 396, 398, 400 Asie du Sud -Est, 53, 60-61, 80, 142, 372, 375, 401
européenne, 293, 368, 370, 373 Méditerranée orientale, 130, 162, 247, 371, 374, 405, 547 Pacifique occidental, 77 -78, 146, 168, 407 stratégie, 369, 370, 375, 376 formation, 247, 370, 372, 375, 376, 378 -379 cours, 146, 369 immunologie, 72, 122, 140, 368 insecticides, 63, 140, 368, 371, 372, 373, 374, 375, 376, 396 recherche, 246, 372, 373, 376, 408 Panama, 75 -77
Régions, africaine, 66, 67, 71, 72 -73, 90-91, 94, 96, 100, 105, 122, 135, 136, 137, 165, 166 -167, 169, 182, 288, 289, 320, 393, 394, 592 Amériques, 77, 81, 85, 120, 126, 141, 148, 157, 179, 191, 192, 306 -307, 316, 317 -318, 395, 398 Asie du Sud -Est, 61, 79, 143, 283 européenne, 57, 89, 197, 311, 402, 404, 600 Méditerranée orientale, 98, 109, 145, 154, 161, 162, 174, 189, 193, 306, 316, 405, 406, 530 Pacifique occidental, 78, 107, 110, 146 -147, 242, 407, 408 Voir aussi Bourses d'études; Enseignement médical Peste, 78, 120, 378 Pesticides, 375, 590 pollution du milieu, 157, 168, 396, 401, 402, 409, 592
PAOLINI PÉREZ, E. S. (Venezuela), 18 Papua- Nouvelle- Guinée, 242, 381, 590 contributions, 543, 544 -545
examen de la demande d'admission à la qualité de Membre associé, 241 -242 rattachement provisoire à une Région, 249 Paraguay, 109, 176 -177, 353, 523 -524, 569 -570, 594, 603 -604
résidus, 588, 590 réunions mixtes FAO /OMS, 409 toxicologie, 62 -63, 598, 602 PETIT, J. M. (Belgique), 2 PETKOV, P. (Bulgarie), 3 PETRILLI, F. (Italie), 9 PETROV, T. (Bulgarie), 3 PETROVSKIJ, B. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 131 -133 PHAM VAN TRINH (Viet -Nam), 19 Pharmacodépendance et abus des drogues, 47, 61, 69, 81, 108, 150 -151, 155, 385, 397, 408, 418, 420, 426
éducation et information, 431, 432, 438, 440, 441,, 442 programme OMS élargi, 428 -436, 438 -445, 535 financement, 428 -429, 432, 434 -435, 438, 443 réadaptation, 433, 442 recherches, 430, 432, 435 -436, 439, 443, 444
Parasitologie, 245, 378 -379 PARK, S. M. (République de Corée), 14 PARK, T. J. (République de Corée), 14 PARMALA, M. (Finlande), 6, 602 PATHMARAJAH, A. (Ceylan), 4, 44 PATRNOGIC, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 21 PAVLOV, A. S. (Sous- Directeur général), 380, 515 -516, 525 -526, 577 -578, 583 -584, 596, 604 -605 Pays -Bas, 351, 368 -369, 387, 580
Voir aussi Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues Pharmacologie clinique, formation, 416, 418, 421, 422, 425, 426, 427 -428 Pharmacologie et toxicologie, 385 -387, 416, 421, 422, 424, 427, 428, 598 Pharmacopée européenne, Commission, 424
630
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE. PARTIE II
Pharmacopée internationale, 422 Pharmacovigilance, système international, 47, 416, 417, 418, 420, 422, 423, 426, 427 Philippines, 146 -147, 322, 350, 407 PHOUTTHASAK, P. (Laos), 10 Physiothérapie, centres de formation, 72 Pian, 64 PICOT, F. (Vice -Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève), 30-31 PIEKARSKI, G. (Fédération mondiale des Parasitologues), 23
limites de conservation, 421, 423, 424, 425, 428, 436 -437
PINEDA, C. A. (Honduras), 8, 179 -180 PINEDA, J. C. (Venezuela), 19 Planification à long terme, 153, 293, 304, 403, 476, 480, 490, 491, 494 Planification familiale, 51, 54, 61, 62, 76, 78, 80, 82, 94, 106, 107, 110, 126, 135, 141, 142, 147, 148, 158 -159, 168, 192, 256, 298, 381, 397, 407, 408, 482 Planification sanitaire nationale, 68-69, 74, 154, 251, 476, 478, 480, 481, 489, 490, 505, 507 cours, Europe (1971), 87, 404 Régions, africaine, 64, 66, 82, 93, 94, 124 Amériques, 84, 108, 120, 157, 160, 179, 289, 399 Asie du Sud -Est, 61 -62, 142, 158, 400 européenne, 128, 194, 197, 293 -294 Méditerranée orientale, 154, 163, 192 -193 Pacifique occidental, 106 -107, 167 -168 Plantes médicinales, culture et utilisation, 179, 422 POCCHIARI, F. (Italie), 9 POLANEN, J. D. V. (Pays -Bas), 13 Poliomyélite, 81, 96, 101, 126, 155, 156, 160, 170, 176, 258, 293, 396, 399, 547 Polluants, niveaux admissibles de la concentration, 588, 589, 590 Pollution du milieu, 50, 102, 108, 116, 143, 148, 150, 153, 157, 161, 168, 188, 217, 225, 401, 404, 407, 507, 579, 580-581, 587, 588, 590, 591, 592, 593, 595, 604 fonds spécial pour la lutte contre, proposition, 87 Voir aussi Air, pollution; Bruit, lutte contre; Eau, pollution; Mers, pollution; Sols, pollution Pologne, 83 -84, 223, 282, 313 -314, 418, 430, 500, 523, 581 -582, 590, 604 Populations, dynamique, 30, 53 -54, 68, 135, 143, 147, 150, 160 Voir aussi Planification familiale Ports, mesures sanitaires, 71, 142, 155, 349 POSTERNAK, Mme Y. (Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale), 22 POUATY, R. (Congo), 4, 336, 490 Poux, lutte contre les, 136 PRADHAN, Y. M. S. (Népal), 12, 600 Président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, 24 discours, 36 -37 élection, 34 Voir aussi LAYTON, B. D. B. Président de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, allocution, 31 -32 Voir aussi REFSHAUGE, Sir William PREVATT, F. C. (Trinité -et- Tobago), 17 PREYER, L. R. (Etats -Unis d'Amérique), 6 PRIDAN, D. ( Israel), 9, 502, 540, 546 -547 Procédures administratives et financières de l'OMS, 32, 202, 263, 336, 338, 451, 452, 453, 455, 456, 477, 486 Produits pharmaceutiques, coût, 67, 81, 120, 423, 424, 425, 426, 427 fabrication, 67, 73, 75, 137 date, marquage, 420-421, 423, 428, 437, 438 importation, 75, 416, 417, 418, 423, 424 -425, 426, 427, 436
publicité, 386, 387, 417, 418, 427 système de certification de la qualité et de la sécurité, 75, 415, 416, 421, 423 Programmation par pays, 123, 394, 395, 406, 504, 505, 506, 507 Programme alimentaire mondial (ONU /FAO), 48, 68, 85, 146, 400 Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), 450, 505, 506, 508, 521 assistance, 381, 396, 402, 403, 404, 405, 504, 505, 507, 508 développement agro- économique, 50 famille, santé de la, 135 hygiène du milieu, 90, 95, 100, 102, 134, 396, 401, 404 maladies transmissibles, 90, 134, 146 médicaments, contrôle de la qualité, 78 personnels de santé, développement des ressources, 100, 109, 122, 145, 399, 401, 406 réadaptation médicale, 78 services de santé, 93, 406, 602 réduction des crédits affectés aux projets sanitaires, 132, 331, 339, 392, 393, 394, 395, 405, 452, 505, 506 remboursement des frais généraux d'administration et d'exécution des projets sanitaires, 49, 450, 456 Programme et budget, 107 -108, 479 cycle biennal, 49, 263, 330, 484 -495, 512 mode de présentation, 49, 392, 452, 454, 475 -483, 484 -495
pour 1971, 452 pour 1973, examen et approbation, 48, 108, 367 -388, 390 -409, 465, 520 -521
réductions proposées, 329, 330, 331 -332, 332 -333,
334, 335, 336, 337, 338, 339, 340 projets additionnels, 391 -392, 393, 395, 398, 400, 404
Programme général de travail pour une période déterminée, cinquième (1973- 1977), 133, 199, 287, 475476, 477, 481, 588 .
Programmes, coordination, 30, 391 évaluation, 107, 124, 133, 140, 153, 173, 202, 293, 391, 452, 454, 455 -456, 476, 477, 479, 480, 481, 505
priorités, 132, 133, 158, 333, 334, 342, 343, 393, 395, 451 PROKOPEC, J. (Tchécoslovaquie), 17, 172 -173 Protection et promotion de la santé, 381 -384, 393, 478, 481 -482, 596, 600, 602, 604 Protection maternelle et infantile, voir Santé maternelle et infantile Protéines, Groupe consultatif du système des Nations Unies, 48, 504 Voir aussi Malnutrition protéino- calorique PRUOCH VANN (République Khmère), 15 PRYWES, M. (Israel), 9, 310 Psychiatrie, formation, 59, 430 Psychotropes, substances, 430, 433, 439, 441, 443 Voir aussi Convention internationale sur les substances psychotropes; Hallucinogènes Publications de l'OMS, 391, 497, 498, 499, 500, 501, 502, 583 Publicité, produits pharmaceutiques, 386, 387, 417, 427
tabac, 64, 162 PURANANDA, Mlle D. (Thailande), 17
Qatar, 183, 192 -193, 306, 361, 471 contributions, 473, 543, 544
INDEX
631
Quarantaine, 71, 355 Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Quatrième Conférence mondiale sur l'Enseignement médical (1972), 52 QUENUM, A. A. (Directeur régional pour l'Afrique), 392 -393, 394 -395
dans le Moyen- Orient, aide sanitaire, 74, 89, 99, 109, 128, 130, 145, 175, 180, 188, 193, 258, 259, 528 -531, 545 -552, 553 -562
QUINTANA, P. DE LA (Espagne), 6
Racisme, 66, 139, 174 RACOVEANU, N. -T. (Roumanie), 15, 379, 386, 518, 578579, 591, 600 RADI, A. S. (Ligue des Etats arabes), 21 Radiations et santé, voir Rayonnements ionisants Radiodiagnostic, 577, 580, 581 Radiologie, 191, 577 formation, 73, 578, 580, 581, 582, 583 Radioprotection, 143, 577 -584, 586 Radiothérapie, 93, 129, 577, 578 Rage, 80, 141, 159, 177, 401, 407 RAHMAN, W. (Bangladesh), 2 RAJABALLY, M. -H. (Organisation de l'Unité africaine), 21
REGAMEY, R. H. (Association internationale des Sociétés de Microbiologie), 22 Régionalisation de l'OMS, 534, 535, 536 Règlement financier, amendements, 474, 484, 485, 491 Règlement sanitaire international, 117, 348, 350, 353, 363, 364, 365 retrait du choléra, proposition, 377, 378 Voir aussi Certificats internationaux de vaccination Règlements financiers du système des Nations Unies, uniformisation, 504 Réhydratation, liquide de, voir sous Choléra REIJ, W. C. (Pays -Bas), 13 Relevé épidémiologique hebdomadaire, 58, 354, 365 -366 RENKER, K. -H. (République Démocratique Allemande), 20 Reproduction humaine, 68, 135, 147 programme élargi OMS de recherche, 51, 82, 133, 141 Voir aussi Génétique humaine République Arabe Syrienne, 109, 405, 529, 530 République Centrafricaine, 103 République de Corée, 106 -107, 115 République Démocratique Allemande, 55, 84, 86, 89, 106, 109, 113, 117, 125, 128, 130, 132, 157, 161, 172, 173 -174, 178, 188, 194, 197, 205 -207, 222 -223 examen de la demande d'admission, 202 -232 République démocratique du Viet -Nam, 86, 89, 105, 113, 117, 125, 132, 172, 194, 226 République démocratique populaire du Yémen, 174 République Dominicaine, 463 -464, 470 République fédérale d'Allemagne, 62, 203, 209 -210, 223, 224, 225, 295, 321, 326, 349, 567, 591 -592 République Khmère, 77 -79, 114 République populaire démocratique de Corée, 84, 86, 89, 105, 113, 117, 125, 132, 172, 178, 194, 226 République -Unie de Tanzanie, 66, 376, 571 Résolution portant ouverture de crédits pour 1973, 409, 521, 615 -616 RESTREPO CHAVARRIAGA, G. (Colombie), 4, 159 -160, 289, 306 -307, 334 -335, 363, 374, 390, 399, 442 Rétinopathie diabétique, 564, 569 Réunions constitutionnelles, 108, 520 Revue internationale de la Croix -Rouge, 553, 557
RAMAMBAZAFY, J. (Madagascar), 11, 361 RAMANGASOAVINA, A. (Madagascar), 11 RAMAYÓN, R. A. (Argentine), 1 RAMZI, N. (République Arabe Syrienne), 14, 337 RANDRIANASOLO RAVONY, H. (Madagascar), 11 Rapport annuel du Directeur général pour 1971, examen, 50 -111, 116 -182, 187 -200
Rapport financier, exercice 1971, 449, 450 -456 présentation, 477, 479 Rapports sur la situation sanitaire dans le monde, 576
cinquième, préparation, 575, 576 quatrième, supplément, 574 -577 Rayonnements ionisants, formation, 578, 580, 581, 582, 583 recherche, 578, 580, 581 utilisation médicale, 577 -584, 586 Réadaptation médicale, 78, 180, 404, 529, 603 Voir aussi Cécité, réadaptation des aveugles; Maladies cardio -vasculaires, réadaptation; Pharmacodépendance, réadaptation REAFAI, A. M. AL- (Koweit), 10 Recettes occasionnelles, 450, 461, 464 -465, 471 -472 utilisation, 460, 465, 468, 469, 470 pour faire face aux prévisions supplémentaires de 1972, 49, 338, 459 pour la construction du bâtiment supplémentaire du Siège, 471, 532, 534, 535, 536, 538, 539 pour le budget de 1973, 332, 459, 464, 465, 471, 472
REXED, B. (Suède), 16, 416 -417, 434 -435 REY, Paule (Association internationale d'Ergonomie), 22
Recherche médicale, 51, 61, 67, 71, 73 -74, 74 -75, 84, 88, 103, 108, 116, 119, 121 -122, 124, 130, 131, 134, 137, 140, 142, 143, 145, 153, 157, 165, 167, 175, 178, 181, 187 -188, 245, 246, 247, 251, 479, 481, 482, 500, 525, 588 coordination, 97, 101, 116, 121, 133, 262 -263, 282, 289, 299, 411 -413, 419 -420, 430, 438, 591 -592 formation, 284, 285, 292 -293, 297, 298, 305, 411, 413
RHEE, S. H. (République de Corée), 14, 106 -107 RHEKER, Gisela (République fédérale d'Allemagne), 15 Rhumatisme, 382, 550 RILLIET, B. (Fédération internationale du Diabète), 23 RIMESTAD, I. (Etats -Unis d'Amérique), 6 RIVOIRE, A. (Union internationale des Architectes), 24 RIVOIRE, Mme L. (Union internationale des Architectes) 24
ROASHAN, G. R. (Afghanistan), 1, 358, 374 ROBILLARD, R. (Canada), 4, 459 -460, 467 -468, 469, 477, 503, 535, 537, 539, 574 ROCHE, Ch. DE (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 24 RODRÎGUEZ CASTELLS, H. (Argentine), 1, 356, 375, 378, 435
programme OMS, intensification, 333, 411 -413, 535 Voir aussi Collectivités, recherches sur l'organisation des services de santé REEDY, A. R. EL (Egypte), 5, 547-548, 553 -555, 560561
RODRÎGUEZ LARRETA DE PESARESI, Mme R. (Uruguay), 18 ROFFEY, H. N. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 16, 478, 508, 512, 513, 514, 521
ROOS, Susy (Suisse), 17 ROSENNE, S. (Israël), 9, 549 -551, 556 -557, 561 Rougeole, 64, 72, 81, 96, 97, 100, 104, 105, 123, 130131, 134, 137, 152, 160, 166, 170, 194 -195, 547 Voir aussi Vaccins et vaccinations
Réfraction oculaire, anomalies, 572, 573 REFSHAUGE, Sir William (Australie), 1, 29, 31 -32, 34, 241, 413, 469, 488, 496 Réfugiés et personnes déplacées, 54, 71, 78, 99, 154, 161, 235, 352, 356, 555
ROUHANI, M. (Iran), 9, 488, 489, 492, 583
632
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Roumanie, 85 -87, 293 -294, 311 -312, 348, 370, 377 -378,
391, 422, 499, 518, 575, 578, 600 ROY, J. A. (Canada), 3 Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, 118, 253 -254, 292, 306, 326, 364, 366, 441 -442, 599
RUDOWSKI, W. J. (Pologne; Fédération internationale des Collèges de Chirurgie), 13, 23, 207-208, 229, 281 -282, 313 -314, 386, 404, 418, 430 Russe, langue, emploi, 274, 329, 330, 331, 333, 335, 336, 337, 338, 339, 341, 342, 542, 543 RUTAKE, P. (Burundi), 3 RWAKIHEMBO, U. K. (Ouganda), 13 Rwanda, 99 -101, 310, 423
SAUTER, A. (Suisse), 17, 352, 432 SAWADOGO, R. (Haute -Volta), 8 SCEPIN, O. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18 SCHALIJ, Mlle J. (Pays -Bas), 13 SCHATZMANN, Mlle D. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 23 SCHEERS, T. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 22 SCHIRMER, H. (République fédérale d'Allemagne), 15 Schistosomiase, 62, 93, 95, 100, 104, 131, 136, 146, 152, 166, 170, 246, 247 SCHNIPPENKOETTER, S. (République fédérale d'Allemagne), 15, 45, 209 -210, 230, 558, 560 SCHOBER, E. (République fédérale d'Allemagne), 15 SCHOU, C. (Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes), 21 SCHOUWER, P. DE (Belgique), 2 SCHRAEPLER, H. A. (République fédérale d'Allemagne), 15
SAADA, M. (République Arabe Syrienne), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 14, 24, 109 -110, 268 SACA, D. (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), 21 SACKS, M. (service de la Coordination des programmes), Secrétaire de la Commission B, 24, 495, 502, 506, 511, 512, 526, 527, 573, 584, 594 SADUN, E. H. (Fédération mondiale des Parasitologues), 23
SCHUMACHER, M. (Luxembourg), 11 SCHUMACHER, W. (République fédérale d'Allemagne), 15 Science et technologie, applications dans le domaine sanitaire, 30, 31 -32, 50, 124, 157, 385, 411 -413, 419 -420, 481, 504, 588, 598
SÁENZ SANGUINETTI, A. (Uruguay), 18, 294, 327, 421, 494, 502, 515, 542, 566 -567, 592 Sages -femmes, 195, 284 centres de formation, 72, 79, 129, 137, 167 SAI, F. T. (Fédération internationale pour le Planning familial), 23 Saint -Siège, 198
SAMARANAYAKE, J. R. (Ceylan), 4 SAMI, G. (Oman), 12 Samoa -Occidental, 407 -408
Sciences de la santé, enseignement, Voir Centres universitaires des sciences de la santé SCOTT MACNUTT, D. (Canada), 3 SEBATWARE, A. (Rwanda), 16, 99 -101 Secours d'urgence, voir Aide d'urgence Sécurité sociale, systèmes, 92, 101, 294, 403, 418, 425, 426, 603 Voir aussi Soins médicaux, systèmes d'assurances SEMUKHA, V. I. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 23
SAMPAIO, A. AMARAL DE (Brésil), 3 SAMPAIO, A. A. DE CARVALHO (Portugal), 14, 542 SAMPER, H. (Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche), 21 SANAZARO, P. J. (Etats -Unis d'Amérique), 6 SAND, E. (Belgique), 2 SANDOR, L. (Hongrie), 8 Santé dentaire, 81, 126, 196, 256 formation, 126, 148 Santé du Monde, 499, 520 Santé maternelle et infantile, 76, 78, 80, 93, 96, 97, 98, 120, 123, 134, 135, 138, 141, 152, 155, 159, 162, 168, 180, 189, 190, 193, 295, 298, 397, 399, 407, 529, 547, 569 intégration des programmes de planification familiale, 51 -52, 54, 76, 78, 94, 107, 110, 142, 147, 148, 381, 407, 408, 482 Santé mentale, 119, 143, 435 Régions, africaine, 289 Amériques, 126, 148 européenne, 62, 84, 129, 172, 295, 403, 430, 432 Méditerranée orientale, 530, 549 Santé publique, administration, 99, 128, 158, 307, 399, 510, 599 Voir aussi Collectivités, médecine et services de santé; Services de santé publique Santé publique, formation, 122, 131, 135, 137, 148, 162, 169, 300, 306, 307, 317, 324, 399, 408 quatrième réunion de directeurs et de représentants d'écoles de santé publique, interrégionale, 401 Santé publique vétérinaire, 147, 396 Voir aussi Zoonoses Santé rurale, 81, 97, 98, 120, 126, 162, 168, 176, 195, 247, 286, 298, 316, 322, 350, 517, 522, 524, 592
SENAULT, R. (France), 403 -404
7, 295 -296, 304, 383, 387,
Santé scolaire, 85, 196, 529, 547, 599 SARMA, K. N. S. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 21 SASY, E. A. (République Arabe Libyenne), 14
SENCER, D. J. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 284, 304, 360, 364, 375, 378, 383, 384, 387, 408, 413, 576, 582, 588, 604 Sénégal, 165 -166, 289, 388 SENGUPTA, S. K. (Inde), 8, 356 -357, 378, 577, 583 Sénilité, 91 Voir aussi Gériatrie et gérontologie Série de Rapports techniques, recommandations relatives au paludisme, 47 SERRANO GÓMEZ, R. (Chili), 4 SERVANT, J. (Agence internationale de l'Energie atomique), 21 Services administratifs, 453, 455, 510, 520 Voir aussi Procédures administratives et financières de l'OMS Services de santé publique, 51, 64 -65, 86, 108, 124, 132, 133, 137, 141, 142, 150, 158, 217 -218, 222223, 251, 254, 380, 390 -391 intégration des services antipaludiques, 369, 370, 371, 374, 375, 376 intégration des services de médecine du travail, 596, 597, 598 -599, 600 -601, 602 Régions, africaine, 66, 67, 82, 90, 93, 94, 96, 100, 124, 134, 135, 137, 139, 152, 164, 165, 170, 182, 190, 289, 373, 393 Amériques, 80 -81, 91 -92, 120, 157, 179, 258, 285, 286, 395, 398, 400 Asie du Sud -Est, 79, 80, 125, 142, 282 -283, 290, 292, 400, 402 européenne, 86, 89, 101, 116 -117, 128, 172, 195, 196 -197, 283, 285, 291, 297, 404, 575, 599 Méditerranée orientale, 74 -75, 97 -98, 109, 162, 181, 246, 528, 546, 550 Pacifique occidental, 106, 167 -168, 407 Voir aussi Collectivités, services de santé; Santé publique, administration; Santé rurale SHAGHOLI, M. (Iran), 9, 237
INDEX
633
SHAH, Mme K. (Népal), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 12, 24, 79 -80 SHARIF, M. (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient), 21, 529 -530 SHEMTOV, V. (Israël), 9, 143 -144 SHERIFIS, M. (Chypre), 4 SHILLETTO, Mlle F. M. (Jamaique), 10 Shousha, Prix, voir Fondation Dr A. T. Shousha, attribution de la Médaille et du Prix SHRIVASTAV, J. B. (Inde), 8, 290, 303, 304, 315 -316, 336, 338, 589 -590 SIDERIUS, P. (Pays -Bas), 13 Siège de l'OMS, acquisition d'un terrain, 532, 533 bâtiment permanent supplémentaire, 334, 471, 532, 533, 534, 535, 536, 537, 538, 539, 540 bâtiments provisoires, 533, 534, 535, 536, 537 besoins futurs en locaux, 49, 263, 532 -537 Comité spécial du Conseil exécutif, 532, 533, 534, 536
SOW, D. (Sénégal), 16, 164 -166, 456, 468, 470 SOW, O. (Mali), 11, 392, 469, 487 SPAANDER, J. (Pays -Bas), 13, 351 SPALATIN, G. (Italie), 9 SPIEGEL, A. (Comité international sur les Animaux de Laboratoire), 22 SQUADRILLI, A. E. (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), 21 Sri Lanka, voir Ceylan STAHL, J. (Tchécoslovaquie), 17, 114, 332 -333, 342, 525
garage souterrain supplémentaire, financement, 449, 451, 532 structure du Secrétariat, 32, 481, 504 Sierra Leone, 63-64, 298, 320, 362, 393 SIFAF, M. O. (Ethiopie), 6, 591 SIGURDSSON, P. (Islande), 9, 219 SIGURDSSON, S. (Islande), 9 SILVA, M. A. DE ANDRADE (Portugal), 14 SILVA, Marianne A. (Nigéria), Président de la Commission A, 12, 24, 279, 298, 301, 304, 325, 387, 428 SINGH, D. (Fidji), 6, 110 -111, 408 Situation financière de l'OMS, 127, 178, 225, 449 -450, 451 -452, 488, 543
Situation sanitaire dans le monde, quatrième rapport, supplément, 574 -577 SIWABESSY, G. A. (Indonésie), 8, 60 -62 SKANSING, K. -E. (Suède), 17 SKOLL, S. L. (Canada), 3 SKUPNJAK, B. (Yougoslavie), 19 SLEIJFFERS, W. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 22 SLIWINSKI, M. (Pologne), 13, 83 -84 SOBOTKOVA, Anna (Tchécoslovaquie), 17 Société des Nations, 149 Société internationale de Recherche sur les Radiations, 581
Soins et enseignement infirmiers, 85, 93, 126, 190, 284, 305, 402, 408, 529, 550, 580, 583, 597, 598 centres de formation, 72, 77, 79, 85, 91, 95, 122, 129, 137, 148, 167, 193, 306, 317, 401 Soins médicaux, coût, 56, 160, 175, 196, 293, 296, 304, 335 organisation, 68, 76, 78, 85, 86, 175, 574, 575, 596, 598 Régions, africaine, 100, 135, 137, 164, 190 Amériques, 91 -92, 119, 126, 148, 160, 285, 295, 397, 603 Asie du Sud -Est, 142, 402 européenne, 129, 178, 194, 195, 196, 292, 403 Méditerranée orientale, 98, 144, 162, 193, 529, 546 -54 7
Statistiques démographiques et sanitaires, 64, 251, 293, 295, 387, 390, 565 STEINFELD, J. L. (Etats -Unis d'Amérique), 6, 226 -227, 231, 334, 338, 391 -392, 437, 438, 438 -439, 445, 453, 460, 469, 478, 551 -552, 558 STEMPEL, Baron O. VON (République fédérale d'Allemagne), 15 STEPCZYNSKI, S. (Organe international de Contrôle des Stupéfiants), 21 Stérilisation volontaire, 198 Stérilité, 52, 122 STILON DE PIRO, M. (Organisation internationale du Travail), 21 Stimulants, 434, 435, 441 Strabisme, 564, 573 STRAUCH, H. (Suisse), 17 STROBEL, Mme K. (République fédérale d'Allemagne), 15 Structure du Secrétariat, voir Siège de l'OMS Stupéfiants, 30, 61, 429, 430, 433, 434 Voir aussi Commission des Stupéfiants; Convention unique sur les stupéfiants STUYT, L. B. J. (Pays -Bas), 13, 152 -153 SUÁREZ LOPEZ, L. (Pérou), 13, 398 -399 Substances biologiques, production, 120 Substances diagnostiques chimiques et biologiques, standardisation, 386 -387, 410 Suède, 292, 403 -404, 427, 434 SUFI, K. M. (Somalie), 16, 316, 361 Suicides, 91 SULIANTI SAROSO, Julie (Indonésie), 8, 282 -283, 304, 305, 336, 378, 402 SUMBUNG, P. P. (Indonésie), 8, 451, 455, 457, 462, 464, 468, 473, 479, 486, 489, 491, 494, 499 -500, 502, 503, 505, 512, 513, 534 SUMPAICO, J. S. (Philippines), 13, 146 -147, 322, 350, 365, 386, 387, 407 SUON BOPHEAK (République Khmère), 15 SUPRAMANIAM, J. M. J. (Singapour), 16, 257, 303, 320, 344, 425 Surdité, 566, 603 Surinam, 368 -369
Pacifique occidental, 107 systèmes d'assurances, 55 -56, 92, 196 Voir aussi Collectivités, médecine des; Hôpitaux SOLIMAN, F. A. (Division de la Coordination), 575, 577
Surveillance épidémiologique, 61, 71, 90, 130, 132, 142, 146, 155, 156, 168, 325, 350, 370, 387, 393, 396, 406, 482, 529 fiabilité des informations, 57, 58, 349, 351, 354355, 362 Voir aussi Bulletins épidémiologiques radiodiffusés; Relevé épidémiologique hebdomadaire; Variole, surveillance épidémiologique SY, A. A. (Mauritanie), 11, 166-167 Syndicats, 598, 604, 605 Syphilis, 570, 571 Syrie, voir République Arabe Syrienne Système nerveux, maladies, 91 TABA, A. H. (Directeur régional pour la Méditerranée orientale), 404 -405, 406 Tabac, effets sur la santé, 118, 254, 256, 382, 397, 571 -572
Sols, pollution, 143 Somalie, 88 -89, 220, 316, 361 SOMOGYI, J. C. (Union internationale des Sciences de la Nutrition), 24 SONG, K. J. (République de Corée), 14, 115 SOOPIKIAN, G. (Iran), 9, 281, 304, 406 SO SATTA (République Khmère), 15, 77 -79, 114 Soudan, 97 -99, 305 -306, 355 -356, 357, 405, 406, 598
publicité, 64, 162 TABBAA, A. S. (Arabie Saoudite), 1, 42, 213, 320, 337 TABIBZADEH, I. (Iran), 9, 353, 371 Table ronde sur les implications des progrès récents de la biologie et de la médecine (UNESCO /CIOMS), 504
634
VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II
Tableaux d'experts, 47 administration de la santé publique, 254 évaluation des médicaments, 47, 415, 416 formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire, 300 TAJELDIN, S. A. (Qatar), 14, 306, 361 TANOE, A. P. D. (Côte d'Ivoire), 5 TARCICI, A. (Yémen), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 19, 24, 112, 183, 243, 513, 522, 528, 529, 543
chimiothérapie et chimioprophylaxie, 70, 294, 378
377,
TARRAF, N. E. (Ligue des Etats arabes), 21 TATOCENKO, V. K. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 301 -302, 331 -332, 337, 338, 340, 341, 342, 364, 375, 379, 380, 383, 385, 386, 390, 391, 425, 438
formation et recherche, 377 Régions, africaine, 64, 67, 70, 82, 90, 96, 100, 105, 134, 135, 136, 137, 166, 170, 190, 288 Amériques, 91, 156, 176, 294 Asie du Sud -Est, 80, 142, 402 européenne, 195, 377 -378, 578 Méditerranée orientale, 88, 162 Pacifique occidental, 78, 106, 146, 168, 407 Voir aussi BCG, vaccin et vaccination
TAUBER, Mlle B. (Conseil international des Infirmières), 22 TAYLOR, H. Q. (Libéria), 10, 164 Tchad, 103 -104 Tchécoslovaquie, 172 -173, 217, 291 -292, 302 -303, 426, 525
Tunisie, 181, 290, 362 Turquie, 281, 373, 403, 406, 441 TUVI, J. 0. (Australie), 2, 242, 381 Typhoïde, 258, 399 Typhus, 100, 136, 139, 147, 375
UCLES RAMIREZ, J. T. (Guatemala), 335 -336
7,
184, 204 -205,
TEKLE, A. (Ethiopie), 6, 320, 357, 426 TERADA, K. (Japon), 10 Terminologie médicale, normalisation, 251, 281, 284, 286, 288, 296, 320, 384, 385, 386, 411 Territoire français des Afars et des Issas, 405 Tétanos, 156, 177, 293 Thaílande, 158 -159 THÉARD, A. (Haiti), 8, 45, 191 -192, 323
Ulcère phagédénique, 247 ULUVVIK, T. (Turquie), 18, 236 -237, 462, 542, 562 Union des Républiques socialistes soviétiques, 132 -133, 223, 237, 316, 346, 347, 525, 572, 598 Union internationale contre la Tuberculose, 377 vingtième et vingt et unième conférences, New York et Moscou, 70 Union internationale de Chimie pure et appliquée, 584 Union internationale de Physique pure et appliquée, 581
THEIN AUNG (Birmanie), 2 THIEME, J. C. (Samoa -Occidental), 16, 337, 407 -408 THORNDIKE, A. (Pérou), 13, 494 Tiers monde, voir Pays en voie de développement TIGYI, J. (Hongrie), 8, 297, 357, 581 TITO DE MORAES, Mlle M. P. (Conseil international des Infirmières), 22 TODD, M. C. (Etats -Unis d'Amérique; Association médicale mondiale), 6, 22, 314 TODOROV, A. (Bulgarie), 3, 116 -117 Togo, 152, 181 -182, 297 TONGUE, A. (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 22 TONGUE, Eva (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 22 TOTTIE, M. (Suède), 16, 232, 292, 336, 342 -343, 383, 387 TOUHAMI, A. (Maroc), 11, 73 -74 Toxicologie, voir Pharmacologie et toxicologie Toxicomanie, voir Pharmacodépendance et abus des drogues; Stupéfiants Toxicoses, manifestations ophtalmiques, 561, 571 Trachome, 162, 547, 563, 564, 568, 569, 570, 571, 572, 573 Traitements, indemnités et prestations, 338, 341, 453, 455 régime commun du système des Nations Unies, 504 TRAPERO-BALLESTERO, A. (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), 21, 384 TRAZZINI, M. (France), 7, 575 Tréponématoses, voir Maladies vénériennes et tréponématoses; Pian TRESKOV, V. G. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 112 -113, 542 Trinité -et- Tobago, 258, 399, 424 -425, 443 TRUONG MINH CAC (Viet -Nam), 19, 112
Urbanisation et industrialisation, 31 -32, 50, 101, 107, 126, 129, 150, 153, 168, 188, 195, 293, 382, 386, 518, 519, 524, 589, 593, 594, 598, 600, 603 Uruguay, 91 -93, 109, 294, 317 -318, 327, 566 -567, 592 USAID, voir Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique
Vaccins et vaccinations, 67, 77, 82, 89, 93, 124, 142, 154, 160, 175, 238, 361, 396, 529 choléra, 71, 72, 90, 96, 130, 146, 188, 353, 378 diphtérie, tétanos, coqueluche, 177 encéphalite équine, 147 fièvre jaune, 70 -71, 96, 134, 155, 159 méningite cérébro -spinale, 72, 104 poliomyélite, 126, 155, 160, 170, 176, 396, 547 rage, 177 rougeole, 81, 96, 100, 130 -131, 137, 160, 170, 177, 194 -195, 547
tétanos, 293 typhus, 139 variole, 70, 126, 127, 130, 132, 134, 136, 137, 155, 162, 170, 176, 188, 193, 194, 195, 325, 326, 327, 346 -367, 547 interruption ou maintien, 58, 69, 82, 117, 118, 140, 326, 346, 350, 351, 352, 354, 356, 357, 358, 360, 362, 363, 364, 366 Voir aussi BCG; Certificats internationaux de vaccination VALERA, L. E. (Espagne), 6, 33, 330, 341, 461, 464, 542
VALSECCHI, A. (Italie), 9 VALVERDE BARBERY, C. (Bolivie), 2, 336 -337, 359, 374, 398, 426 -427, 558 VANNUGLI, R. (Italie), 9, 297, 335, 342, 404, 443, 490, 494, 496, 499, 513, 521, 537, 566 VARGA- PERKE, J. (Hongrie), 8, 114 Varicelle, 349, 350, 353, 367 Variole, 117, 124, 127, 145, 160, 188, 225 complications postvaccinales, 346 -347, 348, 349, 355
Trypanosomiase, 64, 97, 103, 104, 105, 123, 131, 134, 135, 136, 165, 170 Voir aussi Chagas, maladie de TSUKAMOTO, K. (Japon), 10, 300, 321, 355, 571, 580 TSUNASHIMA, M. (Japon), 10, 336, 408, 426 Tuberculose, 291, 296, 377, 580 bovine, 396
diagnostic, 346, 347, 348, 349, 351, 358, 359, 360, 361, 362, 363, 364, 367
INDEX
635
formation, 347, 351, 356, 357, 358, 359, 361, 362, 363, 367 information, 349, 354 -355, 360, 362, 366 notification des cas, 127, 346, 348, 351, 356, 357, 358, 360, 361, 362, 363, 365 programme d'éradication, 31, 37, 51, 69, 108, 118, 132, 175, 188, 255, 262, 325 -327, 346 -367, 389 attestation de l'éradication, 363, 364, 367 financement, 346, 354, 360, 365 recherche, 348, 351, 352, 353, 363, 367 Régions, africaine, 64, 66, 67, 70, 72, 82, 90, 93, 96, 100, 104, 123, 130, 134, 136, 137, 152, 165, 166, 170, 325, 351 -352, 354, 359, 360, 361, 362, 363, 365, 392, 393, 394 Amériques, 81, 140, 147, 155, 176, 325 -326, 327, 346, 349, 353, 356, 358, 359, 360, 363, 365, 398
VOLUTER DE LORIOL, Renée (Association internationale des Femmes Médecins), 22 VONCKEN, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 21 VUNI, A. (Ouganda), 13 VUYLSTEEK, K. (Belgique), 2
WAHBI, S. AL- (Irak), 9, 42, 208 -209, 228 -229, 229, 333, 342, 363, 364, 453, 456, 461, 465, 485, 489, 493, 495, 521, 543, 548 -549, 556, 558, 560, 572, 576, 582 -583, 595 WALLAU, T. (République fédérale d'Allemagne), 15 WALLEN, C. C. A. (Organisation météorologique mondiale), 21
WALTER, Sir Harold (Maurice), 11, 190, 314 -315 WATANABE, O. (Japon), 10
Asie du Sud -Est, 53, 60, 80, 236, 238, 326, 349, 350, 352, 356 -357, 401 européenne, 57, 58, 117, 127, 195, 326, 346, 348, 349 -350, 350 -351, 352, 353, 354, 356, 357, 360, 363 Méditerranée orientale, 75, 109, 162, 193, 326, 353, 355, 356, 357, 358, 360 -361, 362, 405, 547. 571
Pacifique occidental, 350, 355 surveillance épidémiologique, 326, 327, 348, 349, 351, 353, 355, 356, 357, 359, 360, 361, 366 vaccination systématique, interruption ou maintien, 58, 69, 82, 117, 326, 346, 350, 351, 352, 354, 355, 356, 357, 358, 360, 362, 363, 364, 366 Voir aussi Vaccins et vaccinations Variole du singe (monkeypox), 362, 366 -367 Variole mineure (alastrim), 327 Variolisation, 358 VASIL'EV, L. Ja. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18 VASSILOPOULOS, V. P. (Chypre), 4 Vecteurs, biologie et lutte contre, 50 -51, 70, 136, 155, 247, 396, 481, 570 Voir aussi Aedes aegypti, éradication et lutte contre VENEDIKTOV, D. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 18, 41, 201 -202, 222 -226, 231, 237, 252 -253, 270, 286 -287, 323 -324, 411 -412, 412, 419 -421
WATTEVILLE, H. DE (Fédération internationale des Sociétés de la Fertilité), 23 WECK, A. L. DE (Union internationale des Associations d'Immunologie), 24 WEINCKE, M. (Danemark), 5 WELLS, A. V. (Barbade), 2 WEVER, A. DE (Belgique), 2 WHELAN, D. (Irlande), 9, 488 WICKREMASINGHE, F. A. (Ceylan), 4, 352 WILSON, W. J. -S. (Jamaique), 10 WINDELL, V. W. (Organisation météorologique mondiale), 21
WINSPEARE GUICCIARDI, V. (Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève), 29 -30 WONS, I. (Sénégal), 16, 340, 342, 511, 513 -514, 514, 604
WONG SHIU -LEUNG, A. Y. (Maurice), 11 WOON, S. H. (Malaisie), 11 WORM -PETERSEN, J. (Danemark), 5
Xérophtalmie,.48, 563, 564, 568, 572, 573
YAFI, M. A. EL- (République Arabe Syrienne), 14 YATES, P. Lamartine (Fédération internationale pour le Planning familial), 23 Yémen, 144 -145, 522
Venezuela, 396, 399, 518 VETTER, W. F. (Fédération internationale des Hôpitaux), 23
Yémen démocratique, voir République démocratique populaire du Yémen YOKO, Y. ( Zaire), 19 Yougoslavie, 58, 127, 195, 285, 326, 346, 348, 360, 575
Vice -Présidents de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, 24 élection, 34 -35 Vieillissement, voir Gériatrie et gérontologie VIEIRA DA CUNHA, R. (Brésil), 3 Viet-Nam, 112 représentation à l'Assemblée mondiale de la Santé, 112, 113, 114, 226 VIGNES, C. -H. (Service juridique), Secrétaire de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 24 Vingt -cinquième anniversaire de l'OMS, 83, 263, 520, 527 -528
ZABAR, J. (Bahrein), 2 ZACHMANN, S. (République Démocratique Allemande), 20 Zaire, 70 -71, 359 -360, 393, 394 ZAKI, M. S. (Egypte), 5 Zambie, 93 ZAMFIRESCU, M. (Roumanie), 15, 348 -349, 363, 370, 422 ZANDER, E. (Fédération mondiale des Sociétés de Neurochirurgie), 23 ZECEÑA FLORES, R. (Guatemala), 7 ZIELINSKI, H. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge), 23
VIOLAKIS -PARASKEVAS, Meropi (Grèce), 7, 101 -102, 350351, 378, 404, 425 Virus et virologie, 131, 392 Voir aussi Maladies à virus Vitamine A, carence, 60, 564, 565, 568, 569, 570 Voies respiratoires, maladies, 105, 177, 380, 383 Volta, bassin de la, développement agro- économique, 50
ZOLLER, B. E. (République fédérale d'Allemagne), Vice -Président de la Commission B, 15, 24, 332, 342, 493, 495, 563, 574, 574 -575, 584 Zoonoses, 67, 89, 141, 396 Voir aussi Centre panaméricain des Zoonoses ZOUBI, A. A. (Israël), 9 ZUPPINGER, A. (Société internationale de Radiologie), 23
projet de lutte contre l'onchocercose, 95, 152