Wkty Eptdom Foc •fhktvé éptdâm hobd.: 1988.63. 153-160
No. 21
World Health Organization Geneva
Organisation mondiale de la Santé Genève
WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Telegraphic A ddress: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821
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20 May 1988
63rdyear - 63e année
20 mai 1988
NUTRITION Sex biases in nutritional status of children 0-4 years Sex biases in parental care, intrafamilial food distribution, feeding practices and utilization of health services have been examined by numerous researchers. A common hypothesis tested is that sex-specific treatment may give rise to excess morbidity and mortality in the neglected sex. Various indicators are employed to determine the degree o f bias occurring in a given population. One indicator commonly utilized is nutritional status, measured primarily by anthropometric techniques.
NUTRITION Etat nutritionnel des enfants de 0 à 4 ans: différences selon le sexe Les différences selon le sexe au niveau des soins donnés par les parents, de la distribution des aliments au sein de la famille, des habitudes alimentaires et de l’utilisation des services de santé ont été étudiées par de nombreux chercheurs. L’hypothèse couramment testée est qu’appliquer un traitement particulier selon le sexe peut entraîner un excès de morbidité et de mortalité pour le sexe désavantagé. Différents indicateurs sont utilisés pour déterminer le degré de distorsion observé dans une population donnée. L’un des indicateurs couramment utilisés est l’état nutritionnel, mesuré essentiellement à l’aide de techniques anthropométriques. Plusieurs chercheurs ont constaté, au vu de données anthropométrie ques, que la prévalence de la malnutrition était sensiblement plus élevée chez les enfants de sexe féminin que chez les enfants de sexe masculin d’après les mesures du poids pour l’âge, du poids pour la taille et de la taille pour l’âge. Chen et oL (1981)1 ont testé la validité de l’hypothèse selon laquelle l’intervention de préjugés sexuels dans le comportement en matière de santé et de nutrition serait préjudiciable aux enfants de sexe féminin, se traduisant par un taux plus élevé de mortalité infantile chez les filles que chez les garçons. Ils ont analysé, par rapport aux normes de Harvard, les données anthropométriques (poids pour l’âge, taille pour l’âge) recueillies à Matlab (Bangladesh) pour 882 enfants de moins de S ans, et il a été constaté que d’après la mesure du poids pour l’âge, la prévalence de l’insuffisance de poids était plus élevée chez les filles que chez les garçons (14,4% de filles étant classées comme atteintes de malnutrition grave contre 5,1% de garçons). De même, les filles étaient plus nombreuses que les garçons (59,6% contre 54,8%) à présemer une malnutrition modérée, mais l’écart était plus réduit. Les mesures de la taille pour l’âge ont révélé une distorsion analogue, avec un pourcentage plus élevé de filles que de garçons atteintes d’émaciation sévère ou modérée. Chen et aL ont attribué en partie ces résultats aux habitudes alimentaires et à la distribution des aliments au sein de la famille, qui favorisent l’enfant mâle. Sabir et Ebrahim (1984) ont examiné 257 enfants de moins de 5 ans à Lahore (Pakistan) et constaté que les cas d’émaciation étaient plus nombreux chez les filles (12%) que chez les garçons (7%). Il en allait de même du retard de croissance (34% de filles contre 26% de garçons). Cook et Hanslip (1964) ont étudié les courbes de poids établies dans des dispensaires de Jordanie pour des enfants réfugiés et non réfugiés âgés de 3 mois â 2 ans et demi. La mesure du poids pour l’âge médian 1 La tôle des référence! citées dans cct article peut cire obtenue sur demande l u service delà N utrition, Division de la Same de la Famille, Organisation mondiale de la Same, 1211 Genève 27, Suisse.
Several researchers examining anthropometric data have found that the prevalence of malnutrition was markedly higher among female than male children in weight-for-age (WFA), weight-for-height (WFH) and height-for-age (HFA) measurements. Chenet aL (1981)1tested the validity of the hypothesis that sex-biased health and nutrition behaviour discriminates against female children, thereby causing a predominance of females in the childhood mortality rate. Anthropometric data (WFA, HFA) obtained from 882 children under 5 years of age from Matlab, Bangladesh were analysed and compared to Harvard standards. It was found that for WFA, the prevalence of underweight was higher among female than male children (14.4% of females classified as severely malnourished compared to 5.1% of males). T he proportion of moderately malnourished girls (59.6%) also exceeded that of boys (54.8%), although by a smaller margin, HFA measurements detected a similar bias, with a higher percentage of girls being classified as severely or moderately stunted than boys. Chen et d . attributed these findings in pan to feeding practices and intrafamilial food distribution favouring the male child.
Sabir and Ebrahim (1984) examined 257 children under age 5 from Lahore, Pakistan and found a higher percentage of girls wasted (12%) than boys (7%). Girls were also more stunted (34%) than boys (26%). Cook and Hanslip (1964) looked at weight records from health clinics in Jordan o f refugee and non-refugee children aged between 3 months and 2V4 years. Median WFA compared to the 1 T h e lilt of référe n ça d ie d in this article is available on request from ihc N ulrinon Unit, Division o f Family Health, World Healih Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland,
Epidemiological notes contained in this issue :
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro :
Expanded Programme on Immunization, influenza. Grippe, nutrition, programme élargi de vaccination. nutrition. list of newly infected areas, p. 160.________________ Liste des zones nouvellement infectées, p. 160._________
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Harvard standard showed that in every age group the percentage of girls falling below standard weight was greater than among boys. Sen and Sengupta (1983) analysed WFA data compared to Indian weight curves from 236 children under 5 years from 2 West Bengal villages. In both villages girls were more mal nourished than boys. In the village of Sahajapur, girls were only 4% more undernourished than boys, while in Kuchli, this pro portion was 41%. T he aforementioned studies implicate social, cultural and bio logical factors leading to either a marked preference for male over female children or different biological responses to environ mental conditions. It should be emphasized that the sex differences in prevalence of undernutrition are in part due to the use of Harvard standards in the above studies. T he Harvard standards employed in many countries are not sex-specific, that is, are combined for both girls and boys. In turn, with such a sex-combined standard, girls are going to appear more undernourished (underweight, stunted or wasted) than boys with the converse also being true, that the seventy and prevalence of undemutrition among boys is under estimated. In contrast, the NCHS/WHO reference used in the present analysis is separated for each sex, thereby providing a more biologically realistic assessment of nutritional status.
comparée à la norme de Harvard a montré que dans chaque groupe d’âge, la proportion d’enfants de poids inférieur à la norme était plus élevée chez les filles que chez les garçons. Sen et Sengupta(1983) ont analysé le poids pour l’âge, par rapport aux courbes de poids indiennes, de 236 enfants de moins de S ans dans 2 villages du Bengale occidental. Dans les deux, la malnutrition était plus répandue chez les filles que chez les garçons. Dans le village de Saha japur, l’écart entre les filles et les garçons n ’était que de 4%, mais dans celui de Kuchli, il était de 41%. Ces études donnent à penser que des facteurs d’ordre social, culturel et biologique se traduisent soit par une préférence marquée pour les gar çons, soit par des réponses biologiques différentes aux conditions de l’environnement Il conviendrait de souligner que les différences entre les sexes dans la prévalence de la malnutrition viennent, en partie, de l’utilisation des normes de Harvard dans les études susmentionnées. Employées dans de nombreux pays, ces normes ne sont, en effet, pas spécifiques à un sexe et s’appliquent aussi bien aux garçons qu’aux filles. Dans ce système d’évaluation sans distinction de sexe, plus petites, les filles sembleront donc être plus sous-alimentées, maigres ou émaciées que les garçons, ce qui aura pour corollaire de faire sous-estimer la gravité et la prevalence de la malnutrition chez les garçons. Le système NCHS/OMS utilisé dans la présente analyse permet, au contraire, des mesures séparées pour l’un et l’autre sexe, ce qui donne une idée biologiquement plus réaliste de l’état réel de nutrition.
Table l. Mean z-scores of males and females 0-4 years on weight-for-height (WFH) and height-for-age (HFA) from NCHS/WHO standards Tableau l. Scores centrés réduits moyens concernant le poids pour la taille et la taille pour l’âge de garçons et de filles de 0 à 4 ans d’après les normes NCHS/OMS
Country/area —Paysrione Central America — Amérique centrale................. Bangladesh ..................................................... Botswana ...................................................... Brazil — B résil............ ................................... Burkina Faso (April-June 1974) — (avril-juin 1974) Burkina Faso (June-July 1974) — (juin-juillet 1974) Costa R ica....................................................... El Salvador ..................................................... Guatemala....................................................... Honduras ....................................................... India (Kerala) — Inde (Kerala) .......................... Lesotho ......................................................... Nicaragua....................................................... Panama ......................................................... Peru — Pérou ................................................ Philippines ..................................................... Sierra Leone .................................................. Singapore (ail ethnie groups) — Singapour (tous les groupes ethniques)......................................... Solomon Islands — Iles Salomon........................ Sri Lanka ....................................................... Thailand — Thaïlande...................................... Tunisia — Tunisie........................................... Zaire — Zaïre.................................................. Zambia — Zambie ........................................... n r 24 0.99
M ales —Garçons — .16 -1.15 - .79 - .01 -1.04 — .98 - .14 — ,11 - .25 — .37 -1 3 3 — .17 .07 — .13 .35 — 34 — 31 — .77 — .44 —131 — .59 - .02 — .33 — 30
Females —Filles — .10 —1.06 - .70 - .08 —1.02 — .99 - .15 — .13 — .14 — .21 -1.22 — .13 .14 .02 .45 — 30 — .52 — .74 — .28 —1.15 — .54 - .01 — .26 — .21
M ales —Garçons —1.84 —2.76 —1.83 —1.65 —1.44 —1.55 —1.40 —2.30 -2.50 —1.91 -1.81 —1.29 —1.16 —1.34 -1.51 —2.19 —135 — .92 -1 3 5 —1.94 -1.43 -1.66 —1.79 —1.80
Females —Filles -1.77 —2.83 -1.67 —1.68 -1.32 —1.33 —1.20 —2.10 —2.50 —1.77 —1.75 —1.16 —1.00 —1.32 —1.51 —2.10 —1.12 — .85 —1.27 —2.01 —1.32 -1.73 —1.79 —1.43
p < .001
Analysis With the purpose of documenting whether the apparent bias in the prevalence of growth retardation is a general phenomenon, a series of national representative surveys of countries of different ethnic, sociocultural and geographical make-up, were selected for analysis. T he data from 24 independent nutrition surveys were re-analysed to calculate z-scores for weight-for-height and height-for-age on children 0-4 years of age from the National Center for Health Statistics (NCHS)/WHO standards. Table l presents the mean z-scores for the 2 indicators chosen in the 24 countries. Although there are different values for boys and girls in several countries, no pattern of bias for either sex is observed. Countries or regions of similar ethnic, cultural and geographical characteristics do not reflect any concrete bias in one or other direction. As a group the correlation is significantly close to a
Analyse Afin d’établir si la distorsion apparente observée dans la pré valence du retard de croissance est un phénomène général, on a sélectionné pour l’analyse une série d’enquêtes représentatives exécutées dans des pays présentant différentes caractéristiques ethniques, socioculturelles et géographiques. On a analysé les résultats de 24 enquêtes indépendantes sur la nutrition afin de calculer les scores centrés réduits pour le poids pour la taille et la taille pour l’âge d’enfants âgés de 0 à 4 ans. Le Tableau 1 présente les scores centrés réduits moyens pour les 2 indica teurs choisis dans les 24 pays d’après les normes du United States Center for Health Statistics (NCHS)/OMS. Malgré les valeurs différentes obte nues pour les garçons et les filles dans plusieurs pays, on n ’observe pas de distorsion selon l’un ou l’autre sexe. Des pays ou régions présentant des caractéristiques ethniques, culturelles et géographiques analogues ne reflètent pas de distorsion concrète dans l’une ou l’autre direction.
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non-biased distribution of the means. Figs. J and 2 present these correlations graphically. T he graphs show a tendency for males to have a relatively lower WFH and HFA than females.
Globalement, la corrélation obtenue se rapproche sensiblement d’une distribution non biaisée des moyennes. On trouvera une présentation graphique de ces corrélations aux Figs. 7 et 2. Les graphiques indiquent que les garçons ont tendance à avoir un poids pour la taille et une taille pour l’âge moins élevés que les filles.
Fig. J Weight-for-height (mean z-score), based on 24 surveys in selected countries Poids pour la taille (score centré réduit moyen), d’après 24 enquêtes dans certains pays
Wall (1981), however, examining evidence primarily from pre industrial England, cautions that the historical data are far from conclusive in demonstrating excess female mortality and malnu trition from neglect Cause-of-death statistics for late nineteenth century England indicate that boys were more likely than girls “to die of diseases associated with a poor diet, mismanagement and neglect”. Two separate inquiries into the health of English children in the early twentieth century found a greater number o f boys than girls who were malnourished. Wall comments that the nutritional status of female children is often assumed to have been worse than that of males. He argues this same assumption is frequently adopted by researchers investigating health implica tions of sex discrimination o f children in the developing world. Wolff etal. (1985) examined anthropometric data (compared to the NCHS standards) of 3 383 children under the age of 10 from Cuzco, Peru. They found that, overall, girls did significantly better than boys in terms of nutritional status (54.93 vs 48.12%). A smaller proportion o f them were stunted, wasted or both stunted and waned than boys. A study by Goldberg and M’Bodji (1985) of 2141 children aged 0-6 years in Senegal, found no significant difference between the sexes on WFH and HFA measurements compared to NCHS standards.
Wall (1981), se fondant essentiellement sur des données concernant l’Angleterre préindustrielle, fait remarquer qu’elles sont loin de conclure à un excès de mortalité et de malnutrition féminines par négligence. D’après les statistiques sur les causes de décès recueillies en Angleterre à la fin du XIXe siècle, les garçons risquaient davantage que les filles de succomber à des maladies liées à une mauvaise alimentation, au manque de soins et à la négligence. Or, 2 enquêtes distinctes sur la santé des enfants anglais conduites au début du XXe siècle ont fait apparaître un plus grand nombre de cas de malnutrition chez les garçons que chez les filles. Comme le fait remarquer Wall, l’on admet souvent pour hypothèse que l’état nutritionnel des enfants de sexe féminin était pire que celui des garçons. Il pense que cette hypothèse d’une discri mination à l’égard des filles est souvent adoptée par les chercheurs qui étudient les effets des discriminations sexuelles sur la santé des enfants des pays en développement. Wolfî a al. (1985) ont examiné les données anthropométriques (par rapport aux normes du NCHS) de 3 383 enfants de moins de 10 ans à Cuzco, au Pérou. Ils ont constaté que, dans l’ensemble, les filles étaient sensiblement mieux loties que les garçons du point de vue de l’état nutritionnel (54,93 contre 48,12%). Une plus faible proportion de filles que de garçons présentait une émaciation, un retard de croissance ou les deux. Une étude conduite au Sénégal en 1985 par Goldberg et M’Bodji sur 2141 enfants de 0 à 6 ans n’a fait apparaître aucune différence signifi cative entre les sexes pour les mesures du poids pour la taille et de la taille pour l’âge par rapport aux normes du NCHS.
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Fig. 2 Height-for-age (mean z-score), based on 24 surveys in selected countries
While these studies did not explore sex discrimination as a possible causative factor in nutritional differentials, they may work to discredit the assumption that female nutritional status is consistently lower than that of males in developing countries. Indicators such as WFA, WFH and HFA have the advantage over other anthropometric measures of being relatively accurate and, except for WFA, of distinguishing between acute and chronic malnutrition. WFA has commonly been the most fre quently used nutrition indicator to classify malnutrition and determine its prevalence. Keller (1983), however, showed that 95-98% of the variation from the median WFA is due entirely to variations from the median in WFH and HFA. T he indicator WFA appears to contain no information in addition to that sup plied by the other 2 indicators and a change observed in WFA can be explained by changes in either one or both of the other indi cators. T here is, therefore, no need to consider WFA in addition to WFH and HFA. Countries selected for analysis provided a diverse geographical distribution as well as accounting for an array of cultural/societal factors. This was done in order to determine whether preferential treatment of male children necessarily predisposed female children to neglect in regard to nutritional status. Overall, sex differentials in nutritional status were present, but they weighed either unfavourably towards males or indicated no distinction between the sexes (Table 1, Figs. 1 and 2).
Bien que ces études n’aient pas approfondi l’influence éventuelle de discriminations sexuelles sur l’état nutritionnel, elles peuvent ébranler l’hypothèse selon laquelle l’état nutritionnel des filles serait en général moins bon que celui des garçons dans les pays en développement. Par rapport aux autres mesures anthropométriques, des indicateurs tels que le poids pour l’âge, le poids pour la taille et la taille pour l’âge ont l’avantage d ’être relativement exacts et, à l’exception du poids pour l’âge, ils permettent de distinguer la malnutrition aiguë de la manutrilion chronique. Le poids pour l’âge a toujours été l’indicateur le plus fréquemment utilisé pour classer la malnutrition et en déterminer la prévalence. Keller (1983) a cependant montré que 95 à 98% des écarts par rapport au poids pour l’âge médian étaient entièrement dus à des écarts par rapport à la médiane pour le poids pour la taille et la taille pour l’âge. Le poids pour l’âge ne parait donc pas fournir davantage de données que les 2 autres indicateurs et toute modification du poids pour l’âge peut être expliquée par des modifications de l'un des autres indi cateurs ou des deux. Il est donc inutile d’étudier le poids pour l’âge en plus du poids pour la taille et de la taille pour l’âge. On a sélectionné pour l’analyse des pays présentant des caractéristi ques géographiques ainsi que culturelles et sociales très diverses afin de déterminer si un traitement favorisant les enfants de sexe masculin exposait nécessairement les enfants de sexe féminin à être lésés du point de vue de l’état nutritionnel: les différences selon le sexe au détriment des garçons étaient soit milles, soit au détriment des garçons (T ablaut l, Figs. 1 et 2).
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The current analysis does not address previous findings showing the opposite trend as spurious, nor does it deny that nutritional differences resulting from discrimination against females exist under certain circumstances; however, the data examined here suggest that such a trend may not be as widespread as is presupposed. T h e study found that boys, on the whole, are both shorter and thinner than girls. Interestingly, such findings correlate with data showing greater male than female mortality during childhood and infancy. Data from Brazil did, however, find a higher proportion of girls with low WFH and low HFA than boys, albeit by small margins (3.33 vs 2.1%, W FH; 37.9 vs 37.2%, HFA). Tunisia displayed a markedly higher proportion of girls with low HFA than toys (43.14 vs 37.85%). Data from Bangladesh, the Solomon Islands and Sri Lanka show a similar trend, though not as pronounced. It may be argued that if dis crimination against girls was truly affecting their nutritional status, much larger differences between the sexes in proportion malnourished would be found. T he present study wishes to stress that the findings do not indicate that discrimination against female children does not exist, but only that it apparently does not manifest itself significantly in terms of wasting and stunting.
La présente analyse ne va pas à l’encontre des études antérieures faisant apparaître la tendance inverse comme fausse et ne tend pas non plus à nier qu’il existe dans certaines circonstances des différences de l’état nutritionnel liées à une discrimination à l’égard des filles; les données examinées ici suggèrent néanmoins que cette tendance n’est peut-être pas aussi répandue qu’on le suppose. Cette étude a montré que dans l’ensemble, les garçons sont à la fois plus petits et plus minces que les filles. Il existe une corrélation entre ces résultats et les données d’après lesquelles la mortalité est plus élevée chez les garçons que chez les filles pendant l’enfance et la petite enfance. Cela étant, on a effec tivement observé au Brésil que le poids pour la taille et la taille pour l’âge étaient inférieurs à la norme pour une plus forte proportion de filles que de garçons, même si les écarts n ’étaient guère importants (3,33 contre 2,1% pour le poids pour la taille; 37,9 contre 37,2% pour la taille pour l’âge). En Tunisie également, on trouve une plus forte proportion de filles que de garçons de petite taille pour leur âge (43,14 contre 37,85%). Les données recueillies au Bangladesh, aux Iles Salomon et à Sri Lanka révèlent une tendance analogue bien que moins prononcée. O n peut faire valoir que si la discrimination à l’encontre des filles affectait réel lement leur état nutritionnel, les différences entre les sexes en ce qui concerne la proportion d’enfants mal nourris seraient beaucoup plus importantes. Les auteurs de cette étude tiennent à souligner que les résultats obtenus ne prouvent pas qu’il n’existe pas de discrimination à l’encontre des enfants de sexe féminin mais montrent uniquement que cette discrimination ne s’exprime pas de façon significative en termes d’émaciation ou de retard de croissance. Conclusion Cette analyse montre que les mesures anthropométriques n’apportent pas la preuve d’une discrimination quelconque à l’égard de l’un ou l’autre sexe à l’échelle mondiale. Elle montre aussi que des différences en matière de croissance et de développement existent dans certains pays et que pour l’organisation des programmes, il est préférable de déter miner le sexe le plus exposé dans telle ou telle circonstance. Il ne semble pas y avoir de schémas propres aux caractéristiques ethniques, sociocul turelles ou géographiques.
Conclusion The present analysis suggests that anthropometric measure ments do not substantiate any possible discrimination against either sex at the global level. It also suggests that sex differences in growth performance exist in some countries and that for pro grammatic purposes it is to n er to define which sex shows higher risks in the specific location. T here does not seem to exist any pattern for ethnic, sociocultural or geographical characteris tics.
EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Local area monitoring Philippines. — T he national Expanded Programme on Immunization (EPI) was established in July 1976. Oral polio vaccine (OPV) and tetanus toxoid for pregnant women were added to the schedule in 1980 and measles vaccine in 1982. From 1977 to 1983, immunizations were provided twice a year in mass campaigns. This was increased to 4 times a year in 1984 while gradually expanding the clinic-based, year-round delivery system at the same time. In conjunction with the Local Area Monitoring project (LAM), data on the incidence and mortality of the 6 target diseases, as well as vaccine coverage figures were collected from health depart ments in Metropolitan Manila. In addition, a review of hospitals in the city was undertaken to identify sites for sentinel reporting of diseases. In the Metropolitan Manila area there is a single referral hos pital for infectious diseases, San Lazaro Hospital, which treats essentially all cases of in-patient infectious diseases for Manila and the surrounding region. T he hospital has possessed a good record system for many years, with no major changes that would affect the way in which diseases are recorded. In addition, the hospital staff are interested in and capable of accurately com piling the data. For these reasons it is an excellent choice as a sentinel reporting site for the Metropolitan Manila area.
PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Surveillance locale P hilippines . — Le programme élargi de vaccination national a été lancé en juillet 1976. Ont été inclus en 1980 dans ce programme le vaccin antipoliomyélitique buccal (VPO) et l’anatoxine antitétanique pour les femmes enceintes, puis en 1982 le vaccin antirougeoleux. Entre 1977 et 1983, les vaccinations étaient pratiquées 2 fois par an, lors de campagnes de masse. Puis la fréquence a été portée à 4 fois l’an, tandis que se développait progressivement un système de prestations de soins étalés sur toute l’année et assurés par les dispensaires. En association avec le projet de surveillance locale, des données sur l’incidence des 6 maladies cibles et sur la mortalité qui leur est impu table, de même que des indications chiffrées sur la couverture vaccinale, ont été recueillies auprès des services de santé du district métropolitain de Manille. En outre, une étude a été faite sur les hôpitaux de la ville, afin de choisir des stations sentinelles pour la notification des mala dies. Dans le district métropolitain de Manille, il n ’existe qu’un seul hôpital sur lequel sont dirigés les cas de maladies infectieuses — l’hôpital San Lazaro— dont l’activité consiste essentiellement à soigner tous les cas de ce genre en provenance de Manille et de sa région. Cet hôpital dispose depuis de nombreuses années d’un to n système de notification, qui n ’a subi aucun changement appréciable susceptible d'influer sur le mode d’enregistrement des maladies. En outre, le personnel de l’hôpital s'inté resse à ce genre de données, qu’il est en mesure d'établir avec toute la précision voulue. Telles sont les raisons qui militent en faveur du choix de cet hôpital comme station sentinelle pour le distria métropolitain de Manille. L'une des difficultés auxquelles se heurte ce mode de notification vient de ce qu’il est souvent malaisé d’évaluer l’effectif de la population desservie à chacun des points choisis, d’où l’impossibilité de calculer les taux d’incidence. Etant donné que l’hôpital San Lazaro est le seul éta blissement de Manille spécialisé dans les maladies infectieuses, on a pensé qu’il serait possible de rapporter le taux à la population du district métropolitain. On trouvera au Tableau 1 des données sur l’incidence des maladies en cause.
One of the problems with reporting from sentinel sites is that it is often difficult to estimate the size of the population served by the site and therefore it is not possible to calculate incidence rates. Because San Lazaro was the only infectious disease hospital in Manila it was felt that the population of the metropolitan area could to used to calculate the rates. T he data on disease incidence are included in Table 1.
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Table 1. Incidence nue per 100 000 children under 5 years, San Lazaro Hospital, Manila, Philippines, 1974-1980 Tableau I. Taux d’incidence pour 100000 enfants de moins de 5 ans, Hôpital San Lazaro, Manille, Philippines, 1974-1986
Year —Année Diphtheria — Diphtérie................. Pertussis — Coqueluche................. Tetanus, non-neonatal (>1 year) — Tétanos (à l’exception du tétanos du nouveau-né) (> 1 an) ................. Neonatal tetanus (<1 year) — Tétanos du nouveau-né (<1 an) .............. Poliomyelitis — Poliomyélite .......... Measles — Rougeole...................... Tuberculosis, other — Tuberculose, auues formes.............................
1974 5.55
1975 17.11
1976
1977
1978 53.52 8.62
197» 21.71
1980 7.66
1981 5.28
1982 8.47
1983 9.34
1984 8.08
1985 3.97
1986 4.46
106.43 110.80 81.17 82.83 14.30 11.29
52.96 69.96 53.06
39.68 29.99
18.96 29.10 22.47
24.59 20.93
19.90 24.65 20.65 23.80 19.42 18.61 31.51 18.39 26.92 98.97
28.25 25.43 20.91 24.20 24.51 21.79 13.00
18.97 20.03 15.99
18.13 16.91 11.59
17.42 16.42 14.06
14.64 15.08 6.97
12.87 16.81 7.89
44.64 38.11
53.74 35.00 47.59
288.16 424.38 470.50 486.39 549.56 453.63 487.78 422.05 556.13 475.15 407.41 465.88 433.85 19.17 21.72 18.49 17.04 18.31 20.04 17.67 19.84 20.99 16.73 11.89 12.17 12.69
Immunization coverage in Metropolitan Manila T here are no coverage estimate figures available prior to 1981, but there were reports in the health departments. Since that time there has only been a slight increase in coverage. T h e reported coverage estimates for 1986 (which correlated well with the cov erage surveys in the 1986 EPI programme review) in Metropoli tan Manila were BCG — 51%; D PT3 — 32%; OPV3 — 37%; measles — 40%.
Couverture vaccinale dans le district métropolitain de Manille On ne dispose pas d’estimations relatives à la couverture pour la période antérieure à 1981, mais il existe tout de même des rapports à ce sujet, établis par les services de santé. Depuis cette époque, seule une légère extension de la couverture a été observée. A cet égard, les esti mations pour 1986 (qui concordent parfaitement avec les enquêtes de couverture faites en 1986 dans le cadre de l’étude du programme PEV) concernant le district métropolitain de Manille étaient les suivantes: BCG — 51%; DTC — 32%; V P03 — 37%; rougeole — 40%.
Fig. I Disease incidence in children under 5 years, Metropolitan Manila,1 Philippines, 1974-1986 Incidence des maladies chez les enfants de moins de 5 ans, district métropolitain de Manille,1 Philippines, 1974-1986
Disease incidence In the under-5 age group there were reductions in all 6 target diseases following the introduction of each of the respective vac cines (Figs. 1-3). Graphically, the reductions in poliomyelitis and diphtheria appear to be the greatest, although there was an already decreasing trend for diphtheria prior to the onset of the EPI. T he most dramatic decrease has been in the incidence of poliomyelitis which is down by 83% in the under-5 age group since the vaccine was added to the immunization schedule in 1980. Diphtheria and tetanus have decreased by more than 45%
Incidence des maladies Dans le groupe des moins de 5 ans, on a noté une régression des 6 maladies cibles après l’introduction, pour chacune d’elles, du vaccin approprié (Fig. J-3). Sur le graphique, c’est la régression de la polio myélite et de la diphtérie qui parait la plus importante bien que, pour la diphtérie, une certaine tendance dans ce sens se soit déjà manifestée avant le lancement du PEV. Le recul le plus spectaculaire concerne la poliomyélite, dont l’incidence a diminué de 83% chez les moins de 5 ans depuis que le vaccin a été inclus dans le programme en 1980. La diph térie et le tétanos ont régressé de plus de 45% depuis 1976, époque à
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since 1976 when the EPI was started. T h e category of ‘T u b e r culosis, other”, which includes all non-respiratory forms of the disease, particularly meningitis in the under-5 age group, has shown a 31% reduction since 1976, while “adult” ( > 9 years old) respiratory tuberculosis has increased by 4%. Neonatal tetanus has decreased by over 30% since immunization of pregnant women was begun in 1980, while tetanus in adults has decreased by 28%. Measles incidence is down by more than 20% since immunization was started in 1982. However, because of the high transmission rate, low coverage, and epidemic nature of the dis ease, this decrease may not be sustained.
laquelle a débuté le PEV. Dans la catégorie «tuberculose, autres formes», qui comprend toutes les formes non respiratoires de tubercu lose, notamment la méningite tuberculeuse chez les moins de S ans, on a noté une régression de 31% depuis 1976, alors que chez les «adultes» (> 9 ans), la tuberculose pulmonaire a augmenté de 4%. Le tétanos du nouveau-né a régressé de plus de 30% depuis 1980, année où a débuté la vaccination des futures mères; l’incidence du tétanos chez les adultes a diminué de 28%. L’incidence de la rougeole a diminué de plus de 20% depuis 1982, où l’on a commencé à vacciner. Cependant, en raison d’un taux élevé de transmission, d’une faible couverture et de la nature épi démique de la maladie, il se peut que cette tendance ne puisse eue maintenue. Fig. 2
Disease incidence in children under S years, Metropolitan Manila,* Philippines, 1974-1986 Incidence des maladies chez les enfants de moins de S ans, district métropolitain de Manille,* Philippines, 1974-1986
Fig. 3 Disease incidence in children under S years, Metropolitan Manila,* Philippines, 1974-1986 Incidence des maladies chez les enfants de moins de S ans, district métropolitain de Manille,* Philippines, 1974-1986
(Based on/D’après: A report from the Ministry of Health/Un rapport du Ministère de la Santé.) E ditorial N ote : LAM is a project to gather disease incidence and immunization coverage data from the major cities in the 25 largest developing countries of the world in order to evaluate the effect of the EPI on a global basis. This project is also designed to assist governments and minisuies of health to suengthen their own sentinel surveillance reporting systems. Sentinel surveil lance of infectious diseases is necessary to develop and administer a health system. A sentinel system is meant to supplement the routine reporting system with a limited amount of higher quality N o ie de la R édaction : Le projet de surveillance locale a pour but de recueillir des données sur l’incidence des maladies et la couverture vaccinale dans les principales villes des 25 plus grands pays en dévelop pement du monde, de manière à pouvoir évaluer les effets du PEV à l’échelle mondiale. Ce projet a également pour but d’aider les gouver nements et les ministères de la santé à renforcer leurs systèmes de surveillance par stations sentinelles. Ce mode de surveillance des mala dies infectieuses est indispensable à la mise en place et à la gestion de tout système de santé. On se propose, par ce moyen, d’adjoindre au dispositif
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data. Information from sentinel reporting sites can be used for planning health care delivery, evaluating programmes and iden tifying disease outbreaks. T he selection of appropriate sites and reportable diseases is critical. A sentinel hospital or clinic must see a large number of reportable diseases and must be willing to compile the required data and send it on for tabulation and analysis at the required time. T h e sentinel diseases to be reported should be the minimum necessary for planning, evaluation and outbreak needs, because as the list of reportable diseases increases, the compliance of those who must complete the list lessens. Ini tially the number of sentinel reporting units and diseases should be very small and then expanded as the system is strengthened and able to handle the increased workload.
ordinaire de déclaration un nombre limité de données, plus élaborées. L’information ainsi obtenue à partir de stations sentinelles peut servir à la planification des soins de santé, à l’évaluation des programmes et à l’identification des poussées épidémiques. La sélection judicieuse de ces stations et des maladies déclarables joue un rôle primordial Un hôpital ou un dispensaire sentinelle doit traiter de nombreux cas de maladies soumises à déclaration et s’employer à recueillir les données indispen sables puis les transmettre en temps utile pour tabulation et analyse. Ces maladies «sentinelles» déclarables représentent le minimum indispen sable pour satisfaire les besoins en matière de planification, d’évaluation et d’appréciation des poussées épidémiques, car plus la liste des maladies soumises à déclaration s’allonge, moins l’obligation de remplir cette liste est respectée par ceux qui en ont la charge. Au début, le nombre de stations sentinelles et des maladies soumises à déclaration doit être très restreint, puis ils augmentera à mesure que le système se développera et qu’il sera capable d’étendre son champ d’activité.
INFLUENZA H ong Kong (12 March 1988). — An influenza A(H3N2) virus has been isolated from a sporadic case in a child under 5 years of age. This was the first laboratory-confirmed sign of influenza activity this season.
GRIPPE H ong Kong (12 mars 1988). — Le virus grippal A(H3N2) a été isolé chez un cas sporadique, un enfant de moins de S ans. 11 s’agissait du premier signe d’activité grippale confirmé en laboratoire cette saison.
PORTS DESIGNATED IN APPLICATION OF THE INTERNATIONAL HEALTH REGULATIONS Ameudmeius 10 1984 publication
PORTS NOTIFIÉS EN APPLICATION DU RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL Amendements à la publication i t 1984 D EX
Japan Japon Insert - insérer: T o y o h a sh i.................................... X X
Union of Soviet Socialist Republics Union des Républiques socialistes soviétiques Please note that in some cases the port of “Juznij” may be spelt “Yuzhny”. Prière de noter que le port de «Juznij» peut dans certains cas être orthographié «Yuzhny».
DISEASES SUBJECT TO TH E REGULATIONS - MALADIES SOUMISES AU RÈGLEM ENT N otifications received from 13 to 19 May 1988 — Notifications reçues du 13 au 19 mai 1988 C Cases-C as
D Deaths - Décès P Port A Airport - Aéroport
... Figures not ycl received - Chiffres non encore disponibles i Imported cases - Cas importés r Revised ligures > Chiffres révisés s Suspected cases - Cas smpccts C D U-30.1V
CHOLERAt - CHOLÉRAf Asia - Asie IN D IA -IN D E C 0 10-23.IV
SRI LANKA
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10s
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f The total number of cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already published, or in newly infected areas, see below i Tous les cas et décès notifies pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci*
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T here have been no notifications o f newly infected areas or areas removed Aucune notification de zones nouvellem ent infectées ou de zones supprim ées n’a été reçue. Price of the Weekly Epidemiological Record Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire
Annual subscription - Abonnement annuel .......................................................................................................................... 7.700 V.88 ISSN 0049-8114
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